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http://www.electronique-magazine.

com
L ’ E L E C T R O N I Q U E PA R L A P R AT I Q U E

n°1

DOMOTIQUE :
une clé DTMF
4 ou 8 canaux

SCRAMBLER :
protégez vos
communications
UE
!!! NIQ
ZÉ CT :
RO RO
DE ÉL OIS

LES CIRCUITS PIC :


IR D’ M
E

de la théorie
RT RS E
PA U QU

aux applications
CO CHA

France 27 F – DOM 35 F
E
TR
À

EU 5,5 € – Canada 9 $C
VO
SOMMAIRE EDITO
Un nouveau magazine d’électronique ? Et mensuel
en plus ? Vous êtes cinglés ! (Ça, c’est vrai !).
Le marché patati…, le lectorat patata…
Mais !
Informatique pour électroniciens En un mois, avec une seule publicité, dans une
seule revue (MEGAHERTZ magazine), le nombre
Christian TAVERNIER d’abonnés dépasse largement nos espérances
Auteur connu et apprécié, Christian TAVERNIER les plus folles ! Merci à eux !
vous propose une série d’articles sur l’utilisation En un mois, avec une seule plaquette
de l’informatique et d’internet au profit de l’élec- de présentation, réalisée dans l’urgence, le nombre
tronicien. d’annonceurs qui nous ont, malgré cela, fait

8
Grâce à ses travaux, vous appren- confiance confirme que l’aventure était attendue !
drez comment aller chercher gratui- Merci à eux !
tement l’information là où elle se En un mois, sans aucun appel de notre part
trouve.
(pas le temps !), tous les grands noms, ou presque,
de l’électronique nous ont proposé des articles !
Vous trouverez d’ailleurs, dès ce premier numéro,
Un analyseur de spectre 1 GHz le début de deux séries de Christian Tavernier.
Merci à eux !
Nuova Elettronica Vous avez entre les mains le premier numéro
Près de trois années de recherches ont été d’ELECTRONIQUE et Loisirs magazine. Il est loin,
nécessaires avant de pouvoir vous proposer, pour très loin, d’être parfait. N’ayez crainte, chaque mois
un prix sans commune mesure avec les presta- nous ferons l’impossible pour vous en donner plus,
tions de l’appareil, un analyseur de encore plus. Une maquette simple a été préférée à

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spectre à monter soi-même. Une une maquette “tendances” afin de vous faciliter la
série d’articles suivra pour vous lecture tout en gagnant de la place. Plus de place,
expliquer, par le détail, chaque vous le devinez, c’est plus d’articles !
fonction de l’appareil. A ce propos, vous trouverez dans ce numéro une
“bombe”, la première partie de la description d’un
analyseur de spectre 1 GHz, réalisable par
Une clé DTMF 4 ou 8 canaux l’amateur et dont le prix, pour des performances
très honorables, est sans commune mesure avec le
Carlo VIGNATI prix d’un appareil professionnel : moins
Ou comment faire de la domotique à peu de frais. de 10 000 F !
Qui n’a jamais rêvé de commander, depuis l’autre En plus, vous trouverez des montages éprouvés, de
bout du monde, l’allumage de sa chaudière ou la grande qualité et dont la réalisation ne vous posera
mise en route de sa télévision pour aucun problème. Les composants seront

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simuler une présence. Ce montage disponibles chez nos annonceurs, car nous nous
permet cela et peut, en plus, vous engageons à ne publier aucune réalisation
informer sur l’état des commandes comportant des composants “exotiques”, hors
que vous avez données. marché ou indisponibles.
Par ailleurs, nous assurons, pour vous,
au 04 42 82 30 30, une hot line technique pour vous
Le cours d’électronique aider à contourner d’éventuelles difficultés.
Merci à nos partenaires italiens qui se sont “coupé
Giuseppe MONTUSCHI en quatre” et à mes collaborateurs qui ont travaillé
Des cours d’électronique, nous en avons vu et jour et nuit pour que ce numéro 1 soit à temps chez
revu ! votre marchand de journaux.
Jamais nous n’en avions trouvé un aussi simple Soyez un lecteur actif, nous sommes à votre écoute
et précis, aussi intuitif et aussi péda- en permanence. Une critique, une suggestion,

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gogique. une remarque, n’hésitez pas à nous contacter
Vous le retrouverez chaque mois par courrier, fax ou e-mail. Notre équipe est très
durant 17 leçons qui feront de vous réactive ! Nous ferons l’impossible pour vous donner
un électronicien confirmé. satisfaction.
La meilleure façon de nous souhaiter bonne chance,
c’est de lire ELECTRONIQUE et Loisirs magazine !
Auprès de nos annonceurs, n’oubliez pas de vous
Shop’ Elec ............................................................................Christian TAVERNIER 4 recommander de la revue, c’est important pour
Un scrambler en CMS ................................................................Arsenio SPADONI 34 vous, pour eux et pour nous !
Un micro espion UHF ................................................................Futura Elettronica 40 Electroniquement vôtre !
J. P.
Récepteur simple pour débutants ..................................................Luc PISTORIUS 53 Directeur de Publication
Analyseur de distorsion harmonique ..........................................Nuova Elettronica 58 http://www.electronique-magazine.com
Amplificateur BF 60 watts ..........................................................Mario COLOMBO 66 e-mail : elecwebmas@aol.com
Jeu de pistes ............................................................................Antonio SPINELLO 70 INDEX DES ANNONCEURS

Microcontrôleurs PIC ............................................................Christian TAVERNIER 76 ELC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


CONRAD ELECTRONIC . . . . . . . . . . . . . .
. . 02
. . 05

Les Petites Annonces ...................................................................................... 94


HFC AUDIOVISUEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . 07
TECHNICAL DATA SYSTEM . . . . . . . . . . . . 11
COMELEC - « Moniteurs couleur » . . . . . . . . 12
COMELEC - « Moniteurs NB » . . . . . . . . . . . 13
GO TECHNIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
EURO-COMPOSANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
SONO MUSIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
ICP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
SRC - Livre « Liaisons radioélectriques » . . . 37
COMELEC - « Caméras coul. & access. » . . 38
COMELEC - « Kit de dévelop. pour PIC » . . . 39
SRC - Catalogue (Librairie) . . . . . . . . . . 45-50
SRC - Bon de commande . . . . . . . . . . . . . . 51

C E NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 20 MAI 1999 JMJ - Abonnements . . . . . . . . . . . . . . . .


GES - « Hung Chang » . . . . . . . . . . . . . .
ARQUIE COMPOSANTS . . . . . . . . . . . . .
. . 52
. . 74
. . 75
DIGIMOK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79

L A PHOTO DE COUVERTURE EST L ’ ŒUVRE COMMUNE DE N UOVA E LETTRONICA


COMELEC - « Listing » . . . . . . . . . . . . . . 80-82
COMELEC - « Kits » . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
SRC - « Mégahertz magazine » . . . . . . . . . . 93
ET D ’E LECTRONIQUE MAGAZINE . SELECTRONIC . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
NANTES DETECTION . . . . . . . . . . . . . . .
. . 95
. . 96
NOUVEAUTÉS

Shop' Elec ! par Christian TAVERNIER

Dans cette rubrique, vous découvri-


rez, chaque mois, une sélection de
nouveautés. Toutes vos informations
sont les bienvenues.
Shop’ Elec
ELECTRONIQUE/SRC
BP88
35890 LAILLÉ

de ces morceaux de musique dans des MP3. Il s’ali-


mémoires « électroniques » et non plus mente avec
sur des supports spéciaux comme les une simple pile
CD ROM, d’autre par t le télécharge- de 1,5 volts au
ment de ces mêmes morceaux par In- format R6 et
ternet puisque les durées nécessaires dispose d’une
deviennent alors raisonnables. autonomie de
12 heures de
nouveau standard Cette mémorisation sous forme élec- fonctionnement
audio ? tronique conduit à la réalisation de ba- continu. Enfin,
ladeurs sans aucune pièce mécanique il est fourni
En matière de codage mobile. Ils sont alors d’une très gran- avec un logiciel permettant de conver-
numérique de la mu- de solidité et, surtout, on peut les uti- tir les CD audio au format MP3 vous
sique tout le monde liser en voiture ou en faisant son jog- permettant ainsi de réaliser vos propres
connaît le CD audio ging sans risque de voir sauter des compilations.
et le succès, justi- passages entiers de musique comme
fié, qu’il mérite. De- c’est le cas avec les lecteurs de CD, Le MPMan présente des caractéris-
puis déjà quelque même pourvus d’une mémoire « anti- tiques similaires mais sa mémoire de
temps un nou- chocs ». base étant limitée à 32 Mo, il n’offre
veau « standard » en standard que 30 minutes de mu-
tente de s’imposer sous l’appellation Logiquement, ces baladeurs devraient sique environ et n’atteint l’heure qu’au
MP3 et conduit à la commercialisation être moins chers que leurs homologues moyen d’une car te d’extension op-
de curieux baladeurs puisqu’on ne peut à CD puisque la mécanique est absente tionnelle.
mettre dans ces derniers ni CD, ni cas- et que c’est elle qui est
sette. Malgré cela ils sont capables de la plus coûteuse. Ce Le Yepp, quant à lui, adopte
reproduire de la musique ! n’est cependant pas une approche différentes puis-
encore le cas aujour- qu’il se décline sous quatre ver-
Le sigle MP3 dont ils sont affublés est d’hui par manque de sions différentes. La plus com-
en fait l’appellation d’une norme de circuits intégrés spé- plète, ou Yepp - E, intègre, en
compression des signaux numériques cialisés pour le déco- plus du lecteur MP 3, un tuner
audio qui permet, avec une très légè- dage MP3 mais cela FM et une possibilité d’utilisa-
re perte de qualité, le plus souvent in- devrait évoluer très ra- tion comme mémo vocal. Sa ca-
audible, de diminuer de façon très im- pidement. pacité totale est de 40 minutes
por tante la taille des fichiers audio répar ties en une mémoire in-
classiques. Si vous envisagez un terne de 24 Mo et une carte de
achat, sachez que l’on type « smart media » de 16 Mo.
Ainsi, alors qu’un morceau de quelques trouve actuellement
minutes nécessite plusieurs dizaines trois produits sur le marché : le Rio Le MP3 est un sujet qui agite beaucoup
de méga-octets sur un CD audio clas- PMP 300, la gamme Yepp de Samsung l’Internet et de très nombreux sites lui
sique ; le même morceau codé en MP3 et le MPMan. A notre connaissance, sont consacrés, depuis les plus hon-
peut se voir réduit à quelques centaines seul le Rio PMP 300 est disponible fa- nêtes jusqu'à ceux qui vous permet-
de kilo-octets. En pratique, on peut gé- cilement en France mais, ici aussi, tout tent de télécharger toutes les musiques
néralement tabler sur un taux de 1 évolue très vite. de votre choix au plus complet mépris
méga-octet par minute de musique en- du droit d’auteur !
viron. Dans un encombrement inférieur à ce-
lui d’une cassette audio, le Rio PMP Si vous voulez tout savoir sur le MP3,
Cette réduction de taille permet plu- 300 permet de mémoriser jusqu'à 60 LE site de référence est tout simple-
sieurs choses : d’une part le stockage minutes de musique codée au format ment www.mp3.com. ◆

ELECTRONIQUE 4 magazine - n° 1
NOUVEAUTÉS

- Durée de vie de la mémoire garantie


pour au moins 10 000 cycles de pro-
grammation.
- Toutes les entrées/sorties program-
mables individuellement en entrées ou
en sorties.
- Entrées/sorties programmables pour
être compatibles TTL ou CMOS et dis-
les plus rapides du monde poser d’une résistance de charge in-
terne.
moment. En ef fet, ils - Toutes les entrées/sor ties peuvent
peuvent fonctionnent délivrer ou absorber un courant de 30
jusqu'à une fréquence mA.
d’horloge de 50 MHz - Comparateur analogique intégré sur
et, contrairement à de une entrée.
nombreux autres cir- - Circuit de détection automatique de
cuits de ce type, ils chute de tension d’alimentation.
exécutent réellement - Reset automatique à la mise sous ten-
une instruction par sion.
cycle d’horloge c’est-à- - Instructions et architecture compa-
dire en fait une instruc- tibles avec la famille PIC 16C5x de
tion toutes les 20 ns à la Microchip.
vitesse d’horloge maximum - Dix instructions supplémentaires par
permise. rapport aux PIC.
- Pile à 8 niveaux.
Ces circuits présentent en outre la - Mémoire de programme de 2048
par ticularité d’être compatibles avec mots de 12 bits en EEPROM.
les déjà célèbres PIC de Microchip aux- - Mémoire vive (registres) de 136 oc-
Ce n’est pas vraiment une nouveauté quels ils apportent, outre une plus gran- tets.
au niveau international puisque ces cir- de vitesse d’exécution, un cer tain - Tension d’alimentation de 3,3 à 6,25
cuits sont commercialisés depuis plu- nombre d’améliorations notables. volts.
sieurs mois mais on commence seu- Même si plusieurs produits sont au- - Consommation typique de 15 mA à
lement aujourd’hui à parler d’eux jourd’hui au catalogue de Scenix, les 20 MHz sous 3,3 volts.
sérieusement sur le marché français. deux circuits les plus répandus sont le
SX 18 et le SX 28 dont les caractéris- Ils utilisent en outre un outil de déve-
Eux, ce sont les microcontrôleurs de la tiques les plus marquantes sont les loppement très particulier, la « SX Key »,
nouvelle société américaine Scenix pré- suivantes : qui se présente sous forme d’un mi-
sentés comme étant les microcontrô- - Fréquence d’horloge du continu à nuscule module à raccorder directe-
leurs huit bits les plus rapides du mar- 50 MHz. ment sur l’application recevant le cir-
ché. Bien sûr, tout fabricant de tels - Exécution d’une instruction par cycle cuit Scenix au moyen d’un connecteur
circuits prétend que ses produits sont (sauf les instructions de branchement à quatre points. Associée à un logiciel
les meilleurs et Scenix ne fait pas ex- qui réclament trois cycles). tournant sur PC, cette « SX Key » per-
ception à la règle. - Temps d’exécution d’une instruction met de faire de l’émulation en circuit
20 ns. avec un maximum de confort et de pro-
Force est pour tant de constater que - Mémoire de programme de type grammer le circuit lorsque le logiciel de
ces circuits sont réellement les plus E2PROM programmable en circuit sous l’application est au point.
rapides du marché, du moins pour le forme série.
Ces circuits et la « SX Key » sont dès
à présent disponibles en France chez
Selectronic (BP 513, 59022 Lille Ce-
dex) et leurs fiches techniques com-
plètes peuvent être téléchargées de-
puis le site Internet de leur fabricant
(www.scenix.com). ◆

en classe D de 2 x 50 watts
Les amplificateurs audio en classe D la classe AB traditionnelle n’atteint au Philips vient en effet d’introduire sur
sont connus depuis de nombreuses an- mieux que 50 %). le marché le TDA 8920 qui est un am-
nées mais leur réalisation a toujours plificateur audio stéréo entièrement in-
été délicate et complexe. Rappelons Par contre, elle impose d’associer cir- tégré fonctionnant en vraie classe D.
que cette classe repose sur le princi- cuits logiques et circuits analogiques Ce circuit, contenu dans un boîtier SIL
pe de la modulation de largeur d’im- et conduit à des schémas complexes à 17 pattes, présente les caractéris-
pulsion ce qui lui confère un rendement ou, plutôt, conduisait à des schémas tiques principales suivantes :
exceptionnel (proche de 95 % alors que complexes. - Efficacité minimum de 90 %.

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 1
NOUVEAUTÉS

- Tension d’alimentation de +/- 15 volts


à +/- 30 volts.
- Puissance de sortie de 2 fois 35 watts
à 10 % de distorsion en mode stéréo.
- Puissance de sortie de 130 watts à
10 % de distorsion en mode pont.
- Courant de repos de 50 mA seule-
ment.
- Très bonne réjection d’alimentation.
- Entrées audio différentielles.
- Protection thermique, contre les
courts-circuits de la charge et contre
les décharges électrostatiques.
- Absence de bruit de commutation à
la mise en marche ou à l’arrêt.

Ce circuit est évidemment parfaitement


adapté aux amplificateurs des télévi-
seurs haut de gamme ainsi qu’aux mini
chaînes hi-fi et aux enceintes multi-
média amplifiées.

Son excellent rendement permet de ré-


duire la consommation, à puissance importants par exemple). Sa mise en joint. La fiche technique complète de
de sortie égale, par rapport à un mon- œuvre est extrêmement simple et ne ce circuit peut être téléchargée sur le
tage traditionnel et conduit donc à di- demande que peu de composants ex- site Internet de Philips, division semi-
minuer les coûts de fabrication (ali- ternes comme le montre le schéma conducteurs (www-us.semiconduc-
mentation et radiateurs moins d’utilisation type en mode stéréo ci- tors.philips.com). ◆

émetteur audio - vidéo


La société italienne Au- dulée en fréquence, pré-accentuation
rel, bien connu des élec- normalisée à 50 µs.
troniciens pour ses mo- - Sor tie HF à 224,5 MHz, 1 mW sur
dules émetteurs et 75 W.
récepteurs de données - Alimentation sous 5 volts, 90 mA ty-
numériques en 433,92 MHz, vient de pique.
mettre sur le marché un nouveau mo-
dule par ticulièrement intéressant. Il Ce module, que nous avons person-
s’agit en effet d’un émetteur audio et nellement essayé, génère une émis-
vidéo dont l’émission peut être reçue sion TV d’excellente qualité. Seul pro-
sur n’importe quel récepteur TV du com- blème, mais il n’est dû ni à Aurel, ni à
merce, non modifié. Ses caractéris- la technique employée : l’émission TV
tiques principales sont les suivantes : sur cette fréquence est interdite en
- Très faible encombrement puisque le France. Toute application y faisant ap-
module mesure seulement 28 x 25 x pel doit donc se limiter à délivrer ses
8 mm. signaux de sortie sur un câble ou, dans
- Fonctionne dans la bande des réseaux le cas contraire, conser ver un carac-
câblés en 224,5 MHz. tère expérimental et de courte durée.
- Fréquence d’émission stabilisée par Ce module est disponible chez Lextro-
résonateur à ondes de surface (SAWR). nic (36/40 Rue du Général de Gaulle,
- Entrée vidéo monochrome ou couleur 94510 La Queue en Brie) au prix de
à la norme PAL, 1 volt sur 75 W. 200 francs TTC environ.
- Entrée audio 1,2 volt crête à crête sur
100 kW. Sa fiche technique est disponible sur
- Sous-porteuse audio à 5,5 MHz, mo- le site Internet d’Aurel (www.aurel.it). ◆

ELECTRONIQUE 7 magazine - n° 1
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Informatique pour
Informatique
électroniciens
électr oniciens
1ère
1èr e partie
par tie

Figure 1 : Laissez vous guider par les trois singes de la sagesse


(ne rien voir, ne rien dire et ne rien entendre)
pour découvrir Internet avec Club-Internet.

Si, pour certains, l’informatique est un métier ou une passion, pour nous
autres électroniciens c’est avant tout un outil dont l’intérêt ne cesse de
croître, plus particulièrement depuis le développement fulgurant d’Internet.
Cette nouvelle série d’articles se propose de vous montrer tout ce que l’in-
formatique peut vous apporter dans l’exercice de votre hobby, sans que
vous n’ayez besoin pour autant de posséder de notions poussées en ce do-
maine ni que vous soyez obligé d’utiliser un micro-ordinateur dernier cri !

ous doutez de cet intérêt ? La lecture régulière Nous pourrions continuer de la sorte encore longtemps mais
de cette rubrique devrait vous persuader du peut-être vaut-il mieux entrer tout de suite dans le vif du su-
contraire mais sachez dès à présent que nous jet.
allons y découvrir comment :

- récupérer gratuitement toutes les fiches techniques et Le matériel nécessaire


notes d’applications de notre choix ;
La majorité des programmes, documentations, fiches tech-
- essayer de très nombreux logiciels sans dépenser un cen- niques et notes d’applications que nous allons vous ap-
time ; prendre à récupérer se trouve, vous vous en doutez peut-
être, sur Internet.
- récupérer de nombreux schémas et programmes libres de
droits ou disponibles pour un coût ridicule eu égard à leurs Pour suivre efficacement cette série et réaliser en même
possibilités. temps que nous les diverses manipulations proposées, il

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 1
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est donc nécessaire d’avoir accès « au pérer de la documentation. Par contre, ou qui ne figurait que dans un data-
réseau ». Dif férentes options étant pour ce qui est des programmes tels book vendu plusieurs centaines de
possibles, nous allons en dire un mot que dessins de circuits imprimés, de francs ?
dans un instant mais terminons tout schémas, logiciels de simulation, etc.
d’abord la présentation de la partie pu- la situation se complique. En effet, si Avec Internet cette situation n’est plus
rement matérielle de nos besoins. l’offre en matière de logiciels électro- de mise car, avec un peu de méthode
niques pour compatibles PC est très (et vous en aurez si vous nous suivez)
Hormis cet accès Internet qui néces- étendue, ce n’est hélas pas le cas pour on trouve quasiment tout ce que l’on
site donc un modem, vous pouvez ce qui est du Mac. veut.
utiliser quasiment n’importe quel mi-
cro-ordinateur compatible PC ou éven- Afin d’être aussi exhaustif que possible, Pour vous connecter à Internet il faut
tuellement un Mac mais avec certaines nous traiterons donc cette série en uti- un modem adapté à votre micro-ordi-
restrictions que nous allons voir dans lisant un compatible PC pour faire nos nateur. Nous ne vous conseillerons au-
un instant. Point n’est besoin d’une manipulations. Celles-ci pourront être cune marque particulière car ce serait
machine puissante, d’une carte son reproduites à l’identique sur un Mac faire du favoritisme et que tous les
haute fidélité ou bien encore d’un d’af- pour tout ce qui est des aspects do- grands fabricants actuels se valent.
fichage 3 D avec une infinité de cou- cumentaires.
leurs ! Tout ce qu’il nous faut est un A vitesse de travail égale, les modems
micro-ordinateur capable d’exécuter Par contre, pour ce qui est des pro- différent en effet seulement par des
Windows 95 ou 98 correctement. La grammes que nous vous ferons télé- possibilités « de confort » supplémen-
vitesse n’est pas un critère de choix charger ou essayer, certains d’entre- taires. Tel modèle ser t de répondeur
car, lorsque l’on télécharge des don- eux seront réservés aux possesseurs enregistreur, tel autre fonctionne PC
nées depuis Internet, l’opération ne va de PC pour la simple et bonne raison éteint, etc.
pas plus vite que le modem, soit en gé- qu’ils n’auront pas été développés pour
néral 3 à 5 koctets par seconde ! les Mac. Si vous achetez un modem uniquement
pour vous connecter à Internet et non
Même si nous travaillons habituelle- pour faire aussi répondeur téléphonique
ment avec un Pentium II à 300 MHz, il Comment se connecter ou téléphone mains libres, choisissez
nous arrive encore fréquemment d’uti- à Internet ? un modèle simple, ne disposant que
liser notre « vieux » PC à base de 486 de la fonction modem. Il vous sera alors
DX 2 - 66 pour récupérer des fiches Même si l’on peut discuter longuement proposé comme modem - fax - Minitel
techniques ou des notes d’applications de l’utilité d’Internet dans tel ou tel do- puisque tous les modems peuvent en-
sur Internet et la par tie purement maine, il est cer tains que pour notre voyer des fax et disposent d’un mode
« connexion » de l’opération va tout activité d’électronicien, que ce soit au d’émulation Minitel.
aussi vite ! niveau amateur ou professionnel, le
Net est une véritable révolution. Sauf si vous avez accès au réseau
Nous avons évoqué il y a un instant le téléphonique Numéris ou au câble, la
cas du Mac. En théorie, celui-ci peut Lequel d’entre-vous n’a en effet jamais vitesse la plus rapide actuelle sur le
tout aussi bien être utilisé qu’un PC pesté après la documentation de tel réseau téléphonique normal est de
pour se connecter à Internet et y récu- ou tel circuit qui s’avérait introuvable 56 000 bits par seconde (56 K) et, si
vous achetez un modem aujourd’hui,
c’est celle qu’il faut choisir. Si vous
possédez un « ancien » modem ne fonc-
tionnant qu’à 33 600 bits par secon-
de, voir même 28 800 bits par secon-
de, ne le jetez pas pour autant ; vous
verrez en effet que le gain en vitesse
appor té par le passage de 33 600 à
56 000 est souvent illusoire et nous
vous dirons pourquoi.

Ce modem peut être externe ; c’est


alors un boîtier connecté à un des ports
série de votre PC ; ou interne et c’est
alors une carte placée dans le PC lui-
même. Même si les deux solutions se
valent en théorie, notre préférence va
au modem externe pour au moins deux
raisons :

- il peut être déplacé en quelques mi-


nutes d’un PC à un autre sans avoir à
démonter quoi que ce soit ;

- il dispose en général d’un cer tain


Figure 2 : Un exemple de page d’accueil de fournisseur d’accès. nombre de voyants permettant de
Ici celle de Wanadoo fin 1998. suivre le déroulement de la connexion ;
voyants qui s’avèrent très utiles dans

ELECTRONIQUE 9 magazine - n° 1
I N F O R M AT I Q U E

- Un poste fonction de la durée, qui cor-


respond au coût de l’inévitable
connexion téléphonique nécessaire. La
majorité des fournisseurs d’accès ayant
aujourd’hui ce que l’on appelle un nu-
méro d’appel national à tarification
semi-locale (08 36 01 XX XX), le coût
de votre connexion Internet est donc
de 0,37 franc par minute ce qui donne
22,20 francs de l’heure.

Rassurez-vous, nous nous contente-


rons bien souvent de quelques minutes
seulement !

En conclusion, lors du choix de votre


fournisseur d’accès, examinez son offre
tarifaire ; la plus intéressante pour un
usage intensif étant celle à nombre
d’heures illimité. Pour un usage occa-
sionnel les abonnements offrant, par
exemple, 3 heures par mois peuvent
être considérées. Mais attention, ces
Figure 3 : Un autre exemple de page d’accueil. abonnements facturent tout dépasse-
Ici celle de Club-Internet au premier trimestre 1999. ment du temps très cher, ce qui leur
fait très vite rattraper les forfaits !

certains cas pour savoir réellement ce est relativement coûteux mais, vu la si- Sachez aussi qu’il existe une formule
qui se passe. tuation de monopole de cette société sans abonnement où, selon le bon
pour ce qui est des communications vieux principe du Minitel, on vous fac-
En plus de ce modem il vous faut évi- locales, on ne peut hélas que le dé- ture à la minute de connexion. Faites
demment un abonnement à un four- plorer. votre calcul mais en général ces solu-
nisseur d’accès à Internet. L’offre ac- tions sont très coûteuses au-delà de
tuelle est très riche et vous pouvez Faux car, si l’on utilise Internet avec quelques heures de connexion.
généralement trouver très facilement une idée ou un but bien précis, les
des CD-ROM d’essai vous permettant temps de connexion nécessaires res- Pour vous aider, le tableau ci-joint pré-
de tester tel ou tel fournisseur gratui- tent relativement courts et conduisent sente un panorama de l’offre actuelle
tement, pendant un mois en général. à des coûts très raisonnables. avec les tarifs valables à la date de ré-
Faites un tour chez votre marchand de daction de cet article (début mai).
journaux et achetez une ou deux revues Ce coût se décompose en deux postes
d’informatique fournies avec un CD- différents : De nombreux opérateurs voyant le jour
ROM ; ces derniers comportent géné- régulièrement, ce tableau ne prétend
ralement plusieurs offres d’essais gra- - un poste généralement fixe, corres- pas être complet et nous présentons
tuits. pondant à l’abonnement Internet au- d’avance nos excuses à ceux qui y ont
près de votre fournisseur d’accès.Il est été oubliés.
Ces offres, baptisées en général « kit par exemple de 77 francs par mois pour
de connexion », comportent en fait un Club-Internet et donne droit à un Vérifiez aussi, et c’est fondamental,
certain nombre de logiciels dont le na- nombre d’heures de connexions illimi- que votre fournisseur d’accès dispose
vigateur Internet qui est l’outil indis- té. bien d’un numéro d’appel national ou,
pensable pour « sur fer sur le Web »
comme on dit.
Fournisseur Temps limité Temps illimité Sans abonnement
Nous allons voir dans un instant com-
AOL 35 F pour 2 heures/mois
ment utiliser cela mais faisons tout
d’abord un détour salutaire par … le 19 F l’heure supplémentaire 95 F par mois Non
porte-monnaie. BD Way Non 65 F par mois 0,85 F par minute
ClaraNet 45 F pour 3 heures/mois 75 F par mois Non
Club-Internet Non 77 F par mois Non
Le coût réel d’Internet
France Explorer Non Non 0,85 F par minute
De même que Minitel a été décrié lors Infonie 49 F pour 3 heures/mois
de son lancement avec des soi-disant 19 F l’heure supplémentaire 149 F par mois Non
factures de téléphone faramineuses, Le Bouquet Non Non 0,85 F par minute
Internet est souvent critiqué comme
Wanadoo 45 F pour 3 heures/mois 95 F par mois Non
étant cher. C’est à la fois vrai et faux.
World On Line Non 75 F par mois Non
Vrai car l’accès téléphonique indis- Offre tarifaire des principaux fournisseurs d’accès Internet début mai 1999.
pensable, facturé par France Télécom,

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 1
I N F O R M AT I Q U E

à la rigueur, qu’il propose un numéro doo et les trois installations se sont Votre première
d’appel normal mais à tarification lo- déroulées sans aucune difficulté, tant connexion
cale compte tenu de votre situation sous Windows 95 que sous Windows
géographique. 98. Arrivé au terme de cette phase d’ins-
tallation vous êtes prêt pour le grand
Enfin, si vous voulez faire des écono- La figure 1 montre ainsi à titre saut. Vous pouvez tenter de le faire dès
mies, il est inutile d’acheter les « kit d’exemple le début de la page d’initia- à présent en suivant les indications
de connexion » Internet disponibles en tion à Internet présente sur le CD-ROM données par votre fournisseur d’accès.
magasins à grande surface ou en ma- de Club-Internet. C’est complet, fort Vous arriverez alors sur une page d’ac-
gasins spécialisés. Vous n’y trouverez bien fait avec même une pointe d’hu- cueil, spécialement conçus par ce
en fait rien de plus que ce qui est déjà mour. même fournisseur d’accès. Cette page
sur les CD-ROM de connexion gratuits d’accueil, outre son intérêt propre (ac-
joints à de nombreuses revues d’in- Sachez que, lors de cette installation, tualités en quasi temps réel chez de
formatique, si ce n’est un petit fasci- cer tains kits vont vous proposer de nombreux fournisseurs par exemple)
cule ou ouvrage d’initiation. choisir votre navigateur Internet parmi vous permet d’accéder avec un maxi-
les deux poids lourds du marché que mum de simplicité à diverses ru-
L’installation de votre kit de connexion. sont : Microsoft avec Internet Explorer briques : boutiques en ligne, sites d’in-
C’est la seule opération réalisée dans et Netscape avec Netscape Navigator. formation, etc. Les figures 2 et 3
le cadre de cette série d’articles pour Nous n’entamerons pas ici un débat montrent ainsi des exemples des pages
laquelle nous n’allons pas vous guider stérile sur les mérites (ou les bugs !) d’accueil de Wanadoo et de Club-In-
pas à pas car elle dépend assez for- de l’un ou de l’autre. Choisissez celui ternet.
tement du fournisseur d’accès que que vous voulez tout en sachant qu’il
vous aurez choisi. nous a nous-mêmes fallu faire un choix Si vous voulez commencer à vous fai-
pour illustrer ces articles. Nos recopies re la main, essayez ces différents ac-
Nous vous conseillons donc de suivre d’écran et manipulations seront donc cès mais ne vous inquiétez pas si « ça
scrupuleusement les indications four- réalisées avec Internet Explorer. En cas coince » ou si de nombreuses fonctions
nies sur ou avec le CD-ROM de votre de problème d’installation, n’hésitez vous sont inconnues. Nous verrons tout
fournisseur d’accès qui vous permet- pas à appeler la « hot line » de votre cela en détail le mois prochain avec la
tront en général d’arriver au but sans fournisseur d’accès. Ce sera un bon consultation de nos premiers sites pour
encombre. Nous avons testé dans ce moyen de tester sa qualité et cela vous électroniciens.
but les kits de connexion les plus ré- permettra généralement de résoudre
cents de AOL, Club-Internet et Wana- votre problème éventuel. C. TAVERNIER ◆

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 1
MESURE

Analyseur de spectre
spectre
avec tracking
Pour calibrer un émetteur-récepteur, contrôler des filtres
HF, régler des antennes, connaître le nombre d’harmo-
niques générées par un oscillateur, évaluer une éventuel-
le pollution HF, etc., un analyseur de spectre, seul instru-
ment capable de visualiser à l’écran un signal haute
fréquence quelconque, est nécessaire.
Comme le coût, dans le commerce, d’un tel appareil res-
te prohibitif pour la bourse d’un amateur, même éclairé,
nous avons «planché» sur la réalisation que nous nous
proposons ici et dont le rapport prix/performances est
plus qu’excellent !

orsqu’il est l’analyseur de façon


nécessaire, à obtenir un appareil
par de laboratoire compact
exemple, et polyvalent.
de contrôler
un signal HF afin de mesurer l’amplitude de ses harmo- Pour chaque modification apportée à ces analyseurs, nous
niques ou savoir s’il est modulé en AM ou FM, ou encore, avons redessiné tous les circuits imprimés à quatre couches
de calibrer des filtres ou des antennes, les appareils de et, une fois gravés, nous les avons à nouveau assemblés
mesure généralement à la disposition de l’électronicien ne et testés. A la suite des changements qui ont eu lieu dans
sont plus suffisants. Il devient alors indispensable de dis- les dimensions des circuits imprimés, il a fallu modifier éga-
poser d’un instrument de précision appelé «Analyseur de lement le boîtier et la face avant qui s’est vue dotée de nou-
Spectre». velles commandes.

