FLUX MASSIF DE MAROCAINS VERS LA LIBYE

VIA L’ALGÉRIE

M. Messahel reçoit l’ambassadeur du Maroc
14 Rabie El Thani 1437 - Dimanche 24 Janvier 2016 - N°15653 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

M. BOUCHOUAREB
À DAVOS
P. 24

L’industrie,
un rôle moteurP. 3

INNOVATION
ET COMPÉTITIVITÉ

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

CARAVANSÉRAIL

l

Est-ce une coïncidence et un hasard
si deux titres de la presse nationale,
l’un arabophone et l’autre
francophone, traitent le même jour de deux
sujets dont la matière première est puisée,
sans être citée au demeurant, dans le même
site électronique dont la spécialité
justement est de donner l’image la plus
sombre de notre pays ? Ainsi, l’un reprend
mot pour mot, ce que le site en question a
retenu de quelques articles, parus le mois
de décembre (!) dans trois journaux
américains et curieusement cités comme
datant de ces «derniers jours», pour faire
croire au lecteur qu’il ne s’agit pas là de
«réchauffé» ; l’autre reprend le classement
«des meilleurs pays au monde», établi par
le magazine américain U.S. News ,
classement relayé par le journal français
Les Echos. Bien entendu, les nouvelles
annoncées ne sont pas bonnes pour le
moral algérien. Elles sont mêmes destinées
à l’abattre, puisque le dénominateur
commun de cette petite fournée enrobée
comme toujours dans un emballage pseudo
scientifique est de nous donner une
mauvaise note, sur tous les plans, à
commencer par l’économie, en nous
annonçant que le baril de pétrole va
atteindre les 10 dollars, en passant par la
politique, où il est estimé que la nouvelle
mouture de la Constitution «sert plutôt à
renforcer l’autorité de l’État, aux dépens de
la société civile» et ose même utiliser le
concept de «complexe militaro-industriel»
pour notre pays ! C’est le monde à
l’envers ! Venant de la part de pays
étrangers dont notre pays pourrait gêner les
intérêts, on peut dire raisonnablement qu’il
est de bonne guerre qu’ils «s’intéressent à
notre avenir», c’est-à-dire chercher par
tous les moyens à nous fragiliser et,
pourquoi pas, installer le chaos comme ils
l’ont fait dans d’autres contrées du monde,
mais que notre propre presse, nos propres
journalistes — oui notre propre élite —
aillent jusqu’à emprunter à ces pays, à leur
presse et à leurs agences de presse le
lexique de la haine et de la division comme
les concepts de «pouvoir», «régime»,
«clans», «délitement» et «déliquescence»
de l’État, et j’en passe, on a le droit de se
poser des questions. Pourquoi ces titres
vont-ils s’approvisionner dans ce
caravansérail électronique qui mène à leur
pays une guerre qui ne dit pas son nom ?
Oui pourquoi, à l’image de cette autre
chaîne, Al Magharibia, pour ne pas la
citer, ils sapent le moral de leur jeunesse, au
lieu de se serrer les coudes et les rangs pour
surmonter ensemble, de manière solidaire,
les difficultés auxquelles nous sommes
confrontés tous et qui concernent notre
présent, notre avenir et celui de nos
enfants. Ce n’est certainement pas en
relayant de façon passive les scénarios
catastrophe et les mauvais présages de faux
prophètes, en se montrant parfois
complices, que nous aiderons notre pays à
avancer sur la voie de la croissance
économique et de la démocratie. D’autant
plus qu’il existe bel et bien une stratégie de
sortie de crise que l’Exécutif traduit
quotidiennement sur le terrain et dont
l’objectif justement est d’arriver, le plus tôt
possible, à diversifier nos exportations et à
ne plus être dépendants des seules
ressources générées par les hydrocarbures.
Bien évidemment, une telle feuille de route
n’agrée pas tout le monde, à l’intérieur,
encore moins les pays étrangers qui voient
d’un mauvais œil la réduction substantielle
de nos importations, mais elle est la plus
raisonnable et la plus efficiente, parce
qu’elle nous amène non seulement à
consommer ce que nous produisons et
même à produire pour l’exportation.
Un tel enjeu et un tel défi sont vitaux et
aussi les seuls qui méritent notre attention
et nos efforts, parce qu’ils nous placent au
rang des nations qui comptent.
EL MOUDJAHID

CENTRE DE RECHERCHE EN TECHNOLOGIE INDUSTRIELLE

◗ Un « doctorat en entreprise » pour créer
des structures communes aux deux secteurs

Ph : Louiza M.

ÉDITORIAL

Dans les pays développés, les deux tiers des chercheurs activent dans les secteurs économiques et sociaux, alors qu’en Algérie, 95% des
chercheurs activent dans des centres relevant du secteur de l’enseignement supérieur. Un état de fait qu’il faut absolument changer, à
travers la mise en place de passerelles entre les deux secteurs. La loi portant orientation de la recherche scientifique, adoptée récemment, a
pour objectif d’opérer ce changement. Des ingénieurs de l’unité de recherche appliquée en sidérurgie et en métallurgie (URASM), une
filiale du CRTI à Annaba, travaillent, par exemple, sur la séparation des molécules de phosphore et de fer du gisement de fer Gara Djebilet
(Tindouf), l’objectif final étant d’obtenir du fer et de l’acier de meilleure qualité.
P. 3

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Des partis politiques s’expriment
RENCONTRE
SUR MOHAMEDLAMINE
DEBAGHINE

Un symbole
du mouvement
national

P. 6

SOLDES D’HIVER

Entre scepticisme
et bonnes affaires

PP. 4-5

CONTESTATION SOCIALE EN TUNISIE

Menaces sur la sécurité
et la stabilité

P. 12

P. 11

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

EL MOUDJAHID

MÉTÉO

ENSOLEILLÉ

CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID
CE MATIN À 10H

Le pouvoir exécutif et judiciaire dans
l’avant-projet de révision de la
Constitution

Le Forum d’El Moudjahid organise, ce matin à
10 heures, une conférence sur le pouvoir exécutif
et le pouvoir judiciaire dans l’avant-projet de révision de la Constitution. La conférence sera animée
par M. Souilah Boudjemaâ, docteur en droit et avocat agréé près la Cour suprême et le Conseil d’État.
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DEMAIN À 10H

Présentation des résultats
préliminaires des fouilles de la
place des Martyrs

Le temps sera plutôt ensoleillé au nord,
à l’ouest et au centre du pays. Peu nuageux à l’est et généralement ensoleillé au
sud.
Températures
(maximales-minimales) prévues aujourd’hui :
Alger (21°- 6°), Annaba (17° - 6°),
Béchar (19° - 4°), Biskra (21°- 9°),
Constantine (17° - 2°), Djelfa (18° - 4°),
Ghardaïa (19° - 6°), Oran (22° - 7°),
Sétif (16° - 2°), Tamanrasset (19°- 6°),
Tlemcen (23° - 6°).

DEMAIN
À L’HÔTEL EL-AURASSI

La franchise, outil de
développement

Le Forum d’El Moudjahid recevra, demain à
10 heures, M. Farid Ighilahriz, directeur général
du Centre national de recherche en archéologie.
La conférence portera sur «Les fouilles archéologiques préventives de la place des Martyrs à
Alger, résultats préliminaires et contexte d’un
musée de site».

CE MATIN À 11H À LA SALLE AÏSSA-MESSAOUDI

Forum mensuel de la radio Chaîne I

Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, en
coordination avec la radio Chaîne I, organise le Forum
mensuel sur le thème «L’identité nationale dans la nouvelle Constitution», dans sa première rencontre animée
par M. Bouzid Boumediene, directeur de la culture islamique au ministère des Affaires religieuses et des
Wakfs, M. Assad El-Hachemi, SG du Haut-Commissariat
à l’amazighité, et Djamel Yahiaoui, chercheur et directeur
du Centre national des études et recherches sur le mouvement national.

AUJOURD’HUI ET DEMAIN
À CONSTANTINE

Journées Ibn Al Haitham-II

Le département de physique, et le laboratoire de physique mathématique et subatomique organisent une grande
manifestation scientifique : «Ibn Al Haitham-II», qui portera sur la lumière dans
ses aspects scientifique, technologique et
sociétal, à l’université Mentouri.

DEMAIN À 14H
AU MUSÉE DU MOUDJAHID

Rencontre avec des
moudjahidine

DEMAIN À 8H30
À L’HÔTEL MAZAFRAN

Lancement du programme
Med TEST II

Le Centre national des technologies de
production plus propre (CNTPP) organise
un séminaire ayant pour thème «Transfert
de technologies écologiquement rationnelles dans les entreprises industrielles du
secteur de l’agroalimentaire».

M. Ferroukhi invité
de la rédaction

Le ministre de l’Agriculture,
du Développement Rural et de
la Pêche, M. Sid Ahmed Ferroukhi, sera l’invité de la rédaction, et abordera les réalisations de l’année 2015,
les perspectives de l’année 2016, ainsi que les objectifs à l’horizon 2019.
*************************

M. Abdelmadjid
Tebboune aujourd’hui
a Mostaganem

Le ministre de l’Habitat, de
l’Urbanisme et de la Ville, M.
Abdelmadjid Tebboune, effectue aujourd’hui une visite de
travail et d’inspection dans la
wilaya.

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AUJOURD’HUI ET DEMAN

M. Hamid Grine à Ouargla

Le ministre de la Communication, M. Hamid Grine, effectuera une visite de travail dans
la wilaya, au cours de laquelle
il procédera à l’évaluation de
l’état d’avancement du programme de développement du
secteur, notamment dans son
volet relatif à la radiodiffusion,
la télévision et la télédiffusion.
À cette occasion, M. Grine
donnera le premier tour de manivelle de la nouvelle
série télévisuelle produite par l’ENTV sur la grande
figure nationale Cheikh Amoud. Il présidera, par ailleurs, une conférence débat sur les dispositions relatives à la presse contenues dans l’avant-projet de
révision de la Constitution.
*************************

Mme Nouria Benghebrit
à Adrar

Présentation des résultats du programme Eau-II

Le programme d’appui au
secteur de l’eau et de l’assainissement, Eau-II, soutenu
par l’Union européenne, présentera le bilan de ses activités, demain à partir de 9h, à
l’hôtel Hilton.

MARDI 26 JANVIER À 14H À L’INESG

Les grandes mutations technologiques
actuelles

L’Institut national d’études de stratégie globale organise une conférence sur le thème «Les grandes mutations technologiques actuelles :
quelles opportunités pour l’Algérie ?» animée par M. Jean-Louis Levet,
haut responsable de la coopération industrielle et technologique francoalgérienne.

AGENDA CULTUREL

Le musée national du Moudjahid organise
la 25e Rencontre collective avec un groupe
de moudjahidate et de moudjahidine pour
l’enregistrement de leurs témoignages, demain à 14 heures au Musée national du
moudjahid.

CE MATIN À 8H20
SUR RADIO
CHAÎNE III

AUJOURD’HUI ET DEMAIN

DEMAIN À 9H À L’HÔTEL HILTON

La Chambre algérienne de commerce et
d’industrie organise un séminaire intitulé
«La franchise, un outil de développement
de l’économie nationale», demain à l’hôtel
El-Aurassi.

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES

LES 25 ET 27 JANVIER
À LA BIBLIOTHÈQUE MULTIMÉDIA JEUNESSE

Art et culture :
programme culturel

Lundi 25 janvier à 14h : en collaboration avec la Fondation Mouloud-Feraoun, rencontre avec le chercheur en histoire Mohamed Aggoune dans une intervention intitulée «L’émirat islamique d’Occident».
Mercredi 27 janvier à partir de 14h : rencontre avec la poétesse
Houria Hamouche autour de ses deux recueils, le Cri de l’exilée et C’est
le destin, mon fils.
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DU 26 JANVIER AU 26 MARS

Exposition en hommage
à Mostefa Ben Debbagh

Le Musée public national de l’enluminure, de
la miniature et de la calligraphie organise, du 26
janvier au 26 mars, une exposition en hommage
à l’artiste algérien Mostefa Ben Debbagh, intitulée «Le Maître et ses Disciples».

Dimanche 24 Janvier 2016

La ministre de l’Éducation
nationale, Mme Nouria Benghebrit, effectuera une visite de
travail et d’inspection, au cours
de laquelle elle présidera l’ouverture de la journée d’étude
sur les enfants non scolarisés.
*************************

AUJOURD’HUI
ET DEMAIN

M. Abdelmalek Boudiaf
à Djelfa

Le ministre de la Santé, de la
Population et de la Réforme
hospitalière, M. Abdelmalek
Boudiaf, effectuera, aujourd’hui
et demain, une visite de travail
et d’inspection dans la wilaya.

*************************

AUJOURD’HUI
ET DEMAIN

M. El-Ghazi à Timimoun
et Adrar

Le ministre du Travail, de
l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Mohamed El-Ghazi,
effectuera, aujourd’hui et demain, une visite de travail et
d’inspection des structures relevant de son département ministériel à Timimoun et
à Adrar.
*************************

M. Boudjemaâ Talaï
demain à Blida

Le ministre des Transports,
M. Boudjemaâ Talaï, effectuera
demain une visite de travail et
d’inspection des projets du secteur dans la wilaya.

EL MOUDJAHID

Nation

Innovation
et compétitivité

univerSiTé - SecTeur éconoMique 

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a
indiqué, hier, que son département a reçu des demandes de création d’instituts privés de
l’enseignement supérieur en Algérie. Tahar Hadjar, qui envisage cette idée, a déclaré n’avoir
reçu que quatre demandes officielles de la part des porteurs de projet, qui seront soumis à la
commission chargée d’étudier et de délivrer des agréments aux instituts de formation privés.

E

Ph : Louiza

n  dépit  de  l’existence  d’un
cadre légal, l’université privée  peine  à  voir  le  jour.  en
effet, l’etat a légiféré sur les conditions d’exercice des universités privées  en  1999.  ainsi,  et  selon  le
ministre, les demandes doivent répondre à toutes les conditions pour
avoir les accréditations. il a précisé
encore que son département est prêt
à  délivrer  des  accréditations,  à
condition que les porteurs de projets
respectent les cahiers des charges.
« nous avons quatre demandes seulement  pour  l’instant.  nous  avons
préconisé  à  ces  demandeurs  l’accomplissement des dossiers par les
pièces  manquantes  pour  qu’ils
soient étudiés  », a affirmé le ministre  lors  d’un  point  de  presse,  en
marge de son inauguration des journées portes ouvertes, pratiques de la
recherche  scientifique,  organisées
au siège du centre de recherche en
technologies industrielles (crTi) de
chéraga, en compagnie du ministre
du commerce et du général major,
directeur général de la Sûreté nationale, abdelghani hamel.
l’accès à l’enseignement supérieur au privé est un challenge que
le ministère de tutelle doit affronter
dans une conjoncture marquée par
le déclin de la qualité d’enseignement  et  la  dévalorisation  des  diplômes algériens à l’étranger. il faut
dire que les écoles de formation privées,  créent  une  complémentarité
avec  le  secteur  public.  il  est  vrai
que,  face  aux  insuffisances  de  la
qualité  de  la  formation  dans  les
écoles publiques, les écoles privées
attirent progressivement les apprenants dans l’espoir de suivre des formations  de  qualité.  Tandis  que  le
secteur public, de par une moindre
qualité d’enseignement, n’offre pas
d’horizons  dans  le  marché  du  travail, des « opportunistes » investissent dans ce créneau en promettant
des  diplômes  supérieurs  dans  des
écoles accréditées pour la formation
professionnelle. ce qui augmente le
niveau  d’exigence  et,  par  effet  de
concurrence, élève le niveau général
de  la  qualité  de  l’enseignement.
l’absence de cette rivalité entre établissement (privé-public) est, sans
doute,  une  des  raisons  pour  lesquelles aucune université algérienne
ne figure, en bonne place, dans les
classements internationaux. dans ce

sillage, hadjar, a mis l’accent sur le
fait que la création de ces universités privées ne « mettra jamais fin »
à l’enseignement supérieur public. 
Bien au contraire, cela  interviendra pour renforcer le secteur, notamment par l’amélioration de la qualité
du niveau d’enseignement. « l’université publique en algérie ne sera
jamais  effacée.  elle  a  encore  une
très  longue  vie,  mais  cela  n’empêche pas la création d’un secteur
privé dans le domaine pour créer la
complémentarité  qualitative  entre
les deux », rassure le ministre, en illustrant ses dires par le fait d’expliquer que même dans les plus grands
etats du monde, tels que les etatsunis, l’enseignement supérieur  public représente 90%. 
La recherche au service
des opérateurs économiques

Par ailleurs, et pour ce qui est des
journées portes ouvertes sur les  pratiques de la recherche scientifique,
organisées du 23 au 25 du mois en
cours sous l’intitulé « The applied
research days », qui s’adressent aux
opérateurs économiques, à la communauté universitaire aussi bien aux
enseignants qu’aux étudiants et au
grand  public,  le  ministre  a  plaidé,
pour qu’il y ait un partenariat « solide et durable »  entre les opérateurs
économiques et la communauté universitaire en vue de commercialiser
les produits scientifiques. « il im-

À propos du CRTI

le  centre  de  recherche  en  technologies  industrielles (crTi) effectue des travaux de recherche et
d’innovation, notamment dans le secteur de l’industrie et des mines mais aussi dans l’aéronautique. il
œuvre également à la création de canaux assurant aux
opérateurs économiques la possibilité de tirer profit
des innovations mises au point en algérie. le crTi,
ex-centre de recherche scientifique et technique de
soudage  et contrôle, emploie 700 personnes dont 300
chercheurs, permanents. des unités relevant du crTi
existent à annaba, Tipasa et Sétif. intervenant pour le
présenter, son directeur,  M. Mostepha Yahi, a tenu à
mettre en exergue la plus récente de ses réalisations,
à savoir, le drone algérien aMel2-700, le premier
prototype à avoir réussi à décoller en novembre dernier, la version aMel1, testée en 2013, n’ayant pas
réussi à prendre  son envol. «aMel2-700 constitue
plus  une  plate-forme  d’études  qu’un  produit  (…).
cette plate-forme va stimuler et encourager ce domaine dans le milieu universitaire et dans la formation
professionnelle. 
c’est donc le début d’une expérience que souhaite
mener le crTi avec le soutien fort de la direction gé-

porte d’encourager la concertation
et l’échange d’expériences  entre les
opérateurs économiques et la communauté universitaire en vue d’asseoir  un  partenariat  solide
permettant  de  commercialiser  les
produits  scientifiques  réalisés  par
les  centres  de  recherche  scientifique  »,  a-t-il  précisé,  en  ajoutant
que l’objectif est de libérer les énergies scientifiques et de les orienter
vers l’innovation afin de répondre
aux besoins de la société et de réaliser les objectifs du développement
durable, en insistant sur le fait que
l’intégration des chercheurs dans les
domaines économique et social est
une  priorité.  «  95%  d’entre  eux,
exercent  dans  des  établissements
d’enseignement supérieur alors que
les deux-tiers des chercheurs dans
les pays développés exercent dans
les secteurs économique et social »,
explique-t-il.    
Pour  sa  part,  le  général-major
d.G. de la Sûreté nationale, abdelghani  hamel, a mis l’accent sur  la
nécessité de « développer  le partenariat entre l’institution qu’il dirige
et les chercheurs dans les différents
domaines  »,  mettant  en  exergue
l’importance du renforcement  de la
recherche scientifique en matière de
cyber-protection. il a, à cet égard,
précisé que la dGSn avait recensé
547 affaires liées à la cybercriminalité en 2015.      
Kafia Ait Allouache

nérale de la recherche scientifique et du développement technologique », a-t-il annoncé. il a exprimé,
par ailleurs, sa pleine disposition à mettre les innovations du centre au profit des entreprises algériennes
avec pour finalité de faire de l’économie nationale
« une économie compétitive ». Parmi les nouvelles
créations du crTi et qui touchent directement au secteur économique, une grue dite « à montage automatisée », actuellement à l’état de prototype, mais dont
la version finale, d’une hauteur de 18 mètres, pourrait
soulever des charges dont le poids peut atteindre 1,8
tonne. d’autre part, un véhicule 4x4 miniature télécommandé destiné à explorer des zones trop dangereuses pour l’homme a été également présenté. ce
véhicule susceptible d’être doté de caméras et d’un
bras articulé peut être utilisé par l’industrie minière,
par exemple.
il y a lieu de signaler que la manifestation organisée par le crTi est ouverte au grand public mais prévoit également des formations accélérées gratuites au
profit des personnels d’entreprises publiques et privées et des universitaires.              
K. A. A.

