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COURS DES CHAUDIERES REALISE PAR : TOUATI MOUHAMED 1
COURS DES CHAUDIERES
REALISE PAR :
TOUATI MOUHAMED
1

COURS DES CHAUDIERES

REALISE PAR :

TOUATI MOUHAMED

L'objectif de ce cours est de montrer les principes de base de l’énergie thermique et ses applications industrielles.

L’attention est centré sur la chaufferie composée de chaudières de différents types produisant de la vapeur saturée et de la vapeur surchauffée.

À l’issue de ce cours, le participant

Aura une meilleure compréhension des principes de base de la combustion Connaîtra les caractéristiques et différences des différents combustibles utilisés dans une chaufferie Aura une idée sur les différentes applications de la vapeur. Pourra déterminer l'efficacité d'une chaudière Comprendra les facteurs qui influencent l'efficacité d'une chaudière

PLAN DU COURS

PLAN DU COURS GENERALITES CHAUFFERIE ECONOMIES D’ÉNERGIE DANS UN CIRCUIT DE VAPEUR 4

GENERALITES

CHAUFFERIE

ECONOMIES D’ÉNERGIE DANS UN CIRCUIT DE VAPEUR

GENERALITES
GENERALITES

QUELQUES DEFINITIONS

CHALEUR MASSIQUE en J/(kg.K)

Chaleur massique d'un corps homogène de masse 1 kilogramme dans lequel l'apport d'une quantité de chaleur produit une élévation de température thermodynamique de 1 kelvin.

ENTHALPIE en kJ/kg

La quantité de chaleur contenue par unité de masse dans un corps solide ou par Nm 3 dans un gaz

POUVOIR CALORIFIQUE en kJ/kg

C’est l'enthalpie de réaction par unité de masse de combustible ou l'énergie obtenue par la combustion d'un kilogramme de combustible

QUELQUES DEFINITIONS

Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) :

« Quantité d'énergie dégagée par la combustion complète d'une unité de combustible, la vapeur d'eau étant supposée condensée et la chaleur récupérée ».

Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) :

« Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d'une unité de combustible, la vapeur d'eau étant supposée non condensée et la chaleur non récupérée ».

La différence entre le PCI et le PCS est la chaleur latente de vaporisation de l’eau (Lv) multipliée par la quantité de vapeur produite (m), qui vaut à peu-près 2 250 kJ·kg-1 (cette dernière valeur dépend de la pression et de la température).

PCS = PCI + m.Lv

Chaleur latente (kJ/kg)

L’énergie qui fait changer l'état physique d'un corps sans en modifier sa température.

Exemple: quand on transforme 1kg de glace à -0°C en eau à +0°C, ceci demande une quantité de chaleur de 333,7 kJ, d'où une chaleur latente de 333,7 kJ (92,7 Wh).

Chaleur sensible (kJ/kg)

C’est l’énergie qui fait changer la température (refroidissement ou réchauffement) du corps sans modifier son état physique.

Exemple : Pour faire passer 1 litre d'eau de 0°C à 100°C, ceci demande une fourniture de chaleur de 4,1855 x (100 - 0) = 418,55 kJ, d'ou une chaleur sensible de 418,55 kJ (116,26 Wh).

Chaleur sensible :

La chaleur sensible c’est l’énergie qui fait varier la température de l’eau sans en changer l’état.

P = 1 bar

t = 100°C

h = 417 kJ

Liquide

v = 0,001044 m³/kg

P = 1 bar t = 100°C h = 417 kJ Liquide v = 0,001044 m³/kg

Chaleur latente :

La chaleur latente c’est l’énergie qui fait changer l’état du corps sans modifier la température.

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Chaleur latente :

P = 0 bar t = 100°C h = 417 kJ + 2 258 kJ Gaz v = 1,694 m³/kg Vaporisation

111 Chaleur latente : P = 0 bar t = 100 ° C h = 417

Condensation

111 Chaleur latente : P = 0 bar t = 100 ° C h = 417

NOTIONS SUR LA VAPEUR D’EAU

VAPORISATION DE L’EAU :

La vaporisation sous 10 bar

VAPORISATION DE L’EAU : La vaporisation sous 10 bar La température de vaporisation passe à 184

La température de vaporisation passe à 184°C et la chaleur sensible augmente jusqu’à 778 kJ.

Il faut apporter 1998 kJ pour vaporiser totalement 1 kg d’eau.

PROPRIÉTÉS ET CARACTÉRISTIQUES DE LA VAPEUR

Propriétés physiques de la vapeur saturée :

La température (t en °C) t 370 p 210,52

Température de Saturation Vapeur

physiques de la vapeur saturée : La température (t en ° C) t 370 → p

La pression (P en bar)

Évolution des caractéristiques de la Vapeur saturée en fonction de la pression absolue

La pression (P en bar) Évolution des caractéristiques de la Vapeur saturée en fonction de la

L’enthalpie (h en kJ/kg)

Variations d’enthalpie de la vapeur saturée en fonction de la pression

L’enthalpie (h en kJ/kg) Variations d’enthalpie de la vapeur saturée en fonction de la pression 14

NOTIONS SUR LA COMBUSTION

DEFINITION

La

réaction

chimique

de

combustion ne

peut

se

produire que si l'on réunit trois éléments :

un combustible

un comburant

une énergie d'activation en quantités suffisantes.

Produits de réaction Suies Gaz Zone comburant combustion Gaz combustible
Produits de
réaction
Suies
Gaz
Zone
comburant
combustion
Gaz
combustible

4 TYPES DE COMBUSTION

- Combustion STOECHIOMETRIQUE ou neutre, qui est la référence: théorique.

- Combustion COMPLETE par EXCES D'AIR ou oxydante,

c'est à dire sans imbrûlé, ni solide ni gazeux, c'est la seule envisageable pour des brûleurs performant, c'est aussi l'objectif à atteindre dans le domaine du chauffage.

- Combustion INCOMPLETE avec EXCES D'AIR (semi oxydante)

- Combustion INCOMPLETE en DÉFAUT D'AIR (semi réductrice).

CONDITIONS DE COMBUSTION

Un combustible sous forme gazeuse (pour les liquides : ils seront vaporisés, pour les solides pulvérisés,et les 3 (liquide, solide, gaz) seront chauffés à haute Température

Un comburant en suffisance: il faudra 10 Nm 3 d'air pour une combustion neutre de 1Nm3 de gaz ou 1kg de fuel.

Combustible et comburant seront mélangés dans les limites de l'inflammabilité (ex. pour le GN 5 à 14% dans l'air) dans des conditions de Turbulence maximum

Un point chaud d'amorçage, arc électrique, matière en ignition,

flamme

( environ 650°C pour les GN )

Une régime d'écoulement stable (10 à 40 m/s) tout en restant un maximum de Temps dans la chambre de combustion.

Soit la règle des 3T pour une bonne combustion

EXCES D’AIR

La différence entre la quantité d’air théorique nécessaire à une combustion stoechiométrique (neutre) et la quantité d’air réellement utilisée est appelé « Excès d’Air » et s’exprime en %. Il dépend :

- Du type de brûleur

- Du type de combustible

- Du taux de charge de la chaudière

Excès d’air (e) =

Volume d’air utilisé – Volume d’air Théorique ------------------------------------------------------------- Volume d’air théorique

PRODUITS DE COMBUSTION

Les NOx (appellation générale des oxydes d'azote) :

NO qui s'oxyde rapidement et qui représente environ 95% des

NOx. NO2 (ou peroxyde d'azote) environ 5% durée de vie quelques

semaines. N2O (Protoxyde d'azote) en infime partie, très stable, durée de

vie plusieurs siècles. Le CO (ou Monoxyde de carbone), un atome de carbone + un

d'oxygène. Les SOx

Le CO2

TRANSFERT DE CHALEUR

MODES DE TRANSFERT DE CHALEUR

TRANSFERT DE CHALEUR MODES DE TRANSFERT DE CHALEUR Conduction Loi de Fourrier Convection Loi de Newton
TRANSFERT DE CHALEUR MODES DE TRANSFERT DE CHALEUR Conduction Loi de Fourrier Convection Loi de Newton
TRANSFERT DE CHALEUR MODES DE TRANSFERT DE CHALEUR Conduction Loi de Fourrier Convection Loi de Newton

Conduction

Loi de Fourrier

Convection

Loi de Newton

CHALEUR Conduction Loi de Fourrier Convection Loi de Newton d²Q = h (T p – T

d²Q = h (T p – T ) dS dT

Rayonnement

Loi de Steffan

Conduction Loi de Fourrier Convection Loi de Newton d²Q = h (T p – T ∞

λ des gaz < λ des liquides < λ des solides

exemple :

air : 0,024 laine de verre : 0,04 eau à 20°C : 0,59 sodium à 200°C : 81,2 verre : 0,7 béton : 1,7 alu à 99% : 203 cuivre à 99,9% : 386

c

Convection

Définition :

Transfert d'énergie qui s'accompagne de mouvement de molécules dans un fluide (liquide ou gaz).

