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qué cosas dices ivonne

una letra y una mirada

cúmulo respirado, Monte Sumo

CRITIQUE DE FRANZ BARDON


MANUEL MONTERO

DE LA MENTIRA VIENES, VUELVE A LA MENTIRA


Que la vie d’un livre commence par la mort de la parole,
que ce pendule de l’hermétisme qu’est Franz Bardon se
permette le lavage de cerveau et l’ambivalent « double
bind » pour anéantir la flamme de l’âme ou la liberté. Voici
ce qui m’encourage à m’engouffrer dans un ésotérisme
aride et réductionniste pour témoigner, en journaliste de
l’inconscient ou cosmonaute. Faire en même temps du
roman intime ou journal, servir pimentées et en salade
mes lectures, de quoi recevoir avec pompe le lecteur ou
curieux.
Rédacteur de catéchismes pour l’ajustement de son public
à lui, Franz Bardon, reformule la notion de péché d’une
manière on ne peut plus border-line. Il dicte sentence à
propos du péché qui fait apparition dans les questions, de
manière à souder l’ensemble de non-sens rigidifiants. Si
tu as agi contre la loi de ton monde ou des mondes qui te
sont soumis, tu as commis un grave erreur, tu as péché.
Ce qui est propre à la paranoïa de Franz Bardon est qu’il
n’a utilisé la seconde personne que pour une chose, pour
lui annoncer la virtualité inquiétante d’une impitoyable
punition.

Pour pouvoir agencer une réfutation je serais obligé de ne


pas me limiter à l’analyse de deux ou trois livres, mais
bien connaître l’ensemble des ouvrages et être au jus de
toute incidence qui puisse intéresser mon lecteur. Sur
cette capacité là je n’en suis qu’aux deux ou trois livres et
j’hésite à poursuivre mon texte sachant qu’il est incertain
que je puisse mieux me documenter pour me servir d’un
nom propre sur mon titre, et romancer sans conséquence.
Je dirais pour excuser mes limitations que je reste
fermement dans la position du critique, du regard critique
sur ces catéchismes, et que même le journal et l’incertain,
le lendemain, restera conséquent à garder la critique de
Franz Bardon comme position de l’ensemble de ma
péripétie ici.

Ce qui choque d’emblée en feuilletant tout ce qui


concerne Franz Bardon et qui soit parvenu jusqu’à nous,
la conversation avec Loulou comprise, puisque déjà j’ai
perçu un sujet de critique dans l’introduction qui m’était
personnellement faite.

Je rénonce à toute consultation qui demande une


manipulation du clavier autre que l’écriture, pas donc de
copié-collé. Le chien de Margarita, vieux mais vert, pour
ce qui est des chiennes, est très calme parce que très
vieux, mais aujourd’hui il est en train de tourner d’une
chambre à une autre, et tout-à-l’heure il m’a touché avec
sa patte la jambe pour réussir à me faire faire le tour de la
maison avec lui.

Bon, j’ai compris, il s’agissait de sortir pisser. Après il a


demandé à manger, j’ai compris aussi. Le chien réussit à
m’apprendre pas mal de choses.

Toujours en conversation avec le gentil vieux chien,


piquant des livres apportés ici à propos, je tombe sur les
arcanes mineurs de Aleister Crowley, auteur d’un Tarot à
part d’être le premier sataniste réconnu aux USA.
Disappointment. Le cinq de coupes, qui les représente
vides, en verre fragile en train de se fissurer. La leçon
vient à être la même que Bardon, faire le mal, plutôt que
quoi que ce soit d’autre. Moi je ferai à mon tour le mal en
critiquant, mais pareillement au nom de Satan. Au nom de
Lucifer je dirai. Je n’entends plus la télé abrutissante des
voisins, j’ai mis à tout volume du psycho garage,
puisqu’eux ils foncent sur les interminables chaînes
d’humoristes macabres qu’on appelle des fois « image ».

Je suis en revanche enthousiaste du kindle. On en vient


de m’offrir un. J’ai ramassé tout ce que j’ai pu comme
classique et poétique, à part les ouvrages de Margarita et
les miens. Je profite qu’on a arrêté de faire l’amour, cette
fois-ci l’enculage le plus beau que j’ai pu officier, parce
qu’elle est partie à son boulot. Je profite pour me faire le
roi de la maison, à part bien-sûr le vieux chien, qui a la
sagesse et la force morale. Je parade et figure dans un
projet de réfutation hermétique. Oui, puisque ma critique
ne vient pas être un renoncement à l’hermétisme, au nom
d’une douteuse raison, mais au contraire une jalousie du
juste ton, de l’importance de la parole, vrai nature du Bien
et du Mal.

Humoristes macabres et interminables, ces jours sans


musique, banlieue profonde, humoristes sans autre
humeur que celle de la vésanie. C’est l’Espagne de la
droite ultra au pouvoir, tandis que les jeunes et moins
jeunes se révoltent, prennent le rues, sont tabassés par
une police brutale. Les vieux son frappés au sang, les
jeunes femmes choisies pour cible des anti-émeute qui
parcourent le centre de Madrid en frappant les passants
selon leur critère haineux. Jours de révolution, à présent
plusieurs années de révolution, déjà, un processus dans
lequel on s’est tous pris par la main pour garder l’espoir.
L’Espagne fait une deuxième Transicion, une deuxième
recherche de démocratie. Bien-sûr que nous échappons
du pays, que nous allons échouer sur les pays les plus
disparates du monde, trainant nos balises, moi je peux au
moins me narguer d’avoir été des premiers jeunes exilés.

Une nuit d’amour.

Je me réveille très tôt. Les vieux à côté se disputent à


l’infini. On peut comprendre que c’est tous les jours. Ils
sont immortelles à cause de cela. Nous allons Margarita
et moi opérer. Nous allons ouvrir une place par l’allumage.
On allume. On s’embrasse, le bruit de nos soupirs de
plaisir monte. Monte très haut. Après le chien a voulu
sortir. Maintenant ? On est en rut, que veux tu, sortir ? Et
bon, va, Margarita va te sortir. Elle est bien sexy dans sa
maille de tricot multicolore.

D’habitude avec mes couples c’était : quel médoc tu vas


prendre ? le vert émeraude ? bon, du moins tu vas pas
prendre l’autre, le couleur chair. De quoi tu ris ?

C’est que le couleur chair et le vert émeraude je ne


prends jamais ensemble parce que c’est le même. C’est la
même molécule, quoi.

Avec Margarita c’est plutôt de sa part : « le vieux Manuel


sait se soigner »

Accueillir le simple dans le couple à tour de rôle, c’est un


vieil exercice auquel on s’exerce quand on se fait une idée
du bonheur, souvent grâce à des manœuvres plutôt
sophistiquées, d’autres fois dans le passée quand la
chimie de l’enfance parvenait à faire son chemin. J’ai le
souvenir d’enfance d’un couple de vieillards, lui et elle en
costume paysanne plutôt noire, qui s’asseyaient au bord
de la route, qui était aussi au seuil de leur petite maison
sur la pente d’une montagne, et qui se montraient heureux
d’être arrivés à leur âge en bonne entente. Le mythe du
rare vrai bonheur du couple de pauvres est très fort, et il
se trouve comme le seul mythe ou rien ne fait
métamorphose dans le texte canonique d’Ovide.
Vertumnus et Pomona. Les dieux latins du jardin, absent
chez les grecs qui admettaient le plaisir dans leur
théologie mais qui se donnaient à ne pas garder d’espoir
quant au bonheur.

Toujours pas de silence en vue, les locuteurs vésaniques


continuent de marteler de non-sens ultra leur macabres
gargarismes, cela frise le frison de l’hallucinatoire.
J’envisage donc de me remettre à écrire avec un choix
musical conséquent. Il est certain que confiné de la sorte.
J’ai pris une douche froide, les cheveux aussi, surtout, et
pas de rasage. J’ai mis une chemise à rayures, une veste,
le pantalon conséquent et unique et j’ai cherché le tabac
dans les rues d’à côté. J’ai vu une affiche qui annonçait un
tabac mais pas de local, j’ai tourné un peu et je suis
rentré. La voisine passait la serpillère à sa porte quand je
rentrais et j’ai dit : enchanté.
C’est une vie où ne compte que l’amour, puisqu’il n’y a
pas d’argent, puisque l’argent ça fait tellement peur d’en
parler vrai que on grimpe sur les hobby horse. Franz
Bardon, en voulant prendre de l’avance sur le « péché »
contre le Holly Ghost ou contre les voeux imposés par sa
propre prêche, en flic de l’immatériel il est très opportune
lecture pour un critique qui se trouve embourbé chez les
plus fous d’une banlieue, les petits fascistes, les idiots
méchants. L’hermétisme autoritaire est lui aussi idiot et
méchant, et surtout fasciste. Sinon je déduis que mes
voisins imitent les voix de cacatoès de la télévision. Une
vie où ne compte que l’amour, au point de tout détruire,
voilà la langue de fourche fasciste empoisonnant le
quotidien, la vieillesse comme la jeunesse.