dimanche 24 Janvier 2016

3
M. BouchouareB 
au foruM de davoS 

L’industrie, un rôle moteur

le ministre de l’industrie et des
Mines, abdesselam Bouchouareb,
a souligné, au forum économique
mondial  de  davos  (Suisse),  les
défis  de  l’algérie  pour  renouer
avec  l’activité  industrielle  et  lui
permettre d’absorber la réduction
du rythme d’extraction des hydrocarbures et d’entrer dans les transitions 
technologiques 
et
énergétiques. lors de sa participation à un panel de ce forum, qui a
été consacré aux voies et moyens
de bâtir des économies arabes plus
résilientes, le ministre a aussi énuméré les objectifs des pouvoirs publics, a indiqué le ministère dans
un communiqué. il s’agit de parvenir à un taux de croissance de l’industrie  manufacturière  à  deux
chiffres, seul moyen de redonner à
l’industrie son rôle moteur dans le
développement  économique  du
pays, et de porter les exportations
du  pays  hors  hydrocarbures  à  un
niveau  significatif  à  l’horizon
2020,  a  détaillé  le  ministre.  il  a
également cité la mise en œuvre de
leviers  pour  l’avenir  axés  sur  la
maîtrise du développement technologique, l’établissement et la promotion  d’un  système  national
d’innovation  et  de  qualité  nationale. lors des travaux de ce panel
sur les économies arabes consacré
aussi à l’accélération des réformes
tout  en  répondant  aux  impératifs
sociaux et sécuritaires que connaît
cette région, le ministre a saisi cette
opportunité  pour  souligner  que
« sans stabilité politique, il ne peut
y avoir un vrai développement économique.  c’est  l’expérience  de
l’algérie qui nous l’apprend ». M.
Bouchouareb a également pris part
à d’autres panels consacrés essentiellement  au  prochain  défi  de
l’afrique,  à  la  stabilisation  du
Moyen-orient et à l’économie numérique. S’agissant du panel relatif
au prochain défi de l’afrique auquel plusieurs hauts responsables
africains  ont  pris  part,  M.  Bouchouareb a évoqué les opportunités
que recèle ce continent, la présence

des facteurs clés de relance de la
croissance avec une augmentation
de l’investissement et de l’épargne,
une  croissance  des  exportations
plus forte, un cadre juridique et réglementaire amélioré et une stabilité macroéconomique globale.
il a soutenu que l’afrique devrait  relever  le  défi  d’édifier  un
modèle de croissance inclusive, en
soutenant les efforts de lutte contre
la pauvreté, et une croissance qui
profite  au  peuple  africain.  en
marge  de  la  tenue  de  ce  forum
mondial, le ministre a eu une série
d’entretiens  avec  des  PdG  de
groupes  industriels  ainsi  qu’avec
des  responsables  exécutifs  de  ce
forum où il a été question d’approfondir la coopération entre l’algérie  et  cette  organisation
internationale.  a  rappeler  que  la
46e réunion  annuelle  du  forum
économique  mondial  de  davos
(Wef), tenue du 20 au 23 janvier
en cours dans la station de sports
d’hiver de davos (canton des Grisons,  Suisse),  a  accueilli  plus  de
2.500 participants en provenance
de 140 pays, dont des chefs d’etat
et de gouvernement ainsi que des
ministres, chefs d’entreprise, économistes, organisations internationales et onG. 

les  participants  aux  travaux  de
l’organisation  mondiale    du  tourisme (oMT), tenus à Madrid, ont
adopté la proposition de l’algérie
concernant  l’élaboration  d’une
“charte  de  sécurité”  à  l’onu  à
même  de  favoriser  la  promotion
du tourisme. la réunion qui a regroupé 82 pays a adopté la proposition de l’algérie présentée par le
ministre de l’aménagement du territoire, du Tourisme et de  l’artisanat,  amar  Ghoul,  portant  sur
l’élaboration d’une “charte de sécurité” à l’onu devant favoriser la
promotion  touristique,  a  indiqué
hier un communiqué  du ministère.
les  participants  à  la  réunion  ont
salué la proposition de l’algérie,
qualifiant  celle-ci  de  pas  positif
pour cette dernière et pour tous les
pays sur les plans de la sécurité et
du  tourisme,  indique  la  même
source.  dans  son  allocution,  M.
Ghoul  a  souligné  la  nécessité  de
traiter le dossier sécuritaire à travers  une  approche  globale  qui
prenne en considération la dimension politique, économique, sécuritaire et socioculturelle de tous les
pays”,  mettant  en  avant  “les  valeurs  de  paix,  de  tolérance  et
d’existence. rappelant que “l’approche  algérienne  concernant  la
promotion de la réconciliation nationale a fait ses preuves”, il a ap-

pelé à faire de cette approche “un
outil efficace pour le règlement des
crises dans plusieurs pays”.  “l’expérience algérienne en matière de
règlement des dossiers malien et libyen à travers la réconciliation nationale  est  un  exemple  à  suivre
pour  les conflits internes à travers
le monde”. 
en  marge  de  la  réunion,  M.
Ghoul a visité le pavillon algérien
de  la 36e édition du Salon international du tourisme et des voyages
et assisté à la journée d’information consacrée à l’algérie. le ministre a, à cette occasion, souligné
“la détermination de l’algérie à occuper une place dans l’espace touristique international et à devenir
une destination touristique par excellence”.

M. Ghoul à la réunion de l’oMT

Adoption d’une charte
sur proposition de l’Algérie

Nation

4

EL MOUDJAHID

De la création des organes
et instances de consultation
RÉVISION DE LA CONSTITUTION

L

Les nouvelles dispositions de l’avant-projet, endossé en Conseil des ministres au courant de ce mois, préfigurent d’une vie politique plus ouverte, protégée par des mécanismes
constitutionnels inédits. Ces propositions prévoient, entre autres dispositions, une revalorisation de la fonction de contrôle et de consultations pour plus d’efficience et de
dynamique aux secteurs structurants la vie nationale.

es nouveautés dévoilées, notamment en
ce qui concerne le champ politique en relation avec l’exercice du pouvoir législatif, concernent l’approfondissement de la
séparation et de la complémentarité des pouvoirs, l’accès de l’opposition parlementaire aux
moyens d’assumer un rôle plus actif, y compris
par la saisine du Conseil constitutionnel, la dynamisation des institutions constitutionnelles de
contrôle, au service de la transparence dans les
domaines économique, juridique, et politique
de la vie nationale pour favoriser le développement national dans sa diversité. C’est dans ce
sens qu’il a été institué un certain nombre d’organes et d’institutions consultatives balisant
l’ensemble des domaines de la vie nationale
dans ses différents segments.
Ces instances de consultations qui sont instituées dans le projet de loi sont en principe des
organes chargés de faire des propositions et des
suggestions et de donner des avis et des solutions sur les affaires liées à leurs attributions
dans les domaines à la charge de l’organe. Les
personnalités de ces organes seront choisies
parmi le panel des personnalités nationales reconnues pour leur compétence, leur expertise et
leur expérience dans les domaines juridique, administratif ou financier et autres. Ce sont des
nouveautés sur lesquels la classe politique et
notamment l’opposition avaient mis l’accent
sur l’impérative de leur introduction et que
beaucoup d’observateurs ont qualifiés de proposition substantielle devant marquer des progrès dans plusieurs domaines.
Au chapitre des institutions consultatives, le
projet de loi institue auprès du Président de la
République, un Haut Conseil islamique, chargé
notamment, d’encourager et de promouvoir l’Ittihad, d’émettre son avis au regard des prescriptions religieuses sur ce qui lui est soumis, de
présenter un rapport périodique d’activité au
Président de la République. Le Haut Conseil islamique est composé de 15 membres, dont un
président, désignés par le Président de la République, parmi les hautes compétences nationales
dans les différentes sciences. Il est institué un
Haut Conseil de sécurité présidé par le Président de la République, chargé de donner à celuici des avis sur toutes les questions relatives à la
sécurité nationale. Les modalités d’organisation
et de fonctionnement du Haut Conseil de sécurité sont fixées par le Président de la République. Un Conseil National des droits de
l’homme, ci-dessous dénommé « le Conseil »,
a été créé et placé auprès du Président de la République garant de la Constitution, jouissant de
l’autonomie administrative et financière. Le

Conseil assure une mission de surveillance,
d’alerte précoce et d’évaluation en matière de
respect des droits de l’homme. Sans préjudice
des attributions du pouvoir judiciaire, le Conseil
examine toute situation d’atteinte aux droits de
l’homme constatée ou portée à sa connaissance,
et entreprend toute action appropriée. Il porte
les résultats de ses investigations à la connaissance des autorités administratives concernées
et, le cas échéant, devant les juridictions compétentes. Le Conseil initie des actions de sensibilisation, d’information et de communication
pour la promotion des droits de l’homme. Il
émet également des avis, propositions et recommandations relatives à la promotion et à la protection des droits de l’homme. Le Conseil
élabore un rapport annuel qu’il adresse au Président de la République, au Parlement et au Premier ministre, et qu’il rend public également.
Des forces de proposition et d’avis de
solutions sur les affaires liées aux domaines
des compétences

Le projet de loi institue la création d’un
Conseil supérieur de la jeunesse, qui est une
instance consultative placée auprès du Président
de la République, regroupe des représentants de
la jeunesse et des représentants du gouvernement et des institutions publiques en charge des
questions de la jeunesse. Il formule des avis et
des recommandations au sujet des questions relatives aux besoins de la jeunesse ainsi qu’à son

épanouissement dans les domaines économique, social, culturel et sportif. Sa mission est
de contribuer également à la promotion, au sein
de la jeunesse, des valeurs nationales, de la
conscience patriotique, de l’esprit civique et de
la solidarité sociale. Un autre Organe national
de prévention et de lutte contre la corruption, a
été créé en tant qu’autorité administrative indépendante, placée auprès du Président de la République, dont l’indépendance est notamment
garantie par la prestation de serment de ses
membres et fonctionnaires, ainsi que par la protection qui leur est assurée contre toute forme
de pression ou d’intimidation, de menaces, outrages, injures ou attaques de quelque nature
que ce soit, dont ils peuvent être l’objet à l’occasion de leur mission. Il a pour mission notamment de proposer et de contribuer à animer une
politique globale de prévention de la corruption,
consacrant les principes de l’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence ainsi que la
responsabilité dans la gestion des biens et des
deniers publics. L’Organe adresse au Président
de la République un rapport annuel d’évaluation de ses activités liées à la prévention et à la
lutte contre la corruption, des insuffisances qu’il
a relevées en la matière et des recommandations
proposées le cas échéant. Le Conseil national
économique et social, ci-dessous dénommé « le
Conseil », a vu ses prérogatives mieux cernées
en tant que cadre de dialogue, de concertation
et de proposition dans le domaine économique
et social. Il est le conseiller du gouvernement.

Il a notamment pour mission d’offrir un cadre
de participation de la société civile à la concertation nationale sur les politiques de développement économique et social, d’assurer la
permanence du dialogue et de la concertation
entre les partenaires économiques et sociaux
nationaux, d’évaluer et d’étudier les questions
d’intérêt national dans les domaines économique, social, de l’éducation, de la formation et
de l’enseignement supérieur, de faire des propositions et des recommandations au gouvernement. L’avant-projet propose la création d’un
Conseil national de la recherche scientifique et
des technologies, ci-dessous dénommé « le
Conseil » qui a notamment pour mission de promouvoir la recherche nationale dans les domaines de l’innovation technologique et
scientifique, de proposer les mesures permettant
le développement des capacités nationales de
recherche-développement, d’évaluer l’efficience des dispositifs nationaux de valorisation
des résultats de la recherche au profit de l’économie nationale dans le cadre du développement durable. Le Conseil est présidé par une
compétence nationale reconnue, nommée par le
Président de la République. Ces mécanismes
consultatifs viennent s’ajouter à ceux déjà institués avec plus de clarifications. Il s’agit entre
autres organes du Conseil constitutionnel qui
est une institution indépendante chargée de veiller au respect de la Constitution. Le Conseil
constitutionnel veille, en outre, à la régularité
des opérations de référendum, d’élection du
Président de la République et d’élections législatives. Il étudie dans leur substance, les recours
qu’il reçoit sur les résultats provisoires des élections présidentielles et des élections législatives
et proclame les résultats définitifs de toutes les
opérations prévues à l’aliéna précédent. Les
avis et décisions du Conseil constitutionnel sont
définitifs. Ils s’imposent à l’ensemble des pouvoirs publics et des autorités administratives et
juridictionnelles. La Cour des comptes qui est
indépendante, est chargée du contrôle a posteriori des finances de l’Etat, des collectivités territoriales, des services publics, ainsi que des
capitaux marchands de l’Etat. Elle contribue au
développement de la bonne gouvernance et de
la transparence dans la gestion des finances publiques. La Cour des comptes établit un rapport
annuel qu’elle adresse au Président de la République, au Président du Conseil de la nation, au
Président de l’Assemblée Populaire nationale et
au Premier ministre.
Houria Akram

ENtRéE EN vIgUEUR AUjOURd’HUI dU NOUvEAU COdE PéNAL

Adopté le 22 juillet dernier en
réunion du Conseil des ministres, le
nouveau Code de procédures pénales,
un des «fruits» de la réforme initiée
dans le domaine de la justice par le
président Bouteflika connaîtra son
entrée en vigueur à partir d’aujourd’hui. Il s’agit d’une nouvelle
législation dont le contenu se décrit
comme une avancée importante en
termes de consolidation des droits de
l’homme, de promotion des libertés
et de révision au mieux de certaines
procédures pénales dans le sens d’un
ancrage, autrement plus raffermis du
principe de l’Indépendance de la justice. d’une importance qui ne dément
pas l’évolution que viennent d’enregistrer les procédures pénales à travers ce nouveau code, un code
favorablement accueilli par les familles des avocats à telle enseigne
que certaines voulaient en faire un
usage avant l’heure dans le cadre du
procès de l’affaire Sonatrach 1, toujours en cours à la cour d’Alger.
L’on se rappelle en effet qu’à
l’ouverture de ce procès, beaucoup
parmi les avocats ne se sont pas embarrassés pour réclamer sans ambages, la libération de leurs
mandants, et cela en se référant à
l’une des nouvelles dispositions pénales introduites dans le nouveau
code. L’idée, sinon  le réflexe était
pour ainsi dire «intelligent», et les
avocats qui ont brandi la nouvelle

De nouvelles avancées

disposition pouvaient inévitablement
obtenir gain de cause n’eut été le fait
que, dans le même code de procédures pénales, le timing fixant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi est
bien défini, on ne peut plus explicitement. Preuve en est, dans le communiqué publié, à l’issue de la réunion
du Conseil des ministres, il est indiqué qu’à l’issue de l’adoption de la
nouvelle loi «le Président de la République a exprimé sa satisfaction devant le nouveau pas franchi dans la
réforme et la modernisation de la justice, chargeant ainsi le gouvernement
de prendre les mesures nécessaires
pour l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions dans un délai
maximal de six mois». Le ministre de
la justice, garde des Sceaux, tayeb
Louh, a lui aussi, lors du discours
qu’il a eu à prononcer tout récemment à l’intérieur de la nouvelle cour
qu’il a inaugurée à Khenchela que le
nouveau code de procédure pénales
connaîtra son entrée en vigueur le 24
de ce mois, soit à partir d’aujourd’hui.
Le gage de confiance de l’État
envers ses cadres gestionnaires

En outre et pour revenir à la disposition par laquelle les avocats des
mis en cause dans l’affaire Sonatrach1 ont tenté vainement de
«clore» le procès dès les premiers

instant ayant suivi son ouverture, non
sans obtenir la libération de leurs
«clients», la disposition en question
traite du renforcement de la protection des cadres gestionnaires. Son
contenu stipule que «lorsque des infractions pénales sont commises au
préjudice d’une entreprise économique, dont l’Etat détient la totalité
des capitaux où d’une entreprise à capitaux mixtes, l’action publique n’est
engagée que sur plainte des organes
sociaux concernés. La dénonciation
des ces infractions par les membres
des organes sociaux serait passible de
poursuite». Le Président de la Ré-

dimanche 24 janvier 2016

publique Abdelaziz Bouteflika a déjà
fait montre solennellement de sa satisfaction quant à l’introduction d’une
telle disposition dans le nouveau
code de procédures pénales et qui atteste ainsi du caractère profond et
substantiel de la réforme engagée
dans ce domaine.
dans le même communiqué du
Conseil des ministres du 22 juillet
dernier, le Chef de l’Etat a bien souligné que «la nouvelle disposition
conditionnant l’ouverture d’une information judiciaire pour des faits qui
surviendrais dans une entreprise publique où mixte par la plainte des or-

ganes sociaux concernés est un gage
de confiance de l’Etat envers ses cadres gestionnaires». Par cette nouvelle disposition de loi, les lettres
anonymes de dénonciation qui
constituaient jadis la hantise des managers et gestionnaires sont définitivement bannies.
Autres avancées consacrés dans le
nouveau code des procédures pénales, il s’agit, entre autres, de la protection des témoins de sorte à les
mettre eux mêmes et leurs proches à
l’abri des menaces, du renforcement
du droit des justiciables avec la visite
de la personne en garde à vue par un
avocat et la limitation de la détention
provisoire, sans oublier la procédure
de comparution immédiate également
instaurée dans le nouveau code de
procédures pénales et qui constitue,
de l’avis de M. Louh, un motif de
promotion des libertés individuelles.
En outre, M. Louh a aussi indiqué
lors de son dernier déplacement dans
la wilaya de Khenchela que le nouveau code en question fait l’objet
d’une révision engagée par un atelier
mis en place au sein de son département ministériel et en vue de tenir
compte des nouveaux amendements
introduits dans le projet de révision
constitutionnelle dans son chapitre
lié au pouvoir judiciaire et juridique.
Karim Aoudia

Nation

EL MOUDJAHID

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Soutien appuyé
anR

Le texte s’articule autour de nombre d’acquis démocratiques liés, notamment, à l’unité et l’identité
nationales, ainsi que la consécration de l’État de droit, auxquels s’ajoutent la prise en charge socioéconomique des citoyens et la réduction des disparités sociales entre les citoyens.

