Décisions du conseil constitutionnel nº 8172011 du 15 kaada 1432(13/10/2011

)
concernant la loi organique 27-11 relative à
la chambre des représentants.
Commentaire
MASTER II

Année universitaire 2014/2015

Travail recommandé par le :
Le professeur

Abdellatif Menouni,

Cours de justice constitutionnelle.
Réalisé par les étudiants :

Mesbahi Fatiha ;
Aref Abdillahi ;
Bassou Abdelhak

être toléré si leur but est de réaliser un objectif constitutionnel. fond). Telle sorte de députation n’est pas prévue par la loi.  Parité  Droit des handicapés b) Entre inéligibilité et incompatibilité :  Marocains fonctionnaires ou un investi d’un mandat électif à l’étranger  Le vote par procuration c) Droit à un procès équitable . Plan du commentaire Introduction : Importance et urgence de la loi organique 27-11 pour la mise en œuvre de la nouvelle constitution. Permission promulgation. forme et procédure. Le contrôle : Action.  Certaines mesures.  La décision : Non-conformité partielle. peuvent même lorsqu’elles contredisant certains principes de liberté ou de droits fondamentaux. par effet immédiat.  Il ne saurait exister de députation provisoire. Abstrait. dispositions non conformes étant détachables des articles qui les contienne b) Principes découlant des motifs et de la décision. a) Parité et droit de catégories spéciales de citoyens. d’une disposition de la loi qui est prévue pour la mise en œuvre de la constitution. A priori.  Le pouvoir discrétionnaire du législateur reste entier tant qu’il ne contredit pas la constitution. circonstance d’adoption. II- Critiques. I- La structure de la décision : a) Le descriptif  Les visas : Textes cités (justifications de ces citations. et questions si autres textes n’aurait pas dû être cité en visa ?)  Les motifs : Types : (compétence. Nature de la loi à contrôler. Nature : griefs soulevés d’office.Plan du commentaire Décisions du conseil constitutionnel nº 817-2011 du 15 kaada 1432(13/10/2011) concernant la loi organique 27-11 relative à la chambre des représentants. saisine du conseil et recevabilité. limitées dans le temps.  Le législateur ne peut empêcher l’application.

l’élargissement de la participation politique de certaines catégories de citoyens. jour même où elle fut déposée sur le bureau de la chambre des représentants. La transmission par le chef du gouvernement de cette loi organique. et le traitement par ce dernier de la loi organique en question. notamment. en état de projet. dans le contexte national du moment. Cette loi organique. . En effet le deuxième paragraphe de cet article. avant leur -promulgation. Si cette loi organique a été traité dans l’urgence. les objectifs susmentionnés. de la loi organique nº 27-11 relative à la chambre des représentants. être soumises à un contrôle de constitutionnalité de la part de la cour constitutionnelle. Les actions. dispose que les lois organiques doivent. du gouvernement et des chambres du parlement s’appuyaient sur les dispositions transitoires de la nouvelle constitution qui les habilitaient à continuer leurs fonctions en attendant la mise sur pied des nouvelles structures. dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle constitution. Introduction Le secrétariat général du conseil constitutionnel a été saisi le 7 octobre 2011. c’est parce qu’elle présentait. et l’imposition de nouvelles règles concernant les incompatibilités et éligibilité devait disposer de nouveaux outils juridiques à même de réaliser. Or la constitution étant empreinte de principes nouveaux dont. parut le décret nº 2. au conseil constitutionnel répond aux dispositions de l’article 132 de la constitution du 29 Juillet 2011. un texte incontournable pour entamer la mise en œuvre de la nouvelle constitution (29 Juillet 2011). en conseil de gouvernement le 9/9/2011.540 qui a convoqué la chambre des représentants et celle des conseillers à tenir une session extraordinaire. prévue par l’article 62 (2ème alinéa) de la constitution du 29 Juillet 2011. de navette et de vote la loi organique en question. parmi tant d’autres.Conclusion. La chambre des représentants adopta dans le respect des procédures de délibération. d’une lettre transmissive. aux fins de vérification de sa constitutionnalité. aux fins de vérification de sa constitutionnalité. rendait urgente et la saisine du conseil. avait été délibérée. A cette même date. L'approche des élections législatives destinées à l'élection d'une nouvelle chambre des représentants. Mise en œuvre dont le premier pas consistait en l’élection d’une nouvelle chambre des représentants.11.