Le prix très élevé de cet appareil (jusqu’à plusieurs dizaines Même si notre prototype atteint un prix déjà élevé, l’éco-
de milliers de francs) fait qu’on le rencontre rarement sur nomie qui a été réalisée par rapport à un appareil du com-
le poste de travail de l’électronicien, même professionnel. merce reste toujours très impor tante. Nous considérons
que cet instrument peut sûrement rivaliser avec les appa-
Avant d’aboutir à l’appareil décrit dans ces lignes, nous reils professionnels et améliorer, à moindre coût, les condi-
avons d’abord réalisé plusieurs analyseurs de spectre di- tions de travail de tous ceux qui ne disposent pas de gros
gitaux capables d’effectuer des mesures très précises, jus- moyens économiques.
qu’à 1 GHz. Ensuite, nous les avons améliorés avec de nou-
veaux microprocesseurs, toujours plus puissants, mais nous Commençons donc par observer et analyser dans le détail
avons remarqué que, pour calibrer les filtres, mémoriser l’écran de l’analyseur, sur lequel sont présentes de nom-
leurs courbes ou pour contrôler la fréquence d’accord des breuses données (voir figures 3-4) qui correspondent à des
antennes, il était indispensable d’utiliser un générateur de fonctions bien précises.
poursuite (tracking), c’est-à-dire, un oscillateur synchronisé
sur la fréquence en examen. Afin d’éviter l’achat ultérieur Avant tout, sur le côté gauche, nous remarquons la pré-
de cet instrument, nous l’avons inclus directement dans sence d’une colonne, échelle de référence, pour évaluer les

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 1
MESURE

niveaux des signaux en entrée. Nous


disposons de deux unités de mesure :
dBm et dBµV. Il est possible de les sé-
lectionner en plaçant le curseur sur
l’une d’entre-elles et en appuyant sur
la touche ENTER.

Si l’échelle des dBm a été sélectionnée,


on peut modifier la valeur de chaque pe-
tit carré en vertical avec un pas de 10
dBm, à l’aide des touches +/-.

Voici les 7 échelles que l’on peut sé- Fig. 1 : Si on applique un signal HF à Fig. 2 : En appliquant un signal HF à
l’entrée d’un oscilloscope, nous l’entrée d’un analyseur de spectre,
lectionner :
verrons sa forme d’onde et son nous verrons la valeur de son
amplitude apparaître à l’écran. La amplitude exprimée en dBm ou dBµV,
de +40 dBm à –30 dBm valeur de la fréquence et la quantité la fréquence en MHz et toutes les
de +30 dBm à –40 dBm d’harmoniques générées par ce harmoniques générées par le signal,
de +20 dBm à –50 dBm signal ne seront pas affichés. s’afficher à l’écran.
de +10 dBm à –60 dBm
de 0 dBm à –70 dBm
de –10 dBm à –80 dBm
de –20 dBm à –90 dBm

Si l’échelle des dBµV a été sélection-


née, on peut modifier la valeur de
chaque petit carré en vertical avec un
pas de 10 dBµV. On peut donc choisir
entre les 7 échelles suivantes :

de 147 dBµV à 77 dBµV


de 137 dBµV à 67 dBµV
de 127 dBµV à 57 dBµV Fig. 3 : Dans le premier menu, Fig. 4 : Pour accéder au second
de 117 dBµV à 47 dBµV sur la partie supérieure de l’écran, menu, il suffit de placer le curseur
de 107 dBµV à 37 dBµV sont présentes toutes les fonctions sur la fonction MEM et d’appuyer sur
de 97 dBµV à 27 dBµV que nous pouvons sélectionner à la touche ENTER. Pour revenir au
l’aide des touches placées en face premier menu, positionnez le curseur
de 87 dBµV à 17 dBµV
avant du boîtier sur la fonction MAIN et tapez ensuite
(voir fig. 5). sur ENTER.
Si, plutôt que des pas de 10 dBm ou
10 dBµV, on désire obtenir des pas de
2 dBm ou 2 dBµV, il suffit de régler le Exemple : une fois établie une valeur fonction de tracking (poursuite). Le ni-
bouton du codeur qui se trouve sur la de 100 MHz, l’écran étant divisé en 10 veau du signal en examen est visuali-
face avant. petits carrés, chacun d’eux corres- sé en dBm et nous avons la possibili-
pondra à 10 MHz. té de le régler de –70 dBm à –10 dBm.

Le premier menu RBW = Il affiche la valeur de la largeur RUN = Cette fonction active ou désac-
de bande de la moyenne fréquence sé- tive l’affichage à l’écran.
Les fonctions qui peuvent être activées lectionnée manuellement. La RBW nous
avec le premier menu sont les sui- permet de séparer les signaux trop rap- CENTER = Le nombre indiqué par cet-
vantes : prochés. Avec notre analyseur, on peut te option, représente la valeur en MHz
choisir une RBW de 1 MHz – 100 kHz du point central de l’écran. A l’aide de
Marker 1 = Il s’agit du premier mar- ou 10 kHz. Plus la valeur de la RBW di- touches spéciales, nous verrons com-
queur de référence qui, en se dépla- minue, plus le bruit de fond est faible. ment il est possible de connaître la va-
çant tout le long de l’image du signal, leur, toujours en MHz, du début de
nous indique directement à l’écran les SWP (Sweep) = Il sélectionne, à tra- l’échelle (côté gauche). Dans ce cas,
valeurs de l’amplitude et de la fré- vers un microprocesseur, la vitesse de CENTER devient START.
quence du point sélectionné. rafraichissement de la totalité de
l’écran. A l’aide d’une commande, on Impor tant : Dans les valeurs numé-
Marker 2 = C’est le second marqueur peut sélectionner sept vitesses diffé- riques, le point doit être considéré com-
de référence. Il fonctionne exactement rentes : me une virgule.
comme le premier. 50 – 100 – 200 millisecondes – 0,5 –
1 – 2 – 5 secondes. Ex. : Si la fréquence indiquée est affi-
M. Delta = Cette fonction nous indique chée 180.520, elle doit être lue
la différence qui, en MHz et en ampli- PEAK src = Avec cette fonction, nous 180,520 soit 180 MHz et 520 kHz.
tude, existe entre les deux points fixés faisons apparaître le signal d’amplitu-
par les marqueurs. de maximum, au centre de l’écran. VF = C’est un filtre passe-bas, posi-
tionné à la suite du capteur détermi-
SPAN = Il nous indique le débit de TRCK = En choisissant cette option, nant la bande passante de l’étage vi-
tous les petits carrés de la grille. nous pouvons activer ou désactiver la déo, utilisé pour visualiser les signaux

ELECTRONIQUE 15 magazine - n° 1
MESURE

Comment utiliser
un analyseur
Si vous avez déjà utilisé un analyseur
de spectre, vous ne rencontrerez au-
cune difficulté à mettre en œuvre notre
instrument, bien qu’il possède des
fonctions supplémentaires, comme le
tracking.

Mais pour ceux qui « découvrent » l’ana-


lyseur de spectre, nous expliquerons,
à travers plusieurs articles et en com-
Fig. 5 :
Sur la face avant du boîtier, vous trouvez toutes les touches mençant par ce numéro, comment par-
correspondant aux différentes fonctions, la commande du codeur venir à bien maîtriser cet appareil.
pour déplacer la trace ou les curseurs des marqueurs et les commandes de
réglage de la luminosité et du contraste de l’écran. Le signal HF, qui ne doit Description de l’analyseur
jamais dépasser les 0,2 watt, sera appliqué sur la prise BNC, en bas à droite. L’appareil se compose de 5 étages. Le
premier étage HF réalisé avec des com-
posants à montage de sur face (CMS),
ayant des niveaux proches de celui du Cette fonction est particulièrement uti- est contenu dans un boîtier moulé en
bruit de fond. Avec ce filtre, nous pou- le lorsque l’on veut comparer les aluminium (voir figure 8).
vons sélectionner les fréquences de courbes de deux filtres différents en
coupure suivantes : 100 kHz – 10 kHz utilisant le même tracking. Sur la partie supérieure de ce boîtier,
– 1 kHz et 0,1 kHz (égal à 100 Hz). est fixé le second étage digital com-
MAIN = Avec cette fonction, on accè- plet, avec microprocesseurs, mé-
MEM = A l’aide de cette fonction, on de au premier menu (voir figure 3). moires, convertisseurs A/D etc. (voir
passe au second menu (voir figure 4). figure 7).

Signal d’entrée Ce bloc est fourni en ordre de fonc-


Second menu maximum tionnement, car la calibration doit être
ef fectuée en laboratoire, tous les
Comme on vient de le dire, pour accé- A l’entrée d’un analyseur de spectre étages correspondants assemblés. De
der au second menu, il suffit de posi- quelconque, nous ne devons jamais cette façon, si une anomalie, due à la
tionner le curseur sur la ligne MEM appliquer des puissances supérieures tolérance d’un composant, se présen-
(voir figure 3) et d’appuyer sur la touche à 0,2 watt ou des tensions continues tait en phase d’essai, il est possible
ENTER. supérieures à 50 volts. Au-delà de ces d’intervenir très rapidement. Par consé-
limites, l’étage d’entrée pourrait être quent, ce bloc ne présente aucun dé-
Sur la par tie supérieure de l’écran, endommagé. faut à la livraison.
nous obtiendrons l’affichage des lignes
suivantes :
PASSE-BAS 1° MIXER P.-BANDE AMPLI. 2° MIXER PASSE-BAS 3° MIXER AMPLI. P.-BANDE

SETUP FIGURE 1 MHz

STORE 1 STORE 1 ENTRÉE


RECALL 1 RECALL 1 MAIN HF PASSE-BAS PASSE-BAS
33,3 MHz 0,1 MHz

ATTENUATEUR

En se dirigeant maintenant sur la fonc- VCO VCO


1 2
tion STORE 1, en dessous de SETUP, 0,01 MHz

et en appuyant sur la touche ENTER,


tous les paramètres établis dans le pre- ÷ ÷
mier menu seront mémorisés. Pour SECTION
pouvoir les réactiver, on déplace le cur- ATTENUATEUR DIGITALE
SORTIE
seur sur la fonction RECALL 1 de la TRACK + DETECTEUR
même colonne et on appuie à nouveau CPU + AMPL. LOG.

sur la touche ENTER. Il est possible de


mémoriser jusqu’à 8 configurations (se- SORTIE
÷ SIGNAL
tup) différentes. VIDÉO

A travers la fonction STORE 1, placée VCO


3
en dessous de FIGURE, toutes les
PASSE-BAS MIXER AMPLI. PASSE-BAS
courbes et les signaux af fichés à 1,2 GHz 1,5 GHz

l’écran seront mémorisés. Pour les ré- Fig. 6 : Schéma de fonctionnement de l’étage HF digital, monté à l’intérieur
activer, on sélectionne la ligne de fonc- du bloc en aluminium (voir fig. 7 et 8) qui vous est fourni déjà monté, calibré
tion RECALL 1, de cette deuxième co- et testé. Vu l’importance de ses dimensions (environ un mètre carré) et son
lonne, puis ENTER. Il est possible de extrême complexité, il n’est pas possible (et d’ailleurs inutile) de vous
mémoriser jusqu’à 4 «FIGURES» diffé- donner le schéma électrique de cet étage.
rentes.

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 1
MESURE

Nous ne publions pas le schéma élec-


trique de ces deux étages, car il occu-
perait une surface d’environ un mètre
carré et serait d’une extrême com-
plexité ! La connaissance des com-
mandes à utiliser pour effectuer toutes
sortes de mesures est bien plus im-
por tante. A l’aide de nombreux
exemples, nous consacrerons plusieurs
pages à vous apprendre comment uti-
liser cet instrument.

Le troisième étage est celui de l’écran


8 pouces, qui, en raison de sa com-
plexité, est également fourni déjà mon-
té et calibré. Vous trouverez sa photo
en figure 9. Si vous choisissez la so-
lution kit, vous trouverez à l’intérieur
de l’emballage, le schéma électrique
fourni par le constructeur ainsi que la
liste des composants.

La figure 11 illustre les fonctions rem- Fig. 8 : A l’intérieur du bloc


plies par les trimmers montés sur la Fig. 7 : Carte digitale déjà fixée
moulé, nous trouvons tous les
sur bloc en aluminium fournie
étages HF et le générateur de
entièrement montée et calibrée.
tracking. N’ouvrez jamais ce
Les trimmers présents sur cette
bloc, si vous êtes curieux, son
carte ne doivent pas être
contenu est illustré dans cette
déréglés.
photo !

carte vidéo de l’écran. Il faut éviter de Réalisation pratique du clavier


les dérégler, sauf si l’affichage est dé- La quatrième étape concerne le tableau
formé (voir figure 10), à la suite d’un de commande (voir figure 12) qui, com-
transport, par exemple. me vous le remarquerez, ne présente
aucune difficulté et peut donc être mon-
Pour corriger la symétrie de l’afficha- té par vous-même.
ge, vous pouvez régler uniquement le
curseur du trimmer commandant la pha- Sur le circuit imprimé LX.1401, nous
se horizontale. vous conseillons d’insérer, comme pre-

Fig. 9 : Photo de l’écran 8


pouces avec phosphores verts FRÉQUENCE
FOCUS
qui vous est fourni déjà monté et VERTICALE RV9

calibré. Pour le fonctionnement RV2 CARTE VIDEO AMPLITUDE


de ce composant, une tension VERTICALE RV10
MTV 09
d’alimentation de 12 volts est VERS
PHASE
HORIZONTALE RV12
nécessaire. LX 1400
LINÉARITÉ
VERTICALE RV8

GND PHASE
GND VERTICALE RV7

+ 12 V. FRÉQUENCE
HORIZONTALE RV11
+ 12 V.
DU
BORNIER
" ÉCRAN "
LX 1402

LARGEUR LUMINOSITÉ
HORIZONTALE MIN.

RV6
CO4
4
RV5
3
GND ENTRÉE
2 SIGNAL LUMINOSITÉ
+ 12 V. VIDEO
1 MAX.

Fig. 11 : Position des trimmers de calibrage. Si la grille n’est pas au centre


Fig. 10 : Si la grille n’apparaît de l’écran, réglez uniquement le trimmer de phase horizontale. Dans le
pas parfaitement symétrique, connecteur, près du fusible, en bas du circuit sur le dessin, appliquez une
vous devez la régler en tournant tension d’alimentation de 12 volts. Connectez ensuite la prise coaxiale,
le curseur du trimmer RV12 provenant de l’étage HF (voir fig. 17), dans la prise d’entrée du signal vidéo
(voir fig. 11). sur la carte.

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 1
MESURE

mier composant, le connecteur CN2 en


dirigeant l’encoche du détrompeur vers
CP1 4
PR
14 C2
le buzzer (voir figure 13).
5 2
R1 C1 R3 Q D
IC1 - A
DS1
Q CK
3 R4 R5
ENCODEUR
Une fois cette opération terminée, re-
E
B
CL
1
tournez le circuit imprimé et insérez les
CN2 TR1 A
C R2
B
deux suppor ts pour les circuits inté-
10
1
9 PR grés IC1-IC2. Ensuite, installez les ré-
2 Q D

IC1 - B
12 sistances, les condensateurs polyes-
5 Q CK
11
ter et la diode DS1, en positionnant la
4 CL

6
13 7 bande noire vers le condensateur C1.
Juste à côté de la diode, insérez le tran-
C3
sistor TR1 en dirigeant la partie plate
R6 R8
R7
16
de son corps vers la résistance R1.
7
9 13
6 Pour compléter le montage, insérez
3 5
8
7 1 4
toutes les touches et retournez à nou-
IC2
10 15
9
10
veau le circuit imprimé.
2
11 11
14 12
12
13/20
8 Soudez ensuite le buzzer CP1 dont le
côté marqué par un + doit être posi-
tionné comme montré dans la figu-
re 13. Tout près du buzzer, vous trou-
vez quatre sorties notées –, A, + et B,
CURSOR MARKER 1 MARKER 2 STORE TRK ON TRK OFF qui doivent être reliées, avec quatre
F2 FREQU. SPAN BW SWEEP PEAK
petits morceaux de fil, aux broches res-
pectives du codeur rotatif, une fois ce
0 1 2 3 4 dernier fixé sur la face avant du boîtier.
5 6 7 8 9
Après avoir inséré les circuits intégrés
dans leurs supports, en positionnant
F1 TRACKING RUN/STOP LEVEL DBm/DBµV 5-10 dB les encoches comme indiqué sur la sé-
rigraphie de la figure 13, fixez ce mon-
tage au dos de la face avant du boîtier
ENTER CLEAR FILTER MAXHOLD avec les 5 entretoises de 12 mm four-
nies dans le kit (voir figure 22).

Fig. 12 : Schéma électrique de l’étage du clavier LX.1401. Le schéma Réalisation pratique


pratique est à la fig. 13. de l’alimentation
En suivant les dessins des figures 15-
16, le montage de l’étage d’alimenta-
tion vous semblera tout aussi simple
que la phase précédente. Sur le circuit
imprimé d’alimentation LX.1402, mon-
tez les trois connecteurs mâles mar-
qués IC3-IC2-IC1, en dirigeant les par-
ties ondulées intérieures vers le circuit
intégré IC4.

Avant d’insérer les trois ponts RS1-RS2-


RS3 sur le circuit imprimé, vous devez
d’abord fixer, sur leurs corps, les trois
radiateurs compris dans le kit, avec
une vis et un écrou. Seul le pont RS4
sera soudé au circuit sans radiateur.

Entre le connecteur de sor tie et le


condensateur électrolytique C12, vous
devez souder un morceau de fil de Ø
0,5 mm (voir strap en figure 16) qui as-
surera la liaison tension stabilisée 28
volts entre la sortie du régulateur IC4
et la broche 28 volts de ce même
connecteur.
Fig. 13 : En haut, vue de l’implantation des composants du clavier. En bas,
vue de l’autre face de la même carte. Attention à ne pas intervertir les fils Sur ce connecteur mâle 4 broches, on
–, A, + et B sur les broches du codeur et veiller à bien respecter le sens «+» devra ensuite insérer le connecteur fe-
du buzzer CP1 lors de son installation sur le circuit imprimé. melle, ayant la charge de transférer sur
la car te du boîtier en aluminium, les

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 1
MESURE

Liste des composants


T1
18 V. - 2 A.
LX.1401
E U
RS1 IC1 R1 = 10 kΩ 1/4 W
C1 C2
M
C3 C4
12 V. R2 = 22 kΩ 1/4 W
R3 = 4,7 kΩ 1/4 W
R4 = 10 kΩ 1/4 W
18 V. - 2 A.
R5 = 10 kΩ 1/4 W
S1
RS2
E
IC2
U R6 = 1 kΩ 1/4 W
M 12 V. R7 = 1 kΩ 1/4 W
C5 C6 C7 C8
R8 = 1 kΩ 1/4 W
F1
C1 = 100 nF polyester
9 V. - 1,8 A.
C2 = 100 nF polyester
SECT.
220 V E U C3 = 100 nF polyester
RS3 IC3
M 5 V. DS1 = diode type 1N4150
C9 C10 C11 C12
TR1 = PNP type BC328
IC1 = CMos type 74HC74
30 V. - 0,1 A.
IC2 = TTL type 75LS156
E U CP1 = buzzer
RS4 IC4
R1 CODEUR = codeur 100 positions
R
28 V. P1-P24 = poussoirs
C13 C14 C16 C17
C15 R2

Fig. 14 : Schéma de l’étage alimentation Liste des composants


Les régulateurs IC1, IC2 et IC3 doivent être fixés au radiateur fourni avec
le kit, comme montré dans la fig. 15. Fixez également un radiateur sur les LX.1402
ponts RS1, RS2 et RS3 (voir fig. 16).
R1 = 2,7 kΩ 1/4 W
R2 = 470 Ω 1/4 W
Fig. 15 : Une fois les C1 = 2 200 µF électrolytique
trois circuits intégrés C2 = 100 nF polyester
fixés sur le radiateur, C3 = 100 nF polyester
soudez leurs pattes
sur le circuit imprimé C4 = 1 000 mF électrolytique
LX.1402/B. C5 = 1 000 mF électrolytique
C6 = 100 nF polyester
C7 = 100 nF polyester
C8 = 470 mF polyester
C9 = 2 200 mF électrolytique
C10 = 100 nF polyester
C11 = 100 0nF polyester
C12 = 470 mF électrolytique
C13 = 220 mF électrolytique
C14 = 100 nF polyester
C15 = 10 mF électrolytique
C16 = 100 nF polyester
C17 = 10 mF électrolytique
RS1 = pont redresseur 400 V 6 A
RS2 = pont redresseur 400 V 6 A
RS3 = pont redresseur 400 V 6 A
RS4 = pont redresseur 100 V 1 A
IC1 = circuit intégré L7812
IC2 = circuit intégré L7812
IC3 = circuit intégré L4940/V5
IC4 = circuit intégré L7824
Fig. 16 : Plan d’implantation de l’étage alimentation. Avant de fixer les F1 = fusible 1 A
ponts RS1, RS2 et RS3 sur le circuit imprimé, vous devez d’abord monter
leurs radiateurs. T1 = transformateur 80 W (T080.01)
S1 = interrupteur

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 1
MESURE

de son corps puis les deux borniers,


l’un, à trois contacts, pour le secteur
et l’autre, à deux contacts, pour l’in-
terrupteur de mise sous tension S1.
Pour terminer, montez le transforma-
teur T1, dont la conception permet
d’éviter toute erreur d’installation. Le
transformateur doit être fixé au circuit
de façon très stable à l’aide de vis et
d’écrous.

Montage dans le boîtier


La partie la plus élaborée est sûrement
celle qui concerne le montage de tous
les étages de l’analyseur de spectre à
l’intérieur de son boîtier métallique pro-
fessionnel.

Avant tout, nous vous conseillons de


fixer, sur la face arrière du boîtier, le
radiateur avec ses circuits intégrés IC1-
IC2-IC3, la prise secteur de châssis
pour l’arrivée 220 volts et l’étage d’ali-
mentation LX.1402 (voir figure 18).
N’oubliez pas d’installer, sous le cir-
cuit, les 6 entretoises métalliques de
10 mm comprises dans le kit, afin d’évi-
ter que les pistes du circuit imprimé ne
puissent entrer en court-circuit avec le
boîtier. Vérifier que le fusible est bien
dans son emplacement. Dans le cas
contraire, aucune tension ne parvien-
dra à l’étage alimentation.

Fixez, sur la face avant du boîtier, le cir-


cuit imprimé LX.1401 du clavier ainsi
que son codeur. Raccordez ensuite,
avec un morceau de câble plat à quatre
fils, les broches –, A, + et B du codeur
aux pistes respectives du circuit im-
Fig. 17 : Le module HF doit être relié au circuit du clavier via le câble plat. primé (voir figures 17 et 20). Sur cet-
Sur le connecteur mâle, en haut à gauche du circuit, branchez le connecteur te même face avant, fixez également
femelle des trois tensions d’alimentation. Le signal vidéo à envoyer à l’écran l’interrupteur S1 et l’entourage noir de
doit être prélevé des deux broches de droite à l’aide d’un câble coaxial de l’écran, en utilisant quatre vis.
petit diamètre.
Ensuite, fixez l’écran sur le fond du
boîtier et rapprochez le circuit de fa-
tensions de 28 – 12 – 5 volts et la mas- chaque régulateur, soudez trois fils. çon à ce qu’il se mette en place dans
se (voir figure 17). Ceux-ci devront être fixés aux connec- son cadre. Sur la droite de ce panneau
teurs femelles E M U, qui seront à leur de fond, fixez le bloc en aluminium et
Pour alimenter l’écran de l’analyseur, tour insérés dans leurs connecteurs centrez les deux BNC dans les deux
on prélève la tension 12 volts et la mas- mâles respectifs sur le circuit imprimé trous prévus pour leur sortie en face
se sur l’autre connecteur de sortie en LX.1402. avant. Puis, prenez le câble plat four-
bas du circuit figure 16. ni et effectuez le raccordement entre
Les fils souples isolés en plastique, l’étage HF et le clavier en insérant
Une fois le montage de cet étage ter- qui vont des trois pistes de ce circuit dans leurs connecteurs mâles res-
miné, fixez les trois régulateurs IC1- imprimé aux borniers femelles, doivent pectifs les connecteurs femelles (voir
IC2-IC3 directement sur leur radiateur avoir un diamètre supérieur à 1,5 mm figure 17).
(voir figure 15). pour éviter d’inutiles chutes de tension.
Soudez, ensuite, sur les emplacements
La liaison entre les circuits intégrés et Le circuit imprimé LX.1402/B n’a pas prévus du circuit HF, au dessus du
la car te LX.1402, est assurée par le besoin d’être fixé. Si vous souhaitez le connecteur CN2, un morceau de câble
petit circuit imprimé LX.1402/B. fixer sur son radiateur, il vous suffit coaxial, type RG-174, dont la fonction
d’appliquer quelques gouttes de colle sera d’envoyer le signal composite à
Soudez les régulateurs et les six rapide. l’écran (voir figure 17).
condensateurs polyester, sur les trois
pistes en cuivre. En bas du circuit im- Enfin, montez le régulateur IC4 en di- Dans le connecteur mâle placé en haut
primé LX.1402/B, sur les pistes de rigeant vers le haut la partie métallique à gauche du bloc en aluminium, vous

ELECTRONIQUE 20 magazine - n° 1
MESURE

ficher. Grâce aux bou- A droite du clavier numérique, on trou-


tons «Brightness» et ve deux autres touches marquées avec
«Contrast», positionnés les signes – (moins) et . (point).
au-dessous de l’écran,
vous pourrez régler la lu- La touche point (.), a la valeur d’une
minosité et le contraste virgule : pour écrire 100,5 MHz on doit
de l’image. taper 100.5.

Les touches La touche moins (–), sert à choisir une


de commande valeur négative en dBm. Donc, pour in-
du curseur troduire –10 dBm, on doit taper dans
Les quatre touches de l’ordre, la touche –, puis les touches
couleur rouge, dispo- 1 et 0, suivies par la touche ENTER.
sées en croix et appe-
lées «CURSOR» (voir fi- Pour corriger une erreur, vous pouvez
gure 21), ser vent à utiliser la touche CLEAR.
déplacer le curseur sur
les différentes lignes af- Les autres touches
Fig. 18 : Voici, comment le module HF, l’écran et fichées à l’écran : tant Les 6 touches positionnées au-dessous
l’étage alimentation doivent être fixés à l’intérieur celles du menu que de la ligne «Analyzer + Tracking», sont
du boîtier métallique. celles indiquant les dBm destinées à remplir les fonctions sui-
ou les dBµV. vantes :

Une fois le curseur posi- ENTER = Active la fonction sélection-


tionné sur la fonction née ou confirme la valeur de la fré-
choisie, en appuyant sur quence dans la ligne >********.
la touche ENTER, elle
aussi de couleur rouge, CLEAR = Efface la valeur tapée par
la fonction s’active et la erreur dans la ligne >********.
couleur de l’affichage de-
vient ver te sur fond Touche (–) = Réduit le nombre expri-
blanc (surlignage). mant la valeur de la fonction sélec-
tionnée.
En déplaçant le curseur Ex. : si dans la fonction CENTER le
sur la fonction CENTER, nombre 400.000 apparaît, en appuyant
qui indique la valeur de sur la touche –, cette valeur passera à
Fig. 19 : Sur la partie frontale du boîtier, fixez la
face avant avec les touches de commande et le la fréquence du centre 399 999 puis à 399 998, etc.
codeur de l’écran, et en ap- Si on sélectionne la fonction SPAN et
puyant toujours sur la que le nombre 10.0 apparaît, en ap-
touche ENTER, le nom puyant sur la touche –, on obtiendra
de la fonction change en 9.9, puis 9.8, puis 9.7, etc.
START et affiche alors la Dans la fonction RBW de 100 K, on ob-
valeur de la fréquence du tient 10 K.
début de l’écran. Dans la fonction SWP de 200 ms, on
obtient 100, puis 50 ms.
Les touches Si le curseur est positionné au niveau
numériques de dBm ou dBµV, en appuyant sur la
Les dix touches numé- touche (–), on peut effectuer des sauts
Fig. 20 : Montez le circuit du clavier aux dos de la riques de 0 à 9 (voir fi- de 10 dB. En tournant le bouton du co-
face avant en utilisant les entretoises en métal. gure 21), ser vent à en- deur, on peut effectuer des sauts de
Pour plus de détails, voir la figure 22.. trer les valeurs. Elles 2 dB.
permettent de définir la
devez insérer le connecteur femelle re- valeur de la fréquence en Hz au centre FILTER = Cette fonction permet d’ac-
liant cet étage à l’étage alimentation de l’écran (CENTER) ou à son début tiver le filtre passe-bas, capable de ré-
LX.1402. (START) ou encore, de déterminer la duire le niveau de bruit de fond du si-
valeur de SPAN, RBW ou SWP. gnal examiné. En appuyant sur cette
Une fois effectués ces différents câ- commande, on obtient les valeurs de
blages, l’analyseur est prêt à fonc- Si le curseur se trouve sur la fonction VF dans l’ordre suivant : OFF – 100 –
tionner. Une dernière vérification mi- CENTER et que nous voulons que le 10 – 1 – 0.1 K.
nutieuse s’impose. Reprenez la centre de l’écran soit calé sur une fré-
procédure depuis le début afin de bien quence de 450 MHz, il suffira de taper MAXHOLD = Grâce à cette touche,
contrôler que vous n’avez commis au- 450 et cette valeur s’affichera dans la on peut mémoriser tous les niveaux
cune erreur. Lorsque vous serez sûr de ligne au-dessous de CENTER, à la pla- maximums des signaux reçus. Cette
vous, vous pourrez raccorder l’analy- ce de (>********). fonction corrige l’amplitude de ces si-
seur au secteur 220 V. gnaux, quand elle a tendance à trop
En appuyant sur la touche ENTER, on augmenter, tout en permettant la dé-
Dès la mise sous tension, vous verrez confirmera cette valeur qui s’affichera tection du niveau maximum en phase
le menu indiqué dans la figure 3 s’af- alors à côté de CENTER. de calibrage.

