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Diadochus,
Proclus
hypotyposes
Ptolémée
C.
de
planètes
des
époques
et
Hypothèses

Ideler,
A
Ptolemaeus,
Claudius
Halma
François
UNIVERSITEITSBIBLIOTHEEK GENT

900000004455
-

ι. ν
- V
•I

HYPOTHÈSES

DE

PTOLÉMÉE,

etc.
I

L'astronomie est l'arbitre de la division civile du temps, l'ame de la chronologie


et de la géographie., et l'unique guide des navigateurs.

L'Abbé db Lacaille, Lœçons d'Astronomie , Pref.


KAAYAIOY IITOAEMAIOY

rnO0E2EI2 KAI nAANftMEN&N APXAI,

KAI IIPOKAOY AIAAOXOY fIIOTYimiElZ.

HYPOTHÈSES ET ÉPOQUES DES PLANÈTES ,

DE C. PTOLÉMÉE,

ET HYPOTYPOSES DE PROCLUS DIADOCHUS,

TRADUITES POUR LA PREMIÈRE FOIS DU GREC EN FRANÇAIS , SUR LES MANUSCRITS


DE LA BIBLIOTHÈQUE DU ROI }
SUIVIES
DE TROIS MÉMOIRES TRADUITS DE l'allEMAND DE M. / BELER , SUR LES CONNOISSANCES
ASTRONOMIQUES DES CHALDÉENS, SUR LE CYCLE DE MÉTON, ET SUR l'ÈRE TERSIQUE J
ET PRÉCÉDÉES
d'uH DISCOURS PRÉLIMINAIRE ET DE DEUX DISSERTATIONS SUR LES MOIS MACÉDONIENS,
ET SUR LE CALENDRIER JUDAÏQUE,

Par M. L'ABBÉ HALMA.

PARIS,
Chez MERLIN , Libraire, quai des Augustins , n°. 7 , près du pont Saint-Michel.

- 1820.
Hultîi illc boïiis tlrbili* orridit .
REGIO PRINCIPI

HENRICO

BURDIGALENSIUM DUGI

RECÈNS NATO

POSTHUMO,

Salve, parve puer! salve, spes altéra Regni

Salve ! te salvo , Gallia salva manet.

N. HALMA
Ptolemaei interpres Gallicus.
TABLE

DU CONTENU DE CE VOLUME.

PREMIÈRE PARTIE.

pages pages
1 °. Discours préliminaire 5 4°- Dissertation IV sur le Calendrier ju-
2°. Notes 3i daïque 20
3°. Dissertation III sur les Mois macédoniens 1 5°. Notes 4°

SECONDE PARTIE.

i°. Figures géométriques des Hypothèses. . 41 4°'• Hypotyposes de Proclus 63


2°. Hypothèses de Ptolémée 41 5°. Note i5a
3°. Inscription de Canope 57 6°. Figures géométriques des Hypotyposes. i53

TROISIÈME PARTIE.

Mémoires traduits de l'allemand de M. Ideler, Note 214


i °. Sur les Connaissances astronomiques des 5a. Témoignages pour la traduction fran-
Chaldéens i53 çaise de l'Almageste 21 5
20. Sur le Cycle de Méton 179 6*. Errata de ce Volume et du précédent. . ix
3°. Sur l'Ere persique ao3

GRAVURES.
Médaillon.
Vues l duKafr- ' ■ }à Babylone. . J 1 f"*^ solaire ' ' X de Babylone. . { 3a
\ du Mujélibé S \ 5 Plan des ruines . . . J 133
Pierte antique \ de Babylone. . { 29 C°hnne aslronomi1M- ' • )d'Mexandrie{ 63
Ecriture cunéiforme, y \ 3o Gnomon pour la méridienne j \ 81

FIN DE LA TABLE.
PREMIÈRE PARTIE,

CONTENANT

Un Discours préliminaire ,

Une Dissertation sur les Mois macédoniens }

Et une autre sur le Calendrier judaïque ,

PAR M. L'ABBÉ HALMA


■i .
i•
DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Déjà initiés aux mystères du ciel par l'introduction de Géminus , nous en


pénétrerons encore les secrets les plus cachés, dansies hypothèses de Ptolémée,
dans ces "conceptions hardies et sublimes qu'il a si heureusement empruntées
d'Hipparque leur premier auteur , pour expliquer des phénomènes qui avoient
toujours paru jusqu'alors inexplicables.
Des deux Commentaires qui nous restent sur les théories de Ptolémée , l'un
sous le nom de Théon , a été si bien analysé par M. Delambre , dans son
Histoire de l'Astronomie Ancienne, que la traductio littérale du texte peut,
sans inconvénient pour l'intelligence du livre de Ptol îée , être différée jusqu'à
une époque peu éloignée. L'autre, composé par Pr ^lus, sous le titre d'Hypo-
typose , est loin d'être fidèlement rendu dans la version latine qui suit celle de
l'Almageste par George de Trébizonde.
Le Commentaire de Théon , embrassant toutes les parties du grand Traité de
Ptolémée , s'engage souvent dans des développemens très-étendus qui l'entraînent
quelquefois bien loin du sujet principal de l'ouvrage qu'il explique. Mais ces
écarts même , toujours relatifs au but où il tend , l'y ramenant chaque fois par
des détours plus ou moins longs , méritent de devenir par une interprétation
littérale pins exacte , et par une édition plus correcte du texte , l'objet d'une
étude particulière.
Proclus , au contraire, plus concis et plus resserré, évite les détails, et se
borne dans ses Hypotyposes , au petit traité particulier des hypothèses , où
Ptolémée rappelle succinctement h ses disciples les périodes constantes des astres,
les retours réguliers de leurs irrégularités apparentes , et enfin cette rerum. con-
cordia discors , qui exprime avec autant d'élégance que de justesse , le concours
de tous ces grands corps à faire naître de leurs mouvemens les plus opposés ,
D. P. i
6 DISCOURS
l'harmonie et l'unité de rapport des parties au tout, qui anime cet immense
univers.
Simplicius a dit de l'Opuscule de Ptolémée sur les Hypothèses , dans son
Commentaire sur le second livre d'Aristote de Cœlo: « Il faut écouter Ptolémée,
le plus excellent des astronomes, qui dans le second livre des Hypothèses, assure
qu'il est plus raisonnable que les astres se meuvent uniformément et circutai-
rement, parce que telle est leur puissance et leur activité, suivant leur lieu
propre et autour de leur centre, (1)». Ce second livre des Hypothèses est le petit
Traité même de Ptolémée que je publie aujourd'hui. Le premier est son grand
Traité d'Astronomie, où il a développé et calculé ces Hypothèses qu'il ne donne
ici qu'en raccourci. On ne peut pas dire que Simplicius indique dans le passage
que je viens de rapporter , le second livre de l'Almageste , car ce livre ne parle
nullement des hypothèses, mais seulement de la terre, des amplitudes ortive et
occase , des latitudes terrestres , des hauteurs du soleil mesurées par le gnomon ,
des ascensions et de leurs effets , des angles formés par l'écliptique et le
méridien , par l'écliptique et l'horizon , des angles et des arcs du vertical et de
l'écliptique , et enlin de ceux qui sont formés en chaque parallèle. On n'y voit
pas un seul mot sur les excentriques et les épicycles, qui sont les seuls objets
traités dans l'Opuscule des Hypothèses, et dont Ptolémée ne commence à parler
que dans le troisième livre de l'Almageste.
Ce n'est pas qu'il crût à l'existence matérielle des sphères et des cercles qu'il
accumule à mesure qu'il en a besoin. Il nous dit lui-même qu'il ne les regarde
que comme un moyen propre à représenter sensiblement les mouYemens des
corps célestes.
!Ne supposons-nous pas aussi des cercles dans nos sphères armillaires, tout con
vaincus que nous sommes de la fausseté d'un équateur, d'un mériilien d'un colure
matériels, mais bien persuadés cependant de leur vérité idéale , parce que nous
savons que s'ils avoient une existence matérielle , elle ne pourroit pas être
différente de l'idée que nous en donne l'archétype qui nous les présente comme
possibles , et réels dans leur essence seulement.
Ptolémée de même ne nous présente ses Hypothèses que sous une forme propre
à nous faire comprendre plus facilement l'action réciproque des corps célestes,
puisqu'il les fait circuler dans un fluide éthéré où les traces qu'ils laisseroient après
eux, si ce fluide pouvoit en conserver l'empreinte, seroient les cercles même
qu'il suppose parcourus par les astres mobiles.
J'ai pris le texte des hypothèses, sur les manuscrits grecs 453 et 1642, de la

(l) Axovstv it Szi xat tou apiç-ov tmv aç-povofMov nroXtftatou XsyovTOj sv tu Stvxiptp ê«6Xt^> twv ûnoStMwv ,
on ElAoywrspov içt xtvstv txaçov ruv aç-tpwv, ort touto tçt xat tfuvafiiç evspyeia. auT<»v , xcctoc tov otxuov il
T07rov mm trtpt to txvTov piaov bjioAïii auôtç xat xuxXoTfptxwç. Simplicii Vnopvnpx.
PRÉLIMINAIRE. 7
Bibliothèque du Roi. Le premier est un grand in-folio en papier de chiffes , et
de difïerens temps. Il renferme les Tables Pascales de Saint Hippolyte en grec ,
un Commentaire italien sur ces Tables , la Vie de Sainte Marine, et les Prolé
gomènes de Ptolémée, suivis de ses Hypothèses. Celles-ci qui terminent le
volume sont d'une très-belle écriture large et bien formée , quoique trop
chargée de ligatures et d'ornements, et en encre métallique et jaunâtre,
comme l'écriture des autres pièces de ce recueil. Celle de l'opuscule que je
publie ici, n'est pas à beaucoup près aussi belle, et chaque pièce a la sienne
bien différente de celles des autres. ,
Le second manuscrit, en encre grise et sans gomme, est aussi en papier, petit
in-folio, mais très-épais ; c'est encore un recueil de pièces plus disparates que
celles du précédent. Ce sont les Helléniques de Xénophon , et ses Memorabilia de
Socrate, son Agésilas, son Hiéron et son Tupcevi/ixos. Divers autres écrits de Platon,
d'Aristote , de Héron , d'Appien , de Diodore et de Philécurus. Enfin le Critérion
de Ptolémée, ses Hypothèses des monvemens célestes, et ses Prolégomènes des
tables manuelles. L'écriture de ce manuscrit est menue , ronde et uniforme d'un
bout à l'autre du volume , et du quatorzième siècle. Ses couvertures , et celles du
précédent, sont en bois recouvert de cuir brun gaufré en petits cercles et qui
contiennent des lys de Florence et des aigles éployées à double tête ; ce qui
marque qu'il vient desLascaris, ou des Paléologues, seigneurs du Montferrat,
qui avoient transigé de leurs droits à l'empire d'Orient , avec le roi de France
Charles VIII (i) , lors de la conquête de l'Italie par ce prince , dans le quinzième
siècle. Ce volume, entré dans la Bibliothèque Laurentinepar les soins de Laurent
de Métlicis, ne sortit de Florence que pour venir en France avec la reine
Catherine , dont les chiffres et les armoiries sont empreintes avec celles du roi
Henri II , sur les couvertures actuellement dépouillées des fermoirs et autres
ornemens précieux dont elles étoient primitivement rehaussées.
La forme abrégée du petit Traité des Hypothèses les rendant encore plus
difficiles à saisir, que les méthodes même de Ptolémée exposées dans son grand
ouvrage , il étoit indispensable d'en donner une explication moins abstraite ;
et ce que Théon avoit fait en ce sens pour l'école d'Alexandrie , Proclus
le fit un siècle après lui, mais plus succinctement pour celle dAthènesj **
dans ses Hypotyposes , terme employé par Ptolémée même, pour signifier la
représentation des mouvemens célestes , par des moyens palpables. L. ix , c. 5.
Proclus, qu'il nef rut pas confondre avec le Patriarche de Constantinople ,
du même nom et du môme temps, mais d'opinions bien différentes, étoit un
de ces sophistes dont la Grèce fut infectée pendant toute la durée du Bas- Empire.

(i) Ce Traité existe encore en original , à la Bibliothèque du Roi. Art. de Verif. les dates, vol. i.
8 DISCOURS
Né à Constantinople en 4l2> 60115 'e règne de Théodose le jeune , il fut élevé à
Xanthe, patrie de ses parens (') , en Lycie dont le nom lui est resté. Il alla en
suite étudier à Alexandrie, où Héron , postérieur de sept siècles au célèbre
mécanicien de ce nom, lui enseigna les mathématiques. Mais cédant à sa
passion favorite qui étoit de philosopher, il suivit d'abord la doctrine d'Aristote ,
et pour s'y perfectionner il se rendit à Athènes, dont l'école conservoit toujours
une grande réputation dans le monde savant. Là , un philosophe nommé
Syrianus, qu'il y entendit d'abord , et ensuite un certain Plutarque, postérieur
à celui de Chéronée , lui ayant expliqué la philosophie de Platon , Proclus re
nonça pour elle â la doctrine d'Aristote, et il s'enfonça avec Asclépigénie, petite-
fille de son maître , dans les rêveries de l'Astrologie des Chaldéens. Syrianus
étant mort, Proclus le remplaça dans la chaire de philosophie, et ses leçons
furent très-fréquentées. 11 avoit commencé par être Pythagoricien , ne mangeant
point de chair , et s'abstenant de tout ce q'ii avoit été animé ; il quitta ce genre
de vie en devenant Platonicien; et affectant une grande austérité de mœurs»
il refusa coustunment de se marier, quoique Marin son disciple , qui a écrit sa
vie, avoue qu'il n'obscrvoit pas une continence bien parfaite. Partisan déclaré
du paganisme, il écrivit contre la religion chrétienne avec emportement; il pré-
tendoit prouver contre elle, que le monde est éternel , mais Pliilopon le réfuta
victorieusement. Les principaux ouvrages de Proclus sont des commen
taires sur le Timée de Platon , et sur sa République , car il se mêloit aussi de
politique.
Ses Hypotyposes donnent la mesure de son savoir en astronomie. Ses explica
tions sont claires, quoique prolixes. On voit, en les comparant à celles de
Théon , qu'il les a tirées de celui-ci, quoiqu'il ne le nomme point. Les raison-
nemcns par lesquels il termine ces Hypotyposes, sont si embrouillés, qu'ils
donnent lieu de croire qu'il ne s'entehdoit peut-être pas bien lui-même dans
une matière aussi difficile. Assez instruit pour enseigner ce qu'il tenoit d'autrui , il
étoit incapable de recherches fructueuses par lui-même ; car il n'auroit pas
manqué de marquer le lieu qu'occupoit de son temps le cœur du lion, pour le
comparer à ceux où il dit , d'après Ptolémée, qu'étoit cette étoile aux temps de cet
astronome et d'Hipparque, s'il se fût senti en état de le trouver, et nous aurions
une comparaison de plus de cette étoile avec elle-même , pour une des époques
de l'intervalle de l'antiquité aux temps modernes. Proclus s'est borné en tout à des
élémens: il commença par ceux d'huclide, et y composa des notes qui ne sont
guères estimées. 11 continua par ceux de la sphère qu'il vola d'une manière si
iucomplelte et si maladroite à Géminus, que c'est avec la plus grande vérité,»

(i) Fabriciui, Harles, Bibliolh. Graec. Burigny. Mém.de l'Acad. des Inscript, nu,
PRÉLIMINAIRE. g
que M. Delambre a dit de luî : « Proclus Lycius , surnommé Diadochus , est
auteur d'un livre sur la sphère, souvent réimprimé, et qui n'est cependant
qu'un des plagiats les plus impudents qui aient jamais été commis. C'est la copie
exacte de plusieurs chapitres de Géminus (1) ».
Proclus montre un peu plus de véritable instruction dans ses Hypotyposes ,
mais elles n'expliquent pourtant que trois sortes de phénomènes , les parallaxes ,
les éclipses , et les stations, rétrogradations et directions. Elles nous apprennent
comment les anciens traçoient une méridiene , elles nous parlent de la réfraction
comme déjà connue alors. Il faut avouer aussi, en comparant les Hypo
typoses aux Hypothèses, que le style de Proclus est plus clair que celui de
Ptolémée, quoique sa diction soit moins pure. La langue grecque qui étoit déjà
si fort déchue dans Alexandrie , l'étoit bien plus encore sous Proclus à Athènes ;
ce n'étoient plus les phrases lumineuses et concises d'Aristote et de Platon , ce
n'étoit plus la belle élégance de Xénophon; c'étoient des raisonnemèns forcés et
des expressions peu naturelles, préludes des ténèbres qui ne tardèrent pas à
remplacer les beaux jours d'Hipparque et d'Archimède ; et l'on peut juger par
les écrits de Proclus, de l'état d'abaissement où étoient tombées de son temps ,
les plus fameuses écoles de la Grèce.
On ne connoît guêres l'Hypotypose de Proclus, que par la traduction latine
de Valla , quoique le texte grec de cet Opuscule (2) ait été imprimé à Bàle ,
chez Valderus , en i553.
. Cette édition grecque est devenue si rare , que je n'ai jamais pu la trouver
dans les bibliothèques publiques de Paris. J'ai copié celle que je publie , sur le
texte grec de deux manuscrits de la bibliothèque du Roi j l'un, est sous le nu
méro 2363, l'autre sous celui de 289a. Le premier, du quatorzième siècle, est en
petits caractères ronds assez difficiles à lire à cause des abréviations, qui étant
différentes chez les différens copistes , demandent pour chacun une certaine habi
tude qu'on ne prend qu'à force d'essais et de lectures. L'Hypotypose de Proclus
se trouve dans ce manuscrit à la suite des Sphériques de Théodose , des Anapho-
riques d'Hypsicle, et de quelques opuscules d'Euclide , d'Aristarque et de Sérè-
nus. L'autre manuscrit ne contient que l'Almageste avant l'Hypotypose j il-
est du quinzième siècle , en caractères longs et maigres et pleins de ligatures.
Il est de Constantinople ,à en juger par la croix grecque et le x nika. Ces deux
manuscrits ont été apportés en France par la même reine Catherine dè Médicis,
car les couvertures eu bois garnies, de cuir brun» sont fleuronnées en or,.

(») M. Delambre, Hist. de l'Astronomie ancienne, t. r. p. 3i3;


(3) Lambecius avoit avancé que ce texte n'avoit jamais été imprimé, mais cette assertioti « été
démentie par Harles , dans son Fabricius.
ίο ϋΐδοουκβ
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ίηίηΐε11ΐ§ΊΙ)ΐ8 , εϋ ίουί α ί'αϊΐ (ΙϊίϊβΓεηΐε άε εεΐΐεβ ηυ'εη οηΐ ϋοηηεε ΡΓοεΙυδ, Τΐιέοη
βΐ ΡίοΙεπιέβ Ιυί-πιέιηβ : εβ ψύ ρΓουγε φΐε ναΐΐα η'εη α εοιηρπδ ηΐ Ια εοηδίπιεύοη
ηϊ Γιΐδα§β.
3β ηβ είΐβΓαΐ εη ρΓβυνβ, φΐ'ηηβ δβυΐβ άβ δβδ ρΙίΓαββδ ηυϊ , ίηα'εροηά'αιηιηβηΐ
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ίαίΓε οΙΪΓβ ραΓ Ρι-οοίαδ , ίουί 1'ορροδε άε εε ςυε εβίυΐ-εί α βεπϋ. €'β&ΐ ΐι Ι'εηάΓοϊε
ου εβί αυΙευΓ <3ίΐ φΐ'Π ί'ααΐ οοπΊραΓβΓ 1ε ηχοιινειηεηΐ άα δοΐεϋ, αυχ δοΐδίίεεδ οα
αυχ έηαϊηοχεδ, εϋ ηοη αιιχ έΐοϋεδ, ίεΐΐεβ ψιβ 1ε εοευΓ άαΐϊοη, ραΓΟβ ςυ'εΐΐεδ οηΐ
υη ηιοανβπιεηΐ §έηεΓ3ΐ εΐ ΙεηΙνβΓδ ΓΟι•ϊεηΙ$ ναΐΐα α]ο\ιΙβ : ηαπι ιήαΐ/ιβτηαΐίεί ηοη
Ιη°ίηΙα βεχ τηϊ11ΐίη$ αητιοηχτη $οΙύιη αιηηί ΙαΙετη ε'ίβη'ι/'βη εΊνεκϊι εοηνετδίυηεπι
βοη, $εά ΐΓΐπβηίε δβχ τηίΙΙϊοιίδ ηιιίη£βηΐϊ$ νί§ίηύ ([ΐΐίηαηβ, βίε. II η'γ α ραδ υη παοί
ϋε Ιουϊ οεΐα εη οεϊ εηϋΓοΐΐ ά\χ Ιεχϋε άβ ΡΐΌοΙιΐδ , οοηιηιβ οη 1β νειτα άαηδ 1ε §Γεο.
Οβ η'βδί ραβ ββηΐεααβηΐεη αδίΓοηοηιΐβ , (\\ιβ ναΐΐα ιηοηϋΓε δοη ΐ§ηοΓαηεε ]ηδ^η'α
ρΙαεεΓ Γίΐρο§έβ άβ νεηυδ άαηδ 1β οαρπβοηιβ , Ιαηάίβ φΐβ 1β ΙεχΙβ άίΐ 1β ΙαιίΓβαα , δοη
ρέΓΪ§όβ έϋαηΐ θαηδ 1β ββΟΓρίοη ; ίΐ ρδοΐιβ έ^αΐβϋΐεηΐ: οοηίΓε Ια §εοηιόΐπβ , ςηαηά ηβ
ροαναηΐ ΐΓαοΙϋΪΓβ 1β ραδδα^ε ονι ΡΓοεΙυδ (ΙέοπΙ Γαηβίε ά'ΐηοϋηαΐδοη άβ Γέρίε^εΐβ 8ιιγ
Γβ εεηΐπ^αβ, ί'οπηέ ραΓίεταγοη ιΐε Γερϊογείβ ει ραΓ Ιε ταγοη ρι-οΐοη^ε" άβ Γεχοεη-
Ιπ^ηβ , ϋ δε εοηίβηϋε άβ 1β ταρροΓίεΓ εη §Γβε ; εβ φΐ'ϋ ίαίΐ ΐου]οιΐΓ8 ορααηά ϊΐ
η'εηΐεηςί τίεηαη ΙεχΙβ. Μαϊδ ([υε ροηνοϊΐ-οη ηΐΐεηϋΓβ ϋ'υη ΗίΐέΓαίειίΓ ςηΐ δε ηιβίοϊΐ
(ΓΐηΐεΓρΓδίβΓ ιιη οηνταςβ άβ δείεηεβ βχαείβ οΐι ϋ έΐοΐί δί ηεηί', ςηβ άαηδ υηε ρΓΟ-
ροηΐοη ^έοπιέϋπ^αε ,ϊΐδαΐΐδΐΐΐαε 1ε ρΓβπαίβΓ Ιβπηε (1ε Ια ρΓβπιίέΓε ταίδοη αη δεεοηά ?
Εΐεβ ςηί βαΓρΓβηά 1)ίεη ρΐιΐδ βηεοΓβ , ε'εδί <3β 1β νοίΓ τεηοίΓβ εη ρΙυδϊεηΓδ ραβδβ^εδ
1β δίςηβ εαΓαείβοδίΐ^ηβ (Ιβδ §έιηβαιιχ Π , ραΓ 1ε πιοί ραταΐΐέΐεε ; ίηδέΓβΓ ίΐαηβ
ΡΐΌοΙυδ υη βχίΓαίΐ ϋυ Τταίΐέ άβ ΓΑδίΓοΙαΒβ , ραΓ ΡΗϊΙοροη , εβί βδΐϊπιαοΐβ δαναηΐ
ά'ΑΙεχαηάπβ , ηυί δ'είΓοΓςα ίηυΐΐΐβπιεηΐ άβ ρβΓδυαϋβΓ έ Απιγοπ ά'έραΓβηβΓ Ια
οίΒΠοίηέουε άβ οβηβ νϊΐΐε ; εϊ βπ£η ΙεΓπιΐηεΓ Ιεδ Ηγροίγροβεδ ραΓ υηε εοηείυδίοη
αυδδί ΐη(3ϊσηε φΐε άϊίϊβΓβηΙβ άβ εβίΐβ άβ ΙβυΓ απΙευΓ.
€ε11β νβΓδϊοη άβ ναΐΐα , βδΐ (Ιίνϊδββ βη εηαρίΐΓβδ , αυ Που ςυβ 1ε ΙεχΙβ άβ ΡΓοεΙυδ
εδί , (Ιαηδ Ιεδ ιηαηυδεπϋβ , εοηΐΐηυ βΐ δαηδ ϊηΐεΓΓυρίίοη , 8αηδ ωΟαιε. αυευηβ τερπδβ α
ΡΚΕΙΛΜΙΝΑΙΚΕ. ι{
Ια Ιίεηβ , άβρπΐδ Ιβ οοπιπιεηοειηεηΐ ΐυδηυ'α Ια Ιιη. Οη νοΐί δεαίθΐηεηΐ λ Ια ιηαι•£β
άη πιαπηδοι-ίΐ 2363 , άεηχ ήΐΓβδ άβ οηαρίΐΓβδ βη ι•ου§β ; πΐ3ίδ ίΐβ ηβ ΓβροηάεηΙ
ρ3δ αιιχ άειιχ ρΓβππβΓδ άβ Ια νεΓδίοη Ιαΐίηβ , βΐ Ιβ ιηαηυδοηΐ 23ο3 ηβ ρΓβδβηΙβ
ιι ί οΗαρίΐΓβδ ηί δεοΐίοηδ.
Νβ αηίΐΐοηδ ρβδ οβίίβ ΐΓαάηοΐίοη , δαηδ άπε αη πιοίηδ υη ιηοΐ άα ΐΓαάηοΐεηι•.
II επί ηηβ ίίη αιΐδδί ιηαΙΙιειίΓειίδε ηηβ δα νίβ ανοίΐ βίβ 3§ίΐββ. Ρΐέποβ, άαηδ δοη ΗνΓβ
Ιβΐίη άβ ΓΙηίοΠυηε άβδ Οεηβ άε Ι,εΜΓβδ , Γ3ρροΠβ αηβ νβΐΐα έΐοίΐ ιηεάεοΐη , ει ηέ
α Ρΐαίδαηοβ; ηη'ϋ άενίηΐ ρι-ο£βδδευΓ (1ε ΙιεΙΙεδ-ΙεΙίΓΡδ α νεηϊδβ ; ηΐίάβ ί|υ'αγ3ηΐ επι-
1)Γαδδβ Ιβ ραιΐί <1βδ Τηγηίοεβ άαηβ Ιβδ ^υειτβδ οίνίΐεδ άβ 83 ρβίπβ , ϋ £υΙ ]βΐέ βη
ρήβοη α Ια ροιίΓδαίΐβ ίΐη άηο ά© Μϊΐαη. ΟεΙ αοο'ιάεηΐ ηβ ευηΐήΐηια ροίηΐ α ρβΓ-
£βοΐίοηηβΓ δεδ οοηηοίδβαηοβδ 1ίΐΙβΓ3ΪΓεδ , α οβ αη'οη ρειιΐ νοίτ ρατ δα νβΓδίοη (Ιβδ
Ηγροΐνροδβδ ', βΐ δα δαηΐέ γ ρετάίΐ εηοοΓβ ρίπδ. 03Γ, Γεηάη εηίϊη α Ια ΙίΙίβΠβ βΐ α
6α οΙιαίΓβ, ηα }οητ πη'ϊΐ αΐΐοίΐ α δοη βοοίβ , ίΐ ί'ιιΐ ρπδ ΐοαί-α-εοηρ ά'ηη οβδοϊη
αυαηβΠΙ ηβ ρηί ΓέδϊδΙβι•; ίΐ δ'βοαπα ροηΓ γ βαΠδΓαη-ε. Νβ Ιβ νογβηΐ ρ3δ τενεπίΓ
αη οοηΐ ά'ηη Ιειηρδ αδδεζ 1οη§ , δεδ άίδοίρίεδ αΙΙβΓβηΐ νβΓδ Γβηάι-οΐΐ οηΓοηρι-βδη-
ηιοΐΐ αη'ίΐ βιοίΐ , βΐ ίΐδ Γγ ϊτοηγέΓβηΙ είί'εοΐίνειηεηϋ , πιαίδ ςίδδαηΐ δαηβ ιηοηνειηβηϋ
οι δαηδ νίε, αγαηΐ βχρΪΓβ άαηδ Ιβδ άοηΐβιπδ ά'ηπβ οοΐίηηε ϋϋίευδβ οι άγδβηΐβπαηβ,
νβΓδ Γαηηββ ι5οο.
Οβ ραηνΓβ ν&11α , ςηβ ηουδ ρΙαίηάΐΌΠδ απ ηιοίηδ ά'ηη βϊ ΙιίδΙε βοή , δι ηουδ ηβ
ροηνοηδ 1ε ΙοϋεΓ άε ψιβϊψιβ ρείίΐβ οαραοίΐβ εη ηιαιΗέηιαίΐςηβ , βίοίΐ βη είϊεΐ βϊ ρεη
νβΓδβ άαηδ οεΙΙε δοίβηοβ, ηη'ίΐ η'α ραδ ρη , άαηδ οβ ρείίΐ ΊΥαίΐβ, ΙταεβΓ Ια ΐλί£ ίί^πΓβ
ηηϊ δεΠ α (ΙεηιοιιΐΓβΓ ^υβ Ια άΐβίαηοβ άβ ΓβςιιαϊευΓ αη ζόηίιΐι , εβί έ^βίε α Γα ΗαηίευΓ
άα ροΐβ δΐΐΓ ΠιΟΓίζοη ; εϋ Π οηιεί δαηδ ί'βςοη ΙοηΙ οβ ηυ'ϋ η'βηίεηά ρ38 άαηβ οβ
<|η'ί1 ΐΓαάηΓϋ. Όβία ναηΐ ηιίβυχ δίΐηδ ιΐοαίε ςοβ άβ ΓίηΙβΓρΓβίβΓ α £αηχ, πιαίδ ίΐ ηβ
£3αϋΐΌΐϋ ραδ γ δηΙ)8ΐίΐηβΓ δβδ ρΓορΓβδ κΐέεδ, οβ ςη'ίΐ £3ΐΙ ροηΠαηϋ αδδεζ δοαγβηϋ,
βϊ οβ η'ββΐ ίΐαηδ Ια ρΙυραΓί άεδ βηάπΜΐδ ηη'ϊΐ η'βηίβηά ρ33, οΐι Π τεπιρίαεβ δα
γβΓδίοη ραΓ 1ε £Γβο, ΙαίδδαηΙ αίηδϊ αυ ΙβοίβηΓ α Ιβ ΙπκΙηίΓε οοιηηιβ ϋ ροαιτα.
Αα πιοίηδ, εη βπρρπιηαηΐ Ιβ ΙεχΙβ , ϊΐ η'βηοοπιτα ρβδ οοπιπιβ πίοϊ ηπί Γβΐ
βίοπίβ, Ιβ ΓβρΓοεΙιβ ά'ανοΐΓ οηιίβ Ιβθ αεοβηίδ ; ο'βδί υηε £αα1β §Γβγε αηχ γειιχ
άεδ ηεΐΐέηίδίβδ έΐΓαη§βΓδ αυχ δοίβηοεβ βχαοϊεδ. Ι'αί άέ)α βχροδέ άαηδ Ιβ νοίυπιβ
ρΓέεβάβηΙ , Ιεδ ταίδοηδ ςπί πιβ Ιβδ £οηΙ δηρρπιηβΓ οοπιπιβ ΐηηΐίΐβδ. 3β Ιβδ αϊ οπήδ
άβηδ Ιβδ Ηγροίγροδβδ , ^υοί^πβ ]'β Ιεδ 3Ϊβ πιίδ άαηδ 1β8 ΗγροίΙιέδεδ, αΐίβηάιι ςπβ
δοίΐ ηιι'οη Ιβδ ιηεΙΙβ οη ςη'οη Ιβδ οιηεΙΙβ , Ια δί§ηί£θ3ΐίοη άεδ ιηοΐδ η'βη δουίΪΓβ
ροίηΐ , βϊ Ιβ δεηδ άεδ ρΙίΓαδεδ η'βη βδΐ ρ3δ αΙιέΓέ (ι).
^β η'βδί ραδ δεηΐβιηεηΐ οοπιπιβ ρΓορΓβδ α ΓερΓβδβηΙβΓ Ιεβ αιοηνβιηβηδ οέΐβδίβδ ,

(ι) 1β5 βοςβηΐί ηβ δβΓνοϊβπΙ οη'§ϊηαΪΓβπιβηΐ φαο ροιίΓ Γβιιρίιοηι'β άβ 1» 1αη§ϋβ , <13Π5 Ιο Ιβηιρί εΐ
Ιβ ρβγδ οίι οη 1» ρηι-ΐοϊι : β'βίΐ εβ ςηβ ηοαβ ρι-οιινβ Γβ[)ηιο1ο§ΐβ ( αά οαηίιιιη ) <1β εβ ηιοΐ. Μβϊίαα-
]οιιπΓηαί ο^ιιβ Ιο §γοο η'β5ΐ ρΐιυ ςα'υηβ 1αιι§αβ βαναηΐβ βϊ ιιιοιίο , ο^α'οη ηβ ίαΐΐ ςαβ Ηγο 53Π8 13 ρβτΙεΓ ,
άβ ηαοί ρεαγευΐ-ιΐό δβΓνίΓ, $ί εβ η'ββΐ ά'βηΛΒΓΓαδδβι• Γ(!εΓίΐϋΓβ ? ΙΙί ηβ εοηΐπΐιιεηΐ [)35 ρίνιβ ΐι 1'ίηΐβΐΐϊεεηεβ

/■'
la DISCOURS
que les Hypothèses de Ptolémée et les Hypotyposes de Proclus méritent d'être
étudiées j c'est bien [plus encore sous le rapport de la chronologie astrono
mique, puisqu'elles serviront à la compléter, en montrant par la comparaison
des époques qu'elles donnent aux astres pour la première année de Philippe
Aridée, avec celles qui leur sont assignées dans l'Almageste , les véritables inter
valles de temps qui séparent les dates de ces observations. Et quoique la pré
cession des équinoxes sur laquelle est fondée la vérité du résultat de cette
comparaison , soit erronée chez les anciens, elle devient , étant rappelée à la
juste valeur que les modernes lui ont trouvée, l'instrument et comme la clef qui
en nous ouvrant les espaces de temps écoulés entre de certains événemens poli
tiques, et contemporains de quelques positions céleste6, nous sert à rectifier les
erreurs des anciens dans la supputation des temps.
C'est ainsi , par exemple , que le cœur du lion , marqué dans l'Almageste
à 3a \ degrés à l'orient du solstice d'été, ou 122 f-' à l'orient de l'équin. vernal,
le 9 pharmouthi de l'an ae du règne d'Antonin , et par les Hypothèses en 1 17 d 54'
à l'orient de cet équinoxe , pour la première année de Philippe Aridée, donne, à
raison de 1 degré de précession par siècle , pour les 4a 36' de différence, un inter
valle de 436 ans entre ces deux époques des règnes de ces deux princes. Et de
même , Proclus dans ses Hypotyposes faisant aussi avancer la pléïade vers l'orient,
d'un degré en cent ans, quoiqu'elle n'emploie que 72 années seulement, comme
tontes les autres étoiles , à faire cette progression , conclut des 39 \ degrés où il
dit , d'après Ptolémée , que Timocharis trouva cette étoile à l'orient du point
équinoxial du printemps, et des 33 £ degrés où il ajoute qu'Agrippa la vit ensuite
à l'orient de ce même point, qu'il s'écoula années entre ces deux observations.
Mais si elles ont été bien faites , les 3 * \ de différence nous forcent de diminuer
de 120 années , les 3/5 comptées par Proclus ; ou si ce nombre d'années est juste ,
il faut que la précession ait été plus considérable, et par conséquent, que ces
deux astronomes aient mal observé : chose très-probable , si l'on fait attention à
l'imperfection de leurs instrumens , et à leurs méprises sur les Yrais points des
solstices et des équinoxes.
Les époques historiques ne peuvent donc guères être déterminées avec justesse ,
que par le secours de l'astronomie moderne qui corrige les erreurs des astro
nomes anciens t comme Dominique Cassini l'a fait dans ses Elémens d'Astronomie

du texte, dans les auteurs grecs, que les points voyels ou masorètes très-inuliles dans la langue hé
braïque, qui a d'ailleurs ses, cinq voyelles. Et S. Jérôme nous dit que ces points ne sont qu'une inven
tion moderne des écoles rabbiniques , comme les accents grecs ne sont que d'un usage assez nouveau
chez les hellénistes. Les Grecs modernes peuvent en avoir besoin , pour fixer la prononciation de leur
langage dégénéré. Mais le grec ancien étant pur , les rejette; témoin les inscriptions lapidaires et
numismatique!.
PRÉLIMINAIRE. i3
à l'égard des intervalles qui séparent plusieurs des observations rapportées par
Ptoléinée.
La chronologie astronomique de cet ancien manqueroit d'un de ses principaux
éléinens, si j'omettois les époques ou lieux des planètes qu'il a inscrits lui-même
sur une colonne du temple de Sérapis à Canope, pour la dixième année du règne
d'Antonin. J'ai transcrit cette inscription du manuscrit 2690 de la Bibliothèque
du Roi, elle s'y lit à la suite des prolégomènes de la grande composition j elle se
trouve aussi dans un des deux manuscrits de la Bibliothèque de St.-Marc de
Venise (1).
Il y a une chose à la fin de cette inscription , qui mérite surtout d'être re
marquée, vu que sans être astronomique, elle est pourtant rapportée par Pto
léinée à l'astronomie; ce sont les consonances harmoniques supposées dans les
astres , comme dans la musique. C'est une vieille idée pythagorique ressuscitée par
Platon , et dont Cicéron parle dans le songe de Scipion. Les anciens croyoient voir
une sorte de mystère dans le nombre sept : Sept planètes au ciel , sopt tons dans
la musique , sept jours dans la semaine, sept années climactériques et fatales,
sept aunées jubilaires. Ils croyoient que les astres faisoient ensemble un concert
de musique que nos oreilles n'entendoient pas à force d'y être accoutumées.
Tout cela n'étoit guères philosophique, et encore moins mnth^tnntique , pour des
gens qui se piquoient d'être philosophes et mathématiciens. M lis Ptolémée qui
avoit composé un Traité de musique sons le titre d'Harmoniques , ne pouvoit
pas manquer de faire mention de ces harmonies musicales dans son inscription
des harmonies célestes.
(a) Cicéron feint que Cornélius Scipion , le second Africain , le destructeur de
Carthage, étant allé en Afrique , soupe avec le vieux roi Massinissa j et qu'après
les propos de table, étant allé se coucher, ce Romain vit en songe son ayeul
Laelius Scipion , le premier Africain , le vainqueur d'Annibal , qui lui vanta le

(1) Les deux manuscrits de Venise et de Florence , portent en titre de cette inscription : n-roîispaiov
ap/n xat viro8î«tç. Ce dernier mol a été enlevé dans le manuscrit de Venise, parce que la marge
a été coupée trop près par lu relieur, mais il a le titre entier de cette inscription qui, tronqué
dans celui de Florence, est conçu en ce* termes dans celui de Venise: lis iv ta «v xavw&u ç-tAji 6eo>
auznpt R^scu'îto; nro^sfiato; apxat *ai utro9(?u; paîrjpaTwv.
(a) Quœso , inquit Africanus , nonne adspicis quee in templa veneris ? Novem tibi orbibus , vel po-
tiùs globis , connexa sunt omnia quorum unus est cœlestis , extimus qui ceeteros omnes com—
plectitur summus ipse Deus arcens et conlinens, in quo infixi sunt il/i qui volvuntur stellarum
cursus sempiterni , cui subjecti sunt septem qui versantur retrô contrario motu atque cœlum.... Quce
cum intuerer stupens, ut me recepi , quid hic , inquam , quis est qui complet autres meus tantus
et lam dulcis sonus ? hic est inquit Ole , qui intervalUs conjunctus imparibus , sed tamen pi o rata
D. P. a
II ϋΐδαουκί
φΐβ Ιβδ ΗνροίΗβδβδ άβ Ρίοΐέηιββ βΐ Ιββ Ηγροίγροδεδ (3β Ργοο1π5 ηιβηίβηΐ ά'£ΐΓ©
βΐηάϊβεδ } ο'βδϊ 1>ίεη [ρΐιΐδ βηοοΓβ δοαδ Ιβ ταρροΓΐ άβ Ια οπΓοηο1ο§ίε βδίΓοηο-
πιίααβ, ραίδηα'βΐΐβδ δεΓνίΓοηΐ α Ια οοπιρΙέΊεΓ, βη πιοηίΓαηΐ ραΓ Ια οοιηραΓαϊδοη
άεδ βρο^υεδ ηα'βΐΐεδ άοηηεηΐ αηχ αδϋτεδ ροαΓ Ια ρΓβπιΐβΓβ αηηέβ άε Ρηίϋρρβ
Απάέε , ανεο οεΐΐεδ φΐί ΙεαΓ βοηΐ αδδΐ^ηεεδ άαηδ ΓΑΙιηβ^εδΙβ , Ιεδ νέπϋαοΐβδ ΐηΙεΓ-
ναΐΐεδ άβ Ιειηρδ ο^ιαί δεραΓεηΐ Ιεδ άαΐεδ άβ οβδ οΒδβΓναιίοηδ. Ει αηοίααβ Ια ρΓβ-
οεδδϊοη άεβ έςηίηοχββ 8πγ Ιαιμιείΐο βδΐ ί'οηάββ Ια νβπΐβ άα τέδαΐΐαΐ άβ οεΐΐβ
οοπιραΓαίδοη , δοίϋ επτοηββ οηβζ Ιεβ αηοίοηδ, εΐΐε (Ιενίεηΐ , έΐαηΐ ταρρείέε α Ια
]ιΐ5ΐε ναΙβαΓ φΐβ Ιεβ ιηοάβπιββ Ιηί οηΐ Ιχοανέε, ΓΐηδίΓαιηβηι ει οοιηπιε Ια οίεί'ηηί
βπ ηοιίδ οπνΓαπί Ιεδ βδραοεδ άβ Ιειηρδ έοοαίεδ βηΐΓβ <1ε οβΓίαΐηδ ένβηεπιεηδ ροΐί-
ΐϊαηεδ, εΐ οοπίεπιροΓαίηδ άβ ηυβίςαεβ ροδίϊίοηδ οείεείεδ, ηοιαδ 8εΠ α ΓεοιίπβΓ Ιεβ
ΟΓΓειίΓδ (3εδ αηοίεηδ άαηδ Ια δυρραΐαϋίοη άβδ Ιεπιρδ.
ϋ'εδί αϊηδί , ραΓ εχβιηρίβ , ςαε Ιβ εαεαΓ άα Ιίοπ , πι&Γφίβ' άαηδ ΓΑΙιηαςββΙβ
α 3α γ άβ&τέδ α Γοπεηΐ άα δοΐδίίοβ ά'βίβ, οα ι αζ |•' α Γοπβηΐ άβ 1'έααίη. νεπιαΐ,
Ιβ 9 ρΙιαπηοαίΗί άβ Γαη α' άα ΓΟ§'ηβ ά'Αηίοηίη , βΐ ραΓ Ιβδ Ηγροίηέδβδ βη 1 17 Λ 54'
ή ΓοήεηΙ άβ οεΐ έομιίηοχε , ροηι• Ια ρΓεηιΐέΓβ αηηββ άβ Ρίμϋρρβ Αήάέβ , άοηηβ , β.
ταίδο» άβ ι άβ%τέ άβ ρΓβοβδδΐοη ραΓ δίβοΐβ , ροαΓ Ιβδ 4ά 3<5' άβ άίίϊβΓβηοβ, αη ίηΙβΓ-
ναΐΐε άβ $6 αηβ εηΐΓβ οβδ άεαχ έρο^αεβ άβδ Γβςηββ άβ οβδ άβαχ ρήποβδ. Ει άβ
ηεπιβ , ΡΐΌοΙυδ άαηδ δεβ Ηγροίγροβεδ ίαίβαηΐ αιΐδδί αναηοβΓ Ια ρΐέϊαάβ νβΓδ ΓοπβηΕ,
ά'αη άβ&τέ βη οεηΐ αηδ , φΐοίαα'βΐΐβ η'βΓηρΙοΐβ φΐβ 72 αηηέεδ δβαΐβπιεηΐ , οοηιπιβ
Ιοηΐβδ Ιβδ ααίΓεδ ^Ιοΐΐεδ , α ίαΪΓβ οείίβ ρΓθ§Γ8δ8ΐοη , οοηοΐαΐ άβδ 29 τ άε§Γβδ ού ίΐ
άίΐ , ά'αρΓβδ Ρίοΐβιηββ , ςοβ Τίπιοοίιαπδ ΐΓοανα εεΐΐβ έΐοίΐβ α Γοπεηϋ άα ροϊηί
(έηαίηοχΐαΐ άα ρπηίβΓηρβ, ει άε$ 33^ άβ§Γ8δ οα ϋ 3]οαϋβ α^α'Α^πρρα Ια νίΐ επδαΐΐβ
;ι ΓοπβπΙ άβ οβ πιβιηεροϊηϋ, ^α'ϋ δ'έοοαία 375 αηηέβδ βηΐΓβ οεβ άβαχΌΟδβΓναΐίοηδ.
Μαΐδ δι βΐΐεβ οηί βίβ 1)ίεη Γαίϋβδ , Ιεβ 3 α \ άβ ϋΐίΓβΓβηεβ ηοαδ ίοΓοεηΙ άβ ίΙίπιίπαεΓ
άε ϊαο αηηββδ , Ιβδ 375 οοπιρίέεδ ραΓ ΡΓοοΙυδ ; οα δι οβ ηοπιοΓβ α'αηπ^εβ βδΐ |αβ1β ,
ΐΐ ίααΐ ηαβ Ια ρΓβεβδδΐοη αΐί έίβ ραΐδ οοηίϊίΙβΓαοΙβ , βΐ ραΓ οοηδβςαβηΐ, ηαβ βββ
άεαχ αβίΓοηοηιβδ ΒΪεηΙ πιαΐ οΒβεΓνέ : οηοδβ Ιιόδ-ρΓοοαοΙβ > ύ Γοη ϊ&\ΐ αΙΙεηάοη α
ΓΐπαρεΓί'εοΐίοη άε ΙεαΓδ ΐηδίηιιηεηβ , ε£ α Ιοιιγβ 'ηιόρπδεδ δαΓ Ιεδ ΥΓαΐδ ροϊηϊδ άεβ
δοΐδίϊοβδ εΐ άεβ έ^αϊηοχεδ.
Εεδ όρρ^αβδ ηΐδίοπηαεδ ηβ ρεανεηΐ άοηο §«6Γβ3 εΐΓβ άβίεΓπιϊηβεδ ανεο |ϋδ1εδδβ ,
ί|ηβ ραΓ 1ε δεοοαΓδ άβ ΓαδϋΓοηοππβ πιοάβΓηβ ^ιιί οοπί^β Ιεδ βΓΓοιίΓδ άεβ αβίΓΟ-
ηοπιοδ αηοίβηδ , οοηιπιβ Ρραπηκμαβ €αδδΐηί Γα £αίΐ άαηδ βεδ Εΐέηιβηδ ά'ΑδίΓοποπίίβ

(Ια ΐ(•χΐ.ο, θ.ιη5 Ιο» ηιιΐοιΐΓ5 ^γρο5 , ψιε 1ε$ ροίιιΐδ νογβΐβ οα ιη;ΐ5οιόΐ68 ηέδ-ίηιιΐίΐοδ άααβ Ια Ιηιι^αο Ικί-
1ϊπΓί<|ΐΐΒ , ψη α α'αϋΐεαί'β 3<:5 οίηΐ] νογείΐε*. Ει 5. Ιέι-όηιε ηοα$ άί( ςιιο εεβ ροϊηΐβ ηβ βοαΐ φΓαηβ ϊηνοη-
ιϊοιι ιαοϋει-ηε άε$ εεο1ε$ ιιι1»1)ίιιί^αο5 , εοηιηιε 1β8 αεεεηΐβ §Γεε$ ηβ 3οη[ α^αε ά'αη αβαςε α^εζ ηοανεαα
εηεζ 1β8 ΙιεΙΙέηίβΙεβ, 1ιβ8 ΟΓβεβ πιοάεΓηεβ ρεανεηΐ βη ανοΪΓ οεβοίη , ροαΓ βχβΓ Ιβ ρΓοηοηείαΐίοη άβ ΙεαΓ
1αη§α§β άέζέηέιύ. Μαίδ Ιβ βίεο αιαοίεη εΊαηΐ ^ιαΓ , Ιε$ Γε]εΐ[ε; Ιεαιυίϋ 1β5 ϊη$εΓΪρ(ΐοη3 ΙαρίάαΪΓβ» βΐ
ηαιηίβιηαΐϊςαεβ.

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ΡΚΕΙ,ΙΜΙΝΑΙΚΕ. 13
α Γββητά άεδ ίηΙθΓνβΙΙοβ ηηί δβραι-οηΐ ρΙαδϊβαΓδ άεδ (ΛδείΎαιίοηδ Γαρροιΐεεβ ραί
Ρίοΐβιηέε.
Γ,α ο1ΐΓοηο1ο°ίβ αδΙιοηοαιϊ<|α8 (1θ οβί βηείεη πιαηηηεΓοΐΐ ά'οη άε δβδ ρήηοίρβαχ
βΊειηβηδ, δί]'οιηεΙϋυί$ Ιββ έρο^αεβ οα Ιΐευχ άεδ ρΐϊηέΐβδ ςα'ΐΐ α ίπδοπίδ Ιιιί-ιηέιιιβ
δαΓ αηβ εοΐοηπβ άα ϋειηρίβ άβ δεπιρΐδ α Οιηορβ, ροατ Ια άΐχϊβαιβ αηηβεάα Γβ§ηβ
ά'ΑηΙοηίη. 3'α.ΐ ΙχαηδοπΙ εβΙΙβ ίιΐδεπρίίοη ϋα πι,ιηιικοι ίι 3390 άβ Ια Βίΐίϋοΐΐιεηαβ
(Ια Κοί, βΐΐβ δ'γ Ιίΐ α Ια δαΐΐβ άβδ ρι•οΙέ§οπιέηε8 άε Ια £Γ»ηάε εοΓπροδϊΐίοη } εΙΙε δβ
ΐΓοανε αυδδϊ άαηδ ηη άβδ άβαχ ηιαηαδεπίδ άβ Ια ΒϊΙΛίυΐ1ιό(|υε άβ δί.-ΜαΓΟ άβ
Υβηΐδβ (ι).
II γ α αηβ οΐιοδβ α Ια £π άβ οεΙΙβ ίηδοπρίίοη , ςαΐ ιηέπΐβ βαι-ΐοαΐ ά'έίχε τε-
ηιαΓΟϋβε, να <^αβ δαηδ είτε ακίχοηοηιίςαε , εΐΐβ εδί ρυιιΠαπΙ Γαρροπέε ρ3Γ Ρίο-
Ιβιαββ α Ι'βδίΓυηοιηϊβ ; εβ δοηΐ Ιεδ οοηδοηαηοεδ Ιΐ;ΐΓαιυηΐ^αεδ δαρροδβεδ άαηδ Ιεβ
βδίΓεδ , εοπαπιε ϋϋΐΐδ Ια ιηαβί^αβ. Ο'βδΙ απε νΐεΐΐΐε ϊάβε ργΐη3§οπφΐβ Γεδδαδοΐίέε ραΓ
ΡΙβΙυη , εΐ άοηΐ Ώεέι-οη ραιΊβ άαηδ 1β δοη^β οίε δείρϊυη. ίεβ αηεϊεηδ εΓογυϊεηΙ νοίΓ
αηε δΟΓίβ άβ ιηγδίέτε άαηδ Ιε ποπιΙϊΓε δβρί : 5ερΙ ρΐαηείεδ αα οΐεΐ , βορί ίοπβ άαηδ
Ια ιηαδίιριβ , δβρί )οαΓδ ιίαηδ Ια δβιΐιαίηβ, δβρί βηιιέ^δ εΐίιηβείεπ^ηεδ βΐ ί.>1»1β8 ,
ββρί 3ΐιηέβδ )αΙ)ί1αΪΓβδ. ΙΙδ εΐΌγο'ιεηΙ ηηε Ιβδ αδίτεβ ίαΐβοΐεπί βηδεπιβίε απ εοηεειΐ
άβ ιηοδίηαβ ςαβ ποδ οΓβίΙΙβδ π'βηίβηάοϊβηΐ ρίΐδ α ίυΓοβ ά'γ £(Γβ αεεοηίαπιέθδ.
ΤοαΙ εεΐα η'όΐοΐΐ £πβΓβδ ρΗί1θ8ορηΪΓ|ηβ, βΐ βηοοΓβ πτοΐηδ ιηηΐΐι^ιηηΐία,αε , ροατ άεβ
εεηδ φά δβ ρΐηαοϊβηί ά'έΊχβ ρηίΐυδορηεδ βΐ Γηαΐηβηιαίϊείβηϋ. Μ.ιίδ Ρίοΐέιαέβ ςαί
ανοίΐ οοπιροδβ αη Ττ.ιΐΐβ (1β ιπακί^αε βοηδ Ιβ ΐίΐΓβ ΗΉαΓαιοιιίφαβδ , ηε ροανοίΐ
ραδ ηιαηςαθΓ ιΐβ ΓαίΓβ ιηεηΐϊοη άβ εβδ η.3Γαιοηϊβδ ιηαδίεαίεδ άαπβ δοη ΐηβοπρίϊοη.
άεβ ηαπηοπίεδ εβίεδίββ.
(ι) ΟίεβΓυη ί'είηί ςηβ ΟυΓηέΙίαδ δείρίοη , Ιβ ββοοητί Αίηεαϊη , Ιβ (ΙεδϋταείβαΓ άβ
03Πηίΐ£Ρ> βίαηΐ βΗβεη Αίπςαβ , δυαρρ 3νεε 1ε νίβαχ γοϊ Μ3δδίηίδδ3 ι εΐ ςα'αρΓββ
Ιεδ ρΓοροδ άβ Ιαίιΐε , έΐαηΐ αΙΙβ δβ ουαοηβΓ, εβ Ιίυυκιΐιι νίΐ εη δυη§β δοη αγβαΐ
Ιώδΐΐαδ δοιρίοη , Ιβ ρΓβαιίβΓ Αίηοαίη , Ιβ ναίηηαβαΓ ιΙΆηηίΙιαΙ , φΐΐ Ιαί ναηία Ιβ

(ι) Ι,ιΟβ ό&ιχ π\ϊηυ50ΓΪΐ8 (Ιβ νβηί50 βΐ (Ιβ ΠοΓβηοβ, ροηρηΐ βη ΙϊΐΓβ άβ οβΙΙβ ϊιιβοιΐρΐϊοη : Τ\το\ιμαιον
«ο/_7ΐ χζι ν-'Λζτν.ς. Οβ ιΚτιπιτ ηιοί α <ί\(• βιιΐονβ (Ιβηί Ιβ πίΒηιΐδΓΠΐ (Ιβ ΥβΜΪΜ , ραιτβ <]ϋβ Ια ιηιι§β
Ά έίέ αηιψέα (Γορ ρι\;5 ρατ Ιι• ΓβΙίραΓ , ηιαϊβ ίΙ α Ιβ ΐίΐι•β βιιΐίβΓ άβ εοΙΙβ ιπϊΐ'πρίίοπ φιϊ, ΐΐΌΐκ]αέ
(1αιι« ο•1ιπ (1•' ΡΙοΓβηεβ, β$1 οοης.α εη εβ* (επηε$ ιίαιίδ εεΐυΐ άβ ν<•ιιίίε: ός (ν τη εν χανω£ω ςη\γι θιω
βωτηρι Κλιυ'ϊιο; ΪΙτο'Κιμζ'.ος "-οχχι χαι ΰΐΐο9ιαιις μαθημάτων.
(2) (^ιιεΒίο , ΐηηιιϊΐ Α("ήοαηιι$ , ηοηηβ α&ρϊοϊί ηιιιε ίη Ιβηρία νβηβη'ί ? Νονβτη ΐΆί οΗιΐΒιΐΛ , νβίρο-
ίίά$ ξΐοΐίχ , εοηηβχα ιυηΐ οηιηϊα ηιιοπιηι ιιηιιι αϊ οιείαΐίί , αχίί/ιιια ηαί οα-Ιβ/χα οιηηα οοηι^
ρΙβοίΊ'ίυΓ ιιιιηηιαί ΐριβ ϋβιι$ ακεπί βΐ οοηΐίηεηί , ίη ηιιο ΐηβχϊ χιιηΐ ι'/Λ' η"ϊ νοίναηίατ ϋβ/Ιαηι/η
οαηιιι ιαηρίίβηα , αα $ιώ}βοΗ $ιιήΙ ικρίαη ηαί νβπαηΐιΐΓ κΙγο οοηΐηιπο ιιιυίιι α///ι<ο οαε&ιη.... ζ}αοε
ααη ίηΙ;ιθ•6Γ ίΐιιρεηί,ιιΐ τηβ ηοτρί , ηιιϊά Ηϊο , ίηηιιαηι , ηιιι'χ αϊ ηυΐ οο/ηρίβί αιΐΓβχ ηιαα ίαηίαί
α ίαηι άιάοίί $οηια?Ηϊο αί ϊικ/αά ίίΐα , <μη ίηΙαη•αΙΙί$ οοηιιηαια ϊι/φαιϊύαί , ί&1 Ιαιηαι ριο ηιία
Ώ. Ρ. α
i4 DISCOURS
bonheur de l'autre vie; que le petit-fils désirant, pour en jouir aussi, de quitter
celle d'ici-bas, l'ayeul l'en dissuada en lui prédisant sa gloire future ; et qu'alors il vit
paroître Paul-Emile , qui lui fit voir la grandeur des cieux, la petitesse relative
de la terre et des étoiles qu'on ne peut appercevoir d'ici, et enfin les planètes, le
tout renfermé dans le grand cercle extérieur qui, comme un Dieu , les maîtrise et les
entraîne dans son mouvement, pendant qu'ils marchent simultanément en sens
contraire , et qu'ils produisent des accords parfaits dont l'habitude nous dérobe
la sensation, mais que nous imitons par les cordes des instrumens de musique,
mises en vibration. »
(1) Macrobe a fait sur cette fiction du songe de Scipion , une longue paraphrase
philosophique où il examine sérieusement si ce songe fut un phantôme , ou non ;
et il décide gravement qn'il renferme les cinq espèces : l'oracle , la vision , le
rêve , la généralité , la particularité ; et bien plus encore l'intérêt public de Rome ,
puisque la ruine de Carthage y est prédite. Telles étoient la philosophie et la
religion des payens.
(2) Aristote, dans son second livre du ciel , a victorieusement refuté cette opinion ,
que Platon avoit embrassée , avec toute son école ; et il n'est pas étonnant que
Proclus , platonicien outré , se trouve sur ce sujet d'un autre avis que Simplicius ,
partisan déclaré d'Aristote : l'animosité qui divisoit ces deux sectes dans la Grèce ,
passa en Italie avec leurs sectateurs , et l'on vit le Péripatéticien Bessarion et
l'Académiste George de Trébizonde , se poursuivre avec autant d'acharnement
que les Guelfes et les Gibelins.
Bouillaud dit, que Ptolémée avoit consacré cette inscription au Dieu Sauveur,
et il prouve dans ses notes sur ce monument , que ce Dieu étoit Sérapis , di
vinité égyptienne adorée à Canope , faubourg d'Alexandrie. Ptolémée demeurant
à Canope, aura probablement inscrit ces résultats de ses calculs sur cette co
lonne qui est encore debout.
Abdallatif, autre auteur arabe des 12e et i3e siècles, dit, en parlant de cette

portione distinctis , impulsu et motu ipsorum orbium conficitur , qui acuta eum gravibus tempé
rons varios cequabiliter concentus efficit.... septem efficiunt distinctos intervallis sonos, qui numerus
rerum omnium fo/è modus est..... Hoc sonitu oppletœ attres horninum obsurduerunt , etc.
Somn. Scip. frag.
(1) In ccelo autem constat nihil tumultarium provenire , sed universa illic divinis iegibus et rata
ratione procedere , ex hac incxpugnabili ratione collectum est musicos sonos de sphœrarum cœ-
lestium conversione procedere : quia et sonum ex motu foeri necesse ; et ratio quœ divinis inest ,
fit sono causa modulaminis. Hoc Pythagoras primus omnium graïœ gentis horninum mente con-
cepit. Et inlellexit quidem compositum quiddam de sphœris sonare , propler nécessitaient rationis
quœ à cœlestibus non recedit. Macrob. de S. Scip. L. 11.
(2) <J>avepo» $s ex toutcjv bît nat to yavtn ytviSctt fS|0O(/jv<uv âpuovtav tûç ffupyeovu» ytvopsvwv tojv ifoyuv ,
xo/*'^w{ pi* ei/firat xai TrepiTTu; ûwo twv ti7iovT<uv. Ou p»v ourwy» e%u to a^«6eç. . . . x. t. 1.
PRÉLIMINAIRE. a5
colonne , dans la version allemande de ses curiosités de l'Egypte , publiée à
Halle en 1790 : « Je viens actuellement à la colonne El-Sawari que j'ai vue
à Alexandrie, c'est un pilier de granit rouge mélangé, formé d'une pierre qui
ne le cède pas au basalte. La colonne est très-épaisse et très-haute, il s'en faut
peu qu'elle n'ait 70 aunes de longueur et cinq de circonférence; elle est posée
sur un grand piédestal proportionné, et surmontée d'un grand chapiteau. Ce
dernier est surtout très-beau , bien travaillé, et il a fallu beaucoup d'art pour
placer une pareille masse à cette hauteur, vu que c'est un chef-d'œuvre d'archi
tecture. Je tiens d'un ami, qu'il en a trouvé la circonférence de soixante-quinze
empans. J'ai vu en outre sur le bord de la mer, au voisinage du mur de la ville, plus
de quatre cents autres colonnes brisées à la moitié ou au trois quarts de leur
longueur. Le tiers ou le quart de ces colonnes était de la même pierre que la
colonne El-Sawari » (1).
(2) Les habitans d'Alexandrie disent en général, que ces colonnes étaient autre
fois dressées autour de la colonne El-Sawari; on raconte aussi qu'un des gou
verneurs d'Alexandrie , nommé Karsdshia , placé par Jussuf-Bcn-Ejub , regardoit
ces ruines qui ont appartenu à la colonne, comme des débris des murailles
de la ville, parce qu'il les voyoit éparses sur le rivage de la mer; croyant
qu'elles provenoient ou de la violence des flots qui les avoient renversées, ou
des attaques des vaisseaux ennemis qui les avoient battues. Mais le fait est que
ces ruines se sont faites peu à peu , soit par l'action du temps qui détruit tout,
soit par la malignité des gens qui ne respectant rien, ne savent pas distinguer
ce qui est bon d'avec ce qui est inutile. J'ai bien vu en effet autour delà colonne
El-Sawari, plusieurs restes de ces colonnes dont je viens de parler. Quelques-unes
étaient encore entières, étant tombées ensemble, d'autres étoient extrêmement
mutilées. On pouvoit voir à la manière dont elles étoient conditionnées, qu'elles
avoient été couvertes , et qu'elles avoient servi d'appui au toit qu'elles sou-
tenoient. La colonne El-Sawari porte un plateau. Jai visité aussi le portique
qui avoit été autrefois le collège académique d'Aristote , et le collège qu'Alexandre
fit bâtir avec la ville, où se trouvoit cette grande bibliothèque qu'Amron-Ben-
El-Az livra aux flammes après en avoir obtenu la permission du grand Omar,,
à qui Dieu fasse grâce : « Cette école est un grand et bel édifice orné de colonnes
de marbre entre chique école ; il y a environ vingt de ces écoles, el on y venoit de
tous les endroits du monde, pour entendre la sagesse du philosophe ». Le jeune
Baratier, dans une de ses dissertations, se moque avec raison de cette école
d'Aristote qui n'a jamais enseigné en Egypte. Mais le témoignage de Benjamin de
Tudêle au sujet des colonnes, prouve toujours qu'elles existaient encore de son
temps, ou au moins peu de temps avant lui, s'il est vrai qu'il ait fait lui-mêmé
(1) V. M. Sylvestre de Saci, sur Abdallatif. (2) Baratier, sur Benjamin de Tudèle.
i6 DISCOURS
le voyage ou itinéraire qu'il décrit; il y a lieu d'en douter, en ce que parlant
du phare , il ne dit rien de la colonne en question , ni des obélisques , mais
d'un grand tombeau au bord de la mer, dont personne que lui n'a parlé, à
moins que ce ne soit celui du Dieu Canobus. Ce qui est certain , c'est que
si ce tombeau a jamais existé, il n'existe plus, tandis que la colonne est encore
debout sur sa base. Paul Lucas, dont j'emprunte la figure que j'en donne
ci-après , l'a vue au commencement du dernier siècle. Il lui donne 94 pieds de
hauteur, y compris son piédestal et son chapiteau , le piédestal en a 14 et 1828
pieds cubes, le chapiteau en a 9 de haut et 485 pieds cubes, la colonne 69 et
3347 pieds cubes ; ensemble 5665 pieds cubes. Tout ce grand poids est planté
et supporté sur un pivot de cinq pieds en carré , et ce pivot est environné de
pierres qu'on pourroit aisément àter sans que la colonne courût aucun risque de
tomber. Un charlatan étant monté sur la colonne , assura que le faîte en était creux.
Le nomEl-Sawari de cette colonne donneroit à croire qu'on y avoit élevé une statue
de l'empereur Sévère , que le temps , ou les musulmans non moins ennemis des
ouvrages de l'art, ont vraisemblablement abattues. Quoiqu'il en soit, Paul
Lucas croit cette colonne plus ancienne que Pompée. Norden et Pococke en ont
pris les dimensions; ce dernier par l'ombre , lui a trouvé 114 pieds de hauteur;
et sans la base et le chapiteau 88 ; tous ceux qui l'ont vue conviennent qu'elle
est d'un temps qui précède celui de Pompée , quoiqu'on lui en ait donné le
nom.
Abuféda, géographe arabe du i3* siècle , l'appelle colonne de Sévère , dans la-
traduction latine que Michaëlis a donnée de la description de l'Egypte, à Gottingue,
en 1776 ; mais Reiske dans celle qui fait partie du 4e volume du magazin histo
rique et géographique de Busching , au lieu du nom de Sévère, donne à cette
colonne celui de Sawary. Quoiqu'il en soit du véritable nom arabe Sever ou
Sawar , il paroît certain qu'il vient de l'empereur Sévère, dont la statue fut im
plantée au haut , et qui se plaisoit beaucoup en Egypte , selon Lampride. Mais
de ce que cette colonne aura porté la statue de Sévère , qui lui a donné son nom ;
il ne s'ensuit pas que le fût en ait été travaillé sous le règne de cet empereur,
mais qu'on la fit servir , isolée depuis longtemps , à soutenir cette statue
faite bien des années après. Cette colonne, dit Abulféda , est, ainsi que le
phare , debout sur le rivage de la mer. Du temps des Grecs , dit Niébuhr , la
colonne de Pompée étoit vraisemblablement dans la ville , niais présentement elle
est hors des murailles , et presqu'à la distance d'un quart d'heure de la ville que
les arabes ont bâtie. Norden en a donné un bon dessin.... Je trouvai que la
colonne entière, s ins compter les fondemens, n'étoit haute que de 88 pieds 10
pouces. C'est un admirable morceau d'antiquité , car elle est toute entière de
granit rouge, et cette masse prodigieuse n'est composée que de trois pièces....
PRÉLIMINAIRE. 17
Je n'ai pu distinguer clairement que quelques caractères de l'inscription dont le
côté du sud- ouest est chargé. . . . L'inscription grecque de cette colonne est pré
cisément du côté qui a le plus souffert des injures du temps. Les côtés du pié
destal de la colonne semblent décliner de 11 degrés environ , ainsi aucun n'est
dans la direction du méridien. Cette colonne est dressée sur une hauteur à une
distance à peu près égale de la ville et de la mer. Nous apprenons par ce récit
de Nicbuhr, que l'inscription de cette colonne est en caractères grecs , qui sont
si effacés qu'il n'a pu y rien lire, et qu'un M. Haven en a encore moins que lui
pu reconnoître les caractères. Niébuhr reproche à l'architecte grec de ne les avoir
pas, à l'exemple de Egyptiens, gravés assez profondément pour qu'ils fussent à
l'abri des injures du temps , et de n'avoir pas connu la nature de la pierre d'Egypte ,
qui demande des incisions assez profondes pour qu'elles s'y conservent.
Il en résulte donc deux conséquences : La première, est, que cette" colonne
quoique de pierre d'Egypte, n'a été ni travaillée ni érigée par des Egyptiens,
mais par des Grecs. En efïèt, elle n'a ni le style, ni la grossièreté des colonnes
que l'on voit encore aux temples antiques de cette contrée j et la seconde est que
cette colonne conserve encore des restes d'une inscription grecque. M. Sylvestre
de Sacy a déjà présumé que cette colonne avoit originairement appartenu au
sérapéum d'Alexandrie. »
« Cette colonne placée sur une légère éminence , selon M. Norry, dans son rap
port sur la colonne dite de Pompée , s'élève sur un soubassement que les barbares
ont en partie détruit , et dont on voit au centre le noyau formé d'un monument
égyptien, d'environ 4 pieds de diamètre, et retourné, ainsi qu'on le juge par
le renversement des hiéroglyphes qui sont gravés dessus, mais peu distincts.
On peut remarquer que la dégradation opérée sous le piédestal a produit un
tassement inégal qui a fait pencher la colonne vers l'ouest , d'environ 8 pouces ;
et c'est ce tassement qui a occasionné la profonde cassure qui règne dans la cir
conférence de la partie inférieure du fût , et verticalement à l'est , dans une
hauteur d'environ i5 pieds.
Quant à sa division elle est de quatre parties, le piédestal, la base, le fût et le
chapiteau. Il est vraisemblable, d'après un cercle de six pieds trois pouces de dia
mètre sur le plan du chapiteau , déprimé de 2 pouces , qu'il y avoit un socle et
peut-être une figure qui couronnoit ce monument. » (1)
Norry ni aucun de ses compagnons , pas même Denon , ne disent rien de la
première destination de ce monument. Ils se contentent d'en donner la figure qui
se voit au n°. a de la planche IX du voyage de ces derniers , et au frontispice du
1". vol. des monumens d'Egypte, publiés par la Coiruuission. Norri se contente

(•) Voyage d'Egypte.


i8 DISCOURS
de dire que les parties de cette colonne ont été évidemment faites postérieurement
au fût, et sans harmonie entr'elles. Il paroît également évident que le fût seul est
antique , de proportion dorique , et il est hors de doute qu'il aura été réédifié à
quelqu'époque que l'on aura voulu signaler. Les autres parties sont d'un goût
médiocre. Le chapiteau est court et n'est point massé j la base qui est du profil
attique , est mal proportionnée. La plinthe est beaucoup trop haute , et le piédestal
ridiculement petit sous la colonne. Toutes les parties de ce monument sont en
granit poli qui s'est sensiblement altéré du côté du sud-est. La hauteur totale de
toutes les parties de la colonne ( mesurée par Dutertre, Protain , Lepeyre et Norry )
est de 98 pieds 6 pouces , dont le piédestal a xo pouces , la base 5 pieds 6 pouces
3 lignes, le fût 63 pieds 1 pouce 3 lignes, et le chapiteau 9 pieds 10 pouces 6 lignes.
On peut, de tout ce qui vient d'être rapporté , conclure que le fût sur lequel
étoit l'inscription de Ptolémée, appartenoit au temps des rois d'Egypte, mais que
les accessoires sont du temps des empereurs romains.
Je représente ici le dessin de cette colonne , pris sur les lieux par Paul Lucas. Et .
pour compléter le parallèle des ères et des calendriers de tous les peuples qui ont
employé l'astronomie de Ptolémée, je joins à la traduction des trois Mémoires
de M. Ideler, sur les ères des anciens, des Arabes et des Turcs , qui se trouvent dans
le volume précédent, trois autres Mémoires de ce savant astronome, sur les Connois-
sances astronomiques des Chaldéens , sur le Cycle de Méton, et sur l'Ère persique.
J'ai suivi dans la traduction de ceux-ci 3 comme dans les autres, l'exemple de
d'Herbelot, qui n'a mis ni arabe, ni persan , ni turc , ni arménien dans sa Biblio
thèque orientale , que cette bigarrure ne rendroit ni plus instructive ni plus
complète.
Ces Mémoires terminent le présent volume , en tête duquel j'ai ajouté, après
ce Discours préliminaire , une Dissertation sur les Mois macédoniens, dont l'ordre
dérangé de ce qu'il étoit originairement, au moins dans les noms, demandoitune
explication. Une autre Dissertation sur le Calendrier judaïque , achève ce que
j'avois à dire sur la supputation du temps chez, toutes les nations qui ont connu
l'Almageste de Ptolémée.
Les Juifs , tout opposés qu'ils étoient à ce qui venoit des payens , ont consenti,
comme toutes les autres nations soumises à l'empire des Grecs , à corriger leur
manière dé supputer les temps, d'après l'ère d'Alexandre, qu'ils voy oient suivie par
les vainqueurs et les Grecs même d'Alexandrie , qui réduisirent leur annéesur l'ère
d'Auguste , depuis la conquête de l'Egypte par les Romains. Ce fut également
ensuivant les principes astronomiques de Ptolémée, que les Juifs, comme les
Grecs et les Romains, réglèrent , depuis leur soumission à ces derniers , la divi
sion du temps.
PRÉLIMINAIRE. r9
Mais il y a de quoi être effrayé des calculs qu'imposent les formules énigma-
tiques du comput judaïque , dans Scâliger ( Emend. temp. L. vu ) , pour trouver
la nouvelle lune du mois tisriet celle du mois nisan , le renouvellement de l'année
civile , à la fête de la Scénopégie ou des Tentes , au commencement de l'au
tomne , en tisri, et celui de l'année sacrée en nisan ( Exod. c. xn.) (i). Combien ne
seroit-il pas plus facile , plus simple et plus court aux Juifs de se servir des excellentes
tables astronomiques que nous avons actuellement, plutôt que des règles compli
quées de leurs rabbins? Les premiers docteurs chrétiens éprouvèrent les mêmes
embarras pour la fête de Pâque dans les commencemens du christianisme. Mais de
tant de computs et de canons que nons avons dans l' Uranologion de Pétau , pas
un seul ne suffisoit à résoudre complètement ce problême. Cette solution dépendoit
de celle du problême des trois corps j et l'on étoit trop peu avancé alors, dans
l'astronomie , les juifs et les chrétiens particulièrement , pour avoir, après beau
coup de peines et de tentatives , autre chose qne des approximations bien peu
sûres et souvent en défaut.
On vient de publier en allemand un petit traité de Ben-David sur le calendrier
judaïque. L'obscurité qu'y répandent des formes presqu'algébriques , est loin d'être
dissipée par les mots barbares dont il l'a hérissé. Toutefois , ces formes énigma-
tiques à part , il m'a été d'un grand secours pour la partie historique du calen
drier juif. Mais sa méthode, pour trouver les premiers jours des deux sortes
d'années judaïques, la civile et la sacrée, est aussi pénible, quoique moins diffuse,
que celles de Scaliger et de Pétau , aussi peu d'accord entr'eux sur cela que sur
tout le reste. Nous avons, grâces aux travaux des astronomes modernes, un
moyen d'écarter les épines sans nombre dont les rabbins pointilleux de cette
nation , plus soigneuse de la lettre que de l'esprit de la loi, comme le lui reprochoit
le divin Sauveur, ont semé cette matière. Les tables du soleil dressées par M. De-
lambre, et celles de la lune par M. Burg, nous font aisément trouver par le
calcul, le jour de l'équinoxe du printemps en chaque année, et l'opposition
subséquente de la lune, le 14 nisan, suivant Eusèbe ( Hist. L. vu. 3a. ) ce
qui donne la néoménie de ce mois, et par conséquent le jour de la pâque,
puis enlin , le premier tisri suivant, sans difficulté. C'est le parti que j'ai pris
pour chercher les pâques juives des années 181 9 et i8ao, et il m'a réussi : car
je les ai trouvées aux jours même où les ont célébrées les Juifs de Paris , de
Metz et de Strasbourg. Les Juifs observent donc toujours fidèlement cette
ancienne fête, au même jour qu'autrefois , puisque selon l'évêque Pierre d'Ale-

(1) V. ci-après les notes extraites des juifs Josephe et Piiilon , qui s'accordent avec ces te'moi-
gnages des évêques des premiers temps de l'ère chrétienne.
20 DISCOURS
xandrie, la pâque fut célébrée par les Juifs jusqu'à la ruine de Jérusalem , le 14
de la lune du premier mois , comme au temps de la mort de Jésus-Clirist ; et que
selon l'évêque Apollinaire de Jérusalem , ce premier mois de l'année commençoit
à l'équinoxe du printemps, le ai mars des Romains. On trouve dans VUrano/o-
gion du P. Pétau (x) , ces fragments en grec non traduit , qui le prouvent. Je le
démontre également dans ma Dissertation sur le calendrier judaïque. Il est vrai que
le second livre des Chroniques ou Paralipomênes rapporte qu'Ezechias ne célébra
la fête de Pàque , que dans le second mois ; mais ce livre ajoute qu'il n'avoitpas
pu jusqu'alors s'en acquitter. En effet, il avuit commencé son règne dès le pre
mier mois, pendant lequel il avoit purifié le temple profané par son père Acfiaz.
Ainsi ce retard prouve bien plus l'obligation de cette fête dans le premier mois,
qu'il ne la contredit.
Achaz et Ezéchias nous rappellent ici leur horloge solaire dont les savans ont
vainement tenté de donner une description exacte , d'après les paroles de l'Ecriture ,
au sujet du retour de l'ombre sur elle-même. Costard (3) soutient qu'elles signi
fient seulement que la vie d'Ezéchias devant être prolongée de quinze années,
il reverroit autant de fois l'ombre du gnomon à l'endroit d'où il l'avoit vu partir.
Cette solution est assez raisonnable , et répond au dessein qu'avoit Tsaïe de tran
quilliser le Roi qui craignoit de mourir ce jour même; car il étoit malade à la
mort , dit l'Ecriture: Chalah Ezéchiau-Lamaouth (3). Isaïe le rassure en lui
promettant quinze années de vie encore ; le Roi lui demanda un garant de cette
promesse. Isaïe lui répondit qu'il n'avoit qu'à choisir , ou que l'ombre continuât
d'avancer de dix divisions, ou qu'elle revînt à celle d'où elle étoit parlie au
commencement du jour. Ezéchiaslui dit qu'il- préféroit de voir l'ombre revenue
à son premier point ; en effet , il l'y revit , et ce fut pour lui un signe suffi
sant de sa guérison ; il ne s'agit donc que de savoir ce qu'on doit entendre par
ces dix divisions.
Ni le texte grec , ni le latin de l'ancienne version italique ne parlent d'horloge.
Ils n'emploient que les mots de degrés , de pas et d'ascensions. Mais quels sont
ces degrés ? Le texte hébreu n'est pas plus clair sur ce point, il se sert partout

(l) Ôtt fitv ouv ftîXP* T0U *uPtaxou Ta^ou{ , aJÀ« xott tnt rr,ç vçar>iç <x\u<T{coç ispoaoïvfttav t»c ycvofxevn; ejrt
Outffjrantavou Saaùeuç p'wfiatiuv OTrXavwç xaTTeov T»v tS tou rrpeuTOU (*»voç -risç at\rtw,ç o I<jpat>tT»iç iaof TO
vcpuxov topraÇs itaff^ct , Sun. toutov itvvtojjuuc airoJsJstxTat. Pelr. Episc. Alexaudr. ap. Petav. in Urauolog.
Evtaufla dt ffrîfittwTîOv xset TiUro, oti ixaç-ov eroj thç xara yuitv W xat x" er>iptJo{ tou i^tov twv apx£v «X«
•oiv x3T xara /soj*atou{ poipTtov finvot , ev h t»iv tapwiv iijijftêptav yivtSxi to 7rv<upa to àytov b*ia t<dv Qîofopuv
trarsp^v soVaÇî. Exxti^u Xotrcov xci n ex8jatç t>ïî xara yuatv i6 trnpiicç r»t aiUvnt. Apoliuar. Epilc.
Hierosolym. ibid.
(a) Hislory of Astronomy. (3) Reg. L. 11. c, xix.
PRÉLIMINAIRE. 21
du mot composé maaloth , pluriel de alah , ascension t quantité dont l'ombre
monte. L'ombre remonta donc ! Mais dans quel sens est-elle remontée, et quelle
étoit la forme de cet instrument appelée littéralement ascension ? La paraphrase
chaldaïque de Jonathan en a dit quelque chose de plus particulier \oua tib iattho-
lah betsourath ében schaua denachetat bemasekàna deachaz schimecha laa-
chorohi asar schain (i).Et reduxit umbram superfigurant lapidis horarum quibus
descenderat in ascensu Achaz sol retrorsum decem horis : et il ramena l'ombre
sur la figure de la pierre des heures , de dix heures en arriére , dont le soleil étoit
descendu dans l'ascension d'Achaz ». C'étoit donc une pierre sur laquelle étoient
tracées ou gravées des lignes de divisions qui marquoient les diverses longueurs
de l'ombre d'un style ou gnomon , et ses diverses places pour tous les jours
de l'année , et pour les différentes parties de chaque jour.
Il est certain qu'on peut partout, sans aucune théorie de la gnomonique , faire
une horloge solaire, d'une surface fixe horizontale ou verticale tournée au midi ,
avec autant de facilité qu'on peut tracer une méridienne sans aucune connois-
sance astronomique , entre deux longueurs égales de l'ombre avant et après la
plus grande hauteur du soleil sur l'horizon. Il suffit d'avoir l'attention et la
patience de tracer , tous les jours de l'année , les courbes décrites par l'extrémité
de l'ombre d'un style ou gnomon planté sur une surface exposée au soleil , et
de mener du pied de ce style , des droites correspondantes , de part et d'autre
de la méridienne, qui par leurs points d'intersection avec ces courbes, don-
neroient les parties de l'année et celles des jours pour toutes les années sui
vantes , par les retours successifs et constamment renouvelés , de l'extrémité
de l'ombre à ces points. Mais les juifs ne connoissoient pas les heures , au temps
d'Achaz et d'Ezéchias , car Daniel qui vécut après eux , est le premier des
écrivains juifs qui en fasse mention. La paraphrase chaldaïque de Jonathan
n'est pas le texte hébreu des livres des Rois. Revenus de la captivité de Babyîone ,
les juifs n'entendoient plus leur langue originaire. Esdras et les prêtres en
lisoient le texte au peuple , et des lévites le lui expliquoient en chaldéen ou
syriaque. De là nous viennent les paraphrases ou targum d'Oukelos sur le Pen-
tateuque , et de Jonathan sur les livres des Rois. Or ce Jonathan vivoit, selon
les rabbins , du temps d'Esdras. Il est donc vraisemblable que sa paraphrase est
l'explication même qu'il donnoit aux juifs, du texte hébreu, et comme il avoit
vécu , ainsi que Daniel , à Babylone , ils y ont connu la division horaire du
jour, comme Achaz avoit reçu des rois de cette ville , l'horloge solaire dont il
est ici question. Ezéchias voulut voir l'ombre revenue à la division d'où elle étoit
descendue de dix , et en voici la raison : Sous le parallèle de Jérusalem , le plus

(i) Bibl. Polyglott. Wallon. T. u. reg. n ( iv ). c. xx. v. 9. 10 , etc.


