Sie sind auf Seite 1von 16

Aux

ou

Peuples

confins

iàge

de l'Europe

de

de

!a

centrale

ta

politique

neutrahté~

neutrahté~

nous

vivons

sous

t'œil

des

Russes.

institutions

viennent

que

aveugie

attachement

bonnes

su accommoder

événement,

pour

Leur regard

a s'emparer

font

subti)

a perce

le secret

des

maximes

vitalité,

noire

et des

sur

ils par-

techni-

goût

leur

choses

ont

Ils

un

par

les

slave

et cet

Cartes

du xix" sieete.

armes.

le rationalisme,

des

a l'orthodoxie,

sont

écrit

te fait

Doués d'une

énorme

de nos connaissances

Leur

leur

sans

courage

force

distinction

leurs

vertus

aux besoins

prophétiquement

de notre

décisif

et de

fondé

constituée

entre

dominantes.

de l'âme

siecte.

et s'eti

et mauvaises,

comme

devait

être

le socialisme

l'a

Donoso

en 1848.

En

K)29,

nous

avons

laisse

voir

par

mille

symptômes

que

1. Nous sonnnes convaincus

nos

ht primeur [te <;uc!([Ucs p.it{es détachées d'un livre

de répondre

auxdcsirsdc

tectcurs

en de M. Carl

poli-

a

leur donnant

Schnutt, prn)\:s.sL'ur H ['UniversiH de Uer)in. sur les « C"ns!dur.)tions

t~[ues~~LSchi~~p~~p~r~~d~iS~r~h'~[t~~]~gr~~

mmLrcflotL'tisct~nemcut~hidrnItdL'H~ens.ï~chvTc.fxcc'ttcmtnrDttt'nduit

p:)r tes soins de M. Cne\'dan<ei!oussc],v;t Paris.

paraître

prochninctncnt

Cette t~tudcnnus

paraît ~urtnutcurieuse

car tout a fait sytDptonutlique

del'cspr!ta~einnnd:ie'.t<\Vt'itf)nst:))au[]ngcn))–iescu!)('t'pt.i()nspt]i]()so-

phnj[uc';tQuc!u)r.l!'()rdt'c)mt\'e]'m']apht]csop!nGd(;Ihjsto))'G–dcniL'Lircnt ]ecL'nt.rc()L' prc<)ccup:tt!f))],!epoii]tdemiredeJ'ame!i)k'ni:H]d(.SI)f'in

que nous soyons de contester

ic haut intérêt

de ces vastes syn)i)c.'ies doetri- souvent les esprits so'fuaniques

na)cs. il n~us 'i~m!)!c fjut:, dctuurnaHt.asscx

dt't'!in.dysp<)t)jL'ctn'ùetd!)'cctedL".faits,ei)esncso]~tpas'U)spr['sfnter ['f'rtau]dHn~er.Nnuscrait;))oni aussif[Uûtctc'n]pcrnm('nt«ron)ant!<p)e)),

ausc'nsa]!cniat]ddumot.dont

prci]ens!on de la pensée germanique

nous sommes–et

fâcheuse dans les relations internationajes.

Mais ces reHevio~s ne peuvent qu'ajouter tire.–N.U.L.R.

c'Hc-stL'!Hoi~)]cnt,t~c rendent parfois!acom-

difficitc aux peupjes d'esprit

pas d'avoir

parfois

!i t'interet

i~tit! que

eeet ne manque

sa répercussion

va

des pages qu'on

AUX CONFINS

DE LA POLITIQUE

nous nous trouvions

tude qui accompagnent

encore

dans

généra)ement

une de ces périodes

les grandes

de lassi-

de lassi-

guerres

et

se caractérisent

par d'infructueux

rappels

au passé. L'Europe

du x!X° siècle, bouleversée

rigée vingt, ans durant 1815, une génération

tions près,

~m!~

par

une formidable

coalition

di-

contre la France,

d'hommes

définir

semblables

par cette

il importe

de vie

vit surgir,

peu après

qui, à peu d'excep-

légi-

se laissaient

renailre

simple formule

du N/nht <yuo.

