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Le commissaire aux comptes

Introduction

D’après l’article 27 de la loi 91-08 relative, la profession de commissaire


aux comptes est une profession fortement réglementée. A défini le commissaire
aux comptes comme :
« Toute personne qui, en son non propre et sous sa propre
responsabilité, fait profession habituelle d’atteste de la sincérité et de la
régularité des comptes des sociétés et des organisations ».

Il s’agit en fait de :

 Certifier que les comptes annuels sont réguliers et qu’ils donnent une
image fidèle des résultats des opérations de l’exercice, ainsi que de la
situation et du patrimoine de la société.
 Vérifier la sincérité et la conformité avec le compte annuel des
informations données dans le rapport de gestion fourni par les dirigeants aux
actionnaires, associes.
 Estimer les conditions de conclusion des conventions entre les
entreprises.
 Signales aux dirigeant et à l’assemblée générale ou l’organe délibérant
habilite, toute insuffisance de nature à compromettre la continuité
d’exploitation de l’entreprise et dont il a pu avoir connaissance.

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Le commissaire aux comptes

Chapitre I historique du commissaire aux comptes.


L'historique du commissariat aux comptes est très liée à celles des
sociétés par actions, et son évolution à travers le temps, a été dicté par le
développement qu'a connu le droit commercial, et principalement le droit des
sociétés dans les pays industrialisés.

A l’origine, les commissaires aux comptes étaient nommés pour une


mission de contrôle pour une courte période .qui précède généralement
l'assemblée des actionnaires ; leur Rôle consistait essentiellement (et très
souvent) à établir une brève approbation des comptes comptables, sans aucun
contrôle approfondi.

C'est après la grande crise économique et financière de 1929 a qui frappé


le monde capitaliste, que le commissariat aux comptes va connaître un grand
essor .Se ce fait, il va devenir un instrument de contrôle efficace et permanent, et
que la profession va être exercée par des personnes hautement qualifiées,
désignées par les actionnaires des entreprises dans le but principal de
sauvegarder leurs intérêts.

Nombreux, sont les pays occidentaux qui ont élaboré des lois et des
réglementations destinées à améliorer l'efficacité du contrôle qui devrait être
exercé par le commissaire aux comptes.

En Algérie, il convient de signaler, que les lois françaises, en matière du


commissariat aux comptes, ainsi que le contrôle des sociétés par actions ont été
reconduits jusqu'à 1975, année de promulgation du code de commerce.
Néanmoins, il y à lieu de préciser , que dès 1970 la loi algérienne
prévoyait le contrôle des sociétés nationales par l'intermédiaire des commissaire
aux compte, c'est ainsi que l'ordonnance n° 69-107 du 31/12/1969 portant loi de
finances pour l'année 1970 stipulait que le ministère d'état chargé des finances et
du plan devrait désigner un ou plusieurs commissaires aux comptes auprès

Chaque société nationale, ou établissement publique ayant un caractère


industriel et d'analyser leur situation active et passive.
Par ailleurs le code de commerce de 1975 dans son livre (IV), titre 1, section 5,
"contrôle des sociétés par actions " et par le biais de sont article 678, oblige les
sociétés par actions à désigner un ou plusieurs commissaires aux comptes, et à
défaut de cette nomination, ou en cas d'empêchement, ou de refus, il est procédé

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Le commissaire aux comptes

a leur nomination par ordonnance du président du tribunal du siège de la société.

Actuellement, avec la transformation de la grande majorité des entreprises


publiques en sociétés par actions, et l'entrée en vigueur des récentes reformes
économique et principalement le début de privatisation de certaines sociétés et
organismes publique, le législateur Algérien, à donné une importance accrue a la
profession du commissaire aux comptes.

Dans ce contexte, trois textes de lois ont été élaborés pour nieller à l'organisation
et au bon fonctionnement de la profession ; à savoir :
1- loi N°91-08 du 27/04/1991 relative à la profession d'expert comptable,
commissaire aux comptes, et comptables agrées.
2- Décret législatif N°93-08 du 25/04/1993 modifiant et complétant
l'ordonnance N° 75-59 du 26/09/1975 portant code de commerce.
3- Décret exécutif N° 93-136 du 15/04/1996 portant code de
déontologie de la profession d'expert comptable, de commissaire aux comptes,
et de comptable agrée.

Chapitre II statut légal du commissaire aux comptes.

Droits et obligations des commissaires aux comptes :

Ces droits et obligations sont définis en particulier que :

♦ Toutes commissaires aux comptes chargés du contrôle d’une entreprise


notifier sa nomination au conseil de l’ordre dont il est membre par lettre
recommandée dans le délai limité.
♦ Le commissaire aux comptes tient à jour la liste des entreprises parées
desquelles il exerce ses fonctions, le commissaire aux comptes constitue pour
chaque entreprise un dossier contenant tous les documents de la personne
contrôlée, ceux qui seront établis par lui et notamment : le programme de
travail, la date, la durée, le lieu, l’objet de son intervention, ainsi que toutes
les autres indications permettant le contrôle ultérieur des travaux accomplis.
♦ Il établit une comptabilité spéciale de ses rémunérations, les dossiers et
documents établis en application du présent article doivent être conservés
pendant dix ans, même parés la cessation des fonctions.
♦ les commissaires aux comptes sont inspectés au moins une fois par an
par le conseil national dans les cas que celui-ci détermine et dont il fixe les

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Le commissaire aux comptes

modalités. Cet examen est effectué soit sur pièce, soit sur place .le
commissaires aux comptes est tenu de fournir toute explication sur les
dossiers et documents établis en application du présent article ainsi que sur
les conditions d’exécution de sa mission au sein des sociétés contrôlées et
l’organisation de son cabinet.

1- Nomination du commissaire aux comptes :

Le commissaire aux comptes peut être nommé de deux façons


différentes :

a) Par les statuts :

L'article 30 de la loi n° 91-08, et l'article 715 bis 4 , du décret législatif n°


93-08, stipulant que les commissaires aux comptes sont désignés après leur
accord. Par l'assemblée générale des actionnaires, ou par l'organe délibérant
habileté, parmi les professionnels inscrit au tableau de l'ordre national.

b) Par justice :

Selon l'article 678 du code de commerce 1975, et l'article 715 /bis 4 du


décret législatif, la justice peut nommer un commissaire aux compte, pour une
société par actions, dans les cas suivants :
1- le défaut de nomination des commissaires aux comptes par
l'assemblée générale des actionnaires.
2- Cas d'empêchement pour un commissaire aux comptes d'accomplir
sa mission (maladie grave, décès,….etc.).
3- refus d'un ou plusieurs commissaires aux comptes nommés
d'effectuer la dite mission.
L'article n° 715/bis 8 du décret législatif 93-08 du 25/04/1993 autorise les
actionnaires représentant 1/10 du capital social dans les sociétés faisant appel
public à l'épargne. A demander en justice, pour un motif juste et valable, la
récusions d'un ou plusieurs commissaires aux comptes désignés par l'assemblée
générale. Dans les cas ou la justice leur donne droit, un nouveau commissaire
aux comptes est désigné par ses soirs , qui demeure en fonction jusqu'à la
désignation par l'assemblée générale, d'un autre commissaire.

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Le commissaire aux comptes

2- Responsabilité du commissaire aux comptes :

3.1 La responsabilité civile du commissaire aux comptes :

Leur responsabilité ne peut être mise en jeu à l’occasion d’une procédure


d’alerte dès lors que les dispositions légales sont respectées. Ils ne sont pas non
plus responsables des infractions commises par les administrateurs ou les
membres du directoire selon le cas, sauf si , en ayant en connaissance , ils ne les
ont pas révélées dans leur rapport à l’assemblée générale .
On peut couvrir deux formes de responsabilité :

♦ Responsabilité des fautes personnelles commises dans l’exercice des


fonctions du commissaire ;
♦ Responsabilité pour faute d’autrui ;
♦ Clauses de limitation de responsabilité

3.2 La responsabilité pénale du commissaire aux comptes :

Sa responsabilité pénale ne peut être que s’il a véritablement commis un


délit pénal. L’article 52 de la loi 91-08 du 27/04/1991 prévoit que :
« La responsabilité pénale des experts comptables, des commissaires aux
comptes et des comptables agréés, peut être engagée conformément à une
obligation légale. »

On trouve dans l’étendue de la responsabilité :


 Infractions relatives aux incompatibilités ;
 Le délit d’informations mensongères ;
 Le délit de non-révélation des faits délictueux ;
 La violation du secret professionnel ;
 L’exercice illégal de la profession de commissaire aux comptes et
l’usage illégal du titre de commissaire.

3.3 La responsabilité disciplinaire du commissaire aux comptes :

La responsabilité disciplinaire s’attache à tout membre de la profession


de commissaire aux comptes dans l’exercice de sa vie professionnelle et privée.
Au terme de l’article 53 de la loi 91/08 du 27/04/1991 :

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Le commissaire aux comptes

« La responsabilité disciplinaire des commissaires aux comptes peut être


engagée devant l’ordre national pour toute infraction ou manquement aux règles
professionnelles ».

3- La dure du mandat du commissariat :

1- l'article 678 du code de commerce à fixer la durée du mandat du


commissaire aux comptes a trois (03) ans.
2- L'article 678 de la loi 91-08 du 27/04/1991 stipule que la durée du
mondât du commissaire aux comptes, est de trois années, renouvelables une
(01) fois, mais au de la de deux mondât consécutifs, la désignation du mène
commissaire aux comptes ne peut intervenir qu'après trois années de la fin du
deuxième mondât.

