REVUE TUNISIENNE DE FISCALITE

Revue du Centre d’Etudes Fiscales
Directeur de la revue : Nouri MZID
Doyen de la Faculté de Droit de Sfax
Fondateur de la revue : Néji BACCOUCHE
Professeur à la Faculté de Droit de Sfax

Comité scientifique
Habib AYADI – Najib BELAÏD – Jélil BOURAOUI
Abdelmajid ABOUDA–Abderraouf YAICH–Fayçal DERBEL
Ahmed BELAÏFA –Mabrouk MAALAOUI– Ridha JENAYAH

Coordinateur du numéro 4 :
Sami KRAIEM
Secrétariat :
Fathia JABEUR
Composition et mise en page :
Centre d’Etudes Fiscales de la Faculté de Droit de Sfax
Sidi Mansour – 3061 - Sfax – Tunisie
Impression :
Imprimerie Officielle de la République Tunisienne 2006

ISSN 1737-2984

A la Faculté de droit de Sfax :

Soutenance de deux thèses de doctorat en fiscalité
Préparées sous la direction du
doyen Néji BACCOUCHE

La première porte sur « Le juge compétent en matière fiscale »
préparée par M. Sami KRAIEM, soutenue le 20 février 2006.
Jury :
Président : M. Néjib BELAID
Membres : Le Doyen Yadh BEN ACHOUR
M. Bernard PLAGNET
M. Mohamed MAHFOUDH
Le Doyen Néji BACCOUCHE (directeur)
La deuxième thèse porte sur « La plus-value en droit fiscal
tunisien » préparée par M. Mohamed KOSSETINI, soutenue le
21 février 2006.
Jury :
Président : M. Néjib BELAID
Membres : M. Habib AYADI
M. Bernard PLAGNET
Le Doyen Ahmed OMRANE
Le Doyen Néji BACCOUCHE (directeur)
M. Raouf YAICH

SOMMAIRE
I- ETUDES
Statut fiscal inachevé des époux communs en biens …………...….
Par Habib AYADI

7

La taxe française de solidarité sur les billets d’avion………………
Par Xavier CABANNES

31

Lois de promulgation et codes fiscaux !…………..………..…...…….……
Par Néji BACCOUCHE

45

Législation fiscale tunisienne ; la nécessaire mise à niveau……
Par Mabrouk MAALAOUI

69

Les revenus de source étrangère……..…………………………..….….….…
Par Oualid GADHOUM

79

Le secret bancaire en droit fiscal………….……………..………..……...…..
Par Narjes LOUKIL

95

Observations sous l’avis du conseil constitutionnel LF. N°
2004-43 concernant certaines dispositions du projet de loi
de finances pour l’année 2005………….……….…………..……………...…..
Par Mootez GARGOURI
Note sous instruction française du 20 juillet 2005 relative aux
garanties supplémentaires au profit du contribuable ......……...…..
Par Nada MAALEJ MAHDI

121

133

II- LOIS DE FINANCES
Principales mesures fiscales prévues par la LF française
pour 2006 …………………………………………………..………………………....….
Par Bernard PLAGNET

155

Nouvelles dispositions fiscales prévues par la LF pour
l’année 2006..………………………………………….…………………..………....….
Par Fayçal DERBEL et autres

161

III- CHRONIQUES
Chronique de la législation fiscale – Année 2004 – ..……….......….
Par Sami KRAIEM

193

Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne ………...….………
Par Tarek DRIRA
et Saoussen JAMMOUSSI

213

Chronique de la fiscalité des entreprises – 2004 : la nouvelle
rédaction de l’article 62-I du CIR………………….…………………………
Par Mohamed KESSENTINI

281

Chronique de la fiscalité des ménages 2004 : l’abattement
accordé aux salariés payés au salaire minimum……….……………
Par Aïda KTATA

291

Chronique des aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC…
Par Bassem KARRAY
Chronique des avis du conseil constitutionnel tunisien en
matière fiscale et financière…..………….…..………..…………..……..………..
Par Mootez GARGOURI

305

333

Observations sous avis du Conseil Constitutionnel

OBSERVATIONS SOUS L’AVIS DU
CONSEILCONSTITUTIONNEL (LF. N° 2004-43)
CONCERNANT CERTAINES DISPOSITIONS
DU PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR L’ANNEE 2005 1
Mootez GARGOURI*
Maître-assistant à la Faculté
de Droit de Sfax

Concernant l’article 80 du projet de loi de finances pour
l’année 2005.
Considérant que cet article du projet de loi de finance vise à
ajouter un article 62 ter au code de la comptabilité publique ainsi
libellé : « sont transférés au profit de l’Etat les bijoux pris en gage en
garantie des prêts octroyés par le trésor conformément aux
dispositions de l’article 62 bis du présent code et dont les
propriétaires ne se sont pas présentés pour les reprendre après
l’écoulement d’une période de dix ans à partir du premier janvier de
l’année suivant l’année de l’octroi du prêt.
Les bijoux concernés par cette mesure sont mis en vente après
leur fonte conformément aux conditions et méthodes en vigueur, et ce,
tout en conservant les objets d’art comme patrimoine historique.
Les procédures d’application de cet article seront déterminées
par arrêté du ministre des finances ».
Considérant que l’article 14 de la constitution dispose que le
droit de propriété est garanti. Il est exercé dans les limites prévues par
la loi
*
1

E-mail : gargourimootez@yahoo.fr
JORT n° 105 du 31-12-2004 ; p. 3555. Le texte intégral de l’avis a été publié
dans la version arabe du JORT.
‫ ﻟﻠﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻌﺾ اﻷﺣﻜﺎم ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬2004-43 ‫اﻟﺮأي ﻋﺪد ق م‬
‫ وﻣﺎ‬3766 ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬،2004 ‫ دﻳﺴﻤﺒﺮ‬31 ‫ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬105 ‫ اﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﻋﺪد‬-2005
.‫ﻳﻠﻴﻬﺎ‬

121

Observations sous avis du Conseil Constitutionnel

Considérant que si l’article 14 de la constitution a garanti le
droit de propriété individuelle, toutefois, il ne l’a pas considéré
comme un droit absolu puisqu’il a reconnu la possibilité de limiter son
exercice par la loi.
Considérant que la limitation apportée à l’exercice du droit de
propriété ne doit aboutir à déposséder le propriétaire de son droit que
moyennant consécration des garanties suffisantes à son profit.
Considérant que le transfert automatique au profit de l’Etat de
la propriété des bijoux pris en gage a été justifié, dans le cas d’espèce,
par l’expiration d’une longue période et le non payement des prêts et
de leurs intérêts. Toutefois, l’absence de garanties au profit des
débiteurs bénéficiaires d’un prêt sur gage pour éviter ce transfert et
pour procéder au paiement de la dette publique est incompatible avec
l’article 14 de la constitution.
Considérant aussi que la délégation faite au Ministre des
finances pour déterminer, par arrêté, les procédures d’application de
l’article 62 ter du code de la comptabilité publique est incompatible
avec l’article 14 de la constitution dès lors que les garanties
nécessaires en cas de limitation du droit de propriété sont de l’essence
même de ce droit et relèvent, par conséquent, de la compétence
exclusive du pouvoir législatif.

Le conseil émet l’avis suivant :
(…) les dispositions de l’article 62 ter qui devraient être
ajoutées au code de la comptabilité publique, par l’article 80 du projet
de loi de finances, sont incompatibles avec l’article 14 de la
constitution.

122

1992. c’est ôter aux hommes la volonté de gagner davantage. M. Tome 2. à cause de la disparition de toute incitation au travail. un autre auteur a précisé que les dispositions législatives « par le nombre et la variété des limites qu’elles sont apportées au droit de propriété nous paraissent montrer le caractère restreint pour ne pas dire illusoire de la protection législative » 6 du droit de propriété. Beyrouth. le droit de propriété a perdu le caractère « inviolable et sacré » que lui conférait la déclaration des droits de l’homme de 1789. Paris. Il a précisé. sont venus rappeler que le droit de propriété est un droit constitutionnellement garanti3 et imposer ainsi au législateur une certaine rigueur dans un domaine où les risques d’abus ne cessent d’augmenter4. 123 . Raisonnant sur l’exemple français. ils ne se donneront plus aucun mal. Il est exercé dans les limites prévues par la loi ». FRANGI. 45. 1984. Les textes successifs ont réduit son empire et cette évolution est commencée depuis bien longtemps » 5. un auteur a pu soutenir qu’« en deux siècles. Economica. p. Fernand BOUYSSOU. p. Commission Internationale Pour La Traduction Des Chefs-d’œuvre. 1968. p. p 584. Depuis longtemps. 2 3 4 5 6 JORT n° 105 du 31 décembre 2004. Traduction nouvelle. IBN KHALDOUN. L’article 14 de la constitution tunisienne de 1959 dispose clairement que « Le droit de propriété est garanti. « Constitution et droit privé : les droits individuels et les droits économiques ». dans Al Muqaddima. en leur donnant à craindre que la spoliation est au terme de leurs efforts. ci-dessus rapportés. L’avis a été publié intégralement dans la version arabe du JORT n° 105 du 31 décembre 2004. 231. Se situant dans la même perspective. Une fois privés de l’espoir du gain. Si elles sont universelles et s’en prennent à tous les moyens d’existence. chronique XXXVII. l’historien et sociologue tunisien IBN KHALDOUN a démontré les vertus de la propriété privée. ». que « S’attaquer à la propriété privée. 39ème cahier. Les atteintes à la propriété privée donneront la mesure du degré de leur découragement. p. Recueil Dalloz Sirey. « Les garanties supra législatives du droit de propriété ». 3766. 3555. alors la stagnation des affaires sera générale. « Discours sur l’histoire universelle (Al Muqaddima) ». préface et notes par Vincent Monteil.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Observations Les extraits de l’avis du conseil constitutionnel tunisien LF n° 2004-432.

que : « L’expropriation pour cause d’utilité publique est prononcée par décret au profit de l’Etat. ». légalement constatée. « Dans sa décision (de 1982) où il censure partiellement une loi de nationalisation. in « Territoires et libertés ». La limitation la plus éclatante du droit de propriété demeure la législation sur l’expropriation pour cause d’utilité publique. « Le conseil constitutionnel 124 .L. dans ses alinéas 2 et 3. Mélanges en hommage au Doyen Yves Madiot. L’article premier de la loi du 11 août 1976 dispose. Le droit de propriété est l’un des droits fondamentaux constitutionnellement garantis et méritant une protection suffisante contre des incursions législatives démesurées8. Droits. ne fait pas de doute. Legeais. Revue française de théorie juridique. l’article 21 du code des droits réels dispose clairement que « le propriétaire doit. « Le conseil constitutionnel. 7 8 9 Ce caractère absolu et. La Déclaration de 1789. pp1-8 . pp 101 à 110. l’exige évidemment et sous la condition d’une juste et préalable indemnité ». se conformer aux lois relatives à l’intérêt général ou à l’intérêt des particuliers ». ch. Sa conservation est toujours l’une des buts de la société politique.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Dans ce contexte peu favorable au caractère absolu et exclusif du droit de propriété7. Depuis 1982. p 140. Et pour plus de détails sur le rôle du conseil constitutionnel français comme protecteur du droit de propriété voir J. des conseils de gouvernorats ou des communes ou autres collectivités publiques.8. Dalloz. Par son Avis LF. Outre la constitution qui précise que le droit de propriété s’exerce dans les limites prévues par la loi. il semble que l’utilité du contrôle de constitutionnalité des lois. la liberté d’entreprendre et la propriété ». Selon une certaine doctrine. Bruylant. 1984. sacré du droit de propriété est lié à la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui dispose. R. t. Bruxelles.Morange.Mestre. « L’histoire de la propriété entre droit et devoirs ». n° 2004-43. Sur le rapport entre la Déclaration et le droit de propriété voir notamment J. le conseil affirme que la propriété est un principe à valeur constitutionnelle. 1988. que « La propriété étant un droit inviolable et sacré. nul ne peut être privé si ce n’est lorsque la nécessité publique. Jean Marie Augustin. 2000. le conseil constitutionnel français a considéré que le droit de propriété est un droit fondamental constitutionnellement garanti. comme moyen pour protéger les droits et libertés constitutionnellement énoncés et garantis.. sans qu’on puisse y apporter des restrictions arbitraires ou abusives. « La Déclaration et le droit de propriété ». dans son article 17. dans l’exercice de son droit. Les établissements publics peuvent également bénéficier de l’expropriation par l’intermédiaire de l’Etat qui leur cédera l’immeuble exproprié ». le conseil constitutionnel tunisien cherche à se présenter comme le protecteur du droit de propriété et ce à l’instar de son homologue français9. en quelque sorte.

KELSEN a magistralement exposé les vertus d’une garantie juridictionnelle des constitutions. l’on peut lire que « contrairement à la constitution de 1861.‫ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‬. p 61 et F."‫دﺳﺘﻮري‬ ‫ ﺣﻴﺚ أآﺪ اﻟﻜﺎﺗﺐ" ﻟﻢ ﻳﺘﻌﺮض اﻟﻤﺸﺮع اﻟﺘﺄﺳﻴﺴﻲ اﻟﺘﻮﻧﺴﻲ ﻋﻨﺪ‬7 ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬. 1985. Voir aussi en langue arabe : ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬.‫ وﻓﻴﻬﺎ أآﺪ أن" اﻟﺴﻜﻮت هﻮ ﺳﻜﻮت اﻟﺪﺳﺘﻮر ﻋﻦ ﻣﺴﺄﻟﺔ ﻣﺮاﻗﺒﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ‬12 ‫ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ إﻧﺸﺎء ﻣﺠﻠﺲ‬1971 ‫ واﻟﻔﺸﻞ هﻮ ﻓﺸﻞ ﻣﺸﺮوع‬. Les lois qui peuvent éventuellement 10 11 français protecteur du droit de propriété ». Revue du droit public et de la science politique en France et à l’étranger. face aux risques qui planent sur le droit de propriété et provenant de la loi expression de la volonté partisane. tout règlement et même tout acte juridique général fait par les particuliers ont une force juridique supérieure à celle de cette constitution. à laquelle ils sont cependant subordonnés et dont ils déduisent tous leur validité » 10. Bien que l’on n’en ait en général pas conscience… Une constitution dans laquelle les actes inconstitutionnels et en particulier les lois inconstitutionnelles restent aussi valables équivaut à peu près.‫اﻟﺤﺎرث ﻣﺰﻳﻮدات‬ 125 . 1988. dans l’œuvre de la constituante de 1959. d’un organe chargé de contrôler la constitutionnalité des lois11. H. l’actuelle constitution tunisienne. pp 135 à 197. seule l’assistance d’une justice constitutionnelle pourrait atténuer les effets pervers d’un acte législatif. pris certes sur habilitation constitutionnelle. Toute loi. n’a pas du tout évoqué cette question (du contrôle de la constitutionnalité des lois) et a observé à son égard un mutisme absolu ». du point de vue juridique.Colly. Ainsi. à un vœu sans force obligatoire. Mélanges Guy Flattet. 1928. RDP. au sens technique. 51 et s. H.‫ وآﺬﻟﻚ اﻻزهﺮ ﺑﻮﻋﻮﻧﻲ‬.1994 ‫ ﺗﻮﻧﺲ‬. Voir sur la question notamment Rafâa BEN ACHOUR.1982 . Lausanne.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Depuis longtemps. « Le problème du contrôle de la constitutionnalité des lois par le juge ordinaire en Tunisie ». Dans la page 51. p. RTD. Cette garantie existe-t-elle dans le système constitutionnel tunisien ? La doctrine tunisienne a signalé les dangers de l’absence. 250. mais qui limiterait trop sévèrement le droit de propriété au point de vider la garantie constitutionnelle de ce droit de toute substance. « Le conseil constitutionnel et le droit de propriété » . 1983.‫اﻟﻘﺎﺿﻲ اﻟﻘﻴﺎم ﺑﻤﻬﻤﺔ رﻗﺎﺑﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ‬ ‫ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ دراﺳﺎت ﻟﺬآﺮى‬. celle du 1er juin 1959. p."‫ »ﺗﺄﻣﻼت ﻓﻲ رﻗﺎﺑﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ‬. « La garantie juridictionnelle de la constitution (la justice constitutionnelle) » ."‫ » ﻣﺴﺄ ﻟﺔ ﻣﺮاﻗﺒﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ ﻓﻲ ﺗﻮﻧﺲ‬. KELSEN. Il déclare qu’« une constitution à laquelle la garantie de l’annulation des actes inconstitutionnels fait défaut n’est pas pleinement obligatoire.‫ﻋﺒﺪ اﻟﻔﺘﺎح ﻋﻤﺮ‬ ‫ واﻟﺮﻓﺾ هﻮرﻓﺾ‬.

à l’image du système juridique français. p. inachevée puisque aucun système de contrôle n’a été prévu. d’un autre côté. ce système juridique « commande l’institution d’un contrôle de constitutionnalité des lois car on peut craindre que le législateur ne dénature le droit de propriété ou le vide de son contenu en fixant les conditions de son exercice. 12 Toutefois. RTD. il reste à déterminer ce que le pouvoir constituant dérivé entend par cette notion de principes fondamentaux transposée de l’article 34 de la constitution française de 1958 et introduite dans la constitution tunisienne de 1959 par la révision constitutionnelle de 1976.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel limiter le droit de propriété ne sont donc pas soumises à un contrôle de constitutionnalité. Ainsi. selon la version actuelle de la constitution. une brèche n’est-elle pas ouverte dans la compétence législative pour encadrer ou limiter le droit de propriété ? Le pouvoir réglementaire général est désormais compétent pour intervenir. par décret. par décret. En effet. cette situation est d’autant plus étrange que la nature du système juridique tunisien. Fadhel MOUSSA. pose le principe que le droit de propriété s’exerce dans les limites prévues par la loi. n° 24. du moment que la question ne concerne pas les principes fondamentaux du régime de la propriété. JORT n° 80 du 18 décembre 1987. les « principes fondamentaux du régime de la propriété et des droits réels » font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 paragraphe premier de la constitution14. les choses ont certainement évolué depuis la création du conseil constitutionnel en 198713. On constatera cependant que l’œuvre de la constituante a été insuffisante. Cette création étrange. a été critiquée par la doctrine et l’opposition politique.‫اﻟﺮؤﻳﺎ وﺗﻤﻜﻦ اﻟﺤﻜﺎم واﻟﻤﺤﻜﻮﻣﻴﻦ ﻣﻦ اﻻﺣﺘﻜﺎم إﻟﻴﻬﺎ آﻠﻤﺎ دﻋﺖ اﻟﺤﺎﺟﺔ إﻟﻰ ذﻟﻚ‬ M. Toutefois. L’article 34 de la constitution précise que « La loi détermine les principes fondamentaux du régime de la propriété et des droits réels » alors même que l’article 14 de la constitution. Selon un auteur. Le Conseil constitutionnel tunisien a été crée par décret du 16 décembre 1987. 1546. Or. 126 . ‫ ﻟﺮﻗﺎﺑﺔ دﺳﺘﻮرﻳﺔ اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ وﻟﻢ ﻳﻔﺮزهﺎ ﺑﺄﺣﻜﺎم ﺧﺎﺻﺔ ﺗﺴﺎﻋﺪ ﻋﻠﻰ ﺗﻮﺿﻴﺢ‬1959 ‫وﺿﻌﻪ ﻟﺪﺳﺘﻮر ﻏﺮة ﺟﻮان‬ 12 13 14 «. « La constitution et le droit de propriété en Tunisie ». 1986. la loi ne détermine concernant le régime de propriété et les droits réels que les principes fondamentaux. Actuellement. 384. L. inchangé depuis 1959. Voir Décret n° 87-1414 du 16-12-1987 portant création du conseil constitutionnel de la République. repose sur une superposition de règles de droit au sommet desquelles figure la constitution qui est la norme suprême. p. les tribunaux tunisiens se sont refusés l’exercice d’un tel contrôle par voie d’exception ».

Le législateur peut intervenir pour en limiter l’exercice. le conseil constitutionnel a précisé que « Considérant que si l’article 14 de la constitution a garanti le droit de propriété individuelle. est que le droit de propriété est loin d’être un droit absolu. que « le droit de propriété est garanti ». l’article 17 du CDR dispose que « la propriété confère à son titulaire le droit exclusif d’user de sa chose. Seul le législateur peut intervenir pour limiter l’exercice du droit de propriété. non moins importante. La deuxième règle. L’article 14 de la constitution dispose.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Le conseil constitutionnel tunisien ne peut être assimilé à une juridiction lors de l’examen des projets de loi qui lui sont soumis par le Président de la République et qui concernent les principes fondamentaux du régime de propriété. Dans cette même perspective libérale qui reconnaît au droit de propriété un caractère absolu donnant à celui qui le possède la possibilité d’en disposer souverainement et d’en faire ce qu’il lui plaît. d’en jouir et d’en disposer ». Le conseil constitutionnel rappelle le régime constitutionnel applicable au droit de propriété qui se résume en deux règles fondamentales. sans ambiguïté. il ne l’a pas considéré comme un droit absolu puisqu’il a reconnu la possibilité de limiter son exercice par la loi ». Il émet des avis motivés. 15 16 17 L’article 75 paragraphe premier de la constitution dispose que. La première règle est que le droit de propriété est un droit constitutionnellement garanti. « l’avis du conseil constitutionnel doit être motivé." ‫ﻣﻤﺎرﺳﺘﻪ ﺑﺎﻟﻘﺎﻧﻮن‬ 127 . le conseil constitutionnel tunisien se situe dans une perspective nettement libérale. C’est ainsi que l’article 14 de la constitution ajoute qu’« il (le droit de propriété) est exercé dans les limites prévues par la loi » 17. Toutefois. son intervention pour protéger le droit de propriété ne saurait être négligée. Par son avis LF n° 2004-43. protectrice du droit16 de propriété. qui s’imposent certes à tous les pouvoirs publics 15. Dans l’un de ses considérants. Il s’impose à tous les pouvoirs publics sauf s’il porte sur les questions prévues au troisième paragraphe de l’article 72 de la constitution ». toutefois. et qui constitue un aménagement du principe de la garantie. mais qui n’ont pas l’autorité de la chose jugée par une juridiction. :‫ﺣﺴﺐ اﻟﺼﻴﺎﻏﺔ اﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺤﻴﺜﻴﺔ‬ ‫ اﻟﻤﺬآﻮر ﺣﻖ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ اﻟﻔﺮدﻳﺔ ﻓﺈﻧّﻪ ﻟﻢ ﻳﻌﺘﺒﺮﻩ ﺣﻘّﺎ ﻣﻄﻠﻘﺎ ﺑﻞ أﺟﺎز ﺗﻘﻴﻴﺪ‬14 ‫" وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ ﺿﻤﻦ اﻟﻔﺼﻞ‬ .

: ‫ﺣﺴﺐ اﻟﺼﻴﺎﻏﺔ اﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺤﻴﺜﻴﺔ‬ ‫" وﺣﻴﺚ أن اﻟﺘﻘﻴﻴﺪ ﻓﻲ ﻣﻤﺎرﺳﺔ ﺣﻖ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أن ﻳﺆول إﻟﻰ ﻓﻘﺪان اﻟﻤﺎﻟﻚ ﻟﺤﻘﻪ إﻻ ﺑﺘﻮﻓﺮ‬ .Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Mais. soit d’ordre procédural." ‫ ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر‬14 ‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ ﻣﻼﺋﻤﺔ ﻣﻊ اﻟﻔﺼﻞ‬62 ‫ﻟﺤﻖ ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻤﺪﻳﻨﻴﻦ اﻟﺮاهﻨﻴﻦ ﻣﻤﺎ ﻳﺠﻌﻞ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ 128 19 . Ces garanties peuvent être soit d’ordre matériel. Pour les garanties matérielles.‫اﻟﻌﻤﻮﻣﻴﺔ ﻓﻲ أﺟﻞ ﻻ ﻳﺘﻌﺪّى ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﻧﺸﺮ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‬ ،‫ ﻓﻲ ﺻﻮرة اﻟﺤﺎل‬،‫وﺣﻴﺚ أن ﻓﻲ ﻓﺮض اﻹﺷﻬﺎر واﻹﻋﻼم ﺿﻤﻦ ﻧﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻳﻤﺜﻞ ﺿﻤﺎﻧﺎ آﺎﻓﻴﺎ‬ . pour éviter que l’exception ou l’aménagement législatif du droit de propriété ne fasse oublier le principe de la garantie constitutionnelle du droit de propriété. le conseil constitutionnel a considéré que l’insuffisance des formalités d’information et de publicité constitue. 18 Le conseil constitutionnel précise que : « Considérant que la limitation apportée à l’exercice du droit de propriété ne doit aboutir à déposséder le propriétaire de son droit que moyennant consécration des garanties suffisantes à son profit »."‫اﻟﻀﻤﺎﻧﺎت اﻟﻜﺎﻓﻴﺔ‬ ‫ ﻟﻠﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻌﺾ‬2004 – 46 ‫هﺬا اﻟﺤﻞ ﻳﻤﻜﻦ اﺳﺘﻨﺘﺎﺟﻪ ﻣﻦ اﻟﺮأي ﻋﺪد ق م‬ ‫ واﻟﺬي ﺟﺎء ﻋﻠﻰ ﺿﻮء اﻟﻤﻼﺣﻈﺎت اﻟﺘﻲ أﺑﺪاهﺎ‬2005 ‫اﻷﺣﻜﺎم ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬ 2004-46 ‫ ( ﻓﻘﺪ أآﺪ اﻟﻤﺠﻠﺲ ﺻﻠﺐ اﻟﺮأي ﻋﺪد‬2004-43 ‫اﻟﻤﺠﻠﺲ ﺻﻠﺐ رأﻳﻪ اﻟﺴﺎﺑﻖ )اﻟﺮأي ق م‬ ‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ اﻟﻤﺰﻣﻊ إﺿﺎﻓﺘﻪ إﻟﻰ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ اﻟﻌﻤﻮﻣﻴﺔ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ‬62 ‫ن اﻟﻔﺼﻞ‬ ّ ‫ﻣﺎ ﻳﻠﻲ " وﺣﻴﺚ أ‬ ‫ ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺗﻀﻤﻦ أن إﺣﺎﻟﺔ ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻤﺼﻮغ إﻟﻰ اﻟﺪوﻟﺔ ﺗﺘﻢ ﺑﻌﺪ اﻧﻘﻀﺎء أﺟﻞ ﺗﺴﻌﻴﻦ‬80 ‫ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﻧﺸﺮ ﻗﺎﺋﻤﺔ اﻟﻤﻨﺘﻔﻌﻴﻦ ﺑﺎﻟﻘﺮوض ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﻣﺘﺒﻮﻋﺎ ﺑﺒﻼغ‬ ‫ﻋﺎم ﺑﺼﺤﻴﻔﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﻴﺘﻴﻦ ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻳﺘﻀﻤﻦ ﺧﺎﺻﺔ ﺑﻴﺎﻧﺎت ﺣﻮل اﻟﻘﺒﺎﺿﺎت اﻟﻤﻮدع ﺑﻬﺎ اﻟﻤﺼﻮغ‬ ‫ آﻤﺎ ﺗﻀﻤﻦ‬. le conseil constitutionnel tunisien a posé deux garde-fous aux limitations du droit de propriété.‫وﻋﺪد وﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ اﻟﻤﺘﻀﻤﻦ ﻟﻘﺎﺋﻤﺔ أﺻﺤﺎب اﻟﻤﺼﻮغ اﻟﻤﻌﻨﻴﻴﻦ ﺑﺎﻹﺣﺎﻟﺔ‬ ‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ اﻟﻤﺬآﻮران اﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻋﻠﻰ أﺻﺤﺎب اﻟﻤﺼﻮغ اﻟﺬﻳﻦ ﺗﺘﻮﻓﺮ ﻋﻨﺎوﻳﻨﻬﻢ ﻟﺪى اﻟﻘﺒﺎﺿﺔ‬62 ‫اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ ﺧﺎﻣﺴﺎ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ‬28 ‫ و‬28 ‫ ﻳﺘ ّﻢ ﺑﺎﻟﻄﺮق اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻠﻴﻦ‬،‫اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ‬ . pour les propriétaires. La même solution a été consacrée par l’article 2 alinéa 2 de la loi du 11 août 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique qui dispose que « l’expropriant ne peut prendre possession des immeubles expropriés que moyennant paiement ou consignation d’une juste et préalable indemnité ». un manque de garantie qui entache d’inconstitutionnalité tout projet de loi limitant le droit de propriété19. Le premier garde-fou est que toute limitation par la loi du droit de propriété aboutissant à priver le propriétaire de son droit ne peut intervenir que moyennant consécration des garanties nécessaires et suffisantes18. l’article 20 du CDR précise que : « Nul ne peut être contraint de céder sa propriété sauf dans les cas prévus par la loi et moyennant une juste indemnité ». Concernant les garanties procédurales.

très tôt. magistralement « les règlements sont des actes de magistrature et les lois des actes de souveraineté ». de l’essence même de ce droit20. Montchrestien. il semble que le conseil constitutionnel tunisien rejoint son homologue français qui a considéré. Or. selon le conseil constitutionnel tunisien. mais aussi les garanties que nécessitent la limitation du droit de propriété relèvent elles aussi du domaine de la loi. la célèbre vision de Portalis. 129 . « Considérant aussi que la délégation faite au Ministre des finances pour déterminer les procédures d’application de l’article 62 ter par arrêté est incompatible avec l’article 14 de la constitution dès lors que les garanties nécessaires en cas de limitation du droit de propriété sont de l’essence même de ce droit et relèvent. d’entrée en jeu. sur ce point." ‫وﺣﺪهﺎ‬ Selon certains. Paris. cette distinction plutôt technique entre règle et principes fondamentaux au profit d’une interprétation plus conforme avec la 20 21 Selon le conseil constitutionnel. le critère de l’importance rejoint dans le temps. p. n’interdit pas au conseil constitutionnel d’opter pour une vision verticale en vertu de laquelle et partant de l’importance du droit de propriété. de la compétence exclusive du pouvoir législatif ». 1989. ‫ ﻓﺈن اﻟﺘﻔﻮﻳﺾ اﻟﻤﺴﻨﺪ ﻟﻮزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﻀﺒﻂ‬،‫ " وﺣﻴﺚ ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ‬:‫ﺣﺴﺐ اﻟﺼﻴﺎﻏﺔ اﻟﻌﺮﺑﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺤﻴﺜﻴﺔ‬ ‫ ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر ﻃﺎﻟﻤﺎ أن‬14 ‫ ﻻ ﻳﺘﻼءم ﻣﻊ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬،‫ ﺛﺎﻟﺜﺎ ﺑﻘﺮار ﺻﺎدر ﻋﻨﻪ‬62 ‫إﺟﺮاءات ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫اﻟﻀﻤﺎﻧﺎت اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻨﺪ ﺗﻘﻴﻴﺪ ﺣﻖ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ هﻲ ﻣﻦ ﺟﻮهﺮ ذﻟﻚ اﻟﺤﻖ وﺗﺮﺟﻊ ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ إﻟﻰ اﻟﺴﻠﻄﺔ اﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ‬ . il appartient au seul législateur de déterminer les règles applicables à ce droit. » Et de conclure. Jean Gicquel. Les délais d’exécution… les objets instantanés ou variables… sont du ressort du règlement.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel Le deuxième garde-fou est que les garanties qui doivent précéder la limitation du droit de propriété relèvent. y compris celles relatives à la mise en œuvre et aux limites à son exercice21. « Droit constitutionnel et institutions politiques » . Ainsi. exprimée dans son Discours préliminaire du code civil « les lois sont des commandements… C’est aux lois de poser dans chaque matière les règles fondamentales et à déterminer les règles essentielles. Dixième édition. non seulement toute limitation apportée au droit de propriété doit intervenir par un acte émanant du pouvoir législatif. par conséquent. 792 (note de bas de page n° 14). dont le régime de la propriété. que la distinction opérée par l’article 34 de la constitution française de 1958 entre les matières où le législateur « fixe les règles » et les matières où la loi se contente de déterminer « les principes fondamentaux ». Le conseil constitutionnel français a ainsi repoussé.

p. La solution retenue par le conseil constitutionnel tunisien puise son fondement dans le texte même de la constitution de 1959 qui accorde au législateur. entre les matières où les textes sont pris sous forme de loi et les matières où la loi se contente de déterminer les principes fondamentaux. pourtant constitutionnelle. D’autre part. pp 323 à 329. « La notion de droit fondamental et le droit constitutionnel français ». on ne peut que se réjouir de cette attitude courageuse et respectueuse de l’âme de la République. Recueil Dalloz Sirey. dés l’origine. parce que le droit de propriété est le fondement de l’ordre libéral sur lequel repose la constitution tunisienne de 1959 et l’Etat de l’indépendance en général. « Droit constitutionnel et institutions politiques ». il semble que le conseil constitutionnel tunisien se lance sur la même voie. basée sur la répartition des pouvoirs. Il accorde en effet peu d’importance à cette distinction. En d’autres termes. 10ème édition. deuxième phrase. y compris le droit de propriété. Dans sa décision n° 81-132 en date du 16 janvier 1982. Montchrestien. Sur la notion de droit fondamental en droit français voir notamment Véronique Champeil-Desplats. Paris 1989. p 18. dans un contexte où la compétence du pouvoir 22 23 Jean GICQUEL. 1995. au profit d’une interprétation plus soucieuse des fondements de la République dont notamment le respect des droits fondamentaux. le monopole d’édicter toutes les normes qui risquent de limiter l’exercice du droit de propriété. D’une part. Les garanties que nécessite la limitation du droit de propriété sont ainsi du domaine de la loi en vertu de l’article 14. 130 . Considérants 13 à 20.const. 42ème cahier. Or. mais aussi que les garanties que nécessite cette limitation sont du domaine de la loi puisqu’elles relèvent de la substance même du droit de propriété. 792.con. qui est le premier droit déclaré fondamental par le conseil constitutionnel français23. L’attitude du conseil constitutionnel tunisien est louable pour une double raison. de la constitution alors même que l’article 34 de la constitution range le régime de la propriété et des droits réels dans la catégorie des normes où la loi se limite à déterminer les principes fondamentaux. à travers son avis de 2004. Rec. Il considère que non seulement la limitation du droit de propriété suppose une loi. Chronique.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel tradition constitutionnelle républicaine22.

p.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel réglementaire ne cesse de s’élargir. Elle touche l’équilibre et la stabilité du régime politique qui sont les objectifs ultimes de la séparation des pouvoirs24. p. ‫ ﻟﻠﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻌﺾ اﻷﺣﻜﺎم ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬2004-46 ‫اﻟﺮأي ﻋﺪد ق م‬ ‫ وﻣﺎ‬3772 ‫ ﺻﻔﺤﺔ‬،2004 ‫ دﻳﺴﻤﺒﺮ‬31 ‫ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬105 ‫ اﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﻋﺪد‬-2005 . la constitution tunisienne de 1959 insiste sur la volonté des représentants du peuple « d’instaurer une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basé sur la séparation des pouvoirs ». concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005. c'est-à-dire dans l’article 62 ter du code de la comptabilité publique déclaré compatible avec l’article 14 de la constitution tunisienne de 1959 par l’avis LF n° 2004-46 du conseil constitutionnel25. La répartition des compétences entre le pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire en matière d’édiction des normes juridiques est loin d’être une question purement technique. JORT n° 105 du 31-12-2004. Avis LF n° 2004-46 du Conseil constitutionnel. 3555. Considérant que l’article 62 ter qui devra être ajouté au code de la comptabilité publique par l’article 80 du projet de loi de finances 24 25 26 Dès son préambule. p. 3555. Annexe Avis LF n° 2004-46 du conseil constitutionnel. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. Cet avis a été publié uniquement en langue arabe au JORT n° 105 du 31 décembre 2004.‫ﻳﻠﻴﻬﺎ‬ 131 . 3772. Le texte intégral de l’avis a été publié dans la version arabe du JORT. concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 26 Considérant que la saisine actuelle du conseil n’a pas englobée les dispositions dont l’insertion dans la loi de finances pose un problème de constitutionnalité conformément à l’avis du conseil constitutionnel sus indiqué (Avis LF n° 2004-43). C’est en se basant sur l’avis du conseil constitutionnel LF n° 2004-43 que les pouvoirs publics ont intervenu pour procéder aux rectifications nécessaires en consacrant l’obligation d’information et de publicité dans le texte même de la loi.

Les dispositions de l’article 62 ter sont devenues désormais compatibles avec l’article 14 de la constitution… Le conseil émet l’avis suivant : Les dispositions soumises à la saisine du conseil ne posent aucun problème de constitutionnalité concernant aussi bien leur contenu que leur insertion dans la loi de finances. L’article 62 ter ajoute que « des avis sont notifiés aux propriétaires de bijoux dont les adresses sont disponibles à la recette concernée par les moyens prévus par les articles 28 et 28 quinquies du présent code dans un délai ne dépassant pas soixante jours de la date de la publication de la liste au Journal Officiel de la République Tunisienne ». 132 . Considérant que l’obligation d’information et de publicité imposée par un texte de loi constitue une garantie suffisante du droit de propriété des bénéficiaires de prêts sur gage.Observations sous avis du Conseil Constitutionnel dispose désormais que « le transfert est effectué après l’expiration d’un délai de quatre vingt dix jours à compter de la date de publication de la liste des bénéficiaires de prêts sur gage concernés par l’opération au Journal Officiel de la République Tunisienne suivi d’un avis général dans deux journaux quotidiens au moins comportant des indications sur les recettes où les bijoux sont déposés et le numéro et la date du Journal Officiel comportant la liste des propriétaires de bijoux concernés par le transfert ».

le mariage ne modifie en rien les droits de chaque époux sur son patrimoine1. ignorait le concept de régimes matrimoniaux. le droit tunisien. Politiques et Sociales de Tunis Sommaire Section I : L'économie générale du nouveau régime § 1 – Les objectifs socio-politiques § 2 – Les aspects techniques Section II : Conséquences fiscales liées au régime matrimonial § 1 – Droits exigibles intervenant lors de la rédaction de l’acte de mariage §2 – Incidences fiscales suite à l’option pour le régime de communauté §3 – Incidences fiscales intervenant à l’occasion d’un changement du régime matrimonial §4 – Conséquences fiscales suite à la liquidation des régimes matrimoniaux §5 – Aspects fiscaux des partages entre époux *********** 1.Jusqu'à tout récemment. Il en résulte que le régime légal des personnes tunisiennes 1 Article 24 du Code de Statut personnel (décret du 13 Août 1956) : « le mari ne dispose d'aucun pouvoir d'administration sur les biens propres de la femme ». conçus comme un corps de règles spécifiques aux biens et aux relations pécuniaires entre époux. en effet. comme tous les systèmes issus du droit musulman.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens STATUT FISCAL INACHEVE DES EPOUX COMMUNS EN BIENS Habib AYADI Professeur émérite à la Faculté des Sciences Juridiques. 7 . Selon la loi tunisienne.

en ce domaine. la plume du législateur se referme. 4. quelqu'importantes qu’elles soient. à une réforme. il ne faut jamais s'arrêter à mi-chemin. Déjà au milieu du siècle qui vient de s'écouler. Si bien qu'au total. en la matière. a réussi à opérer un profond réaménagement des droits et des pouvoirs des époux aux fins d'aménagement de la condition de la femme. 2000. alors que la sagesse enseigne. cependant.176. propriétaire de ses biens et en reste propriétaire. offrant aux tunisiens grâce au code de statut personnel (mais également à la constitution2. Le passif des époux. le droit. avaient été la sienne. Ce n'est d'ailleurs que six ans après la promulgation de la nouvelle loi que le législateur s'est rappelé qu'il manquait à la loi une dimension fiscale. enfin. relative au régime de communauté de biens entre époux. chaque époux est. mais dont la finalité essentielle est d'améliorer la condition économique de l'épouse par le truchement d'un régime communautaire de biens immobiliers à usage familial.A dater de la loi du 9 novembre 1998.) le même ensemble de régimes. de portée limitée certes. la matière des régimes matrimoniaux perd la remarquable stabilité qui. leur reste propre.Il apparaît à l'évidence que le désir législatif de mettre. qu'en matière de réforme.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens est le régime de séparation des biens. Tunis. du droit musulman. 3-Toutefois. au statut de la fonction publique etc. depuis des siècles. C'est en définitive. ces interventions législatives ne se donnent pas pour objectif de remanier de fond en comble l'architecture découlant. Ce geste timide. associant ainsi certains de leurs intérêts patrimoniaux. tout en restant fidèle aux principes de l'Islam. à peine ébauché. délibérément. qu'il s'est refusé à hisser le nouveau régime communautaire au rang d'un 2 H. ainsi. de règles et de techniques. 8 . 2. Et dans le cadre de la loi de finances pour 2005 il a prévu l'enregistrement au droit fixe des apports d'immeubles à usage familial à la communauté. le droit de la famille (où l'égalité n'a cessé de progresser au cours des dernières décennies) en harmonie avec le principe d'égalité n'a été que partiellement atteint. comme l'actif. p. CHEKIR « Le statut des femmes entre les textes et les résistances : .le cas de la Tunisie ». il aura fallu plus de quarante ans (après la promulgation du code de statut personnel) pour être confronté par la loi n°98-91 du 9 novembre 1998.

On examinera successivement l'économie générale du nouveau régime (I) et les conséquences fiscales résultant de son adoption (II). libérées par l'éducation et le travail indépendant qui ne tolèrent plus aucune discrimination et revendiquent une égalité des conjoints au double plan patrimonial et personnel. pressé par la mentalité des femmes.un objectif technique dont elle constitue seulement l'occasion.L'insuccès de la nouvelle loi n'est pas étonnant : elle avait en somme pour inconvénient fondamental d'ignorer certaines données essentielles de tout régime communautaire notamment. la nouvelle loi ne constitue nullement une révolution.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens véritable régime alternatif au régime de séparation de biens apte à assurer sur le plan patrimonial. d'indépendance et de protection de la femme qui ont inspiré les dispositions majeures de la nouvelle loi. En effet. forte de leur réussite. nourrie de la même inspiration égalitaire. SECTION I : L'ECONOMIE GENERALE DU NOUVEAU REGIME 6. Elle marque simplement le plein accomplissement d'une évolution annoncée déjà par le code de statut personnel et les autres textes constitutionnels et législatifs reconnaissant l'égalité entre les deux sexes.Il se révèle. Il en est résulté que le nouveau régime n'a connu guère le succès escompté. Sur ce plan.Ce sont les idées d'égalité. §1 : Les objectifs socio-politiques 7.un objectif socio-politique qui justifie sa raison d'être. d'une part dans le discours politique (qui ne cesse de rappeler la situation privilégiée de la femme 9 . . Des considérations prises. comme c'était le cas dans l'ordre des rapports personnels. les avantages matrimoniaux et leur statut fiscal privilégié. à l'examen des dispositions de la loi du 9 novembre 1998 et des réformes des rapports matrimoniaux qui en sont issues l'accomplissement de deux objectifs : . 5. en dépit de la combinaison qu'il prétend réaliser entre la communauté de biens réduite aux immeubles à usage familial et le régime de séparation de biens. une égalité des époux et conforté par un statut fiscal conséquent. la loi nouvelle apparaît comme l'expression manifeste d'une volonté de changement dans le cadre d'une relative continuité.

de séparation des biens. à la lecture de la loi naît l'impression. d'autre part que ses auteurs paraissent bien avoir été déterminés plus inconsciemment que délibérément par la tradition et la conviction que le tunisien reste attaché à un régime.L'article 1er de la loi précise qu'un régime facultatif existe pour lequel les époux peuvent opter au moment de la conclusion du mariage ou à une date ultérieure. en effet. 9. certaines inégalités. les femmes se trouvent désormais empêchées d'exercer en la matière concrètement leurs droits. §2 : Les aspects techniques 10.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens tunisienne) et. le législateur a fait le bon choix. en matière patrimoniale. qui préserve fort bien la communauté de vie et d'intérêts que le mariage engendre. les diverses raisons dont la conjugaison a conduit le législateur à ne plus attendre davantage pour faire disparaître. essentiellement. plus que millénaire. gérés conjointement par les deux époux avec des pouvoirs identiques constitue déjà une avancée importante. comment se fait-il qu'il ne soit pas allé jusqu'au bout du chemin et consacré l'idée d'égalité entre époux? L'institution d'une communauté réduite aux biens immeubles affectés à l'usage familial. financés pour partie avec les gains de la femme. le droit tunisien en harmonie avec la convention des Nations Unies relative à l'élimination de toute discrimination à l'égard des femmes du 18 décembre 1979 ratifiée par la loi n°85-68 du 12 juillet 1985. D'où la question : alors qu'il était poussé par le souci légitime de rééquilibrer les droits et pouvoirs des conjoints. la preuve de la consistance des immeubles à usage familial. Il a pour but de rendre un immeuble 10 . d'autre part dans les engagements internationaux de la Tunisie ont conforté cette orientation. De ce fait. Telles sont.Par ailleurs. mais elle ne correspond pas à la parité effective recherchée. d'une part qu'elle n'a pas fait l'objet d'une préparation minutieuse et d'abondantes et longues réflexions. dont l'assiette est en tout état de cause restreinte. est difficile à établir. Mieux encore. 8. La loi nouvelle met.Reste à se demander si pour parvenir à ce résultat. Demeure aussi en suspens le sort des immeubles à usage autre que familial.

Statut fiscal inachevé des époux communs en biens ou un ensemble d'immeubles propriétés indivises entre les époux lorsqu'ils sont propres à l'usage familial3. En cas de divorce. le principe est que tous les biens appartenant à l'un ou à l'autre époux et ceux qu'il reçoit par donation. il existe principalement deux régimes de communauté: . ». Cellesci sont libres de le choisir. Ils leur appartient de convenir à l'élargissement de la communauté. l'officier public qui rédige l'acte de mariage doit rappeler aux deux parties l'existence de ce régime et doit mentionner leur réponse dans le contrat5. legs ou successions deviennent commun. le régime n'est pas imposé aux parties. En France.La communauté universelle avec attribution intégrale au survivant. legs ou succession. En cas de décès. Le mariage conclu sans mention concernant le régime de biens est présumé consacrer le régime de séparation des biens.Le régime de la communauté réduite aux acquêts (qui est le régime légal) pose comme principe que tous les biens achetés pendant le mariage avec les revenus de l'un ou l'autre époux tombent dans la communauté. 11 . L'article 2 de la loi dispose de son côté: « Lorsque les époux déclarent qu'ils choisissent le régime de la communauté des biens. Tout au plus. . chacun a droit à la moitié des biens communs. ils seront soumis aux conditions de cette loi. mais chacun reste propriétaire des biens qu'il a acquis avant le mariage et de ceux qu'il reçoit par donation. en plus du régime de séparation des biens. les époux y seront alors soumis du seul fait de l'option. En cas de divorce. Le régime de communauté institué par la loi du 9 novembre 1998 présente ainsi un double aspect tenant à la fois au fond et à la forme : . chacun reçoit la moitié de la communauté. En effet l'article 11 de CSP précise que « peut être insérée dans l'acte de mariage toute clause ou condition relative aux personnes et aux biens. tous les biens reviennent en intégralité au survivant sans qu'il y ait à régler de droit au fisc. . la moitié de la communauté revient au survivant tandis que l'autre moitié entre dans la succession du défunt.Quant au fond.. à condition d'en faire mention expresse dans l'acte ».. s'agit-il d'un régime conventionnel : les époux 3 4 La loi du 9 novembre 1998 n'a pas beaucoup innové en la matière.Quant à la forme. c'est-à-dire le régime légal4. il convient de distinguer selon le régime matrimonial choisi : s'agit-il d'un régime de communauté réduite aux immeubles propres à l'usage familial. en cas de décès.

Il en résulte que pour ce régime. il n'en est pas toujours ainsi. l'accord doit être constaté par un acte authentique.Si les époux désirent un actif commun plus étendu et corrélativement un actif propre plus restreint. les dépendances de l'immeuble et ses fruits. Si les règles régissant le régime de séparation des biens sont claires et précises. saisonnier ou occasionnel. patrimoine propre de la femme et patrimoine commun comprenant les immeubles à usage familial et leurs dépendances acquis après l'acte de mariage. L'adhésion à ce régime ne couvre donc que les immeubles à usage familial acquis à compter du mariage ou de l'acte d'adhésion à la communauté.Normalement. chacun de ces régimes devrait être régis par un ensemble de règles cohérentes régissant les rapports patrimoniaux des époux durant le mariage et lors de sa dissolution. b.La communauté conventionnelle 14.La communauté peut se réaliser soit par des biens particuliers (à savoir les biens immobiliers destinés à l'usage familial) ou par convention (dans ce cas des clauses extensives sont possibles). ils peuvent adopter le régime conventionnel.C'est celui qui est défini par le législateur et qui s'applique à défaut de mention de son élargissement dans l'acte de communauté. il n'en est pas ainsi en ce qui concerne les régimes communautaires. En fait. les biens des époux sont répartis en trois masses: patrimoine propre du mari. à condition qu'ils soient destinés à l'usage familial ou à l'intérêt propre de la famille nonobstant le fait que ledit usage soit continu. Si le choix du régime de communauté est postérieur à la conclusion de l'acte de mariage. Ils doivent le mentionner expressément dans l'acte de mariage ou après le mariage. 11. a. A) Choix du contenu du régime matrimonial 12.Le régime communautaire réduit aux immeubles à usage familial 13. Il comprend les immeubles acquis après le mariage ou après la conclusion de l'acte de communauté. notamment au regard du droit fiscal. Sont considérées comme communes. 12 .Statut fiscal inachevé des époux communs en biens désirant un actif commun plus étendu et corrélativement un actif propre plus restreint peuvent adopter ce régime.

en effet. si la valeur de l'extension et des améliorations est inférieure à la valeur initiale de l'immeuble. Ces pouvoirs s'exercent. de prévoir un compte de récompenses dues par la communauté ou due à la communauté. 439. p.Durant la communauté. MEZIOU : « Le régime de la communauté des biens entre époux ». C) La gestion de la communauté 16. La loi n'envisage la récompense que dans un seul cas précisé par l'article 12. encaisser des deniers propres aux époux et à l'inverse payer des sommes incombant au patrimoine propre. une égalité de pouvoirs des époux dans la gestion des biens communs7. La communauté peut. patrimoine propre de la femme et patrimoine commun découlant de l'acte de communauté. en la matière.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens Il n'y a pas. Cette égalité entre époux se réalise sous trois formes différentes : . 2001. aucune. Il y a donc lieu. 6 7 K. le bien propre peut devenir commun si la valeur des améliorations est supérieure ou égale à la valeur initiale de l'immeuble et cela sans contrepartie.la co-gestion : l'acte ne peut être accompli que par l'un et l'autre agissant ensemble. Selon cet article. B) Les récompenses 15. leurs dettes se répartissent en dettes propres et en dettes communes. Parallèlement. les fonds de la communauté utilisés par un époux en vue de l'amélioration d'un bien propre doivent être remboursés. En revanche.la gestion concurrente (intéresse les actes de conservation peuvent être accomplis par l'un ou l'autre) . Egalement dans ce régime les biens sont répartis en trois masses: patrimoine propre du mari. dans le cas du choix de ce régime. celui-ci demeurera la propriété de son maître qui deviendra débiteur des sommes retirées des fonds communs.La loi prévoit. de limites à l'élargissement de la communauté. CHARFI CPU. il se produit d'incessants mouvements de valeurs entre la masse commune et le patrimoine propre des époux. 13 . pour établir l'équilibre. Il est ainsi possible d'envisager une communauté universelle englobant meubles et immeubles et ceci quel que soit le mode d'acquisition des biens et le moment de leur acquisition6. Mélanges M.

la loi n'a consacré aucune faveur fiscale pour les autres biens.900) d'autre part. La cour de cassation a infirmé cette doctrine en jugeant d'une part que les droits de mutation à titre gratuit ne sont pas dus en l'absence d'action en retranchement exercée par les enfants du premier lit à l'encontre du second conjoint (cass. contrairement aux donations entre époux. il 14 . ces derniers ne peuvent déroger à cette règle (article 25).I. Mais à la différence du prélèvement moyennant indemnité. en présence d'enfant de premier lit constituaient des donations que l'action en retranchement ait été exercée ou non. soit. Les époux peuvent modifier par accord le régime de leurs biens communs et ce. 11 La clause de préciput aboutit au prélèvement par un époux de certains biens communs.la gestion exclusive ou indépendant : l'acte est accompli par un seul des deux. 18 janvier 1888 DP 1888 . il en va différemment en cas de divorce ou d'existence d'enfants du premier lit10. qu'en cas d'exercice de l'action en retranchement seule la partie excessive de l'avantage matrimonial.En France. a. après l'écoulement de deux ans au moins à partir de la date de son institution. résultant le plus souvent de clauses spéciales insérées dans le contrat de mariage11 (clause de partage inégal ou . les avantages8 matrimoniaux constituent une technique d'optimisation fiscale.174. sous forme de co-gestion (article 16). 10 En France. La communauté se partage par moitié entre époux. pour les actes importants. Elle intéresse les biens propres. Ces avantages. l'administration considérait que les avantages matrimoniaux accordés par un époux à son conjoint. Précisément. selon la Cour de cassation9 les avantages matrimoniaux ne sont pas regardés comme des donations. DANET: « Précis de droit fiscal de la famille ». D) Les avantages matrimoniaux A l'exclusion des immeubles à usage familial bénéficiant d'un régime de faveur lors de l'option. cit. 8 F. Par exception. dans la mesure où ils permettent aux époux d'échapper aux droits de mutation à titre gratuit. p. p. c'est-à-dire celle qu'excède la qualité disponible entre époux est soumise au donatation.. op. L'accord doit être constaté par un acte authentique (article 21). 9 Cass.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens soit sous forme de gestion concurrente.La notion d'avantage matrimonial 17.273. 6 mai 1997 DF 97 n°31-36 comm.

. 12 Précisément. 13 MALAURIE et AYNES. Ce profit constitue un avantage matrimonial.. A la dissolution du régime communautaire. Pour le reste.Le cas de la Tunisie 19. 18-Les avantages matrimoniaux ne constituent pas en règle générale des donations mais des conventions entre associés13. autre que les immeubles à usage familial. Mais ils peuvent résulter également de l'adoption pure et simple d'un régime conventionnel12. la masse commune est en principe. C'est le cas lorsque les époux adoptent la communauté universelle et quels apports de celui-ci qui a des enfants d'un précédent mariage sont supérieurs aux apports de l'autre. b. Il est clair que si la communauté a été alimentée essentiellement (ou exclusivement) par les biens ou revenus d'un seul époux. D'abord.. la loi tunisienne est muette sur le statut fiscal de tels avantages. en France. son conjoint bénéficie d'un avantage substantiel. ils suivent le même sort que les donations. S'ils sont maintenus. clause d'attribution de la communauté au survivant.). cours de droit civil.La norme y est constituée par le régime de séparation des biens. même s'ils ne s'exécutent qu'aux décès du disposant (préciput. toute clause relative à l'introduction d'un bien dans la communauté. partagée par moitié entre les deux époux ( ou entre le conjoint survivant et les héritiers). Les régimes de communauté institués par la loi du 9 novembre 1998 peuvent aller au-delà de celui-ci en permettant à l'un des époux de tirer un profit de l'autre (par la mise en commun d'immeubles à usage familial)..). En cas de divorce. s'effectue sans indemnisation de la communauté (article 1515 à 1519 du code civil). chaque fois que les avantages résultant d'un régime matrimonial sont plus étendus que ceux qui résulterait du choix de la communauté légale l'article 1527 du code civil est susceptible de jouer.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens d'attribution inégale de la communauté. ils ne souffrent aucun droit de mutation à titre gratuit. l'attribution de la part de communauté n'est soumise à aucun droit de mutation. clause de préciput. il y a alors avantage matrimonial pour la différence. 411. p. s'analyse comme une mutation à titre gratuit de la moitié de l'un ou des biens concernés par l'accord et sera passible du droit de mutation à titre gratuit. Or. 15 .

16 . des biens à usage familial (l'article 51 précité de la loi de finances pour 2005). p. prétendre que même l'immeuble à usage familial.Le régime communautaire nouvellement institué en Tunisie n'étant pas par lui même d'une clarté absolue quant au régime fiscal applicable. apporté à la communauté. de son changement ou de sa dissolution.35. 15 A l'exclusion.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 20. CARBONNIER. comme le souligne le doyen J. bénéficie d'un régime fiscal favorable comme bien de mariage et échapper ainsi aux droits de mutation par décès SECTION II : CONSEQUENCES FISCALES LIEES AU REGIME MATRIMONIAL 21. hormis le cas de divorce où le contentieux des biens est un conflit de personnes. un régime matrimonial.Par ailleurs. différentes considérations interviennent lors de l'établissement de l'acte de mariage. la jurisprudence et la doctrine ne l'ayant pas encore précisé. 14 J. évidemment. La répartition de l'actif commun et de l'actif propre obéit à des règles spécifiques selon que le régime adopté est celui de la communauté conventionnelle ou à la communauté réduite aux immeubles à usage familial. on est alors conduit à recourir au droit commun et au droit comparé pour expliciter certains de ses aspects. 22. dans un souci de moindre coût fiscal. la moitié de la communauté revenant au défunt et les biens qui lui sont propres sont concernés par les droits de mutation par décès. CARBONNIER : « Essai sur les lois ». Le conjoint survivant ne bénéficie à ce niveau d'aucun avantage. nouvellement institué. Ceci veut dire que les époux ne peuvent. Fiscalement. Or. dès lors que le législateur s'est abstenu d'en traiter15. lorsque la communauté de biens est dissoute par le décès. elle englobe un actif et un passif. à l'occasion du choix du régime matrimonial. ne se révèle dans toutes ses dimensions (y compris fiscales) qu'à sa dissolution et celle-ci. peut se faire attendre14. mais dans tous les cas.La structure des régimes matrimoniaux est complexe puisqu'à côté des biens propres de chaque époux apparaît la masse commune. Celle-ci peut être plus ou moins étendue selon le type de communauté.

Régime du contrat au regard des droits d'enregistrement 25.Toutes les clauses du contrat de mariage qui en sont dépendantes. lorsque la dot stipulée excède ce montant ou s'il comporte le transfert de la propriété de biens. le contrat de mariage est un élément essentiel pour la détermination du régime fiscal applicable. Ces opérations peuvent alors donner lieu au paiement des droits d'enregistrement A) Etablissement de l'acte de mariage 24. En cela. Il devient soumis à la formalité.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens §1 : Droits exigibles intervenant lors de la rédaction de l'acte de mariage 23.Bien que son effet soit subordonné à la célébration du mariage.Quelle que soit la structure du régime matrimonial adopté. c'est-à-dire qui ne peuvent exister hors de cette convention.Effets du contrat de mariage 26. lorsque la dot servie par l'époux n'excède pas deux cents dinars. De telles stipulations. En effet un acte (ou contrat) de mariage peut contenir des donations ou d'autres avantages. ces apports sont immédiatement imposables. le contrat de mariage donne immédiatement lieu à la perception des droits qui en résultent. Ce sont les stipulations susceptibles de faire l’objet d’une convention indépendante du contrat de mariage telles que les donations de biens. sauf restitution 17 . Quoique l'effet du contrat soit subordonné à la célébration du mariage. puisque la célébration constitue une condition suspensive et doit normalement suspendre la perception des droits. En revanche. Il faut rappeler qu'en droit tunisien (comme en droit musulman) la constitution d'une dot par le futur époux au profit de la future épouse est une condition de validité du mariage. La dot peut être constituée de biens mobiliers. le droit fiscal s'écarte du droit commun.Le contrat de mariage est dispensé de la formalité de l'enregistrement et du timbre. à l'intérieur du contrat de mariage peuvent se trouver des conventions qui pourraient avoir une existence autonome. a. immobiliers ou de numéraires. b. indépendamment de la célébration. n'entraînent la perception d'aucun droit particulier d'enregistrement. Tel est le cas de l'option pour la communauté. si elles se présentent. sont taxées d'une manière autonome et immédiate.

l'administration a retenu le décès de l'un des futurs époux ou le mariage de l'un d'eux avec une autre personne. Paris-Cujas 1999. En dehors des immeubles destinés à l'usage familial. C) Donations consenties par un tiers 28. toutes les autres donations de biens immobiliers sont fiscalement soumises au droit commun. 17 Le terme de donation employé par le législateur paraît inapproprié. En France. B) Les libéralités entre époux 27.5% de la moitié de la valeur du bien majoré de 1% pour les biens immobiliers immatriculés et non immatriculés et du droit de timbre. L'article 51 de la loi de finances pour 2005 a apporté quelques assouplissements. MALAURIE et L.Un contrat de mariage peut théoriquement contenir une donation consentie par un tiers ou plus généralement l'engagement par 16 Sur la nature particulière de cette condition : Ph. Les contrats de mariage qui constatent des donations de la part des futurs époux sont normalement soumis aux droits de mutations à titre gratuit dans les conditions du droit commun. Le terme approprié paraît celui d'apport à la communauté. comme preuve de non-célébration du mariage. étant donné qu'il n'existe aucune règle imposant un délai entre la passation du contrat et le moment du mariage. Les seules difficultés concernent la preuve de la noncélébration.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens ultérieure si le mariage n'est pas célébré. dès lors qu'un contrat de mariage est conclu sans condition de célébration16. L'option pour la communauté n'implique nullement l'intention de gratifier et il n'y a pas non plus acceptation de la part du bénéficiaire. 18 . Il a prévu l'enregistrement au droit fixe de chaque copie d'acte des donations17. C'est-à-dire 2.Elles peuvent avoir été faites dans le contrat de mariage ou indépendamment de celui-ci. AYNES: « Les régimes matrimoniaux » : Cours de droit civil T. d'immeubles entre époux réservés à l'utilisation de la famille ou à son intérêt que le bien immobilier ait été acquis avant ou après le mariage ou l'option pour la communauté. 4éd.VII.

A défaut de désignation des parts. Cours du droit d’enregistrement Ministère des Fiances 1956 précité. Dans ce cas. Les droits de mutation à titre gratuit sont alors calculés en fonction du lien de parenté entre le donateur et chacun des futurs époux. il n'y a aucune particularité fiscale à signaler. En effet. cette clause constitue une disposition indépendante qui doit être taxée séparément. En effet si le parent ou le tiers intervient au contrat pour garantir à la femme le paiement de la dot promise par le mari. condition essentielle de toute donation. Le tiers conserve d'ailleurs. les droits de mutation à titre gratuit ne sont pas toujours dus18. Les droits sont assis sur la part revenant à chacun d'eux. Réfallo. Si le donateur est l'ascendant de l'un des époux. §2) Incidences fiscales suite à l'option pour le régime de communauté 29. 19 . s'il s'engage à payer en tout état de cause la somme promise. Dans ce cas.366).Statut fiscal inachevé des époux communs en biens un parent ou un tiers de payer la dot constituée à la future épouse. En revanche. Le taux applicable serait alors en fonction du degré de parenté entre le tiers et le mari (cf. Si la libéralité est faite à un époux sans que le donateur n'ait voulu gratifier le conjoint. Les libéralités peuvent aussi gratifier les deux époux conjointement. la libéralité est taxée suivant son montant et le lien de parenté entre le donateur et le bénéficiaire. ne sont pas toujours dus. les droits de mutation à titre gratuit sont calculés au tarif applicable entre descendants et ascendants pour l'un et entre personnes non apparentées pour l'autre. la communauté est une entité susceptible de recevoir et de donner. au cas où celui-ci n'exécuterait pas son engagement au terme convenu il est du alors le droit fixe par page. de se retourner contre l'époux défaillant. les droits de mutation à titre gratuit. Le problème du régime fiscal de 18 Quant un parent ou un tiers intervient pour garantir le paiement de la dot. son engagement constitue une véritable donation passible des droits de mutation à titre gratuit. le payement de la dot par le tiers n'implique nullement chez ce dernier l'intention de gratifier la femme. il y a obligation de sa part passible également du droit fixe par page. p.Comme il a été précisé. lorsque le tiers s'oblige à payer la dot mais en renonçant expressément au droit d'exercer un recours contre le futur époux. on doit considérer que la donation est consentie pour moitié à chacun d'eux. en cas de paiement.

en principe. en effet. de l'appréciation qui en est donné et conduit souvent à un arbitrage entre des intérêts opposés entre chacun des époux d'une part et le fisc d'autre part. »Mais qui décide que l'immeuble est affecté à l'intérêt propre de la famille? La famille se limite-t-elle aux époux communs en biens ou également à leurs enfants ? Les services de contrôles fiscaux auront bien de difficulté à vérifier ces qualifications..Ce régime peut aller au-delà des immeubles à usage familial acquis après le mariage en permettent. un tel régime ne pose pas problème au niveau fiscal. On peut s'interroger également sur la notion même d'intérêt de la famille.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens ce mouvement se pose.. a décidé de soumettre au droit fixe les apports d'immeubles à usage familial à la communauté. suite à une promesse de vente antérieure au mariage et dont le contrat définitif n'est établi qu'après l'acte de mariage. l'article 11 de la loi du 9 novembre 1998 donne une définition de cette notion: il s'agit « d'immeubles se situant dans les zones d'habitation ou achetés à des promoteurs immobiliers. Ce n'est que six ans après son entrée en vigueur que le législateur.A priori. A) L'option pour le régime de la communauté réduite aux immeubles propres à l'usage familial 30.ou les immeubles dont les actes d'acquisition ou ceux dont il sera prouvé qu'ils ont été effectivement occupés en tant que logement familial. La conservation de la propriété foncière serait-elle alors tentée de l'inscrire comme bien commun? B) Le régime conventionnel 31. Elle dépend.. ou l'immeuble situé dans une zone d'habitation mais acquis par l'un des époux en vue de son utilisation à usage professionnel. à l'un des époux de 20 . Cette notion est imprégnée de relativisme et de subjectivisme. On peut s'interroger enfin sur le sort réservé à l'immeuble à usage familial acquis par l'un des époux de chez un promoteur. Mais bien d'autres problèmes se posent: on peut s'interroger d'abord sur la notion d'immeubles propres à l'usage familial et à l'intérêt propre de la famille? Certes. dès lors que les droits de mutation à titre onéreux ou gratuit ont été acquittés avant ou à l'occasion de l'entrée des biens dans la communauté.. dans le cadre de la loi de finances pour 2005. Mais la loi est restée sur cette question silencieuse.

Normalement les droits dus par les époux qui changent de régime matrimonial sont les mêmes que ceux qui seraient dus lors de l'option pour ce régime.l'introduction dans la communauté de biens doit porter sur des immeubles.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens tirer un profit de l'autre. Selon l'administration. soit de le modifier. 20 NC N°4/2005 précitée. 32. . 19 Pour l'administration.En principe. Fiscalement. §3 . 21 .l'opération doit être à titre gratuit (NC. outre l'affectation de l'immeuble à l'usage de la famille ou à son intérêt. n°4/ 2005 DGI 2005/11). . aucun avantage fiscal n'a été prévu dans la nouvelle loi relativement aux biens mis en commun.Incidences fiscales intervenant à l'occasion d'un changement du régime matrimonial 33. la réunion des conditions suivantes : . c'est-à-dire l'enregistrement de l'acte de changement au droit fixe.l'affectation des biens doit se produire entre les deux parties liées par un contrat de mariage. Normalement. les époux peuvent convenir. de donation ou de legs ainsi que les immeubles affectés à un usage purement professionnel. une fois le mariage célébré. l'enregistrement au droit fixe nécessite. Par exception.Une exception a été cependant prévue par l'article 51 précité qui soumet à l'enregistrement au droit fixe par page l'apport à la communauté d'immeubles réservés à l'utilisation de la famille ou à son intérêt19. tout apport à la communauté est considéré comme un transfert de propriété donc comme libéralité et taxé comme tel (à l'exclusion des immeubles à usage familial). les immeubles dont la propriété a été transférée à l'un des époux par voie de succession. sont exclus du champ d'application de ce régime. il ne peut être apporté de changements au régime matrimonial. L'administration justifie sa position en se référant à l'article 10 de la loi du 9 novembre 1998 qui exclut ces biens de l'application du régime de la communauté20. l'article 21 de la loi du 9 novembre 1998 admet qu'après deux ans d'application du régime matrimonial. soit d'en changer entièrement.

la dissolution de cette communauté par l'effet du divorce a pour effet. Dans le cas d'une communauté conventionnelle englobant l'exploitation d'une activité professionnelle. le passage d'un régime séparatiste à un régime de communauté est soumis au droit fixe. Cette situation se rencontre principalement dans le cas d'un changement du régime matrimonial. doivent être répartis à raison de 50% pour la période allant du 1er janvier à la date de la dissolution de la communauté. d'entraîner la cessation de l'activité exercée. En matière de TVA : Dans le cas d'une activité exercée par une communauté conjugale et assujettie à la TVA.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 34. comm.Les causes de dissolution du régime matrimonial peuvent être regroupées en deux catégories (article 18) : La dissolution du régime matrimonial peut se produire sans dissolution du mariage. le passage d'un régime communautaire à un régime de séparation de biens donne lieu au paiement du droit de partage (0. d'absence déclarée. En matière d’imposition des revenus : les revenus résultant de la communauté.. En revanche. 923). de divorce. Il en va ainsi en cas de mort de l'un des époux. Quant aux enfants. la dissolution équivaut à une cessation et donne ouverture à une imposition immédiate allant du 1er janvier à la date de la dissolution.5%) majoré de 1% pour les biens immobiliers immatriculés ou non immatriculés et du droit de timbre.Conséquences fiscales suite à la liquidation des régimes matrimoniaux 35.Cela étant dit. Il peut arriver que cette dissolution soit entraînée par celle du mariage. s'il concerne des biens à usage familial et le droit de mutation à titre gratuit pour les autres cas. 22 . Cette situation donne lieu à la liquidation de la communauté21. relativement à l'année de dissolution de cette dernière. à compter du partage qui fait cesser l'indivision. l'administration peut demander la régularisation des déductions des taxes ayant grevé les immobilisations même si l'activité en cause a été poursuivie par l'un des conjoints après le partage de la communauté (CE 6 Avril 2001 DF. ceux-ci doivent être considérés comme étant à la charge de celui qui par jugement ou par accord en a la garde. de séparation judiciaire de leurs biens et d'annulation du mariage. §4. 21 Les personnes mariées sont soumises à une imposition séparée. n°41.

les fonds versés proviennent.lorsque l'un des époux cède en échange un de ses propres contre un bien affecté à la communauté.Cela étant. Pour liquider les régimes communautaires.. améliorés ou réparés avec des deniers propres. Dans la mesure où elle ne s'accompagne pas de partage. A) Précisions sur la masse partageable 37-Pendant la communauté.lorsqu'elle a encaissé des deniers propres ou provenant de la vente d'un propre sans qu'il en ait été fait emploi ou remploi. biens propres de la femme et biens propres du mari.lorsque dans une opération de remploi effectuée par un époux. pour plus de la moitié du prix et des frais. Dans cet esprit. puisque le bien acquis devient alors commun. climatisation. la preuve peut être administrée par tous moyens pour déterminer leur existence et leur montant.). l'article 1433 du code civil pose le principe des récompenses dues par la communauté en ces termes : « la communauté doit récompense à l'époux propriétaire. toutes les fois qu'elle a tiré profit de biens propres »..Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 36. . on procèdera à son partage. Une fois que la masse commune aura été isolée. .lorsque des biens communs ont été acquis. la liquidation de la communauté ne constitue en réalité qu'une opération comptable destinée à fixer les droits des parties. des mouvements de valeurs ont pu se produire entre la communauté et les patrimoines propres des époux. Ainsi un conjoint a-t-il pu utiliser des fonds communs pour procéder à l'amélioration d'un bien propre. C'est seulement à la suite d'une telle opération que la masse partageable peut être fixée. elle ne donne lieu qu'à la perception d'un droit fixe. la communauté doit récompense : . 22 En France. Il est donc indispensable d'établir un compte de récompenses entre chacun des deux époux et la communauté22. ou financer l'installation de certaines commodités dans l'immeuble commun (chauffage central.lorsqu'un époux a payé au moyen de deniers propres une dette devant rester définitivement à la charge de la communauté. en cas de contestation de récompenses dues par la communauté ou à la communauté. . Pour connaître la composition de chacun de ces patrimoines il faut prendre pour base la contrat de mariage ou l'acte de communauté. de la communauté. . 23 . il faut commencer par reconstituer les trois masses de biens : biens communs. En principe.

De plus. que les époux mariés sous ce régime disposent de biens en commun indivis. Il 24 . il pèse sur elle de motiver sa décision.établissement de la masse des biens en nature relevant de la communauté.Aspects fiscaux des partages entre époux A) Epoux mariés sous le régime de séparation des biens 40. La liquidation de la communauté comprend dans ce cas les opérations suivantes : . Chacun des époux reste seul propriétaire des biens qu'il acquiert ou reçoit par donation. La succession comprend l'actif net des patrimoines propres et la moitié de l'actif net de la communauté. En principe. . .Ce régime consacre le principe du cloisonnement des patrimoines.la somme de la différence existant après ces opérations constitue le boni de liquidation qui doit être partagé obligatoirement par moitié.Elle peut intervenir. § 5 . mariée sous un régime de communauté décède. C) Liquidation de la communauté du vivant des époux 39.addition des récompenses dues à la communauté par chacun des époux. cependant. La liquidation est fixée par les héritiers et le conjoint survivant.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens En cas de contestation soulevée par l'administration (à l'occasion d'un divorce ou de décès de l'un des époux) aussi bien en ce qui concerne les récompenses que les biens. la dissolution du mariage des époux mariés sous ce régime ne devrait pas donner lieu à liquidation dès lors qu'elle implique l'inexistence de biens communs à partager.Lorsqu'une personne. legs ou héritage et les conserve en cas de dissolution du mariage. il y a liquidation de cette communauté. soit à la suite du changement du régime matrimonial. Il arrive. des dettes peuvent exister entre eux. B) Liquidation de la communauté en cas de décès 38. de divorce. de séparation judiciaire des biens ou de l'annulation du mariage.

Ce cas ne présente pas de difficulté particulière. l'indivision post-communautaire se caractérise par sa précarité et on doit lui appliquer la règle selon laquelle "Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision". une indivision post communautaire se substitue à la communauté dès la dissolution de celle-ci. d'autre part. du partage de l'indivision post commu-nautaire et. L'acte de partage est soumis au droit d'enregistrement au taux de 0.Le partage se pose en cas de dissolution du régime de communauté par l'accord des parties ou à la suite de divorce. le droit de partage est assis sur la valeur nette de l'actif partagé déterminée sans déduction des soultes ou plus-values éventuelles. En effet. En cas de partage d'une indivision postcommunautaire. la liquidation de ce régime oblige à comparer le patrimoine originaire et le patrimoine final de chacun des époux. En effet. .D'autre part. la masse commune est partagée par moitié. cependant dans la définition de l'immeuble à usage familial faisant partie des biens communautaires. du partage d'une indivision ordinaire. Le patrimoine originaire se compose des biens reçus à titre gratuit (donation ou succession) lors de l'établissement de la 25 .S'agissant d'un partage intervenant entre époux antérieurement mariés sous un régime communautaire. lorsque les époux sont mariés sous le régime de la communauté conventionnelle. 42. il est nécessaire de distinguer deux situations. Dans tous les cas. 43. B) Partage des biens communs 41.D'une part. le cas de la communauté réduite aux biens immobiliers à usage familial. l'article 25 de la loi du 9 novembre 1998 précise que la communauté se partage par moitié entre époux. Il peut s'agir d'une part. lorsque les époux sont mariés sous un régime de communauté.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens convient alors de procéder à la liquidation de cette situation selon les règles du droit commun.La liquidation de ce régime oblige à distinguer entre les deux cas suivants : . Cette indivision se compose de tous les biens communs existant au jour de la dissolution. Comme toute indivision.5%. ces derniers ne peuvent déroger à cette règle". La difficulté réside.

En revanche. l'opération s'analyse comme une mutation donnant lieu à perception des droits de mutation à titre gratuit calculé au tarif applicable entre époux.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens convention de communauté et qui n'ont pas été transmis à la communauté. 45.La différence entre patrimoine final et patrimoine originaire de chaque époux fait apparaître la consistance du patrimoine commun. Le patrimoine final comprend l'ensemble des biens appartenant en propres à l'époux le jour de la dissolution.5% de la valeur du bien. C) Modalités d'imposition des plus-values consécutives aux partages entre époux Il convient de distinguer entre plus-values immobilières et plusvalues professionnelles. Lorsque. 44. Au niveau fiscal. soit 2. lors de la liquidation de la communauté. aucun droit n'est dû (y compris le droit de partage). le bien attribué à l'époux était compris dans son patrimoine originaire. le partage d'un bien indivis entre époux est considéré fiscalement comme déclaratif. mais si ce règlement s'effectue par l'attribution d'un bien relevant du patrimoine originaire de l'époux débiteur. même à charge de soulte.5% (majoré de 1% pour les biens immobiliers immatriculés ou non immatriculés) sera dû sur la valeur de ces biens. le droit de partage de 0.S'agissant des créances de participation. a. En plus clair. du mariage y compris les biens dont il aurait disposé à titre gratuit (succession ou donation) après l'établissement de la convention de communauté.Régime général 46. 26 . normalement leur règlement donne lieu à paiement en argent. et par conséquent ne génère aucune plus-value.Plus-values immobilières 1.Les partages. ne constituent pas des cessions à titre onéreux (au sens des articles 27 et 28 du Code de l'IR et de l'IS) lorsqu'ils portent sur des biens provenant d'une communauté conjugale. lorsque le bien attribué n'était pas compris dans le patrimoine originaire ou provient des biens acquis indivisément par les époux sous le régime de la communauté conventionnelle. il est nécessaire de s'interroger sur les biens acquis indivisément par les époux et sur les créances de participation. même en cas de soulte.

il convient d'une part. En effet. p. d'autre part de retenir la valeur vénale du bien à cette date. Le délai de dix ans prévus par l'article 44 du Code de l'IR et de l'IS commence à courir à partir de cette date25. de considérer que le bien a été acquis à la date de son entrée dans la communauté. à l'occasion du partage. n°3. RJF 4/87 n°376. n°38-81. Bull. 25 CE 25 avril 2003 RJF 7/03 n°851. translatif et non déclaratif. seules sont imposables les plus-values réalisées à l'occasion d'une cession à titre onéreux d'un bien. M. il convient. 6 mai 1986. 2. telle qu'elle a été retenue pour la liquidation des droits de mutation (à titre onéreux ou gratuit). 23 Au contraire du partage pur et simple. RJF 2/02.Dans le cadre d'un divorce. étant précisé qu'en cas de partage de communauté conjugale. 26 A.Cas de la maison principale 47. En cas de cession ultérieure. il n'y a pas lieu de tenir compte de la soulte versée. les biens attribués à l'un des époux sont réputés être sa propriété à compter de la date à laquelle la communauté avait acquis ces biens24. le partage avec soulte est. Defrenois 1992. COTTINI: "La détermination de la valeur vénale des fonds de commerce par la méthode comparative de la Cour de Cassation".117. l'exonération de l'impôt sur la plus-value bénéficie à l'époux attributaire de cette maison. le cas échéant. 24 CE 25 février 1987. Droit prospectif 1993. 10 janv. Pour le calcul de la plus-value réalisée en cas de cession ultérieure du bien attribué lors du partage. 27 . Cass. B. CHAPPERT: "Evaluation d'un fonds de commerce" note sous Cass. Voir également. ceci même si objectivement le prix du bien reçu à charge de soulte est constitué par sa valeur originaire augmentée du montant de la soulte versée23. la maison principale est attribuée à l'un des époux. en droit fiscal. Revue Recherches Juridiques. Le partage des biens indivis étant déclaratif. n°35171. HATOUX: "L'évaluation des biens en matière d'enregistrement". L'administration peut rectifier la base d'imposition.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens Le problème de la plus-value ne se pose qu'en cas de cession ultérieure du bien.1989. lorsque le prix déclaré est inférieur à la valeur vénale26. n°977.

Remarques terminales 50. les époux décident eux mêmes du sort des donations et avantages qu'ils s'étaient consentis.En cas de divorce ou de séparation de biens.Plus-value professionnelle 48. Il en est de même en cas de divorce prononcé aux torts de l'un des époux ou aux torts partagés. En cas de divorce prononcé par consentement mutuel. Toutefois. chacun d'eux sera imposable au titre de l'impôt sur le revenu à raison de la plus value dégagé à cette occasion.Statut fiscal inachevé des époux communs en biens b. la révocation des donations et avantages est constatée judiciairement et ne donne lieu par conséquent au paiement d'aucun droit de mutation à titre gratuit. la communauté est susceptible de comprendre des éléments d'actif professionnel. 28 . si un seul des époux se retire et que l'autre continue l'exploitation. les donations et avantages sont censés être maintenus par les époux. soit de l'activité professionnelle de l'un d'eux.En présence d'époux mariés sous un régime conventionnel communautaire.Les plus-values réalisées lors du partage d'une indivision post communautaire ou d'une indivision simple sont imposables selon les règles prévues par le Code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés. A défaut de décision en la matière. Ces éléments passent alors dans l'indivision postcommunautaire constituée entre les époux du fait de la dissolution. Les époux peuvent être propriétaires indivis d'éléments d'actif professionnel affectés à l'exercice soit de leur activité professionnelle. 49. En revanche. Ces plus values sont calculées sur la base de l'estimation faite lors de l'attribution du fonds au conjoint. la révocation d'une donation portant sur un immeuble immatriculé ou non immatriculé donne lieu à la perception du droit de 1%. Dans tous ces cas. il est nécessaire de s'interroger sur le sort des donations que les époux ont pu se consentir. Si les deux époux cèdent leurs droits dans l'indivision à un tiers. Celui-ci doit être soumis à l'impôt à raison des plus-values dégagées sur ses droits indivis dans le fonds. il n'y aura cessation d'entreprise qu'à l'égard de premier.

Statut fiscal inachevé des époux communs en biens 51. sauf s'il y a donation explicite (avec acceptation) d'un immeuble ou de l'usufruit de l'immeuble par l'époux. Il semble alors urgent de réformer ce régime : les biens apportés conventionnellement à la communauté doivent s'analyser comme de simples apports n'impliquant pas un transfert de propriété et bénéficient de l'enregistrement au droit fixe. c'est à contre courant de la volonté déclarée du législateur de promouvoir l'égalité entre époux que se situe le régime fiscal applicable à la communauté.En définitive. Janvier 2006 29 . Les conséquences d'un tel régime sont d'autant plus gênantes que la proportion d'époux ayant opté pour ce régime est peu élevée.

p. 31 . JORF du 31 décembre 2005.Cabannes @ univ-paris5. entre autres choses. par le Parlement français au mois de décembre 20052. dans le précédent numéro de cette Revue. C’est sur cette idée même de solidarité que repose la nouvelle taxe sur les billets d’avion adoptée. Revue Tunisienne de Fiscalité 2005. soulignait que la légitimité sociologique de l’impôt s’appuie.derrière la dénomination « taxe » se trouve ici en réalité un impôt. après des débats houleux. la nécessité ou encore la mise en commun et la solidarité »1.Le mécanisme de la taxe de solidarité sur les billets d’avion 1) Le fait générateur de la taxe 2) Le montant et le versement de la taxe 3) Le recouvrement de la taxe et le versement de la taxe II. Loi n° 2005-1720 du 30 décembre 2005 de finances rectificative pour 2005. « sur des représentations positives de l’impôt telles que la justice et l’égalité. de caractère obligatoire. c’est-à-dire un prélèvement pécuniaire. effectué à titre définitif et sans contrepartie.fr Michel Bouvier. 16. 20654. p.La taxe de solidarité sur les billets d’avion : une nouvelle étape dans la réflexion sur la fiscalité internationale 1) La fiscalité internationale : pouvoir coercitif attribué à une organisation internationale ou système de coopération entre Etats ? 2) La création d’une imposition internationale et la souveraineté des Etats Le professeur Michel Bouvier. article 22. « Nouveau civisme fiscal et transformations de l’alliance citoyen-contribuable ». n° 3. et non une somme perçue en contrepartie des prestations offertes par un * 1 2 Xavier. Cette nouvelle imposition .La taxe française de solidarité sur les billets d’avion LA TAXE FRANÇAISE DE SOLIDARITE SUR LES BILLETS D’AVION Xavier CABANNES * Maître de conférences à l’Université Paris 5 Sommaire I.

espérer que l’exemple français aurait un effet d’entraînement maximum au niveau international. présidé par M. assurer un environnement durable . ancien Président du Mexique. Selon l’exposé des motifs du projet de loi de finances rectificative pour 2005. auxquels sont associées 18 « cibles » dont le degré de réalisation est à évaluer à travers 48 « indicateurs » 3. p. combattre le sida. notamment pour répondre aux besoins de financement les plus urgents. réduire la mortalité infantile . NU A/55/1000.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion service public . lors de la présentation de cette disposition. parmi les différentes hypothèses envisagées alors. notamment. les progrès obtenus n’étaient nullement à la hauteur de l’emphase de la Déclaration du millénaire4. le paludisme et d’autres maladies . Mais. Ernesto Zedillo. Incontestablement. Doc. pour l’heure. 3 4 Ce type de démarche et de nomenclature n’est pas sans rappeler celui adopté par la France avec la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001. peu d’Etats semblent prêts à suivre la France sur cette voie. il est grand temps de réfléchir en profondeur sur la restructuration des modèles financiers et budgétaires qui est en cours et sur l’influence de certains modèles… Voir l’évaluation des besoins dressée. améliorer la santé maternelle . à l’occasion de la 55ème session de l’Assemblée générale de l’ONU. dans le Rapport du Groupe de haut niveau sur le financement du développement à l’échelon intergouvernemental. mettre en place un partenariat mondial pour l’environnement). Le Gouvernement français a déclaré. 26 juin 2001. Cette Déclaration est à l’origine des huit objectifs du millénaire pour le développement à atteindre au plus tard en 2015 (réduire l’extrême pauvreté et la faim . assurer l’éducation primaire pour tous . 32 . Fin 2005. C’est dans ce contexte qu’a été adoptée la taxe française de solidarité sur les billets d’avion afin de financer. à l’occasion du Forum économique mondial de Davos. avait été adoptée la Déclaration du millénaire. cette mesure vise à lever des ressources pérennes pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. En septembre 2000. 81. figurait un prélèvement sur les billets d’avion.doit beaucoup à une proposition du Président Jacques Chirac relancée le 26 janvier 2005. la lutte contre le sida. promouvoir l’égalité des sexes . dès juin 2001. Le Président français avait alors proposé la création à « titre expérimental » d’un prélèvement international pour financer la lutte contre le sida .

Dans la décennie à venir. 21074. dans l’ensemble des Etats membres. Le taux de cette taxe doit être fixé par décret qui prendra effet « à la date à laquelle les Etats membres de la Communauté européenne auront dû achever l’intégration dans leur droit interne des mesures arrêtées par le Conseil prévoyant l’instauration. car le transport aérien. est une activité en croissance rapide et constante. En effet. le Parlement a adopté une taxe assise sur le montant brut des transactions sur devises au comptant ou à terme (actuel article 235 ter ZD du code général des impôts) dont il avait été annoncé que le produit servirait à financer certaines politiques en faveur du développement. 5 6 Loi de finances pour 2002. le Parlement a adopté ce prélèvement. tout en sachant que peu d’Etats y sont par ailleurs favorables. Une telle ressource devrait donc croître rapidement et fortement. JORF du 29 décembre 2001. A l’heure actuelle ce taux est de 0 % en attendant que l'ensemble des pays de la Communauté européenne aient adopté ladite taxe . ce qui a peu de chance de se produire. et au plus tôt le 1er janvier 2003 ». L’instauration de la taxe de solidarité sur les billets d’avion a été favorisée. Incontestablement. augmenter de 5 % par an. afin de ne pas reproduire l’échec de la taxe française sur les transactions sur devises. l’hypothèse de l’extension d’un tel prélèvement à l’ensemble des Etats membres de la Communauté. sans en conditionner l’entrée en vigueur à l’adoption d’un système équivalent par d’autres Etats. qu’il n’existe aucun obstacle à l’instauration d’une telle taxe. avec deux milliards de passagers en 2005. il ressort du document de travail du 1er septembre 2005 de la Commission européenne. en avril 2005. dès lors qu’est respecté le principe communautaire de non discrimination6. D’une part. qu’il s’agisse de vols intérieurs ou internationaux. il n’existe aucun obstacle juridique à l’institution d’un tel prélèvement. En outre. D’autre part. aucun des traités encadrant le transport aérien international n’interdit la création d’un prélèvement forfaitaire sur les billets d’avion. 33 . p. SEC (2005) 1067. d’une taxe sur les transactions sur devises. Cependant. par rapport à d’autres possibilités de prélèvement. En effet le Conseil ECOFIN a rejeté. selon les prévisions actuelles. ce trafic devrait. en 20015.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion tant pour des raisons politiques qu’économiques. réalisé à la demande du Conseil ECOFIN de juin 2005.

34 . de 7.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion l’instauration de cette taxe au mécanisme simple (I) constitue une nouvelle étape importante dans la réflexion sur la mise en place d’une fiscalité internationale (II). Le mécanisme fiscal mis en place en est extrêmement simple. dont le contenu sera applicable à compter du 1er juillet 2006.17 euro par tonne de fret ou de courrier embarquée (alinéa 4 du II de l’article 302 bis K). de 10 euros et de 40 euros ». vient compléter l’article 302 bis K du code général des impôts en y ajoutant un VI : « les montants mentionnés aux deuxième et troisième alinéas du II font l’objet d’une majoration au profit du fonds de solidarité pour le développement.04 euros par passager embarqué vers d’autres destinations (alinéa 3 du II de l’article 302 bis K) et enfin de 1.LE MECANISME DE LA TAXE DE SOLIDARITE SUR LES BILLETS D’AVION L’article 302 bis K du code général des impôts définit le régime de la taxe de l’aviation civile due par les entreprises de transport aérien public et qui est assise sur le nombre de passagers et sur la masse de fret et de courrier embarqués en France. lorsque le passager peut bénéficier. de services auxquels l’ensemble des passagers ne pourrait accéder gratuitement. sans supplément de prix à bord. I. L’article 22-II de la loi de finances rectificative pour 2005. Il appartient aux entreprises de transport aérien de déclarer chaque mois le nombre de passagers et la masse de fret et de courrier embarqués au cours du mois précédent. La déclaration adressée aux comptables du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » est accompagnée du paiement de la taxe. ou. Cette taxe de l’aviation civile est de 3.92 euros par passager embarqué à destination de la France ou d’un autre Etat membre de la Communauté européenne ou d’une autre partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen (alinéa 2 du II de l’article 302 bis K) . La nouvelle taxe de solidarité sur les billets d’avion (appellation issue du projet de loi de finances rectificative mais non insérée dans le libellé même de l’article) est donc une « majoration » de la taxe de l’aviation civile applicable aux passagers. Un décret fixe le montant de cette majoration. dans la limite respectivement de 1 euro et de 4 euros.

D’autre part. l’aéroport de sa destination finale est distinct de celui de sa provenance et ne fait pas partie du même système aéroportuaire (afin de ne pas exonérer de la taxe de solidarité les personnes qui. les passagers en transit direct repartant par le même aéronef avec un numéro de vol au départ identique au numéro de vol de l’aéronef à bord duquel ils sont arrivés . 7 Pour la France. les enfants de moins de deux ans .La taxe française de solidarité sur les billets d’avion 1) Le fait générateur de la taxe La nouvelle taxe de solidarité sur les billets d’avion constituant une « majoration » de la taxe de l’aviation civile. viennent en France pour quelques heures seulement puis s’en retournent vers leur lieu de provenance). Les exemptions prévues par le I de l’article 302 bis K du code général des impôts sont donc applicables à la nouvelle taxe. « la majoration n’est pas perçue lorsque [le passager] est en correspondance ». En effet. D’une part. par exemple pour affaires. la taxe de solidarité aura un champ d’intervention plus restreint que la taxe de l’aviation civile. ne sont pas considérés comme des « vols commerciaux de transport aérien public » les évacuations sanitaires d’urgence et les vols locaux n’impliquant pas de transport entre différents aéroports. forment deux systèmes aéroportuaires d’une part « ParisCharles de Gaulle-Orly-Le Bourget » et d’autre part « Lyon-Bron-Satolas ». toujours au sens de la taxe de l’aviation civile. le fait générateur en est quasiment identique : il s’agit du nombre de passagers transportés (est donc exclue ici la masse de courrier ou de fret). en troisième lieu. puisque eux seuls sont pris en compte. en deuxième lieu. le délai entre les heures programmées de son arrivée et de son départ n’excède pas vingt-quatre heures et enfin. Est considéré comme étant en correspondance le passager remplissant trois conditions cumulatives : en premier lieu. Cependant. concernant les passagers. au sens de la taxe de l’aviation civile ne sont pas considérés comme des « passagers » : le personnel navigant et technique à bord . son arrivée a eu lieu par voie aérienne sur le même aéroport que celui d’où il embarque ou sur un aéroport faisant partie du même système aéroportuaire au sens du règlement (CEE) n° 2408/92 du Conseil du 23 juillet 1992 7 . 35 . les passagers reprenant leur vol après un atterrissage forcé.

les sommes devront être reversées mensuellement à l’Agence française de développement. Une fois recouvrées par les agents comptables du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens ». est plafonné.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion 2) Le montant de la taxe Le montant de la taxe de solidarité sur les billets d’avion doit être fixé selon deux critères. Pour les passagers à destination d’autres Etats. qui sera définitivement fixé par décret. par la loi. à savoir aux passagers voyageant en « classe affaires » et « première classe ». En premier lieu. garanties et sanctions applicables en matière de taxes sur le chiffre d’affaires. En outre. à 1 euro pour les passagers en « classe économique » et à 4 euros pour les passagers en « classe affaires » et « première classe » voyageant à destination de la France. ce montant varie « selon la destination finale ». Les sommes en cause seront recouvrées dans les conditions fixées au V de l’article 302 bis K du code général des impôts pour la taxe de l’aviation civile. sûretés. La loi réserve ici un traitement particulier aux passagers pouvant « bénéficier sans supplément de prix à bord de services auxquels l’ensemble des passagers ne pourrait accéder gratuitement ». principal opérateur du dispositif français d’aide publique au 36 . est due par les entreprises de transport aérien public (elle sera néanmoins sans aucun doute répercutée sur le prix des billets d’avion par les compagnies aériennes). Le recouvrement en sera donc assuré par les agents comptables du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » selon les procédures. tout comme la taxe de l’aviation civile. d’un autre Etat membre de la Communauté européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen. Le montant de la taxe. le contentieux en sera suivi par la direction générale de l’aviation civile et les réclamations devront être présentées. 3) Le recouvrement et le versement de la taxe La taxe de solidarité sur les billets d’avion. la taxe est plafonnée à 10 euros en « classe économique » et à 40 euros en « classe affaires » et « première classe ». le montant de la taxe varie selon la classe commerciale de transport. En second lieu. instruites et jugées comme en matière de taxes sur le chiffre d’affaires.

on comprend indirectement. 37 . Contrairement à ce que pourrait laisser penser la volonté de certains mouvements ou de certains hommes politiques de créer une imposition internationale (dite « taxe Tobin »). Ce prélèvement. ce nouveau dispositif devra faire l’objet d’une évaluation à l’issue d’une période de vingt-quatre mois suivant sa mise en œuvre. JORF du 1er novembre 1992. cependant tant son produit que son utilisation pourront être contrôlés par les commissions des finances (rapporteur général de chacune des commissions des finances et rapporteurs spéciaux sur les crédits d’aide publique au développement). notamment dans le domaine de la santé ». Aussi. comme la plupart des économistes. ajoutant un VI à l’article 302 bis K du code général des impôts. Cependant. créé par l’article 22-I de la loi du 30 décembre 2005. imaginé 8 Il s’agit là d’un établissement public industriel et commercial. cette ressource fiscale ne relèvera pas du budget général. En effet. article 1er des statuts annexés au décret n° 92-1176 du 30 octobre 1992. La proposition formulée par James TOBIN ne visait en rien à créer un prélèvement de solidarité internationale destiné au financement du développement durable.LA TAXE DE SOLIDARITE SUR LES BILLETS D’AVION : UNE NOUVELLE ETAPE DANS LA REFLEXION SUR LA FISCALITE INTERNATIONALE Le concept même d’une imposition internationale a pu être diffusé à partir de l’idée de James TOBIN. que les sommes en cause devront être affectées à un fonds de solidarité pour le développement « dont l’objet est de contribuer au financement des pays en développement et de tendre à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement. ce fonds. En outre. selon l’article 22-III de la loi de finances rectificative du 30 décembre 2005.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion développement8. c’est en détournant l’idée initiale du prix Nobel d’économie que les pistes privilégiées pour créer un prélèvement de solidarité internationale se sont multipliées. le libreéchange. A lire l’article 22 de la loi de finances rectificative pour 2005 du 30 décembre 2005. est géré par l’Agence française de développement. L’article 22-II. précise quant à lui que les sommes dégagées par la nouvelle taxe doivent être reversées à l’Agence française de développement… Le lien bien qu’indirect est néanmoins clair. II. James TOBIN défendait. les choses n’étant pas explicitement écrites.

les propositions visant à créer une fiscalité internationale . Autour de ces parités officielles existaient des marges de fluctuation de +/. Le rapport des définitions officielles permettait de déterminer les parités des monnaies entre elles. outre la taxation. En réalité à Bretton Woods s’était mis en place un véritable système d’étalon-dollar. dénoncés par James TOBIN lui-même. entre autre. se caractérisait. avait pour James TOBIN un objectif monétaire et financier précis.rencontrent un large écho. d’une taxe additionnelle sur les bénéfices des entreprises internationales. en juillet 1944. des idées de création d’une taxe sur les ventes internationales d’armes. d’une taxe sur les flux de capitaux étrangers sortant et entrant du territoire des Etats conservant un secret bancaire ou encore. les Etats-Unis annoncèrent unilatéralement l’inconvertibilité du dollar en or. en 1978. Moins de deux ans plus tard. le prélèvement imaginé par James TOBIN aurait permis de taxer les opérations de change afin de limiter les mouvements spéculatifs à court terme (quelques jours) et de réguler consciemment le système monétaire et financier international. Mais en août 1971. intervenait le passage au flottement généralisé des monnaies. convaincu du caractère autorégulateur du marché monétaire et financier. Ce n’est donc qu’à la suite de détournements.1%. sous diverses formes. C’est dans ce contexte que le keynésien James TOBIN avait formulé. sa proposition. que la « taxe TOBIN » est devenue un symbole de la solidarité internationale. d’une taxe sur une fraction des transactions financières internationales. en mars 1973. L’essentiel de ces idées est qu’il n’est nullement question d’entraver le fonctionnement des marchés financiers ou de compromettre l’équilibre économique des 38 . En opposition aux thèses de Milton Friedman. par la définition de la valeur de toutes les monnaies nationales par rapport à l’or ou au dollar. des transports aérien et maritime. notamment. Les Etats-Unis s’étaient d’ailleurs engagés à assurer la libre convertibilité en or du dollar au bénéfice de toutes les banques centrales des autres Etats membres du Fonds monétaire international. Afin d’éviter un retour aux errements des années 1920-1930.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion quelques années après l’abandon du système de Bretton Woods. Depuis quelques années. Ont ainsi pu être avancées.dans le sens de l’existence d’impositions internationales . le système monétaire mis en place à Bretton Woods.

nullement incompatible avec la souveraineté des Etats. l’impôt apparaissant. de mettre en place avec la taxe de solidarité sur les billets d’avion. En effet. de tradition. soit à l’établissement d’un système de coopération internationale. Mais ici un haut degré de coopération entre les Etats est nécessaire. les débats ont d’ailleurs porté en grande partie sur la question du poids et de la neutralité économiques de ce prélèvement. La seconde proposition est. offre à ces dernières différentes options. La première proposition est. C’est un tel système de coopération que la France tente. 1) La fiscalité internationale : pouvoir coercitif attribué à une organisation internationale ou système de coopération entre Etats ? Le concept de fiscalité internationale peut renvoyer soit à l’attribution du pouvoir coercitif de lever l’impôt à une organisation internationale. en l’état actuel des conceptions politiques. Mais un traité pourrait parfaitement réserver à une telle organisation la capacité de définir précisément l’assiette et le taux de ce prélèvement et d’en percevoir le produit. Lors de l’examen de la nouvelle taxe de solidarité sur les billets d’avion.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion activités concernées. mais participe d’un accord international quant aux caractéristiques de ce prélèvement (assiette et taux) et à l’emploi des sommes recueillies. beaucoup plus réalisable. en l’état des conceptions politiques. comme l’un des signes de l’Etat. Incontestablement. chaque Etat participant instaure et lève un impôt selon ses règles nationales. l’hypothèse d’un recours à une fiscalité internationale. Dans une telle hypothèse. cette dernière définit l’utilisation des sommes et procède elle-même à l’emploi des fonds. Dès lors qu’un prélèvement fiscal international est recouvré pour (voire par) une organisation internationale. le fait d’envisager une taxe internationale revenant à une organisation internationale peut surprendre et surtout gêner les Etats ou du moins leurs représentants. manifestement avec difficulté. Il s’agit d’imposer certaines activités ou certains secteurs économiques afin de financer des actions internationales en faveur du développement durable. la plus complexe à réaliser. Les Etats fixent donc d’un commun 39 . voire le soin (si cela est réalisable matériellement) de recouvrer elle-même cette imposition.

il en résulte que l’introducteur de marchandises étrangères. D. permettant ainsi d’atteindre une efficacité optimale. les Actes du colloque de la Société française de finances publiques des 3-4 juin 2004. 40 . « Finances publiques et protection de l’environnement ».La taxe française de solidarité sur les billets d’avion accord l’assiette. par une décision demeurée célèbre. 1871. RFFP 2005. rencontrant l’autorité allemande. des agents français ayant pu reprendre leur poste. Ainsi. par exemple en France. L’essentiel est d’éviter la création de taxes éparses et non coordonnées. En effet. Ces taxes nationales ne font l’objet d’aucune coordination au niveau international. par exemple. Le produit de la contribution en cause peut ici être dépensé à travers des procédures et institutions nationales et internationales et les Etats participants peuvent décider de mutualiser une partie de la ressource et l’allouer à des programmes communs. 29 juillet 1871. 1872. si elle voulait. en matière d’environnement existent dans de nombreux Etats des taxes n’ayant souvent pour vocation que d’imposer les pollueurs et non d’améliorer l’environnement. rencontrant. Ch. mais qu’il n’en résulte pas le moins du monde que le même introducteur de marchandises étrangères. le droit de lever l’impôt figure au nombre des attributs de la souveraineté.. Meulemester et Brabant c/ Douanes. d’en fixer le caractère et le quantum a toujours été considéré comme un des attributs essentiels et fermement défendu de la souveraineté intérieure d’un Etat y compris dans des circonstances extrêmes10. S. de subir les peines édictées pour contrebande . au lieu des Allemands. par exemple. devait lui payer les droits d’entrée à titre d’impôt. les caractéristiques essentielles du taux et l’emploi des fonds récoltés. n’ait pas dû également leur payer les droits d’entrée. 132 . sous peine.P. corr. Ainsi. 2. 9 10 Sur ces aspects voir. la Cour de Metz avait pu en 1871 juger que « si les Allemands occupant le sol percevaient ou pouvaient percevoir les impôts. baisse des impôts ou encore augmentation des dépenses publiques) et ne servent pas à mener des programmes en faveur de l’environnement9. de la conduite des relations internationales ou encore du maintien de l’ordre public. 34. n° 90. 2) La création d’une imposition internationale et la souveraineté des Etats A côté de l’emploi des forces armées. le droit de lever des impôts. sous la même peine encourue pour contrebande ». Cour de Metz. 2. Les recettes fiscales en cause sont alors utilisées en fonction des grandes orientations politiques nationales (atténuation des déficits.

pouvant alimenter la réflexion. dont la Haute Autorité arrêtait le principe même de sa perception et le taux et calculait la valeur 11 Le lecteur peut être surpris de cette distinction entre des « organisations internationales » et des « entités supranationales » mystérieuses. Il s’agit bien entendu de marquer la différence entre les organisations internationales et les Communautés européennes. et dont le produit soit constituerait l’une des ressources d’une entité internationale ou supranationale 11 soit serait employé selon les critères fixés par un traité ? Assurément oui. de la souveraineté des Etats.en établissant des prélèvements sur la production de charbon et d’acier (…) ». Droit communautaire général. p. sur la nature des Communautés européennes. existent.. la limitation. 41 . Des précédents connus. même restreinte. le Traité de Paris du 18 avril 1951 instituant la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier disposait à l’article 49 que « la Haute Autorité est habilitée à se procurer les fonds nécessaires à l’accomplissement de sa mission : . v. Pourrait-on concevoir un prélèvement de nature fiscale qui frapperait certaines activités sur le sol français. qu’impliquerait l’existence d’une imposition internationale créée. 354-356 . alors même que le droit de créer et de lever l’impôt est une marque de la souveraineté de l’Etat..70. par exemple.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion Politiquement. la création d’une imposition internationale est-elle incompatible avec celle-ci ? Assurément non. Guy Isaac et Marc Blanquet.. pp. sauf autorisation préalable du Conseil prise à la majorité des deux tiers. l’opuscule rédigé par Alain Laquièze et Anne Paynot. Fondation pour l’innovation politique. Armand Colin. L’Union européenne tend-elle à devenir un Etat ?. définie et adoptée par la communauté internationale pourrait être un obstacle à la création d’un tel prélèvement. de même. Les conditions d’assiette et de perception sont fixées (…) par une décision générale de la Haute Autorité prise après consultation du Conseil ». Ce prélèvement constituait un véritable « impôt européen ». Le Traité du 18 avril 1951 donnait donc à la Haute Autorité la faculté d’opérer un prélèvement sur les produits de la CECA. Mais. novembre 2004. v. 8ème éd. L’article 50 § 2 précisait : « les prélèvements sont assis annuellement sur les différents produits en fonction de leur valeur moyenne sans que le taux en puisse excéder 1%. Ainsi. 2001. qui ne sont certainement pas (ou plus…) des organisations internationales . que nous classons dans les entités supranationales. l’objet de cette contribution n’étant nullement d’entrer dans un débat la dépassant largement. par ex.

Ces ressources reviennent de droit aux Communautés sans qu’une décision ultérieure des autorités nationales ne doive. par ex. Réforme des finances publiques. tome 1. Ce versement était effectué par les contribuables sur l’un des comptes bancaires ouverts au nom de la Haute Autorité. Cet envoi permettait de connaître automatiquement la somme à verser. la liquidation de cet impôt se faisait par les contribuables eux-mêmes (500 à 600 producteurs de charbon et d’acier) qui devaient adresser un relevé de leur production quantitative pour chacun des produits imposables. Xavier Cabannes. on le sait. Dalloz. les Communautés européennes sont financées par des ressources propres (droits agricoles et cotisations sur le sucre et l’isoglucose.). Sirey. 4ème éd. 2003. Si une telle imposition internationale devait être créée. 309-316. les cotisations sur le sucre et l’isoglucose d’une part et les droits de douane d’autre part. les choses sont moins simples. un attribut de la souveraineté de l’Etat en même temps que l’exercice même de cette puissance qui n’a pas de supérieur. LGDJ. Conclure un traité est. 1920. un Etat souverain peut en vertu de sa propre volonté consentir à être lié ou limité par un traité. Raymond Carré de Malberg. De même. p.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion moyenne des différents produits imposables. Rien n’interdit donc d’envisager que par un traité soit créée une imposition internationale. Finances publiques. « La mise à disposition des ressources propres ». ce serait par le biais d’un traité international. Selon une formule bien connue. v. intervenir : ces sommes « n’appartiennent pas à l’Etat » 13. en théorie12. Aussi. 2004. « la souveraineté est la qualité de la puissance étatique en vertu de laquelle cette puissance possède la faculté exclusive de se lier ou de se limiter juridiquement ellemême » 14. pp. Luc Saïdj. Or. p.. 234. n° 364. 2004. ressource TVA et ressource PNB) : ce système s’analyse comme un transfert définitif de ressources vers les Communautés européennes. existe certainement un transfert de souveraineté fiscale : nous sommes incontestablement en présence de prélèvements de nature fiscale et le pouvoir de légiférer appartient ici aux Communautés. droits de douane.. depuis une décision du Conseil du 21 avril 1970. 253. assiette du prélèvement. démocratie et bonne gouvernance. 42 . in Michel Bouvier (dir.. Dalloz. rééd. en ce qui concerne les droits agricoles. En outre. Contribution à la Théorie générale de l’Etat. 12 13 14 Dans la pratique.

qu’un Etat souverain contracte des engagements “perpétuels”. l’essentiel étant. financer de grands projets internationaux. en se retirant de la communauté des parties contractantes. tout reste à faire… 43 . dans les faits. Aussi. comme l’affirme le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 dans son quatorzième alinéa. le traité créant cette imposition devrait-il préciser que le produit de ce prélèvement. Il n’existe donc aucun antagonisme entre la création d’une imposition internationale et la souveraineté des Etats. dont seule sa propre volonté et son libre consentement pourraient permettre la création de cette imposition. L’Etat souverain. et à laquelle le Conseil constitutionnel a reconnu valeur constitutionnelle par sa décision n° 92-308 DC du 9 avril 1992). pour éviter la dispersion de ces fonds. **** Le concept de fiscalité internationale en est à ses premiers balbutiements . de ne pas dénoncer (ou de ne pas se retirer) unilatéralement un traité international sans volonté de négocier avec les autres parties. nous pouvons admettre que le retrait peut être prévu par le traité lui-même (en outre. sur la base de la règle constitutionnelle Pacta sunt servanda (règle du droit public international à laquelle « la République française. se conforme ». le traité peut parfaitement contenir des dispositions relatives à sa terminaison) ou être décidé ultérieurement d’un commun accord par les parties . fidèle à ses traditions. le produit de cette imposition devant. soit constituerait l’une des ressources d’une structure internationale ou supranationale. Il reste exclu. en général. conserverait juridiquement la possibilité de se délier de ses engagements.La taxe française de solidarité sur les billets d’avion La volonté de créer une taxe internationale a pour objectif d’imposer uniformément sur l’ensemble du globe une catégorie d’opérations matérielles . En simplifiant. soit devrait être employé pour financer certains programmes internationaux définis.

La double dénaturation de l’acte de promulgation et du concept de code A. 45 .Un agrégat B.La promulgation d’une loi est à la fois le pouvoir et l’acte juridique par lesquels le Président de la République affirme qu’un texte de loi (constitutionnelle. En France. Il découle de cette formule empruntée par notre constitution au droit constitutionnel comparé1 que le Président de la République exerce seul l’attribution de promulgation des lois2. organiques et ordinaires… ». La promulgation doit alors avoir lieu dans « un second délai maximum de quinze jours » (article 52 de la constitution).Hétérogénéité du contenu des lois de promulgation A.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! « LOIS DE PROMULGATION » ET CODES FISCAUX ! Néji BACCOUCHE* Professeur à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I.L’article 52 de la constitution tunisienne dispose que « le Président de la République promulgue les lois constitutionnelles.Une absurdité ************ 1.La notion de code II. 2. auquel cas le projet de loi doit être voté à la majorité renforcée des membres de la seule Chambre des Députés.tn En particulier la constitution française de 1958 (article 10). cette prérogative présidentielle constitue une compétence liée même si le Président peut renvoyer le texte pour une nouvelle lecture . organique ou ordinaire) a été * 1 2 E-mail : neji baccouche@planet. D’ailleurs. la constitution de 1946 a attribué au président de l’Assemblée Nationale une compétence résiduelle de promulguer les lois mais seulement en cas de carence du Président de la République.L’acte de promulgation B.

au prix d’une entorse à une règle. Pour corriger une anomalie dans le texte arabe. p. RDP 1918. éd. . consacrée explicitement depuis l’indépendance. p. n° 1202 du 26 juin 1995 Société Comptoir Marocain COMACO) ce qui suit : ‫" ﺣﻴﺚ اﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻬﺎ أﻧﻪ ﻳﺘﺠﻪ اﻟﺘﻤﻴﻴﺰ ﺑﻴﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﺻﺪار اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻮﻻهﺎ رﺋﻴﺲ اﻟﺪوﻟﺔ ﺗﺘﻮﻳﺠﺎ‬ ‫ﻟﻺﺟﺮاءات اﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ واﻟﺘﻲ ﻳﺸﻬﺪ ﻣﻦ ﺧﻼﻟﻬﺎ ﺑﺄن اﻟﻘﺎﻧﻮن اﺳﺘﻮﻓﻰ ﺷﻜﻠﻴﺎﺗﻪ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ وأﻧﻪ اﺻﺒﺢ ﻗﺎﺑﻼ ﻟﻠﺘﻨﻔﻴﺬ‬ . l’article 52 qui a remplacé l’article 44 initial. dans la version arabe de son alinéa 1er. n° 143. La promulgation des lois. Sirey 1920. et selon laquelle la version arabe fait foi.. Cependant depuis la révision constitutionnelle du 8 avril 1976.‫وﺑﻴﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻨﺸﺮ ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻬﺪف إﻟﻰ ﻣﻌﺎرﺿﺔ اﻟﻐﻴﺮ ﺑﺬﻟﻚ اﻟﻘﺎﻧﻮن‬ ‫ﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ اﺳﺘﺨﺪم اﻟﻔﺼﻞ اﻷول ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻌﻔﻮ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻣﺼﻄﻠﺢ اﻹﺻﺪار آﺘﺎرﻳﺦ ﻟﺪﺧﻮل اﻟﻘﺎﻧﻮن ﺣﻴّﺰ‬ ‫اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﻔﻬﻢ ﻣﻦ ﺗﻨﺼﻴﺺ اﻟﻨﺺ اﻟﻔﺮﻧﺴﻲ ﻟﻠﻔﺼﻞ اﻷول اﻟﻤﺬآﻮر ﻋﻠﻰ آﻠﻤﺔ اﻟﻨﺸﺮ آﺘﺎرﻳﺦ ﻟﺪﺧﻮﻟﻪ ﺣﻴﺰ‬ . (JO n° 72 du 9 septembre 1955. 4.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! régulièrement et définitivement adopté3."‫ن اﻟﻤﺸﺮع اﺳﺘﺨﺪم ﻓﻲ اﻟﺤﻘﻴﻘﺔ آﻠﻤﺔ اﻹﺻﺪار اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻨﺺ اﻟﻌﺮﺑﻲ ﻟﻠﻔﺼﻞ اﻷول ﺑﻤﻌﻨﻰ اﻟﻨﺸﺮ‬ ّ ‫ أ‬،‫اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ‬ Le principe de la prévalence de la version arabe était déjà affirmé par l’article 2 du décret du 8 septembre 1955 modifiant le décret du 27 janvier 1883 relatif à la publication des décrets et arrêtés. (cass. Le Tribunal Administratif tunisien a repris à l’identique cette définition doctrinale. T1. fait l’impasse sur la promulgation (‫ )اﻹﺻﺪار‬et ne retient plus que la signature « Khatm » (‫ )ﺧﺘﻢ‬alors que d’une part. 3.Dans le texte initial de la constitution du 1er juin 1959. elle est la certification de l’existence de la loi et de son texte .. Carré de MALBERG. « En cas de contestation. Le TA affirme dans son arrêt. Il en était de même de l’article 63 initial de la constitution qui disposait que le Président signe et promulgue la constitution ".‫ﻳﺨﺘﻢ رﺋﻴﺲ اﻟﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ هﺬا اﻟﺪﺳﺘﻮر وﻳﺼﺪرﻩ‬ 46 . du CNRS. 3 4 5 6 7 Gaston JEZE. 1470). le texte arabe fait foi ». a. La promulgation donne sa date à la loi qui correspond à celle de la signature du texte par le chef de l’Etat. largement partagée. secondement. l’article 44 distinguait bien entre la signature et la promulgation de la loi7. 429. p. 378. Selon cet article. le Tribunal s’est clairement référé à la version française 4 en dépit de la règle de la prévalence du texte arabe réaffirmée par la loi du 5 juillet 1993 relative à la publication des textes au journal officiel de la République Tunisienne et à leur exécution5.Carré DE MALBERG assigne une triple fonction à la promulgation : « elle est d’abord une constatation de l’adoption de la loi par l’organe législatif . contribution à la théorie générale de l’Etat. enfin elle est l’affirmation de sa valeur impérative et exécutoire » 6..

dans sa version arabe. De l’authenticité des textes des lois publiés au journal officiel. art. p. Cours du contentieux administratif. p. DUGUIT. note Albert. Cependant on a pu lire au journal officiel français un décret rapportant le décret promulguant 47 . La promulgation et la publication des actes législatifs en droit français.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! l’article 47 relatif au référendum consacre. 3. Edouard SAUVIGNON. 1997 n° 263. 1934. La promulgation des lois : réflexions sur la jurisprudence Desrenmeaux. p. RDP. JEZE. la signature et la promulgation8(‫ ) اﻟﺨﺘﻢ واﻹﺻﺪار‬des textes modifiant la constitution9. La promulgation implique la signature et « contient une signification juridique beaucoup plus large tout en étant précise » 10. p. 1949. Contribution à la théorie… précité. la signature et la promulgation semblent être utilisées. la doctrine11 et la jurisprudence12 considèrent que l’acte de promulgation ne peut être qu’un décret du président. S. p. I. 1918. CE. 99 (en arabe). 810 . la promulgation par le Président de la loi référendaire et que d’autre part. ODENT.Dans tous les cas. le terme arabe « khatem » ne correspond pas à la promulgation. 2005. 3 novembre 1933. LGDJ. plutôt pour des synonymes. 239. Un auteur a toutefois observé que cette appellation n’est pas explicite dans les dispositions constitutionnelles françaises à moins de ramener tous les actes normatifs du Président de la République à des décrets13. la promulgation est un acte du Président de la République par lequel le chef de l’Etat atteste l’existence de cette loi et donne aux autorités publiques l’ordre d’observer et de faire observer cette loi. 1981. l’article 78 actuel de la constitution distingue. p. Droit constitutionnel et institutions politiques éd. 113 . Jurisclasseur civil. Mohamed CHARFI. Henry PUGET et J-C SECHE. Voir en particulier. dans la version arabe. Traité de droit constitutionnel. GIQUEL. RDP 1918. Manuel de droit constitutionnel et institutions politiques. Cérès éd. 989. En France. J. 8 9 10 11 12 13 Contrairement à ce qu’affirme un auteur. 1987. 397 . Kaïs SAID : ‫ اﻟﺨﺘﻢ ﻓﻲ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺘﻮﻧﺴﻲ‬in La fonction législative en Tunisie publication de la Chambre des Députés. Pour les rédacteurs des différentes révisions de la constitution. Cf. p. RDP. Yves GAUDEMET. Desrenmeaux. Revue Administrative. 1959. Carré DE MALBERG. 626 . La promulgation des lois. p. 378 .. Cette dernière est officiellement et judicieusement traduite par « Isdar ». 5. 10 n° 27. et indépendamment des flottements d’ordre conceptuel dans le texte arabe de la constitution. Georges BURDEAU. p. p. 306. Montchrestien. LAFERRIERE. Cf. Fasc. 20ème éd. 39. 3ème éd. 1 – Fasc. dans le texte arabe. 1984. introduction à l’étude de droit..

La solution française est par ailleurs loin d’être satisfaisante dans la mesure où c’est le Président de la République qui. l’existence d’une circulaire émanant du secrétaire d’Etat à la présidence (l’équivalent du premier ministre) qui explique au lendemain de la proclamation de la République aux autorités compétentes la forme d’élaboration des textes législatifs et réglementaires. aurait dû renvoyer à une loi organique pour la détermination du régime juridique de la prérogative constitutionnelle de promulgation des lois. ce fut un décret du 6 avril 1876 qui avait prévu les formes de promulgation. l’acte de promulgation comme étant un acte de gouvernement. CE 3 novembre 1933. par décret. par conséquent. Cours du contentieux administratif. Cette circulaire non datée figure en annexes dans l’ouvrage de Michel DURUPTY. 1973. détermine lui-même les règles et procédés de promulgation alors que cette promulgation est de son ressort et prend la forme. Institutions administratives et droit administratif tunisiens.En droit tunisien. Tunis. les formes de promulgation des lois ont toujours été fixées par un décret18. Le pouvoir constituant. Edouard SAUVIGNON. RDP 1918 précité et plus précisément. 48 . Fasc. CNRS. Gaston JEZE. Ce décret fut modifié par un décret en date du 8 mars 1990. 397 et s. ni la constitution. d’un décret. 388 et s. et depuis 1876.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! Il n’en reste pas moins vrai que la doctrine est catégoriquement unanime pour considérer que l’acte de promulgation n’est pas un acte législatif14. 6. dans un arrêt datant de 1933. ni les dispositions législatives ou réglementaires ne traitent spécialement des formes de promulgation17 alors qu’en France. p. in RDP. cependant. p. aussi bien en France qu’en Tunisie. c'est-à-dire un acte relatif aux rapports du pouvoir exécutif avec le parlement15 et qui. étude précitée. Sous la III République. Cette circulaire a adapté la formule de promulgation à l’avènement du Président de la République en remplacement du Bey. Le Conseil d’Etat évoque explicitement dans ce même arrêt « les décrets de promulgation des lois… ». échappe au contrôle juridictionnel16. 1981. la promulgation des lois. Le juge administratif français a considéré. p. 14 15 16 17 18 une loi ce qui confirme que le support juridique de la promulgation est un décret cf. elle aussi. 328. ODENT. Décret n° 59-635 relatif aux formes de promulgation des lois par le Président de la République. I. Il convient de signaler. Desrenmeaux précité.

