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Mme Houyem MESSAOUDI

Sup’com 2017/2018
SECTION I: INTRODUCTION GÉNÉRALE
AU DROIT

1- L’intérêt d’étudier le Droit :


Il pourrait sembler étonnant d’intégrer
l’étude de matières juridiques qui sont
considérées par excellence des matières
littéraires dans une formation qui semblerait
purement scientifique et technique.

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Or il ne faudrait pas oublier deux importantes
données :

D’abord : le Droit n’est pas une notion purement


académique et intangible.
D’autre part, le Droit est aussi une science.

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L’importance d’étudier le Droit au sein de cette
formation est expliquée aussi par l’ampleur que prend le
progrès de l’informatique et le danger qu’il pourrait
constituer.
le Droit intervient pour tracer les limites de ce qui est
possible, parce que réalisable scientifiquement et permis
par la loi que ce soit interne ou internationale, de ce qui
est possible mais interdit par la loi.

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2- DÉFINITION DU DROIT :
Le droit objectif: c’est l’ensemble de règles
juridiques édictées par l’Etat c’est une définition
par l’objet.
Le droit subjectif: c’est l’ensemble de
prérogatives dont dispose une personne dans
ses rapports avec autrui et dont elle peut se
prévaloir, au besoin, sous la garantie ou la
protection du pouvoir public : c’est une définition
par le sujet.

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3- LES CARACTÈRES DE LA RÈGLE DE
DROIT :

A- Règle générale: Dite aussi « abstraite » ou


encore impersonnelle, c’est à dire qu’elle ne
s’adresse pas à une personne en particulier.

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B- Règle permanente :Cela ne veut pas dire
que la règle de droit est éternelle, mais que
: une fois promulguée elle reste en vigueur
tant qu’elle n’a pas été abrogée par
l’autorité compétente.

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C- Règle obligatoire: Cela veut dire que la
règle de Droit n’est ni un conseil ni une
prière; elle s’impose sous peine de
sanction.

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SECTION II : INTRODUCTION AU DROIT
DES AFFAIRES:

Dans une société où règne la liberté d’entreprendre et


l’autonomie de la volonté, les personnes ont, par principe,
la liberté de produire et vendre des biens et des services
selon un processus de production et d’organisation
économique librement choisi.

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* Définition: C’est une branche du Droit privé ayant
pour objectif d’organiser le monde des affaires,
Cette branche de Droit regroupe un grand nombre de
disciplines juridiques: Le droit de l’Entreprise, le droit
des obligations et des contrats, le Droit commercial, le
Droit du travail, le Droit fiscal, le Droit des procédures
civiles et commerciales, le Droit pénal des affaires
etc….
* Naissance du Droit des Affaires en Tunisie: la
situation économique du pays lors de
l’indépendance ne nécessitait pas une intervention
importante du Droit.
Mais au fur et à mesure de l’accroissement du
rôle qu’elles ont dans l’économie, les entreprises ont
crée un besoin de Droit pour organiser leurs
activités et défendre leurs intérêts et les intérêts des
autres intervenants insuffisamment pris en compte
par elles dans leurs activités.
* Evolution: non seulement le droit de l’Entreprise a évolué
mais aussi le Droit boursier, le Droit du travail, et aussi
le Droit de l’environnement qui devient de plus en plus
sévère, le Droit de la concurrence et de la protection du
consommateur…
Les entreprises modernes ont des structures
juridiques qui peuvent être d’une grande complexité.
En outre, la mondialisation de l’économie est une
autre source de complexité.

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SECTION I : LE CHOIX DE LA FORME DE
L’ENTREPRISE
L’entreprise et la société
y’a-t-il une différence?

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§1 : LES SOCIÉTÉS DE PERSONNES :

A- La société en nom collectif

B- La société en commandite simple

C- La société en participation

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A- La société en nom collectif : les associés sont
généralement peu nombreux, se connaissent et se
font mutuellement confiance.
Elle exerce son activité sous une raison sociale.
Les créanciers de la société peuvent poursuivre
l’actif de la société et l’actif du patrimoine de chacun
des associés pour la totalité de la dette sociale.
Les associés ne peuvent céder, en principe, leurs
parts sociales et la mort d’un associé entraîne, sauf,
clause contraire celle de la société.

