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Université Jean Moulin – Lyon III

Année universitaire 2014-2015
LICENCE 1
Cours du Professeur David Mongoin

COURS
DE DROIT CONSTITUTIONNEL

L'assistance au cours magistral est certainement nécessaire pour assurer la familiarisation avec
les principes et les grandes divisions de la matière, acquérir une méthode qui soit à la fois
d’exposition et de réflexion, mais elle ne remplace pas la lecture des manuels et des fiches de
T.D. Un cours, quel qu’il soit, n’est jamais que l’expression d’une sensibilité scientifique parmi
d’autres et reste soumis à la grande loi de la faillibilité humaine. La multiplication des points de
vue assurée par la lecture d’autres auteurs est ainsi absolument indispensable.
Si votre présence en amphithéâtre n’est pas obligatoire, vous devez néanmoins impérativement
récupérer le cours dans la mesure où tous ses développements ne correspondent pas
nécessairement à ceux des manuels.

1

Bibliographie sélective
Vous trouverez ici différents ouvrages conseillés (bien vérifier les dates d’édition, notamment
pour les « Manuels »), différenciés selon leur objet, afin de compléter le cours.
Les introductions :
er

(1 semestre) Denis BARANGER, Le droit constitutionnel, Paris, P.U.F., coll. « Que saisje ? ».
nd

(2 semestre) Guy CARCASSONNE, La Constitution, préface de Georges Vedel, Éd. du
Seuil, coll. « Points Essais ».
Les Manuels :
Vlad CONSTANTINESCO et Stéphane PIERRÉ-CAPS, Droit constitutionnel, Paris, P.U.F.,
coll. « Thémis ».
Francis HAMON et Michel TROPER, Droit constitutionnel, Paris, L.G.D.J., coll. « Manuels ».
e

Pierre AVRIL, La V République. Histoire politique et constitutionnelle, Paris, PUF, coll.
« Droit fondamental ».
Frédéric Rouvillois, Droit constitutionnel, 2 vol., Flammarion, Champs Université (format
poche).
Les Traités :
Dominique Chagnollaud et Michel Troper (sous la direction de), Traité international de droit
constitutionnel, Paris, Dalloz, 2012, 2 tomes.
Les ouvrages de méthodologie :
Michel VERPEAUX (dir.), Annales de droit constitutionnel. Méthodologie et sujets corrigés,
Paris, Dalloz.

Les classiques :
BARTHÉLEMY (Joseph) et DUEZ (Paul), TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE DE DROIT
CONSTITUTIONNEL, Paris, Dalloz 1926, in-8, 714 p.

jura. 897 p. XXXVI-837/XIV638 p. t.pdf) e Les textes constitutionnels français anciens et celui de la V République peuvent être consultés sur le site du Conseil constitutionnel : http://www.uni-saarland. in-8. TRAITÉ DE DROIT CONSTITUTIONNEL.htm) ou fondamentale de de la République fédérale d’Allemagne 1949 (http://www. réimpression en 1965 de l’édition de 1929. 2 vol.com/ Pouvoirs (anciens numéros accessibles sur le site internet de la revue) Revue du droit public et de la science politique en France et à l’étranger (RDP) Revue française de droit constitutionnel (RFDC) Les Cahiers du Conseil constitutionnel (consultable pour partie sur le site du Conseil) Les textes constitutionnels : Outre de nombreuses versions papier. t.conseil-constitutionnel. réimpression de 1962. Domat Montchrestien 1943. Paris. II-841 p. On peut aussi consulter là les textes constitutionnels actuels de nombreux Etats. Sirey (CNRS 1920 / 1922 (1962). Paris. in-8. V : Les libertés publiques.CARRE de MALBERG (Raymond). E. 1927 / 1923/1923 / 1924. CONTRIBUTION À LA THÉORIE GÉNÉRALE DE L’ÉTAT. Larose 1896. 1e éd. LAFERRIÈRE (Julien). I : La règle de droit — Le problème de l’État. DUGUIT (Léon). XIX-766/719/800/937/710 p. notamment la Constitution des EtatsUnis encore d’Amérique la Loi (http://archiv. t. II et t... PRÉCIS DE DROIT CONSTITUTIONNEL. MANUEL DE DROIT CONSTITUTIONNEL.5071. ÉLÉMENTS DE DROIT CONSTITUTIONNEL. 2e éd.juspoliticum. les textes constitutionnels des régimes étudiés ou mentionnés en cours sont tous consultables sur Internet. revue électronique : http://www.bundestag. Paris.de/france/Law-France/const_us. spécialement d’après les données fournies par le Droit constitutionnel français. CNRS/Sirey 1965 (1929). ESMEIN (Adhémar). IV: L’organisation politique de la France. HAURIOU (Maurice). XV-760 p. Paris. Les principales revues : Jus Politicum. 5 vol.fr/conseilconstitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/la-constitution-du-4octobre-1958. in-8. t. in-8.html.de/htdocs_f/documents/cadre/loi_fondamentale. III: La théorie générale de l’État. de Boccard. .