• Convection naturelle (ou libre) : l'échange de chaleur est responsable du mouvement. Le transfert thermique provoque le mouvement.

• Convection forcée : un dispositif mécanique entraîne les molécules vers le dispositif chauffant. Le mouvement favorise le transfert thermique.

Rayonnement

Le transfert se fait par rayonnement électromagnétique (REM) dans le L'exemple caractéristique est le rayonnement du soleil dans l'espace

vide

La loi de Stefan-Boltzmann permet de quantifier ces échanges.

Avec

σ : constante de Stefan-Boltzmann = 5,6703. 10-8 W.m-2.K-4

• S : surface du corps

• T : température du corps en Kelvin

ε : coefficient d’émissivité qui vaut 1 pour un corps noir et qui est compris entre 0 et 1 selon l'état de surface et la couleur du matériau. Le corps récepteur réfléchit certaines longueurs d'ondes ou est transparent à d'autres, mais seules les longueurs d'onde absorbées contribuent à son équilibre thermique. Si par contre le corps récepteur est un corps noir, c'est-à-dire qu'il absorbe tous les REM, alors tous les REM contribuent à son équilibre thermique.

E = εSσT 4

ECHANGEURS DE CHALEUR

DEFINITION ET IMPORTANCE

Dispositif dans lequel se réalise un transfert thermique entre deux milieux dus à une différence de température entre les milieux.

dus à une différence de température entre les milieux. Élément essentiel pour la maîtrise de l’énergie

Élément essentiel pour la maîtrise de l’énergie en milieu industriel

pour la maîtrise de l’énergie en milieu industriel 90% de l’énergie thermique utilisée dans les procédés

90% de l’énergie thermique utilisée dans les procédés industriels transite au moins une fois par un échangeur de chaleur, aussi bien dans les procédés eux-mêmes que dans les systèmes de récupération de l’énergie thermique de ces procédés.

UTILISATIONS DES ECHANGEURS

INDUSTRIE:

Chimie, Pétrochimie Sidérurgie, Agroalimentaire, Production de l’énergie, etc…

TERTIAIRE ET RÉSIDENTIEL Chauffage Climatisation etc…

TRANSPORT

Automobile

Aéronautique

CHOIX DES ECHANGEURS

Le choix d’un échangeur, pour une application donnée, dépend de nombreux paramètres :

Domaine de température et de pression des fluides, Propriétés physiques et agressivité de ces fluides, Maintenance et encombrement.

agressivité de ces fluides, Maintenance et encombrement. Disposer d’un échangeur bien adapté bien dimensionné,

Disposer d’un échangeur bien adapté bien dimensionné, bien réalisé et bien utilisé permet un gain de rendement et d’énergie de procédés.

CRITERES DE CLASSEMENT DES ECHANGEURS

Classement suivant le mode de transfert de chaleur

Classement technologique

Classement suivant le procédés de transfert de chaleur.

Classement fonctionnel

– Un seul fluide a un écoulement avec changement de phase (évaporateurs, condenseurs)

– Les deux fluides ont un écoulement avec changement de phase (évapocondenseurs)

– Les deux fluides ont un écoulement monophasique

Classement suivant la compacité de l’échangeur.

Classement suivant la nature du matériau de la paroi de l’échange.

Classement des échangeurs selon mode de transfert:

Classement des échangeurs selon mode de transfert: - À courant parallèle: les deux fluides sont disposés

- À courant parallèle: les deux fluides sont disposés parallèlement et vont dans le même sens.

sont disposés parallèlement et vont dans le même sens. - À contre courant: idem, mais les

- À contre courant: idem, mais les

courants vont opposés.

sens

dans

des

- À courant croisé: les deux fluides

sont positionnés perpendiculairement.

courants vont opposés. sens dans des - À courant croisé: les deux fluides sont positionnés perpendiculairement.

Classement des échangeurs selon Technologie

ECHANGEUR TUBULAIRE :

Avantages

Très bon coefficient global de transmission thermique Prix peu élevés Fiable et simple, peu de pannes

Inconvénients

Utilisation

Puissance limitée Risque de "claquement" si le diamètre des tuyaux est petit (<50 mm) et si la longueur est grande

Eau/eau

Vapeur/eau

Fluides

thermiques/eau

Fluides

frigorigènes

et si la longueur est grande • Eau/eau • Vapeur/eau • Fluides thermiques/eau • Fluides frigorigènes

Échangeur à tubes en U

Avantages

Résiste aux fortes pressions Libre dilatation des tubes et du corps Toutes puissances

Inconvénients

Utilisation

Encombrement Prix de revient élevé Débouchage difficile Pas d'utilisation de vapeur

Eau/eau

Eau

surchauffée

/eau

Huile/eau

process

• Pas d'utilisation de vapeur • Eau/eau • Eau surchauffée • /eau • Huile/eau • process

Échangeur à faisceau tubulaire horizontal

Avantages

Résiste aux fortes pressions Pour toutes puissances Économique Accepte des grands écarts de température Peut être utilisé en condensation partielle

Inconvénients

Utilisation

Contraintes sur les tubes Difficulté de nettoyage (multitubes) Sensible aux vibrations

Eau/eau

Vapeur/eau

Huile/eau

Eau

surchauffée

/eau

(multitubes) • Sensible aux vibrations Eau/eau • Vapeur/eau • Huile/eau • Eau surchauffée • /eau

Échangeur à faisceau tubulaire vertical

Avantages

Faible encombrement Peut être plein de condensat Parfaitement adapté à l'échange vapeur haute pression/eau

Inconvénients

Utilisation

Formation de poche d'air Si le volume est 100 L, soumis au contrôle des appareils sous pression

Vapeur HP/eau Eau surchauffée/eau Fluide thermique/eau Fumées/eau Processus

sous pression • Vapeur HP/eau • Eau surchauffée/eau • Fluide thermique/eau • Fumées/eau • Processus

Échangeur à plaques

Avantages

Compact Très bons coefficients de transfert Prix compétitifs Peu de pertes hermiques Modulable

Inconvénients

Utilisation

Faible écart de T possible Régulation

Vapeur BP/eau Eau/eau Huile/eau Eau surchauffée/eau

• Faible écart de T possible • Régulation • Vapeur BP/eau • Eau/eau • Huile/eau •

Échangeur spiral

Avantages

Grande surface de contact Large passage Encombrement réduit Excellent condensateur Autonettoyant

Inconvénients

Utilisation

Non démontable Écarts de T limités

Eau/eau

Vapeur/eau

Eau

surchauffée/eau

Utilisation Non démontable • Écarts de T limités Eau/eau • Vapeur/eau • Eau surchauffée/eau

Échangeur à bloc

Avantages

Bonne résistance chimique Inertie Peu de pertes thermiques Modulable

Inconvénients

Utilisation

Sensible aux grands écarts de T Sensible aux chocs Coefficients de transfert moyen Prix

Vapeur/eau Eau/eau Eau surchauffée/eau Liquides corrosifs

Coefficients de transfert moyen • Prix • Vapeur/eau • Eau/eau • Eau surchauffée/eau • Liquides corrosifs

DIMENSIONNEMENT DES ECHANGEURS

Problème :

Complexité de calcul thermique des échangeurs:

Grande diversité des appareils

Variété des régimes d’écoulement :

Simple phase en régime laminaire ou turbulent, Avec ou sans effet de convection naturelle, Diphasique en évaporation ou en condensation avec ou sans incondensables, Mélanges de fluides, etc. ;

Nombre important des configurations d’écoulement, pouvant aller bien au-delà de deux fluides dans le cas d’un échangeur compact, par exemple.

Principe de calcul:

Principe de calcul: Méthodes de résolution: Méthodes analytiques (DTML, NUT) Méthodes numériques (CETUC,TRICO,

Méthodes de résolution:

Méthodes analytiques (DTML, NUT) Méthodes numériques (CETUC,TRICO, EES, TRNSYS, THERMO CYCLE, etc )

LES CHAUDIERES

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67

LES CHAUDIERES

Appareils permettant de transformer l’eau en vapeur à fin de produire de l’énergie thermique pour répondre à un besoin.

Bon choixde l’énergie thermique pour répondre à un besoin. Bonne exploitation Contrôle de chauffe Traitement des eaux

Bonne exploitationthermique pour répondre à un besoin. Bon choix Contrôle de chauffe Traitement des eaux Régulation

Contrôle de chauffepour répondre à un besoin. Bon choix Bonne exploitation Traitement des eaux Régulation Maintenance préventive 20

Traitement des eauxun besoin. Bon choix Bonne exploitation Contrôle de chauffe Régulation Maintenance préventive 20 à 30% d’économie

RégulationBonne exploitation Contrôle de chauffe Traitement des eaux Maintenance préventive 20 à 30% d’économie d’énergie

Maintenance préventiveBonne exploitation Contrôle de chauffe Traitement des eaux Régulation 20 à 30% d’économie d’énergie thermique 68

20 à 30% d’économie d’énergie thermique

Qualités demandées à une chaudière industrielle :

Souplesse de marche

 

Réponse

rapide

aux

variations

brusque

de

forte

amplitude.

