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Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, la romancière!: ‘J'ai oublié de la tuer. Toujours aussi pute....‘

Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, la romancière!: ‘J'ai oublié de la tuer. Toujours aussi pute....‘

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Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, la romancière!: ‘J'ai oublié de la tuer. Toujours aussi pute....‘

Länge:
420 Seiten
3 Stunden
Herausgeber:
Freigegeben:
Feb 19, 2015
ISBN:
9783734767227
Format:
Buch

Beschreibung

Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, la romancière!
‘J'ai oublié de la tuer. Toujours aussi pute....‘
Fille de Gabriel Banon , économiste franco-marocain, et d'Anne Mansouret, femme politique française d’origine iranienne et belge, Tristane Banon est diplômée de l’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) en 2000 . Elle commence sa carrière professionnelle comme pigiste, notamment auprès du magazine Paris Match et du journal Le Figaro , .Accusations à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn
Le 5 février 2007, lors de l'émission télévisée 93, faubourg Saint-Honoré présentée par Thierry Ardisson, Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn de s'être livré à des violences sexuelles à son encontre dans un appartement à Paris, au cours d'un entretien pour le livre qu'elle préparait, Erreurs avouées, (au masculin), paru en novembre 2003 ,.
Le 4 juillet, l'avocat de Tristane Banon annonce qu'elle porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol , . Le lendemain, sa plainte est envoyée au parquet de Paris , qui décide le 8 juillet d'ouvrir une enquête préliminaire . De son côté, Dominique Strauss-Kahn porte plainte pour dénonciation calomnieuse , . Dans le cadre de l'enquête, plusieurs auditions ont lieu : François Hollande et Aurélie Filippetti sont notamment entendus, ainsi qu'Alex-Serge Vieux, propriétaire de l'appartement où a eu lieu la rencontre controversée, qui déclare que Dominique Strauss-Kahn y résidait à l'époque , .
Le 12 septembre, peu après son retour en France, Dominique Strauss-Kahn est entendu comme témoin par les enquêteurs . Selon L'Express, il aurait démenti avoir tenté de violer Tristane Banon et aurait admis avoir essayé, sans succès, de l'embrasser .
Herausgeber:
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Feb 19, 2015
ISBN:
9783734767227
Format:
Buch

Über den Autor

Heinz Duthel, MPh., www.duwir.com - www.duthel.info


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Buchvorschau

Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn, la romancière! - Heinz Duthel

Inhaltsverzeichnis

Titelseite

Impressum

Tristane Banon la romancière!Fausses accusations d'abus sexuel.

‘J'ai oublié de la tuer. Toujours aussi pute....‘

Heinz Duthel

Copyright © 2011 H. Duthel

2eme. Edition II - 2015

DEDICATION

Cet esseie est partiellement ou en totalité issu du site de Tristane Banon, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence de documentation libre GNU ou une licence compatible.

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Cover Picture : The Beauty And The Madness Behind The Gallic Fumes. frogsmoke.com

SOMMAIRE

Tristane Banon

Roman (littérature)

Nouvelle

Journaliste

Essai

Chambéry

Gabriel Banon

Anne Mansouret

École supérieure de journalisme de Paris

Jacques Séguéla

Michel Field

Philippe Gildas

Christian Lacroix

Philippe Sollers

Bernard Werber

Enki Bilal

Calogero

Frédéric Beigbeder

Homicide

Marie Trintignant

Bertrand Cantat

Groupe Flammarion

Revue littéraire

Roman autobiographique

Maltraitance sur mineur

Festival du Premier roman

Unicef

Droits de l'enfant

Patrick Poivre d'Arvor

Eugène Saccomano

On refait le match (Eugène Saccomano)

La Chaîne Info

RTL

Disneyland Paris

Plon

Le Cherche midi éditeur

Atlantico

93, faubourg Saint-Honoré

Thierry Ardisson

Dominique Strauss-Kahn

Christophe Dubois (journaliste)

Christophe Deloire

Sexus Politicus

Michel Taubmann

Mai 2011

Affaire Dominique Strauss-Kahn

David Koubbi

Juillet

Viol

Enquête préliminaire en procédure pénale française

Droit pénal spécial en France

François Hollande

Aurélie Filippetti

Septembre

L'Express

ACKNOWLEDGMENTS

Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’oubliez pas que dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.

