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DIAGRAPHIES DIFFEREES Bases de I'interprétation Tome 2 Interprétation des données diagraphiques Oberto SERRA Ingénieur ENSPM Etudes ot Productions Schlumberger, Montrouge Bulletin des Centres de Recherches Exploration-Production Elf-Aquitaine Mémoire 7 Pau 1985 Ouvrage réalisé avec le concours d'Etudes et Productions Schlumberger Référence bibliographique de co livre : SERRA, 0. (1985). — Diagraphies différéos - bases de linterprétetion. Tome 2: Intorprétation des données diagraphiques. - Bull, Centres Rach. Explor.-Prod. EWt-Aquitaine, Mém. 7. La composition de cet ouvrage a éte faite & partir d'une bande magnétique réalisée ar Tautour, @ l'aide du logiciel de traitement de texte TEX (Donald E. KNUTH, Stanford University) ot traitée on photocomposition par I'imprimerie LOUIS-JEAN & Gap. Premiére édition : Septembre 1985 ISSN : 0181-0901. ISBN : 2-001026-6. ision : Elf Aquitaine-Edition, Centre Micoulau, 64018 Pau CEDEX Editions Technig, 27, rue Ginoux, 75737 Paris CEDEX 15, BAGM, Service des Vantes, B.P. 6009, 45018 Oridans CEDEX © Elt-Aquitaine 1986 AVANT-PROPOS A Vechévement d'un ouvrage de ce volume son auteur ne peut que ressentir un soulagement. Soulagement d’avoir conduit & son terme un tel projet, car, comme on peut s’en douter, un tel ouvrage a requis un nombre considérable d'heures de travail tant en recherches bibliographiques, qu’ la chasse aux examples diagraphiques et qu’en leur interprétation, ou qu’en rédactions multiples afin d'arrivor & une expression claire, précise at correcte de sa pensée, ou, enfin, qu’en ralectures. Mais ce sentimont s‘accompagne d'une certaine insatisfaction et d’un peu de crainte. Certaine insatistaction parce que les progrés constamment réalisés rendent presque dépassés avant méme d’étre imprimés certains exemples ou propos exprimés. On est ainsi contraint 8 une poursuite continuelle du progrés. Et le tomps nécessaire a la rédaction d'un tel ouvrage complique ancore cette téche en imposant une refonte périodiqua des chapitres rédigés en premier pour tenir compte des progras réalisés entre tamps soit dans l'acquisition des données, soit dans leur traitement ou dans lour interprétation. Crainte, enfin, de I'accueit qui sera réservé a cet ouvrage dont I'originalité réside surtout dans le souci constant d'associar les diagraphies différées et |a gSologie. Ce souci m’s incité @ débuter chaque chapitre par un rappel de notions géclogiques fondamentales, sous une forme certes condensée mais, je I'espére, compréhensible et accessible a des non géologues. Les géologues pourront, quant 4 eux et s'ils le désirent, sauter cas rappels et passer aux aspects diagraphiques. Mais qu’ils sachent que c'est en raisonnant sur ces notions at sur la nature des paramétres physiques enregistrés par les outils que |'on peut établir la filiation des données diagraphiques a la géologie. Tous devraient donc y trouver la justification du type d'information géologique extrait des diagraphies. Certains lecteurs pourront me reprocher avoir trop ou pas assez développé tels chapitres. Pour des spécialistes, certains propos Pourront méme étre considérés comme primaires, A ceux-la je dirais que mon objectif n'a bas été de faire ceuvre encyclopédique mais de rassembler un ensemble de connaissances géologiques de base en sélectionnant parmi tes nombreux ouveages fondamentaux les figures, schémas ou tableaux qui m’ont semblé le mieux illustrés mes propos, évitant ainsi au lectour d'avoir & se reporter 4 cos documents pas toujours directement aocessibles. J'espére, ce faisant, susciter chez certains I‘envie de se lancer néanmoins dans |a lecture de ces couvres. Pour ce faire, on trouvera a la fin de chaque chapitre une abondante liste de references, 0, SERRA REMERCIEMENTS Je souhaite en tout premier lieu exprimer ma reconnaissance 4 J. GARTNER et J. SUAU, mes collegues de Schlumberger qui ont accepté de lire certains chapitres et de m’apporter leurs remarques toujours judiciauses et constructives, mont assuré de leur constant soutien, et m’ont encouragé poursuivre mon effort et & conduira & son terme ce projet. Que mes autres collgues de Schlumberger, ot plus particuliérement C. BOYELDIEU, . CLAVIER, J.C. MINNE, Ph. SOUHAITE, P. DELFINER et J.P. DELHOMME, trouvent ici ‘expression de mes remerciements pour les fructueux avis quills m’ont donnés lors de discussions que nous avons ou sur de multiples sujets. Mes remerciements vont également & mes anciens collagues d’EH Aquitaine, & J. HENRY pour sa trés appréciable contribution au chapitre 12, et & H. OERTLI pour son amical soutien, sa patience et son aide inappréciable pour que ce document voit enfin le jour. Je lui demande de bien vouloir m’excuser pour tous les soucis que j'ai pu Ii occasionner depuis plusieurs années | Que Ia direction de Schlumberger trouve ici ‘expression de ma gratitude pour m‘avoir autorisé la publication de cet ouvrage et la reproduction d'un grand nombre de ses documents. Enfin, je ne saurais trop remarcier la Direction Exploration du groupe Elf Aquitaine pour avoir accusilli cet ouvrage dans Ia collection des Mémoires de son Bulletin des Centres de Racherches, me témoignant de la sorte son soutien et ses encouragements malgré notre éloignement. 