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Nouveaux Évangiles : le christianisme libéral, la tradition occulte, métaphysique de l'hermétisme, l'Europe et
Nouveaux Évangiles : le christianisme libéral, la tradition occulte, métaphysique de l'hermétisme, l'Europe et

Nouveaux Évangiles : le

christianisme libéral, la tradition occulte, métaphysique de l'hermétisme, l'Europe

et la Chine, [

]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Jollivet-Castelot, François (1874-1937). Nouveaux Évangiles : le christianisme libéral, la tradition occulte,
Jollivet-Castelot, François (1874-1937). Nouveaux Évangiles : le christianisme libéral, la tradition occulte,

Jollivet-Castelot, François (1874-1937). Nouveaux Évangiles : le christianisme libéral, la tradition occulte, métaphysique de l'hermétisme, l'Europe et la Chine, "finis Latinorum" / F. Jollivet-Castelot. 1905.

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1905

Avertissement

Ces « Nouveaux

Euanyiles

» n'ont

pas la moindre

prétention

Von

s'y

dogmatique.

trompât.

Ils

/Vous ne voudrions

point

présentent

simplement,

que

sous

forme

ries,

de fiction les doctrines

ésotériqtie,

les symboles

et les théo-

et les hypothèses

du Spiritualisme

Le Messie de f Humanité,

palingénésique. tout d'après

conçu

les idées bttddhiques,

est censé vivre

sur-

au

sein de notre société contemporaine,

anxieuse

et scep-

tique. Il passe en Jetant des paroles

sans doute être en partie,

qui se trouveront

de demain.

la

« Vérité»

Les travaux

tront

conjectural

du Psychisme

suivent

d'établir

de le supposer. et

qui

permet-

entre

te

permettent

Les études qui

d'ailleurs

ce récit la

côté 1

différence

du volume et sa partie

semble-

critique

ront peut-être

Notre

che sincère,

offrir

état

d'esprit

loyale,

parfois

certaines

contradictions.

étant

résolument

celui

du doute

scientifique

de la recher-

seul fécond,

n'avons

voulu

nous

encore

découvrir

pas

affirmer

insolubles

Là

questions.

une parcelle

de vérité,

à

aller

tout

droit,

sans

crainte

ou

nier

de graves nous

où

croyons

et

nous

n'hésitons

pas

de

modifier

notre

propre école, secte (1).

à

opinion,

aucune

Nous

car

nous

religion,

n'avons

qu'un

ne

à

sommes

lié

aucun

but

:

la

parti,

Vérité.

à

aucune

à

aucune

Nous

ne

nous

Et

soucions

nous

en rien

préférerions

tes esprits lectuelle.

étroits,

que

du

de

reste.

être

taxé

manquer

de

versatilité

à la probité

par

intel-

Juin

1905.

L'AUTEUR.

(i) Mais nous proclamons

personnalité

la

plus

hautement

qui

la

hommes.

divine

ait

Jésus nous

apparaît

les

que

vécu parmi

jamais

ffouve&hx

Elvarçgiles

CHAPITRE

PREMIER

Naissance,

Jeunesse

et

Débuts

du

Messie

Le nouveau Prophète naquit simples et humbles ^

à Bénarès,

de

Son père était

de l'Eglise

prêtre

buddhique,

d'esprit

instruit, prêchait une religion

toute

parents

et, fort scienti-

fique ;

Sa mère, jeune, Fleur de Lotus *. L'Inde était

belle et vertueuse, s'appelait : «la jolie

longtemps

déjà dans

l'attente

du

depuis

grand événement

monde, rénover

de l'amour

qui devait

à

bouleverser

du

le

calme et

nouveau

les âmes lasses, ramener

sur la planète décadente*

ô

-^

Les initiés

brahmanes

et mahatmas

do l'Indoustan

et

du Tibet

avaient

annoncé

pour

Messie, du

Buddha,

indiquant

prochaine

l'endroit

la venue du

;

il

naîtrait

tous les centres occultes furent in formes et, discrètement,

répandirent peu à peu la prophétie dans les diverses

contrées de la Terre,

mais l'incrédulitéfut

prescpjegéné-

rale, malgré que les esprits sentissent

une vague inquiê-

tude

et d'impatience, récemment troublé par l'action de l'Oc- culte qui s'accentuait.