TRISTANE BANON , LA ROMANCIÈRE!

Tristane Banon

Tristane Banon en septembre 2011.

Activités Romancière, nouvelliste et journaliste. Naissance 13 juin 1979

à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) Langue d'écriture FrançaisGenres

Roman, essai, nouvelle. Distinctions Sélection au festival de Chambéry 2005 pour son premier roman J'ai oublié de la tuer.

Tristane Banon, née Anne-Caroline Banon , le 13 juin 1979 à Neuilly-sur-Seine, est une romancière, nouvelliste et journaliste française.

Biographie et carrière

Fille de Gabriel Banon , économiste franco-marocain, et d'Anne Mansouret, femme politique française d’origine iranienne et belge, Tristane Banon est diplômée de l’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) en 2000 . Elle commence sa carrière professionnelle comme pigiste, notamment auprès du magazine Paris Match et du journal Le Figaro , .

En novembre 2003, elle publie son premier essai, Erreurs avouées, (au masculin), paru chez Anne Carrière , dans lequel elle recueille les « confessions » des erreurs commises par une dizaine de personnalités masculines : Jacques Séguéla, Michel Field, Philippe Gildas, Christian Lacroix, Philippe Sollers, Bernard Werber, Enki Bilal, Calogero et Frédéric Beigbeder.

La même année, elle écrit une nouvelle intitulée « Noir délire », vision romanesque inspirée d'un tragique fait divers : l’homicide de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Son texte est publié aux Éditions Flammarion, dans la deuxième édition de la revue littéraire Bordel, un recueil de jeunes auteurs dirigé par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million.

En septembre 2004, Tristane Banon publie son premier roman, à caractère autobiographique, J'ai oublié de la tuer aux éditions Anne Carrière. La romancière y aborde le sujet de la maltraitance sur mineur au travers du personnage de Flore, une jeune fille régulièrement battue par sa nourrice alcoolique et violente, en l'absence de sa mère , . Ce livre est sélectionné au Festival du Premier roman de Chambéry en 2005 .

En novembre 2005, elle participe à l'édition d'un recueil de nouvelles aux bénéfices de l’Unicef, Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l'enfant, publié aux éditions Belem. Pour cet ouvrage, dix auteurs écrivent une histoire illustrant chacune l’un des dix Droits de l'enfant. Patrick Poivre d’Arvor en a écrit la préface .

En septembre 2006, elle publie son deuxième roman, Trapéziste, aux éditions Anne Carrière, où elle reprend le personnage de Flore, jeune femme ambitieuse et mondaine évoluant dans les milieux littéraires parisiens .

D'avril à juin 2007, parallèlement à sa carrière d'écrivain, Tristane Banon s'essaie à la chronique sportive en intégrant l'équipe d’Eugène Saccomano pour l'émission On refait le match diffusée sur la chaîne de télévision LCI et la radio RTL . À l’occasion du 15e anniversaire de Disneyland Resort Paris, elle est engagée comme journaliste pour le blog des 15 ans (11 février 2007 – 5 janvier 2009).

En 2008, son troisième roman Daddy Frénésie est publié aux Éditions Plon. L'année suivante, Tristane Banon rédige la préface du roman Elle ne rentre pas ce soir, de Sonia Vandoux, roman dramatique sur le thème de la violence routière .

Un temps directrice de collection au Cherche midi éditeur, avec lequel elle est actuellement en procès , Tristane Banon collabore également avec le site Internet Atlantico . À l'occasion de la Journée de la femme en mars 2011, elle dresse ainsi un portrait des hommes des années 2000, constatant que nombre d'entre eux calquent leur comportement sur un modèle traditionnellement féminin et propose la création de la « Journée de l'homme » .

