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Le Ministère de la Culture et des Cultes Le Conseil Départemental de Sibiu

La Commission Nationale de Roumanie Le Complexe National Muséal


pour l'UNESCO « ASTRA » Sibiu

Le Musée de la Civilisation Transylvanienne « Astra »

L'Académie
Des Arts
Traditionnels
de Roumanie

Editions « ASTRA MUSEUM »


Sibiu 2007
L'
A
c
a
d
é
m
i
e
La vie d'une nation est parée de la
d
beauté d'un sens éthique profond. La
e nation signifie un idéal culturel à
s réaliser, elle est donc un principe de
continuité du travail culturel. Plus la
A culture nationale est développée,
originale, plus le sentiment de la
r communauté du travail culturel est
t T véritable et profond, donc le « mastic
s r d'affermissement » de l'unité nationale.
a
d d
Dimitrie Gusti
i e
t
i R
o o
n u
n m
e a
l n
s i
e 2
RECOMMANDATION DE SAUVEGARDE DE LA CULTURE
TRADITIONNELLE ET POPULAIRE
PARIS, 1989

La culture traditionnelle et populaire se définie par


l'ensemble des créations d'une communauté culturelle,
fondées sur la tradition, exprimées par un groupe, par un
individu et reconnues comme représentant les atteintes de la
communauté, comme expression de l'identité culturelle et
sociale, tout comme normes et valeurs qui se transmettent
oralement, par l'imitation où d'autres manières. Ses formes
comprennent, parmi d'autres, la langue, la littérature, la
musique, la danse, les jeux, la mythologie, les rites, les
coutumes, les métiers traditionnels, l'artisanat,
l'architecture.

PRESERVING AND REVITALIZING OUR INTANGIBLE


HERITAGE LIVING HUMAN TREASORS
UNESCO, 2001

Les « Trésors Humains Vivants » sont des personnes


qui possèdent, au plus haut niveau, les habitudes et les
techniques nécessaires à la réalisation de certains aspects de
la vie culturelle d'un peuple et à la continuation de l'existence
de leur patrimoine culturel matériel.
Le but primordial de l'établissement du système
« Trésors Humains Vivants » est de protéger les habiletés et les
techniques nécessaires à la création des manifestations
culturelles que l'Etat considère comme détenteurs d'une haute
valeur historique ou artistique.

3
L'
A
c Je vous prie de m'accorder toutefois,
a conformément à la coutume, le droit de
d faire aujourd'hui, ici, l'éloge d'une
présence immortelle (...). La présence
é
immortelle à laquelle je me réfère, n'est
m liée à aucun nom, n'aspire à aucun
i éloge et elle est répandue dans l'espace
e qui nous entoure, dans le pays entier.
Je veux parler de la seule présence
encore vivante, bien qu'immortelle,
d immortelle bien que tellement terrestre,
e de notre précurseur unanime sans
s nom: le village roumain.

A
r Lucian Blaga,
« Eloge du village roumain »
t T
s r
a
d d On doit sans cesse se diriger vers le
paysan roumain. Parce que, (...) ainsi,
i e les créateurs roumains, gardant le
t contact spirituel avec le paysan
i R roumain, produiront des œuvres
o o universellement précieuses et serviront
n u en même temps le destin du peuple.
n m
Liviu Rebreanu,
e a « Eloge du paysan roumain »
l n
s i
e 4
Sommaire :

Acad.Ionel Haiduc, Président de l'Académie Roumaine ....6

Acad.Ionel Haiduc, Président de l'Académie Roumaine;


Acad. Florin Gheorghe Filip,Vice-président de l'Académie
Roumaine...............................................................................7

Prof. Dr. Corneliu Ioan Bucur – Arguments


I. Pour une «Académie du village roumain »...........................8

II. L'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie – la clé de


voûte de l'édifice « Trésors humains vivants ».......................17

Le Statut de l'Académie des Arts Traditionnels de


Roumanie.............................................................................26

5
L'
A La conservation des traditions
c populaires est notre devoir et notre obligation à
tous, parce que, dans ce monde de
a globalisation, il y a le risque et le péril que
d l'identité nationale, non seulement celle des
Roumains, mais aussi celle d'autres peuples,
é s'efface peu à peu. Nous sommes sans cesse
m soumis à l'assaut des soit-disantes cultures - la
culture Coca-Cola est puissante et balaye tout
i sur son chemin - et en quoi la Roumanie peut-
e elle participer à la globalisation et à
l'intégration européenne, par quelque chose qui
puisse la représenter et qui soit sans égal ?
d Avant tout, je crois en la culture populaire
parce que les autres cultures font de l'industrie,
e de la science, du commerce, des arts, mais la
s culture populaire est unique, elle a une
spécificité propre, qui est inégalable.

A On a dit que nous sommes une nation de


paysans et c'est en grande partie vrai. Quand les
r artistes proviendront seulement de familles
t T urbaines, je crois qu'une grande source de
talent se perdra.
s r
a Nous nous intégrons dans l'Europe,
mais qu'est-ce que le peuple roumain et la
d d nation roumaine peuvent-ils apporter dans
i e cette globalisation, quelque chose de différent
des autres peuples et quelque chose qui soit
t souligné et montré par les autres comme
spécifique au peuple roumain ? Avec notre
i R culture populaire, nous pouvons défiler
o o fièrement dans le monde.
n u
n m
Acad. Ionel Haiduc,
e a Président de
l n l'Académie Roumaine
s i
e 6
Le Directeur Général Corneliu Bucur est
absolument remarquable. J'ai visité la forêt
Dumbrava de Sibiu pour la première fois
lorsque j'étais enfant. J'ai habité à Sibiu
pendant le refuge, entre 1940-1945, et j'y allais
pique niquer avec mes parents. La visite a
réveillé des souvenirs anciens… L'Académie
des Arts Traditionnels entreprend une chose
extraordinaire en cultivant la tradition
culturelle roumaine, menacée par le
postmodernisme. La sincérité, la dévotion, la
chose bien faite, avec l'âme, caractérise
l'activité de cette académie.
Je souhaite bon courage à ceux qui se sont
engagés volontairement à cet effort
admirable.

Acad. Ionel Haiduc,


Président de l'Académie Roumaine

« Ce Musée impressionne, réjouit, nous


détermine à nous sentir fiers d'être Roumains.
Il est un bijou et en même temps un monument
de la culture traditionnelle roumaine.
Félicitations et reconnaissance à ceux qui
soignent et développent ce musée ».