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit ». il est procédé à l’adoption de ce que l’on appelle depuis des décennies. Dans la plupart de ces cas. Promulguons la loi dont la teneur suit ». particulièrement aux codes fiscaux dont la loi de promulgation a pu constituer parfois de véritables lois fiscales parallèles qui dédoublent les codes en question (II). il n’en a pas toujours été ainsi et en particulier lorsqu’il s’agit d’adoption des textes législatifs que l’on décide de dénommer. Après la reproduction du texte intégral de la loi. il est ajouté un alinéa in fine qui comporte que « la présente loi sera publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne et exécutée comme loi de l’Etat » 20. l’Assemblée Nationale ayant adopté. Mais au préalable. l’acte de promulgation des lois était ainsi conçu : « Nous Habib BOURGUIBA. La Chambre des députés ayant adopté19. la formule de promulgation comporte « La Chambre des députés et la Chambre des Conseillers ayant adopté ».Dans la quasi-totalité des cas.Mais dans la pratique tunisienne. L’acte de promulgation se compose alors d’une annonce qui précède et certifie la loi et d’une disposition finale portant la formule exécutoire qui suit le texte et qui ordonne aux autorités publiques de s’y conformer. codes. Cette formule était manifestement inspirée par celle utilisée par le Bey lorsqu’il édictait les textes. Dans le cadre de cette contribution. L’annonce de la loi prend la forme suivante : « Au nom du peuple. on s’interrogera sur le bien-fondé de la notion même de loi de promulgation qui s’accouple avec des « codes » alors même que les deux sont de la même nature juridique (I). 8. « loi de promulgation » de tel ou tel code. Président de la République Tunisienne. Sous le règne du président BOURGUIBA. Il se confond avec celle-ci dont il annonce puis reprend intégralement le contenu. l’acte de promulgation est sans autonomie matérielle par rapport à la loi promulguée. on s’intéressera. 49 .« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 7. parfois d’une manière impropre. 19 20 Depuis la mise en place de la deuxième chambre au cours de l’été 2005.

LA DOUBLE DENATURATION DE L’ACTE DE PROMULGATION ET DU CONCEPT DE CODE A. un changement dans le régime d’adoption des textes a eu lieu puisque. comme nous venons de le rappeler. qui sont des textes de valeur législative. Il n’y avait donc pas. dans tous les pays où il existe. de distinction entre le texte législatif et l’acte de promulgation en tant qu’acte émanant de l’exécutif22. compte tenu des données juridiques et constitutionnelles tunisiennes. En effet. élaborait « la loi ». juridiquement.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! I. 50 . selon l’article 2 du décret du 21 septembre 1955 portant organisation des pouvoirs publics. une prérogative exclusive du Président de la République. La notion de loi de promulgation est une dénaturation de l’acte de promulgation qui. la promulgation est. il n’est absolument pas un acte du législateur.L’acte de promulgation 9. Signalons que depuis l’autonomie interne. La promulgation « est nécessaire dans un régime politique où le législatif et l’exécutif ne sont pas confondus »21. 1959. du moins sur le plan constitutionnel. ont été promulgués par décret pris par le Bey qui incarnait à la fois le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. La promulgation et la publication des actes législatifs en droit français. sur la forme. p. 21 22 Henry PUGET et J-C SECHE. La loi n’a pas et ne peut pas avoir pour objet la promulgation d’une loi y compris lorsque cette dernière est dénommée « code ».Quelle est l’origine de cette dénaturation de l’acte de promulgation en droit positif tunisien? Très probablement. il doit être revêtu de Notre Sceau. « Tout décret à caractère législatif ou décret-loi doit être adopté au préalable par le conseil des ministres avant d’être soumis à Notre approbation Pour avoir force obligatoire. Le code des obligations et des contrats ou le code des douanes. est un acte du chef de l’exécutif et dans tous les cas. une aberration car. promulgué par Nous et publié au Journal Officiel ».L’expression même de « loi de promulgation » est. Revue Administrative. 239. cette dénaturation trouve son origine dans l’histoire politique liée au passage du régime monarchique au régime républicain consacrant. Ces deux pouvoirs étaient exercés par décret beylical. d’après la constitution. 10. les actes législatifs prenaient la forme d’un décret beylical et l’acte de promulgation émanait alors de la même autorité qui. sous le régime du protectorat. la séparation de la fonction législative et de la fonction exécutive.

Les lois promulguées pendant cette période étaient des lois « nominales » puisque non adoptées par une instance parlementaire. C’est ainsi qu’il a promulgué le code de commerce par une loi dite loi de promulgation du code de commerce24 et le code de procédure civile et commerciale par une loi dite loi de promulgation du code de procédure civile et commerciale 25 le 5 octobre 1959. JO n° 56. Loi n° 59-129 du 5 octobre 1959. p353. Les codes promulgués avant cette date le furent par décret beylical même lorsque BOURGUIBA était premier ministre. JO n° 56. au lieu de ramener l’acte de promulgation à sa dimension d’acte du chef de l’exécutif attestant de l’adoption d’une loi et donnant l’ordre aux pouvoirs publics pour son exécution. le Président BOURGUIBA incarnait. Débats de l’Assemblée Nationale Constituante. Loi n° 59-130 du 5 octobre 1959. Le même Président de la République adoptait le texte dans le cadre de son instance exécutive (le cabinet) et promulguait la loi23. c'est-à-dire un mois avant la mise en place de l’institution parlementaire26. 51 . Dans ce cas. A notre connaissance. le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. l’acte de promulgation devient une loi de promulgation 23 24 25 26 27 28 La loi n° 1 du 29 juillet 1957 prévoit dans son article premier. JO.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 11. groupant les Secrétaires d’Etats intéressés est promulguée par le Président de la République Tunisienne et publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne ». que « La loi adoptée par un Conseil de Cabinet. c’est lors de la promulgation de la constitution elle-même que l’erreur sur la nature de l’acte de promulgation fût commise puisque la constitution a été promulguée par un acte présidentiel qualifié de loi27 alors que le décret du 29 décembre 1955 relatif à l’Assemblée Nationale Constituante prévoyait la promulgation du texte de la constitution par le chef de l’Etat28. comme le Bey. La loi n 59-57 du 1 juin 1959.Cette confusion des pouvoirs d’élaborer la loi et de la promulguer sera transférée lorsque l’élaboration des lois sera confiée à l’instance parlementaire et en particulier lorsque le parlement sera appelé à adopter un code. L’article 3 du décret du 29 décembre 1955 prévoit que le Bey promulguera la constitution qui sera adoptée par l’Assemblée Constituante. 12. Il en était ainsi du code du statut personnel du 13 août 1956 et du code de justice militaire du 10 janvier 1957.Avec l’avènement du régime républicain en 1957 et jusqu’à la mise en place de l’institution parlementaire en novembre 1959.

Cet usage particulier des pouvoirs publics tunisiens est sans rapport avec le sens que véhicule le concept de code. Les codifications. B. Introduction générale au droit. quant à lui.27 Remy CABRILLAC. p. cité par Remy CABRILLAC. Ainsi. Par sa forme. lorsqu’il s’agit d’un code. PUF. A notre connaissance. au contenu et aux attributs du code31. c'est-à-dire le résultat de l’union de plusieurs parties dont il faut supposer qu’elles étaient antérieurement dispersées32 ».« Lois de promulgation » et code fiscaux ! qui. CPU. Le professeur Yadh BEN ACHOUR. Mohamed CHARFI.La notion de code 13. C’est lors de ce passage d’un régime de confusions des fonctions à celui de la séparation organique de la fonction législative et de la fonction exécutive que la dénaturation de l’acte de promulgation a eu lieu sans pour autant qu’elle provoque la réaction de la doctrine29. sera porteuse de dispositions législatives. Droit fiscal. se limite à indiquer que « la promulgation est assurée par le Président de la République qui en ordonne la publication » . 29 30 31 32 33 Cf. impôt sur le revenu des personnes physiques et impôt sur les sociétés. elle est enseignée par les juristes30 sans aucune réserve. Habib AYADI. précité. Le contenu du code est constitué par le droit tout entier régissant une matière déterminée alors que les attributs d’un code « facilitent la connaissance de son contenu » 33. le code est devenu une sorte de titre de « noblesse » que l’on décide de discerner à certaines lois à l’exclusion d’autres. 63. Introduction à l’étude droit. cit. Le concept de code se caractérise par trois éléments essentiels relatifs à la forme. c'est-à-dire un document qui réunit l’ensemble des dispositions juridiques régissant la matière en question. 52 . 182. CPU. Op. 1996. Elle est même passée pour une « évidence » devant s’imposer comme telle.Il est devenu d’usage de « rehausser » au rang symbolique d’un « code » une loi lorsque les pouvoirs publics estiment que cette loi doit avoir une importance particulière auprès de ses destinataires. 2005. précité. à dire absurdement que le Président de la République promulgue la loi de promulgation. en cas de promulgation d’un code. Jacques VANDERLINDEN. le code est « un ensemble. 2002. alors qu’elle conduit. p. p.

Méthodologie juridique. Jean-Louis BERGEL. la Tunisie a connu depuis 1896 la mise en place d’une commission de codification qui a contribué à l’élaboration du code des obligations et des contrats. thèse. et sociales de Tunis 1995. Toutefois. 2001. 137. 2002. La codification est devenue. 647. Essai sur la codification.. Aux sources du droit moderne tunisien. Paris. décret ou arrêté ministériel34. elle concourt à la sécurité juridique37. Le code se réduit parfois à une simple loi d’une vingtaine d’articles qui est loin 34 35 36 37 38 39 Bruno OPPETIT. p.La codification vise la facilitation de l’accès à la règle de droit dans un monde caractérisé par l’inflation et l’éparpillement de la législation. étude sur la théorie générale des obligations. Il est clair que « la codification est devenue un projet de gestion du droit existant et non de création de normes nouvelles » 39. cf Raja SAPRANI. En France. il a été institué. AJDA. 2002. Thèse. mais une simple opération formelle et l’établissement d’un code ne confère pas nécessairement à l’autorité qui la réalise un pouvoir normatif quant au fond . Les techniques de codification : de la cire au Silicium. PUF. 59 et s. Sana BEN ACHOUR. p. non pas une opération normative35. elle garantit la cohérence des règles et facilite la connaissance du droit. La codification répond ainsi à une exigence de rationalisation même si la rationalisation est un objectif imprécis qui peut cacher des considérations politiques et culturelles38. Fac de Droit et des Sciences Politiques de Tunis. p.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 14. 322 et Remy CABRILLAC. Pol. p. Les codifications. 33 et s. Il s’agit « d’une simple mise en ordre du droit existant avec une répartition rationnelle » des normes36. en Tunisie. 1997. La codification est de plus en plus confiée au pouvoir exécutif et le code comporte alors tous les textes régissant la matière quelle qu’en soit la nature juridique : loi. une commission supérieure de codification dont le but est la mise en ordre du droit positif. p. PUF. Cette codification est qualifiée d’administrative . 53 . Sources doctrinales du code des obligations et des contrats. Fac Sc. 1998. PUF. Ju. l’usage du concept code ne correspond toujours pas à cette signification consacrée en droit comparé. elle consiste alors à ranger les règles de manière à les rendre facilement accessibles. De ce fait. Paris. Sous le protectorat. Elisabeth CATTA. La codification opérée par cet organe est dite « codification à droit constant » dont le travail est soumis à la validation parlementaire. depuis 1989.

. une série de codes ont été promulgués : . . . Loi n° 73-81 du 31 décembre 1973 portant promulgation du code de la comptabilité publique. JO n° 64. et à notre connaissance. il faut ajouter au moins le code des douanes47 et le code de la comptabilité publique qui.le code de la taxe sur la valeur ajoutée41 (CTVA). à son tour. . 15. comporte des dispositions concernant la dette fiscale48. JO n° 88. 54 . Loi n° 2000-82 du 9 août 2000 portant promulgation du code des droits et procédures fiscaux. A ces textes législatifs fiscaux. JO.le code des droits d’enregistrement et de timbre 43(CDET).le code d’incitations aux investissements44 (CII).61 du 2 juin 1988 portant promulgation du code de la TVA. Au contraire. Loi n° 93-53 du 17 mai 1993 portant promulgation du code des droits d’enregistrement et de timbre. 40 41 42 43 44 45 46 47 48 Il en est ainsi du code de la TVA dont les annexes portant des taux particuliers sont plus longues que le dispositif du code lui-même. .La matière fiscale. Loi n° 88.le code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés42 (CIR). JO n° 51. JO n° 39. Loi 93-120 du 27 décembre 1993 portant promulgation du code d’incitations aux investissements JO n° 11 du 8 février 1994. Ces deux codes sont antérieurs aux réformes fiscales entreprises depuis 1988.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! d’englober toutes les dispositions régissant la matière objet dudit code40. qui intéresse en premier lieu cette revue. offre la meilleure illustration de cet usage étrange du titre code dont la promulgation a fait l’objet d’une loi de promulgation. Le décret Beylical du 29 décembre 1955 portant refonte et codification de la législation douanière. Depuis que les véritables réformes fiscales ont été entamées en 1988. Loi 97-11 du 3 février 1997 portant promulgation du code de la fiscalité locale JO n° 11. aucun pays n’a autant de codes fiscaux que la Tunisie. Il n’existe pas en Tunisie un code général et unique des impôts. Loi n° 89-114 du 30 décembre 1989 portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés.le code de la fiscalité locale45 (CFL).le code des droits et procédures fiscaux46 (CPF). n° 39.

JO n° 6 La loi du 28 avril 2003 portant promulgation du code minier. des articles 10. Les auteurs du code d’incitations aux investissements de 1993 n’ont pas réussi à intégrer dans ce dernier les quelques articles de ces deux codes régissant les investissements touristiques et agricoles alors même que le code d’incitations aux investissements couvre les secteurs du tourisme et de l’agriculture53. le code des investissements agricoles du 2 avril 1988. La promulgation. 11. La loi de promulgation du code d’incitations aux investissements a alors maintenu en vie quelques dispositions législatives qu’elle a déconnectées de leurs codes d’origine abrogés par cette même loi de promulgation. 49 50 51 52 53 Le code des investissements du 26 juin 1969 . 55 . la Tunisie a connu plusieurs codes d’investissements49 qui ont été remplacés en 1993 par l’actuel code d’incitations aux investissements devant. L’article 5 de la loi de promulgation du code d’incitations aux investissements prévoit. JO n° 34. le code des investissements touristiques du 19 mars 1990. dans une formule très difficile à déchiffrer. de ce dernier code n’a cependant pas empêché la promulgation ultérieure d’autres codes contenant des incitations fiscales à l’investissement.De même. unifier et simplifier le régime des incitations à l’investissement. la loi de promulgation du code d’incitations aux investissements n’a pas abrogé la totalité du code des investissements touristiques du 19 mars 1990 puisque les articles 3.11. le code des investissements industriels du 2 août 1987 .7 et 8 ont été maintenus en vie tout comme « le paragraphe premier de l’article 2.6. le code des investissements touristiques du 1 septembre 1986 .5. Il en est ainsi en particulier du code des hydrocarbures50 et du code des mines51. Pire encore. etc… La loi du 17 août 1999 portant promulgation du code des hydrocarbures.12 à l’exception de son 2ème paragraphe et l’article 48 du code des investissements agricoles et de la pêche » 52.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 16. des articles 10. le code des investissements agricoles du 6 août 1982 . 12 à l’exception de son 2ème paragraphe et l’article 48 du code des investissements agricoles et de la pêche ». L’article premier du code d’incitations aux investissements. La démarche est pour le moins étonnante. que sont abrogés : « La loi n° 88-18 du 2 avril 1988 portant promulgation du code des investissements agricoles et de la pêche à l’exception de paragraphe 1er de l’article 2. en 1993. et jusqu’à l’année 1990. en principe.

une disposition de la loi de finances pour 1962 donnera au gouvernement le pouvoir de procéder. « à une refonte du Code Général des impôts en vue d’alléger ou de simplifier la présentation de ce code. par décrets. Ces différents codes ont été remplacés par le code général des impôts réalisé par un décret d’administration publique du 6 avril 195054. 19. DRAGO. p. Observations sous CE du 11 novembre 1954. DF 1976. un code général des impôts directs. les codes fiscaux « sectoriels » sont très loin d’englober toutes les dispositions régissant tel impôt ou telle fiscalité 54 55 56 57 Jean LAMARQUE. Ce dernier a prévu qu’il serait procédé. les cours de droit. 56 . par décrets en Conseil d’Etat. en nombre aussi important. B. Jean LAMARQUE. n’est pas sans risques puisque des erreurs peuvent être commises et la doctrine a critiqué ce procédé56. un code des taxes sur le chiffre d’affaires. 84 et s. p. La codification. Cette refonte qui pourra notamment comporter des fusions ou divisions d’articles ne devra entraîner aucune modification des taux.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 17. T. Cependant. p. R. à la réforme des codes fiscaux pour les mettre en harmonie avec les dispositions de la réforme fiscale entreprise en 1948. par voie réglementaire.Le processus de codification fiscale a été entamé en France par un décret datant du 9 décembre 1948. Note sous CE 19 décembre 1969. on ne saurait nier les avantages incontestables que présente le procédé de codification57. ni des règles d’assiette et du recouvrement des impositions »55. Cet article 78 de la loi de finances du 25 décembre 1961 (DF 1962 c1) prévoit également que « le nouveau code ne pourra être publié qu’à l’expiration du délai de trois mois après sa communication aux commissions des finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat ».1. 1954 n° 10. un code des contributions indirectes et un code des timbres. 1994-1995. Ultérieurement. 85 . p. Droit fiscal général. un code fiscal des valeurs mobilières. 1994-1995.La multiplicité des codes fiscaux en Tunisie est révélatrice de l’éparpillement des textes fiscaux auquel « les réformes fiscales » entamées depuis 1988 se sont proposées de mettre fin. 503.La multiplicité des codes fiscaux en Tunisie rappelle celle qui existait en France jusqu’à l’année 1950 lorsqu’il existait une série de codes : un code de l’enregistrement. 18. Le phénomène de l’éparpillement des textes est d’autant plus frappant que même. 328. AJDA. Droit fiscal général. PLAGNET.

il est particulièrement difficile d’être à jour en fiscalité et les codes ne sont qu’une partie. Dans ces conditions. de par le nombre des décrets. 764). Ces décrets font régulièrement l’objet de modifications à un rythme anormalement élevé. portant code de déontologie médicale. étant des textes législatifs adoptés par le parlement.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! applicable à un investissement particulier. fait l’objet de 17 modifications et les 39 décrets réglementaires pris en application de ce code ont fait l’objet d’environ 120 modifications61. L’auteur réserve une rubrique aux dispositions législatives non incorporées dans les différents codes et en particulier le code de la TVA. Plus particulièrement en matière de fiscalité des investissements. Les règles régissant les taxes et des redevances ont par ailleurs basculé dans le domaine réglementaire.Les codes fiscaux tunisiens. Tous les codes sont en Tunisie des textes législatifs. Ce décret a remplacé un autre décret datant du 20 octobre 1973. L’article 34 a ouvert la possibilité au Président de la République de bénéficier de la délégation pour légiférer en matière d’impôts. lui aussi. Le décret 94-428 du 28 février 1994 a fait l’objet de 17 modifications en dix ans. Le partage du pouvoir normatif initial entre la loi et le règlement malencontreusement opéré par la constitution a favorisé l’éparpillement des textes60. non sans difficultés. des recueils de textes fiscaux ainsi que des textes à caractère économique qui sont indispensables aux utilisateurs et aux chercheurs. En douze ans. le code de l’impôt sur le revenu et le code d’incitations aux investissements58. le dispositif réglementaire est. jusque-là. Il faut toutefois signaler une seule exception à notre connaissance et qui concerne le code de déontologie médicale édité par décret datant du 17 mai 1993 (JO. impressionnant. forcément incomplète de la législation. de collecter régulièrement les dispositions fiscales pour les mettre à jour. 57 . ne comportent naturellement pas les textes réglementaires dont le nombre difficilement calculable rend pratiquement vaine toute tentative de les maîtriser y compris par le fiscaliste59. le code d’incitations aux investissements a. Le nombre de dispositions non incorporées aux différents codes fiscaux ne cesse d’augmenter. et avec beaucoup de professionnalisme. Raouf YAICH publie régulièrement. Un éminent expert-comptable tente. Tout ce dispositif n’a fait l’objet d’aucune codification officielle pour faciliter sa 58 59 60 61 M. p. 20.

ces arrêtés apportent aux textes considérés les adaptations de forme rendues nécessaires par le travail de codification. 58 . Ils ont été promulgués par des « lois de promulgation » qui comportent un dispositif d’articles votés par le parlement et juxtaposés à chacun des codes. Regards sur le code d’incitations aux investissements et ses prolongements. Cependant. le gouvernement du protectorat a mis en place un processus de codification de la législation régissant la Patente et l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales. p. L’importance de ces dispositions législatives contenues dans « les lois de promulgation » est variable d’un code à l’autre . II – HETEROGENEITE DU CONTENU DES LOIS DE PROMULGATION A. le décret beylical du 29 décembre 1955 portant refonte et codification de la législation douanière prévoit dans son article 6 qu’« il sera procédé à l’avenir. à l’incorporation dans le code des douanes des textes législatifs modifiant ou complétant certaines dispositions de ce code. tous les codes fiscaux actuellement en vigueur sont des textes exclusivement législatifs. 5 articles dans la loi de promulgation du code de la fiscalité 62 63 Néji BACCOUCHE. à l’exclusion de toute modification de fond ». Sans s’y référer expressément. En effet. cette disposition ne semble pas avoir reçu une application car c’est la loi elle-même qui s’est toujours chargée de préciser l’emplacement des dispositions législatives qui ont modifié ou complété le code des douanes. 2002.Un agrégat 22. en particulier les 21.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! connaissance par les destinataires investisseurs62.A l’exception du code des douanes promulgué par décret avant la mise en place des institutions républicaines en 1959. Par un arrêté du 20 juillet 1953. Etudes Juridiques n° 9. 33. p. des textes.La Tunisie a pourtant connu en 1955 une codification au sens de compilation. Ce code est resté en vigueur jusqu’à son remplacement par le CIR promulgué le 30 décembre 1989 du fait de l’assignation du domaine de la loi à régir les impôts (article 34). de classement méthodique et de mise à jour des textes63. Le résultat ne s’est fait pas attendre puisqu’un arrêté du 30 mars 1954 a codifié la législation relative à l’impôt de la patente et l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales (JO du 13 avril 1954. 525). par arrêtés du ministre des finances.

Dans la loi de promulgation du code des procédures fiscales. L’article 5 de la loi de promulgation du code de la TVA dispose que : « Dans les textes législatifs et réglementaires en vigueur. 24. L’article 5 de la loi de promulgation du code de la fiscalité locale.Dans chacune de ces différentes lois de promulgation. la disposition transitoire se limite au remplacement de la dénomination du prélèvement fiscal. 15 articles dans la loi de promulgation du code des procédures fiscales et 20 articles dans la loi de promulgation du code de l’impôt sur le revenu. 12. les expressions « taxe à la production » et « taxe à la consommation ». les dispositions transitoires ont été plus importantes en raison de la rupture créée par ce code avec l’ancien régime contentieux.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! locale ainsi que dans le code d’incitations aux investissements . 23. 6 articles dans la loi de promulgation du code de la TVA (alors que le code comptait 21 articles)64. Celle-ci s’applique conformément aux dispositions prévues par lesdits textes ». Il en a été ainsi dans la loi de promulgation du code de la TVA qui a prévu que l’expression TVA remplacera les anciennes taxes sur le chiffre d’affaires65. Parfois. 59 . 64 65 66 Le code de la TVA ne compte aujourd’hui que 19 articles par suite à l’abrogation de ses articles 20 et 21 par la loi de promulgation du code des procédures fiscales et ce à compter du 1 janvier 2002. Il en a été de même de la loi de promulgation du code de la fiscalité locale lorsque la taxe sur les immeubles bâtis s’est substituée à la taxe sur la valeur locative et à la taxe d’entretien et d’assainissement66. 8 articles dans la loi de promulgation du code des droits d’enregistrement et de timbre. Ce fut précisément l’objet des articles 10. on trouve l’annonce du code en question. Il a fallu organiser la transition et gérer le sort des affaires pendantes devant les anciennes juridictions fiscales et déterminer les conditions de leur passage entre les mains des tribunaux de première instance et des cours d’appel devenus juridictions de fond de l’essentiel des litiges fiscaux. d’une part et l’expression « taxe sur les prestations de service ». 11. d’autre part sont remplacées par le terme « Taxe sur la valeur ajoutée ». 13 et 14 de la loi de promulgation du CPF. l’abrogation des anciens textes et des dispositions transitoires déterminant le passage de l’ancien régime juridique au nouveau régime juridique mis en place par le code promulgué.

Le dépôt d’une telle déclaration. dispenser du payement des pénalités les contribuables qui devaient payer les droits d’enregistrements dans les conditions fixées par l’article 3 de cette même loi de promulgation. De même. le pouvoir constituant dérivé a prévu. lors de la révision constitutionnelle du 25 juillet 1988. 60 .Il faut reconnaître que l’insertion des dispositions transitoires dans un texte législatif autre que le code n’est pas en soi une anomalie juridique majeure même si elle révèle les difficultés éprouvées par les auteurs quant à la conception et l’architecture des textes et même si la dénomination loi de promulgation accompagnant le code constitue une aberration juridique. immunisait les contribuables concernés contre les taxations d’office et les exonérait des pénalités (article 14). dans les conditions requises. Généralement. 67 Le code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme du 26 novembre 1994 comporte un titre V portant « dispositions transitoires ».Les lois de promulgation des codes fiscaux et en particulier celle portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu et celle portant promulgation du code des droits d’enregistrement et de timbre. dans la loi constitutionnelle elle-même. 26.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 25. Les exemples ne manquent d’ailleurs pas67. L’article 14 de la loi de promulgation du CIR avait ouvert aux contribuables un délai de neuf mois pour déposer une déclaration complémentaire rectificative. ont prévu des mesures amnistiantes pour inciter les contribuables à se mettre en règle avec la loi fiscale dans un délai fixé par cette même loi de promulgation. la constitution tunisienne ellemême lorsqu’elle a été adoptée par l’Assemblée Nationale Constituante le premier juin 1959. avait comporté un chapitre 8 intitulé « dispositions transitoires » et contenant les articles 63 et 64. On l’a vu. La loi de promulgation du CDET a. Ces deux articles ont d’ailleurs disparu par la mise en place des pouvoirs constitués en novembre 1959.La question se pose de savoir si les dispositions transitoires doivent figurer dans ce que l’on appelle loi de promulgation. 27. elle aussi. les dispositions transitoires sont prévues à la fin du texte voté par le Parlement fut-il un code. des dispositions transitoires.

p. l’accessibilité et l’intelligibilité des lois ne sont-elles pas devenues des principes constitutionnels dont le non respect est censuré par le juge constitutionnel70 ? 30. ch. RTF n°3. observations de Néji BACCOUCHE et Mootez GARGOURI.Toutefois.5 et 6. interdit de contenir des cavaliers budgétaires69. des dispositions modificatives du code de la fiscalité locale et du code de l’impôt sur le revenu. c’est-à-dire de contenir des dispositions qui n’ont pas de rapport direct avec la loi de finances. 61 . avoir leur place dans cette loi. dans ses articles 4. 2000. cette méthode de légiférer sans rigueur n’introduit-elle pas un désordre dans la législation ? Ne rend-t-elle pas cette dernière difficilement accessible et peu intelligible ? Dans les pays démocratiques. 364. commercial ou professionnel au profit des collectivités locales. Le principe constitutionnel de l’accessibilité et de l’intelligibilité de la loi. p.L’accessibilité et l’intelligibilité des règles juridiques constituent désormais un impératif majeur qui doit commander au 68 69 70 Une loi ordinaire ne peut naturellement pas modifier une loi organique.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 28. en aucune manière. D. Mais.121 et s. 29. De même la loi de promulgation du CIR contient un chapitre II (les articles 16 à 20) qui apporte des modifications au code de la TVA ainsi qu’à la loi 75-39 du 14 mai 1975 instituant la taxe sur les établissements à caractère industriel. un texte législatif peut toujours modifier un autre texte législatif à la double condition que les deux aient la même valeur juridique68 et que l’une des deux ne soit pas une loi de finances à laquelle le Conseil Constitutionnel tunisien. tout comme son homologue Français. La loi de promulgation du code des procédures fiscales a prévu. Certaines de ces dispositions sont modificatives d’autres codes fiscaux alors que d’autres dispositions constituent des dispositions fiscales permanentes qui mettent en place un véritable régime fiscal parallèle et permanent. Avis du Conseil Constitutionnel n°2004-43 relatif à certaines dispositions de la loi de finances 2005. Elles comportent d’autres types de dispositions qui ne doivent. certaines lois de promulgation des codes fiscaux ne se sont pas contentées de prévoir les dispositions transitoires nécessitées par l’adoption de ces codes.Naturellement. Marie-Anne FRISON-ROCHE et William BARANES.

5 et 6 de la loi de promulgation du code des procédures fiscales. Habib AYADI. 1996. un expert étranger avait purement et simplement affirmé que le code de la TVA induit en erreur puisque d’autres taux peuvent figurer en dehors de ce code.La loi de promulgation du CIR est allée encore plus loin dans cet écartèlement puisqu’elle a prévu et prévoit toujours un régime fiscal parallèle à celui qu’elle est venue annoncer avec une grande ambition de simplifier la fiscalité des revenus et de l’unifier75. B. qu’il s’applique aux impôts et prélèvements au profit de l’Etat.Une absurdité 32.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! conseil constitutionnel de censurer ce type de dispositions intégrées dans une loi de promulgation d’un code et modifiant un tout autre code. 31. 71 72 73 74 75 En l’espèce. 62 . L’article 82 de la loi de finances du 28 décembre 2001. avec éclat. comme c’est le cas des articles 4. le changement du code de la fiscalité locale. Mais entre temps. sauf exception. on ne voit pas pourquoi la loi de promulgation de ce code modifierait le code de la fiscalité locale et ce indépendamment du bien-fondé de cette modification qui aurait pu intervenir par une loi à part pour marquer. Loi du 25 décembre 1995 portant loi de finances pour la gestion 1996 (article 37). La loi doit avoir un objet et tout ce qui sort manifestement de l’objet de cette loi. Le législateur doit s’en tenir à un minimum de rigueur dans la conception des textes parce qu’il y va de l’intelligibilité et de l’accessibilité des textes. le lecteur du code de la TVA ne pouvait se limiter au texte du code pour connaître les taux de la TVA consacrés par le législateur tunisien. Dans un séminaire sur l’incitation aux investissements en Tunisie organisé à Paris en octobre 1999. impôt sur le revenu des personnes physiques et impôt sur les sociétés.Comment expliquer et justifier qu’une disposition législative venant ajouter un quatrième taux de la TVA ne soit pas intégrée dans le code de la TVA72 ? Les pouvoirs ont certes fini par intégrer cette innovation six ans après l’avoir introduit par une disposition totalement déconnectée du code de la TVA73. 11 et s. CERP. le code des procédures fiscales prévoit. p. Droit fiscal. Et ce n’est pas une mince affaire pour un pays soucieux d’informer convenablement les investisseurs en vue de les inciter à investir en Tunisie74. La fiscalité locale étant exclue de son champ. dans son article premier. doit être censuré71.

34. a connu deux révisions successives portant son taux respectivement à 15% en 1997 puis à 20% en 1998 pour les contribuables passibles de l’IS et à 45% de l’impôt en 1997 puis à 60% de l’impôt normalement dû en 1998 pour les contribuables passibles de l’IRPP.Le minimum d’impôt.Ce minimum d’impôt institué par une loi de promulgation. fixé à l’origine à 10% pour les personnes soumises à l’IS et à 30% de l’impôt pour les personnes soumises à l’IRPP.36). Cette mesure. 1468 (Rapport des commissions parlementaires). la loi de promulgation s’est enrichie ultérieurement par un article 12 bis ajouté par la loi de finances pour l’année 1993 et qui a rendu le minimum d’impôt applicable aux personnes physiques bénéficiant d’exonérations. les pouvoirs publics n’aient pas réussi à la supprimer en dépit des augmentations périodiques des traitements et salaires. L’article 13 de la loi de promulgation du CIR du 30 décembre 1989 a fait supporter par les employeurs la charge fiscale additionnelle qui devait résulter d’une pertinente mesure prise par le CIR à savoir l’intégration de toutes les indemnités perçues par les salariés et agents publics dans l’assiette de l’IRPP. ne s’applique pas à toutes les sociétés bénéficiant d’exonérations totales ou partielles d’impôts. 16 ans après. séance du 29 décembre 1989. toujours en vigueur. qui est visé lors des vérifications fiscales comme s’il s’agit « d’un prélèvement » à part. 76 77 Voir aussi les travaux préparatoires du CIR. Débats n° 21. 33. L’article 12 de la loi de promulgation exclut une liste d’entreprises au premier rang desquelles figurent les sociétés totalement exportatrices. lors de sa promulgation. Etat compris. L’impôt minimum dû par certaines personnes physiques est prévu par l’article 44-II et par l’article 49-II du CIR pour les personnes morales soumises à l’I S. de cette loi de promulgation. de dispenses du minimum d’impôt au profit des personnes physiques qui ont été soumises ultérieurement au minimum d’impôt par une modification. en définitive. constitue une source de complexité du système fiscal et l’on regrette que. p. JO. dans son article 12 « un minimum d’impôt » applicable aux sociétés bénéficiant d’exonérations qu’il convient de distinguer de l’impôt minimum à la charge des entreprises ne réalisant pas des bénéfices77 . Il est temps d’éponger cette mesure ne serait-ce que pour l’Etat puisque c’est lui qui.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! A côté de l’article 13 mettant à la charge des employeurs. la loi de promulgation du CIR a prévu. 63 . p. Mieux encore. La loi de promulgation n’a pas prévu. en 1992. paye à lui-même cette charge fiscale (arrêté du ministre des finances du 6 janvier 1990 JO. « la charge fiscale additionnelle »76.

lui aussi. le contribuable est loin d’être sécurisé78. Mieux encore. notre législateur a raté l’occasion de codifier toutes les lois régissant la matière boursière et financière. Le code des investissements s’est référé une douzaine de fois à la loi de promulgation du CIR soit pour confirmer la nécessité de payer le minimum d’impôt. 39 bis (une fois) et 48 (11 fois). Le code d’incitations aux investissements a. un véritable assemblage artificiel de dispositions portant modification de trois lois dont le code des sociétés commerciales. Alors que le CIR est censé être le régime fiscal de droit commun par rapport auquel se positionnent et se situent les règles fiscales dérogatoires. Le désordre juridique et conceptuel vient s’ajouter à la technicité de la matière fiscale. dans ses articles 39 (dix fois). Là aussi.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! 35. 36. ce minimum d’impôt est devenu une sorte de référentiel puisque le code d’incitations aux investissements. soit pour dispenser le contribuable du payement du minimum d’impôt. sur le plan de la démarche. aux articles 12 et 12 bis de la loi de promulgation. ainsi que quelques dispositions (les articles 19 à 27) qui resteront perdues dans la nature puisque non rattachées à l’une des trois lois. ainsi que le code de l’impôt sur le revenu lui-même. fixé un certain nombre d’exonérations qu’il accorde par rapport aux articles 12 et 12 bis de la loi de promulgation du CIR. voilà une loi de promulgation du CIR qui institue un véritable prélèvement fiscal et qui s’enrichit au fil des années par des modifications successives. La référence est devenue la loi de promulgation et non le code promulgué par cette même loi. 64 .En définitive. adaptent leurs règles par rapport au principe de la soumission de tout contribuable au minimum d’impôt posé par la loi de promulgation d’un code fiscal (le CIR).Il faut avouer que le juriste lui-même éprouve d’énormes difficultés pour se retrouver dans le labyrinthe fiscal. Il est d’ailleurs curieux de constater que le code des sociétés commerciales dont certaines dispositions ont été modifiées par cette loi du 18 octobre 2005. 78 Une récente loi datant du 18 octobre 2005 relative au renforcement de la sécurité des relations financières (JO n° 84) constitue. Dans ces conditions. on constate que c’est le CIR qui se réfère. L’anarchie législative créée par la surabondance normative est effrayante. a subi une autre modification deux mois plutôt par la loi du 27 juillet 2005.

n° 7 tel que modifié par le décret n° 2000161 du 24 janvier 2000. La floraison désordonnée des textes en matière fiscale interdit à l’usager du droit de déterminer avec certitude la règle applicable puisque. depuis 2003. L’unicité et la centralité du code de l’impôt sur le revenu ont été mises en cause non seulement par la diffusion de lois spéciales éparpillées mais aussi et surtout par la loi portant promulgation de ce même code. souvent. p. il est question « de mise en ordre des dispositions législatives et réglementaires » et non de codification. mais même les codes sectoriels ont été mis à mal. René SAVATIER a parlé de « l’inflation législative et l’indigestion du corps social » D. Une utopie : la codification. en 1996. Plutôt que de réaliser une codification de notre droit fiscal. On ne sait d’ailleurs pas ce que cette structure a pu réaliser depuis sa création depuis dix ans. Cet organe a subi un changement quant à son nom puisque. non seulement on n’a pas élaboré un code général des impôts. à une véritable décodification de ce droit puisque.43 Décret 96-48 du 15 janvier 1996. on a assisté. organe présidé par le premier ministre. Dans les décrets relatifs à ce conseil. Décret 2003-262 du 4 février 2003. Revue française du droit constitutionnel. un conseil supérieur de mise en ordre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur81. ch. 1977.p. ces dernières années. 1996. il est présidé par le ministre de la justice82. désormais. 79 80 81 82 Stéphane GUY. comme l’a dit un auteur. n’est plus raisonnable79. 65 . 37.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! Le législateur ne perçoit probablement pas le désordre qu’il crée car il obéit à une rationalité bureaucratique qui. JO n° 12. 273. n° 26. JO. il s’appelle conseil national de mise en ordre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et quant à sa présidence puisque. il doit procéder à des combinaisons entre plusieurs textes non codifiés80.Les pouvoirs publics ont créé.

Son importance est telle qu’un auteur italien lie. La codification : instrument de réforme de l’Etat en France. Aux sources du droit moderne tunisien. 1997. Sana BEN ACHOUR. Ce n’est pas du juridisme dont il s’agit. dégagées des règles certaines et de contrôles efficaces. Bernardo GEORGIO MATARELLA. 640. Il écrit pertinemment que : « l’inflation normative constitue un obstacle à la réalisation de l’Etat de droit qui a besoin de la certitude de droit. L’histoire de la Tunisie est là pour rappeler cette corrélation84. Elle complique l’exercice de la fonction juridictionnelle qui suppose un droit certain. le législateur doit être soucieux de l’accessibilité et de l’intelligibilité des normes. à juste titre. Elle crée la confusion dans l’activité normative et prive les organes législatifs d’un contrôle effectif sur le droit. La codification.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! CONCLUSION 38. 39. 665. celui d’avoir connaissance de l’univers juridique dans lequel il vit au quotidien commande aux gouvernants d’avoir moins de passion pour la production normative87 et lorsque celle-ci est vraiment nécessaire. Essai sur la codification précité. obligeant les juges à chercher la cohérence dans un système juridique qui en est dépourvu. AJDA. 66 . 68. la codification à la réalisation de l’Etat de droit. AJDA 1997. L’expression est celle du doyen CARBONNIER. thèse précitée. p. 40. en tant que nécessité technique du développement juridique. Le principe de nécessité de la loi découle de l’article 7 de la constitution alors que l’accessibilité et l’intelligibilité constituent les 83 84 85 86 87 Bruno OPPETIT. Elle rend souvent vain le principe de la règle de droit »86. est intimement liée à l’entrée d’un pays dans la modernité83. p. Elle rend arbitraire et irresponsable l’action des administrations publiques. L’adoption de concepts et standards juridiques utilisés par les autres pays est un atout qui peut favoriser à la fois la compréhension par les autres du système socioculturel tunisien et la compétitivité de l’économie nationale qui préoccupe les pouvoirs publics. p. Codification et Etat de droit: l’expérience italienne.Parmi les droits élémentaires du citoyen moyen. Jean-Ludovic SILICANI.Mettre de l’ordre dans le droit en codifiant et en s’en tenant aux concepts communément admis est un impératif majeur.L’enjeu de la codification est la réforme de l’Etat85.

notamment dans ces deux articles. Le Tribunal Administratif tunisien a eu l’occasion d’affirmer le principe de sécurité juridique et de confiance légitime dans la législation TA. Ce dernier est l’une des pièces maîtresses de l’Etat de droit proclamé par l’article 5 de la constitution88. in Actualité de la codification. que l’accessibilité et l’intelligibilité constituent une implication du principe de sécurité juridique. 639. Guy BRAIBANT affirme que la sécurité juridique est l’un des piliers de l’Etat de droit. p. pour conduire les pouvoirs publics à mettre de l’ordre dans notre législation fiscale. l’Etat de droit. n° 16453 du 1er novembre 2000. Le conseil constitutionnel peut se ressourcer. Montchrestien. 101 L’exigence de sécurité juridique a été constitutionnalisée par le juge constitutionnel français. AJDA. CHEVALLIER considère. p. 4ème éd. à juste titre d’ailleurs. Février 2006 88 89 90 J. L’objectif est certes loin d’être simple à réaliser. l’attractivité de l’économie des investissements dépend aussi de la lisibilité du droit des affaires. 2005. CF Anne-Laure VALEMBOIS. Il y va de la sécurité juridique89 en tant qu’exigence fondamentale de l’Etat de droit90. Haj Taïeb c/ Ministre de l’agriculture. faut-il le rappeler. REP. Mais. LGDJ. 1997. L’exigence de sécurité juridique est originaire du droit public allemand. 67 . thèse. Cette constitutionnalisation en France a eu lieu en dépit de la non consécration explicite par la constitution française de 1958 de l’Etat de droit.« Lois de promulgation » et code fiscaux ! deux facettes du principe de sécurité juridique. La constitutionnalisation de l’exigence de sécurité juridique en droit français. 1ère instance.

qui capitalise à lui seul 25% du PIB du continent africain. quand bien même leurs législations respectives ne prévoient pas d’avantages fiscaux. Mieux encore.Législation fiscale tunisienne . LA NECESSAIRE MISE A NIVEAU Mabrouk MAALAOUI Conseil fiscal A l'heure de la globalisation et de l'homogénéisation de l'économie mondiale. le développement des réseaux de télécommunication.65 Milliards USD (858 millions de dinars tunisiens). les IDE reçues en 2004 par la Corée du Sud. beaucoup plus par d’autres critères. on cite les exemples de réussites économiques de certains nouveaux pays industrialisés comme la Corée du Sud ou de certains pays émergents comme l'Afrique du Sud. 1.75%. l'infrastructure routière. dont les IDE n’ont cessé de se développer1. 18. 0. la nécessaire mise à niveau LEGISLATION FISCALE TUNISIENNE . les pays en développement doivent renoncer à la politique d’octroi d’avantages fiscaux.9%. ils considèrent que cette politique ne constitue pas un préalable pour le développement et l’attraction des IDE. 0. qui sont conditionnés. y compris à l’exportation. 1.5 Milliards de USD. de l’avis des experts des principaux bailleurs de fonds. le Maroc et la Tunisie. 1. à tous égards et notamment en matière de promotion des investissements et de développement des investissements directs étrangers (IDE). à savoir la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. 1 A titre d’exemple. le Brésil.2 Milliards de USD. soit 0. la qualification de la main d'œuvre. dans le but d’accroître leurs recettes fiscales et de limiter en conséquence leurs recours à l’endettement.98 Milliards USD et 0.2 Milliards de USD. la proximité des marchés d’écoulement des produits ou des services… En guise d’illustration de ce qui précède. En effet. les avantages fiscaux sont appelés à jouer un rôle de moins en moins important.2%. l’Afrique du Sud.8% et 2% de leur PIB respectifs (source : mission économique Française) 69 . tels que la stabilité politique. estiment-ils. l'accès aux nouvelles technologies. s’élèvent respectivement à 6. la Thaïlande. 2 milliards de USD. à l'échelle internationale. 3%.

pour les pays dépourvus de ressources naturelles comme la Tunisie. ce qui suppose le renforcement des capacités techniques de l’Administration fiscale notamment en ressources humaines. en partie soit-elle. Aussi. 70 . pour ainsi étendre l'application effective de l'impôt aux personnes qui ont jusque là failli à leurs obligations civiques. la solution consiste. qui a été fixé à 13 552 000 000 D. et afin de faire face aux besoins de financement des dépenses publiques.Législation fiscale tunisienne . en dehors des considérations qui précèdent. dans le cadre de l’application de l’accord de la zone de libre échange conclu avec l’Union Européenne. la nécessaire mise à niveau Sur un autre plan. à fin 2007. s'élèvera approximativement à 1500 000 000 D. la renonciation aux avantages en question. notamment à travers l'élargissement de l'assiette imposable : . soit plus de 10% du budget général de l’Etat et à peu près 20% des recettes fiscales pour l’année 20062. à la fin de la période de démantèlement des barrières douanières. sera financé en partie par des recettes fiscales à hauteur de 8 282 000 D ( y compris les recettes fiscales affectées). certains Etats et organisations considèrent que l’octroi d’avantages fiscaux constitue une forme de subvention qui entrave la liberté du commerce international et appellent à conditionner l'adhésion et l’insertion des économies qui recourent à de telles pratiques dans la nouvelle économie mondiale à leur renonciation aux avantages considérés. et même si nous estimons que le développement économique et social de certaines régions et la promotion de certains secteurs d’activités économiques nécessitent encore l’intervention et l’aide de l’Etat notamment sous forme d’avantages fiscaux. et dont le manque à gagner au profit du trésor public. par année. face à un besoin en financement des dépenses de l’Etat en perpétuelle croissance.en termes de personnes cotisantes. dans la substitution des droits de douane par le développement de nouvelles ressources fiscales intérieures. Dans le cas de la Tunisie. 2 Le budget général de l’Etat pour l’année 2006. est davantage justifiée par la baisse des droits de douane.

A ce propos. un produit à vendre. et par ces temps de mondialisation et de concurrence internationale poussée à l’extrême. à savoir l’institution de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés.Législation fiscale tunisienne . Dans le cas de la Tunisie. dans un monde en perpétuel devenir. qui était presque entièrement consommée peu de temps après son entrée en vigueur. y compris les IDE. notamment en ce qui concerne les possibilités d'attraction des IDE. constitue. sinon qu’ils se sont 71 . de parler d’une "réforme". force est de constater que presque deux décennies après l’introduction de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés.et en termes de revenus imposables pour couvrir progressivement les revenus et bénéfices qui jusque là n'étaient pas soumis à l'impôt. y compris sa législation fiscale qui. et la mobilisation des ressources nécessaires pour financer le budget de l'Etat. qui se doit d'être compétitif face aux législations fiscales des autres pays. était le parachèvement de la mise en place de la structure et de l'ossature d'un système fiscal moderne. la question posée demeure de savoir si un régime fiscal de droit commun est en mesure de permettre à la fois le développement des investissements. nous estimons que les problèmes qui étaient liés aux tarifs d'imposition et à l'assiette des impôts sont demeurés posés et dans les mêmes conditions qu’avant 1990. Toutefois. pour enfin basculer (ou presque) dans un régime fiscal de droit commun. au même titre que les autres produits et services. en totalité ou en partie. la nécessaire mise à niveau . à tous égards. passeraient par plusieurs facteurs. En effet. Toutefois. on continue toujours. sans besoin d'être une fiscalité privilégiée. au lieu et place des anciennes impositions cédulaires et de l'impôt général pour les personnes physiques et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés et de la contribution de solidarité pour les personnes morales. quand bien même elle était d’un apport appréciable et indéniable sur le plan de la restructuration et de la modernisation du système fiscal tunisien. le plus grand mérite qu'on puisse attribuer à la réforme engagée en Tunisie en 1990. nous estimons que les performances d'un Etat.

et la législation tunisienne en la matière se trouve devancée dans ce cas. et un droit fiscal comparé plus favorable. En effet. les provisions non admises en déduction. pour ne citer que ceux là. voire même à la traîne des législations Africaines. la législation tunisienne est demeurée très conservatrice en la matière. les marques de fabrique.. y compris ceux occupés par les carrières. toutes formes confondues. y compris celles ayant le caractère d’un passif réel. la question tendrait à s’aggraver si on tiendrait compte des redressements fiscaux arbitraires dus notamment à l’absence ou à l’imprécision des textes (voir ci-dessous). nous estimons qu'une telle baisse n'était que faciale. pays de l’UMA compris.Législation fiscale tunisienne ..). si on considérait un environnement économique international sans frontières ni barrières douanières. tels que les amortissements exclus du droit à déduction. faute de quoi le bénéfice distribué serait considéré fictif au sens des dispositions combinées des articles 287 et 289 du code des sociétés commerciales... soit l’aggravation d’un déficit fiscal. et même si ces derniers ont passé respectivement de 68% pour les personnes physiques et de 54% pour les personnes morales à un maximum de 35%. donc plus ouvert à la concurrence. c'est-à-dire les prélèvements par rapport au résultat économique. contrairement à la législation 72 . sont réellement supérieurs à 35%. dans le sens où les taux réels.. en matière de taux d’imposition. les brevets. même par les systèmes fiscaux qui continuent aujourd’hui encore à gérer les anciens impôts cédulaires et l’impôt de superposition. En effet. sans condition aucune et peuvent de ce fait avoir pour conséquence. surtout si on considérait les charges non déductibles. si on ne retenait que les provisions. les pertes fiscales non reportables. En ce qui concerne l'assiette de l'impôt. où les provisions. constituent des charges déductibles au même titre que le reste des charges d’exploitation. les amortissements et les pertes fiscales qui constituent des charges à constater obligatoirement. la nécessaire mise à niveau aggravés. (les terrains. le système fiscal tunisien continue encore aujourd’hui à souffrir des lacunes d’avant la réforme de 1990. les fonds de commerce. soit la création.

ce qui laisse comprendre sans l’ombre d’un doute que le législateur a prévu l’existence d’autres cas de charges nécessitées par l’exploitation qui seraient déductibles d’une part et considérant que l’article 14 du code de l’IRPP et de l’IS. pour les besoins d’application des taux d’amortissement. et c’est presque toujours le cas. ajouté à des conditions de forme. sont déductibles. aucune liste de biens amortissables ni taux d’amortissement ne sont fixés.Législation fiscale tunisienne .affaire n°34548) que dés lors que l’article 12 du code de l’IRPP et de l’IS a énuméré les charges déductibles à titre indicatif. 73 . qui. dans le cas d’une entreprise de promotion immobilière qui a fait l’objet d’une taxation d’office au titre des provisions pour aménagement des terrains destinés à la revente. risqueraient de remettre en cause le droit de déduction. Dans d’autres systèmes. ce qui pourrait conduire à des décisions arbitraires de part et d’autre. si le contribuable n’est pas avisé. dans le sens où seules les provisions pour dépréciation du compte clients. les provisions pour dépréciation du stock destiné à la vente et les provisions pour dépréciation des actions cotées sont admises en déduction dans certaines limites et sous réserve de l’observation de conditions draconiennes. au motif que les dispositions combinées des articles 12 et 48 du code de l’IRPP et de l’IS n’ont prévu que les provisions pour dépréciation du compte clients. la jurisprudence a retenu (arrêt du Tribunal administratif du 28 Juin 2004 . celles-ci comprennent « notamment…»". les provisions pour charges constituées par la société considérée pour faire face aux frais à engager ultérieurement pour l’aménagement des terrains destinés à être revendues sont déductibles. la nécessaire mise à niveau tunisienne qui ne reconnaît que partiellement les provisions3. du stock destiné à la vente et des actions cotées en Bourse. autres que celles prévues par l’article 12 du code de l’IRPP et de l’IS. Il en est de même des amortissements dont les biens amortissables et les taux d’amortissement sont fixés par le code de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés4. dans le sens où il stipule que "le résultat net est établi après déduction de toutes charges nécessitées par l’exploitation. En effet. il faut faire recours à l’interprétation pour ranger le bien considéré sous l’une ou l’autre des catégories. il est fait référence. a prévu de manière expresse et exhaustive les charges qui sont exclues du droit à déduction. aux taux qui sont 3 4 Paradoxalement. la jurisprudence a retenu que les provisions. qui fait état d’une liste très restreinte de biens pouvant faire l’objet d’amortissement et qu’en conséquence et dans le cas des biens ne figurant pas sur la liste. Voir l’arrêté du ministre des Finances du 16 janvier 1990.

En effet. de la France… 74 . mais certainement pas la plus ingénieuse. la nécessaire mise à niveau généralement admis d’après les usages de chaque nature d’activité. de telles mesures auraient dû voir le jour à l’initiative de la législation tunisienne. jusqu’à résorption intégrale. certaines législations occidentales5. désormais les pertes dégagées par l’entreprise constituent un tout indissociable et sont indéfiniment reportables dans le temps. soit la forme la plus classique de report des pertes. du Luxembourg. Aussi. du Danemark. qui aurait dû donc anticiper pour mettre en place un système digne d’une grande réforme fiscale. ce qui est d’ailleurs prévu à l’heure actuelle par l’article 12 du code de l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. des Pays Bas. la question dépasse la seule incidence sur l’assiette de l’impôt pour conditionner la vie de l’entreprise. en 5 Il s’agit notamment de l’Allemagne. dont la législation française qui a été la dernière en date à rejoindre le club. nouvellement mis en place. Certaines législations vont plus loin dans la conception d’approches tendant à préserver et à développer l’entreprise. pour ne plus faire de distinction entre pertes d’exploitation et pertes correspondant aux amortissements différés. alors que le code de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés.Législation fiscale tunisienne . dans le sens où le capital local est encore en cours de formation d'un côté et considérant l’effet de la mondialisation et de l’intégration "forcée" dans l’économie mondiale de l’autre. considérant l’état émergent de l’économie tunisienne. période qui a été portée ultérieurement à 04 ans. Si on traitait des pertes fiscales et des conditions de leur report. s’était contenté de reproduire dans les mêmes termes et conditions le principe en la matière qui existait sous la législation en vigueur au 31 Décembre 1989. ont déjà dépassé ce stade d’approche. du Royaume Uni de Grande Bretagne. du Brésil. et ce en scindant le report déficitaire entre pertes d’exploitation. reportables sur une période de 03 ans. et pertes correspondant aux amortissements réputés différés en périodes déficitaires. qui sont indéfiniment reportables. sauf que le droit comparé n’a prévu ni la liste des biens amortissables ni les taux d’amortissement.

de l’ensemble des systèmes fiscaux que nous avons consultés7. 75 . si le but recherché étant la recherche d’une information fiable. mais mieux encore en lui accordant un crédit d’impôt correspondant aux pertes fiscales compensées avec les réserves. faire l’objet de mobilisation auprès d’une institution financière. 5 ans après son institution n’est toujours pas opérationnel. Enfin. la nécessaire mise à niveau autorisant l’imputation des pertes fiscales sur les bénéfices accumulés qui ont déjà subi l’impôt ou sensés l'être (carry back). ce qui permet non seulement d’assainir le bilan de l’entreprise en alignant ses actifs réels sur son passif. alors qu’en ce qui concerne la transparence. ni la transparence qui entoure les sociétés cotées. ne justifient un tel rapport. dans le sens où il ne bénéficie encore à aucun groupe de sociétés. Il s’agit des systèmes fiscaux européens et de certains systèmes comparables à celui de la Tunisie. et c'est là l'aspect innovant. nous ne pouvons pas ne pas traiter du régime actuel de la consolidation des résultats6. nous n’avons relevé aucun système qui conditionne le bénéfice du régime de la consolidation à la cotation en Bourse des actions de la société mère ou de celles des sociétés membres. En effet. au niveau des groupes de sociétés. Le crédit d’impôt ainsi obtenu peut faire l’objet de report. dont essentiellement celle relative à la cotation de la société mère en Bourse. considérant que "les Banques ne prêtent qu’aux riches". ce qui est de nature à favoriser la trésorerie de l’entreprise et lui éviter le recours à l’endettement . et ce en raison des conditions draconiennes imposées pour l’accès au système. de restitution immédiate ou même. si le but recherché étant l’encouragement des sociétés à s’introduire en Bourse. portant loi de Finances pour la gestion 2001. tel que le système algérien. dans le sens où le nombre des sociétés cotées est toujours le même. en tant que composante de la question de l’assiette et du taux de l’impôt. surtout dans le cas des entreprises en difficultés économiques.Législation fiscale tunisienne . la mesure serait à même d’éviter des liquidations et des dissolutions d’entreprises. qui était sensé introduire une certaine amélioration de cette dernière. et nous considérons toujours que ni le développement de la Bourse. elle peut être assurée même en dehors de la Bourse notamment à travers le contrôle exercé 6 7 Introduit par la loi 2000-98 du 25 Décembre 2000. mais qui.

le régime forfaitaire d'imposition. nous estimons que la condition de cotation des actions de la société mère devrait être reconsidérée pour être remplacée . la nécessaire mise à niveau par les commissaires aux comptes. nous estimons qu’il serait inconcevable qu'un système fiscal qui est sensé se tourner vers la fiscalité intérieure notamment 8 Le quotient familial consiste à diviser le revenu réalisé par un nombre de parts. par enfant ou par personne à charge. Aussi et afin de matérialiser et de mettre en pratique des mesures qui étaient tant attendues. qui devait disparaître avec l'introduction de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés en 1990.si besoin est . nous estimons que le trésor public a renoncé de manière injustifiée à des ressources importantes qui auraient pu compenser et financer les correctifs indispensables à la mise à niveau de la légalisation fiscale. ce qui est de nature à faire bénéficier le foyer par autant d’abattements que de nombre de parts et réduire l’effet de la progressivité. dés lors que ce dernier n'est pas réparti en fonction des capacités contributives des contribuables. la hantise du système fiscal Tunisien. Au niveau de la fiscalité des particuliers. Aussi. ce système constitue l'exemple frappant de l'inéquité de l'impôt. constituent des moyens de justice fiscale. considérant que le revenu réalisé par le chef de famille est destiné à faire face aux dépenses qui seraient nécessitées par les personnes à la charge du contribuable.par l’obligation pour les sociétés du groupe d’être soumises à l’audit légal d’un commissaire aux comptes. notamment en ce qui concerne les questions liées à l'assiette et aux taux de l’impôt. 76 . à calculer l’impôt sur le revenu par part et le multiplier par le nombre de parts pour avoir l’impôt sur le revenu dû. dans le sens où au delà du manque à gagner pour le trésor public. et continue encore de l'être. Aussi. force est de constater que les déductions actuelles pour situation et charges de familles sont anachroniques et ne sont d'aucun rapport ni avec les charges familiales réelles ni avec le revenu réalisé. a toujours constitué. En sens inverse. En effet. au nombre des personnes composant le foyer.Législation fiscale tunisienne . nous estimons que la technique du quotient familial 8ou l'application d'un abattement sur l'impôt sur le revenu dû.

dont 319 774 contribuables se déclarant sous le régime forfaitaire d’imposition. mais là où l’impôt sur le revenu sera liquidé sur la base du bénéfice réalisé avec un minimum d'impôt dû par référence au chiffre d'affaires. A notre avis.7 Millions de dinars 10soit 0. entre autres solutions. l’initiative peut être qualifiée d’urgente si on considérait la menace à laquelle est confrontée l’entreprise tunisienne face aux entreprises étrangères déjà solides financièrement et techniquement. continue à compter et à gérer à peu près 80% de personnes physiques exerçant une activité industrielle ou commerciale9. et son remplacement. au cas où le régime forfaitaire d’imposition devrait être maintenu. la solution passerait par la suppression pure et simple du système du régime forfaitaire d'imposition. avec un impôt global de 15.Législation fiscale tunisienne . pour commencer. par un régime réel à obligations comptables simplifiées. à 409 744 contribuables. du type recettes-dépenses. Il s’agit de l’impôt payé jusqu’à fin octobre 2005. 77 . s’élève.1% de l'ensemble des recettes fiscales. 9 10 Le nombre global des personnes physiques exerçant une activité industrielle ou commerciale inscrites au fichier de l’Administration fiscale. En conclusion de tout ce qui précède. A ce titre. au titre de l’exercice 2004. tout en multipliant les contrôles inopinés à la sortie des commerces. nous estimons que des actions radicales devraient être menées pour ne réserver le régime qu’aux petits exploitants. Toutefois. la mise en place de caisses enregistreuses homologuées par l’Administration fiscale en imposant aux commerçants l’obligation de délivrer des factures ou des tickets de caisse. il pourrait être envisagé. les résultats ne se feraient pas attendre. et un impôt moyen de 50 D par contribuable.5% de l'ensemble des impôts directs et 0. à fin octobre 2005. qui se déclarent indûment sous le régime forfaitaire d'imposition. dans les mêmes conditions que les entreprises soumises au régime réel. ajouté au fait qu’elles sont habituées à l’environnement de la concurrence. nous estimons que la législation fiscale tunisienne a besoin d’une refonte totale en matière d’assiette et de tarifs de l’impôt. la nécessaire mise à niveau pour pallier aux manques à gagner en droits de douane.

Législation fiscale tunisienne . la législation fiscale tunisienne actuelle . ou presque. et est de ce fait plus juste . 78 . eu égard notamment aux grands principes prévus par le droit comparé et même eu égard à la doctrine fiscale locale accumulée depuis l’introduction de la réforme de 1990. mieux encore. En effet. nous considérons que la refonte en question passerait inéluctablement par un inventaire détaillé des principes non encore réglementés.a tendance à traiter des principes généraux au détriment des cas particuliers et l’introduction davantage de nouveaux principes et de précisions. dans le sens où plus un texte est moins général. 11 Voir notamment le code général des impôts français et l’Internat Revenue Code des Etats –Unis d’Amérique. la nécessaire mise à niveau Pour ce faire. plus il traite du cas par cas et plus il est adaptée à chaque contribuable. cela éviterait le recours à l’interprétation et en conséquence et à l’arbitraire et préserve en conséquence la garantie des droits du trésor public et des contribuables.compte tenu même du nombre très réduit d’articles à comparer à certaines législations11où les articles se comptent par milliers . introduira davantage de justice fiscale.

expression de sa souveraineté nationale2. n°70. 79 . C’est ainsi que.Les revenus de source étrangère LES REVENUS DE SOURCE ETRANGERE Oualid GADHOUM * Maître assistant à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I.Les problèmes pratiques posés par l’article 36 du CIR INTRODUCTION « Aucune règle contraignante et expresse du droit international ne limite la souveraineté des Etats en matière fiscale ou ne leur impose d’éviter les doubles impositions internationales »1.fr La souveraineté fiscale est définie comme le pouvoir d’édicter un système d’impôts présentant une autonomie technique et budgétaire. 2001.La détermination des revenus de source étrangère soumis à l’IR II. AYADI : « Droit fiscal international ».Les revenus de source étrangère ayant subi l’impôt à l’étranger A. pour prélever les bénéfices et les revenus. dans le cadre de ses règles constitutionnelles et juridiques internes.L’article 36 du CIR : une source de controverse doctrinale B. CPU.Les revenus de source étrangère n’ayant pas subi l’impôt à l’étranger A. H. par rapport aux systèmes fiscaux qui peuvent entrer en conflit avec lui.Les revenus de source étrangère rentrant dans le champ d’application de l’IR B. n°70. ni de leur législation interne. Ayadi : « Droit fiscal international ».. op. ni des conventions modèles et chaque Etat est libre d’établir. son système fiscal. les Etats sont * 1 2 E-mail : oualidgadhoum@yahoo. H.cit. selon le Professeur Habib AYADI. L’accord des Etats en faveur d’une règle contraignante ne peut être dégagé.

La déduction forfaitaire applicable sur l’impôt national.129. Parmi ces mesures. Des mesures unilatérales ont été à cet égard prises visant à éviter la double imposition internationale. l’impôt est établi sur l’ensemble des revenus d’un contribuable quelle qu’en soit la source. l’Etat limite sa juridiction fiscale aux revenus ayant leur « source » sur son territoire. 1999. p. tous les revenus.Les revenus de source étrangère libres de soumettre à l’impôt.. surtout que la plupart d’entre eux a choisi l’approche globale établie sur l’ensemble des revenus du contribuable quelle qu’en soit la source géographique. En réalité. .La déduction des impôts étrangers pour la détermination de l’assiette imposable. Il s’agit à titre d’exemple de : . Mais le choix de soumettre les contribuables à une obligation fiscale illimitée a posé le problème de la double imposition et l’a potentiellement accru. c’est en acceptant des dérogations législatives ou en signant des conventions internationales que la double imposition fut écartée. les Etats se sont trouvés contraints de limiter leur souveraineté fiscale. En effet. op. 3 4 5 J. Ayadi : « Droit fiscal international ». l’exemption. . sous condition d’imposition dans l’Etat de la source.cit.L’abattement à la base sur les revenus de source étrangère. Dans l’approche globale. Pour toutes ces raisons. l’ouverture économique internationale est la principale raison qui a laissé les Etats ayant opté pour le système global à faire des concessions et à prendre des mesures unilatérales visant la double imposition4. c’est à dire provenant d’activités. Voir : H. Dalloz. n°86 et s. La philosophie de cette approche est que l’impôt cherche à appréhender « la capacité contributive » du contribuable qui est liée à son revenu global et non pas à ses revenus de source nationale. ce qui revient à une application sélective du principe de la territorialité c'est-à-dire de l’article 36 du CIR5. D’autres mesures unilatérales peuvent être prises pour éviter la double imposition. on retiendra. un auteur est allé jusqu’à dire qu’aujourd’hui les souverainetés fiscales des Etats sont érodées3. Une imposition dite du « revenu mondial ». BUISSON : « L’érosion de la souveraineté fiscale dans les Etats membres de la communauté : l’exemple de la France ». Sur ce point précis. d’entreprises ou de biens qui y sont situés ou s’y rattachent. Quant à l’approche territoriale. 80 . même ceux de source étrangère.

H. Il s’agit d’une mesure unilatérale. AYADI : « Droit fiscal international ». par des impôts de nature comparable appliqués par deux ou plusieurs souverainetés fiscales dans des conditions telles que la charge fiscale globale qu’il supporte s’avère supérieure à celle qui résulterait de l’intervention dans des conditions de droit commun d’une seule souveraineté fiscale ». par toute personne physique ayant en Tunisie une résidence habituelle sur l’ensemble de ses bénéfices ou revenus réalisés pendant l’année précédente ». Ayadi : « Droit fiscal international ». op. au titre d’un même revenu (ou de toute autre base imposable) et au titre d’une même période.Voir aussi l’article 3 du CIR. aussi bien les revenus de source étrangère que les revenus qui n’appartiennent à aucune catégorie prévue par l’article 8 du CIR. la rédaction initiale de l’article 36 du CIR comprenait le terme « notamment ». Voir : H.. les revenus de source étrangère réalisés par les contribuables sont exclus du champ d’application de l’impôt sur le revenu lorsque ces revenus ont été soumis à l’impôt dans les pays de la source. L’article 2 du CIR dispose que : « sous réserve des dispositions des conventions internationales et des accords particuliers. Ainsi. L’ancienne version de l’article 36 du CIR aurait pu faire de la catégorie « autres revenus » une catégorie fourre-tout puisqu’elle englobe.cit. n°156. 6 7 .cit. . En réalité. 81 . Tandis que l’obligation fiscale d’un non résident est limitée aux seuls revenus de source tunisienne. L’intention du législateur était de faire de l’article 36 du CIR une catégorie résiduelle dans laquelle peuvent être incorporées les revenus inclassables dans les différentes catégories de revenus.Les revenus de source étrangère La Tunisie a choisi d’assujettir les personnes physiques qui y sont domiciliées à une obligation fiscale illimitée. Aux termes de cet article « les autres revenus sont constitués des revenus de source étrangère n’ayant pas été soumis au paiement de l’impôt dans le pays d’origine ». Il s’agit entre autres de la double imposition juridique qui suppose que lorsqu’un contribuable se trouve atteint. l’obligation fiscale des résidents est aux termes de l’article 2 du CIR illimitée6. op. Ledit article disposait que « les autres revenus sont constitués notamment par des revenus de source étrangère… ». n°96.Crédit pour impôt étranger. l’impôt sur le revenu est dû au 1er janvier de chaque année. Toutefois. voire d’une dérogation législative concrétisée par l’article 36 du CIR visant à éviter la double imposition7.

‫ هﻞ ﻣﻦ ﻣﺘﺪﺧﻞ ؟ اﻟﻜﻠﻤﺔ ﻟﻠﺴﻴﺪ اﻟﻨﺎﺋﺐ ﻋﻤﺎرة اﻟﻤﺨﻠﻮﻓﻲ‬: ‫رﺋﻴﺲ ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب‬ ‫ " ﺗﺘﻜﻮن‬: ‫ أﻋﺘﻘﺪ أن اﻹﺗﻔﺎق آﺎن ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﺘﺎﻟﻲ‬،‫ ﺷﻜﺮا ﺳﻴﺪي اﻟﺮﺋﻴﺲ‬: ‫اﻟﺴﻴﺪ ﻋﻤﺎرة اﻟﻤﺨﻠﻮﻓﻲ‬ ‫ وﻗﺪ‬.. L’obligation fiscale de ces dernières étant illimitée (article 2 du CIR). " ‫اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات اﻟﻤﺼﺪر اﻷﺟﻨﺒﻲ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﺪﻓﻊ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪ اﻟﻤﻨﺸﺄ‬ " ‫آﻨﺎ وﺿﺤﻨﺎ ﺳﻴﺪي اﻟﺮﺋﻴﺲ أن وﻋﺎء اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وأﺳﺎﺳﻬﺎ ﻻ ﺑﺪ أن ﻳﺤﺪد ﺑﺪﻗﺔ ﻓﻌﻨﺪﻣﺎ أﺿﻴﻔﺖ آﻠﻤﺔ " ﺧﺎﺻﺔ‬ ‫ " أﺻﺒﺢ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أﻣﺎﻣﻪ ﻧﻘﻄﺔ‬.‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪ اﻟﻤﻨﺸﺄ‬ ..‫اﺳﺘﻔﻬﺎم وهﺬا ﺳﻴﺪي اﻟﺮﺋﻴﺲ ﻻ ﻳﺠﻮز ﻓﻲ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ وﺷﻜﺮا‬ .‫ ص‬1989 ‫ دﻳﺴﻤﺒﺮ‬29 ‫ ﺟﻠﺴﺔ ﻳﻮم اﻟﺠﻤﻌﺔ‬21 ‫ﻣﺪاوﻻت ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب ﻋﺪد‬ 82 8 . ‫ " ﺗﺘﻜﻮن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ‬: ‫ﺗﻐﻴﺮ اﻟﻤﻌﻨﻰ‬ . Si le député a attiré l’attention du ministre des Finances sur les méfaits de l’emploi du terme « notamment » et a demandé par souci de clarté et afin d’éviter toute ambiguïté quant au champ d’application de l’impôt sur le revenu que ce terme soit retiré. ne sont pas rattachables à l’une quelconque des catégories prévues par les articles 9 à 35. été maintenu alors qu’il fallait le modifier par un autre à savoir « les revenus de source étrangère »8. Le fait d’intituler l’article 36 du CIR « autres revenus » ne veut pas dire que cet article est propre aux revenus de source étrangère. ‫ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات ﻣﺼﺪر أﺟﻨﺒﻲ‬ .‫ﺑﺎﻹﺟﻤﺎع‬ . Cette idée se justifie d’ailleurs par l’emplacement de l’article 36 du CIR. l’intitulé « autres revenus » a.‫ إﻧﻲ أﺷﻜﺮ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻨﺎﺋﺐ واﻟﻜﻠﻤﺔ اﻵن إﻟﻰ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻮزﻳﺮ‬: ‫رﺋﻴﺲ ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب‬ ‫ " ﺗﺘﻜﻮن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى‬: ‫ اﻹﻗﺘﺮاح أن ﻳﻘﻊ ﺗﻌﺪﻳﻞ هﺬﻩ اﻟﻔﻘﺮة آﻤﺎ ﻳﻠﻲ‬: ‫اﻟﺴﻴﺪ وزﻳﺮ اﻟﺘﺨﻄﻴﻂ واﻟﻤﺎﻟﻴﺔ‬ . " . Dans sa rédaction actuelle. aussi bien les revenus de source étrangère que les revenus. qui de par leur nature. par omission peut être. ‫وﻧﻠﻐﻲ آﻠﻤﺔ " ﺧﺎﺻﺔ " ﺣﺘﻰ ﻧﻔﻲ ﺑﺎﻟﻤﻌﻨﻰ وﺷﻜﺮا‬ ‫ وهﺬﻩ هﻲ اﻟﺼﻴﻐﺔ اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ ﻟﻬﺬا اﻟﻔﺼﻞ وﻧﻘﺘﺮح اﻵن ﻓﻤﻦ‬،‫ إﻧﻲ أﺷﻜﺮ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻮزﻳﺮ‬: ‫رﺋﻴﺲ ﻣﺠﻠﺲ اﻟﻨﻮاب‬ ‫ﻳﺼﺎدق ﻋﻠﻰ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ ؟ ﻣﻦ ﻻ ﻳﺼﺎدق ؟ ﻣﻦ ﻳﺤﺘﻔﻆ ﺑﺼﻮﺗﻪ ؟ وﻗﻌﺖ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ‬ . l’article 36 du CIR concerne les personnes physiques résidentes en Tunisie. elle s’étend aussi bien aux revenus de source tunisienne qu’aux revenus de source étrangère. il s’agit d’une règle de droit interne tunisien qui s’applique « sous réserve » des dispositions des conventions internationales et ‫ ﺗﺘﻜﻮن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات اﻟﻤﺼﺪر اﻷﺟﻨﺒﻲ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﺪﻓﻊ‬: 36 ‫اﻟﻔﺼﻞ‬ . Le législateur. 1502 ... De plus. a prévu une dernière catégorie qui englobe.Les revenus de source étrangère les revenus de source étrangère ne constituent qu’un exemple parmi d’autres cités par le législateur comme relevant de la catégorie « autres revenus ». après avoir annoncé toutes les catégories de revenus dans le CIR.

collection Précis. pour l’application de ce texte. AYADI : « Droit fiscal international ».LES REVENUS DE SOURCE ETRANGERE N’AYANT PAS SUBI L’IMPOT A L’ETRANGER Il s’agit de savoir quels sont les revenus de source étrangère rentrant dans le champ d’application de l’impôt sur le revenu (A) et de déterminer les revenus de source étrangère soumis à l’impôt sur le revenu (B). A. 83 .cit. n°263. I.Les revenus de source étrangère des accords particuliers conclus par l’Etat tunisien9. S’agissant d’une catégorie parmi celles prévues par l’article 8 du CIR. Voir : H. p. perçus par les personnes physiques résidentes en Tunisie. conclue entre la Tunisie et l’Etat de la source des revenus10. D’ailleurs. sous réserve de réciprocité. 20002003.Les revenus de source étrangère rentrant dans le champ d’application de l’impôt sur le revenu La formulation de l’article 36 du CIR nous permet de dégager plusieurs conséquences : D’abord. S. quelle que soit sa nature. cette dernière doit.91. prévaloir. Il en résulte que le régime d’imposition des revenus de source étrangère. ne rentre dans le champ d’application de l’impôt sur le revenu et ne fait par conséquent partie de la catégorie « autres revenus » qu’à condition de n’avoir supporté aucune imposition dans le pays d’origine. varie nécessairement en fonction de l’existence ou non d’une convention de non double imposition.. les bénéficiaires de ces revenus doivent présenter les justifications nécessaires relatives à leur soumission à l’impôt dans le pays d’origine. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». et pour exclure ces revenus de la base imposable en Tunisie. op. l’article 36 du CIR est en étroite corrélation avec l’article 7 du CIR qui prévoit que les personnes physiques résidentes en Tunisie sont soumises à l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de leurs bénéfices ou revenus que ce soit de source nationale ou de source étrangère. la source de revenu étrangère. 9 10 L’expression « sous réserve » signifie qu’encas de contradiction entre une règle de droit interne et une disposition figurant dans une convention.

p.. Il en est de même des dividendes et revenus de placements divers. op. à l’impôt en Tunisie au titre de la catégorie « autres revenus ». quand bien même en droit interne. les jetons de présence. les sommes et avantages mis à la disposition des actionnaires.cit. AYADI : « Droit fiscal international ». agricoles ou de location d’immeubles à l’étranger perdent leur caractère de revenus commerciaux. dépôts…Tous ces revenus sont imposés en Tunisie au titre de la catégorie « autres revenus » sur la base effectivement encaissée. n°309. op. En effet. en vertu des dispositions du code. ces dividendes sont soumis.cit. les distributions des sociétés de capitaux. Ensuite. toute source de revenu provenant de l’étranger et qui est susceptible de revêtir le caractère de l’une des catégories de revenu prévus par l’article 8 du CIR perd ce caractère et se dissout dans la catégorie « autres revenus ». BESBES : « Précis de fiscalité internationale ».. H. les intérêts excédentaires des comptes courant associés.Les revenus de source étrangère La doctrine donne l’exemple d’une personne résidente en Tunisie qui a réalisé des plus-values boursières suite à des spéculations effectuées dans une place financière étrangère et que ces plus-values ont bien échappé à l’impôt dans le pays de la source en vertu de sa législation interne. Les revenus d’activités commerciales. elles étaient considérées comme étant situées en dehors du champ d’application de l’impôt sur le revenu11.93. Le Professeur Habib AYADI a conclu que les dispositions du CIR (articles 38 et 48) affranchissant de l’impôt sur le revenu et sur les bénéfices de sociétés. L’absence de toute référence dans le CIR aux distributions d’origine étrangère conforte l’idée que le législateur a entendu réserver cet avantage aux dividendes servis par les sociétés tunisiennes12. 84 . 11 12 S. les intérêts des créances. Ces plus-values constituent un revenu de source étrangère imposable à l’impôt sur le revenu tunisien dans la catégorie « autres revenus ». ne sont pas applicables aux dividendes de source étrangère. et notamment. agricoles ou fonciers et seront imposés en Tunisie dans la catégorie « autres revenus » sur les montants effectivement perçus. les dividendes servis par les sociétés tunisiennes.

il a été jugé que le contribuable. le revenu imposable est en principe le revenu brut puisqu’aucune déduction n’a été prévue. RJF. le législateur a prévu un cas particulier pour les traitements et salaires. n°1494. CE 19 mai 1999. dès lors que ce dernier travaille et réside en France et n’a pas une vie commune avec sa femme même s’il s’est rendu au Royaume-Uni pour passer des vacances avec elle14. TA. 29 avril1992. ne peut faire l’objet d’une imposition commune.La détermination des revenus de source étrangère soumis à l’impôt sur le revenu Par application des dispositions de l’article 37 du CIR. Dijon. et qui ne procèdent pas au transfert de leur résidence principale dans le pays 13 14 15 CE 06 juillet 1979. En revanche. le revenu net imposable dans la catégorie « autres revenus » correspond aux « sommes effectivement perçues de l’étranger ». Ainsi. n°24. En effet et. n°46. DF. Toutefois. DF. 18 janvier1998. comm. 3/1998. CE. Indépendamment des prescriptions de la législation relative aux changes. p. 12/1999. La jurisprudence française a considéré que cette règle est applicable même dans le cas où le transfert a été rendu impossible du fait des restrictions en matière de législation des changes du pays de la source13. les revenus de source étrangère sont imposables même s’ils n’ont pas été transférés en Tunisie. comm. 1992. l’administration doit apporter la preuve de la cessation de toute activité commune assumée pendant les années d’imposition15. B. Par ailleurs. pour soumettre à des impositions distinctes des époux non séparés de biens et disposant de revenus distincts. l’encaissement d’un revenu à l’étranger et son non rapatriement n’affranchit pas les bénéficiaires de leurs obligations fiscales. 85 .244. sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales de non double imposition.Les revenus de source étrangère Enfin. RJF. séparé de biens de son épouse anglaise qui réside en permanence au Royaume-Uni et qui dispose de sources de revenus personnelles.123.162. les salariés qui se rendent à l’étranger pour y exercer une activité. même lorsqu’ils sont accompagnés des membres de leurs familles.

salaires. salaires. Dans ces conditions.Les revenus de source étrangère d’accueil. 86 . soumis à une obligation fiscale illimitée. les traitements. « De ce fait. pensions et rentes viagères de source étrangère bénéficient désormais à l’instar des revenus de même nature de source tunisienne d’une déduction de : - 10% pour les traitements et salaires. pensions et rentes viagères indépendamment de leur origine. demeurent fiscalement domiciliés en Tunisie et y sont soumis à l’impôt au titre de l’ensemble de leurs revenus. Pour réserver le même régime fiscal aux traitements. moyennant un salaire brut mensuel de 4000 dinars. Déductions : abattement pour frais professionnels : 10% = 4800 dinars. certains problèmes fiscaux se sont posés pour les salariés détachés à l’étranger. l’impôt sur le revenu à sa charge sera calculé comme suit : Revenu annuel brut : 4000 x 12 = 480000 dinars. dans son article 61. et afin de réserver le même régime fiscal aux traitements. pensions et rentes viagères de source étrangère. en principe. la loi de finances pour la gestion 1998 a. envoyés à l’étranger par un employeur établi en France. mais continuent à conserver leur domicile fiscal dans leur pays d’origine. et par exception au principe de non assimilation des revenus de source étrangère à la catégorie de revenus prévue par l’article 26 du CIR. salaires. ils devraient être. y compris ceux qu’ils gagnent de l’activité exercée à l’étranger. étendu les modalités de détermination du revenu net prévues par l’article 26 du CIR aux traitements. salaires. pensions et rentes viagères indépendamment de leur origine. Toutefois. Ces derniers. pensions et rentes viagères de source étrangère. 25% pour les pensions et rentes viagères »16. Revenu net imposable : 43200. Dans la mesure où l’intéressé n’a pas subi l’impôt sur le revenu au titre de son salaire à l’étranger. l’article 61 de la loi de finances pour la gestion 1998 a étendu les modalités de détermination du revenu net prévues par l’article 26 du CIR aux traitements. En France. 16 La note commune n°13/98 donne l’exemple d’une personne physique résidente en Tunisie et qui a été recrutée par une société pétrolière établie à l’étranger pour exercer son activité d’ingénieur chimiste à l’étranger. Impôt sur le revenu dû : 10984 dinars. et en application des dispositions de l’article 26 du code susvisé.

Les revenus de source étrangère Toutefois. de maintenance. Ibid. la loi de finances pour la gestion 1998 a prévu. de montage. Il vise. en leur faveur. Selon la même doctrine administrative. 87 . L’exonération de l’indemnité d’expatriation de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est soumise à un certain nombre de conditions à savoir : . établi ou domicilié en Tunisie »19. La note commune n° 11/98 a considéré que cette exonération « s’applique à tout salarié qui exerce son activité à l’étranger pour des séjours prolongés ou de courte durée en tant qu’agent d’un employeur public ou privé. que l’indemnité d’expatriation. dans son article 60. n°174 et s. sont exonérés de l’impôt sur le revenu. « les traitements et salaires perçus en rémunération de leur activité à l’étranger par des personnes de nationalité française qui ont leur domicile fiscal en France et qui sont envoyées à l’étranger par un employeur établi en France ». les émoluments et les autres avantages servis aux salariés au titre de l’exercice de leur activité à l’étranger. économiques. Les personnes concernées par ce régime doivent remplir trois séries de conditions à savoir : être de nationalité française. et ce quelles que soient leurs attributions. l’exonération s’applique à tous les agents affectés sur les chantiers de construction. être détachés d’une entreprise française et exercer leur activité à l’étranger18. des exonérations totales ou partielles destinées à encourager l’exercice d’activités à l’étranger17. sociales ou environnementales.l’activité exercée doit porter sur : • des études techniques. l’article 81-A du CGI a prévu. Litec. ou des opérations de maintenance ou de surveillance s’y rattachant. En Tunisie. Voir : la note commune n°11/98. de montage ou de surveillance.l’employeur doit être établi ou domicilié en Tunisie . c'est-à-dire le personnel technique et administratif dès lors qu’ils sont employés par l’entreprise chargée de 17 18 19 B. PLAGNET : « Droit fiscal international ». • Une assistance technique • Ou des travaux de construction.

Les revenus de source étrangère la réalisation du chantier. A. 88 . n°305. MAALAOUI : « Mémento impôts directs de Tunisie ». Il est donc source de controverses doctrinales (A).LES REVENUS DE SOURCE ETRANGERE AYANT SUBI L’IMPOT A L’ETRANGER La doctrine fiscale n’est pas unanime sur l’interprétation des dispositions de l’article 36 du CIR.cit. M. il suffit que ces revenus aient subi une imposition à l’étranger pour qu’ils deviennent hors champ d’application de l’IR.. Le Professeur Habib AYADI a expliqué que si les revenus perçus ou réalisés à l’étranger ont supporté l’impôt dans le pays d’origine « ils sont exclus de la base imposable en Tunisie »21. Au demeurant. II. Sa mise en œuvre continue à poser des problèmes pratiques si bien que certains auteurs n’ont pas manqué de déplorer son incohérence (B). op. n°289. AYADI : « Droit fiscal international ». La doctrine administrative a également adopté la même interprétation. L’exonération s’applique même si l’employeur n’est pas le titulaire du chantier sur lequel il a détaché son personnel20. C’est ainsi qu’il a été considéré que « les revenus de 20 21 22 Voir : la note commune n°11/98. H.L’article 36 du CIR : une source de controverses doctrinales L’interprétation de l’article 36 du CIR a suscité une vive controverse doctrinale. op. peu importe les tarifs et les modalités d’imposition (imposition pleine ou partielle. imposition par voie de déclaration ou par voie de retenue à la source »22. notamment dans la catégorie « autres revenus » que lorsqu’ils n’ont supporté aucune imposition à l’étranger.cit. Cet avis est partagé par Monsieur Mabrouk MAALAOUI qui considère que « …les revenus de source étrangère ne font partie du revenu global imposable du contribuable que dans la mesure où ils n’ont pas été soumis à l’impôt sur le revenu ou à un impôt de nature analogue dans le pays où ils sont réalisés.. Pour une partie de la doctrine les revenus de source étrangère ne rentrent dans le champ d’application de l’IR.

. voulait concevoir une catégorie résiduelle qui rassemble toutes les autres sources de revenus qui ne peuvent pas figurer dans les autres catégories de revenus. l’article 36 du CIR ne constitue ni dans son esprit. Enfin. « Prétendre le contraire et s’aventurer dans une lecture extensive de l’article 36 du code. un mécanisme de suppression de la double imposition internationale.cit. S. n°193 et s. c’est aller à l’encontre de la légalité… »25.cit. l’atteinte à la légalité se manifeste par le fait que l’article 36 du CIR a pour objet de préciser la nature des revenus qui rentrent dans le cadre de la catégorie « autres revenus ». Il n’est pas mentionné dans l’article 36 du CIR que les revenus de source étrangère qui ont supporté l’impôt à l’étranger ne sont pas imposables en Tunisie. comprenant des dispositions d’ordre public. Les termes de l’article 36 du CIR énoncent simplement la source de revenu qui rentre dans la catégorie « autres revenus ». n°193 et s. sachant que la lecture des textes fiscaux. Il en résulte que les revenus de source étrangère ayant été soumis au paiement de 23 24 25 Position de la doctrine administrative publiée dans le cadre des deux notes communes n°23/2001 et n°24/2001 portant respectivement commentaire de la convention tuniso-libanaise et tunis-luxembourgoise de non double imposition. devrait relever de la méthode d’interprétation stricte. S. l’interprétation qui retient que les revenus perçus ou réalisés à l’étranger et qui ont supporté l’impôt dans le pays d’origine sont exclus de la base imposable en Tunisie est peu conforme à la légalité. en insérant l’article 36 du CIR.Les revenus de source étrangère source étrangère ayant supporté l’impôt dans le pays d’origine ne sont pas imposables en Tunisie »23. op. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». ni dans ses lettres. 89 . que le législateur. Il s’agit d’après cet article des revenus de source étrangère n’ayant pas été soumis au paiement de l’impôt dans le pays d’origine. cette interprétation ne fait pas l’unanimité puisqu’une partie de la doctrine interprète autrement les dispositions de l’article 36 du CIR24. en revenant aux travaux préparatoires. Ensuite. Cette dernière présente les arguments suivants : D’abord.. il s’avère. D’ailleurs. op. Toutefois.

op. La rédaction de ce dernier devrait se traduire par l’introduction de l’expression « sous réserve de l’article 36 du présent code… ».cit. 26 Sur tous ces détails. n°193 et s. des revenus provenant des exportations et ce.. De plus. Mieux. les rédacteurs du code ont plutôt mentionné l’expression « sous réserve des conventions fiscales internationales et des accords particuliers… ». « Ce qui veut dire concrètement que les seules dispositions susceptibles d’éviter la double imposition internationale. et ce afin d’éliminer la double imposition internationale. voir : S. Au total. ni dans ses lettres un mécanisme de suppression de la double imposition internationale parait excessif dans la mesure où cet article n’est qu’une mesure unilatérale qui s’apparente à l’exemption.Les revenus de source étrangère l’impôt dans le pays d’origine n’appartiennent pas à cette catégorie. Cette dernière n’est qu’une solution parmi d’autres. s’il existe des dispositions dans le droit interne qui prévoient l’élimination de la double imposition. BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». afin d’éviter la double imposition. 90 . Or. il aurait dû constituer une limite réelle à l’application de l’article 2 du CIR. Or. Il suffit que ces bénéfices ou revenus se rattachent à l’une des catégories de l’article 8 du CIR. qui s’applique par plusieurs pays sous condition d’imposition de l’Etat de la source. engendrées par l’application de l’article 2 du CIR. ce ne sont que les règles prévues par les articles 11 et 22 du CII et l’article 39 du CIR qui prévoient la déduction de l’assiette imposable de l’IR. durant les dix premières années d’activités. l’article 2 vise l’ensemble des bénéfices et revenus qui rentrent dans le champ d’application de l’IR. quelle que soit le lieu de leur réalisation et quelle que soit leur régime d’imposition à l’étranger. les revenus de source étrangère qui ont supporté l’impôt à l’étranger ne se rattachent pas à la catégorie « autres revenus ». ce sont celles qui sont insérées au sein des conventions internationales et accords particuliers »26. si l’objet de l’article 36 du CIR était l’exclusion du champ d’imposition de l’IR tunisien des revenus de source étrangère ayant subi l’impôt dans le pays d’origine. Dire que l’article 36 du CIR ne constitue ni dans son esprit.

AYADI : « Droit fiscal international ». BESBES : « Précis de fiscalité internationale ». le problème des revenus de source étrangère devait aussi être résolu..Les problèmes pratiques posés par l’article 36 du CIR L’article 36 du CIR pose un certain nombre de problèmes pratiques si bien que certains auteurs ont déploré l’incohérence du régime des revenus ou bénéfices de source étrangère surtout lorsque ces derniers sont rattachés à des exploitations situées en Tunisie. les revenus et bénéfices de source étrangère sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la catégorie « autres revenus » pour le montant global sans déduction aucune pour les frais et charges27. dans le sens ou les bénéfices industriels et commerciaux de source étrangère perdent ce caractère et sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la catégorie « autres revenus »28.94. l’esprit du texte contient cette idée. dans leurs pays d’origine une obligation fiscale illimitée.cit. une catégorie résiduelle. Pricewaterhousecoopers. les bénéfices servant de base pour le paiement de l’IR sont ceux réalisés. par exemple.Les revenus de source étrangère Même s’il n’a pas été mentionné dans l’article 36 du CIR que les revenus de source étrangère qui ont supporté l’impôt à l’étranger ne sont pas imposables en Tunisie. aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger.cit. 2005. p. Si au départ le législateur voulait concevoir. Le régime d’imposition des revenus ou bénéfices de source étrangère n’est pas en pratique très cohérent surtout lorsque ces derniers se rattachent à une exploitation individuelle située en Tunisie. p. En France. Dans le cas des exploitants individuels qui disposent de leur lieu de résidence habituelle en Tunisie et sous réserve des bénéfices provenant des opérations d’exportation (notamment des articles 10 à 22 du CII). par les dispositions de l’article 36 du CIR.51. B.. sauf le cas des bénéfices ayant été effectivement soumis à un impôt de même nature dans l’Etat d’origine. MAALAOUI : « Mémento impôts directs de Tunisie ». op. 91 . S. En d’autres termes. est considéré 27 28 Voir : H. l’article 81-A du CGI a été élaboré pour mettre fin à la double imposition vécue par les salariés travaillant à l’étranger mais qui ont. n°306. Voir : M. op. « Aussi l’exploitant individuel qui dispose d’un fonds de commerce en Tunisie et d’un autre fonds à l’étranger.

le revenu de source étrangère demeure imposable. Mieux encore. M.cit.52. et dans le cas où les revenus de source étrangère dont le droit d’imposition est partagé entre la Tunisie et l’Etat de la source. et pour le cas de la Tunisie. p.Les revenus de source étrangère comme disposant de deux catégories de revenus alors qu’il n’exerce en fait qu’une seule activité.51. S’agissant des revenus de source étrangère dont le droit d’imposition est attribué à l’Etat de la source et dans l’hypothèse où la législation interne de l’Etat de la source ne prévoit pas l’imposition des revenus. intérêts…) qui. Toutefois. l’intéressé n’aurait à réaliser à ce titre qu’un seul résultat . 92 .. La compensation n’est pas possible entre les différentes catégories de revenu que dans le cadre du revenu global et à condition que le déficit subi par l’exploitation située en Tunisie soit justifié par une comptabilité (article 8 du CIR).cit. selon le régime de droit commun dans la catégorie « autres revenus » de par l’existence des dispositions de l’article 36 du CIR.. soit un bénéfice ou une perte »29. ce qui méconnaît l’unicité du résultat commercial et risque de faire subir à un exploitant individuel l’impôt sur le revenu sur la base des bénéfices de source étrangère alors que son résultat fiscal d’ensemble au titre de la catégorie BIC peut être déficitaire. tels que les revenus de placements (dividendes. La doctrine a conclu qu’il en est de même des revenus réalisés à l’étranger et générés directement par l’exploitation située en Tunisie. même financés par prélèvement sur des fonds de l’exploitation situés en Tunisie et inscrits à son actif. La présence des conventions de non double imposition n’élimine pas dans certaines hypothèses pour autant le recours à l’article 36 du CIR. MAALAOUI : « Mémento impôts directs de Tunisie ». p. ce dernier est tenu d’appliquer prévue par son droit interne. op. et dans l’hypothèse où les législations internes des deux Etats 29 30 M. alors que si les deux fonds de commerce étaient situés en Tunisie. MAALAOUI. il a été convenu que malgré l’attribution du droit d’imposition par la convention à l’Etat de la source. produits financiers…) et sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la catégorie « autres revenus »30. perdent le caractère de produits accessoires par rapport à l’activité commerciale (produits de participation. op.

Une telle solution est également consacrée dans l’hypothèse où seule la législation interne tunisienne prévoit l’imposition des revenus de source étrangère alors que le droit interne de l’Etat de la source ne prévoit pas une telle imposition. les revenus de source étrangère n’ayant pas supporté l’impôt dans le pays d’origine sont imposables en Tunisie dans la catégorie « autres revenus ». 31 Avec la remarque que cette hypothèse ne peut être envisagée pour le cas de la Tunisie en tant qu’Etat de résidence du bénéficiaire des revenus. 93 .Les revenus de source étrangère ne prévoient pas l’imposition des revenus provenant de l’Etat de la source31.

Le secret bancaire. J. en droit fiscal il peut constituer un prétexte à la fraude fiscale et s’avère donc incompatible avec le respect du principe d’égalité devant l’impôt. H. Ph.fr R. leurs organes et employés doivent observer sur les affaires économiques et personnelles de leurs clients et de tiers parvenus à leur connaissance dans l’exercice de leur profession »2. KERNEN. p. Paris. nécessaire pour assurer le respect de la loi et les conditions de concurrence loyale entre les entreprises. éd. 95 .G.Les aléas A.Etude de droit comparé (France. AUBERT. Suisse. Berne.Le secret bancaire en droit fiscal LE SECRET BANCAIRE EN DROIT FISCAL Narjes LOUKIL (*) Enseignante à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I. Cependant. M. Défini classiquement comme étant « la discrétion que les banques.Le débat B.Les atteintes B.D. p.Le flottement II.L’impact ************* Le secret bancaire est généralement considéré comme l’un des « piliers du crédit et le garant d’une économie saine »1.J.. 31. Le secret bancaire Suisse. Thèse. Herbert SCHONLE. le secret bancaire peut empêcher l’administration de s’immiscer dans les * 1 2 E-mail : narjes_loukil@yahoo.La résurrection A. L. 1982. Staempfli et Cie. Liban). 53. 1979. FARHAT.

n°13. en cela comparable à celui de nombreux pays.T. 10 juillet 2001. cette obligation est consacrée par l’article 30 de la loi du 10 juillet 2001 relative aux établissements de crédit4. V. L’article 30 de la loi de 2001 établit un délit de violation du secret bancaire. 1984.R.T.O.. abrogeant les dispositions de la loi n°65-51 du 7 décembre 1967 (précitée) en vertu de son article 55.R.Le secret bancaire en droit fiscal écritures de banques où s’inscrivent de précieuses informations sur les opérations financières des contribuables. 25 janvier 1984 in M. 1675. Il apparaît. R.T. 96 .O. Le droit tunisien. L’article 30 reprend presque textuellement la formule de l’article 57 de la loi française adoptée depuis le 24 janvier 19846. J. p.O. n°1.D. garantir la conformité du cadre juridique avec les évolutions vécues au niveau international dans le secteur bancaire en vue d’encourager l’épargne national7.R. com.. p. BEL HAJ HAMOUDA.T.T. sur cette question A. n° 36. La violation du secret bancaire entraîne aussi une sanction civile. 1979. JORT. le législateur tunisien entend. Débats parlementaires du 19 juin 2001. 2230. V. n°55. pose de manière claire le principe du secret bancaire. J. Ce secret est d’ailleurs strictement protégé dans la mesure où sa violation est sanctionnée par une peine correctionnelle5 . comme un alibi aux contribuables qui veulent échapper à l’impôt. En s’inspirant de la législation française. la loi n°84-46 du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit réformant les législations de 1941 et 1945. R. dans ce cas. J. p. « La loi relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit ». « Le secret professionnel du banquier en droit tunisien ou pour un secret bancaire plus renforcé ». Selon l’article 254. p. modifiée par la loi n° 94-25 du 7 février 1994. Il est du devoir des professionnels prévus par cet article d’exercer leur activité dans la discrétion. 277. 308.O. n°1. tel qu’il a été affirmé lors des discussions du projet de la loi relative aux établissements de crédit. La consécration d’un texte spécifique à l’obligation au secret bancaire remonte à la loi du 7 décembre 1967 relative à la profession bancaire3. Il renvoie à l’article 254 du code pénal qui concerne la violation du secret professionnel général. 1562.. La loi n°2001-65 du 10 juillet 2001 relative aux établissements de crédit. J. 2001. Elle peut donner lieu également à une responsabilité disciplinaire. Actuellement. 12 décembre 1967.D. p. CABRILLAC et B. 3 4 5 6 7 L’article 24 de la loi n°65-51 du 7 décembre 1967 réglementant la profession bancaire. TEYSSIE.. 15 février 1994. la révélation d’une information est passible d’une peine de prison de six mois et d’une amende de cinq cents dinars en cas de divulgation de secrets.

le secret bancaire repose sur l’idée de confiance destinée. GARCON. E. Memesis. défendue par la doctrine du XIXème siècle. D. 10. Si l’extension du contrôle fiscal auprès des banques avait pour but d’accroître les moyens de récupérer un maximum de recettes fiscales. Le secret professionnel. RAOULT. Bruxelles. p. un droit au secret. C’est pourquoi. à garantir un devoir professionnel indispensable à tous8. le secret bancaire constitue « l’un des éléments du fonctionnement pratique de la libre circulation et du marché des capitaux »11. Paris VI. Doctrine. Fasc. n° 7. 5. « Le secret professionnel… encore ! ». Gaz. P. THOUVENIN. voire mettre en cause les fondements de l’Etat de droit qui suppose. « Révélation d’une information à caractère secret ». 1977. 2ème volume. RIVERO. Il s’agit de la thèse contractuelle. entre autres. du SEUIL. 9.. la Tunisie comme tant d’autres pays est au diapason des exigences internationales. p. Paris. il dérive aussi de l’intérêt privé9. 76. 1956. 8 9 10 11 Ayant un aspect social. D’autre part. Sirey. 517 . il n’en reste pas moins vrai que la restriction apportée au secret bancaire pourrait affecter les intérêts financiers de l’Etat.U. E. Les libertés publiques. p. Guide mondial des secrets bancaires. Avec l’entrée en vigueur d’une norme pénale contre le blanchiment d’argent. dont la sauvegarde suppose la protection de la vie privée10 et de l’intimité de la personne qui se confie. LAMBERT. J. Pal.F. p. D’une part. Paris. 3. 1998. dans un intérêt général. 1985.Le secret bancaire en droit fiscal Alors que la loi se contente de poser le principe du secret bancaire. Code pénal annoté. 97 . « le secret serait exigé pour des raisons d’ordre public ». mars 2003. P. éd. l’examen de ce type de dispositions revêt une importance constamment renouvelée. CHAMBOST. 1980. est le premier qui a su dégagé la notion « d’ordre public » qui peut justifier le maintien du secret professionnel. la doctrine se rattache à reconnaître un double fondement à ce principe. A l’heure de la libéralisation des échanges. p. Le secret bancaire est devenu l’une des principales préoccupations des autorités publiques depuis que la loi a autorisé l’administration fiscale à solliciter des renseignements auprès des établissements de crédit. La vie privée est « cette sphère de chaque existence dans laquelle nul ne peut s’immiscer sans y être convié ». 26 . Jurisclasseur pénal. p. Ch.

l’objet de certains flottements ressurgis de la part du législateur (B). sur l’adresse Internet : www. dont l’ampleur semble être de plus en plus significative. Or. 12 « Les nouveaux enjeux de la communication financière : Quelles stratégies adoptées pour prendre en compte les exigences accrues des investisseurs et le poids grandissant de l’opinion ? ». Sa spécificité se vérifie à travers le flottement qui a caractérisé l’attitude des pouvoirs publics en la matière. l’exigence de la transparence et l’évolution des nouveaux modes de gouvernance politique et des entreprises supposent de prévenir les risques dus par le secret et liés à la réputation de l’entreprise et les exigences accrues des investisseurs12. Le droit fiscal a-t-il réussi à réaliser un compromis entre le souci légitime de lutter contre la fraude fiscale et le souci non moins important de garantir au contribuable un minimum de droit au secret bancaire. par ailleurs. En effet. I – LA RESURRECTION L’extension du contrôle fiscal et en particulier le droit de communication auprès des banques a aboutit à la résurrection du débat sur le secret bancaire (A).Le secret bancaire en droit fiscal Dans un contexte évolutif.anvie. Par ailleurs. soient sanctionnées. exigent que de telles pratiques. La dématérialisation de certaines activités. confirme la particularité du secret bancaire en droit fiscal tunisien. l’égalité devant l’impôt et les règles d’une saine concurrence. la résurrection (I) aussi bien du débat qu’a suscité le secret bancaire que des flottements de la part du législateur. grâce au développement de nouvelles technologies. le secret bancaire en droit fiscal a ses propres caractéristiques. principe indispensable pour assurer le respect des droits et des libertés individuelles ? Bien qu’il trouve son fondement juridique dans une loi spécifique qui s’inspire largement de la loi française en la matière. la crainte de la levée du secret bancaire témoigne de la prise de conscience des pouvoirs publics des aléas du secret bancaire (II).fr 98 . peut favoriser la fraude et l’évasion fiscales. V. Le secret bancaire a fait.

ainsi que les entreprises concédées ou contrôlées par l’Etat ou les communes. leur demandent communication des documents de service qu’elles détiennent » . article précité. la disposition de cet article n’avait suscité aucune contestation. Il a ressurgi également avec son adoption (b). a. En effet. les banques ayant la qualité d’« établissements contrôlés par l’Etat ». BEL HAJ HAMOUDA.. p. Pourtant.Le débat avant l’adoption du CPF En dépit de la protection pénale du secret bancaire. Cet article est abrogé par l’article 7 de la loi n°2000-82 du 9 août 2000. 37. les administrations de l’Etat et les municipalités.Le secret bancaire en droit fiscal A. qui pour établir les impôts institués par les textes existants. « Le secret professionnel du banquier en droit tunisien ou pour un secret bancaire plus renforcé ». L’article 65 ancien du CIR prévoyait qu’ « En aucun cas. étaient assujetties au droit de communication en vertu de l’article 65 ancien du CIR qui consacrait expressément l’inopposabilité du secret professionnel15. Aux termes de l’article 52 du code de la patente « En aucun cas.. de même que tous les établissements ou organismes quelconques soumis au contrôle de l’autorité administrative ne peuvent opposer le secret professionnel aux agents de l’administration des finances . portant promulgation du CPF. l’obligation de communication à laquelle les banques étaient soumises est très ancienne13. ne pourront opposer le secret professionnel aux agents de l’administration fiscale dûment habilités… ». 99 . entré en vigueur le 1er janvier 1990. c’est en 1991 qu’un débat sur le secret bancaire a subitement surgi lorsque les pouvoirs publics ont proposé d’étendre le contrôle aux entreprises privées en vue de « la consolidation des 13 14 15 Des dispositions d’ordre réglementaires obligeaient le banquier à jouer le rôle d’agent révélateur. Dans le code de l’impôt sur le revenu. les administrations de l’Etat et les collectivités locales ainsi que les entreprises concédées ou contrôlées par l’Etat ou par les collectivités locales de même que tous les établissements ou organismes quelconques soumis au contrôle de l’autorité administrative.Le débat Le débat sur le secret bancaire a eu lieu avant l’adoption du code des droits et des procédures fiscaux (CPF) (a). Le code de la patente contenait des dispositions instituant le contrôle fiscal auprès des banques sans que le secret ne leur ait été opposable14. A.

p. 10. « Loi de finances 92 : Le secret bancaire ne sera pas levé ». GHANNOUCHI. néanmoins. Le ministre des finances de l’époque a. Après certaines discussions. J. n° 20.T. ‫ﺴ ّﺮ اﻟﺒﻨﻜﻲ اﻟّﺬي اﻗﺘﺮح اﻟﺘّﺨﻠّﻲ ﻋﻨﻪ و‬ ّ ‫"و ﻣﻤّﺎ ﻳﻌﻜﺲ ﻃﺒﻴﻌﺔ ﻋﻤﻞ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ هﻮ ﺣﺬف ﻓﺼﻞ آﺎﻣﻞ و ﻳﻬ ّﻢ اﻟ‬ ‫ إﻻ أ ّن إﺻﺮار اﻟ ّﻨﻮّاب ﻋﻠﻰ إﻟﻐﺎء ﻣﺎ ﺟﺎء ﺑﻪ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﺑﺎﻟﺬّات و ﺗﻘﺪﻳﻤﻬﻢ ﻟﺤﺠﺞ‬. 29 décembre 1991. . le gouvernement. 1991.‫ﻞ ﺗﺄ وﻳﻞ او اﺳﺘﻐﻼل ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻣﺤﻠّﻪ ﻟﻬﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﺗﻘﺒﻞ اﻟﺤﻜﻮﻣﺔ ﺣﺬﻓﻪ‬ ّ ‫ﻵ أﻧّﻪ ﺗﻔﺎدﻳﺎ ﻟﻜ‬ ّ ‫"إ‬ V. Ils se sont opposés à l’adoption dudit article au motif qu’il pourrait avoir des répercussions néfastes sur l’épargne et l’investissement. Débats parlementaires.‫ﻣﻘﻨﻌﺔ ﺗﻬ ّﻢ اﻟﻤﺴﺘﺜﻤﺮﻳﻦ ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣّﺔ‬ ‫ و ﺑﺎﻟﺘّﺎﻟﻲ ﺣﺬف اﻟﻔﺼﻞ اﻟﻤﻌﻨﻲ و ﻋﺪم ﻋﺮﺿﻪ ﻋﻠﻰ اﻟﻨّﻘﺎش ﻓﻲ اﻟﺠﻠﺴﺔ اﻟﻌﺎﻣّﺔ‬. Mais eu égard la méfiance des députés.Le secret bancaire en droit fiscal prérogatives de l’administration fiscale »16. 19. Le législateur a ultérieurement « excepté »19 16 17 18 19 Débats parlementaires.O..‫ﻋﺪم اﻟﻌﻤﻞ ﺑﻪ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼ‬ ‫ و اﻟﻤﺴﺘﺜﻤﺮ اﻷﺟﻨﺒﻲ ﺑﺼﻔﺔ ﺧﺎﺻﺔ أ ّد ى ﺑﺎﻟﻔﻌﻞ إﻟﻰ إﻗﻨﺎع وزﻳﺮ‬.R. 1er janvier 1992.T. 1998. Se limitant aux seules entreprises publiques. n° 44..70 ‫ إﻟﻰ‬63 ‫أﺣﻜﺎم ﺗﻬﺪف إﻟﻰ ﺗﺪﻋﻴﻢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻔﺼﻮل ﻣﻦ‬ ‫ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬65‫"وﺗﺴﻬﻴﻼ ﻟﻌﻤﻞ إدارة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وزﻳﺎدة ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺟﺎءت ﺑﻪ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫اﻟﺪﺧﻞ و اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻓﻲ ﺻﻴﻐﺘﻪ اﻷﺻﻠﻴﺔ ﻳﻘﺘﺮح ﺗﻨﻘﻴﺢ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﺑﺈﺿﺎﻓﺔ اﻟﺸﺮآﺎت اﻟﺨﺎﺻﺔ‬ ‫إﻟﻰ اﻹدارات و اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت واﻟﺠﺎﻣﻌﺎت اﻟﻌﻤﻮﻣﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﻤﻜﻨﻬﺎ ﺑﻤﻮﺟﺐ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ أن ﺗﻌﺘﺼﻢ ﺑﺎﻟﺴﺮ‬ ‫اﻟﻤﻬﻨﻲ إزاء أﻋﻮان اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺆهﻠﻴﻦ واﻟﺬﻳﻦ ﻳﻄﻠﺒﻮن ﻣﻨﻬﺎ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺘﻲ ﺗﻤﻜﻨﻬﻢ ﻣﻦ ﺿﺒﻂ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ . que la modification proposée permet la levée du secret bancaire. 100 . Lors des discussions dudit projet.Le débat avec l’adoption du CPF Le contenu de l’article 65 ancien du CIR a été repris d’abord dans l’article 14 du projet initial du CPF. 25."‫و ﻣﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ‬ M. p. p. les députés ont manifesté leur méfiance quant à l’application de l’article 67 précité. L’économiste maghrébin. b. puis dans l’article 16 du projet du CPF de 1997. aussi : Journal ESSABEH du 1er janvier 1992.‫اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﺑﻬﺬا اﻟﻄّﺮح‬ . affirmé que cette nouvelle disposition applicable aux entreprises privées « ne concerne nullement le secteur monétaire. « a retiré » le projet de l’article 6718. Elle est placée hors de la mêlée au-dessus de tout soupçon »17.. n° 20. fait singulier. 29 décembre 1991. les députés ont soutenu. 30.R.. p. " .O." ‫اﻷﺧﻴﺮة‬ Expression utilisée dans l’avis du conseil économique et social sur le projet du CPF. J... à cet égard. l’article 65 du CIR était l’objet d’une modification par l’article 67 du projet de la loi de finances pour la gestion 1992 dans le but d’élargir le domaine des assujettis au droit de communication aux entreprises privées.

Le courrier adressé à la fédération des banques en date du premier mars 2001 (n°296/DGELF). 1907 et 1908. " .R. p. Les députés ont manifesté leur réserve quant aux implications de l’article 17 ancien du CPF.Le secret bancaire en droit fiscal les établissements de crédit du domaine de l’article 16 par l’ajout d’un article 17 du projet du CPF qui prévoyait la communication automatique par les établissements bancaires et postaux des numéros de comptes ainsi que de l’identité de leurs titulaires. des réponses qu’elles auraient à présenter ultérieurement aux clients si ceux-ci s’interrogent sur la mesure de l’article 17 du CPF 23. p. 2000.T. p.."‫اﻟﻤﺘﺒﺎدﻟﺔ‬ Débats parlementaires du 26 juillet 2000. l’article 17 devenait une véritable préoccupation des autorités publiques20... du 28 mars au 11 avril 2001. voire sur la relation de confiance qui doit normalement exister entre la banque et le contribuable21. La psychose dont l’article 17 ancien était à l’origine. J.O. Débats parlementaires du 26 juillet 2000. 3 ayant le même objet.T.1877. 1. 101 . ‫ ﻣﻦ ﻣﺸﺮوع اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺣﺼﺮﺣﻖ اﻹﻃﻼع ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻨﺸﺎط اﻟﻤﺎﻟﻲ ﻟﻠﺒﻨﻮك ﻋﻠﻰ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ‬17 ‫" أﻗﺮ اﻟﻔﺼﻞ‬ . n°284. il avait pris le soin d’informer les banques.‫ﺑﺎﻟﺤﺴﺎﺑﺎت اﻟﻤﻔﺘﻮﺣﺔ ﻟﺪﻳﻬﺎ وﻻ ﺗﺸﻤﻞ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻬﺬﻩ اﻟﺤﺴﺎﺑﺎت‬ V. par un courrier du 1er mars 2001. semble trouver son fondement dans une culture ancestrale qui repose sur le secret absolu et sur le droit de l’individu à se protéger contre les 20 21 22 23 Le communiqué de presse du 28 juillet 2001. 16. Les banques doivent. dès lors. n°39.‫"ﺗﺴﺎءل اﻟﺴﺎدة اﻟﻨﻮاب‬ ‫اﻟﺒﻨﻮك ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣﺔ و أآﺪوا ﻋﻠﻰ أن اﻟﻌﻼﻗﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﻤﻮاﻃﻦ و اﻹدارة ﻳﺠﺐ أن ﺗﻌﺘﻤﺪ ﻋﻠﻰ ﻋﻨﺼﺮ اﻟﺜﻘﺔ‬ . également : L’économiste maghrébin. répliquer que les établissements de crédit ne sont pas tenus de communiquer des renseignements relatifs au fonctionnement des comptes.. les pages : 1877. J. 1975. ‫ آﻤﺎ أﺑﺪوا ﺗﺨﻮﻓﻬﻢ ﻣﻦ أن ﻳﻨﻌﻜﺲ هﺬا اﻹﺟﺮاء ﺳﻠﺒﺎ ﻋﻠﻰ اﻻدﺧﺎر واﻟﺘﻌﺎﻣﻞ ﻣﻊ‬. n°39. V. Ils ont évoqué l’impact de l’exercice du droit de communication au sens de cet article sur l’épargne. aussi déclaration du ministre des finances rapportée par le journal ESSABEH du 02 février 2001. V. Aussi. p. Mais très rapidement.R. 2000. Le ministre des finances a dû intervenir à maintes reprises pour affirmer tout de même que « l’article 17 du code des droits et des procédures fiscaux préserve le secret bancaire… et ne donne aucunement le droit à l’administration fiscale de connaître le montant des comptes »22.O..

102 . émanant des services fiscaux compétents. 4. il fut révisé suite à une initiative du président de la république. il a annoncé dans son discours lors du 13ème Congrès de l’Union Tunisienne de l’Industrie. La presse du mercredi 24 octobre 2001. p. du Commerce et de l’Artisanat.O. Plus tard. p. La demande écrite est une garantie formelle reconnue au contribuable 24 25 26 Le communiqué de presse du 27 juillet 2001. La défiance vis-à-vis du fisc pourrait se justifier par des raisons sociopolitiques.Le secret bancaire en droit fiscal regards indiscrets. a ordonné de « limiter aux seuls agents en charge de l’opération de vérification fiscale. J. n°3. avant son entrée en vigueur. B. 8 janvier 2002. Ainsi. Le chef de l’Etat.R.Le flottement Dans sa version initiale. a suscité l’inquiétude des milieux d’affaire. Pour ces raisons. a. La modification de l’article 17 par la loi portant assouplissement des procédures fiscales du CPF a supprimé la communication automatique des numéros de comptes courants et de l’identité de leurs titulaires. d’apporter « certains amendements sur le code afin d’en assouplir les exigences »24 alors que le code promulgué depuis le 9 août 2000 n’était pas encore entré en vigueur . 59. et d’en connaître les numéros et l’identité de leurs titulaires ». 1. p. l’article 17 du CPF régissant le contrôle fiscal auprès des établissements de crédit. L’apport de la révision consiste en la formalisation du contrôle auprès des banques (a) et en la restriction de la portée du secret bancaire (b). dans son discours lors du 13ème congrès de l’Union Tunisienne de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat. Elle a subordonné la communication à une demande écrite. le projet de la modification de l’article 17 ancien avant même son entrée en vigueur25. Les articles 1 et 2 de la loi n°2002-1 du 8 janvier 2002 portant assouplissement des procédures fiscales.T..La formalisation du contrôle auprès des banques Le chef de l’Etat a décidé. l’article 17 susvisé fut modifié par une loi portant assouplissement des procédures fiscales26. à laquelle les établissements de crédit et postaux sont tenus de répondre. le droit de s’informer sur les comptes bancaires et postaux. lors d’un conseil ministériel restreint tenu le 26 juillet 2001. et dûment désignés par les services de contrôle fiscal.

Désormais. 2004. in Mélanges Sadok BELAID. 2002-2003. a déduit que le vérificateur ne 27 28 29 30 Selon Corinne BAYLAC. p. L’exercice du droit de communication dans le cadre d’une vérification approfondie de la situation fiscale personnelle (VASFP) permet. l’administration fiscale doit demander par écrit aux banques les numéros de comptes. La vérification fiscale. C. des personnes soumises à une vérification approfondie et ce. Le formalisme du droit fiscal. l’envoi de l’avis ne saurait être à lui seul un élément suffisant de la définition d’une vérification approfondie. Pour le commissaire du gouvernement Leroy. H. V. AYADI. à l’administration fiscale dans le cadre d’un contrôle ordinaire28. Néanmoins. 77. la protection du contribuable face à l'arbitraire administratif ». au contribuable de bénéficier des garanties accordées à l’occasion d’une vérification approfondie notamment la garantie d’un avis préalable29.P. la modification apportée aux dispositions de l’article 17 a limité l’application de cet article aux seuls contribuables se trouvant en vérification approfondie de leur situation fiscale à la date de présentation de la demande. le professeur Habib AYADI. Comme l’affirme le professeur Habib AYADI. « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». Paris. Mémoire de DEA.Le secret bancaire en droit fiscal afin d’assurer sa protection face à un arbitraire éventuel de l’administration fiscale27.. relatif au nombre des comptes et aux mouvements des années écoulées. p. « Il importe de reconnaître au "formalisme" sa fonction essentielle. ouverts auprès d’elles à la date de cette demande. après avoir fait référence à la solution avancée par le commissaire de gouvernement Leroy30 en la matière.U. 278. 28 et s. L’Harmattan. 2002. la banque ne peut fournir aucun renseignement. la difficulté est de savoir comment identifier parmi les opérations de contrôle fiscal celles constitutives d’une vérification approfondie d’autant plus que le législateur n’a pas défini cette technique ? Pour répondre à cette question. sur cette question Tarek DRIRA. p. à priori. FDS. Thèse. pendant la période non prescrite ainsi que les numéros de comptes clos pendant les dix dernières années. Ne peuvent être constitutives d’une vérification approfondie que « les opérations 103 . L’article 39 § I du CPF prévoit que « les opérations de vérification approfondie de la situation fiscale font obligatoirement l’objet d’une notification d’un avis préalable ». En outre.

