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Géographie de la France Vincent Adoumié

Chapitre 5 – Les dynamiques de peuplement


− densité moy de pop° en métropole = 112hab/km² < à la moy européenne
(145hab/km²)
− répartition de la pop° est le résultat de :
~ causes poltq (centralisat° « jacobine » du pouvoir)
~ structuration des axes de transport formant des carrefours fortement peuplés
~ dvlpmt des activités économiques
− depuis 50ans, nouveaux dynamismes av renforcemt de l'exode rural, attract°
parisienne, littoralsation, héliotropisme.

I. La répartition sur le territoire

a) L'approche régionale
− Île-de-France → 19% de la pop° sur 2,2% du territoire
− 4 régions les + peuplées = Ile-de-Fr, Rhône-Alpes, PACA, Nord-Pas-de-Calais (43% de
la pop° sur 18% territoire)
− dble déséquilibre : Paris/reste de la Fr et régions entre elles
− régions les – densément peuplées = Champagne-Ardenne, Bourgogne, Limousin, Midi-
Pyrénées, Corse (13% de pop° sur ¼ du territoire) avec densité moy de 50hab/km² →
diagonale du vide

b) L'approche départementale
− (doc 1 p 97) zones densément peuplées sont à la périphérie (littoral et frontières)+
Paris :
~ Paris
~ Nord, Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Alsace
~ région lyonnaise
~ Côte d'Azur jusqu'aux Pyrénées Orientales en passant par les Bouches du Rhône
~ côte Atlantique (sauf Landes!) et de la Manche, Bretagne, Seine-Maritime
~ Hte-Garonne (exception de la diagonale du vide)
− ensemble le + déprimé démogrqmt = dptmts du Massif Central, ouest & sud-ouest
MAIS AUSSI localement en Picardie, Lorraine, Franche-Comté, Centre, Basse
Normandie, Bassin aquitain (Gers et Landes), Pyrénées …
− Lozère : record avec – de 15hab/km²
− diagonale du vide (Meuse/Ariège/Gers) → 25 dptmts, 9% de la pop° sur 29% du
territoire
c) L'approche locale
− habitants se regroupent de manière privilégiée dans quelques types d'espace :
~ vallées des fleuves → voies de passage et/ou zones maraichères ou viticoles
~ carrefours entre voies de comm° « naturelles » (sites d'importantes agglo)
~ littoraux, stt Méditerranée (sauf Camargue), littoral ouest (breton et atlantique sauf cote
landaise), Manche, Mer du Nord (sauf Cotentin) ; dvlpt de ports de commerce (Rouen,
Nantes, Bdx, Marseille) ou militaire (Toulon) → interface côtière
~frontières terrestres sans obstacle naturel → dvlpt éconq (Lux/All/Lorraine,
Flandres/Meuse, …)
~ régions isolées industrialisées au XIXe (Saint-Etienne)
− zones peu densément peuplées sont celles d'un exode rural précoce (zones d'agri
extensiveou nécessitant peu de main d'œuvre) ; dépeuplement aggravé ds les
montagnes et plaines sablonneuses (Landes, Sologne)

II. Les modifications de la répartition de la population


− lentes jusqu'au XIXe puis accélération brusque jusqu'à auj → caractéristique des
sociétés modernes

a) Les évolutions jusqu'aux années 1970


− jusqu'au début XXe population très majoritairement rurale, petites communautés,
densités faibles, rares centres urbains → révolution industrielle modifie la répartition
spatiale en profondeur
− croissance très impte du nbre d'hab de l'Ile-de-Fr (x8), Nord-Pas-de-Calais, Alsace,
Provence
− accélération de l'industrialisation => imptes migrations en même tps que besoin de
main d'œuvre ↓ ds agri
− MAIS nuances ds le tps et l'espace sont considérables; dvlpt spectaculaire des gdes
cités industrielles (St-Étienne, Roubaix, Le Creusot est passé de simple bourgade à la
cité la + peuplée de Saône-et-Loire en 1872)
− au XXe l'exode rural change de nature : ce sont les forces vives (agriculteurs,
artisans, commerçants) qui partent en ville. L'agri perd 1,3millions d'emplois ds les
1920's → pop° urbaine devient majoritaire ds le pays
− fin des 1960's, les 10 dptmts les + peuplés sont ds l'espace métropolitain le +
industrialisé

