REVUE TUNISIENNE DE FISCALITE

Revue du Centre d’Etudes Fiscales
Directeur de la revue : Nouri MZID
Doyen de la Faculté de Droit de Sfax
Fondateur de la revue : Néji BACCOUCHE
Professeur à la Faculté de Droit de Sfax

Comité scientifique
Habib AYADI – Najib BELAÏD – Jélil BOURAOUI
Abdelmajid ABOUDA–Abderraouf YAICH–Fayçal DERBEL
Ahmed BELAÏFA –Mabrouk MAALAOUI– Ridha JENAYAH

Coordinateur du numéro 4 :
Sami KRAIEM
Secrétariat :
Fathia JABEUR
Composition et mise en page :
Centre d’Etudes Fiscales de la Faculté de Droit de Sfax
Sidi Mansour – 3061 - Sfax – Tunisie
Impression :
Imprimerie Officielle de la République Tunisienne 2006

ISSN 1737-2984

A la Faculté de droit de Sfax :

Soutenance de deux thèses de doctorat en fiscalité
Préparées sous la direction du
doyen Néji BACCOUCHE

La première porte sur « Le juge compétent en matière fiscale »
préparée par M. Sami KRAIEM, soutenue le 20 février 2006.
Jury :
Président : M. Néjib BELAID
Membres : Le Doyen Yadh BEN ACHOUR
M. Bernard PLAGNET
M. Mohamed MAHFOUDH
Le Doyen Néji BACCOUCHE (directeur)
La deuxième thèse porte sur « La plus-value en droit fiscal
tunisien » préparée par M. Mohamed KOSSETINI, soutenue le
21 février 2006.
Jury :
Président : M. Néjib BELAID
Membres : M. Habib AYADI
M. Bernard PLAGNET
Le Doyen Ahmed OMRANE
Le Doyen Néji BACCOUCHE (directeur)
M. Raouf YAICH

SOMMAIRE
I- ETUDES
Statut fiscal inachevé des époux communs en biens …………...….
Par Habib AYADI

7

La taxe française de solidarité sur les billets d’avion………………
Par Xavier CABANNES

31

Lois de promulgation et codes fiscaux !…………..………..…...…….……
Par Néji BACCOUCHE

45

Législation fiscale tunisienne ; la nécessaire mise à niveau……
Par Mabrouk MAALAOUI

69

Les revenus de source étrangère……..…………………………..….….….…
Par Oualid GADHOUM

79

Le secret bancaire en droit fiscal………….……………..………..……...…..
Par Narjes LOUKIL

95

Observations sous l’avis du conseil constitutionnel LF. N°
2004-43 concernant certaines dispositions du projet de loi
de finances pour l’année 2005………….……….…………..……………...…..
Par Mootez GARGOURI
Note sous instruction française du 20 juillet 2005 relative aux
garanties supplémentaires au profit du contribuable ......……...…..
Par Nada MAALEJ MAHDI

121

133

II- LOIS DE FINANCES
Principales mesures fiscales prévues par la LF française
pour 2006 …………………………………………………..………………………....….
Par Bernard PLAGNET

155

Nouvelles dispositions fiscales prévues par la LF pour
l’année 2006..………………………………………….…………………..………....….
Par Fayçal DERBEL et autres

161

III- CHRONIQUES
Chronique de la législation fiscale – Année 2004 – ..……….......….
Par Sami KRAIEM

193

Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne ………...….………
Par Tarek DRIRA
et Saoussen JAMMOUSSI

213

Chronique de la fiscalité des entreprises – 2004 : la nouvelle
rédaction de l’article 62-I du CIR………………….…………………………
Par Mohamed KESSENTINI

281

Chronique de la fiscalité des ménages 2004 : l’abattement
accordé aux salariés payés au salaire minimum……….……………
Par Aïda KTATA

291

Chronique des aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC…
Par Bassem KARRAY
Chronique des avis du conseil constitutionnel tunisien en
matière fiscale et financière…..………….…..………..…………..……..………..
Par Mootez GARGOURI

305

333

Observations sous avis du Conseil Constitutionnel

OBSERVATIONS SOUS L’AVIS DU
CONSEILCONSTITUTIONNEL (LF. N° 2004-43)
CONCERNANT CERTAINES DISPOSITIONS
DU PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR L’ANNEE 2005 1
Mootez GARGOURI*
Maître-assistant à la Faculté
de Droit de Sfax

Concernant l’article 80 du projet de loi de finances pour
l’année 2005.
Considérant que cet article du projet de loi de finance vise à
ajouter un article 62 ter au code de la comptabilité publique ainsi
libellé : « sont transférés au profit de l’Etat les bijoux pris en gage en
garantie des prêts octroyés par le trésor conformément aux
dispositions de l’article 62 bis du présent code et dont les
propriétaires ne se sont pas présentés pour les reprendre après
l’écoulement d’une période de dix ans à partir du premier janvier de
l’année suivant l’année de l’octroi du prêt.
Les bijoux concernés par cette mesure sont mis en vente après
leur fonte conformément aux conditions et méthodes en vigueur, et ce,
tout en conservant les objets d’art comme patrimoine historique.
Les procédures d’application de cet article seront déterminées
par arrêté du ministre des finances ».
Considérant que l’article 14 de la constitution dispose que le
droit de propriété est garanti. Il est exercé dans les limites prévues par
la loi
*
1

E-mail : gargourimootez@yahoo.fr
JORT n° 105 du 31-12-2004 ; p. 3555. Le texte intégral de l’avis a été publié
dans la version arabe du JORT.
‫ ﻟﻠﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻌﺾ اﻷﺣﻜﺎم ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬2004-43 ‫اﻟﺮأي ﻋﺪد ق م‬
‫ وﻣﺎ‬3766 ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬،2004 ‫ دﻳﺴﻤﺒﺮ‬31 ‫ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬105 ‫ اﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﻋﺪد‬-2005
.‫ﻳﻠﻴﻬﺎ‬

121

Observations sous avis du Conseil Constitutionnel

Considérant que si l’article 14 de la constitution a garanti le
droit de propriété individuelle, toutefois, il ne l’a pas considéré
comme un droit absolu puisqu’il a reconnu la possibilité de limiter son
exercice par la loi.
Considérant que la limitation apportée à l’exercice du droit de
propriété ne doit aboutir à déposséder le propriétaire de son droit que
moyennant consécration des garanties suffisantes à son profit.
Considérant que le transfert automatique au profit de l’Etat de
la propriété des bijoux pris en gage a été justifié, dans le cas d’espèce,
par l’expiration d’une longue période et le non payement des prêts et
de leurs intérêts. Toutefois, l’absence de garanties au profit des
débiteurs bénéficiaires d’un prêt sur gage pour éviter ce transfert et
pour procéder au paiement de la dette publique est incompatible avec
l’article 14 de la constitution.
Considérant aussi que la délégation faite au Ministre des
finances pour déterminer, par arrêté, les procédures d’application de
l’article 62 ter du code de la comptabilité publique est incompatible
avec l’article 14 de la constitution dès lors que les garanties
nécessaires en cas de limitation du droit de propriété sont de l’essence
même de ce droit et relèvent, par conséquent, de la compétence
exclusive du pouvoir législatif.

Le conseil émet l’avis suivant :
(…) les dispositions de l’article 62 ter qui devraient être
ajoutées au code de la comptabilité publique, par l’article 80 du projet
de loi de finances, sont incompatibles avec l’article 14 de la
constitution.

122

sont venus rappeler que le droit de propriété est un droit constitutionnellement garanti3 et imposer ainsi au législateur une certaine rigueur dans un domaine où les risques d’abus ne cessent d’augmenter4. c’est ôter aux hommes la volonté de gagner davantage. 123 .Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Observations Les extraits de l’avis du conseil constitutionnel tunisien LF n° 2004-432. p. 39ème cahier. 1968. Tome 2. Il est exercé dans les limites prévues par la loi ». 231. « Discours sur l’histoire universelle (Al Muqaddima) ». IBN KHALDOUN. Depuis longtemps. ». Se situant dans la même perspective. L’avis a été publié intégralement dans la version arabe du JORT n° 105 du 31 décembre 2004. L’article 14 de la constitution tunisienne de 1959 dispose clairement que « Le droit de propriété est garanti. Fernand BOUYSSOU. 2 3 4 5 6 JORT n° 105 du 31 décembre 2004. ils ne se donneront plus aucun mal. en leur donnant à craindre que la spoliation est au terme de leurs efforts. p. FRANGI. Commission Internationale Pour La Traduction Des Chefs-d’œuvre. p. alors la stagnation des affaires sera générale. 1984. Si elles sont universelles et s’en prennent à tous les moyens d’existence. p. ci-dessus rapportés. chronique XXXVII. préface et notes par Vincent Monteil. Raisonnant sur l’exemple français. M. 45. l’historien et sociologue tunisien IBN KHALDOUN a démontré les vertus de la propriété privée. Les atteintes à la propriété privée donneront la mesure du degré de leur découragement. « Constitution et droit privé : les droits individuels et les droits économiques ». que « S’attaquer à la propriété privée. Traduction nouvelle. Recueil Dalloz Sirey. Beyrouth. Economica. p 584. 3555. le droit de propriété a perdu le caractère « inviolable et sacré » que lui conférait la déclaration des droits de l’homme de 1789. Une fois privés de l’espoir du gain. Paris. un auteur a pu soutenir qu’« en deux siècles. Les textes successifs ont réduit son empire et cette évolution est commencée depuis bien longtemps » 5. « Les garanties supra législatives du droit de propriété ». Il a précisé. un autre auteur a précisé que les dispositions législatives « par le nombre et la variété des limites qu’elles sont apportées au droit de propriété nous paraissent montrer le caractère restreint pour ne pas dire illusoire de la protection législative » 6 du droit de propriété. 3766. dans Al Muqaddima. 1992. à cause de la disparition de toute incitation au travail.

Depuis 1982. que « La propriété étant un droit inviolable et sacré. Les établissements publics peuvent également bénéficier de l’expropriation par l’intermédiaire de l’Etat qui leur cédera l’immeuble exproprié ». Droits. le conseil constitutionnel français a considéré que le droit de propriété est un droit fondamental constitutionnellement garanti. t. comme moyen pour protéger les droits et libertés constitutionnellement énoncés et garantis. que : « L’expropriation pour cause d’utilité publique est prononcée par décret au profit de l’Etat.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Dans ce contexte peu favorable au caractère absolu et exclusif du droit de propriété7. se conformer aux lois relatives à l’intérêt général ou à l’intérêt des particuliers ». des conseils de gouvernorats ou des communes ou autres collectivités publiques. Sur le rapport entre la Déclaration et le droit de propriété voir notamment J. dans son article 17. Et pour plus de détails sur le rôle du conseil constitutionnel français comme protecteur du droit de propriété voir J. Par son Avis LF.Morange. en quelque sorte. 2000. La limitation la plus éclatante du droit de propriété demeure la législation sur l’expropriation pour cause d’utilité publique. n° 2004-43. 1988. dans ses alinéas 2 et 3. il semble que l’utilité du contrôle de constitutionnalité des lois. « Le conseil constitutionnel 124 . « Le conseil constitutionnel. Bruxelles. sans qu’on puisse y apporter des restrictions arbitraires ou abusives. 7 8 9 Ce caractère absolu et. Bruylant. Le droit de propriété est l’un des droits fondamentaux constitutionnellement garantis et méritant une protection suffisante contre des incursions législatives démesurées8. sacré du droit de propriété est lié à la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui dispose. « L’histoire de la propriété entre droit et devoirs ».. p 140. Legeais. 1984. Revue française de théorie juridique.L. Mélanges en hommage au Doyen Yves Madiot. l’exige évidemment et sous la condition d’une juste et préalable indemnité ». ne fait pas de doute. la liberté d’entreprendre et la propriété ». La Déclaration de 1789. légalement constatée. l’article 21 du code des droits réels dispose clairement que « le propriétaire doit. Jean Marie Augustin. L’article premier de la loi du 11 août 1976 dispose. nul ne peut être privé si ce n’est lorsque la nécessité publique. Dalloz. dans l’exercice de son droit. « La Déclaration et le droit de propriété ». pp 101 à 110. ». R.8. Sa conservation est toujours l’une des buts de la société politique. le conseil affirme que la propriété est un principe à valeur constitutionnelle. pp1-8 .Mestre. le conseil constitutionnel tunisien cherche à se présenter comme le protecteur du droit de propriété et ce à l’instar de son homologue français9. Outre la constitution qui précise que le droit de propriété s’exerce dans les limites prévues par la loi. Selon une certaine doctrine. « Dans sa décision (de 1982) où il censure partiellement une loi de nationalisation. in « Territoires et libertés ». ch.

‫ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‬. Voir aussi en langue arabe : ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬.1982 . mais qui limiterait trop sévèrement le droit de propriété au point de vider la garantie constitutionnelle de ce droit de toute substance. 1988. tout règlement et même tout acte juridique général fait par les particuliers ont une force juridique supérieure à celle de cette constitution.‫ وﻓﻴﻬﺎ أآﺪ أن" اﻟﺴﻜﻮت هﻮ ﺳﻜﻮت اﻟﺪﺳﺘﻮر ﻋﻦ ﻣﺴﺄﻟﺔ ﻣﺮاﻗﺒﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ‬12 ‫ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ إﻧﺸﺎء ﻣﺠﻠﺲ‬1971 ‫ واﻟﻔﺸﻞ هﻮ ﻓﺸﻞ ﻣﺸﺮوع‬. H. « Le conseil constitutionnel et le droit de propriété » . Les lois qui peuvent éventuellement 10 11 français protecteur du droit de propriété ». n’a pas du tout évoqué cette question (du contrôle de la constitutionnalité des lois) et a observé à son égard un mutisme absolu ». Toute loi. Revue du droit public et de la science politique en France et à l’étranger. l’on peut lire que « contrairement à la constitution de 1861. du point de vue juridique. « La garantie juridictionnelle de la constitution (la justice constitutionnelle) » . 1985.‫ﻋﺒﺪ اﻟﻔﺘﺎح ﻋﻤﺮ‬ ‫ واﻟﺮﻓﺾ هﻮرﻓﺾ‬. Dans la page 51. p. celle du 1er juin 1959. face aux risques qui planent sur le droit de propriété et provenant de la loi expression de la volonté partisane."‫دﺳﺘﻮري‬ ‫ ﺣﻴﺚ أآﺪ اﻟﻜﺎﺗﺐ" ﻟﻢ ﻳﺘﻌﺮض اﻟﻤﺸﺮع اﻟﺘﺄﺳﻴﺴﻲ اﻟﺘﻮﻧﺴﻲ ﻋﻨﺪ‬7 ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬. Il déclare qu’« une constitution à laquelle la garantie de l’annulation des actes inconstitutionnels fait défaut n’est pas pleinement obligatoire. Mélanges Guy Flattet. à laquelle ils sont cependant subordonnés et dont ils déduisent tous leur validité » 10.‫اﻟﺤﺎرث ﻣﺰﻳﻮدات‬ 125 . à un vœu sans force obligatoire. H. dans l’œuvre de la constituante de 1959. l’actuelle constitution tunisienne. RDP. pris certes sur habilitation constitutionnelle.‫اﻟﻘﺎﺿﻲ اﻟﻘﻴﺎم ﺑﻤﻬﻤﺔ رﻗﺎﺑﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ‬ ‫ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ دراﺳﺎت ﻟﺬآﺮى‬. « Le problème du contrôle de la constitutionnalité des lois par le juge ordinaire en Tunisie ». Ainsi."‫ » ﻣﺴﺄ ﻟﺔ ﻣﺮاﻗﺒﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ ﻓﻲ ﺗﻮﻧﺲ‬. p. KELSEN. Bien que l’on n’en ait en général pas conscience… Une constitution dans laquelle les actes inconstitutionnels et en particulier les lois inconstitutionnelles restent aussi valables équivaut à peu près.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Depuis longtemps. 250.‫ وآﺬﻟﻚ اﻻزهﺮ ﺑﻮﻋﻮﻧﻲ‬. 51 et s. RTD. au sens technique. Voir sur la question notamment Rafâa BEN ACHOUR. Lausanne. 1928. pp 135 à 197. d’un organe chargé de contrôler la constitutionnalité des lois11.1994 ‫ ﺗﻮﻧﺲ‬. 1983."‫ »ﺗﺄﻣﻼت ﻓﻲ رﻗﺎﺑﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ‬.Colly. p 61 et F. KELSEN a magistralement exposé les vertus d’une garantie juridictionnelle des constitutions. seule l’assistance d’une justice constitutionnelle pourrait atténuer les effets pervers d’un acte législatif. Cette garantie existe-t-elle dans le système constitutionnel tunisien ? La doctrine tunisienne a signalé les dangers de l’absence.

L. inachevée puisque aucun système de contrôle n’a été prévu. du moment que la question ne concerne pas les principes fondamentaux du régime de la propriété. RTD. ce système juridique « commande l’institution d’un contrôle de constitutionnalité des lois car on peut craindre que le législateur ne dénature le droit de propriété ou le vide de son contenu en fixant les conditions de son exercice. 384. n° 24. Fadhel MOUSSA.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel limiter le droit de propriété ne sont donc pas soumises à un contrôle de constitutionnalité. En effet. repose sur une superposition de règles de droit au sommet desquelles figure la constitution qui est la norme suprême. cette situation est d’autant plus étrange que la nature du système juridique tunisien. ‫ ﻟﺮﻗﺎﺑﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ وﻟﻢ ﻳﻔﺮزهﺎ ﺑﺄﺣﻜﺎم ﺧﺎﺻﺔ ﺗﺴﺎﻋﺪ ﻋﻠﻰ ﺗﻮﺿﻴﺢ‬1959 ‫وﺿﻌﻪ ﻟﺪﺳﺘﻮر ﻏﺮة ﺟﻮان‬ 12 13 14 «. Ainsi. selon la version actuelle de la constitution. les tribunaux tunisiens se sont refusés l’exercice d’un tel contrôle par voie d’exception ». à l’image du système juridique français. 126 . Le Conseil constitutionnel tunisien a été crée par décret du 16 décembre 1987. 12 Toutefois. les choses ont certainement évolué depuis la création du conseil constitutionnel en 198713. inchangé depuis 1959. Voir Décret n° 87-1414 du 16-12-1987 portant création du conseil constitutionnel de la République. Cette création étrange. d’un autre côté. par décret. Toutefois. Selon un auteur. On constatera cependant que l’œuvre de la constituante a été insuffisante. « La constitution et le droit de propriété en Tunisie ». Or. il reste à déterminer ce que le pouvoir constituant dérivé entend par cette notion de principes fondamentaux transposée de l’article 34 de la constitution française de 1958 et introduite dans la constitution tunisienne de 1959 par la révision constitutionnelle de 1976. 1546. p. 1986. par décret. une brèche n’est-elle pas ouverte dans la compétence législative pour encadrer ou limiter le droit de propriété ? Le pouvoir réglementaire général est désormais compétent pour intervenir. Actuellement.‫اﻟﺮؤﻳﺎ وﺗﻤﻜﻦ اﻟﺤﻜﺎم واﻟﻤﺤﻜﻮﻣﻴﻦ ﻣﻦ اﻻﺣﺘﻜﺎم إﻟﻴﻬﺎ آﻠﻤﺎ دﻋﺖ اﻟﺤﺎﺟﺔ إﻟﻰ ذﻟﻚ‬ M. pose le principe que le droit de propriété s’exerce dans les limites prévues par la loi. p. la loi ne détermine concernant le régime de propriété et les droits réels que les principes fondamentaux. les « principes fondamentaux du régime de la propriété et des droits réels » font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 paragraphe premier de la constitution14. JORT n° 80 du 18 décembre 1987. L’article 34 de la constitution précise que « La loi détermine les principes fondamentaux du régime de la propriété et des droits réels » alors même que l’article 14 de la constitution. a été critiquée par la doctrine et l’opposition politique.

Dans cette même perspective libérale qui reconnaît au droit de propriété un caractère absolu donnant à celui qui le possède la possibilité d’en disposer souverainement et d’en faire ce qu’il lui plaît. le conseil constitutionnel a précisé que « Considérant que si l’article 14 de la constitution a garanti le droit de propriété individuelle. La deuxième règle. Par son avis LF n° 2004-43. Il émet des avis motivés. le conseil constitutionnel tunisien se situe dans une perspective nettement libérale. Dans l’un de ses considérants. protectrice du droit16 de propriété." ‫ﻣﻤﺎرﺳﺘﻪ ﺑﺎﻟﻘﺎﻧﻮن‬ 127 . son intervention pour protéger le droit de propriété ne saurait être négligée. Le conseil constitutionnel rappelle le régime constitutionnel applicable au droit de propriété qui se résume en deux règles fondamentales. mais qui n’ont pas l’autorité de la chose jugée par une juridiction. C’est ainsi que l’article 14 de la constitution ajoute qu’« il (le droit de propriété) est exercé dans les limites prévues par la loi » 17. non moins importante. d’en jouir et d’en disposer ». 15 16 17 L’article 75 paragraphe premier de la constitution dispose que. sans ambiguïté. l’article 17 du CDR dispose que « la propriété confère à son titulaire le droit exclusif d’user de sa chose. La première règle est que le droit de propriété est un droit constitutionnellement garanti.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Le conseil constitutionnel tunisien ne peut être assimilé à une juridiction lors de l’examen des projets de loi qui lui sont soumis par le Président de la République et qui concernent les principes fondamentaux du régime de propriété. Toutefois. Il s’impose à tous les pouvoirs publics sauf s’il porte sur les questions prévues au troisième paragraphe de l’article 72 de la constitution ». et qui constitue un aménagement du principe de la garantie. toutefois. « l’avis du conseil constitutionnel doit être motivé. est que le droit de propriété est loin d’être un droit absolu. :‫ﺣﺴﺐ اﻟﺼﻴﺎﻏﺔ اﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺤﻴﺜﻴﺔ‬ ‫ اﻟﻤﺬآﻮر ﺣﻖ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ اﻟﻔﺮدﻳﺔ ﻓﺈﻧّﻪ ﻟﻢ ﻳﻌﺘﺒﺮﻩ ﺣﻘّﺎ ﻣﻄﻠﻘﺎ ﺑﻞ أﺟﺎز ﺗﻘﻴﻴﺪ‬14 ‫" وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ ﺿﻤﻦ اﻟﻔﺼﻞ‬ . il ne l’a pas considéré comme un droit absolu puisqu’il a reconnu la possibilité de limiter son exercice par la loi ». Le législateur peut intervenir pour en limiter l’exercice. Seul le législateur peut intervenir pour limiter l’exercice du droit de propriété. L’article 14 de la constitution dispose. que « le droit de propriété est garanti ». qui s’imposent certes à tous les pouvoirs publics 15.

soit d’ordre procédural. Ces garanties peuvent être soit d’ordre matériel.‫اﻟﻌﻤﻮﻣﻴﺔ ﻓﻲ أﺟﻞ ﻻ ﻳﺘﻌﺪّى ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﻧﺸﺮ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‬ ،‫ ﻓﻲ ﺻﻮرة اﻟﺤﺎل‬،‫وﺣﻴﺚ أن ﻓﻲ ﻓﺮض اﻹﺷﻬﺎر واﻹﻋﻼم ﺿﻤﻦ ﻧﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻳﻤﺜﻞ ﺿﻤﺎﻧﺎ آﺎﻓﻴﺎ‬ . Concernant les garanties procédurales. le conseil constitutionnel tunisien a posé deux garde-fous aux limitations du droit de propriété. un manque de garantie qui entache d’inconstitutionnalité tout projet de loi limitant le droit de propriété19. Le premier garde-fou est que toute limitation par la loi du droit de propriété aboutissant à priver le propriétaire de son droit ne peut intervenir que moyennant consécration des garanties nécessaires et suffisantes18. pour éviter que l’exception ou l’aménagement législatif du droit de propriété ne fasse oublier le principe de la garantie constitutionnelle du droit de propriété. pour les propriétaires. Pour les garanties matérielles.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Mais. : ‫ﺣﺴﺐ اﻟﺼﻴﺎﻏﺔ اﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺤﻴﺜﻴﺔ‬ ‫" وﺣﻴﺚ أن اﻟﺘﻘﻴﻴﺪ ﻓﻲ ﻣﻤﺎرﺳﺔ ﺣﻖ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أن ﻳﺆول إﻟﻰ ﻓﻘﺪان اﻟﻤﺎﻟﻚ ﻟﺤﻘﻪ إﻻ ﺑﺘﻮﻓﺮ‬ . La même solution a été consacrée par l’article 2 alinéa 2 de la loi du 11 août 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique qui dispose que « l’expropriant ne peut prendre possession des immeubles expropriés que moyennant paiement ou consignation d’une juste et préalable indemnité ». l’article 20 du CDR précise que : « Nul ne peut être contraint de céder sa propriété sauf dans les cas prévus par la loi et moyennant une juste indemnité ». le conseil constitutionnel a considéré que l’insuffisance des formalités d’information et de publicité constitue."‫اﻟﻀﻤﺎﻧﺎت اﻟﻜﺎﻓﻴﺔ‬ ‫ ﻟﻠﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻌﺾ‬2004 – 46 ‫هﺬا اﻟﺤﻞ ﻳﻤﻜﻦ اﺳﺘﻨﺘﺎﺟﻪ ﻣﻦ اﻟﺮأي ﻋﺪد ق م‬ ‫ واﻟﺬي ﺟﺎء ﻋﻠﻰ ﺿﻮء اﻟﻤﻼﺣﻈﺎت اﻟﺘﻲ أﺑﺪاهﺎ‬2005 ‫اﻷﺣﻜﺎم ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬ 2004-46 ‫ ( ﻓﻘﺪ أآﺪ اﻟﻤﺠﻠﺲ ﺻﻠﺐ اﻟﺮأي ﻋﺪد‬2004-43 ‫اﻟﻤﺠﻠﺲ ﺻﻠﺐ رأﻳﻪ اﻟﺴﺎﺑﻖ )اﻟﺮأي ق م‬ ‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ اﻟﻤﺰﻣﻊ إﺿﺎﻓﺘﻪ إﻟﻰ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ اﻟﻌﻤﻮﻣﻴﺔ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ‬62 ‫ن اﻟﻔﺼﻞ‬ ّ ‫ﻣﺎ ﻳﻠﻲ " وﺣﻴﺚ أ‬ ‫ ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺗﻀﻤﻦ أن إﺣﺎﻟﺔ ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻤﺼﻮغ إﻟﻰ اﻟﺪوﻟﺔ ﺗﺘﻢ ﺑﻌﺪ اﻧﻘﻀﺎء أﺟﻞ ﺗﺴﻌﻴﻦ‬80 ‫ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﻧﺸﺮ ﻗﺎﺋﻤﺔ اﻟﻤﻨﺘﻔﻌﻴﻦ ﺑﺎﻟﻘﺮوض ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﻣﺘﺒﻮﻋﺎ ﺑﺒﻼغ‬ ‫ﻋﺎم ﺑﺼﺤﻴﻔﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﻴﺘﻴﻦ ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻳﺘﻀﻤﻦ ﺧﺎﺻﺔ ﺑﻴﺎﻧﺎت ﺣﻮل اﻟﻘﺒﺎﺿﺎت اﻟﻤﻮدع ﺑﻬﺎ اﻟﻤﺼﻮغ‬ ‫ آﻤﺎ ﺗﻀﻤﻦ‬.‫وﻋﺪد وﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ اﻟﻤﺘﻀﻤﻦ ﻟﻘﺎﺋﻤﺔ أﺻﺤﺎب اﻟﻤﺼﻮغ اﻟﻤﻌﻨﻴﻴﻦ ﺑﺎﻹﺣﺎﻟﺔ‬ ‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ اﻟﻤﺬآﻮران اﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻋﻠﻰ أﺻﺤﺎب اﻟﻤﺼﻮغ اﻟﺬﻳﻦ ﺗﺘﻮﻓﺮ ﻋﻨﺎوﻳﻨﻬﻢ ﻟﺪى اﻟﻘﺒﺎﺿﺔ‬62 ‫اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ ﺧﺎﻣﺴﺎ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ‬28 ‫ و‬28 ‫ ﻳﺘ ّﻢ ﺑﺎﻟﻄﺮق اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻠﻴﻦ‬،‫اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ‬ . 18 Le conseil constitutionnel précise que : « Considérant que la limitation apportée à l’exercice du droit de propriété ne doit aboutir à déposséder le propriétaire de son droit que moyennant consécration des garanties suffisantes à son profit »." ‫ ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر‬14 ‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ ﻣﻼﺋﻤﺔ ﻣﻊ اﻟﻔﺼﻞ‬62 ‫ﻟﺤﻖ ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻤﺪﻳﻨﻴﻦ اﻟﺮاهﻨﻴﻦ ﻣﻤﺎ ﻳﺠﻌﻞ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ 128 19 .

d’entrée en jeu. 1989. Dixième édition. de l’essence même de ce droit20. 129 . très tôt. Paris. cette distinction plutôt technique entre règle et principes fondamentaux au profit d’une interprétation plus conforme avec la 20 21 Selon le conseil constitutionnel. il appartient au seul législateur de déterminer les règles applicables à ce droit.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Le deuxième garde-fou est que les garanties qui doivent précéder la limitation du droit de propriété relèvent. selon le conseil constitutionnel tunisien. magistralement « les règlements sont des actes de magistrature et les lois des actes de souveraineté ». Or. Jean Gicquel. que la distinction opérée par l’article 34 de la constitution française de 1958 entre les matières où le législateur « fixe les règles » et les matières où la loi se contente de déterminer « les principes fondamentaux ». Montchrestien. par conséquent. mais aussi les garanties que nécessitent la limitation du droit de propriété relèvent elles aussi du domaine de la loi. » Et de conclure. n’interdit pas au conseil constitutionnel d’opter pour une vision verticale en vertu de laquelle et partant de l’importance du droit de propriété. exprimée dans son Discours préliminaire du code civil « les lois sont des commandements… C’est aux lois de poser dans chaque matière les règles fondamentales et à déterminer les règles essentielles. de la compétence exclusive du pouvoir législatif ». Le conseil constitutionnel français a ainsi repoussé. « Considérant aussi que la délégation faite au Ministre des finances pour déterminer les procédures d’application de l’article 62 ter par arrêté est incompatible avec l’article 14 de la constitution dès lors que les garanties nécessaires en cas de limitation du droit de propriété sont de l’essence même de ce droit et relèvent. p. dont le régime de la propriété. la célèbre vision de Portalis. « Droit constitutionnel et institutions politiques » . non seulement toute limitation apportée au droit de propriété doit intervenir par un acte émanant du pouvoir législatif. y compris celles relatives à la mise en œuvre et aux limites à son exercice21. Les délais d’exécution… les objets instantanés ou variables… sont du ressort du règlement. 792 (note de bas de page n° 14). il semble que le conseil constitutionnel tunisien rejoint son homologue français qui a considéré. Ainsi. le critère de l’importance rejoint dans le temps." ‫وﺣﺪهﺎ‬ Selon certains. ‫ ﻓﺈن اﻟﺘﻔﻮﻳﺾ اﻟﻤﺴﻨﺪ ﻟﻮزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﻀﺒﻂ‬،‫ " وﺣﻴﺚ ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ‬:‫ﺣﺴﺐ اﻟﺼﻴﺎﻏﺔ اﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺤﻴﺜﻴﺔ‬ ‫ ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر ﻃﺎﻟﻤﺎ أن‬14 ‫ ﻻ ﻳﺘﻼءم ﻣﻊ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬،‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ ﺑﻘﺮار ﺻﺎدر ﻋﻨﻪ‬62 ‫إﺟﺮاءات ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫اﻟﻀﻤﺎﻧﺎت اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻨﺪ ﺗﻘﻴﻴﺪ ﺣﻖ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ هﻲ ﻣﻦ ﺟﻮهﺮ ذﻟﻚ اﻟﺤﻖ وﺗﺮﺟﻊ ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ إﻟﻰ اﻟﺴﻠﻄﺔ اﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ‬ . sur ce point.

dans un contexte où la compétence du pouvoir 22 23 Jean GICQUEL. Chronique. p 18. Il considère que non seulement la limitation du droit de propriété suppose une loi. y compris le droit de propriété. 1995. « Droit constitutionnel et institutions politiques ». « La notion de droit fondamental et le droit constitutionnel français ». D’autre part. entre les matières où les textes sont pris sous forme de loi et les matières où la loi se contente de déterminer les principes fondamentaux. le monopole d’édicter toutes les normes qui risquent de limiter l’exercice du droit de propriété. au profit d’une interprétation plus soucieuse des fondements de la République dont notamment le respect des droits fondamentaux. Montchrestien. Paris 1989. En d’autres termes. Les garanties que nécessite la limitation du droit de propriété sont ainsi du domaine de la loi en vertu de l’article 14. Rec. Recueil Dalloz Sirey. Dans sa décision n° 81-132 en date du 16 janvier 1982. Sur la notion de droit fondamental en droit français voir notamment Véronique Champeil-Desplats. Considérants 13 à 20. il semble que le conseil constitutionnel tunisien se lance sur la même voie.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel tradition constitutionnelle républicaine22. basée sur la répartition des pouvoirs. Or. 10ème édition. 792.const. parce que le droit de propriété est le fondement de l’ordre libéral sur lequel repose la constitution tunisienne de 1959 et l’Etat de l’indépendance en général. p. D’une part. à travers son avis de 2004. pourtant constitutionnelle. on ne peut que se réjouir de cette attitude courageuse et respectueuse de l’âme de la République.con. 42ème cahier. deuxième phrase. mais aussi que les garanties que nécessite cette limitation sont du domaine de la loi puisqu’elles relèvent de la substance même du droit de propriété. 130 . qui est le premier droit déclaré fondamental par le conseil constitutionnel français23. de la constitution alors même que l’article 34 de la constitution range le régime de la propriété et des droits réels dans la catégorie des normes où la loi se limite à déterminer les principes fondamentaux. dés l’origine. La solution retenue par le conseil constitutionnel tunisien puise son fondement dans le texte même de la constitution de 1959 qui accorde au législateur. L’attitude du conseil constitutionnel tunisien est louable pour une double raison. pp 323 à 329. Il accorde en effet peu d’importance à cette distinction.

Annexe Avis LF n° 2004-46 du conseil constitutionnel. 3555. Le texte intégral de l’avis a été publié dans la version arabe du JORT.‫ﻳﻠﻴﻬﺎ‬ 131 .Observations sous avis du Conseil Constitutionnel réglementaire ne cesse de s’élargir. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005. La répartition des compétences entre le pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire en matière d’édiction des normes juridiques est loin d’être une question purement technique. 3555. p. Elle touche l’équilibre et la stabilité du régime politique qui sont les objectifs ultimes de la séparation des pouvoirs24. la constitution tunisienne de 1959 insiste sur la volonté des représentants du peuple « d’instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basé sur la séparation des pouvoirs ». concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 26 Considérant que la saisine actuelle du conseil n’a pas englobée les dispositions dont l’insertion dans la loi de finances pose un problème de constitutionnalité conformément à l’avis du conseil constitutionnel sus indiqué (Avis LF n° 2004-43). C’est en se basant sur l’avis du conseil constitutionnel LF n° 2004-43 que les pouvoirs publics ont intervenu pour procéder aux rectifications nécessaires en consacrant l’obligation d’information et de publicité dans le texte même de la loi. Considérant que l’article 62 ter qui devra être ajouté au code de la comptabilité publique par l’article 80 du projet de loi de finances 24 25 26 Dès son préambule. Cet avis a été publié uniquement en langue arabe au JORT n° 105 du 31 décembre 2004. 3772. Avis LF n° 2004-46 du Conseil constitutionnel. ‫ ﻟﻠﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻌﺾ اﻷﺣﻜﺎم ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬2004-46 ‫اﻟﺮأي ﻋﺪد ق م‬ ‫ وﻣﺎ‬3772 ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬،2004 ‫ دﻳﺴﻤﺒﺮ‬31 ‫ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬105 ‫ اﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﻋﺪد‬-2005 . p. JORT n° 105 du 31-12-2004. c'est-à-dire dans l’article 62 ter du code de la comptabilité publique déclaré compatible avec l’article 14 de la constitution tunisienne de 1959 par l’avis LF n° 2004-46 du conseil constitutionnel25. p.

Les dispositions de l’article 62 ter sont devenues désormais compatibles avec l’article 14 de la constitution… Le conseil émet l’avis suivant : Les dispositions soumises à la saisine du conseil ne posent aucun problème de constitutionnalité concernant aussi bien leur contenu que leur insertion dans la loi de finances. 132 . L’article 62 ter ajoute que « des avis sont notifiés aux propriétaires de bijoux dont les adresses sont disponibles à la recette concernée par les moyens prévus par les articles 28 et 28 quinquies du présent code dans un délai ne dépassant pas soixante jours de la date de la publication de la liste au Journal Officiel de la République Tunisienne ».Observations sous avis du Conseil Constitutionnel dispose désormais que « le transfert est effectué après l’expiration d’un délai de quatre vingt dix jours à compter de la date de publication de la liste des bénéficiaires de prêts sur gage concernés par l’opération au Journal Officiel de la République Tunisienne suivi d’un avis général dans deux journaux quotidiens au moins comportant des indications sur les recettes où les bijoux sont déposés et le numéro et la date du Journal Officiel comportant la liste des propriétaires de bijoux concernés par le transfert ». Considérant que l’obligation d’information et de publicité imposée par un texte de loi constitue une garantie suffisante du droit de propriété des bénéficiaires de prêts sur gage.

Selon la loi tunisienne. le mariage ne modifie en rien les droits de chaque époux sur son patrimoine1. Il en résulte que le régime légal des personnes tunisiennes 1 Article 24 du Code de Statut personnel (décret du 13 Août 1956) : « le mari ne dispose d'aucun pouvoir d'administration sur les biens propres de la femme ».Jusqu'à tout récemment. 7 . conçus comme un corps de règles spécifiques aux biens et aux relations pécuniaires entre époux. en effet. comme tous les systèmes issus du droit musulman. le droit tunisien.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens STATUT FISCAL INACHEVE DES EPOUX COMMUNS EN BIENS Habib AYADI Professeur émérite à la Faculté des Sciences Juridiques. ignorait le concept de régimes matrimoniaux. Politiques et Sociales de Tunis Sommaire Section I : L'économie générale du nouveau régime § 1 – Les objectifs socio-politiques § 2 – Les aspects techniques Section II : Conséquences fiscales liées au régime matrimonial § 1 – Droits exigibles intervenant lors de la rédaction de l’acte de mariage §2 – Incidences fiscales suite à l’option pour le régime de communauté §3 – Incidences fiscales intervenant à l’occasion d’un changement du régime matrimonial §4 – Conséquences fiscales suite à la liquidation des régimes matrimoniaux §5 – Aspects fiscaux des partages entre époux *********** 1.

tout en restant fidèle aux principes de l'Islam. mais dont la finalité essentielle est d'améliorer la condition économique de l'épouse par le truchement d'un régime communautaire de biens immobiliers à usage familial. cependant. du droit musulman. Ce geste timide. CHEKIR « Le statut des femmes entre les textes et les résistances : . qu'en matière de réforme. 2. le droit de la famille (où l'égalité n'a cessé de progresser au cours des dernières décennies) en harmonie avec le principe d'égalité n'a été que partiellement atteint. à peine ébauché. propriétaire de ses biens et en reste propriétaire. 8 . alors que la sagesse enseigne. à une réforme. quelqu'importantes qu’elles soient. ces interventions législatives ne se donnent pas pour objectif de remanier de fond en comble l'architecture découlant. Et dans le cadre de la loi de finances pour 2005 il a prévu l'enregistrement au droit fixe des apports d'immeubles à usage familial à la communauté. 3-Toutefois. de portée limitée certes. ainsi. Tunis.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens est le régime de séparation des biens.le cas de la Tunisie ». en ce domaine. il ne faut jamais s'arrêter à mi-chemin. le droit. p.Il apparaît à l'évidence que le désir législatif de mettre. 2000.) le même ensemble de régimes. la matière des régimes matrimoniaux perd la remarquable stabilité qui. 4. Le passif des époux. en la matière. Déjà au milieu du siècle qui vient de s'écouler. chaque époux est. leur reste propre. la plume du législateur se referme. de règles et de techniques. Si bien qu'au total. offrant aux tunisiens grâce au code de statut personnel (mais également à la constitution2. associant ainsi certains de leurs intérêts patrimoniaux. relative au régime de communauté de biens entre époux. qu'il s'est refusé à hisser le nouveau régime communautaire au rang d'un 2 H. Ce n'est d'ailleurs que six ans après la promulgation de la nouvelle loi que le législateur s'est rappelé qu'il manquait à la loi une dimension fiscale. depuis des siècles. avaient été la sienne. comme l'actif. enfin. au statut de la fonction publique etc. il aura fallu plus de quarante ans (après la promulgation du code de statut personnel) pour être confronté par la loi n°98-91 du 9 novembre 1998.176.A dater de la loi du 9 novembre 1998. délibérément. a réussi à opérer un profond réaménagement des droits et des pouvoirs des époux aux fins d'aménagement de la condition de la femme. C'est en définitive.

5. pressé par la mentalité des femmes. On examinera successivement l'économie générale du nouveau régime (I) et les conséquences fiscales résultant de son adoption (II). les avantages matrimoniaux et leur statut fiscal privilégié.un objectif socio-politique qui justifie sa raison d'être.Ce sont les idées d'égalité. En effet. Des considérations prises. Sur ce plan.Il se révèle. forte de leur réussite. la nouvelle loi ne constitue nullement une révolution.L'insuccès de la nouvelle loi n'est pas étonnant : elle avait en somme pour inconvénient fondamental d'ignorer certaines données essentielles de tout régime communautaire notamment. d'une part dans le discours politique (qui ne cesse de rappeler la situation privilégiée de la femme 9 . §1 : Les objectifs socio-politiques 7. SECTION I : L'ECONOMIE GENERALE DU NOUVEAU REGIME 6. comme c'était le cas dans l'ordre des rapports personnels.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens véritable régime alternatif au régime de séparation de biens apte à assurer sur le plan patrimonial. en dépit de la combinaison qu'il prétend réaliser entre la communauté de biens réduite aux immeubles à usage familial et le régime de séparation de biens. nourrie de la même inspiration égalitaire. . la loi nouvelle apparaît comme l'expression manifeste d'une volonté de changement dans le cadre d'une relative continuité. Elle marque simplement le plein accomplissement d'une évolution annoncée déjà par le code de statut personnel et les autres textes constitutionnels et législatifs reconnaissant l'égalité entre les deux sexes. à l'examen des dispositions de la loi du 9 novembre 1998 et des réformes des rapports matrimoniaux qui en sont issues l'accomplissement de deux objectifs : . une égalité des époux et conforté par un statut fiscal conséquent. libérées par l'éducation et le travail indépendant qui ne tolèrent plus aucune discrimination et revendiquent une égalité des conjoints au double plan patrimonial et personnel. Il en est résulté que le nouveau régime n'a connu guère le succès escompté. d'indépendance et de protection de la femme qui ont inspiré les dispositions majeures de la nouvelle loi.un objectif technique dont elle constitue seulement l'occasion.

La loi nouvelle met. §2 : Les aspects techniques 10. dont l'assiette est en tout état de cause restreinte. le législateur a fait le bon choix. certaines inégalités. essentiellement.L'article 1er de la loi précise qu'un régime facultatif existe pour lequel les époux peuvent opter au moment de la conclusion du mariage ou à une date ultérieure. Telles sont. Demeure aussi en suspens le sort des immeubles à usage autre que familial. d'autre part que ses auteurs paraissent bien avoir été déterminés plus inconsciemment que délibérément par la tradition et la conviction que le tunisien reste attaché à un régime. D'où la question : alors qu'il était poussé par le souci légitime de rééquilibrer les droits et pouvoirs des conjoints. d'une part qu'elle n'a pas fait l'objet d'une préparation minutieuse et d'abondantes et longues réflexions. les femmes se trouvent désormais empêchées d'exercer en la matière concrètement leurs droits. est difficile à établir. Il a pour but de rendre un immeuble 10 . comment se fait-il qu'il ne soit pas allé jusqu'au bout du chemin et consacré l'idée d'égalité entre époux? L'institution d'une communauté réduite aux biens immeubles affectés à l'usage familial. les diverses raisons dont la conjugaison a conduit le législateur à ne plus attendre davantage pour faire disparaître. à la lecture de la loi naît l'impression.Reste à se demander si pour parvenir à ce résultat. plus que millénaire. Mieux encore. 9. le droit tunisien en harmonie avec la convention des Nations Unies relative à l'élimination de toute discrimination à l'égard des femmes du 18 décembre 1979 ratifiée par la loi n°85-68 du 12 juillet 1985. mais elle ne correspond pas à la parité effective recherchée. d'autre part dans les engagements internationaux de la Tunisie ont conforté cette orientation. gérés conjointement par les deux époux avec des pouvoirs identiques constitue déjà une avancée importante. De ce fait. financés pour partie avec les gains de la femme.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens tunisienne) et. en matière patrimoniale. en effet.Par ailleurs. la preuve de la consistance des immeubles à usage familial. 8. qui préserve fort bien la communauté de vie et d'intérêts que le mariage engendre. de séparation des biens.

Le mariage conclu sans mention concernant le régime de biens est présumé consacrer le régime de séparation des biens.. en plus du régime de séparation des biens.. En effet l'article 11 de CSP précise que « peut être insérée dans l'acte de mariage toute clause ou condition relative aux personnes et aux biens. . l'officier public qui rédige l'acte de mariage doit rappeler aux deux parties l'existence de ce régime et doit mentionner leur réponse dans le contrat5. ils seront soumis aux conditions de cette loi. il existe principalement deux régimes de communauté: . tous les biens reviennent en intégralité au survivant sans qu'il y ait à régler de droit au fisc.Quant au fond. mais chacun reste propriétaire des biens qu'il a acquis avant le mariage et de ceux qu'il reçoit par donation. chacun a droit à la moitié des biens communs. c'est-à-dire le régime légal4. les époux y seront alors soumis du seul fait de l'option. le principe est que tous les biens appartenant à l'un ou à l'autre époux et ceux qu'il reçoit par donation. 11 . ». chacun reçoit la moitié de la communauté. .Statut fiscal inachevé des époux communs en biens ou un ensemble d'immeubles propriétés indivises entre les époux lorsqu'ils sont propres à l'usage familial3. la moitié de la communauté revient au survivant tandis que l'autre moitié entre dans la succession du défunt.Le régime de la communauté réduite aux acquêts (qui est le régime légal) pose comme principe que tous les biens achetés pendant le mariage avec les revenus de l'un ou l'autre époux tombent dans la communauté.La communauté universelle avec attribution intégrale au survivant. En cas de décès.Quant à la forme. en cas de décès. il convient de distinguer selon le régime matrimonial choisi : s'agit-il d'un régime de communauté réduite aux immeubles propres à l'usage familial. Tout au plus. Le régime de communauté institué par la loi du 9 novembre 1998 présente ainsi un double aspect tenant à la fois au fond et à la forme : . L'article 2 de la loi dispose de son côté: « Lorsque les époux déclarent qu'ils choisissent le régime de la communauté des biens. Cellesci sont libres de le choisir. En France. En cas de divorce. Ils leur appartient de convenir à l'élargissement de la communauté. En cas de divorce. le régime n'est pas imposé aux parties. legs ou successions deviennent commun. legs ou succession. à condition d'en faire mention expresse dans l'acte ». s'agit-il d'un régime conventionnel : les époux 3 4 La loi du 9 novembre 1998 n'a pas beaucoup innové en la matière.

Si le choix du régime de communauté est postérieur à la conclusion de l'acte de mariage. A) Choix du contenu du régime matrimonial 12. Il en résulte que pour ce régime.C'est celui qui est défini par le législateur et qui s'applique à défaut de mention de son élargissement dans l'acte de communauté. ils peuvent adopter le régime conventionnel.Le régime communautaire réduit aux immeubles à usage familial 13. les dépendances de l'immeuble et ses fruits. les biens des époux sont répartis en trois masses: patrimoine propre du mari. Sont considérées comme communes. notamment au regard du droit fiscal.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens désirant un actif commun plus étendu et corrélativement un actif propre plus restreint peuvent adopter ce régime. a. à condition qu'ils soient destinés à l'usage familial ou à l'intérêt propre de la famille nonobstant le fait que ledit usage soit continu. Ils doivent le mentionner expressément dans l'acte de mariage ou après le mariage. l'accord doit être constaté par un acte authentique. il n'en est pas ainsi en ce qui concerne les régimes communautaires. L'adhésion à ce régime ne couvre donc que les immeubles à usage familial acquis à compter du mariage ou de l'acte d'adhésion à la communauté. En fait. il n'en est pas toujours ainsi. Il comprend les immeubles acquis après le mariage ou après la conclusion de l'acte de communauté.La communauté peut se réaliser soit par des biens particuliers (à savoir les biens immobiliers destinés à l'usage familial) ou par convention (dans ce cas des clauses extensives sont possibles). Si les règles régissant le régime de séparation des biens sont claires et précises. 11.Si les époux désirent un actif commun plus étendu et corrélativement un actif propre plus restreint. chacun de ces régimes devrait être régis par un ensemble de règles cohérentes régissant les rapports patrimoniaux des époux durant le mariage et lors de sa dissolution.La communauté conventionnelle 14. saisonnier ou occasionnel. b. patrimoine propre de la femme et patrimoine commun comprenant les immeubles à usage familial et leurs dépendances acquis après l'acte de mariage.Normalement. 12 .

CHARFI CPU. 13 . Il y a donc lieu. Il est ainsi possible d'envisager une communauté universelle englobant meubles et immeubles et ceci quel que soit le mode d'acquisition des biens et le moment de leur acquisition6. Egalement dans ce régime les biens sont répartis en trois masses: patrimoine propre du mari. p. aucune. pour établir l'équilibre. En revanche. le bien propre peut devenir commun si la valeur des améliorations est supérieure ou égale à la valeur initiale de l'immeuble et cela sans contrepartie. C) La gestion de la communauté 16. de limites à l'élargissement de la communauté. il se produit d'incessants mouvements de valeurs entre la masse commune et le patrimoine propre des époux. les fonds de la communauté utilisés par un époux en vue de l'amélioration d'un bien propre doivent être remboursés.la gestion concurrente (intéresse les actes de conservation peuvent être accomplis par l'un ou l'autre) . Cette égalité entre époux se réalise sous trois formes différentes : . dans le cas du choix de ce régime. en effet. 2001. MEZIOU : « Le régime de la communauté des biens entre époux ». Mélanges M. 6 7 K. une égalité de pouvoirs des époux dans la gestion des biens communs7. La loi n'envisage la récompense que dans un seul cas précisé par l'article 12. B) Les récompenses 15. Ces pouvoirs s'exercent. si la valeur de l'extension et des améliorations est inférieure à la valeur initiale de l'immeuble. 439. Selon cet article. en la matière.La loi prévoit. patrimoine propre de la femme et patrimoine commun découlant de l'acte de communauté. de prévoir un compte de récompenses dues par la communauté ou due à la communauté.Durant la communauté. La communauté peut.la co-gestion : l'acte ne peut être accompli que par l'un et l'autre agissant ensemble. Parallèlement. celui-ci demeurera la propriété de son maître qui deviendra débiteur des sommes retirées des fonds communs.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens Il n'y a pas. encaisser des deniers propres aux époux et à l'inverse payer des sommes incombant au patrimoine propre. leurs dettes se répartissent en dettes propres et en dettes communes.

18 janvier 1888 DP 1888 . a. la loi n'a consacré aucune faveur fiscale pour les autres biens. sous forme de co-gestion (article 16). 6 mai 1997 DF 97 n°31-36 comm. 11 La clause de préciput aboutit au prélèvement par un époux de certains biens communs. qu'en cas d'exercice de l'action en retranchement seule la partie excessive de l'avantage matrimonial. en présence d'enfant de premier lit constituaient des donations que l'action en retranchement ait été exercée ou non. Ces avantages. La communauté se partage par moitié entre époux. Les époux peuvent modifier par accord le régime de leurs biens communs et ce.. 10 En France. selon la Cour de cassation9 les avantages matrimoniaux ne sont pas regardés comme des donations. soit. cit. La cour de cassation a infirmé cette doctrine en jugeant d'une part que les droits de mutation à titre gratuit ne sont pas dus en l'absence d'action en retranchement exercée par les enfants du premier lit à l'encontre du second conjoint (cass.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens soit sous forme de gestion concurrente. op. contrairement aux donations entre époux. p. Par exception. Mais à la différence du prélèvement moyennant indemnité.La notion d'avantage matrimonial 17. ces derniers ne peuvent déroger à cette règle (article 25).273. l'administration considérait que les avantages matrimoniaux accordés par un époux à son conjoint.174. dans la mesure où ils permettent aux époux d'échapper aux droits de mutation à titre gratuit.En France.I. Elle intéresse les biens propres. les avantages8 matrimoniaux constituent une technique d'optimisation fiscale. c'est-à-dire celle qu'excède la qualité disponible entre époux est soumise au donatation. après l'écoulement de deux ans au moins à partir de la date de son institution. 9 Cass. D) Les avantages matrimoniaux A l'exclusion des immeubles à usage familial bénéficiant d'un régime de faveur lors de l'option. p.la gestion exclusive ou indépendant : l'acte est accompli par un seul des deux. résultant le plus souvent de clauses spéciales insérées dans le contrat de mariage11 (clause de partage inégal ou . pour les actes importants. il en va différemment en cas de divorce ou d'existence d'enfants du premier lit10.900) d'autre part. DANET: « Précis de droit fiscal de la famille ». L'accord doit être constaté par un acte authentique (article 21). il 14 . Précisément. 8 F.

Ce profit constitue un avantage matrimonial. l'attribution de la part de communauté n'est soumise à aucun droit de mutation. clause de préciput.). 18-Les avantages matrimoniaux ne constituent pas en règle générale des donations mais des conventions entre associés13. Or. 12 Précisément.. Mais ils peuvent résulter également de l'adoption pure et simple d'un régime conventionnel12. S'ils sont maintenus.. la masse commune est en principe. 15 .Statut fiscal inachevé des époux communs en biens d'attribution inégale de la communauté. partagée par moitié entre les deux époux ( ou entre le conjoint survivant et les héritiers). C'est le cas lorsque les époux adoptent la communauté universelle et quels apports de celui-ci qui a des enfants d'un précédent mariage sont supérieurs aux apports de l'autre. En cas de divorce.Le cas de la Tunisie 19. il y a alors avantage matrimonial pour la différence. en France. p. son conjoint bénéficie d'un avantage substantiel. ils ne souffrent aucun droit de mutation à titre gratuit. la loi tunisienne est muette sur le statut fiscal de tels avantages.La norme y est constituée par le régime de séparation des biens. 13 MALAURIE et AYNES. clause d'attribution de la communauté au survivant.. même s'ils ne s'exécutent qu'aux décès du disposant (préciput. cours de droit civil. ils suivent le même sort que les donations. 411. s'effectue sans indemnisation de la communauté (article 1515 à 1519 du code civil).). toute clause relative à l'introduction d'un bien dans la communauté.. Pour le reste. b. autre que les immeubles à usage familial. A la dissolution du régime communautaire. s'analyse comme une mutation à titre gratuit de la moitié de l'un ou des biens concernés par l'accord et sera passible du droit de mutation à titre gratuit. chaque fois que les avantages résultant d'un régime matrimonial sont plus étendus que ceux qui résulterait du choix de la communauté légale l'article 1527 du code civil est susceptible de jouer. Il est clair que si la communauté a été alimentée essentiellement (ou exclusivement) par les biens ou revenus d'un seul époux. D'abord. Les régimes de communauté institués par la loi du 9 novembre 1998 peuvent aller au-delà de celui-ci en permettant à l'un des époux de tirer un profit de l'autre (par la mise en commun d'immeubles à usage familial).

Celle-ci peut être plus ou moins étendue selon le type de communauté. peut se faire attendre14. lorsque la communauté de biens est dissoute par le décès. Le conjoint survivant ne bénéficie à ce niveau d'aucun avantage. apporté à la communauté. de son changement ou de sa dissolution.Le régime communautaire nouvellement institué en Tunisie n'étant pas par lui même d'une clarté absolue quant au régime fiscal applicable.La structure des régimes matrimoniaux est complexe puisqu'à côté des biens propres de chaque époux apparaît la masse commune. Or.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 20. CARBONNIER. différentes considérations interviennent lors de l'établissement de l'acte de mariage. Ceci veut dire que les époux ne peuvent. dès lors que le législateur s'est abstenu d'en traiter15. hormis le cas de divorce où le contentieux des biens est un conflit de personnes. des biens à usage familial (l'article 51 précité de la loi de finances pour 2005). nouvellement institué. comme le souligne le doyen J. on est alors conduit à recourir au droit commun et au droit comparé pour expliciter certains de ses aspects. à l'occasion du choix du régime matrimonial. la moitié de la communauté revenant au défunt et les biens qui lui sont propres sont concernés par les droits de mutation par décès. la jurisprudence et la doctrine ne l'ayant pas encore précisé. prétendre que même l'immeuble à usage familial. 15 A l'exclusion.35. La répartition de l'actif commun et de l'actif propre obéit à des règles spécifiques selon que le régime adopté est celui de la communauté conventionnelle ou à la communauté réduite aux immeubles à usage familial. ne se révèle dans toutes ses dimensions (y compris fiscales) qu'à sa dissolution et celle-ci. évidemment. 22. 14 J. 16 . un régime matrimonial. Fiscalement. bénéficie d'un régime fiscal favorable comme bien de mariage et échapper ainsi aux droits de mutation par décès SECTION II : CONSEQUENCES FISCALES LIEES AU REGIME MATRIMONIAL 21.Par ailleurs. CARBONNIER : « Essai sur les lois ». elle englobe un actif et un passif. p. mais dans tous les cas. dans un souci de moindre coût fiscal.

Effets du contrat de mariage 26. n'entraînent la perception d'aucun droit particulier d'enregistrement. indépendamment de la célébration. sauf restitution 17 .Statut fiscal inachevé des époux communs en biens §1 : Droits exigibles intervenant lors de la rédaction de l'acte de mariage 23.Quelle que soit la structure du régime matrimonial adopté. b. Ce sont les stipulations susceptibles de faire l’objet d’une convention indépendante du contrat de mariage telles que les donations de biens.Régime du contrat au regard des droits d'enregistrement 25. En revanche. le contrat de mariage est un élément essentiel pour la détermination du régime fiscal applicable.Le contrat de mariage est dispensé de la formalité de l'enregistrement et du timbre. immobiliers ou de numéraires. puisque la célébration constitue une condition suspensive et doit normalement suspendre la perception des droits. lorsque la dot servie par l'époux n'excède pas deux cents dinars. Quoique l'effet du contrat soit subordonné à la célébration du mariage. sont taxées d'une manière autonome et immédiate. ces apports sont immédiatement imposables. Ces opérations peuvent alors donner lieu au paiement des droits d'enregistrement A) Etablissement de l'acte de mariage 24. lorsque la dot stipulée excède ce montant ou s'il comporte le transfert de la propriété de biens.Bien que son effet soit subordonné à la célébration du mariage. a. En cela. Tel est le cas de l'option pour la communauté. à l'intérieur du contrat de mariage peuvent se trouver des conventions qui pourraient avoir une existence autonome. La dot peut être constituée de biens mobiliers. En effet un acte (ou contrat) de mariage peut contenir des donations ou d'autres avantages.Toutes les clauses du contrat de mariage qui en sont dépendantes. le droit fiscal s'écarte du droit commun. Il faut rappeler qu'en droit tunisien (comme en droit musulman) la constitution d'une dot par le futur époux au profit de la future épouse est une condition de validité du mariage. c'est-à-dire qui ne peuvent exister hors de cette convention. Il devient soumis à la formalité. le contrat de mariage donne immédiatement lieu à la perception des droits qui en résultent. De telles stipulations. si elles se présentent.

étant donné qu'il n'existe aucune règle imposant un délai entre la passation du contrat et le moment du mariage. Les contrats de mariage qui constatent des donations de la part des futurs époux sont normalement soumis aux droits de mutations à titre gratuit dans les conditions du droit commun. Paris-Cujas 1999. d'immeubles entre époux réservés à l'utilisation de la famille ou à son intérêt que le bien immobilier ait été acquis avant ou après le mariage ou l'option pour la communauté. 4éd. L'option pour la communauté n'implique nullement l'intention de gratifier et il n'y a pas non plus acceptation de la part du bénéficiaire. L'article 51 de la loi de finances pour 2005 a apporté quelques assouplissements. l'administration a retenu le décès de l'un des futurs époux ou le mariage de l'un d'eux avec une autre personne. C'est-à-dire 2. Il a prévu l'enregistrement au droit fixe de chaque copie d'acte des donations17. comme preuve de non-célébration du mariage.5% de la moitié de la valeur du bien majoré de 1% pour les biens immobiliers immatriculés et non immatriculés et du droit de timbre.Elles peuvent avoir été faites dans le contrat de mariage ou indépendamment de celui-ci. 17 Le terme de donation employé par le législateur paraît inapproprié. dès lors qu'un contrat de mariage est conclu sans condition de célébration16. 18 . C) Donations consenties par un tiers 28. toutes les autres donations de biens immobiliers sont fiscalement soumises au droit commun. En France. Les seules difficultés concernent la preuve de la noncélébration.VII. B) Les libéralités entre époux 27.Un contrat de mariage peut théoriquement contenir une donation consentie par un tiers ou plus généralement l'engagement par 16 Sur la nature particulière de cette condition : Ph. AYNES: « Les régimes matrimoniaux » : Cours de droit civil T. En dehors des immeubles destinés à l'usage familial. Le terme approprié paraît celui d'apport à la communauté. MALAURIE et L.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens ultérieure si le mariage n'est pas célébré.

lorsque le tiers s'oblige à payer la dot mais en renonçant expressément au droit d'exercer un recours contre le futur époux. §2) Incidences fiscales suite à l'option pour le régime de communauté 29.366). au cas où celui-ci n'exécuterait pas son engagement au terme convenu il est du alors le droit fixe par page. p.Comme il a été précisé. la libéralité est taxée suivant son montant et le lien de parenté entre le donateur et le bénéficiaire. Les droits de mutation à titre gratuit sont alors calculés en fonction du lien de parenté entre le donateur et chacun des futurs époux. Les droits sont assis sur la part revenant à chacun d'eux.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens un parent ou un tiers de payer la dot constituée à la future épouse. 19 . condition essentielle de toute donation. Cours du droit d’enregistrement Ministère des Fiances 1956 précité. les droits de mutation à titre gratuit. Si la libéralité est faite à un époux sans que le donateur n'ait voulu gratifier le conjoint. il n'y a aucune particularité fiscale à signaler. ne sont pas toujours dus. les droits de mutation à titre gratuit ne sont pas toujours dus18. le payement de la dot par le tiers n'implique nullement chez ce dernier l'intention de gratifier la femme. En effet. la communauté est une entité susceptible de recevoir et de donner. Les libéralités peuvent aussi gratifier les deux époux conjointement. A défaut de désignation des parts. Dans ce cas. Réfallo. s'il s'engage à payer en tout état de cause la somme promise. Si le donateur est l'ascendant de l'un des époux. il y a obligation de sa part passible également du droit fixe par page. Le problème du régime fiscal de 18 Quant un parent ou un tiers intervient pour garantir le paiement de la dot. les droits de mutation à titre gratuit sont calculés au tarif applicable entre descendants et ascendants pour l'un et entre personnes non apparentées pour l'autre. En effet si le parent ou le tiers intervient au contrat pour garantir à la femme le paiement de la dot promise par le mari. son engagement constitue une véritable donation passible des droits de mutation à titre gratuit. on doit considérer que la donation est consentie pour moitié à chacun d'eux. En revanche. Le taux applicable serait alors en fonction du degré de parenté entre le tiers et le mari (cf. en cas de paiement. de se retourner contre l'époux défaillant. Le tiers conserve d'ailleurs. cette clause constitue une disposition indépendante qui doit être taxée séparément. Dans ce cas.

en principe. Cette notion est imprégnée de relativisme et de subjectivisme. dès lors que les droits de mutation à titre onéreux ou gratuit ont été acquittés avant ou à l'occasion de l'entrée des biens dans la communauté.. On peut s'interroger enfin sur le sort réservé à l'immeuble à usage familial acquis par l'un des époux de chez un promoteur. Elle dépend.Ce régime peut aller au-delà des immeubles à usage familial acquis après le mariage en permettent. »Mais qui décide que l'immeuble est affecté à l'intérêt propre de la famille? La famille se limite-t-elle aux époux communs en biens ou également à leurs enfants ? Les services de contrôles fiscaux auront bien de difficulté à vérifier ces qualifications. de l'appréciation qui en est donné et conduit souvent à un arbitrage entre des intérêts opposés entre chacun des époux d'une part et le fisc d'autre part. A) L'option pour le régime de la communauté réduite aux immeubles propres à l'usage familial 30. a décidé de soumettre au droit fixe les apports d'immeubles à usage familial à la communauté.A priori. Mais la loi est restée sur cette question silencieuse. La conservation de la propriété foncière serait-elle alors tentée de l'inscrire comme bien commun? B) Le régime conventionnel 31. un tel régime ne pose pas problème au niveau fiscal. l'article 11 de la loi du 9 novembre 1998 donne une définition de cette notion: il s'agit « d'immeubles se situant dans les zones d'habitation ou achetés à des promoteurs immobiliers. suite à une promesse de vente antérieure au mariage et dont le contrat définitif n'est établi qu'après l'acte de mariage. ou l'immeuble situé dans une zone d'habitation mais acquis par l'un des époux en vue de son utilisation à usage professionnel..ou les immeubles dont les actes d'acquisition ou ceux dont il sera prouvé qu'ils ont été effectivement occupés en tant que logement familial..Statut fiscal inachevé des époux communs en biens ce mouvement se pose.. en effet. à l'un des époux de 20 . Mais bien d'autres problèmes se posent: on peut s'interroger d'abord sur la notion d'immeubles propres à l'usage familial et à l'intérêt propre de la famille? Certes. Ce n'est que six ans après son entrée en vigueur que le législateur. dans le cadre de la loi de finances pour 2005. On peut s'interroger également sur la notion même d'intérêt de la famille.

Fiscalement. soit d'en changer entièrement. tout apport à la communauté est considéré comme un transfert de propriété donc comme libéralité et taxé comme tel (à l'exclusion des immeubles à usage familial). les époux peuvent convenir. soit de le modifier. l'enregistrement au droit fixe nécessite. §3 . l'article 21 de la loi du 9 novembre 1998 admet qu'après deux ans d'application du régime matrimonial. 19 Pour l'administration. aucun avantage fiscal n'a été prévu dans la nouvelle loi relativement aux biens mis en commun. 21 .Statut fiscal inachevé des époux communs en biens tirer un profit de l'autre. la réunion des conditions suivantes : .Incidences fiscales intervenant à l'occasion d'un changement du régime matrimonial 33. une fois le mariage célébré. de donation ou de legs ainsi que les immeubles affectés à un usage purement professionnel. outre l'affectation de l'immeuble à l'usage de la famille ou à son intérêt. L'administration justifie sa position en se référant à l'article 10 de la loi du 9 novembre 1998 qui exclut ces biens de l'application du régime de la communauté20.En principe. n°4/ 2005 DGI 2005/11). il ne peut être apporté de changements au régime matrimonial.l'affectation des biens doit se produire entre les deux parties liées par un contrat de mariage. . les immeubles dont la propriété a été transférée à l'un des époux par voie de succession.l'opération doit être à titre gratuit (NC. Par exception. Normalement. .l'introduction dans la communauté de biens doit porter sur des immeubles. Normalement les droits dus par les époux qui changent de régime matrimonial sont les mêmes que ceux qui seraient dus lors de l'option pour ce régime. 32.Une exception a été cependant prévue par l'article 51 précité qui soumet à l'enregistrement au droit fixe par page l'apport à la communauté d'immeubles réservés à l'utilisation de la famille ou à son intérêt19. c'est-à-dire l'enregistrement de l'acte de changement au droit fixe. 20 NC N°4/2005 précitée. sont exclus du champ d'application de ce régime. Selon l'administration.

d'entraîner la cessation de l'activité exercée. En matière d’imposition des revenus : les revenus résultant de la communauté. n°41. de divorce. de séparation judiciaire de leurs biens et d'annulation du mariage. 923). comm.5%) majoré de 1% pour les biens immobiliers immatriculés ou non immatriculés et du droit de timbre. Il peut arriver que cette dissolution soit entraînée par celle du mariage. doivent être répartis à raison de 50% pour la période allant du 1er janvier à la date de la dissolution de la communauté. Cette situation donne lieu à la liquidation de la communauté21. Quant aux enfants. la dissolution équivaut à une cessation et donne ouverture à une imposition immédiate allant du 1er janvier à la date de la dissolution. Il en va ainsi en cas de mort de l'un des époux.. ceux-ci doivent être considérés comme étant à la charge de celui qui par jugement ou par accord en a la garde. relativement à l'année de dissolution de cette dernière. Cette situation se rencontre principalement dans le cas d'un changement du régime matrimonial. le passage d'un régime communautaire à un régime de séparation de biens donne lieu au paiement du droit de partage (0. d'absence déclarée. 21 Les personnes mariées sont soumises à une imposition séparée. le passage d'un régime séparatiste à un régime de communauté est soumis au droit fixe. Dans le cas d'une communauté conventionnelle englobant l'exploitation d'une activité professionnelle. la dissolution de cette communauté par l'effet du divorce a pour effet. 22 . En revanche. s'il concerne des biens à usage familial et le droit de mutation à titre gratuit pour les autres cas. §4. à compter du partage qui fait cesser l'indivision.Les causes de dissolution du régime matrimonial peuvent être regroupées en deux catégories (article 18) : La dissolution du régime matrimonial peut se produire sans dissolution du mariage. En matière de TVA : Dans le cas d'une activité exercée par une communauté conjugale et assujettie à la TVA.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 34.Conséquences fiscales suite à la liquidation des régimes matrimoniaux 35.Cela étant dit. l'administration peut demander la régularisation des déductions des taxes ayant grevé les immobilisations même si l'activité en cause a été poursuivie par l'un des conjoints après le partage de la communauté (CE 6 Avril 2001 DF.

Pour liquider les régimes communautaires. . A) Précisions sur la masse partageable 37-Pendant la communauté.).lorsque l'un des époux cède en échange un de ses propres contre un bien affecté à la communauté. C'est seulement à la suite d'une telle opération que la masse partageable peut être fixée. les fonds versés proviennent. puisque le bien acquis devient alors commun.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 36. . on procèdera à son partage. 22 En France. améliorés ou réparés avec des deniers propres.lorsqu'elle a encaissé des deniers propres ou provenant de la vente d'un propre sans qu'il en ait été fait emploi ou remploi. ou financer l'installation de certaines commodités dans l'immeuble commun (chauffage central. Ainsi un conjoint a-t-il pu utiliser des fonds communs pour procéder à l'amélioration d'un bien propre. pour plus de la moitié du prix et des frais. en cas de contestation de récompenses dues par la communauté ou à la communauté. Il est donc indispensable d'établir un compte de récompenses entre chacun des deux époux et la communauté22.lorsque des biens communs ont été acquis. Une fois que la masse commune aura été isolée.lorsque dans une opération de remploi effectuée par un époux. climatisation. des mouvements de valeurs ont pu se produire entre la communauté et les patrimoines propres des époux. toutes les fois qu'elle a tiré profit de biens propres ». il faut commencer par reconstituer les trois masses de biens : biens communs. l'article 1433 du code civil pose le principe des récompenses dues par la communauté en ces termes : « la communauté doit récompense à l'époux propriétaire. la liquidation de la communauté ne constitue en réalité qu'une opération comptable destinée à fixer les droits des parties. biens propres de la femme et biens propres du mari. Pour connaître la composition de chacun de ces patrimoines il faut prendre pour base la contrat de mariage ou l'acte de communauté.lorsqu'un époux a payé au moyen de deniers propres une dette devant rester définitivement à la charge de la communauté. elle ne donne lieu qu'à la perception d'un droit fixe. . Dans cet esprit.. 23 .Cela étant. la preuve peut être administrée par tous moyens pour déterminer leur existence et leur montant. Dans la mesure où elle ne s'accompagne pas de partage. . de la communauté. la communauté doit récompense : . En principe..

Ce régime consacre le principe du cloisonnement des patrimoines. La liquidation de la communauté comprend dans ce cas les opérations suivantes : . des dettes peuvent exister entre eux. La liquidation est fixée par les héritiers et le conjoint survivant. Il 24 . il pèse sur elle de motiver sa décision. cependant. mariée sous un régime de communauté décède. . de divorce.établissement de la masse des biens en nature relevant de la communauté. Il arrive. la dissolution du mariage des époux mariés sous ce régime ne devrait pas donner lieu à liquidation dès lors qu'elle implique l'inexistence de biens communs à partager.Lorsqu'une personne. soit à la suite du changement du régime matrimonial.Elle peut intervenir. legs ou héritage et les conserve en cas de dissolution du mariage. de séparation judiciaire des biens ou de l'annulation du mariage. B) Liquidation de la communauté en cas de décès 38. § 5 . il y a liquidation de cette communauté. En principe. C) Liquidation de la communauté du vivant des époux 39. Chacun des époux reste seul propriétaire des biens qu'il acquiert ou reçoit par donation. .Aspects fiscaux des partages entre époux A) Epoux mariés sous le régime de séparation des biens 40. La succession comprend l'actif net des patrimoines propres et la moitié de l'actif net de la communauté.la somme de la différence existant après ces opérations constitue le boni de liquidation qui doit être partagé obligatoirement par moitié. De plus.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens En cas de contestation soulevée par l'administration (à l'occasion d'un divorce ou de décès de l'un des époux) aussi bien en ce qui concerne les récompenses que les biens.addition des récompenses dues à la communauté par chacun des époux. que les époux mariés sous ce régime disposent de biens en commun indivis.

la liquidation de ce régime oblige à comparer le patrimoine originaire et le patrimoine final de chacun des époux.S'agissant d'un partage intervenant entre époux antérieurement mariés sous un régime communautaire. le droit de partage est assis sur la valeur nette de l'actif partagé déterminée sans déduction des soultes ou plus-values éventuelles. la masse commune est partagée par moitié. . Ce cas ne présente pas de difficulté particulière.Le partage se pose en cas de dissolution du régime de communauté par l'accord des parties ou à la suite de divorce. lorsque les époux sont mariés sous le régime de la communauté conventionnelle. La difficulté réside. En effet. En cas de partage d'une indivision postcommunautaire. une indivision post communautaire se substitue à la communauté dès la dissolution de celle-ci. Dans tous les cas.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens convient alors de procéder à la liquidation de cette situation selon les règles du droit commun. Le patrimoine originaire se compose des biens reçus à titre gratuit (donation ou succession) lors de l'établissement de la 25 . Cette indivision se compose de tous les biens communs existant au jour de la dissolution.La liquidation de ce régime oblige à distinguer entre les deux cas suivants : . cependant dans la définition de l'immeuble à usage familial faisant partie des biens communautaires. Comme toute indivision. L'acte de partage est soumis au droit d'enregistrement au taux de 0. d'autre part. du partage de l'indivision post commu-nautaire et. 42. du partage d'une indivision ordinaire. le cas de la communauté réduite aux biens immobiliers à usage familial. 43.D'une part.5%. ces derniers ne peuvent déroger à cette règle". B) Partage des biens communs 41. lorsque les époux sont mariés sous un régime de communauté. En effet. l'indivision post-communautaire se caractérise par sa précarité et on doit lui appliquer la règle selon laquelle "Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision". Il peut s'agir d'une part.D'autre part. l'article 25 de la loi du 9 novembre 1998 précise que la communauté se partage par moitié entre époux. il est nécessaire de distinguer deux situations.

Les partages.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens convention de communauté et qui n'ont pas été transmis à la communauté. En plus clair.Plus-values immobilières 1. 45. lorsque le bien attribué n'était pas compris dans le patrimoine originaire ou provient des biens acquis indivisément par les époux sous le régime de la communauté conventionnelle. et par conséquent ne génère aucune plus-value. mais si ce règlement s'effectue par l'attribution d'un bien relevant du patrimoine originaire de l'époux débiteur. l'opération s'analyse comme une mutation donnant lieu à perception des droits de mutation à titre gratuit calculé au tarif applicable entre époux.S'agissant des créances de participation. soit 2. normalement leur règlement donne lieu à paiement en argent. 26 .La différence entre patrimoine final et patrimoine originaire de chaque époux fait apparaître la consistance du patrimoine commun. du mariage y compris les biens dont il aurait disposé à titre gratuit (succession ou donation) après l'établissement de la convention de communauté.5% de la valeur du bien. Lorsque. le droit de partage de 0. a. Au niveau fiscal. Le patrimoine final comprend l'ensemble des biens appartenant en propres à l'époux le jour de la dissolution. En revanche.5% (majoré de 1% pour les biens immobiliers immatriculés ou non immatriculés) sera dû sur la valeur de ces biens. le partage d'un bien indivis entre époux est considéré fiscalement comme déclaratif. ne constituent pas des cessions à titre onéreux (au sens des articles 27 et 28 du Code de l'IR et de l'IS) lorsqu'ils portent sur des biens provenant d'une communauté conjugale. aucun droit n'est dû (y compris le droit de partage). il est nécessaire de s'interroger sur les biens acquis indivisément par les époux et sur les créances de participation.Régime général 46. lors de la liquidation de la communauté. même à charge de soulte. 44. même en cas de soulte. le bien attribué à l'époux était compris dans son patrimoine originaire. C) Modalités d'imposition des plus-values consécutives aux partages entre époux Il convient de distinguer entre plus-values immobilières et plusvalues professionnelles.

n°977. il n'y a pas lieu de tenir compte de la soulte versée. CHAPPERT: "Evaluation d'un fonds de commerce" note sous Cass. 27 . la maison principale est attribuée à l'un des époux. RJF 2/02. Voir également. Bull. d'autre part de retenir la valeur vénale du bien à cette date. telle qu'elle a été retenue pour la liquidation des droits de mutation (à titre onéreux ou gratuit). 2. Cass. 6 mai 1986. ceci même si objectivement le prix du bien reçu à charge de soulte est constitué par sa valeur originaire augmentée du montant de la soulte versée23. n°38-81. il convient.1989.Dans le cadre d'un divorce. en droit fiscal. p. 10 janv. B. seules sont imposables les plus-values réalisées à l'occasion d'une cession à titre onéreux d'un bien. le partage avec soulte est. les biens attribués à l'un des époux sont réputés être sa propriété à compter de la date à laquelle la communauté avait acquis ces biens24.117. L'administration peut rectifier la base d'imposition. 26 A. COTTINI: "La détermination de la valeur vénale des fonds de commerce par la méthode comparative de la Cour de Cassation".Cas de la maison principale 47. Le délai de dix ans prévus par l'article 44 du Code de l'IR et de l'IS commence à courir à partir de cette date25. n°35171. En effet. translatif et non déclaratif. l'exonération de l'impôt sur la plus-value bénéficie à l'époux attributaire de cette maison. Pour le calcul de la plus-value réalisée en cas de cession ultérieure du bien attribué lors du partage. de considérer que le bien a été acquis à la date de son entrée dans la communauté. étant précisé qu'en cas de partage de communauté conjugale.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens Le problème de la plus-value ne se pose qu'en cas de cession ultérieure du bien. Revue Recherches Juridiques. HATOUX: "L'évaluation des biens en matière d'enregistrement". Le partage des biens indivis étant déclaratif. M. le cas échéant. 25 CE 25 avril 2003 RJF 7/03 n°851. RJF 4/87 n°376. lorsque le prix déclaré est inférieur à la valeur vénale26. Defrenois 1992. En cas de cession ultérieure. 23 Au contraire du partage pur et simple. il convient d'une part. Droit prospectif 1993. n°3. 24 CE 25 février 1987. à l'occasion du partage.

Statut fiscal inachevé des époux communs en biens b. Ces plus values sont calculées sur la base de l'estimation faite lors de l'attribution du fonds au conjoint. Remarques terminales 50. les donations et avantages sont censés être maintenus par les époux.En présence d'époux mariés sous un régime conventionnel communautaire. si un seul des époux se retire et que l'autre continue l'exploitation. la communauté est susceptible de comprendre des éléments d'actif professionnel. Dans tous ces cas. A défaut de décision en la matière. soit de l'activité professionnelle de l'un d'eux. il n'y aura cessation d'entreprise qu'à l'égard de premier.Les plus-values réalisées lors du partage d'une indivision post communautaire ou d'une indivision simple sont imposables selon les règles prévues par le Code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés. la révocation des donations et avantages est constatée judiciairement et ne donne lieu par conséquent au paiement d'aucun droit de mutation à titre gratuit. En cas de divorce prononcé par consentement mutuel. Si les deux époux cèdent leurs droits dans l'indivision à un tiers.En cas de divorce ou de séparation de biens. Ces éléments passent alors dans l'indivision postcommunautaire constituée entre les époux du fait de la dissolution. 49. il est nécessaire de s'interroger sur le sort des donations que les époux ont pu se consentir. chacun d'eux sera imposable au titre de l'impôt sur le revenu à raison de la plus value dégagé à cette occasion. les époux décident eux mêmes du sort des donations et avantages qu'ils s'étaient consentis. Toutefois. Les époux peuvent être propriétaires indivis d'éléments d'actif professionnel affectés à l'exercice soit de leur activité professionnelle.Plus-value professionnelle 48. 28 . la révocation d'une donation portant sur un immeuble immatriculé ou non immatriculé donne lieu à la perception du droit de 1%. En revanche. Celui-ci doit être soumis à l'impôt à raison des plus-values dégagées sur ses droits indivis dans le fonds. Il en est de même en cas de divorce prononcé aux torts de l'un des époux ou aux torts partagés.

c'est à contre courant de la volonté déclarée du législateur de promouvoir l'égalité entre époux que se situe le régime fiscal applicable à la communauté. Janvier 2006 29 . Il semble alors urgent de réformer ce régime : les biens apportés conventionnellement à la communauté doivent s'analyser comme de simples apports n'impliquant pas un transfert de propriété et bénéficient de l'enregistrement au droit fixe. Les conséquences d'un tel régime sont d'autant plus gênantes que la proportion d'époux ayant opté pour ce régime est peu élevée. sauf s'il y a donation explicite (avec acceptation) d'un immeuble ou de l'usufruit de l'immeuble par l'époux.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 51.En définitive.

« sur des représentations positives de l’impôt telles que la justice et l’égalité. dans le précédent numéro de cette Revue. la nécessité ou encore la mise en commun et la solidarité »1.Le mécanisme de la taxe de solidarité sur les billets d’avion 1) Le fait générateur de la taxe 2) Le montant et le versement de la taxe 3) Le recouvrement de la taxe et le versement de la taxe II. p. de caractère obligatoire. 31 . c’est-à-dire un prélèvement pécuniaire. Loi n° 2005-1720 du 30 décembre 2005 de finances rectificative pour 2005. entre autres choses. et non une somme perçue en contrepartie des prestations offertes par un * 1 2 Xavier. Cette nouvelle imposition . n° 3. 16. Revue Tunisienne de Fiscalité 2005.derrière la dénomination « taxe » se trouve ici en réalité un impôt. 20654.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion LA TAXE FRANÇAISE DE SOLIDARITE SUR LES BILLETS D’AVION Xavier CABANNES * Maître de conférences à l’Université Paris 5 Sommaire I. par le Parlement français au mois de décembre 20052. JORF du 31 décembre 2005. p. après des débats houleux. article 22. « Nouveau civisme fiscal et transformations de l’alliance citoyen-contribuable ». effectué à titre définitif et sans contrepartie.La taxe de solidarité sur les billets d’avion : une nouvelle étape dans la réflexion sur la fiscalité internationale 1) La fiscalité internationale : pouvoir coercitif attribué à une organisation internationale ou système de coopération entre Etats ? 2) La création d’une imposition internationale et la souveraineté des Etats Le professeur Michel Bouvier.Cabannes @ univ-paris5.fr Michel Bouvier. C’est sur cette idée même de solidarité que repose la nouvelle taxe sur les billets d’avion adoptée. soulignait que la légitimité sociologique de l’impôt s’appuie.

parmi les différentes hypothèses envisagées alors. Doc. améliorer la santé maternelle . dès juin 2001. p. notamment. auxquels sont associées 18 « cibles » dont le degré de réalisation est à évaluer à travers 48 « indicateurs » 3. peu d’Etats semblent prêts à suivre la France sur cette voie. notamment pour répondre aux besoins de financement les plus urgents. Cette Déclaration est à l’origine des huit objectifs du millénaire pour le développement à atteindre au plus tard en 2015 (réduire l’extrême pauvreté et la faim . réduire la mortalité infantile . le paludisme et d’autres maladies . pour l’heure. Le Président français avait alors proposé la création à « titre expérimental » d’un prélèvement international pour financer la lutte contre le sida . lors de la présentation de cette disposition. la lutte contre le sida. présidé par M.doit beaucoup à une proposition du Président Jacques Chirac relancée le 26 janvier 2005. Incontestablement. il est grand temps de réfléchir en profondeur sur la restructuration des modèles financiers et budgétaires qui est en cours et sur l’influence de certains modèles… Voir l’évaluation des besoins dressée. NU A/55/1000. Mais. 32 . 26 juin 2001. ancien Président du Mexique. espérer que l’exemple français aurait un effet d’entraînement maximum au niveau international. avait été adoptée la Déclaration du millénaire. Fin 2005. mettre en place un partenariat mondial pour l’environnement). figurait un prélèvement sur les billets d’avion. cette mesure vise à lever des ressources pérennes pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. assurer l’éducation primaire pour tous . les progrès obtenus n’étaient nullement à la hauteur de l’emphase de la Déclaration du millénaire4. Le Gouvernement français a déclaré. combattre le sida. à l’occasion du Forum économique mondial de Davos. à l’occasion de la 55ème session de l’Assemblée générale de l’ONU. promouvoir l’égalité des sexes . C’est dans ce contexte qu’a été adoptée la taxe française de solidarité sur les billets d’avion afin de financer. 81. Selon l’exposé des motifs du projet de loi de finances rectificative pour 2005. En septembre 2000.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion service public . assurer un environnement durable . 3 4 Ce type de démarche et de nomenclature n’est pas sans rappeler celui adopté par la France avec la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001. dans le Rapport du Groupe de haut niveau sur le financement du développement à l’échelon intergouvernemental. Ernesto Zedillo.

ce qui a peu de chance de se produire. qu’il s’agisse de vols intérieurs ou internationaux. aucun des traités encadrant le transport aérien international n’interdit la création d’un prélèvement forfaitaire sur les billets d’avion. avec deux milliards de passagers en 2005. Incontestablement. Cependant. sans en conditionner l’entrée en vigueur à l’adoption d’un système équivalent par d’autres Etats. le Parlement a adopté une taxe assise sur le montant brut des transactions sur devises au comptant ou à terme (actuel article 235 ter ZD du code général des impôts) dont il avait été annoncé que le produit servirait à financer certaines politiques en faveur du développement. JORF du 29 décembre 2001. A l’heure actuelle ce taux est de 0 % en attendant que l'ensemble des pays de la Communauté européenne aient adopté ladite taxe . est une activité en croissance rapide et constante. En outre. 5 6 Loi de finances pour 2002. ce trafic devrait. D’autre part. p. En effet. selon les prévisions actuelles. afin de ne pas reproduire l’échec de la taxe française sur les transactions sur devises. d’une taxe sur les transactions sur devises. Le taux de cette taxe doit être fixé par décret qui prendra effet « à la date à laquelle les Etats membres de la Communauté européenne auront dû achever l’intégration dans leur droit interne des mesures arrêtées par le Conseil prévoyant l’instauration. le Parlement a adopté ce prélèvement. il n’existe aucun obstacle juridique à l’institution d’un tel prélèvement. réalisé à la demande du Conseil ECOFIN de juin 2005. en 20015. En effet le Conseil ECOFIN a rejeté. tout en sachant que peu d’Etats y sont par ailleurs favorables. l’hypothèse de l’extension d’un tel prélèvement à l’ensemble des Etats membres de la Communauté. 33 . SEC (2005) 1067. L’instauration de la taxe de solidarité sur les billets d’avion a été favorisée. Dans la décennie à venir. en avril 2005. augmenter de 5 % par an. car le transport aérien. qu’il n’existe aucun obstacle à l’instauration d’une telle taxe. dans l’ensemble des Etats membres. dès lors qu’est respecté le principe communautaire de non discrimination6. par rapport à d’autres possibilités de prélèvement. et au plus tôt le 1er janvier 2003 ». il ressort du document de travail du 1er septembre 2005 de la Commission européenne.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion tant pour des raisons politiques qu’économiques. Une telle ressource devrait donc croître rapidement et fortement. D’une part. 21074.

I.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion l’instauration de cette taxe au mécanisme simple (I) constitue une nouvelle étape importante dans la réflexion sur la mise en place d’une fiscalité internationale (II). de 7.92 euros par passager embarqué à destination de la France ou d’un autre Etat membre de la Communauté européenne ou d’une autre partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen (alinéa 2 du II de l’article 302 bis K) . Il appartient aux entreprises de transport aérien de déclarer chaque mois le nombre de passagers et la masse de fret et de courrier embarqués au cours du mois précédent. L’article 22-II de la loi de finances rectificative pour 2005. dont le contenu sera applicable à compter du 1er juillet 2006. dans la limite respectivement de 1 euro et de 4 euros. Cette taxe de l’aviation civile est de 3.17 euro par tonne de fret ou de courrier embarquée (alinéa 4 du II de l’article 302 bis K). 34 . Un décret fixe le montant de cette majoration. sans supplément de prix à bord.04 euros par passager embarqué vers d’autres destinations (alinéa 3 du II de l’article 302 bis K) et enfin de 1. vient compléter l’article 302 bis K du code général des impôts en y ajoutant un VI : « les montants mentionnés aux deuxième et troisième alinéas du II font l’objet d’une majoration au profit du fonds de solidarité pour le développement.LE MECANISME DE LA TAXE DE SOLIDARITE SUR LES BILLETS D’AVION L’article 302 bis K du code général des impôts définit le régime de la taxe de l’aviation civile due par les entreprises de transport aérien public et qui est assise sur le nombre de passagers et sur la masse de fret et de courrier embarqués en France. de 10 euros et de 40 euros ». lorsque le passager peut bénéficier. La déclaration adressée aux comptables du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » est accompagnée du paiement de la taxe. Le mécanisme fiscal mis en place en est extrêmement simple. La nouvelle taxe de solidarité sur les billets d’avion (appellation issue du projet de loi de finances rectificative mais non insérée dans le libellé même de l’article) est donc une « majoration » de la taxe de l’aviation civile applicable aux passagers. ou. de services auxquels l’ensemble des passagers ne pourrait accéder gratuitement.

Les exemptions prévues par le I de l’article 302 bis K du code général des impôts sont donc applicables à la nouvelle taxe. en deuxième lieu. les passagers en transit direct repartant par le même aéronef avec un numéro de vol au départ identique au numéro de vol de l’aéronef à bord duquel ils sont arrivés . les passagers reprenant leur vol après un atterrissage forcé. viennent en France pour quelques heures seulement puis s’en retournent vers leur lieu de provenance). 35 . 7 Pour la France.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion 1) Le fait générateur de la taxe La nouvelle taxe de solidarité sur les billets d’avion constituant une « majoration » de la taxe de l’aviation civile. D’une part. par exemple pour affaires. son arrivée a eu lieu par voie aérienne sur le même aéroport que celui d’où il embarque ou sur un aéroport faisant partie du même système aéroportuaire au sens du règlement (CEE) n° 2408/92 du Conseil du 23 juillet 1992 7 . le fait générateur en est quasiment identique : il s’agit du nombre de passagers transportés (est donc exclue ici la masse de courrier ou de fret). toujours au sens de la taxe de l’aviation civile. au sens de la taxe de l’aviation civile ne sont pas considérés comme des « passagers » : le personnel navigant et technique à bord . puisque eux seuls sont pris en compte. les enfants de moins de deux ans . le délai entre les heures programmées de son arrivée et de son départ n’excède pas vingt-quatre heures et enfin. ne sont pas considérés comme des « vols commerciaux de transport aérien public » les évacuations sanitaires d’urgence et les vols locaux n’impliquant pas de transport entre différents aéroports. la taxe de solidarité aura un champ d’intervention plus restreint que la taxe de l’aviation civile. D’autre part. concernant les passagers. l’aéroport de sa destination finale est distinct de celui de sa provenance et ne fait pas partie du même système aéroportuaire (afin de ne pas exonérer de la taxe de solidarité les personnes qui. Est considéré comme étant en correspondance le passager remplissant trois conditions cumulatives : en premier lieu. « la majoration n’est pas perçue lorsque [le passager] est en correspondance ». en troisième lieu. En effet. forment deux systèmes aéroportuaires d’une part « ParisCharles de Gaulle-Orly-Le Bourget » et d’autre part « Lyon-Bron-Satolas ». Cependant.

La loi réserve ici un traitement particulier aux passagers pouvant « bénéficier sans supplément de prix à bord de services auxquels l’ensemble des passagers ne pourrait accéder gratuitement ». le contentieux en sera suivi par la direction générale de l’aviation civile et les réclamations devront être présentées. qui sera définitivement fixé par décret. tout comme la taxe de l’aviation civile. En second lieu. ce montant varie « selon la destination finale ». Le recouvrement en sera donc assuré par les agents comptables du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » selon les procédures. est plafonné. garanties et sanctions applicables en matière de taxes sur le chiffre d’affaires. principal opérateur du dispositif français d’aide publique au 36 . à 1 euro pour les passagers en « classe économique » et à 4 euros pour les passagers en « classe affaires » et « première classe » voyageant à destination de la France. En premier lieu. les sommes devront être reversées mensuellement à l’Agence française de développement. la taxe est plafonnée à 10 euros en « classe économique » et à 40 euros en « classe affaires » et « première classe ». est due par les entreprises de transport aérien public (elle sera néanmoins sans aucun doute répercutée sur le prix des billets d’avion par les compagnies aériennes). Une fois recouvrées par les agents comptables du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens ». par la loi. d’un autre Etat membre de la Communauté européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen. le montant de la taxe varie selon la classe commerciale de transport. sûretés. En outre. 3) Le recouvrement et le versement de la taxe La taxe de solidarité sur les billets d’avion. instruites et jugées comme en matière de taxes sur le chiffre d’affaires. Les sommes en cause seront recouvrées dans les conditions fixées au V de l’article 302 bis K du code général des impôts pour la taxe de l’aviation civile. Le montant de la taxe. à savoir aux passagers voyageant en « classe affaires » et « première classe ».La taxe française de solidarité sur les billets d’avion 2) Le montant de la taxe Le montant de la taxe de solidarité sur les billets d’avion doit être fixé selon deux critères. Pour les passagers à destination d’autres Etats.

imaginé 8 Il s’agit là d’un établissement public industriel et commercial. ce nouveau dispositif devra faire l’objet d’une évaluation à l’issue d’une période de vingt-quatre mois suivant sa mise en œuvre. que les sommes en cause devront être affectées à un fonds de solidarité pour le développement « dont l’objet est de contribuer au financement des pays en développement et de tendre à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion développement8. cette ressource fiscale ne relèvera pas du budget général. c’est en détournant l’idée initiale du prix Nobel d’économie que les pistes privilégiées pour créer un prélèvement de solidarité internationale se sont multipliées. En effet. L’article 22-II. 37 . les choses n’étant pas explicitement écrites. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la volonté de certains mouvements ou de certains hommes politiques de créer une imposition internationale (dite « taxe Tobin »). JORF du 1er novembre 1992. on comprend indirectement. Aussi.LA TAXE DE SOLIDARITE SUR LES BILLETS D’AVION : UNE NOUVELLE ETAPE DANS LA REFLEXION SUR LA FISCALITE INTERNATIONALE Le concept même d’une imposition internationale a pu être diffusé à partir de l’idée de James TOBIN. selon l’article 22-III de la loi de finances rectificative du 30 décembre 2005. Ce prélèvement. ajoutant un VI à l’article 302 bis K du code général des impôts. II. ce fonds. le libreéchange. James TOBIN défendait. Cependant. A lire l’article 22 de la loi de finances rectificative pour 2005 du 30 décembre 2005. précise quant à lui que les sommes dégagées par la nouvelle taxe doivent être reversées à l’Agence française de développement… Le lien bien qu’indirect est néanmoins clair. créé par l’article 22-I de la loi du 30 décembre 2005. article 1er des statuts annexés au décret n° 92-1176 du 30 octobre 1992. cependant tant son produit que son utilisation pourront être contrôlés par les commissions des finances (rapporteur général de chacune des commissions des finances et rapporteurs spéciaux sur les crédits d’aide publique au développement). est géré par l’Agence française de développement. En outre. comme la plupart des économistes. La proposition formulée par James TOBIN ne visait en rien à créer un prélèvement de solidarité internationale destiné au financement du développement durable. notamment dans le domaine de la santé ».

dans le sens de l’existence d’impositions internationales . les propositions visant à créer une fiscalité internationale . Moins de deux ans plus tard. que la « taxe TOBIN » est devenue un symbole de la solidarité internationale. En opposition aux thèses de Milton Friedman. outre la taxation. par la définition de la valeur de toutes les monnaies nationales par rapport à l’or ou au dollar. Afin d’éviter un retour aux errements des années 1920-1930. le système monétaire mis en place à Bretton Woods. les Etats-Unis annoncèrent unilatéralement l’inconvertibilité du dollar en or. Ont ainsi pu être avancées. en juillet 1944.rencontrent un large écho. notamment. Autour de ces parités officielles existaient des marges de fluctuation de +/. d’une taxe additionnelle sur les bénéfices des entreprises internationales. Ce n’est donc qu’à la suite de détournements. d’une taxe sur les flux de capitaux étrangers sortant et entrant du territoire des Etats conservant un secret bancaire ou encore. se caractérisait. intervenait le passage au flottement généralisé des monnaies. Le rapport des définitions officielles permettait de déterminer les parités des monnaies entre elles. En réalité à Bretton Woods s’était mis en place un véritable système d’étalon-dollar. Les Etats-Unis s’étaient d’ailleurs engagés à assurer la libre convertibilité en or du dollar au bénéfice de toutes les banques centrales des autres Etats membres du Fonds monétaire international.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion quelques années après l’abandon du système de Bretton Woods.1%. sa proposition. le prélèvement imaginé par James TOBIN aurait permis de taxer les opérations de change afin de limiter les mouvements spéculatifs à court terme (quelques jours) et de réguler consciemment le système monétaire et financier international. Depuis quelques années. entre autre. des transports aérien et maritime. en mars 1973. en 1978. Mais en août 1971. L’essentiel de ces idées est qu’il n’est nullement question d’entraver le fonctionnement des marchés financiers ou de compromettre l’équilibre économique des 38 . C’est dans ce contexte que le keynésien James TOBIN avait formulé. convaincu du caractère autorégulateur du marché monétaire et financier. des idées de création d’une taxe sur les ventes internationales d’armes. avait pour James TOBIN un objectif monétaire et financier précis. d’une taxe sur une fraction des transactions financières internationales. dénoncés par James TOBIN lui-même. sous diverses formes.

nullement incompatible avec la souveraineté des Etats. Il s’agit d’imposer certaines activités ou certains secteurs économiques afin de financer des actions internationales en faveur du développement durable. Incontestablement. l’hypothèse d’un recours à une fiscalité internationale. beaucoup plus réalisable. mais participe d’un accord international quant aux caractéristiques de ce prélèvement (assiette et taux) et à l’emploi des sommes recueillies. en l’état des conceptions politiques. le fait d’envisager une taxe internationale revenant à une organisation internationale peut surprendre et surtout gêner les Etats ou du moins leurs représentants. C’est un tel système de coopération que la France tente. manifestement avec difficulté. comme l’un des signes de l’Etat. les débats ont d’ailleurs porté en grande partie sur la question du poids et de la neutralité économiques de ce prélèvement. La seconde proposition est. chaque Etat participant instaure et lève un impôt selon ses règles nationales. offre à ces dernières différentes options. En effet. soit à l’établissement d’un système de coopération internationale. 1) La fiscalité internationale : pouvoir coercitif attribué à une organisation internationale ou système de coopération entre Etats ? Le concept de fiscalité internationale peut renvoyer soit à l’attribution du pouvoir coercitif de lever l’impôt à une organisation internationale. Dans une telle hypothèse. Dès lors qu’un prélèvement fiscal international est recouvré pour (voire par) une organisation internationale. cette dernière définit l’utilisation des sommes et procède elle-même à l’emploi des fonds. la plus complexe à réaliser.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion activités concernées. La première proposition est. Mais ici un haut degré de coopération entre les Etats est nécessaire. en l’état actuel des conceptions politiques. de tradition. Mais un traité pourrait parfaitement réserver à une telle organisation la capacité de définir précisément l’assiette et le taux de ce prélèvement et d’en percevoir le produit. voire le soin (si cela est réalisable matériellement) de recouvrer elle-même cette imposition. Les Etats fixent donc d’un commun 39 . Lors de l’examen de la nouvelle taxe de solidarité sur les billets d’avion. de mettre en place avec la taxe de solidarité sur les billets d’avion. l’impôt apparaissant.

sous peine.. Cour de Metz. sous la même peine encourue pour contrebande ». 29 juillet 1871.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion accord l’assiette. de la conduite des relations internationales ou encore du maintien de l’ordre public. les caractéristiques essentielles du taux et l’emploi des fonds récoltés. les Actes du colloque de la Société française de finances publiques des 3-4 juin 2004. Meulemester et Brabant c/ Douanes. baisse des impôts ou encore augmentation des dépenses publiques) et ne servent pas à mener des programmes en faveur de l’environnement9. de subir les peines édictées pour contrebande . le droit de lever des impôts. il en résulte que l’introducteur de marchandises étrangères. par exemple en France. 2. 9 10 Sur ces aspects voir. 1872. d’en fixer le caractère et le quantum a toujours été considéré comme un des attributs essentiels et fermement défendu de la souveraineté intérieure d’un Etat y compris dans des circonstances extrêmes10. Ainsi. rencontrant. En effet. par exemple. S. 132 . Ainsi. 2) La création d’une imposition internationale et la souveraineté des Etats A côté de l’emploi des forces armées. 2. si elle voulait. D. n° 90. au lieu des Allemands. Le produit de la contribution en cause peut ici être dépensé à travers des procédures et institutions nationales et internationales et les Etats participants peuvent décider de mutualiser une partie de la ressource et l’allouer à des programmes communs. Ces taxes nationales ne font l’objet d’aucune coordination au niveau international. corr. RFFP 2005. la Cour de Metz avait pu en 1871 juger que « si les Allemands occupant le sol percevaient ou pouvaient percevoir les impôts. par exemple. Ch. devait lui payer les droits d’entrée à titre d’impôt. permettant ainsi d’atteindre une efficacité optimale. le droit de lever l’impôt figure au nombre des attributs de la souveraineté. rencontrant l’autorité allemande. 34.P. mais qu’il n’en résulte pas le moins du monde que le même introducteur de marchandises étrangères. L’essentiel est d’éviter la création de taxes éparses et non coordonnées. 1871. en matière d’environnement existent dans de nombreux Etats des taxes n’ayant souvent pour vocation que d’imposer les pollueurs et non d’améliorer l’environnement. 40 . « Finances publiques et protection de l’environnement ». Les recettes fiscales en cause sont alors utilisées en fonction des grandes orientations politiques nationales (atténuation des déficits. par une décision demeurée célèbre. n’ait pas dû également leur payer les droits d’entrée. des agents français ayant pu reprendre leur poste.

sauf autorisation préalable du Conseil prise à la majorité des deux tiers. Mais.en établissant des prélèvements sur la production de charbon et d’acier (…) ». le Traité de Paris du 18 avril 1951 instituant la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier disposait à l’article 49 que « la Haute Autorité est habilitée à se procurer les fonds nécessaires à l’accomplissement de sa mission : . L’Union européenne tend-elle à devenir un Etat ?. par ex. existent. v.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion Politiquement. de même. 8ème éd. et dont le produit soit constituerait l’une des ressources d’une entité internationale ou supranationale 11 soit serait employé selon les critères fixés par un traité ? Assurément oui.. Ainsi. alors même que le droit de créer et de lever l’impôt est une marque de la souveraineté de l’Etat. Pourrait-on concevoir un prélèvement de nature fiscale qui frapperait certaines activités sur le sol français. de la souveraineté des Etats. 354-356 . 2001. novembre 2004. par exemple. Guy Isaac et Marc Blanquet. Des précédents connus. L’article 50 § 2 précisait : « les prélèvements sont assis annuellement sur les différents produits en fonction de leur valeur moyenne sans que le taux en puisse excéder 1%. pouvant alimenter la réflexion. l’opuscule rédigé par Alain Laquièze et Anne Paynot. la création d’une imposition internationale est-elle incompatible avec celle-ci ? Assurément non. pp. la limitation. que nous classons dans les entités supranationales. Il s’agit bien entendu de marquer la différence entre les organisations internationales et les Communautés européennes. même restreinte.70. 41 . Le Traité du 18 avril 1951 donnait donc à la Haute Autorité la faculté d’opérer un prélèvement sur les produits de la CECA. l’objet de cette contribution n’étant nullement d’entrer dans un débat la dépassant largement. p. définie et adoptée par la communauté internationale pourrait être un obstacle à la création d’un tel prélèvement. Droit communautaire général. Ce prélèvement constituait un véritable « impôt européen ». v. Armand Colin. qu’impliquerait l’existence d’une imposition internationale créée. dont la Haute Autorité arrêtait le principe même de sa perception et le taux et calculait la valeur 11 Le lecteur peut être surpris de cette distinction entre des « organisations internationales » et des « entités supranationales » mystérieuses... Les conditions d’assiette et de perception sont fixées (…) par une décision générale de la Haute Autorité prise après consultation du Conseil ». qui ne sont certainement pas (ou plus…) des organisations internationales . sur la nature des Communautés européennes. Fondation pour l’innovation politique.

Ce versement était effectué par les contribuables sur l’un des comptes bancaires ouverts au nom de la Haute Autorité. rééd. Xavier Cabannes. Ces ressources reviennent de droit aux Communautés sans qu’une décision ultérieure des autorités nationales ne doive. Finances publiques. on le sait. Dalloz. p. En outre. ce serait par le biais d’un traité international. Raymond Carré de Malberg. droits de douane. 253. un attribut de la souveraineté de l’Etat en même temps que l’exercice même de cette puissance qui n’a pas de supérieur. 12 13 14 Dans la pratique. « la souveraineté est la qualité de la puissance étatique en vertu de laquelle cette puissance possède la faculté exclusive de se lier ou de se limiter juridiquement ellemême » 14. ressource TVA et ressource PNB) : ce système s’analyse comme un transfert définitif de ressources vers les Communautés européennes. 4ème éd. par ex. « La mise à disposition des ressources propres ». Rien n’interdit donc d’envisager que par un traité soit créée une imposition internationale. assiette du prélèvement. Aussi. existe certainement un transfert de souveraineté fiscale : nous sommes incontestablement en présence de prélèvements de nature fiscale et le pouvoir de légiférer appartient ici aux Communautés. Luc Saïdj.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion moyenne des différents produits imposables. 234. Or.. les choses sont moins simples. pp.. depuis une décision du Conseil du 21 avril 1970. Dalloz. Réforme des finances publiques. 309-316. Si une telle imposition internationale devait être créée. un Etat souverain peut en vertu de sa propre volonté consentir à être lié ou limité par un traité. en théorie12. v. Contribution à la Théorie générale de l’Etat. LGDJ. les Communautés européennes sont financées par des ressources propres (droits agricoles et cotisations sur le sucre et l’isoglucose. Sirey. démocratie et bonne gouvernance. n° 364. p. 2004. 1920.). 2003. en ce qui concerne les droits agricoles. Conclure un traité est. De même.. Cet envoi permettait de connaître automatiquement la somme à verser. les cotisations sur le sucre et l’isoglucose d’une part et les droits de douane d’autre part. 42 . Selon une formule bien connue. tome 1. la liquidation de cet impôt se faisait par les contribuables eux-mêmes (500 à 600 producteurs de charbon et d’acier) qui devaient adresser un relevé de leur production quantitative pour chacun des produits imposables. in Michel Bouvier (dir. intervenir : ces sommes « n’appartiennent pas à l’Etat » 13. 2004.

et à laquelle le Conseil constitutionnel a reconnu valeur constitutionnelle par sa décision n° 92-308 DC du 9 avril 1992). dont seule sa propre volonté et son libre consentement pourraient permettre la création de cette imposition. L’Etat souverain. l’essentiel étant. se conforme ». tout reste à faire… 43 . fidèle à ses traditions. **** Le concept de fiscalité internationale en est à ses premiers balbutiements . nous pouvons admettre que le retrait peut être prévu par le traité lui-même (en outre. le traité créant cette imposition devrait-il préciser que le produit de ce prélèvement. En simplifiant. Aussi. conserverait juridiquement la possibilité de se délier de ses engagements. soit constituerait l’une des ressources d’une structure internationale ou supranationale. comme l’affirme le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 dans son quatorzième alinéa. dans les faits. le produit de cette imposition devant. en se retirant de la communauté des parties contractantes. sur la base de la règle constitutionnelle Pacta sunt servanda (règle du droit public international à laquelle « la République française. pour éviter la dispersion de ces fonds. Il n’existe donc aucun antagonisme entre la création d’une imposition internationale et la souveraineté des Etats. qu’un Etat souverain contracte des engagements “perpétuels”. Il reste exclu. soit devrait être employé pour financer certains programmes internationaux définis. de ne pas dénoncer (ou de ne pas se retirer) unilatéralement un traité international sans volonté de négocier avec les autres parties. le traité peut parfaitement contenir des dispositions relatives à sa terminaison) ou être décidé ultérieurement d’un commun accord par les parties . en général.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion La volonté de créer une taxe internationale a pour objectif d’imposer uniformément sur l’ensemble du globe une catégorie d’opérations matérielles . financer de grands projets internationaux.

la constitution de 1946 a attribué au président de l’Assemblée Nationale une compétence résiduelle de promulguer les lois mais seulement en cas de carence du Président de la République.La notion de code II.Un agrégat B. 2.La promulgation d’une loi est à la fois le pouvoir et l’acte juridique par lesquels le Président de la République affirme qu’un texte de loi (constitutionnelle.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! « LOIS DE PROMULGATION » ET CODES FISCAUX ! Néji BACCOUCHE* Professeur à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I. 45 . organiques et ordinaires… ». Il découle de cette formule empruntée par notre constitution au droit constitutionnel comparé1 que le Président de la République exerce seul l’attribution de promulgation des lois2. D’ailleurs.L’acte de promulgation B. cette prérogative présidentielle constitue une compétence liée même si le Président peut renvoyer le texte pour une nouvelle lecture . La promulgation doit alors avoir lieu dans « un second délai maximum de quinze jours » (article 52 de la constitution).L’article 52 de la constitution tunisienne dispose que « le Président de la République promulgue les lois constitutionnelles.La double dénaturation de l’acte de promulgation et du concept de code A. En France.Une absurdité ************ 1.tn En particulier la constitution française de 1958 (article 10). auquel cas le projet de loi doit être voté à la majorité renforcée des membres de la seule Chambre des Députés. organique ou ordinaire) a été * 1 2 E-mail : neji baccouche@planet.Hétérogénéité du contenu des lois de promulgation A.