F.. 2004. 2044. BACCOUCHE.A. 1988. T.Le secret bancaire en droit fiscal peut normalement demander à la banque les numéros de comptes d’un contribuable vérifié qu’une fois le délai de quinze jours (prévu à l’article 39 du C. H. Dans le même sens.. ‫" وﺣﻴﺚ أن اﻟﻌﺒﺮة ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻓﺘﺮة اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ هﻲ ﺑﺎﻟﻤﺪة اﻟﺰﻣﻨﻴﺔ اﻟﻤﺘﺮاوﺣﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﻴﻮم اﻟﺬي ﺷﺮع ﻓﻴﻪ‬ ‫اﻟﻤﺤﻘﻖ اﻟﺘﺎﺑﻊ ﻟﻺدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻌﻠﻴﺔ ﻓﻲ إﺟﺮاء اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ) وﻟﻴﺲ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺴﻠﻢ اﻹﻋﻼم ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻣﻦ‬ ‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء( ﻣﻦ ﺟﻬﺔ واﻟﻴﻮم اﻟﺬي أﻧﻬﻰ ﻓﻴﻪ اﻟﻤﺤﻘﻖ أﻋﻤﺎﻟﻪ …وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ‬ ‫ وهﻮ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺬي ﺗﻢ‬1999‫ أآﺘﻮﺑﺮ‬13 ‫ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻧﻄﻠﻘﺖ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻌﻠﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬ . Tb. C. comm. article précité. AYADI. pour la banque une obligation de se plier à la demande de l’administration.P. n°44. ainsi.E. « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». jugement n° 3 du 27 mars 2002. en ce qui concerne l’activité financière des établissements bancaires et postaux relative à l’ouverture des comptes. 11 juillet 1988.) expiré et après avoir effectué les démarches auprès de l’intéressé pour obtenir les numéros de ses comptes bancaires31. Inédit."‫ﻓﻴﻪ ﻣﺪ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وهﺬا اﻟﺘﺎرﻳﺦ ) أي ﻣﻨﻄﻠﻖ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ( ﻟﻢ ﻳﻨﺎزع ﻓﻴﻪ اﻟﻄﺮﻓﺎن‬ Ce jugement apporte une évolution par rapport à un arrêt du tribunal administratif qui s’est limité à dire que le délai du commencement effectif de la vérification ne constitue pas la date de la réception de l’avis sans pour autant préciser la date exacte. 20. même si l’envoi de l’avis de vérification ne signifie pas nécessairement que la vérification est entamée32. 104 .La restriction de la portée du secret bancaire L’article 17 du CPF prévoit que : « Le droit de communication… consiste. Selon le professeur Néji BACCOUCHE. ce qui soulage le contribuable. req. b. n° 32169 du 30 octobre 2000. Inédit. en la communication aux services compétents de 31 32 33 qui comportent un dialogue entre vérificateur et contribuable. de première instance de Sfax. p. La simple formalité de l’envoi d’un avis de vérification n’implique pas. le juge de l’impôt a précisé que le délai de commencement effectif de la vérification ne constitue pas la date de la réception de l’avis de vérification mais la date de la transmission des documents comptables au vérificateur33. « Le contrôle fiscal ». D. p. au moins une démarche du vérificateur tendant à recueillir auprès du contribuable les informations demandées ». n°1.F. 77. RTF. juridiquement les banques ne doivent répondre qu’à une demande écrite du fisc accompagnée d’une copie d’un avis de vérification déjà adressé au contribuable et ce. N.

En effet. AYADI. Mais. ». un contribuable possédant plusieurs comptes. article précité. par ailleurs. de l’identité de leurs titulaires ainsi que la date d’ouverture de ces comptes lorsque l’ouverture a eu lieu durant la période susvisée et la date de clôture. une autre remarque. 78. Selon le professeur Habib AYADI. 105 . dans certains cas le numéro de compte. Ne faut-il pas voir là une manifestation des pouvoirs publics de vouloir respecter le secret bancaire ? Or. c’est l’activité financière de la banque (ou l’activité bancaire proprement dite). « ce qui est couvert par le secret. de sa date d’ouverture ou de clôture ne constitue-t-elle pas un allègement du secret bancaire ? La communication des numéros de comptes peut être indispensable pour le fisc dans sa lutte contre la fraude34. Le secret ne trouve 34 « Pour les forfaitaires.Le secret bancaire en droit fiscal l’administration fiscale… des numéros de comptes qui se trouvent ouverts auprès d’eux durant la période non prescrite. En revanche. à lui seul. « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». L’article 17 suscite. le nombre des numéros de compte ne peut pas refléter dans tous les cas la réalité du bénéfice ou du chiffre d’affaires déclaré par le contribuable. n’a pas forcément un chiffre d’affaires ou un revenu élevé. elle doit opposer un refus à la demande de remise de relevé de compte. ne suffit pas. Il résulte de cette disposition que lorsqu’elle est interpellée en tant que tiers à l’occasion d’un contrôle fiscal de l’un de ses clients.. A l’inverse. A titre d’exemple. H. La connaissance de l’existence même du compte. le nombre de comptes bancaires ouverts au nom de l’exploitant peut être un indice que le bénéfice ou le chiffre déclaré ne correspond pas à la réalité ». un contribuable ayant un seul numéro de compte pourrait avoir un chiffre d’affaires ou un revenu important. p. la banque n’est tenue de communiquer que les numéros de comptes de ses clients en état de vérification. Il limite le droit de communication « en ce qui concerne l’activité financière des établissements bancaires ». la communication des numéros de comptes doit être accompagnée de l’identité de leurs titulaires ainsi que de leurs dates d’ouverture et de clôture.

soumises. J. Selon l’article 55 § I et II du CIR. 35 36 37 38 H. Les banques sont. placement de titres. n° 205. « Exigences de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». Fasc. La seconde raison est que l’expression « établissements bancaires » soumis au droit de communication au sens de l’article 17 s’avère équivoque dans la mesure où la loi de 2001 relative aux établissements de crédit a récemment remplacé l’expression « entreprise bancaire » par « établissements de crédit » qui englobent à la fois les banques et les établissements financiers37. 403. mais encore se réserve la faculté d’interroger les établissements bancaires sur les numéros de comptes des contribuables vérifiés. 2002.Le secret bancaire en droit fiscal pas donc à s’appliquer sur des opérations autres que bancaires (achats et ventes de titres. Que faut-il alors entendre par « établissements bancaires » assujettis au droit de communication ? S’agit-il des banques ou des établissements financiers ou bien des deux à la fois ? Si en dehors de l’activité financière le secret bancaire est levé et quand on sait qu’aucune disposition ne fait obstacle au contrôle des banques elles-mêmes. aucune définition n’est toutefois donnée à cette notion. qui sont d’ailleurs tenues de produire des informations normalement confidentielles38.) »35 . 78. Cf. Procédure civile. au moins. S’il est vrai que la formule introduite par l’article 17 du code limite le secret bancaire à la seule « activité financière ». Même si la limitation du secret bancaire à l’activité financière est délibérée. 19. en tant que contribuables. 106 . elles aussi au contrôle fiscal. « Compétence des tribunaux de commerce. il semble qu’elle n’est pas appropriée pour. etc. Ce sont les opérations de banque et de change et les opérations de bourse »36. deux raisons. l’article 6 de la loi de 2001 sur les établissements de crédit précité.Cl. les établissements de crédits doivent produire un état nominatif des personnes ayant perçu des intérêts payés au titre des dépôts effectués auprès d’eux. E. que reste-t-il du secret bancaire ? L’administration fiscale peut non seulement s’adresser aux banques elles-mêmes. détermination des actes de commerce ». p. AYADI. En plus. DU RUSQUEC. les relevés de comptes bancaires. p.. article précité. La première est que « les activités financières recouvrent un large espace.

DONSIMONI. Inédit. Mais. les factures ou les autres pièces justificatives. ne peut empêcher le contribuable. client de la banque. Selon le juge de l’impôt. lui-même la production de documents tels que les relevés de comptes bancaires. Le juge a considéré que le secret bancaire ne peut être invoqué que dans la relation administration fiscale-banque. 39 40 41 « Les relevés bancaires sont des documents comptables comme tous les documents nécessaires à une vérification de comptabilité ». de première instance de Sfax. Tb. dans la relation administration fiscale-contribuable. en plus. tel qu’en France par exemple. LPA.Le secret bancaire en droit fiscal documents comptables39. L’administration fiscale tient des articles 8 et 9 du CPF. Jugement n° 4 du 26/6/2002. ce dernier n’a pas la qualité de prétexter le secret bancaire. Cette jurisprudence est dès lors regrettable dans la mesure où elle n’offre aucune garantie au contribuable. n° 64. Le contribuable ne peut dans ce cas refuser la communication sous prétexte du secret bancaire."‫اﻟﺬي ﺗﻨﺘﻔﻊ ﺑﻪ اﻟﻤﺆﺳّﺴﺎت اﻟﺒﻨﻜﻴّﺔ ﻓﺤﺴﺐ‬ 107 . le droit de demander au contribuable. ‫"وﺣﻴﺚ اﻧﺒﻨﺖ اﻟﻄّﺮﻳﻘﺔ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻄﻴﺎت ﻣﻮﺿﻮﻋﻴّﺔ ﻋﻠﻤﻴّﺔ واﺟﻬﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬ ‫ﺑﻤﺠﺮّد ادّﻋﺎءات ﻏﻴﺮ ﺟﺪّﻳﺔ ﻻ ﺗﻮهﻦ ﻓﻲ ﺷﻲء ﻣﻦ ﺻﺤّﺔ ووﺟﺎهﺔ اﻟﻄّﺮﻳﻘﺔ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻹدارة أن اﻟﺴّﺮ‬ ‫اﻟﺒﻨﻜﻲ اﻟﻤﺤﺘﺞ ﺑﻪ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻻ ﻳﺼﻠﺢ ان ﻳﻜﻮن أﺳﺎﺳﺎ ﻟﺘﺒﺮﻳﺮ اﻣﺘﻨﺎع اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻦ‬ ‫ﺗﻘﺪﻳﻢ آﺸﻮﻓﺎﺗﻪ اﻟﺒﻨﻜﻴّﺔ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّن اﻟﺘّﻤﺴّﻚ ﺑﻬﺬا اﻟﺴّﺮ اﻟﺒﻨﻜﻲ ﻻ ﻳﻜﻮن واردا إﻻ ﻓﻲ ﻋﻼﻗﺔ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴّﺔ‬ ‫ن هﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻻ ﺻﻔﺔ ﻟﻪ ﻓﻲ اﻹﺣﺘﺠﺎج ﺑﺎﻟﺴّﺮ اﻟﺒﻨﻜﻲ‬ ّ ‫ﺑﺎﻟﺒﻨﻚ أﻣﺎ ﺑﺨﺼﻮص ﻋﻼﻗﺔ اﻹدارة ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻓﺈ‬ . au cours d’une vérification fiscale. S’il est vrai que les relevés de comptes constituent des documents comptables. d’opposer le secret bancaire d’autant plus qu’il s’agit du respect de son droit au secret. Seul l’établissement bancaire peut en tirer profit41. car le devoir de discrétion incombe aux établissements de crédit. « Modalités et conséquences de l’examen. des comptes bancaires utilisés pour des opérations à la fois professionnelles et privées ». P. Il n’existe pas. 27 mai 1996. d’un contribuable vérifié sont-ils demandés à l’intéressé et non à sa banque40. le contribuable ne peut se prévaloir du secret bancaire pour s’opposer à la communication de ses relevés de comptes bancaires. Le fait que le devoir de discrétion incombe à l’établissement de crédit. kamel ENNOURI/ Centre régional du contrôle des impôts à Sfax. une disposition expresse de la loi fiscale qui prévoit l’inopposabilité du secret professionnel à l’administration lorsqu’il s’agit de la communication de relevés de compte par le contribuable. ils ne sont néanmoins pas cités expressément parmi la liste des documents communicables.

L 96 A du LPF. En effet. Tb. J.M.Le secret bancaire en droit fiscal La transparence42 du contribuable qui suppose la communication de ses relevés de compte bancaire est d’une grande utilité aussi bien pour le fisc que pour le contribuable. 108 . 1997. Pal. ‫ﺣﺘﻰ ﻳﻤﻜﻨﻪ‬. et la couleur désormais négative du mot "secret". a voulu montrer que notre législation est plus favorable au secret bancaire. « Secret professionnel et confidentialité dans les professions juridiques et judiciaires ». 2000. le secret bancaire n’est pas opposable au fisc dans l’exercice du contrôle fiscal46. VARAUT et L. En France. Paris. VARAUT a constaté « la contrainte qu’exerce sur nos esprits l’usage positif contemporain du mot " transparence". des articles L 10. synonyme d’opacité et de fraude ». 2. le droit de demander au contribuable lui-même la production de ses relevés de comptes bancaires. Doctrine. 1310. 2002. p. « Secret et transparence ». une tendance implicite de prendre comme modèle ces législations pour faire accepter petit à petit la levée du secret bancaire. J. Par ailleurs. Pal. RUET. Vis-à-vis des banques et des établissements de crédit.O. Gaz. etc. M. en outre... à ce propos : Tableau figurant dans les débats parlementaires.. Fasc. L 85. Jugement n° 4 du 26/6/2002. le juge fiscal français a reconnu à l’administration fiscale le droit de se faire communiquer les comptes 42 43 44 45 46 47 J. L 16 et L 85 du LPF. 26 juillet 2000. de première instance de Sfax. LAMARQUE. )47. précité. Doctrine.‫" وﺣﻴﺚ آﺎن ﻟﺰاﻣﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء اﻟﺬي ﻳﺪﻋﻲ اﻟﺸﻔﺎﻓﻴﺔ أن ﻳﻘﺪم آﺸﻮﻓﺎﺗﻪ اﻟﺒﻨﻜﻴﺔ‬ ‫اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ إﻋﻔﺎء أو ﺗﺨﻔﻴﺾ ﻓﻲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺬي ﺧﻀﻊ ﻟﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن هﺬﻩ اﻟﻜﺸﻮﻓﺎت هﻲ اﻟﺘﻲ ﺗﺆﻳﺪ‬ . 1974. p. synonyme de clarté et de vérité. La position du juge de l’impôt confirme d’ailleurs cette idée43. Le ministre des finances. Les agents de l’administration ont notamment accès aux relevés de comptes et aux pièces annexes (copies de chèques. à titre comparatif. il apparaît de la référence faite par le ministre des finances. L 96. en faisant la comparaison entre le droit fiscal tunisien et d’autres législations au sujet du secret bancaire. V. n°39. p. L’administration fiscale tient. Cujas."‫وﺗﺪﻋﻢ ﺻﺤﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وﺗﺒﺮر دﻓﻮﻋﺎﺗﻪ ﺑﺪﻓﺎﺗﺮ اﻹدﺧﺎر أو ﺑﺤﺴﺎﺑﺎﺗﻪ اﻟﺒﻨﻜﻴﺔ‬ J. Gaz.R. 1993-1994. 608. Aussi. Elle permet au contribuable de prouver ses allégations et au fisc de s’assurer de la sincérité des déclarations fiscales. le contrôle fiscal est mis en œuvre sur la base des articles L 83. Droit fiscal général. p. bordereaux de remise. qui exprime une nouvelle passion sociale. 1054. le juge vient d’appuyer l’opinion de la doctrine qui considère que la transparence et l’information sont au goût du jour44. aux autres législations limitant le secret bancaire45.T.

F. 1478. ne justifie-t-elle pas. ce droit ne s’étend pas à la communication de comptes de tiers49. S’il est au contraire relatif. req. 1977.B.LES ALEAS Le secret bancaire produit des effets pervers en raison de sa complexité. 1993. il peut mettre en cause des principes fondamentaux (a) mais aussi il a des impacts pervers sur le plan international (b). JEFFROY. 123. n° 15.Les atteintes Un secret bancaire absolu peut constituer un obstacle à l’exercice du contrôle fiscal et donc porter atteinte au principe d’égalité devant l’impôt (b). D. concl. comm. J. A.F. 600. B. p. « Le secret bancaire face aux exigences fiscales et douanières ». n° 93794. R. la levée du secret bancaire ? Comment concilier du même coup exactitude et discrétion ? L’exactitude qui permet un bon rendement de l’impôt et satisfait à la justice fiscale et la discrétion qui évite l’inquisition fiscale52.. Delmas-Marsalet. 25. BELTRAME. n°72. 1973. req. Par ailleurs. D. comm. n’apparaît-il pas normal de penser que « le client puisse avoir des craintes envers la fiabilité de son banquier? »51. RFFP.F. La lutte efficace contre la fraude. Non seulement. Martin-Laprade. 109 .. les banques sont tenues de répondre aux demandes de renseignements des administrations fiscales et la tendance de la jurisprudence allemande actuelle semble favorable à une atténuation du secret bancaire50. 2000. 2000. P. il peut porter atteinte à la liberté individuelle (a). 48 49 50 51 52 C. 3 novembre 1972. 3 novembre 1976. cependant. p. Paris. n°72. n° 75469. NEEL. concl. « Les pouvoirs d’investigations de l’administration fiscale et le secret bancaire en Allemagne ».P.Le secret bancaire en droit fiscal bancaires du contribuable vérifié48. en Allemagne. n°43.F. Les grands problèmes fiscaux contemporains. PUF. En présence d’une pareille tendance. C.E. En revanche.E. II.

in Mélanges Jacques MOURGEON. 153. Or. mais aussi des montants de ces comptes en demandant au contribuable ses relevés bancaires. p. CAPITAINE. « L’Etat de droit et les libertés ». GAUDEMET. toute atteinte à l’intimité de la vie privée est une atteinte à la liberté individuelle. composante de la liberté individuelle. de leurs dates d’ouverture et de clôture. F. Comme le précisait un auteur devant un auditoire suisse « l’homme libre éprouve un profond besoin d’avoir une sphère secrète spécialement dans le domaine de ses opérations économiques »54. F. Lors du contrôle fiscal. Le contrôle fiscal qui permet ainsi la révélation d’informations peut constituer une atteinte à la liberté individuelle55 dans la mesure où il empiète sur la vie privée constitutionnellement reconnue56. corollaire du respect des droits et libertés individuelles. LAMBERT. de l’identité de leurs titulaires. LAFERRIERE. 14. Bruxelles. R. dans des banques de pays qui protègent le secret. in Leçons données aux cours généraux de l’université de Genève. l’administration peut avoir connaissance des numéros de comptes. 1984. p.. De plus.M. les épargnants garderaient leur argent58. n’estelle pas incompatible avec les fondements de l’Etat de droit ? N’est-il pas affirmé que « seul l’Etat de droit assure les libertés et les droits fondamentaux »57 ? L’abandon du secret bancaire n’aboutit-il pas à la recherche. op. Pouvoirs et libertés. cit.Le secret bancaire en droit fiscal a. cit. Genève. la liberté individuelle et la constitution ». Economica. Le secret professionnel. d’un refuge pour des capitaux en vue de payer moins d’impôt ? L’abandon du secret bancaire peut causer des torts économiques importants car le secret bancaire est un moyen d’attraction pour les épargnants. 1946. G. le secret bancaire « est au cœur même de la vie privée »53. la mise en cause du secret. 1998. « Droit et vérité : Le droit oblige-t-il à parler et à dire la vérité ? ». 604. Bruylant. in Mélanges P. op. Paris. LUCHAIRE. p. 44. FARHAT. Par liberté individuelle. p. 110 . est consacrée par l’article 9 de la constitution tunisienne. Le secret bancaire. 62. La protection de la vie privée. « Le secret professionnel du banquier en Suisse ». on entend « Le droit reconnu à chaque individu d’organiser sa vie comme il l’entend » .J. A défaut du respect de ce secret.L’atteinte au principe de la liberté individuelle Pour ses défenseurs. « Le fisc. p.Etude de droit comparé. La thésaurisation sera encouragée 53 54 55 56 57 58 P. la limitation du secret bancaire à la seule activité financière laisse une possibilité de divulgation du secret bancaire.

G. « Secret professionnel de l’avocat et pouvoirs du fisc : Une discussion à voix basse ». Pour plus de détails. V. Certains auteurs ont contesté le caractère absolu du secret bancaire au motif que « secret professionnel et surtout secret bancaire sont deux arguments surtout invoqués par le contribuable. 65. TIXIER. 111 . relative à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2000.C. comm. « L’évolution récente de la jurisprudence constitutionnelle en matière fiscale ».Le secret bancaire en droit fiscal au détriment du placement de l’argent ou de son investissement. Bénéficiant d’un mythe de secret bancaire. la différence de traitement qui en résulte soit en rapport avec l’objet de la loi »60. pourvu que.C. article précité.. cit. Ch. Cette hypothèse. p. 98-397. Le principe d’égalité devant l’impôt implique que puissent être traités différemment les contribuables ne se trouvant pas dans une situation identique61. 98-401. dans l’un et l’autre cas. qui réduisent les possibilités d’identifier les revenus imposables.F. op. Ce n’est pas un hasard que l’argent se fixe dans les pays où le secret bancaire est le mieux respecté.C. D. p. d’autres vont supporter les charges que les contribuables récalcitrants devraient normalement supporter63. n°95-369.. Tel est le cas en Suisse. ce qui contribue au développement de ses banques et donc de son économie59. 3 . ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général. D. 256. du 10 juin 1998 . n°1. n° 23. 2001. p. 28 décembre 1995. 304 et s. op. n° 1-2. b. 98-405 du 29 décembre 1998. n°2000-437. Les contribuables qui ne fraudent pas supportent une contribution aux charges publiques plus importante que celle qui devrait normalement leur incomber : La fraude et l’évasion fiscales déplacent la charge de l’impôt. GEST et G. « De l’égalité fiscale à l’équité fiscale ? ». R. P. Alors que certains contribuables vont opposer le secret bancaire pour échapper au contrôle fiscal. DF. 6 mars 1998 . cit. SPITZ.E. Manuel du droit fiscal. Voir à ce propos : Loïc PHILIPP. TEISSIER. D. et d’appréhender la fraude »62. Commentaire de la décision du conseil constitutionnel du 19 décembre 2000.P. p. D. LOPEZ. 1996.D. D. Ce considérant de principe est repris dans de très nombreuses décisions du conseil constitutionnel français.L’atteinte au principe d’égalité devant l’impôt « Le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes. 268.C. risque de favoriser les 59 60 61 62 63 A. Le secret professionnel du banquier. ce pays a la réputation d’être le dépositaire de fonds considérables. 1998.

Recueil Lebon.E. le principe de l’égalité devant l’impôt est prévu par des règles et principes qui ne figurent pas dans le texte de la constitution. Ch. « La conciliation est la recherche d’un point d’équilibre entre deux principes de valeur constitutionnelle qui s’opposent ».Le secret bancaire en droit fiscal contribuables fraudeurs au dépens des contribuables honnêtes et de créer un sentiment d’inégalité de traitement. 464 . 1990. p. Le conseil constitutionnel a considéré. porter atteinte à un principe de valeur constitutionnelle à savoir le principe d’égalité devant l’impôt64. « Le principe constitutionnel d’égalité en matière fiscale »..). 1985. MORANGE. p. 1997. F. n°12. L’opposabilité du secret peut. Lausanne. La fuite devant l’impôt et les contrôles du fisc. 1951. 386. dès 1922 dans un arrêt Sieur Fontan (C.. Il découle de l’article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. FAVOREU et L. p. p. 5 mai 1922. p.E. MARGAIRAZ et R. « Le fisc. 103. p. Dalloz. que « l’exercice des libertés et des droits individuels ne saurait en rien excuser la fraude ni en entraver sa légitime répression »68.F. Décision du C. dans une décision de 1983. En effet. Il pourrait servir à dissimuler des fonds provenant d’activités illégales ou à échapper au contrôle des changes au point de dire qu’ « en réalité la notion de secret bancaire signifie qu’on permet seulement le contrôle et la punition des échanges légaux et que l’on protège les échanges illicites »66. A. le secret bancaire constitue souvent un prétexte à la fraude fiscale dans la mesure où « les contribuables bénéficiaires du secret bancaire peuvent se soustraire à leur charge fiscale »65. Dalloz . D. 9ème édition. du 29 décembre 1983 in L. 65. 548. Comment concilier le droit au secret et le principe d’égalité ? En France. 112 . cit. op. C’est un principe mentionné par le C. L. « Le principe de l’égalité devant l’impôt ». article précité. MERKLI. chron.C. la liberté individuelle et la constitution ». 12. LUCHAIRE. ainsi. PHILIP. En France. V. Les pouvoirs d’investigations de l’administration fiscale en France et au Canada. Les grandes décisions du conseil constitutionnel. Imprimerie Vaudoise. Il en résulte qu’« il y aura méconnaissance du 64 65 66 67 68 La constitution tunisienne consacre le principe d’égalité devant l’impôt dans son article 16. G. LOPEZ. PHILIPP. 606. n°58355. p. faut-il s’efforcer de ne l’accepter qu’à la seule condition de conciliation entre le droit au secret et le principe d’égalité devant l’impôt67. Si on estime que la révélation du secret bancaire est légitime car nécessaire.

p. nécessaire pour 69 70 71 72 L. a.F. 1988. n°21. p. B. grâce à un contrôle effectif du juge de l’impôt.F. Afin de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales72. Il importe de revoir les textes relatifs au contrôle vis-à-vis des banques et de préciser les établissements concernés par la communication des informations bancaires.P. Les agents de l’administration fiscale sont eux-mêmes astreints à l’obligation au respect du secret professionnel fiscal en vertu de l’article 15 du C. Il est nécessaire de faire la distinction entre la fraude fiscale qui constitue une infraction à la loi fiscale ayant pour but d’échapper volontairement à 113 . « Exigence de la confidentialité et efficacité des contrôles fiscaux ». R. Th. de sécuriser le contribuable lorsque celui-ci invoque. V. Habib AYADI. le respect de son droit au secret bancaire et le respect par l’administration du secret qui lui est imposé70. PHILIP. 248. 215. 4/2000. Il conviendrait également.F. Etude.F. le législateur devrait intervenir afin d’améliorer la protection du contribuable. B. à l’occasion du contrôle fiscal. les conventions prévoient un échange de renseignements. LAMBERT. article précité. le contrôle et le recouvrement des impôts de chacun des Etats intéressés » 71. Sur les limites de ce secret.Le secret bancaire en droit fiscal principe de la liberté individuelle si la loi ne précise pas les limites dans lesquelles.L’impact Le secret bancaire peut céder devant l’échange de renseignements (a) et face à la lutte contre le blanchiment d’argent (b).P. il pourra y être porté atteinte et si cette atteinte n’est pas placée sous le contrôle effectif de l’autorité judiciaire »69.L’échange de renseignements L’échange de renseignements s’opère à travers ce qu’on appelle l’assistance administrative. Pour que le droit au secret bancaire soit concilié avec les exigences du contrôle fiscal. « L’évolution du droit constitutionnel des finances publiques ». « Un aspect méconnu du contrôle fiscal : L’assistance fiscale internationale ». p. 23. définie comme « l’ensemble des opérations traduisant une coopération entre les administrations fiscales de deux ou plusieurs Etats pour permettre l’application correcte des dispositions régissant l’assiette.

com.Le secret bancaire en droit fiscal l’application de la convention. l’échange de renseignements d’office et l’échange spontané73. G.G.profiscal. L’administration tunisienne refuse. Ce modèle n’autorise la communication de renseignements obtenus qu’aux personnes chargées de l’établissement de l’impôt. sur l’adresse Internet : www. FERNOUX. J. GEST et G. V. également B. L’échange peut revêtir trois modalités principales : l’échange de renseignements sur demande. 215. p. PLAGNET. A titre d’exemple : L’article 26 de la convention entre la République tunisienne et la République fédérale d’Allemagne en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôt sur le revenu et sur la fortune du 23 décembre 1973. 318. la communication au contribuable de renseignements recueillis auprès d’une administration étrangère.. « Un aspect méconnu du contrôle fiscal : L’assistance fiscale internationale ». « Fraude fiscale et contrôle fiscal ». p. « La coopération des administrations fiscales ». Procédures fiscales. V.. P. 4ème éd. Droit fiscal international. Fasc. Manuel de droit fiscal. Paris.-Cl. 1986. les vérificateurs sont souvent tentés de rechercher dans les conventions fiscales les règles 114 . 1994.J. Litec. 1986. n°97 du 15 mai 2002. L’échange de renseignements peut être utilisé pour assurer l’application et la mise en œuvre des clauses conventionnelles ou étendu pour faciliter l’application des dispositions fiscales internes74. n°10. donc. comportent une clause d’assistance mutuelle. GERARD. a rappelé que « les renseignements échangés sont tenus secrets et ne pourront être communiqués qu’aux personnes et autorités chargées de l’établissement ou du recouvrement des impôts visés par les conventions »76. 73 74 75 76 l’imposition ou d’en réduire les bases et l’évasion fiscale définie comme étant le choix par le contribuable d’un régime fiscal plus avantageux qu’un autre. article précité. LAMBERT. Th. 320. p. L. Paris. Le directeur général du contrôle fiscal dans sa note adressée aux chefs des centres régionaux de contrôle des impôts. ayant pour objet l’échange de renseignements dans le cas d’application des conventions fiscales internationales. 4 .D. La grande majorité des conventions conclues par la Tunisie est sur ce point plus proche du modèle OCDE 196375. TIXIER. Le principe du refus de la communication au contribuable a été ordonné dans un supplément administratif interne de 1996. LPA. La plupart des conventions évitant la double imposition conclues par la Tunisie. Aux termes du texte de ladite note : « Dans la pratique. O.

J.. Cette situation est très favorable à l’administration qui pourrait notifier des redressements sur des fondements inexacts ou dépassés. comm. L’Harmattan.F. les pays européens essayent de mettre en vigueur l’échange automatique ou spontané « pour éviter qu’une partie importante du commerce intracommunautaire n’échappe à tout recoupement »78. En 2004. Les articles L. selon que l’administration obtient des renseignements en utilisant son droit de communication de manière interne ou internationale et. Les particularités de la législation de certains pays ne sont pas toujours de 77 78 79 80 d’imposition des revenus ou bénéfices et perdent de vue des dispositions non moins importants consacrées à l’échange de renseignements entre les Etats. LOPEZ. R. En pratique.1993. 114 et L. du LPF. 5 mars 1993. lorsque la convention consacre le secret absolu. 5/93. « mlle Rohat ».E. n°45. en application des conventions fiscales selon qu’elles obligent ou non l’administration à conserver secrets les renseignements obtenus. à toute communication au contribuable d’informations ou de documents ayant servi pour un redressement et provenant d’administration étrangère79. Elle débouche sur des discriminations entre les contribuables. « Fraude fiscale : quelle coopération internationale ».Le secret bancaire en droit fiscal Nonobstant ce document administratif. il n’y a que l’échange sur demande alors qu’il existe une évolution au niveau international. 96/33. C.F. Le juge fiscal français tenant compte de la suprématie de la convention sur la loi interne s’oppose. Cf. Le secret bancaire peut limiter l’assistance à l’assiette80. d’autre part. req. Ch. Coll. Finances publiques. L’assistance à l’assiette permet à chaque Etat d’obtenir de son co-contractant. Les renseignements échangés sont tenus secrets et ne pourront être communiqués qu’aux personnes ou autorités chargées de l’établissement ou du recouvrement des impôts visés par les conventions …». in Les chantiers fiscaux à engager. les autorités compétentes (le ministre des finances ou une autorité dûment autorisée par le ministre) peuvent demander aux autres Etats la communication d’informations concernant les personnes résidentes ou non en Tunisie aux fins de leur imposition. Texte n° SAI. il n’existe pas en Tunisie de dispositions législatives qui précisent les modalités et les conditions de mise en œuvre de l’assistance administrative à l’instar des dispositions juridiques françaises77. n° 105069. 2527 . En vertu de telles dispositions. les informations relatives au contribuable et aux impôts qui entrent dans le 115 . 114 A. n°674. 2003. D. d’une part.

1985. p. Suivant une approche générale. B. L. p.-P. Economica.fr O.P. La notion de blanchiment d’argent est définie par l’article 62 de cette loi qui s’inspire largement de la définition de l’infraction de blanchiment prévue par l’article 324-1 du code pénal français. GAILLARDOT. Paris. www. récemment une loi relative à la répression du blanchiment d’argent a été adoptée84. la lutte contre le blanchiment est devenue une préoccupation majeure83. la nature et l’ampleur des fonds. Doctrine. « Où en est-on du blanchiment des capitaux. Pal. laquelle définition « paraît complexe ». Les experts en fiscalité internationale devront intervenir pour expliquer davantage les procédures.. en la matière. J. p. 3592 et s. p. P. JORT. 27. 2003. la France est considérée parmi les Etats qui font des banques des auxiliaires de l’administration.Le secret bancaire en droit fiscal nature à faciliter les échanges. partant la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. 05 août 2002.assemblée-nationale. DAVOUST. à complexité plus ou moins variable suivant les besoins du blanchisseur. n° 155.A. Le blanchiment de l’argent. 4. « La lutte contre le blanchiment de capitaux : une action menée au plan international. relative au soutien des efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent. la loi se doit d’organiser cet échange. et préciser la nature des renseignements échangés. Préface de Gaetan Dj Marino. le blanchiment est défini comme « un ensemble de techniques de méthodes légales ou illégales. de sa prévention et de sa répression ? ».La lutte contre le blanchiment d’argent Le secret bancaire peut constituer un obstacle à la lutte contre le blanchiment de l’argent. CAHEN. européen et national ». JEREZ. afin d’intégrer et dissimuler des fonds frauduleux dans l’économie »82. V. Droit fiscal international. 2ème éd. JARVENIC.P. n° 99. 78. janvier-février 2000. DESCHANEL et D. Compte tenu de l’importance de l’échange de renseignements entre Etats. 12 décembre 2003. à titre d’exemple. Alors que le Luxembourg. Voir aussi sur cette question. « défend un secret bancaire des mieux protégé au monde »81 et n’accorde qu’une coopération limitée. Loi n° 2003-75 du 10 décembre 2003. A l’heure actuelle. J. « Le secret professionnel et la lutte contre la corruption ». D’ailleurs. Gaz. Aussi : D. in Mélanges 116 . En vertu de 81 82 83 84 champ d’application de la convention. b. L’intangibilité du secret opposé par certains Etats dans le cadre de l’assistance administrative peut entraver la coopération. Paris. 246.

La loi sur le blanchiment des capitaux impose aux banquiers une obligation de communiquer leurs simples soupçons sur les opérations qui leurs paraissent provenir d’un trafic de stupéfiants. 173.Le secret bancaire en droit fiscal cette loi. RFFP n°72. V. 1997. 117 . 278. de la loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent précitée. DESCHANEL et D. le secret bancaire est inopposable à la commission tunisienne d’analyse financière qui bénéficie d’un droit de communication auprès des organismes financiers et professionnels cités par la loi85. Au sein de l’Union européenne. Cf. J. « Droit bancaire et financier. « Le secret bancaire face aux exigences fiscales et douanières ». p. Paris. NEEL. l’article 81 et s. p. En France. les Suisses ont-ils consenti certaines limites à leur « sacro-saint secret bancaire »89 dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux. Le droit de communication de l’administration fiscale en matière bancaire et financière. Finalement. B. 2000. le Luxembourg dispose d’un secret bancaire opposable à l’administration fiscale. « Où en est-on du blanchiment des capitaux. GAMBINI.P. p. On a reproché aux banques suisses de ne pas suffisamment faire obstacle au blanchiment de capitaux88. p. article précité. 14. l’application de la loi dans ce domaine se heurte à de vives réticences et de graves inerties de la part des acteurs de la place financière. 183. Ibid. Il s’agit de la loi n° 90-614 du 12 juillet 1990 et de la loi du 11 mars 1996. Toutefois. le secret bancaire a suscité beaucoup de polémiques de la part des milieux politiques. GAILLARDOT. de sa prévention et de sa répression ? ». La levée du secret bancaire est donc « tout à fait justifiée dans le cadre d’une lutte efficace contre la fraude en particulier lors de suspicion d’opérations de blanchiment d’argent sale »86. cit.. En Suisse. La revue banque éditeur. les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux87. A l’heure où l’OCDE appelle les pays membres d’examiner leurs législations qui gouvernent l’accès aux informations dans le but de lever les obstacles 85 86 87 88 89 AEDBF-France. Ph. op.

123. est à prévaloir les intérêts économiques et financiers de l’Etat sur les libertés individuelles. en effet. donnant de l’espoir aux fraudeurs pour échapper à l’impôt. se trouve protégé en territoire helvétique par le secret bancaire devant les demandes de renseignements de l’administration fiscale. En effet. La tendance actuelle. il est cependant excessif de faire du secret un mythe infranchissable. Rapport préparé par le comité des affaires fiscales. c’est surtout sur le plan international qu’on peut voir une rupture d’égalité dans la mesure où le contribuable tunisien. 1987. tout en défendant le secret 90 91 A. in site Internet : http:// gestion de fortune. Conclusion La conception libérale de l’Etat ne peut s’accommoder d’une inquisition de l’Etat dans la vie privée des citoyens. Ainsi. Les règles restrictives sur le secret bancaire « faussent la répartition des prélèvements et peuvent faire doute de l’équité du système fiscal »91. n°75. légitime d’assurer au contribuable un minimum de droit au secret. S’il est. p. 118 . 1.html. Il doit veiller notamment à ce que le secret professionnel soit respecté par les agents du fisc. Le juge de l’impôt aura donc soin de veiller à ce que l’immixtion de l’administration dans la vie privée s’exerce sous son contrôle effectif. de son côté. « Fiscalité et usage abusif du secret bancaire ». MICHEL. Paris. est invité à simplifier davantage les textes régissant le contrôle auprès des banques en apportant des précisions sur la portée du secret bancaire. OCDE. 1998. le secret bancaire peut être un obstacle aux échanges internationaux de renseignements. p. com/article75. par exemple. avec la levée du secret bancaire. on peut s’interroger sur le sort du secret bancaire qui constitue un des principaux obstacles à la lutte contre le blanchiment des capitaux. « Luxembourg : Vers la fin des avantages fiscaux ». Il convient d’éviter d’avoir une législation qui pousse les contribuables à se soustraire à l’impôt. la levée du secret bancaire n’est pas sans conséquences graves sur le crédit national.Le secret bancaire en droit fiscal à l’accès par les administrations fiscales90. Le législateur. Toutefois. Gestion de fortune.

p. n°102. la paix des familles et la dignité de la personne »92. 90. La loi se doit de réprimer sévèrement ceux qui violent le secret professionnel à l’occasion de la levée du secret bancaire qui par ailleurs doit être limitée et confiée à des agents d’un grade élevé dans la fonction publique.Le secret bancaire en droit fiscal bancaire contre les assauts de la transparence. « En guise de synthèse : le droit au secret face au droit de savoir ». « Seuls résistent et doivent résister les secrets dont dépendent la sûreté de l’Etat. Droit et Patrimoine. mars 2002. CATALA. 119 . 92 P.

La prise de position est à l’entière discrétion du vérificateur III.Le champ d’application limité de la garantie II. 133 .Une garantie incertaine B.La rigidité des conditions de recevabilité de la demande de prise de position B.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 NOTES SOUS INSTRUCTION FRANÇAISE DU 20 JUILLET 2005 RELATIVE A LA POSSIBILITE POUR LES CONTRIBUABLES DE DEMANDER UNE PRISE DE POSITION FORMELLE A L’ISSUE D’UNE VERIFICATION DE COMPTABILITE : GARANTIE SUPPLEMENTAIRE OU SIMPLE « MIROIR AUX ALOUETTES » ? Nada MAALEJ MAHDI1 Allocataire de recherche rattachée au CERFF2 Sommaire I. Lyon III.fr Centre d’ Etudes et de Recherches en Finances Publiques et Fiscalité. Université Jean MOULIN.Une garantie juridictionnellement ineffective 1 2 maalejnada@yahoo.La portée relative de la garantie A. faculté de droit.La mise en œuvre discrétionnaire de la garantie A.

sous certaines conditions.Les articles L. la mise en œuvre de la garantie du contribuable contre les changements de doctrine de l’administration prévue par les articles L. DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS 13 L-3-05. N° 124 du 20 JUILLET 2005 (LPF articles L. 80 A et L. 80 B du LPF a été étendue. 80 A. 80 A et L. En matière de contrôle. 134 . la présente instruction présente les modalités d’application du nouveau dispositif et sa portée. CHAPITRE 1 : L’APPLICATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES L. la prise de position était de fait limitée aux cas de rehaussements notifiés. 80 B) PRESENTATION Afin de renforcer la sécurité juridique des entreprises. sous certaines conditions. 80 B DU LPF EN CONTROLE FISCAL Les principes régissant les modalités d’application de la garantie contre les changements de doctrine de l’administration sont exposés dans la documentation administrative de base 13 L 1323 nos 6 et suivants. Après un bref rappel des principes régissant cette garantie.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 TEXTE DE L’INSTRUCTION DU 20 JUILLET 2005 EMANANT DE L’ADMINISTRATION FRANÇAISE In : BULLETIN OFFICIEL DES IMPÔTS. aux points examinés en cours de vérification de comptabilité et qui n'ont pas donné lieu à rectification. INTRODUCTION 1. 80 B du LPF disposent que l’administration ne peut procéder à des rectifications d’impositions antérieures lorsqu’il est établi que le contribuable s’est fondé sur une interprétation d'un texte fiscal formellement admise par l’administration ou lorsque celle-ci a formellement pris position sur l’appréciation d’une situation de fait au regard d’un texte fiscal. 1er alinéa et L. Le nouveau dispositif élargit cette possibilité de prise de position formelle. 80 A et L.

en vertu de l’une ou/et de l’autre de ces deux dispositions.Lors d’un contrôle fiscal. l'abandon d'une rectification en l'absence de motivation expresse. comme une instruction ou la documentation administrative de base.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 aux situations de droit ou de fait n’aboutissant pas à un rehaussement dans le cadre d'une vérification de comptabilité. Ainsi. soit individuel. 3.L’obligation de formaliser la prise de position a pour conséquence de limiter la portée du principe. 1) L’application actuelle de ces principes : prise de position en cas de rehaussement 2. ceux qu'il maintient et ceux qu'il abandonne suite à l'acceptation expresse des arguments du contribuable. comme une réponse particulière. n° 65430. Jurisprudence : l'absence de rectification suite à contrôle. les rehaussements proposés par le vérificateur. La prise de position invoquée doit être formalisée soit sur un support à caractère général. 7e et 8e s-s RJF 4/88. ni le silence gardé par l’administration sur les observations du contribuable. ne constituent pas une prise de position. n° 389. Ainsi. CE 24 février 1988. lorsqu’il est démontré que l’appréciation faite par le contribuable de bonne foi a été antérieurement admise formellement par l’administration et que cette position concernait le contribuable luimême. 4. les propositions de rectification et les réponses aux observations des contribuables constituent des supports de prise de position. ne constituent ni une interprétation formelle d'un texte fiscal.L’article L. n° 955.L’article L. 80 B-1° étend cette garantie aux différends sur l’appréciation d’une situation de fait au regard d’un texte fiscal. ni l’absence de rectification à la suite d’une vérification. SNC Celdran. 5. n° 237967. RJF 03/05. 80 A autorise le contribuable à se prévaloir d’une interprétation d’un texte fiscal donnée par l’administration. ni une prise de position formelle sur une situation de fait (CE 28 mai 2003. 8e et 3e s-s. CE 29 juin 1981 n° 135 . formalisent des prises de position qui engagent l’administration et qui continuent de l’engager tant qu’elles ne sont pas rapportées (dans les conditions exposées dans la documentation précitée).

sur les points examinés par le vérificateur * Les impôts concernés 8. 136 . afin de prendre position sur celui-ci. le nouveau dispositif leur offre la possibilité de solliciter une prise de position.elle ne peut intervenir qu'à la condition que le vérificateur ait examiné de manière suffisamment approfondie les éléments nécessaires à une appréciation complète et correcte de la situation . 8e et 9e s-s RJF 10/81 n° 891.La prise de position peut concerner tous les impôts examinés au cours de la vérification de comptabilité.Afin de sécuriser juridiquement les entreprises et de les conforter dans leurs décisions de gestion. 2) Le nouveau dispositif : prise de position en l’absence de rehaussement 6. 1) La prise de position peut être sollicitée. Ainsi. sur des sujets pour lesquels aucun rehaussement n’est proposé. sous certaines conditions. 7è et 8è s-s Dupont 1974. Les conditions dans lesquelles cette prise de position intervient sont similaires à celles applicables en cas de rehaussement. p. . CHAPITRE 2 : MODALITES D’APPLICATION 7. CE 30 janvier 1974 n° 79712 et 79713. tant qu’elle n’est pas rapportée. 160 ). Il apprécie seul les points à examiner dans la comptabilité. Ainsi : .elle engage l’administration à l'égard de l'entreprise qui l'a sollicitée.la prise de position sans rehaussement est formalisée par un agent qualifié pour engager l’administration . Ces principes juridiques conservent toute leur valeur et continuent de produire les mêmes effets. Le vérificateur conduit les opérations dans les conditions habituelles et procède aux investigations qu'il estime nécessaires et utiles. en principe.La mise en place de ce nouveau dispositif est sans incidence sur le déroulement du contrôle.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 14979. . le dispositif ne doit pas conduire le contribuable à demander en cours de contrôle au vérificateur d’expertiser un sujet dont il n'aurait pas prévu l'examen.

Si une demande de cette nature était néanmoins déposée. En effet.La demande est formulée par écrit. * La forme de la demande 12. 80 B du LPF. sont exclues du champ du dispositif. incompatibles avec la prise de position formelle en cours de contrôle. avant l'envoi de la proposition de rectification.D’une manière générale. 137 . Cependant. Le vérificateur en accuse réception par la mention manuscrite "reçu en main propre le (date)" sur l'original du contribuable. Elle est en principe remise directement au vérificateur en cours de contrôle. le contribuable serait invité à formuler sa demande dans le cadre et dans les conditions de la procédure de rescrit prévue par la loi. * Cas particulier 10. la demande devrait être formulée au plus tard lors de la réunion de synthèse. Dans la pratique. tous les sujets susceptibles de faire l’objet d’une rectification par le vérificateur peuvent faire l’objet d’une prise de position en cas d’absence de rectifications. en raison de la spécificité des problématiques liées aux prix de transfert. Elle peut être adressée par voie postale.Sont concernés les sujets qui font l’objet d’examen en cours de vérification et qui ne donnent pas lieu finalement à rectification. cette procédure obéit à des règles particulières tenant à la compétence du service instructeur (bureau CF 3) et aux relations avec des autorités étrangères. C’est au vérificateur qu’il appartient d’apprécier les points sur lesquels il peut prendre position.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 * Les situations visées 9. 2) La prise de position doit faire l’objet d’une demande écrite * Le moment de la demande 11. les demandes portant sur ce sujet dont l’examen relève de la procédure d’accord préalable visée par le 7° de l’article L.La demande peut être formulée au cours de la vérification et en tout état de cause.

. A titre d'exemples.. La décision de refus est formalisée par écrit. malgré la demande qui lui a été faite . 3) La prise de position est formalisée * La décision de prendre position 14.la question du contribuable est trop vague et celui-ci ne l’a pas complétée.Le vérificateur apprécie le ou les points sur lesquels il peut engager l’administration. par un courrier distinct. La demande doit être précise et ne laisser aucun doute quant au(x) point(s) sur le(s)quel(s) une prise de position formelle de l’administration est sollicitée. à quelques points précisément examinés par le vérificateur. les éléments de fait ayant conduit l’entreprise à retenir la solution pour laquelle une confirmation est demandée et éventuellement les modalités de calcul appliquées. demandes présentant des faits erronés ou tronqués. Le cas échéant. * La forme 15.il n'a pas examiné le sujet sur lequel porte la demande ou il ne l’a pas fait de manière suffisamment approfondie pour pouvoir prendre position formellement . compte tenu des investigations effectuées.Afin de sécuriser le dispositif tant pour le contribuable que pour l’administration.. le vérificateur peut refuser de prendre position quand : .La prise de position est notifiée par écrit sur une annexe jointe à la proposition de rectification (ou à l’avis d'absence de rectification). à titre exceptionnel.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 * Le contenu de la demande 13. * Le contenu 16. la prise de position doit être : 138 . . l’entreprise sera invitée par courrier à compléter sa demande dans un délai de 30 jours. Elle doit clairement présenter la règle de droit appliquée.Le champ de la demande doit être limité à un point ou. ou le cas échéant.la demande est détournée de son objet et ne traduit pas une réelle recherche de sécurité juridique : demandes systématiques sur tous les points vérifiés.

La nouvelle doctrine doit bien sûr. à rectifier la situation à compter de la date du changement. doivent être explicitées dans la proposition de rectification.explicite : la prise de position doit être exprimée en termes clairs. aussi longtemps que la situation.précise : le sujet traité doit être clairement identifié et décrit.Aux termes des articles L. 18. ou de la doctrine sur laquelle était fondée la prise de position. si le service constate que la position prise antérieurement n’est plus valide sur la nouvelle période examinée ou vérifiée. . par exemple dans le cadre d’un contrôle sur pièces ou d’une nouvelle vérification. * La garantie prend fin lorsque l’administration entend modifier l’appréciation antérieurement portée sur une situation de fait au regard d’un texte fiscal. . s’agissant des décisions individuelles : * La garantie prend fin dès la modification de la législation et/ou de la réglementation. alors que ni la situation ni le texte n’ont 139 . CHAPITRE 3 : PORTEE D’UNE POSITION PRISE EN COURS DE VERIFICATION 17. sans qu’il soit nécessaire que cette modification soit signifiée individuellement et préalablement au contribuable. la prise de position doit être circonscrite au périmètre des constatations effectuées . * La garantie cesse automatiquement dès que la situation de fait n’est plus identique à celle ayant fait l’objet de la prise de position. Un tel rehaussement pourrait toutefois être effectué à l’occasion de l’examen ultérieur du dossier. et la période indiquée. 80 B du LPF.La documentation de base 13 L 1323 précitée précise les conditions d’extinction de la garantie. Les raisons pour lesquelles les modifications constatées conduisent à rapporter la position ancienne et le cas échéant. avoir fait l’objet de publication. il ne sera procédé à aucun rehaussement fondé sur une interprétation différente de celle formalisée par la prise de position sur le point de droit ou de fait. les textes ou la doctrine administrative publiée n’ont subi de modification.ciblée : à l’intérieur d’un thème donné. Aucune ambiguïté ne doit subsister sur l’étendue de la prise de position.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 . 80 A et L.

140 . la position prise antérieurement est rapportée. y compris pour les contrôles en cours pour lesquels la dernière intervention n’a pas eu lieu. La nouvelle position est signifiée et motivée par écrit (dans une proposition de rectification ou. dans un courrier adressé en recommandé avec AR). A compter de la réception de ce courrier. CHAPITRE 4 : ENTREE EN VIGUEUR 19.Les dispositions de la présente instruction sont applicables aux demandes présentées par les contribuables dès la parution de la présente instruction. Dans ce cas.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 été modifiés. Aucune imposition supplémentaire concernant les déclarations souscrites antérieurement à la notification de la nouvelle position ne peut être mise en recouvrement. le cas échéant. l’appréciation antérieure est caduque à partir de la signification au contribuable que cette appréciation est rapportée.

CAA Bordeaux. Instruction du 20 juillet 2005. GIBERT.80 A et L. l’administration fiscale française a enrichi l’arsenal juridique régissant sa relation avec le contribuable par un dispositif qui peut être qualifié de « rescrit post contrôle ». n° 97-1194. Cet article a été 141 . c. Il ne faut pas confondre la charte du contribuable avec la charte des droits et des obligations des contribuables vérifiés qui doit être remise au contribuable lors d’une vérification approfondie de comptabilité ou lors d’un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle. p. BOI 13 L-3-05 : Rev droit fisc. BOI 13 L-3-05. ce nouveau dispositif7. fisc.80 B du LPF8 aux 3 4 5 6 7 8 Rapp. n° 198. L’article L. CAA Marseille. 2005. CAA Nantes. CF. req.325. Alliaire : RJF 2000. n° 1197 . 2005. 1999.80 A et L. le Diberder : RJF 2000. req. En effet lorsqu’un point a été reconnu par un vérificateur comme valide. p. 2005. n° 36. req. n° 36. 27 juin 2000. Organisé par une simple instruction administrative5et intégré dans la charte du contribuable6.80 B du LPF ont pour ambition de protéger le contribuable qui a organisé sa situation en se fiant à une interprétation de la norme fiscale ou à une appréciation d’une situation de fait donnée par l’administration. n° 96-836 : Dr. n°6. 2004. la garantie du contribuable contre les changements de la doctrine administrative prévue par les articles L. req. Gambini : RJF 1999. qui ne peut prétendre à aucune base législative.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 COMMENTAIRE «… Une demande forte des entreprises est que les points qui n’ont pas fait l’objet d’observations de la part d’un vérificateur lors d’un contrôle fiscal ne puissent être remis en cause lors d’un contrôle ultérieur. à condition que la dite interprétation soit formalisée sur un support soit à caractère individuel soit à caractère général (instructions ou circulaires). B. n° 6 : Rev droit fisc. Afin de « sécuriser les entreprises et les conforter dans leurs décisions de gestion »4. étend sous certaines conditions. 1er mars 1999. l’entreprise estime légitime de continuer à appliquer la règle fiscale de la même façon et son incompréhension est totale face au redressement opéré à l’occasion d’un contrôle ultérieur …»3. à la date des opérations en cause. c. 321. 941. sept. p. 80 A du LPF que l’administration ne peut procéder « à aucun rehaussement d’impositions antérieures » basées sur une interprétation admise par ses services. n° 1475 Les articles L. 8 mars 1999.1 LPF étend cette garantie à l’appréciation portée par l’administration sur une situation de fait au regard d’un texte fiscal. CE 29 septembre 2000. 80 B al. n ° 97-406. Il ressort de l’article L. La charte du contribuable du 17 octobre 2005 évoque ce dispositif sous la section intitulée « vous avez droit à la sécurité juridique » : « Le chef d’entreprise peut demander au vérificateur présent dans l’entreprise de prendre position sur un point qu’il a examiné précédemment et qui n’a pas donnée lieu à rectification ». 321. Instruction du 20 juillet 2005. 2005. 1311. 27.

les deux dispositifs conduisent à une prise de position formelle de la part de l’administration fiscale. Désormais.64 B du LPF (inséré par la loi n° 87-502 du 8 juillet 1987. En effet. ainsi. au dispositif du rescrit fiscal9 sans lui être totalement assimilable. lors d’un contrôle fiscal. La prise de position. Le dispositif du « rescrit fiscal » est organisé par l’article L. En revanche. ni la portée de ces deux procédés ne coïncident totalement. ni le champ d’application. le dispositif de « rescrit 9 complété par un al. l’administration ne peut procéder à aucun rehaussement des impositions antérieures en se fondant sur une interprétation différente de sa position formelle précédemment notifiée au contribuable. engage l’administration et lui est opposable.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 points examinés au cours d’une vérification de comptabilité et qui n’ont pas donné lieu à une rectification. Le nouveau dispositif s’apparente. Cependant. D’abord. ni le moment de la demande. les textes ou la doctrine administrative publiée n’ont subi de modification. 142 . l’entreprise jouit de la possibilité de solliciter l’administration en vue d’une prise de position formelle se rapportant aux situations de droit ou de fait qui ont fait l’objet d’un contrôle fiscal mais qui n’ont pas abouti à un rehaussement. Cette prise de position constitue une garantie au profit du contribuable contre des rehaussements ultérieurs d’un impôt ou contre la modification de l’appréciation d’une situation de fait après que l’administration s’est formellement prononcée sur sa validité. journal officiel du 9 juillet 1987) ainsi que par l’article L 80 B du LPF. Le contribuable doit demander si la situation créée par cet acte recueille l’accord de l’administration. formulée par un agent habilité. art 18. aussi longtemps que la situation de fait. Il s’agit d’un « garde-fou » au changement de la doctrine administrative. la procédure de rescrit prévue par l’article L64 B du LPF concerne uniquement la portée et les conséquences fiscales de la conclusion d’un contrat ou d’une convention susceptible d’être mise en cause dans le cadre de la procédure d’abus de droit.2 qui étend cette garantie à certains accords tacites en réponse à certaines demandes de prise de position formelles adressées à l’administration. Il s’agit d’une mise en échec du droit de reprise lorsque la cause du rehaussement repose sur une interprétation différente de celle précédemment admise par l’administration. Il s’ensuit que lors d’un contrôle fiscal ultérieur.

1mars 1999. Ensuite. 1311. n° 8. n° 8 et 9 143 . suite à une vérification ne saurait être interprété comme une prise de position formelle. de sa mise en œuvre (II) ainsi que de son étendue relativise incontestablement son importance (III). Enfin. CAA Bordeaux. Documentation administrative de base 13L 1323 paragraphe 47 et s. 8 mars 1999. le Diberder : RJF 2000. la prise de position suite à une procédure de « rescrit post contrôle » a un effet rétroactif dans la mesure où elle met en échec le droit de reprise de l’administration pour les exercices qui ont été vérifiés et neutralise les rehaussements relatifs aux exercices avenir tant que la situation de fait. req. 941. CE 29 septembre 2000.LE CHAMP D’APPLICATION LIMITE DE LA GARANTIE La prise de position formelle est sollicitée par le contribuable. c. n° 96-836 : Dr. Elle peut concerner tous « les impôts » ainsi que « tous les sujets qui font l’objet d’examen en cours de vérification » et « qui ne donnent finalement pas lieu à rectification »13. n° 198. I. Ce nouveau dispositif prévu par l’instruction du 20 juillet 2005 va à l’encontre d’une jurisprudence constante qui considère que le silence de l’administration sur des irrégularités. req. req.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 post contrôle » concerne non seulement tous les impôts10 mais aussi et surtout « tous les sujets qui peuvent faire l’objet d’un examen lors d’un contrôle fiscal »11. 27juin 2000. CF. En revanche. précitée. l’effet de la décision de rescrit est destiné aux impositions futures. les textes ou la doctrine administrative publiée n’ont subi de modification. précitée. ce nouveau dispositif de « rescrit post contrôle »12. n° 97-1194. Présenté ainsi. req. n° 9. 10 11 12 13 BOI. Gambini : RJF 1999. Alliaire : RJF 2000. n ° 97-406. la procédure de rescrit prévue par l’article L64 du LPF doit intervenir préalablement à la conclusion du contrat ou de la convention alors que la procédure du « rescrit post contrôle » intervient suite à une procédure de contrôle fiscal c'est-à-dire après que le texte fiscal ait été appliqué et après l’achèvement de l’opération par le contribuable. fisc. CAA Nantes. n° 1475.325. Cependant l’étude de son champ d’application (I). constitue une nouvelle pierre dans l’édifice de la sécurité juridique du contribuable. BOI. Il en est de même concernant la procédure de rescrit prévue par l’article L80 B du LPF. précitée. CAA Marseille. n° 1197 . c. BOI. 1999.

Or. limité sur plusieurs niveaux : D’abord. Ainsi. Ensuite.il dans l’obligation de présenter des demandes séparées se rapportant chacune à un point différent pour se préserver contre l’arbitraire du contrôleur fiscal ? Enfin. Il ressort des articles L8O A et L64 B du LPF qu’il ne sera procédé à aucun rehaussement d’impositions antérieures…lorsque l’administration a conclu un accord préalable portant sur la méthode de détermination des prix mentionnées au 2° de l’article L13B ( les prix de transfert). incompatibles avec les prises de position formelle de la part de l’administration lors d’un contrôle fiscal. le champ d’application de la garantie est cependant.F16. Par ailleurs. précitée. à quelques points précisément. que signifie le terme « à titre exceptionnel » ? Le vérificateur a-t-il le droit de refuser de répondre à une demande de prise de position sous prétexte que la demande concerne plusieurs points ? Le contribuable est. ne peuvent bénéficier de ce procédé de rescrit post contrôle que les entités astreintes à tenir une comptabilité.12 LPF. Les contribuables personnes physiques faisant l’objet d’un examen approfondi de la situation fiscale personnelle en sont exclus. ne sont concernés par la demande de prise de position formelle. 15 BOI. la demande de prise de position ne doit pas porter sur « un sujet dont le vérificateur n’aurait pas prévu l’examen »18. soit avec le contribuable.P. précitée. n° 13. très aléatoire.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 Apparemment. sont exclus de la prise de position formelle les demandes liées aux prix de transfert15. toutefois. à titre exceptionnel. De telles demandes relèvent de la procédure d’accord préalable prévue par l’alinéa 7 de l’article L 80B du L. Cette condition semble. soit avec l’autorité compétente désignée par une convention fiscale bilatérale destinée à éliminer les doubles impositions. L 13 LPF. Cette exclusion peut être justifiée par le caractère spécifique de ces questions tenant à la compétence du service instructeur et aux relations avec les autorités étrangères. Comment le contribuable 14 Article L. n° 7. 16 17 18 144 . précitée. examinés par le vérificateur »17. général. que les impôts et « les situations qui peuvent faire l’objet d’une vérification de comptabilité ». n° 10. ce qui limite considérablement l’efficacité de cette garantie14. BOI. BOI. « le champ de la demande de prise de position doit être limité à un point ou.

En obligeant le contribuable à envoyer sa demande au cours de la période de vérification et en tout état de cause avant la notification de la proposition de rectification. l’administration s’offre la possibilité de se faire attirer l’attention sur certains points passés inaperçus par le vérificateur et dont l’examen pourrait être à l’origine d’un rehaussement dans la proposition de rectification ultérieurement notifiée au contribuable. précitée. (date)» sur l’original du contribuable20. A. Le vérificateur en accuse réception par la mention « reçu en main propre le. 2. 145 . en effet. Cependant. si la preuve de la date constitue une garantie supplémentaire pour le contribuable. Elle doit être remise au vérificateur. n° 11 et 12. le vérificateur peut toujours décliner la demande portant sur un impôt qui figure sur l’avis de la vérification en prétextant qu’il ne l’a finalement pas examiné. n° 12. Le contribuable ne serait-il pas piège par sa propre demande ? La demande de prise de position doit être « précise »21 et ne laisser subsister aucun doute sur le(s) point(s) sur le(s) quel(s) on sollicite la prise de position formelle de l’administration. en principe en main propre ou envoyée par voie postale. au cours de la vérification fiscale et en tout état de cause avant l’envoi de la proposition de rectification. BOI.LA MISE EN ŒUVRE DISCRETIONNAIRE DE LA GARANTIE La mise en œuvre de la garantie du « rescrit post contrôle » est relativement discrétionnaire tant en ce qui concerne les conditions de la recevabilité de la demande du contribuable (A) qu’en ce qui concerne la réponse du vérificateur (B). précitée. n° 13 al. guère innocent. Les impôts mentionnés dans l’avis de vérification constituent-ils une présomption contre le vérificateur ? Ceci étant. précitée. II.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 serait-il en mesure de connaître les sujets qui devraient faire l’objet du contrôle. il en est autrement du moment de l’envoi de la demande.. Ce choix n’est..La rigidité des conditions de recevabilité de la demande de prise de position La demande de prise de position doit être formulée par écrit19. BOI. Elle doit 19 20 21 BOI.

les éléments de fait ayant conduit l’entreprise à retenir la solution pour laquelle une confirmation est demandée et éventuellement les modalités de calcul appliquées. n° 14 al. soumise au pouvoir discrétionnaire du vérificateur. La demande de prise de position doit. L’évaluation de la sincérité de la demande est. Le vérificateur peut ainsi. être sincère et traduit « une réelle recherche de sécurité juridique »23. sans lui envoyer une demande d’éclaircissement. 2-3 BOI précitée. Cependant. il peut inviter le contribuable à compléter sa demande dans un délai de trente jours. précitée. n° 9 et 14. malgré la demande qui lui a été faite ».La prise de position est à l’entière discrétion du vérificateur La décision de donner une suite favorable à la demande du contribuable est entièrement discrétionnaire. n° 14 al. D’abord. Par ailleurs. précitée. des demandes systématiques sur tous les points vérifiés ou des demandes présentant des faits erronés ou tronqués. Une question aurait pu être posée concernant la possibilité pour le vérificateur de décliner la demande du contribuable au motif qu’elle est vague. Le texte de l’instruction est assez clair dans la mesure où il précise que « le vérificateur peut refuser de prendre position…. Ces points peuvent avoir une importance telle que le contribuable estime avoir une réponse de la part de l’administration. Le défaut de réponse du contribuable constitue un motif pour refuser de prendre une position formelle22. C’est le vérificateur qui « apprécie les points sur lesquels il peut engager l’administration »25 compte tenu des investigations effectuées. n° 14 al.si la question du contribuable est trop vague et celui-ci ne l’a pas complété.. 2-1. 2-3. B.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 présenter clairement la règle de droit appliquée. Si le vérificateur juge que la demande est imprécise ou lacunaire. il ne l’est point si la demande concerne tous les points vérifiés.»24. BOI.. Ce n’est guère une présomption d’insincérité. 146 . refuser de prendre position si «... précitée. BOI. si le refus de prendre position dans des demandes comportant des faits erronés est parfaitement justifiable. Tel est le cas «. par ailleurs. ainsi. la demande est détournée de son objet. le vérificateur ne peut engager l’administration qu’à la 22 23 24 25 BOI.

la décision de prise de position apparaît très aléatoire. le vérificateur apprécie seul les points à examiner dans la comptabilité et la demande du contribuable ne doit pas conduire « à demander en cours de contrôle au vérificateur d’expertiser un sujet dont il n’aurait pas prévu l’examen. incertain et à contours insaisissables. n° 14 al. quels sont les critères de l’appréciation ? L’instruction exige. souverainement. En effet. 2. le terme «suffisamment approfondi» est un terme ambigu. En effet. certes.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 condition que la question qui fait l’objet de la demande. Comment évaluer le caractère suffisamment approfondi du contrôle. précitée. c’est le vérificateur qui apprécie. Cependant. D’abord. 27 BOI. les points sur lesquels il peut engager l’administration compte tenu des investigations effectuées. comme condition préalable que le sujet demandé ait fait l’objet d’un « examen suffisamment approfondi ». l’instruction exige que la demande porte sur un point qui a fait l’objet d’un examen suffisamment approfondie. l’absence d’un critère d’appréciation annule 26 BOI. Régentée ainsi. « le vérificateur peut refuser de prendre position quand il n’a pas examiné le sujet sur lequel porte la demande où il ne l’a pas fait de manière suffisamment approfondie »27. Comment le contribuable pourrait-il savoir qu’un point a été ou non suffisamment examiné. 2 -1. n° 7 al. précitée. 147 . n° 14 al. précitée. Cependant. ait faite l’objet d’un « examen suffisamment approfondi »26. le vérificateur serait-il automatiquement dans l’obligation de donner suite à la demande du contribuable sur un point qui a fait l’objet d’un examen suffisamment approfondi ? Le vérificateur ne pourrait-il pas arguer que la question n’a pas été suffisamment examinée pour se soustraire à la réponse du contribuable et se préserver la possibilité d’une rectification ultérieure ? Le contrôle de la réponse de l’administration fiscale aurait été souhaitable. afin de prendre position sur celui-ci »28. La mention d’un impôt sur l’avis de vérification constitue-elle une présomption que les situations et l’application des textes se rapportant à cet impôt feraient l’objet d’un examen suffisamment approfondi ? Ensuite. 2-1 28 BOI. En effet. Cependant. Cette condition est d’autant plus aléatoire que son absence constitue un motif de rejet de la demande du contribuable.

148 . peuvent dans le ressort territorial du service auquel ils sont affectés. III. « Il s’agit en principe d’un agent ayant au moins le grade de contrôleur dés lors que seuls ces agents. Par ailleurs. BOI. et étant donnée que la garantie du « rescrit post contrôle » s’apparente à la procédure du rescrit fiscal33. Il ressort de l’instruction que la « décision de refus doit être formulée par écrit » sans pour autant exiger que ce refus soit motivé. Art L. même en l’absence de redressement». 2. BOI. p. Cette décision doit être formalisée par un « agent habilité à engager l’administration »30. ann. précitée. précité. pas le délai dans lequel doit intervenir la réponse de l’administration. on peut s’interroger sur la possibilité d’étendre les dispositions législatives 29 30 31 32 33 BOI. ou à l’avis d’absence de rectification 31. précitée. l’administration est-elle en droit de vérifier la situation du contribuable et redresser ses impositions antérieures alors que la demande se rapportant à ces impôts et situations est encore pendante devant elle ? Cette imprécision ne fait que limiter l’efficacité de cette garantie. comment le contribuable serait-il en mesure de savoir si l’administration a refusé de se prononcer sur sa demande ou si elle est encore entrain de l’examiner.3. L’administration est elle en droit de répondre à tout moment ? Le contribuable est-il en droit de contester la durée de réponse de l’administration ? Ces questions sont d’autant plus épineuses. n° 6 al. que l’instruction prévoit que le refus de l’administration est formalisé par écrit sans préciser si ce refus doit être notifié au contribuable.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 presque toute possibilité de contentieux à l’égard de l’administration en cas de refus de prise de position surtout que la décision de refus n’est a priori pas motivée29. ( CGI. Face à ce mutisme. fixer les bases d’imposition ou notifier des redressements. n° 15. : « Quand elle a procédé à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle au regard de l’impôt sur le revenu ou à une vérification de comptabilité. 350 terdecies) » : Documentation administrative de base 13 L 1323. Elle doit être écrite et notifiée au contribuable sur une annexe jointe à la proposition de rectification. ou le cas échéant. l’administration des impôts doit en porter les résultats à la connaissance du contribuable. 2. L’instruction ne précise. La suite favorable à la demande du contribuable est matérialisée par une décision de prise de position sans rehaussement. Si l’administration n’est pas tenue de notifier la réponse négative. Voir infra. art. n° 14 al. par un courrier distinct32. cependant. 49 LPF.

Cette éventualité. CF. Or aucun texte n’a été pris dans ce sens. l’article 22 de la loi DCRA dispose que le silence observé sur une demande de décision vaut acceptation « dans les cas prévus par décrets en Conseil d’Etat ». il ressort de l’article L64 B du LPF34 que le silence de l’administration. en cas de rectification ultérieure. n° 662 et s. La décision de prise de position doit être « précise. préalablement à la conclusion d’un contrat ou d’une convention. ciblée et explicite »36. a consulté par écrit l’administration centrale en lui fournissant tous éléments utiles pour apprécier la portée véritable de cette opération et que l’administration n’a pas répondu dans un délai de six mois à compter de la demande ». En effet. le contribuable peut-il envoyer une demande de précision supplémentaire à l’administration ? L’administration est-elle tenue de lui répondre? Par ailleurs. 11ème éd. La possibilité d’étendre l’acceptation tacite de la demande du rescrit fiscal sur la demande de prise de position formelle est assez improbable pour deux raisons : D’abord : le principe en matière administrative est que « le silence gardé par l’administration pendant plus de deux mois par l’autorité administrative sur une demande est assimilé à une décision de rejet » (article 21 de la loi DCRA : loi relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations du 12 avril 2000).2004. n° 16. Elle doit clairement identifier le sujet traité ainsi que la période sur laquelle porte la réponse. Montchrestien. le contribuable est-il en droit d’opposer à l’administration son silence ou son refus de réponse ? 34 35 36 Art L. en outre. Ensuite. est la seule à pouvoir expliquer l’intérêt de mentionner la date de réception de la demande. n° 215-1. « La demande a un caractère financier ». 64 B LPF dispose que : « La procédure définie à l’article L 64 (répression de l’abus de droit) n’est pas applicable lorsqu’un contribuable. Cependant. 149 . pendant six mois. être exprimée en termes clairs et ne laisser subsister aucune ambiguïté sur l’étendue de la prise de position. René CHAPUS : Droit du contentieux administratif. L’exigence d’une telle précision contribue à sécuriser autant le contribuable que l’administration fiscale dans la mesure où on ne peut lui opposer une prise de position ambiguë en lui donnant un sens plus large que celui qu’elle a voulu lui donner. en dépit de son improbabilité35. sur la demande du contribuable vaut acceptation implicite. circonscrire la position de l’administration aux périmètres des constatations effectuées. 22 exclut l’institution de cas de décisions implicites d’acceptation lorsque….. cet art. Par ailleurs. Elle doit. BOI. précitée. en cas de réponse imprécise.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 régissant ce dernier procédé au « rescrit post contrôle ».

de circulaire.LA PORTEE RELATIVE DE LA GARANTIE La garantie offerte par l’instruction administrative du 20 juillet 2005 risque d’être autant incertaine (A) que juridictionnellement ineffective (B). Cependant. le contribuable. si le défaut de notification de la nouvelle législation ou réglementation est défendable. s’il constate que la situation de fait n’est plus identique à celle ayant fait l’objet de la prise de position. Parag. A. dans le cadre soit d’un contrôle sur pièces soit d’une nouvelle vérification .Une garantie incertaine La garantie du « rescrit post contrôle » peut s’éteindre à l’occasion d’un examen ultérieur du dossier du contribuable. en cas de modification de la législation. cependant. si le service constate que la position prise antérieurement n’est plus valide sur la nouvelle période examinée ou vérifiée. 150 . Face à la multitude des supports administratifs. risque d’être perdu38. l’instruction n’exige pas que cette modification soit individuellement et préalablement notifiée au contribuable.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 III. La Jurisprudence du CE exige pour l’application de la garantie des articles L80 A et B du LPF que la publication doit être effectué sur un support au moins équivalent à celui de la publication initiale. 17 et S. à rectifier la situation à compter de la date du 37 38 La nouvelle doctrine doit faire l’objet d’une publication à caractère général. il ne l’est guère concernant la modification de la doctrine. de la réglementation ou de la doctrine sur laquelle se fonde la prise de position à condition que la nouvelle doctrine ait fait l’objet d’une publication. Ensuite. 1323. de réponses ministérielles au bulletin officiel des impôts : Documentation administrative de base 13 L. Trois cas sont envisageables : D’abord. notamment profane. Il peut s’agir d’instruction. de documentation de base. Les raisons pour lesquelles les modifications constatées conduisent à rapporter la position ancienne et le cas échéant. Certes. le vérificateur peut mettre fin à la garantie. l’instruction exige que la nouvelle doctrine soit publiée37.

Aucune imposition supplémentaire concernant les déclarations souscrites antérieurement à la nouvelle position ne peut être mise en recouvrement. l’administration s’auto accorde une délégation de compétence. y’aurait-il. le cas échéant. D’abord.Une garantie juridictionnellement ineffective En cas de non respect ultérieur de l’administration fiscale de sa position formellement prise à l’occasion d’un « rescrit post contrôle ». la position prise antérieurement est rapportée.80 A et L. toutefois insuffisante et relative dans la mesure où l’administration serait en droit de rehausser les impositions d’un exercice qui n’a pas encore fait l’objet de déclaration.80A et L. pour modifier la portée de la norme initiale par une prise de position formelle.80B au contribuable vérifié. la matière fiscale est une matière réservée au législateur de par l’article 34 de la constitution française. Dans ce cas. l’instruction du 20 juillet 2005 étend les garanties des articles L. la réponse positive devrait être évidente. C’est une simple instruction administrative qui a étendu la garantie des articles L. alors que ni la situation. l’administration peut rapporter volontairement l’appréciation antérieurement portée à une situation de fait au regard d’un texte fiscal. B. alors que le contribuable l’avait organisé sur la base de la position antérieure de l’administration. éventuellement contraire à la loi.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 changement. demeure. à savoir l’exercice en cours. Cette garantie. Par le biais de ce texte. L’instruction du 20 juillet 2005 semble interférer dans un domaine relevant de la 151 . En effet. A compter de la réception de ce courrier. dans un courrier avec accusé de réception. La nouvelle position doit être motivée et signifiée au contribuable dans une proposition de rectification ou. Or. l’appréciation antérieure est caduque à partir de la signification au contribuable de la modification de l’ancienne position.80B. donc cette garantie est opposable au juge fiscal. doivent être explicitées dans la proposition de rectification. ni le texte n’ont été modifiés. la garantie prévue par l’instruction diffère de la garantie des articles précités en ce qu’elle n’a aucune base législative de par son fondement. Finalement. un moyen de s’en prévaloir devant le juge fiscal ? A première vue. Cependant.

une jurisprudence administrative constante affirme que la doctrine sur la doctrine n’est pas opposable à l’administration fiscale39. p.2001. 152 . à titre d’exemple CE 29 déc. SA inter Forum : RJF 12/01 n° 1565. tant de la crédibilité que les contribuables voudront bien lui accorder.Note sous instruction française du 20 juillet 2005 loi. La légalité fiscale oblige à cantonner l’administration dans une mission d’exécution de la loi et non à lui permettre détendre le champ de la loi. comm. en l’état actuel de la législation. SNCF : Dr. la garantie de rescrit post contrôle. 39 40 V. Ph. COURTIAL . Le législateur français sera-t-il amené un jour à se saisir de cette garantie pour l’asseoir sur des bases juridiques et préciser ses contours ? C’est probable. de ses limites montre que le progrès vers la sécurisation du contribuable est une orientation incontournable dans un Etat de droit. J. Or. Faculté de Droit de Sfax. concl. 2002-2003. L’ efficacité réelle du « rescrit post contrôle » dépendra. L’intégration de cette garantie dans les dispositions de l’article L80 B LPF lui conférerait certainement une plus grande effectivité en dépit d’une certaine critique de la constitutionnalité douteuse des articles L 80 A et L80 B du LPF40. Thèse de doctorat en Droit.453. 3ème éd. J. 33. n° 1920. CAA Paris 10 juillet 2001.2000. 42 Oualid GADHOUM : « La doctrine administrative fiscale en Tunisie ».fisc. 41 L’article 5 de la constitution tunisienne dispose « La république tunisienne a pour fondements les principes de l’Etat de droit et du pluralisme et oeuvre pour la dignité de l’homme et le développement de sa personnalité… ». le contribuable en Tunisie peut-il espérer bénéficier d’un « rescrit post contrôle » alors qu’il est privé du procédé de rescrit fiscal ? 42. que la constitution tunisienne consacre solennellement dans son article 541. en dépit. Le législateur tunisien doit se saisir de ce type de garantie inhérent à l’Etat de droit. Ceci étant. n° 00-1476. Ensuite. n° 199296. MARCHESSOU : Procédures fiscales. que du bon vouloir des agents administratifs et en dernier ressort du juge fiscal lui même. DALLOZ. GROSCLAUDE. Or. cette extension s’apparente à une interprétation des articles L80A et L80B du LPF.

La réforme des intérêts de retard ***************** A. L’autre mesure spectaculaire est l’instauration d’un « bouclier fiscal » : pour les impositions payées à compter du 1er janvier 2006. Pour l’application de ce plafond.La fiscalité des entreprises C. Mais l’abattement de 20 % dont bénéficient actuellement les salariés.Loi de finances française pour 2006 PRINCIPALES MESURES FISCALES PREVUES DANS LA LOI DE FINANCES POUR 2006 ET DANS LA LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE DE 2005 Bernard PLAGNET Professeur à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse Sommaire A. Le nombre de tranches sera réduit à 4 et le taux marginal sera abaissé à 40 %. on fera la somme du montant des 4 impôts suivants : impôt sur le revenu .La fiscalité personnelle La mesure la plus spectaculaire est la refonte du barème de l’impôt sur le revenu qui s’appliquera à partir de 2007 (imposition des revenus de 2006). pour ces contribuables l’impôt ne sera pas abaissé de 20 % : c’est notamment le cas pour les titulaires de revenus du capital). les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent être supérieurs à 60 % de ses revenus. impôt 155 .La fiscalité personnelle B. diverses mesures sont prévues de manière à rendre le dispositif neutre pour les contribuables qui ne bénéficiaient pas jusqu’à présent de l’abattement (c’est à dire que. En contrepartie. ainsi que les commerçants ou professionnels libéraux adhérents à un centre ou association agrée est supprimé et il est intégré dans le nouveau barème. normalement.

Mais. une exception est prévue pour les dirigeants de sociétés qui céderont leurs titres à l’occasion de leur départ en retraite (v. à créer une filiale en France avec un capital très faible . La loi prévoit une réintégration des intérêts « excédentaires » lorsqu’une société est trop 156 . c’est la raison pour laquelle la mesure rentre dans le cadre du régime des plus-values des particuliers). ensuite. Il faut signaler également quelques améliorations pour le calcul des droits de donation : notamment. qui s’engagent à les conserver pendant au moins 6 ans. va déduire les intérêts. l’exonération sera donc totale à partir de 8 ans de détention. Autre mesure importante pour les particuliers : l’application d’un abattement sur les plus-values de cession de titres de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (ces parts sont réputées appartenir au patrimoine personnel. notamment. consent des avances à sa filiale qui. le bénéfice imposable en France est diminué. on trouve. elle.Loi de finances française pour 2006 de solidarité sur la fortune . ci-après les mesures concernant la fiscalité des entreprises). Cependant. B. attention. L’abattement sera de 1/3 par année de détention au delà de la 5ème année . qui doit normalement permettre de limiter les possibilités de transfert de bénéfices vers l’étranger. qui est à l’étranger. Il s’agit de lutter contre des montages (le plus souvent fort simples) consistant. notamment. l’exonération partielle (des ¾) des parts ou actions détenues au nominatif par des salariés ou dirigeants. un dispositif « anti sous-capitalisation ». Dès lors. taxe d’habitation et taxe foncière afférentes à l’habitation principale.La fiscalité des entreprises Pour l’imposition des bénéfices. en principe. Mesure moins intéressante : les limitations de l’exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les plans d’épargne logement. la durée de détention sera décomptée à partir du 1er janvier 2006 et l’exonération s’appliquera donc progressivement à compter du 1er janvier 2012. la possibilité de faire des donations tous les 6 ans (au lieu de 10 ans) en bénéficiant de la totalité des abattements. Quelques aménagements de l’impôt de solidarité sur la fortune sont également prévus : notamment. la société mère.

les dépenses de recherche sont essentielles pour préserver la compétitivité de la France. corrélativement. Mesure moins intéressante pour les entreprises. ci-dessus). Parmi les améliorations essentielles. La loi prévoit donc toute une série de dispositions intéressantes en faveur des dirigeants d’entreprises qui prendront leur retraite. mais elle sera déductible du montant du résultat imposable . en contrepartie. ils pourront donc bénéficier immédiatement de l’exonération si. ils détiennent leurs titres depuis plus de 8 ans et si leur société est une PME. la part du crédit d’impôt en accroissement passe de 45 % à 40 %. Par ailleurs. On peut noter également une amélioration du crédit d’impôt recherche. mais. cette imposition ne sera pas imputable intégralement sur l’impôt sur les sociétés. Des mesures importantes prévoient des exonérations de plusvalues de cessions d’entreprises. Il faut évidemment tenir compte des effets du vieillissement de la population ! C’est ainsi que les plus-values sur cessions de parts de sociétés passibles de l’impôt sur les sociétés seront exonérées si la durée de détention des parts est supérieure à 8 ans (v. l’exonération des plus-values est également prévue pour les exploitants qui prendront leur retraite. l’imposition forfaitaire annuelle ne sera pas due pour les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires de moins de 300 000 €. il y a l’augmentation de la part du crédit d’impôt « en volume » (c’est à dire celle que l’entreprise est certaine d’avoir même si elle n’augmente pas ses dépenses de recherche) : cette part est portée de 5 % à 10 % . des conditions sont prévues . au 1er janvier 2006. renseignez vous donc auprès des professionnels pour être certains de rentrer dans le champ de l’exonération. Pour les cessions d’entreprises individuelles. les 2/3 de son montant resteront à la charge des entreprises. Mais pour les dirigeants qui partiront en retraite.Loi de finances française pour 2006 endettée à l’égard d’autres sociétés qui appartiennent au même groupe économique. les entreprises nouvelles (qui sont nombreuses à bénéficier du crédit d’impôt recherche : les « start up » !) pourront désormais obtenir le remboursement immédiat du crédit d’impôt (s’il dépasse le montant 157 . la durée de 8 ans sera appréciée à partir de la date d’acquisition des titres . donc. Mais. notamment en cas de départ à la retraite. Comme on le sait.

Deux séries d’aménagements peuvent être signalées : le plafonnement effectif de la taxe à 3. Deux barèmes sont prévus : pour les voitures mises en circulation depuis le 1er juin 2004 et acquises par l’entreprise à partir du 1er janvier 2006. la loi reconduit. C’est à dire que le dégrèvement sera calculé en fonction du taux effectif de la taxe professionnelle en vigueur durant l’année et non en retenant le taux en vigueur en 1995 comme on le fait actuellement. mais.administration » ! Autre mesure dont il ne faut pas sous estimer l’importance. disposition importante pour les pays de Savoie (à l’initiative d’un député…de la Savoie). On s’achemine vers la « e. 158 . La loi de finances amorce une timide réforme de la taxe professionnelle.Loi de finances française pour 2006 de l’impôt dû) pendant les 5 premières années d’activité (au lieu de 3 ans jusqu’à présent). Puis.5 % de la valeur ajoutée de l’entreprise. avec quelques petites modifications. l’application du dégrèvement prévu en faveur des investissements nouveaux. en contrepartie. la taxe sera calculée en fonction des rejets de matières polluantes (plus on pollue et plus on paiera !) pour les autres véhicules on calculera la taxe en fonction de la puissance fiscale. Par ailleurs. la déduction de la TVA sur les véhicules affectés exclusivement à l’exploitation des remontées mécaniques et des domaines skiables. l’application du taux réduit aux bonbons de chocolat ! La loi de finances rectificative anticipe également la poursuite de l’application du taux réduit pour les travaux effectués dans les logements. les entreprises dont les recettes dépassent 760 000€ (hors taxes) seront obligées de pratiquer la télédéclaration et le télépaiement pour la TVA. la taxe sur les véhicules des sociétés est aménagée. En matière de TVA. on peut souligner l’élargissement de l’obligation de télédéclarer et télérégler la TVA. La loi précise la distinction entre les travaux de construction (passibles du taux normal) et les travaux d’entretien et d’amélioration (bénéficiant du taux réduit). A partir de 2007. La vignette est définitivement supprimée.

80 % (jusqu’à présent.80 % par an. Le taux était de 9 % par an.05 %). il est abaissé à 4. Autre volet de la réforme. le taux des intérêts moratoires que l’Etat verse lorsqu’il rembourse des sommes aux contribuables est aligné sur le taux des intérêts de retard. il était de seulement.Loi de finances française pour 2006 C.La réforme des intérêts de retard Notons enfin l’adoption d’une mesure qui était attendue depuis longtemps : l’abaissement du taux des intérêts de retard en cas de redressement des bases imposables. de 2. soit 4. 159 .

Loi de finances tunisienne pour 2006 NOUVELLES DISPOSITIONS FISCALES PREVUES PAR LA LOI N° 2005 – 106 DU 19 DECEMBRE 2005 PORTANT LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2006 Fayçal DERBEL Tarak TRIKI et Nizar AYADI Experts comptables Sommaire I.Financement de l’économie. relance de l'investissement et amélioration de la compétitivité des entreprises III.Maîtrise de l’énergie. privatisation progressive des entreprises publiques et la réforme de fiscalité. ce dont on ne 161 . la la la la Véritable instrument de développement économique et social et pourvoyeur important des recettes nécessaires pour la couverture des dépenses publiques. protection de l’environnement et mesures à caractère social II. le système fiscal connaît une évolution continue et dynamique et se trouve en perpétuelle mutation pour qu'il soit techniquement plus simple. économiquement plus incitatif et socialement plus équitable avec comme principaux acteurs des contribuables "usagers" plus transparents et une administration moins contraignante et plus performante. considérant que celle-ci offre un terrain privilégié pour mise en œuvre des actions de développement économique. l'assainissement du secteur financier. Pour atteindre ces objectifs.Amélioration des procédures fiscales et du rendement de l’impôt IV.Dispositions diverses ************ INTRODUCTION Les réformes engagées durant les dernières années ont visé libération de l'économie. d'importantes mesures sont chaque année introduites par les différentes lois de finances .

celui-ci appelle à la poursuite des efforts de réforme pour pallier « la complexité de la fiscalité et la multiplication des exonérations et des régimes particuliers (qui) nuisent à la capacité du système fiscal à répondre aux besoins budgétaires ». . La présente note explique et commente les principales dispositions fiscales prévues par la loi de finances pour la gestion 2006. . Les nombreuses mesures qui se succèdent chaque année. . En attendant. protection de l’environnement et mesures à caractère social. le financement de l’investissement et le renforcement de la compétitivité de l’entreprise . dans quatre parties distinctes : 1 . . Même si les performances jusque là réalisées sont encourageantes. ont créé une véritable « culture de réformes » pour faire face aux enjeux de la nouvelle donne économique et cadrer avec les orientations stratégiques de développement axés sur : .la maîtrise de l’énergie et la protection de l’environnement .La simplification du système fiscal.L'emploi et la baisse significative du taux de chômage .la mobilisation de l’épargne. .Loi de finances tunisienne pour 2006 peut que se féliciter. pour disposer d'une fiscalité plus attractive et compétitive.la poursuite des actions de réforme et d’amélioration du rendement de l’impôt. la loi de finances pour la gestion 2006 a prévu un ensemble de dispositions qui cadrent avec les priorités de l’action de développement à travers des mesures visant : . 162 . L’année 2006 a été annoncée comme étant celle d’une réforme de base du système fiscal pour consolider son rôle de levier de développement économique et social.La dynamisation du marché financier .L'amélioration de la compétitivité des entreprises . comme il est confirmé par plusieurs institutions internationales tel que le FMI.Maîtrise de l’énergie. malgré une conjoncture économique morose et surtout des contraintes budgétaires accentuées par une flambée des dépenses énergétiques.

MAITRISE DE L’ENERGIE. la promotion des énergies renouvelables et la substitution des énergies. la loi de finances pour la gestion 2006 a prévu la création d’un fonds national de maîtrise de l’énergie.la substitution de l’énergie par le gaz naturel dans le secteur industriel. I . PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET MESURES A CARACTERE SOCIAL 1. a institué un système de maîtrise de l’énergie ayant pour but l’appui des actions visant la rationalisation de la consommation de l’énergie. 3. la promotion des énergies renouvelables et la substitution des énergies (article premier de la loi 2005-82). 4.Loi de finances tunisienne pour 2006 2. relance de l'investissement et amélioration de la compétitivité des entreprises. . Dans le cadre de ce système. des subventions sont octroyées pour la réalisation des opérations ayant pour but la maîtrise de l’énergie.Amélioration des procédures fiscales et du rendement de l’impôt. le secteur résidentiel et le secteur de transport public collectif.la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables . . 163 . . Ce système est financé par une taxe due à l’occasion de la première immatriculation des voitures de tourisme dans une série tunisienne et par une taxe due à l’importation ou à la production locale des appareils pour le conditionnement de l’air. les contrats programmes et les consultations préalables .Création d’un fonds national de maîtrise de l’énergie La loi 2005-82 du 15 août 2005.l’utilisation d’équipements économes en énergie dans l’éclairage public . Ce système dispose de ses ressources propres .le chauffage de l’eau par l’énergie solaire dans les logements et les entreprises privées . .Financement de l’économie. et dont notamment : .Dispositions diverses.Audit énergétique. destiné à financer les actions visant la rationalisation de la consommation de l’énergie.

Loi de finances tunisienne pour 2006 Les montants des subventions ainsi que les conditions et les modalités de leur octroi sont fixées par un décret. 84-21-23.Elargissement du champ d’intervention du fonds de dépollution Régime en vigueur au 31/12/2005 En vertu des dispositions des articles 35 à 37 de la loi de finances pour la gestion 1993. et des dispositions de l’article 58 de la loi de finances pour la gestion 2003. au taux de 5%. qui finance également le système public de reprise et de valorisation des déchets en plastique. 39-01 à 39-14. 2. et dont la supervision est confiée à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets. au profit de ce fonds. il a été créé un fonds de dépollution destiné à financer les projets de protection de l’environnement. 164 . sur la base du chiffre d’affaires hors TVA réalisé par les producteurs soumis et sur la base de la valeur douanière des produits relevant des numéros EX27-10. des emballages utilisés. Le décret n°2005-2317 du 22 août 2005 a créé l’Agence Nationale de Gestion des Déchets qui a principalement pour mission la gestion des systèmes publics de gestion des déchets dont notamment la reprise et la gestion des sacs d’emballages. à aider les entreprises à réaliser des investissements anti-pollution et à mettre en œuvre des incitations à l’utilisation des technologies non polluantes. des huiles lubrifiantes et des filtres à huiles usagés etc… Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a étendu le champ d’intervention du fonds de dépollution pour couvrir et financer tous systèmes publics de gestion des catégories des déchets créés ou qui seront créés conformément aux lois et règlements en vigueur. EX85-06 et EX85-07 des tarifs douaniers ainsi que les produits figurant sur le tableau « G » annexé à la loi de finances pour la gestion 2005. 38-19. Cette taxe est due. EX84-21. La loi de finances pour la gestion 2003 a institué une taxe pour la protection de l’environnement due sur les matières premières en plastique.

bénéficier des avantages du régime fiscal des établissements publics à caractère administratif. de recyclage et de valorisation des déchets . Ainsi. 4. l’agence ne peut.Consolidation des ressources du fonds de dépollution Afin de consolider les ressources du fonds de dépollution dont le champ d’intervention a été étendu par la loi de finances pour la gestion 2006.Régime fiscal de l’agence nationale de gestion des déchets L’Agence Nationale de Gestion des Déchets. La participation à l’élaboration des programmes nationaux en matière de gestion des déchets . la reprise des huiles lubrifiantes et des filtres à huiles usagés et de leur gestion . La réalisation et l’exécution des projets et des procédures inscrites dans les programmes nationaux de gestion des déchets . entre autres. créée par le décret 2005-2317 du 22 août 2005 a pour missions: - - La gestion des systèmes publics de gestion des déchets dont notamment la reprise et la gestion des sacs d’emballages et des emballages utilisés. La promotion des systèmes et des programmes de collecte. 3. cette loi a modifié les taux d’allocation des recettes de la taxe pour la protection de l’environnement en portant le taux de 40% à 70% au profit du fonds de dépollution.Loi de finances tunisienne pour 2006 Les ressources du fonds de dépollution sont utilisées. en vertu des termes de la disposition susmentionnée. … Aux termes de l’article premier du décret 2005-2317 du 22 août 2005 : « Il est créé un établissement public n’ayant pas un caractère administratif doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière (…) ». Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Etant donné que les missions de l’Agence Nationale de Gestion des Déchets faisaient partie des attributions de l’ANPE qui 165 . pour financer les frais de fonctionnement de l’agence et une partie des coûts de traitements des déchets ménagers.

. de la TVA et du droit de consommation pour les équipements et matériels importés nécessaires à son activité et n’ayant pas d’équivalents fabriqués localement.d’une exonération de la TVA et du droit de consommation pour les équipements et matériels nécessaires à son activité et acquis localement auprès des assujettis à la TVA .d’une exonération de la TVA due au titre des travaux réalisés et les prestations de services effectuées à son profit . . 166 . .Soutien aux familles à faibles revenus sinistrées par des catastrophes naturelles (inondations par exemple).d’une exonération des droits de douane.Extension du domaine d’intervention du fonds de solidarité nationale (FSN) En vertu des dispositions des articles 29 à 33 de la loi de finances pour la gestion 1993. Parmi ces interventions. Eu égard au succès des actions engagées au profit des catégories sociales et des agglomérations susmentionnées. la loi de finances pour la gestion 2006 a étendu le champ d’intervention dudit fonds pour qu’il couvre le financement de toutes opérations et interventions ayant un caractère social ou de solidarité. il est possible de citer : . qui figure d’ailleurs au tableau A des exonérations. Selon les fondements conceptuels régissant la TVA. Elle porte plutôt sur un produit ou une opération. il a été créé un « Fonds de Solidarité Nationale » destiné à financer les différentes interventions décidées au profit des catégories sociales à faibles revenus et des agglomérations dépourvues d’infrastructure de base. la loi de finances pour la gestion 2006 a étendu ce régime de faveur à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets en lui faisant bénéficier aussi : .L’acquisition d’ordinateurs pour les enfants des familles nécessiteuses .Loi de finances tunisienne pour 2006 bénéficie du régime fiscal des établissements publics à caractère administratif. 5. l’exonération au titre de cette taxe ne peut pas porter sur le statut d’un agent économique.

le législateur a prévu une série de mesures dont notamment : 167 . durant la période triennale précédente.Loi de finances tunisienne pour 2006 6. Conditions : . Les terrains attribués au dinar symbolique totalisent une superficie de 72. la création de 91 cités universitaires. pour un coût total de 108.6 mille m2. . d’une capacité totale de 20. La loi de finances pour la gestion 2005 a prorogé d’une année le bénéfice de cet avantage. la loi de finances pour la gestion 2003 a prévu l’octroi de terrains au dinar symbolique au profit des promoteurs dans le logement universitaire durant la période allant du premier janvier 2003 au 31 décembre 2004.000 lits et moyennant une subvention d’investissement de 10.Poursuite de l’encouragement du secteur privé à investir dans le domaine de l’hébergement universitaire Régime en vigueur au 31/12/2005 Outre les incitations prévues par le CII pour encourager l’investissement dans le logement universitaire.736 millions de dinars. le législateur a prorogé le délai de l’octroi de cet avantage jusqu’au 31 décembre 2006. RELANCE L'INVESTISSEMENT ET AMELIORATION DE COMPETITIVITE DES ENTREPRISES DE LA Poursuivant les efforts engagés pour la relance et la dynamisation de l’investissement en vue d’atteindre les objectifs de développement économique. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Dans le but de consolider les acquis de cette mesure. II -FINANCEMENT DE L’ECONOMIE.Réaliser le projet dans un délai d’un an à compter de la date de l’obtention du terrain. Il convient de préciser à cet effet que cette mesure a permis.Exploiter le projet conformément à son objet durant une période qui ne peut être inférieure à 15 ans.3 millions de dinars.

Ces fonds se trouvent alors.exonéré de l’IR. . en dehors du champ d’application de l’impôt.Loi de finances tunisienne pour 2006 1. Les fonds communs de placement en valeurs mobilières ont été définis. la loi de finances pour la gestion 2002 a étendu le régime fiscal des revenus des participations des actionnaires des SICAV aux revenus servis aux copropriétaires des FCP en valeurs mobilières et provenant de leur participation auxdits fonds. les revenus des capitaux mobiliers réalisés par les fonds communs de placement en valeurs mobilières sont soumis à une retenue à la source définitive et libératoire au taux de 20% sur leur montant brut.permis aux copropriétaires ayant la qualité de personnes morales soumises à l’IS de déduire les revenus des parts desdits fonds de l’assiette de l’impôt. * Aux termes de l’article 21 de la loi de finances pour la gestion 2002. l’article 22 de la loi de finances pour la gestion 2002 a classé les revenus des parts desdits fonds parmi les revenus distribués tels que définis par l’article 29 du Code de l’IRPP et de l’IS. * En ce qui concerne les copropriétaires des fonds communs de placement en valeurs mobilières. en vertu des dispositions de l’article 10 de la loi 2001-83. comme étant une copropriété de valeurs mobilières dépourvue de la personnalité morale.Institution d’un régime fiscal des fonds communs de placement a risque Régime en vigueur au 31/12/2005 A l’issue de la parution du code des organismes de placements collectifs promulgué par la loi 2001-83 du 24 juillet 2001. la loi de finances pour la gestion 2002 a fixé le régime fiscal de ces organismes. les revenus des parts des FCP en valeurs mobilières pour les copropriétaires personnes physiques . Les articles 23 et 24 de la loi de finances pour la gestion 2002 ont : . Etant donné que la loi n°2001-83 a classé les SICAV et les FCP en valeurs mobilières dans la même catégorie. sans pour autant prévoir un régime de 168 .

ou .déduction de l’assiette imposable. la loi de finances pour la gestion 2006 a étendu les avantages attribués au profit des fonds à risque. les revenus et les bénéfices réinvestis dans la souscription aux parts des FCP en capital risque dans les cas où ces FCP justifient l’emploi de 30% au moins de leurs fonds disponibles pour le financement des investissements : .Loi de finances tunisienne pour 2006 faveur pour les FCP qui interviennent dans les mêmes domaines d’action des SICAR. ou . ou .L’engagement des FCP à risque d’employer leurs fonds dans les conditions sus visées (30% ou 80%) dans un délai n’excédant pas la fin de la quatrième année qui suit celle de la souscription et de libération des parts . qu’ils soient constitués sous forme de SICAR ou de FCP.réalisés dans les zones de développement et.promus par les nouveaux promoteurs et.réalisés dans les secteurs de la technologie de la communication et de l’information et des nouvelles technologies et.nouveaux réalisés par les petites et moyennes entreprises. . des revenus et bénéfices réinvestis dans la souscription aux parts des FCP à risque dans les cas où ces FCP justifient l’emploi de 80% au moins de leurs fonds disponibles pour le financement des investissements sus mentionnés et sans que le taux d’emploi des fonds propres dans les investissements dans les zones de développement soit inférieur à 50%.déduction de l’assiette imposable. Le régime fiscal des FCP en capital risque se résume comme suit : . nonobstant le minimum d’impôt prévu aux articles 12 et 12 bis de la loi 89-114. Afin d’unifier le régime fiscal des institutions intervenant en tant qu’investisseurs à capital risque quelle qu’en soit la forme. 169 . Le bénéfice de ces avantages est subordonné à : . sous réserve de l’application du minimum d’impôt prévu aux articles 12 et 12 bis de la loi 89-114.

Le non rachat des parts souscrites pendant une période de cinq ans à compter du premier janvier de l’année qui suit celle de la souscription . même régime fiscal. Ils sont soumis à une définitive et libératoire au taux de 20%. de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés au niveau des copropriétaires. .La tenue par les bénéficiaires de la déduction d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises (cette condition ne s’applique que pour les personnes physiques exerçant une activité commerciale ou non commerciale et pour les sociétés soumises à l’I. par les bénéficiaires de la déduction. La plus-value de cession des parts des FCP à risque ne fait pas partie du bénéfice imposable. a assimilé les FCP à en leur accordant le retenue à la source Les revenus des parts des FCP à risque sont considérés comme des revenus distribués et sont exonérés. en conséquence. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 risque aux autres FCP des valeurs mobilières. .Loi de finances tunisienne pour 2006 .S) . d’une attestation de souscription et de libération des parts délivrée par le gestionnaire du FCP à risque et d’une attestation justifiant l’emploi par ledit fonds de ses actifs selon les taux précités. Le non respect par le FCP à risque de l’engagement d’employer les fonds dans les limites sus visées ainsi que le non respect de la période minimale de détention des parts entraînent le paiement de l’impôt dû et non acquitté au titre des revenus ou des NB bénéfices déduits majorés des pénalités y afférentes et ce solidairement par le gestionnaire du FCP à risque et par les bénéficiaires de la déduction. chacun dans la limite de la déduction dont il a bénéficié. 170 .La présentation à l’appui de la déclaration de l’impôt.

les participations effectuées par les fonds communs de placements à risque ainsi que celles effectuées par les fonds d’amorçage. . ainsi que sous forme d'avance en compte courant associés.Extension du champ d’intervention du régime de garantie des crédits accordés aux moyennes entreprises dans l’industrie et les services et des participations dans leur capital Régime en vigueur au 31/12/2005 L’article 24 de la loi 2002-101 du 17 décembre 2002 portant loi de finances pour la gestion 2003 a institué un régime de garantie de certaines catégories de prêts accordés par les établissements de crédit aux moyennes entreprises dans l'industrie et les services et à certaines catégories de participations effectuées par les sociétés d'investissement à capital risque dans les entreprises citées.achever le schéma de financement. . les fonds d'amorçage sont des fonds communs de placement en valeurs mobilières ayant pour objet le renforcement des fonds propres des projets innovants avant la phase de démarrage effectif.Loi de finances tunisienne pour 2006 2.exploiter les brevets d'invention .achever l'étude technique et économique du projet . Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Suite à la création des fonds d’amorçage et à la mise en place du régime fiscal des FCP à risque. la loi de finances pour la gestion 2006 a élargi le champ d’intervention du régime des garanties des crédits en y intégrant les crédits accordés aux petites entreprises. En vertu des dispositions de l’article premier de la loi 2005-58 du 18 juillet 2005. La loi de 171 .développer le processus technologique du produit avant la phase de commercialisation . intitulé «Régime de garantie des crédits accordés aux moyennes entreprises dans l'industrie et les services et des participations dans leur capital ». Ces fonds interviennent essentiellement pour aider les promoteurs à : . . Les fonds d'amorçage s'engagent à employer leurs actifs dans la participation au capital des entreprises qui s'engagent à réaliser les projets prévus par l'article premier de la loi 2005-85 ou dans les titres donnant accès à leurs capitaux.

La participation du bénéficiaire de l’option au capital de la société n’excède pas à la date de l’offre de l’option 10% du capital souscrit.Extension du régime de faveur des stock-options aux sociétés cotées en bourse Régime en vigueur au 31/12/2005 Le régime de faveur des stock-options a été institué. de déduire la moins-value résultant de la levée de l'option de l'assiette de l'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice au cours duquel la levée de l'option a eu lieu. L’exercice du droit à déduction est subordonné à la satisfaction des conditions suivantes : . . uniquement. 172 . à la date de l’offre de l’option et globalement. par les articles 45 à 47 de la loi de finances pour la gestion 2000. d’autre part. au profit des sociétés de services informatiques. à 25% de la valeur réelle afférente aux actions ou aux parts sociales. d’une part. Présentation du régime fiscal de l'option de souscription L’article 45 de la loi de finances pour la gestion 2000 a permis auxdites sociétés qui offrent à leurs salariés l’option de souscription à leur capital social ou d’acquisition de leurs actions ou parts sociales. spécifiquement.Tenue d’une comptabilité conforme au système comptable des entreprises. Il a été accordé. à 5% du bénéfice imposable après déduction des provisions. pour la première fois en Tunisie. d'ingénierie informatique et de services connexes ainsi qu’aux sociétés qui opèrent essentiellement dans les secteurs de la technologie de communication et des nouvelles technologies et qui offrent à leurs salariés l'option de souscription à leur capital social ou d'acquisition de leurs actions ou parts sociales à un prix et dans un délai déterminés.Loi de finances tunisienne pour 2006 finances a également modifié l’intitulé de ce régime comme suit : « régime de garantie des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises dans l’industrie et les services et des participations dans leur capital ». La déductibilité de la moins value est limitée. 3.

la valeur réelle du titre à la date de l’offre de l’option.La production à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice au cours duquel la levée de l’option a eu lieu. la valeur fixée pour la souscription ainsi que. La plus-value réalisée par le salarié à la levée de l’option est exonérée de la taxe de formation professionnelle et de la contribution au fonds de promotion du logement pour les salariés. La plus-value réalisée par le salarié à la levée de l’option est exonérée de l’impôt sur les revenus.La société offrant l’option doit être de la catégorie des sociétés visées par l’article 48 bis du code de l’IRPP et de l’IS .Loi de finances tunisienne pour 2006 . le nombre de titres souscrits ou acquis. Les nouvelles dispositions introduites par la loi de finances pour la gestion 2006 nous conduisent à poser les deux questions suivantes : • Le législateur n’a pas prévu de dispositions transitoires traitant du sort des options données avant la date d’entrée en vigueur du 173 . d’un état détaillé comportant les informations sur le bénéficiaire. . Le bénéfice de cette exonération est subordonné aux conditions suivantes : . la moins value déduite de l’assiette de l’IS.Les actions obtenues suite à la levée de l’option ne doivent pas être cédées avant l’expiration de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la levée de l’option a eu lieu. 10% de son capital souscrit . la loi de finances pour la gestion 2006 a prévu d’étendre le régime de faveur sus indiqué aux sociétés cotées en bourse.La participation du bénéficiaire de l’option au capital social de la société n’excède pas. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin de consolider les mesures de dynamisation du marché financier et d’incitation des entreprises à s’introduire à la bourse des valeurs mobilières de Tunis. .La non délivrance des titres à leurs bénéficiaires ou le non changement des bénéficiaires avant l’expiration de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la levée de l’option a eu lieu. . à la date de l’offre de l’option.

exerçant dans le transport international. au Directeur Général. de les retenir et fidéliser et d’inciter les employers à accroitre leur productivité " (Note commune n°31 / 2000). quid alors des principes de non retroactivité de la loi et de l’application immédiate du texte ? • Du moment où une partie du capital de l’entreprise est ouverte au public. à exercer durant le deuxième semestre de l’année 2007. Illustration : Une société anonyme récemment introduite à la cote de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis. au Directeur Financier et au Directeur d’Exploitation. un cadre ou toute autre personne ayant la qualité de salarié dans la société offrant l’option.000 actions Directeur Financier 500 actions Directeur d’Exploitation 500 actions La participation de chacun des bénéficiaires de l’option. Ce mécanisme a notamment pour but d’attirer des compétences. selon les quotas suivants : Directeur Général 1. se trouve à la date de l’offre en deça de 10% de son 174 . il serait inévitable de débattre des conditions de transactions inhérentes à l’exercice de l’option d’achat ? Présentation du mécanisme de l'option de souscription : "Une option de participation au capital social est un droit personnel attribué à un responsable. a adopté un plan d’action visant le renforcement de sa situation commerciale et de ses ressources humaines. Ce droit permet à son bénéficiaire de prendre une participation au capital de la société par la souscription à des actions nouvellement émises ou par l’acquisition des actions anciennes selon des conditions particulières fixées par l’option et relatives notamment au prix de souscription ou d’acquisition des actions concernées par l’option ainsi qu’au délai imparti pour la levée de l’option.Loi de finances tunisienne pour 2006 texte . d’une option de souscription au capital de la société. et prévoyant notamment une offre au courant du mois de février 2006. dans le capital social.

Loi de finances tunisienne pour 2006 capital souscrit et que la valeur boursière à la date de cette option est de 10 D et que la société décide d’octroyer aux bénéficiaires un rabais de 20% de la valeur boursière. 4. Le prix fixé pour la levée de l’option (prix de de souscription) a été fixé à 8D et ce.000 D déductible dans la limite de 25% de la valeur de l’action à la date de l’option soit (10Dx25%x2. la plus-value réalisée est exonérée de l’impôt. ni à la contribution au FOPROLOS. a) la société va constater une moins value de (10 D x 20% x 2. Par ailleurs.000 D.000) 5. assimilée à un avantage consenti aux salariés n’est soumise ni à la TFP.000 D. 175 . Supposons qu’en 2007 le bénéfice imposable après déduction des provisions s’élève à 500.Relèvement du taux des provisions déductibles pour les établissements de crédit Régime en vigueur au 31/12/2005 La limite déductible des provisions constituées par les établissements de crédit a fait l’objet de plusieurs ajustements depuis la date de promulgation du code de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés.000 D et que les intéressés décident la levée de l’option alors que la valeur de l’action à cette date est de 15 D.000x5%) 25. Ainsi le bénéfice fiscal après imputation de l’avantage serait de : 496. Quant aux bénéficiaires. b) Si le Directeur Financier décide de céder ses actions en avril 2012 soit après l’expiration de la période de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la levée de l’option a eu lieu et que le cours à cette date est de 25 D l’action. la moins-value supportée par la société. alors cette cession est sans effet sur les avantages dont ont bénéficié la société et son Directeur Financier.000 actions) 4. nonobstant l’évolution ultérieure de la valeur boursière de ces actions.000 D et dans la limite de 5% du bénéfice imposable après déduction des provisions soit (500.

la loi de finances pour la gestion 2006 a relevé le taux des provisions déductibles précités de 85% à 100%.Loi de finances tunisienne pour 2006 En effet.Les provisions au titre des créances douteuses autres que créances douteuses autres que celles totalement déductibles. celles totalement déductibles. Le taux de 100% s’applique au titre des bénéfices réalisés à compter du 1er janvier 2005 jusqu’au 31 décembre 2009.Les provisions au titre des . Le taux de 85 % concerne Les établissements bancaires Les établissements financiers de leasing . sur les bénéfices réalisés à compter du 1er janvier 2004 jusqu’au 31 décembre 2006.Relèvement de la limite restituable du crédit de TVA Régime en vigueur au 31/12/2005 Conformément aux dispositions du paragraphe premier de l’article 15 du code de la TVA tel que modifié par la loi de finances pour la gestion 2005. La loi de finances pour la gestion 2005 a relevé le taux des provisions admises en déduction du bénéfice soumis à l’IS pour les établissements bancaires et les établissements financiers de leasing de 75% à 85%. Le taux de 85% s’applique pour tous les établissements de crédit concernés.Les provisions au titre de la dépréciation de la valeur des actions et des parts sociales. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Dans le cadre de la consolidation de la capacité des établissements bancaires et des établissements financiers de leasing pour faire face aux risques. . que pour les établissements financiers de leasing. pour les établissements de crédit ayant la qualité de banque. la loi de finances pour la gestion 2002 a unifié les taux de la provision déductible du bénéfice. 5. le crédit de la TVA est restitué comme suit : 176 . en les fixant à 75% aussi bien pour les établissements mixtes de crédit créés par des conventions ratifiées par une loi.

Le taux de 25% est réservé aux sociétés dont les comptes sont légalement soumis à l’audit d’un commissaire aux comptes et pour lesquels la certification est intervenue au titre du dernier exercice clôturé. Sont légalement tenues de désigner un commissaire aux comptes . au total des produits hors taxes et au nombre moyen des employés sont remplies. en portant le taux de l’avance de 25% à 35%. • des retenues à la source . Le pourcentage de restitution du crédit de TVA est fixé à 50% pour tout autre crédit de TVA provenant des opérations autres que celles mentionnées ci-dessus et qui apparaît sur les déclarations déposées au titre de 6 mois consécutifs avec paiement d'une avance de 15% ou de 25% de son montant global sans vérification préalable.Les sociétés commerciales. par la loi de finances pour la gestion 2006. • de ventes en suspension de TVA . si deux des limites chiffrées relatives au total du bilan. (Article premier de la loi 2005-96 du 18 octobre 2005 relative au renforcement de la sécurité des relations financières).Loi de finances tunisienne pour 2006 Restitution intégrale du crédit de TVA provenant des opérations : • d’exportation . et • des investissements de mise à niveau. autres que les sociétés par actions. une amélioration des mécanismes de restitution a été prévue. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin de garantir la neutralité de la TVA et de renforcer les garanties du contribuable. . Il est à noter que la mesure du relèvement de ce taux ne couvre pas les sociétés qui désignent un commissaire aux comptes sans qu’elles soient légalement tenues. systématiquement. .Les sociétés Anonymes et les sociétés en Commandite par actions. 177 . Les reliquats restant sont remboursés après un contrôle approfondi de l'ensemble de la situation fiscale de l'assujetti.

Ces dotations sont 178 .Loi de finances tunisienne pour 2006 * Il est à signaler que la certification des comptes avec réserve permet de bénéficier du taux de 35%. porteurs d’idées ou de produits ayant un caractère innovateur dans le domaine des technologies de l’information et qui se consacrent à plein temps au projet. * Cette mesure s’applique aux demandes de restitution du crédit de la TVA déposées à compter du 1er janvier 2006. Toutefois. 6.Elargissement du champ d’intervention du régime d’incitation à l’innovation dans le domaine des technologies de l’information Régime en vigueur au 31/12/2005 Le régime d’incitation à l’innovation dans les domaines des technologies de l’information a été institué par les articles 12 à 14 de la loi n° 98-111 portant loi de finances pour la gestion 1999.En vertu des dispositions de l’article 2 du Décret n° 99-1513 du 5 juillet 1999 . Il a pour objectif la promotion des projets contribuant au soutien de l’innovation dans ce domaine et intervient dans le cadre de projets promus par des personnes physiques de nationalité tunisienne. tels que modifiés par les articles 16 et 17 de la loi n° 2002-101 portant loi de finances pour la gestion 2003. les contribuables concernés peuvent bénéficier de cette nouvelle disposition et doivent déposer de nouvelles demandes accompagnées des pièces justificatives. titulaires de diplômes universitaires. à moins que la réserve ne mette en cause la fiabilité des comptes ou ne laisse supposer l’existence de certaines irrégularités comptables ou fiscales.Ce régime intervient sous forme de dotations mises à la disposition des SICAR et gérées par ces dernières en vertu d’une convention conclue avec le ministre des Finances. . . réunies au sein de sociétés. les projets nouveaux ou d’extension dont les coûts cumulés (initial et modifié) ne dépassent pas deux cent mille dinars. sont éligibles au concours du régime. pour les cas de demandes de restitution déposées avant le 1er janvier 2006 dont la restitution de l’avance au taux de 25% n’a pas encore été effectuée.

000 dinars. et ce. la loi de finances pour la gestion 2006 a modifié les dispositions de l’article 14 de la loi 98-111 en offrant au promoteur le choix entre la prise de participation de la SICAR dans le capital de la 179 .La participation de la SICAR doit être au moins égale à la participation imputée sur les ressources du régime d’incitation. le schéma de financement du projet doit comporter un financement par fonds propres au taux minimum de 50% du coût du projet. dans une période n’excédant pas sept ans à compter de la date de la souscription de la participation. . le promoteur du projet doit justifier d’un apport en numéraire de 2% au moins de son capital. La SICAR peut proposer aux organes de gestion une résolution tendant à remplacer le promoteur gestionnaire du projet bénéficiant du concours de ce régime par un autre gestionnaire au cas où le premier n’observe N.Loi de finances tunisienne pour 2006 utilisées pour la participation au capital des sociétés du domaine des technologies de l’information.Les bénéfices provenant de la participation au capital sont attribués au promoteur bénéficiaire de l’intervention du régime et sont affectés exclusivement à l’acquisition de cette participation. . Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin de soutenir les interventions du régime d’incitation à l’innovation dans les technologies de l’information et de trouver les financements pour la réalisation des projets dans les secteurs prometteurs. . .La participation imputée sur les ressources de ce régime ne peut dépasser 49% du capital du projet.Pour bénéficier de l’intervention de ce régime d’incitation.Le promoteur ayant bénéficié de l’intervention de ce régime peut demander le rachat de la participation imputée sur les ressources de ce régime à la valeur nominale majorée d’une rémunération annuelle au taux moyen de l’appel d’offres appliqué par la Banque Centrale de Tunisie. Et. . commerciales et financières nécessaires à la bonne gestion et au bon suivi du projet. sans que cette participation n’excède la somme de 49.Bplus les règles de gestion transparentes ou ne met pas à la disposition de la SICAR les informations techniques.