< dans l'air

» et que le Monde tressaillit

d'angoisse

Quelque temps avant la fin

do sa grossesse, la ]Mère

«

du LJuddha eut un songe dans lequel elle se vit accoucher

d'un enfant auréolé de feu magnétique ; tour à tour il prenait les traitsdu Buddha CaUya-Jlouiii, de Krishna, de Confucius, du Christ, et cela tout en conservant un

fond propre de physionomie.

« La Fleur

de Lotus

» fit

part

du rêve ù.son

époux ; ils

surent alors que l'heure prédite approchait, car, avant leur mariage, un moine réputé coin nie le plus saint des bouddhistes avait assuré aux deux jeunes gens qu'ils devaient être les générateurs du îlessie attendu. Ils allèrent trouver les principaux initiés de Bénarès,

les informant de la révélation; ceux-ci,déchiffrant le

symbolisme

du songe, virent que l'enfant

serait bien

le

Sauveur promis, réincarnation du I3uddlia-Gautama, de Krishna, de Jésus et du grand sage delà Chine.

L'enfonce du Prophète

s'écoula calme et recueillie ; nul

prodige particulier

ne le faisait remarquer;

il

était beau*

modeste, très silencieux ; son esprit souple se prêtai^ aux

-3

-

diverses études, mais sa parfaite

égalité

d'humeur,

sort

indifférence complète aux joies comme aux peines le fai-

saient paraître

impassible

et froid.

A. l'âge dedouze ans, il dit adieu à ses parents, prit

une

besaceet un bâton, et vêtu simplement

chaussé de sandales, il quitta

d'une robe brune,

se rendre

Bénarès pour

en mendiant jusqu'au Centre Initiatique du Tibet où, disait-il, il était attendu.

Le silence absolu se fit autour de lui;

père, môme sa mère, Messie moderne.

n'entendit

plus

nul,

parler

même

son

du jeune

Il avait trente ans lorsqu'il

commença sa vie publique

et de prédications,

gnement complet des hommes.

à

la suite

de dix-huit

années d'éloi-

Il parcourut

enseignant la Religion

qui

l'Inde,

de l'Amour beau-

universel en des paroles brûlantes

gagnaient

coup de coeurs. Parfois il contait

des paraboles.

Mais le plus souvent, il s'adressait à tous dans un lan-

gage facile et très clair.

Jamais il n'engageait

personne à se livrer

à de cruel-

les pratiques Il exhortait

corporelles. au renoncement

spirituel

progressif,

sui-

vant le degré de volonté, de force, de caractère de chacun.

Jamais il n'entourait

de mystère ses «prodiges » ou ne

les qualifiait

de miracles.

Il guérissait des malades, rendait la vue aux aveugles,

l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, le calme aux inquiets; les éléments semblaient parfois lui obéir; H

_

4

-

s'élevait de terre;

la foule criait

à

l'étrange,

dieu ou fakir. Mais le Buddha disait :

l'appelait

Pourquoi

m'appelez-vous

Vous savez bien que l'Etre

dieu ? Infini

et Eternel

se trouve

et que nul

ne peut l'incarner

suis le Fils

de

: je également je fasse des mira-

partout

Dieu comme vous pouvez le devenir

« Pourquoi

pensez-vous que, fakir,

cles et violente la Nature? c'est parce que vous ne me

comprenez

point

que vous

dites

cela ; vous ne saisissez

pab tflctu'e mon enseignement

:

Je guéris parce que je prends pitié

de ceux qui

souf-

frent,

et parce que je suis pur;

je commande

aux forces

parce que je les comprends,

parce que je suis pur et que

je connais

l'Illusion

de la Matière

(Maya).

Apprenez,

évoluez, détachez-vous de tout,

soyez purs,

et alors

de tout, vous manierer le clavier des forces ; mais alors

vous commanderez

à tout,

vous éerez maîtres

seulement ».

il

Et

prit

des disciples,

les enseigna

car

ils

étaient

justes et vertueux

;

il

leur apprit

à guérir

par

l'imposi-

tion des mains, la Volonté,

la

Chine, la Perse, le Japon, propageant les vérités messia-

le Désir absolu.

dans

Ses disciples

toute

se répandirent

l'Inde,

niques, en dehors de tout culte et de toute religion.