Accusations à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn

Le 5 février 2007, lors de l'émission télévisée 93, faubourg Saint-Honoré présentée par Thierry Ardisson, Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn de s'être livré à des violences sexuelles à son encontre dans un appartement à Paris, au cours d'un entretien pour le livre qu'elle préparait, Erreurs avouées, (au masculin), paru en novembre 2003 ,.

L'affaire est évoquée dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire, Sexus Politicus, paru en 2006 , et fait également l'objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, biographie autorisée de l'homme politique , . Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon conteste la version que celui-ci donne de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn .

Ce témoignage revient au premier plan le 15 mai 2011, alors que Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle aux États-Unis. Anne Mansouret, mère de Tristane Banon, affirme le même jour avoir été à l'époque rapidement mise au courant par sa fille de ces violences sexuelles ; elle dit regretter l'avoir alors découragée de porter plainte et témoigne également de conséquences psychiques pour cette dernière et de difficultés qu'elle aurait subies dans sa carrière professionnelle par la suite en raison de cette affaire concernant une « personne éminente » , .

Si le 16 mai, David Koubbi, avocat de Tristane Banon, déclare qu'elle envisage de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn , il annonce le 20 mai qu'elle ne le fera pas dans l'immédiat et que tous deux ne souhaitent pas être « instrumentalisés » par la justice américaine : « Il est absolument hors de question, dans le dossier de Tristane Banon, qu'un mouvement de notre part ait pour conséquence une condamnation de Dominique Strauss-Kahn aux États-Unis , . » Dans la réédition du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn en juin 2011, Dominique Strauss-Kahn nie les faits qui lui sont reprochés par Tristane Banon et déclare que la scène racontée par cette dernière est « imaginaire », l'entretien s'étant « déroulé normalement » selon lui .

Le 4 juillet, l'avocat de Tristane Banon annonce qu'elle porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol , . Le lendemain, sa plainte est envoyée au parquet de Paris , qui décide le 8 juillet d'ouvrir une enquête préliminaire . De son côté, Dominique Strauss-Kahn porte plainte pour dénonciation calomnieuse , . Dans le cadre de l'enquête, plusieurs auditions ont lieu : François Hollande et Aurélie Filippetti sont notamment entendus, ainsi qu'Alex-Serge Vieux, propriétaire de l'appartement où a eu lieu la rencontre controversée, qui déclare que Dominique Strauss-Kahn y résidait à l'époque , .

Le 12 septembre, peu après son retour en France, Dominique Strauss-Kahn est entendu comme témoin par les enquêteurs . Selon L'Express, il aurait démenti avoir tenté de violer Tristane Banon et aurait admis avoir essayé, sans succès, de l'embrasser .

Œuvres

Romans

J'ai oublié de la tuer, Paris, éditions Anne Carrière, 25 août 2004, 130 p. (ISBN 978-2-84337-284-1 ; OCLC 56489523 ; notice BNF no FRBNF39212793d)

1.Réédition au format de poche : Tristane Banon, J'ai oublié de la tuer, Paris, Le Livre de poche (no 30743), 14 février 2007, 118 p. (ISBN 978-2-253-11547-2 ; notice BNF no FRBNF410097628)

Trapéziste, Paris, éditions Anne Carrière, 18 octobre 2006, 214 p. (ISBN 978-2-84337-426-5 ; OCLC 74489933 ; notice BNF no FRBNF40934078j)

Daddy Frénésie, Paris, éditions Plon, 21 août 2008, 189 p. (ISBN 978-2-259-20760-7 ; OCLC 247836727 ; notice BNF no FRBNF41284258f)

Essais

Erreurs avouées, (au masculin), Paris, éditions Anne Carrière, coll. « Document », 4 novembre 2003, 200 p.Ouvrage contenant des chapitres consacrés à Jacques Séguéla, Michel Field, Philippe Gildas, Christian Lacroix, Frédéric Beigbeder, Philippe Sollers, Bernard Werber, Calogero et Enki Bilal.