ELECTRONIQUE 21 magazine - n° 1
MESURE

quence en tournant le bouton du co-


deur.

Si vous sélectionnez avec le curseur


les fonctions PEAK – MARKER 1 – MAR-
KER 2 – RBW – SWP – RUN – MEM,
vous remarquerez que le surlignage de
CENTER perd de l’intensité lumineuse
tandis que le surlignage de la fonction
sélectionnée s’active.

Par exemple, si vous déplacez le cur-


seur sur RBW, vous pouvez modifier la
valeur à l’aide des touches + et –, mais
en même temps, vous pouvez aussi
modifier la valeur de la fréquence, en
tournant le bouton du codeur.

Seule l’utilisation des fonctions MAR-


KER 1 et MARKER 2, rendra impossible
la modification de la fréquence (le sur-
Fig. 21 : Sur la face avant du boîtier, on trouve les 24 touches et la lignage d’ENTER disparaîtra). En effet,
commande du codeur. En appuyant sur les touches F1 ou F2 puis, ensuite, en tournant le bouton du codeur, nous
sur une touche numérique, on obtient toutes les fonctions dont vous obtiendrons le changement de la va-
trouverez l’explication détaillée dans ces pages.
leur des marqueurs.

La touche de fonction F1 ment le curseur entre les différentes En cas d’erreur


Pour basculer rapidement d’une fonc- fonctions.
tion à l’autre, vous pouvez appuyer sur En cas de faute de frappe durant l’en-
la touche de fonction F1 et ensuite, sur En appuyant sur F2, la ligne trée des données, à la droite de la ligne
une des 10 touches numériques. >******** apparaîtra sur la droite. >********, nous verrons apparaître
Appuyez sur ENTER pour confirmer. le mot ERROR. Ceci ne sera pas un pro-
En appuyant sur F1, la ligne blème car, à l’aide de la touche CLEAR,
>******** apparaîtra sur la droite. Si vous tapez les deux touches : nous pourrons rétablir les fonctions
Il est sous-entendu que pour confirmer F2 + 0 = vous accédez à la ligne qui comme à l’origine. Dans le pire des
la fonction choisie, vous devrez tou- permet d’activer le MARKER 1. cas, il sera suffisant d’éteindre l’Ana-
jours appuyer sur la touche ENTER. F2 + 1 = vous accédez à la ligne qui lyseur et de le rallumer après avoir at-
permet d’activer le MARKER 2. tendu environ 2 secondes.
Si vous tapez les deux touches : F2 + 2 = vous accédez à la ligne qui
F1 + 0 = vous accédez à la ligne de permet d’activer le STORE (mémoriser). A prendre en considération
modification de la fréquence. F2 + 3 = vous pouvez activer la fonc- A la première utilisation de cet analy-
F1 + 1 = vous accédez au paramé- tion TRACKING. seur de spectre, en activant la fonction
trage du SPAN. F2 + 4 = vous pouvez désactiver la SPAN, vous aurez l’occasion de re-
F1 + 2 = vous accédez au paramé- fonction TRACKING. marquer :
trage du BW.
F1 + 3 = vous accédez au paramé- Les surlignages en négatif En prenant, par exemple, une fréquence
trage du SWEEP. Quand le surlignage CENTER apparaît centrale de 100 000 MHz et une va-
F1 + 4 = vous accédez au paramé- (la fonction a été activée), il est pos- leur de SPAN de 100 MHz. La grille
trage du PEAK. sible de changer la valeur de la fré- étant composée de 10 petits carrés,
F1 + 5 = vous accédez à la ligne qui
vous permet de modifier le niveau de
TRACKING (poursuite). CIRCUIT ÉCROU
F1 + 6 = vous accédez à la ligne qui LX 1401

permet d’activer le RUN ou le STOP.


F1 + 7 = vous accédez à la ligne RE-
FERENCE LEVEL, qui vous permet de
modifier la valeur de la sensibilité.
F1 + 8 = vous accédez à la ligne qui ENTRETOISE

vous permet de choisir entre l’unités TIGE


FILETÉE
de mesure en dBm et en dBµV.
F1 + 9 = vous pouvez modifier le pas
de la grille de l’écran de 5 dB.
FACE AVANT

La touche de fonction F2
Avec la touche fonction F2, suivie de Fig. 22 : Pour fixer le circuit imprimé du clavier sur la face avant, utilisez les
l’une des 5 premières touches numé- entretoises métalliques mâles et femelles fournies dans le kit.
riques, vous pouvez déplacer rapide-

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 1
MESURE

chacun d’eux aura une valeur corres- ver une différence de +/– 1 ou 2 dB, module HF incluant la carte digitale, et
pondant à 10 MHz. De même, si vous due à la tolérance des circuits intégrés le kit du clavier. A ces deux étages in-
avez choisi une valeur de SPAN de atténuateurs. dispensables, il vous suffira d’ajouter
250 MHz, chaque petit carré corres- un boîtier et de construire un étage
pondra à 25 MHz. d’alimentation capable de débiter les
Conclusions tensions de 5, 12 et 28 volts.
Avec cette valeur de SPAN, le centre
de la grille ne pourra plus être de Ce projet à muri durant près de trois Ensuite, vous pouvez remplacer l’écran
100 000 Hz mais sera de ans. 8 pouces par un écran télé de 18, 20
125 000 MHz. ou 22 pouces, disposant d’une entrée
Bien entendu, notre intention première composite vidéo. Il n’est pas possible
En effet, le microprocesseur interne, était de vous en décrire les résultats. d’utiliser l’écran d’un ordinateur ou
une fois cette différence mesurée, mo- Mais, en raison du coût de réalisation d’envoyer le signal de sortie du grou-
difiera la valeur de la fréquence repor- élevé et prenant en considération les pe HF/digital à l’entrée d’un oscillo-
tée au centre de l’écran, de augmentations du prix des composants, scope.
100 000 MHz à 125 000 MHz. nous avions, dans un premier temps,
décidé de surseoir à la publication de A ceux qui désirent construire l’étage
En réalité, la valeur définitive de la fré- cet article. Après réflexion, nous avons d’alimentation, nous conseillons l’uti-
quence au centre de l’échelle corres- jugé de grande utilité formative la quan- lisation d’un transformateur entière-
pondrait plutôt à 115 000 ou 116 000 tité d’informations et de données que ment blindé, devant être fixé sur la par-
MHz, car le microprocesseur prendra nous avons collectées durant la réali- tie arrière du boîtier pour éviter que son
également en charge, dans son calcul, sation des différents prototypes. champ magnétique ne puisse déformer
la position du tracé de référence 0. la géométrie de la grille. Si le trans-
Même ceux qui ne monteront jamais formateur est positionné au dehors du
Cette valeur définitive de la fréquence cet appareil, soit en raison de son prix, boîtier, vous pouvez utiliser un modè-
apparaissant à l’écran de l’analyseur soit parce qu’ils n’en ont pas réelle- le quelconque, capable de fournir les
a une tolérance de 0,04 %, évidemment ment le besoin, trouveront néanmoins tensions indiquées dans la figure 14.
bien au-dessous des 0,08 % de beau- ici un guide constructif sur l’utilisation
coup d’analyseurs du marché. d’un analyseur de spectre. Vous disposez maintenant de la solu-
tion idéale pour réaliser un analyseur
Enfin, en descendant à une sensibilité C’est pour ces raisons, que nous avons de spectre de qualité à un prix qui fera
inférieure à 60 dB, vous pourriez rele- décidé de fournir séparément le kit du pâlir qui vous savez ! A suivre ◆◆◆

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Une clé DTMF


4 ou 8 canaux
Nous vous proposons dans cet article un télécontrôle
DTMF de la troisième génération réalisé avec le nouveau
microcontrôleur ST6265 muni d'une EEPROM interne.
Cet appareil permet de mettre sous tension ou d'éteindre,
via la radio ou le téléphone, n'importe quel appareil élec-
trique. Il est possible de modifier à distance le code d'ac-
cès ainsi que tous les paramètres opérationnels de la clé.

ier encore, le télé- réalité bi-tons) ne peuvent pas


phone ne permettait être reproduits par la voix hu-
de transmettre que maine, évitant ainsi les
votre voix. Aujour- fausses activations dues à la
d'hui il est aussi présence de signaux vocaux
votre fax, votre répondeur, sur la même ligne de trans-
votre modem, et aussi… votre mission.
clé DTMF.
Les premières clés DTMF, réa-
Plaisanterie à part, le marché lisées avec des composants
de la télécommunication est discrets, présentaient une
en perpétuelle évolution. Il considérable complexité de
suffit, pour s'en convaincre, circuits et étaient caractéri-
de penser au succès d'Internet, le réseau qui relie à l'échel- sées par des prestations plutôt modestes ! Ensuite sont
le planétaire des milliers d'ordinateurs. Au moyen de clés nées les premières clés DTMF en logique digitale. Puis, im-
DTMF, et plus généralement à travers des systèmes de té- médiatement après, celles à microprocesseurs, avec une
lécontrôle, il est possible d'activer à distance — via radio nette amélioration tant des prestations que de la souples-
ou via téléphone — n'importe quelle charge électrique. se d'utilisation des télécontrôles.

La clé DTMF, que nous nous apprêtons à vous décrire, re-


Tour d’horizon en DTMF ! présente l'évolution des précédentes et peut être définie
comme appartenant à la troisième génération grâce à la
Ces dispositifs utilisent en entrée un signal audio codé en qualité et à la multitude des fonctions disponibles. Cette
DTMF (Dual-tone MultiFrequency, signalisation multifré- nouvelle clé peut fonctionner soit avec un appareil radio
quences à deux tons) et disposent en sor tie d'un ou plu- (gestion du PTT), soit avec une ligne téléphonique avec la
sieurs relais pouvant être reliés à autant d'appareils. possibilité de choisir le nombre de sonneries nécessaire à
l'activation de la carte.
La dénomination « Clé DTMF » vient du fait que pour garantir
l'exclusivité de la commande, c’est-à-dire pour faire en sor- Le circuit dispose de quatre relais en sortie, nombre qui
te qu'une seule personne puisse accéder au contrôle des peut être étendu à huit en utilisant une carte supplémen-
relais, le circuit doit disposer d'un code d'activation parti- taire qui sera présentée ultérieurement. La nouvelle clé
culier, telle une « clé » d'accès. Le sigle DTMF indique le DTMF répond à chaque commande avec un ton dif férent
standard de communication utilisé pour transmettre les afin de confirmer l'ouverture ou la fermeture des relais. De
codes. plus, les canaux peuvent fonctionner en on/off ou en mode
impulsion. Une option est également prévue pour assurer
Le choix du système DTMF est dicté par deux raisons sub- le rétablissement automatique des canaux, très important
stantielles. En premier lieu, presque tous les appareils té- en cas de coupure d'alimentation. Dans ce mode, le relais
léphoniques ou radio ont la capacité de générer des signaux reprendra l'état qu'il avait avant la coupure. Pour les autres
de ce type. En second lieu, le fait que les tons DTMF (en fonctions, nous vous signalons la possibilité d'interroger la

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Figure 1 : Schéma électrique de la clé DTMF 4/8 canaux.

carte pour connaître l'état de chaque 11 (+ 5 V) et 12 (masse) tout en lais- Le dip-switch à quatre interrupteurs
canal avant de procéder à leur com- sant la broche 3 (test) à la masse pen- DS1 est directement connecté aux
mutation. Le code d'activation à cinq dant le fonctionnement normal. Cet éta- broches 10, 13, et 14 du microcon-
chiffres, l'état des relais, le nombre de ge d'alimentation est constitué de C15 trôleur sans aucune résistance. Le pre-
sonneries et toutes les autres options et C16 pour lisser la tension, de la dio- mier interrupteur sélectionne le type
sont mémorisés en permanence, à l'in- de D1 qui protège la carte en cas d'in- de fonctionnement de la clé : par radio
térieur d'une mémoire non volatile, version de polarité, de la diode LED s'il est sur ON ou par téléphone s'il est
même en cas d'absence d'alimenta- LD9 qui indique la présence de tension positionné sur OFF. Le switch 2 sélec-
tion. A l'inverse des clés DTMF utilisant et enfin du régulateur 5 volts U5 dont tionne le type de fonctionnement des
des microcontrôleurs équipés de mé- la fonction est d'alimenter le micro- canaux, bi-stable si le switch est sur
moires RAM, cela signifie qu'après une contrôleur (U3) qui décode la DTMF. La (ON) ou impulsion si le switch est sur
éventuelle coupure secteur tous les pa- car te, elle, doit être alimentée avec (OFF). Au moyen du switch 3, il est pos-
ramètres seront restitués tels qu'ils une tension continue de 12 volts et a sible d'activer (switch sur ON) ou désac-
étaient auparavant. Entrons, mainte- une consommation de 200 mA. tiver (switch sur OFF) la fonction de ré-
nant, dans le détail de ce nouveau tablissement de l'état des relais dans
télécontrôle en analysant le schéma Passons maintenant à la description le cas d'une éventuelle coupure
électrique de la figure 1. du circuit intégré U3 et de toutes ses d'alimentation. Le quatrième et dernier
broches. Le réseau RC composé de la switch n'est pas connecté et il est
résistance R24 et du condensateur réservé à de futures applications.
Le Hardware C13 permet, lors de la première mise
sous tension ou lorsque l'on alimente Le poussoir S1 connecté au + 5 V à
Malgré toutes ces prestations offertes la carte, de faire une réinitialisation (re- travers la résistance R36 sert à mettre
par notre clé DTMF, le schéma élec- set) en mettant, un instant, à la mas- à 0 la mémoire EEPROM présente à
trique reste simple. Il a l'avantage d'être se la broche 22 afin que le program- l'intérieur de U3 (action sur NMI, broche
très fiable et très facile à réaliser. me puisse se mettre correctement « en 23). Nous devrons agir sur ce poussoir
place ». durant la phase d'initialisation de la
Le cœur du système est le circuit in- carte et chaque fois que nous voudrons
tégré U3, le nouveau microcontrôleur Le quartz Q2 de 6 MHz et les conden- modifier le code d'accès de la clé si
ST6265, doté d'une mémoire EEPROM sateurs C12 et C13 ser vent à faire celle ci est protégée.
gérant toutes les fonctions de la car- fonctionner l'oscillateur du microcon-
te. Pour fonctionner, ce circuit doit être trôleur pour ainsi faire « tourner » le Les notes de réponse (continue,
alimenté sous 5 volts entre les broches programme. modulée ou de programmation) sont

ELECTRONIQUE 25 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

générées par le microcontrôleur, grâce amenée à la masse par la résistance numériques. Ce circuit, noté U2 sur le
à l'horloge (timer) interne, et sont en- de 150 Ω (R17) grâce au transistor T3 schéma, ne nécessite pour fonctionner
voyées en sortie sur la broche 28 sous et à la résistance R15. La broche 25 que trois composants externes : un
forme de signal carré. Ce signal est en- du microcontrôleur reçoit, quant à elle, quartz de 3,58 MHz (entre les broches
suite appliqué, à travers R23, à la base les sonneries de téléphone à travers 7 et 8), une résistance de 330 kΩ
de transistor T2 qui permet de l'am- le circuit de détection de sonnerie « ring (entre les broches 16 et 17) et un
plifier avant de l'envoyer à l'ensemble detector » composé de l'optocoupleur condensateur de 100 nF entre le + 5 V
T1, R20, R21 et R22. Le signal présent U1 et des résistances R12 et R13. La et la broche 17. Le signal prélevé sur
sur l'émetteur de T1 est ensuite en- LED présente à l'intérieur de U1 s'ac- le conjoncteur téléphonique traverse le
voyé, soit à la ligne téléphonique, à tra- tive chaque fois que la ligne reçoit une pont de diode (PT1) puis vient sur l'en-
vers C9 et R18, soit à la sortie BF à sonnerie, à l'aide du circuit constitué trée (broche 2) du 8870 à travers le
travers C8, R2 et le trimmer R19, qui par les résistances R4, R5 et du trimmer R9. En utilisation radio, le
permet de régler le niveau. Chaque fois condensateur C1. A chaque sonnerie signal prélevé sur le bornier « IN BF »
qu'une note est générée, la broche 26 correspond une impulsion positive en arrive lui aussi sur la même broche 2
du microcontrôleur passe à + 5 V pen- sortie de l'optocoupleur (broche 4), im- à travers la résistance R8 et le trimmer
dant toute la durée de la note, et, dans pulsion qui sera envoyée à la broche R9. Dans les deux cas, radio ou télé-
ce mode on ferme, grâce à R25 et T4, 25 du microcontrôleur. phone, le trimmer R9 sert à régler le
le relais PTT RL9. La fermeture de ce niveau du signal pendant que la diode
relais est signalée par l'allumage de la Notre télécontrôle est piloté par un si- zener DZ1 limite à 5 V l'amplitude du
LED LD10. gnal DTMF (que ce soit en mode radio signal afin de protéger U2. Les sons
ou en mode téléphone) qui n'est pas DTMF sont ensuite convertis en signaux
La gestion de la ligne téléphonique est directement compréhensible par le numériques puis disponibles sur les
confiée aux broches 24 et 25 du microcontrôleur qui peut seulement broches 11, 12, 13 et 14 (Q1, Q2, Q3
microcontrôleur. La broche 24 est uti- générer des signaux digitaux. Pour sur- et Q4) du 8870. Ces broches sont res-
lisée comme sortie push-pull : elle peut monter cet obstacle, il est nécessaire pectivement connectées à U3 sur les
être, soit à la masse, et dans ce cas de faire appel à un décodeur — dans pins 19, 18, 17 et 16, qui sont pro-
la ligne téléphonique est ouverte, soit notre cas un 8870 — capable de grammées sans résistance de tirage
à + 5 V, et dans ce cas la ligne sera convertir les bi-tons DTMF en signaux (pull-up) et sans interruption. Le signal

Caractéristiques
techniques Figures 2 : Organigrammes
du programme contenu dans
Notre télécontrôle peut fonctionner le microcontrôleur ST6265 MF 51
aussi bien connecté à une ligne
téléphonique qu’à un appareil de ra-
dio. La carte, qui utilise le standard
Initialisation des portes E/S
DTMF, est entièrement pilotée par Ram, Timer, lecture Eeprom
un microcontrôleur et présente les
caractéristiques suivantes :
-gestion par µC 8 bits munis de mé- Lecture en Eeprom de l’état
des canaux et éventuel
moire non volatile, rétablissement
-protocole de communication sui-
vant le standard DTMF,
voie téléphonique voie radio
-quatre (extension possible à huit) Dip 1 On
appareils contrôlables, non oui
-fonctionnement des canaux en
on/off ou par impulsion. Attendre
Gestion
-clé d’activation à cinq tons (100000 sonnerie la clé d’accès
combinaisons possibles) modifiable
par l’usager et mémorisation dans
sa mémoire non volatile, Fermeture de la ligne
Attendre les commandes
ou l’échéance du délai
-possibilité de protection de la clé, téléphonique maximum
-programmation, en fonctionnement
téléphonique, avec les touches de
Attendre la clé d’accès avec un
1 à 9. délai de 20 secondes maximum
-tons de réponse différents pour
confirmer l’ordre,
Attendre les commandes
-possibilité d’interrogation de l’état ou l’échéance du délai
des canaux, maximum
-gestion du relais PTT en fonction-
nement radio, Ouverture de la ligne
-fonction rétablissement des canaux, téléphonique
-signalisation des coupures d’ali-
mentation,
-fonctionnement de la clé DTMF, Figure 2a : L'organigramme du menu principal nous montre les deux
même reliée à un répondeur télé- différents modes de fonctionnement de la clé : par radio ou par téléphone.
phonique.

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Commandes
Programmation

oui Ouvrir
Ton =
*
non
tous les relais

Envoyer la note de
programmation
oui
Ton = 1 + 8
non

oui non Changer


Ton = # Impulsion ? non
l’état des relais Ton valide
non oui
oui
oui Activer le relais
Temps écoulé
pour 1 seconde
non

non
non Tons reçus = 7
Ton = 0
oui oui

oui oui Envoyer la Programmation de l’Eeprom


Nouveau ton ? Ton = 1 + 8 et envoi de la note de fin
note de réponse
non programmation

non non
Temps écoulé Ton = #
oui oui

Exécuter la RET
RET
programmation

Figure 2b : Organigramme de la procédure de programmation à distance du Figure 2c : Organigramme des


code et du nombre de sonneries. commandes de la clé.

numérique est lu chaque fois que la de 16 résistances. Les LED DL1 à DL8 microcontrôleur initialise toutes les en-
broche 15 (STD, Delayed Steering Out- sont elles aussi pilotées par U4 et per- trées/sorties en mettant en entrée les
put) du 8870 passe à 5 V. Cette mettent de visualiser les relais activés. broches prévues pour recevoir des don-
broche, connectée à la broche 15 du nées et en sortie les broches prévues
microcontrôleur U3, est configurée en La description hardware étant terminée, pour envoyer des données.
entrée avec interruption. La sortie est il ne nous reste plus qu'à passer à la
constituée par quatre relais de petite description software du programme Rappelons-nous que le démarrage du
puissance (1 A max). contenu dans U3. Pour cela, examinons programme s'ef fectue du microcon-
les organigrammes de la figure 2. trôleur ST6265 à chaque mise sous
Le nombre de sorties peut être éten- tension (fonction de power-on) et que
du à 8 en utilisant une car te option- si ce démarrage venait à échouer, le
nelle : les quatre relais présents sur la Le Software microcontrôleur retenterait automati-
car te de la clé DTMF plus les quatre quement une initialisation jusqu'à ce
relais de la car te d'extension, tous Pour mieux comprendre le fonctionne- qu'il y parvienne. En conclusion, il est
gérés par les huit lignes de sortie du ment du télécontrôle, nous avons re- impossible que le microcontrôleur se
microcontrôleur à travers le driver U4 présenté le software (MF51) à l'aide bloque durant la mise sous tension.
(ULN2803). de trois différents organigrammes. Le
premier (figure 2a) est le programme Après les por tes, sont initialisés les
Les broches du microcontrôleur utili- principal, le second (figure 2b) la rou- autres périphériques internes utilisés,
sées pour piloter les relais CH1 à CH8 tine de programmation et le troisième les deux timers, puis la mémoire RAM.
sont respectivement 1, 2, 4, 5, 6, 7, (figure 2c), relatif aux commandes, in- Ensuite, le programme lit, dans la mé-
8 et 9. L'intégré ULN2803 a pour but dique les opérations que l'on peut ef- moire non volatile EEPROM, les don-
de simplifier aussi bien le circuit que fectuer sur la car te une fois le code nées enregistrées, celle du code d'ac-
le montage. Il dispose de huit drivers d'accès activé. cès, le nombre de sonneries et l'état
de puissance pour relais et de huit des canaux. Si la fonction de « réta-
diodes de protection. Ce circuit permet Le programme principal blissement » est activée, le program-
de remplacer le classique driver à tran- Mais procédons par ordre et analysons me positionne les relais dans l'état où
sistor qui aurait nécessité l'emploi de tout d'abord le programme principal. A ils étaient avant la coupure secteur. A
huit transistors, d'autant de diodes et la mise sous tension de la car te, le ce point, le programme va se diviser

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Liste des composants


R1 : 1 kΩ
R2 : 1 kΩ
R3 : 33 kΩ
R4 : 100 Ω
R5 : 390 Ω
R6 : 4,7 kΩ
R7 : 1 kΩ
R8 : 1 kΩ
R9 : 47 kΩ trimmer
R10 : 100 kΩ
R11 : 100 kΩ
R12 : 100 kΩ
R13 : 4,7 kΩ
R14 : 330 kΩ
R15 : 15 kΩ
R16 : 15 kΩ
R17 : 150 Ω
R18 : 150 Ω
R19 : 4,7 kΩ trimmer
R20 : 150 kΩ
R21 : 150 kΩ
R22 : 4,7 kΩ
R23 : 33 kΩ
R24 : 100 kΩ
R25 : 15 kΩ
R26 : 15 kΩ
R27 : 1 kΩ
R28 : 1 kΩ
R29 : 1 kΩ Figure 3 : Circuit imprimé à l’échelle 1.
R30 : 1 kΩ
R31 : 1 kΩ
R36 : 15 kΩ
(les résistances sont à 1/4 W)
C1 : 220 nF 250 V polyester
C2 : 220 nF 250 V polyester
C3 : 100 nF multicouches
C4 : 100 nF multicouches
C5 : 100 nF multicouches
C6 : 1 µF 16 VL chim.
C7 : 100 nF multicouches
C8 : 220 nF 100 V polyester
C9 : 220 nF 250 V polyester
C10 : 100 nF multicouches
C11 : 22 pF céramique
C12 : 22 pF céramique
C13 : 1 µF 16 VL chim. rad.
C14 : 470 µF 25 V chim. rad.
C15 : 470 µF 25 V chim. rad.
C16 : 100 nF multicouches
D1 : 1N4007
D2 : 1N4007
D3 : 1N4148
D4 : 1N4007
DZ1 : Zener 5,1 V
DZ2 : Zener 12 V
LD1 : LED rouge 5 mm
LD2 : LED rouge 5 mm
LD3 : LED rouge 5 mm Figure 4 : Implantation des composants de la clé DTMF 4 canaux sur le CI.
LD4 : LED rouge 5 mm
LD9 : LED verte 5 mm
LD10 : LED jaune 5 mm Q2 : Quartz 6 MHz RL1 : Relais miniature 12 V 1 support 6 broches
PT1 : Pont de diodes 1 A U1 : 4N25 RL2 : Relais miniature 12 V 2 supports 18 broches
T1 : BC547 U2 : 8870 RL3 : Relais miniature 12 V 1 support 28 broches
T2 : BC547 U3 : ST62T65 (software RL4 : Relais miniature 12 V
T3 : MPSA42 MF51) RL9 : Relais miniature 12 V 4 borniers 2 points
T4 : BC547 U4 : ULN2803 DS1 : Dip-switch 4 pôles 5 borniers 3 points
Q1 : Quartz 3,58 MHz U5 : 7805 S1 : poussoir de C.I. 1 C.I. réf. : F033

ELECTRONIQUE 28 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Figure 5 : Le microcontrôleur ST6265

La carte utilise le nouveau microcontrôleur de chez SGS-Thomson


ST6265. Toutes les opérations et les gestions sont donc confiées à un
unique circuit, ce qui nous donne l'avantage d'avoir à la fois un montage
simple et un produit fiable. Le choix de ce microcontrôleur a été fait pour
plusieurs motifs, entre autres la nécessité de doter la clé d'une mémoire
non volatile permettant de conserver le code et l'état des relais. Le
ST6265 dispose en interne de trois types de mémoire différentes : une
ROM de 3884 octets permettant de loger le programme, une RAM de
128 octets et enfin une EEPROM de 128 octets qui permet de conserver
en permanence des données. Les lignes d'entrées et sorties disponibles
dans le ST6265 sont plus que suffisantes pour satisfaire notre
application, en outre leurs souplesses d'utilisation nous ont permis de
réaliser d'appréciables simplifications du circuit.

Figure 6 : Le 8870.
Photo 2 : Vue sur le microcontrôleur
ST6265. Vue des connexions des deux
autres circuits intégrés utilisés
Dans la clé DTMF nous utilisons dans la clé. A gauche, l’intégré
seulement trois intégrés : le 8870 auquel est confiée la tache
microcontrôleur ST6265, de décoder les tons DTMF
le décodeur de tons DTMF référencé fournissant en sortie un signal
G8870 et le driver digital. A droite, le driver ULN2803
pour relais l’ULN2803. qui pilote les relais de sortie. Ce
Le microcontrôleur doit être monté circuit dispose aussi des diodes de
avec le détrompeur vers le haut, protection contre les surtensions
contrairement aux deux autres générées par les bobines des
relais. Figure 7 : Le ULN2803
circuits intégrés.

en deux parties selon le mode de fonc- ligne téléphonique, dans n'impor te


tionnement choisi, téléphone ou radio. quelle partie du programme ne pourra
OÙ TROUVER LES Dans le premier cas, le programme pas bloquer la carte qui, au contraire,
COMPOSANTS gère le « ring detector » c'est-à-dire at- se libérera elle-même de la ligne.
tend et compte les sonneries pour com-
Si vous disposez déjà dans vos tiroirs parer avec le nombre de sonneries mé- Si la clé DTMF est utilisée en fonc-
d'un certain nombre de composants, morisé. Quand le nombre est identique, tionnement radio, le microcontrôleur
vous pouvez vous approvisionner des la car te prend la ligne téléphonique suit un programme similaire au premier
manquants auprès des annonceurs puis attend les cinq tons du code d'ac- à l'exception du contrôle de la sonne-
de la revue. cès de la clé avec un intervalle maxi- rie et de la ligne téléphonique.
mum entre deux tons de 20 secondes.
La société COMELEC commercialise Si le code reçu est identique au code Routine de gestion des
le télécontrôle DTMF quatre canaux mémorisé, la carte se positionne en commandes
en kit (cod. FT110K) au prix de 395 réception afin d'exécuter les différentes Le deuxième organigramme illustre la
francs et 495 francs monté. Le kit commandes. Ensuite, on ouvre la ligne routine de gestion des commandes. A
comprend tous les composants et le puis on reboucle. chaque note disponible sur le clavier
circuit imprimé. La carte d’extension téléphonique ou sur l'appareil radio,
4 canaux coûte 70 francs en kit (cod. Nous pouvons observer que durant tout nous y avons associé une fonction en
FT110EK) et 86 francs montée (cod. le programme, dans la phase de dé- cherchant à rendre notre télécontrôle
FT110EM). Le microcontrôleur pro- tection de sonnerie, celle de décoda- le plus convivial possible.
grammé est disponible séparément ge de la clé ou celle de commande, un
(cod. MF51) et coûte 176 francs. délai (« time out ») est prévu : de cet- Les tons DTMF utilisés sont les touches
te manière, une éventuelle coupure de de 0 à 8, * (étoile) et # (dièse).

ELECTRONIQUE 29 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Le programme interprète ces sons et


exécute la fonction associée : l'étoile
ouvre tous les relais, le dièse provoque
la sortie de la subroutine et éventuel-
lement le raccroché et les sons de 0 à
8 actionnent respectivement les relais
CH1 à CH8.

Le fonctionnement des relais peut être


par impulsion ou on/off en fonction de
la position de S1.

A chaque fois qu'un relais change


d'état, une note de réponse est géné-
rée (continue si le relais est fermé ou
modulée si le relais est ouvert). En en-
voyant un 0 suivi d'un numéro de 1 à
Photo 3 : Vue sur la carte d'extension 4 à 8 canaux. 8, on active la fonction « d'interroga-
tion » de la car te : le programme lit
Notre télécontrôle peut gérer un maximum de huit sorties à relais. l'état du relais « interrogé » et répond
Les quatre premières sorties, c’est-à-dire du canal 1 à 4, sont disponibles
sur la carte de base. Pour augmenter de quatre à huit le nombre de canaux, par une note en respectant le standard
il suffit d’utiliser la platine d’extension visible sur la photo. énoncé ci-dessus (continue = relais fer-
mé, modulé = relais ouvert).

