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Projet de fin des études en sciences économiques option « économétrie »

Sous le thème

Réalisé par :
Encadré par :

Année universitaire : 2008-2009


Il n’est pas facile à tout moment de la vie lorsqu’il
nous est demandé de reconnaître à ceux ou celles qui nous
ont porté conseil, aide, soutien et bienveillance surtout dans
de pareilles situation, de prononcer en leur faveur des
paroles et des mots de
de gratitude qui puissent combler
l’immense contrepartie
contrepartie qu’ils nous ont généré.
Je tient à exprimer mon gratitudes et mon
remerciements très sincères à mon encadrant Dr KHALID
LOUIZI qui a accepté de diriger ce modeste travail et qui,
en dépit de ses multiples
multiples occupations a veillé avec toute
l’attention
l’attention requise à son élaboration.
Enfin mes remerciements vont à toutes les personnes
qui ont contribuées de prés ou de loin à la réalisation de ce
travail.
Je dédie cet événement marquant de ma vie à
mes parents en espérant que ce modeste travail
leur témoigne notre amour de notre affection.

A toutes mes frères et sœurs.


A mes amis (es) pour leur soutien.

A tous ceux qui luttent pour la liberté et la


renaissance des peuples…
peuples…
Introduction générale 4

Première partie : le développement économique 6

A- les inégalités de développement 6


1- les origines du concept de développement 6
2- définitions des termes 7
3- la mesure des inégalités de développement 8
a-les limites de l’usage des moyennes 8
b-les chiffres facilitent les comparaisons 9
9
c-La mesure des biens et services
4- une typologie des PED 9
a- limites et nécessite de classement des PED 9
b- les nouveaux pays industriels (NPI) 10
c- les pays de l’OPEP 10
d- les pays les moins avances (PMA) 10
B-les causes de sous développement 10

1-les facteurs naturel et démographiques 11


a- races ressources climats 11
b- religions traditionnelles et sous développement. 11
c- l’évolution démographique sociale 12
d-les migrations nouvelles 12
2- la thèse de retard de développement 13
a – les cinq phases du passage des sociétés 13
b – cycle de Rostow 14
c- critiques sur les travaux de Rostow 14
15
3- le sous développent conséquence du développement
a- les manifestations du processus 15

C- les stratégies de développement 17


1- les stratégies de développement agricole 17
a- la croissance de a production agricole dans les PED. 17
b- la politique agricole dans les PED 18
2- les stratégies d’industrialisations 19
a- les différents types des stratégies industrielles. 19
b- les stratégies introverties avec priorités au secteur amont. 20
c- Exemple d’industries industrialisantes : l’Algérie. 20
D- coopération et aide au développement 21
a- ONU et l'aide au développement 21
b-le rôle de La Banque mondiale dans l'aide. 22
c- les ONG et l'aide au développement, 23

Deuxième partie : le développement humain 24

A- Concept du développement humain 24

1- Historique du concept 24
2- Définitions du développement humain 25
a- Selon l'ONU : 25
b- Selon le rapport de la Commission SUD 26
c- définition selon PNUD 26
d- définition selon le rapport arabe sur le développement 26
3- Développement humain: une approche synthétique 27
29
B - Indicateur du développement humain 29
1 - l'indicateur du développement humain (IDH) : 29
a- Définition de l'IDH : 29
b- principe
2- calcul de l' IDH 31
a- la longévité : 31
b-le savoir : 32
c- Formule générale : 34
d- exemple de calcule : 35
3- Limites de l'IDH : 37
a- Le calcul de l'IDH nous permet-il d'obtenir une information nouvelle ? 37
b- les questions de pertinence 39
c- Un examen attentif de l'évolution des IDH sur longue période s'avère très
39
instructif.
4- les indicateurs complémentaires de l'IDH : 40
a- l'indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH) 40
b- l'indicateur de participation des femmes (IPF) : 41
c- l'indicateur de pauvreté humain (IPH) : 41
C - Objectifs de Développement pour le Millénaire 42

1- comprendre les Objectifs Du Millénaires 43

2- Les 8 Objectifs, du millénaire pour le développement. 44


a- Réduire l'extrême pauvreté et la faim 44
b- Assurer l'éducation primaire pour tous 45

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c- Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 45
d- Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans 46
e- Améliorer la santé maternelle 46
f- Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies 47
g- Assurer un environnement durable 47
h- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement 48

Troisième partie : cas du Maroc : INDH 50

A- Historique du développement au Maroc. 51


1-Les progrès en matière de développement 51
2-Evolution du développement humain au Maroc : 52

B- concept et vision globale de l’ INDH. 54


a- Comités INDH Au niveau central 54
b- Comités INDH Au niveau régional 55
c- Comités INDH Au niveau provincial / préfectoral 55
d- Comités INDH Au niveau local 56
C- les programmes prioritaires 57
1- la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale : 57
a- Cible et objectif : 57
b-Les actions menées dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale 58
2- la lutte contre la précarité : 58
a- analyse théorique de la précarité : 58
b- les enfants des rues et les jeunes sans abris. 60
c-les aliénés sans abris : 60
D- Financement et procédure des programmes prioritaires 60
de l'INDH :
1- Financement des programmes prioritaires : 61
a- Répartition des crédits par programme 62
b- Répartition territoriale des crédits 63
2- Procédure à suivre : 65
Conclusion générale 66

Liste des abréviations 67


Références 70

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Introduction générale

De nous jours le débat autour du développement est devenu l'axe des


recherches des pays d’occident, pour faire sortir les pays sous développés de
leur crises,
Devant les multiples aspects du sous développement comme l'extrême
pauvreté, faibles taux de croissance, taux brutes de mortalité très élevés,
faibles taux d'alphabétisation, des conflits ethniques, crises politiques, le non
respect des droits humains, l'exclusions des femmes dans la vie
communautaire.
Les pays sous développés qui constituent plus de 80% de la population
mondiale, reste incapable de s’élever des défis de sous développement, en plus
on constate que les différences entre le Nord développés et le Sud sous
développés se renforce plus en plus.

Actuellement le plus inquiétant c’est le future des PVD devant les


nouveaux dangers comme les changements climatiques qui menacent
principalement c’est pays, dans leur terre par les sécheresses et la
désertification et aussi le danger de la crise économique mondiale constitués
par l’élévation des prix des matières premières et les carburants dont les pays
développés vont se diriger vers les récoltes agricole des PVD qui doit être
réservées au nombres croissant des demandeurs de nourritures.

L’importance de notre étude consiste dans l’éclairage de la notion de


développement humain qui peut être considérer comme un nouveau concept,
dont les experts du occident espèrent qu’il soit le remède magique des
problèmes des PVD, ou le Maroc est l’un de ses pays et qu’il s’engage pour
la lutte contre les aspects de sous développement, et il a considéré
actuellement le développement humain comme moteur de la croissance
économique et sociale.

Selon le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) on


peut définir le développement humain comme :
« Le principal objectif du développement humain est d'élargir la gamme
des choix offerts à la population, qui permettent de rendre le développement
plus démocratique et plus participatif. Ces choix doivent comprendre des

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possibilités d'accéder aux revenus et à l'emploi, à l'éducation et aux soins de
santé et à un environnement propre ne présentant pas de danger. L'individu
doit également avoir la possibilité de participer pleinement aux décisions de la
communauté et de jouir des libertés humaines, économiques et politiques. »
Le terme Pays en voie de développement n'est qu'une appellation parmi
d’autres (Tiers Monde; pays en développement, pays les moins avancés..),
pour désigner un même type de problème : grande taux de chômage et de
pauvreté, faible croissance économique. .

Mais, comment on est arrivé à un monde développer et un autre sous


développer ? Et quelles sont les relations entre la nature c’est pays et leur
degré de développement ?
Et pourquoi on a inventé le développement humain ? Et quels sont les
objectifs du millénaire pour le développement ?
Pour le Maroc : y- a-t-il un développent humain ? Et comment l’INDH
peut résoudre les problématiques de sous-développement marocain ?

Notre étude qui se base sur les PVD sera divisée en trois parties :

Dans la première partie, on traitera la Notion du développement


économique : la nature de l’inégalités de développement, les causes de sous
développement et les stratégies de développement.

Dans la deuxième partie, on traitera développement humain : le Concept,


Indicateur, et les objectifs du développement humain.

Tandis que dans la troisième partie, on traitera : l'initiative nationale pour le


développement humain : la vision, les programmes et le financement de
l’INDH.

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Première partie : le développement économique
Les explications du sous-développement sont nombreuses et souvent
contradictoires. Elles se réfèrent en général aux grandes familles de pensée qui
s’affrontent sur le terrain idéologique. Le sou développement remonte selon
les autours à la naissance des sociétés humaines, à la révolution industrielle du
XVIIIe siècle ou encore à la mondialisation du capitalisme ou à la
colonisation.1
A- les inégalités de développement
L’analyse des critères tel que le PNB, les écarts de revenus l’espérance de
vie le taux de mortalité infantile, etc. Fait apparaître de fortes inégalités de
développent dans le monde.
1- les origines du concept de développement
Le 20 janvier 1949, dans son discours sur l'état de l'Union, le président des
États-Unis Harry Truman utilise pour la première fois le terme de
développement pour justifier l'aide aux « pays sous-développés » dans le
cadre de la lutte contre le communisme et de la doctrine Truman. Il y déclara
être du devoir des « pays développés » de diffuser leurs technologies et
assistance aux pays en développement, pour que les niveaux de vie convergent
vers les niveaux occidentaux.
Bien qu'une bonne partie du monde semble aspirer au développement, le
terme lui même est critiqué par certains qui le considèrent trop centré sur les
sociétés occidentales. Il impliquerait une direction et un mouvement que ces
pays doivent suivre.
Les catégories utilisées lorsqu'il est question de pays en développement
font référence aux objectifs et aux concepts de ceux qui les utilisent. Ainsi, si
l'on parle de pays en développement, cela peut être à des fins descriptives
(donner un aperçu objectif de la situation) ou à des fins normatives (porter
l'interlocuteur à agir pour régler une situation). On parle aussi de nations de la
périphérie, de pays du tiers monde ou de pays non industrialisés. On retrouve
le concept de pays en voie de développement, sous une appellation ou une
autre, dans de nombreux systèmes théoriques ayant des orientations diverses,
ce sont par exemple les théories de la décolonisation, la théologie de la
libération, le marxisme anti-impérialiste, l’économie politique2.

1
ALAOUI Moulay Mamoune ; ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT;(ed 2006) ; page12.
2
Site web Wikipédia, l'encyclopédie libre http://fr.wikipedia.org .

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L’apparition du mot « développement » dans l’univers économique est tout
a fait récente .même s’il est mentionne , il ne lui est pas consacres de rubrique
particulière dans le dictionnaire des sciences économiques de Jean Romœuf de
1956 !or il n’y a pas eu de dictionnaire «économique en France entre 1893
,celui de Léon Say , ou l le mot bien évidement ne figure pas , et 1956il faut
doc attendre 1968 et les dictionnaires plus récents pour y avoir apparaître le
terme dans le rubrique « croissance » du dictionnaire Romœuf1.

2- définitions des termes


Il est très important de faire un petit éclairage sur les termes essentiel dans le
développement et les pays en voie de développement :

Le tiers monde est une expression créée par le démographe Alfred Sauvy
au début des années 50 pour désigner, par analogie avec la notion politique de
« tiers état »- en vigueur avant la révolution de 1789 – les pays qui
cherchaient une alternative politique et économique, une «troisième voie »,
face aux mondes capitaliste.
« Car enfin ce tiers monde ignoré, exploité, méprisé comme le
tiers état, veut lui aussi, être quelque chose »
Trois mondes, une planète, dans L'Observateur, 14 août 1952

Mais il reste a dire que l'expression de tiers monde n'est plus utilisée, sauf en
histoire, en raison de « l'éclatement du Tiers Monde », de sa différenciation
interne, dans le dernier quart du XXe siècle, et de la fin de la Guerre froide, qui
supprime la distinction entre les deux premiers mondes.
A la notion de « pays sous –développés », on préfère l’expression pays en
voie de développement (PVD) ou, plus simplement, pays en développement
(PED).

La notion du développement économique est un phénomène très complexe.


Le développement possède plusieurs définitions parmi lesquelles, on peut
retenir deux pour simplifier sa lourdeur.

Selon François Perroux, le développement est « la combinaison des


changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire
1
COQUERY- VIDROVITCH Catherine ; HAMERY Daniel et PIEL JEAN (eds) : POUR UNE HISTOIRE DU
DÉVELPPENT, page 44.

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accroître accumilativement et durablement son produit réel global » le
développement implique l'amélioration du bien être de toute la population et se
traduit par une hausse de revenu par tête, un accroissement de la ration
alimentaire et meilleurs accès aux services de santé et de l'éducation.

Selon Galbraith « le développement économique consiste un élargissement


des possibilités des réussites à ceux qui ont le désir d'échapper à l'équilibre de
la pauvreté de masse et ses cultures » le développement implique une hausse
du bien être social, des changements des structures et des mentalités de la
société toute entière. Il passe par l'urbanisation, l'industrialisation,
l'alphabétisation et la formation et ainsi que par la destruction des sociétés
rurales.

3 – la mesure des inégalités de développement

Tous les pays ne sont pas à égalité devant le développement économique.


Trois milliards de personnes, soit prés de la moitiés de l’humanité, vivent
avec de deux dollars par jour. On est loin d’une diffusion générale et juste
des richesses1.

Les travaux des économiste du développement économique recourent pour


une grade part aux chiffres fournis par les comptables nationaux .En
particulier il est commode de classer les pays en voie de développement
(PVD) selon leur Produit National Brut (BNP) par habitant.

Les indicateurs sont classés selon diverses modalités. Certains sont liée
aux indicateurs quantitatifs (le PNB/ Hab. et le taux de croissance) et d'autres
insistent sur les indicateurs qualitatifs qui ont trait à la vie quotidienne des
individus (nourriture, santé, éducation) dites besoins fondamentaux.

