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Université Claude Bernard Lyon 1

Licence Sciences et Technologie

Unité d’ enseignement: Math I Algèbre


Contrôle continu final
13 janvier 2009 - durée 2 heures

- Les documents et les calculettes ne sont pas autorisés.


- Les questions sont indépendantes et peuvent être traitées dans l’ordre de votre choix.
- Les questions étoilées sont facultatives.

Question : 1.
Soient et deux ensembles non vides et une application.
(1) On suppose qu’il existe une application telle que . Montrer qu’alors f est injective.
(2) On suppose injective. Construire une application telle que .
Allez à : Correction question : 1

Question : 2.
Soit * +
(1) Enoncer une condition nécessaire et suffisante pour que la classe d’un entier admette un
inverse (pour la multiplication) dans l’anneau .
(2) Faire la liste des éléments de qui sont inversibles (pour la multiplication).
Allez à : Correction question : 2

Question : 3.
(1) Déterminer tous les couples d’entiers ( ) tels que .
(2) Déterminer les restes de la division euclidienne de par et par .
(3)* Déduire des deux questions qui précèdent le reste de la division euclidienne de par .
Allez à : Correction question : 3

Question : 4.
(1) Résoudre en coordonnées cartésiennes l’équation dans :

(2) Ecrire sous forme polaire. Résoudre alors l’équation en coordonnées polaires.
(3) Déduire des deux questions qui précèdent la valeur de . /.
Allez à : Correction question : 4

Question : 5.
On considère les groupes et (pour l’addition). On notera la classe de l’entier dans et ̂ la
classe de l’entier dans .
(1) Montrer que l’application

̂
est bien définie et que c’est un morphisme surjectif de groupes.
(2) Déterminer le noyau ( ) de et dresser sa table de composition.
(3)* Construire un isomorphisme entre ( )et .
Allez à : Correction question : 5

CORRECTION
Correction question : 1.
(1)
( ) ( ) ( ( )) ( ( )) ( ) ( )
Donc est injective.
(2) A chaque il faut lui associer une unique valeur ( ) telle que ( ( ))
Si ( ) , alors il existe un unique antécédent à car est injective, on pose ( )
Si ( ), alors on associe n’importe quel élément à .
Vérifions que tout va bien, pour tout :
( ( )) ( )
Avec ( ), étant l’unique antécédent de
( ( ))
Ce qui montre bien que
Remarque :
Cette question à l’air compliquée, mais si on part du résultat
( ( ))
On voit bien que l’on a besoin de définir unique sur les de la forme ( ), c’est-à-dire sur ( ), pour
les autres cela n’a pas d’importance.
D’autre part, il vaut mieux appeler la variable de puisque cette application va de , l’ensemble
d’arrivée de dans . Rien n’empêche de l’appeler mais cela risque de porter à confusion si on
appelle aussi les éléments de .
Allez à : Question : 1

Correction question : 2.
(1) il s’agit d’une question de cours.
La classe d’un entier admette un inverse (pour la multiplication) dans l’anneau si
et seulement si et sont premiers entre eux.
(2) { }
Allez à : Question : 2
Correction question : 3.
(1) Comme d’habitude, soit on trouve une solution particulière « évidente », soit on utilise l’algorithme
d’Euclide.
( )
Est une solution évidente
Si on ne le vois pas

( ) ( )

On trouve le même résultat mais cela aurait pu être un autre couple de résultats.
{
( )
donne ( ) ( ) , ce qui équivaut à
( ) ( )
divise ( ) et est premier avec donc, d’après le théorème de Gauss, divise ( ),
par conséquent il existe tel que ( ) , ce qui équivaut à , ce que l’on
remplace dans ( ) ( ), ce qui donne ( ) , puis en simplifiant par
, .
Réciproque
( ) ( ) ( )
(2) D’après le petit théorème de Fermat, comme est premier
, -
Comme :
( ) , - , -
, donc le reste de la division euclidienne de par est .
D’après le petit théorème de Fermat, comme est premier
, -
Comme :
( ) , - , -
, donc le reste de la division euclidienne de par est 1.
(3) D’après la question (1) il existe ( ) tel que :
{
En faisant , on trouve

Ce qui équivaut à

D’après la question (2), il existe tel que


{
On remplace alors dans dans (ou ).
( )
Comme , le reste de la division euclidienne de par est .
Allez à : Question : 3

Correction question : 4.
(1) On cherche sous la forme , avec
( ) {
On trouve une troisième équation en écrivant que
| | | | | | √ .√ / √ √
En faisant la somme des lignes et

√ √ √ √
En faisant la différence des lignes et

√ √ √√
La ligne indique que et sont de même signe donc

√ √ √√ √ √ √√
(3) On met le module de en facteur
√ √
√ ( ) √ ( ) √
√ √
On résous en utilisant la forme polaire de
| | | | | | √
{ {
( ) ( )

| | √ √
{
( ) * +
Donc

√ √ . /
* +
Cela donne deux solutions

√ √ √ √ . / √ √ √ √
Remarque :
On pouvait aussi utiliser les formules du cours.
En comparant les résultat du (2) et du (3), il est clair que

√ √ √√ √ √ √ √ . . / . //
D’où l’on déduit que

√ √ √ √ . /
Et enfin
√ √ √ √√
. / √ √√
√ √ √ √
Allez à : Question : 4

Correction question : 5.
(1) Le problème est de savoir si on change de représentant dans , est-ce l’on obtient la même classe ̂ ?
Et bien regardons
Soit un représentant quelconque de * +
Alors
̂ * + * ( ) + * + ̂
Autre méthode
, - ( ) , - ̂ ̂
Cela montre que est bien définie.
( ) ( ) ̂ ̂ ̂ ( ) ( )
Ce qui montre que est un morphisme de groupe.
Remarque :
On a noté les additions dans et dans de la même façon, en toute rigueur, il faudrait utiliser
deux notations distinctes, mais bon !
Comme il n’y a que deux éléments dans { ̂ ̂ }, on va simplement vérifier que chacun de ces
éléments admet un antécédent.
( ) ̂ ( ) ̂
Cela montre que est surjective.
Remarque :
( ) ̂ ̂ ( ) ̂ ̂ ( ) ̂ ̂ ( ) ̂ ̂
(2) Grace à la remarque
( ) { }
Et sa table de composition est
(3) il faut déjà donner une notation aux classes de : par exemple ̇.
Soit ( ) défini par
( ) ̇ ( ) ̇ ( ) ̇
Si l’on fait ainsi, il faut vérifier que pour tout dans ( ) on a :
et
( ) ( ) ( )
C’est un peu long, alors on va définir de la façon suivante : les éléments de ( ) sont de la forme
, avec et ( ) ̇. Comme dans la question 5 (1) il faut vérifier que est bien définie,
autrement dit il faut montrer que ( ) ( ):
( ) ̇ ( )
Mais
( ) ̇ ( ) ( ) ( )
( ) ̇ ( )
Donc si on change de représentant dans alors cela ne change par la valeur de .
Maintenant cela va être plus simple
( ) . ( )/ ⏞ ̇ ̇ ̇ ( ) ( )
est un morphisme et le fait que ( ) ̇ ( ) ̇ ( ) ̇ montre que est bijective, bref
c’est un isomorphisme de groupe.
Allez à : Question : 5
Université Claude Bernard Lyon 1
Licence Sciences et Technologie

Unité d’ enseignement: Math I Algèbre


Contrôle continu final
?? janvier 2010 - durée 2 heures

- Les documents et les calculettes ne sont pas autorisés.


- Les questions sont indépendantes et peuvent être traitées dans l’ordre de votre choix.

Question : 1.
(1) Déterminer tous les couples ( ) tels que .
(2) Déterminer les restes des divisions euclidienne de par et .
(3) En déduire le reste de la division euclidienne de par .
Allez à : Correction question : 1

Question : 2.
Répondre par vrai ou faux aux énoncés qui suivent en justifiant votre réponse par un bref argument.
(1) admet diviseurs.
(2) Il y a relations binaires sur l’ensemble * +.
(3) Pour tout entier ,∑ . / .
(4) Dans on a . (Pour tout entier , * +).
Allez à : Correction question : 2

Question : 3.
Soit . Résoudre l’équation :
( )
Allez à : Correction question : 3

Question : 4.
Pour la suite, on désigne par le groupe (pour la multiplication) des racines -ième de l’unité dans .
(1) Faire la liste des sous-groupes de .
(2) Soit . Montrer que pour tout entier on a :

(Indication : pour l’implication utiliser la division euclidienne)


(3) Déduire du point (2) que si * + est premier avec alors l’élément est d’ordre dans .
(4) Faire la liste des éléments du sous-groupe de engendré par .
Allez à : Correction question : 4

Question : 5.
(1) Montrer que l’application

Est bien définie et que c’est un morphisme surjectif de groupe.


(2) Déterminer le noyau ( ) du morphisme et dresser sa table de multiplication.
(3) Expliciter un isomorphisme du groupe pour l’addition sur le groupe ( ).
(Rappel, pour l’addition sur l’ensemble des classes de restes est définies par .)
Allez à : Correction question : 5
CORRECTION

Correction question : 1.
(1) Soit on voit directement que ( ) , soit on effectue la division euclidienne de
par 11.

Donc
( )
On cherche alors toutes les solutions :
{
( )
donne ( ) ( ) ( ) ( )
divise ( ) et , d’après le théorème de Gauss divise , il existe donc
tel que , on remplace dans ( ) ( ), ce qui donne
( )
Finalement {
(2) D’après le théorème de Fermat, comme est premier et si alors , -
On divise par , :
( ) , - , - , - , -
le théorème de Fermat, comme est premier et si alors , -
On divise par , :
( ) , - , - , - , -
(3) On remarque que , puis comme et sont premier entre eux, on peut appliquer le
théorème des restes chinois.
, -
{
, -
Or ( ) entraine que , - et que ( ) , -
Donc ( ) , - , - , -
Autre solution
, -
{ {
, -
En faisant la différence de la première ligne par la seconde on trouve que :
{
D’après la première question avec et .
On remplace (par exemple) dans , ce qui donne
( ) , -
n’appartient pas à , , donc n’est pas le reste de la division euclidienne de par
,
, - , -
, donc est le reste de la division euclidienne de par .
Allez à : Question : 1

Correction question : 2.
(1) donc les diviseurs de sont de la forme avec * + et
* +, cela fait possibilités pour et pour , il y a donc diviseur de , la
réponse est : faux.
(2) Le nombre de relation binaire sur un ensemble à éléments est , ici , il y a donc
relations binaires sur , la réponse est : vrai
(3) ∑ . / ∑ . / ( ) avec la formule du binôme de Newton. La réponse
est : vrai.
(4) ( ) or ( ) d’où le résultat.
La réponse est : vrai.
Allez à : Question : 2

Correction question : 3.
On pose
( ) ( )
Il s’agit d’une équation du second degré dont le déterminant est :
( ( )) ( ( ) ) ( ) ( ( ))
Les deux solutions sont :
( ) ( )
( ) ( )
Et
( ) ( )
( ) ( )
Il reste à résoudre et
| | | | | |
{ {
( ) ( )
| |
. /
{ * +
( ) * +
| | | | | |
{ {
( ) ( )
| |
. /
{ * +
( ) * +

Les solutions sont { }


Allez à : Question : 3

Correction question : 4.
(1) Le cardinal de est de , le cardinal d’un sous-groupe de divise (d’après le théorème de
Lagrange), les seuls diviseurs positifs de sont et (car est premier), a donc deux sous-
groupes * + et .
(2) Si , la division euclidienne de par dit qu’il existe ( ) * + tels que :

Donc
( )
parce que est l’ordre (=cardinal) du groupe .

Comme , on a et donc , par conséquent ce qui signifie bien que divise .


Si , il existe tel que donc ( ) , car comme précédemment
.
(3) Soit l’ordre de , ( ) donc , d’après la question précédente divise , il existe
tel que , on en déduit que divise or , d’après le théorème de Gauss divise , il
existe donc tel que , on remplace dans , cela donne car .
D’autre part l’ordre d’un élément d’un groupe divise l’ordre du groupe, il existe tel que
On a et , d’où l’on déduit que , est non nul donc par conséquent
comme et sont positif et enfin .
(4) n’est pas premier avec , on ne peut pas appliquer le résultat ci-dessus. D’après (2)
. Donc l’ordre, , de est un multiple de et un multiple de , par définition de l’ordre
d’un élément (c’est-à-dire le plus petit entier tel que où est l’élément neutre du groupe) on en
déduit que ( ) par conséquent (en effet
).
Allez à : Question : 4

Correction question : 5.
(1) Le problème est de savoir si ( ) , or ( ) car donc . est bien
définie. ( ) ( ) ( ) ( ) donc est bien un morphisme de groupe.
* + or ( ) donc admet un antécédent.

et ( ) ( ) donc admet un antécédent.


Tous les éléments de admettent un antécédent, est surjective.
(2) Soit , ( ) ( ) * +
Donc ( ) * +

(3) première méthode compliquée mais qui se généralise aux isomorphismes de sur .
On pose ( ) , où .
Il faut d’abord vérifier que est bien définie, c’est-à-dire que si on change de représentant dans alors
l’image est bien la même. Soit , , .
( )

Donc tout va bien.


( )
( ) ( ) ( ) ( )
est bien un morphisme de sur .
Montrons que le noyau de est bien réduit à (l’élément neutre de ), ce qui montrera que est
injective.
( ) ( )
Donc est injective.
Comme le cardinal de est le même que le cardinal de , on en déduit que est bijective, finalement
est un isomorphisme de groupe.
Deuxième méthode.
On pose ( ) , ( ) , ( ) et ( )
Chaque élément de admet un unique antécédent donc est une bijection.
Il reste à montrer que c’est un morphisme.
( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( ) ( )

( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( ) ( )

( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )

( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
Par commutativité on obtient ceux qui manquent.
est bien un morphisme de groupe. Comme il est bijectif, c’est un isomorphisme.
Allez à : Question : 5
Licence STS Portail Math-Info Semestre 2
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Math II Algèbre
Epreuve finale de contrôle continu, 21 Janvier 2010
Durée 2heures
Aucun document n’est autorisé. Les calculatrices et autres appareils électroniques sont interdits.
Toute réponse doit être justifiée. Il sera tenu compte de la clarté de la rédaction dans la correction.

Exercice 1.
Question de cours
Soit 𝑢 une application linéaire de 𝐸 vers 𝐹.
Montrer que : 𝑢 est injective si et seulement si ker(𝑢) = {0𝐸 }.
Allez à : Correction exercice 1

Exercice 2.
Soit 𝛽 = (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ) la base canonique de ℝ3 .
Soit 𝑢 une application linéaire de ℝ3 dans ℝ3 définie par :
𝑢(𝑒1 ) = −3𝑒1 + 2𝑒2 − 4𝑒3
𝑢(𝑒2 ) = 𝑒1 − 𝑒2 + 2𝑒3
𝑢(𝑒3 ) = 4𝑒1 − 2𝑒2 + 5𝑒3
1°) Déterminer la matrice de 𝑢 dans la base canonique.
2°) Montrer que 𝐸 = {𝑥 ∈ ℝ3 , 𝑢(𝑥 ) = 𝑥} est un sous-espace vectoriel de ℝ3 . Montrer que la dimension de 𝐸
est 1 et donner un vecteur non nul 𝑎 de 𝐸.
3°) Montrer que 𝐹 = {(𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ℝ3 , −2𝑥1 + 2𝑥2 + 3𝑥3 = 0} est un sous-espace vectoriel de ℝ3 . Donner
une base (𝑏, 𝑐) de 𝐹.
4°) Montrer que 𝛽′ = (𝑎, 𝑏, 𝑢(𝑏)) est une base de ℝ3 .
5°) Montrer que 𝐸 ⊕ 𝐹 = ℝ3.
6°) Déterminer la matrice 𝑅 de 𝑢 dans la base 𝛽′.
Allez à : Correction exercice 2

Exercice 3.
Soit 𝑢: ℝ3 → ℝ3 l’application définie par :
𝑢(𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) = (−2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 , −𝑥1 + 𝑥3 , −2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 )
1°) Montrer que 𝑢 est linéaire.
2°) Déterminer une base de ker(𝑢)et une base de 𝐼𝑚(𝑢).
3°) A-t-on ker(𝑢) ⊕ 𝐼𝑚(𝑢) = ℝ3 ?
Allez à : Correction exercice 3

Exercice 4.
𝑎 𝑎 𝑎 𝑎
𝑎 𝑏 𝑏 𝑏
Soit 𝐴 = ( )
𝑎 𝑏 𝑐 𝑐
𝑎 𝑏 𝑐 𝑑
1°) Calculer Δ = det⁡(𝐴)
2°) Déterminer les valeurs de 𝑎, 𝑏, 𝑐 et 𝑑 qui annule Δ.
Allez à : Correction exercice 4
Exercice 5.
Soit 𝑢 une application linéaire de 𝐸 dans 𝐸, 𝐸 étant un espace vectoriel de dimension finie et pair.
Montrer que les deux assertions suivantes sont équivalentes
(a) 𝑢2 = 𝑂𝐸 (où 𝑂𝐸 est l’application linéaire nulle) et 𝑛 = 2 dim(𝐼𝑚(𝑢))
(b) 𝐼𝑚(𝑢) = ker(𝑢)
Allez à : Correction exercice 5

Exercice 6.
Soient 𝑃0 = 1, 𝑃1 = 1 + 𝑋 − 𝑋 2 et 𝑃2 = 1 − 𝑋 − 𝑋 2 trois polynômes de ℝ2 [𝑋].
La famille (𝑃0 , 𝑃1 , 𝑃2 ) est-elle libre ?
Allez à : Correction exercice 6

Correction exercice 1.
Si 𝑢 est injective alors si 𝑥 ∈ 𝐾𝑒𝑟(𝑢) ⇔ 𝑢(𝑥 ) = 0𝐹 ⇔ 𝑢(𝑥 ) = 𝑢(0𝐸 ) ⇒ 𝑥 = 0𝐸 car 𝑢 est injective, ce qui
montre que 𝐾𝑒𝑟(𝑢) = {0𝐸 }.
Si 𝐾𝑒𝑟(𝑢) = {0𝐸 } alors 𝑢(𝑥 ) = 𝑢(𝑦) ⇔ 𝑢(𝑥 ) − 𝑢(𝑦) = 0𝐹 ⇔ 𝑢(𝑥 − 𝑦) = 0𝐹 ⇒ 𝑥 − 𝑦 = 0𝐸 car 𝐾𝑒𝑟(𝑢) =
{0𝐸 }, et donc 𝑥 = 𝑦 ce qui montre que 𝑢 est injective.
Allez à : Exercice 1

Correction exercice 2.
−3 1 4
1°) 𝐴 = 𝑀𝑎𝑡𝛽 (𝑢) = ( 2 −1 −2)
−4 2 5
2°) 𝑢(0ℝ3 ) = 0ℝ3 donc 0ℝ3 ∈ 𝐸
Soient 𝑥 ∈ 𝐸 et 𝑦 ∈ 𝐸 et 𝜆 et 𝜇 deux réels, 𝑢(𝜆𝑥 + 𝜇𝑦) = 𝜆𝑢(𝑥 ) + 𝜇𝑢(𝑦) = 𝜆𝑥 + 𝜇𝑦, donc 𝜆𝑥 + 𝜇𝑦 ∈ 𝐸, 𝐸 est
un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
−3 1 4 𝑥1 𝑥1 −3𝑥1 + 𝑥2 + 4𝑥3 = 𝑥1
𝑥 𝑥
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ 𝐸 ⇔ ( 2 −1 −2) ( 2 ) = ( 2 ) ⇔ { 2𝑥1 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 𝑥2
−4 2 5 𝑥3 𝑥3 −4𝑥1 + 2𝑥2 + 5𝑥3 = 𝑥3
−4𝑥1 + 𝑥2 + 4𝑥3 = 0 𝐿1 −4𝑥1 + 𝑥2 + 4𝑥3 = 0 𝐿1 −4𝑥1 + 𝑥2 + 4𝑥3 = 0
⇔{ 1 2𝑥 − 2𝑥 2 − 2𝑥3 = 0 𝐿
⇔ 2{ 1 𝑥 − 𝑥 2 − 𝑥 3 = 0 ⇔ 24𝐿 + 𝐿1{ −3𝑥2 = 0
−4𝑥1 + 2𝑥2 + 4𝑥3 = 0 𝐿3 −2𝑥1 + 𝑥2 + 2𝑥3 = 0 2𝐿3 − 𝐿1 𝑥2 = 0
𝑥1 = 𝑥3
⇔ {𝑥 = 0
2
Une base de 𝐸 est le vecteur 𝑎 = (1,0,1) et bien sur dim(𝐸) = 1.
3°) Il est clair que le vecteur nul est dans 𝐹.
Soient 𝑥 ∈ 𝐹 et 𝑦 ∈ 𝐹 et 𝜆 et 𝜇 deux réels
𝜆𝑥 + 𝜇𝑦 = (𝜆𝑥1 + 𝜇𝑦1 , 𝜆𝑥2 + 𝜇𝑦2 , 𝜆𝑥3 + 𝜇𝑦3 ),
−2(𝜆𝑥1 + 𝜇𝑦1 ) + 2(𝜆𝑥2 + 𝜇𝑦2 ) + 3(𝜆𝑥3 + 𝜇𝑦3 ) = 𝜆(−2𝑥1 + 2𝑥2 + 3𝑥3 ) + 𝜇(−2𝑦1 + 2𝑦2 + 3𝑦3 ) = 0
Donc 𝜆𝑥 + 𝜇𝑦 ∈ 𝐹. 𝐹 est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
3 𝑥3
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ 𝐹 ⇔ 𝑥 = (𝑥2 + 𝑥3 , 𝑥2 , 𝑥3 ) = 𝑥2 (1,1,0) + (3,0,2)
2 2
On pose 𝑏 = (1,1,0) et 𝑐 = (3,0,2)
(𝑏, 𝑐 ) est une famille génératrice de 𝐹 formée de deux vecteurs non proportionnels, cette famille est donc libre.
Une base de 𝐹 est (𝑏, 𝑐 ).
4°) 𝑢(𝑏) a pour coordonnées :
−3 1 4 1 −2
( 2 −1 −2) (1) = ( 1 )
−4 2 5 0 −2
1 1 −2
1 1 1 −2
𝑑é𝑡(𝑎, 𝑏, 𝑢(𝑏)) = |0 1 1 | = | |+| | = −2 + 3 = 1 ≠ 0
0 −2 1 1
1 0 −2
3
Donc (𝑎, 𝑏, 𝑢(𝑏)) est une base de ℝ .
5°) dim(𝐸) + dim(𝐹 ) = 1 + 2 = 3 = dim⁡(ℝ3 )
(1,0,1) ∉ 𝐹 car −2 × 1 + 2 × 0 + 3 × 1 = 1 ≠ 0 donc 𝐸 ∩ 𝐹 = {0ℝ3 }
Donc 𝐸 ⊕ 𝐹 = ℝ3 .
6°) 𝑢(𝑢(𝑏)) a pour coordonnées
−3 1 4 −2 −1
( 2 −1 −2) ( 1 ) = (−1)
−4 2 5 −2 0
Donc 𝑢(𝑢(𝑏)) = −𝑏
𝑢(𝑎) 𝑢(𝑏) 𝑢(𝑢(𝑏))⁡ ⁡
𝑎
𝑀𝑎𝑡𝛽′ (𝑢) = 1⁡⁡⁡⁡⁡⁡ 0 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡0
(0⁡⁡⁡⁡⁡⁡ 0 ⁡⁡⁡⁡⁡−1) 𝑏
𝑢(𝑏)
0⁡⁡⁡⁡⁡⁡ 1 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡0
Allez à : Exercice 2

Correction exercice 3.
1°) Soient 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) et 𝑦 = (𝑦1 , 𝑦2 , 𝑦3 ) deux vecteurs de ℝ3 . Soient 𝜆 et 𝜇 deux réels.
𝜆𝑥 + 𝜇𝑦 = (𝜆𝑥1 + 𝜇𝑦1 , 𝜆𝑥2 + 𝜇𝑦2 , 𝜆𝑥3 + 𝜇𝑦3 )
𝑢(𝜆𝑥 + 𝜇𝑦) = (−2(𝜆𝑥1 + 𝜇𝑦1 ) + 4(𝜆𝑥2 + 𝜇𝑦2 ) + 4(𝜆𝑥3 + 𝜇𝑦3 ), −(𝜆𝑥1 + 𝜇𝑦1 ) + 𝜆𝑥3
+ 𝜇𝑦3 , −2(𝜆𝑥1 + 𝜇𝑦1 ) + 4(𝜆𝑥2 + 𝜇𝑦2 ) + 4(𝜆𝑥3 + 𝜇𝑦3 ))
= (𝜆[−2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 ] + 𝜇[−2𝑦1 + 4𝑦2 + 𝑦3 ], 𝜆[−𝑥1 + 𝑥3 ]
+ 𝜇 [−𝑦1 + 𝑦3 ], 𝜆[−2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 ] + 𝜇[−2𝑦1 + 4𝑦2 + 𝑦3 ])
= 𝜆(−2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 , −𝑥1 + 𝑥3 , −2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 )
+ 𝜇 (−2𝑦1 + 4𝑦2 + 4𝑦3 , −𝑦1 + 𝑦3 , −2𝑦1 + 4𝑦2 + 4𝑦3 ) = 𝜆𝑢(𝑥 ) + 𝜇𝑢(𝑦)
Donc 𝑢 est linéaire.

𝑥1
𝑥
2°) Soit 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ker(𝑢) et 𝑋 = ( 2 ) ses coordonnées dans la base canonique.
𝑥3
−2 4 4 𝑥1 0 −2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 = 0
−𝑥 + 2𝑥2 + 2𝑥3 = 0
𝑥 ∈ ker(𝑢) ⇔ 𝐴𝑋 = 𝑂 ⇔ (−1 0 1) (𝑥2 ) = (0) ⇔ { −𝑥1 + 𝑥3 = 0 ⇔{ 1
𝑥1 = 𝑥3
−2 4 4 𝑥3 0 −2𝑥1 + 4𝑥2 + 4𝑥3 = 0
1
2𝑥2 + 𝑥3 = 0 𝑥 = − 𝑥
⇔{ ⇔{ 2
2 3
𝑥1 = 𝑥3
𝑥1 = 𝑥3
1 𝑥3
𝑥 = (𝑥3 , − 𝑥3 , 𝑥3 ) = (2, −1,2)
2 2
𝑎 = (2, −1,2) est un vecteur non nul qui engendre 𝐾𝑒𝑟(𝑢), c’est une base de 𝐾𝑒𝑟(𝑢).
𝐼𝑚(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 à, 𝑢(𝑒3 ))
D’après le théorème du rang,
dim(ker(𝑢)) + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = dim(ℝ3 ) ⇔ 1 + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 3 ⇔ dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 2
𝑢(𝑒1 ) = −2𝑒1 − 𝑒2 − 2𝑒3 et 𝑢(𝑒2 ) = 4𝑒1 + 4𝑒3 , ces deux vecteurs ne sont pas proportionnels, ils forment une
famille libre de 𝐼𝑚(𝑢) qui est de dimension 2, (𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) est une base de 𝐼𝑚(𝑢).
3°) ker(𝑢) ⊕ 𝐼𝑚(𝑢) = ℝ3 ⇔ (𝑎, 𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) est une base de ℝ3 .
2 −2 4 0 −2 4
det(𝑎, 𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) = |−1 −1 0| = |−2 −1 0|
2 −2 4 0 −2 4
En additionnant les deux premières colonnes sur la première colonne.
0 −2 4
−2 4
det(𝑎, 𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) = |−2 −1 0| = −2 | |=0
−2 4
0 −2 4
3
Donc on n’a pas ker(𝑢) ⊕ 𝐼𝑚(𝑢) = ℝ ⇔ (𝑎, 𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )).
Allez à : Exercice 3

Correction exercice 4.
1°)
𝐶1 𝐶2 𝐶3 𝐶4 𝐶1 𝐶2 − 𝐶1 𝐶3 − 𝐶1 𝐶4 − 𝐶1
𝑎⁡⁡ 𝑎 𝑎 ⁡⁡𝑎 𝑎 0⁡⁡⁡⁡⁡⁡ 0 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡0 𝑏−𝑎 𝑏−𝑎 𝑏−𝑎
𝑎⁡⁡ 𝑏 𝑏 ⁡⁡𝑏 = 𝑎 𝑏 − 𝑎⁡ 𝑏 − 𝑎 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑏 − 𝑎 = 𝑎 |𝑏 − 𝑎 𝑐 − 𝑎 𝑐 − 𝑎 |
| | | |
𝑎⁡⁡ 𝑏 𝑐 ⁡⁡𝑐 𝑎 𝑏 − 𝑎⁡ 𝑐 − 𝑎 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑐 − 𝑎 𝑏−𝑎 𝑐−𝑎 𝑑−𝑎
𝑎⁡⁡ 𝑏 𝑐 ⁡⁡𝑑 𝑎 𝑏 − 𝑎⁡⁡ 𝑐 − 𝑎 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝑑 − 𝑎
𝐶1 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡ 𝐶2 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝐶3 𝐶1 ⁡⁡⁡⁡⁡𝐶2 − 𝐶2 𝐶3 − 𝐶1
1 1 1 1⁡⁡ 0 0
= 𝑎 (𝑏 − 𝑎 ) = 𝑎 (𝑏 − 𝑎 )
|𝑏 − 𝑎 𝑐 − 𝑎 𝑐 − 𝑎 | |𝑏 − 𝑎⁡⁡⁡ 𝑐 − 𝑏 𝑐 − 𝑏 |
𝑏−𝑎 𝑐−𝑎 𝑑−𝑎 𝑏 − 𝑎⁡⁡⁡ 𝑐 − 𝑏 𝑑 − 𝑏
𝑐 − 𝑏 𝑐 − 𝑏 1 1
= 𝑎 (𝑏 − 𝑎 ) | | = 𝑎(𝑏 − 𝑎)(𝑐 − 𝑏) | | = 𝑎(𝑏 − 𝑎)(𝑐 − 𝑏)(𝑑 − 𝑐)
𝑐−𝑏 𝑑−𝑏 𝑐−𝑏 𝑑−𝑏
𝑎=0
𝑜𝑢
𝑎=𝑏
2°) Δ = 0 ⇔ 𝑜𝑢
𝑏=𝑐
𝑜𝑢
{𝑐 = 𝑑
Allez à : Exercice 4

Correction exercice 5.
Si (a) alors
Si 𝑦 ∈ 𝐼𝑚(𝑢) alors il existe 𝑥 ∈ 𝐸 𝑦 = 𝑢(𝑥 ) alors 𝑢(𝑦) = 𝑢2 (𝑥 ) = 0𝐸 alors 𝑦 ∈ 𝐾𝑒𝑟(𝑢)
Donc 𝐼𝑚(𝑢) ⊂ ker(𝑢)
D’après le théorème du rang
𝑛 𝑛
dim(ker(𝑢)) + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 𝑑𝑖𝑚𝐸 ⇔ dim(ker(𝑢)) + = 𝑛 ⇔ dim(ker(𝑢)) =
2 2
𝐼𝑚(𝑢) ⊂ ker(𝑢) et ces deux espaces ont la même dimension, donc ils sont égaux.
(b) D’après le théorème du rang
dim(ker(𝑢)) + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 𝑑𝑖𝑚𝐸 ⇔ 2 dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 𝑛 ⇔ 2rg(u) = n
Pour tout 𝑥 ∈ 𝐸, 𝑢(𝑥 ) ∈ 𝐼𝑚(𝑢) donc 𝑢(𝑥 ) ∈ ker(𝑢) donc 𝑢(𝑢(𝑥 )) = 0𝐸 donc 𝑢2 = 𝑂𝐸 .
Allez à : Exercice 5

Correction exercice 6.
𝛼𝑃0 + 𝛽𝑃1 + 𝛾𝑃2 = 0 ⇔ 𝛼 + 𝛽 (1 + 𝑋 − 𝑋 2 ) + 𝛾(1 − 𝑋 − 𝑋 2 ) = 0 ⇔ 𝛼 + 𝛽 + 𝛾 + (𝛽 − 𝛾 )𝑋 − (𝛽 + 𝛾 )𝑋 2
𝐿1 𝛼 + 𝛽 + 𝛾 = 0 𝐿1 𝛼+𝛽+𝛾 =0 𝛼=0
= 0 ⇔ 𝐿2 { 𝛽 − 𝛾 = 0 ⇔ 𝐿2 { 𝛽 − 𝛾 = 0 ⇔ { 𝛽 = 0 ⁡
𝐿3 𝛽+𝛾 = 0 𝐿3 − 𝐿2 2𝛾 = 0 𝛾=0
Donc cette famille est libre.
Allez à : Exercice 6
Université Lyon 1
Licence Sciences et Technologies
Année 2010-2011
Unité d'enseignement: Math I Algèbre
Contrôle final du 20 janvier 2011
Durée: 2 heures
Les documents, calculettes et téléphones portables ne sont pas autorisés.
Cet énoncé comporte deux pages.