429. l’article 44 distinguait bien entre la signature et la promulgation de la loi7.. n° 1202 du 26 juin 1995 Société Comptoir Marocain COMACO) ce qui suit : ‫" ﺣﻴﺚ اﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻬﺎ أﻧﻪ ﻳﺘﺠﻪ اﻟﺘﻤﻴﻴﺰ ﺑﻴﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﺻﺪار اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻮﻻهﺎ رﺋﻴﺲ اﻟﺪوﻟﺔ ﺗﺘﻮﻳﺠﺎ‬ ‫ﻟﻺﺟﺮاءات اﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ واﻟﺘﻲ ﻳﺸﻬﺪ ﻣﻦ ﺧﻼﻟﻬﺎ ﺑﺄن اﻟﻘﺎﻧﻮن اﺳﺘﻮﻓﻰ ﺷﻜﻠﻴﺎﺗﻪ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ وأﻧﻪ اﺻﺒﺢ ﻗﺎﺑﻼ ﻟﻠﺘﻨﻔﻴﺬ‬ . 3 4 5 6 7 Gaston JEZE.‫ﻳﺨﺘﻢ رﺋﻴﺲ اﻟﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ هﺬا اﻟﺪﺳﺘﻮر وﻳﺼﺪرﻩ‬ 46 . contribution à la théorie générale de l’Etat. 3. consacrée explicitement depuis l’indépendance. dans la version arabe de son alinéa 1er. et selon laquelle la version arabe fait foi. n° 143. du CNRS. T1. . p. (JO n° 72 du 9 septembre 1955. secondement. La promulgation des lois. 378.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! régulièrement et définitivement adopté3. Selon cet article. largement partagée. 1470). fait l’impasse sur la promulgation (‫ )اﻹﺻﺪار‬et ne retient plus que la signature « Khatm » (‫ )ﺧﺘﻢ‬alors que d’une part. Sirey 1920. Il en était de même de l’article 63 initial de la constitution qui disposait que le Président signe et promulgue la constitution ". La promulgation donne sa date à la loi qui correspond à celle de la signature du texte par le chef de l’Etat. Cependant depuis la révision constitutionnelle du 8 avril 1976. l’article 52 qui a remplacé l’article 44 initial. 4. (cass. Le TA affirme dans son arrêt. p. elle est la certification de l’existence de la loi et de son texte . au prix d’une entorse à une règle..Carré DE MALBERG assigne une triple fonction à la promulgation : « elle est d’abord une constatation de l’adoption de la loi par l’organe législatif . RDP 1918. Carré de MALBERG. « En cas de contestation..Dans le texte initial de la constitution du 1er juin 1959. a.‫وﺑﻴﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻨﺸﺮ ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻬﺪف إﻟﻰ ﻣﻌﺎرﺿﺔ اﻟﻐﻴﺮ ﺑﺬﻟﻚ اﻟﻘﺎﻧﻮن‬ ‫ﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ اﺳﺘﺨﺪم اﻟﻔﺼﻞ اﻷول ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻌﻔﻮ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻣﺼﻄﻠﺢ اﻹﺻﺪار آﺘﺎرﻳﺦ ﻟﺪﺧﻮل اﻟﻘﺎﻧﻮن ﺣﻴّﺰ‬ ‫اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﻔﻬﻢ ﻣﻦ ﺗﻨﺼﻴﺺ اﻟﻨﺺ اﻟﻔﺮﻧﺴﻲ ﻟﻠﻔﺼﻞ اﻷول اﻟﻤﺬآﻮر ﻋﻠﻰ آﻠﻤﺔ اﻟﻨﺸﺮ آﺘﺎرﻳﺦ ﻟﺪﺧﻮﻟﻪ ﺣﻴﺰ‬ . éd. Pour corriger une anomalie dans le texte arabe. p. le texte arabe fait foi ». Le Tribunal Administratif tunisien a repris à l’identique cette définition doctrinale. enfin elle est l’affirmation de sa valeur impérative et exécutoire » 6."‫ن اﻟﻤﺸﺮع اﺳﺘﺨﺪم ﻓﻲ اﻟﺤﻘﻴﻘﺔ آﻠﻤﺔ اﻹﺻﺪار اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻨﺺ اﻟﻌﺮﺑﻲ ﻟﻠﻔﺼﻞ اﻷول ﺑﻤﻌﻨﻰ اﻟﻨﺸﺮ‬ ّ ‫ أ‬،‫اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ‬ Le principe de la prévalence de la version arabe était déjà affirmé par l’article 2 du décret du 8 septembre 1955 modifiant le décret du 27 janvier 1883 relatif à la publication des décrets et arrêtés. le Tribunal s’est clairement référé à la version française 4 en dépit de la règle de la prévalence du texte arabe réaffirmée par la loi du 5 juillet 1993 relative à la publication des textes au journal officiel de la République Tunisienne et à leur exécution5.

p. la doctrine11 et la jurisprudence12 considèrent que l’acte de promulgation ne peut être qu’un décret du président. 378 . Traité de droit constitutionnel. Fasc. 239. 3. Mohamed CHARFI. l’article 78 actuel de la constitution distingue. RDP 1918. Un auteur a toutefois observé que cette appellation n’est pas explicite dans les dispositions constitutionnelles françaises à moins de ramener tous les actes normatifs du Président de la République à des décrets13. 1987. 1984. Cérès éd. p. la signature et la promulgation semblent être utilisées. 810 . Revue Administrative. RDP. Montchrestien. 39. Droit constitutionnel et institutions politiques éd. et indépendamment des flottements d’ordre conceptuel dans le texte arabe de la constitution. dans le texte arabe. 20ème éd. I. dans la version arabe. p. p. 1997 n° 263. plutôt pour des synonymes. 1 – Fasc. Henry PUGET et J-C SECHE. p. Cf. La promulgation des lois. LGDJ. note Albert.Dans tous les cas. Cette dernière est officiellement et judicieusement traduite par « Isdar ». 1981. p. DUGUIT.. art. Georges BURDEAU.. 1949. p. Cependant on a pu lire au journal officiel français un décret rapportant le décret promulguant 47 . 1959. Cf. 5. p. LAFERRIERE. S. 99 (en arabe). Edouard SAUVIGNON. GIQUEL. 989. 3 novembre 1933. La promulgation implique la signature et « contient une signification juridique beaucoup plus large tout en étant précise » 10. JEZE. RDP. De l’authenticité des textes des lois publiés au journal officiel. la signature et la promulgation8(‫ ) اﻟﺨﺘﻢ واﻹﺻﺪار‬des textes modifiant la constitution9. Contribution à la théorie… précité. dans sa version arabe. introduction à l’étude de droit. 10 n° 27. p. Jurisclasseur civil.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! l’article 47 relatif au référendum consacre. Manuel de droit constitutionnel et institutions politiques. ODENT. En France. La promulgation et la publication des actes législatifs en droit français. 306. p. le terme arabe « khatem » ne correspond pas à la promulgation. Yves GAUDEMET. 8 9 10 11 12 13 Contrairement à ce qu’affirme un auteur. Pour les rédacteurs des différentes révisions de la constitution. Kaïs SAID : ‫ اﻟﺨﺘﻢ ﻓﻲ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺘﻮﻧﺴﻲ‬in La fonction législative en Tunisie publication de la Chambre des Députés. 397 . Voir en particulier. 626 . la promulgation par le Président de la loi référendaire et que d’autre part. 113 . 3ème éd. 2005. 1934. la promulgation est un acte du Président de la République par lequel le chef de l’Etat atteste l’existence de cette loi et donne aux autorités publiques l’ordre d’observer et de faire observer cette loi. La promulgation des lois : réflexions sur la jurisprudence Desrenmeaux. CE. Carré DE MALBERG. Desrenmeaux. J. Cours du contentieux administratif. 1918.

par décret. l’existence d’une circulaire émanant du secrétaire d’Etat à la présidence (l’équivalent du premier ministre) qui explique au lendemain de la proclamation de la République aux autorités compétentes la forme d’élaboration des textes législatifs et réglementaires. Le juge administratif français a considéré. Le pouvoir constituant. Cette circulaire a adapté la formule de promulgation à l’avènement du Président de la République en remplacement du Bey. Ce décret fut modifié par un décret en date du 8 mars 1990. Fasc.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! Il n’en reste pas moins vrai que la doctrine est catégoriquement unanime pour considérer que l’acte de promulgation n’est pas un acte législatif14. ni les dispositions législatives ou réglementaires ne traitent spécialement des formes de promulgation17 alors qu’en France. 328. par conséquent. Décret n° 59-635 relatif aux formes de promulgation des lois par le Président de la République. ni la constitution. dans un arrêt datant de 1933. ODENT. les formes de promulgation des lois ont toujours été fixées par un décret18. Desrenmeaux précité. ce fut un décret du 6 avril 1876 qui avait prévu les formes de promulgation. p. La solution française est par ailleurs loin d’être satisfaisante dans la mesure où c’est le Président de la République qui. Tunis. Cours du contentieux administratif. échappe au contrôle juridictionnel16. 14 15 16 17 18 une loi ce qui confirme que le support juridique de la promulgation est un décret cf. d’un décret. Le Conseil d’Etat évoque explicitement dans ce même arrêt « les décrets de promulgation des lois… ». 48 . CNRS. Sous la III République. CE 3 novembre 1933. in RDP. 397 et s. 6. aussi bien en France qu’en Tunisie. RDP 1918 précité et plus précisément.En droit tunisien. Il convient de signaler. étude précitée. elle aussi. 1973. la promulgation des lois. Cette circulaire non datée figure en annexes dans l’ouvrage de Michel DURUPTY. l’acte de promulgation comme étant un acte de gouvernement. Gaston JEZE. p. I. cependant. détermine lui-même les règles et procédés de promulgation alors que cette promulgation est de son ressort et prend la forme. Edouard SAUVIGNON. 1981. Institutions administratives et droit administratif tunisiens. 388 et s. c'est-à-dire un acte relatif aux rapports du pouvoir exécutif avec le parlement15 et qui. aurait dû renvoyer à une loi organique pour la détermination du régime juridique de la prérogative constitutionnelle de promulgation des lois. et depuis 1876. p.

Il se confond avec celle-ci dont il annonce puis reprend intégralement le contenu. parfois d’une manière impropre. La Chambre des députés ayant adopté19. l’acte de promulgation est sans autonomie matérielle par rapport à la loi promulguée. Dans la plupart de ces cas. l’Assemblée Nationale ayant adopté. codes. Cette formule était manifestement inspirée par celle utilisée par le Bey lorsqu’il édictait les textes. Promulguons la loi dont la teneur suit ». l’acte de promulgation des lois était ainsi conçu : « Nous Habib BOURGUIBA. Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit ». il n’en a pas toujours été ainsi et en particulier lorsqu’il s’agit d’adoption des textes législatifs que l’on décide de dénommer.Mais dans la pratique tunisienne. la formule de promulgation comporte « La Chambre des députés et la Chambre des Conseillers ayant adopté ». 8. « loi de promulgation » de tel ou tel code. L’annonce de la loi prend la forme suivante : « Au nom du peuple. Dans le cadre de cette contribution. on s’interrogera sur le bien-fondé de la notion même de loi de promulgation qui s’accouple avec des « codes » alors même que les deux sont de la même nature juridique (I). 19 20 Depuis la mise en place de la deuxième chambre au cours de l’été 2005.Dans la quasi-totalité des cas. particulièrement aux codes fiscaux dont la loi de promulgation a pu constituer parfois de véritables lois fiscales parallèles qui dédoublent les codes en question (II). Président de la République Tunisienne.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 7. Après la reproduction du texte intégral de la loi. il est ajouté un alinéa in fine qui comporte que « la présente loi sera publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne et exécutée comme loi de l’Etat » 20. il est procédé à l’adoption de ce que l’on appelle depuis des décennies. Mais au préalable. 49 . L’acte de promulgation se compose alors d’une annonce qui précède et certifie la loi et d’une disposition finale portant la formule exécutoire qui suit le texte et qui ordonne aux autorités publiques de s’y conformer. on s’intéressera. Sous le règne du président BOURGUIBA.

d’après la constitution. promulgué par Nous et publié au Journal Officiel ». juridiquement. la séparation de la fonction législative et de la fonction exécutive. 239. Ces deux pouvoirs étaient exercés par décret beylical. p. La loi n’a pas et ne peut pas avoir pour objet la promulgation d’une loi y compris lorsque cette dernière est dénommée « code ».L’expression même de « loi de promulgation » est. sur la forme. il doit être revêtu de Notre Sceau.LA DOUBLE DENATURATION DE L’ACTE DE PROMULGATION ET DU CONCEPT DE CODE A. sous le régime du protectorat. qui sont des textes de valeur législative. un changement dans le régime d’adoption des textes a eu lieu puisque.Quelle est l’origine de cette dénaturation de l’acte de promulgation en droit positif tunisien? Très probablement. « Tout décret à caractère législatif ou décret-loi doit être adopté au préalable par le conseil des ministres avant d’être soumis à Notre approbation Pour avoir force obligatoire. Il n’y avait donc pas. En effet. 1959. élaborait « la loi ». Revue Administrative. compte tenu des données juridiques et constitutionnelles tunisiennes. les actes législatifs prenaient la forme d’un décret beylical et l’acte de promulgation émanait alors de la même autorité qui.L’acte de promulgation 9. Signalons que depuis l’autonomie interne. 50 . la promulgation est.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! I. il n’est absolument pas un acte du législateur. du moins sur le plan constitutionnel. comme nous venons de le rappeler. cette dénaturation trouve son origine dans l’histoire politique liée au passage du régime monarchique au régime républicain consacrant. Le code des obligations et des contrats ou le code des douanes. une aberration car. selon l’article 2 du décret du 21 septembre 1955 portant organisation des pouvoirs publics. La notion de loi de promulgation est une dénaturation de l’acte de promulgation qui. 21 22 Henry PUGET et J-C SECHE. ont été promulgués par décret pris par le Bey qui incarnait à la fois le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. une prérogative exclusive du Président de la République. La promulgation « est nécessaire dans un régime politique où le législatif et l’exécutif ne sont pas confondus »21. 10. est un acte du chef de l’exécutif et dans tous les cas. La promulgation et la publication des actes législatifs en droit français. de distinction entre le texte législatif et l’acte de promulgation en tant qu’acte émanant de l’exécutif22. dans tous les pays où il existe.

l’acte de promulgation devient une loi de promulgation 23 24 25 26 27 28 La loi n° 1 du 29 juillet 1957 prévoit dans son article premier. que « La loi adoptée par un Conseil de Cabinet. Loi n° 59-130 du 5 octobre 1959. c'est-à-dire un mois avant la mise en place de l’institution parlementaire26. au lieu de ramener l’acte de promulgation à sa dimension d’acte du chef de l’exécutif attestant de l’adoption d’une loi et donnant l’ordre aux pouvoirs publics pour son exécution. Dans ce cas. Les lois promulguées pendant cette période étaient des lois « nominales » puisque non adoptées par une instance parlementaire. 51 . Débats de l’Assemblée Nationale Constituante. groupant les Secrétaires d’Etats intéressés est promulguée par le Président de la République Tunisienne et publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne ».Cette confusion des pouvoirs d’élaborer la loi et de la promulguer sera transférée lorsque l’élaboration des lois sera confiée à l’instance parlementaire et en particulier lorsque le parlement sera appelé à adopter un code. La loi n 59-57 du 1 juin 1959.Avec l’avènement du régime républicain en 1957 et jusqu’à la mise en place de l’institution parlementaire en novembre 1959. JO n° 56. Loi n° 59-129 du 5 octobre 1959. A notre connaissance. C’est ainsi qu’il a promulgué le code de commerce par une loi dite loi de promulgation du code de commerce24 et le code de procédure civile et commerciale par une loi dite loi de promulgation du code de procédure civile et commerciale 25 le 5 octobre 1959. le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Il en était ainsi du code du statut personnel du 13 août 1956 et du code de justice militaire du 10 janvier 1957.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 11. le Président BOURGUIBA incarnait. 12. p353. Les codes promulgués avant cette date le furent par décret beylical même lorsque BOURGUIBA était premier ministre. comme le Bey. L’article 3 du décret du 29 décembre 1955 prévoit que le Bey promulguera la constitution qui sera adoptée par l’Assemblée Constituante. JO n° 56. Le même Président de la République adoptait le texte dans le cadre de son instance exécutive (le cabinet) et promulguait la loi23. c’est lors de la promulgation de la constitution elle-même que l’erreur sur la nature de l’acte de promulgation fût commise puisque la constitution a été promulguée par un acte présidentiel qualifié de loi27 alors que le décret du 29 décembre 1955 relatif à l’Assemblée Nationale Constituante prévoyait la promulgation du texte de la constitution par le chef de l’Etat28. JO.

quant à lui. c'est-à-dire le résultat de l’union de plusieurs parties dont il faut supposer qu’elles étaient antérieurement dispersées32 ». Elle est même passée pour une « évidence » devant s’imposer comme telle. Le concept de code se caractérise par trois éléments essentiels relatifs à la forme. alors qu’elle conduit. cité par Remy CABRILLAC. Le contenu du code est constitué par le droit tout entier régissant une matière déterminée alors que les attributs d’un code « facilitent la connaissance de son contenu » 33. C’est lors de ce passage d’un régime de confusions des fonctions à celui de la séparation organique de la fonction législative et de la fonction exécutive que la dénaturation de l’acte de promulgation a eu lieu sans pour autant qu’elle provoque la réaction de la doctrine29. impôt sur le revenu des personnes physiques et impôt sur les sociétés. Droit fiscal. Le professeur Yadh BEN ACHOUR. lorsqu’il s’agit d’un code. Introduction générale au droit. se limite à indiquer que « la promulgation est assurée par le Président de la République qui en ordonne la publication » . 2002. Les codifications. le code est devenu une sorte de titre de « noblesse » que l’on décide de discerner à certaines lois à l’exclusion d’autres. Habib AYADI. B. Par sa forme. p. elle est enseignée par les juristes30 sans aucune réserve.La notion de code 13. Jacques VANDERLINDEN. A notre connaissance. 52 . cit. en cas de promulgation d’un code. précité. Ainsi. 29 30 31 32 33 Cf. Introduction à l’étude droit. 1996. Mohamed CHARFI. 63. CPU. au contenu et aux attributs du code31.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! qui. p. CPU. le code est « un ensemble. sera porteuse de dispositions législatives. 182. 2005. Cet usage particulier des pouvoirs publics tunisiens est sans rapport avec le sens que véhicule le concept de code. Op. c'est-à-dire un document qui réunit l’ensemble des dispositions juridiques régissant la matière en question.Il est devenu d’usage de « rehausser » au rang symbolique d’un « code » une loi lorsque les pouvoirs publics estiment que cette loi doit avoir une importance particulière auprès de ses destinataires.27 Remy CABRILLAC. précité. à dire absurdement que le Président de la République promulgue la loi de promulgation. PUF. p.

Toutefois. La codification est de plus en plus confiée au pouvoir exécutif et le code comporte alors tous les textes régissant la matière quelle qu’en soit la nature juridique : loi. cf Raja SAPRANI. De ce fait. Fac Sc. Fac de Droit et des Sciences Politiques de Tunis. Les techniques de codification : de la cire au Silicium. 53 . la Tunisie a connu depuis 1896 la mise en place d’une commission de codification qui a contribué à l’élaboration du code des obligations et des contrats. PUF. La codification répond ainsi à une exigence de rationalisation même si la rationalisation est un objectif imprécis qui peut cacher des considérations politiques et culturelles38. 647. p. La codification opérée par cet organe est dite « codification à droit constant » dont le travail est soumis à la validation parlementaire. Ju. p. une commission supérieure de codification dont le but est la mise en ordre du droit positif. Elisabeth CATTA. 59 et s. Les codifications. depuis 1989. Sana BEN ACHOUR. 33 et s.La codification vise la facilitation de l’accès à la règle de droit dans un monde caractérisé par l’inflation et l’éparpillement de la législation. l’usage du concept code ne correspond toujours pas à cette signification consacrée en droit comparé. 2002. Il s’agit « d’une simple mise en ordre du droit existant avec une répartition rationnelle » des normes36. 2001. elle garantit la cohérence des règles et facilite la connaissance du droit. Paris. 1998. Aux sources du droit moderne tunisien. en Tunisie. 322 et Remy CABRILLAC. étude sur la théorie générale des obligations. il a été institué. PUF. elle concourt à la sécurité juridique37. PUF. Paris. elle consiste alors à ranger les règles de manière à les rendre facilement accessibles. Le code se réduit parfois à une simple loi d’une vingtaine d’articles qui est loin 34 35 36 37 38 39 Bruno OPPETIT. et sociales de Tunis 1995. p. En France. 1997. Cette codification est qualifiée d’administrative . non pas une opération normative35. p. p. 137. La codification est devenue. Méthodologie juridique. AJDA. Pol..« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 14. décret ou arrêté ministériel34. 2002. Thèse. mais une simple opération formelle et l’établissement d’un code ne confère pas nécessairement à l’autorité qui la réalise un pouvoir normatif quant au fond . Jean-Louis BERGEL. Sous le protectorat. Il est clair que « la codification est devenue un projet de gestion du droit existant et non de création de normes nouvelles » 39. Sources doctrinales du code des obligations et des contrats. thèse. Essai sur la codification.

comporte des dispositions concernant la dette fiscale48. JO n° 39. . Loi n° 88. Depuis que les véritables réformes fiscales ont été entamées en 1988. il faut ajouter au moins le code des douanes47 et le code de la comptabilité publique qui. 40 41 42 43 44 45 46 47 48 Il en est ainsi du code de la TVA dont les annexes portant des taux particuliers sont plus longues que le dispositif du code lui-même. JO n° 64. n° 39. JO n° 88. aucun pays n’a autant de codes fiscaux que la Tunisie. .La matière fiscale.le code des droits d’enregistrement et de timbre 43(CDET). Au contraire. JO n° 51. A ces textes législatifs fiscaux. JO.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! d’englober toutes les dispositions régissant la matière objet dudit code40. Il n’existe pas en Tunisie un code général et unique des impôts.le code d’incitations aux investissements44 (CII).le code de la taxe sur la valeur ajoutée41 (CTVA). 54 . 15. Loi n° 73-81 du 31 décembre 1973 portant promulgation du code de la comptabilité publique. Loi 97-11 du 3 février 1997 portant promulgation du code de la fiscalité locale JO n° 11.le code des droits et procédures fiscaux46 (CPF). qui intéresse en premier lieu cette revue. Loi 93-120 du 27 décembre 1993 portant promulgation du code d’incitations aux investissements JO n° 11 du 8 février 1994. offre la meilleure illustration de cet usage étrange du titre code dont la promulgation a fait l’objet d’une loi de promulgation.le code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés42 (CIR). Le décret Beylical du 29 décembre 1955 portant refonte et codification de la législation douanière. .le code de la fiscalité locale45 (CFL).61 du 2 juin 1988 portant promulgation du code de la TVA. Loi n° 93-53 du 17 mai 1993 portant promulgation du code des droits d’enregistrement et de timbre. et à notre connaissance. une série de codes ont été promulgués : . . Loi n° 89-114 du 30 décembre 1989 portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés. Ces deux codes sont antérieurs aux réformes fiscales entreprises depuis 1988. à son tour. . Loi n° 2000-82 du 9 août 2000 portant promulgation du code des droits et procédures fiscaux.

des articles 10. La promulgation. L’article 5 de la loi de promulgation du code d’incitations aux investissements prévoit. que sont abrogés : « La loi n° 88-18 du 2 avril 1988 portant promulgation du code des investissements agricoles et de la pêche à l’exception de paragraphe 1er de l’article 2. le code des investissements touristiques du 19 mars 1990. JO n° 34. la Tunisie a connu plusieurs codes d’investissements49 qui ont été remplacés en 1993 par l’actuel code d’incitations aux investissements devant.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 16. dans une formule très difficile à déchiffrer.5. Pire encore. le code des investissements touristiques du 1 septembre 1986 .6. 12 à l’exception de son 2ème paragraphe et l’article 48 du code des investissements agricoles et de la pêche ».12 à l’exception de son 2ème paragraphe et l’article 48 du code des investissements agricoles et de la pêche » 52. le code des investissements agricoles du 2 avril 1988. L’article premier du code d’incitations aux investissements.De même.7 et 8 ont été maintenus en vie tout comme « le paragraphe premier de l’article 2. de ce dernier code n’a cependant pas empêché la promulgation ultérieure d’autres codes contenant des incitations fiscales à l’investissement. et jusqu’à l’année 1990. La démarche est pour le moins étonnante. JO n° 6 La loi du 28 avril 2003 portant promulgation du code minier.11. en 1993. 11. 49 50 51 52 53 Le code des investissements du 26 juin 1969 . 55 . le code des investissements agricoles du 6 août 1982 . unifier et simplifier le régime des incitations à l’investissement. en principe. etc… La loi du 17 août 1999 portant promulgation du code des hydrocarbures. la loi de promulgation du code d’incitations aux investissements n’a pas abrogé la totalité du code des investissements touristiques du 19 mars 1990 puisque les articles 3. La loi de promulgation du code d’incitations aux investissements a alors maintenu en vie quelques dispositions législatives qu’elle a déconnectées de leurs codes d’origine abrogés par cette même loi de promulgation. Il en est ainsi en particulier du code des hydrocarbures50 et du code des mines51. des articles 10. le code des investissements industriels du 2 août 1987 . Les auteurs du code d’incitations aux investissements de 1993 n’ont pas réussi à intégrer dans ce dernier les quelques articles de ces deux codes régissant les investissements touristiques et agricoles alors même que le code d’incitations aux investissements couvre les secteurs du tourisme et de l’agriculture53.

p. AJDA. les cours de droit. ni des règles d’assiette et du recouvrement des impositions »55. Ces différents codes ont été remplacés par le code général des impôts réalisé par un décret d’administration publique du 6 avril 195054. par décrets en Conseil d’Etat. Observations sous CE du 11 novembre 1954. DF 1976. La codification. 18. en nombre aussi important. par voie réglementaire. n’est pas sans risques puisque des erreurs peuvent être commises et la doctrine a critiqué ce procédé56.La multiplicité des codes fiscaux en Tunisie est révélatrice de l’éparpillement des textes fiscaux auquel « les réformes fiscales » entamées depuis 1988 se sont proposées de mettre fin. R. Droit fiscal général. un code général des impôts directs. une disposition de la loi de finances pour 1962 donnera au gouvernement le pouvoir de procéder.Le processus de codification fiscale a été entamé en France par un décret datant du 9 décembre 1948. Jean LAMARQUE. DRAGO. 19. Le phénomène de l’éparpillement des textes est d’autant plus frappant que même. on ne saurait nier les avantages incontestables que présente le procédé de codification57.1. 1994-1995. par décrets. Cette refonte qui pourra notamment comporter des fusions ou divisions d’articles ne devra entraîner aucune modification des taux. p. Ultérieurement. un code fiscal des valeurs mobilières. les codes fiscaux « sectoriels » sont très loin d’englober toutes les dispositions régissant tel impôt ou telle fiscalité 54 55 56 57 Jean LAMARQUE. Ce dernier a prévu qu’il serait procédé. 1994-1995. B. T. un code des contributions indirectes et un code des timbres. un code des taxes sur le chiffre d’affaires. p. p. Cependant. 503.La multiplicité des codes fiscaux en Tunisie rappelle celle qui existait en France jusqu’à l’année 1950 lorsqu’il existait une série de codes : un code de l’enregistrement. 85 . 1954 n° 10. Droit fiscal général. à la réforme des codes fiscaux pour les mettre en harmonie avec les dispositions de la réforme fiscale entreprise en 1948. 56 . PLAGNET. 84 et s. Cet article 78 de la loi de finances du 25 décembre 1961 (DF 1962 c1) prévoit également que « le nouveau code ne pourra être publié qu’à l’expiration du délai de trois mois après sa communication aux commissions des finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat ».« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 17. Note sous CE 19 décembre 1969. 328. « à une refonte du Code Général des impôts en vue d’alléger ou de simplifier la présentation de ce code.

fait l’objet de 17 modifications et les 39 décrets réglementaires pris en application de ce code ont fait l’objet d’environ 120 modifications61. ne comportent naturellement pas les textes réglementaires dont le nombre difficilement calculable rend pratiquement vaine toute tentative de les maîtriser y compris par le fiscaliste59. Un éminent expert-comptable tente. 764). Tout ce dispositif n’a fait l’objet d’aucune codification officielle pour faciliter sa 58 59 60 61 M. non sans difficultés. Le décret 94-428 du 28 février 1994 a fait l’objet de 17 modifications en dix ans. L’article 34 a ouvert la possibilité au Président de la République de bénéficier de la délégation pour légiférer en matière d’impôts. forcément incomplète de la législation. de par le nombre des décrets. impressionnant. et avec beaucoup de professionnalisme. Raouf YAICH publie régulièrement. portant code de déontologie médicale. Le nombre de dispositions non incorporées aux différents codes fiscaux ne cesse d’augmenter. p. Ces décrets font régulièrement l’objet de modifications à un rythme anormalement élevé. lui aussi. étant des textes législatifs adoptés par le parlement. Le partage du pouvoir normatif initial entre la loi et le règlement malencontreusement opéré par la constitution a favorisé l’éparpillement des textes60. le dispositif réglementaire est. des recueils de textes fiscaux ainsi que des textes à caractère économique qui sont indispensables aux utilisateurs et aux chercheurs. Il faut toutefois signaler une seule exception à notre connaissance et qui concerne le code de déontologie médicale édité par décret datant du 17 mai 1993 (JO. Ce décret a remplacé un autre décret datant du 20 octobre 1973. le code de l’impôt sur le revenu et le code d’incitations aux investissements58. 20. le code d’incitations aux investissements a. L’auteur réserve une rubrique aux dispositions législatives non incorporées dans les différents codes et en particulier le code de la TVA. En douze ans. de collecter régulièrement les dispositions fiscales pour les mettre à jour. 57 . il est particulièrement difficile d’être à jour en fiscalité et les codes ne sont qu’une partie. jusque-là. Les règles régissant les taxes et des redevances ont par ailleurs basculé dans le domaine réglementaire.Les codes fiscaux tunisiens. Dans ces conditions. Plus particulièrement en matière de fiscalité des investissements.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! applicable à un investissement particulier. Tous les codes sont en Tunisie des textes législatifs.

La Tunisie a pourtant connu en 1955 une codification au sens de compilation. Sans s’y référer expressément. Ils ont été promulgués par des « lois de promulgation » qui comportent un dispositif d’articles votés par le parlement et juxtaposés à chacun des codes. Regards sur le code d’incitations aux investissements et ses prolongements. II – HETEROGENEITE DU CONTENU DES LOIS DE PROMULGATION A. 525). de classement méthodique et de mise à jour des textes63.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! connaissance par les destinataires investisseurs62. en particulier les 21. Ce code est resté en vigueur jusqu’à son remplacement par le CIR promulgué le 30 décembre 1989 du fait de l’assignation du domaine de la loi à régir les impôts (article 34). Etudes Juridiques n° 9. le gouvernement du protectorat a mis en place un processus de codification de la législation régissant la Patente et l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales. L’importance de ces dispositions législatives contenues dans « les lois de promulgation » est variable d’un code à l’autre . le décret beylical du 29 décembre 1955 portant refonte et codification de la législation douanière prévoit dans son article 6 qu’« il sera procédé à l’avenir. En effet. Le résultat ne s’est fait pas attendre puisqu’un arrêté du 30 mars 1954 a codifié la législation relative à l’impôt de la patente et l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales (JO du 13 avril 1954. 33. des textes. 2002.Un agrégat 22. tous les codes fiscaux actuellement en vigueur sont des textes exclusivement législatifs. p. Par un arrêté du 20 juillet 1953. à l’exclusion de toute modification de fond ». p.A l’exception du code des douanes promulgué par décret avant la mise en place des institutions républicaines en 1959. par arrêtés du ministre des finances. ces arrêtés apportent aux textes considérés les adaptations de forme rendues nécessaires par le travail de codification. à l’incorporation dans le code des douanes des textes législatifs modifiant ou complétant certaines dispositions de ce code. 58 . Cependant. 5 articles dans la loi de promulgation du code de la fiscalité 62 63 Néji BACCOUCHE. cette disposition ne semble pas avoir reçu une application car c’est la loi elle-même qui s’est toujours chargée de préciser l’emplacement des dispositions législatives qui ont modifié ou complété le code des douanes.

Ce fut précisément l’objet des articles 10. Celle-ci s’applique conformément aux dispositions prévues par lesdits textes ». 6 articles dans la loi de promulgation du code de la TVA (alors que le code comptait 21 articles)64. Parfois.Dans la loi de promulgation du code des procédures fiscales. 23. 12. l’abrogation des anciens textes et des dispositions transitoires déterminant le passage de l’ancien régime juridique au nouveau régime juridique mis en place par le code promulgué. on trouve l’annonce du code en question. L’article 5 de la loi de promulgation du code de la TVA dispose que : « Dans les textes législatifs et réglementaires en vigueur. d’une part et l’expression « taxe sur les prestations de service ». la disposition transitoire se limite au remplacement de la dénomination du prélèvement fiscal.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! locale ainsi que dans le code d’incitations aux investissements . 13 et 14 de la loi de promulgation du CPF. les dispositions transitoires ont été plus importantes en raison de la rupture créée par ce code avec l’ancien régime contentieux. d’autre part sont remplacées par le terme « Taxe sur la valeur ajoutée ». 15 articles dans la loi de promulgation du code des procédures fiscales et 20 articles dans la loi de promulgation du code de l’impôt sur le revenu. 24. les expressions « taxe à la production » et « taxe à la consommation ».Dans chacune de ces différentes lois de promulgation. Il a fallu organiser la transition et gérer le sort des affaires pendantes devant les anciennes juridictions fiscales et déterminer les conditions de leur passage entre les mains des tribunaux de première instance et des cours d’appel devenus juridictions de fond de l’essentiel des litiges fiscaux. 59 . Il en a été ainsi dans la loi de promulgation du code de la TVA qui a prévu que l’expression TVA remplacera les anciennes taxes sur le chiffre d’affaires65. 8 articles dans la loi de promulgation du code des droits d’enregistrement et de timbre. Il en a été de même de la loi de promulgation du code de la fiscalité locale lorsque la taxe sur les immeubles bâtis s’est substituée à la taxe sur la valeur locative et à la taxe d’entretien et d’assainissement66. L’article 5 de la loi de promulgation du code de la fiscalité locale. 11. 64 65 66 Le code de la TVA ne compte aujourd’hui que 19 articles par suite à l’abrogation de ses articles 20 et 21 par la loi de promulgation du code des procédures fiscales et ce à compter du 1 janvier 2002.

On l’a vu. L’article 14 de la loi de promulgation du CIR avait ouvert aux contribuables un délai de neuf mois pour déposer une déclaration complémentaire rectificative. De même. immunisait les contribuables concernés contre les taxations d’office et les exonérait des pénalités (article 14). 26. Ces deux articles ont d’ailleurs disparu par la mise en place des pouvoirs constitués en novembre 1959. 60 . Généralement.La question se pose de savoir si les dispositions transitoires doivent figurer dans ce que l’on appelle loi de promulgation. 27. elle aussi. les dispositions transitoires sont prévues à la fin du texte voté par le Parlement fut-il un code. avait comporté un chapitre 8 intitulé « dispositions transitoires » et contenant les articles 63 et 64.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 25. lors de la révision constitutionnelle du 25 juillet 1988. la constitution tunisienne ellemême lorsqu’elle a été adoptée par l’Assemblée Nationale Constituante le premier juin 1959. dans les conditions requises. 67 Le code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme du 26 novembre 1994 comporte un titre V portant « dispositions transitoires ». dans la loi constitutionnelle elle-même. ont prévu des mesures amnistiantes pour inciter les contribuables à se mettre en règle avec la loi fiscale dans un délai fixé par cette même loi de promulgation. Le dépôt d’une telle déclaration. des dispositions transitoires.Les lois de promulgation des codes fiscaux et en particulier celle portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu et celle portant promulgation du code des droits d’enregistrement et de timbre. La loi de promulgation du CDET a. Les exemples ne manquent d’ailleurs pas67. le pouvoir constituant dérivé a prévu.Il faut reconnaître que l’insertion des dispositions transitoires dans un texte législatif autre que le code n’est pas en soi une anomalie juridique majeure même si elle révèle les difficultés éprouvées par les auteurs quant à la conception et l’architecture des textes et même si la dénomination loi de promulgation accompagnant le code constitue une aberration juridique. dispenser du payement des pénalités les contribuables qui devaient payer les droits d’enregistrements dans les conditions fixées par l’article 3 de cette même loi de promulgation.

Naturellement. p. certaines lois de promulgation des codes fiscaux ne se sont pas contentées de prévoir les dispositions transitoires nécessitées par l’adoption de ces codes. dans ses articles 4. Avis du Conseil Constitutionnel n°2004-43 relatif à certaines dispositions de la loi de finances 2005. Elles comportent d’autres types de dispositions qui ne doivent. 29. des dispositions modificatives du code de la fiscalité locale et du code de l’impôt sur le revenu. RTF n°3. p.L’accessibilité et l’intelligibilité des règles juridiques constituent désormais un impératif majeur qui doit commander au 68 69 70 Une loi ordinaire ne peut naturellement pas modifier une loi organique.5 et 6. Mais. avoir leur place dans cette loi. Certaines de ces dispositions sont modificatives d’autres codes fiscaux alors que d’autres dispositions constituent des dispositions fiscales permanentes qui mettent en place un véritable régime fiscal parallèle et permanent. 2000.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 28. 364.Toutefois. c’est-à-dire de contenir des dispositions qui n’ont pas de rapport direct avec la loi de finances. observations de Néji BACCOUCHE et Mootez GARGOURI. Le principe constitutionnel de l’accessibilité et de l’intelligibilité de la loi. D. en aucune manière. tout comme son homologue Français. cette méthode de légiférer sans rigueur n’introduit-elle pas un désordre dans la législation ? Ne rend-t-elle pas cette dernière difficilement accessible et peu intelligible ? Dans les pays démocratiques. Marie-Anne FRISON-ROCHE et William BARANES. La loi de promulgation du code des procédures fiscales a prévu.121 et s. l’accessibilité et l’intelligibilité des lois ne sont-elles pas devenues des principes constitutionnels dont le non respect est censuré par le juge constitutionnel70 ? 30. 61 . commercial ou professionnel au profit des collectivités locales. De même la loi de promulgation du CIR contient un chapitre II (les articles 16 à 20) qui apporte des modifications au code de la TVA ainsi qu’à la loi 75-39 du 14 mai 1975 instituant la taxe sur les établissements à caractère industriel. interdit de contenir des cavaliers budgétaires69. un texte législatif peut toujours modifier un autre texte législatif à la double condition que les deux aient la même valeur juridique68 et que l’une des deux ne soit pas une loi de finances à laquelle le Conseil Constitutionnel tunisien. ch.

un expert étranger avait purement et simplement affirmé que le code de la TVA induit en erreur puisque d’autres taux peuvent figurer en dehors de ce code. B. Et ce n’est pas une mince affaire pour un pays soucieux d’informer convenablement les investisseurs en vue de les inciter à investir en Tunisie74. on ne voit pas pourquoi la loi de promulgation de ce code modifierait le code de la fiscalité locale et ce indépendamment du bien-fondé de cette modification qui aurait pu intervenir par une loi à part pour marquer. qu’il s’applique aux impôts et prélèvements au profit de l’Etat. impôt sur le revenu des personnes physiques et impôt sur les sociétés. Mais entre temps. dans son article premier. La fiscalité locale étant exclue de son champ. Habib AYADI. le code des procédures fiscales prévoit. 1996. 62 . CERP. 31. sauf exception. Loi du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 (article 37).Comment expliquer et justifier qu’une disposition législative venant ajouter un quatrième taux de la TVA ne soit pas intégrée dans le code de la TVA72 ? Les pouvoirs ont certes fini par intégrer cette innovation six ans après l’avoir introduit par une disposition totalement déconnectée du code de la TVA73. doit être censuré71. p.La loi de promulgation du CIR est allée encore plus loin dans cet écartèlement puisqu’elle a prévu et prévoit toujours un régime fiscal parallèle à celui qu’elle est venue annoncer avec une grande ambition de simplifier la fiscalité des revenus et de l’unifier75. L’article 82 de la loi de finances du 28 décembre 2001. avec éclat. 11 et s. 71 72 73 74 75 En l’espèce. le changement du code de la fiscalité locale. La loi doit avoir un objet et tout ce qui sort manifestement de l’objet de cette loi. Dans un séminaire sur l’incitation aux investissements en Tunisie organisé à Paris en octobre 1999. le lecteur du code de la TVA ne pouvait se limiter au texte du code pour connaître les taux de la TVA consacrés par le législateur tunisien.5 et 6 de la loi de promulgation du code des procédures fiscales. Droit fiscal.Une absurdité 32.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! conseil constitutionnel de censurer ce type de dispositions intégrées dans une loi de promulgation d’un code et modifiant un tout autre code. Le législateur doit s’en tenir à un minimum de rigueur dans la conception des textes parce qu’il y va de l’intelligibilité et de l’accessibilité des textes. comme c’est le cas des articles 4.

Mieux encore. en 1992. ne s’applique pas à toutes les sociétés bénéficiant d’exonérations totales ou partielles d’impôts.Le minimum d’impôt. L’article 12 de la loi de promulgation exclut une liste d’entreprises au premier rang desquelles figurent les sociétés totalement exportatrices.36). lors de sa promulgation. Etat compris. fixé à l’origine à 10% pour les personnes soumises à l’IS et à 30% de l’impôt pour les personnes soumises à l’IRPP. toujours en vigueur. « la charge fiscale additionnelle »76. 1468 (Rapport des commissions parlementaires). paye à lui-même cette charge fiscale (arrêté du ministre des finances du 6 janvier 1990 JO. 76 77 Voir aussi les travaux préparatoires du CIR. Débats n° 21. séance du 29 décembre 1989. les pouvoirs publics n’aient pas réussi à la supprimer en dépit des augmentations périodiques des traitements et salaires.Ce minimum d’impôt institué par une loi de promulgation. dans son article 12 « un minimum d’impôt » applicable aux sociétés bénéficiant d’exonérations qu’il convient de distinguer de l’impôt minimum à la charge des entreprises ne réalisant pas des bénéfices77 . p. de cette loi de promulgation. 16 ans après. de dispenses du minimum d’impôt au profit des personnes physiques qui ont été soumises ultérieurement au minimum d’impôt par une modification. constitue une source de complexité du système fiscal et l’on regrette que. en définitive. p. 34. L’impôt minimum dû par certaines personnes physiques est prévu par l’article 44-II et par l’article 49-II du CIR pour les personnes morales soumises à l’I S. Il est temps d’éponger cette mesure ne serait-ce que pour l’Etat puisque c’est lui qui. la loi de promulgation s’est enrichie ultérieurement par un article 12 bis ajouté par la loi de finances pour l’année 1993 et qui a rendu le minimum d’impôt applicable aux personnes physiques bénéficiant d’exonérations. a connu deux révisions successives portant son taux respectivement à 15% en 1997 puis à 20% en 1998 pour les contribuables passibles de l’IS et à 45% de l’impôt en 1997 puis à 60% de l’impôt normalement dû en 1998 pour les contribuables passibles de l’IRPP. L’article 13 de la loi de promulgation du CIR du 30 décembre 1989 a fait supporter par les employeurs la charge fiscale additionnelle qui devait résulter d’une pertinente mesure prise par le CIR à savoir l’intégration de toutes les indemnités perçues par les salariés et agents publics dans l’assiette de l’IRPP. La loi de promulgation n’a pas prévu. qui est visé lors des vérifications fiscales comme s’il s’agit « d’un prélèvement » à part. la loi de promulgation du CIR a prévu. JO. 63 . 33.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! A côté de l’article 13 mettant à la charge des employeurs. Cette mesure.

sur le plan de la démarche. Là aussi. 39 bis (une fois) et 48 (11 fois). le contribuable est loin d’être sécurisé78. Mieux encore. dans ses articles 39 (dix fois). Le code d’incitations aux investissements a. Dans ces conditions. on constate que c’est le CIR qui se réfère. voilà une loi de promulgation du CIR qui institue un véritable prélèvement fiscal et qui s’enrichit au fil des années par des modifications successives. adaptent leurs règles par rapport au principe de la soumission de tout contribuable au minimum d’impôt posé par la loi de promulgation d’un code fiscal (le CIR). Le désordre juridique et conceptuel vient s’ajouter à la technicité de la matière fiscale. Le code des investissements s’est référé une douzaine de fois à la loi de promulgation du CIR soit pour confirmer la nécessité de payer le minimum d’impôt. un véritable assemblage artificiel de dispositions portant modification de trois lois dont le code des sociétés commerciales. Alors que le CIR est censé être le régime fiscal de droit commun par rapport auquel se positionnent et se situent les règles fiscales dérogatoires. 64 . 36. ce minimum d’impôt est devenu une sorte de référentiel puisque le code d’incitations aux investissements. Il est d’ailleurs curieux de constater que le code des sociétés commerciales dont certaines dispositions ont été modifiées par cette loi du 18 octobre 2005. aux articles 12 et 12 bis de la loi de promulgation. notre législateur a raté l’occasion de codifier toutes les lois régissant la matière boursière et financière. ainsi que le code de l’impôt sur le revenu lui-même. La référence est devenue la loi de promulgation et non le code promulgué par cette même loi.Il faut avouer que le juriste lui-même éprouve d’énormes difficultés pour se retrouver dans le labyrinthe fiscal. ainsi que quelques dispositions (les articles 19 à 27) qui resteront perdues dans la nature puisque non rattachées à l’une des trois lois. lui aussi. a subi une autre modification deux mois plutôt par la loi du 27 juillet 2005. 78 Une récente loi datant du 18 octobre 2005 relative au renforcement de la sécurité des relations financières (JO n° 84) constitue.En définitive. soit pour dispenser le contribuable du payement du minimum d’impôt. fixé un certain nombre d’exonérations qu’il accorde par rapport aux articles 12 et 12 bis de la loi de promulgation du CIR. L’anarchie législative créée par la surabondance normative est effrayante.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 35.

René SAVATIER a parlé de « l’inflation législative et l’indigestion du corps social » D. JO. comme l’a dit un auteur. Plutôt que de réaliser une codification de notre droit fiscal. non seulement on n’a pas élaboré un code général des impôts. organe présidé par le premier ministre. n° 26. ch. p.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! Le législateur ne perçoit probablement pas le désordre qu’il crée car il obéit à une rationalité bureaucratique qui. n° 7 tel que modifié par le décret n° 2000161 du 24 janvier 2000. 273. il est question « de mise en ordre des dispositions législatives et réglementaires » et non de codification. n’est plus raisonnable79. ces dernières années.43 Décret 96-48 du 15 janvier 1996. il est présidé par le ministre de la justice82. il s’appelle conseil national de mise en ordre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et quant à sa présidence puisque. Cet organe a subi un changement quant à son nom puisque. en 1996. depuis 2003.Les pouvoirs publics ont créé. JO n° 12. Décret 2003-262 du 4 février 2003.p. 65 . un conseil supérieur de mise en ordre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur81. Revue française du droit constitutionnel. On ne sait d’ailleurs pas ce que cette structure a pu réaliser depuis sa création depuis dix ans. on a assisté. désormais. La floraison désordonnée des textes en matière fiscale interdit à l’usager du droit de déterminer avec certitude la règle applicable puisque. 1977. souvent. 37. il doit procéder à des combinaisons entre plusieurs textes non codifiés80. Dans les décrets relatifs à ce conseil. 79 80 81 82 Stéphane GUY. L’unicité et la centralité du code de l’impôt sur le revenu ont été mises en cause non seulement par la diffusion de lois spéciales éparpillées mais aussi et surtout par la loi portant promulgation de ce même code. Une utopie : la codification. 1996. à une véritable décodification de ce droit puisque. mais même les codes sectoriels ont été mis à mal.

La codification : instrument de réforme de l’Etat en France. 66 . Jean-Ludovic SILICANI. dégagées des règles certaines et de contrôles efficaces. la codification à la réalisation de l’Etat de droit.Mettre de l’ordre dans le droit en codifiant et en s’en tenant aux concepts communément admis est un impératif majeur. p. p. est intimement liée à l’entrée d’un pays dans la modernité83. AJDA. p. à juste titre. L’histoire de la Tunisie est là pour rappeler cette corrélation84. Le principe de nécessité de la loi découle de l’article 7 de la constitution alors que l’accessibilité et l’intelligibilité constituent les 83 84 85 86 87 Bruno OPPETIT. AJDA 1997. Elle complique l’exercice de la fonction juridictionnelle qui suppose un droit certain. Elle rend souvent vain le principe de la règle de droit »86. Codification et Etat de droit: l’expérience italienne. celui d’avoir connaissance de l’univers juridique dans lequel il vit au quotidien commande aux gouvernants d’avoir moins de passion pour la production normative87 et lorsque celle-ci est vraiment nécessaire. Son importance est telle qu’un auteur italien lie. Ce n’est pas du juridisme dont il s’agit. 1997. Elle crée la confusion dans l’activité normative et prive les organes législatifs d’un contrôle effectif sur le droit.L’enjeu de la codification est la réforme de l’Etat85. Elle rend arbitraire et irresponsable l’action des administrations publiques.Parmi les droits élémentaires du citoyen moyen. Bernardo GEORGIO MATARELLA. 39. Essai sur la codification précité. obligeant les juges à chercher la cohérence dans un système juridique qui en est dépourvu. 68. thèse précitée. Il écrit pertinemment que : « l’inflation normative constitue un obstacle à la réalisation de l’Etat de droit qui a besoin de la certitude de droit.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! CONCLUSION 38. 640. L’adoption de concepts et standards juridiques utilisés par les autres pays est un atout qui peut favoriser à la fois la compréhension par les autres du système socioculturel tunisien et la compétitivité de l’économie nationale qui préoccupe les pouvoirs publics. en tant que nécessité technique du développement juridique. Aux sources du droit moderne tunisien. La codification. 665. L’expression est celle du doyen CARBONNIER. 40. le législateur doit être soucieux de l’accessibilité et de l’intelligibilité des normes. Sana BEN ACHOUR.

AJDA. REP. 2005. Ce dernier est l’une des pièces maîtresses de l’Etat de droit proclamé par l’article 5 de la constitution88. Février 2006 88 89 90 J. pour conduire les pouvoirs publics à mettre de l’ordre dans notre législation fiscale. 101 L’exigence de sécurité juridique a été constitutionnalisée par le juge constitutionnel français. CF Anne-Laure VALEMBOIS. Montchrestien. p. La constitutionnalisation de l’exigence de sécurité juridique en droit français. Cette constitutionnalisation en France a eu lieu en dépit de la non consécration explicite par la constitution française de 1958 de l’Etat de droit. à juste titre d’ailleurs. 1997. Guy BRAIBANT affirme que la sécurité juridique est l’un des piliers de l’Etat de droit. 67 .« Lois de promulgation » et code fiscaux ! deux facettes du principe de sécurité juridique. Le Tribunal Administratif tunisien a eu l’occasion d’affirmer le principe de sécurité juridique et de confiance légitime dans la législation TA. in Actualité de la codification. thèse. n° 16453 du 1er novembre 2000. L’objectif est certes loin d’être simple à réaliser. Mais. CHEVALLIER considère. que l’accessibilité et l’intelligibilité constituent une implication du principe de sécurité juridique. notamment dans ces deux articles. L’exigence de sécurité juridique est originaire du droit public allemand. 639. l’attractivité de l’économie des investissements dépend aussi de la lisibilité du droit des affaires. l’Etat de droit. Il y va de la sécurité juridique89 en tant qu’exigence fondamentale de l’Etat de droit90. Le conseil constitutionnel peut se ressourcer. faut-il le rappeler. Haj Taïeb c/ Ministre de l’agriculture. 1ère instance. LGDJ. 4ème éd. p.

Mieux encore. ils considèrent que cette politique ne constitue pas un préalable pour le développement et l’attraction des IDE. les IDE reçues en 2004 par la Corée du Sud.75%. dont les IDE n’ont cessé de se développer1. En effet. quand bien même leurs législations respectives ne prévoient pas d’avantages fiscaux.8% et 2% de leur PIB respectifs (source : mission économique Française) 69 . estiment-ils. 0.98 Milliards USD et 0. 1. la qualification de la main d'œuvre. la Thaïlande. tels que la stabilité politique. le Maroc et la Tunisie. 1 A titre d’exemple. qui capitalise à lui seul 25% du PIB du continent africain. à l'échelle internationale. 0. la proximité des marchés d’écoulement des produits ou des services… En guise d’illustration de ce qui précède. les pays en développement doivent renoncer à la politique d’octroi d’avantages fiscaux. à tous égards et notamment en matière de promotion des investissements et de développement des investissements directs étrangers (IDE). 18.2 Milliards de USD. qui sont conditionnés. LA NECESSAIRE MISE A NIVEAU Mabrouk MAALAOUI Conseil fiscal A l'heure de la globalisation et de l'homogénéisation de l'économie mondiale. soit 0. la nécessaire mise à niveau LEGISLATION FISCALE TUNISIENNE . beaucoup plus par d’autres critères. de l’avis des experts des principaux bailleurs de fonds.5 Milliards de USD.65 Milliards USD (858 millions de dinars tunisiens). dans le but d’accroître leurs recettes fiscales et de limiter en conséquence leurs recours à l’endettement.2 Milliards de USD.Législation fiscale tunisienne . l'accès aux nouvelles technologies. s’élèvent respectivement à 6. le Brésil. le développement des réseaux de télécommunication. à savoir la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. 1. y compris à l’exportation. on cite les exemples de réussites économiques de certains nouveaux pays industrialisés comme la Corée du Sud ou de certains pays émergents comme l'Afrique du Sud. 1. 2 milliards de USD. l’Afrique du Sud.2%. 3%. les avantages fiscaux sont appelés à jouer un rôle de moins en moins important.9%. l'infrastructure routière.

certains Etats et organisations considèrent que l’octroi d’avantages fiscaux constitue une forme de subvention qui entrave la liberté du commerce international et appellent à conditionner l'adhésion et l’insertion des économies qui recourent à de telles pratiques dans la nouvelle économie mondiale à leur renonciation aux avantages considérés. est davantage justifiée par la baisse des droits de douane. par année. dans le cadre de l’application de l’accord de la zone de libre échange conclu avec l’Union Européenne. face à un besoin en financement des dépenses de l’Etat en perpétuelle croissance. qui a été fixé à 13 552 000 000 D. pour ainsi étendre l'application effective de l'impôt aux personnes qui ont jusque là failli à leurs obligations civiques. Aussi. Dans le cas de la Tunisie. en partie soit-elle. notamment à travers l'élargissement de l'assiette imposable : . 2 Le budget général de l’Etat pour l’année 2006. la renonciation aux avantages en question. s'élèvera approximativement à 1500 000 000 D. dans la substitution des droits de douane par le développement de nouvelles ressources fiscales intérieures. à la fin de la période de démantèlement des barrières douanières. et même si nous estimons que le développement économique et social de certaines régions et la promotion de certains secteurs d’activités économiques nécessitent encore l’intervention et l’aide de l’Etat notamment sous forme d’avantages fiscaux. la nécessaire mise à niveau Sur un autre plan. soit plus de 10% du budget général de l’Etat et à peu près 20% des recettes fiscales pour l’année 20062. pour les pays dépourvus de ressources naturelles comme la Tunisie. en dehors des considérations qui précèdent. la solution consiste. sera financé en partie par des recettes fiscales à hauteur de 8 282 000 D ( y compris les recettes fiscales affectées). à fin 2007. et afin de faire face aux besoins de financement des dépenses publiques.en termes de personnes cotisantes.Législation fiscale tunisienne . 70 . et dont le manque à gagner au profit du trésor public. ce qui suppose le renforcement des capacités techniques de l’Administration fiscale notamment en ressources humaines.

au même titre que les autres produits et services. de parler d’une "réforme". Dans le cas de la Tunisie. pour enfin basculer (ou presque) dans un régime fiscal de droit commun. Toutefois. à savoir l’institution de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés. y compris les IDE. la question posée demeure de savoir si un régime fiscal de droit commun est en mesure de permettre à la fois le développement des investissements.Législation fiscale tunisienne . passeraient par plusieurs facteurs. un produit à vendre. et par ces temps de mondialisation et de concurrence internationale poussée à l’extrême. constitue. A ce propos. on continue toujours. sans besoin d'être une fiscalité privilégiée. et la mobilisation des ressources nécessaires pour financer le budget de l'Etat. nous estimons que les problèmes qui étaient liés aux tarifs d'imposition et à l'assiette des impôts sont demeurés posés et dans les mêmes conditions qu’avant 1990. le plus grand mérite qu'on puisse attribuer à la réforme engagée en Tunisie en 1990.et en termes de revenus imposables pour couvrir progressivement les revenus et bénéfices qui jusque là n'étaient pas soumis à l'impôt. dans un monde en perpétuel devenir. la nécessaire mise à niveau . à tous égards. sinon qu’ils se sont 71 . notamment en ce qui concerne les possibilités d'attraction des IDE. nous estimons que les performances d'un Etat. au lieu et place des anciennes impositions cédulaires et de l'impôt général pour les personnes physiques et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés et de la contribution de solidarité pour les personnes morales. En effet. y compris sa législation fiscale qui. qui se doit d'être compétitif face aux législations fiscales des autres pays. force est de constater que presque deux décennies après l’introduction de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. en totalité ou en partie. quand bien même elle était d’un apport appréciable et indéniable sur le plan de la restructuration et de la modernisation du système fiscal tunisien. qui était presque entièrement consommée peu de temps après son entrée en vigueur. était le parachèvement de la mise en place de la structure et de l'ossature d'un système fiscal moderne. Toutefois.

. donc plus ouvert à la concurrence. sans condition aucune et peuvent de ce fait avoir pour conséquence. et la législation tunisienne en la matière se trouve devancée dans ce cas. soit la création. même par les systèmes fiscaux qui continuent aujourd’hui encore à gérer les anciens impôts cédulaires et l’impôt de superposition. si on ne retenait que les provisions. le système fiscal tunisien continue encore aujourd’hui à souffrir des lacunes d’avant la réforme de 1990. la législation tunisienne est demeurée très conservatrice en la matière. En ce qui concerne l'assiette de l'impôt. les brevets.. les provisions non admises en déduction. les pertes fiscales non reportables. les amortissements et les pertes fiscales qui constituent des charges à constater obligatoirement. sont réellement supérieurs à 35%. nous estimons qu'une telle baisse n'était que faciale. (les terrains. pays de l’UMA compris. y compris ceux occupés par les carrières. faute de quoi le bénéfice distribué serait considéré fictif au sens des dispositions combinées des articles 287 et 289 du code des sociétés commerciales. constituent des charges déductibles au même titre que le reste des charges d’exploitation. et même si ces derniers ont passé respectivement de 68% pour les personnes physiques et de 54% pour les personnes morales à un maximum de 35%. où les provisions. la nécessaire mise à niveau aggravés. c'est-à-dire les prélèvements par rapport au résultat économique. toutes formes confondues. surtout si on considérait les charges non déductibles. les fonds de commerce. les marques de fabrique. contrairement à la législation 72 . et un droit fiscal comparé plus favorable... dans le sens où les taux réels. pour ne citer que ceux là. y compris celles ayant le caractère d’un passif réel. soit l’aggravation d’un déficit fiscal. En effet.. tels que les amortissements exclus du droit à déduction. voire même à la traîne des législations Africaines. si on considérait un environnement économique international sans frontières ni barrières douanières.Législation fiscale tunisienne . la question tendrait à s’aggraver si on tiendrait compte des redressements fiscaux arbitraires dus notamment à l’absence ou à l’imprécision des textes (voir ci-dessous).). en matière de taux d’imposition. En effet.

il faut faire recours à l’interprétation pour ranger le bien considéré sous l’une ou l’autre des catégories. la nécessaire mise à niveau tunisienne qui ne reconnaît que partiellement les provisions3.affaire n°34548) que dés lors que l’article 12 du code de l’IRPP et de l’IS a énuméré les charges déductibles à titre indicatif. En effet. qui fait état d’une liste très restreinte de biens pouvant faire l’objet d’amortissement et qu’en conséquence et dans le cas des biens ne figurant pas sur la liste. aucune liste de biens amortissables ni taux d’amortissement ne sont fixés. du stock destiné à la vente et des actions cotées en Bourse. autres que celles prévues par l’article 12 du code de l’IRPP et de l’IS. la jurisprudence a retenu (arrêt du Tribunal administratif du 28 Juin 2004 . pour les besoins d’application des taux d’amortissement. dans le sens où seules les provisions pour dépréciation du compte clients. qui. Voir l’arrêté du ministre des Finances du 16 janvier 1990. et c’est presque toujours le cas. risqueraient de remettre en cause le droit de déduction. au motif que les dispositions combinées des articles 12 et 48 du code de l’IRPP et de l’IS n’ont prévu que les provisions pour dépréciation du compte clients. Dans d’autres systèmes. ce qui laisse comprendre sans l’ombre d’un doute que le législateur a prévu l’existence d’autres cas de charges nécessitées par l’exploitation qui seraient déductibles d’une part et considérant que l’article 14 du code de l’IRPP et de l’IS. il est fait référence. a prévu de manière expresse et exhaustive les charges qui sont exclues du droit à déduction. aux taux qui sont 3 4 Paradoxalement. sont déductibles. la jurisprudence a retenu que les provisions. ce qui pourrait conduire à des décisions arbitraires de part et d’autre. les provisions pour charges constituées par la société considérée pour faire face aux frais à engager ultérieurement pour l’aménagement des terrains destinés à être revendues sont déductibles. Il en est de même des amortissements dont les biens amortissables et les taux d’amortissement sont fixés par le code de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés4. si le contribuable n’est pas avisé.Législation fiscale tunisienne . celles-ci comprennent « notamment…»". dans le sens où il stipule que "le résultat net est établi après déduction de toutes charges nécessitées par l’exploitation. dans le cas d’une entreprise de promotion immobilière qui a fait l’objet d’une taxation d’office au titre des provisions pour aménagement des terrains destinés à la revente. les provisions pour dépréciation du stock destiné à la vente et les provisions pour dépréciation des actions cotées sont admises en déduction dans certaines limites et sous réserve de l’observation de conditions draconiennes. 73 . ajouté à des conditions de forme.

qui aurait dû donc anticiper pour mettre en place un système digne d’une grande réforme fiscale. la question dépasse la seule incidence sur l’assiette de l’impôt pour conditionner la vie de l’entreprise. ont déjà dépassé ce stade d’approche. Certaines législations vont plus loin dans la conception d’approches tendant à préserver et à développer l’entreprise. de telles mesures auraient dû voir le jour à l’initiative de la législation tunisienne. nouvellement mis en place. période qui a été portée ultérieurement à 04 ans. En effet. qui sont indéfiniment reportables. de la France… 74 . sauf que le droit comparé n’a prévu ni la liste des biens amortissables ni les taux d’amortissement. du Luxembourg. pour ne plus faire de distinction entre pertes d’exploitation et pertes correspondant aux amortissements différés. et pertes correspondant aux amortissements réputés différés en périodes déficitaires. reportables sur une période de 03 ans. du Brésil. soit la forme la plus classique de report des pertes. Aussi. alors que le code de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. mais certainement pas la plus ingénieuse. jusqu’à résorption intégrale. certaines législations occidentales5. des Pays Bas. dans le sens où le capital local est encore en cours de formation d'un côté et considérant l’effet de la mondialisation et de l’intégration "forcée" dans l’économie mondiale de l’autre. la nécessaire mise à niveau généralement admis d’après les usages de chaque nature d’activité. Si on traitait des pertes fiscales et des conditions de leur report. dont la législation française qui a été la dernière en date à rejoindre le club. du Danemark. s’était contenté de reproduire dans les mêmes termes et conditions le principe en la matière qui existait sous la législation en vigueur au 31 Décembre 1989. du Royaume Uni de Grande Bretagne. et ce en scindant le report déficitaire entre pertes d’exploitation.Législation fiscale tunisienne . ce qui est d’ailleurs prévu à l’heure actuelle par l’article 12 du code de l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. désormais les pertes dégagées par l’entreprise constituent un tout indissociable et sont indéfiniment reportables dans le temps. en 5 Il s’agit notamment de l’Allemagne. considérant l’état émergent de l’économie tunisienne.

dans le sens où il ne bénéficie encore à aucun groupe de sociétés. dont essentiellement celle relative à la cotation de la société mère en Bourse. surtout dans le cas des entreprises en difficultés économiques. ce qui permet non seulement d’assainir le bilan de l’entreprise en alignant ses actifs réels sur son passif. ce qui est de nature à favoriser la trésorerie de l’entreprise et lui éviter le recours à l’endettement . qui était sensé introduire une certaine amélioration de cette dernière. si le but recherché étant l’encouragement des sociétés à s’introduire en Bourse.Législation fiscale tunisienne . 75 . mais mieux encore en lui accordant un crédit d’impôt correspondant aux pertes fiscales compensées avec les réserves. 5 ans après son institution n’est toujours pas opérationnel. si le but recherché étant la recherche d’une information fiable. et c'est là l'aspect innovant. la mesure serait à même d’éviter des liquidations et des dissolutions d’entreprises. de restitution immédiate ou même. ni la transparence qui entoure les sociétés cotées. En effet. faire l’objet de mobilisation auprès d’une institution financière. tel que le système algérien. ne justifient un tel rapport. Le crédit d’impôt ainsi obtenu peut faire l’objet de report. elle peut être assurée même en dehors de la Bourse notamment à travers le contrôle exercé 6 7 Introduit par la loi 2000-98 du 25 Décembre 2000. de l’ensemble des systèmes fiscaux que nous avons consultés7. considérant que "les Banques ne prêtent qu’aux riches". en tant que composante de la question de l’assiette et du taux de l’impôt. nous n’avons relevé aucun système qui conditionne le bénéfice du régime de la consolidation à la cotation en Bourse des actions de la société mère ou de celles des sociétés membres. nous ne pouvons pas ne pas traiter du régime actuel de la consolidation des résultats6. la nécessaire mise à niveau autorisant l’imputation des pertes fiscales sur les bénéfices accumulés qui ont déjà subi l’impôt ou sensés l'être (carry back). portant loi de Finances pour la gestion 2001. et ce en raison des conditions draconiennes imposées pour l’accès au système. alors qu’en ce qui concerne la transparence. Il s’agit des systèmes fiscaux européens et de certains systèmes comparables à celui de la Tunisie. au niveau des groupes de sociétés. Enfin. mais qui. et nous considérons toujours que ni le développement de la Bourse. dans le sens où le nombre des sociétés cotées est toujours le même.

dans le sens où au delà du manque à gagner pour le trésor public. la nécessaire mise à niveau par les commissaires aux comptes. qui devait disparaître avec l'introduction de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés en 1990. ce qui est de nature à faire bénéficier le foyer par autant d’abattements que de nombre de parts et réduire l’effet de la progressivité. Au niveau de la fiscalité des particuliers. considérant que le revenu réalisé par le chef de famille est destiné à faire face aux dépenses qui seraient nécessitées par les personnes à la charge du contribuable. le régime forfaitaire d'imposition. a toujours constitué. En effet. Aussi et afin de matérialiser et de mettre en pratique des mesures qui étaient tant attendues.Législation fiscale tunisienne . nous estimons qu’il serait inconcevable qu'un système fiscal qui est sensé se tourner vers la fiscalité intérieure notamment 8 Le quotient familial consiste à diviser le revenu réalisé par un nombre de parts. et continue encore de l'être. force est de constater que les déductions actuelles pour situation et charges de familles sont anachroniques et ne sont d'aucun rapport ni avec les charges familiales réelles ni avec le revenu réalisé. par enfant ou par personne à charge. nous estimons que la technique du quotient familial 8ou l'application d'un abattement sur l'impôt sur le revenu dû. En sens inverse. notamment en ce qui concerne les questions liées à l'assiette et aux taux de l’impôt. nous estimons que la condition de cotation des actions de la société mère devrait être reconsidérée pour être remplacée . ce système constitue l'exemple frappant de l'inéquité de l'impôt. nous estimons que le trésor public a renoncé de manière injustifiée à des ressources importantes qui auraient pu compenser et financer les correctifs indispensables à la mise à niveau de la légalisation fiscale. constituent des moyens de justice fiscale. la hantise du système fiscal Tunisien. Aussi. dés lors que ce dernier n'est pas réparti en fonction des capacités contributives des contribuables.par l’obligation pour les sociétés du groupe d’être soumises à l’audit légal d’un commissaire aux comptes. au nombre des personnes composant le foyer. Aussi. à calculer l’impôt sur le revenu par part et le multiplier par le nombre de parts pour avoir l’impôt sur le revenu dû.si besoin est . 76 .

et son remplacement. dans les mêmes conditions que les entreprises soumises au régime réel.5% de l'ensemble des impôts directs et 0. du type recettes-dépenses. entre autres solutions. la nécessaire mise à niveau pour pallier aux manques à gagner en droits de douane. 77 . A notre avis. mais là où l’impôt sur le revenu sera liquidé sur la base du bénéfice réalisé avec un minimum d'impôt dû par référence au chiffre d'affaires.7 Millions de dinars 10soit 0. nous estimons que la législation fiscale tunisienne a besoin d’une refonte totale en matière d’assiette et de tarifs de l’impôt. à fin octobre 2005. s’élève. il pourrait être envisagé. la mise en place de caisses enregistreuses homologuées par l’Administration fiscale en imposant aux commerçants l’obligation de délivrer des factures ou des tickets de caisse. à 409 744 contribuables. au titre de l’exercice 2004. au cas où le régime forfaitaire d’imposition devrait être maintenu. pour commencer.1% de l'ensemble des recettes fiscales. 9 10 Le nombre global des personnes physiques exerçant une activité industrielle ou commerciale inscrites au fichier de l’Administration fiscale. avec un impôt global de 15. continue à compter et à gérer à peu près 80% de personnes physiques exerçant une activité industrielle ou commerciale9. tout en multipliant les contrôles inopinés à la sortie des commerces. nous estimons que des actions radicales devraient être menées pour ne réserver le régime qu’aux petits exploitants. dont 319 774 contribuables se déclarant sous le régime forfaitaire d’imposition. Toutefois. par un régime réel à obligations comptables simplifiées. et un impôt moyen de 50 D par contribuable. En conclusion de tout ce qui précède. Il s’agit de l’impôt payé jusqu’à fin octobre 2005. les résultats ne se feraient pas attendre. A ce titre.Législation fiscale tunisienne . l’initiative peut être qualifiée d’urgente si on considérait la menace à laquelle est confrontée l’entreprise tunisienne face aux entreprises étrangères déjà solides financièrement et techniquement. la solution passerait par la suppression pure et simple du système du régime forfaitaire d'imposition. qui se déclarent indûment sous le régime forfaitaire d'imposition. ajouté au fait qu’elles sont habituées à l’environnement de la concurrence.

Législation fiscale tunisienne . dans le sens où plus un texte est moins général. ou presque.a tendance à traiter des principes généraux au détriment des cas particuliers et l’introduction davantage de nouveaux principes et de précisions. mieux encore. nous considérons que la refonte en question passerait inéluctablement par un inventaire détaillé des principes non encore réglementés. 11 Voir notamment le code général des impôts français et l’Internat Revenue Code des Etats –Unis d’Amérique.compte tenu même du nombre très réduit d’articles à comparer à certaines législations11où les articles se comptent par milliers . eu égard notamment aux grands principes prévus par le droit comparé et même eu égard à la doctrine fiscale locale accumulée depuis l’introduction de la réforme de 1990. et est de ce fait plus juste . la nécessaire mise à niveau Pour ce faire. la législation fiscale tunisienne actuelle . En effet. plus il traite du cas par cas et plus il est adaptée à chaque contribuable. 78 . introduira davantage de justice fiscale. cela éviterait le recours à l’interprétation et en conséquence et à l’arbitraire et préserve en conséquence la garantie des droits du trésor public et des contribuables.

Les problèmes pratiques posés par l’article 36 du CIR INTRODUCTION « Aucune règle contraignante et expresse du droit international ne limite la souveraineté des Etats en matière fiscale ou ne leur impose d’éviter les doubles impositions internationales »1. n°70. ni des conventions modèles et chaque Etat est libre d’établir. pour prélever les bénéfices et les revenus. ni de leur législation interne. CPU. L’accord des Etats en faveur d’une règle contraignante ne peut être dégagé.Les revenus de source étrangère LES REVENUS DE SOURCE ETRANGERE Oualid GADHOUM * Maître assistant à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I. Ayadi : « Droit fiscal international ». selon le Professeur Habib AYADI. par rapport aux systèmes fiscaux qui peuvent entrer en conflit avec lui. expression de sa souveraineté nationale2.Les revenus de source étrangère ayant subi l’impôt à l’étranger A. AYADI : « Droit fiscal international ».Les revenus de source étrangère n’ayant pas subi l’impôt à l’étranger A. op. 79 .Les revenus de source étrangère rentrant dans le champ d’application de l’IR B. dans le cadre de ses règles constitutionnelles et juridiques internes. H. les Etats sont * 1 2 E-mail : oualidgadhoum@yahoo. H..La détermination des revenus de source étrangère soumis à l’IR II. C’est ainsi que.fr La souveraineté fiscale est définie comme le pouvoir d’édicter un système d’impôts présentant une autonomie technique et budgétaire. n°70. son système fiscal.cit. 2001.L’article 36 du CIR : une source de controverse doctrinale B.

Mais le choix de soumettre les contribuables à une obligation fiscale illimitée a posé le problème de la double imposition et l’a potentiellement accru. op. sous condition d’imposition dans l’Etat de la source. Une imposition dite du « revenu mondial ». 80 . même ceux de source étrangère. La philosophie de cette approche est que l’impôt cherche à appréhender « la capacité contributive » du contribuable qui est liée à son revenu global et non pas à ses revenus de source nationale. Voir : H. l’ouverture économique internationale est la principale raison qui a laissé les Etats ayant opté pour le système global à faire des concessions et à prendre des mesures unilatérales visant la double imposition4. l’Etat limite sa juridiction fiscale aux revenus ayant leur « source » sur son territoire. 3 4 5 J. Dalloz. En effet.129. c’est en acceptant des dérogations législatives ou en signant des conventions internationales que la double imposition fut écartée.Les revenus de source étrangère libres de soumettre à l’impôt. p. Pour toutes ces raisons. d’entreprises ou de biens qui y sont situés ou s’y rattachent. tous les revenus.La déduction des impôts étrangers pour la détermination de l’assiette imposable. Quant à l’approche territoriale. En réalité. Dans l’approche globale. on retiendra. ce qui revient à une application sélective du principe de la territorialité c'est-à-dire de l’article 36 du CIR5. c’est à dire provenant d’activités. 1999. les Etats se sont trouvés contraints de limiter leur souveraineté fiscale.L’abattement à la base sur les revenus de source étrangère. Des mesures unilatérales ont été à cet égard prises visant à éviter la double imposition internationale. Il s’agit à titre d’exemple de : .cit. BUISSON : « L’érosion de la souveraineté fiscale dans les Etats membres de la communauté : l’exemple de la France ». Ayadi : « Droit fiscal international ». un auteur est allé jusqu’à dire qu’aujourd’hui les souverainetés fiscales des Etats sont érodées3. n°86 et s.La déduction forfaitaire applicable sur l’impôt national. l’impôt est établi sur l’ensemble des revenus d’un contribuable quelle qu’en soit la source. .. surtout que la plupart d’entre eux a choisi l’approche globale établie sur l’ensemble des revenus du contribuable quelle qu’en soit la source géographique. D’autres mesures unilatérales peuvent être prises pour éviter la double imposition. l’exemption. Sur ce point précis. Parmi ces mesures. .

L’intention du législateur était de faire de l’article 36 du CIR une catégorie résiduelle dans laquelle peuvent être incorporées les revenus inclassables dans les différentes catégories de revenus. En réalité. l’impôt sur le revenu est dû au 1er janvier de chaque année. l’obligation fiscale des résidents est aux termes de l’article 2 du CIR illimitée6. les revenus de source étrangère réalisés par les contribuables sont exclus du champ d’application de l’impôt sur le revenu lorsque ces revenus ont été soumis à l’impôt dans les pays de la source. Il s’agit d’une mesure unilatérale. 81 . L’article 2 du CIR dispose que : « sous réserve des dispositions des conventions internationales et des accords particuliers.Les revenus de source étrangère La Tunisie a choisi d’assujettir les personnes physiques qui y sont domiciliées à une obligation fiscale illimitée.Crédit pour impôt étranger. Ayadi : « Droit fiscal international ».Voir aussi l’article 3 du CIR. n°96. Ledit article disposait que « les autres revenus sont constitués notamment par des revenus de source étrangère… ». H. op. Tandis que l’obligation fiscale d’un non résident est limitée aux seuls revenus de source tunisienne. Aux termes de cet article « les autres revenus sont constitués des revenus de source étrangère n’ayant pas été soumis au paiement de l’impôt dans le pays d’origine ». par toute personne physique ayant en Tunisie une résidence habituelle sur l’ensemble de ses bénéfices ou revenus réalisés pendant l’année précédente ». Ainsi. Toutefois. Voir : H. la rédaction initiale de l’article 36 du CIR comprenait le terme « notamment ». 6 7 . Il s’agit entre autres de la double imposition juridique qui suppose que lorsqu’un contribuable se trouve atteint. par des impôts de nature comparable appliqués par deux ou plusieurs souverainetés fiscales dans des conditions telles que la charge fiscale globale qu’il supporte s’avère supérieure à celle qui résulterait de l’intervention dans des conditions de droit commun d’une seule souveraineté fiscale ».. au titre d’un même revenu (ou de toute autre base imposable) et au titre d’une même période.cit. op. n°156.cit. . voire d’une dérogation législative concrétisée par l’article 36 du CIR visant à éviter la double imposition7. aussi bien les revenus de source étrangère que les revenus qui n’appartiennent à aucune catégorie prévue par l’article 8 du CIR. L’ancienne version de l’article 36 du CIR aurait pu faire de la catégorie « autres revenus » une catégorie fourre-tout puisqu’elle englobe. AYADI : « Droit fiscal international ».

. ‫ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات ﻣﺼﺪر أﺟﻨﺒﻲ‬ . Le fait d’intituler l’article 36 du CIR « autres revenus » ne veut pas dire que cet article est propre aux revenus de source étrangère.. Cette idée se justifie d’ailleurs par l’emplacement de l’article 36 du CIR.‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪ اﻟﻤﻨﺸﺄ‬ .‫ ص‬1989 ‫ دﻳﺴﻤﺒﺮ‬29 ‫ ﺟﻠﺴﺔ ﻳﻮم اﻟﺠﻤﻌﺔ‬21 ‫ﻣﺪاوﻻت ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب ﻋﺪد‬ 82 8 . ‫ " ﺗﺘﻜﻮن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ‬: ‫ﺗﻐﻴﺮ اﻟﻤﻌﻨﻰ‬ . aussi bien les revenus de source étrangère que les revenus.‫ﺑﺎﻹﺟﻤﺎع‬ . qui de par leur nature.‫ إﻧﻲ أﺷﻜﺮ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻨﺎﺋﺐ واﻟﻜﻠﻤﺔ اﻵن إﻟﻰ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻮزﻳﺮ‬: ‫رﺋﻴﺲ ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب‬ ‫ " ﺗﺘﻜﻮن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى‬: ‫ اﻹﻗﺘﺮاح أن ﻳﻘﻊ ﺗﻌﺪﻳﻞ هﺬﻩ اﻟﻔﻘﺮة آﻤﺎ ﻳﻠﻲ‬: ‫اﻟﺴﻴﺪ وزﻳﺮ اﻟﺘﺨﻄﻴﻂ واﻟﻤﺎﻟﻴﺔ‬ . a prévu une dernière catégorie qui englobe. 1502 .Les revenus de source étrangère les revenus de source étrangère ne constituent qu’un exemple parmi d’autres cités par le législateur comme relevant de la catégorie « autres revenus ». par omission peut être. été maintenu alors qu’il fallait le modifier par un autre à savoir « les revenus de source étrangère »8. L’obligation fiscale de ces dernières étant illimitée (article 2 du CIR). il s’agit d’une règle de droit interne tunisien qui s’applique « sous réserve » des dispositions des conventions internationales et ‫ ﺗﺘﻜﻮن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات اﻟﻤﺼﺪر اﻷﺟﻨﺒﻲ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﺪﻓﻊ‬: 36 ‫اﻟﻔﺼﻞ‬ . ‫وﻧﻠﻐﻲ آﻠﻤﺔ " ﺧﺎﺻﺔ " ﺣﺘﻰ ﻧﻔﻲ ﺑﺎﻟﻤﻌﻨﻰ وﺷﻜﺮا‬ ‫ وهﺬﻩ هﻲ اﻟﺼﻴﻐﺔ اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ ﻟﻬﺬا اﻟﻔﺼﻞ وﻧﻘﺘﺮح اﻵن ﻓﻤﻦ‬،‫ إﻧﻲ أﺷﻜﺮ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻮزﻳﺮ‬: ‫رﺋﻴﺲ ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب‬ ‫ﻳﺼﺎدق ﻋﻠﻰ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ ؟ ﻣﻦ ﻻ ﻳﺼﺎدق ؟ ﻣﻦ ﻳﺤﺘﻔﻆ ﺑﺼﻮﺗﻪ ؟ وﻗﻌﺖ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ‬ . ne sont pas rattachables à l’une quelconque des catégories prévues par les articles 9 à 35. Si le député a attiré l’attention du ministre des Finances sur les méfaits de l’emploi du terme « notamment » et a demandé par souci de clarté et afin d’éviter toute ambiguïté quant au champ d’application de l’impôt sur le revenu que ce terme soit retiré. " . De plus. Le législateur. " ‫اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات اﻟﻤﺼﺪر اﻷﺟﻨﺒﻲ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﺪﻓﻊ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪ اﻟﻤﻨﺸﺄ‬ " ‫آﻨﺎ وﺿﺤﻨﺎ ﺳﻴﺪي اﻟﺮﺋﻴﺲ أن وﻋﺎء اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وأﺳﺎﺳﻬﺎ ﻻ ﺑﺪ أن ﻳﺤﺪد ﺑﺪﻗﺔ ﻓﻌﻨﺪﻣﺎ أﺿﻴﻔﺖ آﻠﻤﺔ " ﺧﺎﺻﺔ‬ ‫ " أﺻﺒﺢ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أﻣﺎﻣﻪ ﻧﻘﻄﺔ‬. Dans sa rédaction actuelle. après avoir annoncé toutes les catégories de revenus dans le CIR. l’article 36 du CIR concerne les personnes physiques résidentes en Tunisie.‫اﺳﺘﻔﻬﺎم وهﺬا ﺳﻴﺪي اﻟﺮﺋﻴﺲ ﻻ ﻳﺠﻮز ﻓﻲ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ وﺷﻜﺮا‬ . elle s’étend aussi bien aux revenus de source tunisienne qu’aux revenus de source étrangère. ‫ هﻞ ﻣﻦ ﻣﺘﺪﺧﻞ ؟ اﻟﻜﻠﻤﺔ ﻟﻠﺴﻴﺪ اﻟﻨﺎﺋﺐ ﻋﻤﺎرة اﻟﻤﺨﻠﻮﻓﻲ‬: ‫رﺋﻴﺲ ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب‬ ‫ " ﺗﺘﻜﻮن‬: ‫ أﻋﺘﻘﺪ أن اﻹﺗﻔﺎق آﺎن ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﺘﺎﻟﻲ‬،‫ ﺷﻜﺮا ﺳﻴﺪي اﻟﺮﺋﻴﺲ‬: ‫اﻟﺴﻴﺪ ﻋﻤﺎرة اﻟﻤﺨﻠﻮﻓﻲ‬ ‫ وﻗﺪ‬... l’intitulé « autres revenus » a.

conclue entre la Tunisie et l’Etat de la source des revenus10. A. et pour exclure ces revenus de la base imposable en Tunisie.cit.LES REVENUS DE SOURCE ETRANGERE N’AYANT PAS SUBI L’IMPOT A L’ETRANGER Il s’agit de savoir quels sont les revenus de source étrangère rentrant dans le champ d’application de l’impôt sur le revenu (A) et de déterminer les revenus de source étrangère soumis à l’impôt sur le revenu (B). 20002003. prévaloir. 9 10 L’expression « sous réserve » signifie qu’encas de contradiction entre une règle de droit interne et une disposition figurant dans une convention. Voir : H. p. op.91. S’agissant d’une catégorie parmi celles prévues par l’article 8 du CIR. varie nécessairement en fonction de l’existence ou non d’une convention de non double imposition. Il en résulte que le régime d’imposition des revenus de source étrangère. I. cette dernière doit. n°263. collection Précis. perçus par les personnes physiques résidentes en Tunisie. l’article 36 du CIR est en étroite corrélation avec l’article 7 du CIR qui prévoit que les personnes physiques résidentes en Tunisie sont soumises à l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de leurs bénéfices ou revenus que ce soit de source nationale ou de source étrangère. S. 83 . AYADI : « Droit fiscal international ». les bénéficiaires de ces revenus doivent présenter les justifications nécessaires relatives à leur soumission à l’impôt dans le pays d’origine.. pour l’application de ce texte. ne rentre dans le champ d’application de l’impôt sur le revenu et ne fait par conséquent partie de la catégorie « autres revenus » qu’à condition de n’avoir supporté aucune imposition dans le pays d’origine.Les revenus de source étrangère des accords particuliers conclus par l’Etat tunisien9. D’ailleurs. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». sous réserve de réciprocité. la source de revenu étrangère.Les revenus de source étrangère rentrant dans le champ d’application de l’impôt sur le revenu La formulation de l’article 36 du CIR nous permet de dégager plusieurs conséquences : D’abord. quelle que soit sa nature.

les intérêts excédentaires des comptes courant associés. les sommes et avantages mis à la disposition des actionnaires.cit. ces dividendes sont soumis. quand bien même en droit interne. à l’impôt en Tunisie au titre de la catégorie « autres revenus ». n°309. L’absence de toute référence dans le CIR aux distributions d’origine étrangère conforte l’idée que le législateur a entendu réserver cet avantage aux dividendes servis par les sociétés tunisiennes12.. 11 12 S. les jetons de présence. en vertu des dispositions du code. H. op. agricoles ou de location d’immeubles à l’étranger perdent leur caractère de revenus commerciaux. Les revenus d’activités commerciales.93. Il en est de même des dividendes et revenus de placements divers.. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». En effet. p. ne sont pas applicables aux dividendes de source étrangère. Ensuite. AYADI : « Droit fiscal international ». et notamment. 84 . dépôts…Tous ces revenus sont imposés en Tunisie au titre de la catégorie « autres revenus » sur la base effectivement encaissée. op. toute source de revenu provenant de l’étranger et qui est susceptible de revêtir le caractère de l’une des catégories de revenu prévus par l’article 8 du CIR perd ce caractère et se dissout dans la catégorie « autres revenus ». les dividendes servis par les sociétés tunisiennes. les intérêts des créances.cit.Les revenus de source étrangère La doctrine donne l’exemple d’une personne résidente en Tunisie qui a réalisé des plus-values boursières suite à des spéculations effectuées dans une place financière étrangère et que ces plus-values ont bien échappé à l’impôt dans le pays de la source en vertu de sa législation interne. agricoles ou fonciers et seront imposés en Tunisie dans la catégorie « autres revenus » sur les montants effectivement perçus. elles étaient considérées comme étant situées en dehors du champ d’application de l’impôt sur le revenu11. Ces plus-values constituent un revenu de source étrangère imposable à l’impôt sur le revenu tunisien dans la catégorie « autres revenus ». les distributions des sociétés de capitaux. Le Professeur Habib AYADI a conclu que les dispositions du CIR (articles 38 et 48) affranchissant de l’impôt sur le revenu et sur les bénéfices de sociétés.

l’administration doit apporter la preuve de la cessation de toute activité commune assumée pendant les années d’imposition15. le législateur a prévu un cas particulier pour les traitements et salaires. Ainsi.Les revenus de source étrangère Enfin. comm.La détermination des revenus de source étrangère soumis à l’impôt sur le revenu Par application des dispositions de l’article 37 du CIR. séparé de biens de son épouse anglaise qui réside en permanence au Royaume-Uni et qui dispose de sources de revenus personnelles.123.244. il a été jugé que le contribuable. 29 avril1992. CE. les revenus de source étrangère sont imposables même s’ils n’ont pas été transférés en Tunisie. sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales de non double imposition. RJF. En revanche. pour soumettre à des impositions distinctes des époux non séparés de biens et disposant de revenus distincts. n°1494. En effet et. 85 .162. n°46. DF. DF. Dijon. B. Toutefois. les salariés qui se rendent à l’étranger pour y exercer une activité. Par ailleurs. le revenu imposable est en principe le revenu brut puisqu’aucune déduction n’a été prévue. 18 janvier1998. même lorsqu’ils sont accompagnés des membres de leurs familles. ne peut faire l’objet d’une imposition commune. p. Indépendamment des prescriptions de la législation relative aux changes. TA. le revenu net imposable dans la catégorie « autres revenus » correspond aux « sommes effectivement perçues de l’étranger ». et qui ne procèdent pas au transfert de leur résidence principale dans le pays 13 14 15 CE 06 juillet 1979. n°24. dès lors que ce dernier travaille et réside en France et n’a pas une vie commune avec sa femme même s’il s’est rendu au Royaume-Uni pour passer des vacances avec elle14. comm. 12/1999. La jurisprudence française a considéré que cette règle est applicable même dans le cas où le transfert a été rendu impossible du fait des restrictions en matière de législation des changes du pays de la source13. 3/1998. RJF. l’encaissement d’un revenu à l’étranger et son non rapatriement n’affranchit pas les bénéficiaires de leurs obligations fiscales. CE 19 mai 1999. 1992.

moyennant un salaire brut mensuel de 4000 dinars. pensions et rentes viagères indépendamment de leur origine. Impôt sur le revenu dû : 10984 dinars. Ces derniers. Dans ces conditions. envoyés à l’étranger par un employeur établi en France. En France. demeurent fiscalement domiciliés en Tunisie et y sont soumis à l’impôt au titre de l’ensemble de leurs revenus. pensions et rentes viagères de source étrangère. y compris ceux qu’ils gagnent de l’activité exercée à l’étranger. et afin de réserver le même régime fiscal aux traitements. « De ce fait. pensions et rentes viagères de source étrangère. soumis à une obligation fiscale illimitée. salaires. ils devraient être. Déductions : abattement pour frais professionnels : 10% = 4800 dinars. étendu les modalités de détermination du revenu net prévues par l’article 26 du CIR aux traitements. 16 La note commune n°13/98 donne l’exemple d’une personne physique résidente en Tunisie et qui a été recrutée par une société pétrolière établie à l’étranger pour exercer son activité d’ingénieur chimiste à l’étranger. Pour réserver le même régime fiscal aux traitements. et par exception au principe de non assimilation des revenus de source étrangère à la catégorie de revenus prévue par l’article 26 du CIR. Revenu net imposable : 43200. pensions et rentes viagères indépendamment de leur origine. dans son article 61. les traitements. la loi de finances pour la gestion 1998 a. en principe. certains problèmes fiscaux se sont posés pour les salariés détachés à l’étranger. 86 . l’impôt sur le revenu à sa charge sera calculé comme suit : Revenu annuel brut : 4000 x 12 = 480000 dinars. 25% pour les pensions et rentes viagères »16. salaires. l’article 61 de la loi de finances pour la gestion 1998 a étendu les modalités de détermination du revenu net prévues par l’article 26 du CIR aux traitements. mais continuent à conserver leur domicile fiscal dans leur pays d’origine. Toutefois. Dans la mesure où l’intéressé n’a pas subi l’impôt sur le revenu au titre de son salaire à l’étranger. et en application des dispositions de l’article 26 du code susvisé. salaires.Les revenus de source étrangère d’accueil. pensions et rentes viagères de source étrangère bénéficient désormais à l’instar des revenus de même nature de source tunisienne d’une déduction de : - 10% pour les traitements et salaires. salaires.

87 . de montage. Selon la même doctrine administrative. L’exonération de l’indemnité d’expatriation de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est soumise à un certain nombre de conditions à savoir : . n°174 et s. sont exonérés de l’impôt sur le revenu. Ibid. c'est-à-dire le personnel technique et administratif dès lors qu’ils sont employés par l’entreprise chargée de 17 18 19 B. de montage ou de surveillance. Il vise. de maintenance.Les revenus de source étrangère Toutefois.l’employeur doit être établi ou domicilié en Tunisie . ou des opérations de maintenance ou de surveillance s’y rattachant. • Une assistance technique • Ou des travaux de construction. l’exonération s’applique à tous les agents affectés sur les chantiers de construction. sociales ou environnementales. Les personnes concernées par ce régime doivent remplir trois séries de conditions à savoir : être de nationalité française. établi ou domicilié en Tunisie »19. être détachés d’une entreprise française et exercer leur activité à l’étranger18. économiques. En Tunisie.l’activité exercée doit porter sur : • des études techniques. que l’indemnité d’expatriation. les émoluments et les autres avantages servis aux salariés au titre de l’exercice de leur activité à l’étranger. et ce quelles que soient leurs attributions. des exonérations totales ou partielles destinées à encourager l’exercice d’activités à l’étranger17. Litec. PLAGNET : « Droit fiscal international ». en leur faveur. « les traitements et salaires perçus en rémunération de leur activité à l’étranger par des personnes de nationalité française qui ont leur domicile fiscal en France et qui sont envoyées à l’étranger par un employeur établi en France ». La note commune n° 11/98 a considéré que cette exonération « s’applique à tout salarié qui exerce son activité à l’étranger pour des séjours prolongés ou de courte durée en tant qu’agent d’un employeur public ou privé. dans son article 60. l’article 81-A du CGI a prévu. la loi de finances pour la gestion 1998 a prévu. Voir : la note commune n°11/98.

Cet avis est partagé par Monsieur Mabrouk MAALAOUI qui considère que « …les revenus de source étrangère ne font partie du revenu global imposable du contribuable que dans la mesure où ils n’ont pas été soumis à l’impôt sur le revenu ou à un impôt de nature analogue dans le pays où ils sont réalisés. n°289. Au demeurant. AYADI : « Droit fiscal international ». Le Professeur Habib AYADI a expliqué que si les revenus perçus ou réalisés à l’étranger ont supporté l’impôt dans le pays d’origine « ils sont exclus de la base imposable en Tunisie »21. op.Les revenus de source étrangère la réalisation du chantier. C’est ainsi qu’il a été considéré que « les revenus de 20 21 22 Voir : la note commune n°11/98.. il suffit que ces revenus aient subi une imposition à l’étranger pour qu’ils deviennent hors champ d’application de l’IR. L’exonération s’applique même si l’employeur n’est pas le titulaire du chantier sur lequel il a détaché son personnel20. peu importe les tarifs et les modalités d’imposition (imposition pleine ou partielle..cit. op.LES REVENUS DE SOURCE ETRANGERE AYANT SUBI L’IMPOT A L’ETRANGER La doctrine fiscale n’est pas unanime sur l’interprétation des dispositions de l’article 36 du CIR. Sa mise en œuvre continue à poser des problèmes pratiques si bien que certains auteurs n’ont pas manqué de déplorer son incohérence (B). Pour une partie de la doctrine les revenus de source étrangère ne rentrent dans le champ d’application de l’IR. imposition par voie de déclaration ou par voie de retenue à la source »22. MAALAOUI : « Mémento impôts directs de Tunisie ». La doctrine administrative a également adopté la même interprétation. M. H. n°305. Il est donc source de controverses doctrinales (A). 88 . notamment dans la catégorie « autres revenus » que lorsqu’ils n’ont supporté aucune imposition à l’étranger.cit.L’article 36 du CIR : une source de controverses doctrinales L’interprétation de l’article 36 du CIR a suscité une vive controverse doctrinale. A. II.

Toutefois. Il s’agit d’après cet article des revenus de source étrangère n’ayant pas été soumis au paiement de l’impôt dans le pays d’origine. comprenant des dispositions d’ordre public. que le législateur. cette interprétation ne fait pas l’unanimité puisqu’une partie de la doctrine interprète autrement les dispositions de l’article 36 du CIR24. un mécanisme de suppression de la double imposition internationale. l’interprétation qui retient que les revenus perçus ou réalisés à l’étranger et qui ont supporté l’impôt dans le pays d’origine sont exclus de la base imposable en Tunisie est peu conforme à la légalité. D’ailleurs. l’atteinte à la légalité se manifeste par le fait que l’article 36 du CIR a pour objet de préciser la nature des revenus qui rentrent dans le cadre de la catégorie « autres revenus ». Cette dernière présente les arguments suivants : D’abord. il s’avère.cit. Les termes de l’article 36 du CIR énoncent simplement la source de revenu qui rentre dans la catégorie « autres revenus ».cit. Enfin. sachant que la lecture des textes fiscaux.. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». 89 . Il n’est pas mentionné dans l’article 36 du CIR que les revenus de source étrangère qui ont supporté l’impôt à l’étranger ne sont pas imposables en Tunisie. S. op. l’article 36 du CIR ne constitue ni dans son esprit. voulait concevoir une catégorie résiduelle qui rassemble toutes les autres sources de revenus qui ne peuvent pas figurer dans les autres catégories de revenus. devrait relever de la méthode d’interprétation stricte.Les revenus de source étrangère source étrangère ayant supporté l’impôt dans le pays d’origine ne sont pas imposables en Tunisie »23. n°193 et s. en revenant aux travaux préparatoires. « Prétendre le contraire et s’aventurer dans une lecture extensive de l’article 36 du code. n°193 et s. en insérant l’article 36 du CIR. Il en résulte que les revenus de source étrangère ayant été soumis au paiement de 23 24 25 Position de la doctrine administrative publiée dans le cadre des deux notes communes n°23/2001 et n°24/2001 portant respectivement commentaire de la convention tuniso-libanaise et tunis-luxembourgoise de non double imposition. S. c’est aller à l’encontre de la légalité… »25. Ensuite. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». ni dans ses lettres.. op.

et ce afin d’éliminer la double imposition internationale. ce ne sont que les règles prévues par les articles 11 et 22 du CII et l’article 39 du CIR qui prévoient la déduction de l’assiette imposable de l’IR.. ce sont celles qui sont insérées au sein des conventions internationales et accords particuliers »26. il aurait dû constituer une limite réelle à l’application de l’article 2 du CIR. les rédacteurs du code ont plutôt mentionné l’expression « sous réserve des conventions fiscales internationales et des accords particuliers… ». Or. n°193 et s. Or. des revenus provenant des exportations et ce. les revenus de source étrangère qui ont supporté l’impôt à l’étranger ne se rattachent pas à la catégorie « autres revenus ». Au total. La rédaction de ce dernier devrait se traduire par l’introduction de l’expression « sous réserve de l’article 36 du présent code… ». 90 . durant les dix premières années d’activités. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». De plus. « Ce qui veut dire concrètement que les seules dispositions susceptibles d’éviter la double imposition internationale. afin d’éviter la double imposition. Mieux. op.Les revenus de source étrangère l’impôt dans le pays d’origine n’appartiennent pas à cette catégorie. s’il existe des dispositions dans le droit interne qui prévoient l’élimination de la double imposition. Dire que l’article 36 du CIR ne constitue ni dans son esprit. voir : S. quelle que soit le lieu de leur réalisation et quelle que soit leur régime d’imposition à l’étranger. qui s’applique par plusieurs pays sous condition d’imposition de l’Etat de la source. Il suffit que ces bénéfices ou revenus se rattachent à l’une des catégories de l’article 8 du CIR. l’article 2 vise l’ensemble des bénéfices et revenus qui rentrent dans le champ d’application de l’IR. 26 Sur tous ces détails. engendrées par l’application de l’article 2 du CIR. ni dans ses lettres un mécanisme de suppression de la double imposition internationale parait excessif dans la mesure où cet article n’est qu’une mesure unilatérale qui s’apparente à l’exemption. Cette dernière n’est qu’une solution parmi d’autres. si l’objet de l’article 36 du CIR était l’exclusion du champ d’imposition de l’IR tunisien des revenus de source étrangère ayant subi l’impôt dans le pays d’origine.cit.

Pricewaterhousecoopers. par exemple. aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger. B. le problème des revenus de source étrangère devait aussi être résolu. par les dispositions de l’article 36 du CIR.51.cit. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». l’esprit du texte contient cette idée.cit. dans leurs pays d’origine une obligation fiscale illimitée.Les problèmes pratiques posés par l’article 36 du CIR L’article 36 du CIR pose un certain nombre de problèmes pratiques si bien que certains auteurs ont déploré l’incohérence du régime des revenus ou bénéfices de source étrangère surtout lorsque ces derniers sont rattachés à des exploitations situées en Tunisie. les bénéfices servant de base pour le paiement de l’IR sont ceux réalisés. p. 2005. « Aussi l’exploitant individuel qui dispose d’un fonds de commerce en Tunisie et d’un autre fonds à l’étranger. sauf le cas des bénéfices ayant été effectivement soumis à un impôt de même nature dans l’Etat d’origine. p.. S.94. 91 . Voir : M.Les revenus de source étrangère Même s’il n’a pas été mentionné dans l’article 36 du CIR que les revenus de source étrangère qui ont supporté l’impôt à l’étranger ne sont pas imposables en Tunisie. une catégorie résiduelle. Dans le cas des exploitants individuels qui disposent de leur lieu de résidence habituelle en Tunisie et sous réserve des bénéfices provenant des opérations d’exportation (notamment des articles 10 à 22 du CII). AYADI : « Droit fiscal international ». op. n°306. op. MAALAOUI : « Mémento impôts directs de Tunisie ».. Le régime d’imposition des revenus ou bénéfices de source étrangère n’est pas en pratique très cohérent surtout lorsque ces derniers se rattachent à une exploitation individuelle située en Tunisie. l’article 81-A du CGI a été élaboré pour mettre fin à la double imposition vécue par les salariés travaillant à l’étranger mais qui ont. dans le sens ou les bénéfices industriels et commerciaux de source étrangère perdent ce caractère et sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la catégorie « autres revenus »28. En d’autres termes. est considéré 27 28 Voir : H. les revenus et bénéfices de source étrangère sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la catégorie « autres revenus » pour le montant global sans déduction aucune pour les frais et charges27. En France. Si au départ le législateur voulait concevoir.

Toutefois. perdent le caractère de produits accessoires par rapport à l’activité commerciale (produits de participation. l’intéressé n’aurait à réaliser à ce titre qu’un seul résultat . soit un bénéfice ou une perte »29. et pour le cas de la Tunisie. ce dernier est tenu d’appliquer prévue par son droit interne. La doctrine a conclu qu’il en est de même des revenus réalisés à l’étranger et générés directement par l’exploitation située en Tunisie.52. il a été convenu que malgré l’attribution du droit d’imposition par la convention à l’Etat de la source. M. MAALAOUI : « Mémento impôts directs de Tunisie ».cit. Mieux encore. La compensation n’est pas possible entre les différentes catégories de revenu que dans le cadre du revenu global et à condition que le déficit subi par l’exploitation située en Tunisie soit justifié par une comptabilité (article 8 du CIR). intérêts…) qui. p. La présence des conventions de non double imposition n’élimine pas dans certaines hypothèses pour autant le recours à l’article 36 du CIR.cit. selon le régime de droit commun dans la catégorie « autres revenus » de par l’existence des dispositions de l’article 36 du CIR. tels que les revenus de placements (dividendes. et dans l’hypothèse où les législations internes des deux Etats 29 30 M. S’agissant des revenus de source étrangère dont le droit d’imposition est attribué à l’Etat de la source et dans l’hypothèse où la législation interne de l’Etat de la source ne prévoit pas l’imposition des revenus.Les revenus de source étrangère comme disposant de deux catégories de revenus alors qu’il n’exerce en fait qu’une seule activité.. alors que si les deux fonds de commerce étaient situés en Tunisie.51. op. le revenu de source étrangère demeure imposable. p. même financés par prélèvement sur des fonds de l’exploitation situés en Tunisie et inscrits à son actif.. 92 . MAALAOUI. ce qui méconnaît l’unicité du résultat commercial et risque de faire subir à un exploitant individuel l’impôt sur le revenu sur la base des bénéfices de source étrangère alors que son résultat fiscal d’ensemble au titre de la catégorie BIC peut être déficitaire. produits financiers…) et sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la catégorie « autres revenus »30. et dans le cas où les revenus de source étrangère dont le droit d’imposition est partagé entre la Tunisie et l’Etat de la source. op.

31 Avec la remarque que cette hypothèse ne peut être envisagée pour le cas de la Tunisie en tant qu’Etat de résidence du bénéficiaire des revenus. les revenus de source étrangère n’ayant pas supporté l’impôt dans le pays d’origine sont imposables en Tunisie dans la catégorie « autres revenus ». 93 .Les revenus de source étrangère ne prévoient pas l’imposition des revenus provenant de l’Etat de la source31. Une telle solution est également consacrée dans l’hypothèse où seule la législation interne tunisienne prévoit l’imposition des revenus de source étrangère alors que le droit interne de l’Etat de la source ne prévoit pas une telle imposition.

en droit fiscal il peut constituer un prétexte à la fraude fiscale et s’avère donc incompatible avec le respect du principe d’égalité devant l’impôt.Le débat B. Cependant. J. leurs organes et employés doivent observer sur les affaires économiques et personnelles de leurs clients et de tiers parvenus à leur connaissance dans l’exercice de leur profession »2. M.fr R.Etude de droit comparé (France. 1982.. L. Herbert SCHONLE.Les aléas A.La résurrection A. Le secret bancaire Suisse. FARHAT.D.L’impact ************* Le secret bancaire est généralement considéré comme l’un des « piliers du crédit et le garant d’une économie saine »1. éd. 31.J.Les atteintes B. 95 . p. Berne. Le secret bancaire. Ph.G. KERNEN. p.Le secret bancaire en droit fiscal LE SECRET BANCAIRE EN DROIT FISCAL Narjes LOUKIL (*) Enseignante à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I. AUBERT. 53. 1979. Défini classiquement comme étant « la discrétion que les banques. le secret bancaire peut empêcher l’administration de s’immiscer dans les * 1 2 E-mail : narjes_loukil@yahoo. Liban). Suisse. Thèse. Staempfli et Cie.Le flottement II. Paris. H. nécessaire pour assurer le respect de la loi et les conditions de concurrence loyale entre les entreprises.

96 . com. 1562. 12 décembre 1967. 25 janvier 1984 in M. J. TEYSSIE.T. La loi n°2001-65 du 10 juillet 2001 relative aux établissements de crédit. Le droit tunisien. R. « Le secret professionnel du banquier en droit tunisien ou pour un secret bancaire plus renforcé ».R. Actuellement. V. V. 2001.D. la révélation d’une information est passible d’une peine de prison de six mois et d’une amende de cinq cents dinars en cas de divulgation de secrets. cette obligation est consacrée par l’article 30 de la loi du 10 juillet 2001 relative aux établissements de crédit4. JORT. 3 4 5 6 7 L’article 24 de la loi n°65-51 du 7 décembre 1967 réglementant la profession bancaire. garantir la conformité du cadre juridique avec les évolutions vécues au niveau international dans le secteur bancaire en vue d’encourager l’épargne national7. L’article 30 de la loi de 2001 établit un délit de violation du secret bancaire. p.Le secret bancaire en droit fiscal écritures de banques où s’inscrivent de précieuses informations sur les opérations financières des contribuables. comme un alibi aux contribuables qui veulent échapper à l’impôt. 1984. le législateur tunisien entend. n° 36. dans ce cas.D.R. Elle peut donner lieu également à une responsabilité disciplinaire. J. pose de manière claire le principe du secret bancaire. CABRILLAC et B. Il est du devoir des professionnels prévus par cet article d’exercer leur activité dans la discrétion. n°1. « La loi relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit »..O. J. la loi n°84-46 du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit réformant les législations de 1941 et 1945. sur cette question A. En s’inspirant de la législation française. modifiée par la loi n° 94-25 du 7 février 1994. La consécration d’un texte spécifique à l’obligation au secret bancaire remonte à la loi du 7 décembre 1967 relative à la profession bancaire3.T. Ce secret est d’ailleurs strictement protégé dans la mesure où sa violation est sanctionnée par une peine correctionnelle5 . n°13. 277. La violation du secret bancaire entraîne aussi une sanction civile.T. J.. BEL HAJ HAMOUDA. n°1. 1979. abrogeant les dispositions de la loi n°65-51 du 7 décembre 1967 (précitée) en vertu de son article 55. 308. 2230. Il apparaît. R. p..O.T.O.T. 15 février 1994. p. L’article 30 reprend presque textuellement la formule de l’article 57 de la loi française adoptée depuis le 24 janvier 19846.. tel qu’il a été affirmé lors des discussions du projet de la loi relative aux établissements de crédit. 10 juillet 2001.O. p. n°55. Il renvoie à l’article 254 du code pénal qui concerne la violation du secret professionnel général. en cela comparable à celui de nombreux pays. p.R. Débats parlementaires du 19 juin 2001. Selon l’article 254. 1675.

Pal. C’est pourquoi. dont la sauvegarde suppose la protection de la vie privée10 et de l’intimité de la personne qui se confie.. mars 2003. il dérive aussi de l’intérêt privé9. Les libertés publiques. défendue par la doctrine du XIXème siècle. Le secret professionnel. 5. La vie privée est « cette sphère de chaque existence dans laquelle nul ne peut s’immiscer sans y être convié ». « le secret serait exigé pour des raisons d’ordre public ».U. Paris. est le premier qui a su dégagé la notion « d’ordre public » qui peut justifier le maintien du secret professionnel. Ch. Guide mondial des secrets bancaires. p. à garantir un devoir professionnel indispensable à tous8. 76.F. E. D’une part. P. 1956. Bruxelles. le secret bancaire repose sur l’idée de confiance destinée. p. 1985. p. Fasc. « Révélation d’une information à caractère secret ». D’autre part. CHAMBOST. un droit au secret. l’examen de ce type de dispositions revêt une importance constamment renouvelée. E. 517 . du SEUIL. p. Sirey. 9. éd. D. 26 . 3. 97 . la doctrine se rattache à reconnaître un double fondement à ce principe. P. la Tunisie comme tant d’autres pays est au diapason des exigences internationales. 8 9 10 11 Ayant un aspect social. « Le secret professionnel… encore ! ». Paris VI. p. 1980. Si l’extension du contrôle fiscal auprès des banques avait pour but d’accroître les moyens de récupérer un maximum de recettes fiscales. RAOULT. RIVERO. Memesis. voire mettre en cause les fondements de l’Etat de droit qui suppose. Le secret bancaire est devenu l’une des principales préoccupations des autorités publiques depuis que la loi a autorisé l’administration fiscale à solliciter des renseignements auprès des établissements de crédit. LAMBERT. Il s’agit de la thèse contractuelle. Avec l’entrée en vigueur d’une norme pénale contre le blanchiment d’argent. dans un intérêt général. il n’en reste pas moins vrai que la restriction apportée au secret bancaire pourrait affecter les intérêts financiers de l’Etat. 1977. n° 7. J. A l’heure de la libéralisation des échanges. 10. Paris. 1998. p. le secret bancaire constitue « l’un des éléments du fonctionnement pratique de la libre circulation et du marché des capitaux »11. THOUVENIN. Doctrine. Jurisclasseur pénal. 2ème volume. GARCON. Gaz.Le secret bancaire en droit fiscal Alors que la loi se contente de poser le principe du secret bancaire. entre autres. Code pénal annoté.

Or.Le secret bancaire en droit fiscal Dans un contexte évolutif.anvie. Sa spécificité se vérifie à travers le flottement qui a caractérisé l’attitude des pouvoirs publics en la matière. exigent que de telles pratiques. dont l’ampleur semble être de plus en plus significative. l’objet de certains flottements ressurgis de la part du législateur (B). En effet. la crainte de la levée du secret bancaire témoigne de la prise de conscience des pouvoirs publics des aléas du secret bancaire (II). V. grâce au développement de nouvelles technologies. l’exigence de la transparence et l’évolution des nouveaux modes de gouvernance politique et des entreprises supposent de prévenir les risques dus par le secret et liés à la réputation de l’entreprise et les exigences accrues des investisseurs12. Le droit fiscal a-t-il réussi à réaliser un compromis entre le souci légitime de lutter contre la fraude fiscale et le souci non moins important de garantir au contribuable un minimum de droit au secret bancaire. Le secret bancaire a fait. soient sanctionnées. Par ailleurs.fr 98 . l’égalité devant l’impôt et les règles d’une saine concurrence. La dématérialisation de certaines activités. peut favoriser la fraude et l’évasion fiscales. 12 « Les nouveaux enjeux de la communication financière : Quelles stratégies adoptées pour prendre en compte les exigences accrues des investisseurs et le poids grandissant de l’opinion ? ». la résurrection (I) aussi bien du débat qu’a suscité le secret bancaire que des flottements de la part du législateur. sur l’adresse Internet : www. confirme la particularité du secret bancaire en droit fiscal tunisien. par ailleurs. le secret bancaire en droit fiscal a ses propres caractéristiques. principe indispensable pour assurer le respect des droits et des libertés individuelles ? Bien qu’il trouve son fondement juridique dans une loi spécifique qui s’inspire largement de la loi française en la matière. I – LA RESURRECTION L’extension du contrôle fiscal et en particulier le droit de communication auprès des banques a aboutit à la résurrection du débat sur le secret bancaire (A).

BEL HAJ HAMOUDA. 99 .. « Le secret professionnel du banquier en droit tunisien ou pour un secret bancaire plus renforcé ». de même que tous les établissements ou organismes quelconques soumis au contrôle de l’autorité administrative ne peuvent opposer le secret professionnel aux agents de l’administration des finances . étaient assujetties au droit de communication en vertu de l’article 65 ancien du CIR qui consacrait expressément l’inopposabilité du secret professionnel15. leur demandent communication des documents de service qu’elles détiennent » . qui pour établir les impôts institués par les textes existants. Dans le code de l’impôt sur le revenu. ainsi que les entreprises concédées ou contrôlées par l’Etat ou les communes. les administrations de l’Etat et les municipalités. entré en vigueur le 1er janvier 1990. Cet article est abrogé par l’article 7 de la loi n°2000-82 du 9 août 2000. Pourtant. les administrations de l’Etat et les collectivités locales ainsi que les entreprises concédées ou contrôlées par l’Etat ou par les collectivités locales de même que tous les établissements ou organismes quelconques soumis au contrôle de l’autorité administrative. Le code de la patente contenait des dispositions instituant le contrôle fiscal auprès des banques sans que le secret ne leur ait été opposable14.Le débat avant l’adoption du CPF En dépit de la protection pénale du secret bancaire. Il a ressurgi également avec son adoption (b). article précité. L’article 65 ancien du CIR prévoyait qu’ « En aucun cas. ne pourront opposer le secret professionnel aux agents de l’administration fiscale dûment habilités… ». A. c’est en 1991 qu’un débat sur le secret bancaire a subitement surgi lorsque les pouvoirs publics ont proposé d’étendre le contrôle aux entreprises privées en vue de « la consolidation des 13 14 15 Des dispositions d’ordre réglementaires obligeaient le banquier à jouer le rôle d’agent révélateur. les banques ayant la qualité d’« établissements contrôlés par l’Etat ». l’obligation de communication à laquelle les banques étaient soumises est très ancienne13. En effet. a. p. la disposition de cet article n’avait suscité aucune contestation. 37.Le secret bancaire en droit fiscal A. portant promulgation du CPF. Aux termes de l’article 52 du code de la patente « En aucun cas.Le débat Le débat sur le secret bancaire a eu lieu avant l’adoption du code des droits et des procédures fiscaux (CPF) (a)..

.O. fait singulier. 100 .Le débat avec l’adoption du CPF Le contenu de l’article 65 ancien du CIR a été repris d’abord dans l’article 14 du projet initial du CPF. « a retiré » le projet de l’article 6718. l’article 65 du CIR était l’objet d’une modification par l’article 67 du projet de la loi de finances pour la gestion 1992 dans le but d’élargir le domaine des assujettis au droit de communication aux entreprises privées. " . J. puis dans l’article 16 du projet du CPF de 1997..‫ﻞ ﺗﺄ وﻳﻞ او اﺳﺘﻐﻼل ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻣﺤﻠّﻪ ﻟﻬﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﺗﻘﺒﻞ اﻟﺤﻜﻮﻣﺔ ﺣﺬﻓﻪ‬ ّ ‫ﻵ أﻧّﻪ ﺗﻔﺎدﻳﺎ ﻟﻜ‬ ّ ‫"إ‬ V.O. Mais eu égard la méfiance des députés. n° 44. Lors des discussions dudit projet.Le secret bancaire en droit fiscal prérogatives de l’administration fiscale »16. Le législateur a ultérieurement « excepté »19 16 17 18 19 Débats parlementaires." ‫اﻷﺧﻴﺮة‬ Expression utilisée dans l’avis du conseil économique et social sur le projet du CPF. n° 20. Ils se sont opposés à l’adoption dudit article au motif qu’il pourrait avoir des répercussions néfastes sur l’épargne et l’investissement.R.70 ‫ إﻟﻰ‬63 ‫أﺣﻜﺎم ﺗﻬﺪف إﻟﻰ ﺗﺪﻋﻴﻢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻔﺼﻮل ﻣﻦ‬ ‫ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬65‫"وﺗﺴﻬﻴﻼ ﻟﻌﻤﻞ إدارة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وزﻳﺎدة ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺟﺎءت ﺑﻪ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫اﻟﺪﺧﻞ و اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻓﻲ ﺻﻴﻐﺘﻪ اﻷﺻﻠﻴﺔ ﻳﻘﺘﺮح ﺗﻨﻘﻴﺢ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﺑﺈﺿﺎﻓﺔ اﻟﺸﺮآﺎت اﻟﺨﺎﺻﺔ‬ ‫إﻟﻰ اﻹدارات و اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت واﻟﺠﺎﻣﻌﺎت اﻟﻌﻤﻮﻣﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﻤﻜﻨﻬﺎ ﺑﻤﻮﺟﺐ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ أن ﺗﻌﺘﺼﻢ ﺑﺎﻟﺴﺮ‬ ‫اﻟﻤﻬﻨﻲ إزاء أﻋﻮان اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺆهﻠﻴﻦ واﻟﺬﻳﻦ ﻳﻄﻠﺒﻮن ﻣﻨﻬﺎ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺘﻲ ﺗﻤﻜﻨﻬﻢ ﻣﻦ ﺿﺒﻂ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ . que la modification proposée permet la levée du secret bancaire. 25. b.. les députés ont soutenu. affirmé que cette nouvelle disposition applicable aux entreprises privées « ne concerne nullement le secteur monétaire.. à cet égard. n° 20. 1er janvier 1992.. p. J. le gouvernement.T."‫و ﻣﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ‬ M. 29 décembre 1991. 1998. GHANNOUCHI. Se limitant aux seules entreprises publiques. « Loi de finances 92 : Le secret bancaire ne sera pas levé ». p..R.‫ﻣﻘﻨﻌﺔ ﺗﻬ ّﻢ اﻟﻤﺴﺘﺜﻤﺮﻳﻦ ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣّﺔ‬ ‫ و ﺑﺎﻟﺘّﺎﻟﻲ ﺣﺬف اﻟﻔﺼﻞ اﻟﻤﻌﻨﻲ و ﻋﺪم ﻋﺮﺿﻪ ﻋﻠﻰ اﻟﻨّﻘﺎش ﻓﻲ اﻟﺠﻠﺴﺔ اﻟﻌﺎﻣّﺔ‬..T. 1991. 19. p.‫ﻋﺪم اﻟﻌﻤﻞ ﺑﻪ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼ‬ ‫ و اﻟﻤﺴﺘﺜﻤﺮ اﻷﺟﻨﺒﻲ ﺑﺼﻔﺔ ﺧﺎﺻﺔ أ ّد ى ﺑﺎﻟﻔﻌﻞ إﻟﻰ إﻗﻨﺎع وزﻳﺮ‬. 10. ‫ﺴ ّﺮ اﻟﺒﻨﻜﻲ اﻟّﺬي اﻗﺘﺮح اﻟﺘّﺨﻠّﻲ ﻋﻨﻪ و‬ ّ ‫"و ﻣﻤّﺎ ﻳﻌﻜﺲ ﻃﺒﻴﻌﺔ ﻋﻤﻞ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ هﻮ ﺣﺬف ﻓﺼﻞ آﺎﻣﻞ و ﻳﻬ ّﻢ اﻟ‬ ‫ إﻻ أ ّن إﺻﺮار اﻟ ّﻨﻮّاب ﻋﻠﻰ إﻟﻐﺎء ﻣﺎ ﺟﺎء ﺑﻪ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﺑﺎﻟﺬّات و ﺗﻘﺪﻳﻤﻬﻢ ﻟﺤﺠﺞ‬.‫اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﺑﻬﺬا اﻟﻄّﺮح‬ . les députés ont manifesté leur méfiance quant à l’application de l’article 67 précité. Le ministre des finances de l’époque a. Débats parlementaires. Elle est placée hors de la mêlée au-dessus de tout soupçon »17. p. 30. L’économiste maghrébin. néanmoins. Après certaines discussions. aussi : Journal ESSABEH du 1er janvier 1992. 29 décembre 1991.

l’article 17 devenait une véritable préoccupation des autorités publiques20. ‫ ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺣﺼﺮﺣﻖ اﻹﻃﻼع ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻨﺸﺎط اﻟﻤﺎﻟﻲ ﻟﻠﺒﻨﻮك ﻋﻠﻰ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ‬17 ‫" أﻗﺮ اﻟﻔﺼﻞ‬ .1877. 1907 et 1908.R. aussi déclaration du ministre des finances rapportée par le journal ESSABEH du 02 février 2001.T. Le courrier adressé à la fédération des banques en date du premier mars 2001 (n°296/DGELF).. Le ministre des finances a dû intervenir à maintes reprises pour affirmer tout de même que « l’article 17 du code des droits et des procédures fiscaux préserve le secret bancaire… et ne donne aucunement le droit à l’administration fiscale de connaître le montant des comptes »22. voire sur la relation de confiance qui doit normalement exister entre la banque et le contribuable21. les pages : 1877. J."‫اﻟﻤﺘﺒﺎدﻟﺔ‬ Débats parlementaires du 26 juillet 2000. n°39. 101 . des réponses qu’elles auraient à présenter ultérieurement aux clients si ceux-ci s’interrogent sur la mesure de l’article 17 du CPF 23. Les banques doivent. Les députés ont manifesté leur réserve quant aux implications de l’article 17 ancien du CPF.O. V. V.. 2000. Débats parlementaires du 26 juillet 2000. 1. n°284. n°39. également : L’économiste maghrébin. 3 ayant le même objet. p. 2000.R. 16. p.T. dès lors.. ‫ آﻤﺎ أﺑﺪوا ﺗﺨﻮﻓﻬﻢ ﻣﻦ أن ﻳﻨﻌﻜﺲ هﺬا اﻹﺟﺮاء ﺳﻠﺒﺎ ﻋﻠﻰ اﻻدﺧﺎر واﻟﺘﻌﺎﻣﻞ ﻣﻊ‬.‫"ﺗﺴﺎءل اﻟﺴﺎدة اﻟﻨﻮاب‬ ‫اﻟﺒﻨﻮك ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣﺔ و أآﺪوا ﻋﻠﻰ أن اﻟﻌﻼﻗﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﻤﻮاﻃﻦ و اﻹدارة ﻳﺠﺐ أن ﺗﻌﺘﻤﺪ ﻋﻠﻰ ﻋﻨﺼﺮ اﻟﺜﻘﺔ‬ . répliquer que les établissements de crédit ne sont pas tenus de communiquer des renseignements relatifs au fonctionnement des comptes. par un courrier du 1er mars 2001. 1975.. du 28 mars au 11 avril 2001.‫ﺑﺎﻟﺤﺴﺎﺑﺎت اﻟﻤﻔﺘﻮﺣﺔ ﻟﺪﻳﻬﺎ وﻻ ﺗﺸﻤﻞ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻬﺬﻩ اﻟﺤﺴﺎﺑﺎت‬ V.Le secret bancaire en droit fiscal les établissements de crédit du domaine de l’article 16 par l’ajout d’un article 17 du projet du CPF qui prévoyait la communication automatique par les établissements bancaires et postaux des numéros de comptes ainsi que de l’identité de leurs titulaires. p. Aussi.. La psychose dont l’article 17 ancien était à l’origine. semble trouver son fondement dans une culture ancestrale qui repose sur le secret absolu et sur le droit de l’individu à se protéger contre les 20 21 22 23 Le communiqué de presse du 28 juillet 2001. Ils ont évoqué l’impact de l’exercice du droit de communication au sens de cet article sur l’épargne.O. il avait pris le soin d’informer les banques. " . Mais très rapidement. p. J.