On peut trouver également des indicateurs concernant l'environnement


économique, social ou naturel des populations

a) les limites de l’usage des moyennes sont bien illustrées par la notion de
revenu moyen par tête .la répartition in égale des revenus rend
nécessaire de recourir soit à des indicateurs de dispersion , soit à des
indicateur partiels(par exemple revenue des zones rurales et des zones
urbaines…)

1
ALAOUI Moulay Mamoune ; ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT;(ed 2006) ; page71.

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b) les chiffres facilitent les comparaisons dans le temps et l’espace .Mais
il faut rappeler que, pour toute analyse temporelle, se pose le délicat
problème de la déflation des séries à prix courantes en raison de la trop
fréquente médiocrité des indices de prix de nombreux PVD. quant aux
comparaisons de pays à pays, elles se heurtent souvent à la nécessites
de convertir des monnaies différente en un étalon unique.
c) La mesure des biens et services est inévitablement arbitraire
puisqu’elle dépende de la définition des biens et services considérés
comme économiques .Les comptables nationaux s’efforcent d’évaluer
les biens alimentaire auto –consommés. Mais il conviendrait
également de comptabiliser l’autoproduction de biens de type artisanal
ou l’auto -construction de logement, sans parler de la fourniture de
certains services1.

4- une typologie des pays en développement

L’évidente hétérogénéité des pays en développement rend contestable, par


avance, tout essai de classement, et de regroupement il apparaît donc que,
comme pour toute classification, il ne saurait y avoir de classement universel,
susceptible d’être utilise quelle que soit la question posée a l’analyste.
a- limites et nécessite de classement des PED
Ce qu’il est convenue de l ‘appeler le premier choc pétrolier, en 1973 ; a été
le point de départ d’une évolution nettement différenciée des diverse catégories
de pays en développement .cette évolution chaotique et diversifiée contraste
avec celle beaucoup plus régulière des années antérieures .Ce fait apparaît très
nettement à l’examen de la croissance du PI B réel de 1965 à 1987.
La Banque mondiale a établi seuil d’appartenance aux PED à partir du PNB
par habitant. Mais ce critère n’est pas très significatif car certains pays en
développement se situent au-delà de cette limite tandis que d’autres pays
développés (certains pays de l’est par exemple) peuvent se trouver en deçà de
ce seuil.
Face à la diversité des PED, les organisations internationales retiennent une
classification de ces pays selon leur niveau de développent. On distingue ainsi :

1
VERNIERES Michel : ECONOMIES DES TIERS-MONDES .Ed ECONOMICA, 1991 ; pages : 12 ; 13.

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b- les nouveaux pays industriels (NPI). Il n’existe pas de liste officielle des
NPI. Ceux-ci correspondent aux quatre «dragons» d’Asie (Corée du sud,
Taiwan, Singapour et Hong Kong) ainsi qu’à quelques pays d’Amérique latine
(Mexique, brisil, Argentine). Les NPI se caractérisent par les élément
suivants :un rythme de croissance économique importante ,par rapport aux
autres PED, du secteur manufacturier dans le PNB, une part croissante des
service, un degré d’ouverture sur l’extérieur très élevé (entre 60 et 70 % des
excédents commerciaux conséquents. l’ensemble de ces économie, situées en
Asie ,en Amérique latine ou en Europe centrale,sont aujourd’hui qualifies de
«pays émergents», cette notion visant a caractérise leur important taux de
croissance (entre 5 et 10 % par an ) et le fort développement de leurs marchés
boursiers (jusqu'à la crise financière de 1997 -1998)
c-les pays de l’OPEP (organisation des pays producteurs de pétrole) sont des
pays dont 30 % au moins des exportations de marchandises sont constitués de
ventes de pétrole et de gaz. Leur économie est fortement dépendante de
l’évolution des prix du pétrole.

d- les pays les moins avances (PMA) regroupent les pays les plus
défavorisés de la planète pour lesquels des mesures particulières doivent être
prises. Autour d’une quarantaine, principalement situés en Afrique, les PMA se
caractérisent par un faible niveau de revenu par habitant, un taux
d’alphabétisation inférieur à 20%, un très faible poids du secteur industriel
(moins de 10 % du PNB) et des perspectives de développement limitées1.

B-les causes de sous développement


1-les facteurs naturel et démographiques
L’absence de richesses du sous-sol ainsi les effets défavorables d’un climat
tropical ont souvent été présentés comme des causes naturelles du sous –
développement. Pourtant, certains pays ont réussi à combattre ces handicapes :
Australie ou sud des Etats-unis pour les effets du climat, Japon pour l’absence
de ressources naturelles, tandis que certaines PED ne présentent pas ces
handicaps.

1
JEAN –YVES Capul .GARNIER Olivier : DICTIONNAIRE D’ECONOMIE et de sciences sociales (ed 2002).
Pages : 128 et 129.

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a- races ressources climats

Au plan racial un bon observateur des problèmes de sous développement, Yves


Lacoste rassemblait ainsi une série d’opinions courantes : « il fréquemment souligné
qu’à l’exception du Japon les population des pays développées étaient de race
blanche et que les populations de couleur se trouvaient dans les pays sous-
développés …»1.
En sens inverse, le seul exemple du Japon suffit à ruiner toute thèse raciste.
Ce pays ne s’est « développé » qu’avec à peine 50ans de retard par rapport à
plusieurs pays de l’Europe.
De l’avis de toute la science anthropologique, il y a des différences et des
spécialisations culturelles non pas des incapacités raciales déterminantes.

Le monde sous-développé coïncide à peu prés avec la zone tropicale ou


subtropicale .et la déficience du tiers mode en ressources énergétiques ou
minérales n’est absolument pas certaines. Le tiers monde est, au contraire au
premier range pour le pétrole : proche orient, il est également au premier rage
pour les capacités de production hydro-électrique, en Afrique comme au Brésil.

b- religions traditionnelles et sous développement.

Il faut encore considérer le rôle des religions caractéristiques des sociétés


sous -développées.
La religion ni sert ni n’entrave le développement. Si les doctrines religieuses
du moment sont incompatibles avec certains changements, c’est simplement
parce que les conditions économiques et sociales de bases ne s’y prêtent pas
encore. Dès qu’elles s’y prêteront, le changement s’opérera, et les
enseignements de la religion seront alors révisés de la manière à étayer le
nouveau statu quo2 .
Sans que la plus part des observateurs acceptent de parler de la pure et simple
des religions traditionnelles par rapport au sous développement il reste que ces
religions sont généralement liées de manière assez profonde aux mentalités
anciennes ; et quelquefois, elle en renforcent singulièrement l’effet.
Corrélativement, si le développement vient à commencer, il ne peut pas y avoir
de crise dans l’évolution de ces religions3 .

1
YVES Lacoste, les pays sous-développés, coll. [Que sais je ?], P.U.F., Paris, 1958, pp 49-50.
2
W.A.Lewis, the theory of economic growth, Allen and Unwin, Londres, 1955, p.107.
3
J.Y.CALVEZ : ASPECTS POLITIQUES ET SOCIAUX DES PVD (ed : DALLOZ). p 166.

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c- l’évolution démographique sociale
La démographie, elle concerne surtout des caractéristiques quantitatives des
sociétés et de leur avenir .le nombre d’habitants varie considérablement d’un
pays à l’autre.
En 1988 les taux brute de natalité 1 de 14 (Hong Kong) à 54 (Malawi), les
taux bruts de mortalité de 4 (Costa Rica) à 23 (Sierra Léone) .et il faut rappeler
que Chine et l’Inde, à elles seules, présentent environ la moitié de la population
des tiers monde.
Le progrès démographique s’effectue en effet d’abord par la régression d’une
mortalité infantile dont les taux étaient souvent élèves. Ceci entraîne :
-le problème d’emploi, les jeunes doivent avoir leurs emplois.
- En second lieu le problème d’éducation : il serait lourd de toutes façons
quand il s’agit de passer à la scolarisation rapide d’une population jusque-là
analphabète.
d-les migrations nouvelles

A coté de la démographie en rapide extension, il faut faire état des effets des
transformations économiques sur la localisation géographique des populations.
Les mouvements de population traditionnels étaient du type « grandes
migrations », comme celles des tempes barbares en Europe, celles des Francs ou
des Huns. Nous connaissons en Afrique, des exemples récents de ces grandes
migrations : celle des Baoulés de Côte-d’Ivoire en provenance de territoires
situés dans le Ghana actuel.
C’est migrations qui ont le caractère forcé entraîne des conséquences au
point de d’arrivée et au point de départ :
Au point d’arrivée, les hommes ne trouvent rien de l’univers social qui leur
était familier, de plus il se crée ainsi des sociétés sans femmes cela est dicté le
plus souvent par le fait que la plantation ou les mine sont établies dans une
région neuve, jusqu'à là non peuplée.
Au point de départ, les effets ne sont pas moins graves : le pompage de la
population masculine active et jeune entraîne une accentuation de la féminité.
Un tel exemple nous prépare à comprendre cette autre migration, d’une
ampleur infiniment plus grande, qui mène vers les villes du tiers-monde :
l’urbanisation des PVD.

1
Taux bruts de natalité = nombre annuel de naissances vivantes pour mille habitants

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2- la thèse de retard de développement
Certains économistes considèrent le développement comme un processus
linéaire, toutes les sociétés devant passer par les mêmes étapes du
développement.
a – les cinq phases du passage des sociétés

Ainsi, W.W.Rostow1, professeur d’économie politique à l’université de


Harvard, occupe de 1961 à1968 le poste déconseille spécial à la Maison
Blanche dans « les étapes de la croissance économique » (1960) .l’étude des
pays européens aux XIXe et XXe siècles l’a conduit à adopter deux idées de
base : la croissance est liée à l’industrialisation, et elle suit un processus unique.
Décrit le passage des sociétés par cinq phases : la société traditionnelle, les
conditions préalables au démarrage ; le décollage (take off), le progrès vers la
maturité et l’ère de la consommation de masse.
Le sous-développement est un retard, un retard technique par rapport aux
pays industriels. Il faut rattraper ce retard en imitant les pays qui ont réussi, en
utilisant les mêmes moyens. Certains pays ont mis au point et utilisé des
processus de croissance que l’on connaît. Pourquoi ces processus ne
permettraient –ils pas aux pays du sud de suivre la même progression, d’aboutir
a la même réussite2 ?
La phase de décollage est l’étape décisive puisque l’accroissement de
l’épargne et l’investissement, ainsi que la levée des obstacles structurels qui
s’opposaient à la croissance rendent celle –ci irréversible.
D’après Rostow le décollage de la France se situe entre 1830 et 1860.
Cette analyse, d’inspiration libérale, montre ainsi que les pays en
développement sont à un stade ou se trouvaient autrefois les pays aujourd’hui
développés.
Les retards actuels de développement s’expliquent alors par une main
d’œuvre abondante et peu qualifiée, un taux d’épargne trop faible et une
absence de véritables entrepreneurs.

1
W.W.Rostow, les étapes de la croissance économique, 1960, paru en traduction française au Seuil, 1963.
2
OLIVIER DE SOLAGES. Réussites et déconvenues du développement dans le tiers-monde,(ed
L’HAMATTAN) ;page 29,30.

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b – cycle de Rostow

Il faut donc investir dans l’industrie. Au delà d’un certain seuil


d’investissement, le « cercle vertueux » doit s’amorcer, qui conduit à la
croissance régulière selon un enchaînement logique :

Cette théorie linéaire et déterministe, la notion que Rostow donne aussi d’une
croissance purement économique sont approfondies et soutenues par bien des
économistes. Elles vont dominer l’aide au développement, l’aide offerte comme
l’aide demandée. Inspirer les politiques économistes menées dans le tiers
monde.
c- critiques sur les travaux de Rostow :

1-conception unilinéaire de l’histoire : Rostow tente d’appliquer à tous les


tempes et à tous les pays la même succession de phases homogènes. Or
l’évolution historique d’une société est un phénomène beaucoup plus
complexe…

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2-Rostow ne fait aucune distinction en ce qui concerne les types sociaux
d’organisations économiques si bien que pour lui un problème technique de
développement doit subir le même traitement en économie socialiste….
3-on rapproche également a Rostow le caractère ambigu de son analyse
quand il s’agit de déterminer les éléments de transition d’une étape à une autre :
d’une cote il estime que pour mieux évolues l’économie doit être libre mais
d’une autre cote il explique les transitions en termes essentiellement
volontaristes.
4-concernant son application aux PED : Baran et G.farnk ont démontre que la
thèse de Rostow n’est applicable ni à l’histoire des PED ni à leur réalité présente
car elle sous-entende que le sous-développement correspond à l’étape
traditionnelle et que par conséquent les PED n’ont pas eu d’histoire jusque là1.

3- Le sous développent conséquence du développement

D’autres économistes refusent de considérer que les PED suivent les traces,
avec un siècle de retard, des pays développés car l’économie mondiale leur
parait dominée hier comme aujourd’hui par ces mêmes pays développés.
Le sous développement corresponde alors au « blocage de croissance » selon
l’expression de Françoi Perroux, résultant de la domination des pays
développés.
Le sou développement des uns serait alors la conséquence du développement
des autres.

a- les manifestations du processus

Plusieurs manifestations de ce processus sont ainsi mises en avant :


- L’ « échange inégal » qui maintient les pays en
développement dans la production de produits de base
(d’origines agricole et minière) et les condamne à servir

1
ALAOUI Moulay Mamoune ; ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT;(ed 2006) ; page71.

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de débouchés aux produits manufactures des pays
industrialisés ;

- Le développement des structures d’exportation


réservées aux marchés étranger (coton, arachides ;
tabac) aux dépenses des cultures viviers permettant
d’améliorer le niveau de subsistance des populations.