Acad. Florin Gheorghe Filip,


Vice-président de l'Académie Roumaine

7
L' ARGUMENTS
A
I.Pour une
c « Académie du village roumain»
a
Motto : Toute nouveauté est d'abord un paradoxe, puis
d une banalité et enfin un préjugé
Acad. Grigore Moisil
é
m Il y a quelques décennies, André
Malraux pensait que « Le XXI-e siècle sera
i religieux ou ne sera pas».
e Cet aphorisme a circulé dans le monde
entier, prenant des contours de plus en plus
prononcés (ou plus nuancés), s'alimentant
d aussi de la théorie « de la collision des
civilisations » (et implicitement, des religions)
e sur le fond de la recrudescence, en Orient, du
s fondamentalisme islamique, assisté par l'impôt
de plus en plus autoritaire, dans un conflit de
plus en plus aigu et violent avec le judaïsme, du
A catholicisme anticommuniste, sous le Pape
Jean Paul II, et ayant comme réaction normale
r le redressement de l'Orthodoxie dans l'Europe
t T de l'Est.
Mais, les pulsations de plus en plus
s r fortes d'un phénomène de globalisation, de
force et d'expansion toujours plus rapide, sur
a un plan universel, celui de la « globalisation de
d d la civilisation », avec tous ses effets positifs,
sur le plan technico-économique et de
i e l'information, mais aussi avec son cortège
t énorme de manifestations et de menaces
destructives, sur le plan culturel, ont modifié le
i R e
paradigme du XXI siècle - le paradigme de la
o o défense et de l'affirmation des identités
culturelles en remplaçant, de plus en plus, le
n u paradigme religieux.
n m Des savants importants, de tous les
pays du monde (chez nous, parmi d'autres,
e a Mircea Maliþa : « Une civilisation, dix mille
l n cultures »), conscients des dangers de la
globalisation, ont attiré l'attention de leur
s i
e 8
nation puis ensemble des nations du monde sur le fait de
susciter (et toujours de ressusciter) l'intérêt et la responsabilité
des structures gouvernementales, des classes politiques et des
académies du monde entier, pour le déclenchement d'une «
résurrection » nationale pour la défense de leur propre identité
culturelle et, surtout, de l'identité ethnoculturelle.
Après le déroulement à Sibiu, en été 2003 de la
Conférence internationale de l'ICME (le Comité international
pour les musées et collections d'ethnographie) qui a été un
grand succès, le syntagme de la réunion de Sibiu (« Le Musée
et le Patrimoine culturel immatériel ») a été repris aussi par
l'Assemblée Générale de l'ICOM, organisée à Séoul,
3 au 10 octobre 2004. A la réunion festive inaugurale, pendant
l'allocution du représentant de l'UNESCO, le Musée ASTRA a
été cité de manière nominale (et singulière) comme étant le
musée avec l'activité la plus prodigieuse (élaborée,
systématique, rigoureuse et intense), dans cette direction, sur
le plan mondial, un véritable pionnier en matière.
Au fondement de ces appréciations élogieuses (et
qualificatifs superlatifs) se situait notre programme intitulé «
Trésors Humains Vivants – Roumanie », évalué sur place,
pendant des années, par les personnalités les plus autorisées de
l'UNESCO (Mounir Bouchenaki, Noriko Aïkawa, Ralph
Pettmann), mais aussi par les représentants de certaines
organisations importantes des structures culturelles
mondiales, comme, par exemple, Alexander Veigl (IOV), prof.
Bjorn Rekdal (ICME).
Le lancement, à la réunion de Séoul, d'un numéro
spécial de la Revue des Musées (de septembre 2004), dédié
spécialement à ce thème et dans lequel le Musée ASTRA a
publié huit articles présentant en détail la structure, le contenu,
et la spécificité de toutes les manifestations appartenant à ce «
programme national », suivi par l'édition des brochures
L'Olympiade « Métiers artistiques traditionnels » (Sibiu,
2003-2004, les versions roumaine et française) et « Trésors
Humains Vivants » (Sibiu, 2006, traduite en quatre langues),
ainsi que la large circulation nationale et internationale de tous
les articles sur ce thème (plusieurs articles ont été publiés dans
les tomes d'études et communications de notre propre
institution – « Cibinium » - et de plusieurs musées du pays)
ont bénéficié d'une appréciation unanime de la part des
spécialistes du monde entier.
Enfin, l'apparition de l'Ordonnance
Gouvernementale no. 19 du 31.01.2007, destinée au
9
L' règlement de ce problème, d'une importance
aigue et maximale pour le destin du plus
A précieux patrimoine culturel national, celui qui
c définit, fondamentalement, notre propre
identité ethnoculturelle, vient, après presque
a quatre ans de l'apparition de la Convention
d UNESCO, à légiférer, en Roumanie aussi
(signataire, dès 2005 de la Convention évoquée
é ci-dessus), le nouveau domaine du patrimoine
m culturel national, de la science et la culture
nationale, d'une responsabilité immense pour
i la nation et pour l'histoire.
e La présence dans le programme, que
nous avons rigoureusement structuré, dans le
cadre de la conception élaborée dès 1990
d (aspect souligné d'une manière élogieuse à
Séoul, par le conseiller du directeur général de
e l'UNESCO, madame Noriko Aikawa) de
s l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie, a provoqué, dès le début, de fortes
controverses, dans notre pays, les contestations
A les plus fermes venant, d'une manière
surprenante, justement de la part de l'Académie
r Roumaine. Il est certain que le rejet de nos
t T projets a été fait naturellement, hors de toute
discussion principale, de toute confrontation
s r d'arguments, de toute analyse durable. Si nous
avions eu l'occasion de faire connaître les
a arguments, nous sommes persuadés que la
d d réaction aurait été toute différente.
Alors, qu'y avait-il au fondement de
i e notre projet téméraire et non conventionnel ?
t Essentiellement, la thèse sur laquelle
nous avons construit l'édifice d'une « académie
i R du village traditionnel » est celle du fondement
o o rural et du caractère traditionnel de la
civilisation historique des Roumains. « Nous
n u sommes une nation de paysans » affirme, avec
n m des arguments irréfutés, une pléiade de savants
de toutes les sciences socio-humaines, comme
e a les historiens Nicolae Iorga, P.P. Panaitescu,
l n C.C. Giurãscu et Lucian Boia, les geographes
George Vâlsan, Simion Mehedinþi, Vintilã
s i Mihãilescu, et Ioan Conea, des archéologues
e 10
Ion Nestor, Radu Popa et Radu Florescu, les sociologues
Dimitrie Gusti, Traian Herseni, H.H.Stahl, Ilie Bãdescu, et
Septimiu Chelcea, les ethnologues Romulus Vuia, Romulus
Vulcãnescu, Valer Buturã, Paul H. Stahl, et Cornel Irimie; les
philosophes Rãdulescu Motru, Lucian Blaga, et Constantin
Noica, les historiens de la religion, Mircea Eliade et Ioan Petru
Culianu ou les littrés Liviu Rebreanu, Mihail Sadoveanu et
Marin Preda, ou les poètes George Coþbuc, Octavian Goga,
Tudor Arghezi, Lucian Blaga, et George Þãrnea
(nominalisation extrêmement elliptique).
Les deux discours de réception dans l'Académie
Roumaine de Lucian Blaga (1937) et de Liviu Rebreanu
(1940) ont constitué les colonnes-mêmes de résistance et, en
même temps, les cariatides de frontispice du portail d'accès
dans l'univers spirituel de l'Académie des Arts Traditionnels
de Roumanie. « Nous sommes et nous serons toujours –
affirmait Liviu Rebreanu, sous la coupole de l'Académie
Roumaine, et sous les applaudissements de toute l'assistance, –
une nation de paysans. Ainsi, notre destin comme nation et
pouvoir culturel dépend de la quantité d'or pur qui se trouve
dans l'âme du paysan. Mais il dépend aussi de la manière
dans laquelle cet or sera utilisé et transformé dans des
valeurs éternelles ».
Cette nouvelle structure informelle apparue dans le
paysage culturel roumain contemporain, comme un possible
modèle avangardiste sur le plan mondial, de reconnaissance
des valeurs superlatives de la culture populaire
roumaine,louée parl' UNESCO, contestée chez nous, a été
créée comme un hommage suprême rendu à l'esprit
ethnofondateur des paysans roumains (ce « tissu conjonctif de
l'histoire » comme Fernand Braudel a appelé les paysans de
l'Europe), aux représentants anonymes, pendant des
millénaires, à ceux qui en silence, en humilité et en ignorance
totale, avec modestie mais avec une grâce artistique
inégalable, ont « ourdi et tissé » la substance de notre identité
ethnoculturelle.
A son tour, Lucian Blaga observait, d'une manière
profondément philosophique, dans un registre axiologique
extrêmement raffiné, qu'au dehors d'un « complexe à priori,
d'une matrice stylistique performante dans les plans et les
créations d'une culture mineure,... une culture majeure n'a
jamais apparu nulle part. Un peuple privé de ce profond à
priori stylistique, comme origine d'une culture populaire, ne
créera jamais une culture majeure, quelque soit le nombre de
11
L' génies et de talents qu'il aura à sa disposition,
pour une telle réalisation. Le génie créateur