(ISBN 9782843372483 ; OCLC 53803424)

Ouvrages collectifs

Avec Anna Rozen, Patrick Eudeline, Bernie Bonvoisin, Jean-Pierre Cescosse, Virginie Despentes et Franck Ruzé, Bordel numéro deux : toujours aussi pute, Paris, Éditions Flammarion, 2004.Dans cette revue littéraire se présentant comme un mélange varié et hétéroclite d’écrivains libres de toute expression, Tristane Banon publie une nouvelle romanesque librement inspirée d’un fait divers tragique : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat.

Avec Patrick Poivre d'Arvor, Dan Franck, Bernard Werber, Bruno Gaccio et Vincent Ravalec, Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l'enfant, éditions Belem.« Parce que les enfants ont droit à la paix, parce que leur éducation, leur protection et leur santé seront toujours prioritaires, parce que s'alimenter ne doit pas être un luxe et que l’identité d’un enfant ne peut être bafouée, l'Unicef et les éditions Belem ont réuni autour de Patrick Poivre d'Arvor et Tristane Banon, 10 écrivains, dont cette dernière, que rien n'aurait peut-être dû rapprocher. »

Notes et références

Références

Cet article est partiellement ou en totalité issu du site de Tristane Banon, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence de documentation libre GNU ou une licence compatible.

Lien externe

(fr) Site officiel de Tristane Banon

Roman (littérature)

Le roman est un genre littéraire aux contours flous, caractérisé pour l'essentiel par une narration fictionnelle plus ou moins longue, ce qui le distingue de la nouvelle. La place importante faite à l'imaginaire transparaît dans certaines expressions comme « C'est du roman ! » ou dans certaines acceptions de l’adjectif « romanesque » qui renvoient à l'extraordinaire des personnages, des situations ou de l'intrigue.

Le roman, très vite écrit en prose, dès la fin du XIIe siècle, se définit aussi par sa destination à la lecture individuelle, à la différence du conte ou de l'épopée qui relèvent à l'origine de la transmission orale. Le ressort fondamental du roman est alors la curiosité du lecteur pour les personnages et pour les péripéties, à quoi s'ajoutera plus tard l'intérêt pour un art d'écrire.

Au fil des derniers siècles, le roman est devenu le genre littéraire dominant avec une multiplicité de sous-genres qui soulignent son caractère polymorphe.

Le texte romanesque

De manière synthétique et générale, on peut dire que le texte romanesque est un récit de taille très variable, mais assez long, aujourd'hui en prose, qui a pour objet la relation de situations et de faits présentés comme relevant de l'invention, même si l'auteur recherche souvent un effet de réel, ce qui le distingue du simple récit-transcription (biographie, autobiographie, témoignage...), mais aussi du conte, qui relève du merveilleux. La diversité des tonalités littéraires présentes dans les romans est d'ailleurs totale.

Le roman appartenant au genre narratif, on peut rendre compte de l'enchaînement plus ou moins complexe des événements d'un roman en établissant le schéma narratif de l'œuvre et définir le principe général de l'action par le schéma actantiel qui expose les différents rôles présents dans le récit. On peut également définir le statut du narrateur (ou des narrateurs), distinct(s) de l'auteur, ainsi que les points de vue narratifs choisis et la structure chronologique de l'œuvre. Genre polymorphe, le roman exploite aussi bien les différents discours (direct, indirect, indirect libre), la description (cadre spatio-temporel - portraits) que le récit proprement dit (péripéties), le commentaire ou l'expression poétique.

Le roman a été et est toujours l'objet de remises en question qu'il s'agisse pendant très longtemps de sa vanité et de son immoralité (jusqu'au XIXe siècle), puis de la mise en cause de la psychologie avec le behaviourisme, de la notion même de personnage avec le Nouveau Roman, de l'éclatement de la narration (forme chorale avec la multiplication des narrateurs - perturbation de la chronologie...) ou de la séparation auteur/narrateur avec l'autofiction.

