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Science économique III - Economie du développement durable

Acquis de première : externalités, droits de propriété, offre et demande,


défaillances du marché. Fiche 312 – Quels instruments économiques
NOTIONS : Réglementation, taxation, marché de quotas d’émission pour la politique climatique ?

Fiche 3121 – Quels sont les fondements de la politique climatique ?


Les défaillances du marché

Selon les néo-classiques, le marché de cpp est l’organisation économique optimale. Dans ces conditions, l’intervention de l’Etat
est inutile et néfaste. Cependant, les théoriciens néo-classiques ont mis en évidence des défaillances du marché qui permettent de
justifier une intervention limitée mais réelle de l’Etat.
Dans un environnement de court terme où les prévisions se font avec un degré d’incertitude très réduit, la régulation par le marché
s’avère optimale tant que l’on reste dans les hypothèses du modèle de cpp. Mais à long terme, la régulation par les prix s’avère
incapable de discerner les prix futurs : le marché est myope, ce qui risque d’engendrer des effets très négatifs
Ainsi, le marché ne peut arriver à diminuer la pollution du fait des caractéristiques mêmes de la pollution : elle cumule ses effets
dans le long terme et certains effets sont irréversibles. La pollution actuelle s’ajoute à celle passée et met des siècles avant de
disparaître. Toutes les régions ne seront pas touchées de la même manière : ce sont surtout les pays pauvres et émergents qui
seront le plus affectés. Ce type de conséquences ne peut être appréhendé par les entreprises des pays riches, car elles recherchent
leur profit maximum à court terme.

L’environnement : bien public, bien mondial, bien commun

 La classification des biens

 2 critères permettent de classer les biens :


o Rivalité/non rivalité :
- Il y a rivalité quand la consommation d’une unité du bien par un individu empêche la
consommation simultanée de la même unité par un autre consommateur.
- Il y a non rivalité quand plusieurs individus peuvent consommer en même temps la même unité
(exemple : éclairage public, cinéma pour ceux qui peuvent voir l’écran...)

o Exclusion/non exclusion :
- L’exclusion : seuls les consommateurs qui paient le bien ou le service peuvent y accéder.
- La non exclusion : il est impossible techniquement ou économiquement d’empêcher les
consommateurs qui refusent de payer le prix d’utiliser le bien ou le service (exemple :
éclairage public...)

 Les différents types de bien

- Les biens privés purs sont caractérisés par la rivalité et la possibilité d’exclusion.
- Les biens publics ou collectifs purs sont des biens et services caractérisés par une non
rivalité dans la consommation et une impossibilité pour les producteurs d’exclure les
personnes qui refusent de payer le prix pour acquérir le bien
- Les biens communs sont des biens ou services dont la consommation obéit au principe de
rivalité (ce que les uns consomment ne peut être consommé par les autres) et de non
excluabilité (le consommateur n'ayant pas payé pour un bien ou un service ne peut être exclu
de la consommation de ce bien ou de ce service)
- Les biens de club sont des biens non-rivaux, où il y a une possibilité d’exclusion

 L’environnement, un bien public mondial

 Un bien public mondial a les caractéristiques d’un bien public (la non-rivalité et la non-exclusion)
auxquelles s’ajoutent deux dimensions supplémentaires :
- la dimension temporelle : il intéresse également les générations futures
- la dimension territoriale : il bénéficie à toute la planète

 Le climat et la qualité de l’air peuvent alors être considérés comme un bien public mondial :
o Un bien public :
- non-exclusion : la qualité de l’air n’est pas payante.
- non-rivalité : la qualité de l’air profite à toutes les personnes d’une aire géographique donnée.

o Un bien public mondial :


- la dimension temporelle : la dégradation de la qualité de l’air aura des conséquences pour les générations futures
- la dimension territoriale : la pollution ne s’arrête pas aux frontières d’un pays

 Or, le marché est incapable de prendre en charge la réalisation des biens collectifs et encore plus
des biens publics mondiaux. En effet, si l’on part de l’idée que tous les individus sont rationnels
et égoïstes, ils ont tout intérêt à adopter l’attitude du passager clandestin (free rider). Chacun va
justifier son refus de contribution au financement du bien collectif par son manque d’intérêt pour
son usage. Mais, une fois que le bien aura été financé et produit, il l’utilisera puisque rien ne peut
lui interdire son usage (bien indivisible). Comme tous les individus sont égoïstes et rationnels, ils
vont reproduire le même comportement ce qui, si on agrège les actions individuelles, va générer
un effet pervers : aucun agent n’acceptera de produire le bien collectif, bien qu’il soit utile à la
collectivité, car aucun agent économique n’a accepté de participer à son financement.