- La dégradation des termes de l’échange qui appauvrit


les PED puisqu’ils achètent de plus en plus cher des
produits étrangers alors que les prix des produits qu’ils
exportent eux- mêmes diminuent ;

- Le développement du dualisme1 économique et social,


c’est – dire la coupure, la fragmentation des structures
économiques et sociales en deux groupes séparés
(opposition entre un secteur moderne et un secteur
traditionnel, dans l’agriculture comme dans l’industrie ;
opposition entre les villes et les campanes, etc.)2.

1
Dualisme : structure économique et sociale d’un PED caractérisée par la juxtaposition, dans de nombreux domaines,
d’un secteur moderne et d’un secteur traditionnel.
2
JEAN –YVES Capul .GARNIER Olivier : DICTIONNAIRE D’ECONOMIE et de sciences sociales (ed 2002).
Pages : 130 et131.

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C- les stratégies de développement

On distingue deux grande stratégies suivie par les PVD en matière de


développement : l’agriculture et l’industrie.

1- les stratégies de développement agricole

A la fin du XXe siècle, l’agriculture continue d’être l’activité de base dans les
plus pauvres, c’est-à-dire dans les pays dont le PNB par habitant est inférieurs à
2000 dollars/an, soit un ensemble qui compte environ 3625 millions d’habitants
en 19901.

Cette activité primaire emploie jusqu’à prés de 80 de la population active


des PVD à faible revenu.
Contrairement aux prévisions catastrophiques des années 70. La planète est
aujourd’hui en mesure de se nourrir et la famine n’existe plus en Asie.
Il s’agit là d’une situation dramatique (Afrique du Sahel par exemple) tandis
que perdurent dans d’autres la sous-alimentation (ration calorique insuffisante)
et la malnutrition (mauvais équilibre provoquant des carences).
Les progrès agricoles en Asie résultent en partie de la « révolution verte »,
c’est-à-dire l’essor spectaculaire de la production de céréales (blé et riz) permis
par la diffusion de variétés à haut rendement et à cycle court, ainsi que par le
développement de l’irrigation et de l’utilisation des engrais2.

a- la croissance de a production agricole dans les PED.

Même si l’information habituelle est pessimistes, la production agricole a


rapidement augmente au cours des vingt dernières années .la croissance de la
production alimentaire, qui a été plus rapide dans les PVD que dans les pays

1
Selon le rapport sur le développements dans le monde de la Banque mondiale.
2
JEAN –YVES Capul .GARNIER Olivier : DICTIONNAIRE D’ECONOMIE et de sciences sociales (ed 2002).
Pages : 131 et132.

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industriels et ceux à l’économie « planifiée », et largement attribuable a la
révolution verte.
Cette révolution verte a commencé au milieu des années 1960, garce a la
mise au point de
- variée de blé a haut rendement.
- Investissement des gouvernement à l’irrigation ou des milliers de puits
son creuses
- L’augmentation de l’utilisation des engrais
- L’utilisation des nouveaux technique comme les progrès dans les
technologies biogénétique qui a donné des nouveaux semences qui
nécessites moins de facteurs de production et qui résistent mieux devant
les maladies et les sécheresse.

b- la politique agricole dans les PED.

Dans de nombreux cas, depuis les années 1960, les efforts des gouvernements
des PED ont réussi à accroître la production de denrées alimentaires, le succès
de la révolution verte dans la culture double et du riz témoigne e de l’efficacité
des dépenses qui ont été consacres à l’amélioration de l’infrastructure matérielle
des zones rurales, en particulier l’irrigation et la maîtrise des eaux.
Néanmoins la politique macroéconomique suivie par de nombreux PED, a
souvent eu pour effet de limiter l’augmentation potentielle de la production
agricole et de freiner, les effets visant à réduirent la pauvreté dans les zones
rurales ; la fiscalité et les intervention des pouvoirs publics à tous les stades de
la production ; de la commercialisation et de la consommation des produits
agricoles on souvent entraîne une aggravation de l’inefficacité des marchés.
Paradoxalement donc, nombreux sont les pays qui, tout en proclamant
l’importance du développement de l’agriculture ont mis en place des mesures
qui favorisent très clairement le secteur agricole.
Il y a une discrimination dont est victimes l’agriculture, les stratégies
autocentrées taxent implicitement mais lourdement l’agriculture1.

1
COQUERY- VIDROVITCH Catherine ; HAMERY Daniel et PIEL JEAN (eds) : POUR UNE HISTOIRE DU
DÉVELPPENT, page 109 ; 110 ; 111.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
2- les stratégies d’industrialisations
Les stratégies de certaines Etats du tiers monde peuvent aisément illustrer la
difficultés à opérer des catégories étanches entre modes de développement ainsi
que la complexité à évaluer les résultats du développent.
a- les différents types des stratégies industrielles.
On peut distinguer trois grands types de stratégies, les troisièmes types étant
aujourd'hui dominant.
Le modèle de développement autocentré, on autonome repose sur la priorité
accordée au développement du marché intérieur et le refus de participer à la
spécialisation internationale. L’objectif est alors d’assurer la formation d’une
base industrielle nationale privilégiant certaines branches industrielles
(Les « industries industrialisantes ») qui sont des activités motrices
caractérisés par leurs effets d’entraînement, en amont et en aval, sur l’ensemble
de l’industrie (sidérurgie ; métallurgie ; pétrochimie ; comme en Algérie)•
On rencontre aussi des stratégies d’industrialisation par « substitution
d’importations », des produits importes étant peu a peu fabriques localement
(ce qui suppose une demande intérieure suffisante).
Les stratégies d’ouverture sur l’économie mondiale correspondent à une
activité productive orientée par les marches étrangères (stratégies d’extraction).
C’est le cas de l’industrialisation par promotion des exportations par laquelle
les PED cherchent à exporter des produits transformés plutôt que des produits
primaires (stratégies des NPI).
Les PED choisissant une stratégie de promotion des exportations ont cherché à
attirer les capitaux et à développer les transferts de technologie
(investissements directs notamment). Mais ces investissement de capitaux n’ont
pas eu que des conséquences favorables (aggravation de la dépendance
technologique pour certains, gaspillage de ressources, crise des marchées
financiers ; etc.)1.

* En vas réserver un cas pour l’industrie de l’Algérie.


1
JEAN –YVES Capul .GARNIER Olivier : DICTIONNAIRE D’ECONOMIE et de sciences sociales (ed 2002).
Pages : 131 et132

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
b- les stratégies introverties avec priorités au secteur amont.
Il s’agit des pays qui ont appliqué le modèle soviétique basé sur :
- la planification impérative et l’accroissement des forces productives :
- la priorité à l’industrie lourde :
- la protection vis-à-vis de l’extérieur (recherche de l’autarcie).

Du faits des moyens nécessaires pour créer une industrie lourde, cette stratégie
est réservée à des pays de grande dimension (INDE) ou à des pays ayant des
ressources financiers importantes (L’ALGERIE).
Les industries industrialisâtes doivent entraîner des effets d’aval et permettent
ainsi la construction de l’ensemble des secteurs de l’économie De Bernis les
définit comme « celles dont la fonction économique fondamentale est
d’entraîner dans leur environnement localisé et daté un noircissement
systématique de la matrice inter- industrielle et des fonctions de
production, garce à la mise à la disposition de l’économie d’ensembles
nouveaux de machines qui accroissent la productivité du travail et
entraînent la restructuration économique et sociale de l’ensemble
considéré ».
Les pays suivants cette politiques ne cherchent plus à vendre directement leurs
produits bruts, mais à créer les structures complémentaires permettant la
valorisation des matières premiers. Ceci donne la possibilité aux économie de
bâtir leur développement à partir de leurs propres ressources naturelles : pétrole,
minerai de fer, phosphate.
c- Exemple d’industries industrialisantes : l’Algérie.
L’Algérie a opté pour ce choix, elle vise une croissance accélérée et « auto-
entretenue » c’est – à – dire, la croissance d’un secteur doit faire progresser
toute l’économie du pays.
L’Algérie axe sa politique sur un développement rapide du marché local. La
recherche de débouchés n’est pas sa préoccupation prédominante. De la sorte.
L’Algérie veut assurer son indépendance à l’égard des nations développées.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Mais l’introduction d’une telle stratégie n nécessite des capitaux importants et
une mai- d’œuvre qualifiée1.

D- coopération et aide au développement


La coopération internationale pour le développement corresponde au dialogue
noué entre les pays industrialises et les PED (dialogue Nord – Sud), dialogue
organisé sous l’égide des Nations uni, qui ont créé dans le but en 1964, la
conférences des Nations unies pour le commerce et le développements
(CNUCED). Cette coopération n’a pas donne , dans les années 60 les résultats
escomptes , si bien que l’ensemble des pays du tiers monde représentés a la
CNUCED (« groupe des 77 ») a proposé en 1974 l’instauration d’un « nouvel
ordre économique international » (NOEI) remettant en question la division du
travail existante. L’absence d’accords généreux sur la coopération lors des
conférences de la CNUCED (qui se réunit tous les quatre ans) n’a pas empêche
l’adoption de mesures spécifiques. Celles – ci concernent essentiellement
l’adaptation des règles des GATT.

a- ONU et l'aide au développement

Les organismes des Nations Unies œuvrent de diverses façons à la promotion


d’objectifs économiques et sociaux.
Les mandats des institutions spécialisées couvrent pratiquement tous les
domaines de l’activité économique et sociale. Ces institutions offrent une
assistance technique et d’autres formes d’aide pratique aux pays du monde
entier. En coopération avec l’ONU, elles aident à formuler des politiques, à
définir des normes et des directives, à promouvoir l’appui nécessaire et à
mobiliser des fonds. La Banque mondiale, par exemple, a accordé, en 2008,
38,2 milliards de dollars de prêts pour financer des projets dans une centaine de
pays en développement.
Le Conseil de coordination des chefs de secrétariat des organismes des
Nations Unies [EN] (CCCS), qui comprend le Secrétaire général de l’ONU et
les chefs de secrétariat des institutions spécialisées, des fonds et des
programmes, de l’Agence internationale de l’énergie atomique [EN] et de

1
ALAOUI Moulay Mamoune ; ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT;(ed 2006) ; page144.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
l’Organisation mondiale du commerce, assure une coordination étroite entre
l’ONU et les institutions spécialisées1.

b- le rôle de La Banque mondiale dans l'aide.

Ses interventions, à l'origine conduites en Europe, le sont aujourd'hui vers


l'ensemble des pays en développement.
La lutte contre la pauvreté est devenue le principal objectif de la Banque
mondiale. Elle s'est engagée dans des missions nouvelles : projets de
développement ruraux, d'éducation, d'eau, de santé, de développement urbain,
qui sont venus compléter une palette d'intervention limitées auparavant au
soutien économique aux Etats et à la mise en place d'infrastructures de base
(routes, ports, aéroports, barrages...).
Au début de 2003, la direction de la Banque a précisé les sept grands
domaines d’action qui devaient être privilégiés : l'éducation pour tous, la lutte
contre le VIH/sida, la santé maternelle et infantile, l'approvisionnement en eau
et l'assainissement, le climat de l'investissement et le financement, le commerce,
et la viabilité écologique.
Elle réserve toutefois plus de la moitié de ses prêts aux pays dits émergents,
privilégiant l'Asie et l'Amérique latine sur l'Afrique.
Chaque année, elle publie le rapport sur le développement dans le monde,
consacré à un thème précis.
Selon le rapport 2008 sur le développement dans le monde, publié en
octobre 2007, intitulé "L'agriculture au service du développement", la Banque
mondiale reconnaît avoir négligé l'agriculture au sein de sa politique de
développement, notamment en matière d'investissements. Elle recommande de
placer l'agriculture au centre des politiques de développement, pour pouvoir
atteindre l'objectif de réduction de moitié d'ici 2015 de la population vivant dans
une extrême pauvreté et souffrant de la faim2.

1
Le site Internet de l'ONU : http://www.un.org/french/aboutun/uninbrief/dev_assistance.shtml
2
Le site Internet La Documentation française : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/banque-mondiale-
fmi/banque-mondiale.shtml

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c-les ONG et l'aide au développement, exemple Association


internationale de développement:
L'AID a été créée pour permettre aux pays les plus pauvres, qui n'ont accès à
aucun marché de capitaux, de bénéficier d'un financement très concessionnel
(sous forme de prêts à taux quasi-nul sur une durée de 35 à 40 ans, ce qui
représente un don équivalent à 85% du montant du prêt).
Ses ressources sont essentiellement apportées par les pays développés et font
l'objet de reconstitutions tous les trois ans. La BIRD, via son revenu net,
contribue aussi aux ressources de l'AID.
Seuls les pays dont le revenu par habitant n'excède pas un seuil donné
(925 dollars/habitant en 1999) sont éligibles à ces ressources. 40% des
ressources de l'AID bénéficient aujourd'hui à l'Afrique subsaharienne.
Quelques pays bénéficient de financements BIRD et AID (Inde par exemple).
Les opérations de l'AID répondent aux mêmes principes que celles de la BIRD.
Elles sont conduites par les mêmes équipes. Pendant l’exercice 2002, l’AID a
fourni 8,1 milliards de dollars de financement au titre de 133 projets dans 62
pays à faible revenu1.

1
Page Internet de l'IDA : http://go.worldbank.org/BKVK3OGWT0

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Deuxième partie : le développement humain
Le développement et le dénuement humains comportent de multiples
facettes. Pour refléter cette complexité, tout indicateur du progrès humain doit
donc agréger différents indicateurs.
Le développement humain est fondé sur quatre aspirations essentielles :
1. Vivre longtemps et en bonne santé.
2. Accéder au savoir dans ses différentes dimensions.
3. Disposer de ressources matérielles suffisantes pour mener une vie décente.
4. Participer librement à la vie communautaire et publique1.
D’une manière générale. Le développement humain et in nouveau concept
qui reflète et le degrés de développement des pays et notamment les PVD.

