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Diagraphie Différée                 Belksier Mohamed Salah

Introduction :

Pour déterminer le volume d'hydrocarbures en place, il est nécessaire de connaître la porosité,


les saturations et la hauteur imprégnée. Les diagraphies différées vont permettre d'obtenir ces
informations. Elles permettent également de mettre en évidence les zones à pression de pore
anormales et d’apprécier la qualité d’une cimentation.

Les diagraphies de cimentation sont traitées avec la cimentation. La détection des pressions
anormales est traitée dans le cours de prévention des éruptions et dans le cours sur « les
anomalies de pression rencontrées en cours de forage ».

Les diagraphies différées sont des enregistrements continus de paramètres physiques. La


mesure se présente sous forme d'une courbe qui montre les variations du paramètre physique
en fonction de la profondeur. Le phénomène mesuré peut être naturel ou provoqué. Les outils
utilisés peuvent être centrés dans le puits ou appliqués contre la paroi du trou. Les outils ont
des profondeurs d'investigation et des pouvoirs de résolution très variables.

Les mesures sont influencées par l’état du puits, la nature de la boue et les formations
traversées. Les enregistrements sont faits en remontant (sauf dans le cas de la température de
la boue). La vitesse d'enregistrement dépend des paramètres mesurés. Des vitesses allant de
600 à 1 800 m/h sont utilisées.

Avec les diagraphies en trou ouvert, nous nous limiterons aux outils qui permettent une mise
en évidence rapide sur chantier des zones réservoirs, de déterminer la lithologie, la porosité et
les saturations de ces zones. Ce sont : le caliper, le gamma ray, les outils de résistivité et
d'induction, le neutron, l'outil de densité et le sonique.

On peut considérer que les mesures effectuées par les outils de diagraphies différées
représentent la réalité (roches et fluides dans les conditions originales de pression, de
température et de répartition). Cependant la présence d'un trou et l'invasion de la formation
par le fluide de forage vont modifier ces conditions à proximité de la paroi du trou.

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I. Rappels sur la porosité, la perméabilité et la saturation :

Une roche sédimentaire est constituée de grains, d'une matrice et de pores qui contiennent les
fluides. La matrice lie les grains entre eux. En absence de la matrice, la roche est meuble. En
diagraphie, le terme matrice est utilisé pour désigner la partie solide de la roche.

Le volume poreux d'une roche est généralement très hétérogène. Les pores présentent des
formes irrégulières et sont plus ou moins reliés entre eux par des canicules étroites et
tortueuses.

I.1. La porosité :

La porosité est la fraction du volume d'une roche non occupée par des éléments solides.

On distingue plusieurs types de porosité :

• La porosité totale Øt est égale au rapport du volume total des pores sur le volume total
de la roche :

  V – V Vp
t = t V s = V
t t

Vp : volume des pores,

Vs : volume occupé par les éléments solides,

Vt : volume total de la roche,

Øt : porosité exprimée en pourcentage.

La porosité totale englobe :

• d'une part, la porosité inter-granulaire ou inter-cristalline constituant la porosité


primaire Ø1, qui dépend de la forme et de la taille des éléments solides, ainsi que de
leur classement,

• d'autre part, la porosité vacuolaire, acquise par dissolution, et la porosité de fissure et


de fracture, acquise mécaniquement, constituant la porosité secondaire Ø2 que l'on
rencontre le plus souvent dans les roches chimiques ou biochimiques (calcaires).

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La porosité totale Øt est donnée par : Øt = Ø1 + Ø2

• La porosité connectée représente le pourcentage de pores reliés entre eux. Elle peut être
très inférieure à la porosité totale.

• La porosité effective (ou utile) est la porosité accessible aux fluides libres. Elle est en
général inférieure de 20 à 25 % à la porosité totale. Ce pourcentage est d'autant plus
élevé   que   la   granulométrie   de   la   roche   est   plus   fine,   ce   qui   accentue   l'action   des
phénomènes capillaires.

La porosité d'une roche est dite faible si elle est inférieure à 5 %, médiocre de 5 à 10 %,
moyenne de 10 à 20 %, bonne de 20 à 30 % et excellente si supérieure à 30 %. Seule la
porosité effective est intéressante pour déterminer le volume d'hydrocarbures "récupérable".