Question 1.
On désigne le plan complexe par ℂ.

𝑧−𝑖
(1) Montrer que pour tout 𝑧 ∈ 𝐸 on a 𝑧+𝑖 ≠ 1.
Soit 𝑓: ℂ ∖ {−𝑖 } → ℂ ∖ {1} l’application définie par
𝑧−𝑖
𝑓 (𝑧 ) =
𝑧+𝑖

(2) Montrer que pour tout 𝜔 ∈ ℂ ∖ {1}, il existe 𝑧 ∈ ℂ ∖ {−𝑖 } tel que 𝜔 = 𝑓(𝑧).
(3) Montrer que l’application 𝑓 est injective.
Que peut-on en conclure sur l’application 𝑓 ?
(4) Résoudre l’équation (𝑧 − 𝑖 )3 + 8(𝑧 + 𝑖 )3 = 0 dans ℂ.
Allez à : Correction question 1 :

Question 2.
(1) a. Déterminer le reste de la division de 𝑁 = 222333 par 7 et par 11.
b. Déterminer deux entiers 𝑢 et 𝑣 tels que 7𝑢 + 11𝑣 = 1.
c. En déduire le reste de la division de 𝑁 par 77.
(2) Toto veut faire don des livres de sa bibliothèque. Il en a plus de 10. S’il les répartit dans les cartons
contenant 20 livres ou des cartons qui en contiennent 25, il lui reste toujours 7 livres. Quel est le nombre
minimal de livres dans la bibliothèque de Toto ?
Allez à : Correction question 2 :
Question 3.
Répondre par vrai ou faux aux assertions qui suivent, en justifiant votre réponse par une preuve courte ou un
contre-exemple.
(1) Il existe une infinité de couples d’entiers (𝑢, 𝑣 ) tels que
231𝑢 + 110𝑣 = 23
(2) Soit un entier naturel 𝑛 ≥ 2. Tout facteur premier 𝑝 de 𝑛! + 1 satisfait 𝑝 > 𝑛.
(3) Soit 𝑛 un entier naturel non nul. Il n’existe pas de triplet (𝑥, 𝑦, 𝑧) d’entier impair tels que 𝑥 𝑛 + 𝑦 𝑛 = 𝑧 𝑛 .
𝑛+2
(4) Soit 𝑛 un entier naturel non nul. Il y a ( ) couples d’entiers naturels (𝑥, 𝑦) pour lesquels
2
𝑥+𝑦 ≤𝑛
Allez à : Correction question 3 :

Question 4.
2𝑖𝜋 3𝑖𝜋
2𝜋
(1) Soit 𝐴 = 2 cos ( 5 ). Démontrer que 𝐴 = 𝑒 5 −𝑒 5 .
𝑖𝜋 4𝑖𝜋
𝜋
(2) Soit 𝐵 = 2 cos ( 5 ). Démontrer que 𝐵 = 𝑒 5 − 𝑒 5 .
𝑖𝜋
(3) On pose 𝜁 = 𝑒 5 .
a. Calculer 𝜁5
b. Exprimer 𝐴 et 𝐵 en fonction de 𝜁.
c. En déduire que 1 + 𝐴 − 𝐵 = 0.
(Indication : il peut être utile de reconnaître une somme des termes d’une suite géométrique.)
Remarque : 𝐴 est la longueur du côté d’un décagone régulier inscrit dans un cercle de rayon 1 ; 𝐵 est celle du
côté d’un décagone étoilé. Cet exercice montre que la différence entre le périmètre d’un décagone étoilé et d’un
décagone convexe est un entier.
Allez à : Correction question 4 :

CORRECTION

Correction question 1 :
(1) Pour tout 𝑧 ∈ ℂ ∖ {−𝑖 }
𝑧 − 𝑖 𝑧 + 𝑖 − (𝑧 − 𝑖 ) 2𝑖 𝑧−𝑖
1− = = ≠0⇒ ≠1
𝑧+𝑖 𝑧+𝑖 𝑧+𝑖 𝑧+𝑖
Allez à : Question 1

(2) Si 𝜔 ∈ ℂ ∖ {1}
𝑧−𝑖
𝜔 = 𝑓 (𝑧 ) ⇔ 𝜔 = ⇔ 𝜔(𝑧 + 𝑖 ) = 𝑧 − 𝑖 ⇔ 𝜔𝑧 + 𝑖𝜔 = 𝑧 − 𝑖 ⇔ 𝜔𝑧 − 𝑧 = −𝑖𝜔 − 𝑖 ⇔ 𝑧(𝜔 − 1)
𝑧+𝑖
𝜔+1 𝜔−1+2 2 2𝑖
= −𝑖 (𝜔 + 1) ⇔ 𝑧 = −𝑖 = −𝑖 = −𝑖 (1 + ) = −𝑖 − ≠ −𝑖
𝜔−1 𝜔−1 𝜔−1 𝜔−1
Donc pour tout 𝜔 ∈ ℂ ∖ {1}, il existe 𝑧 ∈ ℂ ∖ {−𝑖 } tel que 𝜔 = 𝑓(𝑧).
Allez à : Question 1

(3) Pour tout 𝑧1, 𝑧2 différent de −𝑖,


𝑧1 − 𝑖 𝑧2 − 𝑖
𝑓 (𝑧1 ) = 𝑓 (𝑧2 ) ⇔ = ⇔ (𝑧1 − 𝑖 )(𝑧2 + 𝑖 ) = (𝑧2 − 𝑖 )(𝑧1 + 𝑖 ) ⇔ 𝑧1 𝑧2 + 𝑖𝑧1 − 𝑖𝑧2 + 1
𝑧1 + 𝑖 𝑧2 + 𝑖
= 𝑧2 𝑧1 + 𝑖𝑧2 − 𝑖𝑧1 + 1 ⇔ 2𝑖𝑧1 = 2𝑖𝑧2 ⇔ 𝑧1 = 𝑧2
Donc 𝑓 est injective.
𝑓: ℂ ∖ {−𝑖 } → ℂ ∖ {1} est bijective.
Allez à : Question 1
(4)
3 3 3 3
𝑧−𝑖 3
(𝑧 − 𝑖 ) + 8(𝑧 + 𝑖 ) = 0 ⇔ (𝑧 − 𝑖 ) = −8(𝑧 + 𝑖 ) ⇔ ( ) = −8 = 23 𝑒 𝑖𝜋
𝑧+𝑖

𝑧−𝑖 3 |𝑓 (𝑧)|3 = 23 |𝑓 (𝑧)| = 2


( ) = 23 𝑒 𝑖𝜋 ⇔ { 3 ⇔{
𝑧+𝑖 arg(𝑓 (𝑧) ) = 𝜋 + 2𝑘𝜋, 𝑘∈ℤ 3 arg(𝑓(𝑧)) = 𝜋 + 2𝑘𝜋, 𝑘∈ℤ
|𝑓 (𝑧)| = 2
⇔{ 𝜋 2𝑘𝜋
arg(𝑓 (𝑧)) = + , 𝑘 ∈ {0,1,2}
3 3
𝜋 2𝑘𝜋
𝑓 (𝑧) = 2𝑒 𝑖( 3 + )
3 , 𝑘 ∈ {0,1,2}
D’après la première question
Allez à : Question 1
𝑍+1 𝑓 (𝑧 ) + 1 (𝑓 (𝑧) + 1) (𝑓(𝑧) − 1)
𝑍 = 𝑓 (𝑧) ⇔ 𝑧 = −𝑖 = −𝑖 = −𝑖
𝑍−1 𝑓 (𝑧 ) − 1 (𝑓 (𝑧) − 1) (𝑓(𝑧) − 1)

|𝑓 (𝑧)|2 + 𝑓(𝑧) − 𝑓(𝑧) − 1 4 − (𝑓 (𝑧) − 𝑓 (𝑧)) − 1 3 − 2𝑖ℐ𝑚(𝑓 (𝑧))


= −𝑖 = −𝑖 = −𝑖
|𝑓 (𝑧)|2 − 𝑓(𝑧) − 𝑓(𝑧) + 1 4 − (𝑓 (𝑧) + 𝑓 (𝑧)) + 1 5 − 2ℛ𝑒(𝑓 (𝑧))
−2ℐ𝑚(𝑓 (𝑧)) − 3𝑖
=
5 − 2ℛ𝑒(𝑓(𝑧))
Il y a trois solutions
𝑖𝜋
−2ℐ𝑚 (2𝑒 3 ) − 3𝑖 √3
−2 × 2 × 2 − 3𝑖 2√3
𝑧0 = = =− −𝑖
𝑖𝜋 1 3
5 − 2ℛ𝑒 (2𝑒 3 ) 5−2×2×2
𝜋 2𝜋
−2ℐ𝑚 (2𝑒 𝑖( 3 + 3 ) ) − 3𝑖 −2 × 2ℐ𝑚(𝑒 𝑖𝜋 ) − 3𝑖 −2 × 2 × 0 − 3𝑖 𝑖
𝑧1 = 𝜋 2𝜋 = = = −
5 − 2 × 2ℛ𝑒(𝑒 𝑖𝜋 ) 5 − 2 × 2 × (−1) 3
5 − 2ℛ𝑒 (2𝑒 𝑖( 2 + 3 ) )
𝜋 4𝜋 5𝑖𝜋 √3
−2ℐ𝑚 (2𝑒 𝑖( 3 + 3 ) ) − 3𝑖 −2 × 2ℐ𝑚 (𝑒−2 × 2 × (− 2 ) − 3𝑖
3 ) − 3𝑖 2√3
𝑧1 = = = = −𝑖
𝜋 4𝜋
𝑖( + )
5𝑖𝜋 1 3
5 − 2ℛ𝑒 (2𝑒 2 3 ) 5 − 2 × 2ℛ𝑒 (𝑒 3 ) 5−2×2×2
Allez à : Question 1

Correction question 2 :
(1) a.
222 = 2 × 3 × 37 donc 7 et 222 sont premiers entre eux, 7 est premier, on peut appliquer le petit
théorème de Fermat
2226 ≡ 1 [7]
Puis on divise 333 par 6
333 = 6 × 55 + 3
Par conséquent
222333 = 2226×55+3 = (2226 )55 × 2223 ≡ 155 × 2223 [7] ≡ 2223 [7]
On divise 222 par 7
222 = 7 × 31 + 5
333
222 ≡ 222 7 ≡ (7 × 31 + 5)3 [7] ≡ 53 [7] ≡ 25 × 5 [7] ≡ 4 × 5 [7] ≡ 6 [7]
3[ ]

Comme 0 ≤ 6 < 7, 6 est le reste de la division euclidienne de 222333 par 7.


222 = 2 × 3 × 37 donc 11 et 222 sont premiers entre eux, 11 est premier, on peut appliquer le petit
théorème de Fermat
22210 ≡ 1 [11]
Puis on divise 333 par 10
333 = 10 × 33 + 3
Par conséquent
222333 = 22210×33+3 = (22210 )33 × 2223 ≡ 133 × 2223 [7] ≡ 2223 [7]
On divise 222 par 11
222 = 11 × 20 + 2
333
222 ≡ 222 11] ≡ (11 × 20 + 2)3 [11] ≡ 23 [11] ≡ 8 [11]
3[

Comme 0 ≤ 8 < 11, 8 est le reste de la division euclidienne de 222333 par 11.
Allez à : Question 2
b. Il y a une solution évidente 7 × (−3) + 11 × 2 = 1
Allez à : Question 2

c.
𝑁 ≡ 6 [7]
𝑁 ≡ 8 [11]
7 × (−3) + 11 × 2 = 1 ⇒ 11 × 2 = 1 + 3 × 7
D’après le théorème des restes chinois il existe un unique 𝑥 modulo 77 = 7 × 11 tel que 𝑁 ≡ 𝑥 [77]
𝑥 = 8 − 2 × 11 × 2 = 8 − 2 × (1 + 3 × 7) = −36 ≡ 41 [77]
Vérifie
𝑥 = 8 − 4 × 11 ≡ 8 [11] et 𝑥 = 6 − 6 × 7 ≡ 6 [7]
41 est la solution car 0 ≤ 41 < 77.
Autre méthode
𝑁 = 6 + 7𝑘 et 𝑁 = 8 + 11𝑙
Donc
6 + 7𝑘 = 8 + 11𝑙 ⇒ 7𝑘 − 11𝑙 = 2
Or
7 × (−3) + 11 × 2 = 1 ⇒ 7 × (−6) + 11 × 4 = 2
En soustrayant ces deux égalités
7(𝑘 + 6) − 11(𝑙 + 4) = 0 ⇒ 7(𝑘 + 6) = 11(𝑙 + 4)
Comme 7 divise 11(𝑙 + 4) et que 7 et 11 sont premiers entre eux, le théorème de Gauss permet
d’affirmer que 7 divise 𝑙 + 4, il existe 𝑛 ∈ ℤ tel que 𝑙 + 4 = 7𝑛 ⇒ 𝑙 = −4 + 7𝑙, ce que l’on remplace
dans 𝑁 = 8 + 11𝑙 = 8 + 11(−4 + 7𝑙 ) = −36 + 77𝑙 = 41 + 77(𝑙 − 1)
41 est la solution car 0 ≤ 41 < 77.
Allez à : Question 2

(2) On appelle 𝑁 le nombre de livres de Toto, d’après l’énoncé


𝑁 ≡ 7 [20] et 𝑁 ≡ 7 [25]
Il existe 𝑘, 𝑙 ∈ ℕ tels que 𝑁 = 7 + 20𝑘 et 𝑁 = 7 + 25𝑙 donc 20𝑘 = 25𝑙, on simplifie par 5, par
conséquent 4𝑘 = 5𝑙, 4 et 5 sont premiers entre eux, 4 divise 5𝑙, d’après le théorème de Gauss, 4 divise
𝑙, il existe 𝑢 ∈ ℕ tel que 𝑙 = 4𝑢. On en déduit que 𝑁 = 7 + 25 × 4𝑢, 𝑢 = 0 n’est pas solution car
𝑁 < 10, 𝑢 = 1 est la solution 𝑁 = 7 + 100 = 107
Allez à : Question 2

Correction question 3 :
(1) 231 = 3 × 7 × 11 et 110 = 2 × 5 × 11 donc 𝑃𝐺𝐶𝐷 (231,110) = 11 ne divise pas 23, il n’y a pas de
solution.
(2) 𝑝 divise 𝑛! + 1 donc il existe 𝑘 ∈ ℕ tel que 𝑛! + 1 = 𝑝𝑘, si 𝑝 < 𝑛 alors 𝑝 divise 𝑛! et il existe 𝑙 ∈ ℕ tel
que 𝑛! = 𝑝𝑙, avec ces deux égalités on a 𝑝𝑙 + 1 = 𝑝𝑘 ce qui équivaut 𝑝(𝑘 − 𝑙 ) = 1, ce qui entraine que
𝑝 = 1, il y a une contradiction par conséquent tout diviseur de 𝑛! + 1 est strictement plus grand que 𝑛.
(3) Si 𝑥, 𝑦, 𝑧 sont impairs alors 𝑥 𝑛 ≡ 1 [2], 𝑦 𝑛 ≡ 1 [2] et 𝑧 𝑛 ≡ 1 [2], ce qui entrainerait, si l’hypothèse
était bonne que 2 ≡ 1 [2], ce qui est faux.
(4)
Les couples d’entiers positifs qui vérifient 𝑥 + 𝑦 = 𝑘 sont
(0, 𝑘 ), (1, 𝑘 − 1), (2, 𝑘 − 2), … , (𝑘 − 2,2), (𝑘 − 1,1), (𝑘, 0)
Il y en a 𝑘 + 1. Le nombre d’entiers positifs qui vérifient 𝑥 + 𝑦 ≤ 𝑛 est la somme du nombre des
couples d’entiers positifs qui vérifient 𝑥 + 𝑦 = 𝑘 pour 𝑘 ∈ {0,1, … , 𝑛}
Il y en a donc
(𝑛 + 1)(𝑛 + 2) 𝑛+2
1 + 2 + ⋯ + 𝑛 + (𝑛 + 1) = =( )
2 2
Allez à : Question 3

Correction question 4 :
(1)
2𝑖𝜋 3𝑖𝜋 2𝑖𝜋 2𝑖𝜋 2𝜋
𝐴=𝑒 5 + 𝑒 −𝑖𝜋 𝑒 5 =𝑒 5 + 𝑒− 5 = 2 cos ( )
5
(2)
𝑖𝜋 4𝑖𝜋 𝑖𝜋 𝑖𝜋 𝜋
𝐵 = 𝑒 5 + 𝑒 −𝑖𝜋 𝑒 5 = 𝑒 5 + 𝑒 − 5 = 2 cos ( )
5
(3)
a.
𝑖𝜋 5
𝜁5 = (𝑒 5 ) = 𝑒 𝑖𝜋 = −1
b.
𝐴 = 𝜁2 − 𝜁3 ; 𝐵 = 𝜁 − 𝜁4
c.
2 3 4)
1 − (−𝜁)5 1 + 𝜁5
1 + 𝐴 − 𝐵 = 1 + 𝜁 − 𝜁 − (𝜁 − 𝜁 = 1 + (−𝜁) + (−𝜁 )3 + (−𝜁 )4 = = =0
1 − (−𝜁) 1+𝜁
𝑖𝜋 5
Car 𝜁5 = (𝑒 5 ) = 𝑒 𝑖𝜋 = −1
Allez à : Question 4
Université Claude Bernard Lyon 1
Math II-Algèbre
Automne 2010

Contrôle continu final du 19 Janvier 2011


Durée 2 heures
Les documents, les calculettes et les téléphone portables ne sont pas autorisés.

Exercice 1.
Soient 𝐸 un ℝ-espace vectoriel de dimension 𝑛 ∈ ℕ∗ et ℬ une base de 𝐸. Soit 𝑓 ∈ ℒ (𝐸) un endomorphisme tel
que 𝑓 2 = −𝑖𝑑𝐸 . On pose 𝐴 = matℬ (𝑓).
1. Calculer det(𝐴2 ).
2. En déduire que 𝑛 est un nombre pair.
Dans la suite on suppose que 𝑛 = dim(𝐸) = 2.
3. Soit 𝑣 ∈ 𝐸 un vecteur non nul. Montrer que la famille 𝒞 = {𝑣, 𝑓 (𝑣 )} est une base de 𝐸.
Indication : soient 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ tels que 𝑥 = 𝑎𝑣 + 𝑏𝑓 (𝑣 ) = 0. Calculer 𝑓(𝑥 ).
4. Donner la matrice mat𝒞 (𝑓 ).
5. En déduire que pour toute 𝑀 ∈ ℳ2 (ℝ) telle que 𝑀2 = −𝐼2 , il existe une matrice inversible 𝑃 ∈ ℳ2 (ℝ)
telle que
0 −1
𝑃 −1 𝑀𝑃 = ( )
1 1
Allez à : Correction exercice 1

Exercice 2.
Calculer le reste de la division euclidienne du polynôme
𝑋10 + 𝑋 9 + 𝑋 8 + 𝑋 7 + 𝑋 6 + 𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
Par le polynôme 𝑋 2 − 1.
Allez à : Correction exercice 2

Exercice 3.
Soit 𝐸 = ℝ3 [𝑋] le ℝ-espace vectoriel des polynômes de degré ≤ 3. Soit 𝑢 l’endomorphisme de 𝐸 défini par :
𝑢(𝑃) = le reste de la division euclidienne de 𝑋𝑃 par 𝑋 4 − 1.
1. Soit ℬ = {1, 𝑋, 𝑋 2 , 𝑋 3 } la base canonique de 𝐸. Calculer 𝑢(1), 𝑢(𝑋), 𝑢(𝑋 2 ) et 𝑢(𝑋 3 ) et en déduire la
matrice 𝐴 de 𝑢 dans la base ℬ.
2. Trouver les polynômes unitaires 𝑃0 et 𝑃1 de degré 3 tels que 𝑢(𝑃0 ) = 𝑃0 et 𝑢(𝑃1 ) = −𝑃1.
(Rappel : un polynôme unitaire de degré 3 est un polynôme de la forme 𝑋 3 + 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐.)
3. Montrer que le noyau ker(𝑢2 + 𝑖𝑑𝐸 ) est le sous-espace-vectoriel de 𝐸 engendré par 𝑄0 = 𝑋 2 − 1 et
𝑄1 = 𝑋 3 − 𝑋.
4. Montrer que la famille 𝒞 = {𝑃0 , 𝑃1 , 𝑄0 , 𝑄1 } est une base de 𝐸.
5. Donner la matrice de passage 𝑄 de ℬ à 𝒞.
6. Calculer 𝑄 −1 et la matrice 𝐵 de 𝑢 dans la base 𝒞.
Allez à : Correction exercice 3

1
CORRECTION

Correction exercice 1.
1.
det(𝐴2) = det(−𝐼𝑛 ) = (−1)𝑛
2.
det(𝐴2 ) = (det(𝐴))2 = (−1)𝑛
Si 𝑛 = 2𝑝 + 1 alors (det(𝐴))2 = (−1)2𝑝+1 = −1, c’est impossible, donc 𝑛 est paire.
3. 𝑓(𝑎𝑣 + 𝑏𝑓 (𝑣 )) = 𝑎𝑓 (𝑣 ) + 𝑏𝑓 2 (𝑣 ) = 𝑎𝑓 (𝑣 ) − 𝑏𝑣
𝐿1 𝑎𝑣 + 𝑏𝑓 (𝑣 ) = 0
{
𝐿2 𝑎𝑓 (𝑣 ) − 𝑏𝑣 = 0
det(𝐴) ≠ 0 donc le noyau de 𝑓 est réduit au vecteur nul donc 𝑣 ≠ 0 ⇒ 𝑓(𝑣 ) ≠ 0
𝑏𝐿1 + 𝑎𝐿2 donne (𝑏2 + 𝑎2 )𝑓 (𝑣 ) = 0 ⇒ 𝑏2 + 𝑎2 = 0, 𝑎 = 𝑏 = 0.
Cela montre que (𝑣, 𝑓 (𝑣 )) est libre, cette famille a deux vecteurs dans un espace de dimension 2, c’est
une base.
4. 𝑓 (𝑣 ) = 0 × 𝑣 + 1 × 𝑓 (𝑣 ) et 𝑓(𝑓 (𝑣 )) = −𝑣 = −1 × 𝑣 + 0 × 𝑓 (𝑣 )
𝑓(𝑣 ) 𝑓(𝑓 (𝑣 ))
mat𝒞 (𝑓 ) = 0 −1 𝑣
( )
1 0 𝑓 𝑣)
(
𝛼 𝛾
5. Si 𝑣 = 𝛼𝑒1 + 𝛽𝑒2 et 𝑓 (𝑣 ) = 𝛾𝑒1 + 𝛿𝑒2 alors 𝑃 = (𝛽 𝛿 ) est la matrice de passage de la base
canonique à la base 𝒞, le théorème de changement de base donne
mat 𝒞 (𝑓 ) = 𝑃 −1 𝑀𝑃
D’où le résultat.
Allez à : Exercice 1

Correction exercice 2.
Première méthode : (ce n’est pas la meilleure, c’est même une très mauvaise idée)
𝑋10 + 𝑋 9 + 𝑋 8 + 𝑋 7 + 𝑋 6 + 𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1 𝑋2 − 1
𝑋10 − 𝑋8 𝑋 8 + 𝑋 7 + 2𝑋 6 + 2𝑋 5 + 3𝑋 4 + 3𝑋 3 +
4𝑋 2 + 4𝑋 + 5
𝑋 9 + 2𝑋 8 + 𝑋 7 + 𝑋 6 + 𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
𝑋9 − 𝑋7
2𝑋 8 + 2𝑋 7 + 𝑋 6 + 𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
2𝑋 8 − 2𝑋 6
2𝑋 + 3𝑋 6 + 𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
7

2𝑋 7 − 2𝑋 5
3𝑋 6 + 3𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
3𝑋 6 − 3𝑋 4
3𝑋 5 + 4𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
3𝑋 5 − 3𝑋 3
4𝑋 4 + 4𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
4𝑋 4 − 4𝑋 2
4𝑋 3 + 5𝑋 2 + 𝑋 + 1
4𝑋 3 − 4𝑋

2
5𝑋 2 + 5𝑋 + 1
5𝑋 2 −5
5𝑋 + 6

Deuxième méthode : (la bonne)


Il existe (𝑄, 𝑅) ∈ ℝ[𝑋] × ℝ2 [𝑋] tels que
𝑋10 + 𝑋 9 + 𝑋 8 + 𝑋 7 + 𝑋 6 + 𝑋 5 + 𝑋 4 + 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1 = (𝑋 2 − 1)𝑄 + 𝑅
Il existe 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ tels que 𝑅 = 𝑎𝑋 + 𝑏
On prend 𝑋 = 1
11 = 𝑎 + 𝑏
On prend 𝑋 = −1
1 = −𝑎 + 𝑏
En faisant la somme de ces équations, on trouve 12 = 2𝑏, donc 𝑏 = 6, puis en remplaçant dans l’une ou l’autre
on trouve 𝑎 = 5.
Allez à : Exercice 2

Correction exercice 3.
1.
𝑋 × 1 = 0 × (𝑋 4 − 1) + 𝑋 ⇒ 𝑢(1) = 𝑋
𝑋 × 𝑋 = 0 × (𝑋 4 − 1) + 𝑋 2 ⇒ 𝑢(𝑋) = 𝑋 2
𝑋 × 𝑋 2 = 0 × (𝑋 4 − 1) + 𝑋 3 ⇒ 𝑢(𝑋 2 ) = 𝑋 3
𝑋 × 𝑋 3 = 1 × (𝑋 4 − 1) + 1 ⇒ 𝑢(𝑋 3 ) = 1
Donc
0 0 0 1
1 0 0 0
𝐴=( )
0 1 0 0
0 0 1 0
2.
𝑃 = 𝑋 3 + 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 ⇒ 𝑢(𝑃) = 𝑢(𝑋 3 ) + 𝑎𝑢(𝑋 2 ) + 𝑏𝑢(𝑋) + 𝑐𝑢(1) = 1 + 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋
= 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 1
Donc
𝑎=1
𝑏=𝑎
𝑢(𝑃0 ) = 𝑃0 ⇔ 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 1 = 𝑋 3 + 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 ⇔ { ⇔𝑎=𝑏=𝑐=1
𝑐=𝑏
𝑐=1
𝑃0 = 𝑋 3 + 𝑋 2 + 𝑋 + 1
𝑎 = −1
𝑎 = −1
𝑏 = −𝑎
𝑢(𝑃1 ) = 𝑃1 ⇔ 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 1 = −(𝑋 3 + 𝑎𝑋 2 + 𝑏𝑋 + 𝑐 ) ⇔ { ⇔{ 𝑏=1
𝑐 = −𝑏
𝑐 = −1
𝑐 = −1
𝑃1 = 𝑋 3 − 𝑋 2 + 𝑋 − 1
3.
𝑃 = 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 𝑑 ⇒ 𝑢(𝑃) = 𝑎𝑢(𝑋 3 ) + 𝑏𝑢(𝑋 2 ) + 𝑐𝑢(𝑋) + 𝑑𝑢(1) = 𝑎 + 𝑏𝑋 3 + 𝑐𝑋 2 + 𝑑𝑋
= 𝑏𝑋 3 + 𝑐𝑋 2 + 𝑑𝑋 + 𝑎
⇒ 𝑢2 (𝑃) = 𝑢(𝑢(𝑃)) = 𝑢(𝑏𝑋 3 + 𝑐𝑋 2 + 𝑑𝑋 + 𝑎) = 𝑏𝑢(𝑋 3 ) + 𝑐𝑢(𝑋 2 ) + 𝑑𝑢(𝑋) + 𝑎𝑢(1)
= 𝑏 + 𝑐𝑋 3 + 𝑑𝑋 2 + 𝑎𝑋 = 𝑐𝑋 3 + 𝑑𝑋 2 + 𝑎𝑋 + 𝑏

3
𝑃 ∈ ker(𝑢2 + 𝑖𝑑𝐸 ) ⇔ 𝑢2 (𝑃) + 𝑃 = 0 ⇔ 𝑐𝑋 3 + 𝑑𝑋 2 + 𝑎𝑋 + 𝑏 + 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 𝑑 = 0
𝑎+𝑐 =0
𝑏+𝑑=0 𝑐 = −𝑎
⇔ (𝑎 + 𝑐 )𝑋 3 + (𝑏 + 𝑑 )𝑋 2 + (𝑎 + 𝑐 )𝑋 + 𝑏 + 𝑑 = 0 ⇔ { ⇔{
𝑎+𝑐 =0 𝑑 = −𝑏
𝑏+𝑑=0
𝑃 = 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 − 𝑎𝑋 − 𝑏 = 𝑎(𝑋 3 − 𝑋) + 𝑏(𝑋 2 − 1) = 𝑎𝑄1 + 𝑏𝑄0
Donc (𝑄0 , 𝑄1 ) engendre ker(𝑢2 + 𝑖𝑑𝐸 ).
4. La matrice de passage de ℬ à 𝒞 est
1 −1 −1 0
1 1 0 −1
𝑄=( )
1 −1 1 0
1 1 0 1
1 −1 −1 0
1 −1 −1 1 −1 −1
1 1 0 −1
det(𝑄 ) = | | = −1 |1 −1 1 | + |1 1 0|
1 −1 1 0
1 1 0 1 −1 1
1 1 0 1
En développant par rapport à la quatrième colonne
1 −1 −1 0 −1 −1
|1 −1 1 | = |0 −1 1 | = 2((−1) × 1 − (−1) × (−1)) = −4
1 1 0 2 1 0
En additionnant les deux première lignes.
1 −1 −1 0 −1 −1
|1 1 0 | = |2 1 0 | = −2(−1 × 1 − (−1) × (−1)) = 4
1 −1 1 0 −1 1
En additionnant les deux premières colonnes.
det(𝑄 ) = 8 ≠ 0
Donc 𝒞 est une base.
5.
1 −1 −1 0
1 1 0 −1
𝑄=( )
1 −1 1 0
1 1 0 1
6.
1 −1 −1 0 𝑦1 𝑥1 𝐿1 𝑦1 − 𝑦2 − 𝑦3 = 𝑥1
1 1 0 −1 𝑦 2 𝑥2 𝐿 𝑦1 + 𝑦2 − 𝑦4 = 𝑥2
𝑄𝑌 = 𝑋 ⇔ ( ) (𝑦 ) = (𝑥 ) ⇔ 2 { 𝑦 − 𝑦 + 𝑦 = 𝑥3
1 −1 1 0 3 3 𝐿3 1 2 3
1 1 0 1 𝑦 4 𝑥4 𝐿4 1𝑦 + 𝑦2 + 𝑦4 = 𝑥4
𝐿1 𝑦1 − 𝑦2 − 𝑦3 = 𝑥1
𝐿 − 𝐿1 2𝑦2 + 𝑦3 − 𝑦4 = −𝑥1 + 𝑥2
⇔ 2 { 2𝑦3 = −𝑥1 + 𝑥3
𝐿3 − 𝐿1
𝐿4 − 𝐿 2 2𝑦4 = −𝑥2 + 𝑥4
1 1
𝑦3 = − 𝑥1 + 𝑥3
2 2
1 1
𝑦4 = − 𝑥2 + 𝑥4
2 2
A partir de la deuxième ligne
1 1 1 1 1 1 1 1
2𝑦2 = −𝑦3 + 𝑦4 − 𝑥1 + 𝑥2 ⇔ 𝑦2 = − (− 𝑥1 + 𝑥3 ) + (− 𝑥2 + 𝑥4 ) − 𝑥1 + 𝑥2
2 2 2 2 2 2 2 2
1 1 1 1
⇔ 𝑦2 = − 𝑥1 + 𝑥2 − 𝑥3 + 𝑥4
4 4 4 4
A partir de la première ligne

4
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
𝑦1 = 𝑦2 + 𝑦3 + 𝑥1 = − 𝑥1 + 𝑥2 − 𝑥3 + 𝑥4 − 𝑥1 + 𝑥3 + 𝑥1 = 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 + 𝑥4
4 4 4 4 2 2 4 4 4 4
Donc
1 1 1 1
4 4 4 4
1 1 1 1 1 1 1 1
− − 1
𝑄 −1 = 4 4 4 4 = (−1 1 −1 1)
1 1 4 −2 0 2 0
− 0 0 0 −2 0 2
2 2
1 1
( 0 − 2 0 2)

𝑢(𝑃0 ) = 𝑃0 , 𝑢(𝑃1) = −𝑃1


𝑢(𝑄0 ) = 𝑢(𝑋 − 1) = 𝑢(𝑋 2 ) − 𝑢(1) = 𝑋 3 − 𝑋 = 𝑄1
2

On peut faire pareil pour 𝑢(𝑄1 ) ou ruser en utilisant 𝑢2 (𝑄0 ) = −𝑄0, car 𝑢2 (𝑄0 ) = 𝑢(𝑄1 ) donc
𝑢(𝑄1 ) = −𝑄0 , donc
1 0 0 0
0 −1 0 0
𝐵=( )
0 0 0 −1
0 0 1 0
Remarque : on aurait pu utiliser l’exercice 1 à la restriction de 𝑢 au sous-espace stable ker(𝑢2 + 𝑖𝑑𝐸 )
pour en déduire que la matrice 𝐵 écrite par blocs s’écrit
𝐵 𝑂
𝐵=( 1 )
0 𝐵2
Avec
0 −1
𝐵2 = ( )
1 0
Mais je pense que cela dépasse le niveau moyen d’un étudiant de L1.
Allez à : Exercice 3

5
Université Claude Bernard Lyon-1
Licence « Sciences et technologie »
Unité d’enseignement Math. I Algèbre
CONTROLE FINAL
18 Janvier 2012-durée 2h

L’énoncé comporte cinq exercices sur deux pages.