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B- La société en commandite simple : elle comprend
deux associés au moins commandités
personnellement et solidairement responsables de
l’actif social et deux associés au moins
commanditaires qui ne sont tenus qu’à concurrence
de leurs apports.
La raison sociale comprend les noms de tous les
commandités suivis de « SCS ».
L’associé commanditaire ne peut s’immiscer dans la
gestion.

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C-La société en participation : c’est une société
non destinée à être connue par les tiers donc non
soumise à des formalités de publicité. Chaque
associé s’engage à titre personnel et sous sa
responsabilité pour le compte de tous les
associés

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§2 : LES SOCIÉTÉS DE CAPITAUX :

A- La société anonyme :

B- La société en commandite par actions

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A- La société anonyme :
c’est le prototype même des sociétés par actions. Elle est
fondée sur l’apport de capital sans considération de
l’apporteur qui reste anonyme et qui peut être même
mineur.
Elle doit réunir sept actionnaires, au moins, qui ne sont tenus
qu’à concurrence de leurs apports. La mort d’un
actionnaire est indifférente à la vie de la société.
Le capital minimum SA est de 5000 DT si elle ne fait pas
d’APE, 50 000 DT dans le cas contraire
La S.A. quelque soit l’objet de son activité est commerciale
par la forme.

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B- La société en commandite par actions : son
capital est divisé en actions. Elle est constituée
de deux ou plusieurs commandités et des
commanditaires.
Les commanditaires ont seuls la qualité
d’actionnaires et ne supportent les pertes qu’à
concurrence de leurs apports ; tandis que les
commandités ont la qualité de commerçants et
répondent indéfiniment et solidairement des
dettes sociales.
Son capital social doit être égal à au moins 5000
dinars.

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§3 : LA SARL ET LA SUARL
Elles sont des sociétés hybrides, tenant de la société
de personnes le caractère intuitu personae dans
sa constitution.
Elles s’apparentent à la société anonyme dans la
règle de la limitation de la responsabilité des
associés au montant de leurs apports et dans le
fait qu’elles soient toutes les deux commerciales
par la forme quelque soit l’objet de leur activité.
Le capital de la société n’a pas de minimum exigé.
Le nombre des associés d’une SARL ne peut être
supérieur à 50.

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La SUARL est une société à un associé
unique qui cherche à séparer son
patrimoine personnel de son patrimoine
affecté à son activité professionnelle

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SECTION II : LES DIFFÉRENTES ÉTAPES
DE LA CRÉATION
Toute entreprise germe avec un projet, à
l’origine individuel ou presque, et se
concrétise à l’initiative d’un ou des
fondateurs qui se chargeront des formalités
de constitution, à commencer par
l’établissement du contrat de société §1, et
procèderont aux formalités de publicité,
d’immatriculation et si nécessaire aux
différentes autorisations administratives §2

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§1 : L’ÉTABLISSEMENT DU CONTRAT
DE SOCIÉTÉ :

Définition du contrat de société.


Comme tout contrat, le contrat de société obéit
à des conditions générales de validité (A),
mais aussi à des conditions qui lui sont
propres (B), et le non respect de ces
conditions est sanctionné (C).

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A- LES CONDITIONS COMMUNES DE
VALIDITÉ :
1- Le consentement : La volonté des associés
à collaborer à une œuvre commune est
reflétée en droit des sociétés par ce que l’on
appelle l’affectio societatis.
Le consentement doit être donné
librement en connaissance de cause, càd
exempt de vices d’erreur, de dol et de
violence.

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2- La capacité de l’associé : La capacité
commerciale est exigée seulement pour les
associés de la société en nom collectif et des
commandités, puisqu’ils sont tenus
indéfiniment et solidairement du passif social
Pour les associés des SARL et les
actionnaires des SA, cette capacité n’est pas
nécessaire car ils ne sont ni commerçants, ni
responsables sur leurs biens.