Dans ces circonstances-tà,

bien

disparu

traditions,

peu,

si l'on

en réalité,

se cram-

poli-

tant en

c'est simplement

de faire

ponne avec désespoir

tique intérieure

un mode

aux anciennes

qu'en politique

extérieure,

parce

qu'on

se dit

après le s/cf~u ryuo, mais que nous reste-t-il

donc Or

les choses

sans

le sens,

sance, de nouveaux rapports

la soi-disant

bienLût. sous le couvert

ne tardent

pas

l'attention,

ni la portée,

de la restauration

soit permis

situations

du passé,

et,

ni

nais-

venu,

à se transformer

sans

qu'il

avec rapidité

d'en

fixer

attirer

de nouvelles

prennent Et, le moment

s'établissent.

légitimité ont pris au mot notre

une fois posées,

Celui qui ose le plus

il ie tient ses vues. de la Russie,

s'etl'ace comme

un pâle fantôme.

xix" siècle,

ses moindres

Les Russes

ils en ont étu-

et,

détails

dié tout le fonctionnement

les prémisses

conclusions.

tions

jusqu'en ils en ont tiré, eux,

toujours

sous

les dernières

ses concep-

son regard

traiter

à rappeler

de la

ici

russe,

la lutte

dévelop-

en sym-

en

des

impose

à son semblable

à réaliser

politique

de toute

prisonnier

et le force

situation

un fail

contre

pement

Loin

de vouloir

je me bornerai

en terre

première

importance

par

le christianisme,

de la technique,

dans

ce vaste

et en

empire,

puissance

tels que

ont jamai

essayé

de la Russie

en Europe

d'une

idée

à travers

moderne

un

en

le prodigieux

a été solennellement

un Etat

est

de réalisation

Philippe

H, Louis

de forger.

érigée

né qui surpasse tout

bo)e

raffinement

ce que XIV ou Frédéric

pas permis,

de perdre

princes absolus

le Grand

Or il n'est

ce phcnon)éne,

siècles.

degré d'une

il symbolise

est permis

ce germe

pour quiconque de vue l'histoire

tacle

qui a débuté

nement

comme

l'histoire

cherche a expliquer

européenne

marque

de ces derniers

le dernier

Le spec-

évolution

le couron-

d'analyser,

vivant

de

occidentale

lui,

il nous

grossissant, de notre continent.

verre

L'ANNÉE

POLITtQUE

FRANÇAISE

ET ÉTRANGÈRE

CJMMEXT OfAQf'H DOMAINE DE LA CONNAISSANCEHUMAINE PEUT DE\'HN!K SU(:C)';SSIVHMEXT LE CENTRE n'ATTKACDON INTELLEC-

TUEL D'U~'); EPOQUE.

Happeions

)es étapes parcourues

de quatre

par l'esprit

humain

domaines

pen-

d'où

Ces chapes

dant

il s'est

sont :)t) notnhre

frappante.

physique,

toire univcrse!)c.

vntio!~ propre

coniinen~k',

de !'hunu)nite,

stades x

ces quatre

(terniers

plu a contempler

siccies, les diffctcnts

tour

à tour l'humanité.

ciïes apparaissent:

suivants

d'une manière

Méta-

de ['his-

!~tcs partent.

les noms

Théologie,

Mor:)h' et Ecnnonnc.

D'illustres

interprètes

Vico et Comte,

ont transforme

de

présidant

ceUe obser-

notre

histoire

aux destinées

«toi

des trois

ou positivisme.