A reste un génie seul s'il n'est pas intégré dans le
c champ d'un tel potentiel stylistique ».
Essayer aujourd'hui de nier ou de
a minimaliser le rôle des paysans dans toute
d l'histoire, au moins bimillénaire, de notre
nation, sa contribution génuine et fondatrice à
é l'édification (l'ethno-construction) de notre
m être culturel, comme peuple avec une
spiritualité originale, le fondement
i ethnogénétique et post-ethnogénétique de
e l'ethnoculture roumaine, par la conservation
multiséculaire des traditions dans les pires
conditions, pendant tout le Moyen Age, quand
d « les Roumains se sont enfermés davantage en
eux-mêmes, se sont plongés dans leur propres
e traditions spirituelles, qui n'étaient pas
s seulement latino-byzantines, mais aussi
prélatines, c'est-à-dire geto-daciques », comme
Mircea Eliade mentionne dans « Le destin de la
A culture roumaine » ; cela ne peut être évalué
que comme l'œuvre d'un esprit limité, borné et
r récalcitrant à la reconnaissance des origines de
t T notre civilisation.
Nous avons été condamnés par une
s r histoire presque tout le temps hostile, par les
a occupations forcées et douanières des peuples
migratoires, qui nous ont opprimé un
d d millénaire entier (les IIIe et XIIIe siècles),
suivies par l'occupation ottomane qui nous a
i e persécutés économiquement, en nous
t influençant en même temps culturellement et
psychologiquement pendant cinq siècles (du
i R XIVe siècle jusqu'en 1877, quand les
o o Principautés Roumaines ont gagné leur
indépendance), à une culture prédominamment
n u orale, d'une essence populaire. A juste titre,
n m Mircea Eliade constata, après une recherche
extrêmement documentée, que « Le résultat a
e a été que le génie populaire, authentiquement
l n roumain, a été enrichi de ce processus
séculaire d'intériorisation... [et]...
s i l'approfondissement de ses propres traditions
e 12
spirituelles n'a réussi à donner de bons résultats qu'au
niveau de la création populaire, c'est-à-dire du
folklore ».
Ignorer dans ces conditions, le génie populaire
équivaut à un véritable« Lèse– majesté » par rapport à « Sa
Majesté, le Paysan Roumain ». Une telle pensée, une telle
croyance, un tel geste, une telle attitude ou un tel programme
culturel trahirait, au niveau individuel, au-delà de toute la
science, l'érudition livresque et le prestige social, l'attitude
(malheureusement assez fréquente, dans notre société d'après-
guerre), égolatre du parvenu, qui a honte de ses propres
parents et grands-parents, paysans de génération en
génération, qui oublie le chemin vers son village natal et rompt
toutes les liaisons avec son peuple qui se trouve sur terre et
sous la terre, tout en oubliant les fêtes de ceux qui vivent et la
commémoration de ceux qui sont morts, des coutumes et des
traditions des ancêtres, en affichant un postmodernisme stérile
et vide, ce qui annule même sa propre identité et valeur.
La conclusion d'Eliade, ayant le bénéfice d'une
information encyclopédique au niveau de la culture
universelle, couvre, comme une épitaphe, l'essence de notre
création culturelle, « presque tout ce que le génie roumain a eu
de bon jusqu'à présent, a été donné au niveau de la création
folklorique ».
Revenant au cadre institutionnel, « académique », au-
delà du beau et tentant rapprochement anecdotique des
origines de ces deux institutions académiques, celle de l'esprit
aulique, de la culture écrite, de l'aristocratie moderne de la
science, de la technique et de l'art et celle de la culture orale,
traditionnelle, populaire, chacune couvrant l'un des deux
sousystèmes de la culture nationale (qui, seulement ensemble
peuvent comprendre, réunir et donner expression à l'univers
culturel de notre peuple), que pourrait-on reprocher à notre
initiative (de mettre le fondement d'une académie des valeurs
individuelles, superlatives du village roumain, regardées avec
étonnement et admiration par un monde entier), qui est
consensuelle avec le plus nouveau paradigme culturellement
universel qui concerne la récupération de nos propres origines,
la culture de nos propres racines, la reconsidération et la
reformulation de notre propre Identité (qui, selon
l'académicien Alexandru Zub, est une « conquête de chaque
jour » , une reconstruction culturelle perpétuelle et qui, tout
comme Ianus bifrons, est obligée de regarder, en même temps,
vers le passé et vers l'avenir, en s'inspirant de l'histoire et
13
L' projetant tout dans l'avenir, à travers une
A tradition renouvelée en permanence ?
Une seule chose, peut-être, que nous
c acceptons comme étant l'expression d'une
a faiblesse de la pensée humaine, plus ouverte à
faire un pacte avec « l'habitude » que d'ouvrir
d la porte largement, sans opposition à la «
é nouveauté », en se débarrassant de tout préjugé
: elle est trop hardie et originale pour être
m adoptée en premier en Roumanie. Par
tradition, nous attendons la légitimation à
i l'étranger d'un nouveau paradigme culturel,
e pour l'accepter, « sans risques », comme un
produit « authentifié » par l'autorité
universelle – ou bien européenne –
d incontestable).
Dimitrie Gusti ne considérait-il pas, à
e juste raison, dans sa dissertation, au moment
s de son acceptation à l'Académie Roumaine
(dissertation intitulée « L'être et la mission des
Académies »), que « la première mission des
A Académies est de répondre à la nécessité de
socialisation de la création et à l'affrontement
r du péril de la spécialisation excessive de la
t T science » ?
Et, le même illustre membre de
s r l'Académie Roumaine, n'affirmait-il pas,
a d'une manière visionnaire, il y a trois quarts de
siècle, que « l'Académie parfaite, comme
d d sanctuaire de l'esprit humain, offre, dans un
i e type individuel, le tableau abrégé de
l'humanité complète. L'universalité culturelle
t est « tout d'un coup », savante et artistique,
i R tous les visages et ses éléments doivent, donc,
quelque part, être réunis dans une harmonie
o o supérieure et une vertu puissante ?
n u Notre projet, déroulé depuis 1992,
avec les effets absolument miraculeux pour
n m une suscitation générale de l'intérêt
responsable, pour la protection et la
e a considération de l'esprit créateur populaire,
l n authentique et du respect suprême pour la
continuation des traditions vivantes, ne fait
s i que prendre la forme (en formalisant
e 14
effectivement les principes, dans une construction culturale
réelle), de la thèse de Dimitrie Gusti, conformément à
laquelle: « La vie d'une nation est parée de la beauté d'un
profond sens éthique. La nation signifie un idéal culturel à
réaliser, elle est, donc, un principe de continuité du travail
culturel. Plus la culture nationale est développée, originale,
plus le sentiment de la communauté du travail culturel est
véritable et profond, c'est-à-dire le « mastic
d'affermissement » de l'unité nationale ».
Notre attitude, à nous qui, aujourd'hui, sommes
appelés à sauver et protéger notre conscience et nos valeurs
identitaires (dans un contexte culturel universel, sans
précédent pour l'espace euro-atlantique ou afro-asiatique) par
le choix d'un programme national fondamental scientifique –
par les contributions des membres de l'Académie Roumaine,
tout d'abord – ne peut plus être celle de traiter les paysans
(ceux qui existent encore) comme une catégorie inférieure, et
la culture populaire, comme une sous-production culturelle
dégagée par « la base du pays », mais au contraire, de
considérer les représentants, les créateurs et les trésoriers de
notre culture populaire traditionnelle, comme étant les
véritables « trésors humains vivants » de la nation, ou,
conformément au syntagme qui se situe plus proche de la
philosophie et l'expression paysanne, « la couronne du pays »,
dignes donc d'être encadrés dans une académie du village
roumain.
Le fait d'avoir décidé de les faire sortir de l'anonymat et
de placer les plus brillants représentants de notre culture et
notre art populaire, sur le frontispice culturel d'une institution
suprême de la spiritualité de notre peuple, « une académie du
village roumain », est, assurément, un acte légitime,
profondément moral et entièrement responsable, de
reconnaissance, de restitution et de couronnement de
l'expression de notre reconnaissance, concernant la
valorisation de ceux qui, avec modestie et même avec
humilité, continuent, en dépit de toutes les vicissitudes et
ingratitudes, à servir, fidèles et tenaces, l'autel sacré de la
Tradition (une tradition toujours renouvelée, dans l'esprit de
l'époque), ne permettant pas que le « feu vif» et le sacré de
notre Identité s'éteigne.
La réunion, à Sibiu, dans le cadre des manifestations
de la Capitale Culturelle Européenne des représentants d'élite
des deux hémisphère de la culture nationale, les uns, membres
de l'Académie Roumaine, et les autres de l'Académie des Arts

