Sie sind auf Seite 1von 0

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

I.

Introduction.

Cours 5. www.interpsychonet.fr.st I. Introduction. 1) 1905 : Trois essais sur la théorie de la sexualité.
Cours 5. www.interpsychonet.fr.st I. Introduction. 1) 1905 : Trois essais sur la théorie de la sexualité.

1) 1905 : Trois essais sur la théorie de la sexualité.

Publié en 1905 mais maintes fois remanié et presque réécrit par Freud au fil des ans, les trois essais sur la théorie sexuelle constituent un petit livre qui bouleversa l'ensemble du champ de le recherche portant sur le psychisme humain. Un mythe tenace, mais faux, veut que la publication du livre ait provoqué des levées de boucliers de la part du monde scientifique horrifié d'entendre parler de sexualité infantile. La réalité est plus nuancée et le scandale est ailleurs. Il se publiait à l'époque de nombreux livres concernant la sexualité et la question de la vie sexuelle des enfants était une chose souvent abordée et bien acceptée. D'ailleurs, le livre de Freud reçut un accueil plutôt discret mais assez favorable au début, surtout parce que les lecteurs n'ont pas réalisé tout de suite à quel point sa conception de la psycho-sexualité était révolutionnaire. C'est dans ce livre que Freud introduit pour la première fois le concept de pulsion tel qu'il nous est aujourd'hui connu et qu'il établit la libido comme étant le moteur de la vie psychique. Accusé par la suite de pan-sexualisme (tout est sexuel), Freud devra défendre sa conception du sexu el qui a bien peu à voir avec celle des sexologues.

2) 1915 : Pulsions et destins des pulsions (in Métapsychologie ).

Au début des années 1910, Freud s'est mis à la tache pour préparer une série de textes qui devaient faire le point sur l'état de sa théorisation d'un point de vue métapsychologique. À l'origine, Freud avait prévu rédiger un groupe de douze essais qui devaient couvrir l'ensemble du champ psychanalytique. Seuls cinq de ces essais ont été publiés entre 1915 et 1917: Pulsions et destins des pulsions; Le refoulement; l'Inconscient; Complément métapsychologique à la théorie des rêves; et Deuil et mélancolie. Ils sont généralement regroupés sous le titre commun de Métapsychologie. Des sept autres textes, un seul a été retrouvé par hasard en 1983 dans les papiers personnels de Sandor Ferenczi et porte le titre Vue d'ensemble des névroses de transfert. Vraisemblablement, les autres manuscrits ont été détruits par Freud lui-même, probablement peu satisfait de son travail. En fait, il semble bien que la réflexion menée par Freud au cours de ces années au sujet des fondements métapsychologiques de sa théorie l'a amené à mesurer l'ampleur du déséquilibre de sa construction. L'introduction en 1910 du narcissisme dans la pensée freudienne était venu remettre en question son édifice théorique. Ce n'est qu'à compter de 1920 avec la révision de la théorie des pulsions et l'élaboration de la deuxième topique que Freud se donnera les moyens de rendre compte d'une pratique clinique qui s'est considérablement développée et complexifiée. Les textes métapsychologiques rédigés en 1915 demeurent d'une grande importance et constituent un essai de systématisation de la pensée freudienne sur ce sujet.

II.

Pulsion.

A. Mise au point.

Tous les êtres vivants sont régis par de lois inhérentes à leur fonctionnement biologique, ils sont soumis à des impératifs, des besoins fondamentaux dont les plus importants sont d’une part la survie de l’espèce et la reproduction de l’espèce. Freud tente de comprendre les rôles que jouent ces deux états de faits dans l’organisation du psychisme humain, il étudie donc les mécanismes qui président à l’autoconservation et ceux qui régissent le développement de la sexualité. Il conçoit le système nerveux comme un appareil ayant pour tâche de diminuer les excitations auxquelles il est soumit. Le système de communication nerveuse, que ce soit en

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

biologie ou en psychanalyse, admet deux sortes de stimulations : L’un externe, relativement facile à maîtrise (du point de vue psychanalytique) et l’autre interne plus compliquée. Ainsi, tout ce qui relève de l’excitation interne est de l’ordre de la pulsion, de la limite entre le somatique et le psychique, du représentant psychique des excitations physiques. Freud est toujours tourné vers un modèle énergétique, il choisi le terme pulsion qui vient du latin pulsio et signifie pousser, la pulsion consiste en une pensée qui fait se tendre l’organisme ver un but.

