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UNE

— 65

RECTIFICATION

Nous demandons souvent à nos correspondants qui veulent bien collaborer aux Reclams, de ne point attendre le dernier moment pour l'envoi de leurs manuscrits, afin d'éviter une impression hâtive, une correction d'épreuves insuffisante. Nous avons aujourd'hui à faire toucher du doigt la justesse de notre recommandation.

Thérapeutique gasconne, publié au

numéro de Mars, page 45, une série de coquilles a vivement émotionné plusieurs de nos lecteurs.

les

prêtres sorciers

si ces trois plaies qui

se confondirent souvent » au lieu de « si ces trois forces » etc. On comprend la confusion qui s'est établie et l'émotion très légitime qu'elle a pu causer.

Nous prions nos lecteurs de croire que notre spirituel confrère l'Artè dou Pourtaou, n'a nullement voulu mécon- naître le caractère et la dignité ni des magistrats, ni des prêtres, ni des médecins : il n'a eu en vue que de rappeler certains juges d'antan, dont Racine a donné le type qui nous a tous classiquement réjouis, avec Dandin de ses immortels Plaideurs; certains prêtres sorciers, qui ont si souvent inspiré de joyeux contes de Gascogne, dont le véné- rable Bladé nous a transmis les exploits, et enfin, les empi- riques et les morticoles dont Molière d'abord et de nos jours Léon Daudet ont fait justice !

" Et il regrette fort que l'on ait pu croire le contraire. Que ceci nous serve de leçon à tous. Prenons la résolution : 1° d'envoyer à temps notre copie à l'imprimerie ; 2» de calligraphier, autant que possible, afin d'éviter d'horribles coquilles, qui sont la terreur des auteurs autant que des imprimeurs ; 3° enfin, d'envoyer des manus- crits bien mis au propre, comme nous le disions à l'école Primaire, c'est-à-dire sans ratures, surcharges, renvois, inter- lignes, qui trop souvent amènent des inversions de phrases,

Dans l'article

intitulé

de

Ainsi, à la 12 e ligne

cet article,

il fallait mettre

«

» ; on a passé le mot sorciers.

A la ligne suivante, on a imprimé «

des suppressions de mots, des contre-

sens, et finalement des désagréments faciles à éviter et inévi-

tables, si l'on ne prend pas quelques précautions indispen- sables. A cette occasion, nous rappelons que, pour assurer la régularité de la mise au point du numéro en préparation, il faut que toute la copie soit remise le 15 de chaque mois au Secrétaire de la rédaction. A cette date, le numéro est complet : on ne réserve qu'un court espace pour un rensei- gnement ou un avis de la dernière heure.

des substitutions ou

Adrien

PLANTÉ.

La langue d'Oc nest pas un patois.

Les dialectes de la langue d'Oc ne sont pas des patois, au

sens réel du mo t, — pas plus que n'étaient

différents dialectes de l'ancienne langue grecque. Le Comité de Rédaction des Réclams a en conséquence l'honneur de prévenir ses collaborateurs, que tout article qui contiendra ce vocable improprement appliqué à notre langue ou à un de ses dialectes, sera á l'avenir, considéré comme non avenu, ou corrigé, d'office. Notre œuvre compte des amis de langue d'Oïl aussi bien que de langue d'Oc, de langue celtique aussi bien que de langue basque. — Cette note est publiée dans la langue la plus répandue « afin que nul n'en ignore ^

des patois les

Pour le Comité :

Y.

DOU

B .

Lou brabe mounde de l'Escole que haren plâ d'embia d'are en la las loues cheys liures d'augan, à Moussu LARROQUE, dinérè, banquiè á Orihez. — Fou tour dou més d'Abriu, Moussu Larroque que liera cruba per la poste, mes que cous- tera dèis sos de meg.

-

67

NABÈTHS COUNFRAYS

MM.

Alban Artigue, artiste peintre, à Lourdes. Louis Pomès, étudiant en droit, à Lourdes.

Louis

Lacaze,

inspecteur

d'assurances,

villa

Lourdes.

A

Nousté,

à

Emile Christophe, vice-consul de Belgique, rue de la Grotte, à Lourdes.

Albert Payotte, propriétaire, à Luz-St-Sauveur. Pierre Vergez-Bélou, maître d'hôtel, à Gavarnie. Nestor Barrère, pharmacien, à Lourdes. Henri Soubervielle-Bordère, botaniste, à Gèdre (H.-P.). Jules Lacaze, avocat, à Lourdes. Martial Combeau, avoué, à Lourdes.

Un

Poète

Béarnais oublié

FRANÇOIS DESTRADE

La poussière ou les toiles d'araignée sont le plus souvent le résultat certain et immédiat des recherches dans les vieux greniers. Cependant Ce n'est là qu'un léger désagrément, quand on a de temps à autre la bonne fortune de découvrir un document inédit ou un fait oublié.

Je n'ai pas la prétention aujourd'hui de vous offrir du nouveau, mais toutefois le vieux que j'ai découvert dans un coffre vermoulu sera heureux de quitter la compagnie des rats et-des mites pour se montrer en habit neuf devant les aimables lecteurs des Réclama. Lavis une vieille collection du Glaneur d'Olorún (Décembre 1864) se trouve une noie biographique sur François Destrade, un poète oloronais, de la vraie race des troubadours errants. En effet il Parcourut le monde en quelque sorte ; car on le trouve en 'Orient en Amérique, dans toutes les villes du Midi et il meurt en défi- nitive à l'hôpital de Pau.

François Destrade naquit à Oloron vers 1820, à l'époque où un ]eune officier du 55° de ligne, Alfred de Vigny, se trouvait en garnison dans cette ville et y composait le plan et aussi quelques développements sans doute du fameux roman historique de Cinq-

68 —

Mars. Le jeune François fut grisé par l'encre d'imprimerie comme d'autres le sont par l'éclat des armes et du costume militaire. 11 se fit ouvrier typographe. Subit-il la puissante influence qui entraî-

nait toute la jeunesse d'alors vers Victor Hugo, Lamartine, Musset et les autres ou bien fut-il porté par vocation à la poésie? Toujours est il qu'il se sentit de bonne heure le goût de la versification. Ainsi, à l'époque même de son apprentissage, il plaida en vers dans une affaire de charivari devant le tribunal de simple police.

vivement

encouragés autour de lui. Les mauvaises langues du temps ont l'air de pousser une pointe de mauvaise humeur contre les goûts artistiques et poétiques de la société oloronaise d'alors. Navarrot, l'enfant terrible, dans une de ses boutades, vers 1838, faisait dire

Je ne sais

si

les débuts

du

jeune

poète

furent

très

au bohème Mingequannas, lui-même sans doute :

Y

quoand à l'Angeluá, au brut de tas campanes,

U

beth sourelh d'estiu bien ahoega tas planes,

Que-y bedes, Aulourou?

Que-y bedes?

Que la bit ha bèt joc!.

arrasini, y roument, y millioc!