0. SERRA SOMMAIRE AVANT-PROPOS: REMERCIEMENTS. 0 INTRODUCTION Premiére partie INTERPRETATION DES DIAGRAPHIES DIFFEREES SUR LE SITE DE FORAGE PETROLIER Chepitre premior. — METHODES « QUICK-LOOK » ... Deuxiame partie INTERPRETATION DES DIAGRAPHIES DIFFEREES AU CENTRE DE CALCUL. Etude d’un puits Chapitre. 2. — INFORMATIONS SUR LA COMPOSITION...... Chapitre 3, — INFORMATIONS SUR LA TEXTURE....... Chapitre 4, — INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE SEDIMENTAIRE.... cons Chapitre 5, — INFORMATIONS SUR LE FACIES ET LA SEQUENCE ......... Chapitre 6. — INFORMATIONS SUR L'ENVIRONNEMENT DE DEPOT....... Chapitre 7. — INFORMATIONS SUR LA DIAGENESE . Chapitre 8. — ETUDE DE LA COMPACTION... Chapitre 9. — ETUDE DES RESERVOIRS. Chapitre 10. — ETUDE DES RESERVOIRS.. Chapitre 11. — INFORMATIONS STRATIGRAPHIQUES . Chapitre 12, — INFORMATIONS SUR LA TECTONIQUE ... Chapitre 13, — ETUDE DES FORMATIONS FRACTUREES ... Chapitre 14, — APPLICATIONS GEOPHYSIQUES DES DIAGRAPHIES....... 2 63 m 137 167 195 37 341 379 453, an 491 537 567 10 Troisieme partie INTERPRETATION DES DIAGRAPHIES DIFFEREES AU CENTRE DE CALCUL. Etude de plusieurs puits Chepitre 15. — DESCRIPTION SPATIO.TEMPORELLE DES FORMATIONS .. senor BBL APPENDICE «nu - 607 INDEX-GLOSSAIRE .... - sn 615 La table des matidres déteillée se trouve en fin de volume INTRODUCTION Notra monde moderne a un besoin constant de matiares premiéres et d’énergie. Il faut done en permanence faire un effort d'exploration et de recherche pour les trouver st les développer. Et plutét que de se fier au haserd il vaut bien mieux ira appel a la géologie. Cette demiére est par définition «étude des roches composant le globe terrestre ot des chan- gements qu'il a subi ou subit encore de nos fours ». Cotte étude, mBme quand elle revét un carac- tare de recherche fondamentale, est destinge a mieux comprondre sous quellas influences notre globe s'est formé, transformé, medelé; quelles gont las lois qui régissent la formation des roches, leur répartition, leur transformation, leur déforme tion; quelles sont les lois qui gouvernent l'accumu- lation des matigres premigres 'intérét économi- que. Cest alors soulement qu'on dispose de guides pour rachercher au moindre codt los res- sources minérales ou énergétiques dont I'huma- nité a tant bes Alnsi, le travail du gdologue (Tableau 1} consiste a - observer ot décrire le plus minutiousoment, complétement et objectivement possible les ro- ches et {es phénoménes géologiques; ~ interpréter 80s observations en les comparant 2 celles faites sur des séries ou phénomenes réconts (modeles actuels}, & des modéles reconsti- tuds ou & des experiences faites en laboratoire, ou encore aux observations faites sur des formations enciennes parfaitoment étudiées et comprises {modéles anciens et application des théories de Vactualisme ou de \'uniformitarisme do Hutton, 1788). Dans le cas da l'étude des roches sédimental- res, cette interprétation doit aboutir 4 une recons- Tabloau 1 Une approche générale de I'analyse des roches sédimentaires, 1 — Observer ot décrio 2 ~ Comparer avac des modéles actuels 3 — Interpréter 4 = Pride ‘ou ancions bien compris Composition ; Couleur Paldontologia Paldocourants Faciés Environnement Epaisseur arcane ee parece | cater Volume Extension Evolution verticete Relations avec ies Sequences des ressources Evolution latérale corps sécimentaires f Rythm minérotes vosins Cyl Pondage steers! Pls Fractures, stylotithes Fails 2 INTERPRETATION DES DONNEES DIAGRAPHIQUES titution du cadre géographique et climatique et par la des conditions sous lesquelles les roches so sont formées. A partit de cette reconstitution, le géologue va tenter : = de prédire les zones plus favorables @ I'accu- mulation des ressources mi ~ de préciser leur extension, - d'apprécier leur volume & partir de l'estimation de la teneur des roches en ces ressources minéra- les naturelles. 1. ORIGINE DES INFORMATIONS GEOLOGIQUES Pour procéder ces études et @ cate recher- che, le géologue dispose de trois sources d'infor- mations. |. Les affleurements naturels ou provoqués : carridres, tranchées, tunnel Si, dans certains types de recherche, cette source constitue encore l'essentiel de t'inform: tion géologique, dans d'autres {pétrole, charbon, géothermie) elle a progressivament fait place aux données de sondages ou de géophysique de surface ou de forage. Ceci est lié au fait que les techniques do forages sont de plus en plus utilisées, non seule- ment en recherche pétrolidra, mais égaloment dans les stockages souterrains, dans la recherche d'eau, de charbon, d'uranium ou de minerais métalliques, et en géothermie. Ainsi, tes objectifs devenant de plus en plus profonds, on s‘éloigne de plus en plus das affleurements. Ceci rend tes extrapolations, établies & partir d'eux, plus hasar- deuses, surtout que, par ailleurs, la complexité géologique des objectifs presents tend a croitra stratigraphiques, barriéres de perméabi- lité, taille des structures, ...) Ce qui fait que de nos jours la connaissance adologique des bassins sédimentaires, surtout profonds, provient fondamentalement des infor- mations apportées per la géophysique et les forages. 