Le pouvoir de révision constitutionnelle 2.L’exercice direct par le peuple 2.PLAN DU COURS er PARTIE I – LES FORMES D’ÉTAT (1 semestre) nd PARTIE II – LES FORMES DE GOUVERNEMENT (2 semestre) Introduction générale au cours de droit constitutionnel 1§ Le droit constitutionnel comme droit public 2§ Le droit constitutionnel comme droit politique PARTIE I .L’exercice indirect 2§ La modification de la constitution A/ La modification formelle de la constitution ou révision constitutionnelle 1.Les limites au pouvoir de révision constitutionnelle B/ La modification informelle de la constitution 1.Distinction du pouvoir constituant originaire et du pouvoir constituant dérivé 2.Histoire de la notion de constitution au XVIII siècle 1§ La notion de constitution avant la Révolution française A/ La notion pour les monarchistes B/ La notion pour les parlementaires C/ La notion pour les révolutionnaires : l’Abbé Sieyès 2§ La noti on de const it uti on au cœur d e la Révolu ti on française A/La question décisive de l’existence d’une Constitution sous l’Ancien Régime B/ Les réponses divergentes apportées à cette question CHAPITRE I – LA SPECIFICITE JURIDIQUE DE LA CONSTITUTION Section I – Création et modification de la constitution 1§ La création de la constitution A/ L’approche théorique du pouvoir constituant originaire 1.La jurisprudence constitutionnelle : la modification de la constitution par les juges .LES FORMES D’ÉTAT (1 ER SEMESTRE) TITRE PREMIER – LA CONSTITUTION : STATUT DE L’ÉTAT CHAPITRE PRÉLIMINAIRE – LA NOTION DE CONSTITUTION e Section unique .Distinction du pouvoir constituant et des pouvoirs constitués B/ L’exercice pratique du pouvoir constituant originaire 1.

2.La coutume constitutionnelle : la modification de la constitution par les acteurs politiques .

La distinction régime parlementaire / régime présidentiel 2.Les différents modèles d’articulation entre politique et économique 2.Les critiques adressées à la séparation des pouvoirs B/ Les conséquences de la théorie : la classification des régimes politiques 1.Les limites de la distinction Section II.La thèse européenne 2.La notion de droits de l’homme 2.Section II – La protection de la constitution 1§ La place de la constitution dans la hiérarchie des normes A/ La hiérarchie des normes de Kelsen 1.Une limite à la séparation : l’appropriation collective des biens B/ Séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux 1.Une limite à la séparation : la laïcité 2§ La théorie de la séparation des pouvoirs A/ La formulation de la théorie par Montesquieu 1.La thèse française 2§ La garantie de la constitution A/ La garantie politique 1.Le projet scientifique de Kelsen 2.La séparation des pouvoirs comme distribution du pouvoir 2.Formulation historique de la séparation 2.La séparation des pouvoirs 1§ Les différentes séparations du pouvoir A/ Séparation du pouvoir politique et du pouvoir économique 1.Sa traduction : la pyramide des normes e B/ La place de la Constitution de la V République 1.Le débat Hans Kelsen / Carl Schmitt B/ La garantie juridictionnelle 1.Naissance de la question prioritaire de constitutionnalité 2.Les ‘‘générations’’ de droits de l’homme B/ L’opposabilité des droits : l’exemple de la question prioritaire de constitutionnalité 1.Les deux ‘‘modèles’’ de contrôle de constitutionnalité des lois 2.Sens de la question prioritaire de constitutionnalité 2§ De la garantie des droits à la démocrati e d es dr oit s de l’homm e A/ Des relations historiques claires entre droits de l’homme et démocratie 1.Des droits de l’État aux droits de l’homme .La garantie des droits 1§ Les d roits de l’homm e comm e garanties des droits individuels A/ La reconnaissance des droits de l’homme 1.Les modes de garantie politique de la constitution 2.Les obstacles français au contrôle de constitutionnalité des lois CHAPITRE II – LES FINS DE LA CONSTITUTION Section 1 .

2.Les droits de l’homme comme finalité de l’État .

La souveraineté dans l’État Section II.Un territoire 2.Les conséquences de la personnalité juridique de l’Etat 2§ Les caractéristiques de l’État A/ L’État comme institution 1.L’exemple de l’Allemagne .Une organisation décentralisée 2.La souveraineté de l’État 2.Le contenu de la personnalité juridique de l’Etat 2.La morphologie de l’État ou l’échelle de l’autonomie 1§ L’ État unit aire A/ Présentation théorique des formes de l’État unitaire 1.Les termes généraux de la problématique 2.La distinction entre la forme d’État et la forme de gouvernement B/ L’État comme pouvoir souverain 1.La forme unitaire déconcentrée 2.Les éléments constitutifs de l’État 1§ Les conditions d’ex istence d e l’État A/ Les conditions premières : territoire et population 1.L’exemple de l’Espagne B/ L’État fédéral 1.La forme unitaire décentralisée B/ L’exemple de la France 1.Présentation théorique par les lois du fédéralisme 2.Une population B/ La condition essentielle : l’État comme personne juridique 1.L’ÉTAT COMME POUVOIR DE DROIT ET COMMUNAUTÉ D’INDIVIDUS CHAPITRE I – L’ÉTAT COMME POUVOIR DE DROIT Section I.La distinction entre l’État et les gouvernants 2.Présentation théorique par les traits du régionalisme 2.Une organisation diverse 2§ L’Ét at composé A/ L’État régional 1.La problématique spécifique des droits de l’homme comme politique TITRE DEUXIÈME .B/ Des relations théoriques problématiques entre droits de l’homme et démocratie 1.

