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1 Ce projet a reçu un financement dans le cadre du 7ème programme-cadre de l'Union Européenne
1 Ce projet a reçu un financement dans le cadre du 7ème programme-cadre de l'Union Européenne

Ce projet a reçu un financement dans le cadre du 7ème programme-cadre de l'Union Européenne pour la recherche et le développement technologique sous l'agrément n°[321278].

EUPRB ET T éléphoner Ter re

Domaine

Univers, s ystème stellaire, habitabilité des planètes, lith ologie et conditions de format ion des roches, formes de vie et conditions de d éveloppement de la vie, princi pe d’actualisme, ondes électromagnétiques

conceptuel

Situation

Les élèves

sont des scientifiques en charge de la rédactio n d’un article sur la

vie extrat errestre dans un magazine scientifique po ur la jeunesse. Ils

analysent deux positions scientifiques divergentes d’une c ontroverse.

Investigation

Analyse d e documents et, éventuellement, travail expéri mental (conception d’une exp érience sur les conditions nécessaires à la vie, et réalisation)

Production

Article de

magazine incluant éventuellement la propos ition d’une activité

expérimen tale destinée aux lecteurs

Et éventu ellement production d’un poster et préparation orale.

d’une présentation

Durée indicative

7 séances de 1h30

production d’un poster et préparation orale. d’une présentation Durée indicative 7 séances de 1h30
production d’un poster et préparation orale. d’une présentation Durée indicative 7 séances de 1h30
production d’un poster et préparation orale. d’une présentation Durée indicative 7 séances de 1h30

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E.T . téléphoner Terre

De scriptif pour les professeurs

Résumé

Dans ce projet pédagogiq ue, les élèves sont amenés à se comp orter comme des

a demandé d’écrire un article sur la q uestion de la vie est destiné au Journal Européen Junio r de l’Exploration

et doivent aussi

Spatiale. À cette fin, ils do ivent exploiter un dossier documentaire

proposer une activité, éve ntuellement expérimentale, que les lect eurs de la revue pourraient mener.

scientifiques auxquels on extraterrestre. Cet article

Dans le cas d’une utilisatio n de ce module pour préparer la confére nce nationale, on

demandera aux élèves d e présenter cet article dans le cadre science.

de la fête de la

Savoirs mis en jeu

Notre Soleil n’est qu’u ne des millions d’étoiles qui forment notre ga laxie.

Généralement, les éto iles dans une galaxie sont des millions de fois plus éloignées les unes des autres q ue les planètes dans le système solaire.

L’Univers comporte de s milliards de galaxies.

Les fossiles sont de s restes de plantes ou d’animaux qui d atent d’il y a très longtemps : on les tro uve dans les roches.

Toutes les espèces vi vantes qui existent aujourd’hui sur Terre on t évolué à partir de formes de vie primitiv es qui ont commencé à se développer il y a plus de 3 milliards d’années.

Compétences visées

S’approprier des notio ns et des modèles scientifiques

Obtenir et enregistrer des informations

Proposer un modèle c ohérent avec les observations

Analyser des argume nts de manière critique, (notamment en les contexte de leur époq ue s’ils sont anciens)

Utiliser les outils de

communication appropriés, y compris les

replaçant dans le

TICE, pour rendre

compte de son travail et discuter des questions scientifiques Cette activité est aussi l’occa sion pour les élèves de :

Rechercher, expérime nter, discuter et développer des arguments

Partir d’exemples de l a vie courante pour développer son sens de la curiosité

Prérequis

Avant de se lancer dans ce

connaissances sur les planèt es du système solaire et sur les conditions qui ont permis à la vie de se développer sur la T erre. Il serait aussi utile que les élèves aient une idée de l’ordre de grandeur des distances en tre les étoiles d’une galaxie.

dossier de recherche, les élèves devrai ent avoir quelques

grandeur des distances en tre les étoiles d’une galaxie. dossier de recherche, les élèves devrai ent
grandeur des distances en tre les étoiles d’une galaxie. dossier de recherche, les élèves devrai ent
grandeur des distances en tre les étoiles d’une galaxie. dossier de recherche, les élèves devrai ent

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Canevas possibles : La dernière étape est o ptionnelle selon le choix d’utiliser ce module pour prépare r la conférence nationale.

Courrier électronique
Courrier
électronique
prépare r la conférence nationale. Courrier électronique Apport d ocumentaire Elaboration article Préparation

Apport d ocumentaire

Elaboration article Préparation participation fête de la science
Elaboration article
Préparation
participation fête de
la science

• Article 1 : La vie dans le système Solaire • Article 2 : Le programme SETI • Article 3 : Voyage dans un trou d e vers

• Analyse et discussion des idées : plan de l’article

• Mise au point d’une activité pour les lecteurs

• Rédaction de l’article

• Ela boration poster

• Pr ésentations orales

Courrier électronique

Apport docum entaire Controverse
Apport docum entaire
Controverse

Elaboration article

Préparation participation fête de la science
Préparation
participation fête de
la science

•Article 1 : La vie dan s le système Solaire •Article 2 : Le progra mme SETI •Article 3 : Voyage d ans un trou de vers

•Article 4 : Ernst Mayr •Article 5 : Carl Sagan

•Analyse et discussion des idées : plan de l’article •Mise au point d’une activité pour les lecteurs •Intégration des éléments d’une controverse scientifique •Rédaction de l’article

•Elaboration poster •Présentations orales

éléments d’une controverse scientifique •Rédaction de l’article •Elaboration poster •Présentations orales
éléments d’une controverse scientifique •Rédaction de l’article •Elaboration poster •Présentations orales
éléments d’une controverse scientifique •Rédaction de l’article •Elaboration poster •Présentations orales

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Déroulement

La démarche nécessite en viron 7 séances de 1h30. Une partie d u travail peut être donnée à faire à la maison.

Séances

Lancement

C lasse entière

 

1

et 2

Fiche « Résum é du projet » Analyse du cou rrier électronique Analyse du dos sier documentaire Élaboration de stratégies de travail du groupe Étude des ress ources documentaires Esquisse du pr emier plan de l’article

 
 

G roupes de é lèves ré partition

3

à

6

avec

 

des

tâ ches au sein des g roupes

Séances3

Mise au point d ’une activité à présenter aux lecteurs Présentation d es plans conçus par les groupes pour structurer leurs articles, conseils réciproques

G roupes

à 5

C lasse entière

 

Séances

Finalisation des

articles

G roupes C lasse entière

 

6

et 7

Présentation d es articles et activités proposées par les différents gr oupes

Séance 8

Elaboration de posters

 

G roupes C lasse entière

 

et

9(option

Sélection des

groupes

destinés

à

représenter

fête de la sc.)

l’établissement scolaire à la conférence nationale

 

Indications pour la mise en œuvre

A. Modalités

Ce projet pédagogique es t destiné à des élèves qui travaillent e n binôme ou en petits groupes : en mettant en commun leurs idées et en confronta nt leurs opinions, ils seront mieux à mê me de produire un texte doté d’un e argumentation intéressante.