A- concept du développement humain


1- historique du concept
La notion de développement humain est apparue à titre de parallélisme
avec la notion de développement économique. Elle considère que le bien-être
des humains ne se résume pas à l'économie et aux revenus. Le Rapport mondial
sur le développement humain du PNUD est la publication annuelle la plus
importante sur ce sujet. Parallèlement, cette notion qui cherche à inclure le «
bien-être », et pour certains le « bonheur » s'appuie sur les articles 22 et suivants
de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 :
« Art. 22 — Toute personne [...] a droit à la sécurité sociale ;
elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques,
sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre
développement de sa personnalité [...].
Art. 23 — Toute personne a droit au travail, au libre choix de
son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à
la protection contre le chômage.[...]
Art. 24 — Toute personne a droit au repos et aux loisirs et
notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des
congés payés périodiques.
1 Grefft - Alami : COMPRENDRE LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN ; page18 ; 19 ; 20 ; Juin 2006.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Art. 25 — Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant
pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment
pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux
ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la
sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de
vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance
par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. [...]
Art. 26 — Toute personne a droit à l'éducation. [...] L'éducation
doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au
renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés
fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et
l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou
religieux, ainsi que le développement des activités des Nations unies
pour le maintien de la paix.
Art. 27 — Toute personne a le droit de prendre part librement à
la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer
au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.1 »
On pourrait dire que le développement humain consiste en la satisfaction
des besoins recensés par Abraham Maslow dans sa pyramide des besoins.

2- Définitions du développement humain


Il est difficile de rendre compte, de toute la richesse du concept de
développement humain, de ses soubassements théoriques, de ses applications
pratiques, des développements et des critiques scientifique et méthodologique,
On asseyant de collectionner les plusieurs définitions du développement
humain, on cite ici quatre principaux définitions, mais le définition le plus
important c’est le définition propose par le rapporte arabe sur le développement.
a- Selon l'ONU :
Dans son article I de la déclaration sur le droit au développement de
l'Assemblée Générale du 4 décembre 1986
« Le droit au développement est un droit inaliénable de l'Homme en
vertu duquel toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de

1
De la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
participer et de contribuer à un développement économique, social,
culturel et politique dans lequel tous les droits de l'Homme et toutes les
libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés et de bénéficier
de ce développement. »
b - Selon le rapport de la Commission SUD
Selon le rapport de la Commission SUD dirigée par le président Julius
Nyerere (Tanzanie)
« Le développement est un processus qui permet aux êtres humains
de développer leur personnalité, de prendre confiance en eux-mêmes et de
mener une existence digne et épanouie. C'est un processus qui libère les
populations de la peur du besoin et de l'exploitation et qui fait reculer
l'oppression politique, économique et sociale. C'est par le développement
que l'indépendance politique acquiert son sens véritable. Il se présente
comme un processus de croissance, un mouvement qui trouve sa source
première dans la société qui est elle-même en train d'évoluer. »
c- définition selon PNUD
Selon le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement)
« Le principal objectif du développement humain est d'élargir la
gamme des choix offerts à la population, qui permettent de rendre le
développement plus démocratique et plus participatif. Ces choix doivent
comprendre des possibilités d'accéder aux revenus et à l'emploi, à
l'éducation et aux soins de santé et à un environnement propre ne
présentant pas de danger. L'individu doit également avoir la possibilité de
participer pleinement aux décisions de la communauté et de jouir des
libertés humaines, économiques et politiques1. »
d- définition selon le rapport arabe sur le développement
Une définition qui résume ce background conceptuel du développement
est proposée par le Rapport arabe sur le développement :
« Le développement humain peut être défini simplement comme un
processus d'élargissement des choix. Chaque jour, chaque être humain fait toute

1Voir Le Rapport mondial du PNUD sur le développement humain 2003


http://www.undp.org/hdr2003/francais/pdf/hdr03_fr_MDG_tables.pdf.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
une série de choix d'ordre économique, social, politique ou culturel. Si les êtres
humains sont bien au centre des activités entreprises en vue du développement,
celles-ci devraient être orientées vers l'élargissement des choix dans tous les
domaines de l'activité humaine, au bénéfice de tous. Le développement humain
est à la fois un processus et un résultat. Il concerne tant les processus par
lesquels les choix sont accrus que les résultats de ces choix.
Ainsi défini, le développement humain est une notion assez simple, qui
comporte pourtant des implications considérables. En premier lieu, les choix
humains sont accrus lorsque les êtres acquièrent des capacités supplémentaires
et jouissent d'opportunités supplémentaires d'utiliser ces capacités.
Le développement humain vise ainsi non seulement à élargir les capacités
et les opportunités, mais aussi à maintenir un équilibre approprié entre celles-ci
afin d'éviter la frustration qui résulterait d'une trop grande disparité entre elles.
Deuxièmement, comme on l'a déjà indiqué, la croissance économique
doit être envisagée comme un moyen, certes important, mais non comme
l'objectif ultime du développement.
Les revenus apportent une contribution importante au bien-être humain
entendu au sens large, s'il en résulte comme bénéfice un plus grand
épanouissement de la vie humaine. La croissance des revenus n'est néanmoins
pas une fin en soi.
Troisièmement, en mettant l'accent sur la notion de choix, le concept de
développement humain implique que les êtres humains doivent pouvoir influer
sur les processus qui orientent leur vie. Ils doivent pouvoir participer aux divers
processus de prise de décisions, ainsi qu'à l'exécution, au suivi et à l'ajustement
de celles-ci. 1»

3- Développement humain: une approche synthétique

Le fait d'envisager le développement dans la perspective du


développement humain n'est guère nouveau. L'idée que l'organisation de la
société doit être jugée en fonction de sa capacité à encourager les biens humains
remonte au moins à Aristote, qui a dit : « La richesse n'est manifestement pas le
bien que nous cherchons, car elle est simplement utile et existe pour une autre
raison ». Il soutenait que « la différence entre de bonnes et de mauvaises

1
Le Rapport arabe sur le développement 2002.

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dispositions politiques » devait être jugée en fonction du degré auquel elles
contribuaient à renforcer la capacité humaine à mener « une vie épanouie ».
L'idée qu'une vie meilleure constitue l'objectif réel de toute activité humaine est
un thème qui revient constamment dans les écrits de la plupart des philosophes
de l'antiquité.
Le grand historien et sociologue arabe, Ibn Khaldoun, à consacré un
chapitre entier de son ouvrage célèbre, Almuqaddimah (Discours sur l'histoire
universelle), aux « faits relatifs aux moyens de subsistance et aux revenus, ainsi
qu'à leur explication ; et au fait que les revenus sont liés à la valeur du travail
humain ».
Dans ce chapitre de son oeuvre maîtresse, Ibn Khaldoun distingue les
différents usages qui peuvent être faits des revenus provenant du travail et des
activités des individus. Les revenus consacrés aux besoins de première nécessité
constituent les « moyens d'existence ».
La même préoccupation se retrouve dans les écrits des premiers penseurs
qui ont conçu l'économie quantitative : William Petty, Gregory King, François
Quesnay, Antoine Lavoisier et Joseph Lagrange, précurseurs du produit national
brut (PNB) et du produit intérieur brut (PIB). Cette notion apparaît également
dans les écrits des économistes classiques : Adam Smith, David Ricardo, Robert
Malthus, Karl Marx et John Stuart Mill.
La notion de développement humain, lancée dans le premier Rapport
mondial sur le développement humain en 1990, s'est donc appuyée sur cette
tradition déjà ancienne, mais quelque peu oubliée de nos jours. Elle a remis en
question le bien-fondé de cette préoccupation unique qui établit un lien entre
PNB et développement, transformant du même coup la façon de concevoir le
développement : l'être humain revient à la place de choix qui est la sienne, c'est-
à-dire au centre du débat et du dialogue sur le développement. Cette notion a eu
un impact qui a dépassé de loin les attentes de ceux qui l'ont parrainée en 1990.
Le concept de développement humain va plus loin que d'autres modèles
de développement centrés sur l'individu.
Le modèle basé sur la mise en valeur des ressources humaines met en
avant uniquement le capital humain et traite l'être humain comme un apport au
processus de développement, et non comme son bénéficiaire. Le concept visant
à combler les besoins fondamentaux met l'accent sur les besoins minimaux des
êtres humains mais non sur leurs choix. Celui qui vise à promouvoir le bien-être

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
humain considère l'individu comme un bénéficiaire, mais non comme un
participant actif au processus qui détermine les conditions de son existence. Le
développement humain, en regroupant tous ces aspects, constitue une approche
plus synthétique du développement.

B- indicateur du développement humain


Plusieurs indicateurs sont donnés pour mesurer le développement humain dont
le principal est l'IDH et les autres ne sont que des indicateurs complémentaires
de l'IDH.

1 - l'indicateur du développement humain (IDH) :

a- Définition de l'IDH :

L'indicateur du développement humain (IDH) donné par le PNUD depuis


les années 90 vise simplement à donner un moyen pour permettre des
comparaisons internationales sans s'intéresser seulement à la seule richesse
matérielle, l'IDH privilégie trois éléments considérés comme essentiels pour le
développement humain :
La longévité ; Le savoir ; Le niveau de vie.
L'IDH traduit que le développement a trait à la possibilité d'intégration
des individus dans la société.
Le concept du développement humain est plus large que ce qu'en décrit
l'IDH qui n'en est qu'un indicateur, créé par le PNUD pour évaluer ce qui n'était
mesuré auparavant qu'avec imprécision. L'indicateur précédent utilisé, le PIB
par habitant, ne donne pas d'information sur le bien-être individuel ou collectif,
mais n'évalue que la production économique. Il présente des écarts qui peuvent
être très importants avec l'IDH. L'indice a été développé en 1990 par
l'économiste pakistanais Mahbub ul Haq et l'économiste indien Amartya Sen.
b- principe
L'IDH est un indice composite, sans unité, compris entre 0 (exécrable) et 1
(excellent), calculé par la moyenne de trois indices quantifiant respectivement :

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
• la santé /longévité (mesurées par l'espérance de vie à la naissance),
qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels
essentiels tels que l'accès à une alimentation saine, à l'eau potable, à un
logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux. En 2002, la
Division de la population des Nations Unies a pris en compte dans son
estimation les impacts démographiques de l'épidémie du sida pour 53 pays,
contre 45 en 2000.
• Le savoir ou niveau d'éducation. Il est mesuré par le taux
d'alphabétisation des adultes (pourcentage des 15 ans et plus sachant écrire et
comprendre aisément un texte court et simple traitant de la vie quotidienne) et le
taux brut de scolarisation (mesure combinée des taux pour le primaire, le
secondaire et le supérieur). Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels
que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la
société ;
• Le niveau de vie (logarithme du produit intérieur brut par habitant
en parité de pouvoir d'achat), afin d'englober les éléments de la qualité de vie
qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou
l'accès à la culture.
Les données utilisées sont celles communiquées par les États à l'ONU.
L'IDH est toujours publié avec un certain retard, car calculé à partir de chiffres
généralement collectés deux ans plus tôt. L'IDH 2004 utilisait ainsi des chiffres
de 2002, pour 175 pays membres de l'ONU, plus Hong Kong, Chine et les
territoires palestiniens. C'était la première fois que le Timor oriental et Tonga
faisaient l'objet du calcul de l'IDH. Les informations comparables, crédibles ou
disponibles sur les 4 composantes de l’IDH manquent pour quelques pays (16
en 2003.)

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
---- Pays de ‘’’’’’ Pays
l'OCDE arabes