15
L' Traditionnels offrit au monde entier une image
sublime, exemplaire concernant la décision de
A la Roumanie moderne, européenne de
c reconsidérer et de réunir toutes les valeurs qui,
seulement ensemble arrangent, le passée et
a l'avenir de notre culture nationale.
d
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II. L'Académie des Arts Traditionnels
de Roumanie – la clé de voûte de l'édifice
« Trésors Humains Vivants »

Conçue pour représenter « le forum national des plus


méritants et réputés créateurs de l'art populaire de notre pays,
élus par les meilleurs spécialistes du domaine de l'ethnologie
et du folklore, réunis également dans un dialogue concret,
analytique, vif, ouvert, démocratique et concernant toujours le
passé, le présent et l'avenir de la création artistique
traditionnelle, de tous les genres », de notre pays, l'Académie
des Arts Traditionnels de Roumanie s'inspire non pas des
traditions et des fonctions de l'Académie Roumaine, mais
souhaite plutôt une paraphrase sémantique de ce que les
antiques appelaient « l'Académie d'Athènes » et que les
contemporains appelaient « le Jardin d'Akademos ». Dans
notre cas, « le jardin » des valeurs superlatives de la culture
populaire et des arts traditionnels roumains est la forêt de
Dumbrava à Sibiu avec son splendide musée en plein air dédié
à la civilisation populaire traditionnelle.
La mission de l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie est de sélectionner, selon des critères
d'authenticité, valeur et originalité, des personnalités
individuelles réelles de la culture et de la civilisation populaire
traditionnelle et de les promouvoir dans la conscience
nationale et universelle comme des entités superlatives et
représentatives de la capacité de création des artistes
populaires contemporains - valeurs essentielles dans le plan de
la configuration de notre identité ethnoculturelle (des vrais
« trésors humains vivants »).
Même si elle n'a pas été anticipée comme telle (dans le
sens de la suggestion, « expresis verbis », d'une académie du
village roumain), l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie a été préfigurée par les discours mémorables tenus
à l'entrée dans l'Académie Roumaine par Lucian Blaga et
Liviu Rebreanu, ceux qui ont glorifié, pour la première fois, le
rôle historique, fondateur, prométhéique du village et du
paysan roumain, fondateurs de notre culture et civilisation
traditionnelle, d'âge, de constance et de continuité
multimillénaire.
La principale institution créée dans le but de la
confirmation nominale des valeurs individuelles superlatives,
de tous les domaines et genres de la culture et de l'art populaire
traditionnel et parmi toutes les ethnies cohabitantes,
17
L' l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie est destinée à occuper sa place,
A aujourd'hui, sous l'autorité tutélaire de
c l'Académie Roumaine, de forum culturel
représentatif à l'échelle nationale, appelé à
a répertorier, à sélectionner, à nominaliser et à
d récompenser moralement, les valeurs
authentiques vivantes (les créateurs-mêmes)
é de la culture populaire.
m La manifestation la plus importante,
dédiée à l'évaluation nominale de ceux qui
i méritent d'obtenir cet investissement
e honoraire, en leur reconnaissant la qualité des
formateurs et supporters de la conscience
nationale ethnoculturelle, vis-à-vis de la
d perpétuation de la tradition et des valeurs
réelles, dans le domaine de la création
e populaire contemporaine, est représentée par
s Les Jours de l'Académie des Arts Traditionnels
de Roumanie. Organisés trimestriellement, à
partir de 1993, d'après un programme, un
A protocole et un scénario qui incluent des
œuvres de dissertations sur la vie et l'œuvre du
r candidat, des expositions avec des créations
t T plus anciennes et plus récentes de leur village
d'origine et de l'artiste populaire, des
s r projections de films documentaires et de
a débats publiques, ces événements se
constituent dans des véritables fêtes populaires
d d du triomphe de l'esprit créateur populaire
authentique.
i e Le Musée ASTRA devient, par la suite
t des manifestations des « Jours de l'Académie
des Arts Traditionnels », selon Keneth Hudson,
i R une « tribune publique », qui met en évidence la
o o capacité de l'institution muséale moderne de
remodeler la typologie et les fonctions
n u modernes du musée ethnologique, sa capacité
n m de cultiver le dialogue culturel et de répondre
aux besoins de la « génération des questions ».
e a Le Complexe National Muséal ASTRA
l n de Sibiu a initié et appliqué, dès 1983, sur le
fondement des théories modernes, de large
s i circulation sur le plan universel, concernant
e 18
la représentation intégrale de la culture populaire
traditionnelle, dans ses expressions matérielles et spirituelles,
le concept moderne de « museum vivum », un véritable
système culturel scientifique de recherche, de
répertorisation, de consolidation et de transmission vers les
nouvelles générations, des manifestations circonscrites au
patrimoine culturel immatériel; des traditions, en somme.
Tout ce programme est devenu, après 1990, consensuel
avec le programme UNESCO d'encouragement et de
stimulation pour sauver et présenter activement des valeurs
de la culture immatérielle, représentant les traditions des
peuples du monde, et spécialement, les métiers artistiques
traditionnels, exprimé par « Les recommandations »
adressées aux membres de l'UNESCO, en 1989 (Paris) et 1999
(Venise), ayant comme syntagme « Trésors Humains
Vivants » et consolidé par la Convention Internationale
concernant la Sauvegarde du Patrimoine Culturel
Immatériel, de l'UNESCO, du 17 octobre 2003.
Le programme de la reconnaissance publique et de la
promotion des valeurs exceptionnelles de la culture spirituelle
(« intangible ») des Roumains tout comme des minorités de
Roumanie, dans un système institutionnalisé, élaboré dès
l'année 1990 et déroulé, avec ténacité, pendant un décennie, a
été évalué à « l'Atelier d'instruction de Venise » en 1999
(organisé sur le thème des politiques de sauvegarde des
traditions culturelles et des artefacts artistiques dans les pays
affiliés à l'UNESCO) et apprécié comme ayant la valeur d'un
modèle sur le plan mondial. Le rapport publié par l'UNESCO,
en 2000, concernant les résultats de l'application universelle
de sa « Recommandation » de 1989, a fait l'éloge de quatre
Etats asiatiques (le Japon, la Thaïlande, les Philippines et la
Corée du Sud) et seulement deux Etats européens (la France et
la Roumanie), pour les mérites exceptionnels dans le
déroulement de ce programme.
En reconnaissant les réalisations remarquables
obtenues, sur ce plan, en 2001, le Ministère de la Culture et des
Cultes a accordé au Musée « ASTRA », au Gala de
décernement des Prix Nationaux pour le Patrimoine
Culturel National, trois distinctions nationales : Le Prix «
Romulus Vuia » - pour les performances muséologiques quant
au développement patrimonial et expositionnel du Musée de la
Civilisation Populaire Traditionnelle « ASTRA » (le Musée en
plein air), Le prix « Virgil Vãtãºianu » - pour la restauration in
situ des 22 moulins à seaux (des roues horizontales) et le
19
L' fondation du « Complexe moulinologique
Rudãria » (le département de Caraº-Severin) et
A Le Prix « Al. Tzigara Samurcaº » - pour
c l'ampleur et le message des manifestations
organisées dans le cadre du programme «
a Trésors Humain Vivants ».
d En récidivant l'année suivante, par des
réalisations remarquables dans le cadre du
é même programme, le Ministère des Cultures et
m des Cultes, en partenariat avec la Commission
Nationale de la Roumanie pour l'UNESCO ont
i accordé au Complexe National Muséal
e ASTRA, Le Prix spécial – « Trésors Humains
Vivants ».
D'une manière tout à fait inopinée, le
d Musée « ASTRA » a été nominalisé, à la XX
e

