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KOUASSI David

MARTRINCHAT Léa

IMMIGRATION : Italie

I CONSTAT

1. opérez une histoire de l’immigration du pays étudié : Italie

 L’immigration en Italie un phénomène récent puisque c’est un pays d’immigration depuis


environ une trentaine d’années.
C’est en 1974 que le solde migratoire de l’Italie devient positif. Les résultats du
recensement de 1981 permettent d’attribuer trois causes principales à cette inversion de
tendance : le tarissement des départs d’Italiens vers l’étranger, le retour de nombreux
nationaux expatriés, et le renforcement d’un flux d’immigration dirigé vers le pays.

 Au début des années 1970, les immigrés proviennent du Maroc (10%), de la Tunisie
(environ 5,3%), les Philippines et l’ex-Yougoslavie (moins de 5%). Les étrangers des pays
industrialisés comme les Etats-Unis, la France et l’Allemagne comptaient encore pour une
part importante.
Au milieu des années 1990, la provenance de la population étrangère a évolué. Les
migrants d’ex-Yougoslavie ont augmenté de 200% avec la guerre de 1992, ceux d’Albanie
de 1500% et ceux de Roumanie de 150%. Les Polonais augmentent faiblement au début
des années 1990, car la principale vague migratoire polonaise date des années 1980 avec
les réfugiés de l’état de guerre de 1981.
On assiste par la suite à une diversification des régions et pays de provenance dans les
années 1990 (Chine, Bangladesh, Egypte, Pologne, Maroc...)

 Oui, l’Italie a été un pays d’émigration. L'émigration a commencé massivement vers la


moitié du XIXème siècle et depuis cette époque 30 millions de personnes ont quitté le
territoire italien. Suite à la crise économique fin 1980 provoquée notamment par la rupture
commerciale avec la France, une crise agricole, et une crise immobilière et bancaire, de
nombreux italiens décident de quitter le pays vers de nouveaux pays industrialisés tels que
la France, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse ou le Luxembourg.

2. Aujourd’hui

 Longtemps pays d’émigration, l’Italie a vu la tendance s’inverser ces dernières années, le


nombre d’immigrés passant de 1,3 millions en l’an 2000 à 2,7 millions en 2004, avant de
dépasser les 3 millions cette année.
Avant l’effondrement des régimes communistes de l’Est de l’Europe, on comptait moins de
800.000 étrangers. Désormais, la répartition de la population étrangère en Italie présente
un certain déséquilibre.
Les régions du Centre et du Nord concentrent la majeure partie des immigrés. Les régions
septentrionales rassemblent 57,8% des étrangers, confirmant sa place de premier pôle
migratoire de la péninsule ainsi que la première place de la grande aire territoriale du Nord.
La Lombardie connaît une augmentation spectaculaire du nombre des immigrés avec plus
d'un demi million de migrants résidents en 2003, tandis que l'Emilie-Romagne et la Vénétie
rassemblent 10% des présences étrangères sur le territoire. Dans les régions du Centre, il
n'y a que le Latium, dont le taux de migrants important (15%, soit 330.000 présences) qui
ne peut s'expliquer que par le rôle polarisateur de Rome.
Dans toutes les régions du Mezzogiorno, seule la région Campanie dépasse les 100.000
étrangers (soit 5% du total national). La Toscane (8%) et le Piémont (7,8%) sont les autres
régions qui enregistrent une forte concentration.
Ce déséquilibre entre le Sud et les autres régions d'Italie est encore plus remarquable si
l'on prend en considération le taux de population étrangère rapporté à la population totale
par région: le Latium a le taux le plus élevé (6,4%), suivi par la Lombardie (5,4%), par
l'Emilie Romagne (5,3%), le Frioul et l'Ombrie (5,2%). Dans tout le Mezzogiorno, seule la
région des Abruzzes dépasse les 2% de présences étrangères par rapport à la population
totale.