1.2, La géophysique de surface Son importence est dvidente. Elle permet d'avoir une image bi- et souvent tri-dimensionnalle du sous-sol. C’ast, par excellence, l'outil d'explora- tion du sous-sol puisqu’il apporte directement des informations, non seulement sur la forme et l'ar- rangement des couchas, mais également sur leur nature, leurs propriétés pétrophysiques et méma perfois leur contenu-fluide (sismofaciés, points brillants ou « bright spots »,..}. Mais les hypothéses auxquelles conduit Vinter- prétation de ces informations doivent étra soumi- ses vérification par forage. C'est pourquoi fa traduction des données géophysiques en données géclogiques sera grandement faciltée, et surtout rendue plus fiable, si elle s'appuie sur des mesures diagraphiques. 1! faut donc corréler ot étalonner les premidres sur les secondes. On peut c'silleurs dire que les diagraphies ditférées constituent te lien entre la géophysique et la géologie elles seules permettent de facon précise te passage des données temps en données-profon- deur et fa traduction des données sur V'amplitude #t fa fréquence du signal en données sédimento- logiques ou pétrophysiques (faciés, porosité, ‘fluide ..), et finalemant économiques. En effet, les mesures de densité des formations ‘et du temps de parcours des ondes acoustiques réalisées dans les sondages permettent. aprés corrections et rocalages, de déterminer Timpé- dance acoustique et le coefficient de réflexion 8 chaque limite de couche. A partir de ces données un tog de réflectivité est établi. II constitue le document de base sorvant a I'établissement d'une section sismique théorique, ou GEOGRAM™*, qui corrélée 4 la section sismique réolle, permet sa conversion en profondeur et son habillage. Par aillaurs, le profil sismique vertical (VSP), éalisé dans un puits, permet d'une part d’avoir tune meilleure vision des couches sous des forma- tions & fort pouvoir réflecteur (anhydrite, hi dolomie compacte) ou a forte atténuation (argiles sous-compactées}, ou sous le fond du puts, d'autre part d’éliminer les multiples, et done de faciliter I'interprétation des profils sismiques. 3. Les forages Los données epportées par les forages sont do deux sortes : liées aux échantifons da roches (cerot- diametre ou prélevées a I'aide d’un carottier & balles, déblais), et aux échantilions de fluides; - celles liées aux mesures géophysiques céal sées dans les forages, donc essentiellemient aux diagraphies ditférées. Les carottes on plein diamatre, de par lour tail et seulement dans la mesure ou alles sont cont ues, constituent un échantillon de bonne valour duquel une grande partie des données pourra étre obtenue. Mais, malhoureusement, pour des rai- sons tout & le fois économiques et techniques, la prise de carottes est une opération assez rare, surtout dans certaines conditions de forage ou ‘dans certains types de formations. I! ne reste alors comme échentillon de roche que les débleis de forage, ou les carottes Iatéralos prélevées 4 l'aide ‘un carottier & balles descendu a l'aide du cable de forage (CLAB) ' * Maraue de Schlumberas "CLAB w= Carottage Letéral A Balles. : INTRODUCTION 3 On ait combien il peut atre partois difficile de restituer correctement, tant en constituants qu’en Speisseur, la colonne lithologique, & partir des souls déblais, par suite de leur brassage par lo boue, de I'influence de retombées, de perte de certains constituants (silts, sels), ou méme de porte totale de circulation, Par ailleurs le dimen- sion réduita de ce type d’échantillon de roche ne permet généralement pas d'y offectuer l'ensamble des analyses et observations faites sur des échan- titlons de grosse taille, et donc d’en obtenir I'en- semble des informations recherchées. Das lors, le géologue peut se trouver soit totalement démuni, soit privé d’échantilions repré- sentatife et de qualité. Les carottes latérales & balle permettent de suppiéer partiellement & cette carence, mais du fait meme de leur petite taille, il rest pas possible d'y effectuer avec exactitude toutes les observations ou mesures généralement réeliaées sur des échantillons plus gros. Tableau 2 Importance comparative des paramétres géologi- ques sur la réponse des diagraphies différées (adapté d’aprés SERRA & ABBOTT, 1980). [SEDMENTARY 108 TYPE ssvaucTURE) UP ‘comPosrrion | TEXTURE} RESISTVITY 7 ae EFT (Propagation | 2+ : NGS whe BHC tAttenuation) | + cst fee HOT or SHOT : cL . mode ‘ HAT te tie [tee te ‘apporté par les sondages, & savo diagraphique, @ pris de plus en plus dimportance, du fur et @ mesure du développement, tant en qualité qu'on diversité, des outils, et corrélative- ment de la mise au