7. seront remplacés à partir du 1er janvier 2006. 20% et 22% en vigueur au 31 décembre 2005.Amélioration de l’intégration des entreprises totalement exportatrices dans le tissus économique national Régime en vigueur au 31/12/2005 Les articles 31 et 32 de la loi 2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour la gestion 2005 relatifs au rapprochement du régime des entreprises totalement exportatrices de celui des entreprises travaillant pour le marché local ont prévu : . par un taux de 15%.L’imposition des ventes des biens et services à la TVA.Mise à jour des tarifications douanières La loi de finances pour la gestion 2006 a réduit le tarif des droits de douanes à l'importation des équipements. Les taux de 17% . ainsi que des équipements. au droit de consommation et à toutes les taxes dues sur le chiffre d’affaires en régime intérieur.Loi de finances tunisienne pour 2006 société ou le recours aux dotations remboursables mises à la disposition des établissements bancaires et gérées par ces derniers. le taux de 30% est déterminé sur la base du chiffre d’affaires à l’exportation réalisé à partir de leur entrée en exploitation. Pour les entreprises nouvellement créées. matières premières et articles repris à l'annexe IV de l'accord instituant une association entre la Tunisie et l'Union Européenne. 180 .Le relèvement du taux maximum des ventes des biens et services sur le marché local par les entreprises totalement exportatrices dans les secteurs industriel et de services et exerçant dans le cadre du CII. 8. . matières premières et articles repris au tableau H annexé à la loi n° 99 – 101 du 31 décembre 1999. .L’imposition des intrants importés entrant dans la production des ventes des entreprises totalement exportatrices commercialisées localement aux droits de douanes et aux impôts dus à l’importation à la date de leur mise à la consommation. de 20% à 30% de leur chiffre d’affaires à l’exportation au cours de l’année précédante en tenant compte du prix de sortie de la marchandise pour les entreprises industrielles et sur la base du chiffre d’affaires hors taxes réalisé au cours de l’année civile précédente pour les entreprises exerçant dans les secteurs des services.

total écoulé sur le marché local. Cette approche a été adoptée depuis plusieurs années notamment par l’extension du champ d’application de la retenue à la source prévue par l’article 52 du code de l’IRPP et de l’IS.Les ventes sur le marché local réalisées par les entreprises totalement exportatrices exerçant dans les secteurs industriel et de services dans la limite de 30% de leur chiffre d’affaires à l’exportation sont soumises à une avance de 2. matériels ou équipements n’ayant pas de similaires fabriqués localement dont la liste sera fixée par décret.Loi de finances tunisienne pour 2006 . hors taxes. L’avantage est accordé en sus du plafond de 30% fixé pour les ventes sur le marché local.5% du chiffre d’affaires. III. Les mesures nouvellement instituées par la loi de finances pour la gestion 2006.AMELIORATION DES PROCEDURES FISCALES ET DU RENDEMENT DE L'IMPOT La loi de finances pour la gestion 2006 a institué de nouvelles dispositions permettant d’améliorer le rendement de l’impôt sans pour autant augmenter la pression fiscale. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 accorde aux entreprises totalement exportatrices la possibilité de participer aux appels d’offres internationaux lancés en Tunisie relatifs aux marchés publics de services ou pour l’acquisition de marchandises. et les bénéfices qui en découlent. Il est à noter que le chiffre d’affaires réalisé à ce titre. confirmant ainsi les actions d’amélioration du rendement de l’impôt sont décrites ci-dessous : 181 . sont soumis aux impôts et taxes dus en vertu de la législation en vigueur au même titre que les ventes sur le marché local réalisées par les entreprises totalement exportatrices exerçant dans les secteurs industriel et de services.

le minimum d'impôt 182 . . Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 Afin d’unifier l’application du taux de 10% en matière de TVA au titre de tous les services informatiques et des services liés à l’usage d’internet. sous réserve des exonérations figurant au tableau "A" annexé au code de la Taxe sur la Valeur Ajoutée . . activités et services soumis à la TVA au taux de 10%. en sus des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non commerciales. leurs pièces et parties figurant aux numéros de position 84. .Loi de finances tunisienne pour 2006 1. 2.42 ainsi que les cartes électroniques pour l'extension de la capacité de mémoire des machines pour le traitement de l'information relevant du numéro de position 85.Révision du taux de la TVA au titre des services de certification électronique Régime en vigueur au 31/12/2005 Selon le tableau « B bis» fixant la liste des opérations portant sur les produits.5% du montant brut du chiffre d’affaires ou des recettes pour les activités commerciales et non commerciales sans que ce montant minimum n’excède 1000 Dinars.Des services internet rendus par les fournisseurs de services Internet et les centres publics d'Internet agréés conformément à la législation en vigueur . la loi de finances pour la gestion 2006 a réduit de 18% à 10% le taux de la TVA applicable aux services de certification électronique.73 et 85.42 du même tarif . d'autres catégories de revenus.Des machines pour le traitement de l'information figurant au numéro de position 84-71 du tarif des droits de douane à l'importation.Des services de formation et ce.Révision du minimum d’impôt au titre de l’IR et de l’IS Régime en vigueur au 21/12/2005 L’impôt sur le revenu des personnes physiques calculé conformément au barème de l’impôt sur le revenu ne peut être inférieur à un montant minimum de 0. annexé au Code de la TVA.Des services réalisés en matière informatique . le taux de 10% est applicable au titre : . Pour les personnes physiques disposant.

* 2.100 D pour les personnes physiques et pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10% . et ce.000 Dinars pour les entreprises soumises au taux de 10% . .1% du montant brut du chiffre d’affaires à l’exception du chiffre d’affaires provenant de l’exportation avec un minimum de 100 dinars.250 D pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 35%. l'impôt sur le revenu liquidé sur la base du revenu net global est exigible. Ce montant minimum d’impôt est fixé à 100 dinars pour les entreprises qui ont cessé leur activité sans déposer la déclaration de cessation d’activité prévue par l’article 58 du code de l’impôt sur les revenus et de l’impôt sur les sociétés.5% à 0. Il en découle que dans la mesure où l'une des catégories (bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non commerciales) est déficitaire ou insuffisamment bénéficiaire alors que le revenu net global aboutit à un impôt sur le revenu supérieur au minimum d'impôt. L’impôt sur les sociétés ne peut être inférieur à un minimum égal à 0. * Suppression des limites supérieures du minimum d’impôt de 1. même si la société ne réalise pas de chiffre d’affaires .000 dinars.5% du chiffre d’affaires sans que ce minimum n’excède : * 1.Loi de finances tunisienne pour 2006 n'est dû que dans le cas où l'impôt sur le revenu dû à raison du revenu net global est inférieur à ce minimum d'impôt. * Instauration d’un plancher de perception de : .000 Dinars pour les entreprises soumises au taux de 35%. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a apporté les mesures suivantes : * Réduction du taux minimum d’impôt de 0. 183 .000 et de 2.

184 .000)x 0.800 D Impôt dû : 9. pour les entreprises qui ont cessé leur activité sans déposer la déclaration de cessation d’activité. établi sur la base du chiffre d'affaires annuel conformément à l'annexe II du code de l’IR et de l’IS. pendant les 10 premières années d’activité. Illustration : Soit une société ayant réalisé au titre de l’exercice 2005 un déficit d’un montant de D : 14.1%= 9.5% = 49. a été porté de 15 dinars à 25 dinars concernant la 1ère tranche du chiffre d’affaires allant de 0 à 3.000D Impôt dû : 2. * L'impôt forfaitaire.000 dinars. * Exemption des entreprises totalement exportatrices du paiement du minimum d’impôt de 100 dinars ou 250 dinars dû par les entreprises qui ont cessé leur activité sans déposer la déclaration de cessation d’activité.000 – 200. * Exemption des entreprises établies dans les zones de développement régional et les entreprises exerçant dans les secteurs de développement agricole.000) x 0.000.800 D.Loi de finances tunisienne pour 2006 * Relèvement du minimum d’impôt à 250 dinars et ce.000.000 – 200.000 D ¾ Nouvelles dispositions : Minimum d’impôt (10.000. du paiement du minimum d’impôt et ce.000 D>2. Calcul du minimum d’impôt : ¾ Anciennes dispositions : Minimum d’impôt (10.000 dinars de ventes à l’export.700 pour un chiffre d’affaires brut total de D : 10.000 dont 15% provenant de ventes en suspension de TVA et 200.

Les factures.000 I – Actes et écrits 4. 9.000 20.Passeports : .000 0.000 60.Formules non timbrées et ayant une valeur déterminée : .300 par facture - 0.Les formules administratives 7.200 par effet 0. 7.200 par facture 5 dinars par titre 0.Mise à jour des tarifs du droit de timbre TAUX EN VIGUEUR AU 31/12/2005 NATURE DES ACTES. acquits à caution et passavants .passeports délivrés aux étudiants et élèves qui justifient de leur qualité par la présentation d’un certificat et aux enfants de moins de sept ans ainsi que leur prorogation .300 10.passeports délivrés aux autres personnes ainsi que leur prorogation.6-ter) 10dinars par titre 35. congés. ECRITS ET FORMULES ADMINISTRATIVES APPLI TAUX APPLICABLE A PARTIR DU 1/01/2006DU MONTANT DU DROIT EN DINARS MONTANT DU DROIT EN DINARS 0. 185 .déclaration d'office en douane (6-1. laissez-passer.titre de mouvement de marchandises.Loi de finances tunisienne pour 2006 3.Les cartes et opérations de recharge téléphoniques (1) II .300 1.000 0.Les effets de commerce revêtus d’une mention de domiciliation dans un établissement de crédit 6.Le titre de crédit 8.000 (1) Aux termes de la loi de finances pour la gestion 2006.300 1. le paiement du droit de timbre se fait aussi à la vente des cartes et des opérations de recharge téléphonique par les entreprises ayant la qualité d’opérateur de réseaux des télécommunications.300 par effet 0.

exception faite des déclarations d’acomptes provisionnels aux tarifs suivants : 186 . Le minima de perception en ce qui concerne les jugements et arrêts sont fixés comme suit : • 10 dinars pour les jugements des tribunaux cantonaux . à payer lors du dépôt de chaque déclaration mensuelle et trimestrielle. • 40 dinars pour les arrêts d’appel et de cassation.Révision du minimum d’impôt au titre des droits d’enregistrement Régime en vigueur au 31/12/2005 En vertu des dispositions de l’article 22 du code des droits d’enregistrement et de timbre telles que modifiées par les dispositions de l’article 64 de la loi de finances pour la gestion 2003. 5.Loi de finances tunisienne pour 2006 4.Fixation du minimum de perception pour les déclarations mensuelles et trimestrielles d’impôt Il est institué par la loi de finances pour la gestion 2006 un minimum de perception en principal au titre de tous les impôts et taxes exigibles. Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a porté de 10 à 15 dinars le minimum de perception en ce qui concerne l’enregistrement des actes et mutations dont les sommes et valeurs produisent moins de 15 dinars de droit proportionnel ou de droit progressif. il ne peut être perçu moins de 10 dinars pour l’enregistrement des actes et mutations dont les sommes et valeurs produisent moins de 10 dinars de droit proportionnel ou de droit progressif. • 20 dinars pour les jugements des tribunaux de première instance . les jugements des tribunaux de première instance de 20 dinars à 30 dinars et les arrêts d’appel et de cassation de 40 dinars à 60 dinars. La loi de finances pour la gestion 2006 a porté les montants d’enregistrement des jugements des tribunaux cantonaux de 10 dinars à 15 dinars.

« la prescription est interrompue par la notification des résultats de la vérification fiscale.15 dinars pour les personnes morales. 187 . Toutefois. le chiffre d'affaires. 6. comportant une valeur des immeubles supérieure à celle portée sur une déclaration de succession. intervient dans un délai de deux ans à compter de la date du décès. le droit de reprise de l'impôt exigible au titre d'un exercice donné s'exerce jusqu'à la fin de la quatrième année civile suivant celle au cours de laquelle le bilan est clôturé . La dite notification tient lieu de notification des résultats de la vérification fiscale ». et en ce qui concerne les taxes dues sur les moyens de transport.10 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le régime réel. les omissions.5 dinars pour les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire . l'encaissement ou le décaissement des sommes ou toutes autres opérations donnant lieu à l'exigibilité de l'impôt. et . la prescription est interrompue par la notification du procès-verbal constatant l'infraction. pour les entreprises soumises à l'impôt selon le régime réel et pour lesquelles la date de clôture du bilan ne coïncide pas avec la fin de l'année civile. Toutefois.Loi de finances tunisienne pour 2006 . le revenu. par la reconnaissance de dette et à défaut par la notification de l'arrêté de taxation d’office.Jusqu'à la fin de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle sont réalisés le bénéfice. . lorsqu'un acte ou un jugement. Interruption de la prescription : Aux termes de l’article 27 du CDPF. le délai de prescription commence à courir à compter de la date de l'enregistrement de l'acte ou du jugement. erreurs et dissimulations constatées dans l'assiette. . en ce qui concerne les droits d'enregistrement.Rationalisation des modalités de calcul des délais de prescription en cas de défaut de déclaration En vertu des dispositions des articles 19 et 20 du CDPF.Dans un délai de quatre ans à compter de la date de l'enregistrement de l'acte ou de la déclaration. les taux ou la liquidation des impôts déclarés peuvent être réparées : . Toutefois.

La notification de la mise en demeure. des déclarations fiscales et des actes prescrits par la loi pour l'établissement de l'impôt).Loi de finances tunisienne pour 2006 Apport de la loi de finances pour la gestion 2006 La loi de finances pour la gestion 2006 a ajouté aux actes interruptifs de la prescription prévus par l’article 27 du code des droits et des procédures fiscaux ci-dessus exposés : .Les obligations fiscales des contribuables soumis au régime forfaitaire La loi de finance pour la gestion 2006 a permis aux contribuables réalisant des bénéfices industriels et commerciaux soumis au régime forfaitaire de déposer les déclarations de retenue à la source sur traitements et salaires et la contribution au FOPROLOS 188 . 7. capsules et autres dispositifs de fermeture. 8. en matières plastiques. Cette mesure a été étendue aux permis de bâtir ou de clôture.Harmonisation des régimes d’imposition des bouteilles en matière plastiques à l’importation La loi de finances pour la gestion 2006 a unifié le régime d’imposition lors de l’importation des bouteilles en plastique et des bouchons.et/ou la notification de l’avis de vérification approfondie prévu par l’article 39 dudit code. aux autorisations de changement d’affectation d’un local à usage d’habitation en local à usage commercial ou professionnel ainsi qu’aux arrêtés d’approbation d’un lotissement.Amélioration des modalités de recouvrement de la taxe sur les immeubles bâtis et de la taxe sur les terrains non batis L’octroi d’un permis de construction est actuellement subordonné à la présentation d’un quitus fiscal au titre de la taxe sur les immeubles bâtis et de la taxe sur les terrains non bâtis. par l’institution d’un droit de douane unifié. . couvercles. 9. visée au deuxième § de l’article 47 du CDPF et établie en cas de carence totale du contribuable. (Défaut de dépôt par le contribuable.

Le dépôt de la demande de privilège par les moyens électroniques dispense de toute autre formalité ayant le même objet.5 du titre II des dispositions préliminaires du tarif des droits de douane à l’importation. de toute personne physique ou morale habilitée dans le cadre de ses fonctions à procéder à des annonces ou de publicité obligatoire. IV. afin de réduire les délais de dédouanement desdites marchandises. 2.Loi de finances tunisienne pour 2006 dans les 15 premiers jours du mois suivant le trimestre de l’année civile au cours de laquelle les retenues ont été effectuées. en sus des autres mentions obligatoires légalement exigées.Encouragement du secteur agricole et de pêche La loi de finances pour la gestion 2006 a prévu une série d’avantages pour le secteur agricole et de pêche dont notamment l’exonération des droits de douane des articles figurant au point 7. même avant l’arrivée de la marchandise et ce.Dépôt de la demande du privilège fiscal par les moyens d’échange électronique La loi de finances pour la gestion 2006 autorise les importateurs de déposer une demande du privilège fiscal et d’obtenir l’accord en utilisant l’outil informatique. devant figurer dans toutes annonces et publications légales exigées par la réglementation en vigueur et relative aux mutations. 10. Ce fonds sera 189 . constitue une mention obligatoire.DISPOSITIONS DIVERSES 1. liquidation ou partage d’immeubles ou de meubles et ce. 3-Création du fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée La loi de finances pour la gestion 2006 a prévu la création d'un Fonds de promotion de l'huile d'olive conditionnée pour financer les opérations visant l'encouragement de la production et de la commercialisation de l'huile d'olive conditionnée.Insertion de l’identifiant fiscal dans les annonces L’insertion de l’identification fiscale. et à défaut du numéro de la carte d’identité nationale.

190 .Création du fonds de prévention des accidents de la circulation La loi de finances pour la gestion 2006 a créé un fonds de prévention des accidents de la circulation. 115 et 119 du code des assurances.Loi de finances tunisienne pour 2006 financé par l’application d’une taxe égale à 0.5% de la valeur en douane à l'exportation d'huile d'olive non conditionnée (exportée dans des conteneurs dont la contenance est supérieure à 5 litres). Le fonds est alimenté essentiellement par la contribution des entreprises d'assurance agréées et des assurés ainsi que par le montant des amendes prévues par les articles 113. Ce fonds est destiné au financement des opérations de prévention des accidents de la circulation dans le cadre de contrats programmes conclus avec les intervenants dans ce domaine. 4.

revue publiée par la Faculté de Droit de Sfax. partie contractante à titre provisoire à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Le pays doit se doter d’une fiscalité non seulement compétitive2 et attractive des capitaux étrangers3. n° 10. 103 et suivantes En 1982. Voir Virgile PACE. logiques juridiques. Dans son deuxième rapport portant sur l’examen 1 2 3 4 5 Courriel : bassem_karray@yahoo. a été indirectement impliquée dans une affaire opposant les Communautés économiques européennes aux EtatsUnis d’Amérique. la Tunisie est dans l’obligation de respecter l’ensemble des accords multilatéraux qui figurent dans la première annexe de l’accord de Marrakech de 1994. p. Etudes juridiques. « L’environnement fiscal de l’entreprise à l’heure de l’internationalisation de l’économie ». 2000. mémoire en Mastère de droit public et financier. l’Harmattan. 2004. 2003. p. Etudes juridiques. mais aussi compatible avec le cadre juridique multilatéral dans la mesure où le système fiscal tunisien peut faire l’objet d’un contrôle de compatibilité avec les textes multilatéraux par deux organes différents de l’OMC . Ces derniers contestaient le traitement préférentiel appliqué 305 . L’organisation mondiale du commerce et le renforcement de la réglementation juridique des échanges commerciaux internationaux. 8. n° 10. « Les facteurs de la compétitivité fiscale d’un pays ». 9 et suivantes. Faculté des Sciences Juridiques. p. Bernard PLAGNET. p. 75 et Ines BALI. revue publiée par la Faculté de Droit de Sfax. Il s’agit de l’organe d’examen des politiques commerciales qui effectue des examens périodiques des politiques commerciales des Etats membres4 et de l’organe de règlement des différends au cas où la Tunisie serait partie d’un différend avec un autre Etat membre5. 2003.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC CHRONIQUE : LES ASPECTS FISCAUX DANS LE CONTENTIEUX DE L’OMC Bassem KARRAY1 Maître-assistant à la Faculté de Droit de Sfax Présentation de la chronique Membre originel de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).fr Voir Néji BACCOUCHE. la Tunisie. Politiques et Sociales de Tunis. La fiscalité tunisienne à l’épreuve de l’accord d’association avec l’Union européenne.

Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). Les réformes réalisées depuis plus de trente ans. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. observations récapitulatives. distribué le 7 septembre 2005. 5. paragraphe 10. distribué le 7 septembre 2005). Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). Mécanisme d’examen des politiques commerciales : la Tunisie (C/RM/S/47). observations récapitulatives. sur l’élimination ou la réduction des avantages fiscaux. le secrétariat de l’OMC a dénoncé la complexité de la taxation indirecte et la démultiplication des régimes spéciaux et des exemptions qui freinent la consommation des ménages et les importations6. Ce bilan mitigé de critiques appelle les pouvoirs publics à reconsidérer la politique fiscale tunisienne à la lumière du droit de l’OMC tel qu’interprèté par les organes chargés des règlements des différends. distribué le 7 septembre 2005. paragraphe 2. en particulier en matière fiscale. distribué le 7 septembre 2005. distribué le 24 mai 1994. C’est dans ce cadre 6 7 8 par les européennes à l’importation de produits du secteur des agrumes en provenance des pays méditerranéens. et le secteur fortement protégé (malgré l’ouverture des échanges bilatéraux de produits non agricoles dans le cadre de l’accord d’association avec la Communauté européenne) produisant pour le marché domestique7. entre autres. 306 . le secrétariat de l’OMC a recommandé la Tunisie de rationaliser son système de taxation. p. 139. Pour une meilleure exploitation de ses avantages comparatifs. ont créé un dualisme au sein de l’économie. distribué le 24 mai 1994) et le deuxième est récemment effectué en septembre 2005 (voir rapport du secrétariat de l’OMC. p. entre le secteur d’exportation dont la compétitivité est largement soutenue par des avantages (y compris fiscaux. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152). la simplification de la structure du tarif. Les réformes à entreprendre doivent porter. la réduction des taux et le démantèlement du dualisme qui caractérise l’économie tunisienne8. douaniers et de change). Examen des politiques commerciales : la Tunisie (WT/TPR/S/152).Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC de la politique commerciale de la Tunisie. paragraphes 24 et 25. Mécanisme d’examen des politiques commerciales : la Tunisie (C/RM/S/47). y compris la Tunisie. Voir rapport du secrétariat de l’OMC. Le premier en date du 24 mai 1994 (voir rapport du secrétariat de l’OMC. La Tunisie a fait l’objet de deux examens de sa politique commerciale par l’organe d’examen des politiques commerciales.

. L’organe de règlement des différends dans le cadre de l’OMC. in mélanges en l’honneur de Philippe KAHN. mémoire de DEA en droit public et commerce international. 709-755 . Virgile PACE. Dans un deuxième temps.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC que s’inscrit la présente étude portant sur les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC. Bruylant. « Les mécanismes d’adoption et de mise en œuvre du règlement des différends dans le cadre de l’OMC sont-ils viables ? » Annuaire Français de Droit International. p. p. Yves RENOUF. Le règlement des différends à l’OMC.« Le règlement des différends dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce ».« Le règlement des différends au sein de l’OMC : naissance d’une juridiction. Eric CANAL-FORGUES. 307 . dans un premier temps. il s’agit de la remarquable chronique annuelle de règlement des différends de l’OMC de Hélène RUIZ FABRI dans le journal du droit international à partir de 1999 et du recueil : GATT/OMC recueil des contentieux du premier janvier 1948 au 31 décembre 1999. 195 et suivantes . entre autres. consolidation d’un droit ». 2004 . 2003. 2ème édition. . une présentation rétrospective des problèmes fiscaux soulevés dans certaines affaires soumises à l’examen de l’organe de règlement des différends (l’ORD) depuis la création de l’OMC10. le cas de l’aéronautique civile : acte de colloque du 5 novembre 1999 sous le thème le contrôle des aides publiques à l’industrie de l’aéronautique civile : le point sur les réglementations communautaires et internationales. Le système de règlement des différends dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce (OMC). 103-134 . on essayera d’effectuer. in droit international et communautaire des subventions. pour une présentation générale du système de règlement des différends de l’OMC : Hélène RUIZ FABRI. p. On renvoie. ouvrage précité. Faculté de Droit de Sfax. Bruxelles. 776-791 . Mohamed LIMAM. journal de droit international. Litec. Voir. Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Tunis.wto. 2000. 1997. Bruylant. 303-334 .« Le mécanisme général de règlement des différends de l’OMC ». sous la direction de Thiébaud FLORY et Eric CANAL-FORGUES. Dans cette chronique9. à une chronique et à un recueil de contentieux de portée plus générale puisqu’ils ne se limitent pas aux aspects fiscaux . n° 3. Souveraineté étatique et marchés internationaux à la fin du 20ème siècle. 1994. 2001. et lorsque nous aurions rattrapé la période écoulée. notre chronique sera annuelle. PUF. L’organisation mondiale du commerce et le renforcement de la réglementation juridique des échanges commerciaux internationaux. 2001. 1998 et Ahlem KAMMOUN. Bruxelles. p. Le commentaire de chaque 9 10 Toutes les affaires qui seront citées dans cette chronique sont accessibles sur le site Internet de l’OMC : www. mémoire de DEA en sciences politiques. p.org (fenêtre règlement des différends). pour plus de développements. .

mais on se limitera à présenter et à évoquer quelques problèmes juridiques posés par certains prélèvements à caractère autoritaires effectués par les Etats membres de l’OMC et qui touchent à la fiscalité.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC affaire est généralement scindé en trois parties et le cas échéant en deux parties lorsque l’affaire en question connaît son épilogue avant même la phase de l’appel. La sphère fiscale est loin d’être limitée à la technique fiscale . mémoire de DEA en droit public et commerce international. Le règlement des différends à l’OMC. Faculté de Droit de Sfax. Voir pour aller plus loin. La première partie portera sur les aspects factuels . La date retenue des affaires est généralement celle de leur adoption par l’ORD. institution d’administration du commerce mondial. La tournure du cycle de Doha aux questions relatives au développement explique. le report des négociations sur la fiscalité. aussi bien dans son droit matériel que jurisprudentiel. L’appel dans le règlement des différends dans le cadre de l’OMC. 308 . 2003. mémoire de DEA en droit public et financier. Eric CANAL-FORGUES. Bien que le commerce et la fiscalité soient en interaction. organe qui donne aux conclusions des GS et de l’OAP la force juridique nécessaire à leur application13. 40 et suivantes. l’OMC. sur la réalisation de leur interface. la fiscalité a été curieusement écartée de l’agenda de la quatrième session de la conférence ministérielle de Doha de 2001. bute. qui nécessite le cas échéant des développements dépassant le cadre de cette chronique. Inscrite dans l’agenda de la conférence de Singapour en 1996. entre autres. p. Faculté de Droit de Sfax. Les fonctions des Groupes Spéciaux dans le règlement des différends de l’OMC. On ne prétend pas effectuer une analyse approfondie. ouvrage précité. elle est d’autant plus large qu’elle s’étend à la conduite de la politique publique en matière financière. Les réussites en matière de démantèlement douanier peuvent être neutralisées par l’aggravation 11 12 13 Voir sur les fonctions des GS. pourtant le commerce international ne peut prospérer en l’absence d’une harmonisation fiscale internationale. alors qu’en deuxième et en troisième partie on tentera de présenter respectivement la position du Groupe Spécial (GS)11 et de l’Organe d’Appel Permanent (l’OAP)12. Les acquis de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) depuis 1947 ont été parfois battus en brèche par des mesures et des politiques fiscales discriminatoires. si difficile soit-elle. Voir Inès FATIMI. Saoussen YENGUI. 2001.

les dispositions relatives à la matière fiscale restent éparpillées . 2002. Droit international économique. des services16 et de la propriété intellectuelle17. p. Faculté de Droit de Sfax. Switzerland. de l’article 11 du GATT de 1994 relatif à la suppression des droits de douane et des mesures d’effet équivalent. Voir sur la question Maha SALAH. La Tunisie et la réglementation des services dans le cadre de l’OMC. L’érosion des recettes douanières est fréquemment compensée par une hausse des impositions fiscales intérieures qui ont parfois un effet équivalent à une mesure douanière14. paper prepared and presented partly for the high level scientific conference. Politiques et Sociales de Tunis. D. Une lecture des différents accords de l’OMC nous permet de dégager plusieurs dispositions qui se rattachent soit directement soit indirectement à la matière fiscale. “ The WTO and the direct taxation”.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC démesurée des charges fiscales perçues au-delà des frontières des Etats. thèse de Doctorat en Droit. Dans l’attente d’un accord spécifique décrivant les obligations dans la conduite des politiques fiscales des Etats membres de l’OMC. Faculté des Sciences Juridiques. 53 et suivantes. 2001. Geneva. organised by the department of Austrian and international tax law at the university of Vienna and held in Rust on 8-11 July 2004. Dalloz. Voir Michael DALY. 1ère édition. Faculté de Droit de Sfax. “WTO and direct taxation”. 309 . ainsi que des accords relatifs à la défense commerciale à l’importation (accord 14 15 16 17 18 Voir Mootez GARGOURI. CARREAU et P. Libéralisation des échanges et accord d’association tuniso-européen. mémoire de DEA en droit des affaires. June 2005 (article accessible sur le site internet de l’OMC) Henda AGREBI. p. Les droits de douane. elles figurent dans la plupart des accords touchant aux mouvements des marchandises. mémoire de DEA en droit des affaires. Il en est ainsi des articles 1er et 3 du GATT de 1994 qui posent deux règles phares de l’OMC : le traitement de la nation la plus favorisée18 et le traitement national. La clause de la nation la plus favorisée dans le GATT 1994. constituent un impôt particulier qui frappe les marchandises lors de leur franchissement des frontières15. Il en est de même de l’article 8 du GATT de 1994 relatif aux redevances et formalités se rapportant à l’importation et à l’exportation. Cette dispersion constitue certainement un facteur de complication qui s’ajoute aux difficultés dues à l’aspect technique de la matière. terrain d’élection des négociations commerciales internationales depuis 1947. 2005. WTO. 2003. JUILLARD. 350.

lorsqu’il s’agit de constituer des arrangements commerciaux préférentiels à des fins d’intégration économique régionale ou pour faciliter le trafic frontalier19. conformément à l’article 24 du GATT de 1994. Il ne s’agit pas. accord sur les subventions et les mesures compensatoires et accord sur les mesures de sauvegarde) et l’accord sur les mesures concernant les investissements qui touchent au commerce.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC antidumping. Sans cette règle cardinale qui dénonce la discrimination. Chaque Etat membre de l’OMC se doit. quelles qu’en soient la forme et la nature (taux préférentiel ou avantages fiscaux…). mais il s’agit de ne pas discriminer entre un produit national et son similaire étranger. d’étendre l’application de toute mesure fiscale incitative. La Tunisie n’est pas en droit d’adopter. privilèges ou immunités accordés par une partie contractante à un produit originaire ou à destination de tout autre pays seront. conformément à cette règle. le commerce international n’aurait pas connu une croissance hypertrophique. l’article 3 du GATT de 1994 prescrit d’accorder le traitement national en matière d’imposition et de réglementation intérieure aux produits étrangers. entre autres. Outre l’article 1er. faveurs. 310 . immédiatement et sans conditions. indistinctement à tous les autres membres. L’article 1er du GATT de 1994 prévoit que « tous avantages. étendus à tout produit similaire originaire ou à destination du territoire de toutes les parties contractantes. La fiscalité des produits est l’un des principaux domaines d’élection de la clause 19 L’accord d’association du 17/7/1995 liant la Tunisie à la Communauté européenne s’inscrit dans le cadre des exceptions autorisées par l’article 24 du GATT de 1994. clef de voûte du commerce international. La clause de la nation la plus favorisée. Cette disposition concerne les droits de douane et les impositions de toute nature perçues à l’importation ou à l’exportation ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation… ». comme c’est le cas de la clause de la nation la plus favorisée de l’article premier. des mesures fiscales de façon à protéger la production nationale au détriment des produits étrangers similaires. de ne pas discriminer entre des produits étrangers . est toutefois assortie d’exceptions.

edited by Peter XUEREB. « Le nouveau cadre juridique en matière d’évaluation en douane ». JUILLARD. « Les règles d’origine dans l’espace économique euro-méditerranéen ». Une discrimination dans l’établissement des impôts directs (crédits d’impôt ou exonération) peut s’analyser comme une subvention aux produits nationaux21. 129-158 . JUILLARD. Mieux encore. 321-354. 2002. Etudes juridiques. volume 4. autres que les droits à l’importation et à l’exportation et les taxes qui relèvent de l’article 3. L’article 7 du GATT de 1994 relatif à la valeur en douane et l’accord portant sa mise en œuvre adopté dans le cadre du cycle de l’Uruguay ainsi que l’accord sur les règles d’origine touchent à la matière fiscale. Il prévoit que toutes les redevances et impositions de quelques natures qu’elles soient. l’article 8 du GATT de 1994 est à contenu fiscal comme son intitulé l’indique : « redevance et formalités se rapportant à l’importation et à l’exportation ». La valeur en douane et les règles d’origine en plus du classement tarifaire constituent les trois éléments d’établissement de l’assiette des droits de douane22. ouvrage précité. in euro-med integration and the ring of friends.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC du traitement national20. the mediterranean’s european challange. Voir sur ces trois éléments : Mootez GARGOURI. perçues par les parties contractantes à l’importation ou à l’exportation ou à l’occasion de l’importation ou de l’exportation. Droit international économique. European documentation and research centre. seront éliminées au coût approximatif des services rendus et ne devront pas constituer une protection indirecte des produits nationaux ou des taxes de caractère fiscal à l’importation ou à l’exportation. 183. 227 et suivantes . Cette exigence est d’une portée générale puisqu’elle s’étend. ouvrage précité. Les pouvoirs publics se doivent de s’assurer d’une application uniforme des impositions indirectes (droit d’accise et droit de consommation…) dans l’établissement de l’assiette et dans les procédures de recouvrement des impôts qui frappent les produits nationaux et les produits importés. thèse précitée. University of Malta. CARREAU et P. conformément au paragraphe 4 de l’article 8. p. 311 . revue publiée par la Faculté de Droit de Sfax. CARREAU et P. Droit international économique. p. Bassem KARRAY. 184. p. p. en plus des redevances et impositions. aux formalités et prescriptions imposées par les autorités gouvernementales ou 20 21 22 D. Libéralisation des échanges et accord d’association tuniso-européen. D. 2003. Bassem KARRAY. p.

Quant aux articles 6. 196. l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires et l’accord sur les mesures de sauvegarde adoptés à l’issue du cycle de l’Uruguay. Ces différentes mesures sont connues sous le nom de mesures de défense commerciale à l’importation qui sont définies comme « des mesures douanières accessoires à la taxation adoptées pour une période déterminée afin de réparer un dommage causé à une branche de production soit par des importations déloyales mettant en jeu l’élément prix soit par des importations loyales ayant été effectuées en quantité massive et à l’égard desquelles un droit d’action est multilatéralement reconnu »23.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC administratives à l’occasion des opérations d’importation et d’exportation. Les mesures de sauvegarde. mémoire de DEA en droit public et financier. Aspects factuels : les Philippines contestent la compatibilité avec le droit du GATT puis de l’OMC des droits compensateurs imposés par le Brésil contre ses importations de noix de coco desséchée. les droits antidumping et les droits compensateurs sont en réalité des surtaxes douanières25. Droit international économique. 23 24 25 Bassem KARRAY. p. rapport adopté le 20/03/1996. D. Philippines contre le Brésil (WT/DS22/ AB/R) . LES ASPECTS FISCAUX DANS LE CONTENTIEUX DE L’OMC (1996-1999) 1) Affaire relative aux mesures visant la noix de coco desséchée . 11. Salma AMOURI. 2003. Hormis les mesures de sauvegarde à l’importation24. Faculté de Droit de Sfax. 312 . CARREAU et P. Les mesures de défense commerciale à l’importation en droit tunisien. 16 et 19 du GATT de 1994 ainsi que l’accord antidumping. ils autorisent les autorités nationales à se doter d’un cadre juridique permettant d’instituer respectivement des droits antidumping. JUILLARD. Faculté de Droit de Sfax. thèse de Doctorat en droit. ouvrage précité. Les droits compensateurs sont des droits perçus à l’importation des produits ayant bénéficié des subventions dans leur pays de provenance soit à la production soit à l’exportation. des droits compensateurs et des mesures de sauvegarde à l’importation. p. 2005.

en l’occurrence l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. Les nouvelles dispositions issues du cycle de l’Uruguay constituent un développement substantiel des anciennes dispositions . DS11/AB/R) . 654 et suivantes. L’essentiel de ce différend porte sur les dates d’effet du droit de l’OMC et sur l’articulation normative entre les différents accords de l’OMC.2 du GATT de 1947 qui prévoit que « les produits du territoire de toute partie contractante importés 26 27 Bien qu’il ne se rapporte pas à la question fiscale. 2) Affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. elles doivent être lues conjointement. en cas de conflit. les accords de l’OMC. L’instance d’appel a dénoncé toute interprétation favorable à l’isolement clinique de chaque texte. Toutefois. DS10/AB/R. L’ancien et le nouveau système sont complémentaires et s’intègrent mutuellement. rapport adopté le 04/10/1996. c’est-à-dire aux affaires déclenchées avant même la création de l’OMC en 199526. Aspects factuels : ce différend porte sur une loi japonaise relative à la taxation des boissons alcooliques. « L’unité du système commercial multilatéral ». p. ce problème juridique est présenté pour les besoins de compréhension du système commercial multilatéral. Position de l’OAP : l’OAP a mis en valeur le principe de l’accord unique s’agissant des différentes dispositions relevant du GATT de 1947 et de l’OMC (paragraphe 19 du rapport)27. prévaudront.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC Position du GS : le problème juridique posé dans cette affaire consiste à savoir si les règles de l’OMC adoptées au terme du cycle de l’Uruguay peuvent être appliquées aux affaires pendantes. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité de certaines dispositions de la loi japonaise relative à la taxation des boissons alcooliques avec l’article 3. laquelle prévoit un régime fiscal discriminatoire. Annuaire Français de Droit International. 2000. Le GS a rejeté les allégations des Philippines. Ce régime consiste à appliquer une taxe plus lourde sur plusieurs boissons alcooliques importées comparativement à la taxe supportée par la boisson alcoolique traditionnelle obtenue à base de pomme de terre. 313 . Voir Yves NOUVEL.

aucune partie contractante n’appliquera. supérieures à celles qui frappent. bien qu’ils ne soient pas similaires. les prescriptions de la première phrase seront applicables. Il est question dans ce différend de classer le produit concerné dans le cadre de la 314 . Position de l’OAP : l’OAP a confirmé les conclusions du GS. une taxe qui frappe indistinctement un produit national et un produit étranger similaire est qualifiée de compatible avec le principe du traitement national. le produit imposé et. Néanmoins. En outre. Ainsi. de taxe ou autres impositions intérieures. conformément aux dispositions de la deuxième phrase. d’une part. de quelques natures qu’elles soient.2 du GATT de 1947. directement ou indirectement. Il est dès lors question d’invoquer la première ou la deuxième phrase du deuxième paragraphe de l’article 3 selon les cas d’espèces. que les taxes qui les frappent ne soient pas semblables et que cette différence d’imposition soit appliquée de manière à protéger la production nationale. un produit directement concurrent ou un produit qui peut lui être directement substitué et qui n’est pas frappé d’une taxe semblable ». mais tout en procédant à une rectification de la méthode d’interprétation de l’article 3. Il a été prévu qu’une « taxe satisfaisante aux prescriptions de la première phrase du paragraphe 2 ne doit pas être considérée comme incompatible avec les dispositions de la deuxième phrase que dans le cas où il y a concurrence entre. Ce paragraphe a fait l’objet d’une disposition additionnelle à l’annexe première du GATT afin de clarifier les différences entre ses deux phrases. directement ou indirectement. lesdits produits peuvent tomber sous le coup des prescriptions de la deuxième phrase qui concernent une catégorie plus vaste : les produits directement concurrents ou directement substituables.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC sur le territoire de toute autre partie contractante ne seront pas frappés. il faut que les produits soient directement concurrents ou directement substituables. d’autres façons. les produits nationaux similaires. de taxes ou autres impositions intérieures aux produits importés ou nationaux de manières contraires aux principes énoncés au paragraphe premier ». Si le rapport entre le produit national et le produit importé est un rapport de similarité. pour qu’une mesure fiscale soit considérée comme incompatible avec le principe de traitement national. d’autre part. Conformément à ces dispositions.

Seuls ces derniers peuvent être intégrés dans l’acquis du GATT et. partant. Il distingue. Il en est ainsi de leurs caractéristiques physiques. alors qu’il aurait pu statuer sur le fond en application « du principe de l’économie jurisprudentielle ». Il lui a également reproché de méconnaître les termes de son mandat. Pour juger si deux produits sont en concurrence.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC première phrase ou de la deuxième phrase de l’article 3. 467 et suivantes. de leurs propriétés. Ces deux phrases renvoient respectivement à deux critères différents de distinction entre les produits nationaux et les produits importés : la similarité28 et la concurrence ou la substituabilité29. L’interprète n’est pas. telles qu’elles ont été interprétées par la note additionnelle annexée au GATT. il faut analyser leur situation concurrentielle sur un marché considéré. ils peuvent créer des attentes légitimes31. 2001. doit être effectuée à la lumière du principe général prévu par le premier paragraphe dudit article. L’OAP a refusé de considérer les pratiques antérieures à la création de l’OMC comme systématiquement faisant partie des pratiques ultérieures des parties. p. L’OAP considère que le paragraphe premier énonce un principe général selon lequel il est interdit d’appliquer les législations nationales de taxation et de commercialisation de façon à protéger les produits nationaux. 28 29 30 31 Certains critères sont pertinents pour déterminer si les produits nationaux et les produits étrangers sont considérés comme similaires. selon l’OAP. des goûts et habitudes des consommateurs. Ce principe désigne que le GS peut limiter son examen à ce qui est nécessaire à la solution du litige sans nécessairement répondre à tous les arguments et les moyens des parties. de leurs utilisations finales sur un marché donné de leurs classifications tarifaires. elle désigne l’interchangeabilité. entre « les rapports non adoptés » et « les rapports adoptés ». Yves NOUVEL. natures et qualités Le rapport de concurrence ou de substituabilité renvoi à une analyse au cas par cas. à ce niveau. L’interprétation du deuxième paragraphe de l’article 3 qui pose une obligation spécifique. Quant à la substituabilité. Annuaire Français de Droit International. 315 . « Les attentes dans le droit de l’OMC ». L’OAP a conclu que le GS a commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte le premier paragraphe de l’article 3 dans l’interprétation du deuxième paragraphe30. libre d’adopter une interprétation qui aurait pour résultat de rendre redondants ou inutiles des clauses ou des paragraphes entiers d’un traité.

Le renversement de la charge de la preuve est envisageable au cours de l’instance lorsque la partie adverse apporte des preuves permettant de réfuter les allégations ou les présomptions invoquées par le demandeur. que ce soit le demandeur ou le défendeur. Le GS a conclu à la défaillance des autorités américaines dans la preuve du préjudice subi par la branche de production nationale dans la mesure où elles n’avaient pas analysé tous les facteurs pertinents prévus par ledit article. Les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas apporté de preuves suffisantes conformément à l’article VI de l’accord sur les textiles et vêtements de l’OMC. Aspects factuels : ce différend qui opposait les Etats-Unis d’Amérique au Canada s’inscrit dans le cadre de la jurisprudence établie dans l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons 316 . Eléments factuels : l’Inde conteste dans ce différend des mesures de sauvegarde provisoires adoptées par les Etats-Unis d’Amérique contre ses importations de textile. ce qui a conduit l’OAP à confirmer et à compléter la conclusion du GS. les autorités américaines ont retiré le 22 novembre 1996 la mesure contestée. Position du GS : l’Inde a saisi le GS qui a constaté l’incompatibilité des mesures restrictives adoptées par les Etats-Unis d’Amérique en raison de leur violation des dispositions de l’article 6 de l’accord sur les textiles et vêtements de l’OMC. rapport adopté le 30/7/1997. d’en apporter la preuve » (paragraphe 15 du rapport). l’Inde contre les Etats-Unis d’Amérique (WT/DS33/AB/R) . Etats-Unis d’Amérique contre le Canada (WT/DS31/-AB/R) . rapport adopté le 23/5/1997. chemisiers et blouses de laine tissés . lequel a conclu à la véracité des allégations américaines. Faisant suite à ces conclusions. Il a conclu qu’ « il appartient à la partie qui affirme un fait. Le différend a été porté devant l’organe de supervision des textiles.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC 3) Affaire relative aux mesures affectant les importations de chemises. Position de l’OAP : l’OAP a rappelé que la charge de la preuve incombe à la partie qui l’invoque. 4) Affaire relative aux mesures concernant les périodiques .

WT/DS 10/AB/R et WT/DS 11/AB/R) .1. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité des mesures canadiennes avec les articles précités du GATT. 3. DS11/AB/R) . 317 . relatif au traitement 32 Voir la deuxième affaire dans la présente chronique relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. De même. le GS a considéré les surtaxes supportées par les premiers comme contraires aux dispositions de la première phrase du deuxième paragraphe de l’article 3 ainsi qu’aux dispositions prévues par sa deuxième phrase qui portent sur les produits directement concurrents ou directement substituables32. Ainsi. Les dispositions du présent paragraphe n’interdiront pas l’application de tarifs différents pour les transports intérieurs.2 . Il a même considéré certains de ces tarifs comme des subventions intérieures au sens de l’article 3. Ayant considéré les périodiques importés à tirage dédoublé et les périodiques nationaux comme des produits similaires. la distribution et l’utilisation de ces produits sur le marché intérieur.8 et 11.8 b) qui prévoit que les dispositions de l’article 3. fondés exclusivement sur l’utilisation économique des moyens de transport et non sur l’origine du produit ».Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC alcooliques (WT/DS 8/AB/R.1 du GATT. l’achat. tous règlements ou toutes prescriptions affectant la vente. y compris les éditions dédoublées. DS10/AB/R. rapport adopté le 4/10/1996. rapport adopté le 04/10/1996. Les Etats-Unis d’Amérique ont dénoncé les mesures prises par le Canada contre les périodiques dits à tirage dédoublé dont le contenu rédactionnel est identique alors que le contenu publicitaire diffère selon le marché de destination. le transport. le Canada a imposé « une taxe d’accise » sur les éditions dédoublées de périodiques et a procédé à l’application de tarifs postaux plus favorables à ses périodiques nationaux. La réglementation tarifaire canadienne interdit l’imposition au Canada de certains périodiques. il a qualifié l’application de tarifs postaux plus favorables aux périodiques canadiens d’incompatibles avec l’article 3. Cet article prévoit que « les produits du territoire de toute partie contractante importés sur le territoire de toute autre partie contractante ne seront pas soumis à un traitement moins favorable que le traitement accordé aux produits similaires d’origine nationale en ce qui concerne toutes lois. la mise en vente.4 du GATT. ce qui contrevenait aux articles 3.

l’OAP a infirmé les conclusions du GS pour non respect des règles d’interprétation. WT/DS 10/AB/R et WT/DS 11/AB/R) . L’OAP veille au respect de sa propre jurisprudence. L’OAP n’a pas manqué l’occasion pour reprocher au GS La non prise en compte de ses interprétations concernant la question de similarité entre les produits telles qu’elles sont formulées dans l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (WT/DS 8/AB/R. l’analyse d’une question de fait est en contradiction avec la mission dévolue à l’OAP par le mémorandum d’accord sur le règlement des différends. Conscient des limites de ses pouvoirs. Toutefois. il a proposé d’appliquer la deuxième phrase du même paragraphe. l’OAP a procédé à la substitution de motifs juridiques. Concernant le barème des tarifs postaux. n’interdiront pas l’attribution aux seuls producteurs nationaux de subventions. l’OAP a précisé que la détermination du type de rapport entre les produits nationaux et étrangers « est un processus en vertu duquel des règles de droit doivent être appliquées à des faits ». y compris les subventions provenant des taxes ou impositions intérieures qui sont appliquées conformément aux dispositions du présent article et les subventions sous la forme d’achat de produits nationaux par les pouvoirs publics ou pour leur compte. Selon l’OAP. comme l’avait fait le GS. Au lieu d’invoquer la première phrase du paragraphe 2 de l’article 3. Cette instance est chargée de dire le droit. 318 . Position de l’OAP : saisi par le Canada. Autrement dit. les produits étrangers et les produits nationaux ne sont pas similaires mais plutôt directement concurrents ou directement substituables33. sans qu’il remette en cause la conclusion d’incompatibilité.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC national. En 33 L’OAP considère que les périodiques importés à tirage dédoublé et les périodiques nationaux non dédoublé comme des produits directement concurrents ou directe-ment substituables dans la mesure où ils font parties du même segment du marché canadien des périodiques. Cette modification de fondement juridique a amené l’OAP à une analyse factuelle pour démontrer l’applicabilité de la deuxième phrase sur l’affaire en question. rapport adopté le 4/10/1996. l’OAP a conclu à l’incompatibilité des mesures contestées mais tout en modifiant les constatations du GS sur certains aspects.

Position de l’OAP : en appel. un traitement qui ne sera pas moins favorable que celui qui est prévu dans la partie appropriée de la liste correspondante annexée au présent accord. rapport adopté le 22/04/1998. certaines questions de procédure ont été posées. une fois repris par les pays dans leur liste de concession. entre autres. Etats-Unis contre l’Argentine (WT/DS56/AB/R) . celles relatives à l’autorité souveraine du 34 35 Voir Claude. l’OAP a confirmé l’incompatibilité des mesures canadiennes tout en modifiant les conclusions du GS sur plusieurs aspects. vêtements et autres articles . le GS a conclu à l’incompatibilité des mesures adoptées par l’Argentine du fait que la simple différence entre les droits consolidés et les droits adoptés équivaudrait à une violation de l’article 2 du GATT et pas nécessairement le dépassement effectif des niveaux consolidés. p.Jean BERR. seront limitées au coût approximatif des services rendus et ne devront pas constituer une protection indirecte des produits nationaux ou des taxes de caractère fiscal à l’importation ou à l’exportation. Les droits consolidés sont ceux qui ne peuvent pas être modifiés unilatéralement du moins à la hausse. 1997. l’article 8 prévoit que toutes redevances et impositions de quelque nature qu’elles soient. textiles et vêtements. Economica. Les droits spécifiques34 sont considérés par les Etats-Unis d’Amérique comme contraires à l’article 2 du GATT parce qu’ils sont supérieurs aux droits consolidés35. 5) Affaire relative aux mesures affectant les importations de chaussures. toujours selon les Etats-Unis d’Amérique. en matière commerciale. textiles. 4ème édition. contraire à l’article 8 du GATT. et Henri TREMEAU. Quant à lui. perçues par les parties contractantes à l’importation ou à l’exportation. 83 et suivantes. autres que les droits à l’importation et à l’exportation et les taxes qui relèvent de l’article 3. prévoit que chaque partie contractante accordera aux autres parties contractantes. Le droit douanier communautaire et national. L’article 2. Position du GS : au terme de ses analyses. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique ont contesté dans cette affaire l’imposition par l’Argentine de certains droits spécifiques et d’une taxe statistique sur l’importation de chaussures. La taxe statistique est. relatif aux listes de concession. 319 .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC somme.

Ce reclassement (passage d’une classe tarifaire à une autre) avait conduit à une aggravation de charges qui devraient normalement greffer ces matériels. L’OAP a. Selon le GS. britanniques et irlandaises. d’une part. purement et simplement. Position du GS : le GS a condamné la Communauté pour avoir violé l’article 2. Aspects factuels : ce différend porte sur un reclassement à des fins tarifaires de certains matériels d’adaptation en réseau local et d’ordinateurs personnels multimédia fait par les autorités européennes. à moins que l’autre partie ne fournisse une réfutation. Il faut qu’il s’agisse.1 du rapport). WT/DS67/AB/R et WT/DS68 /AB/R) . dans la première partie de la liste LXXX. 320 .73. Sur le fond. 6) Affaire relative à la classification douanière de certains équipements informatiques .1 du GATT relatif à l’obligation de concession tarifaire. d’autre part modifié son argumentation portant sur l’articulation juridique entre l’accord instituant le Fond Monétaire International et l’accord instituant l’OMC. ont agi de manière incompatible avec les prescriptions de l’article 2. encore faut-il qu’il soit supérieur aux taux consolidés. l’OAP a conclu que l’application d’un droit de type différent de celui prévu dans la liste des engagements de la partie concernée n’est pas considérée systématiquement comme incompatibles.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC GS dans la conduite de la procédure et à la suffisance des commencements de preuve pour que le plaignant puisse espérer emporter sa cause . rapport adopté le 22/06/1998. confirmé les conclusions du GS et. les Etats-Unis d’Amérique étaient en droit de s’attendre légitimement à ce que le matériel continue de se voir accorder le même traitement tarifaire (paragraphe 8.60 du rapport). d’une aggravation de charges. Le GS est parvenu à la conclusion suivante : « … les Communautés européennes. les Etats-Unis d’Amérique contre la Communauté européenne. selon le cas. du fait qu’elles n’ont pas accordé aux importations de matériels de réseaux local en provenance des EtatsUnis un traitement qui n’était pas moins favorable que celui qui est prévu par la position 84. Royaume-Uni et l’Irlande (WT/DS62/AB/R.1 du GATT de 1994 » (paragraphe 9.71 ou la position 84.

. WT/DS59/R. Ce programme établi en 1993 et 1996 consiste à : . L’OAP a relevé le caractère incohérent de la pratique communautaire en matière de classement du matériel de réseau local (paragraphe 95 du rapport). DS10/AB/R.utiliser les pièces d’origine locale. rapport adopté le 16/01/1998 (paragraphe 80 du rapport). le Japon et la Communauté européenne contestent un programme national indonésien pour le secteur de l’automobile tendant à accorder un traitement fiscal et tarifaire de faveur aux voitures nationales.l’octroi des exonérations de droit de douane et sur les ventes en fonction du respect des règles de contenu local. WT/DS55/R. Le concept d’attente légitime. rapport adopté le 04/10/1996. a été élaboré dans le contexte de plaintes en situation de non violation dans l’affaire de l’Inde. .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC Position de l’OAP : l’OAP a infirmé les conclusions du GS présentées ci-dessus. 36 Voir la deuxième affaire dans la présente chronique relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. rapport adopté le 23/07/1998. précise l’OAP. l’OAP refuse de se fonder sur les attentes légitimes pour interpréter les concessions tarifaires considérées comme des vues subjectives par le GS36. Communauté européenne.un allègement des droits de douane sur les importations de pièces détachées et de la taxe sur les produits de luxe habituellement appliquée par l’Indonésie. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique.brevet (WT/DS 50/AB/R) . cette pratique ne peut pas être prise en compte dans l’interprétation d’une concession tarifaire. 321 . De nouveau. Ces deux instances ont différemment analysé le point de référence dans leurs analyses respectives : la pratique antérieure de la Communauté européenne en matière de classement tarifaire. DS11/AB/R) . et EtatsUnis d’Amérique contre l’Indonésie (WT/DS54/R. WT/DS64/R) . 7) Affaire relative à certaines mesures affectant l’industrie automobile . Japon. L’OAP a réitéré que le GS avait commis une erreur de droit lorsqu’il a fondé ses conclusions sur les attentes légitimes (paragraphes 97 et 111 du rapport). Par conséquent.

Cette compensation négociée est prévue dans l’accord bilatéral.2 du GATT et l’article 2 de l’accord sur les mesures concernant les investissements et liées au commerce relatif au traitement national et aux restrictions quantitatives.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC Ces avantages pourront être accordés aux voitures fabriquées à l’étranger par des indonésiens sous réserve que les constructeurs respectent les mêmes règles. Position du GS : le GS a rejeté le recours du Brésil pour faute de preuve. l’importation non couverte par le contingent est frappée d’un droit additionnel présenté comme une mesure de sauvegarde spéciale.tions de volaille et produits dérivés . 8) Affaire relative aux mesures affectant certaines importa. L’Indonésie n’a pas accordé le traitement national aux produits étrangers dans la mesure où il a prévu un régime de faveur dont le bénéfice est strictement réservé aux produits d’origine indonésienne. Le Brésil reproche au GS de ne pas avoir procédé à une évaluation subjective de la question . Cependant. les prétendues omissions du GS n’atteignent pas « le degré de gravité requis ». les véhicules automobiles entièrement montés et importés en Indonésie sont soumis à des droits d’importation très élevés. Aspects factuels : le Brésil conteste la mise en œuvre par la Communauté d’un régime de contingent tarifaire prévu par un accord bilatéral. Position de l’OAP : l’OAP a confirmé la position du GS mais il a infirmé certaines de ses conclusions. Les importations effectuées dans le cadre du contingent étaient exemptes des droits mais soumises à certaines prescriptions en matière de licence. mais selon l’OAP. L’instance d’appel a par ailleurs réitéré qu’une compensation négociée conformément à l’article 28 du GATT doit être en plus conforme au principe de non discrimination énoncé aux articles premier et 13 du GATT. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité de ce programme avec plusieurs dispositions dont en particulier l’article 1 et 3. Brésil contre la Communauté européenne (WT/DS69/AB/R) . Cependant. 322 . rapport adopté le 24/07/1998.

rapport adopté le 25/11/1998. WT/DS84/AB/R) . l’OAP a clarifié le rapport entre les règles spéciales et les règles générales en invoquant que le système de règlement des différends a un caractère intégré et que les règles spéciales ne prévalent qu’en cas de contrariété ou de conflit avec une règle générale.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC 9) Affaire relative à l’enquête antidumping concernant le ciment portland en provenance du Mexique .1). 5 et 7. Position du GS : il a relevé l’incompatibilité de l’enquête antidumping avec l’accord antidumping. Mexique contre le Guatemala (WT/DS60/AB/R) . 3. partant. Le Mexique a invoqué le non respect. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique et la Communauté européenne contestaient le traitement fiscal préférentiel accordé par les autorités coréennes à leur boisson alcoolique traditionnel. l’OAP ne s’est pas prononcé sur le fond de l’affaire parce que le GS était incorrectement saisi et. les Etats-Unis d’Amérique et la Communauté européenne contre la Corée (WT/DS75/AB/R. le Guatemala avait imposé un droit antidumping définitif de 89. Position de l’OAP : en appel. Le Mexique n’a pas déterminé la mesure adoptée par le Guatemala qu’il entend contester (les droits antidumping définitifs ou l’acceptation d’engagement en matière de prix ou les mesures provisoires) dans sa demande d’établissement du GS. 10) Affaire relative aux taxes sur les boissons alcooliques . par les autorités guatémaltèques. Le GS paraît ne pas distinguer entre mesure et allégation. Aspects factuels : au terme d’une enquête antidumping ouverte contre l’importation de ciment portland en provenance du Mexique. Cependant.5%. rapport adopté le 17/02/1999. des prescriptions de l’accord antidumping (articles 2. il était incompétent de statuer. Le GS avait conclu également que les dispositions relatives au règlement des différends insérées dans l’article 17 de l’accord antidumping se substituaient aux dispositions du mémorandum relatif au règlement des différends. Les produits importés étaient soumis à une taxation 323 . L’OAP reproche au GS de ne pas tirer des conséquences de cette omission.

Position de l’OAP : l’OAP a confirmé les conclusions du GS. Par contre. sont parfaitement substituables. Dans son appréciation du caractère directement concurrent ou substituable des produits. DS11/AB/R) . objet de la première phrase de l’article 3. en troisième lieu.2 du GATT. DS10/AB/R.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC différente par rapport à la boisson nationale coréenne. objet de la deuxième phrase de l’article 3. l’application de la différence de taxation de manière à protéger la production nationale. en deuxième lieu. Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la jurisprudence établie par l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (WT/DS 8/AB/R. l’OAP s’est appuyé sur une interprétation textuelle des termes « directement concurrent ou directement substituable » pour déduire qu’ils renvoient aux préférences actuelles et latentes des consommateurs. sont imparfaitement substituables. Il a procédé à une interprétation séparée puis cumulée de ces différents termes. qui exprime la 37 Voir la deuxième affaire dans la présente chronique relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques (DS8/AB/R. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité des mesures coréennes avec l’article 3. 324 . le caractère directement concurrent ou directement substituable des produits. L’OAP retient la même méthodologie de mise en œuvre de la deuxième phrase de l’article 3. les produits similaires.2 du GATT. en premier lieu.2 adoptée dans l’affaire relative aux taxes japonaises sur les boissons alcooliques37 qui repose sur trois démonstrations cumulatives. Le point d’orgue de ce différend est d’interpréter deux expressions voisines qui figurent dans le paragraphe 2 de l’article 3 du GATT et la note additionnelle qui figure dans l’annexe première : produits considérés comme similaires et produits considérés comme directement concurrents ou directement substituables. rapport adopté le 04/10/1996. qui constituent un sous-ensemble des produits directement concurrents ou substituables. Même si l’article 3 consacre l’adverbe « directement ». Il faut démontrer. WT/DS 10/AB/R et WT/DS 11/AB/R) . l’existence d’une différence de taxation et. Le mot concurrence est synonyme d’un processus dynamique et évolutif alors que la substituabilité renvoi à l’idée de l’interchangeabilité. rapport adopté le 4/10/1996. les produits directement concurrents ou substituables. Selon le GS.2.

cela n’exclut pas de prendre en compte. l’administration américaine a pris le 10 mai 1993 à l’issue d’une enquête. Cette dernière est un critère parmi d’autres dans l’évaluation du rapport de concurrence (paragraphe 124 du rapport).28a)2) « a pour effet d’exiger effectivement le maintien des droits antidumping et 325 . entre autres.2 de l’accord antidumping relatif aux réexamens administratifs.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC proximité dans le rapport de concurrence. rapport adopté le 19/03/1999. qui régit la matière de l’abrogation.44 du rapport). les Etats-Unis d’Amérique ont arrêté leur détermination sur un raisonnement fondé sur la probabilité que le dommage se reproduira en cas d’abrogation de la mesure (paragraphe 6. Cependant. la demande latente. La Corée conteste l’application du droit antidumping sur deux sociétés coréennes (LG sémion et Hyundai) alors même que les résultats finaux de ces trois réexamens confirment qu’elles n’avaient pas pratiqué des prix de dumping. Inc. en plus de la demande existante. Corée contre les Etat-Unis d’Amérique (WT/DS99/R) . avec l’article 11. La Corée a demandé la constitution d’un GS chargé d’examiner.42 du rapport). Aspects factuels : saisie le 22 avril 1992 d’une demande d’institution d’un droit antidumping déposée par la société Micron technologies. la compatibilité des déterminations du département relatives à la non abrogation des droits sus-indiqués. Le GS a conclu que le critère peu probable prévu par l’article 353. Le GS a insisté sur le fait que le maintien d’un droit antidumping doit être nécessaire. le 15 juin 1995 et le 8 mai 1996.. Position du GS : le GS a conclu à l’incompatibilité de l’article 353. une ordonnance instituant un droit antidumping sur les semi-conducteurs pour mémoires RAM dynamiques (DRAMS) de un mégabit ou plus.25a)2) du règlement du département du commerce des Etats-Unis d’Amérique. 11) Affaire relative aux droits antidumping sur les semiconducteurs (DRAMs) de un mégaoctet ou plus originaire de Corée . originaire de Corée. Sa nécessité doit être démontrable sur la base de certaines conditions objectives (paragraphe 6. Cette mesure a été maintenue après chaque réexamen annuel effectué respectivement le 15 juin1994.

Toutefois.35 du rapport.2 de l’accord antidumping en n’engageant pas. Le 09 mars 1997. Les Etats-Unis d’Amérique considèrent que ce programme de financement est incompatible avec l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. rapport adopté le 16/06/1999.60 du rapport). Le contrat de don prévoit une série de trois versements en fonction des résultats obtenus au regard des objectifs en matière de résultats fixés dans le contrat de don pour chaque période. Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique mettent en cause dans ce différend certaines aides accordées par le gouvernement australien au seul producteur et exportateur de cuir pour automobile (société Howe). 12) Affaire relative aux subventions accordées par l’Australie aux producteurs et exportateurs de cuir pour automobiles .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC empêche l’abrogation dans des circonstances non conformes et étrangères à celles qui sont prévues à l’article 11.2 ». il prévoit l’octroi par le gouvernement australien. Position du GS : avant de se prononcer sur cette question. Etats-Unis d’Amérique contre Australie. le GS s’est penché sur des aspects préliminaires relatifs aux questions préjudicielles38. entre autres. 326 . Le GS a rejeté la demande de l’Australie visant à ce qu’il soit mis fin à la procédure en raison de l’existence de plusieurs groupes spéciaux concernant la même question et de la non conformité de la demande d’ouverture de la procédure aux dispositions de l’article 4. Quant au contrat de prêt. le GS a rejeté l’allégation de la Corée selon laquelle les Etats-Unis d’Amérique ont enfreint l’article 11. d’un prêt de 25 millions de dollars à la société bénéficiaire. un réexamen de l’existence de dumping sur la base de l’absence de dumping pendant trois ans et demi (paragraphe 6.2 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires qui exigent la présentation d’un exposé des 38 Voir du paragraphe 9. (WT/DS126/R) . la société n’est tenue ni de rembourser le capital. le gouvernement australien a signé un contrat de don et un contrat de prêt prévoyant le financement d’un ensemble d’aides. de sa propre initiative. pour une durée de 15 ans.8 jusqu’au paragraphe 9. ni de payer des intérêts pendant les cinq premières années. Ce contrat prévoit des conditions favorables en matière de remboursement.

en volume et en valeur. Le GS a examiné ensuite la compatibilité des versements effectués au titre des contrats de financement avec l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. il a déduit que rien.29 du rapport). comme signifiant soumis à une condition. Le terme « subordonné » est défini. Il a vérifié si les deux contrats constituent ou non des subventions à l’exportation.71 du rapport). Le GS a affirmé que les éléments de preuve prévus dans la demande de consultation ne sont pas définitifs en ce sens que les parties peuvent en ajouter d’autres au cours de la procédure (paragraphe 9. dépendant.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC éléments de preuve disponibles au sujet de l’existence et de la nature de la subvention en question. Ainsi. le GS a conclu dans son examen des versements effectués au titre du contrat de don. les avantages fiscaux accordés à des entreprises totalement ou partiellement exportatrices au titre de leurs activités d’exportation constituent des subventions juridiquement subordonnées aux résultats à l’exportation. Aux termes de son analyse. 327 .71 du rapport). Le texte prévoyant la subvention peut ne pas avoir nécessairement la forme législative dans la mesure où un acte administratif exécutoire peut en être l’origine. n’indique que les fonds prêtés sont liés directement aux résultats à l’exportation (paragraphe 9. Cependant. L’analyse des éléments factuels et juridiques a permis de déduire que l’octroi d’une subvention était subordonné à des résultats à l’exportation. La subvention peut être juridiquement subordonnée aux résultats à l’exportation lorsqu’un texte juridique accorde directement et explicitement des subventions à un exportateur en vue d’accroître. dans le contrat de prêt. nous conduisent à conclure que les trois versements à titre de subventions effectués dans le cadre du contrat de don sont en fait liés aux exportations ou recettes d’exportations effectives ou prévues de HOWE » (paragraphe 9. selon le GS. que « … tous les faits évalués ensemble. Ces types de subventions sont prohibés par l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires du fait qu’ils placent les bénéficiaires dans une position concurrentielle avantageuse. ses opérations d’exportation.

d’avantages accordés dans le cadre de l’entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement industriel et les avantages accordés par le gouvernement du Québec dans le cadre de la société de développement industriel du Québec (SDI). ainsi que l’aide de PTC à l’industrie canadienne des avions de transport régional constituaient des subventions à l’exportation incompatibles avec l’article 3. rapport adopté le 20/8/1999. . par ailleurs.2 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’OMC et a recommandé au Canada de les retirer dans un délai de 90 jours.de soutien accordé par le Canada à l’industrie aéronautique civile .de fonds accordés par le partenariat technologique Canada (PTC) et dans le cadre de programmes antérieurs à l’industrie aéronautique civile . le Brésil contre le Canada. Aspects factuels : le Brésil conteste dans ce différend des mesures canadiennes rapportant à l’exportation des aéronefs civils au motif qu’elles constituent des subventions incompatibles avec l’article 3. (WT/DS 70/AB/R) . à un constructeur d’aéronefs civils (Bombardier Inc. Ces mesures prennent la forme : .) à des conditions autres que commerciales .de vente par la société ontarienne de l’aérospatiale. un organisme du gouvernement de la province de l’Ontario.) d’une part de 49% dans le capital d’un autre constructeur d’aéronefs civils (De Haviland Inc. Position du GS : le GS a constaté que le financement sous forme de crédits accordés au titre du compte de Canada.1 du rapport).Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC 13) Affaire relative aux mesures effectuant l’exportation d’aéronefs civils .de financements et des garanties de prêts accordés par la société pour l’expansion des exportations (SEE). Il s’agit de savoir si : 328 . Il a rejeté. . les autres allégations (paragraphe 10. y compris la participation des aéronefs civils . . Position de l’OAP : les questions soulevées en appel sont assez nombreuses.2 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires.1a) et 3. .1a) et 3.

mais il n’est pas suffisant dans la mesure où il suffit que les pouvoirs publics ordonnent un organisme privé de 329 . - le GS a commis une erreur en n’acceptant pas de tirer des déductions du refus du Canada de fournir des renseignements sur certaines activités de financement sous forme de crédits de la SEE. L’élément coût est. une conditionnalité stricte entre l’octroi d’une subvention et la réalisation de résultats à l’exportation.1 b) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. Il a réfuté l’interprétation du Canada selon laquelle ce concept désigne l’existence d’un coût pour les pouvoirs publics. Au terme de ses analyses. selon l’OAP. conditionnel ou dépendant. pour exister de quelques choses d’autres (paragraphe 166 du rapport). l’OAP a confirmé les conclusions du GS s’agissant de l’interprétation faite au titre du terme avantage.1 b) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. et - le GS a commis une erreur en constatant que la prise de participation de la SEE dans CRJ Capital ne confère pas un avantage au sens de l’article 1. La connotation ordinaire du terme subordonné est. et de l’expression « subordonnées… en fait aux résultats à l’exportation (paragraphes 161 et 180 du rapport). il faut démontrer qu’un bénéficiaire a effectivement reçu un bénéfice qu’il n’espérait pas obtenir sur le marché.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC - le GS a commis une erreur dans son interprétation du terme « avantage » figurant à l’article 1.1 a) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires.1 b) de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. L’OAP considère que le terme avantage n’est pas une chose abstraite.1 a) établit une connexité étroite. - le GS a commis une erreur en constatant que certaines activités de financement sous forme de crédits de la SEE en faveur de l’industrie canadienne des avions de transport régional ne confèrent pas un avantage au sens de l’article 1. L’article 3. à prendre en compte pour déterminer s’il y a un avantage pour le bénéficiaire. - le GS a commis une erreur dans son interprétation et son application de l’expression « subordonnées… en fait… aux résultats à l’exportation » figurant à l’article 3. certes.

mais encore faut-il apporter d’autres preuves pour démontrer qu’elle est accordée en prévision de réaliser des résultats à l’exportation ( paragraphes 176 et suivants du rapport). Dans ce cas. Aspects factuels : le Canada conteste les procédures spéciales de péréquation de taux d’intérêt pour les ventes d’aéronefs de transport régional effectuées par des exportateurs brésiliens (programme PROEX). N’ayant pas 330 . Le fait d’accorder une aide à une société à vocation exportatrice constitue un indice pertinent pour déduire que l’aide est subordonnée aux résultats à l’exportation . 14) Affaire relative au programme de financement des exportations pour les aéronefs .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC subventionner ou d’intervenir à leur place pour que l’élément coût disparaisse. le Canada contre le Brésil (WT/DS 46/AB/R) . Ce traitement était considéré par l’OAP comme une exception assortie d’obligations. attelé à vérifier si l’aide octroyée par le PTC à l’industrie canadienne des avions régionaux est une subvention « subordonnée… en fait… aux résultats à l’exportation ». le bénéficiaire d’aide a reçu un avantage sans qu’il ait un coût pour les pouvoirs publics. Position de GS : le GS a considéré que les versements PROEX constituent des subventions au sens de l’article premier de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’OMC et qu’ils étaient subordonnés aux résultats à l’exportation. Position de l’OAP : l’OAP a confirmé les conclusions du GS tout en modifiant certains points de ses raisonnements. L’OAP s’est. rapport adopté le 22/09/1999. L’OAP était tenu d’analyser conjointement les dispositions générales de l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires relatives aux subventions prohibées et les dispositions particulières de l’article 27 dudit accord qui reconnaît un traitement spécial et différencié au profit des pays en développement. par ailleurs. L’OAP a confirmé également les conclusions du GS relatives à la non acceptation de tirer des déductions défavorables du refus du Canada de lui fournir des renseignements sur les activités de financement sous forme de crédit de la société pour l’expansion des exportations (SEE).

à des taux inférieurs à ceux qu’ils doivent effectivement payer pour se procurer les fonds ainsi utilisés (ou qu’ils devraient payer s’ils empruntaient. ou prise en charge de tout ou partie des frais supportés par des exportateurs ou des organismes financiers pour se procurer du crédit dans la mesure où ces actions servent à assurer un avantage important sur le plan des conditions de crédit à l’exportation… » 15) Affaire relative aux mesures affectant les produits laitiers . Position du GS : le GS a qualifié les mesures canadiennes d’incompatibles avec l’accord sur l’agriculture et l’article 2. sur le marché international des capitaux. le Brésil s’est vu opposé les dispositions générales de l’article 3. Les deux instances se sont basées sur deux lectures différentes de la notion de subvention prévue par l’article 9 relatif aux engagements en matière de subventions à l’exportation.1 b) du GATT. L’OAP a déterminé le sens qu’il faut attribué aux expressions de « pouvoirs publics ou leurs organismes » prévues par l’article 9. des fonds assortis des mêmes échéances et autres conditions de crédit et libellés dans la même monnaie que le crédit à l’exportation). Les versements PROEX étaient considérés comme des subventions prohibées au sens des dispositions de l’article 3 de l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’OMC et du point (K) de l’annexe première dudit accord qui prévoit une liste exemplative des subventions à l’exportation. rapport adopté le 27/10/1999 Aspects factuels : les Etats-Unis d’Amérique et la Nouvelle Zélande contestent un programme canadien de subventions à l’exportation de produits laitiers. les Etats-Unis d’Amérique et la Nouvelle Zélande contre le Canada (WT/DS 113/AB/R et WT/DS 103/AB/R) . et un contingent applicable au lait. Position de l’OAP : l’OAP a infirmé les conclusions du GS.1a) 331 .Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC rempli les obligations nécessaires pour bénéficier de ce traitement différentiel. Ce point (K) considère comme subvention à l’exportation « l’octroi par les pouvoirs publics (ou par des organismes spécialisés contrôlés par eux et/ou régissant sous leur autorité) de crédit à l’exportation. dit programme des classes spéciales de lait.

ou contrôler la conduite des particuliers et il peut avoir une certaine latitude pour l’exercice de ses fonctions (paragraphe 97 du rapport). c’est-à-dire réglementer.Les aspects fiscaux dans le contentieux de l’OMC pour spécifier les autorités publiques qui accordent les subventions. discipliner. Un organisme public est une entité qui exerce des pouvoirs qui lui ont été conférés par les pouvoirs publics dans le but d’exercer des fonctions de caractère public. l’OAP a conclu à l’incompatibilité des mesures visées car elles sont prises par des pouvoirs publics et qu’elles portent un sacrifice de recettes. Au terme de son analyse. Ce dernier élément permet de distinguer les versements en nature du terme subvention qui désigne l’idée d’un transfert moyennant une contrepartie non totale. Un versement en nature implique. L’OAP a réfuté les conclusions du GS en vertu desquelles il a considéré tous les versements en nature comme des subventions directes. un transfert de ressources économiques sous une forme autre que monétaire moyennant une contrepartie totale ou partielle ou gratuitement. 332 . selon l’OAP. superviser.

fr Voir : Fayçal DERBEL. RTF.Modification des décrets d’application du CII 2. ∗ 1 2 E-mail : kraiemsami@yahoo. 99. contenant certaines dispositions fiscales (1).Réduction et suspension de la TVA et des droits de douane 3.Délégation de signature ************* I. 2005. 27 juillet 2004. n°60.Fixation des conditions de dépôt des documents sur support magnétique 2.LES ARRETES 1. l’année 2004 s’est caractérisée par la rareté des lois à contenu fiscal.Chronique de la législation fiscale CHRONIQUE DE LA LEGISLATION FISCALE . « Commentaire des nouvelles dispositions fiscales prévues par la loi de finances pour la gestion 2005 ». une seule loi concerne partiellement la matière fiscale.LES LOIS 1.LES DECRETS 1. Les autres lois ont pour objet l’approbation de conventions internationales parmi lesquelles il existe une convention de non double imposition (2). complétant et modifiant le code des hydrocarbures promulgués par la loi n°99 .Institution d’une taxe à l’exportation 5. p.Lois d’approbation de conventions internationales II. 1941. n° 2.Modification du code des hydrocarbures Loi n°2004-61 du 27 juillet 2004.93 du 17 août 19992.Octroi des avantages fiscaux 4. 193 .Année 2004 Sami KRAIEM∗ Assistant à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I.Divers III.Modification du code des hydrocarbures 2. 1.LES LOIS Mise à part la loi de finances pour la gestion 20051. p. Parmi les lois adoptées. JORT. Il s’agit d’une loi de modification du code des hydrocarbures.

de forage. des matériaux et des véhicules importés qui n’ont pas de similaires fabriqués localement3. 194 . Lesdites sociétés bénéficient également de la suspension de la TVA et des droits au profit du fonds de développement de la compétitivité industrielle dus au titre des appareils. Ces dispositions ont également pour objet la détermination du régime fiscal desdites sociétés. de maintenance des puits. des matériaux et des véhicules fabriqués localement4. Il s’agit en particulier des prestations de services géologiques et géophysiques.(a) nouveau du code des hydrocarbures. de la TVA et des droits au profit du fonds de développement de la compétitivité industrielle dus au titre des appareils. Il s’agit également de l’approvisionnement des chantiers de prospection. S’agissant de l’objet des sociétés de services dans le secteur des hydrocarbures. Cet avantage est 3 4 5 Voir article 130 . équipements et matériaux liés directement aux services rendus aux sociétés de prospection.5 . de recherche et d’exploitation des hydrocarbures exerçant en Tunisie. Par ailleurs. ces dernières bénéficient. de certains avantages fiscaux. de construction et d’aménagement des installations d’exploitation. d’ingénierie. des équipements.4 .Chronique de la législation fiscale La modification substantielle apportée par la loi du 27 juillet 2004 au code des hydrocarbures consiste dans l’ajout de nouvelles dispositions relatives aux sociétés de services dans le secteur des hydrocarbures. Voir article 130 . les bénéfices provenant des activités de prestations de services dans le secteur des hydrocarbures sont soumis aux dispositions du CIR5. des équipements. Voir article 130. dans l’exercice de leurs activités. comporte une liste d’activités. S’agissant du régime fiscal des sociétés de services.nouveau du code des hydrocarbures.4 . Il s’agit de la suspension des droits de douane. les bénéfices provenant des opérations d’exportation sont déduits en totalité de l’assiette de l’impôt sur les sociétés durant les 10 premières années de l’activité et ce à partir de la première opération d’exportation. de recherche et d’exploitation des hydrocarbures en produits. Toutefois.(b) nouveau du code des hydrocarbures. l’article 130 (a) du code des hydrocarbures tel que modifié en 2004.

Chronique de la législation fiscale

applicable nonobstant le minimum d’impôt prévu par l’article 12 de la
loi de promulgation du CIR.
Au-delà de la période de 10 ans susvisée, les sociétés de
services exerçant leur activité dans le secteur des hydrocarbures
bénéficient de la déduction des bénéfices provenant des opérations
d’exportation dans la limite de 50 % desdits bénéfices6.
2- Lois d’approbation de conventions internationales
L’essentiel des lois adoptées durant l’année 2004 consiste
dans les lois d’approbation d’accords de prêt7, de conventions
d’établissement de zones de libre échange8 et de contrats de
financement9.

6
7

8

Voir article 130- 5 - nouveau du code des hydrocarbures.
- Loi n° 2004-35 du 3 mai 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 12 mars 2004 entre la République Tunisienne et la Banque Internationale
pour la Reconstruction et le Développement relatif au financement de la
deuxième phase du projet d’amélioration de la qualité du système éducatif
(JORT, n°36, 4 mai 2004, p.1195).
- Loi n°2004-43 du 13 mai 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 4 février 2004, entre la République Tunisienne et le Fonds de l’OPEP pour le
développement international, relatif au financement du projet de construction
de l’institut supérieur des études technologiques de Béja (JORT, n°40, 18 mai
2004, p.1295).
- Loi n°2004-64 du 2 août 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 2 juillet 2004, entre la République Tunisienne et la Banque Internationale
pour la Reconstruction et le Développement pour la contribution au financement
du projet de développement du secteur des technologies de l’information et de
la communication (JORT, n°62, 3 août 2004, p. 2028).
- Loi n°2004-65 du 2 août 2004, portant approbation de l’accord de prêt conclu
le 2 juillet 2004, entre la République Tunisienne et la Banque Internationale
pour la Reconstruction et le Développement relatif au financement du deuxième
projet de développement des exportations (JORT, n°62, 3 août 2004, p. 2028).
- Loi n°2004-68 du 2 août 2004, portant approbation de la convention de prêt
conclue à Tunis le 1er juillet 2004, entre le gouvernement de la République
Tunisienne et l’Agence Française de Développement pour la contribution au
financement du quatrième programme national d’assainissement des quartiers
populaires et d’assainissement rural (JORT, n°62, 3 août 2004, p.2029).
- Loi n° 2004-58 du 27 juillet 2004, portant approbation de la convention
d’établissement d’une zone de libre échange entre les Etats arabes
méditerranéens (JORT, n°60, 27 juillet 2004, p. 1940).

195

Chronique de la législation fiscale

Parmi ces lois d’approbation de conventions internationales,
ayant des répercussions importantes sur le plan financier, une seule
convention concerne directement la matière fiscale. Il s’agit de la loi
n°2004-19 du 15 mars 2004, portant approbation de la convention
tendant à éviter la double imposition en matière d’impôt sur le revenu,
conclue entre le gouvernement de la République Tunisienne et le
gouvernement de la République Islamique d’Iran10.
II- LES DECRETS
A la différence des lois, les décrets pris au cours de l’année
2004 se caractérisaient aussi bien par leur nombre important que par la
diversité de leur objet. Certains de ces décrets ont apporté des
modifications aux décrets d’application du CII (1). D’autres décrets
avaient pour objet des réductions ou suspensions de la TVA et des
droits de douane (2). Le reste des décrets était relatif à l’octroi des
avantages fiscaux (3), à l’institution d’une taxe à l’exportation de
certains produits (4) et à divers autres aspects (5).
1- Modification des décrets d’application du CII
Décret n° 2004-8 du 5 janvier 2004, portant modification du décret n°
94-492 du 28 février 1994, fixant les listes des activités relevant des
secteurs prévus par les articles 1, 2, 3 et 27 du code d’incitations aux
investissements11.

9

10
11

- Loi n°2004-82 du 6 décembre 2004, portant approbation d’une convention
établissant une zone de libre échange entre la République Tunisienne et la
République Arabe Syrienne (JORT, n°98, 7 décembre 2004, p.3336).
- Loi n° 2004-66 du 2 août 2004, portant approbation du contrat de financement
conclu entre le gouvernement de la République Tunisienne et la Banque
Européenne d’Investissement le 26 juillet 2004 et relatif à la contribution au
financement du projet « assainissement du site Taparura » (JORT, n°62, 3
août 2004, p. 2028).
- Loi n° 2004-67 du 2 août 2004, portant approbation du contrat de financement
conclu entre le gouvernement de la République Tunisienne et la Banque
Européenne d’Investissement, le 7 juin 2004 et relatif à la contribution au
financement du projet « voiries prioritaires III, amélioration du réseau routier
urbain du grand Tunis et des villes de Sousse, Monastir et Sfax » (JORT, n°62,
3 août 2004, p.2028).
JORT, n°22, 16 mars 2004, p.620.
JORT, n°3, 9 janvier 2004, p. 82.

196

Chronique de la législation fiscale

La modification apportée par ce décret qui concerne la liste des
branches d’activités relevant du secteur de la santé, a eu des
répercussions fiscales non négligeables.
Avant le décret du 5 janvier 2004, il n’existait pas de
distinction entre établissements sanitaires et cabinets médicaux. Par
conséquent, un médecin libéral exerçant son activité dans un cabinet
pouvait bénéficier des avantages fiscaux accordés aux activités de
soutien prévues par l’article 49 du CII. Il s’agit en particulier de la
déduction totale des revenus provenant de l’activité de l’assiette de
l’impôt sur le revenu12. Le bénéfice de cet avantage n’étant pas soumis
à la condition de la tenue de comptabilité, le médecin qui exerce son
activité dans un cabinet pouvait en bénéficier même lorsqu’il est
soumis au régime forfaitaire de détermination de l’assiette13.
D’ailleurs, dans une prise de position14, l’administration fiscale
a considéré que le cabinet médical est un établissement de santé qui
constitue une activité de soutien au sens de l’article 49 du CII ouvrant
droit à la déduction totale des revenus provenant de ces activités, avec
paiement du minimum d’impôt réduit15.
Le décret du 5 janvier 2004 a apporté une modification du
point 6 du paragraphe III de la liste des activités par secteur annexée
au décret n°94-492 du 28 février 1994. Le point 6 susvisé est
désormais rédigé comme suit :
« 6 - La santé :
- Etablissements sanitaires et hospitaliers :
- Hôpitaux
-Cliniques pluridisciplinaires ou polycliniques
-Cliniques mono disciplinaires
- Centres de soin, de rééducation et d’hémodialyse
- Cabinets médicaux et paramédicaux
- Laboratoires médicaux
12
13

14
15

Article 49 -3- du CII.
Voir : Salma AKROUT, « L’imposition des revenus des médecins », RTF, n°1,
2004, p.220.
Prise de position n°1401 du 16 octobre 2000, RCF, n°61, 2003.
Le minimum d’impôt réduit correspond à 30 % de l’IR calculé sur la base du
revenu global, compte non tenu de l’avantage.

197

Chronique de la législation fiscale

- Pharmacies
- Transport sanitaire ».
D’après cette liste il y a lieu de distinguer entre les
établissements sanitaires et les cabinets médicaux. Compte tenu de la
nouvelle classification des activités relevant du secteur de la santé, le
cabinet médical n’est plus assimilé à un établissement de santé et ne
bénéficie plus, dés lors, de l’avantage de l’article 49 du CII accordé,
entre autres, aux investissements réalisés par « les établissements
sanitaires et hospitaliers ».
L’exclusion des activités exercées dans les cabinets médicaux
du champ des établissements sanitaires ayant été accompagnée par le
retrait d’un avantage fiscal dont bénéficiaient lesdits cabinets
auparavant, est juridiquement contestable. En procédant à une
modification substantielle de la liste des activités fixées par l’ancien
décret du 28 février 1994, le décret s’est référé aux dispositions de
l’article premier du CII comportant une délégation de compétence. Or,
cette délégation accordée par le code de 1993 et qui a déjà servi de
base pour l’édiction du décret du 28 février 1994, peut-elle être
utilisée de nouveau en 2004, alors que la délégation de compétence
doit être limitée dans le temps ou dans l’objet16 ?
Par ailleurs, le décret fixant la liste des activités relevant des
secteurs régis par le CII pris sur la base d’une délégation, a
nécessairement un impact sur le champ d’application des dispositions
de ce code17. D’ailleurs, la modification apportée au décret du

16

17

Pour être légale, la délégation de pouvoirs doit répondre à certaines conditions.
Parmi ces conditions, « la délégation doit toujours n’être que partielle » en ce
sens que l’autorité qui a une certaine compétence légale doit exercer elle-même
cette compétence et ne peut pas légalement se décharger de toutes ses
attributions, de toutes ses responsabilités légales en les déléguant. Voir, pour
plus de détails, Raymond ODENT, « Contentieux administratif », les cours de
droit, Institut d’Etudes Politiques de Paris, 1980, p. 1801 et s.
Le Professeur Néji BACCOUCHE a considéré que le décret qui maîtrise le
champ d’application de la loi, n’est pas un simple décret d’application au sens
de l’article 53 de la Constitution. Voir : Néji BACCOUCHE, « Regards sur le
code d’incitations aux investissements de 1993 et ses prolongements », in
Etudes juridiques, Revue de la Faculté de Droit de Sfax, n° 9, 2002, p. 43.

198

Chronique de la législation fiscale

28 février 1994 par le décret du 5 janvier 2004 a engendré une
limitation du champ d’application des avantages fiscaux visés par
l’article 49 du CII. Or, l’application des dispositions du CII, accordant
des avantages fiscaux, a une influence sur les règles d’assiette et de
liquidation des impôts qui relèvent, en principe, du domaine de la loi
sauf délégation expresse de la loi. La délégation qui a servi pour fixer
la liste des domaines bénéficiant des avantages ne peut pas servir de
fondement juridique au retrait desdits avantages.
Décret n°2004-2129 du 2 septembre 2004, modifiant et
complétant le décret n°94-492 du 28 février 1994, portant fixation des
listes des activités relevant des secteurs prévus par les articles 1er, 2, 3
et 27 du CII18 .
Le décret du 2 septembre 2004 porte, au même titre que le
décret n°2004-8 du 5 janvier 2004 précédemment cité, modification
du décret du 28 février 1994, portant fixation de la liste des activités
relevant des secteurs régis par le CII. Mais, à la différence du décret
du 5 janvier 2004, ayant concerné le secteur de la santé et dont les
répercussions fiscales étaient d’envergure, la modification apportée
par le décret du 2 septembre 2004, ayant concerné le secteur agricole,
n’était pas d’une importance particulière. L’apport de ce décret se
réduit dans l’ajout d’une nouvelle activité à la liste des services liés
aux activités agricoles19.
Décret n°2004-1839 du 2 août 2004, modifiant et complétant
le décret n°94-875 du 18 avril 1994 fixant la liste des équipements
nécessaires aux institutions d’encadrement de l’enfance et
d’animation des jeunes susceptibles de bénéficier des incitations
fiscales prévues par l’article 49 du code d’incitations aux
investissements et des conditions d’octroi de ces avantages20.

18
19

20

JORT, n°74, 14 septembre 2004, p.2673.
Selon l’article premier du décret n°2004-2129 du 2 septembre 2004 « il est
ajouté au paragraphe 2 de l’article 6 portant « services liés aux activités
agricoles » prévus par le décret n° 94-492 du 28 février 1994 … l’activité
libellée comme suit : stockage des fourrages grossiers produits localement ».
JORT, n°64, 10 août 2004, p. 2267.

199

Chronique de la législation fiscale

Le décret du 2 août 2004 a ajouté à la liste fixée par le décret
du 18 avril 1994, d’autres équipements21 dont l’acquisition par les
institutions d’encadrement de l’enfance et d’animation des jeunes,
ouvre droit au bénéfice des avantages fiscaux. Ces avantages prévus
par l’article 49 du CII consistent dans l’exonération des droits de
douane et la suspension de la TVA22.
Décret n° 2004-1628 du 12 juillet 2004, modifiant et
complétant le décret n°94-1192 du 30 mai 1994, fixant la liste des
équipements et les conditions de bénéfice des incitations prévues par
l’article 9 du CII23.
Les équipements nécessaires à la réalisation des
investissements qui bénéficient des avantages prévus par les
dispositions de l’article 9 du CII24 ont été initialement fixés par
le décret n°94-1192 du 30 mai 1994. La liste de ces équipements a
été modifiée à maintes reprises dont la plus récente a été apportée
par le décret du 12 juillet 2004. A travers ce décret, il y a eu
retrait de certains équipements25 et ajout d’autres équipements26
éligibles aux encouragements déterminés par l’article 9 susvisé.

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25

26

La liste des équipements ajoutée par le décret du 2 août 2004 comporte en
particulier les bateaux à voile, les vélos de course et les appareils de
musculation.
Conformément aux dispositions de l’article 49 (1) du CII, les investissements
réalisés par les institutions d’encadrement de l’enfance et d’animation des
jeunes, donnent lieu au bénéfice de l’exonération des droits de douane et des
taxes d’effet équivalent, la suspension de la TVA au titre des équipements
importés n’ayant pas de similaires fabriqués localement, ainsi que la suspension
de la TVA au titre des équipements fabriqués localement.
JORT, n°58, du 20 juillet 2004, p.1889.
Par application des dispositions de l’article 9 du CII, les équipements
nécessaires à la réalisation des investissements bénéficient de la réduction des
droits de douane au taux de 10 % et de la suspension des taxes d’effet
équivalent, de la suspension de la TVA et du droit de consommation dus à
l’importation.
Par application des dispositions de l’article premier du décret du 12 juillet 2004,
sont retirés de la liste n°I annexée du décret du 30 mai 1994, les compresseurs
électriques fixes d’une capacité supérieure à 1 m3.
Parmi les équipements ajoutés par le décret du 12 juillet 2004 aux listes
annexées au décret du 30 mai 1994 : les appareils et matériels pour le
développement automatique de films radiologiques, les instruments et appareils

200

n°78. A travers le décret du 21 septembre 2004. on peut citer : les panneaux multicouches isolants destinés aux constructions d’élevages. fixant la liste des biens d’équipement nécessaires à la réalisation des investissements dans le secteur agricole et éligibles au bénéfice des incitations fiscales prévues par l’article 30 du code d’incitations aux investissements et les conditions d’octroi de ces incitations27. L’article 8 du CTVA prévoit que « Dans le cadre de l’action du gouvernement pour le développement et la promotion de l’économie nationale ainsi que dans les cas conjoncturels. les appareils à rayons X à usage médical. certains équipements bénéficiant des avantages susvisés28.Réduction et suspension de la TVA et des droits de douane Au cours de l’année 2004 le Président de la République a pris une série de décrets ayant pour objet la réduction des taux de la TVA et la suspension des droits de douane au profit de certains secteurs de l’économie. 27 28 29 pour la médecine. S’agissant de la réduction des taux de la TVA.Chronique de la législation fiscale Décret n°2004-2227 du 21 septembre 2004. ont été ajoutés aux listes annexées au décret du 2 mai 1994. les mesures ont été prises sur la base d’une délégation. les ventilateurs destinés à être utilisés à l’intérieur des constructions pour l’élevage des animaux. dentaire ou vétérinaire. 201 . chirurgical. 2. de la suspension de la TVA et du droit de consommation lors de leur acquisition par les investisseurs dans le secteur du développement agricole. la chirurgie. prévue par les dispositions de l’article 8 du CTVA29. 28 septembre 2004. devenue permanente. les appareils de chauffage pour couvoir de volailles. complétant et modifiant le décret n°94-1031 du 2 mai 1994. La modification apportée par ce décret concerne la liste des biens d’équipement éligibles à la réduction des droits de douane au taux de 10%. JORT. 2789. Ces décrets ont été pris sur la base d’une double délégation législative. des suspensions ou des réductions de la taxe sur la valeur ajoutée pourront être prévues par décret pris après avis du ministre des finances et des ministres concernés ». Parmi les équipements ajoutés par le décret du 21 septembre 2004. p.

13 février 2004. Décret n° 2004-1775 du 2 août 2004. Selon une formule devenue habituelle dans les lois de finances.83). portant suspension des droits de douane dus à l’importation des carburants (JORT. n°32. p. fixant à 10% le taux de la TVA applicable à l’électricité basse tension à usage domestique et à l’électricité moyenne et basse tension utilisée pour le fonctionnement des équipements de pompage de l’eau destinée à l’irrigation agricole. suspension ou rétablissement des droits de douane.soit les droits de douane dus à l’importation des carburants35.Chronique de la législation fiscale S’agissant de la suspension ou la réduction des droits de douane. entre autres. Décret n° 2004-275 du 9 février 2004. 13 février 2004. à l’acquisition des véhicules de transport33 et à certains autres produits34. n° 19. par l’incessibilité des véhicules pendant 5 ans à partir de la date d’immatriculation (article 7).485) . les décrets adoptés en 2004 ont été pris sur la base aussi bien des dispositions de l’article 8 du code des douanes30 que celles de l’article 104 de la loi de finances pour la gestion 2004 ayant contenu une délégation législative au profit du Président de la République31.349).351). n°3. Décret n° 2004-399 du 24 février 2004.soit la TVA applicable à l’électricité32. 5 mars 2004. 9 janvier 2004. des produits agricoles et agro-alimentaires36. 1007). p. à leur réduction ou à leur rétablissement totalement ou partiellement ». portant réduction des droits de douane dus à l’importation des produits agricoles et agro-alimentaires (JORT. Décret n° 2004-927 du 19 avril 2004. 6 août 2004. Il s’agit des véhicules automobiles destinés au renouvellement du parc des voitures de type « taxi » ou « louage » (article premier). 202 . (JORT. portant réduction du droit de consommation et suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l’acquisition des véhicules de transport public des personnes dans le cadre du renouvellement du parc et les conditions d’octroi de ces avantages (JORT. Décret n° 2004-277 du 9 février 2004. . des produits métallur30 31 32 33 34 35 36 Le code des douanes a prévu dans son article 8 la possibilité de procéder. à la suspension des droits de douane y compris le minimum légal de perception. portant réduction des droits de douane et suspension du prélèvement dus sur les bananes fraîches (JORT. 20 avril 2004. D’ailleurs. n° 13. 2239 ). n° 13. par décrets. p. Les décrets pris au cours de l’année 2004 ont concerné : . n° 63. p. l’article 104 de la loi n°2003-80 du 29 décembre 2003 portant loi de finances pour l’année 2004 a prévu qu’« il peut être procédé pour l’année 2004. à la modification. portant réduction à 10% du taux de la taxe sur la valeur ajoutée sur certains produits pétroliers (JORT. p. p. Le bénéfice de ces avantages est conditionné. les certificats d’immatriculation des véhicules bénéficiant des avantages susvisés doivent comporter la mention « véhicule incessible pendant cinq ans » (article 7). par décret. Décret n°2004-9 du 5 janvier 2004.

Décret n° 20042314 du 27 septembre 2004. p. portant octroi d’un régime fiscal privilégié au titre de l’importation de biens d’équipement et de pièces de rechange (JORT. 1198) . 203 . l’importation de billettes de fer ou d’acier. p. Décret n°2004-1629 du 12 juillet 2004.2624). Décret n°2004-1022 du 26 avril 2004. n° 80.000 tonnes de billettes de fer ou d’acier et une réduction à 10 % du taux des droits de douane dus à l’importation de 95 000 tonnes de billettes de fer ou d’acier. portant suspension des droits de douane et réduction de la taxe sur la valeur ajoutée sur certains produits nécessaires à l’agriculture et à la pêche (JORT. Décret n°2004-926 du 13 avril 2004. p. 37 38 39 40 41 42 Décret n° 2004-2104 du 2 septembre 2004. 350). 20 juillet 2004. 13 février 2004. Décret n°2004-276 du 9 février 2004. en particulier. 2827). n° 18. aux produits métallurgiques41 et à certains autres produits42. n° 32.Chronique de la législation fiscale giques37 ou d’autres produits38. Décret n°2004-378 du 24 février 2004. portant suspension ou réduction des droits de douane et réduction de la taxe sur la valeur ajoutée dus à l’importation des huiles végétales (JORT. n° 41. Décret n° 2004-1091 du 13 mai 2004. p. 8 et 9 du CII (a). 1891). 3. 5 octobre 2004. aux produits destinés au secteur de la santé40. 10 septembre 2004. Décret n°2004-518 du 9 mars 2004. p. 20 avril 2004. portant réduction des droits de douane dus à l’importation des tourteaux de soja (JORT. 2 mars 2004. p. p. p. Cette réduction a concerné. Ce décret a prévu une suspension des droits de douane dus à l’importation de 40. p. n° 36. n° 13. réduction du droit de consommation ou suspension ou réduction de la taxe sur la valeur ajoutée dus sur certains matières premières. portant suspension ou réduction des droits de douane et suspension de la taxe sur la valeur ajoutée dus sur certains produits destinés au secteur de la santé (JORT. n° 73. équipements et autres produits (JORT.1006). 626). suspension de la taxe sur la valeur ajoutée ou du prélèvement dus à l’importation de certains produits agricoles. 4 mai 2004. 21 mai 2004. n° 58. portant octroi du régime fiscal privilégié au titre de l’importation des produits métallurgiques (JORT.Octroi des avantages fiscaux A côté des décrets ayant pour objet l’octroi d’avantages supplémentaires prévus par les dispositions de l’article 52 du CII (b).soit à la fois la TVA et les droits de douane relatifs aux produits agricoles39. produits agro-alimentaires et articles destinés à l’usage agricole (JORT. 1321) . portant suspension ou réduction des droits de douane. portant suspension ou réduction des droits de douane. on a assisté en 2004 à l’adoption d’un décret accordant les avantages fiscaux prévus par les articles 7.449) . 16 mars 2004. . n° 22. portant octroi d’un régime fiscal privilégié au titre des produits métallurgiques (JORT.

les avantages visés par les articles 7.8 et 9 du code d’incitations aux investissements43.1191 du 25 mai 2004. accordant à la société « Benetton Manufacturing Tunisia » les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. accordant au « Laboratoire des technologies de communication Gammarth » les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. . accordant à la société tunisienne de l’électricité et du gaz les avantages fiscaux prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. . étaient soit des entreprises44. 1336). 30 mars 2004.Octroi des avantages des articles 7. n°41. accordant à la société « Emballage Métallique de Sfax ». 1er juin 2004. p.Décret n°2004. Ce décret a été pris sur la base des dispositions de l’alinéa 2 de l’article 53 du CII en vertu desquelles « les entreprises industrielles. p. 204 . 8 et 9 du CII ont été accordés à la société « Emballage Métallique de Sfax » qui a été créée suite à l’acquisition par la société SOFAP de la société « Emballage Métallique du Sud ». Les destinataires de ces décrets. 27 janvier 2004. 754). 8 et 9 du code d’incitations aux investissements. soit des personnes physiques nommément désignées45. accordant à la société tunisienne de l’électricité et du gaz les avantages fiscaux prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT.Décret n°2004-1092 du 13 mai 2004. . les avantages fiscaux prévus par les articles 7. p. 454. 43 44 JORT. n°26.Décret n°2004-159 du 20 janvier 2004. b. peuvent bénéficier des avantages fiscaux prévus par les articles 7. D’ailleurs. p. de pêche et de services en activité et qui rencontrent des difficultés économiques et faisant l’objet d’une acquisition par des investisseurs autres que leurs anciens responsables et dirigeants en vue de renforcer les activités de ces entreprises. on a assisté en 2004 à l’adoption de décrets accordant les avantages supplémentaires prévus par les dispositions des articles 52 du CII. n°18. .Décret n°2004-783 du 22 mars 2004. Ces avantages sont accordés par décret après avis de la commission supérieure d’investissement ». 8 et 9 du CII Décret n°2004-379 du 24 février 2004. 1449). p. 190).Chronique de la législation fiscale a. n°8. 21 mai 2004. 2 mars 2004. n°44.Octroi des avantages supplémentaires de l’article 52 du CII Comme c’était le cas pour l’année 2003. agricoles.

n°90. n°18.456). . p. 29 juin 2004. de l’enseignement supérieur y compris l’hébergement universitaire … Il s’agit de : . accordant à Monsieur Rafik Assabah.Décret n°2004-1407 du 22 juin 2004. p.Décret n°2004-10 du 5 janvier 2004.l’octroi d’une prime d’investissement ne dépassant pas 25 % du coût du projet… ». n°52. 29 juin 2004. n°52. . n°3. accordant à Monsieur Mohamed Elhechmi Miled une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. accordant à la société « Bieffe Medital» les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT. 29 juin 2004. des primes d’investissements en vue de la construction de foyers universitaires47. accordant à la société STIM une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT.2553 du 2 novembre 2004. 1er juin 2004. p. d’autres décrets ont accordé. 2 mars 2004.1718). p. p. « Outre les incitations prévues par le présent code. accordant à Monsieur Sami Ben Moussa une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. 9 novembre 2004. . sur la base de l’article 52 ter du CII46. p. la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . 2 mars 2004. . p. p. 29 juin 2004. n°18. Selon l’article 52 ter du CII. n°52. . . 205 .455). . la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . .454).Décret n°2004-1410 du 22 juin 2004.Décret n°2004.Décret n°2004-380 du 24 février 2004. n°18. accordant à Monsieur Mohamed Essghaier Mansour une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. accordant à Madame Moufida Belkhir. accordant à la société « immobilière industrielle modulaire » les avantages prévus par l’article 52 du code d’incitations aux investissements (JORT.Décret n°2004-1409 du 22 juin 2004. la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT . accordant à Monsieur Mohamed Elfadhel Jalloul. p. . la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT .1719). n°18.1717). . 2 mars 2004.Chronique de la législation fiscale Outre les décrets ayant expressément accordé des avantages supplémentaires.1717). 1451). 2 mars 2004. n°52.Décret n°2004-1407 du 22 juin 2004.Décret n°2004-383 du 24 février 2004. 3229). accordant à Monsieur Lazhar Alabbassi la prime d’investissement prévue par l’article 52 ter du code d’incitations aux investissements (JORT .455).1193 du 25 mai 2004.Décret n°2004-381 du 24 février 2004.Décret n°2004. 45 46 47 . n°44. 9 janvier 2004.Décret n°2004-382 du 24 février 2004.83). des incitations et avantages supplémentaires peuvent être accordés au titre des investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation. p. accordant à Monsieur Rejeb Ben Elhoucine El Jeridi. p.

3417). la délégation. JORT. accordant à Monsieur Ali Kamel Hafsia une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. accordant à Monsieur Fraj Hamza une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT.Décret n°2004-2716 du 21 décembre 2004. 28 décembre 2004. n°104.Décret n°2004-2717 du 21 décembre 2004.3415). qui constitue une exception aux règles de compétence. p. accordant à Monsieur Mohamed Elhabib Eljridi une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. A travers ces dispositions. En effet. .3416).Décret n°2004-2714 du 21 décembre 2004. 16 mars 2004. 28 décembre 2004. En effet. Outre son caractère permanent. le décret du 9 mars 2004 a été pris sur la base d’une habilitation législative qui remonte à 1970. la possibilité pour le pouvoir législatif de déléguer au Président de la République sa 48 . n°22.Chronique de la législation fiscale 4.Décret n°2004-2715 du 21 décembre 2004. 627. à travers l’article 34 de la constitution. Or. selon l’article 48 de la loi n° 70-66 du 31 décembre 1970. S’agissant de son fondement. portant loi de finances pour l’année 1971 « Les taxes et redevances revenant à la Caisse Générale de Compensation sont instituées et modifiées par décret ». doit être normalement limitée dans le temps et dans l’objet. de fer ou d’acier48. accordant à Monsieur Mohamed Essghaier Yahia une prime d’investissement pour la réalisation d’un foyer universitaire privé (JORT. n°104. n°104. n°104. La lecture de ce décret suscite certaines remarques relatives à la fois à son fondement et à son contenu. le législateur a procédé à une délégation illimitée au profit du Président de la République de créer et de modifier les prélèvements affectés à la caisse de compensation. . la technique de la délégation en matière fiscale n’a été consacrée qu’à partir de la révision constitutionnelle du 8 avril 1976 ayant permis. n’a pas été prise à l’époque sur la base d’une habilitation constitutionnelle. p. p. p.3415). la délégation faite par le législateur à travers la loi de finances pour la gestion 1971. 28 décembre 2004. 206 . portant institution d’une taxe à l’exportation sur les déchets et débris de fonte.Institution d’une taxe à l’exportation Décret n°2004-519 du 9 mars 2004. . p. 28 décembre 2004.

la taxe est due « au taux de 90 dinars par tonne ». le décret du 9 mars 2004 a prévu dans son article 3 que « … sont applicables à la taxe prévue par l’article premier du présent décret. Or. du moins quant à son domaine. La délégation prévue par la loi de finances pour la gestion 1971 était limitée. 215.Chronique de la législation fiscale compétence d’édicter des normes fiscales49. le contenu des dispositions de l’article 3 susvisé demeure juridiquement discutable. en matière de perception. Article premier du décret du 9 mars 2004. Outre l’institution de la taxe. p. de sanction. CREA 1993. de fer ou d’acier (ferrailles) et des déchets lingotés en fer ou en acier51. la solution adoptée par ces dispositions peut paraître justifiable dans la mesure où il est logique que le régime de cette taxe due à l’exportation soit aligné sur celui des droits de douane. Le principe de soumission à la taxe des produits visés par l’article premier du décret du 9 mars 2004 comporte une exception. le décret du 9 mars 2004 a institué au profit de la caisse générale de compensation une taxe à l’exportation des déchets et débris de fonte. Ainsi. RTD 1983. Certes. Selon l’article premier de ce décret. Conformément aux dispositions de cet article. 71 et Habib AYADI. Droit fiscal. 207 . en dépit de toute justification. Mais. de contentieux. Tome I. S’agissant de son contenu. p. l’article 2 dudit décret a institué une exonération assortie d’une condition. 337. CERP 1989. de contrôle. p. Tunis. sont exonérés de la taxe certains produits « …exportés par les industriels en vue de leur transformation en billettes de fer ou d’acier à la condition que lesdites billettes soient réimportées et transformées en ronds à béton ». de constatation des infractions. Tunis. il semble que le législateur n’a pas attendu l’habilitation du pouvoir constituant pour autoriser le Chef de l’exécutif à édicter des normes fiscales à titre initial50. à travers le 49 50 51 Voir : Ridha JENAYAH. de prescription et de restitution les mêmes règles afférentes aux droits de douane ». à l’institution des taxes au profit de la caisse générale de compensation. Voir : Néji BACCOUCHE. « Les délégations législatives en matière de fiscalité indirecte ». En effet. Droit fiscal.

Mais. 52 53 Il convient de remarquer que le Président de la République n’a certes pas déterminé ni les sanctions ni les procédures contentieuses applicables à la taxe à l’exportation. Or. compte tenu des dispositions des articles 13 et 34 (4ème tiret) de la Constitution relatives respectivement à la légalité pénale et aux procédures devant les juridictions. portant loi de finances pour l’année 200153 . 5. au taux et au recouvrement de la taxe. en l’absence d’une habilitation constitutionnelle. complétant le décret n°2001-2802 du 6 décembre 2001. 9 mars 2004. Il a également édicté des règles ayant des répercussions sur le plan pénal et sur le plan contentieux52. l’alignement du régime contentieux et pénal de ladite taxe sur celui des droits de douane aura nécessairement des répercussions sur le plan pénal et sur les procédures devant les juridictions. Mais. En effet.Divers Décret n°2004-1021 du 26 avril 2004. les règles relatives aux sanctions pénales et aux procédures contentieuses relèvent du domaine de la loi et ne peuvent. les règles relatives aux infractions et aux sanctions pénales ainsi que celles relatives au régime contentieux ne peuvent en aucune manière faire l’objet de délégation. Certes. La délégation faite par la loi de finances pour la gestion 1971 n’englobe ni la détermination du régime contentieux. 208 .Chronique de la législation fiscale décret du 9 mars 2004. D’ailleurs. à la perception et à la restitution. le Président de la République ne s’est pas limité à instituer la taxe à l’exportation. relatif à la fixation du champ et modalités d’application des dispositions de l’article 58 de la loi n°2000-98 du 25 décembre 2000. aux taux et aux procédures de recouvrement des impôts. JORT. cette habilitation ne peut pas s’étendre au-delà des aspects relatifs à l’assiette. la délégation faite par le législateur permet au Président de la République d’édicter des règles relatives au contrôle. aucune possibilité de délégation n’a été envisagée. faire l’objet de délégation. n°36. ni la détermination des sanctions pénales applicables à la taxe instituée par le décret du 9 mars 2004. p. 540. La seule délégation envisageable est prévue par l’article 34 (7ème tiret) de la Constitution qui concerne uniquement les règles relatives à l’assiette.

Chronique de la législation fiscale Le contenu de ce décret peut être résumé dans les trois points suivants : . 1er juin 2004. 54 JORT. Cette taxe dont le taux a été fixé à 2. portant loi de finances pour l’année 2003. ledit support est accepté et le contribuable en est informé dans un délai de 5 jours à partir de la date de son dépôt. états ou relevés. a prévu une exonération des produits dont les intrants ont supporté ladite taxe. p. tel que modifié par l’article 54 de la loi de finances pour la gestion 2004. il a été créée au profit du fonds de dépollution une taxe pour la protection de l’environnement due sur certains produits. 209 .1449.En cas d’existence d’autres insuffisances ou anomalies au niveau des informations contenues dans le support magnétique. déposés par les personnes qui remplissent les conditions prévues par la législation fiscale en vigueur. Décret n° 2004-1191 du 25 mai 2004.5 % du chiffre d’affaires hors TVA réalisé par les fabricants des produits taxables en régime intérieur et sur la valeur en douane pour l’importation. Ces produits exonérés ont été déterminés par le décret du 25 mai 2004. est perçue dans les mêmes délais relatifs à la TVA.Le dépôt des documents sur supports magnétiques est obligatoire pour les déclarations. . fixant la liste des produits exonérés de la taxe pour la protection de l’environnement54. ledit support est refusé d’une manière définitive. . le contribuable sera informé de ce refus dans un délai ne dépassant pas 5 jours à partir de la date du dépôt du deuxième support magnétique rectificatif. Par application de l’article 58 susvisé. Dans ce cas. n°44.En cas d’impossibilité de lecture du premier ou du deuxième support magnétique rectificatif. L’article 58 de la loi de finances pour la gestion 2002. Ce décret a été pris sur la base des dispositions de l’article 58 de la loi n°2002-101 du 17 décembre 2002.

par délégation du Ministre des finances. 13 février 2004.). on a assisté à la parution au JORT de deux séries d’arrêtés comportant des délégations de signature faites par les deux Ministres des finances qui se sont succédés dans une période ne dépassant pas 3 mois. qui tiennent leur comptabilité par des moyens informatiques et qui sont tenus de déposer sur supports magnétiques les déclarations. La première concerne la signature. n° 87. de tous les actes rentrant dans le cadre de ses attributions à l’exception des textes à caractère réglementaire56. En effet. portant loi de finances pour l’année 2003 ». p.3084. fixant le chiffre d’affaires annuel brut réalisé par les contribuables tenus de déposer les déclarations.Fixation des conditions de dépôt des documents sur support magnétique Arrêté du Ministre des finances du 23 octobre 2004. A travers l’arrêté du 23 octobre 2004. ce montant a été réduit à 10 millions de dinars.LES ARRETES 1. listes et relevés comportant des renseignements destinés aux services fiscaux ou aux services de recouvrement sur supports magnétiques prévus par l’article 66 de la loi n°2002-101 du 17 décembre 2002. selon l’article premier dudit décret « est fixé à 10 millions de dinars. 2-Délégation de signature Au cours de l’année 2004. Il s’agit plutôt d’une modification de l’arrêté du Ministre des finances du 4 avril 2003 ayant déjà fixé le chiffre d’affaires exigé à 20 millions de dinars. portant délégation de signature (JORT. Ces délégations 55 56 JORT. n°13. Voir les arrêtés du Ministre des finances du 6 février 2004. 353 et s. listes et relevés sur supports magnétiques55 Contrairement à ce que laisse croire son intitulé. cet arrêté ministériel n’a pas pour objet la fixation initiale du chiffre d’affaires réalisé par les contribuables tenus de déposer leurs documents sur support magnétique. p. Ces délégations de signature sont de deux catégories. le chiffre d’affaires annuel brut réalisé par les contribuables soumis à l’impôt selon le régime réel. Voir également les 210 .Chronique de la législation fiscale III. 29 octobre 2004.

Voir : arrêtés du Ministre des finances du 19 février 2004. Il s’agit en particulier du : . Cette délégation est fondée sur les dispositions de l’article 44 IV (2) du CIR en vertu desquelles « le régime forfaitaire est retiré par décision motivée du Ministre des finances ou par toute personne déléguée par le Ministre des finances…». Ces délégations ont été accordées. en particulier. 1225 et s. . . Voir également les arrêtés du Ministre des finances du 30 avril 2004.Directeur général des études et de la législation fiscales au Ministère des finances. est fondée sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 111 du CDPF selon lesquelles « le retrait de l’avantage fiscal aux personnes qui n’ont pas respecté l’échéancier (de recouvrement des dettes fiscales) s’effectue par décision du Ministre des Finances ou de la personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet ». . au profit des chefs des centres régionaux de contrôle des impôts61.). Cette délégation.Directeur général du contrôle fiscal au Ministère des finances. . Il y a lieu également d’ajouter que dans certains arrêtés. p.Directeur général de la comptabilité publique au Ministère des finances. n°37. 1239 et s. n°17.Directeur des affaires financières. des équipements et du matériel au Ministère des finances. de la décision de retrait du régime forfaitaire59 et de l’acte de mise en mouvement de l’action publique pour les infractions fiscales pénales prévues par le CDPF et non passibles d’une peine corporelle60.Directeur général du budget de capital au Ministère des finances. 7 mai 2004.Directeur général des douanes au Ministère des finances. 7 mai 2004. .). portant délégation de signature (JORT. Cette délégation est fondée sur les dispositions de l’article 50 du CDPF selon lesquelles « la taxation d’office … est établie au moyen d’un arrêté motivé du Ministre des Finances ou de la personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet… ». portant délégation de signature (JORT. 57 58 59 60 61 62 arrêtés du Ministre des finances du 30 avril 2004. p. Cette délégation est fondée sur les dispositions de l’article 74 du CDPF selon lesquelles « le Ministre des Finances ou la personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet … met en mouvement l’action publique …». La deuxième catégorie de délégations concerne la signature de l’arrêté de taxation d’office58. p. 27 février 2004.Chronique de la législation fiscale ont été faites aux directeurs généraux de certains services de l’administration centrale57. 211 . portant délégation de signature (JORT. 413 et s.). n°37. le Ministre des finances a procédé à la délégation de la signature des décisions de retrait des avantages fiscaux62.

Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne

CHRONIQUE DE LA JURISPRUDENCE
FISCALE TUNISIENNE 1
PREMIERE PARTIE :
LA JURISPRUDENCE DU JUGE DU FOND
Tarek DRIRA∗
Enseignant à la Faculté
de Droit de Sfax
Sommaire des principaux jugements (2ème semestre 2003)
Amortissement (1) - Charges déductibles (2) – Comptabilité (3) Plus-value (4) - Preuve (5) - Procédures (6) - Régime forfaitaire (7) Réinvestissement (8) - Rétroactivité de la loi fiscale (9) - Sanctions
fiscales (10) - Taxation d'office (11) - Taxe professionnelle (12) - TVA
(13) - Vérification fiscale (14).
1) Amortissement
Sommaire : Immobilisations / Taux d’amortissement linéaire
du matériel de chantier / Arrêté du ministre des finances du 16 janvier
1990 / Les immobilisations sont amortissables durant les années de
leur utilisation / Principe de l’interprétation stricte de la norme
fiscale : en cas de texte précis, il n’y a pas lieu d’interpréter /
Spécificité du droit fiscal par rapport au droit comptable / Rejet du
motif.
Tribunal de Sfax, req. n°153 du 29 octobre 2003, St. T.R. /
Centre régional de contrôle fiscal de Sfax ;
:‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻻﺳﺘﻬﻼآﺎت‬
‫ﺣﻴ ﺚ ﺟ ﺎء ﺑﺘﻘﺮﻳ ﺮ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻗﺎﻣ ﺖ ﺑﺘﻄﺒﻴ ﻖ ﻧﺴ ﺒﺔ اﺳ ﺘﻬﻼك ﻗ ﺪرهﺎ‬
‫ واﻟﺤ ﺎل أن ﻗ ﺮار‬Matériel de chantier ‫ ﺑﺨﺼ ﻮص اﻟﻤﻌ ﺪات اﻟﺼ ﻨﺎﻋﻴﺔ‬% 33.33
‫ ﺣ ﺪد ﻧﺴ ﺒﺔ اﻻﺳ ﺘﻬﻼآﺎت ﻟﻠﻤﻌ ﺪات اﻟﻤ ﺬآﻮرة‬1990 ‫ ﺟ ﺎﻧﻔﻲ‬16 ‫وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ‬
.%10 ‫ﺑــ‬
1

Tous les jugements et arrêts figurant dans cette chronique sont disponibles au
Centre d’Etudes Fiscales de la Faculté de Droit de Sfax.
E-mail : tarekdrira@yahoo.fr

213

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬م ض د ا ط ض ش أﻧﻪ ﺗﻀﺒﻂ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺼﺎﻓﻴﺔ ﺑﻌ ﺪ ﻃ ﺮح آ ﻞ‬
‫اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ اﺳﺘﻠﺰاﻣﻬﺎ اﻻﺳﺘﻐﻼل واﻟﺘﻲ ﺗﺸﻤﻞ ﺧﺎﺻﺔ )…(‬
‫‪ (2‬اﻻﺳﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻘﺎرة اﻟﺘﻲ ﺗﻘﻮم ﺑﻬﺎ اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻌﻠﻴ ﺔ ﻓ ﻲ ﺣ ﺪود اﻻﺳ ﺘﻬﻼآﺎت‬
‫اﻟﻤﻌﻬﻮدة ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر اﻻﺳ ﺘﻌﻤﺎل وﺣﺴ ﺐ ﻧﻮﻋﻴ ﺔ اﻟﻨﺸ ﺎط وآ ﺬﻟﻚ اﻹﺳ ﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻤﺴ ﺠﻠﺔ ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ‬
‫واﻟﺘﻲ أﺟﻞ ﻃﺮﺣﻬﺎ أﺛﻨﺎء ﻓﺘ ﺮات اﻟﺨﺴ ﺎرة )…( ﺗﻀ ﺒﻂ ﻧﺴ ﺐ اﻻﺳ ﺘﻬﻼك اﻟﻘ ﺎر وﻗﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻌ ﺪات‬
‫اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﻜﻮن ﻣﺤﻞ اﺳﺘﻬﻼك آﻠﻲ ﺑﻘﺮار ﻣﻦ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 12‬م ض د ا ط ض ش اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ اﺗﺨ ﺬ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ‬
‫ﻗﺮارا ﻣﺆرﺧﺎ ﻓﻲ ‪ 16‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1990‬ﻓﻲ ﺿﺒﻂ ﻧﺴﺐ اﻻﺳﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻘﺎرة وﻗﻴﻤﺔ اﻟﻤﻌﺪات اﻟﺜﺎﺑﺘ ﺔ‬
‫اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﻜﻮن ﻣﺤﻞ اﺳﺘﻬﻼك آﻠﻲ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﻀ ﺢ ﺑﻘ ﺮاءة أﺣﻜ ﺎم اﻟﻘ ﺮار اﻟﺼ ﺎدر ﻋ ﻦ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ‬
‫‪ 1990/1/16‬أن اﻟﻤﻌﺪات ﺑﺼﻔﺔ ﻋﺎﻣﺔ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻨﺴﺒﺔ اﺳﺘﻬﻼك ﻗﺪرهﺎ ‪.%10‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﺗﻜ ﻮن ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ اﻹدارة ﻗ ﺪ أﺣﺴ ﻨﺖ ﺗﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﻤ ﺎ وﻇﻔ ﺖ ﻧﺴ ﺒﺔ ‪%10‬‬
‫ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ اﺳﺘﻬﻼآﺎت اﻟﻤﻌﺪات اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺴﺘﻌﻤﻠﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻓﻲ ﺣﻈﺎﺋﺮهﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﺧﻼﻓ ﺎ ﻟﻤ ﺎ ﺗﻤﺴ ﻚ ﺑ ﻪ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﻓ ﺈن اﻟﻤﻌ ﺪات اﻟﺜﺎﺑﺘ ﺔ ﻻ ﺗﻘﺒ ﻞ اﻟﻄ ﺮح‬
‫ﺑﺼﻔﺔ آﻠﻴﺔ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ وإﻧﻤ ﺎ ﺗﺨﻀ ﻊ ﻟﻼﺳ ﺘﻬﻼك ﻋﻠ ﻰ اﻣﺘ ﺪاد اﻟﺴ ﻨﻮات اﻟﻤﻘﺎﺑﻠ ﺔ ﻟﻤ ﺪة‬
‫اﺳﺘﻌﻤﺎﻟﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﻋ ﻼوة ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻻ ﺗﺄوﻳ ﻞ ﻣ ﻊ وﺿ ﻮح اﻟ ﻨﺺ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓ ﻼ ﺣﺎﺟ ﺔ‬
‫ﻟﻠﺮﺟﻮع إﻟ ﻰ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻤﻌﻴ ﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﻲ اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺎﻷﺻ ﻮل اﻟﺜﺎﺑﺘ ﺔ اﻟﻤﺎدﻳ ﺔ ﻃﺎﻟﻤ ﺎ وردت أﺣﻜ ﺎم‬
‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬م ض د ا ط ض ش وﻗﺮار وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 16‬ﺟ ﺎﻧﻔﻲ ‪ 1990‬واﺿ ﺤﺔ‬
‫ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻧﺴ ﺒﺔ اﻻﺳ ﺘﻬﻼك اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑﺎﻟﻤﻌ ﺪات ﻓﻀ ﻼ ﻋ ﻦ أن اﻟﻘ ﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒ ﺎﺋﻲ ﻟ ﻪ ﺧﺼﻮﺻ ﻴﺘﻪ‬
‫وﺗﻔﺮدﻩ ﻣﻘﺎرﻧﺔ ﺑﺎﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻲ"‪.‬‬
‫‪2) Charges déductibles‬‬
‫‪Sommaire : Distinction charges/amortissement / Travaux‬‬
‫‪d’entretien et de réparation / Sort fiscal des dépenses qui sont de‬‬
‫‪nature, soit à étendre la durée de vie des biens soit à augmenter‬‬
‫‪sensiblement leur valeur / Principe de la légalité fiscale / L’avis de la‬‬
‫‪commission de conciliation ne constitue pas une référence à laquelle‬‬
‫‪le tribunal se réfère pour qualifier les travaux / La doctrine et la‬‬
‫‪jurisprudence fiscales considèrent que les travaux constituent des‬‬
‫‪charges déductibles tant qu’ils sont effectués en vue d’entretenir les‬‬
‫‪immobilisations et de les garder dans leur état initial / Défaut de‬‬
‫‪preuve de la nature des travaux qu’il a effectués / Refus de la‬‬
‫‪déduction.‬‬

‫‪214‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Tribunal de Sfax, req. n°01 du 09 juillet 2003, St. (…) / La‬‬
‫‪mission des enquêtes et du contrôle national polyvalent.‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص رﻓﺾ ﻃﺮح ﻣﺒﺎﻟﻎ ﺑﻌﻨﻮان أﻋﺒﺎء ‪:‬‬
‫ﺣﻴ ﺚ ﻗﺎﻣ ﺖ اﻟﺸ ﺮآﺔ ﺑﺠﻤﻠ ﺔ ﻣ ﻦ اﻷﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ أدرﺟﺘﻬ ﺎ ﺿ ﻤﻦ اﻷﻋﺒ ﺎء ﻓ ﻲ ﺣ ﻴﻦ‬
‫ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻹدارة ﺑﺄﻧﻬﺎ ﺗﺸﻜﻞ ﻣﻌﺪات ﺗﻘﺒﻞ اﻹﺳﺘﻬﻼك ﻋﻠﻰ اﻣﺘﺪاد ﻋﺪة ﺳﻨﻮات‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﺳﺘﺸ ﻬﺪت اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﻤﻮﻗ ﻒ ﺳ ﺎﺑﻖ ﻟﻠﺠﻨ ﺔ اﻟﻤﺮاﺿ ﺎة اﻋﺘﺒ ﺮ أن ه ﺬﻩ‬
‫اﻷﺷﻐﺎل هﻲ ﻣﻦ ﻗﺒﻴﻞ اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻘﺎﺑﻠﺔ ﻟﻠﻄﺮح اﻟﻜﻠﻲ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ﺛﺒﻮﺗﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺒﺪﺋﻴﺔ ﻓﺈن ﻣﻮﻗﻒ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﺑﺸﺄن هﺬﻩ اﻷﺷﻐﺎل واﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ‬
‫ﺑﻤﺮاﻗﺒ ﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﺳ ﺎﺑﻘﺔ ﻻ ﻳﺼ ﻠﺢ أن ﻳﻜ ﻮن أﺳﺎﺳ ﺎ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴ ﺎ وﺟﻴﻬ ﺎ ﻟﻠﺘﻤﺴ ﻚ ﺑﻄﻠ ﺐ اﻋﺘﺒ ﺎر ه ﺬﻩ‬
‫اﻷﺷ ﻐﺎل ﻣ ﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻷﻋﺒ ﺎء ﻟﻌ ﺪة أﺳ ﺒﺎب ﻓﻤ ﻦ ﺟﻬ ﺔ أوﻟ ﻰ ﻓ ﺈن ﻟﺠﻨ ﺔ اﻟﻤﺮاﺿ ﺎة ﻻ ﺗﺸ ﻜﻞ ﺟﻬ ﺔ‬
‫ﻗﻀﺎﺋﻴﺔ ﺗﻜﺘﺴﻲ ﻗﺮاراﺗﻬﺎ ﺣﺠﻴ ﺔ اﻷﻣ ﺮ اﻟﻤﻘﻀ ﻲ ﺑ ﻪ ﺑ ﻞ وأآﺜ ﺮ ﻣ ﻦ ذﻟ ﻚ ﻓ ﺈن اﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻘﻀ ﺎﺋﻴﺔ‬
‫ﻧﻔﺴﻬﺎ ﻻ ﺗﻜﺘﺴﻲ إﻻ ﺣﺠﻴﺔ ﻧﺴﺒﻴﺔ ﻟﻸﻣﺮ اﻟﻤﻘﻀﻲ ﺑﻪ وﻻ ﺗﻘﻮم هﺬﻩ اﻟﺤﺠﻴﺔ اﻟﻨﺴ ﺒﻴﺔ إﻻ ﻣﺘ ﻰ ﺗﻌﻠ ﻖ‬
‫اﻷﻣﺮ ﺑﻨﻔﺲ ﻣﺪة اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ وﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﺷ ﺊ ﺑﻤﻠ ﻒ اﻟﻘﻀ ﻴﺔ ﻳﺜﺒ ﺖ أن اﻷﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ‬
‫اﻋﺘﺒﺮﺗﻬﺎ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﺴ ﺎﺑﻘﺔ ﻣ ﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻷﻋﺒ ﺎء ه ﻲ ﻧﻔﺴ ﻬﺎ ﺗﻠ ﻚ اﻟﺘ ﻲ‬
‫اﻋﺘﺒﺮﺗﻬ ﺎ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﺤﺎﻟﻴ ﺔ ﻣ ﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻟﻤﻌ ﺪات وﺑ ﺬﻟﻚ ﻓ ﺈن ه ﺬا اﻟ ﺪﻓﻊ‬
‫اﻟﻤﺆﺳﺲ ﻋﻠﻰ رأي ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة اﻟﻮاﻗﻊ إﺑﺪاؤﻩ ﻓﻲ إﻃﺎر اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻳﺒﻘﻰ ﻣﺠﺮدا‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﻓﻀ ﻼ ﻋ ﻦ ذﻟ ﻚ ﻓ ﺈن اﻟﻤﺮﺟ ﻊ ﻓ ﻲ ﺗﻜﻴﻴ ﻒ اﻟﻄﺒﻴﻌ ﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ ﻟﻸﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ‬
‫ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ هﻲ اﻟﻘﺎﻋ ﺪة اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ وﻟ ﻴﺲ رأي ﻟﺠﻨ ﺔ إدارﻳ ﺔ وذﻟ ﻚ ﻋﻤ ﻼ ﺑﻤﺒ ﺪأ ﺷ ﺮﻋﻴﺔ‬
‫اﻟﻤﺎدة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ )‪ (le principe de la légalité fiscale‬وﺗﻌﻴﻦ ﺑﻨﺎء ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﺗﻜﻴﻴ ﻒ‬
‫ه ﺬﻩ اﻷﺷ ﻐﺎل اﻟﺘ ﻲ ﺗﻮﻟ ﺖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ إﻧﺠﺎزه ﺎ وﻓﻘ ﺎ ﻟﻠﻨﺼ ﻮص اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ وﻟﻤ ﺎ اﺳ ﺘﻘﺮ ﻋﻠﻴ ﻪ ﻓﻘ ﻪ‬
‫اﻟﻘﻀﺎء وذﻟﻚ ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ إﻟﻰ ﻃﺒﻴﻌﺔ هﺬﻩ اﻷﺷﻐﺎل‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﺳ ﺘﻘﺮ اﻟﻔﻘ ﻪ وﻓﻘ ﻪ اﻟﻘﻀ ﺎء ﻋﻠ ﻰ اﻋﺘﺒ ﺎر أن اﻷﺷ ﻐﺎل ﺗﻌﺘﺒ ﺮ ﻣﻌ ﺪات ﺗﻘﺒ ﻞ‬
‫اﻹﺳ ﺘﻬﻼك )‪ (Amortissement‬آﻠﻤ ﺎ آ ﺎن ﻣ ﻦ ﺷ ﺄﻧﻬﺎ اﻟﺘﻤﺪﻳ ﺪ ﻓ ﻲ ﻋﻤ ﺮ اﻟﻤﻨﻘ ﻮل أو اﻟﻌﻘ ﺎر‬
‫اﻟﺬي ﺗﺴﻠﻄﺖ ﻋﻠﻴﻪ أو اﻟﺰﻳﺎدة ﻓﻲ ﻗﻴﻤﺘ ﻪ ﺑﺸ ﻜﻞ ﻣﺤﺴ ﻮس وﻋﻠ ﻰ اﻟﻌﻜ ﺲ ﻣ ﻦ ذﻟ ﻚ ﻓ ﺈن اﻷﺷ ﻐﺎل‬
‫ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ ﻗﺒﻴﻞ اﻷﻋﺒﺎء )‪ (charges‬اﻟﻘﺎﺑﻠ ﺔ ﻟﻠﻄ ﺮح آﻠﻴ ﺎ ﻓ ﻲ ﺳ ﻨﺔ ﺛﺒﻮﺗﻬ ﺎ آﻠﻤ ﺎ آ ﺎن ﻣ ﻦ ﺷ ﺄﻧﻬﺎ‬
‫ﺗﻌﻬﺪ اﻷﺻﻮل ﺑﺎﻟﺼﻴﺎﻧﺔ واﻹﺻﻼح ﻗﺼﺪ اﻟﻤﺤﺎﻓﻈﺔ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴﺘﻬﺎ اﻟﺮاهﻨﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﺗﺪل اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﻤﺆﻳﺪات ووﺛﺎﺋﻖ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻬﺎ إﺛﺒﺎت ﻣﺎهﻴ ﺔ وﻃﺒﻴﻌ ﺔ ه ﺬﻩ‬
‫اﻷﺷﻐﺎل وأﺛﺮهﺎ ﻋﻠﻰ اﻷﺻﻮل اﻟﺘﻲ ﺗﺴﻠﻄﺖ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺣﺎل أن اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻣﻠﺰﻣﺔ ﻃﺒﻖ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪65‬‬
‫م ح ا ج ﺑﺈﺛﺒﺎت ﺷﻄﻂ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺬي اﺳﺘﻬﺪﻓﺖ ﻟﻪ وﺻﺤﺔ ﻣﻮاردهﺎ وﺗﺼﺎرﻳﺤﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ ﺗﺠﺮد إدﻋﺎءات اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻓﺈن ﻣﺒﺎﻟﻎ هﺬﻩ اﻷﺷﻐﺎل واﻟﻤﻘ ﺪرة‬
‫ب‪9 251.190‬د ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ‪ 1995‬و‪4 158.138‬د ﺧﻼل ﺳ ﻨﺔ ‪ 1996‬و‪7 438.672‬د ﺧ ﻼل‬
‫ﺳﻨﺔ ‪ 1997‬هﻲ ﻣﺒﺎﻟﻎ هﺎﻣﺔ ﻓﻲ ذاﺗﻬﺎ وﺑﺼﻔﺔ ﻣﻮﺿ ﻮﻋﻴﺔ اﻷﻣ ﺮ اﻟ ﺬي ﻳﺴﺘﺸ ﻒ ﻣﻨ ﻪ أﻧﻬ ﺎ ﺗﺸ ﻜﻞ‬
‫ﻧﻔﻘﺎت ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻬﺎ اﻟﺘﻤﺪﻳﺪ ﻓﻲ ﻋﻤ ﺮ اﻷﺻ ﻮل واﻟﺰﻳ ﺎدة ﻓ ﻲ ﻗﻴﻤﺘﻬ ﺎ ﺑﺸ ﻜﻞ ﻣﺤﺴ ﻮس وأن اﻷﻣ ﺮ ﻻ‬
‫ﻳﺘﻌﻠﻖ ﺑﺄﻋﻤﺎل ﺻﻴﺎﻧﺔ ﻋﺎدة ﻣﺎ ﺗﻜﻮن ﺑﺴﻴﻄﺔ وﻣﺤﺪودة "‪.‬‬

‫‪215‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Sommaire : Déduction des charges /Art. 14-5 du CIR /‬‬
‫‪Dépenses engagées au titre des véhicules de tourisme d’une puissance‬‬
‫‪fiscale supérieure à 9 CV / Application de la loi dans le temps /‬‬
‫‪Principe de non rétroactivité / Fait générateur antérieur à la nouvelle‬‬
‫‪loi / Refus de la déduction / Confirmation des prétentions du‬‬
‫‪demandeur.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°01 du 09 juillet 2003; St. (…) / La‬‬
‫‪mission des enquêtes et du contrôle national polyvalent.‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺴﻴﺎرة ﺳﻴﺎﺣﻴﺔ ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل ‪:‬‬
‫وﺣﻴﺚ رﻓﻀﺖ اﻹدارة ﻃﺮح أﻋﺒﺎء ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺴﻴﺎرة ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ اﻟﺒﺨﺎرﻳﺔ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل وﻗﻊ‬
‫ﺻﺮﻓﻬﺎ ﺳﻨﺔ ‪.1995‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ أﻗﺮ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 5-14‬م ض د ا ط ض ش ﻋﺪم ﻗﺎﺑﻠﻴﺔ ﻃﺮح ﻧﻔﻘﺎت اﻟﺼ ﻴﺎﻧﺔ‬
‫واﻟﻠ ﻮازم واﻟﻤﺤﺮوﻗ ﺎت وﻣﻌﻠ ﻮم اﻟﺠ ﻮﻻن اﻟﺘ ﻲ ﻳﻘ ﻊ ﺻ ﺮﻓﻬﺎ ﺑﻌﻨ ﻮان اﻟﺴ ﻴﺎرات اﻟﺴ ﻴﺎﺣﻴﺔ اﻟﺘ ﻲ‬
‫ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺨﺎرﻳﺔ إﻻ أن أﺣﻜﺎم هﺬﻩ اﻟﻔﻘﺮة ﻗﺪ ﻧﻘﺤﺖ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 52‬ﻣ ﻦ‬
‫اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 109‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1995‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 25‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1995‬واﻟﺬي ﺣﺪد ﻣﺴ ﺄﻟﺔ ﻗ ﻮة اﻟﺴ ﻴﺎرة‬
‫اﻟﻤﺴﻤﻮح ﺑﻘﺒﻮل اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻬﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن أﺣﻜﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻻ ﺗﻄﺒﻖ ﺑﺄﺛﺮ رﺟﻌﻲ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻣﻄﺎﻟﺒ ﺔ‬
‫اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﺑﺎﻻﻣﺘﺜﺎل ﻷﺣﻜﺎم ﻧﺺ ﻗﺎﻧﻮﻧﻲ ﺻﺪر إﺛﺮ ﺧﺘﻢ اﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ أي إﺛ ﺮ ﺣﺼ ﻮل اﻟﺤ ﺪث‬
‫اﻟﻤﻨﺸﺊ ﻟ ﻸداء اﻷﻣ ﺮ اﻟ ﺬي ﻳ ﺆدي إﻟ ﻰ ﻋ ﺪم ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ﻣﻮﻗ ﻒ اﻹدارة اﻟﺮاﻣ ﻲ إﻟ ﻰ رﻓ ﺾ ﻃ ﺮح‬
‫اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺴﻴﺎرة ﺳﻴﺎﺣﻴﺔ ﺗﻔﻮق ﻗﻮﺗﻬﺎ ‪ 9‬ﺧﻴﻮل"‪.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°153 du 29 octobre 2003; St. T.R. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫‪Sommaire : Refus de la déduction des charges supportées par‬‬
‫‪l’entreprise / Défaut de justification des charges supportées / Défaut‬‬
‫‪de preuve de l’exagération de l’imposition / Art. 65 du CPF / Rejet.‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷﻋﺒﺎء اﻟﻐﻴﺮ ﻣﺪﻋﻤﺔ ﺑﻔﻮاﺗﻴﺮ ‪:‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ رﻓﻀ ﺖ اﻹدارة ﻃ ﺮح ﺟﻤﻠ ﺔ ﻣ ﻦ اﻷﻋﺒ ﺎء ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﻋ ﺪم ﺗ ﺪﻋﻴﻤﻬﺎ ﺑﻤﺆﻳ ﺪات‬
‫وﻓﻮاﺗﻴﺮ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء أن هﺬﻩ اﻷﻋﺒﺎء ﻣﺪﻋﻤﺔ ﺑﻔﻮاﺗﻴﺮ ﺗﺒﺮرهﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 65‬م ح ا ج أﻧ ﻪ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟ ﺬي ﺻ ﺪر ﻓ ﻲ‬
‫ﺷﺄﻧﻪ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء اﻟﺤﺼ ﻮل ﻋﻠ ﻰ اﻹﻋﻔ ﺎء أو اﻟﺘﺨﻔ ﻴﺾ ﻣ ﻦ اﻷداء اﻟﻤﻮﻇ ﻒ‬
‫ﻋﻠﻴ ﻪ إﻻ إذا أﻗ ﺎم اﻟ ﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠ ﻰ ﺻ ﺤﺔ ﺗﺼ ﺎرﻳﺤﻪ وﻣ ﻮاردﻩ اﻟﺤﻘﻴﻘﻴ ﺔ أو ﻋﻠ ﻰ ﺷ ﻄﻂ اﻷداء‬
‫اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ‪.‬‬

‫‪216‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺒﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻮﺟﻮد ﻓﻮاﺗﻴﺮ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺗ ﺪﻋﻢ اﻷﻋﺒ ﺎء اﻟﻮاﻗ ﻊ‬
‫ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ إﻻ أﻧ ﻪ ﻟ ﻢ ﻳ ﺪل ﻓ ﻲ ﻃ ﻮر اﻟﺘﻘﺎﺿ ﻲ ﺑﻬ ﺬﻩ اﻟﻔ ﻮاﺗﻴﺮ ﺣﺘ ﻰ ﺗﺠ ﺮي‬
‫اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻴﻬﺎ رﻗﺎﺑﺘﻬﺎ وﺑﻘﻴﺖ دﻓﻮﻋﺎﺗﻪ ﻣﺠﺮدة ﻋﻦ آﻞ ﻣﺎ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺆﻳﺪهﺎ "‪.‬‬
‫‪3- Comptabilité‬‬
‫‪Sommaire : Comptabilité / Défaut de tenue des documents‬‬
‫‪comptables / La force majeure est un fait irrésistible, imprévisible et‬‬
‫‪extérieur à celui qui l’invoque / Art. 283 du COC / La saisie du‬‬
‫‪matériel informatique ne constitue pas un cas de force majeure‬‬
‫‪justifiant la non présentation de la comptabilité / Rejet du motif.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°153 du 29 octobre 2003 ; St. T.R. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻃﻠﺐ اﻋﺘﻤﺎد ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 2000‬و‪: 2001‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻃﻠﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ اﻋﺘﻤﺎد ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 2000‬و‪ 2001‬ﻗﺼﺪ إﻋﺎدة ﺗﺤﺪﻳﺪ‬
‫اﻟﻀ ﺮاﺋﺐ واﻷداءات اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﻣ ﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر أن ه ﺬﻩ اﻷﺧﻴ ﺮة ﺗﻌ ﺬر ﻋﻠﻴﻬ ﺎ‬
‫إﻋﺪاد اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ أﺛﻨﺎء ﻓﺘﺮة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﻋﻘﻠﺔ أﺟﻬﺰة اﻹﻋﻼﻣﻴﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﻠﺸﺮآﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺒﺪﺋﻴﺔ ﻓﺈن اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻟﻤﺘﻌﻬﺪة ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ ﻓﻲ اﻻﻋﺘﺮاض ﻋﻠﻰ ﻗﺮار‬
‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺗﺘﻮﻟﻰ اﻟﺒﺖ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟ ﺪﻋﻮى واﻟﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﻣ ﺪى ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ووﺟﺎه ﺔ ﻋﻨﺎﺻ ﺮ اﻟﺘﻌ ﺪﻳﻼت‬
‫اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﻘﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ ﺿ ﻮء اﻟﻤﻌﻄﻴ ﺎت اﻟﻤﺎدﻳ ﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ اﻟﻤﻮﺟ ﻮدة ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟ ﻺدارة‬
‫زﻣﻦ إﻋﺪاد ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﺑﺤﻴ ﺚ أن اﻟﻤﻌﻄﻴ ﺎت واﻟﻌﻨﺎﺻ ﺮ اﻟﻼﺣﻘ ﺔ ﻹﺻ ﺪار ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬
‫ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺑﺤ ﺎل ﻣ ﻦ اﻷﺣ ﻮال أﺧ ﺬهﺎ ﺑﻌ ﻴﻦ اﻹﻋﺘﺒ ﺎر ﻓ ﻲ اﻟﻄ ﻮر اﻟﻘﻀ ﺎﺋﻲ آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻣﺆاﺧ ﺬة‬
‫اﻹدارة ﻋﻠﻰ ﻋﺪم اﻋﺘﻤﺎد أﻣﻮر وﻋﻨﺎﺻﺮ ﻟﻢ ﺗﻜﻦ ﺑﺤﻮزﺗﻬﺎ زﻣﻦ إﺻ ﺪار ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ وﻋﻠﻴ ﻪ‬
‫ﻓ ﻼ ﻳﻤﻜ ﻦ اﻹذن ﺑﺈﻋ ﺎدة اﻟﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﺟﻤﻠ ﺔ اﻻداءات اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ اﻟﺘ ﻲ ﺗ ﻢ ﺗﺤﺪﻳ ﺪهﺎ ﻓ ﻲ ﻏﻴ ﺎب‬
‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة اﻟﺘﻲ ﺗﻢ إﻋﺪادهﺎ ﺑﺼﻔﺔ ﻻﺣﻘﺔ ﻋﻦ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻣﻦ ﺟﻬ ﺔ أﺧ ﺮى ﻓ ﺈن ﻋﻘﻠ ﺔ أﺟﻬ ﺰة اﻹﻋﻼﻣﻴ ﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌ ﺔ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﻻ ﻳﺸ ﻜﻞ ﺑ ﺄي‬
‫ﺣ ﺎل ﻣ ﻦ اﻷﺣ ﻮال ﻗ ﻮة ﻗ ﺎهﺮة ﺗﺒ ﺮر إﺧ ﻼل اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﺑﻮاﺟ ﺐ إﻋ ﺪاد اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ ﻓ ﻲ اﻵﺟ ﺎل‬
‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ذﻟﻚ أن اﻟﻘﻮة اﻟﻘﺎهﺮة هﻲ آﻞ ﺣﺎدث أﺟﻨﺒﻲ ﻋﻦ ﺷ ﺨﺺ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻏﻴ ﺮ ﻣﺘﻮﻗ ﻊ‬
‫وﻣﺴﺘﺤﻴﻞ اﻟﺪﻓﻊ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 283‬م اع أﻣﺎ ﻋﻘﻠ ﺔ أﺟﻬ ﺰة اﻹﻋﻼﻣﻴ ﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌ ﺔ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﻓﻬ ﻮ‬
‫ﺣﺎدث ﻣﺮﺗﺒﻂ ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ارﺗﺒﺎﻃ ﺎ وﺛﻴﻘ ﺎ وﻣﺘﻮﻗ ﻊ اﻟﺤ ﺪوث وﻣﻤﻜ ﻦ اﺟﺘﻨﺎﺑ ﻪ وذﻟ ﻚ ﺑﺘﻔ ﺎدي‬
‫ﺳﺒﺒﻪ أي ﺧﻼص اﻟﺪﻳﻦ ﺳﻨﺪ إﺟﺮاء اﻟﻌﻘﻠﺔ )‪.(...‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ أﺿ ﺤﺖ دﻓﻮﻋ ﺎت اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﺟﻤﻠ ﺔ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻣﺠ ﺮدة وﻓ ﻲ ﻏﻴ ﺮ‬
‫ﻃﺮﻳﻘﻬﺎ واﻗﻌﺎ وﻗﺎﻧﻮﻧﺎ واﺗﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض أﺻﻼ "‪.‬‬
‫‪4- Plus-value‬‬
‫‪Sommaire : Charges nécessaires pour la construction d’un‬‬
‫‪immeuble / Seuls les montants justifiés des impenses qui sont‬‬

‫‪217‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪postérieurs à la date d’acquisition d’un bien peuvent être ajoutés à son‬‬
‫‪prix de revient pour la détermination de la plus-value / La vente des‬‬
‫‪immeubles doit être faite par écrit ayant une date certaine et n’a‬‬
‫‪d’effet au regard des tiers que si elle a été enregistrée à la recette des‬‬
‫‪finances / Art. 581 du COC / Refus de déduction des dépenses‬‬
‫‪effectuées par le contribuable postérieurement à 1996 date‬‬
‫‪d’acquisition de l’immeuble en question / Art. 28 -IV- du CIR.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°133 du 04 décembre 2003 ; M.K. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻧﻔﻘﺎت إﻧﺠﺎز اﻟﺒﻨﺎء ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﺒﻴﻊ ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﺑﺘﺤﻴﻴﻦ ﺛﻤﻦ اﻟﺸ ﺮاء ﻣ ﻊ إﺿ ﺎﻓﺔ ﻣﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﺒﻨ ﺎء اﻟﺘ ﻲ أﻧﻔﻘﻬ ﺎ‬
‫ﻣﻨﺬ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺸﺮاء ﺳﻨﺔ ‪.1967‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ IV.28‬م ض د ا ط ض ش أﻧ ﻪ ﻟﺘﻄﺒﻴ ﻖ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﻘ ﺮﺗﻴﻦ ‪2‬‬
‫و‪ 3‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺗﺴﺎوي اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﻮﻇﻔ ﺔ ﻋﻠﻴﻬ ﺎ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻔ ﺎرق ﺑ ﻴﻦ‬
‫ﺳ ﻌﺮ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ اﻟﻤﺼ ﺮح ﺑ ﻪ ﻓ ﻲ اﻷﻣ ﻼك اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ أو اﻟ ﺬي وﻗ ﻊ اﻟﺘﺮﻓﻴ ﻊ ﻓﻴ ﻪ إﺛ ﺮ ﻋﻤﻠﻴ ﺎت‬
‫اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺣﺴﺐ اﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ وﺳ ﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔ ﺔ اﻻﻗﺘﻨ ﺎء‬
‫أو اﻟﻬﺒﺔ أو اﻟﺘﻌﻮﻳﺾ أو اﻟﺒﻨﺎء ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻗﻴﻤﺔ اﻷرض ﻣﻊ إﺿﺎﻓﺔ ﻣﺒ ﺎﻟﻎ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒ ﺮرة‬
‫وﻧﺴﺒﺔ ‪ %10‬ﻋﻦ آﻞ ﺳﻨﺔ اﻣﺘﻼك ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﻣﻦ ﺧﻼل أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة ‪ IV‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬م ض د أ ط ض ش أﻧ ﻪ ﻻ‬
‫ﺗﻘﺒﻞ اﻹﺿﺎﻓﺔ ﻟﺜﻤﻦ اﻟﺸﺮاء إﻻ اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒﺮرة واﻟﻤﺒﺬوﻟﺔ ﺑﺼﻔﺔ ﻻﺣﻘﺔ ﻋﻦ ﺣﺼﻮل اﻟﺸﺮاء‬
‫ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒﺬوﻟ ﺔ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر ﺑﻨ ﺎء اﻟﻤﺴ ﻜﻦ اﻟ ﺬي‬
‫أﻗﺎﻣﻪ ﺑﺎﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﺸﺘﺮي واﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﺗﻘﺪﻳﺮهﺎ ﺻ ﻠﺐ ﺗﻘﺮﻳ ﺮ اﻟﺨﺒﻴ ﺮ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ إﺿ ﺎﻓﺘﻬﺎ ﻟ ﺜﻤﻦ اﻟﺸ ﺮاء‬
‫ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر أن ﺷ ﺮاء اﻟﻌﻘ ﺎر ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﺗ ﻢ ﻓ ﻲ ‪ 22‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪ 1996‬ﺗ ﺎرﻳﺦ إﺑ ﺮام ﻋﻘ ﺪ‬
‫إﺳﻨﺎد ﺑﻴﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء واﻟﺘﻌﺎﺿﺪﻳﺔ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓ ﺈن ه ﺬﻩ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ ﺳ ﺎﺑﻘﺔ ﻟﺤﺼ ﻮل اﻟﺸ ﺮاء‬
‫ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻌﺘﺮض وﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻨﻄﻘﻴﺎ إﺿﺎﻓﺘﻬﺎ ﻟﺜﻤﻦ اﻟﺸﺮاء‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺴ ﺘﺨﻠﺺ ﻣ ّﻤ ﺎ ﺳ ﻠﻒ ﺑﻴﺎﻧ ﻪ أن اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻗ ﺪ وﻇﻔ ﺖ اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ‬
‫اﻟﺰاﺋ ﺪة واﻋﺘﻤ ﺪت آﺘ ﺎرﻳﺦ ﺷ ﺮاء ‪ 22‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪ 1996‬ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 581‬م ا ع‬
‫وأﺿﺤﺖ ﺑﺬﻟﻚ دﻓﻮﻋﺎت اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﺠﺮّدة وﺗﻌﻴّﻦ ردّهﺎ "‪.‬‬
‫‪Sommaire : Dans les litiges relatifs à la plus-value‬‬
‫‪immobilière, le tribunal ordonne d’office une expertise pour évaluer la‬‬
‫‪valeur vénale des immeubles cédés / Art. 62 du CDPF / Défaut de‬‬
‫‪preuve de la sincérité des déclarations / Art. 65 du CPF / Rejet.‬‬

‫‪218‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Tribunal de Sfax, req. n°188 du 31 décembre 2003 ; A.B. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫"ﺣﻴﺚ اﻧﺤﺼﺮ اﻟﻨﺰاع ﺑﻴﻦ اﻟﻄ ﺮﻓﻴﻦ ﺣ ﻮل ﻃﺮﻳﻘ ﺔ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘ ﺔ ﻣ ﻦ‬
‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ .IV. 28‬م ض د أ ط ض ش أﻧ ﻪ ﻟﺘﻄﺒﻴ ﻖ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﻘ ﺮﺗﻴﻦ ‪2‬‬
‫و‪ 3‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺗﺴﺎوي اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﻮﻇﻔ ﺔ ﻋﻠﻴﻬ ﺎ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻔ ﺎرق ﺑ ﻴﻦ‬
‫ﺳﻌﺮ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ… ﻣ ﻦ ﻧﺎﺣﻴ ﺔ وﺳ ﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔ ﺔ اﻻﻗﺘﻨ ﺎء أو اﻟﻬﺒ ﺔ أو اﻟﺘﻌ ﻮﻳﺾ أو اﻟﺒﻨ ﺎء‬
‫ﺑﻤﺎ ﻓ ﻲ ذﻟ ﻚ ﻗﻴﻤ ﺔ اﻷرض ﻣ ﻊ إﺿ ﺎﻓﺔ ﻣﺒ ﺎﻟﻎ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒ ﺮرة وﻧﺴ ﺒﺔ ‪ %10‬ﻋ ﻦ آ ﻞ ﺳ ﻨﺔ‬
‫اﻣﺘﻼك ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄﻧﻪ أﻧﺠﺰ ﺑﻨ ﺎءات ﺑﺎﻟﻌﻘ ﺎر اﻟﻮاﻗ ﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ ﻓﻴ ﻪ وﻃﻠ ﺐ‬
‫ﻣ ﻦ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ أن ﺗﺄﺧ ﺬ ﺑﻌ ﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒ ﺎر ﻗﻴﻤ ﺔ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ ﻋﻨ ﺪ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 62‬م ح إ ج أﻧ ﻪ ﻳﻘ ﻊ اﻻﻟﺘﺠ ﺎء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻣ ﻦ ﻗﺒ ﻞ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ‬
‫ﻟﻼﺧﺘﺒ ﺎر ﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺘﺠﺎرﻳ ﺔ ﻟﻠﻌﻘ ﺎرات واﻟﺤﻘ ﻮق اﻟﻌﻘﺎرﻳ ﺔ واﻷﺻ ﻮل اﻟﺘﺠﺎرﻳ ﺔ اﻟﻤﺤﺎﻟ ﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ إﻟﻰ اﻟﻨﺰاﻋﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ أو ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﺨﻠﺺ ﻣﻦ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬م ح إ ج أن اﻟﻤﺸﺮع أوﺟﺐ اﻟﻠﺠﻮء ﻟﻼﺧﺘﺒ ﺎر‬
‫آﺼﻴﻐﺔ ﺗﺴ ﻤﺢ ﺑﺘﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻮاﻗ ﻊ ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻌﻘ ﺎر اﻟﻮاﻗ ﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ ﻓﻴ ﻪ وﺗﻘ ﺪﻳﺮ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ‬
‫اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ وﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ وﻓ ﻲ ﺳ ﺒﻴﻞ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ ﻗﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻮاﻗ ﻊ ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻋﻠ ﻰ‬
‫اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻮاﻗﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻴﻪ ﺗﻮﻟﺖ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﺑﻤﻮﺟﺐ ﺣﻜﻤﻬ ﺎ اﻟﺘﺤﻀ ﻴﺮي اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 15‬أآﺘ ﻮﺑﺮ‬
‫‪ 2003‬ﺗﻜﻠﻴﻒ اﻟﺨﺒﻴﺮ ﻋﺒﺪ اﻟﻤﺠﻴﺪ ﺧﻤﺎﺧﻢ ﺑﺎﻟﺘﻮﺟﻪ إﻟﻰ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﺬي آ ﺎن ﻳﻤﻠﻜ ﻪ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻗﺼ ﺪ‬
‫ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻪ وﺗﺸﺨﻴﺼﻪ ﺣ ﺪا وﻗﻴﺴ ﺎ وﻣﺤﺘ ﻮى وﺗﺤﺪﻳ ﺪ ﺗ ﺎرﻳﺦ إﺗﻤ ﺎم اﻟﺒﻨ ﺎء اﻟﻤﻘ ﺎم ﻋﻠﻴ ﻪ آﺘﺤﺪﻳ ﺪ ﻗﻴﻤ ﺔ‬
‫اﻟﺒﻨﺎء ﻓﻲ ﺗﺎرﻳﺦ إﺗﻤﺎم اﻟﺒﻨﺎء اﻟﻤﻘﺎم ﻋﻠﻴﻪ وﻗﻴﻤﺔ اﻟﺒﻨﺎء آﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﺗﺎرﻳﺦ ﺑﻴﻊ اﻟﻌﻘﺎر‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻌﺬر ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺒﻴﺮ اﻟﻤﻨﺘﺪب إﻧﺠﺎز اﻟﻤﺄﻣﻮرﻳﺔ اﻟﻤﻨﺎﻃﺔ ﺑﻌﻬﺪﺗﻪ ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﻘ ﺎﻋﺲ‬
‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻦ اﻻﺗﺼﺎل ﺑﻪ وﺧﻼص اﻟﺘﺴﺒﻘﺔ ﻋﻠﻰ اﻷﺟﺮ اﻟﺘﻲ ﻋﻴﻨﺘﻬ ﺎ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ ﺣﺴ ﺐ‬
‫ﻣﺎ هﻮ ﻣﻀﻤﻦ ﺑﺘﻘﺮﻳﺮﻩ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 2‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.2003‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 65‬م ح إ ج أﻧ ﻪ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟ ﺬي ﺻ ﺪر ﻓ ﻲ‬
‫ﺷﺄﻧﻪ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء اﻟﺤﺼ ﻮل ﻋﻠ ﻰ اﻹﻋﻔ ﺎء أو اﻟﺘﺨﻔ ﻴﺾ ﻣ ﻦ اﻷداء اﻟﻤﻮﻇ ﻒ‬
‫ﻋﻠﻴ ﻪ إﻻ إذا أﻗ ﺎم اﻟ ﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠ ﻰ ﺻ ﺤّﺔ ﺗﺼ ﺎرﻳﺤﻪ وﻣ ﻮاردﻩ اﻟﺤﻘﻴﻘﻴ ﺔ أو ﻋﻠ ﻰ ﺷ ﻄﻂ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬
‫اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻘﺎﻋﺲ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋ ﻦ ﺗﻨﻔﻴ ﺬ ﻣﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﺤﻜ ﻢ اﻟﺘﺤﻀ ﻴﺮي واﻣﺘﻨ ﻊ ﻋ ﻦ‬
‫اﻻﺳﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻤﺎ ﻃﻠ ﺐ ﻣﻨ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﺤﻜ ﻢ اﻟﺘﺤﻀ ﻴﺮي وذﻟ ﻚ ﻓ ﻲ ﺳ ﺒﻴﻞ ﺗﻘ ﺪﻳﺮ ﻗﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ‬

‫‪219‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫اﻟﺘ ﻲ ﺑ ﺬﻟﻬﺎ ﻹﻧﺠ ﺎز ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻌﻘ ﺎر اﻟﻮاﻗ ﻊ ﺷ ﺮاؤﻩ وﻻ ﻳﺴ ﻊ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ واﻟﺤﺎﻟ ﺔ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ إﻻ‬
‫اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺮﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض اﻟﻤﺮﻓﻮع ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء"‪.‬‬
‫‪Sommaire : Exonération de la plus-value immobilière résultant‬‬
‫‪de la cession de l'habitation principale / Art. 27 - 2) du CIR / La plus‬‬‫‪value immobilière est imposable sauf lorsqu’elle résulte de la cession‬‬
‫‪de l’habitation "principale" / Annulation de l’arrêté de taxation‬‬
‫‪d’office.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°194 du 31 décembre 2003 ; S.T. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫"ﺣﻴﺚ وﻇﻔﺖ اﻹدارة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺣﻘﻘﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬
‫إﺛﺮ ﺗﻔﻮﻳﺘﻪ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎرﻳﻦ اﻟﺬﻳﻦ آﺎﻧﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﻠﻜﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄن اﻟﻌﻘﺎرﻳﻦ اﻟﻮاﻗﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻴﻬﻤ ﺎ آﺎﻧ ﺎ ﻳﺸ ﻜﻼن ﻋﻠ ﻰ‬
‫اﻟﺘﻮاﻟﻲ ﻣﻘ ّﺮ ﺳﻜﻨﺎﻩ اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ وﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈن اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ ﻣﻌﻔﺎة ﻣﻦ اﻷداء‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 27‬م ض د أ ط ض ش أﻧ ﻪ ﻳ ﺪﻣﺞ ﺿ ﻤﻦ ﺻ ﻨﻒ اﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳ ﺔ )…( ‪ (2‬اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘ ﺔ ﻋﻨ ﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ ﻓ ﻲ اﻟﺤﻘ ﻮق اﻻﺟﺘﻤﺎﻋﻴ ﺔ ﺑﺎﻟﺸ ﺮآﺎت‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ وﻓﻲ اﻷراﺿﻲ اﻟﻤﻌﺪّة ﻟﻠﺒﻨﺎء… أو اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ إﻻ إذا ﺗﻢ اﻟﺘﻔﻮﻳ ﺖ… ﻓ ﻲ اﻟﻤﺴ ﻜﻦ‬
‫اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻓﻲ ﺣﺪود ﻣﺴﺎﺣﺔ ﺟﻤﻠﻴﺔ ﻻ ﺗﺘﻌﺪّى ‪ 1000‬ﻣﺘﺮ ﻣﺮﺑّﻊ ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺘﻮاﺑﻊ اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ وﻏﻴ ﺮ‬
‫اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ )‪(...‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ أن إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ ﻗ ﺪ وﻇّﻔ ﺖ اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳ ﺔ اﻟﺘ ﻲ ﺣﻘّﻘﻬ ﺎ‬
‫ﻞ ﺳ ﻜﻨﺎﻩ اﻟﺮﺋﻴﺴ ﻲ ﺣﺴ ﺐ‬
‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء إﺛﺮ ﺗﻔﻮﻳﺘﻪ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎرﻳﻦ اﻟﺬﻳﻦ ﺷﻜﻼ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻮاﻟﻲ ﻣﺤ ّ‬
‫ﻣﺎ ﻳﺘﻀﺢ ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﺸﻬﺎدﺗﻴﻦ اﻟﻤﺴﻠﻤﺘﻴﻦ ﻣﻦ ﺑﻠﺪﻳﺔ ﻗﺮﻣﺪة اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﻤﺎ‪.‬‬
‫ﻞ ﺳ ﻜﻨﺎﻩ‬
‫وﺣﻴ ﺚ أن اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﺰاﺋ ﺪة اﻟﺘ ﻲ ﺣﻘﻘﻬ ﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء إﺛ ﺮ ﺗﻔﻮﻳﺘ ﻪ ﻓ ﻲ ﻣﺤ ّ‬
‫اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻣﻌﻔﺎة ﻣﻦ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬م ض د أ ط ض ش وﻳﻜﻮن ﺑ ﺬﻟﻚ ﻗ ﺮار‬
‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﺎﻗﺪ اﻟﺴﻨﺪ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ واﺗﺠﻪ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺈﻟﻐﺎﺋﻪ "‪.‬‬
‫‪5- Preuve‬‬
‫‪Sommaire : Défaut de présentation des documents comptables‬‬
‫‪/ Art. 65 du CDPF / La charge de la preuve incombe au contribuable /‬‬
‫‪Méthode utilisée pour reconstituer le chiffre d’affaires / Le recours‬‬
‫‪aux présomptions de fait et de droit en cas de non présentation de la‬‬
‫‪comptabilité par le contribuable / Art. 64 du CPF : principe de la‬‬
‫‪liberté de preuve en matière fiscale / Art. 486 du COC : les‬‬
‫‪présomptions doivent être graves, précises et concordantes /‬‬
‫‪Confirmation de l'arrêté de taxation d'office.‬‬

‫‪220‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Tribunal de Sfax, jugement n°163 du 03 décembre 2003 ; H.‬‬
‫; ‪K. / Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻟﻄﺮﻳﻘﺔ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻗﺼﺪ إﻋﺎدة ﺗﻜﻮﻳﻦ رﻗﻢ‬
‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت‪:‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﺘﻘﺪﻳﻢ ﻣﺤﺎﺳ ﺒﺘﻪ‬
‫ﺣﻴﺚ ﻻ ﺟﺪال ﺑﻴﻦ اﻟﻄﺮﻓﻴﻦ ﻓﻲ أ ّ‬
‫ﻟﻺدارة ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻤﻠﻴّﺔ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺎﻋﺲ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻦ اﻹدﻻء ﺑﻤﺤﺎﺳﺒﺘﻪ ﻷﻋﻮان اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬
‫ﻲ ﻃﺮﻳﻘ ﺔ اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴ ﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧ ّﻴ ﺔ ﻗﺼ ﺪ إﻋ ﺎدة ﺗﻜ ﻮﻳﻦ رﻗ ﻢ‬
‫ﻖ ﻟﺠﻬ ﺔ اﻹدارة ﺗ ﻮﺧ ّ‬
‫ﻓﺈ ّﻧ ﻪ ﻳﺤ ّ‬
‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻘﻖ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 38‬م ح إ ج اﻟﺬي ﺟﺎء ﺑﻪ‬
‫أﻧّﻪ ﺗﺸﻤﻞ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﻟﻠﻮﺿﻌﻴّﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ آﺎﻣ ﻞ اﻟﻮﺿ ﻌﻴّﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء أو ﺟ ﺰء ﻣﻨﻬ ﺎ‬
‫وﺗﺴﺘﻨﺪ إﻟﻰ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴّﺒﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء اﻟﻤﻠﺰم ﺑﻤﺴﻜﻬﺎ وإﻟﻰ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت واﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴ ﺔ‬
‫ﻞ اﻟﺤﺎﻻت‪.‬‬
‫واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻓﻲ آ ّ‬
‫وﺣﻴ ﺚ اﺳ ﺘﻨﺘﺠﺖ اﻹدارة وﺟ ﻮد ﻧﻘ ﺺ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑ ﻪ ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل‬
‫ﻣﻘﺎرﻧﺔ اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ أو ﻣﺎ ﻳﻌﺎدل اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ ﻓ ﻲ ﺁﺧ ﺮ اﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑﻬ ﺎ ﺿ ﻤﻦ اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ ﻣ ﻊ اﻟﻤﺒ ﺎﻟﻎ‬
‫اﻟﻤﻮﺟﻮدة ﻓﻲ اﻟﺨﺰﻳﻨﺔ ﻓﻲ ﺁﺧﺮ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿﻤﻦ ﺟﺪول اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﺪﻋّﻢ هﺬا اﻻﺳﺘﻨﺘﺎج ﺣﺴﺐ اﻹدارة ﺑﻌﻨﺼﺮ ﺛﺎن ﻣﺴﺘﻤﺪ ﻣﻦ ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬
‫ﺑﻤﺒﺎﻟﻎ اﺳﺘﺨﻠﺼﻬﺎ أو ﺳﻴﺴﺘﺨﻠﺼﻬﺎ ﻣﻦ ﺣﺮﻓﺎﺋﻪ ﺗﻔﻮق رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ‪.‬‬
‫ﻖ اﻹدارة ﻓ ﻲ اﻟﻠﺠ ﻮء ﻟﻠﻘ ﺮاﺋﻦ ﻗﺼ ﺪ إﻋ ﺎدة ﺗﻜ ﻮﻳﻦ‬
‫وﺣﻴﺚ أﻗﺮّت اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳ ﺔ ﺣ ّ‬
‫ﻲ ﻃﺮﻳﻘﺔ اﻟﻘﺮاﺋﻦ ﺑﺸﺮط أن ﺗﻜﻮن هﺬﻩ اﻟﻘﺮاﺋﻦ‬
‫رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وﺣﺮﻳّﺔ ﻣﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻓﻲ ﺗﻮﺧ ّ‬
‫ﻗﻮﻳ ﺔ ﻣﻨﻀ ﺒﻄﺔ وﻣﺘﻀ ﺎﻓﺮة ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 486‬م إ ع )اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻹدارﻳ ﺔ ‪ 18‬ﻓﻴﻔ ﺮي‬
‫‪ 1982‬اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻋﺪد ‪ 158‬ـ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳ ﺔ ‪ 14‬ﺟﻮﻳﻠﻴ ﺔ ‪ 1983‬اﻟﻘﻀ ﻴﺔ ﻋ ﺪد ‪ 183‬ﻣﺠﻤﻮﻋ ﺔ‬
‫ﻗﺮارات اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ص ‪.(234‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﻧﻔﺲ اﻟﺴﻴﺎق ﻓﻘﺪ أﻗ ّﺮ اﻟﻤﺸﺮّع ﺻ ﻠﺐ اﻟﻔﺼ ﻠﻴﻦ ‪ 42‬و‪ 43‬م ض د أ ط ض‬
‫ش ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﺘ ﻲ ﺗﻨﻄﺒ ﻖ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة وﺟ ﻮد ﺗﻔ ﺎوت ﺑ ﻴﻦ اﻟ ﺪّﺧﻞ اﻟﻤﺼ ﺮّح ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف‬
‫اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ ﺟﻬﺔ وﻋﻨﺎﺻﺮ ﻣﺴ ﺘﻮى ﻋﻴﺸ ﻪ وﻧﺴ ﻖ ﻧﻤ ّﻮ ﺛﺮوﺗ ﻪ وﻣﺼ ﺎرﻳﻔﻪ اﻟﺸﺨﺼ ﻴﺔ اﻟﺠﻠﻴ ﺔ‬
‫واﻟﻈّﺎهﺮة‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺟﺎء ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻋﺪد ‪ 2459‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬اﻟﻤﺆرّخ ﻓﻲ ‪ 30‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ‬
‫ن ﺟﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﺮﺳ ﻢ ﺗﻄ ﻮّر اﻟﻮﺿ ﻌﻴّﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ اﻹﻃﺎر اﻟﻤﺮﺟﻌﻲ ﻟﻠﻤﺤﺎﺳﺒﺔ أ ّ‬
‫اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ أﺛﻨﺎء ﻓﺘﺮة ﻣﺤﺎﺳﺒ ّﻴﺔ ﻣﺎ ﻓﻴﻘﺪّم ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﻋﻦ أﻧﺸﻄﺔ اﻻﺳ ﺘﻐﻼل واﻟﺘﻤﻮﻳ ﻞ واﻻﺳ ﺘﺜﻤﺎر ﻓ ﻲ‬
‫اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ وآﺬﻟﻚ ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﻋﻦ ﺗﺄﺛﻴﺮ هﺬﻩ اﻷﻧﺸﻄﺔ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴّﺘﻬﺎ اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﺟ ﺎء ﺑﺎﻟﻤﻌﻴ ﺎر اﻟﻌ ﺎم ﻟﻠﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ اﻟﻤﺼ ﺎدق ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ ﻗ ﺮار وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟ ّﻴ ﺔ‬
‫ن ﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓّﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﻘ ﺪّم إﻓ ﺎدات ﻋ ﻦ اﻟﻄﺮﻳﻘ ﺔ اﻟﺘ ﻲ‬
‫اﻟﻤ ﺆرّخ ﻓ ﻲ ‪ 31‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪ 1996‬أ ّ‬
‫ﺴ ﻴﻮﻟﺔ وأﻧﻔﻘﺘﻬ ﺎ ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل ﻧﺸ ﺎﻃﺎت اﻻﺳ ﺘﻐﻼل واﻟﺘﻤﻮﻳ ﻞ‬
‫ﺴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟ ّ‬
‫ﺼ ﻠﺖ ﺑﻬ ﺎ اﻟﻤﺆﺳ ّ‬
‫ﺗﺤ ّ‬
‫ﺺ ﺳ ﻴﻮﻟﺘﻬﺎ اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ وﻗ ﺪرﺗﻬﺎ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻮﻓ ﺎء ﺑﺎﻟ ﺪّﻳﻦ‬
‫واﻻﺳ ﺘﺜﻤﺎر و ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل ﻋﻮاﻣ ﻞ أﺧ ﺮى ﺗﺨ ّ‬

‫‪221‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫ﻦ اﻟﻤﺴ ﺘﻌﻤﻠﻴﻦ ﻣ ﻦ ﺗﻘﻴ ﻴﻢ‬
‫وﻳﻘﺪّم ﺟﺪول اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ اﻟﻤﺮﻓﻖ ﻟﺒﻘﻴﺔ اﻟﻘﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﺗﻤﻜ ّ‬
‫ﻗﺪرة اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻮﻓﺎء ﺑﺎﻟﺘﺰاﻣﺎﺗﻬﺎ وﻗﺪرﺗﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﺗﺤﻘﻴ ﻖ ﺗ ﺪﻓﻘﺎت ﻣﺎﻟﻴ ﺔ إﻳﺠﺎﺑﻴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﺗﻮزﻳ ﻊ‬
‫ﺣﺼﺺ ﻣﻦ اﻷرﺑﺎح وﺣﺎﺟﺘﻬﺎ إﻟﻰ اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ اﻟﺪّاﺧﻠﻲ وﺗﻘﻴﻴﻢ أﺳﺒﺎب اﻟﻔﻮارق ﺑﻴﻦ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺼﺎﻓﻴﺔ‬
‫واﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﻬﺎ وآﺬﻟﻚ ﺗﻘﻴﻴﻢ اﻧﻌﻜﺎﺳﺎت اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺘّﺼﻠﺔ ﺑﺎﻻﺳﺘﺜﻤﺎر واﻟﺘﻤﻮﻳ ﻞ‬
‫ﻟﻠﺴﻨّﺔ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﻟﻠﻤﺆﺳﺴﺔ‪.‬‬
‫وﺗﻌﺘﺒﺮ هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت ﻣﻔﻴﺪة ﻟﻠﻨّﻈﺮ ﻓﻲ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﺗﺤﻘﻴﻖ ﺗﺪﻓﻘﺎت ﻧﻘﺪﻳ ﺔ وﻟﻤﻌﺮﻓ ﺔ أهﻤﻴ ﺔ‬
‫هﺬﻩ اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت واﻟﻔﺘﺮات اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﺤﺪث ﻓﻴﻬﺎ‪.‬‬
‫ن ﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﺸ ﻜﻞ أﺣ ﺪ‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺴ ﺘﺨﻠﺺ ﻣ ﻦ ه ﺬﻩ اﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ أ ّ‬
‫ﻲ وﺻ ﺎدق اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﻠﻤﺆﺳﺴ ﺔ ﻋﺒ ﺮ ﺑﻴ ﺎن أوﺟ ﻪ‬
‫اﻟﻘ ﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ وه ﻮ ﻳﻌﻜ ﺲ ﺑﺸ ﻜﻞ وﻓ ّ‬
‫ﺣﺼﻮل اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ وﻃﺮﻳﻘﺔ إﻧﻔﺎق هﺬﻩ اﻟﺴّﻴﻮﻟﺔ اﻟﻤﺘﺤﺼّﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ‪.‬‬
‫ﺴ ﻨﺔ‬
‫ن اﻟﻤﺒ ﺎﻟﻎ اﻟﻤﻮﺟ ﻮدة ﻓ ﻲ اﻟﺨﺰﻳﻨ ﺔ ﻓ ﻲ ﺁﺧ ﺮ اﻟ ّ‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺴ ﺘﺨﻠﺺ ﻣ ّﻤ ﺎ ﺳ ﺒﻖ ﺑﻴﺎﻧ ﻪ أ ّ‬
‫اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿﻤﻦ ﺟﺪول اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ ﺗﻜﻮن ﻣﺒ ﺪﺋﻴﺎ ﻣﺘﻄﺎﺑﻘ ﺔ وﻣﺘﺴ ﺎوﻳﺔ ﻣ ﻊ اﻟﺴ ﻴّﻮﻟﺔ أو ﻣ ﺎ‬
‫ﻳﻌﺎدل اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿﻤﻦ اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ ﺑﺤﻴ ﺚ أن آ ّ‬
‫ﻞ ﺗﻔ ﺎوت ‪ écart‬ﻳﻜ ﻮن ﻏﻴ ﺮ ﻣﻨﻄﻘ ﻲ‬
‫وﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﺗﺒﺮﻳ ﺮﻩ ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ اﻹﻳﻀ ﺎﺣﺎت ﺣ ﻮل اﻟﻘ ﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ‪notes aux états financiers‬‬
‫واﻟﺘﻲ ﺗﺘﻀﻤﻦ إﻳﻀﺎﺣﺎت ﺗﻤﻜّﻦ ﻣﻦ ﻓﻬﻢ أﻓﻀﻞ ﻟﻠﻘﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟ ّﻴﺔ‪.‬‬
‫ن هﺬا اﻟﻔﺎرق اﻟﺬي ﻋﺎﻳﻨﺘﻪ اﻹدارة ﺑﻴﻦ اﻟﺴﻴﻮﻟﺔ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻬﺎ ﺿ ﻤﻦ اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫واﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻮﺟﻮدة ﻓﻲ اﻟﺨﺰﻳﻨ ﺔ اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑﻬ ﺎ ﺿ ﻤﻦ ﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ ﻳﻘ ﻮم ﻗﺮﻳﻨ ﺔ ﻋﻠ ﻰ‬
‫وﺟﻮد ﻧﻘﺺ ﻓﻲ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وذﻟﻚ ﻓﻲ ﻏﻴﺎب ﺗﺒﺮﻳﺮ ﻟﻬﺬا اﻟﻔﺎرق ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬
‫آﺈﺛﺒﺎت دﻳﻮن هﺎﻣّﺔ ﻣﺘﺨﻠﺪة ﺑﺬﻣﺔ اﻟﺤﺮ ﻓﺎء أو ﻣﺎ ﺷﺎﺑﻪ ذﻟﻚ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻬﺎ ﺗﺒﺮﻳﺮ هﺬا اﻟﻔﺎرق‪.‬‬
‫ن هﺬا اﻟﻔﺎرق ﻳﺸ ﻜﻞ ﻧﻘﺼ ﺎ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻜﻮن اﻹدارة ﻣﺤﻘﺔ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﻲ اﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬
‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ دﻋّﻤ ﺖ آ ﺬﻟﻚ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ه ﺬﻩ اﻟﻘﺮﻳﻨ ﺔ ﺑﻘﺮﻳﻨ ﺔ واﻗﻌﻴ ﺔ أﺧ ﺮى ﻣﺴ ﺘﻤﺪة ﻣ ﻦ‬
‫ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻤﺒﺎﻟﻎ اﺳﺘﺨﻠﺼﻬﺎ أو ﺳﻴﺴﺘﺨﻠﺼﻬﺎ ﻣﻦ ﺣﺮﻓﺎﺋ ﻪ ﺗﻔ ﻮق رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت‬
‫اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ‪.‬‬
‫ن هﺬﻩ اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﻮاﻗﻌﻴ ﺔ اﻟﺘ ﻲ أﺳّﺴ ﺖ ﻋﻠﻴﻬ ﺎ اﻹدارة ﻃﺮﻳﻘﺘﻬ ﺎ ﻓ ﻲ ﺗﻌ ﺪﻳﻞ رﻗ ﻢ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼ ﺮّح ﺑ ﻪ ه ﻲ ﻗ ﺮاﺋﻦ ﻣﺘﻌ ﺪّدة ﻗﻮﻳ ﺔ وﻣﺘﻀ ﺎﻓﺮة ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 486‬م ا ع‬
‫وهﻲ ﺑﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻬﺎ واﻗﻌﺎ وﻗﺎﻧﻮﻧﺎ‪.‬‬
‫وﺣﻴ ﺚ اآﺘﻔ ﻰ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺎﻟﻘ ﺪح ﻓ ﻲ ه ﺬﻩ اﻟﻄﺮﻳﻘ ﺔ دون ﺑﻴ ﺎن ﻣ ﻮاﻃﻦ‬
‫ﺿ ﻌﻔﻬﺎ وأوﺟ ﻪ اﻟﺨﻠ ﻞ ﻓﻴﻬ ﺎ وﻧﻘﺎﺋﺼ ﻬﺎ وﻟ ﻢ ﻳﺒ ﺮر ﻟﻬﻴﺌ ﺔ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻟ ﺪﻻﺋﻞ ﻋﻠ ﻰ اﻋﺘﺒﺎﻃﻴ ﺔ ه ﺬﻩ‬
‫اﻟﻄﺮﻳﻘﺔ وﻋﺪم ﻣﻮﺿﻮﻋﻴّﺘﻬﺎ وﻳﺘﻌﺬّر ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻋﻠﻰ هﻴﺌﺔ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ إﺟﺮاء رﻗﺎﺑﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ دﻓﻮﻋﺎت‬
‫اﻟﻤﻌﺘﺮض اﻟﺘﻲ ﺟﺎءت ﻋﺎﻣّﺔ وﻏﻴﺮ ﻣﻔﺼّﻠﺔ‪.‬‬
‫ن اﻹدارة ﻟﻢ ﺗﺤﺘﺮم ﻗﻮاﻋ ﺪ اﻹﺛﺒ ﺎت‬
‫وﺣﻴﺚ وﺧﻼﻓﺎ ﻟﻤﺎ ﺗﻤﺴﻚ ﺑﻪ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ أ ّ‬
‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 64‬م ح إ ج ﺳﻤﺢ ﻷﻃﺮاف اﻟﻘﻀﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴّﺔ ﺑﺎﻋﺘﻤﺎد ﺟﻤﻴ ﻊ ﻃ ﺮق اﻹﺛﺒ ﺎت ﻣﺴ ﺘﺜﻨﻴﺎ‬
‫ﻓﺈ ّ‬

‫‪222‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 38‬م ح إ ج أﺟﺎز إﺟﺮاء اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴّﺔ اﺳ ﺘﻨﺎدا إﻟ ﻰ‬
‫اﻟﻴﻤﻴﻦ واﻟﺒﻴﻨﺔ ﺑﺎﻟﺸﻬﺎدة آﻤﺎ أ ّ‬
‫اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬
‫ﺴ ﺖ اﻹدارة ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻠﻮﻣ ﺎت واردة ﺑﺎﻟﻤﻮازﻧ ﺔ وﺟ ﺪول‬
‫وﺣﻴ ﺚ أﺳ ّ‬
‫ﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ‬
‫اﻟﺘﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳﺔ اﻟﺬﻳﻦ ﺗ ّﻢ إﻳﺪاﻋﻤﻬﺎ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﻊ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟ ّ‬
‫اﻟﺪّﺧﻞ‪.‬‬
‫ن هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ ﻗﺒﻴ ﻞ اﻹﻗ ﺮار ﻏﻴ ﺮ اﻟﺤﻜﻤ ﻲ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫‪ 430‬م ا ع وآ ﺬﻟﻚ ﻳﻤﻜ ﻦ اﻋﺘﺒ ﺎر اﻟﻤﻮازﻧ ﺔ وﺟ ﺪول اﻟﺘ ﺪﻓﻘﺎت اﻟﻨﻘﺪﻳ ﺔ اﻟ ﺬﻳﻦ ﺗ ّﻢ إﻳ ﺪاﻋﻤﻬﺎ ﻣ ﻦ‬
‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻤﺜﺎﺑﺔ اﻟﺤﺠﺔ ﻏﻴﺮ اﻟﺮﺳﻤﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 449‬م ا ع‪.‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬
‫وﺣﻴ ﺚ ﺗﻜ ﻮن ﺑ ﺬﻟﻚ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ﻗ ﺪ اﺣﺘﺮﻣ ﺖ ﻗﻮاﻋ ﺪ اﻹﺛﺒ ﺎت ﺳ ﻴّﻤﺎ وأ ّ‬
‫ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﻳﻘﺪّم ﻣﺤﺎﺳﺒﺘﻪ أو ﻣﺎ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺒﺮّر ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ‪.‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟ ﺬي ﺻ ﺪر ﻓ ﻲ ﺷ ﺄﻧﻪ ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻻ ﻳﻤﻜﻨ ﻪ‬
‫وﺣﻴ ﺚ أ ّ‬
‫ﻇﻒ‬
‫ﻋﻤ ﻼ ﺑﺄﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 65‬م ح ا ج اﻟﺤﺼ ﻮل ﻋﻠ ﻰ اﻹﻋﻔ ﺎء أو اﻟﺘﺨﻔ ﻴﺾ ﻣ ﻦ اﻷداء اﻟﻤﻮ ّ‬
‫ﻇﻒ‬
‫ﻋﻠﻴﻪ إﻻ إذا أﻗﺎم اﻟﺪّﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ وﻣﻮاردﻩ اﻟﺤﻘﻴﻘﻴﺔ أو ﻋﻠﻰ ﺷ ﻄﻂ اﻷداء اﻟﻤﻮ ّ‬
‫ﻋﻠﻴﻪ‪.‬‬
‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻳﻜ ﻮن اﻟﻤﺘﺤ ّﻤ ﻞ اﻷﺻ ﻠﻲ ﻟﻌ ﺐء اﻹﺛﺒ ﺎت ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة‬
‫وﺣﻴ ﺚ أ ّ‬
‫ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء‪.‬‬
‫ﻞ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﻮاﺟﺐ إﺛﺒﺎت ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ آﻤﺎ ﻟ ﻢ ﻳﻘ ﻢ اﻟﺤﺠ ﺔ ﻋﻠ ﻰ‬
‫وﺣﻴﺚ أﺧ ّ‬
‫ﻋ ﺪم وﺟﺎه ﺔ اﻟﻄّﺮﻳﻘ ﺔ اﻟﻤﺘﺒﻌ ﺔ ﻣ ﻦ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة واﻟﺘ ﻲ ﺟ ﺎءت ﻣﺆﺳﺴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮاﺋﻦ ﻗﻮﻳ ﺔ‬
‫وﻣﺘﻀﺎﻓﺮة وﻣﻨﻀﺒﻄﺔ وﻣﺒﻨﻴّﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻠﻮﻣﺎت ﻣﻀﻤّﻨﺔ ﺑﻮﺛﺎﺋﻖ ﻣﺤﺎﺳﺒﻴّﺔ أودﻋﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬
‫ﻧﻔﺴﻪ واﺗﺠﻪ ر ّد دﻓﻮﻋﺎت اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻓﻲ هﺬا اﻟﺼّﺪد "‪.‬‬
‫‪6- Procédures‬‬
‫‪Sommaire : Compétence des tribunaux de 1ère instance dans‬‬
‫‪les recours portant opposition contre les arrêtés de taxation d’office /‬‬
‫‪L’opposition contre l’arrêté de taxation d’office vise la contestation de‬‬
‫‪la légalité de cet arrêté / L’obligation de présentation d’une copie de‬‬
‫‪l’acte juridictionnel ou administratif attaqué est un principe général de‬‬
‫‪procédure consacré aussi bien par le CPCC que par la loi organique‬‬
‫‪relative au TA / Le défaut de présentation de l'arrêté de taxation ou‬‬
‫‪d'une copie est un vice de procédure / Rejet du recours.‬‬
‫‪Tribunal de Sfax, req. n°155 du 05 novembre 2003 ; A.K. /‬‬
‫; ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬
‫"ﺣﻴ ﺚ اﻋﺘ ﺮض اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻟﺼ ﺎدر ﺿ ﺪﻩ ﻃﺒ ﻖ أﺣﻜ ﺎم‬
‫اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 54‬و‪ 55‬م ح ا ج‪.‬‬

‫‪223‬‬

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أدﻟﻰ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﺻﺤﺒﺔ ﻋﺮﻳﻀﺔ اﻟﺪﻋﻮى ﺑﻤﺠﺮد إﻋﻼم ﺑﻨﺘﺎﺋﺞ ﻣﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ‬ ‫وﻟﻢ ﻳﻘﺪم أﺻﻞ أو ﻧﺴﺨﺔ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ رﻏﻢ أهﻤﻴﺔ هﺬﻩ اﻟﻮﺛﻴﻘﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﻤﺒﻴﻦ أﻋﻼﻩ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 54‬م ح ا ج أﻧ ﻪ " ﺗﺨ ﺘﺺ اﻟﻤﺤ ﺎآﻢ اﻻﺑﺘﺪاﺋﻴ ﺔ ﺑ ﺎﻟﻨﻈﺮ اﺑﺘ ﺪاﺋﻴﺎ‬ ‫ﻓ ﻲ اﻟ ﺪﻋﺎوى اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑ ﺎﻻﻋﺘﺮاض ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮارات اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء أو اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ‬ ‫ﺑﺎﺳﺘﺮﺟﺎع اﻷداء "‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﻧﻔﺲ اﻟﺴﻴﺎق وﻓﻲ إﻃﺎر ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﻨﺎزﻋ ﺎت اﻹدارﻳ ﺔ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪36‬‬ ‫ﺟﺪﻳﺪ ﻣﻦ ﻗ ﺎﻧﻮن ﻏ ﺮة ﺟ ﻮان ‪ 1972‬اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺎﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻹدارﻳ ﺔ أﻧ ﻪ ﻳﺠ ﺐ أن ﺗﺮﻓ ﻖ اﻟﻌﺮﻳﻀ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺪﻋﻮى ﺗﺠ ﺎوز اﻟﺴ ﻠﻄﺔ ﺑﻨﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ اﻟﻤﻘ ﺮر اﻟﻤﻄﻌ ﻮن ﻓﻴ ﻪ آﻤ ﺎ ﺟ ﺎء ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 68‬ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻋ ﺪد ‪ 40‬ﻟﺴ ﻨﺔ ‪ 1972‬اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ﻏ ﺮة ﺟ ﻮان ‪ 1972‬اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ أﻧ ﻪ ﻳﺠ ﺐ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻤﻌﻘﺐ أن ﻳﻘﺪم ﻧﺴﺨﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺮار واﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻃﺎﻟﻤ ﺎ أن اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻳﻨﺼ ﺐ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﻜ ﻮن ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻀ ﺮوري ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻹدﻻء ﺑﻘ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻣﺤ ﻞ اﻋﺘﺮاﺿ ﻪ ﻓ ﻲ‬ ‫إﻃﺎر هﺬﻩ اﻟﺪﻋﻮى اﻻﻋﺘﺮاﺿﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻧ ﺺ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 55‬م ح ا ج أﻧ ﻪ ﺗﺮﻓ ﻊ اﻟ ﺪﻋﻮى ﺿ ﺪ ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ ﻟ ﺪى‬ ‫اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻻﺑﺘﺪاﺋﻴ ﺔ اﻟﺘ ﻲ ﺗﻮﺟ ﺪ ﺑ ﺪاﺋﺮﺗﻬﺎ اﻟﻤﺼ ﻠﺤﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻤﺘﻌﻬ ﺪة ﺑ ﺎﻟﻤﻠﻒ ﻓ ﻲ أﺟ ﻞ أﻗﺼ ﺎﻩ‬ ‫ﺳﺘﻮن ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء أو ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻧﺘﻬﺎء اﻷﺟﻞ اﻟﻤﺤ ﺪد‬ ‫ﻟﻠﺮد ﻋﻠﻰ ﻣﻄﻠﺐ اﻻﺳﺘﺮﺟﺎع وذﻟﻚ ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ ﻋﺮﻳﻀ ﺔ آﺘﺎﺑﻴ ﺔ ﻳﺤﺮره ﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء أو ﻣ ﻦ‬ ‫ﻳﻮآﻠ ﻪ ﻟﻠﻐ ﺮض ﻃﺒﻘ ﺎ ﻟﻠﻘ ﺎﻧﻮن ﺗﺘﻀ ﻤﻦ اﻟﺒﻴﺎﻧ ﺎت اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﺑﻤﺠﻠ ﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌ ﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴ ﺔ‬ ‫واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻳﺒﻠﻎ ﻧﻈﻴﺮ ﻣﻨﻬﺎ ﻣﺼﺤﻮﺑﺎ ﺑﺎﻟﻤﺆﻳﺪات ﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧﺨﻠﺺ ﻟﻠﻘﻮل اﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﻌﻄﻴﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أن واﺟ ﺐ ﺗﻘ ﺪﻳﻢ ﻧﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻘﺮار اﻹداري أو اﻟﻘﻀﺎﺋﻲ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺑﻤﻨﺎﺳ ﺒﺔ اﻟﻄﻌ ﻦ ﻓ ﻲ ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ه ﺬا اﻟﻘ ﺮار ﻳﺸ ﻜﻞ ﻣﺒ ﺪأ‬ ‫إﺟﺮاﺋﻴ ﺎ ﻋﺎﻣ ﺎ ﻳﻨﻄﺒ ﻖ ﻓ ﻲ ﻣ ﺎدة اﻟﻤﻨﺎزﻋ ﺎت ‪ principe général de procédure‬اﻹدارﻳ ﺔ‬ ‫واﻟﻌﺪﻟﻴﺔ وهﺬا اﻟﻤﺒﺪأ ﻳﺠﺪ ﺳﻨﺪا ﻟﻪ ﻓﻲ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ وﺗﺤﺘﻤ ﻪ آ ﺬﻟﻚ اﻋﺘﺒ ﺎرات‬ ‫ﻣﻨﻄﻘﻴﺔ ذﻟﻚ أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻣﺎ أن ﺗﺒﺖ ﻓﻲ ﻣﺪى وﺟﺎهﺔ ﻗﺮار إداري أو ﻗﻀﺎﺋﻲ وﺗﺘﻔﺤﺺ‬ ‫ﺳﺎﺋﺮ اﻟ ﺪﻓﻮﻋﺎت واﻟﻤﺂﺧ ﺬ اﻟﻤﻘﺪﻣ ﺔ ﺑﺸ ﺄﻧﻪ دون ﻣﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﻘ ﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘ ﺪ واﻻﻃ ﻼع ﻋﻠﻴ ﻪ وﻗ ﺮاءة‬ ‫ﻣﺤﺘﻮاﻩ‪.‬‬ ‫‪224‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن اﻻﻋﺘ ﺮاض اﻟ ﺬي ﻳﺮﻓﻌ ﻪ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء إﻧﻤ ﺎ اﻟﻬ ﺪف ﻣﻨ ﻪ اﻟﻤﻨﺎزﻋ ﺔ ﻓ ﻲ‬ ‫ﺷﺮﻋﻴﺔ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴﻒ إﺟﺒﺎري أﺻﺪرﺗﻪ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ وﻋﻠﻴﻪ ﻓﺈن ﻣﻮﺿﻮع أو ﻣﺤ ﻞ اﻟﻄﻌ ﻦ ه ﻮ‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻄﺎﻋﻦ ﺑﺎﻹدﻻء ﺑﻨﺴﺨﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺮار اﻹداري أو اﻟﻘﻀ ﺎﺋﻲ ﻣﻮﺿ ﻮع‬ ‫ﻃﻌﻨﻪ ﻳﺸﻜﻞ ﻣﺒﺪأ إﺟﺮاﺋﻴﺎ ﻋﺎﻣﺎ ﻓﻘﺪ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 134‬م م م ت أﻧ ﻪ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﺴ ﺘﺄﻧﻒ اﺳ ﺘﺪﻋﺎء‬ ‫ﺧﺼ ﻤﻪ ﻟﻠﺠﻠﺴ ﺔ… وﻳﻜ ﻮن اﻻﺳ ﺘﺪﻋﺎء ﻣﺼ ﺤﻮﺑﺎ ﺑﻨﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ ﻋﺮﻳﻀ ﺔ اﻟﻄﻌ ﻦ وﺑﻨﻈﻴ ﺮ ﻣ ﻦ‬ ‫ﻣﺴﺘﻨﺪاﺗﻪ اﻟﺘﻲ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺴﺘﺄﻧﻒ ﺗﻘﺪﻳﻤﻬﺎ ﻟﻜﺘﺎﺑﺔ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻣﻊ ﻧﺴﺨﺔ اﻟﺤﻜﻢ آﻤﺎ ﻧﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 185‬م‬ ‫م م ت ﻓﻲ ﺑﺎب اﻟﺘﻌﻘﻴ ﺐ ﻋﻠ ﻰ أﻧ ﻪ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻄ ﺎﻋﻦ أن ﻳﻘ ﺪم ﻟﻜﺎﺗ ﺐ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ… ﻧﺴ ﺨﺔ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ‪.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﻳﻘﺼﺪ اﻟﻤﺸﺮّع ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﻔﺼﻞ ‪ 50‬م ح إ ج إﻟ ﺰام اﻹدارة ﺑﺘﺒﻨ ﻲ ﻣﺤﺘ ﻮى‬ ‫ر ّد اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء وإﻧﻤ ﺎ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﻋﻠ ﻰ اﻹدارة ﺗﻠﻘﻴ ﻪ ودرﺳ ﻪ واﻟﺒ ﺖ ﻓﻴ ﻪ ﺳ ﻠﺒﺎ أو إﻳﺠﺎﺑ ﺎ وﻳﺒﻘ ﻰ‬ ‫اﺧﺘﻴﺎرﻳﺎ ﻣﻦ ﺣﻴﺚ ﻣﺤﺘﻮاﻩ ﺑﺪﻟﻴﻞ أن اﻟﻤﺸﺮع ﻧﺺ ﺻﻠﺐ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬م ح إ ج أﻧﻪ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء‬ ‫وﺟﻮﺑﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة ﻋ ﺪم اﻹﺗﻔ ﺎق ﻣ ﻦ ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ واﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ ﻧﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﺑﻤﻌﻨ ﻰ أن ﻋ ﺪم اﻻﺗﻔ ﺎق ﺑ ﻴﻦ اﻟﻄ ﺮﻓﻴﻦ ﻳﺒﻘ ﻰ واردا وﻳﺤ ﻖ ﻟ ﻺدارة أن ﺗﺘ ﺮك ﺟﺎﻧﺒ ﺎ ر ّد‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻣﺘ ﻰ ﺗﺒ ﻴﻦ ﻟﻬ ﺎ ﺑﻌ ﺪ دراﺳ ﺘﻪ ﻋ ﺪم وﺟﺎهﺘ ﻪ وﺗﺒﻘ ﻰ ﺣﻘ ﻮق اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬ ‫ﻣﺤﻔﻮﻇﺔ ﻓﻲ اﻟﻠﺠﻮء إﻟﻰ اﻟﻘﻀﺎء واﻟﺪﻓﺎع ﻋﻦ ﻣﺼﺎﻟﺤﻪ أﻣﺎم اﻟﻌﺪاﻟﺔ "‪. n°186 du 24 décembre 2003. (…) /‬‬ ‫. St.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. req. 47 du CPF. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻋﺪم اﺳﺘﻨﺎد ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ ر ّد اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 50‬م ح إ ج أﻧﻪ ﻳﺘﻢ اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻟ ﻸداء ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ ﻗ ﺮار‬ ‫ﻣﻌﻠﻞ ﻳﺼﺪرﻩ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ أو ﻣ ﻦ ﻓ ﻮض ﻟ ﻪ وزﻳ ﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻓ ﻲ ذﻟ ﻚ ﻋﻠ ﻰ أﺳ ﺎس اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﺘ ﻲ‬ ‫أﻓﻀﺖ إﻟﻴﻬﺎ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ور ّد اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠﻴﻬﺎ أن ﺗﻮﻓﺮ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Statut légal et réglementaire de droit public du‬‬ ‫‪contribuable / Le silence de l'administration à propos de la situation‬‬ ‫‪d'un contribuable vis-à-vis de la TVA ne confère pas à ce dernier un‬‬ ‫‪droit acquis et ne l'exonère pas de l'obligation de se mettre en‬‬ ‫‪conformité avec la loi fiscale / L’opposition contre l’arrêté de taxation‬‬ ‫‪d’office est un recours objectif qui fait partie du contentieux objectif /‬‬ ‫‪Le tribunal ne vérifie pas si l’administration a ou non commis une‬‬ ‫‪faute qui déclenche sa responsabilité / Le tribunal examine la‬‬ ‫‪conformité de l’arrêté de TO aux textes juridiques en vigueur /‬‬ ‫‪L’opposition est un procès fait à un acte et non pas une action en‬‬ ‫‪responsabilité / Rejet de l’opposition au motif que le contribuable s’est‬‬ ‫‪225‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أﺧ ﺬت اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻋﺎﺗﻘﻬ ﺎ ﻣﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﺤﻜ ﻢ‬ ‫اﻟﺘﺤﻀﻴﺮي اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 21‬ﻣﺎي ‪ 2003‬اﻹدﻻء ﺑﻘﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻠﻴ ﻪ ﻗﺼ ﺪ ﺗﻤﻜ ﻴﻦ‬ ‫اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ ﻓﺮﺻﺔ ﺗﻼﻓﻲ هﺬا اﻟﺨﻠﻞ اﻹﺟﺮاﺋﻲ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Vérification fiscale / Notification de redressement‬‬ ‫‪/ Art. 50 du CPF / L’administration n’est pas obligée de donner suite‬‬ ‫‪favorable à la réponse du contribuable / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻘﺎﻋﺲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻦ اﻹدﻻء ﺑﻤﺎ ﻃﻠﺐ ﻣﻨ ﻪ وﻻ ﻳﺴ ﻊ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ واﻟﺤﺎﻟ ﺔ‬ ‫ﻣﺎ ذآﺮ إﻻ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺮﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض أﺻﻼ ﺗﺒﻌﺎ ﻻﺳﺘﺤﺎﻟﺔ اﻟﻮﻗﻮف ﻋﻠﻰ ﻣ ﺪى وﺟﺎه ﺔ ﻗ ﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ وﺻﺤﺔ اﻟﻤﺂﺧﺬ ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻨﻬﺎ اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺴﺒﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻟﻬ ﺬا اﻟﻘ ﺮار‬ ‫واﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﺒﺖ ﻓﻴﻬﺎ إﻻ ﺑﻌﺪ اﻻﻃﻼع ﻋﻠﻰ ﻧﺺ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري"‪.

‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن اﻟﻨﺸ ﺎط اﻟ ﺬي ﻳﻤﺎرﺳ ﻪ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ه ﻮ اﻟ ﺬي ﻳﺤ ﺪد اﻟﺮﻣ ﺰ اﻟﻤﻨﺎﺳ ﺐ‬ ‫وﻟﻴﺲ اﻟﻌﻜﺲ ﺑﻤﻌﻨﻰ أن اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺠﺰهﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء ه ﻲ اﻟﺘ ﻲ ﻳﺘﺤ ﺪّد ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮﺋﻬﺎ‬ ‫رﻣ ﺰ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ودرﺟ ﺔ ﺧﻀ ﻮﻋﻪ ﻟ ﻸداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﺑﺤﻴ ﺚ أن اﻟﻌﺒ ﺮة ﻓ ﻲ‬ ‫ﻣﻌﺮﻓﺔ هﻞ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺧﺎﺿﻊ آﻠﻴﺎ أو ﺟﺰﺋﻴﺎ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻜﻮن ﺑﻨﺸﺎﻃﻪ‬ ‫وﻃﺒﻴﻌﺔ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺠﺰهﺎ وﻟﻴﺲ ﺑﺎﻟﺮﻣﺰ اﻟﺬي ﻳﺴﻨﺪ إﻟﻴﻪ‪. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻋﺪم اﺣﺘﺮام اﻹدارة ﻟﻘﺮاراﺗﻬﺎ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻋﺎب اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻹدارة ﻣﻮﻗﻔﻬ ﺎ اﻟﻤﺘﻤﺜ ﻞ ﻓ ﻲ إﺳ ﻨﺎد ﺑﻄﺎﻗ ﺔ اﻟﺘﻌﺮﻳ ﻒ‬ ‫اﻟﺠﺒ ﺎﺋﻲ اﻟﺤﺎﻣﻠ ﺔ ﻟﺮﻣ ﺰ "‪ "A‬اﻟ ﺬي ﻳﺴ ﻨﺪ ﻟﻠﺨﺎﺿ ﻌﻴﻦ آﻠﻴ ﺎ ﻟ ﻸداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ وآ ﺬﻟﻚ‬ ‫ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ اﻹدارة ﻟﻤﻮﻗﻔﻬﺎ اﻟﺴﺎﺑﻖ اﻟﺬي ﺗﺒﻨﺘﻪ ﺧﻼل ﻣﺮاﺟﻌﺔ أوﻟﻴّﺔ أﻧﺠﺰت ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ‪ 1999‬ﺣﻴ ﺚ‬ ‫ﺗﻤﺘﻌﺖ اﻟﺸﺮآﺔ ﺑﺎﻟﻄﺮح اﻟﻜﻠﻲ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪contenté de présenter la position de l’administration et n’a pas‬‬ ‫‪contesté la légalité de la taxation d’office.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﺑﺨﺼ ﻮص ﻋ ﺪم اﺣﺘ ﺮام اﻹدارة ﻟﻘﺮاراﺗﻬ ﺎ اﻟﺴ ﺎﺑﻘﺔ وﻟﻤﻮﻗﻔﻬ ﺎ اﻟﺴ ﺎﺑﻖ اﻟ ﺬي‬ ‫ﺗﺒﻨﺘﻪ ﺑﻤﻨﺎﺳﺒﺔ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻷوﻟﻴﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ إﺟﺮاؤهﺎ ﺳﻨﺔ ‪ 1999‬ﻓﺈن ﻣﺎ ﺗﺠﺪر اﻹﺷ ﺎرة إﻟﻴ ﻪ‬ ‫هﻮ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻳﻮﺟﺪ ﻓﻲ وﺿﻌﻴّﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ وﺗﺮﺗﻴﺒﻴﺔ ﺗﺤﻜﻤﻬﺎ ﻗﻮاﻋﺪ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻌﺎم‬ ‫‪Le statut du contribuable est un statut légal et réglementaire de droit‬‬ ‫‪ public‬أي أن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻻ ﻳﻮﺟ ﺪ ﻓ ﻲ وﺿ ﻌﻴﺔ ﺗﻌﺎﻗﺪﻳ ﺔ )‪(Statut conventionnel‬‬ ‫ﻳﻤﻜﻨﻪ ﻓ ﻲ إﻃﺎره ﺎ اﻟﺘﻤﺴ ﻚ ﺑﺤﻘ ﻮق ذاﺗﻴ ﺔ )‪ (droits subjectifs‬وﺑﺤﻘ ﻮق ﻣﻜﺘﺴ ﺒﺔ ) ‪droits‬‬ ‫‪ (acquis‬آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﻤﻜﻨ ﻪ ﻣﻄﺎﻟﺒ ﺔ اﻹدارة ﺑﻌ ﺪم ﻧﻘ ﺾ اﻻﺗﻔﺎﻗ ﺎت اﻟﻤﺒﺮﻣ ﺔ ﻣﻌﻬ ﺎ ذﻟ ﻚ أن اﻹدارة‬ ‫ﻣﻬﻤﺘﻬﺎ ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﺻ ﺤﻴﺤﺎ ﺑ ﺎﻟﻨﻈﺮ إﻟ ﻰ اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺴﻚ‬ ‫ﺑ ﺎﻷداء وﻻ ﻳﻤﻜﻨﻬ ﺎ أن ﺗﺘﻨ ﺎزل ﻋ ﻦ ﺗﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء أن ﻳﺘﻤ ّ‬ ‫إزاءهﺎ ﺑﺤﻘﻮق ﻣﻜﺘﺴﺒﺔ آﺘﻠﻚ اﻟﻤﺘﺮﺗﺒﺔ ﻋﻦ اﻻﺗﻔﺎﻗﺎت اﻟﻤﺒﺮﻣﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﺨﻮاص‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. req. St.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺮﻣﺰ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ "‪ "A‬ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﻧ ﺰاع ﺑ ﻴﻦ اﻟﻄ ﺮﻓﻴﻦ ﻓ ﻲ أن رﻣ ﺰ اﻷداء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ "‪ "A‬اﻟﻤﺴﻨﺪ إﻟﻰ اﻟﺸﺮآﺔ ﻳﻌﻮد ﺗﺎرﻳﺨﻪ إﻟﻰ ﺳ ﻨﺔ ‪ 1988‬وﺗ ﻢ إﺳ ﻨﺎدﻩ ﺑﻨ ﺎء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻌﻄﻴﺎت اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﺎﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﻮﺟﻮد اﻟﻤﻮدع ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء وذﻟ ﻚ ﺣﺴ ﺐ‬ ‫اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺠﺒ ﺎﺋﻲ اﻟﻤﻨﺎﺳ ﺐ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﺁﻧ ﺬاك أي أن اﻟﺸ ﺮآﺔ ﺗﻤﺘﻌ ﺖ ﺑ ﺎﻟﺮﻣﺰ "‪ "A‬ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ‬ ‫ﻣﻤﺎرﺳﺘﻬﺎ ﻓﻲ ﺗﺎرﻳﺦ إﺳﻨﺎدﻩ ﻧﺸﺎﻃﺎ ﺧﺎﺿﻌﺎ ﺑﺄآﻤﻠﻪ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 547‬م إ ع ﻳﻜﻮن ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘ ﻪ وﻳﺒﻘ ﻰ‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮن وﻟﻴﺲ اﻟﻤﻮاﻗﻒ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻟﻺدارة اﻟﻤﺮﺟﻊ اﻟﻮﺣﻴﺪ ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻃﺒﻴﻌﺔ ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬ ‫وﻣﺪى ﺧﻀﻮﻋﻪ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻣ ﻦ ﺟﻬ ﺔ أﺧ ﺮى ﻓﻘ ﺪ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 545‬م إع أن ﺟﻬ ﻞ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻻ ﻳﻜ ﻮن‬ ‫ﻋﺬرا ﻓ ﻲ ارﺗﻜ ﺎب ﻣﻤﻨ ﻮع أو ﻓﻴﻤ ﺎ ﻻ ﻳﺨﻔ ﻰ ﺣﺘ ﻰ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻌ ﻮام وذﻟ ﻚ ﺑﻌ ﺪ ﻧﺸ ﺮﻩ وﻣﻀ ﻲ اﻟﻤ ﺪة‬ ‫‪226‬‬ . (…) /‬‬ ‫. n°186 du 24 décembre 2003.

B. T.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻋﻼوة ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ذآﺮ ﻓﺈن اﻟﺪﻋﻮى اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪ L’action fiscale‬اﻟﺘ ﻲ ﻳﺮﻓﻌﻬ ﺎ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺼﺪ اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري ه ﻲ دﻋ ﻮى ﻣﻮﺿ ﻮﻋﻴﺔ وه ﻲ‬ ‫ﺗﻨﺪرج وﻓﻘﺎ ﻟﻠﺘﺼﻨﻴﻒ اﻟﻤﺘﻌﺎرف ﻋﻠﻴﻪ ﻓﻲ ﻓﻘﻪ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻹدارﻳ ﺔ ﺿ ﻤﻦ اﻟﻘﻀ ﺎء اﻟﻤﻮﺿ ﻮﻋﻲ‬ ‫‪ Contentieux objectif‬ﺑﺤﻴﺚ أن اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻟﻤﺘﻌﻬ ﺪة ﺑ ﺎﻋﺘﺮاض اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻻ ﺗﻘ ﺪّر‬ ‫ﻣ ﺪى ارﺗﻜ ﺎب اﻹدارة ﻟﺨﻄ ﺄ ﻣﺮﺗ ﺐ ﻟﻤﺴ ﺆوﻟﻴﺘﻬﺎ إزاء اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء وإﻧﻤ ﺎ ﺗﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﻣ ﺪى‬ ‫ﻣﻄﺎﺑﻘ ﺔ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻟﻠﻨﺼ ﻮص اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ اﻟﺠ ﺎري ﺑﻬ ﺎ اﻟﻌﻤ ﻞ زﻣ ﻦ ﺻ ﺪورﻩ ﺑﻤﻌﻨ ﻰ أن‬ ‫اﻻﻋﺘ ﺮاض ه ﻮ ﻃﻌ ﻦ ﻣﺴ ﻠﻂ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار)‪ (un procès fait à un acte‬وﻟ ﻴﺲ دﻋ ﻮى‬ ‫ﻣﺴ ﺆوﻟﻴﺔ ﺗﻬ ﺪف إﻟ ﻰ اﻟﻨﻈ ﺮ ﻓ ﻲ ﻣ ﺪى اﻗﺘ ﺮاف اﻹدارة ﻟﺴ ﻠﻮك ﻣﺨﻄ ﺊ ﻣﻌﻤ ﺮ ﻟ ﺬﻣﺘﻬﺎ إزاء‬ ‫اﻟﻤﻨﻈﻮر اﻹداري‪. /‬‬ ‫. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﺑﻄﻼن ﻣﺤﻀﺮ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑ ﺒﻄﻼن ﻣﺤﻀ ﺮ ﺗﺒﻠﻴ ﻎ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري‬ ‫ﻟﻸداء ﻧﻈﺮا ﻟﻌﺪم اﺣﺘﻮاﺋﻪ ﻋﻠﻰ إﻣﻀﺎء رﺋﻴﺲ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ أو ﻣﻤﺜﻠﻬﺎ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺮﺗﺐ ﺗﻔﺮﻳﻌﺎ ﻋﻦ هﺬا اﻟﻤﺒﺪأ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻳﻔﺘﺮض ﻓﻴﻪ ﻣﻌﺮﻓ ﺔ اﻷﺣﻜ ﺎم‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وﻳﻤﻜﻨﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻋﺒ ﺮ‬ ‫اﻻﻃﻼع ﻋﻠﻰ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻣﻌﺮﻓﺔ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻟﻠﻌﻤﻠﻴ ﺎت اﻟﺘ ﻲ ﻳﻘ ﻮم ﺑﻬ ﺎ‬ ‫إزاء اﻷداء اﻟﻤﺬآﻮر وﺗﺤﺪﻳﺪ ﻧﻄﺎق ﺣﻘ ﻪ ﻓ ﻲ ﻃ ﺮح اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ اﻟﻤﻮﻇ ﻒ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫ﻣﺸﺘﺮﻳﺎﺗﻪ ﻣﻦ اﻟﺒﻀﺎﺋﻊ واﻟﺨﺪﻣﺎت‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﺧ ﺎب اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻓ ﻲ اﻋﺘﺮاﺿ ﻪ واﺗﺠﻬ ﺖ اﻟﻤﺼ ﺎدﻗﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻠﻴﻪ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 10‬م ح إ ج أﻧ ﻪ ﺗﺒﻠ ﻎ ﻣﻄﺎﻟ ﺐ وإﻋﻼﻣ ﺎت ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻓﻲ ﺷﺄﻧﻬﺎ ﻋﻠﻰ أﺟﻞ ﻣﺤﺪد ﻟﻠﺮد ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻋﻦ ﻃﺮﻳ ﻖ أﻋ ﻮان ه ﺬﻩ اﻟﻤﺼ ﺎﻟﺢ أو اﻟﻌ ﺪول‬ ‫‪227‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻤﻌﻴﻨ ﺔ ﻹﺟ ﺮاء اﻟﻌﻤ ﻞ ﺑ ﻪ وه ﺬا اﻟﻔﺼ ﻞ ﻳﻌ ّﺪ ﺗﻜﺮﻳﺴ ﺎ ﻟﻠﻤﺒ ﺪأ اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ ﻻ ﻳﻌ ﺬر اﻟﺠﺎه ﻞ ﺑﺠﻬﻠ ﻪ‬ ‫ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن‪. St.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻧﺨﻠ ﺺ ﻟﻠﻘ ﻮل اﻧﻄﻼﻗ ﺎ ﻣ ﻦ ه ﺬﻩ اﻟﻤﻌﻄﻴ ﺎت أن ﻣﻨﺎزﻋ ﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻟ ﻢ‬ ‫ﺗﺘﻌﺮض إﻟﻰ ﻣ ﺪى ﺷ ﺮﻋﻴﺔ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻋﻠﻴ ﻪ واﻟ ﺬي ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮﺋﻪ ﻳﺘﺤ ﺪّد ﻧﻄ ﺎق‬ ‫ﺗﻌﻬﺪ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ واآﺘﻔ ﻰ ﺑﺎﻹﺷ ﺎرة إﻟ ﻰ ﻣﻮﻗ ﻒ اﻹدارة دون اﻟﺘﻌ ﺮض ﻟﻤﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﻨﺼ ﻮص‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺒﻘﻰ اﻟﻤﺮﺟﻊ اﻟﻮﺣﻴﺪ ﻓﻲ ﺗﻘﺪﻳﺮ ﺷﺮﻋﻴﺔ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴﻒ‪. req.‬‬ ‫‪Sommaire : Principe de l’interprétation stricte de la norme‬‬ ‫‪fiscale : le raisonnement par analogie n’est pas admis en matière‬‬ ‫‪fiscale / L’absence de signature du chef du bureau de contrôle fiscal‬‬ ‫‪du procès verbal de notification de l’arrêté de taxation d’office ne‬‬ ‫‪constitue pas une cause d’annulation dudit arrêté / Rejet du motif. n°153 du 29 octobre 2003 .

du CIR autre que celle relative au chiffre d’affaires / Contribuable dont le chiffre d’affaires réalisé dépasse le plafond prévu pour bénéficier du régime forfaitaire / Le dépassement dudit plafond est la seule hypothèse qui engendre la soumission directe du contribuable au régime réel sans qu’il soit nécessaire de prendre au préalable une décision de retrait du régime forfaitaire / Annulation de l’arrêté de taxation d’office au motif que la réalisation de deux catégories de revenus n’exonère pas l’administration de prendre une décision de retrait du régime forfaitaire avant de reclasser le contribuable dans le régime réel d’imposition / Obligation d’agir pour permettre au contribuable d'exercer son droit d'opposition contre la décision de retrait / Principe de sécurité juridique / Rejet du motif. / Centre régional de contrôle fiscal de Sfax . req."‫ﻣﺤﻈﻮر ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻹﺟﺮاءات وآﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻣﺠﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ اﻟﺬي ﻳﺆول ﺗﺄوﻳﻼ ﺿﻴﻘﺎ‬ 7. n°162 du 05 novembre 2003. S.‫اﻟﻤﻌﺘﺮض ﺧﺎﺿﻊ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ‬ 228 . 44 -IV. ‫" ﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء آ ﺎن ﻗﺒ ﻞ ﺻ ﺪور ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻣﻨﻀ ﻮﻳﺎ ﺗﺤ ﺖ اﻟﻨﻈ ﺎم‬ : ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي إﻻ أن اﻹدارة ﻻﺣﻈﺖ ﻋﻨﺪ إﺟﺮاء ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ أﻧ ﻪ ﻳﺤﻘ ﻖ ﺻ ﻨﻔﻴﻦ ﻣ ﻦ اﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ‬ ‫ ﻧﺸ ﺎط ﻣﻴﻜ ﺎﻧﻴﻜﻲ‬: ‫ﻣﺪا ﺧﻴﻞ ﻋﻘﺎرﻳﺔ وﻣﺪا ﺧﻴﻞ ﻣﻬﻦ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﻤﻤﺎرﺳﺘﻪ ﺻﻨﻔﻴﻦ ﻣﻦ اﻷﻧﺸﻄﺔ‬ ‫وﻧﺸ ﺎط آ ﺮاء ﻣﺤ ﻼت واﻋﺘﺒ ﺮت اﻹدارة أن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻏﻴ ﺮ ﺟ ﺪﻳﺮ ﺑﺎﻻﻧﺘﻔ ﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈ ﺎم‬ ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي وأﻋﺎدت اﺣﺘﺴﺎب رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت و اﻟﻤﺮاﺑﻴﺢ واﻟﻀ ﺮاﺋﺐ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ أﺳ ﺎس أن‬ .Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne ‫اﻟﻤﻨﻔﺬﻳﻦ أو ﺣﺎﻣﻠﻲ ﺑﻄﺎﻗﺎت اﻟﺠﺒ ﺮ أو ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ رﺳ ﺎﻟﺔ ﻣﻀ ﻤﻮﻧﺔ اﻟﻮﺻ ﻮل ﻣ ﻊ اﻹﻋ ﻼم ﺑ ﺎﻟﺒﻠﻮغ‬ .Régime forfaitaire Sommaire : Défaut de respect des conditions d'éligibilité au régime forfaitaire / L’administration doit prendre une décision de retrait du régime forfaitaire en cas de non respect de l’une des conditions prévues par l'alinéa 1er de Art.2003 ‫ أآﺘﻮﺑﺮ‬16 ‫ح ا ج وذﻟﻚ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﺑﺘﺎرﻳﺦ‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن ﻣ ﺎ ﺗﻤﺴ ﻚ ﺑ ﻪ ﻧﺎﺋ ﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻣ ﻦ ﺿ ﺮورة اﺣﺘ ﻮاء ﻣﺤﻀ ﺮ ﺗﺒﻠﻴ ﻎ‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻋﻠﻰ إﻣﻀﺎء رﺋﻴﺲ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ أو ﻣﻤﺜﻠﻪ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ ﻟﻴﺲ ﻟﻪ أي أﺳﺎس أو‬ ‫ﺳ ﻨﺪ ﻗ ﺎﻧﻮﻧﻲ وأن اﻟﺘﻨﻈﻴ ﺮ ﻣ ﻊ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻓ ﻲ ﻏﻴ ﺮ ﻃﺮﻳﻘ ﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒ ﺎر أن اﻟﻘﻴ ﺎس‬ . A.‫وﻳﺨﻀﻊ اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ إﻟﻰ أﺣﻜﺎم ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ‬ ‫ م‬10 ‫وﺣﻴﺚ ﻗﺎﻣﺖ اﻹدارة ﺑﺘﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻃﺒﻘ ﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﻔﺼ ﻞ‬ . Tribunal de Sfax.

IV .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻗﺎﻣﺖ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﻓﻲ إﻃ ﺎر ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻣﻮﺿ ﻮع ﻗﻀ ﻴﺔ اﻟﺤ ﺎل ﺑﺘﻌ ﺪﻳﻞ‬ ‫اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘ ﺮض ﺑﻌ ﺪ إﺧﺮاﺟ ﻪ ﻣ ﻦ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي وإﺧﻀ ﺎﻋﻪ ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ‬ ‫ﺑﺼﻔﺔ ﺁﻟﻴﺔ دون اﻟﻤﺮور ﺑﻤﺮﺣﻠﺔ أوﻟﻴﺔ وﺟﻮﺑﻴﺔ وهﻲ اﺳﺘﺼﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي‬ ‫ﻃﺒﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ اﻗﺘﻀ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 3 .‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻋ ﻼوة ﻋﻠ ﻰ ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻓ ﺈن إﻟ ﺰام اﻹدارة ﺑﺎﺳﺘﺼ ﺪار ﻗ ﺮار ﺳ ﺤﺐ اﻟﻨﻈ ﺎم‬ ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﺑﺸﻜﻞ أوﻟ ﻲ وﻣﺴ ﺒﻖ ﻗﺒ ﻞ ﺗﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء وﻓﻘ ﺎ ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ ﻳﻬ ﺪف إﻟ ﻰ ﻋ ﺪم إﺛﻘ ﺎل‬ ‫آﺎهﻞ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄداءات وﺿﺮاﺋﺐ ﻏﻴﺮ ﻣﺘﻮﻗﻌ ﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ إﻟﻴ ﻪ وﻳﺸ ﻜﻞ ﺿ ﻤﺎﻧﺎ أﺳﺎﺳ ﻴﺎ ﻟ ﻪ‬ ‫ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ ﺗﺤﻘﻴﻖ اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ ‪ Sécurité juridique‬واﻟﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ هﻮ أن اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﻻ ﻳﻜﻮن ﻣﻠﺰﻣﺎ ﺑﺎﻻﺳﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻠﻮاﺟﺒﺎت اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ إﻻ‬ ‫اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ﻣﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ اﻟﺴﺤﺐ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﻀ ﺢ ﻣ ﻦ ﺧ ﻼل ﻗ ﺮاءة أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش أن اﻟﻤﺸ ﺮع‬ ‫ﻳﻘﻴﻢ ﺗﻤﻴﻴﺰا ﺑﻴﻦ وﺿﻌﻴﺘﻴﻦ ‪ :‬اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻷوﻟﻰ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺤﺎﻟ ﺔ ﺗﺠ ﺎوز رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻘ ﻖ ﻣ ﻦ‬ ‫ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء اﻟﺴ ﻘﻒ )‪ (Plafond‬اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﻤﺤ ﺪد ﻟﻼﻧﺘﻔ ﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي ﻓﻔ ﻲ‬ ‫ه ﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟ ﺔ ﻳﻤﻜ ﻦ ﻟ ﻺدارة ﻣﺘ ﻰ ﻋﺎﻳﻨ ﺖ ﺗﺠ ﺎوز ه ﺬا اﻟﺴ ﻘﻒ ﻓ ﻲ إﻃ ﺎر إﺟ ﺮاء ﻣﺮاﺟﻌ ﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫إﺧﺮاج اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻣﻦ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي وإﺧﻀ ﺎﻋﻪ ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ ﻣﺒﺎﺷ ﺮة دوﻧﻤ ﺎ ﺣﺎﺟ ﺔ‬ ‫ﻹﺻﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي أﻣﺎ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻓﻬﻲ ﺗﻬﻢ ﺻﻮرة اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‬ ‫اﻟﺬي ﻟﻢ ﻳﻌﺪ ﻣﺴﺘﻮﻓﻴﺎ ﻟﺠﻤﻴﻊ ﺷﺮوط اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﻋ ﺪا ﺷ ﺮط رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺘﺤ ﺪث ﻋﻨ ﻪ‬ ‫أﻋﻼﻩ ﻓﻔﻲ هﺬﻩ اﻟﺼﻮرة ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻰ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﺗﺨﺎذ ﻗﺮار ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي ﻓ ﻲ‬ ‫ﻣﺮﺣﻠ ﺔ أوﻟ ﻰ ﻗﺒ ﻞ أن ﺗ ﺘﻤﻜﻦ ﻣ ﻦ إﺧﻀ ﺎع اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻟﻠﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ وﻣﻄﺎﻟﺒﺘ ﻪ ﺑ ﺪﻓﻊ‬ ‫اﻟﻀﺮاﺋﺐ واﻷداءات اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻬﺬا اﻟﻨﻈﺎم‪.‬وﻳﺘﻌ ﻴّﻦ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑﺎﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻻﺳ ﺘﺠﺎﺑﺔ ﻟﻠﻮاﺟﺒ ﺎت اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻤﻨﺼ ﻮص‬ ‫ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘ ﻲ اﺑﺘ ﺪاء ﻣ ﻦ ﻏ ﺮة ﺟ ﺎﻧﻔﻲ ﻣ ﻦ اﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴ ﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ اﻟﺴ ﺤﺐ وﻳﻤﻜ ﻦ‬ ‫ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑﺎﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻘﻴ ﺎم ﺑﻄﻌ ﻦ ﻣﻌﻠ ﻞ ﻓ ﻲ ﻣﻘ ﺮر اﻟﺴ ﺤﺐ ﻃﺒﻘ ﺎ ﻟﻺﺟ ﺮاءات اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑﻘ ﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء‪.‬‬ ‫‪229‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ه ﺬا اﻟﺘﺄوﻳ ﻞ ﻳﺴ ﺘﻨﺪ إﻟ ﻰ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش اﻟ ﺬي ﻣﻴ ﺰ‬ ‫ﺑﻴﻦ ﺷﺮط رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وﺑﺎﻗﻲ اﻟﺸﺮوط اﻟﻤﻘﺮرة ﻟﻼﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي وه ﻮ ﻳﺴ ﺘﻨﺪ آ ﺬﻟﻚ‬ ‫ﻟﻌﺒﺎرة اﻟﻨﺺ ذﻟﻚ أن اﺳﺘﻌﻤﺎل اﻟﻤﺸ ﺮع ﻟﻌﺒ ﺎرة "ﻳﺴ ﺤﺐ" ﻓ ﻲ ﺻ ﻴﻐﺔ اﻟﻤﻀ ﺎرع ﻳﺴﺘﺸ ﻒ ﻣﻨﻬ ﺎ‬ ‫اﻹﻟ ﺰام واﻟﻮﺟ ﻮب وﻓﻘ ﺎ ﻟﻠﻤ ﺪﻟﻮل اﻟﻠﻐ ﻮي ﻟﺼ ﻴﻐﺔ اﻟﻤﻀ ﺎرع ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 532‬م اع‬ ‫اﻟﺬي آﺮّس اﻟﺘﺄوﻳﻞ ﺑﺎﻻﺳﺘﻨﺎد إﻟﻰ وﺿﻊ اﻟﻠﻐﺔ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻀ ﻤﻦ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 44‬م ض د أ ط ض ش ﺟﻤﻠ ﺔ ﻣ ﻦ اﻟﺸ ﺮوط اﻟﻮاﺟ ﺐ ﺗﻮﻓﺮه ﺎ‬ ‫ﻟﻼﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي وﻣﻦ ﺑﻴﻨﻬﺎ أﻻ ﻳﺘﺠﺎوز رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ‪ 30‬أﻟ ﻒ دﻳﻨ ﺎر‬ ‫وﻋﺪم ﺗﺤﻘﻴﻖ ﺻﻨﻔﻴﻦ ﻣﻦ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ‪.44‬ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻟﺜ ﺔ أﻧ ﻪ إذا اﻧﻌ ﺪم ﺷ ﺮط ﻣ ﻦ اﻟﺸ ﺮوط‬ ‫اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة ‪ 1‬أﻋﻼﻩ ﺑﺎﺳ ﺘﺜﻨﺎء ﻣ ﺎ ﺗﻌﻠ ﻖ ﻣﻨﻬ ﺎ ﺑ ﺮﻗﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت ﻳﺴ ﺤﺐ اﻟﻨﻈ ﺎم اﻟﺘﻘ ﺪﻳﺮي ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻤﻘﺮر ﻣﻌﻠﻞ ﻣﻦ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ أو ﻣﻦ ﻓﻮض ﻟﻪ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻓ ﻲ ذﻟ ﻚ‪ .‬وﻳ ﺘﻢ‬ ‫ﺗﺒﻠﻴ ﻎ ﻣﻘ ﺮر اﻟﺴ ﺤﺐ ﻟﻠﻤﻌﻨ ﻲ ﺑ ﺎﻷﻣﺮ ﺑ ﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﻌﻤ ﻮل ﺑﻬ ﺎ ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟﺘﺒﻠﻴ ﻎ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﻟﻸداء‪ .

39 du CCP / Refus de la‬‬ ‫‪déduction des bénéfices réinvestis. St (… ) / La‬‬ ‫‪mission des enquêtes et du contrôle national polyvalent. 378-5 du COC et art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﺿﺤﻰ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﺎ ذآﺮ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻏﻴ ﺮ ﺷ ﺮﻋﻲ ذﻟ ﻚ أن ﺗﺤﻘﻴ ﻖ ﺻ ﻨﻔﻴﻦ‬ ‫ﻣ ﻦ اﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻻ ﻳﻌﻔ ﻲ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة ﻣ ﻦ إﺗﺒ ﺎع اﻹﺟ ﺮاءات اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ‬ ‫وإﺻﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ اﻟﺴﺤﺐ ﻗﺒﻞ ﺗﻌﺪﻳﻞ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء وﻓﻘﺎ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ‪.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.‬‬ ‫‪8.1996‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻃﻠﺐ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ اﻟﺮاﻣﻲ إﻟ ﻰ ﻃ ﺮح ﻣﺒﻠ ﻎ ‪ 98 750‬د ﻣ ﻦ ﻗﺎﻋ ﺪة اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ ﻟﺴﺒﺒﻴﻦ أوﻟﻬﻤﺎ ه ﻮ أن اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻣﻮﺿ ﻮع ﻗﻀ ﻴﺔ اﻟﺤ ﺎل اﻧﺼ ﺐ‬ ‫ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ ﻋ ﺪد ‪ 900 – 99/24‬وﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮء ه ﺬا اﻟﻘ ﺮار ﻳﺘﺤ ﺪد إﻃ ﺎر ه ﺬا اﻟﻨ ﺰاع‬ ‫وﻣﻮﺿﻮع ﺗﻌﻬﺪ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ وهﺬا اﻟﻘﺮار ﻟﻢ ﻳﺘﻀﻤﻦ ﻣﻦ ﺑﻴﻦ اﻹﺧ ﻼﻻت اﻟﻤﻨﺴ ﻮﺑﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ‬ ‫ﻃ ﺮح ﻣﺒ ﺎﻟﻎ ﻣﻌ ﺎد اﺳ ﺘﺜﻤﺎرهﺎ ﻻﺣ ﻖ ﻟﻠﺸ ﺮآﺔ ﻓ ﻲ ﻃﺮﺣﻬ ﺎ وإﻧﻤ ﺎ رﻓﻌ ﺖ اﻹدارة ه ﺬا اﻹﺧ ﻼل‬ ‫‪230‬‬ . n°01 du 09 juillet 2003.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﺧﺮﻗ ﺖ اﻹدارة ﻃ ﻮرا وﺟﻮﺑ ّﻴ ﺎ آﺮﺳ ﻪ اﻟﻤﺸ ﺮع آﻀ ﻤﺎﻧﺔ أﺳﺎﺳ ﻴﺔ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﺑﺪﻟﻴﻞ إﻗﺮار اﻟﻤﺸﺮع ﺣ ﻖ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻓ ﻲ اﻻﻋﺘ ﺮاض ﻋﻠ ﻰ ﻗ ﺮار اﻟﺴ ﺤﺐ وﺑ ﺬﻟﻚ‬ ‫ﺗﻜﻮن اﻹدارة ﻗ ﺪ ﺣﺮﻣ ﺖ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻣ ﻦ ﺿ ﻤﺎﻧﺎت أﺳﺎﺳ ﻴﺔ وﺗﺠ ﺎوزت إﺟ ﺮاءا ﺟﻮهﺮﻳ ﺎ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ إﺛﺎرﺗﻪ ﻣﻦ ﺗﻠﻘﺎء ﻧﻔﺴﻬﺎ اﺳﺘﺌﻨﺎﺳﺎ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن ﻏ ﺮة ﺟ ﻮان ‪1972‬‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ و ‪ 14‬م م م ت‪.Réinvestissement‬‬ ‫‪Sommaire : L’objet de l’opposition contre l’arrêté de taxation‬‬ ‫‪d’office établi à l’occasion d’une vérification fiscale se limite audit‬‬ ‫‪arrêté et ne s’étend pas à l’objet de la vérification préliminaire / Le‬‬ ‫‪refus par l’administration de déduire les montants réinvestis était à‬‬ ‫‪l’occasion d’une vérification préliminaire qui a précédé la vérification‬‬ ‫‪approfondie ayant abouti à la taxation d’office objet d'opposition /‬‬ ‫‪L’indépendance de la vérification approfondie de la vérification‬‬ ‫‪préliminaire / La compensation n’a pas lieu entre les dettes et les‬‬ ‫‪créances de l’Etat / Art. req.‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﺳﺘﺮﺟﺎع اﻷرﺑﺎح اﻟﻤﻌﺎد اﺳﺘﺜﻤﺎرهﺎ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻗﺎﻣﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻻآﺘﺘﺎب ﻓﻲ رأس ﻣﺎل ﺷﺮآﺔ "ﺳﺎﺑﺴﺖ" اﻟﻌﺎﻟﻤﻴﺔ ﺑﻤﺒﻠﻎ‬ ‫ﻗﺪرﻩ ‪98 750‬د وﻃﻠﺒﺖ اﻻﻧﺘﻔﺎع ﺑﻄﺮح هﺬﻩ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻌﺎد اﺳﺘﺜﻤﺎرهﺎ ﻣﻦ ﻗﺎﻋﺪة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ‬ ‫‪ 1996‬ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻹدارة رﻓﻀﺖ ﻃ ﺮح ه ﺬﻩ اﻟﻤﺒ ﺎﻟﻎ إﺛ ﺮ إﺟ ﺮاء ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﻣﺒﺴ ﻄﺔ ﻗﺒ ﻞ أن ﻳﻘ ﺮ‬ ‫وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺑﻤﻮﺟﺐ ﻣﻜﺘﻮﺑﻪ اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 28‬ﻣ ﺎرس ‪ 2002‬ﺑﺤ ﻖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﻓ ﻲ ﻃ ﺮح ه ﺬﻩ‬ ‫اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻌﺎد اﺳﺘﺜﻤﺎرهﺎ ﻣﻦ ﻗﺎﻋﺪة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﺠ ﻪ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ اﻟﺘﺼ ﺮﻳﺢ ﺑﻘﺒ ﻮل اﻻﻋﺘ ﺮاض ﺷ ﻜﻼ وأﺻ ﻼ وإﻟﻐ ﺎء ﻗ ﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻋﻠﻴﻪ ﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺘﻪ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬م ض د ا ط ض ش"‪.

St (…)/‬‬ ‫…‪Brigade polyvalente‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪: 1995‬‬ ‫ﺣﻴ ﺚ أﻋ ﺎدت اﻹدارة اﺣﺘﺴ ﺎب اﻷﻗﺴ ﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﻋﻠ ﻰ‬ ‫ﺿﻮء ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ ﺧﻀﻌﺖ ﻟﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء واﻟﺘﻲ ﺁﻟﺖ إﻟ ﻰ ﺻ ﺪور‬ ‫ﻗ ﺮار اﻟﻠﺠﻨ ﺔ اﻟﺨﺎﺻ ﺔ ﺑ ﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒ ﺎري ﻋ ﺪد ‪ 900/98/26‬ﺑﺘ ﺎرﻳﺦ ‪ 6‬ﺟﻮﻳﻠﻴ ﺔ ‪2000‬‬ ‫واﻟﻘﺎﺿﻲ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن ﺳﻨﺔ ‪ 1994‬ﻗﺪ ﺷﻤﻠﻬﺎ اﻟﺘﻘﺎدم‪.‬‬ ‫‪9.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﻤﺎ أﻗﺮت اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﻘﺮارهﺎ ﻋ ﺪد ‪900/98/26‬‬ ‫ﺳﻘﻮط ﺳﻨﺔ ‪ 1994‬ﺑﺎﻟﺘﻘﺎدم ﻓﺈن اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻻ ﻳﺤ ﻖ ﻟﻬ ﺎ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﺗﻌ ﺪﻳﻞ اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺼ ﺮح‬ ‫ﺑﻬﺎ ﺧﻼل اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة وهﻲ ﻣﻠﺰﻣﺔ ﺑﺎﻟﺘﻘﻴ ﺪ ﺑﻤ ﺎ ورد ﺑﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺨﺼ ﻮص‬ ‫ه ﺬﻩ اﻟﺴ ﻨﺔ واﻟﺘ ﻲ ﺗﺤﻤ ﻞ ﻋﻠ ﻰ اﻟﺼ ﺤﺔ واﻟﻤﺼ ﺪاﻗﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ ﻋﻠ ﻰ ﺟﻬ ﺔ اﻹدارة‬ ‫اﺣﺘﺴﺎب اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮء اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺼ ﺮح ﺑﻬ ﺎ ﺧ ﻼل‬ ‫ﺳﻨﺔ ‪ 1994‬وﻟﻴﺲ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء ﻧﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ اﻟﺘﻲ أﺟﺮﺗﻬﺎ اﻹدارة‪.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻟ ﺌﻦ ﺻ ﺪر ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ ‪ 2000‬وﺗﻀ ﻤﻦ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 49‬ﻣﻨ ﻪ أﺣﻜﺎﻣ ﺎ‬ ‫ﺗﻔﺴ ﻴﺮﻳﺔ ﻟﻤﻘﺘﻀ ﻴﺎت اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 72‬م ض د ا ط ض ش إﻻ أن ه ﺬﻩ اﻷﺣﻜ ﺎم ﻻ ﻳﺘﺮﺗ ﺐ ﻋﻨﻬ ﺎ ﺑ ﺄي‬ ‫ﺣﺎل ﻣﻦ اﻷﺣﻮال اﻟﻤﺴﺎس ﺑﺎﻷﺣﻜﺎم اﻟﻘﻀﺎﺋﻴﺔ اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ واﻟﺘﻲ أﺣﺮزت ﻗﻮة اﺗﺼ ﺎل اﻟﻘﻀ ﺎء وه ﺬا‬ ‫اﻟﺤﻞ ﻣﺴﺘﻘﺮ ﻋﻠﻴﻪ ﻓﻘﻬﺎ وﻗﻀﺎء ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻟﻤﺒﺪأ اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ ﻟﻸوﺿ ﺎع واﻟﻌﻼﻗ ﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ‬ ‫‪.Rétroactivité de la loi fiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Détermination des acomptes provisionnels /‬‬ ‫‪Article 49 de la LF 2000 / CSTO : prescription du droit de reprise de‬‬ ‫‪l’administration fiscale pour l’année 94 / L’impossibilité de rectifier‬‬ ‫‪les acomptes dus en 1995 sur la base des résultats de la vérification de‬‬ ‫‪l’année 1994 / Autorité de la chose jugée / Principe de sécurité‬‬ ‫‪juridique / Les décisions ayant reçu l’autorité de la chose jugée‬‬ ‫‪constituent une limite à la rétroactivité de la loi interprétative / Refus‬‬ ‫‪de rectification des acomptes provisionnels. n°01 du 09 juillet 2003. .principe de sécurité juridique‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻧﺨﻠ ﺺ ﻟﻠﻘ ﻮل أن ﺗﻌ ﺪﻳﻞ اﻹدارة ﻟﻸﻗﺴ ﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺧ ﻼل ﺳ ﻨﺔ‬ ‫‪ 1995‬ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻏﻴﺮ ﻣﺆﺳﺲ ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ"‪.‬‬ ‫‪231‬‬ .‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺑﻤﻨﺎﺳ ﺒﺔ ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﻣﺒﺴ ﻄﺔ أﺟﺮﺗﻬ ﺎ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ وه ﻲ ﻣﺴ ﺘﻘﻠﺔ ﺗﻤﺎﻣ ﺎ ﻋ ﻦ اﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘ ﺔ‬ ‫ﻣﻮﺿﻮع ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل )‪."(. .‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻟﻠﻔﺼ ﻞ ‪ 51‬م ض د ا ط ض ش ﻓ ﺈن اﻷﻗﺴ ﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴ ﺔ ﺗﺸ ﻜﻞ‬ ‫ﺗﺴﺒﻘﺎت ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴ ﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨ ﻮان ﺳ ﻨﺔ ﻣﻌﻴﻨ ﺔ ﺗﺤﺘﺴ ﺐ ﻋﻠ ﻰ ﺿ ﻮء ﻣ ﺪا ﺧﻴ ﻞ اﻟﺴ ﻨﺔ‬ ‫اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ‪. req.

