Sie sind auf Seite 1von 15

LE MONDE DES PLANTES -9-

ÉTUDE DES PHYTOCENOSES A ECHINOSPARTUM HORRIDUMDE MIDI-PYRENEES


par Gilles Corriol\ Jean-Michel Parde2 et Lionel Gire l
1 Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées (CBNMP), vallon de Salut, F-65203 Bagnères-de-Bigorre Cedex,
Courriel :gilles.corriol@cbnpmp.fr
2 Action recherche environnement Midi-Pyrénées (AREMIP), ancien presbytère, F-31440 Fos Courriel : aremip@wanadoo.fr

Introduction Nous présentons les résultats d'une étude phytosociologique


Echinospartum horridum (Vahl) Rothm., est une Fabaceae des formations à Echinospartum horridum de Midi-
oroméditerranéenne essentiellement endémique des Pyrénées. Une typologie de ces végétations est proposée. Le
Pyrénées et du sud du Massif central français (DADER & rapprochement avec les syntaxons décrits est discuté. A
REY, 1945 ; GIBBS, 1968). Centré sur cet étage, il peuple des partir de ces résultats, des propositions sont faites pour
surfaces importantes au versant méridional des Pyrénées, de l'interprétation des habitats étudiés vis-à-vis des types
900 à 2070 m d'altitude (MONTSERRAT, 1987; VILLAR & retenus dans la Directive « habitats ».
al., 1997). Il y constitue des faciès de landes épineuses dans Matériels et méthode
la série basophile oroméditerranéenne du pin sylvestre. Ces L'ensemble des localités connues d'Echinospartum
landes ont été décrites sur le versant espagnol par RIVAS horridum en Midi-Pyrénées et territoires limitrophes a été
GODAY & RIvAs-MARTINEZ (1968), BOLOS & inventorié à partir des sources bibliographiques, de la base
MONTSERRAT (1983) et MONTSERRAT (1984, 1987). Elles de données du CBN des Pyrénées et de Midi-Pyrénées, des
ont été regroupées dans une nouvelle alliance, informations inédites de l'AREMIP et de recherches ciblées
l'Echinospartion horridi RIVAS-MARTINEZ & al. (199lb), sur le terrain (cf tableau 1 et figure 1). Chacun des sites
rangée avec les pelouses supra- à oroméditerranéennes des possédant une population significative de l'espèce a fait
Ononidetalia striatae (RIvAS-MARTINEZ & al., 1991b, l'objet de relevés phytosociologiques. Les localités
BARDAT & al., 2004). Ces formations figurent à l'annexe l lozériennes ont également été étudiées de même qu'une
de la Directive «Habitats» (Directives 92/43/CEE et localité aragonaise à proximité de la frontière française.
97/62/CEE), sous les codes Corine Biotope 31.71 et Natura
Les relevés ont été effectués selon la méthode
2000 4090. Un cahier d'habitat a été rédigé concernant ce
phytosociologique classique. Toutefois, les sites à forte
type d'habitat (PENIN & LARGIER in BOULLET & al., 2005 :
hétérogénéité des conditions microstationnelles ont fait
174-175), sur des bases uniquement bibliographiques
l'objet de relevés complémentaires, fragmentés, ciblés sur
espagnoles. Toutefois, les formations observées en France
des compartiments restreints (dalles, fentes des rochers,
s'avèrent difficiles à classer et semblent assez éloignées des
pelouses interstitielles). Dans de nombreux cas, les
descriptions espagnoles, tant sur le plan écologique que
communautés observées sont des phytocénoses complexes
floristique (GRUBER, 1983a; obs. pers. PARDE, CORRIOL).
qui seront discutées. Lorsque les espèces sont présentes dans
Les typologies européennes (version française de Corine
deux strates distinctes, deux coefficients sont mentionnés
Biotope [BISSARDON & GUIBAL, 1997] et manuel Eur 25
(précédé de « a » pour la strate supérieure et de « h » pour la
[COMMISSION EUROPEENNE, 2003]) sont également basées
strate inférieure, dans la même ligne du tableau).
sur les formations espagnoles, citant le Junipero-Genistetum
horridae O. Bolas & Montserrat ex Rivas Goday & Rivas Le tableau 2 de relevés (hors texte) auquel ont été ajoutés
Martinez, association espagnole. Le manuel Eur 25 précise deux relevés de GRUBER (1983a) de Camous (65), a été trié
l'appartenance géographique des formations concernées aux en partie manuellement et en partie avec l'aide d'analyses
régions méditerranéennes. factorielles de correspondances réalisées avec le logiciel
libreADE4.
Dans ce contexte, il est difficile d'affirmer le rattachement
des formations observées sur le territoire français aux types Les types de communautés observées sont décrits et
d'habitats d'intérêt communautaire. La région Midi- commentés. Une vision dynamique de ces formations est
Pyrénées est particulièrement concernée puisqu'elle intégrée, les resituant tant que possible dans des séries de
représente le «berceau» français de cette espèce, protégée végétation à partir des observations synchroniques. Les
au niveau national (Arrété interministériel du 20 janvier rattachements les plus pertinents aux typologies Corine
1982 modifié). En plus des départements de cette région où Biotope et Eur 25 seront recherchés à la lumière de cette
elle est présente (Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Gers et synthèse.
Aveyron), elle se trouve dans le département limitrophe de Le référentiel syntaxonomique utilisé est celui de BARDAT
la Lozère (région Languedoc-Roussillon) (RODIE, 1921) et & al. (2004), jusqu'au rang de l'alliance. Le référentiel
deux stations ponctuelles en vallée du Rhône, dont une non taxonomique est celui de BRISSE & KERGUELEN (1998).
revue récemment (DENNINGER, 2005), et où elle serait Résultats
représentée par un taxon infraspécifique particulier (LAMIe,
1901 ; GAUSSEN & LEREDDE, 1949). La citation ariégeoise Au total, 57 relevés phytosociologiques ont été réalisés sur
de GUERBY (1984 : 8), non reprise dans son catalogue de la 13 sites répartis dans 5 départements (et un relevé en
flore d'Ariège (GUERBY, 1991) est erronée (cf rectificatif Espagne).
paru in GUERBY, 1985). On peut également évoquer une Le tableau 2 présente les groupes de relevés en classant les
citation erronée dans le département des Pyrénées espèces par affinité phytosociologique. Les colonnes
atlantiques au Pic de Gourzy. Il y a probablement été synthétiques des syntaxons décrits en Espagne y sont
confondu avec Genista hispanica ssp. occidentalis (cf à ce également reportés pour comparaison.
sujet VIVANT, 1972 : 4). L'exposition générale des stations étudiées est sud sauf pour
En région Midi-Pyrénées, 3 sites Natura 2000 sont les stations gersoises pour lesquelles l'exposition est un peu
concernés par ces formations: Coteaux de la Lauze (32) plus variable. La roche est constituée de calcaires durs
(FR7300897), Causse noir (12) (FR00855) et Chaînons (parfois dolomie), sauf pour les sites gersois sur des
calcaires du Piémont commingeois (31) (FR00885). calcaires marneux et quelques rares sites sur grès rouge.
-10 - LE MONDE DES PLANTES 2009 (n0498)

Département Commune Lieu-dit Nombre de Citations bibliographiques


relevés
Aveyron (12) Saint-Saturnin-De- Causse d'Orbis, Puech de 3 Revel (1885), Coste in Rouy (1899),
Lenne Belhomme Lamie (1901), Bernard & Fabre (1993)
Aveyron (12) Veyreau Serre d'Aluech, Causse o(toute petite Bernard & Fabre (1993)
noir population, non
retrouvée pour
l'étude mais revue
en 2009 par
Nicolas Leblond,
CBNPMP)
Aveyron (12) Salles-la-Source Puech du Cadran 0 (publication Bernard & al. (2007)
récente)
Haute-Garonne (31) Sauveterre-de- Pic d'Aillo (à l'est de 2 Gaussen (1947), Dupias (1952), Alet &
Comminges Lôo) al. (1988)
Haute-Garonne (31) Seilhan Picon-Garros 7 Saint-Exupery in Rouy (1899), Parde
(1989)

Haute-Garonne (31) Cier-de-Rivière colline de Carmont o (non retrouvé) Dupias (1944), Parde & Dupias (1988)
Haute-Garonne (31) St-Pé-d'Ardet Soulane de Taride o (non retrouvé) Gaussen (1947), Parde & al. (1988b)
Gers (32) Simorre Prat Dou Rey 3 Dupuy (1868), Lamie (1901), Lemée
(1951), ZNIEFF 1989, Parde & al.
1996, Segonds(2001)
Gers (32) Simorre Lassère (rive gauche de la Dupuy (1868), Lamie (1901), Lemée
Lauze) 1 (1951), Parde & al. (1996), Segonds
(2001)
Gers (32) Simorre Baillatsbats (rive droite de Dupuy (1868), Lamie (1901), Lemée
la Lauze) 4 (1951), ZNIEFF 1989, Parde & al.
(1988a), Parde (1995), Segonds (2001)

Gers (32) St-Jean-le-Comtal ? o(non retrouvé) Rouy in Rouy & Camus (1899), Lamie
(1901)
Lozère (48) Le Rozier Vase de Sèvres 1 Coste & Soulié (1919), Bemard &
Fabre (1993)
Hautes-Pyrénées (65) Ardengost Sous le plat de l'Estague 1 Parde (2005)
Hautes-Pyrénées (65) Campan Cirque d'Ordincède 7 Dulac (1867), Galant in Rouy (1899),
Lamie (1901)
Hautes-Pyrénées (65) Ilhet Pène de Camous, Lèle 4 Chouard (1949: 52), Gruber (1983a, b)
Ill> ZNIEFF 1989,
Hautes-Pyrénées (65) Thèbes Carrière OMG 5 ZNIEFF 1989,

Hautes-Pyrénées (65) Troubat Ger de Troubat 1 ZNIEFF 1989,


Hautes-Pyrénées (65) Cararilh 0 (localité Nicolas Leblond / CBPMP (inédit)
découverte
récemment)
Aragon (Espagne) Torla Boucharo (Bujaruelo) 3 De Candolle in Rouy (1899), Lamie
(1901),
Tableau 1 : Bilan des sites connus et inventaire des sites étudiés
LE MONDE DES PLANTES -11-

Figure 1 : Carte de répartition des sites étudiés en Midi-Pyrénées.