La conception ethnique de la nationalité 2.La distinction entre citoyen et étranger B/ Les conditions de la citoyenneté en France 1.La perte de la citoyenneté 2§ Le contenu de la citoyenneté A/ Un contenu classique : l’exemple de la citoyenneté française 1.Les caractéristiques spécifiques de la citoyenneté européenne 2.La problématique plus générale de la double citoyenneté .Le sens de cette allégeance verticale 2.Les obligations juridiques B/ Un contenu particulier : l’exemple de la citoyenneté européenne 1.La distinction entre citoyen et sujet 2.La problématique de la double nationalité B/ La dimension horizontale d’allégeance à l’Etat 1.Les droits civiques et politiques 2.La perte de la nationalité 2§ La double dimension de la nationalité A/ La dimension verticale d’allégeance à l’Etat 1.CHAPITRE II – L’ÉTAT COMME COMMUNAUTE D’INDIVIDUS Section I – La nationalité ou le lien juridique de rattachement de l’individu à l’État 1§ La notion de nationalité A/ La double conception de la nationalité 1.La problématique du dépassement de l’Etat-nation Section II – La citoyenneté ou le lien juridique d’appartenance de l’individu à l’Etat 1§ La notion de citoyenneté A/ La délimitation de la citoyenneté 1.L’acquisition de la citoyenneté 2.Le sens de cette allégeance horizontale 2.L’acquisition de la nationalité 2.La conception élective de la nationalité B/ Les conditions de la nationalité en France 1.

Le suffrage capacitaire 2.La représentation proportionnelle B/ Les modes de scrutin mixte 1.Les critiques contre les partis Section II .La partitocratie comme forme de gouvernement 2.L’égalisation du suffrage 2§ Les différents modes de scrutin A/ Les modes de scrutin pur 1.Une reconnaissance tardive B/ Le rôle des partis politiques en France 1.Le rôle constitutionnel 2.Les causes de ce fonctionnement 2.Les partis politiques 1§ Les partis politiques dans la démocratie A/ La naissance des partis politiques 1.Le scrutin majoritaire 2.Une naissance moderne 2.Le système de Hare .Un remède à ce fonctionnement : les primaires B/ Une place problématique dans la démocratie 1.PARTIE II – LES FORMES DE GOUVERNEMENT nd (2 semestre) TITRE PREMIER – LES MODÈLES FONDATEURS DES GOUVERNEMENTS POLITIQUES CHAPITRE PRÉLIMINAIRE .Les modes de désignation des représentants 1§ Les différents types de suffrages A/ Le suffrage restreint 1.Le suffrage censitaire B/ Le suffrage universel 1.La représentation proportionnelle personnalisée 2.LE GOUVERNEMENT REPRESENTATIF Section I .Les limites de ce rôle constitutionnel 2§ La démocratie dans les partis politiques A/ Le fonctionnement oligarchique des partis 1.L’universalisation du suffrage 2.

CHAPITRE I .La chambre des communes et la chambre des Lords 2.Le régime parlementaire ou la (con)fusion des pouvoirs 1§ Le principe de la souveraineté parlementaire A/ La signification du principe 1.Les instruments extraconstitutionnels CHAPITRE II – LA GRANDE-BRETAGNE OU LE MODÈLE DU GOUVERNEMENT PARLEMENTAIRE Section I .LES ÉTATS-UNIS GOUVERNEMENT PRÉSIDENTIEL OU LE MODÈLE DU Section I .La procédure d’impeachment 2§ Les autres organes A/ L’organe législatif 1.Présentation du principe 2.La spécialisation souple des fonctions 1§ La fonction exécutive aux États-Unis A/ La fonction exécutive de l’organe exécutif 1.Un organe législatif bicaméral 2.Le pouvoir de confirmation des nominations des agents publics 2.Un principe d’indépendance B/ La Cour suprême 1.Le pouvoir de révocation et de destitution des agents publics 2§ La fonction législative aux États-Unis A/ La fonction législative du Congrès 1.La fonction de faire et de voter la loi 2.Portée normative du principe B/ Les composantes du Parlement 1.La désignation du président de la République américaine B/ Le principe d’irresponsabilité 1.L’indépendance stricte des organes 1§ L’o r gane ex écuti f A/ Le principe d’unité 1.Un organe exécutif monocéphale 2.Une irresponsabilité de principe 2.La politique jurisprudentielle Section II .Une fonction secondaire constitutionnellement 2.Une pratique institutionnelle favorisant l’extension de cette fonction B/ La fonction exécutive de l’organe législatif 1.Le monarque .La fonction budgétaire B/ La fonction législative du président américain 1.La composition 2.L’instrument constitutionnel : le veto 2.