D. p.
22 DISCOURS
long jour est de i4 heures , et la plus courte nuit de 10 heures , par conséquent,
suivant Ptolémée ( L. m. ). Si donc Ezéchias demandoit à voir l'ombre remontée
de dix divisions, c'est qu'il vouloit que le soleil, en recommençant le lende
main à jeter l'ombre du style sur la première division d'où elle étoit déjà des
cendue au moment où il faisoit cette demande à Isaïe , lui assurât après les dix
heures de nuit> un nouveau jour qui lui garantiroit la vie qu'il craignoit de perdre
à l'instant où il parloit ; et le lendemain quand il revit l'ombre retomber du même
côté que la veille , il fut assuré de sa guérison ; puisqu'en effet , s'il étoit mort
dans la nuit , il n'auroit pas pu revoir l'ombre revenue à son point de départ du
matin ; et il vit la même chose encore pendant les quinze années suivantes.
Cette solution suppose que cet événement se passa vers le solstice d'été. L'Ecri
ture n'en spécifie pas le temps, mais dès le premier verset du Chapitre XX, elle
dit : « En ce temps-là Ezéchias fut malade à la mort ». Ce temps étoit celui du
retour de Sennachérib à Ninive, où il fut tué par ses deux fils, et où Assaraddorr
lui succéda, après la levée du siège de Jérusalem, selon le dernier verset du
Chapitre XIX. Or, ce siège se fit en été, car Isaïe dans le verset XXIX de ce
Chapitre , envoie dire à Ezéchias : Mangez cette année ce que vous pourrez
trouver j et la seconde année, ce qui croîtra de soi-même j mais pour la troi
sième année, semez et recueillez... » La première année , dans laquelle l'armée
assyrienne avoit occupé toute la Judée, étoit l'année civile commencée à l'au
tomne précédent, et finissant à l'automne suivant où commença la seconde année
civile. Car (i) pour tout ce qui ne tenoit pas à la religion, les juifs avoient con
servé l'année commençant à l'équinoxe d'automne , en la distinguant de l'année
sacrée établie par Moïse pour le culte divin , et commençant à l'équinoxe du
printemps. Les terres étant donc restées incultes pendant la seconde année civile,
à cause du siège qui avoit tout consumé, il fallut^ vivre de ce qu'on trouva dans
les champs après la retraite des Assyriens ; et ce ne fut qu'à l'automne commençant
la troisième année civile , qu'on put ensemencer pour cette troisième année.
C'est donc originairement de Babylone , que les Juifs , comme les autres
peuples de l'Asie antérieure, ont reçu leurs premières connoissances astrono
miques. Josephe le dit des Juifs , comme Alfergan l'assure des Arabes , qui les
ont communiquées aux Turcs , et Chardin le témoigne également des Persans. Ainsi
l'horloge solaire d'Achaz aura été donnée h ce Roi , dans les communications
fréquentes qu'il entretenoit , ainsi qu'Ezéchias , avec les rois de Babylone. Quant
à la forme de cette horloge , elle nous est inconnue. Il seroit possible d'y appli
quer la description que Vitruve a faite de l'hémicycle creux : Hemicyc/ium. ex-
cavatum eac quadrato lapide , ad enclimaquè succisum Berosus CAaldaeus
dicitur invenisse (2) , car Josephe soutient contre Apion (3) , que Moyse n'a
(1) V. ci-après, Dissert. IV, p. 20, et notes, p. 40.
(2) Vitruv. Architcct. L. IX. c. g. (3) De Antiq. jud. L. 11.
PRÉLIMINAIRE. 23
pas inventé les colonnes substituées aux obélisques des Egyptiens et implantées
au fond d'une demi-sphère creuse ou gondole ronde ( figurée ci-après), et dont la
concavité étoit parcourue par l'extrémité de l'ombre qui y faisoit le même tour
que le soleil dans Pair : « Avti Se oSiluv eçyigs xiova; , ûyîotç r\v £XTUirw/«c oxeuprn , okix Se
ait aupwv en ctvzw o\axet//£V») , w; ôv ev ouQepi , rouzov aei tov Spoy.ov j^iw ouintepi-xolzi,
ce qui prouve que cette horloge solaire creuse n'étoit pas d'origine égyptienne ,
mais chaldéenne , comme le dit Vitruve , d'après Berose.
Puisque cette horloge nous a ramenés à la ville qui fut la mère patrie
de l'astronomie, nous nous arrêterons encore à chercher si dans ses autres
ruines, il en est que l'on pourroit regarder à plus juste titre que le Birs-Nem-
rond , comme un reste de l'antique observatoire des Chaldéens. Je l'ai assuré du
Birs-Nemroud , sur la foi de MM. Bich et Maurice j mais l'autorité de Rennelt,
de Danville et d'autres auteurs aussi recommandables, qui croient le voir dans
le Kasr , doit nous faire suspendre notre jugement , et recourir à de plus amples
recherches.
« Les fondemens du temple de Bélus , dit Danville , font encore dans la partie
orientale , un massif de construction , où l'on reconnoît la même disposition
d'emplacement, que dans l'enceinte de la -ville (dont les côtés égaux faisoient
face aux points cardinaux du monde)} et dans l'autre partie j des restes de
murs , en carreaux de briques cimentés avec le bitume , et qu'on a peine à
détacher , répondant à la situation que donne l'antiquité au palais des rois ,
sont appelés par les Juifs du pays , la prison de Nabucodonosor. Disons plus ,
le nom de Babel s'est conservé dans le lieu même » (i).
Ces derniers mots contredisent ce que , suivant M. Rich , le major Rennel
a dit d'un vieux palais à l'occident de l'Euphrate, et d'un reste de tour à
l'orient de ce fleuve (2).
L'incertitude sur la vraie place de l'ancienne tour de Belus, se fixant donc
sur le Birs-Nemroud, que j'ai décrit dans le volume précédent, ou sur le Kasr,
ou sur le Mujelibé , que Beauchamp prend aussi pour le reste de cette tour ,
je vais donner une courte description de ces deux derniers monumens.
« Les ruines de Babylone , au côté oriental de l'Euphrate , commencent à la
distance de près de deux milles au-dessus de Hellah , en prenant un peu à l'oc
cident et à très-peu de distance d'un ravin creusé par les gens qui en retirent
des briques. Le premier objet qui attire le plus l'attention, c'est ce que les

(ï) Danville, Géographie Ane ae. vol.


{•1) The sum 0/ major RennelCs argument is as follows: tlie Euphrates divided Babjlon into
two equal parts: one palace with the tower qf Belus stood on the east qf il, and the other
immediatelj opposite it , on the west , each occupying central situations ; or rather the palaces and
temple together formed tiie central point qf the city , and separaled J'rom each other bjr the river.
3 *
24 DISCOURS
naturels' du pays appellent le Kasr, ou le palais, dénomination par laquelle je
désignerai toute cette masse. C'est une ruine très-remarquable , qui n'étant
point couverte , mais détachée des décombres au moins en partie , se voit
d'assez loin. Elle se montre sous l'apparence d'une construction si récente, que
j'eus besoin de la considérer attentivement, pour me persuader que c'étoit un
reste de l'antique Babylone. C'est une quantité de murailles en équerre qui
regardent les quatre points cardinaux du monde , et de huit pieds d'épaisseur
chacune. Elles sont décorées de niches en quelques endroits , et fortifiées en
d'autres, par des piliers et des contreforts, avec de belles briques bien unies et à
vives-arrêtes posées sur un ciment d'une si forte ténacité , que la difficulté de
les arracher entièrement , y a fait renoncer ceux qui s'en occupent. Ces murailles
ont dû être bien plus élevées, car le haut en est détruit. On en a depuis peu déblayé
quelques parties en dehors , jusqu'aux fondemens; mais leur côté intérieur est
toujours enterré dans les décombres, qui en quelques endroits montent jusqu'au
sommet. Il y a une partie de ces murailles qui s'est séparée en trois , et bouleversée
comme par l'effet d'un tremblement de terre ; et quelques autres murailles
détachées, et encore debout à différentes distances , montrent que tous ces
restes ne sont qu'une très-petite partie de l'ancien édifice. Il y a quelques fosses
souterraines où plusieurs personnes ont péri , et aujourd'hui on n'ose plus s'y
hasarder , ensortc que l'entrée en est fermée par des décombres. Au nord-nord-
eet, et à peu de distance, est l'arbre fameux que les habitants nomment athelé ,
il est le seul en cet endroit , et ils soutiennent qu'il étôit dans sa fleur au temps
où Babylone existoit dans sa splendeur. Il s'élève sur une petite hauteur , et il
n'en reste plus qu'un côté du tronc qui laisse encore voir qu'il étoit d'une
grosseur considérable. Les branches qui en terminent le sommet sont toujours
verdoyantes, et légèrement agitées par le vent elles produisent un son agréable
qui inspire une douce mélancolie. C'est un semper-virens , qui ressemble au
lignum-vitae , et peu commun , je crois , dans cette partie de la contrée.
A un mille au nord du Kasr , ou même à cinq milles de Hellah et à y5o
verges loin du bord de la rivière, est dans cette série de ruines, la dernière de
toutes. Elle a été décrite par Pietrodellavalle , qui la donne pour avoir été la
tour de Belus , opinion qui a été adoptée par le major Rennell. Les naturels du
pays l'appellent Mukallibé ou Mujelibé ( renversé). Elle est de forme oblongue,
irrégulière dans sa hauteur et dans les dimensions de ses côtés qui regardent les
quatre points cardinaux; le côté du nord a 200 toises de longueur, celui du
sud 219, celui de l'est 882 , et celui de l'ouest i36 pieds; l'angle sud-ouest est
couronné d'une sorte de petite tour , les autres angles ne sont pas aussi bien
oonservés.
On voit près du sommet du Mujelibé , au côté du nord , un enfoncement dont
PRÉLIMINAIRE. a5
la hauteur est assez grande pour qu'un homme puisse s'y tenir debout. Au fond
est une ouverture qui conduit à une petite cavité d'où un passage se divise à
droite en biaisant et en montant vers l'occident, jusqu'au point où il se perd dans
les décombres. Les habitans l'appellent cave ou cellier, et une personne respec
table m'apprit que quatre ans avant que je le visse, des gens qui y cherchoient
des briques , en avoient tiré une grande quantité de marbre , et enfin un cerceuil
de bois de mûrier, qui contenoit un corps humain enfermé dans une enveloppe
très-serrée , et qui paroissoit en partie couvert de bitume , mais qui se réduisit
en poussière aussitôt qu'il fut exposé à l'air.
En face de ce passage , ou plutôt à sa suite , en est un autre qui est la conti
nuation du premier , et obstrué par la terre que j'en déblayai. J'y découvris près
du sommet un cercueil de bois qui renfermoit un squelette très-bien conservé.
Sous la tête du cercueil étoit un caillou rond, et en dehors du cercueil et attaché
au cercueil môme , un oiseau de cuivre , et en dedans un ornement de la même
matière qui avoit probablement été suspendu à quelque partie du squelette , ce
qui , s'il pouvoit y avoir quelque doute sur l'antiquité de ces ossements, la rend
incontestable. Après avoir retiré ce cercueil , nous trouvâmes un peu plus loin
dans les décombres, le squelette d'un enfant, et il est probable que tout ce
passage , quelle que puisse être son étendue , est rempli de semblables restes.
Le major Rennell dit qu'il ne peut pas se persuader que les restes du bâtiment
qu'on appelle le Kasr , aient fait partie d'un des édifices de Babylone, parce qu'il»
ont l'air d'être trop récents , pour qu'on puisse les regarder comme portant le
caractère de ruines de plus de deux mille ans d'antiquité... Mais dans ce climat
sec et serein , il faut d'autres preuves que cet air de fraîcheur et de nouveauté pour
contester l'antiquité d'une ruine qui, jusqu'à présent, ayant toujours été couverte
de décombres, a été perpétuellement à l'abri de l'air.
La meilleure conclusion que l'on puisse tirer de l'extérieur et du plan de ces
ruines , c'est qu'elles représentent la totalité de l'enceinte royale qui renfermoit
les jardins supportés par les murailles. . . Le monticule, nommé par M. Rennel,
le rempart de la nouvelle Babylone , répondra parfaitement au mur extérieur
du palais : chose qui n'auroit pas échappé à M. Rennell , s'il ne se fût pas arrêté
à prendre le Mujélibé pour la tour de Belus. ... Si cette tour et le palais enssent
été aussi proches l'un de l'autre, qu'il le dit, cette proximité auroit sans doute
été remarquée par Hérodote , dont M. Rennell voudroit décliner l'autorité en
ce point. Ainsi donc , d'après tout ce qui précède , on peut juger qu'il m'est
impossible d'admettre le Mujélibé pour être la tour de Bélus, indépendamment
même de sa situation » (i).
Nous saurions quelque chose de plus positif sur tous ces restes , et sur ce
(i) J. Rich, ibid. 1818.
aG DISCOURS
qu'ils étoient autrefois, si nous avions communication d'un plan de l'ancienne
Babylone, que l'on dit exister chez le roi de Perse. On en fit , dit-on , la décou
verte d'une manière assez singulière pour trouver place ici (i),
« Un des amis du malheureux Constance, premier ministre du Roi de Siam ,
et mis à mort par ses courtisans envieux de sa faveur et mécontens de ses
liaisons avec les Français, que Louis XIV y avoit envoyés pour le commerce,
s'étant sauvé à Erivan, après la mort de ce ministre, s'y retira dans cette tour
qui étoit abandonnée. Dès la première nuit il fut éveillé par un serpent énorme ,
contre qui il se défendit en jetant des cris qui firent accourir à son secours. Le
serpent s'enfuit dans son trou où on le tua à coups de pierres , et ces pierres en
tombant firent entendre un son qui attira les personnes présentes j on vit que
le son provenoit d'une table de cuivre sur laquelle les pierres tomboient. On la
porta au monastère des Trois-Eglises, qui la paya au fugitif, et la fit remettre
. au roi de Perse ». Mais cette table n'offrant pas sans doute, la vue de l'antique
Babylone, ne pourroit pas nous éclairer sur la vraie place de l'ancien obser-
yatoire, qui est néanmoins tout ce que nous cherchons.
(( Le 14 avril i8i5, dit Berchtold-Arwitz , voyageur allemand, nous arrivâmes
dès le lever du soleil sur la vaste plaine de l'antique Babylone, et nous y plantâmes
nos tentes pour nous mettre à l'abri des vents brûians de ces désert6. Pendant
que nous dormions , quelques-uns des nôtres nous avertirent des partis d'Arabes
bédouins qui rôdent en assez grand nombre sur les bords de l'Euphrate et du Tigre,
et une de nos vedettes venant m'avertir de l'approche de deux de ces Arabes , je
me sentis tout-à-coup frappé à l'épaule , d'une balle qui m'effleura l'os du bras ;
c'étoit un de ces voleurs qui m'avoit atteint d'un coup de mousquet j toute ma
compagnie y répondit par une salve de mousqueterie qui les mit tous deux en
fuite, mais après qu'ils m'eurent dévalisé dans la citerne sèche, où ils m'avoient
transporté après m'avoir blessé. Quand je fus pansé, nous descendîmes dans les
détours de cette citerne à la lueur des flambeaux, nous parcourûmes une route
construite de briques, dont l'entrée étoit obstruée par des décombres, où crou-
pissoient des eaux fangeuses dans des cavités pleines de reptiles venimeux. Nous
vîmes dans des niches , des coffres de plomb fermés et soudés. Nous les ouvrîmes
à coups de haches , et nous y trouvâmes des épées , des boucliers , des' fers de
lances et autres armures semblables à celles qu'on voit sur les bas - reliefs de
Persépolis. Nous ne pûmes pas douter que ces souterrains ne fussent ceux de la
citadelle de Babylone , où commandoit Bagophanes , quand Alexandre le Grand
entra dans cette capitale de la Chaldée ».
L'auteur de cette relation, ne dit pas si ce lieu étoit à l'occident ou à l'orient
du fleuve. Dans le premier cas , ce seroit le Birs-Nemrpud j dans le second , ce
(i) Babylone et ses merveilles.
PRÉLIMINAIRE. 27
seroit le Kasr ou le Mujelîbé. Dans le doute où nous laissent ces relations
si diverses sur la place de l'observatoire des Cbaldéens, à l'orient ou à l'occi
dent de l'Euphrate , je termine cette discussion par un plan levé sur les lieux
même de l'emplacement de Babylône, avec une représentation du Kasr, au fron
tispice , dans laquelle se montre l'arbre romantique qui semble répandre encore
un reste de vie sur le tombeau de la plus ancienne ville du monde j et j.'ai mis
en tête de ce discours, deux vues opposées du Mujelibé, où quelques-uns placent
l'observatoire de Babylone.
Mais je ne quitterai pas cette métropole de l'astronomie , sans parler de quel
ques-uns des précieux débris qu'on en retire encore } de ce nombre est une
pierre ovale sur laquelle on voit des ligures gravées en creux avec l'an
cienne écriture des Babyloniens. « Cette pierre' (1) est de forme irrégulière , elle
est noire , cassée et effacée en partie , et d'environ un pied en longueur , et
de sept pouces et demi en largeur. On regarde les figures qui y sont gravées ,
comme représentant le zodiaque des Babyloniens j on ne peut plus lire que
quelques lignes de l'inscription qui couvroit la partie inférieure de cette pierre.
Ses caractères sont de la première sorte d'écriture babylonienne cunéiforme ,
c'est-à-dire , en forme de coin ou de pointe de flèche ».
Cette écriture fait tant de bruit depuis quelques années parmi les savans ,
qu'il est bien juste que j'en dise quelques mots, et même que je la représente
ici , puisqu'on est bien sûr qu'elle fut en usage à Babylone , et que ce fut sans
doute en ces caractères que furent inscrites les observations astronomiques des
Chaldéens , envoyées de Babylone , par Callisthène , à Aristote , et par conséquent
celles que Ptolémée nous a transmises.
Chardin donne un ectype de cette écriture dans sa description des ruines de
Persépolis, et il assure que ce sont les caractères de l'ancienne- langue des
Perses, qui n'est pas même plus entendue que ces lettres par les- Guébres, qui
sont leurs descendans. Corneille Lebruyn, qui a visité ces ruines après Chardin,
qu'il critique, représente ces anciens caractères dans le 4° volume de ses
voyages j et la planche qu'il en a fait graver, les montre semblables à ceux
qu'on voit dans Chardin , Pietro Dellavalle, et les voyageurs plus modernes.
Il dit comme Chardin , que la ciselure en est aussi parfaite que s'ils étoient nou
vellement faits , ce qu'on doit attribuer à la dureté de la pierre du rocher où ils
sont taillés , et il ajoute qu'aucun des Guébres à qui il s'adressa pour se les faire
(1) T'is a black stone of an irregular Sbape ( in part broken and defaced ), about oue foot in
lëngth and seven and half inchcs in breadch , the figures on it bave been suppossd to represent tbe
zodiac of the Babylonians. What is ail lhat is now legible of the inscription, Avhich covered the
lower part, of the stone, is in the first species of Babylonian cuneiform writing, rescmsling this in
the royal Librairy at Paris. This sione was brought to me by a peasant while i was examinig
ther ruin» of Babylon. ( Rich , mcm. II. ).-
aS DISCOURS
expliquer, prêtre ou autre , ne put y rien comprendre , et ne savoit pas même
les lire j pour me borner à celle île ces écritures antiques, qu'on a trouvée dans
les mines de Babylone, je vais rapporter ce qu'eu dit M. Rich , dans son second
mémoire. « Les plus intéressantes de ses antiques, sont les sassaniennes et les
babyloniennes, c'est de ces dernières seulement que je me propose déparier.
La plupart offrent des échantillons du système curieux et primitif de la plus
ancienne écriture , qu'on ne retrouve plus que dans les monumens de Babylone ,
et dans ceux de la Perse, qui se rapportent aux premiers temps de son histoire.
Cette écriture cunéiforme est donc la plus ancienne que nous connoissions ;
il est difficile de dire en quel pays elle a été inventée. Mais l'usage en étoit commun
aux Mêdes , aux Perses , aux Assyriens , et M. le professeur Heeren observe avec
raison que ce fut aussi l'écriture d'Hérodote, et celle que Darius, fils d'Hys-
taspe , fit graver sur les piliers qu'on éleva par son ordre sur les bords du Bos
phore. Les inscriptions déchiffrées par M. Grotesend, sont des temps de Cyrus,
xle Darius fils d'PIystaspe, et de Xerxès. Malgré son obscurité , il seroit aisé de
dire en quel temps celte écriture a commencé à tomber en désuétude. Ce fut
lors de la conquête de cette contrée par Alexandre , dès que les Perses et les
Babyloniens n'eurent plus , comme nations indépendantes , d'événemens à faire
passer à la postérité. La forme pyramidale de ses lettres montre évidemment
qu'elle n'a dû être employée, comme les caractères sacrés ou hiéroglyphiques des
Egyptiens , qu'à des inscriptions sur des pierres ou autres substances dures , et
l'on a dû probablement avoir une autre sorte de caractère d'écriture plus usuelle
et plus approchant du caractère Zend d'Anquetil-du-Perron , pour les choses
ordinaires de la vie ».
On doit croire que cette autre écriture présumée des Babyloniens , ressembloit
plutôt ou du moins en partie , aux caractères hébraïques rapportés de Baby
lone par les Juifs, après leur captivité, pendant laquelle ils oublièrent leur
ancienne écriture , restée en usage chez les Samaritains. Fazelli (1) rapporte une
inscription gravée sur un marbre près de cette ville. Il la dit chaldéenne. Mais ses
caractères ressemblent peu à ceux d'un alphabet chaldaîque de Faute, donné
par Poinsinet , h la fin de ses recherches sur les médailles , et aux carac
tères samaritains d'une médaille juive qu'on voit dans le troisième volume del'Aca-
démiedes Inscriptions , et qui sont les premières lettres phéniciennes ou puniques,
et syriennes , d'où sont venues , avec bien des variations , celles des Grecs , et par
suite celles des Latins et les nôtres. Mais elles ne ressemblent nullement à l'écriture
cunéiforme des briques de Babylone et des monumens de Persépolis. Le monu
ment de Palerme n'est point ancien , parce que les Babyloniens n'étant point
marins, non plus que les autres Chaldéens , n'allèrent jamais à Palerme.
(1) De reb. sicul. T. i , et délia citta di Palernio.
PRÉLIMINAIRE. î9
M. de Sacy , dans une lettre que contient le tome V du Magazin Ency
clopédique , témoigne que M. Grotesend , dont il vient d'être fait mention ,
est de tous les interprêtes des inscriptions en lettres cunéiformes, celui qui en
saisit mieux le sens, et les explique de la manière la plus probable. M. Gro
tesend dit donc que toute l'écriture cunéiforme , de laquelle il avoit cru devoir
distinguer quatre sortes différentes, n'est au fond que la même dont il donne
les élémens dans le tome V des Mines de l'Orient. Il ajoute qu'elle vint
originairement des MèJes, aux Chaldéens et aux Perses, et que les inscriptions
babyloniennes ne sont ni historiques, ni astronomiques. Cependant, son inter
prétation d'un de ses fragments parle de quelques rois de Perse : eniin, dans
un des mémoires du sixième volume des Mines de l'Orieut, il confirme que
l'écriture trouvée à Persépolis répond à celle qu'on a tirée des murs de Babylone,
et que l'une et l'autre qu'il avoit d'abord distinguée en plusieurs es| è^ es , ne
sont qu'une seule et même manière d'écrire , d'après les derniers échantillons
que M. Bellino lui en a envoyés de Bagdad.
Voilà donc , avec les observations astronomiques que nous lisons dans
Ptolémée, tout ce qui nous reste de Babylone : des pierres informes , et des écritures
inintelligibles. Mais au défaut des monumens entiers que la terre nous refuse,
le ciel nous en offre de certains, dans les observations que Ptolémée nous a con
servées des astronomes de cette ville fameuse, autrefois la terreur et l'admiration
de l'Orient, et devenue aujourd'hui le repaire des animaux immondes qui en ont
chassé les hommes. Accomplissement terrible du sort affreux qui lui fut prédit
tant de siècles avant l'événement, par le ministre de l'Eternel!
m Celte Babylone si superbe, qui inupiroit tant d'orgueil aux Chaldéens , sera détruite.
» Elle ne sera plus habitée, elle ne se rebâtira point dans la suite de tous les siècles; les
» Arabes n'y dresseront pas même leurs tentes, et les Pasteurs n'y feront pas reposer leurs
» troupeaux , mais elle sera le repaire des betes sauvages. Ses maisons se/vnt -remplies d'oi-
» seauxfunestes; des monstres Jwrribles y viendront habiter: les hiboux y hurleront à l'envi
« VundeVautre, etsespalais deviendront le séjour infect des reptiles venirneux.»haïe,xiu, 19.
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NOTES.

P. a3. The ruins of the eastern quarter of Babylon commence about two miles above hellah
On taking a little to the west of the ravine holloved out by those who dig for bricks, is
the next remarkable object , called by the natives the Kasr , or palace , by which appellation i
shall designate the whole mass ; it is a very remarkable ruin, which being uncovered , and in
part detached from the rubbish, is visible from a considerable distance , but so surprisinglyfresh
in its appearance , that it was only after a minute inspection i vas satisfied of ils being in
reality a Babylonian remain. It consists of several walls and piers ( which face the cardinal
points ) eight feet in thickness , in some places ornamented with niches , and in others streng
thened by pilasters and buttresses , built offine burnt brick ( still perfectly clean and sharp )
laid in lime-cement of such tenacity , that those whose business it is, have given up working , on
aceount of the extreme difficulty of extracting them whole. The tops of these walls are broken
and may have been much higher. On the outside they have in some places been cleared nearly
to the foundations , but the internal spaces formed by them are yetfiled with rubbish in some
parts almost to their summit. One part of the wall has been split into three parts and over
thrown as if by an earthquake , some detached walls of the same kind standing at differcn
distances show what remains to have been only a small part of the original fabrick
There are some hollows underneath , in which several persans have lost their lives , so that
no one will now venture into them , and their entrances have now become choked up with
rubbish. . . . a little to the north-north east of it is the famous tree which the natives call alhelé,
and maintain to have been flourishing in ancient Babylon. It stands on a kind of ridge , and no
thing more than one side of its trunk remains, by which it appears to have been of considerable
girt ; yet the branches at the top are still perfectly verdant , and gently waviug in tlie wind
produce a melancholy rustling sound , it is an evergreen somethiug resembling the lignum vitx ,
and of a kind , i believe , not common in this part of the country.
A mile to the north of the Kasr, or fast five miles from hellah, and nine hundred fifty
yards from this river bank , is the last ruin of this series , wju'ch has been described by
Pietro delta valle , who determines it to have been the tower of Belus , an opinion adopted by
Bennett. The natives called it Mukallibe , or Mujelibé', ( overturned ). ft is of an oblong shape ,
irregular in its heiglit and the measurement of its sides wliichface the cardinal points , the nor
thern side being two hundredyards tn length, the southern two hundred nineteen , the eastern
hundred eighty two , and the western hundred thirty six The elevation of the side , or the hig
hest angle , hundredforty onefeet.... this very Angle is crowned by something like a turret or
lanthorn , tfie oilier angles are in a less perfect slate. ( Metu. on the ruins of Babylon, by
J. Rich. 1816.
In the northern face of the Mujelibe' near the summit , is a niche or recess high enough for a
man to stand upright in , at the back of which is a low aperture leading to a small cavity ,
whence a passage branches off to the right , sloping upwards in a westerly direction , till it
loses itself in the rubbish, the natives catted this the serdaub or cellar , and a respectable per
son informed me that four years ago some men searching in it for bricks , pulled out a
quantity of marble , aud afterwards a coffin of mulberry wood containing a human body in- '
closed in a tight wrapper , and appaiently partially covered with bitumen, which crumbled into
dust soon after exposure in the air.
Fronting it is another passage, or rather a continuation of the same. . . . choked up with earth
33
ί>ι άίββϊηβ οιιί νΗίεη ί άζιεονεηά ηεαν ίΚε ίορ α \νοοάνη οοβίη εοηίαίηίηξ α ίίείείοη ϊη Α/§Ά ρη•
ίβη/αΐϊοη. ΐΐηάερ ίΗε Κεαά ο/ ίΗε οοβΐη \ναί α τοιιηά ρεΙΒΙε , αίίαοΒεά ίο ίΗε οοφη , οη ίΗε οιιΐ'
α'άε α ύταα ΙϊηΙ , αηά ϊηιϊάε απ ονηαηιβηΐ ο/ ίΗε χαιηε τηηΐεήαΐ , ννΗιΌΠ Ηαά αρραΓεηΐΙγ \>αη.
ηιιρεηίΐεά ίο χοτηε ρατί ο/ ίΗε $ΚεΙεΙοη. ΤΗειε , οοηΐιΐ αηγ άοιώί τειηαϊη , ρΐαεε ίΗε αηΐϊαυίίχ ο/
ί/ιε ίΚεΙεΙοη Βογοηά αΙΙ άϊίραίε. ΤΗϊ$ Ιείηβ εχίΓαεΙεά , α ΙΐιιΙε /ιιΗΗεΓ ϊη ίΗε ναΒΒϊίΗ , ίΗε $%εΙεΙοη
ο/" α εΗϊΙά •νναί /Όυηά; αηά ϊί Ϊ5 ρΓοΒαΜε ίΗαΙ ίΗε ννΗο/ε ο/ ίΗε ρααα§ε , \νΗαΙενβΓ ϊίί εχίεηί ηιαγ
ίε , \να$ οοουρΐεά ϊη α χϊηιϊΙαΓ τηαηηβΓ.
Μο/ογ ΚεηηεΙ &αγ$ Ηε οαηηοί ρεηιιαάε ΒϊίηχεΙ/ ίΗαί ίΗε ρανίί ο/ α ΙιιϊΙάϊηξ ηατηεά ίΗε Κα5Γ
μ α Βα&χίοηϊαη $ΙηΐΌΐι*π , Ιεεαιαε « Ιι Ιοο/α /τε$Η , ννΗϊοΗ ϊ$ ηοί ίΗε οΗαηζείεΓ ο/ ηιΐηί τηοη
(Ηαη ίοοο γεαη οΐά ». δεεοικί Μεπ». ο£ 3. Ηϊεΐι, ι8ι8.
Βιιί ϊη ίΗιχ ρι/τε αηά άιγ εΐϊηιαίε , οίΗεΓ ενϊάεηεε ίΗαη ϊίί Βεϊηζ/τειΗ αηά μ«μόγπ « ηαιιίκά Ιβ
άίψκία ί/ιε αηίϊηιιϊίγ ο/ α ηιϊη ννΗϊοΗ ηαι ΐίΙΙ νειγ ΙαΐβΙγ ρεηιαϊηεά εηίΪΓείγ εονεΓεά νρ.
Τηε Ιαί εοηοίαιίοη ίο Ιε άΓαννη /γοπι ίηε αρρεαταηεε αηά ρίαη ο/ ί/ιαε ηιϊηχ , ΐί ίΗαί ίΗεχ
τΐρΓειεηί ίηε ννΗοΙβ ο/ ίηε ΓογαΙ ρΓεα'ηείί ϊηείαάϊηβ ίΐιε Ιιαηβϊηξ βαΓάεηί. . . ΤΗε ηιοαηά , εαΙΙεά Ιγ
τηα)0Γ ΚεηηεΙΙ ίηε ΓεηνραΗ ο/ ίΐιε ηε\ν Βα&γΙοη, \νϊΗ αη$*νεΓ ρεήεείγ Ιο ίηε οαίεΓ νναΙΙ ο/
ίηε ραΐαεε. . . . 77ι« εοιιΐά ΗαΓάΙγ Κάνε /αϋεά $ίήΚϊη% νηα]0Γ ΚεηηεΙΙ, ΚαάηεηοΙ ίεΐ οιιί \>γ
αακηιιΉβ ίΐιε Μϋ]εΙΐΒέ ίο Ιε ίηε ίοννεΓ ο/" Βεάα. . . . Ηαά ίηε ραΐαεε αηά ΙΟΛνεΓ Βεεη *ο νετγ ηεαη
εαεΗ οίΗετ, ή \νοιιΙά ρηύιώ/χ ηανε Βεεη ΓεηιαΓΗεά Βχ Ηεηιάοΐη! , ννΗο$ε ααΐΗοΓΪίχ μο/ογ ΚεηηεΙΙ
ϊ$ \νίίίύΐ(ζ ίο αίαηάοη ίη ΐΗ/ί ραΗίειιΙαΓ ,,/τοηι \ν!ιαΐ, α$ ΐ Ηανε οε/οΓε ίαϊά , ϊί ηιαχ Βε ιεεη ί/ιαί ΐ
ίαηηοί ϊεεεϊνε ίΐιε ΜκμΙΛα α$ ίηε ίοννεΓ ο/ ΒεΙια , ενεη ιηάερεηάεηΐ ο/ίΗε ροίϊίϊοη , ( Ιά. ι8ι8 ).

Ρ. 38. Ρη/.ιΊΙ ί , ροιίΓ ηΐΐΓΐΙίΐιοΓ Ια Γοηιίαΐίοη (Ιο ΡαΙοΓηιε αυχ ΟΗαΙάεβηί , όίε αηβ βιιΙγο ίηίΟΓίρΐίοη
Ιιτέο άε Κίΐπζαηο , ΗίβΙοτϊεη άε εεΐΐε νϋΐε. Μαΐ5 Ια ΓαικεεΙβ <1β Ια ]>Γϋΐεηθαε οπ'§ϊηε εΐιαίάε'εηηε άο
ΡιιΚτηιο ε$ι ένΐάεηΐβ , ε&Γ 1ε ηοηι άε εεΐΐβ νϊΐΐο , ΡαηοΓ/ηια , εβί §γ«ο , 6( 563 ΙβΙΙτεβ νίβοηβαΐ ϋβ 1»
Κιέηϊείε , ά'οίι ΓεειίΐαΓβ βΓεςςαε βεΐ εοιίΐβ. Μοηί/ααοοη, ΡαΙαοξτ. ςηεο.
Ρ1.Α3 1)ΚΚ Η17ΙΝΕ8 1>Ε ΒΑΒΙίΟΝΕ

Λ . Ζ<• Αιλτ ΜοητοηίΙ Β . /<• Α'λλγ . 0 . Μιι/^ϋ<• ■


DISSERTATION III,

SUR LES MOIS MACÉDONIENS.

Mrjva Je Xyivauwva , xaxa îîptTa , fïovàopx navra,


Toutov xlevaaBai, xccc Tiriyx$aq ogÎts ejh yaïai/
IIv£U(J«vtos (Îooeoco $v<rfîy.zyte$ ■zeliBovm ,
O; ts <5ta 0f>i>t»i? i7moTpoij>ou Eupet îtovtw
E/*m/eu<7aî wpive , i>.epvxe Se yaix xai (l).

Le mois nommé lènœon par Hésiode dans son poème des travaux et des
jours, tomboit dans l'hiver, en Thrace, à en juger par la description de la
saison où il le place dans les vers que je viens de citer.
Mais à quel mois attique répondoit ce mois lènœon de Thrace? Gaza re
proche à Cécus de s'être injustement moqué de l'interprétation des jours
d'Hésiode, donnée par Proclus, et d'avoir placé lènœon qu'il sa voit , ajoute
Gaza , être le mois de janvier , immédiatement après hécatombœon , qui ,
selon Plutarque, avoit d'abord porté le nom de cronion que Cécus donnoit
au troisième mois après hécatombœon.
Pour décider cette question , il faut distinguer les temps où ces auteurs ont
écrit, et voir si dans les intervalles qui les séparent , les mois n'ont pas
changé de nom ou de place.
Les marbres de Paros nous apprennent qu'il s'est passé 680 ans depuis
Hésiode , qui florissoit sous l'archonte Mégaclès , jusqu'à Diognête , sous qui
cette chronique a été gravée 364 ans avant notre ère, à compter d'après les
fastes attiques.
Hésiode , prêtre d'Apollon à Ascra en Béotie où il s'étoit retiré après avoir
quitté Cuines , lieu de sa naissance, comme il le raconte lui-même, étoit
contemporain d'Homère , selon les marbres qui le font même plus vieux que
ce dernier. Il écrivit donc vers l'an 944 ou 945 avant notre ère , selon ces
marbres, c'est-à-dire, environ 168 ans avant la première olympiade. Il s'est
par conséquent écoulé quinze siècles, entre Hésiode et Gaza de Thessalonique,
littérateur grec, qui mourut à Rome, où il s'étoit retiré en i454> après la
prise de Constantinople , à laquelle il survécut près de vingt-quatre ans.
Cécus ne nous est connu jque par le reproche de Gaza , qui seroit fondé, s'il
eût placé le mois lènaeon en été, au lieu de le laisser en hiver où ce mois tomboit,

(1) Hesiodi. Op. et D.


I.P. * I
(3)

άα νιν3ΐιΙ ά'Ηέδίοάε. Μαίδ εβ πιοίδ , εη ΐοπιοαπί α Ια Πη άε ΓΗίνβΓ αρτέδ Ηέδίοίθ,


δηίναηΐ Απδίοΐβ ει Τηέορίιι-αδίε , ηοηδ άοηηε 1β ιηογεη άε ρΓοανβΓ απε, δαηβ
εηαη§εΓ άε ηοπι , ίΐ η'α £αίΐ ςιιβ οηβηςεΓ ύε ρΐαεε.
Ρααδαηίαδ άίΐ α,η'οη εέΊβΟΓε, δίπ• Ιο ιηοηΐ Ι,αΓγδίοη , ρι-έδ άε Μί§οηίοη , άΈηβ
Ια Ι.αοοηίβ, ηηε £εΙε άβ Βαοεηηδ αα εοιηπιεηεειηεηΐ άη ρπηίεπιρδ (ι); 61 Ηβδγ-
οΗίαδ (τ.) α$5\ιτ6 αηε Ιθδ ί'έίεδ (3ο Βαοείιπδ ββ οέΙέοΓοίεηΙ αα πιοίδ έίαρηέβοΐίοη.
Ογ, εβ πιοίδ Ιοπιοοίΐ αα ρπηιειηρδ , οβΓ ά'αυοπΐ 1β Ιέπιοϊβηα^ε άε Τήηεγάίάε
δπΓ Ια ΐΓβνβ άβ Ια ιοε αηηέε άβ Ια μπείτε άα Ρείοροηηόδε, εοηδεηΐίε αα οοιη-
ιιιεηοειηεηΐ άα ρπηίεπιρδ 1β 25 βίαρήέοοίίοη , ρΓοανβ οίεη φΐε οε πιοίδ βίοίΐ (3β
εεΙΙβ δαίβοη (3). ϋ'αίΙΙεηΓδ, Χεηορηοη (4) πιει Ια εΐιαβδε ααχ ϊεπηεδ οει-ίβ άαηδ 1ε
ρπηίεπιρδ. Επί $ε τους νεαρούς και τας έΐάψονς... τους ούν νεογνοίις τών νεαρών τού «ρος Οτ,ράν...
κατασκέψαθαι <5ε... ον είσίν ελα'φοι πλεις•οι. Γιβ ιιοιιι ελα^βολιων άβ εειηοίδ, οΐΐεζ Ιεβ
Αΐηέηίεηδ , ε$1 ένίάειηπιεηΐ 1ε ιηέπιβ ααβ βοη ηοπι εΐάφιος εΐιεζ Ιεβ Εΐέεηδ, ρηίδηηο
Ια ι-αείπε ελαφος , οειί, εδί Ια πιέπιε. Ρααδαηίαδ (5) ϋϊι αηβδί άαηδ βεδ Ηέΐίαφίβδ : « €οηχ
εμιΌπ ηοππηε Ιεδ Βαδίΐεδ δαεπίίεηΐ α 6>ο/ζ«ί δαΓ 1ε δοιηιηεΐ άα ιηοηΐ Οοηίοη ,
νβΓδ Γέαηίποχε άα ρπηίεπιρδ, άαηδ 1ε πιοίδ ςαί ροΠβ οΐιεζ Ιοδ Εΐεειίδ, 1ε ηοπι
ά'έίαρίιίαδ ». Το (?έ ορός το κρο'νιον... έπί ίέ τον όρους τή -/.ορυωη θΰουσιν ο'ι βασι'λαι καλουμέι/οι
τω κρό'νω κατά ίστημέριαν τνν έν τώ Υίρι έλαφίω ρηνί παρά ίλει'οις. Αίηδί , δείοη Ηε8\(.1ιϊυδ , Ιβδ
ί&ΐεδ Ιέηαεεήηεδ δε οέΙεΒίΌίεηΐ εη έίαρηέυοίίοη , ιηοϊδ άα ρπηίεπιρδ δείοη Ραα
δαηϊαδ, Χεηορηοη ει Τήοεγοία'ε ; ει δυίναηΐ ΑπδΙοΙε, άαηδ αη άβ δβδ ΐΓ&ίΐόδ άε
ρηγδίαπβ , Ιεβ Γέΐεδ άα πιοίδ ΐ1ιαι•<;έ1ίοη δεεέΙέΙίΓοίεηΐ ίψΓβδοεΙΙεδ ϋε Βαεεηηδ (6).
Ογ, δείοη ΤηέορΙίΓαδΙε άαηδ Οαζα , ΐ1ΐ8Γ§εΈοη ΐοιηηοίΐ αα ρπηίεπιρδ, Ιεβ ίεΊεδ
άε Βαοείιαδ δε οέΙέοΓοίεηΐ άοηε λ Ια Κη άε Γηίνει•. Μαίδ εεδ ίδίεδ έΐοίεηΐ
Ιεδ ίείεδ ΙβηΗϊεηηεδ, εαΓ 5ηίάαδ άίΐ ςαε 1ε πιοίδ Ιέηαίοη έΐοίΐ εεΐαί άεδ ίί§1βδ άβ
Βαεεηιΐδ ηαί (7)εη ροποίϋ 1ε ηοιη , άε 1-ηνος , ρΓεδδοΪΓ, δείοη ^η1^αδ Ροΐΐαχ (8) ; ραΓ
εοηδεο^αεηΐΐε πιοίδ Ιέιιαεοη ςαί Ιεπαίηοίΐ ΓηίνεΓ , Γεροηάοίϋ αα πιοίδ πααηγοηίοη , ει
ηοη α αηΐηεδίέποη , εαΓ ΡηίΙοδίΓαίε ταρροιίε ηα'β ΑΐΗέηεδ οη εοαΓοηηοίϋ άε ίΙεαΓδ
Ιεδ εηίαηδ άβ ΐΓοίδ αηδ , ρΓαάο,αε ηαί ηε ροιινοίε ^αόΓεδ δ'οοδεΓνεΓ ηα'εη ΙιίνεΓ ,
(ι) Ρ3α»3η. Ι.αι:οη. ο. χπ. (2) ΗββγΛ. Ι,βχϊο. (3) Οογϊ. ΓαίΙ. »Κ. (4) Χβηορίι. 0^ηε§εΐ. ο. ιχ•
(5) Ρ3ΐΐ53η. Ηβϋαο. Ι,ββ Έΐκεηβ οηΐ άοηηβ* ;ι ϋϊαηυ 1β βαπιοπι ά'ΕΙαρΗϊβ , ραιχι• ςα'εΐΐβ αϊιηοΐΐ Ι»
εΐιαδδί- ααχ εβΓΓβ. Έλαφιχιαν ό*5 παύιαν» την αρτεμιν επι των ελα}>ω» τ>ι θήρα. ΙΙΐά. έά. άβ ϋίαν ίεΐ'.
(6) Ρβΐ3Υ. υΓ3Πθ1.
(7) νϊΓβϋβ 1β ρτοανβ ρβΓ οβ5 ιηοΐβ ψι'ϋ ο(3γο55€ ά ΒαοοΙιαΒ , α3η5 1β ΙΙ« ΙίνΓβ ϋε5 0«5οΓ§ί^αε5 ,
οϊι ίΐ Ιιαίΐο άα νϊη :
Ηάο ραΐβρ ό Ι,(-ιι;γο ! ίιηί Μο οτηηϊα ρίβηα. "νϊΓβ• Οε<>Γ8• Ι*• II.
Εΐ ΗοΓαεε ά Ια πα αε $οη Οίε XXV» α Βαςοηαί :
ΏαΙϋ€ ρϋηοαίαηι αί
Ο Ώβηοεε Ι ί&ξιιϊ άιιοοη
αηζεηΐεηι νίΓΐάΐ Ιαιιρυια ραηιρι'ηο.
(8) Οηοιηαίΐκοιι, '
( 3 )
puisque Théophraste témoigne qu'il y a des plantes, entr'autres celle qu'oit
appelle herbe à foulon (1), qui fleurissent en automne et même en hiver , quand
l'automne se prolonge. Ainsi , lènœon arrivant en hiver sous Hésiode, et au
printemps sous Aristote et Théophraste , n'étoit donc pas passé au solstice d'été
sous Cécus. Mais Gaza s'obstinant à soutenir que» lènœon étoit le mois de janvier,
et Cécus mettant lènœon après hécatombaeon , il faut que ce dernier mois ait passé
du solstice d'été au solstice d'hiver , et que le mois cronion de Cécus se soit trouvé
au printemps.
C'est ce que prouve évidemment le sacrifice que Pausanias rapporte qu'on
faisoit sur le mont Cronion vers l'équinoxe du printemps , au mois élaphius des
Eléens, qui est l'élaphébolion des Athéniens. Ainsi , tout se concilie en transpor
tant , depuis Hésiode jusqu'à Cécus, hécatombaeon de l'été à l'hiver.
On trouve effectivement dans le manuscrit i63o de la bibliothèque du Roi,
un calendrier grec où janvier répond à hécatombœon , auquel Cécus faisoit suc
céder lènœon. C'est ce qui me donne sujet d'examiner ce calendrier, et, par occa
sion , de parler des mois macédoniens qui s'y trouvent énoncés avec leurs rapports
aux mois attiques , romains , hébraïques et grecs de l'Asie antérieure.
Galien, dans son Commentaire sur les Epidémiques d'flippocrate , dit qu'au
temps de ce grand médecin , un siècle avant Aristote , l'équinoxe du printemps
armoit au mois macédonien artemisius , qui répondoit par conséquent alors au
mois munychion attique et lènœon de Thrace , d'où les Macédoniens , les Thessa-
liens , les Béotiens et les Athéniens avoient reçu leurs fêtes religieuses par Orphée
de Thrace , le premier des législateurs de l'ancienne Grèce , ou au moins celui qui ^
le premier, la tira de la barbarie , suivant Horace et Strabon (2).
Aristote nous fournit, dans le premier livre de ses Météréologîques , la preuve
de la coïncidence de munychion avec l'équinoxe vernal , et par conséquent aussi
de lènœon dont nous avons démontré la position à l'équinoxe du printemps, vers
le siècle d'Aristote. Le cardinal Noris, dans le calendrier suivant , qui contient
la relation des mois macédoniens avec les mois romains pour les temps moyens
de la Grèce, faisant répondre artemisius au mois de mars , le place ainsi à l'équinoxe
du printemps , et le fait par conséquent concourir avec le mois munychion attiqne.

^i) Kai t'o çpovSiov xaXoufiévov rit étyet xaiov t'o âvSoj, eù&o-^ov os , psTOTtwpov. Ils Si àn\ûç tlneîv , où(fjtj
ViaXtinitcu jcpovbç oxjSs içiv àvâv6»if, à).Xâ xai o -/tipMv ï%tt , xai nip àyôvot Soxûv scvae <?ià tàv xxra^uftv,
rûv peTo;r!uptvov j«TaXa(*eavovTwv. Theophr. Hist. plant. L. 6.

(a) Sylvestres homines sacer inlerpres que Dcorum


Ccedibus et victu fœdo deterruit Orpheus. Horat. Ars Poët.
TItepta yap xai oXuftiroç xai Tstfiit\a xai >et6r,9pov to •Koàa.ihv r>v Spixia. x&>pa xai ôp»i.... Spâxsj oi tAv /3oiwTi'av
fffotxi«tvT»ç 8pàx£f Xtyovrat Opyévç tï xat ptouffatof.... retpur^stav îvfla Oppsvf Sthpi6ev.... t'tpm^i Si ort
tt,v plottuTtav èrrûxy,(rav noxs flpàxsç.... s%ovai piaxeJovtav pisv flpàxeç xai Tiva fis'pji rnf OtTraXt'aç.... afl>jvaîoi
Si iriAXa T<av {fcvixûv itpwv notpsSéfyxvzo , xai Sh xai Ta Spaxta.... Strab. Gcog. passini.
( 4 )
MOIS. JOURS. COMMENCEMENS. AMNEE BISEXTIXE.

i Dius 3o 24 Septembre. 24 Septembre.


a Apellaeus 3o 24 Octobre. 24 Octobre.
3 Audinœus 3i 23 Novembre. 23 Novembre.
4 Peritius 3o 24 Décembre. 24 Décembre.
5 Dystrus 3o 23 Janvier. 23 Janvier.
6 Xanthicus .... 3i 32 Février. 22 Février.
7 Artemisius. ... 3i 25 Mars. 24 Mars.
8 Dsesius 3o 2.5 Avril. 24 Avril.
9 Panemus 3o 25 Mai. 24 Mai.
10 Loiis 3i 24 Juin. 23 Juin.
11 Gorpia:us 3r 25 Juillet. 34 Juillet.
ia Hyper beretaeus. 3o i5 Août. 24 Août.

Aristote , pour démontrer combien est fausse l'opinion de ceux qui soutenoient
l'impossibilité de l'apparition d'une comète en toute autre région céleste que dans
l'hémisphère boréal , quand le soleil est dans cet hémisphère , s'exprime en ces
termes :
(1) « Il n'est pas vrai qu'on ne voit de comète que dans la partie boréale du
ciel, lorsque le soleil est vers le tropique d'été. Car la grande comète q ui
se montra lors du tremblement de terre et du débordement de la mer en
Achaïe , se leva de l'occident équinoxial j et il s'en est vu aussi plusieurs au
midi de l'équateur. Sous l'archontat d'JEuclès, fils de Molon , à Athènes, on
vit une comète vers l'ourse, dans le mois gamélion , pendant que le soleil
étoit au tropique d'hiver. Et la grande comète, la première dont nous venons
de parler, se "montra en hiver par un temps très-rigoureux de glaces et de
frimats,, en montant de l'occident, sous l'archontat d'Aristée. Sa lumière s'éten-

(1) ÂX).à pi-j o-i<?£ toûtp a>,ri$iç on e'v tû 7rpô{ àpxTov toku ytvtTstt b xopi«T>!Ç ftôvoy , ipa xat toû iXt'o
irpb; Ssptvaç TpoTrxt. Ô ts yàp piyaç xoptirr!; b ysvôfisvoç irspi tov iv àj^ata o-stjpov xai tjjv toû xOparoj
ifôâov , àrro â'j<j[Ltov t£>v toTîptptvwv avisât , xat npoç votov Jo"» jroMot •yjyovao'tv. Eiti Si etp^ovroc àimwatv
iûxXeouç toû po^ivoç , éyevjTO xopiÀT»; àçrip irpôç âpxTOv , privoç 7>apniituvo{ , 7rspi rpojraç ovtoç toû iiVtov
yziuepivotç. K.ai b pciyx; àçrip , nzpï oii 7rpoTtpov èjivi)6ri[isv , itpâvr) piv %eipuvoi , iv irayoïç xai a19(5t'ae; , ay'
tT«r=paî, sni àptç-ai'ou âp^ovroç.
L'édition grecque de 153g, à Bâle , dit: ÀXki piv oùSi toûto àkriïiz , Ôti e» tû itpo; «pxTOv tô»tw
yhstzi b xo^>;t»!ç fiovov , âpa xat toû iJXtou ôVroç 7rspt âipivaç TpÔ7raç
L'édition de Cologne , 1609, corrige ce second âpwt par £Xk<x, ce qui signifieroit qu'il n'arrive de
comète qu'au nord; mais seulement quand le soleil est vers le solstice d'e'lé. . . . Peut-être faudroit-il
mettre avant pivov la virgule qui est après, et dire, pôvov âpa xat toû Wtou ôvto; îrtp't âepivat Tpoizat.
Quelque sens que l'on adopte , peu nous importe pour notre objet , où il ne s'agit que de la place de
gamélion en biver , selop Aristote,
(5)
doit jusqu'au tiers du ciel, comme en sillons, et elle disparut dans la cein
ture d'orion. »
Voilà donc deux comètes, l'une qui fut la grande en hiver, à l'équateur ,
vers l'occident , sous Aristée : l'autre plus petite , en hiver aussi , dans le mois
gamélion , vers l'ourse , sous Euclès.
Suivant Corsini et les marbres d'Arondel (i) , Euclès étoit archonte dans la
seconde année de la 88e olympiade, 4a7 ans avant l'ère chrétienne. Or, en
descendant de gamélion , depuis le solstice d'hiver , nous arrivons à munychion
dans le printemps, et par conséquent aussi au mois artemisius, qui concouroît
avec munychion dant la même saison. Ainsi munychion et artemisius répon
dant à mars , gamélion répond à janvier et à peritius.
Le P. Pingre , dans sa Cométographie , n'a pas nommé le mois de cette
comète. Il le pouvoit cependant, d'après les versions latines de Turnèbe , de
Casaubon et de Pacius, qui ont rendu gamélion par januario mense , dans
leur grande édition d'Aristote, imprimée au Louvre en 1619, et d'après celle
de Vatable à Cologne, en 1606, et celle de Bâle, en 1539, qui l'interprètent
de même.
Quoiqu'Aristote n'ait pas dit le nom du mois de l'autre comète , on ne
peut pas douter qu'elle ne lût aussi de l'un des mois d'hiver, puisqu'il dit
qu'elle se montra pendant une gelée très-forte, un peu après le tremblement de
terre qui bouleversa l'Achaïe, et le débordement qui l'inonda, sous l'archonte
Aristée ou Astée , car ce nom est mutilé sur les marbres (2;. Pausanias , dans
ses Achaïques , parle de ce désastre sous la même date j et suivant Diodore
de Sicile, Astée étoit archonte dans la quatrième année de la 101e olympiade,
373e année avant notre ère. Les archontes n'entrant en, charge qu'après le
solstice d'été en hécatombseon qui commençait l'année attque, l'année de
cette comète étoit à son sixième mois, quand cette comète parut, puisqu'on
ne l'aperçut qu'en hiver.
Diodore de Sicile (L xv. ) rapporte, en effet, qu'il s'alluma un grand feu

(1) Le» marbres , dits aujourd'hui d'Oxford , parce que le» restes s'en conservent dans
l'université de cette ville, depuis que la plupart ont élé employés à construire les cheminées
du château d'Arondel, n'existent plus en grande partie, que d;ins les transcriptions qu'en ont
publiées Si'lden , Pi-ideanx , Cliandler et quelques autres savans. Gassendi raconte, dans la vie
dePeiresc, qu'ils avoient d'abord élé rassembles dans l'île de Paros , par une nain Samvm qui
voyageoit pour cet amateur zélé des sciences et des arts ; mais ce Sa mson ayant élé mis en
prison en Gièce , les marbres furent transportés en Angleterre, et acquis par lord Arundel
qui se fil un plaisir de les communiquer aux savans.

(2) A j> où i-'j<fcxfi»ç àOnvnaiv ivixngtv'î-nt HIIIIII àp%ivros àfavrxriv àfcîou xaTsxccv& Torexa.., .Marm. Oxon.
Sddeu ) Prideaux , Lydiat , CLuudler.
(6)
dans le ciel, la première année de la 102e olympiade, sous l'archonte Alcis-
thène. Ce fut par conséquent dans l'année qui suivit immédiatement celle de
la mag;strature d'Astée , sous laquelle il raconte qu'arriva le désastre d'Achaïe,
où les villes d'Hélice et de Bura furent submergées dans la quatrième année
de la 101e olympiade.
Mais comment la même comète peut-elle avoir paru dans la quatrième
année de la 101e olympiade, selon les marbres, et dans la ire de la 102',
selon Diodore de Sicile ?
Je réponds que cette comète n'ayant disparu que dans la ceinture d'orîon ,
suivant le récit d'Aristote, après être montée du couchant , a pu durer assez
long-temps pour être visible pendant la fin de la 101e olympiade, et le com
mencement de la 10.1e , mais indépendamment de cette raison, Gibert a prouvé
dans les mémoires de l'Académie des belles-lettres, que les années marquées
sur les marbres de Paros, étoient pariennes et non attiqùes, quoiqu'exprimées
en style attique , et qu'elles commençoient six mois après les attiques, C'est
ce qui fait que la quatrième année île la 101e olympiade solon les marbres,
ayant commencé au milieu de la quatiième année attique de la 101e olym
piade, les six derniers mois de la quatrième année parienne de la 101e o'ym-
piade des marbres , correspondent aux six premiers mois de la quatrième
année attique de la 101e olympiade de Diodore. dr, puisque l'année attique
cominençoit au solstice d'été, l'année parienne commençant six mois après,
partoit donc du solstice d'biver suivant , et c'est la raison pour laquelle la magis
trature d'Alcisthène , successeur d'Astée, appartenoit tout à la fois à la quatrième
année parienne de la 101e olympiade , et à la première année attique de
la ioae, comme on le voit par le tableau suivant de la correspondance des
calendriers de Paros et d'Athènes :

MOIS MOIS ANNÉES MOIS ANNÉES


ARCHONTES.
Romains. Macédoniens. Pariennes. Atliques. Att'ques.

ARISTÈE. Janvier. Peritius. Six pre G ami lion. Six derniers


Février. Dvslrus. miers mois de Aiiiln sterion. mois de la
Mars. Xaulhirus. la quatrième ElepheboiioD. quatrième an
Avril. Aru-mtsius. année parien Miinichion. née attique de
Mai. Dscsius. ne de la 101e Thtrgelion. la ioi* olym
Juin. Pauemus. olympiade. Scirophorion. piade.
ALCISTHÈNE. Juillet. Loiis. Six derniers Ilecaloniba-on. Six pre
Ai ù:. (U rpiauis. mois de la Mi l geiliiion. miers mois de
Septembre. Hypei beretxus quatrième an Bi ëdromion. la première
Octnbr •. Uius. née parienne Maimacteiion. année altique
Novembre. Apcllpus. de la loi» Pyaii< psion. de la ioae
JJéceuibre. Audiuaeus. olympiade. Posidéon. olympiede.
( 7 )
Aristote fait encore mention , dans le même livre , de deux autres ce*
mètesj mais il n'en nomme pas les mois; il veut seulement prouver que c'est
dans un temps sec et serein que les comètes paroissent davantage et en plus
grand nombre. Il cite pour exemple la grande comète dont il a déjà parlé , et
qui se montra pendant un froid très-âpre, et clans un ciel clair, lorsque de grands
vents agitoient les flots en sens contraires. Ces deux autres comètes furent,
6elon ce qu'il en rapporte, accompagnées de circonstances assez remarquables
pour mériter que nous nous y arrêtions un peu. « L'une se montra dès le soir,
dit-il, dans le même temps qu'il tomba, pendant le jour, du haut du ciel dans
l'aegos'potamos , une pierre qui avoit été élevée par la force du vent. » C'est
un fait qu'on ne peut révoquer en doute, puisque les marbres d'Arondel
-marquent la chute de cette pierre sous l'archontat de Théagénide , dans
l'année de la mort du poëte Simonide , nonagénaire. Ce fut donc l'an (zo5 4-
a63) = 468 parien ou 469 attique avant notre ère, que parut cette comète
dont Pingré n'a point parlé. Mais il n'a pas omis la seconde de ces deux comètes,
qui arriva pendant un ouragan furieux à Corinthe, lorsque Nicomaque étoit
archonte d'Athènes : ce qui en fixe l'époque à l'année quatrième de la io^r
olympiade, 34 ie avant l'ère chrétienne, et probablement, aux solstices on aux
équinoxes, qui sont des temps d'orages. Mais l'élection des archontes ne se
faisant qu'au solstice d'été, restreint ces époques aux deux équinoxes suivans
ou au solstice d'hiver de l'intermède ; à moins qu'on ne veuille dire qu'Aristote ,
après avoir cité deux comètes d'hiver, en a aussi rapporté deux de celles qui
auroient paru en été, et dont il auroit vu la dernière.
Quoiqu'il en soit, le mois macédonien peritius se trouvant, d'après ce que
j'ai montré plus haut, répondre au mois attique gamé/iont nous suffit pour
établir , en partant de ce dernier , la série des autres mois macédoniens , et
leurs relations aux mois attiques qui leur répondent , suivant l'ordre que pré
sente la table que j'ai dressée dans la page précédente.
Cette corrélation sera bien mieux démontrée encore par trois observations
que j'emprunterai de Ptolémée, et qui prouveront jusqu'à l'évidence, que les
mois attiques et les mois macédoniens conservoient encore dans le siècle qui
a suivi Alexandre-le-Grand , la correspondance mutuelle qu'il avoient au
temps d'Aristote.
La première de ces observations est une conjonction de mercuro avec une
étoile boréale du scorpion, le 5 apellaeus, 67e année chaldèenne, dans la nuit
du 17 au 28 thoth de la 5o4e année de Nabonassar.
La seconde est du 14 dius , 75e année chaldéenne^ dans la nuit du 9 au 10
thoth de la 5 12e année de Nabonassar.
La troisième est une digression de salurne sur l'épaule australe de la vierge
(8)
le 5 xanthicus, 82e année chaldéenne, 14 tubi delà 5i9e année de Nabonassar;
Ces trois années sont la a4^e> la 257e, et la 33:9e julienne avant notre ère;
et les jours, le 19 novembre, le 3o octobre, et le itr mars.
En effet , loiis commençant avec hécatombseon au i*r juillet , le 5 apellœus
se rencontre avec le 19 novembre en pyanepsion; le 14 dius avec le 'ôi octo
bre en maimactérion j et le 5 xanthicus avec le 1" mars.
Que loiis ait commencé avec hécatombseon , dans le siècle d'Alexandre,
c'est ce qui résulte de la discussion ou je vais entrer au sujet d'un passage de
l'académicien Sainte-Croix dans son examen des Historiens d'Alexandre.
Ce savant avance que ce prince naquit le 6 loiis dans le mois attique boëdro-
xnion; et Plutarque, au contraire, assigne expressément le 6 hécatombseon (1) 9
appelé loiis par les Macédoniens, ajoute-t-il, pour le jour de cette naissance.
11 suit de cette erreur de Sainte-Croix , qu'Alexandre étoit né deux mois avant
celui de septembre , où ce savant le fait naître ; et qu'ainsi Alexandre naquit
à la fin de juin de la première année de la 106e olympiade , 356e année
.avant l'ère chrétienne,

j[i) Eyev«9>? S1 euv Aisçav^sef Ifajiivov jwivoj fxaTO^xSatwvaç 0! ôv j*axé<?ovïf \aov xcDouitiv txryj..,
JPluuixhi V. Parallel Alex, et Jul.-Caes.

Cette date est confirmée par les marbres d'Arondel , sur lesquels on lit les mois mutilés :
vcTO en) IA'AAAM àpyivxet à$rivy<n xaXXiç. . . . aifoç. . . . T. . . toôtov. . . .
Interprétés par les mots suivans qu'on devine plus qu'on ne les lit : àf' oû A>£|âvJ]ooç pzxr*
àivoiv fixaùsvç tyévsro en) èvvîv»xoi>Ta év , àp^évroj àûrivrtai xstXktçpârvu xat a ptioffoyoç xarâ toOtov.
< Depuis qu'Alexandre, roi des Macédoniens, naquit, 91 ans, Callistrate étant archonte k
» Athènes, et le philosophe (Arislote) vivant alors,» ç'est-i-dire , dans la 355e année julienne
avant notre ère.
Or , 91 + 264 = 355e année parienne qui est la 356e attique. Mais Plutarque témoigne
qu'Alexandre naquit pendant la célébration des jeux olympiques , qui se faisoient dans la !*•
année et non dans la ae de l'olympiade ; et puisque ce prince naquit dans la io6« , ce fut
par conséquent dans la Ir« année de cette 106e olympiade, et en loiis, hécatombseon , juin 356 ans
avant J.-C, que le roi Philippe écrivit à Arislote , la belle lettre qu'Aulu-Gelle nous a con
servée. Comme elle n'honore pas moins le monarque que le savant, on me saura gré de la
rapporter ici :
<&t).iJT7ro{ àpiçéxù.si xoûpeiv' ïeOi fiai ysyivoTa itôv. nôHnv oZv Bioiç *XU » oûfaie «" tâ
yevhatL toû rraioo; , ûç izi tû xatà tjjv onv «Xixt'av «ùtÔv ytyovcTat. E^itt£*> yip aicrèv àno atv rpx-
ysvTa xat naiJeùflsvTa â|tov ïasaÛctt xat ipiûv xat ttis twv irpayfzàruv âtxSi^rtç.
Philippe à Arislote, salut. Apprends qu'il m'est né un fils; j'en rends grâces aux dieux, mais
moins encore de la naissance de cet enfant , que de ce qu'il est né de ton vivant. Car j'espère que
formé et instruit par toi-même , il sera digne de nous et de la succession à la couronne.
<Àpl- Geff. Noct. Attiç. L. ix , c. 3,
(9)
Freinshemius, dans ses supplémens à Quinte-Curce , dit que Plutarque place
cette naissance au 8 avant les ides d'avril , et que l'interprète latin de Plu
tarque la met au 8 avant les ides d'août ; mais qu'il ne sait lequel des deux
se trompe; je sais pour moi, que c'est Freinshemius lui-même, et non Plu
tarque ; car cet historien nomme précisément le 6 hécatombaeon , ou loiis
des Macédoniens, qui étoit le z avant les calendes de juillet, si loiis con
courait alors avec hécatombaeon jour pour jour , comme l'expression de
Plutarque semble l'insinuer, et comme s'il commençoit le z4 juin, suivant la
supputation de Noris; mais ce sera à la fin de juin ou au commencement de
juillet dans l'un et l'autre système , qu'Alexandre sera né , et non en sep
tembre comme Sainte-Croix l'affirme, contre l'assertion expresse de Plutarque.
Et ce qui le prouve , surtout , c'est la durée du règne et celle de la vie
de ce prince selon Diodore de Sicile , qui le fait régner douze ans et sept
mois , ce qui ne s'accorderoit pas avec les trente - deux ans moins un mois
de vie que Sainte-Croix lui donne.
Diodore rapporte que ce prince mourut dans la première année de la n4°
olympiade , pendant qu'Hégésias étoit archonte d'Athènes , et que Pœtilius,
avec Papirius , étoit consul à Rome, après un règne de douze ans et sept mois.
Or, Diodore commence ce règne à la première année de la me olympiade,
sous l'archonte Pythodore à Athènes, l'an — 336 , et sous le consulat de Q. Publi-
lius et dAEmilius Mamercinus à Rome, qui concourent avec l'an 33o, selon
les fastes olympiques et les marbres capitolius. Mais, puisqu'Hégésias étoit
archonte en l'an — 334, et Pœtilius consul avec Papirius Mugillanus dans la
— 3a6e année, il s'ensuit qu'il y a une erreur de deux ans dans le calcul de
Diodore; et que cette erreur provient de ce qu'il a confondu la dictature de
Papirius Cursor , dans l'année — 3a4 , après le consulat de Furius Camillus et
de Junius Brutus en — 3a5, avec le consulat de Papirius Mugillanus et de Pœti
lius Libo en — 3a6, selon les fastes consulaires, erreur dans laquelle Tite-Live
lui-même est tombé, suivant la juste remarque de Crévier (L. vu. C. 19-240
Ricciolî et Dodwell ont fait la même remarque, et elle est fondée; car la
différence de 339 A 5o4 est i5, et il s'ensuivroit qu'Alexandre auroit régné
plus de quatorze ans, au lieu des douze ans et sept mois que Diodore donne
à son règne. Il faut donc compter les années de ce règne, de l'archontat de
Pythodore en — 336, à la dictature de Papirius Cursor en — 3z4, et à l'archontat
d'Hégésias dans cette dernière année. L'intervalle se trouve effectivement de
douze ans et quelques mois , comme Diodore le dit.
Il est donc certain que c'est dans l'année 324 avant notre ère, qu'Alexandre
mourut ; mais en quel mois julien ? Sainte-Croix dit que ce fut en septembre.
C'est ce qu'il s'agit d'examiner. Plutarque assure, d'après le journal de la
1 P. 2
( io ;
maladie dont ce prince est mort, que cet événement est du 28 daesius, et
regarde cette date comme plus sûre que celle du 3o de ce mois dans l'his
toire qu'Aristobule a écrite de la vie de ce grand roi , à qui il donne trente-
deux ans moins un mois de vie. En fixant avec Plutarque, sa naissance au 6
loiis , 6 hécatombœon , 29 juin de l'an 356 avant l'ère chrétienne , on
trouve que sa mort arrivée le 28 daesius de l'an ier de la 114e olympiade,
tombe au mois thargélion, et non en hécatombœon comme le dit Sainte-Croix j
ce qui fait juste les trente-deux ans moins un mois. Car, d'hécatombœon
inclusivement — 356, à thargélion compris — 3^4 > l'intervalle est trente-un ans
et onze mois, c'est-à-dire, du 29 juin — 356 au 32 mai — 324 > comme du 6
loiis au 28 daesius.
On ne peut pas douter que le mois daesius ne soit dans Plutarque le mois
thargélion, puisque cet auteur, après avoir rapporté dans la vie d'Alexandre,
que ce roi battit les Perses au passage du Granique , dans le mois daesius,
dit expressément dans la vie de Camille, que cette bataille fut livrée dans le
mois thargélion de la deuxième année de la 111e olympiade (1).
11 paroît donc qu'il faut, à la page 638 du livre de Sainte-Croix, sur les
historiens d'Alexandre , changer boëdromion en hécatombœon ; et plus bas «
hécatombœon en thargélion. Puis, remontant de ce dernier mois 324, en
comptant sept mois , on arrive à boëdromion , hyperberetœus ou septembre ,
où commença le règne de ce prince l'an 335 , dans sa vingtième année j car
les marbres d'Arondel , en mettant sa naissance à la deuxième année delà 106e
olympiade , 355e année parienne qui est la 356e année attique , sous
l'archontejkCallistrate , montrent par là que l'an 336, qui fut le commencement
de son règne , étoit la vingtième de son âge. ( Marm. Oxon. )
Voici donc oomment il faut disposer la correspondance des mois macédo
niens , attiques et romains , pour le siècle d'Aristote :

(i) Boëdromion commençant alors le 25 août julien, comme je l'ai prouvé (pag. 36, de
ma Dissertation II sur les mois grecs, par une éclipse de lune que Pingré a trouvée au 20
septembre — 33i), il s'ensuit qu'hécatombœon commençoit alors au i\ juin, et que par consé
quent le 6 hécatombeon tomboit au 29 juin , qui étoit le 2 avant les calendes de juillet. Ce
qui fait concourir le 24 mai avec le jour de la mort d'Alexandre.
Le traducteur latin d'Arrien , rend comme moi éxaTouêatwvot f**vo{ de cet historien , par
junio mense , mois julien dans lequel Alexandre arriva à Thapsaque. Je remarque ici qu'à la
page 37 de celte même Dissertation , dans mon troisième volume , il y a une faute typogra
phique entre les mois fleuve Thapsaque, au lieu desquels il faut lire fleuve à Thapsaque ; car
ce fleuve est l'Euphrate , selon ce qu'Arrien dit de Darius, dans le livre III : w« «Vi 3tyax«*
tï irôXtv Mti tov iifpâx»iv ttotojxov airoûAi »>aûvt.
Af>p. Avaê. A^eï.
( » )
Juin.
Hécatombœon. Lotis.
Juillet.
Métageitnion. Gorpiaeus.
Août.
Boëdromion. Hyperberetœus.
Septembre.
Maemactérion. Dius.
Octobre.
Pyanepsion. Apellaeus.
Novembre.
Posidéon. Audynaeus.
Décembre.
Gamélion. Peritius.
Janvier.
Anthestérion. Dystrus.
Février.
Elaphébolion. Xanthicus.
Mars.
Munychion. Artemisius.
Avril.
Thargélion. Daesius.
Mai.
Scyrophorion. Panemus.
Juin.
Mais si loiis répondoit à hécatombaeon en juillet , et daesius à thargélion
en mai , dans le siècle d'Alexandre , ils n'y répondoient plus quatre siècles
après , sous la domination des romains. Car nous voyons par le calendrier
que j'ai extrait du manuscrit grec 23c-4 , dans mon précédent volume, et par
celui que j'extrais ici d'un autre manuscrit sous le N<> i63o , dont j'ai
donné la description dans ma Dissertation sur les mois grecs (vol. m) , que
loiis y répond à anthestérion attique et au mois d'août romain, hécatombaeon
à janvier et à audynaeus, et daesius à juin et à posidéon. C'est en consé
quence de ce changement de corrélation , que Pagi , dans sa critique de
J'Histoire ecclésiastique de Baronius , a rendu le i3 avant les calendes de
juillet , marqué par l'historien Socrate , pour le jour de la première séance
du concile de Nicée , par le 19 daesius ou 19 juin de l'an 3z5 de l'ère chré
tienne. Et si l'historien Socrate avance que cette année fut la 636e depuis la
mort d'Alexandre , c'est à cause de l'erreur de douze ans en moins que com
mettent les grecs du Bas-Empire, comme je l'ai expliqué dans mon troisième
vol. pag. 10 , deuxième partie j car 3a4 + $25 = 649 = 636 ■+- i5 = 636 ■+■
ii 4- 1 an commencé.
Mais, dira-t-on , pourquoi, si le 19 daesius répond au ig juin de l'an 3z5 de
notre ère, les ides d'octobre qui sont le i5 de ce mois romain, ne sont-elleg
pas marquées aussi au i5 d'hyperberetaeus macédonien , mais au 10 de ce mois
dans l'histoire ecclésiastique de Fleury ? (vol. 111 , in- 12.)
Je réponds que cette histoire fait en cet endroit l'analyse des canons du
concile d'Antioche , tenu en 34 1 , dix-sept ans après celui de Nicée en Bithynie,
qui suivoit le calcul julien , tandis qu'à Antioche de Syrie on suîvoit le calcul
( 12 )
des Alexandrins. Or les Alexandrins , par suite de leur i thoth coïncidant
avec le 25» août, commençoient leur phaophi au 2.8 septembre; et ainsi, le
1 octobre tomboit au 4 phaophi, et le 14 octobre au 18 phaophi \ et hyper-
beretœus répondant à octobre, coinmençoit aussi au 4 phaophi; par consé
quent les ides ou i5 d'octobre qui étoient le i5 hyperberetacus suivant la méthode
julienne } étoient le 10 hyperberetams suivant la méthode alexandrine.
La relation des mois usités chez plusieurs des peuples de l'empire d'Alexan
dre , soumis aux Romains , est parfaitement indiquée dans le calendrier suivant
auquel se conformoient les chrétiens d'Orient, pour accorder le commence
ment de leur année avec celui de l'année romaine.

pnMAinN. EBPAI1ÎN. Airrnîiim. EAAHNilN. A8IINAIÛN. MAKEAONnN. APXOMENOI Ano


IANOIAPIOÏ.

iovouâptoj. T-J6t. AiiTvaîoç. ExaTOftëatwv.


kiip. tiiytp. riiptriof. MsTaytiTviuv.
MapTt'oç, Ncvav. 4>afts'-jw9. âvçpo;. Bo>i(?pofitwv. Kptoç.
AnpiXktoç. ïaa. 4>appiO'j8j, SixvStxoc. nuave^tuv. TaOpof.
Màto;. ApTîfUTJOf. MaipiaxTupicov.
IoOvtoç. ©dpvt. riaùvt. àaiaioç. n07£l<fst6JV. Kapxivoç.
IovÀtof. A 6. navsuoç. raj/ï;).twv. AÉwv.
Axjyniiçoç . Méauçt. Awo'ç. Avfliç-uctwv. IlstpSsvoç.
. Btapt. Ow9. Top^tatOff. EAïyséo/tcjv. Zùyof.
Oxrùëpto;. Mopgovav. r7îspSspsTato;. Mouvu^isov. Zxopjrioj.
jNoîfiSpioç. XotssÀev. ASùpi. ©apyrûiwv. T0?ÔT>!Ç.
Tiër.p. Xoiax. ATrsMai'o;. Sxtpo^opiuv. Acyo/.£po{.

MOIS DES ROM. HÉBREUX. ÉGYPTIENS. GRECS. ATHÉNIENS. MACÉDONIENS. COMMENÇ.A JAH7.

Janvier. Sabath. Tubi. Autnxus. Hécatombaeon. Hydrochoiis. Verieau.


Février. Adar. Mécliir. Peritius. Métageitnion. Iclnhyon. Poissons.
Mars. ÎNisaii. l'hamenolh. Dyslrus. Boëdromion. Crion. Bélier.
Avril. Iar. Pliarmouthi. Xanlhicus. Pyanepsion. Tauron. Taureau.
Mai. Psélhuan. Pachom. Artémisius. Maimactérion. Didymon. Gémeaux.
Juin. Thamni. Paùni. . D;esius.. . Poseidéon. Carcinon. Cancer.
Juillet. Ab. Epiphi. Panemus. Gamélion. Léonton. Lion.
Août. Elul. Mesori. Loiis. Anthestérion. parthenoo. Vierge.
Septembre. Tbisri. Thoth. Gorpiaeus. Elaphébolion. Zygon. Balance.
Octobre. Marsnan. Phaophi. Hyperberetœus. Muuychion. Scorpion. Scorpion.
Kovembre. Chasleu. Athyr. Dius. Thargélion. Toxoton. Sagi taire..
Décembre. Tibér. Choïac. Apellaeus. Scirophorion. ^gokéron. Capricorne.