En cas de remplacement d'un commissaire aux comptes défaillent, par un autre,


ce dernier ne demeure en fonction de le temps restant du mondât de son
prédécesseur.
Le décès, ou l'empêchement pour maladie grave, ou la démission légale du
commissaire aux comptes, mettant fin au terme du mandât néanmoins en cas de
démission personnelle, le commissaire aux comptes doit avancer des motifs
sérieux et valables.
Conformément a l'article 780 du code de commerce, la dissolution de la société
ne met pas fin aux fonctions des commissaires aux comptes.

4- Incompatibilité :

L’article 679 du code de commerce cite les incompatibilités suivantes, qui


empêchent l'exercice du commissariat aux comptes dans une société:
1- les parent ou alliés jusqu'à 4émé degrés inclusivement, des
administrateurs ou des apporteurs.
2- Les personnes recevant sous une forme quelconque, a raison de
fonctions autres que celles de commissaire aux comptes, un salaire ou une
rémunération des administrateur, ou de la société, ou de toute entreprise
possédant le 1/10 du capitale de la société, ou dont celle-ci possède le
1/10 du capitale.
3- Les personnes à qui l'exercice de l fonction d'administrateur et
interdite, au sont déchues du droit d'exercer cette fonction.
4- Le conjoint des personnes ci-dessus visées.

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Le commissaire aux comptes

Le décret législatif n° 93-08 du 25/04/1993, quant a lui, stipule qu'en plus


des personnes déjà citées dans le 1er paragraphe, les personnes suivantes sont
incompatible avec l'exercice de la fonction du commissaires aux comptes:
1. les personnes ayant perçues de la société une rémunération a raison
de fonctions, autres que celles de commissaire aux comptes, et ce dans un
délai de cinq (05) ans a compter de la cessation de la leurs fonctions.
2. Les personnes ayant été administrateurs, membres du conseil de
surveillance, du directoire, et ce dans un délai de cinq (05) ans a compté de
la date de cessation de leurs fonctions.

La loi n° 91-08 du 27/04/1993 ajoute une autre incompatibilité, à savoir;


que le commissaire aux comptes d'une société ne peut exercer la fonction du
conseille fiscale, ou d'expert judiciaire auprès de cette même entreprise.

Le décret exécutif n° 93-136 du 15/04/1996, par son article 36 cite d'autre


incompatibilités professionnelles relatives à l'exercice de la fonction du
commissaire aux comptes.
1- la qualité de commerçant.
2- la qualité de salarie impliquant un lien subordination.
3- les condamnations afflictives et infamantes.
4- Le cumul au sien de la même société ou organisme, de missions
contractuelles et de certification légale des comptes.

Chapitre III La mission du commissaire aux comptes.

Organisation de la mission :

Le champ de l’intervention de commissaire aux comptes est vaste :


 il doit apprécier le contrôle ;
 il doit appliquer des techniques d’audit ;
 il doit contrôler les comptes annuels ;
 opérer un certain nombre de vérifications prévues par la loi ;
 rédiger des rapports ;
 fournir des informations, à l’occasion de l’accomplissement de sa mission à
divers organes ou institutions .

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Le commissaire aux comptes

Les conditions d’application la mission :

Les conditions d’application de sa mission sont complexes :


 il doit échelonner ses travaux ;
 il doit respecter les délais ;
 il doit répartir les travaux à effectuer entre lui-même et ses collaborations ;
 il doit assumer la responsabilité de sa mission ;
 il doit proportionner le temps de sa mission au montant des honoraires
demandés, tout en accomplissant correctement ses diligences.

Aussi, dans le cadre de sa mission le commissaire aux comptes il doit


faire :

2.1 Le programme de travail :


Le programme peut être accompagné d’une lettre de mission adressé par
l’auditeur à son client, permettant en outre de préciser les responsabilités
respectives des dirigeants d’entreprise et de l’auditeur sur les comptes soumis à
révision.
Le programme de travail a pour but :
 de fixer le continu des interventions ;
 de négocier les tâches entre collaborateurs et fixer le temps pour chacun
d’eux ;
 de coordonner le planning de la mission et le plan de charge du cabinet ;
 de répartir les interventions dans le temps de manière à respecter les
délais.

2.2 Les dossiers de révision :

Le travail de révision a pour objet de rassembler un certain nombre


d’éléments d’appréciation en vue d’exprimer un avis sur le bilan et ses annexes.
Il appartient donc à l’auditeur de garder la trace des vérifications effectuées, des
erreurs ou anomalies décelées, ainsi que des suggestions qu’il aurait pu être
amené à formuler, ceci lui permettra, éventuellement, de justifier le bien-fondé
de ses conclusion.

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2-2-1 Structure générale des dossiers de révision

La structure générale des dossiers de révision conduit à distinguer :

 le dossier permanent contient les informations dont la portée dépasse le


cadre de l’exercice.
 le dossier de l’exercice (un dossier par l’exercice ) .

2-2-2 Exemple de présentation d’un dossier permanent


Décomposition du dossier en sous-dossier

Juridique

Fiscal-social
Analyses parementant

Comptes annuels et rapports

Documentation contrôle interne

Généralité

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Le commissaire aux comptes

2.2.3 Exemple de présentation d’un dossier d’exercice


Décomposition du dossier en sous-dossier

Correspondance
Documents clients

Interventions connexes

Vérifications spécifiques

Utilisations travaux
d’autres personnes

contrôle des comptes

appréciation du contrôle interne

planification et rapports

2.3 Délégation et supervision :

L’audit est généralement un travail d’équipe et l’auditeur peut se faire


assister ou représenter par des collaborateurs ou des experts indépendants.
L’auditeur ne peut toutefois déléguer tous ses travaux et doit exercer un
contrôle approprié des travaux qu’il a délégués, de façon à s’assurer que
l’exécution des programmes de travail a permis d’atteindre les objectifs fixés.

2.3.1 La délégation

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Le commissaire aux comptes

La délégation apparaît lorsque l’auditeur donne une partie du travail à


faire à l’un de ses collaborateurs, ou à un expert-comptable indépendant ;de
même ,le collaborateur responsable d’un travail peut être amené à déléguer une
partie de son travail à un autre collaborateur .
La délégation trouve sa limite dans le principe d’exercice personnel du
mandat par l’auditeur.

2.3.2 La supervision

La supervision s’applique aux taches demandées aux collaborateurs par


l’intermédiaire des programmes de travail établis à chaque phase de la mission.

Prise de connaissance générale de la société contrôle :

Le commissaire aux comptes doit avoir :


 une connaissance générale de l’entreprise et de son environnement pour
mieux comprendre les événements pouvant avoir une incidence significative
sur les comptes de l’entreprise
 une évaluation et une appréciation du contrôle Interne de l’entreprise ,il
s’agit d’évaluer si les systèmes de contrôle interne et d’organisation sont
suffisants pour parvenir à détecter ou corriger au temps opportun les
anomalies survenues en raison des blocages des informations ou défaillance
dans la phase d’enregistrement au titre du traitement comptable.
Les objectifs du contrôle interne, d’un point de vue comptable sont :
maîtrise de l’entreprise ;
sauvegarde des actifs ;
qualité de l’information ;
assurer l’application des instructions de la direction ;
 favoriser l’amélioration des performances.

Donc les informations utiles à la mission du commissaire aux comptes


concernent la prise de connaissance sont :
information générale ;
information juridique ;
fonction production ;
vente et clientèle ;
achat et fournisseurs ;

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Le commissaire aux comptes

politique financière ;
 paie et personnel ;
1- Les principes sur les quels s’appuie le commissaire aux comptes :

4.1 Principe d’organisation :


Ce principe est :
 préalable, c’est à dire où l’improvisation reste l’exception ;
 adaptée aux objectifs mais demeurent souple pour ne pas être
vulnérable aux événements exceptionnels ;
 formalisé afin d’être vérifiable et présente à l’esprit de ceux qui y
vivent ;
 fondée sur une séparation suffisante des fonctions.

4.2 Le principe d’intégration :


Les procédures mises en place doivent permettre le fonctionnement
d’un système d’autocontrôle mis en œuvre par les des recoupements, des
contrôles réciproques ou des moyens techniques appropriés.

4.3 Le principe de permanence :


La mise en place de l’organisation de l’entreprise et de son système de
régularisation -le contrôle interne – suppose une certaine pérennité de ces
systèmes.

4.4 Le principe d’universalité :


Ce principe signifier que le contrôle doit être s’appliquer à l’ensemble du
patrimoine du personnel et des informations de l’entreprise.

4.5 Le principe d’information :


L’information est à la fois un objectif et un moyen du contrôle, elle doit
être une information de qualité uniforme.
L’information est jugée pertinente s’il y a adéquation entre le point
soulevé et les données fournies.

4.6 Le principe d’indépendance :


Ce principe implique que les objectifs du contrôle interne sont à
atteindre indépendamment des méthodes, procédés et moyens de l’entreprise.

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Le commissaire aux comptes

4.7 Le principe d’existence d’une documentation satisfaisante :


Cet élément recouvre :
 la production des informations qui doivent être qualitativement et
quantitativement suffisante.
 la conservation de l’information.

2- Champ de la mission de l’auditeur :


On peut constater, en examinant la pratique des entreprises et des
cabinets de révision (expert comptable et commissariat aux comptes) que l’audit
est de plus en plus intégré dans la mission d’établissement des comptes annuels.
Ainsi si l’on analyse, comme le fait le tableau ci-après, les différentes
étapes d’élaboration des comptes annuels, allant de la saisie de l’information à la
présentation à l’assemblée générale des actionnaires, on peut constater
l’existence de missions d’audit à différents niveau.