I.2. La perméabilité

Un milieu poreux permet l'écoulement des fluides si les pores sont reliés entre eux et si les
pertes de charge ne sont pas trop élevées. La perméabilité représente la facilité avec laquelle
un fluide de viscosité donnée traverse une formation ; elle est définie par la loi de Darcy qui
S P
est une loi de pertes de charge : Q  = k .  . l

Q : débit du fluide traversant la roche en m3/s,

S : surface de passage du fluide en m2,

 : viscosité du fluide en centpoises (viscosité dynamique),


P
 
l : Gradient de pression en bar/m,
K : perméabilité de l'échantillon exprimée en darcy (m/s).

Lorsqu'un seul fluide est présent dans les pores, la perméabilité mesurée est la perméabilité
absolue pour ce fluide.

Lorsque plusieurs fluides sont présents dans une roche, on définit la perméabilité effective de
chacun des fluides. Elle est toujours inférieure à la perméabilité absolue. Elle exprime la

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propriété d'une roche à être traversée par un fluide en présence d'autres fluides. Elle dépend de
la roche et de la saturation des différents fluides.

La perméabilité relative d'un fluide est le rapport perméabilité effective / perméabilité


absolue.

A cause de l'hétérogénéité des roches, la perméabilité varie suivant la direction considérée.


Dans un gisement, on est amené à distinguer la perméabilité horizontale et la perméabilité
verticale.

La perméabilité est dite faible de 1 à 10 md, médiocre de 10 à 50 md, moyenne de 50 à 200


md, bonne de 200 à 500 md et excellente si supérieure à 500 md. La perméabilité des
meilleurs réservoirs pétroliers est de l'ordre de quelques darcy.

Les diagraphies différées ne permettent pas de mesurer directement la perméabilité. Elle peut
être déterminée en laboratoire à partir des carottes - mais la mesure présente un caractère
ponctuel - ou à partir des essais de puits qui fournissent une valeur concernant un volume de
roche beaucoup plus important (d'autant plus important que la durée du test est longue).

I.3. Saturation en fluides :

La saturation d'un fluide est le rapport du volume du fluide considéré sur le volume total des

pores. Par exemple, la saturation en eau Sw est :

La somme des saturations est égale à 1.

Dans le quasi totalité des réservoirs d'hydrocarbures, il existe une certaine quantité d'eau qui
mouille la paroi des pores dite eau irréductible. Le pourcentage de cette eau dépend de la
dimension des pores de la roche. La valeur moyenne est de l'ordre de 20 %.

Invasion d'une formation poreuse perméable par le fluide de forage :

Pour maintenir les parois du trou et les fluides de formation en place, on applique dans
le puits, par l'intermédiaire du fluide de forage, une pression supérieure à la pression de pore.

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En face d'une formation poreuse perméable, il y aura pénétration de la partie liquide du fluide
de forage (le filtrat) dans la formation. La partie solide, principalement composée d'argiles
(bentonite), pénètre dans les pores de la roche, les colmate en déposant un "cake" sur les
parois du trou. La filtration s'arrête quand le cake a constitué une barrière étanche.

Autour du puits, on distingue 3 zones (figure 1) :

• la   zone   envahie   ou   zone   lavée   (invaded   zone)   où   le   filtrat   remplace   les   fluides   de
formation,

• la zone de transition où le filtrat remplace partiellement les fluides de formation,

• la zone vierge (uninvaded zone) où le filtrat n'a pas pénétré.

L'ampleur du phénomène dépend des caractéristiques de la boue et de la porosité de la


formation. En général, l'invasion est de l'ordre de quelques dizaines de cm.

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FIG. 1  Invasion d'une formation poreuse perméable

3 Le caliper
L'outil est équipé, suivant les modèles, de 2, 3 et 4 bras plaqués contre la paroi du trou.
Il   mesure   le   diamètre   du   trou   et   permet   de   mettre   en   évidence   les   formations   poreuses
perméables grâce à la présence d'un cake (figure 2).

Le caliper est perturbé par les caves qui peuvent être dues à une érosion des parois du trou
(débit de forage trop important) ou à des formations éboulantes.

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FIG. 2  Influence de la lithologie sur le caliper et représentation des enregistrements

Le caliper permet également d'apprécier l'ovalisation du trou et d'avoir une idée des
contraintes en place (information importante pour déterminer la pression de fracturation de la
formation). A partir de cet enregistrement, il est facile de calculer le volume du trou
(information intéressante pour déterminer le volume de ciment nécessaire pour cimenter un
cuvelage).