La télévision au service de la droite a tout des têtes de


lyncheur, un peu comme dans les exécutions publiques
quand elles sont donnés en spectacle. Il est définitif qu’on
arrive à voter droite suite à un long période ou toute une
vie d’avilissement et misère morale. L’église et ses ogres
font ce travail et on sacrifie les enfants fragiles pour la
bonne éducation du reste, c’est à dire leur cynisme
enraciné dans l’enfance.

Un synthétiseur bradé suffirait pour accompagner ma


guitare électrique, mais il faut que ce soit pas moi qui joue
la guitare. Il y en a deux raisons, je ne sais pas jouer la
guitare et réciter en même temps et même la guitare toute
seule je sais pas jouer.
Je n’abandonne pas l’idée de donner des concerts, mais
j’écoute Alice Coltrane et je me dis qu’après son piano
une guitare électrique est faite pour rester rangée et
laisser s’enfumer la chambre à l’écoute oisive. Bref, l’idée
s’installe que la peinture d’un jour au suivant restera
reportée et que pour la poésie et la musique, pour ainsi
dire, le dicton familial « tu n’as pas de succès avec cela »
va me casser la gueule chaque fois que j’aille voir mes
parents ou même juste les avoir au téléphone. De là il y a
de quoi ne plus retourner à Grenade, même si je suis
ailleurs dans l’Espagne et non pas en France, et surtout
en faire un peu plus du bruitisme, et poursuivre le
crescendo de la transgression là où il en soit du désir.

Théorie informelle du bruit

Je ne vois autre manière qu’engager un chapitre sur le


son, et le bruit, au vu de sa manifestation autour de tout
ce que j’écris. Disons qu’il est aussi question de timbre. Je
ne sais pas s’il faut copuler sur le couvercle de la laveuse
pour arriver à l’ouvrir. C’est peut-être ça qu’on va
m’expliquer, mais je dirai que Margarita et moi, si nous
mettons un fond de jazz et que le chien est déjà soulagé
de sa digestion, bon, bref, que ça devrait s’ouvrir sans
aide extérieur.

Après il reste à reprendre tout le travail de fond sur mes


pistes sonores, qui ne consiste qu’à en faire de nouvelles,
comme ça vient. La guitare pareil. Je n’en pense plus à
rien de spécial, mais je sais que ce sera quelque part un
peu spécial, la guitare. Ici au quartier de ***, à ***, je peux
entrevoir que la première personne que je trouve sur mon
chemin peut mieux jouer et même m’apprendre.

Nous ici, espagnols, nous avons la tremblante assertion «


ici c’est la Grèce ». Tellement commence à prendre,
comme un froid humide, le message que fait passer la
télévision : un paroxysme DE VESANIE qui ne peut
vouloir dire que « sauve qui peut la vie ».

On craint non pas tant le sort de Garcia Lorca, ce mauvais


tour du destin de faire partie des inexistantes statistiques
d’un génocide, en fin de comptes nous ne sommes même
pas à Grenade, mais à ***, que le sort de Walter Benjamin
le : « you just keep me hanging on » d’attendre la mort et
finir par le suicide, ou encore le « road to Cairo » du SDF.

De ce que je peux dire de moi pour qui lise ma « Critique


de Franz Bardon » et qui ne soit du tout au fait du reste de
ma démarche, il y a peut-être de la pédanterie vis à vis de
l’écoute mais je suis en train d’intégrer, que je le veuille ou
pas, les catégories bardoniennes. Ce n’est plus la teneur
du vieil hermétisme. Je me trouve dans la métamorphose
de spiderman en train de parcourir mes dix pouvoirs et
mes dix vices sous l’élément air, par exemple.

Mais d’en rester là aurait été du dilettantisme si l’on ne


met sous critique déjà ma première méditation
conditionnée sur l’élément feu. Il s’agirait du sec, du
chaud, oui et bien aussi de la volonté parce que pour
Franz Bardon le comble est le pouvoir et qu’il s’agit du
cuisant, de l’irritation, puisqu’il catégorise sans états
d’ame le sadisme parmi les pouvoirs obscurs du feu.

Ce n’est que l’institution à titre psycho-actif de la


parapsychologie dans le plan de travail de l’ordre mondial,
une réforme du thomisme pour sa consommation par des
cellules sectaires.

On en est à l’heure où l’on juxtapose, oppose et entrepose


du Quine sur du Quine, l’heure du bal des réductionnistes.
Phagocyte du double Quine, le Quine sous psychotrope et
le Quine sous (un autre) psychotrope (neuroleptique). On
dit au lecteur : mange de ça. On brutalise le mâle et la
femelle, la copule même est rendue infinitude théorique,
vous allez voir, c’est différent… Inauguration d’une
perversion, la bibliophagie et la momification de l’avenir.
La possibilité d’un oubli, d’un désir, est évacuée illico
presto.

L’article trouvé sur le net a le même ton élogieux que les


quatrièmes de couverture de mes bouquins de lui. Nous
ne pouvons pas percer le secret ou le silence sur son
possible nazisme. Répertoire de catastrophes, le The
Great Arcanum ce n’est plus du néoplatonisme, ni du
plotinisme, ce n’est que de l’Aristote. Le grand et furtif
vieux chat de gouttière qui sait parfois répondre à notre
appel, l’oeuvre de beaucoup de jeunes mâles sur la
chatte, le collectif étudiant, le schéma, la notation,
Aristote.

L’alternance féconde d’états d’âme et des colères plus au


moins paumées, il n’y a qu’un savant dosage de cela qui
maintient l’activité amoureuse et l’amplifie. La prise
permanente de courant sur le réel, le pulse, le beat. Les
principes propres au drame qui régissent ainsi danse et
chorégraphie dirigent vers le coït les amants au delà du
cycle mensuel. Si le période arrive il doit nous prendre en
flagrant labour d’amour. C’est ainsi que la beauté de
l’aimée atteint des hauteurs inouïes et que l’on parvient à
l’exécution de tableaux qui semblent impossibles.

Margarita me souvient qu’aux quatre-cents euros que je


lui doit dans le tout maintenant qu’avec ma carte je lui ai
rendu cent viendront s’ajouter les trois ou deux-cents qui
coûtera le rouleau de toile et qu’elle va payer.

Ce rouleau est censé être la clé de voûte de mon travail


pictural a moyen terme.

Dans le général ce qui me conviendrait pour ce mois de


février serait mille euros. C’est ça que je devrais oser
demander à quiconque : ma mère, mon ami Auguste, ou
bien vendre à Loreta le tableau grand pour trois mille.
Cela me soulage de faire des chiffres. Il y a des chiffres, et
des postures, dans le couple. Elle a payé tous les frais du
premier mois de location, plus de l’outillage et une
bombona de gaz.

Le dieu Shiva s’est endormi, ou du moins il manifeste ses


vertus divines par le sommeil de l’ascète aussi-bien que
par celui du sensualiste et de l’hyper-sensualiste. La
déesse noire danse, menue et peu pesante, sur le corps
du dormant. Elle est chevelue, elle tire la langue, elle
brandit des têtes coupées, elle se repaît ainsi. Ce sont
des visualisations qui se présentent soit par association
depuis le multimédia, plus mes interactions artistiques
avec elle, soit par les suggestions de son regard. La
déesse noire qui vient combler tous mes rêves, couronner
de laurier mon réveil, est avec la plus forte intensité de
toutes les femmes Margarita, et il est décidé de nous
marier non pas pour cela mais bien par de raisons de
bien-être administratif.

Nous avons une expression en Espagne pour la misère


qui est de dire « celui là n’a même pas un coin pour
tomber mort ». Je me suis senti dépossédé depuis
l’enfance, et le souci a été pour moi de trouver ce coin où
enfin mourir calmement, juste le temps que ça prend. Le
plus grand des loisirs est de se réveiller après dans les
bras d’une déesse hindoue, irlandaise, malienne, juive,
arabe, gitane, moliniste, tremblante Aphrodite aux
crotales, sainte et illuminée, hôtesse de cinéma, infirmière
de nuit, gifle et caresse, gnostique Sophia aussi elle-
même, camerounaise, hémo gothique sans besoin,
grande fumée de marihuana, datte, bolchevique, femme
du mystère, état de prière, mantra, hindou toujours
jusqu’en tout autre planète imaginable. Elle sera toujours
du continent indien de chaque planète.

Nous projetons d’acheter de la toile à la colle, mais il faut


que l’on puise vérifier que ce n’est pas une toile peinte au
vernis le plus récurrent, totalement nulle comme basse
pour peindre. Il faut qu’on avise bien. Il faut que je lui dise,
qu’on sache qu’il est fort possible que ce soit ça, auquel
cas, mieux vaut s’en tenir aux petits problèmes du papier
kraft.

