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TD 3 : le rôle des administrations publiques dans l’économie française

1) L’Etat « régalien » c'est-à-dire cantonné à ses fonctions régaliennes (police, justice, armée) montre
certaines limites. En effet, le « laisser-faire, laisser passer » prôné par tous les libéraux n’est plus
d’actualité. Le marché de ne peut pas tout internaliser. Ainsi, l’intervention de l’Etat permet de
pallier les insuffisances du marché dans plusieurs domaines. Après la 2nd guerre mondiale, il était
nécessaire que l’Etat gère les externalités en taxant ou subventionnant (par exemple, une usine
polluante sera taxée car elle nuit à la santé des habitants). De plus, l’Etat devait s’occuper des
« biens publics » (routes etc…) puisque leur coût ne pouvait pas être assumé par un individu. Ainsi,
l’Etat devait financer ces biens publics par le biais des impôts. Enfin, l’Etat devait intervenir dans le
domaine des monopoles. En effet, il doit « promouvoir une concurrence équitable » (pure et
parfaite).

2) L’Etat providence s’est vu critiqué à partir des années 1970. En effet, depuis 1945, la part des
impôts ne cesse d’augmenter. Pour autant, les signes de croissance se font timides. Cela pourrait
s’expliquer par les difficultés quand au financement de son système de sécurité sociale (chômage,
santé, retraite). Les entreprises refusent des cotisations sociales plus élevées. Or ces cotisations sont
base du financement du système de sécurité sociale. Le problème étant que les individus souhaitent
un système de protection sociale étendu mais ne veulent pas en assumer les coûts. De plus, l’État ne
parvient pas à résoudre les problèmes socio-économiques comme il semblait y parvenir auparavant.
Le chômage augmente, la mobilité sociale diminue. « L’école des choix public » montre que les
gouvernants agissent souvent dans leur propre intérêt. En effet, avant les élections, il y a en général
une augmentation des dépenses publiques pour relancer l'activité économique. Les gouvernants, par
l'augmentation des dépenses, pensent favoriser leur réélection, (le climat économique et social étant
des facteurs déterminant pour le résultat des élections). Par ailleurs, de nombreux auteurs pensent
que la mondialisation a durablement réduit la capacité de l’État à jouer un rôle actif dans la
croissance économique. En effet la mondialisation tend vers un certain libéralisme économique ou
l’intervention de l’Etat serait alors limitée. Certains moyens des ses politiques économique sont
alors confiés à des organismes supranational. L’Etat a du renoncer à certain instruments de
contrôle.

3) Une politique conjoncturelle est une politique à court terme. Les objectifs étant les 4 cotés du carré
magique de N. Kaldor : croissance, stabilité des prix, emploi et équilibre extérieur. Une politique de
relance à pour objectifs la croissance et l’emploi. Une politique de rigueur a pour objectifs la
stabilité des prix et l’équilibre extérieur. Ses instruments sont la politique budgétaire (on agit sur le
budget, les dépenses…) mais aussi la politique monétaire (on agit sur l’émission de monnaie grâce
au taux d’intérêt). Les politiques structurelles, quand à elles ont une action à long terme. Elles ont
pour but de modifier la structure de l’économie (régulation, dérégulation, fiscalité…). Parmi elles,
on trouve la politique de l’emploi ou encore la politique de libéralisation des marchés. Par exemple,
si les entreprises veulent favoriser l’emploi, les gouvernements vont mettre en place une plus
grande flexibilité du marché . Plus précisément, on va libéraliser le marché du travail.