Saisie des opérations


Etablissement des livres comptables
(Journaux, grandes-livres, balances…)
Examen du contenu des livres comptables
Par l’expert comptable
Etablissement de balance après inventaire et de projet de
comptes annuels (bilan, résultats, annexe)
Examen et analyse des comptes annuels par l’expert
comptable)
Etablissement des comptes annuels
Révision et certification par le commissaire aux comptes
Présentation des comptes annuels à l’assemblée générale

Qu’il intervienne comme expert comptable ou comme commissaire aux


comptes, l’auditeur devra rechercher si les informations qu’il aura révisées sont
régulières et sincères.
Ces informations financières peuvent prendre des formes diverses : il
peut s’agir de comptes annuels, mais aussi de comptes consolidés, de comptes
prévisionnels, de comptes intérimaires, ou d’autres informations.

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Le commissaire aux comptes

3- Les documents qui doivent être mis à la disposition du


commissaire aux comptes :

Le commissaire aux comptes doit mener sa mission conformément aux


règles de diligence normale de la profession.
Les documents prévus par les dispositions de l’article 716 de
l’ordonnance n° 75/59 du 26 septembre 1975 portant code de commerce, qui
doivent être mis à la disposition du commissaire aux comptes sont :

 le bilan et toutes les annexes réglementaires et normalisées ;


l’état d’inventaire physique des stocks et des investissements ;
 le rapport sur la gestion de l’année précédente.

C’est ainsi qu’il peut procéder à toutes les investigations nécessaires


qu’il puisse juger utiles et de nature de lui permettre d’apprécier la régularité et
la sincérité des comptes sociaux.
Donc d’après ce qu’on a expliqué précédemment, on peut donner un
petit résumé sur le premier travail du commissaire aux comptes au début de ça
mission :

 observation relative à la gestion du système d’information comptable :


Cette étape consiste à observer et comprendre le système d’information
comptable dans l’entreprise, le commissaire aux comptes doit effectuer une
analyse du système de contrôle interne de l’entreprise, afin d’en apprécier les
points faibles, et de déterminer la nature, le tendue et le calendrier de ses
travaux.
Par exemple :
 si l’entreprise utilise le système comptable annuel :
Le commissaire aux comptes peut relever une remarque sur ce système
comptable et il peut déclarer que cette méthode de traitement est dépassée par
l’évolution de l’organisation comptable, car maintenant tous les traitements
comptables ce fait automatiquement et rapidement avec le minimum d’erreur en
utilisant des ordinateurs.
• dans cette étape le commissaire aux comptes peut également jeter un coup
d’œil sur les différents journaux auxiliaires et vérifie leur tenue du point de
vue rugosité, ratures, surcharges, …

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Le commissaire aux comptes

• vérifie la subdivision des comptes du grand livre (si elle est très
complexes ou pas ….).
• voir le plan comptable de l’entreprise :
Est-ce qu’il est trop subdivisé ou pas ?
Est –ce qu’il est adapté au contexte réglementaire ou pas ?

 il doit s’assurer que toutes les unités respectent le principe


d’indépendance des exercices dans la consultation de certaines charges …
 vérifier les informations relatives à la situation finassière et aux
comptes ainsi que les autres informations requises par la loi :
♦ situation de la société durant l’exercice écoulé et son évolution
prévisible.
♦ modifications intervenues dans la présentation des états financiers et
dans les méthodes d’évolution.
♦ Prises de participation et de contrôle au coure de l’exercice.
 vérifier la sincérité et la concordance avec les états financiers des
infirmations de nature financières et comptables contenues dans les
documents suivants :
♦ Textes de projets de résolutions présentées par le conseil, exposé des
motifs et des résolutions proposées par les actionnaires.
 vérifier la sincérité et la concordance avec les états financières des
informations comptables et financières contenues dans les autres documents
adressés ou mis à la disposition des actionnaires.

4- Elément technique de certification des comptes :

7.1 La mission du commissaire aux comptes :

Élément technique :

L’ensemble des contrôles et intervention d’un commissaire aux comptes


dans cadre de sa mission légale est composée de trois étapes ci-après :

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Le commissaire aux comptes

Mission générale Intervention connexe à la


mission générale
Audit Vérification Opération ou
Spécifique Evénement particulier

Certification des : (exemple) (exemple)


 comptes annuels  rapport de gestion  augmentation de
 comptes consolidés  document adressé capital
aux commissaires  acomptes sur
 documents liés à la dividendes
prévention des  révélation des faits
difficultés des délictueux
entreprises  alerte
 conventions
réglementées

7.2 Certification des comptes :

Le champ d’application de l’audit dans le cadre du commissaire aux


comptes, est résumé par le tableau suivant :

Document ou éléments Textes Contrôle à Conclusion du


contrôlés spécifiques effectuer contrôle
prévoyant le
contrôle
Comptes annuels Rapport général
Comptes consolidés Audit Certification
résume ou refus

Les principes étapes de la mission d’audit du commissaire aux comptes


sont :
• Orientation et planification de la mission :
 déterminer la nature et l’entendue des contrôles, eu égard au seuil de
signification ;
 organiser l’exécution de la mission afin d’atteindre l’objectif de
certification de la façon la plus rationnelle possible, avec le maximum
d’efficacité et en respectant les délais prescrits.

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Le commissaire aux comptes

 appréciation du contrôle interne.


 contrôle des comptes .Obtention d’éléments probants.
 travaux de fin de mission .Rapport général sur les comptes annuels.

Démarche dans la phase orientation et planification

Phases Objectifs Techniques et outils


possibles
1. prise de connaissance Connaître l’activité,  entretiens avec
générale de l’entreprise Les structures, les la direction, visite de
particularités de locaux
l’entreprise pour  documentation
identifier les risques. interne et externe
 examen
analytique
2. identification des Déterminer les points  questionnaire
systèmes et domaines sur lesquels devra porter de prise de
significatifs l’attention du connaissance
commissaire aux  guide
comptes d’orientation de la
mission
 détermination
des seuils de
signification
3. rédaction du plan de Précise et formaliser la  canevas de
mission ou du nature, l’étendue et le contenu d’un plan de
programme général de calendrier des travaux mission
travail en termes d’orientation  Planning,
générale budget

L’organisation de ces travaux s’appuie principalement sur la délégation


et la supervision de travaux ainsi que sur la conservation de la documentation
nécessaire.
 Utilisations des travaux des auditeurs internes :
Le commissaire aux comptes :

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Le commissaire aux comptes

 apprécié la fonction d’audit interne dans l’entreprise.


 s’assure par des contrôles appropriés de l’adéquation des travaux et de
leurs conclusions avec les objectifs de la mission.

7.3 Certifications spécifiques :


Les documents ou éléments nécessaires à la vérification spécifique que
doit le commissaire aux comptes à prendre en comptes se résument dans le
tableau ci-après :

Les vérifications spécifiques comme à toutes les sociétés

Documents ou élément Contrôle à effectuer Conclusion de contrôle


contrôles
Rapport de gestion et Sincérité et concordance Observation éventuelle
rapport sur la gestion du
avec les comptes dans le rapport général
groupe annuels et les comptes
consolidés
Documents adressés aux Sincérité et concordance Observations
«actionnaires » avec les compta annuels éventuelles dans le
rapport général
Egalité entre les Vérification de son
// // //
actionnaires respect
Prise de participation et
Contrôle de Mention dans le rapport
de contrôle l’information dans le général
rapport de gestion
Changement de méthode Vérification de la Mention dans le rapport
justification et de la général
description dans
l’annexe et le rapport de
gestion
Document lié à la Examen limité Rapport en cas de
prévention des désaccord ou non-
difficultés des établissement
entreprises
Conventions Contacte des Rapport général
réglementées conventions

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Le commissaire aux comptes

Les vérifications spécifiques complémentaires concernant les sociétés par


actions.

Documents ou élément Contrôle à effectuer Conclusion de contrôle


contrôles
Montant global des 05 Certification du montant Observation éventuelle
ou 10 personnes les dans le rapport général
mieux rémunérées
Montant global des dons Certification du montant
et liste des actions et concordance de la
nominatives liste avec les comptes
annuels
Action des Vérification de la
administrateurs propriété et du nombre
d’action
Information sur Contrôle de Réserve ou observation
l’actionnariat l’information dans le éventuelles dans le
rapport de gestion et rapport général
appréciation de risque
fiscal
Document de 1er Examen limité Attestation
semestre

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Le commissaire aux comptes

5- les différends remarquent portant sur le continu des documents


sociaux :

8.1 les fonds propres :


Dans cette parie le commissaire aux comptes doit inspecter la structure
des fonds propres de l’entreprise en tenant compte des mesures contenues dans
les différentes décisions du conseil national de la planification.

8.2 les investissements :


Sous cette rubrique le commissaire aux comptes peut trouve des
différents observations.
Exemple

N° compte Libellé Solde 98 Solde 99 variation Taux


20 F.P 1000,00 800,00 -200,00 -20%
22 Terrains 10000,00 30000,00 +20000,00 +200%
24 Matériel et 5000,00 6000,00 +1000,00 +20%
outillages
Total brut ------------ 16000,00 36800,00 +20800,00 -------------

Variation :
Solde 99-solde 98 = écart
800-1000= -200

écart (variation) - 200


Taux = * 100 = = - 20 %
Solde 98 1000

Analyse de poste :
Une nette variation du total des investissements qui est due
principalement à :

 augmentation des terrains


Donc le commissaire aux comptes doit parler de l’inventaire et demander
l’état inventaires et voir la codification, car l’inventaire des investissements et
dûment fait avec l’établissement d’un PV de la commission d’inventaires qui a
détecté les écarts qui restent à être justifiés.
 écart positif est passé au compte 579 (recettes en instance d’imputation).