0 0 Europe #### Asie


centrale et du Sud
orientale et
CEI
~~~ Afrique
sub-
*** Amérique
saharienne
latine et
Espace Caraïbe

+++ Asie de
l'Est

L'évolution de l'IDH entre 1975 et


2004

2- calcul de l' IDH

On sait que l'IDH est un indicateur composite de trois variables. Chaque


variable reçoit une note allant de « O » à « 1 ». La moyenne arithmétique de ces
trois variables donne l'IDH qui est lui même échelonné de « 0 » à »1 ».
A titre d'exemple, on peut prendre le cas du Sénégal pour l'année 2000.

Espérance Taux Taux brut de PIB/hab.


de vie d'alphabétisation scolarisation En PPA
Sénégal 53.3 37.3 36 1510

On calcul de la manière suivante :


a- la longévité (A):
La longévité est calculée à partir de l'espérance de vie d'un pays considéré.
Les âges maximaux et minimaux sont respectivement 85 et 25 ans. Cela signifie
que la note égale à « 1 » pour un pays dont l'espérance de vie égale à 85 ans.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
En se référant le cas du Sénégal, l'indicateur de longévité prend la valeur :

D'ou

b-le savoir (B) :


Le savoir est calculé à partir de deux éléments qui sont le taux d'alphabétisation
des adultes et le taux brut de scolarisation.
a) indicateur d'alphabétisation (a) :

Avec tau d'alphabétisation minimum=0


Et taux d'alphabétisation maximum =100

b) Indicateur de scolarisation (b)

Avec taux d'alphabétisation minimum =0


Et taux d'alphabétisation maximum =100

Alors le niveau de savoir est calculé par la formule 2a+b

D'ou B= 2* 0.373 + 0.36 = 1.106

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
c-Le niveau de vie (C):
Il est calculé à partir du revenu ajusté en suivant la formule suivante.

Avec PIB/hab. en PPA min = 100


Et PIB/ hab. en PPA max = 40000
Alors le niveau de vie (C) au Sénégal est égal :

D'ou l'indicateur du développement humain au Sénégal est la moyenne


arithmétique de trois variables déjà calculées.

On rappelle bien la manière dont on a procédé pour calculer l'IDH dans le cas
du Sénégal, est valable pour tous les pays.
La situation d'un pays est plus satisfaisante lorsque l'IDH est proche de « 1 » et
inversement lorsque l'IDH tend vers « 0 ».
Alors le cas du Sénégal la situation est très faible. Quand il s'agit du
développement humain dans la période de l'année 2000 dans laquelle l'IDH est
égale à 0.431.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
On observe l'IDH de quelques pays développés et sous développés à partir du
tableau ci dessus1.
Pays IDH année 2000
Norvège 0.942
Canada 0940
France 0.128
Malaisie 0.782
Maroc 0.602
Congo 0.512
Comores 0.511
Madagascar 0.469
Nigeria 0.462
Niger 0.227

L'analyse de ce tableau révèle que les PVD se caractérisent par un faible


développement humain et surtout en Afrique subsaharienne ; on voit le cas du
Niger où l'IDH égale à 0.227 par contre les pays développés possèdent un
développement humain très élevés.

c- Formule générale
L'IDH vaut

Où A, D et E sont respectivement les indices de longévité, niveau d'éducation


et niveau de vie.

1
Source : statistique du rapport mondial pour le développement humain 2002.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Le calcul des indices est donné dans le tableau ci-dessous1.

Calcul des indices composant l'indice de développement humain.

Indice Mesure Valeur Valeur Formule


minimale maximale

Longévité espérance de vie à la 25 ans 85 ans


naissance (EV)

Education Taux d'alphabétisation 0% 100%


(TA)

Taux brut de scolarisation 0% 100%


(TBS)

Niveau de logarithme du PIB par 100 USD 40 000 USD


vie habitant
en parité de pouvoir
d'achat

d- exemple de calcule
En Côte d'Ivoire, l'espérance de vie à la naissance est EV = 41,2 ans, les taux
d'alphabétisation et scolarisation TA = 49,7% et TBS = 42% et le produit
intérieur brut par habitant PIB = 1 520 dollars en parités de pouvoir d'achat. Les
indices composant l'IDH sont :
• Longévité

1
Site web Wikipédia, l'encyclopédie libre http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_humain

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
• Niveau d'éducation

• Niveau de vie

L'IDH vaut donc

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
3- Limites de l'IDH :

Bien que l'IDH représente une avancée importante dans la définition d'un
indicateur synthétique du développement ; il est soumis à plusieurs critiques.

-Premièrement le développement humain se définit par la mise en place


d'un climat favorable et capable d'offrir aux mieux les possibilités de vivre
longtemps et en bonne santé, d'accéder un meilleur éducation, de disposer un
niveau de vie décent et participer librement à la vie communautaire.
Comment se fait il que son indicateur retient les trois dimensions et
marginalise le quatrième.
-Un second reproche concerne le taux d'alphabétisation des adultes. Ces
dernières ne permettent pas de rendre en lumière les progrès réalisés en matières
d'éducation. Un pays augmente sensiblement le taux de scolarisation des enfants
ne verrait pas évoluer sensiblement, l'indice d'alphabétisation des adultes allant
des plusieurs années.
On remarque des contradictions sur les statistiques de 2000, la Belgique a un
développement humain supérieur à celui des Etats-Unis alors que les Etats- Unis
sont plus développés que la Belgique.
Malgré, les critiques apportées à l'IDH, il reste un indicateur considérable au
comparaison internationale.
a- Le calcul de l'IDH nous permet-il d'obtenir une information
nouvelle ?
A la lecture du graphique ci-dessous (FMI, 2000), on peut en douter ! Mis à
part quelques cas aberrants, comme les pays pétroliers précédemment évoqués,
on observe que le PIB par tête et l'IDH coïncident très fortement. Comment
d'ailleurs pourrait-il en être autrement dans la mesure où :

1. Le PIB lui-même rentre pour un tiers dans la composition de l'IDH

2. Le savoir est l'une des clés de la croissance (flux), donc du PIB (stock), les
économistes le savent depuis longtemps…

3. Il faut un certain niveau de richesse (PIB) pour accorder à la santé de


l'importance et des moyens.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
PIB par tête relatif et IDH par pays, 19971

1 Source : United Nations Development Program, Human Development Report, (1999)

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
b. les questions de pertinence
Quand l'IDH nous fournit des résultats sensiblement différents du PIB par
tête (cela arrive), on peut légitimement se poser des questions sur leur
pertinence : examinons le tableau ci-dessous :

En se limitant aux deux premières colonnes, on observe que le Canada est


mieux classé que les Etats-Unis, la France mieux classée que le Luxembourg, la
Belgique mieux classée que la Suisse… Pour qui connaît un peu ces pays, cela
ne fait pas très sérieux. A tout le moins une justification précise de ces résultats
s'impose…

c- Un examen attentif de l'évolution des IDH sur longue période s'avère


très instructif.
En effet, à l'opposé du PIB réel par habitant, les scores d'IDH des PVD
pauvres sont aujourd'hui nettement supérieurs à ceux enregistrés par les pays les
plus développés en 1870 : l'Australie, avec son score IDH de 0,539 en 1870,
serait classée 134e dans le monde de 1997 ; par contre, le score du Mozambique
en 1997 (0,341, soit la 169e place mondiale) est supérieur à ceux de nombreux

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
pays européens de 1870 (Espagne, Italie…). Si l'on considère que l'IDH de
l'Inde en 1913 (0,055) est le plus faible niveau jamais enregistré dans l'histoire,
alors on trouve que l'écart absolu d'IDH de 0,650, en 1997, entre l'IDH le plus
haut et celui le plus bas dans le monde est bien plus faible qu'en 1913 ; de plus,
il y a eu une réduction substantielle, depuis 1950, de l'écart entre l'IDH moyen
en Afrique et l'IDH moyen des zones occidentales (Europe de l'Ouest, Amérique
du Nord, Océanie) : de plus de 0,6, on est passé à moins de 0,41.

4- les indicateurs complémentaires de l'IDH : ISDH ; IPF ; IPH :


L’IDH souffre d’être une moyenne qui ne reflète pas les possibles inégalités
en matière de besoins fondamentaux. Le PNUD a créé deux indicateurs :
l'indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH) et l'indicateur de
participation des femmes (IPF)2, et on ajoute aussi un autre indicateur
l'indicateur de pauvreté humain (IPH) :
a- l'indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH)
L'IDH est une mesure du développement humain, mais il ne tient pas compte
des écarts entre hommes et femmes. Alors à partir de 1995, on assiste par la
mise en place d'un indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH)
qui va corriger l'IDH des inégalités entre hommes et femmes. Plus les écarts
dans ce domaine sont très importants, plus l' IDH du pays considéré est faible
par rapport à son IDH. Plus l ' ISDH d'un pays est plus proche de son IDH,
moins les inégalités sociologiques entre hommes et femmes seront importantes.
Dans les PVD, les femmes sont souvent moins rémunérées que les hommes et
plus touchées par le chaumage.
Les infanticides visent plus les filles que les garçons et les adolescents.
Ainsi selon le chiffre du PNUD en 1995, sur 130 millions d'enfants qui n'ont
pas accès à l'enseignement primaire, la 3/5 sont des filles et parmi les personnes
en état de pauvreté absolue 70% sont des femmes.

1
Le site web : melchior site d’économie et science sociale :
http://www.melchior.fr/index.php?indice_de_developpement_humain5
2
ALAOUI Moulay Mamoune ; ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT;(ed 2006) ; page37.

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Développement humain et discrimination sexuelle1
Rang Rang ISDH Rang IPF (94 classés)
IDH (146 classés)
Pays
(175
classés)

Canada 1 1 6

Japon 7 12 34

Hongrie 48 34 25

Iran 70 - 81

Pakistan 139 120 92

Mauritanie 150 127 94

b- l'indicateur de participation des femmes (IPF) :


L'indicateur de participation des femmes (IPF) cherche à évaluer la
possibilité que possèdent les femmes par rapport aux hommes, de jouer un rôle
actif dans la vie social.
L'IPF examine la place des femmes dans trois dimensions :
- la vie économique (revenu des femmes par rapport celui des hommes).
- la professionnelle (% des femmes dans les professions libérales et les
fonctions d'encadrements).
- La vie politique (% des femmes dans les assemblés parlementaires).
Plus les écarts entre hommes et femmes sont plus importants dans ces
domaines, plus l' IPF est faible.
c- l'indicateur de pauvreté humain (IPH)
A partir de 1997, le PNUD a introduit le concept de « pauvreté humain ». Ce
nouvel indicateur synthétique reprend les composants élémentaires de l'IDH ;
mais il les envisage sous l'angle des manques.
L'IPH1 mesure la pauvreté dans les pays en développement en se concentrant
sur les manques constatés dans trois dimensions :
1
Rapport PNUD 1997.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
- la longévité (dont l'absence est mesurée par la probabilité de décéder avant
l'age de 40 ans).
- Le savoir (taux d'alphabétisation des adultes).
- Et l'accès général aux moyens économique publics et privés (% l'individus
privés de l'eaux portables, % d'individus privés de services de santés et %
enfants moins de 5ans souffrants d'insuffisance pondérable).
L'IPH2 se concentre ainsi sur les manques concernant les aspects essentiels
déjà envisagés dans le cadre de l'IPH1, en se rattachant en plus à une dimension
supplémentaire : l'exclusion, le taux d'illettrisme dans la population de adultes,
le % des personnes vivant en deçà du seuil (l'individu dont le revenu journalier
est inférieur à 2 dollars) et la proportion de la population en situation de
chômage de longue durée (c'est à dire depuis au moins une année).
Il existe deux indicateurs, selon qu'il s'agit d'un pays en développement ou
d'un pays développé.
Pour les pays en développement, l'IPH-1 est constitué de 3 indicateurs:
• Indicateur de longévité (P1): pourcentage de décès avant 40 ans.
• Indicateur d'instruction (P2) : pourcentage d'analphabétisme des adultes;
• Indicateur de conditions de vie (P3), lui-même composé de 3 sous
indicateurs : accès à l'eau potable, accès aux services de santé et enfants de
moins de cinq ans souffrant d'insuffisance pondérale.
Pour les pays développés, l'IPH-2 est constitué de 4 indicateurs :
• Indicateur de longévité (P1): pourcentage de décès avant 60 ans;
• Indicateur d'instruction (P2) : taux d’illettrisme des adultes;
• Indicateur de conditions de vie (P3) : pourcentage de personnes vivant en
dessous de la demi médiane de revenu disponible des ménages;
• Indicateur d'exclusion (P4) : le taux de chômeurs depuis plus de 12 mois.
L'IPH est exprimé en pourcentage. Plus il est élevé, plus le pays est
"pauvre"1.

C - Objectifs de Développement pour le Millénaire


Les objectifs du millénaire pour le développement découlent des
recommandations de la conférence des nations - unies organisée en septembre
2000 avec les participations des chefs d'Etats et de groupe de gouvernement de
l'ensemble du globe afin de dresser les inégalités criantes sur le plan du
développement humain dans le monde.
1
Le site web Toupie, dictionnaire sur Internet
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Indicateurdedéveloppementhumain.htm

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Tout en respectant et en soutenant les valeurs de la libertés, de la démocratie
et des droits de l'homme, la déclaration du millénaire compte des principes
objectifs à atteindre d'ici 2015 pour faire avancer le développement et faire
disparaître la pauvreté.
En se referant au Maroc, les objectif sont les suivants :

- Eliminer la pauvreté et la faim.


- Réaliser une éducation primaire universelle.
- Promouvoir l'égalité de sexe et l'autonomisation des femmes.
- Réduire la mortalité infantile.
- Améliorer la santé maternelle.
- Combattre le VIH/SIDA et les autres maladies.
- Assurer un environnement viable.
- Créer un partenariat Mondial pour le développement.
Ces objectif seront traités dans deux section qui sont : les objectifs
intrinsèques à l'homme et les objectif liés à l'environnement socio-économique
de l'homme.
Et dans chaque objectif, on essayera de montrer sa situation et les progrès
acquis, les difficultés rencontrées dans chaque objectif et l'environnement
général conditionnant les efforts à déployer.

1- comprendre les Objectifs Du Millénaires

La lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde constituent l’un des


piliers fondamentaux du développement humain ; l’analyse des tendances du
développement humain au cours du 20ème siècle fait apparaître les constats
suivants : la progression du développement humain aura été, entre 1960 et 2000,
continue et sans précédent au cours de l’histoire ; entre ces deux dates, dans les
pays en développement, l’espérance de vie est passée de 46 ans en moyenne à
63 ans en moyenne. Les taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans ont
été réduits de plus que de moitié. Entre 1975, où un adulte sur deux ne savait
pas lire, et 2000, le nombre d’illettrés a été divisé par plus de deux. Les revenus
bruts par habitant ont été plus que doublés de 2000 à 4200 dollars. Mais malgré
ces progrès indéniables, la pauvreté humaine reste un fléau de masse dans le
monde :

• Plus de 800 millions de personnes souffrent encore de malnutrition ;

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• 100 millions d’enfants qui doivent être à l’école n’y sont pas, dont 60
millions sont des filles ;
• Plus d’un milliard de personnes survivent avec moins de 1 dollar par jour ;