L

es travaux de la 4e session ordinaire
du Conseil national de l’anR se
sont clôturés hier à alger. le Conseil
national du parti a appelé son groupe parlementaire «à voter en faveur du projet de
révision de la Constitution et à œuvrer pour
son aboutissement au niveau des deux
chambres du Parlement», précisant que ce
texte «consacre la ferme volonté des autorités de parachever et d’approfondir les réformes politiques à travers une démocratie
apaisée et participative.»
Pour ce faire, la direction du parti et les
structures locales ont été chargées de lancer
une campagne de sensibilisation à travers
les wilayas pour mettre en avant les aspects
positifs de l’avant- projet de révision de la
Constitution, et de poursuivre les concertations avec les autres formations politiques
pour traduire le contenu de ce projet.
le conseil a chargé la direction du parti
et les structures locales de lancer une campagne de sensibilisation à travers les wilayas pour mettre, d’une part, en avant les
aspects positifs du projet de révision de la
Constitution. D’autre part il est question de
poursuivre les concertations avec les autres
formations politiques pour traduire le
contenu de ce projet Dans sa déclaration finale, la formation de Belkacem sahli, qui
ne cesse d’accroître sa côte de popularité à
travers le territoire, exprime sa «satisfaction» des résolutions incluses dans la nouvelle loi fondamentale. son contenu
«traduit la volonté forte et infaillible des
autorités suprêmes de l’etat» et reflète
«l’aspiration légitime de parvenir à davantage d’ouverture, de droits et de libertés.»
Quant au contenu, le Cn de l’anR précise
que l’avant- projet de la révision constitutionnelle comprend nombre d’acquis démocratiques, notamment ceux liés à l’unité
et l’identité nationales ainsi que la consécration de l’etat de droit, auxquels s’ajoute
la prise en charge socio-économique des citoyens et la réduction des disparités sociales entre les citoyens. D’autre part, il est
question de renforcer la place de la femme,

de la jeunesse et de la diaspora algérienne.
le parti a mis également en relief la constitutionnalisation de souveraineté de la politique étrangère, et en particulier le principe
de non ingérence dans les affaires des autres pays auquel l’algérie est restée fidèle,
tout en favorisant la solution pacifique, par
le voie du dialogue, dans les conflits régionaux et internationaux. Par ailleurs les rédacteurs de la déclaration finale précisent
que le Président de la république a répondu
favorablement à une grande partie des propositions émises par la classe politique et
les organisations nationales ayant pris part
aux négociations. un pas qui marque le caractère «consensuel» du projet de la révision de la loi fondamentale.
S’inscrire dans la démarche du FLN
pour activer sa réussite

Dans ce même contexte, l’anR a également renouvelé son soutien indéfectible
au programme du Président, salué le
contenu de la lettre adressée par abdelaziz
Bouteflika à l’occasion du 61e anniversaire
du déclenchement de la glorieuse guerre de

Fna

libération et fustigé les différentes tentatives de douter dans la légalité des institutions élus, à leur tête la présidence. l’anR
s’est dit, aussi, disposé à réussir la démarche politique du Fln dont le principe
puise sa source dans la Déclaration de novembre 1954. en lançant un appel pour
faire de cette période celle du renforcement
des réformes, le parti a salué la volonté politique dans le cadre de lutte contre la corruption et la nouvelle dynamique que
connaît la diplomatie algérienne. sur le
plan international, l’anR a renouvelé son
soutien à la cause sahraouie et a énergiquement dénoncé les différentes attaques terroristes perpétrées à travers le monde, tout
en relevant le rôle pionnier joué par l’algérie, notamment dans les conflits malien
et libyen et le soutien. a propos de
la  «transhumance politique», l’anR propose de traiter cette question par une «loi
organique au lieu d’un seul article dans la
Constitution» et «à déchoir de son mandat,
le député ou l’élu local qui ne remplit pas
ou ne remplit plus les conditions de son
éligibilité.»
Fouad Irnatene

Les martyrs, un modèle

le président du Front national algérien
(Fna), Moussa touati, a appelé hier à arris
(Batna) les nouvelles générations à “prendre
pour modèle les martyrs de la glorieuse Révolution”.
“les chouhada de la Révolution, qui sont
la gloire de l’algérie, n’avaient ménagé
aucun effort pour défendre l’algérie et
s’étaient sacrifiés pour l’indépendance”, a
rappelé M. touati au cours d’une rencontre
avec les militants de son parti, tenue au centre culturel de la ville, ajoutant qu’”aujourd’hui, nous sommes appelés à leur
emboiter les pas face aux défis qu’affronte
le pays en cette difficile conjoncture”.
evoquant les conditions économiques
difficiles dues à la baisse des cours de pétrole, le président du Fna a affirmé que les

PaRti Des Jeunes

algériens “sont capables de réaliser
des miracles et de transformer l’algérie en pays émancipé, comme les
chouhada et les moudjahidine
l’avaient voulu”.
M. touati a appelé “depuis la ville
natale de Benboulaïd tous les algériens jaloux de leur patrie à œuvrer à
édifier une économie nationale puissante, basée sur les normes de la
compétitivité et à bâtir un etat de
droit, de justice et de fraternité”.
le président du Fna qui a installé,
à cette occasion, le bureau de son
parti à arris, a visité le musée du
moudjahid de dechrat ouled Moussa,
dans la commune voisine d’ichemoul.

L’amendement renforce l’unité nationale

le coordinateur général du Parti des
jeunes, hamana Boucherma, a affirmé,
hier à el-Bayadh, “que l’amendement de
la Constitution consolide l’unité nationale
et promeut la pratique démocratique participative”. intervenant lors d’une rencontre
de proximité en présence des militants et
sympathisants du PJ, M. Boucherma a souligné que “sa formation politique a pris part
aux différentes consultations politiques
pour l’amendement de la constitution” qui,
a-t-il dit, “porte certaines suggestions avancées par le PJ, dont la constitutionnalisation de la démocratie participative”.
saluant la constitutionnalisation de la
langue amazighe, le coordinateur général
du PJ s’est également félicité de la constitutionnalisation du haut Conseil de la jeu-

nesse qu’il a qualifié d’”un véritable acquis
pour les jeunes”. M. Boucherma a également mis en valeur l’importante contribution
des
associations
dans
le
développement, la consolidation de la société civile par la valorisation de la ressource humaine que le parti des jeunes,
a-t-il soutenu, y fonde de “larges espoirs
dans l’édification d’un etat moderne et fort
dans le cadre des règles de la démocratie
participative”.
l’orateur a réitéré la position de sa formation politique portant “ancrage d’une
opposition constructive”, ajoutant que
“l’algérie est en quête de cohésion entre
ses fils et sont sollicités d’œuvrer à protéger la stabilité de leur pays des dangers’’.

Dimanche 24 Janvier 2016

5
RnD

Rigueur
et intelligence

la conjoncture induite par la chute des prix de pétrole exige de faire preuve de «plus de rigueur et
d’intelligence» afin d’y faire face, a déclaré, hier à
tizi-ouzou, le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RnD). intervenant à l’ouverture d’une réunion pour l’élection du nouveau
secrétariat de wilaya, seddik Chihab, a indiqué que
«l’algérie vit une période de transition qui nous a été
imposée par la baisse des prix de pétrole et qui nous
sera dictée par la nouvelle Constitution à travers différentes réformes contenues dans la loi fondamentale». le porte-parole du RnD qui a reconnu que «les
prochaines années seraient difficiles aux plans social
et économique» a appelé à une prise de conscience
pour «surmonter cette crise». il a, par ailleurs, dénoncé une «agitation politique prématurée concernant la conjoncture liée à la chute des prix de pétrole
et reprochant à l’etat de n’avoir pas été prévoyant
pour pouvoir y faire face». seddik Chihab, a souligné, à ce propos, que la période où les prix du pétrole étaient en hausse, a été mise à profit, par l’etat,
pour lancer plusieurs programmes de développement afin de prendre en charge les préoccupations du
citoyen, ce qui a permis, entre autres, de régler la
crise de l’alimentation en eau potable, d’atténuer la
crise du logement et de développer les réseaux routier, d’électrification et de gaz, et de lancer et réaliser
plusieurs projets de développement qui ont permis
d’améliorer le cadre de vie des citoyens. «aujourd’hui, il y a lieu d’agir avec les moyens disponibles pour dépasser cette conjoncture», a-t-il dit,
invitant les militants de son parti à semer l’espoir
tout en restant réaliste, a-t-il ajouté. le porte-parole
du RnD a saisi l’occasion pour dénoncer «des forces
politiques qui, par le passé, ont voulu isoler et ghettoïser la Kabylie». Dans ce cadre il a rappelé le rôle
de son parti dans le «rétablissement des équilibres
politiques» dans cette région, symbole du patriotisme
et locomotive des luttes pour le renforcement et l’approfondissement du processus démocratique.

MouveMent el-islah

Concertation
et consensus

le secrétaire général du mouvement el islah, Filali Ghouini, a plaidé hier à oued athmania (Mila)
pour un large débat national “ouvert aux partis politiques et la société civile” en vue de trouver de vraies
solutions aux problèmes du pays et concevoir une
“Constitution consensuelle, apte à protéger les intérêts du pays”. animant une rencontre des militants
de son parti, organisée à la bibliothèque de cette
commune, M. Ghouini a affirmé que son parti ambitionne d’offrir une “alternative véritable au pouvoir
en place” qui, a-t-il estimé, a “failli dans la gestion
des affaires publiques et dans l’utilisation des ressources du pays”. le secrétaire général du mouvement el islah a estimé que son parti, qui “n’est pas
concerné” par l’avant-projet de révision de la Constitution, plaide pour “une Constitution consensuelle
dont la conception sera le fait de tous”.

6

Nation

Un symbole du mouvement national

EL MOUDJAHID

RENCONTRE SUR MOHAMED-LAMINE DEBAGHINE

ORGANISATION
NATIONALE
DES MOUDJAHIDINE

Hommage
au moudjahid
Mohamed Saïki

L’association Machaâl Echahid et l’APC d’Alger-Centre ont organisé, hier au centre culturel LarbiBen-M’hidi, une rencontre hommage au défunt moudjahid, le Dr Mohamed-Lamine Debaghine,
ministre des Affaires étrangères du GPRA. Lors de cette rencontre initiée dans le cadre de la
commémoration du treizième anniversaire de la disparition du défunt, une conférence sur la vie et le
parcours militant de ce grand moudjahid a été animée par M. Rédha Malek, ancien chef de
gouvernement et porte-parole de la délégation aux Accords d’Evian.

de l’armée française, signale le
conférencier. S’exprimant, d’autre
part, à propos du 1er congrès du
PPA qui s’est déroulé en février
1947, Rédha Malek affirme que ce
congrès était une «grande réussite», que Debaghine en était «l’architecte» et que c’était lui qui avait
«pris la décision de créer l’OS
(l’organisation secrète)». L’orateur
évoquera d’autre part, ce contexte
lors duquel Messali Hadj avait
réussi à imposer le principe de participation aux élections législatives
alors que la majorité de la direction
du PPA y était opposée. Mohamed
Lamine Debaghine qui s’opposait
à cette participation, garda le silence au cours des débats et, par
discipline de parti, se présenta dans
le département de Constantine. Ne
pouvant pas être candidat sous
l’étiquette du PPA qui restait interdit, les militants nationalistes créèrent des listes intitulées «pour le
Triomphe des Libertés Démocratiques». Debaghine fut élu député

de Constantine à l’Assemblée nationale française, souligne Rédha
Malek. A la veille du 1er Novembre
1954, Debaghine déclina l’offre
des fondateurs du fLN de prendre
la tête du front. Après le déclenchement de la Glorieuse Révolution, il était «représentant de la
délégation extérieure du fLN, avec
Ben Bella, Khider et Ait Ahmed»,
se remémore Rédha Malek signalant que Debaghine avait alors pris
part à «nombre de réunions secrètes avec des émissaires du gouvernement français». Toutes ces
rencontres n’avaient pas abouti.
Très lucide et très compétent, Debaghine a joué pleinement son rôle.
M. Rédha Malek a, par ailleurs,
signalé que Debaghine qui devient
en septembre 1958, le Premier ministre des Affaires étrangères du
GPRA, a également été membre du
CCE, et ce, à la faveur de l’élargissement du CCE, en août 1957.
Cela dit, a-t-il précisé, Debaghine
a toujours préféré travailler seul au

Ph : Y. Cheurfi

«U

n symbole de la lutte
de libération nationale
et du mouvement national», c’est en ces termes que le
conférencier qualifiera, d’emblée,
le Dr Lamine Debaghine. Poursuivant ses propos, l’orateur a souligné également que «Debaghine a
- avant 1954 et pendant toute la
guerre de libération nationale - toujours joué un rôle, en réclamant
l’indépendance et en réclamant la
lutte pour arracher l’indépendance».
Né 24 janvier 1917 à HusseinDey, Alger, Mohammed Lamine
Debaghine a adhéré au Parti du
Peuple Algérien [PPA] en 1939,
soit deux années à peine après la
création du parti. En septembre
1939, après la dissolution du PPA
mais aussi l’incarcération de ses
principaux dirigeants, Debaghine
prit la tête de l’organisation clandestine du PPA, alors qu’il était encore étudiant, précise Rédha
Malek.
Il faut dire que Debaghine, ce
grand nationaliste, révolutionnaire
aux principes inflexibles, a toujours préféré travailler dans la discrétion. Aussi, il était « très
humble», relève M. Rédha Malek.
Et d’ajouter : «Il n’élevait jamais
la voix. Comme interlocuteur, il
préfère plutôt écouter». En fait, il
avait de nombreuses qualités ayant
grandement contribué à la propulsion de la côte de sa popularité.
«L’Algérie vaincra», «République algérienne», «Constituante
algérienne», «Libérez Messali»,
etc., sont là autant de slogans patriotiques portés sur les murs et qui
sont l’œuvre de Debaghine. L’histoire retiendra que ce grand moudjahid s’est fait connaître également
par une grande campagne de sensibilisation contre l’incorporation
des jeunes algériens dans les rangs

CCE. En 1959, il dépose sa démission. Et de déclarer : «Le défunt
était toujours soucieux de l’unité
du parti, de l’unité des rangs de la
Révolution».
En septembre 1959, lorsque De
Gaulle avait proposé l’autodétermination, il y avait un congrès en
Tunisie. Aussi, Debaghine s’est volontairement déplacé en Tunisie
«pour donner l’accord de principe
mais avec des réserves». En effet,
Debaghine insistait sur l’unité du
peuple et du territoire.
Après le recouvrement de l’indépendance nationale, le Dr Mohammed-Lamine Debaghine se
retire définitivement de la vie politique et ouvre un cabinet de médecine à El Eulma. Ce grand
moudjahid qualifié de «symbole de
la lutte de Libération nationale et
du mouvement national» est décédé le 23 janvier 2003, à Alger.
Soraya Guemmouri

Le secrétaire général de l’Organisation
nationale des moudjahidine (ONM), Said
Abadou, a rendu hier, un vibrant hommage
au moudjahid Mohamed Saïki lors d’une
rencontre organisée à l’Institut national de la
formation professionnelle de Sour El-Ghozlane.
«Mohamed Saiki était un homme courageux et de valeurs nobles. Il a tout donné
pour la libération de son pays du joug colonial», a souligné M. Abadou lors de cette rencontre à laquelle ont assisté les autorités
locales de la wilaya de Bouira.
Né le 11 janvier 1932 à Hajr Djbel Dirah
et issu d’une famille modeste, Mohamed
Saiki rejoignit en 1948, les rangs des scouts
musulmans et s’installa à Alger, où il a
exercé plusieurs métiers (maçonnerie, menuiserieà).
A la veille du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, Mohamed
Saiki forma une cellule de combattants composée d’une douzaine d’hommes de sa région en vue de préparer leur adhésion à
l’Armée de libération nationale (ALN) pour
participer à la guerre de Libération, selon le
témoignage de M. Abadou.
Il fut recruté dans les rangs de l’ALN en
1956 à Djbel Boutaleb dans la région de Sétif
(Wilaya I historique), avant d’assumer plusieurs postes de responsabilités au sein de
l’ALN, notamment dans la première région
de la Wilaya VI historique et la Région quatre relevant de la Wilaya IV historique, a témoigné le secrétaire général de l’ONM.
«Mohamed Saiki était un homme de combat, un symbole de la résistance ayant mené
plusieurs batailles contre l’armée coloniale
française avant d’être promu au grade de
chef de région 4 de la Wilaya IV historique»
a ajouté M.Abdou.
En marge de cette rencontre, le secrétaire
général de l’ONM et les autorités locales de
la wilaya de Bouira, à leur tête le wali Nacer
Maskri, se sont rendus à l’ancien cimetière,
où ils ont procédé à la pose d’un bouquet de
fleur avant d’observer une minute de silence
à la mémoire des chouhada de la guerre de
Libération nationale. Ils se sont déplacés par
la suite au centre-ville de Sour El-Ghozlane
où ils ont procédé au choix d’un terrain destiné à la réalisation d’un musée du moudjahid.

PREMIER SéMINAIRE NATIONAL SUR LE RôLE RéfORMATEUR DE LA ZAOUïA RAHMANIA

Les travaux du 1 Séminaire
national sur le rôle réformateur de
la Zaouïa Rahmania ont débuté,
hier, à l’université Achour Ziane
de Djelfa, en présence de Mohamed Aissa et Azzedine Mihoubi,
respectivement ministre des Affaires religieuses et des Wakfs et
ministre de la Culture, ainsi que de
nombreux chercheurs et représentants de zaouïa, venus de différentes régions du pays.
Organisé à l’initiative de la
Zaouïa de Ain-Aghelal, dans la
commune de Bouiret-El-Hdab, à
80 km au nord de Djelfa, cet événement vise à mettre en exergue le
patrimoine culturel de la zaouïa
Rahmania, ainsi que la relance de
l’activité réformatrice de cette
confrérie, tant au plan social que
culturel, et de faire connaître, en
outre, l’apport des chouyoukhs et
érudits de la zaouïa dans les mutations socioculturelles qu’à
connu le pays au fil du temps, a indiqué, à l’APS, Bachir Khelifa,
fils du cheikh de la zaouïa de AinAghelal.
Le parcours et l’action réformatrice de l’érudit «Hadj Mokhtar
Benkhelifa El-Aissaoui El-Hadbaoui», maître penseur de la
confrérie Rahmania constituera
l’un des principaux axes d’intervention de cette manifestation de
deux jours qui va aborder égaleer

Une source de rayonnement pour la société
ment les multiples aspects relatifs
au courant réformateur qu’incarnait la zaouïa Rahmania, depuis sa
fondation, sa participation dans la
résistance contre l’occupant colonial et son rôle de centre de rayonnement culturel et de défenseur
des valeurs ancestrales de la société algérienne, a précisé la
même source.
Les participants vont tenter, au
cours de ce séminaire, de mettre
en avant la contribution de la
zaouïa Rahmania dans le processus de réforme engagé pendant,
aussi bien la période coloniale que
durant la révolution, ainsi que son
combat pour l’émergence d’une
pensée soufie susceptible d’aider
à réédifier le système des valeurs
nationales.

Le ministre des Affaires religieuses et
des Wakfs, Mohamed Aïssa, a estimé
que les zaouias sont une source de
rayonnement pour la société et
constituent des phares et des citadelles de l’histoire de l’Algérie.
«Les zaouias ont, de tout temps,
constitué une source de rayonnement
spirituel et culturel pour la société algérienne vers lesquelles elle se dirigeait pour régler des litiges
familiaux, trouver un réconfort en cas
de détresse, acquérir le savoir et un
enseignement et, auprès desquelles,
on venait chercher consolation et aide
lors des moments difficiles», a indiqué le ministre, lors de l’ouverture

des travaux du séminaire national sur
«Le rôle réformateur de la zaouia
Rahmania ».

Le ciment spirituel
de la cause nationale

Mohamed Aïssa a affirmé que les
zaouias «sont des phares qui illuminaient la voie de la société, mais aussi
des citadelles qui faisaient office de
soupape de sécurité pour notre pays
et notre société», déplorant l’éloignement des nouvelles générations de
ces lieux, alors qu’»ils reflètent nos
valeurs ancestrales».
Il a appelé, à cet égard, les générations montantes à «se réconcilier
avec ces phares et de s’inspirer des

Dimanche 24 Janvier 2016

œuvres et des actions des chouyoukh
et érudits», précisant que les zouias
ne doivent pas être perçues comme
de simples lieux d’apprentissage du
Coran, d’invocation, mais devraient
être vu comme des lieux de savoir et
de sciences.
Les zaouias ont servi, a-t-il poursuivi, «de point de départ à de nombreuses actions de résistance
populaire contre l’occupant et ont
permis, à travers leur lutte, de préserver notre identité et notre religion
contre les tentatives d’aliénation entreprises par l’occupant», a souligné
le ministre.
Il a rappelé, dans ce contexte, le
rôle rempli par la Zaouia Rahmania
durant la période coloniale, évoquant
à ce propos la résistance de cheikh

El-Mokrani et cheikh El-Haddad,
sans omettre la glorieuse épopée de
l’héroïne Lalla fatma Nsoumer, «qui
se sont tous abreuvés des enseignements et de la pensée de la Zaouia
Rahmania», a-t-il indiqué, tout en faisant honneur aux chouyoukh et érudits qui leur ont montré la voie et
inspiré leur combat contre l’occupant.
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a salué, de son côté,
l’organisation d’une telle manifestation, considérant que l’évocation du
rôle réformateur des zaouias «vient
nous rappeler son apport à la société
et au combat libérateur.»
«Les Zaouais sont le ciment spirituel de la cause nationale, sans lequel il serait dérisoire de parler,
aujourd’hui, de cohésion et de stabilité», a-t-il souligné, mettant en
exergue le rôle primordial des
zaouias, notamment la Rahmania,
dans le rapprochement entre les différents courants de pensées et tendances religieuses, grâce à son
discours modérateur et unificateur.
La délégation ministérielle a visité,
en marge de ce séminaire, l’école coranique de la mosquée «Rahmane», à
Djelfa, ainsi que l’inspection du projet de réalisation d’une école coranique, dans le quartier «Bhahbia»,
d’une capacité de 120 places, avant
de rendre une visite de courtoisie au
cheikh de la Zaouia de Ain-Aghlal,
Khelifa Boulenouar, dont l’âge et
l’état de santé l’avait empêché de
prendre part à ce séminaire.