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3-Objet : il doit consister en une activité licite. Normalement
c’est l’objet social qui détermine la nature civile ou
commerciale de l’activité de l’Entreprise; si la société
procède à des actes de production, circulation, entremise
ou spéculation, à titre professionnel, c’est une société
commerciale donc régie par les dispositions du code des
sociétés commerciales .
Un des principes généraux du Droit étant que tout ce
qui n’est pas interdit est permis, les fondateurs sont libres
de choisir l’objet de l’activité sociale, du moment qu’il
s’agit d’une activité licite.

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4- Cause : c’est la raison concrète pour laquelle
les associés se sont mis en société : faire tel
commerce, assurer tel service…
Cette cause doit être licite.

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B- LES CONDITIONS SPÉCIFIQUES :

1- Les apports
2- Le partage des bénéfices et la contribution
aux pertes
3-L’affectio- societatis

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1- LES APPORTS :
La mise en commun des apports est une
condition indispensable à la constitution
d’une société.
Il y a 3 sortes d’apports :
En numéraire
En nature
En industrie

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L’APPORT EN NUMÉRAIRE
Il s’agit d’une somme d’argent versée à la
société contre l’attribution de droits sociaux.
Lors de la constitution on parle de souscription
et libération. Pour les SA la libération de la moitié
du capital social est obligatoire à la constitution et
le reste dans un délai maximum de 5 ans .
Pour les SARL la libération se fait au même
temps que la souscription.

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L’APPORT EN NATURE :
ce sont des biens de production qui sont dans
le commerce et qui peuvent être transmis en
pleine propriété ou en jouissance à une
société comme l’exemple d’un fonds de
commerce.
Une évaluation de l’apport est nécessaire
dans l’intérêt des associés et des créanciers:
dans les sociétés anonymes c’est le commissaire
aux comptes qui effectue cette évaluation.

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L’APPORT EN INDUSTRIE
il s’agit de l’engagement que prend un
associé de consacrer tout ou partie de son
activité aux affaires sociales en mettant à la
disposition de la société son expérience, ses
connaissances techniques ou professionnelles,
son talent et sa notoriété.
Cet apport a une nature particulière : il ne
figure pas dans le capital social mais confère à
son titulaire les mêmes droits que les autres
associés quant à la répartition des droits sociaux
et quant au partage de bénéfices ou des pertes.

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2 - LE PARTAGE DES BÉNÉFICES ET
LA CONTRIBUTION AUX PERTES :
La société est constituée pour réaliser des
bénéfices ou pour profiter d’une économie ( la
réduction d’une dépense par exp.)
La vocation aux pertes est le corollaire
naturel du principe de partage des gains et des
pertes. Les parties au contrat de société sont
libres de les aménager dans le respect de
certaines limites.

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3-L’AFFECTIO- SOCIETATIS :

Il ne peut y avoir de société sans


volonté de s’associer.
L’égalité dans la collaboration est
l’élément qui trahit la présence de
L’affectio- societatis

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C- LES SANCTIONS :

Lorsque les conditions de constitution


de la société ne sont pas respectées, la
sanction encourue est la nullité. Mais le
législateur a prévu la possibilité de
régularisation afin de sauver la société.

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§2 : LES PUBLICATIONS ET
L’IMMATRICULATION :
Ce sont les fondateurs, à l’origine de la
société, qui élaborent les statuts, apportent les
capitaux et acceptent les formalités légales et
restent responsables lorsque la société est
annulée ou même plus généralement
lorsqu’une irrégularité est commise au cours
de la période de constitution.

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CONCRÈTEMENT, ILS AURONT
PRINCIPALEMENT POUR MISSION :
1-La réunion des fonds constituant le capital social
et leur dépôt
2-La signature d’un bail commercial
3-L’enregistrement des statuts.
4-La publicité de la constitution dans le JORT et
dans deux quotidiens l’un en arabe et l’autre en
français.
5- L’immatriculation de la société au registre de
commerce: il s’agit du dépôt des actes
enregistrés au greffe du tribunal.