Documents, calculatrices et téléphones portables sont interdits.

Question 1. Montrer que pour tout entier non nuls 𝑛, on a :


𝑛
𝑘 1
∑ =1−
(𝑘 + 1)! (𝑛 + 1)!
𝑘=1
Allez à : Correction question1

Question 2. Déterminer les solutions complexes 𝑧 de l’équation :


𝑧 2 − (1 + 4𝑖 )𝑧 − 3 + 3𝑖 = 0
En déduire les solutions complexes 𝑧 de l’équation
𝑧 6 − (1 + 4𝑖 )𝑧 3 − 3 + 3𝑖 = 0
Allez à : Correction question2

1
Question 3. On considère l’application 𝑓: ℂ∗ → ℂ∗ , 𝑧 ↦ 𝑧.
1. Montrer que 𝑓 est une bijection.
2. Soit 𝒟 la droite formée des complexes 𝑧 dont la partie réelle vaut 1/2.
1
a) Pour 𝑧 complexe de partie réelle égale à 2, calculer |𝑓(𝑧) − 1|.
b) Que peut-on dire sur l’image de 𝒟 par 𝑓.
3. Soit 𝒮 le cercle de centre 1 et de rayon 1, privé de l’origine 0 (c’est-à-dire l’ensemble des
complexes non nuls 𝑧 tels que : |𝑧 − 1| = 1.
a) Démontrer que pour tout réel 𝑡, on a :
𝑡 𝑡 𝑡
cos(𝑡) = 2 cos 2 ( ) − 1 et sin(𝑡) = 2 sin ( ) cos ( )
2 2 2
b) Soit 𝑡 réel, non multiple de 2𝜋. Calculer la partie réelle de 𝑓(1 − 𝑒 𝑖𝑡 ),
c) Montrer que l’image de 𝒮 par 𝑓 est incluse dans 𝒟.
4. Déterminer 𝑓 ∘ 𝑓. En déduire que l’on a : 𝑓 (𝒟) = 𝒮 et 𝑓 (𝒮) = 𝒟.
Allez à : Correction question3

Question 4.
2𝜋
On rapporte le plan à un repère orthonormé. Soit 𝑗 le nombre complexe de module 1 et d’argument . Soit 𝑟 la
3
transformation du plan, qui, à un point 𝑀 d’affixe 𝑧 associe le point 𝑀′, d’affixe
𝑧 ′ = 𝑗𝑧 + 3
1. Déterminer les points invariants (fixes) de 𝑟, et la nature de la transformation 𝑟.
2. Soit 𝑀 un point d’affixe 𝑧. Calculer l’affixe du point 𝑟 2 (𝑀), où on note 𝑟 2 = 𝑟 ∘ 𝑟, et
déterminer la nature de la transformation 𝑟 2 .
3. Soit 𝑀 un point d’affixe 𝑧. Calculer l’affixe du point 𝑟 3 (𝑀), où l’on note 𝑟 3 = 𝑟 ∘ 𝑟 ∘ 𝑟. Que
peut-on dire de la transformation 𝑟 −1 du plan ?
Allez à : Correction question4
Question 5. On se place dans l’espace muni d’un repère orthonormé direct. Soit 𝒮 la sphère d’équation
𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 − 4𝑥 − 2𝑦 + 1 = 0, et soient 𝒟 et 𝒟 ′ les droites définies par :

𝑥 = 2𝑦 + 1 𝑥−𝑦+𝑧+1=0
𝒟: { et 𝒟′ : {
𝑧 =𝑦+4 2𝑥 − 𝑦 + 9 = 0

1. Déterminer le centre Ω et le rayon de 𝒮.


2. Déterminer des vecteurs directeurs de 𝒟 et de 𝒟 ′ .
3. Déterminer un vecteur orthogonal à ces deux vecteurs directeurs. En déduire les coordonnées
d’un vecteur 𝑛⃗ orthogonal à 𝒟 et 𝒟 ′ , de norme 2.
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑛⃗ et Ω𝐵
4. Calculer les coordonnées des points 𝐴 et 𝐵 tels que Ω𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑛⃗.
5. On appelle plan tangent à 𝒮 un plan qui passe par un point 𝐶 de 𝒮 et orthogonal à la droite (Ω𝐶 ).
Déterminer les plans tangents à 𝒮 parallèles à 𝒟 et 𝒟 ′ .
Allez à : Correction question5

CORRECTION

Correction question1.
Nous allons faire un raisonnement par récurrence, pour 𝑛 = 1
1
𝑘 1 1
∑ = =
(𝑘 + 1)! (1 + 1)! 2
𝑘=1
Et
1 1 1
1− = 1− =
(1 + 1)! 2 2
L’égalité est vraie au rang 1.
Montrons que l’égalité au rang 𝑛 entraine celle au rang 𝑛 + 1.
𝑛+1 𝑛
𝑘 𝑘 𝑛+1 1 𝑛+1 𝑛+2 𝑛+1
∑ =∑ + =1− + = 1− +
(𝑘 + 1)! (𝑘 + 1)! (𝑛 + 2)! (𝑛 + 1)! (𝑛 + 2)! (𝑛 + 2)! (𝑛 + 2)!
𝑘=1 𝑘=1
−𝑛 − 2 + 𝑛 + 1 1
=1+ = 1−
(𝑛 + 2)! (𝑛 + 2)!
Donc pour tout 𝑛 ≥ 1
𝑛
𝑘 1
∑ =1−
(𝑘 + 1)! (𝑛 + 1)!
𝑘=1
Allez à : Question 1

Correction question2.
Δ = (1 + 4𝑖 )2 − 4(−3 + 3𝑖 ) = 1 + 8𝑖 − 16 + 12 − 12𝑖 = −3 − 4𝑖 = 1 − 4𝑖 − 4 = (1 − 2𝑖 )2
Donc les solutions de 𝑧 2 − (1 + 4𝑖 )𝑧 − 3 + 3𝑖 = 0
Sont
1 + 4𝑖 − (1 − 2𝑖 ) 1 + 4𝑖 + 1 − 2𝑖 𝜋
𝑧1 = = 3𝑖 𝑒𝑡 𝑧2 = = 1 + 𝑖 = √2𝑒 𝑖 4
2 2
Les solutions de 𝑧 6 − (1 + 4𝑖 )𝑧 3 − 3 + 3𝑖 = 0 vérifient
𝑧 3 = 3𝑖 ou 𝑧 3 = 1 + 𝑖
|𝑧 3 | = 3 |𝑧|3 = 3
𝑧 3 = 3𝑖 ⇔ { 𝜋 ⇔{ 𝜋
arg(𝑧 3 ) = + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 3 arg(𝑧) = + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
2 2
1
|𝑧| = 33
⇔{ 𝜋 2𝑘𝜋
arg(𝑧) = + , 𝑘 ∈ {0,1,2}
6 3
Cela donne trois solutions
1 𝜋 1 5𝜋 1 9𝜋 1
33 𝑒 𝑖 6 ; 33 𝑒 𝑖 6 et 33 𝑒 𝑖 6 = −33 𝑖
1 1
𝜋 |𝑧 3 | = 2 2 |𝑧|3 = 22
𝑧3 = √2𝑒 𝑖 4 { 𝜋 ⇔ { 𝜋
arg(𝑧 3 ) = + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 3 arg(𝑧) = + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
4 4
1
|𝑧| = 26
⇔{ 𝜋 2𝑘𝜋
arg(𝑧) = + , 𝑘 ∈ {0,1,2}
12 3
Cela donne trois solutions
1 𝜋 1 9𝜋 1 3𝜋 1 17𝜋
26 𝑒 𝑖12 ; 26 𝑒 𝑖 12 = 26 𝑒 𝑖 4 et 26 𝑒 𝑖 12
Allez à : Question 2

Correction question3.
1
1. Pour tout 𝑡 ∈ ℂ∗ il existe un unique 𝑧 = 𝑡 ∈ ℂ∗ tel que
1 1
𝑓 (𝑧 ) = = =𝑡
𝑧 1
𝑡
2.
1 1
a) Si la partie réelle de 𝑧 vaut 2, il existe 𝑦 ∈ ℝ tel que 𝑧 = 2 + 𝑖𝑦, donc pour tout 𝑦 ∈ ℝ :
1
1 − (2 + 𝑖𝑦)
1
− 𝑖𝑦 √1 + 𝑦 2
1 1 4
|𝑓 (𝑧) − 1| = | − 1| = | − 1| = | | = |2 |= =1
𝑧 1 1 1 1
+ 𝑖𝑦 + 𝑖𝑦 + 𝑖𝑦 √ + 𝑦2
2 2 2 4
b) L’image de 𝒟 par 𝑓 est incluse dans le cercle de centre le complexe 1 et de rayon 1.
3.
a)
Première méthode :
𝑡 𝑡 2
𝑡
2( )
𝑒 𝑖2 + 𝑒 −𝑖2 𝑒 𝑖𝑡 + 2 + 𝑒 −𝑖𝑡 2 cos(𝑡) + 2 1 1
cos =( ) = = = cos(𝑡) +
2 2 4 4 2 2

Donc
𝑡
cos(𝑡) = 2 cos 2 ( ) − 1
2
𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
𝑡 𝑡 𝑒 𝑖2 − 𝑒 −𝑖2 𝑒 𝑖2 + 𝑒 −𝑖2 2 𝑖
𝑡 2
−𝑖
𝑡 2
2 sin ( ) cos ( ) = 2 ( )( ) = ((𝑒 ) − (𝑒 ) )
2 2
2 2 2𝑖 2 4𝑖
1 𝑖𝑡
= (𝑒 − 𝑒 −𝑖𝑡 ) = sin(𝑡)
2𝑖
Deuxième méthode :
cos(𝑎 + 𝑏) = cos(𝑎) cos(𝑏) − sin(𝑎) sin(𝑏)
𝑡
Pour 𝑎 = 𝑏 = 2
𝑡 𝑡 𝑡 𝑡 𝑡
cos(𝑡) = cos 2 ( ) − sin2 ( ) = cos 2 ( ) − (1 − cos 2 ( )) = 2 cos 2 ( ) − 1
2 2 2 2 2
( ) ( ) ( ) ( )
sin 𝑎 + 𝑏 = sin 𝑎 cos 𝑏 + cos 𝑎 sin 𝑏 ( )
𝑡
Pour 𝑎 = 𝑏 = 2
𝑡 𝑡
sin(𝑡) = 2 sin ( ) cos ( )
2 2
b) Un point du cercle 𝒮 vérifie |𝑧 − 1| = 1 donc il existe 𝑡 ∈ ℝ ∖ {(2𝑘 + 1)𝜋, 𝑘 ∈ ℤ}, tel que 𝑧 − 1 =
𝑒 𝑖𝑡 , ce qui équivaut à 𝑧 = 1 + 𝑒 𝑖𝑡 , car pour 𝑡 = (2𝑘 + 1)𝜋 on a 𝑒 𝑖𝑡 = −1 et donc 𝑧 = 0 qui n’est
pas dans 𝒮.
1 1 − 𝑒 −𝑖𝑡 1 − cos(𝑡) + 𝑖 sin(𝑡) 1 − cos(𝑡) + 𝑖 sin(𝑡)
𝑓(1 − 𝑒 𝑖𝑡 ) = = = =
1 − 𝑒 𝑖𝑡 (1 − 𝑒 𝑖𝑡 )(1 − 𝑒 −𝑖𝑡 ) 1 − 𝑒 𝑖𝑡 − 𝑒 −𝑖𝑡 + 𝑒 𝑖𝑡 𝑒 −𝑖𝑡 2 − 2 cos(𝑡)
1 − cos(𝑡) sin(𝑡) 1 sin(𝑡)
= +𝑖 = +𝑖
2 − 2 cos(𝑡) 2 − 2 cos(𝑡) 2 2 − 2 cos(𝑡)
Donc
1
ℛ𝑒 (𝑓(1 − 𝑒 𝑖𝑡 )) =
2
Donc l’image de 𝒮 est incluse dans la droite 𝒟.
4.
1 1
∀𝑧 ∈ ℂ∗ , 𝑓 ∘ 𝑓(𝑧) = 𝑓(𝑓 (𝑧)) = 𝑓 ( ) = = 𝑧
𝑧 1
𝑧
Donc
𝑓 ∘ 𝑓 = 𝐼𝑑ℂ∗
On a
𝑓 (𝒟 ) ⊂ 𝒮
Cela entraine que
𝑓(𝑓(𝒟)) ⊂ 𝑓(𝒮)
Or 𝑓(𝑓 (𝒟)) = 𝒟 et 𝑓(𝒮) ⊂ 𝒟, cela donne
𝒟 ⊂ 𝑓 (𝒮 ) ⊂ 𝒟
Ce qui entraine que 𝑓 (𝒮) = 𝒟, on compose cela par 𝑓
𝑓(𝑓(𝒮)) = 𝑓 (𝒟)
Comme 𝑓(𝑓(𝒮)) = 𝒮, par conséquent
𝒮 = 𝑓 (𝒟 )
Allez à : Question 3

Correction question4.
1.
3 𝑗2 − 1 1 − 𝑗2
𝑟(𝑀) = 𝑀 ⇔ 𝑗𝑧 + 3 = 𝑧 ⇔ 𝑧(1 − 𝑗) = 3 ⇔ 𝑧 = =3 = 3
1−𝑗 (1 − 𝑗)(1 − 𝑗 2 ) 1 − 𝑗2 − 𝑗 + 𝑗3
1 − 𝑗2 3 √3
=3 = 1 − 𝑗2 = + 𝑖
1+1+1 2 2
2. L’affixe de 𝑀′′ = 𝑟 2 (𝑀) est :
𝑧 ′′ = 𝑗𝑧 ′ + 3

𝑧 ′ = 𝑗𝑧 + 3
Donc
𝑧 ′′ = 𝑗(𝑗𝑧 + 3) + 3 = 𝑗 2 𝑧 + 3(𝑗 + 1) = 𝑗 2 𝑧 − 3𝑗 2
L’affixe de 𝑟 2 (𝑀) est de la forme 𝑎𝑧 + 𝑏 avec |𝑎| = |𝑗 2 | = 1, il s’agit d’une rotation.
3. L’affixe de 𝑀′′′ = 𝑟 3 (𝑀) est 𝑧 ′′′ avec
𝑧 ′′′ = 𝑗𝑧 ′′ + 3 = 𝑗(𝑗 2 𝑧 − 3𝑗 2 ) + 3 = 𝑗 3 𝑧 − 3𝑗 3 + 3 = 𝑧
Ce qui montre que 𝑟 3 = 𝑖𝑑 par conséquent 𝑟 −1 = 𝑟 2 est une rotation.
Allez à : Question 4

Correction question5.
1.
𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 − 4𝑥 − 2𝑦 + 1 = 0 ⇔ (𝑥 − 2)2 − 4 + (𝑦 − 1)2 − 1 + 𝑧 2 + 1 = 0
⇔ (𝑥 − 2)2 + (𝑦 − 1)2 + 𝑧 2 = 4
𝒮 est la sphère de centre Ω (2,1,0) et de rayon 2.
2.
𝑥 = 2𝑦 + 1
𝑥 = 2𝑦 + 1
{ ⇔{ 𝑦=𝑦
𝑧 =𝑦+4
𝑧= 𝑦+4
Donc 𝒟 est la droite passant par (1,0,4) de vecteur directeur 𝑢⃗ = (2,1,1).
𝑥−𝑦+𝑧+1= 0 𝑥−𝑦+𝑧+1=0 𝑥 − 2𝑥 − 9 + 𝑧 + 1 = 0 𝑧 =𝑥+8
{ ⇔{ ⇔{ ⇔{
2𝑥 − 𝑦 + 9 = 0 𝑦 = 2𝑥 + 9 𝑦 = 2𝑥 + 9 𝑦 = 2𝑥 + 9
𝑥=𝑥
⇔ {𝑦 = 2𝑥 + 9
𝑧 =𝑥+8
Donc 𝒟 ′ est la droite passant par (0,9,8) de vecteur directeur 𝑣 = (1,2,1)
3. Un vecteur orthogonal à 𝑢
⃗ et à 𝑣 est 𝑢
⃗ ∧𝑣
2 1 −1
(1) ∧ (2) = (−1)
1 1 3
‖(−1, −1,3)‖ = √(−1)2 + (−1)2 + 32 = √11
Donc
2
𝑛⃗ = (−1, −1,3)
√11
Remarque :
2
𝑛⃗ = − (−1, −1,3)
√11
Est aussi une bonne réponse.
4.
2 2
𝑥𝐴 − 2 = − 𝑥𝐴 = 2 −
√11 √11
2 2
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑛⃗ ⇔ 𝑦𝐴 − 1 = −
Ω𝐴 ⇔ 𝑦𝐴 = 1 −
√11 √11
6 6
𝑧𝐴 = 𝑧𝐴 =
{ √11 { √11
2 2 6
Donc 𝐴 (2 − ,1 − , )
√11 √11 √11

2 2
𝑥𝐴 − 2 = 𝑥𝐴 = 2 +
√11 √11
2 2
⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑛⃗ ⇔ 𝑦𝐴 − 1 =
Ω𝐵 ⇔ 𝑦𝐴 = 1 +
√11 √11
6 6
𝑧𝐴 = − 𝑧𝐴 = −
{ √11 { √11
2 2 6
Donc 𝐵 (2 + ,1+ ,− )
√11 √11 √11
5.
Première solution
On cherche les points 𝑁 (𝑥, 𝑦, 𝑧) tels que ⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐴 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑁 soient orthogonaux et les points 𝑁 (𝑥, 𝑦, 𝑧) tels que
⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐵𝑁
Ω𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ soient orthogonaux.

⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑁 = 0
2 2
⇔ (2 − − 2) (𝑥 − (2 − ))
√11 √11
2 2 6 6
+ (1 − − 1) (𝑦 − (1 − )) + ( )=0− 0) (𝑧 −
√11 √11 √11 √11
2 2 2 2 6 6
⇔− (𝑥 − 2 + )− (𝑦 − 1 + )+ (𝑧 − )=0
√11 √11 √11 √11 √11 √11
2 2 6 4 4 2 4 36
⇔− 𝑥− 𝑦+ 𝑧+ − + − − =0
√11 √11 √11 √11 11 √11 11 11
2 2 6 6
⇔− 𝑥− 𝑦+ 𝑧+ −4=0
√11 √11 √11 √11
⇔ −2𝑥 − 2𝑦 + 6𝑧 + 6 − 4√11 = 0 ⇔ −𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 + 3 − 2√11 = 0
⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝐵. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑁 = 0
2 2
⇔ (2 + − 2) (𝑥 − (2 + ))
√11 √11
2 2 6 6
+ (1 + − 1) (𝑦 − (1 + )) + (− )=0 − 0) (𝑧 +
√11 √11√11 √11
2 2 2 2 6 6
⇔ (𝑥 − 2 − )+ (𝑦 − 1 − )− (𝑧 + )=0
√11 √11 √11 √11 √11 √11
2 2 6 4 4 2 4 36
⇔ 𝑥+ 𝑦− 𝑧− − − − − =0
√11 √11 √11 √11 11 √11 11 11
2 2 6 6
⇔ 𝑥+ 𝑦− 𝑧− −4= 0
√11 √11 √11 √11
⇔ 2𝑥 + 2𝑦 − 6𝑧 − 6 − 4√11 = 0 ⇔ 𝑥 + 𝑦 − 3𝑧 − 3 − 2√11 = 0
Deuxième solution
Les plans parallèles à 𝒫 sont de la forme −𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 + 𝑑 = 0, on cherche les points 𝑁 (𝑥, 𝑦, 𝑧) qui
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ soit orthogonal à 𝑢
sont dans 𝒫 et dans la sphère et tels que Ω𝑁 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ et 𝑣, ou ce qui revient au même que Ω𝑁
soit proportionnel à 𝑢
⃗ ∧ 𝑣 . Il existe 𝜆 ∈ ℝ tel que
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑁 = 𝜆(−1, −1,3)
Donc
𝑥 − 2 = −𝜆
{𝑦 − 1 = −𝜆
𝑧 = 3𝜆
On remplace ces trois équations dans celle de 𝒮
4 2
(𝑥 − 2)2 + (𝑦 − 1)2 + 𝑧 2 = 4 ⇔ 𝜆2 + 𝜆2 + 9𝜆2 = 4 ⇔ 𝜆2 = ⇔𝜆=±
11 √11
Il y a deux points 𝑁 qui vérifient ces conditions
2 2 6 2 2 6
𝑁1 (2 − ,1 − , ) et 𝑁2 (2 + ,1 + ,− )
√11 √11 √11 √11 √11 √11
Pour trouver les plans, il suffit de remplacer les coordonnées de 𝑁1 (puis de 𝑁2 ) dans
−𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 + 𝑑 = 0
Avec 𝑁1
2 2 2 22
− (2 − ) − (1 − )+3×3 +𝑑 =0⇔ − 3 + 𝑑 = 0 ⇔ 𝑑 = −2√11 + 3
√11 √11 √11 √11
−𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 − 2√11 + 3 = 0
Avec 𝑁2
2 2 2 22 4
− (2 + ) − (1 + )−3×3 +𝑑 =0⇔− + 3 + 𝑑 = 0 ⇔ 𝑑 = 11√ −3
√11 √11 √11 √11 11
−𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 + 2√11 − 3 = 0

Allez à : Question 5
CCF 2012

Exercice 1.
1. Exprimer sin(2𝑡) en fonction de sin(𝑡) et cos(𝑡).
2. Montrer que si 𝑥 ∉ 2𝑛+1 𝜋ℤ, alors
𝑥 𝑥 𝑥 𝑥 sin(𝑥 )
(cos ( )) (cos ( 2 )) (cos ( 3 )) … (cos ( 𝑛 )) = 𝑥
2 2 2 2 2𝑛 sin (2𝑛 )
Correction exercice 1.
1. sin(2𝑡) = 2 sin(𝑡) cos(𝑡)
2. Par recurrence
𝑥 𝑥
Pour 𝑛 = 1, 𝑥 ∉ 2𝜋ℤ entraine que 2 ∉ 𝜋ℤ donc sin (2) ≠ 0
𝑥 𝑥
sin(𝑥 ) 2 sin (2) cos (2) 𝑥
𝑥 = 𝑥 = cos ( )
21 sin ( 1 ) 2 sin (2) 2
2
L’égalité est vraie au rang 1
𝑥
Montrons que l’égalité au rang 𝑛 entraine au rang 𝑛 + 1. 𝑥 ∉ 2𝑛+1 𝜋ℤ entraine 2𝑛+1 ∉ 𝜋ℤ et donc
𝑥
sin (2𝑛+1 ) ≠ 0.
𝑥 𝑥 𝑥 𝑥 𝑥 sin(𝑥 ) 𝑥
(cos ( )) (cos ( 2 )) (cos ( 3 )) … (cos ( 𝑛 )) (cos ( 𝑛+1 )) = 𝑥 cos ( )
2 2 2 2 2 2𝑛 sin (2𝑛 ) 2𝑛+1
sin(𝑥 ) 𝑥 sin(𝑥 )
= 𝑥 𝑥 cos ( ) = 𝑥
2𝑛 × 2 sin ( 𝑛+1 ) cos ( 𝑛+1 ) 2𝑛+1 2𝑛+1 sin ( 𝑛+1 )
2 2 2

Exercice 2.
Résoudre l’équation
𝑧 2 − (4 + 𝑖 )𝑧 + 5 + 5𝑖 = 0

Correction exercice 2.
Δ = (4 + 𝑖 )2 − 4(5 + 5𝑖 ) = 16 + 8𝑖 − 1 − 20 − 20𝑖 = −5 − 12𝑖
Première méthode
Δ = 4 − 2 × 2 × 3𝑖 − 9 = (2 − 3𝑖 )2
Deuxième méthode
On cherche Δ = δ sous la forme 𝛿 = 𝑎 + 𝑖𝑏, en élevant au carré
(𝑎 + 𝑖𝑏)2 = −5 − 12𝑖 (∗)

𝐿1 𝑎2 − 𝑏2 = −5
𝑎2 − 𝑏2 + 2𝑖𝑎𝑏 = −5 − 12𝑖 ⇔ {
𝐿2 2𝑎𝑏 = −12
En prenant le module de (∗)
𝐿3 : 𝑎2 + 𝑏2 = √52 + 122 = √169 = 13
𝐿1 + 𝐿3 entraine que 2𝑎2 = 8 donc 𝑎 = ±2
𝐿3 − 𝐿1 entraine que 2𝑏2 = 18 donc 𝑏 = ±3
𝐿2 entraine que 𝑎 et 𝑏 ne sont pas de même signe, par conséquent
𝛿 = ±(2 − 3𝑖 )
Les deux solutions de l’équation
4 + 𝑖 − (2 − 3𝑖 )
𝑧1 = = 1 + 2𝑖
2
4 + 𝑖 + (2 − 3𝑖 )
𝑧2 = =3−𝑖
2

Exercice 3.
On considère maintenant la transformation 𝑓: ℝ2 → ℝ2 , où l’on a identifié ℝ2 et ℂ, telle que
𝑓 (𝑧) = 2𝑧 + 3 − 4𝑖
1. Calculer le(s) point(s) invariant(s) de 𝑓.
2. Donner l’équation du cercle 𝒞 de centre 1 − 𝑖 et de rayon 2.
3. Calculer 𝑓 (1 − 𝑖 ). En déduire l’équation de l’image de 𝒞 par la transformation 𝑓.
Bonus : Quelle est la nature de l’application 𝑓 ?

Correction exercice 3.
1. On pose 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 avec 𝑥 et 𝑦 réels
𝑥 = −3
𝑓 (𝑧) = 𝑧 ⇔ 2𝑧 + 3 − 4𝑖 = 𝑧 ⇔ 2(𝑥 − 𝑖𝑦) + 3 − 4𝑖 = 𝑥 + 𝑖𝑦 ⇔ 𝑥 − 3𝑖𝑦 = −3 + 4𝑖 ⇔ { 4
𝑦=−
3
4
Il n’existe qu’un seul point fixe 𝜔 = −3 − 3 𝑖
2. |𝑧 − (1 − 𝑖 )| = 2 ou si on pose 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 l’équation est (𝑥 − 1)2 + (𝑦 + 1)2 = 4
3. 𝑓 (1 − 𝑖 ) = 2(1 − 𝑖 ) + 3 − 4𝑖 = 2(1 + 𝑖 ) + 3 − 4𝑖 = 5 − 2𝑖
|𝑓 (𝑧) − (5 − 2𝑖 )| = |2𝑧 + 3 − 4𝑖 − 5 + 2𝑖 | = |2𝑧 − 2 − 2𝑖 | = 2|𝑧 − 1 − 𝑖 | = 2 |𝑧 − 1 − 𝑖|
= 2|𝑧 − 1 + 𝑖 | = 2|𝑧 − (1 − 𝑖 )| = 2 × 2 = 4
Bonus
4 4
𝑓 (𝑧) − 𝑓 (𝜔) = 𝑓 (𝑧) − 𝜔 = 2𝑧 + 3 − 4𝑖 − 𝜔 = 2𝑧 + 3 − 4𝑖 − (−3 − 𝑖) = 2𝑧 + 6 + (−4 + ) 𝑖
3 3
8 4
= 2𝑧 + 6 − 𝑖 = 2 (𝑧 − (−3 + 𝑖)) = 2(𝑧 − 𝜔) = 2𝑧 − 𝜔
3 3
Par conséquent
𝑓 (𝑧) − 𝜔 = 𝑓 (𝑧) − 𝑓 (𝜔) = 2𝑧 + 3 − 4𝑖 − (2𝜔 + 3 − 4𝑖 ) = 2𝑧 − 𝜔 + 3 − 4𝑖 = 𝑓 (𝑧 − 𝜔)
La transformation 𝑠
𝑢 − 𝜔 → 𝑢 − 𝜔 (ou 𝑢 → 𝑢 − 𝜔 + 𝜔)
Est la symétrie par rapport à la droite ℛ𝑒 (𝜔) = −3
La transformation ℎ
𝑣 → 2𝑣
Est une homothétie de rapport 2
𝑓 =ℎ∘𝑠

Exercice 4.
Dans l’espace ℝ3 muni de sa base canonique (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ) on considère la droite passant par 𝐴: (1,2,3) et
dirigée par 𝑢 = 𝑒1 + 𝑒2 + 𝑒3 et la droite 𝑑 ′ passant par 𝐴 dirigée par 𝑣 = 𝑒1 + 2𝑒2 + 𝑒3 déterminer une
équation cartésienne du plan contenant 𝑑 et 𝑑 ′.

Correction exercice 4.
Un vecteur orthogonal à ces deux droites est 𝑤⃗⃗ = 𝑢
⃗ ∧𝑣
1 1 −1
⃗⃗ = (1) ∧ (2) = ( 0 )
𝑤
1 1 1
Un point 𝑀: (𝑥, 𝑦, 𝑧) appartenant au plan orthogonal à ces deux droite et passant par 𝐴 vérifie
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 . 𝑤 ⃗⃗ = 0 ⇔ (𝑥 − 1) × (−1) + (𝑦 − 2) × 0 + (𝑧 − 3) × 1 = 0 ⇔ −𝑥 + 𝑧 − 2 = 0
Ce qui est une équation du plan orthogonal à 𝑑 et 𝑑 ′ et passant par 𝐴.

Exercice 5.
On choisit un repère orthonormé d’origine 𝑂. On note 𝐴 le point d’affixe 𝑎.
1. Soit (𝐴𝐵𝐶𝐷 ) un quadrilatère. On note 𝐴′, 𝐵′ , 𝐶 ′ et 𝐷 ′ les milieux des côtés [𝐴, 𝐵], [𝐵, 𝐶 ], [𝐶, 𝐷 ] et
[𝐷𝐴], respectifs. Montrer que (𝐴′, 𝐵′, 𝐶 ′, 𝐷 ′) est un parallélogramme.
Indication : Calculer les affixes 𝑎′ , 𝑏′ , 𝑐 ′ et 𝑑 ′ en fonction des affixes 𝑎, 𝑏, 𝑐 et 𝑑

2. Soit (𝑂𝐴𝐵) un triangle non aplati. On construit à l’extérieur de ce triangle les carrés (𝐵𝑂𝑃𝑄 ) et
(𝐴𝑂𝑀𝑁). On note 𝐷 et 𝐸 les centres respectifs de ces carrés. On note 𝐺 le milieu de [𝐴, 𝐵] et 𝐹 le
milieu de [𝑀, 𝑃].
a. Calculer 𝑔. Montrer que 𝑚 = ±𝑖𝑎 (Le signe dépend de l’orientation de la figure). En déduire une
expression simple de 𝑒. Calculer de même 𝑑.
b. Montrer que 𝑑 − 𝑔 = ±𝑖 (𝑒 − 𝑔) (même remarque sur le signe).
c. Utiliser la partie 1. pour montrer que (𝐸𝐺𝐷𝐹 ) est un parallèlogramme. Montrer enfin que c’est un
carré.