Nation

EL MOUDJAHID

BILAN DU GRoUPEMENT TERRIToRIAL D’ALGER
DE LA GENDARMERIE NATIoNALE

Lutte sur tous les fronts

4.390 affaires de criminalité ont été traitées par le groupement territorial de la Gendarmerie nationale de la
wilaya d’Alger durant l’année écoulée, soit une hausse de 13,67%, comparativement à l’exercice 2014. C’est
ce qu’a révélé, hier, le colonel Ghali Belkecir, commandant du groupement territorial de la Gendarmerie
nationale de la wilaya d’Alger, soulignant l’implication des mineurs dans différentes affaires de criminalité,
avec l’arrestation de 105 mineurs et 836 personnes âgées de moins de 30 ans.

G

Ph : Nesrine T.

râce à leur maillage par
une présence constante
sur le terrain, les unités
relevant du groupement territorial d'Alger ont contribué efficacement à l'amélioration de la
situation sécuritaire en veillant
constamment au maintien de
l'ordre public, à la protection de
l'intégrité physique des citoyens
et à la sauvegarde des biens,
créant ainsi un environnement
favorable et adapté, fait de stabilité et de sérénité. Agissant en
véritables défenseurs de l’ordre,
les éléments de la Gendarmerie
nationale ont su relever avec
brio de grands défis au plan des
résultats dans tous les domaines
d’activité, dont celui prépondérant de la lutte tous azimuts
contre la grande criminalité, et
ce grâce à leur travail continu
de proximité avec la population,
doublé de leur total engagement
et de leur sens élevé du devoir
et du professionnalisme. En
effet, dans un bilan rendu public
lors d’un point de presse organisé, hier, au siège du groupement d’Alger, le colonel
Belkecir a révélé que ses services ont traité 3.037 affaires de
criminalité de droit commun,
soit une hausse de 30,43% par
rapport à 2014. Sur le plan de la
protection des mineurs, et
compte tenu de l'importance accordée à ce volet, l’intervenant
a affirmé que cette institution a
activement pris part aux campagnes de sensibilisation ciblant cette frange de la société
sous la forme d'un véritable travail de proximité mené par des
structures spécialisées (brigades
de protection des mineurs) encadrées par des psychologues.
«Pas moins de 34 affaires ont
été traitées durant l'année
2015», a-t-il souligné, rappelant
l’affaire liée au rapt des enfants
qui a été élucidé par ses unités
(enlèvement du jeune Yarichène). Par ailleurs, 341 affaires
liées au trafic de drogue ont été
traitées et 267 personnes ont été

arrêtées, dont 181 placées sous
mandat de dépôt. 80,579 kg de
kif et 3.585 psychotropes ont
été saisis, soit une hausse de
4,86% par rapport à l’année
2014. Par ailleurs, le colonel
Belkecir a mis en exergue le
traitement de plusieurs affaires
avec succès dans ce domaine de
la police judiciaire, parmi lesquelles le démantèlement d'un
réseau de trafic d'armes de
guerre, de produits parapharmaceutiques périmés, de pétards,
de faux billets de banque et de
commercialisation de barbituriques.
S’agissant de la sécurité routière, le bilan de la GN démontre clairement que le plan
drastique et minutieusement
préparé par le groupement d'Alger, sous forme de patrouilles
diurnes et nocturnes, consolidées par des barrages fixes et
itinérants exécutés par les différentes unités au niveau des
accès routiers, a permis de réduire, dans une grande proportion, la marge des accidents de
la circulation. À titre d'illustra-

tion, il a été enregistré une réduction de 76 accidents comparativement à l'année 2014, soit
un taux de 5.6 %. Dans le même
ordre d’idées, le colonel Belkecir a rappelé la mise en service
du nouveau radar nouvelle génération, équipé de vidéo-flash
(pour la surveillance et le
contrôle de la vitesse et autres
fonctions).
Il s'agit d'un équipement de
pointe parmi les moyens les
mieux adaptés au terrain pour
inculquer chez le citoyen une
culture de la circulation. Parmi
les facteurs encourageants qui
ont concouru à une certaine
prise de conscience chez les
conducteurs, on peut aussi mettre en évidence les campagnes
régulières de sensibilisation
routière appuyées par des affiches, dépliants et spots publicitaires. Par ailleurs, sur le plan
de la sécurité publique, les unités de la GN ont mobilisé d'importantes potentialités au
double plan humain et matériel
pour assurer la couverture sécuritaire dans le cadre de la

JoURNéE D’éTUDE RéGIoNALE À SéTIf

concrétisation des opérations de
relogement des citoyens conformément au programme élaboré
par le gouvernement.
L’on peut citer, à titre
d'exemple, le plus ancien bidonville de la capitale, dit «Haï
Remli», au Gué de Constantine,
abritant plus de 4.000 familles,
présenté, à juste titre, comme
un véritable chantier à risques,
mais qui n'a connu, en fin de
compte, aucun dérapage de l'ordre public grâce aux bons préparatifs qui l'ont entouré et dont
le rôle prépondérant de la Gendarmerie nationale a été unanimement reconnu et apprécié à
plus d'un titre.
Il y a lieu de noter, enfin,
qu’une lutte est menée inlassablement contre les industries et
unités polluantes, ainsi que les
décharges sauvages, et ce en
étroite collaboration avec les
autorités. «Dans ce cadre, 1.584
infractions ont été relevées par
la cellule de protection de l'environnement», a conclu le colonel Belkecir.
Sihem Oubraham

Les litiges judiciaires dans les assurances

«Les litiges judiciaires dans le domaine
des assurances», c’est le thème de l’importante journée d’étude qui a regroupé, jeudi
dernier, près de 400 participants, magistrats, avocats, experts médicaux, huissiers,
cadres de la SAA, représentants de la sûreté
de wilaya et du groupement territorial de la
Gendarmerie nationale ainsi que des opérateurs économiques de Sétif, Bordj Bou-Arréridj, M’sila et de Béjaïa.
organisée à l’initiative de la Société algérienne des assurances et de la cour de
Sétif, cette rencontre, qui s’est tenue à la
Maison de l’avocat, a été marquée par la
présence du wali, Mohamed Bouderbali, du
PDG de la SAA, ainsi que des présidents de
cour et procureurs généraux, présidents des
tribunaux administratifs et du bâtonnier national des avocats.
Le président de la cour de Sétif, Mohamed Haddoud, et le procureur général, Djilali Belala, interviendront tour à tour pour
dire l’importance que revêt une telle rencontre et l’impact qu’elle est appelée à produire dans l’émergence de mécanismes et
d’une action cohérente allant dans le sens
de l’arsenal juridique qui existe et, partant,

la prise en charge des intérêts des justiciables qui sont des assurés et qui ont tendance
à faire appel aux juridictions compétentes
pour faire valoir leurs droits.
Le PDG de la SAA, Sais Nacer, présent
à cette rencontre, se penche sur l’activité
déployée par cette société, et un contexte
global marqué aujourd’hui par la multiplication d’acteurs en la matière, réaffirmant
la complexité sur le terrain et appelant à
aller dans le sens des dispositions juridiques
régissant cette activité, à consolider la relation avec l’assuré, non sans faire état du
point inhérent à la solvabilité des sociétés
d’assurances.
«Ce sont des rencontres d’information,
d’échange de points de vue et d’expériences, sachant que beaucoup de choses
nous rapprochent de la justice et, dans ce
contexte, chacun a ses contraintes, donc
nous sommes là pour sortir avec un maximum de recommandations dans l’intérêt
des justiciables, des clients de la SAA qui
vont parfois chercher leurs droits au niveau
des juridictions», indique le PDG de la
SAA, qui ajoute que «l’activité des assurances n’est pas seulement régie par des

dispositifs juridiques, mais aussi des dispositifs techniques et nous souhaitons donc
partager avec les magistrats tous les aspects
techniques liés à notre activité et apprendre
avec eux tous les aspects juridiques».
Plusieurs communications se rapportent
aux caractéristiques distinctives du contrat
d’assurance, aux conséquences du contrat
d’assurance et sa rupture dans la réglementation, ainsi que le volet important inhérent
aux indemnisations.
Un large débat s’instaure autour du point
inhérent aux accidents de la route, et à la
complexité qui prévaut pour les uns et les
autres dans le traitement des dossiers. Des
contraintes objectives qui, si elles permettent au procureur général de Sétif d’appeler
les magistrats à aller dans le détail dans
l’examen des rapports jusqu’au croquis, ne
seront pas sans faire émerger, pour le bâtonnier national, certaines «lourdeurs bureaucratiques» dans l’indemnisation des
dossiers et, pour d’autres, les pratiques de
certains assurés tels ceux qui vendent leur
voiture en phase d’expertise.

Dimanche 24 Janvier 2016

F. Zoghbi

7

RETRAIT DU CERTIfICAT
NéGATIf

Les notaires reliés
aux Conservations
foncières

Le président de la Chambre nationale des
notaires, Akal Makhlouf, a déclaré, hier à
Alger, que les notaires seront reliés aux
Conservations foncières à travers le territoire
national, pour faciliter la procédure de retrait
du certificat négatif. «Les notaires seront directement reliés, à partir du deuxième semestre
de l'année en cours, aux Conservations foncières à travers tout le territoire national», au
terme de l'opération de numérisation qui prendra fin le 30 juin prochain, a indiqué Me Akal
lors de la session ordinaire de l'assemblée générale de la Chambre régionale des notaires.
Décidée par le ministre des finances, cette
opération facilitera la procédure de retrait du
certificat négatif exigé dans le dossier des demandes de logements et réduira les délais de
réception, a indiqué le même responsable. Ce
document est obligatoire pour les différentes
formules de logement, particulièrement la formule location-vente (AADL) pour garantir la
distribution équitable de ces logements et exclure les opportunistes, avait souligné le ministre de l'Habitat, Abdelmadjid Tebboune. M.
Tebboune avait rassuré les souscripteurs que le
certificat négatif sera envoyé directement à la
Caisse nationale du logement (CNL). L'opération se fera entre les promoteurs immobiliers
des différents programmes de logement et les
conservations foncières, ce qui évitera la pression sur ces dernières. Les citoyens n'auront
pas également à se déplacer pour le retrait du
document. Par ailleurs, Me Akal a salué «le
rapprochement» récent entre les représentants
des notaires et la tutelle, précisant que le ministre de la Justice a approuvé la tenue des travaux du Conseil supérieur des notaires, prévus
avant le 30 mars prochain. Me Akal a souligné
l'importance de la formation pour cette catégorie, déplorant l'absence d'une école supérieure
du notariat, à l'instar des autres pays à travers
le monde. En marge de cette assemblée générale qui a regroupé 503 notaires, un accord de
coopération a été conclu entre la Chambre régionale des notaires du centre et l'université de
Blida-2 Lounisi-Ali, portant sur les domaines
de la recherche scientifique et de l'encadrement
pédagogique, et visant à «ouvrir l'université sur
l'environnement socioéconomique».

BATNA

Une nacelle de camion
tombe sur un parcours
de cross-country

Une nacelle à flèche articulée, montée sur
camion, est tombée sur le parcours du cross
des Ruines romaines, hier à Batna, blessant
un cameraman de la télévision nationale qui
filmait la course.
La victime, qui travaillait à une dizaine de
mètres au-dessus du sol, s’en est tiré miraculeusement avec quelques égratignures, tandis
que son équipement a subi d’importants dommages. Selon l’un des éléments de la Protection civile qui ont porté secours au
caméraman, les raisons de l’accident, survenu
par beau temps, en l’absence de vent, ne sont
pas encore connues.

D

ROIT AU BUT

oRAN 

Prochaine ouverture
d’un service de chirurgie
cardiaque du nouveau-né

Un nouveau service spécialisé en chirurgie
cardiaque du nouveau-né sera opérationnel au
début du mois de février prochain, au niveau
de l’EHU 1er-Novembre. Dotée d’une capacité de 15 lits, cette structure prendra notamment en charge les nouveaux-nés souffrant de
malformations cardiaques. Ces cas sont habituellement transférés à l’étranger pour traitement.

EL MOUDJAHID

Economie

Amélioration
des performances
DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS

Dans le cadre de la modernisation, de la réforme des finances publiques, de l’amélioration de l’utilisation des
fonds publics et du renforcement des structures et outils de contrôle de gestion, un nouveau projet de jumelage intitulé «Appui à la Direction Générale des Impôts (DGI) pour l'amélioration de ses performances», financé par
l’Union européenne (UE) et géré par le ministère algérien du Commerce, dans le cadre du Programme d’Appui à
la mise en œuvre de l’Accord d’Association (P3A) entre l’Algérie et l’UE, est lancé entre la Direction générale algérienne des impôts, et la Direction générale française des finances publiques, indique un communiqué de P3A.

L

e jumelage, en question, dont
le lancement officiel aura
lieu le 28 janvier 2016, précise le même document, a commencé en novembre 2015 pour une
durée de 24 mois. Il devrait permettre d’aborder l’étude des meilleures
pratiques de l’UE susceptibles
d’être adaptées au contexte algérien, en coopération et partenariat
entre les administrations algérienne
et française. La DGI organisera le
lancement en collaboration avec
l’Unité de gestion du P3A (UGP) et
la délégation de l’UE pour informer
de ce projet tous les acteurs institutionnels. Le projet d’appui de l’UE
à la DGI a pour but de renforcer ses
structures et son rôle de coordination afin de lui permettre d’accomplir plusieurs missions, et qui se
résument en la mise en place d’instruments pour la modernisation de
l'administration fiscale et l’amélioration de l’utilisation des fonds publics : la réforme fiscale, le
renforcement de ses capacités pour
développer son volet ressources hu-

maines et de formation en mettant
en place des structures de formation avec professionnalisation des
équipes d’enseignants afin d’accompagner la mise en place des
nouveaux modes de gestion et de
contrôle. Il s’agit également de la
modernisation de la gestion en
s’appuyant sur des processus de
gestion de la performance, de
contrôle interne et d’audit bien définis et l’amélioration de ses capacités de recouvrement. De ce fait,
et selon le contenu de l’accord,
ledit jumelage couvre 4 domaines
d'intervention : la gestion des ressources humaines est renforcée à
travers la mise en place d’une nouvelle stratégie de gestion des ressources humaines permettant de
rénover les statuts des personnels,
en développant la culture de la performance ; la gestion de la performance est améliorée à tous les
niveaux par la mise en œuvre d'un
dialogue de gestion efficace et un
pilotage par la performance améliorée sera proposée, en adéquation

avec le contexte algérien. Le
contrôle interne est professionnalisé avec l’adoption d'une nouvelle
stratégie du contrôle interne qui
sera examinée par les partenaires
de même que l'introduction éventuelle de la maîtrise des risques.
Les besoins d'interfaçage informatique seront également étudiés.
Enfin, l’application d’une nouvelle
stratégie du recouvrement s'appuiera sur un cadre juridique rénové et sur un guide de procédures
actualisé. La chaîne de qualité du
recouvrement sera améliorée tandis
qu'une attention particulière sera
portée au recouvrement des
créances complexes. Une analyse
fonctionnelle des applications du
recouvrement sera également réalisée. Le contrôle et le contentieux
des droits indirects sera rénové, y
compris dans sa partie codification.
Un plan d'accompagnement du
changement sera proposé. Il à noter
que la DGI a initié une politique de
modernisation de ses outils et de
son organisation et a déjà bénéficié

auparavant d’un projet de jumelage
qui avait pour but l'amélioration de
l'environnement fiscal et la contribution au développement économique du pays. La coopération
entre l’Algérie et la France dans le
cadre des relations bilatérale mais
également du jumelage ont été
fructueuses et fondées sur le respect et la confiance mutuels. Pour
rappel, depuis 2012, le gouvernement algérien a engagé un programme ambitieux pour la
modernisation des finances publiques, l’amélioration de l’utilisation des fonds publics et le
renforcement des structures et outils de contrôle de gestion.
La Direction générale des impôts occupe une place très importante dans ce programme qui
prévoit la mise en place d’un nouveau schéma organisationnel de
l’administration fiscale, l’amélioration de la qualité des services offerts ainsi que la lutte contre la
fraude et l’évasion fiscale.
Mohamed Mendaci

un viaduc à Ain Temouchent d’une
longueur de 4.770 mètres et de deux
tunnels de 9.200 m, a-t-on ajouté.
Plusieurs points d’arrêts sont, également, prévus contribuant au désenclavement
de
nombreuses
régions. Ce projet permettra, selon
le chef de département projets de

l’ANESRIF, Mourad Benhaddouda,
de redynamiser ces régions de
l’ouest du pays traversées par cette
ligne électrique pour une vitesse de
220 km/heure, outre l’amélioration
des conditions d’exploitation et des
performances du chemin de fer en
Algérie. Les deux autres variantes
proposées par l’ANESRIF, sont
longues de 65,949 km et
52,807 km, passent par Ain Temouchent, Chentouf et Sidi Bel-Abbès,
d’une part, et Ain Temouchent,
Aghlal et Sidi Bel-Abbès, de l’autre, rappelle-t-on, soulignant que
cette importante opération constitue
une valeur ajoutée pour les deux wilayas. Selon la direction des transports de la wilaya d’Ain
Temouchent, le développement du
transport ferroviaire s’opérera par la
prochaine électrification d’un réseau de 215 km de lignes de chemin
de fer, dont 145 km nouvelles et qui
sont à l’étude. Une seconde étude
relative à la liaison Ghazaouet-Beni
Saf (85 km) pour une vitesse de
220 km/h est en cours, a-t-on encore indiqué.