Résumé du fonctionnement de la clé

Si la clé DTMF est connectée à une ligne


téléphonique, nous devons tout d’abord
composer le numéro téléphonique de
celle-ci. Après la note de réponse,
envoyons, dans l’ordre exact, les cinq
chiffres du code d’accès. Si le code
envoyé est faux, la clé coupera
automatiquement la ligne, sinon nous
recevrons une seconde note de réponse.
Nous pouvons maintenant exécuter les
commandes désirées :
- Appuyer sur une touche de 1 à 8 pour
agir sur les relais.
- Appuyer sur la touche # suivie d’une
touche de 1 à 8 pour activer
l’interrogation sur l’état du relais choisi.
- Appuyer sur la touche * pour ouvrir
tous les relais. Positionnement
- Appuyer sur la touche # pour sortir des switchs
de la clé.
- Appuyer sur la touche 0 suivie de la S1 permet de
touche # pour entrer dans le mode sélectionner le
programmation, si la clé n’est pas mode. Si la clé doit
protégée. Dans le cas où elle est fonctionner en mode
protégée, la commande sera ignorée. radio, positionnons
sur ON celui-ci,
sinon laissons-le sur
OFF pour le mode
téléphone. Si les
relais doivent
fonctionner en mode
impulsion (activés
qu’une seconde),
positionnons S2 sur
OFF. S’ils doivent
fonctionner en mode
bi-stable, plaçons
S2 sur ON. Enfin, si
nous voulons activer
la fonction de
rétablissement des
relais, plaçons S3
sur ON.

Figure 8 : Le positionnement du dip switch.

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

Dans ce mode, nous pouvons connaître


l'état d'un canal sans le modifier. Si
l'on envoie le ton 0 suivi du ton # on
active la fonction de programmation à
distance.

Programmation à distance
Pour cette description, nous utiliserons
le troisième organigramme. Le software
envoie tout d'abord une note pour in-
former que nous sommes en mode pro-
grammation : à ce moment, la carte at-
tend une séquence de sept tons qui
sera mémorisée dans l'EEPROM.

A la fin, elle envoie une note de fin de


programmation et désactive le télé-
contrôle raccrochant éventuellement la
ligne téléphonique.

Les sept tons reçus et mémorisés dans


l'EEPROM ont une signification bien
précise : le premier ton représente le
nombre de sonneries nécessaire pour Photo 4 : Vue générale de la platine montée.
que la carte se connecte à la ligne, les
cinq suivants représentent le nouveau
code d'accès et le dernier active ou Le montage Raccordements
désactive la protection. Si ce dernier et installation
est à « 1 », le software désactive la Notre nouvelle clé DTMF a été conçue
fonction programmation à distance ren- pour pouvoir être réalisée par tous, Avant d'alimenter la carte, nous devons
dant ainsi impossible la modification à même par les lecteurs sans grande ex- sélectionner le type de fonctionnement
distance, du code d'accès par un utili- périence en ce domaine. en agissant sur le switch S1. Si la clé
sateur lointain. doit fonctionner en mode radio, posi-
Tous les composants utilisés sont fa- tionnons le premier switch sur ON et,
Pour éliminer la protection, il est né- cilement trouvables chez votre four- dans le cas contraire, sur OFF. Si les
cessaire de remettre à zéro, en local, nisseur habituel, à l'exception du relais doivent fonctionner en mode im-
la mémoire EEPROM, procédure que microcontrôleur ST6265 qui est fourni pulsion, c’est-à-dire être activés 1 se-
nous décrirons lorsque nous nous pré- programmé (software MF51) par la conde seulement, positionnons le swit-
occuperons de l'installation de la car- société COMELEC (voir publicité dans ch 2 sur OFF et, au contraire, sur ON
te. la revue). si les relais doivent mémoriser leurs
états. Enfin, si nous voulons activer la
Si la clé est configurée pour un fonc- Pour la réalisation du circuit imprimé fonction « rétablissement », plaçons
tionnement radio, la procédure de pro- simple face, vous pouvez utiliser la mé- sur ON le switch 3 sinon, laissons-le
grammation sera légèrement différen- thode de la photogravure en utilisant sur OFF.
te : pour la précision, dans ce cas, le la photo du circuit imprimé représen-
soft attend seulement six tons (cinq tée à l'échelle 1. Raccordons maintenant la ligne télé-
pour le code et un pour l'éventuelle pro- phonique au bornier « TEL » de la clé
tection). Le premier ton correspondant Nous pouvons ensuite commencer le ou la sortie HP du poste de radio au
au nombre de sonneries n'est pas uti- montage en insérant d'abord les com- bornier « IN BF ». Si nous voulons que
lisé car, dans la version radio, le pro- posants les plus petits, comme les l'appareil de radio envoie le signal de
gramme ne gère pas la ligne télépho- résistances et les diodes, en respec- réponse, nous devons connecter la sor-
nique. tant bien la polarité de ces dernières. tie « OUT BF » de la car te à l'entrée
microcontrôleur ainsi que la comman-
Une ultime précision : la note générée Nous poursuivrons en soudant, dans de PTT. A ce point, nous pouvons ali-
au début et à la fin du mode program- le bon sens, les supports des circuits menter la clé avec une tension conti-
mation est différente de celles de ré- intégrés, les condensateurs (en res- nue de 12 volts entre la borne « + 12 »
ponse des relais (continue ou modu- pectant la polarité des chimiques), les et la « masse ». Si tout est correct, la
lée). En effet, la note continue dure à transistors, le pont de diode PT1, les LED LD9 doit s'éclairer.
peu près 3 secondes et a une fré- quartz, le régulateur 7805 et les diodes
quence de 1 000 Hz, la note modulée LED (respecter la polarité). Attendons à peu près 10 secondes et
est formée de trois impulsions à appuyons un instant sur le poussoir
1 000 Hz d'une durée de 0,5 seconde, Pour finir, nous monterons les relais et S1. Immédiatement, LD10 doit s'éclai-
alors que la note de début et de fin de les borniers. Les circuits intégrés se- rer pendant quelques secondes.
programmation est formée de huit im- ront ensuite insérés dans leur support
pulsions à 1 000 Hz d'une durée de respectif en respectant le sens. L'initialisation de la carte se termine
100 ms. La description soft étant ter- ainsi : à ce moment dans l'EEPROM du
minée, il ne nous reste plus qu'à pas- Nous pouvons maintenant procéder au microcontrôleur un code d'accès à cinq
ser à la réalisation du télécontrôle. raccordement de la carte. chif fres composé de cinq zéros est

ELECTRONIQUE 31 magazine - n° 1
DOMOTIQUE

d'accès et le dernier sert à choisir si l'on désire inhiber la


Notre clé DTMF a été conçue pour piloter un maximum reprogrammation à distance (envoi du ton 1) ou non (envoi
de huit appareils. Le microcontrôleur, le software et le du ton 0). Les codes envoyés sont mémorisés de façon per-
driver de puissance (ULN2803) permettent d’activer ou
manente dans la clé DTMF (les données resteront, même
de désactiver huit relais.
si l'alimentation est coupée) qui envoie de suite une note
de fin de programmation avant de libérer la ligne.

La programmation étant terminée, nous pouvons connec-


ter de nombreux dispositifs à contrôler. Rappelons-nous que
si le mode de protection est activé, il ne sera plus possible
de modifier à distance ni le code d'accès ni le nombre de
sonneries et la séquence « 0 » suivie de « # » sera ignorée.
Pour modifier le code d'une clé protégée, il faudra répéter
toute l'opération d'initialisation après avoir remis à zéro
l'EEPROM au moyen du poussoir S1.

La procédure d'installation et de raccordement est valable,


même dans le cas d'une utilisation via radio. Au préalable,
il est nécessaire de raccorder la sortie BF du récepteur à
l'entrée IN BF de la carte.

Rappelons qu'en position radio, la car te n'a besoin que de


six tons de programmation : les cinq chiffres du code et le
Photo 5 : Passage de 4 à 8 canaux. ton de protection. La clé dispose aussi de l'information
« coupure d'alimentation ». En fait, après avoir tapé le code
d'accès, la note de confirmation est continue si aucune cou-
mémorisé (00000) et le nombre de sonneries est fixé par pure n'a eu lieu, et elle est modulée si une coupure, même
défaut à trois. brève, est survenue. Evidemment, lorsque l'on rentre pour
la première fois dans la clé, la note générée est toujours
Notre clé DTMF est maintenant prête à être utilisée. Rap- modulée.
pelons-nous seulement que le switch S1 ne doit plus être
modifié, à moins de reprendre la phase d'initialisation dé- Carlo VIGNATI ◆
crite ci-dessus. Pour raccorder la carte, il est nécessaire,
initialement, de positionner les ajustables R9 et R19 à mi-
course.

Pour vérifier le fonctionnement de la carte en mode télé-


phone, il est nécessaire de raccorder préalablement l'en-
trée « TEL » au conjoncteur téléphonique. Il faut ensuite ap-
peler la carte d'une autre ligne téléphonique ! A la troisième
sonnerie, la carte doit décrocher la ligne et envoyer une
note de réponse. En tapant le code d'accès, soit cinq « 0 »,
nous devons entendre une seconde note qui confirme le
fait que nous soyons bien entrés dans la clé. Si ce n'est
pas le cas, cela signifie que le niveau de la ligne est trop
bas et que, par conséquent, le 8870 n'arrive pas à déco-
der les tons. Dans ce cas, il faut agir sur le trimmer R9.
Toutefois, si celui-ci a été réglé à mi-course la carte doit
fonctionner du premier coup.

Une fois entré dans la clé, essayons de presser une touche


de 1 à 8, par exemple la « 1 ». Si tout fonctionne bien, nous
devons entendre dans l'écouteur une note continue. En
appuyant une seconde fois sur la même touche, nous de-
vons entendre une note modulée.

Rappelons-nous le fait (uniquement si la clé a été configu-


rée pour un fonctionnement des relais en mode bi-stable)
que la note continue indique que le relais s'est fermé alors
que la note modulée est générée lorsque le relais s'ouvre.
Si la clé a été configurée en mode impulsion, la note gé-
nérée est toujours continue.

Pour reprogrammer le code d'accès nous devons appuyer


sur « 0 » puis « # » et la clé répond avec la note de pro-
grammation. A ce moment, nous pouvons envoyer les sept
tons requis. Le premier est le nombre de sonneries pour le
décroché (de 1 à 9), les cinq suivants composent le code

ELECTRONIQUE magazine - n° 1
HI-TECH

Un Scrambler
en CMS

Pour rendre incompréhensible vos communications radio.


Ses dimensions réduites, dues à l’utilisation des compo-
sants de surface, permettent de l’insérer dans quasiment
tous les transceivers. Il peut également être utilisé sur un
réseau téléphonique privé. Fonctionnement full-duplex,
connexions au pas de 2,54 mm. Disponible en kit.

epuis qu’elle a été inventée, la radio représente des scanners, même cette ultime solution, bien sûr illéga-
certainement le moyen le plus pratique et le plus le, ne servirait pas à grand-chose si ce n’est quelques en-
abordable pour communiquer à distance. En ef- nuis avec l’Administration !
fet, nombreux sont ceux qui, munis d’une simple
CB, d’un récepteur VHF ou d’un bi-bande parlent L’arrivée des scanners a rendu « publiques » les radio-
quotidiennement avec d’autres personnes, quelquefois à communications, même celles qui devraient normalement
longue distance, ou, simplement, écoutent les transmis- rester confidentielles, telles celles des forces de l’ordre,
sions. par exemple.

Par le fait même d’utiliser l’air comme moyen de propaga- Contre l’intrusion dans les radiocommunications, il existe
tion, la radio n’est pas un système fermé. Ainsi, quand on pourtant un remède : le codage des signaux transmis.
transmet un signal radioélectrique, ce dernier n’arrive pas
uniquement au correspondant auquel il est destiné. Il se De cette manière, une personne peut s’introduire dans une
propage sur une zone plus ou moins vaste et peut être cap- communication pour écouter mais ne pourra pas comprendre
té et écouté par toute personne possédant un récepteur ac- la signification du message, à moins de connaître le sys-
cordé sur la même fréquence. tème de codage et de posséder un décodeur adapté.

Il est donc évident, que dans une communication entre deux Dans le domaine de la radio, ainsi que dans celui de la té-
correspondants, un indésirable puisse s’immiscer sans dif- léphonie, ce type de codeur est appelé « scrambler ».
ficulté.
« Scrambler » vient du verbe anglais « to scramble » qui si-
Une solution pour éviter ces intrus dans une conversation gnifie mélanger, mêler en désordre. Le scrambler est un
radio pourrait être celle qui consisterait à utiliser une fré- dispositif qui transforme la voix en un son incompréhen-
quence hors des bandes normalement autorisées. Dans ce sible. Pour parvenir à comprendre le signal produit par le
cas, il sera difficile de trouver un curieux qui puisse se ca- scrambler, il faut le faire passer dans un autre scrambler,
ler sur la fréquence. De toute manière, avec la prolifération identique au premier, afin de le décoder.

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 1
HI-TECH

tant par la surface qu’il occupe que par


son épaisseur qui mesure à peu près
3 millimètres, mais il se prête égale-
ment au montage ver tical car toutes
les connexions (alimentation, entrées,
sorties) sont placées du même côté et
sont au pas de 2,54 mm.

Ceci signifie que le scrambler peut être


inséré dans un support de circuit inté-
gré sans aucun problème et qu’il n’oc-
cupera évidemment qu’un seul côté.
Tout ceci n’a pas été obtenu par mi-
racle, mais en utilisant exclusivement
des composants prévus pour le mon-
tage en surface. Le circuit intégré du
Fig. 1 : Le FX118, un double inverseur de fréquence. scrambler est aussi en CMS.

Ce projet, technologiquement avancé,


Les Scramblers fonction, offrant deux canaux identiques peut être inséré pratiquement partout :
permettant de travailler en duplex pour dans les appareils CB, les transceivers
Il existe actuellement divers scram- un transceiver. C’est un de ces deux VHF, les téléphones sans fil, les ap-
blers, plus ou moins complexes : à in- circuits intégrés, le FX118, que nous pareils téléphoniques. Le choix de la
version de bande, à inversion de ban- avons utilisé pour mettre au point ce technologie en composants de sur fa-
de avec codage, numérique et bien nouveau projet de scrambler à inver- ce est, dans notre cas, obligatoire car
d’autres encore. sion de bande. Le circuit est très simple il n’existe aucun moyen d’obtenir toutes
et très fiable. Il consomme très peu et les caractéristiques de notre circuit
Le scrambler le plus simple, et bien peut s’alimenter avec seulement 3 volts avec des composants traditionnels. Evi-
évidemment le plus utilisé, est celui à en continu. demment, le montage en CMS com-
inversion de bande. Il existe des circuits porte plus de difficultés pour la réali-
intégrés comme le COM9046 ou le Ce nouveau scrambler offre non seu- sation pratique car il demande de la
FX118 qui réalisent exactement cette lement des dimensions très réduites, précision et un outillage adapté pour
la soudure. En revanche, le circuit est
facile à mettre au point, surtout avec
un peu d’expérience.

Fonctionnement
Passons maintenant à l’étude du
scrambler, qui, comme nous l’avons
dit, est à inversion de bande. Ce ter-
me signifie que pour rendre incompré-
hensible le signal vocal, le scrambler
parvient à déplacer la bande passan-
te par rapport à une fréquence de ré-
férence.

Pratiquement, pour comprendre ce que


fait le scrambler à inversion de bande,
il suffit de dessiner la bande passan-
te sur une feuille de papier en la limi-
tant par exemple à 3 000 Hz et d’in-
verser la courbe dessinée par rapport
à l’axe correspondant à 3 000 Hz. En
clair, cela signifie que, sur le spectre,
le scrambler effectue une symétrie de
la bande de fréquence par rappor t à
l’axe des 3 000 Hz.

L’inversion de bande est ef fectuée


dans le circuit intégré FX118 qui est le
cœur du montage. Pour fonctionner, ce
composant ne nécessite que quelques
condensateurs et quelques résistances
externes ainsi qu’un quar tz. Voyons
Schéma du scrambler. donc à quoi servent ces composants
externes et comment travaille le FX118.

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 1
HI-TECH

coupe toutes les fréquences supé-


rieures à 3 000 Hz. Pour pouvoir dis-
poser d’une bande passante la plus
large possible, le filtre a une très gran-
de pente. On parle en fait d’un filtre du
dixième ordre (60 dB/oct). Ceci permet
de se rapprocher le plus possible de
la fréquence limite supérieure à celle
de référence, qui, pour le FX118 avec
un quartz de 4.433619 mégahertz, est
de 3 300 Hz.

L’inversion réelle se fait dans un mo-


dulateur à anneaux (Bal. Mod. du sché-
ma synoptique). Le battement entre la
fréquence fixe (3 300 Hz) et la fré-
quence de la bande passante produit
deux fréquences différentes, c’est-à-
dire la fréquence somme et la fré-
Les graphiques illustrent le principe de fonctionnement quence différence. Un filtre passe ban-
des scramblers à inversion de bande. de approprié, placé immédiatement à
Dans notre cas la fréquence de battement est de 3 300 Hz. la sortie du modulateur, permet d’éli-
miner la fréquence somme, laissant
passer la fréquence différence. Le filtre
passe-bande du FX118 est du quator-
zième ordre. Le résultat du battement
LISTE fait qu’une fréquence de 1 000 Hz en
DES COMPOSANTS entrée devient du 2 300 Hz (3 300-
1 000) et une fréquence de 300 Hz de-
R1 : 22 kΩ vient du 3 000 Hz. Pratiquement, la fré-
R2 : 1 MΩ quence la plus basse devient la plus
R3 : 22 kΩ haute et vice-versa.
R4 : 22 kΩ
R5 : 22 kΩ Les condensateurs C2 et C3 (pour un
C1 : 47 pF canal) servent à transporter le signal
C2 : 100 nF de la sortie du filtre passe-bas à l’en-
C3 : 100 nF trée du modulateur à anneaux, en éli-
C4 : 100 nF minant la composante continue. C8
C5 : 47 pF sert, par contre, à filtrer l’alimentation
C6 : 100 nF des amplificateurs d’entrées. Le gain
C7 : 100 nF des amplificateurs d’entrées (des deux
C8 : 100 nF canaux) est réglable en modifiant les
C9 : 100 nF valeurs des résistances de contre-ré-
C10 : 100 nF action (R1 pour un canal et R5 pour
U1 : FX118DW l’autre) et les résistances d’entrées
U2 : 78L05 (R3 pour un canal et R4 pour l’autre).
Q1 : Quartz Le gain de l’amplificateur d’entrée de
4,433619 MHz chacun des canaux est égal au rapport
Divers : entre la valeur de la résistance de
C.I. réf. E44 contre-réaction et la résistance d’en-
trée. C4 et C6 permettent de décou-
Toutes les résistances et pler les entrées, alors que C3 et C10
les condensateurs sont découplent les sorties.
en montage de surface.
Les composants externes de l’horloge
(nécessaires pour obtenir les 3 300 Hz
Plan d’implantation et circuit imprimé à l’échelle 2. pour les modulateurs et la fréquence
de référence pour les filtres numé-
riques) sont le quartz Q1, la résistan-
Etude du schéma rentes fréquences de la bande pas- ce R2 et les condensateurs C1 et C5.
sante. Existant une fréquence fixe, il Le FX118 est alimenté en 5 volts par
Pour cela, le schéma synoptique figu- est nécessaire de limiter la bande pas- un régulateur de tension intégré 7805.
re 1 sera utile car c’est à lui que nous sante du signal d’entrée, afin qu’elle
faisons référence. soit toujours en dessous de celle-ci. Comme nous l’avons vu, le circuit est
Pour ce faire, le signal qui entre dans structurellement et conceptuellement
Pour pouvoir accomplir l’inversion de un canal (notre intégré est composé très simple. Un régulateur de tension
bande, le FX118 effectue un battement de deux canaux identiques) passe de a été inséré, car dans les appareils
entre une fréquence fixe et les diffé- suite à travers un filtre passe-bas qui, radio on trouve habituellement des

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 1
HI-TECH

Sur la photo, une paire de scramblers montés.


Les connexions sont au pas de 2,54 mm.

tensions supérieures à 5,5 volts qui lyres, ou bien utiliser une barrette sé-
est la tension maximale supportable cable de 13 points au pas de 2,54 mm.
par le FX118. Vous pouvez même utiliser des queues
de résistances ou de condensateurs
(pas en CMS bien entendu !).
Réalisation pratique
Maintenant que nous connaissons le Mise en marche
nouveau scrambler, nous pouvons nous
occuper de sa réalisation pratique, qui Le scrambler se connectera ensuite
se fait en utilisant des composants de très facilement. Le premier canal est
surface et un circuit imprimé. Même si utilisé pour la réception. Sur l’entrée
nous avons dit que le circuit ne né- IN1 on raccorde la sor tie BF de l’ap-
cessitait qu’exclusivement des com- pareil à protéger (signal de ligne) et on
posants en CMS, une exception peut récupère ce signal inversé en sor tie
être faite (et nous l’avons faite) pour OUT1 pour l’injecter dans l’entrée BF.
le régulateur de tension 78L05. Nous Le second canal est utilisé pour l’émis-
pouvons, en fait, utiliser un régulateur sion. Le signal produit par le micro-
pour montage traditionnel. En coupant phone est appliqué à l’entrée IN2 et,
les pattes à 3 mm maximum du boîtier, de la sortie OUT2, le signal inversé est
il vous suffit de les souder et de plier envoyé sur l’entrée micro du transcei-
le régulateur de façon à ce que le côté ver. A l’utilisation, vous pourrez déci-
plat se retrouve appuyé sur le circuit der de changer le gain en tension d’un
imprimé. Vous devez pour cela utiliser canal ou des deux si vous le souhai-
un 78L05 en boîtier plastique TO92. tez. Par exemple, le gain du canal ré-
servé à l’émission pourra être unitai-
Pour le montage et pour le positionne- re, pendant que celui réser vé à la
ment respectif des autres composants, réception sera supérieur.
exceptés les circuits intégrés qui sont
assez gros, nous vous conseillons d’uti- Pour la vérification, vous devez vous
liser une petite pince type « Bruxelles » mettre d’accord avec une personne qui
et un fer à souder de 20 watts maxi- dispose d’un scrambler identique (vous
mum avec une panne fine. La soudure devez en construire deux) et effectuer
doit être, elle aussi, fine de 1 mm maxi- une conversation avec le dispositif
mum. Pour toutes les soudures, nous connecté comme nous l’avons décrit.
vous conseillons de ne pas laisser plus
de 4 à 5 secondes consécutives la pan- Dans la pratique, il conviendra d’ins-
ne du fer sur le composant. Pour les taller des inverseurs de manière à pou-
connexions vers l’extérieur, plusieurs voir connecter ou déconnecter le dis-
choix sont possibles : par exemple, positif selon l’utilisation normal ou
vous pouvez extraire les contacts d’un scrambler.
suppor t de circuit simple ou double Arsenio SPADONI ◆

ELECTRONIQUE 37 magazine - n° 1
TOP SECRET

Un micro
micro espion UHF
l'émetteur
et son récepteur

Simple et puissant, ce micro-émetteur UHF est capable


de capter les sons les plus faibles pour les transmettre
par radio à une distance maximum de 300 mètres. Le cir-
cuit utilise des modules AUREL HF à 433,92 MHz réalisés
en technologie CMS. Le système inclut également un ré-
cepteur portable économique.

l est courant de dire que les Français sont indivi- clut le micro-émetteur et le récepteur. Le tout à un coût vrai-
dualistes. Pour tant, si l'on en juge par les de- ment dérisoire et bien inférieur à celui des micros espion
mandes de descriptions de micros espion, on pour- que l'on peut acquérir dans les magasins spécialisés.
rait ajouter sans crainte qu'ils sont également D'ailleurs, quand il est question du prix des micros espion,
curieux ! on oublie presque toujours le récepteur, dont le coût est
souvent supérieur à celui de l'émetteur ! En effet, en com-
Bien sûr, il n'est pas dans l'intention de tous ceux qui dé- paraison du coût, de 500 à 1 500 francs pour un micro es-
sirent réaliser un tel circuit, d'épier leurs voisins ou leur pion semi-professionnel, le prix d'un récepteur peut atteindre
épouse (époux) ! En effet les micro-émetteurs peuvent être et dépasser les 3 000 francs !
utilisés dans beaucoup d'autres applications, sûrement plus
utiles et sûrement plus licites. Vu l'intérêt pour ce genre Dans le cas qui nous préoccupe, le coût du système com-
d'appareils, nous ne pouvons que satisfaire nos lecteurs. plet est inférieur à 500 francs. Un miracle ? Non, simple-
Voici donc le projet d'une réalisation composée d'un émet- ment un peu de subtilité ! Prenez en main un micro espion
teur et d'un récepteur capables de retransmettre à distan- du commerce, de ceux qui coûtent quelques billets de cent
ce même les plus faibles murmures. francs, et essayez de calculer le coût du matériel utilisé.
Vous vous rendrez compte que le coût des composants ne
représente (dans le meilleur des cas) qu'un vingtième du
Petite réflexion prix de vente.

La portée de notre système est comprise entre 50 et 300 Comment expliquer un coût aussi élevé? La réponse est très
mètres, selon les conditions de fonctionnement et l'envi- simple. Ces appareils ne sont pas produits à échelle indus-
ronnement. Le montage que nous avons mis au point, in- trielle, mais sont souvent montés manuellement à l'unité.

ELECTRONIQUE 40 magazine - n° 1
TOP SECRET

Pour une question d'éthique, nous permet à chacun de mener à bien ce


avons longtemps hésité avant de nous projet. En effet, dans les deux appa-
lancer dans la conception d'un micro reils sont utilisés des modules déjà
espion. Pourtant, l'insistance de notre montés et réglés qui ne demandent
entourage, arguant qu'un micro dit es- aucune sorte d'intervention. C'est pour-
pion, n'était pas obligatoirement des- quoi même les amateurs peu familia-
tiné à espionner, nous a poussés à ap- risés avec les appareils haute fré-
profondir la question, sur tout en quence pourront entreprendre cette
considérant le coût limité qu'aurait eu réalisation avec la certitude de la me-
un tel système. A notre grande surpri- ner à terme.
se, dès les premiers essais, nous
avons réussi à obtenir des résultats Le micro espion utilise, pour la partie
plus que flatteurs. émission, un module à 433,92 MHz,
muni d'un oscillateur SAW, qui est ca-
A ce point de notre réflexion, nous pable de fournir une puissance de
avons mis de côté tous nos préjugés 10 mW sous 5 volts et de 50 mW sous
et nous nous sommes jeté tête bais- 12 volts. Dans le cas qui nous occupe,
sée dans l'expérimentation. Les ré- le circuit étant alimenté par une pile de
sultats sont ceux décrits dans ces 9 volts, la puissance maximum sera
pages. d'environ 20 à 30 mW.

Toutefois, une dernière précision : l'uti- Le récepteur utilise un module à super-


lisation d'un tel système doit se faire réaction classique RF290, calibré à
dans le strict respect de la vie privée 433,92 MHz. Ce dispositif présente
Photo 1 : L’émetteur monté.
d'autrui. Celui qui dérogerait à cette une sensibilité exceptionnelle, presque
règle s'exposerait immédiatement aux excessive pour notre application ! Dans
affres de la justice. Vous trouverez, à un premier temps, nous avions utilisé L'utilisation de composants CMS a
ce micro espion, mille et une applica- un module superhétérodyne RXSTD433 rendu possible la réalisation d'un émet-
teur UHF de dimensions extrêmement
tions domestiques et légales ! mais pendant les essais nous nous réduites, seulement 35 x 58 x 15 mm.
sommes aperçus que les différences A cet encombrement il faut ajouter
entre les deux circuits étaient minimes. celui de la pile, une pile alcaline nor-
Description du système Certes, le niveau de bruit du module male de 9 volts.
RXSTD433 est moins important mais, Le récepteur portable comprend une
Le système se compose d'un petit dans notre application, cela n'influe sortie pour casque, écouteur ou petit
émetteur et du récepteur correspon- pas sur le bon fonctionnement du sys- haut-parleur et présente un encom-
brement de 58 x 130 x 30 mm.
dant. Le couple fonctionne sur une fré- tème.
quence de 433,92 MHz et est capable
de couvrir une distance comprise entre L'aspect économique, lui, a un certain
50 et 300 mètres. poids dans l'affaire, étant donné que nécessaire introduction, nous entrons
le module superhétérodyne coûte trois dans le vif du projet en nous occupant,
Outre les avantages de nature écono- fois plus cher que le module à super- pour commencer, de la par tie émis-
mique, l'utilisation des modules AUREL réaction ! Après cette longue mais sion.

Figure 1 : Schéma électrique de l'émetteur complet.

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 1
TOP SECRET

L'émetteur
Ce circuit utilise trois transistors, le
module AUREL TX433SAW et très peu
d'autres composants. Pour obtenir la
modulation en amplitude avec le signal
analogique du module émetteur, nous
avons relié à la masse toutes les
broches qui doivent d'ordinaire y aller
mais également la broche 2, normale-
ment utilisée comme entrée pour le si- Figure 4 : Schéma électrique du Photo 2 : Vue du module AUREL
gnal de modulation lorsque l'hybride module émetteur TX433SAW.
AUREL est alimenté avec une tension
supérieure à 8 volts. Description
Sur la photo, le module émetteur
des broches est légèrement agrandi. Ses di-
L'autre entrée (broche 3), raccordée à 1: Masse mensions réelles sont à peine de
l'alimentation (broche 15), est reliée à 2: Entrée modulation Vc > 8 V 38 x 12 mm pour une épaisseur
l'émetteur du transistor de modulation 3: Entrée modulation Vc > 8 V de 4,5 mm. Le module travaille à
T3. Le module TX est chargé par l'émet- 4: Masse une fréquence de 433,92 MHz ob-
teur de T3, lequel est modulé par le si- 11 : Antenne tenue à l'aide d'un oscillateur SAW.
gnal provenant du circuit de préampli- Il délivre une puissance à l'anten-
13 : Masse ne d'au moins 50 mW.
fication. 15 : Positif d'alimentation
Cet étage a pour rôle d'amplifier le si-
gnal capté par la pastille microphonique utilise un microphone avec préamplifi- sateur C6, sur la base de T3, monté en
préamplifiée. Cette dernière est pola- cateur incorporé, notre circuit garantit collecteur commun, qui est utilisé com-
risée par la résistance R1 de 10 kΩ. une sensibilité audio très importante. me amplificateur de courant. Comme on
Le signal parvient donc sur la base de Les condensateurs C3 et C5 limitent la l'a vu précédemment, ce transistor
T1 qui effectue une première amplifi- bande passante, en éliminant, par la contrôle l'alimentation de l'émetteur U1
cation du signal. Ensuite, par l'inter- même occasion, le risque d'auto- en le modulant en amplitude.
médiaire de C4, le signal est appliqué oscillation toujours possible lorsqu'il
à l'entrée du second étage d'amplifi- s'agit de gains très importants. Le ré- Avec ce système particulier de modu-
cation c'est-à-dire au transistor T2. seau R6/C2 introduit un découplage lation, il est possible d'obtenir une ban-
entre les étages haute fréquence et bas- de passante d'environ 5 kHz, plus que
Au total, le signal est amplifié environ se fréquence. Le signal BF parvient fi- suffisante pour notre application. Au
1 000 fois. Considérant que l'émetteur nalement, par l'intermédiaire du conden- repos, la tension présente sur l'émet-
teur de T3 est d'environ 6 volts. Cette
tension peut être légèrement modifiée
en agissant sur la valeur de la résis-
tance de base R7. Une telle opération
ne doit être effectuée que dans le cas
Liste des où la profondeur de modulation se ré-
composants vélerait insuffisante ou excessive.