Le Prophète,

en effet, n'était

point

prêtre d'une secte

quelconque ; il avait été Initié, quoique sachant dès son

enfance toute chose, afin de montrer aux apôtres le

chemin qu'il fallait

prendre.

Il le disait sans cesse :

« L'Initié

est supérieur

; celui-là

plane au-dessus ^cs

rites, des cultes, des dissensions communes

aux

croyan-

5

ces humaines ; celui-là se tient au-dessus des prêtres,

car il professe l'universelle

d'Amour

et

de

Religion

Lumière

».

Le

Messie s'efforçait

de ramener

les esprits

à

la

pra-

tique, à la compréhension de cette grande Philosophie en laquelle fusionneraient les idées de tous et de chacun.

Jamais en ses paroles

il

ne faisait allusion

à des rites

quelconques,

Bien

au

à des sacrifices.

contraire,

il

semblait

repousser l'intermé-

diaire clérical entre l'Homme

et le Père.

« Propagez ma doctrine, disait-il, vous qui la com- prenez, mais gardez-vous bien de vous attribuer ensuite

une supériorité

extra-terrestre

et d'ordination.

Je ne fais point

de prêtres ; on n'en crée point.

Celui-là

est prêtre

par le recueillement, s'est élevé jusqu'aux

qui,

tation, l'étude de la Nature,

la médi- lumiè-

res des sens hyper physiques.

mais

supérieurs pour exploiter

la foule et l'abaisser en se targuant d'être les interprètes

devenu Initié,

Alors,

ses propres

efforts,

par

il peut réaliser les phénomènes

Yoghi

Mais malheur

à ceux qui s'assemblent

d'une divinité ; une force terrible se retournera contre eux.

Laissez donc

les dieux,

les fétichismcs

anthropomor-

phes. N'adorez point d'idoles,

d'images,

de statues.

Contemplez l'Etre

en esprit

et en vérité ; unissez-vous

tous dans le même amour du Bien, des êtres quels qu'ils

soient, et de la Science Intégrale.

:

sont les seules vraies prières ».

soyez vertueux

Apprenez;

Le clergé

de l'Inde

s'én\ut,

le

Travail

en grande

et

la

partie,

Sagesset

de cçs

— G

paroles 5les prêtres se virent atteints dans leur orgueil*

certains d'entre eux, attirés, abandonnè-

leuso autorité;

rent

Buddha,

leurs ornements,

le

humbles, pauvres, amis et frères de toute créa-

les temples riches, et suivirent

ture.

L'enseignement

messianique se répandit

rapidement

par l'Inde

; ce pays était

mùr

pour

do tels mots de ten-

dresse, «le charité universelle

à ceux du Buddha Cakya-Mouni,

l'Humanité,

thousiasmèrent

; ces principes, semblables

oubliés, en général, do

les Hindous s'en»

de frater-

firent de rapides progrès;

à nouveau pour cette religion

nité, d'égalité, do renoncement et de Panthéisme.

La

Nature

leur

reparlait

enfin ;

ils

communiaient

avec les étoiles, les végétaux immenses, les belles fleurs,

les animaux

somptueux et sympathiques.

bestiale, se

changeait, une transmigration Ils

toute nouvelle pour eux terrassés par les féeries des

anciens prêtres de Brahma,

La Métempsycose effrayante, sous les révélations

s'éprenaient

surtout

ténébreuse,

élevées dq Prophète, en

Messie,

et des Fakirs

évolutive, consolante et rationnelle.

de

la

franchise

du

do Buddha

modernes — de cette franchise scientifique qui lui faisait

rapporter

Magnétisme, à l'Akasà, à l'Od, à l'Astral, le fluide thé-

à

Force

du domaine

de la Nature,

une

au

rapeutique

dont

il

se servait,

l'énergie par laquelle il

commandait

aux corps.

« Soyez purs, vertueux,

instruits

et vous réaliserez ces

choses que j'effectue,

et vous guérirez les malades » pro-

mettait

il.

Ainsi ils avaient tous l'espérance de pouvoir parvenir

et cela sans se livrer

à cet état do sainteté, do grandeur,

aux pratiques

atroces

hallucinantes

des fakirs"\ les

et

disciples du Buddha, ils le voyaient, possédaient cer-

tains do ces dons à la suite simplement

Bien, (h l'Amour des êtres, de la pratiquo do la Science. La Nature s'illuminait donc pour ces pauvres êtres du

les Anglais et la Bible imposéo : ils

du désir

du

peuple, abrutis

par

sauraient l'observer, la commenter,

l'étudier.