Le dossier documentaire e st constitué de trois articles et de deux t extes légèrement

importante. Par lecture des deux

plus longs: pour un élève

conséquent, les élèves on t intérêt à se partager les lectures. La textes plus longs peut être facultative.

seul, la charge de lecture est assez

Le professeur présente le sujet de façon à susciter la curiosité de s élèves et il leur fournit la fiche “Résumé d u projet”. Celle-ci récapitule l’ensembl e des documents que les élèves doivent pro duire tout au long du projet et elle perm et à chaque élève de gérer l’avancement de s es travaux.

Les trois premiers articles

du dossier documentaire abordent :

1. la possibilité de l’existen ce d’une forme de vie primitive sur Mars ;

articles du dossier documentaire abordent : 1. la possibilité de l’existen ce d’une forme de vie
articles du dossier documentaire abordent : 1. la possibilité de l’existen ce d’une forme de vie
articles du dossier documentaire abordent : 1. la possibilité de l’existen ce d’une forme de vie

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2. la possibilité du voyage i nterstellaire ;

3. la possibilité de la comm unication avec des extraterrestres.

B. Ressources docum entaires

bactérienne sur

Mars. Il donne des inform ations sur les tests réalisés dès les a nnées 70 par les

sondes Viking jusqu’aux compte de la découverte météorite martienne.

Le premier article exami ne la possibilité de l’existence d’une vie

travaux récents du rover Curiosity. L’a rticle rend aussi controversée de microfossiles de ba ctéries dans une

en lumière trois modes de tran sport spéculatifs

quipermettraient de voya ger entre les étoiles : l’arche interstel laire, la fusée à

propulsion photonique et l es trous de ver. Chaque méthode soulèv e des problèmes qui sont brièvement mentio nnés.

Le second article met

Le troisième article e st consacré à la communication a vec d’éventuels

extraterrestres. Il présen te le programme SETI (Search for Intelligence) et l’équation d e Drake.

Extra-Terrestrial

Le dossier comporte deux

deux textes rédigés par d eux scientifiques renommés (Ernst May r et Carl Sagan),

1995 dans deux

numéros consécutifs de la revue Biostronomy News, opposent un détracteur (Mayr)

programme SETI. Ensemble, ils cons tituent une belle

des affirmations

discutables et polémiques,

argumenté. Si les

deux textes ont été inséré s dans le dossier documentaire, c’est a ussi pour montrer qu’en l’absence de preuv e concluante, deux éminents scientifiqu es peuvent avoir des opinions totalement di fférentes : ainsi, même dans le domain e scientifique, les choses ne sont pas toujour s nettes et tranchées.

et un partisan (Sagan) du

dans des versions abrégé es et simplifiées. Ces textes, publiés en

autres documents plus longs et facul tatifs. Il s’agit de

illustration d’une controve rse scientifique. Ils comportent chacun

que les élèves pourraient essayer d’id entifier et réfuter :

ce travail devrait aider les élèves à élaborer un article solidement

Le dossier documentaire

l’implication et de la curiosi té des élèves.

peut être étoffé avec d’autres support s en fonction de

C. Activité pour les le cteurs

On demande aussi aux él èves de proposer une activité que les le cteurs de l’article pourraient réaliser (cf. co urrier électronique). En voici des exem ples : rédiger un message pour les habitan ts éventuels des systèmes stellairesp roches ; effectuer une recherche sur les ov nis ; étudier la réaction du corps hum ain à de longues

périodes sans pesanteur ;

bactéries dans des échant illons provenant d’une autre planète (mi se en culture des

des émissions de

mettre au point une méthode pour test er la présence de

microorganismes en utilisa nt des plaques de gélose ou détection CO 2 à l’aide d’une sonde)…

la présence de microorganismes en utilisa nt des plaques de gélose ou détection CO 2 à
la présence de microorganismes en utilisa nt des plaques de gélose ou détection CO 2 à
la présence de microorganismes en utilisa nt des plaques de gélose ou détection CO 2 à

E.T. Téléphone Terre

Dossier élève Résumé de projet et lettre de mission

Option sans participation à la conférence nationale

Terre Dossier élève Résumé de projet et lettre de mission Option sans participation à la conférence

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E.T. téléphone Terre

Résumé et gestion du projet

Ce que vous allez faire

Vous travaillez au sein de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique. Le Journal Européen Junior de l’Exploration Spatiale, journal destiné à des collégiens, a demandé à votre équipe d’écrire un article sur la possibilité de l’existence de la vie dans d’autres régions de l’Univers. Un dossier documentaire vous est fourni afin de mener à bien votre tâche.

Ce que vous allez apprendre

Notre Soleil n’est qu’une des millions d’étoiles qui forment notre galaxie.

Généralement, les étoiles dans une galaxie sont des millions de fois plus éloignées les unes des autres que les planètes dans le système solaire.

L’Universcomporte des milliards de galaxies.

Les fossiles sont des restes de plantes ou d’animaux qui datent d’il y a très longtemps : on les trouve dans les roches.

Toutes les espèces vivantes qui existent aujourd’hui sur Terre ont évolué à partir de formes de vie primitives qui ont commencé à se développer il y a plus de 3 milliards d’années.

Ce que vous devez produire

Vous devrez rédiger un article de 700 à 800 mots, comportant une proposition d’activité (éventuellement expérimentale) que les lecteurs de la revue pourraient mener. Vous devrez aussi préparer une présentation des idées-forces de votre article (poster ou diaporama) pour la classe.

Au fur et à mesure de l’avancement de votre projet, vérifiez que vous produisez les documents intermédiaires suivants :

Dossier documentaire Liste des idées présentes dans les textes (prise de notes)

Discussion en groupe Analyse et discussion des idées Plan de l’article à rédiger Idée d’activité et exemple de résultat Brouillon de l’article

des idées Plan de l’article à rédiger Idée d’activité et exemple de résultat Brouillon de l’article

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InstitutInstitutInstitutInstitut dededede PlanétologiePlanétologiePlanétologiePlanétologie etetetet d’Astrophysiqued’Astrophysiqued’Astrophysiqued’Astrophysique

Courrier électronique

De :

Frank Martin, Chef d’équipe

À :

[Équipe de recherche en Planétologie]

Sujet: Article pour le Journal Européen Junior de l’Exploration Spatiale (JEJES)

Les rédacteurs du JEJES nous demandent un article sur la possibilité de l’existence de la vie dans d’autres régions de l’Univers. Pour rédiger un texte clair et argumenté, destiné à des jeunes de 12 à 16 ans, je vous propose de travailler en équipe.

L’article doit comporter entre 700 et 800 mots, ainsi qu’une ou deux illustrations. Les rédacteurs souhaiteraient que nous mettions l’accent sur les trois questions suivantes :

1. Est-il possible que des formes de vie, aussi primitives soient-elles, existent quelque part ailleurs dans le système solaire ?

2. Est-il possible que des formes de vie intelligentes existent quelque part dans la galaxie, et que nous puissions communiquer avec elles ?

3. Est-il possible de voyager jusqu’à des planètes situées en dehors du système solaire ? Des êtres intelligents provenant de ces planètes pourraient-ils voyager jusqu’à nous ?

Les rédacteurs souhaitent aussi que nous proposions une activité (recherche, projet…) que des lecteurs curieux pourraient mener. Cette activité peut dériver de n’importe quel aspect du sujet. Bien sûr, il faudrait tester et réaliser cette activité avant de la proposer.