R1 : 10 kW La diode D1 protège les composants


R2 : 27 kW d'une éventuelle inversion de la ten-
R3 : 1 kW sion d'alimentation. Pour cette derniè-
R4 : 33 kW Figure 2 : Dessin du circuit re, on utilise une pile de 9 volts ga-
imprimé échelle 1, côté pistes.
R5 : 1 kW rantissant une autonomie d'environ 30
R6 : 1 kW heures. En effet, le circuit consommant
R7 : 22 kW un courant d'environ 15 à 20 mA/h et
R8 : 220 kW une pile alcaline de 9 volts fournissant
R9 : 4,7 kW une capacité de 500 mA/h on peut écri-
C1 : 100 nF multicouche re : 500 ÷ 15 = 33 !
C2 : 10 µF 16 V tantale
C3 : 100 pF céram. Pour obtenir le maximum de puissan-
C4 : 100 nF multicouche ce, il est nécessaire d'utiliser un mor-
C5 : 100 pF céram. ceau de fil d'une longueur de 17 cm,
C6 : 100 nF multicouche Figure 3 : Implantation de que l'on relie à la prise d'antenne du
C7 : 330 pF céram. l'émetteur UHF sur le circuit module.
D1 : 1N4148 imprimé.
T1 : BC547 Tous les composants faisant partie de
T2 : BC547 Divers : l'émetteur ont été montés sur un cir-
T3 : BC547 - boîtier en plastique antichoc cuit imprimé lequel est logé à l'inté-
U1 : module en CMS réf. SC704 (dim. 58x35x16 mm) rieur d'un boîtier en plastique de di-
réf. TX433SAW - morceau de câble rigide en cuire mensions très réduites : à peine 16 x
MIC :micro à électret - C.I. réf. E33 35 x 58 millimètres ! Le dessin du cir-
cuit imprimé et l'implantation des

ELECTRONIQUE 42 magazine - n° 1
TOP SECRET

composants, tous deux à l'échelle 1, doivent sor tir le morceau de fil d'an- carré. Fort heureusement pour nous,
sont donnés dans les figures 2 et 3. tenne et la prise pour la pile de 9 volts. il est possible de prélever le signal au-
Sur le couvercle du boîtier, à proximi- dio avant qu'il n'arrive au comparateur
La réalisation de l'émetteur ne présente té de la capsule microphonique, sont qui effectue la mise en forme ! Ce si-
aucune difficulté particulière. Le mo- percés quelques petits trous de façon gnal, comme on le voit sur le schéma
dule TX433SAW doit être monté légè- à permettre à cette dernière de capter de fonctionnement interne (figure 6),
rement rehaussé par rapport au circuit, les signaux audio. est disponible sur la broche 13.
de façon à pouvoir, par la suite, être
replié vers la plaque. Ce module AUREL est composé d'un
Le récepteur amplificateur HF et d'un récepteur à
C'est à ce prix que le montage pourra super-réaction qui garantissent une
être logé dans son boîtier. Evidemment, Ce circuit est également très simple. sensibilité très importante, d'au moins
tous les composants polarisés doivent Toute la partie HF est confiée au mo- – 100 dBm (2,24 microvolts).
être montés dans le bon sens. La pas- dule U1, un circuit hybride AUREL
tille microphonique présente également RF290 (la référence complète est Pour pouvoir fonctionner correctement,
une polarité. La broche raccordée à son RF290A-5S/433). Ce module est ha- la partie haute fréquence du module
boîtier représente la masse, l'autre, bituellement utilisé dans les récepteurs doit être alimentée avec une tension
bien sûr, le pôle positif. Une fois le mon- pour radiocommande car, en fonction- de 5 volts fournie par la diode zener
tage terminé, insérez la platine à l'in- nement normal, on obtient en sortie DZ1. Le circuit du récepteur est com-
térieur du boîtier en plastique duquel un signal numérique par faitement plété par un étage préamplificateur

Figure 5 : Schéma électrique du récepteur complet.

(U2) utilisant un simple 741 et d'un


amplificateur de puissance (U3), un
classique LM386.

A la sortie du module U1 (broche 13),


le signal parvient à l'entrée inverseu-
se de l'ampli opérationnel U2. Le gain
de cet étage dépend du rapport entre
R5 et R2. Le condensateur C3 a pour
Figure 6 : Le module récepteur Photo 3 : Le module récepteur rôle de "couper" les fréquences supé-
en CMS AUREL RF290A-233 rieures à 3 – 5 kHz de façon à réduire
le plus possible le bruit de fond.
Description Photo du module AUREL RF290A-
des broches Le signal par vient donc, à travers le
433 utilisé dans le récepteur. Il
contrôle de volume représenté par le
représente la version modifiée du
1 : +5 V désormais célèbre RF290 mais ré- potentiomètre R6, à l'entrée de l'am-
2 : Masse glé sur la fréquence 433,92 MHz. plificateur de puissance U3. Cet en-
3 : Antenne Parmi les principales caractéris- semble est capable de fournir une puis-
7 : Masse tiques, signalons la grande sen- sance d'environ 0,5 watt. A la sortie,
10 : +5 V sibilité en entrée (–100 dBm ; il est possible de connecter soit un
2,24 microvolts) casque soit un haut-parleur dont l'im-
11 : Masse et ses dimensions particulière-
13 : Point de test ment réduites :
pédance peut être comprise entre 8 et
14 : Sortie tout juste 38 x 16 x 4,5 mm. 32 Ω. Comme dans l'émetteur, l'ali-
15 : Alimentation de l'étage BF mentation est assurée par une pile de
9 volts. Une diode (D1), située dans la

ELECTRONIQUE 43 magazine - n° 1
TOP SECRET

Photo 4 : Vue du récepteur


dans son boîtier.

cepteur est alimenté, dans le cas


contraire, le circuit est éteint. Une fois
le montage du récepteur terminé, il ne
reste plus qu'à vérifier le fonctionne-
ment général du système.

Mise au point
Figure 7 : Circuit imprimé échelle 1 Figure 8 : Implantation
vu côté piste. des composants du récepteur. Pour essayer l'ensemble, il suffit de
brancher les piles sur l'émetteur et sur
le récepteur, de connecter un casque
Liste des composants ou un HP sur la prise idoine — opéra-
R1 : 150 kW C10 : 100 nF multicouche tion qui, rappelons-le, met également
R2 : 47 kW C11 : 220 µF 16 V élect. rad. le récepteur sous tension — et de ré-
R3 : 22 kW D1 : 1N4002 gler le volume de sortie. La sensibilité
R4 : 22 kW DZ1 : zener 5,1 V 1/2 W est tellement élevée que, si les deux
R5 : 100 kW U1 : module réf. RF290A-433 appareils fonctionnent proche l'un de
R6 : 47 kW potentiomètre lin. U2 : 741 l'autre, l'effet Larsen se fera violem-
R7 : 10 kW U3 : LM386 ment sentir ! Autrement dit, le casque
R8 : 10 kW ou le haut-parleur émettra un sifflement
R9 : 10 kW modulé mais désagréable ! Après cette
C1 : 100 nF multicouche Divers : première vérification, il faut s'éloigner
C2 : 10 µF 16 V élect. rad. - boîtier en plastique antichoc réf. de l'endroit où l'on a placé le micro es-
C3 : 2,2 nF céram. SC701 (130x60x29 mm) pion jusqu'à ce que le signal ne soit
C4 : 470 µF 16 V élect. rad. - câble rigide en cuire pratiquement plus audible, c'est-à-dire
C5 : 100 µF multicouche - bouton jusqu'à ce que le bruit de fond couvre
C6 : 470 µF 16 V élect. rad. - prise jack de châssis, avec inter- ledit signal. La portée est normalement
C7 : 1 µF 16 V élect. rad. rupteur comprise entre 50 et 300 mètres mais,
C8 : 1 nF céram. - casque dans des cas par ticulièrement favo-
C9 : 100 nF multicouche - C.I. réf. E34 rables, on peut arriver jusqu'à 500
mètres. Pour obtenir la plus grande por-
tée possible, il est nécessaire d'inter-
ligne d'alimentation protège le circuit doit être logée dans un boîtier en plas- venir sur les antennes, en les raccour-
contre les dommages que provoquerait tique muni d'un porte-pile. Pour notre cissant ou en les allongeant de
une éventuelle inversion de polarité. prototype, nous avons utilisé un boîtier quelques centimètres. Si l'on devait ren-
modèle SC701 de dimensions assez contrer des problèmes de modulation,
Le circuit, sur lequel sont montés tous réduites : 130 x 60 x 29 millimètres. il faudrait modifier légèrement la valeur
les composants, présente des dimen- L'antenne, indispensable pour obtenir de la résistance R7 de l'émetteur com-
sions plus importantes que celles de une bonne portée, peut être réalisée me nous l'avons déjà dit plus avant. Ce
l'émetteur mais, ici, il n'y a pas d'exi- avec un morceau de fil rigide de 17 cen- composant agissant également sur la
gences de miniaturisation particulière. timètres que l'on fait sortir par la par- puissance du TX, sa valeur pourra être
Pour le montage du circuit il faut res- tie supérieure du boîtier. A la place de également légèrement modifiée afin
pecter les règles habituelles : souder ce fil on peut utiliser une antenne "bou- d'obtenir la puissance maximale. En ré-
en premier les composants de petite din" pour UHF que l'on trouve facile- sumé, par la modification de la longueur
épaisseur, respecter les polarités des ment chez n'impor te quel revendeur. de l'antenne et de la valeur de R7, re-
éléments polarisés, ne pas confondre Deux autres trous doivent être réali- chercher le meilleur compromis entre
les composants entre eux, etc. Pour le sés : sur le côté du boîtier, en face de modulation et portée.
montage des deux circuits intégrés il la prise de casque/HP et sur le cou-
est conseillé d'utiliser les supports ap- vercle dans l'axe du potentiomètre. Sur Vous avez terminé votre micro espion
propriés. L'insertion du module HF sur ce dernier, après avoir fermé le boîtier, et son récepteur. Faites-en une bonne
le circuit imprimé ne peut être effec- on fixe un bouton. La prise de sor tie utilisation. Comme pour chaque mon-
tuée que d'une seule manière. En BF a également fonction d'interrupteur tage, vos remarques sont les bienve-
d'autres termes, il est impossible de de mise sous tension : quand le jack nues.
monter l'hybride à l'envers. La platine de casque ou de HP est inséré, le ré- Arsenio SPADONI ◆

ELECTRONIQUE 44 magazine - n° 1
D É B U TA N T S

Un ré
récepteur simple
pour dé
débutants
sur la bande amateur des 7 MHz
Cette réalisation a déjà été publiée dans le numéro 192 de la revue de
radiocommunication MEGAHERTZ magazine. Elle avait été demandée à
son auteur, Luc PISTORIUS, pour l’opération « La Presse dans l’Ecole ».
Comme cet article a remporté un grand succès et que le montage pré-
sente un intérêt général, nous avons décidé, de façon tout à fait excep-
tionnelle, de le publier également dans ELECTRONIQUE et Loisirs maga-
zine. Nombre de jeunes et de moins jeunes aimeraient bien écouter les
bandes amateur. Le moindre récepteur couvrant ces fréquences coûte
cher. Vous pourrez, avec cet appareil simple mais performant, écouter
la bande des 7 MHz, les 40 mètres, une des bandes les plus fréquentées,
pour environ 100 F ! Autant dire rien ! J. P.

e récepteur Bien sûr, le récepteur


est destiné aussi bien décrit ici ne prétend
au radioamateur chevronné, qui pas éviter l'échec, car
désire renouer avec le bricolage et avoir un une mauvaise sou-
petit récepteur d'appoint, qu'au débutant désirant dure ou un mau-
faire ses premières armes, et je pense notamment aux sco- vais composant
laires, qui après avoir monté le "traditionnel" variateur de au mauvais en-
lumière des classes de troisième des collèges, veulent réa- droit y mène
liser quelque chose de beaucoup plus passionnant. aussi, mais il a
Ceci m'amène à ouvrir une parenthèse. En effet, les sché- le mérite de fonctionner parfaitement et d'être
mas de petits récepteurs sont nombreux, mais souvent trop l'aboutissement de nombreux essais effectués
simples, mal adaptés car copiés tels quels les uns sur les sur différents montages. Il a fallu se mettre à la place du
autres, et cela amène souvent le débutant à l'échec. Et débutant, et chercher les raisons des échecs possibles. Il
quand un montage fonctionne mal ou pas du tout, le dé- est donc impératif de serrer le budget en utilisant au maxi-
butant sera déçu, le mettra de côté, et n'y touchera plus ja- mum des composants bon marché et peu fragiles et en trou-
mais. Le résultat sera à l'opposé du but recherché, on aura vant un fournisseur qui les vendra, ainsi que le circuit im-
réussi à dégoûter un jeune de l'électronique appliquée. primé, au plus juste prix.

ELECTRONIQUE 53 magazine - n° 1
D É B U TA N T S

Schéma du récepteur 7 MHz.

Il faut aussi éviter une implantation dans un casque ou un petit haut-par- Mais voyons plus en détail le schéma
trop serrée des composants pour ré- leur. Le seul inconvénient de ce sys- du récepteur. Le signal haute fréquen-
duire les possibilités d'erreurs au mon- tème par rapport à un récepteur clas- ce issu de l'antenne traverse le conden-
tage et faciliter les éventuels rempla- sique est qu'on entend les deux sateur C1, qui, par sa faible valeur, a
cements de composants mal montés. bandes latérales d'un signal. Mais pour but de réduire le niveau des si-
Et pour terminer, il faut proposer un ceci n'est qu'un inconvénient mineur, gnaux très puissants issus de la ban-
montage qui fonctionne (même avec vu la simplicité du montage. En plus, de des petites ondes. Ceux-ci, surtout
une petite pile de 9 volts ordinaire) l'oreille humaine est capable de fai- si vous habitez à proximité d'un de ces
tout en étant parfaitement reproduc- re une excellente sélection des si- émetteurs, pourraient en effet saturer
tible quels que soient les types de gnaux. D'ailleurs la qualité de récep- le circuit intégré IC1, ce qui a pour ef-
composants. tion en surprendra plus d'un. fet de per turber le fonctionnement

Description
La description qui va suivre est avant
tout destinée au néophyte. Elle va peut-
être l'effrayer un peu, mais elle est né-
cessaire pour la compréhension du
montage, par contre non indispensable
à sa réalisation. Cette description se
voudra en termes simplistes, que les
chevronnés me pardonnent...
Ce petit récepteur est du type "à
conversion directe", c'est-à-dire que la
fréquence de l'oscillateur local du ré-
cepteur est réglée à peu de choses
près sur la fréquence de réception. Le
mélange de ces deux fréquences nous
donne des signaux se trouvant dans
la gamme des signaux "basse fré-
quence". Vue sur le récepteur 7 MHz monté.
Il suffit d'amplifier ces signaux, tout Bien aéré pour un montage facile mais impossible de faire plus simple !
en les filtrant, pour les rendre audibles

ELECTRONIQUE 54 magazine - n° 1
D É B U TA N T S

varie en fonction de
la tension appli-
quée à ses bornes.
En clair, nous allons
faire varier cette
tension à l'aide
du potentiomètre
"Pot2" pour explo-
rer toute la bande.
Le potentiomètre
"Pot3" ser vant,
quant à lui, de ré-
glage fin, ce qui per-
met de se régler
plus facilement sur
un signal. Cette so-
lution a été choisie
pour éviter l'achat
d'un potentiomètre
multitours, très oné-
reux, sur tout pour
un jeune. Mais re-
venons à notre si-
Le circuit imprimé à l’échelle 1. gnal utile. Celui-ci a
été transposé,
dans IC1, en basse
fréquence (BF). Issu
de 4 et 5 de IC1, il
traverse une cellu-
le de filtrage BF
(C11, R2, C14), qui
a pour rôle de dimi-
nuer les fréquences
aiguës au-dessus
de 3 kHz, non
indispensables et
qui rendraient
l'écoute pénible.
C12 et C13 sont
des condensateurs
d'isolement pour
les tensions conti-
nues. La liaison
entre IC1 et le cir-
cuit amplificateur
BF LM386 (IC2) est
symétrique, ce qui
augmente un peu le
nombre de compo-
sants, mais a sur-
tout l'avantage de
réduire les signaux
Schéma d’implantation des composants. non désirables et,
en plus, d'augmen-
ter le gain des
signaux utiles
correct du récepteur. De même, à côté traverse ensuite un filtre passe-bande (6 décibels... pour les connaisseurs).
de la bande radioamateur des 40 (L1, C2 et CV1) qui, comme son nom Le circuit amplificateur IC2 a son gain
mètres, se trouve une bande radiodif- l'indique, favorise la bande que nous réglé au maximum (46 décibels) par
fusion très active, surtout le soir, avec voulons écouter, avant d'être appliqué l'emploi du condensateur C16 (valeur
des émetteurs très puissants, qui eux au circuit mélangeur-oscillateur NE612 maximum).
aussi pourraient venir perturber notre (IC1). Celui-ci est alimenté par une ten- Ceci est nécessaire pour un récepteur
récepteur. Pour y remédier, il suffit de sion de 5 volts stabilisée par le circuit de ce type si on veut bénéficier d'une
diminuer le gain à l'aide du potentio- régulateur de tension 78L05 (IC3). écoute confortable.
mètre "Pot1", ce qui a pour effet de di- La fréquence de l'oscillateur local est R6 et C17 ser vent à réduire le bruit
minuer beaucoup plus efficacement le déterminée par les composants C8, blanc généré par la grande amplifica-
signal perturbateur que le signal que C9, CV2, L2 et D1. D1 est une diode tion de IC2, on appelle cela un circuit
nous voulons entendre. Ce dernier "varicap", c'est-à-dire que sa capacité "anti-hiss". R7 et C18 empêchent IC2

ELECTRONIQUE 55 magazine - n° 1
D É B U TA N T S

Les potentiomètres se montent direc-


tement sur la platine.
Les selfs ne sont pas difficiles à réa-
liser (voir photo). Il ne faudra pas
oublier de dénuder les extrémités des
fils émaillés après la réalisation des
bobines, pour pouvoir les souder.
Attention à ce qu'il n'y ait pas de court-
circuit entre l'enroulement primaire et
secondaire de L1. Et sur tout bien
repérer le branchement des deux
enroulements (voir schéma). La plati-
ne pourra être montée dans un petit
boîtier, de matière quelconque. La fixa-
tion se faisant par les potentiomètres
ou (et) les trous prévus. Ne pas oublier
de relier l'entrée antenne à une prise
coaxiale (J1), ainsi que la sortie BF au
jack stéréo (attention à la position des
Vue sur la self L1. fils de masse !). L'alimentation pourra
Remarquez les 4 spires bobinées par-dessus les 22 spires. se faire au moyen d'une petite pile de
9 volts avec son clip de branchement.
On peut également, pour plus d'auto-
d'entrer en oscillation si l'impédance la réussite étant à ce prix. Utiliser un nomie, brancher en série deux piles de
du haut-parleur utilisé est trop faible. fer à souder de 40 watts maximum lampe de poche de 4,5 volts. Libre à
R5 et C15 sont là pour la même rai- équipé d'une panne fine. La soudure chacun d'alimenter selon ses préfé-
son, suivant le type de pile utilisée. En sera de préférence à 60 % d'étain. Bien rences.
effet, certaines piles ayant une résis- vérifier les composants, les repérer et
tance interne trop faible amènent IC2 les trier (il est plus facile de souder que
à entrer en oscillation. Avec ce systè- de dessouder !) avant de les monter. Réglages
me vous pourrez utiliser n'importe quel- Commencer par les plus petits pour fi-
le pile, même si elle n'est plus de pre- nir par les plus gros, ce qui est logique. Pour faire fonctionner le récepteur, il
mière jeunesse. C19 est un Prévoir des supports pour les circuits faudra bien sûr une antenne. Pour les
condensateur d'isolement pour la ten- intégrés IC1 et IC2, sur tout pour le premiers essais, un fil gainé de
sion continue présente en 5 de IC2. La NE612, celui-ci suppor tant mal les 0,75 mm carré (facilement trouvable
BF, elle par contre, le traverse aisé- courts-circuits entre pattes. Il sera ain- dans les grandes surfaces) tendu, long
ment pour enfin arriver au jack stéréo si plus facile de les changer après de 4 à 5 mètres, pourra déjà faire l'af-
J2. d'éventuelles manipulations douteuses. faire, même si l'ensemble n'est pas
Pourquoi utiliser un jack stéréo ? Pour Les condensateurs chimiques ont un très adapté au point de vue impédan-
une raison de coût bien sûr. Chacun a sens de montage qu'il faut impérati- ce. Il est évident qu'une antenne plus
chez soi un casque de Walkman : eh vement respecter (+ et –), sinon ils peu- longue donnera de meilleurs résultats,
bien, il fait parfaitement l'affaire et son vent exploser à la moindre inversion. surtout si elle est accordée sur la gam-
connecteur est stéréo. De même, nom- Bien faire attention au montage des cir- me de fréquences à recevoir (fil de 10
breux sont ceux qui ont un ensemble cuits intégrés, il y a un sens, rensei- mètres par exemple). Si le montage a
de haut-parleurs pour ordinateur. Cela gné sur le schéma d'implantation. été correctement réalisé, le récepteur
marche à mer veille, et le connecteur
est également stéréo. Mais vous pou-
vez aussi, si votre budget le permet en-
core, acheter un petit haut-parleur de
8 ohms et l'intégrer à votre boîtier.
La diode D2 sert à protéger le monta-
ge contre toute inversion de polarité in-
volontaire lors du branchement de la
pile.

Montage
Le suppor t le mieux adapté est, no-
tamment pour les débutants, le circuit
imprimé. Celui-ci est disponible chez le
fournisseur cité dans l'article.
L'implantation des éléments sur le cir-
cuit n'est pas compliquée, il suffit de
se référer au schéma d'implantation et
aux photographies. La mise en place des composants ne posera aucun problème. Toutefois,
Pour le montage, il est nécessaire de par mesure de prudence, les circuits intégrés sont montés sur supports.
rappeler quelques conseils utiles,

ELECTRONIQUE 56 magazine - n° 1
D É B U TA N T S

Liste des composants


RéférenceComposant
R7 : .......10 Ω
R5 : .......100 Ω
R2 : .......1,5 kΩ
R1 : .......10 kΩ
R3 : .......10 kΩ
R4 : .......10 kΩ
R6 : .......10 kΩ
toutes les résistances sont des 1/4
de watt
C1 : .......47 pF
C8 : .......56 pF céramique coef. de
température nul
C5 : .......100 pF
C6 : .......100 pF
C9 : .......150 pF céramique coef. de
température nul ou
Le récepteur fini, prêt à passer à l’écoute. polystyrène
De belles nuits blanches en perspective !
C2 : ...... 220 pF
C7 : ...... 1 nF
C3 : ...... 1 nF
doit fonctionner dès la première mise pourra convenir à tout débutant sans C17 : .... 10 nF
sous tension. Il peut être réglé sans moyens de mesures. C11 : .... 47 nF
appareil de mesure. Mais avant tout, Si on veut étaler toute la bande, et seu- C14 : .... 47 nF
il faut bien revérifier l'implantation de lement la bande sur toute la course de C10 : .... 100 nF
tous les composants, on ne le répéte- Pot2, il faut disposer d'un générateur C12 : .... 100 nF
ra jamais assez. Les circuits intégrés HF ou d'un récepteur de trafic. Le dé- C13 : .... 100 nF
IC1 et IC2 auront été placés sur leurs butant peut alors se rendre dans un C18 : .... 100 nF
supports en dernier, en faisant bien at- club radioamateur (il y en a en général C4 : ...... 220 nF
tention à leur sens de placement. dans toutes les régions) et se faire ai- C16 : .... 10 µF
Les réglages se feront de préférence der. La procédure de réglage est alors C19 : .... 47 µF
de jour, quand le trafic radioamateur très simple et très précise. Il suffit de C15 : .... 100 µF / 25 volts
est très intense sur cette bande. Evi- raccorder l'entrée antenne au généra- CV1 : .... 60 pF ajustable
ter la nuit pour ces premiers essais. teur, de régler ce dernier sur 50 mi- CV2 : .... 60 pF ajustable
Brancher l'antenne au récepteur. Le fil crovolts de sortie. Placer Pot2 à fond IC1 : ..... NE612
tendu pourra être muni à son extrémi- dans le sens des aiguilles d'une IC2 : ..... LM386
té, qu'on n'oubliera pas de dénuder, montre, le générateur sur 7 100 kilo- IC3 : ..... 78L05
d'une fiche banane mâle. Celle-ci s'en- hertz et chercher le signal avec CV2. D1 : ...... BB909A
fiche d'ailleurs très bien dans la prise Puis Pot2 dans le sens contraire, le gé- D2 : ...... 1N4001
coaxiale SO239. Par la suite, et pour nérateur sur 7 000 kilohertz, chercher P1 : ....... 22 kΩ ajustable à plat
de meilleurs résultats, on pourra tou- le signal avec P1. Le générateur sur Pot1 : .... 1 kΩ linéaire (gain)
jours brancher une antenne digne de 7,050 kHz, régler CV1 au maximum de Pot2 : .... 10 k Ω linéaire
ce nom, avec une descente en câble signal. Votre récepteur est maintenant (fréquence)
coaxial muni de son connecteur adé- par faitement réglé. S'il n'y a pas de Pot3 : .... 500 Ω (réglage fin)
quat. Brancher le casque ou le haut- générateur et que vous pouvez accé- L1 : ....... 22 spires fil émaillé
parleur dans le jack stéréo, et mettre der à un récepteur de trafic, les ré- 0,5 mm sur tore T37-2 +
sous tension. glages seront tout aussi simples. Rac- 4 spires même fil bobiné
Placer CV1 à moitié de sa capacité. corder ensemble les deux entrées par-dessus les 22 spires
Puis P1 et Pot1 à fond dans le sens antenne des deux récepteurs. Procé- L2 : ....... 22 spires même fil
des aiguilles d'une montre. Pot2 et der comme ci-dessus, sauf que cette J1 : ....... embase coaxiale SO239
Pot3 seront placés à mi-course. Régler fois-ci vous entendrez le signal de l'os- ou autre
très doucement CV2 avec un tournevis cillateur local de votre petit récepteur J2 : ....... mini jack stéréo femelle
isolé jusqu'à entendre une ou plusieurs dans le récepteur de trafic réglé sur les pour châssis
stations radioamateur en phonie ou en fréquences nommées plus haut. 2 .......... supports pour circuits
morse. Puis régler CV1 au maximum Votre petit récepteur est maintenant intégrés DIL8
de réception de ces stations. Si la ré- terminé, et il vous permettra de vous 1 .......... clip pour branchement
ception est trop forte, ou perturbée par familiariser avec le monde radioama- pile
une station radiodiffusion qu'on entend teur, tout en ayant appris à le réaliser 1 .......... interrupteur simple
sur toute la plage de réception, il faut de A à Z.
diminuer le gain avec Pot1. Votre ré- En espérant qu'il serve de tremplin pour FOURNISSEUR COMPOSANTS
cepteur est prêt pour les premières des réalisations futures et pourquoi ET CIRCUIT IMPRIME :
écoutes. Avec Pot2 vous recherchez pas qu'il aide à susciter des voca- DAHMS ELECTRONIC, 11, rue
les stations à écouter, et avec Pot3 tions... ◆ Ehrmann, 67000 STRASBOURG
vous disposez d'un réglage fin per- Tél. : 03.88.36.14.89.
mettant de se régler sans effort. Le ré- Luc PISTORIUS, F6BQU Fax : 03.88.25.60.63.
glage "pifométrique" est terminé et E-mail : l.pistor@infonie.fr

ELECTRONIQUE 57 magazine - n° 1
MESURE

Analyseur
de distorsion
harmonique
har monique
Il n’est pas de passionné de haute fidélité qui ne veuille
connaître la distorsion de son amplificateur mais, pour
satisfaire à cette curiosité, il est indispensable de dispo-
ser d’un analyseur de distorsion. En suivant nos indica-
tions, vous réaliserez, par vous-même, cet instrument de
mesure.

Figure 1 : Un appareil pour mesurer la distorsion harmonique de tous les amplis HI-FI.

uel que soit l’amplificateur ou le préamplifica- L'Analyseur de Distorsion, dont nous nous préoccupons
teur dont vous disposez, qu’il ait une grande ou dans cet article, mesure la Distorsion Harmonique Totale
une petite puissance de sor tie, qu’il ait été (THD) ou, en d’autres termes, mesure l’amplitude de toutes
construit par vous-même ou choisi parmi les les harmoniques générées par la fréquence fondamentale.
meilleures marques sur le marché, il présente- Evidemment, plus leur amplitude est grande et plus le pour-
ra toujours un certain pourcentage de distorsion. centage THD de distorsion du son par rapport à la puis-
sance de la fréquence fondamentale est important.
C’est pourquoi, même s’il n’est pas dans vos intentions de
fabriquer un analyseur de distorsion, connaître son utilité, Pour mesurer l’amplitude des fréquences harmoniques, il
son fonctionnement et savoir comment on utilise cet ins- faut éliminer la fréquence fondamentale de la bande audio
trument, améliorera vos connaissances dans le domaine à l’aide d’un filtre notch réglable.
des signaux BF.
Afin de pouvoir évaluer les capacités sonores d’un appareil
Commençons par préciser qu’en électroacoustique la dis- HI-FI, il est nécessaire de connaître ses caractéristiques
torsion est l’altération d’un son ou, si vous préférez, la dé- techniques : la distorsion harmonique mais aussi, pour que
formation du signal pendant son exécution ou sa trans- la donnée soit complète et juste, la puissance, la charge
mission. En appliquant un signal sinusoïdal à l’entrée d’un et, surtout, la fréquence à laquelle la distorsion a été me-
amplificateur, la distorsion est dite linéaire si le signal en surée.
sortie est encore de type sinusoïdal mais avec une ampli-
tude ou une phase différente en fonction de la fréquence. Bien que la mesure de la distorsion soit normalement fai-
La distorsion est dite harmonique, si le signal en sor tie te sur la fréquence standard de 1 000 Hz, nous avons vou-
n’est plus de type sinusoïdal. lu « exagérer », fournissant à nos lecteurs, le schéma d’un

ELECTRONIQUE 58 magazine - n° 1
MESURE

analyseur encore plus précis et plus


fiable. En effet, dans notre instrument
nous avons prévu trois gammes pour
pouvoir contrôler le pourcentage de dis-
torsion sur toute la bande audio, de
15 Hz à 23 000 Hz.

Schéma électrique
Pour réaliser notre analyseur de dis-
torsion, nous avons utilisé 3 circuits
intégrés type NE5532, chacun consti-
tué de deux amplificateurs opération-
nels.

Cela étant dit, nous pouvons analyser


le schéma de la figure 3 et, pour l’ex-
plication de son fonctionnement, nous
commençons par les deux opération-
nels IC1/A et IC1/B.
Figure 2 : La réalisation pratique de cet instrument est très simple. On fixe
sur la face avant le circuit de base LX.1392 (voir figure 4), tandis que le Ceux-ci ont été utilisés pour réaliser le
second circuit, LX.1392/B (voir figure 7), est fixé au fond du boîtier. Pour la filtre notch, indispensable pour élimi-
lecture de la distorsion, vous pouvez utiliser n’importe quel multimètre ner la fréquence fondamentale du si-
analogique ou digital. gnal d’entrée.

T1

S4
U E
IC4 RS1
C1 R4 C5 C6
M 220 V.
C26 C27
C4 R5
R2 IC1-A 5 8
IC1-B
R1 3 7
INPUT
R6 6 C20 C21 C22
1
C2 4
2
C7
DL1
C3 C18
R22 R29
R7 R23 R26
R12
R3 IC3-A R20
2
R9 R13 DS1 C23
R10 R14 R19 1 6
R30 C25
3 DS2 7
R15 4
C8 1 1 C11 5

2 R11 2 C12
C9 C17 IC3-B
S1-A S1-B
C14
TESTER
C10 C13 12 V.
3 3
R27
OFF R28
S2 5
IC2-A R31
SET R24
7 R16 3 R21
ON 8
R8 6 1
4 C19 R25 C24
R17 2
IC2-B

x10 x1 R18

S3
C16
C15

Figure 3 : Le schéma électrique complet de l’analyseur de distorsion harmonique.