Aëtius Amidemus , dans le calendrier que Pétau emprunte de lui , dans son
Uranologion , fait aussi répondre le mois dystrus où il met l'équinoxe vernal, au
mois de mars , xanthicus au mois d'avril , et artémisius au mois de mai. Ces trois
noms sont les seuls qu'il rapporte des mois macédoniens, mais ils suffisent pour
nous faire voir la relation des autres au reste des mois romains ; d'abord , ces trois
mois macédoniens s'y suivent immédiatement, comme dans cette table ; de plus ,
C i3 )
*ls y précèdent de 60 jours leur coïncidence aux mois romains de la table
Noris , et en cela ils se conforment au calendrier du manuscrit 23g4.
(1) Au calendrier syro-macédonien que je viens d'exposer, et qui servoit pour
les églises d'Orient sous les empereurs de Constantinople, j'ajouterai un calendrier
zodiacal qui se trouve dans le manuscrit i63o de la bibliothèque du Roi. Ce
manuscrit, en nommant les derniers de ces empereurs, donne la date du temps où
il a été écrit ; et il montre par son contenu , qu'il étoit une espèce d'alma-
nach servant aux chrétiens de l'Orient, qui commençoient alors l'année à 1 equinoxe
du printemps. Cet almanach plus sanitaire cependant qu'ecclésiastique , pouvoit
également servir, et servoit sans doute aussi aux payens d'Egypte, puisqu'on y
voit les rapports de chaque mois solaire ou zodiacal et de chaque mois romain , et
leur correspondance avec les mois alexandrins fixés par le premier jour de thoth
au 29 août. Car on lit, au signe de la vierge, que le mois mésor, de 5o jours,
commençant le 1-9 août, finit le 18 thoth ; ce qui place le 1 thoth au 29 août, les
derniers i3 jours d'août avec les 17 premiers de thoth, faisant trente j et la diffé
rence de i3 à 17 étant 4 j le premier de thoth tombe ici au 29 août, comme dans
l'Hémérologe de Ptolémée , et le 1 septembre au 4 thoth. Le calendrier suivant est,
donc postérieur au concile de Nicée , puisqu'il ouvre l'année à Pâques , comme
je le prouverai ci-après ; mais il est de beaucoup antérieur aux derniers empe
reurs romains-grecs , puisqu'il est conforme au calendrier alexandrin , l'£gypte
ayant été conquise par les Sarrasins près de huit siècles avant l'extinction de l'em
pire de Constantinople.
(1) Si l'on compare ce calendrier syro-macédonicn tel qu'il étoit alors usité dans l'Orient chré
tien , sous les premiers empereurs , on le trouvera bien différent , pour le commencement de
l'année, de celui qui fut depuis universellement suivi dans l'Orient et même en Occident. Car
l'église romaine commençoit l'année à Pàque , en mars , du lemps de Grégoire de Tours, coutume
qui se continua en France jusqu'en i564-
L'Art de Vérifier les dates, dit en 1783, qu'il ne reste plus en Occident, que la Russie et
quelques endroits des pays Helvétiques, où l'on suive le calendrier, julien : mais qu'en Orient
le calendrier grégorien est universellement rejeté; et que les grecs, quoiqu'en dise un moderne,
suivent encore aujourd'hui leur ancien style. Cette fête différant toujours de dix jours dans
l'un et l'autre calendrier, avoit cessé d'être le premier jour de l'année rendu au premier
janvier. «Le corps des prolestants d'Allemagne, dit Pfeffel, arrêta en 1775, qu'ils célébreroient
désormais leurs pâques conjointement avec les catholiques , sans insister davantage sur l'obser
vation scrupuleuse des calculs astronomiques de Weigel, qui retrancha onze jours de février 1700,
pour ne suivre , relativement au comput pascal , ni le cycle pascal, ni celui de Grégoire, mais
pour s'en tenir au calcul astronomique. Ce calendrier fut adopté en 1745 par le Danemarck,
en 1752 par la Suède et la Grande-Bretagne ; et en 1724 la modération du corps évangélique
jugea qu'il valoit mieux errer paisiblement avec le reste de l'empire, sur un sujet aussi
indifférent que l'est le cycle pascal , que de maintenir par une scission fâcheuse , l'exactitude
des calculs de l'astronome Weigel , contre la défectuosité de ceux de l'astronome Lilio. »
Pfeffel. Abrégé Chronolog. de Wist. et du Droit publ. d'Allemagne , 20 vol.
Cette fête n'ayant plus aucun effet pour le commencement de l'année , c'est ce qui fait dire
h Pfeffel, non que le jour de la célébration est indifférent, mais bien le cycle qui le règle.
En effet, cette fête étant mobile , puisqu'elle dépend du cours de la lune , c'est la raison pour
laquelle le calendrier du médecin Aëtius d'Amida en Asie, dans les premiers siècles de l'église
chrétienne , n'en fait pas plus mention que le calendrier suivant , parce qu'ils n'ont ni l'un, ni
l'autre aucun rapport aux fêtes d'institution religieuse ou politique.
( H)

Extrait du Manuscrit grec i63o. Ex toû aÙToy pocyou ajçX.

Je vais maintenant exposer les sections du ZwoYa o*è vûv Xsyw xi xprip.tx.xa xi £w&axa.
zodiaque.
1. Le bélier, ou mars. Ses parties sont au â. Kpiôç , rjyovv pexpxtoç. Etat Ta "kemi avToû
nombre de 12 5. , pxf.
En ce mois, mangez et buvez des choses Ev toûtw tw pxivt rpwye xat 7rtV£ Ta yXuxe'a.
douces.
Du 22 mars, phamenoth, au 21 avril, A^ô papxiov xov yapievw9 x6" ewç àîrptXXtou
pharmouthi , le bélier , première section. toû cpappovdt xâ~, xpioV xpr,va â.
Le soleil y entre à la 4 e heure de nuit. JLpëxivzt 6 rçXt'oç wpa vuxtoç $~.
2. Le taureau , ou avril. Ses parties sont au S~. Taûpôi, rjyovv inpiMoi. Efo« Ta Xercxà aÙToû
D ombre de 1 26. pnç.
En ce mois ne mangez ni raifort, ni rave, Ev toûtw tw privi pecyavov rj yoyyvXXov
ni poisson mullet quelconque. p.)j à<pYi , uri$£ z£yaXo7rôX^u £woû olov (JVjttote.
Du 21 a vi il ^ pharmouthi, au 21 mai, Arcè ànpilh'ov xov fxppovQt } xâ" , eeoj
pachon, le taureau, deuxième section. natou toû irdx«v, , Taupô; , Tp;pta S'.
Le soleil y entre à la 9e heure de nuit. KpSaivei 6 19X105 wpa vvxzoç 9 '.
3. Les gémeaux , ou mai. Ses parties sont au y~. Atdûpoi rjyovv u.xio;. Etat t« "ktmi avxoû
nombre de 126. pxç~.
En ce mois ne touchez d'aucun poisson Ev toûtw tw urivi xEyaXoTiôXou pjiîoXoii
mullet.
Du 21 mai, pachon, au 20 juin, pauni, Ano païov toû 7raxwv xâ~ ?wç iovvîov toû
les gémeaux, troisième section. iraûtt x" SiSvpoi zp.vp.oi y'.
Le soleil y entre à la 120 heure du jour. Ep6ai'vEi 6 ^Xioç wpa ripépai të~.
4- L'écrevisse , ou juin. Ses parties sont au <J"~. Kapxtvoç, lïyoyv touvt'oç. -Efaî xi "ktmi avxov
nombre de 126. P«r.
En ce mois buvez trois coups d'eau, le Ev toûtw tw pwi v$ùp irt've upwi po<pr\-
matin, et n'y ajoutez pas les mystères de p.ctxx xpix, xat p.vçr\pix yvvaUoç, ptij irpos-
la femme. 7rXéxou.
Du 20 juin, pauni , au 20 juillet, épiphi, A7TÔ iovvîov toû 7iaûvt x" êwç t'ovXïou Toi
l'écrevisse, quatrième section. intfi x~ xapxt'voç xprtpx <T.
Le soleil y entre it la 4e heure du jour. Ep6aivei $è 6 rikîoç ûpoc ripêpaç 3r.
Dans ce même mois, le 19 juillet, dès Ev Si toûtw tw p.tp/1 } iovliov i9 <?«3-
le point du jour du 20 , le soleil se trouve xoûo-rç? x", etj toi'ov ÇwoYov Tuyx«vei •
dans ce signe; en ce même jour le temps «Xioç, (V TJ7 «pilpa «Wwi vovvaTai i
revient. Xpovoç (je crois qu'il faut lire vsiTaç. )
fj. Le lion, ou juillet. Ses parties sont au F. Aé'wv rjyovv ïouXt'o?. Etat Ta Xs7rrà aÛTOÛ pxf.
nombre de 127.
En ce mois buvez de l'eau également, Ev toûtw tw pr)vi û&up opot'us nt've, pvaXa'-
et ne goûtez pas de vin doux» xrij (îè pui yevar,. •»
( »5 )
Aitô touXiou toû «irt'çit iT lo>s «vyoûrou Du 20 juillet, épiphi, au 19 août, mésor
toû fxéacop t9" Xémv T^rîfxa F. le lion, cinquième section.
Ep.&uvet ô 17X10; vûxtoç «pa S" .S", Le soleil y entre à a j heures de nuit.
r". IIap9évoç , iffyouv aùyouç-oç. Etat t« Xerrà aù- 6. La vierge, août. Ses parties sont au nombre
toû pxê". de 122.
Ev toûtw tw (ir\vl otjrkôv ptri yaye {jdjtî Eu ce mois ne mangez ni bette ni sauce.
ev£a)pov.
Arcè aùyoûç-ou toû piatop t0~ fuç asirrept- Du 19 août, mésor, au 18 thoth, sep
opi'ou toû Sd>0 tîf , napOévos xpr)p<x f. tembre, la vierge, sixième section.
Ep&xtvet ô ÀXt'oç eôpa Âp^épa; 117". Le soleil y entre à la 18e heure du jour.
<f~". Zûyoç, îïyovv ceirrepiSpioç. Eîai t« XercTà aù- 7. La balance, ou septembre. Ses parties sont
TOÛ pt9\ au nombre de 119.
Ev toûtÔi tm pnrçvî , yâXa 7ri'v£ 5>pa y" t^î En ce mois, buvez du lait à la troisième
tyiépaç. Kat ôu&ipats ôXt'yov ^pw toû y9i- heure du jour, et usez peu de fruits d'au
vouwpou. tomne en cette saison.
Atiô aemepSplou toû Sù9 irf, eîî ôxTwêptou Du 18 septembre, thoth, au 18 octobre,
tÔv yawyt trf £vyoç Tpwfyxa £~. phaophi, la balance, septième section.
Epêaivei oe 6 «Xt'os wpa vvxtôs Le soleil y entre à la quatrième heure
de la nuit.
jf. 2xop:rfoç , tfyouv ôxTuffpios. Etat Ta XsTrrà 8. Le scorpion, octobre. Ses parties sont au
«ùtoû pt£—. nombre de 117.
Ev toûtÛ tg> pivi Tcpûix xaî axépwîa Tpwye En ce mois, mangez des oignons et des
fiepLtyfiéva otvou «xpa'tou. aulx mêlés de vin pur.
Airô ôxTtuSptou toû çatoipt «fj ciç vospi- Du 18 octobre, phaophi, an 28 novem
épt'ou TÔv à0î/p jnf axopm'oç Tp>?p.a >j\ bre, athyr, le scorpion, huitième section.
Eptffai'vet <îè ô igXioç wpa wptépa; >j\ Le soleil y entre à la huitième heure du
jour.
6—. To£o'toç , tfyouv votp.Sp(oi. Etat ta XercTci 9. Le sagittaire, ou novembre. Ses parties sont
«ùtoû pt£~. au nombre de 1 17. ,
Ev toûtÔ) tw pivi tô XoÛTpov (ftvyt , £ÎfO)_, En ce mois, évitez le bain, sinon prenez"
x«t' «vayx»iv Tpt'a XoÛTpa tôv priva. en trois au plus, dans le mois, s'il le faut
nécessairement.
Attô voEpiSptou toû «9ùp vif , eîs (îexe/x- Du 28 novembre., athyr, au 28 dé
fytOU TOÛ Xot'a* *ïî TO^ÔTOS , TpWÎpUX Q~. cembre choïac , le sagittaire , neuvième
section.
EpSaivei 6 iih'oç wpa vûxtoç i~. Le soleil y entre à la quatrième heure
de la nuit.
( i6)
Le capricorne , ou décembre. Ses parties i~. Aîyoxéptot , Hyouv àexïpGpîoç. EiVi xà Xerti
sont au nombre de 128.
En ce mois ne goûtez pas de chou. Ev xoÛT't> tw privi xpa!p.6y)î priff é).rj; ytim.
Du 28 décembre, choïac, au 22 jan Aftà Sr/.epêpîov toû ■/jtid.y- , x/f, etç l'avouct-
vier , tubi , le capricorne , dixième sec ptou toû tû§i y.S~, aiyoyjpoi: 7p.1fip.cc T.
tion.
Le soleil y entre à la 7 e heure du jour. TLp.6a.ivei <5s 6 fiïîo: &poc ypépaç ky.vn.
Le verseau, ou janvier. Ses parties sont au " Tiîpo^éo; , rr/Qvv l'avouapioç. Etat t« Xsnrà
nombre de 120. aÛToû pic"
En ce mois, évitez de boire beaucoup Ev toûtw Tto privi oivov 7to).ùv yeûye , Tpi'a
de vin, buvez-en trois coups tout au plus, Se piyr,paizx Ixpëmve àxpârou.
et qu'il soit pur.
Du 22 janvier, tubi, au 20 février, Arci iavovctpîov toû tû& y.ë~ tiç tpeëpow-
méchir, le verseau , onzième section. pîou toû pixr'P * t y^p^X00'? Tu>5ua
Le soleil y entre a la sixième heure du JLpScuvzi $è 6 «Xt'oç wp« «pwjpaî é*T>7»
jour.
Les poissons, ou février. Ses parties sont au i5—. I;£0ûe; , xJyouv (peëpovaptoi;. Eiai t« tartes
nombre de ist. aûîoû p/.â".
En ce mois ne goûtez nullement de la Ev toûtw t<û privi asuzlov pricY okov yrjim.
bette.
Du 20 février, méchir, au 22 mars, Aîtô cpeêpovetpiov toû pîyyip * , sè; pap-
phamenoth , les poissons , douzième sec » nou toû fa.pévuQ y.§~ , i^Siiss Tpwpia iS-.
tion.
Le soleil y entre à la troisième heure E//.6atV£t ô >sXt'os wp« vÛjcto? y".
de la nuit.
Ce calendrier ne nomme ni les solstices ni les équinoxes , mais il désigne l'équi-
noxe du printemps par le bélier au 22 de mars, en phamenoth , jusqu'au 21 avril,
en pharmouthi. Toutefois ni le 22 mars n'y répond au 22 phamenoth, ni le 21 avril
au 21 pharmouthi ; car 'si nous commençons avec Ptolémée l'année au 29 août
ou 1 thoth , le i septembre tombe au 4 thoth , comme dans l'Hémérologe de
cet auteur, le 1 octobre au 4 phaophi, le 1 novembre au 5 athyr , etc. Ainsi,
le 18 thoth est le i5 septembre, le 18 phaophi est le i5 octobre, le 28 athyr
est le 24 novembre, et par conséquent le 22 phamenoth est le 18 mars, et
le 26 phamenoth le 22 mars , où l'Hémérologe de Ptolémée place l'équinoxe
du printemps , à l'entrée du soleil dans le bélier , vers la quatrième heure
du jour t suivant le calendrier que nous examinons ici , comme aussi suivant
Aëtius Amidénus.
En effet, Ptolémée, dans son Hémérologe , met l'équinoxe d'automne
au 28 thoth ou 24 septembre ; et dans le calendrier que nous examinons ici,
rentrée du soleil dans la balance à la quatrième heure de la nuit, arrive
( 17 )
le 18 septembre qui est le 2.2 thoth. Mais il faut ajouter ici les cinq jours
épagomènes, dont ce calendrier ne fait pas mention, en y suppléant par les
4o jours d'intervalle qu'il marque du 18 octobre au 28 novembre j 34 du 28
décembre au 32. janvier ; 29 du 22 janvier au 20 février ; 32 de ce dernier
au 22 mars, et par les 3o qu'il donne à tous les autres intervalles. Arrange
ment que les chrétiens d'Orient, sous l'empire grec, en adoptant l'Hémérologe
de Ptolémée pour base de leur calendrier que nous examinons, imaginèrent
pour faire coïncider la fête de Pâque au ai mars où le concile de Nicée en
avoit fixé la célébration.
Si donc au 18 septembre nous ajoutons dans ce calendrier les cinq jours
épagomènes de l'Hémérologe, après le 3o mésor, dont le premier jour est
le 34 juillet, et le trentième le a3 août, le 34 a°ût sera le premier épago-
mêne , et le 38 août le cinquième} ce qui met le 1 thoth au 39 août dans
les années communes, et prouve que ce calendrier est calqué sur l'Hémé
rologe. Or, 18 et 5 font 33, l'équinoxe d'automne est donc placé dans ce même
calendrier, comme dans l'Hémérologe, à la nuit du 22 au a3 septembre.
J'observe, enfin, que la somme de toutes les divisions du zodiaque, dans
ce calendrier, est le nombre i474 J m£ùs ce nombre n'est pas un multiple
de 60 qui étoit le diviseur en usage chez les astronomes grecs , tels que
Ptolémée. La division de 1474 VaT 13 donne au quotient 122 yf pour valeur
commune de chaque signe 5 il n'est pas vraisemblable que les Grecs aient
choisi un nombre fractionnaire pour exprimer chaque dodécatémorie. Aussi ,
le calendrier leur donne-t-il différentes valeurs en nombres entiers j car
l'espace de 40 jours du 18 octobre au 28 novembre, pour le signe du scor
pion, n'est que de 117 parties; et l'espace du 28 novembre au 28 décembre,
qui est de 3o jours pour le sagittaire, contient le même nombre de parties du
zodiaque, tandis que l'espace du 28 décembre au 22 janvier , qui n'est que de 25
jours, en contient 128 pour le capricorne. Ainsi, suivant ce calcul, le mou
vement du soleil étoit rallenti dans le sagittaire, et s'accéléroit dans le capricorne.
Cette différence d'avec Ptolémée qui fait tous les signes de 3o parties égales
chacun, quoique les constellations soient inégales en tr'el les , n'empêche pas
que dans le calendrier comme dans l'Hémérologe , l'année ne s'ouvrît à l'équi
noxe du printemps, au lieu de s'ouvrir au solstice d'hiver, comme dans le
calendrier que j'ai rapporté avant celui que j'examine actuellement, quoique
l'un et l'autre soient contenus dans le même manuscrit i63o.
Cette variation pour le commencement de l'année dans les deux calendriers
se rapporte à différentes époques : le plus ancien , qui précède le concile de
I^icée, est conforme à la métiiode romaine; le plus nouveau fui dressé en
exécution des décrets de concile, sur le plan de l'Hémérologe alexandrin
1 P. 3
άβ Ρίοΐεηαέε. «Ιιβ 83ΪηΙ εοηοίΐβ <3β Νΐεεε, άϊΐ δαίηΐ-ΟγηΙΙβ, άαηδ 1β ρΓοΙο^πβ
άβ βοη Ο^οΐβ, οΓάοηηα οραβ 8β ΐΓουναηΐ ηηβ β^ΐίδβ οηΓέΐΐεηηε άαηδ Ια νίΐΐβ
ά'ΑΙεχαηάηε , οέΙέοΓβ ρ»Γ 868 εοηηοϊδ83ηοβδ βη αδϋτοηοππε , οεΐϊβ β°1ί8β £εΓοίΐ
δανού: 3. ΐοαίεδ Ιβδ αηίχεδ 1β |οπγ αν3ηϊ 1β8 οαΐεηάεδ ου Ιεβ ίάεδ , ει Ια Ιυηε οά
Ια £§ίβ άβ Ρ&γιβ άβγτα έΐΓβ οβΊβΟΓββ (ι).» Αππηίεη ΜαΓοεΙΚη άϊΐ Ια ηιβπιε εΐιοδβ
βη ά'αηΐΓβδ Ιεπηβδ, άαηδ δοη Ύτεάΐέ άβ ΓέΐαΙ ίίοπδδαηΐ άεβ βΐυάβδ α ΑΙεχαπ-
άήβ (2). Όβ ιηέιηε ηηβ οηβζ ηοιιβ , 1β οοιηιηεηοειηεηΐ: άε Γαηηέε , αΐηδϊ αυβ
πουβ 1β νογοηβ άαηβ ΓΑη άβ νέπϋεΓ Ιβδ ϋαΐβδ , νατϊα βη άϊίίεΓβηδ ΐεπιρβ , άα
δοΐδίίοβ ά'ηίνοΓ α Γβαηίηοχβ (3η ρπηίβιηρδ, ά'ού άΐ βδΐ τενβηη αοίυείΐεπιεηί αη
ρΓεπιϊβΓ ]αηνϊβΓ, ηηεί^ηεδ ]οηΐ"δ αρΓβδ οε βοΐδίΐεβ , ΐΐ ρ&δδα αΙοΓδ άυ δοΐβΐίοβ
ά'ηίνεΓ α Γβαηίηοχβ α!η ρήηΐβιηρδ; ει ο'εδί άβ Ια οραε Γβ§1ΐδβ Γοιηαΐηβ, ρουΓ
8β οοηίΌπηβΓ αη άέοΓεϋ άυ οοηοϋε, α £αίΐ ρΓβναΙοΪΓ βη ΟοεϊάεηΙ, εοιηιηβ εη
Οιίεηΐ , (Ι^ηδ 1β ηιογεη &§β , Γυδ3§ε ά'οηνπΓ Γβηηέβ εη ιηείΓβ α Γβηυίηοχβ
άα ρπηϋειηρδ , ο'βδϋ - α - ά'ίΓε α ΡααΛίε , αη Ιίευ άβ οεΐυί άεδ τοιηαίηδ οηΐ
βϋοϊϋ άε ΓουνήΓ ανοο ίαηνΐεΓ αη βοΐδΐίοβ ά'ΗίνβΓ. Ι-ββ άευχ οαΙεηάπεΓδ α,υβ
|β ρΓοάηίδ εη δοηΐ Ια ρΓεηνβ εΙ εη βχρίϊηυεηί Ια ταίδοη. ϋ,β ρΓειηΐετ εοιτηηεηοβ
Γαηηέβ α ]3ηνίβΓ, ραΓεβ α,υ'ϋ ρΓβεβάοίΐ Γβροα,υε άυ οοηεϋβ ; Γαυίτβ εοιπιηβηοε
Γαηηββ εη πιαΓδ , ραΓεβ α^υ'ϋ α έΐέ άΓβδδβ δαΓ 1β ρΐαη άβ οβίυί ά'ΑΙβχαηάηβ ,
οοη£οπηέιηεηΙ αη άέοΓεϊ άυ οοηοϋε , εϋ οαβε δαΓ ΓΗβιηει•οΙο§β άβ Ρίοΐόιηβο.
νοϋα ροηΓΟ,ηον οβ'δ άβιιχ εαΙεηάήβΓδ, αΰδοΐυιηεηΐ δεπαυΙαΒΙεβ άαηβ ΙουΙ 1ε τεδίβ
ροηΓ Ια'οοΓΓεδροηάαηοβ (Ιεβ ιηοϊδ §Γεοδ, Γοπιαίηδ βΐ αΐβχαηάηηδ , ηβ άϋ'ίέΓεηΐ
<|υο άαηδ εβ δεηΐ ροΐπΐ.
Ι^β οαΙεηϋπεΓ οοιηρατε α"ε δίχ ρεηρίβδ, ^ηϊ βε νοίϋ α Ια ρα§ε 1 3 άε Ια ρΓβ-
δβηΐε ϋίδδεΠαΐΐοη , εοηΐεηαηΐ Ιεδ πιοίδ άεδ ΗέοΓεηχ ανεο ΙεηΓδ Γείαΐΐοαδ αηχ
πιοΐδ άεδ οΐης αυίΓεβ άε εεβ ρεηρίβδ, Η ηβ δβΓα ρ3δ ΗοΓδ άβ ρΓοροβ άβ Γβ*
οΗβΓοΗεΓ άαηδ Ια ϋϊδδεΓίαΐΐοη δαΐναηΐε, Ιεδ ναπαΐΐοηδ ςη'ϋδ οηΐ ρ η δΐιυΐΓ, εη
ψιείδ Ιεηιρδ εΐΐεβ δε βοηί ορέι-όεδ, Ιεδ ταρροΠδ αοίηείδ άα εαΙβηάηβΓ )ηάαϊ^η6
βη ηόΐΓβ, εΙ εηίΐη άε ηιοηΐΓεΓ ραΓ ηη ρΓβοίδ Ηϊδϊοηηηβ άβ οβ εαΙβηάηβΓ ,
ηηε Ιεδ ΙδΓαεΊΐΐβδ , α^ηί η'εηιρΓηηΐβΓεηΙ ]απιαίδ ήεη άβδ αηΐΓβδ ηαάοαδ, 1'οηΙ
ροηηαηΐ ΓείοΓηιβ βηΓ ΓΗβηιέΓοΙοββ άβ Ρίοίβηιββ.

(ι) Αρ. Ρείβν. ϊη ΏοοΙγ. Ιβπιρ. ρα§. 88α.


(α) Απιηι. ΜβΓςεΙΙ. Ι,, ιχιι, ρα§. ιη^; ει ί. χχυ, ρα§. 355, <3β Οοπ». ^

,
DISSERTATION IV,

SUR LE CALENDRIER JUDAÏQUE.

Il semble qu'en matière de chronologie, j'aurois dû commencer parles années


et les mois des hébreux; mais la nation hébraïque, la première en date
dans l'histoire, est la dernière en rang dans les sciences. L'astronomie surtout
paroît avoir été l'objet de son aversion particulière 5 elle ne la connoissoit
que par l'abus que les Chaldéens en faisoient sous le nom d'astrologie pour
leurs divinations. Les figures d hommes et d'animaux, sous lesquelles les payens
rcprésentoient les constellations, paroissoient aux Israélites, ennemis de l'ido
lâtrie, être les objets du culte que les payens rendoient effectivement aux
astres, et les adorateurs du vrai Dieu s'indignoient de voir transporter à la
créature un hommage qui n'est dû qu'au Créateur.
Cependant Abraham, au rapport de Joscphe, étant sorti de la Chaldée^
avoit quelque cornoissance du ciel j et sans doute à force de le contempler,
il ne pouvoit manquer d'y avoir remarqué ce qu'il est impossible de ne pas
y voir avec un peu d'attention, mais ses descendants, obligés de célébrer leurs-
fêtes à de certains retours périodiques des- astres , durent en faire une étude
assez suivie quoique peu étendue. Car devant offrir à Dieu dans la première
lune de nisan , les premiers blés qui ne mûrissent que vers l'ëquinoxe du
printemps, dans la Palestine (1) , ils s'aperçurent bientôt de l'anticipation de la
douzième lune sur l'équinoxe vernal ; car au bout de quatre révolutions so
laires , il ne revenoit qu'a la treizième lunaison. Cette observation les con
duisit à doubler le douzième de leurs mois qu'ils faisoient alternativement de 39
et de 3o jours, ce qui rétablissoit leur mois nisan à l'équinoxe du printemps,
et remettoit à peu près leur année lunaire de niveau avec l'année solaire;
mais avec bien des variations dont je me propose d'indiquer les principales.
Elles demandent , pour être exposées avec ordre, qu'on les considère dans quatre
périodes de temps : depuis la sortie d'Egypte jusqu'à la captivité de Babykne,
depuis le retour en Judée jusqu'à la prise de Jérusalem par Tite, dans toute
la durée de la dispersion, et enfin à l'époque où nous vivons.
Le tableau comparatif des mois qu'offre la dissertation précédente, montre que
l'année hébraïque ne commence pas au mois qui étoit originairement le premier

(1) 11m. xih, 4-


2o CALENDRIER
de tous. Car le mois schebeth , mot hébreu qui signifie septième , n'étort le
septième qu'au temps où ab (abba , pere , principe) , étoit le premier.
En effet, schebeth ou schcbath est le septième mois de l'année judaïque, censée
commencer avec le mois ab} d'où vient abib , épi, à cause de la maturité des
blés au solstice d'été, époque par conséquent du commencement de l'année
avant la servitude d'Egypte, où tisri qui répond â thoth, aura commencé à
devenir le premier mois de l'année.
Pendant leur séjour dans cette contrée, leur état d'esclavage ne leur permettant
pas de former un corps de nation, ils furent obliges de se conformer exté
rieurement aux usages de leurs maîtres j mais ce qui prouve qu'ils ne les
adoptèrent pas pour eux-mêmes, c'est que l'année égyptienne étant vague,
les Hébreux ensuite rendirent la leur fixe pour la célébration de la f'ète de
Pâque au commencement du printemps, comme le leur prscrivoit leur légis
lateur. Car dès leur sortie d'Egypte, ils firent du mois nisari le premier de
leur année religieuse, pour obéir à l'ordre de Moyse qui le leur prescrivit
en propres termes (i), avec injonction de célébrer la pâque, ou la fête du
passage de la mer Rouge, le 14 de la lune du mois des nouveaux blés. Ce
mois étoit, selon Joseplie, dans ses antiquités judaïques (L. 11, ), celui que
les Hébreux nomment nisan, et où le soleil é^oit alois dans le signe du bélier.
Nisan étant devenu le premier mois de l'année ecclésiastique dos Hébreux,
tisri demeura toujours le premier de leur année civile. Car Joscphe dit (Ant.
L. 1. 4- ) que 'e déluge étant arrivé dans le second mois que les Macédo
niens nomment diust et les Hébreux marcesvan , Moyse a donné le premier
rang au mois nisan qui est xanthicus, parce que ce fut en ce mois qu'il
retira les Hébreux de la terre d'Egypte j et pour cette raison, il commença
par ce même mois tout ce qui concerne le culte divin. Mais pour ce qui
regarde les choses civiles, comme les foires, marchés, et autres sem
blables occupations de trafic , il conserva l'ancien ordre et le premier mode
de supputation (2); et la fixjté même de leur apnée religieuse, rendit également
fixe leur année civile; car le second adar étoit commun à l'une et à l'autre.
11 paroît donc que l'année civile des Hébreux, ayant d'abord commencé
avec le mois ab au solstice d'été, commença ensuite à l'équinoxe d'automne
avec tisri ( hyperberetaeus), parce que, suivant Josephe, le déluge étant
arrivé en automne au mois dius des Macédoniens, marcesvan des Hé*
breux , et novembre des Romains , le mois précédent qui étoit tisri des
Hébreux, thoth des Egyptiens, hyperberetaeus des Macédoniens et octobre des
Romains, fut adopté pour le premier en mémoire de cet événement. Ce fùf
(1) Exode xii , 2.
(1) VojreE les preuves d ans les notes suivantes,. t
JUDAÏQUE. 21
par conséquent au milieu d'une année civile, que les Hébreux commencèrent
leur première année sacrée avec nisan. Mais le septième mois de cette année,
qui étoit tisri, demeura toujours le premier de l'année civile, et fut constamment
dans la suite solennisé comme tel par une fête annuelle.
Mais l'année des Hébreux étoit lunaire , leurs mois avoient alternativement 29
et 3o jours, et l'année 354 jours seulement, ce qui faisoit onze jours de moins
que l'année solaire. La iête de Pâque qu'ils dévoient célébrer tous les ans
au 14 de la lune après l'équinoxe du printemps, auroit précédé cet équi-
noxe de 1 1 jours en un au , et de 23 en deux ans. Pour éviter cet inconvé
nient, ils intercalèrent un deuxième mois adar ù chaque troisième année
lunaire. Mais cette intercalaticn donuoit à la troisième année hébraïque huit
jours de plus qu'à l'année solaire égyptienne correspondante , et celle-ci
n'étant pas exacte , puisqu'ede a près d'un quart de jour de moins que
l'aimée solaire vraie , quatre années lunaires avec le treizième mois de la
troisième, ayant 14 j5 jours, c'est-à-dire, i5 de moins que \ années solaires,
les Hébreux y reuiédioient en intercalant un treizième mois à la fin de la
cinquième année , et ainsi de suite dans le même ordre. Voilà pourquoi l'Art
de vérifier les Dates, dit qu'ils ajoutoient, suivant le besoin, tous les deux ou
trois ans, un mois intercalaire à leur année ordinaire.
Les Hébreux, comme les autres peuples anciens, ne distinguoient les mois
que par l'apparition de la nouvelle lune. Ils regardoient celle qui cuïncidoit
avec la maturité des nouveaux blés, des orges, comme commençant le mois
nisan aux environs de l'équinoxe du printemps, c'est-à-dire, quinze jours
avant ou quinze jours après selon que la nouvelle lune de nisan le précédoit
ou le suivoit en conséquence de l'intercalation du ve-adar, et ils pouvoient
toujours faire celte intercalation en comparant la fin de leur année avec l'état
de leurs orges. Car si l'année étoit finie avant que les orges fussent mûres,
ils ajoutoient le second adar à la fin duquel ils commençoient l'année sui
vante par le premier jour de nisan. C'est ainsi qu'ils ont procédé pour la
célébration annuelle de leur pâque, avant qu'ils eussent pris quelque con-
noissance des méthodes des Grecs. Or, d'après les tables astronomiques de
Homann , citées par des Vign oies, dans l'année de l'exode 1648 avant notre
ère , la nouvelle lune vraie arriva le ao mars au soir. Ce fut donc le 2a qui
fut le premier jour de nisan, et par conséquent le 14, qui fut la première
pâque, tomba le 5 avril , c'est-à-dire, après l'équinoxe ; car on ne commence
à revoir la lune., que deux ou trois jours après la conjonction.
« On ignore (1), dit Ben -David, comment les juifs datoient avant la
destruction du premier temple. Les historiens hébreux, tels que les auteurs
des livres des rois et des chroniques, qui ont écrit pendant ou après la
(1) Jud. Ralend.
C. J. *
^ CALENDRIER
captivité de Babylone , datent toujours par les années des rois dont ils écrivent
l'histoire (1) , et ils prennent pour époque la sortie d'Egypte ; mais leur
supputation est loin d'être certaine. Témoin les années de Saiil sur les
quelles on dispute toujours, comme sur celles de David et de ses successeurs,
parce que ces années n'étant pas précises et uniformes ne sont pas toutes
d'une grandeur rigoureusement la même. C'est ce que prouvent les diffé
rences qu'on remarque dans les chronologies sacrées d'Usserius , de Pétau
de ïournemine , de Vossius , de Serrarius , de Pezron , etc. Josephe se sert
du calendrier syro-macédonien en vogue dans l'Asie, avant Jésus-Christ, par
suite des conquêtes d'Alexandre. L'ère d'Alexandre pour les affaires civiles ,
commença au moled ou nouvelle lune du mois où tombe la pâque, suivant
les livres Moar-Enajim , Schalscheleth Hakabbala et Jessod , qui , à la vérité
différent entr'eux de quelques années , comme aussi les juifs d'aujourd'hui
en Europe ; mais ils s'accordent tous à dire qu'elle commença à l'entrée
d'Alexandre clans Jérusalem, que l'on peut fixer sans difficulté à l'an 3ro
avant notre ère chrétienne. Rabbi Salomon, auteur du Moar-Enajim, dit que
jusqu'à l'introduction de cette ère, on a toujours compté de la création, mais
il n'en apporte point de preuve.
Du temps de Hillel, qui Yivoit vers l'année 33o de notre ère, elle étoit
encore d'usage ; mais 3o ans après on y avoit déjà renoncé, (selon Abraham
Zacut dans son Sépher Hajuchasin , livre des Généalogies. ) On ignore quelle
fut l'ère qu'on suivit depuis l'an 36o après Jésus- Christ , jusqu'à l'an 1019 ,
pendant 65<> ans. Mais depuis 1019 on ne compta probablement plus par les
années delà création; et il est certain que depuis 1 170, année où Maimonide
composa son livre du calendrier judaïque, les Juifs datent du premier moled
de la création, et admettent le nombre de lunaisons depuis cette époque jusqu'à
la destruction du second temple , tel que je le donnerai ci-après. Je crois pou
voir assurer , dit Rabbi Salomon à la fin de son livre déjà cité , que l'usage
de compter de la création n'a commencé parmi nous que depuis la mort de
Rabbi Scherirah , c'est-à-dire , depuis un peu plus de 600 ans au moins. Ce
rabbin a été président de l'académie de Peretz-Schibar , au commencement
du xie siècle, et cela autorise ce que j'avance.
Selon Ben-David , un espace de temps dans lequel toutes les fêtes judaïques
peuvent être célébrées aux mois et aux jours fixés dans le Pentateuque, se
nomme schanah , année. Et le premier jour de la nouvelle année, rosch
ha-schanah, tête de l'année, étoit dans les anciens temps, le moled du mois
où l'orge étoit mûre (2. Mos. xn, 1, xin, 40 ordinairement.
L'orge devenoit mûre dans la Palestine, comme en Egypte, vers l'équinoxe
du printemps; mais comme cela n'arrivoit pas toujours, et que la loi défend
(1) Roix, 1. vi, etc.
JUDAÏQUE.
expressément de manger du Lié nouveau (i) avant le seizième jour du pre
mier mois où les prémices des orges sont présentées au temple , les années
dévoient nécessairement varier de longueur. Aussi Aben-Ezra dit-il à ce sujet (a) :
« Moyse n'a dit nulle part quelle doit être la durée de l'année. Il a seulement
prescrit de la compter du mois où l'orge est mûre , de nommer ce mois le
premier , et les autres second, troisième, etc.; et il n'a pas non plus déclaré
la manière dont les années et les mois doivent être déterminés. On voit aisé
ment combien cette méthode étoit imparfaite, et laissoit d'incertitude dans le
jour de la nouvelle lune. Car le sanhédrin , ou grand conseil de Jérusalem ,
ne déterminoit pas le commencement du mois , sans avoir aperçu par lui-
même, ou par des témoins oculaires , la nouvelle lune. Il ne savoit pas aupa
ravant si le mois qui hnissoit , étoit de 39 ou de 3o jours ; et on le savoit
encore moins dans les provinces, puisqu'on s'y conformoit en cela à la décla
ration du conseil. Mais toutes les fêtes «judaïques étant immobiles , (3) leur
célébration dépendoit de la détermination du premier jour de chaque mois à
un certain jour fixe pour chacune respectivement. On faisoit en ce jour à
Jérusalem un sacrifice pour cette notification , et une prière publique dans
les provinces. »
Le conseil ordonna que partout où les messagers ne paryiendroient pas,
le 3oe et le 3ie jour du mois, seroit le rosch-chodesch, ou premier du mois
suivant j et que chaque fête seroit célébrée , tant le jour où elle tombe que
le suivant, ce qui fit deux jours de rosch-chodesch et de célébration de
chaque fête. Et quoiqu'aujourd'hui les passages alternatifs des mois de 3o à 29
jours soient bien déterminés , on suit pourtant toujours le double commencement
des mois pour ceux qui ont 3o jours , et le doublement de chaque fête par
sa célébration en deux jours consécutifs ; et comme c'étoit dans l'année du
jubilé «que la restitution des biens aux premiers possesseurs (5. Mos. xxv. 8.)
se faisoit le ioe jour du 7e mois (Mos. xxi. 2.), ainsi que la cessation de
l'esclavage ( xxxii. 27. ) et la réconciliation du peuple avec Dieu par la rémis
sion des peines , au moyen du bouc émissaire sacrifié pour le salut public ,
le son des trompettes de Jérusalem se répétoit de proche en proche dans les
provinces. Ces trompettes commençoient à sonner dès le premier jour du 7'
mois , et dans les dernières provinces on pouvoit se tromper d'un jour sur
le commencement de ce mois. A Jérusalem même on étoit d'autant moins
(1) 3. Mos. xi. 3i. xxin. 5. 14.
(2) Comm. in Mos. xn. 2.
(3) C'est ce qui , pour le dire en passant , prouve la fausseté du système deDupuy, et autres,
qui font dériver les fêles des Juifs, de celles des Egyptiens dont toutes les fêtes parcouroieut
tous les jours de l'année pour la sanctifier, en 1460 ans.
2{ CALENDRIER
certain du jour de la nouvelle lune , qu'on ne la voit jamais le jour précis
de la conjonction.
L'année judaïque étant lunaire ne s'accorde donc avec l'année solaire , que par
le moyen des années intercalaires. Clavius et Kepler croient que Moyse a in
troduit les années solaires, (i) et n'a pris que dans les années égyptiennes, le
septième mois pour le premier. Les passages d'Esdras et de Sirach , qui parlent
les premiers des apparitions de la lune , servent de preuves à Kepler. Mais Bu-
cherius pense le contraire (2). Et je crois plutôt que les juifs imitèrent des
Chaldéens à Babylone la méthode des intercalations.
Maimonide parle de quelques astronomes , les uns grecs , les autres juifs ,
qui font l'année solaire de 365 jours , 5 heures , 997 chlakim , 48 regaim. Ces
Grecs nous sont inconnus; quant aux Juifs on connoît le rabbin Aba-ben-
Ahaba , président de l'Académie de Sora où il professoit l'astronomie vers
l'an 25o de Jésus-Christ. 11 est douteux s'il parle de l'année moyenne ou précise
d'après une observation, ce qui est peu vraisemblable. Le chapitre Eleazar
donne pour la longueur du mois et de l'année tant solaire que lunaire , des
nombres singuliers et qui s'accordent si peu entre'ux, qu'ils ne méritent aucune
attention.
Si on eût voulu seulement égaler l'année lunaire à l'année solaire, on auroit
pu faire tomber les sept années intercalaires, les unes après les autres, dans
la période de 1 9 ans ; mais comme on avoit surtout égard à l'ordre des jours
de fêtes , et que dans 1 1 années lunaires consécutives , il se trouveroit fort
dérangé, on convint de faire des années, 3,6,8, 11 , 14, 17» 19, autant
d'années intercalaires j on obtint par-là qu'aucune fête ne pût rétrograder de
plus de 21 jours, 18 heures, 4°8 chl. Car l'année lunaire commune est plus
courte que l'année solaire de 10 jours, 11 heures, 204 chl., et une année
intercalaire n'est distante d'une autre que de deux années communes , l'antici
pation ne peut être au plus que de 23 jours; et dans l'année intercalaire
suivante, où le mois adar premier est de 3o jours, le jour donné retombe
huit jours plus tard , car 3o — 22 = 8.
De même qu'en Grèce il ee passa bien des siècles avant qu'on fît accorder
la supputation du temps avec le cielj et qu'on n'introduisit à Athènes la pé
riode de Méton , que vers 433 ans avant J.-C.j et environ 100 ans après
Méton , celle de Calippe qui la corrige , on fit aussi bien des essais pour régler
l'année judaïque.
Au temps de Judas Macchabée, l'an ia3 des Séleucides, i58 ans avant

(1) Ecloga Chronol.


(a) A.p. Petay. Doct. Temp,
JUDAÏQUE. - 35
J.-C. , selon Prideaux (i), la paix dont la Judée jouissoit , lui permettant de
s'occuper de son calendrier, soit qu'on y eût connoissance de la période calippique,
ou qu'on voulût introduire quelque chose de semblable, on établit une période
de 84 ans, dont les mois alternoient de 29 et de 3o jours. On se servit, pour
les affaires civiles, d'un petit cycle de 14 ans , qui contenoit 173 lunaisons,
au moyen de cinq années intercalaires de i3 mois. Chaque lunaison étant
de 29 jours, iz heures, 793 chlakim, la somme est 5 108 jours, 19 heures, 29
chlakim, tandis que 14 années juliennes contiennent 3n3 jours, 12 heures. Six
de ces cycles composèrent la période de 84 ans, et pour faire concourir les
années solaires et lunaires à la fin de cette période, on rendit intercalaires
ou de i3 mois, 3i des années lunaires civiles; savoir, les 1, 3, 6, 9, 11,
14, .17, 20, 22, 25 j 28, 3o, 33, 36, 39, 41, 44, 47, 49, 5a , 55, 57,
60, 63., 66, 68, 71, 74j 76, 79 et 82; et dans les x5 années communes,
4, 8, i3, 18 , a3, 27, 52,37, 4a> 4^> 54, 59, 72, 77 et 83, marcheswan
lut de 3o jours : d'où on eut :

84 ans de 354 jours 39736 jours.


3i mois interc. de 3o jours 93o
i5.ans complém i5

Nombre des jours contenus dans 84 années juliennes.. 3o68i jours. Car

84 x 365 = 3o66o + 21 (^) as 3o68i

Ce n'est pas qu'on y ait pris pour base une période calippique de 76 ans ;
car les huit années ou l'octaëtéride de Cléostrate , de moins dans cette pé
riode , que dans celle de 84 ans, n'étoient pas ajoutées à la fin des 76 ans,
mais insérées entre les 60e et 69e années; les 3e, 6e et 8e années rendoient
intercalaires les 63e , 66e et 68e années des 84 ans ; mais aucune des huit
années de cette octaëtéride n'étoit de 383 jours (2). D'ailleurs, la période calip
pique a commencé 33o ans avant J.-C. , au lieu que celle de 84 ans
a commencé l'an 162 (i38 des Juifs) avant J.-C, de sorte que la 17e année
calippique fut la première des 84, laquelle en outre ne part pas, comme la
première année calippique, du solstice d'été, mais du premier jour de nisan.
Mais dans ces 84 ans , au bout desquels toutes les fêtes revenoient à leurs
places , elles n'étoient pas à leurs véritables jours légaux. Les présidens de
l'Académie de Sora et de Pumbedita, Jarchi et Ada, rectifièrent un peu ce
calcul , mais seulement aux quatre temps de l'année.
(1) Cannect. Sub an. i63.
(a) Parfaite ou surabondante.
1 P. 4
oG 'CALENDRIER
Les premiers Pères de l'Eglise employèrent cette période de 84 ans, pour
régler le retour de la fête de Pâques , dit Bucherius ; mais il est douteux
que les Pharisiens* aient continué de s'en servir jusqu'au temps de Hillel , en
l'an 33o de J.-C. Car il dépendoit de la volonté du grand conseil des juifs,
de déclarer intercalaire telle ou telle année. Et des raisons de religion ou de
politique faisoient varier cette détermination : la maturité des orges retardée ,
des inondations survenues, des ponts emportés, faisoient que les années deve-
noient intercalaires en dépit du calcul, ou rendoient simples celles qui dévoient
être intercalaires. Le Thalmud (Traité du Sanhédrin ) et Maimonide montrent
une lettre de Gamaliel , contemporain de J.-C, à son secrétaire Johannon ,
dans laquelle il dit aux juifs de Babylone, de Médie , etc., qu'il est obligé de
faire de l'année de la date de cette lettre, une année intercalaire, parce que la
colombe destinée au sacrifice est encore trop tendre , l'agneau de la pâque
trop petit, et l'orge trop verte.
Il seroit possible , remarque Scaliger , qu'environ 70 ans plus tard , lors de
la destruction du temple par Titus , les juifs eussent adopté la période de
Calippe et non celle de 84 ans , ou une autre quelconque. Mais la preuve
qu'il en donne, démontre le contraire de ce qu'il avance; car, comme tout le
calcul du calendrier , l'ennéadécaëtéride ou période de 19 ans commence à
la création ; et pour trouver à quelle période est une année donnée, comme
la 5572e, en divisant ce nombre par 19, on trouve que c'est la 5e année de la
294e période. Ainsi l'année intercalaire 5578 est la onzième de la 29.1e période.
Un cycle de 19 ans contient 12 années de 12 moledoth chacune et 7 années
de i3, = 235 moledoth. (Moledoth est le pluriel hébraïque de moled qui
est l'intervalle de deux nouvelles lunes.) Or la destruction du temple par Tite
est du 21e mois de l'an 5828 du monde. Ce nombre divisé par 19 donne 201
cycles entiers et 9 pour reste. Ces 201 cycles font autant de fois 235 lunai
sons; et des 9 années de reste, les 8 écoulées contiennent 3 années intercalaires
do i3 moledoth chacune, et 5 de 12, = 99 lunaisons, qui avec les 10 de
la 9e année, la destruction étant de la 11e lunaison ou onzième mois, font
47344 lunaisons; divisées par 235 elles donnent 201 cycles entiers de 19, = 3819
ans-|- 9= 3828.
Si donc les Juifs, pour fixer leur jour de Pàque au 14 du mois nîsan , adop
tèrent la période de 84 ans, ce ne fut que long-temps après leur retour de
la captivité de Babylone. Ils commençèrent, selon Bucherius, à se servir de
ce cycle, l'an 162 avant notre ère. Selon Prideaux, leur cinquième cycle
commença l'an 46 de notre ère , et S. Prosper témoigne que les premiers
chrétiens commencèreent cette même année à employer ce cycle. Mais comme
il est moins exact que la période calippique, puisque celle-ci, au bout de 76 ans,
JUDAÏQUE. o a7
n'a que 5 keures 53' de plus que les 940 lunaisons dont elle est composée ,
au lieu que l'octaëtéride ajoutée , causoit une différence de 1 jour 6 y heures
de moins sur les io3q lunaisons de 84 ans, la fête de Pâque retarda par con
séquent de plus d'un jour et un quart à la fin de chaque 84e année. C'est
pourquoi, de même qu'au temps du concile de Nic-e, les chrétiens ne célé-
broient plus la fête de Pâque au 14 de la lune du printemps ; par suite du
dérangement qu'avoit causé la précession des équinoxes, les Juifs ne pouvoient
plus, pour la même cause, célébrer leur pâque au jour fixé par la loi. Les
chrétiens , en conséquence du décret du concile , fixèrent la fête de Pâque
au premier dimanche après le 14 de la lune vernale, au lieu que les Juifs
la célébrèrent du 14 au i5 de cette lune. Mais le cycle de Méton ne pouvant
empêcher les erreurs qui en résultoient par rapport à la précession , la réforme
proposée par le pape Grégoire XIII., en i58a, fut une raison péremptoire pour
les Juifs de ne pas s'y soumettre ; et de là vient la différence qui existe entre
le jour de leur Pâque et celui de la nôtre.
Les juifs employent le«cycle de 19 ans pour retrouver à chaque 19e année
la nouvelle lune au même jour et à la même heure que 19 ans auparavant,
à i heure 27' 3i* 55"' près, dont la lune avance sur le soleil en un cycle.
Mais l'année juive étant lunaire et composée de cinq mois pleins , nisan et
autres en nombre impair, et de cinq mois caves ijar et autres en nombre
pair , et de marchesvan et casleu , tantôt pleins et tantôt caves tous deux ,
tantôt l'un des deux cave, et l'autre plein, l'année commune de douze mois
est de 354 jours j mais l'année intercalaire de i3 est ou de 385 3 ou de 383 ,
ou de 384 > selon celui de ces trois cas, qui a lieu tous les 3 ans.
Le nombre d'or de la première année de notre ère étant 2 , ce n'est qu'à
l'équinoxe d'automne de cette année, que commence la 198 année du 198e
cycle lunaire des juifs, dont les 3, 6, 8, 11, i4> 17 et 19e sont embolis-
zniques ou de i3 mois, et le i3e de 3o jours , excepté dans la 19e, parce que le
cycle des juifs retardant de trois jours sur le nôtre , l'âge de la lune étoit
de trois jours au commencement de la première année de ce cycle, et de 14
à la fin de cette année. 14 et 22 pour les deux années suivantes font 36,
c'est-à-dire , un mois embolime de 3o jours pour la troisième année , et les
six jours restants avec 33 pour les trois années suivantes , font 39 , ou un
mois embolime, pour la 6e année, plus 9 qui, ajoutés à 22, font 3i jours pour
la 8e année embolismique , tandis que c'est notre 9e année qui est interca
laire , vu que notre cycle précède d'un an celui des juifs.
Déterminons maintenant en années juliennes comptées de notre ère , quel
ques-unes des principales époques de l'histoire juive. Je préviens que je calcule
d'après les données de Josephe. Il s'ensuit que mes résultats ne s'accorderont
4 *
2S CALENDRIER
ni avec ceux de Pétau qui ne ^'accorde pas lui-même avec le texte hébreu ,
ni celui-ci avec le samaritain, ni enfin avec la version des Septante. Car on
trouve que l'année dite de la création est , en supputant suivant le texte
hébreu 41 1 1 avant J.-C.
samaritain 44a4
des Septante 55o8
de Josephe 4^58
Fixons d'abord l'époque de l'exode. Josephe ( Antiq. L. x. ) compte depuis
la sortie d'Egypte jusqu'à la destruction du premier temple, io6a \ ans et io
jours , et Jérémie 70 de captivité à Babylone jusqu'à Cyrus. Or le temple n'a
été brûlé qu'en l'an 19 de Nabuchodonosor. Car ce fut dans l'an 11e du règne
de Sédécias qui ne commença qu'au second siège, huit ans après le premier,
1er année de Nabuchodonosor. Et nous lisons dans le chapitre 25 du xxie livre des
Rois, que Nabuchodonosor roi de Babylone, le 7e jour du 5e mois de la 19e année
de son règne, envoya Nabuzardan , commandant général de ses armées-, à
Jérusalem , pour détruire cette ville , et en brûler le temple j cet ordre fut
exécuté , et le peuple juif emmené en captivité à Babylone.
Ce Nabuchodonosor est le Nabocolassar de la table des Rois de Ptolémée:
carBérose, dans Josephe, (L. x des Antiquités Judaïques ) donne le nom
commun de Nabuchodonosor ou Nebucadnezar à Nabopolassar et à Nabo
colassar qu'il assure être le fils de Nabopolassar , et le même fragment de
Bérose , dans le livre de Josephe contre Apion , appelle Nabocolassar, Nabu
chodonosor, et nomme son père, Nabolassar, qui est dans Eusèbe et le
Syncelle, Nabopolassar, comme dans le canon des Rois, de Ptolémée. Or
Ptolémée met le commencement de son règne à Tan 14^ de .Nabonassarj
cette année vague ayant, selon Pétau, commencé le 27 janvier de l'an 604
julien avant notre ère chrétienne, il s'ensuit que Nebucadnezar qui est Na
buchodonosor, s'empara de Jérusalem et brûla le temple l'an — 586. En
effet, les deux derniers chapitres du dernier livre des Rois, distinguent trois
expéditions de Nabuchodonosor contre Jérusalem : la première, au commen
cement de son règne, et par conséquent en — 6o4, année où Daniel fut mené
en captivité à Babylone ; dans la seconde, neuf ans après , le roi Joachim y fut
emmené captifj et dans la troisième , le temple fut brûlé par Nebuzardan.
Ptolémée, en plaçant le règne de Cyrus après la prise de Babylone à l'an 218
de Nabonassar , confirme, sans le savoir, les 70 années de la captivité des
Juifs à Babylone, énoncées par Jérémie, c. xxvn. Car 218 — 143 = 75 ans
commencés, dont Jérémie n'a nommé que les dixaines. Effectivement, en
comptant de la captivité de Daniel en — 6o5 , première année de Nabuchodo
nosor , jusqu'en — 337 , qui est l'an julien avant notre ère, répondant à la
JUDAÏQUE. a9
première annéé du règne de Cyrus à Babylone, on trouve 74 ans pleins.
Ajoutant donc les 106a £ ans de Josephe , aux 586 ans que nous venons de
trouver pour le nombre d'années dont l'incendie du temple a précédé notre ère,
nous trouvons que l'exode, ou sortie d'Egypte, est de l'an 1649 avant notre ère.
Voyons maintenant dans quel mois judaïque de l'an — 586, le temple fut
livré aux flammes ?
Josephe nous fournit un moyen de résoudre cette question , quand il nous
dit qu'il s'écoula 106a ans 6 mois et 10 jours, depuis l'Exode jusqu'à
l'embrasement du temple. L'Exode étant du x5 nisan, io63e années comptées
en remontant de celle de l'incendie du temple, aboutissent au a5 tisri qui
commençoit la 1064* année civile; c'est donc en années civiles, que Josephe
date les événemens qu'il rapporte dans son histoire , et il suit le calendrier
syro-macédonien, adopté en Asie depuis les conquêtes et la mort d'Alexandre.
Car écrivant sous Vespasien , il supputa les années suivant le style usité de
son temps, et non à la manière des anciens juifs.
Pour connoître la manière de compter les années usitée chez les juifs , depuis
la captivité, nous n'avons pas de meilleurs guides que les livres d'Esdras et
de Néhémias qui ont écrit l'histoire de leur retour à Jérusalem. Je prouverai
d'abord que l'année religieuse commençoit six mois après' l'année civile j et
ensuite, qu'ils employaient l'année civile pour ce qui concernoit les étrangers,
et l'année sacrée pour eux-mêmes.
La sortie d'Egypte datant de l'équinoxe du printemps , au mois nisan qui
fut dès lors le premier mois de l'année sacrée , et ce mois étant le septième
compté de tisri, c'es-à-dire, depuis l'équinoxe d'automne, l'année civile éroit
donc commencée depuis six mois , quand les hébreux commencèrent à compter
leurs années depuis nisan. Par conséquent, l'année sacrée commença toujours
ensuite six mois après l'année civile. Nous en avons la preuve dans le premier
chapitre du livre 1er d'Esdras, qui dit que Cyrus, dans la première année de
son règne (53i avant J.-C. ) suivant le catalogue de Ptolémée, ordonna que
les Juifs retournassent de cette ville dans leur patrie : ce qui fut fait. Et dans
le septième mois suivant, puisqu'il fallut du temps aux Juifs pour aller de
Babylone se rétablir à Jérusalem, les Israélites se trouvant rassemblés dans
cette ville , y firent la fête des tabernacles qui ne pouvoit être célébrée qu'à
l'équinoxe d'automne, comme ils la célèbrent encore le i5 tisri 558i judaïque,
a3 septembre de l'année chrétienne 1220 (1). Or le septième mois compté de
nisan , étant tisri , 1 er mois de la ae année civile de Cyrus , 53c° julienne avant
l'ère chrétienne, selon le catalogue de Ptolémée, il s ensuit que cette a* année
a commencé au milieu de la iM année sacrée des Juifs, depuis leur retour.
(1) Alm. allemand de Strasbourg.
30 CALENDRIER
C'est ce qui va devenir palpable par les passages que je vais rapporter.
Néhémias, dans le deuxième livre d'Esdras, raconte qu'au mois casleu,
dans la 20e année, étant à Suse, il interrogea Anani sur les Juifs qui étoient
demeurés à Jérusalem ; et que dans le mois nisan , vingtième année d'Arta
xerxe , en servant à boire à ce roi , il en obtint des lettres de recommanda
tion et de protection pour les Juifs , adressées aux gouverneurs Perses de
la Judée. Voilà donc deux mois hébraïques de la même 20e année d'Artaxerxe.
Or , casleu ne peut se trouver avant et avec nisan , dans une seule année hé
braïque , qu'en commençant cette année par tisri j car casleu et Nisan appar
tenant à une seule et même vingtième année d'Artaxerxe, cette vingtième année
étoit donc une année civile qui avoit commencé en tisri , six mois avant l'année
sacrée commencée en nisau. Il est évident par ces citations, que les Juifs em-
ployoient l'année civile pour leurs rapports avec les nations étrangères , et
l'année religieuse pour ce qui les concernoit eux seuls.
Mais pour les temps qui suivirent leur soumission à l'empire des Grecs , il
n'est aucun monument qui puisse mieux nous éclairer , que les deux livres
des Macchabées qui rapportent l'histoire des Juifs, depuis le commencement
du règne d'Anthiochus en Syrie près de deux cents ans avant notre ère. Elle
a été écrite par Jason de Cyrène, en cinq livres; il ne nous en reste plus que
deux. Le premier est entier ; mais le second est un abrégé des quatre autres',
dont par cela même il répare la perte.
Le premier livre des Macchabées dit qu'Antiochus IV Epiphane , ou l'illustre,
commença son règne en Syrie dans l'année 137 du règne des Grecs. Ces Grecs
étoient les Macédoniens qui alors commençoient leur année à l'équinoxé d'au
tomne ; on le voit par Galien (1) et cette année étoit la 176e avant J.-C. C'étoit
donc la i36e comptée depuis l'époque des Séleucides, ou 12e de la mort d'A
lexandre.
Les versets Sj et 62 du premier chapitre ajoutent que le i5 casleu de
l'an i45, Antiochus fit dresser des autels dans toute la Judée, et que le 25
de ce mois on y sacrifia aux idoles, en l'an 14$. Or, le mois casleu étoit
le neuvième de l'année judaïque commencée avec nisan, et nisan commençait
à l'équinoxé du printemps le 21 mars de l'année romaine, qui ouvroit avec
janvier. Tous ces faits ne peuvent donc être comptés qu'à partir de l'an 3n,
car l'Antiochus dont il est parlé dans ce premier livre, est le fils d'Antiochus-
le-Grand par qui il avoit été remis en ôtage aux Romains, suivant le traité de
paix avec Scipion , l'an 187 avant J.-C, et par conséquent depuis l'an 3ia. Le
i5 casleu étoit donc le i5 décembre de l'année romaine correspondante com
mencée en janvier 5i2 , mais dont le mois d'avril étoit le nisan des Hébreux. L'an

(1) Ap. Petav. Urauolog.


JUDAÏQUE. 5i
3ia — i45 étant l'an 168, il s'ensuit que le temple de Jérusalem fut profané
et pillé par Antiochus Epiphane , quatrième du nom , dans la dernière moitié
de décembre de l'an 168 avant J.-C.
La mort d'Antiochus est rapportée par l'auteur du premier livre, à l'an 149
de l'ère des Grecs, qui étoit l'ère des Séleucides ; mais l'auteur du deuxième
livre la rapporte à l'an 148, dans une lettre du i5 xanthique de cette année.
La raison en est que le premier date du commencement de l'année sacrée en
nisan , tandis que le second date du commencement de l'an civil en tisri.
En effet , la racine ou époque de l'ère des Séleucides étant en octobre 3i2
julien avant l'ère chrétienne, 3i3 — 1^9 est donc 164, et 5i3 — 148 = i65
avant J.-C. Or — 164 est plus proche de notre ère, que — i65 donc nisan
en mars commençoit l'an 149 religieux, jusqu'en tisri, d'où octobre julien
continuoit l'an 148 civil.
La date du 24 du mois dioscore, de la lettre de Lysias, qui a tant embar
rassé les interprètes, est pourtant aisée à fixer. Car le mot dioscore, n'est que
le nom des gémeaux , dioscures. C'est donc le 24 didymou , qui , dans le ca
lendrier hébraïque présenté ici, répond au mois de mai des Romains, siwan
ou psethuau des Hébreux, pachon des Egyptiens, artemisius des Grecs d'Asie,
maiinactérion des Athéniens , et didymon des Macédoniens. Lysias , dans cette
lettre, propose la paix. Or, l'an 149 de l'ère Séleucide commençoit avec tisri
au 5 octobre; ce fut donc dans l'année 148 précédente, que Lysias écrivit
cette lettre, le 24 didymon. Il ne le fit que par l'ordre exprès du roi Anthio-
chus-Eupator qui lui en avoit déjà donné une ratification datée du i5 xan
thique, et voilà pourquoi la sanction de cette paix paroît antérieure à sa con
clusion. Au reste, le second livre ne s'astreint pas à l'ordre des temps, dans le
récit des faits historiques qu'il rapporte. Car dans le dixième chapitre, Macchabée
reprend le temple et y rétablit le culte de Dieu, ce qui étoit déjà fait avant
la mort d'Antiochus , rapportée dans le deuxième. En effet , comme si ce récit
étoit entre deux parenthèses, l'auteur dit par transition : Ainsi se passèrent les
choses à la mort d'Antiochus (F, 9.); ensuite {V. 10.) il parle d'Eupator
comme successeur d'Antiochus IV, et quoique les faits qui suivent soient du vivant
d'Antiochus IV, ils sont attribués au règne d'Eupator depuis l'absence et le dé
part d'Epiphane. Telle est la défaite de Timothée (Macc. 11 , 10, 5t.); telle
est encore la défaite de Lysias et sa fuite (Macch. 11, ix, 12,); mais qui
n'est pas la même que celle dont il est parlé au livre 1,4, 34.
Depuis le mois nisan où commence l'an 148 des Grecs, selon l'auteur tlu
livre , Lysias est battu et retourne à, Antioche pour lever de nouvelles troupes
et rentrer dans la Judée. Il laissa ainsi à Eudoxe le temps de rétablir et de
purifier le temple, chose qui n'eut lieu le a5 casleu ou aa décembre. Certai
32 CALENDRIER
mois dius, et cela prouve que le mois dioscore n'est ni tisri ni dius, suivant
les mots : peu de temps après (Macc. n, i. ). Lysias battu la première fois
( Macc. i , 4 y 34 > ) rassembla quatre- vingt mille hommes de pied avec toute la
cavalerie syrienne, et revint contre la Judée avec quatre- vingt éléphants;
mais les Juifs sortant de Jérusalem avoient à leur tête un homme à cheval et
vêtu de blanc... Ils tuèrent onze mille hommes et mirent 1s reste en fuite.
Alors Lysias songea à faire la paix. Le retour de Lysias en Judée n'a donc
pu avoir lieu qu'en dystrus, puisque ce fut Juda Macchabée qui défit Lysias,
et qu'auparant il avoit combattu contre les Iduméens, les Ammonites, Timo-
thée, les Arabes, et cçux de Galaad, depuis le rétablissement du culte de
Dieu , la purification et la consécration du temple. Il suit de là , que le mois
dioscore ne peut être ni plus tôt ni plus tard que le mois dystrus ou adar,
douzième mois de l'année lunaire de l'an 148 des Grecs, et par conséquent
le dernier de l'année juive, puisque l'auteur du premier livre ne commence
l'année 149 suivante qu'au premier nisan , huit jours après le a4 dioscore,
dernier mois l'an 148.
L'an 149 des Grecs, 164 ayant l'ère chrétienne, mais toujours 148 en com
mençant l'année au 4 octobre , premier jour de thoth avec les Syriens , que
l'auteur du deuxième livre cite dans la date de la lettre de Lysias, et de
Q. Memmius, Antiochus qui étoit allé en Perse, depuis près de deux ans,
parcourant les provinces pour amasser de l'argent , étant à Ecmaïs ou Persé-
polis , noms, l'un hébreu, l'autre grec, de la même ville, y entra dans un
temple pour le piller j il en fut chassé par le peuple qui prit les armes et le
força de quitter cette ville. Etant sur les montagnes d'Ecbatane en Médie, il
apprit la défaite de ses armées, et le rétablissement du culte du vrai Dieu à
Jérusalem; il en mourut de chagrin (Macc. x, 6, 9,} dans les premiers jours
du mois de nisan de l'année que l'auteur appelle 149 des Grecs, année qui
venoit de commencer au 1 nisan' ou xanthique, si l'on compte avec l'auteur
du premier livre, mais 148 jusqu'au 4 octobre ou 1 de thoth, si l'on compte
comme les Syriens , les Egyptiens , et l'auteur du deuxième livre.
Telle est la manière de comparer les époques prises du calendrier judaïque
avec leurs correspondantes dans les ères grecque et romaine, avant la destruc
tion du second temple. Mais depuis cet événement qui est de l'an 70 de l'ère
chrétienne , et qui dispersa la nation juive , sans que depuis elle ait jamais
pu se réunir sous une forme de gouvernement indépendant de tout autre ,
elle reçut de l'école d'Alexandrie , ville où les Juifs étoient nombreux et en
richis par le commerce, les connoissances dont ses rabbins manquoient pour
la régularisation du calendrier. Nous voyons, en effet, par le calendrier com
paré que j'ai inséré dans ma Dissertation précédente sur les mois macédo
JUDAÏQUE. 33
niens , que les Juifs sous la domination romaine se conformèrent pour les
recensements et le paiement des impôts à l'usage général de l'empire , mais
sans transposer leur nisan ni leur tisri à janvier qui répond dans ce calendrier
à leur septième mois schebath. J'ai montré dans la Dissertation précédente,
(pp. 16, 17,) que l'Hémérologe de Ptolémée avoit été la basé du calendrier
comparé que j'y rapporte j on y voit que le 26 phamenoth des alexandrins,
auquel Ptolémée place l'équinoxe vernal dans son Hémérologe , concourant
avec le 22 mars , et nisan se trouvant , dans le calendrier comparé , con
courir avec les mois de mars > phamenoth, et dystrus , la conséquence en est^
que nisan est le mois hébraïque où arrive l'équinoxe du printemps, au moyen
des intercalations que les Juifs avoient appris des Grecs à pratiquer pour -fixer
ce mois à cet équinoxe, et célébrer leur pâque chaque année au quatorzième
de la lune de ce mois (1).
Si nisan concourait avec mars , phamenoth , et dystrus, comme je viens de
le prouver , nécessairement c'étoit avec tisri que commençoit l'année civile
propre des Juifs à l'équinoxe d'automne, puisque ce mois, dans le calendrier
comparé, est parallèle au mois alexandrin thoth au 18 duquel l'Hémérologe de
Ptolémée , place l'équinoxe d'automne qui répondoit ainsi au 224 septembre romain.
Ce fut donc sans troubler l'ordre et le temps légal de leur fêtes , ni même
sans rien déranger à l'économie civile de leur année, que les Juifs, pour se
conformer extérieurement aux gouvernements étrangers, sous lesquels ils eurent
à vivre depuis qu'ils cessèrent d'être constitués en corps de nations, suivirent
dans leurs rapports avec eux, d'abord la forme de l'année syro-macédonienne
en Orient , et ensuite celle de l'année romaine en Occident , pendant toute la
durée du moyen âge.
Dans nos temps modernes , cet état du calendrier est constamment demeuré
le même pour les Juifs dispersés parmi toutes les nations ; et c'est cet état
actuel que nous allons considérer. L'espace d'un jour et d'une nuit consé
cutifs y est constamment de 24 heures, et l'heure de 1080 chlakim ; le jour
naturel commence à minuit, mais le jour civil. à six heures du soir de la veille.
Ainsi le premier jour du calendrier dure depuis le samedi à 6 heures du soir, jusqu'à
6 du soir du lendemain, conformément à la loi : « Vous célébrerez le septième
du soir au soir. » ( Moyse , L. xxiii , 32.) Les autres jours commencent donc égale-

(l) Otc ftsv ouv V-SXP1 TOy xupiaxou 7ra9ou{. iMx xoti «rt t*iî vçxmt a^wffsw; ttpoffcAo/iwv trtç yjvo|ttv»iç eju
oueuiraîiavou [ixaùiut pûftsuuv Ô7r>av<u{ Tarruv vnv i<? tou jrpurou juave; toc nt\r,vm b iffpatXtTxic >ao; to
vopixov iwprxÇt Tratr^a, Sta. toutsjv ffuvTojiw; omoSt Siixtm. Petr. Episc. Alex, et Mart. ap. Petav. in Ur.
Il est prouvé que , non seulement jusqu'à la Passion du Seigneur, mais encore jusqu'à la dernière
prise de Jérusalem arrivée sous le règne de Vespasien , le peuple israélite n'a jamais erré en prenant
pour célébrer la pàque légale , le 1 4 de la lune du premier mois.
1 P. 5
54 CALENDRIER
ment à six heures du soir, et durent jusqu'à six heures du lendemain au soir.
Les jours de le semaine n'ont pas de noms propres, mais ils sont marqués
suivant leur ordre par les sept premières lettres de l'alphabet hébreu j le pre
mier qui est notre dimanche par aleph, le lundi par beth, et ainsi de suite
jusqu'à samedi inclusivement marqué par zaïn.
L'intervalle de deux moleds ou un mois lunaire est , suivant les talmudistes et
Maimonide, de 29 jours, 11 heures, 795 chlakim. Ou trouve le moled précédent
ou suivant , en ajoutant ce nombre à un moled donné , ou en l'en retranchant.
Le principe fondamental de la supputation actuelle du calendrier, est que le
premier moled ( nouvelle lune) après la création a commencé un lundi à 5 heures,
304 chlakim , dans la semaine après la formation de l'homme ( lundi, 1 1 heures du
soir x i' 20", temps civil ) ; ensuite, que delà au moled du mois où le second temple
fut détruit par Titus , il s'est écoulé 47344 moledoth en l'an 70 de l'ère chrétienne.
Cette opinion a pris naissance 1 100 ans après cette époque > et elle est générale
ment adoptée par les docteurs juifs.
Le 3o' jour d'un mois se nomme le premier jour ( rosch-chodesch ) tète du
mois suivant ; et quand le mois est de 3o jours , le 5oe se nomme le 2e jour
du mois nouveau, et on compte de ce jour les autres jours de ce mois.
Le nombre 29 jours, ia heures, 793 chlakim, surpassant de î jour, ia
heures, 793 chlakim , quatre semaines pleines, on n'ajoute ordinairement cet
excédant au temps d'une nouvelle lune donnée, ou on ne l'en soustrait, que
pour trouver le jour de la semaine , l'heure et les parties d'heure du jour
suivant ou précédent. Soit , par exemple , le mardi à 1 heure 3a6 chlakim
après-midi : voici la forme du calcul :

Mardi 1 heure 3a6 chlakim après-midi = 3 j. 19 h. 3a6 chlai.


■4-1 ia 793

Somme 5 8 39

La nouvelle lune suivante tombe donc le jeudi à a lieures 39 chlakim du


matim, temps civil.
L'intervalle d'un moled à un autre contenant une fraction , on l'a partagé sous
le rapport de la vie civile et de la fixation des fêtes, de manière que les mois
sont alternativement de 3o et de a9 jours. Le commencement propre d'un mois
en est le premier jour.
L'année civile commence à l'équinoxe d'automne , depuis le retour de la
captivité de Babylone ; et cela pour deux raisons ; la première fut que le réta
blissement de la ville de Jérusalem et le second temple furent terminés vers
la fin du sixième mois compté à la manière ancienne. Chaque année OÙ
JUDAÏQUE. 35
marcheswan et casiew sont pleins ou de 3o jours , se nomme irrégulière. Quand
ils n'ont que 39 jours , l'année est défectueuse.
L'année judaïque est donc de six sortes :
1 régulière. 1
A. 2 irrégulière. > An commun de la mois.
3 défectueuse. J
1 régulière. 1
B. a irrégulière. > An intercalaire de i3 mois.
3 défectueuse. )
Dans l'année A. 1 , les mois alternent de 3o et 29 jours. Elle contient donc
6 mois de 3o et 6 mois de 39 jours ou 354 jours = 5o sem. 4 jours. Dans
l'année B 1 , le mois intercalaire adar premier est de 3o jours , et l'année
contient 354 + 3o = 384, =54 sem. -f- 6 jours.
Une année juive étant l'espace d'un moled tisri au suivant, il s'ensuit que
(l'année julien ne étant de 364 jours 29 heures 1080 chlakim),
l'année juive contient. . 354 8 876 , en multipliant par 13 les
39 j. 13 h. 793 chl.
donc l'année judaïque a 10 31 304 de moins que l'année julienne.
Cette différence s'accroît avec les années, et au bout de 19 ans, on trou-
veroit ao6 jours , 1 8 heures , 636 chlakim , dont les fêtes s'éloigneroient des
saisons où elles doivent être célébrées suivant le Pentateuque. L'équation, pour
les 19 ans, est de 7 années intercalaires de i3 moledoth , supplément qui
consiste en 7 (19 jours 13 heures 793 chlakim) = ao6 jours, 17 heures,
i5i chlakim, dont la différence est de 1 heure, 485 chlakim, d'avec 206 jours,
18 heures, 636 chlakim.
Le cycle lunaire contient 6939 j. 17 b. 1080 chl.
19 années judaïques communes de 354 )- 8 h. 876chl.= 4aÔ3 9 75)2
3687 6 883
s r
6939 16 595

0 1 485
Les années sont donc distinguées en années de 1a mois ou années communes, et
en années intercalaires de 1 3. Les noms des mois des années communes , comptés
aujourd'hui du premier jour du septième mois ancien , sont : i° tisri ,
20 marcheswan , 3° kaslew , 4°thebeth, 5°schebat,6° adar, 7° ijar, 8° siwan,
90 thamuz , io° ab, n° élul. Dans l'année intercalaire on ajoute au mois
adar , un second nommé véadar.
L'ancien Testament nomme kislaw ou casiew , schebat, adar, nisan , siwan,
elul , dans les seuls livres d'Esdras , Néhémias et Esther , c'est-à-dire , «Jaus les seuls
5*
36 CALENDRIER
écrivains du temps du second temple. Auparavant, chaque mois n'étoît ordinai
rement désigné que par sa place dans l'ordre des mois, le ier, le i*, le 3e, etc.
On voit pourtant abib , le mois des blés, pour nisan, siw pour ijar, bul pour
marcheswan , éthainim pour tisri , (Rois,vi, i, 33, vu, 1, a,) (vm, \ikt
Isaïe). Thamuz est le nom d'un faux dieu Adonis , et non d'un mois. Ces noms,
selon Aben-Esra, viennent des Chaldéensqui étoient , dit-il, les mages (i).
Les mois tisri, schebat, adar premier dans l'année intercalaire, nisan,
sivan, ab, ont toujours 3o jours ; et les mois tebeth , adar ier de l'année
commune, adar 2e de l'année intercalaire, ijar, thamuz et élul toujours 29
jours. Mais marcheswan et kislaw ont tantôt 29 et tantôt 3o jours alternati
vement l'un par rapport à l'autre. Ainsi, aucune année n'a jamais moins de 5,
ni plus de 8 mois pleins de 3o jours.
Chaque année où marcheswan et kislaw ont 3o jours, est régulière. Dans l'année
intercalaire , le premier mois adar de 3o jours suit bien schebat de 3o ,
mais c'est que cet adar icr est intercalé , car sans lui, après schebat de 3o jours,
vient adar 2e de 29 jours , ce qui rend l'année régulière.
Les thchuphoth ou saisons qui sont chacune le commencement d'un des quatre
temps de l'année , sont la thekuphah tisri , d'automne ; la thekuphah tebeth , d'hi
ver ; la thekuphah nisan, de printemps; et la thekuphth thamuz, d'été. Dans
l'année intercalaire, où il s'écoule quatre mois entre tebeth et nisan, il peut arriver
que les 91 jours 7 heures 54o chlakim d'hiver jusqu'au printemps, se ter
minent en adar 2e, dans ce cas, la thekuphah arrive avant nisan, mais con
serve toujours son nom.
Quand on sait le jour , l'heure et la fraction d'heure d'une thekuphah ,
on connoît le jour de la thekuphah précédente ou suivante , par la soustrac
tion de 91 jours, 7 heures, 5.jO chlakim. Ainsi la thekuphah nisan, de l'an
5574,(i8i3), tomba le jeudi 17 nisan à6 heures. Si on ajoute 91 jours (1 3 semaines)
7 heures, 540 chlakim, on arrive au jeudi 19 thamuz, 19 heures, 540 chla
kim, ou sept heures et demie du matin, temps civil du 19 thamuz qui est
la thekuphah de cette saison. Cette manière de compter ne peut servir que
pour les theknphoth d'une année , dont on en connoît une.
Cherchons, pour appliquer ces principes, à quel jour julien a dû tomber le
1 nisan d'une année judaïque , par exemple , de l'an 558o qui répond au dernier
quart de l'an julien 18 19 , et aux trois premiers de l'an 1820 ?
(1) Mais nous lisons dans Théodore Méliléniote, sacellaire de l'église de Consiantinople, que
les Clialdéens étoient les habitans du pays où Babyloue éloit bâtie, et que s'étant li.rés à
l'astronomie, on appela de ce nom les gens qui, dans la suite, s'avisèrent de prélire l'avenir
par les astres. Et Cicéron avait déjà dit : Assyrii. . . . qud in natïorie Chaldai , non ex artis sed ex
gentis vocabulo nominali , diuturnd observatione siderum scientiam putantur effecisse.... Divin. 1. a.
JUDAÏQUE. 37
La vraie réponse à cette question dépend de la connoissance du cours de la
lune, et pour y satisfaire, il suffit de consulter les tables des mouvemens de
cet astre, calculées et dressées par M. Burg. Le calcul, par ces tables , donnant
une nouvelle lune le 14 mars vers deux heures après-midi , et Téquinoxe tom
bant au 20 suivant, selon les tables solaires de M. Delambre , les Juifs doivent avoir
célébré leur pâque le 3o mars ; et les chrétiens la leur le 2 avril , confor
mément au concile de Nicée. Car l'année 558o est commune et n'a qu'un
seul mois adar qui commença le iofevrier 1820 , année bisextile (1). Le i5 adar
a donc été le ier mars., et Téquinoxe du printemps arrivé le 20 mars tomba
par conséquent au 5* jour de nisan , dont le i5e a été la pâque juive, au 3o
mars; parce que ce jour fut le quatorzième de la lune, de Téquinoxe vernal,
terme fixé par l'Exode , pour la célébration de cette fête chez les Israélites.
Mais pour les chrétiens , la célébration de cette fête n'a dû avoir lieu que le
a avril suivant , parce que ce jour est le premier dimanche après la pleine
lune de cet équinoxe , comme le prescrit le décret du concile.
Voyons encore à quel jour julien a dû tomber le 1 tisri dans Tannée 18 19 j
et par-là, le jour où les Juifs ont célébré leur pâque de cette année. Les
tables de la lune, donnant, parle calcul , la nouvelle lune au 1 nisan ou 27
mars 1819, six jours après Téquinoxe du printemps, le 14 nisan ou la pleine
lune a été le 9 avril ; ils ont donc célébré leur pâque du 9 au 10 de ce
mois. Quant aux chrétiens, Téquinoxe du printemps ayant été le 21 mars, la
nouvelle lune immédiatement suivante a été le 27 , et la pleine lune le 10 avril
qui fut un samedi. Le dimanche suivant, qui fut le premier après la pleine
lune, fut donc le jour de Pâque des chrétiens, le 11 avril.
Le tableau suivant présente un calendrier perpétuel , formé de la combi
naison des 19 années du cycle lunaire avec les i3 premiers jours de nisan ,
pour faire trouver, par une opération commode, la kébie, jour de la semaine
auquel tombe le 14 nisan, veille de la célébration de la pâque juive. "

(i) L'an i36 de Jésus-Christ , le r thot fut le 20 juillet, et commença un cycle caniculaire de 146a'
ans sous le consulat d'Antonio Pie et de Bruttius Praestns. ( Censorin. 21 ). 47 i3-f- i36=484g— 1460
étant l'an 3389 pér. jul. , le 20 juillet de l'an 1 334=47' 3—338g avant Jésus-Christ , est le commen
cement du cycle caniculaire qui a précédé immédiatement le cycle commencé le 20 juillet de l'an i3G
de Jésus-Christ ; car i324^- t3G=i46o. L'an julien — i324 fut donc unê première année de cycle
caniculaire qui commença avic le 1 thoth le 20 juillet. L'an 1460+ i324 = 2784 fut également la
premièreannée d'uncycle caniculaire qui commença au 1 thoth le 20 juillet, et l'an i4r>o + 7284=4244
fut aussi une première année de cycle caniculaire au-delà duquel les histoires ne remontent point.
Mais en descendant, on Irouve que Pan i36+ i46o=i5q6 fut une année caniculaire. Or, celte année
fut l'an 5357 du monde , selon les juifs . et eut son 1 tisri le la septembre , et ainsi son 1 nisan le 12
mars. L'an i5g6 julien étant donc l'an 5357 du monde pour les juifs, il s'ensuit que notre année 1820
actuelle est leur année 558 1 du monde , commencée au 16 mars ibao.
38 CALENDRIER.