 

Qualité

et

stabilité

de

la

vapeur

en

Pression

et

Température. Bon rendement à la mise en service, mais surtout durant toute la durée d’utilisation, en général 15 à 30 ans et même plus, suivant la taille et l’entretien.

Classification des chaudières

PUISSANCE THERMIQUE

< 20 t/h de production de vapeur

100% à tubes de fumées Circulation naturelle ou forcée Timbre limité à 12 ou 18 bar Production vapeur saturée Vapeur surchauffée très rare

INDUSTRIE: Textiles, Agro-alimentaire, Pharmaceutique TERTIAIRE: Hôtels, Santé, Administration

Classification des chaudières

PUISSANCE THERMIQUE

Entre 20 et 140 t/h de production de vapeur

Chaudières Monoblocs Circulation naturelle Timbre jusqu’à 120 bar Vapeur surchauffée Mixtes (Vap. + élec)

INDUSTRIE LOURDE:

Chimie, Pétrochimie, Raffinage, Sidérurgie, Fonderie, Papeterie, Verrerie, etc.

Classification des chaudières

PUISSANCE THERMIQUE

> 140 t/h de production de vapeur

Construction unitaire Assemblage sur site Circulation naturelle Avec surchauffeur Mixtes (Vap. + élec)

INDUSTRIE LOURDE:

Chimie, Pétrochimie, Raffinage, Sidérurgie, Fonderie, Papeterie, Verrerie, etc.

Classification des chaudières

PUISSANCE THERMIQUE

Au-delà de 400 t/h:

120 à 1300 MW

CENTRALES DE PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ

A TITRE D’EXEMPLE:

LA STEG Chaudière d’une tranche thermique (au Gaz naturel) de150 MW correspond à 515t/h (144bar et

540°C).

Types des chaudières

1. Chaudières à tubes de fumées parcourus intérieurement par les gaz de combustion

2. Chaudières à tubes d’eau parcourus intérieurement par l’eau et l’émulsion eau vapeur

3.

Chaudières à eau chaude

4.

Chaudières à fluide caloporteur

5.

Chaudières à condensation

1. CHAUDIERES A TUBES DE FUMEES

Vaporisation de l’eau au moyen de fumées gaz de combustion

Production

de

vapeur

saturée

ou

surchauffée pour une gamme de débits de 160 à 40 000 kg/h (112 à 27 000 kW).

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76

Différentes conceptions:

A tube foyer traversant et boîte fumées extérieure

A boîte fumées immergée

Différentes conceptions: A tube foyer traversant et boîte fumées extérieure A boîte fumées immergée 77

2. CHAUDIERES A TUBES D’EAU

Gamme de vaporisation de 20 à 400 t/ h.

Réduction importante du volume d’eau contenu dans les tubes par rapport au débit de vapeur produite

Les gaz chauds produits par le brûleur sont directement en contact avec les tubes vaporisateurs.

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Différentes conceptions: Petites chaudières à vaporisation instantanée A tubes inclinés ou verticaux 83

Différentes conceptions:

Petites chaudières à vaporisation instantanée

A tubes inclinés ou verticaux

Différentes conceptions: Petites chaudières à vaporisation instantanée A tubes inclinés ou verticaux 83

83

Comparaison entre Chaudière à tubes de fumées et chaudière à tubes d’eau

Comparaison entre Chaudière à tubes de fumées et chaudière à tubes d’eau 84

3. CHAUDIERES A EAU CHAUDE

Conçues selon les principes de robustesse des chaudières industrielles.

Applications :

Besoins de chauffage des collectivités Ensemble commerciaux et résidentiels Ensembles scolaires et universitaires Centres sportifs Piscines Hôpitaux etc

4. CHAUDIERES A FLUIDE CALOPORTEUR

Le fluide caloporteur circule dans un serpentin chauffé par la flamme du brûleur et par les fumées.

Distribué

à

faible

pression

(quelques

bars)

au

travers

d'un

réseau fermé vers les différentes applications.

Sur

le retour un dégazeur,

atmosphérique ou inerté à l'azote, permet d’éliminer les traces de gaz avant injection dans la boucle de circulation.

ou inerté à l'azote, permet d’éliminer les traces de gaz avant injection dans la boucle de

5. CHAUDIERES A CONDENSATION

Qu'est ce qu'une chaudière à condensation ?

Dans une chaudière classique et même à haut rendement (très basse température), les pertes thermiques de combustion se font principalement par les fumées, et ceci de deux façons:

- par la température des fumées

- par la vapeur d'eau contenue dans ces fumées. Le rôle de la chaudière à condensation est de récupérer une partie de cette énergie qui se trouve sous forme de chaleur.

L'eau qui se retrouve dans les fumées, provient du combustible contenant de l'hydrogène qui en s'associant avec l'oxygène de l'air de combustion, donne de l'eau (H2O).

La chaudière à condensation a une surface d'échange bien plus importante qu'une chaudière à haut rendement. La condensation de la vapeur d’eau contenu dans les fumées est la conséquence de cette augmentation de surface d'échange, gaz brûlés/eau de chauffage car on va refroidir encore plus ces gaz brûlés.

Chaudière conventionnelle à gaz Chaudière à condensation à gaz 88

Chaudière conventionnelle à gaz

Chaudière conventionnelle à gaz Chaudière à condensation à gaz 88

Chaudière à condensation à gaz

Le pourcentage d'énergie qu'il est possible de récupérer avec une chaudière à condensation est fonction de plusieurs paramètres :

-1 Plus l'excès d'air de combustion est élevé moins on récupère d'énergie.

- sans excès d'air , Tr = 59,21°C (mais pour une combustion parfaite un excès d'air est nécessaire)

- excès d'air de 1,1 Tr = 57,38°C

- excès d'air de 1,3 Tr = 54,20°C

- excès d'air de 1,5 Tr = 51,49°C

Plus la température de rosée est basse, plus le rendement diminue.

température de rosée est basse, plus le rendement diminue. -2 Plus la température de retour chauffage

-2

Plus la température de retour chauffage est basse, plus il y a de condensation et de refroidissement des gaz brûlés.

-3

Plus la masse d'eau dans les fumée est importante, plus la température de rosée sera élevée.

Commentaires:

o

Pays froid / pays chaud

o

prix

Bilan d’une chaudière

Pertes

Imbrûlés

solides ou

gazeux

Parois

Cendres

Fumées

Gaz secs

Vapeur

d’eau

dans les

fumées

Puissance introduite

Combustible

dans les fumées Puissance introduite Combustible Air préchauffé (aux.) Puissance utile CHAUDIERE Vapeur

Air

préchauffé

(aux.)

Puissance utile

Combustible Air préchauffé (aux.) Puissance utile CHAUDIERE Vapeur surchauffée Vapeur pour auxiliaires 90

CHAUDIERE

Vapeur surchauffée
Vapeur surchauffée

Vapeur

surchauffée

Combustible Air préchauffé (aux.) Puissance utile CHAUDIERE Vapeur surchauffée Vapeur pour auxiliaires 90
Vapeur pour auxiliaires
Vapeur pour auxiliaires

Vapeur pour auxiliaires

Vapeur pour auxiliaires
Combustible Air préchauffé (aux.) Puissance utile CHAUDIERE Vapeur surchauffée Vapeur pour auxiliaires 90
Combustible Air préchauffé (aux.) Puissance utile CHAUDIERE Vapeur surchauffée Vapeur pour auxiliaires 90

LES BILANS ÉNERGÉTIQUES :

• Calcul de la puissance utile,

• Estimation du rendement attendu,

• Calcul de la puissance à introduire dans la chaudière sous forme de combustible,

• Calcul du débit massique (ou volumique) de combustible ;

LE BILAN MATIÈRE :

•Estimation de l’excès d’air nécessaire à l’obtention d’une combustion correcte (fonction de la nature du combustible), •Calcul du débit d’air nécessaire à la combustion, •Calcul du débit (massique et volumique) des fumées engendrées par la combustion, et éventuellement de la quantité de cendres produites.

Rendement d’une chaudière

L’efficacité ou la performance d’une chaudière est exprimée par le rapport entre l’énergie utile et l’énergie totale apportée par le combustible, encore appelé « rendement ».

Énergie Utile Rendement (%) = -------------------- x 100 Énergie Totale

Énergie Totale - Pertes Rendement (%) = -------------------------------- x 100 Énergie Totale

Évaluation des pertes dans une chaudière

1. Pertes par chaleur sensible des fumées causées par:

Excès d’air excessif (mauvais réglage) Entrée d’air parasite Mauvaise pulvérisation du combustible ou une mauvaise distribution de l’air. Accroissement de la température de sortie des fumées Encrassement : les dépôts internes (tartre) et externes (suies) limitant le transfert de chaleur entre vapeur et fumées.