Je crois que cette saillie n'aurait pas aujourd'hui sa raison d'être ; car Oloron possède de fins et charmants poètes fort bien compris et goûtés par leurs compatriotes. Quoi qu'il en soit, Destrade ne paraît pas avoir eu un grand succès à Oloron, et il

songea vite à quitter cette ville. En attendant, il écrivit, composa, et à force d'études et de veilles perfectionna son talent de poète. Il écrivit certainement bon nombre de ses pièces en français, mais ce fut surtout la langue béarnaise qui eut ses préférences, et avec raison. S'il eût écrit en français, il serait resté un de ces nombreux rimailleurs inconnus qui dressèrent leur faible tige et moururent en naissant à l'ombre de ces arbres vigoureux qui sont Victor Hugo, Lamartine, etc. Rimeur béarnais au contraire, il fut quelqu'un, il continua cette glorieuse lignée de troubadours qui depuis les beaux jours de la langue d'oc jusqu'aux Félibres a fait vibrer la lyre romane. A Oloron même, Xavier Navarrot lui donnait l'exemple. Cepen- dant ce ne fut point sur les traces de Navarrot que marcha Des- trade. Ce ne fut pas dans le genre léger et satirique de la chanson qu'il excella. Sa muse fut plus sérieuse. A la flûte, il préféra la harpe. L'ode, l'idylle, le dithyrambe formèrent le cadre ou il

enchâssa ses pensées.

Il quitta de bonne heure Oloron pour se produire sur de plus larges théâtres. Il s'en alla de ville en ville, exerçant son métier -d'ouvrier typographe, mais surtout semant à pleines mains les trésors de son rêve. Comme un vrai troubadour, il déclamait dans les collèges et les séminaires les compositions de son répertoire, recueillant des applaudissements « souvent sympathiques et parfois enthousiastes.» (1) Il improvisait aussi quelquefois et on cite deux de ses meilleures pièces « Bétharram » (2) et « Le buste du maréchal tannes » qui furent composées d'un seul jet, à Lectoure, au début d'une séance.

Ainsi chantant et alignant des caractères d'imprimerie, il passa d'Oloron à Pau, puis à Bordeaux, à Bochefort, à Tours. Il alla même à Paris où il fut employé dans l'imprimerie du Moniteur. Mais il se brouillait vite avec ses patrons, non qu'il fut ouvrier inhabile ou paresseux, mais bien parce que ce grillon béarnais préférait au prosaïque assujétissement d'un sombre atelier la liberté, l'air pur, l'indépendance. Il quittait son séjour d'un instant, et repartait rimant et déclamant toujours. Il séjourna quelque temps à Toulouse, cette capitale de l'esprit et de la poésie. 11 semble que son esprit eût dû enfin se fixer dans la cité de Clé- mence Isaure et des Jeux Floraux. Mais le rêve peut il se fixer? François Destrade s'attacha vers cette époque à la fameuse société des Chanteurs Montagnards que dirigeait Bolland. Comme ce ménestrel gascon dont Bostand nous décrit la folie dans une de ses œuvres, Destrade dirigea sa course vers les grèves où le soleil s e lève, vers l'Egypte, Jérusalem, Constantinople, non point à la recherche de la « Princesse lointaine » mais d'une inconnue aussi fantasque et aussi introuvable: la gloire. Après l'Orient, le Nouveau-Monde, ce pays poétisé par la plume d artiste d'un Châteaubriand. Car il est évident que la lecture de ee grand rêveur et l'enthousiasme qui en fut la conséquence pous- sèrent Destrade vers les savanes, les forêts vierges et les grands lacs de ce pays lointain. Un « Atala » à la main il parcourut les "ves du Meschacébé et pénétra dans les huttes des Natchez. Pen-

(D Les passages entre guillemets sont des citations d'Oloron.

textuelles du

Glaneur

&) Pouesios bearnesos. —

Nouste Dame de Belharram.

— A Theopliilo,

P er Destrade, oubré imprimur. — Pau. inipr. Vignancour, 1855. in-8°,

15 p.

70 —

dant ce voyage il joua au chevalier errant, puisque, après un meeting où le célèbre révolutionnaire hongrois, Louis Kossuth, avait insulté la France, il se prit de querelle avec l'orateur et faillit lui casser les dents dans une partie de boxe. Il revint d'Amérique vers 1852 et reprit aussitôt sa vie errante de troubadour. 11 ne fit point autre chose. Il parcourut la Gascogne, le Languedoc, la Provence, c'est-à dire tous les pays où se parlent encore les divers dialectes de la langue d'oc, chantant comme l'oiseau et vivant aussi comme lui, au hasard des bontés de la Providence. Car l'ouvrier typographe n'existait plus. « Réduit au pécule incertain que lui procuraient quelques rares séances et privé de ce bien-être modeste mais assuré qui est le fruit d'un salaire quotidien, Destrade descendit plus bas que la pauvreté : il tomba dans la misère. Et cependant, les yeux toujours fixés sur le Parnasse, il se laissait éblouir de plus en plus par le brillant mirage d'une gloire poétique à conquérir. Il mourait de faim et il rêvait, il rimait encore ». Un mois avant sa mort il passa à Oloron, triste, affaibli, traînant déjà avec lui la maladie qui devait l'emporter. Il mourut à l'hôpital de Pau, à l'âge de 40 ans (Décembre 1864), et maintenant il repose obscur dans la fosse commune. Il était tout naturel que Destradé, en sa qualité d'ouvrier impri- meur, songeât à donner une édi tion de ses poésies et trouvât facile- ment l'occasion de réaliser son désir. En effet, en 1850, des presses de l'imprimerie Véronèse, à Pau, sortit une plaquette in-12 de.21 pages sous le titre de « Poésios beârnesos, per lou citoyen Destrade, oubrè imprimur ». Ce sont ces poésies sans doute que Lespy indique dans l'Index bibliographique placé en tète du Dictionnaire béar- nais ; dans le corps du dictionnaire, le même auteur fait remar- quer que F. Destrade est le seul, parmi les poètes béarnais moder- nes, à avoir adopté le système d'orthographe qui consiste à repré- senter par un o le son final béarnais qu'on écrit ordinairement avec un e muet. On trouve encore de Destrade d'autres poésies imprimées. En 1852, chez Tonnet, à Pau, paraît son. poème sur Dieu; en 1854, a l'imprimerie d'Abbadie, à St Gau'dens, paraît « Sent Gaoudens y sa praubé chapèlo. Pouèmo dédiât à Mounssegnous de Tarbo et de Tou- louso, per Destrade, pouèto béarnés ». En 1855, chez Vignancour, on trouve « Noustc Dame de Belharram ».

Ce sont de petits recueils de quelques pages à peine, perdus sans doute aujourd'hui dans des bibliothèques de rares amateurs. Un instant, ces vers ont eu de la vogue, ils ont joui des sourires d'un court printemps, et ensuite, comme les feuilles des arbres, à l'automne, ils ont été semés de ci de là au vent de l'oubli. Les quelques miettes qui restent ont une saveur délicate qui fait vivement regretter de ne pas connaître davantage l'œuvre complète. Ainsi c'était de lui-même qu'il parlait sans doute, de ses déboires et de ses désenchantements à la poursuite de son rêve de gloire, quand il écrivait ces strophes mélancoliques au Papillon, de nuit :

(A

ségui).

Parpailloulet, à ma lampette Si't biés fretta, Que créméra leou toun alette Tan bérouyino, tan blanguette Qué't pot tua.

Sa ctartat qu'ey faousse y troumpuse ; Qu'at bas trouba !

Houey ! houey ! que bés plâ qué t'amuse

Méshide.'t dounc Per t'atira !