B. Caractéristiques.

1) La source.

Elle dans le corps, elle est interne.

2) Le but.

C’est presque toujours la satisfaction, la suppression de l’excitation, de l’état de tension qui peut s’effectuer au moyen de divers procédés.

3) L’objet.

Ce n’est pas une chose physique dans le langage psychanalytique. L’objet c’est le procédé par lequel le but de la pulsion sera atteint, c’est ce qui est investi par la sujet pour diminuer son état d’excitation qui peut ne pas être un originairement lié à la pulsion (les vampires qui ont faim se satisfont de sang or le sang est loin d’être un objet originairement relié à la nutrition…C’est gore !). L’objet n’a pas nécessairement un en soi destiné à l’accomplissement du but, il est simplement investi de la capacité à diminuer la tension momentanément.

4) La fixation.

La satisfaction peut nécessiter l’investissement de plusieurs objets mais aussi d’un seul, on parle dans ce cas de la fixation. Par exemple dans le fétichisme la satisfaction sexuelle n’est possible qu’à travers un seul objet.

5) La libido.

Fort de ses dernières impressions au sujet des hystériques, Freud pan sexualise l’univers et considère que cette poussée, cette énergie liée spécifiquement à la pulsion est surtout sexuelle, elle se nomme libido, elle est particulièrement mobile et va souvent du côté de la vie.

III. Evolution de la théorie des pulsions.

A.Première période : 1910-1915.

Il met en place la distinction entre deux pulsions.

1) Les pulsions sexuelles.

Il faut bien retenir que la sexualité au sens freudienne dépasse largement le champs de la génitalité qui représente le sommet du développement libidinal de l’enfant. Les pulsions sexuelles ne sont pas d’emblées génitales donc, elles concernent d’abor certaines zones du corps, par exemple la succion du nourrisson : En tétant il se nourrit mais il se fait plaisir aussi, il reproduit l’activité de succion même en l’absence du besoin de se nourrir, il a donc une pulsion sexuelle dont la source est la bouche, le but la succion et enfin dont l’objet varie (la tétine, le pouce, le biberon…). Dans cette activité la finalité est donc exclue.

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

2) Les pulsions d’autoconservation.

Les pulsions sexuelles renvoient à la satisfaction du besoin de perpétuer l’espèce et les pulsions d’autoconservation à celui de survivre. Freud : « Ensemble des pulsions liées aux nécessités corporelles visant la conservation de la vie de l’individu ». En font partie les pulsions orales (l’alimentation), les pulsions anales (et voui on meurt de ne pas faire caca !), les pulsions urétrales etc.…Les pulsions d’autoconservation se satisfont d’objets réels à la différence des pulsions sexuelles, elles rappellent sans cesse au psychisme les exigences de la réalité, elles permettent la transition du principe de plaisir au principe de réalité. D’un côté les pulsions sexuelles défendent l’espèce et de l’autre les pulsions d’autoconservation défendent l’individu, il y a donc conflit, qui gagne ? Ce sont les pulsions d’autoconservation qui dominent les pulsions sexuelles en cas de conflit (et voui…).

B. Deuxième période 1920 « Au-delà du principe de plaisir »in Essais de psychanalyse.

1) L’œuvre.

Alors que la psychanalyse commençait à s'implanter dans plusieurs milieux, qu'une organisation internationale étendait ses tentacules dans de nombreux pays et que le mouvement psychanalytique, après les ruptures des premières années, acquérait une certaine stabilité, Freud publie en 1920 le texte qui souleva le plus de controverses au sein même de la communauté psychanalytique. Au delà du principe de plaisir marque l'amorce d'une refonte complète de la métapsychologie freudienne qui se poursuivra au cours des années vingt, principalement avec Le moi et le ça publié en 1923, un texte qui sera bien mieux accueilli. Le scandale du texte de 1920 vient de ce que Freud y introduit le concept de pulsion de mort, une tendance fondamentale du vivant à retourner à l'état inanimé. En fait, ce texte de Freud fait suite au déséquilibre théorique provoqué par la confrontation à une pratique clinique de plus en plus poussée et au travail avec des cas aux prises avec la compulsion de répétition qui se situent, justement, au delà du principe de plaisir. Ce virage était déjà amorcé par l'élaboration du narcissisme et la rédaction restée inachevée des essais métapsychologiques de 1915. Le concept de pulsion de mort a reçu un accueil très varié selon les différents milieux, allant de l'enthousiasme militant au rejet radical en passant par diverses interprétations et quelques détournements. Une réaction courante fait de ce texte un simple symptôme du désarroi de Freud en ces années difficiles, ce qui est somme toute une façon assez commode d'éviter la profonde remise en question à laquelle il se livre.