Le roman s'est progressivement installé depuis le XVIIIe siècle comme un genre dominant dans la littérature occidentale en corrélation avec le développement de la notion d'individu et une réflexion non religieuse sur le sens de la vie et de l'Histoire et aussi avec la généralisation de l'apprentissage de la lecture par l'école et la diffusion imprimée. Le roman a ainsi supplanté le conte et l'épopée qui marquent davantage les traditions d'autres civilisations (persane et indienne notamment), mais il existe au moins deux traditions romanesques non-européennes dont les caractéristiques sont assez semblables : il s'agit du roman chinois et du roman japonais traditionnel. Cet article présentant une histoire de la tradition romanesque occidentale, le lecteur est invité à se référer à ces pages spécifiques pour plus de détails.

Les origines du roman

D'une langue à un genre

Toute tentative de définition satisfaisante du roman est étroitement liée à l'identification de ses origines. Ainsi, nombreux sont les théoriciens du roman qui ont cherché à appuyer leurs théories génériques sur des théories génétiques. Voilà pourquoi une entrée satisfaisante pour tenter de définir le terme de roman peut se trouver dans l'origine même de ce mot. Ce terme sert originellement à désigner une langue utilisée au Moyen Âge, la langue romane, issue de la langue utilisée au nord de la France, la langue d'oïl, qui prévaudra sur la langue d'oc du sud de la France. Cette langue, née de l'évolution progressive du latin, remplace ce dernier dans le nord de la France.

Romanus (latin) > romanice (latin vulgaire) > romanz ou romans (ancien français).

Au Moyen Âge, l'usage du latin se restreint aux textes écrits tandis que les communications orales se font en langue romane. Le latin n'étant connu que d'une minorité de la population, constituée essentiellement de religieux et de lettrés, il faut alors transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme « roman » est donc appliqué à tous les textes écrits en langue romane dans ce but, qu'ils soient en prose ou en vers, qu'ils soient narratifs ou non. Les romans s'opposent alors aux textes écrits en latin, notamment les textes officiels et sacrés. L'expression « mettre en roman », apparue vers 1150, signifie donc « traduire en langue vulgaire ». Pour désigner les textes qui appartiennent au genre narratif, les termes estoire et conte sont le plus souvent utilisés. Ainsi, Chrétien de Troyes écrit-il : « ore commencerai estoire ».

À l'origine dévolue à la traduction de textes hagiographiques, cette langue vulgaire - le roman - est vite utilisée par la littérature narrative. Le terme se met à désigner progressivement un genre littéraire à part entière. Ainsi, dans Lancelot ou le Chevalier de la charrette, Chrétien de Troyes écrit-il : « puisque ma dame de Champagne veut que j'entreprenne un roman, je l'entreprendrai très volontiers ». Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d'un ou de plusieurs personnages. Le roman a tout d'abord été le récit d'une aventure fantastique, comprenant un personnage idyllique vivant une aventure idyllique elle-même. Les livres étaient au début destinés aux nobles et non au peuple.

Le genre littéraire

Origines antiques du roman

On peut faire remonter les origines premières du roman aux genres littéraires pratiqués dès l'Antiquité , comme l'épopée (l’Iliade, l’Odyssée d'Homère, l’Énéide de Virgile), les ouvrages historiques (d'Hérodote et de Thucydide), la tragédie et la comédie nouvelle (Ménandre, Térence) et même la poésie pastorale. C'est en puisant allègrement dans l'ensemble de ces genres qu'apparaît le roman grec, qui se constitue vers le Ier s. av. J.-C. en un genre autonome, comportant déjà l'aspect composite qui le caractérise au cours des siècles suivants. C'est la première fois que sont rédigés, en prose, des ouvrages destinés à divertir leur public et développant une intrigue, sinon entièrement vraisemblable, du moins cohérente et plus réaliste que les personnages caricaturaux de la comédie ancienne ou du drame satyrique et que les protagonistes animaux de la fable. Le roman grec se caractérise par la place centrale accordée aux intrigues amoureuses et l'abondance des péripéties (enlèvements, pirates, fausses morts, batailles scènes de reconnaissance...).