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Le commissaire aux comptes

 écart négatif est passé au compte 469 charges en attente d’imputation.


Ces deux comptes doivent être soldés a la fin de l’exercice comptable. Si ce
n’est pas le cas il faudra toujours avoir des explications sur ça.

8.3 Les stocks :


Sous cette catégorie le commissaire aux comptes doit contrôlé tout les
stockes soi un contrôle physique ou un contrôle comptable.
Donc il doit voir :
 les variations des stocks et expliqué leurs variations et demandé les
justifications des écarts.
 la variation du stock (entré en stock en TTC)
 la consommation : le test de cohérence (total crédit 30- total débit 60)
Exemple :
Total 30 (crédit) =60000000,00
Total 60 (débit) =52000000,00
Ecart = + 8000000,00 (à justifier)
La, Il faudra demander la justification de cet écart, généralement c’est dû
aux écritures de régularisations.
Il faudra aussi voir la conformité des régules en consultant les bons de
sorite et les bons d’entré.
L’inventaire des stocks est finalisé par la confrontation entre le stock
physique et celui comptable, qui est sanctionné par le PV de la commission
d’inventaire dûment signé par tous les membres y compris le président de la
commission, qui ne doit pas être ni du service comptable ni celui du stock.

Les créances :

Sous cette catégorie le commissaire aux comptes doit effectuer plusieurs


analyses :
Analyses des clients ;
Il doit analyser l’état des clients de l’entreprise par exemple s’il trouve des
anomalies quelques (le crédit du compte 470 «client » est supérieur a son débit),
la, il y a sûrement une erreur d’imputation quelque part, par.
Exemple : double écriture comptable d’une recette d’un client.
 analyses des comptes d’avances :

21
Le commissaire aux comptes

Il doit aussi contrôler tout sorte d’avance sur services compte 462 «avance sur
frais de mission » car dans ce compte on peut trouve plein d’erreur ou plus
exactement plein de détournement.

 analyses des chèques impayés ;


 analyses du compte 469 ;
 le compte des avances aux personnels ;
 le compte 462 avances sur services (précisément dans ce compte la
que le commissaire aux comptes peut trouve des erreurs).

8.4 Les valeurs disponibles :


Le commissaire aux comptes doit contrôler aussi le compte de banque à
partir de PV et le compte de caisse.
 le compte 485 (banque) :
 états de rapprochements ;
 les dépenses.
 compte 487 (caisse) :
 PV de caisse ;
 Le brouillard (caisse /banque).
 On a aussi le compte 40 «compte débiteur du passif ».

8.5 Les dettes :

On a plusieurs sortes de dettes :


• les dettes d’investissements ou les crédits d’investissement (522) ;
• le compte (563) pour le personnel ;
• les impôts d’exploitation dus (564) ;
• les taxes dues sur ventes (547).

Ces comptes son considérer comme des comptes essentiels à vérifier.


En peut expliquer un peut plus profondément la méthode de vérification
de l’un des comptes précédents, et pour ça on donne par exemple le compte 547
«taxes dues sur ventes » :
Dans la classe des dettes le compte 547 est très important à vérifier, et
pour vérifier ce compte il faudra avoir les déclarations fiscales ou les G50 de
chaque mois on les vérifiant avec tout ce que l’entreprise a comptabilisé,

22
Le commissaire aux comptes

Après ça le commissaire aux comptes peut calculer ca propre TVA à l’aide des
factures et toutes les pièces comptables qui existent dans l’entreprise.
Dans le commissaire a peut avoir trois versions du TVA (due et à
payer), la il peut confronter la TVA déclarer (dans le G50) avec la TVA
comptabilisé (dans le grand livre) et ça propre TVA (celle qu’il a comptabilisé
lui même).
C’est de cette façon que le commissaire peut détecter les erreurs a propos de ce
compte.
On même temps le commissaire doit vérifier :
 L’IRG déclaré ;
 TAP et le comparer avec le CA (chiffre d’affaire).

8.6 les charges :


Don cette catégorie des comptes on a plusieurs comptes essentiels a
vérifier, parmi ces comptes on peut cité les comptes «60, 61, 62 ».
Il doit voir toutes les dépenses en les confrontent avec les factures de
restauration, hébergement, transport …ainsi que toutes les charges hors
exploitation, comptes des dotations aux amortissements et provisions.

8.7 Les produits :


Dan cette catégorie le commissaire aux comptes doit effectuer un
contrôle général sur tous les comptes de la classe 07 et spécialement le compte
70 «vente de marchandise » ou le compte 71 «production vendue » et les
comparé avec toutes les pièces comptables qui existe dans l’entreprise.

8.8 Les résultats :


Cette étape consiste à vérifier et comparer tous les résultats (les résultats
d’exploitation «83 » et les résultats hors exploitation «84 »). Ainsi que toutes
les régularisations opérées par l’entreprise a la suite des missions précédentes
d’expertise comptable.

6- Les annexes :

Le commissaire doit être écrire et transmettre les évaluations


économiques de la situation de l’entreprise (par rapport aux années précédentes).

23
Le commissaire aux comptes

9.1 Evaluation de la situation patrimoniale :


Le commissaire peut donner des commentaires sur :
 la structure de l’actif ;
 la structure de passif ;
 structure financière et trésorerie ;
 durée moyenne du crédit clients et fournisseurs.

9.2 Evaluations des comptes de gestion :


Le commissaire peut donner des commentaires sur :
 productivité du personnel ;
 productivité des investissements ;
 rentabilité financière.

7- L’examen des comptes annuels et les travaux de fin de mission :

10.1 Contrôles à réaliser relatifs aux comptes annuels :


Le commissaire doit :
 rapprocher les postes du bilan et du compte de résultat définitif avec le
dossier de contrôle ;
 s’assurer qu’aucun poste n’a été omis ;
 si cela n’a pas été fait au niveau de chaque poste, ou si de
redressements on été apportés, vérifier que les comptes annuels concordent
avec les données de la comptabilité (pointage avec la balance finale) ;
 vérifier la cohérence entre les notes de l’annexe et le bilan et le compte
de résultat ;
 vérifier les chiffres de l’exercice précédent avec les comptes annuels
précédents.

10.2 Contrôle des événements postérieurs à la clôture de


l’exercice et de leur incidence sur les comptes :

 immobilisations
• détermination définitive du prix d’achat d’un bien réceptionné
avant la clôture ;
• expertises, évaluations, cessions amenant à dégager une valeur
inférieure constatée en comptabilité.

24
Le commissaire aux comptes

 Titres
• éléments d’évaluation, tels que perspectives de réalisation ou de
rentabilité récentes, modifications de conjoncture…
 Stocks
• prix de vente de produits en stocks à la clôture ;
• information conduisant à déprécier ou modifier la dépréciation
des travaux en cours.
 Clients
• révélation de la situation compromise d’un débiteur rendant la créance
correspondante douteuse ;
• retours de marchandises livrées avant la clôture.
 Débiteurs divers
• indemnités obtenus au terme de négociations ou de dossiers en
cours à la clôture.
 Achat
• ristournes.
 Divers
• jugement intervenu.

Le commissaire aux comptes doit se tenir informé auprès des


dirigeants de tous les événements postérieurs à la clôture susceptibles d’avoir
une incidence sur les comptes de l’exercice clos ou sur leur appréciation, et
s’assurer que l’information adéquate est fournie aux actionnaires.

10.3 Questionnaire de fin de mission :


En fin de la mission, un questionnaire spécifique permettra de s’assurer
que tous les éléments nécessaires à la formulation sur les comptes annuels ont
été réunis, que les normes ont été respectées et que les dossiers de travail sont
complets.
Une note de synthèse récapitulera tous les points important de la
mission, et qui peuvent avoir une incidence sur la décision finale.

25
Le commissaire aux comptes

Chapitre IV Cas pratique

Dans cette partie nous présenterons un cas qui traite la certification des
comptes d’une entreprise la démarche suivie :

1- Rapport général :

Bilan de 31-12-20n

Actif
Immobilisations brutes 5 386 723,80
Amortissements 3 129 231,26
Immobilisations nettes 2 257 432,54
Stocks (valeurs d’exploitation) 7 378 933,30
Provisions Néant
Stocks 7 378 933,30
Créances 21 988 553,30
Dont disponibilité 1.451.678,01 DA
Provisions Néant
Créances nettes 21 988 553,51
Total Actif 31 624 919,35

passif
Fonds propres (capital) 400 000,00
Dettes 22 447 110,02
Résultat (bénéficie) 8 777 809,33
Total Passif 31 624 929,35

Le bilan définitif ci-dessus appelle de notre part le commentaire suivant :


Actif :
 Immobilisations brutes :

Détaillé par nature ce montant se présente ainsi :


Il est à notre qu’il nous a été remis une copie des inventaires physiques des
immobilisations établis au 31-12-20n. Ce qui nous a permis de nous prononcer
sur la fiabilité du contenu du post.

Nature Ouverture 1999 Ecarts

26
Le commissaire aux comptes

24400 matériels de
1 559 780,79 2 068 522,72 + 508 771,93
transport
24500 mobiliers de
602 855,46 617 381,51 + 14 526,06
bureau
24510 mobiliers
3 445 024,84 2 655 249,73 - 779 775,00
informatiques
25000 équipements
34 539,73 35 539,73 0
sociaux
TOTAUX 5 563 200,82 5 386 723,80 +256 477,02

La rubrique accuse une augmentation de + 256 477,02 DA prouvent des


variations suivantes :

♦ 24400 Matériel de transport :


Le poste passe de 1 559 780,79 DA à ouverture, à 2 068 522,72 DA au
31/12/20n soit une augmentation de : 508 771,93 DA s’explique comme suit :
• acquisition d’une DAEWOO-CIELO le 28/12/20n pour 508 771,93
DA.