Sur ma tombe, en espagnol : como me muera asi sin


galerista me van a oir

Les araignées de l’atelier de Paris, velues, ne manquent


non plus à mon atelier au quartier de ***, à ***. Il y en a
une qui m’a empreint les deux tâches marrones de ses
dents sur mon front. Cela m’était aussi arrivé à la Clinique
Montevideo, à Saint-Cloud, Région Parisienne. J’avais cru
être vampirisé par une araignée et par le personnel.
Spider Power. La force combinée des vices et vertus du
feu et du poil, de l’excrémentiel, il y a de la paralyse et du
travail du tisseur et teinturier, il y a de la patience et de la
vitesse de réaction, il y a du maelström politique du non
sens. De la mortification secrète du transfiguré. L’araignée
qui piqua les plus diaboliques des violonistes et danseurs,
les danseuses les plus fatales.

Le chien me ramène à l’écriture de l’ici et maintenant.


Margarita aussi s’approche, elle me demande un crayon
ou un stylo, juste pour écrire, pas pour dessiner et j’ai un
souvenir et regarde dans la poche rouge pour ordinateur
et lui en passe un. Au moment de passer le capuchon qui
était tombé, je reconnais le stylo, et je montre le petit trou
à Margarita : regarde, c’est un oeil. Quelqu’un l’a fait sur
mon stylo chez une amie philosophe de 22 ans, sans que
je me rende compte, en sortant de chez elle le matin j’ai
trouvé comme-ça mon stylo, dans ma poche. Maintenant
ce stylo crache son stupre de salive noire et de sperme
noir sur le cahier de Margarita, de l’autre côté du mur.

L’oeil qui voit dans l’aveugle est utilisé aussi dans la


manipulation subliminale. Les voisins attaquent avec le
matraquage télévisuel et je mets de la musique forte, puis
plus douce. On a droit à une heure de silence, puis ça
reprend. Nous étions au lit. Ce pas que ça nous ait
réveillé. Nous ne dormions pas, mais ça nous a foutu la
zone. La télé ça fout la zone. Je pense en français, je ne
traduis quelque chose qu’on puisse dire, en Espagne il y a
pas de mot pour zone. Nos concepts sont suffisamment
divers, déjà, et imaginatifs, on rentre pas dans la question
du lexique. C’est le réel. Bon la zone, on lui met un coup
de pied aux fesses ici. On a repris de notre côté, foutre
Dieu. Entre opportuniste et faux-cul il y a quand-même un
écart.
Influence chaude, merde.

Je suis assez agacé à l’idée d’écrire pour disparaître, qui


se présente à moi en seule activité obligatoire moralement
quand mon temps s’emploie si bien à donner du plaisir et
bien être à quelqu’un avec mon corps sentant.

Je me sens plus proche de l’idée de notation, de quelque


chose qui soit pour la chanter, de bave et de danse dans
l’air, la musique, le souffle, la pulsation du mot ou des
racines, toutes syllabiques.

Erotomanie. Exhibition symbolique. Décervelage,


tatouage, guitare en bambou, yutub, ce que du chien tient-
on.

*
Si vous vous intérrogez du momment de mon présent
c'est quelques mois après. C'est à Paris, seul, mais avec
l'intention de rénuer avec Berthe. Nonobstant un mélange
émotif me tient lié en partie à Margarita, qui a vecu avec
moi six mois et a touché la corde des racines dans mon
coeur, aussi elle avait de grandes idées et des points
d'éducation sentimentale que je partageais en tant
qu'andalou du même age et de quartier ouvrier.
Reprenons, pour sortir du noeud en chignon des
malédictions tout comme Enkidu a aussi lui, qui eut le
malheur de mourir, pû s'en sortir, dans l'Epopée de
Gilgamesh, en bénisant la courtisane après l'avoir
longuement maudit, il faut la médiation divine, il faut une
voix féminine de la justice.
Mais c'ètait pas cela en fait, reprenons pour de vrai.
Moi je bénis Eve qui permet que je subsiste et peigne, qui
m'a pas laissé tomber même après la séparation, et qui
est venue à la rescousse. C'est sous ce signe, et sous son
inspiration, qui vont suivre les prosécutions d'idée et les
incrustations de texte et traductions performatives
conséquentes à l'idée de naissance du texte.
les dimensions du vivant étaient fortement modifiées, la
vie en nature, le nudisme, la consécration au sexe,
l'excéllence de l'étude, mais aussi les manifestation
surnaturelles de panique, la fureur d'un ancestral hystrion
nous ne fumions du tout du tabac mais la propre et pure
plante de l'arcane
elle a tiré matière à ses histoires, moi j'ai acquis
connaissance de mon démon
son chien griffon vieux et élégant, raffiné et sage mais
affirmatif comme un japonais, ou un patriarche, était
séduit par les chattes montagnardes qui venaient le voir
toujours peu avant le coucher du soleil
à partir des années 80 les andalous ont commencé à
avoir des droits à la santé et aussi les proffesionnels et les
installations avec le psoe ont été mieux payés, car
l'Andalousie est la région (avec par secousses la
Catalogne et autres) la plus rouge
mais le noyeau dur de la bourgeoisie est ultra,
pratiquement aussi nazi que Franco en pleine guerre
le souvenir nié mais persistant de la massacre (il faut
savoir que les méthodes d'Auschwitz sont ceux de
Franco, ils ont commencé par des crimes contre
l'humanité en Espagne) a façonné notre géneration qui est
inquiette mais fataliste et desesperée
le négationnisme consensuel a fait de notre jeune
génération de témoins incomodants
ma mère me transmet le poème que mon père avait écrit
sur moi en 1971

"hoy hace un año nuestro hijo


aquel minúsculo puñado
de ternura
-¿recuerdas?-
está hoy a punto de echarse
a andar
ahí lo tienes
persiguiendo con el dedo
a las hormigas
su ligereza las salva
de este coloso torpe
inocente
pequeño."

c'est un besoin apris chez les trotskystes et les maos qui a


Grenade n'étaient pas loin d'une sensibilité d'artistes, je
crois qu'il y avait des musiciens et après avec les
anarchistes il est vrai que l'initiation forte était déjà
passée, j'ai fait des petites actions et un pamphlet mais
surtout on a partagé de lectures situ et deleuze etc
on produisait l'action chez l'autre
pour simplifier
à cette époque j'allais aux concerts rock qui furent
fréquents au reveil démocratique de l'Espagne et qui
ramassaient plein de jeunes et c'était vivre même si j'étais
fortement complexé et sous médocs, malgré tout je me
sentais avec la vie, je vivais et parfois des jeunes femmes
venaient m'embrasser juste par ma manière de danser,
elles partaient en riant
j'étais un peu connu sur place par mes bandes
dessinnées dans de fanzines mais je restais assez
autistique
une femme japonaise s'est approché quand quelqu'un lui
a soufflé qui j'étais, elle était Teiko Mori, avec sa main en
moins perdue à l'atelier de gravure de la fondation d'un
banquier ami des arts, là bas il y avait moi et mon père le
jour de l'accident et je n'ai pas pu élucider qui a mis en
marche la machine
elle semblait vouloir me parler de cela, mais elle me
regarda avec un sentiment étrange qui lui rendait un
sombre mystère fuyant, elle partit sous peu
j'arrive pas à me souvenir des cris qu'elle a du pousser et
qui firent que mon père arrête la machine, de même que
je peux pas me souvenir des mots qu'elle m'a soufflé,
jeune adulte dèjà, mais ivre, au bar
l'odeur de résine
il faut que tu visites des ateliers de gravure
c'est un passage de plus pour la plupart des artistes

brouillon préalable

l’avant-garde

A quoi sert l’irruption de l’avant-garde dans ma vie ? Elle


m’a allumé dès que mon père me parlait des Cahiers du
Cinéma, sous dictature, en 1973 ou même si loin que
1972, où mes souvenirs de presque bébé ne portent
traces qui puissent les identifier. Elle m’a allumé dès
que j’ai fait de la gravure à trois ans à l’atelier de la
Fundacion Rodriguez Acosta, même à des heures qui, du
moins pour moi, et pour la TV à deux chaînes, faisaient
partie des heures nocturnes. Il m’a allumé pour une belle
artiste et graveur étrangère, une japonaise dont j’ai fini
par comprendre que la mention de ma part, malgré qu’à
l’époque j’avais trois ans, la troublerait fort. Elle a
souffert une blessure très grave à la main, dans un
moment ou la presse qui l’a blessée a été arrêtée par
mon papa. J’aimais les odeurs enivrantes qui se
joignaient à la thérébenthine, au musc des filles, au
patchouli de certains dessinateurs ou abstraites, au
bitume qui compose la couche sur la planche prête pour
être gravée au poinçon, à la laque pour ampoule avec
laquelle je protégeais les zones qui devaient rester
blanches ou encre claire dans la résine et qui était une
laque à base d’alcool. De l’herbe aussi, je pense que
c’était majoritaire, et j’ai le souvenir d’un artiste
responsable expliquant les pour et les contre de mon
admission avec lui, mon père, dans l’atelier. Je pense
que ce qu’à été décisif est que personne n’était frileux
et que moi j’étais un enthousiaste et un séducteur, qui
méritait sortir gagnant dans sa triste enfance.