Les romans de Chariton, d'Achille Tatius ou d'Héliodore d'Émèse sont les principaux représentants du genre à nous être parvenus. Certains romans grecs se rapprochent davantage de genres particuliers : Daphnis et Chloé de Longus est fortement influencé par la poésie bucolique grecque (Théocrite) et romaine (Virgile), tandis que les ouvrages de Lucien de Samosate, courts et humoristiques pour la plupart, empruntent davantage aux dialogues philosophiques et aux ouvrages d'histoire. L'un de ses ouvrages les plus connus, l’Histoire véritable, parodie les ouvrages d'histoire évoquant des peuples exotiques et les récits de voyages invraisemblables en multipliant les péripéties fantaisistes. Ces histoires ne sont pas encore qualifiées de « romans », mais tantôt d'histoires amoureuses, tantôt de drames, tantôt encore en employant le terme plasma (mot grec approchant notre concept moderne de fiction). Les commentateurs des premiers siècles après J.-C. caractérisaient ces histoires comme fictives mais vraisemblables, ce qui les plaçait à mi-chemin entre les histoires mythologiques, fictives et invraisemblables, et les ouvrages historiques, dépeignant des événements réels et vraisemblables.

À l'époque romaine sont rédigés des romans antiques en langue latine, comme les Métamorphoses attribuées à Apulée ou le Satyricon attribué à Pétrone.

Les sources du roman médiéval

Jusqu'au XIIe siècle, la chanson de geste et la poésie lyrique dominent le paysage littéraire et narratif, mais progressivement, un genre nouveau fait son apparition : le roman. Bien que novateur et original, il puise pourtant de nombreux motifs dans les genres littéraires qui l'ont précédé. Il est novateur car il mêle les exploits guerriers de la chanson de geste, la vision amoureuse de la poésie lyrique et puise dans les légendes celtiques.

La poésie lyrique

La rupture littéraire amorcée par l'apparition du nouveau genre de la poésie lyrique ne doit pas pour autant masquer une large continuité dans les thèmes et les motifs évoqués par le roman. Il hérite en premier lieu des personnages stylisés de la poésie lyrique : la dame y est une femme mariée de condition supérieure à celle de son prétendant ; l'homme vassal est obéissant à la dame, il est timide et emprunté devant elle et le losengiers est un personnage fourbe, un traître en puissance. Il reprend également le thème de la fine amor, cet amour secret, sacré dans lequel la femme est divinisée, sacralisée. Il hérite aussi de la Reverdie. La Reverdie est un retour cyclique au printemps qui entraîne la contemplation de la dame par l'amant ainsi que son portrait élogieux fait d'associations entre la beauté de la nature et celle de la femme. La sonorité est également une partie intégrante de la poésie lyrique, car la poésie ne peut se faire sans rimes et le lyrisme ne peut se séparer des sonorités, du rythme.

Cependant, le romancier ne reprend pas ces thèmes à l'identique, très souvent il les réactualise, les modifie et les dramatise. Mais surtout, il substitue une nouvelle figure à celle du poète amoureux. Le modus operandi de la séduction évolue : la femme ne se séduit plus par des paroles et des chansons mais par des actions. Le personnage du poète est remplacé par le chevalier hérité des chansons de geste.

La chanson de geste

Le héros de la chanson de geste tient ses traits du héros épique. Il est vaillant, brave, il sait manier les armes, il allie la franchise à la loyauté et à la générosité. Par-dessus tout, il sait préserver son honneur. Parmi les nombreux motifs hérités de la chanson de geste, notons celui de la description des armes du chevalier, de ses acolytes ou de ses ennemis, celui des combats et des batailles qui s'ensuivent ou bien encore ceux des embuscades, poursuites et autres pièges qui jalonnent le chemin du héros. On trouve également les scènes d'ambassade chères à la chanson de geste, les scènes de conseil entre un seigneur et ses barons ou encore le regret funèbre (lamentations sur un héros, un compagnon perdu) et la prière du plus grand péril.