point de méthodes dinterpré- tation constamment perfectionnées. De nos jours ‘on ne saurait imaginer un forage de recherche pétrolidre dans lequel aucune diagraphie différée ne serait enregistrée. La décision de poursuite ou d’abandon du forage, ou de tubage et d'équipé ment du puits, ne se prend généralement qu’apras, &tude approfondie des diagraphies différées enre- gistrées, étude réalisée soit sur le site du forage, soit au bureau & l'aide de programmes appropries. Dans le précédent tome nous avons étudié le principe des différents outils ot analysé les pare: metres géologiques affectant chaque mesure. Lo Tableau 2 tente d'établir pour chaque outil une hidrarchie dans I'influance que les trois principaux parametres géologiques ont sur la réponse des outils. L'influence des fluides y est également indiquée, car ceux-ci sont indissociables de la roche at, de plus, suivant leur nature, ils peuvent parfois avoir une trés forte influence sur la ré- ponse des outils. On peut raisonnablement en conciure que les diagraphies différées_ « photographient » en continu, ou « filment », les formations traversées. Elles en donnent une image que je qualifiarais de spectrale, image cartes particuliére ot incom- pléte mais pratiquement continue, toujours per- manente, objective et quantifiable. On concoit aisément que cette image spectrale sera d’autant plus nette que la nombre et la diversité des parametres diagraphiques seront plus élevés. Crest pourquoi on est en droit de dire que les diagraphies différées établissent en quelque sorte un «constat ». Elles sont la «signature» des roches puisqu’ellos en traduisent las propriétés présentes. Les coractéristiques physiques des formations traversées qu'elles mesurent découlent, en affet, d'une part des conditions physiques, chimiques et biologiques (donc aussi géographiques et climati- ‘ques) qui ont présidé & leur dépét et qui caractéri- sent l'environnement et dafinissent le facies origi nel (Tableau 3}, et d’autre part des évolutions quo ‘cas formations ont subies au cours de leur histoire géologique. Mais le composition minéralogique, la texture, la structure sédimentaire ot a nature des fluides qui sont déduites des données mesurées par les diagraphies différées ne sont pas les seules infor- mations accessibles. Le Tableau XXXIV du Torhe 1 (p. 270-271) donne une liste plus ou moins com- pléte des mesures directes ou indirectes qu'on pout en tirer. Leur analyse fait clairement entrevoir los domaines d’applications des diagraphies diffé- rées, Ceux-ci sont rappelés ci-dessous. » Description des roches : Pétrologia - Composition minéralogique ou élémentaire: + Texture; + Structures sédimentaires; = Paléocourants. » Etude du comportement statique et dynamique des réservoirs ~ Caractéristiqui perméabilité, - Nature ét volume des fluides contenus (poro- , saturation) : & lorigine et & certains moments de la durée d'un puits d’extraction; = Dynamique des fluides : pression de forma- tion; mobilité des fluides; évolution des satura- ns avec le temps de production; modélisation des résorvoirs. pétrophysiques (porosité, "4 INTERPRETATION DES DONNEES DIAGRAPHIQUES Tableau 3 Relotions entre faciés, séquence et environnement {adapté d’apras KRUMBEIN B SLOSS, 1963). FACTEURS DE L'ENVIRONNEMENT RESULTATS CARACTERISTIOUES dos dépors Stometie Géoméice de Fenvironnemant i © Proprists dos sédimonte Enurgi "Composition thotogia 7 : SJ fenee Lithotag Fao = Sirutiras sodimentaios —'—» Paléocourants Mattriaux de Venvronnemant = Conor 7 = Fossils ——+ Paleonttogio Eléments biologique de environnement © Variations laéraos Séavencos dos proprstes Intorales » Formation des roches : Sédimantologie ~ Analyse faciologique: - Analyse séquentielle; = Reconstitution de la géométrie des corps sédimentaires : corrélations de faciés; = Environnement de dépét. >» Transformation des roches : Lithitication + Phénoménes diagénétiques; - Compaction. > Organisation des séries : Stratigraphie Etude de leurs succession: Signification des ruptures; Détection des discordances; Corrélations stratigraphi » Déformation des séries : Tectonique ov géato- gie structurale + Détermination du pendage structural et ré- gional; ~ Détection et étude das plis; ~ Détection des failles; ~ Détection st évaluation des fractures. > Réle et importence des diagraphies ditférées en synthése géologique : coupes, cartes, blocs diegrammes, .. Applications géophysiques Applications & la recherche géotharmique Autres applications : recherches d'eau, d'ura- nium, de charbon, ...; stockages souterrains de gaz, ou d'hydrocarbures liquides, v Environnement On s‘apercoit, & l'examen de cette énumération, que utilisation des diagraphies déborde large. jent le cadre des études de réservoir. Les ingé- iours de réservoir et de production ne sont plus les seuls explolter les données diagraphiques. Les géologues et les géophysiciens leur ont em- boité le pas. On peut die aussi que, si les diagraphies différées doivent leur essor surtout a la rachorche pétroliére, d'autres secteurs