à traiter des affaires relevant de la compétence de celleci. la loi elle-même.Le conseil constitutionnel. Aucun autre intérêt n’étant mis en jeu. avant de tenter la formulation de quelques critiques aussi bien de la décision que des motifs (2ème partie) . devait alors opérer un contrôle actif. suspensif de la promulgation et ayant pour seule partie concernée. en attendant la mise en œuvre de la cour constitutionnelle. agit dans le cadre des dispositions transitoires de la constitution qui l’habilitent. Jugé recevable de par le respect de toute la procédure de saisine (autorité saisissante et délais) l'examen du texte a été entamé d'urgence par le conseil constitutionnel. à priori et abstrait. Pour commenter cette décision. Ce contrôle est en effet prévu par la constitution. il sera procédé dans un premier moment à la description de la structure du texte et à l’extraction de certains principes qui découlent des motifs et de la décision (1ère partie).

 Les motifs Ceux -ci ont été déclinés en trois catégories : .  La loi organique n 29-93 du 25 Février 1994 relative au conseil constitutionnel  Le décret n 2. L'article 49 concerne les matières dont délibère le conseil de gouvernement. Il s’agit ici du décret qui a convoqué une session extraordinaire du parlement pour débattre et voter projet de loi organique concernant la chambre des représentants. présenté par le gouvernement. 62.  La loi organique n 27-11 relative à la chambre des représentants. L'article 64 détermine l'objet de la loi organique. 132 et 176 : La citation de ces différents articles trouve leurs justifications dans le fait qu’ils égalisent l'action et du conseil constitutionnel en attendant la mise sur pied de la cour constitutionnelle (article 177) et celle du parlement en cours de mandat en attendant l'élection du nouveau (article 176). La citation de ce texte en visa trouve sa justification dans le fait qu'il s’agit du texte objet de l'examen de constitutionnalité. dévolue à la cour constitutionnelle. 540 du 9 Septembre 2011. L'évocation de l'article 132 est également pertinente pour justifier la compétence. 85. Il est important en tant que visa pour constituer une référence quant à la vérification de l'observation par le législateur de la mission qui lui a été confiée. Quatre textes ont été cités :  La constitution notamment ses articles 177. Les faits ayant eu lieu entre les sessions ordinaires est obligatoire pour justifier l'action du parlement. de vérifier la constitutionnalité des lois organiques . Son évocation au chapitre des visas tient à la légalité procédurale. compétence qu'exerce de manière transitoire le conseil constitutionnel. 49.11. Les modalités d'adoption du texte sont donc conformes à la constitution. L'article 85 cité également en visa permet la vérification de la conformité à la constitution de la procédure d'adoption du texte en question par le parlement.I- la structure de la décision. a) Le descriptif  les visas En termes de visas. d'où la nécessité d'une telle référence en tant que visa.

 Les dispositions des articles 5. Le raisonnement des juges du conseil constitutionnel exprimé dans les motifs et incarné par la décision. surtout.  La décision.  Au non dépassement par le législateur des compétences qui lui sont dévolues notamment en termes de pouvoir discrétionnaire. Les premiers relatifs à la compétence du conseil en le cas d’espèce. a généré certains principes découlant parfois des interprétations que ces juges ont données à certaines . b) Principes découlant des motifs et de la décision. 92 et 97.  Les seconds traitaient de la procédure d'adoption de la loi organique en question et . Ces motifs constituent une certaine redondance avec les visas .  A l'observation des orientations de la constitution quant à la réalisation des objectifs constitutionnels. qui prévoit la soumission des lois organiques à la cour constitutionnelle avant leurs promulgation . le 177 qui habilite le conseil constitutionnel à continuer à exercer ces attributions en l’absence de la cour constitutionnelle et le 176 qui en fait de même avec les chambres du parlement. ce qui permet la promulgation de la loi sans ces dispositions. du fond de la question de la constitutionnalité de la loi organique objet de l'examen. Les griefs objet de cette dernière catégorie de motifs ont été soulevés d'office afin.  A l'interprétation de certaines dispositions constitutionnelles auxquelles s'est référée la loi organique.  Les troisièmes.  Les dispositions jugées non conformes à la constitution sont détachables des articles qui les contiennent.En effet trois textes qui y sont évoqués en l’occurrence le 132. de s'assurer de :  La conformité des dispositions contenues dans la loi organique aux principes de la constitution et aux principes généraux de droits. 23 et 85 sont constitutionnelles dans le cadre de l'interprétation dégagée par les motifs y afférents. Celle-ci a consigné l'aboutissement des griefs soulevés dans les motifs par l'annonce de ce qui suit :  La loi est dans son ensemble conforme à la constitution en dehors des dispositions contenues dans ses articles 14.