: les dépôts internes (tartre) et externes (suies) limitant le transfert de chaleur entre vapeur et
: les dépôts internes (tartre) et externes (suies) limitant le transfert de chaleur entre vapeur et
: les dépôts internes (tartre) et externes (suies) limitant le transfert de chaleur entre vapeur et
: les dépôts internes (tartre) et externes (suies) limitant le transfert de chaleur entre vapeur et
: les dépôts internes (tartre) et externes (suies) limitant le transfert de chaleur entre vapeur et

Tf

Ta

- Pertes (en % du PCI) = k * ----------------- %CO 2

Où :

Tf

: température des fumées

Ta

: température de l’air comburant

CO2

: teneur en CO 2 des fumées (en %)

K

: 0,6 pour les fiouls

2. Les pertes par imbrûlés (scories)

N’existent que pour des combustibles solides

< 0,5%

3. Les pertes par les parois

Provenant des échanges de chaleur par convection et rayonnement entre les parois chaudes de la chaudière et l’air

0,5 x puissance nominale Pertes par les parois (%) = ----------------------------------------- Puissance actuelle ou moyenne

Pertes par les parois (%) = ----------------------------------------- Puissance actuelle ou moyenne Estimés à 0,5% 94

Estimés à 0,5%

4.Pertes par chaleur sensible des purges dépendent:

Température et du taux de purge. Calcul de ce taux peut être déduit des bilans matières et des mesures des taux de salinité de l’eau d’alimentation de la chaudière et de l’eau de la purge

Débit de la purge

A

Taux de purge (%) = ------------------------ = -------- x 100

Débit de la vapeur

P – A

Ou:

A : taux de salinité de l’eau d’alimentation P : taux de salinité de la purge

Application:

CALCUL DE RENDEMENT D’UNE CHAUDIERE

Énoncé exercice n°1

Données mesurées :

• Combustible utilisé

• Température des fumées

• Température ambiante

• Composition de CO 2 sur la base des fumées sèches : 11,5%

• Pertes par parois et purge

: Fuel lourd N°2 : 285°C

: 30°C

: 6%

1. Calculer le rendement (PCI) de cette chaudière ?

2. Calculer le rendement (PCS) de cette chaudière ? Préciser la différence ?

COUP D’ŒIL DE L’EXPERT THERMICIEN DANS UNE CHAUFFERIE
COUP D’ŒIL DE L’EXPERT
THERMICIEN DANS
UNE CHAUFFERIE

PREMIÈRE ÉTAPE - LE COUP D'OEIL EN ENTRANT

1 er coup d’œil

: Propreté et ordre des lieux

PREMIÈRE ÉTAPE - LE COUP D'OEIL EN ENTRANT 1 e r coup d’œil : Propreté et

2 ème coup d’œil:

Type de chaudière

Type de brûleur

Type de combustible :

: Essentiellement à tubes de fumées

: Mixte

Fuel:

- Flamme « difficile »

- Nécessité de réduire le débit du brûleur et augmenter l'excès d'air.

- Chute du rendement

- Préchauffage

Gaz:

- Variation de PCI

- Difficulté de passage des chaudières à fuel existantes au gaz

- Volume de chambre de combustion

DEUXIEME ÉTAPE – LA DISCUSSION

Il est possible à l’expert de :

Voir si la chaufferie est capable ou non de fournir le débit

nominal Juger sur la facilité ou difficulté d'exploitation

Détecter les dangers éventuels, en observant la conception d'ensemble :

Tableau de contrôle commande,

Disposition des équipements

Age de la boîte de régulation

Toutes ces observations sont complétées et confortées par une discussion avec l'exploitant afin de juger de son niveau de compétence et de ses capacités de réaction.

TROISIEME ÉTAPE – VISITE DETAILLEE

1 er examen visuel détaillé:

– Circuit du combustible jusqu'au brûleur et sa régulation ;

– Circuit de l'eau depuis l'entrée de l'eau brute jusqu'à la sécurité de manque d'eau

– Sortie de vapeur

– Évacuation des fumées.

– Traitement des eaux

– Système de régulation

L'expert regarde chaque équipement, chaque appareil, tout en demandant des explications au conducteur de la chaufferie :

le manœuvre-t-il ? à quelle fréquence ? pour quelles raisons ?

Les fuites (occasionnelles/permanentes) L’état du calorifugeage La nature des matériaux des tuyauteries (fer, fonte,
Les fuites (occasionnelles/permanentes) L’état du calorifugeage La nature des matériaux des tuyauteries (fer, fonte,
Les fuites (occasionnelles/permanentes) L’état du calorifugeage La nature des matériaux des tuyauteries (fer, fonte,

Les fuites (occasionnelles/permanentes) L’état du calorifugeage La nature des matériaux des tuyauteries (fer, fonte, cuivre, PVC,) Les points chauds La qualité de vapeur L’adoucisseur, etc.…

des matériaux des tuyauteries (fer, fonte, cuivre, PVC,) Les points chauds La qualité de vapeur L’adoucisseur,
des matériaux des tuyauteries (fer, fonte, cuivre, PVC,) Les points chauds La qualité de vapeur L’adoucisseur,
des matériaux des tuyauteries (fer, fonte, cuivre, PVC,) Les points chauds La qualité de vapeur L’adoucisseur,
des matériaux des tuyauteries (fer, fonte, cuivre, PVC,) Les points chauds La qualité de vapeur L’adoucisseur,
des matériaux des tuyauteries (fer, fonte, cuivre, PVC,) Les points chauds La qualité de vapeur L’adoucisseur,

2 éme examen: Campagne de mesure

1/ - Analyse des fumées pour détermination du rendement par les pertes. 2/ - Mesures nécessaire pour calculer le rendement Massique. 3/ - Contrôle des appareils de mesure existant 4/ - Mesure et contrôle de l’eau alimentaire + retour condensats. 5/ - Mesure et contrôle de l’eau de chaudière.

POINTS DE MESURES DANS UNE CHAUDIERE

SCHEMA SYNOPTIQUE TYPE Analyseur O2 A Q.Fumée Q.Vapeur1 O Eau Sortie T Q.Vapeur P.Vapeur T
SCHEMA SYNOPTIQUE TYPE
Analyseur
O2
A
Q.Fumée
Q.Vapeur1
O Eau
Sortie
T
Q.Vapeur
P.Vapeur
T
T
Réglage
Q.Vapeur 2
Eco
T
T
T
O
Fumée
Tirage
Q.Vapeur 3
T
Vapeur
M
T
Fumée
T
Vanne réglage
M
Gaz
Gaz
Eau
Air
M
T
Vanne
Q.Eau
T
T
M
T
Q.Gaz
Alimentaire
Pression
Niveau
Q.Air
Reglage
T
Dépression
Ballon
Q.Air
O Eau
Foyer
Schéma synoptique type qui résume les points de mesure nécessaire sur une chaudière
104

Mesure de débit Gaz naturel

Le

débitmètre

massique

thermique

ou

le

débitmètre

à

p

sont

recommandés

pour

la

mesure

et

l’enregistrement

(papier

et/ou

numérique) de la consommation de gaz. Les débitmètres massiques

thermiques offrent une grande dynamique de mesure (100 : 1), sans

compensation en température

Huile/fuel

Le débitmètre à force de Coriolis se prête idéalement à la mesure de débit d’huile minérale et le fuel car il détermine simultanément la masse, la densité et la température.

Mesure du débit de vapeur

Pour le calcul de débit de vapeur en Kg/h, un débitmètre Vortex associé à un calculateur de débit massique approprié reçoit les signaux compensés en pression et en température. Cet appareil se distingue par une dynamique de mesure supérieure à 10 :1, sa précision de lecture de 1 %, sa simplicité d’installation (pas de manifold), et sa sortie linéaire en font l’appareil idéal pour la mesure du débit vapeur massique.

Vapeur saturée

Pour

la

vapeur

saturée,

transmetteur de pression.

Vapeur surchauffée

il

suffit

d’un

débitmètre

vortex

et

d’un

Pour mesurer la vapeur surchauffée, employer des capteurs compensés en température et pression avec un calculateur de débit massique.

Calculateur de débit

En général, on mesure la pression et la température. Les valeurs obtenues ainsi que le signal de débit est transmis au calculateur de débit qui calcule le débit masse avec les unités techniques requises selon une formule mathématique standard. Il fait également des calculs multifonctions, c'est-à-dire il mesure aussi bien le gaz, que le débit massique et l’énergie

Mesure de pression Le générateur de vapeur est équipé de nombreux points de prise de pression pour la lecture et la vérification sur le circuit de vapeur et sur la chaudière, le circuit d’eau et le circuit d’alimentation en fuel et gaz.