Le Gamma Ray :
Cet outil mesure la radioactivité naturelle des formations (figure 3). Il permet de mettre en
évidence les formations argileuses normalement compactées et sous-compactées, de calculer
le pourcentage d'argile contenu dans une formation et de faire des corrélations de puits à puits
(figure 4).

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FIG. 3  Exemple de gamma ray

Il existe deux types d'outils :

• l'outil conventionnel qui mesure la radioactivité totale de la formation,

• le spectral gamma ray qui mesure la radioactivité provenant de chaque élément


(potassium, thorium et uranium).

Le gamma ray est fortement perturbé par l'utilisation de boue au chlorure de potassium et par
un trou cavé.

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FIG. 4  Exemple de corrélation puits à puits basée sur le gamma ray et la résistivité

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Les outils de résistivité et d'induction :

Ce sont les premiers outils de diagraphie à avoir été utilisés. A l'origine, ils servaient surtout à
faire des corrélations de puits à puits.

Un courant électrique est envoyé dans la formation et l'on mesure la résistivité globale de la
formation. Les matrices, à l'exception des argiles, sont très résistantes. Dans le cas des fluides,
seule l'eau salée est conductrice du courant.

Les outils de résistivité sont nombreux, leurs profondeurs d'investigation sont très variables
(figure 5). Certains vont mesurer la résistivité de la formation dans la zone envahie, d'autres
dans la zone vierge. L'enregistrement simultané de la résistivité dans les différentes zones
permet de mettre en évidence la présence d'hydrocarbures et de calculer la saturation en eau
dans les couches poreuses perméables.

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FIG. 5 Différents outils de résistivité et d’inductions utilisées


et leur profondeur d'investigation

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Lorsque la boue est conductrice (boue à base d’eau), les outils de résistivité peuvent être
utilisés. Le courant électrique circule de l’émetteur au récepteur à travers la boue et la
formation. Lorsque la boue est non conductrice (boue à l’huile), il faut utiliser les outils
d’induction. L’émetteur induit un courant dans la formation qui à son tour induit un courant
dans le récepteur.

Les outils à grande profondeur d’investigation (IL, Laterolog) sont centrés dans le puits et
donc influencés par la boue et le diamètre du trou. La profondeur d’investigation est de
l’ordre de quelques m (suivant l’outil utilisé). Les outils à faible profondeur d’investigation
(MicroLatérolog, MicroSFL, …) sont plaqués contre la paroi du trou. La profondeur
d’investigation de ces outils est de l’ordre de 30 cm.

Pour fonctionner, ces outils nécessitent la présence dans le puits d'une boue de forage
conductrice du courant électrique. Dans le cas de boue à l'huile, on utilise les outils
d'induction. Un courant induit est créé dans la formation et la conductivité est mesurée.

Formule d'Archie :

Cette  formule   relie   la  résistivité   d'une  roche  avec  la  résistivité  de  l'eau  de  formation.  La
formule généralement utilisée est :
   R
R = F x 2w
Sw
R : résistivité de la formation,
Rw : résistivité de l'eau de formation,
Sw : saturation en eau dans la formation,
F : facteur de formation fonction de la porosité et de la nature de la formation.
La relation habituellement utilisée est :
F   = 12 Où Ø est la porosité de la roche.
     

Dans ce cas, la formule d'Archie s'écrit: 
   R
R = 12 x 2w
 Sw

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Influence de l'invasion. Mise en évidence des hydrocarbures et calcul de la
saturation

En raison de l'invasion, les résistivités seront différentes dans les trois zones (figure 6). Nous
laisserons de côté la zone de transition pour nous occuper uniquement de la zone lavée et de la
zone vierge.

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FIG. 6  Invasion d'une formation poreuse perméable par le filtrat
définition des différents termes utilisés

Avec les notations habituelles, nous avons dans la zone envahie :
    R
RXO = 12 x 2mf
 S XO

Et dans la zone vierge :
   R
Rt = 12 x 2w
 Sw

RXO et Rt sont les valeurs lues sur les différents logs.