Je joins quelques documents que l’équipe peut utiliser comme point de départ. Le délai pour remettre l’article n’est pas très long, donc j’apprécierais de recevoir rapidement une copie de votre brouillon.

VousVousVousVous avezavezavezavez peutpeutpeutpeut----êtreêtreêtreêtre intérêtintérêtintérêtintérêt àààà vousvousvousvous partagerpartagerpartagerpartager lalalala lecturelecturelecturelecture desdesdesdes documentsdocuments,documentsdocuments,,, individuellementindividuellementindividuellementindividuellement ouououou enenenen binômes.binômes.binômes.binômes. AprèsAprèsAprèsAprès avoiravoiravoiravoir prisprisprispris desdesdesdes notesnotesnotesnotes sursursursur cececece quequequeque vousvousvousvous aaurezaaurezurezurez lu,lu,lu,lu, vousvousvousvous pourrpourrezpourrpourrezezez metmettmetmetttretrerere enenenen communcommuncommuncommun lesleslesles informationinformationsinformationinformationsss quequequeque vousvousvousvous auraurezauraurezezez recueilliesrecueillies.recueilliesrecueillies

quequequeque vousvousvousvous auraurezauraurezezez recueilliesrecueillies.recueilliesrecueillies

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E.T. Téléphone Terre

Dossier élève Résumé de projet et lettre de mission

Option participation à la conférence nationale

Téléphone Terre Dossier élève Résumé de projet et lettre de mission Option participation à la conférence

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E.T. téléphone Terre

Résumé et gestion du projet

Ce que vous allez faire

Vous travaillez au sein de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique. Le Journal Européen Junior de l’Exploration Spatiale, journal destiné à des collégiens, a demandé à votre équipe d’écrire un article sur la possibilité de l’existence de la vie dans d’autres régions de l’Univers. Un dossier documentaire vous est fourni afin de mener à bien votre tâche.

Ce que vous allez apprendre

Notre Soleil n’est qu’une des millions d’étoiles qui forment notre galaxie.

Généralement, les étoiles dans une galaxie sont des millions de fois plus éloignées les unes des autres que les planètes dans le système solaire.

L’Univers comporte des milliards de galaxies.

Les fossiles sont des restes de plantes ou d’animaux qui datent d’il y a très longtemps : on les trouve dans les roches.

Toutes les espèces vivantes qui existent aujourd’hui sur Terre ont évolué à partir de formes de vie primitives qui ont commencé à se développer il y a plus de 3 milliards d’années.

Ce que vous devez produire

Vous devrez rédiger un article de 700 à 800 mots, comportant une proposition d’activité (éventuellement expérimentale) que les lecteurs de la revue pourraient mener. Vous devrez aussi préparer un poster et/ou un diaporama pour présenter les idées-forces de votre article à un événement type fête de la science.

Au fur et à mesure de l’avancement de votre projet, vérifiez que vous produisez les documents intermédiaires suivants :

Dossier documentaire Liste des idées présentes dans les textes (prise de notes)

Discussion en groupe Analyse et discussion des idées Plan de l’article à rédiger Idée d’activité et exemple de résultat Brouillon de l’article

des idées Plan de l’article à rédiger Idée d’activité et exemple de résultat Brouillon de l’article

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InstitutInstitutInstitutInstitut dededede PlanétologiePlanétologiePlanétologiePlanétologie etetetet d’Astrophysiqued’Astrophysiqued’Astrophysiqued’Astrophysique

Courrier électronique

De :

Frank Martin, Chef d’équipe

À :

[Équipe de recherche en Planétologie]

Sujet: Article pour le Journal Européen Junior de l’Exploration Spatiale (JEJES)

Les rédacteurs du JEJES nous demandent un article sur la possibilité de l’existence de la vie dans d’autres régions de l’Univers. Pour rédiger un texte clair et argumenté, destiné à des jeunes de 12 à 16 ans, je vous propose de travailler en équipe.

L’article doit comporter entre 700 et 800 mots, ainsi qu’une ou deux illustrations. Les rédacteurs souhaiteraient que nous mettions l’accent sur les trois questions suivantes :

1. Est-il possible que des formes de vie, aussi primitives soient-elles, existent quelque part ailleurs dans le système solaire ?

2. Est-il possible que des formes de vie intelligentes existent quelque part dans la galaxie, et que nous puissions communiquer avec elles ?

3. Est-il possible de voyager jusqu’à des planètes situées en dehors du système solaire ? Des êtres intelligents provenant de ces planètes pourraient-ils voyager jusqu’à nous ?

Les rédacteurs souhaitent aussi que nous proposions une activité (recherche, projet…) que des lecteurs curieux pourraient mener. Cette activité peut dériver de n’importe quel aspect du sujet. Bien sûr, il faudrait tester et réaliser cette activité avant de la proposer.

Je pense que cet article ferait une bonne base pour préparer une animation dans le cadre de la fête de la science. Je compte sur vous pour me préparer quelque chose de sympathique et dynamique.

Je joins quelques documents que l’équipe peut utiliser comme point de départ. Le délai pour remettre l’article n’est pas très long, donc j’apprécierais de recevoir rapidement une copie de votre brouillon.

VousVousVousVous avezavezavezavez peutpeutpeutpeut----êtreêtreêtreêtre intérêtintérêtintérêtintérêt àààà vousvousvousvous partagerpartagerpartagerpartager lalalala lecturelecturelecturelecture desdesdesdes documentsdocuments,documentsdocuments,,, individuellementindividuellementindividuellementindividuellement ouououou enenenen binômes.binômes.binômes.binômes. AprèsAprèsAprèsAprès avoiravoiravoiravoir prisprisprispris desdesdesdes notesnotesnotesnotes sursursursur cececece quequequeque vousvousvousvous aaurezaaurezurezurez lu,lu,lu,lu, vousvousvousvous pourrpourrezpourrpourrezezez metmettmetmetttretrerere enenenen communcommuncommuncommun lesleslesles informationinformationsinformationinformationsss quequequeque vousvousvousvous aurezaurezaurezaurez recueilliesrecueillies.recueilliesrecueillies

quequequeque vousvousvousvous aurezaurezaurezaurez recueilliesrecueillies.recueilliesrecueillies

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E.T. Téléphone Terre

Dossier élève Apport documentaire

1 E.T. Téléphone Terre Dossier élève Apport documentaire

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VousVousVousVous pourriezpourriezpourriezpourriez rechercherrechercherrechercherrechercher lesleslesles différencesdifférencesdifférencesdifférences dededede performancesperformancesperformancesperformances etetetet dededede technologiestechnologiestechnologiestechnologies desdesdesdes sondessondessondessondes ayantayantayantayant apportéapportéapportéapporté desdesdesdes informationsinformationsinformationsinformations sursursursur MarsMarsMarsMars

Article 1

La vie ailleurs dans le système solaire

Tous les organismes vivants sur la Terre sont faits à base de carbone : ils sont constitués de molécules complexes, elles-mêmes composées de chaînes d’atomes de carbone, auxquelles sont attachés principalement des atomes d’hydrogène, d’oxygène et d’azote. À priori, une forme de vie avec une composition chimique totalement différente, par exemple à base de silicium, pourrait exister, mais on n’en a jamais observé, si bien qu’on ne peut mettre au point des tests pour la détecter. On doit donc admettre que les seules formes de vie que l’on puisse découvrir dans l’espace sont celles qui fonctionnent comme sur Terre.