CALENDRIER JUDAÏQUE PERPÉTUEL.

i. a. 3*. 4- 5. 7- 8*. 9. 10. n*. ta. i3. .4*. i5. 16. ,7\ 18. 19*.
6*.
I. bU. sM. gR- bU. sU. hM. gR- sU. sM. gR- >U. sU. hR. bM. iU. hR. bU. bM. hU.
II. hR. bU. sM. hR. bU. sM. hU. gR. bU. sM. gR- bU. sU. hM. gR. sU. hU. hR. bM.
III. »U. hR. bM. sU. hR. hU. bM. hU. hR. bU. sM. hR. bU. sM. hU. gR- sU. sM. gR.
IV. bU. sU. hM. gR. sU. hU. hR. bM. »U. hR. bM. iU. hR. bU. bM. hU. gR- bU. sM.
V. hR. bU. sU. sM. gR- sU. sU. hM. gR. sU. hU. hR. bM. hU. hR. bU. sM.. hR. bU.'
VI. bM. hR. bU. bU. sM. gR- bU. sM. hU. gR- sU. sU. hR. bM. »U. hR. bM. »U. hU.
VII. hR. bM. liU. hR. bU. sM. hR. bU. bM. hU. gR- bU. sM. gR- bU. »U. hM. gR. iU.
VU. sU. hR. bM. sU. hR. bM. iU. hU. hR. bM. hU. hR. bU. sM. hR. bU. sM. hU. gR.
IX bU. sM. gR- bU. sU. hM. gR- sU. sU. hR. bM. sU. hR. bU. bM. hR. bU. bU. sM.
X. hR. bU. sM. hR. bU. sU. sM. gR. bU. iU. hM. gR. sU. hU. hR bM. hU. hR. bM.
XI. sU. hR. bU. bM. hU. gR- bU. sM. hR. bU. sM. hU. gR. sU. iU. hR. bM. sU. hM.
XII. gR. sU. hU. hR. bM. hU. hR. bM. sU. hR. bu. bM. hU. gR- bU. sM. gR. bU. iU.
XIII. sM. gR. sU. »U. hR. bM. sU. hM. gR. sU. bU. hR. bM. hU. hR. bU. sM. hR. bU.

Explication et usage de ce Calendrier.

b signifie le lundi, g le mardi, h le jeudi, s le samedi, U l'année par


faite , R la régulière , M la défectueuse , * l'année intercalaire. Si l'on veut dé
terminer la kebie (le jour du calendrier) veille de la pâque de quelqu'année
P, on divisera cette année par 19, et on écrira le reste, fie reste 0= 19)
On cherchera ce reste dans la ligne horizontale supérieure, composée des 19
premiers nombres en chiffres arabes. Le quotient qu'on a obtenu en divi
sant l'année par 19, montre le nombre des cycles écoulés. Augmentez d'une
unité ce nombre des cycles écoulés, et divisez celte somme par i3. Cherchez
le reste de cette seconde division dans la première colonne verticale qui est en
chiffres romains, ( pojir celle-ci, le reste o est le nombre i3. ) Le point où les
deux lignes menées de ces deux restes se rencontrent dans l'intérieur de ce
tabl eau, donne la kebie cherchée.
Par exemple, pour l'année 5577 qui est l'an 1816 de l'ère chrétienne, le
reste de la division de ce nombre par 19 est 10. Le quotient augmenté d'une
unité est 294, qui, divisé par i3, laisse 8 pour reste; ce reste exprimé én
chiffres romains est VIII. Les lignes tirées de 10 et de VIII se rencontrent
JUDAÏQUE. 39
en bM, c'est-à-dire, en une année défectueuse qui commence un lundi, et
qui étant défectueuse n'a que 353 jours, vu qu'il n'y a pas d'astérisque au
nombre 10. De même, l'année 38a8 du monde, qui est celle de la destruc
tion du second temple, donne 201 cycles et 9 années du 302e, 202 divisé
par i3, laisse 7 pour reste. Ces deux restes font concourir leurs lignes au
point bM, qui, parce que 9 est sans astérisque, signifie que cette année
fut commune, défectueuse, et commença un lundi; ainsi elle n'a, comme
l'année 55~7, que 353 jours, marcheswan et kasleu n'ayant chacun dans
l'une et l'autre, que 29 jours. La pâque y a donc été célébrée la veille
qui étoit a, premier jour de la semaine, le 14 de la lune de nisan au soir
du 14 au i5, ce qui s'accorde avec ce que dit Josephe au livre m, c. 10
de la Guerre judaïque, mais en supposant cette année 3828 la 68e de l'ère
chrétienne, erreur decalculdans Josephe. L'an 5570 (1809), donne 3 avec un asté
risque et V 111 ; leurs lignes se réunissent en bM, c'est-à-dire, que la kébie de cette
année est encore un lundi dans une année défectueuse. Mais à cause de l'as
térisque qui accompagne 3, cette année défectueuse est intercalaire, et con
tient par conséquent 383 jours, le second adar ayant ajouté 3o jours aux 353
de l'année défectueuse. Ainsi, le premier jour de cette année fut un lundi,
et la pâque fut la veille, c'est-à-dire, le dimanche précédent (1).
Mettons actuellement ce calendrier à l'épreuve sur l'année 1S30. Cette année
est la 558ue des Juifs. Divisé par ig ce nombre donne pour quotient 293,
et i3 pour reste. 294 divisé par i3, laisse 87 pour reste. Les lignes menées
de ces deux restes se réunissent en bU, qui signifie un lundi dans une année
où marcheswan et casleu ont chacun 3o jours, c'est porquoi il faut ajouter
deux jours à lundi, ce qui fait tomber la pâque juive au jeudi 3o mars, jour
où elle a été effectivement célébrée en 1820. De même pour l'année 1819,
3579 des Juifs, les lignes menées des restes i3 et 7 s'entrecoupent en sM, ce
qui marque que la kébie fut le samedi d'une année défective de 353 jours.
Et effectivement, en cette année 1819, la pâque juive tomba le io- avril qui
fut le samedi, veille du dimanche 1 1 , auquel tomba la pâque des chrétiens.
Enfin, pour dernière preuve, en l'an 1784, ère chr. ou 5545 du monde,
nombre qui, divisé par 19 donne les restes 16 et 5, dont les lignes mènent à bU
lundi d'une année parfaite , on trouve la kébie au 14 du mois nisan ; la pâque
juive fut donc célébrée le lendemain mardi i5 de ce mois , jour qui fut le 6 avril
de V année 1784» dans laquelle la pâque chrétienne tomba le dimanche suivant ,
comme on peut s'en assurer dans l'Art de vérifier les Dates, avec lequel je suis
parfaitement d'accord dans tous ces calculs. H.

(1) Ben-David, de qui ce Calendrier perpétuel est prit.


4*
NOTES.

P. 8 , l. G , de la fin. Dissertation III , sur les mois macédoniens : Les trois anne'es nommées clial-
déennes par Ptolémée, nous montrent que la première de ces années fut la 3 1 1 « année julienne
avant l'ère chrétienne, c'est-à-dire ,' la 3i2e proleptique , et qu'elle commença une nouvelle ère
babylonique qui date de la iae année après la mort d'Alexandre, c'est-à-dire, de la première du
règne de Séleucus à Babylone ; celte ère chaldéenne est donc l'ère des Séleucides.
P. la. Le calendrier des six peuples , en faisant répondre xanlhicus au mois d'avril , prouve que
du temps d'Aetius-Amidenus , dans les premiers siècles du christianisme , la correspondance des
mois n'étoit déjà plus la même qu'avant l'ère chrétienne, puisque suivant la table (p. u. )
dressée pour les temps d'Alexandre et antérieurs, xanlhicus répondoil à février et à mars, comme
je le dis à la page 8. Dans l'année vague des Egyptiens , le 5 xanlhicus répondoit au i mars , mais
dans l'année fixe des Alexandrins , le 5 xanlhicus toniboit au \i mars , et xanlhicus se terminoit en
avril; car les i6[ jours de thoth au i \ tybi , se trouvent en remontant du \i mars au 3o août de
l'année précédente , comme le i thoth remontoit dans l'année vague.
P. 19. Dissertation IV sur le Calendrier judaïque, I. 11 : AÇpajzoj 3i v.x-zx\tiitti mv Xcàfatz-j... t»v
ftsv v.piQuriTi/.T,v auTOtç aiyuTTTioeç yjnpi'sia.1 xai Ta îrspt a^povojiiav. IIpo yap txc a<îpap:ou napouo-i«ç tt;
at'/UTTTOv aiywriot toutwv ei%ov apafiwç. Ex XaWaiwv yzp rauxa Zftnxnaiv et; ae/un-TOV. Joseph. An-
tiq. jud.L. I.C.VIH.
Philon confirme ce témoignage en ces termes : TViv apx»v T"t catoiv>i; tffrjfupia; ïtowtov ava/oayst
f«va poiuipiç... rraiïs pr,vi toutw mai ziatjxoiç x»iJîxaTr,v îipifpav , (xeÎXovtoç tou (TJÎinvtaxou xux>ou yive5sti
jr)ir;o-iyava;u, aysTat Ta Six jSaTnpta Sr,itOfxvrii iopTij to XaXiJaiçt Xfyopsvov îrao-jja. Phil. de Vila Mos.
« Moïse a établi pour premier mois celui qui commence à l'équinoxe du printemps , et le 14
de ce mois, au temps où la lune a coutume d'être pleine, on célèbre la fête publique nommée
l'âque , en langue chaldaïque ».
Ibid. , 1. 18. « Vou6 sortez aujourd'hui dans ce mois des nouveaux blés. » (Exod. xm. 4- )
P. ao , 1. 7 de la fin. Josephe nous donne une preuve de la distinction des deux années sacrée
et civile, dans les passages suivants, où il marque, selon la loi de Moïse, la Pâque au 14e de
la lune du premier mois de l'année sacrée , lequel étoit le nisan des Hébreux et le xanlhicus des
Macédoniens ; et la fête des Tabernacles ou des Tentes, nommée Scénopégie en grec , au septième
mois suivant, hyperberelasus des Macédoniens, où commençoit l'année civile à l'équinoxe d'automne.
ïm 3- fzrîvt £av9txw o{ viaav irao^ptv v-xksizxi , y.y.t tou stouç ap^ti. Toutçj yap rco firivi tt,ç ijr' atymmoiî
oo'-Asist; 7i),su9-p&)9i;u.îv... t»v Ouitav Tzziyji ).£yofiîv>iu oYetou; sxa^ou flu£tv evoptas... mpitrn Ss xai âexami
SixSsyj-xi t>iV tou Ttxvyx ri twv aJupiojv éoonî.
Tm it sëoof/w ftnvc ov MaxeJovsç Û7r£p6s|55TatGv /avouai:., t»<Σ neincrt) tou auTou («ivoc xat (fsxaT*
TOcJtopsvou toXoittov tou xatpou îtpoj tjiv ^sift£ptov wpav , (jxnvaç... Joseph. Anliq. jud L. III. C. X.
Ibid., 1. 16. «Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois , ce sera le premier des
mois de l'année. » ( Exod. xii 2. ) Qu'au dixième de ce mois chacun prenne un agneau pour sa
famille.... Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois , vous l'immolerez entre les deux
soirs , et cette nuit on en mangera la chair.... car c'est la pâque , le passage du Seigneur [Ibid. 3, 5, 1 1.)
« Au premier mois , le quatorzième jour du mois , sera la pâque du Seigneur. » ( Lev. xxiv. v. 5. )
P. 11. Le premier jour du septième mois sera pour vous un jour de fête et de repos, un jour
remarquable par le son des trompettes, un jour d'assemblée 6ain le. ( Leviliq. ch. xxu , v. ) Au
quinzième jour de ce septième mois , sera la fête des Tabernacles ( des Tentes. ) ( Ibid. 34. )
P. 9.3 ,l.i. Quand vous voudrez commencer la moisson , vous apporterez au prêtre une gerbe des
premiers fruits de votre moisson. H.
SECONDE PARTIE

CONTENANT

Les Hypothèses de Ptolémée ,

Ses Epoques des Astres,

Et les Hypotyposes de Proclus,

TRADUITES DU GREC

PAR M. L'ABBÉ HALMA.


Λ<~ ΜΜφ^ψ 4 Ι Π*)^ ^ « »■»•— Ι•τ

*Α&'~
Ί
;;/^>^*/
KA ATATOT IÏTOAEMAIOT HYPOTHÈSES DES PLANÈTES ,

ïnO0E2EI2 TON IUANOMENAN ou

H TÙN OTPANIGN KTKAiîN MOUVEMENTS DES CERCLES CÉLESTES,

KINHZE1E. Pab C. PTOLÉMÉE.

Ta 2 vTioQéaiiz tu Zvpe twv oùpavtwv ç>op&iv èv IN oc s avons exposé , mon cher Syrus, dans les
li.lv toîç r/Jç fiaBriuaTix-ris 2i>vt«|cCo; ûitopytjpao'tv leçons de notre composition mathématique, les hy
êfoàevaapev $ix Xo'yuv , «Ttoiîst'xviivTeç xa9' Éxa- pothèses qui expliquent les mouvemens célestes,
çyiv t<5 te tvkoyov , xat tô iravTaxoû irpôs rà en démontrant pour chacune, sa vraisemblance
yaivôjjiEva aùpupcovov , 7rpôç eviJstftv tïjç ép:a).Â; et son accord parfait avec les phénomènes, eu
xat ÈyxuxXi'ou xtvyiueu; , ài/ayxaîov urtap- conGrmation du mouvement uniforme et circu
laire qui doit nécessairement maîtriser les corps
X£tv toÎç t>5; àtâtov xaî TETayptÉvïi; xtvwEto; xr-
doués d'un mouvement perpétuel, régulier, et
Y.oivovy\Y.ôai , xat xaîà [xriiïévx rpôitov tô fiàW.ov qui ne peut en aucuns manière recevoir d'aug
xat tÔ xîttov Èmii^a.<sBxi «îuvaptÉvot;. mentation ni de diminution.
ÉfTay9a #£ irpoyyQripzv aùzo pto'vov ÈxSéirSai Ici nous ne donnerons qu'un précis de ces
hypothèses , pour les rendre , et plus présentes à
XEyaAatwîcij.; , xat t!>; «v fta'Xtç'a Ttpoyjipô-epov
nous-mêmes, et plus intelligibles aux personnes
xaTavoyi^erev Ùî:o te «p.&Jv airwv , xat twv eiç qui voudroient les représenter d'une manière sen
èpyavoTioiav £XTa'u<T£iv aÙTct Trpoatpovps'vwv. ËaVre sible , soit en exprimant les mouvemens par la
simple indication des retours aux époques pério
yv[iv6zepov Six x£lP°; £x«r*IS TÛv xiyyfoEuy etti
diques qui leur conviennent, soit en les exécu
t«ç otxEta; zTtoyxc, cè7rox.a9tç-afi£v>jî toSto dpûmv , tant par un mécanisme qui en montrerait les
Ècévre o*tà twv ptrjxavtxwv iaé&W avvxmuaiv aÙTàç rapports entre eux et avec l'univers entier, non
à la vérité par des sphères, comme on le fait
«ÀÀ>5Àat; te xaî t>3 twv oXmv' où pjv Sv eiéQaai
ordinairement ; car outre que ces machines ne
TpÔTicv o-yaipoTotEti/, o yàp toioûtoç, xat XWP'S représentent pas exactement ce que nous sup
toû o^tyifxapxjiaSat Ta? ûr.oSÉaEt; , xô tpaivéjxevov posons , elles ne font que montrer 'le phéno
mène sans en expliquer la raison ; en sorte qu'on
■Kap(çYi<:i \lôvov , xaî où to ùtcoxefjtigvov' wç-e tâs
y voit plutôt l'habileté de l'artiste , que l'esprit
TÉxviî , xat /txx7 twv ÙTtoOe'ffEUV yt'v£a9at t>jv e'v- des hypothèses que nous établissons. Mais je
o*£t?iv" «).).« xa9' oy i? te T«'|tç 6p.oû , xat fi veux les faire comprendre d'une manière qui
mette sous les yeux , l'ordre et la variété des mou
Sixyopx twv xiv>5ffEWv utt' oi^tv Jî^fv (e7.9>j), [j.ezi
vemens, avec l'irrégularité qu'on aperçoit dans
xvi dix T(ûv ôp-a^iv, xat EyxuxXt'uv 7iapo'i3W ùiro- les périodes circulaires uniformes. Je ne prétends
mmovav\i toF; ipdiaiv «vwpiaXia;- Kat piirj 7t«aaî pas pouvoir ainsi rendre raison de tous ces mou
I P. 6
4a rriOGEiEii.
vemens à la fois; mais je veux montrer que cha owvx' Êx ira ttprinzvY\$ irpo0id£uç àft'wî av(n:li-
cun à part s'explique très-bien par son hypothèse xeiv, XUP'S t**ÇW oûtw? Épousa» e'itkÎeix-
propre. l/'JEtV.
J'aurai soin que cette exposition succincte se IIot»î7o'fxe9a Se xr,v exSeuiv eni [xiv xûv xa5o-
rapporte pour les généralités à ce que j'ai établi lov 7.ot!J.6txvoy.évw âpuâÇovoav xoïç iv xy 2uvra£ei
dans la composition mathématique ; et pour ce maptoiiêvoiç. Eui âi xûv xaxà fiépoi, ù^okonBov
qui est de détail, qu'elle soit conforme aux cor
T<xtç noXkctyv yîytvr^x.èva.iz ripXv «irô tris (TuVE^e-
rections qu'une observation assidue m'a mis en
état de faire, soit dans les hypothèses mêmes, soit ç-êpctq Kotpaxriptatvz $iop9éataiv , tfxot xûv vtzo-
dans les rapports particuliers , ou dans les retours Séjeuv aùxwv , y xû>v £7i' EiSovi \6y<ùv } h xaiw
périodiques, et même dans la manière de déve 7r£pio(îixwv àno-x.a.xaçdaz<àv } i'xi $ï t>5ç aùrwv twv
lopper ces hypothèses. Quant aux mouvemens U7TO0£<T£MV Êl/fel^Ed); C^O^évaii' XOVxéçiV £7TÎ fxèv
uniformes, nous les considérerons tantôt à part et
xûv op.akû>v xivfaew oWpoûvTEç ÔT.w dû, xai
tontôt aussi dans leur relation et leur connexion
■nctkiv avvditxovxeç xiç, èxetvri oûtw; àva&<?opt£'i/a; ,
entre eux, de manière à le,s déterminer relative*
ment aux parties du zodiaque et aux poinfs de èvexzv toû 7tpô; t« toû Çwîeaxoû pÉpi., xai xii
départ , pour en rendre le calcul plus commode ; àpyàç , tous àyopiapioù; ahxûtv yeyovivai , <?tà tîiv
on verra mieux par ce moyen ce qui est propre iv tôt; èi:i\oyt<j[ioîi evypYiçîav' ôrccoç ivxdSz xi xafi'
à chacune des périodes , quand même plusieurs êxdçriv ixdpoSnv ïStov , xâv erti ta cùjxà axivxzï.ùvxa.1
d'entre elles se termineroient ensemble en des
-nkdovç , èpaaiviftW £7tt §ï xûv Sioeuv xai xd^zuv
points communs. Pour ce qui concerne les
positions et l'ordre des cercles qui produisent TwvTàçàvwuaXia; tzoiqvxwj xûxX»v,Tafî «rrXouç-epaiî
les anomalies , nous emploierons des méthodes tg5v àyuydûy xaTa^p&J/xîvoi, npii xi zvpie96$zvx6v xt
fort simples, pour rendre les instrumens mieux xriç, ôpyoLvor.oiîaç, , xav uixpd xi$ èiraxoXouSri mapaX-
organisés , quand même il en résidteroit ~ka.yri% xai eti toî? xûx^oiç aÙToîs lui toû Ttapôv-
quelque petite différence d'avec ce qui se passe
toç êtpcpiiô^ovxti xàç xtvrjffeiç cmokt'kvp.ivbiî
dans la nature. Et faisant abstraction des sphères
qui renferment ces cercles , nous attribuerons xûv T:epuy^iVQÛiv aùxoùç <j(paipû>v, tva i^tXatç xai
à ceux-ci, seulement , les mouvemens actuels, (LffTTEp àvaxExaXup.u.Évaei tizepuSap-tv xxïz xûv
ainsi isolés et mis à découvert; ils s'explique Û7to0£(7£uv itpooGolaïç. Ap£ous6a Si «TTÔ râî TW»
ront par les constructions mêmes de nos hypo oXuv fopùi, ôti xai upo/iyEÎrai Traawv, xai 7rept-
thèses. Nous commencerons par le mouvement
e'yEt tàs âXkctÇ xat revoit' àv Âptîv itoLpxSiiypx
général de l'univers, parce qu'il vient le premier
îrpô; tà îtX£«r« t>5s OavpMaïuxâxriç yuffE'Jî r«
et qu'il entraîne tous les autres dans sa révolution,
et il nous servira d'exemple pour la plupart des ■7T£pa7t^>i(Jja Totç ôuoloiq ànovepovoyii' ws «71*
prodiges de la nature , qui emploie toujours les
mêmes moyens pour exécuter des effets sem
blables, comme on le verra par les détails où je
vais entrer.
Concevons un grand cercle autour du centre NoEiffSni p.éyiçoç, xûx^oç TtEpt to x£vtpo» T?«
de la sphère du monde, appelons (YEquateur) TOÙ xdo'p.ou GtfctîpaLC, pévûv , xai xa).Et'a0u ianyx—
HYPOTHÈSES. 43
pivôç. Ai<xiptQe{ar\î Sè vit i:epi<ptpeïot<; ctùxoù tli Equinoxial, et divisons «a circonférence en 36o
iVa xp\r)p.«.xoi T%, xaXeifffico tcc xpypuxxa. tôtui xpôvoi. parties égales que nous nommerons proprement
Érrma ttsp* xûxXo« o>o'xevTpoS aitô. icepifepfoOai "^P8" Ensuite ™ cercle concentrique
, tw aÙTco_ ETrtTteoco , xai, itept to auro xevtpov
iv au premier,
,. dans, le même plan et autour. du même
1 ' ' centre , faisons-le tourner avec une vitesse uni-
fcrot«x»«, «™ «vaToXùv Ê7« Awpéc, xaî xaX£.'o-0a> forme ^orient en occident> et appellons-le défe-
<pépw. $epéza> Se êxepov peyifov xûxXov syxexXt* ,-<?«*. Que ce déférent porte un autre grand cercle
fiévov Ttpô? aîrcôv rcept tô «ùto xévxpov àpexa- dont l'inclinaison sur le premier soit constante;
r«î«; , 8; xaleM» ÇoStaxôç. H xX.Viç «5» nous appellerons ce cercle incliné ,
e::i7reawv toutcov nepieyexM ycoviav toioutcov xy— ,
/N , , Que
~ l'angle
" d'inclinaison entre les deux 1plans soit
de 23 , 5i , 20 ; des parties dont un angle
v« , x", otcov èrlv r> ixi'a ôpBb 4 . Acatpe0eta»is j . . . , , ->,,
' ' ~ 1 ' droit en contient 90. Appelons degrés ces 3oo
<fc xaî t>U toû gu&axoû ircptfcp(fc« «'« tact xpvn- prties égales de la circonférence du zodiaque;
paiTx t~| , x«Xe{'(j9w xai TaÛTa Ta xp.r)p.<xxa coYco; équinoxiaux , les points dans lesquels le déférent
fAoFpai. Kai t* fùv arj/xera xa9' & xéfj.vovaiv àXX>5- et le zodiaque s'entrecoupent; et tropiques, les
Xou« S te yspcov xat 6 (u&axo; , tope- points à un quart de cercle de distance égale des
. rp . >i , „ . . exarspuSev
. , a équinoxiaux de *part et d'autre. L'un de ces points
piva. la oe xexa.pxri[iopiov trjov auTcov » r
, ,
cmeyjovztx, Tpo7rtxa., Kat
-, , toutuv to, fiev rcpoç , apx- tropiques
, , qui est vers l'ourse
. sera la limite
m ■bo-
.
tous eyy.tvliu.evov _ , Sepivov
ameiov », xat, pôpeiov réale et d. été; et. celui
... qui es't opposé,
, . , celle
, d hiver
népaç- to - ' ' et australe. Et pareillement celui des deux points
1 , Se «VTtxst'uevov
r >, a.
yeiaepivôv
r r xat vo'tiov .
équinoxiaux qui. précède le point •..tropique
• dj> été. ,
népccç. Ouoi'uc Se xai w fcmp.cpivûv, tô pi» toû dans le sens delà révolution que je viens de dire,
Septvoû rpomxoû wyoûfXEvov xaTà tw èxxsifxsvnv ne sera l'equinoxe duprintemps; et celui qui précède
ptcpopàv, èapivôv tô ô*è toû xeiP£pwoù> pexonupivév. le point tropique d'hiver, l'equinoxe d'automne.
Kôajxov Sh yîveta.1 p.(x neptçpoyri , frav ti tû» L'univers a 'fait une révolution, quand quel-
toû (pépQWOç artp\eî<ùv inô Ttvoç àp^ip.evov ar^eîou qu'un des points du déférent , à partir d'un
^;^f/rfl». tcov tou pei/ovToç ioYip\epivov ctu1 to auTo
<fepeanxt > < point
r de l'équinoxial
* immobile, retourne à ce
,
7rpcoTw; ,
a^oxaTarao*?. «r
Kai1 wlov on . ireptevet
. r) même, point.
. Et il est , clair
_„que ce retour
_ _ . se fait
,
ToiauTT] à7ioxaTara"o-«« A,r .
ypovoûç ~ç. AXk' ineiSfiTiepr après, avoir, parcouru
, las 000 temps.
, ii1 univers
• Mais parce
que les révolutions de ne se terminent
«î pi» tcôv toÛ yopou nept7po?ûv inowaçd- pas d'une manière sensible et frappante, comme
o-etî où aw>ffapT^«»T«i 9avepâ5;, ai Se tcôv vvX- les retours des nycthémères, par le soleil, c'est
fiïjfiepwv àîtô toû rikîou } Sià TaÛTaiç irapapie- pr ces derniers que nous mesurerons les autres
xpovpev x«i âXKaç xiv»j<jeiç. mouvements.
Eçt xe myQrinepov xpôxoç êv à ô i?Xtoî irpôî Un nychthémère ou l'espace d'un jour et d'une
, fjitwovTa
Tov , ,
lanpepivov....
ex xr.q tou xôo-ixou 7T£pt- nuit, consécutifs,
«.,«.#.est le temps dans lequel le soleil,
,
r par la révolution de 1 univers, tait une révolution
fopaî 7ioictTai [u'otv ixepîoSov. A)jXov ôxt tiç jtxèv sm- l'équinoxial immobile. 11 est évident que ,
, , _ , , k si le soleil
, . , ne. pai'couroit
, , pas. le dzodiaque,
'uh exiveîxo nept
r tov ÇurJcaxôv 6 ^Xtos ', x&iMv
»ww un nycthémere . ,la durée
seroit même .
une revo-
iv nv xv toû xôo-fiou itepirpoyij tô vvx9r)lxtpt>v' lution du monde. Mais comme j'ai dit au corn-
6 *
YIIO0E2EI2.
mencement, qu'il s'avance vers l'orient, il s'ensuit èneidh' $'e vnôxetzxi *xivoyp:Evoç :rpôç àvoizolàé ,
qu'un nychthémèrc dure plus de temps qu'une , , , ,
seule révolution de I univers, et qu ainsi un nych- ' ' A ' r
thémère contient nne révolution entière d'orient p:oy Tzepiç-pofrjg , xai ncp<é£si rô éV p.i'av , tou-
en occident, ou 36o temps, plus une portion
de l'équinoxial égale à celle dont le soleil s'avance T£'r' ™ÔVmi Y* > *** ™°™v T6U" <<"!/«p«v0v

d'occident en orient daus le zodiaque, pendant pépot , ôaov è 17X10? èv ta wyQriu.éptu cW<7i Toâ
le nyclithémère, les mouvemens étant supposés
uniformes. ' ÉM&axoû, tùjv itaptôw ôfialûv éitotiBtfUw».

Tout cela bien imaginé, passons aux hypothèses Tovzw UTroTUTruôévrwv f éÇri; èi:elzuaôp.i8a. x«t
des planètes. Nous commencerons par présenter zii twv itkavu[i.évuv vnoûéoeit , TrposxfîÉ'p.evoi zàç
leurs périodes simples dont se forment les périodes A-">~- v_; •„,„cr. >,„-,., .» . > t
particulières et composées ; nous les prendrons , ,
îci les plus parfaites qu on ait pu les conclure des
calculs faits d'après les corrections que nous y
trew; èru}.e}.oyiotxsv(i>v àjzoy.xxa.çâaeù>v.
avons apportées.
Maintenant posons pour principe qu'en 3oo É« (ùv zoîvuv Alyvnuctxok ïzeat z xai ny$rr
années égyptiennes et 7 4 nyclithémères , le soleil F£>'* 0 *» ° f"v ^>toî unoxei«j9« ttoioÛ^svoî tt^
fait 3oo révolutions relativement aux points tro- °àovi T*; ^poi zà rpoirixà xai (syjpepivà ff^efa
piques et aux points équinoxiaux du zodiaque. ™'J Swftaxoû Xa{i&n/o>evaî F.
La sphère des fixes, et les apogées des cinq H Se rûv ànlxvùv afaïpx, koÙ f« rà ànôyeix
planètes, s'avancent d'un cent vingtième d'une T£v me'm ^Xavwtjievwv f/ià; TtEpio'fîoy t>5? o>otaç
semblable période , c'est-à-dire, de trois de* „ , _„ , w
....
parties f,
dont la circonférence , cercle
du , en con- fiepo; x xai p' , zovzsçi ixoipx;
1 r ' y' ', ôi'M i x.wlo;
tient 36o. Ensorte, qu'en 36ooo des années so- èv éteo-iv «Xiaxoï; Tofg dpn*évoi<;
laires que je viens de dire, qui font 36o24 y ç & éçtv Atj/t/itTtaxi j,fx£ xai vuX9^£pa pîT
annécs égytiennes et iao nychthémères, la sphère , . , .
, fixes
des r e . une révolution
fait , , . , en même, temps qu >•,il Mia'y
r ru£v ntpioQM
r avvzilùabxi tic; tûv à7rX«v(ôy
s'y fait 35999 retours périodiques du soleil ; et aycu'paç TTEpixaTaXi^a; $k nphç atvzrjv toù riltov
le nombre des■ révolutions
# diurnes du inonde est .— Tlffr
,yt ^/o. xoap.ov
> y mpirpoipaî zon zé> vtiq
ût < . zoG
égal à celui des nychthémères contenus dans ce ,
môme temps, et encore aux périodes du soleil ' 1 r
pendant cet espace de temps. piôiioxii , xai è'zt zctîî èv autw zoO fjh'ov Ttipiôàoiç.
Mais aussi que la lune, en 8523 années solaires, H Si aù.r,vy\ èv ëzeaiv yikixMÏi zoU npôç xà
considérées relativement aux points tropiques et Tj507rtJti %tt\ ian^pivà anpti* 5empovv.évoiç flyv-y ,
équinoxiaux, lesquelles font 85a8 années égyp- « , k, , fl. . ,
tiennes et 277 , 20 , a4", nyclithémères, fasse _
en rencontres avec le soleil, cen-a-dire, en ' " 7
mois entiers, cent cinq mille quatre cent seize ; ô^u« ^xaxisppi'oyç ,ejTtr, xai iraXtv
et de plusj en 3277 mois entiers, 35i2 retours p.èv fx/jaiv 0X015 ^âot,, «vwpiaXtaî à7roxaT«r«
HYPOTHESES. s 45
cei? ,y<fi& èv ^ fxyjertv 0X014 ^vvn , 7iXaTou; d'anomalie; et enGn en 5458 mois entiers, 6923
àr.oxtuxaçâaztç /^fxy. restitutions de latitude.
Ôuoto>; ô*È xai 0 p.iv toù Epfxoû àcwp èv etîffiv Pareillement, l'astre de Mercure en 993 années
)?Xtaxoîi toù itpfc Ta «7:éy£ia xai t«v twv arcXa- so]aires, prises relativement aux apogées et à la
vùv ayaïpav fxETaXa.u&o/op.Évoeç ^{f S. ^ Èrtv sphère des lesquenes années en font gg3
AiyurcTiaxà 2>4y> xfl» vux8»iu£pa ffv£, 0, vS' .
' , 1, , , /n égyptiennes, et a 55 , o , 3 2 nychthémères envi-
êyyiç-a. , «veo«.aAia; a7roxaTa;-a<TEiÇ 7rotetaOû>
-1 ron, aura 3 t3o restitutions d'anomalie.
Ô Se trii htppoSîrrii à?r,p èv exemv lîXtaxoîç Venus, en 964 années solaires, ou 764 années
7$ZS, & èçiv Aiyt/Trrtaxà TfÇi, xai vuxV£P* égyptiennes et environ 24/, 34', 2" nychthé-
aiï"S 1$' 8" ëyyiçct > àv&jpwcXtaç à7toxaTaçao-£is , ■
, . . * mères , fera 6o3 restitutions d anomalie.
TioieiaQbi X 7-
Ô Se toù ÀpÉtùç «rip èv etsaiv yjXiaxoî; toFs Mars> en 1 010 de ces années solaires qui sont
o/Wois «e, & èçiv At>7niaxà «1, xai vuX0iî- éga[eS k 1010 années égyptiennes plus à 2 59J. 22'.
fiepx avS, xS', / ï)7»r«, «MftaXiaî «Troxa- 5o" nychthémères à peu près, aura 473 restitu-
T«r«<7£tç voy. lions d'anomalie.
Ô Si toù Znvk àçhp èv ft««V «Xtaxo?; Toi; Jupiter, en 771 années solaires qui en font
}oa, & è7tv AiyumianÀ <K«, xai vUX6^£p« autam d-t5gyptiennes avec près de Igg* Q. ^
p4>l, 0', 3" syyiç» , àyu/xaXia; â7roxa-arao-£i;
• nychthémères , 706 restitutions d'anamolie.
Ô Se toû Kpôvov àçrip èv freaiv Âkaxoîs toïi Et Saturne, en 324 des mêmes années solaires,
ô/Woi; :xiv, & è?iv Ai>7maxà zxS, xai vu- ou 3^ égyptiennes, et environ 83*. 12'. 26'',
ySiwepa
r r, tt>.
' t6', *r" àvwpaXiai «710- ,
nychthémères , .
,010 restitutious d anomalie.
xa7aç-do-£t; Tt y.
Eîti uiv ô*>j t>js «Xiaxrj; (ryat'pa; voefaOa èv Pour l'orbe du soleil, imaginons dans le plan
tû) toù £&>£iaxoù È7ii7rs&i> xùxXos exxevtpo; oùtwç du zodiaque, un cercle excentrique tel que son
êXwv ôre rà p-iv Èx toù xÉVTpou akoù ttcos rayon soit a Ja droite qui joint son centre et celui
TW fi£Ta£Ù TWV XEVTpWV aï/TOÙ TE Xai TOÙ £&)- , ,. - , , , , .
'\ ~ , ; - . , du zodiaque, comme 00 a 2 y; que la droite qui
Otaxoû Xôyov £Xeiv , ov ;« f Trpoç Ta (3 , X ' tvv
». Si
Se m ap.(poTEpwy
. [ - XEVTpcoV
tcov / . xat1 tou- anoyeiou
1 / passe
1 *par ces deux centres,J prolongée
* 0 iusau'k
)■ °HU*
toù ÈxxÉVTpou £xêaXXop.£v»ii/ £Ù6£rav, à;:oXap;Sav£{V l'apogée , coupe sur la circonférence du zodiaque
toù Çw&axoù 7:aVT0T£ Tzepitfépeioiv àno tà; èccpivrjç un arc de 65p. 3o' , depuis i'équinoxe du prin-
iffyjfiEpi'aç w; £i's t« £Tro'(/£i/a toù xôfffxou pot'pov temps suivant l'ordre des signes. Que le centre du
{F, X'. T6 *è toS Hkiou xÉVTpov xtv£l'aeW x«Tà soleil Se meuve sur ce cercle excentrique autour
tôv eipyitiévov £xx£VTpcv xùxXov «7:0 Svou.û>v 7:005 ,
. , , , r du centre de celui-ci uniformément d occident en
avaTo/.a; 7T£p« to xevrpov autou j(jOTaXw; } û>çe
èv SXoiç TrpoiTo.ç vvxBripiépoii X{ Ttpôî A«>u7r7ta- orient' de sorte *îue dans l5° années égyptiennes
xoîi eteoiv pF, aTroxaTaj-affEi? 7rot£Î(T0ai Ta; Ttpù; et les premiers 57 nychthémères entiers, il se
TÔ à7côy£iov toù ÈxxÉvTpcu S-Ewpoup-Éva.; pv". restitue à l'apogée de l'excentrique, i5ofois.
H Se twv àiù.avû>v ayztpx nepi tô toù £axJia- Quant à la sphère des étoiles fixes , concevons
xoù xÉVTpov xat toùî 7TÔXpuî aÙTOù xti/£iff9w jrpôî qu'elle tourne d'un mouvement uniforme autour
4« tno€
du centre et sur les pôles du zodiaque vers l'occi àyaroXà; horof/ûi e'v t» itpoxîtuévw xpôvto f*5'""
dent, en parcourant pendant ce même temps i rj paç ô~ X' ôiwv èçiv 6 £&>ô*taxôs tç.
des parties, dont le zodiaque en a 36o.
Ainsi donc, le premier jour du mois égyptien Èv fjtévTOi tw TrpwTW £T£i «tto rHi AXe|av<îpou
tliotk de la première année depuis la mort toû xti'ç-ov teXeutâs , xat' At'yimTtous 5w9 a" ,
d'Alexandre le fondateur, le soleil, au méridien vfii èv ÀlsÇavSpeîa fie<r»fx6piaç , ô juèv j?Xioî
d'Alexandrie , étoit distant de l'apogée de l'excen ir.tïyt T0" «noyecou toû ÈKxévrpou , wç tt( Ta
trique, de i6ap. 10', suivant l'ordre des signes; «Tidpeva toû xôafiov, ftot'paç p£$ xat ?£. t. O à*è
et l'étoile du cœur du lion étoit à i 17*. 54'., de titi xr}ç xap&aç toû Xe'ovtoç ccçrip «ito t»?ç êapi-
l'équinoxe du printemps , comptées sur le zo vtiî ianfitpîcii éfxot'ws ei's t« É7rôpi£va toû xôapov
diaque, aussi suivant l'ordre des points du monde. poi'poLç èm toû ÉWfJtaxoû p7£ , xat é£>jxorà vi.
Pour l'orbite de la lune , imaginons encore un Eîri âè xn- 2eX»jviax^; «ryaipaç voetadat ira'Xtv
cercle concentrique au zodiaque , et dans le plan xûxXo» ôaéxevTpoî tw Çw&axû) yep6p.cvot; èv t£>
de ce. dernier, autour du centre duquel il se £7tt7Ts5'cj> «vtoû xat Tiepi to aÛTÔ xévrpov 10*0-
meuve uniformément d'orient en occident , de •:a%û>i, «s ârrô âvaToXcôv èizi o*uffp.à? rhv urrepo-
l'excès dont le mouvement en latitude , rapporté yiiV , y ÛT:epéxEt  itpôi tôv £wô*iaxôv ÉxSaX-
au zodiaque, surpasse le mouvement de distance XopÉvyj xaTa 7tXàroç rca'pofo; xf\i iffo^povt'ou toû
de la lune au soleil , dans le même temps , en- te ÂXi'ov xai tiî; 2ekr,w\z ànoyriç , wç-e èv 5X015
■orte quren 3 7 années égyptiennes, et les pre vv%8Yip.époi$ 7rpo!>TOts mf Trpôç At-/u*7Ttaxofs Ixeai
miers 88 jours suivans, il y ait à très-peu près X~£ , Taç 7tpôî tôv £co#taxôv «7roxaTacaff£iî tcoeÎ-
deux retours au zodiaque , car il y a de plus à la cSat (3" êyyiçx, ET-tXapSa'vETat yàp etç tôv àxpi&ij
rigueur, o , 16'^ 5o" d'un degré. Supposons que Xo-/iû-p.ôv ptâç ptoipa; î{. o'# 15-", v'". $sp£TU Si
ce cercle en porte un ;mtre qui lui soit concentri outoç ô xûxXoç ÊTîpov ÈyxExXtp.Évov 7rpès aÙTÔv
que, mais incliné sur lui d'un angle invariable de 7T£pt TÔ aÛTÔ xmpov «ptETaç-aTCùç , t£ ; ÊyxXiffEtuç
5 des parties dont un angle droit en contient go. 7r£pt£xoû<ms ycovtav toioûtwv F } ôtwv Èj-fV w â"
Et supposons dans le plan susdit du cercle oblique ôp0»? 4". Ev ^ Eiprjfiévci) toû Xoi;oû xûxXov
un cercle excentrique , tel que son rayon soit à la £^tTTéÔ"w ÛTTOXEtVâa) XUxXoç fxXEVTpOÇ, ÛiÇt XVV E*X
ligne menée de son centre à celui du zodiaque, TOÛ aî/Toû Ttpô; TW f*ETa|Ù T&JV XE'vTp'jJV aîcroû TE
comme 6op est à i2p -j-. Que le centre de cet xat tou Çwiîiaxoû 7.6y.v £X£'V , iv ri |" ixpô;
excentrique se meuve uniformément autour du Ta t'Sf X'. Kai xiv£t'(r8a) ir£p« tô toû Çw^iaxoû
centre du zodiaque d'orient en occident, depuis xÉvTpov taoTa^w? tô p.Èv TOÛ ÊXXE'vTpOU XÉVTpOV ,
la limite boréale, de l'excédent dont le mouve ûç a7iô àvaToXtôv èr.i Suafiii a7tô toû |3op$iou
ment double de la distance moyenne au soleil, 7rÉpaT0s t«i/ Û7:£pox»JW , ^ UTrepéxei W t?î pÉoTlî
surpasse le mouvement en latitude dans un temps aT!OX«î toû tfXi'ou 7ra'po^oî ô*J7rXcd6£ro,a t«î ioo%po-
égal; ces mouvemeus étant rapportés au zodiaque, viov xaïà 7:)^('to? 7tapé^ou , twv (nzpâèwv) 7rpôî
ensorte qu'en 17 années égyptiennes et 348 nych- tôv ^W(Jtaxôv xvxXov ÈxffaXXopéi'û»'- flr£ e'v ôXoej
tbémères, il se fasse environ ao3 restitutions au TrpwTOiç vuj(9>!fJiÉpois t/T»; ^pôs A«/U7TTtaxorç éTEffl
cercle oblique; je dis environ, parce qu'il s'en Taç îipôî tôv Xo|ôv xûxXov a7;oxaT«ra'ff£iî
manque o', 26" d'un degré, miEÏoQcti ay ïyyiça.. Aei'tcei yxp ttt tôv «xptffij
Xoytfffiôv piiâ; p^oip. Éç" o' y.ç" vS'".
Que le centre de l'épicycle se meuve unifor- TÔ <JÈ XEVTpOV TOÛ È7TCXÛxXoU (ïï£pî pÈv TO aÛT9
HYPOTHÈSES. 4:
toû £w<îiaxoû xs'vTpov xivtîaBtù iaoza.yû><i) tiç arco mément autour du même centre du zodiaque,
SvapûiV Trpô; àvaToXà; àjrô toû «TroyEiou tw; exxev- d'occident en orient , depuis l'apogée de
Tpo'mTo; , £Tri fxévxoi toû E'xxÉVTpou nàtvzozs twv l' excentricité en se tenant toujours porté sur l'ex-
Béaiv ïyon , avzriv T»iv piariv ànoyjjV $it0m8ù<jihv, centrique, à une distance moyenne doublée,
touteç-i avvupcpoxêpas t«î Ttpoxei[iévxz' C>rt èv c'est-k-dire } en conservant les deux distances
ô).oiç irporrots vv/Svi'J-éQOii t" Trpôç AtyuTrTtaxofç proposées , de sorte qu'en 19 années égyptiennes
irsai tOj Ta; Trpèç tov ÈxxEVTpov à7toxaTarao-£t; plus 3oo jours il fasse environ 4go restitutions
noieïaOai tyyiça.. ÈT»).au6a'vETai yip £('; tov à l'excentrique, avec 4 soixantièmes de partie
àxpiS* XoyifffAÔv fuct; fWpa; é^moçi S. pour l'exactitude du calcul.
AoiTtôv Se it£pî tô eiprip-évov xÉVrpov tov Ètti- Enfin, autour de ce centre de l'épicycle qui
xûxXou ôvto; e'v tw tou Xo£ou xûxXou èTri7ré'î,Cj> } est dans le plan du cercle oblique , la droite
xat T»î tvdei'txç t>5s oY «piipOTÉpwv twv xÉVTpcov passant par le centre de ce cercle et par un
«vtoû « xac (où fuVroi) tov S&xîiaxoû TTEpi 8 autre centre que celui du zodiaque, autour du-
xtv£trai taorayûç ™c ?ff*!v *V quel elle tourne uniformément, et qui s'en écarte
TpôrrîTt Aofr«otv £iti t« £T£p« «7T£'xovtoO Ta aÛT« d'une quantité égale à l'excentricité, occupant
cmtLÛ* rravroTS toû xuxX.axou, xaTaXa^avoOo-r,; , toujours Ies mémes points du petU cerc]e qui
& xaXoûfiEv «Tro'yEto'vre xai «ptyeiov , &çt uÈv sont appel(?s apogée et périgee , ensorte qne le
TW £X TOÛ XEVTOOU rr TOÛ ÉxxÉVTOOU
t r TTOOS
r 17ÎV i £X TOÛ rayon de , ,1I excentrique
. . ,a celui
soit 1.1.11,. ,
de I epicycle,
xe'vtûou
r toû etnxÛxXou ,Xo'yov , £Y£iv , ôv t« , ç -pô; *
comme „ a, o- 3, : que le
00 , centre de , la
, -,lune
Ta r x , Î/7T0X££ct9&) to xevtûov tws ZeX>îvïî; œe-
i , . , * aille toujours uniformément vers 1 occident de
OOfiEVOV KTOTa^WS a); Trpo; ouapjxç TOU aTTOyEt&U
, , t/;V
T/xrjpaTOî, auTTjv . t*j;
. av&)ptaAia;
, -, , Ttapooov.
, „ A
J2r£ ' intersection
, apogée suivant le mouvement même
. oAoïî
ev ^. «
vux6*]f«poi; -u 7tpo;
vd < Aiyurrîtaxoi;
*» - ete-
» fie l'anomalie; afin qu'en
1 26 années égyptiennes
0,,r
c.v xf , x«; «pis TQ» Ètu'xuxXov «7rox«T«c«™; pluS 59 nJchthemeres entiers U se fasse 347
TtoiEro-Sat Tp7£ Aei'îie. yap 7rpôS tov axpi&j restitutions relativement à l'épicycle , à une
Xoyio-pôv puâs fioipaç ?| a. minute près qui s'en manque.
Ev $i tû> «ùtw 7rpwTOj fTEi «7ro tos AXfija'v- Le premier jour du mois égyptien thoth, de
àpou teXeupïs xai' Ai'yU7tTtouî Sw9 5T t»s e'v la même première année depuis la mort d'A-
AXe£av£pEi'a pi£ff>jpi6'ptas , tô j^Èv fiôpeiov népaç lexandre, au méridien d'Alexandrie, la limite
toû Xo£oû xûxXou aTTE^E ttiz Èaptvw; iaripepiai , boréale du cercle oblique étoit à a3op. 20' de
<1>S £tç T<i npoyjyoûpiEva toû xo'crpiou piotp. à"X , l'équinoxe du printemps contre l'ordre des signes
xaî t£ x. (Tô o*è «TroyEtov toû h.y.êvxpov ànô ( ou vers les points antécédents du monde ). Et
/3op£t'ou TtÉpaTOî , d>s eîi Ta irpoy)yoûpi£va Toû l'apogée de l'excentrique étoit à 2 12P , 20' loin
xo'trptou poi'paç 0T6 xaî 1% x.) Tè o*è xE'vTpov toû delà limite boréale, vers les points antécédents du
twxûxXou a7iô toû àrcoyEi'ou Tri; éxxEVTpo'TriTo; , monde ( ou contre l'ordre des constellations ) le
w; ec'î Ta éîtopiEva toû xda/xou p.oi'paç ôT| xai centre de l'épicycle étoit à 2 6of 4° loin de l'apogée
ê£ p. Tô b*è XE'vTpov t^s 2eX>îvtiî àuô toû aTto- de l'excentricité , suivant l'ordre des signes, et le
y£tou toû ÈTCtxûxXou , Et? t« 7rpo>)yoûp;£va toû centre de la lune étoit à 85p. 17' loin de l'apogée
xôauou (xoip. nF xa< e| i£. de l'épicycle , contre l'ordre des signes.
Ettî o*è Tri; toû Eppoû o-yat'paç voeiiSu xûxXo; Pour l'orbite de Mercure , imaginons un cercle
êp.o'xevTpoî xw Çwtîiaxw ep£pép,£voî ev tw èitméSui concentrique au zodiaque , et qui tourne dan»
£8 TnO0E2EI2.
le plan et autour du centre de celui-ci, d'occi- aÛTOû, y.cti irejw to aùtà xêvrpov, w; ànô $u<3p\>Zv
dent en orient, dans la même proportion que la npô; ài/aToAà; , ôo-ov xai twv «rtXavwv <ryaîoa.
sphère des fixes. Supposons un autre cercle in- tyzpiia i\ OVT0; 5 xûxAo; frspov xùxAov êyxe-
cliné d'une quantité invariable sur cet homocen- j ^ivQV ^ a:JT;jV f ^ ^ ^ ^
triciue et allant autour du même centre, l'incli- , , . , ,
naison de leurs plans faisant iiri angle de la sixième ,
portion d une des parties, dont 90 font un angle
, ; Et dans
droit. , , plan
le , du j cercle 1 oblique,
iv suppo- 1 , Mta , ôpQyj 4"' Ev W 1 toù Ao|où xùxAou e7rl t'm-
t
sons un diamètre qui• passe par .. 1les- limites
1: :,„„ vdo-
_ ttc'oco. ûtfoxei'aSu diauetoo;
- r 19 &à toù ^fmm
6ooe(ou xai
réale et australe , et sur ce diamètre , entre toû vmiw «»p«TO«. Kai eV aireni fma£ù toù
le centre du zodiaque et la limite australe , xévrpou toû Çwiîiaxoù xat toù woTtou 7TÉpaToç eD.r,f-
prenons deux points vers le centre du zodiaque, ôvaav (i~ oyjp.EÎa itpôç toj xivrpu toû £«d\axoù.
"Qu'autour du plus apogée des deux, le centre Kai uepi p.Èv tô «jroysto'Tspoy aÙTOjy xti/etcSu
de l'excentrique se meuve vers les points anté- Ico-ia-fû* ™ «vrpov toj ExxÉVrpou xûxAou w; £t"s
cédents du monde, (ou contre l'ordre des T£j „3 xçVflow, «ko toù airoyei'ou
constellations )' depuis
u l l'apogée
1 6 de l'excentricité
_ ', - , ,
voi £xx£vrpoTr]To; tct vKepoyr,v y-, uireol^ei
, >j toù
do l'excès dont le mouvement du 6oleil surpasse ,, . , . , , ,
. . vMov Tiapooo; tu; iao%poviov twv «71/avwv 7r«-
le mouvement des fixes égal en temps égal. Ainsi, « _ '
, , années égyptiennes et ii
en 1 44 •
les ^7 premiers poàov.
' ilçe
> £v 0A01; 7rpojT0t;
1 ^ vuyQmépoiç
a- r r A"£,
, , , ,
nyeluhémeres .
suivans, ., se iera
il c tout près , de
, 144 /r Ttpôç Atyt/TrTiaxoî; frwiy, pw<?, «rcoxaTar«o-£tc
rr »«•••»
retours périodiques ou restitutions, à une minute ™l"°d«l PÏ* ?77lï«- EiHÀtxfi&taww yàp c('< tov
ou soixantième de partie près. «*P<^ ^yicp.àv p«; poip. î£ a.
Qu'autour du point le plus périgée, ou le plus Uipi Se tô ittpiysifapov xtv£io-9u tô XEVTpov
proche de la terre, le centre de l'épicycle se >. < _ - »_.„.»■>„ -
r ' 1 J «£t TOU £7TlXl;xA0U Ci); ei{ T« £7T0^£Va tou xoup.0!;
meuve toujours selon la suite des signes, depuis , , . , ,
„ , , „ .... . «7T0 TOÙ aZOVEtOU T>5; £XX£VTpo'Tr/TO; , Eiri wÈv toù
I apogée de 1 excentricité, en conservant toujours 1
sa position sur l'excentrique et un mouvement "xeVTf ou ,ra'VT0T£ T^v 5il7iv fX» » ?(^v T?
égal a celui qui a été dif, de sorte qu'en i44 «'P*!^'"? Kipoiw. £îçe iv ôXot; TrpwTOti; vux^l-
années égyptiennes et les 37 premiers nychthé- j^lpot; X'Ç 7:pô? AtfU7tttaxoî« ÉTEirtv p/Tfî^ «7:0-
mères suivans,' il se fasse près
V de *++
i44 '"uu"
retours >
xaTac-aa£iî _ „-_o
TT0(£t<j9ai 1 7tpo;
Ta; ... ,
t»J» £XX£VTpoT»]Tât
périodiques à .l'excentricité,
, moins cependant
, une pu._ 0. syyiça.
„ ,
, ETTiAaaoa'vEToft v«p, eij, tov
, axoiorj
,
soixantième de partie ( ou minute de degré). . 1
Supposons que le rayon de l'excentrique étant *W°V ^'>aS ^ é^iv °" ï"™*"'^» *
de 60 parties , la ligne qui joint le centre du Sltùv *ï'iv * '* T0,:i *<*t/MW toù èxnévzpou Ç " ,
zodiaque et le plus périgée des deux points, toioûtuv 17 piv ft£Ta|ù toù xévTpou toù ^uiîiaxoû,
est de 3 de ces parties f et la ligne qui joint xai toù TTspiyEtOTE'poy tojv ^îo ai\p\zim , y- v
le centre du zodiaque et le plus apogée de ces <ÎÈ pETa£ù toù xivzpov toù £wiîiaxoù xai toù
deux points, de 5P 5o'; et celle qui joint le «TtoyEioTEpou tcSv 8\>o oripEtw F, X' ri o*È fxs-
point apogée et le centre de l'excentrique , de Ta£ù toù ànoyeiQTépov at)p.dw xat toù xe'vt/oou
2P 5o. êAY.évQpou (3", X'.
Imaginons un petit cercle autour du centre IlaAty &!j voEtVÔu xvxXiaxo; 7r£pt KÉpxpov r*ii
HYPOTHÈSES. 49
tKixûxXou afdîpcti, èv tm toû Xo£oû xûxXou £t:i- de la sphère épieyele, dans le plan dù cercle
îrédw, T/jç oY àufoxéptov tcôv xevrpcov EÛÛeia; aî/Toû oblique, la droite qui joint les deux centres de
te xai toû ntpiyeio-zipw twv ari^eiav Trepi 8 celui-ci et du plus périgée des points autour duquel
xivEirai iCTOta^wç ^ là aùxà ori/iera iï«vtot£ toû il se meut uniformément, occupant toujours les
xuxXi'axou xaT*Xafi6avoûoryi; , & xaXou^EV ànoyeiov mêmes points de ce petit cercle , qui sont ap-
T£ xai ncpîyeiov' Kai ëzepoi xûxXkjxo; 6p.6n.iv- pelés apogée et périgée ; et un autre petit cer-
Tpo; aÙTW y£po'f/£voç èv tw aÙTtô cTTiTté^w , xai cle concentrique k celui-là , tournant unifor-
rrepi tô aÛTÔ xÉVTpov iaoxctyûi , w; tw; x«t« tÔ mément dans le même plan et autour du môme
«7rôy£iov Siaç-àaetai èni t« aùîà t»5 toû x6ap.ou centre, de sorte que la distance k l'apogée, dans
TTEpiç-poip/j , a\jvze\ov[iévYii zr,v ïcfiv ■nâpoàov tv le sens de la révolution du monde, fasse un,
ùpnuévri toû xéVrpou toû ÊxxeVrpov , »î toû £îte- mouvement égal k celui déjà dit, du centre de
xûxXou. l'excentrique ou de l'épicycle.
$£p£TW <?È outo; ô xvxXio^o; érîpov e'yxexXi- (i) Que ce petit cercle en porte un autre
fiivov rpô; aÙTÔv , Ttept to aÛTÔ xévxpov àuerx- incliné d'un angle de 6, 3o' des parties,
ra'Tw«, r/j; ftiv iy*Moeat ittpie^rn yaivtav dont go font un angle aroit f et ailt01ir du
toioûtwv , T , X' . ôitov , Êci'v uia opQïj
r , 4"., Tw^ ,
même ,
centre, et dont -,le rayon soit
• •a celui
i • de
i
Se £X TOÛ XEVTpOU TOÛ £XX£VTpOU TfpÔç T/;V £X TOÛ
/ ■>, , , „ , l'excentrique comme 22p. i5 k 6o. Que l'as-
XEVTpou tou xvxàcjxou Àoyov E^OUOTj; , OV T3t ç *
*pô; xi xS, u'. xai int toutou toû xuxXiaxou se meuve sur ce Potit cerc,c avec "ne vi~
xtv£ia0u 6 àçir,p ntpl x6 xévxpov aÙTOÛ t'o-OTajfto; , tesse uniforme, ensorte que son mouvement,
<î>; to; xaT« tô à7ro'y£tov peTaç-a'ffEw; tiri Ta ivctv- depuis l'apogée en sens contraire k la révolution
n'a ™ toû xoapou TTEp.cpo?? , avmXot/^î xr,v du monde ? fasse uQ mouvement égal a ceiui
?ot]v râpoSw tjvvau.rpoztpa.ti } rij te toû xîvtoov „ . ,
tou- ExxevTpou
. ' , nt tou- £7TtxuxAou
. - i ,' xai. vnt xr,ç
. «vu-
, du centre de l'excentrique ou de 1 épicycle ,
jxaXi'aç toû içipt*. tlçe èv ôXot; TrpoS™; vv/Brr €t " C^U* de l'anomalie de l'astre, pour que
pêpoti' pô"o* Ttpèç Atyu7tTiaxotî etecti ayf , àr.o- dans l'espace de 208 ans et 1 -j4 nychthémères ,
xaTarao-Eiç Troi^o-fiai t«« itpôs ziv Xo|ùv £7Ti'xu- s'achèvent environ 865 retours k l'épicycle in-
xXov to^£ êyyiça. Aeînet yàp ' " tic* xèv ùv.piSri
r*v" V . car >ail s 1 en manque deux
chné, 1 soixantièmes.
cirtXoyiopov piià; p:o<p. ^" j5'.
Ev o*è tÛ 7tptiTW 7taXtv è"t£i à7rô T»; AXE^ôv'îpou Dans la première année depuis la mort d'A-
teXeut»); , xaT AiyuTTTt'ou; 0w9 k~ , rtî £v ÀXe- lexaadre k midi du premier jour du mois égyp-
£avo*p£ta p.eartuSp(<xi , to j/ev àrro/EtôraToi/ rt? tien de thoth , pour Alexandrie , le point le plus
exxEVTpÔTriTOî ànEr^E t^î fapiviîs tOTifitpiai , û>ç apogée d e l'excentricité étoit k 1 85 parties 2 4' ,
«i; t« £7ro'p.3va toû xôo-p;ou p.otp. pif£, xai |" xo*'. loin de l'équinoxe du printemps vers les points
To de XEVTpov toû fxxévrpou àuo toû «TroyEt'su eonséquens du monde ( ou suivant l'ordre des
rrj; ExxcvrpÔTyjToç , to; et; Ta rcporiyoûpeva toû signes). Le centre de l'excentrique étoit k 4a
xo'ff^ou p.oep. jîë xai |". Tô Sè xévxpov toû «ni- 16', parties loin de l'apogée de l'excentricité,
xûxXou àuô toû ànoyt(o\j tâ; exx£VTpo'T>jTOî, w; vers les points antécédents du monde ( ou contre
(1) Les petits cercles dont il est parlé dans cet opuscule, ne sont pas des petits cercles proprement
dits de sphère, mais des roulettes dans un grand cercle, ensorte que les sphères elles-mêmes, ne sont
que des cercles.
1 P. n
l'ordre des signes ). Le centre de l'épicycle étoit Et? xà £7ro'piEVa toù xo'auou fioip. ôpot'oç pTë xx
aussi à 4* *6' parties loin de l'apogée de l'ex I" iç'. Kai 7ta'Xiv xo [ùv (3o'p£iov 7rÉpa; toù Xo£où
centrique, vers les points conséquens du monde- xuxXt'axou «710 toù ànoyeîou toù ÊTnxùxXou , w;
Et encore la limite boréale du petit cercle in tiç xx 7rpo/iyo0p£va toù y.6ap.ou p.oip. pXS xai {•
cliné étoit à i3a 16' parties loin de l'apogée iç'. O Si xçnp arro toù (3op£i'ou nipxxoc, toù Xo|où
de l'épicycle , vers .les points antécédents du xuxXî'o-xou , w; ci? xà iitop.zvx toù xo'apwu , pioip.
monde. Et l'astre étoit à 346 55', à l'orient de xp.ç xai ç vt .
cette limite boréale du petit cercle incliné.
Sur la sphère de l'astre de Vénus, (F. 5.) imagi E/tt Si toù xrii AtppoSixriz xçipoi ayat'pa; voEt'aSu
nons encore un cercle homoccutrique au zodiaque Tra'Xiv xùxXoç ofxo'xsvTpo; toj £<wîtaxw xùxXw, <pe-
dans le plan et autour du centre duquel il se pôpiEvoç èv T&) ÊTrnréfîto aÙTOù , x»i uept tô aùrô
meut uniformément d'occident en orient autant xévxpov woTaxw;, w; «ko Sy<ip.(in> Tcpo? àvaToXàs,
que la sphère des fixes. Que ce cercle en porte ôaov xai r) tojv àTtXavwv o-yaïpa. Repérât Sè oiixos
un autre incliné sur lui toujours autour du même 6 xûxXo? ÊxEpov xùxXov Èyx£xXiy.£vo» r.pàz aÙTÔv^
centre d'un angle constant du sixième d'une des zai Trept. xô aùîo xsvTpov àf*.£Tar«Tû»t, rn; êyxXi-
parties, dont 36o font un angle droit. Et dans le (jsw; twv È7riTïe<îa>v nsptîyoùarn ycoviav iy.xrtp.6p.
plan du cercle incliné, un diamètre qui passe par pua"; ptot'pa; , oicov sçiv r) pua ôp9/j 4 . Ev Sri tm
la limite septentrionale, et sur ce diamètre entre le toù Xo£où xùxXou èr.méSta û~ox£io"6cd Stxp.expoï Â
centre du zodiaque etla limite boréale, deux points otà toù fiopsîov xai voxîov Tiépxxos. xai êni avxr)t
qui embrassent une droite égale à celle d'entre le piETafù toù xÉvTpou toù £wo*taxoù xai toù (3op£iott
centre du zodiaque et celui de ces deux points 7T£paTo; , Svo ar\adx, i<jrtv àrîoXapi&zvovTa evdeïxv
le plus voisin de lui. Et autour du point le plus xr,v puTa£j toù xhxpov toù Çw^iaxoù xai toù Trpoî
périgée , un cercle excentrique et inamovible , aÙTC«> twv dvo ffri(X£t'uv. Kai 7î£pi pùv xo nepiyet-
dont le rayon soit à la ligne qui joint son centre ôxipov ariadov xjxXos ÉxxEVTpoç xai àuzxâçaxoi,
et celui du zodiaque, comme 6o à ip i5', et xr)i ex toù xÉi/Tpou aî/Toù 7tpôs xrsv pt£Ta£ù tw»
que le centre de l'épicycle se transporte unifor xsvTpwv «Ùtoù te xai toù Çoxîiaxoù Xo'yov e/oi}-
mément autour du point le plus apogée , en oyj?, ov Ta £~ r.poz xà x te., ïlspi Si xà àiro-
conservant toujours sa position sur l'excentrique , y£ioT£pov xtvoùpuvov iaoxxyàç xo toù ÈttixÙxXou
vers les points conséquents du monde , et autour x£VTpov, xriv Bêaiv eyoi 7T«'vtot£ tni toù ÈxxÉVTpou
du diamètre dont je viens de parler, avec un xùxXou, ojî £t; Ta £7rôfA£Va toù xo'apiou, x«i nepl
mouvement égal à l'excès de celui du soleil sur xr,v £ipy)f<.£vy,v Siâfxexpov xhv vpepo%rtv, y vnepéxsi
le mouvement isochrone des fixes, (dans le même r) toù «Xt'ou Tta'po«îoi tâ; tao^povtou twv ànXavwv
temps. ) Trapôrîou.
Concevons en outre , dans la sphère épicycle , lTa'Xiv ôVj vo£t'a9u xai èv w ÈttixvkXw ofat'poc
une roulette qui tourne autour du centre de cette xùxXio-xoî 7t£pi to xévTpov aÙT^ç ev t» toù Xo|oû
sphère dans le plan du cercle oblique, la droite xùxXoy £7tnt£|î'w, xr)i £Ù0£i'a« tw; A xp-foxépw
qui passe par les deux centres, celui de ce petit T(ôv xf'vTpwv aÙTOÙ te, x*i toù à7roy£ioTÉpou T&JV-
cercle et le plus apogée des deux déjà énoncés (3^ tcôv eipypûvM, irepi ô xiV£«at ivoxxyjsn , t«
autour duquel il se meut uniformément, occupant aÛTa m\p.ûa ndvxoxs toù xyxXi'o"xou xaTaXa^t^a-
toujours les mêmes points du petit cercle qui sont vouarj; , « xaXoùpifV aTrôvEtôv te xai v.splyumi.
appelés apogée et périgée ; et un autre petit Kai e"T£pos xûxXkjxos épio'x£VTpoç aùrw, yEpôpiEvoî
HYPOTHESES. 5t
iv xû> aî/nw £7tms£w , xat Ttepi to «vto xévïpov cercle bomocentrique au premier, se mouvant
iaoxay^'Jùi > ws T*;; xaTti tô «Trôyetov (Jtaç-aoew; dans le même plan et autour du même centre
im T« aùtà TW toû xoc/jov iKpiî-poy*j ctui/teXou- uniformément, tellement que la distance de
ftévt]; xr,v tcrtv Tiâp^ov xv eïprip.évri toû xivxpov l'apogée fasse dans le sens de la révolution du
toû êttixûxXou. $EpÉT&) <îè o-jto; 6 xûxXto-xo; éxipov monde, un mouvement égal à celui déjà men-
lyxexXipévoy rrpô; aÛTÔv, xa^îispi tô aÙTÔ xévTpov tionné du centre de l'é[>icycle. Que ce petit
ri^etaraTWî , fxèv éyxXtaew; 7t$ptey°^<T,l' ywvt'av cercle en porte un autre incliné sur lui, autour
Totoûrwv y", X', ôtwv èç-iv « pua op9>! 4 - du même centre, d'un angle constant de 3 j des
éx toû xsvrpou roû exxevrpou rpô; xr,v éx toû parties dont 90 font un angle droit. Que le rayou
xsVrpou toû xuxXi'ffxou ).iyov èyovirrtç , iv xà f de l'excentrique soit à celui de petit cercle
irpô; xà py 1. KmI èrti xovxov toû xuxXtov.ou comme 60 à 43 10', et que sur ce petit cercle
xiv£i'(t6w 0 àçhp nepi xà xmpov ol'jxov laoxoiyûç 1 astre se transporte uniformément autour de son
&ç-e xHi Ktxxx xà àitôyuov pzxaçocaetAi ir.l xi centre ; ensorte que depuis l'apogée son transport
ivavxia. xfi toû xo'ffftou Ttsptrpo9>) oti/i/tjXcvjasotis en sens contraire à la révolution du monde , se
Tw ïarjv xâp -oov auva.txyoxipa.ii x/i xe toû ettixi;- fasse par un mouvement égal à celui do l'épicyclfl
itXou xat xy xoû àçïpoi. H7Z iv oXot; TrpoVrot; et à celui de l'astre, pour achever en 35 années
w^driuépot; Xy" rpô; kiyvr.xia.vMi ïx'.ai X7 , obro- égyptiennes et 33 nychthémères, 57 périodes en-
-xaxa.çei<jei<; Trot£Îb"9at v"£ eyyiça. Aenret yàp et; viron, ii s'en manque néanmoins 6' 3o".
tov «y.piëii "Xoyiafxov p.ia; fxoip. £" t. X".
Ev <ÎÈ tw r.p'ltxu) ëxsi xr,s ÀXe|a'p^pou teXeutt;; Dans la première année de la mort d'A-
x«t' Aiyt/rrrioti; 0!Î>9 ô~ t»j; tv Ale^av^psia fis- lexandre , à midi du premier jour du mois égyp-
<jy\p£pl*i } xà pèv àixoyeioxx-ov ttj; èy.y.evxpôxrixo<; tien tliotli à Alexandrie, le point le plus apogée
«nec/e xy; èxpivfiç, tonfupîan ei; xà ÉTtôuêva toû de l'excentricité étoit à 5o »4' parties à l'orient
xéafxou ptoip. iT xat £" x^'. ToaaÛTa di xai tô de l'équinoxe du printemps, ainsi que la limite
/3ôpstov uspa;. Tô 9k xévxpov toû ettixûxXou ànà boréale. Et le centre de l'épicycle en 1 -]-]d 16', à
toû àr.oysîov xriz èxxevTpotîriTO? tî>î Et; xà i-xôueva, l'orient de l'apogée de l'excentricité. Et aussi la
TOÛ xo'ctjjiou f-0lp- P°~K *«' V lT*' K«« TtaXtv tô limite septentrionale du petit cercle incliné à
[ùv finpîiov Trépas; toû >o|oj xuxXt'axou «^ô toû 87 16, parties à l'occident de l'apogée de l'épi—
«roystou toû fTrixûxXou, w; et's xà i:poyyovp.eva. cycle ; mais l'astre à 169 1 7 ' parties à l'orient de
toû xo'o-piou fxotp. fT£ xat t;-'. O o*è àçrip la limite boréale du petit cercle incliné , ou selon
<nrô toû (3opet'ou rcêpaxoi toû Xo^oû xuxXtcrxou c!>; l'ordre des signet,
et; xà ércôfxeva toû xôo-fiow poip. p£ô" xat ^" T^.
Etci Si xvi toû Àpîu; o-yat'pa; voetaSu xaTa Snrlasphèredemars,(F.6.)conceveEde même
Ta ai/Ta xûxXo; ôaôxevTpo; tw Çwiîtaxw, (pépopevoç un cercle concentrique au zodiaque, qui se meuve
iv tw e'ntîréifw «ùtoû xat 7tept tô aùxà xévxpov uniformément dans le plan et autour du centre
îacxayûi àf.à $vo[j.ô>v Trpô; «vaToXa; , octov xat de celui-ci , d'occident en orient, dans la même
17 twv àîrXavâv atpaïpa. tyepéxui ô*é olxoç à xûxXo; proj)Ortion que la sphère des étoiles fixes. Que
éîîpov xvxXov £yxExXtp;évov vpàç avxàv xat uept ce cercle en porte un autre incliné sur lui autour
TÔ alxà y.évxp'jv aperaç-arw;. T»5; éyxXto-ews xmv du même centre , de sorte que leurs plans fassent
Imr.édwv rczpisy^duriç ymiotv V , ôtwv èçiv ri un angle constant de ip 5o' des parties dont il y
fxt'a àpOri 4- en a y a dans un angle droit.
7 *
52 Ynoe
Supposons, dans le plan du cercle incliné , un Év Sri tw toû Xo£oû xûxXeu iitmtSa îrres-
diamètre passant par les limites boréale et méri xEiffSta ô*i«fi£Tpoç r) rjià toû j3op£iou xai voticu
dionale, et sur ce diamètre, entre le centre du 7rép«To;. Kai eV aùzfii fiETa£ù toû xévxpov toû
zodiaque et la limite boréale, deux points qui £w<îtaxoj xai toû fiopeiov irspaioî , Juo arrêta
embrassent une droite ég;>le à celle qui joint le ïcr\v àito\a.pëâvovxa. evÔeîav , xi,v fXETaijù toû £m
centre du zodiaque et celui des deux points qui àiaxw xai toû itpài, aÙTco xûv (3 o~tytetW. Kai
en est le plus proche. Et autour du point le plus nepi fièv xi mptyetôxepov aripsïov xûxXos exxev-
périgée un cercle excentrique et fixe tel que son tjio; xai àp.txdçctxoc, , t^s ex toû xÉvTpou avxoù
rayon soit à la droite qui joint son centre et celui 7rpôç ri;» fi£Ta|ù tojv y.tvxp^v , aùroû te xai toû
du zodiaque, comme 60 est h 6. Et qu'autour du ÇuiJiaxoû, Xôyov èy^ovarn, ôv xi £ 7rpô; t« ç~.
point le plus apogée, le centre de l'épicycle se ïlepl $è to 6t7ioy£tÔTepov xtvo-jpsvov iaoTaj^ôi; tô
meuve en conservant toujours sa position sur le TOÛ ETIlxÛxXou Y.tllZp0Vy XYIV SÉffCV £^01/ 7ra'VT0TE
cercle excentrique, suivant l'ordre des constella ènt toû ÊxxÉVrpou xûxXou ws £Î; xi èitopieva toû
tions, autour du diamètre mentionné, d'un mou xo'afiou, xai 7t£pi xr,v eipri^évriv $idp.txpov xr,v
vement égal à l'excès dont celui du soleil surpasse vnzpoyjnv , y Inepéy^ei ïi toû «Xiou rat'podo; auv-
les mou vemens des fixes et de l'astre dans le même ap.yoT£puv tojv îaoypovîuv Ttxpâdtov , tàj te twv
temps; de sorte que g5 années égyptiennes et 36 1 àîîXavcôv, xai râ; toû àçépo;. Llçe èv ôXotç rcptLxoii
nychthémères, il fasse près de 5i périodes, à wyBr\p.zpoiç, ï£a 7rpô; AiyuTmaxof; ënaiv Çf, àno-
o' i4" d'un degré près. y.a.\3.ç6bsii 7roi£ÎcÛai vâ~ è'yyiça. Aei'itst yàp eiç
tov àxpiGr) Xoyio-pôv pua"; poip. £* o'. 10".
Concevons encore dans la sphère épicycle, IlaXtv iïri voe(a$ùi xai èv vn énocûxXu ayxipq;
une roulette dans le plan du cercle incliné ; la xûxXictxo; , 7T£pi TÔ XEVTpOV aÛTOÛ EV Tto Toû Xo£oû
droite qui joint son centre et le plus apogée des xûxXou £7îi7r£oî'a). Tn; eùÔEi'a; xi)i oY ànyozépuv
deux points mentionnés , autour duquel il tourne xûtv xÉvTpwv aÙTOÛ ts xai tou ir^yzioxipoii twv
nniformément,occupant toujours les mêmes points $ùo Ttiôv Eip/îfiÉvwv , H£pi S xtvEtTai iaoxayro^ t xi
du petit cercle, lesquels sont appelés apogée et avxi arjfAEta rcavTOTE toû xuxXiaxau xataiapiêa-
périgée. Et qu'un autre petit cercle qui soit con voua/jç, a xaXoûp.£v . ànoyEiov te xai itEpiy£iou.
centrique , se meuve uniformément dans le même Kai £T£poç xÛxX.mjxoî 6/xo'x£VTpo; aïlTCi) ^EpépLÉVOÎ
plan et antour du même centre , en faisant depuis èv tw aÙTW ETttTîEiîoj , xai uepi to aÛTÔ xe'vTpo»
l'apogée dans le sens de la révolution du monde, to-OTa^di?. Liç xrii xaTa to oîTtôyEiov ptETa^a'aE&i;
son mouvement égal à celui déjà dit du centre È7ri t« aÙT« t»j toû xéo-fiou Tiepiç-pofri cjuvte'Xou-
de l'épicycle. Que ce petit cercle en porte un fttvrj; T>;y far/y TidpoSov rn eipupivri toû xévTpoî/
autre incliné sur lui autour du même centre toû ÊTitxûxXou. $Ept'TU (ÎÈ xai oùtos ô xûxXictxo;
encore de l'angle constant de 1 5o' des parties ÉTEpov Èyx£xXip;£i/o» 7tpoç aùïôv , xai 7i£pi tô aûrà
dont 90 font un angle droit. Le rayon de l'ex xÉi/Tpo» à/JlETa5-a'T&>;• TÀ; ftÈv ÈyxXiffEWî ir£pi£X0«-
centrique étant à celui du petit cercle , comme 60 ari? ywvîciv toioûtwv 7taXi» â~ v t ôiaiv èçiv ri jxia
à 39 3o', concevons que sur ce petit cercle èpQri 4 • T>5; <Σ ex toû xÉvrpou toû ËxxÉVTpou Trpôç
l'astre se transporte autour de son centre unifor tw «x tou xs'vTpou toÛ xuxXiaxou Xôyoç ê'xouq-ïjî
mément depuis l'apogée par un mouvement qui, ÔV T« K Tp°S T« . ^9 > ^' • K*' TOUTOU TOU
en sens contraire à celui de la révolution du xuxXt'ffxou xiv£i'a9w é «r>ip i£p' tô xÉvrpov aÙTOÛ
monde, fasse un chemin égal aux deux de l'épi- (VoTax^Sj xaxà tô ànoyEiov ^nTaraaaEwi èzt
HESES. 53
t« eSavr/a t*5 toû x.éa/xou iteptçpofri auvzelou- cycle et de l'astre, c'est-à-dire, à l'excès dont le
ftévrii ttjv ?ffr)v itàcpoSov o-uva/xyoTe'pat; t>? te toû mouvement du soleil surpasse celui des fix.es dans
ÈTrtxûxXou , xai tw toû àç-époç toutec xhv utte- le même temps.
poyr,v y ôutpiyti v toû ÂXtov rcapoo'os t>5î îao-
ypoxîov twv «TrXavaiv itapôdov.
Év Si tw a* étei tws AXE^aVîpou t£Xeut>5; x*t' Dans la première annde de la mort d'Alexandre
Atyu7TT['ous 0w9 « TÀç év ÀX££av<3p£t'a p.îaTt(j£ptai , à midi du premier jour du mois égyptien thoth,
tô /itèv àTtoyeto'TaTOV T>k ExxEi/TpÔTirros aTTEi^E le point les plus apogée de l'excentricité étoit en
ètxpivfii ivnuepî»; , £«S t« én6p.eva. tou xôap.011 1 iop 54' à l'orient de l'équinoxe du printemps,
(J-oip. pT xaî £" vôV. ToaaÛTa <ÎÈ xai to (3o'pEiov la limite boréale en étoit éloignée d'autant. Mais
Tfspa?. Tô #È xivzpov toû ETrtxûy.Xov «7:0 toû cètco- le centre de l'épicycle étoit à 35bp6' de l'apogée
yet'ou Tri; é*xEVTpÔTriTOâ w; et? t« iiz6p.ev* toû de l'excentricité à l'orient, et encore la limite
x6ap.ov potp. zvf xat £" ç-\ xai ira'Xiv to fxkv boréale du petit cercle incliné , étoit à 176* 6' k
|3ôpsiov Tcépa? toû Xo|oû xuxXtaxou àjtô toû âî;o- l'occident de l'apogée de l'épicycle ; mais l'astre
yeiou toû étîixÛxXou w; et'c Ta 7rpo»jyovpt£va toû à 296p 46' loin de la limite boréale du petit
xo'o^uou fiocp. pof" xat £" ç-'. O & àr*;p «irà cercle incliné, vers les points conséquents du
toû fiopeîov itipaxoz toû Xo£oû xuxXt'ffxou ei'ç monde.
t« tuo^sva. toû xo'o-fiou poip. a 4" r xa' F^-''
Eîti Je Tri; toû Z/ivô^ ayaipaç , vost'o-9&) xûxXoç Imaginons sur la sphère de Jupiter (F. 7.) un
o/xéxsvTpo; tÔ> Çw^taxco, yEpo'uEvaft.. èv tw etci- cercle concentrique au zodiaque, dans le plan et
Tts'ô1'!) xat Ttcpi to aùiô xév.pov (aoTa^w; ^ «7:0 autour du centre duquel il se meut uniformément
9uap.(Lv repos àvaToXà; ôaov xat 19 tojv àx'kavrLv d'occident en orient, autant que la sphère des fixes;
ffyaïpa. yepETu 5è outo; 0 xûxXo; êzepov ÈyxExXt- que ce cercle en porte un autre incliné sur lui et
f«'vov xvxXov Trpo; aÛTÔv, xat Tzepl to aÙTÔ xÉVTpov autour du même centre, de sorte que leurs plans
«pt£Taç-«TUç* ÈyxXt'o-Ew; tojv eTrtTré^wv TtsptE- fassent un angle constant de 1 3o' des parties ,
^oûffyj; ywvt'av toioutwv â~ X' , ô'i&jv 17 jit'a ôp0yj ^ • dont 90 font un angle droit. Concevant aussi
cv (Je tc<) toû Xo|oû xûxXou È7rt7t£'iîw voriSEt'ari; eu' dans le plan du cercle incliné, une droite depuis
fiéta; aTrô toû xs'vTpou toû £w<îtaxoû étti tô -nporiyoû- le centre du zodiaque, jusqu'au point qui est
ftevov (arjfXEtov) toû j3op£t'ou néparos (xotp. x", antécédent de 20p à la limite boréale, supposons
ÛtcoxeioSm éic' aÙT>j; <îûo a/ipiEra ?o-/iv àno'ka.p.Gâ- sur cette droite deux points qui embrassent
vovtx ivBeîav, zr,v p.ETa?ù toû XEVTpou toû £w<3ia- une droite égale à celle qui joint le centre du
xoû xat toû 7rpôç aùr» twv Svo mjpieiuy. Kat zodiaque et celui des deux points qui en est
7r£pt fièv tô TtepiyEtÔTEpov twv ô*ûo ayjaEtuv xûxXoç le plus voisin. Décrivons autour du point le
ê'xXEVTpos xat àp.ETâç-aToç , T)5î Éx toû x.'vrpou plus périgée, un cercle excentrique et inamo
aÙToû 7rpôç t>;v p.ETa£ù tojv xÉw-puv aÙToû te xat vible, dont le rayon soit à la droite qui joint
toû £«<îtaxoû Xo'yov É^oûa»i? , ov Ta |" Trpô? Ta son centre etcelui du zodiaque, comme 60 à ap.
(3" pti'. 7iEpt (îè to ànoyetôzepov tooTa^w; xtvEraô&j 54', et qu'autour du point le plus apogée, le
to toû ETTixixXou xêvôpov, rriv Béaiv tyo-j rca'vTOTE centre de l'épicycle tourne uniformément, en
. £7it toû eipr,p.évov éxxÉvTpou , wç Et'5 Ta énop.evoc conservant toujours sa position sur l'excentrique
toû xo'0-p.eu , xat jrspi ùv Etpr^E'vyjv SixpLSTpov xr,v dont j'ai parlé, vers les points conséquents du
UTTEpO^V^ ^ ÛTTEpÉXEt TOÛ JÎXtOU Ttoépodoi , QUVap.- monde, et autour du diamètre mentionné, de
v yiio©e2eiz.
l'excès ilont le mouvement du soloîl surpasse les yorépwv rw îffojrpovuav xapoàuv , rfjç te r&v <xn)a-
deux mouvements simultanés de la sphère des vûv , xai toû àçépoi. ilçe èv ôXoiç irpwToc; vuy-
fixes et de l'astre; ensorte qu'en 2 i3 années égyp- fojpiïpots aXïf npi; Ar/uitTiaxoî; êzsai <siy , àr.o-
tiennes et les 238 nychthémères suivants, il se fasse x«Tara'<Jsi; iroietaSat trT lyyïya. Aet'uet yàp irpo;
environ 18 restitutions, car il s'en manque à la ri- TÔv ày.piërj Xoyifjuôv, puà; j/oip. £" <x', o'.-c".
gueur 10 secondes.
Imaginons encore dans la sphère épicycle , llsiï.iv xai èv rn È7Ttxû)t?.a) eryaipa voei'aÔa) xû-
autour de son centre , et dans le plan du cercle xXitxo; , r.epi ri xévzpov abrri; èv tw toû >o|oû
ohlique , une roulette ou petit cercle , la droite xûxXitfxou èrzn:é3<i> rHç EÎ/Geiaç Trj; oY apupo-tè-
qui passe par son centre et par le plus apogée pmv twv xévzpwv aÛTOû te *ai toû àitoywzépov
des deux points mentionnés, autour duquel il twv Ôjo twv etpyjfxévwv , Trept o xtvEerai iaorayûç,
se meut uniformément , occupant toujours le rà aùzà arip-ûx iravTOTE toû xûx).t'o-xou xaTaXau-
deux points du petit cercle appelés apogée et oatfoûffïjç , « xa.lovp.ev xr.ôyeiév te , xai izeptyeiov.
périgée; et un autre petit cercle concentrique Kat êrepo; xûx).to-xo; ôuo'xevTpo; avvïi , (pepôpsvos
au premier , dans le même plan et avec un mou- èv :w aùt'i) ent-E^ro, xai irepi to aÙTÔ xévzpov
vement uniforme autour du même centre , de iaozxyû;' w; tà; xazà to àzôyiov p.tia.çdcnmi éni
sorte qu'en allant depuis l'apogée dans le même rà xvzx rh toû xoaixoû nepir-payr) , o-wrEXoupÉv»){
sens que la révolution du monde , il fasse un try torjv r.dpoSov it, eiprtp.êvrt toû xévzpov toû
mouvement égal au mouvement susdit du centre e'ttixûxXov. Qtpèxtù $e xai obroç 6 xûx?.iaxo; frepon
de l'épicycle; que ce petit cercle en porte encore èyxexlip.évov irpo; abrôv , xai irepi to aÛTo xÉVTpov
un autre concentrique incliné sur lui de id \ des àp.tzaçxzu>c. Tâ; piv èyxlïveus ■nepiexoCanç yaiviav
Ç)od de l'angle droit, que le rayon de l'excentrique toioûtwv tzx7.iv ô~ 7.', otwv tçiv ï) x opBrt
soit au rayon du petit cercle , comme 60 à 11 f, Tri; Se èx toû xévzpou Toû ÈxxEVrpou irpôç rr,v è%
et qu'autour du centre de ce petit cercle, la toû xtfvTpov toû xûxXwxou Xôyov ïyovar\$ , 8v t*
planète circule d'un mouvement uniforme de- £ ^pô; ri ix X'. Kai e'iri toutou toû xyxXt'a-
puis l'apogée en un sens contraire à la révolution xou xtVEi'<70w ô içvjp 'ire-pi to xévrpov «ûtoû 10*0-
du monde, de manière à produire un mouve- rayât;, w; Tri; xarà to «ïroyetov p.eraçdattoi èrzi
ment égal à l'un et a l'autre de ceux de l'épicycle Ta èvavzîa rh toû xôap.ov îteptj-poipfl aMvreXou-
et de l'astre, c'est- îi-dire , l'excédent dont le fxfvrjç t»;v To-yiv vapodov avvapxf trépan; xri te tow
mouvement du soleil surpase en temps égal le £7r(xûxXou , xai ry toû àçèpoi , tovteV' rxv ûjre-
rjiuuvement des lixes. P°yjr>v r:x)dv yi brupiyjr é toû riï.ÏQU îra'poo!'oç t^ç
iaaypovîov twv à7i)avwy xxpôdov.
Dans la première année de la mort d'Alexandre, Ev o*È tw irpcÔTO) fret ttï? A"kt^âv$pov teXeuT^î,
le premier jour du mois égyptien de thoth à midi à xaT Aiy^mLvt 0w9 â" tâ; Pù.e^av'jpsîa pEarj^i-
Alexandrie, l'apogée de l'excentricité étoit à 1 5(>p êpiaç, tô ptiv «iroyEioraTOV t«t ExxevTpoT>5TOî
23' de l'équinoxe du printemsj vers les points con- ctireî^E tw; Èaptvn; î<rrip.ep(et<;, w» £e'; Ta éuo'pievat
sétpients du monde; et le centre de l'épicycle étoit toû x<5ap;ou fxoip. pvr" xai £* xy' to Se xîv-
à 292p 19' loin de l'apogée de l'excentricité, Tpov toû éjtixûxXou ««rô toû «iroyEt'ou Tri; èxxtv—
vers les points conséquents du monde. Et en outre Tpo'TrjT^s ri)î ei; Ta É^ôpeva Toû xôfffzou pioip.
la limite boréale du petit cercle incliné étoit à <s{ë~ xai |' i9'. Kai tztÙ.w to fièv ^ôpeiov T.èpxz
92p 19' de l'apogée, vers les points antécédens toû l^nû xyxXtffxov «irô toû «^oyEt'ou wç ei{ t«
HYPOTHÈSES. ' 55
npoYryovfievoi toû xo'fffwu ftotp. 4^ *** £" O du monde; et l'astre à a3 ip 1 6' de la limite bo-
& àr«p «brô toù fiopsi'ov népaxos toû Xo£oû xu- réale du petit cercle oblique vers les points consé-
xXt'o-xou w; ei's t« ènôptva toû xôo-ftou p.otp. a Xâ~ quents, ou suivant l'ordre des signes.,
xat ç tr •
Èiti Si T>j; toû Kpdvou ayxîpxç, vosi'aôu xûxXoç F. 8. Sur la sphère de Saturne , supposons un
é^o'xEvrpoç to*> £<uo\axw , <p£po'p.£voç Èv tw èTtmé$(û cercle concentrique au zodiaque, se mouvant dans
aÛTOû, xat iwpi tÔ aÙTÔ xÉvTpov ïaoT«x^i a7:o son plan et autour de son centre d'un mouvement
fluo-fxûv Ttpôç àvaToX«;_, ôcov *ai )7 twv àirXavwv uniforme, d'occident en orient, égala celui de
aifau'px. <t>epéxw Si wtoç 6 xûxXoç ixtpov xûxXov la sphère des fixes. Que ce cercle en porte tin
iyxsxhpévo.v Trpôç ocÙtôv, xat 7i«pî tô aÛTÔ xéV autre incliné sur lui autour du même centre ^
Tpow àptetaç-aTwç , T»ç ÈyxXt'o-E&i; twv èniné$m d'un angle constant de 2P 3o' des parties dont 90
"KEpuyovarii ywvt'av TOtoûrwv (3 X' ôiwv ifi» )9 font un angledroit-Etdansleplanducercleincliné
«" èpdn 4". Ev o*è tw tow Xoyoû xûxXou ÈTriTiÉ^w imaginons une droite depuis le centre du zodiaque
vo>)9jeoTis eùQeiaç «uô toû nUvxpw toû Çw&axoû jusqu'au point qui est laissé de 5op en arrière de la
eut tô JÛ7io).et7té;ji£Vov o-r;(xsr©v tou (3opïiou i:ipa.xo%, limite boréale. Supposons sur cette droite deux
ftotp. v, U7toxe<o6w èirc aÙT»k 5ûo arip-sra , to->iv points qui embrassent une droite égale à celle de
«7:oXapiSa'vovT« EÙ&Wav tw p.£T«<|;ù tou xÉVTpou toû 1 intervalle entre le centre du zodiaque et celui de»
£w&axoû, xat toû npiç «vtw twv 8va «luei'wv. deux points qui est le plus voisin; et autour du plus
Kat 7rept piv tô ntpiytiôxtpov twv Sùo artp\ù'àv périgée de ces deux points un cercle excentrique
xûxXo? IxxevTpoî xat àp.exxç»xaç , xïi èx. toû et inamovible, dont le rayon soit à la droite qui
xsvtpou aÙTOÛ Trpô; tw ft£Ta|ù tùm* xÉvTpwv aÙTOÛ joint son centre et celui du zodiaque, comme 60
te Mac tou £oo*iaxou Xôyov èyovoYiï , ov t« 4 lïpô; sont à 3P 20' , et qu'autour du point le plus apo-
xà y ,x' . nepi Se t» «uoystÔTepov îsoTa^S **" S*e Ie centre de l'épicycle se meuve uniformé-
vet'oÔM tô xévTpov toÛ etcixûxXou, riiv ëéaiv v/ov ment en conservant toujours, sa position sur cet
•xàvzars èni toû eipyj^evou ÊxxÉVTpov wî ei'î t« excentrique, vers les points conséquents du
inôpzvx toû xo'o-pou , xat uept xn» Etp/iasvr^ Soi-, monde, et autour du, diamètre susdit, d'upe
jxexpov t*jv vizepoyriv, r> vnepé%u n toû. nkt'w quantité de mouvement égale à l'expcs dont celui
T>oipo$oç, ovvxpcpoxépGùv xwj iao%povMav nxpôfav , du soleil surpasse les deux simultanés des fixes et
rS; te twv àTtXavwv xai toû àçépo^ Ùçe iv de l'astre ; de sorte qu'en 1 1 7 années égyptiennes
SXûiç itpéxwi vu^6r)ftépwî tX" irpèç AtyuirTiaxor? et les 3 3o nychthémères suivants, il se fasse envi-
ÉTECTt ptÇ" , àTtoxaTaç-a'ffEiç TroEtffôat iyyiça. ron 4 restitutions, sinon qu'il manque 4 secondes
AeiKEt yàp repôî tov a'xpt£i5 Xoyiap.iv p.idq f/otp. d'une partie pour.
r 0'. 5".
notXtv xat e'v t^ êuixvxXoj oyat'pa , voet'a&w xû- En outre, imaginons dans la sphère épicycle
xXtaxoç 7rEpt tô xévxpov aùrÂ;. iv tw tou Xo|oû une roulette autour de son centre dans le plan du
xûxXou È7ît7TÉo*a) , T^s EÙÔeta? twç o*i' àfKfoxépuv cercle incliné, la droite qui joint son centre et
twv xEVTpuv aÙTOÛ te xat toû àTToyetoTs'pou T(ôi/ le plus apogée des deux points mentionnés, autoiir
/3" twv etp7)p.év(ov , Trept 0 xtyeÎTOM to-oTa^ws , xi duquel il se meut uniformément , occupant
«ÙTa arip\iia. i:âvxoxe toû xuxXictxou xa.xalap\ëx~ toujours les mômes points du petit cercle qui sont
voûari; , a xaXoûpttv aTréyeto'v te xat itepi'yeiov. appelés apogée et périgée. Concevons encore un
Kat tTEpos xûxXtaxoç 6fxôx£vTpoç aùw^ yEpôfxEVOS autre petit cercle qui lui soit concentrique, tour-
56 ΥΠΟΘΕΣΕΙΣ.
ηηηΐ αηϊίΌπηεπιεηΐ άηιΐδ Γβ πνεπιβ ρΐβη «ι ηιιίοπι• εν τω αϋτώ έπιπέίω, και περί το αυτό κέντρον
άα ιηεπιβ οβηΐΓβ, εηβοπε ηα'ίΐ ίαβββ 8οη πιοπνε- ίσοταγώς , ώ; τίς κατά τό άπό^ειον μετας-άσεως
ιηεηΐ άβηβ Γβρο^ίίβ άβηβ 1β ββηβ άε 1» Γβνοΐυαοη επί τά αυτά τγ τού κόσμου περις-ροα>/ϊ συντελου-
άαιηοηάβ βνβο ιιηβ νΐίεββε ε§α1ε « εεΐΐε άα εεηΐι-ε μένη; την πάροίον (τη είρημένη) τοϋ κέντρου τοϋ
άβΓέρΐ^βΙβ, (1β Ιβαχιβίΐβ ηοαβ «νοηδ άέρ ρβι-ΐε". έπικϋκλου. Φερέτω σε και ούτος ό κύκλισκος έτεοον
(^)ηε εβ ρβΐά εειχίε βη ροιΊβ ηη ΒηΐΓβ ίηείϊηβ 5ΐΐΓ έ/κεκλιμένον προς αυτόν , και περί τό αυτό κέντρον
Ιαί, βαΐοαΓ άα πιέπιβ οεαίΓβ ά'ηη 3ΐι§1ε οοηβίαηΐ άμετας-άτως , τή; μέν έ^κλι'σεω; περιέχουσας γωνίχν
άβ 2Ρ 3ο', άββ ρ3Γΐίθβ άοηΓ 90 ίοηΐ αη 3η§1ε τοιούτων πάλιν β" λ' διων ές-ίν ή «" ορθή 4 Τ«ς
άι•ο«. Εε Γβγοη άβ ΓβχεεηΐΓκριβ βίβηΐ β εβίαί σε έκ τοϋ κέντρου τοϋ έκκεντρου προς την έκ ιού
άα ρείιΊ οθγοΙθ , εοπιπιε 6ο ά 6 3ο' , φΐβ ΓαβίΓβ ββ κέντρου τοϋ χν/Ιίσχου "λόγον έχούσης } ον τά ζ'
πιεανθ βαΓ εβ ρβΐΐΐ εειχίβ ηηίίΌΐ'οιέιηεηΙ βαΐοαΓ προς τά ^ λ'. και επί τούτου τού κυκλισκου
άβ βοά εεαίΓε, εη ί.ιϊβηιιΐ άβραίβ Υαροξέβ 83 τένο- κινείσ$ω ό άς-ήρ περί τό κέντρον αυτού ίσοταχώ;"
Ιιηΐοη άβηβ αηε άΪΓβεΐίοη εοηΐΜΪΓε β 1β Γβνοΐυΐίοη ώς της κατά τό άπό^ειον μετα^α'σ^ω; επί τά έναν-
άα πιοηάβ, ά'ιιη πιοανειηεηΐ έ§β1 3πχ άβαχ άβ τιά. Τη τοϋ κόσμου περις-ροφη , συντελούμενης την.
Γέρΐεγείε ει άε ΓβδίΓε, ε'εδΐ-3-άϊι•ε, δυίνβηίΓεχ- «σην πάροίον συναμροτέραις τ>) του έπικύκλου,
εβδ άοηΐ 1β ηιοανεηιειιΐ άα βοΐβίΐ δατραβδε οβ'ΐαί και τ>5 τού άς-έρος , τουτές-ιν τήν ΰπεροχήν πάλιν
άεβ Βχεδ, ρ υπερέχει ή τόΰ ήλιου πάροδος της ίσοχρονι'ου
τών απλανών παοόδου.
Όαη5 1» ρΓεπιίέΓβ αηηβ'β εοπιρίε'β άε 1β πιογΙ Εν σε τω ά" έτει άπό τή; Αλεξάνδρου τελευτής
ά'ΑΙεχηηάΓε, 1β ρΓβηιίεΓ )οαι< άε ΛοΛ α πιΐάί ά *«τ' Αι>πτι'ους , θώθ α τάς έν Αλεξανανσρειά
Αΐεχαηάηε, 1'βρο6ββ άε ΓεχοεηΙποϊΐβ έΐοά « μ™Ψ*Ρ* , * Η*» άπο7ειότ«τον έκκεντρότητος
. . . , άπειχε τ>5ς εαρινής ισημερίας , ώς εις τά έπό-
220 24 3 Ιοηεηΐ αε 1 εααιηοχε
^ άα ρηηίετηρβ.
' Γ μένα του- κόσμου μοιρ. σκη. —•«»»»
και ξ κσ . γγ.»
Το
ει 1ε εεαίΓβ άβ Γέρίο^οΐβ λ 2 1 14 ά Γοπεηΐ άβ Λ χένχρον τοΰ έριχύ)άΰυ άπ6 τοΰ ^^^ τίς
Γ3ρο§οε άβ Γβχοεηΐτίοίΐβ, ει Ια Ιΐπιίΐε ΒοΓεβΙβ έκκεντρότητο; , ώς ει; τά επόμενα τοϋ κύσμου μοιρ.
άα ρείΐΐ οβΓοΙβ ΐηοΐϊηβ, ίιοϊΐ β 8ιρ3 Γοεείάβηΐ σιά" και ξ" ο'. Και πάλιν τό μέν βόρειον πέρας
άε Γβροβε-β ει 1'ββίΓβ, α 229ρ ι5' » ΓοΗρη1 Ί6 1β "" Χ^°: κυκλι'σκου άπέ τοί ^°7^°" » ώ«; εί«
•..,,. τά προηγούμενα τού κόσμου μοιρ. πα και ξ ο'.
Ο σε άς-χιρ άπό τού βορείου πέρατος τού λοςΌύ
κυκλισκου, ώς ει; τά επόμενα τού κόσμου _, μοιρ.
σκθ" και ξ" ιε'.