Correction exercice 5.
𝑎+𝑏 𝑏+𝑐 𝑐+𝑑 𝑑+𝑎
1. L’affixe de 𝐴′ est , celle de 𝐵′ est , celle de 𝐶 ′ est et celle de 𝐷 ′ est
2 2 2 2
𝑏+𝑐 𝑎+𝑏 𝑐−𝑎 𝑐+𝑑 𝑑+𝑎 𝑐−𝑎
Donc l’affixe de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴′ 𝐵 ′ est − = et l’affixe de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷 ′𝐶 ′ est − =
2 2 2 2 2 2
Ce qui montre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴′ 𝐵′ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷 ′𝐶 ′ ce qui suffit pour affirmer que (𝐴 𝐵 𝐶 𝐷 est un parallélogramme. ′ ′ ′ ′)

2.
𝐴
𝐺
x
𝐵
𝑄
x 𝐷
𝐸 x
𝑁 𝑂
𝑃
x
𝐹

𝑀
𝑎+𝑏
a. 𝑔 = 2
𝜋
𝑀 est l’image de 𝐴 par la rotation d’angle 2 et de centre 𝑂, l’image d’un complexe 𝑧 quelconque est
𝑖𝜋
𝑟(𝑧) − 0 = 𝑒 2 (𝑧 − 0) ⇔ 𝑟(𝑧) = 𝑖𝑧
Donc 𝑚 = 𝑖𝑎
𝑖𝑎+𝑎
𝐸 est le milieu de [𝐴, 𝑀] donc 𝑒 = .
2
𝜋
𝑃 est l’image de 𝐵 par la rotation d’angle − 2 et de centre 𝑂, donc 𝑝 = −𝑖𝑏
𝑏−𝑖𝑏
𝐷 est le milieu de [𝐵, 𝑃] donc 𝑑 = .
2
b.
𝑏 − 𝑖𝑏 𝑎 + 𝑏 −𝑖𝑏 − 𝑎
− 𝑑−𝑔 =
=
2 2 2
𝑖𝑎 + 𝑎 𝑎 + 𝑏 𝑖𝑎 − 𝑏 −𝑖 −𝑎 − 𝑖𝑏)
(
𝑒−𝑔 = − = = = −𝑖 (𝑑 − 𝑔)
2 2 2 2
Donc
𝑑 − 𝑔 = 𝑖 (𝑒 − 𝑔 )
c. Soit (𝐴𝑀𝑃𝐵) un quadrilatère d’après la question 1. les milieux des côtés forment un
parallélogramme donc (𝐸𝐹𝐷𝐺 ) est un parallélogramme.
𝜋
𝑑 − 𝑔 = 𝑖 (𝑒 − 𝑔 ) = 𝑒 𝑖 2 (𝑒 − 𝑔 )
𝜋
Donc 𝑑 est l’image de 𝑒 par la rotation d’angle 2 de centre 𝑔
⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐺𝐸
Ce qui fait de (𝐸𝐹𝐷𝐺 ) est un rectangle et la norme des vecteurs 𝐺𝐷 ⃗⃗⃗⃗⃗ est la même il s’agit donc
d’un carré.
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CONTROLE FINAL
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Question 1. Montrer que pour tout entier 𝑛 > 0 on a


𝑛
1 𝑘 2𝑛+1 − 𝑛 − 2
∑𝑘( ) =
2 2𝑛
𝑘=1

Correction question 1.
Pour 𝑛 = 1
1
1 𝑘 1 1 1
∑𝑘( ) = 1×( ) =
2 2 2
𝑘=1
Et
21+1 − 1 − 2 4 − 1 − 2 1
= =
21 2 2
L’égalité est vrai au rang 1. Il reste à montrer que l’égalité au rang 𝑛 entraine celle au rang 𝑛 + 1
𝑛+1 𝑛
1 𝑘 1 𝑘 1 𝑛+1 2𝑛+1 − 𝑛 − 2 𝑛 + 1 2(2𝑛+1 − 𝑛 − 2) + 𝑛 + 1
∑ 𝑘 ( ) = ∑ 𝑘 ( ) + (𝑛 + 1) ( ) = + 𝑛+1 =
2 2 2 2𝑛 2 2𝑛+1
𝑘=1 𝑘=1
2𝑛+2 − 2𝑛 − 4 + 𝑛 + 1 2𝑛+2 − 𝑛 − 3 2𝑛+2 − (𝑛 + 1) − 2
= = =
2𝑛+1 2𝑛+1 2𝑛+1
Ce qui achève la démonstration

Question 2.
1. Calculer le pgcd de 225 et de 123.
2. Donner (𝑢, 𝑣 ) ∈ ℤ2 tel que 225𝑢 + 123𝑣 = 𝑝𝑔𝑐𝑑 (225,123).
3. Déterminer l’ensemble des solutions pour (𝑥, 𝑦) ∈ ℤ2 de 225𝑥 + 123𝑦 = 9

Correction question 2.
1. Première méthode
225 = 32 × 52 et 123 = 3 × 41
Donc le pgcd de 225 et de 123 est 3
Deuxième méthode, avec l’algorithme d’Euclide
225 = 1 × 123 + 102
123 = 1 × 102 + 21
102 = 4 × 21 + 18
21 = 1 × 18 + 3
18 = 6 × 3 + 0
Le pgcd rechercher est le dernier reste non nul, donc 3.
2. Pour trouver une solution de cette équation, nous allons utiliser les égalités ci-dessus
3 = 21 − 1 × 18 = 21 − 1 × (102 − 4 × 21) = −1 × 102 + 5 × 21
= −1 × 102 + 5(123 − 1 × 102) = 5 × 123 − 6 × 102
= 5 × 123 − 6(225 − 1 × 123) = −6 × 225 + 11 × 123
Donc (𝑢, 𝑣 ) = (−6,11) convient.
3. Multiplions l’égalité ci-dessus par 3
−18 × 225 + 33 × 123 = 9 𝐿1
225𝑥 + 123𝑦 = 9 𝐿2
𝐿2 − 𝐿1 donne 225(𝑥 + 18) + 123(𝑦 − 33) = 0, ce qui équivaut à
225(𝑥 + 18) = 123(33 − 𝑦)
Puis on simplifie par le pgcd de 225 et de 123, c’est-à-dire 3
75(𝑥 + 18) = 41(33 − 𝑦)
D’après le théorème de Gauss, comme 75 et 41 sont premiers entre eux
75 divise 33 − 𝑦, par conséquent il existe 𝑘 ∈ ℤ tel que 33 − 𝑦 = 75𝑘, soit aussi 𝑦 = 33 − 75𝑘
On remplace 33 − 𝑦 = 75𝑘 dans 75(𝑥 + 18) = 41(33 − 𝑦), ce qui donne
75(𝑥 + 18) = 41 × 75𝑘
Puis on simplifie par 75, pour obtenir 𝑥 + 18 = 41𝑘, soit aussi 𝑥 = −18 + 41𝑘
Ensuite on fait la réciproque, voilà, c’est fait ! L’ensemble de solutions est
(𝑥, 𝑦) = (−18 + 41𝑘, 33 − 75𝑘 ), 𝑘 ∈ ℤ

Question 3.
1. Ecrire 2𝑖 sous forme exponentielle, et donner l’ensemble des solutions de 𝑧 3 = 2𝑖, pour 𝑧 ∈ ℂ.
2. (a) Déterminer les racines carrées de −5 + 12𝑖 sous forme algébrique.
(b) Résoudre, pour 𝑧 ∈ ℂ, l’équation
𝑧 2 + (−4 + 𝑖 )𝑧 + 5 − 5𝑖 = 0
3. Donner un polynôme dans ℂ[𝑍] dont les zéros sont précisément les valeurs de 𝑧 trouvé en 1. et 2 (b).

Correction question 3.
𝜋
1. 2𝑖 = 2𝑒 𝑖 2
𝜋 |𝑧 3 | = 2 |𝑧|3 = 2
𝑖
3
𝑧 = 2𝑒 2 ⇔{ 𝜋 ⇔{ 𝜋
arg(𝑧 3 ) = + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 3 arg(𝑧) = + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
2 2
1
|𝑧| = 23
⇔{ 𝜋 2𝑘𝜋
arg(𝑧) = + , 𝑘 ∈ {0,1,2}
6 3
Il y a donc trois solutions
1 𝜋 1 𝜋 2𝜋 1 5𝜋 1 𝜋 4𝜋 1 9𝜋 1 3𝜋 1
𝑧0 = 23 𝑒 𝑖 6 ; 𝑧1 = 23 𝑒 𝑖( 6 + 3 ) = 23 𝑒 𝑖 6 ; 𝑧2 = 23 𝑒 𝑖( 6 + 3 ) = 23 𝑒 𝑖 6 = 23 𝑒 𝑖 2 = −23 𝑖
2. (a)
On cherche les deux complexes 𝑎 + 𝑖𝑏 tels que
𝐿1 𝑎2 − 𝑏2 = −5
(𝑎 + 𝑖𝑏)2 = −5 + 12𝑖 ⇔ 𝑎2 − 𝑏2 + 2𝑖𝑎𝑏 = −5 + 12𝑖 ⇔ {
𝐿2 2𝑎𝑏 = 12
En écrivant l’égalité entre les modules dans l’égalité (𝑎 + 𝑖𝑏)2 = −5 + 12𝑖
2
|(𝑎 + 𝑖𝑏)2 | = √52 + 122 ⇔ |𝑎 + 𝑖𝑏|2 = √24 + 144 ⇔ (√𝑎2 + 𝑏2 ) = √169 ⇔ 𝑎2 + 𝑏2 = 13 𝐿3
En calculant 𝐿1 + 𝐿3 , on obtient 2𝑎2 = 8, donc 𝑎2 = 4 et 𝑎 = ±2
En calculant 𝐿3 − 𝐿1, on obtient 2𝑏2 = 18, donc 𝑏2 = 9 et 𝑏 = ±3
La ligne 𝐿2 impose que 𝑎 et 𝑏 sont de même signe, les deux solutions recherchées sont
2 + 3𝑖 et − 2 − 3𝑖
(b)
Δ = (−4 + 𝑖 )2 − 4(5 − 5𝑖 ) = 16 − 1 − 8𝑖 − 20 + 20𝑖 = −5 + 12𝑖 = (2 + 3𝑖 )2
Les deux solutions sont donc
−(−4 + 𝑖 ) − (2 + 3𝑖 ) 2 − 4𝑖
𝑧3 = = = 1 − 2𝑖
2 2
Et
−(−4 + 𝑖 ) + (2 + 3𝑖 ) 6 + 2𝑖
𝑧3 = = =3+𝑖
2 2
3.
𝑃 (𝑧) = (𝑧 3 − 2𝑖 )(𝑧 2 + (−4 + 𝑖 )𝑧 + 5 − 5𝑖 )
= 𝑧 5 + (−4 + 𝑖 )𝑧 4 + (5 − 5𝑖 )𝑧 3 − 2𝑖𝑧 2 + (2 + 8𝑖 )𝑧 − 10 − 10𝑖
Question 4. Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ2 l’application linéaire définie par 𝑓(𝑥, 𝑦) = (2𝑥 − 𝑦, 𝑥 + 3𝑦)
1. On pose 𝑖⃗ = (1,0), 𝑗⃗ = (0,1). Donner la matrice de 𝑓 dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗).
2. (a) Montrer que 𝑓 est bijective.
(b) Donner la matrice de 𝑓 −1 dans (𝑖⃗, 𝑗⃗).
3. On pose 𝑢 ⃗⃗ = (1,1) et 𝑣⃗ = (0,2)
(a) Montrer que (𝑢⃗⃗, 𝑣⃗ ) est une base de ℝ2
(b) Donner la matrice de 𝑓 dans la base (𝑢 ⃗⃗, 𝑣⃗ ).
0 1
4. Soit 𝑔: ℝ2 → ℝ2 l’application linéaire dont la matrice dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗) est ( )
1 0
(a) Donner la matrice de 𝑓 ∘ 𝑔 dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗)
(b) Calculer l’image du vecteur (2,3) par 𝑓 ∘ 𝑔.

Correction question 4.
1. 𝑓 (𝑖⃗) = (2,1) = 2𝑖⃗ + 𝑗⃗ et 𝑓 (𝑗⃗) = (−1,3) = −𝑖⃗ + 3𝑗⃗ donc la matrice de 𝑓 dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗) est
2 −1
𝐴=( )
1 3
2. (a) Soit (𝑋, 𝑌) ∈ ℝ2, on cherche (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 tel que (𝑋, 𝑌) = 𝑓 (𝑥, 𝑦)
2𝑥 − 𝑦 = 𝑋
(𝑋, 𝑌) = 𝑓 (𝑥, 𝑦) ⇔ {
𝑥 + 3𝑦 = 𝑌
2 −1
| |=7≠0
1 3
Donc d’après le théorème de Cramer il existe un unique couple (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 tel que (𝑋, 𝑌) = 𝑓(𝑥, 𝑦),
cette application est une bijection.
(b) La matrice de 𝑓 −1 dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗) est 𝐴−1. Calcul de l’inverse de 𝐴.
2 −1 𝑥 𝑥′ 2𝑥 − 𝑦 = 𝑥′
( ) (𝑦) = ( ) ⇔ {
1 3 𝑦′ 𝑥 + 3𝑦 = 𝑦′
2 −1
| |=7≠0
1 3
Donc d’après le théorème de Cramer il existe un unique couple (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 tel que :
2 −1 𝑥 𝑥′
( ) ( 𝑦) = ( )
1 3 𝑦′

𝑥 −1|
| ′
𝑦 3 3𝑥 ′ + 𝑦 ′ 3 ′ 1 ′
𝑥= = = 𝑥 + 𝑦
|2 −1| 7 7 7
1 3
2 𝑥′ |
|
1 𝑦′ −𝑥 ′ + 2𝑦 ′ 1 2
𝑦= = = − 𝑥′ + 𝑦′
|2 −1| 7 7 7
1 3
Ce qui s’écrit aussi
𝑥 1 3 1 𝑥′
(𝑦 ) = ( )( )
7 −1 2 𝑦 ′
Donc
1 3 1
𝐴−1 = ( )
7 −1 2
3.
1 0
(a) det(𝑢⃗⃗, 𝑣⃗ ) = | | = 2 ≠ 0, donc (𝑢 ⃗⃗, 𝑣⃗ ) est une base de ℝ2 .
1 2
(b)
𝑓 (𝑢
⃗⃗) = (2 × 1 − 1,1 + 3 × 1) = (1,4) = 𝑖⃗ + 4𝑗⃗
𝑓 (𝑣⃗ ) = (2 × 0 − 2,0 + 3 × 2) = (−2,6) = −2𝑖⃗ + 6𝑗⃗
1
Il reste à trouver 𝑖⃗ et 𝑗⃗ en fonction de 𝑢
⃗⃗ et 𝑣⃗. Comme 𝑣⃗ = 2𝑗⃗, on a 𝑗⃗ = 2 𝑣⃗ et comme 𝑢
⃗⃗ = 𝑖⃗ + 𝑗⃗, on en
1
déduit que 𝑖⃗ = 𝑢
⃗⃗ − 𝑗⃗ = 𝑢
⃗⃗ − 2 𝑣⃗
1 1 3
𝑓 (𝑢
⃗⃗) = 𝑖⃗ + 4𝑗⃗ = 𝑢
⃗⃗ − 𝑣⃗ + 4 × 𝑣⃗ = 𝑢⃗⃗ + 𝑣⃗
2 2 2
1 1
𝑓 (𝑣⃗ ) = −2𝑖⃗ + 6𝑗⃗ = −2 × (𝑢 ⃗⃗ − 𝑣⃗) + 6 × 𝑣⃗ = −2𝑢 ⃗⃗ + 4𝑣⃗
2 2
La matrice de 𝑓 dans la base (𝑢 ⃗⃗, 𝑣⃗ ) est :
1 −2
(3 )
4
2
4.
(a) La matrice de 𝑓 ∘ 𝑔 dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗) est
2 −1 0 1 −1 2
( )( )=( )
1 3 1 0 3 1

(b) Les coordonnées de 𝑓 ∘ 𝑔(2,3) dans la base (𝑖⃗, 𝑗⃗) sont


−1 2 2 4
( )( ) = ( )
3 1 3 9
( ) (
Par conséquent 𝑓 ∘ 𝑔 2,3 = 4,9 )
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CONTRÔLE FINAL
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Exercice 1. Montrer que pour tout entier 𝑛 ≥ 1 on a :


𝑛
𝑛(𝑛 + 1)
∑(−1)𝑘 𝑘 2 = (−1)𝑛
2
𝑘=1
Correction exercice 1.
Pour 𝑛 = 1
1

∑(−1)𝑘 𝑘 2 = (−1)1 × 12 = −1
𝑘=1
Et
1(1 + 1)
(−1)1 = −1
2
L’égalité est vraie pour 𝑛 = 1
Montrons que l’égalité au rang 𝑛 entraine celle au rang 𝑛 + 1
𝑛+1 𝑛
𝑛(𝑛 + 1)
∑(−1)𝑘 2 𝑘 = ∑(−1)𝑘 𝑘 2 + (−1)𝑛+1 (𝑛 + 1)2 = (−1)𝑛 + (−1)𝑛+1 (𝑛 + 1)2
2
𝑘=1 𝑘=1
(−1)𝑛+1 (−1)𝑛+1
= ( )( ( ))
𝑛 + 1 −𝑛 + 2 𝑛 + 1 = (𝑛 + 1)(−𝑛 + 2𝑛 + 2)
2 2
(𝑛 + 1)(𝑛 + 2)
= (−1)𝑛+1
2
Ce qui achève la récurrence donc pour tout 𝑛 ≥ 1
𝑛
𝑛(𝑛 + 1)
∑(−1)𝑘 𝑘 2 = (−1)𝑛
2
𝑘=1
Exercice 2.
1. Calculer le pgcd de 224 et 119.
2. Donner (𝑢, 𝑣 ) ∈ ℤ2 tel que 224𝑢 + 119𝑣 = 𝑝𝑔𝑐𝑑 (224,119)
3. Déterminer l’ensemble des solutions pur 𝑥 ∈ ℤ du système
𝑥 ≡ 3 mod 224 et 𝑥 ≡ 17 mod 119

Correction exercice 2.
1.
224 = 1 × 119 + 105
119 = 1 × 105 + 14
105 = 7 × 14 + 7
14 = 2 × 7 + 0
Donc 𝑝𝑔𝑐𝑑(224,119) = 7
2. D’après les égalités du 1.
7 = 105 − 7 × 14 = 105 − 7(119 − 1 × 105) = −7 × 119 + 8 × 105
= −7 × 119 + 8(224 − 1 × 119) = 8 × 224 − 15 × 119
2
Un couple (𝑢, 𝑣 ) ∈ ℤ vérifiant 224𝑢 + 119𝑣 = 7 est (8, −15)
3. Il existe 𝑘 et 𝑙 deux entiers tels que
𝑥 = 3 + 224𝑘 et 𝑥 = 17 + 119𝑙
Par conséquent
3 + 224𝑘 = 17 + 119𝑙
Ce qui équivaut à 224𝑘 − 119𝑙 = 14 𝐿1
D’après l’égalité 8 × 224 − 15 × 119 = 7 on en déduit que 16 × 224 − 30 × 119 = 14 𝐿2
Calculons 𝐿1 − 𝐿2
224(𝑘 − 16) − 119(𝑙 − 30) = 0
Par conséquent
224(𝑘 − 16) = 119(𝑙 − 30)
Puis on divise par le 𝑝𝑔𝑐𝑑(224,119) = 7
32(𝑘 − 16) = 17(𝑙 − 30)
32|17(𝑙 − 30)
{
32 ∧ 17 = 1
D’après le théorème de Gauss 32 divise 𝑙 − 30, donc il existe 𝑛 ∈ ℤ tel que 𝑙 − 30 = 32𝑎 soit
𝑙 = 30 + 32𝑛
On remplace 𝑙 − 30 = 32𝑛 dans 32 𝑘 − 16 = 17(𝑙 − 30), ce qui donne
( )
32(𝑘 − 16) = 17 × 32𝑛
On simplifie par 32, pour trouver que 𝑘 − 16 = 17𝑛 ou encore 𝑘 = 16 + 17𝑛
La réciproque est évidente d’où l’ensemble des solutions
(16 + 17𝑛, 30 + 32𝑛)
On remplace l’un ou l’autre dans 𝑥 = 3 + 224𝑘 ou dans 𝑥 = 17 + 119𝑙
𝑥 = 3 + 224(16 + 17𝑙 ) = 3 + 3584 + 3808𝑙 = 3587 + 3808𝑙

Exercice 3.
1. Déterminer les racines carrées de 15 + 8𝑖 sous forme algébrique
2. Résoudre, pour 𝑧 ∈ ℂ, l’équation
9
𝑧 2 + (1 − 2𝑖 )𝑧 − − 3𝑖 = 0
2
Indication : 152 = 225, ; 162 = 256, ; 172 = 289; 182 = 324; 192 = 361.

Correction exercice 3.
1. On cherche 𝑎 et 𝑏 réels tels que (𝑎 + 𝑖𝑏)2 = 15 + 8𝑖 (∗)
𝐿1 𝑎2 − 𝑏2 = 15
(𝑎 + 𝑖𝑏)2 = 15 + 8𝑖 ⇔ 𝑎2 − 𝑏2 + 2𝑖𝑎𝑏 = 15 + 8𝑖 ⇔ {
𝐿2 2𝑎𝑏 = 8
En prenant le module dans l’égalité (∗)
|(𝑎 + 𝑖𝑏)2 | = √152 + 82 ⇔ 𝑎2 + 𝑏2 = √225 + 64 = √289 = 17 𝐿3
En faisant la somme de 𝐿3 et de 𝐿1 on trouve 2𝑎2 = 32 donc 𝑎2 = 16 d’où 𝑎 = ±4
En faisant la différence de 𝐿3 et de 𝐿1 on trouve 2𝑏2 = 2 donc 𝑏2 = 1 d’où 𝑏 = ±1
D’après 𝐿2 , 𝑎𝑏 > 0 donc 𝑎 et 𝑏 ont le même signe
Les deux racines carrées de 15 + 8𝑖 sont
4+𝑖 et −4−𝑖
2. Les racines de l’équation sont
−(1 − 2𝑖 ) − (4 + 𝑖 ) −5 + 𝑖 5 𝑖
= =− +
2 2 2 2
Et
−(1 − 2𝑖 ) + 4 + 𝑖 3 + 3𝑖 3 3
= = + 𝑖
2 2 2 2
Exercice 4.
Montrer que pour tout couple de réels (𝛼, 𝛽) on a
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
cos(𝛼 ) + cos(𝛽) = 2 cos ( ) cos ( )
2 2
Et
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
sin(𝛼 ) + sin(𝛽) = 2 sin ( ) cos ( )
2 2
Correction exercice 4.
Première méthode
𝛼+𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼−𝛽
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝑒𝑖 2 + 𝑒− 𝑖 2 𝑒𝑖 2 + 𝑒− 𝑖 2
2 cos ( ) cos ( )=2 ×
2 2 2 2
1 𝑖𝛼+𝛽 𝑖𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
= (𝑒 2 𝑒 2 + 𝑒 𝑖 2 𝑒 − 𝑖 2 + 𝑒 − 𝑖 2 𝑒 𝑖 2 + 𝑒 − 𝑖 2 𝑒 − 𝑖 2 )
2
1 1 1
= (𝑒 𝑖𝛼 + 𝑒 𝑖𝛽 + 𝑒 − 𝑖𝛽 + 𝑒 − 𝑖𝛼 ) = (𝑒 𝑖𝛼 + 𝑒 − 𝑖𝛼 + 𝑒 𝑖𝛽 + 𝑒 − 𝑖𝛽 ) = (2 cos(𝛼 ) + 2 cos(𝛽))
2 2 2
= cos(𝛼 ) + cos(𝛽)
𝛼+𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼−𝛽
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝑒𝑖 2 − 𝑒− 𝑖 2 𝑒𝑖 2 + 𝑒− 𝑖 2
2 sin ( ) cos ( )=2 ×
2 2 2𝑖 2
1 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
= (𝑒 𝑖 2 𝑒 𝑖 2 + 𝑒 𝑖 2 𝑒 − 𝑖 2 − 𝑒 − 𝑖 2 𝑒 𝑖 2 − 𝑒 − 𝑖 2 𝑒 − 𝑖 2 )
2𝑖
1 1
= (𝑒 𝑖𝛼 + 𝑒 𝑖𝛽 − 𝑒 − 𝑖𝛽 − 𝑒 − 𝑖𝛼 ) = (𝑒 𝑖𝛼 − 𝑒 − 𝑖𝛼 + 𝑒 𝑖𝛽 − 𝑒 − 𝑖𝛽 )
2𝑖 2𝑖
1
= (2𝑖 sin(𝛼 ) + 2𝑖 sin(𝛽)) = sin(𝛼 ) + sin(𝛽)
2𝑖
Deuxième méthode
cos(𝛼 ) + cos(𝛽) + 𝑖 (sin(𝛼 ) + sin(𝛽)) = cos(𝛼 ) + 𝑖 sin(𝛼 ) + (cos(𝛽) + 𝑖 sin(𝛽)) = 𝑒 𝑖𝛼 + 𝑒 𝑖𝛽
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 −𝛼+𝛽 𝛼+𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
= 𝑒 𝑖 2 (𝑒 𝑖 2 + 𝑒 𝑖 2 ) = (cos ( ) + 𝑖 sin ( )) × 2 cos ( )
2 2 2
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽 𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
= 2 cos ( ) cos ( ) + 𝑖 2 sin ( ) cos ( )
2 2 2 2
Puis en identifiant les parties réelle et imaginaire on trouve que
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
cos(𝛼 ) + cos(𝛽) = 2 cos ( ) cos ( )
2 2
Et
𝛼+𝛽 𝛼−𝛽
sin(𝛼 ) + sin(𝛽) = 2 sin ( ) cos ( )
2 2

Exercice 5.
𝑦
Soit 𝑓: ℝ2 → ℝ2 l’application définie par 𝑓 (𝑥, 𝑦) = (2𝑥 − 𝑦, 2 − 𝑥)
1. Montrer que 𝑓 est une application linéaire, et donner sa matrice dans la base canonique.
2. Calculer le déterminant de 𝑓. L’application 𝑓 est-elle bijective ?
3. Soit 𝐼 = {𝑓(𝑣⃗ ) ∶ 𝑣⃗ ∈ ℝ2 } l’image de 𝑓.montrer que 𝐼 est la droite vectorielle dirigée par ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢1 = 𝑓 (1,0)
2
4. Soit 𝐾 = {𝑣⃗ ∈ ℝ : 𝑓 (𝑣⃗ ) = 0 ⃗⃗} le noyau de 𝑓. Montrer 𝐾 est une droite vectorielle et en donner un
vecteur directeur ⃗⃗⃗⃗⃗.
𝑢2
5. Montrer que ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢2 forment une base de ℝ2 .
𝑢1 et ⃗⃗⃗⃗⃗
6. Calculer 𝑓 (⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢1 ) et 𝑓 (⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢2 ) dans la base canonique, puis dans la base (⃗⃗⃗⃗⃗,
𝑢1 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗2 ). En déduire la matrice de 𝑓
dans la base (⃗⃗⃗⃗⃗,
𝑢1 𝑢⃗⃗⃗⃗⃗2 ).

Correction exercice 5.
1. Soient 𝑢 ⃗⃗⃗⃗′ = (𝑥 ′ , 𝑦 ′) deux vecteurs de ℝ2 et soient 𝜆 et 𝜆′ deux réels.
⃗⃗ = (𝑥, 𝑦) et 𝑢
𝜆𝑢 ⃗⃗⃗⃗′ = 𝜆(𝑥, 𝑦) + 𝜆′ (𝑥 ′ , 𝑦 ′) = (𝜆𝑥 + 𝜆′ 𝑥 ′ , 𝜆𝑦 + 𝜆′ 𝑦 ′)
⃗⃗ + 𝜆′ 𝑢
𝜆𝑦 + 𝜆′ 𝑦 ′
⃗⃗ + 𝜆′ ⃗⃗⃗⃗
𝑓(𝜆𝑢 𝑢′) = (2(𝜆𝑥 + 𝜆′𝑥 ′ ) − (𝜆𝑦 + 𝜆′𝑦 ′ ), − (𝜆𝑥 + 𝜆′𝑥 ′ ))
2
𝑦 𝑦′
= (𝜆(2𝑥 − 𝑦) + 𝜆′ (2𝑥 ′ − 𝑦 ′), 𝜆 ( − 𝑥) + 𝜆′ ( − 𝑥 ′ )) = 𝜆𝑓 (𝑢 ⃗⃗⃗⃗′)
⃗⃗) + 𝜆′ 𝑓(𝑢
2 2
Ce qui montre que 𝑓 est linéaire.
1
𝑓 (𝑖⃗) = 𝑓 (1,0) = (2, −1) et 𝑓(𝑗⃗) = 𝑓 (0,1) = (−1, )
2

2 −1
( )
𝑀𝑎𝑡(𝑖⃗,𝑗⃗) 𝑓 = ( 1)
−1
2
2.
2 −1
det(𝑓 ) = | 1 |= 1−1 = 0
−1
2
L’application n’est pas bijective.
3. Soit 𝑣⃗ ∈ 𝐼, il existe 𝑥 et 𝑦 réels tels que
𝑦 1 1
𝑣⃗ = (2𝑥 − 𝑦, − 𝑥) = (2𝑥 − 𝑦, − (2𝑥 − 𝑦)) = (2𝑥 − 𝑦) (1, − )
2 2 2
𝑓 (1,0) = (2, −1)
1 1 1
⃗⃗⃗⃗⃗2 = (1, − 2) = 2 (2, −1) = 2 (2𝑖⃗ − 𝑗⃗), autrement dit
Donc tous les vecteurs de 𝐼 sont proportionnels à 𝑢
𝐼 est la droite vectorielle engendré par ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢1 = 𝑓(1,0).
4. Soit 𝑢⃗⃗ = (𝑥, 𝑦) ∈ 𝐾
2𝑥 − 𝑦 = 0 2𝑥 − 𝑦 = 0
𝐿1
{ 𝑦 ⇔ { 𝑦
−𝑥 = 0 𝐿2 −𝑥 + = 0
2 2
Le déterminant du système est
2 −1
| 1 |= 1−1= 0
−1
2
Donc ce n’est pas un système de Cramer, d’ailleurs, il est à peu près clair que −2𝐿2 = 𝐿1
Donc 𝑢 ⃗⃗ ∈ 𝐼 équivaut à 𝑦 = 2𝑥 donc 𝑢 ⃗⃗ = (𝑥, 2𝑥 ) = 𝑥 (1,2)
Ce qui montre que 𝐾 est la droite vectorielle engendrée par ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢2 = (1,2) = 𝑖⃗ + 2𝑗⃗
5.
2 1
det(⃗⃗⃗⃗⃗,
𝑢1 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗2 ) = | | = 4+1 = 5≠ 0
−1 2
Donc (⃗⃗⃗⃗⃗, ⃗⃗⃗⃗⃗2 ) est une base de ℝ2
𝑢1 𝑢
6.
−1 5 5 5 5
𝑓 (⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢1 ) = 𝑓 (2, −1) = (2 × 2 + 1, − 2) = (5, − ) = 5𝑖⃗ − 𝑗⃗ = (2𝑖⃗ − 𝑗⃗) = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢
2 2 2 2 2 1
2
𝑢2 ) = (2 × 1 − 2, − 1) = (0,0) = ⃗0⃗
𝑓 (⃗⃗⃗⃗⃗
2

Donc la matrice de 𝑓 dans la base (⃗⃗⃗⃗⃗, 𝑢2 ) est


𝑢1 ⃗⃗⃗⃗⃗
5
(2 0)
0 0
Université Claude Bernard Lyon 1
Licence « sciences et technologies »
Unité d’enseignement Algèbre I-Structures fondamentales
CONTRÔLE FINAL
5 Janvier-durée 2h

Documents, calculatrices et téléphones portables sont interdits

Exercice 1.
On définit une suite (𝐹𝑛 )𝑛∈ℕ∗ de la façon suivante :
𝐹1 = 1
{ 𝐹2 = 1
∀𝑛 ≥ 1, 𝐹𝑛+2 = 𝐹𝑛 + 𝐹𝑛+1
Démontrer que
𝑛

∀𝑛 ≥ 1, ∑ 𝐹𝑘2 = 𝐹𝑛 . 𝐹𝑛+1
𝑘=1
Correction exercice 1.
On note (𝐻𝑛 ) l’égalité
𝑛

∑ 𝐹𝑘2 = 𝐹𝑛 . 𝐹𝑛+1
𝑘=1
Pour 𝑛 = 1
1

∑ 𝐹𝑘2 = 𝐹12 = 1
𝑘=1
Et
𝐹1 . 𝐹2 = 1
Donc (𝐻1 ) est vrai.
Montrons que (𝐻𝑛 ) ⇒ (𝐻𝑛+1 ) est vraie.
𝑛+1 𝑛

∑ 𝐹𝑘2 = ∑ 𝐹𝑘2 + 𝐹𝑛+1


2 2
= 𝐹𝑛 . 𝐹𝑛+1 + 𝐹𝑛+1 = 𝐹𝑛+1 (𝐹𝑛 + 𝐹𝑛+1 ) = 𝐹𝑛+1 . 𝐹𝑛+2
𝑘=1 𝑘=1
Ce qui montre que (𝐻𝑛 ) ⇒ (𝐻𝑛+1 ) est vraie, par conséquent, pour tout 𝑛 ≥ 1
𝑛

∑ 𝐹𝑘2 = 𝐹𝑛 . 𝐹𝑛+1
𝑘=1
Exercice 2.
𝑖𝜋
Soit 𝛼 = 𝑒 5 et 𝜔 = 𝛼 2
1. Calculer 𝛼 5 et 𝜔5 .
2. Démontrer la relation
1 + 𝜔 + 𝜔2 + 𝜔3 + 𝜔4 = 0
3. Calculer 𝐴
𝐴 = 𝛼 5 (𝛼 + 𝛼 −1 )(𝛼 2 + 𝛼 −2 )
4. Développer et simplifier l’expression 𝐴 = 𝛼 5 (𝛼 + 𝛼 −1 )(𝛼 2 + 𝛼 −2 )
En déduire que
𝜋 2𝜋 1
cos ( ) cos ( ) =
5 5 4
Correction exercice 2.
1.
𝑖𝜋 5
5
𝛼 = (𝑒 5 ) = 𝑒 𝑖𝜋 = −1
2𝑖𝜋 5
5
𝜔 = (𝑒 5 ) = 𝑒 2𝑖𝜋 = 1
2. Il s’agit de la somme des termes d’une suite géométrique de raison 𝜔 ≠ 1, donc
2 3 4
1 − 𝜔5
1+𝜔+𝜔 +𝜔 +𝜔 = =0
1−𝜔
3.
𝐴 = 𝛼 5 (𝛼 + 𝛼 −1 )(𝛼 2 + 𝛼 −2 ) = (𝛼 6 + 𝛼 4 )(𝛼 2 + 𝛼 −2 ) = 𝛼 8 + 𝛼 4 + 𝛼 6 + 𝛼 2 = 𝜔 + 𝜔2 + 𝜔3 + 𝜔4
= −1
4.
𝑖𝜋 𝑖𝜋 2𝑖𝜋 −2𝑖𝜋 𝜋 2𝜋
𝐴 = 𝛼 5 (𝛼 + 𝛼 −1 )(𝛼 2 + 𝛼 −2 ) = −1 (𝑒 5 + 𝑒 − 5 ) (𝑒 5 + 𝑒 5 ) = −2 cos ( ) × 2 cos ( )
5 5
𝜋 2𝜋
= −4 cos ( ) cos ( )
5 5
Par conséquent
𝜋 2𝜋
−4 cos ( ) cos ( ) = −1
5 5
D’où
𝜋 2𝜋 1
cos ( ) cos ( ) =
5 5 4
Exercice 3.
Soit 𝑓 la fonction de ℂ dans ℂ définie pour tout complexe par :
𝑓 (𝑧 ) = (1 + 𝑖 )𝑧 + 𝑖
1. Déterminer le ou les points fixes de 𝑓.
2. Déterminer 𝑟 > 0 et 𝜃 ∈ ℝ tels que pour tout 𝑧 complexe, on ait :
𝑓 (𝑧) = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 + 1) − 1
3. Exprimer 𝑓 comme la composée d’une rotation et d’une homothétie ayant le même centre.