Le tri du tableau révèle les 7 groupes distincts suivants. Groupe 2
Groupe 1 Il rassemble les autres relevés du site de Campan vers
Il concerne les relevés réalisés à Bujaruelo (Espagne) à 2000 1200 m ainsi que deux relevés du site de Thèbes (65) vers
m d'altitude et un relevé (nOll) de bord de falaise sur la 750 m. Ce groupe présente des affinités avec le précédent.
station de Campan (65) vers 1200 m. Echinospartum Ici encore, un ensemble net du Saxifragion mediae se
horridum apparaît ici nettement comme se superposant à des détache (Asplenium trichomanes, Erinus alpinus,
communautés pyrénéennes thermophiles de parois calcaires Hypericum nummularium, Lonicera pyrenaica, Thymelaea
appartenant à l'alliance du Saxifragion mffdiae (Asperula dioica).
hirta, Bupleurum angulosum, Draba aizoides, Globularia A la différence du groupe l, on ne trouve pas ici de
repens, Kernera saxatilis, Lonicera pyrenaica, Paronychia différentielles alticoles du Festucion scopariae ni des
kapela ssp. serpyllifolia, Potentilla alchimilloides, Saxifraga Ononidetalia et la pelouse en lien dynamique relève
longifolia, S. paniculata, Sedum dasyphyllum, Silene manifestement des Festuco-Brometea (Teucrium
saxifraga), dont on peut reconnaître l'association de pyrenaicum, T. chamaedrys, Helianthemum nummularium,
l'Asperulo hirtae -Potentilletum alchimilloidis. Globularia nudicaulis, Sanguisorba minor, Seseli
Les quelques espèces de pelouses relevées à Bujarue10 montanum, Koeleria vallesiana, Stachys recta... ) à rattacher
laissent supposer un lien dynamique avec les pelouses probablement à un Xerobromion pyrénéen. A noter aussi les
subalpines calcicoles mésoxérophiles du Festucion espèces de dalles calcaires thermophiles, représentées par
scopariae (Helictotrichon sedenense, Bupleurum Melica ciliata et Sedum sediforme.
ranunculoides, Gentiana verna, Helianthemum Ici Echinospartum horridum se superpose encore à des
nummularium var. roseum, Sesleria caerulea), vers une communautés pyrénéennes thermophiles de parois calcaires
association qui pourrait être comparée au Seslerio (Asperulo hirtae-Potentilletum alchimilloidis), mais cette
caeruleae-Globularietum nudicaulii. fois en lien avec une pelouse xérocalcicole montagnarde
En plus de Echinospartum horridum, la strate ligneuse est pyrénéenne duXerobromion.
constituée de Lonicera pyrenaica, Rhamnus alpina, Thymus Il se détache dans la strate ligneuse des éléments des fourrés
vulgaris. arbustifs xérocalcicoles du Berberidion (Juniperus
communis, Amelanchier ovalis, Rhamnus alaternus, Buxus
sempervirens), végétation ici en lien dynamique et
superposition avec le Saxifragion mediae et leXerobromion.
-12 - LE MONDE DES PLANTES