Ροι-Μίαιίό ςαε Ιοαΐ οοΐ», λ Γογοθ ά'βίΓβ ΙΐΓβΓ, β8ΐ ρΐαβ οΙροογ φιβ άβηδ ΥΛΙηαςβεΐβ ιηέιηβ, )β οοη-
ββΐΐΐβ ά'γ εοπιρβΓβΓ Ιεβ β§ιΐΓεδ Βϋίνβηΐβδ, ροαΓ )γ εοπιρτεπάΓε ααβίααβ οΐιοδβ; πΐίϊβ Ιεβ 1ΐ7ροΐ7ροδβ5 ςιιϊ
νίεηηεηΐ εϊ-βρΓεδ , βοηΐ ρΐαδ οΙαΪΓβδ , βί οη ίβΓ» 1>ΐβη άβ 1β8 ΙΪΓβ »νίηΙ 1β» Ιί^ροΛέβεβ , ^ιιοϊ^α'βΐΐββ
50Ϊ6(ΐΙ ρο$Ιι:ι-ίει>ι°08 ϊι θε1Ιβ3-οί.
KAAYAIOY IITO AEMAIOY INSCRIPTION

EIUTPAMMA DE C. PTOLËMÉE,

ek tôt AnorPA*or 4(3t4". EXTRAITE DU MANUSCRIT i3g:

OEQ 2&THPI AU DIEU SAUVEUR

CLAUDE PTOLÉMÉE
KAATAI02 IITOAEMAI02
A CONSACRÉ LES ÉPOQUES MATHÉMATIQUES
apxaz kai rnoeczEiz mashmatikaz.
ET LES HYPOTHÈSES.

L'arc de cercle qui .passe par les pôles de


XOU, &0C T»]V TWV TCOAùJV aHTMV 7TEpt(p£p£iaV , T01OV- l'équinoxial et de l'écliptique , est entre ces cer
tuv eçi poip v.y va' x" oiwv o jxEyi^oç, xuxXo; t£\ cles , de iSd 5i' 20" des degrés dont la circon
férence du grand cercle en contient 36o.
To opaXov vuySripepov ypovw tçi t£" v9' rj" Un nychthémère est de 36op 59' 8" 17"' i3"*
(y"* lg"" Xa"" OIWV « /Ua TOÛ TjUOTUXOU 7TEpi- 11'"" 3i""" des temps dont une révolution com
plète du cercle en contient ido.

Aoyot {«TroSeaewv. Rapports des hypothèses.

Oiwv rj ex tou xEVTpou tou exxEvrpou >7 Le rayon de l'excentrique étant de 60 parties,
j*£Ta£v tûiv xEvrpwv £<!<£&>; xat xuxXou. la droite entre les centres de notre oeil et du
cercle, donne pour l'excentricité.
AîtXavuv oyaipaç o.o. De la sphère des fixes op o .
Kpovau y.xf. De Saturne 3.25.
Ato; , fi-pe. De Jupiter 2 •4J«
Ap£o; r-o. De Mars 6- °-
HXiou P.X. Du soleil a-3°-
Aç>po^(inî a . t£. De Vénus 1 . i5.
Épptou y . o. De Mercure * • °«
2sXrivy]4 «6.x, De la lune 12.37.

Oi TUV £X TWV XEVTpWV T«V EUlXUxXwv. Rapports des rayons des épicycles.

Kpovou , ç.X. De Saturne 6p.3o'.


Aïoî ca.X. De Jupiter 1 1 • 3oa
Ap"; X0 . X. De Mars 39.3o.
I. P. 8
58 APXAI
De Vénus .10. AippooVrvjç py u
De Mercure 2a. 3o. Éf>f*°u x6.>.
De la lune 5 . 1 4- 2e^"l« e.rf.

Mouvements moyens du nychthémère en parties


dont la révolution complète est de 36o. oiwv è t pov:ix.oç t£".
De la sphère des fixes., o. o'.o\ 5"'.55,T.4T.6T\
AnXavcov ayatpaç o .0' o" e*' ve""
De l'épicycle de Sa
turne o. 2. o. 33 . 3 1 • 28 . 5i. Kpovw £7rtxûxXot/ . . , o.(3.o.Xy.X*.xï).va.
De Saturne même. . . 0.57. 7 . 43 . 4-1 • 4^ • 4°- Kpovou amou açepoç,. o.vÇ.Ç./xy.fMc.p-y.p.
De Jupiter o.54- 9- 2.46-29- o. A10; £-'.XV/.).&V o . d . v$ . 1$. xç . pr.Xa.
De l'épicycle de Ju
piter o. 4 • 59. i4 • 2^ .46 . 3 i. A10; clxizov a^epo;. . . O .V$.$ .(3 .flÇ .xr . 0.
De l'épicycle de Mars, o . 3 1 . 26 . 36 . 53 . 5 1 . 33. Apeoç £7uxv*).ov. . . . o . Xa . y.ç. Xr. vy. vol. Xy.
Do Mars lui-même.. . o.27.4i-4°-19 - 20. 58. Apso; auzou açepoq.. o . x£ . pux . p. . tS . x . vvj .
Du Soleil 0.59. 8. 17.13. 12. 3i. HXiou «u"u O.vO. 7j.«{.iy.i6\Xa.
De l'épicycle de Vé
nus o.5g. 8. 17.13. 12. 3i. Afpoànrii mnvxlov .... o.v9 .r;. i£.ty .i6°.Xa.
De Vénus elle-même . o. 36. 5g. 25.53. 11 . 28. Aypoo\T>Js autou àçepoç . . o.Xç-.vS.xe.i/y. ta. xxi .
De l'épicycle de Mer
cure 0.59. 8 . i3 . 12 . 3 1. Epp.011 £7riy.ux).ou o.vS.xj.jÇ.iy .i6*.Xa.
De Mercure même . . 3. 6.24. 6.59.35.5o. Epfxou ai/TOU a.çepoq y.ç.x.6.ç.v9 .le. v.
Du nœud de la lune ZeXrjvris <n/v&aptou ïiç t«
vers les points pré nporiyovp.cva. 0.7. t. pwt . te . xç- . xÇ.
cédents o. 3. 10.41 . 15.26.27.
(1) De l'épicycle de la 2e).»ivrj; eîruuxXou ty. iy.«£.X0.u7|.vr.X£.
lune i3.i3.45.39.48.56.37.
De l'excentricité de la 2eX>îvii; ix xevzpov etç ta
lune vers les points irpoïiyoufievA ta . i€ . m.xo\{. « .«j.
précédents 11.12.18.24.7. 5.2 8.
De la lune elle-même. i3 .3 . 53 . 56. 17 . 5i . 5o. 2£X>jvn; *uro« «repos — «y .y .17.vr.ttva.ve.

(1) Ce mouvement diurne égal de l'épicycle de la lune , est celui non de longitude du centre de l'épicycle
depuis Véquinoxe , mais de la lune, depuis la limite boréale , ou de latitude. Le mouvement de l'épi
cycle de la lune ou de la longitude i3d io' 3.4" 58'' 33" 3oT 3o" est omis ici, et l'on a écrit deux
fois dans le manuscrit le mouvement de l'excentrique vers les points précédents. Quant à celui qui
est dit : mouvement de la lune elle-même, c'est son mouvement dans l'épicycle, et qui est appelé
mouvement d'anomalie , c'est celui du corps même de la lune. Le mouvement de l'excentrique de
la lune est celui de l'apogée de l'excentrique vers les points précédents ; ce mouvement joint au
mouvement de la longitude , donne la double distance de la lune au soleil, suivant les hypothèses
de Ptolémée. Douillaud.
ÉPOQUES. 59
EyxXt<j£&>i/ Xoyot itpoç tô toù e (xeauv Rapports des inclinaisons sur le plan du cercle
mitoyen du zodiaque.
A7t).«vwv atpatpa? o'. ". De la sphère des fixes o . \
Kpovou ExxEi/rpou P«*S"« De l'excentrique «le Saturne 2.26.
Kponou etïixuxXou. £ . X. De l'épicycle de Saturne 4.3o.
Ato; Exxmpou a.xo. De l'excentrique de Jupiter 1 . 24.
Ato; £7rtxuxXou p . A. De l'épicycle de Jupiter. . . : a.3o.
Apeos exxei/Tpou a . o. De l'excentrique de Mars I . o.
Apeo? «itxvxXou P .«s. De l'épicycle de Mars 2 . I 5.
ÉXtou exxevrpou o . o. De l'excentrique du soleil 0.0.
AypoîiTTi; exxn/rpov o . i. De l'excentrique de Vénus 0.10.
Afppoàrrriî eîhxuxXou £ . X, De l'épicycle de Vénus 2 .3o.
KfpoSnm Xo^wuea); P . X. De l'obliquité de Vénus 2 . 3o.
Èppov exxEVTpou o.fxs. De l'excentrique de Mercure o.45.
Epaov EutxuxXou r- De l'épicycle de Mercure 6 . 1 5.
Épp.ov Xo£wCT£W? P- A. De l'obliquité de Mercure 2.3o.
ZtXriviaxou £7rnte<îou e . o. Du plan de l'obite lunaire 5 . o.
E7tox«« opaXai ec^ to upurov froç T»|; Epoques des mouvements e'gaux pour la première
Ai/youç-°u j3a<rtXs«a-; vovprivix 0w0 eut année de l'empire d'Auguste dans la néoménie
peo7ipGptaç, «iro eaptv»iî ianpepia<; (i). de thotliàmidi. Depuis l 'équinoxe du printemps.
ArtXavwv o . '. Des fixes o. '.
Tou £Tri xapo\aî Xeovtoç px . q. Du coeur du lion 120. 8.
Kpovou etcixi/xXou 00. tS. De l'épicycle de Saturne 72.1a.
Aioî cmxvxAou *! ■ Xe. De l'épicycle de Jupiter 8 . 35.
Apeo; eirtvuxXou prcy . vS. De l'épicycle de Mars i83 . 52.
EXioo a7roy£tov £c.Xa. Apogée du soleil 65. 3 1.
Aypofîrm; ercixuxXou pvç-.ia. De l'épicycle de Vénus i56.n.
Epaou erctxuxXou . . .■ pv~ . ta. De l'épicycle de Mercure i56. 11.
2*X>jVT)î £xx£»ipou a7roy£tov avç-.uë. Apogée de l'excentrique de la lune. ... a56 . 4»-
ZfiXnvn; emxvxXou vs . pt. De l'épicycle de la lune 55.4o.
2eX/iv»; o-vv&o-ptou pu. la. Du nœud de la lune n5.3i.
Ouoiuc ànè tûv Airoyet'wv. Depuis les apogées pareillement.
o. r o . '.
Kpovou ny.Xr. De Saturne 83 . 36.
Ato; ppÇ.Xr. De Jupiter i47-36.
Ap£OÇ tXS.ifl. De Mars 33a . 19.
HXtou ç . p.<x. Du soleil 6.41.
AcppocîiTriî tv9.Xo\ De Vénus 359.34.
Épptov ffXiî.XS. De Mercure 234-32.
2eX»]v»î ^ ap.Yi.vy, De la lune 248.53.
8 *
6o APXAI.

Pareillement les distances depuis l'e'toile qui est Ojaotuç al iiaçda e t ç arco tou tv ry xapitec
dans le cœur du lion (a). AÉOVTOÇ.

De Saturne apogée ito.3o. Kpovou ton Airoysiou pt.X.


Du nœud ascendant. 353. 3o. K«i «v«6tS«4ovTOS » Tvy.X.
De Jupiter apogée 38 Jio. A10; a-oystou Aï|.A.
Du nœud ascendant 3a8.3o. Kat «vaStoaÇovroî Txr/.X.
De Mars apogée 353 . o. Apîo; dT.oytiov Tvy.o.
Du nœud ascendant 63 . o, Kat avacuôaÇovio; £y.o.
De l'apogée de Vénus 29.30. AçpooYtriç aitoyetov 4^-^-
Du nœud ascendant 202 . 3o. Kai 0.vx§iGa.Çovzoç ffS.)..
De Mercure apogée 63. 3o. Epftoy arroyetou £y.X.
Du nœud ascendant i63.3o. Kai avaci^aÇovTo; ply-X.

( Note pour la page précédente. )


Longitude du centre anomalie Longitude du anomalie
de l'ép. depuis de de l'ép. depuis de
l'c'quinoxe pr. l'épicycle. l'équinoxe pr. l'épicycle.
(1) Cœur du lion. . . iaoJ.5i'. o. Vénus i56. 11. i5. 359. 33. 38.
Saturne 73. 3. 3o. 83j. 7'. 24. Mercure i5& 11. i5. 234- 32. 5.
Jupiter 8. 34. 4& 147. 36. 26. Soleil i56. 11. i5. 90. 4'- i5.
Mars i83. 5i. 4i. i3a. 19. 32. Lune 55. 5i. 14. Exc. anom.
£1 1 15. 3«. mouv. depuis la limite boréale 210. 40.

Anomalie Apogée
de l'épicycle. de l'excenlriq.
248. 53. 256. 3I. de c à O
25g. 4°-
Ces époqncs de mouvements égaux sont pour l'an 719 de Nabonassar , néoménie de tbotb à midi,
année de la mort d'Antoine, de la prise d'Alexandrie, et la première de l'empire d'Auguste, d'où elle
a été appelée époque des dieux augustes. B.
(2) Ces époques sont les mouvements d'anomalie dans l'épicycle, excepté l'anomalie du soleil, laquelle
se fait toujours dans l'excentrique.
Les distances depuis le cœur du lion sont, dans la composition mathématique de Ptolémée:

Lieux des apogées Lieux des apogées


et des noeuds. et des noeuds.
Depuis le cœur du lion.
De Saturne apogée. . . . nod. 3o'. rr^. 2iJ. 21 . De Vénus apogée 29d. 3o' . y . a3J. 2 1 '.
Du nœud ascendant de sa t. 33o. 3o. S- 1. ai. De son nœud ascendant. . 202. 3o. «s. 23. 21.
De Jupiter apogée. . . . 38. 3o. 9- *f. De Mercure apogée. . . . 67. 3o. :£i. 8. 21.
Du nœud ascendant. . . . 328. 29. —• 29- 20.
De Mars apogée 353. o. S. 23. 5i. De son nœud descendant. 33j. 3o. 55. 8. 21.
Du nœud ascendant. . . . 263. o. y. 23. 5i.
Nous disons le nœud descendant de Mercure, parce que Ptolémée parle de l'inclinaison des plan*
ÉPOQUES.

Efft toù ô\à twv TcéXwV tou épt'Çovtoç Z>a/« Zc cercle qui passe par les pôles de
ypayofiévou xûxXou. l'horizon (t).
O. I o. #
Kpovou. . . ta . o. De Saturne 1 1 . o.
Aïo; De Jupiter 1 1 . o.
Apeoç. . . . ta . X. De Mars 1 1 . 3o.
KxfpoàlTtii. i. De Vénus 5 . o.
Ep/*OU . . . t.X. De Mercure io.3o.

Erct tmv ev Taiç ffuÇuytat; ïliou xat ae- Dans les distances moyennes lors des syzygies
du soleil et de la lune.

H [isv êxottEpov tou çuto; Sitniiezooi ànolet^SavEi Le diamètre de chaque luminaire mesure à l'œil
irpo; zk o'i]/£t yovtaç opQyjs p£°~. la 162e partie d'un angle droit. (-^°¥d=r
33' 20".)
H Se tou xwvou trj; axia; <Jiapi£Tpo; £e'. Le diamètre du cône d'ombre 65'.
Kai otwv èçiv y ex tou xEVTpou t»]; yn; «", toiou- Et le rayon de la terre étant 1 , la distance de lu
tuv eri to fxev m; «Xtjvïis <x7;oç-r]u,a |<î~, to (Σ lune est 64, et celle du soleil 729.
tou £Xtou <£x9\
ITpwTUv xu&ov «//a xaî TETpaywvaw ô'pot. Les limites des premiers cubes et des carrés (2).

2ur»jfx«Ta xoo-puxot çSoyyot £rwT£ç. Systèmes (ou harmonies). Sons perpétuels et


constants du monde.

2ip«ip«5 , fies*, Û7r£p£oXaiwv . Xç-. De la sphère médiante des aigus 36.


A7rXavwv, N/rm uîTepêoXaicoi/ 7.S. Des fixes, basse des aigus 32.
Kpovou , $i£Çzvyp.Evw x<ï. De Saturne, des disjointes, discordances.. a4-
A;o; , v>)t»i ffu>/»ipt£vwv xa.y. De Jupiter r basse des accords
Ap£ti)î , 7T«papl£(7>] m. De Mars, au-dessus de la médiante 18.
HXiou , fx£!i»j «r- Du soleil, médiante 16.

des excentriques sur le zodiaque. Or le centre de l'épicycle de Mercure est toujours supposé dans la
latitude australe , de sorte qu'il passe toujours des nœuds vers le midi , c'est pourquoi son nœud est
descendant; mais- celui de Vénus est ascendant, parce que le plan de l'excentrique, dans lequel est
le centre de Pépicycle, est toujours boréal. B.
(1) Ce sont les arcs des phases des planète» , lorsqu'elles sont cachées par le soleil, ou qu'elles s'en
dégagent ; ces nombres sont ceux des hauteurs des planètes au-dessus de l'horizon dans le vertical ,
au lever ou au coucher du soleil. B.
(2) Ne se- trouvent plus, mais on y supplée par le petit traité d'Aristarque de Sanaos sur les gran
deurs et les distances du soleil et de la lune, ainsi que pour l'article précédent, les nombres étant
différents dans Arislarque et dans Ptolémée. B.
63 APXAT.
De Vénus et de Mercure , première des Aœpo&tvjî Epf.ou imam jxeo-wv {Ç.
médiantes ia.
De la lune, première des premières 9- Itlrivrii, vk/xtyi îmaTtov. .i 3-.
Du feu, de l'air , de l'eau , de la terre, base. 8. riupo; , aepo; , Goato; , yrii npo^a/iSavo^ev»). »j.
Les nombres contiennent Wtpif/otaiv ol apiÔuLOi peaotriTaî ptv
Les moyennes arithmétiques œpiSfxrjTixaç e.
Géométriques VI. rewaerpixaç ç.
Harmoniques v. Ap/xoviza; 6.
Et les consonances en rapports fractionnaires et 2'jfxy&)vtas ôt ev loyon em/xopioiç xat noX'Xototoiç.
multiples.
Quartes en demi-tierces 5 Aia reaaapwv ev eTrirptroi? e.
Quintes en demi-second es 4 Aia ravie, ev npuoXiotç o*.
Par (octaves) diapasons en doubles 5 Ata TOcdcov, ev <îi7iXa!Tioi; e.
Par quintes et octaves (douzièmes) en triples. 2 Aia uevre xat lîia na.aw ev tpeuXagion. ... |3.
Par octaves doubles en quadruples 2 Ai; <ît« 7raa(ov ev reTpaTiXatrioi; j3.
Tons en octaves ex demi 2 Kai en tôvguç ev e7ioyîooi? (3.
(i) Cette inscription a été posée àCanope, la AveteÔrj ev Kavwê&j <îexaTw étei Avrcovtvou.
ioe année d'Antonin.

(0 Ces mots, placés par Ptolémée, â la fin de son inscription, prouvent qu'il n'y avoit rien ajoute",
£t que ce qu'on lit ensuite dans l'édition donnée par Bouillaud, a été tiré par quelque copiste, du
livre des Harmoniques de Ptolémée. Car on ne peut pas douter , après cette déclaration de Ptolémée ,
qu'il n'ait effectivement gravé cette inscription à Canope, comme un résultat sommaire de ses travaux
astronomiques. Le témoignage d'Olympiodore confirme cette assertion, et Ptolémée lui-même dit dans son
livre v. c. 12 : La lune étant presque verticale, son lieu apparent est presque le même que le vrai sous le
parallèle qui passe par Alexandrie, dans lequel nous avons fait nos observations. Son centre s'est toujours
trouvé distant du point vertical, de 2 J degrés, ensorte que s» latitude la plus grande de part et
d'autre de l'écliptique, s'est montrée de cinq degrés. Quantité dont la distance depuis le point ver
tical jusqu'à la hauteur de l'équateur à Alexandrie, qui est de 3oJ 58', en retranchant ces a § degrés
de cette distance du centre de la lune au point vertical, surpasse l'intervalle de l'équateur et du cercle
tropique d'été, lequel nous avons prouvé être de 23J 5i . ( 3od 58' — 2d 7' = 281 5i', et 28'' 5i — 5*
= 23d 5i'). D'où Bouillaud infère que Ptolémée n'a pas fait ses observations à Alexandrie, mais
dans un lieu qui a la même hauteur du pôle que cette ville, et qu'ainsi Canope a la même latitude
qu'Alexandrie , et doit être corrigée dans sa géographie.

L. v. c. 12, de YAImageste.

Voyez ci-après, encore existante et debout, près d'Alexandrie, une des colonnes sur lesquelles, selon
Olympiodore , Ptolémée avait inscrit ses conclusions astronomiques.
ÉPOQUES. 03
Ce que dit Ptolémée de l'harmonie musicale des corps célestes, a rapport à ce
qu'en dit aussi Cicéron dans le songe de Scipion : Summus ille cœli stellifer cursus ,
cujus conversio est concitatior, acuto et excitato movetur sono ; gravissimo autem
hîc lunaris atque infimus , nam terra nona immobilis manens irna sede semper
haeret complexa médium mundi locum. Illi autem octo cursus, in quibus eadem
vis est mercnrii et veneris {quae Saturni, Jovis et Martis ,) Septern efjiciunt dis-
tinctos intervallis sonos , qui numerus rerum omninum fere nodus est... Hoc sonitu
oppletae aures homnium obsurduerunt. Hic est ille dulcis sonus qui intervallis
eonjunctus imparibus , sed tamen pro rata portione distinctis impulsu et motu ipso-
rum orbium conjicitur , qui acuta cum gravibus temperans , varias aequabiliter
concentus . efficit.
M. T. Cicer. Somn. Scip.

J'ajouterai ici, pour terminer, ce qu'on lit dans Macrobe à ce sujet, dans son
second livre *sur le même songe de Scipion.
In cœlo autem constat nihil fortuitum , nihil tumulluarium provenire , sed universa
illic divinis legibus etstata ratione procedere , ex hac inexpugnabili ratione collectum
est musicos sonos de sphaerarum cœlestium conversione procedere : quia et sonum
ex motu Jieri necesse j et ratio quae divinis inest , fit sono causa modulaminis. Hoc
Pythagoras piimus omnium graïae gentis hominum mente concepit. Et intellexit
quidem compositum quiddam de sphœris sonare , propter necessitatem rationis quœ
à cœlestibus non recedit.
Macroh. de S. Scip. L. 1 1.

Mais Aristote avoit déjà dit, dans son second livre de Cœlo : ftavepov Si ex toutwv
oti x«t to f»vxi yivêffSat çispofxîvwv apfxoviav w? ffu/iipeovwv yivo^Evwv tww tyofuv , x&pj/w; psvet-
pr,wi xai 7repiTTMî ÙTto tuv sitiovtwv ou p]v ouicoys e^et to aV/]9E; , x. T. 1.
« Il est évident , d'après ce qui précède , que ceux qui disent que ces corps
mis en mouvement produisent une harmonie par l'accord de leurs sons, avancent
une opinion aussi hasardée , que destituée de raison. Car il n'y a pas la moindre
vérité dans cette assertion.... etc. »
Simplicius ajoute que les Pythagoriciens la soutenoient, parce que leur maître
entendoit cette mélodie céleste , comme si les corps ne pouvoient pas être mis en
mouvement sans faire du bruit. Ce qui est faux , puisque dans cette opinion , le
mât d'un navire qui vogue , devroit produire un certain son , que pourtant on
n'entend point. De même les planètes qui circulent dans le fluide éthéré , ne
rendent aucun son , car nous l'entendrions s'il en existoit , tant il seroit fort et
aigu , à cause de leur masse et de la rapidité de leur course. Mais Platon a ren
chéri sur Pythagore , en supposant dans les planètes autant de sirènes qui , par
leurs chants , forment un concert parfait de musique. Rêveries que le juif Philon
n'a pas manqué d'adopter dans son livre des songes. H.
HPOKAOY AIAAOXOT HYPOTYPOSES

IlAATflNIKOr DE PROCLUS DIA.DOCHUS


PHILOSOPHE PLATONICIEN.
rnûTtnnsEis
OU REPRÉSENTATIONS
TDK ÀÏTPONOMIKQN vn08EiEQN.
DES HYPOTHÈSES ASTRONOMIQUES.

ITa-ATAN ftev o peyai , w ezctipz , tov ve w; u mon ami! le grand Platon estimoit vrai
a)l>i6uç yiloaoyov a£tot Ta; at<j87]o-£t; xatP£tv ment sage celui qui s'élevant au-dessus de ses
«pjvra xat Trjv TcXavwp.ev/îv aîraaav ovatav oupavou sens, et transporté en idée au-delà de la sphère
Te Û7r£j5arpo«ofjt£iv , xaxEt ttjv oivtoëpctdvvn?* xai mobile, y verroit dans leur juste proportion
to amota^o; iv tw aX*]9ivw api9p» 0"X07r£tV aufô le ralentissement et l'accélération même des
fxoi <patv>j xaTa yirçv w;jux; an' exEt'vwv twv Seaina- astres. Mais tu penses que, de la terre où nous
twv et; Ta; ev oupavai TauTa; Ttspto^oi;;, xat Ta; sommes, nous pouvons, étant témoins de ce
twv <Σivwv rapt açpovoptxv Ti^aet; , xat Ta; ex grand spectacle, reconnoltre les révolutions cé
toutwv (jLep.rix»vrlpiivai ùiroOvaei; a; Aptç-apj£o; Te lestes , en tirer des observations de faits utiles
xat luTiap^o; xai IlToXeptaio; xat TotouTot Ttve; pour l'astronomie, et y voir réalisées les hypo
Sia.Qpuk^siv £tw9a<7t. Ilodet; yxp xat Ta; toutwv thèses que les Aiïstarque , les Hipparque , les
euiSoXa; axouffat , priSzV a&epeuvriTov xaTa àuva- Ptolémée , et d'autres ont coutume de propo
puv anoXrrcEiv twv toi; Tiaî-atot; , e£Evpy)p.Evwv ev ser d'après ces phénomènes pour les expli
îij âcwpra twv 6).wv 7rpo9upt.ouy.eyo;. Eyw 5e 7T£pt quer. Car tu voudrois savoir par quels pro
<jou pev , )5vtxa 7tap' vp.iv Siriz'j>p.riv ev /.uô\>t;, et cédés on les rend intelligibles, ne voulant }
<7^oX>j; Xa&>tp^v, xat TOUTa aoi auvîtaTtov/iaEiv xaTa autant que tu le pourras , rien ignorer de ce
tov euauTOu zpoizov (moa^opiEV. ËTrecT^) <?»j aârjva'Çe qui a été découvert par les anciens dans la théo
aytxéprjv, xat twv tt&XXwv exeivwv xat ov/jvutwv rie de l'univers. Pendant que je demeurois
S-îo; Tt; wp.a; ayrçxe Tipctypxxxm , anodtVwpit o-ot avec vous autres en Lydie, je te promis qu'aus
t>jv uTtoff^eati/ , xat fieaa; év tw irwpovTt trpo; sitôt que nous en aurions le loisir, je t'expli-
Ta; tou nXarwvo.; Exeiva; irapax£X£Û<T£t;, xat aura; querois tout cela à ma manière, et puisque
7rept twv oupav wv xtvrjaewv twv te a7t).avwv xat nous voilà aujourd'hui arrivés à Athènes, et
twv TrXavwfiEvwv ûynpi^et; , a; exeivo; fipaç 7tp£- qu'une divinité bienfaissante nous a délivrés de
cGsveiv avezeiasv , ep^ojxat aot Xe|wv avzyv xa9' tout embarras, je vais te tenir ma promesse,
éauTriv Trjv <Jta puxxpwv xat arcepavTwv eyoïîwv 7re- et te démontrer les mouvements des corps
7TEi5fi£v»iv toi; ptXoSeauoai twv oupavtwv a)./)9£tav, célestes , tant ceux des étoiles , que ceux des
ojJe EVTau9a £7rEj££iv ouvaptîvo; tt]v EtwQutav Euot planètes, en t'cxposant, comme le veut Platon,
twv Soypxz(àv fixcavov aiucvtx de opiw; auT»? les méthodes dont la vérité est reconnue de ceux
Xpwp;£vo; , ejret xat aot xaTayavrj 7r£^eto-ftat ôY qui aiment à contempler le ciel , ne voulant
«utwv eaeffÔat twv Xfyopievwv tov twv uTtoÔEaewv pas moi-même m'éparguer la peine d'entrer
i P. 9
66 YnOTYIIflZEIZ.
dans ces détails. Mais je n'y entrerai que sobre- eXsyX0" > £9>' *'« f«>X»mÇo/iïvoi 7rao-av
ment , et je me persuade que ce que je te dirai, 3£s>.iTroi/<7t zr\v -rpoeip-ev^v auTot; Sfiwptav. Q$e
suffira pour te faire bien comprendre ces hypo- wv <yom xpuvat ^puTOV £t7r'eiV Tl(Jl ^Xtra
thèses ', sur lesquelles ils établissent toute leur
^ , twv ipo-iuopEVWV a7Tcç->l(7avTs; £7iîÇ»)Trjatv eTpa7rovro
théorie. Pour moi , je crois qu'il ne faut pas
d abord tant s étendre sur les phénomènes. Dans r r ««f*-»™ ,
leur incertitude , ils ont tourné leurs recherches T0 Ta« WW« ™>v Sstuv acouaTUv eyxuxXtou;
vers la cause de chacun, en supposant directement Seiv xat TETayp.eva; vT.apyj.iv. Et xat to eyxuxXio!/
que les mouvements des corps célestes dévoient ou T0 auT0 ev 7ra(jty exavot;, ouiîs apxTov Ttpo;
être circulaires et réglés . bien que ce mou- -\v
ment circulaire ne soit pas le même pour tous , t
, , . , . yp-ivov. lo yap ast w;autw; xat xaS éva Xoyov
ni sans mélange de quelqn autre , mais cependant '
toujours assujetti à des lois constantes. Car un ™" f»*» ^ *«tmiv 6>o-
raouvement toujours le même dans la même Xoyouffav Tcpsuot av iroo toi? ^EtoTaTot; toùv ça-
raison, et dans un ordre toujours semblable à vepuv , fialiçx toi; xaxa vouv exEiva iravia ttj-
lui-môme, convient à ceux des corps que Tl94ptEVOtç. Nmç yxp a£l Ta?£WÎ ^
nous appercevons,
1 qui sont les plus divins,• ., 70; ec" «Tiao-tv oi; av £7uç-aTV raurri; oV] wamo
surtout à ceux que 1 ou suppose se mouvoir r
• . H-
avec une certaine intelligence, qui• atlecte
<r . .tou- aamaXou;
~ itEto*u.aTo;
r » efeyouevoi
■» a. 1 z'/ii'» ukovux; . xat
jours l'ordre dans ceux en qui elle réside. Per- £t*°™; »!<&) o*vo-Aepaivov 7rpo; tï)v <j>aivo|AEv»]v Tauxnv
suadés de ce principe qui ne peut jamais trom- erac^ixv ÇyjTouvis; tive; uttoSejei; ai/TOt; avît p.ev
per, et mécontents de l'apparence de désordre «Xoywv a7roT£Xoup.eva* Ta; mpiofcv; anoyipai TW
qui règne dans le ciel, ils ont cherché à éta- 1 »
, ,. , . . xuxÀtuv exeivwv , avTt ôs aopiç-wv y.at aTaxTO);
blir des hypothèses ou suppositions qui subs-
tituassent des révolutions périodiques, circulaires m*"™ <W*"«« «p.9p.oiî to:; trpo<r»XoU«»
et soumises à des calculs particuliers pour chacun £*aS"°tî. Iva ouv trayn yEVETat xai uot nvx nore
des astres, à des mouvements vagues et indéter- Etat Trpo; « twv opup.£Vtov oWy/pavavTE; , xai
minés. Pour que tu Voies d'après quelles diffi- a?« wv 6ps9ir£VTS; w; av a£tu>v tus Ssta; ?Uaews,
cultes, imaginant des hypothèses qui rendissent t - , .
. ; , copurjo-av em zriv xewpaxv tcov toioutwv vizooedEuv,
raison des mouvements de ces corps qui leurpa-
roissoient si dignes d'une nature divine, ils en ™v^a«VT0 ttjv *epi Ta o^pavia 7rpa7p.««iav,
composèrent la doctrine des lois auxquelles obéis- £^ aUT1» éxara T.npanop.9.1 dulQeiv.
sent les corps célestes, je vais essayer de te dé
velopper les particularités propres à chacun
d'eux (1).
La première chose qui les empèchoit d'ad- Upurov toivuv Et; xmçixv Ytyzv «vxovç tou TOtau-
mettre les mouvements, tels qu'ils paroissent, Ta; Ù7io9ea9at xtvruEt; oi«t 0*1 yatvovTat, to 7toT£
c'étoit la variation de vitesse , tantôt plus grande, (iev Sarrov , ttote o*e j3pao*UT£pov xtvEiaflat touç
tantôt moindre, dans les planètes, le soleil et la aç-£pa; , xat tov rjXtov , xat t^v o-£Xr)vy]V, xat Trjv