ont également pris Conscience de leur intérét. C'est ainsi qu’on les utilise de plus en plus dans les recherches de charbon, d’uranium, de potasse, de minerais meétalliques, mais également dans le stockage de gaz, dans (‘étude des neppes d'eau et dans la recherche géothermique. Ce sont donc l'utilisation et I'interprétation des diagraphies différées dans ces différents domai- nes qui vont étre abordées dans le présent tome. 2. CLASSIFICATION DES FORAGES Uexistonce de diagraphies différées stant conditionnée par celle des forages, l'utilisateur doit aussi savoir que le nombre et le type d’enre- gistrements diagraphiques ou, an d'autres termes, la programme de diagraphies, va dépondre étrai- tement d'une part de la catégorie du forage, donc. des objectifs qui lui sont assignés et des informa- tions quill est supposé devoir apporter, d'autre part des caractéristiques du trou de sonde (vertical ou dévié, diamatre du trépan, ...) et du fuide de forage, le choix de ce dernier devant aussi tenir compte des informations recherchées et des bossibilités des outils diagraphiques de les mesu- rer. INTRODUCTION 15 En recherche pétroliére on a coutume de clas- ser les forages en quatre grandes catégories en fonction de leurs objectifs principaux. Ce type de classification peut facilement s’étendre aux autres: discipline: 2, Forage d'exploration ou de reconnaissance Cotte catégorie de forage joue généralement un double role: = Celui de « juge de paix»: le plus souvent le forage permet, en effet, de confirmer, ou d’infir- mer, les hypotheses préalablement formulées sur {a série stratigraphique, les types do facies, l'allure tectonique, I'existence ou non d’horizons suscep- tibles de renfermer des ressources minérales telles que des hydrocarbures, du charbon, de la potesse, de l'uranium ou de l'eau potable ou chaude. = Celui de pourvoysur d'information : il apporte les données minérelogiques, paléontologiques, ‘sédimentologiques, géophysiques, géochimiques, hydrogéologiques ... toutes nécessaires & une meilloure connaissance de la géologie régionale. De ce fait, on ne «lésine » généralement pas sur les moyens afin que le forage atteigne effecti- vement ses objectifs. On va donc non seulement assurer une surveillance géologique sérieuse par ‘un bon échantillonnage de roches et de fluides (déblais, carottes, tests), mais également prévoir un jeu'de diagraphies différées tres complet susceptible d'une part de répondre & l'ensemble des questions tant géologiques qu’économique ‘que va soulever le forage, d’autre part de combler les lacunes dans Ia prise d’échantillons. 22. Le forage d’appréciation I est fondamentaloment destiné & préciser extension d'une découverte. Mais il va permattre 4galement de contréler la justesse des nouvelles hypothéses formulées a la suite du forage d’explo- ration. Enfin, il va compléter la moisson d'informa- tions apportées par le forage précédent donnant tune idée plus précise des évolutions latérales de facies et de propriétés pétrophysiques des roches. Do oe fait, il fait généralement l'objet de la m&me surveillance géologique et diagraphique que le précédent. 23. Le forage de développement ou d’exploitation Son objectif principal est de permettre I'extrac- tion de la substance minérale précédemment découverte. Mais, selon la complexité géologique du champ pétrolier, ou de la mine, les objectifs gbologiques assignés aux forages vont rester plus * Marque de Schlumberger ‘ou moins importants, lance géologique et objectif Par ailleurs, en recherche pétroliére, dans ce type de forsge, on va vouloir suivre I'évolution, avec le temps, de la saturation en hydrocarbure dans le réservoir. Ceci va entrainer I ment périodique de certaines diagraphi par exemple), Cette connsissance de I'évolution des satura: tions avec le temps permet de mieux piloter ou surveiller I'exploitation d’un champ et d’améliorer te drainage des hydrocarbures (perforations sup- piémentaires, puits intercalaires, méthodes de récupération secondaire ov tertiaire, t le programme de surveil- graphique celquera ces 24, Le forage d’injection Sa fonction est Y'injection de fluides (eau, ge dissolvants, ...) dans le formation du sous-sol, soi pour maintenir la pression de couche et améliorer le drainage et ainsi la récupération des hydrocar- ures, soit pour recycler et réchauffer une eau en exploitation géothermique, soit enfin pour stocker du gaz ou des déchets. La connaissance du modéle géologique de- meure toujours aussi importante, pour savoir en particulier ou vont les fluides injectés. Ceci impli- que que la surveillance géologique soit maintonue, et par conséquent qu'un jeu diagraphique mini- mum soit enregistré. 