NOUVELLE LIGNE FERROVIAIRE AÏN TÉMOUCHENT-SIDI BEL-ABBÈS

Une troisième variante privilégiée

Une troisième variante de
l’étude de la nouvelle ligne ferroviaire reliant Ain Temouchent à Sidi
Bel-Abbès, proposée par les techniciens de l’Agence nationale
d’études et de suivi de la réalisation
des investissements ferroviaires
(ANESRIF) d’Alger aux autorités
de la wilaya d’Ain Temouchent, est
privilégiée pour l’instant, a-t-on appris hier du directeur des transports.
Portant sur une longueur de 64,042
kilomètres, cette variante touche un
maximum de villes des deux wilayas passant par Ain Temouchent,
Châabet L’ham, El Malah, Hammam Bouhadjar, la RN 96, Tessala
et Sidi Bel-Abbès, a indiqué M. Sadate Saïd, soulignant que celle-ci
vise à renforcer le transport dans la
wilaya, notamment au niveau des
zones touristiques à l’instar de
Hammam Bouhadjar et El Malah,
en plus de l’inexistence de
contraintes majeures au niveau du
terrain traversé. Tout en contribuant
au raccordement de la wilaya d’Ain
Temouchent au réseau ferroviaire
national, ce qui permettra, à titre

d’exemple, à un habitant de Bechar
de rejoindre la ville côtière de Beni
Saf par train, ce tracé soulagera les
routes nationales et de wilaya.
Selon l’étude présentée par
l’ANESRIF, cette variante portera
sur la réalisation de 17 ouvrages
ferroviaires, 17 ouvrages routiers,

IMPORTATIONS DE MÉDICAMENTS EN 2015

Baisse de près de 22%

Les importations des produits pharmaceutiques ont reculé à 1,96 milliard de dollars (md
usd) en 2015 contre 2,52 mds usd en 2014, soit
une baisse de 21,98%, a appris l'APS auprès des
douanes. Quant aux quantités importées, elles
ont également connu une baisse mais à un moindre rythme en s'établissant à 26.914,5 tonnes (t)
contre 31.785,2 t, soit un recul de 15,32%, précise le Centre national de l'informatique et des
statistiques des douanes (Cnis). La baisse en valeur des importations, constatée depuis le début
de l'année, a concerné l'ensemble de la composante des produits pharmaceutiques tandis que le
recul des quantités importées a touché seulement
les médicaments à usage humain, contrairement
à celles des produits destinés à la médecine vétérinaire et des produits para-pharmaceutiques
qui ont affiché des hausses. La facture des médicaments à usage humain (95% de la facture globale
des
importations
des
produits
pharmaceutiques) s'est chiffrée à près de 1,87 md
usd en 2015 contre 2,41 mds usd en 2014
(-22,53%). Les quantités importées sont passées

à 24.560,65 t contre 29.808,67 t (-17,61%). Les
importations des produits para-pharmaceutiques
se sont établies à 68,64 millions usd (1.673,4 t)
contre 72,52 millions usd (1.406,93 t), soit une
baisse de 5,35% en valeur et une hausse de
18,94% en quantité. Quant aux médicaments à
usage vétérinaire, leurs importations ont atteint
29,47 millions usd (680,45 t) contre 36 millions
usd (569,58 t), soit un recul de 18,14% en montant et une hausse de 19,47% en quantité. La
baisse en valeur des importations des médicaments s'explique essentiellement par une meilleure négociation des prix auprès des laboratoires
étrangers, avait déjà indiqué le ministère de la
Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, "nous avons adopté une nouvelle méthodologie de fixation des prix, basée sur la
comparaison des prix à l'international afin d'obtenir les meilleurs prix en Algérie lors de l'enregistrement des produits, dans le cadre de la
maîtrise de la facture des importations", selon le
directeur des produits pharmaceutiques auprès de
ce ministère. Cette nouvelle méthodologie a per-

mis d'obtenir une baisse d'au moins 10% par rapport aux marchés européens, avait précisé le
même responsable.
A rappeler aussi que dans le cadre de la rationalisation des importations des médicaments, un
arrêté ministériel a fixé, en décembre dernier, la
liste des produits pharmaceutiques à usage humain et matériels médicaux fabriqués en Algérie
qui sont interdits à l'importation. Il s'agit de 357
médicaments composés de comprimés, crèmes
et pommades dermiques, solutions injectables,
suppositoires, pommades ophtalmiques et de
sirop. S'ajoute également une liste de onze matériels médicaux fabriqués localement et qui sont
aussi interdits à l'importation telles les seringues,
compresses et bandes de gaze et le bicarbonate
de soude pour dialyse. Dans ce cadre, cet arrêté
ministériel note avoir pris toutes les mesures nécessaires en vue de la satisfaction des besoins du
marché national en produits pharmaceutiques figurant sur la liste des produits interdits à l'importation.

Dimanche 24 Janvier 2016

9

PRODUCTION PÉTROLIÈRE MONDIALE
À L’HORIZON 2020

Un déficit
de 8 mbj
attendu

La production mondiale de pétrole
devrait connaître un déficit de 8 millions
de barils par jour (mbj) d'ici à 2020, a estimé le PDG de la compagnie pétrolière
française Total, Patrick Pouyanné. "La
production annuelle de brut aura décliné
de 20 millions de barils par jour d’ici à
cinq ans, à cause du déclin naturel des
champs qui sont actuellement en production. Si l’on y ajoute le fait que la demande mondiale devrait progresser, il
pourrait manquer, d’ici à 2020, l’équivalent de 8 mbj de production", a prédit M.
Pouyanné dans une interview publiée par
l’Express. Dans ce sens, le patron de
Total considère que les prix du baril remonteront car, a-t-il aussi expliqué, "les
grands acteurs pétroliers baissent drastiquement leurs investissements" qui ne
dépasseront pas les 500 milliards en
2016, alors qu’ils s’élevaient à plus de
700 milliards de dollars en 2014. Néanmoins, a-t-il poursuivi, le prix du baril de
pétrole devrait rester bas en 2016, relevant que la Chine reste "l’une des
grandes inconnues" du marché pétrolier,
dans la mesure que personne ne sait si
"elle a suffisamment stocké" ou si "elle
va tirer la demande". "Tout ce que l’on
peut dire, c’est que les cycles que nous
avons connus ces dernières années sont
très violents, avec un prix du baril qui est
passé, en moins de quinze ans, de 20 dollars à plus de 100, avant d’être divisé par
3", a-t-il constaté dans son analyse sur le
marché pétrolier. Selon lui, la baisse des
prix du pétrole "est avant tout un phénomène de marché", relevant que depuis
2014, il y a une offre "surabondante" de
brut. Cette surabondance est due à la
conjonction de deux phénomènes : "la
mise en service de nombreux projets pétroliers, dits ‘‘conventionnels’’, et l’essor
de la production ‘‘non conventionnelle’’,
à savoir l’exploitation du pétrole de
schiste aux Etats-Unis", a-t-il expliqué.
Avec la nette augmentation de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis,
"la demande mondiale n’a pu absorber
cette croissance des capacités de production", a-t-il ajouté, faisant remarquer que
les Saoudiens "ont compris que le pétrole
de schiste présentait un potentiel important et qu’ils n’arriveraient pas à le
contrôler", alors ils ont décidé de laisser
le marché trouver son nouveau point
d’équilibre, a ajouté le PDG de Total.
Concernant l’impact de la situation du
marché pétrolier sur Total, il a indiqué
que la production de son entreprise va
croître de 9% mais tout en réduisant son
niveau d’investissement : "Nous poursuivons aussi notre programme de réduction des coûts, sans licenciements. Nous
aurons besoin de nos équipes quand le
marché se retournera".

EXTENSION DU
MÉTRO D’ALGER

Deux contrats
de 168 millions
d’euros

Colas Rail, une filiale du groupe
français Bouygues spécialisée dans la
construction ferroviaire, a annoncé
dans un communiqué rendu public le
19 janvier avoir remporté deux
contrats en partenariat avec l'entreprise algérienne de travaux publics
Kou.G.C pour l'extension du métro
d'Alger. Le montant cumulé de ces
deux contrats s’élève à 168 millions
d'euros, dont 86 millions pour l'entreprise française, a-t-on précisé de
même source.

EL MOUDJAHID

Monde

Le Président Essebsi :
« Le pays est visé dans sa stabilité »
CONTESTATION SOCIALE EN TUNISIE

L

Le gouvernement tunisien a tenu une réunion extraordinaire, hier, à la suite d'une contestation sociale, inédite depuis la révolution de 2011, qui agite depuis une semaine le pays, placé sous couvre-feu nocturne.

e Premier ministre Habib Essid s'est entretenu avec les ministres de la Défense
et de l'Intérieur et devait présider un
Conseil des ministres extraordinaire puis donner une conférence de presse vers midi (11h
GMT). Un calme relatif régnait le matin dans
les villes ayant été le théâtre, ces derniers jours,
d'affrontements avec la police. «Sur le plan sécuritaire, ça a commencé à se stabiliser», a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur,
Walid Louguini.
M. Essid avait déjà assuré, vendredi à Paris,
où il avait rencontré le président François Hollande, que la situation était «actuellement maîtrisée». À Kassérine, dans le centre défavorisé
du pays d'où est parti le mouvement contre la
misère et l'exclusion sociale après le décès d'un
jeune chômeur, la vie a repris son cours. La
veille, des habitants dont de nombreux jeunes
avaient lancé une campagne de nettoyage des
traces des heurts. À Sidi Bouzid, non loin de là,
quelques lycéens ont mis le feu à des pneus,
mais il n'y a pas eu d'autres incidents. Vendredi

soir, dans une allocution télévisée, le président
Béji Caïd Essebsi a jugé la contestation «naturelle» et appelé le gouvernement à élaborer un

plan contre le chômage, car «il n'y a pas de dignité sans emploi».
Le président Caïd Essebsi a déclaré que «la
Tunisie est visée dans sa sécurité et sa stabilité,
mais pas dans son entité». «Des parties malintentionnées et connues» ont utilisé les protestations légitimes dans certaines régions pour
semer la discorde, a-t-il dit, précisant que leur
appartenance politique est connue, qu'il s'agisse
de partis autorisés ou non. Il a également averti
contre l'infiltration de terroristes dans ces mouvements, ajoutant que des malfaiteurs et des
cambrioleurs ont exploité ces protestations pour
perpétrer des actes de violence et vandaliser des
biens publics et privés, ce qui a conduit à décréter le couvre-feu, rappelant que l'état d'urgence est en vigueur et appliqué dans la
flexibilité, mais avec sérieux. Pour sa part, le
premier ministre a réaffirmé que «nous n'avons
pas de baguette magique pour donner de l'emploi à tout le monde en même temps» tout en
précisant «comprendre» le mouvement.
M. T. et agences

HASNI ABIDI, DIRECTEUR DU CENTRE D’ÉTUDE ET DE RECHERCHE
SUR LE MONDE ARABE ET MÉDITERRANÉEN À GENÈVE :

« Le pouvoir tunisien a sous-estimé
le désarroi des laissés-pour-compte »

Hasni Abidi est un politologue
algérien, spécialiste du monde
arabe. Il est directeur du Centre
d'études et de recherche sur le
monde arabe et méditerranéen à Genève. Dans cet entretien, il analyse
la situation qui prévaut aujourd’hui
en Tunisie.

De nouveau, la Tunisie fait
face à la contestation sociale.
Cette explosion était-elle prévisible ?
Elle ne constitue pas une surprise
dans la mesure où elle s'ajoute à un
cortège de manifestations sociales et
de revendications économiques depuis plusieurs années. Ce qui est surprenant en revanche, c'est la légèreté
coupable dont a fait preuve les gouvernements qui se sont succédé depuis la chute de Ben Ali. Partant
d’un contexte politique tendu et une
situation économique difficile, le
pouvoir tunisien a sous-estimé le désarroi des laissés-pour-compte.
Partie de Kassérine après le
décès d'un chômeur, la contestation s'étend à d'autres villes du
pays. Sommes-nous dans un remake de 2011 ?

side dans son peuple. La rue tunisienne montre qu'elle est désormais
le seul contre-pouvoir face à une
élite désabusée et sans projets

Les conditions sociales et économiques qui ont fait le lit des révoltes
de 2011 n'ont pas disparu. Kassérine
est un concentré de désespoir. Mais
la ville n'a pas pour autant le monopole de révolte. Les révoltes risquent
de gagner d'autres villes, notamment
à l'heure où les forces de l'ordre ne
peuvent pas aller très loin dans la répression.

L'incapacité du gouvernement
à répondre à la forte demande des
régions défavorisées et à réduire
le chômage qui touche, notamment les populations de ces régions est mise en cause. Quelle est
la part de responsabilité du gouvernement dans cette situation?
Elle est entière. Quand des révoltes éclatent dans une ville, le chef
de l'exécutif doit impérativement
être sur place. On assiste à une gestion formatée du temps de Ben Ali.
La police, l'armée et ensuite une déclaration. M. Essid aurait mieux fait
d'annuler sa présence à Davos et
Paris et rentrer au pays. Il a, encore
une fois, raté une occasion de montrer que la Tunisie a changé. C'est
raté. La guerre fratricide qui secoue
le parti Nida Tounes sur fond de suc-

TROUBLES AU BURUNDI

Le Conseil de sécurité
rencontre l’UA

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU ont rencontré, hier, les dirigeants de l'Union africaine dans le cadre
de leurs efforts pour enrayer l'escalade des violences au Burundi. La rencontre se déroule au siège de l'UA à AddisAbeba alors que les envoyés des quinze pays membres du
Conseil de sécurité ont reconnu avoir enregistré peu de progrès vendredi, lors de leurs entretiens avec le président burundais, Pierre Nkurunziza. Les discussions ont porté sur le
déploiement d'une force africaine et sur une reprise des discussions avec l'opposition pour mettre fin à la crise provoquée par l'élection controversée à un troisième mandat de
M. Nkurunziza, l'an dernier. Le chef du Conseil de paix et
sécurité de l'UA, Smail Chergui, a déclaré, hier, qu'il était
crucial que la communauté internationale «reste unie sur le
Burundi» où les violences se sont multipliées depuis l'annonce de la candidature de M. Nkurunziza en avril et sa réélection en juillet. Les manifestations de rues, un coup d'État
manqué et une rébellion armée ont déjà fait plus de 400
morts et contraint à l'exil quelque 230.000 personnes, selon
l'ONU. M. Chergui a ajouté qu'il existait «une forte convergence de vues» entre l'Union africaine et les envoyés de
l'ONU sur «la nécessité urgente d'un dialogue politique inclusif» pour résoudre la crise.

cession fragilise le pouvoir et le détourne des vrais enjeux.

Cette nouvelle crise ne va-t-elle
pas profiter aux djihadistes et n'y
a-t-il pas une risque de récupération de cette colère?
Absolument. Un boulevard
s'élargit pour eux, mais, l'usage politicien des menaces djihadistes n'a
pas empêché le peuple de dire son
rejet de la classe politique. Daech se
nourrit des erreurs du pouvoir. Probablement, la force de la Tunisie ré-

Comment voyez-vous le proche
avenir de la Tunisie ?
La Tunisie a réussi avec brio une
transition dans l'ordre des priorités.
Mais une transition démocratique
marche sur deux pieds : les institutions démocratiques et le traitement
des inégalités sociales. Le premier
objectif est en cours, le second est
toujours suspendu.
Placer l'humain, les besoins des
jeunes en matière de chômage, de
logement et de perspectives est primordial pour consolider les instituions fragiles.
La Tunisie se construit seule dans
un environnement hostile. Hormis
l’Algérie qui a soutenu son voisin
d'une manière conditionnelle, les
Tunisiens affrontent une morosité
économique sans précédent et une
indifférence de l'Occident, jadis
donneur de leçons en démocratie. La
Tunisie survivra parce qu’elle n’a
pas le choix.
Entretien réalisé par
Nadia Kerraz

GOUVERNEMENT DE TRANSITION
AU SOUDAN DU SUD

Encore un rendez-vous raté

La Troïka constituée des États-Unis, de
la Grande-Bretagne et de la Norvège a
exhorté les parties du Soudan du Sud à former un gouvernement de transition vendredi, date limite pour la formation d'un
gouvernement d'union par les représentants
du gouvernement et de l'opposition.
«Les membres de la Troïka expriment
leurs préoccupations en ce qui concerne les
retards qui ont été pris dans la formation du
gouvernement d'union nationale de transition, qui devait être achevée aujourd'hui»,
indique un communiqué publié par le ministère norvégien des Affaires étrangères. En
août, le gouvernement et l'opposition du
Soudan du Sud ont signé un accord de paix
qui avait pour objet de mettre un terme à
près de deux années de conflit. Les deux
parties ont déclaré un cessez-le-feu immédiatement après la signature de l'accord.
Cependant, les hostilités entre les deux parties ont continué et les représentants de l'opposition du Soudan du Sud ne sont retournés

dans la capitale, Juba, qu'en décembre. Pour
rappel, des représentants des rebelles et du
gouvernement se sont rencontrés pour la
première fois mardi à Juba en vue de former
un gouvernement d'unité nationale de transition, avant la date butoir du 22 janvier.
Mais les rebelles ont estimé qu'en quasi triplant unilatéralement le nombre d'États régionaux le mois dernier, le président Kiir
avait compromis un pilier fondamental de
l'accord de partage du pouvoir signé en août
2015 pour mettre fin à deux ans de guerre
civile.
Le porte-parole de la rébellion, Mabior
Garang, a critiqué, hier, «les tenants de la
ligne dure au sein du gouvernement», déclarant que les négociations devaient porter
uniquement sur l'ancien système basé sur 10
États et non les 28 actuels. Il a, cependant,
affirmé que les rebelles dirigés par l'ex-viceprésident Riek Machar restaient pleinement
«dévoués à la paix».
M. T.

Dimanche 24 Janvier 2016

11

GRAND ANGLE

Égypte :
un œil rivé
sur la Tunisie

Il ne fait pas de doute que
ce 25 janvier 2016, date
du cinquième anniversaire
du soulèvement qui a mis fin au
régime de Hosni Moubarak,
l’Égypte a l’œil rivé sur la Tunisie.
Ce pays qui a connu la première
révolte de ce qui allait être appelé
«Printemps arabe», fait face,
depuis quelques jours, à une
vague de contestation sociale,
déclenchée par la mort d’un
chômeur dans la ville de
Kasserine. Cinq ans après, les
bourgeons n’ont pas éclos et
l’impatience des Tunisiens prend
progressivement le dessus.
D’autant que la relance de
l’économie tarde à se concrétiser
et que le terrorisme est devenu une
réalité au quotidien. En Égypte, et
à quelques nuances près, c’est le
même scénario qui s’y déroule. Le
terrorisme est plus qu’une simple
menace. Depuis la destitution, en
juillet 2013, du président
Mohamed Morsi, le pays est en
proie à de nombreuses attaques,
qui visent principalement les
forces de sécurité. L’Égypte
compte ses morts et les médias,
étrangers notamment, tiennent
une comptabilité macabre. Six
personnes, dont trois policiers et
un civil, ont été tuées dans
l'explosion d'une bombe, ont été
tuées jeudi dernier. Au plan
économique, la situation n’est pas
plus reluisante. Tout comme en
Tunisie, le secteur touristique,
pilier de l'économie égyptienne, a
subi de plein fouet le contrecoup
de l'instabilité politique puis des
violences terroristes.
Progressivement les touristes ont
déserté le pays. Le crash, fin 2015
dans le Sinaï, d'un avion russe
transportant des touristes,
revendiqué par l’organisation
auto-proclamée «État islamique» /
Daech, a porté au secteur un
coup dur dont il n’arrive pas à se
relever. La crise est accentuée par
les appels lancés par les
gouvernements occidentaux en
direction de leurs ressortissants,
dans lesquels est rappelée la
nécessité de maintenir une
vigilance renforcée lors des
déplacements en Égypte. Ceci
quand il ne leur est pas
déconseillé de s’y rendre. Ainsi,
seuls 9,9 millions de touristes ont
visité l'Égypte en 2014 contre près
de 15 millions en 2010. Mais la
similitude avec la Tunisie ne
s’arrête pas là.
Les Égyptiens qui réclamaient
une amélioration conséquente de
leur quotidien ont été confrontés,
en juillet 2014, à la diminution de
certaines subventions et
l'instauration de nouvelles taxes.
Selon les experts, «la situation
sociale du pays est préoccupante.
Le taux de chômage officiel, qui a
atteint son plus haut niveau en 11
ans, s'élève à 13% de la
population active, 75% des actifs
travaillent au noir et 18% de la
population vit sous le seuil de
pauvreté». C’est dire que les
espoirs portés par la révolution
sont loin d'être satisfaits. À telle
enseigne que l'enthousiasme a
cédé la place à la désillusion. Les
autorités égyptiennes tentent de
remédier à la situation. Pour
rappel, le pays a organisé une
conférence internationale des
donateurs, en mars 2015, afin
d'attirer des investissements
directs étrangers. Mais désormais,
elles savent qu’il y a obligation de
résultats sous peine de connaître,
dans la foulée de la contestation
tunisienne, la même expérience.

N. Kerraz

12

Société

Entre scepticisme
et bonnes affaires
OUVERTURE DES SOLDES D’HIVER

Qui n’a pas remarqué ces bousculades géantes à l’entrée des grandes surfaces pour dénicher un pull, une
PlayStation ou des chaussures ? Qui n’a pas été étonné de constater ces longues queues formées très tôt le
matin devant des magasins et des commerces pour avoir une chance d’arriver les premiers aux rayons ?
Qui n’a pas ouvert de gros yeux en voyant tout ce beau monde se marcher sur les pieds et fouiller fébrilement
dans des bacs à linge ?

