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Regards croisés I – Travail, emploi et chômage

NOTIONS : Flexibilité du marché du travail, taux de


chômage, taux d'emploi, qualification, demande 2 – 2 – Quelles politiques pour l’emploi ?
anticipée, salariat, précarité,
Acquis de première : chômage, productivité, demande
globale, politique monétaire, politique budgétaire,
rationnement

Fiche 222- La diversité des formes de chômage

Chômage conjoncturel/chômage structurel

 Pourquoi opérer cette distinction ? elle est essentielle pour mettre en évidence les
déterminants essentiels du chômage et ainsi mettre en oeuvre la politique économique
qui assurera la réduction du nombre de chômeurs

 Les différences

Chômage conjoncturel Chômage structurel


Lien avec la Dépend de la position dans le cycle Insensible aux fluctuations de l’activité
situation économique : il diminue en période économique : en période d’expansion, il ne
économique à d’expansion ; il augmente en période diminue pas
court terme de récession
Déterminant Demande de biens et services Fonctionnement du marché du travail :
insuffisante - Offre de travail : population en âge de
travailler, qualification
- de facteurs institutionnels
(l’indemnisation du chômage, le
niveau du salaire minimum, les taux
de cotisations, etc.)
- Facteurs technologiques
Politique à Politique macro-économique de Réformes du fonctionnement du
mettre en soutien à la demande : politique marché du travail :
oeuvre monétaire et budgétaire de - Formation
relance - Libéralisation du marché du
travail
 Les limites de la distinction : le chômage structurel n’est pas une
grandeur observable et fait donc l’objet d’une estimation. Or des modèles différents
donnent des estimations différentes.
Chômage classique/ chômage keynésien

 E.Malinvaud développe une théorie qui opère une synthèse des analyses classique et
keynésienne du chômage :
 Malinvaud reprend un des éléments essentiels de la critique keynésienne des théories néo-
classiques : la rigidité des prix et des salaires. Comme les prix ne réagissent pas
instantanément aux écarts entre l’offre et la demande sur les différents marchés, il peut
exister des déséquilibres durables sur le marché du travail.
 Malinvaud montre que la situation sur le marché du travail est plus complexe que Keynes
ne l’avait a priori considérée : il peut y avoir simultanément du chômage keynésien et du
chômage classique, ce qui complique la tâche des politiques économiques .
 Selon Malinvaud, ces déséquilibres sont de l’ordre de 4 :
MARCHE DES BIENS
D<O O<D
MARCHE DU D<O Chômage keynésien chômage classique
TRAVAIL O<D sous-consommation inflation contenue

 On peut alors étudier les 2 cas de chômage:

Chômage classique Chômage keynésien


Origine du marché du travail marché des biens
déséquilibre
Situation l’offre de biens est inférieure à la les entreprises pourraient produire plus ;
sur le demande de biens ; les entreprises cette production serait rentable (les salaires
marché des pourraient produire plus sans éprouver n’étant pas trop élevés par rapport à la
biens de problèmes de débouchés, mais elles productivité). Cependant, elles ne le font pas
ne le font pas, car cette production car elles sont contraintes par des débouchés
supplémentaire ne serait pas rentable insuffisants sur le marché des biens
Déterminant Les salaires sont trop élevés, les Les salaires sont trop bas. Les ménages ne
du entreprises préfèrent réduire leur consomment pas suffisamment, ce qui réduit
déséquilibre production, licencier afin de ne pas subir la demande de biens et services
une chute de leur profit trop importante.
Politique à Diminution du salaire, afin d’accroître la politique de relance contracyclique (soutien
mettre en rentabilité des entreprises et de les de l’activité quand celle-ci chute) qui vise à
oeuvre inciter à produire plus, donc à augmenter les débouchés des
embaucher. entreprises :par exemple, une hausse des
salaires et des revenus de remplacement

 Toute la difficulté est qu’on observe simultanément sur le marché du travail des régimes de
chômage keynésien et de chômage classique.
 il y a le risque réel d’accroître la part du chômage keynésien si on lutte contre le chômage
classique (et inversement), sans arriver pour autant à réduire le taux de chômage.
 Les politiques globales de type keynésienne ou néo-classique semblent donc au moins
partiellement inadaptées. Il faut, face à des régimes de chômage mixte, appliquer des
politiques mixtes qui sont malheureusement très difficiles à définir et à mettre en oeuvre car
elles visent des objectifs contradictoires.
 Ainsi si l’on constate que le chômage classique concerne principalement les peu qualifiés car
leur taux de salaire réel est supérieur à leur productivité marginale, il serait souhaitable de
diminuer leur rémunération afin d’inciter les entreprises à revenir sur la substitution capital –
travail (mode de production labour saving). Mais alors cela se traduirait par une hausse des
inégalités. En effet pour les catégories qualifiées les salaires augmenteraient (car leur taux
de salaire réel est inférieur à leur productivité marginale) alors qu’ils baisseraient pour les
moins qualifiés (cas des Etats-Unis)