Groupe 3 (Quercus petraea, Betula pendula, Fraxinus excelsior,


Ce groupe est composé des relevés de Thèbes (hormis les Fagus sylvatica, Pinus sylvestris). Compte-tenu de la
deux relevés inclus dans le groupe 2) et du relevé de présence du hêtre et du caractère calcicole, mésoxérophile
Troubat, entre 7S0 et 1040 m d'altitude. de la station il semble que la végétation forestière
climacique soit une hêtraie du Cephalanthero-Fagion.
On trouve encore ici quelques éléments du Saxifragion
mediae (Thymelaea dioica, Chaenorrhinum origanifolium, Groupe 5
Erysimum seipkae), témoignant d'un substrat rocheux Le Sème groupe rassemble tous les relevés de Haute-Garonne
affleurant partiellement. Toutefois, dans cette phytocénose, sur les communes de Seilhan et de Sauveterre-de-
les espèces de pelouse des Festuco-Brometea prennent Comminges (cf figure 2), situés entre SOO et 600 m. Ici
nettement le dessus. La pelouse xérocalcicole pyrénéenne encore, les éléments dominants appartiennent aux Festuco-
correspondante est à rattacher au Xerobromion (Carex Brometea, incluant un certain nombre de xérophytes
humilis, Koeleria vallesiana, Teucrium pyrenaicum, caractéristiques ou différentielles du Xerobromion (Stachys
Helianthemum oelandicum, Fumana procumbens, Festuca recta, Globularia bisnagarica, Festuca auquieri, Thesium
auquieri, Seabiosa cinerea, Stachys recta, mais aussi, divaricatum, Carex humilis, Anthericum liliago, Fumana
localement Seilla verna, ainsi que quelques différentielles procumbens, Hyssopus officinalis, Argyrolobium zanonii),
xérophiles des Ononidetalia: Ononis striata et Linum dont les éléments pyrénéens sont très discrets, réduits ici à
suffruticosum ssp. appressum). L'association décrite la plus Teucrium pyrenaicum et le caractère thermophile très
proche est le Saturejo montanae-Koelerietum vallesianae. marqué sur ces sites de plus basse altitude. De même
La strate ligneuse fait apparaître une possible dynamique quelques xérophytes des dalles (Alysso-Sedion) sont
vers des fourrés xérocalcicoles du Berberidion (Juniperus présentes: Melica ciliata, Allium sphaerocephalon, A.
communis, Rhamnus alpina, Crataegus monogyna, lusitanicum, Sedum sediforme).
Ligustrum vulgare) et même vers de forêts xérocalcicoles du Un ensemble très peu représenté dans les groupes
Quercion pubescenti-sessiliflorae (Quercus humilis, Sorbus précédents apparaît ici, indiquant l'existence d'une
aria, Fraxinus sp., Acer campestre). dynamique avec des végétations annuelles xérophiles,
Groupe 4 oligotrophiles du Trachynion distachyae (Linum trigynum,
Euphorbia exigua, Dittrichia graveolens, Acinos arvensis).
On trouve ici exclusivement les relevés du site de Ilhet
(ceux de Gruber [1983a] compris). Ici encore, ce sont les Les espèces d'ourlet restent ici discrètes (un peu de
éléménts des Festuco-Brometea (Helianthemum J3rachypodium rupestre et Rubia peregrina surtout).
nummularium, Sanguisorba minor, Lotus corniculatus, Parmi les ligneux sont représentés des espèces des fourrés
Briza media, Seseli montanum, Ranunculus bulbosus, xérophiles du Berberidion (Juniperus communis, Prunus
Medicago lupulina, Prunella grandiflora, Seabiosa spinosa, Buxus sempervirens, Rhamnus cathartica,
columbaria, Plantago media, Trifolium montanum, Ligustrum vulgare), et, de façon très discrète, Quercus
Potentilla neumanniana, Teucrium chamaedrys, Pimpinella humilis et Fraxinus excelsior qui pourraient annoncer une
saxifraga, Phyteuma orbiculare, Asperula cynanchica, hypothétique série du Quercion pubescenti-sessiliflorae. Si
Hippocrepis comosa, Leontodon hispidus... Toutefois, à la une telle dynamique existe, elle semble ici très lente
différence du groupe précédent, les éléments xérophiles sont compte-tenu des conditions stationnelles très
ici beaucoup moins bien représentés et par contre, des xérothermophiles. On remarquera aussi, parmi les
différentielles mésophiles appartenant aux Arrhenatheretea chamaephytes frutescentes, deux espèces méditerranéennes
sont bien présentes: Trifolium pratense, Achillea des garrigues des Rosmarinetea (Rosmarinion) : Jasminum
millefolium, Poa pratensis, Dactylis glomerata, Plantago fruticans et Genista scorpius qui, avec Echinospartum
lanceolata, Trisetrum flavescens ... Echinospartum horridum, composent peut-être une synusie spécifique.
horridum se superpose donc ici à un~ pelouse moins
xérophile, appartenant au Mesobromion, que l'on peut
rapprocher du Carlino cynarae-Brachypodietum pinnati.
Les sols, sans être beaucoup plus profonds sont établis sur
un substratum complexe (issu d'altération de grés rouge et
de calcaires métamorphisés) plus délité.
Une autre caractéristique de ce groupe est la présence
importante d'espèces d'ourlet des Trifolio-Geranietea
(Brachypodium rupestre, Hypericum perforatum, Vicia
cracca, Bupleurum falcatum, Galium mollugo, Tanacetum
corymbosum, Centaurea nemoralis, Silene nutans, Primula
veris, Origanum vulgare, Geranium sanguineum) indiquant
une dynamique de végétation en cours. La tonalité
mésoxérophile de cet ourlet le fait classer dans le Geranion
sanguinei.
En adéquation avec cette observation, les éléments ligneux
sont aussi bien représentés avec des taxons des fourrés pré- Figure 2 :Une population en fleur à Sauveterre-de-Comminges (31);
forestiers des Crataego-Prunetea, l?runetalia (Juniperus Photo: l-P. Mary
communis, Crataegus monogyna, Corylus avellana, Rosa
canina, Prunus spinosa, Buxus sempervirens) et des forêts
2009 (n0498) LE MONDE DES PLANTES -13-
Groupe 6 rupestre, Molinia caerulea ssp. arundinacea, Hypericum
Ce groupe rassemble la totalité des relevés du Gers, à des perforatum, Rubia peregrina... et une communauté
altitudes comprises entre 190 et 240 m, sur roche marno- chaméphytique à Echinospartum horridum, Dorycnium
calcaire, en exposition variable mais plus fréquemment sud pentaphyllum, Erica vagans, Chamaecytisus hirsutus, Genista
à ouest. L'unique relevé d'Ardengost, sur grès rouge, à tinctoria, accompagnée d'autres chaméphytes thermophiles,
1450 m, qui semble se loger dans ce groupe, l'est sans doute méditerranéennes: Genista sC01pius, Lavandula latifolia se
artificiellement. D'autres relevés en situation similaire superposent et puissent être en lien dynamique.
permettraient peut-être de distinguer un autre type La dynamique ligneuse, malgré les stations très xéro-
spécifique (mais leur existence est très hypothétique). Nous thermophiles ne semble pas s'arrêter là: les fourrés du
considérons donc ce relevé comme marginal. Il pourrait Berberidion sont pré-figurés par Juniperus communis,
peut-être se rattacher plutôt au groupe 3. Viburnum lantana, Rosa canina, R. rubiginosa, Ligustrum
Les relevés gersois présentent un bel ensemble des pelouses vulgare avec une originalité en la présence de l'espèce
des Festuco-Brometea (Teucrium chamaedrys, méditerranéenne Spartium junceum et la chênaie
Helianthemum nummularium, Sanguisorba minor, Seseli pubescente (Quercion pubescenti-sessiliflorae), qui
montanum, Carduncellus mitissimus, Bromus erectus, constitue la végétation climacique est pré-figurée par
Thymus polytrichus, Ophrys insectifera, Filipendula Quercus humilis, Ulmus procera, Pinus sylvestris, Acer
vulgaris, Galium pumilum, Hieracium pilosella, campestre, Fraxinus angustifolia.
Anacamptys pyramidalis, Potentilla neumanniana, Festuca Groupe 7
lemanii, Gymnadenia conopsea, Eryngium campestre, Ce dernier groupe, qui rassemble les quatre relevés
Scabiosa columbaria, Ranunculus bulbosus, Carlina caussenards (les trois aveyronnais et l'unique lozérien) est
vulgaris, Prunella laciniata, Orchis militaris, Leontodon encore une fois dominé par les espèces de pelouses des
hispidus, Lotus corniculatus, Ononis spinosa, Polygala Festuco-Brometea (Teucrium chamaedrys, Coronilla
calcarea, Plantago media, Pimpinella saxifraga, Carex minima, Thymus polytrichus, Helianthemum nummularium,
halleriana, Campanula glomerata, Ophrys apifera, Avenula Eryngium campestre, Medicago lupulina, Carduncellus
pubescens), comprenant un cortège marnicole bien mitissimus, Carex humilis, Globularia bisnagarica ...).
développé (Carex jlacca, Ophrys scolopax, Blackstonia Toutefois, apparaît ici un groupe différentiel des pelouses
perfoliata, Linum catharticum, Briza media, Genista xérophiles oro- à supraméditerranéenne des Ononidetalia:
tinctoria, Orchis coriophora ssp. fragrans, Serapias Teucrium rouyanum, Anthyllis vulneraria ssp. praepropera,
vomeracea, S. lingua, Plantanthera chlorantha), ainsi que Alyssum alyssoides, Galium corrudifolium, Linum
des différentielles xéro-thcrmophiles (Globularia suffruticosum ssp. appressum, Euphorbia duvalii, Leuzea
bisnagarica, Fumana ericoides, Koeleria macrantha, conifera et régionalement, Teucrium montanum.
Fumana procumbens, Thesium divaricatum, Festuca
On peut cependant distinguer deux sous-groupes, isolant le
auquieri) et méditerranéennes (Argyrolobium zanonii,
relevé de Lozère qui montre un lot d'espèces de pelouses plus
Ophrys lutea, Brachypodium phoenicoides, Asteriscus
mésophiles (Briza media, Carex jlacca, Lotus corniculatus,
spinosus, Ophrys arachnitiformis). Il faut également citer la
Plantago media, Epipactis atrorubens, Sesleria caerulea var.
présence remarquable de la méditerranéenne Avenula
elegantissima, Phyteuma orbiculare ssp. tenerum,
bromoides, déterminée a posteriori à partir d'échantillons
Gentianella campestris). On peut y reconnaître assez
que nous avions conservés lors d'un relevé du 22 mai 2005.
nettement l'association psychrophile du Seslerio
Comme la distinction avec A. pratensis se fait au laboratoire
elegantissimi-Phyteumetum teneri, malgré une exposition
(observation au microscope du sclérenchyme foliaire), nous
favorable et un sol mince. La pente est en revanche modérée
ne pouvons affirmer la détermination des autres relevés non
(environ 20°). Sur ce site à pressions pastorale (ovins) et
prélevés. Cette pelouse présente des affmités avec
anthropique (écobuage, broyage) fortes, la formation à E.
l'association de Xerobromion marnico~ du Staehelino
horridum correspond manifestement à un voile dynamique
dubiae-Teucrietum chamaedryos décrite en Périgord.
sur la pelouse. Dans les relevés aveyronnais (cf figure 3),
Le lien régressif avec une pelouse à thérophytes se dessine Echinospartum horridum se superpose à une pelouse plus
avec les espèces du Trachynion distachyae: Euphorbia thermophile, appartenant à l' Ononidion striatae.
exigua, Ajuga chamaepytis, Odontites viscosus,
Brachypodium distachyon, Senecio viscosus, Catapodium
rigidum, Linum strictum.
Un ensemble d'espèces annoncent la composition d'un