K.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﻤﺎ أﻟﻐﺖ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺤﻘﻮق واﻹﺟ ﺮاءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﺧﻄﺎﻳ ﺎ اﻷﺳ ﺎس اﻟﻤﻨﺼ ﻮص‬ ‫ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﺴ ﺎﺑﻖ ﺻ ﻠﺐ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 74‬ﻣ ﻦ ﻣﺠﻠ ﺔ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻻ ﻣﺠ ﺎل ﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ اﻟﻤﻌﺘ ﺮض‬ ‫ﺑﺨﻼص هﺬﻩ اﻟﺨﻄﺎﻳﺎ وذﻟﻚ إﻋﻤﺎﻻ ﻟﻤﺒﺪأ اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﻮري ﻟﻠﻨﺼﻮص اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻟﺨﻄﺎﻳ ﺎ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫اﻟﺰﺟﺮﻳﺔ واﺗﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ إﻟﻐﺎء ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻓﻲ ﻓﺮﻋﻪ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺨﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس "‪. n°168 du 05 novembre 2003.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. / Centre‬‬ ‫. ‪régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس‪:‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ وﻇﻔ ﺖ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺧﻄﺎﻳ ﺎ أﺳ ﺎس ﻋﻤ ﻼ ﺑﺄﺣﻜ ﺎم‬ ‫اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 74‬ﻣ ﻦ ﻣﺠﻠ ﺔ اﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ دﺧ ﻞ اﻷﺷ ﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴ ﻴﻦ واﻟﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﺸ ﺮآﺎت‬ ‫)ﻗﺪﻳﻢ(‪. /‬‬ ‫.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺳ ﺘﻘﺮ ﻓﻘ ﻪ اﻟﻘﻀ ﺎء ﻋﻠ ﻰ اﻟﺘﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻔ ﻮري ﻟﻠﻘ ﺎﻧﻮن اﻷرﻓ ﻖ ﻓ ﻲ ﻣ ﺎدة اﻟﺨﻄﺎﻳ ﺎ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺰﺟﺮﻳﺔ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴﺎت ﻧﺸﺄت ﻗﺒﻞ ﺻﺪور اﻟﻘ ﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﺠﺪﻳ ﺪ اﻷرﻓ ﻖ ﺑﻤﻌﻨ ﻰ أﻧ ﻪ ﻳﺘﻌ ﻴﻦ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ أن ﺗﻄﺒﻖ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻷرﻓﻖ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻮرﻳﺔ واﻟﻤﺮﺟ ﻊ ﻓ ﻲ ﺗﺤﺪﻳ ﺪ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن اﻷرﻓ ﻖ ه ﻮ‬ ‫ﺗﺎرﻳﺦ ﺻﺪور اﻟﺤﻜﻢ وﻟﻴﺲ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﻮﻗﻴﻊ اﻟﺨﻄﻴﺔ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة‪. 58 § -I. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫‪232‬‬ .Sanctions fiscales‬‬ ‫‪Sommaire : Suppression des pénalités d’assiette par la loi de‬‬ ‫‪promulgation du CPF / Application immédiate de la loi pénale‬‬ ‫‪répressive plus douce / L’application de la loi la plus douce doit être‬‬ ‫‪faite par référence à la date du jugement et non à la date de la sanction‬‬ ‫‪édictée par l'administration fiscale.‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ ﻳﺘﻀ ﺢ ﺑ ﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟ ﻰ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 7‬ﻣ ﻦ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻋ ﺪد ‪ 82‬ﻟﺴ ﻨﺔ ‪2000‬‬ ‫اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 9‬أوت ‪ 2000‬واﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺈﺻ ﺪار ﻣﺠﻠ ﺔ اﻟﺤﻘ ﻮق واﻹﺟ ﺮاءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ أن أﺣﻜ ﺎم‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 74‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻗﺪ أﻟﻐﻴﺖ وأﻟﻐﻴﺖ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس‪. req.‬‬ ‫‪11. 48 du CIR / Rejet du moyen.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.K.du CIR / Défaut de‬‬ ‫‪dépôt de déclaration / La taxation d’office est établie moyennant un‬‬ ‫‪minimum non susceptible de restitution de 50 dinars par déclaration /‬‬ ‫‪Art. req. A.Taxation d'office‬‬ ‫‪Sommaire : Obligation de déposer une déclaration en cas de‬‬ ‫‪cessation de l’activité de l'entreprise / Art.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪10. M. n°01 du 09 juillet 2003.

req. St. T.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺘﻮﻗﻔ ﻪ ﻋ ﻦ اﻟﻨﺸ ﺎط ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟﻌ ﺪم ﺻ ﻠﻮﺣﻴﺔ ﺷ ﺎﺣﻨﺘﻪ‬ ‫اﻟﺘﻲ ﻳﻌﻤﻞ ﺑﻬﺎ وﻃﻠﺐ ﺳﻤﺎع ﺑﻴّﻨﺘﻪ إﻻ أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﺠﺎراﺗﻪ ﻓﻲ ﻃﻠﺒﻪ ﻓﻤﻦ ﺟﻬﺔ أوﻟﻰ ﻓﺈن اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 64‬م ح ا ج ﺣﺠﺮ ﺻﺮاﺣﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻤﺤﻜﻤ ﺔ اﻋﺘﻤ ﺎد ﺷ ﻬﺎدة اﻟﺸ ﻬﻮد ﻹﺛﺒ ﺎت ادﻋ ﺎءات اﻷﻃ ﺮاف‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻘ ﺔ ﺑﺎﻟﻘﻀ ﻴﺔ وﻣ ﻦ ﺟﻬ ﺔ ﺛﺎﻧﻴ ﺔ ﻓ ﺈن ﺗﻮﻗ ﻒ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋ ﻦ اﻟﻨﺸ ﺎط وﻋ ﺪم اﻧﺘﻔﺎﻋ ﻪ‬ ‫ﺑﺎﻟﺸﺎﺣﻨﺔ اﻟﺘﻲ آﺎن ﻳﻌﻤﻞ ﻋﻠﻰ ﻣﺘﻨﻬﺎ ﻻ ﻳﻌﻔﻴ ﻪ ﻣ ﻦ واﺟ ﺐ إﻳ ﺪاع ﺗﺼ ﺮﻳﺢ ﻟ ﺪى ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻮﻗﻒ ﻋﻦ اﻟﻨﺸﺎط ﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻷﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 58‬م ض د ا ط ض ش وﻟﻤ ﺎ ﻟ ﻢ ﻳﻔﻌ ﻞ ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﻜ ﻮن‬ ‫ﻣﺴﺘﻬﺪﻓﺎ ﻟﻠﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺠﺒﺮي ﻣﺜﻠﻤﺎ ﻳﻘﺘﻀﻴﻪ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ‪. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻏﻴﺎب اﻹﺷﻌﺎر اﻟﻤﺴﺒﻖ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻹﻋﻼم ﺑﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺄن ﻋﺪم إﻳﺪاع اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء‬ ‫ﻏﻴﺮ آﺎف ﻟﻮﺣﺪﻩ ﻟﻜﻲ ﺗﺼﺪر إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﻗﺮارا ﻓﻲ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء ﺑ ﻞ ﻻ ﺑ ﺪ ﻟﻬ ﺬﻩ اﻷﺧﻴ ﺮة أن‬ ‫ﺗﻮﺟﻪ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء إﺷ ﻌﺎرا آﺘﺎﺑﻴ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﻐ ﺮض ﻳﺒﻠ ﻎ إﻟﻴﻬ ﺎ ﻃﺒ ﻖ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 10‬م ح ا ج‬ ‫وﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ اﻹدارة أن ﺗﻨﺬرهﺎ ﺑﺘﺪارك اﻹﺧﻼل اﻟﻤﻨﺴﻮب وأن ﺗﻤﻨﺤﻬﺎ أﺟﻼ ﻗﺪرﻩ ﺛﻼﺛﻮن ﻳﻮﻣﺎ‪.‬آﻤ ﺎ ﺟ ﺎء ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 48‬م ح ا ج أﻧ ﻪ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻓ ﻲ اﻟﺤﺎﻟ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬ﻣﻦ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠ ﺔ ﻋﻠ ﻰ أﺳ ﺎس اﻟﻘ ﺮاﺋﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴ ﺔ‬ ‫واﻟﻔﻌﻠﻴﺔ أو ﻋﻠﻰ أﺳﺎس اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺘﻲ ﺗﻀﻤﻨﻬﺎ ﺁﺧﺮ ﺗﺼﺮﻳﺢ ﻣﻊ اﻋﺘﻤﺎد ﺣﺪ أدﻧﻰ ﻟﻸداء ﻏﻴﺮ ﻗﺎﺑ ﻞ‬ ‫ﻟﻼﺳﺘﺮﺟﺎع ﻳﺴﺎوي ‪ 50‬دﻳﻨﺎرا ﻋﻦ آﻞ ﺗﺼﺮﻳﺢ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫"ﺣﻴﺚ أﺻﺪرت اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻗﺮارا ﻓﻲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺿﺪ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء‬ ‫ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺎﻋﺲ ه ﺬا اﻷﺧﻴ ﺮ ﻋ ﻦ إﻳ ﺪاع اﻟﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻮاﺟﺒ ﺔ ﻋﻠﻴ ﻪ ﻗﺎﻧﻮﻧ ﺎ وﻗ ﺪ وﻇﻔ ﺖ‬ ‫اﻹدارة ﻣﺒﻠﻎ ﺧﻤﺴﻴﻦ دﻳﻨﺎرا ﻋﻦ آﻞ ﺗﺼﺮﻳﺢ ﺟﺒﺎﺋﻲ ﻣﺴﺘﻮﺟﺐ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ م ح ا ج أﻧ ﻪ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة‬ ‫ﻋﺪم ﻗﻴﺎم اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﺑﺈﻳ ﺪاع اﻟﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ واﻟﻌﻘ ﻮد اﻟﺘ ﻲ اﻗﺘﻀ ﺎهﺎ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ‬ ‫اﻷداء ﻓﻲ أﺟﻞ أﻗﺼﺎﻩ ﺛﻼﺛﻮن ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑ ﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ‬ ‫‪ 10‬ﻣ ﻦ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠ ﺔ‪ . 47 du‬‬ ‫‪CDPF / Mise en demeure du contribuable / En cas de désaccord entre‬‬ ‫‪l’administration et le contribuable sur les résultats de la vérification.‬‬ ‫‪Sommaire : Cas d’ouverture de la taxation d’office / Art. n°153 du 29 octobre 2003.‬‬ ‫‪233‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺧ ﺎب اﻟﻤﻌﺘ ﺮض ﻓ ﻲ اﻋﺘﺮاﺿ ﻪ اﻟ ﺬي ﻟ ﻢ ﻳﺘﻀ ﻤﻦ ﻣﻨﺎزﻋ ﺔ ﺟﺪﻳ ﺔ ﻓ ﻲ ﺷ ﺮﻋﻴﺔ‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ واﺗﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ اﻻﻋﺘﺮاض أﺻﻼ"‪.‬‬ ‫‪l’administration n’est pas tenue de mettre en demeure le contribuable‬‬ ‫‪et de respecter le délai de trente jours / Rejet du motif.R. /‬‬ ‫.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻻ ﺟﺪال ﻓﻲ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﺈﻳ ﺪاع اﻟﺘﺼ ﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻟﻤﻔﺮوﺿ ﺔ‬ ‫ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن وﺗﻜ ﻮن اﻹدارة ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻣﺤﻘ ﺔ ﻓ ﻲ اﺳﺘﺼ ﺪار ﻗ ﺮار ﺗﻮﻇﻴ ﻒ إﺟﺒ ﺎري‬ ‫ﺑﺎﻻﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ اﻟﺤﺪ اﻷدﻧ ﻰ ﻟ ﻸداء )ﺧﻤﺴ ﻴﻦ دﻳﻨ ﺎرا( اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 48‬ﻣ ﻦ ﻣﺠﻠ ﺔ‬ ‫اﻟﺤﻘﻮق واﻹﺟﺮاءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪.

req.Taxe professionnelle‬‬ ‫‪Sommaire : Institution du Fonds de développement de la‬‬ ‫‪compétitivité industrielle / Art. 36 de la L.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻻ ﺟﺪال ﻓﻲ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺧﻀﻌﺖ ﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ ﻣﻌﻤﻘ ﺔ وﺑﻨ ﺎء ﻋﻠﻴ ﻪ‬ ‫ﻓﺈن ﻣﺠﺮد ﻋﺪم اﻻﺗﻔﺎق ﺑﻴﻦ ﻣﺼﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ واﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺣﻮل ﻧﺘﺎﺋﺞ ه ﺬﻩ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ ﻳﺨ ﻮل‬ ‫ﻟﺠﻬﺔ اﻹدارة إﺻﺪار ﻗﺮار ﻓﻲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‪.‬‬ ‫‪12. pour 2000 / Principe de non‬‬ ‫‪rétroactivité de la loi fiscale / Déduction des montants de la taxe payés‬‬ ‫‪avant le 1er janvier 2000.F. pour 1996 /‬‬ ‫‪Institution de la taxe professionnelle affectée au profit du fond /‬‬ ‫‪L’exigibilité de la taxe : art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﺿﺤﺖ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻣﻨﺎزﻋﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻬﺎ وﺗﻌﻴﻦ ردهﺎ"‪. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼ ﻮص ﺧﻀ ﻮع اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻟﻠﻤﻌﻠ ﻮم ﻟﻔﺎﺋ ﺪة ﺻ ﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴﻴﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ أﺧﻀﻌﺖ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم ﻟﻔﺎﺋﺪة ﺻﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴﺔ اﻟﻘﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴﻴﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ ﺧﻼل اﻟﺴﻨﻮات ‪ 1999‬و‪ 2000‬و‪. n°177 du 22 octobre 2003.F.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﺨﻠﺺ ﻣ ﻦ أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 47‬ﻣ ﻦ م ح ا ج اﻟﻤﺸ ﺎر إﻟﻴ ﻪ أن ﺗﻮﺟﻴ ﻪ اﻹدارة‬ ‫ﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺼ ﺪ ﺗﺴ ﻮﻳﺔ وﺿ ﻌﻴﺘﻪ واﻧﺘﻈ ﺎر اﻧﻘﻀ ﺎء أﺟ ﻞ اﻟﺜﻼﺛ ﻴﻦ ﻳﻮﻣ ﺎ ﻣ ﻦ ﺗ ﺎرﻳﺦ‬ ‫اﻟﺘﻨﺒﻴ ﻪ ﻋﻠﻴ ﻪ ﻻ ﻳﻜ ﻮن واردا إﻻ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة ﺗﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء ﺟﺒﺮﻳ ﺎ ﺑﻨ ﺎء ﻋﻠ ﻰ ﺗﻘ ﺎﻋﺲ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑ ﺎﻷداء ﻋ ﻦ إﻳ ﺪاع ﺗﺼ ﺎرﻳﺤﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ واﻟﻌﻘ ﻮد اﻟﺘ ﻲ اﻗﺘﻀ ﺎهﺎ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء وه ﻲ‬ ‫اﻟﺼﻮرة اﻟﺘﻲ أوردهﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬م ح ا ج ﻓﻲ ﻓﻘﺮﺗ ﻪ اﻟﺜﺎﻧﻴ ﺔ أﻣ ﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة إﺧﻀ ﺎع اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ‬ ‫ﺑ ﺎﻷداء ﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ أوﻟﻴ ﺔ أو ﻣﻌﻤﻘ ﺔ ﻓ ﺈن ﻣﺠ ﺮد ﺣﺼ ﻮل ﺧ ﻼف ﺑ ﻴﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء وﻣﺼ ﺎﻟﺢ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ ﺣ ﻮل ﻧﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ آ ﺎف ﻟﻮﺣ ﺪﻩ ﻹﺻ ﺪار ﻗ ﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ دون ﺣﺎﺟ ﺔ ﻟﻠﺘﻨﺒﻴ ﻪ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء واﻧﺘﻈﺎر ﻣﺮور أﺟﻞ ﺛﻼﺛﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ‪. St.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬م ح ا ج أﻧﻪ ﻳﻮﻇﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑﺎ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻻﺗﻔ ﺎق‬ ‫ﺑ ﻴﻦ ﻣﺼ ﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ واﻟﻤﻄﺎﻟ ﺐ ﺑ ﺎﻷداء ﻋﻠ ﻰ ﻧﺘ ﺎﺋﺞ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ اﻷوﻟﻴ ﺔ أو اﻟﻤﻌﻤﻘ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 36‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ أو ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻟﺮد آﺘﺎﺑﻴﺎ ﻓﻲ اﻷﺟﻞ اﻟﻤﺤ ﺪد‬ ‫ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﻋﻠ ﻰ ه ﺬﻩ اﻟﻨﺘ ﺎﺋﺞ آﻤ ﺎ ﻳﻮﻇ ﻒ اﻷداء وﺟﻮﺑ ﺎ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة ﻋ ﺪم ﻗﻴ ﺎم‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺈﻳﺪاع اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ واﻟﻌﻘ ﻮد اﻟﺘ ﻲ اﻗﺘﻀ ﺎهﺎ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻟﺘﻮﻇﻴ ﻒ اﻷداء ﻓ ﻲ‬ ‫أﺟﻞ أﻗﺼﺎﻩ ﺛﻼﺛﻮن ﻳﻮﻣﺎ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺘﻨﺒﻴﻪ ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 10‬ﻣﻦ هﺬﻩ‬ ‫اﻟﻤﺠﻠﺔ‪. (…) /‬‬ ‫.2001‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ أﺣ ﺪث اﻟﻤﺸ ﺮع ﺑﻤﻮﺟ ﺐ اﻟﻔﺼ ﻮل ﻣ ﻦ ‪ 37‬إﻟ ﻰ ‪ 44‬ﻣ ﻦ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن ﻋ ﺪد ‪127‬‬ ‫ﻟﺴﻨﺔ ‪ 94‬اﻟﻤﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 1994/12/26‬واﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﻘ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺘﺼ ﺮف ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﺻ ﻨﺪوﻗﺎ‬ ‫‪234‬‬ . 37 à 44 de la L.

1er du CTVA.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 10‬م ا ق م أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻨﺢ ﺣﻖ ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫اﻟﻤﻮﻇ ﻒ ‪ -1‬ﻋﻠ ﻰ اﻟﺴ ﻴﺎرات اﻟﺴ ﻴﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﻌ ﺪة ﻟﻨﻘ ﻞ اﻷﺷ ﺨﺎص ﻏﻴ ﺮ اﻟﺘ ﻲ ه ﻲ ﻣﻮﺿ ﻮع‬ ‫اﻻﺳ ﺘﻐﻼل وآ ﺬﻟﻚ ﻋﻠ ﻰ آ ﺮاء اﻟﺴ ﻴﺎرات اﻟﺴ ﻴﺎﺣﻴﺔ وﻋﻠ ﻰ آ ﻞ اﻟﻤﺼ ﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺪﻓﻮﻋ ﺔ ﻟﻀ ﻤﺎن‬ ‫ﺳﻴﺮهﺎ وﺻﻴﺎﻧﺘﻬﺎ‪.10‬‬ ‫ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ 1‬ﺑﺎﻟﻤﺎﺋﺔ‪.‬‬ ‫‪235‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ أن اﻟﻘ ﻮاﻧﻴﻦ ﻻ ﺗﻨﻄﺒ ﻖ ﺑ ﺄﺛﺮ رﺟﻌ ﻲ و ﻻ ﺗﺴ ﺮي إﻻ ﻋﻠ ﻰ اﻟﻮﺿ ﻌﻴﺎت‬ ‫واﻷﺣﺪاث اﻟﻤﺘﺤﻘﻘﺔ ﺑﻌﺪ ﺻﺪورهﺎ ودﺧﻮﻟﻬﺎ ﺣﻴﺰ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ‪. n° 01 du 09 juillet 2003. St.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ وﻟ ﺌﻦ أﺣ ﺪث ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺘﺼ ﺮّف ﺳ ﻨﺔ ‪ 1995‬ﺻ ﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴ ﻴﺔ اﻟﺼ ﻨﺎﻋﻴﺔ إﻻ أن إﺣ ﺪاث اﻟﻤﻌﻠ ﻮم ﺟ ﺎء ﺑﻮاﺳ ﻄﺔ ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ ﻟﺘﺼ ﺮّف ﺳ ﻨﺔ‪2000‬‬ ‫وﺑ ﺬﻟﻚ ﻓ ﺈن ه ﺬا اﻟﻤﻌﻠ ﻮم ﻻ ﻳﻜ ﻮن ﻣﺴ ﺘﻮﺟﺒﺎ إﻻ ﺑﺪاﻳ ﺔ ﻣ ﻦ ﺳ ﻨﺔ ‪ 2000‬و ﻻ ﺗﻜ ﻮن ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ‬ ‫اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻣﻠﺰﻣﺔ ﺑﺪﻓﻌﻪ إﻻ اﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ ﺳﻨﺔ ‪. req.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. 10 al. (…) /‬‬ ‫.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻟﻔﺎﺋ ـﺪة ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة اﻟﺘﻨﺎﻓﺴ ﻴﺔ اﻟﺼ ﻨﺎﻋﻴﺔ وﻗ ﺪ ﻧ ﺺ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 38‬ﻣ ﻦ ﻗ ﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴ ﺔ اﻟﻤ ﺬآﻮر أن‬ ‫ﺗﻤﻮﻳﻞ اﻟﺼﻨﺪوق ﻳﺘﻢ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﻣﺤﺼﻮل ﻣﺴﺎهﻤﺎت واﻗﺘﻄﺎﻋﺎت ﺗﻮﻟﻰ ﺗﻌﺪادهﺎ‪.2000‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ ﻳﺘﺠ ﻪ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻃ ﺮح اﻟﻤﻌﻠ ﻮم ﻟﻔﺎﺋ ﺪة ﺻ ﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة اﻟﺘﻨﺎﻓﺴ ﻴﺔ‬ ‫اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ‪ 1999‬ﻣﻦ اﻟﻀﺮاﺋﺐ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ أﺻﻼ وﺧﻄﺎﻳﺎ"‪.(2000‬‬ ‫و ﺣﻴـ ـﺚ ﻧ ﺺ اﻷﻣ ﺮ ﻋ ﺪد ‪ 634-2000‬اﻟﻤ ﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 13‬ﻣ ﺎرس ‪ 2000‬واﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ‬ ‫ﺑﻀﺒﻂ ﻗﺎﺋﻤﺔ اﻟﻤﻨﺘﻮﺟﺎت اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ‪ 1‬ﺑﺎﻟﻤﺎﺋﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة ﺻﻨﺪوق ﺗﻨﻤﻴ ﺔ اﻟﻘ ﺪرة‬ ‫اﻟﺘﻨﺎﻓﺴﻴﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ ﻋﻠﻰ إﺧﻀﺎع اﻷﺑﻮاب واﻟﻨﻮاﻓﺬ ﻣﻦ اﻷﻟﻤﻨﻴﻮم واﻟﻤﺪرﺟﺔ ﺗﺤﺖ اﻟﺒﻨﺪ ‪76 . ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ ﺳﻴﺎرات ﺗﺴﺘﻌﻤﻠﻬﺎ اﻟﺸﺮآﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴ ﺚ رﻓﻀ ﺖ اﻹدارة ﻗﺒ ﻮل ﻃ ﺮح اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﺑﻌﻨ ﻮان ﺳ ﻴﺎرات‬ ‫ﺗﺴﺘﻌﻤﻠﻬﺎ اﻟﺸﺮآﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ ﻧﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 36‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 101/99‬اﻟﻤﺆرخ ﻓ ﻲ ‪ 31‬دﻳﺴ ﻤﺒﺮ ‪1999‬‬ ‫واﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 2000‬ﻋﻠﻰ إﺣﺪاث ﻣﺴﺎهﻤﺔ ﻣﻬﻨﻴﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة اﻟﺼ ﻨﺪوق ﺗﻮﻇ ﻒ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﻮﺟ ﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴ ﺔ أو اﻟﻤ ﻮردة وذﻟ ﻚ ﺑﻨﺴ ﺒﺔ ‪ 1‬ﺑﺎﻟﻤﺎﺋ ﺔ ﻣ ﻦ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت )اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 37‬ﻣ ﻦ‬ ‫ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺘﺼﺮّف ‪.‬‬ ‫‪13. Refus de la déduction de la TVA au motif que les‬‬ ‫‪voitures de tourisme servant au transport de personnes ne sont pas‬‬ ‫‪nécessaires à l’exploitation / Art.TVA‬‬ ‫‪Sommaire.

req. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻹدارة )وﻟﻢ ﺗﻨﺎزع ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء( ﺑﺄن اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﻟ ﻢ ﺗﻘ ﺪم‬ ‫اﻟﻮﺛ ﺎﺋﻖ اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴﻬ ﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 9‬ﻓﻘ ﺮة ‪ II‬م ا ق م وﺑ ﺬﻟﻚ ﺗﻜ ﻮن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻏﻴ ﺮ‬ ‫ﺟ ﺪﻳﺮة ﺑﺎﻻﻧﺘﻔ ﺎع ﺑﻄ ﺮح اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ اﻟﻤﻮﻇ ﻒ ﻋﻠ ﻰ ﺷ ﺮاءاﺗﻬﺎ ﺑﺎﻟﻨﺴ ﺒﺔ ﻟﺴ ﻨﺔ‬ ‫‪) 2000‬أﺷﻬﺮ أآﺘﻮﺑﺮ وﻧﻮﻓﻤﺒﺮ ودﻳﺴﻤﺒﺮ( وﺳﻨﺔ ‪.‬‬ ‫‪-‬‬ ‫ﻳﻤﺴﻜﻮا دﻓﺘﺮا ﺧﺎﺻﺎ ﻣﺮﻗﻤﺎ وﻣﻮﻗﻌﺎ ﻣﻦ ﻃﺮف ﻣﺮاآﺰ أو ﻣﻜﺎﺗﺐ ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ اﻷداءات اﻟﺮاﺟ ﻊ‬ ‫إﻟﻴﻬﺎ ﻧﺸﺎﻃﻬﻢ ﺑﺎﻟﻨﻈﺮ وﻳﺘﻀﻤﻦ ﺣﺴﺎب اﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻸداء‪. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﻃﻠﺐ ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎت واﻟﺨﺪﻣﺎت ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻃﻠﺒﺖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ اﻟ ﺬي أﺛﻘ ﻞ ﻣﺸ ﺘﺮﻳﺎﺗﻬﺎ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﺒﻀﺎﺋﻊ واﻟﺨﺪﻣﺎت‪. /‬‬ ‫. St.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ م ا ق م أﻧ ﻪ ﻟﻼﻧﺘﻔ ﺎع ﺑ ﺎﻟﻄﺮح اﻟﻤﻨﺼ ﻮص ﻋﻠﻴ ﻪ‬ ‫أﻋﻼﻩ ﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ أن‪:‬‬ ‫‪-‬‬ ‫ﺗﻜﻮن ﺑﺤﻮزﺗﻬﻢ ﻓﻮاﺗﻴﺮ ﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎﺗﻬﻢ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﻀﺎﺋﻊ واﻟﺨﺪﻣﺎت أو ﺷ ﻬﺎدات ﻓ ﻲ ﺧﺼ ﻢ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻮرد‪. n°153 du 29 octobre 2003. R.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴ ﺚ أن أﺣﻜ ﺎم اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 10‬م ا ت م واﺿ ﺤﺔ وﺻ ﺮﻳﺤﺔ ﻓ ﻲ رﻓ ﺾ ﻃ ﺮح اﻷداء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﺴﻴﺎرات اﻟﺴﻴﺎﺣﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘ ﺎﻟﻲ ﻓﻘ ﺪ أﺣﺴ ﻨﺖ اﻹدارة ﺗﻄﺒﻴ ﻖ اﻟﻘ ﺎﻧﻮن‬ ‫ﻟﻤﺎ رﻓﻀﺖ ﻃﺮح هﺬا اﻷداء"‪. (…) /‬‬ ‫."2001‬‬ ‫‪Sommaire : Fait générateur de la TVA pour les travaux‬‬ ‫)‪immobiliers : l’exécution partielle ou totale de ces travaux / Art. 5 -5‬‬ ‫‪du CTVA / La constatation du fait générateur ne peut être postérieure‬‬ ‫‪à la facturation totale / Exigibilité de la TVA à partir de‬‬ ‫‪l’établissement des décomptes provisoires. de mémoires ou factures‬‬ ‫‪partiels / La norme comptable n°3 relative aux services / Confirmation‬‬ ‫‪de l'arrêté de taxation d'office.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. T.‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de déduction de la TVA / Article 9 -I‬‬‫‪2) du CTVA / Défaut de présentation des documents prévus par‬‬ ‫‪l’article 9 du CTVA / Refus de la déduction / Confirmation de l’arrêté‬‬ ‫‪de taxation d’office. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص اﻟ ﻨﻘﺺ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺘ ﺄﺗﻲ ﻣ ﻦ اﻟﻔ ﺎرق ﺑ ﻴﻦ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت‬ ‫اﻟﻤﺤﻠﻲ اﻟﻤﻀﻤﻦ ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ورﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ‪:‬‬ ‫‪236‬‬ . St.‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. n°177 du 22 octobre 2003.

‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ وﺑﺨﺼﻮص اﻟﺘﺪوﻳﻦ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻲ ﻟﻠﺘﺴﺒﻘﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﺘﺴ ﻠﻤﻬﺎ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﻣ ﻦ‬ ‫ﺣﺮﻓﺎﺋﻬﺎ ﺑﻌﻨﻮان ﺧﻼص ﺟﺰﺋﻲ وﺗﻘﺪﻳﺮي ﻟﻠﺨﺪﻣﺎت اﻟﺘﻲ أﻧﺠﺰﺗﻬﺎ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻌﻴﻦ اﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أﺣﻜﺎم‬ ‫ﻣﻌﻴﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳـﺒﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﻤﺪاﺧﻴــﻞ )اﻟﻤﻌﻴﺎر ﻋﺪد ‪ (3‬و اﻟﻤﺼﺎدق ﻋﻠﻴ ﻪ ﺑﻤﻮﺟ ﺐ ﻗ ﺮار وزﻳ ﺮ‬ ‫اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.‬‬ ‫‪14.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ ﺗﻮﺻﻠﺖ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ إﻟﻰ وﺟﻮد ﻓﺎرق ﺑﻴﻦ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﻀﻤﻦ‬ ‫ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وذﻟﻚ اﻟﻤﺴﺠﻞ ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘﺮﺿﺔ إﺛﺮ ﻗﻴﺎﻣﻬﺎ )أي اﻹدارة(‬ ‫ﺑﺘﻌﺪﻳﻞ وﺿﻌﻴﺔ اﻟﺸﺮآﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 5‬ﻓﻘﺮة‬ ‫‪5‬مأقم‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘ ﺎ ﻟﻬ ﺬﻩ اﻷﺣﻜ ﺎم ﻓ ﺈن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺗﻜ ﻮن ﻣﻠﺰﻣ ﺔ ﺑﺘﻘﻴﻴ ﺪ اﻟ ﺪﻓﻮﻋﺎت‬ ‫واﻟﺘﺴ ﺒﻘﺎت اﻟﻤﻮاﻓﻘ ﺔ ﻟﻠﺘﻨﻔﻴ ﺬ اﻟﺠﺰﺋ ﻲ ﻟﻬ ﺬﻩ اﻟﺨ ﺪﻣﺎت ﻓ ﻲ ﺗ ﺎرﻳﺦ ﻗﺒﻀ ﻬﺎ ذﻟ ﻚ أن اﻟﻘ ﺒﺾ ﻳﺘﻮاﻓ ﻖ‬ ‫ﻣﺒﺪﺋﻴﺎ ﻣﻊ درﺟﺔ اﻟﺘﻘﺪم ﻓﻲ ﺗﻨﻔﻴﺬ اﻟﺨﺪﻣﺎت‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ ﺑﺨﺼ ﻮص اﻟﺘﻘﻴﻴ ﺪ اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﻲ ﻟﻠﺘﺴ ﺒﻘﺎت ﺗﻤﺴ ﻜﺖ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿ ﺔ ﺑ ﺄن اﻟﺘﺴ ﺒﻘﺎت‬ ‫اﻟﻤﻘﺒﻮﺿﺔ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ﻣﻌﻴﻨﺔ ﻳﺘﻢ ﺗﺪوﻳﻨﻬﺎ ﺑﺎﻟﺴﻨﺔ اﻟﻼﺣﻘﺔ ﻟﻬﺎ وإﺧﻀ ﺎﻋﻬﺎ ﻟﻠﻀ ﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠ ﻰ اﻟﺸ ﺮآﺔ‬ ‫ﺧﻼل هﺬﻩ اﻟﺴﻨﺔ اﻷﺧﻴﺮة‪.‬‬ ‫ﺣﻴـ ـﺚ ﺗﻜ ﻮن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﺑ ﺎﻷداء ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ ﻏﻴ ﺮ ﻣﺤﻘ ﺔ ﻓ ﻲ ﺗ ﺪوﻳﻦ اﻟﺘﺴ ﺒﻘﺎت ﺑﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ‬ ‫اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻤﻌﻴﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻲ اﻟﻤﺬآﻮر وﻟﻤﺒﺪأ ﺳﻨﻮﻳﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪.‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ أﻓﺮز ﺗﻌﺪﻳﻞ اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء ﻣ ﺎ ذآ ﺮ ﻧﻘﺼ ﺎ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ‬ ‫اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت وذﻟﻚ إﺛﺮ ﻣﻘﺎرﻧﺔ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﻀﻤﻦ ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ ﻣﻊ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت‬ ‫اﻟﻤﺪون ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وﻳﺤﻖ ﺗﺒﻌ ﺎ ﻟ ﺬﻟﻚ اﻋﺘﺒ ﺎر ه ﺬا اﻟﻔ ﺎرق ﻧﻘﺼ ﺎ ﻓ ﻲ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت وإﺧﻀ ﺎﻋﻪ‬ ‫ﻟﻬﺎﻣﺶ اﻟ ﺮﺑﺢ اﻟﺨ ﺎم اﻟﻤﻌﺘﻤ ﺪ ﻣ ﻦ ﻃ ﺮف اﻟﺸ ﺮآﺔ ﻟﺘﺤﺪﻳ ﺪ رﻗ ﻢ اﻟﻤﻌ ﺎﻣﻼت اﻟﻤﺨﻔ ﻲ اﻟﻤﺤﻘ ﻖ ﻣ ﻦ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء "‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ وﻓ ﻲ ﻣ ﺎدة اﻷداء ﻋﻠ ﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﻓﻘ ﺪ ﺣ ﺪد اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 5‬م أ ق م ﺣ ﺪث‬ ‫اﻹﻧﺸﺎء ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻷﺷﻐﺎل اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ اﻟﺠﺰﺋﻲ أو اﻟﻜﻠ ﻲ إﻻ ﻓ ﻲ ﺻ ﻮرة‬ ‫ﺗﺤﺮﻳﺮ ﻣﺒﺎﻟﻎ وﻗﺘﻴ ﺔ أو ﺑﻴﺎﻧ ﺎت أو ﻓ ﻮاﺗﻴﺮ ﺟﺰﺋﻴ ﺔ ﻓﻔ ﻲ ه ﺬﻩ اﻟﺼ ﻮرة ﻳﺤ ﻖ ﻟ ﻺدارة اﻟﻤﻄﺎﻟﺒ ﺔ ﻓ ﻲ‬ ‫ذﻟﻚ اﻟﺘﺎرﻳﺦ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 5‬م ا ق م اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻓﺈن اﻟﺘﺴﺒﻘﺎت اﻟﻤﻘﺒﻮﺿﺔ ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻷﺷﻐﺎل ﺗﻌﺘﺒﺮ ﺧﺎﺿﻌﺔ ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤ ﺔ اﻟﻤﻀ ﺎﻓﺔ ﻋﻨ ﺪ ﻗ ﺒﺾ اﻷﻣ ﻮال ﻗﺒ ﻞ إﺗﻤ ﺎم إﻧﺠ ﺎز ﺗﻠ ﻚ‬ ‫اﻷﺷﻐﺎل‪.Vérification fiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Interdiction des vérifications approfondies‬‬ ‫‪successives / Sécurité juridique / Art.1996‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ ﺟ ﺎء ﺑﻤﻌﻴ ﺎر اﻟﻤﺤﺎﺳ ﺒﺔ ﻋ ﺪد ‪ 3‬اﻟﻤﺘﻌﻠ ﻖ ﺑﺎﻟﻤ ﺪاﺧﻴﻞ أﻧ ﻪ ﺑﺨﺼ ﻮص إﺳ ﺪاء‬ ‫اﻟﺨﺪﻣﺎت ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻌﻴﻦ ﺗﻘﻴﻴﺪ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻟﻨﺎﺗﺠﺔ ﻋ ﻦ أداء اﻟﺨ ﺪﻣﺎت ﺗﻘﻴﻴ ﺪا ﻣﺤﺎﺳ ﺒﻴﺎ ﻓ ﻲ ﻧﻔ ﺲ اﻟﻮﻗ ﺖ‬ ‫اﻟﺬي ﻳﻘﻊ ﻓﻴﻪ إﺳﺪاء اﻟﺨﺪﻣﺎت ﺑﺤﺴﺐ درﺟﺔ ﺗﻘﺪّم اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت ﻋﻨﺪ ﺗﺎرﻳﺦ ﺿﺒﻂ اﻟﻘﻮاﺋﻢ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ‪. 38 du CDPF / Possibilité‬‬ ‫‪237‬‬ .

n°177 du 22 octobre 2003.‬‬ ‫‪238‬‬ .‬‬ ‫‪Tribunal de Sfax. ‪Centre régional de contrôle fiscal de Sfax‬‬ ‫" ﺑﺨﺼﻮص ﺳﺎﺑﻘﻴﺔ إﺟﺮاء ﻣﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﺧﻀﻌﺖ ﻟﻬﺎ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴــﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺴﺎﺑﻘﻴﺔ ﺧﻀﻮع ﻣﻨﻮﺑﺘﻪ ﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴ ﺔ أﻓﻀ ﺖ‬ ‫إﻟﻰ إﻟﺰام اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻹﻳﺪاع ﺗﺼﺎرﻳﺢ ﺗﻜﻤﻴﻠﻴﺔ‪. 37 du CDPF / Rejet du moyen.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ وﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 37‬م ح ا ج ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴﺔ ﻓ ﺈن إﺟ ﺮاء اﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ اﻷوﻟﻴ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮرة ﻻ ﻳﺤﻮل دون إﺟﺮاء اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﻣﻮﺿﻮع ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل"‪.‬‬ ‫وﺣﻴـ ـﺚ أن اﻟﻤﻨ ﻊ اﻟ ﺬي ﺗﻀ ﻤﻨﻪ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 38‬ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ م ح ا ج ﻳﻬ ﺪف إﻟ ﻰ ﺗﺤﻘﻴ ﻖ‬ ‫اﻻﺳﺘﻘﺮار اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ وهﻮ ﺑﺬﻟﻚ ﻳﺸﻜﻞ ﺿﻤﺎﻧﺎ أﺳﺎﺳﻴﺎ اﻟﻐﺮض ﻣﻨﻪ ﺣﻤﺎﻳﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪d’exercice d’une vérification approfondie pour la même période et les‬‬ ‫‪mêmes impôts qui ont fait l’objet d’une vérification préliminaire‬‬ ‫‪précédente / Indépendance des deux types de vérification prévues par‬‬ ‫‪l’art. req.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ ﺧﻀﻌﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻤﺮاﻗﺒ ﺔ أوﻟﻴ ﺔ ﺳ ﺒﻘﺖ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘ ﺔ ﻣﻮﺿ ﻮع‬ ‫ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل وأﻓﺮزت هﺬﻩ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻷوﻟﻴﺔ ﺗﻌﺪﻳﻞ وﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﻌﺘﺮﺿﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨ ﺺ اﻷداء ﻋﻠ ﻰ‬ ‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ أن أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪38‬م ح ا ج ﻻ ﺗﻄﺒﻖ إﻻ ﺑﺘ ﻮﻓﺮ ﺷ ﺮﻃﻴﻦ هﻤ ﺎ وﺣ ﺪة اﻷداء‬ ‫ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻤﺮاﺟﻌﺘﻴﻦ ووﺣﺪة اﻟﻔﺘﺮة اﻟﺘﻲ ﺷﻤﻠﺘﻬﺎ ﻋﻤﻠﻴﺘﺎ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻤﺘﺘﺎﺑﻌﺘﻴﻦ آﻤ ﺎ ﻻ ﻳﺘﺤﻘ ﻖ ه ﺬا‬ ‫اﻟﻤﻨﻊ أو اﻟﺘﺤﺠﻴﺮ إﻻ ﻣﺘﻰ ﺷﻜﻠﺖ ﻋﻤﻠﻴﺘﺎ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻮاﻗﻊ إﺟﺮاؤهﻤﺎ ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﻣﻌﻤﻘ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ‬ ‫اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 38‬ﻓﻘ ﺮة أوﻟ ﻰ ﻣ ﻦ م ح ا ج ﺑﻤﻌﻨ ﻰ اﻧ ﻪ إذا آﺎﻧ ﺖ اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ اﻷوﻟ ﻰ اﻟﻮاﻗ ﻊ إﺟﺮاؤه ﺎ‬ ‫ﻣﺮاﺟﻌ ﺔ أوﻟﻴ ﺔ ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻨ ﻰ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 37‬م ح ا ج ﻓﺈﻧ ﻪ ﻳﺤ ﻖ ﻣ ﻊ ذﻟ ﻚ ﻟ ﻺدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴ ﺔ إﺟ ﺮاء‬ ‫ﻣﺮاﻗﺒ ﺔ ﺛﺎﻧﻴ ﺔ ﻣﻌﻤﻘ ﺔ وه ﻮ ﻣ ﺎ ﺗﻀ ﻤﻨﻪ اﻟﻔﺼ ﻞ ‪ 37‬م ح ا ج ﻓﻘ ﺮة ﺛﺎﻧﻴ ﺔ اﻟﺘ ﻲ ﻧﺼ ﺖ ﻋﻠ ﻰ أن‬ ‫اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻷوﻟﻴﺔ ﻻ ﺗﺤﻮل دون اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺎﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﻟﻠﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪. (…) /‬‬ ‫.‬‬ ‫وﺣﻴــﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 38‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴﺔ أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﺠﺒﺎﻳ ﺔ إﻋ ﺎدة اﻟﻤﺮاﺟﻌ ﺔ‬ ‫اﻟﻤﻌﻤﻘﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ إﻟﻰ ﻧﻔﺲ اﻷداء وإﻟﻰ ﻧﻔﺲ اﻟﻔﺘﺮة إﻻ ﻋﻨﺪ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠ ﻰ ﻣﻌﻠﻮﻣ ﺎت ﻟﻬ ﺎ ﻣﺴ ﺎس‬ ‫ﺑﺄﺳﺎس اﻷداء واﺣﺘﺴﺎﺑﻪ وﻟﻢ ﻳﺴﺒﻖ ﻟﻺدارة ﻋﻠﻢ ﺑﻬﺎ‪. St.

fr Voir : . 51 CIR / Le TA.Droits de défense (5) .Plus-value (9) .Assiette de l’impôt (2) .Comptabilité (4) .Egalité fiscale (7) .Présomptions (11) .Droits d’enregistrement (6) .Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne DEUXIEME PARTIE : LA JURISPRUDENCE FISCALE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF Saoussen JAMMOUSSI AZAÏEZ* Assistante à l’IHEC de Sfax Sommaire des principaux arrêts du tribunal administratif rendus en matière fiscale (2ème semestre 2003) Acompte provisionnel (1) . contrairement au juge du fond1. a accepté la révision des acomptes provisionnels / La rectification de l’impôt dû au titre d’une année entraîne la révision des acomptes provisionnels dus au titre de l’année suivante.Prescription (10) .TVA (19) . .Sanctions fiscales (17) Taxe parafiscale (18) .Motivation (8) . Société « Lamia » / Centre régional du contrôle fiscal de Sfax. n° 80 du 19 février 2003.Procédures (12) Provisions (13) .Avantages fiscaux (3) .Régime d’imposition (14) .Vérification fiscale (20).Tribunal de Sfax. « C » / Centre régional du contrôle fiscal de Sfax . 239 .Revenu imposable (16) . n° 2 du 2 juin 2003. req. 1) Acompte provisionnel Sommaire : L’acompte provisionnel n’est pas un impôt mais il s’agit d’une modalité de paiement de l’impôt / Art.Tribunal de Sfax.Régime fiscal du contrat de leasing (15) . req. 1 * saoussenjammoussi@yahoo.

22CIR / Modification‬‬ ‫‪des résultats de l’arrêté de taxation d’office par la déduction des frais‬‬ ‫‪de transport en tant que charge déductible de l’assiette de l’impôt / Le‬‬ ‫‪régime du forfait d’assiette consiste dans l’imposition sur la base d’un‬‬ ‫‪bénéfice forfaitaire égale à 70% des recettes brutes réalisées /‬‬ ‫‪Cassation.‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ‬ ‫ﻳﻜﻮن اﺣﺘﺴﺎب اﻷﻗﺴﺎط اﻹﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ إﻟﻰ ﺟﺎﻧﺐ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ ﻓﻲ‬ ‫ﻣﺤﻠّﻪ‪ ،‬وﻳﺘﻌﻴّﻦ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪. Najib‬‬ ‫‪Ismaïel /Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫ﺗﺴﺘﺨﻠﺺ اﻷﻗﺴﺎط اﻹﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺪﻓﻊ اﺑﺘﺪءا ﻣﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻟﻠﻨﺸﺎط ﺣﺴﺐ‬ ‫ﻞ واﺣﺪ ﻣﻨﻬﺎ ‪ 30%‬ﻣﻦ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮان ﻣﺪاﺧﻴﻞ أو أرﺑﺎح اﻟﺴﻨﺔ‬ ‫دﻓﻮﻋﺎت ﻳﺴﺎوي آ ّ‬ ‫اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ "‪. req. req. n° 33956-33931 du 3 novembre 2003.‬‬ ‫‪TA...‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 51‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺧﺮﻗﻪ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 51‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ‬ ‫ﻼ واﻟﺤﺎل أﻧّﻬﺎ ﺗﻨﺪرج ﺗﺤﺖ ﻃﺎﺋﻠﺔ ﻃﺮق اﻟﺪﻓﻊ‪. n° 33793 du 3 novembre 2003.‬ﻏﻴﺮ أ ّ‬ ‫ن ﺗﻐﻴﻴﺮ اﻹدارة ﻓﻲ اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ ﻣﻌﻴّﻨﺔ ﻳﺆدي إﻟﻰ ﺗﻐﻴﻴﺮ ﻓﻲ ﻣﺒﻠﻎ‬ ‫ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮان اﻷﻗﺴﺎط اﻹﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ اﻟﻮاﺟﺐ دﻓﻌﻪ ﻓﻲ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ‪ . cass.‬‬ ‫‪2) Assiette de l’impôt‬‬ ‫‪Sommaire : BNC Forfait d’assiette / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻀﺒﻂ اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺴﻨﺔ اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ‬ ‫آﺘﺴﺒﻘﺔ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺤﺎﻟﻴﺔ وهﻲ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻻ ﺗﻤ ّﺜﻞ أداء ﻣﺴﺘﻘﻼ وإﻧّﻤﺎ هﻲ‬ ‫ن ذﻟﻚ ﻻ ﻳﻤﻨﻊ ﻣﻦ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻷداء اﻟﺬي ﺗﻮﺟﺐ دﻓﻌﻪ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ‬ ‫ﻃﺮﻳﻘﺔ ﻣﻦ ﻃﺮق اﻟﺪﻓﻊ‪ .‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻮﺣﻴﺪ اﻟﻮارد ﻓﻲ اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻋﺪد ‪ 33931‬واﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ واﻟﻔﺼﻞ ‪ 533‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‪:‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺻﺎﺣﺒﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ ﺧﺮﻗﺖ‬ ‫أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻤﺎ ﻗﻀﺖ ﺑﺘﻌﺪﻳﻞ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري وذﻟﻚ ﺑﻄﺮح‬ ‫آﺎﻣﻞ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻨﻘﻞ ﻣﻦ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻘﻖ ﺑﻜﺎﻓﺔ ﺳﻨﻮات اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أﻧّﻬﺎ‬ ‫أﻋﺒﺎء اﺳﺘﻐﻼل وذﻟﻚ اﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 2‬ﻣﻦ ﻗﺮار وزﻳﺮي اﻟﻌﺪل واﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺘﻌﺮﻳﻔﺔ‬ ‫‪240‬‬ .‬‬ ‫‪Directeur général du contrôle fiscal / Wafa Ben Othman.‬‬ ‫أﻧّﻪ اﻋﺘﺒﺮ اﻷﻗﺴﺎط اﻻﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ أداء ﻣﺴﺘﻘ ّ‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 51‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ ":‬ﻳﻄﺎﻟﺐ اﻷﺷﺨﺎص‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨ ّ‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻮن اﻟﺨﺎﺿﻌﻮن ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت واﻷﺷﺨﺎص اﻟﺨﺎﺿﻌﻮن ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪّﺧﻞ‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﺎﻃﻮن ﻟﻨﺸﺎط ﺗﺠﺎري أو ﻟﻤﻬﻨﺔ ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﺑﺪﻓﻊ ﺛﻼث ﺗﺴﺒﻘﺎت ﺗﺴﻤﻰ أﻗﺴﺎط اﺣﺘﻴﺎﻃﻴﺔ‬ ‫وذﻟﻚ ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺪاﺧﻴﻠﻬﻢ أو ﻋﻠﻰ أرﺑﺎﺣﻬﻢ اﻟﺠﻤﻠﻴﺔ‪. cass..‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA..

req.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫أﺟﻮر اﻟﻌﺪول واﻟﻌﺪول اﻟﻤﻨﻔﺬﻳﻦ واﻟﺤﺎل أن رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت ﺗﻢ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس رﺑﺢ ﺗﻘﺪﻳﺮي ﻳﺴﺎوي‬ ‫‪ 70%‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻤﻘﺎﺑﻴﺾ اﻟﺨﺎم‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ ﻣﺮاﺟﻌﺔ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ أن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ ﻗﺪ اﺧﺘﺎرت إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ‬ ‫ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ أﺳﺎس رﺑﺢ ﺗﻘﺪﻳﺮي ﻳﺴﺎوي ‪ 70 %‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ ﻣﻘﺎﺑﻴﻀﻬﺎ اﻟﺨﺎم اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺎءا ﺑﻬﺬا اﻟﻔﺼﻞ ﻓﻘﺪ ﺿﺒﻄﺖ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص‬ ‫اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﻮاﺟﺐ إﻋﺘﻤﺎدهﺎ ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ‬ ‫ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ أﺻﻨﺎف اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 34‬ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر أﻧﻪ ﺗﺘﺨﺬ ﺷﻜﻞ ﻗﻮاﻧﻴﻦ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ‬ ‫ﺑﻀﺒﻂ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء‪. ostensibles et notoires et selon l’accroissement‬‬ ‫‪du patrimoine / L’administration fiscale peut déterminer l’assiette de‬‬ ‫‪l’impôt sur la base du même pourcentage du bénéfice brut et net retenu‬‬ ‫‪dans des affaires similaires. 62 CIR / A défaut de la tenue des‬‬ ‫‪documents comptables. Omrane Ben‬‬ ‫‪Hlima / Direction générale du contrôle fiscal. cass.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 34‬ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺗﺮآﻴﺰﻩ ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻧﺴﺒﺔ اﻟﺮﺑﺢ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ‬ ‫ﺟﺎء ﺑﺘﻘﺎرﻳﺮ اﻹدارة اﻟﺘﻲ إﻋﺘﻤﺪت ﻋﻠﻰ ﻧﺴﺒﺔ ﻣﻌﻴﻨﺔ ادﻋﺖ أﻧّﻬﺎ ﻣﻌﺘﻤﺪة ﻓﻲ ﻗﻀﺎﻳﺎ ﻣﻤﺎﺛﻠﺔ دون‬ ‫أن ﺗﺒﻴﻦ وﺟﻪ اﻟﺸﺒﻪ ودون أن ﺗﺄﺧﺬ ﺑﻤﺎ دﻓﻊ ﺑﻪ أﻣﺎﻣﻬﺎ ﻓﺠﺎء ﺗﻘﺪﻳﺮهﺎ اﻋﺘﺒﺎﻃﻴﺎ وأﺿﺤﻰ ﻳﻤﺜﻞ‬ ‫ﻣﺼﺪرا ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن ﻳﺆﺳﺲ ﻋﻠﻴﻪ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ رﻏﻢ أن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 34‬ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر ﻗﺪ أﺳﻨﺪ إﺧﺘﺼﺎص‬ ‫ﺿﺒﻂ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء وﻧﺴﺒﺘﻪ واﺳﺘﺨﻼﺻﻪ ﻟﻠﻤﺸﺮع‪.‬‬ ‫‪Sommaire : La détermination de l’assiette et des modalités de‬‬ ‫‪recouvrement relèvent de la compétence du législateur / Art. 34 de la‬‬ ‫‪Constitution tunisienne / Le CIR a déterminé les éléments sur la base‬‬ ‫‪desquels l’administration fiscale doit se fonder pour la détermination‬‬ ‫‪du revenu imposable /Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻳﻜﻮن ﻃﺮح اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺮارهﺎ ﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻨﻘﻞ‬ ‫ن ﻳﺘﻢ ﺗﺤﺪﻳﺪ‬ ‫ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ أﻋﻼﻩ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺘﻀﻲ أ ّ‬ ‫اﻟﺮﺑﺢ اﻟﺼﺎﻓﻲ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ‪ 70%‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻤﻘﺎﺑﻴﺾ اﻟﺨﺎم ﺑﺼﺮف اﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ‬ ‫ﻳﺴﺘﻠﺰﻣﻬﺎ اﻹﺳﺘﻐﻼل اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺠﻌﻞ ﻃﺮح أي ﻣﺼﺎرﻳﻒ ﺑﻤﺎ ﻓﻴﻬﺎ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻨﻘﻞ‪ ،‬ﻣﺜﻠﻤﺎ‬ ‫هﻮاﻟﺤﺎل ﻓﻲ اﻟﻨﺰاع اﻟﺮاهﻦ‪ ،‬ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن وﺗﻌﻴﻦ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪. n° 33576-33596 du 7 juillet 2003.‬‬ ‫‪241‬‬ . l’administration fiscale a le droit de déterminer‬‬ ‫‪l’assiette sur la base des présomptions de droit et de fait en application‬‬ ‫‪des articles 42 et 43 CIR / L’administration fiscale peut déterminer‬‬ ‫‪l’assiette de l’impôt sur la base d’une évaluation forfaitaire selon les‬‬ ‫‪dépenses personnelles.

18 de loi de finances de 1977 a‬‬ ‫‪prévu la condition de la dissimulation des revenus pendant trois‬‬ ‫‪années successives / Défaut de communication des documents‬‬ ‫‪comptables à l’administration fiscale / Cassation. req.‬‬ ‫" أ – ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺘﺤﺪﻳﺪ اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼّﺔ ﻓﻲ ﺳﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺻﺎﺣﺒﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺘﻤﺘﻴﻊ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻹﻣﺘﻴﺎز اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 74‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 3‬أوت ‪1974‬‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻧﻈﺮا إﻟﻰ أﻧّﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺳﺤﺐ هﺬا اﻹﻣﺘﻴﺎز إﻻ ﺑﻤﻮﺟﺐ ﻣﻘﺮر ﻳﺘﺨﺬﻩ " وزﻳﺮ‬ ‫اﻹﻗﺘﺼﺎد اﻟﻮﻃﻨﻲ" ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ رأي " وآﺎﻟﺔ ﺗﻄﻮﻳﺮ اﻟﺘﻤﻮﻳﻼت " ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرﻩ اﻟﺴﻠﻄﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼّﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ وﻓﻘﺎ ﻟﻠﻔﺼﻞ اﻟﺨﺎﻣﺲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺬآﻮر واﻟﺤﺎل أﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫ﻗﺎﻋﺪة ﺗﻮازي اﻟﺼﻴﻎ واﻟﺸﻜﻠﻴﺎت اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﻮﺟﻮد ﻗﺎﻧﻮن ﺧﺎص ﻳﻨﺴﺤﺐ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻨﺰاع اﻟﺮاهﻦ وهﻮ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 115‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1976‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1976‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ‬ ‫ﺑﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1977‬واﻟﺬي ﻳﻨﺺ ﻓﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻨﻪ ﻋﻠﻰ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﺳﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎز‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ ﻣﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪. n° 33393 du 6 octobre 2003.‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻼن ‪ 42‬و ‪ 43‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﻋﻠﻰ ﻃﺮﻳﻘﺘﻴﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧ ّ‬ ‫ﻟﻀﺒﻂ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻸداء وهﻲ اﻋﺘﺒﺎر ﻋﻨﺎﺻﺮ ﻣﺴﺘﻮى اﻟﻌﻴﺶ واﻟﺘﻘﻴﻴﻢ ﺣﺴﺐ اﻟﻨﻔﻘﺎت‬ ‫اﻟﺸﺨﺼﻴﺔ اﻟﻈﺎهﺮة واﻟﺠﻠﻴﺔ وﻧﻤﻮ اﻟﺜﺮوة‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ إﻋﺘﻤﺪت اﻹدارة ﻓﻲ ﻣﺮاﻗﺒﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ هﺬﻩ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻤﺎدﻳﺔ اﻟﻈﺎهﺮة وﺣﺪدت‬ ‫ﻧﺴﺒﺔ اﻟﺮﺑﺢ اﻟﺨﺎم واﻟﺮﺑﺢ اﻟﺼﺎﻓﻲ ﻟﻤﻌﺮﻓﺔ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء وﻗﺪ أﻳﺪﺗﻬﺎ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻓﺠﺎء‬ ‫ﻣﻮﻗﻔﻬﺎ ﻣﻄﺎﺑﻘﺎ ﻟﻠﻤﻌﺎﻳﻴﺮ اﻟﺘﻲ ﺿﺒﻄﻬﺎ اﻟﻘﺎﻧﻮن وﻻ ﻣﺎﻧﻊ ﻣﻦ اﻋﺘﻤﺎد ﻧﺴﺐ اﻋﺘﻤﺪﺗﻬﺎ اﻹدارة ﻓﻲ‬ ‫ﻗﻀﺎﻳﺎ ﻣﺸﺎﺑﻬﺔ ﻃﺎﻟﻤﺎ آﺎﻧﺖ هﺬﻩ اﻟﻨﺴﺐ هﻲ ﻧﻔﺴﻬﺎ ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺔ ﻣﻦ ﺟﻤﻠﺔ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻤﺎدﻳﺔ‬ ‫واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻧﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﻠﻰ إﻋﺘﻤﺎدهﺎ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﻋﺪم إﺣﺘﺮام اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻮاﺟﺐ‬ ‫ﻣﺴﻚ ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أو ﻣﺎ ﻳﺤﻞ ﻣﺤﻠﻬﺎ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻟﻌﺪم‬ ‫وﺟﺎهﺘﻪ "‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻣﻦ ﺑﻴﻦ اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺘﺠﺎري ﻓﻘﺪ أوﺟﺐ اﻟﻔﺼﻞ ‪62‬‬ ‫ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻷداء ﻣﺴﻚ ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﺧﻼﻟﻬﺎ‬ ‫ﻣﻌﺮﻓﺔ هﺬا اﻟﺪﺧﻞ وﻗﺪ ﻧﺺ اﻟﻔﺼﻞ ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺑﺄﻧﻪ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻏﻴﺎب ﻣﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أو‬ ‫ﻣﺎ ﻳﺤﻞ ﻣﺤﻠﻬﺎ ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻺدارة ﺗﺤﺪﻳﺪ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻸداء ﺑﺎﻹﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻴﻊ اﻟﻘﺮاﺋﻦ‬ ‫اﻟﻤﺎدﻳﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 42‬و ‪ 43‬ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة‪.‬‬ ‫‪3) Avantages fiscaux‬‬ ‫‪Sommaire : L’autorité compétente pour le retrait des avantages‬‬ ‫‪fiscaux / L’administration fiscale est l’autorité compétente pour‬‬ ‫‪contrôler les conditions de bénéfice des avantages fiscaux / Condition‬‬ ‫‪de retrait des avantages fiscaux / L’art. cass. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Société de cuire.‬‬ ‫‪242‬‬ .

‬‬ ‫ب – ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺸﺮوط ﺳﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎز اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺄن اﻟﺸﺮط اﻟﻼزم‬ ‫ﻟﺴﺤﺐ اﻹﻣﺘﻴﺎز اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ‬ ‫‪ 1977‬واﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ اﻹﺧﻔﺎء واﻟﺘﻬﺮب ﻣﻦ اﻷداء ﻟﻤﺪة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ ﻟﻢ ﻳﺘﺤﻘﻖ وإﻋﺘﺒﺮت‬ ‫أﻧﻪ إﻧﺤﺼﺮ ﻓﻲ ﺳﻨﺔ واﺣﺪة هﻲ ﺳﻨﺔ ‪ 1987‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أن إﺧﻔﺎء اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻸداء ﻗﺪ‬ ‫إﺳﺘﻤﺮ ﻃﻴﻠﺔ ﺛﻼث ﺳﻨﻮات وهﻲ ﺳﻨﻮات ‪ 1985‬و ‪ 1986‬و ‪ 1987‬ﻣﻤّﺎ إﻧﺠ ّﺮ ﻋﻨﻪ ﻧﻘﺺ‬ ‫واﺿﺢ ﻓﻲ ﺿﺒﻂ ﻣﺒﻠﻎ اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ ‪.1987‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ أﻋﻼﻩ أﻧّﻪ ﻟﺘﺘﻤﻜﻦ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣﺔ‬ ‫ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﻌﻔﺎة ﻳﺠﺐ أن ﻳﺘﻮاﺻﻞ اﻟﺘﻔﺼﻲ ﻣﻦ اﻷداء أو إﺧﻔﺎء‬ ‫اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻸداء ﻟﻤﺪة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻘﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻓﻘﺮة أوﻟﻰ ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1977‬أﻧّﻪ‪:‬‬ ‫" ﺑﺼﺮف اﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﻜﻞ أداء أو ﺿﺮﻳﺒﺔ ﻳﺘﻌﺮض إﻟﻰ اﻟﺘﺪاﺑﻴﺮ‬ ‫ﻞ ﺷﺨﺺ ﻳﺘﺨﻠﻰ ﺗﺤﻴﻼ ﻋﻦ دﻓﻊ آﺎﻣﻞ اﻷداءات اﻟﻘﺎرة أو اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ ﻋﻠﻰ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت‬ ‫اﻟﺘﺎﻟﻴﺔ آ ّ‬ ‫أو ﺟﺰء ﻣﻨﻬﺎ ﺳﻮاء ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﻤﺤﺾ إرادﺗﻪ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ إﻋﻼﻣﺎﺗﻪ ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أو أﺧﻔﻰ ﺟﺰءا‬ ‫ﻣﻦ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻷداء ﻟﻤﺪّة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻓﻲ آﻠﺘﺎ اﻟﺤﺎﻟﺘﻴﻦ‪:‬‬ ‫‪ -I‬ﺗﺮﺟﻴﻊ اﻷداءات واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﻬﺎ ﺳﻮاء ﺑﻌﻨﻮان إﻋﻔﺎءات ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﻳﻤﻜﻦ أن‬ ‫ﻳﻜﻮن ﺗﻤﺘّﻊ ﺑﻬﺎ أﺛﻨﺎء اﻟﻤﺪّة اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﻳﺸﻤﻠﻬﺎ ﺳﻘﻮط اﻟﻄﻌﻦ ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ أو ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﻲ‬ ‫ﺗﻔ ّ‬ ‫ﺼﻰ ﻣﻨﻬﺎ ﺣﻴﻠﺔ أو أﺧﻔﺎهﺎ "‪.‬‬ ‫‪243‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ أن اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻗﺪ ﻃﺎﻟﺒﺖ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ‬ ‫ن هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة ﻗﺪ‬ ‫ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﺘﻘﺪﻳﻢ وﺛﺎﺋﻘﻬﺎ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺴﻨﺘﻲ ‪ 1985‬و ‪ 1986‬إﻻ أ ّ‬ ‫إﻣﺘﻨﻌﺖ ﻣﻤﺎ ﻳﻘﻴﻢ اﻟﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ أﻧّﻬﺎ ﻻ ﺗﻤﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺧﻼل ﺗﻠﻚ اﻟﻔﺘﺮة‪.‬‬ ‫ن اﻟﻮﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﺎﺛﻠﺔ ﻻ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺴﺤﺐ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ آﻤﺎ ﻳﻨﻈﻤﻬﺎ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 74‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1974‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻟﺘﻤﻮﻳﻼت ﻓﻲ اﻟﺼﻨﺎﻋﺎت اﻟﺘﺤﻮﻳﻠﻴﺔ وإﻧّﻤﺎ ﺗﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ‬ ‫ﻣﺮاﻗﺒﺔ ﻣﺪى ﺗﻮﻓّﺮ ﺷﺮوط اﻟﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻹﻋﻔﺎءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﺤﻜﻤﻬﺎ ﻗﺎﻧﻮن ﺧﺎص‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﺮاﻗﺒﺔ ﻣﺪى ﺗﻮﻓﺮ ﺷﺮوط اﻟﺘﻤﺘّﻊ ﺑﺎﻹﻋﻔﺎءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ هﻲ ﻣﻦ ﺻﻤﻴﻢ‬ ‫إﺧﺘﺼﺎص اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وهﻲ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ اﻟﺴﻠﻄﺔ اﻟﻤﺆهﻠﺔ ﻹﺳﻘﺎط اﻟﺤﻖ ﻓﻲ‬ ‫اﻹﻋﻔﺎءات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻹﺧﻔﺎءات ﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻔﺮع ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻟﺌﻦ إﻧﺘﻔﻌﺖ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻟﻌﻔﻮ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺴﻨﺘﻲ ‪1985‬‬ ‫و ‪ 1986‬ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﺤﻖ ﻟﻺدارة أن ﺗﻤ ّﺪ ﻧﻈﺮهﺎ إﻟﻰ ﻣﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻟﺴﻨﺘﻴﻦ اﻟﻤﺬآﻮرﺗﻴﻦ‬ ‫ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻠﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1977‬ﺣﺘﻰ ﺗﺘﺄآﺪ ﻣﻦ ﺗﻮاﻓﺮ إﺧﻔﺎء اﻟﻤﺮاﺑﻴﺢ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻤﺪّة ﺛﻼث ﺳﻨﻮات ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ دون أن ﺗﺆدي هﺬﻩ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ إﻟﻰ إﺻﻼح ﻣﺒﻠﻎ اﻷداءات‬ ‫اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ‪.

‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪2 de la loi de promulgation du CII a prévu que les entreprises‬‬ ‫‪totalement ou partiellement exportatrices bénéficient des avantages‬‬ ‫‪prévus par le CII comme si ces entreprises ont été créées à cette date /‬‬ ‫‪La loi de promulgation n’a prévu aucune condition spécifique pour le‬‬ ‫‪bénéfice des avantages prévus dans le CII concernant les entreprises‬‬ ‫‪créées avant la promulgation de cette loi / L’activité du contribuable‬‬ ‫‪est soumise d’office à la législation prévue par le CII sans vérifier le‬‬ ‫‪respect des conditions prévues dans les articles 7 et 8 du CII /‬‬ ‫‪Interprétation restrictive des dispositions de la loi de promulgation du‬‬ ‫‪CII / Confirmation de la décision de la CSTO.‬‬ ‫‪244‬‬ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﺪ ﺧﺎﻟﻔﺖ اﻟﺼﻮاب ﻟﻤّﺎ ﻗﻀﺖ‬ ‫ﺑﻌﺪم ﺛﺒﻮت ﺗﻮﻓﺮ ﺷﺮط اﻟﺘﻬﺮّب ﻣﻦ اﻷداء ﻃﻴﻠﺔ ﺛﻼث ﺳﻨﻮات اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل هﺬا‬ ‫اﻟﻔﺮع ﻣﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ آﺴﺎﺑﻘﻪ وﻧﻘﺾ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ أﺳﺎﺳﻪ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﻣﻦ ﻗﺮاءة اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻮاردة ﺑﻘﺎﻧﻮن إﺻﺪار ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‬ ‫أﻧّﻬﺎ ﺧﺼّﺖ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﻨﺎﺷﻄﺔ ﻗﺒﻞ دﺧﻮﻟﻬﺎ ﺣﻴﺰ اﻟﻨﻔﺎذ ﺑﺠﻤﻠﺔ اﻟﺤﻮاﻓﺰ اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﻬﺎ دون‬ ‫إﺷﺘﺮاط اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺈﺟﺮاءات اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ أو إﻋﺎدة اﻹﻧﺸﺎء أو اﻟﺘﻤﻮﻳﻞ اﻟﺬاﺗﻲ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Régime juridique des entreprises totalement ou‬‬ ‫‪partiellement exportatrices créées avant la promulgation du CII /‬‬ ‫‪Conditions du bénéfice des avantages fiscaux prévus par le CII / L’art.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق اﻟﻘﺎﻧﻮن‪ :‬أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻮل ‪ 2‬و ‪ 4‬و ‪ 6‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات واﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 2‬و ‪ 3‬ﻣﻦ اﻷﻣﺮ ﻋﺪد ‪ 492‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1994‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪28‬‬ ‫ﻓﻴﻔﺮي ‪ 1994‬اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻀﺒﻂ ﻗﺎﺋﻤﺎت اﻷﻧﺸﻄﺔ داﺧﻞ اﻟﻘﻄﺎﻋﺎت اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻮل‬ ‫‪ 1‬و ‪ 2‬و ‪ 3‬و‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎر‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻜﺖ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ إﻋﺘﺒﺮت أن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻟﻢ‬ ‫ﻳﺄﺧﺬ ﺑﺄي ﻣﻦ اﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﻤﻨﻮﺣﺔ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎر‪ ،‬وأهﻤﻠﺖ‬ ‫ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ ﻣﺪى اﻧﻄﺒﺎق اﻟﺤﻮاﻓﺰ اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 22‬و ‪ 23‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻻﺳﺘﺜﻤﺎرات ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪ ،‬آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ ﻟﻢ ﺗﺘﺄآﺪ ﻣﻦ اﺳﺘﺠﺎﺑﺘﻪ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺘﻌﺎﻃﻲ اﻷﻧﺸﻄﺔ‬ ‫وﻓﻘﺎ ﻟﻠﺘﺸﺎرﻳﻊ واﻟﺘﺮاﺗﻴﺐ اﻟﺠﺎري ﺑﻬﺎ اﻟﻌﻤﻞ ﺧﺼﻮﺻﺎ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺻﻠﺐ اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ‬ ‫‪ 6‬و ‪ 7‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‪. n° 33457 du 6 octobre 2003. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻋﺪم ﻗﻴﺎم اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺄﺣﺪ هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت ﻻ ﻳﺤﻮل دون ﺗﻤﺘﻌﻪ ﺑﺎﻟﺤﻮاﻓﺰ‬ ‫اﻟﻤﻀﻤﻨﺔ ﺑﺎﻟﻤﺠﻠّﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة ﻃﺎﻟﻤﺎ أن ﻧﺸﺎﻃﻪ ﻳﻨﺪرج ﻓﻲ ﻧﻈﺎم اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ اﻟﺠﺰﺋﻲ وﻳﻜﻮن ﺗﺒﻌﺎ‬ ‫ﻟﺬﻟﻚ ﻧﺸﺎﻃﻪ ﺧﺎﺿﻊ ﻟﻺﻣﺘﻴﺎزات واﻟﺤﻮاﻓﺰ ﺑﺼﻔﺔ ﺁﻟﻴﺔ وﺑﺼﺮﻳﺢ اﻟﻨﺺ‪. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Othman Ben Salah. req.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ اﻗﺘﻀﺎءا ﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈن اﻟﻌﺒﺮة أن ﻳﻜﻮن اﻟﻨﺸﺎط اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻲ وﻟﻮ أن إﺳﺘﻬﻼآﻪ آﺎن ﻗﺒﻞ دﺧﻮل اﻟﻤﺠﻠّﺔ ﺣﻴﺰ اﻟﻨﻔﺎذ‪. commercial ou‬‬ ‫‪professionnel / Cassation. 12 CII / L’entreprise totalement exportatrice est exonérée de‬‬ ‫‪la taxe sur les établissements à caractère industriel.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻜﻮن اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﻠﻤﻌﻘﺐ ﻣﺤﻘّﺔ ﻓﻲ اﻟﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻹﻋﻔﺎءات اﻟﻮاردة ﺻﻠﺐ‬ ‫اﻟﻔﺼﻮل ‪ 22‬و‪ 23‬ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺧﺼﻮﺻﺎ وأﻧﻪ ﺛﺒﺖ ﻣﺴﻜﻪ ﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻻﺳﻴﻤﺎ وأﻧﻪ اﻟﺸﺮط‬ ‫اﻷﺳﺎﺳﻲ ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ ﺑﺘﻠﻚ اﻟﺤﻮاﻓﺰ إﻗﺘﻀﺎءا ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ إﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 120‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1993‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ‬ ‫‪ 27‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1993‬واﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈﺻﺪار ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات أﻧﻪ " ﺗﻨﻄﺒﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮﺗﻴﻦ‬ ‫‪ 6‬و‪ 7‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬واﻟﻔﻘﺮﺗﻴﻦ ‪ 2‬و ‪ 3‬ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 22‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ ﺗﺸﺠﻴﻊ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ اﻷول ﻣﻦ هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﻠﻰ اﻷرﺑﺎح اﻟﻤﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ واﻟﻤﻨﺠﺰة‬ ‫ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﻤﺼﺪرة آﻠّﻴﺎ أو ﺟﺰﺋﻴﺎ اﻟﻤﺤﺪﺛﺔ ﻗﺒﻞ ﺻﺪور هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻓﻲ إﻃﺎر‬ ‫اﻟﺘﺸﺎرﻳﻊ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻹﺳﺘﺜﻤﺎر اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬آﻤﺎ ﻟﻮ آﺎﻧﺖ هﺬﻩ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ﺗ ّﻢ‬ ‫ﺑﻌﺜﻬﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺘﺎرﻳﺦ "‪.‬‬ ‫‪12 CII a prévu une liste limitative des impôts dus dans laquelle ne‬‬ ‫‪figure pas la taxe sur les collectivités locales / Interprétation restrictive‬‬ ‫‪de l’art.‬‬ ‫‪245‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧّﻪ ﺧﻼﻓﺎ ﻟﻤﺎ ﺗﺪﻋﻴﻪ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻓﺈن ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ ﺗﺄآﺪت ﻣﻦ ﻣﺴﺄﻟﺔ‬ ‫اﺳﺘﺠﺎﺑﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻟﺸﺮوط اﻹﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﺤﻮاﻓﺰ واﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﻤﺬآﻮرة وﺗﻮﺻّﻠﺖ إﻟﻰ أن‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻳﻤﺎرس ﻧﺸﺎﻃﺎ ﺗﺼﺪﻳﺮﻳﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬وهﻮ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﺟﺪﻳﺮ ﺑﺎﻟﺘﻤﺘﻊ‬ ‫ﺑﺠﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻹﻣﺘﻴﺎزات ﻟﻢ ﻳﺄﺧﺬهﺎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺑﻌﻴﻦ اﻹﻋﺘﺒﺎر‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺎﺛﻞ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﺗﻠﻚ‪ ،‬ﻏﻴﺮ ﻣﺮﺗﻜﺰ ﻋﻠﻰ أﺳﺎﻧﻴﺪ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺟﺪﻳﺔ‬ ‫وﺣﺮﻳﺎ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﺑﺎﻟﺮﻓﺾ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧّﻪ ﻻ ﺗﺜﺮﻳﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﺣﻜﻤﻬﺎ ﻟﻤﺎ ارﺗﺄت ﺗﻤﺘﻴﻊ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ‬ ‫ﺑﺎﻷداء ﺑﺎﻟﺤﻮاﻓﺰ واﻹﻣﺘﻴﺎزات اﻟﻤﺬآﻮرة ﻃﺎﻟﻤﺎ أﻧﻪ ﻳﺴﺘﺠﻴﺐ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Exonération de l’impôt / Entreprise totalement‬‬ ‫‪exportatrice / La CSTO a considéré que l’entreprise totalement‬‬ ‫‪exportatrice est soumise à la taxe sur les collectivités locales / L’art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻔﻬﻢ ﻣﻦ ﺻﻴﺎﻏﺔ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ أن اﻟﻤﺆﺳﺴﺔ اﻟﻤﺼﺪرة آﻠﻴّﺎ أو‬ ‫ﺟﺰﺋﻴﺎ واﻟﻤﺤﺪﺛﺔ ﻗﺒﻞ دﺧﻮل اﻟﻤﺠﻠّﺔ ﺣﻴّﺰ اﻟﻨﻔﺎذ ﺗﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻹﻣﺘﻴﺎزات واﻟﺤﻮاﻓﺰ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ وآﺄﻧّﻬﺎ‬ ‫أﺣﺪﺛﺖ ﻓﻲ هﺬا اﻟﺘﺎرﻳﺦ ﻣﻤﺎ ﺗﻜﻮن ﻣﻌﻪ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﻠﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﺧﺎﺿﻌﺔ ﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﺼﺪﻳﺮ‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻲ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة‪.

‬‬ ‫ﻷّ‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ إﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻞ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ أو اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪. cass.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺧﺮﻗﻬﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وذﻟﻚ‬ ‫ﺑﺈﻗﺮارهﺎ إدﻣﺎج اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺑﺎﻟﺮﺑﺢ اﻟﺼﺎﻓﻲ ﻣﺠﻤﻞ اﻟﺨﺴﺎﺋﺮ اﻟﻤﻨﺠﺮة ﻋﻦ اﻟﺴﻨﻮات اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻣﻦ‬ ‫ﺟﺮاء ﺗﻜﻮﻳﻦ ﻣﺠﻤﻊ ﺷﺮآﺎت ﻟﺒﻨﺎء ﺳ ّﺪ ﺳﻠﻴﺎﻧﺔ ورﻓﺾ اﻹدارة إﻋﺘﺒﺎر ﺗﻠﻚ اﻟﺨﺴﺎﺋﺮ ﻻ ﻟﺸﻲء إﻻ‬ ‫ن وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺠﻤﻊ ﻣﺘﻮاﺟﺪة ﺑﻴﻦ ﻳﺪي اﻟﺸﺮآﺔ اﻹﻳﻄﺎﻟﻴﺔ‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫‪4) Comptabilité‬‬ ‫‪Sommaire : Comptabilité irrégulière / Refus de la déduction‬‬ ‫‪des déficits enregistrés dans les années précédentes à défaut de‬‬ ‫‪présentation des documents qui prouvent l’existence de déficit / Rejet‬‬ ‫‪de la comptabilité / Modification de l’assiette de l’impôt sur la base‬‬ ‫‪des présomptions de droit et de fait. Société‬‬ ‫‪Comptoir des dattes / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫آّ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻮﻟّﺖ اﻹدارة إﺳﺘﺒﻌﺎد ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ اﻟﺸﺮآﺔ ﻟﻮﺟﻮد ﻋﺪة إﺧﻼﻻت ﺑﻬﺎ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ‬ ‫ﺗﻐﻴﻴﺮ أﺳﺲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ إﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺮاﺋﻦ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ واﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻟﻬﺎ أﺻﻞ ﺛﺎﺑﺖ‬ ‫ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ وﻟﻢ ﺗﻜﻦ ﻣﺒﻨﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺠﺮد اﻟﺘﺨﻤﻴﻦ واﻹﻓﺘﺮاض‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺠﻌﻞ ﻣﻮﻗﻒ‬ ‫اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻣﺤﺘﺮﻣﺎ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 66‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻤّﺎ أﻗ ّﺮ أﺳﺲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻟﺠﺪﻳﺪة وﻟﺬﻟﻚ ﺗﻌﻴّﻦ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.. n° 32933 et 32941 du 7 juillet 2003.". req.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. n° 33990 du 29 décembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻋﺪّد اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات ﻋﻠﻰ ﺳﺒﻴﻞ اﻟﺤﺼﺮ‬ ‫اﻷداءات واﻟﺮﺳﻮم واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ واﻟﻀﺮاﺋﺐ واﻟﻤﺴﺎهﻤﺎت اﻟﺘﻲ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻬﺎ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﻤﺼﺪّرة‬ ‫آﻠﻴﺎ وﻻ ﻳﻮﺟﺪ ﻣﻦ ﺿﻤﻨﻬﺎ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ذات اﻟﺼﺒﻐﺔ اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ أو اﻟﻤﻬﻨﻴﺔ أو‬ ‫اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة اﻟﺠﻤﺎﻋﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ‪ ،‬ﻟﺬﻟﻚ ﻧﻘﺘﺮح ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ III – 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻹﺳﺘﺜﻤﺎر ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ‬ ‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ اﻹﺳﺘﺜﻤﺎرات‬ ‫ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﺠﻤﺎﻋﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴّﺔ واﻟﺤﺎل أ ّ‬ ‫ﻗﺪ أﻋﻔﺎهﺎ ﻣﻦ هﺬا اﻷداء ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرهﺎ ﻣﺆﺳﺴﺔ ﻣﺼﺪّرة آﻠﻴّﺎ‪. cass.‬‬ ‫‪246‬‬ . req. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société tunisienne de mécanique..

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧﺼّﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 80‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻋﻠﻰ أن ﻳﻌﺎﻗﺐ آﻞ ﺷﺨﺺ ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﻤﺴﻚ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ‬ ‫ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺑﺨﻄﻴﺔ ﺟﻨﺎﺋﻴﺔ ﻗﺪرهﺎ ‪ 1000‬دﻳﻨﺎرا ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻸﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت و ‪ 500‬دﻳﻨﺎرا ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻸﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ وﺷﺮآﺎت‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﺣﺴﺐ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ أو اﻟﻤﺘﻌﺎﻃﻴﻦ ﻟﻤﻬﻦ ﻏﻴﺮ‬ ‫ﺗﺠﺎرﻳﺔ و‪ 50‬دﻳﻨﺎرا ﻓﻲ اﻟﺤﺎﻻت اﻷﺧﺮى وﻳﻤﻜﻦ ﻣﻌﺎﻳﻨﺔ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻣﺮة آﻞ ‪ 90‬ﻳﻮﻣﺎ‬ ‫اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺔ اﻷوﻟﻰ أو اﻟﺴﺎﻟﻔﺔ وﻳﺴﺘﻮﺟﺐ ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻧﻔﺲ اﻟﺨﻄﻴﺔ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪Sommaire : Défaut de tenue des documents comptables visés à‬‬ ‫‪l’art. 62 CIR / Etablissement d’un procès verbal pour défaut de tenue‬‬ ‫‪des documents comptables / Le contribuable a présenté les documents‬‬ ‫‪comptables deux ans après la date de sa mise en demeure /‬‬ ‫‪Etablissement d’un procès verbal constatant le défaut de la tenue‬‬ ‫‪d’une comptabilité / Application d’une amende fiscale / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ وإﻟﻰ ﺟﻤﻠﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻈﺮوﻓﺔ ﺑﺎﻟﻤﻠﻒ أن‬ ‫اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻗﺪ أﻋﻠﻤﺖ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻀﺮورة ﺗﻘﺪﻳﻢ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺘﻲ ﺗﺨﺺ اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻟﺮﻗﺎﺑﺔ اﻟﻤﻤﺘﺪة ﻣﻦ ‪ 1‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬إﻟﻰ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‬ ‫‪ 1997‬وذﻟﻚ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﻣﺮاﺳﻠﺔ ﺑﻤﻜﺘﻮب ﻣﻀﻤﻮن اﻟﻮﺻﻮل ﻣﻊ اﻹﻋﻼم ﺑﺎﻹﺳﺘﻼم ﻋﺪد ‪324‬‬ ‫ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 23‬أﻓﺮﻳﻞ ‪.1998‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻹدارة ﺣﺮرت ﻣﺤﻀﺮا ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎي ‪ 1998‬ﻓﻲ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ آﺮاس‬ ‫ﻣﺪاﺧﻴﻞ وﻣﺼﺎرﻳﻒ وﻋﺪم ﻣﺴﻚ دﻓﺘﺮ ﻋﻴﺎدات وذﻟﻚ ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﺗﺼﺮﻳﺤﺎت اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء أﻣﺎم‬ ‫اﻷﻋﻮان اﻟﻤﺤﻘﻘﻴﻦ‪. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Mohamed Sabouba. n° 33874 du 7 juillet 2003. cass.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 80‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺨﺪوش ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺒﻄﻼن ﻣﺤﻀﺮ‬ ‫ﺗﻮﻇﻴﻒ ﻏﺮاﻣﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﺑﺎﻟﺮﻏﻢ ﻣﻦ أﻧّﻪ ﻗﺪ ﺻﺮح ﻋﻨﺪ إﺟﺮاء اﻟﻤﻌﺎﻳﻨﺔ ﺑﻌﺪم‬ ‫ﻣﺴﻜﻪ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ وهﻮ ﻣﺎ ﻳﻤﺜﻞ ﺧﺮﻗﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 80‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ‪ ،‬ﻣﺘﻤﺴﻜﺔ ﺑﺄن ﺗﻘﺪﻳﻤﻪ ﻟﺘﻠﻚ‬ ‫اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ ﻓﻲ أﺟﻞ ﻻﺣﻖ ﻟﺘﺤﺮﻳﺮ اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻷول ﻟﻴﺲ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺆﺛﺮ ﻋﻠﻰ ﺳﻼﻣﺔ هﺬا‬ ‫اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺤﺮر ﻓﻲ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ‪. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺪم وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ أﻣﺎم اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﺑﺴﻠﻴﺎﻧﺔ ﺑﺎﻟﺠﻠﺴﺔ اﻟﻤﻨﻌﻘﺪة ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 16‬ﺟﻮان ‪ 1999‬أي ﺑﻌﺪ ﻗﺮاﺑﺔ اﻟﺴﻨﺘﻴﻦ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﺮﺳﺎﻟﺔ اﻟﻤﻮﺟﻬﺔ إﻟﻴﻪ ﻣﻦ اﻹدارة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻠﺤﻀﻮر ﻟﺪﻳﻬﺎ واﻹدﻻء ﺑﺎﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ‬ ‫‪247‬‬ .‬‬ ‫‪TA. 80 CIR /‬‬ ‫‪La CSTO a prononcé la nullité du procès verbal de l’administration‬‬ ‫‪fiscale / Cassation.

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫ﺑﺎﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺘﻲ ﺗﺨﺺ اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺼﻴﺮ ﻣﻌﻪ اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺤﺮر ﻓﻲ‬
‫ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ وﻳﺠﻌﻞ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﺬي ﺗﻢ ﺑﻤﻘﺘﻀﺎﻩ ﺗﺴﻠﻴﻂ اﻟﺨﻄﻴﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‬
‫ﻣﻦ أﺟﻞ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻋﻠﻰ هﺪى ﻣﺎ ﺗﻘﺪم ﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﺒﻄﻼن‬
‫اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺤﺮر ﻓﻲ ﻋﺪم ﻣﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻗﺪ ﺣﻀﺮ ﻟﺪﻳﻨﺎ ﺑﺠﻠﺴﺔ‬
‫ﻳﻮم ‪ 16‬ﺟﻮان ‪ 1999‬وﻗﺪم دﻓﺘﺮا ﻣﺆرﺧﺎ ﻓﻲ ‪ 1‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪ 1986‬وﻻﺣﻆ أﻧﻪ ﻳﻤﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻓﻲ‬
‫ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺎﺛﻞ"‪.‬‬
‫‪5) Droits de défense‬‬
‫‪Sommaire : Modification de l’arrêté de taxation d’office sans‬‬
‫‪aviser le contribuable du contenu de cette modification / Atteinte au‬‬
‫‪principe de la procédure contradictoire / Cassation.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 33576-33596 du 7 juillet 2003, Omrane Ben‬‬
‫‪Hlima / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ هﻀﻢ ﺣﻘﻮق اﻟﺪﻓﺎع ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ اﺗﺨﺎذ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﺤﻜﻢ ﺗﺤﻀﻴﺮي ﻳﻘﻀﻲ ﺑﺘﻌﺪﻳﻞ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‬
‫ﻣﻌﺘﻤﺪة ﻋﻠﻰ أﺳﺲ ﻓﻴﻬﺎ اﻟﺠﺪﻳﺪ دون أن ﺗﻤﻜﻨﻪ ﻣﻦ اﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ ﻓﺤﻮى هﺬا اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ ﻟﻴﻨﺎﻗﺸﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ردت اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ ﺑﺄﻧﻪ وﻗﻊ ﺗﻤﻜﻴﻦ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻓﻲ اﻟﻄﻮر اﻹﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻲ‬
‫ﻣﻦ اﻹﺳﺘﻌﺎﻧﺔ ﺑﻤﻦ ﻳﻨﻮﺑﻪ وﺑﺎﻹدﻻء ﺑﻤﻠﺤﻮﻇﺎﺗﻪ واﻟﺮد ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺎرﻳﺮ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ وأﻣﺎ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ‬
‫ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻘﺪ وﺿﻊ اﻟﻤﺸﺮع إﺟﺮاءات اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ ﻟﻤﻨﺎﻗﺸﺘﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن ﺗﻌﺪﻳﻞ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ ﺿﻮء اﻟﻤﻌﺎﻳﻴﺮ اﻟﺘﻲ ﺣﺪدﺗﻬﺎ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺑﺎﻟﺤﻜﻢ‬
‫اﻟﺘﺤﻀﻴﺮي هﻮ ﻓﻲ اﻟﺤﻘﻴﻘﺔ ﻗﺮار ﺗﻮﻇﻴﻒ ﺟﺪﻳﺪ وورﻗﺔ ﺟﺪﻳﺪة ﻓﻲ اﻟﻤﻠﻒ ﻻ ﺑﺪ ﻣﻦ ﻋﺮﺿﻬﺎ‬
‫ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻺﻃّﻼع ﻋﻠﻴﻬﺎ وﻣﻨﺎﻗﺸﺘﻬﺎ ﻗﺒﻞ ﺻﺪور اﻟﻘﺮار ﻋﻠﻰ أﺳﺎﺳﻬﺎ ﻣﻤﺎ‬
‫ﺗﻜﻮن ﻣﻌﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻗﺪ ﺧﺮﻗﺖ ﻣﺒﺪأ اﻟﻤﻮاﺟﻬﺔ ﻟﻤﺎ ﻟﻢ ﺗﻤﻜﻦ اﻟﻤﻌﺘﺮض ﻣﻦ اﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ هﺬا‬
‫اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺼﻴﺮ ﻗﻀﺎءهﺎ ﻣﻌﻴﺒﺎ وﺣﺮﻳﺎ ﺑﺎﻟﻨﻘﺾ ﻟﺬﻟﻚ"‪.‬‬
‫‪6) Droits d’enregistrement‬‬
‫‪Sommaire : Application des dispositions du CDET dans le‬‬
‫‪temps / Principe de non rétroactivité des dispositions du CDET / Les‬‬
‫‪actes conclus et enregistrés avant l’entrée en vigueur des dispositions‬‬
‫‪du CDET ne peuvent faire l’objet d’une application rétroactive des‬‬
‫‪dispositions dudit code / Art. 2 al.2 de la loi n° 93-53 du 17 mai 1993‬‬
‫‪portant promulgation du CDET / Le TA a considéré qu’étant donné‬‬
‫‪que l’acte de vente a été enregistré avant la promulgation du CDET,‬‬
‫‪l’administration fiscale n’est pas en droit de demander une expertise‬‬
‫‪en vertu des disposions dudit code / Cassation.‬‬

‫‪248‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪TA. cass. req. n° 33836 du 7 juillet 2003, Rafika Azzouzi /‬‬
‫‪Directeur général du contrôle fiscal.‬‬
‫" ﺣﻴﺚ ﻳﻨﻌﻰ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻣﺨﺎﻟﻔﺘﻪ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ‬
‫ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 53‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1993‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 17‬ﻣﺎي ‪ 1993‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺈﺻﺪار ﻣﺠﻠﺔ ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ‬
‫اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ و اﻟﻄﺎﺑﻊ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ أن اﻟﻜﺘﺐ ﻣﻮﺿﻮع ﻣﻄﻠﺐ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ اﻟﻤﻌﺮوض ﻋﻠﻰ‬
‫ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ ﺗﻢ إﺑﺮاﻣﻪ وﺗﺴﺠﻴﻠﻪ ﻗﺒﻞ ﺗﺎرﻳﺦ دﺧﻮل ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺠﻠﺔ ﺣﻴﺰ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ ﺑﻤﺎ ﻳﺤﻮل‬
‫دون ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎﻣﻬﺎ ﻋﻠﻴﻪ ﺑﻤﻔﻌﻮل رﺟﻌﻲ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ أﻧّﻪ‪ " :‬ﺗﻄﺒﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻤﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أﻋﻼﻩ ﻋﻠﻰ اﻷﺣﻜﺎم واﻟﻌﻘﻮد واﻟﻨﻘﻞ واﻟﻜﺘﺎﺑﺎت اﻟﻤﺤﺮرة أو اﻟﺤﺎﺻﻠﺔ إﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ‬
‫ﺻﺪور هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن‪ .‬ﺗﻄﺒﻖ هﺬﻩ اﻷﺣﻜﺎم ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﻮد واﻟﻜﺘﺎﺑﺎت واﻟﻨﻘﻞ اﻟﻤﺤﺮرة أو اﻟﺤﺎﺻﻠﺔ‬
‫ﻗﺒﻞ ﺗﺎرﻳﺦ ﺻﺪور هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻓﻲ ﺻﻮرة ﺗﺴﺠﻴﻠﻬﺎ ﻗﺒﻞ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬أو ﻗﺒﻞ إﻧﺘﻬﺎء اﻷﺟﻞ‬
‫اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﻤﺤﺪد ﻟﺘﺴﺠﻴﻠﻬﺎ إذا آﺎن هﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻳﻨﺘﻬﻲ ﺑﻌﺪ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪."...1993‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ أن اﻟﻜﺘﺐ اﻟﻤﺘﻨﺎزع ﺑﺸﺄﻧﻪ ﻗﺪ ﺗ ّﻢ إﺑﺮاﻣﻪ‬
‫ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 12‬ﻣﺎرس ‪ 1993‬وأن ﺗﺴﺠﻴﻠﻪ ﻗﺪ ﺗﻢ ﺑﺎﻟﻘﺒﺎﺿﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺑﻤﻨﺰل ﺑﻮرﻗﻴﺒﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 4‬ﻣﺎي‬
‫‪.1993‬‬
‫ن اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﺼﺪرة ﻟﻪ ﻗﺪ‬
‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ وﻟﺌﻦ ﻟﻢ ﻳﺘﻀﻤﻦ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ إﺷﺎرة إﻟﻰ أ ّ‬
‫إﺳﺘﻨﺪت إﻟﻰ أﺣﻜﺎم ﻣﺠﻠﺔ ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ واﻟﻄﺎﺑﻊ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ إﻻ أﻧّﻪ ﻻ ﺟﺪال ﻓﻲ أن اﻹدارة ﻗﺪ‬
‫ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈﺳﺘﺼﺪارﻩ إﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة وأن ﺗﻘﺮﻳﺮ اﻹﺧﺘﺒﺎر اﻟﻤﺤﻜﻮم ﺑﺎﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ‬
‫ﻋﻠﻴﻪ ﻗﺪ ﺗ ّﻢ ﻃﺒﻘﺎ ﻷﺣﻜﺎم ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺠﻠﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 53‬ﻟﺴﻨﺔ‬
‫‪ 1993‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 17‬ﻣﺎي ‪ 1993‬اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈﺻﺪار اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ وإن آﺎﻧﺖ ﺗﺘﺒﻊ‬
‫ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻨﺴﺐ واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻮاردة ﺑﻬﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﻮد واﻟﻨﻘﻞ واﻟﻜﺘﺎﺑﺎت اﻟﺤﺎﺻﻠﺔ ﻗﺒﻞ ﺻﺪورﻩ إﻻ أن‬
‫ﻧﻄﺎﻗﻬﺎ ﻳﻘﺘﺼﺮ ﻋﻠﻰ اﻟﻜﺘﺎﺋﺐ واﻟﻌﻘﻮد اﻟﺘﻲ ﻟﻢ ﻳﺘﻢ ﺗﺴﺠﻴﻠﻬﺎ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ ﺻﺪورﻩ وهﻮ إﺟﺮاء أﻗﺮﻩ‬
‫اﻟﻤﺸﺮع ﻟﻐﺎﻳﺔ اﻟﺘﺸﺠﻴﻊ ﻋﻠﻰ ﺗﺴﺠﻴﻞ ﺗﻠﻚ اﻟﻜﺘﺎﺋﺐ ﺑﺈﻋﻔﺎء أﺻﺤﺎﺑﻬﺎ ﻣﻦ اﻟﺨﻄﺎﻳﺎ واﻟﻐﺮاﻣﺎت‬
‫اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﺴﺒﺐ ﻋﺪم اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.‬‬
‫ن اﻷﻣﺮ ﺧﻼف ذﻟﻚ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻌﻘﻮد اﻟﻤﺒﺮﻣﺔ واﻟﻤﺴﺠﻠﺔ ﻗﺒﻞ ﺻﺪور ﻣﺠﻠﺔ‬
‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬
‫ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ واﻟﻄﺎﺑﻊ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ واﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﺠﻮز ﺑﺤﺎل ﻣﻦ اﻷﺣﻮال اﻟﺘﺴﻠﻴﻢ ﺑﺴﺤﺐ أﺣﻜﺎﻣﻬﺎ‬
‫ﻞ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ ﻟﻬﺎ‪.‬‬
‫ﻋﻠﻰ أوﺿﺎع اﺳﺘﻜﻤﻠﺖ ﺁﺛﺎرهﺎ ﻓﻲ ﻇ ّ‬
‫وﺣﻴﺚ أﻧّﻪ ﻃﺎﻟﻤﺎ ﺛﺒﺖ أن ﻋﻘﺪ اﻟﺒﻴﻊ اﻟﻤﻄﻠﻮب إﻋﺎدة ﺗﻘﺪﻳﺮ ﻗﻴﻤﺘﻪ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل ﻗﺪ‬
‫أﺑﺮم وﺗ ّﻢ ﺗﺴﺠﻴﻠﻪ ﻗﺒﻞ دﺧﻮل اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ ﺣﻴﺰ اﻟﺘﻨﻔﻴﺬ ﻓﺈﻧّﻪ آﺎن ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻰ ﻣﺤﻜﻤﺔ‬
‫اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ أن ﺗﺴﺘﺠﻴﺐ ﻟﻄﻠﺐ اﻟﻤﺼﺎدﻗﺔ ﻋﻠﻰ إﺧﺘﺒﺎر ﺗ ّﻢ إﻧﺠﺎزﻩ ﺑﺎﻻﺳﺘﻨﺎد إﻟﻰ ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺠﻠّﺔ‪،‬‬
‫وﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎؤهﺎ ﺑﺨﻼف ذﻟﻚ ﻣﺴﺘﻮﺟﺒﺎ ﻟﻠﻨﻘﺾ ﻋﻠﻰ هﺬا اﻷﺳﺎس وذﻟﻚ دون ﺣﺎﺟﺔ ﻟﻠﺨﻮض‬
‫ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ "‪.‬‬

‫‪249‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪7) Egalité fiscale‬‬
‫‪Sommaire : Principe d’égalité devant la loi / Le contribuable a‬‬
‫‪réclamé l’application du même avantage accordé à une autre société‬‬
‫‪exerçant la même activité / Défaut de présentation des moyens de‬‬
‫‪preuve et des documents pour justifier l’octroi de l’avantage de la‬‬
‫‪déduction des charges de commercialisation / Rejet.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 32216 du 6 octobre 2003, Société Valtur‬‬
‫‪Servizi / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﺜﺎﻟﺚ واﻟﺮاﺑﻊ واﻟﺨﺎﻣﺲ ﻣﻨﻪ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﻴﻦ ﺑﺨﺮق ﻣﺒﺪأ اﻟﻤﺴﺎواة أﻣﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮن‬
‫وﺑﺨﺮق اﻟﻤﻌﺎهﺪة اﻟﺪوﻟﻴﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ اﻹﻳﻄﺎﻟﻴﺔ وﺑﺨﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 71‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﺠﺘﻤﻌﻴﻦ‬
‫ﻟﻮﺣﺪة اﻟﻘﻮل ﻓﻴﻬﻢ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻚ ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻹدارة ﻣﻨﺤﺖ ﺷﺮآﺔ "ﻧﺎدي اﻟﺒﺤﺮ اﻷﺑﻴﺾ‬
‫اﻟﻤﺘﻮﺳﻂ " اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺎرس ﻧﻔﺲ ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻧﻈﺎﻣﺎ ﺧﺎﺻﺎ ﻳﻤﻜﻨﻬﺎ ﻣﻦ ﺧﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ‪ 34 %‬ﻣﻦ‬
‫رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ ﺑﻌﻨﻮان ﻣﺼﺎرﻳﻒ ﺗﺴﻮﻳﻖ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﻣﻨﻌﺖ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻣﻦ هﺬا اﻻﻣﺘﻴﺎز ﺑﺪﻋﻮى‬
‫ن اﻟﻤﻌﺎهﺪة‬
‫إﺧﺘﻼف اﻟﻤﺆﺳﺴﺘﻴﻦ ﻋﻀﻮﻳﺎ وهﻮ ﻣﺎ ﻳﻌ ّﺪ ﺧﺮﻗﺎ ﻟﻤﺒﺪأ اﻟﻤﺴﺎواة‪ ،‬آﻤﺎ ﺗﻤﺴّﻚ آﺬﻟﻚ ﺑﺄ ّ‬
‫اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ اﻹﻳﻄﺎﻟﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 16‬ﻣﺎي ‪ 1976‬واﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺘﻔﺎدي اﻹزدواج اﻟﻀﺮﻳﺒﻲ ﻣﻜﻨﺖ‬
‫ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﻓﺼﻠﻬﺎ اﻟﺴﺎﺑﻊ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﺒﻠﺪ ﻃﺮف ﻓﻴﻬﺎ وﺗﻨﺸﻂ ﺑﺎﻟﺒﻠﺪ اﻵﺧﺮ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﻓﺮع‬
‫ﻗﺎر ﻣﻦ ﺧﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺸﺮآﺔ اﻷم ﻋﻠﻰ أن ﻻ ﺗﺘﻌﺪّى ﺗﻠﻚ اﻟﻨﺴﺒﺔ ‪ 10 %‬ﻣﻦ رﻗﻢ‬
‫ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ‪ .‬وﻗﺪ ﻗﺎﻣﺖ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺨﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ‪ 6‬أو ‪ 7 %‬ﺑﺈﺧﺘﻼف اﻟﺴﻨﻮات ﻣﻦ رﻗﻢ‬
‫ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ ﺑﻌﻨﻮان ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺸﺮآﺔ اﻷم ﻣﺆﺳﺴﺔ ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ ﻋﻠﻰ وﺛﺎﺋﻖ وﺑﻴﺎﻧﺎت ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﺗ ّﻢ‬
‫ن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺗﺠﺎهﻠﺖ ذﻟﻚ ﺑﺘﺄﻳﻴﺪهﺎ ﻟﻤﻮﻗﻒ اﻹدارة‪.‬‬
‫ﺗﻘﺪﻳﻤﻬﺎ ﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ إﻻ أ ّ‬
‫ن اﻹدارة ﻟﻢ ﺗﻤﺎﻧﻊ ﻓﻲ ﻣﺒﺪأ ﻣﻨﺢ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أ ّ‬
‫ن اﻟﻨﺰاع‬
‫ﺣﻖ ﺧﺼﻢ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﺴﻮﻳﻖ وآﺬﻟﻚ ﺧﺼﻢ ﻧﺴﺒﺔ ﻣﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺸﺮآﺔ اﻷم إﻻ أ ّ‬
‫إﻧﺤﺼﺮ ﻓﻲ ﻣﺪى ﺣﺠﻴّﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺪﻟﻰ ﺑﻬﺎ ﻣﻦ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻗﺼﺪ ﺗﻤﺘﻴﻌﻬﺎ ﺑﺨﺼﻢ‬
‫اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺬآﻮرة‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻓﻀﻼ ﻋﻤّﺎ ﺟﺮى ﻋﻠﻴﻪ ﻓﻘﻪ ﻗﻀﺎء هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ إﻋﺘﺒﺎر اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ‬
‫ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺑﻮﺻﻔﻬﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ ﻣﻮﺿﻮع ﻟﻬﺎ ﺳﻠﻄﺔ ﺗﻘﺪﻳﺮﻳﺔ آﺎﻣﻠﺔ ﻓﻲ ﺗﻘﺪﻳﺮ اﻟﺤﺠﺞ‬
‫واﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺒﺴﻮﻃﺔ أﻣﺎﻣﻬﺎ‪ ،‬ﻓﺈﻧّﻪ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﺑﺼﻮرة ﺟﻠﻴّﺔ ﻣﻦ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺘﻲ أدﻟﺖ‬
‫ﺑﻬﺎ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ إﻟﻰ اﻹدارة أو اﻟﺘﻲ ﻗﺪﻣﺖ أﺛﻨﺎء ﻧﺸﺮ اﻟﻘﻀﻴﺔ أﻣﺎم اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬
‫ﺺ ﻣﻨﻬﺎ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‪،‬‬
‫اﻹﺟﺒﺎري اﺣﺘﻮت ﻋﻠﻰ ﻣﺒﺎﻟﻎ ﺟﻤﻠﻴﺔ ﺑﺪون ﺗﻔﺼﻴﻞ أو ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻣﺎ ﻳﺨ ّ‬
‫وﻗﺪ وﻗﻌﺖ ﻣﻄﺎﻟﺒﺘﻬﺎ ﺑﺘﺪارك هﺬﻩ اﻟﻨﻘﺎﺋﺺ إﻻ أﻧّﻬﺎ‪ ،‬وإﻟﻰ ﺣ ّﺪ ﺻﺪور اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ‪ ،‬ﻟﻢ‬
‫ﺗﺴﺘﺠﺐ ﻟﺬﻟﻚ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﺗﻠﻚ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ‬
‫رﻓﺾ اﻟﻔﺮوع اﻟﺜﻼﺛﺔ آﺮﻓﺾ اﻟﻤﻄﻌﻦ ﺑﺮﻣﺘﻪ"‪.‬‬

‫‪250‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪8) Motivation‬‬
‫‪Sommaire : Insuffisance de la motivation de la décision de la‬‬
‫‪CSTO / La CSTO n’a pas examiné les motifs invoqués par le‬‬
‫‪contribuable en dépit de leur importance / Cassation.2‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 33763 du 17 novembre 2003, Société des‬‬
‫‪médicaments / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻀﻌﻒ اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ ﺑﺼﺮف اﻟﻨﻈﺮ ﻋﻦ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﻢ ﺗﺪل ﺑﺮأﻳﻬﺎ ﺳﻮاء ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ اﻟﻄﻌﻮن‬
‫اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺈﺟﺮاءات اﻟﻤﺮاﺿﺎة أو ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨﺺ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 4‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪61‬‬
‫واﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 9‬و ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وأن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺘﺤﻀﻴﺮﻳﺔ ﻻ ﺗﻘﻮم ﻣﻘﺎم‬
‫اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺗﺠﺎهﻠﺖ ﺗﻤﺎﻣﺎ اﻟﺪﻓﻮﻋﺎت‬
‫اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺮﺋﺎﺳﺔ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ورﻓﺾ إﺑﺮام ﺻﻠﺢ ﻣﻌﻬﺎ وﺁﺟﺎل إﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﻠﻒ‪ ،‬آﻤﺎ‬
‫أﻧّﻬﺎ ﺗﻐﺎﻓﻠﺖ ﻋﻦ اﻟﺮد ﻋﻠﻰ اﻟﺪﻓﻊ اﻷﺻﻠﻲ اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ رﻓﺾ اﻹدارة ﻃﺮح اﻷداء اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ‬
‫ﻋﻠﻰ ﺻﻔﻘﺔ إﻧﺠﺎز ﻣﺼﻨﻊ اﻟﺸﺮآﺔ ذﻟﻚ أﻧّﻬﺎ ﺗﺒﻨﺖ اﻟﻤﻮﻗﻒ اﻟﺮاﻓﺾ ﻟﻺدارة دون أن ﺗﺘﺜﺒﺖ ﻓﻲ‬
‫ﺻﺤﺔ وﺟﺪﻳﺔ اﻷﺳﺎﻧﻴﺪ اﻟﺘﻲ إﻋﺘﻤﺪﺗﻬﺎ‪ ،‬ﺧﺎﺻﺔ وأن أﺣﺪهﺎ واﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ ﻋﺪم ﻗﻴﺎم اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‬
‫ﺑﺘﺴﺠﻴﻞ آﺘﺐ ﺻﻔﻘﺔ أﺟﺎزهﺎ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻧﻔﺴﻪ‪ ،‬وآﺎن اﻷﺟﺪر ﺑﻬﺎ ﺁﻧﺬاك اﻟﺒﺤﺚ ﻓﻲ ﻣﺪى ﺗﻄﺒﻴﻖ هﺬﻩ‬
‫اﻷﺧﻴﺮة ﻟﻠﻨﺴﺒﺔ اﻟﺠﺪﻳﺪة ﻟﻸداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ واﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺎﻟﻌﻘﺎرات ﻏﻴﺮ اﻟﻤﺴﺠﻠﺔ‬
‫واﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 4‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 61‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ ،1988‬آﻤﺎ أﻧﻪ آﺎن ﻻ ﺑﺪ ﻟﻬﺎ أن‬
‫ﺗﺒﺤﺚ ﻓﻲ ﻣﺪى إﺣﺘﺮام اﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ اﻟﺼﺎدرة ﻋﻦ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﺘﻲ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺘﻨﻔﻴﺬ أﺷﻐﺎل اﻟﺒﻨﺎء‬
‫ﻟﻠﺘﻨﺼﻴﺼﺎت اﻟﻮﺟﻮﺑﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺟﺎء ﺑﻬﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪ ،‬ﻋﻼوة‬
‫ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻓﺈﻧﻬﺎ أﺣﺠﻤﺖ ﻋﻦ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ اﻟﺪﻓﻊ اﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ رﻓﺾ اﻹدارة ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬
‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﺴﺎﺑﻖ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1992‬واﻟﻌﺎﻟﻖ ﺑﻔﻮاﺗﻴﺮ ﻣﺰود أﺟﻨﺒﻲ ﻣﻤّﺎ ﻳﻌﻨﻲ ﺗﺄﻳﻴﺪهﺎ ﻟﻤﻮﻗﻒ اﻹدارة‬
‫ن ﺷﺮآﺔ "ﺳﻨﺘﻤﺎد" ﻟﻢ ﺗﻘﻢ ﺑﺎﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﻮﺟﻮدهﺎ إﻻ ﺳﻨﺔ‬
‫واﻟﺴﻨﺪ اﻟﺬي إﻋﺘﻤﺪﺗﻪ واﻟﻤﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ أ ّ‬
‫‪ ،1992‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أﻧﻪ آﺎن ﻣﻦ اﻟﻤﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺗﺠﺎوز ﺗﻠﻚ اﻟﻨﻘﻄﺔ واﻟﺘﺮآﻴﺰ ﻋﻠﻰ ﻣﺪى إﺳﺘﺠﺎﺑﺔ‬
‫اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻟﺘﻲ ﻗﺪﻣﺘﻬﺎ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬اﻵﻧﻒ اﻟﺬآﺮ ﺑﺈﻋﺘﺒﺎرهﺎ اﻟﻨﻘﻄﺔ اﻟﺤﺎﺳﻤﺔ‬
‫ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ ﺗﻤﺘﻌﻬﺎ ﺑﺎﻟﻄﺮح ﻣﻦ ﻋﺪﻣﻪ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ أن إﺣﺠﺎم اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻋﻦ ﻣﻨﺎﻗﺸﺔ اﻟﺪﻓﻮﻋﺎت اﻟﺠﻮهﺮﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺪﻣﺖ ﺑﻬﺎ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‬
‫واﻹآﺘﻔﺎء ﺑﺴﺮد أﺣﻜﺎﻣﻬﺎ اﻟﺘﺤﻀﻴﺮﻳﺔ وﺟﺰء ﻣﻦ اﻟﺘﻘﺮﻳﺮ اﻟﺬي ﻗﺪﻣﺘﻪ اﻹدارة ﻳﺠﻌﻞ ﻗﺮارهﺎ‬
‫اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺿﻌﻴﻒ اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻋﺮﺿﺔ ﻟﻠﻨﻘﺾ"‪.‬‬
‫‪Dans le même sens :‬‬
‫‪- TA. Cass. req. n° 3354 du 17 novembre 2003, Héchmi Messali / Direction‬‬
‫‪générale du contrôle fiscal,‬‬
‫‪- TA. Cass. req. n° 33576-33596 du 7 juillet 2003, Omrane Ben Hlima /‬‬
‫‪Direction générale du contrôle fiscal.‬‬

‫‪251‬‬

‫‪2‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪9) Plus-value‬‬
‫‪Sommaire : Défaut de déclaration de la plus value de biens‬‬
‫‪hérités / Taxation d’office / La CSTO a annulé l’arrêté de la taxation‬‬
‫‪d’office sur la base de l’art. 27 CIR (ancien) qui a exclu de la‬‬
‫‪déclaration de la plus value immobilière la cession de biens hérités /‬‬
‫‪Le contribuable a prouvé que le bien cédé a été hérité / Confirmation‬‬
‫‪de la décision de la CSTO.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 34007 du 17 novembre 2003, Direction‬‬
‫‪générale du contrôle fiscal / Nafissa ben Hattab.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻮﺣﻴﺪ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪.‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺳﻮء ﺗﺄوﻳﻠﻬﺎ ﻟﻤﻀﻤﻮن‬
‫أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬
‫اﻟﺸﺮآﺎت ذﻟﻚ أﻧّﻬﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈﻟﻐﺎء ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أن ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﻔﻮت‬
‫ﻓﻴﻪ ﻗﺪ إﻧﺠﺮت ﺑﻤﻮﺟﺐ اﻹرث واﻟﺤﺎل أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﺗﺴﺘﻈﻬﺮ ﺑﺤﺠﺔ وﻓﺎة اﻟﻤﻮرث وﻟﻢ‬
‫ﺗﻘﺪّم اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﺘﺮآﺔ وهﻲ اﻟﻮﺳﻴﻠﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻜﻔﻴﻠﺔ ﺑﺈﺛﺒﺎت اﻧﺠﺮار اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ‬
‫اﻹرث‪.‬‬
‫ﺺ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﻨ ّ‬
‫اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ " :‬اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ ﻋﻨﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻲ‬
‫اﻟﺤﻘﻮق اﻹﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺔ ﺑﺎﻟﺸﺮآﺎت اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ وﻓﻲ اﻷراﺿﻲ اﻟﻤﻌﺪة ﻟﻠﺒﻨﺎء اﻟﻮاردة ﻓﻲ أﻣﺜﻠﺔ اﻟﺘﻬﻴﺌﺔ‬
‫اﻟﻌﻤﺮاﻧﻴﺔ ودواﺋﺮ اﻟﺘﺪﺧﻞ اﻟﻌﻘﺎري ودواﺋﺮ اﻟﻤﺪﺧﺮات اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻢ إﺣﺪاﺛﻬﺎ وﻓﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت‬
‫اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 40‬و ‪ 41‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺘﻬﻴﺌﺔ اﻟﺘﺮاﺑﻴﺔ واﻟﺘﻌﻤﻴﺮ أو ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ إﻻ إذا ﺗﻢ‬
‫اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻟﻠﻘﺮﻳﻦ أو ﻟﻸﺻﻮل أو اﻟﻔﺮوع أو ﻟﻠﻤﻨﺘﻔﻊ ﺑﺤﻖ اﻷوﻟﻮﻳﺔ ﻓﻲ اﻟﺸﺮاء داﺧﻞ دواﺋﺮ‬
‫اﻟﻤﺪﺧﺮات اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ أو ﻓﻲ إﻃﺎر اﻹﻧﺘﺰاع ﻣﻦ أﺟﻞ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ اﻟﻌﺎﻣﺔ أو ﻋﻨﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻲ‬
‫ﻣﻜﺎﺳﺐ ﻣﻮروﺛﺔ أو ﻓﻲ اﻟﺴﻜﻦ اﻟﺮﺋﻴﺴﻲ ﻓﻲ ﺣﺪود ﻣﺴﺎﺣﺔ ﺟﻤﻠﻴﺔ ﻻ ﺗﺘﻌﺪى ‪ 1000‬ﻣﺘﺮ ﻣﺮﺑﻊ‬
‫ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻟﺘﻮاﺑﻊ اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ وﻏﻴﺮ اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ "‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﻨﺘﺞ ﻣﻦ اﻟﻔﻘﺮة اﻵﻧﻔﺔ اﻟﺬآﺮ‪ ،‬أﻧّﻬﺎ ﻟﻢ ﺗﺸﺘﺮط اﻟﺒﺘﺔ اﻹﺳﺘﻈﻬﺎر ﺑﺤﺠﺔ وﻓﺎة‬
‫اﻟﻤﻮرث أو اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﺘﺮآﺔ ﻹﺛﺒﺎت أن ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻌﻘﺎر ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻨﺰاع ﻗﺪ ﺗﻤﺖ ﺑﻤﻮﺟﺐ اﻹرث‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻗﺪّﻣﺖ ﻟﻠﺠﻨﺔ ﻣﺎ ﻳﻔﻴﺪ‬
‫أن ﻣﻠﻜﻴﺔ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻤﻔﻮّت ﻓﻴﻪ ﻗﺪ ﺗﻤﺖ ﺑﻤﻮﺟﺐ اﻹرث ﻣﻦ ﺧﻼل ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺠﻬﻮﻳﺔ ﻟﺘﺼﻔﻴﺔ‬
‫اﻷوﻗﺎف ﺑﺘﻮﻧﺲ وﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻌﻠﻴﺎ ﻟﺘﺼﻔﻴﺔ اﻷﺣﺒﺎس اﻟﺨﺎﺻﺔ واﻟﻤﺸﺘﺮآﺔ وﺑﻬﺬا ﺗﻜﻮن‬
‫اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﺪ اﺣﺘﺮﻣﺖ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬
‫ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺑﺈﻟﻐﺎء ﻗﺮار‬
‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﻲ ﻣﺤﻠﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ"‪.‬‬

‫‪252‬‬

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬

‫‪Sommaire : Assiette de la plus-value / Prix de cession modifié‬‬
‫‪par l’administration fiscale / Art. 28 IV CIR / La cession constitue le‬‬
‫‪fait générateur de l’impôt sur la plus-value immobilière / Les charges‬‬
‫‪ne peuvent être déduites de l’assiette de l’impôt que si elles sont‬‬
‫‪justifiées par des factures légales / Confirmation de la décision de la‬‬
‫‪CSTO.‬‬
‫‪TA. cass. req. n° 33181 du 7 juillet 2003, Habib Ben‬‬
‫‪Abdessalem / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬
‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷول اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻓﻘﺮة راﺑﻌﺔ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ‪:‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬
‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻤﺎ أﻳﺪت اﻹدارة ﻓﻲ إﻋﺘﻤﺎد اﻟﺜﻤﻦ ﺑﻌﻘﺪ اﻟﺸﺮاء آﺄﺳﺎس ﻹﺣﺘﺴﺎب اﻷداء واﻟﺤﺎل أن‬
‫هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة ﻗﺪ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺘﻪ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺄداءات ﺗﻜﻤﻴﻠﻴﺔ‪ ،‬آﻤﺎ ﻳﺘﻤﺴﻚ ﺑﻤﺎ ﻗﺪﻣﻪ ﻣﻦ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ‬
‫اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺜﻞ ﺟﻤﻠﺔ اﻷﺷﻐﺎل اﻟﺘﻲ ﻗﺎم ﺑﻬﺎ ﻓﻲ اﻟﻌﻘﺎر ﻗﺒﻞ ﺑﻴﻌﻪ واﻟﺘﻲ رﻓﻀﺘﻬﺎ اﻹدارة ﻣﺘﻌﻠﻠﺔ ﺑﺄﻧّﻬﺎ ﻻ‬
‫ﺗﺤﻤﻞ ﻣﻌﺮف اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وﺳﺎﻳﺮهﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺬي اﻋﺘﺒﺮ أن ﺗﻠﻚ‬
‫اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ ﻗﺪﻣﺖ ﻋﻠﻰ وﺟﻪ اﻟﻤﺤﺎﺑﺎة واﻟﺤﺎل أن ﻏﻴﺎب ﻣﻌﺮف اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻻ ﻳﺆﺛﺮ‬
‫ن اﻟﻤﻮﺿﻮع ﻳﺘﻌﻠﻖ‬
‫ﻋﻠﻰ ﻣﺒﺪإ اﻟﻄﺮح ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرﻩ ﺷﺮﻃﺎ ﺟﺪﻳﺪا ﻟﻢ ﻳﺄت ﺑﻪ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ أ ّ‬
‫ﺑﻤﺎدة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة ﻻ ﺑﺎﻵداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻓﻘﺮة ‪ IV‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أن اﻟﻘﻴﻤﺔ‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻤﻮﻇﻔﺔ ﻋﻠﻴﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﺴﺎوي " اﻟﻔﺎرق ﺑﻴﻦ ﺳﻌﺮ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﻤﺼﺮح ﺑﻪ ﻓﻲ‬
‫اﻷﻣﻼك اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أو اﻟﺬي وﻗﻊ اﻟﺘﺮﻓﻴﻊ ﻓﻴﻪ إﺛﺮ ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺣﺴﺐ اﻟﻘﻮاﻋﺪ‬
‫اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ وﺳﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔﺔ اﻹﻗﺘﻨﺎء أو اﻟﻬﺒﺔ أو اﻟﺘﻌﻮﻳﺾ أو اﻟﺒﻨﺎء‬
‫ﺑﻤﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﻗﻴﻤﺔ اﻷرض ﻣﻊ إﺿﺎﻓﺔ ﻣﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﻤﺒﺮرة وﻧﺴﺒﺔ ‪ 10%‬ﻋﻦ آﻞ ﺳﻨﺔ‬
‫إﻣﺘﻼك ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى"‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﺧﺼﻮص اﻟﺜﻤﻦ اﻟﻮاﺟﺐ اﻋﺘﻤﺎدﻩ ﻓﻲ ﻋﻘﺪ ﺷﺮاء اﻟﻌﻘﺎر ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬
‫اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة ﻓﻘﺪ ﺟﺎءت ﻋﺒﺎرة اﻟﻨﺺ ﺻﺮﻳﺤﺔ ﻓﻲ أن اﻷﺧﺬ ﺑﺎﻟﺜﻤﻦ اﻟﻮاﻗﻊ ﻣﺮاﺟﻌﺘﻪ ﻣﻦ‬
‫ﻗﺒﻞ إدارة اﻷداءات ﻟﺘﺤﺪﻳﺪ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ اﻟﺰاﺋﺪة ﻻ ﻳﻬﻢ ﺳﻮى ﺛﻤﻦ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﺬي هﻮ ﺣﺪث‬
‫إﻧﺸﺎء اﻷداءات وﻻ ﻳﺸﻤﻞ ﺛﻤﻦ اﻟﺸﺮاء اﻟﺬي هﻮ " ﺳﻌﺮ ﺗﻜﻠﻔﺔ اﻹﻗﺘﻨﺎء"‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ ﺧﺺ اﻟﻤﺸﺮع ﻓﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻗﺎﻋﺪة إﻋﺘﻤﺎد اﻟﺴﻌﺮ اﻟﻮاﻗﻊ‬
‫ﻣﺮاﺟﻌﺘﻪ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ إدارة اﻷداءات ﺑﻌﻘﺪ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ اﻟﻤﻨﺸﺊ ﻟﻸداء دون ﻏﻴﺮﻩ ﻓﻠﻢ ﻳﺴﺤﺐ ﺗﻠﻚ‬
‫اﻟﻘﺎﻋﺪة ﻋﻠﻰ ﻋﻘﺪ إﻗﺘﻨﺎء اﻟﻌﻘﺎر ﺑﻤﺎ ﻻ ﻳﺘﺴﻨﻰ ﻣﻌﻪ إﻻ اﻋﺘﻤﺎد ﺳﻌﺮ اﻟﺘﻜﻠﻔﺔ آﻤﺎ ﺻﺮح ﺑﻪ هﺬا‬
‫اﻷﺧﻴﺮ‪ ،‬وهﻮ ﻣﺎ ذهﺒﺖ إﻟﻴﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﺠﺎء ﻗﺮارهﺎ ﺳﻠﻴﻤﺎ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ واﺗﺠﻪ ﻟﺬﻟﻚ ر ّد هﺬا‬
‫اﻟﺠﺰء ﻣﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ ‪.‬‬
‫وﺣﻴﺚ وﻓﻲ ﺧﺼﻮص ﻋﺪم إﻋﺘﺒﺎر اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻟﻸوراق واﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ‬
‫اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻤﺴﻚ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﺄﻧﻪ أﻧﻔﻘﻬﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻮاﻗﻊ اﻟﺘﻔﻮﻳﺖ ﻓﻴﻪ ﻓﺈﻧﻪ ﻗﺪ اﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻪ‬

‫‪253‬‬

req.‬‬ ‫ن اﻟﺘﻘﺎدم هﻮ دﻓﻊ أﺻﻠﻲ ﻳﺘﻌﻠﻖ ﺑﺄﺻﻞ اﻟﺤﻖ وﻟﻴﺲ ﻣﺠﺮد ﻋﻤﻞ إﺟﺮاﺋﻲ‬ ‫"وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ﻳﻤﺲ ﺑﺎﻹﺟﺮاءات وﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈن ﺗﻤﺴﻚ اﻹدارة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 14‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ‬ ‫واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻣﺤﻠّﻪ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻘﻀﺎء ﻋﻠﻰ إﻋﺘﺒﺎر أن ﻗﺎﺿﻲ اﻷﺻﻞ ﻳﺘﻤﺘﻊ ﺑﺴﻠﻄﺔ ﺗﻘﺪﻳﺮﻳﺔ واﺳﻌﺔ ﻓﻲ ﺗﻘﻴﻴﻢ اﻟﺤﺠﺞ واﻟﻮﻗﺎﺋﻊ‬ ‫اﻟﻤﺒﺴﻮﻃﺔ أﻣﺎﻣﻪ ﻓﻼ ﻳﻘﻴﺪﻩ ﻓﻲ ذﻟﻚ ﺳﻮى واﺟﺐ اﻟﺘﻌﻠﻴﻞ‪. 72 CIR a prévu deux cas différents d’interruption du délai‬‬ ‫‪de prescription / Le délai de 60 jours ne concerne pas la notification‬‬ ‫‪de l’arrêté de taxation d’office mais concerne l’établissement d’un‬‬ ‫‪procès verbal relatif à l’abstention de la présentation des documents‬‬ ‫‪comptables ou le défaut de la tenue desdits documents / Cassation. 72 al. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Mohamed Ettriki.‬‬ ‫‪10) Prescription‬‬ ‫‪Sommaire : Prescription. 2‬‬ ‫‪CIR / L’art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻗﺮرت ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ﻣﺎ‬ ‫اﺷﺘﺮﻃﻪ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬اﻟﻤﺬآﻮر ﻣﻦ وﺟﻮب أن ﺗﻜﻮن اﻟﻤﺼﺎرﻳﻒ اﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ ﻃﺮﺣﻬﺎ ﻣﻦ ﻗﺎﻋﺪة‬ ‫اﻷداء ﻣﺒﺮرة وأن اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ واﻷوراق اﻟﻤﺪﻟﻲ ﺑﻬﺎ ﻟﻬﺬا اﻟﻐﺮض ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻹﻃﻤﺌﻨﺎن إﻟﻴﻬﺎ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻟﻌﺪم إﺳﺘﺠﺎﺑﺘﻬﺎ ﻟﺸﺮوط ﺗﺤﺮﻳﺮهﺎ وﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻮاﻗﻌﻴﺔ ﻹﺗﺴﺎﻣﻬﺎ ﺑﺎﻟﺸﻄﻂ‬ ‫واﻟﻤﺤﺎﺑﺎة‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Interruption du délai de prescription/ Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ إﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻪ اﻟﻘﻀﺎء ﻋﻠﻰ أن اﻟﺘﻘﺎدم ﻻ ﻳﻬﻢ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم وﻟﺬﻟﻚ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ‬ ‫ﻟﻠﻤﺤﻜﻤﺔ إﺛﺎرﺗﻪ ﻣﻦ ﺗﻠﻘﺎء ﻧﻔﺴﻬﺎ وﻻ ﻳﻤﻜﻦ إﺛﺎرﺗﻪ ﻷول ﻣﺮّة ﻟﺪى اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ وﻟﻜﻦ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻤﻦ‬ ‫ﻳﻬﻤﻪ اﻷﻣﺮ أن ﻳﺜﻴﺮﻩ ﻓﻲ أي ﻃﻮر ﻣﻦ أﻃﻮار اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻟﺪى ﻗﻀﺎة اﻷﺻﻞ دون أن ﻳﺘﻘﻴّﺪ ﻓﻲ ذﻟﻚ‬ ‫ﺑﺄي ﻗﻴﺪ وﻟﻬﺬا ﻓﺈن إﺛﺎرﺗﻪ ﺑﻌﺪ اﻟﺠﻮاب ﻓﻲ اﻷﺻﻞ أو ﺑﻌﺪ ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻣﻄﻠﺐ اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف ﻻ ﻳﻮهﻦ‬ ‫ﺻﺤﺔ اﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﻪ وﻻ ﻳﻤﺲ ﺑﺎﻵﺛﺎر اﻟﻤﺘﺮﺗﺒﺔ ﻋﻨﻪ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ‪". moyen de défense au fond / La‬‬ ‫‪prescription n’est pas un moyen d’ordre public et le juge ne peut pas le‬‬ ‫‪soulever d’office / Le motif de la prescription ne peut pas être soulevé‬‬ ‫‪pour la première fois devant le juge de cassation / Le motif de la‬‬ ‫‪prescription peut être soulevé devant le juge du fond à n’importe quel‬‬ ‫‪étape de procédure.‬‬ ‫‪254‬‬ . n° 34134 du 29 décembre 2003. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺬﻟﻚ ﻓﻘﺪ ﻃﺒﻘﺖ اﻟﻠﺠﻨﺔ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 28‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﺳﻠﻴﻤﺎ‬ ‫وﻋﻠﻠﺖ ﻗﻀﺎءهﺎ ﻓﻲ ذﻟﻚ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻜﻮن ﻣﻌﻪ هﺬا اﻟﺪﻓﻊ ﻣﺮدود أﻳﻀﺎ واﺗﺠﻪ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ ﺑﺮﻣﺘﻪ"‪.‬‬ ‫‪TA.

n° 34037 du 1er décembre 2003. cass.‬‬ ‫‪Sommaire : Actes interruptifs / La réclamation d’une créance‬‬ ‫‪ayant une date certaine est un acte interruptif de la prescription / La‬‬ ‫‪réclamation par le fisc de l’impôt dû à l’insuffisance de la déclaration‬‬ ‫‪constitue un acte interruptif du délai de reprise de l’administration‬‬ ‫‪fiscale / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺿﻤﻦ ﻓﻘﺮﺗﻪ اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ أﻧﻪ ﻳﻨﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم إﻣﺎ ﺑﺘﺒﻠﺒﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري أو ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﻟﻌﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ أو ﻣﺴﻚ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وذﻟﻚ ﻗﺒﻞ إﻧﺘﻬﺎء ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻣﻦ اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻵﺟﺎل اﻟﺘﺪارك‪.‬‬ ‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬اﻟﻤﺬآﻮر ﻗﺪ اﺷﺎر إﻟﻰ ﺣﺎﻟﺘﻴﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺨﻠﺺ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﺘﻨﺼﻴﺼﺎت أ ّ‬ ‫ﻣﺨﺘﻠﻔﺘﻴﻦ ﻟﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم ‪ :‬اﻷوﻟﻰ واﻟﻤﻨﻄﺒﻘﺔ ﻋﻠﻰ ﺻﻮرة اﻟﺤﺎل ﻳﻨﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﻴﻬﺎ ﺑﺘﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري واﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﺗﻬﻢ ﺣﺎﻟﺔ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﺗﻤﺎﻣﺎ ﺗﺘﻌﻠﻖ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﻟﻌﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ أو ﻋﺪم‬ ‫ﻣﺴﻚ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ وﻳﻨﻘﻄﻊ اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﻴﻬﺎ ﺑﺘﺤﺮﻳﺮ اﻟﻤﺤﻀﺮ وذﻟﻚ ﻗﺒﻞ ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻷﻗﻞ ﻣﻦ إﻧﺘﻬﺎء أﺟﻞ اﻟﺘﺪارك‪. 72 CIR. req.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫ن إﻧﺘﻬﺎء ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ إﻟﻰ اﻋﺘﻤﺎد اﻟﺘﺄوﻳﻞ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘّﺠﻪ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ "‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. req. Société de vente‬‬ ‫‪de matériels agricoles et industriels / Direction générale du contrôle‬‬ ‫‪fiscal.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺧﺮﻗﻬﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ن ﻗﻄﻊ‬ ‫‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺣﻴﻨﻤﺎ اﻋﺘﺒﺮت ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ أﻧّﻪ ﺑﺨﺼﻮص ﺳﻨﺔ ‪ 1995‬ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻟﺘﻘﺎدم ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻟﻢ ﻳﺘﻢ ﻗﺒﻞ ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻣﻦ إاﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻷﺟﻞ‬ ‫اﻟﺘﺪارك‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ إرﺗﺄت ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎم‬ ‫اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻗﺼﺪ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ وﻗﺎﺋﻊ‬ ‫‪255‬‬ . n° 34619 du 15 décembre 2003. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société de porterie. cass.