ELECTRONIQUE 59 magazine - n° 1
MESURE

cond opérationnel IC2/B, lui aussi uti-


Liste des composants LX.1392-1392/B lisé comme étage de séparation ou
bien comme étage préamplificateur.
R1 = 10 kΩ pot. lin. C8 = 100 nF polyester
R2 = 22 kΩ C9 = 10 nF polyester Si l’interrupteur S3 ouvre le circuit (po-
R3 = 10 kΩ 1 % C10 = 1 nF polyester sition x1), le signal appliqué à l’entrée
R4 = 10 kΩ C11 = 100 nF polyester d’IC2/B se retrouve sur la broche de
R5 = 10 kΩ C12 = 10 nF polyester sortie 7, avec la même amplitude qu’il
R6 = 10 kΩ 1 % C13 = 1 nF polyester avait à l’entrée. Tandis que, si S3 fer-
R7 = 20 kΩ 1 % C14 = 100 nF polyester me le circuit (position x10), le signal
R8 = 10 kΩ 1 % C15 = 22 µF électrolytique appliqué à l’entrée se retrouve sur la
R9 = 100 kΩ pot. lin. C16 = 22 pF céramique broche de sortie, amplifiée dix fois.
R10 = 390 kΩ C17 = 1 µF polyester
R11 = 6,8 kΩ *C18 = 10 pF céramique L’amplitude du signal de toutes les fré-
R12 = 1,8 kΩ *C19 = 47 µF électrolytique quences harmoniques, est appliquée
R13 = 100 kΩ pot. lin. *C20 = 100 nF polyester sur les deux derniers opérationnels
R14 = 390 kΩ *C21 = 470 µF électrolytique IC3/A et IC3/B, utilisés comme re-
R15 = 10 kΩ pot. lin. *C22 = 100 nF polyester dresseurs.
R16 = 10 kΩ *C23 = 4,7 µF électrolytique
R17 = 10,1 kΩ 1 % *C24 = 100 nF polyester Sur la broche de sortie 7 d’IC3/B, on
R18 = 90,9 kΩ 1 % *C25 = 100 nF polyester a donc une tension continue égale à la
*R19 = 20 kΩ 1 % *C26 = 100 nF polyester valeur de l’amplitude du signal alterné
*R20 = 20 kΩ 1 % *C27 = 1 000 µF électrolytique de toutes les harmoniques, tension
*R21 = 10 kΩ *DS1 = diode 1N4150 que l’on peut mesurer avec un multi-
*R22 = 20 kΩ 1 % *DS2 = diode 1N4150 mètre normal.
*R23 = 10 kΩ 1 % S1 = comm. rotatif 2 C, 3 P
*R24 = 10 kΩ S2 = interrupteur simple
*R25 = 1 kΩ S3 = interrupteur simple Réalisation pratique
*R26 = 100 kΩ S4 = interrupteur simple
*R27 = 1 MΩ IC1 = circuit intégré NE5532 La réalisation de cet analyseur de dis-
*R28 = 10 kΩ trimmer IC2 = circuit intégré NE5532 torsion nécessite deux circuits impri-
R29 = 1 kΩ *IC3 = circuit intégré NE5532 més. Sur le circuit imprimé LX.1392,
*R30 = 1 kΩ *IC4 = circuit intégré µA7812 on monte tous les composants qui ap-
*R31 = 1 kΩ *RS1 = pont redres. 100 V 1 A paraissent en figure 4 et sur le circuit
C1 = 10 µF électrolytique *T1 = transform. 3 watts imprimé LX.1392/B, tous les compo-
C2 = 22 µF électrolytique (T003.01) 0 - 14 - 17 V 0,2 A sants de la figure 7.
C3 = 10 pF céramique
C4 = 10 µF électrolytique Note : Toutes les résistances sont Vous pouvez commencer le montage
C5 = 100 nF polyester des 1/4 de watt. Les composants en insérant sur le circuit imprimé
C6 = 100 nF polyester précédés d’un astérisque sont
C7 = 100 µF électrolytique montés sur le circuit LX.1392/B.

Le signal BF appliqué au potentiomètre moniques qui sont appliquées à l’en-


R1, est prélevé sur son curseur pour trée non inverseuse de l’opérationnel
être relié à l’entrée non inverseuse du IC2/A utilisé comme étage de sépara-
filtre notch. tion.

Pour éliminer une fréquence fonda- Sur cette entrée est aussi relié l’in-
mentale comprise entre 15 et 230 Hz, verseur S2 (en position ON), qui, com-
on doit placer le double commutateur me nous l’expliquerons par la suite,
rotatif (2 circuits, 3 positions) S1/A – nous sert pour calibrer le multimètre à
S1/B sur la première position. Pour éli- fond d’échelle.
miner une fréquence fondamentale
comprise entre 150 et 2 300 Hz, on sé- Quand l’inverseur S2 ouvre le circuit
lectionne la deuxième position. Pour (position OFF), la fréquence fonda-
éliminer une fréquence fondamentale mentale est éliminée du signal appli-
comprise entre 1 500 et 23 000 Hz, on qué à l’entrée d’IC2/A. Quand il ferme
sélectionne la troisième position. le circuit (position ON), le filtre notch
est exclu, donc le signal de sortie est
Une fois choisie la gamme de travail, identique au signal d’entrée.
on doit tourner le potentiomètre double
R9/R13 et celui du réglage fin, R15, Si la résistance R17 est reliée au
jusqu’à l’élimination de la fréquence condensateur électrolytique C15 à tra-
fondamentale. Ne restent alors pré- vers l’inverseur S3, le signal prélevé
sentes, sur le curseur du commutateur sur la broche de sortie d’IC2/A est ap-
S1/A – S1/B, que les fréquences har- pliqué à l’entrée non inverseuse du se-

ELECTRONIQUE 60 magazine - n° 1
MESURE

VERS LX.1392/B
C15
R12 DL1
C17
R17 C3 R10
C2 R14
R29
R3
C16 C8
S3
R18 IC1 C9 A K
R2
C10 C7
IC2
C14

S1 C11
R6 C12
R16 R7 C13
R1 R4
R9 - R13 C6 R15
R8 R11
C1 C4
R5
C5 2931.XL
S2 S4

12 volts VERS
VERS LX.1392/B LX 1392/B

ENTRÉE
SIGNAL

Figure 4 : Vous devez monter sur le circuit imprimé LX.1392, tous les composants apparaissant sur ce dessin. Avant de
fixer le commutateur S1 et les potentiomètres R1, R9/R13 et R15, vous devez raccourcir les axes conformément
aux mesures données en figure 6.

LX.1392 les deux supports pour les in- - résistance de 90 900 ohms (R18) : raccourcir leurs axes à 24 mm. Idem
tégrés et en soudant toutes leurs blanc, noir, blanc, rouge. pour le commutateur rotatif S1 qui doit
broches. voir son axe raccourci à 9 mm (voir fi-
Après avoir soudé toutes les résis- gure 6).
Passez ensuite aux résistances. Six tances, vous pouvez insérer les deux
d’entre elles, étant de précision, se dis- condensateurs céramiques C3 et C16, Après avoir soudé leurs sorties sur les
tinguent des autres par les quatre pre- les polyesters et, en dernier, les élec- pistes du circuit imprimé (voir figure 5),
mières couleurs de leurs corps que trolytiques en respectant leur polarité. retournez ce dernier pour insérer les
nous vous indiquons ci-dessous. trois inverseurs S2, S3 et S4. Enfin,
Puisque le signe + n’est pas toujours soudez la diode électroluminescente
Le Marron étant pour toutes la cin- porté sur le corps d’un condensateur (LED) DL1 à 11 mm du circuit sans ou-
quième couleur : électrolytique, nous vous rappelons que blier d’introduire la patte la plus longue
- résistance de 10 000 ohms (R3, R6 la sor tie « plus » est toujours plus dans le trou de gauche.
et R8) : marron, noir, noir, rouge, longue que la sortie « moins ».
- résistance de 20 000 ohms (R7) : rou- Cette opération terminée, installez dans
ge, noir, noir, rouge, Maintenant, vous pouvez monter les leurs suppor ts les deux circuits inté-
- résistance de 10 100 ohms (R17) : trois potentiomètres, mais avant de les grés IC1 et IC2, en disposant leur en-
blanc, noir, blanc, rouge. fixer sur le circuit imprimé, vous devrez coche vers la droite.

S2 S4
LX.1392

S3 R9-R13
R1 R15 DL1
A K

S1

VERS LX.1392/B

Figure 5 : Une fois les trois potentiomètres fixés au circuit imprimé, retournez-le et soudez leurs sorties sur les pistes
en cuivre, comme montré sur la figure.

ELECTRONIQUE 61 magazine - n° 1
MESURE

fil nu qui servira de pont pour assurer


la transmission du signal à la douille
banane de châssis noire, à laquelle
sera connectée, par la suite, la pointe
de touche négative du multimètre.

En poursuivant le montage, insérez le


pont redresseur RS1, puis le circuit in-
tégré IC4, en positionnant son côté mé-
24 mm. 9 mm. tallique vers l’électrolytique C27 et,
pour terminer, montez le bornier à 4
Figure 6 : La longueur des axes des trois potentiomètres doit être d’environ emplacements et le transformateur
24 mm, tandis que celle du commutateur S1, d’environ 9 mm.
d’alimentation T1.

Après avoir installé le circuit intégré IC3


Vous pouvez maintenant passer au se- cinquième couleur étant toujours le mar- dans son support, en positionnant l’en-
cond circuit imprimé LX.1392/B, c’est- ron : résistance de 20 000 ohms (R19, coche vers le transformateur, vous pour-
à-dire à l’étage d’alimentation. Avant R20 et R22) : marron, noir, noir, rou- rez loger les deux circuits à l’intérieur
tout, insérez le support pour le circuit ge. Ensuite, vous pouvez insérer les du boîtier.
intégré IC3 et, après avoir soudé toutes deux diodes DS1 et DS2 en disposant
ses broches, soudez toutes les résis- le côté avec une bague noire comme
tances. en figure 7, puis soudez le trimmer Montage
R28, le condensateur céramique C18, dans le boîtier
Etant donné que sur ce circuit on trou- tous les condensateurs polyester et
ve également 4 résistances de préci- pour finir, les électrolytiques. N’oubliez Fixez d’abord sur la face avant, les
sion, nous vous indiquons les couleurs pas d’insérer dans les deux trous pla- douilles bananes noires et rouges pour
que vous trouverez sur leurs corps. La cés à la gauche d’IC3, un morceau de l’entrée du signal et pour la sortie de

SECTEUR
220 Volt

T1
mod. T003.01
R20 DS1 R23 R19
C24

R25
C19
+V 7 6 5
R21 C18
R24 DS2 ....31 XL
PONTICELLO

IC3
C20

1 2 3 -V
R26 C23 R22
R28 NE 5532
C26

R27 R30
RS1

C21
C22

C27 A K
C25

R31
IC4 DIODE
A K
LED

12 volts VERS S4
VERS LX.1392
VERS LX.1392

MULTIMÈTRE

Figure 7 : Schéma d’implantation de l’étage LX.1392/B et connexion du circuit intégré NE5532.

ELECTRONIQUE 62 magazine - n° 1
MESURE

Figure 8 : Photo du circuit imprimé LX.1392 une fois le montage terminé. S’agissant de la photo d’un prototype,
la sérigraphie est absente.

Figure 9 : On voit, sur l’arrière du circuit imprimé, les trois potentiomètres simples. On insérera, au centre, le double
potentiomètre linéaire de 100 000 ohms R9/R13 (voir figure 4).

Figure 10 : Le circuit imprimé doit être fixé sur la face avant du boîtier. Il sera maintenu en place par les écrous
des trois inverseurs S2, S3 et S4.

test. Fixer ensuite le circuit imprimé Réglage de R28


LX.1392 en utilisant les écrous des
trois inverseurs. Avant d’utiliser l’Analyseur de Distor-
sion, il est nécessaire de calibrer le
Le circuit imprimé LX.1392/B doit, par trimmer R28 pour éliminer les éven-
contre, être fixé au fond du boîtier à tuelles tensions parasites qui pour-
RONDELLE l’aide des quatre entretoises en plas- raient être présentes à la sor tie
ISOLANTE
tique et de l’adhésif fournis dans le d’IC3/B. Pour régler ce trimmer, vous
kit. devez d’abord tourner le potentiomètre
Figure 11 : Avant de fixer les d’entrée R1 au minimum, puis dépla-
douilles bananes d’entrée signal Après avoir effectué les raccordements cer l’inverseur S3 « GAIN » sur la posi-
et de sortie multimètre sur la
entre les deux circuits imprimés, insé- tion « x10 ».
face avant, vous devez retirer de
leur corps la rondelle isolante en rez l’extrémité du cordon secteur 220
plastique et l’insérer au dos de volts dans le bornier du transformateur Pour ce faire : reliez le multimètre ré-
la face avant afin d’assurer comme indiqué sur le dessin. L’Analy- glé sur 1 volt CC aux douilles bananes
l’isolation. seur de Distorsion est maintenant prêt de sortie, puis, tournez le curseur du
à l’utilisation. trimmer R28 jusqu’à ce que l’aiguille

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 1
MESURE

du multimètre se positionne sur 0. Une


fois ce calibrage effectué, vous ne de-
Figure 12 : vrez plus toucher le trimmer.
Photo de l’étage
LX.1392/B.
Sur le côté gauche du
circuit intégré IC3, vous Important
devez insérer un strap
pour assurer la liaison Quand l’inverseur S2 SET est posi-
entre les résistances R21 tionné sur ON, vous devez régler l’am-
et R25 et la douille de plitude du signal de sortie du généra-
sortie négative pour le teur BF et le potentiomètre d’entrée R1
multimètre.
de façon à obtenir une tension en sor-
tie qui ne soit jamais supérieure à 2

0,5
0,3 0,7
0,9
0,1

1
VOLT

0
GAIN SENSIBILITY 150 FREQUENCY FREQ. FINE POWER
15 2.300 1.500
x1 230 23.000

x 10 x 10
OHM

x10
x100 x1K
0,3V
x1 1V
ON
Service 30µA 3V
OFF SELECT ( Hz ) ~ = 0,3µA 10V
SET
INPUT Videotape Filter TESTER
3mA 30V
+
Distortion Meter
nuova COM
ELETTRONICA 30mA 100V
0,3A 300V
3A 1KV

Figure 13 : Avant d’utiliser l’Analyseur de Distorsion, vous devez calibrer le trimmer R28 afin d’éliminer la tension
parasite présente à la sortie d’IC3/B. Après avoir réglé au minimum le potentiomètre d’entrée R1 et avoir placé
l’inverseur S3 sur la position x10, vous devez tourner le curseur du trimmer R28 jusqu’à ce que l’aiguille du multimètre
se positionne sur 0 volt.

0,5 0,7
0,3
0,9
0,1

1
0

VOLT

GAIN SENSIBILITY 150 FREQUENCY FREQ. FINE POWER


15 2.300 1.500
x1 230 23.000
OHM
x100 x1K
x 10 x10 0,3V
x1 1V
ON
Service 30µA 3V
OFF SELECT ( Hz ) ~ 0,3µA 10V
SET =
INPUT Videotape Filter TESTER
3mA 30V
COM +
nuova
ELETTRONICA Distortion Meter 30mA 100V
0,3A 300V
3A 1KV

Figure 14 : Avant de mesurer la distorsion d’un étage amplificateur ou préamplificateur, vous devez d’abord mesurer la
distorsion propre au générateur BF en envoyant son signal à l’entrée de l’analyseur. En effet, celle-ci s’additionnera à la
distorsion du système en cours de contrôle mais sera soustraite comme expliqué dans le texte.

GAIN SENSIBILITY 150 FREQUENCY FREQ. FINE POWER


15 2.300 1.500
x1 230 23.000

x 10

ON

OFF SELECT ( Hz )
SET
INPUT Videotape Filter TESTER

nuova
ELETTRONICA Distortion Meter

0,5 0,7

Figure 15 : Après avoir réglé le générateur BF sur 1 000 Hz, tournez le


0,3
0,9
0,1
1
0

VOLT

potentiomètre R1 jusqu’à ce que vous lisiez sur le multimètre une tension de


1 volt. Une fois cette valeur obtenue, positionnez le commutateur S1 sur la OHM
x100 x1K

gamme 150-2 300 Hz et l’inverseur S2 sur OFF. Régler le potentiomètre double


x10 0,3V
x1 1V

Service 30µA 3V

R9/R13 jusqu’à ce que l’aiguille du multimètre atteigne sa valeur minimale.


~ 0,3µA 10V
=
3mA 30V

En faisant la différence entre « volt max. » et « volt min. », vous obtiendrez la


COM +
30mA 100V
0,3A 300V
3A 1KV

valeur de distorsion du système en cours de contrôle.

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 1
MESURE

volts. La valeur idéale, comme Distorsion = (volt min. : volt max.)


nous avons déjà indiqué, serait GAIN x 100
de 1 volt à fond d’échelle. x1
0,3
0,5
0,7

0,1
0,9 Donc, si sur « volt max. » vous
x 10
Avant de mesurer la valeur de dis- avez mesuré une valeur de ten-

1
0
VOLTS
torsion d’un étage amplificateur sion de 1 volt et sur la « volt
ou d’un préamplificateur, il est in- ON min. », une valeur de tension de
dispensable de contrôler la dis- 0,009 volt, le signal du généra-
torsion du signal de sortie du gé- OFF teur BF aura une distorsion de :
nérateur BF, car cette valeur sera SET (0,009 : 1) x 100 = 0,9 %
additionnée à la distorsion géné- Figure 16 : Après avoir réglé l’inverseur S2
rée par l’amplificateur en examen. en position ON et S3 en position x1, Cette valeur de distorsion doit en-
tournez le potentiomètre R1 de façon à suite être soustraite à celle de la
Pour établir le niveau de distor- obtenir sur le multimètre une tension distorsion totale lorsque vous ana-
sion présent dans le signal de sor- de 1 volt. lysez un étage amplificateur ou
tie du générateur BF, procédez préamplificateur.
comme expliqué ci-dessous :
Pour une meilleure lecture, il se-
1° - La sor tie du générateur BF GAIN
rait préférable d’utiliser un multi-
doit être connectée sur les x1 0,5
mètre digital car l’absence d’ai-
0,3 0,7
douilles d’entrée de l’Analyseur 0,9
guille évite tout risque.
0,1
de Distorsion (voir figure 14). x 10

1
0

2° - Après avoir placé l’inverseur VOLTS


S2 SET sur la position ON et l’in- ON
Exemple de mesure
verseur S3 GAIN sur la position
x1, connectez un multimètre réglé OFF
Supposons que nous ayons placé
sur l’échelle 1 volt, à la sortie de SET l’inverseur S2 SET sur la position
l’Analyseur. ON et que nous ayons tourné le
3° - Réglez le générateur BF sur Figure 17 : Réglez l’inverseur S2 en potentiomètre R1 de façon à ob-
1 000 Hz. Avec le potentiomètre position OFF, puis tournez le bouton des tenir, sur le multimètre, une ten-
potentiomètres R9/R13 et R15 jusqu’à ce
R1, réglez l’amplitude du signal sion de 1,5 volt au lieu de 1 volt.
que l’aiguille se positionne sur la valeur
appliqué à l’entrée de l’Analyseur minimale. Cette tension de 1,5 sera la va-
de Distorsion de façon à ce que leur de la tension maximale que
l’aiguille du multimètre atteigne nous devrons utiliser pour calcu-
sa valeur maximale. ler la valeur de la distorsion.
4° - Une fois cette condition ob-
GAIN
tenue, placez l’inverseur x1
Après avoir placé l’inverseur S2
0,05 0,07
S2 SET sur la position OFF puis 0,03
0,0
SET sur la position OFF et l’inver-
1
0,0 9
positionnez le commutateur S1/A x 10
seur S3 du GAIN sur la position
0,1
0

– S1/B sur la deuxième position VOLTS x10, nous tournons les potentio-
(gamme 150 – 2 300 Hz). mètres R9/R13 puis R15 du filtre
ON
5° - Maintenant, tournez douce- notch de façon à ce que la tension
ment le bouton du potentiomètre descende à sa valeur minimale.
OFF
double R9/R13 jusqu’à ce que SET
En supposant que nous lisions
l’aiguille du multimètre se posi- 0,018 volt, l’étage BF en cours de
tionne sur sa valeur minimale. En- Figure 18 : Réglez le multimètre sur contrôle présente une distorsion
suite, tournez, toujours douce- l’échelle 0,1 volt puis, l’inverseur S3 en de : (0,018 : 1,5) x 100 = 1,2 %
ment, le bouton du potentiomètre position x10 et tournez les boutons des Mais nous devons soustraire à
R15 du réglage fin, jusqu’à ce que potentiomètres R9/R13 et R15 pour cette distorsion celle propre au
obtenir la tension la plus basse.
l’aiguille du multimètre atteigne la générateur BF et, en admettant
valeur de 0 volt. que celle-ci soit de 0,9 %, la dis-
6° - Pour obtenir une mesure en- torsion réelle de l’étage que nous
core plus précise, réglez l’inver- avons contrôlé est de :
seur S3 sur la position x10, puis GAIN 1,2 – 0,9 = 0,3 %
tournez lentement le bouton du x1
0,03
0,05 0,07

potentiomètre R15. Pour évaluer 0,0


1 0,0
9 Si après avoir contrôlé la valeur
la valeur exacte de la tension mi- x 10
de la distorsion sur la fréquence
0,1
0

VOLTS
nimale, réglez le multimètre sur de 1 000 Hz, nous voulions la
l’échelle 0,1 volt, mais souvenez- ON contrôler sur 100 Hz ou
vous qu’en augmentant la sensi- 10 000 Hz, nous devrions dépla-
bilité, vous devrez faire très at- OFF cer le commutateur S1/A – S1/B
tention en tournant les boutons SET sur la 1ère puis sur la 3ème po-
des deux potentiomètres, car l’ai- Figure 19 : En faisant la différence entre
sition. Avant d’effectuer ces me-
guille de l’instrument pourrait co- « volt max. » et « volt min. » (voir figure 16), sures, nous devrons toujours
gner violemment la butée de fin vous obtiendrez la valeur de la distorsion. contrôler la distorsion du généra-
de course et se plier sous le choc ! Vous devrez soustraire de celle-ci la valeur teur BF sur les fréquences 100 Hz
7° - La valeur de la distorsion s’ob- de la distorsion du générateur BF. et 10 000 Hz, car elle devra être
tient grâce à cette formule : soustraite de la valeur totale. ◆

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 1
PUISSANCE

Ampli BF
60 watts

Ou, comment réaliser un final BF puissant avec une poi-


gnée de composants. Le circuit utilise un intégré monoli-
thique de chez National, capable de débiter dans les
pointes, une puissance d’au moins 150 watts !

ela semble impossible et pourtant, c’est bel et ce cas, il faut augmenter la tension à 35 volts pour obtenir
bien ainsi : ce minuscule concentré de techno- 50 watts. La tension d’alimentation maximale que peut sup-
logie à 11 broches appelé LM3886 est capable porter l’intégré est de 84 volts (42 V doubles).
de débiter une puissance audio de 50-60 watts
continus, avec une fidélité qui n’a rien à envier Pour fonctionner, le circuit intégré a besoin de très peu
aux amplificateurs du commerce (simplement parce que de d’autres composants, tous passifs. Le dissipateur de cha-
nombreux « compacts» disponibles sur le marché, utilisent leur mérite une parenthèse. Malgré les progrès accomplis,
cet intégré !). les rendements des amplificateurs de puissance sont en-
core de l’ordre de 60 à 65 %. Pour tant, si comme dans
Grâce à ce micro-circuit de chez National, nous avons réa- notre cas, la puissance disponible est très impor tante, la
lisé le final de puissance décrit dans ces pages. Ses utili- quantité de chaleur produite est également remarquable et
sations possibles sont multiples. Il pourra être employé tant pour éviter que l’ampli ne se « grille», il est indispensable
dans le domaine de la HI-FI que pour la diffusion sonore de disperser une telle énergie. C’est ici qu’entre en jeu le
(amplificateurs de porte-voix, instruments de musique, etc.). radiateur, dont les dimensions doivent être proportionnelles
Ses dimensions particulièrement réduites permettent de à la chaleur à évacuer. Dans le cas de l’ampli mono de
réaliser des appareillages très compacts, même si, com- 60 watts, le radiateur doit dissiper environ 25 watts de cha-
me toujours dans ces cas-là, il faut tenir compte de l’ali- leur sans produire d’élévation thermique néfaste. Pour rem-
mentation. plir cette tâche, le dissipateur doit présenter une résistan-
ce thermique comprise entre 1 et 1,5° C/W. Un élément
Sur 4 ohms, avec une alimentation double de 28 volts, l’am- ayant de telles caractéristiques ne peut certes pas être de
plificateur délivrera 60 watts. Avec la même alimentation, petites dimensions. Nous approfondirons plus loin cet
mais sur 8 ohms, sa puissance tombera à 30 watts. Dans aspect des choses.

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 1
PUISSANCE

LM3886,
principales
caractéristiques
et schémas internes.
L’intégré de chez National, utilisé
pour réaliser notre amplificateur, est
capable de débiter une puissance de
60 watts continus sur une charge de
4 ohms avec une alimentation double
de 28 volts. Avec une charge de 8
ohms, la puissance maximale sera
de 50 watts (avec une tension double
de 35 volts). Les autres prestations
de ce circuit sont tout à fait respec-
tables pour ces dimensions : bande
passante comprise entre 20 et
20 000 Hz, rappor t signal/bruit
meilleur de 92 dB, distorsion infé-
rieure à 0,03 %. L’intégré dispose de
nombreuses protections (contre les
Figure 1 : Schémas internes du circuit intégré, dans la version avec courts-circuits en sortie, contre les
alimentation simple (en haut) et avec alimentation double (en bas).
surtensions dues à la composante
inductive de la charge, contre l’élé-
vation thermique excessive) qui le
rendent pratiquement indestructible
tout en autorisant son utilisation
dans de nombreuses applications.

Figure 2 : Brochage du LM3886.

Etude du schéma porte une composante continue, non soïde de sor tie à la puissance maxi-
filtrée dans l’étage précédent, l’emploi male.
Occupons-nous maintenant du schéma du condensateur devient alors indis-
électrique, qui est, comme on peut le pensable. Dans la version avec impédance de sor-
voir grâce aux illustrations, très simple. tie de 4 ohms, la valeur efficace de la
Le LM3886, accompagné de quelques Le condensateur C3 limite légèrement sinusoïde est d’environ 16 volts. On
composants passifs, est utilisé com- la bande passante, prévient le danger l’obtient par la racine carrée de P x R
me amplificateur non inverseur avec des auto-oscillations et, surtout, éli- (P étant la puissance de sor tie maxi-
alimentation double. mine les perturbations de nature élec- male et R la valeur de la charge). Le
tromagnétique provenant du réseau gain du circuit étant de 21, pour obte-
Les broches 1 et 5 sont reliées à la électrique (principalement les parasites nir la puissance maximale en sortie, il
branche positive, tandis que la broche générés par l’allumage des lampes, est nécessaire d’appliquer, à l’entrée
4 est reliée à la branche négative. Le des appareils électroménagers, etc.). de l’ampli, un signal d’environ 750 mV
signal audio à amplifier est appliqué à Le gain en tension de l’amplificateur efficaces (16 V : 21).
la broche 10 du circuit intégré (entrée dépend du rappor t entre les résis-
non commutatrice), par l’intermédiaire tances R4 et R3. Avec les valeurs uti-
du trimmer R1 qui permet d’en régler lisées dans notre circuit, le gain au Analyse du circuit
le niveau. Nous n’avons pas prévu de centre de la bande est d’environ 21.
condensateur de découplage pour ob- Cette donnée permet de calculer la Le condensateur C4 et le réseau R5/C6,
tenir un maximum de per formances. sensibilité du circuit mais, avant, il faut limitent le gain de l’ampli par rapport
Toutefois, si le signal à amplifier com- obtenir la valeur efficace de la sinu- aux basses et aux hautes fréquences.

ELECTRONIQUE 67 magazine - n° 1
PUISSANCE

Figure 3 : Dimensions du LM3886.

Caractéristiques
techniques
Puissance de sortie (4 Ω / 28 V) 60 W
Puissance de sortie (8 Ω / 35 V) 50 W
Puissance instantanée en pointe 150 W
Bande passante 20 - 20 000 Hz
Rapport signal/bruit (à 1 W) 92 dB
Distorsion harmonique totale 0,03 %
Sensibilité d’entrée 750 mV
Tension d’alimentation (4 Ω) ± 28 V
Tension d’alimentation, (8 Ω) ± 35 V

Dans le premier cas, l’impédance de


C4 augmente lorsque la fréquence de
travail diminue. C4 étant relié en sé-
rie à R3, le gain en tension de l’am-
plificateur diminue en propor tion, en
limitant vers le bas la bande passan-
te du circuit. Et inversement, en ce qui
concerne le fonctionnement du réseau
R5/C6, relié en parallèle à la résis-
tance R4. Dans ce cas, quand la fré-
quence augmente, l’impédance de C6
diminue, baissant ainsi, également, la
valeur de la résistance R4. De cette
Figure 4 : Schéma électrique de l’amplificateur 60 W. façon, le gain des hautes fréquences
est réduit, limitant la bande passante
Liste des composants vers le haut.
R1 : 1O kΩ trimmer C1 : 47 µF 50 V L1 : voir texte
R2 : 1 kΩ C2 : 47 µF 50 V S1 : Interrupteur On confie à l’interrupteur S1 la fonc-
R3 : 1 kΩ C3 : 220 pF céram. tion « mute ». lorsque l’on ferme S1,
R4 : 22 kΩ C4 : 10 µF 35 V tantale Divers : l’amplificateur devient immédiatement
R5 : 22 kΩ C5 : 47 µF 50 V Bornier 5 prises silencieux. Le rôle de la self L1 est de
R6 : 22 kΩ C6 : 47 µF céram. Bornier 2 prises limiter les effets de la composante ca-
R7 : 2,7 Ω C7 : 100 nF multicouches Radiateur ML33 pacitive de la charge, qui se font sen-
R8 : 10 Ω U1 : LM3886 Circuit imprimé réf. E51 tir de façon particulière aux fréquences
les plus hautes.

ELECTRONIQUE 68 magazine - n° 1
PUISSANCE

Figure 5 : Schéma d’implantation du module


Figure 6 : Circuit imprimé échelle 1.
de puissance 60 watts.

A présent, avant de conclure l’analyse venir contre les élévations thermiques utiliser doit avoir un diamètre d’envi-
du circuit, nous voudrions nous occu- des transistors amplificateurs, tandis ron 1 millimètre, tandis que le diamètre
per brièvement des protections dont que le deuxième circuit de protection in- interne du bobinage peut être compris
est équipé l’intégré, en signalant, avant tervient sur la totalité du circuit intégré entre 6 et 10 millimètres. Pour ce fai-
tout, la présence de la « protection de en stoppant le fonctionnement lorsque re, une queue de foret fera par faite-
sous-voltage » dont le rôle est d’éviter sa température dépasse 165° C. ment l’affaire.
le « coup » sur les haut-parleurs, aus-
si bien à l’allumage qu’à la coupure. La construction de cet amplificateur Pour obtenir la puissance maximale, il
La sor tie est également protégée est vraiment très simple. Comme on est nécessaire d’utiliser une alimen-
contre les cour ts-circuits et les sur- peut le voir dans les illustrations, tous tation appropriée qui, dans la version
charges. Un étage particulier intervient les composants sont assemblés sur la plus simple, peut être composée
en bloquant les amplificateurs chaque un circuit dont les dimensions sont de d’un transformateur avec prise cen-
fois que le courant dépasse les 11 am- 40 x 65 millimètres ! trale, d’un pont et de deux condensa-
pères. Le circuit intégré est protégé teurs électrolytiques de 10 000 µF. Le
contre l’échauffement par deux étages. Le seul composant à réaliser par soi- transformateur doit pouvoir débiter une
Le premier est appelé « protection de même est la self L1. Elle est compo- tension de 2 x 20 volts dans le cas où
pointe » (Self Peak Istantaneous Tem- sée d’une dizaine de spires de fil en l’ampli est utilisé sur 4 ohms, et de 2
perature °Ke), et son rôle est d’inter- cuivre émaillé bobiné en l’air. Le fil à x 25 volts sur 8 ohms. Le transforma-
teur, pour la version stéréo, doit pou-
voir fournir 200 watts dans le premier
cas et 150 watts dans le second. Des
transformateurs toroïdaux avec ces ca-
ractéristiques sont disponibles auprès
de nos annonceurs.