ourlet marnicole original, en lien dynamique avec la pelouse
ci-dessus, bien représenté par ailleurs dans le département.
Les espèces concernées sont: Dorycnium pentaphyllum,
Peucedanum cervaria, Brachypodium rupestre, Erica
vagans, Molinia caerulea. ssp. arundinacea, Chamaecytisus
hirsutus, Genista tinctoria,· Hypericum perforatum, Rubia
peregrina, Centaurea nemoralis, Viola hirta, Origanum
vulgare. Cet ourlet qui semble appartenir aux Trifolio-
Geranietea est cependant.difficile à classer dans les unités
retenues par le Prodrome des végétati0lls de France.
Echinospartum horridum pourrait appartenir à cette même
communauté, à moins qu'une communauté Figure 3 : La station de Saint-Saturnin-de-Lenne: pelouse ouverte
hémicryptophytique à Peucedanum cervaria, Brachypodium avec touffes isolées d'E. horridum ; Photo: L. Gire
-14 - LE MONDE DES PLANTES 2009 (n0498)
La dynamique se montre également différente entre les deux Dans son type méditerranéen on peut citer comme
sous-types. Dans le premier cas, une dynamique ligneuse est caractéristiques: Type calcaire- Genêt scorpion, Lin de
nette, vers des fourrés des Prunetalia, probablement du Narbonne, Lavande (L. latifolia), Brachypodium
Berberidion (Juniperus communis, Buxus sempervirens, phoenicoides, Staehelinia dubia mêlés à des plantes moins
Viburnum lantana) et une forêt à Quercus humilis, Sorbus caractéristiques comme: buis, dorycnium et Genista horrida
aria, Betula pendula, Castanea sativa (Quercion à Lôo. ... ».
pubescenti-sessiliflorae ou Cephalanthero-Fagion). Dans le 3) Le site de Ilhet (65), en vallée d'Aure, au sommet de
deuxième cas, la dynamique ligneuse est beaucoup plus l'étage collinéen, présente une configuration stationnelle et
discrète, même si présente et conduisant peut-être de façon dynamique particulière. E. horridum semble ici clairement
très lente, vers le Quercion pubescenti-sessiliflorae. Par appartenir à une phase dynamique susceptible d'évolution
contre, la dynamique régressive vers une pelouse xérophile rapide en l'absence de perturbations d'origine biotique ou
à thérophytes du Trachynion distachyae apparaît avec: humaine. Les signes floristiques de cette dynamique sont
Filago vulgaris, Arenaria serpyllifolia, Petrorhagia déjà forts sur la plupart des relevés qui toutefois peuvent se
prolifera, Trifolium incarnatum, T. scabrum. rattacher assez bien aux pelouses du Mesobromion pyrénéen
Discussion du Carlino cynarae-Brachypodietum dans laquelle la phase
Place des communautés à Echinospartum horridum dynamique à E. horridum pourrait constituer une sous-
association echinospartetosum ad. int. Il est remarquable de
Les formations à Echinospartum horridum étudiées en
constater que c'est le seul site pyrénéen où E. horridum est
Midi-Pyrénées et à proximité immédiate s'insèrent dans
trouvé dans un tel contexte. Son origine et les conditions de
différents contextes stationnels et dynamiques, que l'on peut
son maintien seraient à étudier. Chamaecytisus hirsutus et
synthétiser comme suit.
Erica vagans paraissent accompagner E. horridum dans une
1) Dans les stations montagnardes pyrénéennes sur substrat éventuelle synusie chamaephytique. Compte-tenu du
rocheux, (calcaire dur en place), très exposées (groupes 1 et 2), contexte climatique, stationnel et des communautés
E. horridum se superpose à des groupements de parois végétales, la série dynamique dans laquelle s'insèrent les
calcaire relevant de l'Asperulo hirtae-Potentilletum végétations observées est à notre avis plutôt celle de la
alchimilloidis. Dans ces situations, la dynamique végétale hêtraie calcicole édapho-mésoxérophile du Cephalanthero-
est très faible, même si localement, à la faveur de quelques . Fagion et non d'une hypothétique série de la chênaie
atterrissements, des groupements de pelouses peuvent sessiliflore tel que proposé par Gruber (1983a). Il faut
s'installer, voir quelques arbustes dispersés, en particulier toutefois noter comme élément singulier à proximité du site,
dans des fentes de diaclases. Il ,constitue alors le seul la présence d'un bois de Pin sylvestre. La lande secondaire à
élément d'une communauté chamaephytique en position E. horridum observée sur ce site suggère la présence d'une
originale au sein de la phytocénose rupicole, que l'on station source de type 1) à rechercher à l'aplomb, des
pourrait dans le cadre d'une approche classique subordonner calcaires compacts formant une barre allongée surplombant
à l'association rupicole (Asperulo hirtae-Potentilletum la station.
alchimilloidis echinospartetosum ad. int.).
4) Dans les stations xérothermophiles, marnicoles gersoises,
2) Dans les stations collinéennes xérothermophiles, sur sol le contexte est très différent. Même si une pelouse initiale
superficiel, sur roche carbonatée dure (groupes 3 et 5) du Xerobromion semble accueillir E. horridum,
E. horridum se superpose à des pelouses xérophiles d'un comparablement aux groupes pyrénéens 3 et 5, on observe
Xerobromion pyrénéen. Dans les stations les plus chaudes, à ici une véritable communauté chamaephytique frutescente,
basse altitude, où il peut être accompagné de Genista dans laquelle le genêt s'insère. Cette communauté originale
scorpius et Jasminum fruticans, on pourrait entrevoir les mêle des éléments méditerranéens, Genista scorpius,
premier éléments d'une synusie chamaephytique Lavandula latifolia, Dorycnium pentaphyllum (auxquels on
méditerranéenne du Rosmarinion, très I!lppauvrie. On peut peut-être ajouter la microphanérophyte Spartium
remarquera toutefois que la série dynamique dans laquelle junceum), altantiques, Erica vagans, et eurasiatiques,
s'insère cette communauté n'est pas méditerranéenne, mais Chamaecytisus hirsutus et Genista tinctoria. Cette
bien eurosibérienne. Dans une approche classique, on serait communauté originale qui pourrait être nommée Dorycnio
sans doute plutôt amené à distinguer une sous-association pentaphylli-Ericetum vagantis echinospartetosum ad. int. Sa
différenciée par ces espèces de la pelouse xérophile position synsystématique reste cependant délicate, au
correspondante (à rapprocher de celle déjà décrite du croisement des Rosmarinetea (en isolat en limite d'aire de
Saturejo montanae-Koelerietum vallesianae genistetosum classe) et d'ourlets marnicoles chamaephytiques en lien
scorpii). avec les Trifolio-Geranietea, mais difficiles à placer dans le
Il est possible que certains individus soit plus où moins système de BARDAT & al. (2004). Peut-être existe t-il aussi
stables et d'autres voués à une dynamique plus rapide dans une affinité vers les landes acido-neutroclines du Genistion
le cadre de la série xérocalcicole du Quercion pubescenti- tinctorio-germanicae, en principe plus continentales.
sessiliflorae en fonction de conditions stationnelles, en Il faut remarquer que cet ourlet chamaephytique est par
particulier de la profondeur du sol. ailleurs bien plus largement répandu dans le Gers, et peut-
Pour mémoire, GAUSSEN (1947) rattache les stations être alentours où des ourlets similaires ont été observés,
connues de ce type sur la carte de la végétation de Toulouse notamment dans le Tursan (BLANCHARD & LAMOTTE, 2005)
à une formation de garrigue de la série supra sous des formes appauvries en espèces méditerranéennes.
méditerranéenne du Chêne vert « Formation plus étendue Cet ourlet à plus large répartition pourrait constituer
que le bois, la garrigue méditerranée/me présente divers groupement typique de l'association (Dorycnio pentaphylli-
stades d'appauvrissement quand on s'éloigne vers l'Ouest. Ericetum vagantis ad. int.). Ici aussi on peut noter à
2009 (n0498) LE MONDE DES PLANTES -15 -
proximité ou en contact direct, sur plusieurs stations Bupleuro ranunculoidis-Onobrychidetum pyrenaicae
gersoises la présence de pins sylvestres de mauvaise venue, P. Monts., lM. Monts. & G. Monts 1984
dont le caractère indigène ne peut être écarté a priori. Asperulo pyrenaicae-Echinospartetum horridi Carrillo
5) Enfm, les stations des Grands Causses (groupe 7) & Ninot 1992 provo
montrent une homologie avec les stations pyrénéennes, Teucrio guarensis-Echinospartetum horridi Benito &
avec: Aldezabal in Benito 2006
Teucrio guarensis-Echinospartetum horridi
- pour le site lozérien, une série dynamique comparable au
dianthetosum benearnensis Benito &
groupe 4 (Ilhet), en conditions stationnelles moins
Aldezabal in Benito 2006
xérophiles et avec une dynamique nette, s'insérant dans une
Festucion scopariae (voir note 1)
série du Cephalanthero-Fagion ;
Saponario cespitosae-Festucetum gautieri
- et pour le site aveyronnais, une homologie avec les stations
echinospartetosum G. Monts. 1984
pyrénéennes xérothermophiles des groupes 3 et 5, avec une
dynamique moins apparente est s'inscrivant le cas échéant (FONT, 1990: 267, avant la description par Rivas-Martinez
dans une série plus xérophile, du Quercion pubescenti- & al. de l'alliance de l'Echinospartion horridi, classait les
sessiliflorae. communautés à E. horridum dans le Genistion lobelii R.
Mol.)
Malgré l'appartenance des pelouses caussenardes qui
hébergent E. horridum à l'unité oro- à supra- Tout d'abord, il nous faut remarquer que les relevés
méditerranéenne des Ononidetalia striatae, il n'apparaît pas d'altitude effectués à Bujaruelo en Espagne, à proximité de
d'autres chaméphytes frutescentes qui pourrait former une la frontière française ne s'intègrent parfaitement dans
communauté spécifique dominée par ce type biologique. aucune des unités ci-dessus. On a vu leur lien possible avec
Ainsi, suivant une approche classique, on pourra nommer une pelouse du Festucion scopariae. De ce fait, le
les communautés observées comme des sous-associations Saponario cespitosae-Festucetum gautieri echinospartetosum
des pelouses correspondantes (Seslerio elegantissimi- pourrait y être comparé. Toutefois nous avons vu que la
Phyteumetum teneri echinospartetosum ad. int. pour la communauté à E. horridum de Bujaruelo est plus affine aux
première et à préciser pour la seconde). groupements de parois rocheuses qu'aux pelouses. Sur le
plan floristique, le Saponario cespitosae-Festucetum
On notera la présence d'une espèce potentiellement
gautieri echinospartetosum présente de nombreux taxons du
envahissante Buddleia davidii dans les groupes 3 et 5 et
Fdstucion scopariae absents des relevés de Bujaruelo
peut-être Pyracantha coccinea dans le groupe 6, dont la
(Arenaria grandiflora V, Sideritis hyssopifolia V, Festuca
spontanéité serait à étudier locale:t;nent.
gautieri ssp. seoparia V, Carduus carlinifolius V,
On constate donc que du coté français, les populations d'E. Androsace villosa IV, Saponaria cespitosa IV, Potentilla