1998‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ أﻧّﻪ‪ " :‬ﻳﻤﻜﻦ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨ ّ‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ اﻟﺘﻲ وﻗﻌﺖ ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻬﺎ ﻓﻲ أﺳﺎس اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أو اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‬ ‫وآﺬﻟﻚ اﻷﺧﻄﺎء اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ ﻓﻲ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻨﺴﺐ وآﺬﻟﻚ ﻋﺪم اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺎﻟﺨﺼﻮم أو اﻟﻘﻴﺎم ﺑﻬﺎ ﺑﺼﻔﺔ‬ ‫‪256‬‬ . Société‬‬ ‫‪Comptoir des dattes / Direction générale du contrôle fiscal.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أن هﺬا اﻟﻔﺼﻞ اﻷﺧﻴﺮ ﻟﻢ ﻳﺘﻀﻤﻦ ﺳﻮى اﻹﺷﺎرة إﻟﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬اﻟﻤﺬآﻮر‪.94/93‬‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺨ ّ‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺻﺪورﻩ ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻟﻠﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻤﻨﻈّﻤﺔ‬ ‫ﻟﺤﻖ اﻹدارة ﻓﻲ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ واﻟﺘﻲ ﻧﺼّﺖ ﻋﻠﻴﻬﺎ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫ﻞ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ أن اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﻧﺸﺎط ﻣﻨﻮّﺑﺘﻪ ﺗﻤﺘ ّﺪ ﻣﻦ ﻏﺮّة ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ﻣﻦ آ ّ‬ ‫ن اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ‪ 94-93‬هﻲ ﺳﻨﺔ ‪1997‬‬ ‫ﺳﻨﺔ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ ‪ 30‬ﺟﻮان ﻣﻦ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﺈ ّ‬ ‫ن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻗﺪ ﺗ ّﻢ‬ ‫ﻣﻤّﺎ ﻳﺆآﺪ ﺳﻘﻮط ﺗﻠﻚ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫ﺗﺒﻠﻴﻐﻪ ﻟﻠﻤﻌﻨﻴّﺔ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 24‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪. cass. 49 de la LF 2001 portant interprétation des‬‬ ‫‪dispositions de l’art. 72 CIR / Notification de l’arrêté de taxation‬‬ ‫‪d’office en décembre 1998 / Le droit de reprise de l’administration‬‬ ‫‪fiscale pour l’exercice 1993 s’étend jusqu’à juin 1998 / La CSTO a‬‬ ‫‪considéré que l’exercice 1993 n’a pas été prescrit / Cassation.‬‬ ‫‪Sommaire : Droit de reprise de l’administration fiscale /‬‬ ‫‪L’exercice fiscale du contribuable ne coïncide pas avec l’année civile. n° 33990 du 29 décembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻗﻴﺎﺳﺎ ﺑﻤﺎ ﺗﻀﻤﻨﺘﻪ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﺨﺼﻮص إﻧﻘﻄﺎع ﺁﺟﺎل اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﺈن‬ ‫ﻗﻴﺎم اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ ﺳﺎﻟﻒ اﻟﺒﻴﺎن ﺑﻤﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄداء ﻣﺎ ﺗﺨﻠﺪ ﺑﺬﻣﺘﻬﺎ ﻣﻦ‬ ‫أداء ﻧﺎﺗﺞ ﻋﻦ اﻟﻨﻘﺺ اﻟﺤﺎﺻﻞ ﻓﻲ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻬﺎ ﻳﻘﻄﻊ ﻣﺮور اﻟﺰﻣﻦ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺤﻖ اﻹدارة ﻓﻲ‬ ‫ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺖ ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻬﺎ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ "‪.1999‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ اﻟﻘﺎﻋﺪة اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ أن اﻟﺘﻘﺎدم ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ﻳﻨﻘﻄﻊ ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻮﻓﺎء‬ ‫ﺑﺎﻟﺪﻳﻦ ﺑﻤﺎ ﻟﻪ ﺗﺎرﻳﺦ ﺛﺎﺑﺖ‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫ﺺ أﺟﻞ اﻟﺘﻘﺎدم ﻓﻲ ﻣﺎدّة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﻌﻨﻮان ﺳﻨﺔ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺧﻀﻌﺖ إﻟﻰ ﻣﺮاﻗﺒﺔ‬ ‫ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﻣﻌﻤﻘﺔ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻷداء ﻋﻦ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻦ اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻤﺘﺪة ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪1996‬‬ ‫إﻟﻰ ﻣﻮﻓﻰ ﺷﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪ ،1999‬ﻧﺘﺞ ﻋﻨﻬﺎ ﺻﺪور ﻗﺮار ﻓﻲ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء ﺑﻠﻎ إﻟﻴﻬﺎ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ‬ ‫ﻣﺤﻀﺮ ﻣﺆرخ ﻓﻲ ‪ 23‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.‬‬ ‫‪il s’étend du mois de juillet 1993 jusqu’à juin 1994 / Le décompte du‬‬ ‫‪délai de prescription s’effectue à partir de l’année suivant laquelle‬‬ ‫‪l’imposition est due / L’art. req.

req. /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. n° 33598 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ورد ﺑﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أﻧﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﺗﺠﺎوز اﻵﺟﺎل ﻓﻲ ﺻﻮرة اﻟﻘﻴﺎم‬ ‫ﺑﻄﺮح ﺧﺴﺎﺋﺮ أو إﺳﺘﻬﻼآﺎت ﻣﺆﺟّﻠﺔ أو ﻓﺎﺋﺾ أداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ ﺳﻨﻮات‬ ‫ﺷﻤﻠﻬﺎ اﻟﺘﻘﺎدم‪. Société A. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗ ّﻢ ﺗﺒﻠﻴﻎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻓﻲ اﻟﻘﻀﻴﺔ اﻟﺮاهﻨﺔ ﻓﻲ ‪ 24‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1998‬أي ﺑﻌﺪ‬ ‫اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻵﺟﺎل اﻟﺘﺪارك‪.".‬وﺣﻴﺚ ﻃﺎﻟﻤﺎ أ ّ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻀﻤّﻦ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ أ ّ‬ ‫ن هﺬا اﻟﺘﺄوﻳﻞ ﻳﻜﻮن ﻣﻨﻄﺒﻘﺎ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ إﻟﻰ ﻗﺮار اﻟﻠﺠﻨﺔ‬ ‫ﻟﻠﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻟﺘﻔﺴﻴﺮﻳّﺔ أﺛﺮ رﺟﻌﻲ ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري وﺗﺮﺗﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ ﻓﺈﻧّﻪ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪ 93‬و ‪ 94‬ﺗﻜﻮن اﻟﺴﻨﺔ‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ هﻲ ﺳﻨﺔ ‪ 95‬و ‪ 96‬وﻳﻤﺘ ّﺪ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﺣﻖ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت‬ ‫اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻬﺎ إﻟﻰ ﻣﻮﻓﻰ ﺟﻮان ‪ 1998‬ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ‪ 98-97‬هﻲ اﻟﺴﻨﺔ‬ ‫اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻘﺼﻮد ﺑﻌﺒﺎرة اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ هﻲ اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ‬ ‫ﻟﺴﻨﺔ ﺗﺤﻘﻴﻖ اﻟﺪﺧﻞ أو اﻟﺮﺑﺢ اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻋﻤﻼ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 49‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻟﺴﻨﺔ ‪.‬‬ ‫‪257‬‬ ..‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫ن ﺳﻨﺔ ‪ 94/93‬ﻟﻢ ﺗﺴﻘﻂ‬ ‫ﺻﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري أ ّ‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻋﺘﺒﺮت اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎ ّ‬ ‫ﺑﻤﺮور اﻟﺰﻣﻦ ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ ﺧﺎﻟﻔﺖ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻓﻘﺮة أوﻟﻰ‪ ،‬وﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل هﺬا‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫‪Sommaire : L’administration fiscale peut contrôler des‬‬ ‫‪exercices couverts par la prescription lorsqu’il s’agit de déduction de‬‬ ‫‪déficit ou d’un crédit de la TVA dont l’origine remonte à des‬‬ ‫‪exercices prescrits et ayant une incidence sur les résultats ou le‬‬ ‫‪montant de l’impôt déclaré au titre des années non prescrites / Charte‬‬ ‫‪du contribuable / Confirmation de la décision de la CSTO.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق ﺁﺟﺎل اﻟﺘﻘﺎدم ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ إﻋﺘﺒﺮ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ أن ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺧﺮﻗﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺳﻨﻮات ‪ 1992‬و ‪ 1993‬و ‪ 1994‬اﻟﻤﺸﻤﻮﻟﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻘﺎدم آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ ﺧﺮﻗﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺣﻴﻦ ﻟﻢ ﺗﺼﺪر ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻗﺒﻞ‬ ‫ﺳﺘﻴﻦ ﻳﻮﻣﺎ ﻋﻠﻰ اﻷﻗﻞ ﻣﻦ إﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﻘﺼﻮى ﻵﺟﺎل اﻟﺘﺪارك‪.2001‬‬ ‫ن‬ ‫ن أﺣﻜﺎﻣﻪ ﺗﻜﺘﺴﻲ اﻟﺼﺒﻐﺔ اﻟﺘﻔﺴﻴﺮﻳﺔ‪ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻣﻨﻘﻮﺻﺔ ﺑﻌﻨﻮان هﺬﻩ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ إﻟﻰ إﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪..

n° 31455 du 2 juillet 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﻓﻴﻤﺎ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺎﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﻄﺮح اﻟﻤﺒﻠﻎ اﻟﻮاﻗﻊ إﻗﺮارﻩ ﺑﻌﻨﻮان ﺷﺮاء ﻋﻘﺎر‬ ‫ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ‪ ،‬ﻓﺈن ﻓﻘﻪ ﻗﻀﺎء هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻟﺌﻦ ﻳﺮى أن ﻹدارة اﻷداءات اﻟﺤﻖ ﻓﻲ اﻹﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻘﺮاﺋﻦ ﻋﻨﺪ ﺗﻮﻇﻴﻔﻬﺎ اﻷداء ﻓﺈﻧﻪ ﻗﺪ ﻗﺮن ﺗﻠﻚ اﻟﺼﻼﺣﻴﺔ ﺑﻀﺮورة ﺗﺄﻳﻴﺪ ﺗﻠﻚ اﻟﻘﺮاﺋﻦ وإﺛﺒﺎﺗﻬﺎ‬ ‫ﻓﻲ اﻟﻮاﻗﻊ ﺣﺘﻰ ﻻ ﺗﻈﻞ ﻣﺠﺮد ﺗﺨﻤﻴﻦ واﻓﺘﺮاض‪. cass.‬‬ ‫‪258‬‬ . Mohamed Jaziri/‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. 1983‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن اﻹدارة راﺟﻌﺖ أﺳﺲ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫ﺑﺘﻘﺮﻳﺮهﺎ اﻟﺘﻨﻘﻴﺤﻲ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 12‬ﻣﺎي ‪ 1983‬وذﻟﻚ ﺑﺤﺬف ﻣﺒﻠﻎ اﻟﺴﺘﺔ ﺁﻻف دﻳﻨﺎر ﻣﻊ ‪20%‬‬ ‫آﻤﻌﺎﻟﻴﻢ ﺗﺴﺠﻴﻞ واﻟﺬي وﻗﻊ اﺣﺘﺴﺎﺑﻪ ﻓﻲ ﺗﻮﻇﻴﻒ أداء ﺳﺎﺑﻖ ﻣﻤﺎ ﻻ ﻳﺴﻮغ ﻣﻌﻪ ﻟﻠﻤﻌﻘﺐ اﻟﺘﻤﺴﻚ‬ ‫ﺑﻤﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ هﺬا اﻟﺨﺼﻮص‪.‬‬ ‫‪12) Présomptions‬‬ ‫‪Sommaire : Recours de l’administration fiscale à des‬‬ ‫‪présomptions de droit et de fait pour modifier la base d’imposition‬‬ ‫‪sans présenter les preuves matérielles pour fonder son arrêté de‬‬ ‫‪taxation d’office / Confirmation de l’arrêté de taxation d’office par la‬‬ ‫‪CSTO / Le TA a considéré que la présomption ne résulte pas d’une‬‬ ‫‪simple fiction ou d’une déduction mais qu’elle repose sur des faits‬‬ ‫‪concrets établis sur l’analogie d’éléments matériels et non sur une‬‬ ‫‪analogie supposée ou imaginaire / L’administration fiscale n’est pas‬‬ ‫‪en droit de demander au contribuable de prouver un fait négatif /‬‬ ‫‪Cassation.‬‬ ‫‪TA. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﺗﻘﺪم اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪهﺎ أي دﻟﻴﻞ ﻣﺎدي ﻋﻠﻰ ﻣﺎ اﻧﺘﻬﺠﺘﻪ ﺑﺨﺼﻮص‬ ‫إﻗﺘﻨﺎء اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻟﻘﻄﻌﺔ أرض آﺎﺋﻨﺔ ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ آﻨﺴﺨﺔ ﻣﻦ ﻋﻘﺪ اﻟﺸﺮاء أو أﻳﺔ‬ ‫إرﺷﺎدات رﺳﻤﻴﺔ أﺧﺮى ﺗﻔﻴﺪ ﺣﺼﻮل اﻟﺸﺮاء ﻓﻲ ﻓﺘﺮة زﻣﻨﻴﺔ ﻣﺤﺪدة‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﺻﺎﺑﺖ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺣﻴﻨﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺳﻨﻮات ‪ 1992‬و ‪1993‬‬ ‫و ‪ 1994‬ﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻓﺎﺋﺾ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻨﺠﺮ ﻋﻨﻬﺎ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻳﺘﺠﻪ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ردﻩ"‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺘﺄﻳﻴﺪ ﻗﺮار‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺟﺰﺋﻴﺎ رﻏﻢ إﺛﺒﺎﺗﻪ اﻟﺸﻄﻂ ﻓﻴﻤﺎ وﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ ﻟﻤﺎ دﻓﻊ ﺑﺄن اﻟﻌﻘﺎر اﻟﻮاﻗﻊ ﺑﻨﻬﺞ اﺳﺒﺎﻧﻴﺎ‬ ‫ﺑﻴﺮوت ﺑﻤﺒﻠﻎ ﺳﺘﺔ ﺁﻻف دﻳﻨﺎر ﺗﻢ إﺣﺘﺴﺎﺑﻪ ﻓﻲ ﻣﺮاﺟﻌﺔ ﺟﺒﺎﺋﻴﺔ ﺳﺎﺑﻘﺔ وأﻧﻪ ﻟﻢ ﻳﺸﺘﺮ أي ﻋﻘﺎر‬ ‫آﺎﺋﻦ ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ وأن اﺣﺘﺴﺎب ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺸﺮاء ﻗﻄﻌﺔ اﻷرض اﻟﻜﺎﺋﻨﺔ ﺑﺴﺎﺣﺔ‬ ‫ن ﻋﻘﻮد ﺷﺮاء ﻗﻄﻊ اﻷراﺿﻲ اﻟﻤﻌﺪة ﻟﻠﺒﻨﺎء‬ ‫ﺣﻤﻴﺪ اﻟﺼﺪﻗﺎوي ﺑﺒﻨﺰرت ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫آﺎﻧﺖ ﺗﺴﺠﻞ ﻣﺠﺎﻧﺎ ﻓﻲ ﺗﻠﻚ اﻟﻔﺘﺮة‪ ،‬إﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ ﺗﻤﺴﻜﻪ ﺑﺄن ﺑﻨﺎء اﻟﻄﺎﺑﻖ اﻷول ﻣﻦ اﻟﺒﻨﺎﻳﺔ اﻟﻜﺎﺋﻨﺔ‬ ‫ﺑﺴﺎﺣﺔ ﺣﻤﻴﺪ اﻟﺼﺪﻗﺎوي ﺑﺒﻨﺰرت ﺗ ّﻢ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 1982‬و ‪.

.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 11‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻤﺮاﻓﻌﺎت اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ أن ﺗﺒﻠّﻎ‬ ‫اﻹﺳﺘﺪﻋﺎءات واﻹﻋﻼﻣﺎت اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺪﻋﺎوي اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻀﺒﻂ ﻣﻌﻠﻮم اﻟﻀﺮاﺋﺐ واﻷداءات‬ ‫واﺳﺘﺨﻼﺻﻬﺎ إﻟﻰ اﻟﻤﺼﺎﻟﺢ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼّﺔ‪. n° 34039 du 15 décembre 2003.. 67 CIR /‬‬ ‫‪Cassation.‬‬ ‫‪TA.(. Mohamed Ali‬‬ ‫‪Moulhi / Ministère des finances « Direction générale du contrôle‬‬ ‫‪fiscal ». cass. 11 CPCC / Les‬‬ ‫‪instances en matière fiscale doivent être dirigées contre les‬‬ ‫‪administrations financières compétentes / Rejet du pourvoi en‬‬ ‫‪cassation.‬‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘﺐ وﺟّﻪ ﻃﻌﻨﻪ ﺿ ّﺪ وزارة‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻘﻀﻴﺔ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أﻧﻪ آﺎن ﻋﻠﻴﻪ أن ﻳﻮﺟّﻪ ﻃﻌﻨﻪ ﻣﺒﺎﺷﺮة ﺿ ّﺪ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣّﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‬ ‫ﺑﺎﻋﺘﺒﺎرهﺎ اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼﺔ وﻓﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 11‬اﻟﺴﺎﻟﻒ اﻹﺷﺎرة إﻟﻴﻪ اﻷﻣﺮ‬ ‫ن ﺻﻔﺔ اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﺗﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﺬي ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ ﻣﻄﻠﺐ اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ اﻟﺮاهﻦ ﻣﻌﻴﺒﺎ ﺷﻜﻼ ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫اﻹﺟﺮاءات اﻷﺳﺎﺳﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 19‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠّﺔ وﻳﻨﺠ ّﺮ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻋﻦ‬ ‫اﻹﺧﻼل ﺑﻬﺎ رﻓﺾ اﻟﻤﻄﻠﺐ ﺷﻜﻼ "‪. req.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﺜﻞ هﺬا اﻹﺛﺒﺎت آﺎن ﻣﻦ اﻟﻤﺘﻌﻴﻦ ﻋﻠﻰ اﻹدارة ﺗﻮﻓﻴﺮﻩ ﻟﺘﺄﻳﻴﺪ وﺟﺎهﺔ‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻗﺼﺪ ﺗﺮآﻴﺰﻩ ﻋﻠﻰ ﻋﻨﺎﺻﺮ ﻣﺎدﻳﺔ ﺑﺎﻹﻋﺘﻤﺎد ﻋﻠﻰ ﻃﺮﻳﻘﺔ اﻟﻘﻴﺎس اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ واﻹﺛﺒﺎت‬ ‫اﻟﻤﺎدي‪ ،‬ﺣﺘﻰ ﻻ ﺗﻌﻤﺪ إﻟﻰ ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺘﻘﺪﻳﻢ اﻟﺒﺮهﺎن اﻟﺴﻠﺒﻲ اﻟﺬي ﻳﻔﻴﺪ ﻋﺪم‬ ‫ﺷﺮاﺋﻪ ﻟﻘﻄﻌﺔ أرض ﺑﺎﻟﻜﺮﻧﻴﺶ ﺑﺒﻨﺰرت‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﺟﺪﻳﺮا‬ ‫ﺑﺎﻟﻨﻘﺾ"‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Défaut de déclaration des retenues à la source /‬‬ ‫‪Procédures de taxation d’office / Défaut de présentation du dossier du‬‬ ‫‪contribuable à la commission de conciliation / Art.‬‬ ‫‪259‬‬ .‬‬ ‫‪13) Procédures‬‬ ‫‪Sommaire : Qualité pour agir / Moyen d’ordre public /‬‬ ‫‪Recours adressé contre le Ministre des finances / Art.‬‬ ‫ن ﺻﻔﺔ اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﻣﻦ ﻣﺘﻌﻠّﻘﺎت اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم وﺗﺜﻴﺮهﺎ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ وﺗﺘﻤﺴّﻚ ﺑﻬﺎ‬ ‫"ﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫وﻟﻮ ﺗﻠﻘﺎﺋﻴﺎ )‪.‬‬ ‫ن اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻟﻬﺎ ﺻﻔﺔ‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺳﺘﻘ ّﺮ ﻋﻤﻞ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ اﻋﺘﺒﺎر أ ّ‬ ‫اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﻓﻲ اﻟﻨﺰاﻋﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻟﻄﻌﻦ ﻓﻲ اﻟﻘﺮارات اﻟﺼﺎدرة ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري‬ ‫هﻲ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ دون ﺳﻮاهﺎ‪.

n° 33925 du 20 octobre 2003.‬‬ ‫‪Sommaire : Délai d’appel / Le contribuable peut interjeter‬‬ ‫‪appel contre l’arrêté de taxation d’office dans un délai d’un mois à‬‬ ‫‪partir du jour où il a reçu la notification dudit arrêté / Art. req. 67‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ آﺎﻧﺖ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺘﻲ اﻧﺘﻬﻰ إﻟﻴﻬﺎ اﻟﻘﺮار ﻓﻲ ﺧﺼﻮص ﻋﺪم وﺟﻮب ﻋﺮض‬ ‫ﻣﻠﻒ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﺼﻮاب ذﻟﻚ أﻧﻪ ﻳﻌ ّﺪ ﻣﻦ اﻟﻮاﺟﺐ‬ ‫ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ اﺣﺘﺮام إﺟﺮاءات اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﻲ ﺧﺼﻮص ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﺨﺼﻢ ﻣﻦ اﻟﻤﻮرد‬ ‫وﺿﺮورة ﻋﺮض ﻣﻠﻒ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة وذﻟﻚ وﻓﻘﺎ ﻟﻤﺎ ﺟﺎء ﺑﻪ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻳﻌﺪ ﻣﻄﻌﻦ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻌﺪم ﻋﺮض ﻣﻠﻔﻪ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ واﺗﺠﻪ ﻗﺒﻮﻟﻪ"‪. 140 COC / Cassation..‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻧﻲ واﻟﺜﺎﻟﺚ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﻴﻦ ﺑﺨﺮق ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﻣﺨﺎﻟﻔﺔ‬ ‫أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻻﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﺸﺮآﺎت وﺑﺪون ﺣﺎﺟﺔ ﻟﻠﺨﻮض ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ‪.. Société Mako /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ اﻹﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻲ أن اﻹدارة اﺣﺘﺮﻣﺖ ﺷﺮوط‬ ‫ﺗﺤﺮﻳﺮ اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 90‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وآﺬﻟﻚ ﻃﺮﻳﻘﺔ اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ‬ ‫اﻟﻤﺘﻤﺜﻠﺔ ﻓﻲ رﺳﺎﻟﺔ ﻣﻀﻤﻮﻧﺔ اﻟﻮﺻﻮل ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷوّل اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ودون‬ ‫اﻟﺤﺎﺟﺔ ﻟﻠﺨﻮض ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺳﻮء ﺗﻄﺒﻴﻖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪67‬‬ ‫ن ﺁﺟﺎل اﺣﺘﺴﺎب اﻟﻄﻌﻦ ﺑﺎﻹﺳﺘﺌﻨﺎف ﻓﻲ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻨﺪﻣﺎ اﻋﺘﺒﺮت أ ّ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﺗﻨﻄﻠﻖ ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺴﻠﻴﻢ أو ﺗﺒﻠﻴﻎ اﻟﻘﺮار واﻟﺤﺎل أن اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ اﻟﺴّﻠﻴﻢ ﻟﻠﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﻤﺬآﻮر وآﺬﻟﻚ ﻟﻠﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 140‬و ‪ 141‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد ﻳﻮﺟﺐ‬ ‫اﺣﺘﺴﺎب ﺁﺟﺎل اﻟﻄﻌﻦ اﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ اﻟﻴﻮم اﻟﻤﻮاﻟﻲ ﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ أو اﻟﺘﺴﻠﻴﻢ‪.(. n° 34046 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫‪TA. req. cass.‬‬ ‫‪260‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻘﺘﻀﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﻓﻘﺮﺗﻪ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ أﻧﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ‬ ‫ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن ﻳﺴﺘﺄﻧﻒ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﺧﻼل ﺷﻬﺮ اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺴﻠّﻢ ﻣﻜﺘﻮب‬ ‫اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. Société FTS /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. 67 CIR / Le‬‬ ‫‪jour de la notification de l’arrêté de taxation d’office n’est pas compris‬‬ ‫‪dans la computation du délai d’appel / Art.‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻹدارة ﻣﻦ ﺟﻬﺔ‪ ،‬ﻋﺪم اﺣﺘﺮاﻣﻬﺎ ﻟﻤﺎ ورد ﺑﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ‬ ‫ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﺨﺼﻮص إﻋﻼم اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺎﻟﺘﻌﻠﻴﻞ‪ ،‬وﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى ﻋﺪم إﺣﺎﻟﺔ ﻣﻠﻔﻬﺎ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة وﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ اﺧﻼﻟﻬﺎ ﺑﺎﻹﺟﺮاءات اﻟﺸﻜﻠﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم )‪. cass.

req.". Municipalité de‬‬ ‫‪Tunis / Moktar Ben Krim‬‬ ‫"ﻣﻦ ﺟﻬﺔ اﻹﺧﺘﺼﺎص ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﺒﻴّﻦ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ أن ﻃﻠﺐ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ ﻳﺨﻀﻊ إﻟﻰ إﺟﺮاءات ﺧﺎﺻﺔ ﻧﻈﻤﺘﻬﺎ اﻟﻔﺼﻮل ‪ 10‬و ‪ 23‬و ‪ 24‬و ‪ 25‬و ‪26‬‬ ‫ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﺗﻮﻓﻴﺮ إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ اﻹﻋﺘﺮاض ﻋﻠﻰ اﻟﻤﻌﻠﻮم‪ ،‬ﻟﻠﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﻪ أﻣﺎم ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 24‬وﻃﺒﻖ إﺟﺮاءات ﻧﻈﻤﺘﻬﺎ اﻟﻔﺼﻮل ‪ 23‬و ‪ 25‬آﻤﺎ ﺧﻮّل اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪26‬‬ ‫‪ 26‬إﻣﻜﺎﻧﻴﺔ ﻃﻠﺐ اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ أﻣﺎم ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺼﺔ ﺗﺮاﺑﻴﺎ‪ ...‬‬ ‫‪TA.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻟﺚ ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 31‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1965‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ‬ ‫‪ 24‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪ 1965‬اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺎﻟﺮزﻧﺎﻣﺔ اﻟﺮﺳﻤﻴّﺔ ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴّﺔ أن ﺗﺤﺘﺴﺐ اﻵﺟﺎل وﻓﻘﺎ‬ ‫ﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻻ إذا ﻧ ّ‬ ‫ﻟﻸﺣﻜﺎم اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 140‬وﻣﺎ ﺑﻌﺪﻩ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد إ ّ‬ ‫ﺧﻼف ذﻟﻚ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ آﺬﻟﻚ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 140‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد أن ﻳﻮم‬ ‫اﺑﺘﺪاء ﻋ ّﺪ ﻣ ّﺪّة اﻷﺟﻞ ﻻ ﻳﻜﻮن ﻣﻌﺪودا ﻣﻨﻪ وإن ﻗﺪّر اﻷﺟﻞ ﺑﺎﻷﻳﺎم ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘ ّﻢ ﻋﻨﺪ ﺗﻤﺎم اﻟﻴﻮم‬ ‫اﻷﺧﻴﺮ ﻣﻨﻪ‪.. 26‬‬ ‫‪CFL / Le jugement rendu par le tribunal cantonal est définitif /‬‬ ‫‪Absence du principe de double degré de juridiction dans le‬‬ ‫‪contentieux de la révision de la taxe sur les immeubles bâtis /‬‬ ‫‪L’incompétence du tribunal administratif pour contrôler le respect par‬‬ ‫‪le juge judiciaire des règles de la compétence d’attribution / La cour‬‬ ‫‪de cassation est compétente pour contrôler le respect des règles de‬‬ ‫‪compétence par le juge du fond dans les litiges relevant de l’ordre‬‬ ‫‪judiciaire / Rejet de la requête pour vice d’incompétence.‬‬ ‫‪Sommaire : Recours pour révision de la taxe sur les immeubles‬‬ ‫‪bâtis auprès du tribunal cantonal territorialement compétent / Art.‬وﻳﻜﻮن اﻟﺤﻜﻢ اﻟﺼﺎدر ﻋﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻧﻬﺎﺋﻴﺎ"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﻓﺼﻠﻬﺎ ‪ 67‬ﻟﻢ ﺗﻨﺺ ﺻﺮاﺣﺔ ﻋﻠﻰ اﺳﺘﺒﻌﺎد ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻘﺎﻋﺪة اﻟﻌﺎﻣّﺔ اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 140‬اﻟﻤﺬآﻮر ﺑﻤﺎ ﻳﻜﻮن ﻣﻌﻪ ﻣﺎ ذهﺒﺖ إﻟﻴﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻓﻲ‬ ‫ﻗﺮارهﺎ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻣﻦ اﺣﺘﺴﺎب ﻳﻮم اﻟﺘﺒﻠﻴﻎ ﻓﻲ ﻋﺪ اﻷﺟﻞ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻋﺮﺿﻪ ﻟﻠﻨﻘﺾ‬ ‫ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ اﻷﺳﺎس"‪. cass..‬وﻗﺪ ﻧ ّ‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮر ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪ " :‬ﻳﻤﻜﻦ ﻟﻜﻞ ﻣﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻤﻌﻠﻮم ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻃﻠﺐ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻟﺪى اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﺨﺘﺼﺔ ﺗﺮاﺑﻴﺎ‪ .:‬اﻟﻄﻌﻦ اﻟﻤﻮﺟﻪ ﺿ ّﺪ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺘﻮﻇﻴﻒ اﻷداءات‬ ‫واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺮاﺟﻌﺔ ﻟﻠﺪوﻟﺔ وﻟﻠﺠﻤﺎﻋﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ وآﺬﻟﻚ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﻨﻬﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﺳﺘﺮﺟﺎع ﺗﻠﻚ‬ ‫اﻷداءات واﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ‪.‬‬ ‫‪261‬‬ . n° 34024 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪) 11‬ﺟﺪﻳﺪ( ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ﻋﻠﻰ اﻧّﻪ‪ :‬ﺗﻨﻈﺮ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻧ ّ‬ ‫اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ﺗﻌﻘﻴﺒﻴﺎ ﻓﻲ‪ .

Cass. 67 CIR désigne à la‬‬ ‫‪fois les personnes physiques et les personnes morales. Khmayess‬‬ ‫‪Hajjar / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ إذا آﺎﻧﺖ اﻷﺣﻜﺎم ﻧﻬﺎﺋﻴﺔ ﻃﺒﻖ اﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ اﻟﻌﺎﻣﺔ ﻟﻠﻄﻌﻮن‬ ‫اﻟﻘﻀﺎﺋﻴﺔ ﻻ ﺗﻘﺒﻞ ﺳﻮى اﻟﻄﻌﻦ ﺑﺎﻟﺘﻌﻘﻴﺐ‪. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻟﻴﺲ ﻣﻦ اﺧﺘﺼﺎص اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹدارﻳﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺤﺎل ﺑﻮﺻﻔﻬﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ‬ ‫ﺗﻌﻘﻴﺐ إدارﻳﺔ أن ﺗﺒﺴﻂ رﻗﺎﺑﺘﻬﺎ ﻋﻠﻰ هﻴﺌﺔ ﻗﻀﺎﺋﻴﺔ ﻋﺪﻟﻴﺔ ﺗﻌﺪّت ﻋﻠﻰ ﻗﻮاﻋﺪ اﻹﺧﺘﺼﺎص‬ ‫ن اﻟﺮﻗﺎﺑﺔ ﻋﻠﻰ ﻗﻮاﻋﺪ اﻹﺧﺘﺼﺎص‬ ‫اﻟﺤﻜﻤﻲ ﺑﻘﺒﻮل اﻟﻨّﻈﺮ ﻓﻲ ﻧﺰاع ﻏﻴﺮ ﻣﺴﻨﺪ ﻟﻬﺎ ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ ذﻟﻚ أ ّ‬ ‫ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟﺔ ﺗﺘﻮﻻهﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ اﻟﻌﺪﻟﻴﺔ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ اﻟﻘﻀﺎء ﺑﺎﻟﺘﺨﻠّﻲ ﻋﻦ‬ ‫اﻟﻨﻈﺮ ﻓﻲ ﻣﻄﻠﺐ اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ ﻟﻌﺪم اﻹﺧﺘﺼﺎص"‪.000‬‬ ‫ن رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﺬي‬ ‫دﻳﻨﺎر‪ ،‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أﻧﻪ ﺷﺨﺺ ﻃﺒﻴﻌﻲ وﻟﻴﺲ ﺑﻤﺆﺳﺴﺔ‪ ،‬هﺬا ﻓﻀﻼ ﻋﻦ أ ّ‬ ‫إﻋﺘﻤﺪﺗﻪ اﻹدارة ﻳﺴﺘﻨﺪ إﻟﻰ ﻣﻌﻄﻴﺎت ﻏﻴﺮ ﺻﺤﻴﺤﺔ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de recevabilité de l’appel / La‬‬ ‫‪consignation à la trésorerie générale de 20% du montant des droits‬‬ ‫‪résultant de la taxation d’office constitue une condition de recevabilité‬‬ ‫‪de l’appel / Interprétation de l’art.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻠﻒ اﻟﺤﺎل أن اﻟﺤﻜﻢ اﻟﺼﺎدر ﻋﻦ ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ‬ ‫ﺑﺘﻮﻧﺲ ﻓﻲ ‪ 2‬ﻣﺎرس ‪ 1999‬ﻗﻀﻰ ﺑﻤﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم اﻟﺒﻠﺪي اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻰ ﻋﻘﺎر اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ‬ ‫ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻗﺎﻧﻮن ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ‪ ،‬ﻏﻴﺮ أن اﻟﺨﻄﺄ ﻓﻲ وﺻﻒ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻀﻤﻦ‬ ‫ﺑﻤﻨﻄﻮﻗﻪ ﻋﻠﻰ اﻋﺘﺒﺎرﻩ " اﺑﺘﺪاﺋﻴﺎ " ﻻ ﻳﺆﺛﺮ ﻓﻲ اﻟﻮﺻﻒ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ اﻟﺴﻠﻴﻢ اﻟﻤﺴﻨﺪ ﻟﻪ ﻃﺒﻖ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 26‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ اﻟﻤﺤﻠﻴﺔ ﻣﻦ آﻮن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺼﺎدرة ﻓﻲ ﻣﺎدة ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ ﻗﺎﺿﻲ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻟﻤﺨﺘﺺ ﺗﺮاﺑﻴﺎ ﺗﻜﻮن ﻧﻬﺎﺋﻴﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻜﺖ اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﺪّﻋﻲ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺄن ﻋﺒﺎرة " اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت" اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة‬ ‫اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻻ ﺗﻨﺴﺤﺐ ﻓﺤﺴﺐ ﻋﻠﻰ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ وإﻧّﻤﺎ‬ ‫‪262‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﺗﻌﻬﺪ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ اﻹﺑﺘﺪاﺋﻴﺔ ﺑﺘﻮﻧﺲ ﺑﻮﺻﻔﻬﺎ ﻣﺤﻜﻤﺔ اﺳﺘﺌﻨﺎف ﻷﺣﻜﺎم ﻣﺤﺎآﻢ‬ ‫اﻟﻨﻮاﺣﻲ اﻟﺘﺎﺑﻌﺔ ﻟﺪواﺋﺮ ﻗﻀﺎﺋﻬﺎ ﻻ ﻳﺘﻨﺰل ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺴﻴﺮ اﻟﻄﺒﻴﻌﻲ ﻟﻠﻨﺰاع اﻹداري اﻟﺠﺒﺎﺋﻲ‬ ‫ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﻄﻌﻦ ﻓﻲ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺼﺎدرة ﻓﻲ ﻣﺮاﺟﻌﺔ اﻟﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﻌﻘﺎرات اﻟﻤﺒﻨﻴﺔ ﻟﻌﺪم‬ ‫اﻟﺘﻨﺼﻴﺺ ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ ﻣﺒﺪإ اﻟﺘﻘﺎﺿﻲ ﻋﻠﻰ درﺟﺘﻴﻦ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮّاﺑﻌﺔ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﺮﻓﺾ إﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻪ‬ ‫ﺷﻜﻼ ﻟﻌﺪم ﻗﻴﺎﻣﻪ ﺑﺘﺄﻣﻴﻦ ﻣﺎ ﻗﻴﻤﺘﻪ ‪ 20 %‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻷداءات اﻟﻤﻮﻇﻔﺔ ﻋﻠﻴﻪ ﻗﺒﻞ ﺗﻘﺪﻳﻤﻪ ﻟﻤﻄﻠﺐ‬ ‫اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف ﺿﺮورة أن هﺬا اﻹﺟﺮاء ﻳﻬ ّﻢ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻔﻮق رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ ‪500. 67 al.‬‬ ‫‪TA. n° 33474 du 3 novembre 2003. 4 CIR / La procédure de‬‬ ‫‪consignation est obligatoire pour le contribuable personne physique et‬‬ ‫‪morale / La notion d’entreprise prévue par l’art.

‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺗﺸﻤﻞ آﺬﻟﻚ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‪ ،‬وأﺷﺎرت إﻟﻰ أن اﻟﻤﺸﺮّع ﻗﺪ اﺳﺘﻌﻤﻞ هﺬﻩ اﻟﻌﺒﺎرة ﻓﻲ ﺑﻌﺾ‬ ‫اﻟﻤﻮاﺿﻴﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻴﻌﻨﻲ ﺑﻬﺎ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ دون ﺳﻮاهﻢ‪ ،‬وأﻧﻪ آﺎن ﺑﺈﻣﻜﺎﻧﻪ‬ ‫ﻟﻮ أراد ﻗﺼﺮ ﺷﺮط ﺗﺄﻣﻴﻦ ‪ 20 %‬ﻣﻦ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ أن ﻳﺴﺘﻌﻤﻞ‬ ‫ﻋﺒﺎرة " ﺷﺮآﺎت "‪. n° 32871 du 6 octobre 2003.‬‬ ‫‪Sommaire : La loi applicable aux procédures de contrôle de la‬‬ ‫‪contribution au profit de l’agence de la protection civile / Le principe‬‬ ‫‪de l’application immédiate de la loi de procédure indépendamment de‬‬ ‫‪la date de contravention / Principe de non rétroactivité des textes‬‬ ‫‪législatifs et réglementaires en matière fiscale / Application immédiate‬‬ ‫‪des dispositions de l’article 48 de la loi de finances n° 113 du 31‬‬ ‫‪décembre 1996 même s’il s’agit d’une période de contrôle antérieure à‬‬ ‫‪la promulgation de cette loi / Cassation.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ ﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى‪ ،‬أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮّاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻮﻓﺮ ﺷﺮﻃﻴﻦ اﺛﻨﻴﻦ ﻟﻴﺼﺒﺢ اﻟﺘﺄﻣﻴﻦ ﻣﺴﺘﻮﺟﺒﺎ ﺑﺘﻮﻓﺮهﻤﺎ ﻣﻌﺎ‪ ،‬وهﻤﺎ أن ﻳﻜﻮن اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﻗﺪ ﺗﻘﺮّر ﻟﻌﺪم اﻳﺪاع اﻟﻤﻮﻇﻒ ﻋﻠﻴﻪ اﻷداء اﻟﺘﺼﺎرﻳﺢ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ اﻟﻤﺘﻮﺟﺒﺔ أو ﻟﻌﺪم ﻣﺴﻜﻪ‬ ‫أو ﺗﻘﺪﻳﻤﻪ ﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ‪ ،‬وأن ﻳﻔﻮق رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ ﺗﻠﻘﺎﺋﻴﺎ ﻣﻦ ﻗﺒﻞ‬ ‫اﻟﻤﻮﻇّﻒ ﻋﻠﻴﻪ اﻷداء أو اﻟﻤﻘﻮّم ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻹدارة ‪ 500.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﻣﻦ اﺳﺘﻘﺮاء أﺣﻜﺎم ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن اﻟﻤﺸﺮّع ﻳﻌﺘﻤﺪ ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻔﺮﻗﺔ ﺑﻴﻦ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ ﻣﻦ ﺟﻬﺔ واﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ أو اﻟﺸﺮآﺎت ﻣﻦ ﺟﻬﺔ أﺧﺮى‪ ،‬أﻣّﺎ‬ ‫ﻋﺒﺎرة " اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت " ﻓﻴﻤﻜﻦ أن ﺗﺸﻤﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ وآﺬﻟﻚ اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ ﻋﻠﻰ ﺣ ّﺪ‬ ‫ن ﺗﻤﻴّﺰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﻨﻈﺎم ﺟﺒﺎﺋﻲ ﺧﺎص ﺟﻌﻞ اﻟﻤﺸﺮّع ﻳﺬآﺮ ﺻﺮاﺣﺔ ﻋﺒﺎرة‬ ‫اﻟﺴﻮاء‪ ،‬ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫" اﻟﺸﺮآﺔ" ﻟﺘﻔﺎدي اﻟﺨﻠﻂ آﻠﻤﺎ ﺗﻌﻠّﻖ اﻟﻨﺺ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ ﺑﺎﻟﺸﺮآﺎت دون اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‪. Cass.000‬دﻳﻨﺎر ﺳﻨﻮﻳّﺎ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫"ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻜﺖ ﻧﺎﺋﺒﺔ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄن ﻣﻌﻠﻮم اﻟﻤﺴﺎهﻤﺔ ﻟﻔﺎﺋﺪة اﻟﻮآﺎﻟﺔ اﻹدارﻳﺔ ﻟﻠﺤﻤﺎﻳﺔ‬ ‫اﻟﻤﺪﻧﻴﺔ ﻳﺨﻀﻊ ﻟﻺﺟﺮاءات اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة ﻣﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﺘﺴﺠﻴﻞ ﻋﻤﻼ ﺑﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪48‬‬ ‫ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻋﺪد ‪ 113‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬وﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ‬ ‫‪263‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﻣﻦ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻈﺮوﻓﺔ ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ أ ّ‬ ‫ن رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﺬي ﺑﻠﻐﻪ ﻧﺸﺎط‬ ‫اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺠﻤﻴﻊ اﻟﺴﻨﻮات اﻟﺘﻲ ﺷﻤﻠﻬﺎ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻗﺪ ﺗﺠﺎوز اﻟﺤ ّﺪ اﻟﻤﺬآﻮر"‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺒﺮز ﺟﻠﻴّﺎ ﻣﻦ ﻣﻄﺎﻟﻌﺔ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺘﻲ‬ ‫ﺗﻀﻤﻨﻬﺎ ﺗﻬ ّﻢ " اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ " ﺑﺼﻮرة ﻋﺎﻣﺔ دون ﺗﻤﻴﻴﺰ ﺑﻴﻦ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ أو‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ‪ ،‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﺷﻲء ﻳﻔﻴﺪ أن ﻋﺒﺎرة " اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت " اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ‬ ‫ﻣﻦ ذﻟﻚ اﻟﻔﺼﻞ ﺗﻬ ّﻢ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻤﻌﻨﻮﻳﻴﻦ دون ﺳﻮاهﻢ‪ ،‬ذﻟﻚ أن اﻟﻤﺸﺮّع ﻟﻮ ﻗﺼﺪ إﻋﻔﺎء‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ ﻣﻦ ﺗﺄﻣﻴﻦ ‪ 20 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﺒﻠﻎ اﻟﻤﻮﻇّﻒ ﻋﻠﻴﻬﻢ ﻓﻲ ﻃﻮر اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف‬ ‫ﻟﺘﻌﺮّض ﻟﻬﺬﻩ اﻟﻤﺴﺄﻟﺔ ﺻﺮاﺣﺔ‪. Société tunisienne‬‬ ‫‪d’assurance / Direction générale du contrôle fiscal. req.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﺬي ﺗﻮﺧﺘﻪ ﺑﺨﺼﻮص ﺿﺮورة ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 48‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺎت اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1997‬ﻓﻲ ﻏﻴﺮ‬ ‫ﻣﺤﻠﻪ وﺗﻌﻴﻦ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻨﻴﻦ ﻋﻠﻰ هﺬا اﻷﺳﺎس"‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 63‬و ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻠّﺠﻨﺔ ﺗﻜﺮﻳﺴﻬﺎ ﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻣﺨﺘﻞ ﻣﻦ اﻟﻨﺎﺣﻴﺔ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ وذﻟﻚ‬ ‫ﻋﻠﻰ ﺛﻼث ﻣﺴﺘﻮﻳﺎت ‪:‬‬ ‫‪264‬‬ . 67 CIR / La‬‬ ‫‪notification par écrit au contribuable de la soumission de son dossier à‬‬ ‫‪l’examen de la commission de conciliation n’est pas une formalité‬‬ ‫‪substantielle dont la méconnaissance par l’administration fiscale‬‬ ‫‪entraîne la nullité de l’arrêté de taxation d’office / Rejet. 1989‬آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ أﺳﺎءت ﺑﺬﻟﻚ ﻓﻬﻢ ﻣﺒﺪأ ﻋﺪم‬ ‫رﺟﻌﻴﺔ اﻟﻘﺎﻧﻮن وأهﻤﻠﺖ ﻣﺒﺪأ اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﻮري ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن اﻹﺟﺮاﺋﻲ اﻟﺠﺪﻳﺪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻔﺼﻞ ‪48‬‬ ‫اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻳﻜﻮن ﺳﺎري اﻟﻤﻔﻌﻮل اﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1997‬وأن ﻣﻌﺎﻳﻨﺔ اﻟﻤﺨﺎﻟﻔﺔ ﻗﺪ‬ ‫اﻧﻄﻠﻘﺖ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎي ‪ 1997‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻓﻘﺪ آﺎن ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻗﺎﻧﻮن ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬ﻟﺴﺮﻳﺎﻧﻪ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺤﺎﻻت اﻟﺘﻲ وﻗﻌﺖ ﻣﻌﺎﻳﻨﺘﻬﺎ ﺑﻌﺪ ﺻﺪورﻩ ﺣﺘﻰ وإن آﺎﻧﺖ ﺗﺨﺺ ﺳﻨﻮات ﺳﺎﺑﻘﺔ ﻟﻪ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Procédure de taxation d’office / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺳﺘﻘﺮ ﻓﻘﻪ ﻗﻀﺎء هﺬﻩ اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ أﻧﻪ وﺧﻼﻓﺎ ﻟﻸﺣﻜﺎم اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ‬ ‫ﻻ ﺗﻬﻢ اﻹﺟﺮاءات ﻟﺘﻌﻠّﻘﻬﺎ ﺑﺄﺻﻞ اﻟﺤﻖ واﻟﺘﻲ ﻻ ﻳﺠﻮز ﺗﻄﺒﻴﻘﻬﺎ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻮرﻳﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺰاﻋﺎت‬ ‫اﻟﺘﻲ ﻧﺸﺄت ﻓﻲ ﻇ ّﻞ اﻷﺣﻜﺎم اﻟﺴﺎﺑﻘﺔ إﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ ﻣﺒﺪأ ﻋﺪم رﺟﻌﻴﺔ اﻟﻨﺼﻮص اﻟﺘﺸﺮﻳﻌﻴﺔ‬ ‫ن اﻟﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ ﻟﺪى اﻟﻤﺤﺎآﻢ ﺗﻄﺒﻖ ﺑﺼﻔﺔ ﻓﻮرﻳﺔ‬ ‫واﻟﺘﺮﺗﻴﺒﻴﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺎدة اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ‪ ،‬ﻓﺈ ّ‬ ‫ﺑﻐﺾ اﻟﻨّﻈﺮ ﻋﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺣﺪوث اﻟﻮﻗﺎﺋﻊ‪.1997‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﻨﻄﺒﻖ ﻋﻠﻰ إﺟﺮاءات ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻋﻤﻼ ﺑﻤﺒﺪأ اﻟﺘﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻔﻮري ﻟﻠﻘﻮاﻧﻴﻦ اﻹﺟﺮاﺋﻴﺔ هﻮ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 48‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 113‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1996‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ‬ ‫‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬وﻟﻮ ﺗﻌﻠّﻖ اﻷﻣﺮ ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻟﻔﺘﺮة ﺳﺎﺑﻘﺔ ﻟﺼﺪورﻩ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻈﺮوﻓﺔ ﺑﺎﻟﻤﻠﻒ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻀﺢ أن اﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﻌﻨﻴﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﻤﺘ ّﺪ ﻣﻦ ﻏﺮة ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬إﻟﻰ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1996‬وأن وﺛﻴﻘﺔ اﻹﻋﻼم ﺑﻤﺮاﻗﺒﺔ‬ ‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ اﻟﺘﻲ اﻧﻄﻠﻘﺖ ﺑﻬﺎ ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﺤﻤﻞ ﺗﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎي ‪.‬‬ ‫‪TA. n° 33793 du 3 novembre 2003.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻓﺈن اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻗﺪ أﺧﻄﺄت ﺣﻴﻦ اﻋﺘﺒﺮت أن إﺟﺮاءات اﻟﻨﺰاع اﻟﻤﻌﺘﻤﺪة ﻣﻦ ﻗﺒﻞ إدارة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‬ ‫اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺎدة هﻲ ﻧﻔﺲ إﺟﺮاءات اﻟﻨﺰاع اﻟﻤﻌﻤﻮل ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﻣﺎدة اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت وذﻟﻚ ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 29‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻋـﺪد ‪ 66‬ﻟﺴﻨﺔ‬ ‫‪ 1979‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1979‬واﻟﺬي وﻗﻊ ﺗﻨﻘﻴﺤﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 41‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻋﺪد‬ ‫‪ 115‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1989‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ . req. cass. Najib Ben‬‬ ‫‪Ismaïel /Direction générale du contrôle fiscal.

‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺴّﺎدس اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺮﻓﺾ ﻗﺒﻮل ﻣﺪﺧﺮات ﺑﻌﻨﻮان دﻳﻮن ﺛﺎﺑﺘﺔ‬ ‫اﻹﺳﺘﺨﻼص‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﺪّﻋﻲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ أﻧّﻬﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺘﻜﻮﻳﻦ ﻣﺪﺧﺮات ﺑﻌﻨﻮان دﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ‬ ‫اﻹﺳﺘﺨﻼص ﻃﺒﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸّﺮآﺎت وﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈرﻓﺎق ﺗﺼﺮﻳﺢ ﺳﻨﺔ ‪ 1996‬ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ‬ ‫ﻣﻔﺼّﻠﺔ ﻟﻠﺪﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ اﻹﺳﺘﺨﻼص‪ .‬إﺿﺎﻓﺔ إﻟﻰ ذﻟﻚ ﻓﻘﺪ ﺗﺒﻨّﺖ اﻟﻠّﺠﻨﺔ ﻣﻮﻗﻒ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻟﻘﺎﺋﻞ ﺑﺄ ّ‬ ‫ﺗ ّﻢ ﻣﻦ ﻃﺮف ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻗﺪ أﻧﺠﺰ ﺑﺤﻀﻮر اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﻣﺤﺎﺳﺒﻴﻪ وهﻮ ﻣﻮﻗﻒ‬ ‫ﻣﺨﺎﻟﻒ ﻟﻠﻮاﻗﻊ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 67‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻧﻼﺣﻆ أﻧّﻪ اآﺘﻔﻰ ﺑﺈﻟﺰام اﻹدارة‬ ‫ﻻ أﻧّﻪ ﺑﺎﻹﻃّﻼع‬ ‫ﺑﺈﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﻠﻒ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة وﻟﻢ ﻳﻠﺰﻣﻬﺎ ﺑﺈﻋﻼم اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻷداء ﺑﺬﻟﻚ‪ .‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫أوّﻻ ‪ :‬وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻘﻤﺎرق اﻟﺘﻲ ﻣﺜّﻠﺖ ﺳﻨﺪ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻗﺪ ﺗ ّﻢ ﺣﺒﺴﻬﺎ ﻋﻨﻪ وﻓﻲ ذﻟﻚ ﺧﺮق ﻟﻤﺒﺪأ‬ ‫اﻟﻤﺠﺎﺑﻬﺔ‪. req. n° 34897 du 15 décembre 2003.‬إ ّ‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻟﺚ ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻧﻘﺮأ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪ " :‬وﻓﻲ ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻹﺳﺘﺠﺎﺑﺔ‬ ‫اﻟﻜﻠﻴّﺔ ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة ﻟﻔﺤﻮى اﻋﺘﺮاﺿﻚ‪ ،‬ﻳﻘﻊ أﻳﻀﺎ إﻋﻼﻣﻚ ﺑﺬﻟﻚ آﺘﺎﺑﻴّﺎ وﺑﺈﺣﺎﻟﺔ ﻣﻠﻔّﻚ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة "‪.‬‬ ‫‪14) Provisions‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de déduction des provisions pour‬‬ ‫‪créances douteuses / Art.‬‬ ‫ﺛﺎﻧﻴﺎ ‪ :‬ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻗﺪ أدﺧﻠﺖ ﺗﻌﺪﻳﻼت ﺟﻮهﺮﻳّﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﺸﺮوع اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ اﻟﻀﺮﻳﺒﻲ دون إﻋﻼم‬ ‫ن اﻟﺘﻌﺪﻳﻞ اﻟﺬي‬ ‫اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﺬﻟﻚ‪ .‬‬ ‫‪TA. Société‬‬ ‫‪tunisienne de services / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫ن إﺟﺮاء اﻹﻋﻼم اﻟﻜﺘﺎﺑﻲ ﺑﺈﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﻠﻒ ﻋﻠﻰ ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻻ ﻳﺮﻗﻰ إﻟﻰ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ن‬ ‫ﻣﺮﺗﺒﺔ اﻹﺟﺮاءات اﻷﺳﺎﺳﻴّﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻨﺠ ّﺮ ﻋﻦ اﻹﺧﻼل ﺑﻬﺎ ﺑﻄﻼن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫اﻟﻌﺒﺮة هﻲ ﺑﺘﻤﻜﻴﻦ اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻣﻦ ﻓﺮﺻﺔ ﻣﺮاﺟﻌﺔ وﺿﻌﻴﺘﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺮاﺿﺎة ﻗﺒﻞ إﺻﺪار‬ ‫ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري وهﻮ ﻣﺎ ﺗﻮﻓﺮ ﻟﻠﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﻓﻲ اﻟﻘﻀﻴّﺔ اﻟﻤﺎﺛﻠﺔ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﻜﻮن‬ ‫ﻣﻌﻪ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻳﺘّﺠﻪ ردّﻩ"‪. 12 CIR / Le contribuable a présenté des‬‬ ‫‪documents qui prouvent l’existence des créances douteuses mais il n’a‬‬ ‫‪pas joint à sa déclaration de l’impôt sur les sociétés un état détaillé des‬‬ ‫‪provisions constituées / Refus justifié de la déduction des provisions‬‬ ‫‪constituées / Confirmation de la décision de la CSTO.‬آﻤﺎ أﻧّﻬﺎ ﻗﺪ ﺷﺮﻋﺖ ﻓﻲ اﻟﻘﻴﺎم ﺑﺘﺘﺒّﻌﺎت ﻋﺪﻟﻴّﺔ ﻟﺘﺴﻮﻳﺔ‬ ‫‪265‬‬ .‬‬ ‫ﺛﺎﻟﺜﺎ ‪ :‬ﻻ وﺟﻮد ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴّﺔ ﻟﻤﺎ ﻳﻘﻴﻢ اﻟﺪﻟﻴﻞ ﻋﻠﻰ إﻋﻼم اﻟﻤﻌﻨﻲ ﺑﺎﻷﻣﺮ ﺑﻌﺮض ﻣﻠّﻔﻪ ﻋﻠﻰ‬ ‫ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻤﺮاﺿﺎة‪. cass.

‬‬ ‫‪TA. req. 1er et 62 CIR / Le domaine‬‬ ‫‪d’application de l’art. Direction générale‬‬ ‫‪du contrôle fiscal / Mostafa Wegleni.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أﻧّﻪ ﺗﻀﺒﻂ اﻟﻨﺘﻴﺠﺔ اﻟﺼﺎﻓﻴﺔ ﺑﻌﺪ ﻃﺮح‬ ‫آﻞ اﻷﻋﺒﺎء اﻟﺘﻲ اﺳﺘﻠﺰﻣﻬﺎ اﻹﺳﺘﻐﻼل واﻟﺘﻲ ﺗﺸﻤﻞ ﺧﺎﺻّﺔ اﻟﻤﺪّﺧﺮات ﺑﻌﻨﻮان اﻟﺪّﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ‬ ‫اﻹﺳﺘﺨﻼص اﻟﺘﻲ ﺷﺮع ﻓﻲ ﺷﺄﻧﻬﺎ ﻓﻲ ﺗﺘﺒّﻌﺎت ﻋﺪﻟﻴﺔ وذﻟﻚ ﻓﻲ ﺣﺪود ‪ 10%‬ﻣﻦ اﻟﺮﺑﺢ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻟﻠﻀﺮﻳﺒﺔ وﺗﺘﻀﻤّﻦ هﺬﻩ اﻟﺪﻳﻮن اﻷداءات ﻏﻴﺮ اﻟﻤﺒﺎﺷﺮة اﻟﺘﻲ ﺗﺤﻤﻠﺘﻬﺎ‪ ،‬وأﻧّﻪ ﻟﻺﻧﺘﻔﺎع‬ ‫ﺑﻬﺬﻩ اﻟﺘﺨﻔﻴﻀﺎت ﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺆﺳﺴﺎت اﻟﺘﻲ آﻮّﻧﺖ ﻣﺪﺧّﺮات أن ﺗﺮﻓﻖ ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼّﻠﺔ ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺪﺧّﺮات‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘّﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮّﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ أ ّ‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻗﺪّﻣﺖ وﺛﺎﺋﻖ ﺗﻔﻴﺪ وﺟﻮد‬ ‫دﻳﻮن ﻏﻴﺮ ﺛﺎﺑﺘﺔ اﻹﺳﺘﺨﻼص ﻟﺪى اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ وآﺬﻟﻚ ﻟﺪى ﺷﺮآﺔ‬ ‫ن اﻟﻤﺴﺘﺄﻧﻔﺔ وﻟﺌﻦ أﺛﺒﺘﺖ‬ ‫ن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺼﺪرة ﻟﻠﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ ﺑﻴّﻨﺖ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﺴﺎﺑﻚ اﻟﻤﺘﺠﻤّﻌﺔ‪ ،‬إ ّﻻ أ ّ‬ ‫ﻣﺮور ﺷﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﺑﺼﻌﻮﺑﺎت اﻗﺘﺼﺎدﻳﺔ وﺻﺪور ﻗﺮار ﻓﻲ إﺣﺎﻟﺘﻬﺎ إﻟﻰ‬ ‫اﻟﻐﻴﺮ ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﻟﻢ ﺗﺮﻓﻖ ﺗﺼﺮﻳﺢ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼﻠﺔ ﻓﻴﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮّاﺑﻌﺔ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وﺑﺬﻟﻚ ﺗﻜﻮن ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻷﺻﻞ أﺻﺎﺑﺖ ﺣﻴﻦ رﻓﻀﺖ اﻹﺳﺘﺠﺎﺑﺔ‬ ‫ﻟﻠﻤﻄﻠﻮﺑﺔ ﺑﺎﻷداء ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺴﺄﻟﺔ وﺗﻌﻴّﻦ ﻟﺬﻟﻚ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.‬‬ ‫ن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﻗﺪ اﺳﺘﻨﺪت إﻟﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 12‬ﻣﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ ردّت اﻹدارة أ ّ‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ وﻟﺌﻦ ذآﺮت أن ﻣﺪﻳﻨﺘﻬﺎ ﺷﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ ﺗﻤ ّﺮ‬ ‫ﻣﺠﻠّﺔ اﻟﻀّﺮﻳﺒﺔ وﺗﺒﻴّﻦ ﻟﻬﺎ أ ّ‬ ‫ﺑﺼﻌﻮﺑﺎت اﻗﺘﺼﺎدﻳﺔ وأﻧّﻪ ﺻﺪر ﻗﺮار ﺑﺈﺣﺎﻟﺘﻬﺎ ﻟﻠﻐﻴﺮ إﻻ أﻧّﻪ ﻟﻢ ﺗﺮﻓﻖ ﺗﺼﺮﻳﺤﺎﺗﻬﺎ ﺑﺎﻟﻀّﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼّﻠﺔ ﻟﺪﻳﻮﻧﻬﺎ اﻟﺮّاﺟﻌﺔ ﻟﻬﺎ ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﺸّﺮآﺔ‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷول اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﺛﺎﻧﻴﺎ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت وﺳﻮء ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠﺔ ودون ﺣﺎﺟﺔ إﻟﻰ اﻟﺨﻮض ﻓﻲ ﺑﻘﻴﺔ‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺨﺪوش ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ ﺧﺮﻗﻬﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ‬ ‫‪ 62‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻟﺜﺔ ﺛﺎﻧﻴﺎ و ‪ 44‬راﺑﻌﺎ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫‪266‬‬ . 44 CIR concerne le forfait légal et le forfait‬‬ ‫‪simplifié pour les petits exploitants qui réalisent des revenus dans la‬‬ ‫‪catégorie de BIC / Le régime forfaitaire d’imposition ne s’applique‬‬ ‫‪pas à la catégorie de BNC/ Cassation.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻗﺎﻣﺖ‬ ‫ﻞ ﺗﺴﻮﻳﺔ ﻗﻀﺎﺋﻴﺔ‪ ،‬آﻤﺎ أ ّ‬ ‫دﻳﻦ اﻟﺸّﺮآﺔ اﻟﻜﻬﺮوﻣﻨﺰﻟﻴّﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ واﻟﺘﻲ هﻲ ﻣﺤ ّ‬ ‫أﻳﻀﺎ ﺑﺘﺘﺒّﻌﺎت ﻋﺪﻟﻴّﺔ ﺿ ّﺪ ﺷﺮآﺔ " اﻟﻤﺴﺎﺑﻚ اﻟﻤﺘﺠﻤّﻌﺔ " ﻟﺘﺴﻮﻳﺔ دﻳﻨﻬﺎ‪. n° 32543 du 6 octobre 2003. cass.‬‬ ‫‪15) Régime d’imposition‬‬ ‫‪Sommaire : Profession libérale / BNC / La CSTO a considéré‬‬ ‫‪que le contribuable n’est pas soumis au régime réel obligatoire en‬‬ ‫‪vertu des dispositions des articles 44 IV al.

27 CIR / Le contrat de leasing est hors champ‬‬ ‫‪d’application de l’impôt sur la plus value immobilière / Cassation..‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻓﻲ ﺣﻜﻢ ذﻟﻚ ﺗﻜﻮن ﻟﺠﻨﺔ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺪ أﺧﻄﺄت ﻓﻲ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻘﺎﻧﻮن‬ ‫ﺣﻴﻨﻤﺎ أدرﺟﺖ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﺿﻤﻦ ﻧﻈﺎم ﻻ ﻳﺴﺮي ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أﻧﻪ ﻳﺨﻀﻊ ﺑﺼﻔﺘﻪ اﻟﺘﻲ ﺳﺒﻖ‬ ‫ﺑﻴﺎﻧﻬﺎ إﻟﻰ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻓﻘﺮة ﺛﺎﻟﺜﺔ ﺛﺎﻧﻴﺎ ﻣﻦ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﺬي اﻗﺘﻀﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪ " :‬ﻳﻌﻔﻰ ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺴﻚ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮﺗﻴﻦ ‪ I‬و‪ II‬ﻣﻦ هﺬا اﻟﻔﺼﻞ )‪ (. contrat de location et une‬‬ ‫‪promesse de vente / Le contrat de leasing ne peut pas être analysé‬‬ ‫‪comme un simple contrat de vente qui entraîne une plus-value‬‬ ‫‪immobilière au sens de l’art....‬‬ ‫‪16) Régime fiscal du contrat de leasing‬‬ ‫‪Sommaire : Contrat de leasing ( Contrat de leaseback) /‬‬ ‫‪Définition / Le contrat de leaseback est un contrat complexe constitué‬‬ ‫‪par trois contrats liés : contrat de vente.‬اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻮن‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﻔﻌﻮن ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﻟﻀﺒﻂ اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻌﻨﻮان أﺻﻨﺎف اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪21‬‬ ‫و ‪ 27‬ﻣﻦ هﺬﻩ اﻟﻤﺠﻠﺔ‪ ،"..‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻓﻘﺮة أوﻟﻰ اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ :‬ﻳﺨﻀﻊ ﺻﻐﺎر‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻐﻠﻴﻦ اﻟﺬﻳﻦ ﻳﺤﻘﻘﻮن ﻣﺪاﺧﻴﻞ ﻓﻲ ﺻﻨﻒ اﻷرﺑﺎح اﻟﺼﻨﺎﻋﻴﺔ واﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ إﻟﻰ ﻧﻈﺎم ﺗﻘﺪﻳﺮي‬ ‫ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻳﺘﻌﻠﻖ اﻷﻣﺮ ﺑﻤﺆﺳﺴﺎت‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻋﺘﺒﺮ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ أن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﻻ ﻳﺨﻀﻊ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري وذﻟﻚ اﺳﺘﻨﺎدا إﻟﻰ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 44‬راﺑﻌﺎ اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ و ‪ 62‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن‬ ‫اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 30‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1989‬اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﻤﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ‬ ‫واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪.". 27 CIR / Interprétation restrictive des‬‬ ‫‪dispositions de l’art.‬ﻣﻤﺎ ﻳﻜﻮن ﻣﻌﻪ ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﺤﻮ اﻟﺴﺎﻟﻒ اﻟﺬآﺮ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ‬ ‫ﻃﺮﻳﻘﻪ واﻗﻌﺎ وﻗﺎﻧﻮﻧﺎ وﺗﻌﻴﻦ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺎﺛﻞ وﻧﻘﺾ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ هﺬا‬ ‫اﻷﺳﺎس "‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﺑﻤﻘﻮﻟﺔ أﻧﻬﺎ اﻋﺘﺒﺮت أن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ ﻻ ﻳﺨﻀﻊ ﻟﻠﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ اﻹﺟﺒﺎري ﻃﺒﻖ‬ ‫ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬راﺑﻌﺎ اﻟﻔﻘﺮة أوﻟﻰ واﻟﻔﺼﻞ ‪ 62‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 30‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‬ ‫‪ 1989‬واﻟﺤﺎل أن ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 44‬ﻳﻨﺴﺤﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻲ أو اﻟﻨﻈﺎم‬ ‫اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي اﻟﻤﺒﺴﻂ ﻋﻠﻰ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﻬﻨﻴﻴﻦ واﻟﻤﺆﺳﺴﺎت ﻣﺜﻞ ﺻﻐﺎر اﻟﻤﺴﺘﻐﻠﻴﻦ واﻟﺤﺮﻓﻴﻴﻦ واﻟﺘﺠﺎر‬ ‫وهﻲ ﻣﻬﻦ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﻨﻄﺒﻖ ﺑﺄي ﺣﺎل ﻋﻠﻰ ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻤﺤﺎﻣﺎة اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺜﻞ ﻣﻬﻨﺔ ﺣﺮة وﻏﻴﺮ‬ ‫ﺗﺠﺎرﻳﺔ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻤﺤﺎﻣﺎة اﻟﺘﻲ ﻳﺘﻌﺎﻃﺎهﺎ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪﻩ هﻲ ﻣﻬﻨﺔ ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﻃﺒﻘﺎ‬ ‫ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠﺔ اﻟﺬي اﻗﺘﻀﻰ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ‪ " :‬ﺗﻌﺒﺮ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ ﺗﻌﺎﻃﻲ ﻣﻬﻨﺔ‬ ‫ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ اﻷرﺑﺎح اﻟﺘﻲ ﻳﺤﻘﻘﻬﺎ أﺻﺤﺎب اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮة وأﺻﺤﺎب اﻟﻮﻇﺎﺋﻒ واﻷﻋﻤﺎل اﻟﺬﻳﻦ‬ ‫ﻟﻴﺲ ﻟﻬﻢ ﺻﻔﺔ ﺗﺎﺟﺮ وآﺬﻟﻚ اﻷرﺑﺎح اﻟﻨﺎﺗﺠﺔ ﻋﻦ أﺷﻐﺎل أو اﺳﺘﻐﻼﻻت ﻏﻴﺮ ﺗﺠﺎرﻳﺔ ﻏﺎﻳﺘﻬﺎ‬ ‫اﻟﺮﺑﺢ"‪.‬‬ ‫‪267‬‬ ..

req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮآﺒﺔ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﻨﻈﺮ إﻟﻰ ﻣﻜﻮﻧﺎﺗﻬﺎ اﻟﻮاﺣﺪة ﺑﻤﻌﺰل ﻋﻦ‬ ‫اﻷﺧﺮى ﺿﺮورة أن اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ ﺗﺘﻜﻮن ﻣﻦ ﺛﻼﺛﺔ ﻋﻘﻮد ﻏﻴﺮ ﻣﻨﻔﺼﻠﺔ ﻋﻦ ﺑﻌﻀﻬﺎ وهﻲ‬ ‫ﻋﻘﺪ اﻟﺒﻴﻊ وﻋﻘﺪ اﻟﻜﺮاء وﻋﻘﺪ وﻋﺪ ﺑﺎﻟﺒﻴﻊ‪ .‬‬ ‫"ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﺗﺠﺎهﻠﻪ ﻹرادة اﻟﻤﺘﻌﺎﻗﺪﻳﻦ واﺗﻔﺎﻗﻬﻤﺎ‬ ‫اﻟﺼﺮﻳﺢ ﻋﻠﻰ إﺑﺮام ﻋﻤﻠﻴﺔ " ﻟﻴﺰﻧﻎ" واﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻌﻘﺪ اﻟﻤﺒﺮم ﺑﻴﻦ اﻟﻄﺮﻓﻴﻦ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل‬ ‫هﻮ ﻋﻘﺪ ﺑﻴﻊ ﺗﺎم اﻟﺸﺮوط وهﻮ ﻣﺎ ﻳﻌ ّﺪ ﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﻔﺼﻞ ‪ 242‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻻﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‬ ‫ﺿﺮورة أن اﺗﻔﺎق اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ وﺷﺮآﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﻳﺮﻣﻲ إﻟﻰ اﺑﺮام ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﻣﻦ ﻧﻮع " اﻟﻠﻴﺰﺑﺎك"‬ ‫اﻟﺘﻲ ﺗﺘﻤﺜﻞ ﻣﻜﻮﻧﺎﺗﻬﺎ ﻓﻲ ﻋﻘﺪ ﺑﻴﻊ وﻋﻘﺪ ﻗﺮض وإﻟﺘﺰام ﺑﺎﻟﺘﺴﺪﻳﺪ ﺛﻢ ارﺟﺎع اﻟﻌﻘﺎر إﻟﻰ ﻣﺎﻟﻜﻪ‬ ‫اﻷﺻﻠﻲ‪ ،‬وهﻮ ﻣﺎ ذهﺒﺖ إﻟﻴﻪ ﻧﻴﺔ اﻷﻃﺮاف وﻣﺎ ﺗ ّﻢ اﻟﺘﻨﺼﻴﺺ ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺘﻮﻃﺌﺔ ﻋﻘﺪ اﻟﺒﻴﻊ ﺑﺄن إﻃﺎرﻩ‬ ‫هﻮ ﻋﻤﻠﻴﺔ ﻣﺎﻟﻴﺔ ﻣﻦ ﻧﻮع اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ‪ .000. 1994‬‬ ‫ن اﻟﻬﺪف ﻣﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﺒﻴﻊ اﻟﻮاﻗﻌﺔ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ ﻟﻴﺲ اﻟﺒﻴﻊ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ﻓﻼ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﺤﺪﻳﺚ ﻋﻦ ﻗﻴﻤﺔ زاﺋﺪة ﻋﻘﺎرﻳﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ اﻟﺬي ﻻ‬ ‫ﻳﺤﺘﻤﻞ إﻻ ﺗﺄوﻳﻼ ﺿﻴﻘﺎ ﺗﺨﺮج ﺑﻪ ﻣﻦ ﻧﻄﺎﻗﻪ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﻤﺮآﺒﺔ اﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﻬﺪف إﻟﻰ‬ ‫اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻣﺮاﺑﻴﺢ ﻣﻦ اﻟﺒﻴﻊ‪. cass.‬وﺗﺘﻤﺴﻚ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺑﺄﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﺧﻀﺎع ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﺒﻴﻊ اﻟﻤﺒﺮﻣﺔ‬ ‫ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﻣﻦ ﻧﻮع اﻟﻠﻴﺰﺑﻨﻚ ‪ leaseback‬إﻟﻰ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﺰاﺋﺪة اﻟﻌﻘﺎرﻳﺔ ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻔﺼﻞ ‪ 27‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺧﺎﺻﺔ وأﻧﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻓﺼﻞ ﻋﻤﻠﻴﺔ‬ ‫اﻟﺒﻴﻊ ﻋﻦ ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻠﻴﺰﻧﻎ ﺑﺮﻣﺘﻬﺎ اﻟﺘﻲ ﺗﺘﺪرج ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻘﺪ اﻟﻘﺮض آﻤﺎ ﻳﻨﺺ ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 6‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 89‬ﻟﺴﻨﺔ ‪ 1994‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪. 1994‬‬ ‫وﺣﻴﺚ وﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ وﻗﺎﺋﻊ اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﺗﻘﺪﻣﺖ إﻟﻰ ﻣﺆﺳﺴﺔ اﻳﺠﺎر‬ ‫ﻣﺎﻟﻲ ﻗﺼﺪ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻗﺮض ﺑﻘﻴﻤﺔ ‪350.‬‬ ‫‪268‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ ﺑﺘﺠﺎهﻠﻬﺎ ﻟﻠﻄﺒﻴﻌﺔ اﻟﻤﺮآﺒﺔ ﻟﻌﻘﺪ اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ ﺗﻜﻮن‬ ‫ﻗﺪ أهﻤﻠﺖ اﺗﻔﺎق اﻷﻃﺮاف وأﺳﺎءت ﺗﺄوﻳﻞ ﻃﺒﻴﻌﺔ اﻟﻌﻘﺪ ﻣﺤﺮﻓﺔ ﻟﻠﻮﻗﺎﺋﻊ وﻣﺨﺎﻟﻔﺔ ﻟﻠﻘﺎﻧﻮن‬ ‫اﻟﻤﺘﻌﻠﻖ ﺑﺎﻹﻳﺠﺎر اﻟﻤﺎﻟﻲ ﻣﻤﺎ ﻳﻐﺪو ﻣﻌﻪ ﺣﻜﻤﻬﺎ ﻋﺮﺿﺔ ﻟﻠﻨﻘﺾ"‪.000‬د ﺑﻐﺎﻳﺔ ﺗﺤﺴﻴﻦ ﻇﺮوف ﻣﺆﺳﺴﺘﻬﺎ‬ ‫اﻹﻗﺘﺼﺎدﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻤ ّﺮ ﺑﻈﺮوف ﺻﻌﺒﺔ ﻓﺄﺑﺮﻣﺖ ﻣﻊ اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﺬآﻮرة ﻋﻘﺪ إﺣﺎﻟﺔ اﻳﺠﺎرﻳﺔ‬ ‫‪ leaseback‬ﺗﻠﺘﺰم ﻓﻴﻪ ﺷﺮآﺔ اﻹﻳﺠﺎر اﻟﻤﺎﻟﻲ ﺑﻤﻨﺢ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻘﺮض اﻟﻤﺘﻔﻖ ﻋﻠﻴﻪ ﻣﻘﺎﺑﻞ ﺑﻴﻊ‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻔﻴﺪة ﻟﻠﻌﻘﺎر ﻣﻮﺿﻮع اﻟﻘﻀﻴﺔ اﻟﺮاهﻨﺔ ﻋﻠﻰ أن ﺗﺴﺘﺮﺟﻌﻪ اﻟﺒﺎﺋﻌﺔ ﻋﻨﺪ ﺧﻼص ﻣﻌﻴﻦ‬ ‫اﻟﻘﺮض‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫ن اﻟﻬﺪف ﻣﻦ اﻹﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎرﻳﺔ هﻲ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﺳﻴﻮﻟﺔ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﺘﻨﺎزل اﻟﻮﻗﺘﻲ ﻋﻦ ﻣﻠﻜﻴﺔ ﻏﻴﺮ ﻣﺠﺮدة وﻟﻴﺲ اﻟﻬﺪف ﻣﻨﻬﺎ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻋﻴﻦ ﻣﺜﻠﻤﺎ هﻮاﻟﺤﺎل‬ ‫ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ اﻹﻳﺠﺎر اﻟﻤﺎﻟﻲ اﻟﻌﻘﺎري وﻻ ﺗﺤﻮﻳﻞ اﻟﻤﻠﻜﻴﺔ ﻣﻦ ذﻣﺔ إﻟﻰ أﺧﺮى‪. n° 33981 du 3 novembre 2003. Samia Ettounsi /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal.‬وهﻲ ﺗﺨﻀﻊ ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ إﻟﻰ ﺗﻌﺮﻳﻒ ﻋﻘﺪ اﻹﻳﺠﺎر‬ ‫اﻟﻤﺎﻟﻲ اﻟﺬي هﻮ ﻳﺘﻤﺜﻞ ﻓﻲ اﻳﺠﺎر ﺗﺠﻬﻴﺰات أو ﻣﻌﺪات أو ﻋﻘﺎرات ﻣﻘﺘﻨﺎة أو ﻣﻨﺠﺰة ﻟﻐﺮض‬ ‫اﻹﻳﺠﺎر ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻤﺆﺟﺮ اﻟﺬي ﻳﺒﻘﻰ ﻣﺎﻟﻜﺎ ﻟﻬﺎ آﻤﺎ ﻋﺮﻓﻪ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋـﺪد ‪ 89‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪1994‬‬ ‫اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬ﺟﻮﻳﻠﻴﺔ ‪.

‬‬ ‫‪T.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ وﺧﺎﺻﺔ إﻟﻰ ﻣﻜﺘﻮب اﻟﻤﻌﻘﺐ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪11‬‬ ‫أآﺘﻮﺑﺮ ‪ 1999‬ﻧﺘﺒﻴﻦ أﻧﻪ آﺎن ﻣﻬﺎﺟﺮا ﻓﻲ ﻓﺮﻧﺴﺎ ﻣﻨﺬ ﺳﻨﺔ ‪ 1977‬وأﻧﻪ ﻋﺎد إﻟﻰ ﺗﻮﻧﺲ ﻹﻗﺎﻣﺔ‬ ‫ﻣﺸﺮوع ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 1991‬وأﻧﻪ ﺟﻠﺐ ﻣﻌﻪ ﻣﻌﺪات ﺻﻨﺎﻋﻴﺔ ﺗﻘﺪر ﻗﻴﻤﺘﻬﺎ ﺑـ ‪ 196. Boubaker Ben‬‬ ‫‪Taïeb / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 7‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ أن اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﻮﻇﻒ ﻋﻠﻰ آﻞ‬ ‫ﺷﺨﺺ ﻏﻴﺮ ﻣﻘﻴﻢ ﺑﺎﻟﺒﻼد اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ وأﺻﺒﺢ ﻣﻘﻴﻤﺎ ﺑﻬﺎ ﺧﻼل ﺳﻨﺔ ﻣﺎ وذﻟﻚ ﻋﻠﻰ ﻣﺪاﺧﻴﻠﻪ اﻟﻤﺤﻘﻘﺔ‬ ‫أو اﻟﻤﻘﺒﻮﺿﺔ إﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ ﺗﺤﻮﻳﻞ إﻗﺎﻣﺘﻪ ﺑﺎﻟﺒﻼد اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‪ .000‬د وﻣﺒﻠﻎ‬ ‫ﻣﺎﻟﻲ ﻣﺤﻮل ﻳﻘﺪر ﺑـ ‪ 75.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪17) Revenu imposable‬‬ ‫‪Sommaire : Le lieu d’imposition des revenus des non résidents‬‬ ‫‪est un moyen d’ordre public qui peut être soulevé pour la première‬‬ ‫‪fois devant le juge de cassation / L’imposition du contribuable qui‬‬ ‫‪s’établit en Tunisie est déterminée à raison des revenus réalisés ou‬‬ ‫‪perçus à compter du jour de son établissement / Art. n° 33759 du 7 juillet 2003.‬آﻤﺎ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 36‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ أن اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻷﺧﺮى ﺗﺘﻜﻮن ﺧﺎﺻﺔ ﻣﻦ ﻣﺪاﺧﻴﻞ ذات اﻟﻤﺼﺪر اﻷﺟﻨﺒﻲ اﻟﺘﻲ ﻟﻢ‬ ‫ﺗﺨﻀﻊ ﻟﺪﻓﻊ ﺿﺮﻳﺒﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪ اﻟﻤﻨﺸﺄ‪.000‬د‬ ‫ﻣﻦ اﻟﻌﻤﻠﺔ اﻟﺼﻌﺒﺔ وذﻟﻚ ﻋﻠﻰ ﻣﺪار ﺳﻨﺘﻴﻦ آﻤﺎ ﻗﺪم ﻣﻜﺘﻮب ﻣﻦ رﺋﻴﺲ ﻣﺪﻳﺮ ﻋﺎم اﻟﺸﺮآﺔ‬ ‫اﻟﻔﺮﻧﺴﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﻌﻤﻞ ﺑﻬﺎ ﺗﻔﻴﺪ ﻣﻨﺤﻪ ﻏﺮاﻣﺔ ﺷﻬﺮﻳﺔ ﺗﻘﺪر ﺑـ ‪ 20‬أﻟﻒ ﻓﺮﻧﻚ ﻓﺮﻧﺴﻲ اﺑﺘﺪاء ﻣﻦ ‪1‬‬ ‫أﻓﺮﻳﻞ ‪.000‬د وأﻧﻪ ﺑﺤﻜﻢ ﺗﻤﺜﻴﻠﻪ ﻟﺸﺮآﺔ ﻓﺮﻧﺴﻴﺔ ﻓﺈﻧﻪ ﻳﺘﻘﺎﺿﻰ ﻣﻨﻬﺎ ﻣﺮﺗﺒﺎ‪ ،‬آﻤﺎ‬ ‫ﻗﺪم ﺷﻬﺎدة ﻣﻦ اﻟﺒﻨﻚ اﻟﺘﻮﻧﺴﻲ ﻣﺆرﺧﺔ ﻓﻲ ‪ 2‬ﻣﺎي‪ 1991‬ﺗﻔﻴﺪ ﺗﺤﻮﻳﻞ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻟﻤﺒﻠﻎ ‪ 75. cass.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ أن ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻳﻌﻴﺐ ﻓﻴﻬﻤﺎ ﻋﻠﻰ اﻹدارة ﺧﺮﻗﻬﺎ ﻟﻤﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ‬ ‫اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬و ‪ 36‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ اﻟﺬي ﻳﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ اﻟﻤﺴﺎﺋﻞ اﻟﺠﻮهﺮﻳﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻬﻢ‬ ‫اﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم ﻣﻤﺎ ﻳﺠﻮز إﺛﺎرﺗﻬﺎ أول ﻣﺮة أﻣﺎم اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ‪. 1993‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴﻦ ﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ أن ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ ﻟﻢ ﺗﺨﻀﻊ ﻟﻸداء اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ اﻟﺤﺎل إذ‬ ‫ﻋﻼوة ﻋﻠﻰ آﻮﻧﻬﺎ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﺎرج ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﺤﻘﻘﺖ ﺳﻨﺘﻲ ‪ 1991‬وﺳﻨﺔ ‪ 1993‬وﻻ ﺗﺪﺧﻞ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﺿﻤﻦ اﻟﻤﺪاﺧﻴﻞ اﻟﺘﻲ ﺳﻠﻂ ﻋﻠﻴﻬﺎ ذﻟﻚ اﻷداء واﻟﺘﻲ ﻻ ﺗﻬﻢ ﺳﻮى ﺳﻨﻮات ‪1995‬‬ ‫‪269‬‬ .‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺴﺎدس واﻟﺴﺎﺑﻊ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﻴﻦ ﺑﻤﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬و ‪ 35‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﺘﺪاﺧﻠﻬﻤﺎ ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ اﻟﻤﺤﺎﻣﻲ ﺑﺄن اﻷداء ﺳﻠﻂ ﻋﻠﻴﻪ رﻏﻢ أن ﺟﻤﻠﺔ ﻣﺪاﺧﻴﻠﻪ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ أﻋﻤﺎﻟﻪ‬ ‫ﻓﻲ ﻓﺮﻧﺴﺎ وأﻧﻪ ﺳﺒﻖ وأن ﺗ ّﻢ إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ هﻨﺎك ﻟﻸداء وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ ﻻ ﻳﻤﻜﻨﻬﺎ اﻟﺨﻀﻮع ﻣﺮة أﺧﺮى‬ ‫إﻟﻰ اﻷداء ﻓﻲ ﺗﻮﻧﺲ‪. 7 et 36 CIR /‬‬ ‫‪Défaut de preuve que les revenus réalisés après l’établissement en‬‬ ‫‪Tunisie proviennent de l’étranger/ Confirmation de la décision de la‬‬ ‫‪CSTO. req.A.

..‬‬ ‫‪270‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 74‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ أن ﻧﺴﺐ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ‬ ‫ﺗﻀﺒﻂ آﻤﺎ ﻳﻠﻲ‪:‬‬ ‫ ‪ 10 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﻧﻘﺺ ﻏﻴﺮ ﻧﺎﺗﺞ ﻋﻦ ﺗﺤﻴﻞ أو ﻓﻲ‬‫ﺻﻮرة ﻋﺪم اﻳﺪاع اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أو ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺘﺄﺧﻴﺮ ﻟﻤﺪّة ﺗﻘﻞ‬ ‫ﻋﻦ اﻟﺴﻨﺘﻴﻦ‪. cass. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société d’hôtellerie « Karim ». n° 33938-33923 du 20 octobre 2003.‬‬ ‫‪18) Sanctions fiscales‬‬ ‫‪Sommaire : Pénalités d’assiette / Art. 74 CIR / Application du‬‬ ‫‪taux de 10 % des droits dus en cas d’insuffisance ne résultant pas‬‬ ‫‪d’une fraude ou en cas de défaut de dépôt de déclaration de l’impôt‬‬ ‫‪sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés / Défaut de preuve de‬‬ ‫‪l’existence d’une fraude / Confirmation de la décision de la CSTO.‬‬ ‫ ‪ 20 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ ﻓﻲ ﺻﻮرة ﺗﺤﻴﻞ ﻷول ﻣﺮة أو أول إﺧﻔﺎء أو ﻋﺪم‬‫اﻳﺪاع ﺗﺼﺮﻳﺢ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ أو ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺘﺄﺧﻴﺮ ﻟﻤﺪّة ﺗﺴﺎوي اﻟﺴﻨﺘﻴﻦ‬ ‫وﺗﻘﻞ ﻋﻦ اﻟﺜﻼث ﺳﻨﻮات‪.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 74‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ‬ ‫اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻﺔ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻗﺮارهﺎ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫‪ 74‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ و ذﻟﻚ ﻟﻤﺎ ﺣﺪّدت ﻧﺴﺒﺔ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس ﺑـ ‪ 10 %‬ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ‬ ‫ن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺗﺤﻴﻠﺖ ﻟﻤﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺈﺧﻔﺎء‬ ‫اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ دون اﻋﺘﻤﺎد ﻧﺴﺒﺔ ‪ 20 %‬واﻟﺤﺎل أ ّ‬ ‫ﺟﺰء ﻣﻦ رﻗﻢ ﻣﻌﺎﻣﻼﺗﻬﺎ اﻟﻤﺘﺄﺗﻲ ﻣﻦ ﺑﻴﻊ اﻟﻤﺸﺮوﺑﺎت‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﺮﺗﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺳﺒﻖ ﻳﺘﻀﺢ أن ﻗﻴﺎم اﻹدارة ﺑﺘﺴﻠﻴﻂ ﺿﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻠﻪ‬ ‫ﺑﻌﻨﻮان ﺗﻠﻚ اﻟﺴﻨﻮات ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ وﻻ ﻳﻮﺟﺪ ﻣﻦ ﺟﻬﺘﻬﺎ أي ﺧﺮق ﻟﻠﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 7‬و ‪ 35‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ‬ ‫اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺪﺧﻞ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﻌﻴﻦ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ "‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫و ‪ 1996‬و ‪ 1997‬واﻟﺘﻲ ﺗﺤﻘﻘﺖ ﺑﻌﺪ إﻗﺎﻣﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻓﻲ ﺗﻮﻧﺲ ﺑﺄرﺑﻊ ﺳﻨﻮات وﻟﻢ ﻳﻔﻠﺢ ﻓﻲ‬ ‫إﺛﺒﺎت أﻧّﻬﺎ ﻣﺘﺄﺗﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺨﺎرج‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻟﻢ ﺗﺜﺒﺖ اﻹدارة اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ اﻟﺘﺤﻴّﻞ ﻓﻲ ﺟﺎﻧﺐ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﺿﺮورة أﻧّﻪ‬ ‫ﻟﻴﺲ آﻞ ﻧﻘﺺ ﻓﻲ رﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت ﻳﻌﺘﺒﺮ ﺗﺤﻴﻼ ﺳﻴﻤﺎ وأن اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺿﺪّهﺎ ﺗﻤﺴﻚ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ‬ ‫ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻟﻬﺎ ﻗﻮة داﻓﻌﺔ وأن اﻹﺧﻼﻻت اﻟﺘﻲ ﺷﺎﺑﺖ ﺗﻠﻚ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ وردت ﻷول ﻣﺮة ﻣﻤﺎ ﻳﻨﻔﻲ‬ ‫ﻋﻨﻬﺎ ﺻﻔﺔ اﻟﺘﺤﻴﻞ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻜﻮن ﻗﺮار ﻟﺠﻨﺔ اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري اﻟﻤﺤﺪد ﻟﻨﺴﺒﺔ ﺧﻄﺎﻳﺎ اﻷﺳﺎس ﺑـ ‪10%‬‬ ‫ﻣﻦ اﻟﻤﻌﺎﻟﻴﻢ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺒﺔ واﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﺎ ذآﺮ ﻓﻲ ﻃﺮﻳﻘﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻄﻌﻦ"‪. req.

‬‬ ‫‪271‬‬ . req. 150 de la loi n° 127 du 26 décembre‬‬ ‫‪1994 / Confirmation de la décision de la CSTO. cass.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪19) Taxe parafiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Entreprise exportatrice / Les assujettis à la taxe sur‬‬ ‫‪les légumes et les fruits / L’entreprise exportatrice des dattes est‬‬ ‫‪soumise à la taxe sur les légumes et les fruits pour le chiffre d’affaires‬‬ ‫‪réalisé sur le marché local / Art.‬‬ ‫‪20) TVA‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions de déductibilité de la TVA perçue à‬‬ ‫‪l’occasion d’affaires résiliées ou annulées / Art.‬‬ ‫ن اﻟﻤﺸﺮّع أﺧﻀﻊ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم ﻋﻠﻰ اﻟﺨﻀﺮ واﻟﻐﻼل‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﺒﻴّﻦ ﻣﻦ ﺧﻼل هﺬا اﻟﻔﺼﻞ أ ّ‬ ‫ﻻ ﻓﻘﻂ اﻟﻤﻨﺘﺠﻴﻦ ﺑﻞ آﺬﻟﻚ اﻟﻮﺳﻄﺎء وﻣﺼﻨّﻌﻲ اﻟﻤﺼﺒّﺮات اﻟﻐﺬاﺋﻴﺔ وآ ّﻞ ﻣﺘﺪﺧّﻞ ﻓﻲ ﻋﻤﻠﻴﺔ‬ ‫ن ﻧﺸﺎط اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻳﺘﻤﺜّﻞ ﻓﻲ ﺗﻜﻴﻴﻒ وﺗﺼﺪﻳﺮ اﻟﺘﻤﻮر ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﻜﻮن ﺧﺎﺿﻌﺔ ﻟﻬﺬا‬ ‫اﻟﺘﺴﻮﻳﻖ‪ .‬‬ ‫ﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪) 150‬ﺟﺪﻳﺪ( ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 127‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬دﻳﺴﻤﺒﺮ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨ ّ‬ ‫‪ 1994‬ﻋﻠﻰ أﻧّﻪ ﻳﺴﺘﺨﻠﺺ اﻟﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﻋﻠﻰ اﻟﺨﻀﺮ واﻟﻐﻼل ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻤﻨﺘﻮﺟﺎت اﻟﻤﺤﻠﻴّﺔ‬ ‫ﻞ ﻣﺘﺪﺧﻞ ﻓﻲ ﺗﺴﻮﻳﻖ هﺬﻩ‬ ‫ﻣﻦ ﻗﺒﻞ اﻟﻮﺳﻄﺎء ﺑﺎﻷﺳﻮاق وﻣﺼﻨّﻌﻲ اﻟﻤﺼﺒّﺮات اﻟﻐﺬاﺋﻴﺔ وآ ّ‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﻮﺟﺎت ﺑﺎﻟﺠﻤﻠﺔ إذا ﻟﻢ ﻳﻘﻊ إﺛﺒﺎت دﻓﻊ ﺳﺎﺑﻖ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم آﻤﺎ هﻮ اﻟﺸﺄن ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺨﺼﻢ ﻣﻦ‬ ‫اﻟﻤﻮرد ﺑﻌﻨﻮان اﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ دﺧﻞ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻄﺒﻴﻌﻴﻴﻦ واﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﺸﺮآﺎت‪. 5 / La CSTO‬‬ ‫‪a admis la déduction de la TVA en dépit du non respect des‬‬ ‫‪conditions de déductibilité de la TVA / Défaut de présentation d’un‬‬ ‫‪livre spécial sur lequel ont été enregistrées les factures initiales et‬‬ ‫‪rectifiées / Cassation. Société‬‬ ‫‪Comptoir des dattes / Direction générale du contrôle fiscal. n° 33990 du 29 décembre 2003.‬‬ ‫‪TA. 9 IV al.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻠﻴﻦ ‪ 47‬و ‪ 100‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪127‬‬ ‫اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪: 1994‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻲ ﻗﺮارهﺎ إﺧﻀﺎﻋﻬﺎ ﻟﻠﻤﻌﻠﻮم اﻟﻤﻬﻨﻲ ﻋﻠﻰ‬ ‫ن اﻟﻔﺼﻞ ‪ 150‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 91‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 31‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪1982‬‬ ‫اﻟﺨﻀﺮ واﻟﻐﻼل واﻟﺤﺎل أ ّ‬ ‫واﻟﻤﻨﻘّﺢ ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 47‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 124‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 26‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1994‬وأﺣﻜﺎم‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 64‬ﻣﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻋﺪد ‪ 109‬اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 25‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1995‬أﺧﻀﻊ ﻟﻬﺬا اﻟﻤﻌﻠﻮم‬ ‫اﻟﻤﻨﺘﺠﻴﻦ اﻟﻔﻼﺣﻴﻦ ﻓﻘﻂ‪.‬وﺑﻤﺎ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﻌﻠﻮم ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﺮﻗﻢ اﻟﻤﻌﺎﻣﻼت اﻟﻤﺤﻠّﻲ اﻟﻤﺼﺮّح ﺑﻪ أو اﻟﻤﻘﻮّم ﻣﻦ ﻃﺮف اﻹدارة‪ ،‬وﻳ ّﺘﺠﻪ‬ ‫ﺑﻨﺎء ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ رﻓﺾ هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪.

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﺷﺘﺮط اﻟﻤﺸﺮع ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ ﺑﺨﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻋﻨﺪ‬ ‫ﺣﺼﻮل ﻋﻤﻠﻴﺎت وﻗﻊ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﺿﺮورة ﺗﻘﺪﻳﻢ ﺟﻤﻠﺔ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺬآﻮرة وذﻟﻚ ﻋﻨﺪ‬ ‫إﻳﺪاع اﻹﻋﻼم اﻟﺸﻬﺮي‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ أن اﻟﺸﺮآﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻷداء ﻟﻢ ﺗﻘﺪم دﻓﺘﺮا ﻣﺴﺠّﻼ ﺑﻪ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻷوﻟﻰ‬ ‫اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﺗﺤﻮﻳﺮهﺎ ورﻗﻤﻬﺎ وﻣﺒﻠﻐﻬﺎ واﺳﻢ اﻷﺷﺨﺎص واﻟﻤﺆﺳﺴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺖ ﻣﻌﻬﺎ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت‬ ‫وﺗﺎرﻳﺦ هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت وﻣﺒﻠﻎ اﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻟﺘﻲ ﻳﺸﻤﻠﻬﺎ اﻹﻟﻐﺎء إ ّﻻ ﺣﻴﻦ ﺗﻮﻟﻴﻬﺎ اﻟﺮد ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻘﺮﻳﺮ‬ ‫اﻟﺘﻜﻤﻴﻠﻲ ﻟﻺدارة اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 7‬أآﺘﻮﺑﺮ ‪ ،1998‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﺗﻜﻮن ﻣﻌﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﻏﻴﺮ ﻣﺤﻘﺔ ﻓﻲ‬ ‫ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻣﻦ ﻋﻤﻠﻴﺎت اﻟﺒﻴﻊ اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ إﻟﻐﺎؤهﺎ ﻟﻌﺪم اﺣﺘﺮام‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺻﻠﺐ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻪ ﻓﻴﻤﺎ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺰﻣﻦ‬ ‫ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت واﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ‪ ،‬واﺗﺠﻪ ﺣﻴﻨﺌﺬ ﻗﺒﻮل اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاهﻦ"‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻓﻲ ﻓﻘﺮﺗﻪ اﻟﺮاﺑﻌﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺨﺪوش ﻗﺮارهﺎ ﻗﻀﺎءهﺎ ﺑﻄﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻣﻦ ﻋﻤﻠﻴﺎت ﺑﻴﻊ ﺗ ّﻢ إﻟﻐﺎؤهﺎ رﻏﻢ ﻋﺪم اﺣﺘﺮام اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻠﺸﺮوط‬ ‫ﺺ ﻋﻠﻴﻬﺎ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ‪ ،‬إذ أ ّ‬ ‫ن ﻣﻤﺜﻞ اﻟﺸﺮآﺔ ﻟﻢ ﻳﻘﻢ ﺑﺈﻳﺪاع ﻗﺎﺋﻤﺔ ﻣﻔﺼﻠﺔ ﻓﻲ‬ ‫اﻟﺘﻲ ﻧ ّ‬ ‫هﺬﻩ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت ﺣﺴﺐ اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ‪ ،‬ﻓﻲ ﺣﻴﻦ أن إﻳﺪاع هﺬﻩ اﻟﻘﺎﺋﻤﺎت ﺻﺤﺒﺔ‬ ‫اﻹﻋﻼﻣﺎت اﻟﺸﻬﺮﻳﺔ ﻳﻌﺘﺒﺮ ﻣﻦ اﻟﻮاﺟﺒﺎت اﻷﺳﺎﺳﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﻳﺠﺐ اﺣﺘﺮاﻣﻬﺎ ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ ﺑﺎﻟﻄﺮح)‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷوّل اﻟﻤﺄﺧﻮذ ﻣﻦ ﺧﺮق اﻟﻔﺼﻞ ‪ 829‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‬ ‫واﻟﻔﺼﻞ ‪ 1‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪:‬‬ ‫‪272‬‬ .(.‬‬ ‫‪Sommaire : Champ d’application de la TVA / Art. 1er CTVA /‬‬ ‫‪Qualification de revenu réalisé par l’artiste qui présente des pièces‬‬ ‫‪théâtrales / La profession de l’artiste n’est pas une profession libérale‬‬ ‫‪du moment où il est lié par un contrat de louage de service au sens de‬‬ ‫‪l’art. Cass.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA. cass. Lamine Ennahdi /‬‬ ‫‪Direction générale du contrôle fiscal. n° 33993 du 3 novembre 2003.. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Société Dimatec. 829 COC / Le revenu réalisé par le contribuable est classé dans‬‬ ‫‪la catégorie traitement salaire et rente viagère et ne peut pas être‬‬ ‫‪qualifié de profession libérale en l’absence du critère de‬‬ ‫‪l’indépendance / Les opérations réalisées par les personnes liées par‬‬ ‫‪un contrat de travail sont hors champ d’application de la TVA /‬‬ ‫‪Cassation. req. req. n° 32872 du 6 octobre 2003.‬‬ ‫‪TA..