3, PROGRAMME DE DIAGRAPHIES DIFFEREES: Ainsi, quelle que soit fa catégorie du forage, il convient que chaque utiliseteur potential des données diagraphiques (géologue, aéophysicien, foreur, ingénieur de réservoir ou de production} définisse, au préalable, les informations qu'il on attend ce qui va conditioner son choix des outils, donc le programme de diagraphies différées, mais aussi celui de la boue, car, suivant le nature de cette demiére, certains paramétres, absolument nécessaires pour I'interprétation, pourront ou non étre onregistrés. Le programme de diagraphies va donc dépon- dre des desiderata de chacun. C'est pourquoi il est préférable qu'il soit établi en commun par I'en- semble des utilisateurs. Mais, indépendamment de cela, il faut égale- ment savoir que le choix des diagraphies différées que |'on va faire doit aussi tenir compte d'un certain nombre de paramétres et de contraintes ci-aprés énumérés : ~ nature du forage : subvertical ou d jiametre du trou; nature du fluide de forag huile, mousse; 16 INTERPRETATION DES DONNEES DIAGRAPHIQUES = nature de la boue : salinité, densité, viscosité, eeu libre ..., baryte, sels de potasse; - température et pression escomptées tout au long du forage; - types de formations attendue: dées, dures, fracturées, - salinité supposée et agressivité des fluides présents dans les formations : eau salée saturée, douce ou a salinité changeante; gaz {CO2, H:8), huiles riches en produits sulfureux. Il faut en particulier savoir : = que les outils a électrodes d’envoi du coutant tels normale, latérale, latérolog, spherically focu sed log, microlog, microlatérolog, proximité log *, pendagemetre @ haute résolution HDT ou SHDT®, ne peuvent étre enregistrés dans des boues oi la phase continue est I'huile; = qu'un outil ecoustique ne donne pas de mesures correctes dans des trous a trop grand diametre ou forés & I'air ou a la mousse; = que la mesure de la section de capture Photoélectrique réalisée & l'aide de loutil litho- densité (LDT*) est trés affectée par une boue barytée; = que cette méme boue va également influen- cer la mesure de spectrométrie du rayonnement gamma naturel (NGS *); = qu'une boue renfermant des sels de potas- jum va influoncer la mesure de radiosotivité gamma naturelle des roches ou le dosage du potassium dans les roches. Avant a’établir le programme de diagraphie il faut done que chaque utilisateur soit parfaitement informé tant du programme de forage (diametre du trou, tubage, type de boue utilisée) que des dimensions et des limitations d'utilisation des outils diagraphiques. Ces derniers sont, en oftet, constitués de composants (transistors, circuits imprimés, etc. ..) sensibles @ la température ou 8 Vinfiltration de fiuides pouvant apparsitre sous de fortes pressions, ou encore & leur agra (H3S...). Les compagnias de service donnent générale. ment les limitations d'emploi (diamétre, tempéra- ture, pression, vitesse d’enregistrement ..) pour chaque outil. i convient donc de s’y reporter (voir Tome 1, Annexe 1, et Tableau VI du Chapitre 2). Il existe également certains outils concus pour des wironnements «hostiies » (température, pres- sion, fluide, déviation ...), qu'll faut requérir quand on est dans des situations semblables. Enfin dans l'établissoment du programme de diagraphies il faut également tenir compte des Possibilités de combinaison d'outils qui permet- tent au cours d'une méme descente d’enr. un plus grand nombre de données diagraphiques. Ceci contribue & diminuer le temps d'immobilisa- tion du forage et donc & économiser de I'argent. ‘Avec le nouveau systéme de communication par cable, proposé par Schlumberger (CCS *), tous les jeu consoli- * Marque de Schlumberger outils seront a l'avenir combinables entre eux. Ii faut toutefois étre conscient que l'on perd toujours l'information couvrant l‘intervalle corres- pondant & la distance entre fe fond du trou et le point de mesure. Ainsi, dans les outils combinés, cette distance est d’autant plus importante que Voutil se situe plus haut dans la combinaison. La Perte d'information peut dans certains cas attein- dre 30m. Ceci peut naturelle ment constituer un handicap sérieux et peut faire préférer des enre- gistrements séparés, malgré un coat plus élevé. Ul faut également savoir que dans’ les outils combinés la vitesse d’enregistrement de I'ensem- ble est ajustée sur celle requise pour le dispositit le plus lent. Ceci n’est pas nécessairement un inconvénient, bien au contraire, pour les outils nuciéaires ou les mesures sont soumises aux variations statistiques. Si l'on considére maintenant le moment ol vont @tre interprétées les données disgraphiques, plu- urs étapes peuvent étre retanues : Wu cours de I'enregistrement ou immédiate- ment aprés, donc sur le site méme du forage, afin de prendre rapidement les décisions qui s'impo- sent: - plus tardivement, pour des études plus appro- fondies ou ne revatant pas un caractare d'urgence, is nécessaires cependant @ la poursuite de ‘exploratior ~ an‘importe quel moment apras le forage d'un Puits pour des études synthétiques sur un champ, un permis, une région, un bassin. Linterprétation sur le site du forage étant d'une importance capitate, la premiere partie de ce tome lui sera consacré Mais quel que soit le moment od seront exploi t6es les données diagraphiques, il faut le faire de la méme facon ot avec lo méme esprit que pour