:) L!nc (''poaDe déterminée en une

régie

genenue

et i)t'n

es).sof'ti

la trop fameuse

sciences

thcf'togie.

métaphysique,

AhtveritL'.LoL~cequ'Dcs! du xv;

i'Europe,

tour

civi)isu!!on

qnaire

nconm]

l'eiite

cré tour à tour ses pensées

que

permis

domaines

d'affirmer,

c'est

que

au-

notre

des

parti!'

siccip, a gravite successivement

et que toute

de chacun

de ces différents

a été influencée

pur ccHe évolution.

intei)ech)ei)e

distincts

Au cours

siecies ecouiÉs. l'activité

quatre terrains

active, qui formait

les siècles

de nos ancêtres

et, de son côte,

avancée,

différents,

a consa-

à mesure

de ralliement

autrefois

l'opinion a des domaines

se succédaient.

Ces variations

servent:

de clef f celui qui désire

comprendre

)'esprit des générations

successives.

Il n'est

pas question

tou-

tefois

de ia th(''nio~ie

morale

appiicahie

ni comme

de con.sidL'rer ce depiacement

:) la métaphysique,

puis a l'économie,

a l'histoire

comme

générale

une bi philosophique

Que nous importe

de valeurs

qui conduit

à la

de la métaphysique

une théorie des dominantes.

de la pensée

dans

ici t'histoire

et de la société, de la « loi des des civilisations

ne

)a d'un progrès

le genre

universelle

? Nous

s'il s'agit

vain de s'imaginer

de chaque

époque,

il n'est

pas

époque,

même

rare

que

[rois stades~.

étrangères

nous soucions

ou d'un

qu'a cote des préoccupations

on se dispensa que différents

et les rythmes

de l'histoire

pas non plus de savoir

en arrière.

de penser.

retour

Eniin.ii serait

dominantes

Tout au contraire,

à une

stades se rencontrent

AUX CONFINS

DE LA POLITIQUE

des contemporains,

partissent

à retenir

cours des quatre derniers

que les élites se succédaient, leurs convictions et leurs moyens

n mesure

des compatriotes,

des frères même se ré-

degrés de l'échelle. Bornons nous

au

sur les différents

les faits tels que nous les livre l'observation:

siècles de notre histoire,

de preuve se sont continuellement

porté sur de nouveaux objets,

transformée, enfin les grandes lignes occultes de leur politique

fois

et les moyens de persuader des formules nouvelles.

phase de

du

du xvn", période de gloire non

seulement pour la métaphysique mais encore pour la science,

ou l'on voit apparaitre dental et ou brillent

lilée, Képler, Descartes,

Leibniz et Newton. Toutes les connaissances mathématiques,

astronomiques

d'un vaste

tout

elle-

à

des noms tels que Suarez et Bacon, Ga-

modifiés, leur intérêt s'est manière de raisonner s'est

leur

les masses ont reçu chaque

est la première

de ta théologie

Tout particulièrement cette évolution

manifeste

qui évoque xvi" siècle à ta métaphysique

le passage

l'âge héroïque du rationalisme

occi-

Grotius, Hobbes, Spinoza, Pascal,

qui

ont rendu

ce siècle

et scientifiques,

jamais célèbre, n'étaient, que les pièces détachées

système métaphysique ou < naturel » qui les englobait

penseur était un grand mathématicien

même empruntait alors s'appelait l'astrologie.

une philosophie déiste, parut oubtier la métaphysique

se consacrer

tions scieutinques, aux travaux littéraires

et la superstition

la forme du rationalisme

Le xvtu" siècle, reposant

a la grande oeuvre de divulgation,

événements du xvn" siècle, a l'humanisme

Suarez continue

à exercer

cosmique et tout entier sur

pour

aux applica-

relatant les grands et au rationalisme.

les écrits

Put'endorM', lorsqu'il traite de la morale

son influence à travers

l'héritier

populaires du temps

ou de l'Etat,

de Put'en-

dorff. Le véritable « pathos

appréciation

de Rousseau n'est pas encore

parvenu il bannir ouverL'ment

festations les plus caractéristiques cette définition du dieu de Kant

comme on l'appelle peu révéï't.'ncieuscment. Dans cette expres-

des mani-

de ce siècle se trouve dans

est tout simplement

de la vertu,

de Suarez et le

Co7t/ra/ .Soc~ n'est à son tour qu'une vulgarisation

mystique

du xvni" siècle réside dans son

en allemand

L'une

« Tugend

« Pflicht ». Même le romantisme

la morale.