Quand

le Buddha

vit

sa doctrine

su répandre ainsi,

les livres sacrés : Védas, Puranas, Upanischads, rece-

voir une interprétation touto rationnelle, les apôtres por-

ter au loin la parolo do Vérité,

l'Inde et de parcourir le monde où régnait bien davan-

il

résolut

do quitter

tage le scepticisme, surtout en Europe.

L'Inde

était

prête;

les vieux

instincts

profonde, de médiumnité,

de yoghisme,

de religiosité se réveillaient

allait

agir tout seul, se multiplier, la contrée hindoue s'affir-

évoluée et clair-

la

ce ferment

en

foule, germaient

le centre

rapidement ;

de l'Humanité

mer comme

voyante, du Peuple de l'Avenir, nouvelle matrice des autres. Le Buddha devait donc annoncer ailleurs la Doc- trine, préparer lo terrain ingrat, achever là-bas sa Des-

tinée sanglante. Accompagné

do quelques

il

donc

disciples,

gagna

l'Europe

pour s'y révéler lo Christ!

Il vint par la Sibérie et la Russie.

En ces pays malheureux, écrasés par une lourde, une

odieuse tyrannie, Les moujicks

larmes bien douces, et reconnaissant en lui le Christ,

il fut accueilli avec un véritable délire.

à ses pieds, versant

se traînaient

desg

le

saluaient amoureusement,

8

i

» Oh ! comme ils burent ses paroles do miel, les miséra-

bles au coeur primitif Entassés autour

et bon. du Sauveur, ils ne pouvaient so lasser

do le regarder, do lo prier et do l'écouter.

La Philosophie bien la religion

vrais parias, véritables

de la

Pitié

cl

du

Renoncement était

convenant à ces pauvres êtres déshérités,

esclaves.

Sous l'enveloppe rude, grossière, sous l'écorce sauvage

des Russes, vibre une âme toute asiatique; têtu, un cerveau de rêveurs, d'illuminés

sous le front

et d'extatiques.

La pratique

de

laYogha,

l'adoration

muette, contem-

de

la

plative en le consolant.

majestueuse Nature,

charmait leur esprit

Ils absorbaient spirituellement ce Dieu-Tout, accessi- ble en une seule substaice; ils savaient le trouver en

leurs sombres forêts mystérieuses comme des Temples où le vont passait en de sourdes rafales ; la ca.mpagne triste mais solennelle leur parlait de la Force Incommensurable

et Transformatrice; ils apprirent à lire le nom du Père tracé au firmament par les pâles Etoiles.,,.

longtemps l'oxposô de

la Doctrine ésotérique.

Mais le Messie ne put continuer

Parce qu'il

se plaisait

au milieu

des pauvres, qu'il leur

l'Amour

du prochain parce qu'il

— de la Plante

— de

la

apprenait Bête et du Minéral

lution

Néant des Vanités,

seurs, on l'accusa d'anarchie, le nommant Nihiliste. Alors

des oppres-

leur enseignait

des Ames

l'injustice

l'Evo-

le

de la chaîne de Vie l'Egalité

qu'il

dévoilait

.les autorités s'alarmèrent

et lui demandèrent :

Qui es-tu ?

— Je suis le Buddha

dent, répondit-il,

de l'Orient,

le Christ

de l'Occi-

}

*

9

-

— D'où viens-tu ?

De l'Inde,

envoyé par l'Etre

pour

prêcher de nou-

veau aux hommes

le Renoncement,

la Pitié

et

le Salut.

Ta

nationalité?

point le connaître.

poursuivirent-ils,

<*

feignant

de

ne

Je n'en ai point;

ma patrio

passage sur la Terre, j'enseigne

l'Illusion

de la Vie.

ne se trouve

pas ici ; de

le Néant de la forme

Il

n'a point

de patrie 1 s'écrièrent

C'est un criminel,

jugeons-le,

les inquisiteurs.