Les considérations précédentes valent


aussi pour le dissipateur de chaleur.
Si on veut faire travailler le circuit à la
puissance maximale, il est nécessaire
de munir chaque module d’un radiateur
ayant une résistance thermique de 1
à 1,5° C/W. Le radiateur de type ML33,
que nous avons utilisé pendant les es-
sais (voir photo), permet de fonction-
ner avec une puissance maximale de
15 à 20 watts. Il est possible de fixer
sans problème sur le même dissipa-
teur, deux ou plusieurs modules, étant
donné que le boîtier métallique du
LM3886 est isolé de son circuit élec-
tronique.

Il ne reste, maintenant, qu’à relier l’am-


pli à l’alimentation, son entrée au si-
gnal à amplifier et sa sortie aux haut-
parleurs. Si le montage a été effectué
sans erreur, le circuit fonctionnera im-
médiatement.

Photo 2 : Vue sur l’amplificateur monté. Mario COLOMBO ◆

ELECTRONIQUE 69 magazine - n° 1
THÉORIE

Jeu
de pistes !
Les cartes
car tes magnétiques
Chaque jour, vous utilisez des cartes magnétiques.
Avec elles, vous réglez les commerçants, vous téléphonez,
vous entrez dans votre entreprise, vous payez votre car-
burant… mais que savez-vous d’elles exactement ?
Comment fonctionnent les lecteurs de cartes magnétiques
et comment s’écrivent et se lisent les données sur la ban-
de des cartes magnétiques ?
Pour en savoir plus sur ces cartes et sur leurs applica-
tions, nous vous proposons un article en deux parties,
l’une théorique et l’autre pratique.

ui sait cune revue de vulgarisation ne


combien s'était occupée du sujet.
d'entre
vous ont Pour combler cette lacune,
acheté une nous publions ce premier
car te téléphonique ou ar ticle théorique qui se
sont titulaires d'une car te veut le point de dépar t
bancaire ? Toutes ces cartes dis- pour tous ceux qui dési-
posent d'une bande magnétique pour l'en- rent entrer dans le
registrement des données. Contrôle d'accès, monde des car tes
caisses automatiques, machines distributrices, sys- magnétiques et en
tèmes de contrôle horaire, clefs d'hôtels, paiements comprendre le fonction-
dans les systèmes POS, abonnements aux transports nement. Suivra, dans les
publiques, télécommunications et services télématiques : prochains numéros d'Electro-
ce sont là quelques-uns des principaux domaines d'appli- nique Magazine, une série de projets
cation des cartes magnétiques. concrets sur les lecteurs de badges dédiés à de multiples
applications, qui iront de la simple commande d'une ser-
Toutefois, malgré l'impor tante diffusion des car tes ma- rure électrique aux contrôles d'accès informatisés.
gnétiques, il est très difficile, pour ne pas dire impossible,
de trouver une documentation complète sur leur fonction-
nement et sur les protocoles de lecture et d'écriture de la Petite description
bande magnétique. Il y a encore quelques années, la ven-
te des graveurs de cartes était soumise à certaines régle- Nous entrons tout de suite dans le vif du sujet pour dé-
mentations. A l'heure actuelle, les limitations imposées sur couvrir comment est physiquement réalisée une carte ma-
la vente des graveurs et sur la diffusion des informations gnétique. Les cartes sont fabriquées en collant entre elles
relatives à ceux-ci ont disparu mais, jusqu'à présent, au- des couches de PVC (Polyvinyle Chlorite). Pour la précision,

ELECTRONIQUE 70 magazine - n° 1
THÉORIE

chacune une largeur d'environ 1,5 mm


et une longueur de 85,7 mm. Sur ces
pistes on peut enregistrer et lire les in-
formations de façon indépendante mais
on peut également enregistrer (ou lire)
plusieurs pistes simultanément. Le
choix de la piste ou des pistes à utili-
ser dépend aussi bien du type de
données à mémoriser que du genre
d'application. Nous verrons plus loin
quels sont les standards utilisés pour
chaque piste.

La lecture
Dimensions des cartes magnétiques.
des cartes magnétiques
La reproduction, c'est-à-dire la lecture
des informations d'une carte, s'obtient
en faisant défiler sa bande magnétique
sur un capteur précis (tête de lecture
magnétique). En analysant le signal de
sortie, nous pouvons vérifier que la lec-
ture des "0" et "1" produit la modula-
tion d'un signal audio modulé en fré-
quence (FM). Etant donné que les
informations à représenter ne peuvent
prendre que deux niveaux (état logique
0 et état logique 1), on ne rencontre
que deux fréquences : la première, ap-
pelée F0, représente le niveau logique
0 et est caractérisée par une période
Tête de lecture magnétique - Amplificateur et décodage T0, égale à 1/F0. La seconde, appe-
Schéma de fonctionnement d’un lecteur de cartes. La tête de lecture a pour lée F1, indique le niveau logique "1"
rôle de transformer les variations du champ magnétique, dues au passage et est égale à deux fois F0 (F1 = 2 x
de la carte, en signaux électriques. Le bloc d’amplification et de décodage F0), avec la période T1 égale à 1/F1.
augmente le signal provenant de la tête de lecture, puis le transforme en
impulsions numériques. On appelle ce type de codage "F2F".
Sur chacune des trois pistes de la ban-
de magnétique sont mémorisées les
données, avec un protocole différent
deux couches internes blanches et Le support magnétique est divisé en mais toujours avec la même méthode.
deux externes transparentes pour un trois différents secteurs de mémori- Chaque piste est divisée en quatre
total de 0,76 mm d'épaisseur. sation appelés "pistes". Selon le stan- zones dif férentes, appelées Timing
dard ISO auquel se conforment tous Area, Start Sentinel (SS), Data Area et
Sur une des deux faces de la carte est les principaux constructeurs de cartes, End Sentinel (ES). La première partie
posée une bande magnétique. Cette les trois pistes disponibles sur la ban- de la bande magnétique, Timing Area,
face est appelé "rétro", tandis que de magnétique s'appellent piste ISO 1, est codifiée avec une série de zéros.
l'autre face ("front") est généralement piste ISO 2, piste ISO 3 et présentent Le rôle de la piste Timing Area est de
personnalisée avec la publicité du com-
merçant.

Pour comprendre le fonctionnement


d'une carte, imaginons la bande ma-
gnétique de cette dernière comme un
segment de bande d'une cassette au-
dio. Alors que sur la bande de la cas-
sette nous pouvons enregistrer et re-
produire des morceaux de musique ou
du son en général, sur la bande ma-
gnétique de la car te, on mémorisera
une suite de bits qui sera successive-
ment lue et interprétée par le lecteur
et par le circuit de contrôle approprié.

La bande magnétique prend donc la


fonction de mémoire non volatile, c'est-
à-dire qu'elle garde de façon perma- Temps relatifs aux cycles de lecture et d’écriture des badges.
nente les informations.

ELECTRONIQUE 71 magazine - n° 1
THÉORIE

si bien pour le positionnement de la


bande magnétique de la carte que pour
le protocole de codage. Le standard le
plus répandu au monde est l'ISO 7811,
auquel se conforment tous les princi-
paux fabricants de lecteurs/graveurs
de badges. Selon l'ISO 7811, la pis-
te 1, appelée IATA (International Air
Transportation Association) est carac-
térisée par une densité de
82,6 bits/cm et peut contenir jusqu'à
un maximum de 70 caractères de
7 bits. Cette piste est d'ordinaire utili-
sée pour enregistrer des informations
alphanumériques : par exemple, une
carte de crédit contient sur cette ban-
de le nom et le prénom du titulaire. La
piste 2, appelée ABA (American Ban-
kers Association), est caractérisée par
une densité de 29,5 bits/cm et peut
donc contenir jusqu'à 40 caractères de
5 bits.

lire la valeur de F0 qui dépend, bien est différent pour chaque piste : pour Pour finir, la piste 3, appelée MINTS
sûr, de la vitesse avec laquelle on fait la piste 1, on utilise la valeur du sym- (Mutual Institutions National Transfer
défiler la carte. Celle-ci peut varier d'un bole ASCII "%" tandis que pour les System), présente une densité de
minimum de 10 cm/sec à un maximum pistes 2 et 3, on utilise la valeur ";". 82,6 bits/cm et une capacité de
de 150 cm/sec. Si l'on imagine que la Ensuite, sur la bande magnétique, on 107 caractères de 5 bits.
vitesse de défilement est uniforme pen- trouve la zone dédiée aux données qui
dant tout le parcours, on est capable, se terminent par le caractère End Sen-
une fois sorti de la Timing Area, d'ob- tinel identique, pour toutes les pistes, Le lecteur
tenir une fréquence de référence per- à "?" en ASCII.
mettant de décoder tous les bits de la Voyons à présent la conception et le
bande magnétique. fonctionnement des lecteurs de cartes
Le standard magnétiques.
A la fin de la Timing Area, on trouve un ISO 7811
caractère particulier appelé Start Sen- Une première classification est faite
tinel qui indique le début de la zone ré- Un standard indique les caractéris- en fonction du système de lecture de
servée aux données. Le Start Sentinel tiques qui doivent être respectées, aus- la carte. On peut distinguer : le lecteur
à "insertion" (manual insertion reader),
dont le principe de fonctionnement se
base sur l'insertion manuelle de la car-
te dans une fente de lecture ; le lecteur
à "défilement" (manuel swipe reader),
qui s'active en faisant défiler la carte
à l'intérieur d'une cavité ; enfin, le lec-
teur motorisé (motordriven inser tion
reader), c'est-à-dire équipé d'un mo-
teur qui, par l'intermédiaire d'un mé-
canisme, avale la carte et la transpor-
te sur la tête de lecture.

Les lecteurs motorisés sont aussi ca-


pables d'écrire sur la bande magné-
tique et, pour cette raison, sont éga-
lement appelés magnétiseurs ou
codeurs de cartes. Le magnétiseur pré-
sente le même principe de fonction-
nement qu'un magnétophone à cas-
settes audio, c'est-à-dire qu'il "grave"
sur la bande magnétique, selon le stan-
dard vu précédemment, la séquence
Tête de lecture magnétique des bits. Les lecteurs/graveurs moto-
Schéma de fonctionnement d’un magnétiseur de cartes. risés sont généralement fournis ac-
On peut distinguer une section de lecture, identique à celle installée dans compagnés de la carte de contrôle avec
les lecteurs à “défilement” ou à “insertion”, et une section d’écriture inter face série type RS232, de façon
identifiée par le bloc codeur F2F. à pouvoir être reliés à un ordinateur,
pour effectuer des opérations de lec-

ELECTRONIQUE 72 magazine - n° 1
THÉORIE

ture ou d'écriture sur la carte grâce à


de simples commandes envoyées par
le port série.

Les lecteurs à insertion sont fournis


nus, c'est-à-dire sans boîtier externe,
puisqu'ils doivent être montés à l'in-
térieur d'appareillages prévus à cet
effet. Les lecteurs à défilement sont
disponibles avec ou sans boîtier de pro-
tection. Dans tous les cas, ces deux
derniers types de lecteurs (à insertion
ou à défilement), bien que différents
du point de vue mécanique, ont en com-
mun le même circuit électronique.

L’électronique
du lecteur
On peut subdiviser le schéma d'un lec-
teur de badges à insertion ou à défi-
Voici comment se présente le premier projet, que nous décrirons dans le lement en quatre blocs fondamentaux :
prochain numéro de la revue, mettant en application les cartes magnétiques. Il
s’agit d’un simple décodeur de piste ISO 2 capable d’interpréter les données la tête de lecture, l'amplificateur, le cir-
mémorisées sur la seconde piste de la carte. Le circuit est géré par un micro- cuit d'analyse, le décodage. La tête de
contrôleur avec mémoire EEPROM pour la sauvegarde non volatile des codes. Le lecture est composée de quelques
circuit dispose d’un relais qui s’active lorsque la lecture du code de la carte spires enroulées autour d'une petite
coïncide avec l’un des codes mémorisés par le micro. ferrite ; la variation du champ magné-
tique autour de la ferrite (produite par
le passage de la carte) crée des cou-
rants induits dans la bobine de la tête
de lecture. Ces courants sont appli-
qués à l'amplificateur à haute impé-
dance d'entrée, qui les met à un niveau
les rendant lisibles par le circuit d'ana-
lyse. Ce dernier, monté en trigger de
Schmitt, convertit le signal analogique
en un signal de type digital et l'envoie
au circuit de décodage qui "étend" le
signal sur trois lignes de sortie appe-
lées CLS (Card Loading Signal), RDT
(Read Data) et RCL (Read Clock). Ces
trois lignes représentent l'interface du
lecteur vers le monde extérieur.

Voyons en détail comment fonctionne


ce protocole de communication série.
Les lecteurs de cartes, disponibles en différents formats, peuvent être Lorsque l'on commence à faire défiler
regroupés en deux catégories en fonction du système de lecture : les lecteurs à une car te sur le lecteur, tous les
“défilement” (en haut) et les lecteurs à “insertion” (en bas). signaux sont au niveau logique "1". Le
signal CLS passe de l'état logique "1"
à l'état logique "0" et y reste tant que
la bande magnétique défile sur la tête
de lecture. La condition d'erreur durant
la lecture est signalée par une transi-
tion de 0 à 1 de ce signal. Le signal
RDT, qui représente la donnée, se ré-
vèle valide seulement sur le front des-
cendant du signal RCL.

Certains dispositifs peuvent lire plus


d'une piste simultanément. Pour cette
raison, le critère de classification le
plus utilisé tient compte du nombre de
pistes que le lecteur est capable de
lire. Les dispositifs qui lisent une
seule piste sont appelés "lecteurs à
piste unique", ceux qui lisent deux

ELECTRONIQUE 73 magazine - n° 1
THÉORIE

pistes s'appellent "lecteurs à double


piste", et enfin, ceux capables de lire
les trois pistes sont appelés "lecteurs
à triple piste".

Comme nous l'avons déjà évoqué pré-


cédemment, pour écrire les données
sur la bande magnétique d'un badge,
il faut disposer d'un magnétiseur, c'est-
à-dire d'un lecteur/graveur.

Le magnétiseur
Ce dispositif possède une partie écri-
ture complète avec encodeur F2F et
une partie lecture, avec décodeur F2F,
pour pouvoir vérifier l'exactitude des
données mémorisées. La plupart des Chronogrammes des lecteurs à défilement.
magnétiseurs sont équipés d'un
moteur pour l'entraînement de la car-
te afin de garantir une vitesse constan- ou bien alors un ordinateur. Dans les Write : pour autoriser l'écriture sur la
te durant toutes les phases d'écriture deux cas, les commandes à envoyer bande magnétique.
et de lecture. Très peu de magnétiseurs au graveur de car tes sont standards
sont autonomes, c'est pourquoi ils ont et sont présentées en format ASCII. Dans votre prochain numéro d'Elec-
souvent besoin d'une carte de contrô- Parmi les principales commandes, nous tronique magazine, nous décrirons une
le complémentaire. pouvons citer : Entry : actionne la trans- première application à cet article : un
lation de la carte, système de contrôle d'accès à car te
Parfois, en fonction de l'application, il Eject : qui provoque son éjection, magnétique.
est possible d'utiliser une car te nu- Read : pour autoriser la lecture de la
mérique équipée d'une interface série bande magnétique et, Antonio SPINELLO ◆

SRC pub 02 99 41 78 78 06/99

ELECTRONIQUE 74 magazine - n° 1
TECHNOLOGIE

Microcontrôleurs
Micr ocontrôleurs PIC
De la théorie
aux applications
MICROCOTRÔLEUR

HORLOGE UNITÉ MÉMOIRE MÉMOIRE ENTRÉES


MONDE
CENTRALE MORTE VIVE /
EXTÉRIEUR
RESET (CPU) (ROM) (RAM) SORTIES

BUS (ADRESSES, DONNÉES, CONTRÔLE)

Figure 1 : Le contenu minimum de tout microcontrôleur.

Réservés il y a encore quelques années aux seuls industriels, les microcontrôleurs sont au-
jourd’hui à la portée des amateurs et permettent des réalisations aux possibilités étonnantes.
Cette utilisation des microcontrôleurs peut se concevoir de votre part de deux façons diffé-
rentes. Vous pouvez considérer que ce sont des circuits « comme les autres », intégrés à
certaines réalisations que nous vous proposerons dans la revue, et tout ignorer de leur fonc-
tionnement interne. Mais vous pouvez aussi profiter de leurs possibilités de programmation
pour concevoir vos propres réalisations ou bien encore pour modifier le comportement d’ap-
pareils existants. Pour ce faire, il faut évidemment savoir les programmer mais, contraire-
ment à une idée reçue qui a la vie dure, surtout chez les électroniciens, ce n’est pas diffici-
le.

a série d’articles que nous débutons aujourd’hui Un microcontrôleur est donc un circuit intégré qui contient
a bien évidemment pour but, vous l’avez compris, en interne, c’est-à-dire dans un seul et même boîtier, l’équi-
de vous apprendre à programmer ces fameux valent de la structure complète d’un micro-ordinateur. La fi-
microcontrôleurs mais ses ambitions ne s’arrê- gure 1 montre quels sont ces éléments dont voici les fonc-
tent pas là. Nous voulons en effet vous permettre tions :
de développer intégralement vos propres applications et,
pour cela, nous allons faire appel à de nombreuses solu- - l’unité centrale ou CPU (Central Processing Unit) est le
tions innovantes que vous découvrirez au fur et à mesure cœur du microcontrôleur. C’est l’équivalent du micropro-
que nous avancerons dans la connaissance de ces circuits. cesseur que vous trouvez dans votre ordinateur mais avec
Cette série se voulant avant tout concrète et orientée vers une puissance généralement moindre ; la vocation n’étant
les amateurs électroniciens que vous êtes, sachez dès à pas la même. C’est cette unité centrale qui exécute le pro-
présent qu’elle comprendra un minimum de théorie et beau- gramme et pilote ainsi tous les autres éléments. Elle dis-
coup de pratique mais aussi que les investissements à réa- pose généralement de deux connexions avec l’extérieur,
liser pour nous suivre seront dérisoires et se chiffreront à une pour son horloge et une pour sa ré-initialisation ou re-
quelques centaines de francs tout au plus, c’est-à-dire pas set.
plus que ce que vous dépensez habituellement pour réali-
ser des montages « classiques ». - La mémoire morte ou ROM (Read Only Memory) est une
mémoire dont le contenu a été défini une fois pour toutes ;
contenu qui est conservé même en cas de coupure de cou-
Qu’est ce qu’un microcontrôleur ? rant. Elle contient le programme que va exécuter l’unité cen-
trale. C’est donc elle en fait qui personnalise votre circuit,
Peut-être est-il bon de ne pas mettre la charrue avant les puisque c’est elle qui définit sa fonction.
bœufs et, avant de traiter de programmation et d’outils de
développement, vaut-il mieux définir clairement ce dont on - La mémoire vive ou RAM (Random Access Memory) est
va parler. une mémoire dans laquelle l’unité centrale peut lire et écri-

ELECTRONIQUE 76 magazine - n° 1
TECHNOLOGIE

re à tout instant. Elle est utilisée dans - et enfin, les outils développement leur puisse comprendre, et enfin de le
les phases de calcul du programme, (nous verrons dans un instant de quoi mettre dans la fameuse mémoire mor-
pour stocker des résultats intermé- il s’agit) doivent être aussi peu coûteux te contenue dans son boîtier.
diaires par exemple, mais elle sert aus- que possible.
si à stocker les variables de votre ap- Cet équipement minimum doit cepen-
plication. Ainsi, dans un thermostat par A l’heure actuelle, les circuits qui ré- dant, si possible, être complété par un
exemple, c’est dans cette mémoire pondent le mieux à ces critères sont moyen de test du programme car, hé-
RAM que seront stockées les tempé- les microcontrôleurs de la famille PIC las, il est assez rare qu’un programme
ratures de consigne que vous aurez de Microchip. Comble de chance, ces fonctionne du premier coup, sur tout
choisies. circuits connaissent actuellement un s’il est long et complexe. Ce sont les
succès que l’on peut, sans exagérer, fameux « bugs » (bogues si vous pré-
- Les entrées/sorties enfin constituent qualifier de planétaire et sont très lar- férez cet horrible et absurde terme fran-
le dernier élément du microcontrôleur gement utilisés dans l’industrie. En les çais) qu’il faut essayer au maximum
et peuvent revêtir des aspects très di- choisissant nous bénéficions donc des d’éliminer.
vers. Ce qu’il faut retenir c’est que ce retombées que cela implique avec, prin-
sont ces entrées/sorties qui vont per- cipalement, un très large choix de ré- L’ensemble « d’outils » que nous ve-
mettre au microcontrôleur de commu- férences, une excellente disponibilité nons d’évoquer constitue ce que l’on
niquer avec le monde extérieur. C’est et un très faible prix unitaire. appelle un outil de développement ou
donc là que vont être connectés les cla- système de développement. Il y a en-
viers, afficheurs, poussoir, moteurs, core quelques années, un tel système
relais, etc. que va utiliser votre appli- Le matériel coûtait plusieurs dizaines de milliers
cation. indispensable de francs ce qui plaçait tout dévelop-
pement à base de microcontrôleur hors
Tous ces éléments sont reliés entre Pour développer une application à base de portée des amateurs.
eux par ce que l’on appelle un bus, de microcontrôleur il faut disposer d’un
c’est-à-dire un ensemble de liaisons minimum de matériel. En effet, il faut Ce coût élevé est encore de mise
transportant des adresses, des don- tout d’abord être à même d’écrire le aujourd’hui avec certaines familles de
nées et des signaux de contrôle. Dans programme que va exécuter le micro- microcontrôleurs mais ce n’est pas le
de très nombreux microcontrôleurs, contrôleur, puis de le transformer en cas avec les PIC de Microchip que nous
dont ceux que nous utiliserons dans « quelque chose » que le microcontrô- avons choisis.
cette série d’articles, ce bus n’est pas
accessible de l’extérieur du boîtier et
nous n’aurons donc pas à nous en oc-
cuper. OUTIL UTILISÉ

Le choix d’un ÉCRITURE


microcontrôleur ÉDITEUR DE TEXTE DU PROGRAMME
SOURCE
La majorité des grands fabricants de
circuits intégrés dispose aujourd’hui LISTING SOURCE
(SUITE DE MNÉMONIQUES)
de plusieurs gammes de microcontrô-
leurs qui, si l’on en croit leurs publici-
tés, sont toutes plus per formantes
les unes que les autres. On peut donc
légitimement se demander quelle fa- ASSEMBLAGE
ASSEMBLEUR
mille de circuits choisir et c’est DU PROGRAMME
d’ailleurs la question qui taraude gé-
néralement un industriel qui doit dé- LISTING OBJET
velopper une application. (SUITE DE CODES BINAIRES)

En ce qui nous concerne, nous ne


sommes pas des industriels, ce qui
nous simplifie quelque peu le travail. PROGRAMMATION
En effet, les seuls critères principaux PROGRAMMATEUR DANS LA RAM
que nous devons retenir sont les sui- DU MICRO
vants :
CIRCUIT PROGRAMMÉ
- le ou les circuits de la famille doivent
être facilement disponibles sur le mar-
ché amateur ;

- le prix des circuits doit être à la por- MAQUETTE OU


ESSAI
tée de toutes les bourses ; SIMULATEUR OU
SUR L'APPLICATION
ÉMULATEUR

- la programmation de la mémoire mor-


te interne (celle qui contient le pro- Figure 2 : Les différentes phases de développement d’un programme.
gramme) doit être facile ;

ELECTRONIQUE 77 magazine - n° 1
TECHNOLOGIE

faire exécuter à l’unité centrale. Mais


vous concevez bien que, hormis sur
quelques maquettes pédagogiques fort
simples, il n’est pas envisageable de
programmer en binaire car, dès que le
programme dépasserait quelques
lignes, il serait illisible et tout travail
de modification deviendrait impossible.

Les fabricants de microcontrôleurs ont


donc décidé de donner à chaque ins-
truction élémentaire un nom que l’on
appelle un mnémonique. Ainsi, pour
dire au microcontrôleur d’augmenter
d’une unité le contenu de son registre
A, on n’écrira pas 10101001 mais plu-
tôt INCA, INC étant l’abréviation de l’an-
glais « to increment » qui veut juste-
ment dire augmenter. C’est tout de
même plus « parlant » même si, mal-
heureusement, cela parle en anglais !

Un programme va donc devenir, non


Figure 3 : Le programme source prêt à être traduit pas une suite de codes binaires, mais
(on dit assemblé) par l’assembleur. une suite de mnémoniques. Cette sui-
te de mnémoniques peut évidemment
être écrite sur papier et c’est d’ailleurs
En effet, afin d’inciter un maximum de gramme, n’est jamais qu’un assem- ce qui se faisait au début de la micro-
concepteurs à utiliser ses circuits, blage de circuits logiques plus ou moins informatique mais, puisque nous avons
Microchip a eu l’idée originale de don- complexe. Elle ne comprend donc que un micro-ordinateur à portée de mains,
ner son outils de développement com- les signaux électriques logiques, c’est- on l’écrit généralement avec un éditeur
plet à qui voulait bien le lui demander. à-dire encore que des informations bi- de texte. Cet éditeur de texte peut être
Le résultat est à la mesure des espé- naires, qui peuvent être 0 ou 1 com- à peu près n’importe quoi et vous pou-
rances du fabricant vu le succès actuel me dans tout circuit logique qui se vez ainsi utiliser Word ou Write ou tout
de ces circuits ! respecte. autre programme de traitement de
texte existant sur votre PC pour cela.
Cet outil de développement, sur lequel Chaque opération que peut exécuter Ces produits sont cependant surpuis-
nous allons revenir dans un instant, cette unité centrale s’appelle une ins- sants et mal adaptés à l’écriture de
n’est autre qu’un programme. Il doit truction et reçoit un code binaire programmes. Les outils de développe-
donc « tourner » sur un micro-ordina- unique. Pour écrire un programme il ment bien conçus compor tent donc
teur, en l’occurrence un compatible PC. suffit donc théoriquement d’écrire la généralement en interne leur propre
Si donc vous voulez suivre notre série suite de codes binaires que l’on veut éditeur de texte.
d’articles en réalisant nos expérimen-
tations pratiques, il vous faudra dis-
poser d’un tel micro-ordinateur. Ras-
surez-vous tout de suite, point n’est
besoin d’un Pentium III à 400 MHz ni
d’une carte vidéo accélératrice 3D pour
faire fonctionner un tel outil. N’impor-
te quel PC capable de faire tourner Win-
dows 95 ou 98 suffit.

Ce micro-ordinateur et l’outil de
développement Microchip constituent
donc le seul matériel nécessaire à nos
expériences. Le reste, c’est-à-dire
essentiellement le programmateur de
PIC et les différentes maquettes d’ap-
plications, seront réalisés par nos soins
dans le courant de cette série.

Qu’est ce qu’un outil de


développement ?
L’unité centrale d’un microcontrôleur,
c’est-à-dire comme nous l’avons vu, la Figure 4 : L’écran d’accueil de l’assembleur offert par Microchip.
par tie du circuit qui exécute le pro-

ELECTRONIQUE 78 magazine - n° 1
TECHNOLOGIE

il faut faire appel à un programmateur


adapté au type de microcontrôleur uti-
lisé. Ce programmateur est tout à la
fois un montage, qui peut être très
simple selon le circuit choisi (ce sera
notre cas), et un peu de logiciel desti-
né à le faire fonctionner.

Arrivé à ce stade des opérations, votre


microcontrôleur est prêt à être placé
sur votre application afin de l’essayer.
Si tout va bien, tant mieux. Par contre,
si le compor tement du programme
n’est pas conforme à ce que vous aviez
prévu, il faut analyser les problèmes et
apporter les corrections nécessaires.
Ceci impose une nouvelle séance d’édi-
tion de programme, d’assemblage et
de programmation. L’organigramme de
la figure 3, résume l’enchaînement
d’opérations que nous venons de
décrire de façon visuelle.

Figure 5 : Le logiciel de commande du programmateur que nous réaliserons Arrivé au terme de cet exposé, nous
très prochainement. Elégant, n’est ce pas ? savons maintenant que notre outil de
développement doit comprendre au
minimum un éditeur de programme et
un assembleur. Nous verrons que
MPLAB nous offre en fait bien plus que
cela !

Le mois prochain
Nous avons aujourd’hui dégrossi le ter-
rain en vous présentant les notions et
les termes essentiels à connaître pour
travailler avec les microcontrôleurs.
Nous aborderons la notion de pro-
gramme dans notre prochain numéro
et nous verrons de manière un peu plus
détaillée ce que contient cette fameu-
se unité centrale et comment elle fait
pour exécuter un programme.

C. TAVERNIER ◆

Figure 6 : Le programme a été assemblé, il est prêt à être placé dans la


mémoire ROM du microcontrôleur.

Notre programme, écrit sous forme de programme qui fait partie de l’outil de
mnémoniques, s’appelle le program- développement et que l’on appelle l’as-
me source, ou plus brièvement le sour- sembleur.
ce, et son listing, c’est-à-dire son im-
pression sur papier, s’appelle donc ... L’assembleur lit donc en entrée un pro-
le listing source. gramme sous forme de mnémoniques,
ou programme source, et le traduit en
Pour que l’unité centrale du microcon- sortie en une suite de codes binaires
trôleur puisse comprendre et exécuter correspondants que l’on appelle le pro-
ce programme, il faut le traduire en une gramme objet ou plus brièvement l’ob-
suite de codes binaires qui, comme jet. Cette suite de codes constituant
nous l’avons vu ci-dessus, correspon- l’objet doit ensuite être placée dans la
dent aux différents mnémoniques uti- mémoire mor te ou mémoire de pro-
lisés. Cette opération est faite par un gramme du microcontrôleur. Pour cela,

ELECTRONIQUE magazine - n° 1
LE COURS

1

N
ÇO

Apprendr
Appr endre
e
LE

l’é
’électr
lectronique
onique
en partant
par tant de zé
zéro
Dispenser, dans une revue, un cours d’électronique est toujours une gageure.
En guise d’introduction
D’abord, si l’on ne veut faire aucune impasse, il faut du temps. Du temps, cela
Si vous considérez qu’il n’est pos-
sible d’apprendre l’électronique qu’en
signifie aussi de nombreux mois de publication.
fréquentant un Lycée Technique, vous Ensuite, il faut que le cours soit simple mais précis, efficace mais sans
découvrirez en suivant ce cours qu’il complexité.
est aussi possible de l’apprendre
chez soi, à n’importe quel âge, car Le cours que nous vous proposons à partir de ce numéro 1 d’ELECTRONIQUE
c’est très loin d’être aussi difficile et Loisirs magazine est certainement le meilleur qu’il nous ait été donné de
que beaucoup le prétendent encore. voir depuis que nous nous sommes découvert une passion pour l’électronique,
Tout d’abord, nous parlerons des c’est-à-dire depuis 38 ans ! Son auteur, Giuseppe MONTUSCHI est un autodi-
concepts de base de l’électricité, dacte. A plus de 70 ans, chaque mois, sur son ordinateur, il écrit lui-même la
puis nous apprendrons à reconnaître
plupart des articles qui sont publiés dans la revue NUOVA ELETTRONICA qu’il
tous les composants électroniques,
à déchiffrer les symboles utilisés édite depuis plus de 30 ans. Nous tenons à le remercier de nous avoir confié
dans les schémas électriques, et ce cours et donné l’autorisation de le publier pour vous. Nous sommes convain-
avec des exercices pratiques simples cus qu’un jour prochain, grâce à lui, vous réaliserez votre rêve, faire de l’élec-
et amusants, nous vous ferons en- tronique votre passion.
trer dans le monde fascinant de
l’électronique. J. P.
Nous sommes certains que ce cours
sera très apprécié des jeunes auto-
didactes, des étudiants ainsi que des Le courant électrique Les électrons négatifs sont maintenus
enseignants, qui découvriront que Chaque jour, nous profitons des bien- en orbite par les protons positifs com-
l’électronique peut aussi s’expliquer faits du courant électrique. Le secteur me le montre la figure 2.
de façon compréhensible, avec un 220 volts fournit le courant nécessai- Chaque atome, selon l’élément auquel
langage plus simple que celui utilisé re pour allumer les lampes de la mai- il appartient, possède un nombre bien
dans les livres scolaires. son, faire fonctionner le réfrigérateur, défini de protons et d’électrons.
En suivant nos indications, vous au-
la télévision ou l’ordinateur. Les piles Par exemple, l’atome d’hydrogène pos-
nous fournissent le courant nécessai- sède un seul proton et un seul électron
rez la grande satisfaction de consta-
re pour écouter notre baladeur ou pour
ter que, même en partant de zéro,
téléphoner avec notre portable.
vous réussirez à monter des amplifi-
Le courant électrique ne s’obtient qu’en
cateurs hi-fi, des alimentations sta-
mettant en mouvement les électrons.
bilisés, des horloges digitales, des Pour comprendre ce phénomène il faut
instruments de mesure mais aussi nécessairement parler de l’atome.
des émetteurs qui fonctionneront par-
faitement, comme s’ils avaient été L’atome, pour celui qui l’ignorerait en-
montés par des techniciens profes- core, est constitué d’un noyau consti-
sionnels. tué de protons (de charge positive) et
Aux jeunes et aux moins jeunes qui de neutrons (de charge neutre). Autour
démarrent à zéro, nous souhaitons de ce noyau tournent, à la vitesse de
que l’électronique devienne, dans un la lumière (c’est-à-dire à 300 000 km
futur proche, leur principale activité, par seconde) des électrons (de charge
notre objectif étant de faire de vous négative). La figure 1 est explicite.
de vrais experts sans trop vous en- On pourrait comparer l’atome à un sys-
nuyer, mais au contraire, en vous di- tème planétaire miniaturisé avec au Fig. 1 : L’atome est constitué d’un
vertissant. centre le soleil (noyau de protons) et noyau central de charge positive et
autour de nombreuses planètes (élec- d’électrons de charge négative qui
Giuseppe MONTUSCHI sont en orbite autour de lui.
trons) qui seraient en orbite.