Mesure de niveau La pression absolue et le niveau d’eau dans la chaudière sont mesurés avec le capteur de pression différentielle. Celui-ci garantit une grande précision même dans les très petites gammes de mesure sans être influencé par la pression statique. Il est conseillé d’installer ces appareils avec des robinets d’isolement et des siphons.

Mesure de température Il faut également mesurer la température en de nombreux endroit sur la chaudière et du circuit de vapeur, à la fois pour des raisons de sécurité (par ex. température du fuel ou gaz), pour les besoins de la régulation et des relevés de gestion et statistique.

Mesure d’O2 dissous Une mesure régulière de l’oxygène dissous de l’eau de chaudière en continue ou une fois par semaine à l’aide d’un appareil portatif et également recommandé

Mesure d’O2 dans les fumées

On utilise un capteur à oxyde de zirconium,(in situ). Ce capteur est d’apparence similaire à un thermocouple et se monte directement sur la cheminée La température maximale d’utilisation est de 650°C Le signal de mesure est proportionnel au pourcentage d’O 2 contenu dans les fumées.

Mesure de conductivité

Dans la chaudière à vapeur, il faut surveiller la conductivité électrique de l’eau pour réguler l’extraction des dépôts dans la chaudière (et non à intervalles réguliers comme le veut la méthode classique). La conductivité de l’eau varie entre 800 et 3 µS/cm. Cette valeur atteinte, il faut rapidement purger. Ainsi sont éliminées les substances comme le calcaire et autres sels qui peuvent augmenter la conductivité thermique de l’eau, corroder les conduites de la chaudière et gêner l’écoulement. La conductivité est généralement mesurée en micro-siemens par cm (µS/cm); approximativement la valeur en µS/cm correspond a la salinité en mg/l. On utilise également la résistivité, inverse de la conductibilité, mesurée en ohms.cm : Résistivité(ohms.cm) = 1 000 000/Conductivité(en µS/cm)

Mesure de pH Une mesure du pH en continu est nécessaire sur l’eau d’appoint. Et également une mesure occasionnelle ou mieux en continue sur l’eau de la chaudière.

Centralisation et surveillance des mesures

Toute ces paramètres ce présentent sous forme analogique ou numérique, ils sont normalement enregistré (enregistreurs papier) ou mieux stockes sur une unité centrale et/ou transmises (par bus de terrain usine ou par Internet) à un poste de surveillance centrale.

Des niveaux d’alarme sont configurés sur les paramètres critiques. L’ensemble est regroupé sur un ou plusieurs Synoptiques.

Un opérateur peut facilement surveiller tous les points de mesure d’une chaudière, ou de plusieurs chaudières, localisées sur une même zone industrielle, ou une région, et même réparties sur l’ensemble de la Tunisie.

Des réglages immédiats sont effectuées par télécommande à distance, bus de terrain à haut débit, ou par Internet, ou par une intervention humaine directement à la chaufferie concerné si nécessaire.

Un ou des contrats de surveillance et interventions sont disponible pour répondre aux différents cas de figure.

INSTRUMENTATION DE MESURE PORTATIVE NÉCESSAIRE À UN AUDIT DE CHAUDIÈRE À VAPEUR

ANALYSE DES FUMEES POUR DETERMINATION DU RENDEMENT PAR LES PERTES

Paramètres

Étendues de mesure

Précision

O2

0 à 25 %

< ± 0,1 %

mesure Précision O2 0 à 25 % < ± 0,1 % CO 0 à 4000/20 000
mesure Précision O2 0 à 25 % < ± 0,1 % CO 0 à 4000/20 000
mesure Précision O2 0 à 25 % < ± 0,1 % CO 0 à 4000/20 000
mesure Précision O2 0 à 25 % < ± 0,1 % CO 0 à 4000/20 000
mesure Précision O2 0 à 25 % < ± 0,1 % CO 0 à 4000/20 000

CO

0

à 4000/20 000 ppm

±

4 %

NO

En standard ou

-

NO 2

-

option

NOx

 

-

SO 2

-

CO 2

0

à 99,9 %

Mesure (ou calculé)

θ air ambiant

-

10 à + 100°C

± 0,5°C

θ fumées

0

à 1000°C

± 0,25°C

P tirage

-

20 à 50 hPa

± 2 %

Excès d’air

0

à 100 %

Calculé

Vitesse fumées

0

à 99,9 m/s

Calculé

η

0

à 99,9 %

Calculé

Une grande diversité d’appareil portatif existe sur le marché

Modèle de base : Analyseur de combustion

Mesure O2 + 1 gaz au choix (CO, NO, NO2,…) + CO2 calculé θ Ambiante et θ fumées, Excès d’air, Pression/Dépression tirage Stockage des données (mémoire interne) Interface PC et en option Logiciel de reconfiguration, visualisation (graphique/profile/historique, statistique) et sortie sur imprimante extérieur.

Prix de 600 € à 800 €

Fonctionnalité identique mesure jusqu’à 3 gaz Prix de 1350 € à 2500 €

Fonctionnalité identique mesure jusqu’à 6 gaz

Prix de 2500 € à 3500 €

≈ 1350 € à 2500 € Fonctionnalité identique mesure jusqu’à 6 gaz Prix de ≈ 2500
≈ 1350 € à 2500 € Fonctionnalité identique mesure jusqu’à 6 gaz Prix de ≈ 2500
≈ 1350 € à 2500 € Fonctionnalité identique mesure jusqu’à 6 gaz Prix de ≈ 2500

DETERMINATION DES PERTES PAR CONVECTION ET CONDUCTION

Pour affiner les estimations et avoir une «vision» des pertes on utilisera un pyromètre optique Infra-Rouge pour des mesures ponctuels, ou Thermo graphique pour une vue d’ensemble et détection des points chaud.

Modèle de base : Pyromètre IR portable

Distance visée de 0,6 à 3 mètres Émissivité réglable de 0,1 à 1 Mémoire (Stockage de 500 mesures) Interface pour PC et imprimante Télescope de visée

Échelle – 30 à + 1000°C (± 1 % lecture + 1°C) Échelle + 300 à + 2000°C (± 0,5 % lecture + 1°C)

Prix de 800 à 1200Euros

+ 1000°C ( ± 1 % lecture + 1°C) Échelle + 300 à + 2000°C (
+ 1000°C ( ± 1 % lecture + 1°C) Échelle + 300 à + 2000°C (

ANALYSE THERMO GRAPHIQUE

Plusieurs modèles de Caméra Thermique existent:

Modèle de base Température d’utilisation jusqu’à 250°C ou 500°C

Modèle Intermédiaire

Température jusqu’à 1000°C (1500 °C en option) Réponse spectrale de 8 à 14 µm Optique grand angle (28°)

Optique télescope

Viseur laser, mémorisation de 1000 images.

(6,4°)

Modèle Haute Gamme

Température : - 20 à + 2000 °C Optique grand angle (88°) Optique télescope (12°) Programme d’acquisition pour analyse et rapport.

Prix de 6 000 à 20 000€ suivant le model

télescope (12°) Programme d’acquisition pour analyse et rapport. Prix de 6 000 à 20 000€ suivant
télescope (12°) Programme d’acquisition pour analyse et rapport. Prix de 6 000 à 20 000€ suivant
télescope (12°) Programme d’acquisition pour analyse et rapport. Prix de 6 000 à 20 000€ suivant

EXEMPLES DE MESURES EFFECTUEES

EXEMPLES DE MESURES EFFECTUEES 117
118
119

MESURE DE DEBIT VAPEUR

- Installer en permanence un Débitmètre vapeur Vortex ou - Installer un by-pass au départ de la distribution vapeur pour faire les mesures de débit au moment des Audits de contrôle

Ordre de grandeur du prix pour les débitmètres
Ordre de grandeur du prix pour les débitmètres

DN mm

Q.nominal t/h

Q. mini. t/h

Q.maxi. t/h

Prix moyen (€)

40

1,5

0,073

1,96

2300

50

2,5

0,12

3,27

2300

80

5,5

0,27

7,34

2400

100

9,5

0,47

12,7

3000

150

21

1

28

3800

200

42

2

55,5

5600

250

65

3

87,5

6800

Débit Vapeur corrigé Débit Gaz, θ eau d’alimentation → → débit calorifique en sortie débit

Débit Vapeur corrigé

Débit Gaz, θ eau d’alimentation

débit calorifique en sortie débit calorifique en entrée

Le ratio Q. calorie sortie ÷ Q. calorie entrée = η en temps réel.