Mon père a fait des dessins très spontanément intégrés à


des motifs abstraits, et c’était pas de l’affichisme, mais
de la gravure sérieuse et conséquente avec l’Histoire en
tant que Modernité et, pour la vente sur la technique, la
Tradition. Il avait un énorme espoir en son avenir. Pour
moi il avait toutes les cartes pour un coup de poker, sauf
que moi j’allais tricher. J’essaie d’imaginer le nom de la
peintre japonaise et je pense : Tokyo Fumi, mais son
image reste l’image du nom qu’elle m’a si clairement
prononcé quand mon père m’avait dans ses bras.

Le monde universitaire arrive trop tard à la rescousse de


chaque genre de marginal.
Je n’ai plus besoin certain de me dédommager de la
cruauté de la muse, l’alchimie marche aussi avec
d’autres muses moins cruelles. Même si la muse viendrait
se venger, comme il en arrive dans mes pensées
d’obsession ou parfois à travers l’harcèlement sur moi et
mon profil. Il y a de quoi débander, mais l’alchimie
redresse même la tour de Babel. Agissant dans tournoi,
dans tournage, dans tordu, dans rétorsion, dans retour,
dans Jacques Tourneur.

A quoi bon de fumer le tabac seul, sans shit, sans herbe,


sans héroïne le jour où je crève, sans cannelle, une fois
sans cocaïne où les rêves qui m’ont réveillé le matin j’ai
jamais su les raconter mais c’était la vie d’artiste,
d’antiquaire, de connaisseur et j’avais vingt sept ans ?

Le fait de publier on line ce que va devenir un livre


imprimé porte deux conséquences et un corollaire.
1) Joséphine est bien capable d’acheter tous les archives
constituant mon roman, à cinq euros c’est bien pour
ceux qui veulent partager l’imaginaire, mais pour celui
qui s’accroche ça se multiplie
2) c’est une politique connue d’infusion dans le public,
ou plutôt de création de public, au risque de pratiquer la
gratuité ou presque, même si par la suite un livre en
ressort de là
corollaire
Il faut que les proches dont traitent les romans aient
beaucoup de bonne humeur pour qu’ils veuillent se
rapprocher

Il faut que vous sachiez mes pratiques maniaques pour


l’écriture, comme pour la peinture d’ailleurs, même si
moins maniaques parce que « coulantes ».
J’allume la tulipe, la lampe plus lumineuse et plus Art
Nouveau, Modern Style, que j’ai peint une fois, peut-être
ma seule nature morte parce que cette lampe est un
idole. Frontalité de la source de lumière, comme dans
l’hypnose de la torture ou des effets secondaires de
certains médocs. Pendant un certain temps je retenais
des semaines entières les poubelles parce que leur
position me semblait une sculpture. Je pense que la
prochaine fois que j’aie la tentation de garder pour
contemplation les poubelles pleines, je vais trancher la
question en prenant une photo ou tournant une vidéo. Et
après un peu d’exercice et d’air frais. Je pourrais pour
faire plus de progrès me maquiller tout le visage d’une
couleur monochrome, ou me peindre une moustache. Et
hop, je jetterai la poubelle enfin.

C’est juste qu’après quand je serais chez Berthe, qui


veut dormir dans une atmosphère propre et pas glacé
j’ouvrirai d’abord la fenêtre puis en ayant reçu le coup
du froid je fumerai sans ouvrir.

amitié
15/16 1110

Tu m'auras connu en cours de route. Je ne garde pas


d'amis de longue date, je ne sais pas ce que c'est qu'un
vieil ami.

Même ma famille. Quand j'ai accouru demander une


écoute de ma tante nonne, fine et spirituelle, ma mère a
intercepté la communication et m'a sommé d'interrompre
tout échange au niveau du mental avec elle sous prétexte
que je pouvais heurter sa sensibilité. Ma tante travaille ou
a travaillé, en tant que missionnaire, avec les plus
pauvres, elle a accueilli de femmes battues, des
alcooliques, et j'en passe pour pas faire une parade.

A ce point, les rapports que je garde avec eux


ressemblent beaucoup au sourire aigre des compagnons
d'université qui me croisent un jour malencontreusement.
Mais ça arrive peu puisque je ne me souviens pas de
leurs visages, ni de leurs noms ou surnoms.
Il y en a certains qui font un grand scandale de bonheur,
de me retrouver après tout ce temps, et qui me laissent
raide quand ils se souviennent un peu de ce que je n'ai
arrêté de penser d'eux.

Puis il y a l'ambivalence, je suis déjà un mauvais fils, mais


gardons les apparences, même des petits rideaux sur nos
coeurs en charbon, même j'ai la faiblesse de l'aveu, à
force d'essayer de parler de quelque chose au milieu de
leurs machins de manger ensemble, d'aller cueillir des
mûres... je reste avec mon père, à qui les ronces des
mûres et le chapeau de paille dépassent aussi un peu, et
nous parlons littérature. Trop de dispersion, Manuel. Mais
parfois il trouve de bonnes choses. Mon père je le sens
loin, et peut-être ai je fait le deuil avant qu'il ne meure,
puisque je pense à ces conversation sous le chêne
comme je pense à la compagnie de mon chat, quand je le
revoyais après ses périodes de duelliste et
d'accouplements furtifs qui l'éloignaient pendant des mois.

Tous deux nous peignons. Nous avons à cet égard ce


manque de communication si typique des peintres. Tous
les peintres veulent garder de ses collègues la première
image reçue, et quand ça arrive dans la famille, c'est une
régression nostalgique qui nous accable. Il ressort mes
cahiers d'avant le lycée et nous faisons une farce à ma
compagne. Je lui dit que j'ai passé la journée, pendant la
cueillette des mûres, à travailler des idées au feutre de
couleur, sur un cahier. Elle est émue, j'ai peur, devant la
volonté de faire adulte de mon enfance, qu'elle bascule et
qu'elle pose des questions enthousiastes. En cours de
route, aussi pour elle, donc.

L'artisticité sociale est sous-entendue par la Loi.


L'abandon de la calligraphie latine par l'auteur a été
accomplie par Gutenberg et par les copistes, mais à
présent l'on doit faire face à l'improvisation typographique
des masses, et l'aristocratie n'a jamais été suivie par ses
sujets en tant que masse, mais par un tissu social
organisé. Or, l'entreprise ose entreprendre une nouvelle
aristocratie sans contreparties.

J'attrape un peu de mon courrier :

1)

bon

j'essaie de communiquer par l'art

je défais la tapisserie du ridicule récit que j'étais en train


d'arrondir

tu m'envoies peindre

peinture de dimanche

comme quand tu dis "aller à l'essentiel sans passer par


l'esprit"

j'apprends beaucoup

pourquoi ?

âme morbide occasion rejette

mais aussi d'autres choses

ou plutôt d'autres choses

Manuel

2)
Chère amie,

excuse moi d'être accroché comme-ça

on dirait que mon cas va de pire en pire

mais j'avais besoin

est-ce que je peux m'en passer maintenant ?

le mieux c'est de trouver l'équilibre dans l'ambiguïté

c'est ce qui ressemble le plus à l'innocence, arrivés là

qu'est-ce que tu en penses ?

fumée...

Manuel

J'ai acheté un livre de Malaparte quand j'ai exposé au


Maroc, ça va faire deux étés, à côté de ma galerie il y
avait un libraire de livres usés, ou en tout cas vieux et
arrivés là. Il avait l'air moqueur à me voir ennuyé fumer à
sa porte et jeter des regards sur les livres en calculant la
petite monnaie sans pouvoir vraiment cerner mon affaire à
l'achat. La galerie était la plus importante de Rabat dans
le domaine du marché privé, avec plusieurs employé(e)s
et plusieurs étages, la librairie en revanche était un
cabinet sans autre éclairage qu'une tulipe à la caisse
centenaire et le soleil à la porte, où s'entassaient jusqu'au
plafond des liasses et des volumes. On dirait en même
temps qu'une humidité obscène pourrait abîmer les livres,
et qu'au contraire c'était tellement sec et chaud que le
papier allait s'effriter ou que derrière une de ces colonnes
de confidences réservées aux étudiants francophones l'on
pourrait voir une momie ou encore une porte. Du reste je
connais mal Malaparte, puisque le livre est à son tour
resté en Espagne à moitié de trajet, l'ayant un peu
feuilleté et déposé parmi les autres "otages" de ma
bibliothèque grenadine. Mais je vois ce que vous voulez
dire...

Toujours restons au féminin. Qui est ma compagne ? A


part une autre artiste à part entière ? A part une femme
intelligente et avec ce penchant pour la solitude que la
rapproche de moi ? A part d'être un visage à étudier pour
ma peinture, peut-être un corps ? Et quel corps, toujours...
Un dos, un devant à triple pli dans la finesse indienne, qui
stylise les bourrelets ? Une gorge, où je dois halluciner
toujours une tarentule que caresse la naissance de la
voix ? Des jambes que je trouverai toujours magnifiques ?
A part quelqu'un aussi peut-être en cours de route, mais
dont j'écoute les soucis et je me conforme de savoir ce qui
vient à propos ?