« un parasite de la morale

sion « critique de la raison pure », chacun des termes.

]9

L'AX\ËE

POLITIQUE

FRANÇAISE

ET ÉTRANGÈRE

critique,

aux mois

raison

dogme,

et. pure,

s'oppose

d'une façon rigoureuse

ontologie et métaphysique.

Le xix'

sable,

romantique

siecie

eu prétendant

s'est

voue

a une

tache

évidemment

irréali-

et

concilier

les tendances

esthétique

avec l'économie

et la technique. si l'on s'en tienl

constitue

une

sorte

Le romantisme

du xix'' siècle,

a sa signification

historique,

purement

de trait

d'union, une liaison esthétique,

et l'économie

faveurs

tique de toutes

eu cu'et

monde a t'economie

k's(juc!!es touchent

nécessairement

aux ses deux fonctions

est

telIectucHe

entre

la morale

du xvm° .siècle les

esthé-

du x)x*'

sans peine par la transposition

il a réussi

a acquérir sur le plan

de son époque

les conquêtes

de l'esprit. L'esthétique

de la métaphysique

par quelque de soumettre et de réduire

se trouve et de la

ont.

iu-

être à

L'éco-

sur )c chemin

qui tuerie

toute dépense et jouissance au sublime

encore

esthétiques,

côte.

pour conséquence lois de l'économie

de production

ainsi

dire

l'activité

notre

eL de consommation.

de l'esthétique

nomie

née pour

romantique.

Quant a ):) technique,

lice a t'economie.

plus typique

de ).t doctrine marxiste

)a base fondamentale

technique

distingue

d'après

pas moins

de vulgariser

en tout

au

Le développement

etk' se montre

nu xfx" sieete etroitement

y apparait

construction

Hieu n'est

et sociales

comme

partout

idéaliste.

La

Cette doctrine

en effet.

de l'humanité

n'en demeure

s'est charge

sous la forme de t'indusirhiiisnte.

historiques

a cet ei;ard que les théories

l'économie

de

toute,

apparition

y fait sa première

tes grandes

époques

économiques Mais le système dont l'avenir

la méthode technique.

un système

économique

les éléments techniques.

En un mot, le marxisme,

appartient

bien

au

point coni'orme

lui-même

à l'esprit économique, essentiellement

X)x' siècle,

économique.

de la technique

est déjà

si prononce

Xtx" siec!e,

sociaux, et économiques, ciales et économiques pulsion de découvertes tionnées et

il a pour eti'ets une si rapide

toujours

Pour

rien

que toutes

s'en ressentent.

évolution

des rapports

morales,

les questions

so-

im-

Sous la l'ormidahie

sans

a surgi

et de réalisations ptus merveilleuses

tout

se résout

cesse perfec- une « religion ressort

par

industrielles,

que

il

cc

du progrès technique

le progrès.

n'y

dogme-la.

en dernier

les grandes

nature)

agglomérations et de plus

avait

de plus

élémentaire

AUX CONFINS

DE LA rOD't'IQL'E

Les masses

n'ont

pas d'égard'. nécessaire a ta formation

pour

tout

le long

travail

subi-

pretiminaire

tement

dans

gion

humain

des eHtes. Reniant

une retit~iou qui repose

t'au-detu,

du mystère technique,

et de la supériorité elles

religieux,

de cette

~eneratement

en réalité,

sur des mystères

cl la croyance

une reli-

de Fet'fort

Du

et,

Le

On

tech-

Lorsque

ette.s ont j)u, sans

une

transition,

religion terrestre

se créer

de t'homme

sur les ctemcnts.

en ht technique.

le siee!e

de la

sentiment

connue son prédécesseur,

xx° siecte est sorti se contente

nique

nous disons

designer non seulement

suHat d'une tente progression,

men! pouvait

ont t'ait un sentiment,

ce dernier

foi religieuse

de t'appeier

technique

procède du mystère.

cette expression

est mcomp)ete.

