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Science économique II- Mondialisation, finance internationale et

intégration européenne

Acquis de première : gains à l'échange.


Notions : commerce intra-firme, compétitivité 2.1 Quels sont les fondements du commerce international et de
prix et hors prix, délocalisation, l'internationalisation de la production ?
externalisation, firmes multinationales,
spécialisation. 213 – La mondialisation de la production

Thème 2131 – Quelles sont les caractéristiques de la mondialisation ?

Document 1 :

Source : S.Jean, Ouverture commerciale mondiale, deux bonds et un plateau, in CEPII, Carnets graphiques, avril 2018

Document 2 :
Source : A.Edo, Part des migrants dans le monde, in CEPII, Carnets graphiques, avril 2018

Document 3

Source : S.Jean, IDE, quand la mondialisation fait boule de neige, in CEPII, Carnets graphiques, avril 2018

Document 4 :

Source : I.Bensidoun et J.Couppey-Soubeyran, IDE, quand la mondialisation fait boule de neige, in CEPII, Carnets graphiques,
avril 2018

Document 5
L’ensemble des activités nécessaires pour fournir un bien (ou un service) au consommateur final, depuis sa conception jusqu’à sa
livraison en passant par les différentes étapes de sa production désigne ce qu’on appelle la chaîne de valeur. Entre les années 1990
et 2010, cette chaîne s’est considérablement fragmentée, faisant intervenir de plus en plus d’entreprises localisées dans différents
pays. Marqueur de cette fragmentation internationale de la production – ou chaînes globales de valeur (CGV) – le contenu
étranger (ou en importations) des exportations au niveau mondial est ainsi passé de 20 % en 1990 à 40 % en 2010 et pourrait,
d’après les prévisions de l’OMC, atteindre 60 % en 2030.
D’une position relativement périphérique en 1995, la Chine est devenue la figure emblématique de l’intégration dans les CGV de
ces vingt dernières années, véritable plaque tournante en 2011, derrière les États-Unis, représentant 8,7 % du marché mondial de
biens et services intermédiaires. Cette évolution s’est faite au détriment du Japon qui, tout en restant le quatrième fournisseur de
biens et services intermédiaires (4,7 % du marché mondial), a perdu sa place centrale en Asie. En Europe, l’Allemagne, qui
représente 7,2 % du commerce mondial de biens et services intermédiaires, est le premier partenaire commercial de nombreux
pays européens et notamment de la France avec laquelle les liens bilatéraux sont particulièrement forts. Les États-Unis restent
centraux dans les chaînes globales de valeurs, premier partenaire à la fois de l’Allemagne et de la Chine.
Source : Charlotte Emlinger et Gianluca Santoni , Fragmentation des chaînes de valeurs , Le trio Allemagne-États-Unis- Chine au
coeur du processus, in CEPII, Carnets graphiques, avril 2018

Document 6 :
Jusqu’en 2007, la segmentation des processus de production à l’échelle mondiale répondait dans une large mesure à une logique
de transfert massif des activités vers les pays à bas salaires. Elle jouait un rôle d’accélérateur des échanges mondiaux,
transformant le commerce international en appendice de l’investissement international et des autres formes d’organisation de la
production à l’échelle mondiale, telle la sous-traitance internationale.
Cette dynamique s’est brisée dans les années 2010. La part des économies émergentes dans les flux entrants d’investissements
directs internationaux mondiaux, qui avait grimpé de 17 % en 1990 à 50 % en 2010, est désormais déclinante, à 40 % en 2016.
Une des causes de ce reflux est la montée rapide des coûts salariaux en Asie, en Amérique latine et en Europe de l’Est, qui fait
fondre le principal avantage de coût dont bénéficiaient nombre d’économies émergentes. A cela s’ajoutent les progrès de la
robotisation et l’impact de nouvelles technologies, telle l’impression 3D, qui tendent à restituer aux économies développées leur
avantage compétitif et favorisent la relocalisation de productions à proximité des grands centres de consommation
Source : Jacques Adda, Une démondialisation... ou une autre mondialisation ?, Alternatives économiques, 01/02/2018 Hors-série
n°114

Questions :
1. Présentez le phénomène de mondialisation, « l’abolition de l’espace mondial sous l’emprise d’une généralisation du
capitalisme, avec le démantèlement des frontières physiques et réglementaires», selon J.Adda, en mettant en évidence les
3 stades de la mondialisation

La mondialisation se traduit par une augmentation des échanges entre pays du monde qui créent un marché unique:
 Les échanges de personnes : la part des migrants dans la population mondiale a doublé entre 1975 et 2015 (de 2 à 4%)
(doc 2)

 Les échanges de biens et services : entre 1967 et 2015, la part des échanges de biens (taux d’ouverture commercial) dans
le PIB est passée de 10 à 25% : c’est l’internationalisation (doc 1)

 Les échanges de capitaux : La part des stocks d’IDE dans le PIB (à but productif) a été multipliée par 7 entre 1975 et
2015 : c’est la transnationalisation, qui est l’essor des flux d’investissement et des implantations à l’étranger (doc 3)

 La part des investissements de portefeuille (à but spéculatif) dans le PIB était nul au début des années 1980 ; elle était de
5% en 2006

 Il y a une fragmentation de la chaîne de valeur : Entre les années 1990 et 2010, cette chaîne s’est considérablement
fragmentée, faisant intervenir de plus en plus d’entreprises localisées dans différents pays. Le contenu étranger (ou en
importations) des exportations au niveau mondial est ainsi passé de 20 % en 1990 à 40 % en 2010 : c’est la globalisation

2. Pourquoi parle-t-on aujourd’hui de démondialisation ? Donnez-en les caractéristiques. Quelles en sont les explications ?
Les flux d’échanges entre pays n’augmentent plus quelque soit l’indicateur retenu
 la part des migrants dans la population mondiale :
 1980-1990 : reste à 2 % (doc 2)
 1990-2007 : La part des migrants dans la population double
 Depuis 2007 : La part des migrants dans la population totale reste à 4%

 L’internationalisation des échanges :


 1980-1990 : Le taux d’ouverture diminue de 5 points
 1990-2007 : Le taux d’ouverture double
 Depuis 2007 : Le taux d’ouverture reste à 30%, voire diminue un peu

 La transnationalisation :
 1980-1990 : La part des investissements dans le PIB reste à 5%
 1990-2007 : La part des investissements dans le PIB est multipliée par 5
 Depuis 2007 : La part des investissements dans le PIB reste à 5%

 La globalisation :
 Jusqu’en 1990 : La part des IDE dans le PIB est plus élevée dans les pays en développement que dans les pays riches
 1990-2007 : elle est identique
 Depuis 2007 : La part des IDE dans le PIB est plus faible dans les pays en développement que dans les pays riches.
La part des économies émergentes dans les flux entrants d’investissements directs internationaux mondiaux, qui
avait grimpé de 17 % en 1990 à 50 % en 2010, est désormais déclinante, à 40 % en 2016.

Les explications :
 Ralentissement de la croissance
 Hausse des coûts salariaux des pays émergents qui réduisent leur attractivité
 Les innovations des PDEM qui les rendent attractifs
 Proximité des lieux de consommation