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Une fois la personnalité morale est
acquise, la société devient titulaire de
droits et obligations, un patrimoine propre,
une identité, un nom, une nationalité.
Elle est à travers ses représentants,
juridiquement capable dans la limite de la
loi et de son objet social. Elle peut aussi
assigner en justice et passer des contrats.

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Alors que dans l’entreprise individuelle, le dirigeant a
tous les pouvoirs, dans une Entreprise sociétaire ceux-ci
sont répartis entre deux instances, le ou les dirigeants
d’une part et les assemblées générales d’associés d’autre
part (sectI)
Ces dirigeants auront dans l’exercice de leurs
fonctions à côtoyer un environnement juridique très varié
(sect II).

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SECTION III : LE FONCTIONNEMENT
DE L’ENTREPRISE
§1 : LES ORGANES DE DIRECTION :

A : Dans les sociétés de personnes


B : Les sociétés de capitaux
C : Dans les SUARL et les SARL

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A : DANS LES SOCIÉTÉS DE
PERSONNES
1- La SNC : La gestion de la société est un
droit pour tous les associés ; le ou les gérants
peuvent être nommés soit par les statuts soit
par une décision ultérieure prise à l’unanimité
des associés.
Le gérant peut ne pas être un associé ;
dans ce cas les associés qui le nomment
doivent avoir au moins trois quarts du capital
social.

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2-La SCS : seuls les commandités se

chargent de la gestion; les commanditaires n’étant


pas tenus personnellement et solidairement
responsables des dettes sociales n’y sont pas

.
autorisés

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3-La société en participation : étant une société
occulte, sa gestion est assurée par un ou
plusieurs gérants choisis parmi les associés et
qui agit en leur nom et dans l’intérêt de la
société.

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B : DANS LES SOCIÉTÉS DE CAPITAUX :
La société anonyme est le type même des
sociétés de capitaux, puisque la personne
s’efface devant le capital.
La société anonyme fonctionne
traditionnellement grâce à des organes de
direction, qui assurent l’objet social, et des
actionnaires non dirigeants, qui contrôlent les
organes de direction, et des commissaires aux
comptes.

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DEUX MODES DE DIRECTION SONT
PROPOSÉS À LA SOCIÉTÉ ANONYME
Un mode classique: gestion avec un
conseil d’administration et président directeur
général
Un mode moderne: gestion avec
directoire et conseil de surveillance

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LE MODE CLASSIQUE:
le conseil d’administration est composé de 3 à
12 membres personnes physiques ou morales
nommées par l’assemblée générale constitutive
ou l’assemblée générale ordinaire.
Il est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir au nom de la société dans la limite de
l’objet social.
Le conseil élit parmi ses membres un
président PDG.

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LE MODE MODERNE:
Les membres du directoire sont nommés par
le conseil de surveillance pour une durée
maximale de 6 ans renouvelables.
Le directoire est investi des pouvoirs les plus
étendus pour agir en toute circonstance au nom
de la société et exerce ses pouvoirs dans les
limites de l’objet social et sous réserve de ceux
expressément attribués par la loi au conseil de
surveillance ou aux A.G.
.

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Le conseil de surveillance est composé de
trois à douze membres qui sont tous propriétaires
d’un nombre d’actions déterminé par les statuts ; il
exerce le contrôle permanent de la gestion de la
société par le directoire.
Le directoire lui présente un rapport une fois
par trimestre et à la clôture de chaque exercice
dans un délai de 3 mois aux fins de vérification et
de contrôle de la gestion des comptes de
l’exercice.
Le conseil de surveillance présente à l’AG ses
observations sur ces rapports

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Quelque soit le mode de gestion adopté par
la société, les actionnaires ont des droits
identiques: prendre connaissance des
documents comptables, obtenir communication
d’une copie des documents sociaux à tout
moment pour chaque associé qui dispose de
10% au moins du capital social, de participer aux
AG et AGE.