Qué hès pitiat, beroy bouladgé ! Qué't bouy saouba.

ère qué ruse

Lèche l'esclat

Qu'ey trouberas double abantadgé Ghens ré risca.

houey lou miradgé !

Abbé J -B .

LOUS

DE

OÈY

LA HADL

LABORBE.

L'hômi que s'estanguè, flacq, s'ou bord dou cami,

E lou pugn rebirad ent'au cèu qui 'stiglabe

Que clamé, d'ue bouts d'ire qui tremoulabe :

Hat maladit ! n'èy pas u cout enta droumi !

N'èy pas u gnac de pâ deguen ma praube biace, Pas u chourriip de bi qui balhara calou

A

moun cos estadid, crouchid per la doulou,

E

qui desbelbara moun amne triste

e

lasse !

E pourtant, you, n'èy pas hèyt arré ! Coum tous auts Qu'èy trimad e sudad dessus la glèbe dure,

Mey soubent que pâ blang qu'èy rougagnad mesture

E qu'èy courrud p'ous bisants crus e p'ous biscauts !

You, bibc mey ? Perqué?

N'èy pas engoère bist à lusi nad lugra,

E lou blat qui semièy que balhe aus auts soun gra

Goum l'auset empourtad en u houlet d'auràdye

Que soy cadud crouchid, triste e descouratyad,

E que m'en bau, adare,

Lou sourelh enta you n'arrid pas, e las trem s Dou prim-temps ent'aus auts, soûls, qu'an auloureyad

Hat embeyous ! Perqué sus moun esquie màgre T'enbijarres? Perqué toun urpe dens ma carn Hurgue coum la d'u bùtre estadid e hagard?

Perque m'abeures doung

L'hômi que s'aclepè sous youlhs, estabanid, Lous oelhs secs, e sa bouque arrihagnouse engoère

Qu'es toursou dens u 'scarni 'sbarian de pousouère

E prest enta mouri que s'ayassè, banid.

*

pusqu'à mieyes dou biàdye

arrousségan mas pênes

de hèu e de binàgre?

*

*■

Blounde en l'arrayùu d'or, de luts enbaranade, Fresque coum la liloye e lous pots touts flourids,

Lous oelhs lusents, p ou hoec dou cèu escalourids,

La Hade qu'es lhebè sus la yerbe cresmade.

Lhèbe-t, o biatyadou ! cantè la soue bouts,

E camine toustem ! Sies goalhard ! camine !

Darrigue de toun cô la nere gatemine Qui-u rougagne : u moument que pousaras ta crouts.

Lhèbe-t e bè 'n daban ! Per la proube ou la bangue Marche engoère ! mey loegn que troubaras, belhèu, L'esclarèye esperade oun treslusech lou cèu,

La case benadite oun la doulou s'estangue !

Estoufe e hè cara l'iragante rumou De la Hayne qui brame e bourech en toun amne, Desbroumbe tout aco qui 'stadech e qui damne, Espère, o malurous ! que-t demoure l'Amou !

E l'hômi

Ue esluts de gauyou que passe p'ous sous oelhs

E que parti decap lous

Ue cante s'ous pots e la came leuyère

que-s

lhebè, la teste

drin

mey

fière,

arridents sourelhs,

SIMIN

PALAY (Bigorre.)

Aqueste pôce qu'ey tirade, d'u libe de poèmis si à Diu plats.

qui

pareehera l'an qui

LEXIQUE

:

bisant : bise;

biscaut

:

siroco ;

vautour; pousouère : sorcière;

gatemine

:

enbijarrad : acharné;

chenille;

iragante

but

: furieuse

73

Lou Jeanty é FAntounine

(NOUBÈLE)

Lou Jeanty é FAntounine qué basoun à Benquet. Lous paréns dous dus gouyats qu'èren métayòs é dé bién brabe mounde. En

déquét téms,

qu'és gagnèbe à l'ayse déqué pagua's lou pan.

la bité qu'ère hurouse,

é lou qui

boulèbe

trabailha,

Lou Jeanty é FAntounine qu'anèben amasse à Féscole ; amasse tabey qué s'én toùrnèben à case, én jouga tout lou loun dou camïn, é, quouan biénèbe la prime, qué hasèn mant un bouquet dé biou- lettes, qué sabéts bién, déquéres bérojes bioulettes qui basen à l'énibès dous barats, cabbat las béous é prou miey de la touje. Amasse toustém qué basoun la coumunioun, é, quouan saboun

la familhe aou cam é

enfin leji é éscribe, qué couménçèn à ayda à la maysoun.

Lous diménches bespes, aouc loc dé s'ana liarta à Faouberge, lou Jeanty qu'atténdèbe FAntounine, é lou pétit dit dé la gouyate déns la man dou soun galan, tout dus qué passéjèben dïnca la

noueyt barade. Lou Jeanty qu'aymèbe FAntounine ataou qué débè iini

Qu'ère bién

Un jour, Jeanty qué disoucàla souamigue : « Escoute maynade,

jamey n'én

préuérey une aouti qué tu ; que soum ésbérits é

gouailliards

touts dus ; la santat né manque pas, lou couratge

tapaouc; qu'éns caou marida amasse, é, qué t'én réspouni, qu'ét

harey bère bite, bos? »

mais qué sarrec mey

hort la

pér toustém

Quaouques jours après, lous paréns dou brabe gouyat, informats dous coumbiénuts qu'aquére jouénesse abèben heyt éntr'éts, qu'anoun trouba lou pay é la may dé FAntounine, é, quouan sé déséparèn, la noce qu'ère fixade aou Carnaban prochain. Lou Jeanty qué boulouc anounça ét même la boune noubèle à la soue inaistresse; qué l'anouc àrrécoueilhe dé cap aou bourg, oun ère anade énta croumpa quaouqu'arré ; én tout ha lou camïn ; qu'amassée un déquéts bouquéts dé bioulettes qué FAntounine

l'un à l'aouti

E

tan qué plasi à Diou d'éns décha énsémbles

qué biénèben d'és baillia

L'Antounine qué birec lou cap dé parts,

man

dou

Jeanty;

*

74 —

aymèbe tan : banlèou, qué l'apercébouc qu'arribèbe bien désgad-

jade é toute aperte

À

mitât mot

qu'és

coumprénoun ;

un

cop

passât

lou

permé

moumén, oun lou plasé ous tirée Fhalén é la paraoule, FAntou- nine qué coupée én dus lou bouquét, é, én tout bailha'n aou Jeanty la mitât, qu'où disouc ataou : « Jeanty, ént'at soubiéne toustém déquéste jour, jurém qu'ét saouberas aquéres flurétes