♦ 24500 Mobilier de bureau :


Cette rubrique a enregistré au 31/12/20n par rapport à l’ouverture, une
évolution de : 14 526,05 DA qui s’explique par :
• Cession de :
- 04 Chaises PV du 07/07/20n : 2 536,45
- 01 Table basse PV du 16/03/20n : 275,00
• acquisition de :
- 01 Table de réunion le 14/03/20n : 5 309,52
- 06 Chaises : 12 027,98

TOTAL 14 526,05

24510 Matériel informatique :


La diminution de – 779 775,00 DA affichée par ce post provient :
• Des acquisitions de :
- 01 Micro pentium II.300 (NI) le 14/10/20n : 66 800,00
- 01 imprimante HP 690 (NI) le 28/10/20n : 17 800,00
- 03 pentium II 333 (NI) le 22/11/20n : 198 000,00
-01 imprimante HP –720 (NI) le 17/11/20n-3 : 24 000,00

27
Le commissaire aux comptes

- 02 kit-multimédia ALIA le 02/03/20n : 13 900,00


S/TOTAL 320 500,00
• Cession de :
- 06 imprimantes STAR PV du 14/12/20n : 240 000,00
- 01 imprimante Olivetti PV du 14/12/20n : 40 000,00
- 06 Micro 386 SX PV du 14/12/00n : 820 275,00
S/TOTAL 1 100 275,00
TOTAL - 779 755,00 DA

♦ 25000 Equipements sociaux :

Rubrique n’a enregistré aucune variation courant l’exploitation 20n.


Le montant affiché représente la valeur de l’apport initial (ouverture).

Observations :
L’inventaire physique rapproché à l’inventaire comptable fait ressortir
un écart négatif représentant ce qui suit :

Nature Physique Comptable Ecart


Imprimantes 08 11 - 03
Micro-ordinateurs 19 21 - 02

Nous vous recommandons d’analyser et justifier par rapport initial.

Analyse par nature :


♦ Matériel de transport :
Ce montant referme comme détaillé en annexe du bilan ce qui suit :

* 01 Peugeot 405 GL : 546 427,00


* 01 Fiat TIPO 400 : 410 048,00
* 01 DAEWOO –CIELO GK : 603 305,00
* 01 DAEWOO –CIELO GK : 508 771,93

TOTAL 20 068 522,72 DA


Observation : aucun commentaire.

28
Le commissaire aux comptes

Mobilier de bureau
Tel que détaillé en annexe du bilan, ce poste n’appelle aucun
commentaire de fond.
Cependant, nous vous recommandons de redresser le «télécopieur » de
31 000,00 DA au compte approprié : « matériel de bureau ».

♦ Matériel informatique :
Tel qu’analysé en annexe de bilan, le post rapproché aux inventaires
physiques arrêtes au 31/12/20n, nécessite et l’explication et justification des
écarts négatifs signalés précédemment soit :
• Imprimante : - 03
• Micro : - 02

♦ Amortissements :
Les amortissements sont en diminution de – 595 912,34 DA par
rapport à l’ouverture et qui s’explique par :
 La dotation 20n : 507 174,11
 La cession (sortie) : - 1 103 086,45
595 912,34
 Ouverture 3 724 203,60
Solde confirmé 3 129 291,26 DA

♦ Stocks :
Les valeurs d’exploitation sont constituées des «produits et travaux en
cours », dont une partie relève de l’antérieur que nous vous proposons de
régulariser compte tenu de la situation de chaque affaire.
Aucun état ne nous a été remis concernant ces encours pour nous
permettre de nous prononcer sur leur sincérité.
La constitution d’une provision est toujours indispensable par mesure de
prudence.

♦ Créances :
Le montant des créances de l’entreprise se décompose par compte
comptable comme suit :

29
Le commissaire aux comptes

 Créances d’investissement : 80 000,00


 Avances pour compte : 1 593 002,60
 Avances d’exploitation : 976 601,00
 Créances S/clients : 17 887 271,57
 Disponibilités : 1 451 678,01

TOTAL 21 988 553,51 DA

Analyses par nature d’opération ces rubriques justifient comme


confirmées en annexe du bilan comme suit :

♦ Créances d’investissement :
Ce montant représente la participation de 8 % (08 parts de 10 000,00
DA chacune) au capital de société qu’il faut éventuellement régulariser compte
tenu de la situation nette de la société au 31/12/20n et de la valeur intrinsèque de
la part, la résolution n° 01 de l’AGEX du 14/11/20n ayant décidé leur cession à
la valeur nominale au profit de la dite société n’étant exécutée.
La régularisation proviendrait éventuellement d’une moins value de la
part pour laquelle une provision est nécessaire.

♦ Avance pour compte : 1 593 002,60


Les avances pour compte concernent :
 la TVA / investissements novembre –décembre 20n : 177 848,07
 la TVA /biens et services novembre-décembre 20n : 944 554,34
Cette dernière est à corriger en annexe pour : 944 544,53 DA

Un trop perçus sur A.F de 26 600,00 DA de mars à juillet 20n qui


auraient dû être régularisés au 31/12/20n d’autant plus que les A.F sont prises en
charge par le trésor.
La prime de scolarité : 4 000 DA de mars –mai et juin qu’il faut
régulariser au même titre que les allocations familiales.
Un paiement pour compte de la « N.I »de : 500 000,00 DA CH 16880 de
décembre 20n.

30
Le commissaire aux comptes

S’agissant d’un prêt financier, il est souhaitable de le loger au compte


approprié « 424 » et pour « NATIONAL INFORMATIQUE » (N.I), au compte
« 523 ».

♦ Avances d’exploitation : 976 601,33 DA

Ce montant est analysé-en


 avances P/ services : 280 000,00 DA
 Accordées en septembre –novembre et décembre 20n qui auraient dû être
régularisées au 31/12/20n particulièrement pour celles de septembre et
novembre 20n.
 avances S/salaires : 45 500,00
 prêts sociaux : 178 174,00
 avances exceptionnelles : 343 700,00
ème
Il s’agit d’avances sur le 13 mois.
 frais comptabilité d’avance : 129 227,33
Tel que justifié ce montant correspond aux assurances parc auto revenant
à l’exploitation 20n+1.

♦ Créances S/Clients : 17 887 271,57 DA


Les créances s/clients sont bien analysées, justifiées comme confirmées
en annexe du bilan.
Cependant, la facture relative à l’encaissement émanant du client en juin
20n est à établir et remette à la comptabilité pour saisie redressant ainsi le solde
irrégulier du compte de l’intéressé.

♦ Disponibilité : 1 451 678,01 DA


Les disponibilités sont réparties comme suit :
Compte bancaires
 BNA 1 054 599,53
 CPA 356 747,48
Caisse (espèces) 40 331,00
TOTAL 1 451 678,01 DA

Les états de rapprochement bancaires sont établis au 31/12/20n.


• celui, en relation avec BNA n’appelle aucune remarque ;

31
Le commissaire aux comptes

• celui de la CPA nécessite un apurement quant aux agios de juillet et


novembre 20n qui sont à identifier, sachant que la compte n’a présenté aucun
découvert courant 20n.
Le procès verbal de caisse confirment le solde comptable de
40.331.00 DA a été établi au 31.12.20n.

PASSIF :
♦ Fonds propres : 400 000,00 DA

Ce montant est matérialisé par l’apport initial de constitution après la


restructuration de l’entreprise.
♦ Dettes : 22 447 110,02 DA
Les dettes renferment ce qui suit :
 dettes de stocks 70 962,56
 détention P/compte 4 205 050,67
 dettes envers société mère 13 341 174,05
 dettes d’exploitation 2 827 326,00
 avances commerciales 2 002 596,74
TOTAL 22 447 110,02 DA
Par rapport à l’ouverture, les dettes ont évolué de : 14 391 115,80 DA.
Cette évolution s’explique par :

♦ Les dettes de stocks 70 962,56 DA


Concernant les factures de décembre 20n :
 facture n°127 7 478,40
 facture inforbur 22 45 846,16
 facture 98.12.533-N.I 17 638,00
TOTAL 70 962,56 DA
Telles qu’analysées et justifiées : aucune remarque.

♦ Détentions s/compte : 4 205 050,67 DA


Dont :
 IRG : décembre 325 370,91
 Prov, IRG prime et congé 1 282,50
 Diff,Entre const .Et reglt ,IRG 0,50
de novembre : à assainir

32
Le commissaire aux comptes

 - Cot ,S.S.12/01 sal ,Et prov .Congé et prime 148 126,91


 - Assurance chômage prov .Congé et prime 45 577,52
 - retraite anticipée 12/01 4 771,53
 - TVA collectée 3 679 921,39

♦ Dettes envers sociétés apparentes :


Ce poste a enregistré une augmentation de : 5 285 179,83 DA passant
de 8 055 994,22 DA à l’ouverture, à 13 341 174,05 DA.