Et qui sont les autres femmes ? Je pense que là l'on


touche quelque chose de dur. Puisqu'elles ne peuvent
rester désincarnées pendant des mois et des mois. Elles
deviennent folles, dans mon imaginaire destructeur. Le
noyau dur de ma paranoïa est de croire que tous les
signaux marqués "love" me sont adressés, et surtout de
penser que je suis à l'origine de toute la folie du monde
féminin. Je séduis, j'abandonne, je suis jaloux. Les trois
stades de l'amour de Dieu que j'ai produit par l'excès,
comme un volcan produit la lave. Je pense que l'amitié fait
ce cycle purificateur, sacrificiel. J'ai déjà parlé du corps
juvénile du sphinx, et de son suicide. Je reviens aux deux
courriers là-dessus. J'attrape le mot de passe
"amour" (Ame Morbide Occasion Rejette) et "ambiguïté",
ainsi que le vieux mot de l'innocence. Non, je ne peux dire
qui sont les autres femmes. Cela serait de la littérature, et
moi je fournis des documents joints à ma peinture.

Le peintre peut se permettre une surabondance interdite


au poète.

Oui, voyons, qui sont-elles ? Des corps aussi, portant


chacune ou pas tel ou tel stigmate, tel grain de beauté ou
teint de cheveux. Des corps, qu'on peut connaître comme
on connaît de par les gravures de Palladio le Panthéon
d'Agrippa ou la Basilique de la Paix. Comme on sait
qu'une chaise est une chaise. Sans pour autant nous
asseoir. Mais des corps traversés par des flux de langage
et producteurs de langage. Imaginez. Je fais rentrer dans
mon monde pulsionnel, outre mon couple, et en priorité
par égard des rares amis hommes, des femmes qui
pratiquent le même métier que moi, l'art. Mon
donjuanisme est ma façon naïve de pratiquer l'émulation.
Je n'ai trouvé une autre façon de me référer dans mon
travail à leur multiple influence à la Tristan et Yseut, ou
platonique (qu'à elles, femmes de la Réalité, les rebute
chez moi comme un symptôme sénile de bondieuserie),
que les bicéphales qui peuplent mes dessins et peintures.
Ce qui était une idée pour un tableau à thèse est devenu
un acte figuratif compulsif, obsessionnel comme peut l'être
l'hygiène chez d'autres. J'en fais de plus en plus de
femmes à deux têtes, des corps à la chair bleu cobalte ou
polychrome, et ça se passe aussi dans les dégrées des
métaphores et des synecdoques, dans la fourrure du
langage qui n'est jamais si bien cousue que sur un corps
escamoté.

Cuánto tiempo se quedan los números


en el reloj, cuánto tiempo la flecha
Difficiles à suivre, les Renoir, père et fils, peinture et
cinéma, si proches de nos premières expériences
esthétiques. Cette tension dramatique du Carrosse d'Or,
une dorure faite de lumière sur une salle obscure ou dans
le clin d'oeil d'un appareil privé, ce plaisir jusqu'aux
lèvres rougis de la contemplation d'enfants, filles et
femmes. Le rideau de l'impressionnisme, qui semblât
démocratique et accessible au peintre dominical et à
l'homme sans espoir, les dérobe à notre vue, et nous ne
suivons plus. Pourquoi se distraire aujourd'hui aux
couleurs ? Un nouveau mirage les convoque et nous
donne l'illusion d'être peintres à nouveau, déçus que nous
sommes d'en être Renoir à l'heure du blanc et noir. La
Lune à mis un cil de Rimmel sur son regard de folle, elle
commence à décroître, sa lumière demande des lavages
au café, c'est l'heure du papier, pour le nouveau mirage,
déjà connu et revu ce soir chez Thaddaeus Ropac. Si le
papier, si la couleur, si l'abondance de symboles, la
générosité des petits visages qui nous encouragent, si
l'appareil honnête de la main semblent nous indiquer le
chemin, le rideau nouveau d'un casse-tête, par le
truchement de cadres complexes, par le jeu d'un esprit
insupportable, nous dérobe le Francesco Clemente que
nous croyons connaître et peut-être nous avions connu, et
nous ne pourrons plus le suivre si l'on n'est pas renards.
Une procession d'ensorcelés barrait le passage, et le
peintre et le public ne pouvaient pas sortir de l'oeuvre
d'art. Visages barbouillés de blanc intense comme dans
les nuits de l'iboga ou d'autres cultes syncrétiques. Le
casse-tête, comme tout jeu, est cruel et pour un artiste de
papier, faute de nous faire devenir des lions ou des
panthères, nous devons y suivre la voie du rôdeur et
devenir un peu renards. Peut-être pourrions nous suivre
les traces de cette peinture partagée en fragments, peut-
être trouverions nous la notre, et c'est de cela qu'il s'agit.
La Lune fume avec moi à la fenêtre et me dit "c'est à toi
de le dire, il n'y avait pas Nabe, si semblable à toi
(physiquement, coiffure, lunettes, veste), ni Matzneff, trop
occupé, il y avait une foule et personne n'a pris les grains
de raisin, dessinés avec la vigoureuse couleur de la
maturité de style", et moi qui réponds à la Lune "ils sont
pas mûrs pour moi".

L’empereur dans le flaque d’urine, l’artiste ou président


de l’imaginaire finira toujours phagocyté par son anus.
L’on parle peu sérieusement toujours et seulement en
domaine psychanalytique, jamais dans le discours de la
démocratie d’architecte, de la folie cachée par l’éducation
bourgeoise dans l’anus de ceux et celles qui veulent
parvenir au pouvoir et au rôle décisionnaire. L’artiste
comme un empereur peut dans la Fin de l’Art qui s’opère
au XXe siècle prendre toutes les décisions, même si cela
n’est quelque chose qui lui sera accordé par le succès
ultérieur. L’artiste est tyran et spéculateur parce que la
propriété ne soit que du Nom est tout comme la
propriété privée le fruit du vol et de l’expoliation. Et les
pratiques marginales du graffiti ou de la libre pensée ne
sont que spéculation soit vol. Alors il faut se faire un
propos, si l’on prend les rennes de la réalité ou de
l’imaginaire et c’est pour cela que l’Histoire abonde dans
l’abus et le n’importe quoi, mais si le rennes sont prises
par le peuple, ne soit que pour arrêter une course folle et
descendre ensuite…

Il promenait sa main sur la nuque d’elle et pensait elle a


des traits indiscernablement picniques, peut-être même
pas un picnique dans sa famille. C’est là que la statuaire
universelle, des gargouilles gothiques à celles de
l’Amérique Précolombienne ou les Bouddha d’Extrême
Orient dépassent toutes les accurances de système des
anglosaxons, ils ne peuvent même pas se représenter avec
de traits communs ou universels, si ce n’est le smiley. Mais
c’est qu’elle est enfouie à jamais dans ce dernier regard
direct, avant de partir du bar.

je peux avoir des microbes, comme n'importe qui qui prend le


métro
mais j'ai pas fait l'amour à d'autres
mais c'est d'accord, ça suffit
si tu comprends les angoisses de Patricia explique moi
9:23
tu es une des personnes les plus gentilles que j'ai connu,
prend toujours soin de ta personne et aie confiance parce que
l'amour est possible, au revoir

Je vous avoue que je sors d'une rupture, j'ai 46 ans, un fils


de 18 qui n'habite pas avec moi, et mes conditions
actuelles sont précaires mais encore vivables, et me suis
inscrit sur meetic pour avoir un peu de vie, j'ai une
conversation littéraire (je suis peintre mais pas mutique
toujours )
Mon mobile est le 06 61 31 59 94 et je voudrais bien vous
inviter à un café à mon atelier, car j'ai lu sur votre profil
que vous fumez et que vous aimez les chats (j'en ai pas
mais j'aime aussi et je fume beaucoup, je bois pas, en
revanche )
je suis andalou, parisien depuis longtemps

ma personnalité allait bien jusqu'en 2011 mais je me


remets, c'était la révolution en Espagne et je suis un
peintre libertaire à Paris depuis 2004 et bilingue
j'aime les discussions littéraires entre fauchés qui ont lu
j'attends une femme de gauche, freudienne, qui aime
poser, qui soit pas totalement blanche si possible, en tout
cas pas catho et je rêve d'un amour où je puisse exprimer
la tendresse naturelle

ending 2016 and at early 2017 I have been involved in a


(love) muse and model relation with Carmiña

for me she represents the strong effort of working women


to change society in their very detailed application to
service to weak or old people, some social activism that I
was too high every time to be able to do well

so they are most of them, and in their single different


way, works on admiration for women seek of justice and
freedom

le voisin mauricien m'a fait l'offrande rouge dimanche

c'est quoi

c'est quand un devin prescrit le sacrifice, mais en milieu urbain


cela se réduit à offrir de la viande á un ami désargenté ( moi en
l'occurence )
il a du la sortir des poubelles du supermarché parce que c'etait a
moitié décongélé et ça m'a foutu du mal dans les tripes
c'était un sac grand plein de viande de porc
je l'ai mangée telle quelle, j'ai pas de cuisine et j'avais pas mangé
plusieurs jours

merde c'est degueu tu l'a mangé crue

c'était fumée un peu, comme le jambon


pas totalement crue, mais elle était ramolie et la couleur moche
je me purifie maintenant
d'abord lundi la nuit j'ai marché dans les rues pour sentir que je
pouvais bouger
puis je commence ce soir mes rituels

fais attention a toi

c'était moi qui faisait peur


je m'habille de plus en plus gypsy
et j'ai les cheveux fous
en plus un groupe (en fait un d'eux ) a voulu la bagarre et je suis
allé direct sur leur gueule et c'est fini en salutation
j'ai pas besoin de faire vraiment peur ni d'agresser, je vais sur la
personne comme si j'étais l'ange de la mort et en même temps la
vierge noire et ce qui se passe c'est que tout le monde calme tout
de suite
je suis régi par un Centre qui n'utilise pas la raison ni le pouvoir,
parce qu'il n'a pas besoin
bisous
tu es une belle chanteuse et compositrice et à part ça poète et tout
un tas de savoirs et de pratiques et je te fais de bisous