Nombre de Demandes de % par rapport au


RÉGIONS
présences régularisation total des immigrés
VAL D'AOSTE 3.792 686 3,1
PIÉMONT 167.615 57.180 3,9
LIGURIE 57.834 17.638 3,7
LOMBARDIE 502.610 149.807 5,4
TRENTIN HAUT A. 43.366 5.557 4,5
VÉNÉTIE 213.798 61.122 4,6
FRIOUL V.G. 62.052 8.207 5,2
ÉMILIE-ROMAGNE 217.756 56.445 5,3
MARCHES 64.989 14.926 4,3
TOSCANE 175.026 49.540 4,9
OMBRIE 43.845 13.734 5,2
LATIUM 330.695 113.795 6,4
CAMPANIE 111.596 65.860 1,9
ABRUZZES 32.873 9.295 2,6
MOLISE 3.635 1.010 1,1
POUILLES 43.163 13.372 1,1
BASILICATE 5.782 2.338 1,0
CALABRE 33.485 14.643 1,7
SICILIE 65.194 17.242 1,3
SARDAIGNE 14.893 3.029 0,9
ITALIE 2.193.999 675.426 3,8

 Aux années 2000, 30% des étrangers provenaient d’Europe centrale ou orientale (Albanie,
Roumanie, Yougoslavie, Pologne), 24% d’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Egypte), 17%
d’Asie orientale et méridionale (Philippines, Chine, Sri Lanka, Inde et Bangladesh), 10% de
pays de l’UE.
Il faut attendre la régularisation de 2002 pour voir apparaître au premier plan la Roumanie
(10% du total des 2 millions et demi d’étrangers), suivie du Maroc, de l’Albanie, de
l’Ukraine, de la Chine, des Philippines et de la Pologne.
Aujourd’hui, le paysage migratoire italien se caractérise donc à la fois par le renforcement
d’anciennes chaînes migratoires (Sénégalais, Chinois, Philippins, Sri-Lankais et surtout
Marocains), et l’affirmation de groupes plus récemment arrivés (Roumanie, Pérou, Ukraine,
Moldavie). La plupart des migrants en Italie ne viennent pas des pays les plus
désavantagés économiquement.

 Pour les années 1970, les pionniers sont souvent des femmes et les migrations sont
encore marquées par le lien colonial. Avant venaient en Italie les familles pauvres pour
trouver du travail dans l’agriculture par exemple. Désormais ce sont plutôt les travailleurs,
donc un groupe assez jeune qui vient étudier en Italie.
L’Italie joue un rôle primordial dans l’immigration de populations venu d’Afrique, notamment
d’Afrique du Nord répartis essentiellement dans les provinces du Nord de l’Italie. On trouve
aussi des Tunisiens, Égyptiens, mais aussi Libyens et Algériens. Ces étrangers sont
généralement en situation régulière dans les grandes régions urbaines et industrielles. Une
présence également importante dans les régions à dominante agricole ou quand le
commerce informel est développé. Certains de ces étrangers proviennent de pays très
développés tels que les Etats-unis, la France…

II. LA LEGISLATION ET SES EVOLUTIONS

1. le cadre légal régissant l’immigration

 Les politiques d’immigration sont marquées par l’impréparation (cadre législatif du droit des
étrangers hérité des décennies fascistes) et les mesures d’urgence humanitaire (du
parcage des réfugiés albanais dans le stade de Bari en 1991 aux centre de permanence
temporaire depuis 1995). Ce n’est qu’en 1986, et surtout en 1990, lorsque Claudio Martelli,
alors ministre de la justice, propose les lois qui aboutissent aux deux premières procédures
de régularisation, que l’Italie prend réellement conscience d’être devenue un pays
d’immigration. Suivent le décret Dini de 1995, et surtout la loi Turco-Napolitano de 1998, la
première loi-cadre qui prend en compte aussi bien l’amont de la question (contrôle des flux,
lutte contre l’immigration clandestine, programmation des flux et mise en place d’une
politique de quotas et de sponsorisation) que l’aval (politiques d’intégration, travail en
commun des instances gouvernementales avec les autorités décentralisées (régions,
préfectures et municipalités), rapports d’experts émanant du troisième secteur
(associations, ONG, organismes religieux, mise en place des médiateurs culturels et de
filières de formation comme les masters interculturels). C’est la première loi qui ne se
concentre pas uniquement sur les questions de répression et de traitement des flux et qui
prend en compte sérieusement les questions d’intégration avec des mesures assez
novatrices comme celle concernant la régularisation des prostituées victimes de la traite.
L’actualité législative est marquée par l’approbation de la loi Bossi-Fini de 2002, qui
remet en question le texte précédent, affaiblit les mesures d’intégration et de protection
juridique des migrants, rend plus difficile l’insertion sur le marché du travail (réduction de la
période de demande d’emploi autorisée, complication administrative pour le renouvellement du
permis de séjour, le regroupement familial, l’accès à la citoyenneté) et durcit surtout la lutte
contre l’immigration clandestine, sous couvert d’une lutte contre le terrorisme et la garantie de
la sécurité territoriale (criminalisation des clandestins récidivistes, multiplication des CPT -
centres de permanence temporaire - reconduites à la frontière). La régularisation de 2002,
montre à la fois la transformation du paysage migratoire en révélant les migrants arrivés
récemment et travaillant sans contrat de travail (Roumanie, Ukraine, Moldavie, Pérou,
Equateur...) et l’incapacité de l’administration à assurer le suivi de ces migrants régularisés qui
l’année suivante peinent à obtenir le renouvellement du permis de séjour et retombent souvent
en situation irrégulière.
Face aux incohérences d’une politique avant tout médiatique, on observe une multiplication de
mouvements de désobéissance civile (manifestations, protestations contre les CPT et
certaines « bavures » dans les eaux territoriales).