ainsi que la récupération d’un siège déclaré vacant par le conseil. pour les élections futures. par le député nommé dans une fonction gouvernementale. son siège déclaré vacant par le conseil constitutionnel. elles ne peuvent avoir un caractère de permanence. C’est ainsi que :  Concernant la circonscription nationale :  En abordant la question de la circonscription nationale. dès lors qu’il est mis fin à ses fonctions gouvernementales et que le siège n’a pas été pourvu conformément aux dispositions légales. dans l’égalité entre les hommes et les femmes (articles 6 et 30).  La loi organique présentait. Le conseil constitutionnel en a déduit la possibilité de remplacement. en dehors du procédé électorale. du fait qu’elles sont dictées par des considérations conjoncturelles (peu de femmes et de jeunes hommes au parlement sans l’intervention du législateur). tend à la réalisation d’un objectif constitutionnel (la parité mentionnée à l’article 19) qui ne peut être atteint sans cette intervention.dispositions constitutionnels et parfois se présentant comme le fruit d’une conciliation entre principes généraux et considération du contexte et des objectifs constitutionnel.  Le conseil constitutionnel souligne cependant que bien que ces mesures exceptionnelles répondent à des objectifs prévus par la constitution. L’action du législateur. Il en ressort que le législateur jouit d’un pouvoir discrétionnaire entier pour atteindre les objectifs constitutionnels tant que son action respecte le principe de l’adéquation des règles juridiques avec l’objectif qui en est visé et qu’elle ne contredit pas la constitution. ne sont pas en contradiction avec la discrimination positive en faveur des femmes et des hommes de moins de 40 ans. dans ce sens.  Députation provisoire et force de la chose jugée. dans sa version soumise au conseil constitutionnel. Ainsi les principes de l’exercice des droits politiques (préambule). dans la mesure où les dispositions favorisant les femmes et les hommes de moins de 40 ans seront surveillées à l’effet de voir si les conditions qui les ont édictées subsistent toujours. le conseil constitutionnel a souligné le caractère entier et intégral des principes et des objectifs que contient la constitution.  Deux griefs ont été soulevés par le conseil constitutionnel : . une mention contenue dans l’article 14 visant à faire récupérer. Le conseil constitutionnel émet là une interprétation qui fait jurisprudence. qui donnerait lieu à une députation provisoire.

interdisait le vote par procuration des électrices et électeurs résidants à l’étranger. cessent d’exister. par son titulaire. Modalités dont la constitution a laissé à la loi organique le soin de les déterminer. Le conseil constitutionnel a fait la différence entre le caractère personnel du droit de vote et les modalités d’exercice de ce droit. II- Critiques. Ainsi lorsque le conseil constitutionnel déclare un siège parlementaire vacant il ne saurait être automatiquement récupéré. ne peut se faire que dans le cadre d’une interprétation acceptée par le juge constitutionnel.  Il ne saurait y avoir de députation provisoire.  Interprétation du caractère « personnel » du droit de vote. Elle s’impose ainsi à tous et ne saurait ni faire l’objet de recours.  La disposition évoquant la personnalité de l’élection (article 30. ayant motivé cette déclaration. celle-ci n’étant pas prévue par la constitution et une telle disposition est en contradiction avec le principe de l’égalité des députés La décision du conseil constitutionnel relative à la vacance d’un siège parlementaire revêt le caractère de la chose jugée et de l’effet erga omnes. ni être contredite. Ce dernier examine donc non seulement la conformité des dispositions de la loi à la constitution. telle que présentée au conseil constitutionnel. en se référant au caractère personnel du droit de vote. .  Il en découle d’une manière générale donc que l’évocation d’une disposition constitutionnelle. pour justifier une disposition des lois inferieures. mais également l’interprétation faite par le législateur de la constitution. même si les conditions. 2ème alinéa de la constitution) pour interdire le vote par procuration est par conséquent non conforme à la constitution.  L’article 72 de la version de la loi organique.