horridum ne forment pas des communautés végétales crantzii ssp. latestipula III, Acinos alpinus III, Galium
spécifiques, mais s'insèrent toutes dans des communautés pyrenaicum III, Seseli nanum III ...). Les relevés de
végétales connues dont la répartition est bien plus vaste que Bujaruelo pourraient également être comparés à une forme
la limite des quelques sites hébergeant le genêt hérisson. Le appauvrie du Teucrio guarensis-Echinospartetum, en
maintien de cette plante sur quelques rares sites argumente particulier la sous-association dianthetosum benearnesis du
en faveur d'un statut relictuel de l'espèce du côté français, montagnard supérieur du Parc national d'Ordessa (BENITO,
où elle s'est maintenue ponctuellement du fait de conditions 2006: 153). Ces deux dernières associations paraissent
stationnelles particulières, mais où la végétation dont elle est d'ailleurs proches d'après la comparaison des colonnes
caractéristique (Echinospartion horridi, cf ci-dessous) a synthétiques (Tableau 2).
disparue.
La comparaison des communautés observées en France avec
Comparaison avec les communautés décrites en Espagne les différents syntaxons à E. horridum décrits en Espagne
Les communautés espagnoles à E. horridum, après avoir été faite à partir des colonnes synthétiques de ces différents
citées dans la carte de la végétation de Luz (DupIAS 1976) à syntaxons montre de très importantes différences
l'étage montagnard dans la série du Pin sylvestre xérophile, floristiques.
semblent avoir été décrites sur le plan phytosociologique, de Le Carici brevicollis-Echinospartetum horridi, type de
façon assez exhaustive. On relève 4 associations (plus une l'alliance de l'Echinospartion horridi créée par RrvAS-
décrite à titre provisoire) et 2 sous-associations, dont la MARTINEZ & al., (199la) pour y ranger les communautés
position synsystématique est la suivante (d'après chamaephytiques à Echinospartum horridum des
MONTSERRAT, 1984; RIvAs-MARTINEZ & al., 1991a,b) : Ononidetalia espagnoles diffère largement de toutes les
Ononidetalia striatae communautés observée en France.
Echinospartion horridi Rivas-Martlnez & al. (199lb) Il présente un contingent de taxons caractéristiques ou
Carici brevicollis-Echinospartetum horridi lM. différentiels des Ononidetalia absents des relevés français, y
Monts. 1984 compris ceux des Grands Causses (Globularia cordifolia
Junipero hemisphaericae-Echinospartetum horridi (O. IV, Jurinea humilis IV, Iberis saxatilis IV, Anthyllis
Bolas etP. Monts.) Rivas-Martinez 1968 (= montana Il, Avenula pratensis ssp. iberica II), ainsi qu'un
Echinospartio horridi-Lavanduletum contingent de taxons du Festucion scopariae (Carex
pyrenaicae O. Bolas et P. Monts. 1983) brevicollis V, Serratula nudicaulis IV, Anthyllis vulneraria
Junipero hemisphaericae-Echinospartetum horridi ssp. vulnerarioides, Minuartia verna II, Asperula
brassicetosum turbonis (J.M. Montserrat 1986) cynanchica ssp. pyrenaica IL .. ), et enfin, quelques taxons
Rivas-Martinez & al. 1991a (=Arenario très méditerranéens de l'Helianthemo italici-Aphyllanthion
aggregatae-Echinospartetum horridi J.M. (Helianthemum oelandicum ssp. italicum V, Carduncellus
Monts. 1984) monspeliensis II, Teucrium polium II). Ces taxons
-16 - LE MONDE DES PLANTES 2009 (n0498)
caractérisant bien une unité montagnarde sous influence horridum aucun n'est présent dans les relevés dont nous
méditerranéenne sont pour la plupart absents des sites et de disposons sur les stations françaises.
nos relevés français (Anthyllis montana est présente hors Compte-tenu des éléments ci-dessus, nous considérons que
relevé sur le site de Troubat et Asperula cynanchica n'a pas l'alliance de l'Echinospartion horridi dans son sens
été identifié au rang de la sous-espèce). Cette association est classique, tel que définie par les auteurs espagnols, est
manifestement absente de Midi-Pyrénées et de France. absente de Midi-Pyrénées et a fortiori de la France.
Le Junipero hemisphaericae-Echinospartetum horridi à plus Conclusion: problèmes d'interprétation posés vis-à-vis
basse altitude est bien plus marqué encore par les éléments de la Directive « habitats»
méditerranéens des Rosmarinetea absents des relevés
Le code Natura 2000 4090, intitulé « Landes oro-
français (et quasiment dépourvus de taxons du Festucion
méditerranéennes endémiques à genêts épineux» fait
scopariae): Helianthemum oelandicum ssp. italicum N,
référence à des « landes primaires des hautes montagnes
Lanvandula angustifolia ssp. pyrenaica III, Aphyllanthes
sèches des régions méditerranéennes, constituées de
monspeliensis III, Linum narbonense III, Globularia
buissons bas, souvent épineux, en forme de coussin,
vulgaris III, Onobrychis conferta ssp. hispanica III,
comprenant notamment des représentants des genres
Carduncellus monspeliensis II ... Cette association, est donc
Acantholimon, Astragalus, Erinacea, Vella, Bupleururn,
à fortiori absente de France.
Ptilotrichurn, Genista, Echinosparturn, Anthyllis, diverses
Une autre association proche, l'Arenario aggregatae- composées et lamiacées ,. landes en coussinets secondaires,
Echinospartetum horridi lM. Monts. 1984, plus zoogéniques, des même régions, soit extensions à basse
continentale, a été abaissée au rang de sous-association altitude, dominées par les mêmes espèces, soit
(brassicetosum turbonis) de l'association précédente par spécifiquement montagnardes et steppiques, souvent
RIvAs-MARTINEZ & al. (l99la). Proche de la précédente, dominées par Genista spp. dans la région
elle présente un peu moins d'espèces méditerranéennes et se méditerranéenne» (ROMÀO, 1999).
différencie essentiellement par les taxons Brassica repanda
Le sous-type Corine biotope 31.71 intitulé: « Landes-
ssp. turbonis et Arenaria aggregata ssp. aggregata, tous
hérissons pyrénéennes (Junipero-Genisteturn horrida1).
deux absents des relevés français.
Formations d'Echinospartum horridum des pentes sèches de
Le Bupleuro ranunculoidis-Onobrychidetum pyrenaicae l'étage supraméditerranéen des Pyrénées méridionales,. les
décrit à l'extrémité septentrionale de l'aire continue den~es coussins épineux d'Echinospartum horridurn sont
d'E. horridum en Espagne (en contact avec le Saponario accompagnés par Juniperus hemisphaerica, Buxus
cespitosae-Festucetum gautieri echinospartetosum qui le sempervirens, Ononis fruticosa, Arctostaphylos uva-ursi
relaye plus en altitude et qui en semble assez proche), est ssp. crassifoliurn et Pinus sylvestris. »
une association peu fournie en taxons méditerranéens
La flore caractéristique donnée pour ce sous type dans le
(Helianthemum oelandicum ssp. italicum IV, Thymus
manuel Eur 25 est réduite à Echinospartum horridum.
vulgaris II), et bien pourvue en taxons du Festucion
scopariae (Onobrychis pyrenaica V, Arenaria grandiflora éléments favorables éléments
IV, Sideritis hyssopifolia IV, Festuca gautieri ssp. scoparia défavorables
III, Ononis cristata III, Festuca indigesta III, Poa alpina
ssp. brevifolia II), avec quelques autres originalités: Physionomie landes primaires et
secondaires en
Globularia cordifolia V, Avenula pratensis ssp. iberica IV
coussinets
et Brimeura amethystina N. Cette association est encore
une fois très différente de toutes les communautés observées Régions des hautes- landes OTO-
en France. bioclimatiques montagnes et méditerranéennes,
extensions à basse Pyrénées
Enfin, une association est donnée à titr~ provisoire par altitude méridionales
CARRILLO & NINOT (1992), sur la base de deux relevés à
l'extrémité orientale de l'aire espagnole d'E. horridum. Flore caractéristique E. horridum
Cette communauté pour laquelle on manque d'éléments Flore compagne Buxus sempervirens, Ononis fruticosa,
s'intègre néanmoins dans les Ononidetalia avec: Anthyllis Pinus sylvestris (3 à Arctostaphylos
montana, Astragalus sempervirens ssp. catalaunicus, 5 cas) crassifolia
Onobrychis supina, Globularia cordifolia, Brimeura
Syntaxons Junipero-
amethystina, Avenula pratensis ssp. iberica. Elle est
Echinospartetum
différente des communautés françaises caussenardes, qui (typus de
relèvent de cette classe, mais qui ne possèdent aucune de ces l'Echinospartion
espèces. horridi)
RIVAS-MARTINEZ & al. (199lb) donnent pour Tableau 3 : éléments favorables et défavorables pour l'mtégratlOn
caractéristiques de l'Echinospartion horridi où ils rangent la des communautés midi-pyrénéennes à E. horridum dans le code
majorité des communautés espagnoles à E. horridum : Natura 2000 4090, en fonction du texte officiel.
Arenaria querioides ssp. oscensis, Brassica repanda ssp.
turbonis, Brimeura amethystina, Cotoneaster integerrimus
ssp. masclansii, Echinospartum horridum, Helianthemum
italicum ssp. hirtum, Onosma pyrenaica, Teucrium 1 Ce nom mal orthographié dans le manuel Eur 25 correspond
pyrenaicum ssp. guarensis, Sideriti~ hyssopifolia ssp. manifestement au Junipero hemisphaericae-Echinospartetum horridi.
guillonii. Parmi ces taxons, hormis Echinospartum
2009 (n0498) LE MONDE DES PLANTES -17 -
Il est clair que la définition du 4090 sous-type 31.71 est Si l'on considère que, compte-tenu des éléments de
directement inspirée du Junipero hemisphaericae- connaissance rassemblé dans ce travail, le rattachement au
Echinospartetum horridi. Nous avons vu que cette code 4090 tel que délimité dans le manuel d'interprétation
association (de même que l'alliance qui l'héberge) sont Eur 25 n'est pas possible, la totalité des sites pyrénéens
absentes de France. étudiés peut tout de même être considérée comme d'intérêt
Il reste à savoir si les formations françaises peuvent tout de communautaire: code 8210 pour les groupes 1 et 2
même être assimilées à ce code d'habitat d'intérêt (Saxifragion mediae), code 6210 pour les groupes 3, 4 et 5
communautaire. Nous avons rassemblé dans le tableau 3 les (Brometalia erecti). Par contre, les sites caussenards sont
éléments donnés en référence dans le manuel exclus (Ononidetalia), et les sites gersois particulièrement
d'interprétation Eur 25. originaux se retrouvent dans une position problématique,
fonction de la position syntaxonomique adoptée.
Sur le plan patrimonial, on notera l'intérêt particulier des
populations françaises de l'espèce de par leur caractère Ces éléments de connaissances ayant été exposés et
relictuel. E. horridum est d'ailleurs inscrit dans la liste discutés, il appartiendra au Muséum national d'histoire
nationale d'espèces protégées en France. Les populations naturelle de préciser la position officielle à adopter.
s'insèrent par ailleurs dans des complexes xérothermophiles
d'intérêt.