Les implications sur la fonction législative 2.Les règles de compétences 2.Cause électorale B/ Une conséquence institutionnelle du bipartisme : le statut de l’opposition 1.Une responsabilité électorale en pratique B/ Le droit de dissolution 1.Une grande instabilité gouvernementale 2.La prééminence juridique du Parlement 2.Une responsabilité parlementaire en théorie 2.Des causes matérielles diverses 2.La compatibilité des fonctions de parlementaire et de juge Section II .Le nouveau rapport établi entre république et parlementarisme en 1958 .Les théories finalistes 2§ La version française du parlementarisme A/ Ses caractéristiques 1.Une cause idéologique décisive B/ Une signification confuse 1.2§ Les implications de cette souveraineté parlementaire A/ Les implications fonctionnelles 1.La compatibilité des fonctions de ministre et de parlementaire 2.La V République dans l’histoire constitutionnelle 1§ Le s ens de l’hist oire c onst it uti onnell e française A/ Une direction indécise 1.Les instruments traditionnels mais périmés du régime parlementaire 1§ Le fait majoritaire : le bipartisme A/ Les causes du bipartisme 1.La fonction de la dissolution E TITRE SECOND – LE GOUVERNEMENT DE LA V RÉPUBLIQUE CHAPITRE PRÉLIMINAIRE – HISTOIRE CONSTITUTIONNELLE ET e V RÉPUBLIQUE e Section I .La théorie des cycles 2.Les implications sur la fonction exécutive B/ Les implications organiques 1.La prééminence factuelle du Gouvernement B/ Ses conséquences 1.Le rôle effectif de l’opposition 2§ La dépendance réciproque des pouvoirs A/ La mise en jeu de la responsabilité gouvernementale 1.Causes historiques 2.Le contenu du statut 2.

Une domination institutionnelle relative 2.Une raison politique principale : le fait majoritaire à la française B/ Les conséquences ambigües d’un arbitre devenu joueur 1.Une nature en devenir CHAPITRE I .Le contexte de la loi 2.Son irresponsabilité B/ Des pouvoirs nécessaires aux grands arbitrages 1.Le statut ministériel 2.LE POUVOIR EXÉCUTIF ou L’HISTOIRE D’UNE DOMINATION Section I .Les pouvoirs propres 2.La problématique d’un arbitre devenu joueur Section II .Les relations entre Exécutif et Législatif : la médiation du gouvernement 2.e Section II .La révocation du Premier ministre B/ Une situation institutionnelle paradoxale 1.Les sources d’inspiration de la Constitution B/ La nature de la Constitution 1.Le déroulé de l’élaboration de la Constitution 2.Des raisons constitutionnelles diverses 2.Son mode de désignation 2.Le Gouvernement 1§ Le Premier ministre A/ Nomination et révocation du Premier ministre 1.Des relations équivoques avec les autres organes de l’État 2§ Le Gouvernement A/ La structure gouvernementale 1.Les pouvoirs forts du Premier ministre 2.L’histoire constitutionnelle de la V République 1§ La loi du 3 juin 1958 A/ Présentation générale de la loi 1.Le choix d’un Premier ministre 2.Les formations ministérielles .Les pouvoirs partagés 2§ Un or gane s ’af fir mant comme un acteur dominant le jeu politique A/ Les raisons de cette transformation 1.Le président de la République 1§ Un organe construit comme un arbitre neutre surplombant le jeu politique A/ Un statut assurant son indépendance 1.L’incompatibilité entre une fonction gouvernementale et un mandat parlementaire 2§ L’ élabor ati on et l ’ado ption de la Constitution A/ La naissance de la Constitution 1.Le contenu de la loi B/ Le sens de la loi au regard de la séparation des pouvoirs 1.Une adoption étrangement unanime 2.

Une fonction devenue décisive 2.Les fonctions juridictionnelles . 1§ L’ archit e cture d e l’or gan e déli bér ant A/ Le principe bicaméral 1.Un bicaméralisme à géométrie variable B/ Le statut parlementaire 1.Les solutions sur les membres de l’institution parlementaire CHAPITRE III .Une fonction pourtant délaissée Section II .La responsabilité politique du gouvernement 2.LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ou L’HISTOIRE D’UNE MÉTAMORPHOSE Section I .B/ Les responsabilités gouvernementales 1.Les solutions sur l’institution parlementaire 2.La responsabilité juridique du gouvernement CHAPITRE II.La révision constitutionnelle de juillet 2008 2.L’établissement d’un domaine de la loi B/ Une fonction de contrôle marginal 1.Les causes internes 2.La composition du Conseil constitutionnel 2. LE PARLEMENT ou L’HISTOIRE D’UN EFFACEMENT Section I .Les sujétions des parlementaires 2§ Les foncti ons de l’or gane délibérant A/ Une fonction législative restreinte 1.L’établissement de la loi : une initiative législative partagée 2.Une institution politique subordonnée devenue juridiction plénière 1§ Une institution construite comme un organe politique A/ Le statut des membres du Conseil constitutionnel 1.Les fonctions consultatives 2.Constat social B/ Causes du déclin 1.Les règles relatives aux membres du Conseil constitutionnel B/ Les attributions du Conseil constitutionnel 1.La limitation du cumul des mandats B/ Les solutions envisageables 1.L’effacement organisé du Parlement.L’effacement persistant du Parlement 1§ Constat et causes du déclin A/ Constat du déclin 1.L’Assemblée nationale et le Sénat 2.Les causes externes 2§ Les solutions pour remédier à ce déclin A/ Les solutions constitutionnelles apportées 1.Constat juridique 2.Les prérogatives des parlementaires 2.