» Lou Jeanty qu'at proumétouc, é qué réntrèn

chéns mey parla's, mais tout proche l'un dé Faute, dïnca la porte dé FAntounine, oun sé disoun adiou Quinze jours après, qué hasèn la bugade : FAntounine touslém balénte é. la pérmère à l'oubratge, qué partie én aban, soulelte, aou labédé, ént'arresca lou soun brassât dé linge. Qu'abè tourrat

lou matin, é la terre, mouilhade, qu'ère éslise é toute cailhade; coum hasouc la praoube drôle, digun n'at a pas jamey sabut, mais qué la troubèn, lou cos à mitât dens l'aygue, déjà toute Manque é coum mourte, quouan lous aoûts arribèn aou bort dou labédé. Qué la calouc pourta à case; lou médéeïn, apérat aou mey lèou, qu'abouc bet bailhaou touts lous soueigns é lous rémèdis qui sabouc : FAntounine qué treynec éneouère quaouques jours; é enfin, un sé, coum l'Angélus anèbe truca, québiénoun, dé las sous parts, coueilhe dé tire lou Jeanty ént'a la bése un darré cop

toute la toue bite

Lou

léndoumans Antounine qu'ère mourte

Lou Jeanty que pénsec base ho dé doulou : qué pérdouclou goût dou pan, é banlèou, tabey, lou goût dé l'oubratge : lou chagrin

qu'où counsumibe ; quouan, tout d'un cop, ue terrible noubèle arribec pértout : la guerre qu'ère déclarade

après abé

émbrassat lous souns paréns, é n'énténoun pas mey parla d'ét Tout ço qué saboun, qué s'ère anat éngatgea à Bourdèou déns un

régimén qui

Lou sé dé la bataille dé Gravelotte, lou Pierre dé Tucoun, ûn bésïn dou Jeanty, dou môme régimén qué lou soun amie, qué troubec lou praoube Jeanty eslénut mourt à terre, la poitrine traoucade d'ue balle ; sus la sou bouque d'oun lou sang é coulèbe

éneouère goutte à goutte, dat las dus mans qué sarrèbe un pétit

bouquét dé bioulettes toutes sécades Georges

Chéns atténde

d'ésta apérat,

lou Jeanty qué

partie,

estouc embiat directémén à la frountière

SOURBETS (Lanes). (Pierroulic dou Péglè.)

75 —

LA CARNABALADE

DE MIEY-COARESME

A

SALIES.

So qui-s hè a Salies ne s hè pas a mieyes. "

L'aut dimenye qu'ère la carnabalade de

la Salisiéme

",

e

n'en abet pas per ma fé bis goayre enloc de queth escantilh.

aqueth

pédoulhs arre-

mes qui

gause e qui sap tout dise Que calé béde la grane timbale ount èren lous moussus de la

musique bestits dap chenilhes e capulats dap chapèus de haute

quines bouts

méssius! que poudet courre sagorre magorre e lou mounde marsà

chens trouba bouts coum a Salies ; e lou toumbarùu dous may- nadyes : ue sarrabanténe d'anyouléts tàus coum la hemne e you ne-n abem pas sabut amoulla encoère nad, praubes michès qui

La

papérole

qu'ère

escribude

en

"

débisa de case

",

gnaut,

beroy débisa biarnés mespretsat p'ous pèpis, p'ous

bestits e p'ous escoude cas, mes qui-n

bàu

pla u

futée; la carréte en bire-bare ; la dous cantedous"

èm

! e lous leytès

! 'e las bielhotes

sengles cachétes

L'air entenud e las lunétes S'ou cap dou nas, Que passen la bile en rébue,

De touts que sabem, de cadue

Sédudes

sus

Lous mile

ahas !

E l'ahoalh

dous

cabaliès

e

dous

bolocipédistes

qui

tenèn la

housse enta nou pas ha menti la paperole qui abè dit :

« Per forsse lous mey aganits que balheran ardits, e per forsse

sinou

« lous tumehus qui

« qu'ous heran galiques ! »

yamé n'arriden,

ouey qu'arrideran

P ou miey qu'ey abisat l'amie Labastie, pélut, barbut eacabalhat

ne

poudèn

E p'ous estrems, qu'èy trébucat l'amie Albert Despaux qui bénè ue

paperole de cantes biarnéses e qui pe las cantabe si-n lou prégabet drin.

queth hilh dou diatchou ! qu'où calé enténe desquilha " las "

" Say péchine say " qui-s cantesus l'air de " Poupoule " e sustout

Goumayrétes " la " Gante salière

sus u asoulot qui abè dus

pas

dise

que

caps

e

pas

qui

n'abè

pas

nade coude

n'ère

cabourrut per esta bourricou.

De

de

1820 ",

lous

Piquetalos

",

se n'abem pas arroudut u bou yigot, n'ey pas manque

de habole ! Ilabole! habole! habole! B'at abem doun cantat e arrecantat en pintan e arrepintan coum de bous biarnés deban lou café dou nouste counfray Laborde ! Aquiu que s'y troubabe tout so que Salies, Orthez, Saubaterre, St-Gladie, Guinarthe, Osserain, lou Biarn e las Amériques counten de déstingat : mayres, apouti cayres, counselhès, réyéns, mestestalhurs, noutaris, proupriétaris, rentiès e baylets de bile.

" Habole "

E

touts que s'y hesèn a canta dap Despaux:

Lous grans riches aus paysàs j Bouléren haiis l'escole ? ) Mes lous praubes d'arrégagna-s

 

En lous

ernbian

u

pet

s'ou

nas !

Habole ! habole ! habole !

E

coum lou mounde s'erèn amassais, lous bounets que-s plegnan

lous praubes que-s poudoun harta de habole !

Puch que s'en anèm enta la musique. A d'aqueth brut ne cou néchi pas gran cause. Toutu que-m broumbi,qu'y abou quauques trucs de timbale qui-m basoun hère de gay.

de sos e de pecétes

Mes so qui m'en hé sustout, qu'esté d'espia l'ahoalh de las salierotes d'Al-Cartero qui roundeyaben per aquiu :

Came rédoune e la régne cinglante Fières qu'en ban, blounde ou brune piquante Las poupétes a l'endaban ; Lou cô que-p bat áu double*ban En guignan-lés niignouncs e leuyèrcs Coum plume au ben, las béroyes Salières I

Na pas abut lou Printéms yarné flous Dap prou d'esclat, dap prou fresques coulous Ta balé, bères Salierotes, Las de las bostes macbérotes. Capbath lou Biarn de Bayoune entiò Pàu Que poden courre enta trouban atàu !

E you, en m'en tournan soulet, praube de you! qu'abi utarrible

crèbe cô': yamey coum aquetb brèspe, ne m'abè pas heyt autan de dòu de nou pas esta badut parpalhòú

Y.

DOU

B.

77

L'AMASSADE

DE

EMPLEC

DOU

DIE

SALIES

Que-s hera lou 17 d'Abriu, e nou pas lou 10.

Lous noustes amies que pouyran arriba p'ou cami de hè, sie a 7 ores 45 (mes que carra esta matiès) sie a 11 ores 27 (asso qu'ey

entaus fénians). Balens e fenians n'an pas souuque a s'estudia drin

la papérole dou cami de hè.

E lous qui-s boulhen apoudya que heren pla d'embia d'are en la

u mout a d'aqueste adresse :

Moussu Pierre

LABASTIE,

Salies-de-Béarn.

enta que lou meste

qui càu, ta arpasta tout aqueth beroy mounde.

de l'oustau

es

pousqui croumpa

las

haboles

A dues

ores e mièye

dou

brespau,

que s hera

l'amassade

dou

Burèu de l'Escole Gastou-Fébus e dou Coumitat dous Réclams.

OURDI DOU DIE :

1° La grafie biarnése-gascoune e las règles de moussu Bourciez ;

2" Lous prédics biarnés-gascous deban ue circulari ministérielle ;

3° J'uhlicaciou a d'éspars, de las Estudis Historiques publicades

p'ous Réclams ;

4° Questious a estudia en 1904, enta discuti-lés a la grane amas-

sade d'Aoust, à Eauze.