Un suivi permanent du rendement donc des dérives possible de l’installation permet une intervention rapide et efficace dans le sens des économies d’énergie.

rapide et efficace dans le sens des économies d’énergie. • Exemple pour une chaudière de 10

• Exemple pour une chaudière de 10 t/h le coût des appareils supplémentaires à installer peut être estimé à 5000€

CONTROLEUR UNIVERSEL

Cet appareil un des plus complet à ce jour réalise les fonctions de Mesure et de Simulation pour les signaux ou grandeurs physique suivantes. Température:

thermocouples, T, J, K, R, S, précision 0,05% pt 100 ohms précision 0,01% Humidité relative à 0,02% Pression :

De -1 à +1000bar précision 0,025 à 0,1% De 0 à 20bar absolu à 0,025% Pression différentielle : ±125mbar à ±1bar précision 0,05% Signaux de control : mA, mV, V Plus le logiciel et la liaison RS232 pour transfert des informations sur PC

mA, mV, V Plus le logiciel et la liaison RS232 pour transfert des informations sur PC

Prix de : 5 000 à 10 000 Euros

QUATRIEME ÉTAPE – BILAN ENERGETIQUE

1. Situation énergétique

2. Élaboration du bilan massique et thermique

3. Calcul de rendement

1. Situation énergétique

La chaufferie est composée d’une chaudière débitant 12 T de vapeur/h timbrée à 15 bar Sachant qu’elle fonctionne 8 000 h/an et qu’elle consomme 85 Nm 3 de gaz naturel/Tonne de vapeur.

Calculer:

La production annuelle de vapeur ?

La consommation annuelle de gaz en TEP ?

Les dépenses annuelles en DT ?

Les émissions de CO ?

Exercice n°2

2. Bilan énergétique

Les valeurs suivantes ont été relevées suite à une analyse de combustion:

Pression vapeur Température vapeur Température ambiante Débit vapeur Débit gaz naturel PCI gaz naturel Débit d’eau d’alimentation Température d’alimentation Température des fumées CO2 en % O2 en % CO en ppm

: 11,5 bar : 190°C : 31,4 °C : 8277 Kg/h : 709,8 Kg/h : 9 Th/Nm 3 : 8277 Kg/h : 70°C : 238,7°C : 6,4 : 9,6 : 0

Établir les bilans massique et thermique de la chaudière? Calculer l’excès d’air? Déterminer le rendement de la chaudière?

Commenter?

exercice n°3

suivi du n°4

Rappel volume d’un gaz :Une quantité de gaz qui occupe un volume V1 à la pression P1 et à la température T1 peut aussi occuper un volume V2 à la pression P2 et à la température T2, ou un volume V3 à P3 et T3, etc.… Il y aura toujours la relation :

P1 x V1

=

P2 x V2

=

P3 x V3

=

etc.

T1

T2

T3

Attention :

1/ Dans cette relation, P et T sont en valeurs absolues (bars abs. et degrés kelvin) 2/ Cette relation est rigoureusement vraie pour les gaz parfaits (la plupart des gaz ne sont pas loin de l’être, mais chacun sait que rien n’est parfait) Calcul d’un volume en normaux – mètres cubes : (définir : Nm3 ?) Exprimer en Nm3 un volume V1 mesuré à la pression P1 et à la température T1, signifie qu’il faut calculer quel serait le volume à PN (1,01325 bar) et TN (273 K). La relation : PN x VN = P1 V1 Soit la relation VN = V1 x P1 x 273

Prenons maintenant le Nm3 à 25°C et 1013,25mbar cela donne la relation :

TN

T1

T1

1,01325

Vn25 = V1 x

P1

x 298

T1

1,01325

Exercice N°4 Soit un volume d’air VN25 de 10 m3 à (25°C et 1 013,25 mb) Calculer le volume occupé par cet air à :

1/ P1 et T1 : 1126 mbar et + 5°C (en hiver, par régime anti-cyclonique soit haute pression , beau temps. 2/ P2 et T2 : 900 mbar et + 45°C (en été, par régime dépressionnaire, soit du mauvais temps. On utilisera la relation :

V1 = T1 (°Kelvin) x VN25 x 1,01325 (bar abs)

 

P1 (bar abs)

298°K

Soit

V1 =

T1

x 10 x 1,01325

V1 = T1

x 0,034

 

P1

298

P1

RATIOS UTILES À RETENIR

• Les pertes par les fumées augmente de 1% pour chaque 4% d’excès d’air additionnel.

• Une accumulation de tartre de 1mm peut augmenter la consommation de combustible de 2%.

• Il faut environ 10m 3 d’air à 15°C pour brûler 1m 3 de gaz naturel ou 1litre de fuel en combustion neutre, plus en pratique, un excès d’air de environ 15% soit 11,5m 3 d’air.

• Les coûts de combustible sont, de très loin, les plus importants pendant la durée de vie d’une chaudière.

• Un trou de diamètre 1mm dans un purgeur (pression 10bar) laisse passer environ 200kg/h de vapeur !

• Pour des purgeurs NON inspectés depuis 3 ans, jusqu’à 30%

de ceux ci sont défectueux et laisseront échapper de la vapeur.

• A une augmentation des purges de 4 à 8% correspond à une augmentation de 0,5% des pertes de chaleur.

• Sur une longueur de 100 mètres une tuyauterie NON calorifugée perd environ 5% de chaleur.

des pertes de chaleur. • Sur une longueur de 100 mètres une tuyauterie NON calorifugée perd
des pertes de chaleur. • Sur une longueur de 100 mètres une tuyauterie NON calorifugée perd

CINQUIEME ÉTAPE – OPTIMISATION ENERGETIQUE DU RESEAU VAPEUR

CINQUIEME ÉTAPE – OPTIMISATION ENERGETIQUE DU RESEAU VAPEUR 129

1. Installation d’un économiseur: 4% d’économie d’énergie

Principe :

économiseur: 4% d’économie d’énergie Principe : L’économiseur est installé à la sortie des fumées pour

L’économiseur est installé à la sortie des fumées pour récupérer une partie son énergie et la fournir à l’eau d’alimentation entrée chaudière qui aura une température de 135°C au lieu de 105°C.

la fournir à l’eau d’alimentation entrée chaudière qui aura une température de 135 ° C au

2. Régulation de l’air entrant: 3% d’économie d’énergie

Avant

Après

2. Régulation de l’air entrant: 3% d’économie d’énergie Avant Après 131
2. Régulation de l’air entrant: 3% d’économie d’énergie Avant Après 131

3. Préchauffe de l’air de combustion

3. Préchauffe de l’air de combustion La préchauffe de l’air de combustion de 5°C génère une

La préchauffe de l’air de combustion de 5°C génère une économie d’énergie de 0,5%

4. Réduction du taux de purge

4. Réduction du taux de purge 133
4. Réduction du taux de purge 133

4. Revaporiser la purge: 0,5%

4. Revaporiser la purge: 0,5% 134
La perte d’énergie engendrée par la dispersion de la vapeur de revaporisation dans l’atmosphère est

La perte d’énergie engendrée par la dispersion de la vapeur de revaporisation dans l’atmosphère est à ce point importante qu’elle justifie la plupart du temps l’investissement nécessaire à sa réutilisation.

temps l’investissement nécessaire à sa réutilisation. Condensats 8 bar Température Chaleur sensible : 742 kJ/kg :

Condensats 8 bar

Température

Chaleur sensible : 742 kJ/kg

: 175.4 °C

Condensats 0 bar

: 100 °C

Chaleur sensible : 418

Chaleur latente

Température

kJ/kg

: 2257 kJ/kg

136
136

5. Réduire les pertes par les purges

5. Réduire les pertes par les purges But: Laisser passer les condensats & Empêcher la vapeur
5. Réduire les pertes par les purges But: Laisser passer les condensats & Empêcher la vapeur

But: Laisser passer les condensats & Empêcher la vapeur de passer

Purgeur en fuite Remplacement

Ex: Usine de 300 purgeurs

• Taux de défectueux

• Purgeurs défectueux

• Perte de vapeur

• Perte financière

• Émissions CO2

: 5 à 20 kg/h de vapeur : payback de 1 a 6 mois

: 10 % : 30 purgeurs : 300 kg/h : 38 000 EUR/an : 380 t /an

6. Augmenter les retours Condensat

Augmentation du retour de condensat de 50% à 70%:

1. Moins de rejet a l’égout

2. Moins d’eau fraîche

3. Moins de traitement d’eau

4. Moins de purge

5. Moins de combustible à la chaudière

4. Moins de purge 5. Moins de combustible à la chaudière Causes de non retour de

Causes de non retour de condensat Condensats pollués Pas de lignes de retour Ligne mal dimensionnée Coups de bélier Contre pression trop élevée (installation de pompes)

de lignes de retour Ligne mal dimensionnée Coups de bélier Contre pression trop élevée (installation de
TRAITEMENT DES EAUX DES CHAUDIERES
TRAITEMENT DES EAUX
DES CHAUDIERES

SYSTEME D’ALIMENTATION D’EAU D’UNE CHAUDIERE :

Du réseau de vapeur basse pression Vapeur instantanée Station Conductivimétre en continu ou portatif. ou
Du réseau de vapeur
basse pression
Vapeur
instantanée
Station
Conductivimétre
en continu ou portatif.
ou contrôle du TH
périodique
Vanne de réglage de purge
Retour
de traitement
Réservoir
Purge
de l'eau
PH métre
en continu
ou portatif
Eau d'appoint
Eau de purge
Echangeur
de chaleur
Vidange
Désaérateur
Vanne de réglage
du niveau
Vanne de réglage
du niveau
du désaérateur
du réservoir
Retour de condensat
de condensat
Vanne de réglage
de l'eau d'alimentation
chaudière
Traitement au besoin
Vers chaudière
Pompe de condensat
Conductivimétre
Pompe d'alimentation
d'eau à la chaudière

en continu

POINTS DE MESURES NECESSAIRES SUR L'EAU D'APPOINT ET LE RETOUR DES CONDENSATS

12 Mesures pour l’eau de chaudière (>400 T/h)

Ex: Chaudière 515 T/h (150 MW) ; P: 145 b et θ: 540°C

Unités

Échantillons

Relevé de mesure Mini à Maxi

Valeur

Limite

Unités Échantillons Relevé de mesure Mini à Maxi Valeur Limite

µ Siemens

µ Siemens

µ Siemens

ppb

ppb

µ Siemens

µ Siemens

ppb

µ Siemens

µ Siemens

0,004à 0,007

< 100 (max.1000)

Eau d’appoint Conducti. Total

0,387 à 0,8

<3 µ S

Eau d’extraction Conduct. Cation.