Le chef de l’Etat. B. La modification de l’article 17 par la loi portant assouplissement des procédures fiscales du CPF a supprimé la communication automatique des numéros de comptes courants et de l’identité de leurs titulaires. n°3.Le secret bancaire en droit fiscal regards indiscrets. Elle a subordonné la communication à une demande écrite. 8 janvier 2002. lors d’un conseil ministériel restreint tenu le 26 juillet 2001.La formalisation du contrôle auprès des banques Le chef de l’Etat a décidé.R. La défiance vis-à-vis du fisc pourrait se justifier par des raisons sociopolitiques. l’article 17 susvisé fut modifié par une loi portant assouplissement des procédures fiscales26. émanant des services fiscaux compétents. Ainsi. 1. dans son discours lors du 13ème congrès de l’Union Tunisienne de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat. a ordonné de « limiter aux seuls agents en charge de l’opération de vérification fiscale. Les articles 1 et 2 de la loi n°2002-1 du 8 janvier 2002 portant assouplissement des procédures fiscales. le droit de s’informer sur les comptes bancaires et postaux. p. Pour ces raisons. a.O. à laquelle les établissements de crédit et postaux sont tenus de répondre. il a annoncé dans son discours lors du 13ème Congrès de l’Union Tunisienne de l’Industrie.. La presse du mercredi 24 octobre 2001. et d’en connaître les numéros et l’identité de leurs titulaires ». d’apporter « certains amendements sur le code afin d’en assouplir les exigences »24 alors que le code promulgué depuis le 9 août 2000 n’était pas encore entré en vigueur . J.T. l’article 17 du CPF régissant le contrôle fiscal auprès des établissements de crédit. 4. le projet de la modification de l’article 17 ancien avant même son entrée en vigueur25. 59. il fut révisé suite à une initiative du président de la république. p. du Commerce et de l’Artisanat. a suscité l’inquiétude des milieux d’affaire. L’apport de la révision consiste en la formalisation du contrôle auprès des banques (a) et en la restriction de la portée du secret bancaire (b).Le flottement Dans sa version initiale. La demande écrite est une garantie formelle reconnue au contribuable 24 25 26 Le communiqué de presse du 27 juillet 2001. avant son entrée en vigueur. Plus tard. 102 . p. et dûment désignés par les services de contrôle fiscal.

in Mélanges Sadok BELAID.Le secret bancaire en droit fiscal afin d’assurer sa protection face à un arbitraire éventuel de l’administration fiscale27. Désormais. En outre. L’exercice du droit de communication dans le cadre d’une vérification approfondie de la situation fiscale personnelle (VASFP) permet. Ne peuvent être constitutives d’une vérification approfondie que « les opérations 103 . a déduit que le vérificateur ne 27 28 29 30 Selon Corinne BAYLAC. l’envoi de l’avis ne saurait être à lui seul un élément suffisant de la définition d’une vérification approfondie. p. l’administration fiscale doit demander par écrit aux banques les numéros de comptes. 28 et s.U. relatif au nombre des comptes et aux mouvements des années écoulées. p. 2004. ouverts auprès d’elles à la date de cette demande. Comme l’affirme le professeur Habib AYADI. la protection du contribuable face à l'arbitraire administratif ». la difficulté est de savoir comment identifier parmi les opérations de contrôle fiscal celles constitutives d’une vérification approfondie d’autant plus que le législateur n’a pas défini cette technique ? Pour répondre à cette question. p.. le professeur Habib AYADI. Le formalisme du droit fiscal. après avoir fait référence à la solution avancée par le commissaire de gouvernement Leroy30 en la matière. H. Paris. FDS. à l’administration fiscale dans le cadre d’un contrôle ordinaire28. au contribuable de bénéficier des garanties accordées à l’occasion d’une vérification approfondie notamment la garantie d’un avis préalable29. Pour le commissaire du gouvernement Leroy. à priori. Mémoire de DEA. pendant la période non prescrite ainsi que les numéros de comptes clos pendant les dix dernières années. 2002-2003. 278. « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». 77. Néanmoins.P. des personnes soumises à une vérification approfondie et ce. la banque ne peut fournir aucun renseignement. AYADI. L’Harmattan. Thèse. sur cette question Tarek DRIRA. La vérification fiscale. L’article 39 § I du CPF prévoit que « les opérations de vérification approfondie de la situation fiscale font obligatoirement l’objet d’une notification d’un avis préalable ». 2002. « Il importe de reconnaître au "formalisme" sa fonction essentielle. C. V. la modification apportée aux dispositions de l’article 17 a limité l’application de cet article aux seuls contribuables se trouvant en vérification approfondie de leur situation fiscale à la date de présentation de la demande.

ce qui soulage le contribuable. b.P. en la communication aux services compétents de 31 32 33 qui comportent un dialogue entre vérificateur et contribuable. n°1. req.F. ‫" وﺣﻴﺚ أن اﻟﻌﺒﺮة ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻓﺘﺮة اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ هﻲ ﺑﺎﻟﻤﺪة اﻟﺰﻣﻨﻴﺔ اﻟﻤﺘﺮاوﺣﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﻴﻮم اﻟﺬي ﺷﺮع ﻓﻴﻪ‬ ‫اﻟﻤﺤﻘﻖ اﻟﺘﺎﺑﻊ ﻟﻺدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻌﻠﻴﺔ ﻓﻲ إﺟﺮاء اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ) وﻟﻴﺲ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺴﻠﻢ اﻹﻋﻼم ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻣﻦ‬ ‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء( ﻣﻦ ﺟﻬﺔ واﻟﻴﻮم اﻟﺬي أﻧﻬﻰ ﻓﻴﻪ اﻟﻤﺤﻘﻖ أﻋﻤﺎﻟﻪ …وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ‬ ‫ وهﻮ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺬي ﺗﻢ‬1999‫ أآﺘﻮﺑﺮ‬13 ‫ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻧﻄﻠﻘﺖ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻌﻠﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬ . en ce qui concerne l’activité financière des établissements bancaires et postaux relative à l’ouverture des comptes. 1988.E. même si l’envoi de l’avis de vérification ne signifie pas nécessairement que la vérification est entamée32. ainsi.Le secret bancaire en droit fiscal peut normalement demander à la banque les numéros de comptes d’un contribuable vérifié qu’une fois le délai de quinze jours (prévu à l’article 39 du C. n° 32169 du 30 octobre 2000. 11 juillet 1988. D. C. BACCOUCHE.F.. « Le contrôle fiscal ». 77. N. H. Inédit. 104 . « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». Dans le même sens. Tb. jugement n° 3 du 27 mars 2002. de première instance de Sfax. juridiquement les banques ne doivent répondre qu’à une demande écrite du fisc accompagnée d’une copie d’un avis de vérification déjà adressé au contribuable et ce. p. comm. Selon le professeur Néji BACCOUCHE. RTF. AYADI. 2044. 2004. n°44. p. T.A. La simple formalité de l’envoi d’un avis de vérification n’implique pas. le juge de l’impôt a précisé que le délai de commencement effectif de la vérification ne constitue pas la date de la réception de l’avis de vérification mais la date de la transmission des documents comptables au vérificateur33. pour la banque une obligation de se plier à la demande de l’administration. Inédit. article précité."‫ﻓﻴﻪ ﻣﺪ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وهﺬا اﻟﺘﺎرﻳﺦ ) أي ﻣﻨﻄﻠﻖ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ( ﻟﻢ ﻳﻨﺎزع ﻓﻴﻪ اﻟﻄﺮﻓﺎن‬ Ce jugement apporte une évolution par rapport à un arrêt du tribunal administratif qui s’est limité à dire que le délai du commencement effectif de la vérification ne constitue pas la date de la réception de l’avis sans pour autant préciser la date exacte.) expiré et après avoir effectué les démarches auprès de l’intéressé pour obtenir les numéros de ses comptes bancaires31.La restriction de la portée du secret bancaire L’article 17 du CPF prévoit que : « Le droit de communication… consiste. au moins une démarche du vérificateur tendant à recueillir auprès du contribuable les informations demandées ».. 20.

« Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ».Le secret bancaire en droit fiscal l’administration fiscale… des numéros de comptes qui se trouvent ouverts auprès d’eux durant la période non prescrite. un contribuable ayant un seul numéro de compte pourrait avoir un chiffre d’affaires ou un revenu important. 105 . de sa date d’ouverture ou de clôture ne constitue-t-elle pas un allègement du secret bancaire ? La communication des numéros de comptes peut être indispensable pour le fisc dans sa lutte contre la fraude34. La connaissance de l’existence même du compte. par ailleurs.. Le secret ne trouve 34 « Pour les forfaitaires. H. la communication des numéros de comptes doit être accompagnée de l’identité de leurs titulaires ainsi que de leurs dates d’ouverture et de clôture. Il limite le droit de communication « en ce qui concerne l’activité financière des établissements bancaires ». une autre remarque. ne suffit pas. Ne faut-il pas voir là une manifestation des pouvoirs publics de vouloir respecter le secret bancaire ? Or. A l’inverse. A titre d’exemple. Il résulte de cette disposition que lorsqu’elle est interpellée en tant que tiers à l’occasion d’un contrôle fiscal de l’un de ses clients. Mais. un contribuable possédant plusieurs comptes. p. article précité. à lui seul. Selon le professeur Habib AYADI. AYADI. elle doit opposer un refus à la demande de remise de relevé de compte. dans certains cas le numéro de compte. En revanche. « ce qui est couvert par le secret. c’est l’activité financière de la banque (ou l’activité bancaire proprement dite). le nombre des numéros de compte ne peut pas refléter dans tous les cas la réalité du bénéfice ou du chiffre d’affaires déclaré par le contribuable. ». n’a pas forcément un chiffre d’affaires ou un revenu élevé. 78. de l’identité de leurs titulaires ainsi que la date d’ouverture de ces comptes lorsque l’ouverture a eu lieu durant la période susvisée et la date de clôture. la banque n’est tenue de communiquer que les numéros de comptes de ses clients en état de vérification. le nombre de comptes bancaires ouverts au nom de l’exploitant peut être un indice que le bénéfice ou le chiffre déclaré ne correspond pas à la réalité ». En effet. L’article 17 suscite.

mais encore se réserve la faculté d’interroger les établissements bancaires sur les numéros de comptes des contribuables vérifiés. La seconde raison est que l’expression « établissements bancaires » soumis au droit de communication au sens de l’article 17 s’avère équivoque dans la mesure où la loi de 2001 relative aux établissements de crédit a récemment remplacé l’expression « entreprise bancaire » par « établissements de crédit » qui englobent à la fois les banques et les établissements financiers37. DU RUSQUEC. Les banques sont.Cl. les établissements de crédits doivent produire un état nominatif des personnes ayant perçu des intérêts payés au titre des dépôts effectués auprès d’eux. Que faut-il alors entendre par « établissements bancaires » assujettis au droit de communication ? S’agit-il des banques ou des établissements financiers ou bien des deux à la fois ? Si en dehors de l’activité financière le secret bancaire est levé et quand on sait qu’aucune disposition ne fait obstacle au contrôle des banques elles-mêmes. 106 . qui sont d’ailleurs tenues de produire des informations normalement confidentielles38. J. Procédure civile. article précité. AYADI. Selon l’article 55 § I et II du CIR. Fasc. placement de titres. elles aussi au contrôle fiscal. les relevés de comptes bancaires. etc.. Ce sont les opérations de banque et de change et les opérations de bourse »36.Le secret bancaire en droit fiscal pas donc à s’appliquer sur des opérations autres que bancaires (achats et ventes de titres. 403. l’article 6 de la loi de 2001 sur les établissements de crédit précité.) »35 . en tant que contribuables. deux raisons. 19. En plus. S’il est vrai que la formule introduite par l’article 17 du code limite le secret bancaire à la seule « activité financière ». 35 36 37 38 H. Cf. E. au moins. que reste-t-il du secret bancaire ? L’administration fiscale peut non seulement s’adresser aux banques elles-mêmes. « Compétence des tribunaux de commerce. 2002. il semble qu’elle n’est pas appropriée pour. p. « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». aucune définition n’est toutefois donnée à cette notion. détermination des actes de commerce ». La première est que « les activités financières recouvrent un large espace. n° 205. 78. p. Même si la limitation du secret bancaire à l’activité financière est délibérée. soumises.

S’il est vrai que les relevés de comptes constituent des documents comptables. Il n’existe pas. Le fait que le devoir de discrétion incombe à l’établissement de crédit. en plus. au cours d’une vérification fiscale. kamel ENNOURI/ Centre régional du contrôle des impôts à Sfax. Cette jurisprudence est dès lors regrettable dans la mesure où elle n’offre aucune garantie au contribuable.Le secret bancaire en droit fiscal documents comptables39. Selon le juge de l’impôt. dans la relation administration fiscale-contribuable. le droit de demander au contribuable. n° 64. DONSIMONI. car le devoir de discrétion incombe aux établissements de crédit. ce dernier n’a pas la qualité de prétexter le secret bancaire. des comptes bancaires utilisés pour des opérations à la fois professionnelles et privées ». 39 40 41 « Les relevés bancaires sont des documents comptables comme tous les documents nécessaires à une vérification de comptabilité ». de première instance de Sfax. Tb. 27 mai 1996. Mais. ne peut empêcher le contribuable. ils ne sont néanmoins pas cités expressément parmi la liste des documents communicables. Seul l’établissement bancaire peut en tirer profit41."‫اﻟﺬي ﺗﻨﺘﻔﻊ ﺑﻪ اﻟﻤﺆﺳّﺴﺎت اﻟﺒﻨﻜﻴّﺔ ﻓﺤﺴﺐ‬ 107 . d’un contribuable vérifié sont-ils demandés à l’intéressé et non à sa banque40. tel qu’en France par exemple. LPA. ‫"وﺣﻴﺚ اﻧﺒﻨﺖ اﻟﻄّﺮﻳﻘﺔ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻄﻴﺎت ﻣﻮﺿﻮﻋﻴّﺔ ﻋﻠﻤﻴّﺔ واﺟﻬﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬ ‫ﺑﻤﺠﺮّد ادّﻋﺎءات ﻏﻴﺮ ﺟﺪّﻳﺔ ﻻ ﺗﻮهﻦ ﻓﻲ ﺷﻲء ﻣﻦ ﺻﺤّﺔ ووﺟﺎهﺔ اﻟﻄّﺮﻳﻘﺔ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻹدارة أن اﻟﺴّﺮ‬ ‫اﻟﺒﻨﻜﻲ اﻟﻤﺤﺘﺞ ﺑﻪ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻻ ﻳﺼﻠﺢ ان ﻳﻜﻮن أﺳﺎﺳﺎ ﻟﺘﺒﺮﻳﺮ اﻣﺘﻨﺎع اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻦ‬ ‫ﺗﻘﺪﻳﻢ آﺸﻮﻓﺎﺗﻪ اﻟﺒﻨﻜﻴّﺔ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّن اﻟﺘّﻤﺴّﻚ ﺑﻬﺬا اﻟﺴّﺮ اﻟﺒﻨﻜﻲ ﻻ ﻳﻜﻮن واردا إﻻ ﻓﻲ ﻋﻼﻗﺔ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴّﺔ‬ ‫ن هﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻻ ﺻﻔﺔ ﻟﻪ ﻓﻲ اﻹﺣﺘﺠﺎج ﺑﺎﻟﺴّﺮ اﻟﺒﻨﻜﻲ‬ ّ ‫ﺑﺎﻟﺒﻨﻚ أﻣﺎ ﺑﺨﺼﻮص ﻋﻼﻗﺔ اﻹدارة ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻓﺈ‬ . L’administration fiscale tient des articles 8 et 9 du CPF. Le juge a considéré que le secret bancaire ne peut être invoqué que dans la relation administration fiscale-banque. lui-même la production de documents tels que les relevés de comptes bancaires. client de la banque. Le contribuable ne peut dans ce cas refuser la communication sous prétexte du secret bancaire. P. d’opposer le secret bancaire d’autant plus qu’il s’agit du respect de son droit au secret. « Modalités et conséquences de l’examen. une disposition expresse de la loi fiscale qui prévoit l’inopposabilité du secret professionnel à l’administration lorsqu’il s’agit de la communication de relevés de compte par le contribuable. le contribuable ne peut se prévaloir du secret bancaire pour s’opposer à la communication de ses relevés de comptes bancaires. Inédit. les factures ou les autres pièces justificatives. Jugement n° 4 du 26/6/2002.

J. J. L 16 et L 85 du LPF. Droit fiscal général.. VARAUT et L.O. bordereaux de remise. VARAUT a constaté « la contrainte qu’exerce sur nos esprits l’usage positif contemporain du mot " transparence". le droit de demander au contribuable lui-même la production de ses relevés de comptes bancaires. Paris. qui exprime une nouvelle passion sociale. Doctrine. Les agents de l’administration ont notamment accès aux relevés de comptes et aux pièces annexes (copies de chèques. Gaz. précité. L 85. Elle permet au contribuable de prouver ses allégations et au fisc de s’assurer de la sincérité des déclarations fiscales. Pal. en outre. Cujas. 1974. 1993-1994. à ce propos : Tableau figurant dans les débats parlementaires. des articles L 10. M. n°39. synonyme de clarté et de vérité. « Secret et transparence ». La position du juge de l’impôt confirme d’ailleurs cette idée43. Aussi. le juge fiscal français a reconnu à l’administration fiscale le droit de se faire communiquer les comptes 42 43 44 45 46 47 J. 608. 2002. en faisant la comparaison entre le droit fiscal tunisien et d’autres législations au sujet du secret bancaire.T. il apparaît de la référence faite par le ministre des finances. à titre comparatif. V. En France.M. le contrôle fiscal est mis en œuvre sur la base des articles L 83.. Tb.. Par ailleurs. ‫ﺣﺘﻰ ﻳﻤﻜﻨﻪ‬. etc. 2. une tendance implicite de prendre comme modèle ces législations pour faire accepter petit à petit la levée du secret bancaire. Pal.R. Jugement n° 4 du 26/6/2002. 2000. a voulu montrer que notre législation est plus favorable au secret bancaire. p. le juge vient d’appuyer l’opinion de la doctrine qui considère que la transparence et l’information sont au goût du jour44. Fasc. p. LAMARQUE."‫وﺗﺪﻋﻢ ﺻﺤﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وﺗﺒﺮر دﻓﻮﻋﺎﺗﻪ ﺑﺪﻓﺎﺗﺮ اﻹدﺧﺎر أو ﺑﺤﺴﺎﺑﺎﺗﻪ اﻟﺒﻨﻜﻴﺔ‬ J. synonyme d’opacité et de fraude ». 108 . 1310. p. Vis-à-vis des banques et des établissements de crédit. 26 juillet 2000. et la couleur désormais négative du mot "secret". « Secret professionnel et confidentialité dans les professions juridiques et judiciaires ». En effet. Le ministre des finances. de première instance de Sfax. 1997. p. le secret bancaire n’est pas opposable au fisc dans l’exercice du contrôle fiscal46. L’administration fiscale tient. 1054. RUET. aux autres législations limitant le secret bancaire45.‫" وﺣﻴﺚ آﺎن ﻟﺰاﻣﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء اﻟﺬي ﻳﺪﻋﻲ اﻟﺸﻔﺎﻓﻴﺔ أن ﻳﻘﺪم آﺸﻮﻓﺎﺗﻪ اﻟﺒﻨﻜﻴﺔ‬ ‫اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ إﻋﻔﺎء أو ﺗﺨﻔﻴﺾ ﻓﻲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺬي ﺧﻀﻊ ﻟﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن هﺬﻩ اﻟﻜﺸﻮﻓﺎت هﻲ اﻟﺘﻲ ﺗﺆﻳﺪ‬ . L 96. Doctrine. Gaz.Le secret bancaire en droit fiscal La transparence42 du contribuable qui suppose la communication de ses relevés de compte bancaire est d’une grande utilité aussi bien pour le fisc que pour le contribuable. )47. L 96 A du LPF.

C. concl.F. D. Les grands problèmes fiscaux contemporains. en Allemagne.P. « Le secret bancaire face aux exigences fiscales et douanières ». 1977. n°72. n°43.. R. 109 . Non seulement.F. ne justifie-t-elle pas. comm. NEEL. comm. S’il est au contraire relatif. 2000. 1973. p. 123. 600. J.Les atteintes Un secret bancaire absolu peut constituer un obstacle à l’exercice du contrôle fiscal et donc porter atteinte au principe d’égalité devant l’impôt (b). 25. il peut mettre en cause des principes fondamentaux (a) mais aussi il a des impacts pervers sur le plan international (b). Delmas-Marsalet. « Les pouvoirs d’investigations de l’administration fiscale et le secret bancaire en Allemagne ». Paris. Par ailleurs. Martin-Laprade. p.E. En présence d’une pareille tendance. BELTRAME. cependant. 1478.F. 1993. RFFP. A. n°72. il peut porter atteinte à la liberté individuelle (a). req. n° 15. 2000.. 3 novembre 1972. concl. En revanche. P. JEFFROY.Le secret bancaire en droit fiscal bancaires du contribuable vérifié48. la levée du secret bancaire ? Comment concilier du même coup exactitude et discrétion ? L’exactitude qui permet un bon rendement de l’impôt et satisfait à la justice fiscale et la discrétion qui évite l’inquisition fiscale52. n° 93794. La lutte efficace contre la fraude. D.E. PUF. req.B.F. B.LES ALEAS Le secret bancaire produit des effets pervers en raison de sa complexité. n’apparaît-il pas normal de penser que « le client puisse avoir des craintes envers la fiabilité de son banquier? »51. les banques sont tenues de répondre aux demandes de renseignements des administrations fiscales et la tendance de la jurisprudence allemande actuelle semble favorable à une atténuation du secret bancaire50. II. n° 75469. 48 49 50 51 52 C. ce droit ne s’étend pas à la communication de comptes de tiers49. 3 novembre 1976.

Bruxelles. corollaire du respect des droits et libertés individuelles. Bruylant. LAFERRIERE. composante de la liberté individuelle. G. 62. Par liberté individuelle. de l’identité de leurs titulaires. op. Le secret professionnel. la liberté individuelle et la constitution ». toute atteinte à l’intimité de la vie privée est une atteinte à la liberté individuelle.J. mais aussi des montants de ces comptes en demandant au contribuable ses relevés bancaires.Le secret bancaire en droit fiscal a. Lors du contrôle fiscal. Le contrôle fiscal qui permet ainsi la révélation d’informations peut constituer une atteinte à la liberté individuelle55 dans la mesure où il empiète sur la vie privée constitutionnellement reconnue56. A défaut du respect de ce secret. « L’Etat de droit et les libertés ».. La protection de la vie privée. GAUDEMET. 44. est consacrée par l’article 9 de la constitution tunisienne. Economica.L’atteinte au principe de la liberté individuelle Pour ses défenseurs. p. p. on entend « Le droit reconnu à chaque individu d’organiser sa vie comme il l’entend » . Genève. De plus. 1998. LUCHAIRE. La thésaurisation sera encouragée 53 54 55 56 57 58 P. cit. n’estelle pas incompatible avec les fondements de l’Etat de droit ? N’est-il pas affirmé que « seul l’Etat de droit assure les libertés et les droits fondamentaux »57 ? L’abandon du secret bancaire n’aboutit-il pas à la recherche. CAPITAINE. la mise en cause du secret. Pouvoirs et libertés. « Le fisc.M. d’un refuge pour des capitaux en vue de payer moins d’impôt ? L’abandon du secret bancaire peut causer des torts économiques importants car le secret bancaire est un moyen d’attraction pour les épargnants. l’administration peut avoir connaissance des numéros de comptes. R. 153.Etude de droit comparé. in Mélanges Jacques MOURGEON. in Mélanges P. cit. « Droit et vérité : Le droit oblige-t-il à parler et à dire la vérité ? ». op. p. in Leçons données aux cours généraux de l’université de Genève. 1946. Paris. Comme le précisait un auteur devant un auditoire suisse « l’homme libre éprouve un profond besoin d’avoir une sphère secrète spécialement dans le domaine de ses opérations économiques »54. le secret bancaire « est au cœur même de la vie privée »53. la limitation du secret bancaire à la seule activité financière laisse une possibilité de divulgation du secret bancaire. 604. les épargnants garderaient leur argent58. F. 1984. 110 . FARHAT. dans des banques de pays qui protègent le secret. Le secret bancaire. de leurs dates d’ouverture et de clôture. LAMBERT. Or. « Le secret professionnel du banquier en Suisse ». p. 14. p. F.

C. Ch. p.Le secret bancaire en droit fiscal au détriment du placement de l’argent ou de son investissement. dans l’un et l’autre cas. 256. G. ce pays a la réputation d’être le dépositaire de fonds considérables. D. Le secret professionnel du banquier. 28 décembre 1995. et d’appréhender la fraude »62. 268. 98-405 du 29 décembre 1998. n°2000-437.C. ce qui contribue au développement de ses banques et donc de son économie59. SPITZ.C. p. risque de favoriser les 59 60 61 62 63 A.L’atteinte au principe d’égalité devant l’impôt « Le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes. Commentaire de la décision du conseil constitutionnel du 19 décembre 2000. Ce n’est pas un hasard que l’argent se fixe dans les pays où le secret bancaire est le mieux respecté. b. « De l’égalité fiscale à l’équité fiscale ? ». 111 . n° 1-2. Les contribuables qui ne fraudent pas supportent une contribution aux charges publiques plus importante que celle qui devrait normalement leur incomber : La fraude et l’évasion fiscales déplacent la charge de l’impôt.D. Le principe d’égalité devant l’impôt implique que puissent être traités différemment les contribuables ne se trouvant pas dans une situation identique61.E. n° 23. Voir à ce propos : Loïc PHILIPP. Certains auteurs ont contesté le caractère absolu du secret bancaire au motif que « secret professionnel et surtout secret bancaire sont deux arguments surtout invoqués par le contribuable. p. DF. Pour plus de détails. Cette hypothèse. n°1.. Ce considérant de principe est repris dans de très nombreuses décisions du conseil constitutionnel français. TIXIER. D. R. D. op. qui réduisent les possibilités d’identifier les revenus imposables. Manuel du droit fiscal. cit. 65. p. « Secret professionnel de l’avocat et pouvoirs du fisc : Une discussion à voix basse ». 1996. comm. du 10 juin 1998 . 1998. op. article précité. la différence de traitement qui en résulte soit en rapport avec l’objet de la loi »60. D. 98-401. D. Bénéficiant d’un mythe de secret bancaire. 98-397. n°95-369. relative à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2000. cit.F. P. « L’évolution récente de la jurisprudence constitutionnelle en matière fiscale ». TEISSIER. 6 mars 1998 . Tel est le cas en Suisse. ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général. GEST et G. LOPEZ. Alors que certains contribuables vont opposer le secret bancaire pour échapper au contrôle fiscal. V.. 2001. 3 .C. d’autres vont supporter les charges que les contribuables récalcitrants devraient normalement supporter63. pourvu que.P. 304 et s.

Ch. p. Décision du C. dès 1922 dans un arrêt Sieur Fontan (C.F. chron. article précité. 1951. Dalloz . 112 . 103. « Le principe de l’égalité devant l’impôt ». MARGAIRAZ et R.). 606. FAVOREU et L.E. porter atteinte à un principe de valeur constitutionnelle à savoir le principe d’égalité devant l’impôt64. Comment concilier le droit au secret et le principe d’égalité ? En France. La fuite devant l’impôt et les contrôles du fisc. ainsi. Il découle de l’article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.E. p. 1990. 9ème édition. G. Recueil Lebon. op. F.. « Le principe constitutionnel d’égalité en matière fiscale ». 548. que « l’exercice des libertés et des droits individuels ne saurait en rien excuser la fraude ni en entraver sa légitime répression »68. L’opposabilité du secret peut. En France. « La conciliation est la recherche d’un point d’équilibre entre deux principes de valeur constitutionnelle qui s’opposent ». Le conseil constitutionnel a considéré. Dalloz. Les grandes décisions du conseil constitutionnel. 12. n°12. Imprimerie Vaudoise. Si on estime que la révélation du secret bancaire est légitime car nécessaire. p. C’est un principe mentionné par le C. MERKLI. Lausanne. faut-il s’efforcer de ne l’accepter qu’à la seule condition de conciliation entre le droit au secret et le principe d’égalité devant l’impôt67. LUCHAIRE. PHILIP. A. 1985. cit. 386. le principe de l’égalité devant l’impôt est prévu par des règles et principes qui ne figurent pas dans le texte de la constitution. « Le fisc. Il en résulte qu’« il y aura méconnaissance du 64 65 66 67 68 La constitution tunisienne consacre le principe d’égalité devant l’impôt dans son article 16. Les pouvoirs d’investigations de l’administration fiscale en France et au Canada. p. 1997. du 29 décembre 1983 in L. dans une décision de 1983. n°58355.. 5 mai 1922. le secret bancaire constitue souvent un prétexte à la fraude fiscale dans la mesure où « les contribuables bénéficiaires du secret bancaire peuvent se soustraire à leur charge fiscale »65.Le secret bancaire en droit fiscal contribuables fraudeurs au dépens des contribuables honnêtes et de créer un sentiment d’inégalité de traitement. PHILIPP. D. En effet. p. 464 . L. la liberté individuelle et la constitution ». MORANGE.C. 65. V. p. LOPEZ. p. Il pourrait servir à dissimuler des fonds provenant d’activités illégales ou à échapper au contrôle des changes au point de dire qu’ « en réalité la notion de secret bancaire signifie qu’on permet seulement le contrôle et la punition des échanges légaux et que l’on protège les échanges illicites »66.

Th. il pourra y être porté atteinte et si cette atteinte n’est pas placée sous le contrôle effectif de l’autorité judiciaire »69. PHILIP. « Un aspect méconnu du contrôle fiscal : L’assistance fiscale internationale ». p. 23.F. le contrôle et le recouvrement des impôts de chacun des Etats intéressés » 71.F. B. « Exigence de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». Afin de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales72. grâce à un contrôle effectif du juge de l’impôt. 248. 4/2000.L’impact Le secret bancaire peut céder devant l’échange de renseignements (a) et face à la lutte contre le blanchiment d’argent (b). B. le législateur devrait intervenir afin d’améliorer la protection du contribuable.P. 1988.Le secret bancaire en droit fiscal principe de la liberté individuelle si la loi ne précise pas les limites dans lesquelles. Les agents de l’administration fiscale sont eux-mêmes astreints à l’obligation au respect du secret professionnel fiscal en vertu de l’article 15 du C.F. a.F. nécessaire pour 69 70 71 72 L. Il conviendrait également. les conventions prévoient un échange de renseignements.L’échange de renseignements L’échange de renseignements s’opère à travers ce qu’on appelle l’assistance administrative. p. le respect de son droit au secret bancaire et le respect par l’administration du secret qui lui est imposé70. n°21. 215. p. LAMBERT. « L’évolution du droit constitutionnel des finances publiques ». Il importe de revoir les textes relatifs au contrôle vis-à-vis des banques et de préciser les établissements concernés par la communication des informations bancaires. Sur les limites de ce secret. V. Il est nécessaire de faire la distinction entre la fraude fiscale qui constitue une infraction à la loi fiscale ayant pour but d’échapper volontairement à 113 . à l’occasion du contrôle fiscal.P. article précité. de sécuriser le contribuable lorsque celui-ci invoque. Pour que le droit au secret bancaire soit concilié avec les exigences du contrôle fiscal. Etude. R. Habib AYADI. définie comme « l’ensemble des opérations traduisant une coopération entre les administrations fiscales de deux ou plusieurs Etats pour permettre l’application correcte des dispositions régissant l’assiette.

Fasc.com. Th.. J. sur l’adresse Internet : www. n°97 du 15 mai 2002.D.. « Fraude fiscale et contrôle fiscal ». GEST et G. TIXIER. A titre d’exemple : L’article 26 de la convention entre la République tunisienne et la République fédérale d’Allemagne en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôt sur le revenu et sur la fortune du 23 décembre 1973. O. n°10. Le directeur général du contrôle fiscal dans sa note adressée aux chefs des centres régionaux de contrôle des impôts. Droit fiscal international. Aux termes du texte de ladite note : « Dans la pratique. p. FERNOUX. PLAGNET. p. 320. LAMBERT. « Un aspect méconnu du contrôle fiscal : L’assistance fiscale internationale ». 1986. Ce modèle n’autorise la communication de renseignements obtenus qu’aux personnes chargées de l’établissement de l’impôt. p. LPA. article précité.J. 1994. 73 74 75 76 l’imposition ou d’en réduire les bases et l’évasion fiscale définie comme étant le choix par le contribuable d’un régime fiscal plus avantageux qu’un autre. comportent une clause d’assistance mutuelle. 4ème éd. la communication au contribuable de renseignements recueillis auprès d’une administration étrangère. La grande majorité des conventions conclues par la Tunisie est sur ce point plus proche du modèle OCDE 196375. V. Litec. L. Procédures fiscales.profiscal. V.Le secret bancaire en droit fiscal l’application de la convention. L’échange peut revêtir trois modalités principales : l’échange de renseignements sur demande. L’administration tunisienne refuse.-Cl. les vérificateurs sont souvent tentés de rechercher dans les conventions fiscales les règles 114 . donc. Le principe du refus de la communication au contribuable a été ordonné dans un supplément administratif interne de 1996. 1986. P. Paris. 4 . Manuel de droit fiscal. ayant pour objet l’échange de renseignements dans le cas d’application des conventions fiscales internationales. 318. La plupart des conventions évitant la double imposition conclues par la Tunisie. G. l’échange de renseignements d’office et l’échange spontané73. GERARD.G. Paris. 215. « La coopération des administrations fiscales ». L’échange de renseignements peut être utilisé pour assurer l’application et la mise en œuvre des clauses conventionnelles ou étendu pour faciliter l’application des dispositions fiscales internes74. a rappelé que « les renseignements échangés sont tenus secrets et ne pourront être communiqués qu’aux personnes et autorités chargées de l’établissement ou du recouvrement des impôts visés par les conventions »76. également B.

F. Le juge fiscal français tenant compte de la suprématie de la convention sur la loi interne s’oppose. Cette situation est très favorable à l’administration qui pourrait notifier des redressements sur des fondements inexacts ou dépassés. Les articles L. Coll. Les particularités de la législation de certains pays ne sont pas toujours de 77 78 79 80 d’imposition des revenus ou bénéfices et perdent de vue des dispositions non moins importants consacrées à l’échange de renseignements entre les Etats.F. Les renseignements échangés sont tenus secrets et ne pourront être communiqués qu’aux personnes ou autorités chargées de l’établissement ou du recouvrement des impôts visés par les conventions …». in Les chantiers fiscaux à engager. Elle débouche sur des discriminations entre les contribuables. R. du LPF. En pratique. Le secret bancaire peut limiter l’assistance à l’assiette80. En vertu de telles dispositions. d’une part. il n’existe pas en Tunisie de dispositions législatives qui précisent les modalités et les conditions de mise en œuvre de l’assistance administrative à l’instar des dispositions juridiques françaises77. selon que l’administration obtient des renseignements en utilisant son droit de communication de manière interne ou internationale et. lorsque la convention consacre le secret absolu. 114 et L. comm. LOPEZ. L’assistance à l’assiette permet à chaque Etat d’obtenir de son co-contractant. en application des conventions fiscales selon qu’elles obligent ou non l’administration à conserver secrets les renseignements obtenus. C. d’autre part. 2003. 2527 . les autorités compétentes (le ministre des finances ou une autorité dûment autorisée par le ministre) peuvent demander aux autres Etats la communication d’informations concernant les personnes résidentes ou non en Tunisie aux fins de leur imposition.J. les informations relatives au contribuable et aux impôts qui entrent dans le 115 . Ch. Texte n° SAI. 96/33. 5 mars 1993. Finances publiques. 5/93.Le secret bancaire en droit fiscal Nonobstant ce document administratif. Cf. « mlle Rohat ». req. à toute communication au contribuable d’informations ou de documents ayant servi pour un redressement et provenant d’administration étrangère79. n°674. D. n°45. 114 A.1993. il n’y a que l’échange sur demande alors qu’il existe une évolution au niveau international. En 2004. « Fraude fiscale : quelle coopération internationale ». L’Harmattan.. les pays européens essayent de mettre en vigueur l’échange automatique ou spontané « pour éviter qu’une partie importante du commerce intracommunautaire n’échappe à tout recoupement »78. n° 105069.E.

n° 155. laquelle définition « paraît complexe ». A l’heure actuelle. b. 78. www.A. CAHEN. DESCHANEL et D. la nature et l’ampleur des fonds. 2003. L. La notion de blanchiment d’argent est définie par l’article 62 de cette loi qui s’inspire largement de la définition de l’infraction de blanchiment prévue par l’article 324-1 du code pénal français.. 1985. Economica. le blanchiment est défini comme « un ensemble de techniques de méthodes légales ou illégales. p.La lutte contre le blanchiment d’argent Le secret bancaire peut constituer un obstacle à la lutte contre le blanchiment de l’argent. p. Compte tenu de l’importance de l’échange de renseignements entre Etats. J.Le secret bancaire en droit fiscal nature à faciliter les échanges. in Mélanges 116 . B. Pal. 4. afin d’intégrer et dissimuler des fonds frauduleux dans l’économie »82. J. 3592 et s. 12 décembre 2003. européen et national ». L’intangibilité du secret opposé par certains Etats dans le cadre de l’assistance administrative peut entraver la coopération. 27. Voir aussi sur cette question.P. JORT. Aussi : D. Les experts en fiscalité internationale devront intervenir pour expliquer davantage les procédures. « défend un secret bancaire des mieux protégé au monde »81 et n’accorde qu’une coopération limitée. Gaz. n° 99. p. « Le secret professionnel et la lutte contre la corruption ». Le blanchiment de l’argent. Suivant une approche générale. relative au soutien des efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent. janvier-février 2000. Doctrine. Alors que le Luxembourg. Paris.assemblée-nationale. Préface de Gaetan Dj Marino. V.fr O. la loi se doit d’organiser cet échange. récemment une loi relative à la répression du blanchiment d’argent a été adoptée84. en la matière. Paris. p. à titre d’exemple. 2ème éd. « La lutte contre le blanchiment de capitaux : une action menée au plan international. 246. En vertu de 81 82 83 84 champ d’application de la convention. D’ailleurs.P. P. JARVENIC. « Où en est-on du blanchiment des capitaux. Droit fiscal international. partant la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. DAVOUST. de sa prévention et de sa répression ? ». la lutte contre le blanchiment est devenue une préoccupation majeure83. GAILLARDOT. et préciser la nature des renseignements échangés. JEREZ.-P. à complexité plus ou moins variable suivant les besoins du blanchisseur. Loi n° 2003-75 du 10 décembre 2003. 05 août 2002. la France est considérée parmi les Etats qui font des banques des auxiliaires de l’administration.

l’application de la loi dans ce domaine se heurte à de vives réticences et de graves inerties de la part des acteurs de la place financière. B. 183. p. Toutefois. DESCHANEL et D. les Suisses ont-ils consenti certaines limites à leur « sacro-saint secret bancaire »89 dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux.Le secret bancaire en droit fiscal cette loi. article précité. A l’heure où l’OCDE appelle les pays membres d’examiner leurs législations qui gouvernent l’accès aux informations dans le but de lever les obstacles 85 86 87 88 89 AEDBF-France. de la loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent précitée. 278. 2000. cit. V. p. p. On a reproché aux banques suisses de ne pas suffisamment faire obstacle au blanchiment de capitaux88. Cf. J. NEEL. RFFP n°72. GAMBINI. Au sein de l’Union européenne. le Luxembourg dispose d’un secret bancaire opposable à l’administration fiscale. 117 . « Le secret bancaire face aux exigences fiscales et douanières ». p. Il s’agit de la loi n° 90-614 du 12 juillet 1990 et de la loi du 11 mars 1996.. 14. le secret bancaire est inopposable à la commission tunisienne d’analyse financière qui bénéficie d’un droit de communication auprès des organismes financiers et professionnels cités par la loi85. 1997. La revue banque éditeur. « Où en est-on du blanchiment des capitaux. les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux87. op. La loi sur le blanchiment des capitaux impose aux banquiers une obligation de communiquer leurs simples soupçons sur les opérations qui leurs paraissent provenir d’un trafic de stupéfiants. le secret bancaire a suscité beaucoup de polémiques de la part des milieux politiques. Paris. GAILLARDOT. « Droit bancaire et financier. La levée du secret bancaire est donc « tout à fait justifiée dans le cadre d’une lutte efficace contre la fraude en particulier lors de suspicion d’opérations de blanchiment d’argent sale »86.P. de sa prévention et de sa répression ? ». 173. Ph. Finalement. l’article 81 et s. En France. En Suisse. Le droit de communication de l’administration fiscale en matière bancaire et financière. Ibid.

Il doit veiller notamment à ce que le secret professionnel soit respecté par les agents du fisc. en effet. on peut s’interroger sur le sort du secret bancaire qui constitue un des principaux obstacles à la lutte contre le blanchiment des capitaux. Il convient d’éviter d’avoir une législation qui pousse les contribuables à se soustraire à l’impôt. p. légitime d’assurer au contribuable un minimum de droit au secret. par exemple. S’il est. p. com/article75. il est cependant excessif de faire du secret un mythe infranchissable. est à prévaloir les intérêts économiques et financiers de l’Etat sur les libertés individuelles. se trouve protégé en territoire helvétique par le secret bancaire devant les demandes de renseignements de l’administration fiscale. « Luxembourg : Vers la fin des avantages fiscaux ». tout en défendant le secret 90 91 A. 1. Paris. Rapport préparé par le comité des affaires fiscales. Le législateur. c’est surtout sur le plan international qu’on peut voir une rupture d’égalité dans la mesure où le contribuable tunisien. 118 . est invité à simplifier davantage les textes régissant le contrôle auprès des banques en apportant des précisions sur la portée du secret bancaire. avec la levée du secret bancaire. En effet. Le juge de l’impôt aura donc soin de veiller à ce que l’immixtion de l’administration dans la vie privée s’exerce sous son contrôle effectif. la levée du secret bancaire n’est pas sans conséquences graves sur le crédit national. Toutefois. n°75. 1987. OCDE. donnant de l’espoir aux fraudeurs pour échapper à l’impôt. 1998. « Fiscalité et usage abusif du secret bancaire ». in site Internet : http:// gestion de fortune. Ainsi. 123.Le secret bancaire en droit fiscal à l’accès par les administrations fiscales90. de son côté.html. Gestion de fortune. La tendance actuelle. Conclusion La conception libérale de l’Etat ne peut s’accommoder d’une inquisition de l’Etat dans la vie privée des citoyens. MICHEL. Les règles restrictives sur le secret bancaire « faussent la répartition des prélèvements et peuvent faire doute de l’équité du système fiscal »91. le secret bancaire peut être un obstacle aux échanges internationaux de renseignements.

« Seuls résistent et doivent résister les secrets dont dépendent la sûreté de l’Etat. 90. p. La loi se doit de réprimer sévèrement ceux qui violent le secret professionnel à l’occasion de la levée du secret bancaire qui par ailleurs doit être limitée et confiée à des agents d’un grade élevé dans la fonction publique. la paix des familles et la dignité de la personne »92. 119 . Droit et Patrimoine. 92 P. « En guise de synthèse : le droit au secret face au droit de savoir ». mars 2002. n°102. CATALA.Le secret bancaire en droit fiscal bancaire contre les assauts de la transparence.

Une garantie incertaine B.La rigidité des conditions de recevabilité de la demande de prise de position B. Lyon III.Une garantie juridictionnellement ineffective 1 2 maalejnada@yahoo. Université Jean MOULIN. 133 .fr Centre d’ Etudes et de Recherches en Finances Publiques et Fiscalité.La mise en œuvre discrétionnaire de la garantie A.La prise de position est à l’entière discrétion du vérificateur III.La portée relative de la garantie A. faculté de droit.Le champ d’application limité de la garantie II.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 NOTES SOUS INSTRUCTION FRANÇAISE DU 20 JUILLET 2005 RELATIVE A LA POSSIBILITE POUR LES CONTRIBUABLES DE DEMANDER UNE PRISE DE POSITION FORMELLE A L’ISSUE D’UNE VERIFICATION DE COMPTABILITE : GARANTIE SUPPLEMENTAIRE OU SIMPLE « MIROIR AUX ALOUETTES » ? Nada MAALEJ MAHDI1 Allocataire de recherche rattachée au CERFF2 Sommaire I.

80 A et L. 80 B) PRESENTATION Afin de renforcer la sécurité juridique des entreprises. En matière de contrôle. sous certaines conditions. 80 B du LPF a été étendue. DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS 13 L-3-05. N° 124 du 20 JUILLET 2005 (LPF articles L. 80 A. sous certaines conditions. 80 A et L. Le nouveau dispositif élargit cette possibilité de prise de position formelle. 80 B du LPF disposent que l’administration ne peut procéder à des rectifications d’impositions antérieures lorsqu’il est établi que le contribuable s’est fondé sur une interprétation d'un texte fiscal formellement admise par l’administration ou lorsque celle-ci a formellement pris position sur l’appréciation d’une situation de fait au regard d’un texte fiscal. la mise en œuvre de la garantie du contribuable contre les changements de doctrine de l’administration prévue par les articles L. CHAPITRE 1 : L’APPLICATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES L. aux points examinés en cours de vérification de comptabilité et qui n'ont pas donné lieu à rectification. 80 B DU LPF EN CONTROLE FISCAL Les principes régissant les modalités d’application de la garantie contre les changements de doctrine de l’administration sont exposés dans la documentation administrative de base 13 L 1323 nos 6 et suivants. la présente instruction présente les modalités d’application du nouveau dispositif et sa portée. Après un bref rappel des principes régissant cette garantie. la prise de position était de fait limitée aux cas de rehaussements notifiés. 1er alinéa et L. 134 . INTRODUCTION 1.Les articles L.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 TEXTE DE L’INSTRUCTION DU 20 JUILLET 2005 EMANANT DE L’ADMINISTRATION FRANÇAISE In : BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS. 80 A et L.

La prise de position invoquée doit être formalisée soit sur un support à caractère général. 4. CE 24 février 1988. ni le silence gardé par l’administration sur les observations du contribuable. Ainsi. 80 A autorise le contribuable à se prévaloir d’une interprétation d’un texte fiscal donnée par l’administration.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 aux situations de droit ou de fait n’aboutissant pas à un rehaussement dans le cadre d'une vérification de comptabilité. 1) L’application actuelle de ces principes : prise de position en cas de rehaussement 2. ne constituent ni une interprétation formelle d'un texte fiscal. n° 955. n° 65430.L’article L. ni une prise de position formelle sur une situation de fait (CE 28 mai 2003. n° 237967. 5. comme une réponse particulière. 7e et 8e s-s RJF 4/88. l'abandon d'une rectification en l'absence de motivation expresse. comme une instruction ou la documentation administrative de base. ni l’absence de rectification à la suite d’une vérification. ne constituent pas une prise de position. 3.Lors d’un contrôle fiscal.L’obligation de formaliser la prise de position a pour conséquence de limiter la portée du principe. lorsqu’il est démontré que l’appréciation faite par le contribuable de bonne foi a été antérieurement admise formellement par l’administration et que cette position concernait le contribuable luimême. soit individuel. RJF 03/05. Ainsi. en vertu de l’une ou/et de l’autre de ces deux dispositions. ceux qu'il maintient et ceux qu'il abandonne suite à l'acceptation expresse des arguments du contribuable. CE 29 juin 1981 n° 135 . 8e et 3e s-s.L’article L. n° 389. SNC Celdran. 80 B-1° étend cette garantie aux différends sur l’appréciation d’une situation de fait au regard d’un texte fiscal. Jurisprudence : l'absence de rectification suite à contrôle. les rehaussements proposés par le vérificateur. les propositions de rectification et les réponses aux observations des contribuables constituent des supports de prise de position. formalisent des prises de position qui engagent l’administration et qui continuent de l’engager tant qu’elles ne sont pas rapportées (dans les conditions exposées dans la documentation précitée).

Il apprécie seul les points à examiner dans la comptabilité. sur des sujets pour lesquels aucun rehaussement n’est proposé. Le vérificateur conduit les opérations dans les conditions habituelles et procède aux investigations qu'il estime nécessaires et utiles. tant qu’elle n’est pas rapportée. 160 ). le dispositif ne doit pas conduire le contribuable à demander en cours de contrôle au vérificateur d’expertiser un sujet dont il n'aurait pas prévu l'examen. 8e et 9e s-s RJF 10/81 n° 891. p. le nouveau dispositif leur offre la possibilité de solliciter une prise de position. sur les points examinés par le vérificateur * Les impôts concernés 8. afin de prendre position sur celui-ci.elle engage l’administration à l'égard de l'entreprise qui l'a sollicitée. 7è et 8è s-s Dupont 1974.la prise de position sans rehaussement est formalisée par un agent qualifié pour engager l’administration . CE 30 janvier 1974 n° 79712 et 79713. . 136 .Note sous instruction française du 20 juillet 2005 14979.La prise de position peut concerner tous les impôts examinés au cours de la vérification de comptabilité. 1) La prise de position peut être sollicitée.La mise en place de ce nouveau dispositif est sans incidence sur le déroulement du contrôle. CHAPITRE 2 : MODALITES D’APPLICATION 7. Les conditions dans lesquelles cette prise de position intervient sont similaires à celles applicables en cas de rehaussement. Ainsi : . Ces principes juridiques conservent toute leur valeur et continuent de produire les mêmes effets. sous certaines conditions.elle ne peut intervenir qu'à la condition que le vérificateur ait examiné de manière suffisamment approfondie les éléments nécessaires à une appréciation complète et correcte de la situation . Ainsi.Afin de sécuriser juridiquement les entreprises et de les conforter dans leurs décisions de gestion. en principe. 2) Le nouveau dispositif : prise de position en l’absence de rehaussement 6. .

tous les sujets susceptibles de faire l’objet d’une rectification par le vérificateur peuvent faire l’objet d’une prise de position en cas d’absence de rectifications. 137 . le contribuable serait invité à formuler sa demande dans le cadre et dans les conditions de la procédure de rescrit prévue par la loi. en raison de la spécificité des problématiques liées aux prix de transfert. 2) La prise de position doit faire l’objet d’une demande écrite * Le moment de la demande 11. avant l'envoi de la proposition de rectification.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 * Les situations visées 9. Elle est en principe remise directement au vérificateur en cours de contrôle. Elle peut être adressée par voie postale. incompatibles avec la prise de position formelle en cours de contrôle.D’une manière générale. la demande devrait être formulée au plus tard lors de la réunion de synthèse.Sont concernés les sujets qui font l’objet d’examen en cours de vérification et qui ne donnent pas lieu finalement à rectification.La demande est formulée par écrit.La demande peut être formulée au cours de la vérification et en tout état de cause. 80 B du LPF. sont exclues du champ du dispositif. C’est au vérificateur qu’il appartient d’apprécier les points sur lesquels il peut prendre position. les demandes portant sur ce sujet dont l’examen relève de la procédure d’accord préalable visée par le 7° de l’article L. cette procédure obéit à des règles particulières tenant à la compétence du service instructeur (bureau CF 3) et aux relations avec des autorités étrangères. En effet. * La forme de la demande 12. Dans la pratique. Le vérificateur en accuse réception par la mention manuscrite "reçu en main propre le (date)" sur l'original du contribuable. * Cas particulier 10. Cependant. Si une demande de cette nature était néanmoins déposée.

l’entreprise sera invitée par courrier à compléter sa demande dans un délai de 30 jours. le vérificateur peut refuser de prendre position quand : . A titre d'exemples.. La décision de refus est formalisée par écrit.il n'a pas examiné le sujet sur lequel porte la demande ou il ne l’a pas fait de manière suffisamment approfondie pour pouvoir prendre position formellement . . * La forme 15.Afin de sécuriser le dispositif tant pour le contribuable que pour l’administration. à titre exceptionnel. La demande doit être précise et ne laisser aucun doute quant au(x) point(s) sur le(s)quel(s) une prise de position formelle de l’administration est sollicitée. les éléments de fait ayant conduit l’entreprise à retenir la solution pour laquelle une confirmation est demandée et éventuellement les modalités de calcul appliquées.la question du contribuable est trop vague et celui-ci ne l’a pas complétée.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 * Le contenu de la demande 13.La prise de position est notifiée par écrit sur une annexe jointe à la proposition de rectification (ou à l’avis d'absence de rectification). ou le cas échéant. . compte tenu des investigations effectuées. Elle doit clairement présenter la règle de droit appliquée.Le champ de la demande doit être limité à un point ou. demandes présentant des faits erronés ou tronqués. à quelques points précisément examinés par le vérificateur.. la prise de position doit être : 138 . par un courrier distinct. Le cas échéant. 3) La prise de position est formalisée * La décision de prendre position 14.la demande est détournée de son objet et ne traduit pas une réelle recherche de sécurité juridique : demandes systématiques sur tous les points vérifiés. * Le contenu 16. malgré la demande qui lui a été faite .Le vérificateur apprécie le ou les points sur lesquels il peut engager l’administration.

18. Aucune ambiguïté ne doit subsister sur l’étendue de la prise de position. si le service constate que la position prise antérieurement n’est plus valide sur la nouvelle période examinée ou vérifiée. s’agissant des décisions individuelles : * La garantie prend fin dès la modification de la législation et/ou de la réglementation. 80 B du LPF. à rectifier la situation à compter de la date du changement.explicite : la prise de position doit être exprimée en termes clairs.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 .Aux termes des articles L. sans qu’il soit nécessaire que cette modification soit signifiée individuellement et préalablement au contribuable. aussi longtemps que la situation. il ne sera procédé à aucun rehaussement fondé sur une interprétation différente de celle formalisée par la prise de position sur le point de droit ou de fait. Les raisons pour lesquelles les modifications constatées conduisent à rapporter la position ancienne et le cas échéant. .La documentation de base 13 L 1323 précitée précise les conditions d’extinction de la garantie. * La garantie cesse automatiquement dès que la situation de fait n’est plus identique à celle ayant fait l’objet de la prise de position. par exemple dans le cadre d’un contrôle sur pièces ou d’une nouvelle vérification. Un tel rehaussement pourrait toutefois être effectué à l’occasion de l’examen ultérieur du dossier. avoir fait l’objet de publication. La nouvelle doctrine doit bien sûr. ou de la doctrine sur laquelle était fondée la prise de position. doivent être explicitées dans la proposition de rectification.précise : le sujet traité doit être clairement identifié et décrit. la prise de position doit être circonscrite au périmètre des constatations effectuées . 80 A et L. * La garantie prend fin lorsque l’administration entend modifier l’appréciation antérieurement portée sur une situation de fait au regard d’un texte fiscal. . CHAPITRE 3 : PORTEE D’UNE POSITION PRISE EN COURS DE VERIFICATION 17. et la période indiquée.ciblée : à l’intérieur d’un thème donné. alors que ni la situation ni le texte n’ont 139 . les textes ou la doctrine administrative publiée n’ont subi de modification.

Aucune imposition supplémentaire concernant les déclarations souscrites antérieurement à la notification de la nouvelle position ne peut être mise en recouvrement.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 été modifiés. l’appréciation antérieure est caduque à partir de la signification au contribuable que cette appréciation est rapportée. Dans ce cas.Les dispositions de la présente instruction sont applicables aux demandes présentées par les contribuables dès la parution de la présente instruction. 140 . A compter de la réception de ce courrier. CHAPITRE 4 : ENTREE EN VIGUEUR 19. La nouvelle position est signifiée et motivée par écrit (dans une proposition de rectification ou. le cas échéant. y compris pour les contrôles en cours pour lesquels la dernière intervention n’a pas eu lieu. la position prise antérieurement est rapportée. dans un courrier adressé en recommandé avec AR).

Instruction du 20 juillet 2005.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 COMMENTAIRE «… Une demande forte des entreprises est que les points qui n’ont pas fait l’objet d’observations de la part d’un vérificateur lors d’un contrôle fiscal ne puissent être remis en cause lors d’un contrôle ultérieur. 2005. n° 198. c. n° 1197 . le Diberder : RJF 2000. Afin de « sécuriser les entreprises et les conforter dans leurs décisions de gestion »4. Cet article a été 141 . 1er mars 1999. 80 B al. 2005. n° 96-836 : Dr. Instruction du 20 juillet 2005. CAA Bordeaux. req. BOI 13 L-3-05. req. L’article L. sept.80 B du LPF8 aux 3 4 5 6 7 8 Rapp. 1999. à condition que la dite interprétation soit formalisée sur un support soit à caractère individuel soit à caractère général (instructions ou circulaires). la garantie du contribuable contre les changements de la doctrine administrative prévue par les articles L. p. 2004. p. 8 mars 1999. n° 36. fisc. Gambini : RJF 1999. 321.1 LPF étend cette garantie à l’appréciation portée par l’administration sur une situation de fait au regard d’un texte fiscal. 941.325. Alliaire : RJF 2000. 2005.80 A et L. B. En effet lorsqu’un point a été reconnu par un vérificateur comme valide. n° 1475 Les articles L. CE 29 septembre 2000. req. La charte du contribuable du 17 octobre 2005 évoque ce dispositif sous la section intitulée « vous avez droit à la sécurité juridique » : « Le chef d’entreprise peut demander au vérificateur présent dans l’entreprise de prendre position sur un point qu’il a examiné précédemment et qui n’a pas donnée lieu à rectification ». 27 juin 2000. l’entreprise estime légitime de continuer à appliquer la règle fiscale de la même façon et son incompréhension est totale face au redressement opéré à l’occasion d’un contrôle ultérieur …»3. p. BOI 13 L-3-05 : Rev droit fisc. Organisé par une simple instruction administrative5et intégré dans la charte du contribuable6. GIBERT. qui ne peut prétendre à aucune base législative. n° 97-1194. Il ressort de l’article L. ce nouveau dispositif7. 2005. 80 A du LPF que l’administration ne peut procéder « à aucun rehaussement d’impositions antérieures » basées sur une interprétation admise par ses services. CAA Marseille. à la date des opérations en cause.80 B du LPF ont pour ambition de protéger le contribuable qui a organisé sa situation en se fiant à une interprétation de la norme fiscale ou à une appréciation d’une situation de fait donnée par l’administration. req. étend sous certaines conditions.80 A et L. l’administration fiscale française a enrichi l’arsenal juridique régissant sa relation avec le contribuable par un dispositif qui peut être qualifié de « rescrit post contrôle ». c. 1311. 321. n°6. Il ne faut pas confondre la charte du contribuable avec la charte des droits et des obligations des contribuables vérifiés qui doit être remise au contribuable lors d’une vérification approfondie de comptabilité ou lors d’un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle. 27. CAA Nantes. n° 36. CF. n° 6 : Rev droit fisc. n ° 97-406.

142 .64 B du LPF (inséré par la loi n° 87-502 du 8 juillet 1987. la procédure de rescrit prévue par l’article L64 B du LPF concerne uniquement la portée et les conséquences fiscales de la conclusion d’un contrat ou d’une convention susceptible d’être mise en cause dans le cadre de la procédure d’abus de droit. Cette prise de position constitue une garantie au profit du contribuable contre des rehaussements ultérieurs d’un impôt ou contre la modification de l’appréciation d’une situation de fait après que l’administration s’est formellement prononcée sur sa validité. ni le champ d’application. l’entreprise jouit de la possibilité de solliciter l’administration en vue d’une prise de position formelle se rapportant aux situations de droit ou de fait qui ont fait l’objet d’un contrôle fiscal mais qui n’ont pas abouti à un rehaussement.2 qui étend cette garantie à certains accords tacites en réponse à certaines demandes de prise de position formelles adressées à l’administration. Il s’ensuit que lors d’un contrôle fiscal ultérieur.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 points examinés au cours d’une vérification de comptabilité et qui n’ont pas donné lieu à une rectification. La prise de position. au dispositif du rescrit fiscal9 sans lui être totalement assimilable. Le dispositif du « rescrit fiscal » est organisé par l’article L. lors d’un contrôle fiscal. engage l’administration et lui est opposable. l’administration ne peut procéder à aucun rehaussement des impositions antérieures en se fondant sur une interprétation différente de sa position formelle précédemment notifiée au contribuable. le dispositif de « rescrit 9 complété par un al. les textes ou la doctrine administrative publiée n’ont subi de modification. ni le moment de la demande. Le nouveau dispositif s’apparente. les deux dispositifs conduisent à une prise de position formelle de la part de l’administration fiscale. aussi longtemps que la situation de fait. En revanche. formulée par un agent habilité. Il s’agit d’un « garde-fou » au changement de la doctrine administrative. En effet. Désormais. D’abord. Il s’agit d’une mise en échec du droit de reprise lorsque la cause du rehaussement repose sur une interprétation différente de celle précédemment admise par l’administration. Cependant. ainsi. ni la portée de ces deux procédés ne coïncident totalement. art 18. Le contribuable doit demander si la situation créée par cet acte recueille l’accord de l’administration. journal officiel du 9 juillet 1987) ainsi que par l’article L 80 B du LPF.

En revanche. Documentation administrative de base 13L 1323 paragraphe 47 et s. BOI. Cependant l’étude de son champ d’application (I). CF. n° 97-1194. 1999. précitée.325. BOI. req. fisc. req. la prise de position suite à une procédure de « rescrit post contrôle » a un effet rétroactif dans la mesure où elle met en échec le droit de reprise de l’administration pour les exercices qui ont été vérifiés et neutralise les rehaussements relatifs aux exercices avenir tant que la situation de fait. les textes ou la doctrine administrative publiée n’ont subi de modification. la procédure de rescrit prévue par l’article L64 du LPF doit intervenir préalablement à la conclusion du contrat ou de la convention alors que la procédure du « rescrit post contrôle » intervient suite à une procédure de contrôle fiscal c'est-à-dire après que le texte fiscal ait été appliqué et après l’achèvement de l’opération par le contribuable. ce nouveau dispositif de « rescrit post contrôle »12. précitée. 1311.LE CHAMP D’APPLICATION LIMITE DE LA GARANTIE La prise de position formelle est sollicitée par le contribuable. Ensuite. CAA Nantes. l’effet de la décision de rescrit est destiné aux impositions futures. I. n° 8 et 9 143 . CAA Marseille. Elle peut concerner tous « les impôts » ainsi que « tous les sujets qui font l’objet d’examen en cours de vérification » et « qui ne donnent finalement pas lieu à rectification »13. n ° 97-406. constitue une nouvelle pierre dans l’édifice de la sécurité juridique du contribuable. suite à une vérification ne saurait être interprété comme une prise de position formelle. n° 9. Ce nouveau dispositif prévu par l’instruction du 20 juillet 2005 va à l’encontre d’une jurisprudence constante qui considère que le silence de l’administration sur des irrégularités. n° 198. 27juin 2000. req. le Diberder : RJF 2000. Alliaire : RJF 2000. 10 11 12 13 BOI. de sa mise en œuvre (II) ainsi que de son étendue relativise incontestablement son importance (III). précitée. 941. n° 96-836 : Dr. n° 1197 .Note sous instruction française du 20 juillet 2005 post contrôle » concerne non seulement tous les impôts10 mais aussi et surtout « tous les sujets qui peuvent faire l’objet d’un examen lors d’un contrôle fiscal »11. c. 8 mars 1999. Il en est de même concernant la procédure de rescrit prévue par l’article L80 B du LPF. 1mars 1999. Enfin. CE 29 septembre 2000. req. CAA Bordeaux. n° 1475. Présenté ainsi. c. Gambini : RJF 1999. n° 8.

à titre exceptionnel. BOI. examinés par le vérificateur »17. n° 10. ne peuvent bénéficier de ce procédé de rescrit post contrôle que les entités astreintes à tenir une comptabilité. le champ d’application de la garantie est cependant. très aléatoire. Comment le contribuable 14 Article L. 16 17 18 144 . Ensuite. Il ressort des articles L8O A et L64 B du LPF qu’il ne sera procédé à aucun rehaussement d’impositions antérieures…lorsque l’administration a conclu un accord préalable portant sur la méthode de détermination des prix mentionnées au 2° de l’article L13B ( les prix de transfert). Les contribuables personnes physiques faisant l’objet d’un examen approfondi de la situation fiscale personnelle en sont exclus. incompatibles avec les prises de position formelle de la part de l’administration lors d’un contrôle fiscal. « le champ de la demande de prise de position doit être limité à un point ou. la demande de prise de position ne doit pas porter sur « un sujet dont le vérificateur n’aurait pas prévu l’examen »18. soit avec l’autorité compétente désignée par une convention fiscale bilatérale destinée à éliminer les doubles impositions. n° 13. Cette exclusion peut être justifiée par le caractère spécifique de ces questions tenant à la compétence du service instructeur et aux relations avec les autorités étrangères. Par ailleurs. ne sont concernés par la demande de prise de position formelle. BOI. Or. toutefois. à quelques points précisément. n° 7. soit avec le contribuable. Cette condition semble. De telles demandes relèvent de la procédure d’accord préalable prévue par l’alinéa 7 de l’article L 80B du L. Ainsi. limité sur plusieurs niveaux : D’abord. L 13 LPF. précitée.il dans l’obligation de présenter des demandes séparées se rapportant chacune à un point différent pour se préserver contre l’arbitraire du contrôleur fiscal ? Enfin. précitée. précitée.12 LPF. ce qui limite considérablement l’efficacité de cette garantie14. que les impôts et « les situations qui peuvent faire l’objet d’une vérification de comptabilité ». 15 BOI. que signifie le terme « à titre exceptionnel » ? Le vérificateur a-t-il le droit de refuser de répondre à une demande de prise de position sous prétexte que la demande concerne plusieurs points ? Le contribuable est. général.P. sont exclus de la prise de position formelle les demandes liées aux prix de transfert15.F16.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 Apparemment.

au cours de la vérification fiscale et en tout état de cause avant l’envoi de la proposition de rectification. n° 12.La rigidité des conditions de recevabilité de la demande de prise de position La demande de prise de position doit être formulée par écrit19.. 2. n° 13 al. II. l’administration s’offre la possibilité de se faire attirer l’attention sur certains points passés inaperçus par le vérificateur et dont l’examen pourrait être à l’origine d’un rehaussement dans la proposition de rectification ultérieurement notifiée au contribuable. n° 11 et 12. BOI.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 serait-il en mesure de connaître les sujets qui devraient faire l’objet du contrôle.LA MISE EN ŒUVRE DISCRETIONNAIRE DE LA GARANTIE La mise en œuvre de la garantie du « rescrit post contrôle » est relativement discrétionnaire tant en ce qui concerne les conditions de la recevabilité de la demande du contribuable (A) qu’en ce qui concerne la réponse du vérificateur (B).. 145 . Cependant. si la preuve de la date constitue une garantie supplémentaire pour le contribuable. Le contribuable ne serait-il pas piège par sa propre demande ? La demande de prise de position doit être « précise »21 et ne laisser subsister aucun doute sur le(s) point(s) sur le(s) quel(s) on sollicite la prise de position formelle de l’administration. BOI. A. En obligeant le contribuable à envoyer sa demande au cours de la période de vérification et en tout état de cause avant la notification de la proposition de rectification. Elle doit 19 20 21 BOI. Le vérificateur en accuse réception par la mention « reçu en main propre le. précitée. Ce choix n’est. il en est autrement du moment de l’envoi de la demande. guère innocent. (date)» sur l’original du contribuable20. Les impôts mentionnés dans l’avis de vérification constituent-ils une présomption contre le vérificateur ? Ceci étant. en principe en main propre ou envoyée par voie postale. précitée. Elle doit être remise au vérificateur. précitée. le vérificateur peut toujours décliner la demande portant sur un impôt qui figure sur l’avis de la vérification en prétextant qu’il ne l’a finalement pas examiné. en effet.

Cependant. précitée.. des demandes systématiques sur tous les points vérifiés ou des demandes présentant des faits erronés ou tronqués. n° 9 et 14. n° 14 al. 2-3. il peut inviter le contribuable à compléter sa demande dans un délai de trente jours.. n° 14 al. Le vérificateur peut ainsi. Le défaut de réponse du contribuable constitue un motif pour refuser de prendre une position formelle22. L’évaluation de la sincérité de la demande est. B.»24. 2-1. sans lui envoyer une demande d’éclaircissement. il ne l’est point si la demande concerne tous les points vérifiés. BOI.. Ce n’est guère une présomption d’insincérité. BOI. C’est le vérificateur qui « apprécie les points sur lesquels il peut engager l’administration »25 compte tenu des investigations effectuées.si la question du contribuable est trop vague et celui-ci ne l’a pas complété. la demande est détournée de son objet. 2-3 BOI précitée. n° 14 al. par ailleurs. Une question aurait pu être posée concernant la possibilité pour le vérificateur de décliner la demande du contribuable au motif qu’elle est vague. Ces points peuvent avoir une importance telle que le contribuable estime avoir une réponse de la part de l’administration. précitée. Tel est le cas «.. La demande de prise de position doit. être sincère et traduit « une réelle recherche de sécurité juridique »23. Si le vérificateur juge que la demande est imprécise ou lacunaire. refuser de prendre position si «. le vérificateur ne peut engager l’administration qu’à la 22 23 24 25 BOI.La prise de position est à l’entière discrétion du vérificateur La décision de donner une suite favorable à la demande du contribuable est entièrement discrétionnaire. Le texte de l’instruction est assez clair dans la mesure où il précise que « le vérificateur peut refuser de prendre position…. ainsi. malgré la demande qui lui a été faite ». 146 . Par ailleurs. précitée. les éléments de fait ayant conduit l’entreprise à retenir la solution pour laquelle une confirmation est demandée et éventuellement les modalités de calcul appliquées. si le refus de prendre position dans des demandes comportant des faits erronés est parfaitement justifiable.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 présenter clairement la règle de droit appliquée. D’abord. soumise au pouvoir discrétionnaire du vérificateur.

les points sur lesquels il peut engager l’administration compte tenu des investigations effectuées. l’instruction exige que la demande porte sur un point qui a fait l’objet d’un examen suffisamment approfondie. incertain et à contours insaisissables. Régentée ainsi. quels sont les critères de l’appréciation ? L’instruction exige. En effet. n° 14 al. Cette condition est d’autant plus aléatoire que son absence constitue un motif de rejet de la demande du contribuable. le vérificateur apprécie seul les points à examiner dans la comptabilité et la demande du contribuable ne doit pas conduire « à demander en cours de contrôle au vérificateur d’expertiser un sujet dont il n’aurait pas prévu l’examen. Cependant. précitée. c’est le vérificateur qui apprécie. souverainement. le terme «suffisamment approfondi» est un terme ambigu. 2-1 28 BOI. afin de prendre position sur celui-ci »28. D’abord. En effet. 2. précitée. 27 BOI. Comment le contribuable pourrait-il savoir qu’un point a été ou non suffisamment examiné. l’absence d’un critère d’appréciation annule 26 BOI. 2 -1. 147 . Comment évaluer le caractère suffisamment approfondi du contrôle. « le vérificateur peut refuser de prendre position quand il n’a pas examiné le sujet sur lequel porte la demande où il ne l’a pas fait de manière suffisamment approfondie »27. précitée. ait faite l’objet d’un « examen suffisamment approfondi »26. En effet. Cependant. n° 14 al. Cependant. le vérificateur serait-il automatiquement dans l’obligation de donner suite à la demande du contribuable sur un point qui a fait l’objet d’un examen suffisamment approfondi ? Le vérificateur ne pourrait-il pas arguer que la question n’a pas été suffisamment examinée pour se soustraire à la réponse du contribuable et se préserver la possibilité d’une rectification ultérieure ? Le contrôle de la réponse de l’administration fiscale aurait été souhaitable. n° 7 al. comme condition préalable que le sujet demandé ait fait l’objet d’un « examen suffisamment approfondi ». La mention d’un impôt sur l’avis de vérification constitue-elle une présomption que les situations et l’application des textes se rapportant à cet impôt feraient l’objet d’un examen suffisamment approfondi ? Ensuite.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 condition que la question qui fait l’objet de la demande. certes. la décision de prise de position apparaît très aléatoire.

( CGI. que l’instruction prévoit que le refus de l’administration est formalisé par écrit sans préciser si ce refus doit être notifié au contribuable. peuvent dans le ressort territorial du service auquel ils sont affectés. n° 6 al.3. précitée. l’administration des impôts doit en porter les résultats à la connaissance du contribuable. et étant donnée que la garantie du « rescrit post contrôle » s’apparente à la procédure du rescrit fiscal33. BOI. III. pas le délai dans lequel doit intervenir la réponse de l’administration. Cette décision doit être formalisée par un « agent habilité à engager l’administration »30. fixer les bases d’imposition ou notifier des redressements. Elle doit être écrite et notifiée au contribuable sur une annexe jointe à la proposition de rectification. 2. 350 terdecies) » : Documentation administrative de base 13 L 1323. n° 15. cependant. art. Face à ce mutisme. L’instruction ne précise. L’administration est elle en droit de répondre à tout moment ? Le contribuable est-il en droit de contester la durée de réponse de l’administration ? Ces questions sont d’autant plus épineuses. 148 . p. BOI. comment le contribuable serait-il en mesure de savoir si l’administration a refusé de se prononcer sur sa demande ou si elle est encore entrain de l’examiner. par un courrier distinct32. 2. précité. « Il s’agit en principe d’un agent ayant au moins le grade de contrôleur dés lors que seuls ces agents. n° 14 al. même en l’absence de redressement».Note sous instruction française du 20 juillet 2005 presque toute possibilité de contentieux à l’égard de l’administration en cas de refus de prise de position surtout que la décision de refus n’est a priori pas motivée29. Art L. 49 LPF. Il ressort de l’instruction que la « décision de refus doit être formulée par écrit » sans pour autant exiger que ce refus soit motivé. Si l’administration n’est pas tenue de notifier la réponse négative. Par ailleurs. précitée. l’administration est-elle en droit de vérifier la situation du contribuable et redresser ses impositions antérieures alors que la demande se rapportant à ces impôts et situations est encore pendante devant elle ? Cette imprécision ne fait que limiter l’efficacité de cette garantie. La suite favorable à la demande du contribuable est matérialisée par une décision de prise de position sans rehaussement. : « Quand elle a procédé à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle au regard de l’impôt sur le revenu ou à une vérification de comptabilité. Voir infra. ou le cas échéant. ann. on peut s’interroger sur la possibilité d’étendre les dispositions législatives 29 30 31 32 33 BOI. ou à l’avis d’absence de rectification 31.

Cependant. 22 exclut l’institution de cas de décisions implicites d’acceptation lorsque….. 11ème éd. La décision de prise de position doit être « précise. « La demande a un caractère financier ». L’exigence d’une telle précision contribue à sécuriser autant le contribuable que l’administration fiscale dans la mesure où on ne peut lui opposer une prise de position ambiguë en lui donnant un sens plus large que celui qu’elle a voulu lui donner. Cette éventualité. précitée. a consulté par écrit l’administration centrale en lui fournissant tous éléments utiles pour apprécier la portée véritable de cette opération et que l’administration n’a pas répondu dans un délai de six mois à compter de la demande ». sur la demande du contribuable vaut acceptation implicite. préalablement à la conclusion d’un contrat ou d’une convention. en outre. est la seule à pouvoir expliquer l’intérêt de mentionner la date de réception de la demande.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 régissant ce dernier procédé au « rescrit post contrôle ». BOI. cet art. 149 . René CHAPUS : Droit du contentieux administratif. En effet. l’article 22 de la loi DCRA dispose que le silence observé sur une demande de décision vaut acceptation « dans les cas prévus par décrets en Conseil d’Etat ». Elle doit. Par ailleurs. ciblée et explicite »36. Or aucun texte n’a été pris dans ce sens.2004. n° 662 et s. en cas de réponse imprécise. n° 215-1. Elle doit clairement identifier le sujet traité ainsi que la période sur laquelle porte la réponse. le contribuable est-il en droit d’opposer à l’administration son silence ou son refus de réponse ? 34 35 36 Art L. il ressort de l’article L64 B du LPF34 que le silence de l’administration. Ensuite. être exprimée en termes clairs et ne laisser subsister aucune ambiguïté sur l’étendue de la prise de position. en dépit de son improbabilité35. en cas de rectification ultérieure. 64 B LPF dispose que : « La procédure définie à l’article L 64 (répression de l’abus de droit) n’est pas applicable lorsqu’un contribuable. n° 16. pendant six mois. le contribuable peut-il envoyer une demande de précision supplémentaire à l’administration ? L’administration est-elle tenue de lui répondre? Par ailleurs. Montchrestien. La possibilité d’étendre l’acceptation tacite de la demande du rescrit fiscal sur la demande de prise de position formelle est assez improbable pour deux raisons : D’abord : le principe en matière administrative est que « le silence gardé par l’administration pendant plus de deux mois par l’autorité administrative sur une demande est assimilé à une décision de rejet » (article 21 de la loi DCRA : loi relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations du 12 avril 2000). circonscrire la position de l’administration aux périmètres des constatations effectuées. CF.

le vérificateur peut mettre fin à la garantie. risque d’être perdu38. si le défaut de notification de la nouvelle législation ou réglementation est défendable. Face à la multitude des supports administratifs. de circulaire. en cas de modification de la législation. Les raisons pour lesquelles les modifications constatées conduisent à rapporter la position ancienne et le cas échéant. Parag. cependant. s’il constate que la situation de fait n’est plus identique à celle ayant fait l’objet de la prise de position. Certes.LA PORTEE RELATIVE DE LA GARANTIE La garantie offerte par l’instruction administrative du 20 juillet 2005 risque d’être autant incertaine (A) que juridictionnellement ineffective (B). l’instruction n’exige pas que cette modification soit individuellement et préalablement notifiée au contribuable. notamment profane. il ne l’est guère concernant la modification de la doctrine.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 III. Il peut s’agir d’instruction. dans le cadre soit d’un contrôle sur pièces soit d’une nouvelle vérification . de la réglementation ou de la doctrine sur laquelle se fonde la prise de position à condition que la nouvelle doctrine ait fait l’objet d’une publication. Cependant. si le service constate que la position prise antérieurement n’est plus valide sur la nouvelle période examinée ou vérifiée. à rectifier la situation à compter de la date du 37 38 La nouvelle doctrine doit faire l’objet d’une publication à caractère général. 17 et S. l’instruction exige que la nouvelle doctrine soit publiée37. de réponses ministérielles au bulletin officiel des impôts : Documentation administrative de base 13 L. A.Une garantie incertaine La garantie du « rescrit post contrôle » peut s’éteindre à l’occasion d’un examen ultérieur du dossier du contribuable. de documentation de base. 150 . Trois cas sont envisageables : D’abord. 1323. Ensuite. le contribuable. La Jurisprudence du CE exige pour l’application de la garantie des articles L80 A et B du LPF que la publication doit être effectué sur un support au moins équivalent à celui de la publication initiale.

alors que ni la situation. Cependant. l’appréciation antérieure est caduque à partir de la signification au contribuable de la modification de l’ancienne position. un moyen de s’en prévaloir devant le juge fiscal ? A première vue. Aucune imposition supplémentaire concernant les déclarations souscrites antérieurement à la nouvelle position ne peut être mise en recouvrement. dans un courrier avec accusé de réception. ni le texte n’ont été modifiés. Finalement. l’administration peut rapporter volontairement l’appréciation antérieurement portée à une situation de fait au regard d’un texte fiscal. La nouvelle position doit être motivée et signifiée au contribuable dans une proposition de rectification ou. Par le biais de ce texte. la réponse positive devrait être évidente.80A et L. B. à savoir l’exercice en cours. demeure.80 A et L. En effet.Une garantie juridictionnellement ineffective En cas de non respect ultérieur de l’administration fiscale de sa position formellement prise à l’occasion d’un « rescrit post contrôle ». l’administration s’auto accorde une délégation de compétence. alors que le contribuable l’avait organisé sur la base de la position antérieure de l’administration. le cas échéant. Dans ce cas. D’abord. donc cette garantie est opposable au juge fiscal. la garantie prévue par l’instruction diffère de la garantie des articles précités en ce qu’elle n’a aucune base législative de par son fondement. la matière fiscale est une matière réservée au législateur de par l’article 34 de la constitution française. Or. Cette garantie. éventuellement contraire à la loi. A compter de la réception de ce courrier.80B. L’instruction du 20 juillet 2005 semble interférer dans un domaine relevant de la 151 . doivent être explicitées dans la proposition de rectification. C’est une simple instruction administrative qui a étendu la garantie des articles L. y’aurait-il.80B au contribuable vérifié. la position prise antérieurement est rapportée. toutefois insuffisante et relative dans la mesure où l’administration serait en droit de rehausser les impositions d’un exercice qui n’a pas encore fait l’objet de déclaration. pour modifier la portée de la norme initiale par une prise de position formelle.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 changement. l’instruction du 20 juillet 2005 étend les garanties des articles L.

2002-2003. Thèse de doctorat en Droit. 41 L’article 5 de la constitution tunisienne dispose « La république tunisienne a pour fondements les principes de l’Etat de droit et du pluralisme et oeuvre pour la dignité de l’homme et le développement de sa personnalité… ». en dépit. n° 1920. Faculté de Droit de Sfax. J. en l’état actuel de la législation. Le législateur français sera-t-il amené un jour à se saisir de cette garantie pour l’asseoir sur des bases juridiques et préciser ses contours ? C’est probable. n° 199296. COURTIAL .2001. n° 00-1476. tant de la crédibilité que les contribuables voudront bien lui accorder. L’ efficacité réelle du « rescrit post contrôle » dépendra. 42 Oualid GADHOUM : « La doctrine administrative fiscale en Tunisie ». à titre d’exemple CE 29 déc.2000. le contribuable en Tunisie peut-il espérer bénéficier d’un « rescrit post contrôle » alors qu’il est privé du procédé de rescrit fiscal ? 42.fisc. MARCHESSOU : Procédures fiscales. p. CAA Paris 10 juillet 2001. la garantie de rescrit post contrôle. L’intégration de cette garantie dans les dispositions de l’article L80 B LPF lui conférerait certainement une plus grande effectivité en dépit d’une certaine critique de la constitutionnalité douteuse des articles L 80 A et L80 B du LPF40. Ceci étant.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 loi. Or. de ses limites montre que le progrès vers la sécurisation du contribuable est une orientation incontournable dans un Etat de droit. Le législateur tunisien doit se saisir de ce type de garantie inhérent à l’Etat de droit. concl. 3ème éd. SNCF : Dr. comm. GROSCLAUDE. J. DALLOZ. SA inter Forum : RJF 12/01 n° 1565. que du bon vouloir des agents administratifs et en dernier ressort du juge fiscal lui même. La légalité fiscale oblige à cantonner l’administration dans une mission d’exécution de la loi et non à lui permettre détendre le champ de la loi. une jurisprudence administrative constante affirme que la doctrine sur la doctrine n’est pas opposable à l’administration fiscale39. cette extension s’apparente à une interprétation des articles L80A et L80B du LPF. 152 . Or.453. que la constitution tunisienne consacre solennellement dans son article 541. 39 40 V. Ensuite. 33. Ph.

normalement. impôt 155 . Mais l’abattement de 20 % dont bénéficient actuellement les salariés. L’autre mesure spectaculaire est l’instauration d’un « bouclier fiscal » : pour les impositions payées à compter du 1er janvier 2006. Le nombre de tranches sera réduit à 4 et le taux marginal sera abaissé à 40 %. pour ces contribuables l’impôt ne sera pas abaissé de 20 % : c’est notamment le cas pour les titulaires de revenus du capital).La fiscalité des entreprises C. ainsi que les commerçants ou professionnels libéraux adhérents à un centre ou association agrée est supprimé et il est intégré dans le nouveau barème.Loi de finances française pour 2006 PRINCIPALES MESURES FISCALES PREVUES DANS LA LOI DE FINANCES POUR 2006 ET DANS LA LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE DE 2005 Bernard PLAGNET Professeur à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse Sommaire A. diverses mesures sont prévues de manière à rendre le dispositif neutre pour les contribuables qui ne bénéficiaient pas jusqu’à présent de l’abattement (c’est à dire que. les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent être supérieurs à 60 % de ses revenus.La réforme des intérêts de retard ***************** A.La fiscalité personnelle B.La fiscalité personnelle La mesure la plus spectaculaire est la refonte du barème de l’impôt sur le revenu qui s’appliquera à partir de 2007 (imposition des revenus de 2006). En contrepartie. on fera la somme du montant des 4 impôts suivants : impôt sur le revenu . Pour l’application de ce plafond.

notamment. qui doit normalement permettre de limiter les possibilités de transfert de bénéfices vers l’étranger. la durée de détention sera décomptée à partir du 1er janvier 2006 et l’exonération s’appliquera donc progressivement à compter du 1er janvier 2012. Dès lors. Cependant. Il s’agit de lutter contre des montages (le plus souvent fort simples) consistant. une exception est prévue pour les dirigeants de sociétés qui céderont leurs titres à l’occasion de leur départ en retraite (v. B. L’abattement sera de 1/3 par année de détention au delà de la 5ème année . l’exonération partielle (des ¾) des parts ou actions détenues au nominatif par des salariés ou dirigeants. à créer une filiale en France avec un capital très faible . consent des avances à sa filiale qui. Mais. un dispositif « anti sous-capitalisation ». ensuite. Quelques aménagements de l’impôt de solidarité sur la fortune sont également prévus : notamment. La loi prévoit une réintégration des intérêts « excédentaires » lorsqu’une société est trop 156 .Loi de finances française pour 2006 de solidarité sur la fortune . la société mère. le bénéfice imposable en France est diminué. taxe d’habitation et taxe foncière afférentes à l’habitation principale. l’exonération sera donc totale à partir de 8 ans de détention. elle. la possibilité de faire des donations tous les 6 ans (au lieu de 10 ans) en bénéficiant de la totalité des abattements. Il faut signaler également quelques améliorations pour le calcul des droits de donation : notamment. ci-après les mesures concernant la fiscalité des entreprises).La fiscalité des entreprises Pour l’imposition des bénéfices. c’est la raison pour laquelle la mesure rentre dans le cadre du régime des plus-values des particuliers). Autre mesure importante pour les particuliers : l’application d’un abattement sur les plus-values de cession de titres de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (ces parts sont réputées appartenir au patrimoine personnel. on trouve. qui est à l’étranger. va déduire les intérêts. en principe. Mesure moins intéressante : les limitations de l’exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les plans d’épargne logement. attention. qui s’engagent à les conserver pendant au moins 6 ans. notamment.

Comme on le sait. donc. Par ailleurs. mais elle sera déductible du montant du résultat imposable . Pour les cessions d’entreprises individuelles. La loi prévoit donc toute une série de dispositions intéressantes en faveur des dirigeants d’entreprises qui prendront leur retraite. Il faut évidemment tenir compte des effets du vieillissement de la population ! C’est ainsi que les plus-values sur cessions de parts de sociétés passibles de l’impôt sur les sociétés seront exonérées si la durée de détention des parts est supérieure à 8 ans (v. l’imposition forfaitaire annuelle ne sera pas due pour les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires de moins de 300 000 €. il y a l’augmentation de la part du crédit d’impôt « en volume » (c’est à dire celle que l’entreprise est certaine d’avoir même si elle n’augmente pas ses dépenses de recherche) : cette part est portée de 5 % à 10 % . cette imposition ne sera pas imputable intégralement sur l’impôt sur les sociétés. des conditions sont prévues . mais.Loi de finances française pour 2006 endettée à l’égard d’autres sociétés qui appartiennent au même groupe économique. Des mesures importantes prévoient des exonérations de plusvalues de cessions d’entreprises. ci-dessus). renseignez vous donc auprès des professionnels pour être certains de rentrer dans le champ de l’exonération. l’exonération des plus-values est également prévue pour les exploitants qui prendront leur retraite. notamment en cas de départ à la retraite. au 1er janvier 2006. ils détiennent leurs titres depuis plus de 8 ans et si leur société est une PME. ils pourront donc bénéficier immédiatement de l’exonération si. Mais pour les dirigeants qui partiront en retraite. la durée de 8 ans sera appréciée à partir de la date d’acquisition des titres . corrélativement. Mais. la part du crédit d’impôt en accroissement passe de 45 % à 40 %. Mesure moins intéressante pour les entreprises. en contrepartie. les dépenses de recherche sont essentielles pour préserver la compétitivité de la France. les 2/3 de son montant resteront à la charge des entreprises. Parmi les améliorations essentielles. On peut noter également une amélioration du crédit d’impôt recherche. les entreprises nouvelles (qui sont nombreuses à bénéficier du crédit d’impôt recherche : les « start up » !) pourront désormais obtenir le remboursement immédiat du crédit d’impôt (s’il dépasse le montant 157 .

les entreprises dont les recettes dépassent 760 000€ (hors taxes) seront obligées de pratiquer la télédéclaration et le télépaiement pour la TVA. 158 . l’application du dégrèvement prévu en faveur des investissements nouveaux. A partir de 2007. disposition importante pour les pays de Savoie (à l’initiative d’un député…de la Savoie).administration » ! Autre mesure dont il ne faut pas sous estimer l’importance. Par ailleurs. Deux séries d’aménagements peuvent être signalées : le plafonnement effectif de la taxe à 3. la déduction de la TVA sur les véhicules affectés exclusivement à l’exploitation des remontées mécaniques et des domaines skiables. La loi précise la distinction entre les travaux de construction (passibles du taux normal) et les travaux d’entretien et d’amélioration (bénéficiant du taux réduit).Loi de finances française pour 2006 de l’impôt dû) pendant les 5 premières années d’activité (au lieu de 3 ans jusqu’à présent). la taxe sera calculée en fonction des rejets de matières polluantes (plus on pollue et plus on paiera !) pour les autres véhicules on calculera la taxe en fonction de la puissance fiscale. la loi reconduit. La loi de finances amorce une timide réforme de la taxe professionnelle. En matière de TVA. C’est à dire que le dégrèvement sera calculé en fonction du taux effectif de la taxe professionnelle en vigueur durant l’année et non en retenant le taux en vigueur en 1995 comme on le fait actuellement.5 % de la valeur ajoutée de l’entreprise. La vignette est définitivement supprimée. la taxe sur les véhicules des sociétés est aménagée. l’application du taux réduit aux bonbons de chocolat ! La loi de finances rectificative anticipe également la poursuite de l’application du taux réduit pour les travaux effectués dans les logements. Deux barèmes sont prévus : pour les voitures mises en circulation depuis le 1er juin 2004 et acquises par l’entreprise à partir du 1er janvier 2006. mais. en contrepartie. on peut souligner l’élargissement de l’obligation de télédéclarer et télérégler la TVA. On s’achemine vers la « e. Puis. avec quelques petites modifications.

le taux des intérêts moratoires que l’Etat verse lorsqu’il rembourse des sommes aux contribuables est aligné sur le taux des intérêts de retard. Autre volet de la réforme.Loi de finances française pour 2006 C. soit 4. il est abaissé à 4. Le taux était de 9 % par an. de 2. 159 .80 % par an.La réforme des intérêts de retard Notons enfin l’adoption d’une mesure qui était attendue depuis longtemps : l’abaissement du taux des intérêts de retard en cas de redressement des bases imposables.05 %).80 % (jusqu’à présent. il était de seulement.

privatisation progressive des entreprises publiques et la réforme de fiscalité. protection de l’environnement et mesures à caractère social II.Financement de l’économie. économiquement plus incitatif et socialement plus équitable avec comme principaux acteurs des contribuables "usagers" plus transparents et une administration moins contraignante et plus performante. relance de l'investissement et amélioration de la compétitivité des entreprises III. Pour atteindre ces objectifs. l'assainissement du secteur financier. la la la la Véritable instrument de développement économique et social et pourvoyeur important des recettes nécessaires pour la couverture des dépenses publiques.Maîtrise de l’énergie. ce dont on ne 161 . considérant que celle-ci offre un terrain privilégié pour mise en œuvre des actions de développement économique.Loi de finances tunisienne pour 2006 NOUVELLES DISPOSITIONS FISCALES PREVUES PAR LA LOI N° 2005 – 106 DU 19 DECEMBRE 2005 PORTANT LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2006 Fayçal DERBEL Tarak TRIKI et Nizar AYADI Experts comptables Sommaire I.Amélioration des procédures fiscales et du rendement de l’impôt IV.Dispositions diverses ************ INTRODUCTION Les réformes engagées durant les dernières années ont visé libération de l'économie. d'importantes mesures sont chaque année introduites par les différentes lois de finances . le système fiscal connaît une évolution continue et dynamique et se trouve en perpétuelle mutation pour qu'il soit techniquement plus simple.

la loi de finances pour la gestion 2006 a prévu un ensemble de dispositions qui cadrent avec les priorités de l’action de développement à travers des mesures visant : .la mobilisation de l’épargne. dans quatre parties distinctes : 1 .la poursuite des actions de réforme et d’amélioration du rendement de l’impôt. protection de l’environnement et mesures à caractère social.La simplification du système fiscal.L'emploi et la baisse significative du taux de chômage . comme il est confirmé par plusieurs institutions internationales tel que le FMI.Loi de finances tunisienne pour 2006 peut que se féliciter. le financement de l’investissement et le renforcement de la compétitivité de l’entreprise . L’année 2006 a été annoncée comme étant celle d’une réforme de base du système fiscal pour consolider son rôle de levier de développement économique et social.Maîtrise de l’énergie.la maîtrise de l’énergie et la protection de l’environnement . . En attendant.La dynamisation du marché financier . ont créé une véritable « culture de réformes » pour faire face aux enjeux de la nouvelle donne économique et cadrer avec les orientations stratégiques de développement axés sur : . . pour disposer d'une fiscalité plus attractive et compétitive. .L'amélioration de la compétitivité des entreprises . celui-ci appelle à la poursuite des efforts de réforme pour pallier « la complexité de la fiscalité et la multiplication des exonérations et des régimes particuliers (qui) nuisent à la capacité du système fiscal à répondre aux besoins budgétaires ». La présente note explique et commente les principales dispositions fiscales prévues par la loi de finances pour la gestion 2006. 162 . malgré une conjoncture économique morose et surtout des contraintes budgétaires accentuées par une flambée des dépenses énergétiques. . Les nombreuses mesures qui se succèdent chaque année. . Même si les performances jusque là réalisées sont encourageantes.

Audit énergétique. 4.la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables . la promotion des énergies renouvelables et la substitution des énergies (article premier de la loi 2005-82). Dans le cadre de ce système. . . PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET MESURES A CARACTERE SOCIAL 1.Amélioration des procédures fiscales et du rendement de l’impôt. relance de l'investissement et amélioration de la compétitivité des entreprises. les contrats programmes et les consultations préalables . la promotion des énergies renouvelables et la substitution des énergies. . Ce système est financé par une taxe due à l’occasion de la première immatriculation des voitures de tourisme dans une série tunisienne et par une taxe due à l’importation ou à la production locale des appareils pour le conditionnement de l’air.Dispositions diverses. des subventions sont octroyées pour la réalisation des opérations ayant pour but la maîtrise de l’énergie. . 3. 163 .Financement de l’économie. a institué un système de maîtrise de l’énergie ayant pour but l’appui des actions visant la rationalisation de la consommation de l’énergie.l’utilisation d’équipements économes en énergie dans l’éclairage public . et dont notamment : .Création d’un fonds national de maîtrise de l’énergie La loi 2005-82 du 15 août 2005. Ce système dispose de ses ressources propres .Loi de finances tunisienne pour 2006 2. destiné à financer les actions visant la rationalisation de la consommation de l’énergie. I . la loi de finances pour la gestion 2006 a prévu la création d’un fonds national de maîtrise de l’énergie.la substitution de l’énergie par le gaz naturel dans le secteur industriel.le chauffage de l’eau par l’énergie solaire dans les logements et les entreprises privées .MAITRISE DE L’ENERGIE. le secteur résidentiel et le secteur de transport public collectif.

2.Loi de finances tunisienne pour 2006 Les montants des subventions ainsi que les conditions et les modalités de leur octroi sont fixées par un décret. 164 .Elargissement du champ d’intervention du fonds de dépollution Régime en vigueur au 31/12/2005 En vertu des dispositions des articles 35 à 37 de la loi de finances pour la gestion 1993. au taux de 5%. 39-01 à 39-14. et dont la supervision est confiée à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets. il a été créé un fonds de dépollution destiné à financer les projets de protection de l’environnement. Le décret n°2005-2317 du 22 août 2005 a créé l’Agence Nationale de Gestion des Déchets qui a principalement pour mission la gestion des systèmes publics de gestion des déchets dont notamment la reprise et la gestion des sacs d’emballages. qui finance également le système public de reprise et de valorisation des déchets en plastique. La loi de finances pour la gestion 2003 a institué une taxe pour la protection de l’environnement due sur les matières premières en plastique. au profit de ce fonds. des huiles lubrifiantes et des filtres à huiles usagés etc… Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a étendu le champ d’intervention du fonds de dépollution pour couvrir et financer tous systèmes publics de gestion des catégories des déchets créés ou qui seront créés conformément aux lois et règlements en vigueur. Cette taxe est due. et des dispositions de l’article 58 de la loi de finances pour la gestion 2003. EX84-21. 38-19. sur la base du chiffre d’affaires hors TVA réalisé par les producteurs soumis et sur la base de la valeur douanière des produits relevant des numéros EX27-10. des emballages utilisés. EX85-06 et EX85-07 des tarifs douaniers ainsi que les produits figurant sur le tableau « G » annexé à la loi de finances pour la gestion 2005. 84-21-23. à aider les entreprises à réaliser des investissements anti-pollution et à mettre en œuvre des incitations à l’utilisation des technologies non polluantes.

la reprise des huiles lubrifiantes et des filtres à huiles usagés et de leur gestion .Consolidation des ressources du fonds de dépollution Afin de consolider les ressources du fonds de dépollution dont le champ d’intervention a été étendu par la loi de finances pour la gestion 2006. … Aux termes de l’article premier du décret 2005-2317 du 22 août 2005 : « Il est créé un établissement public n’ayant pas un caractère administratif doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière (…) ». 3. créée par le décret 2005-2317 du 22 août 2005 a pour missions: - - La gestion des systèmes publics de gestion des déchets dont notamment la reprise et la gestion des sacs d’emballages et des emballages utilisés. pour financer les frais de fonctionnement de l’agence et une partie des coûts de traitements des déchets ménagers. La participation à l’élaboration des programmes nationaux en matière de gestion des déchets . bénéficier des avantages du régime fiscal des établissements publics à caractère administratif. Ainsi. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Etant donné que les missions de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets faisaient partie des attributions de l’ANPE qui 165 . de recyclage et de valorisation des déchets .Loi de finances tunisienne pour 2006 Les ressources du fonds de dépollution sont utilisées. 4. La promotion des systèmes et des programmes de collecte. entre autres. en vertu des termes de la disposition susmentionnée. cette loi a modifié les taux d’allocation des recettes de la taxe pour la protection de l’environnement en portant le taux de 40% à 70% au profit du fonds de dépollution.Régime fiscal de l’agence nationale de gestion des déchets L’Agence Nationale de Gestion des Déchets. La réalisation et l’exécution des projets et des procédures inscrites dans les programmes nationaux de gestion des déchets . l’agence ne peut.

Parmi ces interventions. il a été créé un « Fonds de Solidarité Nationale » destiné à financer les différentes interventions décidées au profit des catégories sociales à faibles revenus et des agglomérations dépourvues d’infrastructure de base. la loi de finances pour la gestion 2006 a étendu ce régime de faveur à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets en lui faisant bénéficier aussi : .d’une exonération de la TVA et du droit de consommation pour les équipements et matériels nécessaires à son activité et acquis localement auprès des assujettis à la TVA . la loi de finances pour la gestion 2006 a étendu le champ d’intervention dudit fonds pour qu’il couvre le financement de toutes opérations et interventions ayant un caractère social ou de solidarité.L’acquisition d’ordinateurs pour les enfants des familles nécessiteuses . 5. l’exonération au titre de cette taxe ne peut pas porter sur le statut d’un agent économique.Loi de finances tunisienne pour 2006 bénéficie du régime fiscal des établissements publics à caractère administratif. Selon les fondements conceptuels régissant la TVA. qui figure d’ailleurs au tableau A des exonérations.Extension du domaine d’intervention du fonds de solidarité nationale (FSN) En vertu des dispositions des articles 29 à 33 de la loi de finances pour la gestion 1993. 166 . .d’une exonération de la TVA due au titre des travaux réalisés et les prestations de services effectuées à son profit . de la TVA et du droit de consommation pour les équipements et matériels importés nécessaires à son activité et n’ayant pas d’équivalents fabriqués localement.Soutien aux familles à faibles revenus sinistrées par des catastrophes naturelles (inondations par exemple). . Eu égard au succès des actions engagées au profit des catégories sociales et des agglomérations susmentionnées. Elle porte plutôt sur un produit ou une opération. . il est possible de citer : .d’une exonération des droits de douane.

6 mille m2. d’une capacité totale de 20. Les terrains attribués au dinar symbolique totalisent une superficie de 72.3 millions de dinars.Exploiter le projet conformément à son objet durant une période qui ne peut être inférieure à 15 ans.000 lits et moyennant une subvention d’investissement de 10. Il convient de préciser à cet effet que cette mesure a permis. II -FINANCEMENT DE L’ECONOMIE.Loi de finances tunisienne pour 2006 6. RELANCE L'INVESTISSEMENT ET AMELIORATION DE COMPETITIVITE DES ENTREPRISES DE LA Poursuivant les efforts engagés pour la relance et la dynamisation de l’investissement en vue d’atteindre les objectifs de développement économique. la création de 91 cités universitaires. la loi de finances pour la gestion 2003 a prévu l’octroi de terrains au dinar symbolique au profit des promoteurs dans le logement universitaire durant la période allant du premier janvier 2003 au 31 décembre 2004. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Dans le but de consolider les acquis de cette mesure. le législateur a prorogé le délai de l’octroi de cet avantage jusqu’au 31 décembre 2006.Réaliser le projet dans un délai d’un an à compter de la date de l’obtention du terrain. le législateur a prévu une série de mesures dont notamment : 167 . La loi de finances pour la gestion 2005 a prorogé d’une année le bénéfice de cet avantage. pour un coût total de 108. . durant la période triennale précédente.Poursuite de l’encouragement du secteur privé à investir dans le domaine de l’hébergement universitaire Régime en vigueur au 31/12/2005 Outre les incitations prévues par le CII pour encourager l’investissement dans le logement universitaire.736 millions de dinars. Conditions : .

Institution d’un régime fiscal des fonds communs de placement a risque Régime en vigueur au 31/12/2005 A l’issue de la parution du code des organismes de placements collectifs promulgué par la loi 2001-83 du 24 juillet 2001. Les fonds communs de placement en valeurs mobilières ont été définis. Ces fonds se trouvent alors. * Aux termes de l’article 21 de la loi de finances pour la gestion 2002. les revenus des capitaux mobiliers réalisés par les fonds communs de placement en valeurs mobilières sont soumis à une retenue à la source définitive et libératoire au taux de 20% sur leur montant brut. * En ce qui concerne les copropriétaires des fonds communs de placement en valeurs mobilières.exonéré de l’IR. la loi de finances pour la gestion 2002 a fixé le régime fiscal de ces organismes.Loi de finances tunisienne pour 2006 1. Etant donné que la loi n°2001-83 a classé les SICAV et les FCP en valeurs mobilières dans la même catégorie. . l’article 22 de la loi de finances pour la gestion 2002 a classé les revenus des parts desdits fonds parmi les revenus distribués tels que définis par l’article 29 du Code de l’IRPP et de l’IS. la loi de finances pour la gestion 2002 a étendu le régime fiscal des revenus des participations des actionnaires des SICAV aux revenus servis aux copropriétaires des FCP en valeurs mobilières et provenant de leur participation auxdits fonds. en dehors du champ d’application de l’impôt. sans pour autant prévoir un régime de 168 . les revenus des parts des FCP en valeurs mobilières pour les copropriétaires personnes physiques . Les articles 23 et 24 de la loi de finances pour la gestion 2002 ont : . comme étant une copropriété de valeurs mobilières dépourvue de la personnalité morale. en vertu des dispositions de l’article 10 de la loi 2001-83.permis aux copropriétaires ayant la qualité de personnes morales soumises à l’IS de déduire les revenus des parts desdits fonds de l’assiette de l’impôt.

la loi de finances pour la gestion 2006 a étendu les avantages attribués au profit des fonds à risque.réalisés dans les zones de développement et. qu’ils soient constitués sous forme de SICAR ou de FCP. ou .L’engagement des FCP à risque d’employer leurs fonds dans les conditions sus visées (30% ou 80%) dans un délai n’excédant pas la fin de la quatrième année qui suit celle de la souscription et de libération des parts . nonobstant le minimum d’impôt prévu aux articles 12 et 12 bis de la loi 89-114. ou .promus par les nouveaux promoteurs et.réalisés dans les secteurs de la technologie de la communication et de l’information et des nouvelles technologies et. ou .déduction de l’assiette imposable. . les revenus et les bénéfices réinvestis dans la souscription aux parts des FCP en capital risque dans les cas où ces FCP justifient l’emploi de 30% au moins de leurs fonds disponibles pour le financement des investissements : . 169 . Afin d’unifier le régime fiscal des institutions intervenant en tant qu’investisseurs à capital risque quelle qu’en soit la forme. sous réserve de l’application du minimum d’impôt prévu aux articles 12 et 12 bis de la loi 89-114. Le bénéfice de ces avantages est subordonné à : .nouveaux réalisés par les petites et moyennes entreprises. Le régime fiscal des FCP en capital risque se résume comme suit : .déduction de l’assiette imposable.Loi de finances tunisienne pour 2006 faveur pour les FCP qui interviennent dans les mêmes domaines d’action des SICAR. des revenus et bénéfices réinvestis dans la souscription aux parts des FCP à risque dans les cas où ces FCP justifient l’emploi de 80% au moins de leurs fonds disponibles pour le financement des investissements sus mentionnés et sans que le taux d’emploi des fonds propres dans les investissements dans les zones de développement soit inférieur à 50%.

S) . Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 risque aux autres FCP des valeurs mobilières. 170 . chacun dans la limite de la déduction dont il a bénéficié. Ils sont soumis à une définitive et libératoire au taux de 20%.Le non rachat des parts souscrites pendant une période de cinq ans à compter du premier janvier de l’année qui suit celle de la souscription .Loi de finances tunisienne pour 2006 . La plus-value de cession des parts des FCP à risque ne fait pas partie du bénéfice imposable. par les bénéficiaires de la déduction. Le non respect par le FCP à risque de l’engagement d’employer les fonds dans les limites sus visées ainsi que le non respect de la période minimale de détention des parts entraînent le paiement de l’impôt dû et non acquitté au titre des revenus ou des NB bénéfices déduits majorés des pénalités y afférentes et ce solidairement par le gestionnaire du FCP à risque et par les bénéficiaires de la déduction. . d’une attestation de souscription et de libération des parts délivrée par le gestionnaire du FCP à risque et d’une attestation justifiant l’emploi par ledit fonds de ses actifs selon les taux précités. .La présentation à l’appui de la déclaration de l’impôt. a assimilé les FCP à en leur accordant le retenue à la source Les revenus des parts des FCP à risque sont considérés comme des revenus distribués et sont exonérés. en conséquence. même régime fiscal.La tenue par les bénéficiaires de la déduction d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises (cette condition ne s’applique que pour les personnes physiques exerçant une activité commerciale ou non commerciale et pour les sociétés soumises à l’I. de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés au niveau des copropriétaires.

achever l'étude technique et économique du projet .Loi de finances tunisienne pour 2006 2. Les fonds d'amorçage s'engagent à employer leurs actifs dans la participation au capital des entreprises qui s'engagent à réaliser les projets prévus par l'article premier de la loi 2005-85 ou dans les titres donnant accès à leurs capitaux. les participations effectuées par les fonds communs de placements à risque ainsi que celles effectuées par les fonds d’amorçage.exploiter les brevets d'invention .Extension du champ d’intervention du régime de garantie des crédits accordés aux moyennes entreprises dans l’industrie et les services et des participations dans leur capital Régime en vigueur au 31/12/2005 L’article 24 de la loi 2002-101 du 17 décembre 2002 portant loi de finances pour la gestion 2003 a institué un régime de garantie de certaines catégories de prêts accordés par les établissements de crédit aux moyennes entreprises dans l'industrie et les services et à certaines catégories de participations effectuées par les sociétés d'investissement à capital risque dans les entreprises citées. Ces fonds interviennent essentiellement pour aider les promoteurs à : . les fonds d'amorçage sont des fonds communs de placement en valeurs mobilières ayant pour objet le renforcement des fonds propres des projets innovants avant la phase de démarrage effectif. . En vertu des dispositions de l’article premier de la loi 2005-58 du 18 juillet 2005. ainsi que sous forme d'avance en compte courant associés. . Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Suite à la création des fonds d’amorçage et à la mise en place du régime fiscal des FCP à risque.achever le schéma de financement. intitulé «Régime de garantie des crédits accordés aux moyennes entreprises dans l'industrie et les services et des participations dans leur capital ». .développer le processus technologique du produit avant la phase de commercialisation . la loi de finances pour la gestion 2006 a élargi le champ d’intervention du régime des garanties des crédits en y intégrant les crédits accordés aux petites entreprises. La loi de 171 .

d’une part. spécifiquement.La participation du bénéficiaire de l’option au capital de la société n’excède pas à la date de l’offre de l’option 10% du capital souscrit. 3. La déductibilité de la moins value est limitée. . Il a été accordé. d'ingénierie informatique et de services connexes ainsi qu’aux sociétés qui opèrent essentiellement dans les secteurs de la technologie de communication et des nouvelles technologies et qui offrent à leurs salariés l'option de souscription à leur capital social ou d'acquisition de leurs actions ou parts sociales à un prix et dans un délai déterminés.Loi de finances tunisienne pour 2006 finances a également modifié l’intitulé de ce régime comme suit : « régime de garantie des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises dans l’industrie et les services et des participations dans leur capital ». Présentation du régime fiscal de l'option de souscription L’article 45 de la loi de finances pour la gestion 2000 a permis auxdites sociétés qui offrent à leurs salariés l’option de souscription à leur capital social ou d’acquisition de leurs actions ou parts sociales. à la date de l’offre de l’option et globalement. d’autre part. à 5% du bénéfice imposable après déduction des provisions. 172 . au profit des sociétés de services informatiques. par les articles 45 à 47 de la loi de finances pour la gestion 2000. de déduire la moins-value résultant de la levée de l'option de l'assiette de l'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice au cours duquel la levée de l'option a eu lieu. pour la première fois en Tunisie. L’exercice du droit à déduction est subordonné à la satisfaction des conditions suivantes : . uniquement. à 25% de la valeur réelle afférente aux actions ou aux parts sociales.Tenue d’une comptabilité conforme au système comptable des entreprises.Extension du régime de faveur des stock-options aux sociétés cotées en bourse Régime en vigueur au 31/12/2005 Le régime de faveur des stock-options a été institué.

Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin de consolider les mesures de dynamisation du marché financier et d’incitation des entreprises à s’introduire à la bourse des valeurs mobilières de Tunis. La plus-value réalisée par le salarié à la levée de l’option est exonérée de la taxe de formation professionnelle et de la contribution au fonds de promotion du logement pour les salariés. La plus-value réalisée par le salarié à la levée de l’option est exonérée de l’impôt sur les revenus. .La non délivrance des titres à leurs bénéficiaires ou le non changement des bénéficiaires avant l’expiration de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la levée de l’option a eu lieu. Le bénéfice de cette exonération est subordonné aux conditions suivantes : . le nombre de titres souscrits ou acquis. la valeur réelle du titre à la date de l’offre de l’option. à la date de l’offre de l’option.Les actions obtenues suite à la levée de l’option ne doivent pas être cédées avant l’expiration de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la levée de l’option a eu lieu.La société offrant l’option doit être de la catégorie des sociétés visées par l’article 48 bis du code de l’IRPP et de l’IS .Loi de finances tunisienne pour 2006 . Les nouvelles dispositions introduites par la loi de finances pour la gestion 2006 nous conduisent à poser les deux questions suivantes : • Le législateur n’a pas prévu de dispositions transitoires traitant du sort des options données avant la date d’entrée en vigueur du 173 . la valeur fixée pour la souscription ainsi que. d’un état détaillé comportant les informations sur le bénéficiaire. la moins value déduite de l’assiette de l’IS. la loi de finances pour la gestion 2006 a prévu d’étendre le régime de faveur sus indiqué aux sociétés cotées en bourse. .La participation du bénéficiaire de l’option au capital social de la société n’excède pas.La production à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice au cours duquel la levée de l’option a eu lieu. 10% de son capital souscrit . .

un cadre ou toute autre personne ayant la qualité de salarié dans la société offrant l’option. Ce droit permet à son bénéficiaire de prendre une participation au capital de la société par la souscription à des actions nouvellement émises ou par l’acquisition des actions anciennes selon des conditions particulières fixées par l’option et relatives notamment au prix de souscription ou d’acquisition des actions concernées par l’option ainsi qu’au délai imparti pour la levée de l’option. au Directeur Général. d’une option de souscription au capital de la société. de les retenir et fidéliser et d’inciter les employers à accroitre leur productivité " (Note commune n°31 / 2000). au Directeur Financier et au Directeur d’Exploitation.Loi de finances tunisienne pour 2006 texte . il serait inévitable de débattre des conditions de transactions inhérentes à l’exercice de l’option d’achat ? Présentation du mécanisme de l'option de souscription : "Une option de participation au capital social est un droit personnel attribué à un responsable. selon les quotas suivants : Directeur Général 1. Illustration : Une société anonyme récemment introduite à la cote de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis.000 actions Directeur Financier 500 actions Directeur d’Exploitation 500 actions La participation de chacun des bénéficiaires de l’option. à exercer durant le deuxième semestre de l’année 2007. Ce mécanisme a notamment pour but d’attirer des compétences. quid alors des principes de non retroactivité de la loi et de l’application immédiate du texte ? • Du moment où une partie du capital de l’entreprise est ouverte au public. a adopté un plan d’action visant le renforcement de sa situation commerciale et de ses ressources humaines. se trouve à la date de l’offre en deça de 10% de son 174 . et prévoyant notamment une offre au courant du mois de février 2006. exerçant dans le transport international. dans le capital social.