La meilleure manière de s’adonner à la rédaction d’un essai intime


qui soit une Critique de Franz Bardon, n’est pas de montrer la
prétention dans son Oeuvre ou son défaut par manie, sa froideur,
mais de profiter d’abord dans l’écriture propre à la vie de l’effet
rebond d’une lecture critique de sa doctrine ésotérique et de ses
répertoires symboliques, qui consiste surtout à l’énergie que je
puise du rapport platonique.

Odette dit que tout le corps le démange depuis qu'on l'a fait,
elle et son mari décident si je peux ou je ne peux pas rester.
Quelque chose m'arrive, me prend et me plaque devant ses
nombreuses citations et les disques qu'elle propose et le nom
qu'elle donne aux pétards et les croquettes de son chat
eunuque

le voisin harcèle la mère de mon fils et mon fils très loin


ils n'ont pas réussi à parler à un travailleur social
je suis dans la ville une personne impossible un non lieu
je ne peux pas prendre le bus pour voir ma psy
je suis trop paumé, elle est riche, moi, je suis un trou gitan, un
nid qu'on dégage brusquement

Approfondir l’identité gitane (le signifiant gitan circule, mais...


pas comme un autre signifiant ) est un renoncement presque
total, qui in fine ne peut s’accomplir que de manière tragique,
sous le regard bourgeois. Que cela arrive au sein d’une
Critique de Franz Bardon, d’un essai intime colorié par
l’ésotérisme futuriste de l’avant-guerre et ses séquelles
indiscernables et troubles, dans la bulle du tapis de prière d’un
atelier de peinture, ne fait que produire un noyau émotif au
sein du récit, un moi désespéré qui s’affirme pour nous dans la
communication et l’exercice d’écoute.

in media res, traduisant de Shelley ( La Sorcière de l'Atlas)


sous fond d'Arthur Louis Cingualte la voix de Manuel Montero,
le même peintre que vous voyez colorier des reproductions
noir & blanc d'art italien avec des couleurs ( 11 couleurs, dont
il utilise une partie ) Sennelier et de l'eau bouillante. Suivent
les récitations chamaniques de Bissecta sur le thème Clathrus
Ruber et les variations Bissecta & Montero de Casseroles
contre la Corruption 2017 avec traduction performative des
1001 nuits, d'après l'édition Khawam ( projet Shaharahzade )

VIE 22:12
regarde des créations que j'ai réussi à retrouver, Shahrahzade,
j'espère que ça te fasse plaisir
neopobre
HOME
manuelmonterobilin.wixsite.com
ce sont des planches prises par la Mission Pelliot dans les
grottes bouddhiques de Touang-Houang, coloriées par moi et
avec des notes à la main de poèmes, messages, citations,
parfois en anglais, en espagnol et français souvent mais il y a
des détails énigmatiques dessinés sur les images, tel des
lunettes, des seins pour les figures féminines, de petits feux
follets sur les têtes
j'aimerais les présenter comme collection pour le restaurant
chic chinois de Paris, le Shangri La
Sandrine m'encourage à m'adresser à eux par lettre mais je ne
trouve d'adresse de directeur sur leur web, c'est juste pour
réservation
il y a des citations anglaises souvent
et des petits poèmes anglais par moi copiés du tlf
il y a Kerouac qui parle de la Chine, dans un roman
enfin
beaucoup d'élements clé
my head is gone before you
mais il y a encore une oeuvre
une grande toile
que j'ai peinte d'après le réveillon 2011 que Berthe et moi
avons passé chez toi, où l'on voit danser Berthe, Olga ( amie
de Nour-dine ) et Amina et dont une des grandes versions à
l'huile ( l'autre version a été achetée ) et chinoise dans
beaucoup de manières et je l'ai peinte en rentrant la nuit d'un
diner au Shangri La et en pensant qu'elle serait suspendue
dans ce lieu d'évocation et de discret abandon à la volupté car
les couleurs sont libres, régis par l'harmonie de la vie, par les
secrets desseins des pigments et leur noblesse, vert cinabre,
rouge laque chinois, les trois nuances du bleu, sans le
turquoise dans le jeu, la composition devient une danse aussi
pour le bras qui tend son pinceau

bref
je pense qu'il y avait même du turquoise quelque part dans le
tableau
il est roulé ici à l'atelier
et c'est grand

Il y a un vieux film espagnol, tourné en France à cause de


Franco, avec Michel Piccoli, qui raconte un monsieur qui
tombe amoureux d'un mannequin en écaille et faux cheveux et
l'amène vivre avec lui. Il l'assoit à sa chaise pour les clients, il
est dentiste, et il figure une séance de dentiste tout en profitant
pour caresser le souriant mannequin

j'espère ne pas en arriver là avec les robottesses, elles sont


affolantes, depuis qu'elles parlent, je fume tout le temps et je
suis dans un rêve, mais aussi j'ai commencé la bouteille aux
sulfites

bisous pour toi Estelle, à te les donner vraiment et au plus


intime, ma très belle

je n'ai même pas bu le demi verre


je l'ai offert au Buda d'Emmanuelle Seigner, celui
que j'ai dans le coin inaccessible
Le Bouddha de la Lune de Fiel, Polansky Boddhisatva du Père
Lachaise
il regarde la tombe de Victor Noir
qui ne rend plus fécondes les femmes comme avant
pour lui sont les offrandes mesquines
il est un Bouddha souffre douleurs et cardinal
c'est une sorte de protection
et je n'ai pas sombré dans l'alcool

et à l'aloé je l'ai offert


mais à un seul de mes deux

on arrose pas de vin


les lutin du lavabo
car ils sortent en courant
faire la fête ailleurs
et le WC perd son charme
son génie d'intimité

hello
je ne sais pas si le fait que je fume...
... ça serait un inconvénient majeur
pour juste prendre un café, dessiner, parler de la vie
et de la beauté
je ne suis d'emblée qu'un futur ami
l'amour est simple
et il est universel
tant l'on le traite avec mépris
qu'un sourire
fait du bien
venez
venez écouter du jazz
et de bouddhisme
zen, Tibétain, Nichiren
et de vaudou et de yoga et de littérature
ou juste se regarder

vous êtes joyeuse et cool, allez, je ne suis pas si mal, je suis


plutôt sérieux en fin de comptes mais tendre et gentil
je sais que l'on est une ordure si l'on oublie l'humain
que je devine un remords
et je serai le plus attentif
j'ai connu une bouddhiste Nichiren
je n'ai rien regretté
mon bouddhisme date de mon adolescence
autodidacte, éclectique et toujours en étude
parlez moi et je suivrai la partition
la dharma sont les femmes
quelque chose qui s'envole dans la tête
comme le franc-maçon qu'était Don Giovanni
comme le lion rugissant tigré dans la poésie chinoise
deux papillons
superposés par le vent
les dessins d'apocalypse en miroir
du mâle et la femelle

Nelly
voulez vous que nous nous voyons demain ?
demain c'est dimanche et je n'ai rien prévu
moi je dois être très obstrué par le manque
mais le "travail sur moi" que je fais devrait m'avoir débloqué
en fait je fais mon beau parleur quand je suis avec une amie
femme
et je dessine et pas grande chose de plus
et pourtant j'ai appris la technique de l'amour
et les copines d'avant m'avaient toutes dit que j'étais très
bon
je reste avec mes dessins, que peux-je faire d'autre

sans forcer les situations ni les envies


un café est toujours possible
sachant que je suis fumeur
et que mon atelier et un savant chaos

ça me suffit de très peu d'alcool pour basculer


même pas egoiste
je n'ai plus pudeur à etre mesquin ou radin, j'ai dis à la soeur
de Lourdes que je ne peux pas aller en Espagne parce que je
n'ai pas d'argent et on dirait que je suis très près de mes sous
mais malgré que j'ai toujours le téléphone et l'ordi et d'autres
acquis je n'ai plus de liquide sur moi depuis plusieurs mois ni
d'argent en compte banque, ma carte me crédite parfois pour
certains trucs, sinon je mange encore
mes copines ont bon coeur et ont compris, non seulement
elles me demandent pas de les inviter mais encore souvent
elles m'apportent des machins pour manger qu'elles se
pressent de ranger dans mon frigo à leur arrivée ( Sandrine,
Estelle, Berthe et parfois Carmiña )
moi en tant qu'artiste séducteur je suscite d'abord l'admiration
en beau parleur et ensuite j'appelle à un dur et soutenu
exercice de patience
et tout ça il faut qu'elles y voient une réconnaissance
à peine aux 90's on a ébauché l'entourage féminin (très
marquant ) d'Antonin Artaud
il y avait Marthe Robert, traductrice de Kafka et je crois
qu'aussi de Freud