Correction exercice 3.
1. Soit 𝜔 un point fixe de 𝑓
𝜔 = (1 + 𝑖 )𝜔 + 𝑖 ⇔ 𝜔 = 𝜔 + 𝜔𝑖 + 𝑖 ⇔ 𝜔𝑖 = −𝑖 ⇔ 𝜔 = −1
2. Première méthode
𝜋
𝑓(𝑧) = (1 + 𝑖 )𝑧 + 𝑖 = (1 + 𝑖 )𝑧 + 1 + 𝑖 − 1 = (1 + 𝑖 )(𝑧 + 1) − 1 = √2𝑒 𝑖 4 (𝑧 + 1) − 1
𝜋
Donc 𝑟 = √2 et 𝜃 = conviennent
4
Deuxième méthode
On cherche 𝑟 et 𝜃 tels que pour 𝑧 ∈ ℂ
𝑖𝜃
𝑟𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 + 1) − 1 = (1 + 𝑖 )𝑧 + 𝑖 ⇔ 𝑟𝑒 𝑖𝜃 𝑧 + 𝑟𝑒 𝑖𝜃 − 1 = (1 + 𝑖 )𝑧 + 𝑖 ⇔ {𝑟𝑒 𝑖𝜃 = 1 + 𝑖 ⇔ 𝑟𝑒 𝑖𝜃 = 1 + 𝑖
𝑟𝑒 − 1 = 𝑖
𝑖𝜋
𝜋
Donc 𝑟 = √2 et 𝜃 = conviennent car 1 + 𝑖 = √2𝑒 4 .
4
3.
Soit ℎ l’homothétie de centre 𝜔 = −1 et de rapport √2 ≠ 1 et √2 ∈ ℝ
ℎ(𝑧) + 1 = √2(𝑧 + 1) ⇔ ℎ(𝑧) = √2(𝑧 + 1) − 1 = 𝑧 ′
𝜋
Soit 𝑟 la rotation de centre 𝜔 = −1 et d’angle 4
𝜋 𝜋
𝑟(𝑧) + 1 = 𝑒 𝑖 4 (𝑧 + 1) ⇔ 𝑟(𝑧) = 𝑒 𝑖 4 (𝑧 + 1) − 1
𝜋 𝜋 𝜋
𝑟 ∘ ℎ (𝑧) = 𝑟(𝑧 ′ ) = 𝑒 𝑖 4 (𝑧 ′ + 1) = 𝑒 𝑖 4 (√2(𝑧 + 1) − 1 + 1) = √2𝑒 𝑖 4 (𝑧 + 1) − 1 = 𝑓 (𝑧)
𝜋
𝜋
Donc 𝑓 est la composée de la rotation de centre 𝜔 = −1 et d’angle 𝜃 = 4 , donc avec 𝑒 𝑖 4 ≠ 1 et
l’homothétie de centre 𝜔 = −1 et de rapport 𝑘 = √2

Exercice 4.
1. (Question de cours) Enoncé l’identité de Bézout
2. Calculer le PGCD de 222 et 117.
3. Trouver un couple (𝑥0 , 𝑦0 ) ∈ ℤ2 tel que 222𝑥0 + 117𝑦0 = 6.
4. Déterminer tous les couples (𝑥, 𝑦) ∈ ℤ2 tels que 222𝑥 + 117𝑦 = 6

Correction exercice 4.
1. Pour tout couple (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 tel que 𝑃𝐺𝐶𝐷(𝑎, 𝑏) = 𝑑, il existe une infinité de couple (𝑢, 𝑣 ) ∈ ℤ2 tels
que :
𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 𝑑
2.
222 = 2 × 111 = 2 × 3 × 37
117 = 3 × 39
Donc 𝑃𝐺𝐶𝐷 (222,117) = 3
3.
222 = 1 × 117 + 105
117 = 1 × 105 + 12
105 = 8 × 12 + 9
12 = 1 × 9 + 3
9=3×3
3 = 12 − 1 × 9 = 12 − 1 × (105 − 8 × 12) = −1 × 105 + 9 × 12
= −1 × 105 + 9 × (117 − 1 × 105) = 9 × 117 − 10 × 105
= 9 × 117 − 10 × (222 − 1 × 117) = −10 × 222 + 19 × 117
On a donc −10 × 222 + 19 × 117 = 3 ⇔ −20 × 222 + 38 × 117 = 6, en multipliant par 2.
Une solution (𝑥0 , 𝑦0 ) est (−20,38).
4.
𝐿1 222𝑥 + 117𝑦 = 6
{
𝐿2 −20 × 222 + 38 × 117 = 6
𝐿1 − 𝐿2 entraine que
222(𝑥 + 20) + 117(𝑦 − 38) = 0 ⇔ 222(𝑥 + 20) = −117(𝑦 − 38) ⇔ 74(𝑥 + 20)
= −39(𝑦 − 38) (1)
74 divise −39(𝑦 − 38) et 74 et 39 sont premiers entre eux, d’après le théorème de Gauss, 74 divise
−(𝑦 − 38), par conséquent un entier 𝑘 tel que :
−(𝑦 − 38) = 74𝑘 (2) ⇔ 𝑦 = −74𝑘 + 38
On remet (2) dans (1),
74(𝑥 + 20) = 39 × 74𝑘 ⇔ 𝑥 + 20 = 39𝑘 ⇔ 𝑥 = −20 + 39𝑘
La réciproque est évidente
L’ensemble des solutions est :
{(−20 + 39𝑘, 38 − 74𝑘 ), 𝑘 ∈ ℤ}

Exercice 5.
On appelle 𝛽 = (⃗⃗⃗ 𝑒2 ) la base canonique de ℝ2
𝑒1 , ⃗⃗⃗
Soit 𝑝: ℝ2 → ℝ2 définie pour tout 𝑢 ⃗ = (𝑥, 𝑦) par
2 1 2 1
𝑝 (𝑢
⃗ ) = 𝑝(𝑥, 𝑦) = ( 𝑥 + 𝑦, 𝑥 + 𝑦)
3 3 3 3
1. Montrer que 𝑝 est une application linéaire.
2. Déterminer la matrice 𝑃 de 𝑝 dans la base canonique et montrer que 𝑝 est une projection.
3. Donner un vecteur directeur de ker(𝑝) et un vecteur directeur de 𝐼𝑚(𝑝).
4. Soit ⃗⃗⃗⃗ 𝑢2 = (1, −2), montrer que 𝛽′ = (⃗⃗⃗⃗
𝑢1 = (1,1) et ⃗⃗⃗⃗ 𝑢2 ) est une base de ℝ2 et déterminer la matrice
𝑢1 , ⃗⃗⃗⃗
de 𝑝 dans la base 𝛽′ .

Correction exercice 5.
1. Pour tout 𝜆 ∈ ℝ, pour tout 𝜆′ ∈ ℝ, pour tout 𝑢 ⃗ = (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 et pour tout ⃗⃗⃗
𝑢 ′ = (𝑥 ′ , 𝑦 ′ ) ∈ ℝ 2
𝑝(𝜆𝑢 ⃗⃗⃗′ ) = 𝑝(𝜆𝑥 + 𝜆′ 𝑥 ′ , 𝜆𝑦 + 𝜆′ 𝑦 ′)
⃗ + 𝜆′ 𝑢
2 1 2 1
= ( (𝜆𝑥 + 𝜆′ 𝑥 ′ ) + (𝜆𝑦 + 𝜆′ 𝑦 ′), (𝜆𝑥 + 𝜆′ 𝑥 ′ ) + (𝜆𝑦 + 𝜆′ 𝑦 ′))
3 3 3 3
2 1 2 1 2 1 2 1
= (𝜆 ( 𝑥 + 𝑦) + 𝜆′ ( 𝑥 ′ + 𝑦 ′) , 𝜆 ( 𝑥 + 𝑦) + 𝜆′ ( 𝑥 ′ + 𝑦 ′))
3 3 3 3 3 3 3 3
2 1 2 1 2 1 2 1
= 𝜆 ( 𝑥 + 𝑦, 𝑥 + 𝑦) + 𝜆′ ( 𝑥 ′ + 𝑦 ′ , 𝑥 ′ + 𝑦 ′) = 𝜆𝑝(𝑥, 𝑦) + 𝜆′ 𝑝(𝑥 ′ , 𝑦 ′)
3 3 3 3 3 3 3 3
= 𝜆𝑝(𝑢 ⃗ ) + 𝜆𝑝(𝑢 ⃗⃗⃗ )

Donc 𝑝 est linéaire.


2.
2 2 1 1
𝑝(⃗⃗⃗
𝑒1 ) = 𝑝(1,0) = ( , ) 𝑒𝑡 𝑝(⃗⃗⃗ 𝑒2 ) = 𝑝(0,1) = ( , )
3 3 3 3
Donc la matrice 𝑃 est
⃗⃗⃗⃗1 ) 𝑝(𝑒
𝑝(𝑒 ⃗⃗⃗⃗2 )
2 1
𝑒
⃗⃗⃗ 1 2 1
𝑃 = (3 3) 1 = ( )
2 1 ⃗⃗⃗
𝑒2 3 2 1
3 3
1 2 1 1 2 1 1 2 1 2 1 1 6 3 1 2 1
𝑃2 = ( ) ( )= ( )( )= ( )= ( )=𝑃
3 2 1 3 2 1 9 2 1 2 1 9 6 3 3 2 1
Donc 𝑝 est une projection.
3.
2 1 2 1 2 1
⃗ ∈ ker(𝑝) ⇔ 𝑝(𝑢
𝑢 ⃗ ) = ⃗0 ⇔ ( 𝑥 + 𝑦, 𝑥 + 𝑦) = (0,0) ⇔ 𝑥 + 𝑦 = 0 ⇔ 2𝑥 + 𝑦 = 0 ⇔ 𝑦 = −2𝑥
3 3 3 3 3 3
Donc 𝑢⃗ = (𝑥, −2𝑥 ) = 𝑥 (1, −2)
Un vecteur directeur de ker(𝑝) est (1, −2) = 𝑒1 − 2𝑒2
Soit 𝑣 ∈ 𝐼𝑚(𝑝), il existe 𝑢⃗ = (𝑥, 𝑦) tel que
2 1 2 1 2 1 2 1
𝑣 = 𝑝 (𝑢 ⃗ ) = ( 𝑥 + 𝑦, 𝑥 + 𝑦) = ( 𝑥 + 𝑦) (1,1) = ( 𝑥 + 𝑦) (𝑒1 + 𝑒2 )
3 3 3 3 3 3 3 3
Un vecteur directeur de 𝐼𝑚(𝑝) est (1,1) = 𝑒1 + 𝑒2

4. ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗2 ne sont pas proportionnels donc ils forment une base de ℝ2
𝑢1 et 𝑢
𝑝 (𝑢
⃗⃗⃗⃗⃗1 ) = 𝑝(1,1) = (1,1) = ⃗⃗⃗⃗
𝑢1
𝑝(⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢2 ) = 𝑝(1, −2) = (0,0) = 0 ⃗

La matrice 𝑃′ de 𝑝 dans la base 𝛽′ est donc


⃗⃗⃗⃗⃗1 ) 𝑝(𝑢
𝑝(𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗2 )
1 0 𝑢⃗⃗⃗⃗
𝑃′ = ( ) 1
0 0 ⃗⃗⃗⃗
𝑢2
Math II algèbre Juin 2011

Problème
Partie I.
On fixe un réel 𝑎 et on considère l’application
𝑢: ℝ3 [𝑋] → ℝ3 [𝑋]
1
𝑃 → 𝑃 − (𝑋 − 𝑎 )𝑃 ′
3
Où ℝ3 [𝑋] désigne l’espace des polynômes de degré inférieur ou égal à 3
On note ℬ = (1, 𝑋, 𝑋 2 , 𝑋 3 ) la base canonique de ℝ3 [𝑋].
1. Montrer que l’image d’un élément de 𝑃 de ℝ3 [𝑋] appartient bien à ℝ3 [𝑋].
2. Montrer que l’application 𝑢 est linéaire.
3. Déterminer la matrice de 𝑢 dans la base ℬ.
4. Démontrer que la famille ℬ ′ = (1, 𝑋 − 𝑎, (𝑋 − 𝑎)2 , (𝑋 − 𝑎)3 ) est une base de ℝ3 [𝑋].
5. Calculer pour tout 𝑘 ∈ {0,1,2,3}, 𝑢((𝑋 − 𝑎)𝑘 ) les coordonnées de 𝑢((𝑋 − 𝑎)𝑘 ) dans la base ℬ ′. En
déduire la matrice 𝐷 de 𝑢 dans la base ℬ ′.
6. Déterminer une base de ker(𝑢), une base de 𝐼𝑚(𝑢) et le rang de 𝑢.
[On pourra utiliser la matrice 𝐷.]
Allez à : Correction partie I
Partie II.
Soit 𝑃, un polynôme de degré 3 à coefficients réels tel que 𝑃′ divise 𝑃.
7. Montrer qu’il existe 𝛼 et 𝛽 réels tels que
𝑃 = (𝛼𝑋 + 𝛽)𝑃′
8. Montrer qu’il existe un réel 𝑎 tel que
1
𝑃 = (𝑋 − 𝑎 ) 𝑃 ′
3
9. En déduire tous les polynômes de degré 3 tels que 𝑃′ divise 𝑃.
[On pourra utiliser l’endomorphisme de la première partie]
Allez à : Correction partie II
Partie III.
Soit 𝑃 un polynôme de degré 𝑛 ≥ 1 à coefficients complexes tel que 𝑃′ divise 𝑃.
1
10. Démontrer qu’il existe un complexes 𝑎 tel que 𝑃 = 𝑛 (𝑋 − 𝑎)𝑃′ .
11. Soient 𝑎1 , … , 𝑎𝑟 des complexes deux à deux distincts et 𝑚1 , … , 𝑚𝑟 des entiers naturels non nuls. On
considère le polynôme :
𝑟

𝑄 = ∏(𝑋 − 𝑎𝑘 )𝑚𝑘
𝑘=1
′ 𝑄′
Calculer 𝑄 et en déduire la décomposition en éléments simple de 𝑄
12. En déduire que 𝑃 n’a qu’une seule racine.
Allez à : Correction partie III

Questionnaire
Les différentes questions sont indépendantes.
1. Soit 𝑛 un entier naturel non nul et 𝐴 la matrice 𝑛 × 𝑛 dont tous les coefficients valent 1 :
1 1 ⋯ 1
1 1 1
𝐴=( )
⋮ ⋮ ⋮
1 1 ⋯ 1
Déterminer le rang de 𝐴 et en déduire le déterminant de 𝐴.
2. Soit 𝐸 un espace vectoriel de dimension finie et 𝜑 un endomorphisme de 𝐸, c’est-à-dire une application
linéaire de 𝐸 dans 𝐸.
(a) Donner sans preuve la relation entre dim(𝐸), dim(ker(𝑓 )) et 𝑟𝑔(𝑓 ).
(b) Démontrer que 𝜑 est injective si, et seulement si 𝜑 est surjective.
3. Donner la décomposition en éléments simples de la fraction rationnelle
1
𝐹=
𝑋(𝑋 − 1)2
4. Soit 𝑛 un entier naturel non nul et 𝐴 = (𝑎𝑖,𝑗 )1≤𝑖≤𝑗≤𝑛 une matrice 𝑛 × 𝑛 à coefficients complexes. On
suppose que pour 𝑖 et 𝑗 entiers compris entre 1 et 𝑛, on a :
𝑎𝑖,𝑖 ≠ 0 et 𝑖 < 𝑗 ⇒ 𝑎𝑖,𝑖 = 0
C’est-à-dire
𝑎1,1 0 ⋯ 0
⋮ ⋱ ⋱ ⋮
𝐴=( )
⋮ ⋱ 0
𝑎𝑛,1 ⋯ ⋯ 𝑎𝑛,𝑛
Démontrer que 𝐴 est inversible.
Allez à : Correction questionnaire
CORRECTION

Problème
Correction partie I.
1. 𝑑°𝑃 ≤ 3 ⇒ 𝑑°((𝑋 − 𝑎)𝑃′ ) ≤ 3 ⇒ 𝑑°𝑢(𝑃) ≤ 3 donc l’image d’un polynôme de ℝ3 [𝑋] par 𝑢 est un
polynôme de ℝ3 [𝑋].
2. Soient 𝑃1 , 𝑃2 deux polynôme de ℝ3 [𝑋] et 𝜆1 et 𝜆2 deux réels
1
𝑢(𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 ) = (𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 )′ − (𝑋 − 𝑎)(𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 )
3
1 1
= (𝜆1 𝑃1′ + 𝜆2 𝑃2′ ) − 𝜆1 (𝑋 − 𝑎)𝑃1 − 𝜆2 (𝑋 − 𝑎)𝑃2
3 3
1 1
= 𝜆1 (𝑃1′ − (𝑋 − 𝑎)𝑃1 ) + 𝜆2 (𝑃2′ − (𝑋 − 𝑎)𝑃2′ ) = 𝜆1 𝑢(𝑃1 ) + 𝜆2 𝑢(𝑃2 )
3 3
𝑢 est une application linéaire.
3.
1
𝑢(1) = 1 − (𝑋 − 𝑎) × 0 = 1
3
1 1 2
𝑢 (𝑋 ) = 𝑋 − (𝑋 − 𝑎 ) × 1 = 𝑎 + 𝑋
3 3 3
1 2𝑎 1
𝑢(𝑋 2 ) = 𝑋 2 − (𝑋 − 𝑎) × 2𝑋 = 𝑋 + 𝑋2
3 3 3
1
𝑢(𝑋 3 ) = 𝑋 3 − (𝑋 − 𝑎) × 3𝑋 2 = 𝑎𝑋 2
3
Donc
𝑎
1 0 0
3
2 2𝑎
0 0
𝐴= 3 3
1
0 0 𝑎
3
(0 0 0 0)
4. Première méthode
𝛼 + 𝛽 (𝑋 − 𝑎 ) + 𝛾 (𝑋 − 𝑎 ) 2 + 𝛿 (𝑋 − 𝑎 ) 3 = 0
⇔ 𝛼 + 𝛽𝑋 − 𝛽𝑎 + 𝛾(𝑋 2 − 2𝑎𝑋 + 𝑎2 ) + 𝛿 (𝑋 3 − 3𝑎𝑋 2 + 3𝑎2 𝑋 − 𝑎3 ) = 0
⇔ 𝛼 − 𝛽𝑎 + 𝛾𝑎2 − 𝛿𝑎3 + (𝛽 − 2𝑎𝛾 + 3𝑎2 𝛿)𝑋 + (𝛾 − 3𝑎𝛿)𝑋 2 + 𝛿𝑋 3 = 0
𝛼 − 𝛽𝑎 + 𝛾𝑎2 − 𝛿𝑎3 = 0 𝛼=0
2 𝛽=0
⇔ { 𝛽 − 2𝑎𝛾 + 3𝑎 𝛿 = 0 ⇔ {
𝛾 − 3𝑎𝛿 = 0 𝛾=0
𝛿=0 𝛿=0
ℬ est une famille libre à 4éléments dans un espace vectoriel de dimension 4, c’est une base.
Deuxième méthode
𝛼 + 𝛽 (𝑋 − 𝑎 ) + 𝛾 (𝑋 − 𝑎 ) 2 + 𝛿 (𝑋 − 𝑎 )3 = 0
On prend 𝑋 = 𝑎, ce qui entraine que 𝛼 = 0
𝛽 (𝑋 − 𝑎 ) + 𝛾 ( 𝑋 − 𝑎 ) 2 + 𝛿 (𝑋 − 𝑎 ) 3 = 0 ⇔ 𝛽 + 𝛾 (𝑋 − 𝑎 ) + 𝛿 (𝑋 − 𝑎 ) 2 = 0
On prend 𝑋 = 𝑎, ce qui entraine que 𝛽 = 0
𝛾 (𝑋 − 𝑎 ) + 𝛿 (𝑋 − 𝑎 ) 2 = 0 ⇔ 𝛾 + 𝛿 (𝑋 − 𝑎 ) = 0
On prend 𝑋 = 𝑎, ce qui entraine que 𝛾 = 0, puis que 𝛿 = 0
Même conclusion.
5.
1
𝑢(1) = 1 − (𝑋 − 𝑎) × 0 = 1
3
1 2
𝑢((𝑋 − 𝑎)) = 𝑋 − 𝑎 − (𝑋 − 𝑎) × 1 = (𝑋 − 𝑎)
3 3
1 1
𝑢((𝑋 − 𝑎)2 ) = (𝑋 − 𝑎)2 − (𝑋 − 𝑎) × 2(𝑋 − 𝑎) = (𝑋 − 𝑎)2
3 3
1
𝑢((𝑋 − 𝑎)3 ) = (𝑋 − 𝑎)3 − (𝑋 − 𝑎) × 3(𝑋 − 𝑎)2 = 0
3
Les coordonnées respectives de ces polynômes dans la base ℬ ′ sont
0 0
1 2 0
0
0 0
( ); 3 ; 1 ;( )
0 0
0 3
0 0
(0) (0)
Donc
1 0 0 0
2
0 0 0
𝐷= 3
1
0 0 0
3
(0 0 0 0 )
6. Première méthode : d’après la matrice 𝐷
ker(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡((𝑋 − 𝑎)3 )
𝐼𝑚(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(1, 𝑋 − 𝑎, (𝑋 − 𝑎)2 )
𝑅𝑔(𝑢) = 3
2
Car manifestement (1, 𝑋 − 𝑎, (𝑋 − 𝑎) ) est une base de 𝐼𝑚(𝑢)
On peut couper les cheveux en 4 en invoquant le théorème du rang mais on a montré que ℬ ′ est une
base donc tout est évident.
Deuxième méthode (Bien plus longue)
𝑢(𝑃) = 𝑢(𝛼𝑋 3 + 𝛽𝑋 2 + 𝛾𝑋 + 𝛿) = 𝛼𝑢(𝑋 3 ) + 𝛽𝑢 (𝑋 2 ) + 𝛾𝑢(𝑋) + 𝛿𝑢(1)
2 1 1 2
= 𝛼𝑎𝑋 2 + 𝛽 ( 𝑎𝑋 + 𝑋 2 ) + 𝛾 ( 𝑎 + 𝑋) + 𝛿
3 3 3 3
𝛽 2𝑎𝛽 2𝛾 𝛾𝑎
= (𝛼𝑎 + ) 𝑋 2 + ( + ) 𝑎𝑋 + +𝛿
3 3 3 3
𝛽
𝛼𝑎 + =0 𝛽 = −3𝑎𝛼
3 𝛽 = −3𝑎𝛼
2𝑎𝛽 2𝛾 𝛾 = −𝑎𝛽
𝑃 ∈ ker(𝑢) ⇔ + =0⇔{ 𝛾𝑎 ⇔ { 𝛾 = 3𝑎2 𝛼
3 3 𝛿=−
𝛾𝑎 3 𝛿 = −𝑎3 𝛼
{ 3 +𝛿 =0
𝑃 = 𝛼𝑋 3 − 3𝑎𝛼𝑋 2 + 3𝑎2 𝛼𝑋 − 𝑎3 𝛼 = 𝛼 (𝑋 − 𝑎)3
Donc ker(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡((𝑋 − 𝑎)3 ), (𝑋 − 𝑎)3 est une base de ker(𝑢) et dim(𝑘𝑒𝑟(𝑢)) = 1
D’après le théorème du rang
dim(ker(𝑢)) + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = dim(ℝ3 [𝑋]) ⇔ dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 3
1
𝑢(1) = 1 − (𝑋 − 𝑎) × 0 = 1
3
1 1 2
𝑢 (𝑋 ) = 𝑋 − (𝑋 − 𝑎 ) × 1 = 𝑎 + 𝑋
3 3 3
1 2𝑎 1
𝑢(𝑋 2 ) = 𝑋 2 − (𝑋 − 𝑎) × 2𝑋 = 𝑋 + 𝑋2
3 3 3
1
𝑢(𝑋 3 ) = 𝑋 3 − (𝑋 − 𝑎) × 3𝑋 2 = 𝑎𝑋 2
3
𝑎 2 2𝑎 1
𝐼𝑚(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡 (1, + 𝑋, 𝑋 + 𝑋 2 , 𝑎𝑋 2 )
3 3 3 3
Cette famille est nécessairement liée puis que la dimension de l’image de 𝑢 est 3, en se forçant un peu
on pourrait trouvé une relation entre ces 4 polynômes (mais ce n’est pas trivial), le mieux est de choisir « au
hasard » trois polynômes en espérant que cette famille est libre. On prend les trois premiers.
𝑎 2 2𝑎 1 𝑎 2𝑎 2 2𝑎 1
𝛼 + 𝛽 ( + 𝑋) + 𝛾 ( 𝑋 + 𝑋 2 ) = 0 ⇔ 𝛼 + 𝛽 + 𝛾+( 𝛽+ 𝛾) 𝑋 + 𝛾𝑋 2 = 0
3 3 3 3 3 3 3 3 3
𝑎 2𝑎
𝛼+ 𝛽+ 𝛾=0
3 3 𝛼=0
2 2𝑎
⇔ 𝛽+ 𝛾=0 ⇔ { 𝛽=0
3 3 𝛾=0
1
{ 𝛾=0
3
Ces trois polynômes forment une famille libre à trois éléments dans un espace de dimension 3, c’est une
base de 𝐼𝑚(𝑢).
Correction partie II.
7. Il existe un polynôme 𝑄 tel que 𝑃 = 𝑄𝑃′ , comme 𝑑°𝑃 = 3, 𝑑°𝑃′ = 2 et 𝑑°𝑃 = 𝑑°𝑄 + 𝑑°𝑃′ on a 𝑑°𝑄 =
1, par conséquent il existe 𝛼 ≠ et 𝛽 réels tels que 𝑄 = 𝛼𝑋 + 𝛽.
8. On pose 𝑃 = 𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 𝑑 avec 𝑎 ≠ 0, 𝑃′ = 3𝑎𝑋 2 + 2𝑏𝑋 + 𝑐
𝑎𝑋 3 + 𝑏𝑋 2 + 𝑐𝑋 + 𝑑 = (𝛼𝑋 + 𝛽)(3𝑎𝑋 2 + 2𝑏𝑋 + 𝑐 ) = 3𝛼𝑎𝑋 3 + ⋯
Les termes non écrits sont de degré inférieur ou égal à 2. On identifie les termes de degré 3 :
1
𝑎 = 3𝛼𝑎 ⇔ 𝛼 =
3
Car 𝑎 ≠ 0.
1 1 𝛽 1
𝑄 = 𝑋 + 𝛽 = (𝑋 + ) = (𝑋 − 𝑎)
3 3 3 3
𝛽
Avec 𝑎 = − 3 .
1 1
9. 𝑃 = 3 (𝑋 − 𝑎)𝑃′ ⇔ 𝑃 − 3 (𝑋 − 𝑎)𝑃′ = 0 ⇔ 𝑢(𝑃) = 0 ⇔ ∃𝐾 ∈ ℝ, 𝑃 = 𝐾 (𝑋 − 𝑎)3
Correction partie III.
10. Il existe un polynôme 𝑄 tel que 𝑃 = 𝑄𝑃′ . On a 𝑑°𝑃 = 𝑑°𝑄 + 𝑑°𝑃′ , comme 𝑑°𝑃 = 𝑛 et 𝑑°𝑃′ = 𝑛 − 1,
𝑑°𝑄 = 1, par conséquent il existe 𝛼 et 𝛽 réels tel que
𝑃 = (𝛼𝑋 + 𝛽)𝑃′
𝑃 = 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 + 𝐴 où 𝐴 ∈ ℝ𝑛−1 [𝑋] et 𝑎𝑛 ≠ 0
𝑃′ = 𝑛𝑎𝑛 𝑋 𝑛−1 + 𝐴′ où 𝐴′ ∈ ℝ𝑛−2 [𝑋]
𝑃 = (𝛼𝑋 + 𝛽)𝑃′ ⇔ 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 + 𝐴 = (𝛼𝑋 + 𝛽)𝑛𝑎𝑛 𝑋 𝑛−1 + 𝐴′ ⇔ 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 + 𝐴 = 𝛼𝑛𝑎𝑛 𝑋 𝑛 + 𝛽𝑛𝑎𝑛 𝑋 𝑛−1 + 𝐴′
𝑑°(𝛽𝑛𝑎𝑛 𝑋 𝑛−1 + 𝐴′) ≤ 𝑛 − 1
On peut identifier les termes de degré 𝑛
1
𝑎𝑛 = 𝛼𝑛𝑎𝑛 ⇔ 𝛼 =
𝑛
Car 𝑎𝑛 ≠ 0
1 1 𝛽 1
𝑄 = 𝑋 + 𝛽 = (𝑋 + ) = (𝑋 − 𝑎)
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
Avec
𝛽
𝑎=−
𝑛
11.
𝑟 𝑟
𝑚𝑗 −1
𝑄′ = ∑ (𝑚𝑗 (𝑋 − 𝑎𝑗 ) ∏(𝑋 − 𝑎𝑘 )𝑚𝑘 )
𝑗=1 𝑘=1
𝑘≠𝑗
𝑟
𝑄′ 𝑚𝑗
=∑
𝑄 𝑋 − 𝑎𝑗
𝑗=1
12. On a
𝑃′ 𝑛
=
𝑃 𝑋−𝑎
𝑃′
C’est la décomposition en éléments simples de , si 𝑃 avait d’autre racines complexes on pourrait
𝑃
l’écrire comme 𝑄 (D’après le théorème de D’Alembert-Gauss) et sa décomposition en éléments simples
aurait plus de un élément simple.
Conclusion 𝑃 n’a qu’une racine, notée 𝑎, il existe donc 𝑘 ∈ ℂ tel que
𝑃 = 𝑘 (𝑋 − 𝑎 ) 𝑛

Correction questionnaire
1. Tous les vecteurs colonnes sont proportionnels (et même égaux) donc le rang de 𝐴 est 1.
Si 𝑛 = 1 alors det(𝐴) = 1
Si 𝑛 ≥ 2 alors det(𝐴) = 0
2. (a) D’après le théorème de rang
dim(ker(𝑓 )) + dim(𝐼𝑚(𝑓 )) = dim(𝐸)
(b)
Supposons que 𝑓 est injective.
ker(𝑓 ) = {0𝐸 } ⇒ dim(ker(𝑓 )) = 0 ⇒ dim(𝐼𝑚(𝑓 )) = dim(𝐸)
Or 𝐼𝑚(𝑓 ) ⊂ 𝐸 et ces deux espaces vectoriels sont de même dimension donc 𝐼𝑚(𝑓 ) = 𝐸, ce qui signifie
que 𝑓 est surjective.
Supposons que 𝑓 est surjective.
𝐼𝑚(𝑓 ) = 𝐸 ⇒ dim(𝐼𝑚(𝑓 )) = dim(𝐸) ⇒ dim(ker(𝑓 )) = 0 ⇒ ker(𝑓 ) = {0𝐸 }
ce qui montre que 𝑓 est injective.
3. Il existe 𝑎, 𝑏 et 𝑐 réels tels que :
1 𝑎 𝑏 𝑐
𝐹= = + +
𝑋(𝑋 − 1)2 𝑋 𝑋 − 1 (𝑋 − 1)2
On multiplie par 𝑋, puis 𝑋 = 0
1
𝑎=[ ] =1
(𝑋 − 1)2 𝑋=0
On multiplie par (𝑋 − 1)2 , puis 𝑋 = 1
1
𝑐=[ ] =1
𝑋 𝑋=1
On multiplie par 𝑋, puis 𝑋 → +∞
0 = 𝑎 + 𝑏 ⇔ 𝑏 = −1
4. 𝐴 est inversible si et seulement si son déterminant est non nul or
det(𝐴) = 𝑎1,1 𝑎2,2 … 𝑎𝑛,𝑛 ≠ 0
Donc 𝐴 est inversible
Allez à : Questionnaire
Licence L1-Math./Info.-Algèbre II 2011-2012

Contrôle continu final-lundi 11 Juin 2012


Durée : 2 heures

Les documents, calculatrices et téléphones portables sont interdits.