000 D déductible dans la limite de 25% de la valeur de l’action à la date de l’option soit (10Dx25%x2. Supposons qu’en 2007 le bénéfice imposable après déduction des provisions s’élève à 500. a) la société va constater une moins value de (10 D x 20% x 2. Quant aux bénéficiaires.Loi de finances tunisienne pour 2006 capital souscrit et que la valeur boursière à la date de cette option est de 10 D et que la société décide d’octroyer aux bénéficiaires un rabais de 20% de la valeur boursière. b) Si le Directeur Financier décide de céder ses actions en avril 2012 soit après l’expiration de la période de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la levée de l’option a eu lieu et que le cours à cette date est de 25 D l’action. 4. Par ailleurs. alors cette cession est sans effet sur les avantages dont ont bénéficié la société et son Directeur Financier.000 D et dans la limite de 5% du bénéfice imposable après déduction des provisions soit (500.000) 5. Le prix fixé pour la levée de l’option (prix de de souscription) a été fixé à 8D et ce.000 D. ni à la contribution au FOPROLOS.000 D.000 actions) 4. la plus-value réalisée est exonérée de l’impôt.000 D et que les intéressés décident la levée de l’option alors que la valeur de l’action à cette date est de 15 D.000x5%) 25.Relèvement du taux des provisions déductibles pour les établissements de crédit Régime en vigueur au 31/12/2005 La limite déductible des provisions constituées par les établissements de crédit a fait l’objet de plusieurs ajustements depuis la date de promulgation du code de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. nonobstant l’évolution ultérieure de la valeur boursière de ces actions. la moins-value supportée par la société. assimilée à un avantage consenti aux salariés n’est soumise ni à la TFP. 175 . Ainsi le bénéfice fiscal après imputation de l’avantage serait de : 496.

Le taux de 100% s’applique au titre des bénéfices réalisés à compter du 1er janvier 2005 jusqu’au 31 décembre 2009. en les fixant à 75% aussi bien pour les établissements mixtes de crédit créés par des conventions ratifiées par une loi. 5. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Dans le cadre de la consolidation de la capacité des établissements bancaires et des établissements financiers de leasing pour faire face aux risques. .Les provisions au titre de la dépréciation de la valeur des actions et des parts sociales.Relèvement de la limite restituable du crédit de TVA Régime en vigueur au 31/12/2005 Conformément aux dispositions du paragraphe premier de l’article 15 du code de la TVA tel que modifié par la loi de finances pour la gestion 2005. celles totalement déductibles.Les provisions au titre des .Loi de finances tunisienne pour 2006 En effet. la loi de finances pour la gestion 2006 a relevé le taux des provisions déductibles précités de 85% à 100%. sur les bénéfices réalisés à compter du 1er janvier 2004 jusqu’au 31 décembre 2006. le crédit de la TVA est restitué comme suit : 176 . Le taux de 85 % concerne Les établissements bancaires Les établissements financiers de leasing . Le taux de 85% s’applique pour tous les établissements de crédit concernés. pour les établissements de crédit ayant la qualité de banque. la loi de finances pour la gestion 2002 a unifié les taux de la provision déductible du bénéfice. que pour les établissements financiers de leasing. La loi de finances pour la gestion 2005 a relevé le taux des provisions admises en déduction du bénéfice soumis à l’IS pour les établissements bancaires et les établissements financiers de leasing de 75% à 85%.Les provisions au titre des créances douteuses autres que créances douteuses autres que celles totalement déductibles.

Les sociétés commerciales. par la loi de finances pour la gestion 2006. au total des produits hors taxes et au nombre moyen des employés sont remplies. une amélioration des mécanismes de restitution a été prévue. 177 . Il est à noter que la mesure du relèvement de ce taux ne couvre pas les sociétés qui désignent un commissaire aux comptes sans qu’elles soient légalement tenues. Le taux de 25% est réservé aux sociétés dont les comptes sont légalement soumis à l’audit d’un commissaire aux comptes et pour lesquels la certification est intervenue au titre du dernier exercice clôturé. et • des investissements de mise à niveau. . • de ventes en suspension de TVA . Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin de garantir la neutralité de la TVA et de renforcer les garanties du contribuable. (Article premier de la loi 2005-96 du 18 octobre 2005 relative au renforcement de la sécurité des relations financières).Les sociétés Anonymes et les sociétés en Commandite par actions. Le pourcentage de restitution du crédit de TVA est fixé à 50% pour tout autre crédit de TVA provenant des opérations autres que celles mentionnées ci-dessus et qui apparaît sur les déclarations déposées au titre de 6 mois consécutifs avec paiement d'une avance de 15% ou de 25% de son montant global sans vérification préalable.Loi de finances tunisienne pour 2006 Restitution intégrale du crédit de TVA provenant des opérations : • d’exportation . autres que les sociétés par actions. . en portant le taux de l’avance de 25% à 35%. Les reliquats restant sont remboursés après un contrôle approfondi de l'ensemble de la situation fiscale de l'assujetti. Sont légalement tenues de désigner un commissaire aux comptes . si deux des limites chiffrées relatives au total du bilan. • des retenues à la source . systématiquement.

Loi de finances tunisienne pour 2006 * Il est à signaler que la certification des comptes avec réserve permet de bénéficier du taux de 35%.Ce régime intervient sous forme de dotations mises à la disposition des SICAR et gérées par ces dernières en vertu d’une convention conclue avec le ministre des Finances.Elargissement du champ d’intervention du régime d’incitation à l’innovation dans le domaine des technologies de l’information Régime en vigueur au 31/12/2005 Le régime d’incitation à l’innovation dans les domaines des technologies de l’information a été institué par les articles 12 à 14 de la loi n° 98-111 portant loi de finances pour la gestion 1999. pour les cas de demandes de restitution déposées avant le 1er janvier 2006 dont la restitution de l’avance au taux de 25% n’a pas encore été effectuée. à moins que la réserve ne mette en cause la fiabilité des comptes ou ne laisse supposer l’existence de certaines irrégularités comptables ou fiscales. tels que modifiés par les articles 16 et 17 de la loi n° 2002-101 portant loi de finances pour la gestion 2003. 6. Toutefois. . sont éligibles au concours du régime. les contribuables concernés peuvent bénéficier de cette nouvelle disposition et doivent déposer de nouvelles demandes accompagnées des pièces justificatives. réunies au sein de sociétés. Il a pour objectif la promotion des projets contribuant au soutien de l’innovation dans ce domaine et intervient dans le cadre de projets promus par des personnes physiques de nationalité tunisienne. les projets nouveaux ou d’extension dont les coûts cumulés (initial et modifié) ne dépassent pas deux cent mille dinars. * Cette mesure s’applique aux demandes de restitution du crédit de la TVA déposées à compter du 1er janvier 2006. porteurs d’idées ou de produits ayant un caractère innovateur dans le domaine des technologies de l’information et qui se consacrent à plein temps au projet. Ces dotations sont 178 . .En vertu des dispositions de l’article 2 du Décret n° 99-1513 du 5 juillet 1999 . titulaires de diplômes universitaires.

Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin de soutenir les interventions du régime d’incitation à l’innovation dans les technologies de l’information et de trouver les financements pour la réalisation des projets dans les secteurs prometteurs. dans une période n’excédant pas sept ans à compter de la date de la souscription de la participation. la loi de finances pour la gestion 2006 a modifié les dispositions de l’article 14 de la loi 98-111 en offrant au promoteur le choix entre la prise de participation de la SICAR dans le capital de la 179 . Et. . le schéma de financement du projet doit comporter un financement par fonds propres au taux minimum de 50% du coût du projet.La participation de la SICAR doit être au moins égale à la participation imputée sur les ressources du régime d’incitation.Bplus les règles de gestion transparentes ou ne met pas à la disposition de la SICAR les informations techniques. . le promoteur du projet doit justifier d’un apport en numéraire de 2% au moins de son capital.Le promoteur ayant bénéficié de l’intervention de ce régime peut demander le rachat de la participation imputée sur les ressources de ce régime à la valeur nominale majorée d’une rémunération annuelle au taux moyen de l’appel d’offres appliqué par la Banque Centrale de Tunisie.000 dinars.Loi de finances tunisienne pour 2006 utilisées pour la participation au capital des sociétés du domaine des technologies de l’information. commerciales et financières nécessaires à la bonne gestion et au bon suivi du projet. .Les bénéfices provenant de la participation au capital sont attribués au promoteur bénéficiaire de l’intervention du régime et sont affectés exclusivement à l’acquisition de cette participation.Pour bénéficier de l’intervention de ce régime d’incitation. sans que cette participation n’excède la somme de 49.La participation imputée sur les ressources de ce régime ne peut dépasser 49% du capital du projet. . et ce. . La SICAR peut proposer aux organes de gestion une résolution tendant à remplacer le promoteur gestionnaire du projet bénéficiant du concours de ce régime par un autre gestionnaire au cas où le premier n’observe N.

le taux de 30% est déterminé sur la base du chiffre d’affaires à l’exportation réalisé à partir de leur entrée en exploitation. 8. par un taux de 15%. matières premières et articles repris à l'annexe IV de l'accord instituant une association entre la Tunisie et l'Union Européenne. Les taux de 17% . 180 . .L’imposition des intrants importés entrant dans la production des ventes des entreprises totalement exportatrices commercialisées localement aux droits de douanes et aux impôts dus à l’importation à la date de leur mise à la consommation. 20% et 22% en vigueur au 31 décembre 2005. Pour les entreprises nouvellement créées. matières premières et articles repris au tableau H annexé à la loi n° 99 – 101 du 31 décembre 1999.Mise à jour des tarifications douanières La loi de finances pour la gestion 2006 a réduit le tarif des droits de douanes à l'importation des équipements. de 20% à 30% de leur chiffre d’affaires à l’exportation au cours de l’année précédante en tenant compte du prix de sortie de la marchandise pour les entreprises industrielles et sur la base du chiffre d’affaires hors taxes réalisé au cours de l’année civile précédente pour les entreprises exerçant dans les secteurs des services.L’imposition des ventes des biens et services à la TVA.Loi de finances tunisienne pour 2006 société ou le recours aux dotations remboursables mises à la disposition des établissements bancaires et gérées par ces derniers. ainsi que des équipements. au droit de consommation et à toutes les taxes dues sur le chiffre d’affaires en régime intérieur.Le relèvement du taux maximum des ventes des biens et services sur le marché local par les entreprises totalement exportatrices dans les secteurs industriel et de services et exerçant dans le cadre du CII. seront remplacés à partir du 1er janvier 2006.Amélioration de l’intégration des entreprises totalement exportatrices dans le tissus économique national Régime en vigueur au 31/12/2005 Les articles 31 et 32 de la loi 2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour la gestion 2005 relatifs au rapprochement du régime des entreprises totalement exportatrices de celui des entreprises travaillant pour le marché local ont prévu : . 7. .

Loi de finances tunisienne pour 2006 .Les ventes sur le marché local réalisées par les entreprises totalement exportatrices exerçant dans les secteurs industriel et de services dans la limite de 30% de leur chiffre d’affaires à l’exportation sont soumises à une avance de 2. Il est à noter que le chiffre d’affaires réalisé à ce titre. et les bénéfices qui en découlent. total écoulé sur le marché local.AMELIORATION DES PROCEDURES FISCALES ET DU RENDEMENT DE L'IMPOT La loi de finances pour la gestion 2006 a institué de nouvelles dispositions permettant d’améliorer le rendement de l’impôt sans pour autant augmenter la pression fiscale. sont soumis aux impôts et taxes dus en vertu de la législation en vigueur au même titre que les ventes sur le marché local réalisées par les entreprises totalement exportatrices exerçant dans les secteurs industriel et de services. Les mesures nouvellement instituées par la loi de finances pour la gestion 2006. hors taxes. III. Cette approche a été adoptée depuis plusieurs années notamment par l’extension du champ d’application de la retenue à la source prévue par l’article 52 du code de l’IRPP et de l’IS. L’avantage est accordé en sus du plafond de 30% fixé pour les ventes sur le marché local. confirmant ainsi les actions d’amélioration du rendement de l’impôt sont décrites ci-dessous : 181 .5% du chiffre d’affaires. matériels ou équipements n’ayant pas de similaires fabriqués localement dont la liste sera fixée par décret. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 accorde aux entreprises totalement exportatrices la possibilité de participer aux appels d’offres internationaux lancés en Tunisie relatifs aux marchés publics de services ou pour l’acquisition de marchandises.

annexé au Code de la TVA. en sus des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non commerciales. activités et services soumis à la TVA au taux de 10%. le taux de 10% est applicable au titre : .Révision du minimum d’impôt au titre de l’IR et de l’IS Régime en vigueur au 21/12/2005 L’impôt sur le revenu des personnes physiques calculé conformément au barème de l’impôt sur le revenu ne peut être inférieur à un montant minimum de 0.Des machines pour le traitement de l'information figurant au numéro de position 84-71 du tarif des droits de douane à l'importation.42 du même tarif . le minimum d'impôt 182 .Des services réalisés en matière informatique .42 ainsi que les cartes électroniques pour l'extension de la capacité de mémoire des machines pour le traitement de l'information relevant du numéro de position 85. sous réserve des exonérations figurant au tableau "A" annexé au code de la Taxe sur la Valeur Ajoutée .Loi de finances tunisienne pour 2006 1. d'autres catégories de revenus. . Pour les personnes physiques disposant. .Révision du taux de la TVA au titre des services de certification électronique Régime en vigueur au 31/12/2005 Selon le tableau « B bis» fixant la liste des opérations portant sur les produits.Des services de formation et ce. .5% du montant brut du chiffre d’affaires ou des recettes pour les activités commerciales et non commerciales sans que ce montant minimum n’excède 1000 Dinars. leurs pièces et parties figurant aux numéros de position 84. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin d’unifier l’application du taux de 10% en matière de TVA au titre de tous les services informatiques et des services liés à l’usage d’internet. la loi de finances pour la gestion 2006 a réduit de 18% à 10% le taux de la TVA applicable aux services de certification électronique.Des services internet rendus par les fournisseurs de services Internet et les centres publics d'Internet agréés conformément à la législation en vigueur . 2.73 et 85.

l'impôt sur le revenu liquidé sur la base du revenu net global est exigible.000 et de 2.5% du chiffre d’affaires sans que ce minimum n’excède : * 1. * Suppression des limites supérieures du minimum d’impôt de 1. L’impôt sur les sociétés ne peut être inférieur à un minimum égal à 0.1% du montant brut du chiffre d’affaires à l’exception du chiffre d’affaires provenant de l’exportation avec un minimum de 100 dinars.000 dinars. Il en découle que dans la mesure où l'une des catégories (bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non commerciales) est déficitaire ou insuffisamment bénéficiaire alors que le revenu net global aboutit à un impôt sur le revenu supérieur au minimum d'impôt. .100 D pour les personnes physiques et pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10% .Loi de finances tunisienne pour 2006 n'est dû que dans le cas où l'impôt sur le revenu dû à raison du revenu net global est inférieur à ce minimum d'impôt. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a apporté les mesures suivantes : * Réduction du taux minimum d’impôt de 0.5% à 0.000 Dinars pour les entreprises soumises au taux de 35%. * Instauration d’un plancher de perception de : . même si la société ne réalise pas de chiffre d’affaires . * 2.250 D pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 35%.000 Dinars pour les entreprises soumises au taux de 10% . 183 . Ce montant minimum d’impôt est fixé à 100 dinars pour les entreprises qui ont cessé leur activité sans déposer la déclaration de cessation d’activité prévue par l’article 58 du code de l’impôt sur les revenus et de l’impôt sur les sociétés. et ce.

* L'impôt forfaitaire.000 dinars.000 dinars de ventes à l’export.000) x 0.000.800 D. pendant les 10 premières années d’activité.000 dont 15% provenant de ventes en suspension de TVA et 200.000)x 0. 184 .000 D ¾ Nouvelles dispositions : Minimum d’impôt (10.800 D Impôt dû : 9. a été porté de 15 dinars à 25 dinars concernant la 1ère tranche du chiffre d’affaires allant de 0 à 3. Illustration : Soit une société ayant réalisé au titre de l’exercice 2005 un déficit d’un montant de D : 14.1%= 9.000 – 200.000 D>2.000.5% = 49.700 pour un chiffre d’affaires brut total de D : 10.000D Impôt dû : 2. Calcul du minimum d’impôt : ¾ Anciennes dispositions : Minimum d’impôt (10. pour les entreprises qui ont cessé leur activité sans déposer la déclaration de cessation d’activité.000 – 200. * Exemption des entreprises totalement exportatrices du paiement du minimum d’impôt de 100 dinars ou 250 dinars dû par les entreprises qui ont cessé leur activité sans déposer la déclaration de cessation d’activité. du paiement du minimum d’impôt et ce. établi sur la base du chiffre d'affaires annuel conformément à l'annexe II du code de l’IR et de l’IS.000. * Exemption des entreprises établies dans les zones de développement régional et les entreprises exerçant dans les secteurs de développement agricole.Loi de finances tunisienne pour 2006 * Relèvement du minimum d’impôt à 250 dinars et ce.

300 par facture - 0.passeports délivrés aux autres personnes ainsi que leur prorogation. 9.Les factures. laissez-passer. congés.Le titre de crédit 8.300 10. 7.200 par effet 0.000 0.Les effets de commerce revêtus d’une mention de domiciliation dans un établissement de crédit 6.300 1.Les formules administratives 7.000 0.déclaration d'office en douane (6-1.300 1. le paiement du droit de timbre se fait aussi à la vente des cartes et des opérations de recharge téléphonique par les entreprises ayant la qualité d’opérateur de réseaux des télécommunications. acquits à caution et passavants .passeports délivrés aux étudiants et élèves qui justifient de leur qualité par la présentation d’un certificat et aux enfants de moins de sept ans ainsi que leur prorogation .300 par effet 0.000 I – Actes et écrits 4.Mise à jour des tarifs du droit de timbre TAUX EN VIGUEUR AU 31/12/2005 NATURE DES ACTES.000 (1) Aux termes de la loi de finances pour la gestion 2006.Loi de finances tunisienne pour 2006 3.000 20. 185 .200 par facture 5 dinars par titre 0.6-ter) 10dinars par titre 35.Formules non timbrées et ayant une valeur déterminée : .000 60. ECRITS ET FORMULES ADMINISTRATIVES APPLI TAUX APPLICABLE A PARTIR DU 1/01/2006DU MONTANT DU DROIT EN DINARS MONTANT DU DROIT EN DINARS 0.titre de mouvement de marchandises.Passeports : .Les cartes et opérations de recharge téléphoniques (1) II .

Révision du minimum d’impôt au titre des droits d’enregistrement Régime en vigueur au 31/12/2005 En vertu des dispositions de l’article 22 du code des droits d’enregistrement et de timbre telles que modifiées par les dispositions de l’article 64 de la loi de finances pour la gestion 2003. à payer lors du dépôt de chaque déclaration mensuelle et trimestrielle.Loi de finances tunisienne pour 2006 4. La loi de finances pour la gestion 2006 a porté les montants d’enregistrement des jugements des tribunaux cantonaux de 10 dinars à 15 dinars. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a porté de 10 à 15 dinars le minimum de perception en ce qui concerne l’enregistrement des actes et mutations dont les sommes et valeurs produisent moins de 15 dinars de droit proportionnel ou de droit progressif. exception faite des déclarations d’acomptes provisionnels aux tarifs suivants : 186 .Fixation du minimum de perception pour les déclarations mensuelles et trimestrielles d’impôt Il est institué par la loi de finances pour la gestion 2006 un minimum de perception en principal au titre de tous les impôts et taxes exigibles. Le minima de perception en ce qui concerne les jugements et arrêts sont fixés comme suit : • 10 dinars pour les jugements des tribunaux cantonaux . • 20 dinars pour les jugements des tribunaux de première instance . • 40 dinars pour les arrêts d’appel et de cassation. les jugements des tribunaux de première instance de 20 dinars à 30 dinars et les arrêts d’appel et de cassation de 40 dinars à 60 dinars. il ne peut être perçu moins de 10 dinars pour l’enregistrement des actes et mutations dont les sommes et valeurs produisent moins de 10 dinars de droit proportionnel ou de droit progressif. 5.

en ce qui concerne les droits d'enregistrement. les omissions. le droit de reprise de l'impôt exigible au titre d'un exercice donné s'exerce jusqu'à la fin de la quatrième année civile suivant celle au cours de laquelle le bilan est clôturé . par la reconnaissance de dette et à défaut par la notification de l'arrêté de taxation d’office. Toutefois. Interruption de la prescription : Aux termes de l’article 27 du CDPF. le revenu. la prescription est interrompue par la notification du procès-verbal constatant l'infraction. Toutefois.5 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire .Jusqu'à la fin de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle sont réalisés le bénéfice. les taux ou la liquidation des impôts déclarés peuvent être réparées : .Rationalisation des modalités de calcul des délais de prescription en cas de défaut de déclaration En vertu des dispositions des articles 19 et 20 du CDPF. La dite notification tient lieu de notification des résultats de la vérification fiscale ».Loi de finances tunisienne pour 2006 . erreurs et dissimulations constatées dans l'assiette. et . « la prescription est interrompue par la notification des résultats de la vérification fiscale. le délai de prescription commence à courir à compter de la date de l'enregistrement de l'acte ou du jugement. Toutefois.10 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le régime réel. . comportant une valeur des immeubles supérieure à celle portée sur une déclaration de succession. 6. pour les entreprises soumises à l'impôt selon le régime réel et pour lesquelles la date de clôture du bilan ne coïncide pas avec la fin de l'année civile.15 dinars pour les personnes morales. lorsqu'un acte ou un jugement.Dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'enregistrement de l'acte ou de la déclaration. . l'encaissement ou le décaissement des sommes ou toutes autres opérations donnant lieu à l'exigibilité de l'impôt. 187 . et en ce qui concerne les taxes dues sur les moyens de transport. le chiffre d'affaires. intervient dans un délai de deux ans à compter de la date du décès.

par l’institution d’un droit de douane unifié. visée au deuxième § de l’article 47 du CDPF et établie en cas de carence totale du contribuable. couvercles. Cette mesure a été étendue aux permis de bâtir ou de clôture. 8.Harmonisation des régimes d’imposition des bouteilles en matière plastiques à l’importation La loi de finances pour la gestion 2006 a unifié le régime d’imposition lors de l’importation des bouteilles en plastique et des bouchons. aux autorisations de changement d’affectation d’un local à usage d’habitation en local à usage commercial ou professionnel ainsi qu’aux arrêtés d’approbation d’un lotissement.et/ou la notification de l’avis de vérification approfondie prévu par l’article 39 dudit code. des déclarations fiscales et des actes prescrits par la loi pour l'établissement de l'impôt). en matières plastiques.Loi de finances tunisienne pour 2006 Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a ajouté aux actes interruptifs de la prescription prévus par l’article 27 du code des droits et des procédures fiscaux ci-dessus exposés : . . 9.Amélioration des modalités de recouvrement de la taxe sur les immeubles bâtis et de la taxe sur les terrains non batis L’octroi d’un permis de construction est actuellement subordonné à la présentation d’un quitus fiscal au titre de la taxe sur les immeubles bâtis et de la taxe sur les terrains non bâtis. capsules et autres dispositifs de fermeture. 7.La notification de la mise en demeure.Les obligations fiscales des contribuables soumis au régime forfaitaire La loi de finance pour la gestion 2006 a permis aux contribuables réalisant des bénéfices industriels et commerciaux soumis au régime forfaitaire de déposer les déclarations de retenue à la source sur traitements et salaires et la contribution au FOPROLOS 188 . (Défaut de dépôt par le contribuable.

Encouragement du secteur agricole et de pêche La loi de finances pour la gestion 2006 a prévu une série d’avantages pour le secteur agricole et de pêche dont notamment l’exonération des droits de douane des articles figurant au point 7. afin de réduire les délais de dédouanement desdites marchandises. 3-Création du fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée La loi de finances pour la gestion 2006 a prévu la création d'un Fonds de promotion de l'huile d'olive conditionnée pour financer les opérations visant l'encouragement de la production et de la commercialisation de l'huile d'olive conditionnée.Dépôt de la demande du privilège fiscal par les moyens d’échange électronique La loi de finances pour la gestion 2006 autorise les importateurs de déposer une demande du privilège fiscal et d’obtenir l’accord en utilisant l’outil informatique.5 du titre II des dispositions préliminaires du tarif des droits de douane à l’importation. Le dépôt de la demande de privilège par les moyens électroniques dispense de toute autre formalité ayant le même objet. de toute personne physique ou morale habilitée dans le cadre de ses fonctions à procéder à des annonces ou de publicité obligatoire. en sus des autres mentions obligatoires légalement exigées. et à défaut du numéro de la carte d’identité nationale. même avant l’arrivée de la marchandise et ce. constitue une mention obligatoire. 10.Insertion de l’identifiant fiscal dans les annonces L’insertion de l’identification fiscale. Ce fonds sera 189 .DISPOSITIONS DIVERSES 1. liquidation ou partage d’immeubles ou de meubles et ce. devant figurer dans toutes annonces et publications légales exigées par la réglementation en vigueur et relative aux mutations.Loi de finances tunisienne pour 2006 dans les 15 premiers jours du mois suivant le trimestre de l’année civile au cours de laquelle les retenues ont été effectuées. 2. IV.

Le fonds est alimenté essentiellement par la contribution des entreprises d'assurance agréées et des assurés ainsi que par le montant des amendes prévues par les articles 113.5% de la valeur en douane à l'exportation d'huile d'olive non conditionnée (exportée dans des conteneurs dont la contenance est supérieure à 5 litres). 190 . Ce fonds est destiné au financement des opérations de prévention des accidents de la circulation dans le cadre de contrats programmes conclus avec les intervenants dans ce domaine.Loi de finances tunisienne pour 2006 financé par l’application d’une taxe égale à 0. 115 et 119 du code des assurances.Création du fonds de prévention des accidents de la circulation La loi de finances pour la gestion 2006 a créé un fonds de prévention des accidents de la circulation. 4.

9 et suivantes.fr Voir Néji BACCOUCHE. n° 10. revue publiée par la Faculté de Droit de Sfax. 75 et Ines BALI. 103 et suivantes En 1982. partie contractante à titre provisoire à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC CHRONIQUE : LES ASPECTS FISCAUX DANS LE CONTENTIEUX DE L’OMC Bassem KARRAY1 Maître-assistant à la Faculté de Droit de Sfax Présentation de la chronique Membre originel de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). mais aussi compatible avec le cadre juridique multilatéral dans la mesure où le système fiscal tunisien peut faire l’objet d’un contrôle de compatibilité avec les textes multilatéraux par deux organes différents de l’OMC . « L’environnement fiscal de l’entreprise à l’heure de l’internationalisation de l’économie ». Faculté des Sciences Juridiques. logiques juridiques. Voir Virgile PACE. « Les facteurs de la compétitivité fiscale d’un pays ». La fiscalité tunisienne à l’épreuve de l’accord d’association avec l’Union européenne. revue publiée par la Faculté de Droit de Sfax. p. L’organisation mondiale du commerce et le renforcement de la réglementation juridique des échanges commerciaux internationaux. mémoire en Mastère de droit public et financier. p. l’Harmattan. Il s’agit de l’organe d’examen des politiques commerciales qui effectue des examens périodiques des politiques commerciales des Etats membres4 et de l’organe de règlement des différends au cas où la Tunisie serait partie d’un différend avec un autre Etat membre5. la Tunisie. 2003. 2000. Le pays doit se doter d’une fiscalité non seulement compétitive2 et attractive des capitaux étrangers3. Politiques et Sociales de Tunis. n° 10. Bernard PLAGNET. p. Ces derniers contestaient le traitement préférentiel appliqué 305 . 2003. Etudes juridiques. 2004. la Tunisie est dans l’obligation de respecter l’ensemble des accords multilatéraux qui figurent dans la première annexe de l’accord de Marrakech de 1994. a été indirectement impliquée dans une affaire opposant les Communautés économiques européennes aux EtatsUnis d’Amérique. 8. p. Etudes juridiques. Dans son deuxième rapport portant sur l’examen 1 2 3 4 5 Courriel : bassem_karray@yahoo.

Les réformes à entreprendre doivent porter. distribué le 7 septembre 2005.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC de la politique commerciale de la Tunisie. 139. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. la réduction des taux et le démantèlement du dualisme qui caractérise l’économie tunisienne8. la simplification de la structure du tarif. paragraphes 24 et 25. douaniers et de change). et le secteur fortement protégé (malgré l’ouverture des échanges bilatéraux de produits non agricoles dans le cadre de l’accord d’association avec la Communauté européenne) produisant pour le marché domestique7. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. Ce bilan mitigé de critiques appelle les pouvoirs publics à reconsidérer la politique fiscale tunisienne à la lumière du droit de l’OMC tel qu’interprèté par les organes chargés des règlements des différends. 5. entre autres. distribué le 7 septembre 2005. distribué le 24 mai 1994) et le deuxième est récemment effectué en septembre 2005 (voir rapport du secrétariat de l’OMC. Pour une meilleure exploitation de ses avantages comparatifs. Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). le secrétariat de l’OMC a recommandé la Tunisie de rationaliser son système de taxation. Les réformes réalisées depuis plus de trente ans. Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). distribué le 7 septembre 2005). Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). p. paragraphe 2. Le premier en date du 24 mai 1994 (voir rapport du secrétariat de l’OMC. le secrétariat de l’OMC a dénoncé la complexité de la taxation indirecte et la démultiplication des régimes spéciaux et des exemptions qui freinent la consommation des ménages et les importations6. C’est dans ce cadre 6 7 8 par les européennes à l’importation de produits du secteur des agrumes en provenance des pays méditerranéens. Mécanisme d’examen des politiques commerciales : la Tunisie (C/RM/S/47). observations récapitulatives. y compris la Tunisie. distribué le 7 septembre 2005. La Tunisie a fait l’objet de deux examens de sa politique commerciale par l’organe d’examen des politiques commerciales. observations récapitulatives. 306 . Voir rapport du secrétariat de l’OMC. distribué le 24 mai 1994. Mécanisme d’examen des politiques commerciales : la Tunisie (C/RM/S/47). entre le secteur d’exportation dont la compétitivité est largement soutenue par des avantages (y compris fiscaux. sur l’élimination ou la réduction des avantages fiscaux. en particulier en matière fiscale. p. ont créé un dualisme au sein de l’économie. paragraphe 10.

Mohamed LIMAM. on essayera d’effectuer. entre autres. à une chronique et à un recueil de contentieux de portée plus générale puisqu’ils ne se limitent pas aux aspects fiscaux . Bruxelles. Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Tunis. Le système de règlement des différends dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce (OMC). 776-791 . p. le cas de l’aéronautique civile : acte de colloque du 5 novembre 1999 sous le thème le contrôle des aides publiques à l’industrie de l’aéronautique civile : le point sur les réglementations communautaires et internationales. Le règlement des différends à l’OMC. mémoire de DEA en sciences politiques. 2000. 2003. Le commentaire de chaque 9 10 Toutes les affaires qui seront citées dans cette chronique sont accessibles sur le site Internet de l’OMC : www. Litec. Bruylant. in mélanges en l’honneur de Philippe KAHN. Dans un deuxième temps.« Le règlement des différends au sein de l’OMC : naissance d’une juridiction. Bruylant.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC que s’inscrit la présente étude portant sur les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC. Virgile PACE. p. Bruxelles. il s’agit de la remarquable chronique annuelle de règlement des différends de l’OMC de Hélène RUIZ FABRI dans le journal du droit international à partir de 1999 et du recueil : GATT/OMC recueil des contentieux du premier janvier 1948 au 31 décembre 1999. et lorsque nous aurions rattrapé la période écoulée. dans un premier temps.org (fenêtre règlement des différends). Faculté de Droit de Sfax. . 195 et suivantes . 1994. 2001. Voir. ouvrage précité. p. L’organe de règlement des différends dans le cadre de l’OMC.« Le mécanisme général de règlement des différends de l’OMC ». une présentation rétrospective des problèmes fiscaux soulevés dans certaines affaires soumises à l’examen de l’organe de règlement des différends (l’ORD) depuis la création de l’OMC10. p. Yves RENOUF. « Les mécanismes d’adoption et de mise en œuvre du règlement des différends dans le cadre de l’OMC sont-ils viables ? » Annuaire Français de Droit International. in droit international et communautaire des subventions. 709-755 . Eric CANAL-FORGUES. pour une présentation générale du système de règlement des différends de l’OMC : Hélène RUIZ FABRI. mémoire de DEA en droit public et commerce international. . 2001. 103-134 . 2004 . Dans cette chronique9. consolidation d’un droit ». Souveraineté étatique et marchés internationaux à la fin du 20ème siècle. notre chronique sera annuelle. 303-334 . PUF. p. pour plus de développements. 1998 et Ahlem KAMMOUN. 2ème édition. journal de droit international. 307 . sous la direction de Thiébaud FLORY et Eric CANAL-FORGUES. 1997.wto.« Le règlement des différends dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce ». On renvoie. L’organisation mondiale du commerce et le renforcement de la réglementation juridique des échanges commerciaux internationaux. . n° 3.

Faculté de Droit de Sfax. Les fonctions des Groupes Spéciaux dans le règlement des différends de l’OMC. qui nécessite le cas échéant des développements dépassant le cadre de cette chronique. Bien que le commerce et la fiscalité soient en interaction. mémoire de DEA en droit public et commerce international. institution d’administration du commerce mondial. ouvrage précité. Les réussites en matière de démantèlement douanier peuvent être neutralisées par l’aggravation 11 12 13 Voir sur les fonctions des GS. 2001. On ne prétend pas effectuer une analyse approfondie. si difficile soit-elle. sur la réalisation de leur interface. La tournure du cycle de Doha aux questions relatives au développement explique. 308 . aussi bien dans son droit matériel que jurisprudentiel. Voir Inès FATIMI. 40 et suivantes. p. entre autres. La première partie portera sur les aspects factuels . mais on se limitera à présenter et à évoquer quelques problèmes juridiques posés par certains prélèvements à caractère autoritaires effectués par les Etats membres de l’OMC et qui touchent à la fiscalité. Les acquis de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) depuis 1947 ont été parfois battus en brèche par des mesures et des politiques fiscales discriminatoires. Inscrite dans l’agenda de la conférence de Singapour en 1996. pourtant le commerce international ne peut prospérer en l’absence d’une harmonisation fiscale internationale. Le règlement des différends à l’OMC. Eric CANAL-FORGUES. Voir pour aller plus loin. alors qu’en deuxième et en troisième partie on tentera de présenter respectivement la position du Groupe Spécial (GS)11 et de l’Organe d’Appel Permanent (l’OAP)12. bute. L’appel dans le règlement des différends dans le cadre de l’OMC. 2003. elle est d’autant plus large qu’elle s’étend à la conduite de la politique publique en matière financière.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC affaire est généralement scindé en trois parties et le cas échéant en deux parties lorsque l’affaire en question connaît son épilogue avant même la phase de l’appel. organe qui donne aux conclusions des GS et de l’OAP la force juridique nécessaire à leur application13. mémoire de DEA en droit public et financier. le report des négociations sur la fiscalité. la fiscalité a été curieusement écartée de l’agenda de la quatrième session de la conférence ministérielle de Doha de 2001. Faculté de Droit de Sfax. Saoussen YENGUI. La sphère fiscale est loin d’être limitée à la technique fiscale . l’OMC. La date retenue des affaires est généralement celle de leur adoption par l’ORD.

Switzerland. 2001. La Tunisie et la réglementation des services dans le cadre de l’OMC. 1ère édition. Cette dispersion constitue certainement un facteur de complication qui s’ajoute aux difficultés dues à l’aspect technique de la matière. La clause de la nation la plus favorisée dans le GATT 1994. ainsi que des accords relatifs à la défense commerciale à l’importation (accord 14 15 16 17 18 Voir Mootez GARGOURI. “WTO and direct taxation”. Voir sur la question Maha SALAH. Faculté de Droit de Sfax. p. Libéralisation des échanges et accord d’association tuniso-européen. WTO. organised by the department of Austrian and international tax law at the university of Vienna and held in Rust on 8-11 July 2004. 2005. 2003. L’érosion des recettes douanières est fréquemment compensée par une hausse des impositions fiscales intérieures qui ont parfois un effet équivalent à une mesure douanière14. Voir Michael DALY. les dispositions relatives à la matière fiscale restent éparpillées . Une lecture des différents accords de l’OMC nous permet de dégager plusieurs dispositions qui se rattachent soit directement soit indirectement à la matière fiscale. des services16 et de la propriété intellectuelle17. 309 . terrain d’élection des négociations commerciales internationales depuis 1947. mémoire de DEA en droit des affaires. paper prepared and presented partly for the high level scientific conference. Dalloz. p. “ The WTO and the direct taxation”. June 2005 (article accessible sur le site internet de l’OMC) Henda AGREBI. CARREAU et P. 350. mémoire de DEA en droit des affaires. elles figurent dans la plupart des accords touchant aux mouvements des marchandises. JUILLARD. D. Politiques et Sociales de Tunis. de l’article 11 du GATT de 1994 relatif à la suppression des droits de douane et des mesures d’effet équivalent. Faculté de Droit de Sfax. Geneva. Il en est ainsi des articles 1er et 3 du GATT de 1994 qui posent deux règles phares de l’OMC : le traitement de la nation la plus favorisée18 et le traitement national. Les droits de douane. Dans l’attente d’un accord spécifique décrivant les obligations dans la conduite des politiques fiscales des Etats membres de l’OMC. Faculté des Sciences Juridiques. Il en est de même de l’article 8 du GATT de 1994 relatif aux redevances et formalités se rapportant à l’importation et à l’exportation. Droit international économique. 2002.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC démesurée des charges fiscales perçues au-delà des frontières des Etats. thèse de Doctorat en Droit. 53 et suivantes. constituent un impôt particulier qui frappe les marchandises lors de leur franchissement des frontières15.

La Tunisie n’est pas en droit d’adopter. faveurs. clef de voûte du commerce international. privilèges ou immunités accordés par une partie contractante à un produit originaire ou à destination de tout autre pays seront. Sans cette règle cardinale qui dénonce la discrimination. l’article 3 du GATT de 1994 prescrit d’accorder le traitement national en matière d’imposition et de réglementation intérieure aux produits étrangers. Chaque Etat membre de l’OMC se doit. immédiatement et sans conditions. étendus à tout produit similaire originaire ou à destination du territoire de toutes les parties contractantes. d’étendre l’application de toute mesure fiscale incitative. quelles qu’en soient la forme et la nature (taux préférentiel ou avantages fiscaux…). La clause de la nation la plus favorisée. Outre l’article 1er. Cette disposition concerne les droits de douane et les impositions de toute nature perçues à l’importation ou à l’exportation ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation… ». le commerce international n’aurait pas connu une croissance hypertrophique. des mesures fiscales de façon à protéger la production nationale au détriment des produits étrangers similaires. comme c’est le cas de la clause de la nation la plus favorisée de l’article premier. entre autres. conformément à cette règle. Il ne s’agit pas. L’article 1er du GATT de 1994 prévoit que « tous avantages.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC antidumping. 310 . est toutefois assortie d’exceptions. indistinctement à tous les autres membres. de ne pas discriminer entre des produits étrangers . mais il s’agit de ne pas discriminer entre un produit national et son similaire étranger. lorsqu’il s’agit de constituer des arrangements commerciaux préférentiels à des fins d’intégration économique régionale ou pour faciliter le trafic frontalier19. conformément à l’article 24 du GATT de 1994. La fiscalité des produits est l’un des principaux domaines d’élection de la clause 19 L’accord d’association du 17/7/1995 liant la Tunisie à la Communauté européenne s’inscrit dans le cadre des exceptions autorisées par l’article 24 du GATT de 1994. accord sur les subventions et les mesures compensatoires et accord sur les mesures de sauvegarde) et l’accord sur les mesures concernant les investissements qui touchent au commerce.

D. p. Cette exigence est d’une portée générale puisqu’elle s’étend. thèse précitée. JUILLARD. en plus des redevances et impositions. volume 4. 311 . p. p.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC du traitement national20. 2003. Droit international économique. Bassem KARRAY. CARREAU et P. JUILLARD. 2002. Droit international économique. 184. 129-158 . L’article 7 du GATT de 1994 relatif à la valeur en douane et l’accord portant sa mise en œuvre adopté dans le cadre du cycle de l’Uruguay ainsi que l’accord sur les règles d’origine touchent à la matière fiscale. Il prévoit que toutes les redevances et impositions de quelques natures qu’elles soient. autres que les droits à l’importation et à l’exportation et les taxes qui relèvent de l’article 3. « Le nouveau cadre juridique en matière d’évaluation en douane ». « Les règles d’origine dans l’espace économique euro-méditerranéen ». p. La valeur en douane et les règles d’origine en plus du classement tarifaire constituent les trois éléments d’établissement de l’assiette des droits de douane22. Mieux encore. l’article 8 du GATT de 1994 est à contenu fiscal comme son intitulé l’indique : « redevance et formalités se rapportant à l’importation et à l’exportation ». Bassem KARRAY. aux formalités et prescriptions imposées par les autorités gouvernementales ou 20 21 22 D. Une discrimination dans l’établissement des impôts directs (crédits d’impôt ou exonération) peut s’analyser comme une subvention aux produits nationaux21. 183. p. seront éliminées au coût approximatif des services rendus et ne devront pas constituer une protection indirecte des produits nationaux ou des taxes de caractère fiscal à l’importation ou à l’exportation. perçues par les parties contractantes à l’importation ou à l’exportation ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation. ouvrage précité. Voir sur ces trois éléments : Mootez GARGOURI. 321-354. conformément au paragraphe 4 de l’article 8. Etudes juridiques. revue publiée par la Faculté de Droit de Sfax. CARREAU et P. Les pouvoirs publics se doivent de s’assurer d’une application uniforme des impositions indirectes (droit d’accise et droit de consommation…) dans l’établissement de l’assiette et dans les procédures de recouvrement des impôts qui frappent les produits nationaux et les produits importés. edited by Peter XUEREB. the mediterranean’s european challange. University of Malta. European documentation and research centre. ouvrage précité. 227 et suivantes . Libéralisation des échanges et accord d’association tuniso-européen. in euro-med integration and the ring of friends.

Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC administratives à l’occasion des opérations d’importation et d’exportation. des droits compensateurs et des mesures de sauvegarde à l’importation. mémoire de DEA en droit public et financier. JUILLARD. thèse de Doctorat en droit. Quant aux articles 6. 196. ouvrage précité. les droits antidumping et les droits compensateurs sont en réalité des surtaxes douanières25. Les droits compensateurs sont des droits perçus à l’importation des produits ayant bénéficié des subventions dans leur pays de provenance soit à la production soit à l’exportation. 23 24 25 Bassem KARRAY. Philippines contre le Brésil (WT/DS22/ AB/R) . p. Les mesures de défense commerciale à l’importation en droit tunisien. Aspects factuels : les Philippines contestent la compatibilité avec le droit du GATT puis de l’OMC des droits compensateurs imposés par le Brésil contre ses importations de noix de coco desséchée. rapport adopté le 20/03/1996. Ces différentes mesures sont connues sous le nom de mesures de défense commerciale à l’importation qui sont définies comme « des mesures douanières accessoires à la taxation adoptées pour une période déterminée afin de réparer un dommage causé à une branche de production soit par des importations déloyales mettant en jeu l’élément prix soit par des importations loyales ayant été effectuées en quantité massive et à l’égard desquelles un droit d’action est multilatéralement reconnu »23. 11. Droit international économique. D. Hormis les mesures de sauvegarde à l’importation24. Faculté de Droit de Sfax. Les mesures de sauvegarde. Faculté de Droit de Sfax. ils autorisent les autorités nationales à se doter d’un cadre juridique permettant d’instituer respectivement des droits antidumping. l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires et l’accord sur les mesures de sauvegarde adoptés à l’issue du cycle de l’Uruguay. 2003. CARREAU et P. LES ASPECTS FISCAUX DANS LE CONTENTIEUX DE L’OMC (1996-1999) 1) Affaire relative aux mesures visant la noix de coco desséchée . Salma AMOURI. 16 et 19 du GATT de 1994 ainsi que l’accord antidumping. p. 2005. 312 .

L’instance d’appel a dénoncé toute interprétation favorable à l’isolement clinique de chaque texte.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC Position du GS : le problème juridique posé dans cette affaire consiste à savoir si les règles de l’OMC adoptées au terme du cycle de l’Uruguay peuvent être appliquées aux affaires pendantes. Position de l’OAP : l’OAP a mis en valeur le principe de l’accord unique s’agissant des différentes dispositions relevant du GATT de 1947 et de l’OMC (paragraphe 19 du rapport)27. Toutefois. DS11/AB/R) . 654 et suivantes. Ce régime consiste à appliquer une taxe plus lourde sur plusieurs boissons alcooliques importées comparativement à la taxe supportée par la boisson alcoolique traditionnelle obtenue à base de pomme de terre. rapport adopté le 04/10/1996. L’ancien et le nouveau système sont complémentaires et s’intègrent mutuellement. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité de certaines dispositions de la loi japonaise relative à la taxation des boissons alcooliques avec l’article 3. prévaudront. c’est-à-dire aux affaires déclenchées avant même la création de l’OMC en 199526. 2) Affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. p. L’essentiel de ce différend porte sur les dates d’effet du droit de l’OMC et sur l’articulation normative entre les différents accords de l’OMC. en l’occurrence l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires.2 du GATT de 1947 qui prévoit que « les produits du territoire de toute partie contractante importés 26 27 Bien qu’il ne se rapporte pas à la question fiscale. « L’unité du système commercial multilatéral ». en cas de conflit. les accords de l’OMC. Les nouvelles dispositions issues du cycle de l’Uruguay constituent un développement substantiel des anciennes dispositions . 2000. Annuaire Français de Droit International. Le GS a rejeté les allégations des Philippines. Aspects factuels : ce différend porte sur une loi japonaise relative à la taxation des boissons alcooliques. 313 . elles doivent être lues conjointement. ce problème juridique est présenté pour les besoins de compréhension du système commercial multilatéral. laquelle prévoit un régime fiscal discriminatoire. Voir Yves NOUVEL. DS10/AB/R.

bien qu’ils ne soient pas similaires.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC sur le territoire de toute autre partie contractante ne seront pas frappés. Si le rapport entre le produit national et le produit importé est un rapport de similarité. Conformément à ces dispositions. les produits nationaux similaires. Ainsi. un produit directement concurrent ou un produit qui peut lui être directement substitué et qui n’est pas frappé d’une taxe semblable ».2 du GATT de 1947. pour qu’une mesure fiscale soit considérée comme incompatible avec le principe de traitement national. supérieures à celles qui frappent. une taxe qui frappe indistinctement un produit national et un produit étranger similaire est qualifiée de compatible avec le principe du traitement national. que les taxes qui les frappent ne soient pas semblables et que cette différence d’imposition soit appliquée de manière à protéger la production nationale. Il est question dans ce différend de classer le produit concerné dans le cadre de la 314 . mais tout en procédant à une rectification de la méthode d’interprétation de l’article 3. de taxes ou autres impositions intérieures aux produits importés ou nationaux de manières contraires aux principes énoncés au paragraphe premier ». directement ou indirectement. directement ou indirectement. d’autres façons. il faut que les produits soient directement concurrents ou directement substituables. les prescriptions de la première phrase seront applicables. de quelques natures qu’elles soient. Néanmoins. Il a été prévu qu’une « taxe satisfaisante aux prescriptions de la première phrase du paragraphe 2 ne doit pas être considérée comme incompatible avec les dispositions de la deuxième phrase que dans le cas où il y a concurrence entre. Il est dès lors question d’invoquer la première ou la deuxième phrase du deuxième paragraphe de l’article 3 selon les cas d’espèces. Ce paragraphe a fait l’objet d’une disposition additionnelle à l’annexe première du GATT afin de clarifier les différences entre ses deux phrases. En outre. de taxe ou autres impositions intérieures. d’une part. aucune partie contractante n’appliquera. lesdits produits peuvent tomber sous le coup des prescriptions de la deuxième phrase qui concernent une catégorie plus vaste : les produits directement concurrents ou directement substituables. Position de l’OAP : l’OAP a confirmé les conclusions du GS. le produit imposé et. conformément aux dispositions de la deuxième phrase. d’autre part.

L’OAP considère que le paragraphe premier énonce un principe général selon lequel il est interdit d’appliquer les législations nationales de taxation et de commercialisation de façon à protéger les produits nationaux. natures et qualités Le rapport de concurrence ou de substituabilité renvoi à une analyse au cas par cas. Ces deux phrases renvoient respectivement à deux critères différents de distinction entre les produits nationaux et les produits importés : la similarité28 et la concurrence ou la substituabilité29. Ce principe désigne que le GS peut limiter son examen à ce qui est nécessaire à la solution du litige sans nécessairement répondre à tous les arguments et les moyens des parties. Seuls ces derniers peuvent être intégrés dans l’acquis du GATT et. de leurs propriétés. des goûts et habitudes des consommateurs. Yves NOUVEL. « Les attentes dans le droit de l’OMC ». telles qu’elles ont été interprétées par la note additionnelle annexée au GATT.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC première phrase ou de la deuxième phrase de l’article 3. L’OAP a conclu que le GS a commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte le premier paragraphe de l’article 3 dans l’interprétation du deuxième paragraphe30. il faut analyser leur situation concurrentielle sur un marché considéré. Il distingue. partant. à ce niveau. selon l’OAP. Il lui a également reproché de méconnaître les termes de son mandat. Pour juger si deux produits sont en concurrence. libre d’adopter une interprétation qui aurait pour résultat de rendre redondants ou inutiles des clauses ou des paragraphes entiers d’un traité. L’interprétation du deuxième paragraphe de l’article 3 qui pose une obligation spécifique. Quant à la substituabilité. entre « les rapports non adoptés » et « les rapports adoptés ». 28 29 30 31 Certains critères sont pertinents pour déterminer si les produits nationaux et les produits étrangers sont considérés comme similaires. L’OAP a refusé de considérer les pratiques antérieures à la création de l’OMC comme systématiquement faisant partie des pratiques ultérieures des parties. alors qu’il aurait pu statuer sur le fond en application « du principe de l’économie jurisprudentielle ». Annuaire Français de Droit International. p. 315 . L’interprète n’est pas. 467 et suivantes. doit être effectuée à la lumière du principe général prévu par le premier paragraphe dudit article. 2001. de leurs utilisations finales sur un marché donné de leurs classifications tarifaires. Il en est ainsi de leurs caractéristiques physiques. ils peuvent créer des attentes légitimes31. elle désigne l’interchangeabilité.

Les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas apporté de preuves suffisantes conformément à l’article VI de l’accord sur les textiles et vêtements de l’OMC. l’Inde contre les Etats-Unis d’Amérique (WT/DS33/AB/R) .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC 3) Affaire relative aux mesures affectant les importations de chemises. rapport adopté le 23/5/1997. lequel a conclu à la véracité des allégations américaines. Le différend a été porté devant l’organe de supervision des textiles. les autorités américaines ont retiré le 22 novembre 1996 la mesure contestée. ce qui a conduit l’OAP à confirmer et à compléter la conclusion du GS. que ce soit le demandeur ou le défendeur. 4) Affaire relative aux mesures concernant les périodiques . Position du GS : l’Inde a saisi le GS qui a constaté l’incompatibilité des mesures restrictives adoptées par les Etats-Unis d’Amérique en raison de leur violation des dispositions de l’article 6 de l’accord sur les textiles et vêtements de l’OMC. Etats-Unis d’Amérique contre le Canada (WT/DS31/-AB/R) . Faisant suite à ces conclusions. Il a conclu qu’ « il appartient à la partie qui affirme un fait. chemisiers et blouses de laine tissés . d’en apporter la preuve » (paragraphe 15 du rapport). Aspects factuels : ce différend qui opposait les Etats-Unis d’Amérique au Canada s’inscrit dans le cadre de la jurisprudence établie dans l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons 316 . Eléments factuels : l’Inde conteste dans ce différend des mesures de sauvegarde provisoires adoptées par les Etats-Unis d’Amérique contre ses importations de textile. Le renversement de la charge de la preuve est envisageable au cours de l’instance lorsque la partie adverse apporte des preuves permettant de réfuter les allégations ou les présomptions invoquées par le demandeur. Le GS a conclu à la défaillance des autorités américaines dans la preuve du préjudice subi par la branche de production nationale dans la mesure où elles n’avaient pas analysé tous les facteurs pertinents prévus par ledit article. rapport adopté le 30/7/1997. Position de l’OAP : l’OAP a rappelé que la charge de la preuve incombe à la partie qui l’invoque.

tous règlements ou toutes prescriptions affectant la vente. rapport adopté le 04/10/1996. Les dispositions du présent paragraphe n’interdiront pas l’application de tarifs différents pour les transports intérieurs. fondés exclusivement sur l’utilisation économique des moyens de transport et non sur l’origine du produit ». le transport. Cet article prévoit que « les produits du territoire de toute partie contractante importés sur le territoire de toute autre partie contractante ne seront pas soumis à un traitement moins favorable que le traitement accordé aux produits similaires d’origine nationale en ce qui concerne toutes lois. La réglementation tarifaire canadienne interdit l’imposition au Canada de certains périodiques. l’achat. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité des mesures canadiennes avec les articles précités du GATT.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC alcooliques (WT/DS 8/AB/R. WT/DS 10/AB/R et WT/DS 11/AB/R) .4 du GATT. relatif au traitement 32 Voir la deuxième affaire dans la présente chronique relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. De même. Ainsi. le Canada a imposé « une taxe d’accise » sur les éditions dédoublées de périodiques et a procédé à l’application de tarifs postaux plus favorables à ses périodiques nationaux. il a qualifié l’application de tarifs postaux plus favorables aux périodiques canadiens d’incompatibles avec l’article 3.2 . 3. Il a même considéré certains de ces tarifs comme des subventions intérieures au sens de l’article 3.1. rapport adopté le 4/10/1996. ce qui contrevenait aux articles 3. y compris les éditions dédoublées. Ayant considéré les périodiques importés à tirage dédoublé et les périodiques nationaux comme des produits similaires.1 du GATT. DS11/AB/R) . 317 . la mise en vente.8 et 11. DS10/AB/R. Les Etats-Unis d’Amérique ont dénoncé les mesures prises par le Canada contre les périodiques dits à tirage dédoublé dont le contenu rédactionnel est identique alors que le contenu publicitaire diffère selon le marché de destination. la distribution et l’utilisation de ces produits sur le marché intérieur. le GS a considéré les surtaxes supportées par les premiers comme contraires aux dispositions de la première phrase du deuxième paragraphe de l’article 3 ainsi qu’aux dispositions prévues par sa deuxième phrase qui portent sur les produits directement concurrents ou directement substituables32.8 b) qui prévoit que les dispositions de l’article 3.

Selon l’OAP. sans qu’il remette en cause la conclusion d’incompatibilité. Cette modification de fondement juridique a amené l’OAP à une analyse factuelle pour démontrer l’applicabilité de la deuxième phrase sur l’affaire en question. Conscient des limites de ses pouvoirs. l’OAP a précisé que la détermination du type de rapport entre les produits nationaux et étrangers « est un processus en vertu duquel des règles de droit doivent être appliquées à des faits ». Toutefois. Concernant le barème des tarifs postaux.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC national. l’analyse d’une question de fait est en contradiction avec la mission dévolue à l’OAP par le mémorandum d’accord sur le règlement des différends. WT/DS 10/AB/R et WT/DS 11/AB/R) . L’OAP veille au respect de sa propre jurisprudence. les produits étrangers et les produits nationaux ne sont pas similaires mais plutôt directement concurrents ou directement substituables33. Au lieu d’invoquer la première phrase du paragraphe 2 de l’article 3. l’OAP a procédé à la substitution de motifs juridiques. Cette instance est chargée de dire le droit. En 33 L’OAP considère que les périodiques importés à tirage dédoublé et les périodiques nationaux non dédoublé comme des produits directement concurrents ou directe-ment substituables dans la mesure où ils font parties du même segment du marché canadien des périodiques. y compris les subventions provenant des taxes ou impositions intérieures qui sont appliquées conformément aux dispositions du présent article et les subventions sous la forme d’achat de produits nationaux par les pouvoirs publics ou pour leur compte. comme l’avait fait le GS. rapport adopté le 4/10/1996. Autrement dit. Position de l’OAP : saisi par le Canada. 318 . L’OAP n’a pas manqué l’occasion pour reprocher au GS La non prise en compte de ses interprétations concernant la question de similarité entre les produits telles qu’elles sont formulées dans l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (WT/DS 8/AB/R. il a proposé d’appliquer la deuxième phrase du même paragraphe. n’interdiront pas l’attribution aux seuls producteurs nationaux de subventions. l’OAP a conclu à l’incompatibilité des mesures contestées mais tout en modifiant les constatations du GS sur certains aspects. l’OAP a infirmé les conclusions du GS pour non respect des règles d’interprétation.

Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC somme. autres que les droits à l’importation et à l’exportation et les taxes qui relèvent de l’article 3. perçues par les parties contractantes à l’importation ou à l’exportation. 319 . en matière commerciale. Etats-Unis contre l’Argentine (WT/DS56/AB/R) .Jean BERR. le GS a conclu à l’incompatibilité des mesures adoptées par l’Argentine du fait que la simple différence entre les droits consolidés et les droits adoptés équivaudrait à une violation de l’article 2 du GATT et pas nécessairement le dépassement effectif des niveaux consolidés. 4ème édition. prévoit que chaque partie contractante accordera aux autres parties contractantes. une fois repris par les pays dans leur liste de concession. l’article 8 prévoit que toutes redevances et impositions de quelque nature qu’elles soient. La taxe statistique est. Les droits spécifiques34 sont considérés par les Etats-Unis d’Amérique comme contraires à l’article 2 du GATT parce qu’ils sont supérieurs aux droits consolidés35. textiles et vêtements. 1997. Le droit douanier communautaire et national. l’OAP a confirmé l’incompatibilité des mesures canadiennes tout en modifiant les conclusions du GS sur plusieurs aspects. contraire à l’article 8 du GATT. toujours selon les Etats-Unis d’Amérique. vêtements et autres articles . rapport adopté le 22/04/1998. 5) Affaire relative aux mesures affectant les importations de chaussures. 83 et suivantes. relatif aux listes de concession. Position de l’OAP : en appel. L’article 2. et Henri TREMEAU. Les droits consolidés sont ceux qui ne peuvent pas être modifiés unilatéralement du moins à la hausse. certaines questions de procédure ont été posées. p. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique ont contesté dans cette affaire l’imposition par l’Argentine de certains droits spécifiques et d’une taxe statistique sur l’importation de chaussures. Quant à lui. un traitement qui ne sera pas moins favorable que celui qui est prévu dans la partie appropriée de la liste correspondante annexée au présent accord. Position du GS : au terme de ses analyses. Economica. textiles. entre autres. celles relatives à l’autorité souveraine du 34 35 Voir Claude. seront limitées au coût approximatif des services rendus et ne devront pas constituer une protection indirecte des produits nationaux ou des taxes de caractère fiscal à l’importation ou à l’exportation.

L’OAP a. les Etats-Unis d’Amérique contre la Communauté européenne. Royaume-Uni et l’Irlande (WT/DS62/AB/R. 6) Affaire relative à la classification douanière de certains équipements informatiques . à moins que l’autre partie ne fournisse une réfutation.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC GS dans la conduite de la procédure et à la suffisance des commencements de preuve pour que le plaignant puisse espérer emporter sa cause . encore faut-il qu’il soit supérieur aux taux consolidés. Sur le fond.1 du rapport). Il faut qu’il s’agisse. Ce reclassement (passage d’une classe tarifaire à une autre) avait conduit à une aggravation de charges qui devraient normalement greffer ces matériels. Aspects factuels : ce différend porte sur un reclassement à des fins tarifaires de certains matériels d’adaptation en réseau local et d’ordinateurs personnels multimédia fait par les autorités européennes. d’une part. Le GS est parvenu à la conclusion suivante : « … les Communautés européennes. Selon le GS. rapport adopté le 22/06/1998. confirmé les conclusions du GS et. du fait qu’elles n’ont pas accordé aux importations de matériels de réseaux local en provenance des EtatsUnis un traitement qui n’était pas moins favorable que celui qui est prévu par la position 84. d’autre part modifié son argumentation portant sur l’articulation juridique entre l’accord instituant le Fond Monétaire International et l’accord instituant l’OMC. Position du GS : le GS a condamné la Communauté pour avoir violé l’article 2. purement et simplement. britanniques et irlandaises.1 du GATT de 1994 » (paragraphe 9. ont agi de manière incompatible avec les prescriptions de l’article 2. d’une aggravation de charges. dans la première partie de la liste LXXX.73. WT/DS67/AB/R et WT/DS68 /AB/R) .71 ou la position 84.60 du rapport). selon le cas. l’OAP a conclu que l’application d’un droit de type différent de celui prévu dans la liste des engagements de la partie concernée n’est pas considérée systématiquement comme incompatibles. 320 .1 du GATT relatif à l’obligation de concession tarifaire. les Etats-Unis d’Amérique étaient en droit de s’attendre légitimement à ce que le matériel continue de se voir accorder le même traitement tarifaire (paragraphe 8.

Ces deux instances ont différemment analysé le point de référence dans leurs analyses respectives : la pratique antérieure de la Communauté européenne en matière de classement tarifaire. Le concept d’attente légitime. 36 Voir la deuxième affaire dans la présente chronique relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. le Japon et la Communauté européenne contestent un programme national indonésien pour le secteur de l’automobile tendant à accorder un traitement fiscal et tarifaire de faveur aux voitures nationales. L’OAP a relevé le caractère incohérent de la pratique communautaire en matière de classement du matériel de réseau local (paragraphe 95 du rapport). rapport adopté le 04/10/1996. DS10/AB/R. 321 . . et EtatsUnis d’Amérique contre l’Indonésie (WT/DS54/R.utiliser les pièces d’origine locale. rapport adopté le 16/01/1998 (paragraphe 80 du rapport). WT/DS55/R. WT/DS64/R) . a été élaboré dans le contexte de plaintes en situation de non violation dans l’affaire de l’Inde.l’octroi des exonérations de droit de douane et sur les ventes en fonction du respect des règles de contenu local. Japon. De nouveau. WT/DS59/R. précise l’OAP. rapport adopté le 23/07/1998.un allègement des droits de douane sur les importations de pièces détachées et de la taxe sur les produits de luxe habituellement appliquée par l’Indonésie.brevet (WT/DS 50/AB/R) . Ce programme établi en 1993 et 1996 consiste à : . Par conséquent. DS11/AB/R) .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC Position de l’OAP : l’OAP a infirmé les conclusions du GS présentées ci-dessus. L’OAP a réitéré que le GS avait commis une erreur de droit lorsqu’il a fondé ses conclusions sur les attentes légitimes (paragraphes 97 et 111 du rapport). cette pratique ne peut pas être prise en compte dans l’interprétation d’une concession tarifaire. l’OAP refuse de se fonder sur les attentes légitimes pour interpréter les concessions tarifaires considérées comme des vues subjectives par le GS36. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique. 7) Affaire relative à certaines mesures affectant l’industrie automobile . Communauté européenne. .

Aspects factuels : le Brésil conteste la mise en œuvre par la Communauté d’un régime de contingent tarifaire prévu par un accord bilatéral.2 du GATT et l’article 2 de l’accord sur les mesures concernant les investissements et liées au commerce relatif au traitement national et aux restrictions quantitatives. Position du GS : le GS a rejeté le recours du Brésil pour faute de preuve. Position de l’OAP : l’OAP a confirmé la position du GS mais il a infirmé certaines de ses conclusions. Cependant. Le Brésil reproche au GS de ne pas avoir procédé à une évaluation subjective de la question . 322 .tions de volaille et produits dérivés . l’importation non couverte par le contingent est frappée d’un droit additionnel présenté comme une mesure de sauvegarde spéciale. les prétendues omissions du GS n’atteignent pas « le degré de gravité requis ». Les importations effectuées dans le cadre du contingent étaient exemptes des droits mais soumises à certaines prescriptions en matière de licence. les véhicules automobiles entièrement montés et importés en Indonésie sont soumis à des droits d’importation très élevés.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC Ces avantages pourront être accordés aux voitures fabriquées à l’étranger par des indonésiens sous réserve que les constructeurs respectent les mêmes règles. mais selon l’OAP. L’Indonésie n’a pas accordé le traitement national aux produits étrangers dans la mesure où il a prévu un régime de faveur dont le bénéfice est strictement réservé aux produits d’origine indonésienne. Cette compensation négociée est prévue dans l’accord bilatéral. 8) Affaire relative aux mesures affectant certaines importa. Cependant. rapport adopté le 24/07/1998. Brésil contre la Communauté européenne (WT/DS69/AB/R) . Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité de ce programme avec plusieurs dispositions dont en particulier l’article 1 et 3. L’instance d’appel a par ailleurs réitéré qu’une compensation négociée conformément à l’article 28 du GATT doit être en plus conforme au principe de non discrimination énoncé aux articles premier et 13 du GATT.

partant. Mexique contre le Guatemala (WT/DS60/AB/R) . 10) Affaire relative aux taxes sur les boissons alcooliques . WT/DS84/AB/R) . le Guatemala avait imposé un droit antidumping définitif de 89. L’OAP reproche au GS de ne pas tirer des conséquences de cette omission. Cependant. l’OAP a clarifié le rapport entre les règles spéciales et les règles générales en invoquant que le système de règlement des différends a un caractère intégré et que les règles spéciales ne prévalent qu’en cas de contrariété ou de conflit avec une règle générale. Aspects factuels : au terme d’une enquête antidumping ouverte contre l’importation de ciment portland en provenance du Mexique. 5 et 7. Position du GS : il a relevé l’incompatibilité de l’enquête antidumping avec l’accord antidumping.5%. Le Mexique n’a pas déterminé la mesure adoptée par le Guatemala qu’il entend contester (les droits antidumping définitifs ou l’acceptation d’engagement en matière de prix ou les mesures provisoires) dans sa demande d’établissement du GS. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique et la Communauté européenne contestaient le traitement fiscal préférentiel accordé par les autorités coréennes à leur boisson alcoolique traditionnel.1). il était incompétent de statuer. rapport adopté le 25/11/1998. Les produits importés étaient soumis à une taxation 323 . Position de l’OAP : en appel.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC 9) Affaire relative à l’enquête antidumping concernant le ciment portland en provenance du Mexique . Le GS paraît ne pas distinguer entre mesure et allégation. Le GS avait conclu également que les dispositions relatives au règlement des différends insérées dans l’article 17 de l’accord antidumping se substituaient aux dispositions du mémorandum relatif au règlement des différends. par les autorités guatémaltèques. rapport adopté le 17/02/1999. l’OAP ne s’est pas prononcé sur le fond de l’affaire parce que le GS était incorrectement saisi et. Le Mexique a invoqué le non respect. les Etats-Unis d’Amérique et la Communauté européenne contre la Corée (WT/DS75/AB/R. des prescriptions de l’accord antidumping (articles 2. 3.

sont parfaitement substituables.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC différente par rapport à la boisson nationale coréenne. qui constituent un sous-ensemble des produits directement concurrents ou substituables. rapport adopté le 04/10/1996. Il faut démontrer.2 du GATT. Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la jurisprudence établie par l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (WT/DS 8/AB/R. le caractère directement concurrent ou directement substituable des produits. qui exprime la 37 Voir la deuxième affaire dans la présente chronique relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. DS11/AB/R) . objet de la deuxième phrase de l’article 3.2 du GATT. l’application de la différence de taxation de manière à protéger la production nationale. Le point d’orgue de ce différend est d’interpréter deux expressions voisines qui figurent dans le paragraphe 2 de l’article 3 du GATT et la note additionnelle qui figure dans l’annexe première : produits considérés comme similaires et produits considérés comme directement concurrents ou directement substituables. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité des mesures coréennes avec l’article 3. en troisième lieu. Dans son appréciation du caractère directement concurrent ou substituable des produits. Par contre. Même si l’article 3 consacre l’adverbe « directement ».2. Selon le GS. en premier lieu. l’existence d’une différence de taxation et. Le mot concurrence est synonyme d’un processus dynamique et évolutif alors que la substituabilité renvoi à l’idée de l’interchangeabilité. en deuxième lieu. objet de la première phrase de l’article 3. rapport adopté le 4/10/1996. DS10/AB/R. Il a procédé à une interprétation séparée puis cumulée de ces différents termes. WT/DS 10/AB/R et WT/DS 11/AB/R) . sont imparfaitement substituables. les produits similaires. les produits directement concurrents ou substituables.2 adoptée dans l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques37 qui repose sur trois démonstrations cumulatives. Position de l’OAP : l’OAP a confirmé les conclusions du GS. L’OAP retient la même méthodologie de mise en œuvre de la deuxième phrase de l’article 3. l’OAP s’est appuyé sur une interprétation textuelle des termes « directement concurrent ou directement substituable » pour déduire qu’ils renvoient aux préférences actuelles et latentes des consommateurs. 324 .

une ordonnance instituant un droit antidumping sur les semi-conducteurs pour mémoires RAM dynamiques (DRAMS) de un mégabit ou plus. Le GS a insisté sur le fait que le maintien d’un droit antidumping doit être nécessaire. Cette dernière est un critère parmi d’autres dans l’évaluation du rapport de concurrence (paragraphe 124 du rapport). Sa nécessité doit être démontrable sur la base de certaines conditions objectives (paragraphe 6.28a)2) « a pour effet d’exiger effectivement le maintien des droits antidumping et 325 . la compatibilité des déterminations du département relatives à la non abrogation des droits sus-indiqués. Cependant. l’administration américaine a pris le 10 mai 1993 à l’issue d’une enquête. 11) Affaire relative aux droits antidumping sur les semiconducteurs (DRAMs) de un mégaoctet ou plus originaire de Corée . Le GS a conclu que le critère peu probable prévu par l’article 353. originaire de Corée.25a)2) du règlement du département du commerce des Etats-Unis d’Amérique. Cette mesure a été maintenue après chaque réexamen annuel effectué respectivement le 15 juin1994. Aspects factuels : saisie le 22 avril 1992 d’une demande d’institution d’un droit antidumping déposée par la société Micron technologies. entre autres. Corée contre les Etat-Unis d’Amérique (WT/DS99/R) . rapport adopté le 19/03/1999..Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC proximité dans le rapport de concurrence. La Corée a demandé la constitution d’un GS chargé d’examiner.42 du rapport).44 du rapport). la demande latente. le 15 juin 1995 et le 8 mai 1996. La Corée conteste l’application du droit antidumping sur deux sociétés coréennes (LG sémion et Hyundai) alors même que les résultats finaux de ces trois réexamens confirment qu’elles n’avaient pas pratiqué des prix de dumping. en plus de la demande existante. cela n’exclut pas de prendre en compte.2 de l’accord antidumping relatif aux réexamens administratifs. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité de l’article 353. Inc. avec l’article 11. qui régit la matière de l’abrogation. les Etats-Unis d’Amérique ont arrêté leur détermination sur un raisonnement fondé sur la probabilité que le dommage se reproduira en cas d’abrogation de la mesure (paragraphe 6.

Quant au contrat de prêt.35 du rapport. Les Etats-Unis d’Amérique considèrent que ce programme de financement est incompatible avec l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. d’un prêt de 25 millions de dollars à la société bénéficiaire. un réexamen de l’existence de dumping sur la base de l’absence de dumping pendant trois ans et demi (paragraphe 6. Le 09 mars 1997. le gouvernement australien a signé un contrat de don et un contrat de prêt prévoyant le financement d’un ensemble d’aides. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique mettent en cause dans ce différend certaines aides accordées par le gouvernement australien au seul producteur et exportateur de cuir pour automobile (société Howe).8 jusqu’au paragraphe 9. il prévoit l’octroi par le gouvernement australien. pour une durée de 15 ans. Le contrat de don prévoit une série de trois versements en fonction des résultats obtenus au regard des objectifs en matière de résultats fixés dans le contrat de don pour chaque période.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC empêche l’abrogation dans des circonstances non conformes et étrangères à celles qui sont prévues à l’article 11. Toutefois. Etats-Unis d’Amérique contre Australie. (WT/DS126/R) . Position du GS : avant de se prononcer sur cette question. la société n’est tenue ni de rembourser le capital. ni de payer des intérêts pendant les cinq premières années. Ce contrat prévoit des conditions favorables en matière de remboursement. Le GS a rejeté la demande de l’Australie visant à ce qu’il soit mis fin à la procédure en raison de l’existence de plusieurs groupes spéciaux concernant la même question et de la non conformité de la demande d’ouverture de la procédure aux dispositions de l’article 4. rapport adopté le 16/06/1999.2 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires qui exigent la présentation d’un exposé des 38 Voir du paragraphe 9. le GS a rejeté l’allégation de la Corée selon laquelle les Etats-Unis d’Amérique ont enfreint l’article 11. entre autres. le GS s’est penché sur des aspects préliminaires relatifs aux questions préjudicielles38. de sa propre initiative. 326 .2 ».2 de l’accord antidumping en n’engageant pas.60 du rapport). 12) Affaire relative aux subventions accordées par l’Australie aux producteurs et exportateurs de cuir pour automobiles .

Il a vérifié si les deux contrats constituent ou non des subventions à l’exportation.71 du rapport). il a déduit que rien. selon le GS.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC éléments de preuve disponibles au sujet de l’existence et de la nature de la subvention en question. n’indique que les fonds prêtés sont liés directement aux résultats à l’exportation (paragraphe 9. dépendant. 327 . Ainsi.29 du rapport). Ces types de subventions sont prohibés par l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires du fait qu’ils placent les bénéficiaires dans une position concurrentielle avantageuse. les avantages fiscaux accordés à des entreprises totalement ou partiellement exportatrices au titre de leurs activités d’exportation constituent des subventions juridiquement subordonnées aux résultats à l’exportation. Aux termes de son analyse. ses opérations d’exportation. La subvention peut être juridiquement subordonnée aux résultats à l’exportation lorsqu’un texte juridique accorde directement et explicitement des subventions à un exportateur en vue d’accroître. Le terme « subordonné » est défini.71 du rapport). L’analyse des éléments factuels et juridiques a permis de déduire que l’octroi d’une subvention était subordonné à des résultats à l’exportation. en volume et en valeur. que « … tous les faits évalués ensemble. Le texte prévoyant la subvention peut ne pas avoir nécessairement la forme législative dans la mesure où un acte administratif exécutoire peut en être l’origine. le GS a conclu dans son examen des versements effectués au titre du contrat de don. comme signifiant soumis à une condition. Le GS a examiné ensuite la compatibilité des versements effectués au titre des contrats de financement avec l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. nous conduisent à conclure que les trois versements à titre de subventions effectués dans le cadre du contrat de don sont en fait liés aux exportations ou recettes d’exportations effectives ou prévues de HOWE » (paragraphe 9. Le GS a affirmé que les éléments de preuve prévus dans la demande de consultation ne sont pas définitifs en ce sens que les parties peuvent en ajouter d’autres au cours de la procédure (paragraphe 9. Cependant. dans le contrat de prêt.

. Ces mesures prennent la forme : . à un constructeur d’aéronefs civils (Bombardier Inc. Il a rejeté. rapport adopté le 20/8/1999. Position du GS : le GS a constaté que le financement sous forme de crédits accordés au titre du compte de Canada.1a) et 3.) à des conditions autres que commerciales .) d’une part de 49% dans le capital d’un autre constructeur d’aéronefs civils (De Haviland Inc. le Brésil contre le Canada.de vente par la société ontarienne de l’aérospatiale. . y compris la participation des aéronefs civils . Position de l’OAP : les questions soulevées en appel sont assez nombreuses. .2 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’OMC et a recommandé au Canada de les retirer dans un délai de 90 jours.1a) et 3.d’avantages accordés dans le cadre de l’entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement industriel et les avantages accordés par le gouvernement du Québec dans le cadre de la société de développement industriel du Québec (SDI). (WT/DS 70/AB/R) .de financements et des garanties de prêts accordés par la société pour l’expansion des exportations (SEE).de soutien accordé par le Canada à l’industrie aéronautique civile . un organisme du gouvernement de la province de l’Ontario. Il s’agit de savoir si : 328 . ainsi que l’aide de PTC à l’industrie canadienne des avions de transport régional constituaient des subventions à l’exportation incompatibles avec l’article 3. les autres allégations (paragraphe 10.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC 13) Affaire relative aux mesures effectuant l’exportation d’aéronefs civils .de fonds accordés par le partenariat technologique Canada (PTC) et dans le cadre de programmes antérieurs à l’industrie aéronautique civile . par ailleurs.1 du rapport).2 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. . Aspects factuels : le Brésil conteste dans ce différend des mesures canadiennes rapportant à l’exportation des aéronefs civils au motif qu’elles constituent des subventions incompatibles avec l’article 3.

certes. La connotation ordinaire du terme subordonné est. et - le GS a commis une erreur en constatant que la prise de participation de la SEE dans CRJ Capital ne confère pas un avantage au sens de l’article 1. pour exister de quelques choses d’autres (paragraphe 166 du rapport). à prendre en compte pour déterminer s’il y a un avantage pour le bénéficiaire. L’élément coût est. et de l’expression « subordonnées… en fait aux résultats à l’exportation (paragraphes 161 et 180 du rapport).1 b) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires.1 b) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. L’article 3. - le GS a commis une erreur dans son interprétation et son application de l’expression « subordonnées… en fait… aux résultats à l’exportation » figurant à l’article 3. L’OAP considère que le terme avantage n’est pas une chose abstraite. mais il n’est pas suffisant dans la mesure où il suffit que les pouvoirs publics ordonnent un organisme privé de 329 .1 a) établit une connexité étroite.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC - le GS a commis une erreur dans son interprétation du terme « avantage » figurant à l’article 1.1 b) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. conditionnel ou dépendant. une conditionnalité stricte entre l’octroi d’une subvention et la réalisation de résultats à l’exportation. selon l’OAP. Il a réfuté l’interprétation du Canada selon laquelle ce concept désigne l’existence d’un coût pour les pouvoirs publics. - le GS a commis une erreur en constatant que certaines activités de financement sous forme de crédits de la SEE en faveur de l’industrie canadienne des avions de transport régional ne confèrent pas un avantage au sens de l’article 1. - le GS a commis une erreur en n’acceptant pas de tirer des déductions du refus du Canada de fournir des renseignements sur certaines activités de financement sous forme de crédits de la SEE.1 a) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. l’OAP a confirmé les conclusions du GS s’agissant de l’interprétation faite au titre du terme avantage. Au terme de ses analyses. il faut démontrer qu’un bénéficiaire a effectivement reçu un bénéfice qu’il n’espérait pas obtenir sur le marché.

par ailleurs. mais encore faut-il apporter d’autres preuves pour démontrer qu’elle est accordée en prévision de réaliser des résultats à l’exportation ( paragraphes 176 et suivants du rapport). le Canada contre le Brésil (WT/DS 46/AB/R) .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC subventionner ou d’intervenir à leur place pour que l’élément coût disparaisse. le bénéficiaire d’aide a reçu un avantage sans qu’il ait un coût pour les pouvoirs publics. L’OAP a confirmé également les conclusions du GS relatives à la non acceptation de tirer des déductions défavorables du refus du Canada de lui fournir des renseignements sur les activités de financement sous forme de crédit de la société pour l’expansion des exportations (SEE). Le fait d’accorder une aide à une société à vocation exportatrice constitue un indice pertinent pour déduire que l’aide est subordonnée aux résultats à l’exportation . Dans ce cas. Aspects factuels : le Canada conteste les procédures spéciales de péréquation de taux d’intérêt pour les ventes d’aéronefs de transport régional effectuées par des exportateurs brésiliens (programme PROEX). L’OAP s’est. attelé à vérifier si l’aide octroyée par le PTC à l’industrie canadienne des avions régionaux est une subvention « subordonnée… en fait… aux résultats à l’exportation ». 14) Affaire relative au programme de financement des exportations pour les aéronefs . Position de l’OAP : l’OAP a confirmé les conclusions du GS tout en modifiant certains points de ses raisonnements. N’ayant pas 330 . L’OAP était tenu d’analyser conjointement les dispositions générales de l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires relatives aux subventions prohibées et les dispositions particulières de l’article 27 dudit accord qui reconnaît un traitement spécial et différencié au profit des pays en développement. rapport adopté le 22/09/1999. Ce traitement était considéré par l’OAP comme une exception assortie d’obligations. Position de GS : le GS a considéré que les versements PROEX constituent des subventions au sens de l’article premier de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’OMC et qu’ils étaient subordonnés aux résultats à l’exportation.

Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC rempli les obligations nécessaires pour bénéficier de ce traitement différentiel. et un contingent applicable au lait. Position du GS : le GS a qualifié les mesures canadiennes d’incompatibles avec l’accord sur l’agriculture et l’article 2. L’OAP a déterminé le sens qu’il faut attribué aux expressions de « pouvoirs publics ou leurs organismes » prévues par l’article 9. dit programme des classes spéciales de lait.1 b) du GATT. ou prise en charge de tout ou partie des frais supportés par des exportateurs ou des organismes financiers pour se procurer du crédit dans la mesure où ces actions servent à assurer un avantage important sur le plan des conditions de crédit à l’exportation… » 15) Affaire relative aux mesures affectant les produits laitiers . rapport adopté le 27/10/1999 Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique et la Nouvelle Zélande contestent un programme canadien de subventions à l’exportation de produits laitiers. Les versements PROEX étaient considérés comme des subventions prohibées au sens des dispositions de l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’OMC et du point (K) de l’annexe première dudit accord qui prévoit une liste exemplative des subventions à l’exportation. des fonds assortis des mêmes échéances et autres conditions de crédit et libellés dans la même monnaie que le crédit à l’exportation). Les deux instances se sont basées sur deux lectures différentes de la notion de subvention prévue par l’article 9 relatif aux engagements en matière de subventions à l’exportation. sur le marché international des capitaux.1a) 331 . à des taux inférieurs à ceux qu’ils doivent effectivement payer pour se procurer les fonds ainsi utilisés (ou qu’ils devraient payer s’ils empruntaient. Position de l’OAP : l’OAP a infirmé les conclusions du GS. les Etats-Unis d’Amérique et la Nouvelle Zélande contre le Canada (WT/DS 113/AB/R et WT/DS 103/AB/R) . le Brésil s’est vu opposé les dispositions générales de l’article 3. Ce point (K) considère comme subvention à l’exportation « l’octroi par les pouvoirs publics (ou par des organismes spécialisés contrôlés par eux et/ou régissant sous leur autorité) de crédit à l’exportation.

ou contrôler la conduite des particuliers et il peut avoir une certaine latitude pour l’exercice de ses fonctions (paragraphe 97 du rapport). superviser. Ce dernier élément permet de distinguer les versements en nature du terme subvention qui désigne l’idée d’un transfert moyennant une contrepartie non totale. Au terme de son analyse. L’OAP a réfuté les conclusions du GS en vertu desquelles il a considéré tous les versements en nature comme des subventions directes. l’OAP a conclu à l’incompatibilité des mesures visées car elles sont prises par des pouvoirs publics et qu’elles portent un sacrifice de recettes. c’est-à-dire réglementer. discipliner. un transfert de ressources économiques sous une forme autre que monétaire moyennant une contrepartie totale ou partielle ou gratuitement.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC pour spécifier les autorités publiques qui accordent les subventions. Un versement en nature implique. 332 . selon l’OAP. Un organisme public est une entité qui exerce des pouvoirs qui lui ont été conférés par les pouvoirs publics dans le but d’exercer des fonctions de caractère public.

Fixation des conditions de dépôt des documents sur support magnétique 2. complétant et modifiant le code des hydrocarbures promulgués par la loi n°99 . RTF.LES LOIS Mise à part la loi de finances pour la gestion 20051. p. contenant certaines dispositions fiscales (1). « Commentaire des nouvelles dispositions fiscales prévues par la loi de finances pour la gestion 2005 ».93 du 17 août 19992.Année 2004 Sami KRAIEM∗ Assistant à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I.Réduction et suspension de la TVA et des droits de douane 3.LES DECRETS 1. n°60. 193 . 1.Lois d’approbation de conventions internationales II.LES ARRETES 1.Modification des décrets d’application du CII 2. l’année 2004 s’est caractérisée par la rareté des lois à contenu fiscal.fr Voir : Fayçal DERBEL.LES LOIS 1.Octroi des avantages fiscaux 4.Délégation de signature ************* I. p. Les autres lois ont pour objet l’approbation de conventions internationales parmi lesquelles il existe une convention de non double imposition (2). 99.Divers III. ∗ 1 2 E-mail : kraiemsami@yahoo. une seule loi concerne partiellement la matière fiscale. Il s’agit d’une loi de modification du code des hydrocarbures. 1941.Modification du code des hydrocarbures Loi n°2004-61 du 27 juillet 2004.Chronique de la législation fiscale CHRONIQUE DE LA LEGISLATION FISCALE .Institution d’une taxe à l’exportation 5. 27 juillet 2004. n° 2. Parmi les lois adoptées. 2005. JORT.Modification du code des hydrocarbures 2.

Il s’agit en particulier des prestations de services géologiques et géophysiques. de maintenance des puits. équipements et matériaux liés directement aux services rendus aux sociétés de prospection. dans l’exercice de leurs activités. des équipements. de construction et d’aménagement des installations d’exploitation. d’ingénierie.nouveau du code des hydrocarbures.(b) nouveau du code des hydrocarbures. Toutefois.4 . Cet avantage est 3 4 5 Voir article 130 . Ces dispositions ont également pour objet la détermination du régime fiscal desdites sociétés. l’article 130 (a) du code des hydrocarbures tel que modifié en 2004.Chronique de la législation fiscale La modification substantielle apportée par la loi du 27 juillet 2004 au code des hydrocarbures consiste dans l’ajout de nouvelles dispositions relatives aux sociétés de services dans le secteur des hydrocarbures. Voir article 130 .5 . des matériaux et des véhicules fabriqués localement4. les bénéfices provenant des opérations d’exportation sont déduits en totalité de l’assiette de l’impôt sur les sociétés durant les 10 premières années de l’activité et ce à partir de la première opération d’exportation. S’agissant du régime fiscal des sociétés de services. Lesdites sociétés bénéficient également de la suspension de la TVA et des droits au profit du fonds de développement de la compétitivité industrielle dus au titre des appareils. Par ailleurs.4 . S’agissant de l’objet des sociétés de services dans le secteur des hydrocarbures.(a) nouveau du code des hydrocarbures. de recherche et d’exploitation des hydrocarbures exerçant en Tunisie. ces dernières bénéficient. de forage. de certains avantages fiscaux. 194 . comporte une liste d’activités. de recherche et d’exploitation des hydrocarbures en produits. Voir article 130. des matériaux et des véhicules importés qui n’ont pas de similaires fabriqués localement3. Il s’agit également de l’approvisionnement des chantiers de prospection. des équipements. de la TVA et des droits au profit du fonds de développement de la compétitivité industrielle dus au titre des appareils. Il s’agit de la suspension des droits de douane. les bénéfices provenant des activités de prestations de services dans le secteur des hydrocarbures sont soumis aux dispositions du CIR5.

Chronique de la législation fiscale

applicable nonobstant le minimum d’impôt prévu par l’article 12 de la
loi de promulgation du CIR.
Au-delà de la période de 10 ans susvisée, les sociétés de
services exerçant leur activité dans le secteur des hydrocarbures
bénéficient de la déduction des bénéfices provenant des opérations
d’exportation dans la limite de 50 % desdits bénéfices6.
2- Lois d’approbation de conventions internationales
L’essentiel des lois adoptées durant l’année 2004 consiste
dans les lois d’approbation d’accords de prêt7, de conventions
d’établissement de zones de libre échange8 et de contrats de
financement9.

6
7

8

Voir article 130- 5 - nouveau du code des hydrocarbures.
- Loi n° 2004-35 du 3 mai 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 12 mars 2004 entre la République Tunisienne et la Banque Internationale
pour la Reconstruction et le Développement relatif au financement de la
deuxième phase du projet d’amélioration de la qualité du système éducatif
(JORT, n°36, 4 mai 2004, p.1195).
- Loi n°2004-43 du 13 mai 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 4 février 2004, entre la République Tunisienne et le Fonds de l’OPEP pour le
développement international, relatif au financement du projet de construction
de l’institut supérieur des études technologiques de Béja (JORT, n°40, 18 mai
2004, p.1295).
- Loi n°2004-64 du 2 août 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 2 juillet 2004, entre la République Tunisienne et la Banque Internationale
pour la Reconstruction et le Développement pour la contribution au financement
du projet de développement du secteur des technologies de l’information et de
la communication (JORT, n°62, 3 août 2004, p. 2028).
- Loi n°2004-65 du 2 août 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 2 juillet 2004, entre la République Tunisienne et la Banque Internationale
pour la Reconstruction et le Développement relatif au financement du deuxième
projet de développement des exportations (JORT, n°62, 3 août 2004, p. 2028).
- Loi n°2004-68 du 2 août 2004, portant approbation de la convention de prêt
conclue à Tunis le 1er juillet 2004, entre le gouvernement de la République
Tunisienne et l’Agence Française de Développement pour la contribution au
financement du quatrième programme national d’assainissement des quartiers
populaires et d’assainissement rural (JORT, n°62, 3 août 2004, p.2029).
- Loi n° 2004-58 du 27 juillet 2004, portant approbation de la convention
d’établissement d’une zone de libre échange entre les Etats arabes
méditerranéens (JORT, n°60, 27 juillet 2004, p. 1940).

195

Chronique de la législation fiscale

Parmi ces lois d’approbation de conventions internationales,
ayant des répercussions importantes sur le plan financier, une seule
convention concerne directement la matière fiscale. Il s’agit de la loi
n°2004-19 du 15 mars 2004, portant approbation de la convention
tendant à éviter la double imposition en matière d’impôt sur le revenu,
conclue entre le gouvernement de la République Tunisienne et le
gouvernement de la République Islamique d’Iran10.
II- LES DECRETS
A la différence des lois, les décrets pris au cours de l’année
2004 se caractérisaient aussi bien par leur nombre important que par la
diversité de leur objet. Certains de ces décrets ont apporté des
modifications aux décrets d’application du CII (1). D’autres décrets
avaient pour objet des réductions ou suspensions de la TVA et des
droits de douane (2). Le reste des décrets était relatif à l’octroi des
avantages fiscaux (3), à l’institution d’une taxe à l’exportation de
certains produits (4) et à divers autres aspects (5).
1- Modification des décrets d’application du CII
Décret n° 2004-8 du 5 janvier 2004, portant modification du décret n°
94-492 du 28 février 1994, fixant les listes des activités relevant des
secteurs prévus par les articles 1, 2, 3 et 27 du code d’incitations aux
investissements11.

9

10
11

- Loi n°2004-82 du 6 décembre 2004, portant approbation d’une convention
établissant une zone de libre échange entre la République Tunisienne et la
République Arabe Syrienne (JORT, n°98, 7 décembre 2004, p.3336).
- Loi n° 2004-66 du 2 août 2004, portant approbation du contrat de financement
conclu entre le gouvernement de la République Tunisienne et la Banque
Européenne d’Investissement le 26 juillet 2004 et relatif à la contribution au
financement du projet « assainissement du site Taparura » (JORT, n°62, 3
août 2004, p. 2028).
- Loi n° 2004-67 du 2 août 2004, portant approbation du contrat de financement
conclu entre le gouvernement de la République Tunisienne et la Banque
Européenne d’Investissement, le 7 juin 2004 et relatif à la contribution au
financement du projet « voiries prioritaires III, amélioration du réseau routier
urbain du grand Tunis et des villes de Sousse, Monastir et Sfax » (JORT, n°62,
3 août 2004, p.2028).
JORT, n°22, 16 mars 2004, p.620.
JORT, n°3, 9 janvier 2004, p. 82.

196

Chronique de la législation fiscale

La modification apportée par ce décret qui concerne la liste des
branches d’activités relevant du secteur de la santé, a eu des
répercussions fiscales non négligeables.
Avant le décret du 5 janvier 2004, il n’existait pas de
distinction entre établissements sanitaires et cabinets médicaux. Par
conséquent, un médecin libéral exerçant son activité dans un cabinet
pouvait bénéficier des avantages fiscaux accordés aux activités de
soutien prévues par l’article 49 du CII. Il s’agit en particulier de la
déduction totale des revenus provenant de l’activité de l’assiette de
l’impôt sur le revenu12. Le bénéfice de cet avantage n’étant pas soumis
à la condition de la tenue de comptabilité, le médecin qui exerce son
activité dans un cabinet pouvait en bénéficier même lorsqu’il est
soumis au régime forfaitaire de détermination de l’assiette13.
D’ailleurs, dans une prise de position14, l’administration fiscale
a considéré que le cabinet médical est un établissement de santé qui
constitue une activité de soutien au sens de l’article 49 du CII ouvrant
droit à la déduction totale des revenus provenant de ces activités, avec
paiement du minimum d’impôt réduit15.
Le décret du 5 janvier 2004 a apporté une modification du
point 6 du paragraphe III de la liste des activités par secteur annexée
au décret n°94-492 du 28 février 1994. Le point 6 susvisé est
désormais rédigé comme suit :
« 6 - La santé :
- Etablissements sanitaires et hospitaliers :
- Hôpitaux
-Cliniques pluridisciplinaires ou polycliniques
-Cliniques mono disciplinaires
- Centres de soin, de rééducation et d’hémodialyse
- Cabinets médicaux et paramédicaux
- Laboratoires médicaux
12
13

14
15

Article 49 -3- du CII.
Voir : Salma AKROUT, « L’imposition des revenus des médecins », RTF, n°1,
2004, p.220.
Prise de position n°1401 du 16 octobre 2000, RCF, n°61, 2003.
Le minimum d’impôt réduit correspond à 30 % de l’IR calculé sur la base du
revenu global, compte non tenu de l’avantage.

197

Chronique de la législation fiscale

- Pharmacies
- Transport sanitaire ».
D’après cette liste il y a lieu de distinguer entre les
établissements sanitaires et les cabinets médicaux. Compte tenu de la
nouvelle classification des activités relevant du secteur de la santé, le
cabinet médical n’est plus assimilé à un établissement de santé et ne
bénéficie plus, dés lors, de l’avantage de l’article 49 du CII accordé,
entre autres, aux investissements réalisés par « les établissements
sanitaires et hospitaliers ».
L’exclusion des activités exercées dans les cabinets médicaux
du champ des établissements sanitaires ayant été accompagnée par le
retrait d’un avantage fiscal dont bénéficiaient lesdits cabinets
auparavant, est juridiquement contestable. En procédant à une
modification substantielle de la liste des activités fixées par l’ancien
décret du 28 février 1994, le décret s’est référé aux dispositions de
l’article premier du CII comportant une délégation de compétence. Or,
cette délégation accordée par le code de 1993 et qui a déjà servi de
base pour l’édiction du décret du 28 février 1994, peut-elle être
utilisée de nouveau en 2004, alors que la délégation de compétence
doit être limitée dans le temps ou dans l’objet16 ?
Par ailleurs, le décret fixant la liste des activités relevant des
secteurs régis par le CII pris sur la base d’une délégation, a
nécessairement un impact sur le champ d’application des dispositions
de ce code17. D’ailleurs, la modification apportée au décret du

16

17

Pour être légale, la délégation de pouvoirs doit répondre à certaines conditions.
Parmi ces conditions, « la délégation doit toujours n’être que partielle » en ce
sens que l’autorité qui a une certaine compétence légale doit exercer elle-même
cette compétence et ne peut pas légalement se décharger de toutes ses
attributions, de toutes ses responsabilités légales en les déléguant. Voir, pour
plus de détails, Raymond ODENT, « Contentieux administratif », les cours de
droit, Institut d’Etudes Politiques de Paris, 1980, p. 1801 et s.
Le Professeur Néji BACCOUCHE a considéré que le décret qui maîtrise le
champ d’application de la loi, n’est pas un simple décret d’application au sens
de l’article 53 de la Constitution. Voir : Néji BACCOUCHE, « Regards sur le
code d’incitations aux investissements de 1993 et ses prolongements », in
Etudes juridiques, Revue de la Faculté de Droit de Sfax, n° 9, 2002, p. 43.

198

Chronique de la législation fiscale

28 février 1994 par le décret du 5 janvier 2004 a engendré une
limitation du champ d’application des avantages fiscaux visés par
l’article 49 du CII. Or, l’application des dispositions du CII, accordant
des avantages fiscaux, a une influence sur les règles d’assiette et de
liquidation des impôts qui relèvent, en principe, du domaine de la loi
sauf délégation expresse de la loi. La délégation qui a servi pour fixer
la liste des domaines bénéficiant des avantages ne peut pas servir de
fondement juridique au retrait desdits avantages.
Décret n°2004-2129 du 2 septembre 2004, modifiant et
complétant le décret n°94-492 du 28 février 1994, portant fixation des
listes des activités relevant des secteurs prévus par les articles 1er, 2, 3
et 27 du CII18 .
Le décret du 2 septembre 2004 porte, au même titre que le
décret n°2004-8 du 5 janvier 2004 précédemment cité, modification
du décret du 28 février 1994, portant fixation de la liste des activités
relevant des secteurs régis par le CII. Mais, à la différence du décret
du 5 janvier 2004, ayant concerné le secteur de la santé et dont les
répercussions fiscales étaient d’envergure, la modification apportée
par le décret du 2 septembre 2004, ayant concerné le secteur agricole,
n’était pas d’une importance particulière. L’apport de ce décret se
réduit dans l’ajout d’une nouvelle activité à la liste des services liés
aux activités agricoles19.
Décret n°2004-1839 du 2 août 2004, modifiant et complétant
le décret n°94-875 du 18 avril 1994 fixant la liste des équipements
nécessaires aux institutions d’encadrement de l’enfance et
d’animation des jeunes susceptibles de bénéficier des incitations
fiscales prévues par l’article 49 du code d’incitations aux
investissements et des conditions d’octroi de ces avantages20.

18
19

20

JORT, n°74, 14 septembre 2004, p.2673.
Selon l’article premier du décret n°2004-2129 du 2 septembre 2004 « il est
ajouté au paragraphe 2 de l’article 6 portant « services liés aux activités
agricoles » prévus par le décret n° 94-492 du 28 février 1994 … l’activité
libellée comme suit : stockage des fourrages grossiers produits localement ».
JORT, n°64, 10 août 2004, p. 2267.

199

Chronique de la législation fiscale

Le décret du 2 août 2004 a ajouté à la liste fixée par le décret
du 18 avril 1994, d’autres équipements21 dont l’acquisition par les
institutions d’encadrement de l’enfance et d’animation des jeunes,
ouvre droit au bénéfice des avantages fiscaux. Ces avantages prévus
par l’article 49 du CII consistent dans l’exonération des droits de
douane et la suspension de la TVA22.
Décret n° 2004-1628 du 12 juillet 2004, modifiant et
complétant le décret n°94-1192 du 30 mai 1994, fixant la liste des
équipements et les conditions de bénéfice des incitations prévues par
l’article 9 du CII23.
Les équipements nécessaires à la réalisation des
investissements qui bénéficient des avantages prévus par les
dispositions de l’article 9 du CII24 ont été initialement fixés par
le décret n°94-1192 du 30 mai 1994. La liste de ces équipements a
été modifiée à maintes reprises dont la plus récente a été apportée
par le décret du 12 juillet 2004. A travers ce décret, il y a eu
retrait de certains équipements25 et ajout d’autres équipements26
éligibles aux encouragements déterminés par l’article 9 susvisé.

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25

26

La liste des équipements ajoutée par le décret du 2 août 2004 comporte en
particulier les bateaux à voile, les vélos de course et les appareils de
musculation.
Conformément aux dispositions de l’article 49 (1) du CII, les investissements
réalisés par les institutions d’encadrement de l’enfance et d’animation des
jeunes, donnent lieu au bénéfice de l’exonération des droits de douane et des
taxes d’effet équivalent, la suspension de la TVA au titre des équipements
importés n’ayant pas de similaires fabriqués localement, ainsi que la suspension
de la TVA au titre des équipements fabriqués localement.
JORT, n°58, du 20 juillet 2004, p.1889.
Par application des dispositions de l’article 9 du CII, les équipements
nécessaires à la réalisation des investissements bénéficient de la réduction des
droits de douane au taux de 10 % et de la suspension des taxes d’effet
équivalent, de la suspension de la TVA et du droit de consommation dus à
l’importation.
Par application des dispositions de l’article premier du décret du 12 juillet 2004,
sont retirés de la liste n°I annexée du décret du 30 mai 1994, les compresseurs
électriques fixes d’une capacité supérieure à 1 m3.
Parmi les équipements ajoutés par le décret du 12 juillet 2004 aux listes
annexées au décret du 30 mai 1994 : les appareils et matériels pour le
développement automatique de films radiologiques, les instruments et appareils

200

2789. les appareils à rayons X à usage médical. dentaire ou vétérinaire. Ces décrets ont été pris sur la base d’une double délégation législative. 2. Parmi les équipements ajoutés par le décret du 21 septembre 2004. n°78. 27 28 29 pour la médecine. de la suspension de la TVA et du droit de consommation lors de leur acquisition par les investisseurs dans le secteur du développement agricole. 28 septembre 2004. les appareils de chauffage pour couvoir de volailles. les mesures ont été prises sur la base d’une délégation. complétant et modifiant le décret n°94-1031 du 2 mai 1994. les ventilateurs destinés à être utilisés à l’intérieur des constructions pour l’élevage des animaux. La modification apportée par ce décret concerne la liste des biens d’équipement éligibles à la réduction des droits de douane au taux de 10%.Chronique de la législation fiscale Décret n°2004-2227 du 21 septembre 2004. certains équipements bénéficiant des avantages susvisés28.Réduction et suspension de la TVA et des droits de douane Au cours de l’année 2004 le Président de la République a pris une série de décrets ayant pour objet la réduction des taux de la TVA et la suspension des droits de douane au profit de certains secteurs de l’économie. A travers le décret du 21 septembre 2004. 201 . on peut citer : les panneaux multicouches isolants destinés aux constructions d’élevages. prévue par les dispositions de l’article 8 du CTVA29. ont été ajoutés aux listes annexées au décret du 2 mai 1994. chirurgical. L’article 8 du CTVA prévoit que « Dans le cadre de l’action du gouvernement pour le développement et la promotion de l’économie nationale ainsi que dans les cas conjoncturels. devenue permanente. des suspensions ou des réductions de la taxe sur la valeur ajoutée pourront être prévues par décret pris après avis du ministre des finances et des ministres concernés ». p. S’agissant de la réduction des taux de la TVA. la chirurgie. fixant la liste des biens d’équipement nécessaires à la réalisation des investissements dans le secteur agricole et éligibles au bénéfice des incitations fiscales prévues par l’article 30 du code d’incitations aux investissements et les conditions d’octroi de ces incitations27. JORT.

les décrets adoptés en 2004 ont été pris sur la base aussi bien des dispositions de l’article 8 du code des douanes30 que celles de l’article 104 de la loi de finances pour la gestion 2004 ayant contenu une délégation législative au profit du Président de la République31. à la modification. n° 63.351). p. Décret n° 2004-399 du 24 février 2004. n° 19. portant réduction du droit de consommation et suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l’acquisition des véhicules de transport public des personnes dans le cadre du renouvellement du parc et les conditions d’octroi de ces avantages (JORT. Il s’agit des véhicules automobiles destinés au renouvellement du parc des voitures de type « taxi » ou « louage » (article premier). par décrets.349).485) . n° 13. p. 9 janvier 2004.soit les droits de douane dus à l’importation des carburants35. 13 février 2004. p. 20 avril 2004. par décret.soit la TVA applicable à l’électricité32. 202 . par l’incessibilité des véhicules pendant 5 ans à partir de la date d’immatriculation (article 7). p. entre autres. à l’acquisition des véhicules de transport33 et à certains autres produits34. 6 août 2004.Chronique de la législation fiscale S’agissant de la suspension ou la réduction des droits de douane. (JORT. 5 mars 2004. 1007). Le bénéfice de ces avantages est conditionné. p. fixant à 10% le taux de la TVA applicable à l’électricité basse tension à usage domestique et à l’électricité moyenne et basse tension utilisée pour le fonctionnement des équipements de pompage de l’eau destinée à l’irrigation agricole. 13 février 2004. 2239 ). Décret n°2004-9 du 5 janvier 2004. suspension ou rétablissement des droits de douane. à leur réduction ou à leur rétablissement totalement ou partiellement ». des produits métallur30 31 32 33 34 35 36 Le code des douanes a prévu dans son article 8 la possibilité de procéder. l’article 104 de la loi n°2003-80 du 29 décembre 2003 portant loi de finances pour l’année 2004 a prévu qu’« il peut être procédé pour l’année 2004. . portant réduction à 10% du taux de la taxe sur la valeur ajoutée sur certains produits pétroliers (JORT. Décret n° 2004-1775 du 2 août 2004. n°32. p. Décret n° 2004-275 du 9 février 2004. Décret n° 2004-927 du 19 avril 2004. portant suspension des droits de douane dus à l’importation des carburants (JORT. à la suspension des droits de douane y compris le minimum légal de perception. les certificats d’immatriculation des véhicules bénéficiant des avantages susvisés doivent comporter la mention « véhicule incessible pendant cinq ans » (article 7). Selon une formule devenue habituelle dans les lois de finances. portant réduction des droits de douane dus à l’importation des produits agricoles et agro-alimentaires (JORT. Décret n° 2004-277 du 9 février 2004. D’ailleurs. Les décrets pris au cours de l’année 2004 ont concerné : . n°3. des produits agricoles et agro-alimentaires36. portant réduction des droits de douane et suspension du prélèvement dus sur les bananes fraîches (JORT. n° 13.83).

Décret n° 20042314 du 27 septembre 2004. n° 22. Ce décret a prévu une suspension des droits de douane dus à l’importation de 40.1006). n° 32. 350). en particulier. 1891). équipements et autres produits (JORT. 10 septembre 2004. portant suspension ou réduction des droits de douane.449) . 20 juillet 2004. 3. 21 mai 2004. réduction du droit de consommation ou suspension ou réduction de la taxe sur la valeur ajoutée dus sur certains matières premières. p. p. n° 80. p. 13 février 2004. 2 mars 2004. 1198) . .Chronique de la législation fiscale giques37 ou d’autres produits38. Cette réduction a concerné. portant octroi d’un régime fiscal privilégié au titre des produits métallurgiques (JORT. 2827). Décret n°2004-378 du 24 février 2004. 1321) . portant suspension ou réduction des droits de douane et suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus sur certains produits destinés au secteur de la santé (JORT. Décret n°2004-1022 du 26 avril 2004. p. 8 et 9 du CII (a). n° 41. portant suspension ou réduction des droits de douane et réduction de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l’importation des huiles végétales (JORT. Décret n°2004-1629 du 12 juillet 2004. portant suspension ou réduction des droits de douane. p.2624). suspension de la taxe sur la valeur ajoutée ou du prélèvement dus à l’importation de certains produits agricoles. l’importation de billettes de fer ou d’acier. n° 36. aux produits métallurgiques41 et à certains autres produits42. aux produits destinés au secteur de la santé40.soit à la fois la TVA et les droits de douane relatifs aux produits agricoles39. 4 mai 2004. 20 avril 2004. 626). portant octroi d’un régime fiscal privilégié au titre de l’importation de biens d’équipement et de pièces de rechange (JORT. 16 mars 2004. n° 73. portant octroi du régime fiscal privilégié au titre de l’importation des produits métallurgiques (JORT. 5 octobre 2004. n° 13. Décret n° 2004-1091 du 13 mai 2004.Octroi des avantages fiscaux A côté des décrets ayant pour objet l’octroi d’avantages supplémentaires prévus par les dispositions de l’article 52 du CII (b). p. produits agro-alimentaires et articles destinés à l’usage agricole (JORT. 203 . on a assisté en 2004 à l’adoption d’un décret accordant les avantages fiscaux prévus par les articles 7. Décret n°2004-926 du 13 avril 2004. n° 18. p. portant réduction des droits de douane dus à l’importation des tourteaux de soja (JORT. p. Décret n°2004-518 du 9 mars 2004. p. 37 38 39 40 41 42 Décret n° 2004-2104 du 2 septembre 2004. portant suspension des droits de douane et réduction de la taxe sur la valeur ajoutée sur certains produits nécessaires à l’agriculture et à la pêche (JORT. n° 58.000 tonnes de billettes de fer ou d’acier et une réduction à 10 % du taux des droits de douane dus à l’importation de 95 000 tonnes de billettes de fer ou d’acier. Décret n°2004-276 du 9 février 2004.

accordant à la société « Benetton Manufacturing Tunisia » les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. Ce décret a été pris sur la base des dispositions de l’alinéa 2 de l’article 53 du CII en vertu desquelles « les entreprises industrielles. 454. accordant à la société tunisienne de l’électricité et du gaz les avantages fiscaux prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. agricoles. p. 1er juin 2004. D’ailleurs. n°18. 2 mars 2004. Les destinataires de ces décrets. p. Ces avantages sont accordés par décret après avis de la commission supérieure d’investissement ». p. 204 .Décret n°2004-783 du 22 mars 2004. accordant à la société tunisienne de l’électricité et du gaz les avantages fiscaux prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT.Chronique de la législation fiscale a. on a assisté en 2004 à l’adoption de décrets accordant les avantages supplémentaires prévus par les dispositions des articles 52 du CII. 754). 8 et 9 du code d’incitations aux investissements. les avantages fiscaux prévus par les articles 7.Octroi des avantages supplémentaires de l’article 52 du CII Comme c’était le cas pour l’année 2003. b. 30 mars 2004. n°8. de pêche et de services en activité et qui rencontrent des difficultés économiques et faisant l’objet d’une acquisition par des investisseurs autres que leurs anciens responsables et dirigeants en vue de renforcer les activités de ces entreprises. 8 et 9 du CII ont été accordés à la société « Emballage Métallique de Sfax » qui a été créée suite à l’acquisition par la société SOFAP de la société « Emballage Métallique du Sud ». peuvent bénéficier des avantages fiscaux prévus par les articles 7. n°44.Octroi des avantages des articles 7. 27 janvier 2004. 1336). accordant à la société « Emballage Métallique de Sfax ». . les avantages visés par les articles 7. 8 et 9 du CII Décret n°2004-379 du 24 février 2004. . 1449). p. 43 44 JORT.1191 du 25 mai 2004.Décret n°2004. p. 21 mai 2004. . soit des personnes physiques nommément désignées45.8 et 9 du code d’incitations aux investissements43. .Décret n°2004-1092 du 13 mai 2004. n°26. accordant au « Laboratoire des technologies de communication Gammarth » les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. étaient soit des entreprises44.Décret n°2004-159 du 20 janvier 2004. 190). n°41.

1451). n°18.2553 du 2 novembre 2004. n°52. de l’enseignement supérieur y compris l’hébergement universitaire … Il s’agit de : . 29 juin 2004. accordant à la société STIM une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT.83). n°18. 3229). accordant à Monsieur Rejeb Ben Elhoucine El Jeridi.455). 29 juin 2004. n°52. 2 mars 2004.Chronique de la législation fiscale Outre les décrets ayant expressément accordé des avantages supplémentaires. . p. sur la base de l’article 52 ter du CII46. Selon l’article 52 ter du CII.l’octroi d’une prime d’investissement ne dépassant pas 25 % du coût du projet… ». p. p. la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT .1718). 2 mars 2004.Décret n°2004-1410 du 22 juin 2004. p. accordant à la société « immobilière industrielle modulaire » les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. n°52. p. 9 novembre 2004.Décret n°2004-1407 du 22 juin 2004.Décret n°2004. accordant à Monsieur Mohamed Essghaier Mansour une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. 1er juin 2004. n°90. la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . n°44. la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . p. p. 9 janvier 2004. 2 mars 2004. accordant à Monsieur Lazhar Alabbassi la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . p. . n°18.Décret n°2004-382 du 24 février 2004. des primes d’investissements en vue de la construction de foyers universitaires47. .Décret n°2004-10 du 5 janvier 2004. la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . accordant à Monsieur Rafik Assabah. accordant à Monsieur Mohamed Elfadhel Jalloul. accordant à Monsieur Mohamed Elhechmi Miled une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. 205 . accordant à Monsieur Sami Ben Moussa une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT.1193 du 25 mai 2004. p. . n°52.Décret n°2004-380 du 24 février 2004. n°3. « Outre les incitations prévues par le présent code.1719). 2 mars 2004. p.Décret n°2004. .456). p.1717). accordant à Madame Moufida Belkhir. 29 juin 2004. . 45 46 47 . . accordant à la société « Bieffe Medital» les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. 29 juin 2004.Décret n°2004-1409 du 22 juin 2004. des incitations et avantages supplémentaires peuvent être accordés au titre des investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation. . d’autres décrets ont accordé.454).1717).Décret n°2004-383 du 24 février 2004.455). . .Décret n°2004-381 du 24 février 2004.Décret n°2004-1407 du 22 juin 2004. n°18.

S’agissant de son fondement. à travers l’article 34 de la constitution.3415). JORT. accordant à Monsieur Mohamed Elhabib Eljridi une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. doit être normalement limitée dans le temps et dans l’objet. En effet. p. le législateur a procédé à une délégation illimitée au profit du Président de la République de créer et de modifier les prélèvements affectés à la caisse de compensation. p. 28 décembre 2004. n°104. portant loi de finances pour l’année 1971 « Les taxes et redevances revenant à la Caisse Générale de Compensation sont instituées et modifiées par décret ».3415). p.Décret n°2004-2717 du 21 décembre 2004. portant institution d’une taxe à l’exportation sur les déchets et débris de fonte. 16 mars 2004.Institution d’une taxe à l’exportation Décret n°2004-519 du 9 mars 2004. accordant à Monsieur Mohamed Essghaier Yahia une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT.Décret n°2004-2716 du 21 décembre 2004.Décret n°2004-2714 du 21 décembre 2004. la délégation. 28 décembre 2004. n°104. 28 décembre 2004. Or. . qui constitue une exception aux règles de compétence. 206 . n°104. n°104. 28 décembre 2004. p.3416). la possibilité pour le pouvoir législatif de déléguer au Président de la République sa 48 . n°22. La lecture de ce décret suscite certaines remarques relatives à la fois à son fondement et à son contenu.Décret n°2004-2715 du 21 décembre 2004.3417). accordant à Monsieur Fraj Hamza une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. le décret du 9 mars 2004 a été pris sur la base d’une habilitation législative qui remonte à 1970. n’a pas été prise à l’époque sur la base d’une habilitation constitutionnelle. p. la technique de la délégation en matière fiscale n’a été consacrée qu’à partir de la révision constitutionnelle du 8 avril 1976 ayant permis. selon l’article 48 de la loi n° 70-66 du 31 décembre 1970. . 627. la délégation faite par le législateur à travers la loi de finances pour la gestion 1971. A travers ces dispositions. accordant à Monsieur Ali Kamel Hafsia une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. En effet. de fer ou d’acier48. Outre son caractère permanent.Chronique de la législation fiscale 4. .