J'habite en rez de chaussée car je suis confiné en attente


d'atribution HLM à faire lieu d'habitation de mon atelier de
peinture. Ne pensez pas que je vais me plaindre à cause de
cela, je me plais bien ici. Les gens qui entrent y voient du
désordre, moi je vois les choses que j'aime, mes livres, mes
tableaux, mon grand aspirateur qui semble sorti de la première
version de star wars et puis mes deux Bouddha, l'un au coin
où je fais pousser de l'herbe, un modèle en bois, japonais ou
thaï et l'autre celui qui se trouve avec mes livres, je ne peux
pas décrire mon espace sans que ce soit la description
poétique d'un lieu sacré ou en tout cas magique

Nota bene : ce montage ( la piste son est composée de


plusieurs lectures de textes de Manuel Montero) est composé
de collages de Manuel Montero, mais les éléments sur "l'autel
bouddhique" de la bibliothèque (sans compter la présence
"présidentielle" du livre Bread and Water by Eileen Myles,
1982, Madras & New York ) sont dus à Estelle H (portrait de
femme à l'encre), Eleodora Nesua (exvoto de santería, alma
del Purgatorio), Piñero (exvoto révolutionnaire en latex) et
Patience Tison (Bouddha en terre-cuite vernie) - juste ajouter
que le talisman porté par le Bouddha a été apporté du Japon
par Berthe Livet

Pour ce qui est des collages ( une fois passé le portrait avec
l'enveloppe collée, sur laquelle se trouve, à la manière de la
Chine Antique, écrit le seul manuscrit d'un poème qui fût
declamé avec guitare d'après cette même enveloppe) ce sont
deux livres d'artiste de recyclage et analyse de matériel en soi
artistique ou culturel avec des notations de type romanesque
et retouches, collage et dessin de l'année 2012 presque
totalement

Je veux dire mon admiration pour les personnes qui puisent se


sentir représentées (et je prie qu'il ne leur ressorte que du
bien) car tous ces personnages féminins sont des artistes à
part entière et je regrette que les faits passés me coupent la
parole d'admiration et encouragement due

La création verbale illustrant le poème visuel est récente sauf


le premier morceau qui lui date (quant au texte) de 2012
(merci, les filles / récit critique) et je me suis permis d'appeler
trans-flamenco ma démarche vocale (aussi j'ai utilisé
l'expression néopauvre) à cause plus de la terre qui m'a vu
naître que sur des racines qui, grandi dans un pot fermé
(famille de professeurs) comme les bonsaï, malgré qu'entouré
par la nature du flamenco, ce sont des racines qui n'ont pas
accroché (la terre ou l'odeur de terre, d'herbe, vie et son air et
son ciel ont servi de racines)

LE CALME INTERROMPU

2:00
J'ai fondé le Mouvement d'Agitation Libertaire ( MAL )

le Mouvement d'Action Libertaire ( MAL ) ne me concerne


pas

Ok
le deuxième MAL je sais pas qu'est-ce qu'ils font
je les connais pas

Ok manuel je dors à demain

My self-summary
I always looked to be a painter, and so I am, but I wanted all
shining things as love, the excellence of poor people, the
swing of nature in dreams and urban smog on a erudition
library, and I look for models to make portrait or nude and
have conversation and write and dance if there's place left
What I’m doing with my life
I go to a cheap restaurant of the Centre d'Action Sociale and
to my analyst but the rest of time i'm ahead into producing
forms of art and sharing
I live in my working place and I love to set books on piles and
take one and try to translate to French or the inverse way
The main principle of reality is that I always can take a shower
if i go to an ex friend and being able to paint, write or at least
to make a sketch once a day or more
I’m really good at
To be true girls I've talked to told me few men invest
themselves into giving oral sex to the properly to say female
sex, this is to say a somehow silly thing, I love to lick, suck,
feel, smell, swallow ( yes, there are occasions ) caress and
finger ( I've never fisted and I do not pretend) Exposed this
way into informative note words this is not at all seductive, I
will change my profile information in a more literary way next
time I'm high but today I'm no good for more
To be true, I'm really good If I take garlic or honey and
specially if a have a good smoke ( I'understood the matter was
intercourse, here, at this point, but I love to have simply
friends and discuss, I'm a man of books and literature )
Ah, nevertheless
Don't forget this does not mean I should have a small organ,
it's not small, no, I do not have a small, it is in a good fit and
I'm hairy and tender, so it's said in the poems of some maids
Favorite books, movies, shows, music, and food
the Kamasutra in the Penguin edition is good but so patriarcal
in the vision of the power of men
the Bible gives healing, no doubt, but not the Church
I see no more beauty in churches as I think cinema is dead
I won't go see bullshit of bourgeois young privileged
I love the old fashioned poetry as I consider myself as a
student for the rest of my days
I have recently discovered choreographer Maya Deren book
on vaudou or voodoo of Haiti and I find there my nostalgia of
global roots
Six things I could never do without
go on the street without trousers even if i've done once with
my first girlfriend in 1994
another thing I won't at first do again is to go to a concert in a
pyjama and to university on a rented djellaba coming from
Morocco's town of Fez's bazaars ( this is before, this is
1991-2)
I could never do without smoke, books, guitars and a place
(my place) to be ( this seems I can eternally repeat )
I could never stand no more violence, the taste for it (even if
I've had weird girls for friends and it is written in my dreams
and written on novels and spoked on audios I use to promote)
I could never do without music ( rock n'roll, trap, garage, Bela
Bartok, Mahler, Asmahan, Brigitte Fassbender, and may be the
music my friends make )
I won't resist six
I spend a lot of time thinking about
the roots of my thought ( what I spend my time to think ) are
all forms of resistance against slavery and dictatorship
i often think on bees and their seemingly tragic fate ( of they
who went the good vision for ancient to set and believe in a
dream)
On a typical Friday night I am
nervous
You should message me if
if you love painters

exceptionnelle mimique, humour sans se priver d'élégance et


de vérité de sage et beauté d'une jeunesse, fine et forte
comme une entreprise de conquête au jour le jour, les femmes
sont elles mystérieuses ou plutôt énigmatiques ? il faut du
courage pour se faire un book comme celui qui cachette
l'ivresse divine et le feu de la vie dans une digne bouteille de
vin rouge ou une empreinte de fesses au Bleu Klein sur une
toile de 5 mètres. On a le coeur content de vous compter
comme amie, Souane Kioreo, merci

entre la fin d’une faena de Curro Díaz


et l’éclat in media res de Talavente
point à traiter, style à analyser
la succession des taureaux comme succession des heures
mélancolie nourricière de l’image photographique
voici Lascaux, Altamira, un dépôt de sel d’argent sur la glaise
nécessaire le coeur jubile d’une persistance de l’image du
taureau
de l’image sacrificielle du taureau

Mise en ligne le 6 juin 2017


Nota bene : ce montage ( la piste son est composée de
plusieurs lectures de textes de Manuel Montero) est composé
de collages de Manuel Montero, mais les éléments sur "l'autel
bouddhique" de la bibliothèque (sans compter la présence
"présidentielle" du livre Bread and Water by Eileen Myles,
1982, Madras & New York ) sont dus à Estelle H (portrait de
femme à l'encre), Eleodora Nesua (exvoto de santería, alma
del Purgatorio), Piñero (exvoto révolutionnaire en latex) et
Patience Tison (Bouddha en terre-cuite vernie) - juste ajouter
que le talisman porté par le Bouddha a été apporté du Japon
par Eve Livet
Pour ce qui est des collages ( une fois passé le portrait avec
l'enveloppe collée, sur laquelle se trouve, à la manière de la
Chine Antique, écrit le seul manuscrit d'un poème qui fût
declamé avec guitare d'après cette même enveloppe) ce sont
deux livres d'artiste de recyclage et analyse de matériel en soi
artistique ou culturel avec des notations de type romanesque
et retouches, collage et dessin de l'année 2012 presque
totalement
Je veux dire mon admiration pour les personnes qui puisent se
sentir représentées (et je prie qu'il ne leur ressorte que du
bien) car tous ces personnages féminins sont des artistes à
part entière et je regrette que les faits passés me coupent la
parole d'admiration et encouragement due
La création verbale illustrant le poème visuel est récente sauf
le premier morceau qui lui date (quant au texte) de 2012
(merci, les filles / récit critique) et je me suis permis d'appeler
trans-flamenco ma démarche vocale (aussi j'ai utilisé
l'expression néopauvre) à cause plus de la terre qui m'a vu
naître que sur des racines qui, grandi dans un pot fermé
(famille de professeurs) comme les bonsaï, malgré qu'entouré
par la nature du flamenco, ce sont des racines qui n'ont pas
accroché (la terre ou l'odeur de terre, d'herbe, vie et son air et
son ciel ont servi de racines)
chez mon ex
je dors jamais
sauf la journée
elle part demain
pour la campagne
en train