prévoir autant de candidatures pour les femmes âgées de moins de 40 ans grégoriens. 19)-. réalisant ainsi l’objectif constitutionnel d’encouragement de la participation politique de ces catégories de la société. . Les jeunes femmes ne disposent d’aucune diligence du législateur pouvant aider à leur insertion dans le domaine électif.. de l’objectif constitutionnel sus indiqué . Cette disposition aurait été raisonnablement déclarée non. A cet effet.conforme à la constitution parce que ne respectant pas le principe de parité et ne concourant pas à la réalisation d’un objectif constitutionnel du fait qu’elle ne bénéficie pas aux jeunes de sexe féminin.Tout électeur souffrant d’un handicap apparent l’empêchant de mettre l’indication de son vote sur le bulletin de vote ou d’introduire ledit bulletin dans l’urne peut se faire assister par un électeur de son choix disposant de la carte nationale d’identité. en partie. de jeunes et de femmes.. Dans sa motivation il aurait pu se référer à l’article 29 de la convention internationale des droits des personnes handicapés que le Maroc a ratifié. et relatif à la participation à la vie politique et à la vie publique.a) Parité et droit de catégories spéciales de citoyens. il pourrait être remarqué ce qui suit : Si la deuxième partie de la liste nationale (30 candidats masculins âgés de 40 ans grégoriens au plus à la date du scrutin) permet d’insérer plus de jeunes de sexe masculin dans l’opération élective et facilite ainsi la réalisation. par la prévision d’une circonscription nationale. » Conforme à la loi. il aurait fallu pour respecter le principe de la parité -défendu par la constitution (art. La prévision par l’article 23 de la loi 27-11.  Droit des handicapés : Le juge constitutionnel a considéré l’article 77 de la loi organique qui dispose que «. Il est difficile d’imaginer que l’article 33 de la constitution aurait usé des termes « jeunes et jeunesse » pour signifier les seuls jeunes de sexe masculins.  Parité : Concernant la discrimination positive qui en permettant l’élection. d’une liste de 60 candidats de sexe féminin sans précision d’âge autorise de croire que les 60 femmes peuvent être âgées de plus de quarante ans.. Diligence dont bénéficient leurs pairs de sexe masculin.. ainsi qu’à l’article 34 de la constitution qui incitent les pouvoirs publics à élaborer et mettre en œuvre des politiques destinées aux personnes et aux catégories à besoins spécifiques. ils veillent notamment à « réhabiliter et intégrer dans la vie sociale et civile les handicapés physiques sensorimoteurs et mentaux et faciliter leur jouissance des droits et libertés reconnus à tous.