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a) Cas d'un réservoir saturé en eau (figure 7)

FIG. 7  Log montrant une zone à eau et une zone à hydrocarbures
(une division = 2 ft)

R  t Rw
En combinant les deux équations précédentes, nous obtenons : 
RXO = Rmf

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En utilisant une échelle logarithmique, les résistivités dans la zone envahie et dans la zone
vierge seront parallèles sur les enregistrements. Sur la figure 7, la zone à eau est située entre
6 970 ft et 7 015 ft.

b) Cas d'un réservoir contenant des hydrocarbures (figure 7)

Le rapport SXO/Sw augmente et les courbes Rt et RXO se séparent. Cela permet de


déterminer le contact eau / hydrocarbures.

c) Calcul de la saturation :

Pour le calcul de la saturation, on utilise la relation empirique :

SXO  =  (Sw)1/5

En combinant les trois équations précédentes et en superposant la courbe de Rt et la courbe de

RXO, on obtient la relation suivante :

   R – Log R
Log 8
t XO = – 5 Log S w

Les résistivités sont enregistrées en échelles semi-logarithmiques. On construit des réglettes à


partir de cette relation qui permettent de déterminer graphiquement la saturation en eau dans
la partie du réservoir contenant les hydrocarbures (voir annexe - méthode quick look).

Il suffit d'enregistrer Rt et RXO pour "voir" les hydrocarbures et calculer les saturations. Il
n'est pas possible de connaître avec les logs de résistivité la nature des hydrocarbures (gaz ou
huile).

Sur la figure 7, la zone à hydrocarbure est située entre 7 186 ft et 7 252 ft.

Le Neutron :

Cet outil envoie des neutrons dans la formation et enregistre la réaction de la formation à ce
bombardement. Les neutrons sont ralentis et absorbés par les noyaux d'hydrogène. Ces
derniers se trouvent concentrés dans les pores de la roche. Cet outil permet donc de mesurer

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directement la porosité de la formation. Il existe plusieurs types d'outils suivant les particules
collectées (neutrons épi thermiques, thermiques, rayons gamma).

Le Neutron donne directement la porosité des formations (figure 8). Il est très sensible à la
présence de gaz et d'argiles dans les formations.

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FIG. 8 Porosité mesurée par le neutron dans différents types de formation (échelle calcaire)
L’enregistrement du neutron peut être fait avec différentes échelles (échelle calcaire, échelle
gréseuse). Seule la porosité du type de roche prise comme référence sera la valeur correcte.
Pour les autres types de roche, il faudra effectuer des corrections.

Lorsqu'il est combiné au log de densité en échelle compatible, il permet de déterminer le


contact huile / gaz ou eau / gaz. Le couple Neutron - Densité est l'un des meilleurs indicateurs

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de lithologie. Bien que cet outil soit monté sur un patin plaqué à la paroi du puits, la mesure
sera perturbée par la présence de caves.

Remarque : Le zéro de l’enregistrement est à droite et les valeurs augmentent de la droite
vers la gauche (échelle inverse).

La profondeur d’investigation de cet outil est de l’ordre de 30 cm.

Le log de densité (figure 9)

Cet outil envoie des rayons gamma dans la formation et permet de mesurer la densité des
roches. L'absorption de ces rayons est fonction du nombre d'électrons percutés par les rayons
gamma (effet Compton). Plus la formation est dense, plus les rayons gamma sont absorbés.

 
FIG. 9 Densité mesurée par le log de densité

Il permet de déterminer la porosité, la lithologie et de mettre en évidence les zones à pressions


anormales (argiles sous-compactées). Il est utilisé avec le sonique pour déterminer
l'impédance acoustique d'une formation.

Tout comme le Neutron, le log de densité est monté sur un patin plaqué à la paroi du trou ;
il sera également perturbé par la présence de caves. Il est moins sensible à la présence de gaz
et d'argiles que le Neutron (figure 10). Sa profondeur d’investigation est de l’ordre d’un pied.

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FIG. 10 Effet de la présence de gaz sur le Neutron ( - - - ) et le Densité ( _____ )

Le sonique :

Le sonique mesure le temps que met une onde acoustique de fréquence comprise entre 20 et
40 kHz pour traverser un pied de formation. La vitesse de propagation des ondes varie suivant
la densité et la nature lithologique de la formation traversée (figure 11). Elle sera importante
dans les solides et faible dans les fluides.

Le sonique est utilisé pour :

• Evaluer la porosité. Contrairement au log de densité et au neutron, le sonique ne "voit"
pas la porosité secondaire. En comparant ces trois logs, on peut apprécier cette porosité
secondaire et également mettre en évidence les formations contenant du gaz.