Parmi les autres planètes de notre système solaire, la seule susceptible d’héberger une forme de vie est la planète Mars. Seule cette planète possède une température de surface supportable par les êtres humains. Son atmosphère comporte environ 95% de dioxyde de carbone, 3% de diazote, 1,6% d’argon et des traces d’oxygène libre, de monoxyde de carbone, d’eau et de méthane. L’air y est assez poussiéreux, ce qui donne au ciel martien une teinte brun clair ou orangée (les données recueillies par les rovers d’exploration martienne indiquent que les particules de poussière en suspension dans l’atmosphère ont un diamètre d’environ 1,5 micromètre). La planète possède des calottes polaires, composées vraisemblablement d’eau et de dioxyde de carbone gelés. Au milieu du XIX e siècle, les astronomes savaient déjà que Mars avait des similarités avec la Terre, par exemple presque la même durée du jour.

L’exploration de Mars n’a pas débuté il y a une cinquantaine d’année mais au XVII e siècle, avec l’invention et le perfectionnement des télescopes. Les vues de plus en plus détaillées de la planète ont alimenté de nombreuses spéculations sur les formes de vie – et même les civilisations intelligentes – qu’elle pouvait héberger. Les sondes envoyées à partir de la fin du XX e siècle ont considérablement accru nos connaissances, en particulier sur la géologie de Mars et sur son habitabilité éventuelle.

Les sondes spatiales Marinerlancées dans les années 60 et 70 ont survolé la planète et ont envoyé des images de nombreux volcans éteints. Les photographies montraient aussi des formes qui ressemblaient de manière frappante à des lits de rivière asséchées. Cela pourrait indiquer que l’eau a coulé sur Mars dans le passé ; maintenant, cette eau pourrait avoir gelé et se trouver coincée sous la surface de la planète.

Deux sondes Viking se sont posées sur Mars en 1976. Elles contenaient l’équipement nécessaire pour ramasser des échantillons du sol martien et les analyser afin de détecter des microorganismes. Les tests n’ont donné aucune preuve tangible de la présence de vie sur Mars. Vraisemblablement, l’atmosphère trop ténue, les températures rudes et l’absence de couche d’ozone expliquent que la surface de cette planète soit stérile.

Pourtant, la vie a pu exister sur Mars dans le passé. En 1996, des scientifiques de la NASA ont publié un article dans la revue Science pour rendre compte de leurs travaux sur des météorites provenant de cette planète. La NASA possède 34 météorites martiennes et les études (réalisées par le Centre spatial Johnson de la NASA) ont montré qu’au moins trois d’entre elles présentaient des traces de vie, sous la forme de structures microscopiques

montré qu’au moins trois d’entre elles présentaient des traces de vie, sous la forme de structures

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ressemblant à des bactéries fossilisées. Bien que les observations soient fiables, plusieurs interprétations sont possibles et les travaux de la NASA ont été contestés. En effet, au cours des dernières décennies, les scientifiques se sont accordés sur sept critères pour établir qu’un échantillon géologique renferme les traces d’une vie passée :

1)

Le contexte géologique de l’échantillon est-il compatible avec la vie ?

2)

L’âge et la localisation de l’échantillon sont-ils compatibles avec la vie ?

3)

L’échantillon comporte-il les traces d’une colonisation par des microorganismes ?

4)

Peut-on déceler des biominéraux ?

5)

Peut-on déceler des motifs isotopiques propres à la biologie ?

6)

Peut-on déceler un biomarqueur organique ?

7)

Les caractéristiques sont-elles propres à l’échantillon ?

Pour prouver qu’un échantillon renferme des traces de vie, la plupart ou la totalité de ces critères doivent être vérifiés. Or, jusqu’à présent, pour les échantillons martiens, ils n’ont jamais été tous satisfaits. La recherche continue donc. Quoi qu’il en soit, si les conclusions de la NASA sont correctes, cela prouverait que des formes de vie primitives seraient apparues ailleurs dans l’Univers.

Ces dernières années, de nouvelles techniques ont été mises au point par les biologistes pour détecter les microorganismes, ce qui les a conduit à découvrir sur Terre de nouvelles espèces de bactéries prospérant dans des conditions extrêmes : profondément enfouies dans la glace de l’Antarctique ; dans les cheminées hydrothermales des fonds océaniques où la température approche les 100°C ; dans les sources chaudes où elles digèrent du soufre ; dans la fosse de Porto Rico, à 8 000 m de profondeur, où ne pénètre aucun rayon de soleil. Ces découvertes remettent en cause l’apparente stérilité de la planète Mars : est-il totalement absurde d’imaginer que des bactéries survivent en ce moment dans le permafrost 1 martien ?

Chronologie des dernières découvertes sur la planète Mars

Mission

Date

Découverte

Missions réalisées

 
 

2000

Suspicion de nappes d’eau dans le sous-sol martien

Mars Express

2003

Traces de méthane dans l’atmosphère martienne

 

2003

Croissance de bactéries sur un sol martien simulé

Opportunity

2004

Dans un lointain passé, Mars a été humide

Mars Express

2005

Présence d’eau gelée dans la calotte polaire martienne

Mars Express

2005

Traces de formaldéhyde dans l’atmosphère martienne

Mars Global Surveyor

2006

De l’eau coule occasionnellement sur Mars

Spirit

2007

Découverte de roches riches en silice (90%)

Phoenix

2008

Présence d’eau gelée sous la surface de Mars

Curiosity

2012

Mars a perdu une grande partie de son atmosphère il y a 4 milliards d’années

Missions programmées

Mangalayaan

2013

Étude de l’atmosphère martienne

MAVEN

2013

Étude de l’histoire climatique de Mars

Insight

2016

Étude de la structure interne de Mars

ExoMars

2016

Détection de l’origine du méthane

ExoMars

2018

Rover martien

1 Le permafrost est le mot anglais (pergélisol en français) qui correspond à la partie d’un sol qui reste gelé en permanence (au moins pendant deux ans).

en français) qui correspond à la partie d’un sol qui reste gelé en permanence (au moins

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VousVousVousVous pourriezpourriezpourriezpourriez chercherchercherchercherchercher quellequellequellequelle estestestest l’actualitél’actualitél’actualitél’actualité dededede cececece projetprojetprojetprojet aujourd’huiaujourd’huiaujourd’huiaujourd’hui,,,, etetetet vousvousvousvous connecterconnecterconnecterconnecter comcommcomcommmemeee participantparticipantparticipantparticipant auauauau projetprojetprojetprojet SETISETISETISETI

Article 2

Le programme SETI

(Search for Extra-Terrestrial Intelligence)

Dans les années 30, les astronomes découvrirent que certains astres émettaient des ondes radio, ce qui entraîna la construction de récepteurs radio spécifiques pour les étudier. Ces « radiotélescopes » ont contribué de façon prodigieuse à notre connaissance de l’Univers et ont permis, entre autres, de découvrir les quasars (astres extrêmement lumineux, beaucoup plus petits qu’une galaxie mais beaucoup plus brillants) et les pulsars (étoiles très petites tournant à très grande vitesse sur elles- mêmes). Les ondes radio ont permis d’étudier des régions de l’espace plus lointaines que celles émettant de la lumière visible, et presque tout ce que l’on sait sur les contrées les plus éloignées de l’Univers provient de la radioastronomie.