2. Le droit de la nationalité

Le cadre législatif repose aujourd’hui sur :


- La loi N 9 1 du 5 février 1992 instituant de nouvelles règles concernant la
nationalité, qui est entrée en vigueur le 16 août 1992, a annulé toutes les lois et dispositions
antérieures en la matière.
- Décret d'application de cette loi, adopté le 12 octobre 1993.
- Décret N° 362 du 18 avril 1994. sur les procédures d’acquisition de la nationalité
italienne.

Les Principes reposent sur :


1. La nationalité italienne repose sur le critère du "Jus sanguinis" (droit du sang). L'enfant d'un
père italien ou d'une mère italienne est italien.
2. L'égalité des hommes et des femmes.
3. La nationalité double ou multiple est autorisée
4. Le souci d'éviter l'apatridie :
 un apatride peut acquérir la nationalité italienne par déclaration;
 il existe une présomption juridique de nationalité italienne pour les
nouveaux-nés trouvés abandonnés sur le territoire de la République,
 la nationalité italienne peut être accordée à un apatride résidant légalement sur le
territoire de la République depuis au moins cinq ans.

Dispositions
A. Acquisition de la nationalité italienne:
1. Par filiation
2. Par naissance sur le territoire italien ("Jus soli" ou droit du sol) si le père et la mère
sont des inconnus ou des apatrides et si l'enfant est trouvé abandonné
sur le territoire de la République
3. Reconnaissance par un parent italien ou déclaration judiciaire de filiation pendant la
minorité de l'enfant
4. Par adoption
5. Par acquisition volontaire:

a. déclaration :
Un étranger peut acquérir la nationalité italienne en déclarant sa volonté de le faire,
s'il satisfait à certaines conditions (naissance sur le territoire de la République,
résidence sur ce dernier, etc.).

b. mariage :
les Conditions reposent sur :
- résidence légale en Italie depuis au moins six mois;
- ou trois ans de mariage;
- validité du mariage;
- absence de condamnation pénale dans les cas indiqués à l'article 6;
- absence d' obstacles liés à la sécurité nationale
- acquisition: par décret du ministre de l'Intérieur, sur demande de la partie
intéressée

c. naturalisation :
Par décret du Président de la République, la nationalité italienne peut être accordée
à diverses catégories d'étrangers satisfaisant à certaines conditions de résidence
qui dépendent de plusieurs facteurs.
La période ordinaire de résidence légale est de dix ans
Il existe cependant certaines exceptions:
- trois ans pour les descendants d'ex-citoyens et pour des étrangers nés sur le
territoire italien
- quatre ans pour les citoyens d'un Etat membre de l'Union européenne
- cinq ans pour des apatrides et des réfugiés ainsi que pour des étrangers adultes adoptés par
des citoyens italiens ITA
- aucune période de résidence n'est imposée aux étrangers employés par l'Etat
depuis au moins cinq ans, y compris hors du territoire national