2) Remaniement de la théorie : Eléments cliniques.

A ce stade de sa théorie, il regroupe les pulsions selon deux axes : Eros et Thanatos. Ce sont ses observations

cliniques qui l’ont poussé à remanier sa théorie des pulsions, les combattants de la Grande Guerre rentrent chez eux et développent la névrose de guerre principalement caractérisé par des cauchemars récurrents mettant en

scène des souvenirs très traumatiques.

a) La compulsion de répétition.

C’est le retour permanent de souvenirs traumatiques. Le sujet ne peut s’empêcher de se faire revivre à l’infini des expériences traumatisants, Freud comprend l’incompatibilité d’un tel phénomène avec sa théorie de la satisfaction, il envisage la pulsion sous un autre angle.

Il retrouve également ce phénomène à travers ses patientes névrosés qui se font inlassablement revivre des

scènes douloureuses (genre mon mari m’a quitté je me repasse 10 fois « notre » chansons pour pleurer encore un

peu plus…Aller avouez vous l’avez tous fait !).

b) La force mortifère.

Comme souvent, il puise dans sa propre vie de quoi alimenter ses théories : Il se rend chez sa fille Sophie mère d’un petit de 18 mois, il observe que lorsque la mère part l’enfant jette des objets et dit « OH » (ce que Freud,

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

brillant traducteur de baby talk comprend comme « parti »). Le petit se refait vivre sans cesse le départ de sa mère et même son retour à travers un comportement semblable mais plus élaboré où il lance une bobine en disant

« OH » (je le rappelle : « parti ») et s’exclame « DA » lorsqu’elle revient vers lui (« DA »signifie bien sûr :

« Chouette »). Freud est interloqué par cette découverte : Alors nous ne nous voulons pas que du bien ? Comment concilier cette curieuse constatation avec le principe de plaisir ?

3) La pulsion de mort.

C’est l’idée que nous recherchons un anéantissement psychique voire physique, c’est une catégorie très importante de pulsion qui tend à la réduction radicale des tensions.

4) La pulsion de vie.

Elle se rapproche des pulsions sexuelles et d’autoconservation, du principe de plaisir, elle vise le maintient et le développement de la vie.

IV. Destin des pulsions.

Le destin principal est la satisfaction.

1) Le renversement dans le contraire.

Touche le but de la pulsion, la satisfaction passe par l’activité, ici le renversement c’est justement une passivité complète. On peut l’observe dans les conduites sexuelles perverses telles que l’exhibitionnisme (être vu) et son opposé le voyeurisme (voir), le sadisme et le masochisme ou encore au niveau du contenu l’amour et la haine.

2) Le retournement sur la personne propre.

Touche l’objet de la pulsion, le masochiste retourne sa pulsion sadique contre lui.

3) Le refoulement.

Freud reprend l’exemple de ses désirs de mort envers son frère défunt Julius.

4) La sublimation.

C’est la forme la plus élaborée, c’est une dérivation d’une pulsion sexuelle vers un but non sexuel, le but est déplacé. Freud pensait de l’art qu’il était l’illustration ultime de la sublimation (amis artistes bien incapables de nommer et surtout de maîtriser votre volonté créatrice, prenez-en de la graine !).

V. Recherches (Yahoo Encyclopédie).

1) La pulsion.