« foi reti~ieuse

en la technique une situation

nous entendons

tuais

le ré-

aboutisse-

d'tme époque

est

apparente, dont seul t'henreux

a une ren~ion. l'esprit

donner naissance

Il n'y a pas d'unité

du spirituel:

hu-meme ti~' aux eu'constances

mine cette époque.

gré et sans

politiques

de fait qui ont déter-

nation

entend

fixe a son sons ce une notion

pensée ori-

de t'htnnanite

ce sont

Et. de même

que chaque

ce qu'e))e

avoir recours

a autrui

chaque

terme

de la cuiturc

gina!e ayant

doit tenir

les sentes

te centre d'aHraction

de « nation s-, ainsi

époque possède

Toute

spirituel

qui lui appartient trait

en propre.

au développement

des circonstances

compte )ois qui vntent

et chaque

déterminantes

se dcptacc,

dominantes

La ptupart

dans ce domaine-ta.

des quatre

concept

rfcoivent

A mesure

ainsi

que

que

de L'épo-

de.s ma-

de ta vie spu'ituctte

au cours

je t'a) t'ai) observer,

mot

diverses, conformes il est nécessaire

tcntcndus,

que

chaque

siectes précédents.

des significations

aux préoccupations

d'en

tenir

d'un certain

abus du vocahutaire

compte.

un autre

la morale

qui ont fait ta fortune

d'un

uniquement

dans

et tes grands

nombre

d'im-

on ne peut un terme

posteurs, proviennent

pas transposer

façonne pour )a métaphysique,

catastrophes

le plus impressionne

entièrement étrangers aux préoccupations

domaine

ou t'cconomie.

Les

qui ont

événements

de t'histoire.

tes générations

passées, ne sauraient

dominantes

être

du

temps

de Lisbonne

morate,

aucune

ie tremblement

au xvui"

de terre,

siecte,

qui provoqua

)a destruction

toute une littérature

n'exercerait

nt ~'enner

alors

repercussion

que, de nos jours,

un te) événement

dans

in[e))ectueHe

te domaine

eeono-

L'ANNÉE

POUTIQUE

FRANÇAISE

ET ÉTRANGÈRE

mi(;uc, par contre. tentent pas d'entraîner

vaste partie

théoriques

une dévaluation

ou une faillite

ne se con-

une

des conséquences

se passionne

pratiques, pour les problèmes

mais

c'e l'humanité

qui

en résultent.

Un exemple

bien simple permettra

de montrer

à quel

point

!n signification

de gravité

tion du ~T'o~rcA', de t'amélioration

aujourd'hui

xvm'

grès s'entendait

de la personnalité,

et de l'avancement moral. Dans la suite, avec le développement

de l'esprit

même.

du développement

d'un

mot peut

varier

à mesure

que

le centre

La no-

le

d'une

époque

passe d'un domaine

à l'autre.

et du perfectionnement,

n'a

pas cessé

rationalisation,

de d'agiter

siècle, tout préoccupe

de morale humanitaire.

morales,

de soi-même,

le progrès

et technique

Le pro-

alors des sciences de la maîtrise

de l'éducation

devient

lui-

et le propres intérêt, vient

économique

qu'il

et technique,

sans s'en douter, économique

pour autant

moral,

suscite encore quelque

se ranger derrière

possède

intéressent

le progrès économique.

sur

les autres,

deviennent

Des qu'un domaine

les questions

et leur

qui

solu-

la priorité

toutes

ces derniers

secondaires,

lion est subordonnée

a celte des

grands

(1),

problèmes

on avait

avaient

du jour.