•A très ores e mièye, amassade de touts lous de l'Escole a Salies.

qui sien

Que s'y parlera de so qui-s sera hèyt a la réunion dou Burèu e

e de tout so qui-s poudéré ha tau

dou Counselh d'administraciou,

nouste Obre.

hey de la

Cantes biarnéses per l'Orféon.

Lou

à oueyt

ores

e

mièye

a

la

grane

crampe

blissémen :

1° Ours Biarnés per l'Orféon : Lous Gabes de Bigorre; toíos' (etc) ; 2° Representaciou de

CHARPIC

de

l'ésta-

lous Pirjue-

OU

LOU

MAR1T

YKLOL'S

per Mous de Bcryeras, députât dou Biarn a la Coumbenciou

Coumédie biarnése

en

nàu sènes

e dus tablèus ;

a

quoate

partides

entercamade dap couplets

l'ERSOUNADYES :

78 —

Lou Yanin de Charpie, tisnè, 50 ans. La Yanote « brune piquante » hemne de Charpie, 40 ans. Lou Toutou, tisnè, hilh de la Yanote e (lhèu) de Charpie, 20 ans. Lou Caddèt de Tirou, amie dou Charpie e de la Yanote, 45 ans.

P'ou

Coumitat,

Y: DOU B.

troubabe esbarrit

per Salies,'moussu Sarlangue, meste d'ahas dou « Cercle », proche

l'establissemen, que-s hiquera en quoate entaus tira de pênes.

P.-S.

— Se quauqu'u dous iioustes amies

e

s

DRIN

DE

TOUT

— Séguide —

Cusso n de s bête s (1)

Autre pour une bête soit bœufs, soit vaches ou brebis ou quelle bête que ce soit sans que les malins esprits ne la peuvent toucher. Mettez donc tous ces mots :

in examen.

Fiat f. Fiat f. Fiat f Jésus, Maria, Amen. Alléluia. Alléluia.

Alléluia.

Ecce

crucem Domini nostri Jesu

Christi qui pependit

(1) M. Gescas, médecin-vétérinaire à Orthez, notre confrère, définit le cusson une sorte de microbe qui attaque les cornes du bétail, surtout les cornes du pied et les réduit à l'état de bouillie. On a raison du mal par des

onguents

qui tuent le germe.

Itemètle pe r i'engraouilla (1)

La roumigue n'a pas saug — ni la graouille n'a pas courade (2) Diou bouilhi Arrouy ou Blanque, — ou bœuf ou vache, — sie

gouaride

et

diserats cinq Paters

de

queste

pelagne. — Apres

que

cinq

Ave Marias.

(f ) La grenouillette, las grouillères én béarnais, est, d'après M. Cescas,

en résult».

A St-Bonnet (Dauphiné), d'après le Journal d'Agriculture des Hautes-Alpes 1806-1807, p. 18, on retrouve le mal dit grenouilla (glosson trase) E. Rolland (Facene t. v, p. 132), cite d'après M. G. de Lépinduy que dans l'arrondiss"-

une sorte de météorisation du bétail ; la

congestion pulmonaire

ment de Brive le catarrhe du mouton est appelé gramougno. (2) La grenouille n'a pas de foie.

(A segui.)

79 —

RÈGLES ORTHOGRAPHIQUES DU GASCON MODERNE

(ADOPTÉES PAR LA COMMISSION ADMINISTRATIV E DE L'Escole Gastou-Febus

DANS

SA

SÉANCE

DU

1 er

AVRIL

1900.)

I. Voyelles simples.

1. Les voyelles simples sont a, e, i, o, u. Le groupe ou représente

aussi un son simple (voir plus bas, 8.) L'orthographe du pronom y (prononcé t) est conservée.

2. La voyelle a s'écrit sans aucun signe particulier (cla, aganit,

agrada, paga, etc.). Toutefois, elle est surmontée d'un accent cir- conflexe (â), à la finale de certains mots qui avaient originairement une n, et où s'est conservé un vague son nasal. On écrira donc

aberâ, pâ (pain), (main), (chien), Id (laine), plâ, doumâ,

parsâ, paysâ, hasâ, tabâ, etc. Au pluriel, on

écrit câs, aberds,

hasâs, etc. Dans les dialectes, où \'n se conserve distincte dans la

prononciation et dans l'écriture, on n'emploie pas l'accent circon- flexe (can, aberan, hasan, etc.).

3. Pour la voyelle e, le principe est que, dans la syllabe forte (autrement dite tonique), elle doit toujours être surmontée d'un accent, quelle que soit sa position, quels que soient la nature ou le nombre des consonnes suivantes : cet accent est aigu si est fermé, il est grave si l'è est ouvert. On écrit donc d'une part : arré, bouhadé, pagadé, maridadé, cléde, estéle, perréc, caulét, estrét, aquét, aquére, més, labéts, mounyéte, sourélh, abélhe, bésc, téms, noumén,. enbadimén, etc. D'autre part: darrè, poumè, crabè, pè (pied), bielhè, landrès, ausèt, pèt, castèt, arrestèt, pachère, cautère, guèrre, tèrre, perde, bèsti, hèste, etc. Il en résulte qu'un verbe comme canta s'écrira au parfait : cantéy, cantas, canta, cantém, cantèts, cantan ; au conditionnel : cantari, cantarés, cantaré, cantarém, cantaréts, cantarén. Un verbe comme béne s'écrira au présent de l'indicatif :

béni, bénes, bén, beném, bénéts ; bénin ; à l'imparfait : béni, bénès, benè, beném, benêts, bénin. — La conjonction é porte toujours l'accent aigu ; les particules prorioms de, que, me, te, se, pe, pourront ne pas en être surmontés.

de l e final amène l'emploi

de l'accent circonflexe : ainsi (foin), (sein), plê (fém. plée). On continue toutefois à écrire bé, tabé.

î). Lorsque l'e se trouve dans une syllabe faible (autrement dit

4.

Dans quelques mots,

le son nasal

80

non tonique), il n'est surmonté d'aucun accent, qu'il soit ouvert

finale, l'e non accentué peut avoir des valeurs

diverses : d'une part il représente un e faiblement fermé (dans gabe, libe,icade, créât, etc.); d'autre part (dans des mots comme esquire, crabe, hémne, barte, dans des formes verbales comme

que bire, que bires, que biren, etc.), il représente, suivant les dialec-

tous les cas

tes,

l'orthographe par e est uniforme.

6. La voyelle i s'écrit sans accent (y compris les mots comme

ou fermé. A la

soit un e sourd,

soit un o

ou

un

a faibles.

Dans

liri, qué biri, etc.). Elle a un son particulièrement faible dans les finales comme celles de homi, bimi, liri, sèti, pregari, glori, qu'aymi, quaymabi, etc. Toutefoisl'i sera surmonté d'un accent circonflexe à la finale des mots qui avaient originairement une n; on écrira donc bi, fi, besî, bottci, cami, mouli, cousl, etc. (au pluriel moulis, cousis ; mais sans accent bin, boucin, camin dans les dialectes où n a été

conservée).

à aucune

accent,

observation particulière.