b) La situation contemporaine
− mobilité résidentielle concerne 2 personnes sur 100 en 2005, phénomène qui touche
toutes les régions
La France des départs
− solde migratoire fortmt négatif pr le Nord, Lorraine, Ile de France, Massif Central, sud du
Bassin parisien, Rhône
− Franche Comté souffre d'un fort déficit d'image et de l'attraction de l'Alsace au nord et du
Rhône-Alpes au sud
− Bassin parisien est fuit par les jeunes qui montent à Paris ou partent pr d'autres villes
(Nantes, Rennes, Lyon)
− dptmts qui ont un solde positif sont ceux qui ont un réseau de transports avec Paris →
migrations pendulaires
− Ile de France tjs très attractive (de 1999 à 2004 40% des migrations résidentielles
atterrissent là bas), bcp de jeunes adultes y entrent alors que familles avec enfants et
retraités s'en vont → recherche d'un meilleur cadre de vie
− Ile de Fra,ce a un déficit migratoire avec toutes les régions de France sauf celles du Nord
et du Nord-Est
Le cas particulier du Rhône et de la région Rhône-Alpes
− solde négatif alors que celui de sa région est largement positif → échanges excédentaires
av le Nord et déficitaires av le Sud, jeunes de 20-39 ans entrent tandis que retraités sortent
− déficit migratoire du Rhône stricto sensu s'explique par l'aire urbaine lyonnaise qui
dépassent les limites départementales, la périurbanisation s'étend vers l'Isère et l'Ain
La France qui attire
− redistribution profite surtout aux Midis → solde positif pr les régions du sud, le littoral
Atlantique et l'Alsace
− taux de migration nette est + élevé en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine,
Corse, PACA, Bretagne
− Languedoc Roussillon attractif pr : ¤ jeunes adultes actifs av enfts
¤ retraités s'installent ds l'arrière pays + résidences
secondaires (littoralisat°)
¤ immigrés issus du Maghreb, Europe (retraités des Pays-
Bas, Belgique, RU)
− Midi Pyrénées : ¤ dynamisme universitaire de Toulouse
¤ vitalité de certains secteurs économiques (stt hautes technologies)
¤ métropolisation profite à la Hte-Garonne alors que Tarn et Aveyron sont
ds une situat° difficile
− Aquitaine : ¤ attractivité du sud-est se déplace vers le sud-ouest (stt pr les jeunes adultes,
moins pr les retraités)
¤ effet de + en + marqué de la littoralisation
− Corse : ¤ arrivée de jeunes actifs de PACA, d'Ile-de-France mais aussi bcp d'étrangers
(Marocains)
¤ départ des – de 25ans, ¼ des actifs corses vivent sur le continent
− PACA : ¤ solde positif av presque l'ensemble du territoire, actifs sont stt les 30-39ans + qq
personnes agées
− Pays de la Loire : ¤ bilan migratoire positif, en croissance régulière depuis 10ans, attire
tout le monde (stt l'Ile-de-France) ms solde déficitaire pr les jeunes et excédentaire pr les
actifs av enfts
¤ proximité relative et réseaux de transports av Paris + littoralisation
(Vendée)
− Poitou-Charente : ¤ solde excédentaire av Ile-de-Fr ms départ des jeunes =>
vieillissement de la pop°
− Bretagne : ¤ seule région de la moitié nord de la Fr (av Alsace) où bilan migratoire est
positif
¤ flux arrivant de région parisienne, jeunes partent ms jeunes actifs av enfts
affluent (retour au pays ap un exil forcé à Paris) + littoralisation
− Alsace : ¤ attire une pop° jeune, déficitaire pr les autres tranches d'âge, bcp
d'étrangers entrent (All, Turcs)