♦ Dettes d’exploitation : 2 827 326,00 DA


Dont :
 créditeurs de service 967 591,00
 rémunérations 1 030 445,24
 fonds œuvres sociales -26 996,77
 crédit frais divers 291 274,00
(Assurance groupe 20n pers)
 Cot .S.S employeur décembre 20n 565 012,53
TOTAL 2 827 326,00 DA

Compte tenu de l’analyse présentée en annexe et pièces justificatives


mises à notre disposition, le compte n’appelle aucune remarque majeure.
Cependant, il y a lieu de procéder à la régularisation des doubles
paiements de 26 996,77 DA au profit des œuvres sociales relatif à la
contribution de décembre 20n, Ch 16867 et Ch 16889

♦ Avances commerciales :

Telles qu’analysées en annexe et justifiées ces avances commerciales


n’appellent aucune remarque.

♦ L’exploitation :
L’exploitation a dégagé les agrégats suivant :

33
Le commissaire aux comptes

• chiffre d’affaires de 30 375 601,16 DA justifié et conforme aux pièces


comptables ;
• une production stockée de 840 936,30 DA provenant de la variation
être la production reçue à l’ouverture de 6 537 997,00 DA et cette fournie
courant 20n de 7 378 933,30 DA ;
• des consommations intermédiaires de 9 503 193,94 DA
(dont 7 150 213,50 DA de sous-traitance) représentant 31,28 % du chiffre
d’affaire ou 30,44 % de l a production totale ;
• des charges d’exploitation de 12 935,84 DA dont 11 721 504,96 DA
de frais du personnel : 695 991,30 DA de frais divers (assurance, dons et
divers) et 507 174,11 DA d’amortissement de l’exercice.

Les charges d’exploitation de 8 777 889,69 DA représentant 29 % du


chiffre d’affaire.
• un résultat d’exploitation de 8 777 889,69 DA représentant 29 % du
chiffre d’affaire ;
• un résultat de l’exercice de 8 777 809,69 DA l’entreprise bénéficie de
l’APSI.

34
Le commissaire aux comptes

Monsieur
Le président directeur général

Objet : Rapport de certification


Réf : Article 676 du code de commerce

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée


générale du 11 janvier 20n, nous vous présentons notre rapport relatif à
l’exercice clos le 31/12/20n sur :
 le contrôle des comptes annules de la société X tels qu’ils sont annexés
au présent rapport ;
 les vérifications et informations spécifiques prévues par la loi.
Les comptes annuels ont été arrêtés par…. Il nous appartient, sur la base
de notre audit, d’exprimer une opinion sur ces comptes.
I. Opinion sur les comptes annuels :
Nous avons effectué notre audit selon les normes de la profession : ces
normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d’obtenir
l’assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d’anomalies
significatives. Un audit consiste à examine, par sondages, les éléments probants
justifiant les données contenues dans ces comptes.
IL consiste également à apprécier les principes comptables suivis et les
estimations significatives retournes pour l’arrêté des comptes, et à apprécier leur
présentation d’ensemble. Nous estimons que nos contrôles fournissent une base
raisonnable à l’opinion exprimée ci-après.
Nous certifions que les comptes annuels sont réguliers et sincères et
donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi
que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet
exercice.
II. Vérifications et informations spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes de la
profession, aux vérifications spécifiques prévues par la loi.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la
concordance avec les comptes annuels d’informations données dans le rapport
de gestion du conseil d’administration et dans les documents adressés aux
actionnaires sur la situation financière et les comptes annuels.

35
Le commissaire aux comptes

Fait à ….
Le ….
Signature …

36
Le commissaire aux comptes

2- Rapport complémentaire :

Monsieur
Le président directeur général

Objet : Le rapport de gestion

Monsieur

Nous avons procédé à l’examen du rapport de gestion de votre société.


Les informations d’ordre financière et comptable qui y sont données sont
conformes et concordent avec les comptes sociaux tels qu’arrêtés au 31/12/20n.

Fait à ….
Le ….
Signature …

37
Le commissaire aux comptes

Conclusion

Le contrôle de commissaire aux comptes portant spécifiquement sur les


résultats de la comptabilité générale et certaines informations exigées par la loi.
La fonction de commissaire aux comptes apparaît une fonction très
important, une qualification et une expérience dans le domaine permettra aux
commissaires aux comptes de mieux recueillir les éléments probants sur la
régularité et la sincérité de comptes d’une entreprise.
Le commissaire aux comptes qui sont nécessairement réduites en
nombre risque d’être ainsi détourné de leurs objectifs essentiels.

38
Le commissaire aux comptes

Textes de référence
Ordonnance n°75-59 du 26 septembre 1975 portant code de commerce et les textes complémentaires subséquents
notamment le décret n°93-08 du 25 avril 1993 modifiant et complétant l’ordonnance n°75-59 du 26 septembre 1975
Articles du code de commerce
Relatif au contrôle des sociétés
Et régissant les fonctions et responsabilités
Des commissaires aux comptes

Article 715 bis 4 :L’assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne pour trois (3) exercices, un ou plusieurs
commissaires aux comptes choisis parmi les professionnels inscrits sur le tableau de l’ordre national des experts comptables,
commissaires aux comptes et comptables agréées.
Ils ont pour mission permanente, à l exclusion de toute immixtion dans la gestion, de vérifier les livres et les valeurs de la
société et de contrôler la régularité et la sincérité des comptes sociaux. Ils vérifient également la sincérité des informations
données dans le rapport du conseil d’administration ou du directoire, selon le cas, et dans les documents adressés aux
actionnaires, sur la situation financières et les comptes de la société.
Ils certifient la régularité et la sincérité de l’inventaire, des comptes sociaux et du bilan.
Les commissaires aux comptes s’assurent que l’égalité a été respectée entre les actionnaires.
Ils peuvent à toute époque de l’année, opérer les vérifications ou les contrôles qu’ils jugent opportuns.
De même qu’il peuvent convoquer l’assemblée générale en cas d’urgence.
A défaut de nomination des commissaires aux comptes par l’assemblée générale ou en cas d empêchement ou de refus d’un
ou plusieurs des commissaires aux comptes nommés, il est procédé à leur nomination ou à leur remplacement par ordonnance
du président du tribunal du siège de la société, à la requête du conseil d’administration ou du directoire.
Cette demande peut être présentée par tout intéressé et dans les sociétés qui font publiquement appel à l épargne par
l’autorité chargée de l’organisation et de la surveillance des opérations en bourse (la COSOB).

Article 715 bis 5 :Lorsqu’ à l’expiration des fonctions d’un commissaire aux comptes il est proposé à l’assemblée générale
de ne pas les renouveler, le commissaire aux comptes doit être entendu par l’assemblée générale.

Article 715 bis 6 : Ne peuvent être commissaires aux comptes d’une société.
1. Les parents et alliés au quatrième degré inclusivement, des administrateurs, des membres du directoire et du conseil de
surveillance de la société,
2. les administrateurs, les membres du directoire ou du conseil de surveillance, les conjoints des administrateurs, ainsi que les
membres du directoire ou du conseil de surveillance des sociétés possédants le dixièmes (1/10) du capital des dites sociétés ;
3. Les conjoints des personnes qui reçoivent des administrateurs ou des membres du directoire ou du conseil de surveillance,
un salaire ou une rémunération en raison d’une activité permanente autre que celle de commissaire aux comptes ;
4. Les personnes ayant perçu de la société une rémunération, en raison des fonctions, autres que celles de cinq (5) ans à
compter de la cessation de leurs fonctions ;

Article 715 bis 7 : Les commissaires aux comptes sont nommés pour trois (3) exercices. Leurs fonctions expirent après la
réunion de l’assemblée générale ordinaire qui statue sue les comptes du troisièmes (3éme) exercice.
Le commissaire aux comptes nommés par l’assemblée en remplacement d’un autre, ne demeure en fonction que jusqu’à
l’expiration du mandat de son prédécesseur.
Si l’assemblée omet de désigne un commissaire aux comptes, tout actionnaire peut demander en justice la désignation d’un
commissaire aux comptes, le président du conseil d’administration ou du directoire dument appelé ; le mandat ainsi conféré
prend fin lorsqu’il a été pourvu par l’assemblée générale à la nomination du ou des commissaires aux comptes

Article 715 bis 8 : Dans la société faisant appel public à l’épargne, un ou plusieurs actionnaires, représentant au mois un
dixième (1/10) du capital social, peuvent demander en justice, pour juste motif ,la récusation d’un ou plusieurs commissaires
aux comptes désignée par l’assemblée générale.

Article 715 bis 9 : En cas de faute ou d empêchement, les commissaires aux comptes peuvent, à la demande du conseil
d’administration, du directoire, du conseil de surveillance, d’un ou plusieurs actionnaire représentant au mois le dixième
(1/10) du capital social ou de l’assemblée générale, être relevée de leurs fonctions avant l’expiration normale de celles-ci par
la juridiction compétente.

Article 715 bis 10 : Les commissaires aux comptes portant à la connaissance du conseil d’administration ou du directoire et
du conseil de surveillance, selon le cas :
1. Les contrôles et vérifications auxquels ils ont procédé et les différents sondages auxquels ils se sont livrés ;

2. Les postes de bilan et les autres documents comptables auxquels des modifications leur paraissent devoir être
apportées, en faisant toutes observations utiles, sur les méthodes d’évaluation utilisées pour l’établissement
de ces documents ;

3. Les irrégularités et les inexactitudes qu’ils auraient découvertes ;

4. Les conclusions auxquelles conduisent les observations et rectification ci-dessus sur les résultats de
l’exercice comparés à ceux du précédent exercice.