Les plus grands radiotélescopes sont incroyablement sensibles, comme par exemple le radiotélescope d’Arecibo, à Porto Rico, qui peut déceler des signaux de 10 -14 W (cent mille milliards de fois plus petit qu’un watt). Les astronomes ont alors eu l’idée que ces télescopes pouvaient recueillir des signaux très faibles, similaires à ceux diffusés par la radio ou la télévision, provenant de planètes lointaines habitées par des formes de vie intelligentes.

En 1895 déjà, Nikola Tesla avait suggéré que la radio pourrait être utilisée pour contacter des extraterrestres. En 1899, alors qu’il étudiait l’électricité atmosphérique avec une de ses bobines, Tesla observa des signaux répétitifs, notablement différents des signaux émis par les orages et du bruit terrestre : il attribua à ces signaux une origine extraterrestre. En fait, Tesla a été induit en erreur par la nouvelle technologie qu’il utilisait et n’a rien détecté du tout !

C’est en 1960 que fut réalisée la première expérience moderne de recherche de vie extraterrestre, appelée projet Ozma et conduite par l’astronome Frank Drake de l’université Cornell. Celui-ci enregistra pendant deux mois les ondes radio émises par deuxsystèmes stellaires proches, ceux de Tau Ceti et Epsilon Eridani, mais il n’identifia aucun signal ressemblant à une transmission radio artificielle. Il est intéressant de noter qu’à l’époque où l’expérience fut réalisée, si des créatures extraterrestres existaientdans ces systèmes stellaires, elles auraient pu enregistrer des signaux émis par la radio terrestre depuis seulement 30 ans, et par la télévision terrestre depuis seulement 15 ans.

Les scientifiques ne furent pas dissuadés par cet échec. En 1961, un congrès fut organisé à l’observatoire de Green Bank dans l’État de Virginie Occidentale, aux États-Unis. Les experts présents établirent une équation qui permet d’estimer, de manière théorique, le nombre potentiel de civilisations technologiquement avancées présentes dans notre galaxie. Il est raisonnable de supposer que la vie a eu plus de chance de se développer dans des systèmes solaires ressemblant au nôtre. Les étoiles doivent donc être des naines de type G comme le Soleil (dans notre galaxie, c’est le cas d’au moins 8 milliards d’étoiles). Quant aux planètes, elles doivent ressembler à la Terre, c’est-à-dire n’être ni trop chaudes ni trop froides, ni trop grandes ni trop petites, avec une atmosphère et de grandes quantités d’eau. L’équation de Green Bank, aussi appelée équation de Drake, postule que :

N = R × f p × n e × f l × f i × f c × T

Bank, aussi appelée équation de Drake, postule que : N = R × f p ×

4

où :

N

est le nombre de civilisations de notre galaxie avec lesquelles on pourrait entrer en contact

R

est le nombre d’étoiles de notre galaxie propices au développement de la vie

f p est la fraction de ces étoiles possédant des planètes

n e est le nombre moyen de planètes propices à la vie, par étoile

f l est la fraction de ces planètes où la vie est effectivement présente

f i est la fraction de ces planètes où une forme de vie intelligente s’est développée

f c est la fraction de ces civilisations qui essaient d’en contacter d’autres

T est la durée passée à chercher des transmissions interstellaires, en années

Bien sûr, à l’époque où cette équation a été formulée, personne n’avait la certitude que d’autres étoiles possédaient un système planétaire. Il a fallu attendre 1995 pour que les scientifiques en aient la preuve, et depuis, de nombreuses exoplanètes (des planètes gravitant autour d’une autre étoile que le Soleil) ont été détectées.

La conférence de Green Bank a donné une réelle impulsion à la recherche d’une intelligence extraterrestre, et des projets variés ont été lancés dans le cadre du programme SETI (Search for Extra- Terrestrial Intelligence).L’un de ces projets, appelé SETI@home, a démarré en 1999. Il s’agit d’un projet de calcul distribué, basé sur la mise en réseau d’ordinateurs personnels. N’importe qui peut y prendre part en téléchargeant le logiciel correspondant et en permettant au programme de lancer un processus d’arrière-plan qui exploite la puissance inutilisée de son ordinateur. Avec plus de 5,2 millions de participants depuis son lancement, ce projet de calcul distribué est celui qui a recueilli le plus de participants jusqu'ici.

Actuellement, tout autour du monde, des astronomes enregistrent les ondes radio provenant de l’espace dans l’espoir de découvrir des « messages d’un autre monde ». Des scientifiques américains ont même construit des récepteurs capables d’enregistrer en même temps les signaux sur 8 millions de longueurs d’onde différentes. Autre tentative de communication : en 1974, le radiotélescope d’Arecibo a envoyé un message codé vers l’amas d’étoiles M13. Mais si le signal est reçu par des êtres intelligents, on ne peut pas espérer une réponse avant 50 000 ans…

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Article 3

Voyage dans un trou de ver

Spéculations sur les modes de transport possibles vers les étoiles

Voyage interstellaire

Au cours des siècles passés, des Objets Volants Non Identifiés (OVNI) auraient été observés

à plusieurs reprises. Mais l’intérêt pour les ovnisn’a réellement débuté qu’en 1947, quand

l’aviateur américain Kenneth Arnold signala qu’il avait vu un groupe de disques brillants au- dessus des Rocheuses de l’État de Washington. Il les décrivit « comme des soucoupes qui ricocheraient sur l'eau », et l’expression « soucoupe volante » s’introduisit rapidement dans l’imaginaire collectif. Depuis, il y a eu des milliers d’observations d’ovnisde par le monde. La plupart des cas ont été élucidés mais, pour l’instant, 23% n’ont pas reçu d’explications

satisfaisantes.

Toutefois, les scientifiques sont très sceptiques sur l’existence des ovnis. Lorsqu’on a demandé au célèbre professeur Stephen Hawking s’il croyait que la Terre avait été visitée par des extraterrestres, il répondit : « Je ne pense pas que cela ait été le cas. Si une telle visite avait eu lieu,elleaurait été manifeste et évidente pour tous car assurément, elle aurait été très déplaisante. À quoi servirait-il que des aliens révèlent leur existence à seulement quelques illuminés ? »

D’autres scientifiques soulignent les difficultés considérables posées par le voyage sur de très longues distances. Un moyen de comprendre le problème est d’étudier la situation inverse, celle où les êtres humains envisagent de visiter une planète gravitant autour d’une étoile proche. La plus proche des étoiles, Proxima du Centaure, se situe à 4,3 années- lumière. Des fusées fonctionnant avec des carburants classiques mettraient 200 000 ans pour s’y rendre, et la quantité de carburant nécessaire serait incommensurable.