Certes. le décret du 9 mars 2004 a prévu dans son article 3 que « … sont applicables à la taxe prévue par l’article premier du présent décret. de contrôle. Or. Article premier du décret du 9 mars 2004. En effet. de contentieux. Voir : Néji BACCOUCHE. p. 71 et Habib AYADI. Outre l’institution de la taxe. du moins quant à son domaine. RTD 1983. la solution adoptée par ces dispositions peut paraître justifiable dans la mesure où il est logique que le régime de cette taxe due à l’exportation soit aligné sur celui des droits de douane. Ainsi. « Les délégations législatives en matière de fiscalité indirecte ». en dépit de toute justification. 215. le décret du 9 mars 2004 a institué au profit de la caisse générale de compensation une taxe à l’exportation des déchets et débris de fonte. La délégation prévue par la loi de finances pour la gestion 1971 était limitée. Mais. S’agissant de son contenu. Conformément aux dispositions de cet article. en matière de perception. Tunis. de constatation des infractions. p. 207 . Droit fiscal. Le principe de soumission à la taxe des produits visés par l’article premier du décret du 9 mars 2004 comporte une exception. l’article 2 dudit décret a institué une exonération assortie d’une condition. de sanction. CERP 1989.Chronique de la législation fiscale compétence d’édicter des normes fiscales49. le contenu des dispositions de l’article 3 susvisé demeure juridiquement discutable. Tunis. la taxe est due « au taux de 90 dinars par tonne ». à travers le 49 50 51 Voir : Ridha JENAYAH. à l’institution des taxes au profit de la caisse générale de compensation. de fer ou d’acier (ferrailles) et des déchets lingotés en fer ou en acier51. sont exonérés de la taxe certains produits « …exportés par les industriels en vue de leur transformation en billettes de fer ou d’acier à la condition que lesdites billettes soient réimportées et transformées en ronds à béton ». Selon l’article premier de ce décret. Tome I. 337. il semble que le législateur n’a pas attendu l’habilitation du pouvoir constituant pour autoriser le Chef de l’exécutif à édicter des normes fiscales à titre initial50. de prescription et de restitution les mêmes règles afférentes aux droits de douane ». p. CREA 1993. Droit fiscal.

208 . portant loi de finances pour l’année 200153 . ni la détermination des sanctions pénales applicables à la taxe instituée par le décret du 9 mars 2004.Chronique de la législation fiscale décret du 9 mars 2004. Certes. aux taux et aux procédures de recouvrement des impôts. Il a également édicté des règles ayant des répercussions sur le plan pénal et sur le plan contentieux52. La seule délégation envisageable est prévue par l’article 34 (7ème tiret) de la Constitution qui concerne uniquement les règles relatives à l’assiette. le Président de la République ne s’est pas limité à instituer la taxe à l’exportation. 52 53 Il convient de remarquer que le Président de la République n’a certes pas déterminé ni les sanctions ni les procédures contentieuses applicables à la taxe à l’exportation. compte tenu des dispositions des articles 13 et 34 (4ème tiret) de la Constitution relatives respectivement à la légalité pénale et aux procédures devant les juridictions. l’alignement du régime contentieux et pénal de ladite taxe sur celui des droits de douane aura nécessairement des répercussions sur le plan pénal et sur les procédures devant les juridictions. en l’absence d’une habilitation constitutionnelle. Mais. En effet. 9 mars 2004. aucune possibilité de délégation n’a été envisagée. Mais. les règles relatives aux infractions et aux sanctions pénales ainsi que celles relatives au régime contentieux ne peuvent en aucune manière faire l’objet de délégation. complétant le décret n°2001-2802 du 6 décembre 2001. au taux et au recouvrement de la taxe. 540. JORT. la délégation faite par le législateur permet au Président de la République d’édicter des règles relatives au contrôle. D’ailleurs. p. relatif à la fixation du champ et modalités d’application des dispositions de l’article 58 de la loi n°2000-98 du 25 décembre 2000.Divers Décret n°2004-1021 du 26 avril 2004. cette habilitation ne peut pas s’étendre au-delà des aspects relatifs à l’assiette. à la perception et à la restitution. 5. La délégation faite par la loi de finances pour la gestion 1971 n’englobe ni la détermination du régime contentieux. les règles relatives aux sanctions pénales et aux procédures contentieuses relèvent du domaine de la loi et ne peuvent. n°36. Or. faire l’objet de délégation.

. p. 54 JORT. ledit support est accepté et le contribuable en est informé dans un délai de 5 jours à partir de la date de son dépôt. Ces produits exonérés ont été déterminés par le décret du 25 mai 2004.En cas d’impossibilité de lecture du premier ou du deuxième support magnétique rectificatif. déposés par les personnes qui remplissent les conditions prévues par la législation fiscale en vigueur. a prévu une exonération des produits dont les intrants ont supporté ladite taxe. Par application de l’article 58 susvisé.1449. Ce décret a été pris sur la base des dispositions de l’article 58 de la loi n°2002-101 du 17 décembre 2002.Le dépôt des documents sur supports magnétiques est obligatoire pour les déclarations. Dans ce cas. fixant la liste des produits exonérés de la taxe pour la protection de l’environnement54. n°44. le contribuable sera informé de ce refus dans un délai ne dépassant pas 5 jours à partir de la date du dépôt du deuxième support magnétique rectificatif. il a été créée au profit du fonds de dépollution une taxe pour la protection de l’environnement due sur certains produits. est perçue dans les mêmes délais relatifs à la TVA. états ou relevés. Décret n° 2004-1191 du 25 mai 2004. ledit support est refusé d’une manière définitive.Chronique de la législation fiscale Le contenu de ce décret peut être résumé dans les trois points suivants : . 209 . L’article 58 de la loi de finances pour la gestion 2002. Cette taxe dont le taux a été fixé à 2.En cas d’existence d’autres insuffisances ou anomalies au niveau des informations contenues dans le support magnétique. .5 % du chiffre d’affaires hors TVA réalisé par les fabricants des produits taxables en régime intérieur et sur la valeur en douane pour l’importation. tel que modifié par l’article 54 de la loi de finances pour la gestion 2004. 1er juin 2004. portant loi de finances pour l’année 2003.

listes et relevés sur supports magnétiques55 Contrairement à ce que laisse croire son intitulé. 353 et s. n° 87. fixant le chiffre d’affaires annuel brut réalisé par les contribuables tenus de déposer les déclarations. Ces délégations de signature sont de deux catégories. de tous les actes rentrant dans le cadre de ses attributions à l’exception des textes à caractère réglementaire56. 2-Délégation de signature Au cours de l’année 2004. selon l’article premier dudit décret « est fixé à 10 millions de dinars. p. Il s’agit plutôt d’une modification de l’arrêté du Ministre des finances du 4 avril 2003 ayant déjà fixé le chiffre d’affaires exigé à 20 millions de dinars. par délégation du Ministre des finances. p. 13 février 2004. La première concerne la signature. Voir également les 210 . portant loi de finances pour l’année 2003 ».Chronique de la législation fiscale III. 29 octobre 2004.LES ARRETES 1. n°13.Fixation des conditions de dépôt des documents sur support magnétique Arrêté du Ministre des finances du 23 octobre 2004. listes et relevés comportant des renseignements destinés aux services fiscaux ou aux services de recouvrement sur supports magnétiques prévus par l’article 66 de la loi n°2002-101 du 17 décembre 2002. on a assisté à la parution au JORT de deux séries d’arrêtés comportant des délégations de signature faites par les deux Ministres des finances qui se sont succédés dans une période ne dépassant pas 3 mois. A travers l’arrêté du 23 octobre 2004.3084.). Voir les arrêtés du Ministre des finances du 6 février 2004. cet arrêté ministériel n’a pas pour objet la fixation initiale du chiffre d’affaires réalisé par les contribuables tenus de déposer leurs documents sur support magnétique. Ces délégations 55 56 JORT. En effet. le chiffre d’affaires annuel brut réalisé par les contribuables soumis à l’impôt selon le régime réel. portant délégation de signature (JORT. ce montant a été réduit à 10 millions de dinars. qui tiennent leur comptabilité par des moyens informatiques et qui sont tenus de déposer sur supports magnétiques les déclarations.

n°17. 1239 et s. . n°37. Cette délégation est fondée sur les dispositions de l’article 74 du CDPF selon lesquelles « le Ministre des Finances ou la personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet … met en mouvement l’action publique …». le Ministre des finances a procédé à la délégation de la signature des décisions de retrait des avantages fiscaux62. Cette délégation est fondée sur les dispositions de l’article 44 IV (2) du CIR en vertu desquelles « le régime forfaitaire est retiré par décision motivée du Ministre des finances ou par toute personne déléguée par le Ministre des finances…». p. 7 mai 2004. Voir : arrêtés du Ministre des finances du 19 février 2004. 7 mai 2004. au profit des chefs des centres régionaux de contrôle des impôts61. 27 février 2004.). Il s’agit en particulier du : . Voir également les arrêtés du Ministre des finances du 30 avril 2004. . Cette délégation est fondée sur les dispositions de l’article 50 du CDPF selon lesquelles « la taxation d’office … est établie au moyen d’un arrêté motivé du Ministre des Finances ou de la personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet… ». en particulier.Directeur général des douanes au Ministère des finances. Cette délégation. 57 58 59 60 61 62 arrêtés du Ministre des finances du 30 avril 2004. Ces délégations ont été accordées. . Il y a lieu également d’ajouter que dans certains arrêtés. p. .Directeur général du budget de capital au Ministère des finances.Directeur général du contrôle fiscal au Ministère des finances.). portant délégation de signature (JORT. de la décision de retrait du régime forfaitaire59 et de l’acte de mise en mouvement de l’action publique pour les infractions fiscales pénales prévues par le CDPF et non passibles d’une peine corporelle60.Chronique de la législation fiscale ont été faites aux directeurs généraux de certains services de l’administration centrale57.Directeur général des études et de la législation fiscales au Ministère des finances.).Directeur général de la comptabilité publique au Ministère des finances. portant délégation de signature (JORT. portant délégation de signature (JORT. . n°37. La deuxième catégorie de délégations concerne la signature de l’arrêté de taxation d’office58. 413 et s. 1225 et s. des équipements et du matériel au Ministère des finances. p.Directeur des affaires financières. est fondée sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 111 du CDPF selon lesquelles « le retrait de l’avantage fiscal aux personnes qui n’ont pas respecté l’échéancier (de recouvrement des dettes fiscales) s’effectue par décision du Ministre des Finances ou de la personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet ». 211 .

Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne

CHRONIQUE DE LA JURISPRUDENCE
FISCALE TUNISIENNE 1
PREMIERE PARTIE :
LA JURISPRUDENCE DU JUGE DU FOND
Tarek DRIRA∗
Enseignant à la Faculté
de Droit de Sfax
Sommaire des principaux jugements (2ème semestre 2003)
Amortissement (1) - Charges déductibles (2) – Comptabilité (3) Plus-value (4) - Preuve (5) - Procédures (6) - Régime forfaitaire (7) Réinvestissement (8) - Rétroactivité de la loi fiscale (9) - Sanctions
fiscales (10) - Taxation d'office (11) - Taxe professionnelle (12) - TVA
(13) - Vérification fiscale (14).
1) Amortissement
Sommaire : Immobilisations / Taux d’amortissement linéaire
du matériel de chantier / Arrêté du ministre des finances du 16 janvier
1990 / Les immobilisations sont amortissables durant les années de
leur utilisation / Principe de l’interprétation stricte de la norme
fiscale : en cas de texte précis, il n’y a pas lieu d’interpréter /
Spécificité du droit fiscal par rapport au droit comptable / Rejet du
motif.
Tribunal de Sfax, req. n°153 du 29 octobre 2003, St. T.R. /
Centre régional de contrôle fiscal de Sfax ;
:‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻻﺳﺘﻬﻼآﺎت‬
‫ﺣﻴ ﺚ ﺟ ﺎء ﺑﺘﻘﺮﻳ ﺮ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻗﺎﻣ ﺖ ﺑﺘﻄﺒﻴ ﻖ ﻧﺴ ﺒﺔ اﺳ ﺘﻬﻼك ﻗ ﺪرهﺎ‬
‫ واﻟﺤ ﺎل أن ﻗ ﺮار‬Matériel de chantier ‫ ﺑﺨﺼ ﻮص اﻟﻤﻌ ﺪات اﻟﺼ ﻨﺎﻋﻴﺔ‬% 33.33
‫ ﺣ ﺪد ﻧﺴ ﺒﺔ اﻻﺳ ﺘﻬﻼآﺎت ﻟﻠﻤﻌ ﺪات اﻟﻤ ﺬآﻮرة‬1990 ‫ ﺟ ﺎﻧﻔﻲ‬16 ‫وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ‬
.%10 ‫ﺑــ‬
1

Tous les jugements et arrêts figurant dans cette chronique sont disponibles au
Centre d’Etudes Fiscales de la Faculté de Droit de Sfax.
E-mail : tarekdrira@yahoo.fr

213

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬م ض د ا ط ض ش أﻧﻪ ﺗﻀﺒﻂ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺼﺎﻓﻴﺔ ﺑﻌ ﺪ ﻃ ﺮح آ ﻞ‬
‫اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ اﺳﺘﻠﺰاﻣﻬﺎ اﻻﺳﺘﻐﻼل واﻟﺘﻲ ﺗﺸﻤﻞ ﺧﺎﺻﺔ )…(‬
‫‪ (2‬اﻻﺳﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻘﺎرة اﻟﺘﻲ ﺗﻘﻮم ﺑﻬﺎ اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻌﻠﻴ ﺔ ﻓ ﻲ ﺣ ﺪود اﻻﺳ ﺘﻬﻼآﺎت‬
‫اﻟﻤﻌﻬﻮدة ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر اﻻﺳ ﺘﻌﻤﺎل وﺣﺴ ﺐ ﻧﻮﻋﻴ ﺔ اﻟﻨﺸ ﺎط وآ ﺬﻟﻚ اﻹﺳ ﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻤﺴ ﺠﻠﺔ ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ‬
‫واﻟﺘﻲ أﺟﻞ ﻃﺮﺣﻬﺎ أﺛﻨﺎء ﻓﺘ ﺮات اﻟﺨﺴ ﺎرة )…( ﺗﻀ ﺒﻂ ﻧﺴ ﺐ اﻻﺳ ﺘﻬﻼك اﻟﻘ ﺎر وﻗﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻌ ﺪات‬
‫اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﻜﻮن ﻣﺤﻞ اﺳﺘﻬﻼك آﻠﻲ ﺑﻘﺮار ﻣﻦ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 12‬م ض د ا ط ض ش اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ اﺗﺨ ﺬ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ‬
‫ﻗﺮارا ﻣﺆرﺧﺎ ﻓﻲ ‪ 16‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1990‬ﻓﻲ ﺿﺒﻂ ﻧﺴﺐ اﻻﺳﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻘﺎرة وﻗﻴﻤﺔ اﻟﻤﻌﺪات اﻟﺜﺎﺑﺘ ﺔ‬
‫اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﻜﻮن ﻣﺤﻞ اﺳﺘﻬﻼك آﻠﻲ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﻀ ﺢ ﺑﻘ ﺮاءة أﺣﻜ ﺎم اﻟﻘ ﺮار اﻟﺼ ﺎدر ﻋ ﻦ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ‬
‫‪ 1990/1/16‬أن اﻟﻤﻌﺪات ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣﺔ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻨﺴﺒﺔ اﺳﺘﻬﻼك ﻗﺪرهﺎ ‪.%10‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﺗﻜ ﻮن ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ اﻹدارة ﻗ ﺪ أﺣﺴ ﻨﺖ ﺗﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﻤ ﺎ وﻇﻔ ﺖ ﻧﺴ ﺒﺔ ‪%10‬‬
‫ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ اﺳﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻤﻌﺪات اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺴﺘﻌﻤﻠﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻓﻲ ﺣﻈﺎﺋﺮهﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﺧﻼﻓ ﺎ ﻟﻤ ﺎ ﺗﻤﺴ ﻚ ﺑ ﻪ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﻓ ﺈن اﻟﻤﻌ ﺪات اﻟﺜﺎﺑﺘ ﺔ ﻻ ﺗﻘﺒ ﻞ اﻟﻄ ﺮح‬
‫ﺑﺼﻔﺔ آﻠﻴﺔ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ وإﻧﻤ ﺎ ﺗﺨﻀ ﻊ ﻟﻼﺳ ﺘﻬﻼك ﻋﻠ ﻰ اﻣﺘ ﺪاد اﻟﺴ ﻨﻮات اﻟﻤﻘﺎﺑﻠ ﺔ ﻟﻤ ﺪة‬
‫اﺳﺘﻌﻤﺎﻟﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﻋ ﻼوة ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻻ ﺗﺄوﻳ ﻞ ﻣ ﻊ وﺿ ﻮح اﻟ ﻨﺺ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓ ﻼ ﺣﺎﺟ ﺔ‬
‫ﻟﻠﺮﺟﻮع إﻟ ﻰ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻤﻌﻴ ﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﻲ اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺎﻷﺻ ﻮل اﻟﺜﺎﺑﺘ ﺔ اﻟﻤﺎدﻳ ﺔ ﻃﺎﻟﻤ ﺎ وردت أﺣﻜ ﺎم‬
‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬م ض د ا ط ض ش وﻗﺮار وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 16‬ﺟ ﺎﻧﻔﻲ ‪ 1990‬واﺿ ﺤﺔ‬
‫ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻧﺴ ﺒﺔ اﻻﺳ ﺘﻬﻼك اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑﺎﻟﻤﻌ ﺪات ﻓﻀ ﻼ ﻋ ﻦ أن اﻟﻘ ﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒ ﺎﺋﻲ ﻟ ﻪ ﺧﺼﻮﺻ ﻴﺘﻪ‬
‫وﺗﻔﺮدﻩ ﻣﻘﺎرﻧﺔ ﺑﺎﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻲ"‪.‬‬
‫‪2) Charges déductibles‬‬
‫‪Sommaire : Distinction charges/amortissement / Travaux‬‬
‫‪d’entretien et de réparation / Sort fiscal des dépenses qui sont de‬‬
‫‪nature, soit à étendre la durée de vie des biens soit à augmenter‬‬
‫‪sensiblement leur valeur / Principe de la légalité fiscale / L’avis de la‬‬
‫‪commission de conciliation ne constitue pas une référence à laquelle‬‬
‫‪le tribunal se réfère pour qualifier les travaux / La doctrine et la‬‬
‫‪jurisprudence fiscales considèrent que les travaux constituent des‬‬
‫‪charges déductibles tant qu’ils sont effectués en vue d’entretenir les‬‬
‫‪immobilisations et de les garder dans leur état initial / Défaut de‬‬
‫‪preuve de la nature des travaux qu’il a effectués / Refus de la‬‬
‫‪déduction.‬‬

‫‪214‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Tribunal de Sfax, req. n°01 du 09 juillet 2003, St. (…) / La‬‬
‫‪mission des enquêtes et du contrôle national polyvalent.‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص رﻓﺾ ﻃﺮح ﻣﺒﺎﻟﻎ ﺑﻌﻨﻮان أﻋﺒﺎء ‪:‬‬
‫ﺣﻴ ﺚ ﻗﺎﻣ ﺖ اﻟﺸ ﺮآﺔ ﺑﺠﻤﻠ ﺔ ﻣ ﻦ اﻷﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ أدرﺟﺘﻬ ﺎ ﺿ ﻤﻦ اﻷﻋﺒ ﺎء ﻓ ﻲ ﺣ ﻴﻦ‬
‫ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻹدارة ﺑﺄﻧﻬﺎ ﺗﺸﻜﻞ ﻣﻌﺪات ﺗﻘﺒﻞ اﻹﺳﺘﻬﻼك ﻋﻠﻰ اﻣﺘﺪاد ﻋﺪة ﺳﻨﻮات‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﺳﺘﺸ ﻬﺪت اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﻤﻮﻗ ﻒ ﺳ ﺎﺑﻖ ﻟﻠﺠﻨ ﺔ اﻟﻤﺮاﺿ ﺎة اﻋﺘﺒ ﺮ أن ه ﺬﻩ‬
‫اﻷﺷﻐﺎل هﻲ ﻣﻦ ﻗﺒﻴﻞ اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻘﺎﺑﻠﺔ ﻟﻠﻄﺮح اﻟﻜﻠﻲ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ﺛﺒﻮﺗﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺒﺪﺋﻴﺔ ﻓﺈن ﻣﻮﻗﻒ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﺑﺸﺄن هﺬﻩ اﻷﺷﻐﺎل واﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ‬
‫ﺑﻤﺮاﻗﺒ ﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﺳ ﺎﺑﻘﺔ ﻻ ﻳﺼ ﻠﺢ أن ﻳﻜ ﻮن أﺳﺎﺳ ﺎ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴ ﺎ وﺟﻴﻬ ﺎ ﻟﻠﺘﻤﺴ ﻚ ﺑﻄﻠ ﺐ اﻋﺘﺒ ﺎر ه ﺬﻩ‬
‫اﻷﺷ ﻐﺎل ﻣ ﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻷﻋﺒ ﺎء ﻟﻌ ﺪة أﺳ ﺒﺎب ﻓﻤ ﻦ ﺟﻬ ﺔ أوﻟ ﻰ ﻓ ﺈن ﻟﺠﻨ ﺔ اﻟﻤﺮاﺿ ﺎة ﻻ ﺗﺸ ﻜﻞ ﺟﻬ ﺔ‬
‫ﻗﻀﺎﺋﻴﺔ ﺗﻜﺘﺴﻲ ﻗﺮاراﺗﻬﺎ ﺣﺠﻴ ﺔ اﻷﻣ ﺮ اﻟﻤﻘﻀ ﻲ ﺑ ﻪ ﺑ ﻞ وأآﺜ ﺮ ﻣ ﻦ ذﻟ ﻚ ﻓ ﺈن اﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻘﻀ ﺎﺋﻴﺔ‬
‫ﻧﻔﺴﻬﺎ ﻻ ﺗﻜﺘﺴﻲ إﻻ ﺣﺠﻴﺔ ﻧﺴﺒﻴﺔ ﻟﻸﻣﺮ اﻟﻤﻘﻀﻲ ﺑﻪ وﻻ ﺗﻘﻮم هﺬﻩ اﻟﺤﺠﻴﺔ اﻟﻨﺴ ﺒﻴﺔ إﻻ ﻣﺘ ﻰ ﺗﻌﻠ ﻖ‬
‫اﻷﻣﺮ ﺑﻨﻔﺲ ﻣﺪة اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ وﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﺷ ﺊ ﺑﻤﻠ ﻒ اﻟﻘﻀ ﻴﺔ ﻳﺜﺒ ﺖ أن اﻷﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ‬
‫اﻋﺘﺒﺮﺗﻬﺎ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﺴ ﺎﺑﻘﺔ ﻣ ﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻷﻋﺒ ﺎء ه ﻲ ﻧﻔﺴ ﻬﺎ ﺗﻠ ﻚ اﻟﺘ ﻲ‬
‫اﻋﺘﺒﺮﺗﻬ ﺎ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﺤﺎﻟﻴ ﺔ ﻣ ﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻟﻤﻌ ﺪات وﺑ ﺬﻟﻚ ﻓ ﺈن ه ﺬا اﻟ ﺪﻓﻊ‬
‫اﻟﻤﺆﺳﺲ ﻋﻠﻰ رأي ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة اﻟﻮاﻗﻊ إﺑﺪاؤﻩ ﻓﻲ إﻃﺎر اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻳﺒﻘﻰ ﻣﺠﺮدا‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﻓﻀ ﻼ ﻋ ﻦ ذﻟ ﻚ ﻓ ﺈن اﻟﻤﺮﺟ ﻊ ﻓ ﻲ ﺗﻜﻴﻴ ﻒ اﻟﻄﺒﻴﻌ ﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ ﻟﻸﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ‬
‫ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ هﻲ اﻟﻘﺎﻋ ﺪة اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ وﻟ ﻴﺲ رأي ﻟﺠﻨ ﺔ إدارﻳ ﺔ وذﻟ ﻚ ﻋﻤ ﻼ ﺑﻤﺒ ﺪأ ﺷ ﺮﻋﻴﺔ‬
‫اﻟﻤﺎدة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ )‪ (le principe de la légalité fiscale‬وﺗﻌﻴﻦ ﺑﻨﺎء ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﺗﻜﻴﻴ ﻒ‬
‫ه ﺬﻩ اﻷﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ ﺗﻮﻟ ﺖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ إﻧﺠﺎزه ﺎ وﻓﻘ ﺎ ﻟﻠﻨﺼ ﻮص اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ وﻟﻤ ﺎ اﺳ ﺘﻘﺮ ﻋﻠﻴ ﻪ ﻓﻘ ﻪ‬
‫اﻟﻘﻀﺎء وذﻟﻚ ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ إﻟﻰ ﻃﺒﻴﻌﺔ هﺬﻩ اﻷﺷﻐﺎل‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﺳ ﺘﻘﺮ اﻟﻔﻘ ﻪ وﻓﻘ ﻪ اﻟﻘﻀ ﺎء ﻋﻠ ﻰ اﻋﺘﺒ ﺎر أن اﻷﺷ ﻐﺎل ﺗﻌﺘﺒ ﺮ ﻣﻌ ﺪات ﺗﻘﺒ ﻞ‬
‫اﻹﺳ ﺘﻬﻼك )‪ (Amortissement‬آﻠﻤ ﺎ آ ﺎن ﻣ ﻦ ﺷ ﺄﻧﻬﺎ اﻟﺘﻤﺪﻳ ﺪ ﻓ ﻲ ﻋﻤ ﺮ اﻟﻤﻨﻘ ﻮل أو اﻟﻌﻘ ﺎر‬
‫اﻟﺬي ﺗﺴﻠﻄﺖ ﻋﻠﻴﻪ أو اﻟﺰﻳﺎدة ﻓﻲ ﻗﻴﻤﺘ ﻪ ﺑﺸ ﻜﻞ ﻣﺤﺴ ﻮس وﻋﻠ ﻰ اﻟﻌﻜ ﺲ ﻣ ﻦ ذﻟ ﻚ ﻓ ﺈن اﻷﺷ ﻐﺎل‬
‫ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ ﻗﺒﻴﻞ اﻷﻋﺒﺎء )‪ (charges‬اﻟﻘﺎﺑﻠ ﺔ ﻟﻠﻄ ﺮح آﻠﻴ ﺎ ﻓ ﻲ ﺳ ﻨﺔ ﺛﺒﻮﺗﻬ ﺎ آﻠﻤ ﺎ آ ﺎن ﻣ ﻦ ﺷ ﺄﻧﻬﺎ‬
‫ﺗﻌﻬﺪ اﻷﺻﻮل ﺑﺎﻟﺼﻴﺎﻧﺔ واﻹﺻﻼح ﻗﺼﺪ اﻟﻤﺤﺎﻓﻈﺔ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴﺘﻬﺎ اﻟﺮاهﻨﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﺗﺪل اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﻤﺆﻳﺪات ووﺛﺎﺋﻖ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻬﺎ إﺛﺒﺎت ﻣﺎهﻴ ﺔ وﻃﺒﻴﻌ ﺔ ه ﺬﻩ‬
‫اﻷﺷﻐﺎل وأﺛﺮهﺎ ﻋﻠﻰ اﻷﺻﻮل اﻟﺘﻲ ﺗﺴﻠﻄﺖ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺣﺎل أن اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻣﻠﺰﻣﺔ ﻃﺒﻖ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪65‬‬
‫م ح ا ج ﺑﺈﺛﺒﺎت ﺷﻄﻂ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺬي اﺳﺘﻬﺪﻓﺖ ﻟﻪ وﺻﺤﺔ ﻣﻮاردهﺎ وﺗﺼﺎرﻳﺤﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ ﺗﺠﺮد إدﻋﺎءات اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻓﺈن ﻣﺒﺎﻟﻎ هﺬﻩ اﻷﺷﻐﺎل واﻟﻤﻘ ﺪرة‬
‫ب‪9 251.190‬د ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ‪ 1995‬و‪4 158.138‬د ﺧﻼل ﺳ ﻨﺔ ‪ 1996‬و‪7 438.672‬د ﺧ ﻼل‬
‫ﺳﻨﺔ ‪ 1997‬هﻲ ﻣﺒﺎﻟﻎ هﺎﻣﺔ ﻓﻲ ذاﺗﻬﺎ وﺑﺼﻔﺔ ﻣﻮﺿ ﻮﻋﻴﺔ اﻷﻣ ﺮ اﻟ ﺬي ﻳﺴﺘﺸ ﻒ ﻣﻨ ﻪ أﻧﻬ ﺎ ﺗﺸ ﻜﻞ‬
‫ﻧﻔﻘﺎت ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻬﺎ اﻟﺘﻤﺪﻳﺪ ﻓﻲ ﻋﻤ ﺮ اﻷﺻ ﻮل واﻟﺰﻳ ﺎدة ﻓ ﻲ ﻗﻴﻤﺘﻬ ﺎ ﺑﺸ ﻜﻞ ﻣﺤﺴ ﻮس وأن اﻷﻣ ﺮ ﻻ‬
‫ﻳﺘﻌﻠﻖ ﺑﺄﻋﻤﺎل ﺻﻴﺎﻧﺔ ﻋﺎدة ﻣﺎ ﺗﻜﻮن ﺑﺴﻴﻄﺔ وﻣﺤﺪودة "‪.‬‬

‫‪215‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Sommaire : Déduction des charges /Art. 14-5 du CIR /‬‬
‫‪Dépenses engagées au titre des véhicules de tourisme d’une puissance‬‬
‫‪fiscale supérieure à 9 CV / Application de la loi dans le temps /‬‬
‫‪Principe de non rétroactivité / Fait générateur antérieur à la nouvelle‬‬
‫‪loi / Refus de la déduction / Confirmation des prétentions du‬‬
‫‪demandeur.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°01 du 09 juillet 2003; St. (…) / La‬‬
‫‪mission des enquêtes et du contrôle national polyvalent.‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺴﻴﺎرة ﺳﻴﺎﺣﻴﺔ ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل ‪:‬‬
‫وﺣﻴﺚ رﻓﻀﺖ اﻹدارة ﻃﺮح أﻋﺒﺎء ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺴﻴﺎرة ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ اﻟﺒﺨﺎرﻳﺔ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل وﻗﻊ‬
‫ﺻﺮﻓﻬﺎ ﺳﻨﺔ ‪.1995‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ أﻗﺮ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 5-14‬م ض د ا ط ض ش ﻋﺪم ﻗﺎﺑﻠﻴﺔ ﻃﺮح ﻧﻔﻘﺎت اﻟﺼ ﻴﺎﻧﺔ‬
‫واﻟﻠ ﻮازم واﻟﻤﺤﺮوﻗ ﺎت وﻣﻌﻠ ﻮم اﻟﺠ ﻮﻻن اﻟﺘ ﻲ ﻳﻘ ﻊ ﺻ ﺮﻓﻬﺎ ﺑﻌﻨ ﻮان اﻟﺴ ﻴﺎرات اﻟﺴ ﻴﺎﺣﻴﺔ اﻟﺘ ﻲ‬
‫ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺨﺎرﻳﺔ إﻻ أن أﺣﻜﺎم هﺬﻩ اﻟﻔﻘﺮة ﻗﺪ ﻧﻘﺤﺖ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 52‬ﻣ ﻦ‬
‫اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 109‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1995‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 25‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1995‬واﻟﺬي ﺣﺪد ﻣﺴ ﺄﻟﺔ ﻗ ﻮة اﻟﺴ ﻴﺎرة‬
‫اﻟﻤﺴﻤﻮح ﺑﻘﺒﻮل اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن أﺣﻜﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻻ ﺗﻄﺒﻖ ﺑﺄﺛﺮ رﺟﻌﻲ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻣﻄﺎﻟﺒ ﺔ‬
‫اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﺑﺎﻻﻣﺘﺜﺎل ﻷﺣﻜﺎم ﻧﺺ ﻗﺎﻧﻮﻧﻲ ﺻﺪر إﺛﺮ ﺧﺘﻢ اﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ أي إﺛ ﺮ ﺣﺼ ﻮل اﻟﺤ ﺪث‬
‫اﻟﻤﻨﺸﺊ ﻟ ﻸداء اﻷﻣ ﺮ اﻟ ﺬي ﻳ ﺆدي إﻟ ﻰ ﻋ ﺪم ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ﻣﻮﻗ ﻒ اﻹدارة اﻟﺮاﻣ ﻲ إﻟ ﻰ رﻓ ﺾ ﻃ ﺮح‬
‫اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺴﻴﺎرة ﺳﻴﺎﺣﻴﺔ ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل"‪.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°153 du 29 octobre 2003; St. T.R. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫‪Sommaire : Refus de la déduction des charges supportées par‬‬
‫‪l’entreprise / Défaut de justification des charges supportées / Défaut‬‬
‫‪de preuve de l’exagération de l’imposition / Art. 65 du CPF / Rejet.‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻐﻴﺮ ﻣﺪﻋﻤﺔ ﺑﻔﻮاﺗﻴﺮ ‪:‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ رﻓﻀ ﺖ اﻹدارة ﻃ ﺮح ﺟﻤﻠ ﺔ ﻣ ﻦ اﻷﻋﺒ ﺎء ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﻋ ﺪم ﺗ ﺪﻋﻴﻤﻬﺎ ﺑﻤﺆﻳ ﺪات‬
‫وﻓﻮاﺗﻴﺮ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء أن هﺬﻩ اﻷﻋﺒﺎء ﻣﺪﻋﻤﺔ ﺑﻔﻮاﺗﻴﺮ ﺗﺒﺮرهﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 65‬م ح ا ج أﻧ ﻪ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟ ﺬي ﺻ ﺪر ﻓ ﻲ‬
‫ﺷﺄﻧﻪ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء اﻟﺤﺼ ﻮل ﻋﻠ ﻰ اﻹﻋﻔ ﺎء أو اﻟﺘﺨﻔ ﻴﺾ ﻣ ﻦ اﻷداء اﻟﻤﻮﻇ ﻒ‬
‫ﻋﻠﻴ ﻪ إﻻ إذا أﻗ ﺎم اﻟ ﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠ ﻰ ﺻ ﺤﺔ ﺗﺼ ﺎرﻳﺤﻪ وﻣ ﻮاردﻩ اﻟﺤﻘﻴﻘﻴ ﺔ أو ﻋﻠ ﻰ ﺷ ﻄﻂ اﻷداء‬
‫اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ‪.‬‬

‫‪216‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺒﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻮﺟﻮد ﻓﻮاﺗﻴﺮ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺗ ﺪﻋﻢ اﻷﻋﺒ ﺎء اﻟﻮاﻗ ﻊ‬
‫ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ إﻻ أﻧ ﻪ ﻟ ﻢ ﻳ ﺪل ﻓ ﻲ ﻃ ﻮر اﻟﺘﻘﺎﺿ ﻲ ﺑﻬ ﺬﻩ اﻟﻔ ﻮاﺗﻴﺮ ﺣﺘ ﻰ ﺗﺠ ﺮي‬
‫اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻴﻬﺎ رﻗﺎﺑﺘﻬﺎ وﺑﻘﻴﺖ دﻓﻮﻋﺎﺗﻪ ﻣﺠﺮدة ﻋﻦ آﻞ ﻣﺎ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺆﻳﺪهﺎ "‪.‬‬
‫‪3- Comptabilité‬‬
‫‪Sommaire : Comptabilité / Défaut de tenue des documents‬‬
‫‪comptables / La force majeure est un fait irrésistible, imprévisible et‬‬
‫‪extérieur à celui qui l’invoque / Art. 283 du COC / La saisie du‬‬
‫‪matériel informatique ne constitue pas un cas de force majeure‬‬
‫‪justifiant la non présentation de la comptabilité / Rejet du motif.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°153 du 29 octobre 2003 ; St. T.R. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻃﻠﺐ اﻋﺘﻤﺎد ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 2000‬و‪: 2001‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻃﻠﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ اﻋﺘﻤﺎد ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 2000‬و‪ 2001‬ﻗﺼﺪ إﻋﺎدة ﺗﺤﺪﻳﺪ‬
‫اﻟﻀ ﺮاﺋﺐ واﻷداءات اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﻣ ﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر أن ه ﺬﻩ اﻷﺧﻴ ﺮة ﺗﻌ ﺬر ﻋﻠﻴﻬ ﺎ‬
‫إﻋﺪاد اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ أﺛﻨﺎء ﻓﺘﺮة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﻋﻘﻠﺔ أﺟﻬﺰة اﻹﻋﻼﻣﻴﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﻠﺸﺮآﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺒﺪﺋﻴﺔ ﻓﺈن اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻟﻤﺘﻌﻬﺪة ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ ﻓﻲ اﻻﻋﺘﺮاض ﻋﻠﻰ ﻗﺮار‬
‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺗﺘﻮﻟﻰ اﻟﺒﺖ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟ ﺪﻋﻮى واﻟﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﻣ ﺪى ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ووﺟﺎه ﺔ ﻋﻨﺎﺻ ﺮ اﻟﺘﻌ ﺪﻳﻼت‬
‫اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﻘﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ ﺿ ﻮء اﻟﻤﻌﻄﻴ ﺎت اﻟﻤﺎدﻳ ﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ اﻟﻤﻮﺟ ﻮدة ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟ ﻺدارة‬
‫زﻣﻦ إﻋﺪاد ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﺑﺤﻴ ﺚ أن اﻟﻤﻌﻄﻴ ﺎت واﻟﻌﻨﺎﺻ ﺮ اﻟﻼﺣﻘ ﺔ ﻹﺻ ﺪار ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬
‫ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺑﺤ ﺎل ﻣ ﻦ اﻷﺣ ﻮال أﺧ ﺬهﺎ ﺑﻌ ﻴﻦ اﻹﻋﺘﺒ ﺎر ﻓ ﻲ اﻟﻄ ﻮر اﻟﻘﻀ ﺎﺋﻲ آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻣﺆاﺧ ﺬة‬
‫اﻹدارة ﻋﻠﻰ ﻋﺪم اﻋﺘﻤﺎد أﻣﻮر وﻋﻨﺎﺻﺮ ﻟﻢ ﺗﻜﻦ ﺑﺤﻮزﺗﻬﺎ زﻣﻦ إﺻ ﺪار ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ وﻋﻠﻴ ﻪ‬
‫ﻓ ﻼ ﻳﻤﻜ ﻦ اﻹذن ﺑﺈﻋ ﺎدة اﻟﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﺟﻤﻠ ﺔ اﻻداءات اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ اﻟﺘ ﻲ ﺗ ﻢ ﺗﺤﺪﻳ ﺪهﺎ ﻓ ﻲ ﻏﻴ ﺎب‬
‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة اﻟﺘﻲ ﺗﻢ إﻋﺪادهﺎ ﺑﺼﻔﺔ ﻻﺣﻘﺔ ﻋﻦ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻣﻦ ﺟﻬ ﺔ أﺧ ﺮى ﻓ ﺈن ﻋﻘﻠ ﺔ أﺟﻬ ﺰة اﻹﻋﻼﻣﻴ ﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌ ﺔ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﻻ ﻳﺸ ﻜﻞ ﺑ ﺄي‬
‫ﺣ ﺎل ﻣ ﻦ اﻷﺣ ﻮال ﻗ ﻮة ﻗ ﺎهﺮة ﺗﺒ ﺮر إﺧ ﻼل اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﺑﻮاﺟ ﺐ إﻋ ﺪاد اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ ﻓ ﻲ اﻵﺟ ﺎل‬
‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ذﻟﻚ أن اﻟﻘﻮة اﻟﻘﺎهﺮة هﻲ آﻞ ﺣﺎدث أﺟﻨﺒﻲ ﻋﻦ ﺷ ﺨﺺ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻏﻴ ﺮ ﻣﺘﻮﻗ ﻊ‬
‫وﻣﺴﺘﺤﻴﻞ اﻟﺪﻓﻊ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 283‬م اع أﻣﺎ ﻋﻘﻠ ﺔ أﺟﻬ ﺰة اﻹﻋﻼﻣﻴ ﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌ ﺔ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﻓﻬ ﻮ‬
‫ﺣﺎدث ﻣﺮﺗﺒﻂ ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ارﺗﺒﺎﻃ ﺎ وﺛﻴﻘ ﺎ وﻣﺘﻮﻗ ﻊ اﻟﺤ ﺪوث وﻣﻤﻜ ﻦ اﺟﺘﻨﺎﺑ ﻪ وذﻟ ﻚ ﺑﺘﻔ ﺎدي‬
‫ﺳﺒﺒﻪ أي ﺧﻼص اﻟﺪﻳﻦ ﺳﻨﺪ إﺟﺮاء اﻟﻌﻘﻠﺔ )‪.(...‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ أﺿ ﺤﺖ دﻓﻮﻋ ﺎت اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﺟﻤﻠ ﺔ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻣﺠ ﺮدة وﻓ ﻲ ﻏﻴ ﺮ‬
‫ﻃﺮﻳﻘﻬﺎ واﻗﻌﺎ وﻗﺎﻧﻮﻧﺎ واﺗﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض أﺻﻼ "‪.‬‬
‫‪4- Plus-value‬‬
‫‪Sommaire : Charges nécessaires pour la construction d’un‬‬
‫‪immeuble / Seuls les montants justifiés des impenses qui sont‬‬

‫‪217‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪postérieurs à la date d’acquisition d’un bien peuvent être ajoutés à son‬‬
‫‪prix de revient pour la détermination de la plus-value / La vente des‬‬
‫‪immeubles doit être faite par écrit ayant une date certaine et n’a‬‬
‫‪d’effet au regard des tiers que si elle a été enregistrée à la recette des‬‬
‫‪finances / Art. 581 du COC / Refus de déduction des dépenses‬‬
‫‪effectuées par le contribuable postérieurement à 1996 date‬‬
‫‪d’acquisition de l’immeuble en question / Art. 28 -IV- du CIR.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°133 du 04 décembre 2003 ; M.K. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻧﻔﻘﺎت إﻧﺠﺎز اﻟﺒﻨﺎء ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﺒﻴﻊ ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﺑﺘﺤﻴﻴﻦ ﺛﻤﻦ اﻟﺸ ﺮاء ﻣ ﻊ إﺿ ﺎﻓﺔ ﻣﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﺒﻨ ﺎء اﻟﺘ ﻲ أﻧﻔﻘﻬ ﺎ‬
‫ﻣﻨﺬ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺸﺮاء ﺳﻨﺔ ‪.1967‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ IV.28‬م ض د ا ط ض ش أﻧ ﻪ ﻟﺘﻄﺒﻴ ﻖ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﻘ ﺮﺗﻴﻦ ‪2‬‬
‫و‪ 3‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺗﺴﺎوي اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﻮﻇﻔ ﺔ ﻋﻠﻴﻬ ﺎ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻔ ﺎرق ﺑ ﻴﻦ‬
‫ﺳ ﻌﺮ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ اﻟﻤﺼ ﺮح ﺑ ﻪ ﻓ ﻲ اﻷﻣ ﻼك اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ أو اﻟ ﺬي وﻗ ﻊ اﻟﺘﺮﻓﻴ ﻊ ﻓﻴ ﻪ إﺛ ﺮ ﻋﻤﻠﻴ ﺎت‬
‫اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺣﺴﺐ اﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ وﺳ ﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔ ﺔ اﻻﻗﺘﻨ ﺎء‬
‫أو اﻟﻬﺒﺔ أو اﻟﺘﻌﻮﻳﺾ أو اﻟﺒﻨﺎء ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻗﻴﻤﺔ اﻷرض ﻣﻊ إﺿﺎﻓﺔ ﻣﺒ ﺎﻟﻎ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒ ﺮرة‬
‫وﻧﺴﺒﺔ ‪ %10‬ﻋﻦ آﻞ ﺳﻨﺔ اﻣﺘﻼك ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﻣﻦ ﺧﻼل أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة ‪ IV‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬م ض د أ ط ض ش أﻧ ﻪ ﻻ‬
‫ﺗﻘﺒﻞ اﻹﺿﺎﻓﺔ ﻟﺜﻤﻦ اﻟﺸﺮاء إﻻ اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒﺮرة واﻟﻤﺒﺬوﻟﺔ ﺑﺼﻔﺔ ﻻﺣﻘﺔ ﻋﻦ ﺣﺼﻮل اﻟﺸﺮاء‬
‫ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒﺬوﻟ ﺔ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر ﺑﻨ ﺎء اﻟﻤﺴ ﻜﻦ اﻟ ﺬي‬
‫أﻗﺎﻣﻪ ﺑﺎﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﺸﺘﺮي واﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﺗﻘﺪﻳﺮهﺎ ﺻ ﻠﺐ ﺗﻘﺮﻳ ﺮ اﻟﺨﺒﻴ ﺮ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ إﺿ ﺎﻓﺘﻬﺎ ﻟ ﺜﻤﻦ اﻟﺸ ﺮاء‬
‫ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر أن ﺷ ﺮاء اﻟﻌﻘ ﺎر ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﺗ ﻢ ﻓ ﻲ ‪ 22‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪ 1996‬ﺗ ﺎرﻳﺦ إﺑ ﺮام ﻋﻘ ﺪ‬
‫إﺳﻨﺎد ﺑﻴﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء واﻟﺘﻌﺎﺿﺪﻳﺔ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓ ﺈن ه ﺬﻩ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ ﺳ ﺎﺑﻘﺔ ﻟﺤﺼ ﻮل اﻟﺸ ﺮاء‬
‫ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻌﺘﺮض وﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻨﻄﻘﻴﺎ إﺿﺎﻓﺘﻬﺎ ﻟﺜﻤﻦ اﻟﺸﺮاء‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺴ ﺘﺨﻠﺺ ﻣ ّﻤ ﺎ ﺳ ﻠﻒ ﺑﻴﺎﻧ ﻪ أن اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻗ ﺪ وﻇﻔ ﺖ اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ‬
‫اﻟﺰاﺋ ﺪة واﻋﺘﻤ ﺪت آﺘ ﺎرﻳﺦ ﺷ ﺮاء ‪ 22‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪ 1996‬ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 581‬م ا ع‬
‫وأﺿﺤﺖ ﺑﺬﻟﻚ دﻓﻮﻋﺎت اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﺠﺮّدة وﺗﻌﻴّﻦ ردّهﺎ "‪.‬‬
‫‪Sommaire : Dans les litiges relatifs à la plus-value‬‬
‫‪immobilière, le tribunal ordonne d’office une expertise pour évaluer la‬‬
‫‪valeur vénale des immeubles cédés / Art. 62 du CDPF / Défaut de‬‬
‫‪preuve de la sincérité des déclarations / Art. 65 du CPF / Rejet.‬‬

‫‪218‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Tribunal de Sfax, req. n°188 du 31 décembre 2003 ; A.B. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫"ﺣﻴﺚ اﻧﺤﺼﺮ اﻟﻨﺰاع ﺑﻴﻦ اﻟﻄ ﺮﻓﻴﻦ ﺣ ﻮل ﻃﺮﻳﻘ ﺔ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘ ﺔ ﻣ ﻦ‬
‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ .IV. 28‬م ض د أ ط ض ش أﻧ ﻪ ﻟﺘﻄﺒﻴ ﻖ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﻘ ﺮﺗﻴﻦ ‪2‬‬
‫و‪ 3‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺗﺴﺎوي اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﻮﻇﻔ ﺔ ﻋﻠﻴﻬ ﺎ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻔ ﺎرق ﺑ ﻴﻦ‬
‫ﺳﻌﺮ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ… ﻣ ﻦ ﻧﺎﺣﻴ ﺔ وﺳ ﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔ ﺔ اﻻﻗﺘﻨ ﺎء أو اﻟﻬﺒ ﺔ أو اﻟﺘﻌ ﻮﻳﺾ أو اﻟﺒﻨ ﺎء‬
‫ﺑﻤﺎ ﻓ ﻲ ذﻟ ﻚ ﻗﻴﻤ ﺔ اﻷرض ﻣ ﻊ إﺿ ﺎﻓﺔ ﻣﺒ ﺎﻟﻎ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒ ﺮرة وﻧﺴ ﺒﺔ ‪ %10‬ﻋ ﻦ آ ﻞ ﺳ ﻨﺔ‬
‫اﻣﺘﻼك ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄﻧﻪ أﻧﺠﺰ ﺑﻨ ﺎءات ﺑﺎﻟﻌﻘ ﺎر اﻟﻮاﻗ ﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ ﻓﻴ ﻪ وﻃﻠ ﺐ‬
‫ﻣ ﻦ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ أن ﺗﺄﺧ ﺬ ﺑﻌ ﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒ ﺎر ﻗﻴﻤ ﺔ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ ﻋﻨ ﺪ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 62‬م ح إ ج أﻧ ﻪ ﻳﻘ ﻊ اﻻﻟﺘﺠ ﺎء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻣ ﻦ ﻗﺒ ﻞ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ‬
‫ﻟﻼﺧﺘﺒ ﺎر ﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺘﺠﺎرﻳ ﺔ ﻟﻠﻌﻘ ﺎرات واﻟﺤﻘ ﻮق اﻟﻌﻘﺎرﻳ ﺔ واﻷﺻ ﻮل اﻟﺘﺠﺎرﻳ ﺔ اﻟﻤﺤﺎﻟ ﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ إﻟﻰ اﻟﻨﺰاﻋﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ أو ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﺨﻠﺺ ﻣﻦ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬م ح إ ج أن اﻟﻤﺸﺮع أوﺟﺐ اﻟﻠﺠﻮء ﻟﻼﺧﺘﺒ ﺎر‬
‫آﺼﻴﻐﺔ ﺗﺴ ﻤﺢ ﺑﺘﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻮاﻗ ﻊ ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻌﻘ ﺎر اﻟﻮاﻗ ﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ ﻓﻴ ﻪ وﺗﻘ ﺪﻳﺮ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ‬
‫اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ وﻓ ﻲ ﺳ ﺒﻴﻞ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ ﻗﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻮاﻗ ﻊ ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻋﻠ ﻰ‬
‫اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻮاﻗﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻴﻪ ﺗﻮﻟﺖ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﺑﻤﻮﺟﺐ ﺣﻜﻤﻬ ﺎ اﻟﺘﺤﻀ ﻴﺮي اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 15‬أآﺘ ﻮﺑﺮ‬
‫‪ 2003‬ﺗﻜﻠﻴﻒ اﻟﺨﺒﻴﺮ ﻋﺒﺪ اﻟﻤﺠﻴﺪ ﺧﻤﺎﺧﻢ ﺑﺎﻟﺘﻮﺟﻪ إﻟﻰ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﺬي آ ﺎن ﻳﻤﻠﻜ ﻪ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻗﺼ ﺪ‬
‫ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻪ وﺗﺸﺨﻴﺼﻪ ﺣ ﺪا وﻗﻴﺴ ﺎ وﻣﺤﺘ ﻮى وﺗﺤﺪﻳ ﺪ ﺗ ﺎرﻳﺦ إﺗﻤ ﺎم اﻟﺒﻨ ﺎء اﻟﻤﻘ ﺎم ﻋﻠﻴ ﻪ آﺘﺤﺪﻳ ﺪ ﻗﻴﻤ ﺔ‬
‫اﻟﺒﻨﺎء ﻓﻲ ﺗﺎرﻳﺦ إﺗﻤﺎم اﻟﺒﻨﺎء اﻟﻤﻘﺎم ﻋﻠﻴﻪ وﻗﻴﻤﺔ اﻟﺒﻨﺎء آﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﺗﺎرﻳﺦ ﺑﻴﻊ اﻟﻌﻘﺎر‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻌﺬر ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺒﻴﺮ اﻟﻤﻨﺘﺪب إﻧﺠﺎز اﻟﻤﺄﻣﻮرﻳﺔ اﻟﻤﻨﺎﻃﺔ ﺑﻌﻬﺪﺗﻪ ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﻘ ﺎﻋﺲ‬
‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻦ اﻻﺗﺼﺎل ﺑﻪ وﺧﻼص اﻟﺘﺴﺒﻘﺔ ﻋﻠﻰ اﻷﺟﺮ اﻟﺘﻲ ﻋﻴﻨﺘﻬ ﺎ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ ﺣﺴ ﺐ‬
‫ﻣﺎ هﻮ ﻣﻀﻤﻦ ﺑﺘﻘﺮﻳﺮﻩ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 2‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.2003‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 65‬م ح إ ج أﻧ ﻪ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟ ﺬي ﺻ ﺪر ﻓ ﻲ‬
‫ﺷﺄﻧﻪ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء اﻟﺤﺼ ﻮل ﻋﻠ ﻰ اﻹﻋﻔ ﺎء أو اﻟﺘﺨﻔ ﻴﺾ ﻣ ﻦ اﻷداء اﻟﻤﻮﻇ ﻒ‬
‫ﻋﻠﻴ ﻪ إﻻ إذا أﻗ ﺎم اﻟ ﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠ ﻰ ﺻ ﺤّﺔ ﺗﺼ ﺎرﻳﺤﻪ وﻣ ﻮاردﻩ اﻟﺤﻘﻴﻘﻴ ﺔ أو ﻋﻠ ﻰ ﺷ ﻄﻂ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬
‫اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻘﺎﻋﺲ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋ ﻦ ﺗﻨﻔﻴ ﺬ ﻣﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﺤﻜ ﻢ اﻟﺘﺤﻀ ﻴﺮي واﻣﺘﻨ ﻊ ﻋ ﻦ‬
‫اﻻﺳﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻤﺎ ﻃﻠ ﺐ ﻣﻨ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﺤﻜ ﻢ اﻟﺘﺤﻀ ﻴﺮي وذﻟ ﻚ ﻓ ﻲ ﺳ ﺒﻴﻞ ﺗﻘ ﺪﻳﺮ ﻗﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ‬

‫‪219‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫اﻟﺘ ﻲ ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻹﻧﺠ ﺎز ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻌﻘ ﺎر اﻟﻮاﻗ ﻊ ﺷ ﺮاؤﻩ وﻻ ﻳﺴ ﻊ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ واﻟﺤﺎﻟ ﺔ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ إﻻ‬
‫اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺮﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض اﻟﻤﺮﻓﻮع ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء"‪.‬‬
‫‪Sommaire : Exonération de la plus-value immobilière résultant‬‬
‫‪de la cession de l'habitation principale / Art. 27 - 2) du CIR / La plus‬‬‫‪value immobilière est imposable sauf lorsqu’elle résulte de la cession‬‬
‫‪de l’habitation "principale" / Annulation de l’arrêté de taxation‬‬
‫‪d’office.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°194 du 31 décembre 2003 ; S.T. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫"ﺣﻴﺚ وﻇﻔﺖ اﻹدارة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺣﻘﻘﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬
‫إﺛﺮ ﺗﻔﻮﻳﺘﻪ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎرﻳﻦ اﻟﺬﻳﻦ آﺎﻧﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﻠﻜﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄن اﻟﻌﻘﺎرﻳﻦ اﻟﻮاﻗﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻴﻬﻤ ﺎ آﺎﻧ ﺎ ﻳﺸ ﻜﻼن ﻋﻠ ﻰ‬
‫اﻟﺘﻮاﻟﻲ ﻣﻘ ّﺮ ﺳﻜﻨﺎﻩ اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ وﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈن اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ ﻣﻌﻔﺎة ﻣﻦ اﻷداء‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 27‬م ض د أ ط ض ش أﻧ ﻪ ﻳ ﺪﻣﺞ ﺿ ﻤﻦ ﺻ ﻨﻒ اﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳ ﺔ )…( ‪ (2‬اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘ ﺔ ﻋﻨ ﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ ﻓ ﻲ اﻟﺤﻘ ﻮق اﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴ ﺔ ﺑﺎﻟﺸ ﺮآﺎت‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ وﻓﻲ اﻷراﺿﻲ اﻟﻤﻌﺪّة ﻟﻠﺒﻨﺎء… أو اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ إﻻ إذا ﺗﻢ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ… ﻓ ﻲ اﻟﻤﺴ ﻜﻦ‬
‫اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻓﻲ ﺣﺪود ﻣﺴﺎﺣﺔ ﺟﻤﻠﻴﺔ ﻻ ﺗﺘﻌﺪّى ‪ 1000‬ﻣﺘﺮ ﻣﺮﺑّﻊ ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺘﻮاﺑﻊ اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ وﻏﻴ ﺮ‬
‫اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ )‪(...‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ أن إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ ﻗ ﺪ وﻇّﻔ ﺖ اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳ ﺔ اﻟﺘ ﻲ ﺣﻘّﻘﻬ ﺎ‬
‫ﻞ ﺳ ﻜﻨﺎﻩ اﻟﺮﺋﻴﺴ ﻲ ﺣﺴ ﺐ‬
‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء إﺛﺮ ﺗﻔﻮﻳﺘﻪ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎرﻳﻦ اﻟﺬﻳﻦ ﺷﻜﻼ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻮاﻟﻲ ﻣﺤ ّ‬
‫ﻣﺎ ﻳﺘﻀﺢ ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﺸﻬﺎدﺗﻴﻦ اﻟﻤﺴﻠﻤﺘﻴﻦ ﻣﻦ ﺑﻠﺪﻳﺔ ﻗﺮﻣﺪة اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﻤﺎ‪.‬‬
‫ﻞ ﺳ ﻜﻨﺎﻩ‬
‫وﺣﻴ ﺚ أن اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﺘ ﻲ ﺣﻘﻘﻬ ﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء إﺛ ﺮ ﺗﻔﻮﻳﺘ ﻪ ﻓ ﻲ ﻣﺤ ّ‬
‫اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻣﻌﻔﺎة ﻣﻦ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬م ض د أ ط ض ش وﻳﻜﻮن ﺑ ﺬﻟﻚ ﻗ ﺮار‬
‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﺎﻗﺪ اﻟﺴﻨﺪ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ واﺗﺠﻪ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺈﻟﻐﺎﺋﻪ "‪.‬‬
‫‪5- Preuve‬‬
‫‪Sommaire : Défaut de présentation des documents comptables‬‬
‫‪/ Art. 65 du CDPF / La charge de la preuve incombe au contribuable /‬‬
‫‪Méthode utilisée pour reconstituer le chiffre d’affaires / Le recours‬‬
‫‪aux présomptions de fait et de droit en cas de non présentation de la‬‬
‫‪comptabilité par le contribuable / Art. 64 du CPF : principe de la‬‬
‫‪liberté de preuve en matière fiscale / Art. 486 du COC : les‬‬
‫‪présomptions doivent être graves, précises et concordantes /‬‬
‫‪Confirmation de l'arrêté de taxation d'office.‬‬

‫‪220‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Tribunal de Sfax, jugement n°163 du 03 décembre 2003 ; H.‬‬
‫; ‪K. / Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻟﻄﺮﻳﻘﺔ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻗﺼﺪ إﻋﺎدة ﺗﻜﻮﻳﻦ رﻗﻢ‬
‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت‪:‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﺘﻘﺪﻳﻢ ﻣﺤﺎﺳ ﺒﺘﻪ‬
‫ﺣﻴﺚ ﻻ ﺟﺪال ﺑﻴﻦ اﻟﻄﺮﻓﻴﻦ ﻓﻲ أ ّ‬
‫ﻟﻺدارة ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻤﻠﻴّﺔ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺎﻋﺲ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻦ اﻹدﻻء ﺑﻤﺤﺎﺳﺒﺘﻪ ﻷﻋﻮان اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬
‫ﻲ ﻃﺮﻳﻘ ﺔ اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴ ﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧ ّﻴ ﺔ ﻗﺼ ﺪ إﻋ ﺎدة ﺗﻜ ﻮﻳﻦ رﻗ ﻢ‬
‫ﻖ ﻟﺠﻬ ﺔ اﻹدارة ﺗ ﻮﺧ ّ‬
‫ﻓﺈ ّﻧ ﻪ ﻳﺤ ّ‬
‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻘﻖ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 38‬م ح إ ج اﻟﺬي ﺟﺎء ﺑﻪ‬
‫أﻧّﻪ ﺗﺸﻤﻞ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﻟﻠﻮﺿﻌﻴّﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ آﺎﻣ ﻞ اﻟﻮﺿ ﻌﻴّﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء أو ﺟ ﺰء ﻣﻨﻬ ﺎ‬
‫وﺗﺴﺘﻨﺪ إﻟﻰ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴّﺒﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء اﻟﻤﻠﺰم ﺑﻤﺴﻜﻬﺎ وإﻟﻰ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت واﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴ ﺔ‬
‫ﻞ اﻟﺤﺎﻻت‪.‬‬
‫واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻓﻲ آ ّ‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﺳ ﺘﻨﺘﺠﺖ اﻹدارة وﺟ ﻮد ﻧﻘ ﺺ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑ ﻪ ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل‬
‫ﻣﻘﺎرﻧﺔ اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ أو ﻣﺎ ﻳﻌﺎدل اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ ﻓ ﻲ ﺁﺧ ﺮ اﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑﻬ ﺎ ﺿ ﻤﻦ اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ ﻣ ﻊ اﻟﻤﺒ ﺎﻟﻎ‬
‫اﻟﻤﻮﺟﻮدة ﻓﻲ اﻟﺨﺰﻳﻨﺔ ﻓﻲ ﺁﺧﺮ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿﻤﻦ ﺟﺪول اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﺪﻋّﻢ هﺬا اﻻﺳﺘﻨﺘﺎج ﺣﺴﺐ اﻹدارة ﺑﻌﻨﺼﺮ ﺛﺎن ﻣﺴﺘﻤﺪ ﻣﻦ ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬
‫ﺑﻤﺒﺎﻟﻎ اﺳﺘﺨﻠﺼﻬﺎ أو ﺳﻴﺴﺘﺨﻠﺼﻬﺎ ﻣﻦ ﺣﺮﻓﺎﺋﻪ ﺗﻔﻮق رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ‪.‬‬
‫ﻖ اﻹدارة ﻓ ﻲ اﻟﻠﺠ ﻮء ﻟﻠﻘ ﺮاﺋﻦ ﻗﺼ ﺪ إﻋ ﺎدة ﺗﻜ ﻮﻳﻦ‬
‫وﺣﻴﺚ أﻗﺮّت اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳ ﺔ ﺣ ّ‬
‫ﻲ ﻃﺮﻳﻘﺔ اﻟﻘﺮاﺋﻦ ﺑﺸﺮط أن ﺗﻜﻮن هﺬﻩ اﻟﻘﺮاﺋﻦ‬
‫رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وﺣﺮﻳّﺔ ﻣﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻓﻲ ﺗﻮﺧ ّ‬
‫ﻗﻮﻳ ﺔ ﻣﻨﻀ ﺒﻄﺔ وﻣﺘﻀ ﺎﻓﺮة ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 486‬م إ ع )اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻹدارﻳ ﺔ ‪ 18‬ﻓﻴﻔ ﺮي‬
‫‪ 1982‬اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻋﺪد ‪ 158‬ـ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳ ﺔ ‪ 14‬ﺟﻮﻳﻠﻴ ﺔ ‪ 1983‬اﻟﻘﻀ ﻴﺔ ﻋ ﺪد ‪ 183‬ﻣﺠﻤﻮﻋ ﺔ‬
‫ﻗﺮارات اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ص ‪.(234‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﻧﻔﺲ اﻟﺴﻴﺎق ﻓﻘﺪ أﻗ ّﺮ اﻟﻤﺸﺮّع ﺻ ﻠﺐ اﻟﻔﺼ ﻠﻴﻦ ‪ 42‬و‪ 43‬م ض د أ ط ض‬
‫ش ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﺘ ﻲ ﺗﻨﻄﺒ ﻖ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة وﺟ ﻮد ﺗﻔ ﺎوت ﺑ ﻴﻦ اﻟ ﺪّﺧﻞ اﻟﻤﺼ ﺮّح ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف‬
‫اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ ﺟﻬﺔ وﻋﻨﺎﺻﺮ ﻣﺴ ﺘﻮى ﻋﻴﺸ ﻪ وﻧﺴ ﻖ ﻧﻤ ّﻮ ﺛﺮوﺗ ﻪ وﻣﺼ ﺎرﻳﻔﻪ اﻟﺸﺨﺼ ﻴﺔ اﻟﺠﻠﻴ ﺔ‬
‫واﻟﻈّﺎهﺮة‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺟﺎء ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻋﺪد ‪ 2459‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬اﻟﻤﺆرّخ ﻓﻲ ‪ 30‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ‬
‫ن ﺟﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﺮﺳ ﻢ ﺗﻄ ﻮّر اﻟﻮﺿ ﻌﻴّﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ اﻹﻃﺎر اﻟﻤﺮﺟﻌﻲ ﻟﻠﻤﺤﺎﺳﺒﺔ أ ّ‬
‫اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ أﺛﻨﺎء ﻓﺘﺮة ﻣﺤﺎﺳﺒ ّﻴﺔ ﻣﺎ ﻓﻴﻘﺪّم ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﻋﻦ أﻧﺸﻄﺔ اﻻﺳ ﺘﻐﻼل واﻟﺘﻤﻮﻳ ﻞ واﻻﺳ ﺘﺜﻤﺎر ﻓ ﻲ‬
‫اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ وآﺬﻟﻚ ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﻋﻦ ﺗﺄﺛﻴﺮ هﺬﻩ اﻷﻧﺸﻄﺔ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴّﺘﻬﺎ اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﺟ ﺎء ﺑﺎﻟﻤﻌﻴ ﺎر اﻟﻌ ﺎم ﻟﻠﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ اﻟﻤﺼ ﺎدق ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ ﻗ ﺮار وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟ ّﻴ ﺔ‬
‫ن ﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓّﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﻘ ﺪّم إﻓ ﺎدات ﻋ ﻦ اﻟﻄﺮﻳﻘ ﺔ اﻟﺘ ﻲ‬
‫اﻟﻤ ﺆرّخ ﻓ ﻲ ‪ 31‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪ 1996‬أ ّ‬
‫ﺴ ﻴﻮﻟﺔ وأﻧﻔﻘﺘﻬ ﺎ ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل ﻧﺸ ﺎﻃﺎت اﻻﺳ ﺘﻐﻼل واﻟﺘﻤﻮﻳ ﻞ‬
‫ﺴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟ ّ‬
‫ﺼ ﻠﺖ ﺑﻬ ﺎ اﻟﻤﺆﺳ ّ‬
‫ﺗﺤ ّ‬
‫ﺺ ﺳ ﻴﻮﻟﺘﻬﺎ اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ وﻗ ﺪرﺗﻬﺎ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻮﻓ ﺎء ﺑﺎﻟ ﺪّﻳﻦ‬
‫واﻻﺳ ﺘﺜﻤﺎر و ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل ﻋﻮاﻣ ﻞ أﺧ ﺮى ﺗﺨ ّ‬

‫‪221‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫ﻦ اﻟﻤﺴ ﺘﻌﻤﻠﻴﻦ ﻣ ﻦ ﺗﻘﻴ ﻴﻢ‬
‫وﻳﻘﺪّم ﺟﺪول اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ اﻟﻤﺮﻓﻖ ﻟﺒﻘﻴﺔ اﻟﻘﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﺗﻤﻜ ّ‬
‫ﻗﺪرة اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻮﻓﺎء ﺑﺎﻟﺘﺰاﻣﺎﺗﻬﺎ وﻗﺪرﺗﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﺗﺤﻘﻴ ﻖ ﺗ ﺪﻓﻘﺎت ﻣﺎﻟﻴ ﺔ إﻳﺠﺎﺑﻴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﺗﻮزﻳ ﻊ‬
‫ﺣﺼﺺ ﻣﻦ اﻷرﺑﺎح وﺣﺎﺟﺘﻬﺎ إﻟﻰ اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ اﻟﺪّاﺧﻠﻲ وﺗﻘﻴﻴﻢ أﺳﺒﺎب اﻟﻔﻮارق ﺑﻴﻦ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺼﺎﻓﻴﺔ‬
‫واﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻬﺎ وآﺬﻟﻚ ﺗﻘﻴﻴﻢ اﻧﻌﻜﺎﺳﺎت اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺘّﺼﻠﺔ ﺑﺎﻻﺳﺘﺜﻤﺎر واﻟﺘﻤﻮﻳ ﻞ‬
‫ﻟﻠﺴﻨّﺔ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﻟﻠﻤﺆﺳﺴﺔ‪.‬‬
‫وﺗﻌﺘﺒﺮ هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت ﻣﻔﻴﺪة ﻟﻠﻨّﻈﺮ ﻓﻲ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﺗﺤﻘﻴﻖ ﺗﺪﻓﻘﺎت ﻧﻘﺪﻳ ﺔ وﻟﻤﻌﺮﻓ ﺔ أهﻤﻴ ﺔ‬
‫هﺬﻩ اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت واﻟﻔﺘﺮات اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﺤﺪث ﻓﻴﻬﺎ‪.‬‬
‫ن ﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﺸ ﻜﻞ أﺣ ﺪ‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺴ ﺘﺨﻠﺺ ﻣ ﻦ ه ﺬﻩ اﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ أ ّ‬
‫ﻲ وﺻ ﺎدق اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﻠﻤﺆﺳﺴ ﺔ ﻋﺒ ﺮ ﺑﻴ ﺎن أوﺟ ﻪ‬
‫اﻟﻘ ﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ وه ﻮ ﻳﻌﻜ ﺲ ﺑﺸ ﻜﻞ وﻓ ّ‬
‫ﺣﺼﻮل اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ وﻃﺮﻳﻘﺔ إﻧﻔﺎق هﺬﻩ اﻟﺴّﻴﻮﻟﺔ اﻟﻤﺘﺤﺼّﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ‪.‬‬
‫ﺴ ﻨﺔ‬
‫ن اﻟﻤﺒ ﺎﻟﻎ اﻟﻤﻮﺟ ﻮدة ﻓ ﻲ اﻟﺨﺰﻳﻨ ﺔ ﻓ ﻲ ﺁﺧ ﺮ اﻟ ّ‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺴ ﺘﺨﻠﺺ ﻣ ّﻤ ﺎ ﺳ ﺒﻖ ﺑﻴﺎﻧ ﻪ أ ّ‬
‫اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿﻤﻦ ﺟﺪول اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ ﺗﻜﻮن ﻣﺒ ﺪﺋﻴﺎ ﻣﺘﻄﺎﺑﻘ ﺔ وﻣﺘﺴ ﺎوﻳﺔ ﻣ ﻊ اﻟﺴ ﻴّﻮﻟﺔ أو ﻣ ﺎ‬
‫ﻳﻌﺎدل اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿﻤﻦ اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ ﺑﺤﻴ ﺚ أن آ ّ‬
‫ﻞ ﺗﻔ ﺎوت ‪ écart‬ﻳﻜ ﻮن ﻏﻴ ﺮ ﻣﻨﻄﻘ ﻲ‬
‫وﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﺗﺒﺮﻳ ﺮﻩ ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ اﻹﻳﻀ ﺎﺣﺎت ﺣ ﻮل اﻟﻘ ﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ‪notes aux états financiers‬‬
‫واﻟﺘﻲ ﺗﺘﻀﻤﻦ إﻳﻀﺎﺣﺎت ﺗﻤﻜّﻦ ﻣﻦ ﻓﻬﻢ أﻓﻀﻞ ﻟﻠﻘﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟ ّﻴﺔ‪.‬‬
‫ن هﺬا اﻟﻔﺎرق اﻟﺬي ﻋﺎﻳﻨﺘﻪ اﻹدارة ﺑﻴﻦ اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿ ﻤﻦ اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫واﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻮﺟﻮدة ﻓﻲ اﻟﺨﺰﻳﻨ ﺔ اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑﻬ ﺎ ﺿ ﻤﻦ ﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﻘ ﻮم ﻗﺮﻳﻨ ﺔ ﻋﻠ ﻰ‬
‫وﺟﻮد ﻧﻘﺺ ﻓﻲ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وذﻟﻚ ﻓﻲ ﻏﻴﺎب ﺗﺒﺮﻳﺮ ﻟﻬﺬا اﻟﻔﺎرق ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬
‫آﺈﺛﺒﺎت دﻳﻮن هﺎﻣّﺔ ﻣﺘﺨﻠﺪة ﺑﺬﻣﺔ اﻟﺤﺮ ﻓﺎء أو ﻣﺎ ﺷﺎﺑﻪ ذﻟﻚ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻬﺎ ﺗﺒﺮﻳﺮ هﺬا اﻟﻔﺎرق‪.‬‬
‫ن هﺬا اﻟﻔﺎرق ﻳﺸ ﻜﻞ ﻧﻘﺼ ﺎ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻜﻮن اﻹدارة ﻣﺤﻘﺔ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﻲ اﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬
‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ دﻋّﻤ ﺖ آ ﺬﻟﻚ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ه ﺬﻩ اﻟﻘﺮﻳﻨ ﺔ ﺑﻘﺮﻳﻨ ﺔ واﻗﻌﻴ ﺔ أﺧ ﺮى ﻣﺴ ﺘﻤﺪة ﻣ ﻦ‬
‫ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻤﺒﺎﻟﻎ اﺳﺘﺨﻠﺼﻬﺎ أو ﺳﻴﺴﺘﺨﻠﺼﻬﺎ ﻣﻦ ﺣﺮﻓﺎﺋ ﻪ ﺗﻔ ﻮق رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت‬
‫اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ‪.‬‬
‫ن هﺬﻩ اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﻮاﻗﻌﻴ ﺔ اﻟﺘ ﻲ أﺳّﺴ ﺖ ﻋﻠﻴﻬ ﺎ اﻹدارة ﻃﺮﻳﻘﺘﻬ ﺎ ﻓ ﻲ ﺗﻌ ﺪﻳﻞ رﻗ ﻢ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑ ﻪ ه ﻲ ﻗ ﺮاﺋﻦ ﻣﺘﻌ ﺪّدة ﻗﻮﻳ ﺔ وﻣﺘﻀ ﺎﻓﺮة ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 486‬م ا ع‬
‫وهﻲ ﺑﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻬﺎ واﻗﻌﺎ وﻗﺎﻧﻮﻧﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اآﺘﻔ ﻰ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺎﻟﻘ ﺪح ﻓ ﻲ ه ﺬﻩ اﻟﻄﺮﻳﻘ ﺔ دون ﺑﻴ ﺎن ﻣ ﻮاﻃﻦ‬
‫ﺿ ﻌﻔﻬﺎ وأوﺟ ﻪ اﻟﺨﻠ ﻞ ﻓﻴﻬ ﺎ وﻧﻘﺎﺋﺼ ﻬﺎ وﻟ ﻢ ﻳﺒ ﺮر ﻟﻬﻴﺌ ﺔ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻟ ﺪﻻﺋﻞ ﻋﻠ ﻰ اﻋﺘﺒﺎﻃﻴ ﺔ ه ﺬﻩ‬
‫اﻟﻄﺮﻳﻘﺔ وﻋﺪم ﻣﻮﺿﻮﻋﻴّﺘﻬﺎ وﻳﺘﻌﺬّر ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻋﻠﻰ هﻴﺌﺔ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ إﺟﺮاء رﻗﺎﺑﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ دﻓﻮﻋﺎت‬
‫اﻟﻤﻌﺘﺮض اﻟﺘﻲ ﺟﺎءت ﻋﺎﻣّﺔ وﻏﻴﺮ ﻣﻔﺼّﻠﺔ‪.‬‬
‫ن اﻹدارة ﻟﻢ ﺗﺤﺘﺮم ﻗﻮاﻋ ﺪ اﻹﺛﺒ ﺎت‬
‫وﺣﻴﺚ وﺧﻼﻓﺎ ﻟﻤﺎ ﺗﻤﺴﻚ ﺑﻪ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ أ ّ‬
‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 64‬م ح إ ج ﺳﻤﺢ ﻷﻃﺮاف اﻟﻘﻀﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴّﺔ ﺑﺎﻋﺘﻤﺎد ﺟﻤﻴ ﻊ ﻃ ﺮق اﻹﺛﺒ ﺎت ﻣﺴ ﺘﺜﻨﻴﺎ‬
‫ﻓﺈ ّ‬

‫‪222‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 38‬م ح إ ج أﺟﺎز إﺟﺮاء اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴّﺔ اﺳ ﺘﻨﺎدا إﻟ ﻰ‬
‫اﻟﻴﻤﻴﻦ واﻟﺒﻴﻨﺔ ﺑﺎﻟﺸﻬﺎدة آﻤﺎ أ ّ‬
‫اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬
‫ﺴ ﺖ اﻹدارة ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻠﻮﻣ ﺎت واردة ﺑﺎﻟﻤﻮازﻧ ﺔ وﺟ ﺪول‬
‫وﺣﻴ ﺚ أﺳ ّ‬
‫ﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ‬
‫اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ اﻟﺬﻳﻦ ﺗ ّﻢ إﻳﺪاﻋﻤﻬﺎ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﻊ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟ ّ‬
‫اﻟﺪّﺧﻞ‪.‬‬
‫ن هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻹﻗ ﺮار ﻏﻴ ﺮ اﻟﺤﻜﻤ ﻲ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫‪ 430‬م ا ع وآ ﺬﻟﻚ ﻳﻤﻜ ﻦ اﻋﺘﺒ ﺎر اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ وﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ اﻟ ﺬﻳﻦ ﺗ ّﻢ إﻳ ﺪاﻋﻤﻬﺎ ﻣ ﻦ‬
‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻤﺜﺎﺑﺔ اﻟﺤﺠﺔ ﻏﻴﺮ اﻟﺮﺳﻤﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 449‬م ا ع‪.‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﺗﻜ ﻮن ﺑ ﺬﻟﻚ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ﻗ ﺪ اﺣﺘﺮﻣ ﺖ ﻗﻮاﻋ ﺪ اﻹﺛﺒ ﺎت ﺳ ﻴّﻤﺎ وأ ّ‬
‫ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﻳﻘﺪّم ﻣﺤﺎﺳﺒﺘﻪ أو ﻣﺎ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺒﺮّر ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ‪.‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟ ﺬي ﺻ ﺪر ﻓ ﻲ ﺷ ﺄﻧﻪ ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻻ ﻳﻤﻜﻨ ﻪ‬
‫وﺣﻴ ﺚ أ ّ‬
‫ﻇﻒ‬
‫ﻋﻤ ﻼ ﺑﺄﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 65‬م ح ا ج اﻟﺤﺼ ﻮل ﻋﻠ ﻰ اﻹﻋﻔ ﺎء أو اﻟﺘﺨﻔ ﻴﺾ ﻣ ﻦ اﻷداء اﻟﻤﻮ ّ‬
‫ﻇﻒ‬
‫ﻋﻠﻴﻪ إﻻ إذا أﻗﺎم اﻟﺪّﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ وﻣﻮاردﻩ اﻟﺤﻘﻴﻘﻴﺔ أو ﻋﻠﻰ ﺷ ﻄﻂ اﻷداء اﻟﻤﻮ ّ‬
‫ﻋﻠﻴﻪ‪.‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻳﻜ ﻮن اﻟﻤﺘﺤ ّﻤ ﻞ اﻷﺻ ﻠﻲ ﻟﻌ ﺐء اﻹﺛﺒ ﺎت ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة‬
‫وﺣﻴ ﺚ أ ّ‬
‫ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء‪.‬‬
‫ﻞ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻮاﺟﺐ إﺛﺒﺎت ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ آﻤﺎ ﻟ ﻢ ﻳﻘ ﻢ اﻟﺤﺠ ﺔ ﻋﻠ ﻰ‬
‫وﺣﻴﺚ أﺧ ّ‬
‫ﻋ ﺪم وﺟﺎه ﺔ اﻟﻄّﺮﻳﻘ ﺔ اﻟﻤﺘﺒﻌ ﺔ ﻣ ﻦ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة واﻟﺘ ﻲ ﺟ ﺎءت ﻣﺆﺳﺴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮاﺋﻦ ﻗﻮﻳ ﺔ‬
‫وﻣﺘﻀﺎﻓﺮة وﻣﻨﻀﺒﻄﺔ وﻣﺒﻨﻴّﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﻣﻀﻤّﻨﺔ ﺑﻮﺛﺎﺋﻖ ﻣﺤﺎﺳﺒﻴّﺔ أودﻋﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬
‫ﻧﻔﺴﻪ واﺗﺠﻪ ر ّد دﻓﻮﻋﺎت اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻓﻲ هﺬا اﻟﺼّﺪد "‪.‬‬
‫‪6- Procédures‬‬
‫‪Sommaire : Compétence des tribunaux de 1ère instance dans‬‬
‫‪les recours portant opposition contre les arrêtés de taxation d’office /‬‬
‫‪L’opposition contre l’arrêté de taxation d’office vise la contestation de‬‬
‫‪la légalité de cet arrêté / L’obligation de présentation d’une copie de‬‬
‫‪l’acte juridictionnel ou administratif attaqué est un principe général de‬‬
‫‪procédure consacré aussi bien par le CPCC que par la loi organique‬‬
‫‪relative au TA / Le défaut de présentation de l'arrêté de taxation ou‬‬
‫‪d'une copie est un vice de procédure / Rejet du recours.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°155 du 05 novembre 2003 ; A.K. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫"ﺣﻴ ﺚ اﻋﺘ ﺮض اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻟﺼ ﺎدر ﺿ ﺪﻩ ﻃﺒ ﻖ أﺣﻜ ﺎم‬
‫اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 54‬و‪ 55‬م ح ا ج‪.‬‬

‫‪223‬‬

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻄﺎﻋﻦ ﺑﺎﻹدﻻء ﺑﻨﺴﺨﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺮار اﻹداري أو اﻟﻘﻀ ﺎﺋﻲ ﻣﻮﺿ ﻮع‬ ‫ﻃﻌﻨﻪ ﻳﺸﻜﻞ ﻣﺒﺪأ إﺟﺮاﺋﻴﺎ ﻋﺎﻣﺎ ﻓﻘﺪ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 134‬م م م ت أﻧ ﻪ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﺴ ﺘﺄﻧﻒ اﺳ ﺘﺪﻋﺎء‬ ‫ﺧﺼ ﻤﻪ ﻟﻠﺠﻠﺴ ﺔ… وﻳﻜ ﻮن اﻻﺳ ﺘﺪﻋﺎء ﻣﺼ ﺤﻮﺑﺎ ﺑﻨﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ ﻋﺮﻳﻀ ﺔ اﻟﻄﻌ ﻦ وﺑﻨﻈﻴ ﺮ ﻣ ﻦ‬ ‫ﻣﺴﺘﻨﺪاﺗﻪ اﻟﺘﻲ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺴﺘﺄﻧﻒ ﺗﻘﺪﻳﻤﻬﺎ ﻟﻜﺘﺎﺑﺔ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻣﻊ ﻧﺴﺨﺔ اﻟﺤﻜﻢ آﻤﺎ ﻧﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 185‬م‬ ‫م م ت ﻓﻲ ﺑﺎب اﻟﺘﻌﻘﻴ ﺐ ﻋﻠ ﻰ أﻧ ﻪ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻄ ﺎﻋﻦ أن ﻳﻘ ﺪم ﻟﻜﺎﺗ ﺐ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ… ﻧﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧﺨﻠﺺ ﻟﻠﻘﻮل اﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻄﻴﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أن واﺟ ﺐ ﺗﻘ ﺪﻳﻢ ﻧﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻘﺮار اﻹداري أو اﻟﻘﻀﺎﺋﻲ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺑﻤﻨﺎﺳ ﺒﺔ اﻟﻄﻌ ﻦ ﻓ ﻲ ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ه ﺬا اﻟﻘ ﺮار ﻳﺸ ﻜﻞ ﻣﺒ ﺪأ‬ ‫إﺟﺮاﺋﻴ ﺎ ﻋﺎﻣ ﺎ ﻳﻨﻄﺒ ﻖ ﻓ ﻲ ﻣ ﺎدة اﻟﻤﻨﺎزﻋ ﺎت ‪ principe général de procédure‬اﻹدارﻳ ﺔ‬ ‫واﻟﻌﺪﻟﻴﺔ وهﺬا اﻟﻤﺒﺪأ ﻳﺠﺪ ﺳﻨﺪا ﻟﻪ ﻓﻲ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ وﺗﺤﺘﻤ ﻪ آ ﺬﻟﻚ اﻋﺘﺒ ﺎرات‬ ‫ﻣﻨﻄﻘﻴﺔ ذﻟﻚ أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻣﺎ أن ﺗﺒﺖ ﻓﻲ ﻣﺪى وﺟﺎهﺔ ﻗﺮار إداري أو ﻗﻀﺎﺋﻲ وﺗﺘﻔﺤﺺ‬ ‫ﺳﺎﺋﺮ اﻟ ﺪﻓﻮﻋﺎت واﻟﻤﺂﺧ ﺬ اﻟﻤﻘﺪﻣ ﺔ ﺑﺸ ﺄﻧﻪ دون ﻣﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﻘ ﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘ ﺪ واﻻﻃ ﻼع ﻋﻠﻴ ﻪ وﻗ ﺮاءة‬ ‫ﻣﺤﺘﻮاﻩ‪.‬‬ ‫‪224‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 54‬م ح ا ج أﻧ ﻪ " ﺗﺨ ﺘﺺ اﻟﻤﺤ ﺎآﻢ اﻻﺑﺘﺪاﺋﻴ ﺔ ﺑ ﺎﻟﻨﻈﺮ اﺑﺘ ﺪاﺋﻴﺎ‬ ‫ﻓ ﻲ اﻟ ﺪﻋﺎوى اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑ ﺎﻻﻋﺘﺮاض ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮارات اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء أو اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ‬ ‫ﺑﺎﺳﺘﺮﺟﺎع اﻷداء "‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻧ ﺺ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 55‬م ح ا ج أﻧ ﻪ ﺗﺮﻓ ﻊ اﻟ ﺪﻋﻮى ﺿ ﺪ ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ ﻟ ﺪى‬ ‫اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻻﺑﺘﺪاﺋﻴ ﺔ اﻟﺘ ﻲ ﺗﻮﺟ ﺪ ﺑ ﺪاﺋﺮﺗﻬﺎ اﻟﻤﺼ ﻠﺤﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻤﺘﻌﻬ ﺪة ﺑ ﺎﻟﻤﻠﻒ ﻓ ﻲ أﺟ ﻞ أﻗﺼ ﺎﻩ‬ ‫ﺳﺘﻮن ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء أو ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻧﺘﻬﺎء اﻷﺟﻞ اﻟﻤﺤ ﺪد‬ ‫ﻟﻠﺮد ﻋﻠﻰ ﻣﻄﻠﺐ اﻻﺳﺘﺮﺟﺎع وذﻟﻚ ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ ﻋﺮﻳﻀ ﺔ آﺘﺎﺑﻴ ﺔ ﻳﺤﺮره ﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء أو ﻣ ﻦ‬ ‫ﻳﻮآﻠ ﻪ ﻟﻠﻐ ﺮض ﻃﺒﻘ ﺎ ﻟﻠﻘ ﺎﻧﻮن ﺗﺘﻀ ﻤﻦ اﻟﺒﻴﺎﻧ ﺎت اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﺑﻤﺠﻠ ﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌ ﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴ ﺔ‬ ‫واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻳﺒﻠﻎ ﻧﻈﻴﺮ ﻣﻨﻬﺎ ﻣﺼﺤﻮﺑﺎ ﺑﺎﻟﻤﺆﻳﺪات ﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن اﻻﻋﺘ ﺮاض اﻟ ﺬي ﻳﺮﻓﻌ ﻪ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء إﻧﻤ ﺎ اﻟﻬ ﺪف ﻣﻨ ﻪ اﻟﻤﻨﺎزﻋ ﺔ ﻓ ﻲ‬ ‫ﺷﺮﻋﻴﺔ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴﻒ إﺟﺒﺎري أﺻﺪرﺗﻪ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ وﻋﻠﻴﻪ ﻓﺈن ﻣﻮﺿﻮع أو ﻣﺤ ﻞ اﻟﻄﻌ ﻦ ه ﻮ‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﻧﻔﺲ اﻟﺴﻴﺎق وﻓﻲ إﻃﺎر ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﻨﺎزﻋ ﺎت اﻹدارﻳ ﺔ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪36‬‬ ‫ﺟﺪﻳﺪ ﻣﻦ ﻗ ﺎﻧﻮن ﻏ ﺮة ﺟ ﻮان ‪ 1972‬اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺎﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻹدارﻳ ﺔ أﻧ ﻪ ﻳﺠ ﺐ أن ﺗﺮﻓ ﻖ اﻟﻌﺮﻳﻀ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺪﻋﻮى ﺗﺠ ﺎوز اﻟﺴ ﻠﻄﺔ ﺑﻨﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ اﻟﻤﻘ ﺮر اﻟﻤﻄﻌ ﻮن ﻓﻴ ﻪ آﻤ ﺎ ﺟ ﺎء ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 68‬ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻋ ﺪد ‪ 40‬ﻟﺴ ﻨﺔ ‪ 1972‬اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ﻏ ﺮة ﺟ ﻮان ‪ 1972‬اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ أﻧ ﻪ ﻳﺠ ﺐ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻤﻌﻘﺐ أن ﻳﻘﺪم ﻧﺴﺨﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺮار واﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أدﻟﻰ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﺻﺤﺒﺔ ﻋﺮﻳﻀﺔ اﻟﺪﻋﻮى ﺑﻤﺠﺮد إﻋﻼم ﺑﻨﺘﺎﺋﺞ ﻣﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ‬ ‫وﻟﻢ ﻳﻘﺪم أﺻﻞ أو ﻧﺴﺨﺔ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ رﻏﻢ أهﻤﻴﺔ هﺬﻩ اﻟﻮﺛﻴﻘﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﻤﺒﻴﻦ أﻋﻼﻩ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻃﺎﻟﻤ ﺎ أن اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻳﻨﺼ ﺐ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﻜ ﻮن ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻀ ﺮوري ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻹدﻻء ﺑﻘ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻣﺤ ﻞ اﻋﺘﺮاﺿ ﻪ ﻓ ﻲ‬ ‫إﻃﺎر هﺬﻩ اﻟﺪﻋﻮى اﻻﻋﺘﺮاﺿﻴﺔ‪.

‬‬ ‫‪Sommaire : Vérification fiscale / Notification de redressement‬‬ ‫‪/ Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﻳﻘﺼﺪ اﻟﻤﺸﺮّع ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﻔﺼﻞ ‪ 50‬م ح إ ج إﻟ ﺰام اﻹدارة ﺑﺘﺒﻨ ﻲ ﻣﺤﺘ ﻮى‬ ‫ر ّد اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء وإﻧﻤ ﺎ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﻋﻠ ﻰ اﻹدارة ﺗﻠﻘﻴ ﻪ ودرﺳ ﻪ واﻟﺒ ﺖ ﻓﻴ ﻪ ﺳ ﻠﺒﺎ أو إﻳﺠﺎﺑ ﺎ وﻳﺒﻘ ﻰ‬ ‫اﺧﺘﻴﺎرﻳﺎ ﻣﻦ ﺣﻴﺚ ﻣﺤﺘﻮاﻩ ﺑﺪﻟﻴﻞ أن اﻟﻤﺸﺮع ﻧﺺ ﺻﻠﺐ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬م ح إ ج أﻧﻪ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء‬ ‫وﺟﻮﺑﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة ﻋ ﺪم اﻹﺗﻔ ﺎق ﻣ ﻦ ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ واﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ ﻧﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﺑﻤﻌﻨ ﻰ أن ﻋ ﺪم اﻻﺗﻔ ﺎق ﺑ ﻴﻦ اﻟﻄ ﺮﻓﻴﻦ ﻳﺒﻘ ﻰ واردا وﻳﺤ ﻖ ﻟ ﻺدارة أن ﺗﺘ ﺮك ﺟﺎﻧﺒ ﺎ ر ّد‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻣﺘ ﻰ ﺗﺒ ﻴﻦ ﻟﻬ ﺎ ﺑﻌ ﺪ دراﺳ ﺘﻪ ﻋ ﺪم وﺟﺎهﺘ ﻪ وﺗﺒﻘ ﻰ ﺣﻘ ﻮق اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬ ‫ﻣﺤﻔﻮﻇﺔ ﻓﻲ اﻟﻠﺠﻮء إﻟﻰ اﻟﻘﻀﺎء واﻟﺪﻓﺎع ﻋﻦ ﻣﺼﺎﻟﺤﻪ أﻣﺎم اﻟﻌﺪاﻟﺔ "‪. (…) /‬‬ ‫. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻋﺪم اﺳﺘﻨﺎد ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ ر ّد اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 50‬م ح إ ج أﻧﻪ ﻳﺘﻢ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ ﻗ ﺮار‬ ‫ﻣﻌﻠﻞ ﻳﺼﺪرﻩ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ أو ﻣ ﻦ ﻓ ﻮض ﻟ ﻪ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻓ ﻲ ذﻟ ﻚ ﻋﻠ ﻰ أﺳ ﺎس اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﺘ ﻲ‬ ‫أﻓﻀﺖ إﻟﻴﻬﺎ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ور ّد اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠﻴﻬﺎ أن ﺗﻮﻓﺮ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أﺧ ﺬت اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻋﺎﺗﻘﻬ ﺎ ﻣﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﺤﻜ ﻢ‬ ‫اﻟﺘﺤﻀﻴﺮي اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 21‬ﻣﺎي ‪ 2003‬اﻹدﻻء ﺑﻘﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻠﻴ ﻪ ﻗﺼ ﺪ ﺗﻤﻜ ﻴﻦ‬ ‫اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ ﻓﺮﺻﺔ ﺗﻼﻓﻲ هﺬا اﻟﺨﻠﻞ اﻹﺟﺮاﺋﻲ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Statut légal et réglementaire de droit public du‬‬ ‫‪contribuable / Le silence de l'administration à propos de la situation‬‬ ‫‪d'un contribuable vis-à-vis de la TVA ne confère pas à ce dernier un‬‬ ‫‪droit acquis et ne l'exonère pas de l'obligation de se mettre en‬‬ ‫‪conformité avec la loi fiscale / L’opposition contre l’arrêté de taxation‬‬ ‫‪d’office est un recours objectif qui fait partie du contentieux objectif /‬‬ ‫‪Le tribunal ne vérifie pas si l’administration a ou non commis une‬‬ ‫‪faute qui déclenche sa responsabilité / Le tribunal examine la‬‬ ‫‪conformité de l’arrêté de TO aux textes juridiques en vigueur /‬‬ ‫‪L’opposition est un procès fait à un acte et non pas une action en‬‬ ‫‪responsabilité / Rejet de l’opposition au motif que le contribuable s’est‬‬ ‫‪225‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻘﺎﻋﺲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻦ اﻹدﻻء ﺑﻤﺎ ﻃﻠﺐ ﻣﻨ ﻪ وﻻ ﻳﺴ ﻊ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ واﻟﺤﺎﻟ ﺔ‬ ‫ﻣﺎ ذآﺮ إﻻ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺮﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض أﺻﻼ ﺗﺒﻌﺎ ﻻﺳﺘﺤﺎﻟﺔ اﻟﻮﻗﻮف ﻋﻠﻰ ﻣ ﺪى وﺟﺎه ﺔ ﻗ ﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ وﺻﺤﺔ اﻟﻤﺂﺧﺬ ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻨﻬﺎ اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺴﺒﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻟﻬ ﺬا اﻟﻘ ﺮار‬ ‫واﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﺒﺖ ﻓﻴﻬﺎ إﻻ ﺑﻌﺪ اﻻﻃﻼع ﻋﻠﻰ ﻧﺺ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري"‪. 50 du CPF / L’administration n’est pas obligée de donner suite‬‬ ‫‪favorable à la réponse du contribuable / Art. 47 du CPF. req. St. n°186 du 24 décembre 2003.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.

‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﺑﺨﺼ ﻮص ﻋ ﺪم اﺣﺘ ﺮام اﻹدارة ﻟﻘﺮاراﺗﻬ ﺎ اﻟﺴ ﺎﺑﻘﺔ وﻟﻤﻮﻗﻔﻬ ﺎ اﻟﺴ ﺎﺑﻖ اﻟ ﺬي‬ ‫ﺗﺒﻨﺘﻪ ﺑﻤﻨﺎﺳﺒﺔ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻷوﻟﻴﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ إﺟﺮاؤهﺎ ﺳﻨﺔ ‪ 1999‬ﻓﺈن ﻣﺎ ﺗﺠﺪر اﻹﺷ ﺎرة إﻟﻴ ﻪ‬ ‫هﻮ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻳﻮﺟﺪ ﻓﻲ وﺿﻌﻴّﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ وﺗﺮﺗﻴﺒﻴﺔ ﺗﺤﻜﻤﻬﺎ ﻗﻮاﻋﺪ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻌﺎم‬ ‫‪Le statut du contribuable est un statut légal et réglementaire de droit‬‬ ‫‪ public‬أي أن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻻ ﻳﻮﺟ ﺪ ﻓ ﻲ وﺿ ﻌﻴﺔ ﺗﻌﺎﻗﺪﻳ ﺔ )‪(Statut conventionnel‬‬ ‫ﻳﻤﻜﻨﻪ ﻓ ﻲ إﻃﺎره ﺎ اﻟﺘﻤﺴ ﻚ ﺑﺤﻘ ﻮق ذاﺗﻴ ﺔ )‪ (droits subjectifs‬وﺑﺤﻘ ﻮق ﻣﻜﺘﺴ ﺒﺔ ) ‪droits‬‬ ‫‪ (acquis‬آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﻤﻜﻨ ﻪ ﻣﻄﺎﻟﺒ ﺔ اﻹدارة ﺑﻌ ﺪم ﻧﻘ ﺾ اﻻﺗﻔﺎﻗ ﺎت اﻟﻤﺒﺮﻣ ﺔ ﻣﻌﻬ ﺎ ذﻟ ﻚ أن اﻹدارة‬ ‫ﻣﻬﻤﺘﻬﺎ ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﺻ ﺤﻴﺤﺎ ﺑ ﺎﻟﻨﻈﺮ إﻟ ﻰ اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺴﻚ‬ ‫ﺑ ﺎﻷداء وﻻ ﻳﻤﻜﻨﻬ ﺎ أن ﺗﺘﻨ ﺎزل ﻋ ﻦ ﺗﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء أن ﻳﺘﻤ ّ‬ ‫إزاءهﺎ ﺑﺤﻘﻮق ﻣﻜﺘﺴﺒﺔ آﺘﻠﻚ اﻟﻤﺘﺮﺗﺒﺔ ﻋﻦ اﻻﺗﻔﺎﻗﺎت اﻟﻤﺒﺮﻣﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﺨﻮاص‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪contenté de présenter la position de l’administration et n’a pas‬‬ ‫‪contesté la légalité de la taxation d’office.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن اﻟﻨﺸ ﺎط اﻟ ﺬي ﻳﻤﺎرﺳ ﻪ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ه ﻮ اﻟ ﺬي ﻳﺤ ﺪد اﻟﺮﻣ ﺰ اﻟﻤﻨﺎﺳ ﺐ‬ ‫وﻟﻴﺲ اﻟﻌﻜﺲ ﺑﻤﻌﻨﻰ أن اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺠﺰهﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء ه ﻲ اﻟﺘ ﻲ ﻳﺘﺤ ﺪّد ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮﺋﻬﺎ‬ ‫رﻣ ﺰ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ودرﺟ ﺔ ﺧﻀ ﻮﻋﻪ ﻟ ﻸداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﺑﺤﻴ ﺚ أن اﻟﻌﺒ ﺮة ﻓ ﻲ‬ ‫ﻣﻌﺮﻓﺔ هﻞ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺧﺎﺿﻊ آﻠﻴﺎ أو ﺟﺰﺋﻴﺎ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻜﻮن ﺑﻨﺸﺎﻃﻪ‬ ‫وﻃﺒﻴﻌﺔ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺠﺰهﺎ وﻟﻴﺲ ﺑﺎﻟﺮﻣﺰ اﻟﺬي ﻳﺴﻨﺪ إﻟﻴﻪ‪. St.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻣ ﻦ ﺟﻬ ﺔ أﺧ ﺮى ﻓﻘ ﺪ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 545‬م إع أن ﺟﻬ ﻞ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻻ ﻳﻜ ﻮن‬ ‫ﻋﺬرا ﻓ ﻲ ارﺗﻜ ﺎب ﻣﻤﻨ ﻮع أو ﻓﻴﻤ ﺎ ﻻ ﻳﺨﻔ ﻰ ﺣﺘ ﻰ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻌ ﻮام وذﻟ ﻚ ﺑﻌ ﺪ ﻧﺸ ﺮﻩ وﻣﻀ ﻲ اﻟﻤ ﺪة‬ ‫‪226‬‬ . n°186 du 24 décembre 2003. (…) /‬‬ ‫. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻋﺪم اﺣﺘﺮام اﻹدارة ﻟﻘﺮاراﺗﻬﺎ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻋﺎب اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻹدارة ﻣﻮﻗﻔﻬ ﺎ اﻟﻤﺘﻤﺜ ﻞ ﻓ ﻲ إﺳ ﻨﺎد ﺑﻄﺎﻗ ﺔ اﻟﺘﻌﺮﻳ ﻒ‬ ‫اﻟﺠﺒ ﺎﺋﻲ اﻟﺤﺎﻣﻠ ﺔ ﻟﺮﻣ ﺰ "‪ "A‬اﻟ ﺬي ﻳﺴ ﻨﺪ ﻟﻠﺨﺎﺿ ﻌﻴﻦ آﻠﻴ ﺎ ﻟ ﻸداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ وآ ﺬﻟﻚ‬ ‫ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ اﻹدارة ﻟﻤﻮﻗﻔﻬﺎ اﻟﺴﺎﺑﻖ اﻟﺬي ﺗﺒﻨﺘﻪ ﺧﻼل ﻣﺮاﺟﻌﺔ أوﻟﻴّﺔ أﻧﺠﺰت ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ‪ 1999‬ﺣﻴ ﺚ‬ ‫ﺗﻤﺘﻌﺖ اﻟﺸﺮآﺔ ﺑﺎﻟﻄﺮح اﻟﻜﻠﻲ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 547‬م إ ع ﻳﻜﻮن ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘ ﻪ وﻳﺒﻘ ﻰ‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮن وﻟﻴﺲ اﻟﻤﻮاﻗﻒ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻟﻺدارة اﻟﻤﺮﺟﻊ اﻟﻮﺣﻴﺪ ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻃﺒﻴﻌﺔ ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬ ‫وﻣﺪى ﺧﻀﻮﻋﻪ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺮﻣﺰ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ "‪ "A‬ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﻧ ﺰاع ﺑ ﻴﻦ اﻟﻄ ﺮﻓﻴﻦ ﻓ ﻲ أن رﻣ ﺰ اﻷداء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ "‪ "A‬اﻟﻤﺴﻨﺪ إﻟﻰ اﻟﺸﺮآﺔ ﻳﻌﻮد ﺗﺎرﻳﺨﻪ إﻟﻰ ﺳ ﻨﺔ ‪ 1988‬وﺗ ﻢ إﺳ ﻨﺎدﻩ ﺑﻨ ﺎء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻌﻄﻴﺎت اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﺎﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﻮﺟﻮد اﻟﻤﻮدع ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء وذﻟ ﻚ ﺣﺴ ﺐ‬ ‫اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺠﺒ ﺎﺋﻲ اﻟﻤﻨﺎﺳ ﺐ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﺁﻧ ﺬاك أي أن اﻟﺸ ﺮآﺔ ﺗﻤﺘﻌ ﺖ ﺑ ﺎﻟﺮﻣﺰ "‪ "A‬ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ‬ ‫ﻣﻤﺎرﺳﺘﻬﺎ ﻓﻲ ﺗﺎرﻳﺦ إﺳﻨﺎدﻩ ﻧﺸﺎﻃﺎ ﺧﺎﺿﻌﺎ ﺑﺄآﻤﻠﻪ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.

n°153 du 29 octobre 2003 . T.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻋﻼوة ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ذآﺮ ﻓﺈن اﻟﺪﻋﻮى اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪ L’action fiscale‬اﻟﺘ ﻲ ﻳﺮﻓﻌﻬ ﺎ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺼﺪ اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ه ﻲ دﻋ ﻮى ﻣﻮﺿ ﻮﻋﻴﺔ وه ﻲ‬ ‫ﺗﻨﺪرج وﻓﻘﺎ ﻟﻠﺘﺼﻨﻴﻒ اﻟﻤﺘﻌﺎرف ﻋﻠﻴﻪ ﻓﻲ ﻓﻘﻪ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻹدارﻳ ﺔ ﺿ ﻤﻦ اﻟﻘﻀ ﺎء اﻟﻤﻮﺿ ﻮﻋﻲ‬ ‫‪ Contentieux objectif‬ﺑﺤﻴﺚ أن اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻟﻤﺘﻌﻬ ﺪة ﺑ ﺎﻋﺘﺮاض اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻻ ﺗﻘ ﺪّر‬ ‫ﻣ ﺪى ارﺗﻜ ﺎب اﻹدارة ﻟﺨﻄ ﺄ ﻣﺮﺗ ﺐ ﻟﻤﺴ ﺆوﻟﻴﺘﻬﺎ إزاء اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء وإﻧﻤ ﺎ ﺗﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﻣ ﺪى‬ ‫ﻣﻄﺎﺑﻘ ﺔ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻟﻠﻨﺼ ﻮص اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ اﻟﺠ ﺎري ﺑﻬ ﺎ اﻟﻌﻤ ﻞ زﻣ ﻦ ﺻ ﺪورﻩ ﺑﻤﻌﻨ ﻰ أن‬ ‫اﻻﻋﺘ ﺮاض ه ﻮ ﻃﻌ ﻦ ﻣﺴ ﻠﻂ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار)‪ (un procès fait à un acte‬وﻟ ﻴﺲ دﻋ ﻮى‬ ‫ﻣﺴ ﺆوﻟﻴﺔ ﺗﻬ ﺪف إﻟ ﻰ اﻟﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﻣ ﺪى اﻗﺘ ﺮاف اﻹدارة ﻟﺴ ﻠﻮك ﻣﺨﻄ ﺊ ﻣﻌﻤ ﺮ ﻟ ﺬﻣﺘﻬﺎ إزاء‬ ‫اﻟﻤﻨﻈﻮر اﻹداري‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 10‬م ح إ ج أﻧ ﻪ ﺗﺒﻠ ﻎ ﻣﻄﺎﻟ ﺐ وإﻋﻼﻣ ﺎت ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻓﻲ ﺷﺄﻧﻬﺎ ﻋﻠﻰ أﺟﻞ ﻣﺤﺪد ﻟﻠﺮد ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻋﻦ ﻃﺮﻳ ﻖ أﻋ ﻮان ه ﺬﻩ اﻟﻤﺼ ﺎﻟﺢ أو اﻟﻌ ﺪول‬ ‫‪227‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻤﻌﻴﻨ ﺔ ﻹﺟ ﺮاء اﻟﻌﻤ ﻞ ﺑ ﻪ وه ﺬا اﻟﻔﺼ ﻞ ﻳﻌ ّﺪ ﺗﻜﺮﻳﺴ ﺎ ﻟﻠﻤﺒ ﺪأ اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ ﻻ ﻳﻌ ﺬر اﻟﺠﺎه ﻞ ﺑﺠﻬﻠ ﻪ‬ ‫ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. /‬‬ ‫.‬‬ ‫‪Sommaire : Principe de l’interprétation stricte de la norme‬‬ ‫‪fiscale : le raisonnement par analogie n’est pas admis en matière‬‬ ‫‪fiscale / L’absence de signature du chef du bureau de contrôle fiscal‬‬ ‫‪du procès verbal de notification de l’arrêté de taxation d’office ne‬‬ ‫‪constitue pas une cause d’annulation dudit arrêté / Rejet du motif.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺮﺗﺐ ﺗﻔﺮﻳﻌﺎ ﻋﻦ هﺬا اﻟﻤﺒﺪأ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻳﻔﺘﺮض ﻓﻴﻪ ﻣﻌﺮﻓ ﺔ اﻷﺣﻜ ﺎم‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وﻳﻤﻜﻨﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻋﺒ ﺮ‬ ‫اﻻﻃﻼع ﻋﻠﻰ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻣﻌﺮﻓﺔ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻟﻠﻌﻤﻠﻴ ﺎت اﻟﺘ ﻲ ﻳﻘ ﻮم ﺑﻬ ﺎ‬ ‫إزاء اﻷداء اﻟﻤﺬآﻮر وﺗﺤﺪﻳﺪ ﻧﻄﺎق ﺣﻘ ﻪ ﻓ ﻲ ﻃ ﺮح اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ اﻟﻤﻮﻇ ﻒ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫ﻣﺸﺘﺮﻳﺎﺗﻪ ﻣﻦ اﻟﺒﻀﺎﺋﻊ واﻟﺨﺪﻣﺎت‪. B. req. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻄﻼن ﻣﺤﻀﺮ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑ ﺒﻄﻼن ﻣﺤﻀ ﺮ ﺗﺒﻠﻴ ﻎ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري‬ ‫ﻟﻸداء ﻧﻈﺮا ﻟﻌﺪم اﺣﺘﻮاﺋﻪ ﻋﻠﻰ إﻣﻀﺎء رﺋﻴﺲ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ أو ﻣﻤﺜﻠﻬﺎ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﺧ ﺎب اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻓ ﻲ اﻋﺘﺮاﺿ ﻪ واﺗﺠﻬ ﺖ اﻟﻤﺼ ﺎدﻗﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻠﻴﻪ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻧﺨﻠ ﺺ ﻟﻠﻘ ﻮل اﻧﻄﻼﻗ ﺎ ﻣ ﻦ ه ﺬﻩ اﻟﻤﻌﻄﻴ ﺎت أن ﻣﻨﺎزﻋ ﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻟ ﻢ‬ ‫ﺗﺘﻌﺮض إﻟﻰ ﻣ ﺪى ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻋﻠﻴ ﻪ واﻟ ﺬي ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮﺋﻪ ﻳﺘﺤ ﺪّد ﻧﻄ ﺎق‬ ‫ﺗﻌﻬﺪ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ واآﺘﻔ ﻰ ﺑﺎﻹﺷ ﺎرة إﻟ ﻰ ﻣﻮﻗ ﻒ اﻹدارة دون اﻟﺘﻌ ﺮض ﻟﻤﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﻨﺼ ﻮص‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺒﻘﻰ اﻟﻤﺮﺟﻊ اﻟﻮﺣﻴﺪ ﻓﻲ ﺗﻘﺪﻳﺮ ﺷﺮﻋﻴﺔ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴﻒ‪. St.

/ Centre régional de contrôle fiscal de Sfax . Tribunal de Sfax. 44 -IV. req.2003 ‫ أآﺘﻮﺑﺮ‬16 ‫ح ا ج وذﻟﻚ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن ﻣ ﺎ ﺗﻤﺴ ﻚ ﺑ ﻪ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻣ ﻦ ﺿ ﺮورة اﺣﺘ ﻮاء ﻣﺤﻀ ﺮ ﺗﺒﻠﻴ ﻎ‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻋﻠﻰ إﻣﻀﺎء رﺋﻴﺲ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ أو ﻣﻤﺜﻠﻪ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ ﻟﻴﺲ ﻟﻪ أي أﺳﺎس أو‬ ‫ﺳ ﻨﺪ ﻗ ﺎﻧﻮﻧﻲ وأن اﻟﺘﻨﻈﻴ ﺮ ﻣ ﻊ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻓ ﻲ ﻏﻴ ﺮ ﻃﺮﻳﻘ ﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر أن اﻟﻘﻴ ﺎس‬ . A. n°162 du 05 novembre 2003.Régime forfaitaire Sommaire : Défaut de respect des conditions d'éligibilité au régime forfaitaire / L’administration doit prendre une décision de retrait du régime forfaitaire en cas de non respect de l’une des conditions prévues par l'alinéa 1er de Art.du CIR autre que celle relative au chiffre d’affaires / Contribuable dont le chiffre d’affaires réalisé dépasse le plafond prévu pour bénéficier du régime forfaitaire / Le dépassement dudit plafond est la seule hypothèse qui engendre la soumission directe du contribuable au régime réel sans qu’il soit nécessaire de prendre au préalable une décision de retrait du régime forfaitaire / Annulation de l’arrêté de taxation d’office au motif que la réalisation de deux catégories de revenus n’exonère pas l’administration de prendre une décision de retrait du régime forfaitaire avant de reclasser le contribuable dans le régime réel d’imposition / Obligation d’agir pour permettre au contribuable d'exercer son droit d'opposition contre la décision de retrait / Principe de sécurité juridique / Rejet du motif.‫اﻟﻤﻌﺘﺮض ﺧﺎﺿﻊ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ‬ 228 .Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne ‫اﻟﻤﻨﻔﺬﻳﻦ أو ﺣﺎﻣﻠﻲ ﺑﻄﺎﻗﺎت اﻟﺠﺒ ﺮ أو ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ رﺳ ﺎﻟﺔ ﻣﻀ ﻤﻮﻧﺔ اﻟﻮﺻ ﻮل ﻣ ﻊ اﻹﻋ ﻼم ﺑ ﺎﻟﺒﻠﻮغ‬ . S.‫وﻳﺨﻀﻊ اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ إﻟﻰ أﺣﻜﺎم ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ‬ ‫ م‬10 ‫وﺣﻴﺚ ﻗﺎﻣﺖ اﻹدارة ﺑﺘﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻃﺒﻘ ﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﻔﺼ ﻞ‬ . ‫" ﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء آ ﺎن ﻗﺒ ﻞ ﺻ ﺪور ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻣﻨﻀ ﻮﻳﺎ ﺗﺤ ﺖ اﻟﻨﻈ ﺎم‬ : ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي إﻻ أن اﻹدارة ﻻﺣﻈﺖ ﻋﻨﺪ إﺟﺮاء ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ أﻧ ﻪ ﻳﺤﻘ ﻖ ﺻ ﻨﻔﻴﻦ ﻣ ﻦ اﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ‬ ‫ ﻧﺸ ﺎط ﻣﻴﻜ ﺎﻧﻴﻜﻲ‬: ‫ﻣﺪا ﺧﻴﻞ ﻋﻘﺎرﻳﺔ وﻣﺪا ﺧﻴﻞ ﻣﻬﻦ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﻤﻤﺎرﺳﺘﻪ ﺻﻨﻔﻴﻦ ﻣﻦ اﻷﻧﺸﻄﺔ‬ ‫وﻧﺸ ﺎط آ ﺮاء ﻣﺤ ﻼت واﻋﺘﺒ ﺮت اﻹدارة أن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻏﻴ ﺮ ﺟ ﺪﻳﺮ ﺑﺎﻻﻧﺘﻔ ﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈ ﺎم‬ ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي وأﻋﺎدت اﺣﺘﺴﺎب رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت و اﻟﻤﺮاﺑﻴﺢ واﻟﻀ ﺮاﺋﺐ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ أﺳ ﺎس أن‬ ."‫ﻣﺤﻈﻮر ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻹﺟﺮاءات وآﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ اﻟﺬي ﻳﺆول ﺗﺄوﻳﻼ ﺿﻴﻘﺎ‬ 7.