• Presque 1,8 milliard de gens vivent dans des pays dont le régime politique
ne respecte pas pleinement les libertés démocratiques, politiques et civiles ;
• Environ 900 millions de personnes appartiennent à des groupes ethniques,
religieux, sociaux ou linguistiques victimes d’une forme ou une autre de
discrimination. Reconnaissant ces constats à l’aube du millénaire, les dirigeants
du monde, réunis à l’occasion du Sommet du Millénaire des Nations unies en
septembre 2000, ont exprimé une détermination sans précédent de mettre un
terme à la pauvreté dans le monde. Ils ont affirmé leur engagement non
seulement vis-à-vis de la population de leur propre pays, mais aussi envers la
population du monde entier. Les 189 pays présents lors de ce Sommet ont
adapté la "Déclaration du millénaire", s’engageant à faire de leur mieux pour
atteindre les objectifs principaux de l’humanité pour le 21ème siècle, notamment
l’éradication de la pauvreté, le respect de la dignité humaine et l’accession à la
paix, à la démocratie et à un environnement durable. Les objectifs de
développement pour le millénaire (ODM) sont issus de cette déclaration : 8
objectifs, 18 cibles et 48 indicateurs, afin d’établir des objectifs concrets et
limités dans le temps pour favoriser le développement humain et faire reculer la
pauvreté d’ici 2015 ou avant1.

2- Les 8 Objectifs, du millénaire pour le développement.

Dans leur Déclaration du Millénaire (2000), les Nations Unies ont défini huit
objectifs de développement - les Objectifs du Millénaire pour le développement
(OMD) - qui fixent un ordre du jour ambitieux et visent à améliorer les
conditions de vie d'ici à 2015.
a- Réduire l'extrême pauvreté et la faim

Plus d'un milliard de personnes continuent de lutter pour survivre avec moins
d'un dollar par jour. L'objectif est loin d'être atteint dans plusieurs régions du
monde.

1
Dr Grefft - Alami : COMPRENDRE LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN ; page 35 ; 36 ; Juin 2006.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Selon le Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau
(WWDR1), les problèmes spécifiques à la pauvreté sont inextricablement liés
aux problèmes des ressources en eau (disponibilité, proximité, quantité et
qualité). Améliorer l'accès des populations démunies aux ressources en eau peut
contribuer de façon significative à l'élimination de la pauvreté.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Proportion de la population disposant de moins d'un dollar par jour;
- Indice d'écart de pauvreté. Pour les personnes dont le revenu est inférieur
à un dollar par jour (seuil de pauvreté), écart moyen entre ce revenu et le seuil
de pauvreté;
- La part du 1/5 de la population la plus pauvre dans la consommation
nationale.
Réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population qui souffre de
la faim2.
b- Assurer l'éducation primaire pour tous

Environ 113 millions d'enfants d'âge scolaire, dont 60% sont des filles, ne
vont pas à l'école. Néanmoins, les perspectives sont encourageantes.
Selon le WWDR, les facteurs liés à l'eau, tels que la nécessité de recueillir
l'eau utilisée à des fins domestiques, jouent un rôle important au niveau de la
fréquentation scolaire.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Taux net de scolarisation dans le primaire;
- Proportion d'écoliers commençant la première année d'études dans
l'enseignement primaire et achevant la cinquième;
- Taux d'alphabétisation des 15 à 24 ans.
c- Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes

Deux tiers des illettrés du monde sont des femmes, et le taux d'emploi des
femmes est inférieur d'un tiers à celui des hommes. Pourtant, lorsque les
femmes sont impliquées dans les initiatives liées à l'eau - telles que les projets

1
WWDR signifier World Water Development Report
2
Le site web de l’UNESCO : http://www.unesco.org/water/wwap/facts_figures/mdgs_fr.shtml

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de développement agricoles - le taux de réussite est nettement supérieur à celui
constaté lorsqu'elles en sont exclues.
Selon le WWDR, de nombreuses filles ne peuvent pas aller à l'école car elles
doivent recueillir l'eau utilisée à des fins domestiques et parce que
l'établissement scolaire n'a pas créé de toilettes séparées.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Rapport filles/garçons dans l'enseignement primaire, secondaire et
supérieur;
- Taux d'alphabétisation des femmes de 15 à 24 ans;
- Pourcentage de femmes salariées dans le secteur non agricole;
- Proportion de sièges occupés par des femmes au parlement national1.
d- Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans

Chaque année, près de 11 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent de


maladies dont la plupart sont évitables. Les enfants sont les tranches de
population les plus sévèrement touchées par les maladies liées à l'eau.
Selon le WWDR, sur l'ensemble des personnes décédées des suites
d'infections diarrhéiques en 2001, 70% (soit 1,4 million) étaient des enfants.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans;
- Taux de mortalité infantile;
- Proportion d'enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole2.
e- Améliorer la santé maternelle

Dans les pays en développement, une femme sur 48 meurt en moyenne


pendant l'accouchement. Pourtant, de nombreux pays ont mis en œuvre des
programmes pour une maternité sans danger. Pour réduire le taux de mortalité
maternelle, il est fondamental que les femmes aient accès à une eau propre et
des services d'assainissement.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
1
Voir Le Rapport mondial du PNUD sur le développement humain 2003
http://www.undp.org/hdr2003/francais/pdf/hdr03_fr_MDG_tables.pdf.
2
Voir le rapport annuel par l’UNICEF : Accédez à La situation des enfants dans le monde 2003
http://www.unicef.org/french/pubsgen/sowc03/index.html .

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
- Taux de mortalité maternelle;
- Proportion d'accouchements assistés par du personnel de santé qualifié1.
f- Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies

D'ici à 2015, stopper la propagation du VIH/sida et commencer à inverser la


tendance actuelle

Quarante millions de personnes sont aujourd'hui infectées par le VIH/sida,


mais certains pays, comme le Brésil, ont démontré que la tendance peut être
inversée. Les personnes affaiblies par le VIH/sida sont les plus susceptibles de
souffrir du manque d'installations d'approvisionnement en eau potable et
d'assainissement, et risquent en particulier d'être victimes de maladies
diarrhéiques et de la peau, affections les plus fréquentes.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Taux de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes âgées de 15 à 24;
- Taux d'utilisation du préservatif sur le taux de prévalence des
contraceptifs;
- Nombre d'enfants ayant perdu leur mère ou leur père à cause du
VIH/sida2.
g- Assurer un environnement durable

Intégrer les principes du développement durable dans les politiques


nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources
environnementales

Les ressources de l'environnement n'ont jamais encouru de risques plus


grands : par exemple, depuis le début du XXe siècle, la Terre a perdu près de
50% de ses zones humides3. Pour que nos écosystèmes aient la capacité de se
maintenir, il est indispensable d'encourager toutes les mesures conciliables avec
l'environnement.

1
Voir estimations de l'OMS, l'UNICEF et le FNUAP : Mortalité maternelle 2000 : http://www.who.int/reproductive-
health/publications/maternal_mortality_2000/maternal_mortality_2000.pdf .
2
Voir Le Rapport sur le paludisme en Afrique http://www.rbm.who.int/amd2003/amr2003/amr_toc.htm .
3
Voir Le un rapport publié par l'UNESCO sur la valeur de l'eau ;
http://www.unesco.org/courier/1999_02/fr/dossier/intro.htm

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Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Proportion des zones forestières;
- Superficie des terres protégées pour préserver la biodiversité;
- Énergie consommée (en kilogrammes d'équivalent pétrole) par dollar de
produit intérieur brut;
- Émissions de dioxyde de carbone (par habitant) et consommation de
chlorofluorocarbones qui appauvrissent la couche d'ozone;
- Proportion de la population utilisant des combustibles solides1.
h- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

La réalisation de cet objectif suppose l'admission en franchise et hors


contingents des produits exportés par les pays les moins avancés; l'application
du programme renforcé d'allégement de la dette des PPTE et l'annulation des
dettes bilatérales envers les créanciers officiels; et l'octroi d'une APD plus
généreuse aux pays qui démontrent leur volonté de lutter contre la pauvreté.
Selon le WWDR, atteindre l'Objectif de développement du Millénaire sur
l'approvisionnement en eau potable représente une dépense considérable dans
tous les pays, car cela suppose d'ajouter entre 10 et 30 milliards de dollars des
États-Unis aux montants déjà alloués à cette fin.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de cet
objectif sont:
- Aide publique au développement reçue par les pays sans littoral en tant
que pourcentage de leur revenu national brut;
- Aide publique au développement reçue par les petits États insulaires en
développement en tant que pourcentage de leur revenu national brut.
Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement, par
des mesures d'ordre national et international propres à rendre leur endettement
viable à long terme
De nombreux pays en développement consacrent aujourd'hui au service de la
dette une part de leur budget plus importante que celle affectée aux services
sociaux. Cette situation affaiblit considérablement leur capacité de
développement.

1
Voir résumé des écosystèmes et le bien-être de l'Homme : Un cadre d'évaluation :
http://www.millenniumassessment.org/viewdocument.aspx?ID=6

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Selon le WWDR, de nombreux gouvernements soucieux de réduire les
montants de leur dette et de leur déficit budgétaire, ont fortement réduit les
dépenses affectées aux infrastructures et services liés à l'environnement.
Les principaux indicateurs des progrès accomplis dans la réalisation de
cet objectif sont:
- Proportion du total des importations des pays développés (en valeur
et à l'exclusion des armes) en provenance des pays en développement et des
pays les moins avancés admises en franchise de droits;
- Taux moyens de droits appliqués par les pays développés aux
produits agricoles, textiles et vêtements en provenance des pays en
développement;
- Proportion de l'aide publique au développement allouée au
renforcement des capacités commerciales;
- Estimation des subventions agricoles dans les pays de l'OCDE
(Organisation de coopération et de développement économiques): part de
leur produit intérieur brut (%);
- Nombre total des pays ayant atteint les points de décision de
l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE1) et nombre total
des pays ayant atteint les points d'achèvement (cumulatif);
- Engagement d'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE, en
dollars des États-Unis;
- Service de la dette, en pourcentage des exportations de biens et
services2.

1 PPTE : pays pauvres très endettés.


2
Voir le rapport mondial publié par UN- Habitat sur les bidonvilles ;
http://www.earthscan.co.uk/asp/bookdetails.asp?key=4024

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Troisième partie : cas du Maroc : INDH

L'un des plus grands défis du Maroc est le taux élevé de la pauvreté. Bien
que la pauvreté ait régressé - de 19% à 15 % entre 1999 et 2004 pour une
population de 30 millions1 - elle reste importante. Par ailleurs, elle est fragile,
sensible à la volatilité de la croissance économique liée au secteur agricole. On
note en effet que la régression de la pauvreté est le résultat de bonnes
performances dans le secteur agricole sur la période 2001-2004, alors que la
hausse de la pauvreté dans les années 1990 (de 13% en 1991 à 19% en 1999)
était le résultat d'une faible production économique due à la sécheresse. La
pauvreté est donc tributaire de la sécheresse, avec les faibles taux de croissance
qui s'ensuivent.
La pauvreté reste un phénomène typiquement rural, avec plus de 25 % de la
population rurale vivant en dessous du seuil de pauvreté contre 12% dans les
zones urbaines. La pauvreté se fait aussi plus cruellement sentir dans les zones
rurales et a considérablement augmenté depuis 19912.
Malgré les efforts faits pour améliorer le statut et la condition des femmes,
les indicateurs de genre sont loin de refléter la parité. Les disparités sont
particulièrement fortes en zones rurales où 75% des femmes sont analphabètes
et où seulement 78,6% des filles sont scolarisées dans le primaire. Dans les
zones urbaines, les résultats sont meilleurs, avec un taux de 23% de femmes
analphabètes et 94,4% de scolarisation. Des progrès ont été accomplis dans la
composition de la main-d'oeuvre qui compte 35% de femmes (chiffre supérieur
aux 28% du MENA).
Depuis 2001, le Maroc connaît une plus forte croissance économique (4,8%
en moyenne), en partie imputable à des conditions climatiques favorables et à
une légère reprise du secteur industriel. Ceci s'est traduit par la création
d'emplois, en particulier dans les zones urbaines où le chômage est tombé de
22% en 1999 à 18,4% en 2004. Toutefois, pour réduire le taux de chômage dans
les années à venir, l'économie devra maintenir un taux de croissance annuelle de
l'ordre de 6%.

1
Aperçu sur le Maroc: groupe du banque mondiale au Maroc Decembre2005.
2
Rapport du Cinquantenaire : LE MAROC POSSILBLE.125 ; 126.

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A- Historique du développement au Maroc.
1-Les progrès en matière de développement

Au cours des 30 dernières années, le Maroc s'est lancé dans un programme


de développement humain et de libéralisation politique. Depuis les années 70, le
revenu national brut par personne a presque triplé, passant de $550 à $1520.
L'espérance de vie est passée de 55 ans en 1970 à 70 ans en 2004.
Dans les années 90, la croissance annuelle moyenne est repassée en deçà de
3%, résultat en partie imputable aux sécheresses récurrentes frappant durement
le secteur agricole tributaire de la pluviométrie, mais également à une
production industrielle et à des exportations stagnantes causées par un retard
dans l'application des réformes. Une politique macroéconomique avisée a
toutefois permis d'obtenir des déficits fiscaux et extérieurs gérables, de réduire
l'inflation et de maintenir la stabilité économique.

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2-Évolution du développement humain au Maroc :

A la lumière de l'Indicateur de Développement Humain développé par le


PNUD dans son premier rapport mondial sur le développement humain en 1990,
le Maroc a réalisé des progrès en terme de développement humain depuis les
années 1960. La valeur de cet indicateur est passé de 0,198 en 1960 à 0,620 en
2002, soit une multiplication par un peu plus de 3, pendant cette période
(tableau 1). Ainsi, jusqu'en 1985, le Maroc aurait été considéré parmi les pays à
niveau de développement humain faible1, avec une valeur estimée de l'IDH ne
dépassant pas 0,500.
Mais à partir de cette date, le pays aurait commencé à enregistrer des niveaux
de l'IDH dépassant 0,500, se classant ainsi parmi les pays a niveau de
développement humain moyen. Ces progrès observés dans la valeur l'IDH sont