Cependant, le roman s'éloigne sur plusieurs points de la chanson de geste :

par sa forme tout d'abord

la chanson de geste est une suite de laisses assonancées psalmodiées par des jongleurs accompagnés de vielle. Le roman est bien écrit en vers mais ceux-ci sont organisés en couplets d'octosyllabes à rimes plates ;

par l'auditoire ensuite

la chanson de geste est écoutée par des hommes installés dans la grande pièce du château alors que le roman est écouté dans la chambre des dames par des personnes plus raffinées et plus cultivées ;

l'espace de la diégèse se restreint

on passe des immenses champs de bataille à des vergers ou à des champs, voire à de petites pièces ou des locus amoenus (lieu intime et paradisiaque où règne la dame).

par les personnages

la chanson de geste met en scène les exploits guerriers d'un groupe, d'une armée face à une autre, chaque armée ayant plusieurs héros dans leurs rangs. Dans le roman, au contraire, les exploits sont réalisés par un personnage seul.

Les thèmes et les motifs que l'on peut rencontrer dans le roman ne naissent donc pas ex nihilo, le nouveau genre s'inspire largement de ceux qui l'ont précédé tout en procédant à de larges modifications et innovations.

Les trois matières

Au-delà des thèmes et des motifs exploités, les sujets traités par le roman se caractérisent par leur originalité et leur diversité. Il est toutefois possible de les rassembler en trois grands sujets (dits matières) :

1. la matière de Rome, ou antique a inspiré le Roman de Thèbes, le Roman d'Énéas, le Roman de Troie et le Roman d'Alexandre ;

2. la matière de France, récits de guerres et de prouesses militaires des Francs ;

3. la matière de Bretagne, la plus féconde, a inspiré tous les romans dits « arthuriens ».

La matière de Bretagne se développe à la cour d'Henri II Plantagenêt et de sa femme Aliénor d'Aquitaine ainsi qu'à la cour de la fille d'Aliénor, Marie de France, en Champagne. La matière de Bretagne est imprégnée des traditions et des légendes celtiques transmises oralement par les conteurs bretons et gallois. Bien que de nombreuses imprécisions demeurent sur son existence, Chrétien de Troyes apparaît comme l'auteur le plus représentatif et le plus innovant de cette matière de Bretagne. Son écriture se caractérise notamment par une attention particulière portée aux effets de structure (miroirs, parallèles, échos divers, correspondances entre des personnages ou des épisodes, etc.). Il innove également par le tour qu'il donne aux aventures de ses héros. Il les orne d'évènements imprévus et surprenants qui apparaissent souvent comme les signes du destin du chevalier. De plus, il lie étroitement ces aventures à la notion de quête. Celle-ci peut avoir pour objet un personnage disparu, un amour, une identité, une gloire ou une fin spirituelle. Ces quêtes prennent place dans un univers romanesque qui allie des éléments surnaturels et merveilleux à des effets de réel.

Le roman en prose au XIIIe siècle

Avant le XIIIe siècle, à l'exception des textes juridiques, peu de textes étaient écrits en prose. Mais à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, la prose prend de plus en plus d'importance dans les textes narratifs. Deux raisons peuvent expliquer cette tendance. D'une part, la prose augmente probablement la crédibilité des aventures racontées, par assimilation à la fiabilité des textes juridiques. D'autre part, le passage à la prose marque également un changement dans la manière de lire : la lecture collective et orale est remplacée par la lecture individuelle. La découverte du papier et le développement de l'écrit de manière générale favorisent cette évolution. Et de ce fait, la versification en tant qu'artifice mnémotechnique est de moins en moins nécessaire.

Ces romans en prose s'inspirent du modèle de la passion du Christ et se rapportent massivement au mythe du Graal ou du Saint Calice.

Les romans réalistes

Ces romans apparaissent conjointement au développement de la bourgeoisie et d'un esprit progressivement plus matérialiste. La redécouverte des textes d'Aristote accompagne ce renforcement du rationalisme au détriment d'une part de spiritualité et de merveilleux. Le Roman de la rose et Jehan et Blonde illustrent cette nouvelle orientation du genre. Les auteurs de ces romans choisissent de rester dans les limites du vraisemblable et rejettent le merveilleux arthurien. La géographie des lieux devient de plus en plus familière aux lecteurs, les personnages fictifs y rencontrent des personnages historiques (réels) et les héros choisis sont de plus en plus issus de milieux modestes et sont de moins en moins légendaires. Cependant, ce genre est marqué par un fort paradoxe: alors que la prose semble être la forme la plus adaptée à transcrire le réel avec crédibilité et alors que la majorité des romans sont désormais écrits en prose, ces romans réalistes continuent à être écrits en vers (couplets octosyllabiques). Conséquence ou non de ce paradoxe, ils disparaîtront progressivement devant le succès croissant des romans en prose.