Conférence Générale de l'ICOM (Séoul, le 3


e octobre 2004) comme l'une des institutions
s muséales qui précèdent, sur le plan mondial,
qui a promu, comme « un véritable pionnier
européen » (comme Mme Noriko Aikawa –
A conseiller personnel du directeur général de
l'UNESCO affirmait) le nouveau paradigme
r culturel, en offrant un véritable modèle, d'une
t T valeur mondiale, concernant le sauvegarde du
patrimoine culturel universel. « L'Académie
s r des Arts Traditionnels de Roumanie acquiert la
a valeur, l'importance et la signification d'une
vraie « clé de voûte » de l'édifice culturel
d d national du Musée « ASTRA » de Sibiu, qui
i e inclut aussi L'Association des Créateurs
Populaires de Roumanie (avec sa foire
t annuelle, à l'occasion de l'Assomption – le 15
août), L'Olympiade Nationale « Métiers
i R artistiques traditionnels », « Le Festival
o o National des Traditions Populaires », « Le
Festival International du Film
n u Anthropologique – ASTRA Film Fest » et Les
n m Colloques annuels internationaux sur le
thème de la sauvegarde du patrimoine
e a culturel immatérielle.
l n
Prof. dr. Corneliu Ioan Bucur
s i
e 20
L'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie,
la clé de voûte
de l'édifice pyramidal national,
bâti par
le Musée ASTRA,
à l'impulsion de l'UNESCO :
Trésors Humains Vivants.
Le jardin paradisiaque de la contrée
immortelle
des arts populaires,
le lieu ensemencé
avec la joie de la rencontre avec les maîtres
des arts traditionnels.
Ici
et
seulement ici,
dans le temple
destiné aux voïvodes de notre culture
traditionnelle,
nous retrouvons
les portraits des créateurs consacrés,
dont les œuvres
portent la signature de la civilité
esthétique,
vécue
tous les jours
par le paysan roumain,
l'emblème de noblesse de la spiritualité.

21
L' Une culture majeure n'est jamais
A née
c seulement de l'enthousiasme
génial.
a
Bien sûr, le génie est une
d condition.
é Mais une culture majeure a aussi
m besoin d'une
i fondation, et cette fondation est
e toujours l'origine stylistique
d'une culture
populaire.
d
e
s
L'origine stylistique roumaine est
A une réalité.
Une réalité spirituelle
r incontestable.
t T
s r
a
d d
i e L'origine stylistique populaire, et
les choses réalisées
t sous ses auspices, indiquent les
i R différentes
o o ,
possibilités de notre future
,
culture majeure.
n u
n m
e a
Lucian Blaga
l n
s i
e 22
La culture majeure ne répète pas la culture
mineure,
mais elle la sublime, elle ne la développe pas
d'une manière
mécanique
et vertueuse, mais elle la monumentalise
conformément à
des formes vivantes, accents, attitudes et
horizons intérieurs.
Une culture majeure ne suscite pas
l'imitation programmatique de la culture
mineure.
Nous ne transformerons pas le village tant de
fois éprouvé dans une culture
majeure par l'imitation à tout prix de
créations populaires.
En nous approchant de la culture populaire,
nous devons
nous animer davantage de son élan
stylistique intérieur, vif et actif,
que d' incarnations. Ce n'est pas la culture
mineure qui donne naissance
à la culture majeure, mais les deux sont
produites par la même matrice stylistique.
Aimons et admirons la culture populaire,
mais, surtout, contactons,
si possible, son centre générateur,
béni et fructueux comme le ventre d'une mère.