2) B/ Le contrôle de constitutionnalité a priori 1-Procédure 2-Effets d’une déclaration d’inconstitutionnalité 2§ Le statut constitutionnel de la loi A/ Le domaine législatif 1. 1) 2-Contrôle facultatif (art.2§ – Une institution devenue une juridiction plénière A/ Les raisons de cette métamorphose 1. 61.Les raisons externes B/ Les conséquences de cette métamorphose 1.Les conséquences institutionnelles positives 2. 61.Les conséquences institutionnelles négatives Section II . juge de la loi A/ Le contrôle de constitutionnalité a posteriori 1-Contrôle obligatoire (art. al.La surveillance de principe du Conseil constitutionnel 2.Le Conseil constitutionnel et la loi 1§ Le Conseil constitutionnel.Les raisons internes 2. al.La jurisprudence souple du Conseil constitutionnel B/ Les habilitations à intervenir dans le domaine législatif 1-L’habilitation donnée au « peuple » 2-Les ordonnances de l’article 38 .

D. ont toute latitude pour sanctionner une absence de travail par une note. permet de mettre au point certains aspects spécifiques du programme et de corriger les différents exercices proposés. Le travail de préparation correspondant à chaque séance tel qu’il est établi par le chargé de T.D. Il ne s’agit donc pas d’un "second cours magistral" où tout le travail reviendrait au chargé de T. est avant tout l'occasion de vérifier les connaissances des étudiants.D. : er 1 Semestre : Les f or mes d ’État . qui n’a rien à voir avec les cours du secondaire. Les chargés de T. Ce sont les étudiants. afin de leur attribuer une note de "contrôle continu". Ce travail de préparation commence par la lecture obligatoire d’au moins un manuel et des fiches de T.LES TRAVAUX DIRIGÉS Les ‘‘T.D. doit être systématiquement effectué.7 séances de TD (7 fiches de TD) Séance 1 (fiche 1) : Constitution : genèse et définition Séance 2 (fiche 2) : Changement constitutionnel et pouvoir constituant Séance 3 (fiche 3) : Les garanties de la constitution Séance 4 (fiche 4) : La séparation des pouvoirs Séance 5 (fiche 5) : Interrogation de type partiel (fiche sur La garantie des droits) Séance 6 (fiche 6) : Souveraineté et État Séance 7 (fiche 7) : Les formes d’État nd 2 Semestre : Les formes de gouvernement .D. C'est seulement en second lieu que le T.10 séances de TD (8 fiches de TD) er Séance 1 : Correction du partiel du 1 semestre Séance 2 (fiche 8) : Le gouvernement représentatif Séance 3 (fiche 9): Les États-Unis Séance 4 (fiche 10) : La Grande-Bretagne e Séance 5 (fiche 11) : La V République et l’histoire constitutionnelle Séance 6 : Interrogation de type partiel Séance 7 (fiche 12) : Le président de la République Séance 8 (fiche 13) : Le gouvernement Séance 9 (fiche 14) : Le Parlement Séance 10 (fiche 15) : Le Conseil constitutionnel . par leur participation orale – spontanée ou sollicitée – qui "font" la séance. Le T.’’ sont une forme d’exercice propre à l’Université.D.D.D. Thématiques des séances de T.