Cependant, rien n’interdit d’imaginer d’autres modes de transportpour voyager loin dans l’espace.

L’arche interstellaire

Comme les distances qui séparent les étoiles sont très grandes, les scientifiques s’accordent

à penser qu’un voyage interstellaire prendrait plusieurs milliers d’années. Selon eux, la seule solution envisageable serait de construire une version spatiale de l’Arche de Noé, et d’ailleurs, ce mode de transport constituerait la solution la plus économique pour voyager sur de telles distances.

À la fin des années 80, une expérience a été menée pour voir si des personnes pouvaient vivre dans un espace clos et confiné. Sous un dôme immense, Biosphère 2 (voir Figure 1) a

été rempli de plantes et d’animaux. Huit scientifiques y furent isolés pendant deux ans. Les portes étaient hermétiquement étanches à l’air. L’idée initiale était de

reproduire un écosystème autonome où tout était recyclé. Afin de voir s’il était possible d’utiliser une structure similaire pour un voyage d’une longue durée, toute la nourriture était produite en interne. L’expérience échoua partiellement, notamment concernant le recyclage de l’air. Mais il est possible de s’en inspirer pour imaginer une arche

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interstellaire. Elle aurait la taille d’une ville, transporterait des milliers de personnes, et utiliserait d’immenses réacteurs nucléaires. Jusqu’à ce qu’il atteigne une étoile, ce vaisseau constituerait l’unique domicile des êtres humains, des animaux et de tous leurs descendants pour des milliers d’années.

Figure 1

leurs descendants pour des milliers d’années. Figure 1 Plutôt que le vaisseau-génération décrit ci-dessus, une

Plutôt que le vaisseau-génération décrit ci-dessus, une arche interstellaire pourrait aussi être un vaisseau-couchette où les voyageurs seraient cryoconservés. Pour l’instant, la cryoconservation et les autres formes de « sommeil froid » restent totalement spéculatives, puisqu’il demeure impossible d’inverser le processus de congélation.

La fuséeà propulsion photonique

Les fusées fonctionnant avec des carburants classiques sont irrémédiablement inadaptées pour un voyage au long cours. Bon nombre de recherches ont été menées pour étudier la faisabilité d’un moteur où les gaz émis par la combustion des carburants classiques seraient remplacés par un large flux de photons – en d’autres termes, un faisceau de lumière. La poussée produite serait très petite mais elle pourrait être maintenue indéfiniment, si bien qu’avec les années, les effets d’accélération s’accumuleraient jusqu’à ce que le véhicule approche la vitesse de la lumière.

Le vaisseau ferait 10 km de long, embarquerait de 300 à 500 personnes, et comporterait des réacteurs nucléaires. Sur le papier, un tel véhicule est possible, mais on est loin de disposer de la technologie pour le construire et le faire fonctionner.

Les trous de ver

Si un écrivain de science-fiction voulait écrire une histoire où les voyages interstellaires prenaient peu de temps, il pourrait consulter le physicien Kip Thorne pour savoir si cela est théoriquement possible. Thorne lui proposerait alors d’utiliser une propriété nommée pont d’Einstein-Rosen, ou, plus communément, « trou de ver ». Cet objet hypothétique, qui serait associé à un trou noir, formerait un raccourci dans l’espace-temps. Selon les lois de la physique, l’existence des trous de ver est possible mais ils devraient être faits de « matière exotique » : cette matière est constituée de particules très étranges qui ont des propriétés bizarres, comme par exemple une masse négative. Peut-être la matière exotique existe-t-elle mais on n’en a encore jamais trouvée. On ne sait pas non plus à quoi ressemblent les trous de ver. S’ils existent, voyager vers les étoiles pourrait être relativement simple et les voyages dans le temps seraient alors aussi possibles !

voyager vers les étoiles pourrait être relativement simple et les voyages dans le temps seraient alors

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Article 4

Une critique des projets de recherche d’intelligence extraterrestre (programme SETI)

Ernst Mayr 2 , Professeur émérite de zoologie, Université Harvard, USA. D’aprèsBioastronomy News, vol. 7, n°3, 1995.

La vie peut-elle apparaître ailleurs dans l’Univers ?

Même les personnes les plus sceptiques à propos du programme SETI répondront favorablement à cette question. Les molécules à l’origine de la vie, telles que les acides aminés et les acides nucléiques, sont présentes dans la poussière interstellaire tout comme d’autres macromolécules. Il est donc fort probable que la vie puisse apparaître ailleurs dans l’Univers.

Certains des scénarios modernes qui décrivent l’apparition de la vie démarrent même avec des molécules plus simples, ce qui rend l’éclosion de la vie encore plus probable. Mais un tel mécanisme aboutirait vraisemblablement à des êtres radicalement différents de ceux qui existent sur Terre.

Où peut-on espérer trouver la vie ?

Évidemment, seulement sur les planètes. Jusqu’à présent, nous n’avons la preuve de l’existence que des planètes de notre système solaire, mais il n’y a pas de raison de douter qu’il existe des millions, sinon des milliards d’autres planètes. Leur nombre exact, même dans notre propre galaxie, est impossible à estimer.

Combien de planètes pourraient héberger la vie ?

De façon évidente, il y a des contraintes assez strictes pour que la vie apparaisse et se maintienne sur une planète. Par exemple : la température moyenne doit y être propice ; les variations saisonnières ne doivent pas être trop excessives ; la planète doit se situer à une distance appropriée de son soleil ; la masse de la planète doit être suffisante pour que la gravité retienne une atmosphère ; cette atmosphère doit avoir la bonne composition chimique pour favoriser les formes de vie qui apparaîtraient ; elle doit aussi être suffisamment opaque aux rayonnements ultraviolets et aux autres rayonnements nocifs.

Dans notre système solaire, la bonne combinaison de ces conditions n’a été satisfaite que sur une seule des planètes. Assurément, cen’était qu’une question de chance.Difficile de dire combien de planètes, dans les autres systèmes solaires, bénéficient d’une tellecombinaison gagnante : une sur dix ?une sur cent ? une sur un million ? La réponse est forcément subjective car l’extrapolation d’un résultat à partir d’un seul exemple est impossible. Et pourtant, cette réponse est d’une importance toute singulière en regard du nombre limité de planètes concernées par les projets SETI.

2 Ernst Mayr est décédé en 2005.

en regard du nombre limité de planètes concernées par les projets SETI. 2 Ernst Mayr est

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Combien de planètes pourraient héberger une forme de vie intelligente ?

La vie est apparue sur la Terre il y a environ 3,8 milliards d’années mais les formes de vie intelligentes ne se sont développées qu’il y a environ 500 000 ans. Si la Terre s’était provisoirement refroidie ou réchauffée au cours de ces 3,8 milliards d’années, les espèces intelligentes ne seraient pas apparues.