Lucian Blaga

23
L'
A
c
a
d
é
m
i
e
Nous sommes et nous serons
toujours une nation de paysans.
d Ainsi, notre destin comme
e nation et comme
s Etat et comme pouvoir culturel
dépend de
la quantité d'or pur qui se trouve
A dans l'âme
r du paysan.
t T Mais il dépend aussi de
s r la manière dont cet or
sera utilisé et transformé en des
a valeurs éternelles.
d d
i e Liviu Rebreanu
t
i R
o o
n u
n m
e a
l n
s i
e 24
25
L' LE STATUT DE L'ACADEMIE
DES ARTS
A TRADITIONNELS DE
c ROUMANIE
a
d Art 1. Dénomination, siège, but
L'Académie des Arts Traditionnels de
é Roumanie est le forum national des plus
m méritants et réputés créateurs d'art populaire de
notre pays, élus par les meilleurs spécialistes du
i domaine de l'ethnologie, réunis dans un
e dialogue concret, analytique, vif, ouvert,
démocratique et permanent concernant le passé
(la tradition), le présent et l'avenir de la création
d artistique de tous les genres. Les créateurs
proviennent de tous les milieux sociaux et
e ethniques et de toutes les régions de notre pays.
s Ainsi, elle a éminemment un but
culturel de sélection, promotion
(reconnaissance sociale) des valeurs
A supérieures du périmètre de la création d'art
populaire contemporain.
r L'Académie des Arts Traditionnels de
t T Roumanie a une personnalité juridique. Le
siège de l'Académie des Arts Traditionnels de
s r Roumanie est à Sibiu, 11, Piaþa Micã.
Par conséquent, l'Académie sera une
a véritable agora dans laquelle des artisans
d d populaires se rencontreront avec des
chercheurs des instituts académiques
i e roumains, de l'enseignement universitaire, des
t musées ethnographiques et d'art populaire, des
musées d'arts plastiques, des offices
i R départementaux pour le patrimoine culturel-
o o national, des laboratoires de conservation et de
restauration (pour des problèmes techniques)
n u dans un discours « de spécialité » axé
n m exclusivement sur l'analyse des coordonnées
contemporaines du processus de création d'art
e a populaire.
l n Art 2. La durée de fonctionnement de
l'Académie des Arts Traditionnels de
s i Roumanie
e 26
La durée de l'activité de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie est illimitée.
Art 3. L'objet d'activité
L'objet d'activité et la mission de l'Académie :
a).l'enregistrement critique-objectif des plus
importantes mutations produites les dernières décennies, dans
le domaine de la création d'art populaire traditionnel du pays
entier, au niveau de la conception des créateurs populaires, de
leur statut et leur mission sociale, de la valeur de la tradition
dans la pratique du métier artistique ou la réalisation de la
fonction utilitaire-moderne et artistique-décorative des
produits d'art populaire en contemporanéité et de la production
artisanale, comme épiphénomène de la création authentique
de l'art populaire ;
b).l'analyse de la problématique socio-économique
impliquée dans le processus de création et de la valorisation
de la production d'art populaire ;
c).l'évaluation du cadre du « mécanisme » des
procédés – spontanés ou dirigés – de transmission entre les
générations des secrets du métier artistique (techniques de
travail, répertoire morphologique, registre stylistique et
ornemental) ainsi que de la possibilité de rallumer le feu sacré
de la création du beau dans les centres de traditions anciennes
dans la pratique du métier artistique sur le point de s'éteindre,
mais qui garde encore des disponibilités potentielles pour la
régénération de ces activités et même de la création des
nouveaux centres par l'organisation des véritables « écoles des
arts populaires traditionnels », tellement nécessaires dans la
perspective du relancement du tourisme national et
international, qui suppose aussi un commerce prospère, avec
des valeurs authentiques d'art populaire ;
d).rendre consciente toute la nation de la valeur
incommensurable, vraiment sacrée, de ce patrimoine culturel-
national, par le combat démonstratif de la pseudo ou non
valeur (du kitsch), par l'institution, à la place de certains
actions festivistes et à la place d'un « dirigisme » non-
professionnel, même dilettante, les dernières années, d'un
conseil d'une responsabilité stricte, d'un niveau académique et
efficace au niveau de la pratique sociale ;
e).l'homologation des valeurs réelles en matière de
produits et de créateurs, de participants à la multitude de
manifestations apparues dans le pays entier, du genre des
« foires d'art populaire » par la sanction publique des non-
valeurs et leur substitution avec des valeurs originales;

27
L' f).la promotion à l'échelle
A internationale et à la juste valeur commerciale
c des produits d'art populaire ;
a g).le redressement et le conseil, par
l'organisation des débats concrets-analytiques,
d sur le chemin adéquat, de toute l'activité des
é créateurs de beau de l'espace des arts
populaires traditionnels de Roumanie.
m Art 4. L'acquisition de la qualité de
i membre
La qualité de membre de l'Académie
e des Arts Traditionnels de Roumanie s'obtient à
la recommandation d'au moins trois membres
du Présidium de l'Académie des Arts
d Traditionnels de Roumanie, par le vote
majoritaire de cet organisme de coordination de
e l'activité de l'Académie et, bien sûr, sans
s aucune discrimination de sélection sur des
critères d'âge, de sexe, de religion, de
profession et de nationalité, avec l'accord de la
A personne en cause.
La qualité de membre de l'Académie
r des Arts Traditionnels de Roumanie s'atteste
t T par le Diplôme de membre de l'Académie des
Arts Traditionnels de Roumanie accordée à
s r l'occasion de son admission dans ce forum et
a avec une légitimation délivrée et signée par le
président en exercice.
d d Art 5. La perte de la qualité de membre
i e La perte de la qualité de membre de
l'Académie des Arts Traditionnels de
t Roumanie se réalise sur la base de la décision
i R adoptée par la majorité relative des membres
constitués dans l'Assemblé Générale, décision
o o prise par rapport à des faits qui s'apprécient
n u comme étant incompatibles avec le statut
artistique et moral des membres de l'Académie
n m des Arts Traditionnels de Roumanie.
e a Art 6. Les droits des membres
Les membres ne peuvent utiliser que
l n des droits qui leur sont nécessaires pour
s i l'accomplissement du but et de la destination de

e 28
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie et plus
précisément :
a).participer à toutes les actions organisées par
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie, en
Roumanie, tout comme à l'étranger ;
b).bénéficier de toutes les facilités assurées par
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie ;
c).élire et être élus dans les organismes de direction de
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie ;
d).participer au débat de tous les problèmes de
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie ;
e).s'adresser avec des demandes écrites ou des
propositions aux organismes de direction de l'Académie des
Arts Traditionnels de Roumanie ;
Art 7. Les devoirs des membres
a).s'approprier et respecter les prévisions statutaires,
s'impliquer avec compétence et responsabilité dans la
réalisation de la finalité de cette institution ;
b).participer aux actions organisées par l'Académie
des Arts Traditionnels de Roumanie ;
c).prendre l'initiative de résoudre avec efficacité tous
les programmes adoptés par les organismes de direction ;
d).veiller à la conservation d'un climat de bonne
collaboration entre tous les membres de l'institution, la
garantie de la réalisation des objectifs statutaires ;
e).déposer tout l'effort pour le développement et pour
la conservation de l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie qui fonde toute son autorité et toute son activité,
exclusivement sur l'égalité entière en droits et devoirs entre
tous les membres, sur la collaboration entre tous ses membres,
librement consentie et désintéressée.
Art 8. Le patrimoine
L'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie a un
patrimoine distinct et autonome du patrimoine individuel de
chaque membre.
Le patrimoine initial de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie se constitue de : fonds monétaires
qui résultent de dons (complétés avec des fonds monétaires
des encaissements des taxes d'entrée dans les expositions
organisées par l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie), de la commercialisation de publications, de
manifestations culturelles tout comme de biens mobiles et
immobiles, selon les cas.