Vanalyse des échantillons de roche. Il faut, en effet, considérer les données diagraphiques comme des données géologiques et leur appliquer las mémes principes et méthodes. Toute interpré- tation des diagraphies est en soi une interprétation géologique, qu'on en soit ou non conscient. N convient donc d'observer, décrire, analyser, interpréter los « objets » diagraphiques comme on le ferait de tout objet géologique. C'est ce que nous lions tenter d'expliquer et de démontrer dans les pages suivantes. Mais il faut aussi savoir qu'une interprétation des diagraphies différées de qualité doit non seulement s‘appuyer sur une analyse précise, \ée des données qu’elles appor- sance du principe des outils et sur de sériouses notions géologiques. Il faut non seulement com- bron ‘comment on a obtenu la mesure du rametre physique, mais aussi savoir & quelle Fealite goolegique ‘correspond. Il faut Sgalement avoir une idée de ce qu'on cherche pour étre en mesure de le trouver. Ainsi, si ‘on ignore qu’un sable peut contenir des felds- paths, des micas et des minéraux lourds, et si plus INTRODUCTION ” est on ignore ta signification de ces mots, on aura jamais I'idée de rechercher ces minéraux et fon ne pensera pas que leur présence peut aug- menter la densité apparente de la roche ainsi que ‘20n indice d'hydrogéne-neutron et sa radioactivité, feisant apparaitre ce sable comme argileux. Vinterprétation des diagraphies consiste ‘en une traduction des parametres diagraphiques en données géologiques. Ceci nécessite un bon dictionnaire ou un interpréte connaissant perfai- tement les deux /engages. En effet, pour détorminer si les diagraphies différées sont capables, a priori, d’apporter des informations touchant la composition minéralogi- que ou élémentaire, la texture, la structure sédi- mentaire ou tectonique, le facies, la stratigraphie =i faut au préalable définir ce que couvrent ces termes géologiques. C’est seulement alors que l'on sera en mesure de préciser comment et dans quelle proportion ces paramétres géologiques affectent la réponse des outils et travers elle par raisonnement inverse remonter & eux. Crest pour faciliter aux géologues I'acc’s aux connaissances diagraphiques que le premier vo- lume a été congu et écrit. C’est pour donner aux diagraphistes ou géophysiciens non géologues les, connaissances géologiques fondamentales et al solument nécessaires pour une exploitation com- pléte et valable des diagraphies différées qu'un rappel sommaire des notions géologiques de base débute chaque chapitre de ce présent tome. Premiére partie INTERPRETATION DES DIAGRAPHIES DIFFEREES SUR LE SITE DE FORAGE PETROLIER Chapitre 1 METHODES « QUICK-LOOK » Le temps d'immobilisation des appareils de forage étant trés codteux, surtout en mer, il im- porte de le réduire au maximum et donc de prendre trés vito les décisions qui s'imposent : poursuite ou abandon du forage, essais de forma- tion, échantillonnage supplémentaire, tubage En cole, grace aux informations qu’elles appor- tent, les diagraphies différées vont eider dans cette prise de décision en permettant de mieux répondre aux différentes questions que les géolo- ques, géophysiciens, ingénieurs de réservoir, ou foreurs, se posent : - Existe-t-il des réservoirs ? = Quels sont : = leurs cotes, supérieure ot inférieure ? ~ leur contenu on fluides ? nature du fluide : gaz, huile ou eau; quantité de chaque fluide : porosité, satu- ration, épaisseur utile, volume; mobilité des fluides; - leurs caractéristiques pétrophysiques ? ; lithologie (minéralogie, texture] ~ Oi se situe le contact hydrocarbures-eau ? - Nrexiste-t-il pas des objectifs plus profonds ? = Quel est le pendage des couches ? - Comment se situe-t-on par rapport au point ‘culminant de la structure, par rapport a une faille ou a un biseau stratigraphique ? - Existe-t-il des fractures ouvertes ? - Faut-il un supplément d‘information pour le- ver une indétermination sur la nature des fluides en places ou sur la nature minéralogique ? = Quelle est la pression de couche ? - Existe-t-il des zones sous-compactées ? = Quelle est la profondeur réelle ? Quollo est la trajectoire du puits? Et donc ses coordonnées géographiques & toute profondeur ? = Quelle est la quantité de ciment nécessaire pour la cimentation ? - Quelle est la qualité de la cimentation ? Pour répondre rapidement et sdrement @ cos questions, I'utiliseteur de diagraphies va mettre en oeuvre des méthodes simples, flables, ayant donc fait leurs preuves. A\origine, ces méthodes faisaient appel essen- tiellement & des superpositions de diagraphies {« overlays »), ou 8 des abaques d'interprétation, & des reports graphiques ou pointés (« cross- plots »), les méthodes faisant appel & des calculs étant réduites au maximum, Mais avec {apparition des calculatrices de poche programmables et surtout suite a I'introduc- tion par les compagnies de services de camions équipés de systémes d'enregistrement digital et dordinateurs - Cyber Service Unit (CSU*) de Schlumberger, Computerized Logging Service do Dresser