le reflet des améliorations non négligeables enregistrées par le Maroc durant les
trois dernières décennies en matière de développement économique et social.
Tableau 1. Évolution de l'indicateur de développement humain au Maroc

1
Selon les valeurs de l'IDH, le PNUD distingue trois niveaux :
- Les pays à développement humain faible : IDH inférieur à 0,500;
- Les pays à développement humain intermédiaire : IDH compris entre 0,500 et 0,799;
- Les pays à développement humain élevé : IDH supérieur ou égal à 0,800.

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Le Maroc à, certes, accordé une attention particulière aux questions relatives
au développement humain, notamment durant la dernière décennie, qui se
reflète autant par les progrès accomplis dans ce domaine que par la grande place
qu'occupent les dépenses et transferts sociaux dans le budget de l'État1. Dans le
même temps, les progrès accomplis dans le domaine social demeurent encore
insuffisants dans la mesure où la demande dépasse largement les réalisations2.
En effet, parler du volume des besoins à couvrir en matière de développement
humain, c'est évoquer, entre autres, les réponses à apporter aux besoins des
couches de la population à faible revenu ou fortement démunies. Parler de la
qualité du développement humain, c'est dégager des réponses aux lacunes qui
persistent dans les prestations relevant de ce domaine dans son ensemble,
lacunes autant en ce qui concerne l'apport en direction du citoyen que l'apport au
service du développement national, en général.

Quoique modérées, les avancées enregistrées en matière de développement


soient le résultat des différentes améliorations réalisées, en matière d'éducation
et de croissance économique mesurée par le PIB par habitant. Comme le précise
le rapport élaboré par le Maroc sur le développement humain en 2003 « l'option
pour un développement tourné vers l'investissement dans le capital humain des
jeunes générations s'avère alors décisive, non seulement pour renforcer le
développement humain mais aussi et surtout pour créer les conditions favorables
à la promotion d'une croissance économique et sociale durable ».

Ces réformes ont été prises comme «dans le cadre de l'État de droit et du
développement participatif impliquant non seulement les institutions élues aux
échelons national, régional et local mais également le monde de l'entreprise et la
société civile…
Elles illustrent bien le choix fondamental par le Royaume de la démocratie
pour l'édification et le développement de sa société et de son économie »3.

1
A ce titre, il faut signaler que 49,3 % du budget de l'État est consacré aux secteurs sociaux en 2003.
2
Parmi les programmes ayant visé la réduction des inégalités sociales et régionales et ciblé les populations démunies
dont notamment celles résidant en milieu rural, on peut citer, entre autres, le programme des priorités sociales (BAJ1)
mené dans les 14 provinces les plus défavorisées du Royaume; le programme approvisionnement groupée en eau potable
des populations rurales (PAGER), le programme d'Électrification Rurale Global (PERG), le programme National des
Routes Rurales (PNRR).
3
A. Lahlimi Alami (2004), Préface du Rapport intitulé « Population et Développement au Maroc : dix ans après la
conférence internationale sur la population et le développement du Caire (1994) », Rapport publié par le Haut
Commissariat au Plan.

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B-concept et vision globale de l’ INDH.
« […]
L’initiative nationale pour le développement n’est ni un projet
ponctuels,
ni un programme conjoncturel de circonstance.
C’est un chantier de règne. […]

L’Initiative que Nous lançons aujourd’hui doit […] procéder d’une


démarche résolument novatrice et d’une méthodologie d’action qui
allie ambition, réalisme et efficacité, et se traduise par des
programmes pratiques, bien définis et intégrés.
[…] 1»
Chantier de règne : l'INDH procède d'une vision d'ensemble autour de trois
volets
• Processus l'État politique de consolidation de l État moderne démocratie,
État de droit, etc.
• Réformes et projets structurants, générateurs de croissance
• Développement humain dans ses dimensions économique, sociale et
culturelle, fondé sur les principes de bonne gouvernance2.
a- Comités INDH Au niveau central
Organe de gouvernance au niveau central
- Un comité interministériel stratégique de développement humain, présidé
par le Premier Ministre, composé des membres du gouvernement et
d'établissements et organismes publics
- Un comité de direction présidé par le Premier Ministre et composé des
départements de l'Intérieur, des Finances, du Développement social et du
Développement rural.
Rôle du niveau central
- Définition du cadrage budgétaire
- Allocation des ressources correspondant aux consolidations provinciales
des ILDH conformes aux orientations générales de l'INDH

1
Extrait du discours à la Nation prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le mercredi 18 mai 2005.
2
Voir le site web de l’INDH http://www.indh.ma

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- Communication institutionnelle
- Promotion de la coopération internationale
- Suivi général des indicateurs de développement humain et évaluation
générale de l'INDH
b- Comités INDH Au niveau régional
Organe de gouvernance au niveau régional

Le comité régional, présidé par le wali de région, comprenant :

Les gouverneurs des provinces et préfectures


Le président du conseil régional, les présidents des conseils provinciaux et
préfectoraux
Les services déconcentrés de l’État et des établissements publics les plus
concernés
Les représentants du tissu associatif régional, le secteur du micro- c- crédit,
l’université, le secteur privé.
Rôle du niveau régional

Cohérence globale des initiatives provinciales de développement humain


Mise en convergence des programmes de l'État, des établissements publics,
des collectivités locales et des actions INDH
Consolidation régionale et pilotage du programme précarité

c- Comités INDH Au niveau provincial / préfectoral


*le comité provincial de développement humain est présidé par le
gouverneur instance décisionnelle, sa composition, opérationnelle, est limitée et
équilibrée :
*élus : des représentants des collectivités locales dont le président du conseil
provincial, le président du conseil de la ville chef-lieu
*administration : les services déconcentrés concernés, dont la santé et
l’éducation nationale
*société civile : les personnes ressources désignées par le gouverneur :
représentants du tissu associatif, du secteur privé, etc.
Rôle du niveau provincial
Vis-à-vis du niveau local :
* validation des initiatives locales de développement humain (ILDH)

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* élaboration de conventions de financement des ILDH avec les différents
partenaires locaux impliqués
*déblocage des fonds correspondant aux ILDH validées, en fonction de
l'avancement des projets
*supervision de la mise en œuvre des programmes, suivi, contrôle
*la maîtrise d'œuvre est confiée de manière contractuelle aux responsables
des services déconcentrés, aux établissements publics concernés, aux
collectivités locales, aux associations, etc.

Vis-à-vis du niveau central :


* consolidation provinciale des ILDH
*contractualisation annuelle avec le niveau central des ressources
correspondant aux consolidations provinciales des ILDH
*reporting au niveau central des indicateurs de suivi des réalisations, et de
l'évolution des indicateurs de développement humain
*en parallèle, le conseil provincial est invité à la révision du Plan de
Développement Économique et Social provincial (art. 36, loi 79-00) dans une
optique de mise en convergence des programmes sectoriels
d- Comités INDH Au niveau local
Organe de gouvernance au niveau local
*le comité local de développement humain, comprenant :
*les représentants des élus des communes ou arrondissements urbains
*le président de la commission chargée du développement économique,
social et culturel
*le tissu associatif
*les services techniques déconcentrés
* l'autorité locale
Rôle du niveau local
*élaboration de l’Initiative Locale de Développement Humain par le comité
local, avec possibilité d'appui et d'assistance technique externe
*mise en œuvre opérationnelle des projets et actions retenus au niveau local
*en parallèle, les conseils élus sont invités à la révision du Plan de
Développement Économique et Social communal (art. 36 de la Charte
communale) dans une optique de convergence des programmes sectoriels et
d'harmonisation avec l’Initiative Locale de Développement Humain1.

1 Voir Comités INDH : http://www.indh.gov.ma/fr/comites.asp

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
C-les programmes prioritaires
On distingue que L'Initiative Nationale pour le Développement Humain se
décline en quatre programmes :
-deux programmes à dimension nationale :
· Le programme transversal.
· Le programme de lutte contre la précarité.
-deux programmes ciblés territorialement :
· Le programme de lutte contre l'exclusion sociale en milieu urbain.
· Le programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural.

1- la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale :


a- Cible et objectif :
La pauvreté est parmi les facteurs de l'exclusion sociale, mais l'exclusion ne
signifie pas la pauvreté.
Les pauvres n'ont pas accès à des biens et des services en raison de l'absence
de ressources, de l'analphabétisme, de l'inexistence des biens et services de leurs
environnements. Alors le programme de lutte contre pauvreté s'inscrit dans le
cadre d'une stratégie de développement humain où les composantes socio-
éducatives et l'amélioration des revenus occupent une place de choix. La mise
en oeuvre de ce programme vise à améliorer le développement
socioéconomique en zone rurale et assurer les conditions de vie digne et décente
pour les populations. Ce programme a ciblé 360 communes rurales plus pauvres
dont la population moyenne d'une commune est d'environ 10300 habitant.
L'objectif est d'améliorer dans ces communes, l'indice du développement
humain dont principalement la réduction du taux de pauvreté notamment à
travers :
- l'amélioration du taux de scolarisation des filles âgées de 6 à 12 ans et la
réduction du taux d'analphabétisme.
- L'amélioration de soin de santé de base.
- L'amélioration de l'accès aux infrastructures de base.
- Et la promotion et le renforcement de la gouvernance locale.
Les exclus souffrent d'une participation inégale à la vie sociale ou
l'incapacité à s'intégrer dans le marché et dans la société. Il a toujours des liens
très faibles avec le marché de travail, santé précaire et donc tendance à la

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
rupture du bien sociale.
L'exclusion sociale est un phénomène qui réside quotidiennement dans le milieu
urbain et péri - urbain.
Le programme contre l'exclusion sociale vise 250 quartier urbain les plus
défavorisés dont la population moyenne d'un quartier est environ 1000 ménage
et 6000 habitant.
Il a comme objectif principal d'assurer l'insertion de la cohésion sociale et
d'amélioration de condition et de qualité de vies de la population.
b-Les actions menées dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale :
En parallèle à la mise en convergence des programmes de développement
sectoriel, des programmes du développement rurale, ville sans bidon ville,
l'INDH vise les actions suivantes :
- dynamisation du tissu économique locale par des activités génératrices des
revenus.
- Soutien à l'accès aux équipements sociaux sanitaires et éducatifs des bass.
- Soutien à l'action et l'animation sociale
- Renforcement de la gouvernance locale1.

2- la lutte contre la précarité :


a- analyse théorique de la précarité :
La précarité ne présente pas un aspect homogène. L’analyse de ce phénomène a
dégagé quatre champs distincts où se concentrent les risques de précarité sociale
:
• Les questions liées à l’enfance,
• Les questions liées au logis,
• Les questions liées à la santé,
• Les questions liées à la délinquance.
Sur cette base, de chacun de ces champs dérivent des groupes vivant ou
risquant de basculer dans la précarité. Douze ensembles ont été identifiés :
1. pour les problématiques liées à l’enfance :
• Les enfants vivant en dehors de la structure parentale,

1
Voir Programme de lutte contre l'exclusion sociale en milieu urbain
http://www.indh.gov.ma/fr/imgs/INDH_Urbain_fr.pdf

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
• Les enfants non scolarisés,
• Les enfants des rues ;

2. en matière de logis :
• Les vagabonds, • Les aliénés sans-abri,
• Les mendiants nécessiteux, • Les familles objet d’expulsion judiciaire;
3. en matière de santé :
• Les personnes handicapées,
• Les vieillards démunis ;
4. pour la problématique de la délinquance :
• Les enfants et jeunes délinquants,
• Les ex-détenus sans ressources.

Ces groupes vivant dans la précarité ou risquant d’y basculer sont


hétérogènes :
• Certaines catégories nécessitent la mise en place d’un filet social
d’urgence ;
• Pour d’autres catégories, la réponse adéquate n’est pas un accueil
immédiat et permanent dans des centres spécialisés, mais plutôt une veille
sociale, une vigilance particulière sur le mode de la prévention des risques
de basculement dans la précarité par l’écoute, l’insertion.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
b- les enfants des rues et les jeunes sans abris.
La spécificité de la problématique des enfants des rues empêche un
traitement regroupé avec d'autres catégories.
Par ailleurs les associations les plus expérimentés dans la question
préconisent que la prestation en centre d'accueil soit précédée d'un important
travail spécifique et sur le terrain auprès de la population ciblée, faute de quoi la
mise en place des centres ne résoudrait pas durablement les problèmes1.
c-les aliénés sans abris :
Cette catégorie nécessite des prises en charges psychiatres qui ne tolèrent
aucun regroupement avec d'autres populations.
Les populations qui se trouvent dans ces centres vont bénéficier des
prestations, par exemples, une prestation d'hébergement doit être assortie des
services de restauration, d'installation sanitaire, d'équipement de blanchisserie,
de présence médicale et d'installation de réussite.
La mise en place de ce programme de lutte contre la précarité est soutenue
par un programme de formation organisée au profit de personne, de l'action
sociale répartie sur l'ensemble de provinces et préfectures des royaumes2.

D- Financement et procédure des programmes


prioritaires de l'INDH :
Conformément aux Hautes Instructions Royales, un fonds spécifique à
l’INDH a été mis en place. Le Premier ministre est l’ordonnateur de ce compte
d’affectation spéciale et les gouverneurs et walis en sont les sous - ordonnateurs.
Hormis les 250 millions de DH consacrés au programme urgent et prioritaire de
mise en œuvre de l’INDH lors du dernier trimestre 2005, ce fonds mobilise une
enveloppe globale de 10 milliards de DH dont les sources de financement sont
les suivantes :

1 Voir Programme de lutte contre l'exclusion sociale en milieu urbain


http://www.indh.gov.ma/fr/imgs/INDH_Urbain_fr.pdf
2
Voir Étude sur la sauvegarde sociale dans le cadre de l’ INDH http://www.indh.gov.ma/fr/imgs/Etude_Sociale.pdf

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Chacun des quatre grands programmes se voit affecter 2,5 milliards de DH
au titre du quinquennat 2006-2010 qui constitue la première phase de mise en
œuvre de l’INDH.