distinguées les unes des autres. Ces questions doivent alors être sériées. mais plutôt : « Le juge constitutionnel. chacune est aplanie et l’ensemble du problème reconstruit. de convaincre son lecteur. En présence d’un sujet quelconque. Il ne doit donc pas être neutre.CONSEILS DE MÉTHODE Les conseils généraux qui suivent se rapportent exclusivement à la méthode pour traiter les divers exercices susceptibles d’être proposés dans le cadre de ce cours. Cette idée est la « thèse » qui (et que) justifie la démonstration. Son exposé peut alors commencer. Un plan doit toujours répondre à une logique simple qui devrait pouvoir être explicitée en une phrase. tels que la maîtrise du cours préalablement à tout travail. comme un marqueur social. qui peuvent toujours être utiles. Elle constitue un préalable à tout travail scientifique (« Etat » avec une majuscule n’est pas le synonyme d’ « état ») et fonctionne. ou texte-pratique. censeur équivoque de la loi ». Cette simplicité est ensuite ‘‘masquée’’ par les titres qui demandent une attention rigoureuse. en plus d’un dictionnaire de droit constitutionnel. une idée générale doit être déterminée autour de laquelle s’ordonnera la démonstration. Mauvaise. Leur maîtrise correcte suppose un constant souci de s’y conformer. grammaticale et orthographique est un élément d’appréciation non négligeable. L'orthographe n'est pas un ornement inutile. L’accent doit être mis avant tout sur la clarté et la rigueur à laquelle il faut tendre dans tout exercice. remontant progressivement d’une difficulté à une autre. Il est donc indispensable de travailler avec un dictionnaire de langue française. conduire progressivement vers les éléments les plus complexes et aboutir aux solutions proposées. Dans cet exposé. Il n’y a pas de plan tout fait mais de grandes articulations binaires (ou ternaire d’ailleurs) du type théorie-pratique. l’objectif est de se faire comprendre. une "pièce rapportée" dont on pourrait se dispenser. du style : « Le juge constitutionnel et la loi ». Le titre d’une partie dévoile le sens de votre partie. au style et à la clarté de l’exposé. elle peut entraîner une augmentation de la note. Ils doivent être . ainsi que le soin qu’il convient d’apporter à l’orthographe. Pour ce faire. ainsi que ses limites. C’est pourquoi il convient de lui donner un fil directeur grâce auquel il pourra suivre l’enchaînement du raisonnement. La qualité stylistique. notamment dans le cadre de la préparation des séances de travaux dirigés. Exceptionnellement bonne. divisées en autant d’éléments simples qu’elles en contiennent. Puis. signalé dans l’appréciation écrite. Une lecture réfléchie s’impose afin de peser chaque terme et d’en rechercher la signification. le premier problème est de savoir quels sont son sens et sa portée : il faut se garder des survols hâtifs qui peuvent entraîner sur des voies erronées. Le plus grand soin doit être apporté aux titres des parties. Les questions à examiner en découlent. elle peut être – et sera ! – sanctionnée par un abaissement de la note dans une limite de deux points. Chacune peut alors être résolue séparément. Ce plan apparent doit s’ouvrir par les données les plus simples. qu'on le veuille ou non. I – Conseils d’ordre général La forme des exercices ne diffère pas sensiblement en droit constitutionnel des autres disciplines juridiques. Ce faisant l’étendue de la matière à traiter apparaît. N’y sont guère rappelés des conseils d’évidence. Celle-ci doit se faire selon un plan ordonné dont l’armature est mise en relief.

La pratique du plan dont les intitulés forment une seule phrase entrecoupée de points de suspension est à proscrire : elle rend inintelligible l’une et l’autre des parties et n’est pas plus convaincante de l’unité du raisonnement. Il serait. La dissertation est donc avant tout un exercice où sont valorisées les capacités d’exposition. Lorsque l’on n’est pas très sûr de soi – et on ne peut pas l’être pleinement en première année –. en d’autres termes dire ce que vous allez faire mais aussi ce que vous n’allez pas faire (pour chaque sujet. l’appréciation d’une copie se fait non seulement en fonction de la matière brute que vous restituez mais également en fonction de ce qu’elle révèle de votre personnalité. mais certainement pas les autres développements. Vous devez également veiller à la rédaction de vos ‘‘chapeaux’’. les conseils spécifiques nécessaires à leur correct accomplissement. que l’on traite le sujet de façon partielle ou exhaustive. on est contraint de faire le deuil d’un certain nombre de problématiques). Au risque . d’éliminer des notions voisines du sujet mais qui n’appellent pas d’examen. absurde de demander à un étudiant de développer une question sur le mode d’un cours.le plus brefs possible : quelques mots et jamais sous forme de phrase avec un verbe conjugué. Ces exercices seront ceux proposés lors des partiels. de synthèse. A partir d’un sujet donné. c'est-àdire. etc. mais aussi de réflexion. en effet. d’amener la thèse retenue et la démonstration la soutenant. c’est très certainement parce que l’articulation intérieure de votre partie n’est pas bonne et qu’il convient donc de la reprendre. notamment. Une introduction s’apparente à une sorte de clôture. la meilleure méthode est donc d’avancer sa réflexion personnelle sur le mode interrogatif. Il peut être de bonne méthode de rédiger entièrement au brouillon votre introduction. En clair. si vous ne parvenez pas à rédiger ce chapeau. De façon générale. de votre compréhension stricte du sujet et de ses plus larges enjeux. Leur mise à l’écart doit nécessairement être argumentée. vous devez le ‘‘clôturer’’. le commentaire de texte et le cas pratique. La dissertation n’est donc pas une récitation de cours (j’insiste) par essence statique mais une véritable démonstration avec un point de départ (introduction). son importance théorique. II – Conseils d’ordre particulier Il s’agit ici de présenter pour chaque type d’exercice. L’introduction doit valider certains passages obligés : La phrase dite d’‘‘attaque’’ – sorte d’introduction à l’introduction – permet d’inscrire le sujet dans une perspective assez large afin de souligner son intérêt : cela peut être son actualité factuelle. A – La dissertation Une dissertation n’est jamais une simple question de cours. c'est-à-dire des annonces des sous-parties. C’est à ce stade que l’on évite ou que l’on tombe dans le hors-sujet. de le poser. Réciter n’est pas disserter. Ce qui peut (raisonnablement) apparaître comme un exercice formel assez rébarbatif se révèle en fait un bon test pour mesurer la cohérence de vos parties. Ces exercices sont la dissertation. un cheminement (les développements organisés en parties) et un point d’arrivée (ouverture). Le manque de temps n’est jamais une excuse recevable pour un correcteur. 1° Une introduction est indispensable car elle permet de délimiter le sujet. La définition des termes du sujet permet d’appréhender notionnellement le sujet. La gestion de son temps est absolument centrale et vous devrez rapidement connaître quelles sont vos forces et vos faiblesses.