(1) Voyez ce que j'ai dit de ce préambule, dans le discours préliminaire de ce volume.
POSES. 67
avap.xhxv evepyri rxvzqv vnapxeiv , zx zzzapzyi- lune, et l'irrégularité avec laquelle ils parcou
popix tou xuxXou twv Çco&wv xat tua aXX>]Xoiî , rent en temps inégaux les quarts de cercle qui
oux ey to-oypovw &tovT<av exeivmv. sont égaux entr'eux.
AfUT£pov #£ ôtt mv ffeXriy»)v xai ton; Xoircoui; Ensuite, la lune et les autres planètes allant
tuv Ç TtXavyjTWV tus est to |3opEtov xat to vo- tantôt vers le nord, tantôt vers le midi à différents
tiov rocpoiJouç «XXote aXXas notEio-flat , tov (Je lieux du ciel , tandis que le soleil ne faisoit
rçXtov aet xa9' evos otijxsiou t« Tporcas E/etv xa9'
ses conversions qu'en un seul point de chaque
éxazepov fiovov , wv avayxr) TUV TcX£iç-»]v arcos-ao"'"
xaTfîovTaç 3e&)peiv, tcote fxev fiexp1* «e*tv»ï« 7101- côté , il fallut que , remarquant le plus grand
ouTat m» nxpoSov , hôte <?£ Etau TUS ft£ytç-»]S éloignement, ils vissent jusqu'à quel point au-
airoç-a<T£&)s ÉxaTEpou twv Tporctxwv a/jpieiwv. delà ou en déçà des tropiques les planètes s'é
cartent.
Tpizov toivuv ctvriyupev eis t»]V toi«v<Σ xata- Ce qui excita aussi leur curiosité , ce fut non
voiutv to Tous £ TrXavYiTaç ftyj povov Tas xaia seulement le mouvement irrégulier des planètes
fjuqxos T£ x«t TtXaTOS avwfxaXta; opaaOai xxzaâe- en longitude et en latitude , mais encore ses
âeiyp.svovç, } aXXa xai 7rpoo"9£0"£ts xat a^atp£- augmentations et ses diminutions, avec des sta
aeii , xat tous pt£Ta|u toutojv ç-»)piyfxous. Kat tions entr'elles. Car ces astres paroissent tantôt se
yap yaivovras tot£ pev w; etV avaro)«s xtvou- mouvoir vers l'orient, tantôt portés vers les points
ftsyot , rot£ c!>; em zx evavzta ipepop.evoi , zozt opposés, et tantôt demeurer à la même place; et ce
Se &>s ev TaiTW p£VovT£S O o*Vj uavxwv £j-t rcapa- qu'il y a de plus incroyable, c'est qu'en allant
o^oloTaTOv , asi xtv»;Tous dVraç Eravat .» xa' toujours , ils sont arrêtés, et qu'en marchant vers
T»lV (fOpXH ETtl TOtS ŒUTOIS 7TCilOUp.EV0US Û7tO<?l£flV. les mêmes points, ils se fixent. Tout cela parut
Ta-jra &uv xat xaS' Êaura £rîT/io"E«s a£ta tois y t- digne de recherche aux personnes curieuses
Xo9£ap.oat tmv oupavtwv Etvat 7iavT&)s eSoy.ii , xat des choses célestes, d'autant plus qu'on ne voyoit
àtoTt pi tov rjXt.v p.»jT£ T»]V «7£X»]v»iV Etupuv TaUTa ni le soleil ni la lune produire ces effets , mais
Tra^y vra; , aXXa p.ovous tous tcevte , xa9a7t£p seulement les planètes , et on voulut en savoir
£t7ropt£v t>iv atTtav et7T£tV. la cause.
Teraprov to xat aUTtov tuv ttevte toutwv 7;Xa- Les diverses distances de ces cinq planètes au
«»lTwv tous f*£V xaTa 7taffav Sixçxaw Xfiçxadxi soleil , soit diamétralement opposées à cet astre ,
ou plus souvent formant avec lui des triangles ,
tou- «Xtou , o*tafiT£pou; T£ ytvopt£vous Tipos auTov ,
des carrés et des hexagones, comme on dit
xat Tptywvouç ttoXXw npozepov } xat TETpayeovouç ,
que le font Mars , Jupiter et Saturne ; d'autres
xat É^aywvou; wffzep tov ap£a <f<xii xat tov Six circulant autour du soleil , tantôt l'atteignant
xat tov xpovov. Too; Se tztpi tov »iXiov xtv£ta6at et tantôt atteints par cet astre, comme Vénus,
xaTaXaptSavovTa; te xat xaTaXaa&ap.£vous , ûxnttp et Mercure qui ne s'écartent jamais de lui de
la quantité d'un côté d'hexagone , mais Vénus
àypoSizw xat èpitfflt , £^ayuvtxT)V ou^ttote ttXeu-
s'éloignant plus du soleil que Mercure. On a
pav aytrafi£vou; , xat auT&)v toutwv to ttiv pev
aussi cru devoir chercher la cause de ces
atfpoSizriv ttXeov xTtoytùpta) tou jJXtou , tov ô*£ éppjv différences, et pourquoi chacun de ces deux
"eXa^o-ov, £<Jox£t »îtayopou<7>j; ^£tu9at vni xr.oçaaeu);, astres ne fait pas deux fois de suite sa phase
xat to ÉxaTSpov <ît; *y£|rjç £<7jreptav »i icoav pyj occidentale ou orientale, mais étant en conjonc-
1 P. 9 *
68 ïnoTïnnsEiz.
tion avec le soleil, paroit oriental, et étant occi- 7roteia9ai çafftv, alV Éo-TTEptouç q>av£vraç xat thu
dental atteint encore le soleil, et ainsi toujours , ™VO*ov« ye»opevow< Éuouç çaiveoSai , xat auSt;
... ., ,.„ nXtov £7tntaTaX«uëavovT«; èar.epiovi; , xai tout
quoique cela paroisse laux, comme on la du < ' 1
waauTw;, £t xat touto Tteçyjv») uote ((isitaot 01/ , w;
dans le livre des phases singulières. - * t «
1 0 ev tw 7rept Trapaooçwv aviotç tç-opyjTai ^aaecov.
Ils paroissent d'ailleurs tantôt plus grands, tantôt nefimov xo ttots p.sv p.£t£ou? ô'pao-9at tow« are-
plus petits , comme tombant dans un abîme pro- p«i toutous 710TE « eXarrou; , av xaTa )3a9o;
fond , et tantôt plus près , tantôt plus loin de nous, xtvouu£vouç , xat tiote ftev rip-av eyyvTepu , tioteo*£
Car Mars paroit quelquefois ne pas être éloi- 7roppuT£pu yr/vopevou;- xai yap tov wp£a uoXXa-
gnédu soleil, ni Vénus de Mercure; et on ne *»î ovSev anofoovTa. tou <îio; <paivea8cu , xat tov
les distingue que par leurs différentes couleurs , êpp.r,v tri; «ç>po^tT»)s , povwv twv xpwp-<«wv 5to-
et même on aperçoit quelque différence à la lune ptÇovreov auTouç au' exeivwv, eitet xai t»]v <j£Xr]vr]v
dans les éclipses totales de soleil, étant quel- £v Tat; ^Xtaxatç Ttleitzii txlettyeai TJva; nîtpu-
qncfois tellement située relativement au soleil, pavQxi' note p.ev oûtw; imap^Eiv rcpo; tov rihov}
qu'elle le cache tout entier il notre vue ; et wî ôXov auTov a7roxpu7rr£tv rai; o^£o-tv nfx»v ,
quelquefois cependant au milieu du temps où 7:oTeo*e w; ev [xeau> Xpovv tuv t£ Îuo x£VTpwv
les centres de ces deux astres et notre vue sont *at T0U op.p.a.TOi £7U pua; eu&Eta; yiyvopevw tvv
dans une seule et même ligne droite , on voit e*TO{ ituv tou wXtou SswpEto^at , xat (3V]Xov <$V]
le bord extérieur du soleil, ce qui est une ort *<*' touto T£Xfx»jpiov Ej-t tou t/;v oelr\vriv eyyv-
preuve que la lune est tantôt plus proche et T£f>w « wpwv yiviaOxi xat 7roppwTspw. To yap
tantôt plus éloignée de nous. Car sa grandeur auTO psys9o; evn-ponBow ou to auxo xaxa. IlXeiova
qui est toujours la môme , ne couvre un aussi *«' eXacaova Tirçv itpo; to ôpxv <3tar«o-tv em-
grand espace apparent à notre vue, quand elle npooQ.ei.
est plus éloignée de nous, que lorsqu'elle est
à une moindre distance de la terre.
En outre, ces mêmes astres sont tantôt visibles Extov ctti toutoi; to touç aUTouç ccçepxz tote
d.ins leur plus grande proximité du soleil, tan- p-w ôvTa; EyyuTaTw tou Wtou yao-Et; 7iot£ta9at ,
tôt invisibles dans leur plus grande digression, tote #e noku àuç-mtx; p.rj yauveaOai. TtOepefa y'ouv
Car supposons Vénus répondant à la même xat auxoi tt,v aypooVrrjy taoptotpov ou?av tw tfXtG)
longitude que le soleil , et faisant son lever 7rotou^tev/)v vùxv tn\.To\t\v xat aXXoTE 7toXXatç ay£-
après lui le matin, étant à plusieurs degrés de ça>aav p:oipa.i;, w; utt' auTov ousav oux s9Eup\e9x.
distance de lui, nous ne la voyons pas parce Kat yap touto TocrauTT); e$o^tv etvat ypovTtiîo; toiç
qu'elle lui est inférieure. Ce qui a paru si digne d^ivot; îtept Ta; mpwet; twv ovpavtm a|tov } wç
d'attention , à ceux qui observent les astres , xat (3tS)ou; xaS' TposiprjTixi yaastov t>i; afpo^tzyj-
qu'on en a écrit des livres qui traitent des avyypa.tyap.evovi aTroXt7ictv.
choses singulières de Vénus.
Je dis que le septième article est l'ordre des Eëoopto» ).ey« to t»j; t«|£««>; auT&iv tuv 7tXa-
planètes, à l'égard les unes des autres. Or, ce vwpi£ywv r,v e^ovatv npo; aXÂrjXou;. To pi£v yap
qui prouve assez que la lune est la plus voisine t>iv aslrivnv etvat 7t£pty£toTaTrjv , 5 te xpo^os Trj;
de la terre, c'est sa révolution en longitude , -napodov nj{ xaxa fi>îxo; D.a^tro; wv , xat to ûiro-
qui est la plus courte de toutes, et son passage TpE^oTCTav auT/]v ^EwpEtaôa tov te iiXtov xat tow
IIYPOT POSES. Gg
àXXou; îxavw; e<Îoxei TEXptnptouv. Kat yap aypo- au-dessous du soleil et de toutes les autres
#tT>îV , xat epp.y\v , xat apea, xat <$ta, xat xpo- planètes. Car nous avons déjà dit qu'elle est
vov ûr.Epxop-Evriv *al Wet$ 'Coprço-aptEV , xat tous intérieure à Vénus, Mercure, Mars, Jupiter et
Saturne, de manière que dans une ligne où
Tpet; aXXou; t u; xata diapszpov yivop.evouç outw;
ces trois seroient placés , dans le prolongement
s^siv , w; «vut«tw pev œspecQat tov xpovov , du diamètre du soleil, Saturne occuperoit le
x«twt«tw o*e tov ap£a, peariv & £iXr)X£vat Ta£tv point le plus haut, Mars le point le plus bas,
tov 3ta' Ta Ta^T] twv TtEpio^wv E^atVETo <5V)Xouv , <î>ç et Jupiter le milieu , et par là se démontrent
TWV piaXpOTTOpWTEpOûV T7]V Ulf^XoTEpaV S'EfftV E^OV- les vitesses de leurs mouvements, le plus élevé
faisant sa révolution dans le temps le plus long,
twv , twv Se (3pa^upwTfpwv ttjv Ta7t£tvoT£pav. HXi'w
et le plus bas dans le temps le plus court ;
Se xat aypoSnriv xai eppriv laotîpopLOu; ovzaç xat
mais Vénus et Mercure, quoiqu'ayant un mou
7TOTE f/EV EV TOt; jfyoUfiEVOlÇ , 7IOTE <Îe EV TOI? vement égal à celui du soleil, paroissant tan
Énop-Evot; aXXïjXwv 6pwp;£vou; , notav yjpt\ Ta£tv tôt précéder, et tantôt suivre, l'un par rapport
7rpo; aXXr]Xou; £Xe,v » ^P0? 10 T>lî J^W ™u à l'autre, d'où il paroit impossible d'assigner
rcavTo; xEVTpov, arcopov e^oxei Savpuxçiùi Inap^eiv. leurs places relatives entr'eux quant au centre
de la terre et du monde.
OySoov , to ptrjiÎE auTa Ta a>ipt£ta tou Çwo\axou Les points du zodiaque ne restant pas à leur
xuxXou t»jv auT»iv £X£iv a£t S'Efftv ûîroyatvEtv , même place , sont transportés de sort» que les
points des solstices, tels que les donne le calcul,
alla. Kepupepeadat uw; , twv youv Tpontxwv <r/]-
ne répondent plus aux solstices visibles; mais
piEtwv oux optoXoyEtv t>]v o^ta tcov Xoywpiwi/ EÛpe-
on voit le soleil aller vers les points austraux
ctv toi; ipaivoptEvoi; , aXXa tov rjXiov 7r£ptijjavws avant que d'avoir atteint son ancienne limite
opaaQai , 7tptv te etci to |3op£iov aytxîaSat 7i£pa; boréale , et passer aux points boréaux avant
Et; Ta v&TtwTEpa Tzapayjùpowza. , xat 7rptv Ç7rt que d'avoir atteint le point austral d'où au
to voTtWTEpov et; Ta (3opstOT£pa , xat Ta p.ev ex trefois il retournoit, ce qui se voit par le
calcul qui montre qu'il en est de même pour
t>i; t^yiiyopia; £upto"x£O"0at Xeitcovto; tou xuxXou ,
tons les autres points du cercle ; les observa
Ta Se £tti twv Trjprjo-Ewv xat tou rj).tou Ta; £tp>j- tions prouvant que le soleil parvient toujours
fiEva; Ttotoi/fXEVou jxETaYwp»]!j£t; , touto youv xat à des points de conversion qui précédent ceux
«UTOt xa9' Éxaj-ov EvtauTov opwp:£v ytyvopiEvov , de ses conversions passées. C'est ce que nous
xat irpo Tpoîrwv tov tfXtov errt ra voTta <fepop\e- voyons en effet, en chaque année, où le soleil
parvient à son plus haut point vers le nord
vov , xat tt]V avaToXn» û; av îrfa ptSTaravTa
avant d'avoir atteint son ancien point tropique ,
TTOlOUptEVOV. et se lever comme l'ayant déjà passé.
EvvaTov Trpo;x£to6w toi; «piupoo-flEV to \yt[Se Ajoutons à cela que les étoiles fixes, ainsi
tou; auXavEt; aç-Epa; xat TauTa arcXav£t; \eyo- nommées parce qu'elles ne changent pas de
ptEvou; te xat ovTa;, ai:payp.ova 7rot>j<yat tuv 3e-
place j attiroient aussi leur attention, car le»
wptav auToi; , aXXa xat toutou; arto twv -crjoy]-
«wv o*oi?at 7T£pt tov tou iravToç îtôXov pi£t£ova; observations montroient<[ue , par rapport au pôle
tî xat EXarrova; aTtoraoEiS xaTao^E^ETSai xat du monde , elles décrivent des cercles dont
-a TnOTY
los circonférences en étoient plus ou moins yaive<j9at tottov aXXoTE aXXov êire^etv , ti>s av
éloignées, comme si lenrs mouvements se fai- xat auTous xtvoupevous , yM.Bxr.zp tous i:Xavao-9ai
soient autour de quelqu'autre pôle qne celui rcapa rcavTWV Û7iêiXyjp.p.EV0US xat tzspi aXXov Ttva
fie l'univers, c'est pourquoi il faut chercher noXov , ou/t tov tou TravToç. 09ev avayxn yeyove
comment elles se meuvent, si elles ont un autre Ç/jteiv rcws ts xtvouvTat , xat «s aurav yi eyxû-
mouvement que le circulaire , quelle est la durée x).to; (popx } xat uoa'oç 6 aTtoxaçvxos xpovoç ,
de leur révolution, où est ce pôle , et quel il est. xat 7rou xat uotos 6 jreXo;.
Je dis en dixième lieu , que de ceux, qui Aexarov 7tpoç tois etpyjp.evoiç «izoust Xeyw to
voient ces merveilles, il n'y a que peu d'hommes xat tou; apyous lia p Tas £r)Tr|0-Etç xat otç op.pwtTa
qui ne les observent pas de leurs yeux seu ptova T.îT.Ttyzv , ets Saupwt twv oupavtwv ÈxaSi'uav,
lement , mais qui aiment a les examiner avec xat ex tou S'aup.aTo; oXtyou; twv îtoXXwv et; tov
soin. Je parlé des éclipses de soleil et de la lune. t»k wv SauptaÇoucrtv avaxaXouptEVou; epwT«
A considérer leurs rapports mutuels, tant en gran Ta; ExXet^Et; Xeyw Ta; te r)Xtou xat o-eXyjv»); , xat
deurs, qu'en durées des périodes de leurs retours, tou; Xoyou; tous îrpo; aXXrjXou; toutwv, xaTa te
leurs inclinaisons , et les mouvements des lieux Ta p\tytBn xat t«s 7T£pto6\xas «Troxara7aaeis ,
écliptiques; car c'est une chose étonnante ^ que t«s te 7rpoav£t7£t; xat Ta; xtvrio'Eis twv exX/iitrtxwv
les éclipses ne se fassent pas toutes au même lieu, tottwv. ©aupa yap av ovtws eçi ttws oute xaTa
et ne reviennent pointant pa9 irrégulièrement et tov auTOV toitov ai exXen}/t; oute aTaxTot ytvovTat ,
sans ordre, en quelqu'endroit qu'elles arrivent, xat oîr&U7i£p e^ovTat , aXXa pt£9ts-a/xevwv £7rt Ta
mais toujours en des points écliptiques du zodia 7rpoicyoupt£va twv £wo*twy twv exXeniTtxwv ot]-
que de plus en plus occidentaux. ptElMV.
Tous ces phénomènes me paroîssent avoir TauTa xat Ta TotauTa ptot o*oxet tous te irpw-
excité les anciens , qui portoient leurs regards tous £ts tov oupavov ava6X£^avTa; , xat avrt tou
vers le ciel , au lieu de les fixer sur la terre , à
xu7ttaÇ£tv ets yrjv , exetva 3eao-9at , xat £tît£iv
en chercher les causes en s'élevant à leur théorie ,
éXoptevous eyEtpai Ttpos tvjv Sewptav ^ xat wpta;
et nous invitent nous-mêmes, dans l'admiration
que nous partageons avec eux pour ce grand tou; tojoutov éxetvwv Xap.6avopi.evou; epeStiJeiv ets
spectacle , à ne pas les voir avec indifférence , ni to p»j îrapepyu; xat épav TauTa xat axoÛEtv aXXwv
â en entendre parler sans y prêter attention. Car tj-opouvTWV. To pt£V olv aX»j9e; xavrauSa o*e xat
à dire vrai , c'est par quelqu'inspiration divine
tote etrcetv , 3eou ffuptyrçaavTo; , E^otpev av iJiaTEt-
que nous nous sentons poussés à entrer dans
vopiEvot XeyEtv , xat puj(Xis"a OTt xat 7i£pt auT«s
cet examen , et à nous y étendre d'autant plus
que nous apercevons dans ces hypothèses mêmes, Tas Û7ro6£o-£ts nleiçriv opwptev otaywvtav toi; ir£pt
beaucoup de choses qui ne s'accordent pas avec TauTa 7rpaypaT£Uffapi£vots yEVoptEvrjv , xat ovxe Tats
l'expérience ; outre d'ailleurs que les astronomes auTats aratVTas xe^pnptevous oute tou{ twv auTOJV
n'ont pas employé les mêmes , et que ceux qui Trpoj-avTas àffauTus Ta a7tô tmv «utuv ouvayovTas.
les ont employées n'ent n'ont pas tiré les mêmes
résultats.
L'histoire nous apprenant que , pour pouvoir Etteio**! Se xat toi; xXîivoi; 7tu9a-/opetots , ws ex
expliquer les inclinaisons pythagoriciennes, les t*is îroptas uapstXTjyapiew , ai twv exxevrpwv x«t
excentriques et les épicycles ont été inventés twv siuxûxXwv ûno9eff«s wpeffxov ws anXoyc«j5*i
HYPOTY POSES. 7r
tmv aXXcov «navTUV , $siv yàp en' exeivwv xai comme un moyen suffisant et le plus simple
auTov Ttapax£X£U£<j9ai tov TtvQcr/opxv , £r]TStv , eç" de tous, et qu'il faut, d'après le conseil de
Pythagore , chercher à les approfondir , et dé
£>.a^5-'wv xat a7tXouc«TW Û7to9£(7£tov (îstxvovai ta
montrer par les propositions les plus courtes et^
Çrrccvptïva, itpeneiv youv Ta; TOtavTas toi; Seiois
les plus simples , que ce qu'on aura trouvé
owfMtai paXXov « Tas EvaVTtas. EircofiEV ouv xat s'adapte mieux que toute autre méthode aux
rpiEtS Tats aplats TauTai; ô<ra tois auo toutwv corps célestes. Nous exposerons , en suivant ces
wpf/^îvois £?r]V TtotriTai îrpos Tirçv tmv yatvopEVWV principes , les conséquences qui en dérivent
aup.ytovtav , xat âtafmpov ttms t<j> rTroX£p:aiw itpo; et qui sont confirmées par les phénomènes ; et
nous essaierons d'expliquer la méthode de
to napov Ex9£ff9ai 7r£tpaoopt.E9«. Kai yap oÏ/tos
Ptolémée, sans le suivre actuellement. Car il
Ttapa TtavTa; às EtTTEtv eç" tvyepuv eyoSuv xat l'expose par des problèmes astronomiques
EXa^tj-wv apx«v a7to<Σixvuo-t Ta pwtXtç-a xaT' arpo- qu'elle résout en allant du plus simple au plus
vop.tav rroXX>is i$|iw^£va tocs £pnrpoo-9£V p.epip.vnç. composé. Nous, au contraire, nous démontre
ÀEyoptsv toivuv auTas £9' iauTuv Tas \jn68eaets , rons d'abord ces hypothèses par lesquelles ils
expliquoient les inégalités apparentes des mou
touto yap xat aup.jrot£iv wp.as »i*iouv , a!s rapt
vements célestes que quelques-uns regardoient
Éxaç-ov ypwpiEvot twv oupavtwv otovTat Ta; ipat-
comme très- régulières. Car ils pensoient géné
vo^Eva; avwptaXtaç «s tive; av£7T£v.7tov svloyeçovç , ralement , comme nous le croyons aussi d'après
pt£von<7»IS £X£tv>j; Tract tjjç xoiv»is Evvota; xa9' eux , que les corps célestes obéissent à un mou-
ht omm/Ttç -pozù.^^xuvj cî>s apa EUTaxTtus on ment régulier avec plus de facilité , n'étant point
xtVEta9at afota duputTa Troppu ttjs Svtithis ovTa sujets à la destruction, que les corps matériels
et terrestres qui ne peuvent avoir qu'un mou
£u^£pyi, îtap' ^s xai to aTaxTov eixotus $ix T£
vement, irrégulier par l'effet de l'augmentation
TïjV èlTliîofflV.
et de la diminution qu'il reçoit.
Kac IIpuTov ex£tvo meatoitev <J>s apa rravrES Admettons d'abord que les mouvements des
ot 7rXov»jTat xtvouvTat ou xuxX.txus oute vepi astres errons ou planètes ne s'exécutent pas dans
un seul cercle , ni autour des pôles de l'univers.
tov tou 7tavT0S îtoXôv ou yctp xaTa 7rapaX).7jXwv
Car ces astres ne décrivent pas des cercles paral
ÇEpOVTat XUxXwv TipOS TOV lO>)pl£piV&V, OUiÎe OpLOTTO-
lèles à l'équateur , et tous ces cercles n'ont pas
Xot 7tavT£S xuxXot ou*Îe 7rapaXX>jXot tfe&txTat ovtes } le même pôle et ne sont pas parallèles, mais
aXXa xaTa Xo|wv çEpovTat rcpos T£ toutov xat les planètes les parcourent obliquement à ce
tous aXXous itapaXXniXous , oûs £VTOS a7roXapt£a- cercle et aux autres parallèles qu'elles cou
VOUfft TOU ÉaUTUV TtXaTOUS OUTE ouv Tcept TOV pent dans leurs écarts en latitude. C'est pour
cela qu'elles ne décrivent pas leurs orbites au
auTov tw TtaVTt roXov irotouvrat Tas 7r£pta>£pEtas,
tour du même pôle que celui de l'univers, ni
oute rapt Év artavTEs , Et xat pi tov tou itavros.
toutes autour d'un même pôle, qui n'est pas celui
OuiÎe yap to f3op£iov 7tavTWv TfEpas xat votiov
du monde. Car elles n'ont pas toutes une
rauTOV , aXX' ot ptev hXeiov $ eXanov £<p' Éxa- même limite ni boréale ni australe, mais elles
T£pa xupovai. Ata Se twv nepotruv toutwv e'x«s-os s'écartent plus ou moins de chaque côté. Cha
ypaipft tov EauTOU Xoçov xuxXov «pos tous rcapaX- cune décrit son orbite oblique aux parallèles,
7a YnOTYIIQZEIZ.
laquelle passe par les limites propres k chacune. XyiXouç. AtapspovTWV $t twv iroXwv , avayxv] xat
Et puisque leurs pôles sont différens, il faut néces- T0UÇ aLITWv ypa<pop.EVOU? XeXo£wc9«i puxXXov >j
sairement que les cercles qui passent par ces pôles ^ ^ Toy. avay){>] ^ ^ ^
soient plus
r ou moins inclinés, ainsi queJ ces pôles 7TÀE0V «7T£^0»Ta TOU TWV•■*->•>,
7r«pa/A>JÀUV XUxXou TGV
eux-mêmes en plus ou moins grande distance a
„lequateur,
, .
en proportion j cette distance;
de j- . „ . o*e elazzov ,» tov r
uev ttXeiov XEXofwuevov
■» r tcXeovi .
mais ce qu'ils ont de commun, c'est que le ™v *« ^lemov falov wç fXXaTOVt. Kotvov <fe erai
pôle de chaque orbite oblique est autant dis- tocvtwv tov Éxaç-ou Xoçou noXov toctoutov ctKe%eiv
tant du pôle des parallèles à l'équateur que T0U noAou TWV UapaXX>iXuv , ôaov to f3op£tov tov
sa limite boréale la 1plus bgrande est distante_ du auTOU uepa; to peytçov tou p.Eytç-ou twv napaX-
plus grand parallèle ( l'équateur ). Car si tu
conçois la limite boréale de la plus i grande, X»)Xwv. Eav yap
' r vorçtms to rBopeiov
r nepac
r** tou
orbite oblique, et que tu décrives un grand f"/Tou Xofou xa9' oû xtVEtTat w «Xm»! , xat
cercle par cette limite et par le pôle des parai- aitoyp<x.<tyy\î o*ta B~ o->jp:£iwv toutou te xat tou 7ro-
lèles k l'équateur, ce grand cercle sera per- /ou twv TrapaXXnXwv (teyiçov xuxXov , er*« pev
pendiculaire
1 sur l'équateur,
n parce
r qu'il
n passe
r par
r «
outoç a npo; tov peyiçov twv rcapaXXïjXwv
op8oç .. ,
les pôles de celui-ci. Prends sur ce grand
, , j • i î • . ôti ota twv rcoXwv «utou y£ypa7r:ai. 2u Se XxSuv
cercle un quadrans , depuis le pôle qui est au '
nord du point que nous avons dit être la li- £7t' avxov «T«pT>ifxoptav Tzspi<ftptia.v wS em Ta
mite boréale de la lune, ce quadrans sera égal, /3opsiorep« tou arip-eiov â r,v to Booeiov nepxç &>s
comme tu vois , à celui qui est compris sur t<f<xp\sv tou Xo&u xuxXou mz aelrtvrn , TauTji uev
ce grand
b cercle entre le ri
pôle de l'équateur et ,_„,, £X£t'
jtjxiv .„,,. .> wî
< °Paî
< - j - £x
.„ T0U ttoàou
^ tcov Tta-
cet éqnateur. Et retranchant la portion com- ...
. . ,, paXXrjAwv £7tt tov ueyiç-ov. Kotvnv de aaelwv znv
mune a ces deux quadrans, tu trouveras lare 1
compris entre les deux pôles égal k celui qui T0U P°P£t0U WV*T0Î T0U
est entre la limite boréale de la lune et l'équa- £°V xuxXoy xat tou ttoXou tuv 7iapaXX>]Xwv , eup»)-
teur. Il en est de même pour le soleil. Car il a&iç, mv p.tar\v twv o"uo noXwv tu/jv t>j arco tou
est également démontré que si on décrit un popeiov mfMni XYji £1ïl „v ^yiçt)V TUV
méridien passant par le pôle du monde et le „ » „ »
\ 1 1 ^«paAArivuv. Uutw o£ xai eTCt tou çwotaxou tou
point tropique d'été, l'arc de ce méridien qui
, pôle
sera compris entre le i du
j zodiaque
j- i
et le >5Xiou TravTWÇ. E6*£ixvuto vap
' r tscutco; r> ~
twafu
*
pôle de l'univers, sera égal k l'arc compris T011 7to*ou T0U ^la*°" xai tou jroXou tou tt«vto;
entre l'équateur et le point tropique d'été par iiri rn p.£T«|u tou te Sepivov Tpo7r«xou xat tou
lequel passent le zodiaque , le cercle tropique ^tp^ } ypayEVTo; fieuriuêpivou Sia ts row xoor-
d'été, et les quadrans pris vers le nord sur ^ 'XM nv $epatw mftuw mQ> 6 ^
le point tropique d'été. Car il est évident que „ » ^
,■ 'i , 1 ypec<pr\ tou te Çudtaxou xat tou rpomxou xai Ayja)-
la distance du zodiaque a son pôle est toujours '
un quart de cercle, parce que le méridien 6ei°M «l ^^W°PMl ent w poptuw iwp« to»
qui coupe k angles droits le tropique qui est Sepvou otj/xeiou. A>jXov yap ûs ri TÈTapT»/.optai
un des cercles parallèles, est décrit passant 7tavT&)î ex tcoXou ytVETai tou Çwdtaxou* o^toTt 6
par le pôle, et coupe k angles droits le zq- p£ay/p.6pivo; Tspwv Ttpos opQaj tov Tpp7ttxoy <jbç
HYPOTYPOSES. 73
éva twv irapaXXr)Xwv yeypamou Sia tou noXou , diaque qui touche le tropique au point de
xat tov Çoo\axov EiparcTOftEvov aUTOv TSpivEt rcpoç conversion commun à ces deux cercles , comme
cp0a; Six t*i; appoiv yiypap.p.evri<; tictufm , tî>s o Théodose l'a démontré dans le second livre
Seotfoatoç ev tw o*£UT£pw twv ffipaipixwv a.i:eSeiÇe. des sphériques. De même pour les autres pla-
K«ta ta. aura o*>] ouv xa( em twv Xomwv «//iv nètes dont nous parlerons , prenant les limites
tnropivrîo-opEvwv aç-epwv, Ta |3cpeia TTEpaTa twv Xo- boréales des cercles obliques qu'elles décrivent,
£wv ou? ypayovai XapiSavovTsç , xat Six uev tou- et traçant des méridiens qui passent par ces
twv xat o*ta tou T.olov twv TrapaXX/jXwv ypayovTEç limites et par le pôle des parallèles k l'équateur,
fte<jx;/ifyivou; , ô*ia Se twv /3opstwv 7t£paTwv twv ainsi que par les limites boréales des parallèles,
TtapaXXr]Xwv, xat etti tov auTov rcoXov tw SEpivw Ies quarts de cercles de ces méridiens, pris
Tporcixw, ai mapxYifiopioii aiptraVTat tou Éxaç-ou depuis ces limites du même côté qHe le pôle
Xo£ou, Tuxt oûtw tov iroXov Eupto-xoms t(f' Éxarou, du tropique d'été, nous feront trouver les poleï
xat Setxvvvtei taov auTov a<p£rovra tou tcoXou de chacune, qui seront k même distance chacun
t«v :rapaXXï]Xwv uç.to (3op£tov tou «utcu 7T£paç du pôle des parallèles k l'équateur, que l'orbite
tou pEytç-ou twv rcapaXX/jXwv. Touto pi£v nSri elle-même est éloignée de l'équateur qui est le
<ioi oVov w« twv /3op£tov TTEpa-wv aXXwv xat Plus grand des parallèles. Tu sais déjà que les
aXXwv'oVTWV <?ia t>]V twv Xo|wv etti ttXeov xat imites boréales étant différentes les unes des
tlt tUvcm Xo£w<riv , xat ot ttoXoi o*ioto-ouo-tv ot* autres > a cause de l'inclinaison plus ou moins
fitv tiXeov, oi Se eXottov, tou ttoXou twv TrapaX- grande des orbites obliques, les pôles de celles-ci
XrjXwv aTTExovTE?. IxoTiEt Se percL touto XotTrov , seront Plus ou moins distants du pôle des cercles
«tt' aumv yap EpZofxat trjv nepi t.xjxw ûtto0£- P«allèles k l'équateur. Fais donc maintenant
ffswv $Ewptav , xat Tt; tiotê apa y£yov£V avayxyj attention k ce qui te reste k savoir. Car je vais
tot5 E^poo-Sev, ETCtTauTas eX^ew, qAj ffot Sieteipu. P**01, 3 la théorie générale des hypothèses, et
te dire ce qui a obligé nos prédécesseurs k les
établir.
ITpuTov exeivo TrtEffwptEv w? cepx tiovtej ot Sachons d'abord que les mouvements des astres
TsXocv/izai xtvouvTat ou xuxXtxw; , oute nepi tov errans ou planètes, n'est pas circulaire, et ne s'exé-
tou TiavTo; koXov ou yap xawt 7r«p«XXv)Xwv ?e- cute Pas autour des pôles de l'univers; car «autres
pVTai xuxàwv Trpo; tov ïamepivov. Tov toivov ' Tne décrivent
... pas des cercles
, , parallèles
, k l'équateur.
i .
1 Le soled ainsi que la lune et les autres planètes
iXtov xat ae'kfprfp) xat touï1 Xot7rouç* areooec
"» cr*s avet-
wy<* •
paroissant . cfaire
• 1leurs mouvements . en sens con-
„«m
yxatov, eneiSrt yatvovTat xtvoup:Evot tv)v evavrtav traire k celui de l'univers, il faut nécessairement
TW ratVTi yopav, xaô' 6p.oxEVTp&)v xuxXwv 7roiE- que les astres les exécutent dans des cercles qui
iaO*i T)jv iStav xtvntxtv, t xaTa (*n opioxEVTpuv tÛ aient Pour centre celui de runivers' ou dans des
» ouv yr\; ev tw- psaw aEvouans , exêivouî
îravTi. 1»); Se ' cercles excentriques.
„ • Or, la terre étant fixe au
centre de 1 univers , comment ces astres sont-us
«tT«« TE OUV TOUÇ tufUçOfUnUi T« «^oyE,« X«, « ^ plus proches ? ^ plus ei0Jgnés Je
irsptyEta , tov ovtov pev tottov »uuv xaTEXov- terre , si ce n'est parce qu'ils se meuvent dans
T<av, tous uXavrjTa; êneaQati p»j xaTa époxevrpwv , des cercles excentriques, k moins que leurs
H pi ô/xaXw; xtvEtffSaf ÔTiEp avTa|iov Etvat twv mouvements ne soient pas uniformes ? supposi-
S'Etwv awptaTWv oitiÔêvtes , E7ti£>]T>]0-iv ETpaKovTO tion qui répugne k la nature des corps célestes.
I P. IO
,t YIïOTYÏlflZEIS.
La cause de leur inégalité apparente de mou- mi 9atvop.EV»; «VMfxaÀiJt;. Otôe £»;t>]<te&)ç jfpij
veinent ne doit donc pas être attribuée à des r,v uwapoîka. yxivovïxi xct xxyr\ twv acçzpm ,
vitesses irrégulières , mais à leurs orbites qui les Sta. os to psvziv sv toi p-tay jr\v yr;y «Et wo-atUTw; ,
rapprochent et les éloignent alternativement de avayxiVEzai to tou; cuioyeioïtpcvç 7rept^eioT£-
la terre immobile au centre du monde. pou; ytvoptEvou; «vtou; stvai tous aç-epa;.
(F. Imaginons le cercle AB, dont le centre JVevo/îctO&i yap xuxXo; ô AB , xat «Tpov
soit en T; et un autre cercle EZ non concen- £çw „ r Kat ^Epoç £r&) t6UT^ ^ ^OX£VT/5o;
tiimie
nique au au premier,
|»cuu<.. , et dont le centre
^ soit en 0, xat Ej-w xat toutou xEvrpov to A" Kat
A. Menons par ces centres une droite AEZB, dans
. centres „
laquelle seront les . ,,
T, A. 11 est évident que rUix tts £u2îta 01a: Ttov xEWTptùv
r « AEZB >, eo'
r *;
l'astre qui parcourt le cercle EZ , paroîtra aux ^ « F; A *^Pa- A*l>ov «* *« «t ?" tou T
personnes qui sont sur la terre en T , apogée ou tçwaiv 0 xtvoup.svo; tou EZ xuxXov aç->!p ôrav
dans sapins grande distance à la terre, quand ^£V xaTa T0 e yevnxxi , «TtoyîioTEpo; <j>atv>]o-£Tat,
il sera en E , et périgée ou dans sa moindre , « v
' 1 6 oTatv 0£ x.aTa to Z, 7repty£toTspo; , Eyytov yap tou
distance à la terre , quand il sera en Z ; car , ,
„ „ . , de
Z est moins éloigne . T , que ne „1 est E„, T TO Zj TO 6E E rop&MTEpoV,
1 '* EKEl TO XEVTpOV
r TOU
parce que le centre du cercle EZ est sur la EZ> £^tv ^«TïkET, «XX' oùx ett. t*; TZ tvSeuxt.
droite Er , et non sur la droite TZ. Ainsi Et jxev ouv to T $ avuTEpu rj xaTWTEpw EycuETW ,
donc , que T soit plus élevé ou plus bas , rien ovitv e/.wXueto &a xw yW xnoyeioxepoç <?ouv£o8ixi
n'empêchera, par rapport à la terre, que l'as- m „ep7eto«po{ f emifa $e p£v£t T0 T T0V auTCV
tre ne paroisse
1 apogée
L ° et 10 périgée. Or. le rpoint aî t T07;ov £TZîyov , ctnxoi xv r.poayjùpuv eiyj t«o
T gardant toujours la même place , l'astre s'ap-
,
prochera 1 -r,
de 1 , ou s , en éloignera
. pour ,les ha-
, T xat «Tïoywpwv
r 6 aeripr toi; eue tou T tet«-
bitants de la terre en T. yv.£Vot;.
Telle est la première hypothèse ou suppo- Auxri totvuv eçtv uîtoSeo-i; TrpwTT] toi; açpovo-
sition qu'établissent les astronomes, qui veulent p;0t? T£V o4uaXot»ira twv eyxuxXtu; xivouu.ei/wi/ ff&>-
expliquer l'uniformité du mouvement des astres ^ npo6uftmiumii. „ys ar£pa; p, xtv£l(r9«t
qui décrivent des cercles : c'est que les astres , - , , ^
, xa9 oaoxEVTpeov to> xoffuu xux/wv , tva ouaAOj
ne se meuvent pas clans des cercles concen- ' '
triques au monde; de sorte qu'en parcourant £7tl TOV ?SP0^V01 > «vouaXw; ?«t-
d'un mouvement uniforme ces mêmes cercles, vavxai 9iar.<3pîxop.tvoi xx Sixçripxxix tou £«0*13-
ils paroissent parcourir d'un mouvement inégal xou xux).ou. Auo yap xuxXuv p»i ôptoxEVTpwv ovtcov,
les segments du zodiaque. Car dans deux cer- aî a7ro T6U xeVTf)0U T0U £VT0; £xgaXXopt£.«« ^
cles, non concentriques, les droites menées du y
. tov EÇwTEpia xuxAov , ou t« ouota toi; tou evtoç
centre du cercle intérieur, au cercle extérieur,
A».« pas sur 1la circonférence
ne iont • 1 segments
des xuxXou TUMuact
~ 1 dn'/.x$Yi x«t f«UTOt; «çatpouo-»
* r
semblables à ceux qu'elles font sur la circonfé- WW*''* aff0 tou exto?.
rence extérieure.
En effet, soient encore les cercles non con- Éçwjolv yap 7r«Xtv ut) épioxEVTpot xuxXot , 0
centriques AB dont le centre est T , et EZ pt£V AB uspt xEVTpov to T , 0 6*e EZ 7T£pt xev-
dont le centre est A ; et soient menées du centre Tpov to A* x«t Ex§EëÂrio-0wo-av arco tou A ai àQ,
II Y POT POSES. ^5
AH, AA , AK, vJcti er.i -ou evro; «XXriXac; A, les droites A0, AH, AA, AK, qui coupent
«yatpo-jijai Ta; pïTa^u auTwv liyiù m oux eç-iv des portions égales entr'elles sur la circonfé
te/] ^ 0H xy AK. Et yap «rat xat auiat, îrt- rence intérieure, je dis que 0H n'est pas égal
^îu^Sêtffwv twvT©, TH, TA, TK, mat enoviai à AK. Car si ces segments étoient égaux, en
«t Û7TOT£tvou<7«t auTa; 7rpo; tw T ytovtat, xmpov joignant T0, TH, TA, TK, les angles en T
opposés à ces arcs seroient égaux ; car T est
yap tou AB to T. i2; «pa r) vr>o 0AH Trpo; tv]v Ûtto
le centre du cercle AB. Donc, comme l'angle
©ni, oûtw; w (mo AAK Trpo; t»]v urco ArK, Sxep 0AH est à l'angle 0rH , ainsi seroit l'angle
«oV./aTov, w.£t£cov yap « Ino ATK mi vr.o AAK, AAK à l'angle ATK, c« qui est impossible,
«).a~wv Se r) ûtto QTK tt;; Ûtto ©AH. oux apa car l'angle ArK est plus grand que l'angle
©pioiat etfftv àXX»jXai; aî 0H xat AK. ôrav otv AAK, et l'angle 0I"K est pins petit que l'angle
0AH; donc les portions 0H , AK, ne sont
© dçr,p £7Tt TOU EZ XlVOUpiEVO; tff«î XIV»]0r) Ta;
pas égales entr'elles. Quand donc l'astre par
ayatpouv.£va; ûno rwv arco tou A XEVTpou £x£aX-
courant le cercle EZ, décrira des portions égaler
Xop^vwv em tou EZ xuxXou, eux taa; yav/iaETat de circonférence déterminées par des droites
xextvriuevoî eut tou AB^ aXX' EXatrova pi£V t»îv menées du centre A au cercle EZ, il ne pa
0H , p.£t£ova & Trjv AK. Ev taw apa xpovrù raîtra pas décrire de portions égales sur la cir
conférence du cercle AB, mais parcourir l'arc
fXaTTOV pt£V fatVSTai XlVOlpiEVO; , QTCtV Ta «7T0-
0H moindre que l'arc AK. Donc dans un temps
ysta xrwjrat , TrXstova Se 5-<xv Ta ■Ktpiyna. , arro-
égal, il paroît se mouvoir moins rapidement,
ystov yap rjv to E xai 7i£pty£tov to Z. quand il parcourt les portions apogées de la
circonférence; et plus vîte, quand il en dé
crit les portions périgées. Car E est apogée, et
Z périgée.
Et 0*£ TOUTO ÔN]XoV , ÔTl Ta taa ÇaVïJSETat XI- Cela est évident, et il suit de ce que l'astre
VOUfi£VOS EUTOtXlV £V aviaot; XPovot? > ei7teP e" parcourt des portions inégales du cercle AB
en temps égaux, qu'il paroîtra réciproquement
toi; to-otç xpovoiç, avisa. TpiptaTa tou AB xuxXou
y décrire des portions égales de la circonfé
^ta-op£U£Tat* otf.«X&>; apa nspi tov EZ tov eauTOU
rence en temp inégaux. EnGn , il parcourra
xuxXov <p£pop.£vo; , xat Ta ica ev isot; XPOVoi^> uniformément son cercle EZ, et il y décrira
touto yap nv to optaXov , avtaptaXu; jt» tou AB des portions égales de circonférence en temps
çav»io-£Tai xivouu;evo; xat Ta avisa £V avtffot; XP°~ égaux , car c'est le mouvement uniforme qui
paroîtra inégal sur le cercle AB, en faisant sur
vot; , xat £V tcXsiç-w w;£v Ta anoyftoTEpa , £v
celui-ci des arcs inégaux en temps égaux, et
e).«x'rw o*£ Ta i:epiyemspa , Ta o*e fxEffa ev pt£<7&>
en parcourant les portions apogées en plus de
ev (isaaiç napoiîot; XP01'?* ^î"' f«v ouv tov exxev- temps , les périgées en moins , et les moyennes
Tpov xat oûrw; Xa&tv 7rEpt£xov*a to tou xoap.ou en temps moyens, dans les distances moyennes.
xtvipov. Eç-« <?£ au xat <5u.ox£vtj3ov îiotridavri tw Ainsi, en faisant un cercle concentrique à l'uni
vers, il faut admettre un excentrique circulant
iravTi, x»]xXov Xa&tv tov exxEVTpov em tou éuo- sur le concentrique, sur la circonférence duquel
asevTpou xtvouptfivov, exovTa to sauTou x£VTpov eut soit son centre qui la parcourt, et l'astre circulant
IO *
:r, rnoTï.1 £Ï2E\1.
sur l'excentrique, en parcourant successivement tjj; exeivou 7t£j3tçeps(a; } xat iztpi avtov 6txa).wî
les portions tantôt les plus proches du centre xtvoupiEvov, tov Se uçepa. £ir' «utov xat ntpt auTov }
du concentrique, tantôt celles qui en sont les xat itote pev ev toi; p.epeaiv auTou ytvou,£vov toi;
plus éloignées, en même temps que ce cercle
eyyiov tou xEVTpou tou épioxevTpou , tcote Se ev
se meut uniformément sur la circonférence du
concentrique, et l'astre uniformément aussi sur le toi; Troppwrepw xat tov te xuxXov toutov em vk
cercle excentrique, ensorte que pour le centre 7TEpitpEp£ia; tou ôpioxevTpou xtv£io-0at opwcXw;, xat
m
du concentrique, le mouvement dans les seg tov açepx orc' auTou 6p.a).uç. îî;te îtpoç to xev-
ments du cercle extérieur paroît irrégulier et Tpov tou opLOXEVTpou avwpaXov tfaivecQtxi xaTa xot
inégal. Sia.çrip.cna. tou e£&> xuxXou t/;v xtvriffiv.
(Fig. 2.) Concevons deux cercles concen NEVoriffSu yap éptoxEVTpot pt£v ot AB, EZ,
triques AB , EZ, décrits autour du centre T, 7T£pt TO r XEVTpOV. KuxXlffXO; Sî Tt? 7T£pt TOV EZ
et un petit cercle H© qui parcourt EZ sur
o H0 xivou/aevo; , eyatv erc' auTou to XEVTpov ,
lequel est son centre , tandis que l'astre par
xat ô <x.çv\p en auTou yspopiEVo; opaXw; , xat 6
court uniformément ce petit cercle; il est évi
dent que quand il sera en H , il sera à sa plus H0 £7:t tou KZ , Sr\).ov ouv ôrt xaTa (xev to H
grande distance du centre T , et en 0 à la yivop£Vo; eçai noppwtaw tou T , xaTa Se to 0
moindre , et que dans les positions également EyyuTaTW TiEpi Se Ta? pi£Ta|u toutuv eitoyjxç Ta;
éloignées de ces points, il sera dans ses dis piEffa; e£ei S'Eo-st;. Eav apa Xa£a>/x£V arro tou
tances moyennes à ce centre. Si donc nous
xsvTpou Tac Suo ExêaW.op:Eva;w; TK xat TA ,
prenons les deux droites TK menées du centre
E7it tov AB xuxXov e\jdei<x.ç , acl ey.Soàlop.evai oux
au cercle AB , (ou bien les deux TA) qui
coupent des portions égales sur la circonférence tffa;ayaipr]ffouo-t tou AB, aXk' eïo:%içriv p\zv tïjv HN
H0, ces droites ne couperont pas des portions lù.eiçov ayerwoav tou T , p.e-/içriv Se ttjv e~).ttyjLçw.
égales sur la circonférence AB, mais la plus O yap auTo; t»i« a7ro^£t^£&)ç Tporro;. Tou apa ex-
petite sera HN la plus éloignée du centre T ; XEVTpoU H0 TTSpi TOV EZ TOV ÔptOXEVTpOV AB ÔpJX-
et la plus grande , la plus proche ; cela n'a
Xu; xtvoufiEvou , xat tou arspo; Ta; tffa; eut tov
pas besoin d'autre démonstration. Par consé
quent, l'excentrique H0 parcourant le concen H0 exxevTpov Siep^ofievov , xat ev to-oi; xpovoi; >
trique AB uniformément, et l'astre décrivant aviso; yavriCTETat w xtvrjcri; eui tou AB Tôt; «no
des portions égales sur l'excentrique H0 , le tou T tjjv Seupixv 7totoup.evot;.
mouvement sur AB paroîtra inégal en temps
égaux , aux personnes qui le regarderont du
centre T.
En admettant ces deux sortes d'excentriques, Atx«S toivuv tou exxeVTpou "kot(j.ê*vopevov , xai
ce ne peut ôtre qu'à deux conditions : ou le ê| avayx>i; lît^w; p.ovoV fi y*p r.epuyji to xev-
centre de l'univers est en dedans de l'excen Tpov tou Ttavro; 6 ExxEvrpe; tou aç-epoç ey oû
trique sur lequel l'astre est porté , ou il n'y xtVEtTat , fi t\i\pw arc' auTou , fi eçaTtret «utou ,
est pas contenu , ou il le touche. Ce dernier touto te aSvvt*.z(èV. Ouo*£ TtoTE yap tou; açepxç
cas est impossible , car jamais nous ne voyons opwpiev Trj; yri; i{'aU0VTa?- At^w? «p* tou exx£v-
les astres toucher la terre. Ainsi , l'excentrique Tpou piovov voEto-fîat çaivofXEVou ^uvatov , xat ay.<j>o
HYPOTYPOSES. 77
tfp*« T«S Xrj^etç aubaQxi , mu ofiaAriv f*£V twv ne pouvant être conçu que dans le cas de, l'une
i... >.
£xx£vrpwv xivn?iv, avwptAov oe yavtaîTiay. K/ï-
iva- ou de l'autre des deux premières
r conditions ,'
' on peut expliquer comment le mouvement des
Xeid9a) toivuv tJtu; f«v ExxEvrpo; , oiav ex« xat . „ , , ., . ,
excentriques étant égal , il paroït cependant
to tou iravîo; xevxpov evto;, wa-rrep £7rt ti)« Ttpo- Nommons proprement excentrique, le
repa; xaTaypayrj;- £e etcixuxAo; , ôrav rrspt cercle qUi renferme le centre de l'univers ,
ÉTEpov xiv£tt«i xuxAov f/(ùv eit auTOu to oixeiov comme dans la première figure ; et épicycle ,
xmpov, avxoi ctt' exeivou 7iap«?spop.£vo; , !• cercle qui se ment autour d'un autre
cercle sur lequel est son centre , soit qu'il
exeivou TEpiavovTo; auTov rcepi to ocxeiov eauxou * ^
r ' parcoure cet autre, soit que cet autre se trans-
xEVTûoy. Aitiov Se toi; arpovouot;
e/Tru'- **" 5r r t»i; ctp.<p
t-T orepav
1 t en' .tournant autour de
porte , son propre centre.
tuv .ùno'fleaewv touto 7tapaAir]>£u;, xai TauT» ttjv Les astronomes ont dù admettre ces deux hy-
«v&ifzaAutv Seixvwcti oui/apEvrjv , to eïïi twv pothèses qui peuvent expliquer cette inégalité ,
appoT£p«v *ei<T0at Tnv Sewptav. Etti p.ev yoep à cause du besoin que nos yeux en ont pour
JîAtOUXat O, EXXEVTpo; «pX£{ T«_ y«lVOfX£V«
_„,»„..._ ot«ffu-
>,-,„., s'en rendre raison. L'excentrique
n suffit acl"
seul pour
t'uul ■
- , , . expliquer les apparences que le soleil présente ,
ffau9ai xa9 ÉauTov , xat 0 EntxuxAo; xwPl« > em ■ ■ v* • 1 » 1 •
ainsi que 1 épicycle porte sur le concentrique
ojxoxEVTpou tpepoxtvoç' etti *< twv attwv «rspwv seuI. Mais pour les autres astres, Q faut employer
ap.<foxep(ùv apax %peicf xat Etw9a<7t tï)v TotauT/jv fgg £|eux hypothèses ; c'est ce qu'on appelle
WTrogEO-iv xaAstv Exx£VTpo-E7rtxuxAov , w; eizi Tou l'excentrico-épicycle , où l'on suppose l'épicycle
exxEVTpou tov mtxvxXov 6iroTt0£,«VOC x.youaEVov. en mouvement sur l'excentrique ; et cela de-
_ , , vient sensible par la comparaison du mouve-
Cli xat o»]Aov, orrai; n tou «Aiou xtvxiot; eri« . , ,
ment simple du soleil , a celui île la lune qui
«7tAour£pa
^ 1 ', xat xaTa TaUTa; Tas uTro9c<7£t; ', ù>aTtepr .
est plus compose,, en ce qu il faut
r ,.
appliquer à
x«i h Tn; aekwni t/j; tou tihw TtotxtWpa ou<j«, celui-ci les deux hypothèses tout ensemble. Et
$ix to êeiaQcti xai toutwv a;xyoTep&)v â^a , tuv ce mouvement de la lune est cependant encore
«/>.ww $e *TÛ.ovçeptx. Tou; p£v yap eùprflop.sv xat Plus simple que celui des autres astres. Car nous
trj; toiv «tWv o-yaip»; se; rww iavToiv v7ro9£o-tv lrouverons que ceux-ci ont encore besoin d'une
fc _ autre hypothèse, la sphère des fixes, ayant un
Oioix£vouir xtvouaEvri; xaTa p et*] yxai p.oipctv , , ,. . „
mouvement qu on dit être d un degré en cent ans,
w; xara,aa9rjo'0(X£9a
1 r , raixv , ttjv « ow^ev deoae-
r ,hypothèse
. . qui. n, est pas nécessaire
, ,.
pour expliquer
vrîv t«ut»,; Tn; bice6ca«*e , «»•« touto fuv iq-WS j,^^ ^ ce qu; se dével0ppera à mesure
eçcci 7rpoeA9ovTt ad ywwpfiov. Nuvt <îé Ta; xotva; que nous avancer0ns. Maintenant après avoir
rxi; yatvopevnî avuu.a>.ta; wnoSsaeis *7t«o*eifam« , montré les hypothèses communes de l'anomalie
tm xhv iSico) [inct tauTa itepi èxarov peQiép.ev. apparente, nous allons passer à l'examen de
©euptav, etno Trj; «>iaxri; ri>; Ttaawv a7rXouç-epa; chacune en particulier, en commençant par
xivrio-Eu; tuv «px»!" Aa^ovie;. celle du soleil, comme la plus simple de toutes.
ETTEiaV} toivuv tov )7Aiov 6pup.£v tïîv E'autou t:e- Nous voyons le soleil faire sa révolution dans
fioo*ov xaTa Xo£ou xux)^u 7;oiou/i£Vov toi; napaX- un cercle oblique aux parallèles, et passer
ArjAot; 7 xai fxf9tr«{X£vov £îtt te Ta voTiWTEpa xat successivement au midi et au nord de l'équa-
/3opEioT£pa tou tayjfXEptvou , xat ypaçovxa xvxXov teur , en décrivant toujours le même cercle f
7g YII0TYIIfl2EI2.
qu'on nomme le mitoyen du zodiaque. Cette a.ti tov xxtzov , ov on xaXouort fox fietjav tcov £w-
dénomination vient de ce que les autres astres &wv, aizix fo> zrtc, touxut»); 7rpoo7)yopta; to TOUS
passant au-dessus et en dedans de ce cercle, font alloue, xat Û7t£p toutov , xat sicw toutou, TroXXa-
leurs retours d'un côté ou de l'autre , tandis que xeç ytvouEVou; 7roi£to-9at Ta? eut Ta irXayta too-
le soleil au contraire parcourt toujours le môme ira;, zov oe vliov tov xuzov xat éva &a7rop£UEO-9ai
cercle qui tient le milieu entre les autres cer- ftEffov ovTa tojv aXXuv Xo£«v, ou; oî aXXot ypx-
cles obliques décrits par les autres astres qui fovai eiauzs auTou xai'e^, 7toioupiEvot Tas Û7TO-
s'en écartent en dedans et en dehors , après X^PW*l* E?' s'xaTEpa j to îrotxtXuTE/sa; etvat
l'avoir traversé, par l'effet de la variété apparente Ta; jatVOfiEva; exEtVWV xtvïjo-ei;.
de leurs mouvements différents du sien.
Tout cela se conçoit sensiblement. Ainsi la Entifoi zoivvv zxuzx xat ôior t>Jî ato-Qïio-Ew;
première chose que nous ayons à faire , est de iip.iv eçtv tvxpyn , foi Trpuiov fyxa; 7r:£o-«t tote
fixer les termes , l'un boréal , l'autre austral , popêtov -epa; xat to votiov tou #.iaxou xuxXou^
de l'orbite solaire , et de savoir à quelle distance xat yvwvat itoacv E'xarepov tou fteyij-ou twv ra
ils sont chacun, du plus grand des cercles pa- paXXTjXwv otyzçwtv , Ivx xat îroaov oteç-aatv ot
rallèles, afin de pouvoir en conclure la distance uoXot tou tî Xo£ou (xat twv irapaXX»]Xwv ) ytvw-
des pôles du cercle oblique , et de ceux des Bx.up.ev. To yxp auTO toutwv te eçi Sixçnpa. ,
parallèles ; car cette distance est la même , xat to twv £tpy,ix£vwv nepxzvv jrpo; tov peyiçov
comme je l'ai déjà dit, que celle de leurs li- twv TtapaXXyjXwv , w; iiKEp.epvrfidx npozipov. îlpoi
mites au plus grand parallèle : pour avoir les fo] rriv toutwv xaTaXr)'.J/iv , etteioN] tri aic9r|ff£i
limites tant boréale qu'australe , prends l'instru- ^oulopeOx to fioptiov tou xuxXou xat to votiov
ment que je vais décrire de manière à t'en faire ncpxi IxSeiv } opyxvov exfofozxi zoiovfo, ivx prifo
connoltre l'usage. toutwv aneipw; ej(>};.
(F. 3.) Prépare un de cercle de cuivre, de KaTctfxsuaaSw xuxXo; ^aXxou; tw fx£y£0si o"up.-
modique grandeur, et telle qu'elle ne le rende p.tzpoç, , ivx pr^zt Six zr\v îmepSolnv y foaxivYizoz ,
ni difficile à mouvoir , ni peu susceptible d'être prizs fox zi\v EXarrwfftv irpo; Ta; y.azxzopxi ave-
bien divisé par trop de petitesse. Mais qu'il soit nn:i:rifoioç. Ef/j av avp.pezpot; , e;(wv T,lv ^ix-
assez bien proportionné , pour que son diamètre pezpov pri elxzzovx yip.i~riyijxi(yj p.tye9ovi ,. 6>çe
soit au moins d'une demi-coudée, et que le Eivat 6 twv r> ex tou xEVTpou %' t toioutwv to (3«9o;
rayon étant de 6o parties égales, la largeur de auTou S f xat to rcXaTo; |3" xat ripiav. Aei fo
sa circonférence soit de 4 de ces parties, et yvwvat Tt xaXw uXaTo; xat Tt (3a9oç. Aibçcù toivuv
l'épaisseur de 2 Et pour montrer ce que o xuxXo; axzx zi\v r.spiofov ixuzov px\ Trepiçcpoùç ,
j'entends par l'épaisseur et la largeur , que ce aXXa outw; wç-e Trjv exto; £iri(pav£iav £ts yuvta;
soit un cercle dont le limbe ne soit pas arrondi, -nepxzovaQxi , auvxnzoucxv toi; £y' èxxztpx fri
mais tellement façonné au tour, que sa face exté- 7rei?ois 6/xotw; fo xat tt)v svto;' x«i oyTU axpt-
rieure se termine à angles droits à celles des T£Topv£Uff9ai , wj-s etvat Tfî-payuvixaç Ta;
côtés, l'intérieure de même, et les quatre faces xXtast; , TOUTErt" op9a;. T>7S te evto; xat Trj; £xto;
perpendiculaires étant entr'elles, l'intérieure et TrepipEpEia; 7rpo; tou; xpoïayou;. Outw fo] ouv tou
l'extérieure seront, l'une inférieure, l'autre supé- xuxXou ax£uaar9ÈVTo;, (3a9o; p.ev xaX&i tou xuxXou
Heure, et parallèles. Ce cercle étant ainsi fabriqué, to arco t>k xupTr); EittipavEiac Et; Trjv xoiX»jv $ixçrip.oi,
j'appelle profondeur la distance de la surface éaov arcé^si Ta entTiEÔ'a toi; ttp kxxzepx twv o*uo
toutuv éîtiyavEtuv. IIXaTOî Se to ixccTspm Siaç-ripet concave à la surface convexe de son limhe , c'est
to pi£Ta£u tuv o*uo £Tzir>e$ti>v, Ar]Xov apa ort $ti Trjv la- largeur des plans qui sont eutre ces deux sur
faces. Et j'appelle épaisseur de ce-limbe , la dis
f«v ex tou xfvtpou ps/pi Tr)5 exto; £7It9«V£ta;
tance entre ces deux plans. Il est clair d'après cela, >
Eivai Tfxn^aTtdv I"' tnv <?£ £X TOU «UTOU XEVTpoU
qu'il faut que la droite menée du centre à la sur
p^X/3' Vfii evtoç xotXyjç s1' xat v~, to o*e arco t>)5 face extérieure, étant de 60 parties égales, la droite
xotXïiç £iri mv xupr/iv Tmapwv , ocuv ex tou menée de «e centre à la surface intérieure ,
xevtpov fi£XP' ttjç xotXijs f xat v", xat 17 p£XPJ soit de 56 , et la portion comprise entre la sur
TTJ5 XUpT»]Ç I"' TO (fe flCTTO S'aTSpOU TWV £7riïT£(î&W face concave et la surface convexe, de 4 des
parties dont la droite menée à la surface con
ETtl TWV XoiîtOV TUV TTpOS Op9«5 TOHÇ #UO TaUTaiÇ
cave en a 56 , et dont la droite menée à la sur
£7Tiy«V£ta(ç ô*uo tuv auTwv Tp»iu«TUv xat yipiazoç. face convexe en a 60, et la perpendiculaire
d'un de ces deux plans à l'autre , mesurant l'é
paisseur, sera 2 £ de ces mêmes parties.
Toutov outw ffXEuaaavTf? tov xuxXov, dtacipriaofiev Après avoir ainsi préparé ce cercle, nous le
«utov £iç t"4" io"« 8iaçr\\).<x.T0i xoczac Sonepov tuv diviserons en 36o portions égales sur chacun
£7ti7î£0Nuv 0 ExaXouv (3a8es , xat £t; Saa toutov des plans auxquels nous avons donné le nom
eXaiTOva Swarai^ wj-e xat exarj-ov tuv TpwjpiaTUV de profondeur, et en autant de moindres por
TUXetv UfiOTEptEIV £15 £ , XV« fX>) fAOVOV tyjxt[UV TÏ]V tions qu'il sera possible, de telle sorte que cha
xata paipca; auTOU Topujv , aXXa xat t>jv eXaTTOva cune des portions soit subdivisée en 60 , afin
t«ht»js £iç Xettto; , xai yap axpi&ç"£p«v £x t»is que nous l'ayons non seulement divisé en par
lYipriaevz £|opt£V tv|V xaTa).»n|/iv. Ou yap Traviu; ties, mais encore chacune d'elle en minutes,
£ij éXas p.oipa; airoT£).EUTà xuv ÇyjToup.£vwv tte- car c'est par cette division que nous parvien
paTWv n 7tpoj' tov ptEytrov tuv 7tapaXXy]Xwv <?t«- drons à une plus grande justesse dans nos opé
C«o-tv } «XX' £15 XeuTa. Kai oNiXov oti ô\atpouvT£5 rations. En effet, la distance au plus grand des
ftS T« £).«TT0V« TWV ptOlpUV , OUJ£ ^Xov 10 /3«6o5 parallèles ne se termine pas précisément à une
ty/a.pa.iop\iv Tai? Eviopuxt;, aXXa Tat5 ptev uotptatatç des 36o divisions, elle aboutit à des minutes.
ypafiptatç Ta5 piotpa;, t«s o*e *«T* Ta XEirra //Eîafu Or il est clair que la division en minutes ne doit
tuv pwtpwv xaT« to )7//.«7u tou |3«3ou; , iva xat xo']»io-t pas être marquée sur la largeur entière du limbe,
îT£piyp«ij)£i5 Ta5 pioipa5 xat t« X£7TTa., T«s ptsv xat; mais seulement la division en 3Go portions ;
fxetÇoat Topiatç , Ta Se. ?atç EXaTTatrtv u7roiop:ais. et la subdivision en minutes, sur la moitié de
Tft»]0£is $e oùtw; ô xuxXo; 7rap£ç"£Tai xpeioiv wpttv cette largeur, par des traits plus grands poul
[isayipGpivov , où ÇriTyiaofiév Xaé'ftv to pÉTafu ies portions ou degrés, plus petits pour les
^lar^a tou te (3of£iou irepaios vai tou votcou minutes. Le cercle ainsi divisé nous servira de
tr)5 «Xtaxrjs Xo|uaeu5. méridien sur lequel nous chercherons à prendre
l'intervalle de la limite boréale et de la limite
australe de l'obliquité de l'orbite solaire.
Msra ô*£ toutov, èrèpov xuxXov jopeu<jop.ev p.e- Après ce cercle , nous en façonnerons un
yeQsi pi£v t*iXixoi>tov , w; ^uvao0at t>5 xoiX)} t^ autre au tour , assez grand pour pouvoir s'adap
tou nzon[j.6ptvQv r/jv toutou xupryjv axpt^côs £vap- ter exactement par sa circonférence convexe
fjioÇcaÔat , xat EVT05 outou TieptayEaSat , toutou à la circonférence concave du méridien, colure ,
8o YIIOTYimZEIS.
et y tourner, sans en quitter la face intérieure ; p] ExTCtîrTOVTa oj; «p^weuç, exeivou & d"
ce méridien ayant un limbe large de 4 des £X0VT0? T0 °'wv S" * >7 £X tou XEVTpou ,
parties dont le rayon en a 60 , comme nous xotO'emep 7rpo£irop.£V , auTo; $vo yjxi wpuaEos
l'avons dit , le limbe de second cercle en "X"" tuv auTwv to oixeiov /3st9o;. A)$ov oit tou
aura a 4. D est clair qu'ayant tous deux la rcXaTOUç ocpfoiv irsov ovtoç , ivx ol xpoTscyoi tuv
même épaisseur, il ne s'écarte pas du méridien , xuxXwv £9' evoç «ffiv £;:i7t£#ou , xat ôîrus p.yj
mais est toujours dans le plan du cercle extérieur, 7rap«)JaTT>) to £7îrrt£iî'ov tou peoTtyiSpivou nepups-
lorsqu'on le fait aller vers le nord et vers le midi, pop.Evoî 0 ftuco xuxXoç , û£Xo).utw; xora T£ arpxTov
en dedans du cercle extérieur. Nous ajoute- x«t p.£rjrtp.opt«v un' auTOu. Toutw o*»] tw evroç
rons au cercle intérieur deux pinnules perpen- xuxXw 7;pocr9ir]ao(XEV o\io 7niyfxaTia op0ae rcpo; auTov,
diculaires sur son plan, opposées l'une à l'autre , xcaa Sazepz p.epri auTCu , oîov iï x«t« to «vato-
i'urie du coté de l'orient, l'autre du côté de l'occi- 'Xuov auTou (J-efioç , >j xaTa to <3Wtxov' aiioupcpei
deut , car l'épaisseur du méridien ne fait sensible- yxp tou p.Ear,{tëpivov to n).aToç xaî' aiadridiv ,
ment rien. Les pinnules doivent être des parai- Ta Je jrrîyjxaTta ex XeîikÎoî Xfô-xrv; axptSuç jra-
lélogrammes faits d'une plaque mince de cuivre poùlr}.oypa.pp.ov op9oywvtou , xat (îiauyiov ex""
avec un trou au milieu, dans la rencontre des xaT« to piEaov , oîov xatTa zy\v avpëoXriv tuv cv
diagonales tracées sur chacune, d'où s'élèveront auTotj àtayovieov' toutuv <?£ éxaîepou y£y£V£TW
des triangles rectangles perpendiculaires à ces Tpty<ai/« opSoyùivix exyu>] 7rpo;. opôats ovt« toiî
parallélogrammes , tels que leurs bases soient la T.xpxXkr\koiypxppoiq , w; Trjv faxaiv auTWV ctvxi
moitié du plus petit côté des pinnules , et diamé- WioEiav t/j; elanovo; nleupa; , xai TauTa <svp-
tralcment opposées , sur le cercle intérieur , de 7i«yyiTW x«t« o\au£Tpov allri),<7tç , et» tou evtoç
façon que les parallélogrammes soient perpendi- <!>; EtpyjTat xux^ou , oûtw; wç t« pvj 7tap«).X»i-
culaires à la face latérale de ce cercle , dont le loypappa. Trpo; op6aî eç-avat tu xpoTayw tou
Hmbe sera surpassé par ces triangles, qui abou- xuxXou, Ta 9e Tpiywva itrxpaipew to toutou /3«9oç,
tiront par leurs extrémités au limbe du cercle xai xaT« Ta axpa ÉauTwv ûir£p£TrtiiT£iv eia to
extérieur ou colure. Ainsi, quand le cercle (3a9o? tou îxtoî xptxou, tva nepixyopsvou £yroç,
intérieur sera mis en mouvement dans le cercle Éç-wto; o*£ iSpoum tou exto; , t« axpa tuv Tpt-
extérieur qui demeurera immobile , les extrê- ywvuv 5eixi/u£i Ta« poipaq et; *{ xaTaTETp.»iTai
mités des triangles, parcourant les divisions de tou extoç xux).ou to (3a9o; , znç o\o7rnas wpttv
l'extérieur, les montrera k l'oeil qui regardera y«yvopi£V»j; $ia tuv 7rapa).XriXoypappi&JU op&oas/ Te
par les trous des pinnules perpendiculaires sur Êç-WTUV xac T£Tpïippi£vcov xaTa Siap.etpov aXkr^oiç.
le plan du cercle , et tournées diamétralement
l'une vers l'autre.
Pour adapter ces deux cercles l'un à l'autre , K«i r> Seati ô*£ twv xvx).mv toutwv owtw xa-
prenez deux fiches que vous fixerez en deux TaaxeuaoSw ouo y£yov£TW(j«w lentôei xat rcap'
points opposés de l'intérieur du grand cercle, et txantpx tou |3a9ouç tou pei&vo; xpucou iZYiyvva-
qui s'étendront jusqu'à embrasser la largeur du ôuaxv } û? &aT£iv£(« xai £'5 to tou ÉXaTTOvos
plus petit, de manière k le tenir ferme, et k |3a9oç , xat ev éavxxK xaTE)(£iv auTov p.* et-ali-
nc pas le 1 aisser s'écarter de la circonférence con- a9«ivovTa Trt$ xoi/.y); £7ri^aV£taç tou pt£iÇoi/o; ^
cave du plus grand , ni k l'empêcher d'y couler, ail' outwç o>î pL»i xoXueiv auïou T»)v îiepiaywyrjv.
Quand ils seront placés l'un dans l'autre , OÛtw de tav xyxXuv oup.TuxysvTo>v , yeyovjTta
HYPOTYPOSES. 5«
ruXto-xoî tvjv fAîV (3a<rtv £XUV TETpaywvov axptSwç, par. le bord extérieur du petit, inséré dans le
TO <?£ p^XOÇ O'UU.fXETpOV OlOV ?" (îaXTuXwV. Et? <?£ bord intérieur du grand implanté sur une
To avw p.Epoç otîou pEXXouatv ot xuxXot Evapp.0- petite colonne quadrangulaire de huit de hau
ÇcaSat , a<ù\r\voeiriri 7T£pty£p£iav TETpaywvov xaTa teur, dans une rainure de sa face supérieure
t»iv xotXor/jTa , xat TOtauTrjv otav e^»! ° exto? à angles droits, de même forme que le cercle
xpixoç T>jy SiiïoLG'/ripctuaw . xaî é p£v ç-uXtaxoç extérieur qui y sera reçu. Ce pied sera posé per
tiJpuo'âw ent 7rapaXX»)Xou eTTtiieioii t» ôptÇovTi , pendiculairement à l'horizon sur la méridienne ,
xaTa ypaufi/j; f/.ea>ip.6ptvris Xï]ij>9Eiffri; t»î; /3aacW$
qui coupera en deux parallélogrammes égaux ,
aUTOU TETpaywvtx>is ouotis , t»]v ypa^piyjv TauTirçv
la base carrée. Le plus grand cercle qui ren
axptSwç tsu.vsiv <ît^a to TETpaywv&v Et; o*uo rca-
ferme le cercle intérieur , demeurant ferme
paXXy]Xoypaptu.a. O o*£ xpixoç é [x.eyaç 6 eyu>v tov
£T£pov evtos evap/xo^EffSw tw un' auTou awXrjvi , sur le pied , le cercle intérieur qui sera mis
xoti auy.-KïiyvuaQo) Éo'paiw; îva, toutou o:evovtoç et» en mouvement dans la concavité du cercle exté
tou ç-uXio"xou , ô evtoç irEpiayoïXcvoç ÛTt' «utov t>]v rieur, laisse voir sans obstacle au travers des
te Sior.zeuxv axwXuTov i:a.pe/Yi $i« twv opfiwv jra- parallélogrammes perpendiculaires, et marque
paXX»iXoypap.uuv , xat tijv orifiEiwo'iv twv poipwv en même temps, par les triangles qui avancent
&o twv axpwv Tpiywvwv twv £Xr)Xap.£vwv p-£XP' sur le limbe du cercle extérieur , les degrés
tou extoç xpixou,' xat toi; axpoi; toi; EauTwv de celui-ci auxquels aboutiront les sommets de
Tat; Top.atç T«t? £V tw /3aÔ£t tw exeivou <7u,u6aX- ces triangles. Quant au parallélisme à l'horizon,
Xovtwv. To pisv ouv 7rapaXXr]Xov E7ri7:£o\>v tw épi- on \e prend par le moyen de quelques cales
£oVTt la.[i6a.vezoii ûîio S'EptaTWV Ttvwv svSev xàxet- posées de côté et d'autre au-dessous d'une plan
Gev xat 7tavTaj(o9£v ûi:o&xXXop:evwv , otov 7rXaxo? che, sur laquelle portera le pied du soutien .
x£tpt£Vïi; Eip' r,i avT£8ïivat foïjaEi tov ç-uXtaxov } de manière qu'elle ne penche d'aucun côté. Ce
£Ù>Z avaxXwi; y£vr]Tai xaTa îtavTa. Kat Eç-at que l'on reconnoitra en y versant de l'eau qui
TOUTO TTtç-OV , £av Ûlîwp £7Tt^£0^£V0V triTat restera à la même place sans couler vers quelque
-£jt' auTOU xaTa uïjiÎev p.£poç £xp£ov ti, wç av part qui seroit plus basse. Car le poids de toute
,jtoiXoT£/30V oV d>s tou |3apEos étui to xotXoTEpov matière pesante l'entraîne toujours vers les parties
•a TnOTT
inférieures. Ensuite voici comment on aura la <SV] x«t« yvaiv r/)ç qaopaç ouffTiç. H Si p:z<jr,u.Gpivn
ligne méridienne: XapêavETat oÛtwç'
Après avoir planté un gnomon vertical sur rvwftovo; op0ou çolvto*; eitt m; tÙmxoî Tau-
la base carrée, et décrit un cercle autour du r/)ç , xat xvxXou ypaijiEVTo; irepe tijv piÇav tou
pied de ce gnomon, comme autour d'un centre, yvwfiovo; rix; îrepi xevTpov, xat T>ipiiO"aVTWv iip.m
on observe avant midi , le moment où l'ombre 7tots itpo ps<7r;fA£pta; to axpov t»)î ov.ta; tou
du gnomon atteint la circonférence de ce cercle, yVWflWVO? £7» TOV XUxX.OV 7ri7TT£t , xat Xa£oVTES TO
pour marquer exactement le point où elle arjfutov axptSwç , xat au tocXiv ttote fiera fiEOYipi-
tombe, et ensuite après midi l'autre point où ëptav , xat XaêovrE; woauTw; xat touto to otj-
l'ombre aboutit , quand elle atteint encore la pstov, xat (îta itizpaOsaECùi axptSouj xavovo; fin—
circonférence, et joignant par l'application d'une £eu£avT£î suSeiav aTto tou rcpo fiEcripêputi Xr|<p0EVTo;
règle ces deux points , on coupe la droite tracée <r»](/£tou £t; to p£Ta fX£<rr)ft6ptav EtXnupwvov , xat
de l'un avant midi, à l'autre après, en deux TEfivovTEç auTrjv iJt^a tï;v EuSfitav, xai tou ccvtov
parties égales , puis appliquant la règle sur le xavovo; rn 7rapa0E(7£t Et; to XEVTpov tou xuxXou
point du milieu et sur le centre du cercle , la arco t>i? $iymop.ia.z EU0Eiav ayayovTEç xai ExSaX-
droite tracée le long de cette règle , jusqu'à la Xovteç «XP£ 7repnj>epeia;. Autï) yap eçou coi
circonférence, sera la ligne méridienne dans tous pi£ay|fx^pivr) ypapp.r\ navza^oQtv ttjv tT.asvvp.iixt/ ,
sas points, parce qu'à midi toutes les ombres qui Aoti ev Tais 'funtiftSpuui at arco twv yvwpiovwv
tombent du gnomon se confondent avec elle. ffxtai îrirTouaiv ett' auTriv.
Après quoi , on pose le soutien sur cette Aît Totvuv tov guXktxov Setvat eiu TauTri; xaTa
ligne , dans la direction de la méridienne , et t»]v Topir;v t/j; |3a(7£w; -yv epr\u.fjr\v , xai SevTS
quand la concavité entière du cercle inté axo7:£tv tcote il xotXoT/i; tou evto; xpixou axtaÇETat,
rieur sera ombragée , au. moment où elle le xat OTav touto yevjjTat, fi£<xv!ft€piav oteaSat etvat,
sera , vous serez certain qu'il est midi , et que xat tov r{kiov ev tw tr.nteiïut Eivai tou jxeorip.-
le soleil est alors dans le plan du méridien. Ëpivon , xai outw Xot7Tov r.xpatfepomoi TOV £VT9î
Ensuite , faisant mouvoir le cercle intérieur , xpiXOV , QpXV 7T0T£ ûV ap^!OT£pCi)V TWV SlMyidiV
jusqu'à ce que le rayon du soleil passe par Ttmrri il axTtç" xat ÔTroTav touto ytvrtrat , opâv
les ouvertures des deux pinnules , quand vous to axpov tou Tptywvou to p.sar]p.êpLvoïEpov , xaTa
l'y apercevrez vous remarquerez sur quel degré îrotav ££•«' fioipav , xai ortyxeiouo"0at t»]V fiotpav
tombe l'extrémité du triangle le plus austral , £x£tv>]v. Eav 0»] TauTa 7tot/!0"wp.EV , tou îrçXtou irept to
et vous marquerez ce degré. En opérant ainsi, teXo; ovtoç tou to|otou , xat auT/jv E7iE}t<<VTo; t>jv
quand le soleil sera parvenu à l'extrémité du a;roTeXeuTrio,iv tou Çwiîtou , xat éftotuî Trept to
sagittaire , ainsi qu'à la fin des gémeaux , le nom twv (îtiîu/ytwv teXo; , xat Xaêto^ev Taç (jtotpaî Taç
bre des degrés marqués par les pointes des trian a7ro).a^5avoft£vaç Û7ro twv axpwv twv xpiycovuv ,
gles, d'un de ces points à l'autre sur le cercle ot's e%pr,aap.eQa. yvwfiovtoiç ejrt tou p.eayip£pivou
méridien, sera en latitude la grandeur de l'écart xuxXov, é^opev 7toaov Ej-t to ;rAaros ttjs tou )5Xtou
du soleil d'un point tropique à l'autre, et la moitié Xofwffewç, xat toutou t«« ypiosixç 7T£piXa6ovTes,
de cet écart nous donnera la quantité dont chaque £Ûp>]0"OfJt£V TO 7tOffOV £XaT£pOÇ TWV TpoTTtXWV TOU
cercle tropique est distant du plus grand de te 7rapaXX/iXou pzyiçw (îieç-fixe.
tous les cercles parallèles (de l'équateur.)
Voilà ce que nous nous proposions. 11 s'en- Touto Se >iv to irpoxEtfxEVov , w o-uvaxoXou0Et
fPOSES. 83
xai to zviv fuxa^u KspiyiptioLV eivai o*»]X»iv tou te suit que l'are entre le pôle des parallèles, et
tuv 7rapaXX»]Xwv itoXou xac tou Xo£ou xuxXou tou le pôle du cercle oblique mitoyen du zodiaque,
£ta pEawv. KaT£tXri7rrai toivuv opyavtxwç à f*e- est connu. Et ce segment se trouve , par le moyen
de cet instrument, être de a3 degrés 5i minutes
t«|u Twvirposiprjuîvu» ttoXgjv Ttsptyspeia. ptoiptav
20 secondes. C'est à très-peu près l'arc mesuré
xy" xai Xetttwv â~ xat 7, xat (3" x". Kat &7X0V par le côté du pentédécagone inscrit dans le
v>5 eyyu? auT») 7rEVT£xat o*Exaywvou 7rXeupas eç-i grand cercle. Telle est la mesure en latitude ,
tou et; tov psyiçov eyypa<fop.evo\j xuxXov. To pi£v de cette inclinaison. Car en doublant ces degrés
<5Vj 7tXaT£S T»is Xo£<a<je&>î lîûpnaÔw tocoutov. At- et ces fractions primes et secondes de degrés,
nous aurons la quantité de degrés et fractions,
TrXaatavTEç yap Ta; pioipas- t«ut<x« xat Ta ).£7rra
dont les points tropiques de l'orbite solaire, sont
■Ta TrpwTa xat àevzepa. , îravTws é^opiev mv rcao-av
distants sur le méridien ou colure. Or, comme
tov ÂXtaxou xuxXou Xo£w<rtv. E7tE«?>] wç x*t nous l'avons déjà dit, le soleil et les planètes
■npozepov emoftev , o tfXtos xat ot aXXot 7iXavvjz£S ayant été démontrés, quoique se mouvant uni
&(XVUVTai , £l7t»ip éfxaXwç xivouvTai , ptrj ETTt OplO- formément, ne pas parcourir des cercles con
centriques au 1 mouvement général de l'uni
XEVTpov tu Tzamt xtvouptEvot } favepov oti 6*£t
vers , il est évident qu'il faut regarder le soleil
Xafotv tov «Xtov tov ExxEVTpov , xat to anoyei-
comme excentrique successivement plus et
«xaTov aurov xai to nepiyeioztxxov , xai tcote p.tv moins éloigné de la terre , et paroissaut avoir
[innova xtveia&ài vk aXrjSouç } 7ro« Je fXaTTOva , différentes vitesses, tantôt plus grande, tantôt
xat t»]v toutou Statfopxv. moindre.
Efcj Totvuv o exxEVTpos ô ABFA xuxXo; rapt (F. 40 Soit le cercle excentrique ABrA
to E xevtpov , r) St otytt rip.b>v ev tw Z xevTpw autour du centre E , et notre œil non en E ,
f*>l Eut tou E , aXX' £7tt tou Z , tva touto y xat mais en Z , de façon que Z étant le centre de
to tou iravio; xEVTpov , aiïiccyopeiv Se zrpi otyiv l'univers , le point où est notre œil soit censé
rijxbiv 7tpoç to Z xwpov , e^eigN) xevt^ou xat ne pas différer de ce centre , d'après ce qui
oTjjLtEiou Xoyov ex£tv T>]v y7!" fo'xvuTat 7rpoç to a été dit : savoir , que la terre n'est propor
rcav. Kat touto yavepov wç yj^yj £i7to//£v , «tto tionnellement qu'un centre et un point , rela
tou t« fi'xias» tcov xuxXwv rçpas aet épav iintp tivement à l'univers; ce qui est évident , comme
yy\v tou Te Çcoo'taxou xat tuv aXXwv peytç-MV } nous l'avons dit , par cela seul que nous ne
olov tou i<J»)(ji£pivou , tou ptEoripiSpivou , tou ya- voyons au-dessus de la terre que les moitiés
Xa£iou , xat twv toioutwv , w; an sth tou xev- du zodiaque et des antres grands cercles , tels
que l'équateur, le méridien , le cercle lactée,
Tpou tti; yri; Âp.«v xeipevou tou épEftaro? ^ «XX'
et autres pareils, comme si notre œil étoit au
oux £7:1 t»]Ç EKtipavEia;. KEvrpou toivuv oi*to; xo-
centre de la terre et non à la surface. Ainsi
<jp.txou tou Z , vEvonaGw 6 î^Xtoç , a^Sri^î t>is
donc le point Z étant le centre du monde,
b*t' ap.ijioT£pwv tuv xEVTpwv , Xsyo* Sri ttj; AEZ ,
faisons passer par les deux centres la droite
ano tou A a7roy£iou xtv»j9£is tou ExxEvrpau AEZ , et imaginons le soleil parcourant d'un
ipMÏt>K tt|v AB Tzzpiftptiaiv f xac Eu0£ia Ttç mouvement uniforme l'arc AB depuis l'apo
a?ro tou E xEvrpou tou ExxEVTpou r) EB aupt- gée A ; et menons du centre E la droite
3teptayopi£v»j tw «Xtco ano tou A éw; tov B. EB qui tourne avec le soleil , de A en B.
84 rnoTïnosEis
Mener la droite ZB de l'œil Z au soleil B. K«t eite{cux^1 flît0 Tot; Z &W*tH «itt tov
Il est évident que si nous regardons snr l'ex- «),tov B r) ZB. ArjXov cuv oti ôpwvrwv yjfxwv er
centrique l'arc AB sous l'angle AZB, le soleil m exxevTpou Tnv AB xot« t*iv Ûxo AZB ywviov,
nous paroîtra avoir parcouru cet arc mesuré y , c
par cet angle ; or il l'a parcouru , non en allant
amour duj centre n Z, mais ■ autour
. j., centre tt
du « ttpwtvri
r r • yuvta.
i K.£xivy]T«i. oe ouva. w; nepi
r to
Son mouvement angulaire est donc celui qui Z xEVîpov, «XXa TtEpi to E. Kex(v«t«i «p« éa»v
est désigné sur la circonférence de l'excentrique, «j>opi£et r) ywvia r) vno AEB Trepe to XEvrpov
par l'arc -que déterminent les côtés de l'angle 0U(Ja tou rMtvrpov, Et fie» ouv w «ut» ywvta rfi
AEB dont le sommet est au centre de cet r,, utco
, a1-.t> x«t 19< utto
AEB > l7n ouoev
AZB, » av otcupepeiv
*
excentrique. Si l'angle AZB étoit égal à AEB, il ,
. . , . , „ , £17I0U£V Y) «7T0 TOU E Oùàv , »! «710 TOU Z TY)V
seroit maillèrent de voir du centre IL ou au
point Z , le mouvement du soleil. Mais l'angle *«""»v- E™S/> * Pu&v »«™ * *P°« T? E 7WV««
en E est plus grand que l'angle enZ, car si le trjç ■npoç tw Z, Tptywvou yap extoç errt tou EBZ
mouvement angulaire étoit donné par le triangle ^£I^M x£Xtvn(Jievoç , eXottovk <îo|ei xExivyi-T&ai.
EBZ, il nous paroitroit moindre; puisque l'opti- yap £V T0(Ç e7tT(JWK ? fe, T01Ç (XÏ7,e««
que
* nous apprend . que. les grandeurs des . angles twv 7fpoç tw- ofxfiart
, D twv opa-
ywviuv t« peycoi1)
à l'œil , paroissent diminuer par l'éloignement , .
, _ i , ., twv ii£t£oo-iv rj eAaTTOdtv ouat ptstçu xat ujxtxqvx
de 1 œil. De même , supposant que le soleil se
, ». /-» • • „ T7/-w rjr\ i aaivETat. éptoiwç Et «ko Ton A vo»jffeis tov fàtov eiri
meut de A en 09 , joignant Efc), Z,fc), le mou- ~ ~
▼emenl angulaire unitorme se verra en H, plus 1 * » a. •» •»
grand que celui qui paroîtra se faire autour du Z©j ^m * °f*«*1 "l« faivofievm fctx0»l<m«i r)
point Z. wpoç toj E TUS *cp»< Z y«tvop.£wri;.
Menant encore la droite BÉ en A , suppo- Hcàiv nShfitiVK m« BE £t; to A, vtvort<}5<*
sons que le soleil a parcouru l'arc TA depuis ô «Xio; aTro tou T yuvrfitti xr\v TA. El pi£v ouv
le point T. Si nous observions du point E, a7ro T0U E x»iv znpnoiv î^oiou^a, icr,v «v w?fl»
il nous paroîtroit
r s'être avancé d'un arc égal
° à „
xtv»j9£tç t>7 «7io tou A. £7:t to t,
B. Tlaai yap «7to-
I arc AB. Car ces deux arcs soutendent deux ' „
, égaux
angles , qui. ont. ,leurs sommets au centre E
_; T£ivou<rt Ta; 7rpo;
' tw E x£VTpw
r ' ywvi«;.
' Etteioti ot
mais puisque nous voyons du point Z l'arc TA, 0(710 ™u Z °pup.îv Trjv TA, VK ZA cvt&vxQ"-
joignons ZA , alors l'arc TA nous paroîtra égal , 6*o|ei rjp.iv r) TA r:aaevzr, £ivai , 6ar\v ectpo-
à celui qui soutend l'angle TZA plus grand que plçei i, u7ro TZA ywvt« f/eiÇuv ouct« tu« Û7T0
l'angle TEA , de sorte que le soleil paroîtra t<i? * • v ■> o
avoii' parcouru un
, .' espace
, „ plus grand que le ,
, 0£i; UET« TO T TTEpiVEtOV , WaTtEO EÀOTTOVa UEÏ«
vrai , après le périgée T , comme un espace
moindre que le vrai après l'apogée A. Or, la T0 A a7t07£l0V- At«yop« 6*6 orrou >5 npoç tw
différence est pour B l'angle B du triangle B ywvi« tou BEZ Tptywuou- ônou Se r) irpos tw
BEZ , et en A l'angle A du triangle AEZ. A , tou AEZ. Met« pev apec to «noyetov , ayat-
Donc_, après l'apogée, il faut la retrancher du » . -
mouvement moyen pour trouver 1 apparent ; et
•près le périgée, il faut l'y ajouter. Pat con- f"T* ^e T0 Wp*3f«»^ » itporiôevaci ô/x«X>) tip»
rPOSES. 85
âtayopav , ivot it«).(V tiqv ç>«tvo^£yyiv \aSo}(isv. scquent , il faut d'abord trouver le mouvement
Avayxaiov apa npoTepov svpeiv tou rfkiou to xi- uniforme ou moyen du soleil , et ensuite chercher
vrçua to épt.aXov Ttoffov er'" > enerra to yatvojxE- Apparent, soit par addition ou par soustraction.
voy , rî xaTa npooSeav , ij xaraupotipeaiv eiipeiv , C'est ainsi que, dans l'hypothèse de l'excen
£7» ptev ouv r/is xar' £XXEVTpou £mo9eo-£&>ç ^ oÛtm; trique , nous trouverons toujours la différence
ebpriaopev T»jv Aaçopav aei ttj; ouatai; tou wXiou entre le mouvement apparent et le mouvement
x^/icew; xai ipatvopteyri;. Àet Se rat «ûto, xat uniforme du soleil. Montrons actuellement qu'on
errt t>js hepecs oltioSsi^ixu l'obtient également dans l'autre hypothèse.
Eç-w TOivuy éjxoxEVTpoç xuxXo; ptEv tw xofffia> (F. 5.) Soit le cercle ABrA concentrique
ô ABrA 7T£pt to E xevTpov tf oû xekjESco to au monde, autour du centre E où est notre
ôy./jta ■fip.tùv. O ÂXioç xtveiaSw pi>] eret toutou œil , que le soleil ne parcoure pas ce cercle ,
tou xuxXou, ou yap eyativero avaptaXa; xivoupiE- car il ne paroîtroit' pas parcourir , d'un mou
vo; £V tw iffa) XP0l/t" f*siÇova xai £X<moya &a- vement irrégulier, des espaces tantôt plus grands,
çr,p.XTX, oàl' £7Tl TOU ëTSp&U XUxXoU ^ 05 a£l £J£ETW tantôt plus petits, en temps égaux; mais qu'il
TO XCVZpOV £7tt T>)S 7T£plÇ£p£l«î t»j; ABrA TOU se meuve sur un autre cercle dont le centre
xuxXou , xat £ç-w oûtos 6 ZH0K xuxXo? } exêe- sera toujours sur la circonférence du cercle
€Xr)p.evrii en «utov tti; EZ éu0£ta; , ù>çe etvect ABrA, et soit Z.H0K. cet autre cercle, auquel
to Z a7roy£tOT«rov. Kex.ivr^Qtù youv é ptêv etuxu- on mènera la droite EZ , de sorte que Z sera
xX;ç 6 Z0 «710 tou A ent to B , avpr.epia.yo- le point apogée. Maintenant, que cet .épicycle
[iïvoi rr) EA evdeia , b Se Hkioi ini toutou txr.o aille de A en B , transporté par l'extrémité
tou Z «7roy£iou xara Ta auTa eth to If. Ev w A de la droite EA, pendant que le soleil sur
OUV XP0VV & £7TlXUxXoS X£XlV»]Tat TTJV AB vepi- cet épicycle va de l'apogée Z vers H, dans le
yepciav , ôNjXov oti y iiev op.<xkn eçai xiyjjfftç h même sens. Il est évident que pendant le mou
tou emxuxXou ri aîto tou A etn to B, y Se vement de l'épicycle sur l'arc AB t le mouve
çaivop-Evri -h tou rçXiou piETa t/jç tou ettixuxXou , ment de l'épicycle , de A en B , sera uniforme,
riuç eçiv, emÇevxBeioKis vk HE, 17 «opoptÇofjievyi mais que le mouvement apparent est celui du
Û7T0 Tri; AEH ywviaç, ûç-£ « ç«ivopi£VYl t>)î ôptaXrjç soleil joint à celui de l'épicycle , qui sont, en
pEiÇcov értv. joignant la droite HE, compris dans l'angle AEH,
de telle sorte que le mouvement apparent est
plus grand que le mouvement uniforme.
IlaXtv Sri tou ettixxuXou xtvouptevou ojo-outw; , 6 Actuellement, pendant que l'épicycle avance
ainsi, supposons que le soleil ne marche pas dans
t)\io<; piri sm t« auTa y£p£o-9w_, aXX' em to K
le même sens, mais qu'il s'avance de Z en K.
«to tou omoysiou tou Z , o*»)Xov ouy xaT« Il est clair que, dans cette supposition, le mou
TauTTjv T»iv ÛhoSeo-iv , vk ôyuxlrii oua*jç ttjî a7ro vement uniforme se faisant de A en B, le mou
vement apparent seroit celui qui est déterminé
tou A £7tt to B , fi çaivop.£vn £i>l av a.<fopit,ei par l'angle AEK, moindre que le mouvement
ri ÛTio AEK y&jvia^ eXaTTûw ouaa tk ô(J.etkn$. Ô angulaire uniforme ou moyen, c'est ce qui a
été démontré dans l'hypothèse de l'excentrique.
xai £7ii t>)î x«t' exxevTpoi/ e&ixvuto Û7roS£a£wç.
Or, dans celle-ci, le mouvement angulaire
AXX' ctt' ex£cvris ri ex tou arcoyEiou xtvnffiç ju.et£ova depuis l'apogée montroit toujours le mouve
«6 muni A2E12.
ment moyen pins grand que l'apparent ; mais E&txvue ttjv éputXvjv Ttavrw; tvi; ipaivop:evy];' snt
dans l'hypothèse de l'épicycle, le moyen est Se tus xaf' ErctxuxXov , er.i ta aura fxev tou «Xiou
moindre , si le soleil se tranporte dans le même
«ens que l'épicycle ; et plus grand , comme râ ê7tixuxXw , eXarrova t»|V i7ptaX»jv > sut Se ta
dans l'excentrique , si le soleil va en sens con evavTta ptEtÇova, w; eut t>k xaT ExxEvrpov.
traire du mouvement de l'épicycle.
Or, comme cet effet est commun aux deux Enei youv touto xotvov apyoTepatç t«iç uttoOe-
hypothèses, il s'ensuit que dans celle de l'épicycle <7£ai , o*ei XaSîiv ev t»? xar' EutxuxXov vKoOeaei rov
il faut admettre que l'épicycle marche suivant fxev euixuxXov eis Ta Éuopuva xtvoup-Evov , tov Se
l'ordre des signes, tandis que l'astre va de la
xçèpac £7ti tou EutxuxXou etç Ta EvavTta ôp.ox<x.-
même vitesse en sens contraire sur l'épicycle, afin
yjùc, , tva ffuvairox«StçT]T«i aèi Ta o//aXa toiç avw-
que les mouvements égaux se rencontrent à la
fin toujours avec les mouvements inégaux; c'est- pwtXot? , zovteçiv tva tou ettixuicXou xtvoupievou
à-dire , de manière que si l'épicycle a parcouru o*uo leirta , £t ruyoi, rj Tpta , xat 6 17X105 «71'
deux minutes, par exemple , ou trois , le soleil auTou ra taa xivnrai , xat ffuvaTroxaSiç-wvTat ô te
en parcoure autant sur l'épicycle ; et que le «Xtoç xat 0 £7ttxuxXos £7rt tou xuxXou xa8' ou
soleil et l'épicycle se rétablissent en même
y£f£T«t tou ABrA , xat 0 flXtoç em tou Z0 eui-
temps et aux mêmes points d'où ils sont partis,
l'épicycle sur le cercle ABrA qui le porte, et xuxXou.
le soleil sur l'épicycle Z0.
(F. 6.) Pour réunir les deux hypothèses, îva Se xat apyoTEpa; Ta? Û7io9£C£tç avayaycou.EV ,
l'apogée étant toujours à même distance de tou auoy£iou rrjv aunjv a£t Stocç-aeiv e^ovtoç auo
notre oeil , ainsi que le périgée à la sienne , rou ôpipxTOS w/Acov , xat tou ueptyEtou , vo^aat
concevons l'excentrique AB autour du centre 0*£l EXXEVTpOV ptEV TOV AB UEpt T0 Y XEVTpoV, TO
F , et notre œil en A , AE égale à Ar ; Se 6p.p.a »p.wv eut tou A,, iar\v Se xn Ar thjv.AE'
et autour du centre A le cercle EZ , avec xat îrept xévTpov to A xuxXov rov EZ , xat er.i-
l'épicycle A0 , sur la circonférence duquel xuxXov eu' auTOV tov A0,, oû auoyètov fiev :o A,
l'apogée est A , et le périgée 0. Cela posé, il nepiyeiov Se to 0. Totaurri; o*e m; ^e«u; ouarjç,
est clair que le soleil parcourant l'excentrique, Sr{Xov oit xara te tov Exxevrpov xtvoufiEvo; 6 rjXtOî
ou l'épicycle , sera apogée en A , et périgée xat xaTa tov eutxuxXov eçeu auoyEtoraTOî sut
en B , au point diamétralement opposé ; de sorte tou A , usptyEtotaTos Se eut tou B , ôt«v ev tw
que l'apogée A de l'épicycle est l'apogée A de xara Sia.p.expov y£v>]Tai toit»' mçe avTt p:£v tou
l'excentrique , et le périgée au lieu de 0 , sera A «V TW ÊXXEVTpW EtVat T&U £7rixuxXou to auoyètov,
B de l'excentrique , car alors le soleil sera en avrt Se tou 0 to ueptyetov ev tw B, tote yap
B qui étoit le périgée de l'épicycle A0. 0 wXioç ev tw B £S"«t ) ôujp r(v ueptyetov xat
TOU A0 EUlXUxXoU.
Ajoutons pour plus ample intelligence des hy TûUTO piEV OUV EtÇ 7tX£tOVa ff*f»!V£taV ÛKo9effCUV
pothèses , qu'il n'y a aucune différence relative 7rpoax£tc6w , w; piri^EV Stafopov twv aTroyetov Xapi-
ment à l'apogée et au périgée , et comme il ré êavouffwv evexev xat twv iteptyet&iv , ex 5e toutuv
sulte de tout ceci, que la droite comprise entre (îyjXou ovtos xat oti Trjv p.ETa^u tuv Svo xevrpwv
les deux centres est nécessairement égale à celle «7tiv avayxatov £iv»i *y exxevTpou éu; t«? itEpt
POSES. 87
fepetaç tgu eirtxvxXou. Ev yetp iiwu o*ei xat tauro qui est menée du centre de l'épicycle à sa cir
to et; to arcoyetov 8i*çnp.ct xafi' exarepa; tcov conférence ; car il faut dans les deux hypothèses ,
ûnoSeo-ecov , arro tou é/iptaro; w«wv , avayxaiov que la distance de notre «il à l'apogée, soit tou
ÇrjTEiv Ttva Xoyov exet « peralu tcov £uo xevrpcov, jours la même , il faut chercher quel rapport il y
oîov « TA ^ 7rpo;"TT)V ex tou xevrpov tou exxev- a entre la ligne intermédiaire des centres T, A,
tpou" ô yap aUTOç eç-at àVnrou Xoyo; xat TU» ex et le rayon de l'excentrique. Car ce sera le même
tou xevTpou tou entxuxXou Ttpo; t»)V tx tou xev- que celui du rayon de l'épicycle au rayon du
Tpou tou ôfioxevTpou tw lîiapeawv , taat yap at ex cercle concentrique au cercle mitoyen du zo
tcov xevTpcov tou Te exxevrpou , xat tou 6p.oxevTpou , diaque. Car les rayons de l'excentrique et du
oîov y AT , xai r> EA îva to aTroyeiOTaTov 3 concentrique sont égaux , savoir , Ar et EA ,
t'«utov , cô; ei7iov. Toutov ouv tov Xoyov e£ri- pour que l'apogée soit le même , comme je
Trjsav xat eûprjxao-t o*ta ypap^itxcov ecpo&ov , âî l'ai dit. On a cherché et trouvé ce rapport par
e7r£io"ayeiv oux euxatpov. Ou yap a).XoTt Ttpoxei- des méthodes graphiques : ce n'est pas ici le lieu
Tat vuv iî Ta; ûuoSecrei; û<p' éauTtov exTi0=o-5at aot de les exposer, car nous ne nous proposons rien
fxova; , ai; %pu>[xevoi Ta; tcov cpatvopievcov aata; autre chose actuellement que de t'expliquer les
aTToiîfîovat lïeiowvTai. hypothèses à l'aide desquelles on tâche de dé
montrer les causes des phénomènes.
Etvat youv 6*etxvuoucJt t>1V u.eTa£u ô*uo xevrpcov Or on prouve que l'intervalle des centres-
tcov r , A , etxoroTJTapTov pepo; tt;; ex tou xev- r, A, est la 24e partie du rayon de l'excen
Tpou tou exxevTpou , oVe xat ri ex tou xevTpou trique, de telle manière que le rayon du cercle
tou éuoxevTpou tco cîta pteacov etrj av eyovatx tov concentrique au mitoyen du zodiaque est an
avtov Xoyov avairaXti; eixocri xat tetpaïucxaiovx contraire égal à vingt-quatre fois le rayon do
Tr; ex tou xevTpou tou emxuxXou. l'épicycle.
Toutov cVe ripiv cracj»|vio*8gvTcov , errerai Xoiîtov Cela bien conçu, il reste à voir où est l'apogée,
i&tv 7tou to arroyetoraTov eri tou >îXiou , xat tcou et où est le périgée du soleil. Je veux dire à quels
to 7TeptyetOTaTOv. Aeyco cTs oîov xara îrotav tou degrés du zodiaque ils répondent , et si chacun
£ct>o*taxou ptoipav , xctt et xaTa r'auTov aet toutcov arrive toujours au même point , ou bien s'ils
éxaTepov, >î ou xivcirat, Y.x9ar.ep titt twv «XXcov. s'en écartent , comme les antres astres. Pour
IIpo; cre toutcov eùpeertv , 7ipcorov avayxatov auTot; cette recherche , il faut d'abord bien conce
yaiveTat Xa6eiv ti; o i^Xtaxo; xuxXo; eç-tv eûpetv voir ce que c'est que la révolution du soleil ,
ev ttoo-co XP01"? * «Xto; airo auTou oirçpieiou errt c'est-à-dire, trouver en combien de temps le
to auTo orjptetov axpt&o; ep^erat. Aet cfe touto soleil revient d'un point à ce même point juste.
T»)petafiai 7c«vtw; , ou irpoç ttva Tcov arcXavcov Or il fuut comparer ce retour , non à une fixe ,
aç-epcox 7rotouw.tvou; tï)V Trjpyicrtv tïj; a7roxaTar«- car les étoiles vont ensemble vers les points sui
aeco; xtveia6at yap xâxetvou; eîtt Ta è*7ropteva , vants du ciel; c'est pourquoi si on les prenoît
ô>re et 7rpo; toutoiç Xa/xSavw; t»v auoxaTaç-acriv , pour termes de leur comparaison , comme par
oîov irpoç tov eTti t>]; xapo^ta; tou Xeovtoç , avayxn exemple , l'étoile du cœur du lion, il faudroit
Te fi») p.ovov tov xuxXov tov «).taxov Xap.êavetv^ non seulement prendre la révolution du soleil,
«XXa xat to e7rtxiv>]p:a tti; xapo*ia; ev tw evtauTco. mais encore y faire entrer le mouvement de l'é
toile en un an.
Kat TauT»j; eut xa énopieva xextv>)fitvris éxa- Or, comme cette étoile s'avance d'un centième
YnOTYIÏQ2EI2.
de degré vers l'orient, pendant cet espace de zoç-ov popiov [Mai p.otpa;. Aei ow , çjawty obrw-
temps, il s'ensuit, disent les astronomes, qu'il tuv Trpax.TEi? twv loyo>v , 7tpo; za zpor.ïKx cn^eta
faut rapporter aux points tropiques solsticiaux et xat ta iayp.epiva «1* anoy.amçaLaiv opav rrn
aux points équinoxiaux, les retours de révolu r.zpiooov tou te rfkiou xat twv aXXwv 7rXav>jTwv ,
tions du soleil et des autres planètes , parce que û; av axtv/)Twv ovtwv tcov Tpoîrixwv xat twv ktt,-
ces points sont immobiles. Car c'est ce qu'af pepivwv" tcuto yap oÛtoi y.ai ayoàpa. xpaTUvouatv,
firment ces astronomes, quoique d'autres pré et xat aXXot? xat t« Tpoirtxa xivttv , ou
tendent que les points tropiques ont un mouve p.ev toi y.«Ta xuxXoy ôXov , âXX' ènixrepx uocozi
ment non circulaire, mais varient de quelques Ttva; , xat au0tî uiroiroiîiÇiiv t«? auzxç.

