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Problème Énoncé

On se place dans R2 , muni de sa structure canonique de plan vectoriel euclidien orienté.



e1 = (1, 0)
On note B0 la base canonique (orthonormée directe)
e2 = (0, 1)
On identifiera un point M au couple (x, y) de ses coordonnées dans B0 , ou à son affixe z = x + iy.
Pour tout réel t, on pose u(t) = (cos t, sin t) et v(t) = (− sin t, cos t).
On se donne un réel strictement positif a, et on définit :

— le cercle Γ de centre O, de rayon 3a, et le point A = (3a, 0).


— le cercle C, de rayon a, tangent intérieurement à Γ en A.

Pour tout nombre réel t, on définit également :

— les points B(t) = (2a cos t, 2a sin t) et A(t) = (3a cos t, 3a sin t).
— le cercle C(t), de rayon a, de centre B(t), donc tangent intérieurement à Γ en A(t).

Le cercle C roule sans glisser à l’intérieur du cercle fixe Γ, et on s’intéresse à la trajectoire du point
lié au cercle mobile et qui se trouve initialement (c’est-à-dire au temps t = 0) au point A. On note
M (t) la position de ce point à l’instant t (c’est-à-dire quand le cercle mobile coı̈ncide avec C(t)).
1. (a) Tracer soigneusement une figure décrivant la situation à un instant t compris entre 0 et π/2.

x(t) = a(2 cos t + cos 2t)
(b) Montrer que M (t) = donc que son affixe est z(t) = a(2eit + e−2it ).
y(t) = a(2 sin t − sin 2t)
 2π   2π 
(c) Comparer z t + et z(t), et en déduire comment M t + se déduit de M (t).
3 3
(d) Indiquer la réduction maximale de l’intervalle d’étude de l’arc ∆ : t 7→ M (t).
−−→  3t   t 

− −−−→
2. (a) Vérifier que OM 0 (t) = −4a sin u − . Calculer de même OM 00 (t).
2 2
(b) Déterminer la longueur totale de l’arc ∆.
 t
(c) Montrer que le vecteur → −
u − dirige toujours la tangente à l’arc en M (t) à ∆.
2 t t  3t 
(d) Montrer que l’équation de la tangente en M (t) à ∆ est : X sin +Y cos = a sin
2 2 2
(e) Montrer que la tangente en M (t) à ∆ recoupe ∆ en deux points distants l’un de l’autre de 4a.

3. L’arc ∆ : t 7→ M (t) est orienté dans le sens des t croissants, et on suppose 0 < t < .
3

− → −
(a) Déterminer la base de Frenet ( T , N ) au point M (t).
(b) Préciser la valeur le rayon de courbure R(t) à ∆ en M (t) (deux méthodes différentes).

4. (a) Déterminer le centre de courbure Ω(t) en M (t).


Si M (t) est stationnaire sur ∆, on convient que R(t) = 0, donc Ω(t) = M (t).
On note ∆0 la développée de ∆, c’est-à-dire l’ensemble des centres de courbure Ω(t).
−−−→ −−−−−−−→
(b) Vérifier que OΩ(t) = −3 OM (t + π). Interpréter ce résultat.
Tracer ∆ et ∆0

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Problème Corrigé

Corrigé de l’exercice
1. (a) Voici un dessin (en anticipant un peu sur la trajectoire de M (t))

(b) La condition de roulement sans glissement signifie que la mesure de l’arc de A à A(t) sur le
cercle Γ est égale à la mesure de l’arc de M (t) à A(t) sur C(t).
−−−−−−→ −−−−−→
Compte tenu du rapport des rayons, une mesure de l’angle (B(t)M (t), B(t)A(t)) est donc 3t.
−−−→ −−−−−−→
Une mesure de l’angle (B(t)x, B(t)M (t)) est donc −2t.
   
cos(−2t) 2 cos t + cos 2t
Ainsi M (t) = B(t) + a =a et Z(t) = a(2eit + e−2it ).
sin(−2t) 2 sin t − sin 2t
 2π 
(c) On trouve z t + = a(2 eit e2iπ/3 + e−2it e−4iπ/3 ) = aj(2eit + e−2it ) = j z(t).
3
 2π  2π
Ainsi M t + se déduit de M (t) par la rotation de centre 0 et d’angle .
3 3

x(t) = a(2 cos t + cos 2t)
(d) L’arc t 7→ M (t) = est 2π-périodique, mais la remarque précédente
y(t) = a(sin t − sin 2t)
h 2π i
montre qu’il suffit d’étudier l’arc sur l’intervalle 0, , pour ensuite procéder à deux rota-
3

tions d’angle autour de l’origine, la courbe étant alors obtenue en totalité.
3
h πi
M (t) et M (−t) sont symétriques par rapport à Ox : l’intervalle d’étude se réduit à 0, .
3

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Problème Corrigé

2. (a) Pour
 tout réel t, on a :
 x0 (t) = −2a(sin(t) + sin(2t)) = −4a sin 3t cos t
   