L’annonce de plan doit se limiter aux principales divisions (ie les parties). 3° L’aboutissement de la démonstration doit conduire à une ouverture. par exemple. comme les parties elles-mêmes.). Ce « chapeau » suit immédiatement le titre de la partie. peu rigoureuse ou sans unité. La recherche à tout prix de l’originalité dans la construction est à éviter : le plus souvent un plan fort simple permet une plus grande finesse d’analyse dans les développements. le « chapeau » (cf. L’annonce du plan constitue une sorte de transition au sens où elle vient terminer l’introduction en annonçant la suite. L’impossibilité de satisfaire à cette dernière exigence est bien souvent la preuve d’une construction « bancale ». la lecture du libellé est essentiel (forme interrogative ou non . La fin de votre travail peut certes rapidement rappeler les résultats auxquels les développements ont conduit. L’essentiel est de trouver un plan adapté au sujet tel qu’il a été délimité et envisagé : il en est ainsi lorsque le problème s’y coule dans toute son étendue. le choix de celui-ci est primordial. Il convient de s’en dégager pour élever le débat (en montrant. En clair. comme indispensable. délimitation de la matière. que votre travail devra répondre. etc. doivent s’enchaîner logiquement au sein d’une démonstration. c’est-à-dire la perspective retenue pour traiter le sujet. C’est à cette problématique. Il est nécessaire d’annoncer clairement son plan en intégrant les titres de chaque partie en une seule phrase. L’exposition de la problématique. la contraignant à se préciser et à se densifier.de l’évidence. etc. 2° Les développements des parties étant structurés par un plan. est centrale. Un plan constitue un moule canalisant la pensée. Le plan en deux parties est très académique et peut être parfois délaissé au profit d’un plan ternaire. Vos développements doivent également s’ordonner pour être cohérents. formulée par une interrogation unique. c'est-à-dire l’exposition du problème de droit qui va faire l’objet de l’analyse. Il faut rechercher systématiquement à comprendre et à expliquer le contenu du texte. dans les travaux juridiques. vous devez montrer que vous avez bien perçu les autres enjeux du sujet. L’annonce du plan constitue la dernière phrase de l’introduction. etc. Les subdivisions internes (ie les sous-parties) seront annoncées dans leur paragraphe introductif. Il est absolument nécessaire d’annoncer dans le « chapeau » le premier degré de subdivision afin de faciliter la compréhension de la démonstration. B – Le commentaire de texte Le commentaire d’un texte est destiné à approfondir l’étude de la question qui y est traitée. extrait de . Notez bien que la lecture personnelle d’un sujet commande souvent la qualité de la copie. La délimitation du champ de l’étude (délimitation dans le temps et dans l’espace. simple affirmation qu’il convient donc de problématiser. Il n’existe pas de plan-type : il est toujours possible de traiter correctement un sujet de diverses manières. En aucun cas. Ce dernier peut être une décision de justice mais également un texte officiel (loi. Cette unité est renforcée par l’insertion de transitions. un plan en plus de trois parties ne doit être adopté : il démontrerait une incapacité à ramener un problème à ses éléments fondamentaux. mais elle ne doit pas s’y borner. comparatifs. infra). les conséquences de la conclusion sur d’autres domaines).) qui doit permettre d’étoffer son introduction en invoquant des éléments historiques. Les développements internes aux parties. Une conclusion n’est pas considérée. libellé avec la conjonction « et » qui imposera souvent une réflexion comparative-intégrative et exclura par principe de simplement juxtaposer les deux termes de la comparaison. cependant.