Une grande importance sera accordée à la précision de la rédaction.
L’énoncé comporte deux pages.
Il n’est pas nécessaire de traiter l’intégralité du sujet pour obtenir la note maximale.

Question de cours
Soit 𝑢 une application linéaire d’un espace vectoriel 𝐸 vers un espace vectoriel 𝐹.
1. Rappelez la définition du noyau ker(𝑢) de 𝑢.
2. Montrer que 𝑢 est injective si et seulement si ker(𝑢) = {0𝐸 }

Correction Question de cours


1. ker(𝑢) = {𝑥 ∈ 𝐸, 𝑢(𝑥 ) = 0𝐹 }
2. Si 𝑢 est injective.
Comme 𝑢(0𝐸 ) = 0𝐹
𝑥 ∈ ker(𝑢) ⇒ 𝑢(𝑥 ) = 0𝐹 ⇒ 𝑢(𝑥 ) = 𝑢(0𝐸 ) ⇒ 𝑥 = 0𝐸
Car 𝑢 est injective.
Cela montre que ker(𝑢) = {0𝐹 }
Si ker(𝑢) = {0𝐸 }
𝑢(𝑥 ) = 𝑢(𝑦) ⇒ 𝑢(𝑥 ) − 𝑢(𝑦) = 0𝐹 ⇒ 𝑢(𝑥 − 𝑦) = 0𝐹
Car 𝑢 est linéaire. Cela montre que 𝑥 − 𝑦 ∈ ker(𝑢) et comme ker(𝑢) = {0𝐹 }, on a
𝑥 − 𝑦 = 0𝐹
Ce qui entraine que 𝑥 = 𝑦, cela montre que 𝑢 est injective.
Finalement 𝑢 est injective si et seulement si ker(𝑢) = {0𝐸 }

Exercice 1.
1. Montrer que le polynôme 𝑃 = 𝑋 4 − 15𝑋 2 − 10𝑋 + 24 est divisible par 𝑋 2 + 2𝑋 − 3 dans ℝ[𝑋].
2. Donner la décomposition de 𝑃 en produit de facteurs de degré 1 dans ℝ[𝑋].
3. Soient 𝑝, 𝑞 et 𝑟 trois réels et 𝛼, 𝛽, 𝛾 et 𝛿 les quatre racines du polynôme 𝑄 = 𝑋 3 + 𝑝𝑋 2 + 𝑞𝑋 + 𝑟.
a) On pose 𝑆1 = 𝛼 + 𝛽 + 𝛾 et 𝑆2 = 𝛼𝛽 + 𝛼𝛾 + 𝛽𝛾
[On pourra reconnaître et développer (𝑋 − 𝛼 )(𝑋 − 𝛽)(𝑋 − 𝛾 ).]
Calculer 𝑆1 et 𝑆2 en fonction de 𝑝, 𝑞 et 𝑟.
b) On pose enfin : 𝑇 = 𝛼 2 + 𝛽2 + 𝛾 2. Calculer 𝑇 en fonction de 𝑝, 𝑞 et 𝑟.

Correction exercice 1.
1.

1
𝑋4 − 15𝑋 2 − 10𝑋 + 24 𝑋 2 + 2𝑋 − 3
𝑋 4 + 2𝑋 3 − 3𝑋 2 𝑋 2 − 2𝑋 − 8
−2𝑋 3 − 12𝑋 2 − 10𝑋 + 24
−2𝑋 3 − 4𝑋 2 + 6𝑋
−8𝑋 2 − 16𝑋 + 24
−8𝑋 2 − 16𝑋 + 24
0

Donc 𝑃 est divisible par 𝑋 2 + 2𝑋 − 3 et


𝑋 4 − 15𝑋 2 − 10𝑋 + 24 = (𝑋 2 + 2𝑋 − 3)(𝑋 2 − 2𝑋 − 8)

2. Les racines de 𝑋 2 + 2𝑋 − 3 sont 1 et −3 donc 𝑋 2 + 2𝑋 − 3 = (𝑋 − 1)(𝑋 + 3)


Les racines de 𝑋 2 − 2𝑋 − 8 sont −2 et 4, donc 𝑋 2 − 2𝑋 − 8 = (𝑋 + 2)(𝑋 − 4)
Par conséquent :
𝑃 = 𝑋 4 − 15𝑋 2 − 10𝑋 + 24 = (𝑋 + 3)(𝑋 − 1)(𝑋 + 2)(𝑋 − 4)
3.
a)
𝑆1 = 𝛼 + 𝛽 + 𝛾 = −𝑝
(C’est-à-dire l’opposé du coefficient de 𝑋 2 )
𝑆2 = 𝛼𝛽 + 𝛼𝛾 + 𝛽𝛾 = 𝑞
(C’est-à-dire le coefficient de 𝑋)
b)
(𝛼 + 𝛽 + 𝛾 )2 = 𝛼 2 + 𝛽2 + 𝛾 2 + 2(𝛼𝛽 + 𝛼𝛾 + 𝛽𝛾)
Avec les notations de l’énoncé
(𝑆1 )2 = 𝑇 + 2𝑆2
Ce qui équivaut à 𝑇 = (−𝑝)2 − 2𝑞 = 𝑝2 − 2𝑞

Exercice 2.
Soient 𝐸 et 𝐹 deux espaces vectoriels sur ℝ respectivement de dimension 3 et 4. Soit ℬ = (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ) une
base de 𝐸 et ℬ ′ = {𝑓1 , 𝑓2 , 𝑓3 , 𝑓4 } une base de 𝐹.
Soit 𝑢 une application linéaire définie par
𝑢(𝑒1 ) = 𝑓1 − 2𝑓2 + 𝑓3
𝑢(𝑒2 ) = 𝑓2 − 2𝑓3 + 𝑓4
𝑢(𝑒3 ) = −𝑓1 + 𝑓2 + 𝑓3 − 𝑓4
1. Donner la matrice de 𝑢 dans les bases ℬ et ℬ ′.
2. Déterminer une base de ker(𝑢).
3. En déduire le rang de 𝑢.
4. Donner une base de 𝐼𝑚(𝑢).
5. Soit 𝐺 = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑓1 , 𝑓4 ) le sous-espace vectoriel de 𝐹 engendré par 𝑓1 et 𝑓4 . Montrer que 𝐺 est un
supplémentaire de 𝐼𝑚(𝑢).

Correction exercice 2.
1.
𝑢(𝑒1 ) 𝑢(𝑒2 ) 𝑢(𝑒3 )
𝑓
1 0 −1 1
𝑓
−2 1 1 2
( ) 𝑓3
1 −2 1
0 1 −1 𝑓4
2
2. Soit 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ker(𝑢)
1 0 −1 0 𝑥1 − 𝑥3 = 0
𝑥1
−2 1 1 0 −2𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 0
𝑢(𝑥 ) = 0𝐹 ⇔ ( ) (𝑥2 ) = ( ) ⇔ {
1 −2 1 𝑥3 0 𝑥1 − 2𝑥2 + 𝑥3 = 0
0 1 −1 0 𝑥2 − 𝑥3 = 0
𝑥1 = 𝑥3 𝑥1 = 𝑥3 𝑥1 = 𝑥3
−2𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 0 −2𝑥3 + 𝑥3 + 𝑥3 = 0 0=0 𝑥1 = 𝑥3
⇔ { 𝑥 − 2𝑥 + 𝑥 = 0 ⇔ { 𝑥 − 2𝑥 + 𝑥 = 0 ⇔ { 0 = 0 ⇔ { 𝑥 = 𝑥
1 2 3 3 3 3 2 3
𝑥2 = 𝑥3 𝑥2 = 𝑥3 𝑥2 = 𝑥3
Par conséquent 𝑥 = (𝑥3 , 𝑥3 , 𝑥3 ) = 𝑥3 (1,1,1), on pose 𝑎 = (1,1,1) et alors
ker(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑎)
3. D’après le théorème du rang
dim(ker(𝑢)) + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = dim(𝐸) ⇔ 1 + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 3 ⇔ dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 2
Le rang de 𝑢 est donc 2.
4. (𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) est une famille de deux vecteurs non proportionnels qui forment donc une famille libre
dans un espace de dimension 2, il s’agit d’une base de 𝐼𝑚(𝑢)
Autre méthode
𝐼𝑚(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 ), 𝑢(𝑒3 ))
Or 𝑢(𝑒1 ) + 𝑢(𝑒2 ) + 𝑢(𝑒3 ) = 0𝐹 donc 𝑢(𝑒3 ) = −𝑢(𝑒1 ) − 𝑢(𝑒2 ), par conséquent
𝐼𝑚(𝑢) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 ), 𝑢(𝑒3 )) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 ), −𝑢(𝑒1 ) − 𝑢(𝑒2 )) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 ))
et alors (𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) est une famille génératrice à deux vecteurs dans un espace de dimension 2, c’est
une base de 𝐼𝑚(𝑢).
5. Constatons tout d’abord que (𝑓1 , 𝑓4 ) est une base de 𝐺.
On montre que (𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 ), 𝑓1 , 𝑓4 ) est une base de 𝐹.
𝛼(𝑓1 − 2𝑓2 + 𝑓3 ) + 𝛽(𝑓2 − 2𝑓3 + 𝑓4 ) + 𝛾𝑓1 + 𝛿𝑓4 = 0𝐹
𝛼+𝛾 = 0
−2𝛼 + 𝛽 = 0
⇔ (𝛼 + 𝛾 )𝑓1 + (−2𝛼 + 𝛽)𝑓2 + (𝛼 − 2𝛽)𝑓3 + (𝛽 + 𝛾 )𝑓4 = 0𝐹 ⇔ {
𝛼 − 2𝛽 = 0
𝛽+𝛾=0
2 fois la ligne 3 plus la ligne 2 donne −3𝛽 = 0, par conséquent 𝛼, 𝛾 et 𝛿 sont nuls
(𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 ), 𝑓1 , 𝑓4 ) est une famille libre à 4 vecteurs dans un espace de dimension 4, c’est une base de
𝐹. On en déduit que
𝐼𝑚(𝑢) ⊕ 𝐺 = 𝐹

Exercice 3.
1 −1 −2
3 3
Soit 𝜑: ℝ → ℝ l’application linéaire de matrice 𝐴 = (−1 1 2 ) dans la base canonique.
1 0 −1
1. Montrer que dim(ker(𝜑)) = 1 et donner une base ℬ = (𝑎) de ker(𝜑).
2. Montrer que 𝑎 ∈ 𝐼𝑚(𝑢), c’est-à-dire qu’il existe 𝑏 ∈ ℝ3 tel que 𝜑(𝑏) = 𝑎.
3. Montrer que l’ensemble 𝐸 = {𝑣 ∈ ℝ3 , 𝜙(𝑣 ) = 𝑣 } est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
4. Donner un vecteur 𝑐 non nul de 𝐸.
5. Montrer que (𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une base de ℝ3 .
6. Donner la matrice de 𝑢 dans la base (𝑎, 𝑏, 𝑐 ).

Correction exercice 3.
1.

3
1 −1 −2 𝑥1 0 𝑥1 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 0
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ker(𝜑) ⇔ 𝜑(𝑥 ) = 0ℝ3 ⇔ (−1 1 𝑥
2 ) ( 2 ) = (0) ⇔ {−𝑥1 + 𝑥2 + 2𝑥3 = 0
1 0 −1 𝑥3 0 𝑥1 − 𝑥3 = 0
𝑥 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 0 𝑥 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 0 𝑥2 = −𝑥3
⇔{ 1 ⇔{ 3 ⇔{ 𝑥 =𝑥
𝑥1 = 𝑥3 𝑥1 = 𝑥3 1 3
Donc 𝑥 = (𝑥3 , −𝑥3 , 𝑥3 ) = 𝑥3 (1, −1,1), ce qui montre que dim(ker(𝜑)) = 1 et 𝑎 = (1, −1,1).
2. Première méthode
En regardant la matrice, on voit que 𝜑(𝑒1 ) = 𝑎, 𝑏 = 𝑒1 répond à la question.
Deuxième méthode
On cherche 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) tel que 𝜑(𝑥 ) = 𝑎
Ce qui équivaut à
1 −1 −2 𝑥1 1 𝑥1 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 1
𝑥 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 1
(−1 1 2 ) ( 2 ) = (−1) ⇔ {−𝑥1 + 𝑥2 + 2𝑥3 = −1 ⇔ { 1 𝑥 =
𝑥
𝑥3 + 1
1 0 −1 𝑥3 1 𝑥1 − 𝑥3 = 1 1

𝑥 + 1 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 1 𝑥2 = −𝑥3
⇔{ 3 ⇔ {𝑥 = 𝑥 + 1
𝑥1 = 𝑥3 + 1 1 3
N’importe quelle valeur de 𝑥3 répond à la question, par exemple, on prend 𝑥3 = 0. Et alors
𝑏 = (1,0,0) = 𝑒1
3. 𝜑(0ℝ3 ) = 0ℝ3 donc 0ℝ3 ∈ 𝐸
Soit 𝑥 et 𝑦 deux vecteurs de 𝐸, 𝜑(𝑥 ) = 𝑥 et 𝜑(𝑦) = 𝑦
Alors pour tous 𝛼 et 𝛽 réels
𝜑(𝛼𝑥 + 𝛽𝑦) = 𝛼𝜑(𝑥 ) + 𝛽𝜑(𝑦)
Car 𝜑 est linéaire, ce qui entraine que
𝜑(𝛼𝑥 + 𝛽𝑦) = 𝛼𝜑(𝑥 ) + 𝛽𝜑 (𝑦) = 𝛼𝑥 + 𝛽𝑦
Ce qui montre que 𝛼𝑥 + 𝛽𝑦 ∈ 𝐸, par conséquent, 𝐸 est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
4.
1 −1 −2 𝑥1 𝑥1 𝑥1 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 𝑥1 −𝑥2 − 2𝑥3 = 0
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ 𝐸 ⇔ (−1 1 2 ) (𝑥2 ) = (𝑥2 ) ⇔ {−𝑥1 + 𝑥2 + 2𝑥3 = 𝑥2 ⇔ {−𝑥1 + 2𝑥3 = 0
1 0 −1 𝑥3 𝑥3 𝑥1 − 𝑥3 = 𝑥3 𝑥1 − 2𝑥3 = 0
𝑥2 = −2𝑥3
⇔{
𝑥1 = 2𝑥3
Par conséquent 𝑥 = (2𝑥3 , −2𝑥3 , 𝑥3 ) = 𝑥3 (2, −2,1), un vecteur non nul de 𝐸 est 𝑐 = (2, −2,1)
5. Première méthode
1 0 2
det(𝑎, 𝑏, 𝑐 ) = |−1 1 −2|
1 0 1
En développant par rapport à la seconde ligne
1 2
det(𝑎, 𝑏, 𝑐 ) = | | = −4 ≠ 0
1 −2
Donc (𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une base.
Deuxième méthode
𝛼 + 2𝛾 = 0
𝛼𝑎 + 𝛽𝑏 + 𝛾𝑐 = 0ℝ3 ⇔ 𝛼 (1, −1,1) + 𝛽 (0,1,0) + 𝛾(2, −2,1) = (0,0,0) ⇔ {−𝛼 + 𝛽 − 2𝛾 = 0
𝛼+𝛾 =0
𝛼 = −2𝛾 𝛼=0
⇔ {−𝛼 + 𝛽 − 2𝛾 = 0 ⇔ {𝛽 = 0
𝛼 = −𝛾 𝛾=0
(𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une famille libre à 3 vecteurs dans un espace de dimension 3, c’est une base de ℝ3 .
6. D’après les questions précédentes

4
𝜑(𝑎) = 0ℝ3 ; 𝜑(𝑏) = 𝑎 et 𝜑(𝑐 ) = 𝑐
𝜑 (𝑎 ) 𝜑 (𝑏 ) 𝜑 (𝑐 )
0 1 0 𝑎
(0 0 0) 𝑏
0 0 1 𝑐

Exercice 4.
Dire si les assertions suivantes sont vraies ou fausses. Justifiez brièvement votre réponse.
1. Pour tout 𝑛 ≥ 2 et pour toutes matrices carrées 𝐴 et 𝐵 de ℳ𝑛 (ℝ). On a l’identité
(𝐴 − 𝐵)(𝐴 + 𝐵) = 𝐴2 − 𝐵2
2. Soit 𝐴 une matrice carrée inversible. Alors (𝐴2 )−1 = (𝐴−1 )2.
1 2
3. La matrice ( ) est inversible.
−1 2
4. L’application 𝑢: ℝ2 → ℝ2 définie par 𝑢(𝑥, 𝑦) = (√𝑥 2 + 𝑦 2 , 0) est linéaire.
5. Le sous-ensemble 𝐸 de ℝ3 défini par 𝑒 = {(𝑥, 𝑦, 𝑧), 2𝑥 + 3𝑦 + 5𝑧 = 1} est un sous-espace vectoriel.
6. Il existe une matrice 𝐴 à 4 lignes et 3 colonnes dont le rang de 𝐴 est 4.
7. Il existe une matrice 𝐴 à 4 lignes et 3 colonnes dont le rang de 𝐴 est 2.

Correction exercice 4.
1.
(𝐴 − 𝐵)(𝐴 + 𝐵) = 𝐴2 + 𝐴𝐵 − 𝐵𝐴 − 𝐵2
On a
(𝐴 − 𝐵)(𝐴 + 𝐵) = 𝐴2 − 𝐵2
Si et seulement si 𝐴𝐵 = 𝐵𝐴, donc en général, c’est faux.
2. On a pour toutes matrices 𝐴 et 𝐵 inversibles : (𝐴𝐵)−1 = 𝐵−1 𝐴−1, en prenant 𝐵 = 𝐴, cela donne
(𝐴2 )−1 = 𝐴−1 𝐴−1 = (𝐴−1 )2 , c’est vrai.
3. Le déterminant étant hors programme, c’est dommage parce qu’il aurait suffi de le calculer et de dire
qu’il était non nul.
Première méthode : il suffit d’inverser la matrice
1 2 𝑥1 𝑦1 𝐿 𝑥 + 2𝑥2 = 𝑦1 𝐿1 𝑥 + 2𝑥2 = 𝑦1
𝐴𝑋 = 𝑌 ⇔ ( ) (𝑥 ) = (𝑦 ) ⇔ 1 { 1 ⇔ { 1
−1 2 2 2 𝐿 2 −𝑥1 + 2𝑥2 = 𝑦2 𝐿 2 + 𝐿1 4𝑥2 = 𝑦1 + 𝑦2
1 1 1 1
𝑥1 = −2𝑥2 + 𝑦1 𝑥1 = −2 ( 𝑦1 + 𝑦2 ) + 𝑦1 𝑥1 = 𝑦1 − 𝑦2
⇔{ 1 1 ⇔{ 4 4 ⇔{ 2 2 ⇔ (𝑥1 )
𝑥2 = 𝑦1 + 𝑦2 1 1 1 1 𝑥2
4 4 𝑥2 = 𝑦1 + 𝑦2 𝑥2 = 𝑦1 + 𝑦2
4 4 4 4
1 1

= (2 2) (𝑦1 )
1 1 𝑦2
4 4
1 1
−2
Cela montre que est inversible et que 𝐴−1 = (21 1 )
4 4
Remarque : on aurait pu résoudre ce système en utilisant la méthode de Cramer.
Deuxième méthode
𝐴 est la matrice d’un endomorphisme 𝑢 de ℝ2 , pour montrer que cet endomorphisme est bijectif (ce qui
équivaut à ce que 𝐴 soit inversible), il suffit de montrer que cet endomorphisme est injectif, ce qui
revient à montrer que son noyau est réduit au vecteur nul.

5
1 2 𝑥1 0 𝐿 𝑥 + 2𝑥2 = 0 𝐿1 𝑥 + 2𝑥2 = 0
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 ) ∈ ker(𝑢) ⇔ ( ) (𝑥 ) = ( ) ⇔ 1 { 1 ⇔ { 1
−1 2 2 0 𝐿2 −𝑥1 + 2𝑥2 = 0 𝐿2 + 𝐿1 4𝑥2 = 0
𝑥1 = 0
⇔{
𝑥2 = 0
ker(𝑢) = {0ℝ2 } par conséquent 𝑢 est bijectif et 𝐴 est inversible.
4. Evidemment que non, trouvons un contre-exemple
𝑢(−2(𝑥, 0)) = 𝑢(−2𝑥, 0) = (√(−2𝑥 )2 + 02 , 0) = (√4𝑥 2 , 0) = (2|𝑥 |, 0)
Alors que
−2𝑢(𝑥, 0) = −2 (√𝑥 2 + 02 , 0) = (−2|𝑥 |, 0)
Pour un 𝑥 non nul, ces deux expression sont distinctes, par conséquent 𝑢 n’est pas linéaire.
5. (0,0,0) ∉ 𝐸, donc 𝐸 n’est pas un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
6. Une matrice à 4 lignes et 3 colonnes est la matrice d’une application linéaire 𝑢 d’un espace vectoriel 𝐸
de dimension 3 dans un espace vectoriel 𝐹 de dimension 4,
D’après le théorème du rang
dim(ker(𝑢)) + dim(𝐼𝑚(𝑢)) = dim(𝐸)
Donc dim(𝐼𝑚(𝑢)) ≤ dim(𝐸) = 3, par conséquent il n’existe pas de matrice à 4 lignes et 3 colonnes de
rang égal à 4.
7. Oui, par exemple :
1 0 1
0 1 1
𝐴=( )
1 0 1
0 1 1
Les deux première colonnes sont libres et la troisième est la somme des deux premières donc le rang de
cette matrice est 2.

6
Université Claude Bernard Lyon-1
Licence « sciences et technologie »
CONTROLE FINAL de Math II Algèbre
04 Juin-durée 2h

Le barème est indicatif


Documents, calculatrices et téléphones portables sont interdits

Questionnaire (4 points)
1. Soient 𝑏 et 𝑐 deux réels. On considère les matrices :
𝑏 6
1 5 −3 2 3 −1
𝐴=( ) et 𝐵 = ( )
3 −2 −1 −2 4 𝑐
−2 7
a. Montrer qu’il existe un unique couple (𝑏, 𝑐 ) tel que 𝐴𝐵 = 𝐼, où 𝐼 est la matrice unité d’ordre deux.
b. Peut-on en déduire que 𝐴 est inversible ?
2. Décomposer en éléments simple sur ℂ la fraction rationnelle :
4𝑋
(𝑋 − 1)2 (𝑋 2 + 1)
Exercice I (8 points)
Soit ℬ = (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ) la base canonique de ℝ3 . Soit 𝑓1 = (1,1,2), 𝑓2 = (0,2,1) et 𝑓3 = (1, −2,1) trois vecteurs
de ℝ3 .
1. (a) Soit (𝑏1 , 𝑏2 , 𝑏3 ) ∈ ℝ3. Déterminer le nombre de solutions (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) du système
𝑥1 + 𝑥3 = 𝑏1
{𝑥1 + 2𝑥2 − 2𝑥3 = 𝑏2
2𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 𝑏3
Ici il n’est pas nécessaire de calculer la ou les solutions
(b) En déduire que la famille ℬ ′ = (𝑓1, 𝑓2 , 𝑓3 ) est une base de ℝ3 .
(c) Ecrire la matrice de passage de ℬ à ℬ ′ et calculer le déterminant de 𝑃
(d) Calculer l’inverse de 𝑃.
Soit 𝑢 l’endomorphisme de ℝ3 tel que :
𝑢(𝑓1 ) = 𝑓1 , 𝑢(𝑓2 ) = −𝑓2 , 𝑢(𝑓3 ) = −𝑓3
2. (a) Ecrire la matrice 𝐷 de 𝑢 dans la base ℬ ′.
(b) Calculer la matrice 𝐴 de 𝑢 dans la base ℬ
(c) Calculer 𝐷 −1 et en déduire 𝐴−1.

Exercice II
Première partie (9 points)
Soit 𝑛 un entier supérieur ou égal à 4. On note ℝ𝑛 [𝑋] l’espace des polynômes de degré inférieurs ou égal à 𝑛 (y
compris le polynôme nul).
Soit 𝜑: ℝ𝑛 [𝑋] → ℝ𝑛 [𝑋] l’application définie par :
𝜑: 𝐴 → 𝐴′′(𝑋) + 𝐴(0)
1.
a. Rappeler rapidement une base et la dimension de ℝ𝑛 [𝑋].
b. Montrer que 𝜑 est une application linéaire.
2. Dans cette question, on suppose que 𝑛 vaut 4.
a. Calculer 𝜑(0), 𝜑(1), 𝜑(𝑋), 𝜑(𝑋 2 ), 𝜑(𝑋 3 ) et 𝜑(𝑋 4 )
b. Pour quelles familles (𝑎0 , 𝑎1 , 𝑎2 , 𝑎3 , 𝑎4 ) de réels est-ce que le polynôme 𝐴(𝑋) = 𝑎0 + 𝑎1 𝑋 +
𝑎2 𝑋 2 + 𝑎3 𝑋 3 + 𝑎4 𝑋 4 appartient-il au noyau de 𝜑 ?
c. En déduire une base du noyau de 𝜑 ?
d. Soit 𝐵 = 12 + 12𝑋 2 , déterminer un antécédent de 𝐵 puis tous les antécédents de 𝐵.
3.
a. Pour tout 𝑘 compris entre 2 et 𝑛, calculer 𝜑(𝑋 𝑘 )
b. Montrer que la famille (𝜑 (𝑋 𝑘 )) engendre l’image de 𝜑.
2≤𝑘≤𝑛
c. Donner une base et la dimension de l’image de 𝜑.
d. En déduire la dimension puis une base de ker(𝜑).

CORRECTION
Questionnaire
1.
a.
𝑏 6
1 5 −3 2 3 −1 𝑏 + 15 − 12 − 4 6 − 5 − 3𝑐 + 14 𝑏 − 1 15 − 3𝑐
( )( )=( )=( )
3 −2 −1 −2 4 𝑐 3𝑏 − 6 − 4 + 4 18 + 2 − 𝑐 − 14 3𝑏 − 6 6−𝑐
−2 7
Par conséquent
𝑏−1=1
3𝑏 − 6 = 0 𝑏=2
𝐴𝐵 = 𝐼 ⇔ { ⇔{
15 − 3𝑐 = 0 𝑐=5
6−𝑐 =1
Il existe bien un unique couple (𝑏, 𝑐 ) = (2,5) tel que 𝐴𝐵 = 𝐼
b. 𝐴 n’est pas une matrice carrée donc elle n’est pas inversible.
2. Il existe 𝑎, 𝑏 réels et 𝛼 complexe tels que
4𝑋 4𝑋 𝑎 𝑏 𝛼 𝛼
= = + + + ( ∗)
(𝑋 − 1) (𝑋 + 1) (𝑋 − 1)(𝑋 + 1)(𝑋 − 𝑖 )(𝑋 + 𝑖 ) 𝑋 − 1 (𝑋 − 1)
2 2 2 𝑋−𝑖 𝑋+𝑖
On multiplie par (𝑋 − 1)2 , puis 𝑋 = 1
4𝑋
𝑏=[ 2 ] =2
𝑋 + 1 𝑋=1
On multiplie par 𝑥 − 𝑖, puis 𝑋 = 𝑖
4𝑋 4𝑖 2 2
𝛼=[ ] = = = =𝑖
(𝑋 − 1) (𝑥 + 𝑖) 𝑋=𝑖 (𝑖 − 1) × 2𝑖 −1 − 2𝑖 + 1 −2𝑖
2 2

Donc 𝑐 = 0
On fait 𝑋 = 0 dans (∗)
𝛼 𝛼
0 = −𝑎 + 𝑏 + + = −𝑎 + 2 − 1 − 1 ⇒ 𝑎 = 0
−𝑖 𝑖
Par conséquent 𝑎 = 𝑏 + 𝑑 = 0
4𝑋 2 𝑖 𝑖
= + −
(𝑋 − 1) (𝑋 + 1) (𝑋 − 1)
2 2 2 𝑋−𝑖 𝑋+𝑖

Exercice I (8 points)
1.
a.
𝑥1 + 𝑥3 = 𝑏1 1 0 1 𝑥1 𝑏1
(𝑆) {𝑥1 + 2𝑥2 − 2𝑥3 = 𝑏2 ⇔ (1 2 −2) (𝑥2 ) = (𝑏2 )
2𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 𝑏3 2 1 1 𝑥3 𝑏3
1 0 1 𝑥1 𝑏1
On pose 𝑃 = (1 2 −2), 𝑋 = (𝑥2 ) et 𝐵 = (𝑏2 )
2 1 1 𝑥3 𝑏3
Comme
1 0 1
2 −2 1 2
det 𝑃 = |1 2 −2| = | |+| |=4−3=1≠ 0
1 1 2 1
2 1 1
La matrice 𝑃 est donc inversible donc le système (𝑆) équivaut à
𝑋 = 𝑃 −1 𝐵
Ce qui montre que ce système admet un unique solution quelque soit 𝐵.
b.
1 0 1
det(𝑓1 , 𝑓2 , 𝑓3 ) = |1 2 −2| = det(𝑃) = 1 ≠ 0
2 1 1
Donc ℬ ′ est une base de ℝ3 .
c. La matrice 𝑃 est celle définie au a., donc
1 0 1
𝑃 = (1 2 −2) et det(𝑃) = 1
2 1 1
d.