Synopsis phytosociologique des unités citées


Asplenietea : végétation des parois rocheuses
Potentilletalia caulescentis
Saxifragion mediae
Asperulo hirtae-Potentilletum alchimilloidis Chouard 1942
Asperulo hirtae-Potentilletum alchimilloidis echinospartetosum ad. int.
Sedo-Scleranthetea : végétations des dalles rocheuses
Alysso alyssoidis-Sedetalia albi
Alysso-Sedion
Stipo-Trachynietea : végétations annuelles, basophiles, oligotrophiles
Brachypodietalia distachyae
Trachynion distachyae
Festuco-Brometea : pelouses basophiles
Ononidetalia striatae : communautés supra- à oro-méditerranéennes
Ononidion striatae : pelouses thermo-xérophiles
Seslerion elegantissimae : pelouses psychrophiles
Seslerio elegantissimi-Phyteumetum teneri Br.-Bl. 1971
Seslerio elegantissimi-Phyteumetum teneri echinospartetosum ad. int.
Echinospartion horridi : communautés chamaephytiques pyrénéennes à tendance oroméditerranéenne
Carici brevicollis-Echinospartetum hfJrridi lM. Monts. 1984
Junipero hemisphaericae-Echinospartetum horridi (O. Bolos et P. Monts.) Rivas-Martinez 1968
Junipero hemisphaericae-Echinospartetum horridi brassicetosum turbonis (J.M. Montserrat 1986) Rivas-Martinez & al.
1991a
Bupleuro ranunculoidis-Onobrychidetum pyrenaicae P. Monts., J.M. Monts. & G. Monts 1984
Asperulo pyrenaicae-Echinospartetum horridi Carrillo & Ninot 1992 provo
Teucrio guarensis-Echinospartetum horridi Benito & Aldezabal in Benito 2006
Teucrio guarensis-Echinospartetum horridi dianthetosum benearnensis Benito & Aldezabal in Benito 2006
Brometalia : pelouses subatlantiques
Xerobromion
Saturejo montanae-Koelerietum vallesianae Chouard 1943
Saturejo montanae-Koelerietum vallesianae genistetosum scorpii Gruber 1985
Staehelino dubiae-Teucrietum chamaedryos (Verrier 1979) Royer 1982
Mesobromion
Carlino cynarae-Brachypodietum pinnati O.Bolos 1957
Carlino cynarae-Brachypodieturrfpinnati echinospartetosum ad. int.
-18 - LE MONDE DES PLANTES 2009 (n0498)
Festuco-Seslerietea : pelouses basophiles subalpines
Seslerietalia
Festucion scopariae [Dans le Prodrome des végétations de France, cette alliance est rangée dans les Ononidetalia, opinion qui nous semble discutable]
Seslerio caeruleae-Globularietum nudicaulii Nègre 1968
Saponario cespitosae-Festucetum gautieri echinospartetosum G. Monts. 1984
Trifolio-Geranietea : ourlets basophiles
Origanetalia
Geranion sanguinei
Rosmarinetea : garrigues méditerranéennes
Rosmarinetalia
Rosmarinion
(position à discuter) Dorycnio pentaphylli-Ericetum vagantis ad. int.
(position à discuter) Dorycnio pentaphylli-Ericetum vagantis echinospartetosum horridi ad. int.
Helianthemo italici-Aphyllanthion
Calluno-Ulicetea : landes chamaephytiques à Ericacées
Vaccinio-Genistetalia pilosae
Genistiion tinctorio-germanicae
Crataego-Prunetea : fourrés arbustifs eurosibériens
Prunetalia
Berberidion
Querco-Fagetea : forêts feuillues et mixtes tempérées
Quercetealia pubescenti-sessiliflorae
Quercion pubescenti-sessiliflorae
Fagetalia
Cephalanthero Fagion
BERNARD C. & FABRE G., 1993. Contribution à l'étude de la flore
Remerciements des Causses. Le Monde des plantes, 446 : 19-20.
Ils s'adressent à Christophe BERGES, Philippe LE CARREAU, Claire BERNARD C., BRIANE G. & MENOS l-L., 2007. Echinospartum
GOURBrLLIERE, François HAUBAULT, Nicolas LEBLOND, Claire horridum (Vahl) Rothm.: nouvelle station découverte en
LEMOUZY, A. MOVIA, pour leur participation aux relevés de Aveyron; état des stations anciennes dans les Causses. Le Monde
terrain; Carole HANNorRE pour la saisie de relevés ; Elodie HAMDI des plantes, 493: 1-3.
pour la réalisation de la carte sous Mapinfo; Jean-Pierre MARY, BrSSARDON M. & GUIBAL L., 1997. Nomenclature CORINE
Jean BELGARRlCt et Nicolas LEBLOND pour les informations Biotope. Types d'habitats français. Laboratoire de recherches en
localisées et la détermination de Avenula bromoides (NL) ; Alfred Sciences Forestières. ENGREF. 217p.
PUJOS pour avoir été la mémoire des stations gersoises et Nicolas BLANCHARD F. & LAMOTHE T., 2005. Etude typologique et
LEBLOND et Gérard LARGIER pour leurs commentaires et fonctionnelle des coteaux marnicoles du Tursan (département des
corrections. Enfin, nous sommes très reconnaissant à Luis VILLAR Landes). Mission CBN AquitainelPoitou-Charentes, 48p.
(Instituto pirenaico de ecologfa Jaca) pour la relecture critique de BOLOS O. & MONTSERRAT P., 1983. Datos sobre algunas
cet article. Nous remercions enfin la Direction régionale de comunidades vegetales, principalmente de los Pireneos de Arag6n
l'environnement, de l'administration et du logement (DREAL) de y de Navarra. Lazaroa, 5 : 89-96.
Midi-Pyrénées qui a financé cette étude dans le cadre de la mission BOLOS O. DE, 1957. Datos sobre la vegetaci6n de la vertiente
d'appui scientifique à la constitution du réseau Natura 2000, septentrional de los Pireneos : observaciones acerca de la zonaci6n
confiée au CBN des Pyrénées et de Midi-Pyrénées. altitudinal en el valle de Aran. Collectanea botanica, 5(2): 465-514.
Bibliographie BOULLET V., CHAVAUDRET-LABORIE C. & DENIAUD 1 (coord.),
ALET B., PONS D.& PARDE J.-M., 1988. Pic d'Aillo Cap du Pouy, 2004. Cahiers d'habitats Natura 2000. Connaissance et gestion
fiche 0049-0000, Inventaire des ZNIEFF, Ministère de des habitats et espèces d'intérêt communautaire. Tome 4:
l'Environnement - MNHN Secrétariat faune-flore. 3p. Habitats agropastoraux, volume 1. La documentation française,
Arrété interministériel du 20 janvier 1982 modifié, fixant la liste Paris, 445 p.
des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire BRAUN-BLANQUET 1 & G., 1971. Les pelouses steppiques des Causses
national. Journal officiel. N.C. du 13 mai 1982. méridionaux. Vegetatio,22: 201-247.
BARDAT l, BroRET F., BOTINEAU M., BOULLET V., DELPECH R., BRISSE H. & M. KERGUELEN, 1998. Code informatisé de la flore de
G~HU J.-M., HAURY J., LACOSTE A., RAMEAU l-C., ROYER l-M., France. Deuxième édition. Un. Aix Marselle III, faculté de Saint Jérôme.
Roux G.& TOUFFET l, 2004. Prodrome des végétations de France. 128 p., amendé.
Muséum national d'histoire naturelle, Paris, 171 p. CARRILLO E. & NINOT lM., 1992. Flora i vegetaci6 de les valls d'Espot i
BENITO l-L, 2006. Vegetaci6n deI Parque Nacional de Ordesa y de Boi, volum 2. Institut d'Estudis Catalans, Barcelone, 350 p.
Monte perdido (Sobrarbe, Pirineo centrla aragonés). CHOUARD P., 1942. Le peuplement végétal des Pyrénées
Publicaciones deI Consejo de Protecci6n de la Naturaleza de centrales 1. Les montagnes calcaires de la vallée de Gavarnie.
Arag6n, Zaragoza, 421 p. Bull. Soc. Bot. Fr., 89 (12) : 257-260.
2009 (n0498) LE MONDE DES PLANTES -19 -
CHOUARD P., 1943. Le peuplement végétal des Pyrénées GUERBYL., 1991. Catalogue des plantes vasculaires d'Ariège. Ed.
centrales 2. Les montagnes calcaires de la vallée de Gavarnie. Bull. Association des naturalistes de l'Ariège, Clermont Ariège, 246 p.
Soc. Bot. France, 90 : 25-29. LAMIC l, 1901. Les Genista scorpius D.C. et horrida DC. dans le
CHOUARD P., 1949. Démonstrations tirées des excursions Sud-Ouest de la France. Bull. Soc. Hist. Nat. Toulouse, 34 : 23-28.
(Gavarnie, Pic de Midi de Bigorre, Néouvieille). 76e session LEMEE A., 1951. Notes floristiques sur le Gers. Le Monde des
extraordinaire. Bull. Soc. Bot. France, 96 :. 29-52. Plantes, 276-277 : 17.
COMMISSION EUROPEENNE, 2003. Interpretation Manual of MONTSERRAT P., MONTSERRAT J.M.& MONTSERRAT G., 1984.
European Union Habitats. Version EUR 25. Commission Estudio de las comunidades de Echinospartum horridum en el
européenne, DG Environnement, 127 p. Pirineo espanol. Act. Biol. Mont., 4 : 249-257.
DADER l & REY P., 1945. Notes sur la flore gasconne. 1 Le MONTSERRAT lM., 1987. Flora y vegetacion de la Sierra de Guara
mélange des éléments floristiques dans l'Astarac oriental et le Bas- (Prepirineo aragonés). Serie Naturaleza en Arag6n, 1. Dip.
Comminges. Bull. Soc. Hist. Nat. Toulouse, 80 (1) : 65-81. General de Arag6n. Zaragoza. 343 p.
DENNINGER C., 2005. L'Echinospartum horridum (Valh.) Rothm. NEGRE R., 1968. La végétation du bassin de l'One (Pyrénées
de Couzon-au-Mont-d'Or (Rhône, France). Bull. mens. Soc. Linn. centrales). Port. Act. biol., 9 (3-4) : 196-290.
Lyon, 74(5) : 174-176.
PARDE J.-M. & DupIAS G., 1988. Carmont, fiche 0058-0000,
DIRECTIVE 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la Inventaire des ZNIEFF, Ministère de l'environnement - Secrétariat
conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la Faune-Flore. 3p.
flore sauvages. Journal officiel des Communautés européennes du
PARDE l-M., 1989. Picon Garros Bois de Gourdan, fiche 0080-
22 juillet 1992.
0000, Inventaire des ZNIEFF, Ministère de l'environnement -
DIRECTIVE 97/62/CEE du Conseil du 27 octobre 1997 portant Secrétariat faune-flore. 3p.
adaptation au progrès technique et scientifique de la directive
PARDE l-M., 1995. Bois et landes de Baillatsbats, fiche n013-0l-2.
92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi
Audit des milieux naturels gersois. AREMIP & COG. 3p.
que de la faune et de la flore sauvages. Journal officiel des
Communautés européennes du 8 novembre 1997. PARDE l-M., CANTEGRIT A, JOYEUX S. & PUJOS A, 1988a. Bois et
landes de Baillatsbats, fiche 0530-0000, Inventaire des ZNIEFF,
DULAC l, 1867. Flore du département des Hautes-Pyrénées: plantes
Ministère de l'environnement - Secrétariat faune-flore. 3p.
vasculaires spontanées; 1 volume, Ed. Savy F., Paris, 641 p.
PARDE l-M., LE GUIADER M. & MOLINIER C., 1988b. Soulane de
DUPIAS G., 1944. Végétation d'un coin de Comminges. Les
Taride, fiche 0046-0002, Inventaire des ZNIEFF, Ministère de
collines au Sud de la plaine de Rivière. Bull. Soc. Hist. Nat.
l'eJ;1vironnement - Secrétariat faune-flore. 3p.
Toulouse, 79 : 1-24.
RE'VEL J., 1885. Essai de la flore du Sud-Ouest de la France ou
DUPIAS G., 1952. Étude de quelques stations de végétaux
recherches botaniques faites dans cette région. 1ère partie : des
méridionaux dans les Pyrénées commingeoises. Le Monde des
Renonculacées aux composées exclusivement. F. Savy, Paris, P.
plantes, 287-288: 21-22. Dufour, Villefranche, 43lp.
DUPIAS G., 1976. Carte de la végétation de la France N°76. Luz.
RIVAS GODAY S. & RIvAs-MARTÏNEZ S., 1968. Matorrales y
CNRS éd.
tomillares de la Peninsula Ibérica comprendidos en la clase
DupUYD., 1868. Mémoires d'un botaniste accompagné de laflorule Ononido-Rosmarinetea Br.-Bl. 1947. Anales Inst. Bot. Cavanilles,
des stations des chemins de.fer du midi dans le Gers. Ed. F. Savi, 25 : 5-201.
Paris, 361 p.
RIvAs-MARTINEZ S., BASCONES J.C., DIAZ T.E., FERNANDEZ-
FONT x., 1990. Estudis geobotànics sobre els prats xerofils de l'estatge GONZALEZ F. & LOIDI l, 1991a. Vegetaci6n deI Pireneo occidental
montà dels Pirineus. Institut d'Estudis catalans, Barcelone, 828 p. y Navarra. Itinera Geobotanica, 5 : 5-456.
GAUSSEN H. & LEREDDE C., 1949. Les endémiques pyrénéo- RIvAs-MARTINEZ S., DIAZ T.E., FERNANDEZ PRIETO l AN., LOIDI l
cantabriques dans la région centrale des Pyrénées - 76e session & PENAS A, 1991b. Festuco hystricis-Ononidetea striatae y
extraordinaire. Bull. Soc. Bot. France, 96 (10) : 57-83. Rosmarinetea officinalis, clases de vegetaci6n independientes.
GAUSSEN H., 1947. Carte de la végétation de la France N°71. Itinera Geobotanica, 5 : 505-516.
Toulouse. CNRS éd. RODIE J., 1921. Note sur quelques plantes du Midi de la France.
GAUSSEN H., 1964. Carte de la végétation de la France N°77. Bull. Soc. Bot. France, 68 (1) : 75-82.
Foix. CNRS éd. RoUY G. & CAMUS E.G., 1899. Flore de France ou description des
GAUSSEN H., inédit. Flore des Pyrénées. vol. 1. Manuscrit relié en 4 plantes qui croissent spontanément en France, en Corse et en
volumes, non paginé, non daté. Alsace-Lorraine. Tome V. Société de sciences naturelles de la
GIBBS P.E, 1968. Echinospartum (Spach) Rothm. in T.G. TuTIN, Charente inférieure, Les fils d'Emile Deyrolle, Paris, 344 p.
V.H. HEYWOOD, N.A BURGES, D.M. MOORE, D.H. VALENTINE, ROYER l-M., 1982. Contribution à l'étude phytosociologique des
S.M. WALTERS & D.A. WEBB (eds). Flora Europaea. Vol. 2. pelouses du Périgord et des régions voisines. Doc.
Cambridge University Press. p. 100. phytosociologiques, 6 : 203-220.
GRUBER M., 1983a. La station d'Echinospartum horridum (Valh) SEGONDS J., 2001. Flore du Gers. Nouvelles observations et statut
Rothm de la Pène de Camous (Hautes-Pyrénées). Revue de de quelques espèces remarquables. Isatis, 1 : 38-43.
Comminges, 96 (1) :139-143. VERRIER J.L., 1979. Contribution à la synsystématique et à la
GRUBERM., 1983b. Contribution à la flore des vallées de Louron et synécologie des pelouses sèches à thérophytes d'Europe. Thèse,
d'Aure (Hautes-Pyrénées), 2è note. Le Monde des Plantes, 413- Orsay, 205 p.
414: 9-10. VILLAR L., SESE lA, FERRANDEZ lV., 1997. Flora deI Pireneo
GRUBER M., 1985. Les pelouses du Xerobromion erecti Br.-Bl. et Aragonés. Vol. 1. Instituto de estudios altoaragoneses y Consejo de
Moor 1938 du Bassin des Nestes (Hautes-Pyrénées). Ecologia protecci6n de la naturaleza de Arag6n. Huesca. 705 p.
mediterranea, 11(4) : 3-10. VIVANT J., 1972. Plantes vasculaires intéressantes récoltées aux
GUERBYL., 1984. Glanes botaniques en Couserans. Le Monde des Pyrénées occidentales françaises. Le Monde des Plantes, 373 : 1-4.
plantes, 415-416 : 7-9.
GUERBY L., 1985. Rectificatif (Glanes botaniques en Couserans).
Le Monde des Plantes, 419-420: 16.
Tableau 2 Etude des phytocénoses à Echinospartum horridum de Midi-Pyrénées Le Monde des Plantes N° 498
par Gilles Corriol, Jean-Michel Parde et Lionel Gire

