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La politique de relance de 1981

Contexte : Quand les socialistes arrivent au pouvoir en 1981 , l’économie française subit les
retombées du deuxième choc pétrolier , la croissance est atone , le taux de chômage s’accroît .

Solution préconisée : Une politique de relance par la demande semble donc particulièrement
adaptée . Le gouvernement va alors utiliser :

• le levier budgétaire ( accroissement des prestations sociales , relance de


l’investissement public , augmentation des salaires et embauche de
fonctionnaires )
• et législatifs ( augmentation du SMIC compensée pour les entreprises par un
allégement des charges que l’Etat prend à son compte ) .
• Cette politique aurait dû favoriser par le biais de l’effet multiplicateur une
reprise de la croissance économique et une baisse du chômage .

Les effets de cette politique : Or, l’effet de la relance a été relativement limité ; ceci résulte
en particulier du décalage conjoncturel existant entre la France et ses concurrents :

• Au moment où la France relance , tous nos partenaires , dans le sillage des


gouvernements Thatcher et Reagan qui viennent d’arriver au pouvoir ,
appliquent des politiques de rigueur qui ont pour effet de plonger l’économie
mondiale dans la dépression .
• Le taux de croissance de l’économie française devient donc , en 81et 82 , très
supérieur au taux de croissance des PDEM . L’effet sur le solde de la Balance
commerciale va se faire sentir très rapidement : le déficit explose : les
importations deviennent très nettement supérieures aux exportations :

- Du coté des importations : suite à la politique de relance , la demande française


augmente fortement ( on a distribué du pouvoir d’achat aux ménages , l’investissement
repart ) .
• Or la France est désormais un pays ouvert qui se caractérise par une
propension à importer plus forte que par le passé et constante à court terme .
Mécaniquement , une hausse du PIB génère donc une croissance des
importations.
• Celles-ci sont d’autant plus fortes que la politique de relance a un coût , que les
entreprises françaises sont moins compétitives .

Rappel : propension à importer m = Importations / PIB


- Du coté des exportations : Dans le même temps , les exportations françaises dépendent à
court terme de 2 variables :
• la compétitivité-prix des produits français qui s’est détériorée
• le rythme de croissance de nos partenaires qui détermine , à propension à
importer constante à court terme , le niveau de demande des produits
français .Comme les PDEM sont plongés dans la dépression , le PIB et la
demande de nos partenaires chutent , donc les exportations françaises
mécaniquement diminuent .

Conclusion : Le décalage conjoncturel se traduit ainsi par une augmentation des importations
et une chute des exportations qui détériorent le taux de couverture

Rappel : TAUX DE COUVERTURE = ( Exportations /


Importations x 100 )

• La France connaît alors des sorties de capitaux qui financent le déficit de la


Balance Commerciale ; ce sont autant de fuites qui réduisent l’effet
multiplicateur . On sait ainsi que le multiplicateur en économie fermée ( 1 / 1-c
) est supérieur au multiplicateur en économie ouverte ( 1 / 1-c+m)
• La politique de relance de 81-82 s’est donc révélée être un relatif échec .
• Un pays ne peut donc durablement croître plus vite que ses partenaires . On
constate ainsi que la France des années 90 , qui se caractérise par une
croissance économique plus faible que celle des USA , bénéficie d’un excédent
croissant du solde de sa Balance Commerciale ( dû aussi , mais pas
essentiellement à l’amélioration de sa compétitivité structurelle ) .