4) Les politiques économiques ont pris une place de plus en plus importante. En effet, les Etats par le
biais de ces politiques cherche à arriver à un « optimum ». Ces politiques cherchent à remédier aux
des échecs du marché, limiter les perturbations introduites précédemment par l'État, effectuer des
redistributions pour aboutir à un équilibre. Ces politiques sont indispensables dans la mesure ou
elles utilisent les outils nécessaires pour permettre la réalisation des objectifs. Avec la crise
actuelle, l’importance de ces politiques s’est accrue. En effet, il s’agit d’adapter la politique
conjoncturelle à cette nouvelle situation économique (chômage, décroissance…).Il faudra alors
préférer une politique de relance ou de rigueur pour gérer la situation. Les politiques structurelles
apparaissent aussi fondamentales pour résoudre la crise notamment grâce à la politique de l’emploi
qui visent à améliorer les marchés du travail mais aussi la politique de croissance qui visent à
mettre l’accent sur l’innovation et la recherche. Ainsi, il est nécessaire de trouver les politiques
économiques adéquats à ce nouveau contexte. Cette crise suggère même une harmonisation des
politiques au niveau international.
5) La crise financière a eu un impact très négatif sur le déficit public et la dette publique. En effet, en
raison de la baisse de l’activité, du plan de relance et de la chute des recettes fiscales, le déficit
public (État, sécurité sociale et collectivités locales) risque d’augmenter fortement. Les dépenses
étant supérieures aux recettes, le besoin de financement des administrations entraînent une
augmentation de la dette publique (emprunts). Ainsi, la part du déficit public en 2008 représente
3,4% du PIB et la part de la dette publique représente 68,1% du PIB.

6) La baisse du taux des prélèvements obligatoires s’explique par « l’allègement de la charge fiscale
des contribuable ». En effet, la baisse de la taxe professionnelle mais aussi « l’exonération de
cotisations sociales salariées sur les heures supplémentaires » sont des facteurs de diminution du
taux de prélèvement obligatoire. Ainsi, les lois en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir
d’achat ont permis cette diminution. Néanmoins, certains facteurs peuvent être à l’origine de
l’augmentation de la dépense de l’Etat. En effet, le recul de l’activité va induire une augmentation
du chômage ce qui va entraîner un accroissement des dépenses des administration publiques
(+2,2% en 2007). De plus, les prestations vieillesse versées par les administrations de sécurité
sociale progressent elles aussi. La diminution des recettes de l’Etat (prélèvements obligatoires)
implique un financement des dépenses plus difficile.

7) La part des prélèvements obligatoire dans le PIB est passée de 40,1% en 1980 à 42,8% en 2008
soit une hausse de 2,7 points. Néanmoins, depuis 2000 la part des prélèvements obligatoires dans
le PIB a diminué de 1,3 point. Cette baisse peut en partie s’expliquer par l’allègement de la charge
fiscale. En effet, la diminution de la TVA mais aussi de la TIPP en sont des facteurs explicatifs. La
France a préféré diminuer son déficit publique en maîtrisant ses dépenses plutôt qu’en augmentant
les prélèvements obligatoires.

8) Face a cette diminution des recettes, les administrations publiques ont du maîtriser leurs dépenses.
Ainsi, les dépenses concernant la protection sociale ont été plus importantes (425,1 milliards
d’euros) que celle concernant la protection de l’environnement (16,8 milliards d’euros) ou encore la
santé (152,8 milliards d’euros).

9) Le déficit public des APU depuis 1960 n’a cessé d’augmenter passant de 0,6 milliards d’euros à un
déficit de 65,9 milliards d’euros en 2008. La dette publique connaît le même sort passant de 92,2
milliards d’euros à 1327,1 milliards d’euros. Les recettes sont faibles alors que les dépenses sont
encore très importantes. Ainsi, l’Etat s’endette ce qui accru la dette publique. Néanmoins, cette
dette publique apparaît beaucoup moins importante que certains pays européens. C’est le cas de
l’Italie, sa dette publique en 2008 représente 105,8% du PIB alors que celle de la France représente
68,1% du PIB.

10) Les principales recettes fiscales des administrations publiques proviennent des impôts sur les
produits et de la TVA. L’entreprise qui paye l’impôt à l’Etat répercute tout ou une partie du
montant de l'impôt sur le prix de vente au consommateur. C’est ce qu’on appelle des impôts
indirects. Ce type de fiscalité est très prisé par les gouvernements car les contribuables
(consommateurs) ont moins l'impression de payer des impôts qu'avec l’impôt direct. Ainsi, on peut
dire que la fiscalité indirecte pèse d’avantage sur les ménages que la fiscalité directe. Ainsi, l’impôt
sur le revenu représente 9,7% du total des impôts alors que la TVA représente 26,1% du total des
impôts.

11) Les principaux postes de dépense des APU sont la protection sociale (425,1 milliards d’euros), les
services publics généraux (138,7 milliards d’euros) ainsi que la santé (152,8 milliards d’euros).