Comparant ainsi a ces points comme immo Iïpo; ia'uT« toivuv a>; axtvrjTa 7Toiou[aevoi t>]V
biles, le cours du soleil, ils trouvent que la T/ipr/ffiv , Euptaxouat tov j(povov sv & o f,Xio» azo
durée de sa révolution prise d'un certain point tou auzou orip.ei.ov eru zo avzo r.apayivtzai , 0101*
jusqu'au même point, comme d'un solstice au «tto Tpo7njî eîti Trjv auzv\v zponnv , rj airo i<jr,-
même solstice , on d'un équinoxe au même équi- p-eoia; Eîit zriv avzrjv lanuspiav , z \ >?ptEpwv xat
noxe, est de 3G5 \ jours moins un trois-cen F xai <T pas Âpupa; irapa Tptaxofftoç-ov touto
tième, en toute rigueur. yap Etvat zo axptfes.
L'année égyptienne ne tient pas compte du O p.ev oui/ atyvnzioi EvtauTOî oux <nuXoyt£ETai
-quart de jour. C'est pourquoi les Egyptiens n'a zo S". Ai' 6 ou 7rpoffTi07io"i zaui exayouevaii
joutent pas au bout de quatre ans , un jour aux ttevte ouaaiç eiti toi; ptrjdi TptaxovS' KfXEpai; ouct
cinq de plus que les trente de chaque mois,
àia <î" erwy pttav fiuepxv ûçs é^rip.epov nouiv ,
pour faire six jours. Et ce quart accumulé fait
parcourir aux mois toutes les saisons. Quant à «XX' emavvayoptvov zo à" touto xae /x>iva; touj
ceux qui règlent l'année sur les observations rcap' auTot; p.ïQiçriaw , tcov ava iraaaî t«;
susdites, non seulement ils font chaque quatrième wpa; «vaxaXoufiEvui/. Ot (Je Tatç zrpoeiprijjLg-
année de 366 jours, mais encore ils suppri vat; eTCo/xEvot zripweaiv , ou ptovov x«t« o*" eru
ment ce jour, tous les 3oo ans, à cause du
TtOlOjUffl T0V EVtaUTOV É£ xat £~ xat F WfJLEpuV ,
trois - centième de jour qui est de moins sur
aXXa xat irapa F £tï] ttjv f/sv ripepav ou 7tpo-
cliaque «innée ; et prenant pour la durée de
l'année solaire, le temps que donnent ces ob ri0EiXCTt o*ta zrp eXXei^iv tou Tptaxoo-toç-ou x«9'
servations, ils trouvent le mouvement moyen êy.xçov etoç yivopiEvyiv. ToaouTOV Totyuv X«p:é«-
de chaque jour , en divisant le nombre de VOVZEÇ EX TWV T>ip<1l7E&)V tov £viauo*tov TOU ),Xt0U
degrés du zodiaque , par la longueur de ce Xpovov y Euptaxcuct to opjxkov wpiEpyjfftov avTou xi-
temps. Or, le nombre des jours de l'année vrjpta, y.tpio-*vzti za r:Xrj9»i t&)v tou Çwiîi«xou poipoiv,
étant de 365 jours et i5 minutes du jour, dix zo tou xpovov pixoç. Kai eîret to fviatufftov ttX>i-
à cause du quart, elle ne se termine pas à ces
0o; Er« t^F fip.ep(ùV, xat tF itpaxuv Xektuv , ^ta to
i5 minutes, mais a 12 secondes de moins, à
<î" ou teXei, aXXa Xeiîtei ~S o*EUTEpa , (îia to Tpt-
cause du trois-centième, Car si nous divisons
le jour en parties proporlionelles à celles du axoctaxorov. Et yap avaloywi t»iv rjpepav zep.oipîv
degré, nous aurons 60 minutes du jour , dont i5 z(i pua p-oipa j yevrivtzxi 7rpUTa pEV É^xora Tr(; a"
seront le quart de ce jour; ou bien soixante wptEpas Ta navTa wv TO (£"', fcvzepx $f 1%'
POSES. 89
cftixovTxxt; Ta ravta £« , toutwv #e éC"i to fois soixante secondes qni font 6o minutes ,
Tptaxoo-iaxoç-ov të'" â)f£ er*« to vri; »p.£paî et la 3ooe partie des 36oo secondes est 12".
avaXoyeo; ' t>j fxotpa Tp|0£torg« iF'. Tou <Îe Tptaxo-
Ainsi, le quart du jour divisé en parties pro-
ctaxoç-ou aipatpoup.svou , ércep ££-« të — ô*£UT£pa,
portionelles à celles du degré sera i5' de
J.£l7t£T«t TETapTOV ElVat TOUTOU XotTTOV tO*" TTpWTa
xat fûf àiurepoc , tou Évos 7ipcorou twv iS" <îsu- jour, d'où ôtant les 12", restent i4' 4^ ". Si
TEpw «patpESsvrwv. Ilapa touto toivuv to trXriSoî l'on divise maintenant par cette quantité le
fxspiffavTSî Ta; p.oipaî tïiç ptiaç «TtoxaTarao-îwj nombre 36o degrés d'une révolution , on trouve
twv tî ' , auXXoyt£ovrat to o/xaXov ritxepwiov xt- que le mouvement moyen n'est pas tout à fait
v>if/a Etvat ou teXeiov potptatov , aXXa r.pwx
d'un degré par jour, mais de 59', 8", 17"',
fiev Efoxora v" xat 6", àsvzspct $t rf , xat TptTa
i3lT, 12', 32"; ils ne poussent la subdivision des
t£, xat TETapTa ty", xat rcE^-Ta të" xat ÉxTa Xë",
xat ptsxf ToaouTtov 7rpoayou<n tov ûiro|K£pto-p:ov soixantièmes que jusque là, parce que les sep-
twv r^Qxorwy , û; twv éë^opuixos-wv £Tt $pa.yy- times ne diffèrent pas sensiblement des sixtes.
TSpwv aiîtayopouvTWv Tipo; ato"ô)»ffiv.
Touto de ouv to riftepriaiov épwtXov v.ar,u.x Xa- Prenant ensuite la 24e partie de ce mouvement
6ovte; to p£y wptatov E^ouat to xtvy]p.a to x" moyen de chaque jour, ils ont le mouvement
xat ~o**' tou jîptepriatou XaëovTES' to o*e pjvtatov, horaire; et le multipliant par 3o, le produit
tou fifjLtpr,(!iw to TptaxovTa^Xafftov ayomeç. Ae- est le mouvement moyen pour chaque mois.
fciyjitEvou Se «r.o twv toioutcov o-uXXoyto*pwv Ayant ainsi le mouvement moyen annuel , men
tou eviavatov jrX>j9ou; tou %povov xat tou suel , journalier et horaire , et revenant aux ob
r.'j.îpwivj xat tou wptatou , xat tou pjvtatou , servations , (car tout ce qu'ils ont écrit, consiste
iraXtv ïtti Tai Triprio-Etî eXSovteç , TOtVTa yap en observations ou en calculs , et d'après les ob
Ta irap' auTotî avayEypaptj/Eva # T*ip»jO"£i? ewiv , servations, en démonstrations graphiques, ou en
jï auXXoyto"p:ot } xat a?ro twv xr\pt\<szw» arco- hypothèses ) , ils trouvent que le temps employé
b*£t|£ts ypap:pttxat, »? ûtio&eo-eiç fxovov , EÛpouo-tv à parcourir le quart de cercle du bélier au
6ti &a tiXei^ou ptEV ypovov StsÇuaiv 6 i^Xto; to cancer, est plus long que pour celui de la ba
«7TO T pE/pt 69 TETapT^uoptov ^ oY EXa^tç-ou it lance au capricorne, et que dans les deux quarts
to avTtxEtfXEyov toutw o Ej-tv a^o ^ f^X,01 restants, il met moins de temps à passer du
X twv b*s Xoi7rcoy ev EXaTTOvi ptE« to a7ro % capricorne au bélier, et plus du cancer à la
fXE^pt T , ev ttXeiovi $î to arco 69 pE^pt £uyou. balance. Puis, ils ont déterminé dans lequel
Kat TauTa T»ip»iffavTES 7taXtv Euxo7r>io-av ev tivi des quatre quadrans il reste le plus long
twv oî'wi?exaTr)p.opiCi)V tuv o*" tov uXei^ov 7toi£I temps, et dans lequel il demeure le moins; et
^povov , xat ev Ttvt tov EXa^tCov , xat touto poussant cette recherche jusqu'à la dernière
^sy_pi t*jî axptSouç xaTaXri^riuç TrpoayovTEî , Ta rigueur, ils démontrent ou par des observations,
[ttv o*ta TriprjffEWv , Ta o*e 6*ta ypauu.txwv E^oifcov, ou par des méthodes géométriques , que l'apo
a^oiÎÊtxvuouo-t to ftsv a7roy£iov Etvat tou W.taxou gée de l'orbite solaire est en cinq degrés 3o
xuxXou ev fxoipat; ^i^uu-wv T xat X" to o*e minutes des gémeaux, et le périgée au même
ït£piy£tOV EV TOUTOU TW aUTft). Kat Ert£tO*>J , nombre de degrés et minutes du sagittaire. Et
xaffacnsp £tp>)Tat xat npoTtpov, xaî' auTa; ptovaç comme on l'a dit d'abord, ayant vu que les
Ta» E7roxa; a£t E&ipwv Ta psytra xat tkoyiça, plus grands et les moindres mouvements du
1 P. 12
go YiïOTïnnsEii.
soleil se faisoient toujours dans les mêmes lieux xivrjfxata tou ihov , ftevetv «utou to ontcyuov
seulement de cet astre , ils ont dit que son ecpnxafft xat to 7reptyetov , xat ju» ev aXXotç rov
apogée et son périgée étoient immobiles et n'a- £eoo*taxou -rpipaaiv $ cvnoyeiov % ïtepiyeiov yi-
voient jamais lieu dans les autres points du zo- veuQai ttote tou tfXiou.
diaque.
(F. 7.) Ces points une fois trouvés , on pourra Toutmv y ouv eûpnpcvuv , Sovaxov tçai aot
se faire une représentation figurée du mouve- **« nivaxa 7roteio-6ai, «îetxvuvat (îuvaptevov «li
ment du soleil. Car tracez sur une planche de aXemTw; tnv tou rjhov wr\aiv. Erw yap izival
cuivre, si ce n'est de bois, un zodiaque AB, Xa**ou« evpsyiBrtç , ei& pr) £uXtvo;, e^wv T6y
divisé en ses douze parties, chaque partie en SwoWov xazayeypappsvov xuxXov, etî Ta; tê"
60 minutes , celles-ci en secondes, et en autant otxeta; p.oipa; TeTp.>iu.evov tov AB , xat -zouç uotpa;
de moindres portions encore qu'il sera pos- *'î t* éfr]xos-a xaj taura et; t« Szxnzpa , xat
sible d'y marquer de lignes de divisions, tant ef' ôaov Svvatov tcov potpwv pietÇoo-t ypappaiç
en minutes , qu'en secondes" et au-dessous. Et #iwpiSop.eva)v , xat tcov 7rp«T&)v xat feuTepuv
prenant le point de l'apogée et celui du pé- «Ç>Jxoç-uv ^ x«x twv en ekaaaovm poipmv eXaa-
rigée , savoir , 5 degrés 3o minutes des gé- 000-1. Kat Xa£wv tt)v tou arcoyetou xat 7repiyeiou
' meaux , et autant du sagittaire, faites y passer $ednyp.evnv poipav , oîov H T xat X', xat »
tin diamètre, sur lequel vous marquerez un zx «utsc, eyypa'|ov htxpszpov toutwv t xat oV
point depuis le centre, à la distance d'une des £^MV T1v o*iap.ETpov t&>v xevTpwv âmç-aaiv E
3o parties égales du rayon. Prenant 24 ft»s cette potpav , pepiaaç et; X"" t»)v "ex tou xevTpou
distance, son extrémité sera un point par lequel <w?> xat TauT»jv etxo<JtTeTpa7rXa<7taxt; Xa£wv, xat
vous décrirez du centre un cercle EZ inté- xevTpou TauT»i; xpwp.svo;^ eyyapaÇov xuxXov etffu
rieur au cercle mitoyen du zodiaque : ce sera tou (îta pieffwv tov EZ' outo; yap erat aot rcept
l'orbite solaire. Prenant ensuite dans les éphé- °* 6 >5Xio; xtvetTat. Kat Xa&av t*!* vuv ouaav
mérides le lieu où est alors le soleil , puis snoyT,v tou «Xtou ex twv z fripepiduv , <5teXe xat
ayant divisé aussi l'excentrique en degrés et tov exxevTpov et; potpa; t£~ xat Xeirra poipaç ,
minutes et soixantièmes inférieures, autant que xat Xerrra ôT* etra (3~* xat eij>' oaov tfuvatov, x«t
vous le pourrez, placez - y le soleil au point Ses tov rù.iov et; ttjv vuv xaTetX»;iup^v»jv e7ro^>iv.
que les éphémérides vous auront donné. Et Kat zyjùv to r,peprio~iov opalov xivripa tou wXtou
ayant le mouvement moyen du soleil pour xaô' éxaç-rjv iipzpxv , touto Xa/xôavwv, arco tou
chaque jour , marquez -le sur l'excentrique, exxevTpou entÇèuyvue a7to tou xevTpou tou b*ta peffcou
et menez au point où il tombe , une droite to aeptetov et; 0 7ii7TTei fiuLtpYioiov dpiaXou xivrju.aroî
tirée du centre du cercle mitoyen du zodiaque. X/î^i;. Kat ûe exêaXXuv éw; tou xsyaLpa.yp.tvov dix
Puis, prolongeant jusqu'à la règle placée dans peawv itapaÔeaei xavovo; axptfou; , e|ets t>jv £7t'
le cercle mitoyen du zodiaque, vous y aurez exetvou yatvopiev?!V enoyjriv' otov ezt tuv yeypappevtov
l'époque, c'est-a-dire, le lieu apparent : comme xuxXcov , eav XaSjjç o'rt 6 rtlioç tçt xaxa to 0
si sur les cercles décrit* vous supposiez le a>ip.eiov , eirt£eu£aî t>)v â& , xat exêaXXwv et;
soleil en 0, joigant A0, prolongeant jusqu'au tov *îta p-eutov , eûp>io"ei4 to K ff>)u.eiov t v.at apt-
cercle mitoyen, vous trouverez le point K, et Ôpjija; Ta; aîto tou T p.otpa; oaa; a7re^ei to K
comptant depuis Y, les degrés et portions de arco tou A xat Ta XeîiTa , ej^ei; Trou ej-tv ô ijXios
degrés depuis A, vous avez le lieu du soleil, xaTa Trtv eno^nv. TeTp.»iTai yap 0 &a p.eo-uv et^
HYPOTYPOSES. 9,
T« à*w<J£xaTy)o.opta xat Ta; poipaç toutwv , xat en cette époque , c'est-a-dire en ce point. Car le
t« toutuv elnxovTa TrpwTa xat Sevzepx , xai p£- cercle mitoyen du zodiaque est partagé en douze
ypN Saou *,»«ov, t«; *l «r,{<v|«S «mis Prions égales, puis celles-ci en degrés, en soixan-
* tiemes primes de degré, en soixantièmes secondes
dta uelavoi , iva Sri aïtizeiv auTa; cïuv/) xa9 , , . . . ♦ .
r ' ' de chaque prime, et ainsi de suite amant que
ixamv, xat aXXa; ETTtÇEuyvuvat , poVUV tuv (3~ cette division peut se subdiviser. Vous mar-
xuxXuv twv o*uo xuxXwv cyKe.yuxpayp.svav T(? rcivaxi querez en noir les points où les lignes abou-
xai twv ev auw; TpjpaTwv, xai tou Xoyou t>i; ex- tissent, de façon à pouvoir les effacer ensuite,
xewpwiToç. Er« f«v °<" vno9£(Te&)« l'our y faire Passer d'autr(* ^gnea, et décrire
» « , n seulement les deux cercles avec leurs divi-
ri xaT ExxevTpou;. AetxvuTat ce &>; Et tl« uîro&ïîTat , _
' mm. 810115 et Ia <Iuantlté de leur excentricité. L'hypo-
TauT«v uTiowtoi»
TauTTiv vi:o9iaiv yoail/a?
Y •> xaTa o"ua&eo>ixo;
r , >7 xaTa , .
thèse , excentriques est la plus simple. **
des Mais
cttixuxXov xat w; TauTn; raXtv virox«f*nmiî , « on démontre aussi que l'hypothèse de l'épy-
xaT' ExxevTpov avaipatVETat xaTa <jup.ê£&ixo; itr.o cycle satisfait également , et parvient au même
tou arepos ypayou-EV». Kat èx«5 teana SEupn- résultat que celle de l'excentrique, et qu'en
_
paTa £xxeip.£va xat Tcapa -.-
tw AvTto^et îl^«„„i,
lAapcuw. supposant
ri un épicycle,
i j > l'excentrique
i môme se
trouve décrit par l'astre. Voici quelle est cette
démonstration, telle qu'elle a été donnée par
Hilarion d'Antiocbe.
Er" yap ôp-oxevTpos xû> Six p.etjuv ô ABTA , ( F. 8. ) Soit le cercle ABrA concentrique
xat npo; op9a; aXXrçXat; xi Ar xat AB, xat au mitoyen du zodiaque, et les lignes Ar, AB,
îrept w A, B, A xevTpa yeypxfQoxjxv etuxuxXoi perpendiculaires l'une sur l'autre , décrit autour
o^Xovoti to-ot, xat eçv> 6 te x?rip £7it tou arco- des centres A, B, T, A, des épicycles égaux. Soit
yEtoTorou xaTa to E, xat o et:ixuxXo; xaTa tïjç aussi l'astre a l'apogée E, et l'épicycle sur la
auT»i; eu9£ta;, <λ]Xovoti e<p' «; to aîioyEiov. K£- même droite que l'apogée. Que l'astre par-
xtvrjaSu te o aç-rjp em tou sttixuxXou, xat o eiu- coure sur l'épicycle, et le centre de l'épicycle
xuxXo; etu tou épioxevTpou taoTa^w; ôy-ota; T£Tap- sur le concentrique, dans le même temps, cha-
Tri//optc«a; o*taj-a<7£w;. Ouxouv ev oaw 6 entxuxXo; cun un quart de cercle. Dès lors, au même
£7ii tou B , xat b xçr\p em tou EK zezxprrip.0- instant que l'épicycle sera parvenu en B, et
ptou xivr)9Et; yeyevrtrxi em to K tou ezixuxXou, l'astre en K, après avoir parcouru le quart de
xaTaoup-SESrixoî eço> ypxfeiax 7T£pty£p£ta ûtto tou cercle EK, ce quart de cercle a été décrit par
aç-epoç rt EK. IlaXiv Sri x£xtv»]0'9ajo"av optota; l'astre, et en parcourant des quarts de cercles,
7T£piy£p£tas oîov TETapTrifJiopiaiaî , xat £ç-w 6 pev l'épicycle sera en T, en même temps que l'astre
ETttxuxXos fTtt tou xat ô aç-iip tvjv KN xiv/j- en N, après avoir décrit KN, et le demi-cercle
0£tî eut tou N , TtaXtv 6*yj ypxtyti xaTa Gvp\ëe- EKN sera parcouru. Continuant toujours à se
&IX0? KN ■Kepiyipaa.v , xat £j-at r,pLf mouvoir de même, l'épicycle sera en A , et l'astre
xuxXtow xtvr9£t?, xat )7w.txuxXtov ypa^a; to EKN. en 2 sur l'épicycle qui décrira ainsi l'arc N2,
Opiotto; xat e£m îraXtv TETapTnpoptov xtv»]9£i? ô et continuant toujours de se mouvoir sur le
pt£V £7ttxuxXoç £ç-at btci tou A, ô Se ctç-rip £7ct dernier quart de cercle, il reviendra en A,
tou 2 Ofxoiu; tou enxuxXou , xat ypcvtyei vtfli et l'astre en E, après avoir décrit l'arc ZE.
N2 TTEptyspEtav , xat n XotTrov T£TapTriw.opiov Or il est clair que la ,ligne décrite par 1 astre
ia *
ya rnoTYnniEiz.
en mouvement, est une circonférence de cer- xivïjSeiç o y.ev etcixuxXo; aTToxaTaca9>1o-£Tai etti
cle, car toutes les lignes tracées sur une sphère to A, ô Se açr\p eru to E, ypaywv t*]v 2E
sont circulaires , EKN2 est donc un cercle, r.epiyepeiav. Kai oti pev r, ûtto ttj; xivïxjewç tou
Maintenant, je dis que ce cercle excentrique aç-epot ypayettsa rrepupepêta xux).oç eç-i <3V)Xoi/,
est égal au concentrique ABrA. Joignez les situ xat xwv en vyxtpa xtvoufievuv al ypa(ip.at
droites KB , 2A , tracez les diamètres 1BA , xukXoi Eifftv , wç-£ xuxXoç eç-iv o EKN2. Afyu
ZA0 de l'épicycle , menez IZ et A0 qui Su ÔTi xat ExxEVTpoç xat iffo; tw o/*ox£>/Tpw tw
coupent Ar aux points X. Puisque KN, ABrA. EiteÇevxQwoa.v yap ai KB xat 2A , xat
N2> sont des quarts de cercle, et que les eç-mm al &api£Tpoi tou ETttxuxXou at IBA xat
angles aux centres B, A, sont droits, les dia- ZA© , xat ETTESsu^wo-av a' ^ *«• A.0 xo^ta;
mètres IBA , Z A0 sont parallèles. Or ils sont Trotouaat Tût; O , X , ETTt t*i; Ar. Ettei ouv TETapTT]-
égauxj et les droites qui joignent des droites [xoptatai KN xai N2 , xat at Trpo; rot; B xai
égales et parallèles, sont aussi égales et parallèles, A xevrpoeç opOat Etfft, r:apat\).ri).oi etatv ai IBA
donc I<I>Z , BOA, AX0 sont parallèles. Et puisque xai ZA0* Etat o*e taat , ai Se taaç te xai ita-
KO, 02, sont des côtés de parallélogrammes, paXXrçXa; er.tÇevyvvovaai taat te eiii xai 7tapaX-
BO , 1$ , OA , 4>Z sont aussi égales. Or BO XyjXot , TrapaXXïjXot apa Etaiv at I4>Z xat BOA xat
est égale à OA , car ce sont des rayons dn AX0. Kat ettei Ta KO xat 02 TrapaXXrçXoypap./xa
concentrique , par conséquent 1$ est égale à etfft , xat Etatv tuât al BO xat 1$ xat OA xat
<1>Z En outre, puisque 1B est égale à $0, OZ. Kat eti y BO t>) OA tan eçtv , ex yap tou
et IB à EA , car l'une et l'autre sont des XEvrpou tou é^oxEytpou eio"i , xat ri apa K$ t>7
rayons de l'épicycle , il s'ensuit que EA est $2 eç-iv tffJQ. Ualiv ettei iî IB tij $0 eçtv tart,
égale à $0. Soit A3> une droite commune, î) Se IB rn EA, ex tou xevzpov yap oc^ozepat
E<1> est donc égale à AO. Et puisque AO tou ettixuxXou , xat fi EA apa rn $0 eç-tv iotj.
est un rayon du concentrique , il s'ensuit Kotvn KpoaxetaQù) fi A4», oXr] apa i) E<I> zf, AO
que chacune des droites 1$ et 3>Z est égale tari eçi. Kat ettti i AO ex tou xevzpov eç-t rou
h E<I>; donc ces trois droites sont égales, donc $ ôp.oxevzpox> , eSetyfin Se xat r) ÉxaTEpa twv 1$
est le centre du cercle EKN2, et le centre xat $Z tari t»; ex tou xevt,jou tou ôfxoxEVTpou ,
du concentrique est O, ensorte que le cercle xat exazepa apa twv 1$ xat $Z to-rj eçi rn E$.
EKN2 est excentrique et égal au concentrique, At TpEt; apa etatv taat. Kevzpov apa eç-t to $
et que la distance 0$ de leurs centres est tou EKN2 xuxXou , xat eçt to tou époxEvTpou-
égale au rayon EA de l'épicycle , et que l'excen- XEVTpov to O, 6><re 6 EKN2 xuxXo; xat exxev-
trique a été décrit par le mouvement de l'astre Tpos xat taoi e^t tw ojaoxsi/Tpw , xat h p£Ta|u
sur 1 épicycle. TWV XEVTpoov o 0$ tari rn ex tou xevzpov tou
nrtxuxXou W EA xat yEypaîTTat o cxxevzpoç
ûtto t>î; xaï' ettixuxXov xtvri(7E&)ç tou aç-epoz.
Démontrons actuellement que l'astre décrit On Se xat ettt tou ExxEVTpou xivou/xevoç 6 as-rip
1 épicycle dans le même temps sur le cercle xaTa avfj.Se6rpt.ot ypa(fei smxvxkn xaxa tov 6p:o-
concentrique au cercle mitoyen du zodiaque , xevrpov tw Six [xeouv <?epop.evov etci Ta inop.eva,
en allant d'occident en orient. Sethfxev outoj;*
(F. 9.) Soit l'excentrique EKA, et son centre Erw yap ExxEVTpo; 6 EKA xat XEVTpov auTOu
0 le centre du cencentrique, le diamètre to <P, xat tou é^oxsvTpou to 0, xat <îiaf*£Tpos
IIYPOTY POSES; . 93
» EA$0r, xat XExtvrio-Ôw 6 àçrip etti tou eje- EA$0r , et que l'astre ait parcouru un arc EK
xtvrûou '.v/jwairj Treptyfjsetav ttiv EK' xat ette- sur l'excentrique. Menons du centre $ de l'ex
£eu;(9»] w ano tou xevrpou tou exxevrpo 0 etti centrique le rayon $K en K, tirons aussi du
to R « <Ï>K , xat Six tou 0 xevTjsou tou éfto- centre 0 du concentrique une droite 0Z paral
xEVTpou JT*paXXj}Xo« ryB® T? *K rj 0Z , xat tça lèle à 4>K, et soit 0Z égale k 0E, et $K
tay) « 0Z tw 0E , xat xetaSw ri <t>K ta»! t/j 0B. égale et parallèle à 0B, les rayons 0B et *I>K
E^Et OUV tffat ElO"lV OÙ ex TOU XEVTpOU TOUTET'" étant égaux et parallèles, les droites BK et $0
ai 0B xat $K, xat Ttap*).XrAoi , ^ta touto xat qui les joignent seront par là même égales et
£7rt££uyvuouo-at auTa; , taat xat TrapaXXrjXot caov- parallèles entr'elles. Et puisque les droites E$
Tat, TouTeatv rj BK xat $0. Kat ettei ai EO et 0A sont égales, ôtons-en la portion com
xat ©À tuai état, xotvn aipjprio-Sw fi <1>A , loir.ri mune $A , les portions restantes $0 , AE , seront
aptx y $0 rfi AE ertv > wj-e xat à ZB rij égales, ensorte que ZB sera égale à 0$. Mais
0$ fris* AX).a xat ^ BK Tf/.0$ tari , fi BZ BK est aussi égale à 0$, donc BZ sera égale
apa tâ BK £rat tari. O apa xevipti) tw B , o*t- à BK. Donc le cercle décrit du centre B,
ariptaTi Si toi BZ ypaipoptsvo; xuxXo; jjçm xat et du rayon BZ passera en K, et le cercle
è'ta tou K , xat EÇ-at 6 KAZ tcoç tw ypayoptn/M KAZ sera égal à celui qui seroit décrit du
zevTpw (/.ev tw A, <Jtaç-r]u.aTi Je tw AE. Kat £7r£t centre A et du rayon AE. Et puisque K0 est
TiapaUrfi.oypaunov £ç-t to K0, xat at atr.evxv- un parallélogramme, et que les angles opposés
Ttuv ywvtat ttrat £t<7tv £Tt te ixarepa twv îxto; sont égaux à chacun des angles opposés ex
xat xT.ivy.-j-.WJ , at Tp£t* apa y&mat Etotv taat, ternes, il s'ensuit que les angles ZBK, K$E
TouTErty at ZBK xat K4>E xat B0A , xat Etat et B0A sont égaux et centraux, de sorte que
Ttpo; toi; xEVTpot?, wç-£ y.ou at TTEptipEpEiat les arcs EK , AB , sur lesquels ils sont ap
i-yj (3c^yixao'tv éu.otat eiuiv ai EK xat AB , xat puyés, sont semblables, ainsi que l'arc ZK de
ETt r) TOU E7ttXUxXoU 17 ZK , iiÇt £V US<ù XP0V(? l'épicycle. Par conséquent , au même instant
6 )ftlOS £TCt TOU K tllî XOtVyjÇ T0U.7]; TOU E7TIXU- que le soleil paroit en K, section commune
xiou xat tou ExxEVTpou çatvErat , xat o euixu- de l'épicycle et de l'excentrique, et pendant
xXoç £711 TOU OptOXEVTpOU Xat EV OffW TT]V BK TOU que l'épicycle parcourt l'arc BK de l'excen^
EXXEVTpOU XlVEtTat , EV TOUTO) Xat TïlV ZK TOU trique, le soleil paroîtra avoir parcouru l'arc ZK
E7Ttxux).ou ypa^xç tpavrfiïzcti, xat wç arco tou A de l'épicycle, comme si l'épicycle avoit trans
TO XEVTpOV ÉaUTOU 6 EJTtXUxXoS ETTI TO B pt£T£- porté son centre de A en B.
VEyxaî.
A£0*£typ:ïv/i; Se ms ûtcoSeo-em; xa6' rji/ ép^/wg Nonobstant cette démonstration de l'hypothèse
xtvoufxEvo? ô r}Xtoç çatvETat avwptaXwç x-voupiEVos, suivant laquelle le soleil, en marchant ^mifor-
Ttf£î f/Ev oti Etatv ai b*tayopat Tri; optaXrj; rcpos t/jv uiément, paroit aller irrégulièrement, les tables
yxivoftevw oi xavov£; StSa.ax.Qvm , xat 7tor£ ptEv montrent qu'il y a certaines différences entre
ayatpEtv xpi ri« ôpux).t]; iva t»iv çatvopiEVïjv eûpupiEV^ le mouvement uniforme et le mouvement appa
(xetÇovos ouexnç xat notjou ^ ttote (Je Trpoç-tÔEvat rent, et elles enseignent les cas où il faut retran
t»)v Jtayopav EXaTTovoî ouarYjs* Taurriv yap , cher dn mouvement égal pour trouver le mouve
w; Etwôacrt XîyEiv, Trpoç-ayyjprjstv woioupiEvot, tov ment apparent, quand le mouvement moyen est
çaivouEVOV rjXtov sûptffxoptEV. AEtxvuTat Je OTt xat plus grand que celui-ci, et de combien il l'est,
fj-eytçn Siayopa. tçi ttj; ôp.oàm xat çatvoptEvrj; ^ et les cas où il faut ajouter la différence des
9* YnoTïrmiEis.
mouvements à celui qui est le moindre des £:ri fxev tvi; îxxîvrpov uiroôeae»; , éxav i)
deux. En faisant cette opération qu'on appelle
«7T0 TT]Ç O<|*E<0Ç XjpitOV £Ttt TOV fatVOpiEVOV YlXloy
prostaphérèse , on trouve le soleil là où il paroît.
Or il a été démontré que la plus grande dif yevr\xo.i Kpoi op9aç t>5 ^lafxstpw t>5 Si appo-E-
férence entre le mouvement uniforme et le pwv twv xsvTpwV £7tt Se t/]î xat' ettixuxXov ,
mouvement apparent, dans l'hypothèse de l'ex
é-av ri «no t»Jî o^eto? «picov naXiv ïki tov xjXiov
centrique, a lieu quand la droite menée de
notre œil au soleil apparent, est perpendicu e^'orrr/iiai tou £7tixuxXou , xat orav emo twv
laire ou tombe a angles droits sur le diamètre a7royeiwv tu Ta 7T£ptyeta Tzopex>r\-cxi ri ski tou
qui passe par les centres des deux cercles;
ExxEVTpou xat £7it tou eîtixuxXou , xai orav ano
mais que dans l'hypothèse de l'épicycle, c'est
quand la droite menée de notre œil au soleil t:u neptyuov Etç to omoyeiov xa&' éxotrepxu twv
touche l'épicycle, et pendant le trajet depuis bioQeaeuv , iÛytiJ éu t*ji/ Sicttfopxv izpoçiBevxi fj>ev
l'apogée jusqu'au périgée , dans l'excentrique
et l'épicycle ainsi que quand il se fait du pé Set TtavTUS xaTa t*iv £x tou rapryEiou xtvn<riv }
rigée à l'apogée dans l'une et l'autre hypothèse, Six to sXarrova eivai t/]V opiaXïjv Trj; <paivop.EV»îs,
avec cette différence , que l'équation est addi-
oLffxiptiv Se xaTa Trjv ex tou xnoyetov , Si» to
tive dans le trajet depuis le périgée, parce
qu'alors le mouvement uniforme est moindre ; toxXiv pui£ova tt]v 6pc).r)v TTJî yatuoptEV/jç cmoSe-
mais soustractive dans le trajet depuis l'apogée, SeiyficLi. He<faa(ievri<; Se t*is Tiepi tov oîXtov ûtto-
parce qu'il est démontré qu'alors le mouve
Seaswç , £?/;; £jri tvjv oelrivYiv Tioixû.orepuv eipo-
ment uniforme devient plus grand que le
mouvement apparent. Après avoir exposé <5eov Seop.evr,v 7rpoiwu.£V , xai tïjv auTrjî Û7ro0£aiv,
l'hypothèse , qui explique les mouvements du w; tuttw nepikxSeiv ÉTroptevco toi? Tiepi rjXtov Xa-
soleil , nous passerons à la lune qui demande
des méthodes plus compliquées , et nous t'en yoii, oacpri aot xaTar>î<70pi£v.
démontrerons l'hypothèse comme suite de ce
que nous avons dit du soleil.
Il faut d'abord admettre pour la lune une IïpwTov toi-vuv eçt x«t éTCt ttjî osï.YivriZ XaSfIV
orbite oblique, et trouver la quantité de son toi/ ).o£ov xuxXov, xai eiipetv noaov aipEj-rjxEt tw
écart du cercle mitoyen du zodiaque en latitude, TtXaTEi tou &a [team , ôxmep sûpopiEv 7roffov o
comme nous avons trouvé celui de ce cercle Six pt£<j«v X£?,o|coT«t npos tov toTiasptvov. Kai #ri
mitoyen relativement à l'équateur. On trouve , Xat £Up*]T«t SlX TTIÎ &OWTEKZÎ TOU 7rpo£XT£9£VTOÎ
en regardant par l'instrument qui a été décrit, opyavou £9' éxaxepx tou &a pisawv y aelnvri
que la lune s'écarte du cercle mitoyen du zo xaTa to (iopetov xai voTtov F ptoepa; ùnepexTzt-
diaque, de cinq degrés et demi tant en latitude movax nXaTo; xat X" npuTuv Xestov. Eav tocvuv
boréale qu'en latitude australe. Si donc nous sup V0»)(7Ci)p.£V <îlOC TWV |3~ TOUTWV OTJfXElWV ypX!fOp\eVOV
posons un grand cercle passant par ces deux xuxXov pt£ytç-ov, Er«« Pel/ oÛto; opioxEVTpo; tw
points , ce cercle aura le même centre que ^td'Jtaxw. KaTa Se toutov r) <re>.>îvyj Xo;ov ovt«
le zodiaque , et on verra la lune se mouvoir Ttpo; tov Six pteaùiv oipSriîETat t»iv xaTa rroXov
sur ce cercle incliné au mitoyen du zodiaque, TiotoupiEvii xtv»i<Tiv |3op£tOTepa te tou o^ia peau*
HYPOTYPOSES. 95
yùop.tvn xai voTtwwpa , xivcioÔu Sri xat auTo; vers le pôle , étant tantôt plus boréale que Yé-
outoç ô xux).o5 p.» ère wt liropev* x«0 «reo « q«ateur et tantôt plus australe. Supposons aussi
. „, c 1ue ce cercle oblique se meuve non suivant la
celwi) , «XX eiî Ta 7rpo»iyoup.Eva xiveiodu) , .
succession des signes, comme la lune, mais
xaTa
ara Ta
T ai)T«
WT ortixeiot-
° tov Sia. tieam
r teuvwv
r ,» aouva-
. d,, orient
. .,
en occident, en coupant ,le cercle mi-
to» yap »v, twv rovJïO-pw pevovtwv twv auTWv, toyeii dll zod;aque> n0li dans les même points
rm eti Ta Ttpor)youp.£va auTov TtoieiaSai xivriuiv , constamment, car il seroit impossible, si les
aXl* 7rapao-upop.£vo; wç aXXoTS xar' aXXa <j»p.Eta nœuds demeuroient toujours les mêmes, que
j> ptEawv TEpvwv.
îov oia. , , n*„.,
(Jtov et »r,v™,r
vorîo-ai; «înn
ouo »«.-
xpt- l'orbite
^ lunaire allât à l'occident.» Vers lequel
iu"
il est toujours attiré en coupant le cercle mitoyen
xou; , xat tov uev «xtW)Tov , tov de xtvou«£vov, , . . ,
7 r du zodiaque en des points toujours plus occi-
xat x«ra w EauTou xûi^v ETttçaVciav aupop-Evov dentaux Comme à tu imaginois deux anneallx>
xat 7rapay£pop:£vov îtEpt Tzxaav uepil ttiv éxeivou ]'un immobile, et l'autre mobile qui glisseroit
xupTriv. Oûto; (ÎV) eç-w 6 Xoçoç xuxXos xat tas par sa surface concave sur la surface convexe
exXst^Etç 7r«p£X°Fv°; »«°« £v TOt« w>*«»r*ot« d" Premier' Telle ^ donc l'orbite inclinée
» «, dans laquelle se font les éclipses, quand la con-
ecuxou toi; npo; tov ota p.£(xwv >j auvooo; xat m 1 _ .
jonction et la pleine lune arrivent dans ses
T.ccvatXrivri ytvsiTat. Kat xaXouvrat oî ovvo tapoi , .
» 1 nœuds ou intersections avec le cercle mitoyen
Suc touto ExXeiîrTtxot. Tot£ yap etti pua; £U0£ta; du zodiaque, ces nœuds se nomment pour cette
ytvETat Ta yeoTa wpo; to xEVTpov tov <îta ptEerwv^ raison écliptiques. Alors les luminaires y sont
xa9' 6 xat w o<ft; fywv «{■». Kat yap ovoY eçiv dans une même ligne droite avec le centre
du cercle mitoyen du zodiaque et notre œil.
aXXo rt ff»ifi£tov xotvov ap.ifOT£j30is toi; xuxXorç
Car il n'y a pas d'autre point commua à ces
rcXrjv TOUTtflV, Set os au-aoTspwv îrpo; Ta? exàei- *
deux cercles, et il laut leur concours pour
vli£i;
» * *, 5ioti 6 "uev ert * Tri;' flEXr.vyi;
' ', o 6*£ tou former
/• iles éclipses
# i« ^ car 1i> un est. i>1 orbite
, . de
, la
,
iXiou xuxXo;, ojv ô*£tTai apyoTEpwu h éxaTEpou lune, et l'autre est l'orbe du soleil, et leur ren-
toutwv exXeuJ/j;. TauTa ptev ouv Srikx. KivoupiEvou contre est indispensable pour que chacun de
Se tou Xo|ou toutou Wou , yavepov ou ai exXet- ces deux soit écliPsë run ou rautre- Cela
, , , est évident. Il est clair aussi que par le mou-
vf/ei; xa6 txxçov etos xai Ta ex/EiTïTixa ar^eia ( . . , .
vement de cette orbite inclinée, il arrivera
SOtCiTcu avavxaiw;
' tkv eij zampoYiyouy.eva
T '» ~ ueza.6xatv. chaque
~ , . des
année , . ,.
éclipses, et que ■les points . .
Kat to %Epyiffiov xivnp:a tou o*ê tou xuxXou , ou ci]es 5e feront) ser0nt toujours de plus en
TauTov o*s eiuêiv twv £x).ei7tTtxwv ar,pi£twv , w; yaci plus à l'occident. Or le mouvement journalier
tpta TrpwTa XsuTa eyyiça.. Tojtou Se 7taXiv tou de ce cercle, et par conséquent de ces points
Xo|ou irpo? tov 5ia p.Eowv ovto; , voriacv xuxXov est , dit-on, de trois minutes environ. Cette
£xx£VTpov £v tw auTtu £^t7t£iîw tou Xo£ou , xat tov orbite étant donc inclinée au cercle mitoyen
lo/ov tv)ç £xx£VTpoT>jToç £i /3ou).£i Xaaêxvetv , t»îv du zodiaque, imagine un cercle excentrique
«no tou xevTpou toutou t«v auTtov u9ei potpuv dans le même plan, et si tu veux l'excentri-
|T xai TrpcoT&iv ï& fiât r otwv T7JV pt£Taç"u twv o\o cité de cet excentrique, pose-la de 4°d 41
£xx£VTpwv jaoïpw'v T xat 7:pwTwv ).£Trrwv i0\ Kat des iod 19' de celle des deux excentriques,
xivoup.£vov voei xat toutov £t; xx 7;po»youp:£va , et conçois-le se mouvant vers l'occident comme
rnoTYnnsEiz.
!)<*>
celui dans le plan duquel îl est, et je dis xaVinep tov itpvtepov ou e^iv tw emneSta.
qu'il se meut non autour de son propre centre , KtvoujxEVov Se ov/^i T.zpi to EauTou xEVTpov, alla
mais autour du centre de cet oblique , car nepi to exeivou to» Xo£ou Izym , tsutov yap eçi
ce centre-ci est celui dn cercle mitoyen du xat tou *îta piEauv. To Se •t)u.epv\aiov olxjzov xtvrijxa
zodiaque, son mouvement journalier étant de i id poipuv p.ev eç-Ci) tâ~ t:j5cotwv Se £| 6". Kat outu
q'; et sur cet excentrique ainsi en mouvement, Sri Ioïkov er.i toutou EXXEVTpou xivou/xevou tov
imagine l'épicycle ayant son centre sur la cir upr,p.tvov TpOïïOV VOÏjO-OV TOV ÊTHXUxXov £JTI TT]Î
conférence de cet excentrique , et transporté T.epiyepeix^ auTou to XEVTpov e^ovxa , xat ytpo-
vers l'orient autour du centre du zodiaque , fievov £ts Ta ÉTtop^va toutov ye xai rapt tou
comme il a été dit ci-dessus. Son mouvement Çwîiaxou XEVTpov , w; 7rpo£tpriTai. Oû to fip.epr]-
journalier , par les périodes de retour de la ffiov xivyju.a Six tcov a7ioxaT«r«Ttxwv Tïjç ffeXrjvy];
lune, a été dit de i3d i4 - Mais parce que r.epioSw eipiyza.1 ptoipuv iy~ xat Xe7Tt«v npuizav iS~.
le cercle oblique, dans le plan duquel sont l'ex Sia Se tov Xo|ov xuxXov où eçiv ev vû CTttneSto
centrique et l'épicycle , étant transporté vers xat o £xx£vrpoç xat 5 ettixuxXoç £t; Ta npanyov-
l'occident, porte l'épicycle et l'excentrique de p.eva y£popt£vo; , avzttpepetv tcv ercixuxXov xat tov
3' en sens contraire à celui dans lequel il se exxEVTpov Ta y le-xzx i Sri xiVEaai auTo;, avp.-
meut lui-même , il se fait que le mouvement ëatvei tou £7ttxux).ou ytv£0"9ai to y)p.epr\<jiov xtv»]u.a
journalier de l'épicycle devient de i3d n' par potpwv ly xat ta" Xeotuv 7:pwTwv , av9' ûyatpo-
lu soustraction de la quantité dont il est diminué p.£VOV U7T0 Tf\Ç, TOU Xo£oU XUxXoU T»!î fffX/JV/JÎ j £l{
par celui du cercle oblique de la lune suivant T'avavTta xtvrjaEcoç. Ev p.ev ouv tw zr.it:tS<ù tou
une direction opposée. Supposons maintenant Xo£ou 6 sxxêVTpo? ûrroxEtffSw tpepouevoi siti t«
dans le plan de l'oblique , l'excentrique trans auTa tw Xo^w, xat UEpt to auTO xevxpov, eizt Si
porté dans le môme sens que l'oblique, et autour TOU £XX£VTpOU 0 £7TtXUxXo; £IJ Ta EJTOplêVa xtvou-
du môme centre , et l'épicycle se mouvant sur p.evoi , xat pt£V to xEVTpov exwv £7rt Toy
l'excentrique vers l'orient, et ayant sur la cir £/x£VTpou ir£piip£p£ia; xa9' 6 xat 7rot£tTat t>7V
conférence de l'excentrique son centre par p.£Ta0E<XtV 7t£pe Trjv TOU EXXEVTpou TXeptfeptKXV ,
lequel il parcourt cette circonférence, et enfin, îri auTou Se tou ercixuxXou Xoiîtov f) o"EXYjv»i
concevons la lune allant sur cet épicycle en sens vEvonaSw xtVoupiEv/) t>îv EvavTtav p.ev toi tw eitto-
contraire, c'est-à-dire, vers l'occident. Tu sauras p.Evw wî eni Ta TiporiyouptEva. Tiveç Se at twv
ensuite les causes de ces suppositions compliquées, TtoXu7tXoxwv u7ro6Eff£wv toutwv aiTia , ptxpov vçe-
après que j'aurai décrit graphiquement tous ces pov tçai aot axyeii , eneiS' av £x9wp.at tous
cercles. EtpyjaEvou; xuxXou; Siaxa.ta.yp<x<fm.
(F. 10.) Soit AB le cercle mitoyen du zo Erw toivuv à p.fv Six p.so(ùv tuxXoç xa9' ôv
diaque parcouru par le soleil autour du centre E, o jîXto; xtvstTat 6 AB i:epi to E xEvrpov, é Se
et TA le cercle oblique sur lequel la lune va en au éî/oxEVTpoç toutw xat Xo£oç 7rpo« «utov xa9'
latitude, concentrique, et dont le centre est par ov fi aelryi/r) xtvEtrai xaTa 7tXaT»î ô TA , oû oV]Xov
conséquent aussi le point E, et dans le plan de cet OTt xat auTou to xevtoov eçi to E, £v Se tw
obliqu£ , l'excentrique Z0, sur lequel est l'épi eni-KeSiù toutou 6 exxEvrpo; ô Z@ , xat Ent toutou
cycle HK. Que Tà se meuve vers l'occident, ettixuxXoî o HK. Ktv£to-9w o fi£v TA £7:t Ta
autour du centre E , et ZQ autour du même TzpoYiyovp.evx 7T£pt TO E XEVTpoV, xat 6 Z0 7T£pt
centre, mais l'épicycle HK vers l'orient, et la to «uto. O Se HK ETTtxuxXo? E7Ti Ta É^ouEva ,
HYPOTYPOSES. 97
MU fi aeXyjvyi tm t u HK -naliv em Ta rcpo- lune sur HK vers l'occident, car tout ce supposé
riyovfieva. Touto yap vnozeQzv aupcptùVYiasi tw s'accordera avec les apparences, et tous ces mou-
potvoaevtd , xat TtavT&iv ôpiaAw; xivoufievwv , avw- vements étant uniformes, l'apparence fera voir
jaaXfa; Eç-at yavTaata irspt tïjv t/i; o-£Ar]vr!; xtvrj- des irrégularités dans le mouvement de la lune.
aiv. At ftev ovv turo9eo-et; TOtauTat i/£vo»]<79'i)<Tav. Ces hypothèses étant bien conçues, il faut encore
o*ei o*£ xat mv Éxar'/i; xptixv <JteA9£tv auvTop»;. savoir les Lien appliquer.
E7refîyi toivuv y asMvr) xaTa tiAoto; opterai Puisque la lune se voit dans son mouvement
>
xtvouptEVT) , xat yap EÇiouaa tov. six
» fisitov , ava- en latitude sortir du cercle mitoven J du zo-
, , .. g. diaque, il a fallu nécessairement admettre que
yxatw; uttîS/ito tov xuxAov auTou Aoçov , ttûoç . . . ,. , , . ,
1 orbite lunaire est inclinée sur 1 orbite solaire,
TOV TOU lflAlOU XUXAOV. x».
K«l £7T£l'î'M1 Ta;, ExAet'lEt;
t » et. comme on a vu que iles éclipses
, 1. «.
ne se fai-
ewpcov oute ev t? «utwv enoyjp yivo/xEva; xa9' so;ent pas dîms je meme lieu de ces cercles
«xarov eto;, oute *>; E7K Ta ino(ievx tï]v /x£Ta- en chaque année, ni en des points situés plus
Soin» Siyopxvwi, otov ev xptu TrpuTov, ma £V à l'orient, comme d'abord dans le bélier, en-
>*
Taupco, Eita ev Otou/xot; -il» £/x7taÀiv,
, aAA -i EtArjijiao'iv., suite
_ dans le taureau,» rpuis dans les 8gémeaux J,
' mais tout au contraire , on a admis qu'il faut
tm ost tov r/i; aeÀriv*i; Ao|ov 7roista9at twv cuv- , . .... , , ,
que 1 orbite inclinée de la lune transporte ses
farp» tuv ixtxa&t™ «; Ta 7rpo7]youw.£va. Ilav- nœuâg verg pocci(lent. Car une écKpse Ho;t
tw; yap « exAekJ/i; o^st/ft rcspt Ta xotva «ri^eta toujours se faire en des points communs des
tou te w/taxou xuxAou xai tou o-e/y)vtaxou <JUp> denx orbites. En voyant que la lune avoit
fetveiv. Emion 9i t&pw Trjv oûwr» tote f«v tantôt le plus grand mouvement , tantôt le moin-
,
7l/£tç-a * O&yiça.
tot£ os i xtvoufisvïjv , ovayxatcd; dre , on rpensa nécessairement qu'elle
* étoit suc-
cessivement plus apogée et plus périgée. C'est
ajrov£<OTepav
' r T£ xat ireoiyEtOTEpav
r « r auT»jv wy]9»ioav
. .,
pourquoi on attribua ce mouvement de 11,la lune
7iveo-9ai. Aie -toutcc xaô'«7r£p xat tov fttw , k un ^piCycle , comme on l'avoit fait pour le
xat outu o*rj tw xaT eîrixKxXov xivTjaiv EiffYjya- soleil. Quand on eut remarqué que dans l'apo-
yov. EîTetoNi nepi Ta anoyEta piei^ova tyjv ôpjù.rty gée le mouvement uniforme étoit plus grand
t«; ?a«voFev)3S rni/wav ttjv Utlwn* ennou ett.-' Ve le m011^1"6111 apparent de la lune sur
.
xux/.ou xtvouu£y»iv , ejrc Tavavna tw nrixvxAu l'épicycle
. , . on supposa qu'elle. alloit en sens
contraire de celui de I epicycle. C est ce qui
e9evto x,v£ia9«c. Touto yap teteuzxi xat ettc t»n „ M dem0ntré dans l'hypothèse pour le soleil;
^).tax»i; uiro9£a£u?. Eir£tJ>] $e Éoopwv ev toi; mais quand on vit que dans des points pareils
èfjLO-zctyzai aripEiot; tou etuxux).ou t*iv CTc/ijvrjv oux de l'épicycle , la lune ne produirait pas les
tjaî Trotouaav Ta; o*ta?opa; t»; èftahit xat tïiî mèmes différences du mouvement uniforme ,
« ExxEVTpou usv ovto; , w;
çatvopLEV>]; , touto <i£ d'avec le mouvement . apparent , ce qui peut
, t se faire, comme nous le démontrerons, par un
Ô*ei|ou.ev,
r * taT oû E7TtxuxAo; mEptTat
t r ,> 6*uvaTat avu-
r excentrique qui• porte
. lépicycle,
îv • 1 ■ non dans
mais 1
tfa.VEtv, ôpxevTpou 9, «Wov, «K««r/«78v e| ,e cas du concentriqUe, on fut forcé d'intro-
avxyxK xat t»v xar' ExxfVTpov xtvrîtrtv , xat 9M duire le m0uvement par l'excentrique , en
TauTa exxevTpou etuxuxXov ûiro9£fA£Vot , xaTa tou- posant pour cela sur l'excentrique l'épicycle sur
tou T>]V azkrpYip yeptvQxi ipaatv. Ow <Js o^oxev- lequel on dit que la lune est portée. Or, voici
1 P. i3
A2EI2.
comment on démontre que dans le cas du tjsou fxev ovto; toutou Trjç ae~kr\vr\ç, tû Xoyw Cf*
concentrique , les mouvements produisent en oû feperai à EntxuxÀoç } tuas 7roiouo"iv ai ?rap-
des points pareils , des différences égales ; et oSot t>)ç aeXrjv»)ç t«ç fut tuv ô[iorayu>v o->ifxeiwv
dans la supposition de l'excentrique, des diffé
Siaipopaz , exx£vrpou Se avtaouç deixvvovaiv oûtwç"
rences inégales.
(F. ii.) Soit autour du centre E, le cercle AT Exxeto-Sco ôptoxêvtpoç tcô <îta (ivjtov 6 AT Ttepi
concentrique au cercle mitoyen du zodiaque , et xfi/Tpov to Ej xat £7nxux).o4 é ZH0 7T£pt xev-
l'épicycle ZH0 autour du centre A, ainsi que Tpov to A, ô ts o*e Tiepi to T , xat eç-m î
cet épicycle autour du centre T. Soit aussi la
oelrivr) tni ôp-OTayeuv twv H aripuiwv , xa0' éxa-
lune en deux points pareils H de chaque côté,
TEjsov , w; £00v ane-^eiv tou anoyeim tou Z , xai
ensorte qu'elle y soit également éloignée de
l'apogée Z, et tracez les droites EH , HA en haut, E7TE&u^Swcav al EH , AH avw , xat étioiu; xaTU
et pareillement EH, TH en bas. Puisque ZH at EH, TH. Enei ouv r> ZH r) auTrj eçi xa5'
est la même droite en l'une et en l'autre po ixaTepav tou ErcixuxXou Seoiv , i) vito ZAH i?t)
sition de l'épicycle , l'angle ZAH est égal k
t>5 uko ZrH , eî)ç-e xai a! e<f , tort apa fi
l'angle ZrH , et les angles de suite sont égaux.
Û7io EAH t^ ûro ErH. Etat Se xat al EA, ET
L'angle EAH est donc égal k l'angle EFH. Mais
les droites EA, EF sont égales, ainsi que les uj*i, xat at AH, TH, tari apa xat r) ûko AEH
droites AH , FH , donc les angles AEH , TEH tà u7ro TEH , xat « vvo AHE Tjj vr.o THE.
sont égaux, et l'angle AHE est égal k THE. Or AuTai o*£ riaav al Siatpopai twv opaXri; xat çat-
ces angles étoient les différences entre le mou
vofievrii xtvnio-sMV.
vement uniforme et le mouvement apparent.
(F. 12.) Dans cette figure , ne supposons AXXa Sri (J.YI içtù opoxEvrpo; tifî aur/j; ûîro-
plus un cercle concentrique , mais un cercle x£ipi£v»i; xaraypayr]? , aXX' EXxevTpo; o AM Ufpt
excentrique AM décrit autour du centre N, xevTpov to N yeypap.pi.evoi;, xat twv auTwv Û7ro-
et supposant les mêmes points pareils Z, H., Z, O, xeijaevwv cripLEiwv ép.0Taywv ev tw AH, MO eirt-
dans l'épicycle AH, MO, joignons-les par les xuxXw twv Z , H , ï , O or,peiuv , xat er.r.&uyjïùi-
droites AH, MO. Les arcs ZH, TO sont donc aav at AH , MO euSetat. \iat ouv at ZH , TO
égaux, puisque le point H est pareil au point nepiyîpeiai , £7T£t ôpozayeç xmat to H xat to
O, et les droites AH, MO sont égales; et puis O , y.ai taxi at AH , MO evBetai. Kat eirei piEtÇwv ri
que la droite EA est plus grande que la droite EA Tri; EM, xEtaSw tar) xat Tri EM f) AU , xat tfi£*
EM , faisons EM égale k AH , et joignons Hn. ÇsvyQoi w Hit Eu£t ou» Tptycovou tou nAH xat
Puisque dans les triangles nAH, EMO, les côtés tou EMO al HA , AU, wat Tatç MO, EM, xat
HA et An sont égaux aux côtés MO, EM, ywvta; «ra; 7ï£pt£^ouo"t , xat (3a(7t; (iaoet t<rt[
et embrassent des angles égaux, les bases étant tçx , xat y) ûno AIIH ymia. iari rn vno AHiO ,
égales , l'angle AnH est égal k l'angle MEO, mais
piEiÇwv Se ri ûrco AHH t»jî vno AEH , (xei^uv
l'angle AIIH étant plus grand que l'angle AEH ,
apa xat f) Û7TQ MEO thî ùiro HEA exxevTpov,
il s'ensuit que l'angle MEO est plus grand que
£av £irtÇ£Ut;7)ç t»jv HE euÔEtav , ExxtVTpou apa
l'angle AEH de l'excentrique. Si vous menez
la droite HE, l'excentrique étant le cercle sur ovto; if u> 6 îTttxuxXoç xiwhTai, at Tris aelrivriç
lequel l'épicycle se meut, les mouvements de TtaÇùSoi £7tt tou ETttxuxXou twv éfiOTaywv ar)p.£tuv
1IYP0T rPOSES. <j9

wjTisp tou H xat tou O T«s o*taipopaç twv 0y.cc la lune aux poiuts pareils H , O fie l'épicycle
7.(ùv xat tcov yatvouevwv itoiouaiv. Ercet ouv touto font les diû'érences des mouvements uniformes
d'avec les mouvements apparents. Or puisqu'on
ex t»î; tMv tripyjffeaw xat T«v tyriyriyopiuv xatsi-
voit par les observations et les calculs , que
XxjTrTat to Miaous etvat t*î (ftayopa; tdv ojxa-
les différences entré les angles égaux et les
Xwv ywvtwv xai twv yaivoptevwi/ nis aeî.rivr!? erct angles apparents , c'est-à-dire , entre les mou
tou e7TtxuxXou x«t<x rayavri* (pepo/xevri; , avayx.fi vements uniformes et les apparents de la lune ,
zov eîtixuxXov Û7ro6e<70at pi cire ôfwxevTpov ç>e- allant en sens contraire sur l'épicycle , sont
pop.evov, aXk' ent exxevTpov oîov tou AM. AXX' inégales, on est forcé de supposer que ce n'est
pas sur un cercle concentrique que l'épicycle
oti (xev tov ercfxuxXov erct exxevTpou Set xtvetv
est porté , mais sur un cercle excentrique tel
Srikov , auTov 6*e Set tov exxevTpov , et ftev rcept que AM. Comme il est évident que l'épicycle
to otxetov auTou xivrçsop.evov , to arcoyetov doit se mouvoir sur un excentrique, et l'excen
auTou TOtvTeoî eç-at *«' to ireptyetov, yaivexai de trique autour de son propre centre , de sorte
xat TaUTa pte9tr«vat , et<îe îrept to tou Xo£ou que son point actuellement apogée deviendra
périgée , il' est clair que ces points changent
entTteiJou xevTpov otov to E , izapa yvaiv e^at tou
de place ; car si le mouvement du cercle se
xuxXou ii xiwio"i; fx>j xtvoup.evou 7tept to éauTou
faisoit autour du centre tel que E du plan
xevTpov. Iva ouv xat touto euorJW/7 , avayxaiov oblique , ce mouvement seroit contre nature ,
ûrcoSeaÔat xuxXov ev tw tou Xo£ou entree^c;) ô^io- puisqu'il ne s'opéreroit pas autour de son pro
xevTpov auTWj xat ev toutw tov exxevTpov aTTTO— pre centre. Pour que tout cela s'effectue bien ,•

(levov auTou xara to arcoyetov, xtvouu.evov 9s w; il est nécessaire de supposer, dans le plan du
cercle oblique , un cercle qui lui soit concen
to Xo£ov e7rt7teo\>v eiç Ta Trporjyoup.eva , tov ép.o-
trique, et dans celui-ci un cercle excentrique
xevTpov toutov xuxXov 7iept to êacvxov xevzpov qui le touche au point apogée , et qui se
7reptayetv auv eauTW tov exxevipov, xat -o arco- meuve comme le plan oblique vers l'occident,
yetov xa9' è ri eKayr\, dia tus éauTOU mpiodov, que ce concentrique emporte avec lui par son
rcotetv a).).OTe xaT' aXXov tottov. Ev tw tou Xo?ou mouvement autour de son centre propre l'ex
centrique , et qu'il transporte de place en place
e7rtTteo(o xuxXou erw é/xoxevTpo? , xat ev auTW o
l'apogée où est le point de contact. Soit donc
exxevTpo; xuxXo; ey'a7rro^evo; auTou , xat Û7r'
dam le plan du cercle oblique , un concen
auTou Tteptayofxevo?. Ilept o*e tov exxevTpov e7tt- trique, et dans celui-ci un excentrique qui le
xuxXoç erv etî Ta éuoueva tou exxevrpou yepo- touche et qui est emporté par lui, et sur l'ex
fjievo; , xat erci tou erctxuxXou Xoittov fi celrivri centrique soit un épicycle transporté vers l'orient
et? Ta irporiyou/xeva xtvou(xev>] oYaç eircopev atTtaç. par l'excentrique , et autour de lui , enlin sur
l'épicycle , la lune qui se meut vers l'occident ,
par les causes que nous avons dites.
rpaçeioSw Totvuv to piev Xo|ov e7ri7reo\>v to (F. i3.) Décrivons maintenant le plan obli
AB , o o*e ev auTw o/xoxsvTpsç 6 TA , ô $e exr que AB , et dans ce plan le concentrique TA ,
xevTpo; ey' âmo^evo; xaTa to T, ô (îe e7TtxuxXoç puis l'excentrique qui le touche en T, enfin
ï/Tt TOU exxSVTpOU TOUTO XêVTpOV ê^MV TO Z , l'épicycle ayant sou centre Z sur cet excen
i3 *
fi2EII.
trique , et la lnne sous forme de ménisque en tse\r\vr\ Se étc «utou oîov UTjvroxoî* xivétaôat oov
ce point. Que le plan oLlique AB. glisse sur to fisv ).o£ov AB ettnteSov ïri tou Suc uinwj
le cercle mitoyen du zodiaque par les noeuds 7rapa<7upo(jt£vov xora Tou; avvSeaiiovç "kema y
d'environ 3 minutes par jour. Que le centre de eyyiça fiuepr^iac' to Se tou EittxuxXou xEVTpov
Vépicycle avance par lui-même dans le plan obli ev tw Xo£w emneSut xa5' eautov pwj f*otpa? ty"
que non de 1 3J 1 4' , mais de 1 3 1 1 ' seulement , xai y.eT.z<x itpMTa iS~ , Sicc Se zt\v Trjç avrt7rept-
a cause de la soustraction des 3 minutes dont ayuyriç uyatpEfftv twv Tptwv XeTTT&JP ptotpa; SrXocSv
l'excentrique est emporté par le concen ly xat tà~ Xenra Trpwxa* xivei30co Se xat 6 ex-
trique a l'oblique vers l'occident de l'oblique, x£i/Tfo; TwptayoptEvo; u7to tou optoxEVTpov tû Xo|w
de i iJ 9' dans le même plan, en y ajou et; Ta TzporiyoïtLievct ptoipas ta" xai leittoc 7rpw-
tant les 3' du mouvement de l'oblique, l'ex xa. 6" ev tw av-(u eitnieSo). Toutoi; Si) TzpoçiBey.eva.
centrique se trouvera emporté par le cercle Ta Tpia lenzct t/)ç tou Xo£ou eKineSov xivr.cîwc
concentrique à l'oblique , de 1 iJ 12' pnr jour. ocKoyaivstv toi/ sxxEvxpov xivoof/evov xino tou épto-
Or si le centre de l'épicycle se meut de iid 11' xevTpou tw Xo£w emr.eScù pwipa; r)p.epYi(iiai ta"
par la soustraction des 3' , et l'apogée de l'ex xat le7rxa îrpwTa t6'. Et toivuv to iiev xevTpov
centrique de 11'1 la' vers les points opposés, tou e-ixuxXou xtVctTat ineta tïjv ayaipsaiv twv
on en conclura que le centre de l'épicycle xptwv 7.£7Itwv , f-oipa; ty" xat 7rpwT« XErra wT ,
s'éloigne ebaque jour de l'apogée en tournant to Se «Koyeiov tou ExxEVTpou etti T'avavTta piot-
en sens contraire, de a4d 23'; et comme le pa; ta" xat 7rpwTa lema. të~ , auvayerat Sr,T:ov-
mouvement journalier et uniforme du soleil , est &eit OTt TO iptEp/lCTlOV omOÇYIllX TOU XEVTpOU TOI»
comme nous l'avons déjà vu de 5p/ &" 17 "', etc., ejtixuxXou , xai tou anoyeiou tou Exx£vTpou avTt-
jusqu'aux sixtes , comme nous l'avons dit , el TTEptayojjievwv Etat ptotpa; x.S' xat npana. XEirca
celui de la lune tel qu'il a été démontré , si xy" . %.at eneiSri 6 ri).ioç op.aXo; xtvEaat to ript-
on 6te du mouvement journalier de la lune, priitov xtvrjaa w; ep.aOop.ev EpirpooGEV TtpwTa fi£v
le mouvement journalier moyen da soleil , il Xetct* vâ Seuzepa Se x" xat xptTa t£" xat fiEXp'î
est évident que le reste sera la quantité dont Éxtwv , ù>i TrpoExxEtrat, toSe m? oe~kr,vrn ôaov
ces deux luminaires seront distants l'un de Etjtoaîv , tav ayE^nî tou thjs aelïjimi optEpïiaiow
l'autre. Cette distance est de i2<i 11' 5o " , xtvnpaTOS to t'/.iumv âpaXov rptEp/jatov xtvrip.a ,
dont le double est a4J a3', dont le centre de Sn'/.ov ÔTt to ûïroXotitov eçiv ôaov octte^eiv ta.
l'épicycle s'éloigne chaque joar de l'apogée de (fùr.x xaS' Erxaç-»iv an' a'Jlrilwv. Kat eçi tcut?
l'excentrique. Ainsi la quantité dont le centre p.otpa; ië~ , xat TrpwTa ÀîTCTa iôT } xat Seuzepa V .
de l'épicycle s'éloigne chaque jour , de l'apo Toutov Se Smlaaiai Etatv ai xij" piotpat xat Ta
gée de l'excentrique, en tournant en sens con xy" >.E7TTa TrpwTa , ot« aytr«T«t x«9' iip.epav tou
traire , est double de la distance journalière aTToyEtou tou EXXEVTpou to tou e7rixux).ou xevrpov.
des luminaires. D'où il faut nécessairement con T»i; apa aîioxi; tcov çcotuv t»i; -fyxeprioiaf Si-
clure qu'en chaque mois l'épicycle est deux 7rXaatou «7» to «noçrtiia to ripispriaiov tou xev-
fois dans l'apogée , et deux fois dans le périgée i-pou tou eiitxuxXou xat tou «7roy£tou tou ex/Ey-
Car si pendant toute la durée d'un mois , les Tpou avTtTTEptaywpiEvwi» «W.rjJ.otç. Ex iî>r toutuv
luminaires s'écartent l'un de l'autre des 36o auXXoytÇovrat avayxatw; ôti y.aff éxaçov priva;
degrés de la circonférence du cercle , il s'en Stç è EîttxuxXoç ytvETat ev tw aTroyEtw , xat
suit que la lune est deux fois en rencontre avec 7raXtw îc? ev tw "Rtpiyem. Et yap ev ôXu tw
HYPOTYPOSES. ici
prirt xV fioipai a.yiçaxa.1 ta. yuta aXXriXwv , Sic, le soleil, puisque autant il retranche du mou-
xat emxataka^Smti tov içXiov fi oekrivn. Eneiiri vement mensuel de la lune, en allant lui-même
ôaov exeivoç ayaipei tou pjvtatou tijî ffeXrivris dans le même sens qu'elle , autant elle ajoute
xtvrjptaTOç, xat auTOç ejrt Ta auTa xtvoupevoç } par le surplu» de mouvement de son orbe sur
avtn naXo 7ipoç-i&Ti<ji , o*ta t>]ç (teta tov éauTïis celui du soleil.
xvxXov e7Ttx«TaX>](J/ew{.
Et youv ev 6Xw t*> fnivi eçi Tï, ptoipav y Pendant le mois entier la distance des lumi
naires est de 36od, les dislances étant dou
a7tox*I tov çwrwv £7iio'uvTi0evT&)v jj^epiatuv arco-
blées, et le centre de ïépicycle s'eloignant du
X&)v, o*r7rXa<nav o*e toutwv to xevrpov tou e7ttxu-
double de ces distances loin de l'apogée de
xXôu «ytç-«c0«t xaÔ' éxapiv rjp.epacv tou «tto-
l'excentrique, il s'ensuit qu'ils s'éloignent l'un
yEtou tou ExxevTpou, o*t; apa Ta? T 4" potpas «7ro- de l'autre deux fois de 36o degrés en un mois.
S-»!0"£Tat ev tw evt pjvt aXXnXwv. Et o*e outw o*tç Mais si l'épicycle parcourt ainsi deux fois l'ex-
é £7rrxuxXo; ncpietffi tov £xxmpov , tva xat 0*14 centrique, pour faire deux fois 36o degrés, il
ffoixia») Ta? t£\, b*/]Xov ouv oti avvoSoo yévopevYiç est évident que la conjonction arrivant dans-
l'apogée de l'excentrique , quand l'épicycle est-
ev tw a7roy£ta> tou exxevTpou , tou ctnxuxXou
dans la moitié du mois , ayant parcouru l'ex
ovtoç ev tw rip.iau tou pcnvoi, o*ieX9tov tov éxxev- centrique entier, il sera dans l'apogée à l'op
Tpov okov } eçoti xaTa ttjv ■Kacvaslrtvav £V toô position , et parcourant l'excentrique entier
cuzoyeihi , xat tw Xotrw TjptKTst tov ôXov Sul.Sav , encore dans l'autre moitié du mois, la con
tçai xaTa ttjv avvodov £v tw autw «7ioy£iWi. Et jonction se fera dans l'apogée encore. Si cela-
est effectivement, il est vrai aussi que le pé
cTe touto , xat É|/|; aXr]9£î ôti a£t ev Tais otj(o-
rigée sera toujours dans les dichotomies, (quar
Top«r; tçax xaTa to 7i£piy£iov to rjpaau tov xh-
tiers) après avoir parcouru la moitié du cercle
xXgu &eX8wv ev Tri TcpoTepa o*t^oTopL(» , xat TraXtv dans la première dichotomie , et ensuite la
to /ipttau ev rh Seuripa p.e-:x ttiv îcavffeXrivov. seconde après la pleine lnne. Mais une preuve
AXXa ptev on ye avayxatwç 7taaav 7iavaîXr;vov ev qne toute pleine lune ou opposition arrive né
tw tou exxevTpou aîroyeiw ytveo-Sat , tou E7tixu- cessairement dans l'apogée d« l'excentrique r
quand l'épicycle y a son centre, c'est qu'alors
xXou to xevTpov exovto; ev auTW , TexpjpiovTO
la lune est dans son. moindre mouvement. Car
T» eXa^tr* xtvyifjwtTa tote xivetffQat- Trjy- aeX/iv/jy.
il est clair que ce mouvement étant le plus
Touto yap à/jXot ttjv xtvrja'tv «7royerov ouffav , lent se fait alors le plus loin de la terre, comme
ÔXTTtep tnv ireptyetov Ta trXEira, arcep avp&ivu le mouvement le plus rapide est le plus péri-

ircpt Ta? oi^cTcp.ou;. ht p.çv ouv tou exxevtpou gée 37, et celui-ci se fait dans les . dichotomies,
■v . Tout cela seroit impossible , si I excentrique
pvovTOS 0 EîîtxuxAoî nepiriEi uovo? , «oWtov , ., „, . , , . , . « ,
étant immobile , 1 épicycle seul circulait. Lar la
av ti auvEéatvEV. EûptaxetTW
r vap
' r y cû.nvn
' n stvi tou lune
, , sur Tépicycle
portée x>± • 1 se trouve passer deux
.
«ttixuxXou yepo^Evn ttç toj Çwo\«xov ev évt.fxyivt fois m chaque moi* par le zodiaque en parcou-
irEptayopevn xuxXoV f7teto*e 0 £xx£VTpiç «vTtxiveiTat rant son cercle. Et puisque l'excentrique tourne,
irco tov «fxoxEvrpou tw Xoç"w e-t^E'îw , tru/xywvet en sens contraire emporté par le cercle concen-
Ta ^atvopeva o*ta vr\t avTtTteptaywynv t»iv te tou trique au plan oblique, les phénomènes s ac
ÏIÏ0TYILQ2EI2.
cortleat en vertu de la révolution de l'excen exxevTpou et; xx irpov)you/jisi>a , xat ty\v t»u tje-
trique vers l'occident, et de la révolution con Xrji/r); eut tou èjrixuxXou stç xx éttopLevx. Tou yxp
traire de la lune vers l'orient. Car pendant que
enixvxlov xov exxevxpov <?icX9ovto; cmaX to j?pu-
l'épicycle parcourt une fois l'excentrique, la
av Sieï.Qovax tou Six jxeauv eùpe9»jo-£Tat. Avri7:e-
lune se trouvera parcourir la moitié du cercle
mitoyen du zodiaque; car l'excentrique en tour piaywv yxp o exxevTpos tote xr\v GelïjVrtv yepei
nant en sens contraire , porte alors la lune et xai xvioxaxxxiQridiv oÛtg>î , wç ôxxv 6Xov Tiepi-
la situe de façon que quand l'épicycle parcourt eX9/j o emx.vx.loif xrivixxuxx to ripuau aaiveuôxi
l'excentrique entier , elle parolt avoir parcouru tou Stxp.eaùiv xvxriv Sieï.Qovoxv , ûipaipeo-eeoç yivo-
la moitié du cercle mitoyen du zodiaque , à
ft£v>jç Six xm xvxmepixytùym twv tou ercixuxXou
cause de la soustraction opérée par la révolu
tion contraire des mouvements de l'épicycle îrpos tov Six fieawv xtv*]o-ewv. ArjXow o*e touto ex
relativement au cercle mitoyen du zodiaque , twv npoeipriuevav eiriXoyto-u.w;/ tou ouviïeo-[xov T0)«
c'est ce qui est évident par les raisonnements et ■fl[xepr\ai(iiv xtvnpiaTwv } xy wv Sei avvxyeiv éxt
les calculs faits sur les mouvements jour xax'auxxs xxç Û7ro0£ff£ts ri ceXïjvy) xata çuaiv peu
naliers du uœud , d'où il faut conclure que
eotxev etî xx Ttpo*]youu.eva xivetTai , xorra auu.-
le mouvement de la lune se fait selon toute
l?e&]xoî o*s et; xx knop.evx. Touto Se x.xi eiti riliov
apparence naturellement vers l'occident , mais
que par accident il paroîi se faire vers l'orient. 7r«VTM» xvxyxxiov ôpoXoyeiV x.pxxwst\q, t>!î xaî'
Cela est nécessairement vrai dans l'hypothèse ercixuxXov Û7to9e<re«s, em yxp t*j; xxx exxevxpoy
de l'épicycle , pour le soleil , porté en effet yepopLevriz en' outov etç xx citonevx «ppoTeptov
dans l'hypothèse de l'excentrique sur ce cercle Se eiri oelr\VYii eevayxatwv yxivojxevwj xw utcoSî-
vers l'orient. Mais pour la lune , les deux hy
ffîtov , avayxrj xaS'auTo p.y] Xeyecu xw aeXïjwiv
pothèses paroissant nécessaires , il n'est pas né
cessaire absolument de dire que la lune se meut eis xx eTtoueyx xiveiaScci.
par elle-même vers l'orient.
A cette exposition des hypothèses , j'ajou T»is Se ouv xow ÛTCoSeoewv xovxuv emvôixi
terai les conséquences démontrées qui s'en dé xoixvxrti oua»iç , i:xpxxiQrip.i ffot xx toutois éreo-
duisent. Et d'abord je te dirai que la lune jxevw; fotxvupteva axoizeix, xai upwTov ôti îrapaX-
est assujettie à des parallaxes, quelles sont ces Xa£etç ri aeAijvri itoieixff.t , xxi tive; xi Ttxpxl-
parallaxes , et comment on les mesure , non Xa£eiç , xat ôffu? xuxxt x*TfiiX»iy6»iffav , oux em
seulement celles du soleil , mais encore celles nliov povov , aXXa xai erct aeXriv»]? , x.xi srct
de la lune. On les mesure par un instrument Taums ye TipoSinloxepov. KareXeiyfiriffav toivuv «tto
très-utile que son usage a fait nommer l'ins tivoç opyxvov ^prjfftfiou x.xxxa/.evx<jQevxo<i , o xai
trument des parallaxes (i). 11 seroit curieux evxevQev ovopxÇexai 7tapaXXaxttxov opyavov ou
d'en donner la construction et l'usage , mais T»]v xaTaffxeuriv xat xrjv xPr'aiv *ePuP70V £y-^~
Ptolémée l'a si bien décrit, qu'il seroit superflu BeaQxi, o-ayoi? Ttapa tou IlToXepa«ow xetpevriv, xai
de répéter ici ce qu'il en a dit. Ces règles ouSev fip-iv Seopevrtv etç xriv eçV/iaiv. TLyovat Se
parallactiques ont pour but, comme leur nom ôpov w; xai to 6vop.x itepi^riai t»jv Sixfopav
l'annonce assez, de montrer la différence entre xa9' riv riapaXX«TTOUffiv at ipaivop.Ei/ixt T»i; aelnvrit
(1) Voyt z png. 326, 3^7, de ma traduction française de l'Almageste , vol. i> H.
HYPOTYPOSES. n,3
tnc^ai «f°î T*S ouaaç. Touto <îe yatvoptevov ev- les lieux vrnis et les Iîetix apparents de la lune.
. , » . Cette différence se termine par une droite menée
rawa xat o otaxptvrrat m T£ alto tou xevtpou *
du centre de la terre à 1k lune, et par une
m? yr,ç exfottopvp «u0£ta etç t»v «X*iv>]V , xat autre dr0;te que nous y tirons de Ja SI]rface oi
tà «7ro t»is ercigiavEiaç e<p
flî »/A£i« |3e&]xot£; nous sommes quand nous regardons la lune. Ces
... « « deux lignes aboutissent à des points différents
èpuiiev mvW xama Se tyei îrpo; a//.7)Àa ot- »
r r ' parce que la terre n est pas comme un point
«popav, iux to m,v y/)V \m eyeiv wt?ov xal centrât relativement à la sphère ou orbite de
ovuetov \oyov npo; xr>v cù.rpw.nv rjfaipav ûaizep la lune > comme par rapport a la sphère des
fixes. Car en donnant à la terre une certaine
*poS rnv «rcW MeyeSou; W «LoXoyou rcpos ^ consi(]érable relativemeM . ^
auT>]v ev tji 7J TeÔevTo; , avctyv.fi prjxen t»)V orbite , il faut nécessairement que la droite
«vnjv etvcu xw «tto tou xEvrpou tri «tto ttk menée du centre de la teire> a la l™e , ne
i soit pas la même que celle qu'on y mène de
cni7«vc «S Tns yns eu' auTnv , «; eiri pcV m? la surface de k len.e ^ quoique noug voyQng
airXavouç opwvtes , e5ei^ap.ev avxriv xBvrpov que , relativement à la sphère des fixes , la
loyov ua. pt£v
xat ariptiov tyeiv. iiori . - . ouv
..... Ttveç
- r~ terre n'est que
» comme un rpoint central. Quel-\u"
ques-uns , tels qu'Aristarque de Samos , ont déjà
xat Tipoc
> Trjv <je).»jvriv imsBevxo toutov eysty
A tov suppose. un rapport de
, grandeur
, entre .la terre et
Xo7ov xnv yr,v} ùanep Aptr*px°; 6 aap.toc.Aio la lune> Cest pourquoi y compare les diffé-
xat tous twv aiïoç-TipuxTCûv xat twv (teyeSwv Xoyouç rentes .proportions de distances et de gran-
axtvayti diayepovxocç t*jî ynç xat tou »>wu xat ms deurs de la terre, du soleil, et de la lune. Et
«hmç. To.S *< axptSerepoïc m?upata< Fixer* ceux *» ont examiné ceUe de pW
. près, ont reconnu par la parallaxe, que non
co]u.etou Àoyov etvat xyç* yriv wpoç m» <7éÀ>jviax>jy 1 ,
seulement la terre n est pas comme un point
a?«ip«v,«XX'«^oXoyouJx«9«Jr£p£lp*iT«tjFe7£eou; fc régarJ de porWus de k lune> mais encor<,
«xpcipopevotç ex Tn« TrapaXXa^ewç , «r» y*p )5 Tra- qu'elle a relativement à cette orbite une grandeur
palla^tç -h diayopot T*i; tu» w; 7tpo; to xsvTpov t»jî
considérable. Car la parallaxe est la différence
yrj; , xai ws Trpoç txjv errtyaveiau eûpto-xopievwventre les lieux de la lune , tels qu'ils paroî-
, evxop.ev. AAAa xai irepi pt£» troient si elle étoit vue du centre de la terre,1
auT»iî eno^wv , ws
et tels qu'ils paroissent étant vu* de la surface
ff£Àrjv>]ç toi; itETayeverepots Ker.uçai , oia tuv „ , ... ,. „
' ' 1 terrestre , comme nous 1 avons déjà dit. Ceax
wpaXXalcuv à« Tixpipiov to ^ eX£W xevTpov qui sont venus ensuite 0nt trouvé , dans les pa-
Trpo? auT»iy xat ay)pi£iou >oyov to tjiî y»J5 peye- rallaxes de la lune, la preuve que 1» terre n'est
Soi , & T£ Tcpoaej(ouç ouai?? tri; CTeX>jvTj5 iip.iv.- pas un simple point par rapporta la lune, vu
TJepi *e thov, xoiç ptv Wovtxot?, i*o|e xa« que cet astre est Proche de nous' Et quant au
soleil , il a paru à ceux qui ont mesuré par
Trpoç r/jv toutou aaaipav xov «uto» tyerj Xoyov •
les gnomons , que la terre est en même rapport
t„» yw iv xac Trpoî t>,v «7r?.av„. ïïo.ouvTa. 5e ^ ropbite solaire? qu-a u sphère fixe CfM ,a
T0iauT>iv UTto0>iffiv oJ Ta ava\r\pp\az* r.paza ypa- supposition de ceux qui ont tracé les premiers
tj/avTEç , wffKfp é Aïoô^eapo;. Toi; Se tic toç t>i- analcmmes, tel que fut Diodore , mais ceux qui
,o4 YIÏ0TYIIP.ZEI2.
observent les périodes solaires croient recon- priffci; tuv r;Xiaxuv TTêpioîeov aTroêXeirouffiv at50y|-
noître , entre la terre et la sphère du soleil, une tov xaTayaii/STat fxeyîSoç eyjiv xat npoî t»iv
certaine proportion de grandeur } et il paroît »Xiax»]v dyatpav ri y/]. Kai TauT»); fiye^va <pxi-
qu'Hipparque est l'auteur de cette opinion ; riacev tï); Sofa yivsaQxi tov iTTTrapyov. Ciçe Xei-
ensorte que cette question n'est plus indécise, irea6«t xaxa toutou avapupKjÇyjTriTWs xat rcpoç touî
vu que la terre n'est comme un point que relati Inep îiXtov , eixat 7rpoç povyjv ttjv ctnlaviri p-rfiev
vement à la sphère des fixes, et même aux astres o*ox£tv tytiv (xeyeSo; Trjv yrjv. Eç-at o*£ aafeç aoi
supérieurs au soleil. Mais tu verras bientôt ce que to THî 7rapaXXa££w; , xuxXou ypetytvxoz nept xu-
c'est que la parallaxe, en décrivant un cercle xXov érspov avaXoyouvTa zri yy , xat evSeiuv
autour d'un autre qui représentera la terre , et e/.&rfiiiaw arco T£ tou xwpou tou eXaîTovoç
en menant deux droites , l'une du centre du xuxXou xai airo tivoç htpov aripieiou &>ç eut tov
cercle intérieur, et l'autre -d'un autre point, optÇovxa* Xfyco ô*£ ouTros*
jusqu'à l'horizon, comme je vais le dire :
. (F. i4)« Soit le grand cercle AB représen Erw xuxXoç £7» Tïi; 7*1; jXEytro; «vaXoyuv
tant un méridien , soit TA un méridien cé tw p.evï\u.ëpivu> 6 AB' aXXoç Je [izayip:§pivoi
leste relativement auquel la terre n'a pas une
irpos ôv oux £^ei py£9o; atffSrjTov /) yn é rA,
grandeur sensible, et soit un troisième cercle
xat Tprco? aXXo;, toutwv avapt£0-ov ô o*ta tou épio-
110 décrit entre les deux antres, et passant par
un point au-dessus de la terre et par le ■ centre
, Tayouç
f * ffrçuaou
*r t«. xatit xopuœriv
r r ,> xat <3ta tou
de la lune, ee centre est porté sur H0. Mais «vipov VK «Xnvrj; avzrr, 6 H0. $£p£T«t fx£v
les lieux de la lune sont vus sur TA, et ils to XEVTpov Tn; atlrivm sm tov H0. Al èt
sont différents pour les personnes qui les voient f7T0X«t «UTTiS opUVTKt £7U TOU TA. IlajsaXXao-
du centre de AB, et pour celles qui lès voient
aovai $e Totç t£ ano tou xEvxpou tou AB, xat
de la circonférence de ce cercle , à moins que
la lune ne soit verticale pour les unes et les Tots a7ro T)1* mptftptutç ôpuat , nXrjv £t pj xaTa
autres. Car alors il n'y a qu'une seule ligne xopuyifjv £t») Totç épuatv x? o-eX/îv». Tot£ yap pua
droite ZAHr qui passe par le centre de la lune £UÔ£ia ZÇl Six tou x£VTpou xat tuv épwvTwv xat
et des observateurs qui la voient. Mais si elle ■m; atïrivYiz, ûxJTiip f) ZAHr. Et Se aTroxXtvaaa
n'est pas verticale , comme quand elle est en
Etvj tou xaxa xopuj»iy , w; tm to 0 orjpiEinv tu^ov,
quelque point 0, il y aura parallaxe, par l'in
tersection des droites Z0 et A0 en 0, et par îç-ai TrapaXXaÇtç , ETrtÇEuyvuptEvwv £15 to 0 zuv
leur prolongement en A et en E. Car la lune Z0 xat A0 , xat ExSaXXouEvwv £7» Ta A , E.
étant en A sur la droite qui passe par son centre, Ouo-a yap w? 7rpo? Trjv o*ta tou X£VTpou £V tw A,

