Danawikê

Le Danawikê est une langue qui se base sur le grec ancien (notamment homérique), mais
avec les changements suivants :
Phonétique : (« y » = [j], « u » = [u])
– ph, th, kh deviennent respectivement bh, dh, gh.
– h devient « s », sauf pour les pronoms relatifs où il devient « y- ». « rh » devient
« sr- ».
– s- devient « ty- ». De même pour le « s » des noms d'agent en « -sis ».
– z devient « y »
– ti- devient « kwi », sauf si ce « t » est issu d'une réduplication. Ex : « tiktô » de
« tek- ».
– Le iota souscrit devient « y » (après la voyelle concernée).
– « b » devient « gw ».
– « p » au début des pronoms (y compris « pas » > « kwants ») devient « kw- ».
– « « ll- » devient « ly- », « tt- » devient « tw- », « rr » devient « rs ».
Déclinaisons :
– Les « -n » d'accusatif singulier, et de neutre nominatif, deviennent « -m »
– Le « -a » de l'accusatif singulier devient « -em »
– Les formes de neutre accusatif & nominatif singulier se voient continuées d'un « d»
– Le « -ou » de génitif singulier devient « -osyo ».
– Le « -ous » accusatif pluriel devient « -ons »
– Le « -as » accusatif pluriel du féminin thématique devient « -ans ». Les « -as »
accusatif pluriel des athématiques deviennent »-ens ».
– Les « -ôm » des masculins génitifs pluriels thématiques deviennent « -osom », et
ceux des féminins thématiques deviennent « -asom ».
– Les « -n » non étymologiques des datifs pluriels disparaissent. Les nasales ne
disparaissent pas au datif pluriel. Ex : ant + si = antsi
– Le -os des déclinaisons du type « genos » devient « -es » au fil de la déclinaison.
– Le -at- suffixe devient « -ent » au cours de la flexion.
– Le digamma est rendu autant que possible : w
– Le « s » issu d'un « nt » disparaît et est remplacé par « n(t) ».
– L'instrumental est exprimé par l'ajout de -bhi après le thème (-bhis au pluriel)
Conjugaisons :
A chaque fois, les terminaisons doivent être « apparentes ». Les « n » non-étymologiques
disparaissent.



1° Sing : -om, -mo, a > em (sauf parfait actif), -n > -m
2° Sing : -s(i), -sai, so ; impératif : -dhi, -e
3° Sing : -t(i). (sauf au parfait actif, où « -e » reste « -e »)
1° Plu : le « n » final devient « s ».
© Dr. O Simon

– 3° Plu : -(X)s- redevient : « -nt- ».
Le participe médio-passif du parfait est l'adjectif verbal.
Comme en grec homérique, l'augment peut être omis.
Grammaire :
Comme en grec homérique, l'article défini a une valeur plutôt démonstrative. Seul, il sert
aussi de pronom, comme en sanskrit.
Le -ou des pronoms de lieu devient « odhì », le « ôs » des adverbes devient « oti ».
La négation « ou » est remplacée par « ne ».
« sun » (avec), y compris dans les préfixes, est remplacé par « ko(m) ».
« Frère » se dit « bhrêtêr », et « soeur » = « swésôr ».
La racine « phile- » devient « libhe ».
« Devenir » est « bhuomai » (médio-passif)

Exemple :
Caithness ouvrit la porte d'une auberge bruyante, apercevant, au-delà de la fumée, une
vaste salle où une cinquantaine de bûcherons attablés vidaient de grosses chopes de
bière.
Kaidhnês aneôxet dhuran pandokeiosyo dhorugwôdesos, drakonta, peram kapnosyo,
weuru kompotyiom yodhi pentêkontas sulwotomosom kataklinomenosom ekpinet
paghewa podhêria gwrutosyo.

© Dr. O Simon