8. Le groupe ou en béarnais (comme dans le français tour, jour

etc.) a une valeur simple, celle de I'M latin, italien, espagnol. On l'écrit sans accent d'aucune sorte (clouque, hourat, bourrugue, espe- rouca, etc.). Il faut observer que, suivant les cas, ou se prononce à la finale tantôt d'une façon forte ( dans pastou, boussalou, carboû, layrou, etc.), tantôt d'une façon faible ( dans anyou, asou, cassou,

marrou, etc.).

(celui de I'M alle-

surmontée d'aucun signe particulier,

7. L'o

simple s'écrit sans

et ne donne

lieu

9.

La

voyelle u a le même son qu'en français

mand) : elle ne sera jamais

et l'on écrira u, ue, escu, madu, frut, dus, hum, etc.

10. En résumé, les voyelles qui ont un son simple ne se redou-

blent jamais dans l'orthographe moderne, comme elles le faisaient en ancien béarnais. Ce redoublement est remplacé d'ordinaire par un accent circonflexe : au lieu de caa, plee, camii, on écrit mainte-

nant pâ, plê, cami, etc (voir plus haut, 2, 4, 6).

II. Diphtongues

11. Les diphtongues du béarnais offrent trois types essentiels:

1° celles dont le second élément est u ; 2° celles dont le second

élément est y ; 3° celles qui commencent

par un o, comm e oa, oe.

81

ou prononcé faiblement. On écrit au sans aucun signe spécial, soit à la finale, soit au début, soit à l'intérieur du mot (nau, clau, sau, calhau, casau, malau, chibau, auque, ausêt, aurélhe, eaulét, praube, dame, canaule, taule, etc. On écrit de même iu sans signe particu- lier (Diu, abriu, arriu, briu, hiu, estiu, luire, siula, etc.). Pour la diphtongue eu, on écrit eu ou eu, suivant que l'e y est fermé ou ouvert : dont d'une part agrêu, béu (il boit), néu, peu, séu, séube, téule ; d'autre part lèu, cëu, mèu, hèu, chapèu, rampèu, oèu, boèu, etc. Dans la diphtongue ou, l'o sera uniformément surmonté d'un accent grave (pour la distinguer de ou voyelle simple dans pastou, boussalou, voir plus haut 8) : on écrit donc dòu, bòu, hôu, pòu, sòu, linsòu, hilhòu, cabiròu, esquiròu, etc. 13. Dans les diphtongues du second type, l'élément y a le son qu'il a au début du mot français yeux. Les diphtongues ay et oy s'écrivent sans aucun signe spécial (aygue, maysou, pay, may, array, choyne, beroy, pouloy, etc.). Il en est de même des groupes ouy, uy dans plouye, gouyat, coye, estua, etc.)., où le y peut d'ailleurs être considéré comme une semi-consonne, et est rem- placé par ;' dans certains dialectes (voir plus bas, 21). La diphton- gue ey enfin s'écrit éy ou hj, suivant que l'e y est fermé ou ouvert:

donc d'une part réy, léy, téyt, béyre, embéye, qué houléye, qui netéye (mais houleya, neteya, parce que ey n'y est plus dans une syllabe forte ; d'autre part pèyre, lêyt, héyt, mèyt, mvy, etc.

14. Les diphtongues du type oa oe seront écrites par un o simple

(ayant le son de ou, ou plus exactement du ic anglais). On écrira

donc

goarda,

goayre,

quoate ;

et

de

même

encoère,

coèchc, oèlh,

hoèc,

etc.

 

III.

Consonnes

 

15.

Les consonnes

usitées

dans

l'orthographe

béarnaise sont

l'aspirée h ; les gutturales c (ou r/«), g,

ch, j

$ à. s; les labiales p, b, f ; les liquides

/,

r,

(ou y) ; 'les dentales et les nasales m, n.

H y a en outre une /,.une n et un t mouillés (Ih, gn, th). Les signes 2", x, v ne son t employés que pou r écrire des nom s propre s ; le signe k ne l'est pas du tout.

16. Au début des mots, h a une aspiration

higue,

plus

ou moins forte,

par exemple hum, etc. Elle

dans tous les cas où elle représente

dans ha, hade, harie, hemne,

s'écrit aussi par tradition, mais est tout à fait .muette, au débu

une ancienne f,

hoèlhe,

hourque,

82 —

des mots qui l'avaient en latin: on écrira donc habé (avec h à tous les temps sauf à la première personne du présent de l'indicatif h/), fiaùnou, hèrbe, heretè, hibér, histori, hore, hort (jardin), Iwmi, houmadyc, hoèy, houstau, luirons. Il en résulte que devant ces

derniers mots l'article élide sa voyelle (l'hoini, l'haunou, l'hore),

les autres (lou hoèc, lou hasâ, la

tandis qu'il la conserve hèmne).

devant

un son dur (celui du k) devant a, o, u et les consonnes

l,,r: ainsi dans code, marcat, col, coude, cuye, escu ; dans clouque; clan, crampe, crabe. Il en est de même du c qui se trouve à la finale, dans patac, plec, amie, broc, truc, etc. Ces derniers mots s'écrivent au pluriel patacs, plecs, amies, brocs, trucs ; mais on écrira bos (au lieu de boscs), et aussi dimèrs.

18. Le c prend un son sifflant (celui de s), lorsqu'il est suivi de

e, i, par exemple devant cèbe, cèu, cibade, bouci, etc. Devant ces

voyelles e, i, le c dur est rendu par le groupe qu, dans quèbe, quilha, mousque, mousquet, etc. ; il s'ensuit que des verbes comme hica, pesca se présentent à certaines personnes sous des formes hiqui, pesqui, pèsque, etc. On écrit naturellement que, que, quin, et ce groupe qu (ayant un son s,mple) est même conservé par tradition dans des mots comme' qualitat, quoau, quoan, quoate.

19. Le g a un son dur devant a, o, u et les consonnes /, r : ainsi

dans garbe, prega, goarda, gouyat, gusmèt, segu, glèyse, grit, etc. Devant e, i le g dur est rendu par le groupe gu, par exemple dans guèrbe, guindouilh, guit, higue, bourrugue, amigue: il s'ensuit qu'un verbe comme prega se présente à certaines personnes sous des formes prègui, prègue, etc. On supprime le g dans dit (doigt) et bint (vingt). A la finale, on orthographie c et non g dans sèc (suis), sanc, lounc (fém. loungue), etc.

17. Le

c a

20. Le ch., qui est en réalité une consonne simple rendue par une

combinaison graphique, a le môme son qu'en français soit à l'ini- tiale (charriscle, chic, chibau, chourrM), soit ailleurs. A l'intérieur des mots ou à la finale, ch sert à rendre -ce qui était orthographie

dans l'ancien béarnais x, ix: on écrira donc cachait, bâcha, réchou,

bachhre, bronche, coèche, crèche, counèche, medich, courbach, péch, etc.

21. Le j n'existe que dans certains dialectes; il est remplacé en

pur béarnais par y, qui est une semi-consonne. On écrit donc a l'initiale yas, yelous, you, yoc, yoén, yumpa, les mots qui pourront cependant s'écrire ailleurs jas, jelous, jou, joc, joèn, jumpa, etc.

De

même

à

l'intérieur des

83

mots

: anyou,

aryen ,

bièrye,

larye,

rou-

madye; mais on pourra aussi écrire dans certains dialectes anjou ,

arjèn,

maynadje, roumadje.

payère,

caye,

bierje,

passeya,

larje,

houleya,

yudye,

biladye,

maynadye,

pajère,

cuje, passeja, houleja, judje, biladje,

peu d'observations.