Naissance du roman moderne

Au début de l'histoire du roman cohabitent deux traditions très contrastées. La première est celle du roman comique, engagée par Cervantès et Rabelais, qui se poursuit tout au long du XVIIe siècle, particulièrement en France et en Espagne. C'est un roman résolument parodique et réaliste, qui raille la littérature noble et les valeurs établies.

La seconde est l'héritière du roman de chevalerie et du roman grec. Elle revendique une certaine noblesse des sentiments et de l'expression et un style sérieux. Avec l'avènement du roman historique, le merveilleux qui caractérisait cette tradition est progressivement abandonné au profit du réalisme.

Au cours du XVIIIe siècle, ces deux traditions vont peu à peu fusionner pour donner naissance au genre que nous connaissons, avec son mélange caractéristique de sérieux et d'ironie.

Les fondateurs

On considère généralement que le roman moderne naît avec Rabelais (les Cinq livres, 1532-1564) puis Cervantès (Don Quichotte, 1605-1615). De façon caractéristique, ces deux romans parodient le roman de chevalerie médiéval. À la langue noble et aux lieux communs du roman de chevalerie, ces auteurs opposent la diversité des langages de toute la société et un parti pris de réalisme, voire de trivialité.

Le roman de chevalerie n'est pas le seul modèle dont se sont inspirés les premiers romanciers modernes. La nouvelle médiévale (et plus particulièrement le Décaméron de Boccace) ainsi que la littérature et la farce populaire furent des sources également influentes. L'influence de la littérature chrétienne, notamment franciscaine, sur l'œuvre de Rabelais a été également notée .

Rabelais et Cervantès restent une référence constante pour la quasi-totalité de la littérature romanesque.

Le roman baroque

Le roman baroque héroïque se développe au XVIIe siècle à la cour du roi de France. Inspiré du roman grec, c'est un roman sentimental et d'aventure, avec des accents champêtres (dans l'idylle) ou merveilleux. Deux amants sont séparés par le destin et se cherchent au cours d'aventures pleines de rebondissements imprévus au cours desquelles leur amour et leur détermination est mise à l'épreuve. Les amants se retrouvent à la fin ; leur amour est confirmé par les épreuves endurées.

Les romans baroques sont des « romans-fleuves » très volumineux. Les dialogues amoureux y tiennent une place importante. On peut parler à ce propos d'une sorte de casuistique amoureuse (cf. la célèbre Carte de Tendre dans Clélie). Les personnages et les situations sont très stéréotypés.

Les exemples les plus célèbres sont Le grand Cyrus de Georges et Madeleine de Scudéry, L'Astrée d'Honoré d'Urfé, Zayde de Madame de Lafayette.

Publié en préface de Zayde, le célèbre Traité de l'origine des romans de Pierre-Daniel Huet, pose un certain nombre de questions touchant au genre romanesque : que nous apprennent les œuvres de fiction d'une culture étrangère ou d'une période éloignée sur ses créateurs ? À quels besoins culturels de telles histoires répondent-elles ? Existe-t-il des bases anthropologiques fondamentales incitant à la création de mondes fictifs ? Ces œuvres de fiction ont-elles été divertissantes et instructives ? Se sont-elles contentées – ce qu'on pourrait supposer à la lecture des mythes antiques et médiévaux – de fournir un produit de remplacement à une connaissance plus scientifique, ou ont-ils constitué un ajout aux luxes de la vie appréciés par une culture particulière ? Ce traité, qui a créé le premier corpus des textes à discuter, a été le premier à montrer comment interpréter les œuvres de fiction. Véhiculé dans un certain nombre d'éditions et traductions, le Traité de Huet a obtenu une position centrale parmi les écrits traitant de la fiction en prose.

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