L’

étonnement est de mise
car ces scènes propres aux
pays en voie de développement viennent de pays bien
émancipés et bien installés dans le
civisme. Ce sont les périodes des
soldes, et sous d’autres cieux… Il
s’agit d’un véritable événement national préparé et régenté avec sérieux et rigueur. Chez nous, ces
pratiques commencent à peine à
entrer dans les habitudes et les
mœurs commerciales de nos professionnels et des consommateurs.
La période des soldes d’hiver a débuté cette année ce 18 janvier et
s’étalera sur une période de six semaines. Si dans les pays européens
les magasins sont bondés, dévalisés, dévastés par la marée noire de
consommateurs, en cette période
des soldes, en Algérie, c’est une
autre histoire. Les Algériens sont
devenus au cours de ces dernières
années de plus en plus exigeants et
beaucoup plus difficile à convaincre. Pas question d’ouvrir leurs
portefeuilles sans une très forte réduction. L’envie d’acheter ou de
chercher les bonnes affaires n’est
plus de rigueur dans un contexte de
consommation et de pouvoir
d’achat morose. Conséquence, les
soldes d'hiver n'ont pas démarré
sur les chapeaux de roue. D’un
autre côté les Algériens restent
sceptiques quant à la réalité des
soldes chez nous et les commerçants s’emmêlent un peu les pinceaux entre soldes, promotion et
réduction. Pourtant, depuis juillet
2006, date à laquelle le décret régulant les soldes a été promulgué,
cette pratique ne peut plus être opérée en dehors des périodes légales.
Désormais, les commerçants peuvent solder leurs marchandises
sous certaines conditions édictées
par le décret. Pour cette année, les
soldes d’hiver se sont ouverts le 18
janvier dernier pour être clôturés le
28 février prochain. Six semaines
durant lesquelles les commerçants
ayant opté pour les soldes sont en
devoir de le signaler à travers des
affiches publicitaires sur la devanture de leurs magasins. On constate
ainsi des vitrines surchargées de rabais alléchants allant de 10 à 80 %
de réduction sur les articles proposés. Et c’est particulièrement visible cette année, car les
commerçants commencent à appliquer plus sérieusement la réglementation en vigueur concernant
cette pratique, Il faut savoir que ces
derniers ne sont nullement obligatoires, les commerçants sont libres
de choisir ou non de les pratiquer,
toutefois, ceux qui optent pour les
soldes doivent au préalable demander l’autorisation à la Direction du
commerce de la wilaya d’Alger.
Sur les grandes artères de la capitale, la majorité des commerçants
interrogés ont affiché leur satisfaction et leur intérêt pour l’organisation des soldes. Ils ont tous déposé
leur dossier auprès de la Direction
du commerce de la wilaya d’Alger
et ont obtenu l’autorisation de pratiquer les soldes le jour même du
dépôt, disent la plupart d’entre eux.
Beaucoup affirment avoir pratiqué
plusieurs fois par an les soldes
avant cette réglementation : «Ce
n’était pas vraiment des soldes,
mais des promotions pour liquider
certains produits de fin de saison.»
Mais ils se réjouissent qu’il y ait
enfin une réglementation qui les
aide à prendre la décision de baisser les prix. Tous aussi auraient

Ce que stipule
la réglementation

souhaité une plus grande publicité
de la part des pouvoirs publics pour
la date de démarrage des soldes.

Véritable soldes ou simple
tromperie ?

Dans un magasin de prêt-àporter pour hommes qui vend de
grandes marques, on nous explique
que le niveau de la démarque dépend de la valeur du produit. «Si le
vêtement est cher, on ne consent
pas une baisse très importante. Je
ne peux pas baisser de moitié le
prix d’un costume qui fait 30.000
ou 45.000 DA. Mais je consens des
soldes importants sur des fins de
série, des chemises surtout, mais
aussi des chaussures». Des chemises à 3.500 DA sont cédées à
2.400, soit 30% du prix. Si ça reste
élevé comme prix pour le commun
des Algériens, c’est quand même
une aubaine pour les amateurs de
grandes marques. Dans un autre
magasin, on ne dépasse pas les
40% : «Déjà que le commerce s’est
véritablement ralenti ces derniers
temps, on ne peut pas se permettre
de baisser sensiblement nos prix et
sur tous les produits». Néanmoins,
notre interlocuteur se dit satisfait
des soldes, pour la simple raison
qu’ils ont eu pour effet de relancer
les ventes qui, généralement, se
tassent durant le mois de janvier.
Un autre vendeur dira qu’il est
aussi utile «de solder pour renouveler nos collections. Il n’est pas
intéressant de garder les invendus
en stock, la mode évolue et ce qui
n’a pas été vendu aujourd’hui a
moins de chance d’être vendu demain au même prix. Donc autant
solder pour se réapprovisionner».
Toutefois, les clients qui flashent
sur certains articles de marque
tombent immédiatement sous l’effet de surprise dès qu’ils réalisent
que l’abaissement des prix est irréel en comparaison avec les prix

initiaux. Véritables soldes ou simple arnaque ? Cette question, beaucoup se la posent. Les doutes
persistent chez beaucoup de clients
qui sont sceptiques devant des annonces de rabais allant jusqu’à
70% et 80%. Certains soupçonnent
les commerçants d’augmenter les
prix des articles avant de consentir
une baisse. Les responsables des
magasins que nous avons visités
rassurent, quant à eux, qu’«il y a
effectivement des réductions substantielles de prix». Ils en veulent
pour preuve, le respect de leurs engagements, les visites inopinées
des services de la Direction du
commerce à qui ils ont transmis les
anciens et les nouveaux prix. Il faut
savoir que les commerçants qui
viennent demander des autorisations pour les soldes sont dans
l’obligation de présenter les factures des produits pratiquées au
cours des trois derniers mois. Le
commerçant désirant réaliser des
ventes en solde doit déposer, auprès du directeur de wilaya du
commerce territorialement compétent, une déclaration accompagnée
des pièces requises, notamment la
liste et les quantités des biens devant faire l’objet des ventes en
soldes et un état reprenant les réductions de prix à appliquer ainsi
que les prix pratiqués auparavant .
En cas de publicité mensongère de
triche ou de tromperie les services
de contrôle de la Direction du commerce dressent un procès-verbal et
engagent une procédure qui aboutira à une sanction comme le prévoit la réglementation. Les
sanctions pour ce genre d’infractions peuvent aller jusqu'à la fermeture du magasin, et ce, pour
publicité trompeuse. On a constaté,
en effet, que les affiches et les réductions publiées sur les vitrines
sont fausses car une fois à l’intérieur, les anciens prix ne sont guère
mentionnés.

MASCARA

Ce n’est qu’en 2006 que l’Algérie s’est dotée d’une réglementation pour les soldes. C’est le décret
n°06-215 du 18 juin 2006 qui fixe
les modalités de «réalisation des
ventes en soldes, des ventes promotionnelles, des ventes en liquidation de stocks, des ventes en
magasins d’usines et des ventes au
déballage». L’article 2 du décret
stipule que «les ventes en soldes ne
peuvent porter que sur des biens
acquis (…) depuis 3 mois au minimum» avant la date de début des
périodes de soldes au nombre de
deux par an. En effet, les soldes
sont autorisées deux fois par an,
pendant six semaines à chaque
fois : de janvier à février pour la
période hivernale, et de juillet à
août pour la période estivale
(art.3). Toutefois, les dates précises
des déroulements des soldes sont
précisées annuellement, au début
de chaque année, par arrêté du
wali, «sur proposition du directeur
de wilaya du commerce territorialement compétent, après consultation
des
associations
professionnelles concernées et des
associations de protection de
consommateurs». Le décret en
question précise les modalités à
suivre pour être autorisé à pratiquer
les soldes. Les commerçants sont
tenus de déposer, auprès de la Direction du commerce de leur wilaya, une copie de l’extrait de
registre du commerce, la liste et les
quantités des biens devant faire
l’objet des ventes en soldes, les anciens et les nouveaux prix et les réductions prévues lors des soldes.
Sont également réglementées, dans
le même décret, les «ventes promotionnelles», les «ventes en liquidation de stocks», les «ventes en
magasins d’usine» et les «ventes au
déballage». Toutes ces opérations
sont soumises à autorisation, mais
aucune n’est limitée par une période donnée. Dans son chapitre 6,
le décret 06-215 prévoit des sanctions aux infractions commises.
Toutes les ventes (soldes, promotions…) réalisées sans déclaration
ou affichage sont immédiatement
suspendues jusqu’à régulation de la
situation (art.23). La régularisation
n’est toutefois pas possible si la période durant laquelle sont pratiqués
les soldes de manière illégale dépasse trois jours. Par ailleurs, l’article 28 stipule que toute publicité
«au contenu trompeur» est sanctionnée. Parmi les sanctions, il est
prévu des «mesures de saisie et de
confiscation des biens sur lesquels
ont porté les infractions». En cas de
récidive, la sanction peut aller
jusqu’au retrait du registre du commerce (loi 04-02 du 23 juin 2004
fixant les règles applicables aux
pratiques commerciales).
Farida Larbi

Un train percute un bus : 4 morts et 9 blessés

Un accident mortel a eu lieu ce matin à 9h20
au lieu-dit Sid Ahmed Drouni, à l’entrée de la
ville thermale de Bouhanifia à hauteur d’un passage non protégé, lorsque un train de transport de
carburant en provenance de Mohammadia et à
destination des villes du sud-ouest a percuté un
bus de voyageurs provenant de la ville d’Oran se
dirigeant vers Bouhanifia, la collision violente a

fait quatre morts et neuf blessés, parmi les occupants du bus. Selon les informations recueillies
auprès des services de la Protection civile, les victimes ont été déposées à la morgue de l’hôpital
de Mascara et les blessés transférés à l’hôpital de
Bouhanifia
A. Ghomchi

Dimanche 24 Janvier 2016

EL MOUDJAHID

REGARD

Les soldes
arrivent !

Le grand carrefour de la bonne
affaire, version hiver est de
retour depuis mardi dernier. Les
amoureux du shopping, les flaireurs et
les guetteurs d’opportunités multiplient
les virées aux magasins du vestimentaire
et autres pour profiter des soldes de
l’hiver 2016. C’est le moment de
fouiner, de passer au crible les offres
commerciales qui font les yeux doux
aux consommateurs. Les discounts qui
vont jusqu’à 50% qui garnissent les
devantures des vitrines ne passent point
inaperçus. Bien au contraire, tel un
aimant, attirent une foule hétéroclite qui
«scanne» la marchandise proposée, pèse
le pour et le contre en fonction du
rapport qualité/ prix et surtout de sa
bourse avant de passer à l’action et de
conclure la transaction.
En fait, la folie des prix, en pareille
période de chute libre des prix, vient, à
point nommé, en ce contexte marqué par
le sceau de la rationalisation des
dépenses, apporter une note d’espoir
aux malheureux chefs de familles qui
tiennent à saisir cette brèche ouverte
pour faire des emplettes qui va
permettre, à coup sûr, de passer l’hiver
avec un confort au moindre coût. Le
mot d’ordre est ainsi donné pour
pratiquer des remises exceptionnelles
qui tentent les jeunes, notamment les
férus de la mode et des dernières
créations des stylistes et des couturiers.
Il faut dire que durant un mois et dix
jours, les commerçants partent à la
conquête du consommateur, misant sur
ces mêmes soldes pour épuiser leurs
anciens stocks mais également gonfler
leurs chiffres d’affaires.
Les marques, les articles préférés, à bas
prix, sont désormais possible dans ces
magasins, à l’heure des soldes, mais
également, à travers les ventes en ligne,
de plus en plus, en vogue. Kaymu, Zara,
Pimkie bien d’autres marques
envahissent, via le e-commerce, se
lancent dans une grande opération de
séduction du client. Un effort, qui
s’ajoute, faut il le rappeler, aux portails
commerciaux et les réseaux sociaux,
notamment facebook, qui marque,
encore une fois, sa présence, comme
site d’information par excellence qui
sème à tout vent. Aujourd’hui, il n’y a
pas à dire, l’heure est aux bonnes
affaires. A vos portemonnaies !

Sans

VISA

Samia D.

La Chine affrontait hier une vague
de froid glacial dans tout le pays, avec
des chutes de neige dans le Sud qui
ont entraîné l'annulation de nombreux
vols.
Le Centre national météorologique
(NMC) a décrété une "alerte orange"
sur l'ensemble du territoire. Le mercure devrait tomber au plus bas dans
la partie septentrionale du pays, avec
-39°C annoncés à Mohe (nord-est,
province du Heilongjiang), frontalier
avec la Sibérie, voire même -41°C à
Genhe (nord, Mongolie intérieure).
Les météorologues s'attendent à ce
que des records de froid vieux de plusieurs décennies soient battus au
cours du week-end. Sur les deux tiers
du pays, le thermomètre devrait descendre sous les -12°C, selon le NMC.

EL MOUDJAHID

L

Culture

13

Un art en plein essor

BILAN DU THÉÂTRE RÉGIONAL DE MASCARA

LE COIN DU COPISTE

Le directeur du Théâtre régional de Mascara a, au cours d’un point de presse, dressé le bilan des activités de
l’année 2015, ainsi que le programme des productions de l’année 2016.

e TRM (théâtre régional de
Mascara) innove en se lançant dans l’encadrement et
la formation dans le domaine
théâtral au sein des établissements scolaires et les établissements pénitenciers après la
signature de conventions dans ce
sens entre les secteurs de l’éducation nationale et de la justice,
nous apprend M. Khoussa, directeur du Théâtre régional de Mascazra. La nouveauté cette année
est la production d'une pièce pour
adultes intitulée "Faloudadj". Le
scénario, nous explique le directeur du TRM, est l’œuvre du dramaturge Mohamed Bourahla,
tandis que la mise en scène est
confiée à Kada Chalabi. Cette
nouvelle pièce traite de l’histoire
d’une fille issue d’une famille
opulente et par voie de conséquence, elle vit gâtée et dorlotée
mais souffrant terriblement d'un
manque d'affection de la part de
son père riche. Pour son anniversaire, elle lui demande de lui offrir un cadeau peu ordinaire et
original du nom de "Falaoudadj"
dont on ignore la signification.
Le père exauce son vœu et lui ramène une boite vide pour découvrir un cadeau sans le connaitre,
seulement pour savoir s'il s'intéresse à elle. La pièce théâtrale
met en avant un phénomène social intrinsèque à l’hypocrisie et
l’indifférence dans le tissu familial. Par ailleurs, le TR de Mascara prépare, selon M. Khoussa,
un atelier spécialisé dirigé par le
metteur en scène Ali Tounsi et
couronné par la production de la
pièce "Alla Fella", destinée aux
enfants et la reproduction de la
pièce "Azizi Tarzan", écrite par
Fethi Kafi et mise en scène par
Kada Chalabi. Le TR de Mascara

s’est illustré, selon les propos du
directeur du TRM, par l’œuvre
théâtrale "Harmonica" sous
l’égide du commissariat de
"Constantine, capitale de la culture arabe"; une première pièce
théâtrale de l’écrivain Malek
Haddad produite en Algérie qui a
connu un vif succès lors de sa
présentation dans plusieurs wilayas du pays dans le cadre de
cette manifestation culturelle.
L’émergence de jeunes
comédiens

Un seul bémol, selon le directeur du TRM, c’est la non-réception du théâtre qui a connu une
grande opération de rénovation et
de restauration. Toutefois l’équipement tant attendu de l'édifice
théâtral fait défaut et les portes du
théâtre demeurent fermées
jusqu’à ce jour. Les activités de
se font dans des conditions inappropriées, mais cela n’a pas empêché l’émergence de jeunes
comédiens de Mascara et de dra-

maturges sollicités actuellement
dans plusieurs pièces comme Ezzahra (la rose) ; un beau titre
d’une pièce théâtrale du genre
monologue montée par le Théâtre
régional de Mascara en langue
amazighe après avoir été traduite
de l’arabe par Tounes Aït Ali et
réalisée par Lamri Kaouane.
Cette pièce, a-t-on appris, retrace
le vécu d’une mère de famille
sans ressources, qui travaille
comme femme de ménage au
théâtre et qui se sent quelque peu
humiliée par ses responsables
hiérarchiques. Cette femme ne
suscite l’intérêt de personne, sauf
peut-être celui du gardien qui
tombe amoureux d’elle. La dame
prend à cœur son travail et
connaît parfaitement le quotidien
de chacune des personnes fréquentant ces lieux. La pièce Ezzahra traite de la continuité dans
les couches sociales du pays, enracinées dans l’histoire de l’Algérie profonde, dans la culture
très riche et très variée d’une ré-

gion à l’autre et ses multiples dialectes. L’Algérie a en effet la
chance de posséder plusieurs dialectes qui continuent à être jalousement préservés et conservés
par la population que rien au
monde ne pourra altérer. La pièce
traite également des dialectes à
travers les espaces géographiques
qui font toute la personnalité de
l’Amazigh. Ezzahra a su incruster le sens du sacrifice chez ce
peuple rebelle, qui continue à être
ancré dans les esprits et les sens,
Ezzahra a accompagné le moudjahid dans son combat d’hier
contre le colonialisme, et dont
l’ambition aujourd’hui est de voir
l’écho du combat de la femme
amazighe auprès des nouvelles
générations, son combat pour la
construction du pays aux côtés de
l’homme. Ezzahra, c’est le cri de
la femme dans la société algérienne, qui veut se faire une place
au soleil, une façon pour elle de
crier haut et fort son ambition démesurée, mais légitime pour faire
entendre sa voix même si un certain nombre d'individus malveillants veulent étouffer son cri de
détresse, lancé pour le respect de
la parité et de l'égalité des
chances, sans aucun sexisme, tribale ou autre. Le Théâtre régional
de Mascara excelle dans ce domaine et a marqué de son empreinte à tous les niveaux de la
représentation dramatique par le
biais des différentes œuvres présentées jusque-là. Eddar el Meskouna, pour ne citer que celle-ci,
à titre d'exemple, est révélatrice
d'un art en plein essor dans la cité
de l'Emir, qui a vu naître une
multitude de talents dans le théâtre éducatif et réformiste.
A. Ghomchi

« CONSTANTINE, CAPITALE ARABE DE LA CULTURE-2015 »

Le grand Salon de la sculpture de l’est, organisé par le département
Expositions
de
"Constantine, capitale de la culture arabe", réunit depuis mercredi soir au palais de la culture
Mohamed-Laïd Al Khalifa 31 artistes venus de plusieurs wilayas
de l’Est du pays.
Quelque 200 œuvres reflétant
les différentes techniques et déclinaisons de la sculpture, réalisées en bois, en pierre, en plâtre,
en résine, en terre cuite, en
plomb, en polyester ou à partir de
produits de récupération peuvent
être admirées par le public
constantinois, très nombreux dès
l’ouverture de la manifestation.
Pour M. Amar Noui, artiste et
membre du département Expositions, le grand salon de la sculpture de l’Est permet non
seulement de rassembler des artistes partageant la même passion
mais offre également au public
constantinois "une approche sur
l’art de la sculpture" qui demeure
de l’avis de cet artiste "assez mal
ou peu connu dans notre pays".
Zahia-Djenat Dehil Hebrih,
artiste confirmée venue de la wilaya d’Annaba, a souligné à
l’APS, quant à elle, que le salon
est "une opportunité pour familiariser le public à l’art de la
sculpture". Cette artiste, qui a fait
ses études à l’école des Beaux
arts de Constantine, présente cinq
de ses œuvres sculptées de terre

Déclinaison de la sculpture de l’Est

cuite et de résine évoquant les
thèmes de la famille et de la
femme.
Orfèvre en matière de transformation de banals matériaux de
récupération en véritables œuvres
d’art, le jeune artiste Hicham
Belkhadar de la wilaya d’Oum El
Bouaghi se distingue par une dizaine de sculptures qui ne manquent pas de susciter l’admiration
des visiteurs du salon.
"Ma technique consiste à récupérer des pièces de métal et de
les façonner à ma manière",
confie Hicham, soulignant qu’à
travers ses œuvres, il livre aussi
bien "des discours artistiques que
des discours philosophiques".
La technique de la récupération est aussi l’essence du travail
de l’artiste Nourredine Lounis de

Béjaïa qui, à travers du fer remodelé et de vieux journaux, présente
"Masque
africain",
"Rencontre entre femmes" et tant
d’autres œuvres traduisant passion et imagination.
Devant se poursuivre jusqu’au
29 février prochain, le grand
Salon de la sculpture de l’Est
consacre aussi deux véritables références en la matière en Algérie,
en l’occurrence les artistes
Ahmed Akriche et Mohamed Demagh.
Vingt-cinq œuvres sculptées
sur bois d’Ahmed Akriche sont
exposées et racontent la passion
et le talent de cet artiste disparu
que son ami, et ancien président
de l’Assemblée populaire communale de Constantine, Mohamed Arbaoui, définit comme un

Dimanche 24 Janvier 2016

"génie dans l'art et la manière de
donner une forme à un objet,
quelle que soit sa taille".
Le salon a été consacré également à Mohamed Demagh présenté comme le père de la
sculpture en Algérie, celui que les
artistes participant à la manifestation
considèrent
comme
"l’homme qui sait maintenir le
bois en éveil".
L’ensemble des œuvres présentées et les biographies des artistes exposants sont aussi
disponibles sur le site électronique du département Expositions
(www.
Expoccca
2015.com).