A première vue, ce montant peut sembler relativement modeste pour la
totalité de la période considérée et compte tenu de l’importance des territoires et
des personnes concernées. Mais ce serait oublier que ce fonds vient en addition
des dépenses ordinaires de l’Etat à travers les lois successives des finances,
notamment dans les secteurs sociaux et qui représentent 50% du budget de
l’Etat ; et ce serait oublier qu’il est destiné à parer aux fluctuations tant de la
croissance économique que de la trésorerie publique, pour conférer aux
programmes de l’INDH un, caractère durable et pérenne. En outre, ce serait
oublier que l’adhésion collective à l’INDH et la ferveur patriotique qu’elle
suscite sont à même d’abonder ce financement qui, de ce fait et à l’instar du
Fonds Hassan II, jouerait un effet de levier.
Plus importantes que le niveau absolu de ces ressources, sont l’efficience
nouvelle qu’on attend d’elles et les modalités originales et souples de leur
allocation et de leur mise à disposition. En effet, après validation des projets et
des initiatives, la délégation des crédits observe un mode globalisé et
contractualisé. Cette souplesse nouvelle dans les modalités d’allocation des
ressources a évidemment pour corollaire naturel un contrôle a posteriori
vigilant, à la fois sur la conformité des dépenses et sur les résultats.

1- Financement des programmes prioritaires :


L'INDH nécessite des ressources très importantes afin de répondre les
besoins des programmes prioritaires.
Ce pendant, dans la phase 2006-2010, 10 milliards de dirhams sont alloués
aux programmes prioritaires de l'INDH.
A partir de la carte de la pauvreté communale et de la base des données sur
l'habitat insalubre, il a été procédé à une répartition indicative du nombre des
communes rurales pauvres et des quartiers urbains défavorisés entre les
différentes provinces et préfectures du royaume selon les critères suivantes :

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
- pour les communes rurales : taux de pauvreté, niveau d'accès aux
infrastructure et prestations de bases, programme d'action en cours envisagé.
- Pour les quartiers : villes chef lieu de région et villes de plus de 150000
habitant, taux d'habitant non réglementaires, taux de chômages, niveau d'accès
aux infrastructures et prestation de base. Il y'a au total dans le royaume, 360
communes et 250 quartiers nécessitant une action renforcée à titre de l'INDH.
La mise en oeuvre des actions de l'INDH ne se traduit pas par les transferts
de fond direct aux populations, mais par des subventions à des associations, des
coopératives...qui jouent un très grand rôle dans les programmes prioritaires.
Ces contributions ont été distribuées aux programmes d'actions à court terme
du développement humain :
Lutte contre l'abandon scolaire, soutien à la santé, au cadre de vie des
populations.
Elles sont réparties de la façon suivante :
160 Mdh pour les programmes urbains et ruraux, réparti sur une
base territoriale à raison d'environ 1.5 Mdh par province, par
préfectures et 2 à 5 Mdh pour les chefs lieux de régions.
80 Mdh pour le programme de précarité, repartie en fonctions des
besoins présents des régions pour la mise à niveau de centre
sociaux et prioritairement en direction des enfants des rues, des
mendiants et des vagabonds.
10 Mdh pour le programme transversal.
a- Répartition des crédits par programme
Pour le second semestre 2005, une enveloppe de démarrage de 250 Mdh a été
constituée à partir des contributions provenant du :
- Budget général de l'Etat : 50 Mdh.
- Collectivité locales : 100 Mdh.
- Fonds Hassan II : 100 Mdh.

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
1
Répartition des crédits par programme

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b- Répartition territoriale des crédits

Deux enveloppes ont été distribuées à chaque province et préfecture

a- l'enveloppe 2005 pour les projets de développement humain :

mode de calcul :
- pour chaque province / préfecture : 1.5 Mdh
- pour chaque chef lieu de région : 2 Mdh additionnels
- pour les 6 plus grandes villes du Royaume (Rabat, Salé, Casablanca,
Marrakech, Tanger, Fès) : 3 Mdh additionnels
soit un total de 168 Mdh pour "l'enveloppe développement humain 2005"

1
Voir le site web http://www.indh.gov.ma/fr/presse.asp

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
L’enveloppe 2005 pour la lutte contre la précarité
mode de calcul :
- indexation de l'allocation sur la population urbaine de la province selon les
résultats du RGPH 2004

Soit un total de 76 Mdh pour "l'enveloppe précarité 2005"


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Crédits par Région

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
2- Procédure à suivre :
Chaque gouverneur est destinataire de crédit INDH délégués sous la forme
suivante :
- pour l'ensemble des provinces, une enveloppe du programme de la
précarité et une enveloppe du programme transversal.
- Une enveloppe du programme rural pour chaque commune rurale
impliquée.
- Une enveloppe du programme urbain pour chaque quartier et l'enveloppe
urbaine est constituée des lignes budgétaires correspondant aux types d'actions
éligibles au financement de l'INDH telles que fixées par décret.
- Les crédits ne peuvent être placés d'une enveloppe à une autre. En revanche
à l'intérieur d'une enveloppe, les lignes sont fongibles moyennant d'une
information du contrôle d'exécution budgétaire (CED) et d'une justification au
niveau central.
Pour les dépenses de l'INDH :
- Le plafond de bon de commande de 200000dhs est déterminé par opération
et non par ligne budgétaire.
- Pour la dépense en régie, le plafond d'encaisse est porté à 1Mdh
- Possibilité de consultation restreinte pour les opérations inférieures à 1Mdh.
- Le visa du CED est accordé avec observations non suspensives de
l'engagement et du paiement.
-Des délais raccourcis ont été adoptés pour l'ensemble du cycle de la
dépense.
L'assouplissement significatif des processus d'exécution des programmes de
l'INDH se fait par :
-la réglementation en matière de contrôle des ordonnances de paiement reste
inchangée.
-un système d'information comptable et financier sera mis en place en réseau
entre le service centrale et l'ensemble des provinces et des préfectures réel de
l'exécution financière des enveloppes allouées.
-un dispositif d'archivage physique de toutes les pièces justificatives de
dépense devra être mis en place après de chaque gouverneur1.

1
Op Cite http://www.indh.ma

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Conclusion générale

Le colonisateur avait un rôle non négligeable dans la responsabilité de sous


développement des PVD, par son grand héritage de l’exploitation injuste des
richesses naturel et humain dans c’est pays.
Et en plus le faite de donner la légitimité à des systèmes politiques
dictatoriaux qui gouvernent la plupart des PVD.

Si le passé du développement humain dans les PVD était un aspect de la guerre


idéologique entre le libéralisme occidental et le marxisme, les PVD ont était le
champ d’expériences de ses plans, et les résultats sont évidant : des famines, des
guerres civiles et des dettes lourdes …
Le présent du développement humain est l’otage des planifications des
organisations mondial comme la banque mondial, l’organisation mondial de
commerce qui présente proportionnellement les pays les plus riche. Ses
planifications exportées par le Nord développer a manifesté plus qu’une fois des
grandes déconvenues qui ont provoqué des grandes problèmes et dettes qui restent
a payé …
Devant c’est grandes problématiques et contraintes de développement humain
dans les PVD, il nous reste- nous les sous développés – que compter sur nous
même, les peuples de tiers mondes n’ont que s’appuyer sur eux-mêmes, comme
l’a dit le penseur algérien Malek Bennabi « de se débarrasser de la mentalités de
la « colonisabilité » selon lequel, seule une société apte à être colonisée peut
l'être».
Le Maroc aussi, la réussite du développement humain manque une bonne
gouvernance, un respect des caractères socioculturelles de la population, et
d’évité le plus possible l’éducation sur la passivité et l’aide des autres.
Enfin :
Est-ce que les peuples des PVD seront capable de s’auto –développer ?
Et est ce que les générations qui viennent pouvant se libérer des aides et
les dettes conditionner par les organisations mondiales et les firmes
international ?

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Liste des abréviations
ADS Agence de Développement Social
AFD Agence Française de Développement
AID Association internationale de développement
AMC association de micro crédit
AMI Appel à Manifestation d'intérêt
ANHI Agence Nationale de lutte contre l'Habitat Insalubre
ASP Accompagnement Social des Projets
BIRD Banque international pour la reconstitution et le développement
CCCS Conseil de coordination des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies
CED contrôle d'exécution budgétaire
CNUCED conférences des Nations unies pour le commerce et le développement
DH Dirham marocain
DHSAF Direction de l'habitat social et des affaires foncières
FMI fond monétaire international
FNAM Fédération Nationale des Associations de Micro crédit
ERAC Etablissement régional d'aménagement et de construction
FSH Fonds de Solidarité de l'Habitat
GATT accord général sur les tarifs douaniers et le commerce
HMR Habitat Menaçant Ruine
IDH l'indicateur du développement humain
INDH l'Initiative Nationale pour le Développement Humain
ILDH initiatives locales de développement humain
ISDH l’indicateur sexospécifique du développement humain
IPF l'indicateur de participation des femmes
IPH indicateur de pauvreté humain
MENA Moyen-Orient et Nord d'Afrique
MFP Ministère des Finances et de la Privatisation
MHU Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'Habitat et de l'Urbanisme
MI Ministère de l'Intérieur
NOEI nouvel ordre économique international
NPI nouveaux pays industriels
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques
ODM Objectifs de développement pour le millénaire
OPEP Organisation des pays producteurs de pétrole
ONG Organisation Non Gouvernementale
ONU Organisation des Nations Unies
PAGER programme approvisionnement groupé en eau potable des populations rurales
PARHI Programme national de résorption de l'habitat insalubre
PAS programme d'ajustement social
PDES Plan de Développement Economique et Social
PDU Projet de développement urbain
PED pays en développement
PERG programme d'Électrification Rurale Global
PIB produit intérieur brut
PMA pays les moins avances
PNB produit national brut
PNUD Programme de nation unie pour le développement
PPTE pays pauvres très endettés
PVD pays en voie de développement
PSD pays sous-développés
VSB Villes sans bidonvilles
WWDR World Water Development Report
ZUN Zone d'urbanisation nouvelle

-------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------
Références

Ouvrages

ALAOUI Moulay Mamoune :


ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT;(édition 2006).

A. Lahlimi Alami
Préface du Rapport intitulé « Population et Développement au Maroc : dix ans après la
conférence internationale sur la population et le développement du Caire (1994) », Rapport
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LA FAILLITE DU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE ET DANS LE TIERS MONDES.
(Édition L’Harmattan) .1989.

BEDHRI Mohammed :
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COQUERY- VIDROVITCH Catherine; HAMERY Daniel et PIEL JEAN:


POUR UNE HISTOIRE DU DÉVELPPENT, édition L’Harmattan 1989.

ENSEMBLE D’AUTEURS :
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ambition collective.2005.

VERNIERES Michel :
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JEAN –YVES Capul .GARNIER Olivier :


DICTIONNAIRE D’ECONOMIE et de sciences sociales (édition 2002).

Grefft - Alami :
COMPRENDRE LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN ; Juin 2006.

J.Y.CALVEZ :
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JOHN Madely :
LE COMMERCE DE LA FAIM. ; La sécurité alimentaire sacrifiée à l’autel de libre
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OLIVIER de Solages :
REUSSITES ET DECONVENUES DU DEVELOPPEMENT DANS LE TIERS-MONDE
.édition L’Harmattan 1989.

OSWALDO de Revero :
LE MYTHE DE DEVELOPPEMENT : édition ENJEUX PLANETE.2002.

NICOLAS Fraçoise et KRIEGRE MYTELKA Lynn :


L’INNOVATION CLEF DU DEVELOPPEMENT Trajectoires de pays émergentes
édition MASSON .1995.

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The theory of economic growth, Allen and Unwin, Londres, 1955,

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YVES Lacoste :
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Rapports et publications

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Revu marocain des politiques publiques, REMAPP, numéro double 2 et 3. Année 2009.

Le Rapport mondial du PNUD sur le développement humain 2000 ; 2001,2002 ; 2007.

Le rapport annuel par l’UNICEF : Accédez à La situation des enfants dans le monde 2003.

Estimations de l'OMS, l'UNICEF et le FNUAP : Mortalité maternelle 2000.

Le rapport mondial publié par UN- Habitat sur les bidonvilles 2003.

Le Rapport sur le paludisme en Afrique 2003.

Le rapport publié par l'UNESCO sur la valeur de l'eau ;


http://www.unesco.org/courier/1999_02/fr/
Programme de lutte contre l'exclusion sociale en milieu urbain
http://www.indh.gov.ma/fr/imgs/INDH_Urbain_fr.pdf

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Programme de lutte contre l'exclusion sociale en milieu urbain
http://www.indh.gov.ma/fr/imgs/INDH_Urbain_fr.pdf
Étude sur la sauvegarde sociale dans le cadre de l’ INDH
http://www.indh.gov.ma/fr/imgs/Etude_Sociale.pdf
Résumé des écosystèmes et le bien-être de l'Homme : Un cadre d'évaluation :
http://www.millenniumassessment.org/viewdocument.aspx?ID=6

Webographie

Site Melchior d’économie et science sociale :


http://www.melchior.fr/index.php?indice_de_developpement_humain5
Le site web Toupie, dictionnaire sur Internet
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Indicateurdedéveloppementhumain.htm
Le site web de l’UNESCO :
http://www.unesco.org/water/wwap/facts_figures/mdgs_fr.shtml
Le site web de l’INDH :
http://www.indh.ma
Site web Wikipédia, l'encyclopédie libre
http://fr.wikipedia.org
Le site Internet de l'ONU
http://www.un.org/french/aboutun/uninbrief/dev_assistance.shtml
Le site Internet La Documentation française :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/banque-mondiale-fmi/banque-mondiale.shtml
Le site Internet de l'IDA :
http://go.worldbank.org/BKVK3OGWT0
Le site web de l’UNESCO :
http://www.unesco.org/water/wwap/facts_figures/mdgs_fr.shtml

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s

De nous jours le débat autour du


développement est devenu l'axe des
recherches des pays d’occident, afin
de faire sortir les pays sous
développés de leur crises,

Devant les multiples aspects du


sous développement comme
l'extrême pauvreté, faibles taux de
croissance, taux brutes de mortalité
très élevés, faibles taux
d'alphabétisation, des conflits
ethniques, crises politiques, le non
respect des droits humains,
l'exclusions des femmes dans la vie
É communautaire.

Les pays sous développés qui


constituent plus de 80% de la
population mondiale, reste incapable
É de s’élever des défis de sous
développement, en plus on constate
! " que les différences entre le Nord
développés et le Sud sous développés
#
se renforce plus en plus…
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