III. Le monde rural, entre crise et renouveau


− notion de ruralité s'est largement modifié au cours du tps

a) Une nouvelle appréhension du monde rural


Une définition de + en + complexe
− jusqu'en 1954, était rurale toute commune de – de 2000 hab agglomérés (réf
internationale encore auj)
− auj INSEE propose une déf° à partir de ZAEUR (Zone en aires urbaines et aires
d'emploi de l'espace rural)
=> conception de la ruralité de façon dynamique càd par la facilité + ou – grande d'accéder
aux ressources vitales (emploi, commerces, services) → bassin de vie définit par présence
de services essentiels au quotidien
− auj, monde rural relève de 2 espaces majeurs :
¤ pôles ruraux et leurs couronnes (40% des actifs résidant travaillent ds l'aire
d'emploi)
¤ rural isolé (ou profond) qui regroupe tous les autres Espaces à Dominante Rurale
(EDR) → 12% de la pop° sur + de la moitié du territoire
− discordances fréquentes ds l'évaluation de la pop° rurale => limites de + en + floues
entre ville et campagne
Une évolution ambigüe
− 1821 ruraux = 80% de la pop°, 65% en 1881, puis les départs s'accélèrent avec un
max en 1960
− stabilisation de la pop° rurale depuis 1975 (avec même un semblant
d'accroissement!) → « renaissance rurale » (Bernard Kayser), étalement des pop°
urbaines grâce aux transports qui les relient au centre-ville
− périurbanisation => « la désertification ne frappe plus qu'une minorité de
communes » (rapport du Sénat)
− depuis 1999, augmentation de la pop° rurale de 0,7% pr l'ensemble des EDU
(Espaces à dominante urbaine) et de 1,1% pour les communes rurales au sens strict
b) Des espaces en mutation
Les modifications de la pop° rurale
− part des agriculteurs diminue constamment (8% des actifs des campagnes auj)
− autres gpes socio-professionnels ruraux = ouvriers (1/3), cadres (¼), et 25% des non-
actifs sont retraités
− milieu rural attire jeunes avec enfts SSI aire urbaine proche, retraités ds les zones +
isolées
− attraction car prix moins élevés
− MAIS vision idéalisée du rural => déceptions
− et/ou moyen de ne pas déchoir socialement qd le déclassement social menace en
ville
Géographie de la diagonale du vide
− espace rural isolé du ZAUER = ¤ diagonale du vide
¤ Ouest intérieur (Bretagne, Normandie)
¤pourtour éloigné du Bassin parisien
¤ Alpes (sauf côte méditerranéenne) et espaces montagneux
− Limousin = archétype de cette diagonale du vide, densité la + fble de Fr (42hab/km²)
Les difficultés du rural isolé
− 50,8% de la superficie hexagonale avec 44,6% des communes → rural isolé domine
largement l'espace rural
− départ des jeunes, les vieux vieillissent sur place + retour des retraités
=> accroissement naturel négatif (-0,14% pr l'ensemble des EDR)
− Marne, Indre, Creuse et Cantal particulièremt touchés (écoles et commerces ferment,
pas de médecins, absence de couverture réseaux pr les portables, pas Internet haut
débit, …) → les communes voient leurs charges augmenter alors que les ressources
s'assèchent et que l'enclavement se renforce
− ms situation pas partout identique : en Rhône-Alpes, + les communes sont enclavées,
isolées et mal déservies, plus elles sont attractives! (pr les pop° relativement jeunes);
ms cette situat° risque de ne pas durer
− nouvelles activités pr sauver le rural profond : tourisme vert, gîtes ruraux,
écomusées, parcs naturels, … MAIS tous les villages isolés de hte montagne ne
peuvent pas prétendre se transformer en station de ski
− encore peu exploitées, possibilités de création de nouvelles entreprises av coût de
main d'œuvre inférieur, ambiance sociale moins crispée et aménités
environnementales (ex: succès de Laguiole dans l'Aveyron)

CONCLUSION
- 61,5 millions d'hab, mais la Fr reste sous-peuplée par rapport au reste de l'Europe
- vastes étendues presque vides d'hommes, hémorragie démographique due à l'exode rural
- il existe une opposition ancestrale entre une France des htes terres et une France des
vallées et du littoral, et rien n'a pu la faire disparaître jusqu'ici