0,181 à 2,4

3 µ S à 7

µ S

Eau d’extraction Conduct. Total

2,85 à 3,64

< 10 µ S

Eau extraction Ion Sodium

Eau extraction O2 dissous

47 à 165

< 100 (max.1000)

Eau ballon Conduct. Total

2,3 à 3, 37

< 20 µ S

Eau ballon Conduct.Cation.

0,5 à 0,6

< 2 µ S

Eau ballon pH

8,72 à 8,73

8,5 à 9,5

Eau pompe alim. pH

8,54 à 8,71

8,5 à 9,5

Eau pompe alim. O2 dissous

112 à 209

<200 max.1000

V.

Surchauffé Conduct. Cation.

0,866 à 2,6

<5 µ S

V.

Resurchauffé Conduct. Cation.

0,513 à 2,2

<5 µ S

Conduct. Cation. 0,866 à 2,6 <5 µ S V. Resurchauffé Conduct. Cation. 0,513 à 2,2 <5

1/ - Pourquoi commencer par ce tableau qui montre les relevés de 12 mesures faites en continue tout simplement pour illustrer la TRES GRANDE IMPORTANCE de disposer d’une eau pure et de surveiller en permanence ses caractéristiques Physico-chimiques aussi bien sur l’eau d’appoint que sur l’eau dans la chaudière.

ses caractéristiques Physico-chimiques aussi bien sur l’eau d’appoint que sur l’eau dans la chaudière. 142
ses caractéristiques Physico-chimiques aussi bien sur l’eau d’appoint que sur l’eau dans la chaudière. 142

IMPORTANCE DE LA MESURES DU PH DANS LES EAUX DE CHAUDIERES

Surveillance de la corrosion:

La corrosion peut provoquer l’arrêt forcé des installations de vapeur. Les coûts dus aux arrêts et aux réparations peuvent s’élever à plusieurs millions de francs par an.

Il est très important de mesurer le pH de l’eau de chaudière et des échantillons de vapeur, dans des limites très étroites, ceci afin d’éviter une attaque du cuivre et du fer. Dès que ces limites sont dépassées, l’eau alimentaire, devenant ou trop acide ou trop alcaline attaquera les tuyauteries et les tubes de chaudière puis passant en phase vapeur, finira par atteindra les pales de la turbine.

Les effets principaux dus à un pH ou trop élevé ou trop bas, sont :

Des fuites au condenseur. Des contaminants provenant du système de déminéralisation. Des additifs incorrectement dosés.

Dans les systèmes de déminéralisation de l’eau de chaudières, les sels minéraux ionisés sont éliminés au moyen de résines échangeuses de cations et d’anions. Ces systèmes sont régénérés à l’acide sulfurique et à la soude. Ceux-ci peuvent s’introduire accidentellement dans l’eau d’alimentation des chaudières, devenant ainsi des sources potentielles de contamination.

CONSEQUENCES DE LA PRESENCE DE DIVERS ELEMENTS EN FONCTION DES EMPLOIS DE L’EAU

Élément

Circuit

Industriel

Chaudières

Circuit de vapeur

Élément Circuit Industriel Chaudières Circuit de vapeur

Produits organiques

Organismes vivants

Oxygène

Corrosion

Anhydride carbonique HCO 3

Corrosion

Dureté temporaire

Entartrage

Dureté Permanente

Entartrage

Alcalinité

Entartrage

Salinité

Corrosion

Fer & Manganèse

Colmatage

Silice

-

Turbidité

Colmatage

-

Colmatage

Corrosion

Corrosion

Corrosion

Corrosion

Corrosion

Entartrage

Entartrage

Entartrage

Entartrage

Corrosion

-

Primage

-

Entartrage

Corrosion

Entartrage

-

Entartrage

Primage

-

Corrosion

-

-

-

- Primage - Entartrage Corrosion Entartrage - Entartrage Primage - Corrosion - - -

Pour les chaudières les plus courantes 25 T/h et pression jusqu’à 25 bar les valeurs à maintenir sont:

Pression de service

< 10 bar

10 à 15 bar

15 à 25 bar

EAU D’ALIMENTATION + RETOUR CONDENSATS

pH TH en ° F O 2 dissous >8,4 >8,4 >8,4 <0,5 <0,5 <0,2
pH TH en ° F O 2 dissous >8,4 >8,4 >8,4 <0,5 <0,5 <0,2
pH TH en ° F O 2 dissous >8,4 >8,4 >8,4 <0,5 <0,5 <0,2
pH TH en ° F O 2 dissous >8,4 >8,4 >8,4 <0,5 <0,5 <0,2
pH TH en ° F O 2 dissous >8,4 >8,4 >8,4 <0,5 <0,5 <0,2
pH TH en ° F O 2 dissous >8,4 >8,4 >8,4 <0,5 <0,5 <0,2

pH

TH en °F

O 2 dissous

>8,4

>8,4

>8,4

<0,5

<0,5

<0,2

Élimination physique de l’O2 dissous par dégazage thermique/utilisation de réactif réducteur

EAU DE CHAUDIÈRE

TAC °F

<120

TAC ° F <120 TA ° F TA.0, 7 TAC SiO 2 (ml/l) <200 SiO2/TAC <2,5

TA °F

TA.0, 7 TAC

SiO 2 (ml/l)

<200

SiO2/TAC

<2,5

Salinité total (mg/l)

<5000

CI - (mg/l)

<1000

Phosphate P 2 O 5 (mg/l)

30

à 100

Sulfite SO 3 (mg/l)

20

à 100

pH

10,5 à 12

Sulfite SO 3 (mg/l) 20 à 100 pH 10,5 à 12 <100 <80 idem idem <200

<100

<80

<100 <80 idem idem <200 <160 <2,5 <2 <4000 <800 <3000

idem

idem

<200

<160

<2,5

<2

<4000

<800

<3000

<600

10,5 à 12

25

à 80

20

à 60

20

à 80

20

à 60

10,5 à 12

2 Mesures à faire pour les chaudières (<25 T/h) :

a/ - Sur l’Eau Alimentaire + retour condensâts :

2 fois/mois ou plus si des dérives sont constatées

Mesurer le pH : (pH mètre portatif 800 €) Contrôle du TH : (Kit du chauffagiste 20 € pour 3 à 6 mois) O2 dissous :(oxymétre portatif 1200 €)

Contrôle du TH : (Kit du chauffagiste ≈ 20 € pour 3 à 6 mois) O2
Contrôle du TH : (Kit du chauffagiste ≈ 20 € pour 3 à 6 mois) O2

b/ - Sur l’Eau de chaudière :

Une fois par trimestre ou plus si des dérives sont constatées (2 fois/an mini.) Mesurer et/ou calculer les grandeurs physico-chimiques (par le laboratoire de l’usine ou un laboratoire extérieure)

Mesurer et/ou calculer les grandeurs physico-chimiques (par le laboratoire de l’usine ou un laboratoire extérieure) 148

TECHNIQUES DE TRAITEMENT DES EAUX

Adoucisseurs

Traitement minimal qui élimine, par passage sur des résines, le calcium et le magnésium dont les sels produisent l’entartrage des circuits et des équipements.

Le dégazeur thermique sous pression :

permet d’obtenir une eau d’excellente qualité à très faible teneur en oxygène (inférieur à 0,01mg/l), et est utilisé pour les installations qui fonctionnent avec des caractéristiques vapeur élevées (débit, pression).

La bâche dégazante sous pression :

Ce matériel qui présente des performances proches du dégazeur thermique est bien adapté aux chaudières de puissance intermédiaire et constitue une alternative économique au traitement chimique

151

Décarbonatation :

La décarbonatation sur résine permet de réduire l’alcalinité (TAC) de l’eau brute.