La pulsion en psychanalyse s'entend d'un processus dynamique consistant en une poussée (charge énergétique), facteur de motricité qui fait tendre l'organisme vers un but. Selon Freud, une pulsion a sa source dans une excitation corporelle; son but est de supprimer l'état de tension qui règne à la source pulsionnelle; c'est dans l'objet, ou grâce à lui, que la pulsion peut atteindre son but. En allemand, il existe deux termes: Instinkt et Trieb, employés indifféremment par certains auteurs pour évoquer la notion de pulsion. Pour Freud, on trouve les deux termes, mais dans des acceptions distinctes. Quand il parle d'Instinkt, c'est pour qualifier un comportement animal, caractéristique de l'espèce considérée et adapté à son objet. Le terme de Trieb, au contraire, met en évidence la notion de «poussée» propre à la pulsion chez l'être humain.

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

La conception freudienne de la pulsion : En 1905, dans Trois Essais sur la théorie de la sexualité, Freud utilise pour la première fois le terme « pulsion », et en fait un concept déterminant de sa théorie. Auparavant déjà, dans les années 1890, il s'interrogeait sur ce qui donne à un être humain la force de vivre, et était également préoccupé par ce qui donne aux symptômes névrotiques la force de se constituer. Il avançait déjà l'idée que ces forces divergentes étaient les mêmes, et que leur détournement, dans certains cas, provoquait les symptômes. Parmi ces forces, il existait deux groupes, pensait-il, qu'il appelait d'une part «énergie sexuelle somatique», et d'autre part «énergie sexuelle psychique». C'est à cette époque, par ailleurs, qu'il introduisit dans son œuvre la notion de «libido» (énergie sexuelle). C'est aussi à ce moment La pulsion a des forces multiples, et cette pluralité suppose la notion d'opposition (ou de dualité). Pour la psychanalyse, en effet, les pulsions se rassemblent en deux groupes qui s'affrontent, et c'est de cette opposition que naît la dynamique de l'évolution du sujet, c'est-à-dire la dynamique de sa vie. Du point de vue épistémologique, le terme de «pulsion» apparaît relativement tôt dans l'œuvre de Freud, quoiqu'il soit relatif à une notion encore assez vague, celle d'énergie. Mais très vite, le concept prend une position déterminante dans la théorie analytique, jusqu'à en devenir une sorte de clé de voûte. Cette position, outre la place qu'elle occupe dans la métapsychologie freudienne, est motivée également par le fait même de la complexité du concept à laquelle Freud se heurtera et qui rendra pour lui plus tardif le dévoilement de certains horizons mystérieux. «La théorie des pulsions, écrit-il en 1915, est la question la plus importante, mais aussi la moins achevée de la doctrine psychanalytique.» Il convient à cet égard d'examiner la question du développement de la notion chez Freud. En 1905, il revient à la question fondamentale laissée en suspens, celle des énergies en œuvre dans la névrose. Pour répondre à cette question, il s'attachera principalement à deux domaines d'étude, celui des perversions (où le refoulement n'a que peu d'efficacité), et celui des enfants, ces «pervers polymorphes», avant que le refoulement n'ait trop massivement opéré.

Dans Trois Essais sur la théorie de la sexualité, Freud précise d'abord la nature de la pulsion sexuelle (la libido):