𝐿1 𝑥1 + 𝑥3 = 𝑏1 𝐿1 𝑥1 + 𝑥3 = 𝑏1
𝑃𝑋 = 𝐵 ⇔ 𝐿2 {𝑥1 + 2𝑥2 − 2𝑥3 = 𝑏2 ⇔ 𝐿2 − 𝐿1 { 2𝑥2 − 3𝑥3 = 𝑏2 − 𝑏1
𝐿3 2𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 𝑏3 𝐿3 − 2𝐿1 𝑥2 − 𝑥3 = 𝑏3 − 2𝑏1
𝐿1 𝑥1 + 𝑥3 = 𝑏1 𝑥1 = −𝑥3 + 𝑏1
⇔ 𝐿2 { 2𝑥2 − 3𝑥3 = 𝑏2 − 𝑏1 ⇔ { 2𝑥2 = 3𝑥3 + 𝑏2 − 𝑏1
2𝐿3 − 𝐿2 𝑥3 = 2(𝑏3 − 2𝑏1 ) − (𝑏2 − 𝑏1 ) 𝑥3 = −3𝑏1 − 𝑏2 + 2𝑏3
𝑥1 = −(−3𝑏1 − 𝑏2 + 2𝑏3 ) + 𝑏1 𝑥1 = 4𝑏1 + 𝑏2 − 2𝑏3
⇔ {2𝑥2 = 3(−3𝑏1 − 𝑏2 + 2𝑏3 ) + 𝑏2 − 𝑏1 ⇔ {2𝑥2 = −10𝑏1 − 2𝑏2 + 6𝑏3
𝑥3 = −3𝑏1 − 𝑏2 + 2𝑏3 𝑥3 = −3𝑏1 − 𝑏2 + 2𝑏3
𝑥1 = 4𝑏1 + 𝑏2 − 2𝑏3
⇔ { 𝑥2 = −5𝑏1 − 𝑏2 + 3𝑏3 ⇔ 𝑋 = 𝑃 −1 𝐵
𝑥3 = −3𝑏1 − 𝑏2 + 2𝑏3
Par conséquent
4 1 −2
𝑃−1 = (−5 −1 3 )
−3 −1 2
2.
a.
1 0 0
𝐷 = (0 −1 0 )
0 0 −1
𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1
Calculons d’abord
1 0 1 1 0 0 1 0 −1
𝑃𝐷 = (1 2 −2) (0 −1 0 ) = (1 −2 2 )
2 1 1 0 0 −1 2 −1 −1
Puis
1 0 −1 4 1 −2 7 2 −4
𝐴 = (𝑃𝐷 )𝑃−1 = (1 −2 2 ) (−5 −1 3 ) = ( 8 1 −4)
2 −1 −1 −3 −1 2 16 4 −9
𝑥1 𝑦1
b. Si on pose 𝑋 = (𝑥2 ) et 𝑌 = (𝑦2 )
𝑥3 𝑦3
Alors
𝑥1 = 𝑦1 𝑥1 = 𝑦1 𝑥1 1 0 0 𝑦1
𝐷𝑋 = 𝑌 ⇔ { 2−𝑥 = 𝑦 𝑥
2 ⇔{ 2 = −𝑦 𝑥
2 ⇔ ( 2 ) = (0 −1 𝑦
0 ) ( 2)
−𝑥3 = 𝑦3 𝑥3 = −𝑦3 𝑥3 0 0 −1 𝑦3
C’est une façon compliquée de s’apercevoir que 𝐷 −1 = 𝐷
𝐴−1 = (𝑃𝐷𝑃−1 )−1 = (𝑃−1 )−1 𝐷 −1 𝑃−1 = 𝑃𝐷𝑃−1 = 𝐴

Exercice II
1.
a. Une base de ℝ𝑛 [𝑋] est (1, 𝑋, 𝑋 2 , … , 𝑋 𝑛 ) et sa dimension est 𝑛 + 1.
b. Soient 𝐴1 et 𝐴2 deux polynômes de ℝ𝑛 [𝑋] et soient 𝜆1 et 𝜆2 deux réels.
𝜑(𝜆1 𝐴1 + 𝜆2 𝐴2 ) = (𝜆1 𝐴1 + 𝜆2 𝐴2 )′′ (𝑋) + (𝜆1 𝐴1 + 𝜆2 𝐴2 )(0)
= 𝜆1 𝐴1′′(𝑋) + 𝜆2 𝐴′′ 2 (𝑋 ) + 𝜆1 𝐴1 (0) + 𝜆2 𝐴2 (0)
= 𝜆1 (𝐴1 𝑋 + 𝐴1 (0)) + 𝜆1 (𝐴′′
′′ ( )
2 (𝑋 ) + 𝐴2 (0)) = 𝜆1 𝜑(𝐴1 ) + 𝜆2 𝜑 (𝐴2 )
𝜑 est donc une application linéaire.
2.
a.
𝜑(0) = 0 + 0 = 0; 𝜑(1) = 0 + 1 = 1; 𝜑(𝑋) = 0 + 0 = 0; 𝜑(𝑋 2 ) = 2 + 0 = 2;
𝜑(𝑋 3 ) = 6𝑋 + 0 = 6𝑋; 𝜑(𝑋 4 ) = 12𝑋 2 + 0 = 12𝑋 2
b. Soit 𝐴 = 𝑎0 + 𝑎1 𝑋 + 𝑎2 𝑋 2 + 𝑎3 𝑋 3 + 𝑎4 𝑋 4
𝜑(𝐴) = 𝜑(𝑎0 + 𝑎1 𝑋 + 𝑎2 𝑋 2 + 𝑎3 𝑋 3 + 𝑎4 𝑋 4 )
= 𝑎0 𝜑(1) + 𝑎1 𝜑(𝑋) + 𝑎2 𝜑(𝑋 2 ) + 𝑎3 𝜑(𝑋 3 ) + 𝑎4 𝜑(𝑋 4 )
= 𝑎0 + 2𝑎2 + 6𝑎3 𝑋 + 12𝑎4 𝑋 2
𝑎0 + 2𝑎2 = 0 𝑎0 = −2𝑎2
( ) 2 6𝑎 = 0
𝐴 ∈ ker 𝜑 ⇔ 𝑎0 + 2𝑎2 + 6𝑎3 𝑋 + 12𝑎4 𝑋 = 0 ⇔ { 3 ⇔ { 𝑎3 = 0
12𝑎4 = 0 𝑎4 = 0
Par conséquent
𝐴 = −2𝑎2 + 𝑎1 𝑋 + 𝑎2 𝑋 2 = 𝑎2 (−2 + 𝑋 2 ) + 𝑎1 𝑋
Les polynômes −2 + 𝑋 2 et 𝑋 ne sont pas proportionnels, donc (−2 + 𝑋 2 , 𝑋) forment une famille
libre et génératrice de ker(𝜑), c’est une base.
c.
𝐵 = 12 + 12𝑋 2 = 6 × 2 + 12𝑋 2 = 6𝜑(𝑋 2 ) + 𝜑(𝑋 4 ) = 𝜑(6𝑋 2 + 𝑋 4 )
Soit 𝐴1 un autre antécédent de 𝐵, 𝜑(𝐴1 ) = 𝜑(6𝑋 2 + 𝑋 4 )
En faisant la différence
𝜑(𝐴1 − 6𝑋 2 + 𝑋 4 ) = 0
Ce qui montre que 𝐴1 − 6𝑋 2 + 𝑋 4 ∈ ker(𝜑), par conséquent il existe 𝛼 et 𝛽 réels tels que :
𝐴1 − 6𝑋 2 + 𝑋 4 = 𝛼(−2 + 𝑋 2 ) + 𝛽𝑋
Donc
𝐴1 = 6𝑋 2 − 𝑋 4 + 𝛼(−2 + 𝑋 2 ) + 𝛽𝑋
3.
a. Pour 𝑘 ≥ 2
𝜑(𝑋 𝑘 ) = 𝑘 (𝑘 − 1)𝑋 𝑘−2 + 0 = 𝑘 (𝑘 − 1)𝑋 𝑘−2
b.
𝐼𝑚(𝜑) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝜑(1), 𝜑(𝑋), 𝜑(𝑋 2 ), 𝜑(𝑋 3 ), … , 𝜑(𝑋 𝑛 )) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(1,0,2,6𝑋, … , 𝑛(𝑛 − 1)𝑋 𝑛−2 ) =
= 𝑉𝑒𝑐𝑡(2,6𝑋, … , 𝑛(𝑛 − 1)𝑋 𝑛−2 ) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(𝜑(𝑋 2 ), 𝜑(𝑋 3 ), … , 𝜑(𝑋 𝑛 ))
Ce qui montre que (𝜑(𝑋 2 ), 𝜑(𝑋 3 ), … , 𝜑(𝑋 𝑛 )) est une famille génératrice de 𝐼𝑚(𝜑)
c. (𝜑(𝑋 2 ), 𝜑(𝑋 3 ), … , 𝜑(𝑋 𝑛 )) = (2,6𝑋, … , 𝑛(𝑛 − 1)𝑋 𝑛−2 )
Comme (1, 𝑋, … , 𝑋 𝑛−2 ) est une famille libre, (2,6𝑋, … , 𝑛(𝑛 − 1)𝑋 𝑛−2 ) est une famille libre, par
conséquent une base de 𝐼𝑚(𝜑) est (𝜑(𝑋 2 ), 𝜑(𝑋 3 ), … , 𝜑(𝑋 𝑛 ))
Remarque :
𝐼𝑚(𝜑) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(2,6𝑋, … , 𝑛(𝑛 − 1)𝑋 𝑛−2 ) = 𝑉𝑒𝑐𝑡(1, 𝑋, … , 𝑋 𝑛−2 ) = ℝ𝑛−2 [𝑋]
Et dim(𝐼𝑚(𝜑)) = 𝑛 − 1
d. D’après le théorème du rang
dim(ker(𝜑)) + dim(𝐼𝑚(𝜑)) = dim(ℝ𝑛 [𝑋])
Donc
dim(ker(𝜑)) + 𝑛 − 1 = 𝑛 + 1
Par conséquent
dim(ker(𝜑)) = 2
Les polynômes −2 + 𝑋 2 et 𝑋 vérifient 𝜑(−2 + 𝑋 2 ) = 0 et 𝜑(𝑋) = 0, ils sont dans le noyau, ils ne
sont pas proportionnels, donc (−2 + 𝑋 2 , 𝑋) forment une famille libre d’un espace de dimension 2,
c’est une base de ker(𝜑).
Université Claude Bernard Lyon 1
Licence « sciences et technologie »
Contrôle final
3 juin 2015 durée 2h
Question
1. Soit 𝜑 une application linéaire d’un espace vectoriel 𝐸 vers un espace vectoriel 𝐹.
a. Rapppeler la définition du noyau ker(𝜑) de 𝜑.
b. Montrer que 𝜑 est injective si et seulement si ker(𝜑).
c. Enoncé la formule du rang en faisant attention aux hypothèses.
2. Dire si les assertions suivantes sont vraies ou fausses. Dans chaque cas, donner une preuve rapide ou un
contre-exemple.
a. Il existe une matrice à 3 lignes et 4 colonnes dont le rang est 2.
b. Il existe une matrice à 3 lignes et 4 colonnes dont le rang est 4.
c. La partie {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 , 𝑥 2 + 𝑦 2 − 𝑥 = 0} est un sous-espace vectoriel de ℝ2 .

Exercice 1.
Soient 𝐸 et 𝐹 deux espaces vectoriels sur ℝ de respectivement de dimension 3 et 4.. ℬ = (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 , 𝑒4 ) une
base de 𝐸 et ℬ ′ = (𝑓1, 𝑓2 , 𝑓3 ) une base de 𝐹
Soit 𝑢: 𝐸 → 𝐹 l’application linéaire définie par
𝑢(𝑒1 ) = −𝑓1 + 𝑓3
𝑢(𝑒2 ) = −𝑓1 + 2𝑓2 − 𝑓3
𝑢(𝑒3 ) = −2𝑓1 − 2𝑓2 + 4𝑓3
𝑢(𝑒4 ) = 4𝑓2 − 4𝑓3
1. Donner la matrice de 𝑢 dans les bases ℬ et ℬ ′.
2. Déterminer une base du noyau ker(𝑢).
3. En déduire le rang de 𝑢.
4. Donner une base de l’image de 𝑢.
5. Soit 𝐺 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑓1 ) le sous-espace vectoriel de 𝐹 engendré par 𝑓1. Montrer que 𝐺⨁𝐼𝑚(𝑢) = 𝐹.

Exercice 2.
Soit 𝜙: ℝ3 → ℝ3 l’application linéaire de matrice dans la base canonique est :
4 3 3
𝐴=( 1 1 1)
−5 −4 −4
1. Montrer que dim(ker(𝜙)) = 1.
2. Donner une base ℬ = (𝑎) de ker(𝜙).
3. Montrer que 𝑎 ∈ 𝐼𝑚(𝜙) et déterminer un vecteur 𝑏 ∈ ℝ3 tel que 𝜙 (𝑏) = 𝑎.
4. Montrer que l’ensemble 𝐸 = {𝑣 ∈ ℝ3 , 𝜙(𝑣 ) = 𝑣 } est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
5. Donner un vecteur non nul de 𝐸.
6. Soient 𝜆, 𝜇 et 𝜈 trois réels tels que 𝜆𝑎 + 𝜇𝑏 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3 , montrer que 𝜇𝑎 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3 .
7. Montrer que (𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une base de ℝ3 .
8. Donner la matrice de 𝜙 dans la base (𝑎, 𝑏, 𝑐 ).
Exercice 3.
Soit 𝑋 une indéterminée. Déterminer un polynôme réel 𝐸 (𝑋) et des réels 𝑎, 𝑏, 𝑐 tels que :
3 17 3
3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋 8 16 2 + 𝑎 𝑏 𝑐
= 𝐸 ( 𝑋 ) + − + + +
(𝑋 2 − 1)3 (𝑋 + 1)3 (𝑋 + 1)2 𝑋 + 1 (𝑋 − 1)3 (𝑋 − 1)2 𝑋 − 1
On pourra remarquer que la fraction 𝐹 du membre de gauche est impaire : 𝐹 (−𝑋) = −𝐹(𝑋)
Correction
Questionnaire
1.
a. ker(𝜙) = {𝑣 ∈ 𝐸, 𝜙 (𝑣 ) = 0𝐹 }
b. Si 𝜙 est injective.
Comme 𝜙(0𝐸 ) = 0𝐹
𝑢 ∈ ker(𝜙) ⇒ 𝜙 (𝑢) = 0𝐹 ⇒ 𝜙(𝑢) = 𝜙(0𝐸 ) ⇒ 𝑢 = 0𝐸
Car 𝑢 est injective.
Cela montre que ker(𝜙) = {0𝐹 }
Si ker(𝜙) = {0𝐸 }
𝜙(𝑢) = 𝜙(𝑣 ) ⇒ 𝜙(𝑢) − 𝜙 (𝑣 ) = 0𝐹 ⇒ 𝜙(𝑢 − 𝑣 ) = 0𝐹
Car 𝜙 est linéaire. Cela montre que 𝑢 − 𝑣 ∈ ker(𝜙) et comme ker(𝜙) = {0𝐹 }, on a
𝑢 − 𝑣 = 0𝐹
Ce qui entraine que 𝑢 = 𝑣, cela montre que 𝜙 est injective.
Finalement 𝜙 est injective si et seulement si ker(𝜙) = {0𝐸 }
c. Si 𝐸 et 𝐹 sont des espaces vectoriels de dimensions finies
dim⁡(ker(𝜙) + dim(𝐼𝑚(𝜙)) = dim⁡(𝐸)
2.
a.
1 0 0 0
𝐴 = (0 1 0 0)
1 0 0 0
Le rang de 𝐴 est deux, il y a deux colonnes indépendantes et pas plus.
b. Le rang d’une matrice est inférieur ou égal au maximum du nombre de colonnes et de lignes, donc
inférieur ou égal à 3. C’est impossible.
c. Soit 𝑢 = (1,0) ∈ 𝐸, 2𝑢 = (2,0) ∉ 𝐸 car 22 + 02 − 2 = 2 ≠ 0 donc 𝐸 n’est pas un sous-espace
vectoriel de ℝ2 .

Exercice 1.
1.
𝑢(𝑒1 ) 𝑢(𝑒2 ) 𝑢(𝑒3 ) 𝑢(𝑒4 )
−1 −1 −2 0 𝑓1
𝐴 = 𝑀𝑎𝑡ℬ (𝑢) = ( 0 2 −2 4 ) 𝑓2
1 −1 4 −4 𝑓3
2. Soit 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑥4 ) ∈ ℝ4
𝑥1 0
−1 −1 −2 0 𝑥2 0
𝑥 ∈ ker(𝑢) ⇔ 𝑢(𝑥 ) = 0ℝ3 ⇔ 𝐴𝑋 = 𝑂 ⇔ ( 0 2 −2 4 ) (𝑥 ) = ( )
3 0
1 −1 4 −4 𝑥4 0
𝐿1 −𝑥1 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 0 𝐿1 −𝑥1 − 𝑥2 − 2𝑥3 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ = 0
⇔ 𝐿2 { 2𝑥2 − 2𝑥3 + 4𝑥4 = 0 ⇔ 𝐿2 { 𝑥2 − 𝑥3 + 2𝑥4 = 0
𝐿3 𝑥1 − 𝑥2 + 4𝑥3 − 4𝑥4 = 0 𝐿3 + 𝐿1 −2𝑥2 + 2𝑥4 − 4𝑥4 = 0
−𝑥 − 𝑥2 − 2𝑥3 = 0 𝑥 = −𝑥2 − 2𝑥3 𝑥 = −(𝑥3 − 2𝑥4 ) − 2𝑥3
⇔{ 1 ⇔{ 1 ⇔{ 1
𝑥2 − 𝑥3 + 2𝑥4 = 0 𝑥2 = 𝑥3 − 2𝑥4 𝑥2 = 𝑥3 − 2𝑥4
𝑥 = −3𝑥3 + 2𝑥4
⇔{ 1
𝑥2 = 𝑥3 − 2𝑥4
Donc 𝑥 = (−3𝑥3 + 2𝑥4 , 𝑥3 − 2𝑥4 , 𝑥3 , 𝑥4 ⁡) = 𝑥3 (−3,1,1,0) + 𝑥4 (2, −2,0,1)
On pose 𝑎 = (−3,1,1,0) et 𝑏 = (2, −2,0,1), alors ker(𝑢) = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑎, 𝑏), comme 𝑎 et 𝑏 ne sont pas
proportionnels (𝑎, 𝑏) est une famille libre et génératrice de ker(𝑢), c’est une base.
3. D’après le théorème du rang
dim(ker(𝑢)) + 𝑟𝑔(𝑢) = dim⁡(𝐸)
D’après le 2 . dim(ker(𝑢)) = 2 et dim(𝐸) = 4 donc 𝑟𝑔(𝑢) = dim(𝐼𝑚(𝑢)) = 2
4. 𝑢(𝑒1 ) et 𝑢(𝑒2 ) ne sont pas proportionnels, par conséquent (𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) est une famille libre à deux
éléments dans un espace de dimension 2, c’est une base.
5. Il suffit de montrer que (𝑓1 , 𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) forment une base de 𝐹
1 −1 −1
0 2
det(𝑓1 , 𝑢(𝑒1 ), 𝑢(𝑒2 )) = |0 0 2 |= 1×| | = −2 ≠ 0
1 −1
0 1 −1
Donc 1 , 𝑢 𝑒1 , 𝑢 𝑒2 est une base de 𝐹 et 𝐺⨁𝐼𝑚(𝑢) = 𝐹
(𝑓 ( ) ( ))

Exercice 2.
1. Soit 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ℝ3
4 3 3 𝑥1 0
𝑥 ∈ ker(𝜙) ⇔ 𝜙(𝑥 ) = 0ℝ3 ⇔ 𝐴𝑋 = 𝑂 ⇔ ( 1 1 𝑥
1 ) ( 2 ) = (0)
−5 −4 −4 𝑥3 0
𝐿1 ⁡ 4𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0 𝐿1 ⁡ 4𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0
⇔ 𝐿2 { 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 0 ⇔ 4𝐿2 − 𝐿1 { 𝑥2 + 𝑥3 = 0
𝐿3 −5𝑥1 − 4𝑥2 − 4𝑥3 = 0 𝐿3 + 5𝐿2 𝑥2 + 𝑥3 = 0
4𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0 𝑥1 = 0
⇔{ ⇔{
𝑥2 = −𝑥3 𝑥2 = −𝑥3
Donc 𝑥 = (0, −𝑥3 , 𝑥3 ) = 𝑥3 (0, −1,1)
ker(𝜙) est donc la droite engendrée par (0, −1,1) alors dim(ker(𝜙)) = 1
2. 𝑎 = (0, −1,1)
3. On cherche les vecteurs 𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ℝ3 tels que 𝜙(𝑥 ) = 𝑎
4 3 3 𝑥1 0 𝐿1 ⁡ 4𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0
( )
𝜙 𝑥 = 𝑎 ⇔ 𝐴𝑋 = 𝑋𝑎 ⇔ ( 1 1 𝑥
1 ) ( 2 ) = (−1) ⇔ 𝐿2 { 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = −1
−5 −4 −4 𝑥3 1 𝐿3 −5𝑥1 − 4𝑥2 − 4𝑥3 = 1
𝐿1 ⁡ 4𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0
4𝑥 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0
⇔ 24𝐿 − 𝐿1 { 𝑥2 + 𝑥3 = −4 ⇔{ 1
𝑥2 = −𝑥3 − 4
𝐿3 + 5𝐿2 𝑥2 + 𝑥3 = −4
4𝑥 + 3(−𝑥3 − 4) + 3𝑥3 = 0 𝑥1 = 3
⇔{ 1 ⇔{
𝑥2 = −𝑥3 − 4 𝑥2 = −𝑥3 − 4
On prend par exemple 𝑥3 = 0, alors 𝑏 = (3, −4,0) convient.
4.
𝐸 = {𝑣 ∈ ℝ3 , 𝜙(𝑣 ) = 𝑣 } = {𝑣 ∈ ℝ3 , 𝜙(𝑣 ) − 𝑣 = 0ℝ3 ⁡} = {𝑣 ∈ ℝ3 , (𝜙 − 𝐼𝑑ℝ3 )(𝑣 ) = 0ℝ3 ⁡}
= ker(𝜙 − 𝐼𝑑ℝ3 )
Donc 𝐸 est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
5.
4 3 3 𝑥1 𝑥1 4𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 𝑥1
𝑣 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ 𝐸 ⇔ 𝐴𝑋𝑣 = 𝑋𝑣 ⇔ ( 1 1 1 ) (𝑥2 ) = (𝑥2 ) ⇔ { 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 𝑥2
−5 −4 −4 𝑥3 𝑥3 −5𝑥1 − 4𝑥2 − 4𝑥3 = 𝑥3
3𝑥1 + 3𝑥2 + 3𝑥3 = 0 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 0 𝑥2 = 0
⇔{ 𝑥1 + 𝑥3 = 0 ⇔{ 𝑥1 + 𝑥3 = 0 ⇔{ 𝑥1 + 𝑥3 = 0
−5𝑥1 − 4𝑥2 − 5𝑥3 = 0 −5𝑥1 − 4𝑥2 − 5𝑥3 = 0 −5𝑥1 − 4𝑥2 − 5𝑥3 = 0
𝑥2 = 0
𝑥1 = −𝑥3
⇔{ 𝑥1 = −𝑥3 ⇔{ 𝑥 =0
2
−5(−𝑥3 ) − 5𝑥3 = 0
𝑣 = (−𝑥3 , 0, 𝑥3 ) = 𝑥3 (−1,0,1)
𝑐 = (−1,0,1) convient.
6.
𝜆𝑎 + 𝜇𝑏 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3 ⇒ 𝑢(𝜆𝑎 + 𝜇𝑏 + 𝜈𝑐 ) = 𝑢(0ℝ3 ) = 0ℝ3 ⇒ 𝜆𝑢(𝑎) + 𝜇𝑢(𝑏) + 𝜈𝑢(𝑐 ) = 0ℝ3
Car 𝑢 est linéaire
𝜆𝑢(𝑎) + 𝜇𝑢(𝑏) + 𝜈𝑢(𝑐 ) = 0ℝ3 ⇒ 𝜆 × 0ℝ3 + 𝜇𝑎 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3 ⇒ 𝜇𝑎 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3
Car 𝑢(𝑎) = 0ℝ3 , 𝑢(𝑏) = 𝑎 et 𝑢(𝑐 ) = 𝑐
7.
Première méthode : on montre que (𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une famille libre
D’après 6.
𝜆𝑎 + 𝜇𝑏 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3 ⇒ 𝜇𝑎 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3
Or 𝑎 et 𝑐 ne sont pas proportionnels donc (𝑎, 𝑐 ) est libre, ce qui entraine que 𝜇 = 𝜈 = 0
Puis 𝜆𝑎 + 𝜇𝑏 + 𝜈𝑐 = 0ℝ3 entraine que 𝜆 = 0
(𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une famille libre à 3 vecteurs dans un espace vectoriel de dimension 3, c’est une base.
0 3 −1
−1 0 −1 −4
det(𝑎, 𝑏, 𝑐 ) = |−1 −4 0 | = −3 × | | + (−1) × | | = 3 − 4 = −1 ≠ 0
1 1 1 0
1 0 1
Donc (𝑎, 𝑏, 𝑐 ) est une base de ℝ3 .
8.
𝑢(𝑎) 𝑢(𝑏) 𝑢(𝑐)
0 1 0 𝑎
𝑀𝑎𝑡𝑎,𝑏,𝑐 (𝜙) = (0 0 0) 𝑏
0 0 1 𝑐
Exercice 3.
3 17 3
3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋 8 16 𝑎 𝑏 𝑐
= 𝐸 (𝑋 ) + − + 2 + + +
(𝑋 − 1)
2 3 (𝑋 + 1) 3 (𝑋 + 1) 2 𝑋 + 1 (𝑋 − 1) 3 (𝑋 − 1) 2 𝑋−1
Première méthode : avec l’indication
D’abord, il n’y a pas de partie entière car 𝑑°(3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋) < 𝑑°(𝑋2 − 1)2 donc 𝐸 (𝑋) = 0
On pose
3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋
𝐹 (𝑋 ) =
(𝑋 2 − 1)3
On a bien 𝐹 (−𝑋) = −𝐹 (𝑋), par conséquent
3 17 3
8 16 2 𝑎 𝑏 𝑐
− + + + +
(−𝑋 + 1)3 (−𝑋 + 1)2 −𝑋 + 1 (−𝑋 − 1)3 (−𝑋 − 1)2 −𝑋 − 1
3 17 3
8 16 2 + 𝑎 𝑏 𝑐
= −( − + + + )
(𝑋 + 1)3 (𝑋 + 1)2 𝑋 + 1 (𝑋 − 1)3 (𝑋 − 1)2 𝑋 − 1
3 17 3
−8 −
⇔ − 16 + 2 + −𝑎 + 𝑏
+
−𝑐
(𝑋 − 1) 3 (𝑋 − 1) 2 𝑋 − 1 (𝑋 + 1) 3 (𝑋 + 1) 2 𝑋+1
3 17 3
−8 16 −2 −𝑎 −𝑏 −𝑐
= + + + + +
(𝑋 + 1) 3 (𝑋 + 1) 2 𝑋 + 1 (𝑋 − 1) 3 (𝑋 − 1) 2 𝑋−1
En identifiant les coefficients on a
3
− = −𝑎
8
17
− = −𝑏
16
3
− = −𝑐
2
3
−𝑎 = −
8
17
𝑏=
16
3
{ −𝑐 = −
2
D’où
3 17 3
𝑎= ;𝑏 = ⁡⁡et⁡𝑐 =
8 16 2
Deuxième méthode
𝐸 (𝑋) = 0 pour les même raisons que dans la première méthode
3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋 3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋
𝐹 (𝑋 ) = =
(𝑋 2 − 1)3 (𝑋 − 1)3 (𝑋 + 1)3

On multiplie par (𝑋 − 1)3 puis 𝑋 = 1


3𝑋 5 − 𝑋 3 + 𝑋 3 3
𝑎=[ ] = 3=
(𝑋 + 1) 3 2 8
𝑋=1
On multiplie par 𝑋 et 𝑋 → +∞
3 3
3= +𝑐⇔𝑐=
2 2
𝑋=0
3 17 3 3 17 3 3 17 3 3 3 17
0= − + − 𝑎 +𝑏 −𝑐 ⇔ 𝑏 = −( − + )+𝑎+𝑐 =− + − + + =
8 16 2 8 16 2 8 16 2 8 2 16
Licence L1-Math/Info-Algèbre II 2015-2016
Contrôle terminal-Mercredi 1 juin 2016
Durée : 2h
Les documents, les téléphones portables et les calculatrices ne sont pas autorisés

Questionnaire. (7 points) On veillera à justifier toute réponse avec soin.


Q1. Dire si les assertions suivantes sont vraies ou fausses. Justifiez brièvement votre réponse.
(a) Soit 𝑓: ℝ4 → ℝ2 une application linéaire surjective. Alors dim(ker(𝑓 )) = 2.
(b) Soient 𝑎, 𝑏, 𝑐 ∈ ℝ. Le système
𝑥 + 2𝑦 + 𝑧 = 𝑎
{ −2𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = 𝑏
−𝑥 + 3𝑦 + 2𝑧 = 𝑐
A une solution unique.
(c) L’ensemble 𝑉 = {(𝑥, 𝑦, 𝑧) ∈ ℝ3 , 𝑥𝑦𝑧 = 1} est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
(d) L’ensemble 𝑉 = {(2𝑡, 4𝑡, −𝑡), 𝑡 ∈ ℝ} est un sous-espace vectoriel de ℝ3 .
(e) L’intersection de deux sous-espaces distincts de dimension 3 de ℝ4 est un sous-espace vectoriel de
dimension 2.
Q2. Parmi les matrices suivantes lesquelles sont inversibles ?
1 2 3 4 5 0 0 0 0 1 1 1 0 0 0
1 2 3 4 5 0 0 0 1 2 1 1 1 0 0
𝐴 = 1 2 3 4 5 ;𝐵 = 0 0 1 2 1 ;𝐶 = 0 1 1 1 0
1 2 3 4 5 0 1 2 1 2 0 0 1 1 1
(1 2 3 4 5) (1 2 1 2 1) (0 0 0 1 1)
Correction Questionnaire
Q1.
(a) D’après le théorème du rang
dim(ker(𝑓 )) + dim(𝐼𝑚(𝑓 )) = dim(ℝ4 ) = 4
𝑓 est surjective donc 𝐼𝑚(𝑓 ) = ℝ2 , ce qui entraine que dim(𝐼𝑚(𝑓 )) = 2, par conséquent
dim(ker(𝑓 )) = 2
(b)
𝑥 + 2𝑦 + 𝑧 = 𝑎 1 2 1 𝑥 𝑎
{ −2𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = 𝑏 ⇔ (−2 1 1) (𝑦) = (𝑏 )
−𝑥 + 3𝑦 + 2𝑧 = 𝑐 −1 3 2 𝑧 𝑐
1 2 1
On pose 𝐴 = (−2 1 1)
−1 3 2
1 2 1
1 1 −2 1 −2 1
|−2 1 1| = 1 × | |−2| |+| | = −1 − (−6) − 5 = 0
3 2 −1 2 −1 3
−1 3 2
𝐴 n’est pas inversible donc le système admet une infinité de solution
(c) (0,0,0) ∉ 𝑉 donc 𝑉 n’est pas un espace vectoriel
(d) 𝑢 = (𝑥, 𝑦, 𝑧) ∈ 𝑉 ⇔ ∃𝑡 ∈ ℝ, 𝑢 = (2𝑡, 4𝑡, −𝑡) = 𝑡(2,4, −1) donc 𝑉 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((2,4, −1)) est un sous-
espace vectoriel de ℝ3 .
(e) Soient 𝐸 et 𝐹 deux espace de dimension 3 de ℝ4 , d’après la formule de Grassmann
dim(𝐸 + 𝐹 ) = dim(𝐸) + dim(𝐹 ) − dim(𝐸 ∩ 𝐹 ) = 6 − dim(𝐸 ∩ 𝐹 )
𝐸 ⊂ 𝐸 + 𝐹 ⇒ 3 = dim(𝐸) ≤ dim(𝐸 + 𝐹 )
Si dim(𝐸 + 𝐹 ) = 3 alors 𝐸 = 𝐸 + 𝐹
De même 𝐹 = 𝐸 + 𝐹, donc 𝐸 = 𝐹 ce qui n’est pas possible, par conséquent dim(𝐸 + 𝐹 ) = 4
D’où l’on déduit que dim(𝐸 ∩ 𝐹 ) = 2
Q2.
Les 5 colonnes de 𝐴 sont proportionnelles donc 𝑟𝑔(𝐴) = 1, pour que 𝐴 soit inversible, il est nécessaire
et suffisant que 𝑟𝑔(𝐴) = 5, 𝐴 n’est pas inversible.
0 0 0 0 1
0 0 0 1
0 0 0 1 2
0 0 1 2
det(𝐵) = ||0 0 1 2 1|| = | |
0 1 2 1
0 1 2 1 2
1 2 1 2
1 2 1 2 1
En développant par rapport à la première ligne
0 0 0 1
0 0 1
0 0 1 2
det(𝐵) = | | = − |0 1 2|
0 1 2 1
1 2 1
1 2 1 2
En développant par rapport à la première ligne
0 0 1
0 1
det(𝐵) = |0 1 2| = − | |=1
1 0
1 2 1
Donc 𝐵 est inversible.
𝐶 est la matrice d’un endomorphisme de ℝ5 ,
𝑥1 + 𝑥2 = 0
𝑥1 + 𝑥2 + 𝑥3 = 0
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 𝑥3 , 𝑥4 , 𝑥5 ) ∈ ker(𝑢) ⇔ 𝑥2 + 𝑥3 + 𝑥4 = 0
𝑥3 + 𝑥4 + 𝑥5 = 0
{ 𝑥4 + 𝑥5 = 0
En soustrayant la ligne 2 à la ligne 1 on trouve 𝑥3 = 0, on remplace
𝑥1 + 𝑥2 = 0
𝑥1 + 𝑥2 = 0 𝑥1 = −𝑥2
( ) ( )
𝑥 = 𝑥1 , 𝑥2 𝑥3 , 𝑥4 , 𝑥5 ∈ ker 𝑢 ⇔ 2 𝑥 + 𝑥4 = 0 ⇔ { 𝑥 4 = −𝑥2
𝑥4 + 𝑥5 = 0 𝑥5 = −𝑥4 = 𝑥2
{𝑥4 + 𝑥5 = 0
𝑥 = −𝑥2 , 𝑥2 , 0, −𝑥2 , 𝑥2 ) = 𝑥2 (−1,1,0, −1,1)
(
dim(ker(𝑢)) = 1
D’après le théorème du rang, son rang est 4 < 5, 𝐶 n’est pas inversible

Exercice 1. 6 points
Soit 𝑢: ℝ3 → ℝ3 une application linéaire dont la matrice dans la base canonique est
3 0 −1
𝐴=( 2 4 2 )
−1 0 3
1. L’application 𝑢 est-elle injective ? surjective ? Justifiez vos réponses
2. On considère les vecteurs 𝑏1 = (1, −2,1), 𝑏2 = (0,1,0) et 𝑏3 = (1,0, −1)
Montrer que ℬ = {𝑏1 , 𝑏2 , 𝑏3 } est une base de ℝ3 .
3. Calculer 𝐷 = 𝑀𝑎𝑡ℬ,ℬ (𝑢) la matrice de 𝑢 dans la base ℬ.
4. Donner la matrice de passage 𝑃 de la base canonique à la base ℬ et calculer 𝑃 −1 .
5. Que représente la matrice 𝑃𝐷𝑃−1 ?
6. En déduire 𝐴2016 ?