lornoum (Vahl) Rothm.

Mller

~edik.
L.

us vuioaris
)sa sp.

:rantz
1 Jaco.

us avella
ia n~nrl,,' 'nth

Ipe.
'~hl

DC

hirsutus IL Link subso. hirsutus

parllum iunc um

:osa biq
, Medik.
llmus procora Saiisb.

, pvrenaica

1 ssp. masclansli
estuco- .Ol.

eucrium
1Miller

~ot" 'o"n"'~'i Ken lélen

, (L , apenninum

V x
',rl o"hon caerulea
,roni la minima
landicum (L.) DC.

able sa o~ "hon, cinerea

(Dunal)
'euerlu", )vrenaicum . sso. ovrenaicum

Isperula oon o"nonohloo

rium rthraea
, rect
nUIIl. ssp. longifolia
hesium Merl. & Koch

lroml lit
'otentilla 1 Reichenb. 1 x
Icabiosa columbaria '
bulbosus L

Iriza medii

iaiium Pl
h,~1

DC
12
umal

iera, um pilose la gpe.


nplp, '""'" (Ledeb.) Schultes

np, ,II, Hudson

orlin, ,o,io
, onnnnop~ (1 ..) R. R, in A'tnn fil

.venula oratensis , bromoldes (Gouan) H. Scholz


" "cC ..'C-:' l, 1
1 - 1
1 Briq.

ote llilla rupestris


F.w. Schultz

'rchis sp.
1 Scholler

1 rifoiium mor um L

Hn" "o"n '", ssp. cynara

Hudson
, Il I~oopn

kon

IScoo.

lp" P'" n",pn"'o"


arli 1 acauiis

en! lurea scabiosa

'ufour in ' "oh"It~. fil.

Ip,'"
L. cf.
1Rivas Marlinez
000' ifnlio AI oon ooonthifnHo

etlcr um rouyanum

ViiI.
uphorbia luvalii
Tableau 2 (suite) Etude des phytocénoses à Echinospartum horridum de Midi-Pyrénées Le Monde des Plantes N°498
par Gilles Corriol, Jean-Michel Parde et Lionel Gire

cn co
.......... "'0
_ N tn~ ~;c S::!.a;
~Oll,..ritt"" I"nrlnt~1Itt .....

venula
n"~'PM;<

tin~
pn~,;~

1ylll" montana

DC 1 Holub

. roseum (Willk.) L6pez Gonzale

,la pestrls

err . nudlcaulls

Id, , hys Ifolia


estuca gal

maica

estUi Indl sta


brevifolia

ponaria cespitosa
'pntill~ N~nh;; «n '~'p<tim ".

vmus ne )sus

ln, um ouroatli
sel nan 'm
, nivalis

, Schultes
us foetidus L

hirundinaria Medik.
1

Jbia pereorlna
ola hirt:

Lapeyr.
lolinia 1 sSP. Richter
:entaur< a ace, . oP'

, hirsutus
laurea mo 'alis
Jm mol lo

(Ehrh.) Lej.
, L.
-anacetum

'n~ ,ti~ ~n'PMi< 1 Coulter


-ha ictrum minus
\ral is pauciflora

Lam.
Jactylis nlnmp"to
'es uca ru

1 P. Beauv.
araxacum

""A~ th" A'; 1 & J. Lambinon

um repens

atius ssp. elatius


m

'Ple

ipet nri
'mm, 1 Kerner ssp. serpyllifolia (Chaix) Graebner

,",",00'
Lapeyr.

m
pinu
s~ler um

1 IL 1 Kosteletzkv

sso ion

oa bull sa
ampan , rolundifolia L.
:edum ,um

edum re
lipo

IW. Greuter
cinos arvensis Lam. Dandy
"nhn,h;~ pv;m
:"n< "rh,php,
1 Clalrv.
1P. Beauv.

pn~,;~ <p" b

p.w. Bali & Hevwood


Tableau 2 (suite et fin) Etude des phytocénoses à Echinospartum horridum de Midi-Pyrénées Le Monde des Plantes N° 498
par Gilles Corriol, Jean-Michel Parde et Lionel Gire

lardètèa
,venula
grostis capillaris
udérales
rueiata
, ,L,

1 CL.) Miller
L.

ieris
n"o.~" _ fagetea

iburnu", lantan,
Medik.

L.
ubus ,p. ,

Ipe.

L.

L.
lia npnrl II~ Rnth

1 nanae

, rnaselansii
D'. •
hamnus al:itemùsL.

,enist 1 scorpius De _.
oryer um

o"on, pyrenaiea
ph(J bi: nicaensis

ureia ntana
IPhorbi, 1aracias
,';'édit.
1 zanonii :Turra) P.W. Bali

lV.

,phrys , & Philippe


Je
, italieum
inum

1 ope.

, costae

ennlorlo oon hispanica

Ilac IS vricus
retusum
1

,el, PL 'scer
lolo oM 00 hlonon:oo

Ivssum
1P. Monts.
utres

OSII sp.
ifo lum sp.
an,ago
epatica
an :ago maritlma ,ssp. serpentina
scum 'Iaxurr .