Atlas, Digital Logging System de Welex, Direct Digital Logging de Gearhart-Owen -, sont nés des programmes qui simplifient grande- ment le travail du diagraphiste (ou « log analyst ») en lui permettant une plus grande souplesse et rapidité dans le traitement, l'obtention de reports Graphiques ou d’« overlay » a I’échelle désirée, une plus grande précision et des interprétations plus Slaborées et diversifiées en faisant appel & des programmes spécialement écrits pour ces ordina- teurs de chantier. D'une fagon générale, quelle que soit la mé- thode d’interprétation que l'on va appliquer sur le chantier {manuelle, a I'aide de calculatrices pro- grammables ou a I'aide des ordinateurs équipant les camions), il convient de s’assurer au préalable de la bonne qualité des enregistrements. 1.1. CONTROLE DE LA QUALITE DES ENREGISTREMENTS: Il est évident que les données diagraphiques ne seront exploitables que dans la mesure ol, les enregistrements seront valables. II convient donc de contrdler le bon fonctionnement des appareils. Lingénieur de 1a compagnie de service et le superviseur seront aidés dans cette tache par les équipements du type CSU qui donnent les moyens de verification, * Marque de Schlumberger 22 INTERPRETATION DES DONNEES DIAGRAPHIQUES La logique de ce contréle est illustrée par la Fig. 1-1 Ce contréle est réalisé en plusieurs étapes. Ce} Ou. — er Fig. 1-1. - Scheme représentant la logique utiisée en CSU our le controle de la qualité des enregistrements (document Schlumberger). 1.1.1. Calibrations Le contrdle de la qualité débute par une veri cation des calibrations. Celles-ci apparaissent soit sous la forme de films, enregistrant les lectures de galvanometres sous des conditions de calibrations convenablement choisies (Fig. 1-2a); soit sous forme de tableau-résumé dans le cas du CSU (Fig. 1-2b). Ces résumés font partie intégrante des enregis- trements modernes. Ils servent en particulier au contréle de la qualité et 4 I'évaluation de la précision. Dans le premier cas, la plupart des informations reportées sur ces enregistrements représentent les calibrations des galvanometres et des autres équipements de surface qui traduisent les signaux mesurés, Avec le systeme CSU, cette méthode est deve- nue désuate, Lenregistrement de base réalisé avec equi pement CSU est celui des données brutes (mill volt, taux de comptage,...). Pour obtenir un enre- gistrement graphique, ces données brutes sont converties en paramétres désirés (ohm-m, densité globale,..), 8 I'side d'opérations mathématiques précises Les relations utilisées dans ces opérations sont établies au moyen de procédure de calibrations et stockées dans la mémoire de l'ordinateur. Ce sont ces valeurs qui déterminent la précision et la validité de l'enregistrement. Ainsi, ce sont ces valeurs des parametres diagraphiques qui sont représentées sur les résu: més de calibration attachés aux enregistrements CSU (Fig. 1-26) = Théorie de la calibration Revoyons la philosophie de la calibration des outils. Un outil diagraphique doit envoyer au systeme d’enregistrement un signal qui est relié d'une fagon connue au paramétre 8 mesurer. La calibration est le moyen utilisé pour établir cette relation. Pour illustrer ceci prenons un outil trés simple le diamétreur. Uoutil de fond envoie a la surface un signal en volts qui varie linéairement avec le diametre du trou. Une méthode @ deux points (un grand anneau et un petit anneau, Fig. 1-3), est utilisée dans la calibration pour établir 4 la fois la pente et le point zero. Alors, si la réponse est vraiment linéaire et s‘il n'y @ pas de dérive dans I'électronique, les valeurs enregistrées refléteront avec précision le diametre du trou La lingarité est assurée par des contrdles pério- diques aux magasins. Les effets de dérive possible sont vérifiés au moyen de contrdles réalisés avant et aprés 'enregistrement. Quand le systéme analogique est utilisé, cette procédure de calibration par deux points associe en bloc toute dérive ou autre décalage dans le systéme et les annule. Aucune distinction n'est faite entre les effets a la remontée ou a la descente et aucun enregistrement des données brutes n’est réalisé. Avec le systéme CSU il n'y a pas de dérive dans I'équipement de surface. Toutes les données sont sous la forme digitale. Des dérives sont encore possibles dans les outils de fond requérant la conservation des ‘enregistrements avant et aprés calibration, mais la présentation de ces enregistrements avec I'équi pement CSU ne s’appuie pas sur les réponses des galvanométres. Durant I'enregistrement, lingénieur observe les différentes courbes sur I'écran de contrale (« vi- deo monitor »), et vérifie que les mesures faites par les outils sont consistantes entre elles et avec. celles faites sur des zones similaires de puits voisins, ou, encore, avec des parametres préala- blement conus (réponses dans le tubage, au droit de roches comme I'anhydrite, la halite...) peut, pour cela, utiliser des histogrammes, des reports graphiques, ou encore des calculs