tout

Aux temps

lorsque

solution satisfaisante

de )a théologie,

la même

çons-nous

régnait

la théologie

d'ordre

les autres,

dit,

une

pas

Or

les questions

tendance

théologique

les époques

reçu

celles qui ne relevaient

à l'initiative

privée.

suivantes

étaient abandonnées

caractérise

avan-

plus que

vers l'ugc de la morale,

on ne se préoccupe

de donner a l'homme

gravitent

trau-e sous le règne

une formation

morale, tous les problèmes

nous plaçons-nous ici on ne se soucie

des richesses,

de détenseurs

au con-

plus que

les ques-

pour

de

la

et les

autour

de l'éducation

de l'économie, et de la distribution

et sociales

n'ont

technique

de la production tions morales

l'esprit

technique

progrés techniques dominent

servent à trancher

plus

proprement

enfin, les découvertes

économiques

les questions font le reste.

1

de Mftistre en trace le tableau suivant

« Lorsque toute l'Europe fut

que

chrétienne, lorsque les prêtres turent les instituteurs universels, lorsque

tous )c-tft;))')issemeuts de

eut

furL'nt

souvemme, le ~enr humiun. étant ninsi

t'Europc furent christianises, lorsque ta théologie

tes autres facultés se

pr~ pt:K'c a la tête fie 1 cnsei~ucment, et

rangées

prépare,

aut )ur d'eUe comme, ftes fiâmes d'honneur autour de leur

les sciences naturelles lui eo/ï~c~'c f/ef!) Soirées,

furent dnnuees. ~a/ ~e /j)o/ e'j'f~ A*n~t

t 1, p. 3St.

AUX COM'I'<S

DE LA POLITIQUE

encore un exemple

du niveau intellectuel

que le porte-parole A la suite

époque.

vient l'crudit

savants,

siecte'qm n'a pas cessé d'être aristocratique,

vains de la grande

on commettrait

Prenons

le représentant,

par excellence

n'est

le clerc,

de cette

du xv<" siècle

de

à une époque déterminée,

des préoccupations

du théologien

dominantes

et prédicateur

du xvil"

il vit, retiré avec ies masses.

scientifique.

dans une république

Ensuite

arrive,

dans

la ptciadc

Quant

sans contact

un

des écri-

au xfx* siècle, a i'intermede

diffusion

une

romantique de la religion mier représentant,

cialiste des questions

doute comment

mentalité économique

nomie

grave erreur et en considérant

Le clerc

en s'arrêtant

uniquement

les grands pontifes

(dont

tout

pre-

un spé-

le

uuuveUe.

du XtX" siècle

est avant

s'appelle

le type

Kart Marx)

économiques.

social

et comment

On peut se demander

sans

de cette

de l'éco-

du clerc s'accommode

les représentants

commerciaux

Quant

du clerc,

nationale

et les syndicats

parviendront à la technique, nous

comme

le

jamais elle fera délibérément loin.

verrons

plus

a former une élite inteiiectueUe.

abstraction

Ces deux exemples sont suffisamment

la ioi générale,

etairs pour permettre

les concepts

de

t'imagination,

domaine

d'énoncer

l'esprit

maintenant

Tous

à frapper

et toutes

les images

progrès, homme,

destinées

dieu, liberté,

nature humaine,

privé

notions

toire dénués

et domaine

de nature

public,

raison et rationalisation,

enfin

les

et de culture,

apparaissent et placés constamment

à travers

l'his-

sous fac-

de tout contenu

tion déterminante,

ainsi,

primer

Mais J'Etat

d'attraction

de lui dépend

Aussi longtemps

!e principe

« sous

le regarda,

d'attraction

le principal

s'il est permis

intellectuel

tributaire

de s'ex-

du centre

est encore

de l'époque. de ce centre

et sa force

intellectuel

il lui doit ses qualités

en effet l'orientation

que la théologie

du couple ami-ennemi

(1).