,,10 nh"l. ~o

,'oro"o , oscensis

'rys mum australe


lan issus moschatus

is 'lifoii"

En outre dans le tableau:

Ononis sp. (i3 +, il +, i2 2) ; Orobanche sp. (i2 +, 19 +, 17 +) ; Acer campestre (2 a+, d2 +) ; Allium sp. (il +,5+) ; Buddleia davidii (2 a2, 9 a+) ; Campanula glomerata (22 +, 26 +) ; Campanula scheuchzeri (m3 +, m4 +) ; Carduus defloratus (m3 1 ; m4 +)
; Castaneasativa (9 +, a h+); Cirsium sp. (k +, a +) ; Cruciataglabra (3 +,17 +); Cytisusscoparius (18 a+, a +); Danthonia decumbens (25 +, d5 +); Festuca sp. (h2 +, dl 2); Fragariavesca (2 +,19 +); Fraxinus sp. (2 h+, 3 +) ; Genista pilosa (2 +,12) ;
Hedera helix (19 a+, 27 1) ; Helleborus viridis (2 +,6 +) ; Phleum pratense ssp. bertolonii (Gr1 +, Gr2 1) ; Polygala sp. (i2 +, 15 +) ; Polygala vulgaris (2 +, 18 +) ; Potentilla sp. (cl +, c3 +) ; Quercus x-calvescens (19 a4, 26 al) ; Serapias Zingua (17 1,25
1) ; Aphanes arvensis (20 1) ; Asplenium septentrionale (1 +) ; Asplenium trichomanes (i3 +) ; Avenula pubescens (23 +) ; Bromus horderaceus (20 1) ; Bromus racemosus (el 1) ; Capsella bursa-pastoris (20 +) ; Cardamine hirsuta (20 +) ; Carduus sp. (h3
+) ; Catapodium rigidum (28 +) ; Cirsium eriophorum (cl +) ; Cirsium vulgare (23 +) ; Conopodium majus (18 +) ; Dianthus sp. (19 +) ; Draba sp. (19 +) ; Epipactis atrorubens (a +) ; Euphorbia amygdaloides (2 +) ; Euphorbia angulata (3 1) ; Festuca
laevigata (1 1) ; Festuca lahonderei (2 1) ; Fraxinus angustifoZia (27 +) ; GaZium obZiquum (a +) ; Gentiana occidentaZis (3 +) ; Gentianella campestris (a +) ; Geranium molle (7 +) ; Geranium sanguineum (19 +) ; Gladiolus communis Ch +) ; Globularia sp.
(i2 +); Hyssopus officinaZis (9 +) ; Ilex aquifolium (a +) ; Juglans regia (27 +) ; Lactuca perennis (i2 +) ; Lathyrus pratensis (18 +) ; Linum strictum (28 +) ; Marrubium vulgare (c2 +) ; Myosotis ramosissima (20 +) ; Orchis purpurea (d6 +) ; Platanthera
chlorantha (24 +); Poa angustifoZia (191) ; Poa sp. (h2 +) ; Potentilla sterilis (1 +); Prunella hastifoZia (3 +) ; Pteridium aquilinum (f2 +); Pyrancantha coccinea (21 a+); SaZix caprea (2 +) ; Scleranthus perennis (1 +); Sedum rupestre (11) ; Sherardia
arvensis (20 1) ; Sonchus asper (27 +) ; Stellaria holostea (18 +) ; Stellaria media (11 +) ; Tamus communis (101) ; Teucrium scorodonia (11) ; Thymus serpyllum (c3 +) ; Valeriana montana (m2 +) ; Valeriana officinalis ssp. tenuifolia (i2 +) ; Veronica
fmticans (1 +) ; Vicia cracca (17 +) ; Viola riviniana (19 +) ; Viola sp. (k +) ; Viola tricolor (17 +).

Les binômes latins sans auteurs sont les noms cités dans les publications de références.
Tableau 2 Données générales Le Monde des Plantes N° 498

Observateur (AM: A. Movia, CB : C.


Le Monde des Betgès, CG : C. Gourbilière, CL : C. Date Date Date. . Surface.
PI t N" 498 Lemouzy, FA: F. Aubault, GC : G. . . . Expo Altitude Pente Roche mere (2) Dept commune
an es Corriol, JMP : J.-M. Parde, JPM: J.-P. Jour mOIs annee m
Mary, LG : L. Gire, PC : P. Carreau)
b1 GC, CB, NL, LG 19 7 2005 SSO 2000 11-50% Calcaires 15 65 Burajuelo
b2 GC, CB, NL, LG 19 7 2005 SSO 2000 11-50% Calcaires 10 65 Burajuelo
b3 GC, CB, NL, LG 19 7 2005 SSO 2000 11-50% Calcaires 4 65 Burajuelo
11 LG, AM 20 7 2005 S 1095 51-100% Calcaires 4 65 Campan
m3 LG, AM 20 7 2005 SSO 12007 51-100% Calcaires 50 65 Campan
m4 LG, AM 20 7 2005 SSO 7 51-100% Calcaires 25 65 Campan
k LG, AM 20 7 2005 S 7 51-100% Calcaires 1 65 Campan

j3 LG, GC, JMP, CG 22 5 2005 S 750 51-100% calcaire superficiel 50 65 Thèbe

j1 LG, GC, JMP, CG 22 ..... 5 2005 S 750 51-100% calcaire superficiel 15 65 Thèbe

m1 LG, AM 20 7 2005 SSO 7 51-100% Calcaires 100 65 Campan


m2 LG, AM 20 7 2005 SSO 7 51-100% Calcaires 20 65 Campan
12 LG, AM 20 7 2005 S 7 51-100% Calcaires 4 65 Campan

j2 LG, GC, JMP, CG 22 5 2005 S 750 51-100% calcaire superficiel 50 65 Thèbe

2 JMP, FA 16 6 2005 S 950 11-50% Calcaires 180 65 Thèbe


7 JMP, FA 16 6 2005 SSO 1040 1-10 % Calcaires 10 65 Troubat
3 JMP, FA 16 6 2005 S 905 51-100% Calcaires 75 65 Thèbe
6 JMP, FA 16 6 2005 S 1025 1-10 % Calcaires 20 65 Thèbe
4 JMP, FA 16 6 2005 S 980 11-50% Calcaires 120 65 Thèbe
calcaire
5 JMP, FA 16 6 2005 S 990 51-100% dolomitique 176 65
l'sombre' Thèbe
19 JMP, FA 25 5 2005 S 1030 5 Calcaires 150 65 Ilhet
18 JMP FA 25 5 2005 S 1020 11-50% Calcaires; grès 300 65
, rounes Ilhet
17 JMP FA 25 5 2005 SO 1020 11-50% Calcaires; grès 60 65
, ~- I~
20 JMP, FA 25 5 2005 SO 990 11-50% grès rouges 45 65 Ilhet
Gr1 Gruber (1983a) S 1000 25" Calcaire 65 Ilhet
Gr2 Gruber (1983a) S 980 30" Calcaire 65 Ilhet
13 JMP, FA 21 6 2005 S 510 11-50% Calcaires 20 31 Seilhan
15 JMP, FA 21 6 2005 S 510 11-50% Calcaires 15 31 Seilhan
16 JMP, FA 21 6 2005 S 540 11-50% Calcaires 24 31 Seilhan
. Sauveterre-De-
8 JPM, FA, JMP 3 6 2005 S 550 1-10 % calcaire compact 126 31 C .
ommlnges
Sauveterre-De-
9 JPM, FA, JMP 3 6 2005 SE 605 1-10 % Calcaires 1054 31 Comminges

14 JMP, FA 21 6 2005 S 540 11-50% Calcaires 35 31 Seilhan


10 JMP 9 6 2005 S 575 11-50% Calcaires 60 31 Seilhan
11 JMP, FA 21 6 2005 S 500 11-50% Calcaires 98 31 Seilhan
12 JMP, FA 21 6 2005 S 535 11-50% Calcaires 196 31 Seilhan
21 JMP 31 5 2006 0 210 11-50% Marnes argilo- 60 32 .
calcaires Simorre
22 JMP 31 5 2006 0 237 11-50% Marno-calcaires 475 32 Simorre
23 JMP 31 5 2006 ONO 220 51-100% Marno-calcaires 600 32 Simorre
24 JMP 1 6 2006 NE 225 11-50% Marno-calcaires 680 32 Simorre
25 JMP 1 6 2006 ONO 235 11-50% Marno-calcaires 161 32 Simorre
26 JMP 1 6 2006 0 250 11-50% Marno-calcaires 24 32 Simorre
28 JMP 1 6 2006 S 215 11-50% Marno-calcaires 39 32 Simorre
h LG, CG 24 5 2005 S 190 51-100% Marnes calcaires 70 32 Simorre
d1 JMP, GC, LG, CL, PC 22 5 2005 SO 210 1-10 % Marnes 10 32 Simorre
27 JMP 1 6 2006 0 225 1-10 % Marno-calcaires 81 32 Simorre
i LG, CG 24 5 2005 NO 200 11-50% Marnes calcaires 50 32 Simorre
9 LG, CG 24 5 2005 0 200 51-100% Marnes calcaires 70 32 Simorre
d2 LG, GC, JMP, CG 22 5 2005 S 210 50% Marnes 30 32 Simorre
d5 LG, GC, JMP, CG 22 5 205 S 200 30% Marnes 100 32 Simorre
f1 LG, CG 24 5 2005 0 195 11-50% Marne à calcaire 15 32 Simorre
f2 LG, CG 24 5 2005 0 195 11-50% Marne à calcaire 32 Simorre
e1 LG, CG 24 5 2005 0 200 11-50% Marnes calcaires 6 32 Simorre
e2 LG, CG 24 5 2005 0 200 11-50% Marnes calcaires 32 Simorre
d6 LG, GC, JMP, CG 22 5 2005 7 7 7 Marnes 100 32 Simorre
d4 LG, GC, JMP, CG 22 5 2005 SO 200 101-275% Marnes 2 32 Simorre
1 JMP, FA 6 7 2005 SE 1450 11-50% grès rouges 36 65 Ardengost
a LG, CG 7 7 2006 NO 820 51-100% Calcaires 30 48 Vebron
Saint-Saturnin-
c1 LG 14 6 2005 SO 770 11-50% Calcaire 150 12 De-Lenne

Saint-Saturnin-
c2 LG 14 6 2005 SO 770 11-50% Calcaire 50 12 De-Lenne

c3 LG 14 6 2005 SO 770 11-50% Calcaire 60 12 Saint-Saturnin-


De-Lenne
81 Rivas-Goday & Rivas-Martinez (1968) Junipero - Echinospartetum, 6 rel.
82 Montserrat (1984) Junipero - Echinospartetum, 25 rel.
83 Montserrat (1987) Echinosparto -Lavanduletum pyrenaicae, 14 rel.
84 Rivas-Martinez et al. (1991) Junipero - Echinospartetum brassicetosum turbonis
85 Montserrat (1984) Bupleuro - Onobrychidetum pyrenaicae, 8 rel.
86 Benito & Aldezabal in Benito (2006) Teucrio garensis - Echinospartetum horridi
87 Montserrat (1984) Saponario -Festucetum gautieri echinospartetosum
88 Montserrat (.1987) Carici brevicollis - Echinospartetum, 8 rel.
89 Carillo & Ninot (1992) Asperulo pyrenaicae - Echinospartetum 2 rel.