• Mettre   en   évidence   les   formations   à   pressions   anormales   (cas   des   argiles   sous­
compactées).

• Identifier la lithologie.

• Faire des corrélations.

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• Identifier les roches mères en se servant des informations fournies par le Gamma Ray et
par les logs de résistivité.

• Aider l'interprétation des profils sismiques (calcul des vitesses d'intervalle,


détermination des impédances acoustiques, etc.). Il permet de faire des calages en
profondeur.

• Evaluer la qualité du ciment (CBL) entre le cuvelage et la formation.

Le sonique est perturbé par la présence de caves.

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FIG. 11 Temps de transit mesuré par le sonique dans différents types de formations

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La méthode Quick Look :

La  méthode   permet   de  mettre  en   évidence  sur  chantier  les  réservoirs,   de  déterminer   leur
contenu en fluide, les contacts eau / huile / gaz, les saturations et la lithologie. Pour cela le

Caliper,   le   Gamma   ray,   deux   logs   de   résistivité   mesurant  Rxo  et  Rt  ,   le   Neutron   et   le

"Densité" sont utilisés.

La méthode consiste :

• A mettre en évidence les réservoirs en éliminant les bancs argileux et compacts en se


servant surtout du Gamma Ray et du caliper.

• A comparer les courbes Rt et Rxo dans les zones réservoirs, à mettre en évidence le

contact eau / hydrocarbures (Rt / Rxo parallèles dans la zone à eau, séparation des deux
courbes dans la zone à hydrocarbures) et à calculer la saturation en eau à partir de
réglettes.

• A comparer le Neutron et le Densité sur des échelles compatibles (généralement les


enregistrements sont faits en échelle calcaire) pour déterminer le contact eau - huile / gaz
et la lithologie du réservoir.

Cette méthode est très rapide, elle fournit des résultats de bonne qualité dans le cas de
réservoirs propres.

Pour obtenir une interprétation plus complète, il faudra tenir compte de nombreux paramètres
(influence de la boue, pourcentage d'argiles, influence du diamètre du trou, des caves, etc).
L'ordinateur est utilisé pour ces interprétations.

MWD (Measurement While Drilling) et LWD (Logging While Drilling):

Le MWD a été développé à l'origine pour effectuer des mesures de déviation. Les mesures
faites en fond de puits sont transmises en continu en surface par différents procédés :

• ondes "acoustiques" véhiculées dans la boue,

• câbles électriques dans les tiges,

• ondes électromagnétiques transmises par les formations.

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En plus des mesures de déviation, il est actuellement possible de mesurer au fond du puits le
poids réellement appliqué sur l'outil, la vitesse de rotation, la pression à l'intérieur et à
l'extérieur du train de sonde, de détecter une venue.

Il est possible également de faire un gamma ray, des logs de résistivité et d'induction à
différentes profondeurs d'investigation, un neutron, un log de densité et un sonique.

Les informations concernant le gisement (porosité, saturation, lithologie, etc.) sont maintenant
disponibles   en   cours   de   forage.   Cela   permet   une   prise   de   décision   beaucoup   plus   rapide
(auparavant il fallait attendre la fin de la phase de forage pour obtenir ces informations).

La tendance actuelle est de placer les outils de mesure le plus près possible de l'outil de forage
pour obtenir le plus rapidement possible une "image fidèle" des formations traversées,
l'invasion par le filtrat étant réduite.

Il est très intéressant d'avoir une image instantanée du fond en forage dirigé, cela permet de
faire immédiatement les corrections de trajectoire nécessaires. Les outils de diagraphies sont
capables également de mettre en évidence les formations sous-compactées. Il est intéressant
pour le chef de poste et le géologue de sonde de disposer en permanence de ces mesures.

La vitesse d'avancement est toujours beaucoup plus faible que la vitesse utilisée en
diagraphies différées (de l'ordre de 10 à 100 fois plus faible). Grâce à cette faible vitesse et à
une invasion réduite ou inexistante, la réponse des outils doit être meilleure (l'outil restant
plus longtemps en face de la formation).

Il est possible de faire des enregistrements en cours de manoeuvre à des intervalles de temps
déterminés et de suivre l'évolution de l'invasion par le filtrat de la boue.

Si actuellement les résultats fournis par le MWD ne sont pas toujours d'une qualité égale à
celle des diagraphies différées, il faut s'attendre au remplacement progressif des diagraphies
différées "conventionnelles" par le LWD.

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