Le gouvernement de Romano Prodi, entré en fonction au mois de mai, avait déjà opéré il y a
quinze jours, un revirement libéral dans sa politique d’immigration, en ouvrant les quotas d’entrée
sur son territoire à 517.000 travailleurs étrangers pour 2006, et non 170.000 comme prévu par le
gouvernement de Silvio Berlusconi. Cette décision équivaut à la régularisation de près de 350.000
immigrés clandestins déjà présents en Italie. Le projet de loi adopté devra être voté par les
députés et les sénateurs à partir de la rentrée, et une partie de la droite a promis une guerre
ouverte au Parlement. "Nous tirerons à bout portant sur cette loi qui veut mettre le pays et notre
futur dans les mains des derniers arrivés", a déclaré le sénateur du parti populiste de la Ligue du
Nord, Roberto Calderoli. La politique des quotas en vigueur en Italie avait été durcie sous le
gouvernement de centre droit de Silvio Berlusconi, avec l’adoption de la loi "Bossi-Fini" qui
conditionnait strictement l’obtention d’un permis temporaire de séjour à un contrat de travail
préalable. Le gouvernement de Romano Prodi a déjà annoncé une profonde réforme de ce texte,
avec l’instauration de permis de séjour temporaire permettant de rechercher un travail en Italie.

 Pas moins de 350 000 régularisations de travailleurs clandestins ont eu lieu fin juillet
en Italie. Début août, le ministre de l'Intérieur, Giuliano Amato, a présenté un projet
de loi qui prévoit de réduire de dix à cinq ans le délai de résidence pour obtenir la
nationalité italienne. Et les enfants nés sur le sol italien de parents étrangers
légalement installés en Italie depuis cinq années pourront accéder à la citoyenneté à
leur majorité. D'ici à 2008, 1,5 million de personnes pourraient être naturalisées,
selon l'organisation catholique italienne Caritas. Un chiffre dont l'ampleur est
contestée par le ministre de l'Intérieur.
Évolution Pour l'ensemble de la période 1960-2006, on enregistre une moyenne annuelle de 0,4.

C'est en 2004 qu'on enregistre le plus haut niveau (1) et c'est en 1995 qu'on enregistre le plus bas
niveau (0).

Le changement enregistré entre la première et la dernière année est 41%.

Pour mesurer ce changement, nous disposons des résultats pour 47 années de la période 1960-
2006.

III LE MODELE D’INTEGRATION DES IMMIGRES

1. Le modèle d’intégration

Les premières décennies de l'immigration italienne sont caractérisées par l'absence de toute
législation. Il n'y a, officiellement, aucune reconnaissance de la réalité de ces flux. Certes l'Italie
signe en 1975 la convention internationale sur les droits des travailleurs étrangers, mais il s'agit en
réalité d'une mesure destinée aux italiens à l'étranger et pas encore aux immigrés. Les migrants
en Italie sont « expulsés » par le reste de la population, que se soit dans le travail ou la vie
quotidienne, ils sont victimes de discrimination.

Le marché du travail italien est de plus en plus segmenté, hétérogène, tertiairisé et