a occupé )a place dominante, a revêtu

une portée

poli-

des

des

encore,

cH/~x y'c~to e/u.! religio

dans

tique, qu'i) a perdue

nations,

nationalités

)a suite. Mais. avec )a formation

du principe

cet axiome reapparut

(c~A'

;'f~o

sous la forme

ej'7.< 7:ff/o),

et il est possible,

Hnn'-cftnt'n! est, selon tu doctrine de M. Cnr) Schmitt, le

fondement: de !a politique, comme le ]j!un et te mal sont le fondement de

1. Le

couple

ta momie.

L'AXXÉE POLITIQCE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE

de te distinguer vient nous

peut

(ju'on

très nettement

dire que,

deux

sous le règne

de l'économie

Etat,

conlraires.

Apres

lors-

il ne

Ainsi

dans

un seut et ineme

économiques

s'excluent.

pas y avoir

a réussi

systèmes et le communisme

a tirer

le capitaiisme

soviétique

<'t;N. /'<'<o e/f; f;r~no7)t<

l'expression

que t'Etat

du principe

d'y voir

du

a

un parti

si avantageux

it est bien permis,

de loin les guerres

Etats

je crois,

inieHectuel

d'une loi ~(.ncm]e dont l'application

du L'entre d'attraction

dépasse

varie évidem-

donne,

!a nature

mais

xvr Le sociaH.sine d'Etat

l'esprit économique. derne.e'est-a-dire bition <ioi) s'attacher

vigueur:

L Kta'. qui, dans

ment selon

dont ta p'rtëe

de religion

sicete. et l'hisloire

des petits

de l'Europe

eentraie.

être

son

d'esprit

m~

am-

en

condition.

les de-

a

et

a ses pré-

des

cherche

L'Etat

à instituer

un EtaL conforme

veu)

Toute

interventionniste

pénètre

de l'esprit

du siecte.

a bien connaitre

la tendance

de cette

sa souveraineté

est a ta merci

une ère économique,

les rapports

neutre

hésite

a prendre

doit se résigner

vants

adopter

décisions

teuii'ons5oL]\'eraines.

et a régir

<)e cette espèce,

a i'egard

parte

ce! Etat

uue position

j)o)itiques

des problèmes

fait même

et renoncer

que

Que) étrange

phénomène

libéra)

du xtx''siec)c

<!ui s'intitule

a voir dans

tendu

tui-!r!eme.f'f~j/crf/ff~f!0.<'f)

sa neutr.dite

et s'ohstine

fait

inat-

La doc-

d'une

curo-

intei-

un droit a t'existencc'Ce

en quelques

siècle

ne se laisse

de t'Etat

pas expliquer

du xix"

lignes.

trine

neutre

es! t'exptessh.'n

de )'ins!oire a ta neutraiite

tendance generaie peenne des derniers

tectueHe. Ce ([U'on a nomme trouver ici son expucation.

<{ui se dégage

siècles

de i'etr.de

et qui atjoutit

i'age de ta technique Voyons comment:.

pourrait bien

Li~ nÉVKI.OPPFMENT PROGnnSSH'' BE LA 'EUTRAHTË ET LE SORT [~ LA POLITIQUE.

L'évolution

qui a l'ait

robjct

du chapitre

précèdent

et dont

le centre

la métaphysique,

ncutraiisation

Aucune révolution

cussions

de gravite

se trouve successivement

!a morale

et t'economie,

croissante

(jans ]a theo]ogic, efTet une

a pour

toujours

des domaines

parcourus.

réper-

avec le pas-

iuteUcctueue

n'a eu de plus grandes

au Kvn" sieeie.

que ce)te c;ui s'accompiit

AUX COKFtXS DE LA l'OU'HQUE

sage de la

théologie a l'esprit scienlinque.