2 2
 3t   t 
0
 y (t) = 2a(cos(t) − cos(2t)) = 4a sin sin

2 2
−−→0  3t →


 t 
Ainsi OM (t) = −4a sin u −
2 2  
−−−→00  3t

− t  3t   t 


On en déduit OM (t) = −6a cos u − + 2a sin v − .
2 2 2 2
π
(b) Il suffit de multiplier par 6 la longueur obtenue en se limitant à 0 6 t 6 .
3
h πi −−→0  3t 
D’après la question précédente, pour tout réel t de 0, , on a kOM (t)k = 4a sin .
Z π/3   3 2
3t h  3t it=π/3
Ainsi L = 24a sin dt = 16a − cos = 16a
0 2 2 t=0
 t
(c) D’après (2a), le vecteur u − →
− dirige donc la tangente en tout point non stationnaire.
2 h 2π i
En un point M (t0 ) stationnaire (c’est-à-dire quand t0 = 0 ), c’est encore vrai, car la
−−−→ 3


tangente est alors dirigée par le vecteur OM 00 (t0 ) 6= 0 qui est proportionnel à → −
u (−t0 ).
X a(2 cos(t) + cos(2t)) cos(t/2)


(d) L’équation de la tangente en M (t) à ∆ est : Y a(2 sin(t) − sin(2t)) − sin(t/2)
1 1 0

On développe par rapport à la colonne 1 :
t t
On trouve X sin + Y cos + ϕ(t) = 0, avec :
2 2  
t t
ϕ(t) = −a(2 cos(t) + cos(2t)) sin − a(2 sin(t) − sin(2t)) cos
t 2    t 2
 t   t 
= −2a sin(t) cos + cos(t) sin + a sin(2t) cos − cos(2t) sin
 3t  2   2  2 2
3t 3t
= −2a sin + a sin = −a sin
2 2 2 t t  3t 
L’équation de la tangente en M (t) à Γa est donc : X sin +Y cos = a sin
2 2 2
t t  3t 
(e) On cherche les M (λ) = (x(λ), y(λ)) tels que : (E) : x(λ) sin +y(λ) cos = a sin .
2 2 2
t t  3t 
(E) ⇔ a(2 cos λ + cos 2λ) sin + a(2 sin λ − sin 2λ) cos − a sin =0
2  2 2
 t   t  3t 
⇔ 2 sin λ + + sin − 2λ − sin =0
2 2 2
 t  t 
⇔ 2 sin λ + − 2 sin λ + cos(t − λ) = 0
2 2
 t t
⇔ sin λ + = 0 ou cos(t − λ) = 1 ⇔ λ = t [2π] ou λ = − [π]
2 2
On rejette la solution λ = t [2π] qui correspond au point de tangence M (t) initial.
t
On voit donc que la tangente en M (t) à ∆ recoupe ∆ en M (λ0 ) et M (λ0 + π), avec λ0 = − .
2

− →
− →

On a M (λ0 ) = 2a u (λ0 ) + a u (−2λ0 ) donc M (λ0 + π) = −2a u (λ0 ) + a u (−2λ0 ). →

−−−−−−−−−−−−→ −−−−−−−−−−−−→
Ainsi M (λ0 )M (λ0 + π) = −4a→ −u (λ0 ), et on a bien kM (λ0 )M (λ0 + π)k = 4a

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Problème Corrigé

−−→  3t  

− t  3t 
3. (a) D’après la question (2a), on a OM 0 (t) = 4a sin u π− et ici 4a sin > 0.
2 2  2  

− t   t  t 
Le premier vecteur du repère de Frenet en M (t) est donc T = → −
u π− = − cos , sin
 3π t  t  t  2 2 2

− →

Le second vecteur est N = u − = − sin , − cos
2 2 2 2
ds  3t  t 1
(b) D’après ce qui précède, = 4a sin et ϕ = π − , donc dϕ = − dt.
dt 2 2 2
ds  3t 
Le rayon de courbure en M (t) est donc R = = −8a sin
dϕ 2
−−→0
kOM (t)k3
Deuxième méthode : R(t) = −−→ −−−→ .
det(OM 0 (t), OM 00 (t))
−−→0  3t  −−→0 −−−→00  3t 2
On a kOM (t)k = 4a sin , et det(OM (t), OM (t)) = −8a sin
2 2
t
  
 3t  sin 
cos(t) − cos(2t)


− →
− 2
4. (a) On a Ω = M + R N avec R(t) N (t) = 8a sin   t   = 4a
 
2 sin(2t) + sin(t)
cos
2
cos(t) − cos(2t) 6a cos(t) − 3a cos(2t)
     
−−−→ 2a cos t + a cos 2t
Ainsi OΩ(t) = + 4a =
2a sin t − a sin 2t sin(2t) + sin(t) 6a sin(t) + 3a sin(2t)
(b) Notons ω(t) l’affixe du point Ω(t). On a donc ω(t) = 6aeit − 3ae−2it .
Rappelons que z(t) = 2aeit + ae−2it est l’affixe de M (t).
Ainsi Ω(t) = −3M (t + π). Quand on fait varier t, c’est ∆0 toute entière qui est l’image de ∆
dans l’homothétie de centre 0 et de rapport −3.
On voit (avec ici a = 1) la courbe ∆ et sa développée :

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