39
Le commissaire aux comptes

Article 715 bis 11 : Le commissaire aux comptes peut demander des explications au président du conseil d’administration ou
au directoire qui est tenu de répondre sur tous faits, de nature à compromettre la continuité de l’exploitation, qu’il a relevés à
l’occasion de l’exercice de sa mission.
A défaut de répondre ou si celle-ci n’est pas satisfaite, le commissaire aux comptes invite le président ou le directoire à faire
délibérer le conseil d’administration ou le conseil de surveillance sur les faits relevés ; le commissaire aux comptes est
convoqué à cette séance.
En cas d’inobservation ou si en dépit des décisions prises il constate que la continuité de l’exploitation demeure compromise,
le commissaire aux comptes établit un rapport spécial qui est présenté à la plus prochaine assemblée générale ou en cas
d’urgence à une assemblée générale extraordinaire qu’il convoque lui-même pour lui soumettre ses conclusions.

Article 715 bis 12 : Les commissaires aux comptes sont convoques à la réunion du conseil d’administration ou du directoire,
selon le cas, qui arrête les comptes de l’exercice écoulé ainsi qu’à toutes les assemblées d’actionnaires.

Article 715 bis 13 : Les commissaires aux comptes signalent à la prochaine assemblée générale les irrégularités et
inexactitudes relevées par eux, au cours de l’accomplissement de leur mission.
En outre, ils révèlent au procureur de la république des alinéas précédent, les commissaires aux comptes ainsi que leurs
collaborateurs sont astreints au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance
en raison de leurs fonctions.

Article 715 bis 14 : Les commissaires aux comptes sont responsables tant à l’égard de la société que des tiers des
conséquences dommageables, des fautes et négligences par eux commises dans l’exercice de leurs fonctions.
Ils ne sont pas civilement responsables des infractions commises par les administrateurs ou les membres du directoire, selon
le cas, sauf si, en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas révélées dans leur rapport à l’assemblée générale ou au procureur
de la république.
Article 715 bis 15 : Toute société par actions peut se transformer en société d’une autre forme si, au moment de la
transformation, elle a eu au moins égal au capital social.
La Transformation est soumise, le cas échéant, à l’approbation des assemblées d’obligataires
La décision de transformation est soumise aux formalités de publicité légalement prescrites.

Article 716 : A la clôture de chaque exercice, le conseil d’administration ou les gérants dressent l’inventaire des divers
éléments de l’actif et du passif existant à cette date.
Ils dressent également le compte d’exploitation générale, le compte de pertes et profits, et le bilan.
Ils établissent un rapport écrit sur la situation de la société et sur l’activité de celle-ci pendant l’exercice écoulé.
Les documents visés au présent article sont mis à la disposition des commissaires aux comptes au plus tard dans les quatre (4)
mois qui suivent la clôture de l’exercice.

Article 717 : Le compte d’exploitation générale, le compte pertes et profits et le bilan sont établis à chaque exercice selon les
mêmes et les mêmes méthodes d’évaluation que les années précédentes (Les commissaires aux comptes vérifient cet aspect et
le rapporte dans leur rapport) Toutefois, en cas de proposition de modification, l’assemblée générale, au vu des comptes
établis selon le »s formes et méthodes tant anciennes que nouvelle, et sur rapport du conseil d’administration, ou des gérants,
selon le cas et des commissaires aux comptes, se prononce sur les modifications proposées.
Les comptes sociaux visés à l’alinéa 1er font l’objet dans le mois (30jrs) qui suit leur adoption par l assemblée générale d’un
dépôt au centre national du registre de commerce. Le dit dépôt vaut publicité. (Les commissaires aux comptes vérifient cet
aspect et le rapporte dans leur rapport)

Article 749 : L a fusion est décidée par l’assemblée générale extraordinaire des sociétés absorbantes et absorbées.
Le patrimoine des sociétés absorbées ou fusionnées, est dévolu à la société absorbante ou à la société nouvelle issue de la
fusion, dans l’état ou il se trouve à la date de la réalisation définitive de l’opération
Le patrimoine de la société scindée est dévolu dans les mêmes conditions ; sa réparation entre les sociétés absorbantes ou les
sociétés nouvelles issues de la scission, est faite selon modalités fixées par le rapport de scission.
Article 750 : Le conseil d’administration, les gérants, selon le cas, communiquent le projet de fusion ou de scission et ses
annexes aux commissaires aux comptes, s’il en existe, de chacune des sociétés participant à l’opération, quarante cinq (45)
jours au moins avant la réunion de l’assemblée des associés ou des actionnaires, appelée à statuer sur ledit projet.

Article 751 : Les commissaires aux comptes de chaque société assistée, le cas échéant, d’experts de leur choix, établissent et
présentent un rapport sur la rémunération des apports faits à la société absorbante. A cet effet, les commissaires aux comptes
peuvent obtenir communication de tous documents utiles auprès de chaque société intéressée.

Article 752 : Le rapport des commissaires aux comptes est déposé au siège social, et tenu à la disposition des associés ou des
Actionnaires, pendant le délai de quinze (15) jours qui précède la réunion de l’assemblée appelée à statuer sur le projet des
fusions ou de scission.
En cas de consultation par écrit, ce rapport est adressé aux associés avec le projet de résolution qui leur est soumis.

Article 753 : Les commissaires aux apports vérifient notamment que le montant de l’actif net apporté par les sociétés
absorbées est au mois égal au montant de l’augmentation du capital de la société absorbante ou au montant du capital de la
société nouvelle issue de la fusion.
La même vérification est faite en ce qui concerne le capital des sociétés bénéficiaires de la scission.

40
Le commissaire aux comptes

Article 780 : La dissolution de la société ne met pas fin aux fonctions des commissaires aux comptes.
Infractions relatives au contrôle des sociétés :

Article 828 : Seront punis d’un emprisonnement de six (6) à deux (2) ans et d’une amande de 20.000 DA à 200.000 Da ou de
l’une de ces deux peines seulement : le président ou les administrateurs d’une société par actions qui n’auront pas provoqué
la désignation des commissaires aux comptes de la société ou ne les auront pas convoqués à toutes les assemblées
d’actionnaires.

Article 829 : Sera puni d’un emprisonnement de deux (2) mois à six (6) mois et d’une amende de 20.000 DA à 200.000 DA
ou de l’une de ces deux peines seulement : toute personne qui aura, sciemment, accepté, exercé ou conservé les fonctions de
commissaires aux comptes, nonobstant les incompatibilités légales.

Article 830 : Sera puni emprisonnement d’un an à cinq (5) ans et d’une amende de 20.000 DA à 500.000 DA ou de l’une de
ces deux peines seulement : tout commissaire aux comptes qui aura, sciemment, donné ou confirmé des informations
mensongères sur la situation de la société ou n’aura pas révélé au procureur de la république, les faits délictueux dont il aura
eu connaissance.
Les dispositions de la loi pénale relatives à la violation du secret professionnel sont applicables aux commissaires aux
comptes.

Article 831 : Seront punis d’un emprisonnement d’un an à cinq (5) ans et d’une amende de 20.000 DA à 500.000 DA ou de
l’une de ces deux peines seulement : le président, les administrateurs, les directeurs généraux ou toute personne au service de
la société qui auront, sciemment mis obstacle aux vérification, aux contrôles des commissaires aux comptes ou qui leur
auront refusé la communication sur la place de toutes les pièces utiles à l’exercice de leur mission, et notamment de tous
contrats, livrés, documents et registres de procès verbaux.

Loi n° 91-08 du 27 avril 1991 relative à la profession d’expert comptable, de commissaires aux comptes et de comptable
agréé

Article 1er : La présente loi détermine les conditions et modalités d’exercice de la profession d’expert comptable, de
commissaire aux comptes et de comptable agréé, de société commerciales y compris les sociétés de capitaux, conformément
aux dispositions du code de commerce et auprès des associations des mutuelles sociales et des syndicats.

Article 2 : Nulle personne physique ou morale ne peut exercer pour son propre compte sous quelque dénomination que ce
soit, la profession d’expert comptable, de commissaire aux comptes ou de comptable agréé dans les domaines définis à
l’article 1er ci-dessus, si elle ne répond pas aux conditions et critères prévus par la présente loi.

Article 3 : Les experts comptables, les commissaires aux comptes et les comptables agréés doivent observer les prescriptions
légales en vigueur régissant la comptabilité et les registres comptable et exercer leur profession en toute indépendance et
probité.

Article 4 : Après inscription à l’ordre national et avent toute entrée en fonction, Les experts comptables, les commissaires
aux comptes et les comptables agréés prêtent serment devant le tribunal territorialement compétent de leur domicile.
Le tribunal en donne acte en la forme légale prescrite. La prestation de serment donne effet à l’inscription sur le tableau de
l’ordre.

Article 5 :Ils crée un ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes et des comptables agréés doté de
la personnalité civile, groupant les personnes physiques ou morales habilitées à exercer la profession d’expert-comptable, de
commissaires aux comptes et de comptable agréé dans les conditions fixées par la présente loi.
L’ordre national est administré par un conseil dont le siège est à Alger ; les attributions ainsi que la composition et les règles
de fonctionnement de l’ordre, sont définies par voie règlementaire.
Article6 : Pour exercer la profession d’expert-comptable, de commissaire aux comptes et de comptes et de comptable agréé
dans les domaines définis à l’article 1er ci-dessus, il faut remplir les conditions suivantes :
1.être de nationalité algérienne
2. jouir de tous les droits civiques,
3.ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation pour crime ou délit, autre qu’involontaire de nature à entacher
l’honorabilité et notamment aucune de celles visées par la législation en vigueur, relative à l’interdiction du droit de gérer et
d’administrer dans les domaines définis à l’article 1er ci-dessus,
4. justifier des conditions de titres et diplômes légalement requis,
5. être inscrits au tableau de l’ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes et des
comptables agrées dans les conditions prévues par la présente loi,
6. prêter le serment prévu à l’article 4 ci-dessus,

Article 7 : Les demandes d’inscription en qualité d’expert-comptable, de commissaire aux comptes ou de comptable agréé
sont adressées au conseil de l’ordre national qui se réunit une fois tous les 03 mois au moins.
Le conseil statue sur les demandes, lors de la première réunion suivant l’inscription.
En l’absence d’une réponse de conseil pendant quatre (4) mois, le demandeur est réputé légalement inscrit à l’ordre national.
Le recours contre les décisions du conseil intervient conformément aux procédures légales en vigueur.