Une trajectoire
fructueuse

n

La production littéraire
actuelle de langue arabe
présente, à quelques
nuances près, de nombreuses
caractéristiques communes à la
production littéraire de langue
française, dans la mesure où elles
sont toutes deux héritées du même
contexte politique et socio-historique :
période coloniale, fondement du
mouvement national, subsistance
d'une culture traditionnelle à
dominance religieuse, vivacité et
présence de la littérature populaire,
processus d'acculturation, interaction
permanente avec le mouvement
littéraire en Orient arabe... Jusqu'aux
années soixante-dix, cette littérature
moderne, qui a débuté à
l'indépendance, accordait une grande
importance au message social,
notamment aux questions relatives
aux changements, à la révolution et à
l'engagement. Ces thèmes étaient
présents dans diverses formes
littéraires. Ainsi le poème moderne
s'inspirait des idéaux collectifs tout en
exprimant des angoisses et des
révoltes individuelles, en aspirant à
l'élaboration de valeurs autres. La
nouvelle, quant à elle, à travers un
mode fantastique, montrait les
mutations accélérées de la société et
la confusion morale qui y régnait, en
faisant preuve de sens critique et
d'ironie.
Pendant les années soixante et
soixante-dix, le roman reflétait aussi
les luttes nationalistes et sociales.
Mais la nouvelle était le genre le plus
apte à relater les mutations et les
conflits sociaux. Quelques nouvelles,
comme celle de Tahar Ouettar, auront
connu l'ébauche d'une innovation de
style et de thèmes, avec notamment
Abdelhamid Benhaddouga dans "El
Katib" (L'écrivain), 1977, et Tahar
Ouettar dans "Achouhadaou yaoudoun hadha al-ousbou" (Les martyrs
reviennent cette semaine) 1980.
Une nouvelle génération tente, depuis
les années 1980-90, de transformer
l'écriture néo-réaliste en faisant appel
à l'ironie et au langage du rêve. Les
thèmes s'inspirent des contradictions
sociales illustrées par l'émigration et
le déracinement, ainsi que des expériences cauchemardesques des marginaux. Parmi ces auteurs : Wassini
Laredj, Amin Zaoui, Mohamed Salah
Harzallah, Merzak Begtache, Djilali
Khellas et Ammar Bellahsène pour le
roman et la nouvelle ; Omar Azradj,
Hamdi Rezagui, Ahlam Mosteghanemi et bien d’autres encore pour la
poésie. Cette génération d’auteurs n’a
pas cessé de progresser, jusqu’à exceller dans les différents genres, du
roman au théâtre, en passant par la
nouvelle, la poésie et même le cinéma.
Kamel Bouslama

DESTRUCTION DU MONASTÈRE
DE ST ELIE À MOSSOUL

L’UNESCO préoccupée

La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a exprimé jeudi sa
préoccupation après la destruction du monastère de St Elie à Mossoul en
Irak, selon des informations officielles de l'Unesco. "J'exprime mes plus
vives préoccupations après la destruction du monastère de Saint-Elie. Il
était le plus ancien monastère d'Irak, et le témoin précieux de la riche diversité culturelle et religieuse de ce pays.
Pendant 1.400 ans ce monastère a servi de lieu de culte et de méditation,
dont l'existence était acceptée par des gens de toutes les confessions. Sa
destruction est une nouvelle attaque violente contre le peuple irakien, qui
confirme les crimes contre l'humanité et l'ampleur du nettoyage culturel en
cours en Irak", a déclaré Mme Bokova.
"L'UNESCO demeure résolue à protéger le patrimoine de l'Irak et à
mener la lutte contre le trafic illicite des biens culturels, qui contribue directement au financement du terrorisme", a enfin souligné la directrice générale de l'Unesco.

Vie pratique

EL MOUDJAHID

Vie religieuse

horaires des prières de la journée du dimanche 14 rab’i ethani 1437
correspondant au 24 janvier 2016 :
- Dohr.........…..............13h00
- Asr..............................15h44
- Maghreb.....................18h07
- Ichaa………………...19h29

lundei 15 rab’i ethani 1437
correspondant au 25 janvier 2016 :
- Fedjr........................ 06h26
- Chourouq.................07h56

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA

EL MOUDJAHID

au capital social de 50.000.000 DA

20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Président-Directeur Général
de la Publication
Achour Cheurfi

Directeur de la rédaction
Mohamed Koursi

Société Publique sise à Oran recrute :

1- POUR SA DIRECTION GENERALE :

1- Chef de service finance et comptabilité de profil CMTC-CED
ou équivalent.
2- Chargé du personnel et du social.
3- Responsable du contrôle de gestion.
2- POUR SA DIRECTION ETUDES ET REALISATIONS :
4. Ingénieurs d'état de profil génie civil - option géotechnique.

Conditions :
- Diplôme dans la filière.
- Expérience de 04 ans et plus pour le poste (01).
- Expérience de 02 ans et plus pour les postes (02), (03), (04).
Avantages :
- Emploi stable
- Salaire intéressant
Envoyer lettre de motivation et CV au : getudes@yahoo.com

El Moudjahid/Pub

ANEP 31300065 du 24/01/2016

CONDOLÉANCES

21

Le wali de la wilaya de Aïn Defla, le
président de l’APW, le Secrétaire
général, les chefs de daïras, les
cadres, les élus et l’ensemble du
personnel de la wilaya, très affectés
par le décès de
TOUAHRIA DJILLALI,
chef de la daïra d’El Abadia
survenu le 23 janvier 2016 à Aïn Defla
à l’âge de 60 ans, présentent à la
famille du défunt leurs condoléances
les plus sincères et les plus attristées,
et leur assurent en cette pénible
circonstance de leur profonde
compassion.
Puisse Dieu Tout-Puissant accorder
au défunt Sa Sainte Miséricorde et
l’accueillir en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub du 24/01/2016

rédacteur en chef
Kamal oulMAne

DireCtion GenerAle

Téléphone : 021.73.79.93
Fax : 021.73.89.80
DireCtion De lA reDACtion
Téléphone : 021.73.99.31
Fax : 021.73.90.43
internet : http://www.elmoudjahid.com
e-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com
BureAuX reGionAuX
ConstAntine
100, rue Larbi Ben M’hidi
Tél. : (031) 64.23.03
orAn
Maison de la Presse
3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94
AnnABA
2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24
BorDJ Bou-ArreriDJ
Ex-siège de la wilaya
Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000
Tél/Fax : (035) 68.69.63
siDi Bel-ABBes
Maison de la presse Amir Benaïssa
Immeuble Le Garden, S.B.A.
Tél/Fax : (048) 54.42.42
BeJAiA :
Bloc administratif, rue de la Liberté.
Tél/Fax : 034.22.10.13
tiZi ouZou :
Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts)
Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville
Tél. - Fax : (026) 21.73.00
tleMCen :12, place Kairouan
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MAsCArA : Maison de la Presse
Rue Senouci Habib
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Centre Ain-DeflA :
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El Moudjahid/Pub du 24/01/2016

El Moudjahid/Pub

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tél-fax : 031 92.73.58

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Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

ANEP 210325 du 24/01/2016

El Moudjahid/Pub

Dimanche 24 Janvier 2016

ANEP 210319 du 24/01/2016

J.H., 28 ans, master GC - option
construction année 2015 maîtrise logiciels:
Autocad,
Robot
Bat. Maîtrise
l’outil
informatique, cherche emploi.
Contacter le : 0552 60 27 45
0554 92 74 23
——0o0——
H., 53 ans, ex-conducteur de travaux, exmétreur-vérificateur, chef de Sce, 20 ans
d’expérience prof. BTPH-TCE-réalisation
projets - suivi et contrôle, ingénieur de
formation, cherche poste en rapport.
Tél. : 0657.18.37.59
——0o0——
J.H. cherche emploi comme agent d’administration.
Contacter le : 0799 90 78 12
——0o0——
J.H. cherche emploi comme chauffeur
poids lourd, axe Alger-Blida.
Tél. : 0555.36.73.10
0556.03.44.52
——0o0——
J.H., 39 ans, cherche emploi comme aide
en maçonnerie dans société privée ou
étatique.
E-mail : Mouh-59@hotamail.com
——0o0——
J.F., 36 ans, cherche emploi comme
garde-malade ou nourrice aux environs de
Bordj El-Kiffan.
Tél. : 0799 98.27.74
——0o0——
J.H., 34 ans, sérieux, licence en sciences
politiques
spécialité
«relations
internationales», 3 ans d’expérience dans
l'administration, polyglotte : arabe, français,
anglais, espagnol (turc : notions de base),
maîtrise l'outil informatique, dégagé de toutes
obligations nationales, cherche emploi stable
dans la wilaya d'Alger ou environs.
Tél. : 0798 67.75.36
——0o0——
J.H., 33 ans, ingénieur d’Etat en
agronomie (culture pérenne) cherche emploi.
Tél. : 0558 61 41 05
El Moudjahid/Pub du 24/01/2016

Sports

22

LIGUE 1-MOBILIS (17e JOURNÉE)

Les Harrachis largement supérieurs
USMH 2 - USMB 0

D

EL MOUDJAHID

CHAMPIONNAT D’AFRIQUE
DE HANDBALL
ALGÉRIE 27 - MAROC 22

Les Verts sans forcer

Dans un match plaisant suivi par un nombreux public, l’USMH s’est logiquement et sans trop de peine défaite de
son adversaire du jour, l’USMB (2-0).

Ph : Billal

ès la première période, les camarades d’Aït-Ouamar ont plié le
match en parvenant à inscrire les
deux buts, qui ont permis à l’USMH de
remporter les trois points de la victoire.
En effet, Bouguèche parvient à ouvrir la
marque sur un penalty justement accordé
à l’équipe harrachie (11’), avant que son
coéquipier Meziane ne double la mise sur
un joli coup de tête (36’). Younès and Co
ont pratiqué, comme d’habitude, un beau
football, avec un jeu collectif bien huilé,
qui fait comme d’habitude l’admiration
des supporters harrachis. Ils ont largement été supérieurs aux Blidéens, qu’ils
ont dominés durant toute la rencontre. En
effet, Benayada, Amiri, Bedrane et leurs
coéquipiers n’ont pas réussi à montrer
grand-chose en la circonstance, devant
plus forts qu’eux.
Alors que l’USMH déroulait et mettait la pression devant, l’USMB défendait
comme elle pouvait avec ses moyens
pour pouvoir contenir la solide formation
banlieusarde. Malgré leur détermination,
les gars de la Mitidja n’ont, il est vrai, pas
été en mesure d’inquiéter l’arrière-garde
harrachie. Les poulains de Bacha ont
montré des signes d’impuissance face
aux camarades de Harrag, qui, pour leur
part, ont joué plutôt à l’aise et ont déroulé
leur jeu à leur guise. Leur victoire est on
ne peut plus logique et méritée. Ainsi,

malgré la difficile semaine traversée par
les joueurs de l’USMH, qui, pour rappel,
ont tenu une conférence de presse afin de
réclamer leur dû et mettre les dirigeants
du club devant leurs responsabilités, ils
ont tenu à jouer le jeu comme il se doit
par respect au club et à ses supporters, et
cela est tout à leur honneur. Avec cette
victoire, l’USMH se maintient parmi les
équipes du haut du tableau et peut prétendre à une place sur le podium. L’USMB,

MCO 1 - CSC 1

pour sa part, devra être capable de montrer un bien meilleur visage afin de ne pas
avoir à vivre une deuxième partie de saison.
À noter la présence, lors de ce match,
de l’ambassadeur du pays frère la Palestine, qui a effectué une visite de courtoisie au stade du 1er-Novembre de
Mohammadia, sur invitation des inconditionnels harrachis, qu’il a tenu à saluer.
Mohamed-Amine Azzouz  

Les Constantinois ratent le coche

Le Mouloudia d’Oran est
mal en point à la suite de sa
défaite concédée à domicile,
face aux Sétifiens (2-1).
C’était un match à six points,
surtout du côté du MCO en
cas de victoire. Des lacunes
dans le compartiment défensif, visibles depuis l’entame
de la rencontre, laissaient supposer que les locaux allaient y
laisser des plumes. Le CS
Constantine, l’équipe du
Vieux Rocher, était obligée,
elle aussi, de réaliser un bon
résultat, lors de ce déplacement. Elle en était capable, et
les joueurs y ont mis toutes
leurs tripes et une volonté certaine, ce qui a fait l’union et la
communion des coéquipiers
de Voavy qui avaient failli
empocher les trois points de la
victoire, n’était l’égoïsme du
joueur malgache, qui avait le
but de la victoire au bout des
pieds. Une occasion en or
qu’il rate lamentablement aux

Publicité

toutes dernières minutes du
match, même si le MCO,
jouant la prudence en début de
la rencontre et le pressing
exercé sur la défense du CSC,
a fini par payer lorsque Berramla (9’) ouvre le score suite
à une bévue de la défense des
visiteurs et cette réalisation les
a revigorés. Ils assiègent le

périmètre du CSC, mais la
précipitation et le manque de
lucidité ont fait que la concrétisation des occasions n’a pas
eu lieu. Le malheureux
Meghni devait sortir, ce qui a
quelque peu handicapé les
poulains de Gomez. Voavy,
puis Remmache, tour à tour,
étaient à deux doigts de nive-

ler la marque (38’, 41’). Après
la pause citron, les gars de
Cirta étaient plus déterminés à
égaliser. Boulemdaïs, à la 47’,
a loupé une occasion en or de
remettre les pendules à
l’heure. Le cuir passera à côté.
Toutefois, à la 53e minute,
Boulemdaïs a enfin obtenu ce
qu’il voulait, en reprenant
avec succès, d’un superbe
heading, un coup franc botté
magistralement par le capitaine Bezzaz. Son équipe revient ainsi à la marque. Les
Mouloudéens redoublent d’intensité, mais ni Okbi (63’) ni
Merbah (72’) ne réussirent à
tromper la vigilance du keeper
constantinois
Cédric.
Quelques minutes avant la fin
du temps réglementaire,
Voavy, seul face au gardien
oranais, rate son duel, au
grand dam du staff technique
et des Sanafir qui avaient fait
le déplacement à El-Bahia.
A. Ghomchi

Dimanche 24 Janvier 2016

La sélection nationale de handball s’est imposée haut la
main face à son homologue marocaine pour le compte
de la troisième journée du Championnat d’Afrique des
nations, qui se déroule au Caire du 21 au 30 janvier.
Sans forcer, les protégés du coach Bouchekriou ont dominé leurs adversaires de bout en bout, avant de l’emporter sur le score considérable de 27 à 22. D’emblée,
le Sept algérien a affiché ses intentions dans ce derby
maghrébin. L’objectif des Verts était d’enchaîner une seconde victoire dans cette compétition, face à un sérieux
concurrent, afin d’assurer la seconde place du groupe
«A» derrière l’Égypte, et d’éviter la Tunisie en quart de
finale. Dès les premières minutes, les Verts ont pris
l’avantage à la marque portant le score à 3-0 après seulement 3 minutes de jeu, puis à 7-1 à la huitième minute.
S’appuyant sur une solide défense, les camarades de
Daoud, opérant principalement sur le jeu de contre, ont
porté le score à 12-4 à la 18e minute, avant d’enregistrer
un fléchissement à la fin du premier half permettant aux
Marocains de réduire l’écart (15-10). En seconde période, le Sept algérien a connu quelques difficultés,
quand même. En cherchant à gérer leur avantage et surtout leurs efforts en prévision de la suite du parcours,
les camarades de Mokrani ont donné l’occasion aux Marocains de garder espoir jusqu’au bout. Grâce à leur portiers Idrissi, ces derniers, qui ont su profiter des erreurs
des Algériens, sont parvenus à revenir à deux buts
d’écart dans les dix dernières minutes de la partie (2220). Toutefois, les poulains de Bouchekriou ont repris
les choses en main dans les cinq dernières minutes, en
mettant plus d’agressivité en défense et de rythme dans
le jeu. En s’imposant par 27 à 22, les Verts s’emparent
provisoirement de la deuxième place du groupe. Pour
rappel, l’Algérie rencontrera le Cameroun lundi à 13h,
avant d’affronter le Nigeria pour le compte de la dernière journée de la phase des poules.
R. M.

Large victoire de l’Algérie
devant le Gabon (35-24)

La sélection algérienne de handball (messieurs) a
décroché, au Caire, sa première victoire à la CAN-2016,
en s’imposant face à une modeste équipe du Gabon sur
le score de 35 à 24 (mi-temps : 19-14), en match comptant pour la deuxième journée du groupe A. Pour cette
deuxième rencontre et en moins de 24h00, l’entraîneur
algérien, Salah Bouchekriou a aligné d'entrée une
équipe remaniée en incorporant des joueurs qui n’ont
pas joué lors de la défaite concédée, la veille, face à
l’Egypte. Si les Algériens ont mis du temps pour rentrer
dans le match avec beaucoup de balles perdues et de
fautes d’agacement en défense, les Gabonais, eux, ont
su concrétiser leurs occasions pour rester au contact des
tenants du titre, 8-8 après 15 minutes de jeu. Les Verts,
trop passifs en défense, ont tout de même réussi à faire
un petit break avant la pause, en rejoignant les vestiaires
avec 5 buts d’avance (19-14). En deuxième mi-temps,
les Algériens mieux appliqués des deux côtés du terrain
ont poussé le pied au plancher, et ont pris une avance
confortable de 10 buts, (28-18) à la 45e minute et ont
conclu le match sur le score de 35 à 24.