caractérisé par le rôle grandissant des petites et moyennes entreprises. La présence d'un vaste
réseau écomomique souterrain (qui représente, selon des estimations, 30% du produit intérieur
brut italien) est aussi un élément non négligeable. L'économie souterraine consitue pour les
migrants un puissant facteur attractif, en particulier dans les régions du Sud. Cela représente la
couche secondaire du marché du travail. De plus, les caractéristiques de l'économie italienne,
liées à l'augmentation du niveau scolaire et à la présence grandissante des femmes sur le marché
du travail, donne plus de marge à la demande de main-d'oeuvre étrangère pour les activités
déqualifiées.
Les aires d'insertion majeure des travailleurs migrants sont:
1 le secteur agricole, surtout en termes de travail précaire saisonnier, mais aussi comme emploi
plus stable dans les exploitations agricoles du Centre-Nord et du Sud même si dans une moindre
mesure.
2 les entreprises manufacturières de la Plaine du Pô.
3 Le Bâtiment et les manoeuvres en général.
4 Le secteur tertiaire à basse valeur ajoutée et en particulier le travail familial, l'aide aux
personnes et le commerce de rue.
5 Le travail autonome et la mobilité commerciale internationale, dont les migrants sont très
souvent acteurs.
L'insertion dans le secteur primaire est très stable dans la majorité des exploitations agricoles du
Nord et du Centre, mais aussi dans les grandes exploitations du Sud, où les migrants sont de plus
en plus nombreux. Il y a egalément des secteurs d'activité, minoritaires, caractérisés par un travail
pénible mais bien payé qui sont désormais dominés par certaines communautés comme par
exemple les Sik dans l'élevage ou les bûcherons Macédoniens. Cependant, la plupart des
migrants sont liés au secteur agricole pour les activités les plus déqualifiées. Il s'agit très souvent
de travaux saisonniers et précaires qui donnent lieu à une importante mobilité sur le territoire, au
gré des cultures demandeuses de main-d'oeuvre. Ce type de travaux, surtout dans les
campagnes du Sud, se transforment en veritables forme d'exploitation: travail au noir, refus de
payer le travail effectué, insultes et actes racistes. Les petites et moyennes entreprises
industrielles de Lombardie et du Nord-Est recrutent en général de plus en plus de migrants. La
demande d'emploi dans cette grande aire territoriale donne lieu à un processus de mobilité sociale
et de mobilité à l'intérieur du pays: on quitte le Sud pour s'installer dans ces régions: c'est la raison
pour laquelle on assiste du coup à l'augmentation des emplois réguliers, des regroupements
familiaux, des achats de logements. Les activités du secteur secondaire sont surtout liées aux
petites entreprises (la plupart dans le Bâtiment). Les travaux saisonniers dans l'agriculture, qui
absorbe la main-d'oeuvre migrante masculine. Le Mezzogiorno est encore le plus touché par le
travail au noir dans ce secteur. Le tertiaire de basse valeur ajoutée est le secteur où les migrants
sont le plus impliqués. Le travail à domicile, qui concerne surtout les femmes, et l'aide aux
personnes en général représente le secteur d'insertion privilégié de certaines communautés qui
vivent dans les grands aires urbaines. De plus, beaucoup de discrimination est présente en Italie
face au migrants. Un des premiers exemples est lié aux politiques de fermeture que, dans les
dernières années, l'Italie, comme tous les pays communautaires, a mises en oeuvre, sans assurer
à ces personnes des accès possibles à la citoyenneté. Les renvois aux frontières sont de plus en
plus fréquents et accompagnés de la création, en 1998 (gouvernement de centre-gauche), de
centres de permanence temporaire (CPT), où sont placés les clandestins dans l'attente de
l'expulsion ou de l'obtention d'une demande de séjour. Il s'agit de 16 centres répartis sur
l'ensemble du territoire national, presque toujours surpeuplés, où les droits sociaux les plus
élémentaires ne sont pas toujours respectés, comme le dénoncent Amnisty international et
Médecins Sans Frontières.

Un autre exemple, celui du marché immobilier. Il y a un processus d'exclusion sociale,


caractérisé par une véritable discrimination pour l'accès au logement.
Aux migrants sont réservés les logements en mauvais état, ceux que l'on ne proposent même pas
aux italiens et en plus, pour des prix exorbitants : il s'agit de “bassi”, autrement dit d'habitations
situées au rez-de-chaussée ou en tout cas sombres et malsains dans le centre des villes, ou les
pires logements des périphéries urbaines. Le logement précaire est très répandu : usines
désafectées et fermes abandonnées, ou encore bidonvilles comme ceux de Villa Literno à
Caserte, appelé le Ghetto et qui a été brûlé en 1995.
L'Italie est le pays européen avec le plus grand nombre d'étrangers sans abri. C'est surtout le
pays dont le nombre d'immigrés est supérieur à celui des italiens parmi les clochards.
Par conséquent, nous pouvons donc dire que le modèle d’intégration Italien n’est pas un bon
modèle d’intégration puisqu’il y a présence de discrimination face aux étrangers arrivants en Italie.
Ressources :

http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2005/amato/article.htm

http://america1900.free.fr/italia.htm

http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/hundreds-migrants-risk-if-returned-italian-
island-20090206

http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=708

http://www.coe.int/t/f/affaires_juridiques/coop%E9ration_juridique/etrangers_et_citoyens/nationalit
%E9/documents/bulletin/Italie%202004.pdf

http://www.ulb.ac.be/soco/colloquerabat/papiers/articles_definitifs/RS6_Chiavassa_et_Gottardi.pdf