41
Le commissaire aux comptes

Article 8 : Les personnes physiques ou morales de nationalité étrangère peuvent être autorisées à exercer en Algérie la
profession d’expert-comptable, de commissaire aux comptes, si une convention ou un accord à été passé à cet effet avec le
pays dont ils ressortissent, sous réserve de réciprocité et s’ils répondent aux conditions exigées.

Article 9 : L’ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes et des comptables agréés, est un organe
professionnel chargé, dans le cadre de la loi et outre les dispositions de l’article 5 ci-dessus, de ce qui suit :
.Veiller à l’organisation et au bon exercice de la profession,
.défendre l’honneur et l’indépendance de ses membres
.élaborer le règlement intérieur qui détermine notamment les condition d’inscription, de
suspension ou de radiation du tableau de l’ordre prévu à l’article 5 ci-dessus,

Article 10 : Le conseil est chargé, conformément au règlement intérieur, de l’inscription, de la suspension ou de la radiation
du tableau de l’ordre national.
Il apporte son concours aux travaux initiés par les autorités publiques compétentes en matière se normalisation comptable,
diligence professionnelle et de tarification.
Il représente les intérêts de la profession à l’égard des autorités compétentes, des tiers et des ordres étrangers similaires.
Il établit, révise et publie la liste des experts comptables, des commissaires aux comptes et des comptables agréés.

Article 11 : L’ordre national s’assure de la qualité professionnelle et technique des travaux effectués par ses membres, dans
le respect du code de déontologie et les lois et règlements en vigueur.
L’ordre national apprécie, dans les limites de la législation en vigueur, la validité professionnelle des titres et diplômes de
tout candidat sollicitant son inscription dans l’une des catégories de l’ordre national.
A cet effet, l’ordre national publie les critères d’appréciation des titres et diplômes considérés comme ouvrant accès à
l’exercice de la profession. Les modalités d’application de cet alinéa sont précisées par voie réglementaire.
Ces critères n’ont qu’une validité professionnelle.

Article 12 : Les experts comptables, les commissaires aux comptes et les comptables agréés peuvent constituer, entre eux des
Sociétés civiles pour exercer leur profession aux conditions suivantes :
.que les sociétaires soient individuelles inscrits au tableau de l’ordre national,
.que la société civile soit constitué dans les formes légales,
.que tous les sociétaires soient domiciliés en Algérie ou y élisent domicile,
.que tous les sociétaires soient personnellement et solidairement responsables,
Peuvent être sociétaires non inscrits au tableau de l’ordre national, les juristes, les économistes et toute personne diplômée de
l’enseignement supérieur qui, en vertu de sa qualification, apporte un concours à la réalisation de l’objectif de la société
civile dans la limite d’un quart (1 /4) des sociétaires. L’organisation et le fonctionnement de ces sociétés civiles sont régis
par le code civil.
Les experts comptables, les commissaires aux comptes et les comptables agréés peuvent également constituer entre eux, des
sociétés revêtant d’autres formes juridiques, conformément au code de commerce pour l’exercice de présent article.
L’organisation et le fonctionnement de ces sociétés sont régis par le code de commerce

Article 13 : Il peut être créé en la forme légale prescrite, toute entreprise publique économique ayant pour l’objet social
l’exercice de la profession d’expert comptable, de commissaire aux comptes et de comptable agréé dans le respect des
dispositions de la présente loi et à la condition que le personnel d’intervention signataire des actes et des documents faisant
foi, soit inscrit au tableau de l’ordre dans leur catégorie respective.

Article 14 : Les travaux des experts comptables, des commissaires aux comptes et des comptables agréés sont effectués sous
leurs noms propres et sous leur responsabilité personnelle même s’ils sont constitués en société.
Ils doivent observer les dispositions légales et réglementaires régissant la profession ainsi que le règlement intérieur de
l’ordre national.

Article 15 : Les droits et les obligations des membres de l’ordre national des experts comptables, des commissaires aux
comptes et les comptables agréés, s’étendent aux sociétés inscrites auprès de l’ordre national à l’exception des droits de vote
et d’éligibilité.

Article 16 : En vue de permettre l’exerce de la profession en toute indépendance intellectuelle et morale, sont incompatibles
avec la dite profession au sens de la présente loi :
.toute activité commerciale en qualité de commerçant notamment en la forme d’intermédiaire ou de mandataire
chargé de transaction commerciales à titre professionnel.
.tout emploi salarié impliquant un lieu de subordination juridique, Sauf les taches d’enseignement et de
recherche en matière comptable de façon contractuelle et complémentaire à la législation en vigueur ou des cas visés
aux articles 12 et 13 de la présente loi.

Article 17 : Il est interdit aux experts comptables, aux commissaires aux comptes et aux comptables agréés toute expertise
pour des entreprises dans lesquelles ils possèdent, même indirectement des intérêts.

42
Le commissaire aux comptes

Article 18 : Les experts comptables, les commissaires aux comptes et les comptables agréés sont tenus au secret
professionnel dans les conditions et sous les peines prévues à l’article 301 du code pénal.
Sont astreints aux mêmes obligations, les experts comptables stagiaires ainsi que les personnels des experts comptables, des
commissaires aux comptes et des comptables agréés.
Les personnes susvisées ne sont déliées du secret professionnel que dans les cas expressément prévus par la loi.

Décret exécutif n° 06-354 du 09 octobre 2006 fixant les modalités de désignation de commissaires aux comptes auprès
des sociétés à responsabilité limitée.
Le chef du Gouvernement,
Sur le rapport du ministre des finances :
Vu la constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 (alinéa 2),
Vu l’ordonnance n° 75-59 du 16 septembre 1975 modifiée, portant code de commerce, notamment son article 564 ;
Vu la loi n° 91-08 du 27 Avril 1991 relative à la profession d’expert comptable, de commissaire aux comptes et de comptable
agrée ;
Vu l’ordonnance n° 05-05 du 25 Juillet 2005 portant loi de finance complémentaire pour 2005, notamment son article 12 ;
Vu le décret présidentiel n° 06-175 du 24 Mai 2006 portant nomination du chef du Gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n° 06-176 du 25 Mai 2006 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu attributions du ministre des finances ;
Vu le décret exécutif n° 96-136 du 15 avril 1996 portant code de déontologie de la profession d’expert-comptable, de
commissaire aux comptes et de comptable agrée ;
Décrète :

Article 1er : En application des dispositions de l’article 12 de l’ordonnance n° 05-05 du 25 juillet 2005 portant loi de finance
complémentaire pour 2005, le présent décret a pour objet de fixer les modalités de désignation de commissaire aux comptes
auprès des sociétés à responsabilité limitée.

Article 2 : Les modalités de désignation du ou des commissaires aux comptes auprès des sociétés à responsabilité limitée
sont celles applicables aux sociétés par actions telles que définies par la législation et la réglementation en vigueur.

Article 3 : Le ou les commissaires aux comptes désignés parmi les commissaires aux comptes inscrits au tableau de l’ordre
national ne peuvent entrer en fonction qu’après acceptation écrite du mandat mentionnant expressément na pas tomber sous
le coup des incompatibilités prévues par la législation et réglementation en vigueur.
Article 4 : Le ou les commissaires aux comptes des sociétés à responsabilité exercent leur mission de contrôle permanent et
émettent leur opinion sur la régularité et la sincérité des comptes et de la situation financière et patrimoniale de la société à
responsabilité limitée conformément à la législation en vigueur et notamment celle prévue par l’article 28 de la loi n°91-08
du 27 avril 1991, susvisée.
Article 5 : Le ou les commissaires aux comptes des sociétés à responsabilité établissent :
- Un rapport de certification des comptes de l’exercice considéré,

- Un rapport spécial sur la rémunération et sur les avantages en numéraire et par nature octroyés au gérant, au
cogérant et aux cinq principaux cadres,

- Un rapport spécial sur les prises de participation et sur les filiales des sociétés à responsabilité limitée,

Article 6 : Le ou les commissaires aux comptes des sociétés à responsabilité limitée transmettent le rapport général et les
rapports spéciaux aux membres de l’assemblée des associés dans les délais fixés pour les sociétés par actions, conformément
à la législation en vigueur.

Article 7 : Conformément aux dispositions de l’article 715 bis 13 de l’ordonnance n° 78-59 du 26 septembre 1975, modifiée
et complétée, susvisée, le ou les commissaires aux comptes révèlent au procureur de la république limitée tout fait délictueux
dont il a ou ils ont pris connaissance dans le cadre de leur mission permanente de contrôle.

Article 8 : Le ou les commissaires aux comptes des sociétés à responsabilité limitée perçoivent en rémunération de leur
mission des honoraires calculés conformément à la réglementation en vigueur.

Article 9 : Le ou les commissaires aux comptes des sociétés à responsabilité engagent, dans le cadre de leurs obligations
professionnelles, leurs responsabilités disciplinaire, civile et pénale conformément à la législation en vigueur

Article 10 : Le présent décret sera publié au journal officiel de la république algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger le 16 ramadhan 1427 correspondant au 09 octobre 2006.

Abdelaziz BELKHADEM

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