il n'y a plus lieu, dit-il, de distinguer le versant somatique et le versant psychique, puisque la pulsion se répartit sur ces deux versants. «La pulsion, écrit-il, est le représentant psychique d'une source continue d'excitation provenant de l'intérieur de l'organisme.» Il montre également que n'importe quelle zone du corps peut devenir érogène du moment qu'elle est investie par la pulsion, et en déduit plusieurs conséquences. D'une part il y a multiplicité de pulsions, d'autre part ces pulsions ne peuvent avoir une fin commune: en effet, les pulsions peuvent se contenter de buts partiels, et de ce fait, rencontrent une quasi-impossibilité à s'unifier; en troisième lieu, enfin, leurs destins apparaissent précaires puisqu'ils se révèlent être aussi variés et mouvants que leurs buts eux-mêmes. Freud postule deux types opposés de pulsions: les «pulsions sexuelles» et les «pulsions du Moi». Quelques années plus tard (1914), il a développé sa théorie sur une nouvelle notion: le narcissisme, c'est-à-dire l'amour que le sujet porte à un objet particulier, lui-même. Cela l'amène à reconsidérer sa première distinction (pulsions sexuelles-pulsions du moi): à partir du moment où il énonce qu'existe un véritable amour entre le sujet et son propre Moi, force est d'admettre également par là même qu'intervient une libidinalisation des fonctions du Moi, et que celles-ci ne répondent pas seulement à une logique de l'autoconservation, mais qu'elles sont également érotisées. Dès lors donc, que le Moi devient aussi un objet sexuel, la distinction première n'a plus lieu d'être. Freud la remplace par celle de «pulsions du moi» et de «pulsions d'objet», de façon très provisoire parce que la découverte du narcissisme dément cette distinction en montrant que le Moi peut être un véritable objet pour le sujet. Le Moi et l'objet doivent donc être mis sur le même plan, s'agissant des pulsions.C'est avec son ouvrage Métapsychologie (1917) que Freud va être amené à préciser complètement le concept de pulsion. Il y décrit d'abord la nature de la pulsion: une force constante d'origine somatique qui se présente «comme une excitation» pour le psychique. Sont ensuite énoncées les caractéristiques de la pulsion: source, poussée, objet et but. La source, a-t-on dit, est corporelle et procède de l'excitation d'une zone du corps; la poussée est l'expression de l'énergie pulsionnelle elle-même; le but est la satisfaction, ce qui signifie la capacité pour l'organisme de parvenir à une décharge pulsionnelle qui aura pour effet de ramener la tension à son niveau le plus bas. Quant à l'objet, c'est tout ce qui peut permettre à la satisfaction personnelle d'être atteinte. En réalité, cette satisfaction ne peut jamais être complète, dans la mesure où la tension renaît très vite. La seconde partie de ce texte (Pulsions et destins des pulsions) est fondamentale et constitue l'un des fondements de la psychanalyse. Les destins sont loin d'être heureux, et, comme l'observe Freud, ils ne doivent leur existence qu'au fait que les pulsions ne parviennent pas à atteindre leur but. Il en dénombre cinq, c'est-à-dire cinq façons pour la pulsion d'organiser le ratage de la satisfaction: le refoulement, le plus courant dans les névroses; la sublimation, propre aux pulsions sexuelles; le renversement dans le contraire; le retournement sur la personne propre; enfin, le passage de l'activité à la passivité.

À partir de 1919 (Au-delà du principe de plaisir), Freud fait l'hypothèse de l'existence d'une pulsion de mort qu'il oppose aux pulsions de vie. Cette dualité sera désormais celle sur laquelle repose l'ensemble de la théorie des pulsions. Ce qui est réaffirmé, c'est le principe général du fonctionnement psychique, à savoir que l'appareil

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

psychique a pour rôle de réduire au minimum la tension qui croît en lui du fait de la pulsion et que, d'autre part, ce fonctionnement est lui-même soumis à la pulsion de mort. Dans le cadre de la dernière théorie freudienne des pulsions, Freud désigne les pulsions de vie comme s'opposant aux pulsions de mort. Si les premières tendent à constituer des unités toujours plus grandes et à les maintenir, les autres au contraire visent à la réduction totale des tensions, à savoir ramener l'être humain à un état anorganique. Les pulsions de vie, désignées aussi par le terme Éros, comprennent non seulement les pulsions sexuelles, mais aussi les pulsions d'autoconservation; quant aux pulsions de mort, elles sont d'abord tournées vers l'intérieur et tendent à l'autodestruction; elles peuvent également être dirigées vers l'extérieur et se manifester alors sous forme d'agression et de destruction.

2) Pulsions de vie

Freud a introduit l'opposition entre ces deux catégories de pulsions en 1920, dans son ouvrage Au-delà du principe de plaisir. Ce qu'il entend par pulsions de vie est mis en évidence par l'opposition aux pulsions de mort.

1)

La pulsion de vie s'entend d'un mouvement inverse à celui de la pulsion de mort.

2)

L'établissement et le maintien de formes organisées et différenciées, constance et même augmentation des différences de niveau énergétique entre l'organisme et le milieu. La pulsion de mort, au contraire, vise au retour à un état antérieur, ne comptant pour ainsi dire plus de différences de niveau énergétique. En ce qui concerne le fonctionnement psychique correspondant aux deux groupes de pulsions, on retrouve la même opposition: celle du principe de Nirvâna, qui correspond aux pulsions de mort, face au principe de plaisir, supposé représenter les exigences des pulsions de vie. Freud précise en 1938 (Abrégé de psychanalyse) que le principe contenu par les pulsions de vie est celui d'une «liaison»: «le but d'Éros est d'établir de toujours plus grandes unités, donc de conserver: c'est la liaison. Le but de l'autre pulsion, au contraire, est de briser les rapports, donc de détruire les choses.»