La disposition en question s’insérerait mieux sous l’enseigne des incompatibilités que sous celle des inéligibilités. régionales et nationales. même s’il a l’intention. La loi fixe les critères spécifiques d’éligibilité et d’incompatibilité. » Mais pour la seconde partie il a fondé sa motivation sur l’article 17 e la constitution « les marocains résidant à l’étranger jouissent des droits de pleine citoyenneté. Elle détermine de même les conditions et les modalités de l’exercice effectif du droit de vote et de candidature à partir des pays de résidence Donc le droit de vote est-il personnel ou conditionné par la loi ? . aux marocains résidents à l’étranger. en cas d’élection. ».b) Entre inéligibilité et incompatibilité :  Marocains fonctionnaires ou un investi d’un mandat électif à l’étranger Dans le deuxième alinéa de son article 22. est de nature à restreindre le nombre de marocains résidents à l’étranger qui tenteraient de présenter leurs candidatures aux législatives marocaines. Le risque de démissionner d’une fonction ou d’un mandat dont il est investi à l’étranger pour se présenter à des élections qu’il peut perdre. y compris le droit d’être électeurs et éligibles. Une telle disposition n’est pas de nature à servir l’objectif constitutionnel annoncé dans l’article 18 qui édicte aux pouvoirs publics d’œuvrer à assurer. fonctionnaire ou élu dans ce pays. homme ou femme. la loi 27-11 déclare inéligible « toute marocaine et tout marocain résident à l’étranger investi d’une mission gouvernementale. au préalable. une participation aussi étendue que possible. dans le pays de résidence. Ils peuvent se porter candidats aux élections au niveau des listes et des circonscriptions électorales locales. élective ou publique. de démissionner de sa fonction ou son mandat étranger. élus ou fonctionnaire dans le pays de résidence ne se verraient donc obligés de se décharger de ces responsabilités que s’ils sont effectivement élus aux législatives marocaine. tout électeur intéressé … » Pour motiver sa décision. se départir de cette fonction ou mandat au risque de ne pas être élu au Maroc et de perdre les deux. il s’est référé à l’article 30 de la constitution « le vote est un droit personnel et un devoir national…. concernant la première partie de l’article.  Le vote par procuration : Le juge constitutionnel a déclaré conforme à la constituions l’article 72 de la loi organique qui dispose que « les électrices et électeurs inscrits sur les listes électorales générales résidant hors du territoire du royaume peuvent voter par procuration. Pour se faire élire il doit. ne peut même pas présenter sa candidature aux élections législatives marocaine . résident à l’étranger. Les marocains résidents à l’étranger. A cet effet. Ainsi le Marocain.

dans les proportions adéquates et tant que l’objectif n’est pas encore réalisé. a été saisi dans un contexte d’urgence.  Le conseil constitutionnel reconnait l’entièreté du pouvoir discrétionnaire du législateur tant qu’il ne contredit pas la constitution. » le juge constitutionnel la déclaré conforme à la constitution . peut s’il favorise la réalisation d’un objectif être transitoirement admis. en raison de la nécessité imminente de la mise sur pied des nouvelles structures prévues par la constitution de 2011. Le conseil constitutionnel. dicté des principes qui éclairent sur les interprétations à donner à certaines dispositions de la nouvelle constitution. à l’occasion de l’examen de cette loi organique. c) Droit à un procès équitable L’article 79 de la loi organique relative à la Chambre des représentants dispose que « Les bulletins reconnus valables et n'ayant fait l’objet d’aucune contestation sont incinérés. On en retient entre autres :  Les principes édictés par la constitution et les objectifs constitutionnels qu’elle contient forment un tout qui ne saurait se contredire. En témoigne la facilité . Dès lors l’écart pris avec certains principes de la part du législateur. notamment en matière de déclarations de vacance de sièges aux chambres du parlement.ce qui entrave toute initiative de faire prévaloir ses droits comme disposé dans l’Article 118 de la constitution « L’accès à la justice est garanti à toute personne pour la défense de ses droits et de ses intérêts protégés par la loi… » Conclusion.alors que l’incinération écarte toute possibilité de recomptage des bulletins de vote et détruit tout document justificatif d’une éventuelle falsification si les résultats sont contestés devant les tribunaux .  Il confirme l’effet erga omnes de ses décisions. après le dépouillement et le recensement des votes et la proclamation des résultats du bureau de vote au titre de la circonscription électorale locale et de la circonscription électorale nationale.Plus compliqué encore le fait de considérer que vote par procuration compte parmi les conditions et les modalités de l’exercice effectif de droits de vote conformément à l’art 17 et au pouvoir discrétionnaire du législateur. devant les électeurs présents. Le conseil constitutionnel a.

ou encore l’insuffisance de motivation concernant certaines autres dispositions relève. .accordée pour publier le texte simplement par détachement des dispositions jugées inconstitutionnelles. Faut-il en conclure que la rapidité de l’examen a porté préjudice à sa profondeur ? Les remarques faites par le commentaire concernant certaines dispositions qui semblent avoir été admises en dépit d’un soupçon de non constitutionnalité. à notre avis. qu’un manque de profondeur dans l’examen. plus de la facilité accordée par le conseil constitutionnel pour favoriser la mise en œuvre rapide de la constitution.