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Le régime présidentiel (Les Etats-Unis)

Notions fondamentales

Séparation stricte des pouvoirs : Entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, il n’y a
aucun rapport de force, aucune possibilité pour l’un d’interagir sur l’autre.

Régime présidentiel : un régime présidentiel est celui dans lequel les pouvoirs s’absorbent
dans leur fonction respective et s’isolent l’une de l’autre (collaboration minimale)

Système de freins et de contrepoids : checks and balances dispositifs permettant d’éviter


qu’un pouvoir puisse prendre l’ascendant sur les autres.

Veto présidentiel : possibilité pour le Président de bloquer un texte transmis par le Congrès.
Pour être levé par le législatif, ce veto doit rencontrer une majorité de deux tiers de chaque
chambre votant le texte.

Impeachment : procédure visant à destituer le Président en cas de haute trahison

Exercice

La Constitution des Etats-Unis date de 1787 : elle représente un compromis entre les Pères
Fondateurs suite à la convention de Philadelphie. Ratifiée par 13 états, s’applique depuis le 4
mars 1789, modifiée par 27 amendements. Elle instaure un gouvernement aux prérogatives
limitées, tenu de respecter les droits fondamentaux des citoyens et fondé sur la séparation des
pouvoirs. Ceux-ci se contrôlent et s’équilibre l’un l’autre.

George Washington est élu en 1789. Héros de la guerre d’indépendance, il a participé à la


rédaction de la Constitution américaine. Il a obtenu deux mandats. George Washington
appartenait au parti fédéral (idées principales : s’appuyer sur un état fédéral fort, une
Constitution souple et voulait une économie plus mercantile, moins agricole).
Jefferson et Madison appartiennent eux au parti démocrate républicain qui s’oppose au
parti fédéral à l’époque. Ce parti là est plus proche des Français que du Royaume-Uni. La
protection des droits fondamentaux ne peut, pour eux, se faire qu’au sein des états fédérés. Ce
parti se scinde en 1824 : l’une de ces deux branches donne le parti républicain qui devient par
la suite le parti démocrate actuel (!).
Le parti Whig a également accédé au pouvoir présidentiel. Il est aussi issu des
républicains-démocrates. C’est un parti plus libéraliste proche des milieux d’affaire et
implanté dans le nord du pays. La disparition de ce part Whig arrive avec l’avènement du
parti républicain de 1854, pour s’opposer à une loi autorisant l’esclavage au Kansas.
Le parti républicain possède une vision progressiste et libérale d’une société
industrielle et éduquée fondée sur la liberté individuelle, la promotion sociale par le mérite et
une société où la loi du marché l’emporte sur toute forme d’asservissement économique.
Depuis 1853, seuls les républicains et les démocrates se succèdent à la présidence des
Etats-Unis
George W. Bush ne peut plus se représenter : il a déjà fait deux mandats, et le XXII°
Amendement (1951) lui interdit d’en faire plus.

Il existe une sélection des candidats de février à juin. On élit d’abord des délégués au sein de
chaque état qui se rendront ensuite à la Convention nationale du parti. Il existe une différence
entre primaires fermées et ouvertes. Les caucus : conventions locales désignent eux-mêmes
les délégués qui vont à la convention nationale.
Les délégués se rendent à la convention nationale, munis de leur mandat impératif.

L’élection du Président des Etats-Unis n’est pas au suffrage universel direct. L’élection des
grands électeurs a lieu au mois de novembre : suffrage universel direct au scrutin de liste
majoritaire à un tour. Les grands électeurs ont de façon coutumière un mandat impératif. Le
lundi suivant le deuxième mercredi suivant, les grands électeurs vont eux-mêmes élire le
ticket présidentiel. Néanmoins, le système du « winner takes all » peut provoquer des résultats
peu logiques, comme en 2000, où Al Gore avait remporté plus de voix que George W. Bush
mais celui, grâce à une meilleure répartition de ses voix, avait remporté d’avantage de grands
électeurs que son concurrent.

Le Président n’a aucun pouvoir de dissolution (aucun moyen d’interaction entre pouvoirs). Il
n’a pas réellement de pouvoir d’initiative législative, mais peut, une fois par an, réaliser un
discours au Congrès – le message sur l’Etat de l’Union, et peut transmettre un projet à un
sénateur ou représentant dont il est proche, notamment via le Parti dont il est issu.
Il s’oppose à un texte adopté par le Congrès en appliquant un veto qui ne peut être soulevé
que par une majorité de deux tiers des voix dans chacune des chambres du Congrès.
Le veto expresse : Après ratification par les deux assemblées d’un texte, le Président a dix
jours pour signer le texte. S’il ne le signe pas, la loi passe et est promulguée. Pour s’opposer à
une loi, il doit la renvoyer devant le Congrès en motivant ce renvoi.
Le pocket veto : Dans les dix jours de la session, le Président peut refuser de signer et, lorsque
la session ferme, la loi n’est pas passée, sans besoin de motivations explicites du Président
La possibilité d’un veto partiel : Line item veto act : sanctionnée en 25 juin 1998 par la Cour
Suprême contre Bill Clinton.
Tout traité doit être ratifié par le Sénat à la majorité des deux tiers. Les executive agreements
ne nécessitent pas la ratification du Sénat. Pour la déclaration de guerre, il faut avoir
l’autorisation du Congrès. Si la déclaration est urgente, le Président doit transmettre au
complet un rapport détaillé au Congrès sous 48 heures. En cas de menace grave et imminente,
le Congrès se prononce sur le maintien des opérations au maximum après 90 jours . Les hauts
fonctionnaires sont nommés par le Président, mais cette nomination est soumise à la
ratification du Sénat. La révocation tient du seul ressort du Président.

Le Président peut-être jugé pendant son mandat pour des actes commis auparavant (Arrêt 27
juillet 1999 : Clinton vs. Jones ; Bill Clinton : 29 juillet 1999 condamnation pour harcèlement
lorsqu’il était gouverneur de l’Arkansas). Le Président peut subir une procédure
d’impeachment en cas de haute trahison, corruption ou autres crimes ou délits graves
(section 4 de l’article 2 de la CUSA). Mise en accusation à la Chambre des représentants à la
majorité simple. Puis le Sénat statue sur la culpabilité du Président à la majorité des deux tiers
des membres présents. On considère que la responsabilité du Président est juridique. (cf. JFK)