Pendant les 2 premiers milliards d’années où la vie existait sur Terre, seules des bactéries très simples, sans noyau cellulaire, étaient présentes. Il y a environ 1,8 milliard d’années, les premières cellules avec un noyau organisé se sont formées. Ces organismes se sont alors peu à peu complexifiés pour former les champignons, les plantes et les animaux. Aucun des champignons et des plantes n’a évolué vers une forme de vie intelligente, quant aux animaux, ils se sont divisés en 60 à 80 lignées. Celle des vertébrés a conduit à l’apparition de l’intelligence animale. Et parmi les vertébrés, seuls les mammifères ont acquis une forme plus élevée d’intelligence. Les cerveaux des hominidés ont commencé à évoluer il y a moins de 3 millions d’années, et l’Homo sapiens – l’être humain moderne – n’est apparu qu’il y a 300 000 ans environ. Ce résumé condensé de l’histoire de l’évolution montre que la probabilité pour que la vie aboutisse à une forme élevée d’intelligence est extrêmement faible.

Pourquoi l’intelligence est-elle si rare ?

Les évolutionsfavorisées par les processus de sélection naturelle, comme l’apparition des yeux ou la bioluminescence, se sont produites à différentes reprises, de manière indépendante, dans différentes catégories d’êtres vivants. Mais l’apparition d’une forme élevée d’intelligence ne s’est produite qu’une seule fois : chez les êtres humains. Je ne vois que deux explications possibles à cette singularité.

L’une de ces explications, c’est de dire que la sélection naturelle ne favorise pas la caractéristique « intelligence » : ça peut sembler paradoxal, et pourtant, tous les autres êtres vivants, des millions d’espèces, se portent très bien sans être particulièrement intelligentes.

L’autre explication consiste à affirmer qu’il s’agit d’une caractéristique extraordinairement difficile à acquérir. Tout d’abord, l’intelligence n’est présente que chez les animaux à sang chaud (les oiseaux et les mammifères), ce qui n’est pas surprenant vue la quantité d’énergie considérable dont les cerveaux ont besoin. Mais cette condition biologique ne suffit pas. Il y a environ 5 millions d’années, la lignée des hominidés s’est séparée de celle des chimpanzés, et pourtant, l’énorme cerveau de l’homme moderne n’est apparu qu’il y a 300 000 ans. Comme Stanley l’a suggéré en 1992, il a fallu que la vie dans les arbres soit abandonnée et que la bipédie soit adoptée pour que les mères puissent porter leurs bébés durant la phase finale de leur développement cognitif. Un gros cerveau, permettant une intelligence élevée, n’est apparu que chez 6% des hominidés. Tout ceci montre que pour produire une espèce vivante dotée d’une forme d’intelligence élevée, une complexe combinaison de circonstances favorables est nécessaire (Mayr, 1994).

Quel degré d’intelligence est nécessaire pour fonder une civilisation ?

Comme mentionné précédemment, des formes d’intelligence rudimentaire sont présentes chez les oiseaux (corbeaux, perroquets) et chez les mammifères (carnivores, marsouins, singes…), mais aucune n’a permis de fonder une civilisation.

Une civilisation est-elle forcément capable d’envoyer et de recevoir des signaux dans l’espace ?

La réponse n’est en aucun cas évidente. Même sur la Terre, de nombreux groupes d’animaux sont spécialisés pour réagir à des stimuli olfactifs ou chimiques et ne sont pas sensibles aux signaux électroniques. Bien entendu, ni les plantes ni les champignons ne sont capables

et ne sont pas sensibles aux signaux électroniques. Bien entendu, ni les plantes ni les champignons

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de recevoir des signaux électroniques. Et s’il existe des organismes plus complexes que des plantes sur une planète, il est très peu probable qu’ils aient développé les mêmes organes sensoriels que les nôtres.

Pendant combien de temps une civilisation est-elle capable de recevoir des signaux ?

Toutes les civilisations ne durent qu’un temps. Je vais tenter de souligner l’importance de ce point en racontant une petite histoire. Supposons qu’il existe des êtres réellement intelligents sur une autre planète de notre galaxie. Il y a un milliard d’années, les astronomes de cette planète ont découvert la Terre et sont arrivés à la conclusion que cette planète présentait les bonnes conditions pour héberger une forme de vie intelligente. Pour le vérifier, ils ont envoyé des ondes radio vers la Terre pendant un milliard d’années sans jamais recevoir de réponse. Finalement, au cours de l’année 1800 (de notre calendrier), ils décidèrent qu’ils cesseraient d’envoyer des signaux cent ans plus tard. En 1900, comme aucune réponse n’avait été reçue, ils en conclurent qu’il n’y avait pas de vie intelligente sur la Terre.

Cette histoire montre que, même s’il existait des milliers de civilisations dans l’Univers, la probabilité pour que l’on puisse échanger avec l’une d’elle serait extrêmement faible en raison de la courte durée de la « fenêtre de tir ». Or, les projets SETI sont très limités et ne concernent qu’une partie de notre galaxie.

Conclusion : une chance de réussite quasi-nulle

Quelle conclusion tirer de ces considérations ? Pour que le programme SETI soit un succès, huit conditions sont nécessaires. Or, six d’entre elles sont hautement improbables. Et comme les probabilités se multiplient entre elles, globalement, la chance de réussite du projet est quasi-nulle.

Alors, pourquoi y a-t-il encore des défenseurs du programme SETI ? Si on s’intéresse à leurs qualifications, on constate qu’ils sont presque tous des astronomes, des physiciens et des ingénieurs. Ces personnesn’ont tout simplement pas réalisé que la réussite du programme SETI ne dépend ni des lois de la physique ni de l’ingéniositétechnologique, mais que fondamentalement, elle est le résultat de conditions biologiques et sociologiques. Lesquelles, manifestement, n’ont pas été prises en compte dans les calculs de chance de réussite…

Références

Mayr, E. (1992) Lohntsich die Suchenach extra terrestrischerIntelligenz, NaturwissenschaftlicheRundschau, 45 (7) p.264-266.

Mayr, E (1994) Does it pay to acquire high intelligence?,Biology and medicine, p.150-154.

Stanley, S. (1992) An ecological theory for the origin of Homo, Paleobiology, 18, p.237-

257.

medicine , p.150-154. Stanley, S. (1992) An ecological theory for the origin of Homo, Paleobiology ,

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Article 5

Pour défendre les programmes de recherche d’intelligence extraterrestre : l’abondance des planètes où la vie est possible

Carl Sagan 3 , Professeur en astronomie, Université Cornell, USA D’aprèsBioastronomy News, vol. 7, n°4, 1995.

Nous vivons à une époque d’explorations et de découvertes remarquables. Désormais, nous savons que près de la moitié des étoiles proches semblables au Soleil sont accompagnées d'un disque de gaz et de poussière, comme celui à partir duquel nos planètes se sont formées il y a 4,6 milliards d'années. Une panoplie de techniques, développées sur Terre et dans l'espace, ont mêmepermis récemment de détecterdes planètes autour de certaines de ces étoiles. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'une planète semblable à la Terre ne soit découverte.

Mais bien sûr, si on découvre une planète de même masse que la Terre, cela ne signifiera pas pour autant qu'il s'agisse d'un monde semblable au nôtre : pensez à Vénus ! Heureusement on dispose de moyens pour étudier la question sans même quitter la Terre : on saitreconnaître une signature spectrale de l'eau suffisamment intense pour suggérer l'existence d'océans ; on saitdétecter l'oxygène et l'ozone dans une atmosphère ; on saitaussi identifier des molécules organiques comme le méthane.