Nous en suhissons

encore tes conséquences

de départ

on s'est cfl'orce

trois

le développement

de nos jours.

On y retrouve

le point

de toutes

les grandes

)ois générales

que ce

de Spencer

sur lesquelles soit la « lot des

qui voit

dans

né-

de construire

l'histoire,

stades

}) de Comte,

la théorie

de l'industrie

moderne

la disparition

cessaire

de

!'esprit

militaire.

ou

toute

autre

conslruction

analogue.

révolution

caractéristique

Or

lu cause

profonde

simplement

de

cette

première

s'explique

par la préoccupation

humain

un

les polémique;

[errain

de fournir

et neutre

a l'esprit

après tontes

fente commun

grande

bien

d'en-

et les

luttes

du xvi" siècle,

Laissant

a ta bataille

théologie

théologie,

chrétienne,

on ne saurait

tontes les questions on élabora

s'étonner

d'un

te! besoin.

de la

de

Dans

d'es-

la

con-

~tf'e~e

controversées « nature) et du droit. ce! état

reste

c'<

/(.-<'

un système de la morate

Dilthey a dépeint l'attention

de la métaphysique,

stoïcienne.

ceicbre,

un ouvrage jusLcment tout en attirant

prit,

la tradition

vaincu

<'X/

/'<vt/

principalement

Pour

ma

sur le rôle de

toutefois

part,

je

que, si ~ff y/tcu/o~tc

/C/f/)

t~' fo/)ct~/f07!.

r< c/~ f/t'/ywcf,

(fc /;t//C f'/ ~tt'O)) ;'<'('7!('7'<?/M;/ au r07!/t'~t'7'e «7!

En conséquence,

on a neutratise

la theo-

togie qui a cesse d'être

centre d'attraction

l'on

déjà la sécurité, l'évidence,

de ta neutralité

avant ic triomphe n'avait

péenne

se flattait

plus

fectionner

Tontes

s'!eck's

l'apparition de ce monde,

assiste, étranger, 1) a cesse d'être

le monarque

sont

te centre

d'attraction

dans

iniellectuei.

Ht le

tut transporte

de reunir

un autre

domaine,

simultanément

et a bon

compte

t'entente

et du moindre définitif' de des fors

Ainsi

et la paix.

eH'ort intellectuel

sonn.) l'heure

trois siècles

société euro-

et a per-

cours

des

avec

parHc:

et a

la technique. (fu'a suivre de la vérité.

privée.

siec!e.

Notre

ie courant

an

sn nouvelle

tes notions

image

theofoginues

aifaire

conenes

devenues

du déisme

ft s'est

Dieu lui-meuic.

a cesse

de faire

neutre

journalières

a leur

au xvfft'

transforme

en puissance

luttes

un concept.

aux combats

un être. pour

d'abord,

et aux

(]).

Au x)x° sicete.

des

tour

devenir

puis f'Etat deviendront

pttitosnj~uc de t"ut r~k')' s.ms

xv!tt'' sjcctc .'Uril)UL'))t'( t ~~c['!)jtc r<tenLtuc,

la pcnscc nu [Uftuvemfnt '). !)c Honutd, J/r~tof/cx. t'aris, ]S~2, p. 53 et 52.

t.

« Ln

moderne n'est anU'c chose (jue t'.u't de tout expt!~ucr,

te conconrs (te )~ t)!\ [nitc )'. et tes ~tiif~.so~tK's dn

s<m\'L'r:)i)lcLcau nnmbt'c et

L'A~'ËE

POLITtQL'E

FRAXÇAtSE

ET ÉTRANGÈRE

organes neutres

devenu classique,

la doctrine

politique

et

sous

la neutralité

du /)o~M'r

Toutefois,

accomplira

ainsi

politique,

place

un

cycle

à

le nom de théologie

~'Hfr<

qui

grâce

le pouvoir

après

libérale a sa merci.

cette évolution suppose,

chaque

c'est là précisément

traction

neutre,

étape,