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* Privatisation privé. Capital nov 2007 Président tout puissant, liberté d'embauche ouverture au La nouvelle loi sur 'autonomie des facs va chambouler nos campus. Et tous n'y survivront pas." * Précarisation * Sélection Le‘ financement : une privatisation partielle de |‘université 1 existe trois sources de financement pour une Université en dehors des frais d'inscription VEtat, les collectivités territoriales et les acteurs du monde économique (entreprises, mécénes...). Compte tenu de la pénurie de crédits publics, les universités vont devoir aller chercher l'argent des entreprises. La soumet durablement ['Université frangaise a des intéréts privés, Cest en ce sens quiil est possible de parler de privatisation des universités. Une mise en concurrence des filiéres. Dans la réalité, les universités vont étre réduites au financement des _problémes administratifs Iaissant le soin aux Unités de Formation et de Recherche (UFR), aux départements et aux responsables des diplémes de trouver eux-mémes le financement de leur cursus. Non seulement cela va diviser et mettre en concurrence certaines filiéres, au moment méme oi le corps universitaire dire que Vinterdisciplinarité enrichit la qualité du savoir enseigné, mais cela va, & moyen terme, condamner certaines filigres & disparaitre. staccorde a Une adaptation au dogme libéral. Le principe de base d'une entreprise est quelle est soumise & des impératifs de rentabilité immédiate, elle recherche des retours sur investissements. Quels aurait une entreprise diinvestir dans un Master recherche de philosophie ? Aucun, cette loi programme que dans moins de 10 ans la plupart des diplomes vont disparaitre au intéréts recherche (gas BA titece i cea profit des diplémes professionnels. Lunive n'a jamais eu pour vocation de s'adapter au monde du travail, elle doit rester un lieu de production et de reproduction d'un savoir accessible A tous. Un accroissement de la_ selection sociale. Cela signifie de plus une Université & deux vitesses, celles qui seront compétitives et qui auront les moyens d’embaucher les enseignants de renommée internationale et les autres qui seront économisées, acrifiées. A terme les _—_ Conseils Administrations (CA) des universités seront obligés de procéder a augmentation massive des frais dlinscriptions, ne serait-ce que pour Ventretien des locaux qui dans certaines universités sont dans un état de abrement avancé. En Allemagne une réforme semblable, témoignant par ailleurs de européenne, a engendré une inscription allant une sa visée augmentation jusqu'a 1500 euros par ans. des frais WMO CA trot t-te ete Cure Matt te tart Tandis que la loi renforce le pouvoir du président de l'université elle diminue dans le méme temps ceux des étudiants et des personnels (enseignants et BIATOSS) dans les Conseil d'administration (CA), unique pole de décision des universités. Ge déséquilibre est autant plus accentué avec le regroupement des Universités dans des PRES (Péle de Recherche de l'Enseignement Supérieur). I s'agit de donner plus de responsabilité & un nombre de personnes plus restreint et moins représentatif. La LRU programme non seulement une restriction du nombre de représentants dans les CA (de 45 4 25), mais Avec la LRU, un nouveau dispositif de sélection des étudiants va étre mis en place. D'une part une sélection sociale par le risque augmentation des __frais inscription et ’écart qui va encore plus se creuser entre les classes préparatoires et les universités, d’autre part une sélection plus officielle avec le dispositif de pré inscription et dVorientation active des lyeéens dans certaines filigres. La création d'un dispositif de pré inscription se veut une mesure «d'orientation active», elle _vise clairement 4 dissuader au mieux, empécher au pire, les étudiants de sinserire dans la filire de leur choix. Elle a deux conséquence sélectif» & Pentrée de Puniversité, premier pas vers ia sélection; et la possibilité de vider les filiéres dices enon rentables» pour plus vite les supprimer, lieu de valoriser les au également une modification de la représentativité au profit de personnalités extérieures (principalement les chefs dentreprises et autres acteurs du monde économique). Dés lors les étudiants passent de 25% 4 15 %, le personnel BIATOSS passe de 15% & 10%, tandis que les personnalités extérieures passent de 20% 4 35%. Peut-on parler d'autonomie des universités si ‘on considére que