Procédés de déminéralisation

sur résine permet de réduire l’alcalinité (TAC) de l’eau brute. Procédés de déminéralisation 152

Déminéralisation par osmose inverse :

L’osmose inverse est un système de purification de l'eau contenant des matières en solution par un système de filtrage très fin qui ne laisse passer que les molécules d'eau.

Considérons de l'eau comportant des solutés, particulièrement du sel. Si l'on met deux solutions de concentrations différentes de chaque côté d'une membrane filtre, l'eau franchit celle-ci jusqu'à ce que les concentrations s'équilibrent : c'est le phénomène de l'osmose.

En exerçant une pression hydrostatique (80 bar), on

dépasse la pression osmotique et on force l'eau à franchir la

membrane, ce qui permet d'obtenir d'un côté un plus petit volume (environ 40% à partir de l'eau de mer océanique) d'une eau dont les solutés sont plus dilués (donc d'une eau plus pure), et de l'autre côté un plus grand volume d'une eau plus concentrée, qui sert de piston.

Exemple de prix d’un Osmoseur (eau de mer ou eau saumâtre)

• Capacité de production : 120 l/h 8 600€

• Capacité de production : 300 l/h 12 200€

Capacité de production : 3,3m3/h 40 000€ (4kw) industriel

Capacité de production : 5m3/h 55 000€

Membranes : 2 à 300€/pièce suivant dimension ;

(1,5kw) marine

(3kw) marine

industriel

Les inconvénients de losmose inverse sont :

L’usure et le colmatage des membranes La durée de vie des membranes qui est de l'ordre de 2/3 ans L'énergie consommée par la pompe de gavage, pression de 80 bar et plus.

Les avantages sont :

L’osmose inverse n’utilise pas de régénérant, acide et base

(économies) et aussi pas besoin de rinçage.

L’eau récupérée représente environ 75% du débit entrant,

pour des installations industrielles. (40% sur eau de mer)

Le procédé est plus simple qu’une station de

déminéralisation.

Le prix des osmoseurs a beaucoup diminué depuis 15 ans.

REGULATION DES CHAUDIERES
REGULATION
DES CHAUDIERES

Régulation en «boucle fermée»

C

B O U C L E F E R M E E V a n
B
O
U
C
L
E
F
E
R
M
E
E
V
a n n e
T
d e
n i v e a u
N
i v e a u
b a l l o
n
M
e s u r e
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C
o n s i g n e
n i v e a u
R
e g .
R

V

E

a p e u r

a u

a l i m

e n t a i r e

RÉGULATION DE NIVEAU À 1 ÉLÉMENT

157

C’est la boucle de régulation basique dont la grandeur à régler ,ici le niveau ballon est:

– Mesurée (N)

– Comparé à la consigne (C)

– Modifié par la grandeur de réglage (R)

Avantages : La boucle corrige toutes les variations de N, donc tient compte de toutes les perturbations (de façons ± performante, mais elle corrige). Le système est naturellement stable.

Inconvénients : Dans la boucle N varie quand un écart apparaît entre N et C (quand la mesure est différente de la consigne). Autrement dit :

• Il faut que N soit différend de C pour que le dispositif dont la mission est de faire N = C entre en action

• D’abord apparaît l’écart, ensuite la correction, toutefois dans les régulations performantes, l’écart restera petit, mais pas nul.

• De plus lors de variations rapide de niveau, suite à des variations rapide de charge, le système suivra avec un temps de retard ± important et quelque fois à contre – temps !

Régulation

en «boucle ouverte

B O U C L E

O U V E R T E

Q V a p e u r T V a n n e Q e
Q
V a p e u r
T
V
a n n e
Q
e a u
T
-
+
C
o n s i g n e
-
R
D
é b i t
Q
v
Q e
=
O
a n n e Q e a u T - + C o n s i
a n n e Q e a u T - + C o n s i

V a p e u r

E a u

a l i m

e n t a i r e

BALANCE

EAU / VAPEUR

159

• La boucle ouverte assure un fonctionnement automatique, mais ce n’est pas une « vrai » régulation, car la grandeur à régler (N) n’est pas prise en compte par le régulateur.

Avantages : Corrige rapidement l’effet de la perturbation mesurée. Sur le schéma si le débit de vapeur augmente, le débit d’eau augmente en même temps, il n’y a pas à attendre que le niveau commence à varier (ici diminuer).

Inconvénients : Ne corrige pas les autres perturbations. Exemple: si une purge intervient, il faudrait ouvrir un peu la vanne d’eau alimentaire pour compenser cette perte, mais le débit vapeur n’ayant pas changé, la vanne restera à la même ouverture et le niveau diminuera.

• Le système est naturellement instable.

Régulation « mixte» :

R E G U L A T I O N

D E

N I V E A U

A

3

E L E M E N T S

Q V a p eu r T C o n sig n e N n
Q
V a p eu r
T
C
o n sig n e
N
n
iv e a u
d
Q
T
d
t
N iv e a u
X
C
o n sig n e
R
n
iv e a u
+
C o n sig n e
Q .
E a u
M e su re
R
T

Q

V a p e u r

Q

E a u

u X C o n sig n e R n iv e a u + C
u X C o n sig n e R n iv e a u + C
u X C o n sig n e R n iv e a u + C
u X C o n sig n e R n iv e a u + C
u X C o n sig n e R n iv e a u + C
u X C o n sig n e R n iv e a u + C
u X C o n sig n e R n iv e a u + C

E a u

AVANTAGES :

En additionnant les signaux des deux boucles BF + BO on a la fois un système :

a) qui corrige très rapidement (B0) les effets de la ou des perturbations mesurée, ici le débit vapeur mais également les variations de débit d’eau ayant pour origine la pompe alimentaire.

b) Et qui maintient rigoureusement le niveau ballon (BF) à sa valeur de consigne, sauf bien sur en période de variations rapide.

Lors d’une grosse demande de vapeur, la pression chute dans le circuit, et le niveau dans le ballon à tendance à monter (bouillonnement plus important) soit l’effet de « gonflement ».

Le capteur de niveau « voit » une augmentation de niveau et le régulateur demande de fermer un peu la vanne alimentaire, alors qu’il faut au contraire l’ouvrir un peu

Nous pouvons donc encore améliorer la performance de l’ensemble de contrôle en introduisant dans le système

les variations de débit vapeur

ou

de pression vapeur

dQ v dt
dQ v
dt
dP v dt
dP v
dt

et effacer ainsi l’effet néfaste du gonflement

INCONVENIENTS :

Techniquement il n’y en pas.

Seul le prix des équipements augmente, Pour diminuer le coût des investissements on peut utiliser une stratégie de contrôle (dite à 2 éléments) suivant schéma de principe ci- après

Régulation « mixte» :

R E G U L A T I O N

D E

N I V E A U

C H A U D I E R E

A 2

E L E M E N T S

T C o n s ig n e N iv e a u d Q
T
C
o n s ig n e
N
iv
e a u
d
Q
d
t
+
T
N iv e a u
M
e s u re
R 1
C o n s ig n e
M
e s u re
C o n s ig n e
Q
.
E a u
R 2
T
D é b it

V a p e u rM e s u re C o n s ig n e Q . E a M e s u re C o n s ig n e Q . E a

n

B a llo n c h a u d iè re

P r e s s io

C o n s ig n e Q . E a u R 2 T D

Q E a u

V a n n e

165

Le débit d’eau (Qe) est asservi par le régulateur R2 qui compare la mesure Qe à la consigne Qe demandé par le régulateur R1.

Le régulateur R1 délivre un signal de consigne Qe en fonction de

la mesure du niveau ballon comparé à la consigne niveau,

dP

elle-même corrigé (dérivée première )des variations de

dt

pression vapeur c’est à dire annulation des effets contraire due au

phénomène de gonflements donc évite le primage

Régulation « mixte»

R E G U L A T I O N

D E

C O M B U S T I O N

T P re s s io n v a p e u r M e
T
P
re s s io n
v
a p e u r
M
e s u
re
R K
R
K

R a p p o rt

A ir/G a z

F u m é e

V a p e u r

A O 2 M R
A O 2
M
R

d 'a ir

A n a ly s e u r O 2

e s u re

e u r A O 2 M R d 'a ir A n a ly s

C

o n s ig n e

P

.v a p e u r

D

Q

C o n s ig n e

e m a n d e

.c a lo rie s

.v a p e u r D Q C o n s ig n e e
.v a p e u r D Q C o n s ig n e e
.v a p e u r D Q C o n s ig n e e
.v a p e u r D Q C o n s ig n e e

+ E x c e s

u r D Q C o n s ig n e e m a n d
u r D Q C o n s ig n e e m a n d
M e s u re (Q c a l.) M e s u re R
M
e s u re
(Q
c a l.)
M
e s u re
R
R
T
Q .
A ir
T
Q
G a z
Q
G a z
Q . A ir
Q .
A ir

O 2

167

168

168

MAINTENANCE DES CHAUDIERES