Dakar, le 13 décembre 2017

COMMUNIQUE
L’Alliance Pour la République (APR) a pris connaissance des propos M. Patrick Klugman,
membre du Conseil de Paris, s’exprimant au nom dudit Conseil et de Mme Anne Hidalgo,
visant à créer un Observatoire international des maires en danger, en citant plus
particulièrement le maire de Dakar qui serait poursuivi en justice, non pour des faits à lui
reprochés, mais en vertu de sa position politique d’élu local et de maire.

L’Alliance Pour la République (APR) condamne avec la dernière énergie l’arrogance de Mme
Anne Hidalgo face à la souveraineté du Sénégal, de son peuple et de ses Institutions,
notamment judiciaires.

Incontestablement, l’ingérence inacceptable du Conseil de Paris et de Mme Anne Hidalgo est
une insulte au peuple sénégalais, à ses Institutions et à son administration pour qui connaît :

1. la rigueur avec laquelle l’Inspection générale d’Etat du Sénégal traite et diligente ses
missions de vérification, qui a eu à déceler dans la gestion financière de la ville de
Dakar un système de fausse facturation et des factures fictives ayant conduit à
l’ouverture d’une information judiciaire ;

2. le professionnalisme des services de police criminelle qui ont mené l’enquête dans le
cadre de l’information judiciaire ouverte et ayant abouti à l’inculpation des prévenus,
dont le maire de Dakar, poursuivis pour détournement de deniers publics, faux et usage
de faux en écritures privées de commerce, escroquerie portant sur des deniers publics
et blanchiment de capitaux ;

3. l’indépendance des juges d’instruction Sénégalais qui ont instruit la dite affaire à
charge et à décharge ;

4. enfin, les pouvoirs constitutionnels de l’Assemblée nationale de la République du
Sénégal qui a voté la levée de l’immunité parlementaire du maire de Dakar, élu député
après l’ouverture de l‘information judiciaire.

Au surplus, l’appréciation du Conseil de Paris sur la procédure judiciaire en cours, faisant état
« d’une poursuite non naturelle et d’un jugement précipité » prouve la subjectivité, la
condescendance et le mépris de Mme Hidalgo et ses collaborateurs à l’endroit de la
République du Sénégal et de ses institutions, pour une affaire pendante devant la justice.

Cette posture aux allures nostalgiques d’un néocolonialisme révolu ne saurait prospérer. Le
Sénégal, pays indépendant et souverain ne saurait l’accepter.

Pareilles gesticulations n’entraveront en rien le fonctionnement normal des institutions
judicaires de notre pays.

Le Porte-parole national
Seydou GUEYE