ANEP 402784 du 24/01/2016

Sports

EL MOUDJAHID

23

Le DRBT et le MCO accrochés

LIGUE 1-MOBILIS (MATCHES AVANCÉS-17e JOURNÉE)

C

DANS LA LUCARNE

Le dopage revient
au galop

Les matches avancés de cette 17e journée de la Ligue 1-Mobilis ont été très disputés entre les
différents protagonistes. Il faut dire que l'enjeu a eu raison de la volonté des uns et des autres.

ar, les ambitions diffèrent d'un camp à un
autre. Au stade Lahou
de Tadjenanet, l'équipe locale
jouait gros, puisqu'elle peut
prendre, ne serait-ce temporairement, la deuxième place en
cas de succès devant la coriace
formation de la JS Saoura.
Devant un public assez nombreux, les présents ont vécu un
match plein. Il y avait aussi du
beau jeu sur le terrain distillé
par deux très bonnes équipes.
Il y avait beaucoup d'intensité
et des joueurs qui en voulaient.
Sayoud fut de loin le meilleur
sur le terrain. Il avait failli faire
mouche à chacune de ses tentatives, mais Djemili a été, le
moins que l'on puisse dire, extraordinaire dans sa cage. Il a
énormément aidé ses camarades. Certes, ce nul ne fait pas
les affaires des poulains de
Bougherara, mais ce point est
toujours bon à prendre, surtout
que les gars de la Saoura,
n’étaient pas nés de la dernière
pluie. La balle avait percuté la
transversale avant de tomber.
A-t-elle franchi la ligne ? La
question reste posée. Les gars
du Sud du pays retournent au
bercail avec un précieux point.
A Oran, les deux équipes
MCO et CSC ont réussi à faire
plaisir au public présent en
jouant sans presque de calcul.
Les deux équipes restaient sur
des défaites, à domicile. Le

MCO était, cependant, mieux
loti, puisqu'il joue pour la
deuxième fois de suite at home.
Il avait alors bien débuté la première manche en trouvant rapidement la voie des filets.
Beramla a profité dune hésitation de la défense constantinoise avant d'ouvrir la marque
devant un public enthousiaste
(9'). Il faut admettre que le premier half a été presque entièrement dominé par les
Hamraoua. En seconde mitemps, les gars du Vieux rocher
sortiront de leur coquille et ne

tarderont pas à rétablir l'équilibre suite à un joli heading de
Boulemdaïs, accrédité d'une
superbe prestation. Il faut aussi
mettre en exergue le grand travail effectué par le Malgache
Voavy. Il a fourni un match
plein. Dans le temps additionnel, il ratera le but de la victoire
lorsqu'il prendra toute la défense oranaise de vitesse, mais,
à deux mètres de Belarbi, il lui
tirera dessus au lieu de choisir
le coin vide qu'il lui a laissé.
Notons que le CSC a joué à dix
après l’expulsion de Remache,

LIGUE 2-MOBILIS (17e JOURNÉE)

à deux minutes de la fin de la
rencontre pour cumul de cartons.
Les locaux n'ont pas apprécié cette contre-performance.
Le CSC, par contre, qui a bien
joué, a bien savouré ce point du
nul qui lui permet de bien se reprendre en attendant sa prochaine sortie, à domicile,
devant l'ESS pour le compte de
la 18e journée de la Ligue1 Mobilis. La sportivité a prédominé
lors de ces deux matches
avancés.
Hamid Gharbi

L’O Médéa, nouveau leader

L'USM Bel-Abbès a chuté une nouvelle
fois, cédant son fauteuil de leader au profit
de l'Olympique de Médéa, seule formation
du peloton de tête à avoir su tirer son épingle du jeu ce week-end. En effet, forcés au
nul, la semaine dernière à domicile, les coéquipiers de Louznadji se sont inclinés à
Oum El Bouaghi face à l'USC, lors de la
17e journée du championnat de Ligue
Deux Mobilis. L'unique réalisation de cette
partie assez serrée a été l'œuvre de Demene (21'). De son côté, l'OM est allée à
Oran damer le pion au nouveau promu,
l’OM Arzew (1-2). Grace à un doublée de
Hamia (19' et 60') et une bonne maîtrise
collective, les protégés de Slimani ont dominé les débats de bout en bout. Les locaux ont réduit la marque dans les dix
dernières minutes, dans cette confrontation
plutôt déséquilibrée, sur un penalty signé
Baouche. Désormais, l'OM compte deux
longueurs d'avance sur l'USMBA recalée
au rang de dauphin. De son côté, le Chabab de Batna retrouve le podium à l'issue
de sa victoire étriquée à Skikda. Dans une
rencontre assez disputée, les joueurs du
coach Bouarata ont dû attendre l'ultime
minute pour voir leur succès se dessiner.
L'unique but de la rencontre est à mettre à
l'actif de Rebbouh. Pour sa part, la JSM
Béjaïa à été forcée au partage des points à
Aïn Fekroun (0-0). Face au CRBAF, en
position de relégable, les poulain de Hammouche se sont montrés totalement impuissants. Ils demeurent ainsi au pied du
podium. Par ailleurs, l'ASO est retombée
dans ses travers. Les camarades de Messaoud se sont inclinés, à Alger, face au Paradou AC (1-0). Chaoui (69') a été le
bourreau de l'équipe de Chlef, qui ne parvient toujours pas à s'illustrer dans cette division. Dans le bas du tableau, le
Mouloudia de Saïda a réalisé la meilleure
opération du jour. Vainqueurs de la lanterne rouge à Hadjout (0-2), les protégés

de Rahmouni quittent la zone de relégation. Pour les joueurs de Mechiche, la situation se complique de plus en plus, par
contre. L'AS Khroub a, de son côté, réalisé
un bon coup aussi. Les coéquipiers de Bezzaz ont remporté une précieuse victoire a
Boussaâda, grâce à un but signé Boulainine (59'). Une belle performance qui permet à la formation de l'ASK de sortir de la
zone de danger.
R. M.

Résultats

OM Arzew - Olympique Médéa
US Chaouia - USM Bel-Abbès
JSM Skikda - CA Batna
CRB Aïn Fekroun - JSM Béjaïa
Paradou AC - ASO Chlef
Amel Boussaâda - AS Khroub
USMM Hadjout - MC Saïda

1-2
1-0
0-1
0-0
1-0
0-1
0-2

Classement

Pts
1 ). O. Médéa
31
2 ). CA Batna
30
3 ). USM Bel-Abbès
29
4 ). JSM Béjaïa
27
5 ). ASO Chlef
26
6 ). Paradou AC
25
7 ).CABB Arréridj
23
8 ). JSM Skikda
22
--). AS Khroub
22
10). US Chaouia
21
--). MC El Eulma
21
12). A Boussaâda
20
--). MC Saïda
20
14). OM Arzew
17
--). CRB Aïn Fekroun 17
16). USMM Hadjout
11

Dimanche 24 Janvier 2016

On avait pensé, peut-être naïvement,
que le dopage dans notre football va battre en retraite, suite au dernier séminaire organisé par la FAF et la LFP au Centre
national de Sidi Moussa. Les présidents, les médecins, les joueurs… ont été sensibilisés sur les
méfaits et dangers du dopage dans le monde du
sport. Certes, il peut stimuler la performance,
mais aussi il peut être derrière de graves maladies. On avait pensé qu'après les cas de Belaïli,
de Boussaïd et du joueur de la JSMSkikda, on
oublierait un peu ce phénomène. Que nenni !
Voilà que les observateurs sont quelque peu
stoïques suite à l'information relative au dopage de l'attaquant du MCA, Kheirreddine
Merzougui, qui avait pris un stimulant faisant
partie des produits interdits par la nomenclature officielle. Le joueur a refusé de recourir à
l'échantillon "B" comme l'exige la règlementation en vigueur. Le joueur reconnaît ainsi directement les faits. C'est-à-dire qu'il avait bien
pris ce produit source de ses «malheurs». Il
devra d'abord passer devant la commission de
la LFP, lundi prochain, à partir de 10h. Là, il
pourra connaître la durée de sa suspension,
provisoire pour le moment. Il est clair qu'elle
sera assez lourde. Tout dépendra s’il s'était
dopé délibérément où il l'a été indirectement en
prenant un produit qu'il ignore s'il rentre dans
les produits dopants ou pas. Il avait affirmé que
pour lui, il s'agissait de produits «vitaminés»
qui n'ont rien à voir avec le dopage. C'est ce
qu'on appelle, comme l'avait précisé le président de la FAF, mais aussi celui de la LFP, respectivement, Mohamed Raouraoua et Mahfoud
Kerbadj, les cas atypiques. C'est-à-dire qu'il
existe des joueurs qui pour soigner un rhum ou
autre prennent des médicaments sans en informer au préalable le médecin du club. C'est un
peu l'erreur que beaucoup de joueurs commettent et qui, par conséquent, les place dans une
situation des plus déplorables. C'est ce que la
FAF et la LFP appellent les cas atypiques de
notre football. Ils sont, faut-t-il le rappeler,
assez nombreux. On avait déjà énuméré 9
joueurs, mais on ne les avait pas rendus publics. Peut-on dire que Merzougui peut être
dans cette catégorie de joueurs ou pas ? La
question reste posée. Il est sûr que son passage
devant la commission de discipline de la LFP
peut nous renseigner un peu plus. Ce qui ressort de ces cas de dopage que la LFP divulgue
de temps à autre, suivant les moyens de détection utilisés après la récupération des «échantillons» A et B, et que les cas tombent dans les
«mailles de ses filets», c'est que le dopage n'est
pas une vue de l'esprit dans notre «jeu à onze».
C'est une vérité qu'il faudra combattre par tous
les moyens, eu égard à ses méfaits et aussi aux
dégâts qu'elle peut provoquer sur les joueurs
qui ne font pas attention. A peine la phase aller
terminée, qu'on comptabilise déjà plusieurs cas
de joueurs qui se sont dopés, soit par inadvertance, soit délibérément. La multiplication de ce
genre de cas commence vraiment à nous inquiéter. Car, à priori, on n'en est pas au bout de
nos peines. D'autres cas sont à prévoir, vu que
l'attrait pour le gain facile pousse de jeunes
joueurs à faire le geste qu'ils regrettent presque
aussitôt. C’est dommage pour des joueurs
voués, pourtant, à une grande carrière.
H. Gharbi

J
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17.

TOPS

Le directeur général de l’OM
mis en examen

Le directeur général de l'Olympique de
Marseille, Philippe Perez, a été mis en examen
dans l'affaire des transferts douteux du club français de Ligue 1 de football, et placé sous contrôle
judiciaire, a-t-on indiqué de source judiciaire. M.
Perez, entendu dans le courant de la semaine, a été
mis en examen pour "abus de biens sociaux",
"faux et usage de faux" et "association de malfaiteurs", a précisé cette source. Il est soupçonné
d'être impliqué dans "une quinzaine" de transferts
douteux. Jusqu'ici, deux anciens dirigeants du club
marseillais avaient été mis en examen dans cette
affaire : l'ancien président du club Jean-Claude
Dassier (2009 à 2011) et l'ancien directeur général
Antoine Veyrat (2008-2011.

PÉTROLE

Le Brent
à 32.18
dollars

MONNAIE

L'euro à 0,926 $

Flux massif de Marocains
vers la Libye à travers l’Algérie

D E R N I E R E S

L

● M. Messahel reçoit l’ambassadeur marocain

e ministre des affaires maghrébines,
de l’Union africaine
et de la ligue des états
arabes, abdelkader Messahel, a reçu, hier à alger,
l’ambassadeur du Maroc
en algérie pour porter à sa
connaissance un flux
«massif» et «inhabituel»
de Marocains à destination
de la libye à travers l’algérie, indique un communiqué du ministère des
affaires étrangères. «la
question du flux massif et
inhabituel de ressortissants
marocains en provenance
de Casablanca à destination de la libye à travers
l’algérie, constaté ces dernières semaines, a été portée à la connaissance de
l’ambassadeur du Maroc»,
précise le communiqué. À
cet égard, le ministre a

souligné que «le contexte
sécuritaire actuel, particulièrement sensible, impose
la plus grande vigilance»,
ajoutant que ce contexte
«exige le renforcement de
la coopération entre les

pays de la sous-région, à
l’instar de celle existant
entre l’algérie et la Tunisie en matière, notamment,
de rapatriement de leurs
ressortissants respectifs».
M. Messahel a informé

l’ambassadeur «de la décision des autorités algériennes de permettre, pour
cette fois-ci et à titre exceptionnel, le transit des
ressortissants marocains
actuellement à alger, détenant des documents de séjour ou de travail en libye.
les voyageurs ne disposant pas de justificatifs
motivant leur déplacement
en libye, feront, quant à
eux, l’objet d’un rapatriement vers leur pays d’origine». l’algérie «mettra à
disposition un moyen de
transport pour assurer le
retour au Maroc de ces
ressortissants qui ont bénéficié d’un traitement
conforme aux valeurs
d’hospitalité du peuple algérien», conclut le communiqué.

déToUrneMenT de Fonds eUropéens
par des responsaBles MaroCains

Un eurodéputé exige le remboursement

Un eurodéputé britannique a interpellé dernièrement la Commission
européenne sur une affaire de détournement de fonds alloués au Maroc
dans le cadre d’un programme d’appui à la lutte contre la pêche aux filets dérivants, pour exiger le
remboursement de l’argent du contribuable européen. dans une question
écrite adressée à la Commission européenne, l’eurodéputé raymond
Finch, du groupe europe de la liberté
et de la démocratie directe au parlement européen (eldd), a interpellé
la commission sur les mesures
qu’elle envisage de prendre à l’effet
de s’assurer du remboursement par

le Maroc du montant détourné, ainsi
que des dispositions prises pour
combattre la corruption au sein du
ministère marocain de l’agriculture
et de la pèche. l’eurodéputé s’est
basé sur une affaire de fraude et de
détournement, révélée par la presse
marocaine, impliquant plusieurs personnes, dont un responsable marocain au ministère de l’agriculture et
de la pêche. l’affaire remonte à 2013
lorsque le secrétaire général de
l’Union syndicale marocaine des pêcheurs traditionnels et côtiers a découvert que trois personnes
constituées en bande organisée ont
détourné, à coup d’usurpation

d’identité et de fraude, la somme de
4 millions d’euros, allouée par la
Commission européenne au Maroc
dans le cadre d’un programme d’appui à la lutte contre la pêche aux filets dérivants. répondant à la
question de l’eurodéputé, le Commissaire européen chargé de l’environnement, des affaires maritimes et
de la pêche, Karmenu Vella, a
confirmé que la commission européenne suit cette affaire de fraude et
qu’elle a exigé des autorités marocaines des explications sur le détournement par des officiels marocains
de fonds destinés à soutenir le secteur de la pêche.

TransplanTaTion d’organes

Deux nouveaux centres créés prochainement 

Ph : Nacéra

le ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière a annoncé, hier, la création
prochaine de deux centres de transplantation d’organes à Batna et à
Tlemcen. le ministre, qui a effectuait une visite de travail et d’inspection au centre anticancéreux
pierre-et-Marie-Curie (CpMC), et
centre hospitalo-universitaire issaâdHassani de Beni Messous, a souligné
que «ces deux nouveaux centres
consolideront les activités du
CpMC, et étendront les opérations
de transplantation d’organes à l’est
et à l’ouest du pays». le ministre
s’est enquis, lors de sa visite, des travaux de réhabilitation de différents
services du CpMC et de l’état de
deux malades ayant bénéficié d’une
transplantation du foie. lors d’une
séance de travail avec le ministre, le
président du Conseil scientifique du
centre, le pr Brahim gheriane, a
donné des explications détaillées sur
les conditions de réalisation des
transplantations et les efforts déployés pour les développer à l’avenir.
le ministre s’est engagé à accompagner le staff médical pluridisciplinaire qui veille à développer
cette pratique. au CHU de Beni
Messous, M. Boudiaf a inauguré le
premier Centre de traitement de l’hémopathie au niveau national. Ce centre accueillera plus de 300 personnes
atteintes d’hémophilie. il prend en
charge les adaptations thérapeutiques, le dépistage précoce des complications, l’éducation aux soins,
l’organisation de la rééducation, les
décisions chirurgicales, la formation
médicale continue et la coordination
entre les équipes médicales des dif-

férents services. le centre de soins
est un bâtiment de deux niveaux
d’une superficie de plus de 200 m2.
il comprend des salles de consultation et de soins, un centre d’accueil
pour les enfants et une salle de réunion où des ateliers d’éducation thérapeutique et sanitaire seront animés.
selon la présidente de l’association nationale des hémophiles, latifa
lamhene, les prévisions arrêtées en
juin 2015 indiquent que plus de
3.000 patients souffrent de cette maladie orpheline et autres troubles de
coagulation en algérie. Mme lamhene, qui a salué l’ouverture de centre, n’a pas manqué de relever le
déficit énorme quant à la prise en
charge de cette maladie. «nous devrions avoir au moins un centre par
région, ensuite un centre par CHU.
pour y parvenir, le ministère de la
santé devrait, dans ses programmes,
doter chaque région d’un centre de
traitement. actuellement, les hémophiles sont dispersés entre les diffé-

M. oUld KHeliFa s’enTreTienT
aVeC son HoMologUe soUdanais

Approfondir la coopération bilatérale

le président de l’assemblée
populaire nationale (apn), Mohamed larbi ould Khelifa, a passé en
revue, hier à Bagdad, avec le président de l’assemblée nationale de
la république du soudan, ibrahim
ahmed omar, les défis auxquels
font face les pays arabo-africains,
indique un communiqué de l’apn.
M. ould Khelifa a évoqué avec son
homologue soudanais “les derniers
développements et les grands défis
auxquels font face les pays araboafricains, notamment ceux liés à la
paix et à la sécurité dans la région
du sahel”, précise la même source.
les deux responsables “ont
convenu de la nécessité d’approfondir la coopération parlementaire
bilatérales à travers l’échange de
visites et la concertation autour des
questions parlementaires d’intérêt
commun”, ajoute le communiqué.

M. ould Khelifa conduit la délégation algérienne participant aux travaux du 11e congrès de l’Union
des Conseils des pays membres de
l’organisation de la Coopération
islamique (oCi) à Bagdad.

Entretien avec le président
de l’Assemblée irakienne

le président de l’assemblée populaire nationale (apn), Mohamed
larbi ould Khelifa, s’est entretenu, hier à Bagdad, avec le président du
Conseil des représentants irakien, salim al-djabbouri, sur les moyens de
développer les relations bilatérales. les entretiens ont porté notamment
“sur la situation dans le monde arabo-musulman et les moyens de développer les relations entre l’algérie et l’irak eu égard aux liens humains et
historiques unissant les deux peuples”, indique un communiqué de l’apn.

Conseil exéCUTiF de l’Ua

M. Lamamra mercredi à Addis-Abeba

le ministre d'état, ministres des
affaires étrangères et de la Coopération internationale, ramtane lamamra conduira la délégation
algérienne à la 28e session ordinaire du Conseil exécutif de
l'Union africaine (Ua), prévue
mercredi et jeudi prochains à
addis-abeba (ethiopie), a indiqué
hier un communiqué de son département ministériel. Cette réunion
intervient en préparation de la 26e
session ordinaire du sommet de
l'Ua, placée cette année sous le
thème "des droits de l'homme avec
une attention particulière sur les
droits de la femme". le ministre
d'etat prendra également part, à
compter d’aujourd’hui jusqu'à
mardi, à la retraite du Conseil exécutif qui sera consacrée à "la mise
en œuvre de l'agenda 2063 à travers l'examen de différentes actions prioritaires identifiées par les
Chefs d'etat, en termes de développement du continent, de renforcement des capacités africaines et de
rationalisation des méthodes de travail de l'Ua", ajoute la même
source. l'algérie est membre du

Comité ministériel de l'Ua, chargé
du suivi de la mise en œuvre de
l'agenda 2063, rappelle-t-on. a ce
titre, M. lamamra présidera, durant cette retraite, la session consacrée "aux capacités pour la mise en
œuvre de l'agenda continental par
les différents acteurs aux niveaux
national, régional et continental". il
sera également question de "la rationalisation et du renforcement
des structures de la Commission de
l'Ua", précise encore le ministère.

Mdn

12 contrebandiers africains arrêtés
dans le sud du pays

rents services du CHU de Beni Messous et l’hôpital du jour de Bouzaréah. Certains se rendent aux
urgences de l’hôpital Mustapha, reçoivent leur injection de la pharmacie de l’hôpital et repartent sans
aucun suivi», déplore-t-elle.
Concernant l’aspect héréditaire
de cette maladie qui se traduit par
l’incapacité du sang à coaguler, elle
explique que «la Fédération mondiale de l’hémophile confirme que
50% des cas son des hémophiles dits
sporadiques, soit 30% de la population atteinte de cette maladie n’a pas
de cas dans la famille». pour rappel,
ce centre est le deuxième centre du
genre en algérie. en 2013, le premier centre-pilote a été ouvert au niveau du service d’hématologie du
CHU de Constantine. le ministre a
également inauguré un nouveau service de médecine interne au sein du
même CHU.
Salima Ettouahria

«dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre
la contrebande, des détachements relevant des secteurs opérationnels
de Tamanrasset, de Bordj Badji Mokhtar et d'in guezzam (6e région
militaire), ont appréhendé, lors de différentes opérations, le 22 janvier
2016, douze contrebandiers de nationalités africaines, et saisi 3 véhicules tout-terrain, cinq détecteurs de métaux, trois téléphones portables,
1,2 tonne de denrées alimentaires et une somme d'argent de l'ordre de
25.000 dinars algériens et 2.876.000 CFa», précise la même source.
d'autre part, et lors d'une opération de ratissage au niveau du secteur
opérationnel de Tlemcen (2e région militaire), des éléments des gardesfrontières, en collaboration avec les éléments de la gendarmerie nationale, «ont saisi une quantité de 99.5 kilogrammes de kif traité», ajoute
le Mdn.

aïn deFla

Décès du chef de la daïra d’El-Abadia

djillali Touahria, chef de la daïra d’el-abadia, est décédé, hier en
début d’après-midi à l’hôpital Hamou-Mekour, où il avait été admis en
urgence après une détérioration de son état de santé dû à une longue maladie chronique. Âgé de 60 ans et père de huit enfants, le défunt, apprenons-nous auprès du chargé de la cellule de communication de la wilaya
d’aïn defla, avait assumé plusieurs postes similaires dans les wilayas de
saïda, Chlef et Tipasa. le défunt sera inhumé aujourd’hui dans sa commune natale, el-Matmar, dans la wilaya de relizane.
A. M. A. 

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