‬وﻳ ﺘﻢ‬ ‫ﺗﺒﻠﻴ ﻎ ﻣﻘ ﺮر اﻟﺴ ﺤﺐ ﻟﻠﻤﻌﻨ ﻲ ﺑ ﺎﻷﻣﺮ ﺑ ﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﻌﻤ ﻮل ﺑﻬ ﺎ ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟﺘﺒﻠﻴ ﻎ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء‪ .‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﻀ ﺢ ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل ﻗ ﺮاءة أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش أن اﻟﻤﺸ ﺮع‬ ‫ﻳﻘﻴﻢ ﺗﻤﻴﻴﺰا ﺑﻴﻦ وﺿﻌﻴﺘﻴﻦ ‪ :‬اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻷوﻟﻰ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺤﺎﻟ ﺔ ﺗﺠ ﺎوز رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻘ ﻖ ﻣ ﻦ‬ ‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟﺴ ﻘﻒ )‪ (Plafond‬اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﻤﺤ ﺪد ﻟﻼﻧﺘﻔ ﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي ﻓﻔ ﻲ‬ ‫ه ﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟ ﺔ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟ ﻺدارة ﻣﺘ ﻰ ﻋﺎﻳﻨ ﺖ ﺗﺠ ﺎوز ه ﺬا اﻟﺴ ﻘﻒ ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر إﺟ ﺮاء ﻣﺮاﺟﻌ ﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫إﺧﺮاج اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻣﻦ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي وإﺧﻀ ﺎﻋﻪ ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ ﻣﺒﺎﺷ ﺮة دوﻧﻤ ﺎ ﺣﺎﺟ ﺔ‬ ‫ﻹﺻﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي أﻣﺎ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻓﻬﻲ ﺗﻬﻢ ﺻﻮرة اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬ ‫اﻟﺬي ﻟﻢ ﻳﻌﺪ ﻣﺴﺘﻮﻓﻴﺎ ﻟﺠﻤﻴﻊ ﺷﺮوط اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﻋ ﺪا ﺷ ﺮط رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺘﺤ ﺪث ﻋﻨ ﻪ‬ ‫أﻋﻼﻩ ﻓﻔﻲ هﺬﻩ اﻟﺼﻮرة ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻰ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﺗﺨﺎذ ﻗﺮار ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي ﻓ ﻲ‬ ‫ﻣﺮﺣﻠ ﺔ أوﻟ ﻰ ﻗﺒ ﻞ أن ﺗ ﺘﻤﻜﻦ ﻣ ﻦ إﺧﻀ ﺎع اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ وﻣﻄﺎﻟﺒﺘ ﻪ ﺑ ﺪﻓﻊ‬ ‫اﻟﻀﺮاﺋﺐ واﻷداءات اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻬﺬا اﻟﻨﻈﺎم‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻋ ﻼوة ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻓ ﺈن إﻟ ﺰام اﻹدارة ﺑﺎﺳﺘﺼ ﺪار ﻗ ﺮار ﺳ ﺤﺐ اﻟﻨﻈ ﺎم‬ ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﺑﺸﻜﻞ أوﻟ ﻲ وﻣﺴ ﺒﻖ ﻗﺒ ﻞ ﺗﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء وﻓﻘ ﺎ ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ ﻳﻬ ﺪف إﻟ ﻰ ﻋ ﺪم إﺛﻘ ﺎل‬ ‫آﺎهﻞ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄداءات وﺿﺮاﺋﺐ ﻏﻴﺮ ﻣﺘﻮﻗﻌ ﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ إﻟﻴ ﻪ وﻳﺸ ﻜﻞ ﺿ ﻤﺎﻧﺎ أﺳﺎﺳ ﻴﺎ ﻟ ﻪ‬ ‫ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ ﺗﺤﻘﻴﻖ اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ ‪ Sécurité juridique‬واﻟﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ هﻮ أن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﻻ ﻳﻜﻮن ﻣﻠﺰﻣﺎ ﺑﺎﻻﺳﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻠﻮاﺟﺒﺎت اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ إﻻ‬ ‫اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ﻣﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ اﻟﺴﺤﺐ‪.‬‬ ‫‪229‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻀ ﻤﻦ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 44‬م ض د أ ط ض ش ﺟﻤﻠ ﺔ ﻣ ﻦ اﻟﺸ ﺮوط اﻟﻮاﺟ ﺐ ﺗﻮﻓﺮه ﺎ‬ ‫ﻟﻼﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي وﻣﻦ ﺑﻴﻨﻬﺎ أﻻ ﻳﺘﺠﺎوز رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ‪ 30‬أﻟ ﻒ دﻳﻨ ﺎر‬ ‫وﻋﺪم ﺗﺤﻘﻴﻖ ﺻﻨﻔﻴﻦ ﻣﻦ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ه ﺬا اﻟﺘﺄوﻳ ﻞ ﻳﺴ ﺘﻨﺪ إﻟ ﻰ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش اﻟ ﺬي ﻣﻴ ﺰ‬ ‫ﺑﻴﻦ ﺷﺮط رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وﺑﺎﻗﻲ اﻟﺸﺮوط اﻟﻤﻘﺮرة ﻟﻼﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي وه ﻮ ﻳﺴ ﺘﻨﺪ آ ﺬﻟﻚ‬ ‫ﻟﻌﺒﺎرة اﻟﻨﺺ ذﻟﻚ أن اﺳﺘﻌﻤﺎل اﻟﻤﺸ ﺮع ﻟﻌﺒ ﺎرة "ﻳﺴ ﺤﺐ" ﻓ ﻲ ﺻ ﻴﻐﺔ اﻟﻤﻀ ﺎرع ﻳﺴﺘﺸ ﻒ ﻣﻨﻬ ﺎ‬ ‫اﻹﻟ ﺰام واﻟﻮﺟ ﻮب وﻓﻘ ﺎ ﻟﻠﻤ ﺪﻟﻮل اﻟﻠﻐ ﻮي ﻟﺼ ﻴﻐﺔ اﻟﻤﻀ ﺎرع ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 532‬م اع‬ ‫اﻟﺬي آﺮّس اﻟﺘﺄوﻳﻞ ﺑﺎﻻﺳﺘﻨﺎد إﻟﻰ وﺿﻊ اﻟﻠﻐﺔ‪.‬وﻳﺘﻌ ﻴّﻦ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑﺎﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻻﺳ ﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻠﻮاﺟﺒ ﺎت اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻤﻨﺼ ﻮص‬ ‫ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ اﺑﺘ ﺪاء ﻣ ﻦ ﻏ ﺮة ﺟ ﺎﻧﻔﻲ ﻣ ﻦ اﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴ ﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﺴ ﺤﺐ وﻳﻤﻜ ﻦ‬ ‫ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑﺎﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻘﻴ ﺎم ﺑﻄﻌ ﻦ ﻣﻌﻠ ﻞ ﻓ ﻲ ﻣﻘ ﺮر اﻟﺴ ﺤﺐ ﻃﺒﻘ ﺎ ﻟﻺﺟ ﺮاءات اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑﻘ ﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻗﺎﻣﺖ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﻓﻲ إﻃ ﺎر ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻣﻮﺿ ﻮع ﻗﻀ ﻴﺔ اﻟﺤ ﺎل ﺑﺘﻌ ﺪﻳﻞ‬ ‫اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘ ﺮض ﺑﻌ ﺪ إﺧﺮاﺟ ﻪ ﻣ ﻦ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي وإﺧﻀ ﺎﻋﻪ ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ‬ ‫ﺑﺼﻔﺔ ﺁﻟﻴﺔ دون اﻟﻤﺮور ﺑﻤﺮﺣﻠﺔ أوﻟﻴﺔ وﺟﻮﺑﻴﺔ وهﻲ اﺳﺘﺼﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي‬ ‫ﻃﺒﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش‪.44‬ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻟﺜ ﺔ أﻧ ﻪ إذا اﻧﻌ ﺪم ﺷ ﺮط ﻣ ﻦ اﻟﺸ ﺮوط‬ ‫اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة ‪ 1‬أﻋﻼﻩ ﺑﺎﺳ ﺘﺜﻨﺎء ﻣ ﺎ ﺗﻌﻠ ﻖ ﻣﻨﻬ ﺎ ﺑ ﺮﻗﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت ﻳﺴ ﺤﺐ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻤﻘﺮر ﻣﻌﻠﻞ ﻣﻦ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ أو ﻣﻦ ﻓﻮض ﻟﻪ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻓ ﻲ ذﻟ ﻚ‪ .‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 3 .IV .

‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﺠ ﻪ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ اﻟﺘﺼ ﺮﻳﺢ ﺑﻘﺒ ﻮل اﻻﻋﺘ ﺮاض ﺷ ﻜﻼ وأﺻ ﻼ وإﻟﻐ ﺎء ﻗ ﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻠﻴﻪ ﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺘﻪ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش"‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﺧﺮﻗ ﺖ اﻹدارة ﻃ ﻮرا وﺟﻮﺑ ّﻴ ﺎ آﺮﺳ ﻪ اﻟﻤﺸ ﺮع آﻀ ﻤﺎﻧﺔ أﺳﺎﺳ ﻴﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﺑﺪﻟﻴﻞ إﻗﺮار اﻟﻤﺸﺮع ﺣ ﻖ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻓ ﻲ اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺴ ﺤﺐ وﺑ ﺬﻟﻚ‬ ‫ﺗﻜﻮن اﻹدارة ﻗ ﺪ ﺣﺮﻣ ﺖ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻣ ﻦ ﺿ ﻤﺎﻧﺎت أﺳﺎﺳ ﻴﺔ وﺗﺠ ﺎوزت إﺟ ﺮاءا ﺟﻮهﺮﻳ ﺎ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ إﺛﺎرﺗﻪ ﻣﻦ ﺗﻠﻘﺎء ﻧﻔﺴﻬﺎ اﺳﺘﺌﻨﺎﺳﺎ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن ﻏ ﺮة ﺟ ﻮان ‪1972‬‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ و ‪ 14‬م م م ت‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. St (… ) / La‬‬ ‫‪mission des enquêtes et du contrôle national polyvalent. 378-5 du COC et art.1996‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻃﻠﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ اﻟﺮاﻣﻲ إﻟ ﻰ ﻃ ﺮح ﻣﺒﻠ ﻎ ‪ 98 750‬د ﻣ ﻦ ﻗﺎﻋ ﺪة اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ ﻟﺴﺒﺒﻴﻦ أوﻟﻬﻤﺎ ه ﻮ أن اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻣﻮﺿ ﻮع ﻗﻀ ﻴﺔ اﻟﺤ ﺎل اﻧﺼ ﺐ‬ ‫ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻋ ﺪد ‪ 900 – 99/24‬وﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮء ه ﺬا اﻟﻘ ﺮار ﻳﺘﺤ ﺪد إﻃ ﺎر ه ﺬا اﻟﻨ ﺰاع‬ ‫وﻣﻮﺿﻮع ﺗﻌﻬﺪ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ وهﺬا اﻟﻘﺮار ﻟﻢ ﻳﺘﻀﻤﻦ ﻣﻦ ﺑﻴﻦ اﻹﺧ ﻼﻻت اﻟﻤﻨﺴ ﻮﺑﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ‬ ‫ﻃ ﺮح ﻣﺒ ﺎﻟﻎ ﻣﻌ ﺎد اﺳ ﺘﺜﻤﺎرهﺎ ﻻﺣ ﻖ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﻓ ﻲ ﻃﺮﺣﻬ ﺎ وإﻧﻤ ﺎ رﻓﻌ ﺖ اﻹدارة ه ﺬا اﻹﺧ ﻼل‬ ‫‪230‬‬ .‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﺳﺘﺮﺟﺎع اﻷرﺑﺎح اﻟﻤﻌﺎد اﺳﺘﺜﻤﺎرهﺎ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻗﺎﻣﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻻآﺘﺘﺎب ﻓﻲ رأس ﻣﺎل ﺷﺮآﺔ "ﺳﺎﺑﺴﺖ" اﻟﻌﺎﻟﻤﻴﺔ ﺑﻤﺒﻠﻎ‬ ‫ﻗﺪرﻩ ‪98 750‬د وﻃﻠﺒﺖ اﻻﻧﺘﻔﺎع ﺑﻄﺮح هﺬﻩ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻌﺎد اﺳﺘﺜﻤﺎرهﺎ ﻣﻦ ﻗﺎﻋﺪة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ‬ ‫‪ 1996‬ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻹدارة رﻓﻀﺖ ﻃ ﺮح ه ﺬﻩ اﻟﻤﺒ ﺎﻟﻎ إﺛ ﺮ إﺟ ﺮاء ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﻣﺒﺴ ﻄﺔ ﻗﺒ ﻞ أن ﻳﻘ ﺮ‬ ‫وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺑﻤﻮﺟﺐ ﻣﻜﺘﻮﺑﻪ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 28‬ﻣ ﺎرس ‪ 2002‬ﺑﺤ ﻖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﻓ ﻲ ﻃ ﺮح ه ﺬﻩ‬ ‫اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻌﺎد اﺳﺘﺜﻤﺎرهﺎ ﻣﻦ ﻗﺎﻋﺪة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪.‬‬ ‫‪8. 39 du CCP / Refus de la‬‬ ‫‪déduction des bénéfices réinvestis.Réinvestissement‬‬ ‫‪Sommaire : L’objet de l’opposition contre l’arrêté de taxation‬‬ ‫‪d’office établi à l’occasion d’une vérification fiscale se limite audit‬‬ ‫‪arrêté et ne s’étend pas à l’objet de la vérification préliminaire / Le‬‬ ‫‪refus par l’administration de déduire les montants réinvestis était à‬‬ ‫‪l’occasion d’une vérification préliminaire qui a précédé la vérification‬‬ ‫‪approfondie ayant abouti à la taxation d’office objet d'opposition /‬‬ ‫‪L’indépendance de la vérification approfondie de la vérification‬‬ ‫‪préliminaire / La compensation n’a pas lieu entre les dettes et les‬‬ ‫‪créances de l’Etat / Art. n°01 du 09 juillet 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﺿﺤﻰ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﺎ ذآﺮ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻏﻴ ﺮ ﺷ ﺮﻋﻲ ذﻟ ﻚ أن ﺗﺤﻘﻴ ﻖ ﺻ ﻨﻔﻴﻦ‬ ‫ﻣ ﻦ اﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻻ ﻳﻌﻔ ﻲ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ﻣ ﻦ إﺗﺒ ﺎع اﻹﺟ ﺮاءات اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ‬ ‫وإﺻﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ اﻟﺴﺤﺐ ﻗﺒﻞ ﺗﻌﺪﻳﻞ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء وﻓﻘﺎ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ‪. req.

n°01 du 09 juillet 2003. . .‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻟﻠﻔﺼ ﻞ ‪ 51‬م ض د ا ط ض ش ﻓ ﺈن اﻷﻗﺴ ﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ ﺗﺸ ﻜﻞ‬ ‫ﺗﺴﺒﻘﺎت ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨ ﻮان ﺳ ﻨﺔ ﻣﻌﻴﻨ ﺔ ﺗﺤﺘﺴ ﺐ ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮء ﻣ ﺪا ﺧﻴ ﻞ اﻟﺴ ﻨﺔ‬ ‫اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ‪. req.‬‬ ‫‪231‬‬ .Rétroactivité de la loi fiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Détermination des acomptes provisionnels /‬‬ ‫‪Article 49 de la LF 2000 / CSTO : prescription du droit de reprise de‬‬ ‫‪l’administration fiscale pour l’année 94 / L’impossibilité de rectifier‬‬ ‫‪les acomptes dus en 1995 sur la base des résultats de la vérification de‬‬ ‫‪l’année 1994 / Autorité de la chose jugée / Principe de sécurité‬‬ ‫‪juridique / Les décisions ayant reçu l’autorité de la chose jugée‬‬ ‫‪constituent une limite à la rétroactivité de la loi interprétative / Refus‬‬ ‫‪de rectification des acomptes provisionnels."(.‬‬ ‫‪9. St (…)/‬‬ ‫…‪Brigade polyvalente‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪: 1995‬‬ ‫ﺣﻴ ﺚ أﻋ ﺎدت اﻹدارة اﺣﺘﺴ ﺎب اﻷﻗﺴ ﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﻋﻠ ﻰ‬ ‫ﺿﻮء ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ ﺧﻀﻌﺖ ﻟﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء واﻟﺘﻲ ﺁﻟﺖ إﻟ ﻰ ﺻ ﺪور‬ ‫ﻗ ﺮار اﻟﻠﺠﻨ ﺔ اﻟﺨﺎﺻ ﺔ ﺑ ﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻋ ﺪد ‪ 900/98/26‬ﺑﺘ ﺎرﻳﺦ ‪ 6‬ﺟﻮﻳﻠﻴ ﺔ ‪2000‬‬ ‫واﻟﻘﺎﺿﻲ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن ﺳﻨﺔ ‪ 1994‬ﻗﺪ ﺷﻤﻠﻬﺎ اﻟﺘﻘﺎدم‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺑﻤﻨﺎﺳ ﺒﺔ ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﻣﺒﺴ ﻄﺔ أﺟﺮﺗﻬ ﺎ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ وه ﻲ ﻣﺴ ﺘﻘﻠﺔ ﺗﻤﺎﻣ ﺎ ﻋ ﻦ اﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘ ﺔ‬ ‫ﻣﻮﺿﻮع ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل )‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﻤﺎ أﻗﺮت اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﻘﺮارهﺎ ﻋ ﺪد ‪900/98/26‬‬ ‫ﺳﻘﻮط ﺳﻨﺔ ‪ 1994‬ﺑﺎﻟﺘﻘﺎدم ﻓﺈن اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻻ ﻳﺤ ﻖ ﻟﻬ ﺎ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﺗﻌ ﺪﻳﻞ اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺼ ﺮح‬ ‫ﺑﻬﺎ ﺧﻼل اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة وهﻲ ﻣﻠﺰﻣﺔ ﺑﺎﻟﺘﻘﻴ ﺪ ﺑﻤ ﺎ ورد ﺑﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺨﺼ ﻮص‬ ‫ه ﺬﻩ اﻟﺴ ﻨﺔ واﻟﺘ ﻲ ﺗﺤﻤ ﻞ ﻋﻠ ﻰ اﻟﺼ ﺤﺔ واﻟﻤﺼ ﺪاﻗﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﻋﻠ ﻰ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة‬ ‫اﺣﺘﺴﺎب اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮء اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺼ ﺮح ﺑﻬ ﺎ ﺧ ﻼل‬ ‫ﺳﻨﺔ ‪ 1994‬وﻟﻴﺲ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ أﺟﺮﺗﻬﺎ اﻹدارة‪.principe de sécurité juridique‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻧﺨﻠ ﺺ ﻟﻠﻘ ﻮل أن ﺗﻌ ﺪﻳﻞ اﻹدارة ﻟﻸﻗﺴ ﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺧ ﻼل ﺳ ﻨﺔ‬ ‫‪ 1995‬ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻏﻴﺮ ﻣﺆﺳﺲ ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ"‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻟ ﺌﻦ ﺻ ﺪر ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ ‪ 2000‬وﺗﻀ ﻤﻦ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 49‬ﻣﻨ ﻪ أﺣﻜﺎﻣ ﺎ‬ ‫ﺗﻔﺴ ﻴﺮﻳﺔ ﻟﻤﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 72‬م ض د ا ط ض ش إﻻ أن ه ﺬﻩ اﻷﺣﻜ ﺎم ﻻ ﻳﺘﺮﺗ ﺐ ﻋﻨﻬ ﺎ ﺑ ﺄي‬ ‫ﺣﺎل ﻣﻦ اﻷﺣﻮال اﻟﻤﺴﺎس ﺑﺎﻷﺣﻜﺎم اﻟﻘﻀﺎﺋﻴﺔ اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ واﻟﺘﻲ أﺣﺮزت ﻗﻮة اﺗﺼ ﺎل اﻟﻘﻀ ﺎء وه ﺬا‬ ‫اﻟﺤﻞ ﻣﺴﺘﻘﺮ ﻋﻠﻴﻪ ﻓﻘﻬﺎ وﻗﻀﺎء ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻟﻤﺒﺪأ اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ ﻟﻸوﺿ ﺎع واﻟﻌﻼﻗ ﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ‬ ‫‪.

‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫‪232‬‬ .du CIR / Défaut de‬‬ ‫‪dépôt de déclaration / La taxation d’office est établie moyennant un‬‬ ‫‪minimum non susceptible de restitution de 50 dinars par déclaration /‬‬ ‫‪Art. 58 § -I. ‪régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس‪:‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻇﻔ ﺖ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺧﻄﺎﻳ ﺎ أﺳ ﺎس ﻋﻤ ﻼ ﺑﺄﺣﻜ ﺎم‬ ‫اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 74‬ﻣ ﻦ ﻣﺠﻠ ﺔ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ دﺧ ﻞ اﻷﺷ ﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴ ﻴﻦ واﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﺸ ﺮآﺎت‬ ‫)ﻗﺪﻳﻢ(‪. /‬‬ ‫. n°168 du 05 novembre 2003. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺳ ﺘﻘﺮ ﻓﻘ ﻪ اﻟﻘﻀ ﺎء ﻋﻠ ﻰ اﻟﺘﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻔ ﻮري ﻟﻠﻘ ﺎﻧﻮن اﻷرﻓ ﻖ ﻓ ﻲ ﻣ ﺎدة اﻟﺨﻄﺎﻳ ﺎ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺰﺟﺮﻳﺔ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴﺎت ﻧﺸﺄت ﻗﺒﻞ ﺻﺪور اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﺠﺪﻳ ﺪ اﻷرﻓ ﻖ ﺑﻤﻌﻨ ﻰ أﻧ ﻪ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ أن ﺗﻄﺒﻖ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻷرﻓﻖ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻮرﻳﺔ واﻟﻤﺮﺟ ﻊ ﻓ ﻲ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن اﻷرﻓ ﻖ ه ﻮ‬ ‫ﺗﺎرﻳﺦ ﺻﺪور اﻟﺤﻜﻢ وﻟﻴﺲ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﻮﻗﻴﻊ اﻟﺨﻄﻴﺔ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪10. K.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﻤﺎ أﻟﻐﺖ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺤﻘﻮق واﻹﺟ ﺮاءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﺧﻄﺎﻳ ﺎ اﻷﺳ ﺎس اﻟﻤﻨﺼ ﻮص‬ ‫ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﺴ ﺎﺑﻖ ﺻ ﻠﺐ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 74‬ﻣ ﻦ ﻣﺠﻠ ﺔ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻻ ﻣﺠ ﺎل ﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض‬ ‫ﺑﺨﻼص هﺬﻩ اﻟﺨﻄﺎﻳﺎ وذﻟﻚ إﻋﻤﺎﻻ ﻟﻤﺒﺪأ اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﻮري ﻟﻠﻨﺼﻮص اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻟﺨﻄﺎﻳ ﺎ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫اﻟﺰﺟﺮﻳﺔ واﺗﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ إﻟﻐﺎء ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻓﻲ ﻓﺮﻋﻪ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺨﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس "‪. A.K.Taxation d'office‬‬ ‫‪Sommaire : Obligation de déposer une déclaration en cas de‬‬ ‫‪cessation de l’activité de l'entreprise / Art. n°01 du 09 juillet 2003. M.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﻀ ﺢ ﺑ ﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟ ﻰ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 7‬ﻣ ﻦ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻋ ﺪد ‪ 82‬ﻟﺴ ﻨﺔ ‪2000‬‬ ‫اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 9‬أوت ‪ 2000‬واﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺈﺻ ﺪار ﻣﺠﻠ ﺔ اﻟﺤﻘ ﻮق واﻹﺟ ﺮاءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ أن أﺣﻜ ﺎم‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 74‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻗﺪ أﻟﻐﻴﺖ وأﻟﻐﻴﺖ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. req.‬‬ ‫‪11.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.Sanctions fiscales‬‬ ‫‪Sommaire : Suppression des pénalités d’assiette par la loi de‬‬ ‫‪promulgation du CPF / Application immédiate de la loi pénale‬‬ ‫‪répressive plus douce / L’application de la loi la plus douce doit être‬‬ ‫‪faite par référence à la date du jugement et non à la date de la sanction‬‬ ‫‪édictée par l'administration fiscale. / Centre‬‬ ‫. 48 du CIR / Rejet du moyen.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺧ ﺎب اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻓ ﻲ اﻋﺘﺮاﺿ ﻪ اﻟ ﺬي ﻟ ﻢ ﻳﺘﻀ ﻤﻦ ﻣﻨﺎزﻋ ﺔ ﺟﺪﻳ ﺔ ﻓ ﻲ ﺷ ﺮﻋﻴﺔ‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ واﺗﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض أﺻﻼ"‪.‬‬ ‫‪233‬‬ . 47 du‬‬ ‫‪CDPF / Mise en demeure du contribuable / En cas de désaccord entre‬‬ ‫‪l’administration et le contribuable sur les résultats de la vérification.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ م ح ا ج أﻧ ﻪ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة‬ ‫ﻋﺪم ﻗﻴﺎم اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺈﻳ ﺪاع اﻟﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ واﻟﻌﻘ ﻮد اﻟﺘ ﻲ اﻗﺘﻀ ﺎهﺎ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬ ‫اﻷداء ﻓﻲ أﺟﻞ أﻗﺼﺎﻩ ﺛﻼﺛﻮن ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑ ﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ‬ ‫‪ 10‬ﻣ ﻦ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠ ﺔ‪ . req.‬‬ ‫‪l’administration n’est pas tenue de mettre en demeure le contribuable‬‬ ‫‪et de respecter le délai de trente jours / Rejet du motif. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻏﻴﺎب اﻹﺷﻌﺎر اﻟﻤﺴﺒﻖ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻹﻋﻼم ﺑﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄن ﻋﺪم إﻳﺪاع اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء‬ ‫ﻏﻴﺮ آﺎف ﻟﻮﺣﺪﻩ ﻟﻜﻲ ﺗﺼﺪر إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﻗﺮارا ﻓﻲ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء ﺑ ﻞ ﻻ ﺑ ﺪ ﻟﻬ ﺬﻩ اﻷﺧﻴ ﺮة أن‬ ‫ﺗﻮﺟﻪ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء إﺷ ﻌﺎرا آﺘﺎﺑﻴ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻐ ﺮض ﻳﺒﻠ ﻎ إﻟﻴﻬ ﺎ ﻃﺒ ﻖ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 10‬م ح ا ج‬ ‫وﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ اﻹدارة أن ﺗﻨﺬرهﺎ ﺑﺘﺪارك اﻹﺧﻼل اﻟﻤﻨﺴﻮب وأن ﺗﻤﻨﺤﻬﺎ أﺟﻼ ﻗﺪرﻩ ﺛﻼﺛﻮن ﻳﻮﻣﺎ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Cas d’ouverture de la taxation d’office / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺘﻮﻗﻔ ﻪ ﻋ ﻦ اﻟﻨﺸ ﺎط ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟﻌ ﺪم ﺻ ﻠﻮﺣﻴﺔ ﺷ ﺎﺣﻨﺘﻪ‬ ‫اﻟﺘﻲ ﻳﻌﻤﻞ ﺑﻬﺎ وﻃﻠﺐ ﺳﻤﺎع ﺑﻴّﻨﺘﻪ إﻻ أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﺠﺎراﺗﻪ ﻓﻲ ﻃﻠﺒﻪ ﻓﻤﻦ ﺟﻬﺔ أوﻟﻰ ﻓﺈن اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 64‬م ح ا ج ﺣﺠﺮ ﺻﺮاﺣﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻋﺘﻤ ﺎد ﺷ ﻬﺎدة اﻟﺸ ﻬﻮد ﻹﺛﺒ ﺎت ادﻋ ﺎءات اﻷﻃ ﺮاف‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑﺎﻟﻘﻀ ﻴﺔ وﻣ ﻦ ﺟﻬ ﺔ ﺛﺎﻧﻴ ﺔ ﻓ ﺈن ﺗﻮﻗ ﻒ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋ ﻦ اﻟﻨﺸ ﺎط وﻋ ﺪم اﻧﺘﻔﺎﻋ ﻪ‬ ‫ﺑﺎﻟﺸﺎﺣﻨﺔ اﻟﺘﻲ آﺎن ﻳﻌﻤﻞ ﻋﻠﻰ ﻣﺘﻨﻬﺎ ﻻ ﻳﻌﻔﻴ ﻪ ﻣ ﻦ واﺟ ﺐ إﻳ ﺪاع ﺗﺼ ﺮﻳﺢ ﻟ ﺪى ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻮﻗﻒ ﻋﻦ اﻟﻨﺸﺎط ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 58‬م ض د ا ط ض ش وﻟﻤ ﺎ ﻟ ﻢ ﻳﻔﻌ ﻞ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﻜ ﻮن‬ ‫ﻣﺴﺘﻬﺪﻓﺎ ﻟﻠﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺠﺒﺮي ﻣﺜﻠﻤﺎ ﻳﻘﺘﻀﻴﻪ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ‪.‬آﻤ ﺎ ﺟ ﺎء ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 48‬م ح ا ج أﻧ ﻪ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﺤﺎﻟ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬ﻣﻦ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠ ﺔ ﻋﻠ ﻰ أﺳ ﺎس اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ‬ ‫واﻟﻔﻌﻠﻴﺔ أو ﻋﻠﻰ أﺳﺎس اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺘﻲ ﺗﻀﻤﻨﻬﺎ ﺁﺧﺮ ﺗﺼﺮﻳﺢ ﻣﻊ اﻋﺘﻤﺎد ﺣﺪ أدﻧﻰ ﻟﻸداء ﻏﻴﺮ ﻗﺎﺑ ﻞ‬ ‫ﻟﻼﺳﺘﺮﺟﺎع ﻳﺴﺎوي ‪ 50‬دﻳﻨﺎرا ﻋﻦ آﻞ ﺗﺼﺮﻳﺢ‪. St. T.R.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫"ﺣﻴﺚ أﺻﺪرت اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻗﺮارا ﻓﻲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺿﺪ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬ ‫ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺎﻋﺲ ه ﺬا اﻷﺧﻴ ﺮ ﻋ ﻦ إﻳ ﺪاع اﻟﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻮاﺟﺒ ﺔ ﻋﻠﻴ ﻪ ﻗﺎﻧﻮﻧ ﺎ وﻗ ﺪ وﻇﻔ ﺖ‬ ‫اﻹدارة ﻣﺒﻠﻎ ﺧﻤﺴﻴﻦ دﻳﻨﺎرا ﻋﻦ آﻞ ﺗﺼﺮﻳﺢ ﺟﺒﺎﺋﻲ ﻣﺴﺘﻮﺟﺐ‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. n°153 du 29 octobre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻻ ﺟﺪال ﻓﻲ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﺈﻳ ﺪاع اﻟﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻤﻔﺮوﺿ ﺔ‬ ‫ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن وﺗﻜ ﻮن اﻹدارة ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻣﺤﻘ ﺔ ﻓ ﻲ اﺳﺘﺼ ﺪار ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري‬ ‫ﺑﺎﻻﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ اﻟﺤﺪ اﻷدﻧ ﻰ ﻟ ﻸداء )ﺧﻤﺴ ﻴﻦ دﻳﻨ ﺎرا( اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 48‬ﻣ ﻦ ﻣﺠﻠ ﺔ‬ ‫اﻟﺤﻘﻮق واﻹﺟﺮاءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪. /‬‬ ‫.

F. pour 1996 /‬‬ ‫‪Institution de la taxe professionnelle affectée au profit du fond /‬‬ ‫‪L’exigibilité de la taxe : art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻻ ﺟﺪال ﻓﻲ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺧﻀﻌﺖ ﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻣﻌﻤﻘ ﺔ وﺑﻨ ﺎء ﻋﻠﻴ ﻪ‬ ‫ﻓﺈن ﻣﺠﺮد ﻋﺪم اﻻﺗﻔﺎق ﺑﻴﻦ ﻣﺼﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ واﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺣﻮل ﻧﺘﺎﺋﺞ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ ﻳﺨ ﻮل‬ ‫ﻟﺠﻬﺔ اﻹدارة إﺻﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬م ح ا ج أﻧﻪ ﻳﻮﻇﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑﺎ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻻﺗﻔ ﺎق‬ ‫ﺑ ﻴﻦ ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ واﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ ﻧﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻷوﻟﻴ ﺔ أو اﻟﻤﻌﻤﻘ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 36‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ أو ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻟﺮد آﺘﺎﺑﻴﺎ ﻓﻲ اﻷﺟﻞ اﻟﻤﺤ ﺪد‬ ‫ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﻋﻠ ﻰ ه ﺬﻩ اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ آﻤ ﺎ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة ﻋ ﺪم ﻗﻴ ﺎم‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺈﻳﺪاع اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ واﻟﻌﻘ ﻮد اﻟﺘ ﻲ اﻗﺘﻀ ﺎهﺎ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء ﻓ ﻲ‬ ‫أﺟﻞ أﻗﺼﺎﻩ ﺛﻼﺛﻮن ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 10‬ﻣﻦ هﺬﻩ‬ ‫اﻟﻤﺠﻠﺔ‪.Taxe professionnelle‬‬ ‫‪Sommaire : Institution du Fonds de développement de la‬‬ ‫‪compétitivité industrielle / Art.F. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼ ﻮص ﺧﻀ ﻮع اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻟﻠﻤﻌﻠ ﻮم ﻟﻔﺎﺋ ﺪة ﺻ ﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴﻴﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ أﺧﻀﻌﺖ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم ﻟﻔﺎﺋﺪة ﺻﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴﺔ اﻟﻘﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴﻴﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ ﺧﻼل اﻟﺴﻨﻮات ‪ 1999‬و‪ 2000‬و‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﺿﺤﺖ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻣﻨﺎزﻋﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻬﺎ وﺗﻌﻴﻦ ردهﺎ"‪. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﺨﻠﺺ ﻣ ﻦ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 47‬ﻣ ﻦ م ح ا ج اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ أن ﺗﻮﺟﻴ ﻪ اﻹدارة‬ ‫ﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺼ ﺪ ﺗﺴ ﻮﻳﺔ وﺿ ﻌﻴﺘﻪ واﻧﺘﻈ ﺎر اﻧﻘﻀ ﺎء أﺟ ﻞ اﻟﺜﻼﺛ ﻴﻦ ﻳﻮﻣ ﺎ ﻣ ﻦ ﺗ ﺎرﻳﺦ‬ ‫اﻟﺘﻨﺒﻴ ﻪ ﻋﻠﻴ ﻪ ﻻ ﻳﻜ ﻮن واردا إﻻ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة ﺗﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء ﺟﺒﺮﻳ ﺎ ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﺗﻘ ﺎﻋﺲ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑ ﺎﻷداء ﻋ ﻦ إﻳ ﺪاع ﺗﺼ ﺎرﻳﺤﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ واﻟﻌﻘ ﻮد اﻟﺘ ﻲ اﻗﺘﻀ ﺎهﺎ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء وه ﻲ‬ ‫اﻟﺼﻮرة اﻟﺘﻲ أوردهﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬م ح ا ج ﻓﻲ ﻓﻘﺮﺗ ﻪ اﻟﺜﺎﻧﻴ ﺔ أﻣ ﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة إﺧﻀ ﺎع اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑ ﺎﻷداء ﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ أوﻟﻴ ﺔ أو ﻣﻌﻤﻘ ﺔ ﻓ ﺈن ﻣﺠ ﺮد ﺣﺼ ﻮل ﺧ ﻼف ﺑ ﻴﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء وﻣﺼ ﺎﻟﺢ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ ﺣ ﻮل ﻧﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ آ ﺎف ﻟﻮﺣ ﺪﻩ ﻹﺻ ﺪار ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ دون ﺣﺎﺟ ﺔ ﻟﻠﺘﻨﺒﻴ ﻪ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء واﻧﺘﻈﺎر ﻣﺮور أﺟﻞ ﺛﻼﺛﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ‪. 36 de la L.‬‬ ‫‪12. 37 à 44 de la L. pour 2000 / Principe de non‬‬ ‫‪rétroactivité de la loi fiscale / Déduction des montants de la taxe payés‬‬ ‫‪avant le 1er janvier 2000. St.2001‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ أﺣ ﺪث اﻟﻤﺸ ﺮع ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﻔﺼ ﻮل ﻣ ﻦ ‪ 37‬إﻟ ﻰ ‪ 44‬ﻣ ﻦ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻋ ﺪد ‪127‬‬ ‫ﻟﺴﻨﺔ ‪ 94‬اﻟﻤﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 1994/12/26‬واﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﻘ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺘﺼ ﺮف ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﺻ ﻨﺪوﻗﺎ‬ ‫‪234‬‬ . (…) /‬‬ ‫.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. n°177 du 22 octobre 2003.

2000‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ ﻳﺘﺠ ﻪ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻃ ﺮح اﻟﻤﻌﻠ ﻮم ﻟﻔﺎﺋ ﺪة ﺻ ﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة اﻟﺘﻨﺎﻓﺴ ﻴﺔ‬ ‫اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ‪ 1999‬ﻣﻦ اﻟﻀﺮاﺋﺐ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ أﺻﻼ وﺧﻄﺎﻳﺎ"‪. (…) /‬‬ ‫.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ ﻧﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 36‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 101/99‬اﻟﻤﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 31‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪1999‬‬ ‫واﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 2000‬ﻋﻠﻰ إﺣﺪاث ﻣﺴﺎهﻤﺔ ﻣﻬﻨﻴﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة اﻟﺼ ﻨﺪوق ﺗﻮﻇ ﻒ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﻮﺟ ﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴ ﺔ أو اﻟﻤ ﻮردة وذﻟ ﻚ ﺑﻨﺴ ﺒﺔ ‪ 1‬ﺑﺎﻟﻤﺎﺋ ﺔ ﻣ ﻦ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت )اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 37‬ﻣ ﻦ‬ ‫ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺘﺼﺮّف ‪. 10 al.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻟﻔﺎﺋ ـﺪة ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة اﻟﺘﻨﺎﻓﺴ ﻴﺔ اﻟﺼ ﻨﺎﻋﻴﺔ وﻗ ﺪ ﻧ ﺺ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 38‬ﻣ ﻦ ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺬآﻮر أن‬ ‫ﺗﻤﻮﻳﻞ اﻟﺼﻨﺪوق ﻳﺘﻢ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﻣﺤﺼﻮل ﻣﺴﺎهﻤﺎت واﻗﺘﻄﺎﻋﺎت ﺗﻮﻟﻰ ﺗﻌﺪادهﺎ‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ أن اﻟﻘ ﻮاﻧﻴﻦ ﻻ ﺗﻨﻄﺒ ﻖ ﺑ ﺄﺛﺮ رﺟﻌ ﻲ و ﻻ ﺗﺴ ﺮي إﻻ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺎت‬ ‫واﻷﺣﺪاث اﻟﻤﺘﺤﻘﻘﺔ ﺑﻌﺪ ﺻﺪورهﺎ ودﺧﻮﻟﻬﺎ ﺣﻴﺰ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ‪. St. 1er du CTVA.‬‬ ‫‪235‬‬ . Refus de la déduction de la TVA au motif que les‬‬ ‫‪voitures de tourisme servant au transport de personnes ne sont pas‬‬ ‫‪nécessaires à l’exploitation / Art.(2000‬‬ ‫و ﺣﻴـ ـﺚ ﻧ ﺺ اﻷﻣ ﺮ ﻋ ﺪد ‪ 634-2000‬اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 13‬ﻣ ﺎرس ‪ 2000‬واﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ‬ ‫ﺑﻀﺒﻂ ﻗﺎﺋﻤﺔ اﻟﻤﻨﺘﻮﺟﺎت اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ 1‬ﺑﺎﻟﻤﺎﺋﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة ﺻﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴﻴﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ ﻋﻠﻰ إﺧﻀﺎع اﻷﺑﻮاب واﻟﻨﻮاﻓﺬ ﻣﻦ اﻷﻟﻤﻨﻴﻮم واﻟﻤﺪرﺟﺔ ﺗﺤﺖ اﻟﺒﻨﺪ ‪76 . ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ ﺳﻴﺎرات ﺗﺴﺘﻌﻤﻠﻬﺎ اﻟﺸﺮآﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴ ﺚ رﻓﻀ ﺖ اﻹدارة ﻗﺒ ﻮل ﻃ ﺮح اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﺑﻌﻨ ﻮان ﺳ ﻴﺎرات‬ ‫ﺗﺴﺘﻌﻤﻠﻬﺎ اﻟﺸﺮآﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ وﻟ ﺌﻦ أﺣ ﺪث ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺘﺼ ﺮّف ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﺻ ﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴ ﻴﺔ اﻟﺼ ﻨﺎﻋﻴﺔ إﻻ أن إﺣ ﺪاث اﻟﻤﻌﻠ ﻮم ﺟ ﺎء ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺘﺼ ﺮّف ﺳ ﻨﺔ‪2000‬‬ ‫وﺑ ﺬﻟﻚ ﻓ ﺈن ه ﺬا اﻟﻤﻌﻠ ﻮم ﻻ ﻳﻜ ﻮن ﻣﺴ ﺘﻮﺟﺒﺎ إﻻ ﺑﺪاﻳ ﺔ ﻣ ﻦ ﺳ ﻨﺔ ‪ 2000‬و ﻻ ﺗﻜ ﻮن ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ‬ ‫اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻣﻠﺰﻣﺔ ﺑﺪﻓﻌﻪ إﻻ اﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ ﺳﻨﺔ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 10‬م ا ق م أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻨﺢ ﺣﻖ ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫اﻟﻤﻮﻇ ﻒ ‪ -1‬ﻋﻠ ﻰ اﻟﺴ ﻴﺎرات اﻟﺴ ﻴﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﻌ ﺪة ﻟﻨﻘ ﻞ اﻷﺷ ﺨﺎص ﻏﻴ ﺮ اﻟﺘ ﻲ ه ﻲ ﻣﻮﺿ ﻮع‬ ‫اﻻﺳ ﺘﻐﻼل وآ ﺬﻟﻚ ﻋﻠ ﻰ آ ﺮاء اﻟﺴ ﻴﺎرات اﻟﺴ ﻴﺎﺣﻴﺔ وﻋﻠ ﻰ آ ﻞ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺪﻓﻮﻋ ﺔ ﻟﻀ ﻤﺎن‬ ‫ﺳﻴﺮهﺎ وﺻﻴﺎﻧﺘﻬﺎ‪. n° 01 du 09 juillet 2003.‬‬ ‫‪13. req.10‬‬ ‫ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ 1‬ﺑﺎﻟﻤﺎﺋﺔ‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.TVA‬‬ ‫‪Sommaire.

‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻃﻠﺐ ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎت واﻟﺨﺪﻣﺎت ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻃﻠﺒﺖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ اﻟ ﺬي أﺛﻘ ﻞ ﻣﺸ ﺘﺮﻳﺎﺗﻬﺎ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﺒﻀﺎﺋﻊ واﻟﺨﺪﻣﺎت‪. n°153 du 29 octobre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ م ا ق م أﻧ ﻪ ﻟﻼﻧﺘﻔ ﺎع ﺑ ﺎﻟﻄﺮح اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴ ﻪ‬ ‫أﻋﻼﻩ ﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ أن‪:‬‬ ‫‪-‬‬ ‫ﺗﻜﻮن ﺑﺤﻮزﺗﻬﻢ ﻓﻮاﺗﻴﺮ ﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎﺗﻬﻢ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﻀﺎﺋﻊ واﻟﺨﺪﻣﺎت أو ﺷ ﻬﺎدات ﻓ ﻲ ﺧﺼ ﻢ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻮرد‪. St.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 10‬م ا ت م واﺿ ﺤﺔ وﺻ ﺮﻳﺤﺔ ﻓ ﻲ رﻓ ﺾ ﻃ ﺮح اﻷداء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﺴﻴﺎرات اﻟﺴﻴﺎﺣﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓﻘ ﺪ أﺣﺴ ﻨﺖ اﻹدارة ﺗﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن‬ ‫ﻟﻤﺎ رﻓﻀﺖ ﻃﺮح هﺬا اﻷداء"‪.‬‬ ‫‪-‬‬ ‫ﻳﻤﺴﻜﻮا دﻓﺘﺮا ﺧﺎﺻﺎ ﻣﺮﻗﻤﺎ وﻣﻮﻗﻌﺎ ﻣﻦ ﻃﺮف ﻣﺮاآﺰ أو ﻣﻜﺎﺗﺐ ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ اﻷداءات اﻟﺮاﺟ ﻊ‬ ‫إﻟﻴﻬﺎ ﻧﺸﺎﻃﻬﻢ ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ وﻳﺘﻀﻤﻦ ﺣﺴﺎب اﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻸداء‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. de mémoires ou factures‬‬ ‫‪partiels / La norme comptable n°3 relative aux services / Confirmation‬‬ ‫‪de l'arrêté de taxation d'office. (…) /‬‬ ‫. n°177 du 22 octobre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻹدارة )وﻟﻢ ﺗﻨﺎزع ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء( ﺑﺄن اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﻟ ﻢ ﺗﻘ ﺪم‬ ‫اﻟﻮﺛ ﺎﺋﻖ اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 9‬ﻓﻘ ﺮة ‪ II‬م ا ق م وﺑ ﺬﻟﻚ ﺗﻜ ﻮن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻏﻴ ﺮ‬ ‫ﺟ ﺪﻳﺮة ﺑﺎﻻﻧﺘﻔ ﺎع ﺑﻄ ﺮح اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ اﻟﻤﻮﻇ ﻒ ﻋﻠ ﻰ ﺷ ﺮاءاﺗﻬﺎ ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ‬ ‫‪) 2000‬أﺷﻬﺮ أآﺘﻮﺑﺮ وﻧﻮﻓﻤﺒﺮ ودﻳﺴﻤﺒﺮ( وﺳﻨﺔ ‪. T. /‬‬ ‫. req.‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de déduction de la TVA / Article 9 -I‬‬‫‪2) du CTVA / Défaut de présentation des documents prévus par‬‬ ‫‪l’article 9 du CTVA / Refus de la déduction / Confirmation de l’arrêté‬‬ ‫‪de taxation d’office.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻟ ﻨﻘﺺ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺘ ﺄﺗﻲ ﻣ ﻦ اﻟﻔ ﺎرق ﺑ ﻴﻦ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت‬ ‫اﻟﻤﺤﻠﻲ اﻟﻤﻀﻤﻦ ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ورﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ‪:‬‬ ‫‪236‬‬ ."2001‬‬ ‫‪Sommaire : Fait générateur de la TVA pour les travaux‬‬ ‫)‪immobiliers : l’exécution partielle ou totale de ces travaux / Art. St. req. 5 -5‬‬ ‫‪du CTVA / La constatation du fait générateur ne peut être postérieure‬‬ ‫‪à la facturation totale / Exigibilité de la TVA à partir de‬‬ ‫‪l’établissement des décomptes provisoires. R.

‬‬ ‫‪14. 38 du CDPF / Possibilité‬‬ ‫‪237‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ ﺑﺨﺼ ﻮص اﻟﺘﻘﻴﻴ ﺪ اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﻲ ﻟﻠﺘﺴ ﺒﻘﺎت ﺗﻤﺴ ﻜﺖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﺑ ﺄن اﻟﺘﺴ ﺒﻘﺎت‬ ‫اﻟﻤﻘﺒﻮﺿﺔ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ﻣﻌﻴﻨﺔ ﻳﺘﻢ ﺗﺪوﻳﻨﻬﺎ ﺑﺎﻟﺴﻨﺔ اﻟﻼﺣﻘﺔ ﻟﻬﺎ وإﺧﻀ ﺎﻋﻬﺎ ﻟﻠﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﺸ ﺮآﺔ‬ ‫ﺧﻼل هﺬﻩ اﻟﺴﻨﺔ اﻷﺧﻴﺮة‪.Vérification fiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Interdiction des vérifications approfondies‬‬ ‫‪successives / Sécurité juridique / Art.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 5‬م ا ق م اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻓﺈن اﻟﺘﺴﺒﻘﺎت اﻟﻤﻘﺒﻮﺿﺔ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻷﺷﻐﺎل ﺗﻌﺘﺒﺮ ﺧﺎﺿﻌﺔ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﻋﻨ ﺪ ﻗ ﺒﺾ اﻷﻣ ﻮال ﻗﺒ ﻞ إﺗﻤ ﺎم إﻧﺠ ﺎز ﺗﻠ ﻚ‬ ‫اﻷﺷﻐﺎل‪.‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ أﻓﺮز ﺗﻌﺪﻳﻞ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻧﻘﺼ ﺎ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ‬ ‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وذﻟﻚ إﺛﺮ ﻣﻘﺎرﻧﺔ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﻀﻤﻦ ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ ﻣﻊ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت‬ ‫اﻟﻤﺪون ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وﻳﺤﻖ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ اﻋﺘﺒ ﺎر ه ﺬا اﻟﻔ ﺎرق ﻧﻘﺼ ﺎ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت وإﺧﻀ ﺎﻋﻪ‬ ‫ﻟﻬﺎﻣﺶ اﻟ ﺮﺑﺢ اﻟﺨ ﺎم اﻟﻤﻌﺘﻤ ﺪ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﺸ ﺮآﺔ ﻟﺘﺤﺪﻳ ﺪ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺨﻔ ﻲ اﻟﻤﺤﻘ ﻖ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء "‪.‬‬ ‫ﺣﻴـ ـﺚ ﺗﻜ ﻮن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻏﻴ ﺮ ﻣﺤﻘ ﺔ ﻓ ﻲ ﺗ ﺪوﻳﻦ اﻟﺘﺴ ﺒﻘﺎت ﺑﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ‬ ‫اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻤﻌﻴﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻲ اﻟﻤﺬآﻮر وﻟﻤﺒﺪأ ﺳﻨﻮﻳﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻟﻬ ﺬﻩ اﻷﺣﻜ ﺎم ﻓ ﺈن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺗﻜ ﻮن ﻣﻠﺰﻣ ﺔ ﺑﺘﻘﻴﻴ ﺪ اﻟ ﺪﻓﻮﻋﺎت‬ ‫واﻟﺘﺴ ﺒﻘﺎت اﻟﻤﻮاﻓﻘ ﺔ ﻟﻠﺘﻨﻔﻴ ﺬ اﻟﺠﺰﺋ ﻲ ﻟﻬ ﺬﻩ اﻟﺨ ﺪﻣﺎت ﻓ ﻲ ﺗ ﺎرﻳﺦ ﻗﺒﻀ ﻬﺎ ذﻟ ﻚ أن اﻟﻘ ﺒﺾ ﻳﺘﻮاﻓ ﻖ‬ ‫ﻣﺒﺪﺋﻴﺎ ﻣﻊ درﺟﺔ اﻟﺘﻘﺪم ﻓﻲ ﺗﻨﻔﻴﺬ اﻟﺨﺪﻣﺎت‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ ﺗﻮﺻﻠﺖ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ إﻟﻰ وﺟﻮد ﻓﺎرق ﺑﻴﻦ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﻀﻤﻦ‬ ‫ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وذﻟﻚ اﻟﻤﺴﺠﻞ ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘﺮﺿﺔ إﺛﺮ ﻗﻴﺎﻣﻬﺎ )أي اﻹدارة(‬ ‫ﺑﺘﻌﺪﻳﻞ وﺿﻌﻴﺔ اﻟﺸﺮآﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 5‬ﻓﻘﺮة‬ ‫‪5‬مأقم‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ وﻓ ﻲ ﻣ ﺎدة اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﻓﻘ ﺪ ﺣ ﺪد اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 5‬م أ ق م ﺣ ﺪث‬ ‫اﻹﻧﺸﺎء ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻷﺷﻐﺎل اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ اﻟﺠﺰﺋﻲ أو اﻟﻜﻠ ﻲ إﻻ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة‬ ‫ﺗﺤﺮﻳﺮ ﻣﺒﺎﻟﻎ وﻗﺘﻴ ﺔ أو ﺑﻴﺎﻧ ﺎت أو ﻓ ﻮاﺗﻴﺮ ﺟﺰﺋﻴ ﺔ ﻓﻔ ﻲ ه ﺬﻩ اﻟﺼ ﻮرة ﻳﺤ ﻖ ﻟ ﻺدارة اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﻓ ﻲ‬ ‫ذﻟﻚ اﻟﺘﺎرﻳﺦ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.1996‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ ﺟ ﺎء ﺑﻤﻌﻴ ﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ ﻋ ﺪد ‪ 3‬اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺎﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ أﻧ ﻪ ﺑﺨﺼ ﻮص إﺳ ﺪاء‬ ‫اﻟﺨﺪﻣﺎت ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻌﻴﻦ ﺗﻘﻴﻴﺪ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻟﻨﺎﺗﺠﺔ ﻋ ﻦ أداء اﻟﺨ ﺪﻣﺎت ﺗﻘﻴﻴ ﺪا ﻣﺤﺎﺳ ﺒﻴﺎ ﻓ ﻲ ﻧﻔ ﺲ اﻟﻮﻗ ﺖ‬ ‫اﻟﺬي ﻳﻘﻊ ﻓﻴﻪ إﺳﺪاء اﻟﺨﺪﻣﺎت ﺑﺤﺴﺐ درﺟﺔ ﺗﻘﺪّم اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت ﻋﻨﺪ ﺗﺎرﻳﺦ ﺿﺒﻂ اﻟﻘﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ وﺑﺨﺼﻮص اﻟﺘﺪوﻳﻦ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻲ ﻟﻠﺘﺴﺒﻘﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﺘﺴ ﻠﻤﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻣ ﻦ‬ ‫ﺣﺮﻓﺎﺋﻬﺎ ﺑﻌﻨﻮان ﺧﻼص ﺟﺰﺋﻲ وﺗﻘﺪﻳﺮي ﻟﻠﺨﺪﻣﺎت اﻟﺘﻲ أﻧﺠﺰﺗﻬﺎ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻌﻴﻦ اﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أﺣﻜﺎم‬ ‫ﻣﻌﻴﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳـﺒﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﻤﺪاﺧﻴــﻞ )اﻟﻤﻌﻴﺎر ﻋﺪد ‪ (3‬و اﻟﻤﺼﺎدق ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ ﻗ ﺮار وزﻳ ﺮ‬ ‫اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.

‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ أن أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪38‬م ح ا ج ﻻ ﺗﻄﺒﻖ إﻻ ﺑﺘ ﻮﻓﺮ ﺷ ﺮﻃﻴﻦ هﻤ ﺎ وﺣ ﺪة اﻷداء‬ ‫ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻤﺮاﺟﻌﺘﻴﻦ ووﺣﺪة اﻟﻔﺘﺮة اﻟﺘﻲ ﺷﻤﻠﺘﻬﺎ ﻋﻤﻠﻴﺘﺎ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻤﺘﺘﺎﺑﻌﺘﻴﻦ آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﺘﺤﻘ ﻖ ه ﺬا‬ ‫اﻟﻤﻨﻊ أو اﻟﺘﺤﺠﻴﺮ إﻻ ﻣﺘﻰ ﺷﻜﻠﺖ ﻋﻤﻠﻴﺘﺎ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻮاﻗﻊ إﺟﺮاؤهﻤﺎ ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﻣﻌﻤﻘ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ‬ ‫اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 38‬ﻓﻘ ﺮة أوﻟ ﻰ ﻣ ﻦ م ح ا ج ﺑﻤﻌﻨ ﻰ اﻧ ﻪ إذا آﺎﻧ ﺖ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻷوﻟ ﻰ اﻟﻮاﻗ ﻊ إﺟﺮاؤه ﺎ‬ ‫ﻣﺮاﺟﻌ ﺔ أوﻟﻴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 37‬م ح ا ج ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﺤ ﻖ ﻣ ﻊ ذﻟ ﻚ ﻟ ﻺدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ إﺟ ﺮاء‬ ‫ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﺛﺎﻧﻴ ﺔ ﻣﻌﻤﻘ ﺔ وه ﻮ ﻣ ﺎ ﺗﻀ ﻤﻨﻪ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 37‬م ح ا ج ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ اﻟﺘ ﻲ ﻧﺼ ﺖ ﻋﻠ ﻰ أن‬ ‫اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻷوﻟﻴﺔ ﻻ ﺗﺤﻮل دون اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺎﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﻟﻠﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪d’exercice d’une vérification approfondie pour la même période et les‬‬ ‫‪mêmes impôts qui ont fait l’objet d’une vérification préliminaire‬‬ ‫‪précédente / Indépendance des deux types de vérification prévues par‬‬ ‫‪l’art. (…) /‬‬ ‫.‬‬ ‫‪238‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ أن اﻟﻤﻨ ﻊ اﻟ ﺬي ﺗﻀ ﻤﻨﻪ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 38‬ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ م ح ا ج ﻳﻬ ﺪف إﻟ ﻰ ﺗﺤﻘﻴ ﻖ‬ ‫اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ وهﻮ ﺑﺬﻟﻚ ﻳﺸﻜﻞ ﺿﻤﺎﻧﺎ أﺳﺎﺳﻴﺎ اﻟﻐﺮض ﻣﻨﻪ ﺣﻤﺎﻳﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. 37 du CDPF / Rejet du moyen. n°177 du 22 octobre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ ﺧﻀﻌﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ أوﻟﻴ ﺔ ﺳ ﺒﻘﺖ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘ ﺔ ﻣﻮﺿ ﻮع‬ ‫ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل وأﻓﺮزت هﺬﻩ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻷوﻟﻴﺔ ﺗﻌﺪﻳﻞ وﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨ ﺺ اﻷداء ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪. St.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 38‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴﺔ أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ إﻋ ﺎدة اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ إﻟﻰ ﻧﻔﺲ اﻷداء وإﻟﻰ ﻧﻔﺲ اﻟﻔﺘﺮة إﻻ ﻋﻨﺪ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻠﻮﻣ ﺎت ﻟﻬ ﺎ ﻣﺴ ﺎس‬ ‫ﺑﺄﺳﺎس اﻷداء واﺣﺘﺴﺎﺑﻪ وﻟﻢ ﻳﺴﺒﻖ ﻟﻺدارة ﻋﻠﻢ ﺑﻬﺎ‪.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 37‬م ح ا ج ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴﺔ ﻓ ﺈن إﺟ ﺮاء اﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ اﻷوﻟﻴ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮرة ﻻ ﻳﺤﻮل دون إﺟﺮاء اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﻣﻮﺿﻮع ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل"‪. req. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﺳﺎﺑﻘﻴﺔ إﺟﺮاء ﻣﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﺧﻀﻌﺖ ﻟﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺴﺎﺑﻘﻴﺔ ﺧﻀﻮع ﻣﻨﻮﺑﺘﻪ ﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ أﻓﻀ ﺖ‬ ‫إﻟﻰ إﻟﺰام اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻹﻳﺪاع ﺗﺼﺎرﻳﺢ ﺗﻜﻤﻴﻠﻴﺔ‪.

Egalité fiscale (7) . req.Tribunal de Sfax.Régime d’imposition (14) . 1) Acompte provisionnel Sommaire : L’acompte provisionnel n’est pas un impôt mais il s’agit d’une modalité de paiement de l’impôt / Art.Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne DEUXIEME PARTIE : LA JURISPRUDENCE FISCALE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF Saoussen JAMMOUSSI AZAÏEZ* Assistante à l’IHEC de Sfax Sommaire des principaux arrêts du tribunal administratif rendus en matière fiscale (2ème semestre 2003) Acompte provisionnel (1) . « C » / Centre régional du contrôle fiscal de Sfax .Procédures (12) Provisions (13) .Avantages fiscaux (3) .fr Voir : . n° 80 du 19 février 2003.Assiette de l’impôt (2) . 1 * saoussenjammoussi@yahoo.Vérification fiscale (20).Droits de défense (5) . Société « Lamia » / Centre régional du contrôle fiscal de Sfax.Comptabilité (4) . n° 2 du 2 juin 2003. req.Plus-value (9) .Motivation (8) . 51 CIR / Le TA.Droits d’enregistrement (6) .Revenu imposable (16) .Prescription (10) . a accepté la révision des acomptes provisionnels / La rectification de l’impôt dû au titre d’une année entraîne la révision des acomptes provisionnels dus au titre de l’année suivante. .Tribunal de Sfax.Sanctions fiscales (17) Taxe parafiscale (18) .TVA (19) .Régime fiscal du contrat de leasing (15) .Présomptions (11) . contrairement au juge du fond1. 239 .

n° 33956-33931 du 3 novembre 2003. n° 33793 du 3 novembre 2003.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 51‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺧﺮﻗﻪ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 51‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ‬ ‫ﻼ واﻟﺤﺎل أﻧّﻬﺎ ﺗﻨﺪرج ﺗﺤﺖ ﻃﺎﺋﻠﺔ ﻃﺮق اﻟﺪﻓﻊ‪. cass..‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻀﺒﻂ اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺴﻨﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ‬ ‫آﺘﺴﺒﻘﺔ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺤﺎﻟﻴﺔ وهﻲ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻻ ﺗﻤ ّﺜﻞ أداء ﻣﺴﺘﻘﻼ وإﻧّﻤﺎ هﻲ‬ ‫ن ذﻟﻚ ﻻ ﻳﻤﻨﻊ ﻣﻦ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻷداء اﻟﺬي ﺗﻮﺟﺐ دﻓﻌﻪ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ‬ ‫ﻃﺮﻳﻘﺔ ﻣﻦ ﻃﺮق اﻟﺪﻓﻊ‪ .‬‬ ‫‪Directeur général du contrôle fiscal / Wafa Ben Othman.‬ﻏﻴﺮ أ ّ‬ ‫ن ﺗﻐﻴﻴﺮ اﻹدارة ﻓﻲ اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ ﻣﻌﻴّﻨﺔ ﻳﺆدي إﻟﻰ ﺗﻐﻴﻴﺮ ﻓﻲ ﻣﺒﻠﻎ‬ ‫ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮان اﻷﻗﺴﺎط اﻹﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ اﻟﻮاﺟﺐ دﻓﻌﻪ ﻓﻲ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ‪ .‬‬ ‫‪TA. 22CIR / Modification‬‬ ‫‪des résultats de l’arrêté de taxation d’office par la déduction des frais‬‬ ‫‪de transport en tant que charge déductible de l’assiette de l’impôt / Le‬‬ ‫‪régime du forfait d’assiette consiste dans l’imposition sur la base d’un‬‬ ‫‪bénéfice forfaitaire égale à 70% des recettes brutes réalisées /‬‬ ‫‪Cassation. req..‬‬ ‫‪2) Assiette de l’impôt‬‬ ‫‪Sommaire : BNC Forfait d’assiette / Art. Najib‬‬ ‫‪Ismaïel /Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻮﺣﻴﺪ اﻟﻮارد ﻓﻲ اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻋﺪد ‪ 33931‬واﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ واﻟﻔﺼﻞ ‪ 533‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‪:‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺻﺎﺣﺒﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ ﺧﺮﻗﺖ‬ ‫أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻤﺎ ﻗﻀﺖ ﺑﺘﻌﺪﻳﻞ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري وذﻟﻚ ﺑﻄﺮح‬ ‫آﺎﻣﻞ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻨﻘﻞ ﻣﻦ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻘﻖ ﺑﻜﺎﻓﺔ ﺳﻨﻮات اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أﻧّﻬﺎ‬ ‫أﻋﺒﺎء اﺳﺘﻐﻼل وذﻟﻚ اﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 2‬ﻣﻦ ﻗﺮار وزﻳﺮي اﻟﻌﺪل واﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺘﻌﺮﻳﻔﺔ‬ ‫‪240‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA.‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ‬ ‫ﻳﻜﻮن اﺣﺘﺴﺎب اﻷﻗﺴﺎط اﻹﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ إﻟﻰ ﺟﺎﻧﺐ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ ﻓﻲ‬ ‫ﻣﺤﻠّﻪ‪ ،‬وﻳﺘﻌﻴّﻦ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫أﻧّﻪ اﻋﺘﺒﺮ اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ أداء ﻣﺴﺘﻘ ّ‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 51‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ ":‬ﻳﻄﺎﻟﺐ اﻷﺷﺨﺎص‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨ ّ‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻮن اﻟﺨﺎﺿﻌﻮن ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت واﻷﺷﺨﺎص اﻟﺨﺎﺿﻌﻮن ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪّﺧﻞ‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﺎﻃﻮن ﻟﻨﺸﺎط ﺗﺠﺎري أو ﻟﻤﻬﻨﺔ ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﺑﺪﻓﻊ ﺛﻼث ﺗﺴﺒﻘﺎت ﺗﺴﻤﻰ أﻗﺴﺎط اﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ‬ ‫وذﻟﻚ ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺪاﺧﻴﻠﻬﻢ أو ﻋﻠﻰ أرﺑﺎﺣﻬﻢ اﻟﺠﻤﻠﻴﺔ‪.. req..‬‬ ‫ﺗﺴﺘﺨﻠﺺ اﻷﻗﺴﺎط اﻹﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺪﻓﻊ اﺑﺘﺪءا ﻣﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻟﻠﻨﺸﺎط ﺣﺴﺐ‬ ‫ﻞ واﺣﺪ ﻣﻨﻬﺎ ‪ 30%‬ﻣﻦ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮان ﻣﺪاﺧﻴﻞ أو أرﺑﺎح اﻟﺴﻨﺔ‬ ‫دﻓﻮﻋﺎت ﻳﺴﺎوي آ ّ‬ ‫اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ "‪. cass.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻳﻜﻮن ﻃﺮح اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺮارهﺎ ﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻨﻘﻞ‬ ‫ن ﻳﺘﻢ ﺗﺤﺪﻳﺪ‬ ‫ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ أﻋﻼﻩ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺘﻀﻲ أ ّ‬ ‫اﻟﺮﺑﺢ اﻟﺼﺎﻓﻲ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ‪ 70%‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻤﻘﺎﺑﻴﺾ اﻟﺨﺎم ﺑﺼﺮف اﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ‬ ‫ﻳﺴﺘﻠﺰﻣﻬﺎ اﻹﺳﺘﻐﻼل اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺠﻌﻞ ﻃﺮح أي ﻣﺼﺎرﻳﻒ ﺑﻤﺎ ﻓﻴﻬﺎ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻨﻘﻞ‪ ،‬ﻣﺜﻠﻤﺎ‬ ‫هﻮاﻟﺤﺎل ﻓﻲ اﻟﻨﺰاع اﻟﺮاهﻦ‪ ،‬ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن وﺗﻌﻴﻦ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ ﻣﺮاﺟﻌﺔ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ أن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ ﻗﺪ اﺧﺘﺎرت إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ‬ ‫ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ أﺳﺎس رﺑﺢ ﺗﻘﺪﻳﺮي ﻳﺴﺎوي ‪ 70 %‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ ﻣﻘﺎﺑﻴﻀﻬﺎ اﻟﺨﺎم اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ‪. Omrane Ben‬‬ ‫‪Hlima / Direction générale du contrôle fiscal. 34 de la‬‬ ‫‪Constitution tunisienne / Le CIR a déterminé les éléments sur la base‬‬ ‫‪desquels l’administration fiscale doit se fonder pour la détermination‬‬ ‫‪du revenu imposable /Art. l’administration fiscale a le droit de déterminer‬‬ ‫‪l’assiette sur la base des présomptions de droit et de fait en application‬‬ ‫‪des articles 42 et 43 CIR / L’administration fiscale peut déterminer‬‬ ‫‪l’assiette de l’impôt sur la base d’une évaluation forfaitaire selon les‬‬ ‫‪dépenses personnelles.‬‬ ‫‪Sommaire : La détermination de l’assiette et des modalités de‬‬ ‫‪recouvrement relèvent de la compétence du législateur / Art. cass.‬‬ ‫‪241‬‬ .‬‬ ‫‪TA. ostensibles et notoires et selon l’accroissement‬‬ ‫‪du patrimoine / L’administration fiscale peut déterminer l’assiette de‬‬ ‫‪l’impôt sur la base du même pourcentage du bénéfice brut et net retenu‬‬ ‫‪dans des affaires similaires.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫أﺟﻮر اﻟﻌﺪول واﻟﻌﺪول اﻟﻤﻨﻔﺬﻳﻦ واﻟﺤﺎل أن رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت ﺗﻢ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس رﺑﺢ ﺗﻘﺪﻳﺮي ﻳﺴﺎوي‬ ‫‪ 70%‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻤﻘﺎﺑﻴﺾ اﻟﺨﺎم‪. n° 33576-33596 du 7 juillet 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺎءا ﺑﻬﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﻓﻘﺪ ﺿﺒﻄﺖ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص‬ ‫اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﻮاﺟﺐ إﻋﺘﻤﺎدهﺎ ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ‬ ‫ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ أﺻﻨﺎف اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ‪. 62 CIR / A défaut de la tenue des‬‬ ‫‪documents comptables.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 34‬ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر أﻧﻪ ﺗﺘﺨﺬ ﺷﻜﻞ ﻗﻮاﻧﻴﻦ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ‬ ‫ﺑﻀﺒﻂ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء‪. req.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 34‬ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺗﺮآﻴﺰﻩ ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻧﺴﺒﺔ اﻟﺮﺑﺢ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ‬ ‫ﺟﺎء ﺑﺘﻘﺎرﻳﺮ اﻹدارة اﻟﺘﻲ إﻋﺘﻤﺪت ﻋﻠﻰ ﻧﺴﺒﺔ ﻣﻌﻴﻨﺔ ادﻋﺖ أﻧّﻬﺎ ﻣﻌﺘﻤﺪة ﻓﻲ ﻗﻀﺎﻳﺎ ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ دون‬ ‫أن ﺗﺒﻴﻦ وﺟﻪ اﻟﺸﺒﻪ ودون أن ﺗﺄﺧﺬ ﺑﻤﺎ دﻓﻊ ﺑﻪ أﻣﺎﻣﻬﺎ ﻓﺠﺎء ﺗﻘﺪﻳﺮهﺎ اﻋﺘﺒﺎﻃﻴﺎ وأﺿﺤﻰ ﻳﻤﺜﻞ‬ ‫ﻣﺼﺪرا ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن ﻳﺆﺳﺲ ﻋﻠﻴﻪ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ رﻏﻢ أن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 34‬ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر ﻗﺪ أﺳﻨﺪ إﺧﺘﺼﺎص‬ ‫ﺿﺒﻂ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء وﻧﺴﺒﺘﻪ واﺳﺘﺨﻼﺻﻪ ﻟﻠﻤﺸﺮع‪.

‬‬ ‫‪242‬‬ . 18 de loi de finances de 1977 a‬‬ ‫‪prévu la condition de la dissimulation des revenus pendant trois‬‬ ‫‪années successives / Défaut de communication des documents‬‬ ‫‪comptables à l’administration fiscale / Cassation. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Société de cuire.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻣﻦ ﺑﻴﻦ اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺘﺠﺎري ﻓﻘﺪ أوﺟﺐ اﻟﻔﺼﻞ ‪62‬‬ ‫ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻷداء ﻣﺴﻚ ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﺧﻼﻟﻬﺎ‬ ‫ﻣﻌﺮﻓﺔ هﺬا اﻟﺪﺧﻞ وﻗﺪ ﻧﺺ اﻟﻔﺼﻞ ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺑﺄﻧﻪ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻏﻴﺎب ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أو‬ ‫ﻣﺎ ﻳﺤﻞ ﻣﺤﻠﻬﺎ ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻺدارة ﺗﺤﺪﻳﺪ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻸداء ﺑﺎﻹﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻴﻊ اﻟﻘﺮاﺋﻦ‬ ‫اﻟﻤﺎدﻳﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 42‬و ‪ 43‬ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة‪.‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻼن ‪ 42‬و ‪ 43‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﻋﻠﻰ ﻃﺮﻳﻘﺘﻴﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧ ّ‬ ‫ﻟﻀﺒﻂ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻸداء وهﻲ اﻋﺘﺒﺎر ﻋﻨﺎﺻﺮ ﻣﺴﺘﻮى اﻟﻌﻴﺶ واﻟﺘﻘﻴﻴﻢ ﺣﺴﺐ اﻟﻨﻔﻘﺎت‬ ‫اﻟﺸﺨﺼﻴﺔ اﻟﻈﺎهﺮة واﻟﺠﻠﻴﺔ وﻧﻤﻮ اﻟﺜﺮوة‪.‬‬ ‫" أ – ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺘﺤﺪﻳﺪ اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼّﺔ ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺻﺎﺣﺒﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺘﻤﺘﻴﻊ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻹﻣﺘﻴﺎز اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 74‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 3‬أوت ‪1974‬‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻧﻈﺮا إﻟﻰ أﻧّﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺳﺤﺐ هﺬا اﻹﻣﺘﻴﺎز إﻻ ﺑﻤﻮﺟﺐ ﻣﻘﺮر ﻳﺘﺨﺬﻩ " وزﻳﺮ‬ ‫اﻹﻗﺘﺼﺎد اﻟﻮﻃﻨﻲ" ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ رأي " وآﺎﻟﺔ ﺗﻄﻮﻳﺮ اﻟﺘﻤﻮﻳﻼت " ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرﻩ اﻟﺴﻠﻄﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼّﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ وﻓﻘﺎ ﻟﻠﻔﺼﻞ اﻟﺨﺎﻣﺲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺬآﻮر واﻟﺤﺎل أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫ﻗﺎﻋﺪة ﺗﻮازي اﻟﺼﻴﻎ واﻟﺸﻜﻠﻴﺎت اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﻮﺟﻮد ﻗﺎﻧﻮن ﺧﺎص ﻳﻨﺴﺤﺐ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻨﺰاع اﻟﺮاهﻦ وهﻮ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 115‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1976‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1976‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ‬ ‫ﺑﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1977‬واﻟﺬي ﻳﻨﺺ ﻓﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻨﻪ ﻋﻠﻰ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﺳﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎز‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ ﻣﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪.‬‬ ‫‪3) Avantages fiscaux‬‬ ‫‪Sommaire : L’autorité compétente pour le retrait des avantages‬‬ ‫‪fiscaux / L’administration fiscale est l’autorité compétente pour‬‬ ‫‪contrôler les conditions de bénéfice des avantages fiscaux / Condition‬‬ ‫‪de retrait des avantages fiscaux / L’art. n° 33393 du 6 octobre 2003. req. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ إﻋﺘﻤﺪت اﻹدارة ﻓﻲ ﻣﺮاﻗﺒﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ هﺬﻩ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻤﺎدﻳﺔ اﻟﻈﺎهﺮة وﺣﺪدت‬ ‫ﻧﺴﺒﺔ اﻟﺮﺑﺢ اﻟﺨﺎم واﻟﺮﺑﺢ اﻟﺼﺎﻓﻲ ﻟﻤﻌﺮﻓﺔ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء وﻗﺪ أﻳﺪﺗﻬﺎ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻓﺠﺎء‬ ‫ﻣﻮﻗﻔﻬﺎ ﻣﻄﺎﺑﻘﺎ ﻟﻠﻤﻌﺎﻳﻴﺮ اﻟﺘﻲ ﺿﺒﻄﻬﺎ اﻟﻘﺎﻧﻮن وﻻ ﻣﺎﻧﻊ ﻣﻦ اﻋﺘﻤﺎد ﻧﺴﺐ اﻋﺘﻤﺪﺗﻬﺎ اﻹدارة ﻓﻲ‬ ‫ﻗﻀﺎﻳﺎ ﻣﺸﺎﺑﻬﺔ ﻃﺎﻟﻤﺎ آﺎﻧﺖ هﺬﻩ اﻟﻨﺴﺐ هﻲ ﻧﻔﺴﻬﺎ ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺔ ﻣﻦ ﺟﻤﻠﺔ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻤﺎدﻳﺔ‬ ‫واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻧﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﻠﻰ إﻋﺘﻤﺎدهﺎ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﻋﺪم إﺣﺘﺮام اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻮاﺟﺐ‬ ‫ﻣﺴﻚ ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أو ﻣﺎ ﻳﺤﻞ ﻣﺤﻠﻬﺎ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻟﻌﺪم‬ ‫وﺟﺎهﺘﻪ "‪.‬‬ ‫‪TA.

‬‬ ‫ن اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﺎﺛﻠﺔ ﻻ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺴﺤﺐ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ آﻤﺎ ﻳﻨﻈﻤﻬﺎ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 74‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1974‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﺘﻤﻮﻳﻼت ﻓﻲ اﻟﺼﻨﺎﻋﺎت اﻟﺘﺤﻮﻳﻠﻴﺔ وإﻧّﻤﺎ ﺗﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ‬ ‫ﻣﺮاﻗﺒﺔ ﻣﺪى ﺗﻮﻓّﺮ ﺷﺮوط اﻟﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻹﻋﻔﺎءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﺤﻜﻤﻬﺎ ﻗﺎﻧﻮن ﺧﺎص‪.‬‬ ‫ب – ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺸﺮوط ﺳﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎز اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺄن اﻟﺸﺮط اﻟﻼزم‬ ‫ﻟﺴﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎز اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬ ‫‪ 1977‬واﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ اﻹﺧﻔﺎء واﻟﺘﻬﺮب ﻣﻦ اﻷداء ﻟﻤﺪة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ ﻟﻢ ﻳﺘﺤﻘﻖ وإﻋﺘﺒﺮت‬ ‫أﻧﻪ إﻧﺤﺼﺮ ﻓﻲ ﺳﻨﺔ واﺣﺪة هﻲ ﺳﻨﺔ ‪ 1987‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أن إﺧﻔﺎء اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻸداء ﻗﺪ‬ ‫إﺳﺘﻤﺮ ﻃﻴﻠﺔ ﺛﻼث ﺳﻨﻮات وهﻲ ﺳﻨﻮات ‪ 1985‬و ‪ 1986‬و ‪ 1987‬ﻣﻤّﺎ إﻧﺠ ّﺮ ﻋﻨﻪ ﻧﻘﺺ‬ ‫واﺿﺢ ﻓﻲ ﺿﺒﻂ ﻣﺒﻠﻎ اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﺮاﻗﺒﺔ ﻣﺪى ﺗﻮﻓﺮ ﺷﺮوط اﻟﺘﻤﺘّﻊ ﺑﺎﻹﻋﻔﺎءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ هﻲ ﻣﻦ ﺻﻤﻴﻢ‬ ‫إﺧﺘﺼﺎص اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وهﻲ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ اﻟﺴﻠﻄﺔ اﻟﻤﺆهﻠﺔ ﻹﺳﻘﺎط اﻟﺤﻖ ﻓﻲ‬ ‫اﻹﻋﻔﺎءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻹﺧﻔﺎءات ﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻔﺮع ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ‪.1987‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ أﻋﻼﻩ أﻧّﻪ ﻟﺘﺘﻤﻜﻦ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣﺔ‬ ‫ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻌﻔﺎة ﻳﺠﺐ أن ﻳﺘﻮاﺻﻞ اﻟﺘﻔﺼﻲ ﻣﻦ اﻷداء أو إﺧﻔﺎء‬ ‫اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻸداء ﻟﻤﺪة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ أن اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻗﺪ ﻃﺎﻟﺒﺖ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ‬ ‫ن هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة ﻗﺪ‬ ‫ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﺘﻘﺪﻳﻢ وﺛﺎﺋﻘﻬﺎ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺴﻨﺘﻲ ‪ 1985‬و ‪ 1986‬إﻻ أ ّ‬ ‫إﻣﺘﻨﻌﺖ ﻣﻤﺎ ﻳﻘﻴﻢ اﻟﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ أﻧّﻬﺎ ﻻ ﺗﻤﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺧﻼل ﺗﻠﻚ اﻟﻔﺘﺮة‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻘﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻓﻘﺮة أوﻟﻰ ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1977‬أﻧّﻪ‪:‬‬ ‫" ﺑﺼﺮف اﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﻜﻞ أداء أو ﺿﺮﻳﺒﺔ ﻳﺘﻌﺮض إﻟﻰ اﻟﺘﺪاﺑﻴﺮ‬ ‫ﻞ ﺷﺨﺺ ﻳﺘﺨﻠﻰ ﺗﺤﻴﻼ ﻋﻦ دﻓﻊ آﺎﻣﻞ اﻷداءات اﻟﻘﺎرة أو اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ ﻋﻠﻰ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت‬ ‫اﻟﺘﺎﻟﻴﺔ آ ّ‬ ‫أو ﺟﺰء ﻣﻨﻬﺎ ﺳﻮاء ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﻤﺤﺾ إرادﺗﻪ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ إﻋﻼﻣﺎﺗﻪ ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أو أﺧﻔﻰ ﺟﺰءا‬ ‫ﻣﻦ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻷداء ﻟﻤﺪّة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻓﻲ آﻠﺘﺎ اﻟﺤﺎﻟﺘﻴﻦ‪:‬‬ ‫‪ -I‬ﺗﺮﺟﻴﻊ اﻷداءات واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﻬﺎ ﺳﻮاء ﺑﻌﻨﻮان إﻋﻔﺎءات ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﻳﻤﻜﻦ أن‬ ‫ﻳﻜﻮن ﺗﻤﺘّﻊ ﺑﻬﺎ أﺛﻨﺎء اﻟﻤﺪّة اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﻳﺸﻤﻠﻬﺎ ﺳﻘﻮط اﻟﻄﻌﻦ ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ أو ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﻲ‬ ‫ﺗﻔ ّ‬ ‫ﺼﻰ ﻣﻨﻬﺎ ﺣﻴﻠﺔ أو أﺧﻔﺎهﺎ "‪.‬‬ ‫‪243‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ إﻧﺘﻔﻌﺖ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻟﻌﻔﻮ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺴﻨﺘﻲ ‪1985‬‬ ‫و ‪ 1986‬ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﺤﻖ ﻟﻺدارة أن ﺗﻤ ّﺪ ﻧﻈﺮهﺎ إﻟﻰ ﻣﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻟﺴﻨﺘﻴﻦ اﻟﻤﺬآﻮرﺗﻴﻦ‬ ‫ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻠﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1977‬ﺣﺘﻰ ﺗﺘﺄآﺪ ﻣﻦ ﺗﻮاﻓﺮ إﺧﻔﺎء اﻟﻤﺮاﺑﻴﺢ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻤﺪّة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ دون أن ﺗﺆدي هﺬﻩ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ إﻟﻰ إﺻﻼح ﻣﺒﻠﻎ اﻷداءات‬ ‫اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ‪.

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﺪ ﺧﺎﻟﻔﺖ اﻟﺼﻮاب ﻟﻤّﺎ ﻗﻀﺖ‬ ‫ﺑﻌﺪم ﺛﺒﻮت ﺗﻮﻓﺮ ﺷﺮط اﻟﺘﻬﺮّب ﻣﻦ اﻷداء ﻃﻴﻠﺔ ﺛﻼث ﺳﻨﻮات اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل هﺬا‬ ‫اﻟﻔﺮع ﻣﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ آﺴﺎﺑﻘﻪ وﻧﻘﺾ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ أﺳﺎﺳﻪ"‪. req. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Othman Ben Salah.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪244‬‬ . n° 33457 du 6 octobre 2003.‬‬ ‫‪2 de la loi de promulgation du CII a prévu que les entreprises‬‬ ‫‪totalement ou partiellement exportatrices bénéficient des avantages‬‬ ‫‪prévus par le CII comme si ces entreprises ont été créées à cette date /‬‬ ‫‪La loi de promulgation n’a prévu aucune condition spécifique pour le‬‬ ‫‪bénéfice des avantages prévus dans le CII concernant les entreprises‬‬ ‫‪créées avant la promulgation de cette loi / L’activité du contribuable‬‬ ‫‪est soumise d’office à la législation prévue par le CII sans vérifier le‬‬ ‫‪respect des conditions prévues dans les articles 7 et 8 du CII /‬‬ ‫‪Interprétation restrictive des dispositions de la loi de promulgation du‬‬ ‫‪CII / Confirmation de la décision de la CSTO.‬‬ ‫‪Sommaire : Régime juridique des entreprises totalement ou‬‬ ‫‪partiellement exportatrices créées avant la promulgation du CII /‬‬ ‫‪Conditions du bénéfice des avantages fiscaux prévus par le CII / L’art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ ﻗﺮاءة اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻮاردة ﺑﻘﺎﻧﻮن إﺻﺪار ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‬ ‫أﻧّﻬﺎ ﺧﺼّﺖ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﻨﺎﺷﻄﺔ ﻗﺒﻞ دﺧﻮﻟﻬﺎ ﺣﻴﺰ اﻟﻨﻔﺎذ ﺑﺠﻤﻠﺔ اﻟﺤﻮاﻓﺰ اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﻬﺎ دون‬ ‫إﺷﺘﺮاط اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺈﺟﺮاءات اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ أو إﻋﺎدة اﻹﻧﺸﺎء أو اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ اﻟﺬاﺗﻲ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق اﻟﻘﺎﻧﻮن‪ :‬أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻮل ‪ 2‬و ‪ 4‬و ‪ 6‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات واﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 2‬و ‪ 3‬ﻣﻦ اﻷﻣﺮ ﻋﺪد ‪ 492‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1994‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪28‬‬ ‫ﻓﻴﻔﺮي ‪ 1994‬اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻀﺒﻂ ﻗﺎﺋﻤﺎت اﻷﻧﺸﻄﺔ داﺧﻞ اﻟﻘﻄﺎﻋﺎت اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻮل‬ ‫‪ 1‬و ‪ 2‬و ‪ 3‬و‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎر‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ إﻋﺘﺒﺮت أن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻟﻢ‬ ‫ﻳﺄﺧﺬ ﺑﺄي ﻣﻦ اﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﻤﻨﻮﺣﺔ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎر‪ ،‬وأهﻤﻠﺖ‬ ‫ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ ﻣﺪى اﻧﻄﺒﺎق اﻟﺤﻮاﻓﺰ اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 22‬و ‪ 23‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻻﺳﺘﺜﻤﺎرات ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪ ،‬آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ ﻟﻢ ﺗﺘﺄآﺪ ﻣﻦ اﺳﺘﺠﺎﺑﺘﻪ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺘﻌﺎﻃﻲ اﻷﻧﺸﻄﺔ‬ ‫وﻓﻘﺎ ﻟﻠﺘﺸﺎرﻳﻊ واﻟﺘﺮاﺗﻴﺐ اﻟﺠﺎري ﺑﻬﺎ اﻟﻌﻤﻞ ﺧﺼﻮﺻﺎ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺻﻠﺐ اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ‬ ‫‪ 6‬و ‪ 7‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻋﺪم ﻗﻴﺎم اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺄﺣﺪ هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت ﻻ ﻳﺤﻮل دون ﺗﻤﺘﻌﻪ ﺑﺎﻟﺤﻮاﻓﺰ‬ ‫اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﺎﻟﻤﺠﻠّﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة ﻃﺎﻟﻤﺎ أن ﻧﺸﺎﻃﻪ ﻳﻨﺪرج ﻓﻲ ﻧﻈﺎم اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ اﻟﺠﺰﺋﻲ وﻳﻜﻮن ﺗﺒﻌﺎ‬ ‫ﻟﺬﻟﻚ ﻧﺸﺎﻃﻪ ﺧﺎﺿﻊ ﻟﻺﻣﺘﻴﺎزات واﻟﺤﻮاﻓﺰ ﺑﺼﻔﺔ ﺁﻟﻴﺔ وﺑﺼﺮﻳﺢ اﻟﻨﺺ‪. cass.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻜﻮن اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﻠﻤﻌﻘﺐ ﻣﺤﻘّﺔ ﻓﻲ اﻟﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻹﻋﻔﺎءات اﻟﻮاردة ﺻﻠﺐ‬ ‫اﻟﻔﺼﻮل ‪ 22‬و‪ 23‬ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺧﺼﻮﺻﺎ وأﻧﻪ ﺛﺒﺖ ﻣﺴﻜﻪ ﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻻﺳﻴﻤﺎ وأﻧﻪ اﻟﺸﺮط‬ ‫اﻷﺳﺎﺳﻲ ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ ﺑﺘﻠﻚ اﻟﺤﻮاﻓﺰ إﻗﺘﻀﺎءا ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧّﻪ ﻻ ﺗﺜﺮﻳﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﺣﻜﻤﻬﺎ ﻟﻤﺎ ارﺗﺄت ﺗﻤﺘﻴﻊ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻟﺤﻮاﻓﺰ واﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﻤﺬآﻮرة ﻃﺎﻟﻤﺎ أﻧﻪ ﻳﺴﺘﺠﻴﺐ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬ ‫‪245‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻔﻬﻢ ﻣﻦ ﺻﻴﺎﻏﺔ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ أن اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ اﻟﻤﺼﺪرة آﻠﻴّﺎ أو‬ ‫ﺟﺰﺋﻴﺎ واﻟﻤﺤﺪﺛﺔ ﻗﺒﻞ دﺧﻮل اﻟﻤﺠﻠّﺔ ﺣﻴّﺰ اﻟﻨﻔﺎذ ﺗﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻹﻣﺘﻴﺎزات واﻟﺤﻮاﻓﺰ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وآﺄﻧّﻬﺎ‬ ‫أﺣﺪﺛﺖ ﻓﻲ هﺬا اﻟﺘﺎرﻳﺦ ﻣﻤﺎ ﺗﻜﻮن ﻣﻌﻪ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﻠﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﺧﺎﺿﻌﺔ ﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻲ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ اﻗﺘﻀﺎءا ﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈن اﻟﻌﺒﺮة أن ﻳﻜﻮن اﻟﻨﺸﺎط اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻲ وﻟﻮ أن إﺳﺘﻬﻼآﻪ آﺎن ﻗﺒﻞ دﺧﻮل اﻟﻤﺠﻠّﺔ ﺣﻴﺰ اﻟﻨﻔﺎذ‪. commercial ou‬‬ ‫‪professionnel / Cassation.‬‬ ‫‪Sommaire : Exonération de l’impôt / Entreprise totalement‬‬ ‫‪exportatrice / La CSTO a considéré que l’entreprise totalement‬‬ ‫‪exportatrice est soumise à la taxe sur les collectivités locales / L’art. 12 CII / L’entreprise totalement exportatrice est exonérée de‬‬ ‫‪la taxe sur les établissements à caractère industriel.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧّﻪ ﺧﻼﻓﺎ ﻟﻤﺎ ﺗﺪﻋﻴﻪ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻓﺈن ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ ﺗﺄآﺪت ﻣﻦ ﻣﺴﺄﻟﺔ‬ ‫اﺳﺘﺠﺎﺑﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻟﺸﺮوط اﻹﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﺤﻮاﻓﺰ واﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﻤﺬآﻮرة وﺗﻮﺻّﻠﺖ إﻟﻰ أن‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻳﻤﺎرس ﻧﺸﺎﻃﺎ ﺗﺼﺪﻳﺮﻳﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬وهﻮ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﺟﺪﻳﺮ ﺑﺎﻟﺘﻤﺘﻊ‬ ‫ﺑﺠﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻹﻣﺘﻴﺎزات ﻟﻢ ﻳﺄﺧﺬهﺎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺑﻌﻴﻦ اﻹﻋﺘﺒﺎر‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺎﺛﻞ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﺗﻠﻚ‪ ،‬ﻏﻴﺮ ﻣﺮﺗﻜﺰ ﻋﻠﻰ أﺳﺎﻧﻴﺪ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺟﺪﻳﺔ‬ ‫وﺣﺮﻳﺎ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﺑﺎﻟﺮﻓﺾ"‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ إﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 120‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1993‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ‬ ‫‪ 27‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1993‬واﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈﺻﺪار ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات أﻧﻪ " ﺗﻨﻄﺒﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮﺗﻴﻦ‬ ‫‪ 6‬و‪ 7‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬واﻟﻔﻘﺮﺗﻴﻦ ‪ 2‬و ‪ 3‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ اﻷول ﻣﻦ هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﻠﻰ اﻷرﺑﺎح اﻟﻤﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ واﻟﻤﻨﺠﺰة‬ ‫ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﻤﺼﺪرة آﻠّﻴﺎ أو ﺟﺰﺋﻴﺎ اﻟﻤﺤﺪﺛﺔ ﻗﺒﻞ ﺻﺪور هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻓﻲ إﻃﺎر‬ ‫اﻟﺘﺸﺎرﻳﻊ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻹﺳﺘﺜﻤﺎر اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬آﻤﺎ ﻟﻮ آﺎﻧﺖ هﺬﻩ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ﺗ ّﻢ‬ ‫ﺑﻌﺜﻬﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺘﺎرﻳﺦ "‪.‬‬ ‫‪12 CII a prévu une liste limitative des impôts dus dans laquelle ne‬‬ ‫‪figure pas la taxe sur les collectivités locales / Interprétation restrictive‬‬ ‫‪de l’art.

‬‬ ‫ﻷّ‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ إﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻞ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ أو اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻋﺪّد اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات ﻋﻠﻰ ﺳﺒﻴﻞ اﻟﺤﺼﺮ‬ ‫اﻷداءات واﻟﺮﺳﻮم واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ واﻟﻀﺮاﺋﺐ واﻟﻤﺴﺎهﻤﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻬﺎ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﻤﺼﺪّرة‬ ‫آﻠﻴﺎ وﻻ ﻳﻮﺟﺪ ﻣﻦ ﺿﻤﻨﻬﺎ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ذات اﻟﺼﺒﻐﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ أو اﻟﻤﻬﻨﻴﺔ أو‬ ‫اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة اﻟﺠﻤﺎﻋﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ‪ ،‬ﻟﺬﻟﻚ ﻧﻘﺘﺮح ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺧﺮﻗﻬﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وذﻟﻚ‬ ‫ﺑﺈﻗﺮارهﺎ إدﻣﺎج اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺑﺎﻟﺮﺑﺢ اﻟﺼﺎﻓﻲ ﻣﺠﻤﻞ اﻟﺨﺴﺎﺋﺮ اﻟﻤﻨﺠﺮة ﻋﻦ اﻟﺴﻨﻮات اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻣﻦ‬ ‫ﺟﺮاء ﺗﻜﻮﻳﻦ ﻣﺠﻤﻊ ﺷﺮآﺎت ﻟﺒﻨﺎء ﺳ ّﺪ ﺳﻠﻴﺎﻧﺔ ورﻓﺾ اﻹدارة إﻋﺘﺒﺎر ﺗﻠﻚ اﻟﺨﺴﺎﺋﺮ ﻻ ﻟﺸﻲء إﻻ‬ ‫ن وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺠﻤﻊ ﻣﺘﻮاﺟﺪة ﺑﻴﻦ ﻳﺪي اﻟﺸﺮآﺔ اﻹﻳﻄﺎﻟﻴﺔ‪. n° 33990 du 29 décembre 2003..".‬‬ ‫آّ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻮﻟّﺖ اﻹدارة إﺳﺘﺒﻌﺎد ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ اﻟﺸﺮآﺔ ﻟﻮﺟﻮد ﻋﺪة إﺧﻼﻻت ﺑﻬﺎ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ‬ ‫ﺗﻐﻴﻴﺮ أﺳﺲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ إﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻟﻬﺎ أﺻﻞ ﺛﺎﺑﺖ‬ ‫ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ وﻟﻢ ﺗﻜﻦ ﻣﺒﻨﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺠﺮد اﻟﺘﺨﻤﻴﻦ واﻹﻓﺘﺮاض‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺠﻌﻞ ﻣﻮﻗﻒ‬ ‫اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻣﺤﺘﺮﻣﺎ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻤّﺎ أﻗ ّﺮ أﺳﺲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻟﺠﺪﻳﺪة وﻟﺬﻟﻚ ﺗﻌﻴّﻦ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫‪246‬‬ .‬‬ ‫‪TA. cass. Société‬‬ ‫‪Comptoir des dattes / Direction générale du contrôle fiscal. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société tunisienne de mécanique.‬‬ ‫‪4) Comptabilité‬‬ ‫‪Sommaire : Comptabilité irrégulière / Refus de la déduction‬‬ ‫‪des déficits enregistrés dans les années précédentes à défaut de‬‬ ‫‪présentation des documents qui prouvent l’existence de déficit / Rejet‬‬ ‫‪de la comptabilité / Modification de l’assiette de l’impôt sur la base‬‬ ‫‪des présomptions de droit et de fait. req. req.. cass.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ III – 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻹﺳﺘﺜﻤﺎر ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ‬ ‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‬ ‫ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﺠﻤﺎﻋﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴّﺔ واﻟﺤﺎل أ ّ‬ ‫ﻗﺪ أﻋﻔﺎهﺎ ﻣﻦ هﺬا اﻷداء ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرهﺎ ﻣﺆﺳﺴﺔ ﻣﺼﺪّرة آﻠﻴّﺎ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. n° 32933 et 32941 du 7 juillet 2003.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧﺼّﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 80‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻋﻠﻰ أن ﻳﻌﺎﻗﺐ آﻞ ﺷﺨﺺ ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﻤﺴﻚ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ‬ ‫ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺑﺨﻄﻴﺔ ﺟﻨﺎﺋﻴﺔ ﻗﺪرهﺎ ‪ 1000‬دﻳﻨﺎرا ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻸﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت و ‪ 500‬دﻳﻨﺎرا ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻸﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ وﺷﺮآﺎت‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﺣﺴﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ أو اﻟﻤﺘﻌﺎﻃﻴﻦ ﻟﻤﻬﻦ ﻏﻴﺮ‬ ‫ﺗﺠﺎرﻳﺔ و‪ 50‬دﻳﻨﺎرا ﻓﻲ اﻟﺤﺎﻻت اﻷﺧﺮى وﻳﻤﻜﻦ ﻣﻌﺎﻳﻨﺔ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻣﺮة آﻞ ‪ 90‬ﻳﻮﻣﺎ‬ ‫اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺔ اﻷوﻟﻰ أو اﻟﺴﺎﻟﻔﺔ وﻳﺴﺘﻮﺟﺐ ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻧﻔﺲ اﻟﺨﻄﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺪم وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ أﻣﺎم اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﺑﺴﻠﻴﺎﻧﺔ ﺑﺎﻟﺠﻠﺴﺔ اﻟﻤﻨﻌﻘﺪة ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 16‬ﺟﻮان ‪ 1999‬أي ﺑﻌﺪ ﻗﺮاﺑﺔ اﻟﺴﻨﺘﻴﻦ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﺮﺳﺎﻟﺔ اﻟﻤﻮﺟﻬﺔ إﻟﻴﻪ ﻣﻦ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﺤﻀﻮر ﻟﺪﻳﻬﺎ واﻹدﻻء ﺑﺎﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ‬ ‫‪247‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ وإﻟﻰ ﺟﻤﻠﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻈﺮوﻓﺔ ﺑﺎﻟﻤﻠﻒ أن‬ ‫اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻗﺪ أﻋﻠﻤﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻀﺮورة ﺗﻘﺪﻳﻢ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺘﻲ ﺗﺨﺺ اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻟﺮﻗﺎﺑﺔ اﻟﻤﻤﺘﺪة ﻣﻦ ‪ 1‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬إﻟﻰ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‬ ‫‪ 1997‬وذﻟﻚ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﻣﺮاﺳﻠﺔ ﺑﻤﻜﺘﻮب ﻣﻀﻤﻮن اﻟﻮﺻﻮل ﻣﻊ اﻹﻋﻼم ﺑﺎﻹﺳﺘﻼم ﻋﺪد ‪324‬‬ ‫ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 23‬أﻓﺮﻳﻞ ‪. cass. 80 CIR /‬‬ ‫‪La CSTO a prononcé la nullité du procès verbal de l’administration‬‬ ‫‪fiscale / Cassation. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Mohamed Sabouba. 62 CIR / Etablissement d’un procès verbal pour défaut de tenue‬‬ ‫‪des documents comptables / Le contribuable a présenté les documents‬‬ ‫‪comptables deux ans après la date de sa mise en demeure /‬‬ ‫‪Etablissement d’un procès verbal constatant le défaut de la tenue‬‬ ‫‪d’une comptabilité / Application d’une amende fiscale / Art. req.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 80‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺨﺪوش ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺒﻄﻼن ﻣﺤﻀﺮ‬ ‫ﺗﻮﻇﻴﻒ ﻏﺮاﻣﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﺑﺎﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ أﻧّﻪ ﻗﺪ ﺻﺮح ﻋﻨﺪ إﺟﺮاء اﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺔ ﺑﻌﺪم‬ ‫ﻣﺴﻜﻪ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ وهﻮ ﻣﺎ ﻳﻤﺜﻞ ﺧﺮﻗﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 80‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ‪ ،‬ﻣﺘﻤﺴﻜﺔ ﺑﺄن ﺗﻘﺪﻳﻤﻪ ﻟﺘﻠﻚ‬ ‫اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ ﻓﻲ أﺟﻞ ﻻﺣﻖ ﻟﺘﺤﺮﻳﺮ اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻷول ﻟﻴﺲ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺆﺛﺮ ﻋﻠﻰ ﺳﻼﻣﺔ هﺬا‬ ‫اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺤﺮر ﻓﻲ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ‪. n° 33874 du 7 juillet 2003.‬‬ ‫‪TA.1998‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻹدارة ﺣﺮرت ﻣﺤﻀﺮا ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎي ‪ 1998‬ﻓﻲ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ آﺮاس‬ ‫ﻣﺪاﺧﻴﻞ وﻣﺼﺎرﻳﻒ وﻋﺪم ﻣﺴﻚ دﻓﺘﺮ ﻋﻴﺎدات وذﻟﻚ ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﺼﺮﻳﺤﺎت اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء أﻣﺎم‬ ‫اﻷﻋﻮان اﻟﻤﺤﻘﻘﻴﻦ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪Sommaire : Défaut de tenue des documents comptables visés à‬‬ ‫‪l’art.