‬‬ ‫‪Sommaire : Conditions du bénéfice de la déduction de la‬‬ ‫‪TVA pour les forfaitaires qui optent pour le régime réel / Note‬‬ ‫‪commune n° 834 du 7 février 1997 / Les contribuables doivent‬‬ ‫‪disposer des factures pour prouver leurs achats et bénéficier par‬‬ ‫‪conséquent de la déduction de la TVA / Rejet.‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻻ ﻳﺘﻮ ّل اﻟﻤﻌﻘّﺐ ﻋﻤﻠﻴﺔ ﺗﻨﻈﻴﻢ ﻋﺮوﺿﻪ ﺑﻨﻔﺴﻪ وإﻧّﻤﺎ ﻳﺘﻌﺎﻗﺪ ﻣﻊ اﻟﻤﻬﺮﺟﺎﻧﺎت‬ ‫ن اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺘﻲ ﺗﻘﺎﺿﺎهﺎ ﺗﻤﺜّﻞ اﻟﻤﻘﺎﺑﻞ اﻟﻤﺎدي ﻟﺤﻀﻮرﻩ اﻟﺸﺨﺼﻲ‬ ‫وﻗﺎﻋﺎت اﻟﻌﺮض وﻃﺎﻟﻤﺎ أ ّ‬ ‫ن ﻣﺪاﺧﻴﻠﻪ ﺗﺼﻨّﻒ ﺿﻤﻦ اﻟﻤﺮﺗّﺒﺎت واﻷﺟﻮر واﻟﺠﺮاﻳﺎت واﻹﻳﺮادات اﻟﻌﻤﺮﻳّﺔ‬ ‫ﻓﻲ اﻟﻌﺮوض‪ ،‬ﻓﺈ ّ‬ ‫وﻟﻴﺲ ﺿﻤﻦ أرﺑﺎح اﻟﻤﻬﻦ ﻏﻴﺮ اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ‪ ،‬وﻳﺘّﺠﻪ ﻟﺬﻟﻚ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ"‪. req.‬‬ ‫ن‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺴﺘﺮوح ﻣﻦ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﺼﻞ اﻷوّل ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أ ّ‬ ‫اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺨﺎﺿﻌﺔ ﻟﻬﺬا اﻷداء هﻲ ﺗﻠﻚ اﻟﺘﻲ ﺗﻜﺘﺴﻲ ﺻﺒﻐﺔ ﺻﻨﺎﻋﻴّﺔ أو ﺻﻨﺎﻋﻴّﺔ ﺗﻘﻠﻴﺪﻳّﺔ أو‬ ‫ﺗﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈﺣﺪى اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮّة وآﺬﻟﻚ اﻟﻌﻤﻠﻴّﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ ﻏﻴﺮ اﻟﺒﻴﻮﻋﺎت‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳُﺨﺮج ﻣﻦ‬ ‫ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻤﺠﻠّﺔ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﻳﻘﻮم ﺑﻬﺎ أﻓﺮاد ﻣﺮﺗﺒﻄﻮن ﺑﻤﺸﻐﻞ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ ﻋﻘﺪ ﻳﺆﺳّﺲ‬ ‫ﻟﻌﻼﻗﺔ ﺗﺒﻌﻴّﺔ ﺑﻴﻦ اﻟﻤﺆﺟّﺮ واﻷﺟﻴﺮ‪.‬‬ ‫أ ّ‬ ‫ن ﻋﻤﻞ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﻻ ﻳﺨﺮج ﻋﻦ ﺣﺎﻟﺘﻴﻦ وهﻤﺎ ﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ ﻣﻤﺎرﺳﺔ اﻟﻔﻦ‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﺑﻌﻨﻮان اﻹﺳﺘﻘﻼﻟﻴﺔ ﻋﻦ اﻟﻤﺸﻐّﻞ وهﻲ ﺣﺎﻟﺔ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ اﻟﺬي ﻧﻈّﻢ ﻋﺮﺿﻪ وروّﺟﻪ‬ ‫وﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟﺔ ﻻ ﻳﻜﻮن ﻧﺸﺎﻃﻪ ﺧﺎرﺟﺎ ﻋﻦ ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪،‬‬ ‫وﻣﻦ ﻧﺎﺣﻴﺔ أﺧﺮى ﻣﻤﺎرﺳﺔ اﻟﻔﻦ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﺑﻌﻘﺪ ﻳﺮﺑﻂ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﻣﻊ ﻣﻨﻈّﻢ ﻟﻠﻌﺮض وﻳﻌﺘﺒﺮ ﻓﻲ‬ ‫هﺬﻩ اﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﻨﻀﻮﻳﺎ ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻘﺪ إﺟﺎرة ﺧﺪﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 829‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت‬ ‫واﻟﻌﻘﻮد‪. Directeur‬‬ ‫‪général du contrôle fiscal / Amine Bou Ali.‬‬ ‫‪273‬‬ .‬‬ ‫ن ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻌﺎرض ﺗﺘﻤﺜّﻞ ﻓﻲ ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻋﺮوض‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻮﻗﺎﺋﻊ ﻳﺘﺒﻴّﻦ أ ّ‬ ‫ﻣﺴﺮﺣﻴّﺔ ﻓﻲ إﻃﺎر ﻋﻘﻮد ﻣﻊ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﻬﺮﺟﺎﻧﺎت واﻟﺠﻤﻌﻴﺎت وﻗﺪ اﻋﺘﻤﺪت اﻹدارة ﻓﻲ ﻋﻤﻠﻴّﺔ‬ ‫اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ هﺬﻩ اﻟﻌﻘﻮد وﻋﻠﻰ اﺗﻔﺎﻗﻴﺔ ﻣﺒﺮﻣﺔ ﻣﻊ ﻗﺎﻋﺔ اﻟﻜﻮﻟﻴﺰي ﻣﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﻌﺮوض ﺧﺎﺻّﺔ‬ ‫ﺑﺸﻬﺮي ﻓﻴﻔﺮي وﻣﺎرس ‪ 1994‬وﻋﻠﻰ اﻹﺳﺘﻘﺼﺎءات اﻟﺘﻲ ﺗﺤﺼّﻠﺖ ﻋﻠﻴﻬﺎ اﻹدارة ﻣﻦ ﻣﺆﺳﺴﺔ‬ ‫اﻹذاﻋﺔ واﻟﺘﻠﻔﺰة‪. n° 33482-33416 du 6 octobre 2003.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫ﺣﻴﺚ اﺳﺘﻨﺪ اﻟﻤﻌ ّﻘﺐ ﻓﻲ ﻣﻄﻌﻨﻪ إﻟﻰ ﺧﺮوج ﻧﺸﺎط اﻟﻤﺴﺮﺣﻴﻴﻦ ﻣﻦ ﻣﺠﺎل ﺗﻄﺒﻴﻖ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺿﺮورة أﻧّﻬﻢ ﻣﺼﻨّﻔﻮن ﺿﻤﻦ ﻓﺌﺔ اﻷﺟﺮاء ﻋﻠﻰ اﻟﺨﺪﻣﺔ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ‬ ‫اﻟﻔﺼﻞ ‪ 829‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻹﻟﺘﺰاﻣﺎت واﻟﻌﻘﻮد‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ن ﻣﻬﻨﺔ اﻟﻤﺴﺮﺣﻲ ﻻ ﺗﻌ ّﺪ ﻣﻦ اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮّة ﺧﻼﻓﺎ ﻟﻤﺎ أﻗﺮﺗﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻓﻲ ﺣﻜﻤﻬﺎ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ ﻃﺎﻟﻤﺎ أن اﻟﻤﻬﻦ اﻟﺤﺮّة ﺗﻤﺎرس ﺑﻌﻨﻮان اﻹﺳﺘﻘﻼﻟﻴﺔ ﻋﻦ‬ ‫ي ﻣﺸﻐّﻞ ﻓﻲ اﻟﻤﻴﺎدﻳﻦ اﻟﺤﺮّة واﻟﻌﻤﻮم ﻣﺜﻠﻤﺎ هﻮ اﻟﺤﺎل ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻤﻬﻨﺪﺳﻴﻦ واﻷﻃﺒّﺎء وﻏﻴﺮهﻢ‪. cass.

‬‬ ‫‪Sommaire : Le contribuable a exercé son droit de reprise en‬‬ ‫‪matière de TVA pour pouvoir déduire le trop perçu qui n’a pas été‬‬ ‫‪imputé dans le mois qui correspond aux achats effectués /‬‬ ‫‪L’administration fiscale a refusé la déduction de la TVA au motif que‬‬ ‫‪les factures présentées ne contiennent pas l’identification du client‬‬ ‫‪ainsi que le numéro de sa carte d’identification fiscale et non pas parce‬‬ ‫‪que le contribuable a exercé son droit de reprise / Art. 18 CTVA /‬‬ ‫‪Rejet.803.‬‬ ‫‪TA. n° 34897 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺘﻤﻌﻦ ﻓﻲ اﻟﻤﺬآﺮة اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أﻋﻼﻩ أﻧّﻬﺎ ﺗﻤﺘﻊ اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻷداء‬ ‫ﺑﺎﻟﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻌﺎدﻳﺔ ﻟﻤﺒﺪأ اﻟﻄﺮح ﻓﻲ ﺟﻤﻴﻊ اﻟﺤﺎﻻت اﻟﺘﻲ ﻳﺘ ّﻢ ﻓﻴﻬﺎ ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺒﺮرة‬ ‫ﻟﻠﺸﺮاءات ﻣﻦ ﻃﺮف اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪ ،‬وهﻮ ﻣﺎ ﻻ ﻳﻨﻄﺒﻖ ﻋﻠﻰ وﺿﻌﻴﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﻓﻲ ﻗﻀﻴﺔ‬ ‫ن هﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻻ ﻳﻤﺴﻚ دﻓﺎﺗﺮ ﺣﺴﺎﺑﻴﺔ ﻣﺜﻠﻤﺎ ﻳﺘّﻀﺢ ذﻟﻚ ﻣﻦ أوراق اﻟﻤﻠﻒ ﻣﻤﺎ‬ ‫اﻟﺤﺎل ﺿﺮورة أ ّ‬ ‫ﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻣﻌﻪ رد هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ "‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺮاﺑﻊ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺮﻓﺾ ﻃﺮح ﻣﺒﻠﻎ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﺸﻬﺮ‬ ‫أﻓﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﻓﻲ ﻧﻄﺎق ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت ﻓﻲ ﻣﺎدّة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﺪّﻋﻲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ أن اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت اﻟﻜﻠﻴﺔ أو اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ ﻓﻲ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وآﺬﻟﻚ اﻷﺧﻄﺎء اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﻤﺴﺘﻮﺟﺐ‬ ‫ن اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻗﺪ ﻗﺎﻣﺖ ﺳﻬﻮا ﺑﻄﺮح ﻓﺎﺋﺾ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء وأ ّ‬ ‫اﻟﻤﻀﻤّﻦ ﺑﺎﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮي ﻟﺠﺎﻧﻔﻲ ‪ 1994‬ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮي ﻟﻔﻴﻔﺮي ‪ 1994‬وﻗﺪ‬ ‫ن ﻓﺎﺋﺾ‬ ‫ﺗﺪارآﺖ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ هﺬا اﻟﺴﻬﻮ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺸﻬﺮ ﻣﺎرس ‪ 1994‬وﺑﺬﻟﻚ ﻓﺈ ّ‬ ‫ن اﻟﺠﻬﺔ اﻟﻤﻌﻘّﺐ‬ ‫ﻻأّ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﻬﺬا اﻟﺸﻬﺮ ﻳﺴﺎوي ‪ 202. Société‬‬ ‫‪tunisienne de services / Direction générale du contrôle fiscal.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻔﺮع اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻌﺪم رد اﻟﻠّﺠﻨﺔ ﻋﻠﻰ ﻃﻠﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺣﻮل ﺗﻤﺘﻴﻌﻪ ﺑﻤﻘﺘﻀﻴﺎت‬ ‫اﻟﻤﺬآﺮة اﻹدارﻳﺔ ﻋﺪد ‪ 834‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 7‬ﻓﻴﻔﺮي ‪:1997‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴّﻚ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺑﺄﻧﻪ آﺎن ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ أن ﺗﻤﺘﻌﻪ ﺑﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻤﺬآﺮة ﻋﺪد‬ ‫ﺺ‬ ‫‪ 834‬اﻟﺼﺎدرة ﻋﻦ اﻹدارة اﻟﻌﺎﻣّﺔ ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 7‬ﻓﻴﻔﺮي ‪ 1997‬واﻟﺘﻲ ﺗﺨ ّ‬ ‫ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﺤﺎق اﻟﻤﻨﻀﻮرﻳﻦ ﺗﺤﺖ اﻟﻨﻈﺎم اﻟﺘﻘﺪﻳﺮي ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﺤﻘﻴﻘﻲ واﻟﺬﻳﻦ ﻳﺼﺒﺤﻮن ﻓﻲ هﺎﺗﻪ‬ ‫اﻟﺤﺎﻟﺔ ﻣﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺪﻓﻊ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‪.571‬دﻳﻨﺎرا إ ّ‬ ‫ص ﺑﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪. cass. 1994‬‬ ‫ﺿﺪّهﺎ رﻓﻀﺖ اﻟﻔﺎﺋﺾ اﻟﺬي وﻗﻊ إدراﺟﻪ ﻓﻲ ﻧﻄﺎق اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺨﺎ ّ‬ ‫آﻤﺎ ﻳﻀﻴﻒ أﻧّﻬﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻄﺮح اﻷداء اﻟﻘﺎﺑﻞ ﻟﻠﻄﺮح واﻟﺬي وﻗﻊ ﺳﻬﻮا ﻃﺮﺣﻪ ﻓﻲ اﻟﺸﻬﺮ اﻟﻤﻨﺎﺳﺐ‬ ‫ن اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺘﺎﺳﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫وذﻟﻚ ﻟﻌﺪم اﺳﺘﻼم ﻓﻮاﺗﻴﺮ اﻟﻤﺰودﻳﻦ ﺧﺎﺻّﺔ وأ ّ‬ ‫ﺺ ﻋﻠﻰ ﺷﺮط اﻹﻧﺘﻔﺎع ﺑﺎﻟﻄﺮح أن ﺗﻜﻮن ﺑﺤﻮزة اﻟﺨﺎﺿﻊ ﻓﻮاﺗﻴﺮ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺗﻨ ّ‬ ‫وأن هﺬﻩ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ ﺗﺼﻞ ﻓﻲ ﺑﻌﺾ اﻷﺣﻴﺎن إﻟﻰ ﻗﺴﻢ اﻟﺤﺴﺎﺑﺎت ﺑﻌﺪ اﻟﺸﻬﺮ اﻟﺬي وﻗﻌﺖ ﻓﻴﻪ‬ ‫ن‬ ‫اﻟﻤﺸﺘﺮﻳﺎت وذﻟﻚ إﻣﺎ ﻷﺳﺒﺎب داﺧﻠﻴﺔ ﻟﻠﺘﺜﺒﺖ ﻣﻦ ﻣﺤﺘﻮى اﻟﻔﺎﺗﻮرة أو ﻷﺳﺒﺎب ﺧﺎرﺟﻴﺔ ﻷ ّ‬ ‫‪274‬‬ . req.

9 al.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ردّت اﻹدارة ﺑﺄﻧّﻬﺎ أﺟﺎﺑﺖ ﺿﻤﻦ ﺗﻘﺮﻳﺮهﺎ اﻟﻤﻘﺪّم إﻟﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 18‬أﻓﺮﻳﻞ‬ ‫ن اﻟﻔﺎﺋﺾ اﻟﻤﺬآﻮر ﻣﺘﺄت ﻣﻦ ﻣﺒﺎﻟﻎ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻘﺎﺑﻠﺔ ﻟﻠﻄﺮح‬ ‫‪ 1998‬ﺑﺄ ّ‬ ‫واﻟﻤﺆﺳﺴﺔ ﻋﻠﻰ ﻓﻮاﺗﻴﺮ ﺷﺮاءات ﻻ ﺗﺤﻤﻞ ﻣﻌﺮف اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أو ﻻ ﺗﺤﻤﻞ إﺳﻢ‬ ‫اﻟﻄﺎﻋﻨﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻹﻧﺘﻔﺎع ﺑﻬﺬا اﻟﻄﺮح وذﻟﻚ ﺗﻄﺒﻴﻘﺎ ﻟﻤﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء‬ ‫ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وهﻮ ﻣﺎ أآّﺪﺗﻪ اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﻤﺼﺪرة ﻟﻠﻘﺮار اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ‪.‬‬ ‫‪275‬‬ .‬‬ ‫‪Sommaire : Refus de la déduction de la TVA sur les ristournes‬‬ ‫‪et les régularisations comptables au motif que le contribuable n’a pas‬‬ ‫‪joint à sa déclaration mensuelle un état indiquant certaines‬‬ ‫‪informations relatives à ces régularisations et ristournes / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘّﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ وإﻟﻰ ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ أﻧّﻪ وﻗﻊ‬ ‫رﻓﺾ ﻃﺮح ﻣﺒﻠﻎ أداء اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﻻ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس أﻧّﻪ ﻟﻢ ﻳﻘﻊ ﻃﺮح‬ ‫ن ﻋﺪم ﻃﺮح ﻣﺒﻠﻎ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﻤﺪﻓﻮﻋﺔ ﻋﻨﺪ اﻟﺸﺮاء ووﻗﻊ ﺗﺪارآﻬﺎ ﺑﻞ إ ّ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻟﺸﻬﺮ أﻓﺮﻳﻞ ‪ 1994‬ﺗ ّﻢ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس اﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫ن ﻣﺎ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ ﻻ ﺗﺴﺘﺠﻴﺐ ﻟﻠﺸﺮوط اﻟﻮاردة ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 18‬اﻟﻤﺬآﻮر ﻟﺬا ﻓﺈ ّ‬ ‫ﺗﻤﺴّﻚ ﺑﻪ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻳﻐﺪو واﻟﺤﺎل ﺗﻠﻚ ﻓﻲ ﻏﻴﺮ ﻃﺮﻳﻘﻪ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﺾ هﺬا‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ أﺻﻼ "‪.‬‬ ‫‪5 CTVA n’a prévu la condition de la présentation d’un état indiquant‬‬ ‫‪certaines informations que pour les affaires résiliées ou annulées / La‬‬ ‫‪note commune n° 72 du 9 janvier 1998 a prévu que la déduction de la‬‬ ‫‪TVA pour les régularisations comptables n’est pas subordonnée à la‬‬ ‫‪présentation d’un état indiquant certaines informations sur ces‬‬ ‫‪régularisations / La note commune n° 172 du 12 février 1999 a prévu‬‬ ‫‪qu’il peut être admis à titre dérogatoire de déduire la TVA pour les‬‬ ‫‪affaires résiliées ou annulées même en l’absence des indications‬‬ ‫‪prévues par l’art. 5 CTVA mais à condition que ces‬‬ ‫‪opérations soient enregistrées dans la comptabilité / L’opposabilité de‬‬ ‫‪la doctrine administrative à l’administration fiscale / Cassation. VI. 9 al. VI.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻷوﻟﻰ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﺗﺪارك اﻹﻏﻔﺎﻻت اﻟﻜﻠﻴّﺔ أو اﻟﺠﺰﺋﻴﺔ ﻓﻲ ﻗﺎﻋﺪة اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫وآﺬﻟﻚ اﻷﺧﻄﺎء اﻟﻤﺮﺗﻜﺒﺔ ﻓﻲ ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻨّﺴﺐ إﻟﻰ ﻏﺎﻳﺔ اﻧﺘﻬﺎء اﻟﺴﻨﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﻟﻠﺴﻨﺔ اﻟﺘﻲ‬ ‫اﺳﺘﻮﺟﺐ ﺑﻌﻨﻮاﻧﻬﺎ ﺗﻮﻇﻴﻒ اﻷداء‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﻤﺰوّد ﺳﻠّﻢ اﻟﻔﺎﺗﻮرة ﻣﺆﺧﺮا وﺑﺬﻟﻚ ﻳﺠﺐ أن ﺗﺘﺪارك اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ هﺬا اﻟﺘﺄﺧﻴﺮ وﺗﻘﻮم ﺑﻄﺮح اﻷداء‬ ‫ﻓﻲ اﻷﺷﻬﺮ اﻟﻤﻮاﻟﻴﺔ ﺗﻤﺎﺷﻴﺎ ﻣﻊ ﻣﻘﺘﻀﻴﺎت اﻟﻘﺎﻧﻮن أي ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈﻧﻪ ﻻ ﻳﺠﻮز‬ ‫ﺣﺮﻣﺎن اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻣﻦ ﻃﺮح هﺬﻩ اﻟﻤﺒﺎﻟﻎ اﻟﺘﻲ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﺪﻓﻌﻬﺎ ﻋﻨﺪ ﺷﺮاءاﺗﻬﺎ ووﻗﻊ ﺗﺪارك ﻃﺮﺣﻬﺎ‬ ‫ﻓﻲ اﻵﺟﺎل اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪.

‬‬‫ ﺗﺎرﻳﺦ اﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻷوﻟﻰ وﺗﺎرﻳﺦ اﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﺗﺤﻮﻳﺮهﺎ‪. n° 34897 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﺖ أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﺧﺎﻣﺴﺎ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺘﺎﺳﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ أﻧّﻪ ﻳﻘﻊ ﺧﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻋﻨﺪ ﺣﺼﻮل ﻋﻤﻠﻴّﺎت وﻗﻊ‬ ‫ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻌﺪ ﻣﻦ اﻷداء اﻟﻤﻄﻠﻮب ﻋﻠﻰ ﻋﻤﻠﻴّﺎت ﺗﻨﺠﺰ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼ وذﻟﻚ ﻓﻲ ﺣﺪود‬ ‫اﻵﺟﺎل اﻟﻤﻀﺒﻮﻃﺔ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ ‪ 21‬ﻣﻦ ﻧﻔﺲ اﻟﻤﺠﻠّﺔ وﻟﻠﺘﻤﺘّﻊ ﺑﺄﺣﻜﺎم هﺬﻩ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﻔﺮﻋﻴﺔ ﻳﺠﺐ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﺨﺎﺿﻌﻴﻦ ﻟﻸداء ﻣﺼﺎﺣﺒﺔ إﻋﻼﻣﻬﻢ اﻟﺸﻬﺮي ﺑﺒﻴﺎن ﻳﻨﺺ ﻋﻠﻰ ‪:‬‬ ‫ أﺳﻤﺎء وﻋﻨﺎوﻳﻦ اﻷﺷﺨﺎص اﻟﻠﺬﻳﻦ ﺗﻤﺖ ﻣﻌﻬﻢ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت‪. cass.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪TA.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ردّت اﻹدارة ﺑﺄﻧّﻬﺎ أﺟﺎﺑﺖ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺟﺎء ﻓﻲ ﻋﺮﻳﻀﺔ اﺳﺘﺌﻨﺎف اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ ﻋﻦ هﺬا‬ ‫ن اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻗﺪ ﺗﻨﺎول ﺑﺎﻟﺪّرس ﻣﺎ ورد ﺑﻌﺮﻳﻀﺔ اﻹﺳﺘﺌﻨﺎف وﻗﺎم ﺑﺎﻟﺮد‬ ‫اﻟﻤﻄﻌﻦ آﻤﺎ أ ّ‬ ‫ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺼﻔﺔ ﻣﻔﺼّﻠﺔ‪.‬‬ ‫ﻞ ﺳﻜﻮت اﻟﻤﺸﺮّع ﻋﻦ اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳّﺔ واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻓﻲ ﻇ ّ‬ ‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴّﺔ ﺑﺎدرت إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﻣﺬآّﺮﺗﻴﻦ ﺻﺎدرﺗﻴﻦ ﻋﻦ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ اﻷوﻟﻰ ﺻﺎدرة‬ ‫ن ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ‬ ‫ﺗﺤﺖ ﻋﺪد ‪ 72‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 9‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1998‬ﻧﺼّﺖ ﻋﻠﻰ أ ّ‬ ‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺘﺼﺤﻴﺤﺎت اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ ﻻ ﻳﺘﻄﻠّﺐ اﺣﺘﺮام ﺷﺮوط اﻳﺪاع اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت اﻟﻤﺸﺎر إﻟﻴﻬﺎ أﻋﻼﻩ‬ ‫واﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﺗﺤﺖ ﻋﺪد ‪ 172‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 12‬ﻓﻴﻔﺮي ‪ 1999‬ﻧﺼّﺖ ﻋﻠﻰ أﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﺑﺼﻔﺔ اﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻴﺔ ﻃﺮح‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ وذﻟﻚ ﻓﻲ‬ ‫ﺻﻮرة ﻋﺪم وﺟﻮد اﻟﺒﻴﺎﻧﺎت اﻟﻤﺼﺎﺣﺒﺔ ﻟﻺﻋﻼم اﻟﺸﻬﺮي اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﻔﺮﻋﻴﺔ‬ ‫‪276‬‬ .‬‬‫ ﺻﻔﺤﺎت اﻟﺪﻓﺘﺮ اﻟﻴﻮﻣﻲ واﻟﺪﻓﺘﺮ اﻟﺨﺎص اﻟﺘﻲ ﺳﺠّﻠﺖ ﺑﻬﺎ اﻟﻔﻮاﺗﻴﺮ اﻷوﻟﻰ‬‫واﻟﻤﺤﻮرة‪. Société‬‬ ‫‪tunisienne de services / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺨﺎﻣﺲ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻌﺪم ﻃﺮح اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﻳﺪّﻋﻲ ﻧﺎﺋﺐ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ أن اﻟﻨﻘﻄﺔ ‪ 5‬ﻣﻦ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ ﻻ ﻳﺸﺘﺮط ﻟﺨﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض اﻹدﻻء‬ ‫ﺑﻘﺎﺋﻤﺔ ﺻﺤﺒﺔ اﻟﺘﺼﺮﻳﺢ اﻟﺸﻬﺮي ﺗﻨ ّ‬ ‫ﺺ ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺘﻠﻚ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت إﻻ‬ ‫ن اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﺘﻲ وﻗﻊ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ دون ﺳﻮاهﺎ ﻟﺬﻟﻚ ﻓﺈ ّ‬ ‫واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ وﻟﺨﺼﻢ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻟﻤﻘﺒﻮض ﻻ ﻳﺸﺘﺮط ﻓﻴﻬﻤﺎ‬ ‫اﻹدﻻء ﺑﺘﻠﻚ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي أﻳﺪﻩ وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴﺔ ﻓﻲ ﻣﻜﺘﻮﺑﻪ ﻋﺪد ‪ 72‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 9‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪1998‬‬ ‫اﻟﻤﻮﺟّﻪ إﻟﻰ اﻟﻤﻌﻘّﺒﺔ وآﺬﻟﻚ ﻣﻜﺘﻮب وزﻳﺮ اﻟﻤﺎﻟﻴّﺔ ﻋﺪد ‪ 172‬اﻟﻤﺆرّخ ﻓﻲ ‪ 12‬ﻓﻴﻔﺮي ‪1999‬‬ ‫اﻟﻤﻮﺟّﻪ إﻟﻰ اﻟﻤﺪﻳﺮ اﻟﻌﺎم ﻟﻠﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ ﺣﻮل ﺗﻄﺒﻴﻖ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 9‬ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ‬ ‫اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وﻗﺒﻮل ﻃﺮح اﻷداء ﺑﺼﻔﺔ اﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻴﺔ ﻋﻨﺪﻣﺎ ﻳﺘﻌﻠّﻖ اﻷﻣﺮ ﺑﺎﻳﺪاع هﺬﻩ اﻟﻘﺎﺋﻤﺔ ﻣﺆﺧّﺮا‬ ‫وهﻮ ﻣﺎ ﻗﺎﻣﺖ ﺑﻪ اﻟﻤﻌﻘﺒﺔ‪.‬‬‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻔﺼﻞ اﻟﻤﺬآﻮر ﻟﻢ ﻳﺘﻌﺮض إﻟﻰ اﻹرﺟﺎﻋﺎت اﻟﺘﺠﺎرﻳّﺔ واﻟﺘﺼﺤﻴﺤﺎت‬ ‫اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﻴﺔ‪. req.‬‬ ‫ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻷوﻟﻰ واﻟﻤﺒﻠﻎ اﻟﺬي ﻳﺸﻤﻠﻪ اﻟﻔﺴﺦ أو اﻹﻟﻐﺎء‪.

Cass.A.‬‬ ‫‪T.TA. n° 33533 du 7 juillet 2003. req. cass. n° 33977 du 15 décembre 2003.‬‬ ‫ن ﻣﺎ ﻳﺼﺪر ﻋﻦ اﻹدارة ﻣﻠﺰم ﻟﻬﺎ‪. req. Belgassem Ardawi / Direction‬‬ ‫.‬‬ ‫‪Dans le même sens :‬‬ ‫‪.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻷوّل اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺨﺮق أﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق‬ ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻌﻴﺐ اﻹدارة ﻋﻠﻰ اﻟﻠّﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ اﻹﺟﺒﺎري ﻧﻘﻀﻬﺎ ﻟﻘﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﺗﺠﺎوز ﻓﺘﺮة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻤﺤﺪدة ﺑﺄرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ ﺑﻤﻘﺘﻀﻰ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ‬ ‫ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﺴﺘﻨﺪة ﻓﻲ ذﻟﻚ إﻟﻰ أن ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﻤﺜﻞ ﻣﺴﺄﻟﺔ واﻗﻌﻴﺔ‬ ‫وﻟﻴﺴﺖ ﻗﺎﻧﻮﻧﻴﺔ‪ ،‬إذ آﺎن ﻳﺘﻌﻴّﻦ ﻋﻠﻰ اﻟﻠﺠﻨﺔ أن ﺗﻨﻄﻠﻖ ﻣﻦ وﻗﺎﺋﻊ اﻟﻘﻀﻴﺔ وﺗﺒﺤﺚ ﻋﻤﺎ ﻳﻤﺜﻞ ﻣﻨﻬﺎ‬ ‫ﺗﺎرﻳﺦ اﻻﻧﻄﻼق اﻟﻔﻌﻠﻲ ﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ وﻻ أن ﺗﺮﻓﺾ دون ﺳﻨﺪ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺬي ﺗﻤﺴﻜﺖ ﺑﻪ‬ ‫اﻹدارة آﺘﺎرﻳﺦ ﻟﻺﻧﻄﻼق اﻟﻔﻌﻠﻲ ﻟﻌﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‪.‬‬ ‫‪21) Vérification fiscale‬‬ ‫‪Sommaire : Défaut de communication des documents‬‬ ‫‪comptables à l’administration fiscale / Délai de vérification /‬‬ ‫‪Dépassement du délai de 4 mois fixé par la charte du contribuable / La‬‬ ‫‪CSTO a prononcé la nullité de l’arrêté de taxation d’office au motif‬‬ ‫‪que l’administration fiscale a dépassé le délai de vérification sans‬‬ ‫‪demander aucune prorogation / Confirmation de la décision de‬‬ ‫‪CSTO3.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫اﻟﺨﺎﻣﺴﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﻘﺮة اﻟﺮاﺑﻌﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺘﺎﺳﻊ ﻣﻦ ﻣﺠﻠﺔ اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ وذﻟﻚ ﺑﻌﺪ‬ ‫اﻟﺘﺜﺒﺖ ﻣﻦ ﺗﺴﺠﻴﻞ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺎﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻷﺻﻠﻴﺔ وﺑﺎﻟﻔﺎﺗﻮرة اﻟﺘﻲ ﺗ ّﻢ ﺗﺤﻮﻳﺮهﺎ ﺑﺎﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ‪. Cass. Direction‬‬ ‫‪générale du contrôle fiscal / Kamel Elir.‬‬ ‫‪277‬‬ ‫‪3‬‬ . Direction générale du‬‬ ‫‪contrôle fiscal / Lassad ben Kalifa. ‪générale du contrôle fiscal‬‬ ‫‪.TA. n° 34008 du 17 novembre 2003. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أ ّ‬ ‫ن اﻷﻣﺮ ﻻ‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ ﺑﺎﻟﺮّﺟﻮع إﻟﻰ ﻣﻈﺮوﻓﺎت اﻟﻤﻠﻒ وإﻟﻰ اﻟﻘﺮار اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ أ ّ‬ ‫ن اﻷﻣﺮ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈرﺟﺎﻋﺎت ﺗﺠﺎرﻳّﺔ وﺗﺼﺤﻴﺤﺎت‬ ‫ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻌﻤﻠﻴﺎت ﺗﻢ ﻓﺴﺨﻬﺎ أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﺑﻞ إ ّ‬ ‫ن ﻗﻀﺎء ﻣﺤﻜﻤﺔ اﻟﻤﻮﺿﻮع ﺑﺎﺷﺘﺮاط اﻹدﻻء ﺑﺒﻴﺎن‬ ‫ﻣﺤﺎﺳﺒﻴّﺔ‪ ،‬وﻃﺎﻟﻤﺎ آﺎن اﻷﻣﺮ آﺬﻟﻚ ﻓﺈ ّ‬ ‫ﺻﺤﺒﺔ اﻹﻋﻼم اﻟﺸﻬﺮي ﻳﻨﺺ ﻋﻠﻰ ﺟﻤﻠﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎت اﻟﻤﺘﻌﻠّﻘﺔ ﺑﺘﻠﻚ اﻟﻌﻤﻠﻴﺎت وذﻟﻚ ﻟﻠﺘﻤﺘﻊ‬ ‫ﺑﺄﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟﻤﺬآﻮرة ﺁﻧﻔﺎ واﻟﺤﺎل أن اﻷﻣﺮ ﻳﺘﻌﻠّﻖ ﺑﺈرﺟﺎﻋﺎت ﺗﺠﺎرﻳّﺔ ﻻ ﺑﻌﻤﻠﻴّﺎت ﺗﻢ ﻓﺴﺨﻬﺎ‬ ‫أو إﻟﻐﺎؤهﺎ ﻓﺈن ﻗﻀﺎءهﺎ واﻟﺤﺎل ﺗﻠﻚ ﻳﻜﻮن ﻣﺨﺎﻟﻔﺎ ﻷﺣﻜﺎم اﻟﻔﻘﺮة اﻟ ّﺮاﺑﻌﺔ ﺧﺎﻣﺴﺎ ﻣﻦ ﻣﺠﻠّﺔ‬ ‫اﻷداء ﻋﻠﻰ اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﻤﻀﺎﻓﺔ اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘّﺠﻪ ﻣﻌﻪ ﻗﺒﻮل هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ أﺻﻼ ﻟﻮﺟﺎهﺘﻪ"‪.

1999‬‬ ‫ن أﻋﻤﺎل اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻗﺪ اﻧﻄﻠﻘﺖ ﻓﻌﻠﻴﺎ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎرس‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺨﻠﺺ ﻣﻦ ذﻟﻚ آﻠﻪ إﻟﻰ أ ّ‬ ‫ل ﻋﻠﻰ‬ ‫‪ 1998‬وهﻮ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﻤﻔﺘﺮض ﻓﻴﻪ ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻮﺛﺎﺋﻘﻪ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ‪ ،‬وﻻ أد ّ‬ ‫ذﻟﻚ ﻣﻦ أن اﻹدارة آﺎﻧﺖ ﻗﺪ ﺣﺮرت ﻣﺤﻀﺮا ﻓﻲ ﻋﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪20‬‬ ‫أآﺘﻮﺑﺮ ‪ 1999‬ﻋﻠﻤﺎ وأن ﻣﺜﻞ هﺬا اﻟﻤﺤﻀﺮ ﻻ ﻳﻘﻊ ﺗﺤﺮﻳﺮﻩ إﻻ ﺑﻌﺪ ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﺑﺬﻟﻚ ﻗﺎﻧﻮﻧﺎ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻋﺘﻤﺪت ﺗﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪1998‬‬ ‫وهﻮ اﻟﺘﺎرﻳﺦ اﻟﺬي ﻣﻦ اﻟﻤﻔﺮوض ﺣﻀﻮر اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻓﻴﻪ ﻟﻤﻜﺘﺐ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻤﺤﻘﻖ‬ ‫" ﻣﺼﺤﻮﺑﺎ ﺑﻮﺛﺎﺋﻘﻪ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴّﺔ أو ﺑﻜﻞ ﻣﺎ ﻣﻦ ﺷﺄﻧﻪ أن ﻳﺜﺒﺖ ﺻﺤّﺔ ﺗﺼﺎرﻳﺤﻪ اﻟﺠﺒﺎﺋﻴﺔ " وﻟﻘﺪ‬ ‫ﺗﻮﻟﺖ إدارة اﻟﺠﺒﺎﻳﺔ ﺗﺤﺮﻳﺮ ﻣﺤﻀﺮ ﻓﻲ ﻋﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ اﻟﻮﺛﺎﺋﻖ اﻟﺤﺴﺎﺑﻴﺔ ﺿﻤّﻦ ﺑﺴﺠﻼت اﻹدارة‬ ‫ﺗﺤﺖ ﻋﺪد ‪ 23/99‬ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 20‬أآﺘﻮﺑﺮ ‪ ، 1999‬ﻟﺘﺘﻮﻟّﻰ ﻓﻲ ‪ 25‬أآﺘﻮﺑﺮ ‪ 1999‬ﺗﻮﺟﻴﻪ ﻣﻜﺘﻮب‬ ‫ﺗﻜﻤﻴﻠﻲ‪ ،‬ﺗﺴﺘﺪﻋﻰ ﺑﻤﻘﺘﻀﺎﻩ وﻟﻠﻤﺮّة اﻟﺜﺎﻧﻴﺔ‪ ،‬اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻟﻠﺤﻀﻮر ﺑﻤﻜﺘﺐ اﻟﺴﻴﺪ اﻟﻤﺤﻘﻖ‬ ‫ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 9‬ﻧﻮﻓﻤﺒﺮ ‪ ، 1999‬ﻟﺘﺘﻮﻟﻰ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻌﺪ إﻋﻼﻣﻪ ﺑﻨﺘﻴﺠﺔ أﻋﻤﺎﻟﻬﺎ اﻟﺘﻲ اﻧﺘﻬﺖ ﻣﻨﻬﺎ ﻓﻲ ‪11‬‬ ‫دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ‪ ،‬وﺗﺄﺳﻴﺴﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺳﺒﻖ ذآﺮﻩ ﻓﺈن ﻗﻀﺎء اﻟﻠﺠﻨﺔ اﻟﺨﺎﺻّﺔ ﺑﺎﻟﺘﻮﻇﻴﻒ‬ ‫اﻹﺟﺒﺎري ﺑﺎﻋﺘﻤﺎد ﺗﺎرﻳﺦ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬آﺘﺎرﻳﺦ ﻻﻧﻄﻼق اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ اﻟﻔﻌﻠﻴﺔ وﺗﺒﻌﺎ ﻟﺬﻟﻚ‬ ‫إﻗﺮارﻩ ﺑﺒﻄﻼن ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻋﻠﻰ أﺳﺎس ﺗﺠﺎوز اﻹدارة ﻟﻔﺘﺮة اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ دون أن ﻳﻘﻊ اﻟﺘﻤﺪﻳﺪ‬ ‫ﻓﻴﻬﺎ آﺘﺎﺑﻴﺎ‪ ،‬أﺿﺤﻰ ﻓﻲ ﻣﺤﻠّﻪ"‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻗﺘﻀﻰ اﻟﻔﺼﻞ اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻣﻦ ﻣﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ ﻣﺎ ﻳﻠﻲ ‪:‬‬ ‫ن هﺬﻩ اﻷﺧﻴﺮة ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أن ﺗﺘﺠﺎوز‬ ‫" رﻏﻢ أن اﻟﻘﺎﻧﻮن ﻟﻢ ﻳﻀﺒﻂ ﻣﺪّة إﺟﺮاء ﻋﻤﻠ ّﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻷرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ إﺑﺘﺪاءا ﻣﻦ ﺗﺎرﻳﺦ اﻧﻄﻼﻗﻬﺎ‪ ،‬إﻻ أﻧّﻪ ﻳﻤﻜﻦ ﻓﻲ ﺑﻌﺾ اﻟﺤﺎﻻت اﻻﺳﺘﺜﻨﺎﺋﻴﺔ اﻟﺘﻤﺪﻳﺪ‬ ‫ﻓﻲ هﺬﻩ اﻟﻤﺪة ﻟﻔﺘﺮة ﻣﺤﺪودة وﻳﺘ ّﻢ إﻋﻼﻣﻚ آﺘﺎﺑﻴﺎ ﺑﺬﻟﻚ "‪.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أﻧﻪ ﻻ ﺷﻲء ﺑﻤﻠﻒ اﻟﻘﻀﻴﺔ ﻳﻔﻴﺪ ﺗﻮﻟّﻲ اﻹدارة إﻋﻼم اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‬ ‫ﺑﺎﻟﺘﻤﺪﻳﺪ ﻓﻲ ﺗﻠﻚ اﻟﻤﺪة ﻋﻠﻰ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 2‬اﻟﻤﺬآﻮر ﺳﺎﺑﻘﺎ‪ ،‬ﻣﻤﺎ ﻳﻮﺣﻲ ﺑﺘﻤﺴﻚ اﻹدارة‬ ‫ﺑﺎﺳﺘﻤﺮار اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ‪.1999‬‬ ‫وﺣﻴﺚ اﻋﺘﺒﺎرا ﻟﻜﻮن ﻋﻤﻠﻴﺔ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻗﺪ اﺑﺘﺪأت ﻓﻌﻠﻴﺎ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬واﻧﺘﻬﺖ‬ ‫ﻓﻲ ‪ 11‬دﻳﺴﻤﺒﺮ ‪ 1999‬ﻓﺈﻧّﻬﺎ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ ﺗﺠﺎوزت اﻷﺟﻞ اﻟﻤﺤﺪد ﺑﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪.‬‬ ‫‪Sommaire : Le dépassement du délai de vérification n’est pas‬‬ ‫‪un moyen d’ordre public / Art.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ أن اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﺔ‪ ،‬اﻟﺘﻲ ﺣﺮّر ﻣﺤﻀﺮ ﺑﻤﻘﺘﻀﺎهﺎ ﻓﻲ ﻋﺪم ﺗﻘﺪﻳﻢ وﺛﺎﺋﻖ اﻟﻤﺤﺎﺳﺒﺔ‪،‬‬ ‫ﺗﻤﺖ ﺑﺘﺎرﻳﺦ ‪ 3‬ﻣﺎرس ‪ ،1998‬وﻻ ﺷﻲء ﻓﻲ اﻟﻤﻠﻒ ﻳﻔﻴﺪ ﻣﻄﺎﻟﺒﺔ أﺧﺮى ﻗﺒﻞ ﺗﺤﺮﻳﺮ هﺬا‬ ‫ن أﻋﻤﺎل اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﺗﻜﻮن ﻗﺪ اﺑﺘﺪأت ﻓﻌﻠﻴﺎ ﻓﻲ ‪ 19‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬ﺑﻨﺎءا ﻋﻠﻰ‬ ‫اﻟﻤﺤﻀﺮ اﻟﻤﺬآﻮر‪ ،‬ﻓﺈ ّ‬ ‫اﻹﻋﻼم اﻷوّل اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪ 3‬ﻣﺎرس ‪ 1998‬وﻟﻴﺲ ﺑﻨﺎءا ﻋﻠﻰ اﻹﻋﻼم اﻟﺜﺎﻧﻲ اﻟﻤﺆرخ ﻓﻲ ‪25‬‬ ‫أآﺘﻮﺑﺮ ‪. 72 de la loi relative au tribunal‬‬ ‫‪administratif / Le motif de dépassement du délai de vérification ne‬‬ ‫‪278‬‬ .

‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﺘﻀﺢ أن هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻻ ﻳﻬﻢ ﺳﻮى ﻣﺼﻠﺤﺔ اﻟﻤﻌﻘﺐ اﻟﺸﺨﺼﻴﺔ آﻤﺎ أﻧﻪ ﻻ‬ ‫ﻳﻌﺘﺒﺮ ﻋﻴﺐ ﺗﺴﺮب إﻟﻰ اﻟﺤﻜﻢ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ اﻟﺘﻌﺮف ﻋﻠﻴﻪ إﻻ ﺑﺎﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻨﺘﻘﺪ‪. Boubaker Ben‬‬ ‫‪Taïeb / Direction générale du contrôle fiscal.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﻳﻨﺺ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬ﻣﻦ ﻗﺎﻧﻮن اﻟﻤﺤﻜﻤﺔ ﻋﻠﻰ أن اﻟﺠﻠﺴﺔ اﻟﻌﺎﻣﺔ ﺗﻘﺘﺼﺮ إذا ﻣﺎ‬ ‫رﻓﻊ ﻟﺪﻳﻬﺎ ﺣﻜﻢ ﻣﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﻈﺮ ﻓﻲ اﻟﻤﻄﺎﻋﻦ اﻟﻘﺎﻧﻮﻧﻴﺔ اﻟﺘﻲ ﺳﺒﻖ اﻟﺘﻤﺴﻚ ﺑﻬﺎ ﻟﺪى ﺣﺎآﻢ‬ ‫اﻷﺻﻞ إﻻ إذا آﺎن اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﻤﺜﺎر ﻷول ﻣﺮة أﻣﺎم اﻟﺘﻌﻘﻴﺐ ﻣﺘﻌﻠّﻘﺎ ﺑﺎﻟﻨﻈﺎم اﻟﻌﺎم أو آﺎن ﻣﺘﻌﻠّﻘﺎ‬ ‫ﺑﻌﻴﺐ ﺗﺴﺮب إﻟﻰ اﻟﺤﻜﻢ اﻟﻤﻄﻌﻮن ﻓﻴﻪ ﻻ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻌﺮﻓﺘﻪ إﻻ ﺑﺎﻹﻃّﻼع ﻋﻠﻰ ذﻟﻚ اﻟﺤﻜﻢ‪.‬‬ ‫‪279‬‬ .‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺗﺮﺗﻴﺒﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺎ ﺗﻘﺪم ﻳﺘﺒﻴﻦ أن ذﻟﻚ اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻻ ﻳﺴﺘﺠﻴﺐ إﻟﻰ اﻟﺸﺮﻃﻴﻦ‬ ‫اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﻤﺎ ﻓﻲ اﻟﻔﺼﻞ ‪ 72‬اﻟﻤﺬآﻮر أﻋﻼﻩ‪ ،‬اﻷﻣﺮ اﻟﺬي ﻳﺘﺠﻪ ﻣﻌﻪ رﻓﻀﻪ ﺷﻜﻼ "‪.‫‪Chronique de la jurisprudence fiscale tunisienne‬‬ ‫‪peut être examiné par le tribunal administratif que s’il est‬‬ ‫‪préalablement soulevé devant le juge du fond / Rejet.‬‬ ‫‪T.‬‬ ‫"ﻋﻦ اﻟﻤﻄﻌﻦ اﻟﺜﺎﻟﺚ اﻟﻤﺘﻌﻠّﻖ ﺑﻤﺨﺎﻟﻔﺔ اﻟﺒﺎب اﻟﺜﺎﻧﻲ ﻟﻤﻴﺜﺎق اﻟﻤﻄﺎﻟﺐ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ‪:‬‬ ‫ﺣﻴﺚ ﺗﻤﺴﻚ ﻣﺤﺎﻣﻲ اﻟﻤﻌﻘﺐ ﺑﺄن اﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ﺗﻨﺘﻬﻲ ﻓﻲ ﻇﺮف أرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ ﻣﻦ ﺑﺪاﻳﺘﻬﺎ‬ ‫إﻻ أﻧﻪ ﺑﺎﻟﺮﺟﻮع إﻟﻰ ﻗﺮار اﻟﺘﻮﻇﻴﻒ ﻳﺘﺒﻴّﻦ أﻧﻪ ﺗ ّﻢ إﻋﻼم اﻟﻤﻨﻮب ﺑﺎﻟﻤﺮاﺟﻌﺔ ﻓﻲ ‪ 18‬ﻧﻮﻓﻤﺒﺮ‬ ‫‪ 1998‬واﻧﺘﻬﺖ ﻓﻲ ‪ 24‬ﺟﺎﻧﻔﻲ ‪ 1999‬أي ﺑﻌﺪ ﻓﻮات أﺟﻞ أرﺑﻌﺔ أﺷﻬﺮ‪. req.‬‬ ‫وﺣﻴﺚ ﺛﺒﺖ ﻣﻦ أوراق اﻟﻤﻠﻒ أن هﺬا اﻟﻤﻄﻌﻦ ﻟﻢ ﻳﺴﺒﻖ إﺛﺎرﺗﻪ ﻓﻲ اﻟﻄﻮر اﻹﺳﺘﺌﻨﺎﻓﻲ‪.A. n° 33759 du 7 juillet 2003. cass.

281 . Cependant. Entre la comptabilité et la fiscalité. la règle fiscale est initialement guidée dans son élaboration et dans sa mise en œuvre par un souci financier .La limitation des personnes morales obligées de tenir une comptabilité II. bien qu’elles soient envahies par des théories et concepts d’origine comptable. Voir notamment les articles 89 et 90 du CDPF.La prétendue « clarification »1 des personnes physiques obligées de tenir une comptabilité Permettant de tracer avec exactitude la situation économique et financière de l’entreprise. lequel ∗ 1 2 E-mail : Mohamedkessentini@yahoo. D’une part. la comptabilité est devenue progressivement un instrument fondamental pour l’établissement des impositions de toute nature frappant les entreprises. les règles régissant la fiscalité des entreprises divergent des règles comptables.fr Voir l’exposé de motifs de l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. des rapports étroits et même existentiels ont été tissés au point que la tenue d’une comptabilité est devenue « une obligation fiscale » essentielle à la charge du contribuable entrepreneur dont le non respect est assorti de sanctions fiscales administratives et parfois même de sanctions pénales juridictionnelles2.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR CHRONIQUE DE LA FISCALITE DES ENTREPRISES – 2004 – LA NOUVELLE REDACTION DE L’ARTICLE 62-I DU CIR Mohamed KOSSENTINI∗ Assistant à la Faculté de Droit de Sfax Sommaire I. Les distorsions entre les règles fiscales et les règles comptables sont dues à deux facteurs plus ou moins importants.

Toutefois. soit en raison de la nature de l’activité qu’elles exercent. l’article 62 du CIR obligeait de tenir une comptabilité conforme au système comptable des entreprises. l’article 62 du CIR n’a pas étendu le domaine de l’obligation comptable alors même que cette extension favoriserait une meilleure organisation des entreprises tunisiennes dans une conjoncture économique mondialisée et hautement concurrentielle. D’autre part. soit en raison de leur taille. les dispositions de l’article 62 du CIR restent ambiguës sur de nombreux points et sont susceptibles de plusieurs interprétations. de certaines charges comptablement déductibles. Certaines entreprises. Même pour les personnes physiques. A priori. la récente modification de l’article 62 du CIR a rétréci davantage la liste des personnes morales obligées de tenir une comptabilité (I). L’article 62 I du CIR n’a pas fait de la tenue de comptabilité une obligation à la charge de toutes les entreprises. de droit public ou de droit privé. Aussi paradoxal qu’elle soit. la fragilité du tissu économique composé essentiellement par des micros entreprises a entraîné en droit fiscal tunisien une rupture entre les règles fiscales et les règles comptables. étant donné que l’impôt constitue un instrument de politique économique et sociale. ont été dispensées de l’obligation de tenir une comptabilité. D’abord. leur forme juridique et leur objet ».LA LIMITATION DES PERSONNES OBLIGEES DE TENIR UNE COMPTABILITE MORALES Antérieurement à sa modification par la loi de finances pour l’année 2005.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR souci explique le refus de déduction en matière d’IR et d’IS par exemple. l’apport de la nouvelle modification de l’article 62 I du CIR se réduit à une simple clarification des personnes obligées de tenir une comptabilité (II). I. « les sociétés et autres personnes morales quels que soient leur nature. cette obligation n’est pas aussi générale 282 . même si l’obligation de tenir une comptabilité est en principe applicable quelle que soit la nature de la personne morale. Même après sa modification par l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. le législateur semble avoir érigé la tenue d’une comptabilité en une obligation générale à toutes les personnes morales.

les Collectivités Publiques Locales et les Etablissements Publics à caractère administratif qui tiennent une comptabilité conforme non pas au système comptable des entreprises. mais plutôt au code de la comptabilité publique3. s’appliquant à toutes les personnes morales quelle que soit leur forme juridique. cette obligation demeure en principe applicable même aux entités fiscalement transparentes dont les bénéfices sont imposés non en leur nom. l’article 62 du CIR n’exige pas la tenue de comptabilité pour les entités démunies de la personnalité morale. De plus. entre les mains de leurs associés ou membres. Enfin. En effet. L’article 36 de la loi susvisée dispose que « le fonds commun de créances n’a pas la personnalité morale ». mais. Il en est ainsi des associations qui constituent des formes de personnes morales non passibles de l’impôt au titre des bénéfices qu’elles peuvent réaliser. s’adressant aux sociétés et autres personnes morales. étant donné que l’article 62 n’a pas limité l’obligation de tenue de comptabilité aux seules entités soumises à l’IS. sauf quelques adaptations. Il en est ainsi des sociétés en participation4. L’article 4 du CSC dispose que « toute société commerciale donne naissance à une personne morale… à l’exception de la société en participation ». Ensuite. ni entre les mains de leurs membres. et notamment l’Etat. les dispositions de l’article 62 du CIR. des fonds communs de placements en valeurs mobilières5 et des fonds communs de créances6.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR qu’on pourrait le penser. L’article 10 de la loi n° 2001-93 du 24 juillet 2001 portant promulgation du code des organismes de placement collectif dispose que « Le fonds commun de placement en valeurs mobilières n’a pas la personnalité morale ». il va sans dire que cette obligation ne pèse pas sur certaines personnes morales de droit public. 283 . peuvent laisser croire que la tenue de comptabilité est obligatoire non seulement pour les entités dont les bénéfices sont imposables que ce soit entre leurs mains ou entre les mains de leurs associés et membres. mais aussi. aux entités dont les bénéfices ne sont imposables ni entre leurs mains. 3 4 5 6 Signalons qu’en France. la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances a obligé l’Etat et les Collectivités Publiques Locales à tenir une comptabilité pratiquement la même que celle tenue par les entreprises privées.

Impôt réel et surtout neutre. les personnes morales visées à l’article 4 et à l’article 45 du présent code… ». se trouvent obligées de tenir une comptabilité en application de l’article 18-I du CTVA qui étend l’application des dispositions de l’article 62 du CIR en matière de TVA. C’est peut être la raison pour laquelle l’article 62 du CIR n’avait pas. cette obligation n’est pas uniquement au service de l’IR et de l’IS. antérieurement à sa modification par la loi de finances pour l’années 2005. Elle est également au service de la TVA et des autres taxes sur le chiffre d’affaires.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR L’exigence de la tenue d’une comptabilité par les entités dont les bénéfices ne sont soumis ni à l’IR ni à l’IS n’est pas aussi vaine qu’elle pourrait le paraître. 284 . Lorsqu’elles se livrent à une opération imposable à la TVA. c'est-à-dire aux entités dont les bénéfices sont imposables au titre de l’IS ou de l’IR. Elle a été limitée aux seules personnes morales opaques visées à l’article 45 du CIR et transparentes visées à l’article 4 du CIR. même si l’obligation de tenir une comptabilité conforme au système comptable des entreprises figure dans le CIR. Postérieurement à sa modification par l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. Cette limitation du domaine de l’obligation de tenue de comptabilité entraîne les conséquences suivantes. Par conséquent. la TVA s’applique aux termes de l’article premier du CTVA quelque soit « le statut juridique des personnes qui interviennent pour la réalisation des opérations imposables ou leur situation au regard de tous autres impôts ». ces entités peuvent parfois être passibles de la TVA lorsqu’elles se livrent à une opération taxable. En effet. bien que leurs bénéfices ne soient pas imposables. limité l’obligation de tenue de comptabilité aux seules personnes morales dont les bénéfices sont imposables au titre de l’IR et de l’IS. L’obligation de tenue de comptabilité qui pèse sur les personnes morales n’est donc pas aussi générale qu’auparavant. les entités dont les bénéfices ne sont pas imposables au regard de l’IR ou de l’IS. l’article 62 du CIR dispose que « sont assujetties à la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises.

même en matière de TVA. Or. Plus particulièrement les associations ne sont plus obligées de tenir une comptabilité étant donné qu’elles ne sont visées ni par l’article 4. Cela ne signifie pour autant pas que la tenue de comptabilité n’est pas obligatoire en matière de la TVA. L’obligation de tenue de comptabilité figurant à l’article 62 du CIR. ne l’est plus aujourd’hui dans la mesure ou cette entité n’est visée ni par l’article 4 ni par l’article 45 du CIR. tout en limitant l’obligation de tenue de comptabilité aux seules entités dont les bénéfices sont imposables entre leurs mains (entités soumises à l’IS) ou entre les mains de leurs membres (entités transparentes). ni par l’article 45 du CIR. Il en est ainsi des associations telle que l’association internationale de la foire de Sfax qui procède à la location des stands. Toute la question est de savoir comment cette association procèdera-t-elle à l’établissement de la TVA 285 . procède à des opérations taxables en matière de TVA. exige pour l’établissement de la TVA. Deux hypothèses sont ainsi envisageables : 1ère hypothèse : si la personne morale est visée par l’article 4 ou 45 du CIR. 2ème hypothèse : si la personne morale n’est pas visée par l’article 4 ou 45 du CIR. sont désormais exclues du domaine de l’obligation de tenue de comptabilité les entités dont les bénéfices ne sont pas taxables ni entre leurs mains ni entre les mains de leurs membres. l’article 62 du CIR n’a plus vocation à s’appliquer en dehors du domaine d’imposition des bénéfices. Mais. elle ne sera pas obligée de tenir une comptabilité étant donné que ses bénéfices ne sont pas imposables. est devenue une obligation fiscale limitée pour les besoins de la liquidation de l’IR et de l’IS. elle sera obligée de tenir une comptabilité pour les besoins de l’établissement de l’IS. le domaine de l’obligation comptable est fixé en fonction de la soumission des bénéfices réalisés par la personne morale à l’IR ou à l’IS. Renvoyant à l’article 62 du CIR. laquelle location constitue une opération commerciale passible de la TVA au sens de l’article 1er du CTVA. Ensuite. la tenue de comptabilité. de l’IR ou encore de la TVA. l’article 18 du CTVA. il arrive que cette entité dont les bénéfices ne sont pas imposables au titre de l’IS ou de l’IR. Cette association qui était avant la modification de l’article 62 du CIR par la loi de finances pour l’année 2005 obligée de tenir une comptabilité.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR D’abord.

Enfin. II. tout en obligeant les personnes morales visées à l’article 4 du CIR de tenir une comptabilité. la délimitation du domaine de l’obligation comptable qui n’est plus générale à toutes les personnes morales quel que soit leur régime fiscal au regard de l’IS ou de l’IR. Bien que visées à l’article 4 du CIR. La limitation du domaine de l’obligation comptable aux seules personnes physiques réalisant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) entraîne a priori l’affranchissement 7 Voir l’exposé de motifs de l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005. ces entités ne sont pas en principe astreintes à tenir une comptabilité dans la mesure où l’article 62 du CIR n’oblige que « les personnes morales » de tenir une comptabilité. les nouvelles dispositions de l’article 62 du CIR ne s’appliquent pas à toutes les entités visées à l’article 4 du CIR. 286 .LA PRETENDUE « CLARIFICATION »7 DES PERSONNES PHYSIQUES OBLIGEES DE TENIR UNE COMPTABILITE Antérieurement à sa modification par la loi de finances pour l’année 2005. l’article 62 du CIR obligeait de tenir une comptabilité conforme au système comptable des entreprises « toute personne physique soumise à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux ». rend vaine et sans intérêt la référence faite par l’article 18 du CTVA à l’article 62 du CIR.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR alors qu’elle n’est pas obligée de tenir une comptabilité ? L’affranchissement de cette association de l’obligation de tenue d’une comptabilité ne rend-il pas impossible l’établissement de la TVA ? En tout état de cause. mais elles sont démunies par la loi de la personnalité morale. n’est-il pas impossible de déterminer le bénéfice net d’une société en participation ou d’un fonds commun de créances en l’absence de comptabilité ? N’était-il pas plus judicieux que le législateur remplace l’expression « personnes morales visées à l’article 4 du CIR » par l’expression « entités visées à l’article 4 du CIR » ? Toutes ces interrogations montrent que la nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR entretient des incertitudes sur l’étendue de l’obligation comptable des personnes morales. Or. Les sociétés en participation et les fonds communs de créances constituent sans doute des entités visées à l’article 4 du CIR.

à savoir les bénéfices non commerciaux (BNC) et les bénéfices agricoles et de pêches (BAP) qui relèvent de la fiscalité des entreprises. elle paraît néanmoins contestable pour les deux autres catégories restantes.traitements et salaires . c'est-à-dire du régime du forfait d’assiette entraîne conformément à l’article 62 III du CIR. L’examen des dispositions des articles 22 et 24 du CIR permet de constater que la détermination du bénéfice net dans les catégories des BNC et des BAP est effectuée selon deux régimes alternatifs : le régime du bénéfice réel et le régime du forfait d’assiette. Même si la dispense de l’obligation de tenue de comptabilité est indiscutable pour les quatre catégories de revenus relevant de la fiscalité des ménages8. L’architecture des articles 22 et 24 du CIR montre que le régime du forfait d’assiette. les contribuables imposables dans l’une de ces deux catégories ne doivent pas tenir une comptabilité ? 8 Il s’agit des catégories suivantes : . L’application du régime dérogatoire. S’agit-il dès lors d’un régime réel sans comptabilité ? Pourquoi dispenser les forfaitaires d’assiette de l’obligation de tenue de comptabilité alors qu’en tout cas. constitue un régime dérogatoire par rapport au régime du bénéfice réel qui peut ainsi être qualifié de régime de droit commun. qui est introduit par l’adverbe « cependant ». Peut-on en déduire que l’application du régime réel suppose la tenue d’une comptabilité complète ? La réponse semble a priori être négative dans la mesure où l’article 62 I du CIR n’obligeait de tenir une comptabilité que les personnes physiques réalisant des BIC. et même en régime réel. 287 .autres revenus. pour les BNC et par l’adverbe « toutefois » pour les BAP. la dispense des personnes concernées de l’obligation de tenue d’une comptabilité conforme au système comptable des entreprises.revenus fonciers .La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR de cette obligation des personnes physiques réalisant l’une des six autres catégories de revenus.revenus de valeurs mobilières et de capitaux mobiliers .

Il s’agit plutôt d’une 9 Voir l’article 22 in fine du CIR. Tout en clarifiant l’ordre des régimes de détermination des BNC nets. Pour combler cette faille. l’article 62 du CIR a été modifié par l’article 63 de la loi de finances pour l’année 2005 en obligeant de tenir une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises « les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux ainsi que toute personne physique qui opte pour l’imposition selon le régime réel ». Il est vrai que l’article 62 du CIR n’est plus laconique sur la question de l’exigence de la tenue d’une comptabilité pour les personnes réalisant des BAP qui appliquent le régime réel. D’une part. la nouvelle rédaction de l’article 62 ne fait pas de l’obligation de tenue d’une comptabilité pour les personnes réalisant des BAP. Cependant. la lecture de l’article 22 I et de l’alinéa 2 de l’article 24 du CIR permet de constater que l’application du régime réel est subordonnée à la tenue d’une comptabilité conforme au système comptable des entreprises. qui n’oblige pas les personnes physiques réalisant des BNC et des BAP de tenir une comptabilité.La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR Malgré les lacunes de l’article 62 I du CIR. Les personnes physiques réalisant des BNC sont en principe logées dans le régime du bénéfice réel qui suppose la tenue d’une comptabilité complète à moins qu’elles n’optent pour le régime dérogatoire du forfait d’assiette. cette option n’est plus ouverte aux personnes appliquant le régime réel qui est qualifié par la loi de régime « définitif »9. D’ailleurs. l’exigence de la tenue de comptabilité pour les personnes physiques réalisant des BNC confirme la qualification de « droit commun » attribuée au régime réel. la nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR est plutôt peu cohérente avec les dispositions de l’article 24 du CIR relatives à la détermination du bénéfice net dans cette catégorie. à partir de la loi de finances pour l’année 2002. la nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR a cependant obscurci l’ordre des régimes de détermination des BAP nets. une obligation de principe. s’agissant de la catégorie des BNC. 288 . D’autre part et s’agissant de la catégorie du BAP.

La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR obligation subordonnée à la condition que la personne physique intéressée opte pour le régime réel. La nouvelle rédaction de l’article 62 du CIR soulève plusieurs interrogations. le régime forfaitaire ne devient-il pas le régime de droit commun ? Ces interrogations tenant à l’ordre des régimes de détermination des BAP nets sont aggravées par la position de l’administration fiscale qui a affirmé l’existence d’un troisième régime de détermination des BAP nets. Tout en dégageant ce régime à partir des dispositions de l’alinéa premier de l’article 24 du CIR. Tout en faisant du régime réel un régime optionnel. Lequel de ces trois régimes est le régime de droit commun ? L’article 62 du CIR ne devrait-il pas être modifié encore une fois pour l’harmoniser avec les dispositions de l’article 24 du CIR ? 289 . Lequel des deux régimes est le régime de droit commun ? Si l’application du régime réel est subordonnée à l’option du contribuable. l’administration fiscale affirme que ce régime. les dispositions de l’article 62 du CIR contrastent avec les dispositions de l’article 24 du CIR qui font du régime réel un régime de droit commun pour les personnes physiques réalisant des BAP. mais l’existence de pièces justifiant les recettes et les dépenses de l’exploitation ». dit « régime simplifié » ou « régime de l’excédent des recettes sur les dépenses » « n’implique pas la tenue d’une comptabilité.

L’allégement de la charge fiscale des salariés payés au salaire minimum nous parait la modification la plus importante pour faire l’objet d’une présentation dans le cadre de la chronique réservée à la fiscalité des ménages. Commentaire des dispositions de la loi de finances pour la gestion 2005.fr.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum CHRONIQUE DE LA FISCALITE DES MENAGES -2004L'ABATTEMENT ACCORDE AUX SALARIES PAYES AU SALAIRE MINIMUM1 Aïda KTATA∗ Assistante à la Faculté de Droit de Sfax Sommaine I.Champ d’application de l'abattement II. de l’enregistrement au droit fixe des donations accordées dans le cadre des contrats portant communauté de biens entre époux (article 51 de la loi de finances) et du relèvement du montant déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu au titre des enfants infirmes (article 50 de la loi de finances). En effet.En vertu de l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 20052. n° 2. p. Il s’agit de la loi n°2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour la gestion 2005. le Président a mis l’accent sur « le choix de relever le plafond de l’abattement de l’assiette de l’impôt 1 ∗ 2 La loi de finances pour la gestion 2005 a introduit plusieurs nouvelles mesures relatives à la fiscalité des ménages. « les salariés payés au salaire minimum interprofessionnel garanti bénéficient d’une déduction supplémentaire de 500 dinars de leur revenu annuel net ». p.99. RTF. Il s’agit à titre d’exemples de l’exonération de la TVA des services rendus au profit des non résidents par les établissements de santé (article 46 de la loi de finances). 291 .3432. E-mail : ktataaida@yahoo. Voir Fayçal DERBEL. JORT n°105. La déduction supplémentaire prévue par la loi de finances pour la gestion 2005 au profit des personnes payées au salaire minimum constitue une concrétisation du programme électoral du Président de la République.Portée de l’abattement 1.

Le champ d’application de cette mesure nouvellement introduite (I) ainsi que sa portée (II) retiennent notre attention dans le cadre de cette chronique réservée à la fiscalité des ménages. p. I. lundi 11 octobre 2004. Cet article fait partie de la section III intitulée « déductions communes ». séance du vendredi 24 décembre 2004.Du point de vue matériel. » et que « l’un de nos choix fondamentaux est de relever le niveau de vie du citoyen.5. Débats de la chambre des députés. de préserver la part élevée que représentent les catégories moyennes dans notre société et de renforcer les conditions assurant la promotion sociale pour tous ». Voir. cette déduction peut être qualifiée "d'abattement du revenu global".L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum sur les salaires au bénéfice des titulaires du salaire minimum garanti»3. 4. intégrée dans le cadre de l’article 40 du CIR7. 2.527. Il s’agit essentiellement du relèvement du montant déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu au titre des enfants infirmes qui passe de 500 dinars à 750 dinars en vertu de l’article 50 de la loi de finances pour la gestion 2005. « le revenu global est constitué par le montant total des revenus nets déterminés distinctement suivant les règles propres à chacune des catégories de revenu ». 292 . p.Le nouvel abattement s’inscrit dans le cadre d’une série de mesures à caractère social4 prévues par la loi de finances pour la gestion 20055. le contribuable n’est pas réellement imposé sur le revenu global8 qu’il a pu réaliser au cours d’une année donnée. p.CHAMP D’APPLICATION DE L'ABATTEMENT 3. 3 4 5 6 7 8 Le Président de la République a annoncé son programme électoral 2004-2009 dans un discours présenté le 10 octobre 2004 en disant que : « c’est un programme qui renforce la classe moyenne et ses acquis et soutient les catégories à besoins spécifiques. JORT n° 11. exposé des motifs de la loi de finances pour la gestion 2005. En effet.. à savoir le critère matériel. Voir. Cette mesure vise. Aux termes de l’article 8 du CIR. à augmenter la part du revenu affranchi d’impôt de 1500 dinars à 2000 dinars pour les bénéficiaires du salaire minimum interprofessionnel garanti6. aux termes de l’exposé des motifs de la loi de finances.80.Le champ d’application de l’abattement prévu par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 peut être déterminé à partir de trois critères différents. La Presse. personnel et temporel.

1987. cit. Cependant. Elles ne correspondent pas à l’acquisition ou à la conservation d’un revenu mais constituent des dépenses qui. ou de la caisse d’Epargne Nationale de Tunisie ou au titre des emprunts obligataires dans la limite d’un montant annuel de 1500 dinars ». ECONOMICA. Dalloz. Constitue un abattement catégoriel. p. Cyrille DAVID. les charges déductibles du revenu global sont moins des charges que des emplois de revenu. 2003. 779. Généralement. p. p. Voir J. GROSCLAUDE et PH. 549. Voir Cyrille DAVID. 5. certaines déductions doivent être opérées sur ce revenu global tel qu'il résulte de l'addition des revenus catégoriels nets. nonobstant le fait qu’il est prévu dans le cadre des déductions communes. MARCHESSOU. op. l’abattement prévu par l’article 39 II du CIR qui. on distingue entre les déductions correspondant à des dépenses supportées par le contribuable9que l'on qualifie de "charges" et les déductions que l'on qualifie "d'abattements". ne concerne en réalité que la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et de valeurs mobilières prévue par les articles 29 à 35 du CIR. 534. en raison de leur finalité. 293 . L’impôt sur le revenu des ménages. méritent dans la pensée du législateur de venir en déduction du revenu global. Tel est le cas de la déduction des provisions et amortissements prévue par l’article 12 du CIR applicable pour les personnes soumises au régime du bénéfice réel. Tel est le cas de l’abattement prévu par l’article 39 II du CIR en vertu duquel « sont déductibles de la base imposable les intérêts perçus par le contribuable au cours de l’année au titre des comptes spéciaux d’épargne ouverts auprès des banques. En effet. p.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum Afin de parvenir au revenu imposable.L’abattement est « toujours une diminution de la base imposable dont profite le contribuable sans qu’il ait à effectuer aucune dépense»10. Une charge catégorielle doit en principe être une dépense effectuée en vue de l’acquisition ou de la conservation du revenu catégoriel. op. ce dernier abattement ne s’applique qu’aux personnes qui réalisent.167. cit. Cyrille DAVID. entre autres.4ième éd.. Les dépenses énumérées dans l’article 39 du CIR ne sont déductibles du revenu global du contribuable qu’à condition de ne pouvoir être prises en compte pour la détermination des différentes catégories de revenu composant le revenu global de l’intéressé. des revenus de capitaux 9 10 11 12 On distingue entre les charges déductibles du revenu catégoriel et les charges déductibles du revenu global. On distingue entre abattement relatif à une catégorie précise11 et abattement sur le revenu global qui permet au contribuable « de diminuer son revenu global sans avoir à justifier de dépenses correspondant au montant de l’abattement »12. Droit fiscal général.

1973. Jean LAMARQUE. une déduction supplémentaire de 500 dinars de la base d’imposition au profit des personnes payées au salaire minimum garanti. en droit fiscal tunisien. p. C. charges catégorielles ou globales. 294 . aux termes de l’article 134 du code de travail. p. La protection juridique du salaire. 1997.Du point de vue personnel.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum mobiliers. 6. a priori. inséré sous le titre relatif aux "déductions communes". cette mesure concerne les salariés payés au salaire minimum interprofessionnel garanti. Il est à signaler. pour tenir compte des spécificités de cette classe sociale. En effet. in L’impôt sur le revenu en question. que le législateur tunisien ne s’en tient pas aux règles de qualification. 1989. ni au même régime de déduction » Voir. « le droit au salaire est considéré comme un droit humain fondamental »16. La personnalisation de l’impôt sur le revenu. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la personnalisation de l’impôt sur le revenu.1. mémoire de DEA. Cet impôt « prend en considération les conditions d’existence du contribuable. comme un abattement du revenu global. Henri ISAIA. p. DAVID. « les diverses déductions. Paris.2. « la rémunération des travailleurs de toutes catégories est déterminée soit par accord direct entre les parties.539. le législateur a institué. En effet. « La loi fiscale est par essence différenciée pour s’adapter à la situation de multiples catégories socioprofessionnelles »14. dans le respect du salaire minimum garanti fixé par décret ». Thèse de Doctorat. p. un impôt personnel. ses besoins. 7. certaines déductions sont traitées comme des abattements du revenu global alors qu’elles auraient dû constituer des abattements catégoriels. ne sont pas soumises aux mêmes conditions. l’origine de ses ressources et la structure de son patrimoine »15. FDS. Kamel BAKLOUTI. abattement. En effet. "L’impôt sur le revenu et les droits de l’homme". Tel est le cas de l’article 39. ouvrage collectif sous la direction de Jean Claude MARTINEZ.185.II du CIR. de sa famille. à travers l’article 40 V nouveau du CIR. l’impôt sur le revenu est. En effet. Université de Nice. Intégrée dans le cadre de l'article 40 du CIR. la déduction supplémentaire de 500 dinars récemment accordée aux personnes payées au salaire minimum interprofessionnel garanti peut être qualifiée13. toutefois. En effet. op. Par salaire minimum 13 14 15 16 La qualification d’une déduction est nécessaire. litec. soit par voie de convention collective.cit.Solennellement reconnu par l'article 23 de la déclaration universelle des droits de l'homme.

L'intervention du pouvoir règlementaire en 2005 avait pour objet d'augmenter le SMIG et le SMAG respectivement fixés auparavant par les décrets 2004-1803 et 2004-1804 du 2 août 2004. Déterminés par décret. cit. que « les salariés payés au salaire minimum ». Le salaire minimum a été fixé par le décret beylical du 25 juillet 1947 portant relèvement des salaires dans le commerce. La législation du travail distingue entre le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles et le salaire minimum agricole garanti.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum garanti17 il faut entendre « le seuil minimum au dessous duquel il n’est pas possible de rémunérer un travailleur chargé d’accomplir des travaux ne nécessitant pas une qualification professionnelle »18. 2320. JORT du 26 août 2005. l’égalité devant l’impôt 295 . Le non respect du salaire minimum est sanctionné pénalement19. fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles régis par le code du travail. JOT. Voir le décret du 7 janvier 1940. ont fait l'objet de modifications successives dont la plus récente est intervenue en 200522. Décret n° 2005-2320 du 22 août 2005. op. du 15 février 1940. tous les contribuables ne peuvent pas être soumis aux mêmes obligations fiscales dès lors qu’ils ne se trouvent pas dans la même situation. n°64. 2257. Sur le plan juridique en revanche. Décret n° 2005-2321 du 22 août 2005. p. aux termes de l'article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. La protection juridique du salaire. p. JORT du 26 août 2005. 2. le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles (SMIG)20 ainsi que le salaire minimum agricole garanti (SMAG)21. 2319. 8. p. n°20. a priori. fixant le salaire minimum agricole garanti. Sur le plan politique. JORT du 6 août 2004. n°20. Aussi bien les salariés payés au SMAG que les fonctionnaires bénéficiaires de traitements ne peuvent. Article 134 alinéa 2 du code de travail. Réserver le bénéfice de cet abattement aux seules personnes payées au SMIG ne constitue-t-il pas une atteinte à l’égalité de tous devant l’impôt 23? Favoriser les secteurs non 17 18 19 20 21 22 23 L'institution d'un salaire minimum garanti a été reconnue dès les années quarante par le décret beylical du 7 janvier 1940. l'industrie et les professions libérales. Voir Kamel BAKLOUTI. Voir l’article 3 de la loi n°66-27 du 30 avril 1966 portant promulgation du code de travail. n°20. p. Le principe de l’égalité devant l’impôt à une double signification politique et juridique.La déduction supplémentaire introduite par la loi de finances pour la gestion 2005 ne concerne. bénéficier de cette déduction.

l'article 40 V dans sa version en langue arabe.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum agricoles au détriment des secteurs agricoles n'est-il pas de nature à rompre l’égalité entre les salariés appartenant à des secteurs d’activité différents ? 9. p. les décrets-lois sont publiés au Journal Officiel de la République tunisienne en langue arabe. réserve l'application de cette déduction aux salariés payés au salaire minimum. l’ajout du qualificatif « interprofessionnel » à l'expression « salaire minimum ». Cette 24 25 26 signifie que les contribuables qui se trouvent dans la même situation telle que définie par la loi doivent être tous soumis à un même régime prévu par cette loi.En réalité. est plus englobante que la version informative parue en langue française du même article. Néji BACCOUCHE. la déduction supplémentaire vise à tenir compte de la situation des personnes percevant des faibles traitements et salaires. Ils sont publiés également dans une autre langue et ce uniquement à titre d’information.» Voir note commune n°34-2005 portant commentaire des dispositions de l’article 49 de la loi n°2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour l’année 2005 relative à l’allégement de la charge fiscale des salariés payés au salaire minimum garanti. Ainsi. limite le champ d’application du nouvel abattement aux seules personnes payées au SMIG. En effet. L'exposé des motifs de la loi de finances a interprété largement le champ d’application personnel de cette mesure26 tout en confondant entre traitement27 et salaire28. La version en langue arabe de l'article 40 V du CIR. Etudes Juridiques. 296 . aussi bien les salariés payés au SMIG que les salariés payés au SMAG bénéficient de cette déduction supplémentaire de 500 dinars. Aux termes de l’exposé des motifs de l’article 49 de la loi de finances.Dans son interprétation de l’article 49 de la loi de finances.76. prévue par l’article 49 de la loi de finances. Faculté de Droit de Sfax. Aux termes de l'article premier de la loi n° 93-64 du 5 juillet 1993 relative à la publication des textes au Journal Officiel de la République tunisienne et à leur exécution. « Constitution et droit fiscal ». qui fait foie24 et qui est la plus compatible avec l'esprit de la loi. l’administration fiscale a considéré que « bénéficient de la déduction supplémentaire de 500 dinars exclusivement les personnes physiques dont le salaire ne dépasse pas le salaire minimum garanti dans les secteurs agricoles (SMAG) et non agricole (SMIG) tel que fixé par la législation en vigueur » 25. n°8. « les lois. Voir. 10.

Habib AYADI. Le principe de non rétroactivité des textes fiscaux « s’oppose ainsi à ce qu’on applique une disposition nouvelle à des impositions dont le fait générateur est antérieur à sa mise en vigueur »30. envisageable. de limiter le champ d’application de cette mesure aux seules personnes payées au salaire minimum.Du point de vue temporel. 2003. le coût d'une telle mesure aurait été très élevé pour les finances publiques. ouvrage précité. Ce qui aurait dû étendre le champ d’application de cette tranche du revenu affranchie de l’impôt à tout revenu abstraction faite la qualité de la personne qui le réalise. les rédacteurs du texte ont alors choisi. 11. c'est-à-dire de l’acte ou de l’événement qui fait naître la dette fiscale »29. Par salaire il faut entendre « la rémunération d'un travail ou d'un service ». Abderraouf YAICH. Dans un souci de préserver les recettes fiscales de l’Etat. bénéficient de la déduction supplémentaire de 500 dinars de la base du revenu soumis à l’impôt au titre de l’année 2004 et déclaré au cours de l’année 2005 et des revenus des années ultérieures. p. Les impôts en Tunisie. cette mesure s’applique aux revenus de l'année 2004 déclarés en 2005 et aux revenus des années ultérieures. Ainsi. Néanmoins. L’application de la nouvelle déduction prévue par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 ne heurte-t-elle pas le principe de non rétroactivité de la loi fiscale. 86. une augmentation de la 1ère tranche du barème progressif prévu par l’article 44 du CIR était.En matière d’assiette de l’impôt.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum interprétation large ne trouve-t-elle pas une explication dans l’objectif initial des pouvoirs publics à travers cette disposition de la loi de finances ? A l’origine. Les impôts en Tunisie. n°549. 86. Habib AYADI.234. n°549. p. d’autant plus que l’article 89 de la dite loi prévoit que « les dispositions de la présente loi sont applicables à compter du 1er janvier 2005 » ? 12. les salariés concernés par cette mesure. à travers la rédaction finale de l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. étant prévue par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005.234. p. 1989. 2003. Le fait générateur 27 28 29 30 Par traitement il faut entendre « la rémunération d'un fonctionnaire ou le gain attaché à un emploi régulier d'une certaine importance sociale ». Abderraouf YAICH. apparemment. p. CERP. « la législation applicable est celle en vigueur à la date du fait générateur. Droit fiscal. 297 .

Etudes Juridiques. Constitution et droit fiscal. résultant de chaque loi de finances annuelle. par toute personne physique ayant en Tunisie une résidence habituelle sur l’ensemble de ses bénéfices réalisés pendant l’année précédente ». les cours de droit. p. ne peut. En matière fiscale. la rétroactivité est constamment dénoncée par la doctrine car elle constitue un facteur d’insécurité fiscale ». LGDJ.326. qui porte sur le tarif et l’assiette de l’impôt »36. « l’impôt est dû au premier janvier de chaque année. bien qu’elle soit conçue dans l’intérêt du contribuable. Droit fiscal général. précisé que les dispositions de la loi de finances pour l’année 2005 s’appliquent aux revenus de 2004 à déclarer en 2005 et sur les revenus des années ultérieures. 298 . 1997. Il s’agit de « la rétroactivité permanente. leur application est généralement admise pour des revenus dont le fait générateur est antérieur à leur entrée en vigueur. 1990. n°8. 31 32 33 34 35 36 Aux termes de l’article 2 du CIR. le droit fiscal tunisien distingue entre l’année de réalisation du revenu et celle d’imposition de ce même revenu. p. toute personne soumise à l’un de ces impôts ou dont elle est exonérée est tenue de souscrire selon le modèle établi par l’administration une déclaration annuelle de ces revenus ou bénéfices ». Droit fiscal général. « un texte ne peut s’appliquer à une imposition dont le fait générateur est antérieur à son entrée en vigueur »34. L’article 59 du CIR prévoit « qu’en vue de l’établissement de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés. « Le principe de non rétroactivité de la loi n’a de valeur constitutionnelle qu’en matière répressive. les revenus réalisés au cours de la période allant du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2004 doivent faire l’objet de déclaration32 au cours de l’année 200533. Les revenus relevant de la catégorie des traitements et salaires doivent être déclarés aux termes de l’alinéa f de l’article 60 du CIR « jusqu’au 5 décembre pour les salariés et les bénéficiaires de pensions ou de rentes viagères ». eu égard la spécificité des dispositions de la loi de finances. Ainsi. de son côté. la réalisation du revenu. En effet.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum en matière d’impôt sur le revenu est. Jean LAMARQUE. Contribution à l’étude de la sécurité juridique en matière fiscale.79. Or. Frédéric DOUET. s’appliquer aux revenus réalisés au cours de l’année 2004 sans heurter le principe de non rétroactivité de la loi fiscale35. l’article 89 de la loi de finances prévoit qu’elle s’applique à partir du 1er janvier 2005. Néji BACCOUCHE.326. aux termes de l’article 2 du CIR31. D’ailleurs. Jean LAMARQUE. Cependant. Voir. a priori. la nouvelle déduction introduite en droit fiscal tunisien en vertu de l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. les cours de droit. 1990. Ainsi. p. L’administration fiscale a.

Ainsi. un salarié payé au SMIG bénéficie automatiquement de la déduction même s’il a pu réaliser d’autres catégories de revenu et que son revenu global dépasse le SMIG. 14. 15. dans un souci de préserver les recettes fiscales de l’Etat. ce choix du législateur relativement à l’organisation des dispositions du CIR ne doit pas nous induire en erreur37. Il était apparemment question dans l'esprit du député Mme Ben Dali de l'applicabilité de cette mesure aux salariés payés au salaire minimum qui réalisent en plus de leur revenu salarial d'autres catégories de revenus. L’esprit de l’article 40 du CIR.Prévue par l’article 40 du CIR.Outre le problème de son emplacement dans le CIR. article réservé aux déductions communes et applicable normalement abstraction faite la nature du revenu réalisé. la déduction prévue par l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 pêche par certaines insuffisances. la déduction supplémentaire ne peut s’appliquer à un salarié qui réalise un revenu supérieur au salaire minimum. c'est-à-dire les personnes physiques réalisant des revenus dans la catégorie des traitements et salaires telle que définie par les articles 25 et 26 du CIR. cette mesure ne peut concerner que les salariés payés au salaire minimum. la déduction supplémentaire accordée aux personnes payées au salaire minimum. inséré dans le cadre d’une sous section III réservée aux déductions communes ne s’oppose-t-il pas au fait d’y introduire une déduction accordée aux seuls salariés payés au salaire minimum ? Cet abattement n’aurait-il pas dû être inséré dans le cadre des articles 25 et 26 du CIR relatifs à la catégorie traitements et salaires et constituer de la sorte un abattement catégoriel ? Dans pareille hypothèse. est mal placée ? D’ailleurs. 299 . les dispositions de 37 L’un des députés a soulevé la question de l’applicabilité de cette déduction à toutes les catégories de revenu. ne prouvet-il pas que ladite déduction insérée dans le cadre de l’article 40 du CIR.PORTEE DE L’ABATTEMENT 13. 587. n°11. p. Néanmoins. Débats de la chambre des députés. le fait qu’elle soit réservée aux seules personnes payées au salaire minimum. le législateur a dû renoncer à ce choix. cette déduction est également mal présentée. En effet. constitue un abattement du revenu global. séance du vendredi 24 décembre 2004.Aussi ambitieuse qu’elle puisse paraître. En réalité. Aux termes de l’article 40 du CIR tel qu’interprété par la note commune n°34-2005.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum II.

En réalité. 359. 78. tel qu'il a été suggéré40. p. tome I. Le souci de tenir compte des capacités contributives de la couche sociale des salariés dans une économie caractérisée par l’augmentation successive des prix ne commande-t-il pas de leur accorder. p. séance du vendredi 24 décembre 2005. La non soumission à l’impôt d’une fraction de revenu dénommée « minimum d’existence » constitue l’un des principes traditionnellement consacrés38. Cette inadéquation entre la présentation de l’article 49 de la loi de finances et le contenu de l’article lui-même. 587. comme si. l’article 49 de la loi de finances laisse penser qu'il portera modification de l’article 44 du CIR et ce à travers une augmentation de la première tranche du barème progressif de l’impôt sur le revenu en ce qui concerne les salariés payés au salaire minimum. la première tranche du revenu est de 0 à 2000 dinars. n’est-elle pas révélatrice de la volonté initiale des pouvoirs publics de relever la première tranche du barème progressif de 1500 dinars à 2000 dinars ? 16. Lammarion. Thèse. que l’utile venait ensuite et qu’il devait être taxé ».L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum l’article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005 ont été insérées sous le titre « d’allégement de la charge fiscale des salariés payés au salaire minimum interprofessionnel garanti par l’augmentation du montant de la déduction de la base de l’impôt de 1500 dinars à 2000 dinars ». GFF. à partir du 1er janvier 2005. fiscalement admis. ‫ » إن هﺬا اﻹﺟﺮاء ﻟﻢ ﻳﺄﺧﺬ ﺑﻌﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر اﻟﻤﻘﺪرة اﻟﺸﺮاﺋﻴﺔ ﻟﻬﺬﻩ اﻟﺸﺮﻳﺤﺔ ﻣﻦ‬: ‫اﻟﻨﺎﺋﺐ اﻟﻤﻨﺠﻲ آﺘﻼن‬ ‫ ﺗﻔﻮق‬1989 ‫ دﻳﻨﺎر ﺳﻨﺔ‬1500 ‫اﻟﻤﻄﺎﻟﺒﻴﻦ ﺑﺎﻟﻀﺮﻳﺒﺔ وآﺬﻟﻚ ﻋﺎﻣﻞ اﻟﺰﻣﻦ ﺑﺎﻋﺘﺒﺎر أن اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺘﺤﺮﻳﺮﻳﺔ‬ ‫ دﻳﻨﺎر وهﻮ‬3000 ‫ ﺑﺤﻴﺚ اﻟﻤﻘﺘﺮح أن ﻳﺮﻓﻊ ﻣﺒﻠﻎ اﻟﻄﺮح إﻟﻰ‬2005 ‫ دﻳﻨﺎر ﺳﻨﺔ‬2000‫اﻟﻘﻴﻤﺔ اﻟﺘﺤﺮﻳﺮﻳﺔ ﻟـ‬ .I. Débats parlementaires. au taux de 0%. Henri ISAIA. est passé pour les salariés payés au salaire minimum de 1500 dinars à 2000 dinars. pour les salariés payés au salaire minimum. Ainsi présenté. n° 11. De l’esprit des lois. université de Nice. Par conséquent. La personnalisation de l’impôt sur le revenu. « ‫إﺟﺮاء ﻻ ﻳﻌ ّﺪ ﺧﺎرﻗﺎ ﻟﻠﻌﺎدة إذا ﻣﺎ أﺧﺬﻧﺎ ﺑﻌﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر ﻏﻼء اﻟﻤﻌﻴﺸﺔ‬ 300 . p. Le minimum d’existence a pour effet « de mettre la tranche inférieure du revenu à l’abri de l’impôt »39. du CIR. Cette tranche est soumise. En effet. afin de tenir compte des spécificités de la classe sociale des salariés. que ce nécessaire physique ne devait point être taxé. en vertu de l’article 44. le minimum d’existence. 1979. mars1973. une déduction plus importante ? En procédant à une comparaison 38 39 40 La non imposition d’une fraction du revenu a été déjà reconnue par Montesquieu « on jugea que chacun avait un nécessaire physique égal. les pouvoirs publics ont introduit une déduction supplémentaire de 500 dinars.

l'impôt dû selon le barème : 1500 dinars x 0% = 0 dinars. Voir dans ce sens Bernard PLAGNET.751 dinars. A partir du 1er juin 2002. Voir infra. la Constitution tunisienne consacre solennellement le concept d'Etat de droit.51 dinars.178 dinars. en vertu de son article 5 il est prévu que "la République tunisienne a pour fondements les principes de l'Etat de droit". .141-8 du code du travail » seulement. pensions et rentes viagères et dont le revenu global n’est pas supérieur au montant du minimum garanti prévu à l’article L.déduction supplémentaire : 500 dinars. salaires. . . n°20. un salarié payé au SMIG n'est pas exempté du paiement de l'impôt.le revenu annuel brut : 2750. n° 4.déduction au titre des frais professionnels de 10% :253. . prenons l'exemple d'un salarié célibataire payé au SMIG selon le régime de 48 heures.563 dinars.revenu net soumis à l'impôt : 1783. p.Par ailleurs.le revenu annuel brut net des cotisations sociales : 2537. fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti dans les secteurs non agricoles régis par le code du travail (JORT du 26 août 2005. fixé par le décret n° 2005-2320 du 22 août 2005. . le revenu annuel soumis à l'impôt et l'IR dû par l'intéressé se déterminent comme suit : . 2319) est de 224.75% :213. Ainsi. Aux termes de l’alinéa 2 de l’article 5 du CGI « Sont affranchis de l’impôt sur le revenu… les personnes physiques qui bénéficient principalement de traitements. p. 283. « principales mesures fiscales prévues dans la loi de finances pour 2006 ».224 dinars augmenté de la prime de transport prévue par le décret n°86-691 du 20 juillet 1986 fixée à 5 dinars par mois.759 x 15% = 42. En effet. n°20. n’était-il pas opportun de revoir la structure des tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu afin de tenir compte de l’inflation monétaire pour l’ensemble des catégories de revenu et non seulement pour les salariés payés au salaire minimum ? L'intervention législative par des retouches segmentaires ne contredit-elle pas l’image d'un "Etat de droit"44 qui doit normalement agir selon une stratégie et sans contradictions ? N'a-t-on pas écrit depuis 1989 «qu’il est nécessaire que le barème de l’impôt soit périodiquement actualisé pour tenir compte de l’inflation et qu’il 41 42 43 44 Même avec l’application de la déduction de 500 dinars.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum entre la contribution fiscale d’un salarié payé au SMIG41 et celle d’un forfaitaire42 n’est-il pas plus équitable de prévoir une franchise de l’impôt sur le revenu profitable aux personnes payées au SMIG similaire à celle prévue par le droit fiscal français43 ? 17.les cotisations sociales à raison de 7. Le SMIG. 151. En effet. RTF. .688 dinars. 301 .759 dinars. il est à signaler qu’une révision dudit abattement est envisageable au cours de l’année 2007.

Habib AYADI. p. Droit fiscal. Débats de la chambre des députés. date de promulgation du CIR. l’être en 2005. suite à une promotion professionnelle de 10 dinars par exemple. l’augmentation de la première tranche du revenu imposable de 1500 dinars à 2000 dinars46. aux termes de la note commune n°342005. 1989. Déjà depuis 1989. au même titre que les autres salariés contribuables au barème progressif tel que prévu par l’article 44 du CIR. CERP. elle ne peut plus. 302 . lui aussi payé au SMIG mais non 45 46 47 Habib AYADI. La déduction s'applique même dans le cas où les intéressés bénéficient de primes supplémentaires ou occasionnelles". une compensation automatique par des techniques diverses dont par exemple l’augmentation du montant de l’abattement à la base »45 ? En effet. 1989. si la somme de 1500 dinars pouvait.Combinée avec la progressivité de l’impôt sur le revenu qui vise « à établir l’égalité dans les sacrifices que les contribuables doivent consentir pour participer aux charges de la collectivité nationale»47.1472. séance du vendredi 29 décembre 1989. p.Ainsi. p. la commission parlementaire des finances. les salariés payés au SMIG qui bénéficient d'une promotion professionnelle. difficilement certes. du plan et du développement régional avait vainement proposé. CERP. perdent le bénéfice de la déduction prévue par l'article 49 de la loi de finances pour la gestion 2005. qui a abouti à les rémunérer sur des bases supérieures à celles fixées par la législation en vigueur en matière de salaire minimum garanti. n°434. l’application de cette déduction peut compromettre le principe de l’équité.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum soit introduit. 18. le salaire minimum garanti désigne "le salaire fixé en vertu de la législation en vigueur majoré des primes et indemnités spécifiques servies aux salariés payés au SMIG telle que la prime de transport prévue par le décret n°86-691 du 20 juillet 1986 et fixé à 5 dinars par mois. Ainsi. pour les économiquement faibles. Seulement. Droit fiscal. aux termes de la même note commune. un salarié payera 89 dinars 954 millimes de plus comparativement à un salarié. a fortiori. En effet.186. constituer un minimum d’existence en 1989. un salarié payé au salaire minimum qui perçoit une gratification pour encouragement perdrait le bénéfice de cette déduction et sera soumis. JORT.186. 19.

GROSCLAUDE et PH. .389 x 15 % = 132.déduction au titre des frais professionnels : 2648. p.75% = 222.389. Supposons que ce même salarié a bénéficié d'une promotion professionnelle de 10 dinars par mois qui a abouti à le rémunérer sur une base supérieure à celle prévue par la législation en vigueur en matière de salaire minimum garanti.. Toutefois. .688 x 7.le revenu net soumis à l'impôt : 2383. un salarié est tenu de verser 90 dinars au fisc ? 20.821. la comparaison entre la contribution des salariés et celle des forfaitaires dans les recettes fiscales de l’Etat est révélatrice50.le revenu annuel brut net des cotisations sociales : 2648.64.l'impôt sur le revenu dû selon le barème : 1500 x 0% = 0. Dalloz. La promotion professionnelle serait dans ce cas neutralisée et le salarié ne serait plus animé par la volonté d’améliorer son rendement. . quel serait le sens d’une promotion professionnelle si enfin de compte pour 120 dinars de plus.21.228 dinars. de leur contenu et de leur montant »49.523 personnes qui ont rapporté 13. 303 .La catégorie des traitements et salaires se caractérise par « la parfaite connaissance que peut avoir l’administration fiscale de leur origine. .660.L’abattement accordé aux salariés payés au salaire minimum gratifié48. au cours de l’année 2004. 2003.688. J.4ième éd. 883. le nombre des personnes soumises au régime forfaitaire est de l’ordre de 291. la contribution fiscale de chaque forfaitaire est de 46 dinars 858. Ainsi. En effet. 48 49 50 Le même exemple cité à la note de bas de page numéro 37. Selon les statistiques de l’administration fiscale.508. . Droit fiscal général.le revenu annuel brut : 2870. MARCHESSOU. .les cotisations sociales : 2870. l’accessibilité aux revenus salariaux ne peut expliquer l’aggravation de la charge fiscale des salariés.21 x 10% = 264. En effet.478.

qui fait foi. les avis du conseil constitutionnel et sa déclaration visée par l’article 25 de la présente loi sont publiables au journal officiel de la République Tunisienne ». L’utilisation du terme « publiable » peut a priori poser un problème concernant le caractère obligatoire ou non de la publication. Toutefois. selon la version arabe du texte. mais aussi pour les autres branches de droit qui ne cessent de se constitutionnaliser. la publication au Journal Officiel des avis du conseil constitutionnel2 rend ses avis accessibles au chercheur et facilite leur exploitation pour l’enrichissement de la recherche en matière juridique. ‫ ﻣﻦ اﻟﺪﺳﺘﻮر‬72 ‫" ﻣﺎ ﻋﺪا ﺣﺎﻟﺔ ﺻﺪور اﻟﺮأي ﻓﻲ اﻟﻤﺴﺎﺋﻞ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻘﺮة اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﻣﻦ اﻟﻔﺼﻞ‬ ‫ ﻣﻦ هﺬا اﻟﻘﺎﻧﻮن ﺑﺎﻟﺮاﺋﺪ اﻟﺮﺳﻤﻲ‬25 ‫ﺗﻨﺸﺮ ﺁراء اﻟﻤﺠﻠﺲ اﻟﺪﺳﺘﻮري وﺗﺼﺮﻳﺤﻪ اﻟﻤﻨﺼﻮص ﻋﻠﻴﻪ ﺑﺎﻟﻔﺼﻞ‬ ".‫ﻟﻠﺠﻤﻬﻮرﻳﺔ اﻟﺘﻮﻧﺴﻴﺔ‬ 333 .fr Selon l’article 28 de la loi organique n° 2004 -52 du 12 Juillet 2004 relative au conseil constitutionnel : « A l’exception du cas où l’avis du conseil concerne les questions prévues au paragraphe 3 de l’article 72 de la constitution. Les décisions et avis du conseil constitutionnel présentent désormais une source importante non seulement pour le droit constitutionnel. il semble que la matière financière et fiscale ne fait partie ni du domaine de la saisine 1 * 2 Publiés au Journal Officiel de la République Tunisienne durant l’année 2004 et le premier semestre de 2005. E-mail : gargourimootez@yahoo. suivant une interprétation exégétique des textes applicables au conseil constitutionnel et notamment de l’article 72 de la constitution qui détermine les domaines d’intervention du conseil en matière d’examen de la constitutionnalité. Ensuite. dont notamment le droit fiscal et financier.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel CHRONIQUE DES AVIS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL TUNISIEN EN MATIERE FISCALE ET FINANCIERE1 Mootez GARGOURI* Maître-assistant à la faculté de droit de Sfax Pourquoi une chronique des avis du conseil constitutionnel tunisien en matière fiscale et financière ? D’abord.

GARGOURI. Certains de ces avis se rapportent aux conventions et accords internationaux ayant un contenu fiscal ou financier. Le domaine de la saisine facultative du conseil est déterminé par l’article 72 de la constitution dans son paragraphe 3. ni de celui de la saisine facultative4. mais aussi d’un point de vue politique5. mais qui ont fait l’objet d’une saisine du conseil puisqu’ils comportent des dispositions ayant une relation avec des matières couvertes par le domaine de la saisine obligatoire du conseil comme les obligations. cela n’empêche qu’en consultant les avis émis par le conseil constitutionnel et publiés au JORT depuis 2004. cette exclusion d’une matière aussi importante du domaine d’intervention du conseil constitutionnel tunisien est difficilement explicable non seulement d’un point de vue purement juridique. mais aussi de la volonté affirmée d’élargir le domaine de la saisine obligatoire du conseil » N. M. les engagements financiers de l’Etat ou la détermination des crimes et délits et les peines qui leur sont applicables. 1-2-046 / Avis n° 2004 – 42 du conseil constitutionnel. le dernier numéro renvoie à l’année de publication de l’avis au JORT. BACCOUCHE. Enfin. 2005. N°3. Le premier numéro renvoie au numéro de l’avis. N°2004-43) concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 ». « Observations sous l’avis du conseil constitutionnel (LF. 334 . l’on constate que plusieurs avis se rapportent directement ou indirectement à la matière fiscale et financière. p129. concernant le projet de loi organique complétant la loi organique 3 4 5 6 Le domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel est déterminé par l’article 72 de la constitution dans ses paragraphes 1 et 2. Certains avis concernent les projets de loi de finances alors que d’autres avis concernent des projets de lois ayant un contenu fiscal ou financier. la procédure devant les différents ordres de juridictions. Or. « L’exclusion supposée des lois de finances ainsi que des lois fiscales du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel est difficilement explicable compte tenu. le second renvoie au semestre de l’année au cours de laquelle l’avis a été publié au JORT. Selon une certaine opinion. Revue Tunisienne de Fiscalité. La matière fiscale et financière semble être immunisée contre tout examen de constitutionnalité.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel obligatoire du conseil3. non seulement de l’importance de ces lois et de leur incidence directe sur le citoyen contribuable. même avec cette exclusion supposée des lois fiscales et financières du domaine d’intervention du conseil constitutionnel.

les articles 28. p 3337. être adoptés selon les procédures et les délais spécifiques pour 335 . contenir que des dispositions financières. vise à ajouter un article 7 bis à la loi organique n°11 de l’année 1995 dont la teneur est la suivante : « Les structures sportives doivent obligatoirement tenir leur comptabilité conformément à la législation comptable en vigueur y compris les règles de traitement comptable y afférentes ». Pour les articles 28. JORT n° 98 du 7 décembre 2004. objet de la saisine du conseil. ont été déclarées par le conseil constitutionnel incompatibles avec l’article 14 de la constitution. Après avoir admis le principe de la saisine partielle d’un projet de loi. pour régulariser leur situation au regard de la loi portant organisation de la profession des comptables. après avoir reconnu le principe de sa compétence. le conseil constitutionnel a déclaré que les dispositions du projet de loi de finances. relative aux structures sportives . à ce titre. Or.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel n° 95-11 du 16 février 1995. les dispositions de l’article 62 ter qui seront ajoutées au code de la comptabilité publique. Le conseil a considéré que ces dispositions ne sont pas contraires à la constitution et donc compatibles avec le texte constitutionnel. sous conditions complémentaires. 29 et 30 concernant la détermination des procédures de constitution de sociétés en ligne et de l’article 89 permettant aux comptables de bénéficier d’un nouveau délai. concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 . ils ont été déclarés par le conseil non conformes avec la constitution non pas à raison de leur contenu. 30 et 89 n’ont pas un caractère financier et ne peuvent. en vertu de l’article 80 du projet de loi de finances. 29. De même. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. objet de la saisine du conseil. ne posent pas de problèmes de constitutionnalité sauf l’insertion des articles 28 . Dans cet avis. n° 2004-43 du conseil constitutionnel. 30 et 89 du projet de loi de finances pour l’année 2005. a précisé que considérant que l’article unique du projet de loi organique. 29. le conseil constitutionnel. en principe. p 3555. 2-2-04/ Avis LF. mais du fait même de leur insertion dans le projet de loi de finances qui ne doit. qui ne sont pas conformes avec les articles 28 et 36 de la constitution.

p 3555. Pour l’article 80 du projet de loi de finances pour l’année 2005. concernent les ressources et les dépenses publiques ainsi que les opérations financières de l’Etat. Par conséquent. Le conseil a constaté aussi que toutes les dispositions. Toutefois. si le transfert automatique au profit de l’Etat de la propriété des bijoux déposés comme garantie d’un prêt peut être justifié par l’expiration d’une longue période et le non paiement des prêts et de leurs intérêts. de la compétence exclusive du pouvoir législatif. n° 2004-46 du conseil constitutionnel. L’incompatibilité de cet article 80 avec la constitution découle. ajoutées par l’article 80 du projet de loi de finances. 3-2-04/ Avis LF. ces justifications ne sont pas suffisantes pour priver les bénéficiaires d’un prêt sur gage des garanties nécessaires pour éviter ce transfert et pour leur permettre de payer ce que leur doit le trésor. le conseil constitutionnel a été saisi des dispositions qui ont été déclarées non conformes ou incompatibles avec la constitution en vertu de son avis LF.n° 2004-43. sont devenues désormais compatibles avec l’article 14 de la constitution. objet de la saisine. par conséquent. 336 .Chronique des avis du Conseil Constitutionnel l’adoption des lois de finances prévus par les articles 28 et 36 de la constitution. d’autre part de la délégation faite au Ministre des finances pour déterminer les procédures d’application de l’article 62 ter par arrêté alors même que les garanties que nécessite la limitation du droit de propriété font partie de la substance même de ce droit et relèvent. concernant certaines dispositions du projet de loi de finances pour l’année 2005 . il a été déclaré par le conseil incompatible avec la constitution parce que d’une part. Dans cet avis. Le conseil constitutionnel a constaté que l’article 80 du projet de loi de finances n’est plus incompatible avec l’article 14 de la constitution puisque l’obligation d’information et de publicité consacrée par le législateur constitue une garantie suffisante du droit de propriété des bénéficiaires de prêts sur gage. les dispositions de l’article 62 ter du code de la comptabilité publique. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. d’où la conformité de leur insertion dans le projet de loi de finances avec les articles 28 et 36 de la constitution.

Elles ont fait l’objet d’une loi ordinaire qui a été soumise au conseil constitutionnel dès lors qu’elles concernent les obligations qui font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 paragraphe 1 de la constitution. concernant le projet de loi relatif aux procédures de constitution de sociétés en ligne . le conseil constitutionnel s’est affronté au problème de l’attribution. Le conseil constitutionnel ajoute. Dans cet avis. objet de la saisine du conseil. Cet avis du conseil constitutionnel concerne des dispositions qui ont été disjointes du projet de loi de finances pour la gestion de 2005. 1-1-05/ Avis n° 2004-44 du conseil constitutionnel. selon l’article 34 de la constitution. la forme de loi. JORT n° 6 du 21 janvier 2005. le conseil constitutionnel a retenu le principe de sa compétence en le fondant sur le fait que la convention. qu’il ressort de l’article 72 de la constitution que la procédure devant les différents ordres de juridictions fait partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil. p 3555. toujours en relation avec la recherche d’un fondement pour la reconnaissance de sa compétence. accorde des immunités juridictionnelles pour certaines personnes. Sur le fond. au profit de la représentation de la banque européenne d’investissement en Tunisie. Le conseil considère que les immunités ont une relation avec la procédure devant les différents ordres de juridiction. p. JORT n° 105 du 31 décembre 2004. Dans cet avis. concernant le projet de loi portant approbation de l’accord conclu le 26 juillet 2004 entre le gouvernement de la République Tunisienne et la banque européenne d’investissement relatif à l’établissement du siège de la représentation de la banque européenne d’investissement en Tunisie . le conseil a considéré que l’ensemble des conditions de constitution des sociétés en ligne ainsi que les obligations qui pèsent sur ce type de sociétés ne sont pas contraires avec la constitution et donc compatibles avec ses dispositions.197. à son président et à ses membres ainsi qu’aux membres de leurs familles qui sont sous leur autorité des immunités 337 . par la convention objet de la saisine. elles doivent revêtir.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel 4-2-04/ Avis n° 2004-48 du conseil constitutionnel.

le conseil constitutionnel a considéré qu’il est possible pour l’Etat souverain. le conseil constitutionnel a précisé que l’accord en question comporte des dispositions accordant à une partie étrangère contractante des droits. consacrée notamment par l’article premier de la constitution. Après avoir retenu sa compétence. Le conseil ajoute que même si l’accord. 2-1-05/ Avis n° 2004-45 du conseil constitutionnel. comme des exemptions fiscales ou autres. dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté. p 197. dans le cadre de l’exercice de ses relations internationales. Le conseil a ajouté. de ses relations internationales. d’accorder des avantages. cet exercice n’empêche pas l’Etat d’accorder une immunité juridictionnelle pour certains fonctionnaires d’organisations internationales et des personnes sous leur autorité dans le but de faciliter leur tâche dans le cadre de l’exercice. permet au contractant étranger de se prévaloir. il n’en demeure pas moins que cela n’est pas en contradiction avec la souveraineté de l’Etat tunisien consacrée par l’article premier de la 338 . concernant le projet de loi portant approbation d’un accord relatif à l’encouragement de l’investissement conclu le 17 février 2004. sur la base de l’équité. par l’Etat tunisien souverain. d’accepter. en vertu d’une convention. Or. constituent un devoir pour chaque personne. exemptions et garanties pour encourager l’investissement. JORT n° 6 du 21 janvier 2005. Pour résoudre ce problème. Toutefois.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel juridictionnelles et des avantages fiscaux sur le territoire tunisien. pour les étrangers qui sont sur le territoire national pour l’exercice d’une mission diplomatique ou pour travailler au sein d’une organisation internationale. objet de la saisine. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique . suppose que l’Etat exerce son pouvoir juridictionnel à l’égard de toute personne qui réside sur son territoire. de ses droits qui découlent de l’accord. non moins important. dans un autre considérant. que la souveraineté de l’Etat. l’article 16 de la constitution tunisienne dispose que le paiement de l’impôt et la contribution aux charges publiques.

339 . concernant le projet de loi portant modification de quelques dispositions du code des sociétés commerciales . p 262. JORT n°9 du 1er février 2005. deux matières qui relèvent du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. le conseil a conclu à leur compatibilité avec le texte constitutionnel. Dans cet avis. le conseil constitutionnel n’a constaté aucune inconstitutionnalité. Il a déclaré que toutes les dispositions de la convention. p 262. ne sont pas contraires avec la constitution et donc compatibles avec le dispositif constitutionnel. 3-1-05/ Avis n° 2004-49 du conseil constitutionnel. 4-1-05/ Avis n° 2004-51 du conseil constitutionnel.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel constitution dès lors que l’exercice de ses droits se situent dans les bornes et limites du droit international. JORT n°9 du 1er février 2005. qui ont déjà fait l’objet d’une approbation parlementaire. qui concernent les procédures de constitution des sociétés ainsi que les obligations qui pèsent sur leurs fondateurs. concernant le projet de loi portant approbation d’une convention entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de l’Etat du Koweït relative à la promotion et à la protection réciproques des investissements . le conseil constitutionnel s’est déclaré compétent puisque le projet de loi qui lui est soumis concerne les obligations. Or. et après avoir examiné l’ensemble des dispositions du projet de loi objet de la saisine. le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour examiner la convention dès lors qu’elle comporte des dispositions relatives aux obligations ainsi qu’à la procédure devant les différents ordres de juridictions. les projets de lois relatifs aux obligations font partie de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution. Sur le fond. Sur le plan de la compétence. Sur le fond. plus précisément les procédures de constitution des sociétés et les obligations qui pèsent sur leurs fondateurs.

6-1-05/ Avis n° 2005 – 07 du conseil constitutionnel. La convention ne pose aucun problème de constitutionnalité sur le fond.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel 5-1-05/ Avis n° 2005-05 du conseil constitutionnel. Pour le conseil constitutionnel. Toujours suivant le même raisonnement. le 7 octobre 2003. Il ne pose. Selon le conseil constitutionnel. concernant le projet de loi portant approbation d’une convention sur le transport routier de personnes et de marchandises et sur le transit conclue le 27 mars 2004. p 614. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord sur le transport routier de personnes et de marchandises et sur le transit conclu. p 614. JORT n° 19 du 8 mars 2005. comporte des dispositions relatives aux engagements financiers de l’Etat qui sont des obligations et font partie ainsi du domaine de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République Arabe Syrienne . objet de la saisine. Les 340 . JORT n° 19 du 8 mars 2005.08 du conseil constitutionnel. 7-1-05/ Avis n° 2005. Ces règles ont une relation avec les obligations qui font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. p 614. le 21 janvier 2004. la convention. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République Hellénique dans le domaine des transports routiers de personnes et de marchandises et de transit . JORT n°19 du 8 mars 2005. sur le fond. il ne fait pas de doute que cet accord concerne les obligations qui sont du domaine de la saisine obligatoire en vertu de l’article 72 de la constitution. comportant des dispositions relatives aux engagements financiers de l’Etat ainsi que certaines dispositions à caractère législatif. entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République du Mali . concernant le projet de loi portant approbation d’un accord conclu. aucun problème de constitutionnalité. le conseil constitutionnel a constaté que les dispositions de l’accord comportent des règles relatives aux engagements financiers de l’Etat ainsi que certaines règles à caractère législatif.

dans son paragraphe premier. il ne suffit pas de se référer à ces trois articles de la constitution pour fonder la compétence du conseil. que le conseil constitutionnel examine les projets de loi qui lui sont soumis par le président de la république quant à leur conformité ou leur compatibilité avec la constitution. les textes relatifs aux emprunts et engagements financiers de l’Etat ainsi qu’à l’assiette. au moins. L’article 32 dispose que les traités portant engagement financier de l’Etat et les traités contenant des dispositions à caractère législatif ne peuvent être ratifiés qu’après leur approbation par la chambre des députés. que les dispositions relatives aux engagements financiers de l’Etat ainsi qu’à la détermination de l’assiette. En effet. L’article 72 stipule. le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent en se référant à trois articles de la constitution à savoir les articles 32. du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. en se référant à ces trois articles. p 614. Dans cet avis. JORT n° 19 du 8 mars 2005. Le conseil constitutionnel aurait dû préciser.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel dispositions de constitutionnalité. 34 et 72. Cette solution pourrait neutraliser l’immunité « apparente » dont bénéficient 341 . l’accord ne posent aucun problème de 8-1-05/ Avis n° 2005–09 du conseil constitutionnel. L’article 34 précise que sont pris sous forme de lois. à ce titre. sauf délégation accordée au Président de la République par les lois de finances et les lois fiscales. aux taux et aux procédures de recouvrement des impôts. Toutefois. concernant le projet de loi portant approbation de la convention entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République du Soudan tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu . le conseil constitutionnel a peut être omis de préciser à quel titre il a reconnu sa compétence pour examiner les dispositions de cette convention. des taux et des procédures de recouvrement des impôts relèvent de la catégorie des projets de loi relatifs aux obligations et font partie.

Dans cet avis. Sur le fond.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel les lois fiscales et financières contre tout examen de constitutionnalité par le conseil constitutionnel. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord et d’un protocole conclu le 28 février 2002. En se déclarant compétent. objet de la saisine. JORT n° 21 du 15 mars 2005. entre la République Tunisienne et la République d’Afrique du sud. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord relatif à la promotion et à la protection des investissements entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement de la République du Soudan . JORT n° 38 du 13 mai 2005. JORT n° 21 du 15 mars 2005. 342 . le conseil constitutionnel s’est déclaré compétent pour examiner la convention puisque ses dispositions concernent le domaine des obligations et la procédure devant les différents ordres de juridictions qui font partie de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution. le conseil n’a constaté aucune inconstitutionnalité dans les dispositions de l’accord et du protocole. entre la République Tunisienne et la République de Turquie . le conseil n’a relevé aucune inconstitutionnalité dans les dispositions de la convention. Concernant le fond. 10-1-05/ Avis n° 2005 .06 du conseil constitutionnel. relatifs à la promotion et à la protection réciproques des investissements . p 741. Sur le fond. 9-1-05/ Avis n° 2005-04 du conseil constitutionnel. 11-1-05/ Avis n° 2005-19 du conseil constitutionnel concernant le projet de loi portant approbation d’une convention d’association portant sur l’établissement d’une zone de libre échange conclue le 25 novembre 2004. p 1063. 741. le conseil a conclu que les dispositions de la convention ne posent aucun problème de constitutionnalité. p. le conseil constitutionnel s’est fondé essentiellement sur le contenu de l’accord et du protocole ayant une relation avec les obligations et la procédure devant les différents ordres de juridictions qui relèvent du domaine de la saisine obligatoire du conseil en vertu de l’article 72 de la constitution.

La première est relative à la commission mixte prévue par l’article 40 de l’accord qui est investie du pouvoir de modifier les annexes et les protocoles de l’accord. Le conseil a constaté que l’accord a fixé les compétences ainsi que les procédures devant cette 343 . faisant partie intégrante de la convention. Le conseil a constaté que la République Tunisienne a déjà ratifié ces traités suivant la procédure relative à la ratification des traités internationaux d’où le caractère constitutionnel de toute référence ultérieure à ces traités. la procédure devant les différents ordres de juridictions et les principes généraux de la santé publique. Ces deux matières font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. font référence dans plusieurs domaines à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ainsi qu’aux accords de l’organisation mondiale du commerce notamment en ce qui concerne l’institution des droits de douane et des restrictions quantitatives à l’importation. Le conseil constitutionnel a constaté que la convention. Sur le fond. la normalisation. deux questions ont attiré l’attention du conseil constitutionnel. le conseil constitutionnel a constaté que le contenu de la convention et de ses trois protocoles additionnels. Le conseil a enfin conclu à la conformité de la convention. Sur le fond. objet de la saisine. les monopoles d’Etat à caractère commercial ainsi qu’à la lutte contre le dumping. concernant le projet de loi portant approbation d’un accord de libre échange entre la République Tunisienne et les Etats de la Communauté Européenne de libre échange . p 1063. fait partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil du moment que certaines de ses dispositions concernent les obligations. JORT n° 38 du 13 mai 2005. objet de la saisine. et de ses protocoles additionnels avec les dispositions constitutionnelles.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel Le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour examiner cette convention du moment qu’elle comporte des dispositions relatives aux obligations ainsi qu’à la procédure devant les différents ordres de juridictions. 12-1-05/ Avis n° 2005-20 du conseil constitutionnel.

des taux et des modalités de recouvrement de l’impôt. Le conseil constitutionnel précise enfin que : « Considérant que la soumission aux règles prévues par l’accord concernant la révision des dispositions contenues dans les annexes et protocoles est précédé par la volonté souveraine de la partie tunisienne qui a ratifié l’accord initial ». Selon le conseil. la Tunisie a déjà ratifié ces traités suivant la procédure relative à la ratification des traités internationaux. c’est-à-dire comme si les engagements financiers de l’Etat ainsi que la détermination de l’assiette. JORT n° 43 du 31 mai 2005. la normalisation. les monopoles d’Etat à caractère commercial et la lutte contre le dumping. 13-1-05/ Avis n° 2005-14 du conseil constitutionnel. le conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour examiner la constitutionnalité de la convention dès lors que certaines de ses dispositions concernent les engagements financiers de l’Etat ainsi que la détermination de l’assiette. Or. il n’a pas négligé de préciser. des taux et des modalités de recouvrement de l’impôt font partie du domaine de la saisine 344 . ce contenu de la convention suffit pour déclarer le conseil constitutionnel compétent sur la base du paragraphe premier de l’article 72 de la constitution. dans l’article 41. Dans cet avis. p 1237. il a ajouté que même si l’accord a accordé à cette commission le pouvoir de modifier ou de réviser les annexes et protocoles de l’accord. objet de la saisine.Chronique des avis du Conseil Constitutionnel commission. La deuxième question qui a attiré l’attention du conseil constitutionnel et qui a influencé son avis favorable est que l’accord. renvoi dans certains domaines à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ainsi qu’aux accords de l’organisation mondiale du commerce tels que l’institution des droits de douane et des restrictions quantitatives à l’importation. que ces modifications doivent être soumises aux parties pour approbation ou acceptation. concernant le projet de loi portant approbation d’une convention entre le gouvernement de la République Tunisienne et le gouvernement du Burkina Faso en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu .

. 345 . toutes ces matières font partie du domaine de la saisine obligatoire du conseil constitutionnel en vertu de l’article 72 de la constitution. Dans cet avis. l’infiltration de certaines données économiques à caractère personnel du bénéficiaire de l’instrument de transfert électronique. .aux obligations qui pèsent sur l’émetteur à l’égard du bénéficiaire. à la procédure devant les différents ordres de juridictions ainsi qu’à la détermination des crimes et délits et aux peines qui leur sont applicables. Le conseil constitutionnel a considéré que ces mécanismes ne peuvent être qualifiés de données à caractère personnel sensibles qui supposent des procédures spéciales et renforcées pour leur traitement conformément à la loi organique n° 63 pour l’année 2004 du 27 juillet 2004. . Le conseil a constaté que les mécanismes utilisés pour le transfert électronique de fonds nécessitent un traitement électronique qui peut entraîner. objet de la saisine. 14-1-05/ Avis n°2005-25 du conseil constitutionnel.aux modalités de rupture du contrat de transfert électronique pour protéger les droits des deux parties. aux codes donnés au bénéficiaires ainsi qu’aux délais d’information. -à la protection nécessaire pour les instruments de transfert électronique de fonds. le conseil constitutionnel a admis le principe de sa compétence pour examiner le projet de loi relatif au transfert électronique de fonds en se fondant sur le contenu de ce projet qui comporte des dispositions relatives aux obligations.aux obligations qui pèsent sur le bénéficiaire de l’instrument de transfert électronique.à la définition de l’instrument de transfert électronique. comprend des dispositions relatives : . Le conseil n’a constaté aucune inconstitutionnalité dans les dispositions de la convention. dans certaines situations. JORT n° 51 du 28 juin 2005. Sur le fond. concernant le projet de loi relatif au transfert électronique de fonds .Chronique des avis du Conseil Constitutionnel obligatoire du conseil constitutionnel. p 1430. le conseil a constaté que le projet de loi. portant sur la protection des données à caractère personnel. Or.

Chronique des avis du Conseil Constitutionnel Dans le même ordre d’idées. Concernant l’article 19 du projet de loi objet de la saisine. Au bout de son raisonnement. le conseil a constaté que cet article a accordé la qualité d’agents de la police judiciaire aux agents sermentés relevant du ministère des finances et aux agents sermentés relevant du ministère chargé des technologies de communication pour constater les infractions aux dispositions de la loi objet de la saisine. Selon le conseil. le conseil constitutionnel a déclaré constitutionnelles les dispositions du projet de loi relatif au transfert électronique de fonds. cette compétence accordée à certains agents de l’administration pour exercer les missions de la police judiciaire est fondée du moment que ces agents tirent leur compétence d’une habilitation législative. le conseil a ajouté que le projet de loi relatif au transfert électronique de fonds ne comporte pas de dispositions qui peuvent constituer des exceptions au principe de la protection des données personnelles prévu par l’article 9 de la constitution qui suppose que toute exception à ce principe doit faire l’objet d’une loi organique. 346 .