celles-ci vont dépendre en partie des choix des personnalités extérieures et de leurs intéréts privés, et ce au détriment d'une mission de service public qui constitue la base méme de notre systéme Roe Teme unt We omer Le oee aL f il ont ioe prépare qualifications qu’elles offrent aux étudiants. Cest un bouleversement idéologique qui remet en cause le principe d’accés 4 un savoir universel gratuit ouvert A toutes et a tous, quelque soit son age, sa religion, ses origines culturelles et sociales, son apparence physique... Dee Cee eer ee La loi LRU prévoit que «le président peut recruter, pour une dure déterminée ou indéterminge des agents contractuels» (cf : article 1.954.3). Conerétement cela revient & réduire 2 néant les anciens statuts des personnels enseignants et BIATOSS en remplacant les contrats sécurisants tels que celui de maitre de conférence par des contrats précaires. De plus cette loi mettra en concurrence les agents par Poctroi de «primes diintéressement», Vintérét collectif s'effacant derriérel’intérét_individuel. La LRU permet Yembauche et le licenciement des BIATOSS et aceroit de fait considérablement la précarité du personnel universitaire. Les enseignants ne seront plus embauchés par des pairs ayant la compétence pour effectuer ce genre de recrutement mais parle. Conseil d'Administration, C’est la porte ouverte a toute sorte de clientélisme et cela pose la question des critéres d’embauche des futurs connait enseignants lorsque —_’on Vimportance des personnalités ext dans le CA recomposé. LaMar nels (UR tL mee Les laboratoires de recherche du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique) vont étre délocalisés dans les universités et vont devoir s'intégrer & des unités de recherche. Comme Tenseignement, la recherche va étre soumise aux intéréts des financiers. C’est donc a terme la fin de toute recherche fondamental au profit d'une recherche rentable i court terme, qui par ailleurs n’est pas forcément synonyme de progrés. De plus les chercheurs ne seront plus libres de choisir leur théme de recherche, ce sera le ministére au travers de Agence | Nationale de Recherche (ANR) qui orientera, avec des compétences et des critéres flous, les objets de recherche. * La LRU encourage la séparation entre enseignement et recherche, alors que la conciliation des deux a toujours été le fondement de l'Université francaise. * Cest la mort du CNRS, un centre de recherche unique au niveau mondial de part son amplitude et la qualité de la recherche qui y est faite, qui est programmé dans cette loi. La LRU marque un choix de société en rupture totale avec notre conception actuelle de Venseignement supérieur. Te eee eee ee Depuis une dizaine dannées, différents textes sont vorés et chacun concourt a transformer radicalement le systéme éducatif. La loi dautonomie des universités ne sort done pas de nulle part, elle vient compléter un arsenal Iégislatif qui s‘attaque au principe méme du service public, A travers le rapport Darcos, dans la continuité de la loi Fillon, le gouvernement —_entend instutionalisé l'éducation & 2 vitesses, pour justifier la baisse du nombre denseignant done de postes aux concours de l'éducation. Le démantélement du service public remet en cause légalité d'aceés pour toutes et tous & 'éducation, au savoir, & la santé, aux transports... Comme les droit sociaux, les services publics sont un acquis des luttes passées. Jouant de la rupture, Sarkozy s'est fait élire sur un programme d'accentuation des _ politiques libérales. La mondialisation capitaliste est le cadre que se donne la classe dirigeante pour tirer vers le bas les acquis des travailleurs des différents pays. Sarkozy compte mettre la france au diapason_des_politiques européennes, et en finir avec les résistances qui depuis 1995 mettent un frein aux contres réformes Face aux attaques du gouvernement cest ensemble que nous devons nous mobiliser, c'est pour cela que nous sommes solidaires des différentes luttes sociales. Celle des régimes spéciaux qui loin d’@tre une lutte corporatiste est une des résistances que le gouvernement doit abattre pour prolonger le temps de cotisation a 41 annuités pour tous Celle aussi des sans papiers, qui affirme un solidarités de classe entre tous les travailleurs face aux tentatives de division sur une base raciale. Nous devons mettre en place une riposte d'ensemble pour metre un frein aux contres réformes antisociales, et imposer un autre rapport de force en faveur des travailleurs.