ELECTRONIQUE 84 magazine - n° 1
LE COURS

électrons libres car on réussit sans dif-


ficulté à les soustraire à leurs orbites
pour les insérer dans un autre atome.
Ce déplacement d’électrons d’un ato-
me à un autre peut s’obtenir avec un
mouvement mécanique (dynamo - al-
ternateur) ou avec une réaction chi-
mique (piles - accumulateurs).
Si on retire des électrons à un atome,
celui-ci prend une polarité positive, car
le nombre de protons devient plus im-
portant que le nombre d’électrons (voir
figure 7).
Fig. 2 : Les électrons sont Si on introduit des électrons libres dans
maintenus en orbite par le noyau. un atome, celui-ci prend une polarité
Les électrons les plus éloignés négative car le nombre d’électrons de- Fig. 9 : Deux atomes de charge
peuvent facilement se soustraire à positive ou de charge négative se
vient plus important que le nombre de repoussent tandis que deux atomes
leur noyau.
protons (voir figure 8). de charge opposée s’attirent.
Deux bornes dépassent toujours d’une
(figure 3). L’atome de bore possède 5 pile, l’une marquée d’un signe positif
protons et 5 électrons (figure 4), l’ato- (excès de protons) et l’autre marquée
me de cuivre possède 29 protons et d’un signe négatif (excès d’électrons).
29 électrons, tandis que l’atome d’ar- Si on relie ces deux bornes avec un fil
gent possède 47 protons et 47 élec- conducteur (par exemple le cuivre), les
trons. électrons seront attirés par les protons
Plus le nombre d’électrons présents et ce mouvement d’électrons génére-
dans un atome est grand, plus le ra un courant électrique (voir figure 10)
nombre d’orbites qui tournent autour qui ne cessera que lorsqu’un parfait
de son noyau est important. équilibre entre protons et électrons se
Les électrons qui tournent très près du sera rétabli dans les atomes.
noyau sont appelés électrons liés car Nombreux sont ceux qui considèrent
ils sont difficiles à arracher de leur or- que le flux du courant électrique va du
bite. positif vers le négatif. 4,5 V
Les électrons qui tournent dans les or- Au contraire, le flux du courant élec-
bites les plus éloignées sont appelés trique va toujours du négatif vers le
Fig. 10 : Les électrons sont attirés
par les protons donc le flux du
courant électrique va du négatif vers
le positif.

positif car ce sont les protons qui atti-


rent les électrons pour équilibrer leurs
atomes et non l’inverse.
Pour comprendre le mouvement de ce
flux d’électrons, on peut se ser vir de
deux éléments très connus : l’eau et
l’air.
On peut associer les électrons néga-
Fig. 3 : L’atome Fig. 4 : L’atome de bore Fig. 5 : L’atome de tifs à l’eau et les protons positifs à l’air.
d’hydrogène a 1 a 5 protons et 5 sodium a 11 protons et Si on prend deux récipients pleins d’air
proton et 1 électron. électrons. 11 électrons.
(charge positive) et si on les relie entre
eux avec un tube, il n’y aura aucun flux
car dans chacun de ces récipients il
manquera l’élément opposé, c’est-à-
dire l’eau (voir figure 11).
Même si on relie entre-eux deux réci-
pients pleins d’eau (charge négative),
il n’y aura aucun flux dans le tube car
il n’existe pas de déséquilibre eau/air
(voir figure 12).
Si, par contre, on relie un récipient plein
d’air (polarité positive) à un autre plein
Fig. 6 : Lorsque le Fig. 7 : Si on retire à un Fig. 8 : Si on ajoute à un d’eau (polarité négative), on obtiendra
nombre d’électrons atome des électrons, il atome des électrons, il un flux d’eau du récipient plein vers le
est égal au nombre devient une charge devient une charge vide (voir figure 13) qui ne cessera que
de protons, la charge électrique positive. électrique négative. lorsque les deux récipients auront at-
est neutre. teint le même niveau (voir figure 14).

ELECTRONIQUE 85 magazine - n° 1
LE COURS

Le mouvement des électrons peut être fois que chaque atome aura équilibré En alimentant une ampoule avec une
utilisé pour produire de la chaleur en ses protons avec les électrons man- tension continue fournie par une pile
les faisant passer à travers une résis- quants, il n’y aura plus aucun courant ou un accumulateur (voir figure 19), on
tance (radiateurs électriques, fer à sou- électrique. aura un fil de polarité négative et un fil
der, etc.), pour produire de la lumière de polarité positive. Les électrons cir-
en le faisant passer à travers le fila- culeront donc toujours dans une seu-
ment d’une ampoule ou encore, pour LA TENSION le direction, c’est-à-dire, du pôle négatif
réaliser des électro-aimants en le fai- unité de mesure VOLT vers le pôle positif avec une tension
sant passer dans une bobine enroulée N’importe quelle pile a une électrode constante.
sur un morceau de fer (relais, télérup- positive et une électrode négative car
teurs). à l’intérieur de son corps il existe un
déséquilibre d’électrons.
Pour conclure, on peut affirmer que le Ce déséquilibre de charges positives
courant électrique est un mouvement et négatives génère une tension qui se
d’électrons attirés par des protons. Une mesure en volt. 1,5 V.
Une pile de 9 volts a un déséquilibre
d’électrons 6 fois plus impor tant
qu’une pile de 1,5 volt, en ef fet, en
multipliant 1,5 x 6 on obtient 9 volts
(voir figures 15 et 16). 1,5 V. 1,5 V.
Une pile de 12 volts aura un déséqui-
libre d’électrons 8 fois plus important
qu’une pile de 1,5 volt.
Pour vous expliquer l’impor tance de
Fig. 11 : Si on compare l’air à une cette différence, nous utiliserons en- Fig. 15 : Une pile de 3 volts a un
« charge positive » et l’eau à une core les éléments eau - air. déséquilibre d’électrons double par
« charge négative », en reliant entre Une pile de 1,5 volt peut être compa- rapport à une pile de 1,5 volt.
eux deux récipients pleins d’air, il rée à deux récipients peu profonds :
n’y aura aucun flux. l’un plein d’eau (négatif) et l’autre plein
d’air (positif).
Si on les relie entre eux, on aura un
flux d’eau très modeste parce que la
différence de potentiel s’avère toute 1,5 V
aussi réduite (voir figure 13).
Une pile de 9 volts est comparable à
un récipient dont la profondeur s’avè-
re être 6 fois plus grande que celle du
Fig. 12 : De même que, si on relie récipient de 1,5 volt, par conséquent,
1,5 V
deux récipients pleins d’eau entre si l’on relie entre eux le récipient né-
eux, il n’y aura aucun flux parce qu’il gatif et le récipient positif on aura un
n’existe pas de déséquilibre entre la flux d’eau supérieur en raison d’une
charge positive et la charge négative. dif férence de potentiel plus impor-
tante.
1,5 V
Comme pour les mesures de poids, qui
peuvent être exprimées en kilogrammes
- quintaux - tonnes et en hectogrammes
- grammes - milligrammes, l’unité de
mesure volt peut aussi être exprimée 1,5 V 1,5 V
avec ses multiples appelés :
Fig. 13 : En reliant entre eux un - kilovolt
récipient plein d’eau et un plein - mégavolt
d’air, on obtiendra un flux d’eau de ou bien alors avec ses sous-multiples
ce récipient vers l’autre, car il existe appelés : 1,5 V 1,5 V
un déséquilibre. - millivolt
- microvolt
- nanovolt
Vous avez probablement souvent en-
tendu parler de tensions continues et 1,5 V 1,5 V
de tensions alternatives, mais avant
de vous expliquer ce qui les différen-
cie l’une de l’autre, il faut savoir que :

Fig. 14 : Le flux d’eau cessera - la tension continue est fournie par : Fig. 16 : Une pile de 9 volts a un
lorsqu’on aura atteint un parfait des piles - des accumulateurs - des cel- déséquilibre d’électrons « six » fois
équilibre eau/air. Une pile est lules solaires plus grand qu’une pile de 1,5 volt et
déchargée quand les électrons sont - la tension alternative est fournie par : « deux » fois plus grand qu’une pile
au même nombre que les protons. des alternateurs - des transformateurs de 4,5 volts.

ELECTRONIQUE 86 magazine - n° 1
LE COURS

Les mesures de tension les plus utilisées Une fois de plus, nous allons vous ex-
dans le domaine de l'électronique sont : 20 30
40 40 60
80
pliquer la différence qui existe entre
10 20
0 50 0 10
0
une tension « continue » et une tension
VOLTS mV « alternative », avec un exemple hy-
kV = kilovolt
draulique et pour ce faire, nous utili-
V = volt serons nos récipients, l’un plein d’eau
mV = millivolt (pôle négatif) et l’autre plein d’air (pôle
µV = microvolt positif).
Dans le tableau 1 nous reportons les facteurs
de division et de multiplication pour convertir
une tension en ses multiples et sous-multiples : Pour simuler la tension continue on re-
lie les deux récipients comme sur la fi-
TABLEAU 1 CONVERSION VOLT gure 21.
volt x 1 000 = kilovolt L’eau s’écoulera vers le récipient vide,
volt : 1 000 = millivolt et lorsqu’elle aura atteint le même ni-
volt : 1 000 000 = microvolt veau dans les deux récipients, le dé-
millivolt x 1 000 = volt placement de l’eau cessera.
millivolt : 1 000 = microvolt
De la même façon, dans une pile ou
microvolt x 1 000 = millivolt
microvolt x 1 000 000 = volt
dans un accumulateur, les électrons
négatifs en excès afflueront toujours
vers le pôle positif, et lorsque sera at-
teint un par fait équilibre entre les
En alimentant une ampoule avec une Cela signifie que la valeur d’une ten- charges positives et les charges né-
tension alternative de 12 volts, fournie sion alternative commence à une va- gatives, ce flux cessera.
par un alternateur ou un transforma- leur de 0 volt pour augmenter pro- Une fois que cet équilibre est atteint,
teur (voir figure 20), ce n’est plus un gressivement à 1, 2, 3, etc. volts il n’y a plus de déplacement d’élec-
fil négatif et un fil positif que nous au- positifs jusqu’à atteindre son maximum trons, la pile ne réussissant plus à four-
rons mais alternativement l’un ou positif de 12 volts, puis elle commen- nir de courant électrique. Elle est alors
l’autre car la polarité changera conti- ce à redescendre à 11, 10, 9, etc. volts considérée comme déchargée.
nuellement. Cela revient à dire que, positifs jusqu’à revenir à la valeur ini- Quand une pile est déchargée on la jet-
successivement (alternativement) cir- tiale de 0 volt. te (pas n’importe où mais dans les ré-
culera dans chaque fil une tension né- cipients prévus à cet effet !), à la dif-
gative qui deviendra positive pour re- A ce point, sa polarité s’inverse et, tou- férence d’un accumulateur qui, lorsqu’il
devenir négative, puis à nouveau jours de façon progressive, augmente est déchargé, peut être rechargé en
positive, etc. Donc, les électrons cir- à 1, 2, 3, etc. volts négatifs jusqu’à at- étant relié à un générateur de tension
culeront tantôt dans un sens, tantôt teindre son maximum négatif de 12
dans le sens opposé. L’inversion de volts, puis elle commence à redes-
polarité sur les deux fils n’inter vient cendre à 11, 10, 9, etc. volts négatifs,
pas brusquement — c’est-à-dire qu’il jusqu’à retourner à la valeur de départ
n’y a pas une inversion soudaine de de 0 volt (voir figure 26).
polarité de 12 volts positifs à 12 volts
négatifs ou vice-versa — mais de fa- Ce cycle du positif au négatif se répè-
çon progressive. te à l’infini.

4,5 V

Fig. 19 : En tension « continue » on


aura toujours un fil de polarité
négative et un de polarité positive.
4,5 V.

Fig. 17 : TENSIONS CONTINUES - On prélève la tension « continue » des


batteries rechargeables, des piles et des cellules solaires.

Fig. 20 : En tension « alternative »


PRISE 220 V les deux fils n’ont pas de polarité,
parce qu’alternativement, les
Fig. 18 : TENSIONS ALTERNATIVES - On prélève la tension « alternative » des électrons vont dans un sens puis
alternateurs, des transformateurs et du secteur 220 volts. dans le sens opposé.

ELECTRONIQUE 87 magazine - n° 1
LE COURS

externe, qui se chargera de créer à nou- d’abord dans un sens, puis dans le
veau le déséquilibre initial entre élec- sens opposé.
trons et protons.
Pour simuler la tension alternative, on
utilise toujours les deux récipients, que
l’on place, cette fois, sur un plan en
LA FREQUENCE
bascule (voir figure 22). unité de mesure
Fig. 21 : En tension « continue »
Une main invisible placera celui plein le HERTZ
l’eau s’écoule vers le récipient plein d’eau (polarité négative) en position Dans la figure 26 nous montrons le gra-
d’air jusqu’à ce que s’opère un surélevée par rapport à l’autre qui est phique d’une période de la tension al-
parfait équilibre entre les deux vide (polarité positive). ternative qui, comme vous pouvez le
éléments. Tout d’abord, l’eau s’écoulera vers le voir, représente une sinusoïde compo-
récipient vide et lorsque le flux cesse- sée d’une alternance positive et d’une
ra, on aura le récipient de gauche vide alternance négative.
(polarité positive), et celui de droite
plein d’eau (polarité négative). On appelle fréquence, le nombre des
A ce point, la « main invisible » soulè- sinusoïdes qui se répètent en l’espa-
vera le récipient de droite en faisant ce d’une seconde. On l’exprime avec
écouler l’eau dans le sens inverse jus- le symbole Hz, qui signifie Hertz.
qu’à remplir le récipient de gauche, et Si vous observez l’étiquette qui figure
une fois qu’il se sera rempli, cette sur le compteur de votre habitation,
même main le soulèvera encore pour vous y trouverez l’indication 50 Hz.
inverser à nouveau le flux de l’eau (voir Ce nombre sert à indiquer que la ten-
figure 25). sion que nous utilisons pour allumer
De cette façon, l’eau s’écoulera dans nos lampes change de polarité 50 fois
Fig. 22 : En tension « alternative » le tube reliant les deux récipients, en 1 seconde.
l’eau s’écoule vers le récipient vide.

Les mesures de fréquence les plus utilisées


dans le domaine de l'électronique sont :

Hz = hertz
kHz = kilohertz
MHz = mégahertz Dans le tableau 2 nous reportons les facteurs
de division et de multiplication pour convertir
GHz = gigahertz
une fréquence en ses multiples et sous-multiples :

Fig. 23 : Quand celui-ci s’est rempli, TABLEAU 2 CONVERSION HERTZ


il devient de polarité opposée, hertz x 1 000 = kilohertz
c’est-à-dire négative. hertz x 1 000 000 = mégahertz
kilohertz x 1 000 = mégahertz
kilohertz x 1 000 000 = gigahertz
mégahertz x 1 000 = gigahertz
kilohertz : 1 000 = hertz
mégahertz : 1 000 = kilohertz
mégahertz : 1 000 000 = hertz
gigahertz : 1 000 = mégahertz
gigahertz : 1 000 000 = kilohertz

Fig. 24 : A ce point, le récipient plein


se lève et l’eau s’écoule en sens
inverse.

1 seconde

VOLT CC = tension
MAX continue
ALTERNANCE AC = tension
POSITIVE alternative

0 VOLT

ALTERNANCE
NEGATIVE

VOLT
MAX

Fig. 25 : Quand le récipient de


gauche est plein, il se lève pour Fig. 26 : On appelle « fréquence » le nombre des sinusoïdes qui se répètent en
inverser le flux. « 1 seconde ». La fréquence se mesure en Hertz.

ELECTRONIQUE 88 magazine - n° 1
LE COURS

1 seconde 1 seconde Le courant ne dépend en aucune façon


1 seconde
de la valeur de la tension. On peut donc
prélever 1 ampère aussi bien d’une pile
de 1,5 volt que d’une pile de 9 volts,
d’une batterie de voiture de 12 volts
ou encore de la tension secteur de
220 volts.

Pour mieux comprendre la différence


existant entre volt et ampère, nous uti-
4 Hz 10 Hz 50 Hz liserons à nouveau l’eau.
Si nous relions le réservoir négatif et
Fig. 27 : Pour une Fig. 28 : Pour une Fig. 29 : Pour une le réservoir positif avec un tube de pe-
fréquence de 4 Hz, la fréquence de 10 Hz, la fréquence de 50 Hz, la tit diamètre (voir figure 31), le flux d’eau
tension change de tension change de tension change de s’écoulera lentement, et puisqu’il est
polarité 4 fois par polarité 10 fois par polarité 50 fois par possible de comparer ce flux à un
seconde. seconde. seconde. nombre d’électrons en transit, on peut
donc affirmer que quand il passe peu
d’eau dans le tube, dans le circuit élec-
trique s’écoulent peu d’ampères.
Si nous relions les deux réservoirs avec
un tube de diamètre plus impor tant
(voir figure 32), le flux d’eau augmen-
tera, c’est-à-dire que dans le circuit
s’écouleront plus d’électrons et donc
plus d’ampères.
Comme le volt, l’ampère a ses sous-
multiples, appelés :
Fig. 30 : A l’aide d’un instrument de mesure appelé oscilloscope, il est possible - milliampère
de visualiser sur l’écran, le nombre de sinusoïdes présentes en 1 seconde. - microampère
- nanoampère

LE COURANT
unité de mesure LA PUISSANCE
l’AMPERE unité de mesure
On appelle le mouvement des électrons le WATT
de l’électrode négative vers l’électro- En connaissant la valeur de la tension
de positive, le courant. Il se mesure en de n’importe quel générateur tel une
Fig. 31 : Un tuyau étroit permettra à ampères. pile, une batterie, un transformateur
peu d’eau de s’écouler du pôle A titre d’information il plaira aux plus ou une ligne électrique et la valeur du
négatif vers le pôle positif. curieux de savoir qu’1 ampère corres- courant que nous prélevons pour ali-
pond à : 6 250 000 000 000 000 000 menter une lampe, une radio, un réfri-
électrons ! qui se déplacent du pôle né- gérateur, un fer à souder etc., nous
gatif vers le pôle positif en l’espace d’1 pouvons connaître la valeur de la puis-
seconde. sance absorbée, exprimée en watts.

Les mesures de courant les plus utilisées 0


1
2 3
4
5
20
40 60
80
10
0 0
dans le domaine de l'électronique sont :
AMPERES mA
Fig. 32 : Un gros tuyau permettra à
beaucoup d’eau de s’écouler du pôle A = ampère
négatif vers le pôle positif. mA = milliampère
µA = microampère
Une variation de 50 fois en 1 seconde
est tellement rapide que notre œil ne Dans le tableau 3 nous reportons les facteurs
de division et de multiplication pour convertir
réussira jamais à remarquer la valeur
un courant en ses multiples et sous-multiples :
croissante ou décroissante des alter-
nances. TABLEAU 3 CONVERSION AMPERES
En mesurant cette tension avec un volt- ampère : 1 000 = milliampère
mètre, l’aiguille ne déviera jamais d’un ampère : 1 000 000 = microampère
minimum à un maximum, car les va- milliampère x 1 000 = ampère
riations sont trop rapides par rapport milliampère : 1 000 = microampère
milliampère x 1 000 000 = nanoampère
à l’inertie de l’aiguille. Seul un oscil-
microampère x 1 000 = milliampère
loscope nous permet de visualiser sur
microampère x 1 000 000 = ampère
son écran cette forme d’onde (voir fi-
gure 30).

ELECTRONIQUE 89 magazine - n° 1
LE COURS

20 30
10 40
50 20 30 40
0 10
50
VOLTS
0
12 V
VOLTS

2 3
1 4
0 5

AMPERES 0,5 A
Fig. 33 : L’instrument appelé
« voltmètre » s’applique toujours
entre les pôles positif et négatif,
pour mesurer le « déséquilibre »
d’électrons qui existe entre les deux
Fig. 35 : Une ampoule alimentée par une tension de 12 volts, absorbe un
pôles. Voir les exemples des
courant de 0,5 ampère et débite une puissance lumineuse de 6 watts.
récipients pleins d’eau dans les
Pour calculer la puissance, il suffit de multiplier les volts par les ampères :
figures 15 et 16.
12 volts x 0,5 ampère = 6 watts

En connaissant les watts et les volts, Le multiple des watts est appelé :
1
2 3 4
5
nous pouvons connaître les ampères - kilowatt
0

AMPERES absorbés en utilisant la formule sui-


vante : et ses sous-multiples :
ampère = watt : volt - milliwatt
- microwatt
Une lampe d’une puissance de 6 watts
devant être alimentée avec une tension Les
de 12 volts, absorbera un courant de :
générateurs
6 : 12 = 0,5 ampère de tension
Les générateurs de tension les plus
A présent que vous savez que le watt communs sont les piles que nous pou-
indique la puissance, vous compren- vons trouver dans le commerce, sous
drez qu’un fer à souder de 60 watts dé- diverses formes et dimensions (voir fi-
Fig. 34 : L’instrument appelé gure 37).
bite en chaleur une puissance plus im-
« ampèremètre » s’applique toujours
en « série » sur un fil, pour mesurer por tante qu’un fer à souder de 40
le « passage » d’électrons. Les watts. Chaque pile peut fournir, selon son mo-
ampères ne sont pas influencés par De la même manière, pour deux am- dèle, une tension de 1,5 - 4,5 - 9 volts.
la tension, donc 1 ampère peut poules, l’une de 50 watts et l’autre de
s’écouler sous des tensions de 100 watts, la seconde consommera Il existe des générateurs de tension re-
4,5 - 9 - 24 - 220 volts. une puissance double de celle consom- chargeables, dont, par exemple, les ac-
mée par la première mais émettra éga- cumulateurs au nickel/cadmium
La formule permettant d’obtenir les lement le double de lumière ! (Ni/Cd) qui fournissent une tension de
watts est très simple :
Les mesures de puissance les plus utilisées
watt = volt x ampère dans le domaine de l'électronique sont :
watts = V x A

Une lampe de 12 volts - 0,5 ampère ampères = W : V


absorbe donc une puissance de : W = watt volts = W : A
12 x 0,5 = 6 watts mW = milliwatt
µW = microwatt
En connaissant les watts et les am-
Dans le tableau 4 nous reportons les facteurs
pères, nous pouvons connaître la va-
de division et de multiplication pour convertir
leur de la tension d’alimentation, en une puissance en ses multiples et sous-multiples :
utilisant la formule contraire, c’est-à-
dire : TABLEAU 4 CONVERSION WATT

watt x 1 000 = kilowatt


volt = watt : ampère watt : 1 000 = milliwatt
watt : 1 000 000 = microwatt
Si nous avons une lampe de 6 watts milliwatt x 1 000 = watt
qui absorbe 0,5 ampère, sa tension milliwatt : 1 000 = microwatt
d’alimentation sera de : microwatt x 1 000 = milliwatt

6 : 0,5 = 12 volts

ELECTRONIQUE 90 magazine - n° 1
LE COURS

la tension, qui reste toujours de 4,5


10 watts 50 watts 100 watts volts, mais seulement la puissance dis-
ponible.
En pratique nous avons doublé l’auto-
nomie de la pile, c’est-à-dire que si une
seule pile pouvait tenir allumée l’am-
poule pendant 10 heures, en reliant
deux piles en parallèle, nous réussi-
rions à la garder allumée pendant 20
heures.

Maintenant, reliez le positif d’une pile


au négatif de la seconde (voir figu-
re 40), puis reliez une ampoule aux
deux extrémités des piles et vous no-
terez une augmentation de la lumino-
sité.
Ce branchement, appelé série, a dou-
blé la valeur de la tension qui est mon-
Fig. 36 : On peut comparer la puissance à un « marteau ». tée de :
Un petit marteau a une puissance moindre qu’un marteau de dimensions plus
importantes. C’est la raison pour laquelle une lampe de 10 watts diffuse moins 4,5 volts à 4,5 + 4,5 = 9 volts.
de lumière qu’une lampe de 100 watts, et qu’un moteur électrique de 1 000
watts distribue plus de puissance qu’un moteur de 500 watts. Plus le nombre Si par erreur, vous reliez le négatif
de watts de la lampe, du moteur ou du circuit que nous alimentons est d’une pile avec le négatif de la secon-
important, plus sont nombreux les ampères absorbés par la source. de pile et sur les deux extrémités po-
sitives (voir figure 40 à droite) vous re-
1,2 volt ou encore, des accumulateurs Procurez-vous deux piles carrées de liez l’ampoule, celle-ci restera éteinte
au plomb (vulgairement appelés « bat- 4,5 volts, une ampoule de 6 volts mu- parce que les électrons de même po-
teries »), normalement installés sur nie de sa douille et un morceau de fil larité se repoussent.
tous les véhicules et qui, généralement, de cuivre isolé plastique pour installa-
fournissent une tension de 12,6 volts. tions électriques. Le même phénomène se produit si on
Il existe aussi des générateurs pouvant branche le positif d’une pile au positif
transformer la lumière en une tension, En reliant les deux extrémités de l’am- d’une deuxième pile.
et qui sont pour cette raison appelés poule à une seule pile (voir figure 39),
cellules solaires (voir figure 17). vous verrez s’allumer l’ampoule.
Si vous prenez les deux piles et que Important
Certains générateurs fonctionnent avec vous reliez entre eux les deux pôles po- Nous pouvons relier en parallèle éga-
le mouvement. Par exemple la dynamo, sitifs et les deux pôles négatifs, en lement deux - trois - quatre piles, à
installée sur toutes les bicyclettes (voir branchant l’ampoule, vous la verrez cet- condition qu’elles débitent la même
figure 18) ou les alternateurs, instal- te fois encore s’allumer, avec la même tension et donc, relier en parallèle deux
lés sur les véhicules, pour recharger la intensité que précédemment. ou plusieurs piles de 4,5 volts ou en-
batterie. core deux ou plusieurs piles qui débi-
Cette liaison, appelée parallèle (voir fi- tent 9 volts. Par contre, nous ne pou-
Rappel : les dynamos installées sur les gure 39), n’a pas modifié la valeur de vons pas relier en parallèle une pile de
bicyclettes génèrent une tension al-
ternative.

Dans chaque appartement, on retrou-


ve les prises électriques desquelles on
peut prélever une tension alternative
de 220 volts.
Le générateur de tension appelé trans-
formateur est utilisé en électronique
pour abaisser la tension alternative
220 volts du secteur à des tensions
inférieures, par exemple 9 - 12 - 20 -
30 volts. Ces mêmes transformateurs
peuvent également êtres construits
pour élever une tension, par exemple
110 à 220 volts.

1er exercice
Le premier exercice que nous vous pro- Fig. 37 : Dans le commerce, on peut trouver des piles de tensions et de
posons, vous permettra de constater dimensions diverses. La capacité d’une pile est exprimée en ampère/heure. Une
ce qui arrive si l’on relie en série ou en pile de 3 Ah se décharge en une heure si l’on prélève 3 ampères, en deux
parallèle deux sources d’alimentation. heures si l’on prélève 1,5 ampère et en 30 heures si l’on prélève 0,1 ampère.

ELECTRONIQUE 91 magazine - n° 1
LE COURS

20 30 40
10
0 50

VOLTS
VOLTS 13,5

4,5 V.

4,5 V 4,5 V

4,5 V
Fig. 39 : En reliant à une pile une ampoule, celle-ci s’allume. 9V
En reliant en parallèle deux piles, nous modifions seulement la « capacité »
de la source, donc la luminosité de l’ampoule ne varie pas. Fig. 41 : En reliant en série une pile
En reliant en série (voir figure 40 à gauche) deux piles, la luminosité double, de 4,5 volts avec une pile de 9 volts,
car nous augmentons le déséquilibre des électrons. nous obtiendrons une tension totale
de 13,5 volts. Pour effectuer un
branchement en série, nous devons
relier le positif d’une pile au négatif
de l’autre.

20 30
10 40
0 50

VOLTS
VOLTS 15,0

4,5 V 4,5 V 4,5 V 4,5 V

Fig. 40 : Pour relier en série deux piles, nous devrons relier


le pôle négatif de l’une au pôle positif de l’autre.
Si nous relions les piles, comme sur le dessin de droite,
nous n’obtiendrons aucune tension.
4,5 V 1,5 V
9V
4,5 volts à une de 9 volts car la pile Les piles de différentes tensions peu-
qui débite la tension la plus importan- vent, par contre, être reliées en série.
Fig. 42 : En reliant en série trois
te se déchargera dans la pile qui dé- Par exemple, si nous relions en série
piles, une de 4,5 volts, une de 9
bite la tension la moins importante. une pile de 4,5 volts à une pile de 9 volts et une de 1,5 volt, nous
volts (voir figure 41), nous obtiendrons obtiendrons une tension de 15 volts.
une tension totale de : Si les trois piles ont des capacités
différentes, la plus faible d’entre
4,5 + 9 = 13,5 volts elles s’épuise avant les autres.

Si on relie en série trois piles, une de


4,5 volts, une de 9 volts et une de 1,5 Par exemple, si la pile de 4,5 volts a
volt une autonomie de 10 heures, celle de
(voir figure 42), on obtiendra une ten- 9 volts une autonomie de 3 heures et
sion totale de : celle de 1,5 volt une autonomie de 40
heures, en les reliant en série elles
4,5 + 9 + 1,5 = 15 volts cesseront de nous fournir de la tension
Fig. 38 : En 1801, le physicien après seulement 3 heures, c’est-à-dire
Alessandro Volta présenta à Paris, Dans une liaison en série, on devra tou- quand la pile de 9 volts, qui a la plus
en présence de Napoléon Bonaparte, tefois choisir des piles qui ont une faible capacité, se sera complètement
sa pile électrique. même capacité. déchargée. ◆

ELECTRONIQUE 92 magazine - n° 1