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C : DANS LES SARL ET LES SUARL :

La direction de la SARL est assurée par un ou


plusieurs gérants, personne physique, associée ou
non, désigné par les statuts ou acte séparé.
Le ou les gérants ont tout pouvoir pour agir en
toute circonstance au nom de la société.
A noter que la SUARL fonctionne pour l’essentiel
comme une SARL classique, sauf qu’il faut écarter
les dispositions relatives à l’organisation et au
déroulement des assemblées d’associés.

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A- Les spécificités du Droit commercial :
B- Les commerçants :
C- Le fonds de commerce
D- Les effets de commerce
A- LES SPÉCIFICITÉS DU DROIT
COMMERCIAL :

1- C’est un Droit adapté à la rapidité des transactions


commerciales : En effet, les exigences de forme et de
preuves du Droit civil sont échangées contre le
principe de la liberté de preuve.
Ce principe signifie que l’écrit qui est exigé en matière
civile pour toute transaction supérieure ou égale à
mille dinars ne l’est plus en matière commerciale.

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2- C’est un Droit adapté à la sécurité des
transactions : Le monde du commerce repose sur
la confiance et le crédit c’est pourquoi rapidité doit
rimer avec sécurité. Le Droit commercial pour
assurer cette sécurité repose sur des principes
plus rigoureux que ceux du Droit civil.

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B- LES COMMERÇANTS :
1- La notion de commerçant:
Un commerçant peut être une personne physique ou
morale; pour les personnes morales elles sont
commerçantes par leur forme ou par leur objet.
Quant aux personnes physiques il faut qu’elles
accomplissent des actes de commerce à titre
professionnel en leur nom et pour leur propre compte.
L’accès à la profession commerciale est en principe
libre, mais il y a certaines conditions et restrictions

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2-LES OBLIGATIONS DU COMMERÇANT :
* L’immatriculation au registre de commerce : en fait il y’a
des registres locaux qu’on trouve dans chaque TPI et un
registre central tenu par l’institut national de la
normalisation et de la propriété industrielle à Tunis.
L’immatriculation doit s’accompagner de certaines
déclarations :
- Le nom, statut matrimonial, date et lieu de naissance,
nationalité…
- Lieu d’établissement, adresse, activité commerciale
exercée.
- Cette immatriculation doit se faire dans le mois qui suit le
début de son activité commerciale ou la constitution.

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* LA TENUE D’UNE COMPTABILITÉ :
Elle est obligatoire pour tout commerçant, personne
physique ou morale.
Cette obligation nécessite la tenue d’un livre journal et d’un
livre inventaire.
La tenue d’une comptabilité permet d’utiliser les livres de
commerce comme moyen de preuve à condition qu’ils
soient régulièrement tenus.
Le défaut de tenue d’une comptabilité fait subir aux
commerçants des sanctions fiscales et même pénales.

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C- LE FONDS DE COMMERCE

* Définition: C’est un ensemble de biens meubles,


corporels et incorporels, comprenant
obligatoirement la clientèle et l’achalandage utilisés
par le commerçant pour une destination commune
qui est son activité commerciale.

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*La composition du fonds de commerce :

La clientèle et l’achalandage sont les éléments


nécessaires à l’existence du fonds.
Le nom commercial et l’enseigne : le premier est le nom
sous lequel le commerçant exerce son activité et la
deuxième est un dessin qui s’applique à l’ensemble du
fonds.

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Les droits de propriété industrielle comme les brevets
d’invention, les marques de fabriques, et les dessins et
modèles
Le droit au bail : il consiste pour le locataire commerçant,
exploitant un fonds de commerce d’obtenir le
renouvellement de son bail à son expiration normale sous
peine d’indemnité d’éviction représentant le préjudice
qu’il subit par la suite de son expulsion.

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*LES OPÉRATIONS PORTANT SUR LE
FONDS DE COMMERCE

Le FC est aussi un objet de transactions et un


instrument de crédit, c’est pourquoi il peut faire l’objet
d’un certain nombre d’opérations telles que : vente,
location-gérance, apport en société et nantissement.