En effet. dans sa vie professionnelle. Le but de l’exercice est de l’enrichir. social…) . par exemple. L’aspect formel de l’exercice n’appelle pas de longs développements puisque s’imposent les mêmes exigences que pour la dissertation (cf. les motifs et le dispositif) afin d’appréhender la construction du texte soumis à examen. L’ensemble des développements doivent lui être consacrés. il faut en relever les points essentiels. Le texte ne doit pas être un prétexte pour réciter un cours ou traiter de questions vaguement connexes. Puis reprenant systématiquement chaque élément. Ainsi. de le discuter. La « dissection » ainsi accomplie autorise ensuite le rapprochement des différents aspects du texte et la compréhension de sa portée. par une méthode différente. des développements sur l’auteur. la ou les points de droit . Pour autant. à des faits donnant naissance à des interrogations juridiques auxquelles il devra répondre. d’un plan (tout au plus peut-on regrouper les questions . sa maîtrise est cependant absolument indispensable à tout juriste. La fiche d’arrêt reprend les faits (il faut impérativement les résumer de façon à dégager ce qui est vraiment utile à la compréhension de l’arrêt). l’annonce du plan. supra). son auteur. un rappel de la procédure . mais sera confronté systématiquement. La pratique de la citation permet de se contraindre à « coller » au texte. S’il s’agit d’un commentaire de texte. le sens et la motivation de la décision (quelle est la position du juge quant à ce(s) problème(s) et sur quels fondements juridiques se prononcent-ils ?). Le cas pratique tend aux mêmes vérifications que la dissertation. il convient de mettre l’accent sur l’importance de la fiche d’arrêt. il s’agit d’éviter deux écueils principaux : la dissertation (le texte prétexte) et la paraphrase (le simple résumé du texte). En toute hypothèse. se distinguent aisément les visas. la ou les questions de droit (c’est-àdire le ou les problèmes de droit qui se posent dans l’affaire en question). bien sûr. il est le centre et le fondement de l’exercice. Un commentaire n’est pas une simple répétition du contenu du texte proposé. Sont ensuite dégagées sa structure et ses divisions (dans un arrêt. en repérer les expressions caractéristiques. Sa source. mais n’est pas une dissertation tant sur le plan formel que sur le plan matériel. C – Le cas pratique Type d’exercice souvent négligé lors des études universitaires. ou encore un texte doctrinal.Constitution…). Dans tout commentaire. il n’aura guère l’occasion de rédiger des dissertations ou des commentaires. La première phase du travail consiste en une lecture détaillée du document. etc. l’introduction nécessite. Le cas pratique n’est pas une dissertation car il n’est soumis qu’à un minimum d’exigences formelles : point besoin d’une introduction (un rappel des faits ne s’impose que s’il fait apparaître les problèmes juridiques). économique. en dégager les idées principales. En d’autres termes. La lecture – et la relecture – du texte de façon attentive est la condition sine qua none d’un bon commentaire. l’introduction d’un commentaire d’arrêt comprend cinq phases : une première phrase d’attaque restituant l’arrêt dans son contexte (juridique. en tant que spécialiste du droit. il faut trancher ce qui mérite d’être examiné et ce qui peut être laissé de côté (c’est notamment à cela que sert l’introduction : dire ce que l’on écarte en le justifiant). un rappel des faits . dans la mesure où ses éléments constitutifs alimenteront l’introduction. de le critiquer. vous ne pouvez espérer obtenir le moyenne. S’il s’agit d’un commentaire d’arrêt. la procédure. doivent être d’abord identifiés. Si vous ne le faîtes pas. trop de citations est le signe a contrario d’une fâcheuse paraphrase. la nature du texte. sa situation contextuelle. et notamment en droit constitutionnel. son origine.

la force de l’argumentation et la rigueur de l’exposé. « les actions en responsabilité ») ni d’une conclusion. Bien évidemment. ».Des connaissances rigoureuses . Cette réponse doit en tout cas s’appuyer sur le syllogisme. le raisonnement qui y conduit ne l’est pas moins. Le syllogisme consiste en un raisonnement déductif qui s’opère en deux temps dont le premier (les prémisses : majeure et mineure) se dédouble afin de permettre le second (la conclusion). Il arrive qu’une question ne comporte aucune solution certaine pour différentes raisons et notamment parce que les éléments de l’énoncé sont insuffisants.Une maîtrise de l’analyse juridique . la mineure par l’exposé des faits.selon les personnes qu’elles concernent ou les thèmes qu’elles abordent : « la situation de M. le cas pratique exige de prendre position. La réponse aux questions est sans doute importante .par la combinaison des deux précédentes difficultés : l’ouverture d’une alternative en amont nécessitant la poursuite du raisonnement dédoublé pour les questions suivantes. en indiquant pour quelles raisons. on ne doit pas se retrancher derrière la pluralité de réponses possibles.par la nécessité de résoudre des questions en cascade. C’est lui qui permet de la justifier . Une erreur est ainsi moins condamnable qu’un raisonnement mal conduit ou inexistant. Seules comptent la qualité du raisonnement. Le cas pratique n’est pas non plus une dissertation dans la mesure où il implique de trancher les questions posées sur le fond. X. En d’autres termes.Une rigueur de fond et de forme .par l’insuffisance (volontaire ou non…) de précision sur les faits rendant impossible le choix entre deux qualifications juridiques. Exemple classique : tous les hommes sont mortels (majeure). Dans tous les cas. il faut donner une solution. En d’autres termes. or je suis un homme (mineure). Il requiert trois qualités essentielles : . Il convient alors de préciser que plusieurs solutions sont envisageables ou bien qu’il n’est pas possible de répondre de façon définitive. il arrive que l’exercice soit compliqué notamment : . c’est lui aussi qui permet de déterminer les qualités de rigueur et de logique indispensables au bon juriste. Exemple : pour connaître la procédure applicable à un litige concernant un député. la conclusion par la confrontation des faits au droit. Il ne s’agit pas de disserter sur telle question juridique générale mais de donner une solution la plus précise possible à une question rencontrée en pratique. Il faut alors ouvrir une alternative et raisonner en retenant successivement chacune de ces deux qualifications. il faut déterminer le juge compétent pour en connaître. Le cas pratique est le prototype même de l’exercice faussement facile. . . donc je suis mortel (conclusion). Le cas pratique se résout ainsi : la majeure est constituée par le rappel de la règle de droit applicable. or celui-ci dépend de différentes considérations qu’il faut traiter.