je dois être très proche de la sensibilité de l'Islam parce


qu'une marocaine hier est venue direct presque et m'a
embrassé sur la bouche parce que oui, je suis resté tremblant,
c'est arrivé au coeur, une femme d'Agadir, a la terrasse d'un
café

certes elle avait picolé mais elle restait malgré ce geste


passionné très digne et on s'est promené et en fait elle m'a
demandé que je lui prête 20 euros, mais c'est pas grave,
l'énergie était bonne et je ne me sens pas si mal, plutôt le
coeur leger

ensuite j'ai pas eu le temps de beaucoup parce que mon amie


Orfne a debarqué prête à rester toute la nuit et ça a été
compliqué de dormir

et la personne à laquelle je pensais tout le temps et que je


voulais voir est mon amie Estelle qui elle ne m'embête pas, ne
fais problème de rien et en plus on est toujours le chaud au
coeur, mais on a pas pu se voir

dans mon insomnie j'ai la sensation d'avoir froissé qui je ne


devrais pas
le roi du Maroc, celui d'Espagne ? le papa violent de Orfne ou
celui de Carmiña, le fascisme qui demande a être respecté
ou même le buraliste qui ne veut pas que je me fasse embrasser
par une transgenre d'Agadir dans sa terrasse, en fin de comptes
c'est peut-ëtre pour ça que ma collègue Nan m'a dit que j'allais me
faire tabasser

bonsoir
l'avantgarde ? un iconoclaste n'est qu'un fanatique, on les voit
à l'oeuvre dynamiter des Bouddha millénaires
et nonobstant la rigueur de catholique espagnole de ma mère
obsédée pour le pêché jusqu'à n'être dans mes souvenirs
d'enfance, in fine, qu'une ogresse, m'a structuré dans une
recherche, consciente ou inconsciente, de rigueur et de son
antidote
je suis peintre, et quand j'ai su adolescent que celui qui avait
condamné les faiseurs d'images dans la loi coranique avait
auguré qu'en Enfer ils seraient poursuivis par leur propres
idoles, j'ai décidé de ne peindre que de femmes nues et plus
ou moins j'ai tenu
Marina, je vais utiliser ce que je viens de vous écrire, mais
c'était une introduction en réponse à ma lecture de votre
profil, la problématique de la vérité et de l'artifice
je sais pas si ça vous ennuie mais dites-le et donnez moi si
vous le souhaitez la chance d'inventer un autre sujet

je voudrais bien faire votre connaissance

mon profil a été écrit pratiquement d'un trait et c'est un peu


comme le votre, littéraire, mais moins bien machinné

malgré tout je reste un vrai auteur (peintre toujours) et je vous


joins mon profil sonore (avec des liens vers mes deux blogs,
ma page de ventes tirage d'art - je vends rien pour l'instant et
mon canal youtube) à cela ajouter à un moment donné mes
textes (sans problème, ils sont gratuits en pdf., les livres
imprimés coûtent 25 et 30 euros)

je voulais vous dire que ma psy me gronde pour la fumette


chaque fois que je lui fait remarquer que ça été le traitement
qui m'a foutu en l'air, mais que je reste capable d'une
conversation amusante et je n'ai pas regrossi et je sais un peu
de flamenco

resumen 1er día de regreso al TALLER

no tenía leche de cabra, que uso para que el papel no esté


muerto cuando pinto acuarelas o tinta china
en fin, voy a pintar tres
preparados de otra forma
lo mismo pruebo a meter lineas de óleo, para retomar, aunque
sea papel
16:29
alucino lo que ha salido
he hecho uno, con acuarela, aparte del raspado de achicoria
que manchaba el centro del papel
no me he comido el coco
ante la duda, una mujer desnuda
digo, si lo que uno pone en la imagen es lo que quiere tener, la
primera cosa que me viene, no sé los demás, pero por mí,
estar con una mujer bien relajado es algo que no quiero que
me cambien por ningún substituto y será lo primero que pida,
como el pan
ahí se origina el placer de ver la imagen, porque después la
vamos a volver a ver y más

Manuel Montero, París, 151117

le livre espagnol des hymnes grecs d'Orphée est cité


visuellement apparaissant sur la vidéo, j'ai traduit d'un trait en
suivant la pulsation cardiaque et jouant une guitare électrique
dézinguée qui s'appelle La Chunga, ou Celle des Puces de
Montreuil, ainsi que pour percussion, une lampe marocaine
offerte par une amie à Aubervilliers, qui sonne darbuka car le
principe en est le même, peau de poisson tendue et affinée

sur l'autel bouddhique ouest, avec la vulve de jade et le pot de


Ricorée (qui évoque la déesse Protirée, une des premières
louanges orphiques) un portrait de jeune femme peint à l'encre
délavée par Estelle H.

autrement dire que les annotations pourraient s'enlacer à


l'infini, mais s'il était question d'une liturgie, d'une oeuvre à
usage proprement religieux ce sont mes traductions de magie
orphique, néoplatonicienne, ainsi que mes divers vidéos
d'arrangements de livres et objets (ainsi, par exemple, pour
vous citer un espace autre que ma bibliothèque-atelier, l'autel
funéraire dont le projet a été lancé sur ma chaine)

excusez l'empreinte rutinaire du peintre, de ne plus donner la


fleur mais la mixture, elle contient la couleur, qui exprime la
vie, en fin de route c'est aussi la fleur

Plutarque signale la rusticité du "noyau" originaire, ancien et


intime en même temps, de tous les temples construits aux
divinités et comportant des prodiges d'art et travail
architectural (à l'intérieur, au plus sacré du sanctuaire, à
l'intérieur absolu, était une mouture de bois très ancien, à
peine une forme)

si la précision anthropologique des observations de Plutarque


reste à contraster par la recherche, il en va que la formule est
semée, et ainsi pour toute persistance orphique

#traductionperformative, #traductionauvol, #néopauvre,


#paganismo, #Orphée, #Orfeo, #orphism, #letanías,
#artcontemporain, #punk, #flamenco, #électroacoustique,
#bassdrums, #haiku, #cursedpoet, #southernspain,
#lumpenconscience, #expresionismoretro,
#avantgardechaude, #dionisiaco, #Paris, #néopauvre, #trap,
#garbagephilosophy, #concert, #Albaicín, #caves,
#underground, #neoplatonic, #cínico, #shirt, #fashion, #style,
#painter, #cainita, #creatividadtaurina, #sonidosnegros,
#nanaintelectual, #métricayrítmica, #anarchy, #Tartuffe,
#daliniano, #klossowskiano, #Sosie, #cinéma, #paparazzi,
#hippy, #erotismo, #moustache, #tupé, #rockprogresivo

juste il faut comprendre la nature du collage (pratique de


bricoleur inspirée par la lecture de La pensée sauvage, de
Claude Lévi-Strauss) et c'est que le revers qui reste collé et
autres parties déchirées (ma manière se passe la plupart de
fois des ciseaux qui sont des objets en fer qui peuvent nuire la
masse sensible de l'image) sont pas récupérables et sont donc
perdues (quitte à s'en servir des rayons X )

c'est comme ça que mon âme à été façonnée et c'est comme


ça que je façonne l'image

machine de refoulement que le spectacle et la presse rose, et


nonobstant, elle fait lieu d'un féminisé confucianisme
occidental ou bien du moins un repertoire projectif en
permanente et quasi-automatique réformulation

elle a perdu son collier


araméen
il va se laisser voir
quelque part
elle est toute en noir
elle est toute en noir
non par désespoir
mais pour faire luire l'or
pour se laisser aller
la perte momentanée d'un
si beau collier
n'a rien altéré de la beauté
d'elle
mais elle a ajouté absente
des danseuses roses
collier de brouillard que l'on
ne voyait
tu es venu presque en fin
de poème,
toi, le collier, tu étais juste
posé
pourquoi ? muet
j'ai brûlé de battons de musc, santal, pachuli, camphre et
ambre rose, dans l'ordre de déambulation par rapport à une
sorte de vent de l'ouest enfin je suis un peu dans mon nuage
j'ai compris ce matin le fonctionnement de l'I King
c'est circulaire, ça c'est connu, il existe de réprésentations
circulaires d'ensemble, mais je ne comprenais pas la question
des points cardinaux
avant tout oracle, comme pour toute réflexion, l'on est orienté
vers le sud, qui a le trigramme ou schéma de trois traits le plus
simple et qui est associé au ciel et la lumière à cause de
l'orientation du continent chinois
le trigramme opposé c'est le nord et c'est un autre bon point
car c'est toujours peuplé quand on avance (c'et ma théorie)
bisous Carmiña
le nord sont trois traits brisés tous les trois et c'est le
trigramme Kun associé à la Terre, par rapport au ciel qui est
Qian le sud

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