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D- LES EFFETS DE COMMERCE
Ce sont des écrits constatant des dettes négociables
donnant droit au paiement d’une somme d’argent à
vue ou à court terme. Il s’agit principalement de:
La lettre de change
Le chèque

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LA LETTRE DE CHANGE :

c’est un titre par lequel une personne appelée ¨tireur¨ donne


l’ordre à son débiteur appelé ¨tiré¨ de payer une certaine
somme d’argent appelée ¨provision¨ à une date
déterminée à une troisième personne appelée
¨bénéficiaire¨.

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Le but que poursuit ce titre est la mobilisation de l’épargne : c
à d que si une personne A prête une somme d’argent à
une personne B et que le remboursement est prévu après
une année, la personne A pourra éviter que son argent ne
soit figé, et qu’il n’accuse ainsi un manque à gagner,
pourra transmettre sa créance sans attendre à une 3ème
personne C et ainsi le prêteur A pourra obtenir
immédiatement des liquidités qu’il pourra de nouveau
utiliser dans le commerce

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LE CHÈQUE

contrairement à la lettre de change le chèque est un


instrument de paiement, la provision doit être
préalable et disponible avant son émission.
Sont pénalement sanctionnés pour une durée de cinq ans
et d’une amende égale au montant du chèque ou de
l’insuffisance de provision :
L’émission de chèque sans provision ou avec une
provision insuffisante.
L’acceptation en connaissance de cause d’un chèque émis
sans ou avec une provision insuffisante.

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A- Les éléments constitutifs généraux de l’infraction
B- La classification des infractions Crimes, délits,
contraventions.
C- quelques exemples d’infractions
Ce Droit est né comme réaction aux
agissements malsains de certains hommes
d’affaires.
Cette branche du Droit définit les infractions et
les peines et les sanctions applicables à ces faits.

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A- LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS
GÉNÉRAUX DE L’INFRACTION

1-L’élément légal

2-L’élément matériel

3-L’élément moral
1-L’ÉLÉMENT LÉGAL :

Pas d’infraction sans texte : c’est un principe


constitutionnel : Sont seuls punissables les faits
expressément visés par la loi au moment où ils ont été
commis. Le juge pénal ne peut raisonner par analogie.
La loi pénale est en principe non rétroactive sauf si elle
est plus douce que la loi ancienne.

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2-L’ÉLÉMENT MATÉRIEL :

Les pensées coupables ne sont pas du domaine


de la loi pénale ; pour qu’elles soient punissables il
faut qu’elles s’extériorisent par des agissements par
omission ou commission. La tentative est sanctionnée
comme l’infraction commise ; mais s’il y a renonciation
volontaire il n’y a plus lieu de punir.

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3- L’ÉLÉMENT MORAL :
Cet élément nécessite l’imputabilité et la
culpabilité ; l’imputabilité suppose qu’il s’agit d’un
adulte, sain d’esprit et en mesure d’exercer librement
ses facultés .Quant à la culpabilité elle suppose la
faute intentionnelle et c’est la volonté consciente
d’arriver à un résultat illicite. .

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B- LA CLASSIFICATION DES INFRACTIONS

Crimes, délits, contraventions


C’est la gravité de l’infraction qui détermine la
classification ; Elle est considérée comme crime
lorsque la condamnation est prononcée pour cinq
années au moins ; un délit lorsqu’elle est prononcée
pour 16 jours et plus ; une contravention pour un à
15 jours.

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C- QUELQUES EXEMPLES D’INFRACTIONS

Il y’a des infractions qui relèvent du Droit pénal


général comme le vol, l’escroquerie, la corruption,
l’abus de confiance, le faux et l’usage de faux…
Il y a aussi des infractions relatives au Droit des
sociétés comme celles relatives à la constitution :
immatriculation, publicité etc… qui sont sanctionnées
par des amendes.

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Il y a encore les infractions relatives au marché
financier comme le délit d’initié qui consiste à utiliser des
informations privilégiées par les personnes qui en
disposent à titre professionnel parce qu’elles faussent le
jeu du marché et l’égalité qui doit régner entre tous ceux
qui désirent opérer en bourse.
IL y a enfin les délits relatifs au chèque et au Droit
bancaire…

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