 L’environnement, un bien commun

 L’environnement peut aussi être considéré comme un bien commun. La pêche en haute mer est accessible à tous les
bateaux (non exclusion) mais les poissons pêchés par un bateau ne peuvent être capturés par les autres bateaux (rivalité).

 Or, selon Garrett Harding, lorsqu'une ressource est en libre accès, chaque utilisateur est conduit
spontanément à y puiser sans limite, poussant à sa disparition. C’est la « tragédie des communs
». Si les pêcheurs ne sont pas spontanément poussés à la coopération pour sauvegarder la
ressource, ils ont tous tendance à se comporter en «passagers clandestins » en bénéficiant de la
ressource sans en payer le prix de sa disparition.

La solution, selon les libéraux, dans ces 2 cas est de donner des droits de propriété

Les externalités négatives

 La pollution, une externalité négative :

 Les agents recherchent le profit maximum. Ils opèrent alors un calcul coût –bénéfice et
choisissent la solution qui leur apporte le maximum de bénéfice (ou de profit) individuel.
Cependant, leur action peut avoir des conséquences sur la situation d’autres agents.
 Ce sont les externalités : il y a effets externes lorsque l’activité d’un agent a des
répercussions sur l’utilité ou le profit d’autres agents sans qu’il y ait transaction sur un
marché. C’est une conséquence involontaire de l’action rationnelle des individus
- L'externalité est négative si elle entraîne des coûts supplémentaires pour ceux qui la
subissent et non pour celui qui en est à l’origine. Ainsi, une entreprise chimique A peut décider de son
niveau de production et de ses tarifs sans tenir compte des conséquences pour les riverains des produits polluants
- L'externalité est positive lorsqu’elle se traduit par un enrichissement sans frais pour les
agents qui en bénéficient. Ainsi, l’apiculteur, qui entretient ses ruches d’abeilles, contribue à enrichir sans
le vouloir l’arboriculteur car ses abeilles pollinisent les arbres fruitiers. Il assume pourtant seul le coût de cet
entretien alors que l’arboriculteur profite de la gratuité du service. Le prix des fruits n’intègre pas l’externalité
positive procurée par les abeilles.

 La pollution est une externalité négative :


- Les entreprises produisent des biens et services pour avoir un profit élevé. Les ménages
utilisent leur voiture ou se chauffent pour améliorer leur bien- être.
- Or, ces comportements génèrent des contreparties négatives sur l’environnement et par
extension sur la population. On parle alors de coûts sociaux : l'ensemble des coûts
supportés, à l'occasion d'une activité économique donnée, par les agents

 Une défaillance du marché : la pollution ne peut être réduite par le libre jeu du marché

 Les externalités remettent en cause la main invisible d’A.Smith : l’intérêt individuel n’aboutit
donc pas à l’intérêt collectif. En effet, les externalités ne sont pas incluses dans le prix de
marché, ce qui n'incite pas les agents économiques à modifier leur comportement :
- Si un agent crée une externalité positive, il n'en sera pas récompensé et aura donc tendance à
sous-produire. Les transports publics en ville peuvent ne pas être rentables, alors qu’ils offrent
un service très utile à la collectivité en réduisant les émissions de CO2. Le bénéfice social des
transports publics est donc supérieur au bénéfice individuel.
- Inversement, en cas d'externalité négative, il y n'y aura pas de frein à l'activité (l’usage de la
voiture privée engendre des coûts sociaux énormes qui ne sont pas payés directement par les
automobilistes). Le coût social est donc supérieur au coût individuel.

 Si le calcul économique des agents intégrait le coût total de leur activité (coûts privés + coûts
sociaux) et le bénéfice total ( bénéfices privés + bénéfices sociaux) ils seraient amenés à
modifier leur activité.