Ils voulaient

lo

faire

condamner

aux tortures

de

la

Sibérie, tout au moins;

mais leur secret espoir était de le

voir pendre. Lui sourit,

sachant que son heure

pas encore pris fin.

de mission

n'avait

En effet, de Pétersbourg.

du territoire

russe.

l'ordre

survint

de le chasser

Le Messie résolut donc

d'évangéliser

l'Allemagne,

l'Angleterre, la France aveuglées par un inepte matéria- lisme très grossièrement faux. L'àmeslave développerait

en elle-même

les préceptes éternels semés, car

elle était

jeune, elle était pure, annoblie des siècles.

par

la souffrance cruelle

Et ce sont ici les Evangiles

surtout

lire,

recueillis

par l'un

teur.

des disciples

européens qu'on va

favoris

du

Dévéla-

CHAPITRE

11

Sur

les

Incarnations

buddhiques

et

messianiques

1.

« Dans les Indes

dit: Es-tu le vrai Buddha ?

-commençaChrist

»

—on m'a

doute de moi également, et l'on se ques-

tionne : « Est-il le Christ nouveau

que?

du Christ mort jadis sur la croix duGolgotha, comme si

c'était de lui-môme qu'il s'entretenait?

2. —

Ici l'on

l'Antéchrist

satani-

Comment ose-t-il s'intituler le Messie, et parler

».

3. 11 y a heaucoup de sceptiques parmi

vous, et bien

peu, en ce pays, croient encore a ma mission de rédemp-

tion et de régénération.

i

4. Mais

témoigneront

la

~

lumière

11

-

se fera sur

en mon nom,

moi,

et

mes actes

îi. -7—Je suis celui qui sème, et non celui qui récolte.

G. Je suis descendu sur cette terre afin d'y apporter

des mots d'espoir,

do vérité

et de consolation.

7. Ils fructifieront

8. Christ

lorsque l'heure

sera venue. Buddha

plus que Buddha

est bien mon

et

aussi ;

nom, le nom ; d'autant

d'ailleurs

qu'importe et Christ signifient

le môme et veulent définir

le Messie,

c'est-à-dire l'Annonciateur

Mythes, des trompeurs

du Jour,

symboles.

le

Dévélateur

des

9. — Je fus le Buddha

10.

— Bien

avant

de Gautama.

en

Cakyà-Muni

je

les divers

Messies qui parurent sur la Planète pour y jeter l'ensei-

m'incarnai

lui,

gnement véridiquo aux hommes, leur inspirer les gran- des religions en accord avec leur temps, leurs moeurs et leur degré d'évolution.

11 — Je fus Krishna,

le héros du Brahmanisme.

12. — Je fus

le Christ souffrante.

iriort

sur

la Croix par

amour

donc

et je

de l'Humanité

13. Confucius, toute

c'était

encore moi ; j'inspirai

car je suis le Messie de la Terre,

philosophie, me plais à veiller -

14.

sur son Destin.

« Es lu donc Dieu — lui demandèrent

certains

l'incarnation

de Dieu,

l'affirme

Catholique? Siva humanisé?

le

Dieu

es-tu

fait

homme,

ainsi

Vishnou,

Brahma

que

ou

ô Maître,

cette énigme Eternel,

Explique-nous,

15. « Dieu est l'EtreIvfini,

».

Inconnaissable,"

en lui-même,

répartit

Dieu est celui qui

le Sauveur.

n'est point,

,_ mais qui est Tout.,

,;,[

./s

12

-

10. Il

est la Substanco en Soi,

et l'Univers,

l'Ego

non individuel, —

17.

Tout est Lui

l'Eternel-Maintcnant,

j Tout

vient

de Lui

; il s'appelle

l'Inconscient-Conscient.

18. — Chaque parcelle do la Nature

constitue un être

do Lui,

fragmentaire, Volonté. 19.

Il

uno

molécule, une

immuable

de

partie

sa

de

donc

demeure

ses millions

sous

formes et de consciences ; chaque

une incarnation Dieu.

être représente

éphémère de la Force divine,

donc de

20. —

Voilà

appelez tous les végétaux, ani-

êtres de tous les mondes, de

pourquoi de Dieu, frère tous : minéraux,

hommes,

étoiles,

vous

vous

enfants

maux,

tous les Soleils, de toutes les planètes : totalité,

lité de frères étroitement

unis

intégra-

21.