3) Pulsions de mort

Cette notion reste encore l'une des questions les plus controversées en psychanalyse. La pulsion de mort représente selon Freud la tendance fondamentale de tout être vivant à retourner à un état anorganique. Chez les être vivants, «la libido rencontre la pulsion de mort ou de destruction qui domine chez eux, et qui tend à désintégrer cet organisme cellulaire et à conduire chaque organisme élémentaire (chaque cellule) à l'état de stabilité anorganique []. Elle a pour tâche de rendre inoffensive cette pulsion destructrice et s'en débarrasse en la dérivant en partie vers l'extérieur, en la dirigeant vers les objets du monde extérieur[] Cette pulsion s'appelle alors pulsion de destruction, pulsion d'emprise, volonté de puissance. Une partie de cette pulsion est placée directement au service de la fonction sexuelle. C'est le sadisme proprement dit. Une autre partie ne sait pas ce déplacement vers l'extérieur; elle demeure dans l'organisme. C'est en elle que nous devons reconnaître le masochisme originaire, érogène» (Le Masochisme, 1924). La théorie de l'existence d'une pulsion de mort a rencontré de fortes résistances dans le milieu psychanalytique. Freud, pourtant, l'a constamment soutenue, malgré la difficulté qu'il rencontrait à la vérifier dans l'expérience concrète. Maintes fois il a souligné le fait que, même lorsque la force de destruction d'autrui ou de soi-même est grande, une satisfaction libidinale peut être présente, telle la satisfaction sexuelle tournée vers l'objet ou jouissance narcissique. Il est vrai que, lorsqu'il s'agit pour Freud de décrire les modalités du conflit psychique, on ne voit pas clairement l'opposition supposée entre pulsion de vie et pulsion de mort. Pourtant, tout au long de son œuvre, la distinction entre ces deux catégories de pulsions gardera sa valeur. «Si l'on embrasse, dans son ensemble, le tableau que composent les manifestations du masochisme immanent de tant de personnes, la réaction thérapeutique négative, et le sentiment de culpabilité des névrosés, on ne pourra plus s'accrocher à la croyance que le fonctionnement psychique est exclusivement dominé par la tendance au plaisir. Ces phénomènes indiquent d'une façon qu'on ne peut méconnaître la présence dans la vie psychique d'une puissance que nous nommons, selon ses buts, pulsion d'agression ou de destruction, et que nous faisons dériver de la pulsion de mort originaire de la matière animée» (Analyse avec fin et analyse sans fin, 1937). La notion de pulsion de mort fait de la tendance à la destruction, que l'on voit à l'œuvre par exemple dans le sadomasochisme, une donnée irréductible, et l'expression d'un principe radical du fonctionnement psychique qui lie fondamentalement tout désir, agressif ou sexuel, au désir de mort.

Théories psychanalytiques. La théorie freudienne des pulsions. Cours 5. www.interpsychonet.fr.st

I.

Introduction

 

1

1)

1905

: Trois essais sur la théorie de la sexualité

1

2)

1915 : Pulsions et destins des pulsions (in

1

II.

1

A.

Mise au point

 

1

B.

Caractéristiques

2

1)

La source

2

2)

Le

2

3)

2

4)

La fixation

2

5)

La libido

2

III.

Evolution de la théorie des

2

A.

Première période :

 

2

1)

Les pulsions sexuelles

2

2)

Les pulsions d’autoconservation

3

B.

Deuxième période 1920 « Au-delà du principe de plaisir »in Essais de psychanalyse

3

1)

3

2)

Remaniement de la théorie : Eléments

3

 

a)

La compulsion de répétition

3

b)

La force

 

3

3)

La pulsion de

4

4)

La pulsion

de vie

4

IV. Destin des pulsions

4

1)

Le renversement dans le

4

2)

Le retournement sur la personne

4

3)

Le refoulement

4

4)

La sublimation

4

V. Recherches (Yahoo Encyclopédie)

4

1)

La pulsion

 

4

2)

Pulsions de vie

6

3)

Pulsions de mort

6