Le t s'écrit simple dans les mots comme mite, anesquète, hilhète,

praubote, etc. Celui qui en français prend un son sifflant devant i

dans des mots savants, sera remplacé en béarnais par c : on écrira

donc patience, reboluciou, etc. A la finale, on écrira de préférence

t et non d après une voyelle dans les mots comme caut, nit, nout,

22. Les dentales ( et d ne donnent lieu qu'à

blat, etc ; On pourra

conserver

le

d après

r dans

lard, tard,

d, tourd,

etc,

on

supprimera

toute

dentale

après

;Ï , et l'on

ira deban, q-ioan, din, aryên, balèn, roun,

poun,

frouh,

pregoun,

segoun, pun, etc. On ne fera d'exception à cette dernière règle que

pour

voyelle.

existe

t

mots l/'uit, cent, sént, où le t sonne devant une

les

trois

t

23. Dans les dialectes où il

à

la

finale

soit

le

son

de

mouillé (écrit souvent igt), soit le son tch, on rendra uniformé-

ment ces nuances par le groupe th. On écrira donc étti, aquéth,

nabèth, coth, etc. (en béarnais classique ét, aquêt, nabèt, cot).

une

consonne ou derrière (sauf dans les noms de nombre omise, doutse,

trélse, etc. où le son est doux). A l'intérieu r des mots, l'.s entre

deux voyelles prend un son doux et remplace l'ancien z : on écrira

donc ausèt, hasâ, besi, casau, etc. Le son dur dans cette position

est rendu par s double, ainsi dans grabassà, lengassut, passeya, et

dans des mots savants comme soumission, coumpassiou, etc. Devant

une consonne Ys remplacer dans les mots comme destrau, espléyt,

esplica. Enfin, à la finale, s remplace z derrière t dans les pluriels

comme agnéts,

tournets, tournarats, etc.

24. La consonne s a un

son

dur

à

l'initiative,

devant

ardits,

barats,

dans

les

formes verbales tournais,

23. L'ortographe

observation spéciale.

des

labiales p,

b,

f,

ne

donne

lieu

à

aucune

26. La liquide

/ n'offre rien de particulier non plus.

Le son de

l

mouillée est rendu en béarnais par le groupe Ut soit à l'initiale,

soit à l'intérieur du mot, soit à la finale : on écrit donc Ihèyt, Iheba, milhoc, pallie, agulhe, ourgulh, batalh, etc.

27. La liquide r est la consonne qui se redouble le plus fréquem -

ment, et elle a dans ce cas un son fortement roulé. On l'écrit dou- ble : 1° après un a initial dans les mots comme arram, arrcstèt, arriu, arrous, etc. ; 2° dans une série de mots comme terre, guerre, hourrupa, sarri, sarrot, etc.

28. Les nasales m et n n'offrent dans leur orthographe rien de

spécial. Le son de n mouillée est rendue en béarnais moderne par le groupe (/«(autrefois nh), soit à l'initiale, soit à l'intérieur du mot, soit à la finale : on écrira donc gnaca, bagna, agnet, bigne, castagne, mountagne, pugn, loêgn, etc.

IV. Liaison des Pronoms

29. Les pronoms personnels, notamment ceux des deux pre-

mières personnes (soit au singulier, soit au pluriel), donnent lieu

à quelques observations complémentaires : la façon dont ils se

rattachent aux mots voisins, lorsqu'ils sont compléments du ver-

be concerne l'ortographe.

30. Placés devant un verbe commençant par une«consoime, ces

pronoms (sous les formes m, s, t, p) doivent être reliés par un

trait-d'union aux particules qui précèdent. Ex. : You-m bau Ihebâ; you la-m goardabi; \aco nou-m plats; què-s eau estuya; si-t plats; qué-p bouleri plâ bede.

31. Si le verbe commence par une voyelle, il n'y a pas de trait-

d'union, et le pronom doit être séparé du verbe par une aposlro phe ; la règle est la même devant y. Ex. : Que ri ou m'aymats ; qu'é m'y estaqui ; qué s'arribe û malur ; si t'agrade ; si p'arribe û rnalur ; you nou p'acabarey lou counde.

32. Placés derrière un verbe terminé par une voyelle, les pro-

noms (sous la même forme que précédemment) s'unissent au

verbe par un trait-d'union. Ex. : Da-m aquére flou ; que bau lheba-m; que eau estuya-s ; que beinerey trouba-p.

33. Si le verbe se termine par une consonne, les pronoms

s'unissent toujours à lui par un trait d'union, mais sous les formes me, se, te, pe ; toutefois il y a élision de l'e remplacé par une apos-

trophe devant une voyelle suivante. Ex. : Dats-me la flou ; dats-m''aquére flou, carats-pe, anem s'estuya.

34. Enfin relativement au pronom en, il faut observer que, der-

rière une particule terminée par une voyelle, ce pronom perd son

remplacé par une apostrophe. Ex. : Que nou n y ha nat ; ta'ti perde lamemori.

e

BOURCIEZ.

LECTURES

85

-

HISTORIQUES

LES

COMTES

DE

POIX,

SOUVERAINS

DE

BÉARN

Nous avons vu, dans la dernière Lecture, comment la

Béarn, a raconté

l'avènement des princes de Foix en Béarn. L'histoire n'est pas absolument la même chose : elle explique très naturellement le règne de ces nouveaux venus par le droit héréditaire.

Nous empruntons notre récit à Pierre Olhagaray qui a publié en 1609 et en 1628 l'Histoire de Foix, Béarn et Navarre. C'est un compilateur plutôt qu'un historien. Son ouvrage ne vaut guère que par les pages qu'il nous fournit sur la Réforme béarnaise ; et encore presque tout ce qu'il a de bon nous vient-il de Nicolas de Bordenave, historiographe béarnais que nous étudierons un jour. Olhagaray a l'hon-

de

l'édition de 1609. Voici comment il s'exprime : « Au Lecteur. Les lecteurs seront advertis qu'en l'Histoire de Bearn, ie me suis serui du recueil que feu maistre Nicolas de Bordenabe auoit fait par long travail, par commandement de Madame Ieanne Royne de Navarre, Souveraine de Bearn, et Comtesse de Foix, des archifs, et registres anciens de la maison. « I'ay enlacé parmy son discours par le menu l'histoire de Foix, et outre la disposition, pour illustrer l'histoire, qui pourroit à quelques uns sembler trop nuë, l'y ay apporté quelques sentences et maximes des bons autheurs, qui ne seront pas inutiles. Prenez donc en bonne part ce mien petit travail, et iugez en charité ».

nêteté de nous le dire dans une note perdue

Légende, insérée dans les vieux Fors de

à

la p.