Et

plus

vous devenez purs,

intelligents,

selon

vous vous

élevez le long

de

la

alors vous montez

d'échelons

de

Chaîne de

la

l'épuration, Vie; plus

Echelle ; l'atome devient corps, par la suite de ses méta-

Grande

morphoses ; le corps,

minéral

; le minéral,

plante

élé-

mentaire

; celle ci végétal supérieur,

puis animal

infime;

bête plus terrestre

évoluée ensuite,

et enfin

: Homme. l'Homme

llnfini

des productions. des Choses.

car

il

gravit

des

ou

son équivalent

planétaire,

Mondes existe, vous le savez, et l'Infini

Telle est la marche du Transformisme —

22.

Mais

l'Homme

s'élève

les

encore;

échelons toujours

d'autres

sous diverses

supérieurs ; il

d'autres

s'épure

sans cesse, en

états,

le

!

lieux,

en

mondes,

.ou

sous divers

suivant

*

personnalités

masques, en parlant

vous le dirai

Karma,

carnations.

comme je

des réin-

~

13-

23.

Sa nature

abandonnent

tout

devient

égoïmo,

angélique,

ses tendances

son moi

s'absorbe en l'Al-

truisme

de la vie malheureuse.

24. L'être

alors aime,

se dévoue, cherche

à hâter

l'évolution

aux désirs idéaux,

d'un

monde ; plus près do l'Idéal,

désintéressés; il matérialise

il participe mu int

que le permet

le Déterminisme

l'Equilibre

latent,

la

Volition

substantielle;

il fait passer du plan astral

ou de

formation,

25. —

celui

qui,

sur

le plan physique,

point ses efforts

extrême,

les finalités

do

entrevues.

absolument,

N'est-il

par

Fils

lents

un

Dieu,

et

douloureux,

à

cet

sa

par

enfin

n'agit

arrivé

état

progression

angélique,

omniscente

supra- avec la Volonté

du

de concert

plus que

avec la Volonté

parce que générale

Bien collectif généré par chaque être?

2G. Dégageant

pour

le

diamant

et

de

du

pur

sciemment,

sa part, Ie3 lois

gouverne,

l'Univers,

Tout

d'après

inflexible,

il

sa gangue, les forces ,do

Destin

et

du

27. Celui-là,

s'il

revient d*e son gré,

sur une terre,

sur des planètes, afin d'enseigner les habitants, d'y faire éclore les bonnes pensées et les grandes actions, s'il

vient souffrir

le

Mal

des Foules,

s'en

encore,

prendro

charger afin

et de sa pureté, celui là, incarné parmi

corporellcment,

de le dissoudre à la chaleur

des hommes,

apparaît

de son amour

né,

les hommes,

un

Messie, un

Buddha, un Christ.

28. — H attire

sur lui le Mal pour le dissoudre comme

le paratonnerre appelle la foudre pour la détruire et l'empôcher de causer des dégâts.

29.

Il

sait les luttes,

connaît

les embûches, les ten-

tations, les chemins périlleux; et il vient les indiquer,

-14-

apprendro le combat, le moyen do suivre la bonno roule.

30, —Le

Fils

do Dieu parle

au

nom

du

Père,

pré-

pare l'ère du Saint-Esprit, c'est-à-dire de l'Intelligence

et de la Conscience 31, — Vous me demandez qui je suis. 32, — Vous le savez maintenant.

33, — Je suis un Fils de l'Eternel, dont je viens pro-

clamer

3i.

le Verbe. J'arrive

manière

étant

pour le faire connaître, : vous vous représentez Elle

anthropomorphe,

la

Force

Inconnaissable,

rez totalement

d'une

figurer, Tout.

car vous l'igno- l'Essence. l'Idée, ne

qui

peut

se

la

Volonté

du

35.

— On no la connaît que par l'Idéal

perçu.

30. Vous craignez l'Etre ou le priez puérilement.

37. — Vous en faites un- épouvantait, un dieu ven-

geur, lyrannique, terrible, un Satan.

-

38. Or parlant

pour LUI,

pour le Père, exprimant

sa réalité, je vous dis ceci que Krishna

disait

:

39. « Je

eux ni haine,

suis égal ni amour

pour tous les êtres; je

n'ai pour

; mais

ceux qui m'adorent

sont

en moi, et je suis en eux » (H/iagavad-Gitâ)

40.Cela

signifie