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺘﻲ ﺗﺨﺺ اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺼﻴﺮ ﻣﻌﻪ اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺤﺮر ﻓﻲ‬
‫ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ وﻳﺠﻌﻞ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺬي ﺗﻢ ﺑﻤﻘﺘﻀﺎﻩ ﺗﺴﻠﻴﻂ اﻟﺨﻄﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‬
‫ﻣﻦ أﺟﻞ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻋﻠﻰ هﺪى ﻣﺎ ﺗﻘﺪم ﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﺒﻄﻼن‬
‫اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺤﺮر ﻓﻲ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺪ ﺣﻀﺮ ﻟﺪﻳﻨﺎ ﺑﺠﻠﺴﺔ‬
‫ﻳﻮم ‪ 16‬ﺟﻮان ‪ 1999‬وﻗﺪم دﻓﺘﺮا ﻣﺆرﺧﺎ ﻓﻲ ‪ 1‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪ 1986‬وﻻﺣﻆ أﻧﻪ ﻳﻤﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻓﻲ‬
‫ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺎﺛﻞ"‪.‬‬
‫‪5) Droits de défense‬‬
‫‪Sommaire : Modification de l’arrêté de taxation d’office sans‬‬
‫‪aviser le contribuable du contenu de cette modification / Atteinte au‬‬
‫‪principe de la procédure contradictoire / Cassation.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 33576-33596 du 7 juillet 2003, Omrane Ben‬‬
‫‪Hlima / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ هﻀﻢ ﺣﻘﻮق اﻟﺪﻓﺎع ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ اﺗﺨﺎذ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﺤﻜﻢ ﺗﺤﻀﻴﺮي ﻳﻘﻀﻲ ﺑﺘﻌﺪﻳﻞ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‬
‫ﻣﻌﺘﻤﺪة ﻋﻠﻰ أﺳﺲ ﻓﻴﻬﺎ اﻟﺠﺪﻳﺪ دون أن ﺗﻤﻜﻨﻪ ﻣﻦ اﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ ﻓﺤﻮى هﺬا اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ ﻟﻴﻨﺎﻗﺸﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ردت اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ ﺑﺄﻧﻪ وﻗﻊ ﺗﻤﻜﻴﻦ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻓﻲ اﻟﻄﻮر اﻹﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻲ‬
‫ﻣﻦ اﻹﺳﺘﻌﺎﻧﺔ ﺑﻤﻦ ﻳﻨﻮﺑﻪ وﺑﺎﻹدﻻء ﺑﻤﻠﺤﻮﻇﺎﺗﻪ واﻟﺮد ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺎرﻳﺮ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ وأﻣﺎ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ‬
‫ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻘﺪ وﺿﻊ اﻟﻤﺸﺮع إﺟﺮاءات اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ ﻟﻤﻨﺎﻗﺸﺘﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن ﺗﻌﺪﻳﻞ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء اﻟﻤﻌﺎﻳﻴﺮ اﻟﺘﻲ ﺣﺪدﺗﻬﺎ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺑﺎﻟﺤﻜﻢ‬
‫اﻟﺘﺤﻀﻴﺮي هﻮ ﻓﻲ اﻟﺤﻘﻴﻘﺔ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴﻒ ﺟﺪﻳﺪ وورﻗﺔ ﺟﺪﻳﺪة ﻓﻲ اﻟﻤﻠﻒ ﻻ ﺑﺪ ﻣﻦ ﻋﺮﺿﻬﺎ‬
‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻺﻃّﻼع ﻋﻠﻴﻬﺎ وﻣﻨﺎﻗﺸﺘﻬﺎ ﻗﺒﻞ ﺻﺪور اﻟﻘﺮار ﻋﻠﻰ أﺳﺎﺳﻬﺎ ﻣﻤﺎ‬
‫ﺗﻜﻮن ﻣﻌﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻗﺪ ﺧﺮﻗﺖ ﻣﺒﺪأ اﻟﻤﻮاﺟﻬﺔ ﻟﻤﺎ ﻟﻢ ﺗﻤﻜﻦ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ اﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ هﺬا‬
‫اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺼﻴﺮ ﻗﻀﺎءهﺎ ﻣﻌﻴﺒﺎ وﺣﺮﻳﺎ ﺑﺎﻟﻨﻘﺾ ﻟﺬﻟﻚ"‪.‬‬
‫‪6) Droits d’enregistrement‬‬
‫‪Sommaire : Application des dispositions du CDET dans le‬‬
‫‪temps / Principe de non rétroactivité des dispositions du CDET / Les‬‬
‫‪actes conclus et enregistrés avant l’entrée en vigueur des dispositions‬‬
‫‪du CDET ne peuvent faire l’objet d’une application rétroactive des‬‬
‫‪dispositions dudit code / Art. 2 al.2 de la loi n° 93-53 du 17 mai 1993‬‬
‫‪portant promulgation du CDET / Le TA a considéré qu’étant donné‬‬
‫‪que l’acte de vente a été enregistré avant la promulgation du CDET,‬‬
‫‪l’administration fiscale n’est pas en droit de demander une expertise‬‬
‫‪en vertu des disposions dudit code / Cassation.‬‬

‫‪248‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪TA. cass. req. n° 33836 du 7 juillet 2003, Rafika Azzouzi /‬‬
‫‪Directeur général du contrôle fiscal.‬‬
‫" ﺣﻴﺚ ﻳﻨﻌﻰ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻣﺨﺎﻟﻔﺘﻪ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ‬
‫ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 53‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1993‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 17‬ﻣﺎي ‪ 1993‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺈﺻﺪار ﻣﺠﻠﺔ ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ‬
‫اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ و اﻟﻄﺎﺑﻊ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ أن اﻟﻜﺘﺐ ﻣﻮﺿﻮع ﻣﻄﻠﺐ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ اﻟﻤﻌﺮوض ﻋﻠﻰ‬
‫ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ ﺗﻢ إﺑﺮاﻣﻪ وﺗﺴﺠﻴﻠﻪ ﻗﺒﻞ ﺗﺎرﻳﺦ دﺧﻮل ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺣﻴﺰ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ ﺑﻤﺎ ﻳﺤﻮل‬
‫دون ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎﻣﻬﺎ ﻋﻠﻴﻪ ﺑﻤﻔﻌﻮل رﺟﻌﻲ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ أﻧّﻪ‪ " :‬ﺗﻄﺒﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻤﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أﻋﻼﻩ ﻋﻠﻰ اﻷﺣﻜﺎم واﻟﻌﻘﻮد واﻟﻨﻘﻞ واﻟﻜﺘﺎﺑﺎت اﻟﻤﺤﺮرة أو اﻟﺤﺎﺻﻠﺔ إﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ‬
‫ﺻﺪور هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن‪ .‬ﺗﻄﺒﻖ هﺬﻩ اﻷﺣﻜﺎم ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﻮد واﻟﻜﺘﺎﺑﺎت واﻟﻨﻘﻞ اﻟﻤﺤﺮرة أو اﻟﺤﺎﺻﻠﺔ‬
‫ﻗﺒﻞ ﺗﺎرﻳﺦ ﺻﺪور هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻓﻲ ﺻﻮرة ﺗﺴﺠﻴﻠﻬﺎ ﻗﺒﻞ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬أو ﻗﺒﻞ إﻧﺘﻬﺎء اﻷﺟﻞ‬
‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﻤﺤﺪد ﻟﺘﺴﺠﻴﻠﻬﺎ إذا آﺎن هﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻳﻨﺘﻬﻲ ﺑﻌﺪ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪."...1993‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ أن اﻟﻜﺘﺐ اﻟﻤﺘﻨﺎزع ﺑﺸﺄﻧﻪ ﻗﺪ ﺗ ّﻢ إﺑﺮاﻣﻪ‬
‫ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 12‬ﻣﺎرس ‪ 1993‬وأن ﺗﺴﺠﻴﻠﻪ ﻗﺪ ﺗﻢ ﺑﺎﻟﻘﺒﺎﺿﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺑﻤﻨﺰل ﺑﻮرﻗﻴﺒﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 4‬ﻣﺎي‬
‫‪.1993‬‬
‫ن اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﺼﺪرة ﻟﻪ ﻗﺪ‬
‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ وﻟﺌﻦ ﻟﻢ ﻳﺘﻀﻤﻦ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ إﺷﺎرة إﻟﻰ أ ّ‬
‫إﺳﺘﻨﺪت إﻟﻰ أﺣﻜﺎم ﻣﺠﻠﺔ ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ واﻟﻄﺎﺑﻊ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ إﻻ أﻧّﻪ ﻻ ﺟﺪال ﻓﻲ أن اﻹدارة ﻗﺪ‬
‫ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈﺳﺘﺼﺪارﻩ إﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة وأن ﺗﻘﺮﻳﺮ اﻹﺧﺘﺒﺎر اﻟﻤﺤﻜﻮم ﺑﺎﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ‬
‫ﻋﻠﻴﻪ ﻗﺪ ﺗ ّﻢ ﻃﺒﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺠﻠﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 53‬ﻟﺴﻨﺔ‬
‫‪ 1993‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 17‬ﻣﺎي ‪ 1993‬اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈﺻﺪار اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ وإن آﺎﻧﺖ ﺗﺘﺒﻊ‬
‫ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻨﺴﺐ واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻮاردة ﺑﻬﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﻮد واﻟﻨﻘﻞ واﻟﻜﺘﺎﺑﺎت اﻟﺤﺎﺻﻠﺔ ﻗﺒﻞ ﺻﺪورﻩ إﻻ أن‬
‫ﻧﻄﺎﻗﻬﺎ ﻳﻘﺘﺼﺮ ﻋﻠﻰ اﻟﻜﺘﺎﺋﺐ واﻟﻌﻘﻮد اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﻳﺘﻢ ﺗﺴﺠﻴﻠﻬﺎ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ ﺻﺪورﻩ وهﻮ إﺟﺮاء أﻗﺮﻩ‬
‫اﻟﻤﺸﺮع ﻟﻐﺎﻳﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ ﺗﺴﺠﻴﻞ ﺗﻠﻚ اﻟﻜﺘﺎﺋﺐ ﺑﺈﻋﻔﺎء أﺻﺤﺎﺑﻬﺎ ﻣﻦ اﻟﺨﻄﺎﻳﺎ واﻟﻐﺮاﻣﺎت‬
‫اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﺴﺒﺐ ﻋﺪم اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬
‫ن اﻷﻣﺮ ﺧﻼف ذﻟﻚ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻌﻘﻮد اﻟﻤﺒﺮﻣﺔ واﻟﻤﺴﺠﻠﺔ ﻗﺒﻞ ﺻﺪور ﻣﺠﻠﺔ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ واﻟﻄﺎﺑﻊ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ واﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﺠﻮز ﺑﺤﺎل ﻣﻦ اﻷﺣﻮال اﻟﺘﺴﻠﻴﻢ ﺑﺴﺤﺐ أﺣﻜﺎﻣﻬﺎ‬
‫ﻞ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻟﻬﺎ‪.‬‬
‫ﻋﻠﻰ أوﺿﺎع اﺳﺘﻜﻤﻠﺖ ﺁﺛﺎرهﺎ ﻓﻲ ﻇ ّ‬
‫وﺣﻴﺚ أﻧّﻪ ﻃﺎﻟﻤﺎ ﺛﺒﺖ أن ﻋﻘﺪ اﻟﺒﻴﻊ اﻟﻤﻄﻠﻮب إﻋﺎدة ﺗﻘﺪﻳﺮ ﻗﻴﻤﺘﻪ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل ﻗﺪ‬
‫أﺑﺮم وﺗ ّﻢ ﺗﺴﺠﻴﻠﻪ ﻗﺒﻞ دﺧﻮل اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ ﺣﻴﺰ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ ﻓﺈﻧّﻪ آﺎن ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻰ ﻣﺤﻜﻤﺔ‬
‫اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ أن ﺗﺴﺘﺠﻴﺐ ﻟﻄﻠﺐ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ إﺧﺘﺒﺎر ﺗ ّﻢ إﻧﺠﺎزﻩ ﺑﺎﻻﺳﺘﻨﺎد إﻟﻰ ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺠﻠّﺔ‪،‬‬
‫وﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎؤهﺎ ﺑﺨﻼف ذﻟﻚ ﻣﺴﺘﻮﺟﺒﺎ ﻟﻠﻨﻘﺾ ﻋﻠﻰ هﺬا اﻷﺳﺎس وذﻟﻚ دون ﺣﺎﺟﺔ ﻟﻠﺨﻮض‬
‫ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ "‪.‬‬

‫‪249‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪7) Egalité fiscale‬‬
‫‪Sommaire : Principe d’égalité devant la loi / Le contribuable a‬‬
‫‪réclamé l’application du même avantage accordé à une autre société‬‬
‫‪exerçant la même activité / Défaut de présentation des moyens de‬‬
‫‪preuve et des documents pour justifier l’octroi de l’avantage de la‬‬
‫‪déduction des charges de commercialisation / Rejet.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 32216 du 6 octobre 2003, Société Valtur‬‬
‫‪Servizi / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﺜﺎﻟﺚ واﻟﺮاﺑﻊ واﻟﺨﺎﻣﺲ ﻣﻨﻪ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﻴﻦ ﺑﺨﺮق ﻣﺒﺪأ اﻟﻤﺴﺎواة أﻣﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮن‬
‫وﺑﺨﺮق اﻟﻤﻌﺎهﺪة اﻟﺪوﻟﻴﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ اﻹﻳﻄﺎﻟﻴﺔ وﺑﺨﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 71‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﺠﺘﻤﻌﻴﻦ‬
‫ﻟﻮﺣﺪة اﻟﻘﻮل ﻓﻴﻬﻢ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻚ ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻹدارة ﻣﻨﺤﺖ ﺷﺮآﺔ "ﻧﺎدي اﻟﺒﺤﺮ اﻷﺑﻴﺾ‬
‫اﻟﻤﺘﻮﺳﻂ " اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺎرس ﻧﻔﺲ ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻧﻈﺎﻣﺎ ﺧﺎﺻﺎ ﻳﻤﻜﻨﻬﺎ ﻣﻦ ﺧﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ‪ 34 %‬ﻣﻦ‬
‫رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ ﺑﻌﻨﻮان ﻣﺼﺎرﻳﻒ ﺗﺴﻮﻳﻖ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﻣﻨﻌﺖ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻣﻦ هﺬا اﻻﻣﺘﻴﺎز ﺑﺪﻋﻮى‬
‫ن اﻟﻤﻌﺎهﺪة‬
‫إﺧﺘﻼف اﻟﻤﺆﺳﺴﺘﻴﻦ ﻋﻀﻮﻳﺎ وهﻮ ﻣﺎ ﻳﻌ ّﺪ ﺧﺮﻗﺎ ﻟﻤﺒﺪأ اﻟﻤﺴﺎواة‪ ،‬آﻤﺎ ﺗﻤﺴّﻚ آﺬﻟﻚ ﺑﺄ ّ‬
‫اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ اﻹﻳﻄﺎﻟﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 16‬ﻣﺎي ‪ 1976‬واﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺘﻔﺎدي اﻹزدواج اﻟﻀﺮﻳﺒﻲ ﻣﻜﻨﺖ‬
‫ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﻓﺼﻠﻬﺎ اﻟﺴﺎﺑﻊ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﺒﻠﺪ ﻃﺮف ﻓﻴﻬﺎ وﺗﻨﺸﻂ ﺑﺎﻟﺒﻠﺪ اﻵﺧﺮ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﻓﺮع‬
‫ﻗﺎر ﻣﻦ ﺧﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺸﺮآﺔ اﻷم ﻋﻠﻰ أن ﻻ ﺗﺘﻌﺪّى ﺗﻠﻚ اﻟﻨﺴﺒﺔ ‪ 10 %‬ﻣﻦ رﻗﻢ‬
‫ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ‪ .‬وﻗﺪ ﻗﺎﻣﺖ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺨﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ‪ 6‬أو ‪ 7 %‬ﺑﺈﺧﺘﻼف اﻟﺴﻨﻮات ﻣﻦ رﻗﻢ‬
‫ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ ﺑﻌﻨﻮان ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺸﺮآﺔ اﻷم ﻣﺆﺳﺴﺔ ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ ﻋﻠﻰ وﺛﺎﺋﻖ وﺑﻴﺎﻧﺎت ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺗ ّﻢ‬
‫ن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺗﺠﺎهﻠﺖ ذﻟﻚ ﺑﺘﺄﻳﻴﺪهﺎ ﻟﻤﻮﻗﻒ اﻹدارة‪.‬‬
‫ﺗﻘﺪﻳﻤﻬﺎ ﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ إﻻ أ ّ‬
‫ن اﻹدارة ﻟﻢ ﺗﻤﺎﻧﻊ ﻓﻲ ﻣﺒﺪأ ﻣﻨﺢ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أ ّ‬
‫ن اﻟﻨﺰاع‬
‫ﺣﻖ ﺧﺼﻢ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﺴﻮﻳﻖ وآﺬﻟﻚ ﺧﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺸﺮآﺔ اﻷم إﻻ أ ّ‬
‫إﻧﺤﺼﺮ ﻓﻲ ﻣﺪى ﺣﺠﻴّﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺪﻟﻰ ﺑﻬﺎ ﻣﻦ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻗﺼﺪ ﺗﻤﺘﻴﻌﻬﺎ ﺑﺨﺼﻢ‬
‫اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺬآﻮرة‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻓﻀﻼ ﻋﻤّﺎ ﺟﺮى ﻋﻠﻴﻪ ﻓﻘﻪ ﻗﻀﺎء هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ إﻋﺘﺒﺎر اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﻮﺻﻔﻬﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ ﻣﻮﺿﻮع ﻟﻬﺎ ﺳﻠﻄﺔ ﺗﻘﺪﻳﺮﻳﺔ آﺎﻣﻠﺔ ﻓﻲ ﺗﻘﺪﻳﺮ اﻟﺤﺠﺞ‬
‫واﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺒﺴﻮﻃﺔ أﻣﺎﻣﻬﺎ‪ ،‬ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﺑﺼﻮرة ﺟﻠﻴّﺔ ﻣﻦ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺘﻲ أدﻟﺖ‬
‫ﺑﻬﺎ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ إﻟﻰ اﻹدارة أو اﻟﺘﻲ ﻗﺪﻣﺖ أﺛﻨﺎء ﻧﺸﺮ اﻟﻘﻀﻴﺔ أﻣﺎم اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬
‫ﺺ ﻣﻨﻬﺎ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‪،‬‬
‫اﻹﺟﺒﺎري اﺣﺘﻮت ﻋﻠﻰ ﻣﺒﺎﻟﻎ ﺟﻤﻠﻴﺔ ﺑﺪون ﺗﻔﺼﻴﻞ أو ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻣﺎ ﻳﺨ ّ‬
‫وﻗﺪ وﻗﻌﺖ ﻣﻄﺎﻟﺒﺘﻬﺎ ﺑﺘﺪارك هﺬﻩ اﻟﻨﻘﺎﺋﺺ إﻻ أﻧّﻬﺎ‪ ،‬وإﻟﻰ ﺣ ّﺪ ﺻﺪور اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ‪ ،‬ﻟﻢ‬
‫ﺗﺴﺘﺠﺐ ﻟﺬﻟﻚ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﺗﻠﻚ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ‬
‫رﻓﺾ اﻟﻔﺮوع اﻟﺜﻼﺛﺔ آﺮﻓﺾ اﻟﻤﻄﻌﻦ ﺑﺮﻣﺘﻪ"‪.‬‬

‫‪250‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪8) Motivation‬‬
‫‪Sommaire : Insuffisance de la motivation de la décision de la‬‬
‫‪CSTO / La CSTO n’a pas examiné les motifs invoqués par le‬‬
‫‪contribuable en dépit de leur importance / Cassation.2‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 33763 du 17 novembre 2003, Société des‬‬
‫‪médicaments / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻀﻌﻒ اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ ﺑﺼﺮف اﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﻢ ﺗﺪل ﺑﺮأﻳﻬﺎ ﺳﻮاء ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ اﻟﻄﻌﻮن‬
‫اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺈﺟﺮاءات اﻟﻤﺮاﺿﺎة أو ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 4‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪61‬‬
‫واﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 9‬و ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وأن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺘﺤﻀﻴﺮﻳﺔ ﻻ ﺗﻘﻮم ﻣﻘﺎم‬
‫اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺗﺠﺎهﻠﺖ ﺗﻤﺎﻣﺎ اﻟﺪﻓﻮﻋﺎت‬
‫اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺮﺋﺎﺳﺔ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ورﻓﺾ إﺑﺮام ﺻﻠﺢ ﻣﻌﻬﺎ وﺁﺟﺎل إﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﻠﻒ‪ ،‬آﻤﺎ‬
‫أﻧّﻬﺎ ﺗﻐﺎﻓﻠﺖ ﻋﻦ اﻟﺮد ﻋﻠﻰ اﻟﺪﻓﻊ اﻷﺻﻠﻲ اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ رﻓﺾ اﻹدارة ﻃﺮح اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ‬
‫ﻋﻠﻰ ﺻﻔﻘﺔ إﻧﺠﺎز ﻣﺼﻨﻊ اﻟﺸﺮآﺔ ذﻟﻚ أﻧّﻬﺎ ﺗﺒﻨﺖ اﻟﻤﻮﻗﻒ اﻟﺮاﻓﺾ ﻟﻺدارة دون أن ﺗﺘﺜﺒﺖ ﻓﻲ‬
‫ﺻﺤﺔ وﺟﺪﻳﺔ اﻷﺳﺎﻧﻴﺪ اﻟﺘﻲ إﻋﺘﻤﺪﺗﻬﺎ‪ ،‬ﺧﺎﺻﺔ وأن أﺣﺪهﺎ واﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ ﻋﺪم ﻗﻴﺎم اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‬
‫ﺑﺘﺴﺠﻴﻞ آﺘﺐ ﺻﻔﻘﺔ أﺟﺎزهﺎ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻧﻔﺴﻪ‪ ،‬وآﺎن اﻷﺟﺪر ﺑﻬﺎ ﺁﻧﺬاك اﻟﺒﺤﺚ ﻓﻲ ﻣﺪى ﺗﻄﺒﻴﻖ هﺬﻩ‬
‫اﻷﺧﻴﺮة ﻟﻠﻨﺴﺒﺔ اﻟﺠﺪﻳﺪة ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ واﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﻌﻘﺎرات ﻏﻴﺮ اﻟﻤﺴﺠﻠﺔ‬
‫واﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 4‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 61‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ ،1988‬آﻤﺎ أﻧﻪ آﺎن ﻻ ﺑﺪ ﻟﻬﺎ أن‬
‫ﺗﺒﺤﺚ ﻓﻲ ﻣﺪى إﺣﺘﺮام اﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ اﻟﺼﺎدرة ﻋﻦ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﺘﻲ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺘﻨﻔﻴﺬ أﺷﻐﺎل اﻟﺒﻨﺎء‬
‫ﻟﻠﺘﻨﺼﻴﺼﺎت اﻟﻮﺟﻮﺑﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺟﺎء ﺑﻬﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪ ،‬ﻋﻼوة‬
‫ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻓﺈﻧﻬﺎ أﺣﺠﻤﺖ ﻋﻦ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ اﻟﺪﻓﻊ اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ رﻓﺾ اﻹدارة ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬
‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﺴﺎﺑﻖ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1992‬واﻟﻌﺎﻟﻖ ﺑﻔﻮاﺗﻴﺮ ﻣﺰود أﺟﻨﺒﻲ ﻣﻤّﺎ ﻳﻌﻨﻲ ﺗﺄﻳﻴﺪهﺎ ﻟﻤﻮﻗﻒ اﻹدارة‬
‫ن ﺷﺮآﺔ "ﺳﻨﺘﻤﺎد" ﻟﻢ ﺗﻘﻢ ﺑﺎﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﻮﺟﻮدهﺎ إﻻ ﺳﻨﺔ‬
‫واﻟﺴﻨﺪ اﻟﺬي إﻋﺘﻤﺪﺗﻪ واﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ أ ّ‬
‫‪ ،1992‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أﻧﻪ آﺎن ﻣﻦ اﻟﻤﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺗﺠﺎوز ﺗﻠﻚ اﻟﻨﻘﻄﺔ واﻟﺘﺮآﻴﺰ ﻋﻠﻰ ﻣﺪى إﺳﺘﺠﺎﺑﺔ‬
‫اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻟﺘﻲ ﻗﺪﻣﺘﻬﺎ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬اﻵﻧﻒ اﻟﺬآﺮ ﺑﺈﻋﺘﺒﺎرهﺎ اﻟﻨﻘﻄﺔ اﻟﺤﺎﺳﻤﺔ‬
‫ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﺗﻤﺘﻌﻬﺎ ﺑﺎﻟﻄﺮح ﻣﻦ ﻋﺪﻣﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن إﺣﺠﺎم اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻋﻦ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ اﻟﺪﻓﻮﻋﺎت اﻟﺠﻮهﺮﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺪﻣﺖ ﺑﻬﺎ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‬
‫واﻹآﺘﻔﺎء ﺑﺴﺮد أﺣﻜﺎﻣﻬﺎ اﻟﺘﺤﻀﻴﺮﻳﺔ وﺟﺰء ﻣﻦ اﻟﺘﻘﺮﻳﺮ اﻟﺬي ﻗﺪﻣﺘﻪ اﻹدارة ﻳﺠﻌﻞ ﻗﺮارهﺎ‬
‫اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺿﻌﻴﻒ اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻋﺮﺿﺔ ﻟﻠﻨﻘﺾ"‪.‬‬
‫‪Dans le même sens :‬‬
‫‪- TA. Cass. req. n° 3354 du 17 novembre 2003, Héchmi Messali / Direction‬‬
‫‪générale du contrôle fiscal,‬‬
‫‪- TA. Cass. req. n° 33576-33596 du 7 juillet 2003, Omrane Ben Hlima /‬‬
‫‪Direction générale du contrôle fiscal.‬‬

‫‪251‬‬

‫‪2‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪9) Plus-value‬‬
‫‪Sommaire : Défaut de déclaration de la plus value de biens‬‬
‫‪hérités / Taxation d’office / La CSTO a annulé l’arrêté de la taxation‬‬
‫‪d’office sur la base de l’art. 27 CIR (ancien) qui a exclu de la‬‬
‫‪déclaration de la plus value immobilière la cession de biens hérités /‬‬
‫‪Le contribuable a prouvé que le bien cédé a été hérité / Confirmation‬‬
‫‪de la décision de la CSTO.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 34007 du 17 novembre 2003, Direction‬‬
‫‪générale du contrôle fiscal / Nafissa ben Hattab.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻮﺣﻴﺪ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪.‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺳﻮء ﺗﺄوﻳﻠﻬﺎ ﻟﻤﻀﻤﻮن‬
‫أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬
‫اﻟﺸﺮآﺎت ذﻟﻚ أﻧّﻬﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈﻟﻐﺎء ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أن ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﻔﻮت‬
‫ﻓﻴﻪ ﻗﺪ إﻧﺠﺮت ﺑﻤﻮﺟﺐ اﻹرث واﻟﺤﺎل أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﺗﺴﺘﻈﻬﺮ ﺑﺤﺠﺔ وﻓﺎة اﻟﻤﻮرث وﻟﻢ‬
‫ﺗﻘﺪّم اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﺘﺮآﺔ وهﻲ اﻟﻮﺳﻴﻠﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻜﻔﻴﻠﺔ ﺑﺈﺛﺒﺎت اﻧﺠﺮار اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ‬
‫اﻹرث‪.‬‬
‫ﺺ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻨ ّ‬
‫اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ " :‬اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ ﻋﻨﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻲ‬
‫اﻟﺤﻘﻮق اﻹﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﺑﺎﻟﺸﺮآﺎت اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ وﻓﻲ اﻷراﺿﻲ اﻟﻤﻌﺪة ﻟﻠﺒﻨﺎء اﻟﻮاردة ﻓﻲ أﻣﺜﻠﺔ اﻟﺘﻬﻴﺌﺔ‬
‫اﻟﻌﻤﺮاﻧﻴﺔ ودواﺋﺮ اﻟﺘﺪﺧﻞ اﻟﻌﻘﺎري ودواﺋﺮ اﻟﻤﺪﺧﺮات اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻢ إﺣﺪاﺛﻬﺎ وﻓﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت‬
‫اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 40‬و ‪ 41‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺘﻬﻴﺌﺔ اﻟﺘﺮاﺑﻴﺔ واﻟﺘﻌﻤﻴﺮ أو ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ إﻻ إذا ﺗﻢ‬
‫اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻟﻠﻘﺮﻳﻦ أو ﻟﻸﺻﻮل أو اﻟﻔﺮوع أو ﻟﻠﻤﻨﺘﻔﻊ ﺑﺤﻖ اﻷوﻟﻮﻳﺔ ﻓﻲ اﻟﺸﺮاء داﺧﻞ دواﺋﺮ‬
‫اﻟﻤﺪﺧﺮات اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ أو ﻓﻲ إﻃﺎر اﻹﻧﺘﺰاع ﻣﻦ أﺟﻞ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ اﻟﻌﺎﻣﺔ أو ﻋﻨﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻲ‬
‫ﻣﻜﺎﺳﺐ ﻣﻮروﺛﺔ أو ﻓﻲ اﻟﺴﻜﻦ اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻓﻲ ﺣﺪود ﻣﺴﺎﺣﺔ ﺟﻤﻠﻴﺔ ﻻ ﺗﺘﻌﺪى ‪ 1000‬ﻣﺘﺮ ﻣﺮﺑﻊ‬
‫ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺘﻮاﺑﻊ اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ وﻏﻴﺮ اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ "‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﻨﺘﺞ ﻣﻦ اﻟﻔﻘﺮة اﻵﻧﻔﺔ اﻟﺬآﺮ‪ ،‬أﻧّﻬﺎ ﻟﻢ ﺗﺸﺘﺮط اﻟﺒﺘﺔ اﻹﺳﺘﻈﻬﺎر ﺑﺤﺠﺔ وﻓﺎة‬
‫اﻟﻤﻮرث أو اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﺘﺮآﺔ ﻹﺛﺒﺎت أن ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻌﻘﺎر ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻨﺰاع ﻗﺪ ﺗﻤﺖ ﺑﻤﻮﺟﺐ اﻹرث‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻗﺪّﻣﺖ ﻟﻠﺠﻨﺔ ﻣﺎ ﻳﻔﻴﺪ‬
‫أن ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﻔﻮّت ﻓﻴﻪ ﻗﺪ ﺗﻤﺖ ﺑﻤﻮﺟﺐ اﻹرث ﻣﻦ ﺧﻼل ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺠﻬﻮﻳﺔ ﻟﺘﺼﻔﻴﺔ‬
‫اﻷوﻗﺎف ﺑﺘﻮﻧﺲ وﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻌﻠﻴﺎ ﻟﺘﺼﻔﻴﺔ اﻷﺣﺒﺎس اﻟﺨﺎﺻﺔ واﻟﻤﺸﺘﺮآﺔ وﺑﻬﺬا ﺗﻜﻮن‬
‫اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﺪ اﺣﺘﺮﻣﺖ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬
‫ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺑﺈﻟﻐﺎء ﻗﺮار‬
‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﻲ ﻣﺤﻠﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ"‪.‬‬

‫‪252‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Sommaire : Assiette de la plus-value / Prix de cession modifié‬‬
‫‪par l’administration fiscale / Art. 28 IV CIR / La cession constitue le‬‬
‫‪fait générateur de l’impôt sur la plus-value immobilière / Les charges‬‬
‫‪ne peuvent être déduites de l’assiette de l’impôt que si elles sont‬‬
‫‪justifiées par des factures légales / Confirmation de la décision de la‬‬
‫‪CSTO.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 33181 du 7 juillet 2003, Habib Ben‬‬
‫‪Abdessalem / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷول اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻓﻘﺮة راﺑﻌﺔ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻤﺎ أﻳﺪت اﻹدارة ﻓﻲ إﻋﺘﻤﺎد اﻟﺜﻤﻦ ﺑﻌﻘﺪ اﻟﺸﺮاء آﺄﺳﺎس ﻹﺣﺘﺴﺎب اﻷداء واﻟﺤﺎل أن‬
‫هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة ﻗﺪ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺘﻪ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺄداءات ﺗﻜﻤﻴﻠﻴﺔ‪ ،‬آﻤﺎ ﻳﺘﻤﺴﻚ ﺑﻤﺎ ﻗﺪﻣﻪ ﻣﻦ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ‬
‫اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺜﻞ ﺟﻤﻠﺔ اﻷﺷﻐﺎل اﻟﺘﻲ ﻗﺎم ﺑﻬﺎ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎر ﻗﺒﻞ ﺑﻴﻌﻪ واﻟﺘﻲ رﻓﻀﺘﻬﺎ اﻹدارة ﻣﺘﻌﻠﻠﺔ ﺑﺄﻧّﻬﺎ ﻻ‬
‫ﺗﺤﻤﻞ ﻣﻌﺮف اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وﺳﺎﻳﺮهﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺬي اﻋﺘﺒﺮ أن ﺗﻠﻚ‬
‫اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ ﻗﺪﻣﺖ ﻋﻠﻰ وﺟﻪ اﻟﻤﺤﺎﺑﺎة واﻟﺤﺎل أن ﻏﻴﺎب ﻣﻌﺮف اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻻ ﻳﺆﺛﺮ‬
‫ن اﻟﻤﻮﺿﻮع ﻳﺘﻌﻠﻖ‬
‫ﻋﻠﻰ ﻣﺒﺪإ اﻟﻄﺮح ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرﻩ ﺷﺮﻃﺎ ﺟﺪﻳﺪا ﻟﻢ ﻳﺄت ﺑﻪ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ أ ّ‬
‫ﺑﻤﺎدة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة ﻻ ﺑﺎﻵداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻓﻘﺮة ‪ IV‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أن اﻟﻘﻴﻤﺔ‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﻮﻇﻔﺔ ﻋﻠﻴﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﺴﺎوي " اﻟﻔﺎرق ﺑﻴﻦ ﺳﻌﺮ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ ﻓﻲ‬
‫اﻷﻣﻼك اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أو اﻟﺬي وﻗﻊ اﻟﺘﺮﻓﻴﻊ ﻓﻴﻪ إﺛﺮ ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺣﺴﺐ اﻟﻘﻮاﻋﺪ‬
‫اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ وﺳﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔﺔ اﻹﻗﺘﻨﺎء أو اﻟﻬﺒﺔ أو اﻟﺘﻌﻮﻳﺾ أو اﻟﺒﻨﺎء‬
‫ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻗﻴﻤﺔ اﻷرض ﻣﻊ إﺿﺎﻓﺔ ﻣﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒﺮرة وﻧﺴﺒﺔ ‪ 10%‬ﻋﻦ آﻞ ﺳﻨﺔ‬
‫إﻣﺘﻼك ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى"‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﺧﺼﻮص اﻟﺜﻤﻦ اﻟﻮاﺟﺐ اﻋﺘﻤﺎدﻩ ﻓﻲ ﻋﻘﺪ ﺷﺮاء اﻟﻌﻘﺎر ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة ﻓﻘﺪ ﺟﺎءت ﻋﺒﺎرة اﻟﻨﺺ ﺻﺮﻳﺤﺔ ﻓﻲ أن اﻷﺧﺬ ﺑﺎﻟﺜﻤﻦ اﻟﻮاﻗﻊ ﻣﺮاﺟﻌﺘﻪ ﻣﻦ‬
‫ﻗﺒﻞ إدارة اﻷداءات ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة ﻻ ﻳﻬﻢ ﺳﻮى ﺛﻤﻦ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﺬي هﻮ ﺣﺪث‬
‫إﻧﺸﺎء اﻷداءات وﻻ ﻳﺸﻤﻞ ﺛﻤﻦ اﻟﺸﺮاء اﻟﺬي هﻮ " ﺳﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔﺔ اﻹﻗﺘﻨﺎء"‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺧﺺ اﻟﻤﺸﺮع ﻓﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻗﺎﻋﺪة إﻋﺘﻤﺎد اﻟﺴﻌﺮ اﻟﻮاﻗﻊ‬
‫ﻣﺮاﺟﻌﺘﻪ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ إدارة اﻷداءات ﺑﻌﻘﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﻤﻨﺸﺊ ﻟﻸداء دون ﻏﻴﺮﻩ ﻓﻠﻢ ﻳﺴﺤﺐ ﺗﻠﻚ‬
‫اﻟﻘﺎﻋﺪة ﻋﻠﻰ ﻋﻘﺪ إﻗﺘﻨﺎء اﻟﻌﻘﺎر ﺑﻤﺎ ﻻ ﻳﺘﺴﻨﻰ ﻣﻌﻪ إﻻ اﻋﺘﻤﺎد ﺳﻌﺮ اﻟﺘﻜﻠﻔﺔ آﻤﺎ ﺻﺮح ﺑﻪ هﺬا‬
‫اﻷﺧﻴﺮ‪ ،‬وهﻮ ﻣﺎ ذهﺒﺖ إﻟﻴﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﺠﺎء ﻗﺮارهﺎ ﺳﻠﻴﻤﺎ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ واﺗﺠﻪ ﻟﺬﻟﻚ ر ّد هﺬا‬
‫اﻟﺠﺰء ﻣﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﺧﺼﻮص ﻋﺪم إﻋﺘﺒﺎر اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﻸوراق واﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ‬
‫اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﺄﻧﻪ أﻧﻔﻘﻬﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻮاﻗﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻴﻪ ﻓﺈﻧﻪ ﻗﺪ اﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻪ‬

‫‪253‬‬

‬‬ ‫‪TA. cass.‬‬ ‫‪10) Prescription‬‬ ‫‪Sommaire : Prescription.‬‬ ‫‪254‬‬ . req. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Mohamed Ettriki.‬‬ ‫‪Sommaire : Interruption du délai de prescription/ Art. n° 34134 du 29 décembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺬﻟﻚ ﻓﻘﺪ ﻃﺒﻘﺖ اﻟﻠﺠﻨﺔ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﺳﻠﻴﻤﺎ‬ ‫وﻋﻠﻠﺖ ﻗﻀﺎءهﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻜﻮن ﻣﻌﻪ هﺬا اﻟﺪﻓﻊ ﻣﺮدود أﻳﻀﺎ واﺗﺠﻪ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ ﺑﺮﻣﺘﻪ"‪.‬‬ ‫ن اﻟﺘﻘﺎدم هﻮ دﻓﻊ أﺻﻠﻲ ﻳﺘﻌﻠﻖ ﺑﺄﺻﻞ اﻟﺤﻖ وﻟﻴﺲ ﻣﺠﺮد ﻋﻤﻞ إﺟﺮاﺋﻲ‬ ‫"وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ﻳﻤﺲ ﺑﺎﻹﺟﺮاءات وﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈن ﺗﻤﺴﻚ اﻹدارة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 14‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ‬ ‫واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻣﺤﻠّﻪ‪. 2‬‬ ‫‪CIR / L’art. 72 al.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻘﻀﺎء ﻋﻠﻰ إﻋﺘﺒﺎر أن ﻗﺎﺿﻲ اﻷﺻﻞ ﻳﺘﻤﺘﻊ ﺑﺴﻠﻄﺔ ﺗﻘﺪﻳﺮﻳﺔ واﺳﻌﺔ ﻓﻲ ﺗﻘﻴﻴﻢ اﻟﺤﺠﺞ واﻟﻮﻗﺎﺋﻊ‬ ‫اﻟﻤﺒﺴﻮﻃﺔ أﻣﺎﻣﻪ ﻓﻼ ﻳﻘﻴﺪﻩ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﺳﻮى واﺟﺐ اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ‪. 72 CIR a prévu deux cas différents d’interruption du délai‬‬ ‫‪de prescription / Le délai de 60 jours ne concerne pas la notification‬‬ ‫‪de l’arrêté de taxation d’office mais concerne l’établissement d’un‬‬ ‫‪procès verbal relatif à l’abstention de la présentation des documents‬‬ ‫‪comptables ou le défaut de la tenue desdits documents / Cassation.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ إﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻪ اﻟﻘﻀﺎء ﻋﻠﻰ أن اﻟﺘﻘﺎدم ﻻ ﻳﻬﻢ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم وﻟﺬﻟﻚ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ‬ ‫ﻟﻠﻤﺤﻜﻤﺔ إﺛﺎرﺗﻪ ﻣﻦ ﺗﻠﻘﺎء ﻧﻔﺴﻬﺎ وﻻ ﻳﻤﻜﻦ إﺛﺎرﺗﻪ ﻷول ﻣﺮّة ﻟﺪى اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ وﻟﻜﻦ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻤﻦ‬ ‫ﻳﻬﻤﻪ اﻷﻣﺮ أن ﻳﺜﻴﺮﻩ ﻓﻲ أي ﻃﻮر ﻣﻦ أﻃﻮار اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻟﺪى ﻗﻀﺎة اﻷﺻﻞ دون أن ﻳﺘﻘﻴّﺪ ﻓﻲ ذﻟﻚ‬ ‫ﺑﺄي ﻗﻴﺪ وﻟﻬﺬا ﻓﺈن إﺛﺎرﺗﻪ ﺑﻌﺪ اﻟﺠﻮاب ﻓﻲ اﻷﺻﻞ أو ﺑﻌﺪ ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻣﻄﻠﺐ اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف ﻻ ﻳﻮهﻦ‬ ‫ﺻﺤﺔ اﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﻪ وﻻ ﻳﻤﺲ ﺑﺎﻵﺛﺎر اﻟﻤﺘﺮﺗﺒﺔ ﻋﻨﻪ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ‪".‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻗﺮرت ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﻣﺎ‬ ‫اﺷﺘﺮﻃﻪ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬اﻟﻤﺬآﻮر ﻣﻦ وﺟﻮب أن ﺗﻜﻮن اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ ﻃﺮﺣﻬﺎ ﻣﻦ ﻗﺎﻋﺪة‬ ‫اﻷداء ﻣﺒﺮرة وأن اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ واﻷوراق اﻟﻤﺪﻟﻲ ﺑﻬﺎ ﻟﻬﺬا اﻟﻐﺮض ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻹﻃﻤﺌﻨﺎن إﻟﻴﻬﺎ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻟﻌﺪم إﺳﺘﺠﺎﺑﺘﻬﺎ ﻟﺸﺮوط ﺗﺤﺮﻳﺮهﺎ وﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻮاﻗﻌﻴﺔ ﻹﺗﺴﺎﻣﻬﺎ ﺑﺎﻟﺸﻄﻂ‬ ‫واﻟﻤﺤﺎﺑﺎة‪. moyen de défense au fond / La‬‬ ‫‪prescription n’est pas un moyen d’ordre public et le juge ne peut pas le‬‬ ‫‪soulever d’office / Le motif de la prescription ne peut pas être soulevé‬‬ ‫‪pour la première fois devant le juge de cassation / Le motif de la‬‬ ‫‪prescription peut être soulevé devant le juge du fond à n’importe quel‬‬ ‫‪étape de procédure.

‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫ن إﻧﺘﻬﺎء ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ إﻟﻰ اﻋﺘﻤﺎد اﻟﺘﺄوﻳﻞ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘّﺠﻪ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ "‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺧﺮﻗﻬﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ن ﻗﻄﻊ‬ ‫‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺣﻴﻨﻤﺎ اﻋﺘﺒﺮت ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ أﻧّﻪ ﺑﺨﺼﻮص ﺳﻨﺔ ‪ 1995‬ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻟﺘﻘﺎدم ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻟﻢ ﻳﺘﻢ ﻗﺒﻞ ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻣﻦ إاﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻷﺟﻞ‬ ‫اﻟﺘﺪارك‪. cass. req. n° 34037 du 1er décembre 2003.‬‬ ‫‪Sommaire : Actes interruptifs / La réclamation d’une créance‬‬ ‫‪ayant une date certaine est un acte interruptif de la prescription / La‬‬ ‫‪réclamation par le fisc de l’impôt dû à l’insuffisance de la déclaration‬‬ ‫‪constitue un acte interruptif du délai de reprise de l’administration‬‬ ‫‪fiscale / Art.‬‬ ‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬اﻟﻤﺬآﻮر ﻗﺪ اﺷﺎر إﻟﻰ ﺣﺎﻟﺘﻴﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺨﻠﺺ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﺘﻨﺼﻴﺼﺎت أ ّ‬ ‫ﻣﺨﺘﻠﻔﺘﻴﻦ ﻟﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم ‪ :‬اﻷوﻟﻰ واﻟﻤﻨﻄﺒﻘﺔ ﻋﻠﻰ ﺻﻮرة اﻟﺤﺎل ﻳﻨﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﻴﻬﺎ ﺑﺘﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري واﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﺗﻬﻢ ﺣﺎﻟﺔ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﺗﻤﺎﻣﺎ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﻟﻌﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ أو ﻋﺪم‬ ‫ﻣﺴﻚ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وﻳﻨﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﻴﻬﺎ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ اﻟﻤﺤﻀﺮ وذﻟﻚ ﻗﺒﻞ ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻷﻗﻞ ﻣﻦ إﻧﺘﻬﺎء أﺟﻞ اﻟﺘﺪارك‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺿﻤﻦ ﻓﻘﺮﺗﻪ اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ أﻧﻪ ﻳﻨﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم إﻣﺎ ﺑﺘﺒﻠﺒﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري أو ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﻟﻌﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ أو ﻣﺴﻚ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وذﻟﻚ ﻗﺒﻞ إﻧﺘﻬﺎء ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻣﻦ اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻵﺟﺎل اﻟﺘﺪارك‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ إرﺗﺄت ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎم‬ ‫اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻗﺼﺪ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ وﻗﺎﺋﻊ‬ ‫‪255‬‬ . cass. 72 CIR. req. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société de porterie. n° 34619 du 15 décembre 2003. Société de vente‬‬ ‫‪de matériels agricoles et industriels / Direction générale du contrôle‬‬ ‫‪fiscal.

‬‬ ‫‪TA. cass. n° 33990 du 29 décembre 2003.‬‬ ‫‪Sommaire : Droit de reprise de l’administration fiscale /‬‬ ‫‪L’exercice fiscale du contribuable ne coïncide pas avec l’année civile.94/93‬‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨ ّ‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺻﺪورﻩ ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻟﻠﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻤﻨﻈّﻤﺔ‬ ‫ﻟﺤﻖ اﻹدارة ﻓﻲ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ واﻟﺘﻲ ﻧﺼّﺖ ﻋﻠﻴﻬﺎ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫ﻞ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ أن اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﻧﺸﺎط ﻣﻨﻮّﺑﺘﻪ ﺗﻤﺘ ّﺪ ﻣﻦ ﻏﺮّة ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ﻣﻦ آ ّ‬ ‫ن اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ‪ 94-93‬هﻲ ﺳﻨﺔ ‪1997‬‬ ‫ﺳﻨﺔ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ ‪ 30‬ﺟﻮان ﻣﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﺈ ّ‬ ‫ن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻗﺪ ﺗ ّﻢ‬ ‫ﻣﻤّﺎ ﻳﺆآﺪ ﺳﻘﻮط ﺗﻠﻚ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫ﺗﺒﻠﻴﻐﻪ ﻟﻠﻤﻌﻨﻴّﺔ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 24‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.1998‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ أﻧّﻪ‪ " :‬ﻳﻤﻜﻦ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨ ّ‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ اﻟﺘﻲ وﻗﻌﺖ ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻬﺎ ﻓﻲ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أو اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‬ ‫وآﺬﻟﻚ اﻷﺧﻄﺎء اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ ﻓﻲ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻨﺴﺐ وآﺬﻟﻚ ﻋﺪم اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺎﻟﺨﺼﻮم أو اﻟﻘﻴﺎم ﺑﻬﺎ ﺑﺼﻔﺔ‬ ‫‪256‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺧﻀﻌﺖ إﻟﻰ ﻣﺮاﻗﺒﺔ‬ ‫ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﻣﻌﻤﻘﺔ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻷداء ﻋﻦ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻦ اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻤﺘﺪة ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪1996‬‬ ‫إﻟﻰ ﻣﻮﻓﻰ ﺷﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪ ،1999‬ﻧﺘﺞ ﻋﻨﻬﺎ ﺻﺪور ﻗﺮار ﻓﻲ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء ﺑﻠﻎ إﻟﻴﻬﺎ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ‬ ‫ﻣﺤﻀﺮ ﻣﺆرخ ﻓﻲ ‪ 23‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.1999‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ اﻟﻘﺎﻋﺪة اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أن اﻟﺘﻘﺎدم ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ﻳﻨﻘﻄﻊ ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻮﻓﺎء‬ ‫ﺑﺎﻟﺪﻳﻦ ﺑﻤﺎ ﻟﻪ ﺗﺎرﻳﺦ ﺛﺎﺑﺖ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫ﺺ أﺟﻞ اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﻲ ﻣﺎدّة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻗﻴﺎﺳﺎ ﺑﻤﺎ ﺗﻀﻤﻨﺘﻪ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﺨﺼﻮص إﻧﻘﻄﺎع ﺁﺟﺎل اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﺈن‬ ‫ﻗﻴﺎم اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ ﺳﺎﻟﻒ اﻟﺒﻴﺎن ﺑﻤﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄداء ﻣﺎ ﺗﺨﻠﺪ ﺑﺬﻣﺘﻬﺎ ﻣﻦ‬ ‫أداء ﻧﺎﺗﺞ ﻋﻦ اﻟﻨﻘﺺ اﻟﺤﺎﺻﻞ ﻓﻲ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻬﺎ ﻳﻘﻄﻊ ﻣﺮور اﻟﺰﻣﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺤﻖ اﻹدارة ﻓﻲ‬ ‫ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺖ ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻬﺎ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ "‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أن هﺬا اﻟﻔﺼﻞ اﻷﺧﻴﺮ ﻟﻢ ﻳﺘﻀﻤﻦ ﺳﻮى اﻹﺷﺎرة إﻟﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬اﻟﻤﺬآﻮر‪. Société‬‬ ‫‪Comptoir des dattes / Direction générale du contrôle fiscal. 49 de la LF 2001 portant interprétation des‬‬ ‫‪dispositions de l’art. req.‬‬ ‫‪il s’étend du mois de juillet 1993 jusqu’à juin 1994 / Le décompte du‬‬ ‫‪délai de prescription s’effectue à partir de l’année suivant laquelle‬‬ ‫‪l’imposition est due / L’art. 72 CIR / Notification de l’arrêté de taxation‬‬ ‫‪d’office en décembre 1998 / Le droit de reprise de l’administration‬‬ ‫‪fiscale pour l’exercice 1993 s’étend jusqu’à juin 1998 / La CSTO a‬‬ ‫‪considéré que l’exercice 1993 n’a pas été prescrit / Cassation.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻘﺼﻮد ﺑﻌﺒﺎرة اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ هﻲ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ‬ ‫ﻟﺴﻨﺔ ﺗﺤﻘﻴﻖ اﻟﺪﺧﻞ أو اﻟﺮﺑﺢ اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻋﻤﻼ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 49‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪.2001‬‬ ‫ن‬ ‫ن أﺣﻜﺎﻣﻪ ﺗﻜﺘﺴﻲ اﻟﺼﺒﻐﺔ اﻟﺘﻔﺴﻴﺮﻳﺔ‪ ...‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻣﻨﻘﻮﺻﺔ ﺑﻌﻨﻮان هﺬﻩ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ إﻟﻰ إﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : L’administration fiscale peut contrôler des‬‬ ‫‪exercices couverts par la prescription lorsqu’il s’agit de déduction de‬‬ ‫‪déficit ou d’un crédit de la TVA dont l’origine remonte à des‬‬ ‫‪exercices prescrits et ayant une incidence sur les résultats ou le‬‬ ‫‪montant de l’impôt déclaré au titre des années non prescrites / Charte‬‬ ‫‪du contribuable / Confirmation de la décision de la CSTO. Société A.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق ﺁﺟﺎل اﻟﺘﻘﺎدم ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ إﻋﺘﺒﺮ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ أن ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺧﺮﻗﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺳﻨﻮات ‪ 1992‬و ‪ 1993‬و ‪ 1994‬اﻟﻤﺸﻤﻮﻟﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻘﺎدم آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ ﺧﺮﻗﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺣﻴﻦ ﻟﻢ ﺗﺼﺪر ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻗﺒﻞ‬ ‫ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻣﻦ إﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻵﺟﺎل اﻟﺘﺪارك‪. n° 33598 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫ن ﺳﻨﺔ ‪ 94/93‬ﻟﻢ ﺗﺴﻘﻂ‬ ‫ﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري أ ّ‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻋﺘﺒﺮت اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎ ّ‬ ‫ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ ﺧﺎﻟﻔﺖ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻓﻘﺮة أوﻟﻰ‪ ،‬وﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل هﺬا‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪. /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. req.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ورد ﺑﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أﻧﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﺗﺠﺎوز اﻵﺟﺎل ﻓﻲ ﺻﻮرة اﻟﻘﻴﺎم‬ ‫ﺑﻄﺮح ﺧﺴﺎﺋﺮ أو إﺳﺘﻬﻼآﺎت ﻣﺆﺟّﻠﺔ أو ﻓﺎﺋﺾ أداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ ﺳﻨﻮات‬ ‫ﺷﻤﻠﻬﺎ اﻟﺘﻘﺎدم‪.‬‬ ‫‪257‬‬ .".‬وﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﻤﺎ أ ّ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻀﻤّﻦ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ أ ّ‬ ‫ن هﺬا اﻟﺘﺄوﻳﻞ ﻳﻜﻮن ﻣﻨﻄﺒﻘﺎ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ إﻟﻰ ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ‬ ‫ﻟﻠﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻟﺘﻔﺴﻴﺮﻳّﺔ أﺛﺮ رﺟﻌﻲ ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري وﺗﺮﺗﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻓﺈﻧّﻪ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 93‬و ‪ 94‬ﺗﻜﻮن اﻟﺴﻨﺔ‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ هﻲ ﺳﻨﺔ ‪ 95‬و ‪ 96‬وﻳﻤﺘ ّﺪ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﺣﻖ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻬﺎ إﻟﻰ ﻣﻮﻓﻰ ﺟﻮان ‪ 1998‬ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ‪ 98-97‬هﻲ اﻟﺴﻨﺔ‬ ‫اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗ ّﻢ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻓﻲ اﻟﻘﻀﻴﺔ اﻟﺮاهﻨﺔ ﻓﻲ ‪ 24‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1998‬أي ﺑﻌﺪ‬ ‫اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻵﺟﺎل اﻟﺘﺪارك‪.

1983‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن اﻹدارة راﺟﻌﺖ أﺳﺲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫ﺑﺘﻘﺮﻳﺮهﺎ اﻟﺘﻨﻘﻴﺤﻲ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 12‬ﻣﺎي ‪ 1983‬وذﻟﻚ ﺑﺤﺬف ﻣﺒﻠﻎ اﻟﺴﺘﺔ ﺁﻻف دﻳﻨﺎر ﻣﻊ ‪20%‬‬ ‫آﻤﻌﺎﻟﻴﻢ ﺗﺴﺠﻴﻞ واﻟﺬي وﻗﻊ اﺣﺘﺴﺎﺑﻪ ﻓﻲ ﺗﻮﻇﻴﻒ أداء ﺳﺎﺑﻖ ﻣﻤﺎ ﻻ ﻳﺴﻮغ ﻣﻌﻪ ﻟﻠﻤﻌﻘﺐ اﻟﺘﻤﺴﻚ‬ ‫ﺑﻤﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ هﺬا اﻟﺨﺼﻮص‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﺗﻘﺪم اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ أي دﻟﻴﻞ ﻣﺎدي ﻋﻠﻰ ﻣﺎ اﻧﺘﻬﺠﺘﻪ ﺑﺨﺼﻮص‬ ‫إﻗﺘﻨﺎء اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻟﻘﻄﻌﺔ أرض آﺎﺋﻨﺔ ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ آﻨﺴﺨﺔ ﻣﻦ ﻋﻘﺪ اﻟﺸﺮاء أو أﻳﺔ‬ ‫إرﺷﺎدات رﺳﻤﻴﺔ أﺧﺮى ﺗﻔﻴﺪ ﺣﺼﻮل اﻟﺸﺮاء ﻓﻲ ﻓﺘﺮة زﻣﻨﻴﺔ ﻣﺤﺪدة‪. Mohamed Jaziri/‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. cass.‬‬ ‫‪TA. req.‬‬ ‫‪258‬‬ .‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺘﺄﻳﻴﺪ ﻗﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺟﺰﺋﻴﺎ رﻏﻢ إﺛﺒﺎﺗﻪ اﻟﺸﻄﻂ ﻓﻴﻤﺎ وﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ ﻟﻤﺎ دﻓﻊ ﺑﺄن اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻮاﻗﻊ ﺑﻨﻬﺞ اﺳﺒﺎﻧﻴﺎ‬ ‫ﺑﻴﺮوت ﺑﻤﺒﻠﻎ ﺳﺘﺔ ﺁﻻف دﻳﻨﺎر ﺗﻢ إﺣﺘﺴﺎﺑﻪ ﻓﻲ ﻣﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﺳﺎﺑﻘﺔ وأﻧﻪ ﻟﻢ ﻳﺸﺘﺮ أي ﻋﻘﺎر‬ ‫آﺎﺋﻦ ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ وأن اﺣﺘﺴﺎب ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺸﺮاء ﻗﻄﻌﺔ اﻷرض اﻟﻜﺎﺋﻨﺔ ﺑﺴﺎﺣﺔ‬ ‫ن ﻋﻘﻮد ﺷﺮاء ﻗﻄﻊ اﻷراﺿﻲ اﻟﻤﻌﺪة ﻟﻠﺒﻨﺎء‬ ‫ﺣﻤﻴﺪ اﻟﺼﺪﻗﺎوي ﺑﺒﻨﺰرت ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫آﺎﻧﺖ ﺗﺴﺠﻞ ﻣﺠﺎﻧﺎ ﻓﻲ ﺗﻠﻚ اﻟﻔﺘﺮة‪ ،‬إﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ ﺗﻤﺴﻜﻪ ﺑﺄن ﺑﻨﺎء اﻟﻄﺎﺑﻖ اﻷول ﻣﻦ اﻟﺒﻨﺎﻳﺔ اﻟﻜﺎﺋﻨﺔ‬ ‫ﺑﺴﺎﺣﺔ ﺣﻤﻴﺪ اﻟﺼﺪﻗﺎوي ﺑﺒﻨﺰرت ﺗ ّﻢ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 1982‬و ‪.‬‬ ‫‪12) Présomptions‬‬ ‫‪Sommaire : Recours de l’administration fiscale à des‬‬ ‫‪présomptions de droit et de fait pour modifier la base d’imposition‬‬ ‫‪sans présenter les preuves matérielles pour fonder son arrêté de‬‬ ‫‪taxation d’office / Confirmation de l’arrêté de taxation d’office par la‬‬ ‫‪CSTO / Le TA a considéré que la présomption ne résulte pas d’une‬‬ ‫‪simple fiction ou d’une déduction mais qu’elle repose sur des faits‬‬ ‫‪concrets établis sur l’analogie d’éléments matériels et non sur une‬‬ ‫‪analogie supposée ou imaginaire / L’administration fiscale n’est pas‬‬ ‫‪en droit de demander au contribuable de prouver un fait négatif /‬‬ ‫‪Cassation.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﺻﺎﺑﺖ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺳﻨﻮات ‪ 1992‬و ‪1993‬‬ ‫و ‪ 1994‬ﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻓﺎﺋﺾ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻨﺠﺮ ﻋﻨﻬﺎ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻳﺘﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ردﻩ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻓﻴﻤﺎ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﻄﺮح اﻟﻤﺒﻠﻎ اﻟﻮاﻗﻊ إﻗﺮارﻩ ﺑﻌﻨﻮان ﺷﺮاء ﻋﻘﺎر‬ ‫ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ‪ ،‬ﻓﺈن ﻓﻘﻪ ﻗﻀﺎء هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻟﺌﻦ ﻳﺮى أن ﻹدارة اﻷداءات اﻟﺤﻖ ﻓﻲ اﻹﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻘﺮاﺋﻦ ﻋﻨﺪ ﺗﻮﻇﻴﻔﻬﺎ اﻷداء ﻓﺈﻧﻪ ﻗﺪ ﻗﺮن ﺗﻠﻚ اﻟﺼﻼﺣﻴﺔ ﺑﻀﺮورة ﺗﺄﻳﻴﺪ ﺗﻠﻚ اﻟﻘﺮاﺋﻦ وإﺛﺒﺎﺗﻬﺎ‬ ‫ﻓﻲ اﻟﻮاﻗﻊ ﺣﺘﻰ ﻻ ﺗﻈﻞ ﻣﺠﺮد ﺗﺨﻤﻴﻦ واﻓﺘﺮاض‪. n° 31455 du 2 juillet 2003.

11 CPCC / Les‬‬ ‫‪instances en matière fiscale doivent être dirigées contre les‬‬ ‫‪administrations financières compétentes / Rejet du pourvoi en‬‬ ‫‪cassation. cass.‬‬ ‫ن ﺻﻔﺔ اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﻣﻦ ﻣﺘﻌﻠّﻘﺎت اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم وﺗﺜﻴﺮهﺎ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ وﺗﺘﻤﺴّﻚ ﺑﻬﺎ‬ ‫"ﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫وﻟﻮ ﺗﻠﻘﺎﺋﻴﺎ )‪.‬‬ ‫‪259‬‬ .. n° 34039 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫ن اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻟﻬﺎ ﺻﻔﺔ‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺳﺘﻘ ّﺮ ﻋﻤﻞ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ اﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﻓﻲ اﻟﻨﺰاﻋﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻟﻄﻌﻦ ﻓﻲ اﻟﻘﺮارات اﻟﺼﺎدرة ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‬ ‫هﻲ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ دون ﺳﻮاهﺎ‪. Mohamed Ali‬‬ ‫‪Moulhi / Ministère des finances « Direction générale du contrôle‬‬ ‫‪fiscal ».‬‬ ‫‪Sommaire : Défaut de déclaration des retenues à la source /‬‬ ‫‪Procédures de taxation d’office / Défaut de présentation du dossier du‬‬ ‫‪contribuable à la commission de conciliation / Art.‬‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘﺐ وﺟّﻪ ﻃﻌﻨﻪ ﺿ ّﺪ وزارة‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أﻧﻪ آﺎن ﻋﻠﻴﻪ أن ﻳﻮﺟّﻪ ﻃﻌﻨﻪ ﻣﺒﺎﺷﺮة ﺿ ّﺪ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣّﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‬ ‫ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرهﺎ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼﺔ وﻓﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 11‬اﻟﺴﺎﻟﻒ اﻹﺷﺎرة إﻟﻴﻪ اﻷﻣﺮ‬ ‫ن ﺻﻔﺔ اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﺬي ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ ﻣﻄﻠﺐ اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ اﻟﺮاهﻦ ﻣﻌﻴﺒﺎ ﺷﻜﻼ ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫اﻹﺟﺮاءات اﻷﺳﺎﺳﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 19‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠّﺔ وﻳﻨﺠ ّﺮ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻋﻦ‬ ‫اﻹﺧﻼل ﺑﻬﺎ رﻓﺾ اﻟﻤﻄﻠﺐ ﺷﻜﻼ "‪.(.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 11‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ أن ﺗﺒﻠّﻎ‬ ‫اﻹﺳﺘﺪﻋﺎءات واﻹﻋﻼﻣﺎت اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺪﻋﺎوي اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻀﺒﻂ ﻣﻌﻠﻮم اﻟﻀﺮاﺋﺐ واﻷداءات‬ ‫واﺳﺘﺨﻼﺻﻬﺎ إﻟﻰ اﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼّﺔ‪. 67 CIR /‬‬ ‫‪Cassation.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﺜﻞ هﺬا اﻹﺛﺒﺎت آﺎن ﻣﻦ اﻟﻤﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻰ اﻹدارة ﺗﻮﻓﻴﺮﻩ ﻟﺘﺄﻳﻴﺪ وﺟﺎهﺔ‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻗﺼﺪ ﺗﺮآﻴﺰﻩ ﻋﻠﻰ ﻋﻨﺎﺻﺮ ﻣﺎدﻳﺔ ﺑﺎﻹﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ ﻃﺮﻳﻘﺔ اﻟﻘﻴﺎس اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ واﻹﺛﺒﺎت‬ ‫اﻟﻤﺎدي‪ ،‬ﺣﺘﻰ ﻻ ﺗﻌﻤﺪ إﻟﻰ ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺘﻘﺪﻳﻢ اﻟﺒﺮهﺎن اﻟﺴﻠﺒﻲ اﻟﺬي ﻳﻔﻴﺪ ﻋﺪم‬ ‫ﺷﺮاﺋﻪ ﻟﻘﻄﻌﺔ أرض ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ ﺑﺒﻨﺰرت‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺟﺪﻳﺮا‬ ‫ﺑﺎﻟﻨﻘﺾ"‪..‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪13) Procédures‬‬ ‫‪Sommaire : Qualité pour agir / Moyen d’ordre public /‬‬ ‫‪Recours adressé contre le Ministre des finances / Art. req.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻘﺘﻀﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﻓﻘﺮﺗﻪ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ أﻧﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ‬ ‫ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن ﻳﺴﺘﺄﻧﻒ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺧﻼل ﺷﻬﺮ اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺴﻠّﻢ ﻣﻜﺘﻮب‬ ‫اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ واﻟﺜﺎﻟﺚ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﻴﻦ ﺑﺨﺮق ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﻣﺨﺎﻟﻔﺔ‬ ‫أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻻﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﺸﺮآﺎت وﺑﺪون ﺣﺎﺟﺔ ﻟﻠﺨﻮض ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ‪. n° 34046 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫‪TA. cass. Société Mako /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫‪260‬‬ .(. Société FTS /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. 67‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ آﺎﻧﺖ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺘﻲ اﻧﺘﻬﻰ إﻟﻴﻬﺎ اﻟﻘﺮار ﻓﻲ ﺧﺼﻮص ﻋﺪم وﺟﻮب ﻋﺮض‬ ‫ﻣﻠﻒ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﺼﻮاب ذﻟﻚ أﻧﻪ ﻳﻌ ّﺪ ﻣﻦ اﻟﻮاﺟﺐ‬ ‫ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ اﺣﺘﺮام إﺟﺮاءات اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﻲ ﺧﺼﻮص ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﺨﺼﻢ ﻣﻦ اﻟﻤﻮرد‬ ‫وﺿﺮورة ﻋﺮض ﻣﻠﻒ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة وذﻟﻚ وﻓﻘﺎ ﻟﻤﺎ ﺟﺎء ﺑﻪ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻳﻌﺪ ﻣﻄﻌﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻌﺪم ﻋﺮض ﻣﻠﻔﻪ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ واﺗﺠﻪ ﻗﺒﻮﻟﻪ"‪. 67 CIR / Le‬‬ ‫‪jour de la notification de l’arrêté de taxation d’office n’est pas compris‬‬ ‫‪dans la computation du délai d’appel / Art.‬‬ ‫‪Sommaire : Délai d’appel / Le contribuable peut interjeter‬‬ ‫‪appel contre l’arrêté de taxation d’office dans un délai d’un mois à‬‬ ‫‪partir du jour où il a reçu la notification dudit arrêté / Art. n° 33925 du 20 octobre 2003. cass.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. req. 140 COC / Cassation. req...‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷوّل اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ودون‬ ‫اﻟﺤﺎﺟﺔ ﻟﻠﺨﻮض ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺳﻮء ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪67‬‬ ‫ن ﺁﺟﺎل اﺣﺘﺴﺎب اﻟﻄﻌﻦ ﺑﺎﻹﺳﺘﺌﻨﺎف ﻓﻲ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻨﺪﻣﺎ اﻋﺘﺒﺮت أ ّ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﺗﻨﻄﻠﻖ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺴﻠﻴﻢ أو ﺗﺒﻠﻴﻎ اﻟﻘﺮار واﻟﺤﺎل أن اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ اﻟﺴّﻠﻴﻢ ﻟﻠﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺬآﻮر وآﺬﻟﻚ ﻟﻠﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 140‬و ‪ 141‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد ﻳﻮﺟﺐ‬ ‫اﺣﺘﺴﺎب ﺁﺟﺎل اﻟﻄﻌﻦ اﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ اﻟﻴﻮم اﻟﻤﻮاﻟﻲ ﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ أو اﻟﺘﺴﻠﻴﻢ‪.‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻹدارة ﻣﻦ ﺟﻬﺔ‪ ،‬ﻋﺪم اﺣﺘﺮاﻣﻬﺎ ﻟﻤﺎ ورد ﺑﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ‬ ‫ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﺨﺼﻮص إﻋﻼم اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺎﻟﺘﻌﻠﻴﻞ‪ ،‬وﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى ﻋﺪم إﺣﺎﻟﺔ ﻣﻠﻔﻬﺎ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة وﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ اﺧﻼﻟﻬﺎ ﺑﺎﻹﺟﺮاءات اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم )‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ اﻹﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻲ أن اﻹدارة اﺣﺘﺮﻣﺖ ﺷﺮوط‬ ‫ﺗﺤﺮﻳﺮ اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 90‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وآﺬﻟﻚ ﻃﺮﻳﻘﺔ اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ‬ ‫اﻟﻤﺘﻤﺜﻠﺔ ﻓﻲ رﺳﺎﻟﺔ ﻣﻀﻤﻮﻧﺔ اﻟﻮﺻﻮل ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﻓﺼﻠﻬﺎ ‪ 67‬ﻟﻢ ﺗﻨﺺ ﺻﺮاﺣﺔ ﻋﻠﻰ اﺳﺘﺒﻌﺎد ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻘﺎﻋﺪة اﻟﻌﺎﻣّﺔ اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 140‬اﻟﻤﺬآﻮر ﺑﻤﺎ ﻳﻜﻮن ﻣﻌﻪ ﻣﺎ ذهﺒﺖ إﻟﻴﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻲ‬ ‫ﻗﺮارهﺎ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻣﻦ اﺣﺘﺴﺎب ﻳﻮم اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ ﻓﻲ ﻋﺪ اﻷﺟﻞ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻋﺮﺿﻪ ﻟﻠﻨﻘﺾ‬ ‫ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ اﻷﺳﺎس"‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪261‬‬ ..‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ آﺬﻟﻚ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 140‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد أن ﻳﻮم‬ ‫اﺑﺘﺪاء ﻋ ّﺪ ﻣ ّﺪّة اﻷﺟﻞ ﻻ ﻳﻜﻮن ﻣﻌﺪودا ﻣﻨﻪ وإن ﻗﺪّر اﻷﺟﻞ ﺑﺎﻷﻳﺎم ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘ ّﻢ ﻋﻨﺪ ﺗﻤﺎم اﻟﻴﻮم‬ ‫اﻷﺧﻴﺮ ﻣﻨﻪ‪..‬وﻳﻜﻮن اﻟﺤﻜﻢ اﻟﺼﺎدر ﻋﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻧﻬﺎﺋﻴﺎ"‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Recours pour révision de la taxe sur les immeubles‬‬ ‫‪bâtis auprès du tribunal cantonal territorialement compétent / Art..:‬اﻟﻄﻌﻦ اﻟﻤﻮﺟﻪ ﺿ ّﺪ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺘﻮﻇﻴﻒ اﻷداءات‬ ‫واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺮاﺟﻌﺔ ﻟﻠﺪوﻟﺔ وﻟﻠﺠﻤﺎﻋﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ وآﺬﻟﻚ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﺳﺘﺮﺟﺎع ﺗﻠﻚ‬ ‫اﻷداءات واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ‪.". n° 34024 du 15 décembre 2003.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻟﺚ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 31‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1965‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ‬ ‫‪ 24‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪ 1965‬اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺎﻟﺮزﻧﺎﻣﺔ اﻟﺮﺳﻤﻴّﺔ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴّﺔ أن ﺗﺤﺘﺴﺐ اﻵﺟﺎل وﻓﻘﺎ‬ ‫ﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻻ إذا ﻧ ّ‬ ‫ﻟﻸﺣﻜﺎم اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 140‬وﻣﺎ ﺑﻌﺪﻩ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد إ ّ‬ ‫ﺧﻼف ذﻟﻚ‪.. req.‬وﻗﺪ ﻧ ّ‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮر ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪ " :‬ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻜﻞ ﻣﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻤﻌﻠﻮم ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻃﻠﺐ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻟﺪى اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﺨﺘﺼﺔ ﺗﺮاﺑﻴﺎ‪ . cass. 26‬‬ ‫‪CFL / Le jugement rendu par le tribunal cantonal est définitif /‬‬ ‫‪Absence du principe de double degré de juridiction dans le‬‬ ‫‪contentieux de la révision de la taxe sur les immeubles bâtis /‬‬ ‫‪L’incompétence du tribunal administratif pour contrôler le respect par‬‬ ‫‪le juge judiciaire des règles de la compétence d’attribution / La cour‬‬ ‫‪de cassation est compétente pour contrôler le respect des règles de‬‬ ‫‪compétence par le juge du fond dans les litiges relevant de l’ordre‬‬ ‫‪judiciaire / Rejet de la requête pour vice d’incompétence. Municipalité de‬‬ ‫‪Tunis / Moktar Ben Krim‬‬ ‫"ﻣﻦ ﺟﻬﺔ اﻹﺧﺘﺼﺎص ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﺒﻴّﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ أن ﻃﻠﺐ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ ﻳﺨﻀﻊ إﻟﻰ إﺟﺮاءات ﺧﺎﺻﺔ ﻧﻈﻤﺘﻬﺎ اﻟﻔﺼﻮل ‪ 10‬و ‪ 23‬و ‪ 24‬و ‪ 25‬و ‪26‬‬ ‫ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﺗﻮﻓﻴﺮ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ اﻹﻋﺘﺮاض ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻌﻠﻮم‪ ،‬ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﻪ أﻣﺎم ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 24‬وﻃﺒﻖ إﺟﺮاءات ﻧﻈﻤﺘﻬﺎ اﻟﻔﺼﻮل ‪ 23‬و ‪ 25‬آﻤﺎ ﺧﻮّل اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪26‬‬ ‫‪ 26‬إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﻃﻠﺐ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ أﻣﺎم ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼﺔ ﺗﺮاﺑﻴﺎ‪ .‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪) 11‬ﺟﺪﻳﺪ( ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ﻋﻠﻰ اﻧّﻪ‪ :‬ﺗﻨﻈﺮ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧ ّ‬ ‫اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ﺗﻌﻘﻴﺒﻴﺎ ﻓﻲ‪ .

67 al. 67 CIR désigne à la‬‬ ‫‪fois les personnes physiques et les personnes morales. Cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻟﻴﺲ ﻣﻦ اﺧﺘﺼﺎص اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺤﺎل ﺑﻮﺻﻔﻬﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ‬ ‫ﺗﻌﻘﻴﺐ إدارﻳﺔ أن ﺗﺒﺴﻂ رﻗﺎﺑﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ هﻴﺌﺔ ﻗﻀﺎﺋﻴﺔ ﻋﺪﻟﻴﺔ ﺗﻌﺪّت ﻋﻠﻰ ﻗﻮاﻋﺪ اﻹﺧﺘﺼﺎص‬ ‫ن اﻟﺮﻗﺎﺑﺔ ﻋﻠﻰ ﻗﻮاﻋﺪ اﻹﺧﺘﺼﺎص‬ ‫اﻟﺤﻜﻤﻲ ﺑﻘﺒﻮل اﻟﻨّﻈﺮ ﻓﻲ ﻧﺰاع ﻏﻴﺮ ﻣﺴﻨﺪ ﻟﻬﺎ ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ ذﻟﻚ أ ّ‬ ‫ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟﺔ ﺗﺘﻮﻻهﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ اﻟﻌﺪﻟﻴﺔ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ اﻟﻘﻀﺎء ﺑﺎﻟﺘﺨﻠّﻲ ﻋﻦ‬ ‫اﻟﻨﻈﺮ ﻓﻲ ﻣﻄﻠﺐ اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ ﻟﻌﺪم اﻹﺧﺘﺼﺎص"‪. Khmayess‬‬ ‫‪Hajjar / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de recevabilité de l’appel / La‬‬ ‫‪consignation à la trésorerie générale de 20% du montant des droits‬‬ ‫‪résultant de la taxation d’office constitue une condition de recevabilité‬‬ ‫‪de l’appel / Interprétation de l’art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﺗﻌﻬﺪ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹﺑﺘﺪاﺋﻴﺔ ﺑﺘﻮﻧﺲ ﺑﻮﺻﻔﻬﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ اﺳﺘﺌﻨﺎف ﻷﺣﻜﺎم ﻣﺤﺎآﻢ‬ ‫اﻟﻨﻮاﺣﻲ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﺪواﺋﺮ ﻗﻀﺎﺋﻬﺎ ﻻ ﻳﺘﻨﺰل ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺴﻴﺮ اﻟﻄﺒﻴﻌﻲ ﻟﻠﻨﺰاع اﻹداري اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ‬ ‫ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﻄﻌﻦ ﻓﻲ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺼﺎدرة ﻓﻲ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ ﻟﻌﺪم‬ ‫اﻟﺘﻨﺼﻴﺺ ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ ﻣﺒﺪإ اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﻋﻠﻰ درﺟﺘﻴﻦ‪.‬‬ ‫‪TA.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻠﻒ اﻟﺤﺎل أن اﻟﺤﻜﻢ اﻟﺼﺎدر ﻋﻦ ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ‬ ‫ﺑﺘﻮﻧﺲ ﻓﻲ ‪ 2‬ﻣﺎرس ‪ 1999‬ﻗﻀﻰ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم اﻟﺒﻠﺪي اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻰ ﻋﻘﺎر اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ‬ ‫ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻗﺎﻧﻮن ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ‪ ،‬ﻏﻴﺮ أن اﻟﺨﻄﺄ ﻓﻲ وﺻﻒ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻀﻤﻦ‬ ‫ﺑﻤﻨﻄﻮﻗﻪ ﻋﻠﻰ اﻋﺘﺒﺎرﻩ " اﺑﺘﺪاﺋﻴﺎ " ﻻ ﻳﺆﺛﺮ ﻓﻲ اﻟﻮﺻﻒ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﺴﻠﻴﻢ اﻟﻤﺴﻨﺪ ﻟﻪ ﻃﺒﻖ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 26‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻣﻦ آﻮن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺼﺎدرة ﻓﻲ ﻣﺎدة ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ ﻗﺎﺿﻲ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺺ ﺗﺮاﺑﻴﺎ ﺗﻜﻮن ﻧﻬﺎﺋﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ إذا آﺎﻧﺖ اﻷﺣﻜﺎم ﻧﻬﺎﺋﻴﺔ ﻃﺒﻖ اﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ اﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻄﻌﻮن‬ ‫اﻟﻘﻀﺎﺋﻴﺔ ﻻ ﺗﻘﺒﻞ ﺳﻮى اﻟﻄﻌﻦ ﺑﺎﻟﺘﻌﻘﻴﺐ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮّاﺑﻌﺔ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺮﻓﺾ إﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻪ‬ ‫ﺷﻜﻼ ﻟﻌﺪم ﻗﻴﺎﻣﻪ ﺑﺘﺄﻣﻴﻦ ﻣﺎ ﻗﻴﻤﺘﻪ ‪ 20 %‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻷداءات اﻟﻤﻮﻇﻔﺔ ﻋﻠﻴﻪ ﻗﺒﻞ ﺗﻘﺪﻳﻤﻪ ﻟﻤﻄﻠﺐ‬ ‫اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف ﺿﺮورة أن هﺬا اﻹﺟﺮاء ﻳﻬ ّﻢ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻔﻮق رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ ‪500. 4 CIR / La procédure de‬‬ ‫‪consignation est obligatoire pour le contribuable personne physique et‬‬ ‫‪morale / La notion d’entreprise prévue par l’art. n° 33474 du 3 novembre 2003. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻜﺖ اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﺪّﻋﻲ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺄن ﻋﺒﺎرة " اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت" اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة‬ ‫اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻻ ﺗﻨﺴﺤﺐ ﻓﺤﺴﺐ ﻋﻠﻰ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ وإﻧّﻤﺎ‬ ‫‪262‬‬ .000‬‬ ‫ن رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﺬي‬ ‫دﻳﻨﺎر‪ ،‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أﻧﻪ ﺷﺨﺺ ﻃﺒﻴﻌﻲ وﻟﻴﺲ ﺑﻤﺆﺳﺴﺔ‪ ،‬هﺬا ﻓﻀﻼ ﻋﻦ أ ّ‬ ‫إﻋﺘﻤﺪﺗﻪ اﻹدارة ﻳﺴﺘﻨﺪ إﻟﻰ ﻣﻌﻄﻴﺎت ﻏﻴﺮ ﺻﺤﻴﺤﺔ‪.

000‬دﻳﻨﺎر ﺳﻨﻮﻳّﺎ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى‪.‬‬ ‫"ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻜﺖ ﻧﺎﺋﺒﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن ﻣﻌﻠﻮم اﻟﻤﺴﺎهﻤﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة اﻟﻮآﺎﻟﺔ اﻹدارﻳﺔ ﻟﻠﺤﻤﺎﻳﺔ‬ ‫اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ ﻳﺨﻀﻊ ﻟﻺﺟﺮاءات اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻋﻤﻼ ﺑﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪48‬‬ ‫ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻋﺪد ‪ 113‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬وﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ‬ ‫‪263‬‬ . Société tunisienne‬‬ ‫‪d’assurance / Direction générale du contrôle fiscal.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺗﺸﻤﻞ آﺬﻟﻚ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‪ ،‬وأﺷﺎرت إﻟﻰ أن اﻟﻤﺸﺮّع ﻗﺪ اﺳﺘﻌﻤﻞ هﺬﻩ اﻟﻌﺒﺎرة ﻓﻲ ﺑﻌﺾ‬ ‫اﻟﻤﻮاﺿﻴﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻴﻌﻨﻲ ﺑﻬﺎ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ دون ﺳﻮاهﻢ‪ ،‬وأﻧﻪ آﺎن ﺑﺈﻣﻜﺎﻧﻪ‬ ‫ﻟﻮ أراد ﻗﺼﺮ ﺷﺮط ﺗﺄﻣﻴﻦ ‪ 20 %‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ أن ﻳﺴﺘﻌﻤﻞ‬ ‫ﻋﺒﺎرة " ﺷﺮآﺎت "‪.‬‬ ‫‪Sommaire : La loi applicable aux procédures de contrôle de la‬‬ ‫‪contribution au profit de l’agence de la protection civile / Le principe‬‬ ‫‪de l’application immédiate de la loi de procédure indépendamment de‬‬ ‫‪la date de contravention / Principe de non rétroactivité des textes‬‬ ‫‪législatifs et réglementaires en matière fiscale / Application immédiate‬‬ ‫‪des dispositions de l’article 48 de la loi de finances n° 113 du 31‬‬ ‫‪décembre 1996 même s’il s’agit d’une période de contrôle antérieure à‬‬ ‫‪la promulgation de cette loi / Cassation.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﻣﻦ اﺳﺘﻘﺮاء أﺣﻜﺎم ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن اﻟﻤﺸﺮّع ﻳﻌﺘﻤﺪ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻔﺮﻗﺔ ﺑﻴﻦ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ ﻣﻦ ﺟﻬﺔ واﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ أو اﻟﺸﺮآﺎت ﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى‪ ،‬أﻣّﺎ‬ ‫ﻋﺒﺎرة " اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت " ﻓﻴﻤﻜﻦ أن ﺗﺸﻤﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ وآﺬﻟﻚ اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ ﻋﻠﻰ ﺣ ّﺪ‬ ‫ن ﺗﻤﻴّﺰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﻨﻈﺎم ﺟﺒﺎﺋﻲ ﺧﺎص ﺟﻌﻞ اﻟﻤﺸﺮّع ﻳﺬآﺮ ﺻﺮاﺣﺔ ﻋﺒﺎرة‬ ‫اﻟﺴﻮاء‪ ،‬ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫" اﻟﺸﺮآﺔ" ﻟﺘﻔﺎدي اﻟﺨﻠﻂ آﻠﻤﺎ ﺗﻌﻠّﻖ اﻟﻨﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ ﺑﺎﻟﺸﺮآﺎت دون اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‪. n° 32871 du 6 octobre 2003. Cass.‬‬ ‫‪TA. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ ﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى‪ ،‬أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮّاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻮﻓﺮ ﺷﺮﻃﻴﻦ اﺛﻨﻴﻦ ﻟﻴﺼﺒﺢ اﻟﺘﺄﻣﻴﻦ ﻣﺴﺘﻮﺟﺒﺎ ﺑﺘﻮﻓﺮهﻤﺎ ﻣﻌﺎ‪ ،‬وهﻤﺎ أن ﻳﻜﻮن اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﻗﺪ ﺗﻘﺮّر ﻟﻌﺪم اﻳﺪاع اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ اﻷداء اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻮﺟﺒﺔ أو ﻟﻌﺪم ﻣﺴﻜﻪ‬ ‫أو ﺗﻘﺪﻳﻤﻪ ﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ‪ ،‬وأن ﻳﻔﻮق رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ ﺗﻠﻘﺎﺋﻴﺎ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ‬ ‫اﻟﻤﻮﻇّﻒ ﻋﻠﻴﻪ اﻷداء أو اﻟﻤﻘﻮّم ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻹدارة ‪ 500.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺒﺮز ﺟﻠﻴّﺎ ﻣﻦ ﻣﻄﺎﻟﻌﺔ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺘﻲ‬ ‫ﺗﻀﻤﻨﻬﺎ ﺗﻬ ّﻢ " اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ " ﺑﺼﻮرة ﻋﺎﻣﺔ دون ﺗﻤﻴﻴﺰ ﺑﻴﻦ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ أو‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ‪ ،‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﺷﻲء ﻳﻔﻴﺪ أن ﻋﺒﺎرة " اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت " اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ‬ ‫ﻣﻦ ذﻟﻚ اﻟﻔﺼﻞ ﺗﻬ ّﻢ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ دون ﺳﻮاهﻢ‪ ،‬ذﻟﻚ أن اﻟﻤﺸﺮّع ﻟﻮ ﻗﺼﺪ إﻋﻔﺎء‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ ﻣﻦ ﺗﺄﻣﻴﻦ ‪ 20 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﺒﻠﻎ اﻟﻤﻮﻇّﻒ ﻋﻠﻴﻬﻢ ﻓﻲ ﻃﻮر اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف‬ ‫ﻟﺘﻌﺮّض ﻟﻬﺬﻩ اﻟﻤﺴﺄﻟﺔ ﺻﺮاﺣﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﻣﻦ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻈﺮوﻓﺔ ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ أ ّ‬ ‫ن رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﺬي ﺑﻠﻐﻪ ﻧﺸﺎط‬ ‫اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺠﻤﻴﻊ اﻟﺴﻨﻮات اﻟﺘﻲ ﺷﻤﻠﻬﺎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻗﺪ ﺗﺠﺎوز اﻟﺤ ّﺪ اﻟﻤﺬآﻮر"‪.

req.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 63‬و ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠّﺠﻨﺔ ﺗﻜﺮﻳﺴﻬﺎ ﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻣﺨﺘﻞ ﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ وذﻟﻚ‬ ‫ﻋﻠﻰ ﺛﻼث ﻣﺴﺘﻮﻳﺎت ‪:‬‬ ‫‪264‬‬ . 67 CIR / La‬‬ ‫‪notification par écrit au contribuable de la soumission de son dossier à‬‬ ‫‪l’examen de la commission de conciliation n’est pas une formalité‬‬ ‫‪substantielle dont la méconnaissance par l’administration fiscale‬‬ ‫‪entraîne la nullité de l’arrêté de taxation d’office / Rejet.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻪ ﻗﻀﺎء هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ أﻧﻪ وﺧﻼﻓﺎ ﻟﻸﺣﻜﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ‬ ‫ﻻ ﺗﻬﻢ اﻹﺟﺮاءات ﻟﺘﻌﻠّﻘﻬﺎ ﺑﺄﺻﻞ اﻟﺤﻖ واﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﺠﻮز ﺗﻄﺒﻴﻘﻬﺎ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻮرﻳﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺰاﻋﺎت‬ ‫اﻟﺘﻲ ﻧﺸﺄت ﻓﻲ ﻇ ّﻞ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ إﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ ﻣﺒﺪأ ﻋﺪم رﺟﻌﻴﺔ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ‬ ‫ن اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ ﻟﺪى اﻟﻤﺤﺎآﻢ ﺗﻄﺒﻖ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻮرﻳﺔ‬ ‫واﻟﺘﺮﺗﻴﺒﻴﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺎدة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪ ،‬ﻓﺈ ّ‬ ‫ﺑﻐﺾ اﻟﻨّﻈﺮ ﻋﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺣﺪوث اﻟﻮﻗﺎﺋﻊ‪. n° 33793 du 3 novembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﺬي ﺗﻮﺧﺘﻪ ﺑﺨﺼﻮص ﺿﺮورة ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 48‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺎت اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1997‬ﻓﻲ ﻏﻴﺮ‬ ‫ﻣﺤﻠﻪ وﺗﻌﻴﻦ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻨﻴﻦ ﻋﻠﻰ هﺬا اﻷﺳﺎس"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻈﺮوﻓﺔ ﺑﺎﻟﻤﻠﻒ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻀﺢ أن اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﻤﺘ ّﺪ ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬إﻟﻰ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬وأن وﺛﻴﻘﺔ اﻹﻋﻼم ﺑﻤﺮاﻗﺒﺔ‬ ‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ اﻟﺘﻲ اﻧﻄﻠﻘﺖ ﺑﻬﺎ ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﺤﻤﻞ ﺗﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎي ‪. cass.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻓﺈن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻗﺪ أﺧﻄﺄت ﺣﻴﻦ اﻋﺘﺒﺮت أن إﺟﺮاءات اﻟﻨﺰاع اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻗﺒﻞ إدارة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺎدة هﻲ ﻧﻔﺲ إﺟﺮاءات اﻟﻨﺰاع اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت وذﻟﻚ ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 29‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻋـﺪد ‪ 66‬ﻟﺴﻨﺔ‬ ‫‪ 1979‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1979‬واﻟﺬي وﻗﻊ ﺗﻨﻘﻴﺤﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 41‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻋﺪد‬ ‫‪ 115‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1989‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ . Najib Ben‬‬ ‫‪Ismaïel /Direction générale du contrôle fiscal.1997‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﻨﻄﺒﻖ ﻋﻠﻰ إﺟﺮاءات ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻋﻤﻼ ﺑﻤﺒﺪأ اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻔﻮري ﻟﻠﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ هﻮ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 48‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 113‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ‬ ‫‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬وﻟﻮ ﺗﻌﻠّﻖ اﻷﻣﺮ ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻔﺘﺮة ﺳﺎﺑﻘﺔ ﻟﺼﺪورﻩ‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪Sommaire : Procédure de taxation d’office / Art. 1989‬آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ أﺳﺎءت ﺑﺬﻟﻚ ﻓﻬﻢ ﻣﺒﺪأ ﻋﺪم‬ ‫رﺟﻌﻴﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮن وأهﻤﻠﺖ ﻣﺒﺪأ اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﻮري ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن اﻹﺟﺮاﺋﻲ اﻟﺠﺪﻳﺪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻔﺼﻞ ‪48‬‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻳﻜﻮن ﺳﺎري اﻟﻤﻔﻌﻮل اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1997‬وأن ﻣﻌﺎﻳﻨﺔ اﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺔ ﻗﺪ‬ ‫اﻧﻄﻠﻘﺖ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎي ‪ 1997‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﻘﺪ آﺎن ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻗﺎﻧﻮن ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬ﻟﺴﺮﻳﺎﻧﻪ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺤﺎﻻت اﻟﺘﻲ وﻗﻌﺖ ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻬﺎ ﺑﻌﺪ ﺻﺪورﻩ ﺣﺘﻰ وإن آﺎﻧﺖ ﺗﺨﺺ ﺳﻨﻮات ﺳﺎﺑﻘﺔ ﻟﻪ‪.

req. Société‬‬ ‫‪tunisienne de services / Direction générale du contrôle fiscal.‬آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ ﻗﺪ ﺷﺮﻋﺖ ﻓﻲ اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺘﺘﺒّﻌﺎت ﻋﺪﻟﻴّﺔ ﻟﺘﺴﻮﻳﺔ‬ ‫‪265‬‬ .‬‬ ‫ن إﺟﺮاء اﻹﻋﻼم اﻟﻜﺘﺎﺑﻲ ﺑﺈﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﻠﻒ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻻ ﻳﺮﻗﻰ إﻟﻰ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ن‬ ‫ﻣﺮﺗﺒﺔ اﻹﺟﺮاءات اﻷﺳﺎﺳﻴّﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺠ ّﺮ ﻋﻦ اﻹﺧﻼل ﺑﻬﺎ ﺑﻄﻼن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫اﻟﻌﺒﺮة هﻲ ﺑﺘﻤﻜﻴﻦ اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻣﻦ ﻓﺮﺻﺔ ﻣﺮاﺟﻌﺔ وﺿﻌﻴﺘﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻗﺒﻞ إﺻﺪار‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري وهﻮ ﻣﺎ ﺗﻮﻓﺮ ﻟﻠﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻓﻲ اﻟﻘﻀﻴّﺔ اﻟﻤﺎﺛﻠﺔ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻜﻮن‬ ‫ﻣﻌﻪ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻳﺘّﺠﻪ ردّﻩ"‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫ﺛﺎﻧﻴﺎ ‪ :‬ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻗﺪ أدﺧﻠﺖ ﺗﻌﺪﻳﻼت ﺟﻮهﺮﻳّﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺸﺮوع اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ اﻟﻀﺮﻳﺒﻲ دون إﻋﻼم‬ ‫ن اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ اﻟﺬي‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺬﻟﻚ‪ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫أوّﻻ ‪ :‬وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻘﻤﺎرق اﻟﺘﻲ ﻣﺜّﻠﺖ ﺳﻨﺪ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻗﺪ ﺗ ّﻢ ﺣﺒﺴﻬﺎ ﻋﻨﻪ وﻓﻲ ذﻟﻚ ﺧﺮق ﻟﻤﺒﺪأ‬ ‫اﻟﻤﺠﺎﺑﻬﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻧﻼﺣﻆ أﻧّﻪ اآﺘﻔﻰ ﺑﺈﻟﺰام اﻹدارة‬ ‫ﻻ أﻧّﻪ ﺑﺎﻹﻃّﻼع‬ ‫ﺑﺈﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﻠﻒ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة وﻟﻢ ﻳﻠﺰﻣﻬﺎ ﺑﺈﻋﻼم اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺬﻟﻚ‪ .‬إﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ ذﻟﻚ ﻓﻘﺪ ﺗﺒﻨّﺖ اﻟﻠّﺠﻨﺔ ﻣﻮﻗﻒ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻘﺎﺋﻞ ﺑﺄ ّ‬ ‫ﺗ ّﻢ ﻣﻦ ﻃﺮف ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻗﺪ أﻧﺠﺰ ﺑﺤﻀﻮر اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﻣﺤﺎﺳﺒﻴﻪ وهﻮ ﻣﻮﻗﻒ‬ ‫ﻣﺨﺎﻟﻒ ﻟﻠﻮاﻗﻊ‪. n° 34897 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺴّﺎدس اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺮﻓﺾ ﻗﺒﻮل ﻣﺪﺧﺮات ﺑﻌﻨﻮان دﻳﻮن ﺛﺎﺑﺘﺔ‬ ‫اﻹﺳﺘﺨﻼص‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﺪّﻋﻲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ أﻧّﻬﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺘﻜﻮﻳﻦ ﻣﺪﺧﺮات ﺑﻌﻨﻮان دﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ‬ ‫اﻹﺳﺘﺨﻼص ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸّﺮآﺎت وﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈرﻓﺎق ﺗﺼﺮﻳﺢ ﺳﻨﺔ ‪ 1996‬ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ‬ ‫ﻣﻔﺼّﻠﺔ ﻟﻠﺪﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ اﻹﺳﺘﺨﻼص‪ . 12 CIR / Le contribuable a présenté des‬‬ ‫‪documents qui prouvent l’existence des créances douteuses mais il n’a‬‬ ‫‪pas joint à sa déclaration de l’impôt sur les sociétés un état détaillé des‬‬ ‫‪provisions constituées / Refus justifié de la déduction des provisions‬‬ ‫‪constituées / Confirmation de la décision de la CSTO.‬‬ ‫ﺛﺎﻟﺜﺎ ‪ :‬ﻻ وﺟﻮد ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴّﺔ ﻟﻤﺎ ﻳﻘﻴﻢ اﻟﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ إﻋﻼم اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﻌﺮض ﻣﻠّﻔﻪ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة‪.‬إ ّ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻟﺚ ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻧﻘﺮأ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪ " :‬وﻓﻲ ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻹﺳﺘﺠﺎﺑﺔ‬ ‫اﻟﻜﻠﻴّﺔ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻟﻔﺤﻮى اﻋﺘﺮاﺿﻚ‪ ،‬ﻳﻘﻊ أﻳﻀﺎ إﻋﻼﻣﻚ ﺑﺬﻟﻚ آﺘﺎﺑﻴّﺎ وﺑﺈﺣﺎﻟﺔ ﻣﻠﻔّﻚ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة "‪. cass.‬‬ ‫‪14) Provisions‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de déduction des provisions pour‬‬ ‫‪créances douteuses / Art.

‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷول اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﺛﺎﻧﻴﺎ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت وﺳﻮء ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠﺔ ودون ﺣﺎﺟﺔ إﻟﻰ اﻟﺨﻮض ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺨﺪوش ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺧﺮﻗﻬﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ‬ ‫‪ 62‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻟﺜﺔ ﺛﺎﻧﻴﺎ و ‪ 44‬راﺑﻌﺎ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫‪266‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘّﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮّﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ أ ّ‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻗﺪّﻣﺖ وﺛﺎﺋﻖ ﺗﻔﻴﺪ وﺟﻮد‬ ‫دﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ اﻹﺳﺘﺨﻼص ﻟﺪى اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ وآﺬﻟﻚ ﻟﺪى ﺷﺮآﺔ‬ ‫ن اﻟﻤﺴﺘﺄﻧﻔﺔ وﻟﺌﻦ أﺛﺒﺘﺖ‬ ‫ن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺼﺪرة ﻟﻠﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ ﺑﻴّﻨﺖ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﺴﺎﺑﻚ اﻟﻤﺘﺠﻤّﻌﺔ‪ ،‬إ ّﻻ أ ّ‬ ‫ﻣﺮور ﺷﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﺑﺼﻌﻮﺑﺎت اﻗﺘﺼﺎدﻳﺔ وﺻﺪور ﻗﺮار ﻓﻲ إﺣﺎﻟﺘﻬﺎ إﻟﻰ‬ ‫اﻟﻐﻴﺮ ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﻟﻢ ﺗﺮﻓﻖ ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼﻠﺔ ﻓﻴﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮّاﺑﻌﺔ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﺑﺬﻟﻚ ﺗﻜﻮن ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻷﺻﻞ أﺻﺎﺑﺖ ﺣﻴﻦ رﻓﻀﺖ اﻹﺳﺘﺠﺎﺑﺔ‬ ‫ﻟﻠﻤﻄﻠﻮﺑﺔ ﺑﺎﻷداء ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺴﺄﻟﺔ وﺗﻌﻴّﻦ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أﻧّﻪ ﺗﻀﺒﻂ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺼﺎﻓﻴﺔ ﺑﻌﺪ ﻃﺮح‬ ‫آﻞ اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ اﺳﺘﻠﺰﻣﻬﺎ اﻹﺳﺘﻐﻼل واﻟﺘﻲ ﺗﺸﻤﻞ ﺧﺎﺻّﺔ اﻟﻤﺪّﺧﺮات ﺑﻌﻨﻮان اﻟﺪّﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ‬ ‫اﻹﺳﺘﺨﻼص اﻟﺘﻲ ﺷﺮع ﻓﻲ ﺷﺄﻧﻬﺎ ﻓﻲ ﺗﺘﺒّﻌﺎت ﻋﺪﻟﻴﺔ وذﻟﻚ ﻓﻲ ﺣﺪود ‪ 10%‬ﻣﻦ اﻟﺮﺑﺢ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ وﺗﺘﻀﻤّﻦ هﺬﻩ اﻟﺪﻳﻮن اﻷداءات ﻏﻴﺮ اﻟﻤﺒﺎﺷﺮة اﻟﺘﻲ ﺗﺤﻤﻠﺘﻬﺎ‪ ،‬وأﻧّﻪ ﻟﻺﻧﺘﻔﺎع‬ ‫ﺑﻬﺬﻩ اﻟﺘﺨﻔﻴﻀﺎت ﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﻲ آﻮّﻧﺖ ﻣﺪﺧّﺮات أن ﺗﺮﻓﻖ ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼّﻠﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺪﺧّﺮات‪.‬‬ ‫‪TA. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Mostafa Wegleni. 1er et 62 CIR / Le domaine‬‬ ‫‪d’application de l’art.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻗﺎﻣﺖ‬ ‫ﻞ ﺗﺴﻮﻳﺔ ﻗﻀﺎﺋﻴﺔ‪ ،‬آﻤﺎ أ ّ‬ ‫دﻳﻦ اﻟﺸّﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ واﻟﺘﻲ هﻲ ﻣﺤ ّ‬ ‫أﻳﻀﺎ ﺑﺘﺘﺒّﻌﺎت ﻋﺪﻟﻴّﺔ ﺿ ّﺪ ﺷﺮآﺔ " اﻟﻤﺴﺎﺑﻚ اﻟﻤﺘﺠﻤّﻌﺔ " ﻟﺘﺴﻮﻳﺔ دﻳﻨﻬﺎ‪. cass. req.‬‬ ‫‪15) Régime d’imposition‬‬ ‫‪Sommaire : Profession libérale / BNC / La CSTO a considéré‬‬ ‫‪que le contribuable n’est pas soumis au régime réel obligatoire en‬‬ ‫‪vertu des dispositions des articles 44 IV al.‬‬ ‫ن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﺪ اﺳﺘﻨﺪت إﻟﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ ردّت اﻹدارة أ ّ‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ وﻟﺌﻦ ذآﺮت أن ﻣﺪﻳﻨﺘﻬﺎ ﺷﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﺗﻤ ّﺮ‬ ‫ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀّﺮﻳﺒﺔ وﺗﺒﻴّﻦ ﻟﻬﺎ أ ّ‬ ‫ﺑﺼﻌﻮﺑﺎت اﻗﺘﺼﺎدﻳﺔ وأﻧّﻪ ﺻﺪر ﻗﺮار ﺑﺈﺣﺎﻟﺘﻬﺎ ﻟﻠﻐﻴﺮ إﻻ أﻧّﻪ ﻟﻢ ﺗﺮﻓﻖ ﺗﺼﺮﻳﺤﺎﺗﻬﺎ ﺑﺎﻟﻀّﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼّﻠﺔ ﻟﺪﻳﻮﻧﻬﺎ اﻟﺮّاﺟﻌﺔ ﻟﻬﺎ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﺸّﺮآﺔ‪. n° 32543 du 6 octobre 2003. 44 CIR concerne le forfait légal et le forfait‬‬ ‫‪simplifié pour les petits exploitants qui réalisent des revenus dans la‬‬ ‫‪catégorie de BIC / Le régime forfaitaire d’imposition ne s’applique‬‬ ‫‪pas à la catégorie de BNC/ Cassation.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻋﺘﺒﺮ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ أن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﻻ ﻳﺨﻀﻊ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري وذﻟﻚ اﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 44‬راﺑﻌﺎ اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ و ‪ 62‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن‬ ‫اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 30‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1989‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻤﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ أﻧﻬﺎ اﻋﺘﺒﺮت أن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﻻ ﻳﺨﻀﻊ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ اﻹﺟﺒﺎري ﻃﺒﻖ‬ ‫ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬راﺑﻌﺎ اﻟﻔﻘﺮة أوﻟﻰ واﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 30‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‬ ‫‪ 1989‬واﻟﺤﺎل أن ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻳﻨﺴﺤﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ أو اﻟﻨﻈﺎم‬ ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي اﻟﻤﺒﺴﻂ ﻋﻠﻰ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﻬﻨﻴﻴﻦ واﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ﻣﺜﻞ ﺻﻐﺎر اﻟﻤﺴﺘﻐﻠﻴﻦ واﻟﺤﺮﻓﻴﻴﻦ واﻟﺘﺠﺎر‬ ‫وهﻲ ﻣﻬﻦ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﻨﻄﺒﻖ ﺑﺄي ﺣﺎل ﻋﻠﻰ ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻤﺤﺎﻣﺎة اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺜﻞ ﻣﻬﻨﺔ ﺣﺮة وﻏﻴﺮ‬ ‫ﺗﺠﺎرﻳﺔ‪.. contrat de location et une‬‬ ‫‪promesse de vente / Le contrat de leasing ne peut pas être analysé‬‬ ‫‪comme un simple contrat de vente qui entraîne une plus-value‬‬ ‫‪immobilière au sens de l’art. 27 CIR / Interprétation restrictive des‬‬ ‫‪dispositions de l’art.‬‬ ‫‪16) Régime fiscal du contrat de leasing‬‬ ‫‪Sommaire : Contrat de leasing ( Contrat de leaseback) /‬‬ ‫‪Définition / Le contrat de leaseback est un contrat complexe constitué‬‬ ‫‪par trois contrats liés : contrat de vente.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻓﻘﺮة أوﻟﻰ اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ :‬ﻳﺨﻀﻊ ﺻﻐﺎر‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻐﻠﻴﻦ اﻟﺬﻳﻦ ﻳﺤﻘﻘﻮن ﻣﺪاﺧﻴﻞ ﻓﻲ ﺻﻨﻒ اﻷرﺑﺎح اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ إﻟﻰ ﻧﻈﺎم ﺗﻘﺪﻳﺮي‬ ‫ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻳﺘﻌﻠﻖ اﻷﻣﺮ ﺑﻤﺆﺳﺴﺎت‪.‬‬ ‫‪267‬‬ . 27 CIR / Le contrat de leasing est hors champ‬‬ ‫‪d’application de l’impôt sur la plus value immobilière / Cassation.‬اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻮن‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﻔﻌﻮن ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﻟﻀﺒﻂ اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻌﻨﻮان أﺻﻨﺎف اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪21‬‬ ‫و ‪ 27‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ‪ ،"."..‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻤﺤﺎﻣﺎة اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻌﺎﻃﺎهﺎ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ هﻲ ﻣﻬﻨﺔ ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﻃﺒﻘﺎ‬ ‫ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﺬي اﻗﺘﻀﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ " :‬ﺗﻌﺒﺮ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ ﺗﻌﺎﻃﻲ ﻣﻬﻨﺔ‬ ‫ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ اﻷرﺑﺎح اﻟﺘﻲ ﻳﺤﻘﻘﻬﺎ أﺻﺤﺎب اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮة وأﺻﺤﺎب اﻟﻮﻇﺎﺋﻒ واﻷﻋﻤﺎل اﻟﺬﻳﻦ‬ ‫ﻟﻴﺲ ﻟﻬﻢ ﺻﻔﺔ ﺗﺎﺟﺮ وآﺬﻟﻚ اﻷرﺑﺎح اﻟﻨﺎﺗﺠﺔ ﻋﻦ أﺷﻐﺎل أو اﺳﺘﻐﻼﻻت ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﻏﺎﻳﺘﻬﺎ‬ ‫اﻟﺮﺑﺢ"‪.....‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻓﻲ ﺣﻜﻢ ذﻟﻚ ﺗﻜﻮن ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ أﺧﻄﺄت ﻓﻲ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻘﺎﻧﻮن‬ ‫ﺣﻴﻨﻤﺎ أدرﺟﺖ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﺿﻤﻦ ﻧﻈﺎم ﻻ ﻳﺴﺮي ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أﻧﻪ ﻳﺨﻀﻊ ﺑﺼﻔﺘﻪ اﻟﺘﻲ ﺳﺒﻖ‬ ‫ﺑﻴﺎﻧﻬﺎ إﻟﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻟﺜﺔ ﺛﺎﻧﻴﺎ ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﺬي اﻗﺘﻀﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪ " :‬ﻳﻌﻔﻰ ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺴﻚ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮﺗﻴﻦ ‪ I‬و‪ II‬ﻣﻦ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ )‪ (.‬ﻣﻤﺎ ﻳﻜﻮن ﻣﻌﻪ ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﺴﺎﻟﻒ اﻟﺬآﺮ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ‬ ‫ﻃﺮﻳﻘﻪ واﻗﻌﺎ وﻗﺎﻧﻮﻧﺎ وﺗﻌﻴﻦ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺎﺛﻞ وﻧﻘﺾ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ هﺬا‬ ‫اﻷﺳﺎس "‪.

000.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪268‬‬ . req.‬وﺗﺘﻤﺴﻚ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﺧﻀﺎع ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﺒﻴﻊ اﻟﻤﺒﺮﻣﺔ‬ ‫ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﻣﻦ ﻧﻮع اﻟﻠﻴﺰﺑﻨﻚ ‪ leaseback‬إﻟﻰ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺧﺎﺻﺔ وأﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻓﺼﻞ ﻋﻤﻠﻴﺔ‬ ‫اﻟﺒﻴﻊ ﻋﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﺑﺮﻣﺘﻬﺎ اﻟﺘﻲ ﺗﺘﺪرج ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻘﺪ اﻟﻘﺮض آﻤﺎ ﻳﻨﺺ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 6‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 89‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1994‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪. n° 33981 du 3 novembre 2003.‬وهﻲ ﺗﺨﻀﻊ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ إﻟﻰ ﺗﻌﺮﻳﻒ ﻋﻘﺪ اﻹﻳﺠﺎر‬ ‫اﻟﻤﺎﻟﻲ اﻟﺬي هﻮ ﻳﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ اﻳﺠﺎر ﺗﺠﻬﻴﺰات أو ﻣﻌﺪات أو ﻋﻘﺎرات ﻣﻘﺘﻨﺎة أو ﻣﻨﺠﺰة ﻟﻐﺮض‬ ‫اﻹﻳﺠﺎر ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻤﺆﺟﺮ اﻟﺬي ﻳﺒﻘﻰ ﻣﺎﻟﻜﺎ ﻟﻬﺎ آﻤﺎ ﻋﺮﻓﻪ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋـﺪد ‪ 89‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪1994‬‬ ‫اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪. Samia Ettounsi /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. 1994‬‬ ‫ن اﻟﻬﺪف ﻣﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﺒﻴﻊ اﻟﻮاﻗﻌﺔ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ ﻟﻴﺲ اﻟﺒﻴﻊ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ﻓﻼ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﺤﺪﻳﺚ ﻋﻦ ﻗﻴﻤﺔ زاﺋﺪة ﻋﻘﺎرﻳﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﺬي ﻻ‬ ‫ﻳﺤﺘﻤﻞ إﻻ ﺗﺄوﻳﻼ ﺿﻴﻘﺎ ﺗﺨﺮج ﺑﻪ ﻣﻦ ﻧﻄﺎﻗﻪ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﺮآﺒﺔ اﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﻬﺪف إﻟﻰ‬ ‫اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻣﺮاﺑﻴﺢ ﻣﻦ اﻟﺒﻴﻊ‪.‬‬ ‫"ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺗﺠﺎهﻠﻪ ﻹرادة اﻟﻤﺘﻌﺎﻗﺪﻳﻦ واﺗﻔﺎﻗﻬﻤﺎ‬ ‫اﻟﺼﺮﻳﺢ ﻋﻠﻰ إﺑﺮام ﻋﻤﻠﻴﺔ " ﻟﻴﺰﻧﻎ" واﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻌﻘﺪ اﻟﻤﺒﺮم ﺑﻴﻦ اﻟﻄﺮﻓﻴﻦ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل‬ ‫هﻮ ﻋﻘﺪ ﺑﻴﻊ ﺗﺎم اﻟﺸﺮوط وهﻮ ﻣﺎ ﻳﻌ ّﺪ ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﻔﺼﻞ ‪ 242‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻻﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‬ ‫ﺿﺮورة أن اﺗﻔﺎق اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ وﺷﺮآﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﻳﺮﻣﻲ إﻟﻰ اﺑﺮام ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﻣﻦ ﻧﻮع " اﻟﻠﻴﺰﺑﺎك"‬ ‫اﻟﺘﻲ ﺗﺘﻤﺜﻞ ﻣﻜﻮﻧﺎﺗﻬﺎ ﻓﻲ ﻋﻘﺪ ﺑﻴﻊ وﻋﻘﺪ ﻗﺮض وإﻟﺘﺰام ﺑﺎﻟﺘﺴﺪﻳﺪ ﺛﻢ ارﺟﺎع اﻟﻌﻘﺎر إﻟﻰ ﻣﺎﻟﻜﻪ‬ ‫اﻷﺻﻠﻲ‪ ،‬وهﻮ ﻣﺎ ذهﺒﺖ إﻟﻴﻪ ﻧﻴﺔ اﻷﻃﺮاف وﻣﺎ ﺗ ّﻢ اﻟﺘﻨﺼﻴﺺ ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺘﻮﻃﺌﺔ ﻋﻘﺪ اﻟﺒﻴﻊ ﺑﺄن إﻃﺎرﻩ‬ ‫هﻮ ﻋﻤﻠﻴﺔ ﻣﺎﻟﻴﺔ ﻣﻦ ﻧﻮع اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ‪ . 1994‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ وﻗﺎﺋﻊ اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺗﻘﺪﻣﺖ إﻟﻰ ﻣﺆﺳﺴﺔ اﻳﺠﺎر‬ ‫ﻣﺎﻟﻲ ﻗﺼﺪ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻗﺮض ﺑﻘﻴﻤﺔ ‪350.‬‬ ‫ن اﻟﻬﺪف ﻣﻦ اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ هﻲ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﺳﻴﻮﻟﺔ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﺘﻨﺎزل اﻟﻮﻗﺘﻲ ﻋﻦ ﻣﻠﻜﻴﺔ ﻏﻴﺮ ﻣﺠﺮدة وﻟﻴﺲ اﻟﻬﺪف ﻣﻨﻬﺎ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻋﻴﻦ ﻣﺜﻠﻤﺎ هﻮاﻟﺤﺎل‬ ‫ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎر اﻟﻤﺎﻟﻲ اﻟﻌﻘﺎري وﻻ ﺗﺤﻮﻳﻞ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ ﻣﻦ ذﻣﺔ إﻟﻰ أﺧﺮى‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺘﺠﺎهﻠﻬﺎ ﻟﻠﻄﺒﻴﻌﺔ اﻟﻤﺮآﺒﺔ ﻟﻌﻘﺪ اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ ﺗﻜﻮن‬ ‫ﻗﺪ أهﻤﻠﺖ اﺗﻔﺎق اﻷﻃﺮاف وأﺳﺎءت ﺗﺄوﻳﻞ ﻃﺒﻴﻌﺔ اﻟﻌﻘﺪ ﻣﺤﺮﻓﺔ ﻟﻠﻮﻗﺎﺋﻊ وﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻹﻳﺠﺎر اﻟﻤﺎﻟﻲ ﻣﻤﺎ ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ ﺣﻜﻤﻬﺎ ﻋﺮﺿﺔ ﻟﻠﻨﻘﺾ"‪. cass.000‬د ﺑﻐﺎﻳﺔ ﺗﺤﺴﻴﻦ ﻇﺮوف ﻣﺆﺳﺴﺘﻬﺎ‬ ‫اﻹﻗﺘﺼﺎدﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻤ ّﺮ ﺑﻈﺮوف ﺻﻌﺒﺔ ﻓﺄﺑﺮﻣﺖ ﻣﻊ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة ﻋﻘﺪ إﺣﺎﻟﺔ اﻳﺠﺎرﻳﺔ‬ ‫‪ leaseback‬ﺗﻠﺘﺰم ﻓﻴﻪ ﺷﺮآﺔ اﻹﻳﺠﺎر اﻟﻤﺎﻟﻲ ﺑﻤﻨﺢ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻘﺮض اﻟﻤﺘﻔﻖ ﻋﻠﻴﻪ ﻣﻘﺎﺑﻞ ﺑﻴﻊ‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻔﻴﺪة ﻟﻠﻌﻘﺎر ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻘﻀﻴﺔ اﻟﺮاهﻨﺔ ﻋﻠﻰ أن ﺗﺴﺘﺮﺟﻌﻪ اﻟﺒﺎﺋﻌﺔ ﻋﻨﺪ ﺧﻼص ﻣﻌﻴﻦ‬ ‫اﻟﻘﺮض‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮآﺒﺔ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﻨﻈﺮ إﻟﻰ ﻣﻜﻮﻧﺎﺗﻬﺎ اﻟﻮاﺣﺪة ﺑﻤﻌﺰل ﻋﻦ‬ ‫اﻷﺧﺮى ﺿﺮورة أن اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ ﺗﺘﻜﻮن ﻣﻦ ﺛﻼﺛﺔ ﻋﻘﻮد ﻏﻴﺮ ﻣﻨﻔﺼﻠﺔ ﻋﻦ ﺑﻌﻀﻬﺎ وهﻲ‬ ‫ﻋﻘﺪ اﻟﺒﻴﻊ وﻋﻘﺪ اﻟﻜﺮاء وﻋﻘﺪ وﻋﺪ ﺑﺎﻟﺒﻴﻊ‪ .

n° 33759 du 7 juillet 2003. 1993‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ أن ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ ﻟﻢ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻸداء اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل إذ‬ ‫ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ آﻮﻧﻬﺎ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﺎرج ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﺤﻘﻘﺖ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 1991‬وﺳﻨﺔ ‪ 1993‬وﻻ ﺗﺪﺧﻞ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﺿﻤﻦ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻟﺘﻲ ﺳﻠﻂ ﻋﻠﻴﻬﺎ ذﻟﻚ اﻷداء واﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﻬﻢ ﺳﻮى ﺳﻨﻮات ‪1995‬‬ ‫‪269‬‬ . Boubaker Ben‬‬ ‫‪Taïeb / Direction générale du contrôle fiscal.‬آﻤﺎ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 36‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ أن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﺗﺘﻜﻮن ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات اﻟﻤﺼﺪر اﻷﺟﻨﺒﻲ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ‬ ‫ﺗﺨﻀﻊ ﻟﺪﻓﻊ ﺿﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪ اﻟﻤﻨﺸﺄ‪.A.‬‬ ‫‪T. 7 et 36 CIR /‬‬ ‫‪Défaut de preuve que les revenus réalisés après l’établissement en‬‬ ‫‪Tunisie proviennent de l’étranger/ Confirmation de la décision de la‬‬ ‫‪CSTO. cass. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻳﻌﻴﺐ ﻓﻴﻬﻤﺎ ﻋﻠﻰ اﻹدارة ﺧﺮﻗﻬﺎ ﻟﻤﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬و ‪ 36‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺬي ﻳﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ اﻟﻤﺴﺎﺋﻞ اﻟﺠﻮهﺮﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻬﻢ‬ ‫اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم ﻣﻤﺎ ﻳﺠﻮز إﺛﺎرﺗﻬﺎ أول ﻣﺮة أﻣﺎم اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 7‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ أن اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻮﻇﻒ ﻋﻠﻰ آﻞ‬ ‫ﺷﺨﺺ ﻏﻴﺮ ﻣﻘﻴﻢ ﺑﺎﻟﺒﻼد اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ وأﺻﺒﺢ ﻣﻘﻴﻤﺎ ﺑﻬﺎ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ﻣﺎ وذﻟﻚ ﻋﻠﻰ ﻣﺪاﺧﻴﻠﻪ اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ‬ ‫أو اﻟﻤﻘﺒﻮﺿﺔ إﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺤﻮﻳﻞ إﻗﺎﻣﺘﻪ ﺑﺎﻟﺒﻼد اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‪ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ وﺧﺎﺻﺔ إﻟﻰ ﻣﻜﺘﻮب اﻟﻤﻌﻘﺐ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪11‬‬ ‫أآﺘﻮﺑﺮ ‪ 1999‬ﻧﺘﺒﻴﻦ أﻧﻪ آﺎن ﻣﻬﺎﺟﺮا ﻓﻲ ﻓﺮﻧﺴﺎ ﻣﻨﺬ ﺳﻨﺔ ‪ 1977‬وأﻧﻪ ﻋﺎد إﻟﻰ ﺗﻮﻧﺲ ﻹﻗﺎﻣﺔ‬ ‫ﻣﺸﺮوع ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 1991‬وأﻧﻪ ﺟﻠﺐ ﻣﻌﻪ ﻣﻌﺪات ﺻﻨﺎﻋﻴﺔ ﺗﻘﺪر ﻗﻴﻤﺘﻬﺎ ﺑـ ‪ 196.000‬د وأﻧﻪ ﺑﺤﻜﻢ ﺗﻤﺜﻴﻠﻪ ﻟﺸﺮآﺔ ﻓﺮﻧﺴﻴﺔ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻘﺎﺿﻰ ﻣﻨﻬﺎ ﻣﺮﺗﺒﺎ‪ ،‬آﻤﺎ‬ ‫ﻗﺪم ﺷﻬﺎدة ﻣﻦ اﻟﺒﻨﻚ اﻟﺘﻮﻧﺴﻲ ﻣﺆرﺧﺔ ﻓﻲ ‪ 2‬ﻣﺎي‪ 1991‬ﺗﻔﻴﺪ ﺗﺤﻮﻳﻞ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻟﻤﺒﻠﻎ ‪ 75.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺴﺎدس واﻟﺴﺎﺑﻊ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﻴﻦ ﺑﻤﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬و ‪ 35‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﺘﺪاﺧﻠﻬﻤﺎ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﺤﺎﻣﻲ ﺑﺄن اﻷداء ﺳﻠﻂ ﻋﻠﻴﻪ رﻏﻢ أن ﺟﻤﻠﺔ ﻣﺪاﺧﻴﻠﻪ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ أﻋﻤﺎﻟﻪ‬ ‫ﻓﻲ ﻓﺮﻧﺴﺎ وأﻧﻪ ﺳﺒﻖ وأن ﺗ ّﻢ إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ هﻨﺎك ﻟﻸداء وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻻ ﻳﻤﻜﻨﻬﺎ اﻟﺨﻀﻮع ﻣﺮة أﺧﺮى‬ ‫إﻟﻰ اﻷداء ﻓﻲ ﺗﻮﻧﺲ‪.000‬د‬ ‫ﻣﻦ اﻟﻌﻤﻠﺔ اﻟﺼﻌﺒﺔ وذﻟﻚ ﻋﻠﻰ ﻣﺪار ﺳﻨﺘﻴﻦ آﻤﺎ ﻗﺪم ﻣﻜﺘﻮب ﻣﻦ رﺋﻴﺲ ﻣﺪﻳﺮ ﻋﺎم اﻟﺸﺮآﺔ‬ ‫اﻟﻔﺮﻧﺴﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻌﻤﻞ ﺑﻬﺎ ﺗﻔﻴﺪ ﻣﻨﺤﻪ ﻏﺮاﻣﺔ ﺷﻬﺮﻳﺔ ﺗﻘﺪر ﺑـ ‪ 20‬أﻟﻒ ﻓﺮﻧﻚ ﻓﺮﻧﺴﻲ اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ ‪1‬‬ ‫أﻓﺮﻳﻞ ‪.000‬د وﻣﺒﻠﻎ‬ ‫ﻣﺎﻟﻲ ﻣﺤﻮل ﻳﻘﺪر ﺑـ ‪ 75.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪17) Revenu imposable‬‬ ‫‪Sommaire : Le lieu d’imposition des revenus des non résidents‬‬ ‫‪est un moyen d’ordre public qui peut être soulevé pour la première‬‬ ‫‪fois devant le juge de cassation / L’imposition du contribuable qui‬‬ ‫‪s’établit en Tunisie est déterminée à raison des revenus réalisés ou‬‬ ‫‪perçus à compter du jour de son établissement / Art.

cass.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫و ‪ 1996‬و ‪ 1997‬واﻟﺘﻲ ﺗﺤﻘﻘﺖ ﺑﻌﺪ إﻗﺎﻣﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻓﻲ ﺗﻮﻧﺲ ﺑﺄرﺑﻊ ﺳﻨﻮات وﻟﻢ ﻳﻔﻠﺢ ﻓﻲ‬ ‫إﺛﺒﺎت أﻧّﻬﺎ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﺎرج‪. 74 CIR / Application du‬‬ ‫‪taux de 10 % des droits dus en cas d’insuffisance ne résultant pas‬‬ ‫‪d’une fraude ou en cas de défaut de dépôt de déclaration de l’impôt‬‬ ‫‪sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés / Défaut de preuve de‬‬ ‫‪l’existence d’une fraude / Confirmation de la décision de la CSTO. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société d’hôtellerie « Karim ». req.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 74‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن ﻧﺴﺐ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ‬ ‫ﺗﻀﺒﻂ آﻤﺎ ﻳﻠﻲ‪:‬‬ ‫ ‪ 10 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻧﻘﺺ ﻏﻴﺮ ﻧﺎﺗﺞ ﻋﻦ ﺗﺤﻴﻞ أو ﻓﻲ‬‫ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻳﺪاع اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أو ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺘﺄﺧﻴﺮ ﻟﻤﺪّة ﺗﻘﻞ‬ ‫ﻋﻦ اﻟﺴﻨﺘﻴﻦ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 74‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺮارهﺎ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 74‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ و ذﻟﻚ ﻟﻤﺎ ﺣﺪّدت ﻧﺴﺒﺔ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس ﺑـ ‪ 10 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ‬ ‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﺤﻴﻠﺖ ﻟﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈﺧﻔﺎء‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ دون اﻋﺘﻤﺎد ﻧﺴﺒﺔ ‪ 20 %‬واﻟﺤﺎل أ ّ‬ ‫ﺟﺰء ﻣﻦ رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ اﻟﻤﺘﺄﺗﻲ ﻣﻦ ﺑﻴﻊ اﻟﻤﺸﺮوﺑﺎت‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن ﻗﺮار ﻟﺠﻨﺔ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري اﻟﻤﺤﺪد ﻟﻨﺴﺒﺔ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس ﺑـ ‪10%‬‬ ‫ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﺎ ذآﺮ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﺮﺗﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺳﺒﻖ ﻳﺘﻀﺢ أن ﻗﻴﺎم اﻹدارة ﺑﺘﺴﻠﻴﻂ ﺿﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻠﻪ‬ ‫ﺑﻌﻨﻮان ﺗﻠﻚ اﻟﺴﻨﻮات ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻻ ﻳﻮﺟﺪ ﻣﻦ ﺟﻬﺘﻬﺎ أي ﺧﺮق ﻟﻠﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬و ‪ 35‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ "‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﺗﺜﺒﺖ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ اﻟﺘﺤﻴّﻞ ﻓﻲ ﺟﺎﻧﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺿﺮورة أﻧّﻪ‬ ‫ﻟﻴﺲ آﻞ ﻧﻘﺺ ﻓﻲ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت ﻳﻌﺘﺒﺮ ﺗﺤﻴﻼ ﺳﻴﻤﺎ وأن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪّهﺎ ﺗﻤﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ‬ ‫ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻟﻬﺎ ﻗﻮة داﻓﻌﺔ وأن اﻹﺧﻼﻻت اﻟﺘﻲ ﺷﺎﺑﺖ ﺗﻠﻚ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ وردت ﻷول ﻣﺮة ﻣﻤﺎ ﻳﻨﻔﻲ‬ ‫ﻋﻨﻬﺎ ﺻﻔﺔ اﻟﺘﺤﻴﻞ‪.‬‬ ‫‪18) Sanctions fiscales‬‬ ‫‪Sommaire : Pénalités d’assiette / Art.‬‬ ‫ ‪ 20 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﺗﺤﻴﻞ ﻷول ﻣﺮة أو أول إﺧﻔﺎء أو ﻋﺪم‬‫اﻳﺪاع ﺗﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أو ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺘﺄﺧﻴﺮ ﻟﻤﺪّة ﺗﺴﺎوي اﻟﺴﻨﺘﻴﻦ‬ ‫وﺗﻘﻞ ﻋﻦ اﻟﺜﻼث ﺳﻨﻮات‪. n° 33938-33923 du 20 octobre 2003..‬‬ ‫‪270‬‬ ..

‬وﺑﻤﺎ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﻌﻠﻮم ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺮﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻠّﻲ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ أو اﻟﻤﻘﻮّم ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة‪ ،‬وﻳ ّﺘﺠﻪ‬ ‫ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪. 150 de la loi n° 127 du 26 décembre‬‬ ‫‪1994 / Confirmation de la décision de la CSTO.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 47‬و ‪ 100‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪127‬‬ ‫اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪: 1994‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﻋﻠﻰ‬ ‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 150‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 91‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪1982‬‬ ‫اﻟﺨﻀﺮ واﻟﻐﻼل واﻟﺤﺎل أ ّ‬ ‫واﻟﻤﻨﻘّﺢ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 124‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1994‬وأﺣﻜﺎم‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 64‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 109‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 25‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1995‬أﺧﻀﻊ ﻟﻬﺬا اﻟﻤﻌﻠﻮم‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﺠﻴﻦ اﻟﻔﻼﺣﻴﻦ ﻓﻘﻂ‪.‬‬ ‫‪271‬‬ .‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪) 150‬ﺟﺪﻳﺪ( ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 127‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨ ّ‬ ‫‪ 1994‬ﻋﻠﻰ أﻧّﻪ ﻳﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﻋﻠﻰ اﻟﺨﻀﺮ واﻟﻐﻼل ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻤﻨﺘﻮﺟﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴّﺔ‬ ‫ﻞ ﻣﺘﺪﺧﻞ ﻓﻲ ﺗﺴﻮﻳﻖ هﺬﻩ‬ ‫ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻮﺳﻄﺎء ﺑﺎﻷﺳﻮاق وﻣﺼﻨّﻌﻲ اﻟﻤﺼﺒّﺮات اﻟﻐﺬاﺋﻴﺔ وآ ّ‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﻮﺟﺎت ﺑﺎﻟﺠﻤﻠﺔ إذا ﻟﻢ ﻳﻘﻊ إﺛﺒﺎت دﻓﻊ ﺳﺎﺑﻖ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم آﻤﺎ هﻮ اﻟﺸﺄن ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺨﺼﻢ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻤﻮرد ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪. n° 33990 du 29 décembre 2003. 9 IV al. Société‬‬ ‫‪Comptoir des dattes / Direction générale du contrôle fiscal. req. cass. 5 / La CSTO‬‬ ‫‪a admis la déduction de la TVA en dépit du non respect des‬‬ ‫‪conditions de déductibilité de la TVA / Défaut de présentation d’un‬‬ ‫‪livre spécial sur lequel ont été enregistrées les factures initiales et‬‬ ‫‪rectifiées / Cassation.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫ن اﻟﻤﺸﺮّع أﺧﻀﻊ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﺨﻀﺮ واﻟﻐﻼل‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﻣﻦ ﺧﻼل هﺬا اﻟﻔﺼﻞ أ ّ‬ ‫ﻻ ﻓﻘﻂ اﻟﻤﻨﺘﺠﻴﻦ ﺑﻞ آﺬﻟﻚ اﻟﻮﺳﻄﺎء وﻣﺼﻨّﻌﻲ اﻟﻤﺼﺒّﺮات اﻟﻐﺬاﺋﻴﺔ وآ ّﻞ ﻣﺘﺪﺧّﻞ ﻓﻲ ﻋﻤﻠﻴﺔ‬ ‫ن ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻳﺘﻤﺜّﻞ ﻓﻲ ﺗﻜﻴﻴﻒ وﺗﺼﺪﻳﺮ اﻟﺘﻤﻮر ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﻜﻮن ﺧﺎﺿﻌﺔ ﻟﻬﺬا‬ ‫اﻟﺘﺴﻮﻳﻖ‪ .‬‬ ‫‪20) TVA‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de déductibilité de la TVA perçue à‬‬ ‫‪l’occasion d’affaires résiliées ou annulées / Art.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪19) Taxe parafiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Entreprise exportatrice / Les assujettis à la taxe sur‬‬ ‫‪les légumes et les fruits / L’entreprise exportatrice des dattes est‬‬ ‫‪soumise à la taxe sur les légumes et les fruits pour le chiffre d’affaires‬‬ ‫‪réalisé sur le marché local / Art.