30
29
L' Art 9. Modalités de fonctionnement
A Les activités principales de l'Académie
des Arts Traditionnels de Roumanie seront :
c a).le colloque ;
a b).le symposium (pour la présentation,
l'analyse et le détail des plus divers aspects de la
d complexe problématique qui va être étudiée
é dans une perspective moderne
interdisciplinaire) ;
m c).l'exposition (qui va traiter
i comparativement les aspects de la création
contemporaine et traditionnelle) ;
e d).l'excursion documentaire sur le
terrain (dans des centres de création artistique
populaire traditionnelle) ;
d e).des rencontres de travail avec le
public.
e Les modalités de travail dans le cadre des
s colloques consisteront en :
- l'invitation successive de tous les
genres de créateurs (céramistes, sculpteurs sur
A bois, peintres, peintres d'icônes, fourreurs-
maroquiniers, tisseurs, créateurs d'
r instruments de musique etc) et le débat des
t T problèmes spécifiques de chaque genre ;
- l'invitation des créateurs de tous les
s r genres, par zone ethnographique ou par
a provinces pour l'analyse de la problématique
circonscrite à ces territoires, soit, finalement,
d d l'invitation de tous les créateurs populaires
i e pour le débat de quelques problèmes d'intérêt
national.
t Art 10. Les organismes de direction et
i R de coordination de l'activité de l'Académie des
Arts Traditionnels de Roumanie :
o o Les organismes de direction et de coordination
n u de l'activité de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie sont :
n m a).l'Assemblé Générale
e a b).le Conseil Directorial
c).le Président
l n
a). L'Assemblé Générale
s i L'Assemblé Générale est l'organe suprême de
e 30
'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie composé de la
totalité de ses membres, sans aucune distinction.
L'Assemblé Générale est convoquée, normalement, une
fois par an par le Conseil Directorial au moins deux semaines
avant la date fixée.
On peut aussi la convoquer, selon le cas, à la sollicitation
écrite et motivée adressée au Conseil Directorial d'au moins un
tiers du nombre des membres de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie.
La convocation comprendra le lieu et la date de la
convocation ainsi que l'ordre du jour.
Lorsque ceux qui sont chargés de la convocation sont
absents ou empêchés de la faire quel que soit le motif, un des
membres du secrétariat aura le responsabilité de cette charge.
L'Assemblé décide de :
- l'adoption, selon le cas, de certaines modifications du statut ;
- l'admission et l'exclusion des membres de l'Académie des
Arts Traditionnels de Roumanie ;
- la modalité d'utilisation des fonds de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie (l'adoption et la modification du
budget, en vérifiant et en approuvant le bilan et le compte de
gestion) ;
- les programmes des activités annuelles ou à long terme,
comprenant des actions communes : des symposis, des
colloques, des sessions scientifiques, des débats, des réunions,
des publications, des participations aux activités
internationales;
- les formes de convocation à l'Assemblé Générale ;
- des modalités de vote ;
- le quorum et les majorités avec lesquelles on adoptera les
décisions ;
- la nomination du président, du vice-président et des
commissaires aux comptes ;
- les attributions et les responsabilités du Conseil Directorial
et des commissaires aux comptes, en effectuant un contrôle sur
leurs activités chaque fois que c'est nécessaire ;
- la révocation individuelle ou collective des mandats des
membres du Conseil Directorial et des commissaires aux
comptes, quand, à cause d'eux, ils péricliteraient les intérêts de
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie.
L'Assemblé Générale ne pourra adopter aucune décision
à moins que l'on réponde à la convocation d'au moins la moitié
plus un du total des membres inscrits.
Le quorum concernant l'adoption des décisions de la

30
31
L' moitié plus un (la majorité simple).
Si lors de la première convocation l'Assemblé
A Générale n'est pas statutaire l'on procédera à la
c révocation, dans lequel cas l'adoption des
décisions se fera seulement avec une majorité
a simple de ceux qui seront présents. Les
d propositions ou les actes écrits, sans
délibération, auront le pouvoir de décision
é signés à l'unanimité par les membres de
m l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie.
i b). Le Conseil Directorial
e Le Conseil Directorial est composé de
cinq membres élus par les membres de
l'Académie des Arts Traditionnels de
d Roumanie pour une période de deux ans, avec
la possibilité de réélection pour un autre
e mandat.
s Le Conseil se constitue d'un président,
deux vice-présidents et deux membres.
Le Secrétariat sera assuré par une
A personne désignée par le Conseil.
Les places devenues vacantes dans le
r cadre du Conseil Directorial se compléteront
t T jusqu'à la prochaine Assemblé Générale par les
personnes désignées par le président de
s r l'Académie des Arts Traditionnels de
a Roumanie.
Le Conseil Directorial travaillera dans la
d d limite des droits confiés par le statut ou des
pouvoirs qui lui sont délégués par l'Assemblé
i e Générale, pendant les réunions annuelles.
t Les décisions pourront être adoptées
seulement en présence de la moitié plus un du
i R total des membres inscrits, avec un quorum de
o o la moitié plus un (la majorité simple) de ceux
présents.
n u Le Conseil Directorial décide de :
n m - la réalisation des programmes d'activité ;
- les rapports annuels concernant leur modalité
e a de réalisation, soumises à l'approbation de
l n l'Assemblé Générale ;
- l'organisation de l'Assemblé Générale, des
s i colloques, des symposis, des expositions, des
e 32
autres modalités de fonctionnement de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie ;
- la réalisation du plan financier adopté par l'Assemblé
Générale ;
- l'ordre du jour de l'Assemblé Générale, les colloques, les
symposis, les réunions etc., en les communiquant au
préalable.
c). Le Président
Le président et, en son absence, le vice-président ou,
selon le cas, une personne désignée par ceux-ci représentera
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie dans les
relations avec les tiers, en justice ou devant autres activités
publiques.
Art 11. La responsabilité juridique du Conseil
Directorial
L'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie répond
de tous les actes contractuels et des actes délictuels effectués
par leurs propres organismes pendant l'exécution de leur
fonction.
Les membres qui forment le Conseil Directorial sont
personnellement et solidairement responsables pour les
préjudices provoqués à cause d'eux, par rapport aux tiers ainsi
que par rapport à l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie même.
Art 12. L'organisme de control financier
L'activité financière de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie se déroule sous le contrôle
permanent de la Commission des commissaires aux comptes
formée de trois membres élus par l'Assemblée Générale dans
les mêmes conditions que le Comité Directorial.
Quand un des commissaires aux comptes ne peut pas
exercer sa fonction à cause de son absence, de vacances, de
maladie ou toute autre cause, le président de l'Académie des
Arts Traditionnels de Roumanie désigne une personne qui
prendra la place devenue vacante jusqu'à la réunion de
l'Assemblé Générale.
Les commissaires aux comptes ont les attributions
suivantes :
a).vérifier la légalité de la constitution du patrimoine
de l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie et les
propres ressources de gain ;
b).vérifier si les activités développées par l'Académie
des Arts Traditionnels de Roumanie correspondent au statut ;
c).vérifier, conformément aux normes en vigueurs, les
30
33
L' revenus et les dépenses de l'Académie des Arts
Traditionnels de Roumanie ;
A d).effectuer périodiquement
c l'inventaire de la gestion matérielle et
financière ;
a e).faire savoir aux organismes de
d direction les illégalités constantes, en
proposant, selon le cas, la sanction des
é personnes coupables.
m Art 13. Des principes de révocation des
organismes de direction et de contrôle
i a).la révocation des membres de
e direction se fait par pétition, soumise au vote
secret avec deux tiers du nombre total des
membres de l'Académie des Arts Traditionnels
d de Roumanie, en raison d'incompétence,
conduite contraire à l'association, conduite
e immorale ;
s b).le président peut être révoqué par
vote secret avec trois quarts du nombre des
membres inscrits dans l'Académie des Arts
A Traditionnels de Roumanie.
Art 14. La perte de la personnalité et la
r liquidation de l'Académie des Arts
t T Traditionnels de Roumanie
L'Académie des Arts Traditionnels de
s r Roumanie perd sa personnalité juridique dans
les situations suivantes :
a a).de plein droit quand le but social ne
d d peut plus être réalisé ;
b).par jugement, quand les moyens
i e utilisés pour la réalisation du but ou le but
t même, sont devenus illicites, contraires à la loi,
quand l'Académie des Arts Traditionnels de
i R Roumanie sans avoir accompli les formalités
o o légales nécessaires à la transformation du but
social, suit un autre but que celui pour lequel
n u elle a été construite et qu'elle a déclenché, ou
n m quand l'Assemblé Générale prend des
décisions contraires aux dispositions
e a statutaires ou à la loi.
l n La liquidation du patrimoine se fera en
conformité avec les normes en vigueur.
s i
e 34
Art 15. La modification du statut
Le statut peut être modifié seulement par décision de
l'Assemblé Générale.
La modification ne peut pas toucher le profil – la
spécialité de l'institution.
Art 16. Dispositions finales
L'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie a un
sceau, un cachet propre, ainsi que des légitimations de
membre, pouvant décider dans le cadre de l'Assemblé
Générale et sur un propre drapeau.