200

126 3

Pour

cest efîect il fait une belle alliance en la maison de Bearn, qui

mettra tous ces ennemis en tressueur et luy fera batre le poux d'un mouuementfurieux et altéré; car nous le verrons tantost par ce moien souverain seigneur de ce pais. Il espousa donc Madame Marguerite puisnée de Gaston de Bearn, fils de Guilhem

Ce braue Rogier Bernard prenoit

garde

de

près à soy

— 86

Raymond, qui augmenta et confirma les priuileges de ceux de Baretous. De ce mariage il y eust un fils nommé Gaston et trois filles : Brunicen qui fust mariée avec Elias, comte de Périgord ; Constance avec lean de Leui, seigneur de Mirapoix, coup fort auantageux pour ceste maison, qui estoit à trois doigts d'une terrible secousse, que le conseil du Comte lui préparoit, à.quoy il enclinoit ; Ieanne qui estoit la troisiesme fut mariée au fils du Boy

d'Arragon

appellé Pierre, Comte d'Ampuries et Riuiere-griso

Alors estoit le Bearn fort près de ses funérailles et de l'enterre-

ment de son repos, le Roy de Nauarre ayant iuré sa ruine, comme ennemi iuré de ceste souueraineté. Son entrée fust par Sauueterre, Garris, Mauleon. Gaston se tenant en son Beneharnum, qui est le donjon d'Hortes (1), luy despeche des députés pour sçauoir les

occasions de ses iniustes et cruelles inuasions, auec charge qu'il luy parlast haut : car il estoit tout résolu, comme sage et valeu- reux Prince, de se planter droit sur les pas de son deuoir Gaston fait sa levée de gens, reçoit secours d'Espagne, appelle ses gendres, d'Armaignac et de Foix, l'un fait la sourde oreille. Celuy de Foix ramasse une armée pour en rafraischir le seigneur de Bearn son beau pere, afin qu'il eust moyen de continuer le progrès de sa deffence. Il arrive en personne à Moncade qui estoit l'Ancien Beneharnum. L'armée ainsi grossie, elle part pour batre le Nauarrois et le contraindre à se recacher dans sa tanière tout

couuèrt de honte et de confusion

estant près de retraite et ayant le mot de gaigner le haut des mon- taignçs, ne peut euiter d'estre bien battu, plusieurs des plus apparans estant demeurez sur la place, et tout remis entre les

mains du seigneur de Bearn

Gaston conuocque les Eslats à Pau

pour ouyr l'aduis de sa noblesse, sur l'ingratitude de son gendre le

comte d'Armaignac qui auoit espousé sa première fille et luy auoit

desnié secours et ayde en une affaire si urgent

l'assemblée après avoir le tout bien pesé fut telle : Que tout le peuple de Bearn recognoissoit le comte Rogier de Foix, fils de Rogier Bernard, huictiesme comte, et de Mingard de Narbonne, pour le légitime successeur, après Gaston de Moncade, aux sei- gneuries de Bearn ; qu'à cause de l'ingratitude ils en debouttoient, reiettoient le comte d'Armaignac, cassant et annullant l'alliance qu'il auoit faite en la maison, comme l'en tenant à iamais indigne,

et pour luy et pour les siens

L'ennemi, qui neantmoins

La résolution de

(1) Cette fausse opinion jésuite de son temps.

a

été refutée par Marca

contre

le

P.

de Lavie,

87 —

Après avoir fait un très bel éloge du Béarn et remonté à ses origines, Olhagaray raconte à sa manière et en l'admettant la tragique aventure du seigneur d'Auvergne et l'ambassade auprès du seigneur, de Napher de Moncade en Espagne, qui montra aux délègues ses deux enfants jumeaux : « Ils prindrent celuy qui tenoit la main ouverte, indice,

dirent-ils, de sa future libéralité

sèrent et honnorent comme leur seigneur et le firent heureusement

conduire à Horthes

voulut pour honnorer sa postérité que le lieu reçut le nom de celuy

à qui il estoit dédié et consacré. Ceste nourriture dans le Bearn luy donna telle créance qu'aux Estats il fut conclu : Que ce qui auoit esté électif iusqu'à présent en la maison de Bearn, seroit successif

à iamais en la famille

sainctement du despuis obserué ».

L'on luy fit bastlr son Moncade, et le peuple

et estant esueillé ils l'embras-

de leur seigneur de Moncade ; ce

qui a esté

Olhagaray fait une nouvelle digression sur l'état présent du Béarn, sur ses richesses, ses eaux thermales, et sur la célèbre Académie, dont « i'ay, dit-il, succé l'espace de 10 ans ou plus ton tétin ». Il déclare enfin « l'union des deux maisons de Foix et de Bearn, fondée sur le mariage de Rogier 9 avec Marguerite, recognue par les Elats avec son mary, légitime héritière, après son pere, Gaston de Mon- cade, lequel extrêmement afflige de l'affront de l'Armaignac ne vesquil puis après qu'en regret et mourut l'an 1291, ayant par sa

mort confirmé la

receuoir pour leur seigneur naturel le gendre de Foix

résolution

des

Estats

et exhorté

ses suiecls à

« La nouvelle de ceste mort apportée au comte de Foix par quelques députez de la noblesse, donne occasion à Bogier de haster le pas, pour se rendre seigneur d'une si belle et si notable seigneu- rie que le ciel luy présentait. A son arrivée, quoy que le Bearn fut en dueil pour la perte de leur bon seigneur, on luy fit cognoistre par beaucoup de tesmoignages, comme le pays s'estimoit heureux du bien qu'ils auoientde l'auoir pour leur maistre. Les funérailles faites de son beau père, il donne ordre à toutes les affaires de sa souueraineté, et ayant fait une ronde partout, il se retire en Foix. Les pays d'Aragon et de Navarre, luy congratulèrent. L'Armaigna- geois rogue et superbe, commence à le menacer, et ne pouuant entreprendre rien sur le Bearn par procez, il fait mettre en séques- tre la comté de Bigorre que le seigneur de Béarn tient en foy et

hommage du

Bigorre auoit aussi esté donnée à la comtesse de Foix.

Boy de France,

laquelle par les advis des Estats de

»

L'auteur raconte alors les rivalités entre les deux beaux-frères, leur

la réconci-

duel decant le roi de France, le triomphe de Roger de Foix;

— 88

liation n'eut pas lieu. Bientôt après, Gaston de Foix, fils de Roger, Épouse la fille du comte d'Artois, sa cousine. Roger de Foix mourut le 15 août 1306, à l'âge de 45 ans. Gaston espousa madame Jeanne d'Arthois fdle du Comte Robert

De ce mariage donc consommé fust comte de Foix, et Rogier

Bernard, vicomte de Castetbon et seigneur'de Moncade, et Robert

qui fut evesque de Lavaur

d'Arthois, mariage fort accompli sortirent trois fds, Gaston qui

Il print après le decez de son proge-

niteur, la succession à laquelle il estoit appelé l'an M.CCC et vi. et fust receu dans la Souveraineté de Rearn avec une ioye indicible de tous ». (Pages 204 et suiv. passim).

Revue du Béarn et du Pays Basque

SOMMAIRE

DU

NUMÉRO

DE

FÉVRIER

1904

P. COURTAULT

:

L. BATCAVE

:

H. COURTAULT

:

L. B.

Notes diverses.

:

Marguerite

de Navarre,

d'après ses derniers his-

Le

toriens.

Mouvement historique Basque en 1903 (fin).

en

Béarn

et

en

Pays

Pèlerinage

interrompu

au xviii 0 siècle.

d'une béarnaise à Borne,

Description du Pays de Béarn en 1418.

* Chroniques du mois.

PAU,

EMPRIMERIE

Lou

VIGNANCOUR

Yérant :

PLACE

f

H.

MAURIN.

DOU

PALAYS.