1er CTVA /‬‬ ‫‪Qualification de revenu réalisé par l’artiste qui présente des pièces‬‬ ‫‪théâtrales / La profession de l’artiste n’est pas une profession libérale‬‬ ‫‪du moment où il est lié par un contrat de louage de service au sens de‬‬ ‫‪l’art.‬‬ ‫‪TA. req.‬‬ ‫‪Sommaire : Champ d’application de la TVA / Art. n° 33993 du 3 novembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ أن اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﺗﻘﺪم دﻓﺘﺮا ﻣﺴﺠّﻼ ﺑﻪ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻷوﻟﻰ‬ ‫اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﺗﺤﻮﻳﺮهﺎ ورﻗﻤﻬﺎ وﻣﺒﻠﻐﻬﺎ واﺳﻢ اﻷﺷﺨﺎص واﻟﻤﺆﺳﺴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺖ ﻣﻌﻬﺎ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت‬ ‫وﺗﺎرﻳﺦ هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت وﻣﺒﻠﻎ اﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻟﺘﻲ ﻳﺸﻤﻠﻬﺎ اﻹﻟﻐﺎء إ ّﻻ ﺣﻴﻦ ﺗﻮﻟﻴﻬﺎ اﻟﺮد ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻘﺮﻳﺮ‬ ‫اﻟﺘﻜﻤﻴﻠﻲ ﻟﻺدارة اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 7‬أآﺘﻮﺑﺮ ‪ ،1998‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﺗﻜﻮن ﻣﻌﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻏﻴﺮ ﻣﺤﻘﺔ ﻓﻲ‬ ‫ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻣﻦ ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﺒﻴﻊ اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ إﻟﻐﺎؤهﺎ ﻟﻌﺪم اﺣﺘﺮام‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺻﻠﺐ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺰﻣﻦ‬ ‫ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت واﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ‪ ،‬واﺗﺠﻪ ﺣﻴﻨﺌﺬ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ"‪. cass. Lamine Ennahdi /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. req.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. 829 COC / Le revenu réalisé par le contribuable est classé dans‬‬ ‫‪la catégorie traitement salaire et rente viagère et ne peut pas être‬‬ ‫‪qualifié de profession libérale en l’absence du critère de‬‬ ‫‪l’indépendance / Les opérations réalisées par les personnes liées par‬‬ ‫‪un contrat de travail sont hors champ d’application de la TVA /‬‬ ‫‪Cassation..(. Cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺷﺘﺮط اﻟﻤﺸﺮع ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ ﺑﺨﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻋﻨﺪ‬ ‫ﺣﺼﻮل ﻋﻤﻠﻴﺎت وﻗﻊ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﺿﺮورة ﺗﻘﺪﻳﻢ ﺟﻤﻠﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺬآﻮرة وذﻟﻚ ﻋﻨﺪ‬ ‫إﻳﺪاع اﻹﻋﻼم اﻟﺸﻬﺮي‪. n° 32872 du 6 octobre 2003..‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻓﻲ ﻓﻘﺮﺗﻪ اﻟﺮاﺑﻌﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺨﺪوش ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﻄﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻣﻦ ﻋﻤﻠﻴﺎت ﺑﻴﻊ ﺗ ّﻢ إﻟﻐﺎؤهﺎ رﻏﻢ ﻋﺪم اﺣﺘﺮام اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻠﺸﺮوط‬ ‫ﺺ ﻋﻠﻴﻬﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ‪ ،‬إذ أ ّ‬ ‫ن ﻣﻤﺜﻞ اﻟﺸﺮآﺔ ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﺈﻳﺪاع ﻗﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼﻠﺔ ﻓﻲ‬ ‫اﻟﺘﻲ ﻧ ّ‬ ‫هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت ﺣﺴﺐ اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ‪ ،‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أن إﻳﺪاع هﺬﻩ اﻟﻘﺎﺋﻤﺎت ﺻﺤﺒﺔ‬ ‫اﻹﻋﻼﻣﺎت اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ ﻳﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ اﻟﻮاﺟﺒﺎت اﻷﺳﺎﺳﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﺠﺐ اﺣﺘﺮاﻣﻬﺎ ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻟﻄﺮح)‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷوّل اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 829‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‬ ‫واﻟﻔﺼﻞ ‪ 1‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪:‬‬ ‫‪272‬‬ . Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société Dimatec.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ن ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﻻ ﺗﻌ ّﺪ ﻣﻦ اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮّة ﺧﻼﻓﺎ ﻟﻤﺎ أﻗﺮﺗﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﻲ ﺣﻜﻤﻬﺎ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻃﺎﻟﻤﺎ أن اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮّة ﺗﻤﺎرس ﺑﻌﻨﻮان اﻹﺳﺘﻘﻼﻟﻴﺔ ﻋﻦ‬ ‫ي ﻣﺸﻐّﻞ ﻓﻲ اﻟﻤﻴﺎدﻳﻦ اﻟﺤﺮّة واﻟﻌﻤﻮم ﻣﺜﻠﻤﺎ هﻮ اﻟﺤﺎل ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻤﻬﻨﺪﺳﻴﻦ واﻷﻃﺒّﺎء وﻏﻴﺮهﻢ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions du bénéfice de la déduction de la‬‬ ‫‪TVA pour les forfaitaires qui optent pour le régime réel / Note‬‬ ‫‪commune n° 834 du 7 février 1997 / Les contribuables doivent‬‬ ‫‪disposer des factures pour prouver leurs achats et bénéficier par‬‬ ‫‪conséquent de la déduction de la TVA / Rejet.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺣﻴﺚ اﺳﺘﻨﺪ اﻟﻤﻌ ّﻘﺐ ﻓﻲ ﻣﻄﻌﻨﻪ إﻟﻰ ﺧﺮوج ﻧﺸﺎط اﻟﻤﺴﺮﺣﻴﻴﻦ ﻣﻦ ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺿﺮورة أﻧّﻬﻢ ﻣﺼﻨّﻔﻮن ﺿﻤﻦ ﻓﺌﺔ اﻷﺟﺮاء ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺪﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 829‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‪.‬‬ ‫ن ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻌﺎرض ﺗﺘﻤﺜّﻞ ﻓﻲ ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻋﺮوض‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻮﻗﺎﺋﻊ ﻳﺘﺒﻴّﻦ أ ّ‬ ‫ﻣﺴﺮﺣﻴّﺔ ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻘﻮد ﻣﻊ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﻬﺮﺟﺎﻧﺎت واﻟﺠﻤﻌﻴﺎت وﻗﺪ اﻋﺘﻤﺪت اﻹدارة ﻓﻲ ﻋﻤﻠﻴّﺔ‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ هﺬﻩ اﻟﻌﻘﻮد وﻋﻠﻰ اﺗﻔﺎﻗﻴﺔ ﻣﺒﺮﻣﺔ ﻣﻊ ﻗﺎﻋﺔ اﻟﻜﻮﻟﻴﺰي ﻣﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻌﺮوض ﺧﺎﺻّﺔ‬ ‫ﺑﺸﻬﺮي ﻓﻴﻔﺮي وﻣﺎرس ‪ 1994‬وﻋﻠﻰ اﻹﺳﺘﻘﺼﺎءات اﻟﺘﻲ ﺗﺤﺼّﻠﺖ ﻋﻠﻴﻬﺎ اﻹدارة ﻣﻦ ﻣﺆﺳﺴﺔ‬ ‫اﻹذاﻋﺔ واﻟﺘﻠﻔﺰة‪.‬‬ ‫أ ّ‬ ‫ن ﻋﻤﻞ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﻻ ﻳﺨﺮج ﻋﻦ ﺣﺎﻟﺘﻴﻦ وهﻤﺎ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ ﻣﻤﺎرﺳﺔ اﻟﻔﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﺑﻌﻨﻮان اﻹﺳﺘﻘﻼﻟﻴﺔ ﻋﻦ اﻟﻤﺸﻐّﻞ وهﻲ ﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ اﻟﺬي ﻧﻈّﻢ ﻋﺮﺿﻪ وروّﺟﻪ‬ ‫وﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟﺔ ﻻ ﻳﻜﻮن ﻧﺸﺎﻃﻪ ﺧﺎرﺟﺎ ﻋﻦ ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪،‬‬ ‫وﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى ﻣﻤﺎرﺳﺔ اﻟﻔﻦ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﺑﻌﻘﺪ ﻳﺮﺑﻂ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﻣﻊ ﻣﻨﻈّﻢ ﻟﻠﻌﺮض وﻳﻌﺘﺒﺮ ﻓﻲ‬ ‫هﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﻨﻀﻮﻳﺎ ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻘﺪ إﺟﺎرة ﺧﺪﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 829‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت‬ ‫واﻟﻌﻘﻮد‪. req.‬‬ ‫‪273‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻻ ﻳﺘﻮ ّل اﻟﻤﻌﻘّﺐ ﻋﻤﻠﻴﺔ ﺗﻨﻈﻴﻢ ﻋﺮوﺿﻪ ﺑﻨﻔﺴﻪ وإﻧّﻤﺎ ﻳﺘﻌﺎﻗﺪ ﻣﻊ اﻟﻤﻬﺮﺟﺎﻧﺎت‬ ‫ن اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺎﺿﺎهﺎ ﺗﻤﺜّﻞ اﻟﻤﻘﺎﺑﻞ اﻟﻤﺎدي ﻟﺤﻀﻮرﻩ اﻟﺸﺨﺼﻲ‬ ‫وﻗﺎﻋﺎت اﻟﻌﺮض وﻃﺎﻟﻤﺎ أ ّ‬ ‫ن ﻣﺪاﺧﻴﻠﻪ ﺗﺼﻨّﻒ ﺿﻤﻦ اﻟﻤﺮﺗّﺒﺎت واﻷﺟﻮر واﻟﺠﺮاﻳﺎت واﻹﻳﺮادات اﻟﻌﻤﺮﻳّﺔ‬ ‫ﻓﻲ اﻟﻌﺮوض‪ ،‬ﻓﺈ ّ‬ ‫وﻟﻴﺲ ﺿﻤﻦ أرﺑﺎح اﻟﻤﻬﻦ ﻏﻴﺮ اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ‪ ،‬وﻳﺘّﺠﻪ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫ن‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﺮوح ﻣﻦ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻷوّل ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أ ّ‬ ‫اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻬﺬا اﻷداء هﻲ ﺗﻠﻚ اﻟﺘﻲ ﺗﻜﺘﺴﻲ ﺻﺒﻐﺔ ﺻﻨﺎﻋﻴّﺔ أو ﺻﻨﺎﻋﻴّﺔ ﺗﻘﻠﻴﺪﻳّﺔ أو‬ ‫ﺗﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈﺣﺪى اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮّة وآﺬﻟﻚ اﻟﻌﻤﻠﻴّﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻏﻴﺮ اﻟﺒﻴﻮﻋﺎت‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳُﺨﺮج ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻤﺠﻠّﺔ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻘﻮم ﺑﻬﺎ أﻓﺮاد ﻣﺮﺗﺒﻄﻮن ﺑﻤﺸﻐﻞ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﻋﻘﺪ ﻳﺆﺳّﺲ‬ ‫ﻟﻌﻼﻗﺔ ﺗﺒﻌﻴّﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﻤﺆﺟّﺮ واﻷﺟﻴﺮ‪.‬‬ ‫‪TA. n° 33482-33416 du 6 octobre 2003. Directeur‬‬ ‫‪général du contrôle fiscal / Amine Bou Ali. cass.

803.571‬دﻳﻨﺎرا إ ّ‬ ‫ص ﺑﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪. cass. 18 CTVA /‬‬ ‫‪Rejet. req.‬‬ ‫‪Sommaire : Le contribuable a exercé son droit de reprise en‬‬ ‫‪matière de TVA pour pouvoir déduire le trop perçu qui n’a pas été‬‬ ‫‪imputé dans le mois qui correspond aux achats effectués /‬‬ ‫‪L’administration fiscale a refusé la déduction de la TVA au motif que‬‬ ‫‪les factures présentées ne contiennent pas l’identification du client‬‬ ‫‪ainsi que le numéro de sa carte d’identification fiscale et non pas parce‬‬ ‫‪que le contribuable a exercé son droit de reprise / Art. n° 34897 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاﺑﻊ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺮﻓﺾ ﻃﺮح ﻣﺒﻠﻎ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﺸﻬﺮ‬ ‫أﻓﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت ﻓﻲ ﻣﺎدّة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﺪّﻋﻲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ أن اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت اﻟﻜﻠﻴﺔ أو اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ ﻓﻲ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وآﺬﻟﻚ اﻷﺧﻄﺎء اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻗﺪ ﻗﺎﻣﺖ ﺳﻬﻮا ﺑﻄﺮح ﻓﺎﺋﺾ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء وأ ّ‬ ‫اﻟﻤﻀﻤّﻦ ﺑﺎﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮي ﻟﺠﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮي ﻟﻔﻴﻔﺮي ‪ 1994‬وﻗﺪ‬ ‫ن ﻓﺎﺋﺾ‬ ‫ﺗﺪارآﺖ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ هﺬا اﻟﺴﻬﻮ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺸﻬﺮ ﻣﺎرس ‪ 1994‬وﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈ ّ‬ ‫ن اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﻌﻘّﺐ‬ ‫ﻻأّ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﻬﺬا اﻟﺸﻬﺮ ﻳﺴﺎوي ‪ 202.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺘﻤﻌﻦ ﻓﻲ اﻟﻤﺬآﺮة اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أﻋﻼﻩ أﻧّﻬﺎ ﺗﻤﺘﻊ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻷداء‬ ‫ﺑﺎﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻌﺎدﻳﺔ ﻟﻤﺒﺪأ اﻟﻄﺮح ﻓﻲ ﺟﻤﻴﻊ اﻟﺤﺎﻻت اﻟﺘﻲ ﻳﺘ ّﻢ ﻓﻴﻬﺎ ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺒﺮرة‬ ‫ﻟﻠﺸﺮاءات ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪ ،‬وهﻮ ﻣﺎ ﻻ ﻳﻨﻄﺒﻖ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ‬ ‫ن هﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻻ ﻳﻤﺴﻚ دﻓﺎﺗﺮ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻣﺜﻠﻤﺎ ﻳﺘّﻀﺢ ذﻟﻚ ﻣﻦ أوراق اﻟﻤﻠﻒ ﻣﻤﺎ‬ ‫اﻟﺤﺎل ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫ﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻣﻌﻪ رد هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ "‪. 1994‬‬ ‫ﺿﺪّهﺎ رﻓﻀﺖ اﻟﻔﺎﺋﺾ اﻟﺬي وﻗﻊ إدراﺟﻪ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺨﺎ ّ‬ ‫آﻤﺎ ﻳﻀﻴﻒ أﻧّﻬﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻄﺮح اﻷداء اﻟﻘﺎﺑﻞ ﻟﻠﻄﺮح واﻟﺬي وﻗﻊ ﺳﻬﻮا ﻃﺮﺣﻪ ﻓﻲ اﻟﺸﻬﺮ اﻟﻤﻨﺎﺳﺐ‬ ‫ن اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺘﺎﺳﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫وذﻟﻚ ﻟﻌﺪم اﺳﺘﻼم ﻓﻮاﺗﻴﺮ اﻟﻤﺰودﻳﻦ ﺧﺎﺻّﺔ وأ ّ‬ ‫ﺺ ﻋﻠﻰ ﺷﺮط اﻹﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﻄﺮح أن ﺗﻜﻮن ﺑﺤﻮزة اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻓﻮاﺗﻴﺮ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻨ ّ‬ ‫وأن هﺬﻩ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ ﺗﺼﻞ ﻓﻲ ﺑﻌﺾ اﻷﺣﻴﺎن إﻟﻰ ﻗﺴﻢ اﻟﺤﺴﺎﺑﺎت ﺑﻌﺪ اﻟﺸﻬﺮ اﻟﺬي وﻗﻌﺖ ﻓﻴﻪ‬ ‫ن‬ ‫اﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎت وذﻟﻚ إﻣﺎ ﻷﺳﺒﺎب داﺧﻠﻴﺔ ﻟﻠﺘﺜﺒﺖ ﻣﻦ ﻣﺤﺘﻮى اﻟﻔﺎﺗﻮرة أو ﻷﺳﺒﺎب ﺧﺎرﺟﻴﺔ ﻷ ّ‬ ‫‪274‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻌﺪم رد اﻟﻠّﺠﻨﺔ ﻋﻠﻰ ﻃﻠﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺣﻮل ﺗﻤﺘﻴﻌﻪ ﺑﻤﻘﺘﻀﻴﺎت‬ ‫اﻟﻤﺬآﺮة اﻹدارﻳﺔ ﻋﺪد ‪ 834‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 7‬ﻓﻴﻔﺮي ‪:1997‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺑﺄﻧﻪ آﺎن ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ أن ﺗﻤﺘﻌﻪ ﺑﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻤﺬآﺮة ﻋﺪد‬ ‫ﺺ‬ ‫‪ 834‬اﻟﺼﺎدرة ﻋﻦ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣّﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 7‬ﻓﻴﻔﺮي ‪ 1997‬واﻟﺘﻲ ﺗﺨ ّ‬ ‫ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﺤﺎق اﻟﻤﻨﻀﻮرﻳﻦ ﺗﺤﺖ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ واﻟﺬﻳﻦ ﻳﺼﺒﺤﻮن ﻓﻲ هﺎﺗﻪ‬ ‫اﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺪﻓﻊ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪. Société‬‬ ‫‪tunisienne de services / Direction générale du contrôle fiscal.

‬‬ ‫‪5 CTVA n’a prévu la condition de la présentation d’un état indiquant‬‬ ‫‪certaines informations que pour les affaires résiliées ou annulées / La‬‬ ‫‪note commune n° 72 du 9 janvier 1998 a prévu que la déduction de la‬‬ ‫‪TVA pour les régularisations comptables n’est pas subordonnée à la‬‬ ‫‪présentation d’un état indiquant certaines informations sur ces‬‬ ‫‪régularisations / La note commune n° 172 du 12 février 1999 a prévu‬‬ ‫‪qu’il peut être admis à titre dérogatoire de déduire la TVA pour les‬‬ ‫‪affaires résiliées ou annulées même en l’absence des indications‬‬ ‫‪prévues par l’art. VI.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻤﺰوّد ﺳﻠّﻢ اﻟﻔﺎﺗﻮرة ﻣﺆﺧﺮا وﺑﺬﻟﻚ ﻳﺠﺐ أن ﺗﺘﺪارك اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ هﺬا اﻟﺘﺄﺧﻴﺮ وﺗﻘﻮم ﺑﻄﺮح اﻷداء‬ ‫ﻓﻲ اﻷﺷﻬﺮ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﺗﻤﺎﺷﻴﺎ ﻣﻊ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮن أي ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﻳﺠﻮز‬ ‫ﺣﺮﻣﺎن اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻣﻦ ﻃﺮح هﺬﻩ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺘﻲ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺪﻓﻌﻬﺎ ﻋﻨﺪ ﺷﺮاءاﺗﻬﺎ ووﻗﻊ ﺗﺪارك ﻃﺮﺣﻬﺎ‬ ‫ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬ ‫‪275‬‬ .‬‬ ‫‪Sommaire : Refus de la déduction de la TVA sur les ristournes‬‬ ‫‪et les régularisations comptables au motif que le contribuable n’a pas‬‬ ‫‪joint à sa déclaration mensuelle un état indiquant certaines‬‬ ‫‪informations relatives à ces régularisations et ristournes / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘّﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ وإﻟﻰ ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ أﻧّﻪ وﻗﻊ‬ ‫رﻓﺾ ﻃﺮح ﻣﺒﻠﻎ أداء اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﻻ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أﻧّﻪ ﻟﻢ ﻳﻘﻊ ﻃﺮح‬ ‫ن ﻋﺪم ﻃﺮح ﻣﺒﻠﻎ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﺪﻓﻮﻋﺔ ﻋﻨﺪ اﻟﺸﺮاء ووﻗﻊ ﺗﺪارآﻬﺎ ﺑﻞ إ ّ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﺗ ّﻢ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫ن ﻣﺎ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ ﻻ ﺗﺴﺘﺠﻴﺐ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬اﻟﻤﺬآﻮر ﻟﺬا ﻓﺈ ّ‬ ‫ﺗﻤﺴّﻚ ﺑﻪ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻳﻐﺪو واﻟﺤﺎل ﺗﻠﻚ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ أﺻﻼ "‪. 9 al. 9 al. VI. 5 CTVA mais à condition que ces‬‬ ‫‪opérations soient enregistrées dans la comptabilité / L’opposabilité de‬‬ ‫‪la doctrine administrative à l’administration fiscale / Cassation.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت اﻟﻜﻠﻴّﺔ أو اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ ﻓﻲ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫وآﺬﻟﻚ اﻷﺧﻄﺎء اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ ﻓﻲ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻨّﺴﺐ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﺘﻲ‬ ‫اﺳﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ردّت اﻹدارة ﺑﺄﻧّﻬﺎ أﺟﺎﺑﺖ ﺿﻤﻦ ﺗﻘﺮﻳﺮهﺎ اﻟﻤﻘﺪّم إﻟﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 18‬أﻓﺮﻳﻞ‬ ‫ن اﻟﻔﺎﺋﺾ اﻟﻤﺬآﻮر ﻣﺘﺄت ﻣﻦ ﻣﺒﺎﻟﻎ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻘﺎﺑﻠﺔ ﻟﻠﻄﺮح‬ ‫‪ 1998‬ﺑﺄ ّ‬ ‫واﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻋﻠﻰ ﻓﻮاﺗﻴﺮ ﺷﺮاءات ﻻ ﺗﺤﻤﻞ ﻣﻌﺮف اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أو ﻻ ﺗﺤﻤﻞ إﺳﻢ‬ ‫اﻟﻄﺎﻋﻨﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻹﻧﺘﻔﺎع ﺑﻬﺬا اﻟﻄﺮح وذﻟﻚ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وهﻮ ﻣﺎ أآّﺪﺗﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺼﺪرة ﻟﻠﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ‪.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ردّت اﻹدارة ﺑﺄﻧّﻬﺎ أﺟﺎﺑﺖ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺟﺎء ﻓﻲ ﻋﺮﻳﻀﺔ اﺳﺘﺌﻨﺎف اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻦ هﺬا‬ ‫ن اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻗﺪ ﺗﻨﺎول ﺑﺎﻟﺪّرس ﻣﺎ ورد ﺑﻌﺮﻳﻀﺔ اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف وﻗﺎم ﺑﺎﻟﺮد‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ آﻤﺎ أ ّ‬ ‫ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺼﻔﺔ ﻣﻔﺼّﻠﺔ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺨﺎﻣﺲ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻌﺪم ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﺪّﻋﻲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ أن اﻟﻨﻘﻄﺔ ‪ 5‬ﻣﻦ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻻ ﻳﺸﺘﺮط ﻟﺨﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض اﻹدﻻء‬ ‫ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﺻﺤﺒﺔ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮي ﺗﻨ ّ‬ ‫ﺺ ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺘﻠﻚ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت إﻻ‬ ‫ن اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ وﻗﻊ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ دون ﺳﻮاهﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈ ّ‬ ‫واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ وﻟﺨﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻻ ﻳﺸﺘﺮط ﻓﻴﻬﻤﺎ‬ ‫اﻹدﻻء ﺑﺘﻠﻚ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي أﻳﺪﻩ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻓﻲ ﻣﻜﺘﻮﺑﻪ ﻋﺪد ‪ 72‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 9‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪1998‬‬ ‫اﻟﻤﻮﺟّﻪ إﻟﻰ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ وآﺬﻟﻚ ﻣﻜﺘﻮب وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﻋﺪد ‪ 172‬اﻟﻤﺆرّخ ﻓﻲ ‪ 12‬ﻓﻴﻔﺮي ‪1999‬‬ ‫اﻟﻤﻮﺟّﻪ إﻟﻰ اﻟﻤﺪﻳﺮ اﻟﻌﺎم ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺣﻮل ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وﻗﺒﻮل ﻃﺮح اﻷداء ﺑﺼﻔﺔ اﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻴﺔ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻳﺘﻌﻠّﻖ اﻷﻣﺮ ﺑﺎﻳﺪاع هﺬﻩ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﺆﺧّﺮا‬ ‫وهﻮ ﻣﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻪ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‪. cass. n° 34897 du 15 décembre 2003.‬‬‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻔﺼﻞ اﻟﻤﺬآﻮر ﻟﻢ ﻳﺘﻌﺮض إﻟﻰ اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳّﺔ واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت‬ ‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ‪.‬‬‫ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻷوﻟﻰ وﺗﺎرﻳﺦ اﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﺗﺤﻮﻳﺮهﺎ‪. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﺧﺎﻣﺴﺎ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺘﺎﺳﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أﻧّﻪ ﻳﻘﻊ ﺧﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻋﻨﺪ ﺣﺼﻮل ﻋﻤﻠﻴّﺎت وﻗﻊ‬ ‫ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻌﺪ ﻣﻦ اﻷداء اﻟﻤﻄﻠﻮب ﻋﻠﻰ ﻋﻤﻠﻴّﺎت ﺗﻨﺠﺰ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼ وذﻟﻚ ﻓﻲ ﺣﺪود‬ ‫اﻵﺟﺎل اﻟﻤﻀﺒﻮﻃﺔ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠّﺔ وﻟﻠﺘﻤﺘّﻊ ﺑﺄﺣﻜﺎم هﺬﻩ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﻔﺮﻋﻴﺔ ﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻸداء ﻣﺼﺎﺣﺒﺔ إﻋﻼﻣﻬﻢ اﻟﺸﻬﺮي ﺑﺒﻴﺎن ﻳﻨﺺ ﻋﻠﻰ ‪:‬‬ ‫ أﺳﻤﺎء وﻋﻨﺎوﻳﻦ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻠﺬﻳﻦ ﺗﻤﺖ ﻣﻌﻬﻢ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت‪.‬‬‫ ﺻﻔﺤﺎت اﻟﺪﻓﺘﺮ اﻟﻴﻮﻣﻲ واﻟﺪﻓﺘﺮ اﻟﺨﺎص اﻟﺘﻲ ﺳﺠّﻠﺖ ﺑﻬﺎ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻷوﻟﻰ‬‫واﻟﻤﺤﻮرة‪.‬‬ ‫ﻞ ﺳﻜﻮت اﻟﻤﺸﺮّع ﻋﻦ اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳّﺔ واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻓﻲ ﻇ ّ‬ ‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴّﺔ ﺑﺎدرت إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﻣﺬآّﺮﺗﻴﻦ ﺻﺎدرﺗﻴﻦ ﻋﻦ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ اﻷوﻟﻰ ﺻﺎدرة‬ ‫ن ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫ﺗﺤﺖ ﻋﺪد ‪ 72‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 9‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1998‬ﻧﺼّﺖ ﻋﻠﻰ أ ّ‬ ‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺘﺼﺤﻴﺤﺎت اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ ﻻ ﻳﺘﻄﻠّﺐ اﺣﺘﺮام ﺷﺮوط اﻳﺪاع اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أﻋﻼﻩ‬ ‫واﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﺗﺤﺖ ﻋﺪد ‪ 172‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 12‬ﻓﻴﻔﺮي ‪ 1999‬ﻧﺼّﺖ ﻋﻠﻰ أﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﺑﺼﻔﺔ اﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻴﺔ ﻃﺮح‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ وذﻟﻚ ﻓﻲ‬ ‫ﺻﻮرة ﻋﺪم وﺟﻮد اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت اﻟﻤﺼﺎﺣﺒﺔ ﻟﻺﻋﻼم اﻟﺸﻬﺮي اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﻔﺮﻋﻴﺔ‬ ‫‪276‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. Société‬‬ ‫‪tunisienne de services / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻷوﻟﻰ واﻟﻤﺒﻠﻎ اﻟﺬي ﻳﺸﻤﻠﻪ اﻟﻔﺴﺦ أو اﻹﻟﻐﺎء‪.

‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷوّل اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة ﻋﻠﻰ اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻧﻘﻀﻬﺎ ﻟﻘﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﺗﺠﺎوز ﻓﺘﺮة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻤﺤﺪدة ﺑﺄرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ‬ ‫ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﺴﺘﻨﺪة ﻓﻲ ذﻟﻚ إﻟﻰ أن ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﻤﺜﻞ ﻣﺴﺄﻟﺔ واﻗﻌﻴﺔ‬ ‫وﻟﻴﺴﺖ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪ ،‬إذ آﺎن ﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ أن ﺗﻨﻄﻠﻖ ﻣﻦ وﻗﺎﺋﻊ اﻟﻘﻀﻴﺔ وﺗﺒﺤﺚ ﻋﻤﺎ ﻳﻤﺜﻞ ﻣﻨﻬﺎ‬ ‫ﺗﺎرﻳﺦ اﻻﻧﻄﻼق اﻟﻔﻌﻠﻲ ﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ وﻻ أن ﺗﺮﻓﺾ دون ﺳﻨﺪ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺬي ﺗﻤﺴﻜﺖ ﺑﻪ‬ ‫اﻹدارة آﺘﺎرﻳﺦ ﻟﻺﻧﻄﻼق اﻟﻔﻌﻠﻲ ﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‪. req. n° 34008 du 17 novembre 2003. Direction générale du‬‬ ‫‪contrôle fiscal / Lassad ben Kalifa.‬‬ ‫‪T.TA.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﺨﺎﻣﺴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺘﺎﺳﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وذﻟﻚ ﺑﻌﺪ‬ ‫اﻟﺘﺜﺒﺖ ﻣﻦ ﺗﺴﺠﻴﻞ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻷﺻﻠﻴﺔ وﺑﺎﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﺗﺤﻮﻳﺮهﺎ ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ‪.‬‬ ‫‪21) Vérification fiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Défaut de communication des documents‬‬ ‫‪comptables à l’administration fiscale / Délai de vérification /‬‬ ‫‪Dépassement du délai de 4 mois fixé par la charte du contribuable / La‬‬ ‫‪CSTO a prononcé la nullité de l’arrêté de taxation d’office au motif‬‬ ‫‪que l’administration fiscale a dépassé le délai de vérification sans‬‬ ‫‪demander aucune prorogation / Confirmation de la décision de‬‬ ‫‪CSTO3.‬‬ ‫ن ﻣﺎ ﻳﺼﺪر ﻋﻦ اﻹدارة ﻣﻠﺰم ﻟﻬﺎ‪.‬‬ ‫‪277‬‬ ‫‪3‬‬ . n° 33977 du 15 décembre 2003. Belgassem Ardawi / Direction‬‬ ‫.A.‬‬ ‫‪Dans le même sens :‬‬ ‫‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ن اﻷﻣﺮ ﻻ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮّﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ وإﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ أ ّ‬ ‫ن اﻷﻣﺮ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈرﺟﺎﻋﺎت ﺗﺠﺎرﻳّﺔ وﺗﺼﺤﻴﺤﺎت‬ ‫ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻌﻤﻠﻴﺎت ﺗﻢ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﺑﻞ إ ّ‬ ‫ن ﻗﻀﺎء ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻤﻮﺿﻮع ﺑﺎﺷﺘﺮاط اﻹدﻻء ﺑﺒﻴﺎن‬ ‫ﻣﺤﺎﺳﺒﻴّﺔ‪ ،‬وﻃﺎﻟﻤﺎ آﺎن اﻷﻣﺮ آﺬﻟﻚ ﻓﺈ ّ‬ ‫ﺻﺤﺒﺔ اﻹﻋﻼم اﻟﺸﻬﺮي ﻳﻨﺺ ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺘﻠﻚ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت وذﻟﻚ ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ‬ ‫ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﻤﺬآﻮرة ﺁﻧﻔﺎ واﻟﺤﺎل أن اﻷﻣﺮ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈرﺟﺎﻋﺎت ﺗﺠﺎرﻳّﺔ ﻻ ﺑﻌﻤﻠﻴّﺎت ﺗﻢ ﻓﺴﺨﻬﺎ‬ ‫أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﻓﺈن ﻗﻀﺎءهﺎ واﻟﺤﺎل ﺗﻠﻚ ﻳﻜﻮن ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟ ّﺮاﺑﻌﺔ ﺧﺎﻣﺴﺎ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘّﺠﻪ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ أﺻﻼ ﻟﻮﺟﺎهﺘﻪ"‪. req. Cass. req. Cass. cass. n° 33533 du 7 juillet 2003. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Kamel Elir. ‪générale du contrôle fiscal‬‬ ‫‪.TA.

1999‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻋﺘﺒﺎرا ﻟﻜﻮن ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻗﺪ اﺑﺘﺪأت ﻓﻌﻠﻴﺎ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬واﻧﺘﻬﺖ‬ ‫ﻓﻲ ‪ 11‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1999‬ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ ﺗﺠﺎوزت اﻷﺟﻞ اﻟﻤﺤﺪد ﺑﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Le dépassement du délai de vérification n’est pas‬‬ ‫‪un moyen d’ordre public / Art. 1999‬‬ ‫ن أﻋﻤﺎل اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻗﺪ اﻧﻄﻠﻘﺖ ﻓﻌﻠﻴﺎ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎرس‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺨﻠﺺ ﻣﻦ ذﻟﻚ آﻠﻪ إﻟﻰ أ ّ‬ ‫ل ﻋﻠﻰ‬ ‫‪ 1998‬وهﻮ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﻤﻔﺘﺮض ﻓﻴﻪ ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻮﺛﺎﺋﻘﻪ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ‪ ،‬وﻻ أد ّ‬ ‫ذﻟﻚ ﻣﻦ أن اﻹدارة آﺎﻧﺖ ﻗﺪ ﺣﺮرت ﻣﺤﻀﺮا ﻓﻲ ﻋﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪20‬‬ ‫أآﺘﻮﺑﺮ ‪ 1999‬ﻋﻠﻤﺎ وأن ﻣﺜﻞ هﺬا اﻟﻤﺤﻀﺮ ﻻ ﻳﻘﻊ ﺗﺤﺮﻳﺮﻩ إﻻ ﺑﻌﺪ ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﺑﺬﻟﻚ ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ‪ ،‬اﻟﺘﻲ ﺣﺮّر ﻣﺤﻀﺮ ﺑﻤﻘﺘﻀﺎهﺎ ﻓﻲ ﻋﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ‪،‬‬ ‫ﺗﻤﺖ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 3‬ﻣﺎرس ‪ ،1998‬وﻻ ﺷﻲء ﻓﻲ اﻟﻤﻠﻒ ﻳﻔﻴﺪ ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ أﺧﺮى ﻗﺒﻞ ﺗﺤﺮﻳﺮ هﺬا‬ ‫ن أﻋﻤﺎل اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ اﺑﺘﺪأت ﻓﻌﻠﻴﺎ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬ﺑﻨﺎءا ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺬآﻮر‪ ،‬ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻹﻋﻼم اﻷوّل اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 3‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬وﻟﻴﺲ ﺑﻨﺎءا ﻋﻠﻰ اﻹﻋﻼم اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪25‬‬ ‫أآﺘﻮﺑﺮ ‪. 72 de la loi relative au tribunal‬‬ ‫‪administratif / Le motif de dépassement du délai de vérification ne‬‬ ‫‪278‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪:‬‬ ‫ن هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﺘﺠﺎوز‬ ‫" رﻏﻢ أن اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻟﻢ ﻳﻀﺒﻂ ﻣﺪّة إﺟﺮاء ﻋﻤﻠ ّﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻷرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ إﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻧﻄﻼﻗﻬﺎ‪ ،‬إﻻ أﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﻓﻲ ﺑﻌﺾ اﻟﺤﺎﻻت اﻻﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻴﺔ اﻟﺘﻤﺪﻳﺪ‬ ‫ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺪة ﻟﻔﺘﺮة ﻣﺤﺪودة وﻳﺘ ّﻢ إﻋﻼﻣﻚ آﺘﺎﺑﻴﺎ ﺑﺬﻟﻚ "‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻻ ﺷﻲء ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻳﻔﻴﺪ ﺗﻮﻟّﻲ اﻹدارة إﻋﻼم اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻤﺪﻳﺪ ﻓﻲ ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺪة ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 2‬اﻟﻤﺬآﻮر ﺳﺎﺑﻘﺎ‪ ،‬ﻣﻤﺎ ﻳﻮﺣﻲ ﺑﺘﻤﺴﻚ اﻹدارة‬ ‫ﺑﺎﺳﺘﻤﺮار اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻋﺘﻤﺪت ﺗﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪1998‬‬ ‫وهﻮ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺬي ﻣﻦ اﻟﻤﻔﺮوض ﺣﻀﻮر اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻴﻪ ﻟﻤﻜﺘﺐ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻤﺤﻘﻖ‬ ‫" ﻣﺼﺤﻮﺑﺎ ﺑﻮﺛﺎﺋﻘﻪ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴّﺔ أو ﺑﻜﻞ ﻣﺎ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺜﺒﺖ ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ " وﻟﻘﺪ‬ ‫ﺗﻮﻟﺖ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﺗﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﻓﻲ ﻋﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ ﺿﻤّﻦ ﺑﺴﺠﻼت اﻹدارة‬ ‫ﺗﺤﺖ ﻋﺪد ‪ 23/99‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 20‬أآﺘﻮﺑﺮ ‪ ، 1999‬ﻟﺘﺘﻮﻟّﻰ ﻓﻲ ‪ 25‬أآﺘﻮﺑﺮ ‪ 1999‬ﺗﻮﺟﻴﻪ ﻣﻜﺘﻮب‬ ‫ﺗﻜﻤﻴﻠﻲ‪ ،‬ﺗﺴﺘﺪﻋﻰ ﺑﻤﻘﺘﻀﺎﻩ وﻟﻠﻤﺮّة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ‪ ،‬اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻠﺤﻀﻮر ﺑﻤﻜﺘﺐ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻤﺤﻘﻖ‬ ‫ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 9‬ﻧﻮﻓﻤﺒﺮ ‪ ، 1999‬ﻟﺘﺘﻮﻟﻰ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻌﺪ إﻋﻼﻣﻪ ﺑﻨﺘﻴﺠﺔ أﻋﻤﺎﻟﻬﺎ اﻟﺘﻲ اﻧﺘﻬﺖ ﻣﻨﻬﺎ ﻓﻲ ‪11‬‬ ‫دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ‪ ،‬وﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺳﺒﻖ ذآﺮﻩ ﻓﺈن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﺑﺎﻋﺘﻤﺎد ﺗﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬آﺘﺎرﻳﺦ ﻻﻧﻄﻼق اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ وﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ‬ ‫إﻗﺮارﻩ ﺑﺒﻄﻼن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﺗﺠﺎوز اﻹدارة ﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ دون أن ﻳﻘﻊ اﻟﺘﻤﺪﻳﺪ‬ ‫ﻓﻴﻬﺎ آﺘﺎﺑﻴﺎ‪ ،‬أﺿﺤﻰ ﻓﻲ ﻣﺤﻠّﻪ"‪.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ أن اﻟﺠﻠﺴﺔ اﻟﻌﺎﻣﺔ ﺗﻘﺘﺼﺮ إذا ﻣﺎ‬ ‫رﻓﻊ ﻟﺪﻳﻬﺎ ﺣﻜﻢ ﻣﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﻈﺮ ﻓﻲ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺳﺒﻖ اﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﻬﺎ ﻟﺪى ﺣﺎآﻢ‬ ‫اﻷﺻﻞ إﻻ إذا آﺎن اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺜﺎر ﻷول ﻣﺮة أﻣﺎم اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ ﻣﺘﻌﻠّﻘﺎ ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم أو آﺎن ﻣﺘﻌﻠّﻘﺎ‬ ‫ﺑﻌﻴﺐ ﺗﺴﺮب إﻟﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻌﺮﻓﺘﻪ إﻻ ﺑﺎﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ اﻟﺤﻜﻢ‪.‬‬ ‫‪T.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﻣﻦ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻟﻢ ﻳﺴﺒﻖ إﺛﺎرﺗﻪ ﻓﻲ اﻟﻄﻮر اﻹﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻲ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪peut être examiné par le tribunal administratif que s’il est‬‬ ‫‪préalablement soulevé devant le juge du fond / Rejet.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ أن هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻻ ﻳﻬﻢ ﺳﻮى ﻣﺼﻠﺤﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ اﻟﺸﺨﺼﻴﺔ آﻤﺎ أﻧﻪ ﻻ‬ ‫ﻳﻌﺘﺒﺮ ﻋﻴﺐ ﺗﺴﺮب إﻟﻰ اﻟﺤﻜﻢ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﺘﻌﺮف ﻋﻠﻴﻪ إﻻ ﺑﺎﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ‪. Boubaker Ben‬‬ ‫‪Taïeb / Direction générale du contrôle fiscal.A. req. n° 33759 du 7 juillet 2003.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻟﺚ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻤﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻟﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺑﺄن اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺗﻨﺘﻬﻲ ﻓﻲ ﻇﺮف أرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ ﻣﻦ ﺑﺪاﻳﺘﻬﺎ‬ ‫إﻻ أﻧﻪ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻳﺘﺒﻴّﻦ أﻧﻪ ﺗ ّﻢ إﻋﻼم اﻟﻤﻨﻮب ﺑﺎﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ﻓﻲ ‪ 18‬ﻧﻮﻓﻤﺒﺮ‬ ‫‪ 1998‬واﻧﺘﻬﺖ ﻓﻲ ‪ 24‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1999‬أي ﺑﻌﺪ ﻓﻮات أﺟﻞ أرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ‪. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﺮﺗﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺗﻘﺪم ﻳﺘﺒﻴﻦ أن ذﻟﻚ اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻻ ﻳﺴﺘﺠﻴﺐ إﻟﻰ اﻟﺸﺮﻃﻴﻦ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﻤﺎ ﻓﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﻀﻪ ﺷﻜﻼ "‪.‬‬ ‫‪279‬‬ .

la comptabilité est devenue progressivement un instrument fondamental pour l’établissement des impositions de toute nature frappant les entreprises.La prétendue « clarification »1 des personnes physiques obligées de tenir une comptabilité Permettant de tracer avec exactitude la situation économique et financière de l’entreprise. lequel ∗ 1 2 E-mail : Mohamedkessentini@yahoo. les règles régissant la fiscalité des entreprises divergent des règles comptables. la règle fiscale est initialement guidée dans son élaboration et dans sa mise en œuvre par un souci financier . Voir notamment les articles 89 et 90 du CDPF. Cependant. Entre la comptabilité et la fiscalité. des rapports étroits et même existentiels ont été tissés au point que la tenue d’une comptabilité est devenue « une obligation fiscale » essentielle à la charge du contribuable entrepreneur dont le non respect est assorti de sanctions fiscales administratives et parfois même de sanctions pénales juridictionnelles2. D’une part.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR CHRONIQUE DE LA FISCALITE DES ENTREPRISES – 2004 – LA NOUVELLE REDACTION DE L’ARTICLE 62-I DU CIR Mohamed KOSSENTINI∗ Assistant à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I. bien qu’elles soient envahies par des théories et concepts d’origine comptable. 281 .La limitation des personnes morales obligées de tenir une comptabilité II.fr Voir l’exposé de motifs de l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. Les distorsions entre les règles fiscales et les règles comptables sont dues à deux facteurs plus ou moins importants.

le législateur semble avoir érigé la tenue d’une comptabilité en une obligation générale à toutes les personnes morales. L’article 62 I du CIR n’a pas fait de la tenue de comptabilité une obligation à la charge de toutes les entreprises. soit en raison de la nature de l’activité qu’elles exercent. ont été dispensées de l’obligation de tenir une comptabilité.LA LIMITATION DES PERSONNES OBLIGEES DE TENIR UNE COMPTABILITE MORALES Antérieurement à sa modification par la loi de finances pour l’année 2005. l’article 62 du CIR obligeait de tenir une comptabilité conforme au système comptable des entreprises. D’autre part. la fragilité du tissu économique composé essentiellement par des micros entreprises a entraîné en droit fiscal tunisien une rupture entre les règles fiscales et les règles comptables. Aussi paradoxal qu’elle soit. Même pour les personnes physiques. A priori.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR souci explique le refus de déduction en matière d’IR et d’IS par exemple. Toutefois. Certaines entreprises. la récente modification de l’article 62 du CIR a rétréci davantage la liste des personnes morales obligées de tenir une comptabilité (I). de droit public ou de droit privé. les dispositions de l’article 62 du CIR restent ambiguës sur de nombreux points et sont susceptibles de plusieurs interprétations. « les sociétés et autres personnes morales quels que soient leur nature. de certaines charges comptablement déductibles. cette obligation n’est pas aussi générale 282 . D’abord. l’article 62 du CIR n’a pas étendu le domaine de l’obligation comptable alors même que cette extension favoriserait une meilleure organisation des entreprises tunisiennes dans une conjoncture économique mondialisée et hautement concurrentielle. l’apport de la nouvelle modification de l’article 62 I du CIR se réduit à une simple clarification des personnes obligées de tenir une comptabilité (II). étant donné que l’impôt constitue un instrument de politique économique et sociale. soit en raison de leur taille. I. même si l’obligation de tenir une comptabilité est en principe applicable quelle que soit la nature de la personne morale. leur forme juridique et leur objet ». Même après sa modification par l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005.

entre les mains de leurs associés ou membres. Enfin. 3 4 5 6 Signalons qu’en France. De plus. les dispositions de l’article 62 du CIR. Il en est ainsi des sociétés en participation4. des fonds communs de placements en valeurs mobilières5 et des fonds communs de créances6.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR qu’on pourrait le penser. mais plutôt au code de la comptabilité publique3. étant donné que l’article 62 n’a pas limité l’obligation de tenue de comptabilité aux seules entités soumises à l’IS. L’article 4 du CSC dispose que « toute société commerciale donne naissance à une personne morale… à l’exception de la société en participation ». l’article 62 du CIR n’exige pas la tenue de comptabilité pour les entités démunies de la personnalité morale. la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances a obligé l’Etat et les Collectivités Publiques Locales à tenir une comptabilité pratiquement la même que celle tenue par les entreprises privées. peuvent laisser croire que la tenue de comptabilité est obligatoire non seulement pour les entités dont les bénéfices sont imposables que ce soit entre leurs mains ou entre les mains de leurs associés et membres. il va sans dire que cette obligation ne pèse pas sur certaines personnes morales de droit public. En effet. cette obligation demeure en principe applicable même aux entités fiscalement transparentes dont les bénéfices sont imposés non en leur nom. 283 . les Collectivités Publiques Locales et les Etablissements Publics à caractère administratif qui tiennent une comptabilité conforme non pas au système comptable des entreprises. L’article 36 de la loi susvisée dispose que « le fonds commun de créances n’a pas la personnalité morale ». et notamment l’Etat. sauf quelques adaptations. ni entre les mains de leurs membres. Il en est ainsi des associations qui constituent des formes de personnes morales non passibles de l’impôt au titre des bénéfices qu’elles peuvent réaliser. s’appliquant à toutes les personnes morales quelle que soit leur forme juridique. L’article 10 de la loi n° 2001-93 du 24 juillet 2001 portant promulgation du code des organismes de placement collectif dispose que « Le fonds commun de placement en valeurs mobilières n’a pas la personnalité morale ». Ensuite. mais. aux entités dont les bénéfices ne sont imposables ni entre leurs mains. s’adressant aux sociétés et autres personnes morales. mais aussi.

c'est-à-dire aux entités dont les bénéfices sont imposables au titre de l’IS ou de l’IR. Impôt réel et surtout neutre. Cette limitation du domaine de l’obligation de tenue de comptabilité entraîne les conséquences suivantes. Postérieurement à sa modification par l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. cette obligation n’est pas uniquement au service de l’IR et de l’IS. limité l’obligation de tenue de comptabilité aux seules personnes morales dont les bénéfices sont imposables au titre de l’IR et de l’IS. L’obligation de tenue de comptabilité qui pèse sur les personnes morales n’est donc pas aussi générale qu’auparavant. se trouvent obligées de tenir une comptabilité en application de l’article 18-I du CTVA qui étend l’application des dispositions de l’article 62 du CIR en matière de TVA. les personnes morales visées à l’article 4 et à l’article 45 du présent code… ». ces entités peuvent parfois être passibles de la TVA lorsqu’elles se livrent à une opération taxable. Lorsqu’elles se livrent à une opération imposable à la TVA. l’article 62 du CIR dispose que « sont assujetties à la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises. Par conséquent. antérieurement à sa modification par la loi de finances pour l’années 2005. C’est peut être la raison pour laquelle l’article 62 du CIR n’avait pas.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR L’exigence de la tenue d’une comptabilité par les entités dont les bénéfices ne sont soumis ni à l’IR ni à l’IS n’est pas aussi vaine qu’elle pourrait le paraître. bien que leurs bénéfices ne soient pas imposables. la TVA s’applique aux termes de l’article premier du CTVA quelque soit « le statut juridique des personnes qui interviennent pour la réalisation des opérations imposables ou leur situation au regard de tous autres impôts ». Elle est également au service de la TVA et des autres taxes sur le chiffre d’affaires. En effet. 284 . les entités dont les bénéfices ne sont pas imposables au regard de l’IR ou de l’IS. même si l’obligation de tenir une comptabilité conforme au système comptable des entreprises figure dans le CIR. Elle a été limitée aux seules personnes morales opaques visées à l’article 45 du CIR et transparentes visées à l’article 4 du CIR.

elle ne sera pas obligée de tenir une comptabilité étant donné que ses bénéfices ne sont pas imposables. tout en limitant l’obligation de tenue de comptabilité aux seules entités dont les bénéfices sont imposables entre leurs mains (entités soumises à l’IS) ou entre les mains de leurs membres (entités transparentes). l’article 18 du CTVA. Il en est ainsi des associations telle que l’association internationale de la foire de Sfax qui procède à la location des stands. ne l’est plus aujourd’hui dans la mesure ou cette entité n’est visée ni par l’article 4 ni par l’article 45 du CIR. même en matière de TVA. le domaine de l’obligation comptable est fixé en fonction de la soumission des bénéfices réalisés par la personne morale à l’IR ou à l’IS. elle sera obligée de tenir une comptabilité pour les besoins de l’établissement de l’IS. Cela ne signifie pour autant pas que la tenue de comptabilité n’est pas obligatoire en matière de la TVA. Renvoyant à l’article 62 du CIR. Deux hypothèses sont ainsi envisageables : 1ère hypothèse : si la personne morale est visée par l’article 4 ou 45 du CIR. laquelle location constitue une opération commerciale passible de la TVA au sens de l’article 1er du CTVA. Toute la question est de savoir comment cette association procèdera-t-elle à l’établissement de la TVA 285 . 2ème hypothèse : si la personne morale n’est pas visée par l’article 4 ou 45 du CIR. Ensuite. Cette association qui était avant la modification de l’article 62 du CIR par la loi de finances pour l’année 2005 obligée de tenir une comptabilité. Plus particulièrement les associations ne sont plus obligées de tenir une comptabilité étant donné qu’elles ne sont visées ni par l’article 4. il arrive que cette entité dont les bénéfices ne sont pas imposables au titre de l’IS ou de l’IR. Mais. exige pour l’établissement de la TVA.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR D’abord. Or. ni par l’article 45 du CIR. la tenue de comptabilité. sont désormais exclues du domaine de l’obligation de tenue de comptabilité les entités dont les bénéfices ne sont pas taxables ni entre leurs mains ni entre les mains de leurs membres. est devenue une obligation fiscale limitée pour les besoins de la liquidation de l’IR et de l’IS. de l’IR ou encore de la TVA. L’obligation de tenue de comptabilité figurant à l’article 62 du CIR. l’article 62 du CIR n’a plus vocation à s’appliquer en dehors du domaine d’imposition des bénéfices. procède à des opérations taxables en matière de TVA.

rend vaine et sans intérêt la référence faite par l’article 18 du CTVA à l’article 62 du CIR. n’est-il pas impossible de déterminer le bénéfice net d’une société en participation ou d’un fonds commun de créances en l’absence de comptabilité ? N’était-il pas plus judicieux que le législateur remplace l’expression « personnes morales visées à l’article 4 du CIR » par l’expression « entités visées à l’article 4 du CIR » ? Toutes ces interrogations montrent que la nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR entretient des incertitudes sur l’étendue de l’obligation comptable des personnes morales. Or. la délimitation du domaine de l’obligation comptable qui n’est plus générale à toutes les personnes morales quel que soit leur régime fiscal au regard de l’IS ou de l’IR.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR alors qu’elle n’est pas obligée de tenir une comptabilité ? L’affranchissement de cette association de l’obligation de tenue d’une comptabilité ne rend-il pas impossible l’établissement de la TVA ? En tout état de cause.LA PRETENDUE « CLARIFICATION »7 DES PERSONNES PHYSIQUES OBLIGEES DE TENIR UNE COMPTABILITE Antérieurement à sa modification par la loi de finances pour l’année 2005. Bien que visées à l’article 4 du CIR. ces entités ne sont pas en principe astreintes à tenir une comptabilité dans la mesure où l’article 62 du CIR n’oblige que « les personnes morales » de tenir une comptabilité. 286 . tout en obligeant les personnes morales visées à l’article 4 du CIR de tenir une comptabilité. Les sociétés en participation et les fonds communs de créances constituent sans doute des entités visées à l’article 4 du CIR. Enfin. mais elles sont démunies par la loi de la personnalité morale. les nouvelles dispositions de l’article 62 du CIR ne s’appliquent pas à toutes les entités visées à l’article 4 du CIR. La limitation du domaine de l’obligation comptable aux seules personnes physiques réalisant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) entraîne a priori l’affranchissement 7 Voir l’exposé de motifs de l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. l’article 62 du CIR obligeait de tenir une comptabilité conforme au système comptable des entreprises « toute personne physique soumise à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux ». II.

pour les BNC et par l’adverbe « toutefois » pour les BAP.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR de cette obligation des personnes physiques réalisant l’une des six autres catégories de revenus. L’architecture des articles 22 et 24 du CIR montre que le régime du forfait d’assiette. à savoir les bénéfices non commerciaux (BNC) et les bénéfices agricoles et de pêches (BAP) qui relèvent de la fiscalité des entreprises. Peut-on en déduire que l’application du régime réel suppose la tenue d’une comptabilité complète ? La réponse semble a priori être négative dans la mesure où l’article 62 I du CIR n’obligeait de tenir une comptabilité que les personnes physiques réalisant des BIC.autres revenus. Même si la dispense de l’obligation de tenue de comptabilité est indiscutable pour les quatre catégories de revenus relevant de la fiscalité des ménages8. et même en régime réel. L’examen des dispositions des articles 22 et 24 du CIR permet de constater que la détermination du bénéfice net dans les catégories des BNC et des BAP est effectuée selon deux régimes alternatifs : le régime du bénéfice réel et le régime du forfait d’assiette.revenus de valeurs mobilières et de capitaux mobiliers . S’agit-il dès lors d’un régime réel sans comptabilité ? Pourquoi dispenser les forfaitaires d’assiette de l’obligation de tenue de comptabilité alors qu’en tout cas. la dispense des personnes concernées de l’obligation de tenue d’une comptabilité conforme au système comptable des entreprises. constitue un régime dérogatoire par rapport au régime du bénéfice réel qui peut ainsi être qualifié de régime de droit commun. elle paraît néanmoins contestable pour les deux autres catégories restantes. L’application du régime dérogatoire. les contribuables imposables dans l’une de ces deux catégories ne doivent pas tenir une comptabilité ? 8 Il s’agit des catégories suivantes : . 287 .revenus fonciers .traitements et salaires . c'est-à-dire du régime du forfait d’assiette entraîne conformément à l’article 62 III du CIR. qui est introduit par l’adverbe « cependant ».

Les personnes physiques réalisant des BNC sont en principe logées dans le régime du bénéfice réel qui suppose la tenue d’une comptabilité complète à moins qu’elles n’optent pour le régime dérogatoire du forfait d’assiette. la nouvelle rédaction de l’article 62 ne fait pas de l’obligation de tenue d’une comptabilité pour les personnes réalisant des BAP. cette option n’est plus ouverte aux personnes appliquant le régime réel qui est qualifié par la loi de régime « définitif »9. la nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR est plutôt peu cohérente avec les dispositions de l’article 24 du CIR relatives à la détermination du bénéfice net dans cette catégorie. Tout en clarifiant l’ordre des régimes de détermination des BNC nets. la lecture de l’article 22 I et de l’alinéa 2 de l’article 24 du CIR permet de constater que l’application du régime réel est subordonnée à la tenue d’une comptabilité conforme au système comptable des entreprises. D’ailleurs. D’une part. D’autre part et s’agissant de la catégorie du BAP. Il s’agit plutôt d’une 9 Voir l’article 22 in fine du CIR. qui n’oblige pas les personnes physiques réalisant des BNC et des BAP de tenir une comptabilité. l’article 62 du CIR a été modifié par l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005 en obligeant de tenir une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises « les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux ainsi que toute personne physique qui opte pour l’imposition selon le régime réel ». Cependant. la nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR a cependant obscurci l’ordre des régimes de détermination des BAP nets. 288 . Il est vrai que l’article 62 du CIR n’est plus laconique sur la question de l’exigence de la tenue d’une comptabilité pour les personnes réalisant des BAP qui appliquent le régime réel. Pour combler cette faille. à partir de la loi de finances pour l’année 2002. une obligation de principe. s’agissant de la catégorie des BNC. l’exigence de la tenue de comptabilité pour les personnes physiques réalisant des BNC confirme la qualification de « droit commun » attribuée au régime réel.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR Malgré les lacunes de l’article 62 I du CIR.

Tout en faisant du régime réel un régime optionnel. le régime forfaitaire ne devient-il pas le régime de droit commun ? Ces interrogations tenant à l’ordre des régimes de détermination des BAP nets sont aggravées par la position de l’administration fiscale qui a affirmé l’existence d’un troisième régime de détermination des BAP nets.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR obligation subordonnée à la condition que la personne physique intéressée opte pour le régime réel. Lequel de ces trois régimes est le régime de droit commun ? L’article 62 du CIR ne devrait-il pas être modifié encore une fois pour l’harmoniser avec les dispositions de l’article 24 du CIR ? 289 . Lequel des deux régimes est le régime de droit commun ? Si l’application du régime réel est subordonnée à l’option du contribuable. mais l’existence de pièces justifiant les recettes et les dépenses de l’exploitation ». La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR soulève plusieurs interrogations. dit « régime simplifié » ou « régime de l’excédent des recettes sur les dépenses » « n’implique pas la tenue d’une comptabilité. Tout en dégageant ce régime à partir des dispositions de l’alinéa premier de l’article 24 du CIR. les dispositions de l’article 62 du CIR contrastent avec les dispositions de l’article 24 du CIR qui font du régime réel un régime de droit commun pour les personnes physiques réalisant des BAP. l’administration fiscale affirme que ce régime.

E-mail : ktataaida@yahoo.Portée de l’abattement 1. En effet.3432. de l’enregistrement au droit fixe des donations accordées dans le cadre des contrats portant communauté de biens entre époux (article 51 de la loi de finances) et du relèvement du montant déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu au titre des enfants infirmes (article 50 de la loi de finances). JORT n°105. RTF.99. « les salariés payés au salaire minimum interprofessionnel garanti bénéficient d’une déduction supplémentaire de 500 dinars de leur revenu annuel net ». Il s’agit à titre d’exemples de l’exonération de la TVA des services rendus au profit des non résidents par les établissements de santé (article 46 de la loi de finances). p. La déduction supplémentaire prévue par la loi de finances pour la gestion 2005 au profit des personnes payées au salaire minimum constitue une concrétisation du programme électoral du Président de la République.En vertu de l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 20052. Commentaire des dispositions de la loi de finances pour la gestion 2005. p. n° 2.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum CHRONIQUE DE LA FISCALITE DES MENAGES -2004L'ABATTEMENT ACCORDE AUX SALARIES PAYES AU SALAIRE MINIMUM1 Aïda KTATA∗ Assistante à la Faculté de Droit de Sfax Sommaine I. L’allégement de la charge fiscale des salariés payés au salaire minimum nous parait la modification la plus importante pour faire l’objet d’une présentation dans le cadre de la chronique réservée à la fiscalité des ménages.fr. 291 . Voir Fayçal DERBEL. Il s’agit de la loi n°2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour la gestion 2005.Champ d’application de l'abattement II. le Président a mis l’accent sur « le choix de relever le plafond de l’abattement de l’assiette de l’impôt 1 ∗ 2 La loi de finances pour la gestion 2005 a introduit plusieurs nouvelles mesures relatives à la fiscalité des ménages.

Le nouvel abattement s’inscrit dans le cadre d’une série de mesures à caractère social4 prévues par la loi de finances pour la gestion 20055. Voir.. 2. « le revenu global est constitué par le montant total des revenus nets déterminés distinctement suivant les règles propres à chacune des catégories de revenu ». JORT n° 11. de préserver la part élevée que représentent les catégories moyennes dans notre société et de renforcer les conditions assurant la promotion sociale pour tous ».Le champ d’application de l’abattement prévu par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 peut être déterminé à partir de trois critères différents. séance du vendredi 24 décembre 2004. Débats de la chambre des députés. p. p. le contribuable n’est pas réellement imposé sur le revenu global8 qu’il a pu réaliser au cours d’une année donnée. La Presse. à augmenter la part du revenu affranchi d’impôt de 1500 dinars à 2000 dinars pour les bénéficiaires du salaire minimum interprofessionnel garanti6. 4. Il s’agit essentiellement du relèvement du montant déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu au titre des enfants infirmes qui passe de 500 dinars à 750 dinars en vertu de l’article 50 de la loi de finances pour la gestion 2005.527.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum sur les salaires au bénéfice des titulaires du salaire minimum garanti»3.5. exposé des motifs de la loi de finances pour la gestion 2005. Le champ d’application de cette mesure nouvellement introduite (I) ainsi que sa portée (II) retiennent notre attention dans le cadre de cette chronique réservée à la fiscalité des ménages. p. Aux termes de l’article 8 du CIR. I.80. Cette mesure vise. 3 4 5 6 7 8 Le Président de la République a annoncé son programme électoral 2004-2009 dans un discours présenté le 10 octobre 2004 en disant que : « c’est un programme qui renforce la classe moyenne et ses acquis et soutient les catégories à besoins spécifiques. 292 . En effet. cette déduction peut être qualifiée "d'abattement du revenu global". à savoir le critère matériel. aux termes de l’exposé des motifs de la loi de finances. lundi 11 octobre 2004. intégrée dans le cadre de l’article 40 du CIR7. Cet article fait partie de la section III intitulée « déductions communes ». » et que « l’un de nos choix fondamentaux est de relever le niveau de vie du citoyen.Du point de vue matériel. Voir.CHAMP D’APPLICATION DE L'ABATTEMENT 3. personnel et temporel.

Cyrille DAVID. Dalloz. certaines déductions doivent être opérées sur ce revenu global tel qu'il résulte de l'addition des revenus catégoriels nets. 2003. Cyrille DAVID.167. cit. On distingue entre abattement relatif à une catégorie précise11 et abattement sur le revenu global qui permet au contribuable « de diminuer son revenu global sans avoir à justifier de dépenses correspondant au montant de l’abattement »12. op. L’impôt sur le revenu des ménages. ECONOMICA. Droit fiscal général. des revenus de capitaux 9 10 11 12 On distingue entre les charges déductibles du revenu catégoriel et les charges déductibles du revenu global. En effet. Voir J. p. Elles ne correspondent pas à l’acquisition ou à la conservation d’un revenu mais constituent des dépenses qui. Voir Cyrille DAVID. p. en raison de leur finalité.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum Afin de parvenir au revenu imposable. p. 549. 534.. Tel est le cas de la déduction des provisions et amortissements prévue par l’article 12 du CIR applicable pour les personnes soumises au régime du bénéfice réel. les charges déductibles du revenu global sont moins des charges que des emplois de revenu. ne concerne en réalité que la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et de valeurs mobilières prévue par les articles 29 à 35 du CIR. 779. 293 . cit. l’abattement prévu par l’article 39 II du CIR qui. ou de la caisse d’Epargne Nationale de Tunisie ou au titre des emprunts obligataires dans la limite d’un montant annuel de 1500 dinars ». Généralement. méritent dans la pensée du législateur de venir en déduction du revenu global. ce dernier abattement ne s’applique qu’aux personnes qui réalisent. on distingue entre les déductions correspondant à des dépenses supportées par le contribuable9que l'on qualifie de "charges" et les déductions que l'on qualifie "d'abattements". nonobstant le fait qu’il est prévu dans le cadre des déductions communes. entre autres. Cependant. Les dépenses énumérées dans l’article 39 du CIR ne sont déductibles du revenu global du contribuable qu’à condition de ne pouvoir être prises en compte pour la détermination des différentes catégories de revenu composant le revenu global de l’intéressé. op. GROSCLAUDE et PH. 5. Une charge catégorielle doit en principe être une dépense effectuée en vue de l’acquisition ou de la conservation du revenu catégoriel. Tel est le cas de l’abattement prévu par l’article 39 II du CIR en vertu duquel « sont déductibles de la base imposable les intérêts perçus par le contribuable au cours de l’année au titre des comptes spéciaux d’épargne ouverts auprès des banques. 1987. MARCHESSOU. p. Constitue un abattement catégoriel.4ième éd.L’abattement est « toujours une diminution de la base imposable dont profite le contribuable sans qu’il ait à effectuer aucune dépense»10.

Tel est le cas de l’article 39. DAVID. aux termes de l’article 134 du code de travail. op.539. litec. En effet. 1989. Thèse de Doctorat. charges catégorielles ou globales. Par salaire minimum 13 14 15 16 La qualification d’une déduction est nécessaire. La protection juridique du salaire. 7. soit par voie de convention collective. certaines déductions sont traitées comme des abattements du revenu global alors qu’elles auraient dû constituer des abattements catégoriels. a priori.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum mobiliers.2. comme un abattement du revenu global.cit.II du CIR. que le législateur tunisien ne s’en tient pas aux règles de qualification. Cet impôt « prend en considération les conditions d’existence du contribuable. à travers l’article 40 V nouveau du CIR. En effet. Université de Nice. « la rémunération des travailleurs de toutes catégories est déterminée soit par accord direct entre les parties. « les diverses déductions. p. Paris. toutefois. inséré sous le titre relatif aux "déductions communes". en droit fiscal tunisien. pour tenir compte des spécificités de cette classe sociale.Du point de vue personnel.1. cette mesure concerne les salariés payés au salaire minimum interprofessionnel garanti.1973. La personnalisation de l’impôt sur le revenu. ouvrage collectif sous la direction de Jean Claude MARTINEZ. de sa famille. Jean LAMARQUE. la déduction supplémentaire de 500 dinars récemment accordée aux personnes payées au salaire minimum interprofessionnel garanti peut être qualifiée13. mémoire de DEA. « le droit au salaire est considéré comme un droit humain fondamental »16. En effet. le législateur a institué. FDS. l’origine de ses ressources et la structure de son patrimoine »15. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la personnalisation de l’impôt sur le revenu. Kamel BAKLOUTI. ses besoins. abattement. Henri ISAIA. p. ni au même régime de déduction » Voir. 6. « La loi fiscale est par essence différenciée pour s’adapter à la situation de multiples catégories socioprofessionnelles »14. 1997. C. l’impôt sur le revenu est. En effet.Solennellement reconnu par l'article 23 de la déclaration universelle des droits de l'homme. Intégrée dans le cadre de l'article 40 du CIR. p. une déduction supplémentaire de 500 dinars de la base d’imposition au profit des personnes payées au salaire minimum garanti. un impôt personnel. dans le respect du salaire minimum garanti fixé par décret ».185. in L’impôt sur le revenu en question. Il est à signaler. p. 294 . "L’impôt sur le revenu et les droits de l’homme". En effet. ne sont pas soumises aux mêmes conditions.

Le principe de l’égalité devant l’impôt à une double signification politique et juridique. 8. Voir Kamel BAKLOUTI. fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles régis par le code du travail.La déduction supplémentaire introduite par la loi de finances pour la gestion 2005 ne concerne. ont fait l'objet de modifications successives dont la plus récente est intervenue en 200522. JORT du 6 août 2004. Voir le décret du 7 janvier 1940. Article 134 alinéa 2 du code de travail. Le salaire minimum a été fixé par le décret beylical du 25 juillet 1947 portant relèvement des salaires dans le commerce. Voir l’article 3 de la loi n°66-27 du 30 avril 1966 portant promulgation du code de travail. aux termes de l'article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. Décret n° 2005-2321 du 22 août 2005. n°20. Réserver le bénéfice de cet abattement aux seules personnes payées au SMIG ne constitue-t-il pas une atteinte à l’égalité de tous devant l’impôt 23? Favoriser les secteurs non 17 18 19 20 21 22 23 L'institution d'un salaire minimum garanti a été reconnue dès les années quarante par le décret beylical du 7 janvier 1940. La législation du travail distingue entre le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles et le salaire minimum agricole garanti. p. p. L'intervention du pouvoir règlementaire en 2005 avait pour objet d'augmenter le SMIG et le SMAG respectivement fixés auparavant par les décrets 2004-1803 et 2004-1804 du 2 août 2004. que « les salariés payés au salaire minimum ». 2257. n°20. Sur le plan juridique en revanche. tous les contribuables ne peuvent pas être soumis aux mêmes obligations fiscales dès lors qu’ils ne se trouvent pas dans la même situation. n°64. fixant le salaire minimum agricole garanti. a priori. 2.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum garanti17 il faut entendre « le seuil minimum au dessous duquel il n’est pas possible de rémunérer un travailleur chargé d’accomplir des travaux ne nécessitant pas une qualification professionnelle »18. l’égalité devant l’impôt 295 . 2320. 2319. JORT du 26 août 2005. cit. n°20. du 15 février 1940. Déterminés par décret. p. La protection juridique du salaire. p. op. Décret n° 2005-2320 du 22 août 2005. Sur le plan politique. JORT du 26 août 2005. JOT. Aussi bien les salariés payés au SMAG que les fonctionnaires bénéficiaires de traitements ne peuvent. Le non respect du salaire minimum est sanctionné pénalement19. l'industrie et les professions libérales. le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles (SMIG)20 ainsi que le salaire minimum agricole garanti (SMAG)21. bénéficier de cette déduction.

En effet. aussi bien les salariés payés au SMIG que les salariés payés au SMAG bénéficient de cette déduction supplémentaire de 500 dinars. qui fait foie24 et qui est la plus compatible avec l'esprit de la loi. limite le champ d’application du nouvel abattement aux seules personnes payées au SMIG. prévue par l’article 49 de la loi de finances. réserve l'application de cette déduction aux salariés payés au salaire minimum. Etudes Juridiques. la déduction supplémentaire vise à tenir compte de la situation des personnes percevant des faibles traitements et salaires. l'article 40 V dans sa version en langue arabe. Ils sont publiés également dans une autre langue et ce uniquement à titre d’information. n°8. Cette 24 25 26 signifie que les contribuables qui se trouvent dans la même situation telle que définie par la loi doivent être tous soumis à un même régime prévu par cette loi. Voir.76.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum agricoles au détriment des secteurs agricoles n'est-il pas de nature à rompre l’égalité entre les salariés appartenant à des secteurs d’activité différents ? 9. Néji BACCOUCHE. « Constitution et droit fiscal ». l’administration fiscale a considéré que « bénéficient de la déduction supplémentaire de 500 dinars exclusivement les personnes physiques dont le salaire ne dépasse pas le salaire minimum garanti dans les secteurs agricoles (SMAG) et non agricole (SMIG) tel que fixé par la législation en vigueur » 25. 10. « les lois. 296 .En réalité. l’ajout du qualificatif « interprofessionnel » à l'expression « salaire minimum ». Aux termes de l'article premier de la loi n° 93-64 du 5 juillet 1993 relative à la publication des textes au Journal Officiel de la République tunisienne et à leur exécution. Faculté de Droit de Sfax. p. La version en langue arabe de l'article 40 V du CIR.Dans son interprétation de l’article 49 de la loi de finances. Ainsi. les décrets-lois sont publiés au Journal Officiel de la République tunisienne en langue arabe. Aux termes de l’exposé des motifs de l’article 49 de la loi de finances.» Voir note commune n°34-2005 portant commentaire des dispositions de l’article 49 de la loi n°2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour l’année 2005 relative à l’allégement de la charge fiscale des salariés payés au salaire minimum garanti. est plus englobante que la version informative parue en langue française du même article. L'exposé des motifs de la loi de finances a interprété largement le champ d’application personnel de cette mesure26 tout en confondant entre traitement27 et salaire28.

de limiter le champ d’application de cette mesure aux seules personnes payées au salaire minimum. 86.234. Abderraouf YAICH. Ce qui aurait dû étendre le champ d’application de cette tranche du revenu affranchie de l’impôt à tout revenu abstraction faite la qualité de la personne qui le réalise. envisageable. n°549. Habib AYADI. le coût d'une telle mesure aurait été très élevé pour les finances publiques. une augmentation de la 1ère tranche du barème progressif prévu par l’article 44 du CIR était. p. n°549. cette mesure s’applique aux revenus de l'année 2004 déclarés en 2005 et aux revenus des années ultérieures. Les impôts en Tunisie. p. Droit fiscal. Néanmoins. bénéficient de la déduction supplémentaire de 500 dinars de la base du revenu soumis à l’impôt au titre de l’année 2004 et déclaré au cours de l’année 2005 et des revenus des années ultérieures. Abderraouf YAICH. apparemment. à travers la rédaction finale de l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. les salariés concernés par cette mesure. 297 . Le fait générateur 27 28 29 30 Par traitement il faut entendre « la rémunération d'un fonctionnaire ou le gain attaché à un emploi régulier d'une certaine importance sociale ». L’application de la nouvelle déduction prévue par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 ne heurte-t-elle pas le principe de non rétroactivité de la loi fiscale. 1989.Du point de vue temporel. CERP. étant prévue par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. 2003.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum interprétation large ne trouve-t-elle pas une explication dans l’objectif initial des pouvoirs publics à travers cette disposition de la loi de finances ? A l’origine. « la législation applicable est celle en vigueur à la date du fait générateur. les rédacteurs du texte ont alors choisi. ouvrage précité. 86. p. d’autant plus que l’article 89 de la dite loi prévoit que « les dispositions de la présente loi sont applicables à compter du 1er janvier 2005 » ? 12. p. 2003. Le principe de non rétroactivité des textes fiscaux « s’oppose ainsi à ce qu’on applique une disposition nouvelle à des impositions dont le fait générateur est antérieur à sa mise en vigueur »30. 11. c'est-à-dire de l’acte ou de l’événement qui fait naître la dette fiscale »29. Ainsi.En matière d’assiette de l’impôt. Par salaire il faut entendre « la rémunération d'un travail ou d'un service ».234. Dans un souci de préserver les recettes fiscales de l’Etat. Les impôts en Tunisie. Habib AYADI.

précisé que les dispositions de la loi de finances pour l’année 2005 s’appliquent aux revenus de 2004 à déclarer en 2005 et sur les revenus des années ultérieures. Droit fiscal général. Il s’agit de « la rétroactivité permanente. Constitution et droit fiscal. les revenus réalisés au cours de la période allant du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2004 doivent faire l’objet de déclaration32 au cours de l’année 200533. p. Néji BACCOUCHE. Cependant. la rétroactivité est constamment dénoncée par la doctrine car elle constitue un facteur d’insécurité fiscale ». toute personne soumise à l’un de ces impôts ou dont elle est exonérée est tenue de souscrire selon le modèle établi par l’administration une déclaration annuelle de ces revenus ou bénéfices ». En matière fiscale. n°8. résultant de chaque loi de finances annuelle. la réalisation du revenu. bien qu’elle soit conçue dans l’intérêt du contribuable. Frédéric DOUET. l’article 89 de la loi de finances prévoit qu’elle s’applique à partir du 1er janvier 2005. D’ailleurs. de son côté. les cours de droit. qui porte sur le tarif et l’assiette de l’impôt »36. Or. 1990.326.79. les cours de droit. 1990. Voir.326. Jean LAMARQUE. Jean LAMARQUE. En effet. s’appliquer aux revenus réalisés au cours de l’année 2004 sans heurter le principe de non rétroactivité de la loi fiscale35. Contribution à l’étude de la sécurité juridique en matière fiscale. 31 32 33 34 35 36 Aux termes de l’article 2 du CIR. L’administration fiscale a. Ainsi. aux termes de l’article 2 du CIR31. ne peut. leur application est généralement admise pour des revenus dont le fait générateur est antérieur à leur entrée en vigueur. le droit fiscal tunisien distingue entre l’année de réalisation du revenu et celle d’imposition de ce même revenu. 298 . p. « Le principe de non rétroactivité de la loi n’a de valeur constitutionnelle qu’en matière répressive. « l’impôt est dû au premier janvier de chaque année. Ainsi. p. eu égard la spécificité des dispositions de la loi de finances. la nouvelle déduction introduite en droit fiscal tunisien en vertu de l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. LGDJ. 1997. par toute personne physique ayant en Tunisie une résidence habituelle sur l’ensemble de ses bénéfices réalisés pendant l’année précédente ». « un texte ne peut s’appliquer à une imposition dont le fait générateur est antérieur à son entrée en vigueur »34. Etudes Juridiques.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum en matière d’impôt sur le revenu est. Droit fiscal général. L’article 59 du CIR prévoit « qu’en vue de l’établissement de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés. a priori. Les revenus relevant de la catégorie des traitements et salaires doivent être déclarés aux termes de l’alinéa f de l’article 60 du CIR « jusqu’au 5 décembre pour les salariés et les bénéficiaires de pensions ou de rentes viagères ».

PORTEE DE L’ABATTEMENT 13. L’esprit de l’article 40 du CIR. 15. En effet.Outre le problème de son emplacement dans le CIR. cette déduction est également mal présentée. la déduction supplémentaire ne peut s’appliquer à un salarié qui réalise un revenu supérieur au salaire minimum. 299 . les dispositions de 37 L’un des députés a soulevé la question de l’applicabilité de cette déduction à toutes les catégories de revenu. dans un souci de préserver les recettes fiscales de l’Etat. Aux termes de l’article 40 du CIR tel qu’interprété par la note commune n°34-2005.Aussi ambitieuse qu’elle puisse paraître. n°11. 14. séance du vendredi 24 décembre 2004. article réservé aux déductions communes et applicable normalement abstraction faite la nature du revenu réalisé. En réalité. Débats de la chambre des députés. Ainsi. le législateur a dû renoncer à ce choix. Il était apparemment question dans l'esprit du député Mme Ben Dali de l'applicabilité de cette mesure aux salariés payés au salaire minimum qui réalisent en plus de leur revenu salarial d'autres catégories de revenus. cette mesure ne peut concerner que les salariés payés au salaire minimum. constitue un abattement du revenu global.Prévue par l’article 40 du CIR. 587. un salarié payé au SMIG bénéficie automatiquement de la déduction même s’il a pu réaliser d’autres catégories de revenu et que son revenu global dépasse le SMIG. Néanmoins. le fait qu’elle soit réservée aux seules personnes payées au salaire minimum. est mal placée ? D’ailleurs. p. c'est-à-dire les personnes physiques réalisant des revenus dans la catégorie des traitements et salaires telle que définie par les articles 25 et 26 du CIR. ce choix du législateur relativement à l’organisation des dispositions du CIR ne doit pas nous induire en erreur37. ne prouvet-il pas que ladite déduction insérée dans le cadre de l’article 40 du CIR. la déduction supplémentaire accordée aux personnes payées au salaire minimum. la déduction prévue par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 pêche par certaines insuffisances.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum II. inséré dans le cadre d’une sous section III réservée aux déductions communes ne s’oppose-t-il pas au fait d’y introduire une déduction accordée aux seuls salariés payés au salaire minimum ? Cet abattement n’aurait-il pas dû être inséré dans le cadre des articles 25 et 26 du CIR relatifs à la catégorie traitements et salaires et constituer de la sorte un abattement catégoriel ? Dans pareille hypothèse.

les pouvoirs publics ont introduit une déduction supplémentaire de 500 dinars. « ‫إﺟﺮاء ﻻ ﻳﻌ ّﺪ ﺧﺎرﻗﺎ ﻟﻠﻌﺎدة إذا ﻣﺎ أﺧﺬﻧﺎ ﺑﻌﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر ﻏﻼء اﻟﻤﻌﻴﺸﺔ‬ 300 . De l’esprit des lois. En effet. p. Le minimum d’existence a pour effet « de mettre la tranche inférieure du revenu à l’abri de l’impôt »39. que l’utile venait ensuite et qu’il devait être taxé ». n° 11. université de Nice. Cette tranche est soumise. n’est-elle pas révélatrice de la volonté initiale des pouvoirs publics de relever la première tranche du barème progressif de 1500 dinars à 2000 dinars ? 16. mars1973. pour les salariés payés au salaire minimum. Débats parlementaires. afin de tenir compte des spécificités de la classe sociale des salariés. la première tranche du revenu est de 0 à 2000 dinars. p. du CIR. l’article 49 de la loi de finances laisse penser qu'il portera modification de l’article 44 du CIR et ce à travers une augmentation de la première tranche du barème progressif de l’impôt sur le revenu en ce qui concerne les salariés payés au salaire minimum. La personnalisation de l’impôt sur le revenu. que ce nécessaire physique ne devait point être taxé. Le souci de tenir compte des capacités contributives de la couche sociale des salariés dans une économie caractérisée par l’augmentation successive des prix ne commande-t-il pas de leur accorder. une déduction plus importante ? En procédant à une comparaison 38 39 40 La non imposition d’une fraction du revenu a été déjà reconnue par Montesquieu « on jugea que chacun avait un nécessaire physique égal. au taux de 0%. p. 78. Thèse. à partir du 1er janvier 2005.En réalité. séance du vendredi 24 décembre 2005. tel qu'il a été suggéré40. 1979. Henri ISAIA. GFF.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 ont été insérées sous le titre « d’allégement de la charge fiscale des salariés payés au salaire minimum interprofessionnel garanti par l’augmentation du montant de la déduction de la base de l’impôt de 1500 dinars à 2000 dinars ». fiscalement admis. La non soumission à l’impôt d’une fraction de revenu dénommée « minimum d’existence » constitue l’un des principes traditionnellement consacrés38. tome I. en vertu de l’article 44. Ainsi présenté. ‫ » إن هﺬا اﻹﺟﺮاء ﻟﻢ ﻳﺄﺧﺬ ﺑﻌﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر اﻟﻤﻘﺪرة اﻟﺸﺮاﺋﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺸﺮﻳﺤﺔ ﻣﻦ‬: ‫اﻟﻨﺎﺋﺐ اﻟﻤﻨﺠﻲ آﺘﻼن‬ ‫ ﺗﻔﻮق‬1989 ‫ دﻳﻨﺎر ﺳﻨﺔ‬1500 ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وآﺬﻟﻚ ﻋﺎﻣﻞ اﻟﺰﻣﻦ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺘﺤﺮﻳﺮﻳﺔ‬ ‫ دﻳﻨﺎر وهﻮ‬3000 ‫ ﺑﺤﻴﺚ اﻟﻤﻘﺘﺮح أن ﻳﺮﻓﻊ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻄﺮح إﻟﻰ‬2005 ‫ دﻳﻨﺎر ﺳﻨﺔ‬2000‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺘﺤﺮﻳﺮﻳﺔ ﻟـ‬ . 359. Cette inadéquation entre la présentation de l’article 49 de la loi de finances et le contenu de l’article lui-même. Lammarion. comme si.I. le minimum d’existence. est passé pour les salariés payés au salaire minimum de 1500 dinars à 2000 dinars. 587. Par conséquent.

.revenu net soumis à l'impôt : 1783. 151.751 dinars. un salarié payé au SMIG n'est pas exempté du paiement de l'impôt. fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles régis par le code du travail (JORT du 26 août 2005. salaires. n° 4.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum entre la contribution fiscale d’un salarié payé au SMIG41 et celle d’un forfaitaire42 n’est-il pas plus équitable de prévoir une franchise de l’impôt sur le revenu profitable aux personnes payées au SMIG similaire à celle prévue par le droit fiscal français43 ? 17.75% :213. n°20. A partir du 1er juin 2002. le revenu annuel soumis à l'impôt et l'IR dû par l'intéressé se déterminent comme suit : .51 dinars. fixé par le décret n° 2005-2320 du 22 août 2005. p. 2319) est de 224. « principales mesures fiscales prévues dans la loi de finances pour 2006 ». Voir infra. n°20. la Constitution tunisienne consacre solennellement le concept d'Etat de droit. p. . 283.déduction supplémentaire : 500 dinars.688 dinars. En effet. Aux termes de l’alinéa 2 de l’article 5 du CGI « Sont affranchis de l’impôt sur le revenu… les personnes physiques qui bénéficient principalement de traitements. .563 dinars. il est à signaler qu’une révision dudit abattement est envisageable au cours de l’année 2007.l'impôt dû selon le barème : 1500 dinars x 0% = 0 dinars. RTF. Voir dans ce sens Bernard PLAGNET.759 dinars. Ainsi. pensions et rentes viagères et dont le revenu global n’est pas supérieur au montant du minimum garanti prévu à l’article L. prenons l'exemple d'un salarié célibataire payé au SMIG selon le régime de 48 heures.224 dinars augmenté de la prime de transport prévue par le décret n°86-691 du 20 juillet 1986 fixée à 5 dinars par mois.178 dinars. 301 .Par ailleurs. Le SMIG. .les cotisations sociales à raison de 7. en vertu de son article 5 il est prévu que "la République tunisienne a pour fondements les principes de l'Etat de droit".759 x 15% = 42. En effet.déduction au titre des frais professionnels de 10% :253.le revenu annuel brut net des cotisations sociales : 2537. .141-8 du code du travail » seulement. . n’était-il pas opportun de revoir la structure des tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu afin de tenir compte de l’inflation monétaire pour l’ensemble des catégories de revenu et non seulement pour les salariés payés au salaire minimum ? L'intervention législative par des retouches segmentaires ne contredit-elle pas l’image d'un "Etat de droit"44 qui doit normalement agir selon une stratégie et sans contradictions ? N'a-t-on pas écrit depuis 1989 «qu’il est nécessaire que le barème de l’impôt soit périodiquement actualisé pour tenir compte de l’inflation et qu’il 41 42 43 44 Même avec l’application de la déduction de 500 dinars.le revenu annuel brut : 2750.

19. p. CERP. date de promulgation du CIR. constituer un minimum d’existence en 1989. JORT. aux termes de la même note commune. l’être en 2005. Droit fiscal.Combinée avec la progressivité de l’impôt sur le revenu qui vise « à établir l’égalité dans les sacrifices que les contribuables doivent consentir pour participer aux charges de la collectivité nationale»47.Ainsi. 1989. du plan et du développement régional avait vainement proposé. Habib AYADI. Ainsi. perdent le bénéfice de la déduction prévue par l'article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. aux termes de la note commune n°342005. l’augmentation de la première tranche du revenu imposable de 1500 dinars à 2000 dinars46. Seulement. 18. CERP.186. difficilement certes. un salarié payé au salaire minimum qui perçoit une gratification pour encouragement perdrait le bénéfice de cette déduction et sera soumis. l’application de cette déduction peut compromettre le principe de l’équité. suite à une promotion professionnelle de 10 dinars par exemple. n°434. Débats de la chambre des députés. le salaire minimum garanti désigne "le salaire fixé en vertu de la législation en vigueur majoré des primes et indemnités spécifiques servies aux salariés payés au SMIG telle que la prime de transport prévue par le décret n°86-691 du 20 juillet 1986 et fixé à 5 dinars par mois. a fortiori. p. au même titre que les autres salariés contribuables au barème progressif tel que prévu par l’article 44 du CIR. un salarié payera 89 dinars 954 millimes de plus comparativement à un salarié. si la somme de 1500 dinars pouvait. la commission parlementaire des finances. une compensation automatique par des techniques diverses dont par exemple l’augmentation du montant de l’abattement à la base »45 ? En effet.186. séance du vendredi 29 décembre 1989.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum soit introduit. En effet. les salariés payés au SMIG qui bénéficient d'une promotion professionnelle. pour les économiquement faibles. lui aussi payé au SMIG mais non 45 46 47 Habib AYADI. qui a abouti à les rémunérer sur des bases supérieures à celles fixées par la législation en vigueur en matière de salaire minimum garanti.1472. p. Droit fiscal. elle ne peut plus. 1989. 302 . Déjà depuis 1989. La déduction s'applique même dans le cas où les intéressés bénéficient de primes supplémentaires ou occasionnelles".

389 x 15 % = 132. En effet. la contribution fiscale de chaque forfaitaire est de 46 dinars 858.64. 303 . MARCHESSOU. .le revenu net soumis à l'impôt : 2383.228 dinars.21 x 10% = 264. de leur contenu et de leur montant »49.. . au cours de l’année 2004. quel serait le sens d’une promotion professionnelle si enfin de compte pour 120 dinars de plus.508. Droit fiscal général.660.l'impôt sur le revenu dû selon le barème : 1500 x 0% = 0. GROSCLAUDE et PH.21. Dalloz.478. 2003. .déduction au titre des frais professionnels : 2648. . l’accessibilité aux revenus salariaux ne peut expliquer l’aggravation de la charge fiscale des salariés.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum gratifié48.le revenu annuel brut : 2870. p. un salarié est tenu de verser 90 dinars au fisc ? 20. 48 49 50 Le même exemple cité à la note de bas de page numéro 37.688 x 7. Ainsi. La promotion professionnelle serait dans ce cas neutralisée et le salarié ne serait plus animé par la volonté d’améliorer son rendement. J. En effet.821. Toutefois. Selon les statistiques de l’administration fiscale. .4ième éd.le revenu annuel brut net des cotisations sociales : 2648.75% = 222.La catégorie des traitements et salaires se caractérise par « la parfaite connaissance que peut avoir l’administration fiscale de leur origine.389.688. la comparaison entre la contribution des salariés et celle des forfaitaires dans les recettes fiscales de l’Etat est révélatrice50. le nombre des personnes soumises au régime forfaitaire est de l’ordre de 291.523 personnes qui ont rapporté 13. 883.les cotisations sociales : 2870. Supposons que ce même salarié a bénéficié d'une promotion professionnelle de 10 dinars par mois qui a abouti à le rémunérer sur une base supérieure à celle prévue par la législation en vigueur en matière de salaire minimum garanti. .

la publication au Journal Officiel des avis du conseil constitutionnel2 rend ses avis accessibles au chercheur et facilite leur exploitation pour l’enrichissement de la recherche en matière juridique. Toutefois. dont notamment le droit fiscal et financier. il semble que la matière financière et fiscale ne fait partie ni du domaine de la saisine 1 * 2 Publiés au Journal Officiel de la République Tunisienne durant l’année 2004 et le premier semestre de 2005. suivant une interprétation exégétique des textes applicables au conseil constitutionnel et notamment de l’article 72 de la constitution qui détermine les domaines d’intervention du conseil en matière d’examen de la constitutionnalité. Les décisions et avis du conseil constitutionnel présentent désormais une source importante non seulement pour le droit constitutionnel. Ensuite. mais aussi pour les autres branches de droit qui ne cessent de se constitutionnaliser.‫ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‬ 333 . selon la version arabe du texte. qui fait foi. les avis du conseil constitutionnel et sa déclaration visée par l’article 25 de la présente loi sont publiables au journal officiel de la République Tunisienne ». ‫ ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر‬72 ‫" ﻣﺎ ﻋﺪا ﺣﺎﻟﺔ ﺻﺪور اﻟﺮأي ﻓﻲ اﻟﻤﺴﺎﺋﻞ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ ﻣﻦ هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ‬25 ‫ﺗﻨﺸﺮ ﺁراء اﻟﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري وﺗﺼﺮﻳﺤﻪ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ‬ ". E-mail : gargourimootez@yahoo. L’utilisation du terme « publiable » peut a priori poser un problème concernant le caractère obligatoire ou non de la publication.fr Selon l’article 28 de la loi organique n° 2004 -52 du 12 Juillet 2004 relative au conseil constitutionnel : « A l’exception du cas où l’avis du conseil concerne les questions prévues au paragraphe 3 de l’article 72 de la constitution.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel CHRONIQUE DES AVIS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL TUNISIEN EN MATIERE FISCALE ET FINANCIERE1 Mootez GARGOURI* Maître-assistant à la faculté de droit de Sfax Pourquoi une chronique des avis du conseil constitutionnel tunisien en matière fiscale et financière ? D’abord.

le second renvoie au semestre de l’année au cours de laquelle l’avis a été publié au JORT. 334 . Selon une certaine opinion. Revue Tunisienne de Fiscalité. mais aussi d’un point de vue politique5. 2005. cela n’empêche qu’en consultant les avis émis par le conseil constitutionnel et publiés au JORT depuis 2004. p129. N°3. ni de celui de la saisine facultative4. Le domaine de la saisine facultative du conseil est déterminé par l’article 72 de la constitution dans son paragraphe 3. mais aussi de la volonté affirmée d’élargir le domaine de la saisine obligatoire du conseil » N. l’on constate que plusieurs avis se rapportent directement ou indirectement à la matière fiscale et financière. les engagements financiers de l’Etat ou la détermination des crimes et délits et les peines qui leur sont applicables. N°2004-43) concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 ». « Observations sous l’avis du conseil constitutionnel (LF. la procédure devant les différents ordres de juridictions. La matière fiscale et financière semble être immunisée contre tout examen de constitutionnalité. Enfin. Certains de ces avis se rapportent aux conventions et accords internationaux ayant un contenu fiscal ou financier. 1-2-046 / Avis n° 2004 – 42 du conseil constitutionnel. non seulement de l’importance de ces lois et de leur incidence directe sur le citoyen contribuable. même avec cette exclusion supposée des lois fiscales et financières du domaine d’intervention du conseil constitutionnel. Or. « L’exclusion supposée des lois de finances ainsi que des lois fiscales du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel est difficilement explicable compte tenu. GARGOURI. mais qui ont fait l’objet d’une saisine du conseil puisqu’ils comportent des dispositions ayant une relation avec des matières couvertes par le domaine de la saisine obligatoire du conseil comme les obligations. le dernier numéro renvoie à l’année de publication de l’avis au JORT. BACCOUCHE. Certains avis concernent les projets de loi de finances alors que d’autres avis concernent des projets de lois ayant un contenu fiscal ou financier. Le premier numéro renvoie au numéro de l’avis. concernant le projet de loi organique complétant la loi organique 3 4 5 6 Le domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel est déterminé par l’article 72 de la constitution dans ses paragraphes 1 et 2.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel obligatoire du conseil3. cette exclusion d’une matière aussi importante du domaine d’intervention du conseil constitutionnel tunisien est difficilement explicable non seulement d’un point de vue purement juridique. M.

après avoir reconnu le principe de sa compétence. contenir que des dispositions financières. en principe. ont été déclarées par le conseil constitutionnel incompatibles avec l’article 14 de la constitution. ne posent pas de problèmes de constitutionnalité sauf l’insertion des articles 28 . Après avoir admis le principe de la saisine partielle d’un projet de loi. relative aux structures sportives . les dispositions de l’article 62 ter qui seront ajoutées au code de la comptabilité publique. p 3337.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel n° 95-11 du 16 février 1995. concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 . en vertu de l’article 80 du projet de loi de finances. le conseil constitutionnel a déclaré que les dispositions du projet de loi de finances. vise à ajouter un article 7 bis à la loi organique n°11 de l’année 1995 dont la teneur est la suivante : « Les structures sportives doivent obligatoirement tenir leur comptabilité conformément à la législation comptable en vigueur y compris les règles de traitement comptable y afférentes ». JORT n° 105 du 31 décembre 2004. a précisé que considérant que l’article unique du projet de loi organique. 30 et 89 n’ont pas un caractère financier et ne peuvent. 29. Le conseil a considéré que ces dispositions ne sont pas contraires à la constitution et donc compatibles avec le texte constitutionnel. p 3555. être adoptés selon les procédures et les délais spécifiques pour 335 . objet de la saisine du conseil. le conseil constitutionnel. n° 2004-43 du conseil constitutionnel. 2-2-04/ Avis LF. ils ont été déclarés par le conseil non conformes avec la constitution non pas à raison de leur contenu. Or. Pour les articles 28. qui ne sont pas conformes avec les articles 28 et 36 de la constitution. 30 et 89 du projet de loi de finances pour l’année 2005. 29. objet de la saisine du conseil. les articles 28. JORT n° 98 du 7 décembre 2004. à ce titre. 29 et 30 concernant la détermination des procédures de constitution de sociétés en ligne et de l’article 89 permettant aux comptables de bénéficier d’un nouveau délai. De même. Dans cet avis. sous conditions complémentaires. pour régulariser leur situation au regard de la loi portant organisation de la profession des comptables. mais du fait même de leur insertion dans le projet de loi de finances qui ne doit.

sont devenues désormais compatibles avec l’article 14 de la constitution. concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 . d’autre part de la délégation faite au Ministre des finances pour déterminer les procédures d’application de l’article 62 ter par arrêté alors même que les garanties que nécessite la limitation du droit de propriété font partie de la substance même de ce droit et relèvent. 3-2-04/ Avis LF. n° 2004-46 du conseil constitutionnel. Toutefois. les dispositions de l’article 62 ter du code de la comptabilité publique. il a été déclaré par le conseil incompatible avec la constitution parce que d’une part. objet de la saisine. 336 . d’où la conformité de leur insertion dans le projet de loi de finances avec les articles 28 et 36 de la constitution. si le transfert automatique au profit de l’Etat de la propriété des bijoux déposés comme garantie d’un prêt peut être justifié par l’expiration d’une longue période et le non paiement des prêts et de leurs intérêts. L’incompatibilité de cet article 80 avec la constitution découle. ces justifications ne sont pas suffisantes pour priver les bénéficiaires d’un prêt sur gage des garanties nécessaires pour éviter ce transfert et pour leur permettre de payer ce que leur doit le trésor. p 3555. ajoutées par l’article 80 du projet de loi de finances. de la compétence exclusive du pouvoir législatif.n° 2004-43. Par conséquent. Dans cet avis. le conseil constitutionnel a été saisi des dispositions qui ont été déclarées non conformes ou incompatibles avec la constitution en vertu de son avis LF.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel l’adoption des lois de finances prévus par les articles 28 et 36 de la constitution. par conséquent. Le conseil a constaté aussi que toutes les dispositions. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. concernent les ressources et les dépenses publiques ainsi que les opérations financières de l’Etat. Pour l’article 80 du projet de loi de finances pour l’année 2005. Le conseil constitutionnel a constaté que l’article 80 du projet de loi de finances n’est plus incompatible avec l’article 14 de la constitution puisque l’obligation d’information et de publicité consacrée par le législateur constitue une garantie suffisante du droit de propriété des bénéficiaires de prêts sur gage.

concernant le projet de loi portant approbation de l’accord conclu le 26 juillet 2004 entre le gouvernement de la République Tunisienne et la banque européenne d’investissement relatif à l’établissement du siège de la représentation de la banque européenne d’investissement en Tunisie . Dans cet avis. toujours en relation avec la recherche d’un fondement pour la reconnaissance de sa compétence. selon l’article 34 de la constitution. au profit de la représentation de la banque européenne d’investissement en Tunisie.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel 4-2-04/ Avis n° 2004-48 du conseil constitutionnel.197. le conseil constitutionnel s’est affronté au problème de l’attribution. Le conseil constitutionnel ajoute. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. elles doivent revêtir. p. Cet avis du conseil constitutionnel concerne des dispositions qui ont été disjointes du projet de loi de finances pour la gestion de 2005. la forme de loi. Le conseil considère que les immunités ont une relation avec la procédure devant les différents ordres de juridiction. qu’il ressort de l’article 72 de la constitution que la procédure devant les différents ordres de juridictions fait partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil. par la convention objet de la saisine. Dans cet avis. le conseil constitutionnel a retenu le principe de sa compétence en le fondant sur le fait que la convention. p 3555. à son président et à ses membres ainsi qu’aux membres de leurs familles qui sont sous leur autorité des immunités 337 . concernant le projet de loi relatif aux procédures de constitution de sociétés en ligne . le conseil a considéré que l’ensemble des conditions de constitution des sociétés en ligne ainsi que les obligations qui pèsent sur ce type de sociétés ne sont pas contraires avec la constitution et donc compatibles avec ses dispositions. 1-1-05/ Avis n° 2004-44 du conseil constitutionnel. accorde des immunités juridictionnelles pour certaines personnes. Elles ont fait l’objet d’une loi ordinaire qui a été soumise au conseil constitutionnel dès lors qu’elles concernent les obligations qui font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 paragraphe 1 de la constitution. Sur le fond. JORT n° 6 du 21 janvier 2005. objet de la saisine du conseil.

d’accorder des avantages. le conseil constitutionnel a précisé que l’accord en question comporte des dispositions accordant à une partie étrangère contractante des droits. exemptions et garanties pour encourager l’investissement. constituent un devoir pour chaque personne. Le conseil ajoute que même si l’accord. en vertu d’une convention. Pour résoudre ce problème. d’accepter. Or. Après avoir retenu sa compétence. cet exercice n’empêche pas l’Etat d’accorder une immunité juridictionnelle pour certains fonctionnaires d’organisations internationales et des personnes sous leur autorité dans le but de faciliter leur tâche dans le cadre de l’exercice. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique . dans un autre considérant. par l’Etat tunisien souverain. de ses relations internationales. l’article 16 de la constitution tunisienne dispose que le paiement de l’impôt et la contribution aux charges publiques. sur la base de l’équité. 2-1-05/ Avis n° 2004-45 du conseil constitutionnel. pour les étrangers qui sont sur le territoire national pour l’exercice d’une mission diplomatique ou pour travailler au sein d’une organisation internationale. il n’en demeure pas moins que cela n’est pas en contradiction avec la souveraineté de l’Etat tunisien consacrée par l’article premier de la 338 . non moins important.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel juridictionnelles et des avantages fiscaux sur le territoire tunisien. dans le cadre de l’exercice de ses relations internationales. objet de la saisine. JORT n° 6 du 21 janvier 2005. comme des exemptions fiscales ou autres. suppose que l’Etat exerce son pouvoir juridictionnel à l’égard de toute personne qui réside sur son territoire. dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté. permet au contractant étranger de se prévaloir. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord relatif à l’encouragement de l’investissement conclu le 17 février 2004. Toutefois. Le conseil a ajouté. p 197. de ses droits qui découlent de l’accord. que la souveraineté de l’Etat. consacrée notamment par l’article premier de la constitution. le conseil constitutionnel a considéré qu’il est possible pour l’Etat souverain.

concernant le projet de loi portant approbation d’une convention entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de l’Etat du Koweït relative à la promotion et à la protection réciproques des investissements . JORT n°9 du 1er février 2005. qui concernent les procédures de constitution des sociétés ainsi que les obligations qui pèsent sur leurs fondateurs. p 262. Sur le fond. Sur le fond. p 262. ne sont pas contraires avec la constitution et donc compatibles avec le dispositif constitutionnel. et après avoir examiné l’ensemble des dispositions du projet de loi objet de la saisine. 339 . le conseil constitutionnel s’est déclaré compétent puisque le projet de loi qui lui est soumis concerne les obligations. Or. le conseil constitutionnel n’a constaté aucune inconstitutionnalité. le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour examiner la convention dès lors qu’elle comporte des dispositions relatives aux obligations ainsi qu’à la procédure devant les différents ordres de juridictions. deux matières qui relèvent du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. Il a déclaré que toutes les dispositions de la convention. concernant le projet de loi portant modification de quelques dispositions du code des sociétés commerciales .Chronique des avis du Conseil Constitutionnel constitution dès lors que l’exercice de ses droits se situent dans les bornes et limites du droit international. Dans cet avis. les projets de lois relatifs aux obligations font partie de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution. Sur le plan de la compétence. plus précisément les procédures de constitution des sociétés et les obligations qui pèsent sur leurs fondateurs. 3-1-05/ Avis n° 2004-49 du conseil constitutionnel. le conseil a conclu à leur compatibilité avec le texte constitutionnel. JORT n°9 du 1er février 2005. qui ont déjà fait l’objet d’une approbation parlementaire. 4-1-05/ Avis n° 2004-51 du conseil constitutionnel.

Toujours suivant le même raisonnement. la convention. JORT n°19 du 8 mars 2005. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord conclu. comportant des dispositions relatives aux engagements financiers de l’Etat ainsi que certaines dispositions à caractère législatif. Les 340 . Pour le conseil constitutionnel. Il ne pose. sur le fond. concernant le projet de loi portant approbation d’une convention sur le transport routier de personnes et de marchandises et sur le transit conclue le 27 mars 2004. p 614. le conseil constitutionnel a constaté que les dispositions de l’accord comportent des règles relatives aux engagements financiers de l’Etat ainsi que certaines règles à caractère législatif. le 7 octobre 2003. p 614. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République Hellénique dans le domaine des transports routiers de personnes et de marchandises et de transit . 7-1-05/ Avis n° 2005. le 21 janvier 2004. p 614. JORT n° 19 du 8 mars 2005. La convention ne pose aucun problème de constitutionnalité sur le fond. Ces règles ont une relation avec les obligations qui font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République du Mali . aucun problème de constitutionnalité. comporte des dispositions relatives aux engagements financiers de l’Etat qui sont des obligations et font partie ainsi du domaine de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution. objet de la saisine. Selon le conseil constitutionnel. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord sur le transport routier de personnes et de marchandises et sur le transit conclu. il ne fait pas de doute que cet accord concerne les obligations qui sont du domaine de la saisine obligatoire en vertu de l’article 72 de la constitution.08 du conseil constitutionnel. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République Arabe Syrienne . JORT n° 19 du 8 mars 2005.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel 5-1-05/ Avis n° 2005-05 du conseil constitutionnel. 6-1-05/ Avis n° 2005 – 07 du conseil constitutionnel.

Dans cet avis. Cette solution pourrait neutraliser l’immunité « apparente » dont bénéficient 341 . que les dispositions relatives aux engagements financiers de l’Etat ainsi qu’à la détermination de l’assiette. en se référant à ces trois articles. le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent en se référant à trois articles de la constitution à savoir les articles 32. Toutefois. L’article 72 stipule. aux taux et aux procédures de recouvrement des impôts. à ce titre. 34 et 72. au moins. dans son paragraphe premier. JORT n° 19 du 8 mars 2005. sauf délégation accordée au Président de la République par les lois de finances et les lois fiscales. du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. que le conseil constitutionnel examine les projets de loi qui lui sont soumis par le président de la république quant à leur conformité ou leur compatibilité avec la constitution. il ne suffit pas de se référer à ces trois articles de la constitution pour fonder la compétence du conseil. p 614. L’article 34 précise que sont pris sous forme de lois. l’accord ne posent aucun problème de 8-1-05/ Avis n° 2005–09 du conseil constitutionnel. le conseil constitutionnel a peut être omis de préciser à quel titre il a reconnu sa compétence pour examiner les dispositions de cette convention. En effet. L’article 32 dispose que les traités portant engagement financier de l’Etat et les traités contenant des dispositions à caractère législatif ne peuvent être ratifiés qu’après leur approbation par la chambre des députés. des taux et des procédures de recouvrement des impôts relèvent de la catégorie des projets de loi relatifs aux obligations et font partie. Le conseil constitutionnel aurait dû préciser. les textes relatifs aux emprunts et engagements financiers de l’Etat ainsi qu’à l’assiette.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel dispositions de constitutionnalité. concernant le projet de loi portant approbation de la convention entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République du Soudan tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu .

9-1-05/ Avis n° 2005-04 du conseil constitutionnel. Concernant le fond. Sur le fond. entre la République Tunisienne et la République d’Afrique du sud. 11-1-05/ Avis n° 2005-19 du conseil constitutionnel concernant le projet de loi portant approbation d’une convention d’association portant sur l’établissement d’une zone de libre échange conclue le 25 novembre 2004. le conseil n’a constaté aucune inconstitutionnalité dans les dispositions de l’accord et du protocole. le conseil constitutionnel s’est fondé essentiellement sur le contenu de l’accord et du protocole ayant une relation avec les obligations et la procédure devant les différents ordres de juridictions qui relèvent du domaine de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel les lois fiscales et financières contre tout examen de constitutionnalité par le conseil constitutionnel. Sur le fond. p 741. p 1063. le conseil constitutionnel s’est déclaré compétent pour examiner la convention puisque ses dispositions concernent le domaine des obligations et la procédure devant les différents ordres de juridictions qui font partie de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution. le conseil a conclu que les dispositions de la convention ne posent aucun problème de constitutionnalité. 342 . objet de la saisine. JORT n° 21 du 15 mars 2005. relatifs à la promotion et à la protection réciproques des investissements . En se déclarant compétent. 10-1-05/ Avis n° 2005 . 741. JORT n° 21 du 15 mars 2005. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord relatif à la promotion et à la protection des investissements entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République du Soudan . entre la République Tunisienne et la République de Turquie . p.06 du conseil constitutionnel. JORT n° 38 du 13 mai 2005. Dans cet avis. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord et d’un protocole conclu le 28 février 2002. le conseil n’a relevé aucune inconstitutionnalité dans les dispositions de la convention.

Le conseil constitutionnel a constaté que la convention. objet de la saisine. La première est relative à la commission mixte prévue par l’article 40 de l’accord qui est investie du pouvoir de modifier les annexes et les protocoles de l’accord. et de ses protocoles additionnels avec les dispositions constitutionnelles. la procédure devant les différents ordres de juridictions et les principes généraux de la santé publique. fait partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil du moment que certaines de ses dispositions concernent les obligations. le conseil constitutionnel a constaté que le contenu de la convention et de ses trois protocoles additionnels. faisant partie intégrante de la convention. p 1063. objet de la saisine. 12-1-05/ Avis n° 2005-20 du conseil constitutionnel. font référence dans plusieurs domaines à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ainsi qu’aux accords de l’organisation mondiale du commerce notamment en ce qui concerne l’institution des droits de douane et des restrictions quantitatives à l’importation. Le conseil a constaté que l’accord a fixé les compétences ainsi que les procédures devant cette 343 . Le conseil a constaté que la République Tunisienne a déjà ratifié ces traités suivant la procédure relative à la ratification des traités internationaux d’où le caractère constitutionnel de toute référence ultérieure à ces traités. Ces deux matières font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. deux questions ont attiré l’attention du conseil constitutionnel. Sur le fond. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord de libre échange entre la République Tunisienne et les Etats de la Communauté Européenne de libre échange .Chronique des avis du Conseil Constitutionnel Le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour examiner cette convention du moment qu’elle comporte des dispositions relatives aux obligations ainsi qu’à la procédure devant les différents ordres de juridictions. Le conseil a enfin conclu à la conformité de la convention. la normalisation. Sur le fond. JORT n° 38 du 13 mai 2005. les monopoles d’Etat à caractère commercial ainsi qu’à la lutte contre le dumping.

c’est-à-dire comme si les engagements financiers de l’Etat ainsi que la détermination de l’assiette. la Tunisie a déjà ratifié ces traités suivant la procédure relative à la ratification des traités internationaux. la normalisation. Dans cet avis. Selon le conseil. JORT n° 43 du 31 mai 2005. Or. le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour examiner la constitutionnalité de la convention dès lors que certaines de ses dispositions concernent les engagements financiers de l’Etat ainsi que la détermination de l’assiette. concernant le projet de loi portant approbation d’une convention entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement du Burkina Faso en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu . des taux et des modalités de recouvrement de l’impôt font partie du domaine de la saisine 344 . les monopoles d’Etat à caractère commercial et la lutte contre le dumping. 13-1-05/ Avis n° 2005-14 du conseil constitutionnel. il a ajouté que même si l’accord a accordé à cette commission le pouvoir de modifier ou de réviser les annexes et protocoles de l’accord. des taux et des modalités de recouvrement de l’impôt.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel commission. objet de la saisine. Le conseil constitutionnel précise enfin que : « Considérant que la soumission aux règles prévues par l’accord concernant la révision des dispositions contenues dans les annexes et protocoles est précédé par la volonté souveraine de la partie tunisienne qui a ratifié l’accord initial ». il n’a pas négligé de préciser. La deuxième question qui a attiré l’attention du conseil constitutionnel et qui a influencé son avis favorable est que l’accord. ce contenu de la convention suffit pour déclarer le conseil constitutionnel compétent sur la base du paragraphe premier de l’article 72 de la constitution. renvoi dans certains domaines à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ainsi qu’aux accords de l’organisation mondiale du commerce tels que l’institution des droits de douane et des restrictions quantitatives à l’importation. dans l’article 41. que ces modifications doivent être soumises aux parties pour approbation ou acceptation. p 1237.

JORT n° 51 du 28 juin 2005. Sur le fond. . le conseil a constaté que le projet de loi. Or. 345 . -à la protection nécessaire pour les instruments de transfert électronique de fonds.aux obligations qui pèsent sur l’émetteur à l’égard du bénéficiaire. Le conseil a constaté que les mécanismes utilisés pour le transfert électronique de fonds nécessitent un traitement électronique qui peut entraîner. dans certaines situations. Dans cet avis. . aux codes donnés au bénéficiaires ainsi qu’aux délais d’information. Le conseil n’a constaté aucune inconstitutionnalité dans les dispositions de la convention. portant sur la protection des données à caractère personnel. objet de la saisine. toutes ces matières font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. . concernant le projet de loi relatif au transfert électronique de fonds .aux modalités de rupture du contrat de transfert électronique pour protéger les droits des deux parties. p 1430.à la définition de l’instrument de transfert électronique. comprend des dispositions relatives : . 14-1-05/ Avis n°2005-25 du conseil constitutionnel. à la procédure devant les différents ordres de juridictions ainsi qu’à la détermination des crimes et délits et aux peines qui leur sont applicables. le conseil constitutionnel a admis le principe de sa compétence pour examiner le projet de loi relatif au transfert électronique de fonds en se fondant sur le contenu de ce projet qui comporte des dispositions relatives aux obligations.aux obligations qui pèsent sur le bénéficiaire de l’instrument de transfert électronique. Le conseil constitutionnel a considéré que ces mécanismes ne peuvent être qualifiés de données à caractère personnel sensibles qui supposent des procédures spéciales et renforcées pour leur traitement conformément à la loi organique n° 63 pour l’année 2004 du 27 juillet 2004.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel obligatoire du conseil constitutionnel. l’infiltration de certaines données économiques à caractère personnel du bénéficiaire de l’instrument de transfert électronique.

le conseil a constaté que cet article a accordé la qualité d’agents de la police judiciaire aux agents sermentés relevant du ministère des finances et aux agents sermentés relevant du ministère chargé des technologies de communication pour constater les infractions aux dispositions de la loi objet de la saisine. Au bout de son raisonnement. le conseil constitutionnel a déclaré constitutionnelles les dispositions du projet de loi relatif au transfert électronique de fonds. Selon le conseil. cette compétence accordée à certains agents de l’administration pour exercer les missions de la police judiciaire est fondée du moment que ces agents tirent leur compétence d’une habilitation législative. Concernant l’article 19 du projet de loi objet de la saisine.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel Dans le même ordre d’idées. le conseil a ajouté que le projet de loi relatif au transfert électronique de fonds ne comporte pas de dispositions qui peuvent constituer des exceptions au principe de la protection des données personnelles prévu par l’article 9 de la constitution qui suppose que toute exception à ce principe doit faire l’objet d’une loi organique. 346 .