30
35
L'
A
c
a La simplicité est l'état moral par
lequel
d
on nous ouvre quelques mystères.
é Son naturel et son harmonie la font
m fructifier aussi
i sur une autre dimension de la vie,
e celle de
l'horizon ouvert.
Le sens de la vie est compris plus
d facilement et plus
e véritablement par l'homme simple
s que par l'homme
compliqué, parce que le premier
garde
A la liaison directe avec la vie, a
r toujours le sens
t T de la réalité apparente et mystérieuse.
s r Etre simple signifie être en vie, être
en vie
a signifie vivre et connaitre
d d ses sens.
i e Le sens de la vie ne peut pas être
t compris en se tenant en dehors
i R d'elle, en marchant sur un chemin
artificiel.
o o L'homme simple vit avec les yeux
n u dans les grandes distances
n m du monde.
e a
l n Ernest Bernea
Impulsion pour la simplicité
s i
e 36
La joie de vivre en simplicité peut
être
comprise grâce à
la liberté et la fertilité que l'homme
gagne.
L'homme simple est un être vif ,
un être originel d'une grande
plénitude et d'un équilibre intérieur.

Ernest Bernea,
« Impulsion pour la simplicité »

37
30
Etre corps et âme dans la Tradition signifie
participer aux richesses de la vie
que notre passé nous a laissé en héritage.
C'est une puérilité de refuser les terres de la vie
que
Nos ancêtres nous ont fait découvrir
Et de cherche partout seulement
la connaissance et l'expérience vierge.
Ce serait de ta part un comportement toujours
puérile,
Aussi riches que soient en toi les sources
primordiales de la vie.
La recherche fondée exclusivement sur le refus
de la tradition est l'individualisme absolutisé et
la soumission seulement aux demandes de
l'intelligence,
et non pas une recherche de l'homme dans son
tout.

Christos Yannaras
La faim et la soif

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30
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50
La légende des images :

Couverture intérieure : Nicolae Suciu, membre de l'Académie des Arts


Traditionnels de Roumanie depuis 1993, peintre d'icônes sur verre, Cincu,
Braºov (1923-1998).
p.25 Prof. dr. Corneliu Ioan Bucur remettant le Diplôme de membre de
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie à Mme Elena Jurejescu
Todi, interprète de musique populaire, Timiºoara, dép. Timiº.
p.25 Maria Spiridon, membre de l'Académie des Arts Traditionnels de
Roumanie en 1993, tissu, Avrig, Sibiu (1920-2001).
p.35 Prof dr. Corneliu Ioan Bucur remettant le Diplôme de membre de
l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie à Monsieur Simion
Cojocaru, arts mécaniques, Ocna Sibiului, Sibiu.
p.39 Les Journées de l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie
(l'AATR), 11-12 août 2007.
Ionel Haiduc, président de l'Académie Roumaine, Prof. Dr. Corneliu Ioan
Bucur et Nicolae Purcãrea, vice-président de l'AATR.
p.39 Les Journées de l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie
(l'AATR), 11-12 août 2007 Ionel Haiduc, président de l'Académie
Roumaine; Florin Gheorghe Filip, vice-président de l'Académie
Roumaine; Prof. Dr. Corneliu Ioan Bucur.
p.40 L'Assemblée générale des membres de l'AATR dans la présence des
représentants de l'Académie Roumaine.
Les Jours de l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie. L'allocution
de monsieur le président de l'Académie Roumaine Acad. Ionel Haiduc.
p.40 Les Jours de l'Académie des Arts Traditionnels de Roumanie.
L'allocution de monsieur le prof. Corneliu Ioan Bucur, directeur général de
C.N.M. « ASTRA ».
p. 41. Silvia Tecoanþã, tisserande, Alþâna, Sibiu, membre de l'AATR et
Ileana Graþiana Pop, tisserande,Ciumârna, Sãlaj membre de l'AATR.
p.41 L'Association des Créateurs Populaires de Roumanie.
p.42 Ioana Puºcaº, tisserande gagnante d'un prix de l'Olympiade Nationale
« Métiers artistiques traditionnels ».
p. 43. Image de l'exposition «Trésors Humains Vivants»(TUV).Tisserande
de Maramureº.
p. 44. Vasile Apan, sculpteur, Vadul Izei, Maramureº, membre de l'AATR.
p.45 Maria Ana Gligor, joueuse de buccin, Þara Moþilor.
p. 46. Maria Sterp, poétesse populaire, Jina, Sibiu, membre de l'AATR.
p.47. Ioana Puºcaº, tisserande gagnante d'un prix de l'Olympiade
Nationale « Métiers artistiques traditionnels ».
p.48.Adela Petre,tisserande, Buzãu, membre de l'AATR.
p. 49. Service de consécration des cloches. L'église de Bezded,
monument historique du Musée en plein air ASTRA.
p.50 Sorin Ioan Apan, Braºov, membre de l'AATR.
p.50 Nicolae Munteanu, peintre d'icônes sur verre, Cugir, Alba, membre
de l'AATR.

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