Correction exercice 1.
1.
3 0 −1 𝑥1 0 3𝑥1 − 𝑥3 = 0
𝑥
𝑥 = (𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 ) ∈ ker(𝑢) ⇔ 𝐴𝑋 = 0 ⇔ ( 2 4 2 ) ( 2 ) = (0) ⇔ {2𝑥1 + 4𝑥2 + 2𝑥3 = 0
−1 0 3 𝑥3 0 −𝑥1 + 3𝑥3 = 0
3𝑥1 − 𝑥3 = 0 8𝑥3 = 0 𝑥1 = 0
⇔ {2𝑥1 + 4𝑥2 + 2𝑥3 = 0 ⇔ {2𝑥1 + 4𝑥2 + 2𝑥3 = 0 ⇔ {𝑥2 = 0
𝑥1 = 3𝑥3 𝑥1 = 3𝑥3 𝑥3 = 0
Ce qui que ker(𝑢) = {0ℝ3 }, par conséquence 𝑢 est injective, puis comme 𝑢 est un endomorphisme, 𝑢
est surjective.
2.
1 0 1
1 1
det(𝑏1 , 𝑏2 , 𝑏3 ) = |−2 1 0 | = | | = −2 ≠ 0
1 −1
1 0 −1
Donc ℬ est une base de ℝ3 .
3. Les coordonnées de 𝑢(𝑏1 ) dans la base canonique sont
3 0 −1 1 2 1
( 2 4 2 ) (−2) = (−4) = 2 (−2)
−1 0 3 1 2 1
Donc 𝑢(𝑏1 ) = 2𝑏1
Les coordonnées de 𝑢(𝑏2 ) dans la base canonique sont
3 0 −1 0 0 0
( 2 4 2 ) (1) = (4) = 4 (1)
−1 0 3 0 0 0
Donc 𝑢(𝑏2 ) = 4𝑏2
Les coordonnées de 𝑢(𝑏3 ) dans la base canonique sont
3 0 −1 1 4 1
( 2 4 2 )( 0 ) = ( 0 ) = 4( 0 )
−1 0 3 −1 −4 −1
( )
Donc 𝑢 𝑏3 = 4𝑏3
𝑢(𝑏1 ) 𝑢(𝑏2 ) 𝑢(𝑏3 )
2 0 0 𝑏1
𝐷 = 𝑀𝑎𝑡ℬ,ℬ (𝑢) = (0 4 0) 𝑏2
0 0 4 𝑏3
4.
1 0 1
𝑃 = (−2 1 0 )
1 0 −1
1 0 1 𝑥1 𝑦1 𝐿1 𝑥1 + 𝑥3 = 𝑦1 𝐿1 𝑥1 + 𝑥3 = 𝑦1
𝑥 𝑦
𝑃𝑋 = 𝑌 ⇔ (−2 1 0 ) ( 2 ) = ( 2 ) ⇔ 𝐿2 {−2𝑥1 + 𝑥2 = 𝑦2 ⇔ 𝐿2 + 2𝑙1 {𝑥2 + 2𝑥3 = 2𝑦1 + 𝑦2
1 0 −1 𝑥3 𝑦3 𝐿3 𝑥1 − 𝑥3 = 𝑦3 𝐿3 − 𝐿1 −2𝑥3 = −𝑦1 + 𝑦3
1 1
𝑥1 = 𝑦1 − 𝑥3 𝑥1 = 𝑦1 − ( 𝑦1 − 𝑦3 )
2 2
𝑥2 = 2𝑦1 + 𝑦2 − 2𝑥3 1 1
⇔{ 1 1 ⇔ 𝑥2 = 2𝑦1 + 𝑦2 − 2 ( 𝑦1 − 𝑦 )
𝑥3 = 𝑦1 − 𝑦3 2 2 3
2 2 1 1
{ 𝑥3 = 𝑦1 − 𝑦3
2 2
1 1 1 1
𝑥1 = 𝑦1 + 𝑦3 𝑥1 0 𝑦1
2 2 2 2
⇔ 𝑥2 = 𝑦1 + 𝑦2 + 𝑦3 ⇔ (𝑥2 ) = 1 1 1 (𝑦2 )
1 1 𝑥3 1 1 𝑦3
𝑥 = 𝑦 − 𝑦 0 −
{ 3
2 1
2 3
(2 2)
Donc
1 1
0
2 2 1 1 0 1
𝑃−1 = 1 1 1 = (2 2 2 )
1 1 2
1 0 −1
0 −
(2 2)
5. D’après le théorème de changement de base 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1
6.
1 1 0 1 22016 0 0 1 0 1
2016 2016 −1
𝐴 = 𝑃𝐷 𝑃 = (−2 1 0 ) ( 0 42016
0 ) (2 2 2)
2 2016
1 0 −1 0 0 4 1 0 −1
2016 2016 1 0 1
1 2 0 4
= (−2 × 22016 42016 0 ) (2 2 2 )
2 2016
2 0 −42016 1 0 −1
1 22016 + 42016 0 22016 − 42016
= (−2 × 2 2016
+2×4 2016
4 2016
−2 × 22016 + 2 × 42016)
2
22016 − 42016 0 22016 + 42016

Exercice 2. (5 points) On considère le polynôme 𝑃 (𝑋) = 𝑋 4 + 2𝑋 3 + 2𝑋 2 + 2𝑋 + 1


1. Montrer que −1 est racine double du polynôme 𝑃(𝑋)
2. Factoriser 𝑃 (𝑋) en facteurs irréductible dans ℝ[𝑋].
3. Ecrire la décomposition en éléments simple dans ℝ[𝑋] de la fraction rationnelle
𝑋 2 + 4𝑋 − 1
𝐹 (𝑋 ) = 4
𝑋 + 2𝑋 3 + 2𝑋 2 + 2𝑋 + 1
Correction exercice 2.
1. 𝑃(−1) = 1 − 2 + 2 − 2 + 1 = 0 donc −1 est au moins racine simple
𝑃′ (𝑋) = 4𝑋 3 + 6𝑋 2 + 4𝑋 + 2 ⇒ 𝑃′ (−1) = −4 + 6 − 4 + 2 = 0
Donc −1 est au moins racine double.
2. 𝑃(𝑋) est divisible par (𝑋 + 1)2 = 𝑋 2 + 2𝑋 + 1
𝑋 4 + 2𝑋 3 + 2𝑋 2 + 2𝑋 + 1 𝑋 2 + 2𝑋 + 1
𝑋 4 + 2𝑋 3 + 𝑋 2 𝑋2 + 1
𝑋 2 + 2𝑋 + 1
𝑋 2 + 2𝑋 + 1
0
Donc 𝑃(𝑋) = (𝑋 + 1) (𝑋 2 + 1)
2

3.
𝑋 2 + 4𝑋 − 1 𝑋 2 + 4𝑋 − 1
𝐹 (𝑋 ) = 4 =
𝑋 + 2𝑋 3 + 2𝑋 2 + 2𝑋 + 1 (𝑋 + 1)2 (𝑋 2 + 1)
Le degré du numérateur est strictement inférieur à celui du dénominateur, pas de division
Il existe quatre réels 𝑎, 𝑏, 𝑐 et 𝑑 tels que :
𝑋 2 + 4𝑋 − 1 𝑎 𝑏 𝑐𝑋 + 𝑑
𝐹 (𝑋 ) = = + + 2
(𝑋 + 1) (𝑋 + 1) 𝑋 + 1 (𝑋 + 1)
2 2 2 𝑋 +1
2
On multiplie par (𝑋 + 1) , puis 𝑋 = −1
𝑋 2 + 4𝑋 − 1
𝑏=[ ] = −2
(𝑋 2 + 1) 𝑋=−1
On multiplie par 𝑋 2 + 1, puis 𝑋 = 𝑖
𝑋 2 + 4𝑋 − 1 −2 + 4𝑖 −2 + 4𝑖 1
𝑐𝑖 + 𝑑 = [ ] = = = − +2= 𝑖+2
(𝑋 + 1) 2 (𝑖 + 1) 2 2𝑖 𝑖
𝑋=𝑖
Donc 𝑐 = 1 et 𝑑 = 2
Ensuite on a deux solutions, soit on multiplie par 𝑋, puis 𝑋 → +∞
0 = 𝑎 + 𝑐 ⇒ 𝑎 = −𝑐 = −1
Soit 𝑋 = 0
−1 = 𝑎 + 𝑏 + 𝑑 ⇒ 𝑎 = −1 − 𝑏 − 𝑑 = −1 + 2 − 2 = −1
Finalement
1 2 𝑋+2
𝐹 (𝑋 ) = − − + 2
𝑋 + 1 (𝑋 + 1) 2 𝑋 +1

Exercice 3. ((7 points) Interpolation de Lagrange


On désigne par ℝ2 [𝑋] le sous-espace vectoriel de ℝ[𝑋] constitués des polynômes de degré au plus 2. Soient
𝑎, 𝑏, 𝑐 trois nombres réels deux à deux distincts et
𝜑: ℝ2 [𝑋] → ℝ3
𝑃 ↦ (𝑃(𝑎), 𝑃 (𝑏), 𝑃(𝑐 ))
L’application d’évaluation en 𝑎, 𝑏 et 𝑐
1. Montrer que 𝜑 est une application linéaire.
2. Dire pourquoi le seul polynôme de degré au plus 2 tel que 𝜑(𝑃) = (0,0,0) est le polynôme nul 𝑃 = 0.
En déduire que 𝜑 est un isomorphisme d’espaces vectoriels.
Indication : On pourra se baser sur des résultats du cours, en veillant à citer avec soin tout résultat
utilisé
3. Expliciter les polynômes 𝐿𝑎 , 𝐿𝑏 , 𝐿𝑐 de degré au plus 2 tels que :
𝜑(𝐿𝑎 ) = (1,0,0), 𝜑(𝐿𝑏 ) = (0,1,0), 𝜑(𝐿𝑐 ) = (0,0,1)
(Ces polynômes sont appelés les polynômes d’interpolation de Lagrange)
Dans les deux questions qui suivent, on pourra se servir de l’application 𝜑.
4.
(i) Montrer que la famille (𝐿𝑎 , 𝐿𝑏 , 𝐿𝑐 ) est libre. En déduire que c’est une base de ℝ2 [𝑋].
(ii) Déterminer les coordonnées du polynômes 𝑃 ∈ ℝ2 [𝑋] dans la base (𝐿𝑎 , 𝐿𝑏 , 𝐿𝑐 ).
5. Soit 𝐴 ∈ ℝ[𝑋] un polynôme de degré 𝑑 ≥ 3. Exprimer le reste de la division euclidienne de 𝐴 par
(𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑏)(𝑋 − 𝑐 ) en termes des polynômes d’interpolation (𝐿𝑎 , 𝐿𝑏 , 𝐿𝑐 )

Correction exercice 3.
1. Soient 𝑃1 et 𝑃2 deux polynômes de ℝ2 [𝑋] et soient 𝜆1 , 𝜆2 deux réels.
𝜑(𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 ) = ((𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 )(𝑎), (𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 )(𝑏), (𝜆1 𝑃1 + 𝜆2 𝑃2 )(𝑐 ))
= (𝜆1 𝑃1 (𝑎) + 𝜆2 𝑃2 (𝑎), 𝜆1 𝑃1 (𝑏) + 𝜆2 𝑃2 (𝑏), 𝜆1 𝑃1 (𝑐) + 𝜆2 𝑃2 (𝑐 ))
= 𝜆1 (𝑃1 (𝑎), 𝑃1 (𝑏), 𝑃1 (𝑐 )) + 𝜆2 (𝑃2 (𝑎), 𝑃2 (𝑏), 𝑃2 (𝑐 )) = 𝜆1 𝜑(𝑃1 ) + 𝜆2 𝜑(𝑃2 )
Ce qui montre que 𝜑 est linéaire.
2. Soit 𝑃 ∈ ℝ2 [𝑋]
𝑃 (𝑎 ) = 0
𝜑(𝑃) = (0,0,0) ⇔ (𝑃(𝑎), 𝑃(𝑏), 𝑃(𝑐 )) = (0,0,0) ⇔ {𝑃 (𝑏) = 0
𝑃 (𝑐 ) = 0
Or un polynôme non nul de degré inférieur ou égal à deux à au plus deux racines réelles, donc 𝑃 = 0
3.
𝐿𝑎 (𝑎) = 1
𝜑(𝐿𝑎 ) = (1,0,0) ⇔ (𝐿𝑎 (𝑎), 𝐿𝑎 (𝑏), 𝐿𝑎 (𝑐 )) = (1,0,0) ⇔ {𝐿𝑎 (𝑏) = 0
𝐿 𝑎 (𝑐 ) = 0
D’où on déduit que 𝑏 et 𝑐 sont des racines de 𝐿𝑎 , il existe donc une constante 𝐾 ∈ ℝ tel que
𝐿𝑎 (𝑋) = 𝐾(𝑋 − 𝑏)(𝑋 − 𝑐 )
Puis la première équation donne
1
𝐿𝑎 (𝑎) = 1 ⇔ 𝐾(𝑎 − 𝑏)(𝑎 − 𝑐 ) = 1 ⇔ 𝐾 =
(𝑎 − 𝑏)(𝑎 − 𝑐 )
Par conséquent
(𝑋 − 𝑏)(𝑋 − 𝑐 )
𝐿𝑎 (𝑋 ) =
(𝑎 − 𝑏)(𝑎 − 𝑐 )
𝐿𝑏 (𝑎) = 0
𝜑(𝐿𝑏 ) = (0,1,0) ⇔ (𝐿𝑏 (𝑎), 𝐿𝑏 (𝑏), 𝐿𝑏 (𝑐 )) = (0,1,0) ⇔ {𝐿𝑏 (𝑏) = 1
𝐿 𝑏 (𝑐 ) = 0
D’où on déduit que 𝑎 et 𝑐 sont des racines de 𝐿𝑏 , il existe donc une constante 𝐾 ∈ ℝ tel que
𝐿𝑎 (𝑋) = 𝐾 (𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑐 )
Puis la seconde équation donne
1
𝐿𝑏 (𝑏) = 1 ⇔ 𝐾(𝑏 − 𝑎)(𝑏 − 𝑐 ) = 1 ⇔ 𝐾 =
(𝑏 − 𝑎)(𝑏 − 𝑐 )
Par conséquent
(𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑐 )
𝐿𝑎 (𝑋 ) =
(𝑏 − 𝑎)(𝑏 − 𝑐 )
𝐿𝑐 (𝑎) = 0
𝜑(𝐿𝑐 ) = (0,0,1) ⇔ (𝐿𝑐 (𝑎), 𝐿𝑏 (𝑏), 𝐿𝑏 (𝑐 )) = (0,0,1) ⇔ {𝐿𝑐 (𝑏) = 0
𝐿 𝑐 (𝑐 ) = 1
D’où on déduit que 𝑎 et 𝑏 sont des racines de 𝐿𝑏 , il existe donc une constante 𝐾 ∈ ℝ tel que
𝐿𝑐 (𝑋) = 𝐾(𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑏)
Puis la troisième équation donne
1
𝐿𝑐 (𝑐 ) = 1 ⇔ 𝐾 (𝑐 − 𝑎)(𝑐 − 𝑏) = 1 ⇔ 𝐾 =
(𝑐 − 𝑎)(𝑐 − 𝑏)
Par conséquent
(𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑏)
𝐿𝑐 (𝑋 ) =
(𝑐 − 𝑎)(𝑐 − 𝑏)
4.
(i) Soient 𝛼, 𝛽 et 𝛾, trois réels
𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐 = 0 ⇒ 𝜑(𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐 ) = 𝜑(0) = (0,0,0)
⇒ 𝛼𝜑(𝐿𝑎 ) + 𝛽𝜑(𝐿𝑏 ) + 𝛾𝜑(𝐿𝑐 ) = (0,0,0) ⇒ 𝛼 (1,0,0) + 𝛽(0,1,0) + 𝛾(0,0,1)
= (0,0,0) ⇒ (𝛼, 𝛽, 𝛾 ) = (0,0,0) ⇒ 𝛼 = 𝛽 = 𝛾 = 0
La famille (𝐿𝑎 , 𝐿𝑏 , 𝐿𝑐 ) est libre, c’est une famille libre à trois vecteurs dans un espace de
dimension trois, c’est une base de ℝ2 [𝑋].
(ii) Soient 𝛼, 𝛽 et 𝛾, trois réels tels que 𝑃 ∈ ℝ2 [𝑋] :
𝑃 = 𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐
𝜑(𝑃) = (𝑃(𝑎), 𝑃(𝑏), 𝑃(𝑐 )) ⇔ (𝑃(𝑎), 𝑃(𝑏), 𝑃 (𝑐 ))
= ((𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐 )(𝑎), (𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐 )(𝑏), (𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐 )(𝑐 ))
⇔ (𝑃(𝑎), 𝑃(𝑏), 𝑃(𝑐 ))
= (𝛼𝐿𝑎 (𝑎) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑎) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑎), 𝛼𝐿𝑎 (𝑏) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑏) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑏), 𝛼𝐿𝑎 (𝑐 ) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑐 )
+ 𝛾𝐿𝑐 (𝑐 ))
= (𝛼𝐿𝑎 (𝑎) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑎) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑎), 𝛼𝐿𝑎 (𝑏) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑏) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑏), 𝛼𝐿𝑎 (𝑐 ) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑐 )
𝛼 = 𝑃 (𝑎 )
+ 𝛾𝐿𝑐 (𝑐 )) = (𝛼, 𝛽, 𝛾 ) ⇔ {𝛽 = 𝑃 (𝑏)
𝛾 = 𝑃 (𝑐 )
D’où 𝑃 = 𝑃(𝑎)𝐿𝑎 + 𝑃(𝑏)𝐿𝑏 + 𝑃(𝑐 )𝐿𝑐
5. Dans la division de 𝐴 ∈ ℝ[𝑋] par (𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑏)(𝑋 − 𝑐 ) il existe un polynôme 𝑄 ∈ ℝ[𝑋] et un
polynôme 𝑅 ∈ ℝ2 [𝑋], donc il existe 𝛼, 𝛽 et 𝛾, trois réels tels que 𝑅 = 𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐 tels que :
𝐴 = (𝑋 − 𝑎)(𝑋 − 𝑏)(𝑋 − 𝑐 )𝑄 + 𝛼𝐿𝑎 + 𝛽𝐿𝑏 + 𝛾𝐿𝑐
Ce qui entraine que :
𝐴(𝑎) = 𝛼𝐿𝑎 (𝑎) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑎) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑎) = 𝛼
𝐴(𝑏) = 𝛼𝐿𝑎 (𝑏) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑏) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑏) = 𝛽
𝐴(𝑐 ) = 𝛼𝐿𝑎 (𝑐 ) + 𝛽𝐿𝑏 (𝑐 ) + 𝛾𝐿𝑐 (𝑐 ) = 𝛾
Donc 𝑅 = 𝐴(𝑎)𝐿𝑎 + 𝐴(𝑏)𝐿𝑏 + 𝐴(𝑐 )𝐿𝑐
Université Claude Bernard Lyon 1
Math II - Algèbre

CC1 : Polynômes et fractions rationnelles


Date 6 Avril 2010 - durée : 1 heure
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Question 1. Soit 𝕂[𝑋] l’anneau des polynômes sur le corps commutatif 𝕂. Démontrer l’énoncé suivant :

L’élément 𝑎 ∈ 𝕂 est racine au moins double du polynôme 𝑃 ∈ 𝕂[𝑋]


si et seulement si
𝑎 est racine simultanément de 𝑃 et du polynôme dérivé 𝑃′
Allez à : Correction question1

2𝑖𝜋
Question 2. Soit 𝑃 = (𝑋 + 1)7 − 𝑋 7 − 1. On note 𝑗 = 𝑒 3
a) Montrer que 1 + 𝑗 = −𝑗 2
b) Montrer que 𝑗 est une racine multiple de 𝑃.
c) Trouver deux racines réelles évidentes de 𝑃.
d) Factoriser 𝑃 en facteurs irréductibles dans ℂ[𝑋] et puis dans ℝ[𝑋].
Allez à : Correction question2

Question 3. Soit 𝑛 un entier strictement positif.


a) Déterminer le pgcd des polynômes 𝑋 𝑛 − 1 et (𝑋 − 1)𝑛 dans ℝ[𝑋].
b) Pour 𝑛 = 3, trouver un couple de polynômes (𝑈, 𝑉) tel que :
(𝑋 3 − 1)𝑈 + (𝑋 − 1)3 𝑉 = 𝑋 − 1
Allez à : Correction question3

Question 4. On considère la fraction rationnelle suivante de ℝ(𝑋) :


𝑃 𝑋2 − 4
= 2
𝑄 (𝑋 + 2𝑋 + 5)(𝑋 − 1)2
𝑃
a) Déterminer, sans calculer les coefficients, la forme de la décomposition en éléments simple de 𝑄
sur ℝ.
Justifier votre réponse.
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𝑃
b) (Question bonus) Calculer les coefficients dans la décomposition de trouvée au point a).
𝑄
Allez à : Correction question4

CORRECTION

Correction question1.
Si 𝑎 ∈ 𝕂 est racine au moins double du polynôme 𝑃 ∈ 𝕂[𝑋] alors il existe 𝑄 ∈ 𝕂[𝑋] tel que :
𝑃 = (𝑋 − 𝑎 )2 𝑄 ⇒ 𝑃 (𝑎 ) = 0
𝑎 est racine de 𝑃.
𝑃 ′ = 2 ( 𝑋 − 𝑎 ) 𝑄 + ( 𝑋 − 𝑎 ) 2 𝑄 ⇒ 𝑃 ′ (𝑎 ) = 0
Donc 𝑎 est racine de 𝑃′.
Réciproque
Si 𝑎 est racine de 𝑃 et de 𝑃′.
𝑎 est racine de 𝑃 donc il existe 𝑄1 tel que 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑄1, en dérivant ce polynôme on trouve :
𝑃′ = 𝑄1 + (𝑋 − 𝑎)𝑄1′
Or 𝑃′ (𝑎) = 0 donc 0 = 𝑄1 (𝑎) + (𝑎 − 𝑎)𝑄1′ (𝑎), par conséquent 𝑄1 (𝑎) = 0, il existe donc un polynôme 𝑄 tel
que 𝑄1 = (𝑋 − 𝑎)𝑄, ce que l’on remplace dans 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑄1 donc 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)2 𝑄.
Cela signifie que 𝑎 est racine double de 𝑃.
Allez à : Question 1

Correction question2.
4𝑖𝜋 2𝑖𝜋 2
1 𝑖√3 1 𝑖√3 1 𝑖√3
a) 1 + 𝑗 = 1 + (− 2 + ) = 2+ = − (2 + ) = −𝑒 3 = − (𝑒 3 ) = −𝑗 2
2 2 2
Ou mieux
1 − 𝑗32
1+𝑗+𝑗 = =0
1−𝑗
2𝑖𝜋 3
3 ) = 𝑒 2𝑖𝜋 = 1.
Car 𝑗 = (𝑒 3

b)
𝑃(𝑗) = (𝑗 + 1)7 − 𝑗 7 − 1 = (−𝑗 2)7 − 𝑗 6 𝑗 − 1 = −𝑗 14 − 𝑗 − 1 − 𝑗 12𝑗 2 − 𝑗 − 1 = −(𝑗 2 + 𝑗 + 1) = 0
𝑃′ = 7(𝑋 + 1)6 − 7𝑋 6
𝑃′ (𝑗) = 7((𝑗 + 1)6 − 𝑗 6 ) = 7((−𝑗 2 )6 − 1) = 7(𝑗 12 − 1) = 7(1 − 1) = 0
Donc 𝑗 est au moins racine double.
c) 𝑃(0) = (0 + 1)7 − 07 − 1 = 17 − 1 = 0 et 𝑃(−1) = (−1 + 1)7 − (−1)7 − 1 = 0 − (−1) − 1 = 0
Donc 0 et −1 sont deux racines évidentes.
d) Le début de la formule du binôme de (𝑋 + 1)7 est 𝑋 7 + 7𝑋 6 (il y a plein d’autre terme mais il est inutile de
les calculer) donc 𝑃 est un polynôme de degré 6 et son coefficient dominant est 7.
D’autre part, 𝑗 est racine double (au moins) donc 𝑗 = 𝑗 2 est aussi racine double (au moins) car 𝑃 est un
polynôme à coefficients réels. 0 et −1 sont aussi racine, cela donne 6 racine (au moins), comme 𝑑°𝑃 = 6 on a
toutes les racines. La factorisation dans ℂ[𝑋] est :
2
𝑃 = 7𝑋(𝑋 + 1)(𝑋 − 𝑗)2 (𝑋 − 𝑗)
Dans ℝ[𝑋] :
(𝑋 − 𝑗)(𝑋 − 𝑗) = (𝑋 − 𝑗)(𝑋 − 𝑗 2 ) = 𝑋 2 − (𝑗 + 𝑗 2 )𝑋 + 𝑗 3 = 𝑋 2 + 𝑋 + 1
Donc
2
𝑃 = 7𝑋(𝑋 + 1) ((𝑋 − 𝑗)(𝑋 − 𝑗)) = 7𝑋(𝑋 + 1)(𝑋 2 + 𝑋 + 1)2
Allez à : Question 2

Correction question3.
a) (𝑋 − 1)𝑛 n’a qu’une racine 𝑋 = 1, or 1 est racine simple de 𝑋 𝑛 − 1 donc
𝑃𝐺𝐶𝐷((𝑋 𝑛 − 1), (𝑋 − 1)𝑛 ) = 𝑋 − 1
b) D’après le théorème de Bézout il existe (𝑈, 𝑉) tels que :
(𝑋 3 − 1)𝑈 + (𝑋 − 1)3 𝑉 = 𝑋 − 1
Cette équation équivaut à :
(𝑋 2 + 𝑋 + 1)𝑈 + (𝑋 2 − 2𝑋 + 1) = 1
Car 𝑋 3 − 1 = (𝑋 − 1)(𝑋 2 + 𝑋 + 1) et (𝑋 − 1)3 = (𝑋 − 1)(𝑋 2 − 2𝑋 + 1)

𝑋 2 − 2𝑋 + 1 𝑋2 + 𝑋 + 1
𝑋2 + 𝑋 + 1 1
−3𝑋
Donc
𝑋 2 − 2𝑋 + 1 = 1 × (𝑋 2 + 𝑋 + 1) + (−3𝑋)

𝑋2 + 𝑋 + 1 −3𝑋
𝑋2 1 1
− 𝑋−
3 3
𝑋+1
𝑋
1
Donc
1 1
𝑋 2 + 𝑋 + 1 = (−3𝑋) (− 𝑋 − ) + 1
3 3
On en tire que :
1 1
1 = (𝑋 2 + 𝑋 + 1) − (−3𝑋) (− 𝑋 − )
3 3
1 1
= 𝑋 2 + 𝑋 + 1 − ((𝑋 2 − 2𝑋 + 1) − 1 × (𝑋 2 + 𝑋 + 1)) (− 𝑋 − )
3 3
1 1 1 1
= − (− 𝑋 − ) (𝑋 2 − 2𝑋 + 1) + (1 + (− 𝑋 − )) (𝑋 2 + 𝑋 + 1)
3 3 3 3
1 1 1 2
= ( 𝑋 + ) (𝑋 2 − 2𝑋 + 1) + (− 𝑋 + ) (𝑋 2 + 𝑋 + 1)
3 3 3 3
Donc
1 2 1 1
𝑈 = − 𝑋 + et 𝑉 = 𝑋 +
3 3 3 3
Autre méthode
Comme (𝑋 − 1)3 = 𝑋 3 − 3𝑋 2 + 3𝑋 − 1
𝑋 3 − 3𝑋 2 + 3𝑋 − 1 𝑋3 − 1
𝑋3 −1 1
2
−3𝑋 + 3𝑋
(𝑋 − 1)3 = 1 × (𝑋 3 − 1) + (−3𝑋 2 + 3𝑋)
𝑋3 −1 −3𝑋 2 + 3𝑋
1 1
𝑋3 − 𝑋2 −3𝑋 − 3
𝑋2 −1
2
𝑋 −𝑋
𝑋−1
1 1
𝑋 3 − 1 = (− 𝑋 − ) (−3𝑋 2 + 3𝑋) + 𝑋 − 1
3 3
Il est inutile de faire une troisième division car
−3𝑋 2 + 3𝑋 = −3𝑋(𝑋 − 1) + 0
1 1 1 1
𝑋 − 1 = 𝑋 3 − 1 − (− 𝑋 − ) (−3𝑋 2 + 3𝑋) = 𝑋 3 − 1 − (− 𝑋 − ) ((𝑋 − 1)3 − (𝑋 3 − 1))
3 3 3 3
1 1 1 1
= (𝑋 3 − 1) (1 + (− 𝑋 − )) − (− 𝑋 − ) (𝑋 − 1)3
3 3 3 3
1 2 1 1
= (𝑋 3 − 1) (− 𝑋 + ) + ( 𝑋 + ) (𝑋 − 1)3
3 3 3 3
On retrouve le même résultat.
Allez à : Question 3

Correction question4.
a) Le polynôme 𝑋 2 + 2𝑋 + 5 n’a pas de racine réelle car Δ = 22 − 4 × 5 = −16 < 0. Et 1 est une racine
double.
𝑃 𝑎𝑋 + 𝑏 𝑐 𝑑
= 2 + +
𝑄 𝑋 + 2𝑋 + 5 𝑋 − 1 (𝑋 − 1)2

b) Je multiplie par (𝑋 − 1)2 , puis 𝑋 = 1.


𝑋2 − 4 −3
𝑑=[ 2 ] =
𝑋 + 2𝑋 + 5 𝑋=1 8
Je multiplie par 𝑋, puis 𝑋 → +∞.
0 = 𝑎 + 𝑐 ⇔ 𝑎 = −𝑐
𝑋 = 0.
4 𝑏 3 17
− = − 𝑐 + 𝑑 ⇔ −4 = 𝑏 − 5𝑐 + 5 × (− ) ⇔ 𝑏 = 5𝑐 −
5 5 8 8
𝑋 = −1.
−3 −𝑎 + 𝑏 𝑐 𝑑 3 3 17 3 3 17 3
= − + ⇔ − = −𝑎 + 𝑏 − 2𝑐 + 𝑑 ⇔ − = 𝑐 + 5𝑐 − − 2𝑐 − ⇔ 4𝑐 = − + +
16 4 2 4 4 4 8 8 4 8 8
7 7
⇔ 4𝑐 = ⇔ 𝑐 =
4 16
Donc
−7
𝑎=
16
7 17 1
𝑏 = 5× − =
16 8 16
−7 1 7 3
𝑋2 − 4 𝑋 + 16
= 16 + 16 − 8
(𝑋 2 + 2𝑋 + 5)(𝑋 − 1)2 𝑋 2 + 2𝑋 + 5 𝑋 − 1 (𝑋 − 1)2
Autre méthode pour calculer 𝑎 et 𝑏
Les racines complexes de 𝑋 2 + 2𝑋 + 5 sont :
−2 − 4𝑖
𝑋1 = = −1 − 2𝑖
2
Et
𝑋2 = −1 + 2𝑖
2
On multiplie par 𝑋 + 2𝑋 + 5, puis 𝑋 = −1 + 2𝑖
𝑋2 − 4 (−1 + 2𝑖 )2 − 4 1 − 4𝑖 − 4 − 4 −7 − 4𝑖 −7 − 4𝑖
𝑎(−1 + 2𝑖 ) + 𝑏 = [ ] = = = =
(𝑋 − 1) 𝑋=−1+2𝑖 (−1 + 2𝑖 − 1)
2 2 (−2 + 2𝑖 ) 2 4(−1 + 𝑖 ) 2 4(−2𝑖 )
1 7
= − 𝑖
2 8
Donc
1 7 1 1 7 1
1 7 −𝑎 + 𝑏 = +𝑏 = 𝑏= − =
−𝑎 + 𝑏 + 2𝑎𝑖 = − 𝑖 ⇔ { 2 ⇔ {16 2⇔{ 2 16 16
2 8 7 7 7
2𝑎 = − 𝑎=− 𝑎=−
8 16 16
Ensuite pour trouver 𝑑 on fait pareil que précédemment, puis pour calculer 𝑐, soit on fait 𝑋 = 0 ou on multiplie
par 𝑋 et on fait tendre 𝑋 vers l’infini.
Allez à : Question 4