En fait, d'après les études les plus récentes, il est très probable que les étoiles semblables au Soleil possèdent une ou deux "planètes bleues" (des mondes avec des océans) gravitant autour d'elles. Vu le nombre d'étoiles ressemblant à notre Soleil, cela signifie qu’un très grand nombre de planètes ressemblant à la nôtre sontdispersées dans la Voie Lactée.

L’existence d’une intelligence extraterrestre est-elle probable?

Les cratères de la Lune, et leur datation grâce aux échantillons prélevés lors des missions Apollo, indiquent que la Terre a été soumise à un bombardement constant de météorites de toutes tailles jusqu'à il y a 4 milliards d'années environ. Ce pilonnage fut tellement intense qu'il vaporisa les océans et propulsa dans l'espace toute l'atmosphère. À cette époque, toute la croûte terrestre n'était qu'un vaste océan de magma. En clair, ce n'était pas le terrain fertile pour la vie.

Et pourtant, peu de temps après, il y a 3,8 milliards d'années, des organismes primitifs y étaient installés, comme le prouvent les fossiles. On peut raisonnablement penser que la vie est apparue un peu avant cette date. Donc, dès que les conditions furent favorables, la vie se développa incroyablement vite sur notre planète. En fait, il me semble que la vie a une très forte probabilité d’apparaître : dès que les conditions le permettent, elle jaillit !

Un raisonnement semblable s'applique-t-il à l'apparition de l'intelligence ? Sur notre planète, le foisonnement de la vie changea profondément le milieu physique et contribua,il y a 2 milliards d'années, à former une atmosphère riche en dioxygène. La vie se diversifia de manière élégante, et pourtant il fallut attendre presque 4 milliards d'années pour qu’émergequelque chose ressemblant vaguement à une civilisation.Initialement, les

3 Carl Sagan est décédé en 1996.

chose ressemblant vaguement à une civilisation.Initialement, les 3 Carl Sagan est décédé en 1996.

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scientifiques pensaient qu’il fallait un nombre gigantesque d'étapes indépendantes et improbables pour produire un être humain. Selon eux, la probabilité pour que ce scénario se reproduise sur une autre planète était nulle, et par conséquent, une intelligence extraterrestre ne pouvait exister.

Or, par « intelligence extraterrestre », on ne désigne bien sûr ni unhumain ni même, désolé pour Star Trek, unhumanoïde.On désigne simplement l’équivalent fonctionnel d’un être humain, c’est-à-dire une créature capable, par exemple, de construire un radiotélescope. Ellepourrait vivre sur la terre ferme, mais aussi dans les mers ou dans les airs. En fait, il est impossible d'imaginer sa forme, sa taille, sa couleur, son apparence, son fonctionnement biologique interne ou celui de son esprit.

Il n’est donc pas nécessaire que l'évolution ait suivi la même histoire que la nôtre. Même si chacun des processus évolutifs est peu probable, le grand nombre de processuspossibles va, forcément, favoriser l’intelligence.L'évolution est opportuniste et non prévoyante. Elle ne planifie pas d'aboutir à une forme de vie intelligente quelques milliards d'années plus tard, elle répond à des contingences à court terme. Or, toutes choses étant égales, il est préférable d'être rusé plutôt que stupide. D’ailleurs, la tendance globale en faveur de l'intelligence est perceptible dans la chronique des fossiles. Dans certains mondes, la pression sélective en faveur de l'intelligence sera juste plus forte, et dans d'autres, plus faible.

Si on considère qu’il faut 4,6 milliards d'années pour qu’une civilisation technologiquement avancée se développe sur une planète (comme ce fut le cas sur la Terre), que peut-on inférer ? Bien sûr, on ne s'attend pas à ce que des civilisations colonisant des mondes différents se développent au même rythme : certaines maîtriseront des technologies rapidement, d'autres plus lentement, et sans doute, certaines jamais. Mais, comme la Voie Lactée est riche d'étoiles de deuxième ou troisième génération âgées de 10 milliards d'années, on peut, avec toutes ces informations, construire deux graphiques. Le premier représente la probabilité de l’émergence d'une civilisation technologiquement avancée en fonction du temps : la courbe correspondante commence très bas ; après quelques milliards d'années, elle atteint une valeur non négligeable ; après 5 milliards d'années, elle mesure près de 50 %, et après 10 milliards d'années, elle approche peut-être les 100 %. Le second graphique illustre la répartition des étoiles semblables au Soleil en fonction de leur âge : certaines sont très jeunes (elles viennent juste de naître), d'autres sont aussi âgées que le Soleil, d'autres ont 10 milliards d'années. Si on considère ces deux graphiques, on trouve que plus une étoile est vieille, plus il est probable que son système planétaire héberge une civilisation technologiquement avancée.Il est donc plus probable que l'on entre en contact avec une civilisation considérablement plus avancée que la nôtre. Pour chacune de ces civilisations technologiquement avancées, il en existe des dizaines de milliards d'autres qui le sont moins. Et peut-être que dans chacune de ces civilisations, il existe des individus qui s'enorgueillissent d'être les seuls êtres intelligents de tout l'Univers.

Une civilisation doit-elle développer les technologies utilisées par le programme SETI ?

Il est parfaitement possible d'imaginer que des civilisations constituées de poètes ou, pourquoi pas, de guerriers de l'âge de bronze, n’aient pas découvert les célèbres équations de l’électromagnétisme de Maxwell et ne maîtrisent pas la science requise pour inventer des récepteurs radio. Malheureusement pour elles, ces civilisations risquent fort de disparaître par un processus naturel : la chute d’une comète ou d’un astéroïde suffisamment massif pour causer des dégâts substantiels. Tout indique qu’une telle collision s’est produitesur la Terre il y a 65 millions d’années, et que cela a causé la fin des dinosaures et de la plupart des autres espèces de l’époque. Rien n’interdit qu’un événement aussi dévastateur ne se reproduise un jour. En conséquence, les moyens permettant de détecter et de suivre les objets géocroiseurs sont indispensables, tout comme les moyens pour les intercepter et les détruire. Une civilisation qui veut durer, que ce soit sur la Terre ou

tout comme les moyens pour les intercepter et les détruire. Une civilisation qui veut durer, que

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sur une autre planète, doit faire face à cette éventualité. La surveillance radar et les radiotélescopes sont donc d’une importance vitale pour détecter les géocroiseurs susceptibles de se trouver sur une trajectoire de collision avec la Terre. Toute civilisation qui veut durer devra développer une technologie similaire.

En inventant les radiotélescopes, on a aussi inventé un moyen permettant de recevoir et d’émettre des messages à l’intention d’intelligences extraterrestres. La croyance selon laquelle les êtres humains sont uniques parce qu’ils sont intelligents est très vieille et profondément ancrée chez beaucoup de personnes. Certaines sont même choquées par l’idée qu’il pourrait exister des extraterrestres qui soient aussi intelligents que nous, voire plus.

Alors pour éviter de continuer à nous leurrer avec vanité, tâchons d’utiliser les technologiesdont nous disposons dans le but desavoir si oui, ou non,la vie existe ailleurs dans l’univers.

les technologiesdont nous disposons dans le but desavoir si oui, ou non,la vie existe ailleurs dans