(1) Selon Archimède , dans son Aréuaire , le diamètre O est e'6a' ^ 3o fois le diamètre C ; et
Avistarque fuisoil le diamètre Q s= du sodiaque , et disoit que la terre tourne autour du soleil dans
le zodiaque , sous les étoiles fixes , et que le zodiaque est au grand cercle de la sphère des fixes , comme
la terre est à l'univers. Selon Ptolémée, pag. i$3, 1. v. vol. 1, le diamètre entier de la lune sou-
lend un arc de 3i minutes 20*; et pag. 3.^7 , v., c. 16, il dit que le diamètre de la lune étant i,
celui de la terre est 3 * environ, et celui du soleil 18 *. Il dit, pag. 346, que le rayon de la terre
étant 1 7 sa distance moyenne au soleil est de itio.
H.
HYPOTYPOSES. I05
facuriGèm TU etci tou A opputTt xaTa to E , xat elle paraîtra être en E à l'oeil qui est en A ,
tçai r) 5s TOtpaXXa|t; xr)i te Tipo; to xev- et il se fera en 0 une parallaxe ( changement)
Tpou eitoxiî T»)î «>»!«!« trj; 0 ., xat mî rcpoç de lieu de la lune par rapport au centre de la
TTiv entipavetav tt); yrj;. E7rstô\i o*s ô TA xuxXo? terre, en celui où elle paroît étant vue de la
pcffqrfpivoc «fca tou xaTa xopu<pr,v eftti? opÇovTt, surface terrestre. Et comme le cercle TA est
irpoç > twv tcoXwv
-, _tou, opt-
. »■ méridien », il est vertical à l'horizon qu'il
r op9a;
r auTov te tjwvmv ©ta l
coupe a angles droits, en passant par les pôles
v»kwV s r ''de 1 nonzon. C est pour cela qu on a nommé
w« it/)Oî tov fXÊffnftfytvov f«p]x«vr;Tai xuxXov. Kat par,,Hactique l'instrument qui a été fabriqué
touto jxaSrjarj xat arco t»; xaïaaxEurj; tou opyavou pour mesurer les parallaxes dans le méridien.
xcu arco tri; xP'1ac(ùi > a7ro T0U PeaWSPlV0V Cest ce 1ue tu verras clairement par la cons-

fcavoptîvrj? ypa^arj? , j„
r,v om»; aei ypa^Etv r,«v,T^,
eipnzai truclion de l'instrument
^ et par
i son usage,
o > en
menant du méridien une ligne , comme j'ai
jrpoTepov.
r r Ata toivuv tou opvavou
1 toutou xat twv déjà dit qu il tant la tracer. Par le moyen de
0-uXXoy.ap.wv twv axoXou9wv t««s vnprpzmv è va- ^ lmtrnmeat} et des calcu|s que pon Mt
paXXaxTtxoç auvecn xavwv e/wv Ta; diayopaç d'après les observations, on dresse une table
T71S axptSou; o-£Xr)vr|; xat tti; <j>atvo/«vri; , axpi- des différences de la lune vraie et de la lune
Sous Fev Xtyopievnî TUS *po; to xEVTpov tw yij« , «PP^ente; on appelle vraie celle qui est rap-
œatvouevrj; , t/|î w;
de , 7rpo? tnv enifaveiav , osisp, portée
*quand onan centre de la terre , et apparente
rr
T la rapporte a la surface terrestre.
«o*ta?opov «7i rrpo; ttjv a7iXavr)/?««p«v. Tat; ?ap Differences qui n'existent pas pour ,a sphere
ex ttj; STriyavEia; o^eut é/xoiu; épaTai to Wfit- fixe. Car le demi-cercle se voit de la surface
xuxXtov wo-rcep Tat; ex tou tu; yrj; xevTpov , comme du centre de la terre, les points de
twv xaTa o»(xetov ôpwp.evwv toi; arco tou nji l'hémisphère céleste paroissant à tous ceux de
yrj; arjpietou opwort. t. * ouv to opyavcv
Iouto or\ la surface terrestre , comme si tous ceux-ci
ensemble n'en étoient qu'un seul. Or cet ins-
xat ttjv ri/eviç-rjv
' «u.iv
r Û7teoei|e XoÇ&ww tti; aù.r\- trument nous a montre, que le , plus
. grand, écart
,
v»; T potpwv ouaav eyy«r« , X»i?9evT0î iroaov de la lune en ialitude est de cinq degrés à très-
«7tex£t tou xaT« xopuyrjv. peu près, en prenant sa distance au point vertical.
Ovto; yap xaTa xojiufrjv tou A, xat Xrj^9evTo; Car (F. 24-) le point vertical étant A, et l'é-
»ff»f/epiv&u tou T, oVov oti too-outov eç-at to ex tou quatenr T, il est évident que la distance de A à T
Ât> «
et; to 1 , oaov to. e^apua
> t»i; otx»;o-£w; eç , »;
, n est
)t égale
° à la hauteur du lieu terrestre où est 1placé
1 ...
instrument. Prenant. donc
, A pour ■ le i«.
point . solsti-
otojtTpa. AriySevTo; ouv xai tou A TpoTitxou , xaT 6 - ,
1 ' r ' cial ou se termine la plus grande obliquité du
V peytrri tou o*ta peawv ).o|wo-(ç , eç-at 5VjXj<j xat ri , . , , ,
cercle mitoyen du zodiaque, on connoitra le reste
Xoirr) )7 AA. Eav Totvuv Xy|(p9yj Ttoaov v oeïrivn a a c- ji .-.^ j . i î *± i
7 '
xaTa xopuynjv aytraTat to tkayjçov, ' '
exetvou Xr]œ9ev- AA. ai on prend la quantité dont la lune s écarte le
to;oiovtouB, D eç-at xat m. loinr
^ favtpa ri, _.
BA. moins de A, comme en B,' le reste BA sera connu.
uu'
Kat eupetTat o*ta toutwv ri <y£Xrjvn tcoctov ttij fxe- et on trouve Par là de combien est le plus
ytç-ri; Xo£«o-£w; 7rapeJetortv ent to xaTa xopuyrjv grand écart de la lune en latitude, sur le
39/itxuxXtov Kat oVov 6zi xaTa p;rjv ia{ r)peïepccç demi cercle vertical. Or il est évident que la
a. P. * -*
io6 TnOTT ;azEi2.
lune nous paroîtra toujours dans notre climat, oixrjo-Et; azi ri c£/.ï;vn tou xecTa xopuyvjv ecue^ovax
éloignée du point vertical , dans sa plus grande çatvrjTETai xata Trjv p.eyiçriv Xo£eoaiv , xai to /3o-
latitude, et an terme boréal de son orbite peiov r.îpcr.i tcu e'sutou Xo£cu. Eç-t Se oî; ev auT&i
inclinée, car c'est ce qui a lien par exemple
Eç-at tû xata xopvynv , ùicr.ep toi; e^ouat to
pour ceux qui sont à une latitude de 2.8*51';
leur point vertical est élevé de la même quan eÇoLpixa. p.oipuv xrf xat Xeutiwv va . To Tî yao
tité au-dessus de l'équateur. Si donc on en Y.cr-a. v.opwfiv arcoç-riaETat -cou iartp.epivw too-outov.
retranche les a3J 5i' de l'obliquité du cercle Ei ovv açsXr]; Ta; xy" fxotpa; xat Ta vz \s7z-y.
mitoyen du zodiaque , restent 5 degrés dont Tr); Xo|a)0-îw; tou Six peawv } EaovTat Xotnat poi-
la lune s'écarte de ce cercle pour ceux dont
pxt T , xat ri <jù.y\vt\ nape^si'jiv ûçe toaxurx;
le climat est à la latitude que je viens de dire ,
aTzoç-acrx yivexxi xceza. xopuyyjv eneivoti wv e^i
et non seulement pour eux , mais encore pour
tout antre climat , tant celui dont le point to sipriii-vov e£apput. Kat ou toutoij ptov&v ,
vertical est atteint par la lune , parvenue h sa aXXa xat en' aXXwv 0(Xr)ffCtty xat auîo 7rapsX9otTo
plus grande latitude, que pour ceux dont la xa?a x.opvyr]v sritxeiov , wTirep £7:1 naiwv wv eç-t
latitude est d'un nombre moindre de degrés et to e£apua eXxttov twv 7ipo£ipr)fjtEV<ov poiouv t£
minules. C'est ce que tu comprendras aisément
xat Xstttwv. TauTa p.ev ouv o~ayr\ joi yeurçoTrat
et que tu ;.s même déjà bien compris , à ce qu'il
xat yeyovev w; ep.ot <5ox£t.
me semble.
Après avoir expliqué ce que c'est que la neyasuevrj; Si Tri; -ap»XXa£e«; jttî eçi , xat
parallaxe, et ce qui la cause, savoir : la gran Tiva atnav ey^tt / oiov oti to t»; yrj; p.ey£9o{
deur sensible de la terre relativement à l'or aiî9»170V rrpo; Trjv aeXr]vtaxr]y afxipxv vnxpyov ,
bite lunaire, et cette parallaxe se faisant en deux
xat raUT»i; ouïr); tivaii , vni pev xaTa p.rjxo;,
directions, en longitude et en latitude : j'appelle
m; Se xxtx zXaro; , "Keyù Se xxzx 7iXaTo; p.zv
en latitude le transport vers le nord et vers
le sud ; et en longitude le transport vers l'o rriv y.xzx to (3ipsiov xat votiov tpopxv , xarx prixoi
rient et vers l'occident , de la lune vraie en Se xt]v xata to avaToXtxov xat (Îutixov , t»|î axpi-
lune apparente. On démontre par les cal £ou; xat Trj; çaivouEvr);. Ouou TOt; 7«pt Tcov ffê-
culs des parallaxes de la lune, la différence Xrjvtaxcov TrapaXXaliwv Xoyci; auvaTrofetxvuTai xat
de ces parallaxes , comme tu le verras dans le
fi twv ffeXrjvtaxwv itapaXÀa|£'JV Si«fopozr\; , &>;
cinquième livre de la composition mathématique
(de l'Almageste), d'où il suit que la terre a ev Tw f (3i?Àtw Tri; o-uvTalew; Evprjaet; , oi; éne-
nne certaine proportion de grandeur, et n'est Tat ttou to xat npo; Trjv rjXtaxrjv oçatpav
pas comme une centre ni un point comparati fjteyEÔou; £X£IV Xoyov , okV ou xevTpoi» xat art-
vement à la sphère du soleil ( i). Par lfs calculs p£tou Triv yrjv. Toi; <îe irspi tuv ?wrp«AXa£e<»i/
des prallaxes on calcule les distances du soleil Xoyot; É-outfv»; xat Ta ccnoçriuotxct auXXoytÇovTai
et de la lune à la terre , ainsi que les grandeurs toute «Xt'.u xai Trj; CTeXrjvrj; wpo; njv yrjv, xai
de ces trois corps. Les plus anciens astronomes, Ta pLeyfSr, twv Tpiwv. Oi pev ouv ap^aiOTEpot ,
dit Ptolémée, entreprirent de déterminer les xaô' anep tp^ai xai IIîoXEpiatos , îitE^eipov Ta; tvn
(i)Le manuscrit dit Hliaxnv mais Valla dit lunarem.
HYPOTYPOSES.
1ixot»|T*« tmv ipaivoptîvwv £ucu.£Tp«u «Xiou xae rapports des diamètres du soleil et de la lune,
«X,v„S eWxHV, * tfovoXrfw wpux^v S°U e° Prenant Pa& des i™tn.Hieni» propres à
mesurer le temps, l'espace de temps que le
tvXkoy&otcu eY oaov XPOVOV * A«f»«f>o« diamètre de chacun de ces deux astres emploie
ftpHcci £x tou opi£ovTo; , éxaTEpou toutwv, H ôY à monter au dessus de l'horizon, soit en se servant
, : » » » pour cela d'instrumens à eau , nommés hvdro-
viaoueepm il b*t aipoarxoîriwv , Inirapyoe « «« , TT. \ J
r' r ' mètres; et Hippàrque , par le moyen delà
xpeti OÛTW KaTaffJteuaaQeians- EV£iroiv]0-£ xavoua te- dioptre qu'il construisit en une règle de quatre
rpem^n ouX»jvo6ioVi Kpiaiuma tfwna. «po; op0«s coudées, en forme de gouttière portant des
* pinnules perpendiculaires, par lesquelles il con-
oY wv ^cwirrsue ta fi«y«fln twv cw tocs purois tfiape- *~ n
' ' sidéroit les grandeurs des diamètres de lumi-
Tpwv, to «uto xaW.iov STriprio-EV , & xat IlToXe^aioç naires, et les observoit avec plus de précision ;
HxofovOqnv. Exx£taGWo-*v ouv xat at tuv apx«<eov Ptolémée rimita- Admettons donc les obser
vations des anciens, et la construction de l'ins-
vnpwsii , xat il x«T«ox£urj rtli lmt*px°v JkMrrpc. d'Hipparque.
Kai Tîpwtov ôjrw« aup.&KV«i xa9' ouaXr]i/ Et d'abord nous disons qu'on mesure le temps
, , par l'écoulement uniforme de l'eau, comme le mé-
puciiv û&ctos exlaStiv yoovov Aeyoptv , offa xat .
" *" camcien Héron 1 a enseigne dans ses livres sur les
Hpuv ô pix«vtxo« su TOts ircpi ûoptwv ûpouxo- horoscopes hydrauliques. Car on prépare un vase
tkiuv £Ô\*a££. KaTa<7X£uaÇeT«t yap ayyEiov Tt qui» une ouverture, comme celle d'une clepsydre,
t par laquelle l'eau peut s'écouler uniformément,
* ' r r 7 r comme on la fait toujours écouler dans ce genre
eQoi eçi , Svvaaai to û&op ExpEtv. Orcep xataff- d'instrumens. Celui-ci est fabriqué de façon ,
«
xeveeÇeTai tyjv «px*l« T*]« expuffeuç « .
£X«>v , ot£ qu'au
^ moment où le soleil lance son pmuiM*
premier
rayon au dessus de l'horizon, on commence à
TrpwTov £x tou ôpt$owo« ô vtpi 7rpMT»!V faire couler reau- 0n garde a part reau qui t,m
cwuvx ■KpoaGaàlu , xat to ptvam) ûo\ap ev w écoulée pendant le temps que le disque du soleil
ypovo) 6 (îto-xo? unsp tov ôpiÇovT« ywerw., yu- meta monter sur l'horizon; ensuite on lui compare
X«TTrr*t X»p« , "W to £?'É£yis £v 6X*> tfi rew «^servée dans un autre vase et qui a
. , .. , .. continué à couler sans interruption, et unifor-
vv-/0r)u£p<o weypi mi £t£paç avazo/.-fiz oijuzAwî 1 . . ,
mement pendant le nychthémere entier jusqu au
x«. «vex^^oi; xat «7T«vr»« pu£t« £V itspco «y- leyer suivant Ju soleil> pour meaurer de com.
ystw p£u<ïav , napap-erpr^at 7coaau).ao-tov £r« toi» bien ]a quantité de celle-ci l'emporte sur l'autre
xora xriv avatoXriv XyiyQevioç ÛiΫto;. Kai touto qui a été prise pendant le lever du disque entier.
?»(7(V er«t «vaXoyov tô> xpoww , à« to û&>p Ik disent 1ue ces deux quantités sont propor-
,%
7:po; to uowp, ,
outu; ot xPovoî ^P0* T0V XP^vov. tionelles aux temps,
r et que
* l'eau est à l'eau,
comme le temps est au temps. Et ils ont conclu
Ejre).OYt£ovTo
' ouv £x toutou iroffaTi/affiov xaTaae-
r que par „la on peut mesurer ,le disque du i soleu

Tpno-ôat ô*u»«r«t ÛTio vnudixi Stapxpov i Okutvoi par son diamètre, comme n'y ayant aucune
(i) La dioptre, ou le dioptre, se voit en tête des deux volumes du Ptolémée grec et français,
où l'on en trouve la description. H.
.4*
108 YnoTïnnsEiz.
différence entre l'arc du soleil soutenu par ce xuxXo.; , ùç a$iayopov<JYi<; tvk vTzoreivopiîvrii foi»
diamètre, et l'hypoténuse , c'est-à-d ire , la droite yiXiov Ttepitfspsixi icpoç u7toTEivouo"av, toute^i Ttpoç
prise pour ce diamètre. D'autres prenant T„y xni <fc«p.£Tpou Xaffopwnv £u9eiav. Éwpot
quelqu'un des horoscopes ordinaires, ou ins-
Ss laêdVZti topoo"X07:£lOV Tl TU!/ <tuv/i8uv , TOU-
truments h mesurer les heures, tel que le sca-
phé ou toute autre machine gnomonique, Tfr' """f™ ' * *** W««ov
ou quelque fontaine artificielle, mesuroient xncujfia. , * xat tivac x>£^u5pav , rov «utov t»]«
de même la d urée du lever du disque du avaToXrjî ypovov ilctpêavov , xat eotjueiouvto to
soleil, et en marquoient la différence d'avec tiecçnpM rrj? toTg/wptwiç >7pEp*? ev râ opvavu
l i /_ 1__ : l • • 1 '' ' ' ' '
la durée du jour équinoxial, en comparant ces
avyxpivovxBç' y" xai XP0V0V ûà*poXoytou ypo-
deux durées par leur instrument; ou bien pre- „
, voÀaoou Àau-oavovTE; , ep exoeçov zzaliv ov eyei
nant 1 espace de temps par un instrument a le
mesurer au moyen de l'eau, ils disoient que Xo7ov * ~™ "W* XP0VWV A«r««; to
le rapport des temps équinoxiaux, à la quantité IryQeu touto ^eyeSoi , toutov e^eiv T0V *07ov T&w
ainsi prise , étoit le même que le rapport é).ov xuxXov îtpo; tt]V tou >$ioy dtapeTOOV.
de la circonférence du cercle au diamètre du
soleil.
Tout cela, dit Ptolémée, est très-peu raison- Tavzx te tcov dkoywxtw «v eiy tpwiv 6 Htg-
nable, parce qu'il arrive souvent que le trou X«f**wç, «îtoTi eixo; xai t/]V 07tT]y mllaxiç xccza
se bouche par quclqu'accident, mais surtout Q-uvTU/iav £ppp<x-Teo-9ai , xai pvaîara ÔTi Wx aet
parce que l'eau qui sort pendant un nychthé- *v*yxn dr.npxinp.evui xxzauizpei<}9cr.i zo tou vux-
mère n'est pas nécessairement en proportion Oyijupov ûo&>p imo tou ev zy avxzoly p.ovri Xrjç-
avec celle qui sort pendant le lever du soleil, OtVtOÇ û$xzo; , ail' w; eui to it).£i70v Ta Ixft-
vu qu'ordinairement les quantités prises tombent Senop.evet ppr] eu a/.cyou; E^rrijiTeiv Topt; , xat
en portions incommensurables; et qu'il n'est pas °™ oux eriv «xpt&« t>îv euSeiw xai t>îv wfpi-
exact de prendre la droite et l'arc qu'elle sou- ?£p£i«v v<f ry uïïOT£iv£t a^ixpopou; laësiv ezt
tend, comme étant une même chose. Enfin, ce T0 frzovp.evov , tmzp «v auTatç &i p.ovov Tais
qu'on cherche, quoiqu'il faille le trouver seu- mr^ipiaic, supiaxeaOai , oux avayxri xat to «uto
lement dans les équinoxes, ne fait pas que néces to tayjp-Epivov 0-yjp.fioy outws eyov zvy%aveiv , w; pi
sairement le même point équinoxial, soit tel noiuv xviaov zw r;p.epa.v. Ev aXXai; yap xai tv
qu'il ne rende pas le jour inégal à la nuit. Car,
alloue, wpaiç « lar^epivatt; p.ezsSallov aOpoov to
en d'autres saisons que celles des équinoxes,
twv jçpovwv diayopcv. AU' c!>s T£ to axpt?£ç
il arrive de fréquents changements dans les
£upto"X£a9at ocdvvazov , xat iïia to allnv etvai
temps. D'ailleurs il est impossible de trouver
xoapiou Ktpiçpo<p-r\v , xat oàXr\v tou vu/Bri^ipou
juste, tant parce qu'autre chose est la rotation du
ar.oxazxçaaiv' xai eti iJe pLeiÇovz xpoi Tôt; épi—
monde, et autre la révolution du nychthémère.
En outre, les grandeurs paroîssant amplifiées dans bouffi t« pt£y£9/j ipaiv£0-9at, avyyyftwzzcu. i; Si-
les horizons, on ne pourra pas juger avec pré axpiai; ûtto tou xaTa tous tottou; (îiaçcpoû? Trpoç
cision, à cause des différences des grandeurs. txjv twv <xep'j)v y.pa<rtv <pxivop.evov p.eyzQov<; , époiws
sous lesquelles les astres paroissent en différents *ai ffEXyjviaxriv Smuezpov xaT «utov ttjî
lieux par l'effet de la différence de l'état de icri^Epta; TiapejjLszpovv xaipov. Tote yap auT/jv
HYPOTY POSES. 109
navaelrivriv ouaav , exet etvat ava.yv.ri t»]v xaTa l'atmosphère, pour chacun d'eux. Ils ont pour
duxueTpov ç-oatv tyovaa., xat wXtou ta toTjpiepiva tant mesuré ainsi le diamètre de la luue, dans
le temps de lequinoxe, parce qu'alors qu'elle
empiéta 6Ye7rovTo;. To yap ev t>? avaToXyj tou
est pleine , elle est nécessairement opposée
ÂXiou puetv iowo auveffaXXov t<û ev iri avaroX»)
diamétralement au soleil , qui marche aussi
TYii oe'Xrivriî pu£vrt ûo*au ^ xat w t>?v littpoyriv dans le point équinoxial. Ils comparèrent l'eau
ixonepou « t»]v iffoix/Ta tçoyjt&vxo. Touto Se qui sortoit pendant le lever du soleil â celle
yeXotov , iia. to p] «îuvaTov etvat t«s exaTepou qui sortoit pendant le lever de la lune, et ils
twv yuTO)v avaToXa; xaTa toi/ iariuepia,ç yivcaOat ne conclurent l'excédent ou l'égalité dans l'un
et dans l'autre. Mais cela est ridicule. Car il
épaaQxi xatpov. Kat "fia ts avayxrjv etvat rw
est impossible de voir â la fois les levers
aû.r\vïiv «et tou wXtou fipaiïiov ipaiveoSat aiwreX- des deux luminaires au moment de l'équ-inoxe,
Xetv ex tou ooiÇovtoç , £ta to o£uTepov auTiqv et il faut de toute nécessité qu'alors la lune
tou «Xiou eut Ta é-rropteva toi» oupavou xtv£to-0at , paroisse se lever plus tard que le soleil an-
xai <îta touto ÛT:oXei;:£o"9ai t»j; <?oxouarj.; avaroXy;; dessus de l'horizon , parce qu'elle se meut plu»
vite que lui vers les points orientaux du ciel,
«Tti ta «you/xeva yepopiev»];. 09ev xat 6 IItoXe-
ce qui fait qu'elle est en arrière du lever
piatos rcavTa TauTa r«p«tT>j(7auevo; <îta ttj; tou
apparent qui se porte vers les points occiden
IîT7r«p^ou (JtOTrTpaç to ÇrjTOUptevov lapôxveu taux. C'est ce qui a déterminé Ptolémée a cher
cher par la dioptre d'Hipparque, ce qui est
ici en question.
KaTJffxeuase yap xavova 7tavT.9ev acçpaSn r Il prépara une règle susceptible' d'être placée-
xat auTov oux eXaTTOva uri^wv <J~. EiTa xaTa sur tous ses côtés, et non moindre que de
(xeoov to fiTjxo; auTou ypaptpu? èieikt to uav quatre condées de longueur. 11 en partagea toute
ptyj/.o; , xat <3ia TauTri; eveyXuij/e iteXexuv'yeKÎTi o-o- la longueur , par une ligne mitoyenne , dans
Xrçva Ttva et; ov evrippoae upo; op9aç 7Ept<rpta- laquelle il pratiqua un canal en forme de hache
Ttov tc auptpieTpov , oû t*)v (3ao-tv aupuputi*; 7:pos où il posa perpendiculairement nn prisme ré
t»iv xotXoTrjTa tou o-&>X)7Vo? EVE&tXXev-, wç-e Su- gulier, dont il fit entrer la base dans la con
vasSat avefiiroiîtrw; âitxxpeytiv ocvxov opOov pie» cavité du canal, de manière qu'elle put en par
ovTa t»j tou xavovoç 7tXeupa , xat oY oXou tou courir aisément toute la longueur , le prisme
puqxou; tou xavovoç TtapayevEaîai. ETEpov 5e TtaXtv demeurant toujours perpendiculaire sur cette
ôpioKo; 7tptapiaTtov eve6y)xe 7rpoç opôaç xat auTÛ face de la règle. Il inséra de même un autre
tw xavovt eut tou èrepou auTou , to pieXXov aet prisme perpendiculaire mais fixe sur cette règle ,
ftevetv axtv»)To« ev t»; Xpwsi aet 7rpo« T»j oi|/et pour y être toujours l'oculaire dans l'usage de
yevnaopievov. Ô7rep xat 5iêTpr)(jev on»? pua xaT« l'instrument. Il perça ce dernier prisme d'un
ptecjcv tou rXaTOUç auTou , xat upoç t>5 j3aoret trou vers le milieu dè sa largeur, mais un
ptaXXov , TOUTer» Tpo^ tw- xavovto). Tw 5e eTepj) peu plus vers la base^ c'est-à-dire, du côté de
éjrep ey»iv TreptayeaSat duo TraXtv &<î'eoxev oTta;- la règle. Il fit à l'autre prisme , que j'ai dit
ptav ptev ôp.oxayri tw tou ptev&VTOç 7reptapiaTtou , devoir parcourir la règle , deux trous, l'un à
xat ev t>5 auT>j euQeta ép.04u; icpoç t»j (3«a£tj la même hauteur que celui du prisme immo
étepav <3e nept to avoo axpov tou AptupiaTtcu, xat bile , et dans la même ligne droite, l'autre
YnoTïnnsEis.
I 10
vers l'extrémité supérieure du prisme mobile et ccuzw spuToyw; su tw t&iv 7rpoetpY]p.£vwv ojtwv
<]ans le plan des deux autres trous. Soit la euBeix opoiw; Ttpoç zy |3aaet. Ptov.eç-w 6 psv
règle A B, dont la partie A soit proche de l'oeil , xavwv é AB, où to p.EV 7:po; zy oi|/ei piepoç to
et où l'on a implanté le prisme oculaire AI\ A, ev w ne-Yiy9a npiaixxziov to AI1, to Se
et l'autre prisme BZ qui peut parcourir toute la
izepov rcoispaTtov to p.E>.Xov nxpxyepsaBai ànt to
longueur de la règle. Celui-ci a deux trous
places en ligne verticale, l'un près .de la base ôXov pwjxo; tou xavovo; to BZ , e%ov reeç etprr
dans la direction AB , l'autre versZ k la partie ptEva; 07ta; y.xzx zivx lOvzeveixv , puas/ fxev
supérieure de ce prisme mobile ; telle est la rcpo; zy $aaei . xat i>p.ozxyr\ t>j A ott>? t/)v B ,
forme de cet instrument ( vu de profil) : ixtpxv St rrpos tw avw (tepst zr\v Z, wç etvat

à II Lli to ayjip-x tou opyxvov zoiovzov.


Voici maintenant comment il faut s'en servir T7jv Se yi fjpw» zoiavznv Tiva xect $e<riv
et le placer. Posez la règle dans la direction «utou Seov yiyveaBzi. IopuoGw yxp to xavovtou
du levant ou du couchant, quand le soleil r.po; avaroXas r] <3W£ts , ovto; tou rjXiou iv etu-
KiS'o ■KXpoÙln'ÏM TW épi£0VTlj WJ OTl [LXÏ.IÇX ML-
est dans l'horizon céleste parallèle à l'horizon
terrestre , si l'air est serein et qu'il n'y Sxpwxzov xai xvep.T:oSiço\i 7rpo; tw 6pi£ovTt tou
ait aucun obstacle qui empêche de viser à aipoi ovto;. K«i ttpoç p.tv zn otyei tou Siomev-
l'horizon, l'observateur qui a l'œil- au prisme ovtoç to axtvr/TOV eç*w ivpiauxziov } em Se to tou
immobile, pousse le prisme mobile vers la par ïXtou p.fipo; to p\ezxyop.evov , ônep p-E^pi tooou-
tie de la règle qui est exposée au soleil, en tou Kxpayzpezxi eaw ts v.xt e|w , e'w; av Six
p.ev twv T, B ottwv ev tois Sun ■Kpiap.xzion
l'avançant et le reculant, jusqu'à ce que par
les trous T, B, des deux prismes, il puisse voir xaTW T:epi<pepeixv tou rikiov Svvxzov Sexaxoôxi ,
le bord inférieur du soleil, et par les trous Six Se twv Z,T, t>jv avM. Oûtw yxp ûtto twv
(Îiottteuovtwv xat Ta xxpx ■x.xTxlxp.ëxiiexxi tij;
rZ le bord supérieur. Car en les visant ainsi,
on aura l'angle ZrB qui mesure le diamètre paivopievxiî rihxx.Y\i Stxp.ezpov h û;ro ZrB ymix,
apparent du soleil , c'est-à-dire, proportionelle- Vf fjv Ù7ioteivei y) tou fïhiov yaivopi£vri Siapezpoç /
raent à la distance du prisme mobile à l'im rovzeç-iv r) a-vaXoyov zy tou BZ Ttpiap.xziov Si-
mobile. Cela étant fait, dit Ptolémée, mar ar«ff£i. Toutou o*e yivopuvou £a*ip.£toup£0a, ynuv
quons le lieu où nous aurons vu le diamètre 6 riTo^sp-atos , tov tot:oi/ xa9' 01/ vffJ riktxxYiv
du soleil. Et faisant la même chose sur la lune, Sixpiezpov GvveGr) SiomeveaBxt. Kat 6p.oiuî em
nous trouverons par les différences de ses dia t>]S fffiXrjvriî 7:oioup£v , xai £Ûpt7xop.£v» ex twv
mètres apparents dans ses diverses distances, quand Sizyopvn «ut»i; xara t«5 xitoçxaeti SiaperpaiV
elle paroltra soutendre un arc égal au diamètre 7T0TE to"W cpxivezxt ZV TOU «XtOU ^lapCTpw UîTOTî«-
du soleil. C'est ce qui a lieu quand le prisme vou<jiZ it£piyep£iav, touto Se yivixat rou npiO[Lx-
mobile est à une même distance de l'immobile tiou t>îv aum* xat eut t»i« ff£X)?v»; w x«i £7r«
sur la règle, pour la lune que pour le soleil, tou £Xiou ■Kxpxyopxv xxi Siccçœoiv £tt£xovtoç em
ce qu'on reconnoît bientôt par la comparaison tou xavovos , Six ty)v auyxpiffiv twv ô^iapieTpwv.
de l'une et de l'autre. Le diamètre du soleil H pi£V OUV TOU )5XtOU (îiapETpOÇ , WCaUTO; lJ(«T£t-
se trouve toujours le même, et ne paroît pas v«Tat, ri yatvop.£vn as» W «uttj xaTaXap&mTai
varier de grandeur, vu par la dioptre, soit ex t»js Swmpxi, eite «Troyftou tou )?Xtou ovtoî,
HYPOTYPOSES. riI
£iT£ 7T£j5ty£iou. H $e Tri; ffeX>jv>j? ftEiÇwv x«i èlax- dans l'apogée, soit dans le périgée de cet astre.
twv Totî (frctyopoi; ajror«o-£<Tt > xai TTote povov Mais 'e diamètre de la lune paroît plus ou
,
IffTJ Œ«lVO/Jt£V>J . TOU rjÀlOU
'i ji . . ., 07T0T
Otaf*ETp&> i .» ÛCV
_.. i>7 moins grand
8 dans ses diverses distancer Son
«"omin.es. OOD
, diamètre apparent ne paroît égal à celui du
aùxwn tv toi? «:roy£(ou »? tou EauTrj; xux/ou , , ° .
soleil qu alors que la lune étant pleine est dans
nawelyvYi ovca oVaJV] xeu oWtxn, w; ev les points apogées f]e son orbite> et tom k h
rat; rftiaxai; sxXEi<j;£aiv. Ù xai (JrjXov Sri £i touto f0is en conjonction arec le soleil, comme cela
alr,9eç , oux eçiv alnOsi o îç-ofl'E ffcoaiyîv»]; o arrive dans les éclipses de soleil. Si cela est
mpiiucniTcxoe ev toi; Ttepc twv «veliTtoucTWV , to effectivement vrai, il n'y a aucune vérité dans
-v . „ , D ce qu'a dit le péripatéticien Sosigène, dans ce
toi/ rftiov cv T*t; Trepiyeiot? EXÀstyEffiv opau0«i 1 , . , ,
qu il a écrit sur les révolutions des corps cé-
ixr\
r 1 okov £7ri7rpoff5oua£vov
r r , aX).a toi; axoot;
i tt); ]„.,„. .: „« r»,.-»
lestes l^ue i„.„i.:ij..
Je soleil dans 1les éclipses
< r .• • .
périgées
«Wou 7repi9£p£«a; ûirsp&eXXEtv rov xuxXov WJ5 se voit non pas dépasser en entier, mais de»
<7£).»]vr)ç, xai çwtiÇeiv oux EfiTro&iîo/zEVov. Ei yap bords seulement de son disque, la circonfé-
Tovto irapa^oiTo ris , 6 rjXio; rroino-st «Jiayopav rence de la lune, et éclairer sans empêche'
*
tuv axxivoptvuv ûiapTpwv , » x?' aeAyjyy]
i »
oux sriia- ment. » Car si on admet cette assertion '. ou uu
le soleil montrera différentes grandeurs apna-
<popï)ff£i x«t« T/]v maivoixEvrjv £x t»i; âior.rpxi êv ...
r r 7 rentes de son diamètre, ou ,le diamètre appa-
toiî «ttoyeioi? ovaa rpo; mv tou «Xiou o\ajxe- rent de la lune dans les points apogées paroîtra,
Tpov. étant vu par la dioptre, différer de celui di>
soleil.
Twv o*e ouv (patvojjtEVWV oiajmpwv x«T«)>/jy9ci(7wv Après avoir pris les diamètres apparents, on
B-uXXoyiÇovrat Xotrtov o\a te tgutwv xae twv e*- calcule par eux et par les éclipses, le rapport
).Eti];£Wv tow )oyov ÉÀaTTOva twv rjutoyaipiwv, a Ttoy réduit à son expression la plus simple, des
o/xjuaTWV rjp.wv axTtvs; arcoXautsavouat , xat <îia hémisphères de ces astres embrassés par le»
îiXeiovwv eçoiJuv auvayerac* otwv « tïjç ereX»jV7jî rayons visuels qui partent de nos yeux, et on
(îiauErpo; Évo; , toioutwv » uev ttjç yrj; Tpiov obtient ce rapport par plusieurs méthodes. Par
spo; aXXot; Svai TTE/airrotç , h dî tou x;Aiou oxtw exemple: le diamètre de la lune étant i, et celui
xai o*Exa 7ipo; TETpaai itepHirois. Msc^uv apa rj de le terre 3 |, celui du soleil sera 18 Le
Tpi7r).ao-iwv fi Tri; yri; §iaij.ezpo<; t*j; Trj; or|).rjv/!; diamètre de la terre est donc de | plus grand
toi; (3" TTEftTTTOi; , ii Se tou rjXiou uec^W!/ y; oxtw x«t que le triple du diamètre de la lune, et celui
££xa7r).aTiwv toi; TETpaccrt ffEftltTOiç. Ku&ctÔfvtwi/ du soleil plus grand de 18 |. Les cubes de
cuv toutwv , içai oNjXov ôti ô fiev aTto tt;; «îta- ces nombres, font voir que celui du diamètre
f«Tpou t»i; te aô.rtvriz tou «utou évo; eçtv , o de la lune est i , celui du diamètre ou axe
it ano tïj; (JiacfiETpou Trj; y/j; xvêoi 10" ir;" , ô de la terre 3y i8', et celui du diamètre du
o*e a7io Trj; 8ia.p.zzp<iv tou «Xtou ej-i .TXf1^? °'MV soled f)6"4-4 f°is celui de la lune, de sorte que
i Tri; aefoivriz ôT , wj-e x«t twv uyaipwv ol auTot les corps sphériques de ces astres sont dans les
?voyoe 7T<xvtw;. E«v y«p vorjTr;; jrepi (îiafmpou; mêmes rapports entr'eux. Car si tu conçois des
laa; Tact; twv xuêwv ItXevaxiç (Tyaripa; , «ut«i ek sphères autour des diamètres égaux aux côtés
Tpi^afftovi loyw Ecovrai twv 6*tafxêTpwv. Eisri $s de ces cubes, elle seront en raison triplée des
xa< ot xv€o« twv eo\wv uleupwv ev TpnrXao-ioyi diamètres ; or les cubes des cûtés respectifs sont
JI3 111U111: .Q2EI2.
en raison triplée, donc les splières seront entr'elles Àoyo). Twv ouv at-JTWV $t*ftn^m ftev Xy^Ssio-wv
en raison triplée de leurs diamètres respectifs. twv soaipwv , 7rX;irwy ifs tcov xuSwv , avayxri
Par conséquent le globe du soleil est soixante- tov avxov uvai Xoyov twv te xuëwv Trpo; aX-
dix fois cent fois plus gros que c«lui de la terre. XrjXou; xat tcov o-yatpwv. H apa tou k/.iou
ayaipa É6o*opjx'ovTaxi? éy.axovxan^aaia e^i xr\i yri;.
Ce qui vient d'être dit sert aussi a trouver Kat [XYiv xat Tflt a7toç"yj|u.aTa o"uva7Too^£txvuTat
leurs distances. Car le rayon de la terre étant i , Totç eipr,[jLEVoiç otou yap r) ex tou xevxpou t»js
la plus grande distance de la lune dans les syzygies yrjî evo; , toioutwv to peyiçov a.i:oçri[ui xr&
est 64, 10'; celle du soleil 1210; et celle du CEXrjvr); sv iai; oru£uytat; £<î xat t', to àe tou
centre de la terre au sommet du eône d'ombre, rfkiou adV , to Se ar.o tou xEVTpou xr^ y/i; £7rt
368. D'où il est clair que la lune est de beau t/jv tou xcovou xopuiprjv ff£rf , oY wv xat touto
coup surpassée par ce cône dans lequel elle yavtpov ôxi ttoXXo» $r\ xivi tov xwvov iiTcepëx).-
tombe quand elle éprouve des éclipses. Xêiv ttjv GsXyjvrjv ava.yy.aiov > ei; ôv tit-T.mxovax
xolc txku^sxi aTcovepei.
Voilà ce que Ptolémée démontre graphique- TauTa fxsv ovv 5s.iy.wxai rotpa IlTo).£piaiw ypap.- "
ment. Mais Aristarque dit que la distance du ptixtos. O de kpiçapyoi xo p.£v ano xriz yiJî arco-
soleil à la terre est plus de 18 fois, mais moins çr\p\a tou rjXtou upoi to tijfi as.lrtvrii aTioçy]p.x
de 20 fois la distance de la lune à la terre ; et
xni yiî j^ei^ov [iev rj oxxùixaiiïexaixïaatov ,
que ce rapport est celui du diamètre du soleil
Èkaxxov $e H eixoax-Rkxotov , tov & auTOv Xoyov
au diamètre de la lune , en se fondant sur les
hypothèses qu'il a posées d'après les dichoto- £/£iv ttjv tou rjXtou Siapxxpov ixpoi t/jv dtaue-
mies de la lune. Il ajoute que le diamètre du xpov t*J5 ee)>r}vriz £7it).oyiÇ£Tat , ^poiptEvo; Û7ro9£<7EO't
soleil est à celui de la terre en raison plus xaiz xcepi xy]v $iyoxo[j.ov auTW Xrjij^Eiffatç , xw o*e
grande que celle de 19 à 3, c'est-à-dire, plus
tou r;Xiou Siafiexpov irpo; t*;v t/js yrj; e^eiv Xoyov
grande que six fois et un tiers de fois, mais
ptEtÇoya p-£V rj ôv Ta T xat S~ 7ipoç Ta y , xov-
moindre que sept fois et un sixième de fois,
fondé sur l'hypothèse qui fait la largeur de xsçt piEt^ova r) faitXaaieTtixpixov , ekaaaova $e rj
l'ombre égale à deux lunes. Il est donc évident ènxaTtkaaiey extov , ^pwptEvoç Û7ro9£o*et t>5 Xe-
que ce qu'Aristarque a dit indéfiniment des youervi to Tr)î <txi«î irXaTOS Etvat iÎuo aùrivoiV.
diamètres du soleil et de la lune comparés,
Ay' cî)v oNjXov OTt tra tuv $iotp\txpm «Xtou xat
a été déterminé par Ptolémée à quatre cin
çÙ.yivy^ xo «opiçuç Û7T0 tou Aptr«pxou &'X^£tf
quièmes de plus que 18, en démontrant que le
nombre 19 est trop fort d'un cinquième seu UpiVÎV Ô IlToXEptatOi; Xtxpaat 7t£pt7TTOlî ÛlTEp TOV
lement d'unité , dont il s'en faut que le dia oxTwxaio^ExaTtXafftov Xoyov , 9tt£aç vnepexovaoïv
mètre de la lune soit à celui du soleil dans le XYiv tou yjXtou Siafiexpov xat Évt îte^ittco piovco
rapport de 1 à 19. En voilà assez sur l'hypo tou EvvêaxatiîexanXao-tou , X£t7rop:Evriç t»; o^ta—
thèse de la lune,
ptETpou t»j; <jeX>]v>i5. Toaauxa 001 Tztpi xr)ç cteX>j-
vtaxri; utto^eueus yr/payQw toç tutto) Et7TEtv.
Ptolémée continue par l'exposition des hypo E7T£Tat Se xat Ta; twv tievte Xotiruv uXavrTwv
thèses sur les cinq planètes. D'autres astronomes ûjtoÔeo-eis ex9ea9at. Qv 01 p.ev aXXot xa9' é«ut»iv
HYPOTYPOSES. . u3
rotouvrai tï)i/ mxpxSomv. Ô tt Saupaato; IÏToXe- les traitent chacune à part ; mais ce grand
paies oteTat XpW 7rpoairov*etx6t*va« « *« h°mme Cr°U deV°ir démontrer gravant le
t»iv aitlavri aaaipav .
xtveiadxi potpav ptav ev mouvement de la sphère# desCefixes, d'un degré
7 r en cent ans vers 1 orient. mouvement le
.xaTOv ersmv et; ta e'Tropeva- touto to uav- plus incroyable de tom 8.execute amour deg
twv itatpocio^oTctxov , xiveiffQai Ttept tou; tou £w- p0les du zodiaque. Il conclut des observations
ôW-ou 7:oXouç. Aia pev ouv twv mpyatuv au>.- qu'il a comparées, que la distance des étoiles
Xo-/i$raH tnv Trpo? tov tanpeptvov aifoç-aaiv twv 3 l'Equateur devient pour les unes plus petite,
«TtXavwv EÎ.aTtw xat petfr) yivoptwjv . ota» de rpour les autres. plus grande.
, Et il trouve , Fpar
ses démonstrations, que le mouvement de cette
tmv biiuu»s""»
tio» arcofîetlewv e<"f
eupto-xet t»]v xaia r-
prixo; amris , . ,
sphère en longitude, , pôles
autour des , du, zo-
xcvrjatv Trept tou; JtoXouî tou ÇwéWou xa6 a-ep diaque , cst d'un degré en cent ans , comme
fipyjTat yivofJLSvriv y.oipa; pta; ev etsctiv èxazoV t»iv je l'ai déjà dit. Mais voyant par les observa-
(Fouv îtpo; tov tor((/eptvov auTWV a.v:oça<!iv "koyi- tions , des différences dans les distances des étoiles
*
Çopevo; *
ex twv tripriffeuv oiayopav ,,g à l'éciuateur
ovaav , T/jV t^ », il décida
_ que . chaque
. dislance à
tov £uiOtaxov <xei ttiv auTnv «Ttoœaivei. _l?i; l'écliptique est invariable ; mais les inégalités dans
Ttooc
r les distances a, •I equateur se montrant fort nom-
St :rpo; tov tOTjpeptvov auTWV «uor«o-£o; aviso- breuses dans Ies différences d eloignement de
rrjTe; rcoW.at xat xa8' ixaçriv npoavevaiv Sicupo- chaque étoile fixe par les changements de dé-
pw; tou anXavou; aytraptvou ytvopevat, œv Ju<7i clinaison, Ptolémée n'en prend que deux:
povov fXPI^o- p<« pev ot«v v «çnp pope.- P°ur une «toile P,us boréale <l™ Wqu*-
OTepo; tou to-Tipepivou Tuyxav&iv arco m; X£IPe~ teur , et. qui va du point, tropique . , d'hiver
r vers 1„ orient . le
; ensorte que depuis , bélier jus-
p.vn; Tpomn; eut t« ercopeva Tr,v peT«racrtv «oi- ^ ^ derniej.s dcs ^ ^
oupevo; o*ta tou xpiou, pexpt xapxtvou , Ta; airo- comprjs entre elle et l'équateur , sont- plu»
"kaixêoivopizvas peTa|u auTOU Te xat tou wnueptvou grands que les premiers. L'autre, pour une
Treptyepetas Ta; ûcep«« twv 7rpoTepwv peiÇova; étoile plus australe que l'équateur, laquelle
*otef e'Tepa il 6t«v voTta)Tep5î â>v 6 «rnp xat 3»ant tou)0"rs vers r°rient' fak » dePuis J«
^- eut Ta
«tto Tn; ^epivn; TpoTm; ,
«Tropeva „
-îta solstice d'été , les derniers
v des arcs de cercles ,
1 ' . qui sont compris entre elle et I équateur , de
pXf» ^ oWeuuv tas FeT«?u TraXtv éavTOU Te ^ ba,gnce >a capricorne> plos gran(Jfl qufl
xat tou io-»]p.epivou Tteptifepeta;, époteo; Ta; ure- les premiers. Ptolémée en a conclu que les
pas twv irpoTepuv peiÇova; Tiotet. A)jXov oti exei étoiles s'éloignent toujours de plus en plus de
pev yavwto-tav uotoupevoç tou et; |3op>v TtXeov Yéqutoeur, depuis le bélier jusqu'au cancer,
aaiçaaBou , evTauSa. oe
» tou Trpo; votov. AxoÀou9et
, . - dans l'hémisphère
*. boréal; et depuis
. , la balance
' jusqu'au capricorne dans 1 hémisphère austral.
3e
oc ex
c«. tuv Yp'.vtxwv eutXoyio-auv
iv~, Ar f r xat o*ta rp eTUV „ il
Et ., suit. des
i_. anciens
.„„•„. calculs
„0i„„ie , que. les
i étoiles
.,
pixixï] auTtov pia; potpaç peTa p«<7t;- évrep Tta- avanceDt en longitude, d'un degré par siècle.
paç-riaaLi {3ou).ouei/o; exTifieTat Tpet; au^xpiaet; Pour le prouver , il compare trois observations
Tripriffeuv apxa'Wf > & w" aîio^eixvuo-iv arro T>)î anciennes au moyen desquelles il démontre par
jrpoî ttjv o-eXiQvnv auvayetaj auTWV Ta? e'xarow le contact des étoiles avec la lune , leurs posi-
n£ TnOTTl
tions en longitude et en latitude. Et d'abord tmv açepav p.>)xixaç te xm nXarixaç Segeiç. Ka»
il compare l'observation de la pléïade par Ti- npoxepov te Xap&xvEi cm t/k TO-rtixSoi t^v Tipo-
mocharis avec celle de la même étoile par yaipiSoi 7tpo; tkjv Aypi7iiïa- xat cupiaxE» xno twv
Agrippa ; et il trouve que dans les fma£u etmv toF tov auxov xçepx tou p.sy Six
années écoulées entre ces deux observa
[xeotùv xet pioipwv Tpiwv yê" eiti éxatepwv tcov t»)-
tions, la distance de cette étoile au cercle
mitoyen du zodiaque , est toujours demeurée prjaeuv 7iXaTix»)v upos |3oppav xrte%eiv xnoçaaiv'
de 3d 3 en latitude boréale, mais qu'en lon xaxa piï)xoç <îs, eTCt u.ev Ttfio^api^oç xne)(_eiv
gitude , elleétoit du temps de Timocbaris , sur txuzov Tri? Eapivr); tarifepixç ci; zx Énopteva pioi-
29 54 a l'orient du point équinoxial du prin pa; x9" c," , cm Se Ayptmra ïy S", a>v y întt-
temps; et du temps d'Agiïppa sur 33 £; la diffé
po^l y f*s' p£xa^u twv ô\»o xripriaeuv xpovou
rence 3J45' de ces deux lieux est proportionnelle
«vaXoyw; 7r£piEj£0VT0S et»| zx etpmfievx t©F.
aux 375années, ci-dessus énoncées , d'intervalle
entre ces deux observations.
Secondement , comparant encore celle de Asutepow Se zn» £Ti tou Tip.o^aptào; Ttpoç
Timocharis à celle où il a trouvé la lati èctvxcv , ev y cuvxyei vry (iev ttXoctixtiv rriv <xut»îv
tude australe de l'étoile , la même de 2 de xnoçxaiv evptiaBoii npoi vozov p. ipwv S' , tou Se
grés, mais sa longitude augmentée d'environ ptyjxouç ev toi; iG~ ezeai ttiv Sixyopxv éêSoput
un septième de degré en douze années d'in-
p.epei pua; piotpa; eyytçx yeyovevxc â; t.x/.vj
tervalJe de ces deux observations, il les com
Tcpo; xw tou piEveXaou tou yeop\ezoov o-uyxpiva;
pare à une autre observation du géomètre
Ménélas , et il trouve dans celle-ci cette même T/jp>i!Jiv , evpe zrp fiev xxzx tiIxzo; kxIiv zrp>
étoile encore à une latitude australe de 2 de «uttjv 7tpo; votov ptoioa; Sut» , xr\v Se xxzx purxos
grés , mais île 3d 55' plus avancée en longi irpoç pt£v tïiv Tip.oyxpiiïoz TrpwTijv etwv ouaav T^a'
tude vers l'orient , qu'elle n'étoit dans la pre
Sixfopxv pwupMV y ve'f npoç Se zyv Seuzepxv etwv
mière observation de Timocbaris faite 391 ans
auparavant; et de ià 45' pins orientale que ouax» to8" Sixyopxv 7t«).iv pioipwv Tpiwv fie'. Cii

dans la seconde observation faite 379 ans avant xat £VTau9« tlxzx ztw tuv etcov «va).oyi«v EÛpia-
celle de Ménélas. Ensorte qu'ici encore on X£a9»i xat tj]v hoo"ot>it« tuv xarra prjxoi pwcpwv.
trouve la même proposition entre le nombre
des années et celui des degrés.
Ptoléinée rapporte une troisième observation Kai ETt xpiTJjv ttjv «ctto tou AvTaprioç év yriffi»
de Timocharis, faite sur Antarès dans le front er.i tou pETW7rou tou ffxopitiou T'ip-o-^xpiSoi itpoç
du scorpion , comparée à celle de Ménélas. 11 y pi£V£Î.«ov , y épiofaç ouvayEi tov xrepx rovxov ,
trouve pareillement cette étoile à la même dis
xw p.EV «tto tou Çwîiaxou aroc-ao-iv n?>flT6us airj—
tance de id i environ de latitude boréale , mais
yetv fxixv potpxv xat Tpaov eyytfx , zrtv Se p.»i_
sa position en longitude qui étoit de 3a degrés
à l'orient de l'équinoxe d'automne , du temps de xtxigy 5eo-iv etii piîv Tin<>yxp\.8oç arceau/ t>iî
Timocharis , fut observée de 3 5" 55' par Ménélas : pi£T07rwpivi]; lariyitpiai pcipx; ).6" , e^i 6^e ptEWE-
et les 3d 55' de différence pour les 3yi ans d'in Ixov 1T ve' , wv fi uTtepo^»] y" ve' tou pi£Ta|u
tervalle entre ces denx observations, sont pro- t»v Ty]pr)a£wv XP0V0U «vaXoycu; nxktv eyyiça
HYPOT FOSES. il J
toi? p" ereci <ruvayovTO? em x^ôï. TauT»j; youv portionels à la précession séculaire de i degré
un jrc-pt to xtvEtoÔat xai tou? «îcXaveiç et? T« à très-peu près. Piolémée pense qu'il faut ad
inofxsva xata. p~ em fxotpav, t>i? oVl? ot£Tai mettre ce mouvement général des fixes, d'un
degré par siècle , pour sauver les apparences ,
oW9at îtpo? to ffw£etv ta yaivofieva Ttept tous e"
c'est-à-dire , pour rendre raison des phénomènes.
ïtXavy)T«î. ArçXwo-ouo-t ô*e Travrw? aot al ÛTroôeaet? Et les hypothèses exposées ici te prouveront la
exxe9et<r«i ttjv XP"*V T*1S Totaux? xivnaEW?. nécessité de ce mouvement pour pouvoir tout
expliquer.
T>jv fxev ouv Ta£'v rwv TrevTe îtXavujTwv ei? to Ensuite , examinant quel est le rang des
7ri9avov paXXov xi avctynxiov axo&XeTrwv a?\ot cinq planètes , Ptolémée pense qu'il est plus
probable qu'absolument certain qu'elles sont
xat auTo? oûtw? £X«'V à; tou? (zev hchjûv <x<pi-
disposées de manière que celles qui embras
S-ajxîvou? «Xtou Aaç-aaiv Û7T£p tov âXiov TartEiv,
sent le soleil dans leur cours en s'éloignant de
tou? pev xaTaXa/*6avovTa? te auTov, xat ûtt' auTOU lui à toute distance , sont au-dessus de lui ,
xaTaXap&xvofifivou? ttjv Û7t' auTwv eiXjjx^»1 Seo-iv , mais que celles qu'il embrasse sont au-dessous ,
eux eyjtùv eyeyyvov oviïev £t? r/]V toutou «jio— sans pouvoir en donner de preuve suffisante. Car
si l'on entreprend de démontrer que Mercure
^ei?ev. Kai yap et ti? e7rtxeipot? ^etxvuvai tov
et Venus ne sont pas inférieurs au soleil,
cppjy xat T>)V aypooVrïiv f«] etvai p:ETa tov rjï.iov,
parce que jamais ils ne passent devant lui,
ex tou jxritenoxe emixpoaOeiv toï «Xtco xaSarcep comme la lune le fait , c'est une mauvaise
T»!V ffïXrivriv , aôVjXov , wujrep xat au™? 6 IItoXe- raison, selon Ptolémée , attendu que ce n'est
/xato? y»jo-t, /«j ou^' $M ^v vttep outov Seatv pas parce qu'ils ne sont pas inférieurs au soleil ,
qu'ils ne sont jamais en conjonction avec lui,
«V£Ut7Tpoa9riTOS eçtV ÛTtO toutwv 6 flXtO? , ffUVO-
mais c'est parce qu'ils ne sont pas dans le
îeuovTac , aXXa to etvai ev évt £jri7r£0,,<a tou
même plan que lui , quand ils sont dans leur
tou? te xat auTov } Àvtxa av Ta? rcpo? auTOV conjonction inférieure , comme nous le voyons
notwvrat ctuvoiJou? , w? o*yj xat £x twv nepi «u- démontré par les hypothèses de ces astres. Car
tou? U7:o9eo-£wv avayaivoftevov Eupio-xop.ev. Ev youv dans le treizième livre de la syntaxe ou com
Tw Tpt;xat(JîxaTtu /3i6Xtw t»j? ffvvTaç"êw? , » u position mathématique , dans lequel il traite
principalement des preuves de leur latitude
oNi pxXtç-a 7tept tou 7rXaTou? auiuv tou rcpo? tov
relativement au cercle mitoyen du zodiaque ,
6*ia/x£ffuv Ta? auo6*et^£t? o*ta7rpayp:aT£U£Tai , o*îtx-
il démontre que ces astres en se mouvant au-
vuTat tou? açzpxi toutou? [ieQ' Okiov nopevou.e- dessous du soleil , se trouvent toujours sur
vou?- >j £V toi? a7royetoi? , jj ev toi? TTEpiyeioi? leurs épicycles respectifs, soit dans les apogées^
£ÛptO-X£ff9at £711 TWV t&wv EirtxuxXwv , xa9' 6v soit dans les périgées, où, quel que soit le lieu
ytVOfiEVOl TOTTOV EXTO? Elfft VOU dix fiECTWV £?* qu'ils occupent , ils sont nécessairement hors
avayxri?. Et yap ev toi? o-uv&o-fiot? état toutç du cercle mitoyen du zodiaque. Car , ils sont
dans les nœuds de l'orbite du soleil et de
ÂXtaxou xuxXou xat tou exxevTpou ixept ôv ot
l'excentrique sur la circonférence duquel sont
ETClXUitXot Ç)£p0VTat TUV QLÇeptùV TOUTWV £V TOI? portés les épicycles de ces astres qui sont alors
st7;oy£tot? ovtwv rj ex toi? 7t£pty£tot? , xat eyxE- dans les apogées ou dans les périgées, et ces
i5 *
Il6 YnoTYr A2EIZ.
apogées et périgées sont inclinés sur le cercle xXtTat Ta «7roy£i« xat rcepiyeta 7rpoç tov Ço5i«~
mitoyen du zodiaque, de toute la quantité de xov Ta twv ertr/ux^wv XeXolwuevwv rcpoç auTov.
l'écart ou inclinaison des épicycles sur ce Kat Six touto eux eiaiv ev enmeSiù evi au-ot
cercle. C'est pourquoi eux et le soleil ne sont ■ce xat o fikioç , xat Six touto oux eirt7rpoc8»j~
pas dans un seul plan ; et c'est la raison pour
laquelle les épicycles ne se trouvent jamais passer aouatv , ri ev toiç a;rtyeiotç rj ev TOtç rceptyriot;
devant lui dans les apogées ni dans les périgées oî e;rixux).oi auTtov eupiaxovrai , Tzoïovpevwv Taç
de ces astres , pendant leurs révolutions rappor 7rpo; tov rjXiov T.epioSovç , xat t»]V tou exxevTpou
tées au soleil ; mais ils suivent toujours la posi Xap.£avouo~t Seoiv , 6; t»iv -nkaruriv Ttpoj tov Sik
tion de l'excentrique qui a été démontré être fteaav eyxXtatv ava&iîetxTat.
incliné au cercle mitoyen du zodiaque.
Ka9' ÉxaTïpav apa tmv avvoSuv ev eyxexîu-
C'est pourquoi étant en chacune des con
jonctions dans des plans inclinés à l'orbite so ptevotç ovtsî emr.eSois irpo? toi/ wXtaxov xuxXov,
laire , ils évitent la rencontre du soleil. Tout Sixtpeuyovai ttiv frctTrpoo-SxjO'iv twv rjXtaxwv yorno--
cela, quoique maintenant énoncé sans une grande fiwv. Touto [iev ouv et xat vuv aaayw; tittofiev
précision, te deviendra pins clair par un exposé oïiya uç-epov ; at urroSeo'etç o"ot 7roir)0,&uffi priQeurai
pins exact des hypothèses. Mais puisque nous
yavepwTEpov. Er.eiSri Se ev Tôt; ïrept rikiov xat
trouvons dans ce que nous avons dit du soleil
et de la lune, leurs distances par le moyen aelrivt]v Xoyot; eupouev Ta anoç-riuxrx auTwv Six
de l'instrument appelé parallactiqne , ainsi que tou za).oup.fVOU îtapa^XaxTixou opyxvov , xat touî
les proportions de leurs distances à la terre , Xoyou; twv Ttpos zriv yrjv anor»]w:aTwv , Su
il est bon de savoir qu'on ne peut pas obser ayvoetv û>i ovSe Six toutou o*uvaTov Tas Epfzou
ver par cet instrument les distances de Mer
xat Aypoo*tT>); aTToç-atxei; Sriparoi. H yap xpyn
cure et de Vénus. Car le principe de l'obser
vation des luminaires est qu'elle doit se faire Tri; T/ip»]ffe&); eyeveTO twv ç>wtwv eîtt tou p:eo-7)fx-
au moment où ils sont dans le méridien. Mais ffptvou ovtwv. Epu.rjv 9e xat x<ppoSizr,v XxSetv ev
il est impossible d'appercevoir ces deux planètes, tw enineSui tou fjuo-rju.6pivou Sionieutjxt tmv aSu-
quand elles sont dans le méridien, à cause de vxtuv eçiv , ef avayxrj; yliov xaTaXapt7tovTo; to
l'éclat du soleil qui éclaire alors l'hémisphère
ÛTtep yrj; rjuto-yaiptov ev Tat; toutwv Six tou p.e-
supérieur de la terre, pendant les passages de
otjuSoivou izxpodoiç , w^e tov auTov Tpoîtov ov errt
ces deux astres au méridien. Ainsi, il n'y a
aucun moyen de prendre les différences des dis ffeî.r/vri; Si opyavov XeSeiv etci toutwv t«; otto-
tances pour ces astres de la même manière ç-rjpaTWV Sixyopxz oux eçi. IIw; p;ev ouv ni9avwç
que pour la lune par cet instrument. Nous av tt? eupot t/j; Ta£ew; twv aj-epwv toutoov
dirons dans la suite, s'il plaît à Dieu, comment aTto^et^iv ex twv ujro&eaewv auT«v , y-^a zxvza.
on peut démontrer par les hypothèses le rang
ypao-op;ev , et 5ew çt7>ov. Nuv Se npoo-eTtiurifiy]-
qu'elles occupent. Maintenant, après avoir fait
mention de l'impossibilité de déterminer les vap.evot Tiept twv Tpo7ruv , °Vî *v tiî Û7îo-
distances de ces deux planètes que l'on dit TTTfUffet etvat Svvarov ituoai Ta airoç-/ip.aTa tou
avoir une course égale à celle du soleil, pas twv twv to-o^poftwv rj^toù Xeyop.evwv , w; a^i/vaTWv
sons aux hypothèses qui servent à expliquer unap^ovTwv , en' auTa; iwwev Ta? ÛTtoôecei; , aïç
HYPOTYPOSES. ,,7
Xpufièvoi Trpo0uuoui/rai t«î tmv yatvopevwv atTtaç , les causes des phénomènes, en ce . qn'on dit
leyovKî ffUfiywva xai.ravTA fotxvuvat Tatç rapt quelles les démontrent analogues aux qua-
tcov 9«»V, ffUfi«TWV «Aarpcf«<« .«po^etn* , litës invaria^« propres aux corps célestes ,
, , » -v , comme ayant tous des mouvements uniformes,
oua/wv rcavTwv xivovuevuv , vni Se. avcop.aAia; »«„..,., „" '
i irrégularité , comme nous lavons dit souvent,
«ottawî E«7rop.ev x«a tyjv .ovpnW T6»V.*«r dans la complication des différents mouvements
yopwv xivjjo-ewv <pouvouevri<; ouiïjiî .x«t oux aXy;9ouç. n'étaut qu'apparente et non réelle. Et nous
Kat 7rpoy£ twv aïXav tdv . Trapa tov açep* tou commencerons par examiner l'hypothèse qui
Èptxov ^«pnaofuv , nui xat Asyspsvawm tmv traite de Mercure comme différant le plus de
, ' toutes les autres. «
AotTtuv eri. .
Admettons d abord que pour ces astres, ainsi
_'«•-« » ' °iue pour la lune , on apelle mouvement pn
ITpo£c?.>iffl9û) Se ou xat «a toutuv warcep xat * / » * ,ïmeni en
. . longitude celui du centre de l'épicycle sur la
etti ttjî aû.riYrii urjxou; r
' ' r' ixev xaÀEtTat xtVYio-t; 17 . e,
circonférence . lexcentrique
de „ , et mouvement
tou xmpov tou Mtixuxlou xaT« tov ExxevTpov d'anomalie, le mouvement contraire de l'astre
■nepiodoi , avufwt^ia? Se xivnau; v tou «repos sur son épicycle. Cest pourquoi on dit pé-
auToo Ttept tov £irtxux).ov &a<popa. At' ô xat jirf «ode de longitude ,. pour signifier le retour
xou; Fev «7rox«T«r^t; X^ewi , 6tav ô ethxu- de épicycle aux points mêmes d'où il est
parti , comme à l'apogée ou au périçée ; et
yloi ajro twv au*&w er.i ta «ut« tou Exxmpou , r °
période d anomalie pour dire le parcours entier
««pr/svnt», ot'ov e«? to «to/eiov »? to «ptystov de répicyde par 1W Ayant donc ëg:,rd en
avwp.a),ta; Se «îroxaTarao-t; , ôrav ô arnp £7U méme temps à ces deux mouvements simul-
tou £7rcxuxXou çroouîvo; a-o tou auTOU Etç ro innés , on cherche en combien d'années cha-
outo TCoiïidriToti itEpiiîpo^riv. Rat et? t«ut« apa cun de ces astres- a fait un certain- nombre de
pXdtovw ÇnTouatv ev ira»* pt£v créa» éxaroî pet°nM d'anomalie en combien, un nombre
. de retours en longitude. Et par ces deux soi-*
outuv TrOffas avwixaÀta; a7roxaTar«o"£t; 7tot£tT«t ,
tes de nombres , on trouve les moyens mou-
ev iroffotç' Se rayjxouç. Kat XaffovTE? «jto toutwv vements. en ilongitude,
•. j qui.• sont
.„_. ceux
„. j " épi-
des , .
eûpKJxoudt Ta Ofxa).« xtvrjpxTa T£ tou fznxooî , cycles sur les circonférences des excentriques ;
& £71 tuv £Tttxux).wv 7T£pt tou; sy.%ç(ùv £xx£VTpou;' et les mouvements moyens d'anomalie qui sont
xat T<t ttiî avwfjuxXia;, « £rt tojv «ç-eptùv auTtov ,es mouvements journaliers, mensuels et horaires
7t£p» tou; ... .> i
tatou; eitfKVKAovz ,
, ttxre ntiepnnia. xat de ces astres eux-mêmes sur les circonférences
, de leurs épicycles respectifs, comme pour le
t« ruiqvtaia xat Ta wptata r 7, xaSairepr îfkiov xat ,
soleil et .k lune.
,
ff£^rjv*),. Ajoutez à cela, qne l'anomalie paroissant
TauTa T£ ouv 7rpo£t5.y)iji9&) xat Exstva itpw; tou- double pour les planètes, l'une appartenant au
TOtç ôri t»is avup.aXta; 6*tTT»j; yatvofxevrj? 7r£pt mouvement rapporté au zodiaque et aux par-
touç TikavriTai , p:taç pev rfii xara tt;v npoç tov ties du zodiaque , car les planètes paroissent
£w&axov xat Ta p.sp>) Ta tou Çw&axou xtvrjo-eco;, courir les unes plus vite et les autres plus
yatvovTat yap Ta /xev TaTTOv , Taife (3pa<îuTEpov lentement, comme nous l'avons montré en par-
£i££icvT£ç to» Çaxîtaxov , w; Enr tou Wiou iTpo- lant dn soleil ; l'autre anomalie étant celle de
,,8 YnoTYnnzEiz.
la position relativement au soleil-, car leurs xepov eiïeixvvptv, fti*î &e rni xatac t>]V tï/jo;
digressions loin de lui ne sont pas égales en Tôv «Xiov ffxefftv r ov$s 7aP £V tffotS XP0v0li ttocouv-
temps égaux ; cette double anomalie nous étant m Mç ^ awy) aTroraff£ts. ^ ^
connue aussi dans la lune , et les hypothèses
étant au nombre de deux , 1 une qui. suppose avomaAtas 9«ivouev»i;
^ xai ttjs <7uvaua>oTEpas
T r xa«
„1 excentrique et que nous avons dit
i;. être
»,„ la
1. ETCl 7£A»]VriV )7U(V
r TffjEUûyiUEVflÇ
f >r '» >, 0*«TTù>V 0*£ Xffi
«e xai
plus simple , l'autre qui suppose l'épicycle par- ™" Û7ro0EffE&>v ouawv , ptaÇ fuv t»s x«t« tov
courant un cercle concentrique, les astronomes îxxevtoov riv xai aTcAouç-epav «Xîyo^ev , tTf/5«ç
préfèrent comme par nécessité l'hypothèse de ^ Ty]1 X(XT» £7r(XUXXev eôç «ri ônoxm/w pe/5o_
l'excentrique pour l'anomalie qui a rapport aux «
parties du^zodiaque
r , parce que«i les planètes
rr dans pvov, 7t/50,- p£v t>)v avwpaAiav tjjv xara Ta aep»j
r
|les apogées et ,les périgées
. . . paraissent
. a nous autres tou Çwtfiaxou vnv xaiexxevtoov
r ûtcoSegiv tk»
qui sommes placés au centre de ce cercle , ««7M'M *> ^«^fovpufft. A<« 7a/J T« aB0_
se mouvoir irrégulièrement par rapport aux ?£ta *ai Ta ■ntpiyna. tou exxevtûou paivovrac
parties de ce même cercle. Et pour l'anomalie avo^aAw? xtvou/xEVot îrpoç Ta fxsprj tou Çu&axov
considérée relativement aux digressions et élon- T0(; £y ^ rouîou T£.ay/X£y0[?
gâtions,
° ils choisissent l'hypothèse
, de l'épicycle,
j i ^P0' ™. T*lv £-ep«v
t tï]v xaTa Tas 7:005 rçAiov
comme pour expliquer les mouvements de la '
lune, nous attribuons à l'épicycle ses différente! ™ e^xAov, ci™
périodes de configurations relatives au soleil. 7aP *ai tKl ae^vrii «S W> xsn' ettixuxAov x«-
vwiv ava.yBpop.ev Tas ôiafopmç aums npoi fihov
tuv a^rjpaTio'/xiav aKQKtnaçxaeiq.

Il faut maintenant combiner les deux hy- Aet toivuv xai etk toutmv eis rr\v &tcX>jv njv
pothèses pour expliquer la double anomalie de «vu^eav ras <3W o-u/miAexeiv Ûtco0£<j£«s , xat
ces astres , et 1prendre
. à part
r chacune de ces 1*1Aap6av£tv exaç-ov /xev twv F— xivou/xEvuv tin zou
cinq planètes qui se meuvent sur leurs épi-
1 propres, en même
cycles k temps que nous u , ou- l&OU £TCtXUxXou . TOV it ETKXUxXoV £TCI EXXEVTOOU
lr" .1
blierons pas le mouvement simultané de l'épicycle <ptp°P">°v vdouvtwv. Etci Se twv ï" açe-
sur l'excentrique qui le porte. ,11 faut aussi pour puv 6*irrous avayxrj tcoceh/ ExxEVTpou;, tov jjiew
ces cinq astres faire deux excentriques, l'un axtv»]T0V , tov & xivsupvov, taous aXXrjAotî
mobile et l'antre immobile ,» égaux
6 l'un à l'autre.
™ • ■
urcapxovTas >
, tov p£V a£i Jcxotyvra /uveiv ,
au-dessus de 1 un desquels, de celuiqui paroît tou- , ,
£© OU 0( ETHXUXÀOl Ta XEVTOa
jours sans mouvement , seront toujours les cen- r EfoUfflV «CEI ' TOV
très des épicycles, et autour du centre de l'antre éuP0V xtvouf*îvov > «eP« o« to xevt/jov w
qui est le mobile , le centre des épicycles exécu- Ta ÉTtopva tuv ettixuxXwv é/taXi) veuo-ij 7ctpi-
tera, comme on le dira, son mouvement incliné en ayeaQcu pnBwexai. Iva <î>j p\r\ e^aat rfp> eaurwy
suivant la série des sienes
ai^ue» d'occident
u umueiu en
eu orient
onem. x,vr((TtV 0,< e7r{XUXÀ0t
•> X«T > «XE1VWV Tû)V EXXEVT0UV
Ce qui a été dit jusqu'à présent fera suffisam
ment connoitre les raisons pour lesquelles les TWV /""°"tuv, ™« 3e a,Tta< 7rp<"«v <5
épicycles ne se meuvent pas selon les excentri- Xoyos $t*<ja<privai Tt£ipa<7£Tai. Toutwv Se ovv irpo
HYPOTYBOSES. n9
t&HUjUVWI , Î.EywpwV us «r« tou Épfxou twv xivr)- ques immobiles. Après ces préliminaires , nous
cewv ûîroôtffi^ ■ allons exposer l'hypothèse des mouvements de
Mercure.
Nosio-0w toivuv Xo|ov etcitteiÎov , oV; efft oeX»/- (F. i5.) Concevons, comme pour la lune,
y»; , rrpoç tov iia p.£cwv twv Çw&wv Toaaiw un Plan incliné 3,1 cerc,e mitoyen du zodiaque ,
Eywv ttjv ttj; .Àoçuffsuç
v .
oiaç-autv > twv
eut tou aia d'une quantité
^ d'obliquité
^ mesurée sur le cercle

KoXwv, «XOV ô £>*« 11» TE ta (3op£«« X« V0T«« qui passe


„ par les pôles,
en égale ^
à la Mercure
distance

tou à» fMawv Ttaps|et«Ti , xae touto éXov etti7T£- s'éCarte du cercle mitoyen dn zodiaque ; et
oov eçu , ev w oï sxxEVTpoi voovvrai ypayopEVOi. que tout ce plan étant celui dans lequel les
Kivei<70w touto w£p« to tov Jia pawv xwpov excentriques sont conçus décrits , se meuve
e.« t« topo* ww £w6\wv F£x«T£pov ne «7ro7£<« aatour du c*atre du cercle mitoyeQ du z0"
xact rr£pty£ia twV exxEVTpwv axo/ou0w; toiç 7T£ot diaque suivant
, . l'ordre des signes , en transpor-
r
1 ' tant avec lut lea apogées et les périgées des
tk «nXavou; TETnpnfxevoi; xaw p *r»i poipav excentriqoes , conséquemment à ce qui a été
fiiav. Ev toutw toivuv tw Xo£w EirtnEà'w xivou- observé de la sphère des fixes, d'un degré
fievw togoutov x«ta f et», tiî ta é7rop:sva, ûrco- par siècle. Dans ce plan incliné avançant ainsi
x£K79w ixxmpoc 5 AB xuxXoç rapt xmpov to d'un de8,é en cent ans vers l'orient, suppo-
A. arjustov, xat £j-w tou oix
s ptEcrwv xevTpev to sons un cercle_ excentrique
1 AB autour du cen-
E xa0 o .to iuutx (
rr rjuwvr— », xat y ot âuçoTepwv
' 7 r
m A, et soit •E le■ centre
j zodiaque
du
du cercle mitoyen
, dans lequel• centre est notre œil ;
twv A, E, xEvtpwv en to «TtoyEtov xat TicptyEiov ja drohe AB passant paF deux centpe> A^
{laÉEuyvu^Evr) 37 AB, xai XEt<j0w tw AE ta» avw- E, et par l'apogée et le périgée, et AZ au-
«pw tou A, à? rtpo; to «iroyEtov >j AZ' «nj dessus de A comme vers l'apogée, égale à AE,
te TtaXtv ÔTiuTEpa twv AE, AZ, à ZH. K*. et encore ZH «8ale a chacune des droites AE ,
_ w;
orept to H , x£vrpov , tairçv e^uv tjjv ex tou AZ ; et autour du point H _comme centre , un
XtVXOOU T)7 AA , ETEpOS EXXEVTOOÇ 0 @K VO£l(70C<> autre
iD cercle
.1.1excentrique: ©K , 1 égal au cercle
».
" - > r » r » AB, et dont le rayon soit égal au rayon AAj
wos ûv <ynX«<5>] tw AB. K«t ettixuxXoî i AM et l'épicycle AM ayant son centre toujours sur
to xmpov eyjstv «Et Eitt tou 0K ExxEVTpov , xat l'excentrique 0K, et transporté uniformément
TKpiayoîXEvo? o^alui ûiro t>j; MA eu0e«x; eu; et circulairement par la droite MA vers les
ta Érop£V« toowov Ôciov eipwxETai to 6/xaXov Points orieDta"x » d'un mouvement égal à eelui
c-.^,^l^„ xtv>jp.a
tou E7tixux/.ou «...v,.,- , xaoo> exœç-ov
' thjv avtriv qu'on
n trouve être le mouvement uniforme de
_
Seo-iv aei T»]pou(Tï]; Tri; AM. .
otauETpou tou Eut- l'épicycle,
. le diamètre AM gardant toujours à
XUXAOU , X«« T»JV VEUCTtV ItOtOUUEVTJS 7TO0C TO A l'égard de chacun
. de ,ces «cercles la même, posi-
orjfxnov wayopW x«, t,; AA £u9Eiaç ' 9ta non
A> ,e( etU laisant
droi|e circuler 1 astre autour
AA aboutissant du point
toujour8
TOU X«T« TWV «UTWV «£. <T^£lUV ITtTtTOUOn; TOU mémeg poims AM suf répicycle ( et n0D suc.
£Trtxvx).eu, >£y» dr> twv A, M, x<w ouZ« xax' cessivement k d'autres points, comme dans la
«>.Xwv x«t a».wv x«6' âr.ep er.t ail^vm , <?t« txjv lune , à cause de la déclivité de l'épicycle ,
tou fTtuuxXcu jtpoçvEuoiv. To St xsvTpov o.u outou dont le centre soit toujours sur la circonférence
2o rnoTYn fi2E12.
fie l'excentrique @K. Que eet excentrique 0K, eç-w xara t*i; TreptipepEta; tou ©K exx£VTpou. Ile-
sur lequel est porté le centre de l'épicycle , pixyeaQu Se outw; ô ©K ExxEVTpo; eq' o'j vo tow
tourne en sens contraire de cet épicycle, c'est- etiixuxXou <fipe~xi xevxpov erct xo.va.vxia. aUTW
à-dire , vers les points occidentaux , d'une vi tû E7rixvxXu>, xwxîçiv et;- ta -KpQriyoupevx , t<7&-
tesse égale à celle de ce même épicycle, «nsortc xa.'/te$ avxû xtvoupei/o; , o'iov ci exeivo; tv pia
que si celui-ci tourne de deux minutes d'espace , wpa (pepsxoi Svo ).£7rr« et; xo. tTiop.evx , toutov
en une heure d'occident en orient, celui-là Et; ta npor,youp.eva xo. xvxx xtvsttrSai <îuo Ismo ,
tourne de deux minutes aussi d'espace dans le fi; yiveaBxi xrtv XTtoça.<jiv avx.av xei St^xaixv oû
môme temps , tellement que leur distance soit éy.axepoi xtveiTat , xat ev tw EVtauTw fita; arco-
toujours double dans leur mouvement , et que y.xxaçxce(ùç éx.xxepou yiyvQp.evri; zpo; xx tôu £m-
chacun faisant une révolution dans une année eîtaxou ariueia , fît; aUTou; a7roxa6tç-aa9ai rcpo;
relativement aux points du zodiaque , ils en aX).r)Xou; , tîta xo $m7.xaiov aXXrçXwv ag>tç-ao"0at
tissent deux relativement l'un à l'autre , parce que xriz i^ia; ênxxepoD vpoç xa ariy.etx tou ÇmSixxgv
leur distance devient double de celle de chacun xriz Sixçxat'^z. 0 Ss açr\p eth tou ettixuxXou
deux aux points du zodiaque. Enfin, que l'astre se xtvetaÇto, Xoitcov auTo; xaTa xx xvxx tw tjuxvxXw
meuve sur l'épicycle , quoiqu'emporté dans le et; xx £7tofji£-va" (xevetm fîe 6 Xotrro; ExxEVTpo; i
AB xei ev toi; aura; eyjav arifiEiot; tou Çwiîta-
môme sens que lui vers les points orientaux ;
mais que l'autre excentrique AB demeure en xou xx te axoyeix xjxt xx nepiysix , xaSÔTiEp ô
repos ayant toujours les apogées et les périgées tou îîXiou ExxEVTpo; ev SiSvauv fiotpa T xat Xeît-
dans les mêmes points d-u zodiaque , comme toi;X" «et to «TroyEtov eyeiv eXe^eto, xat ev
nous avons dit que le cer.le excentrique du xri avxri fioijsa xat ?.£7tT0t; tou toÇotou to Ttepi-
soleil tient toujours l'apogée dans le 5e degré yEiov. O Se xv xtvoupsvo; exxevrpo; ô &K nepi
3o minutes des gémeaux , et le périgée dans to Z xevxpov x>v£ta8« , xat pi tiepi to éauTov
to H , w;te t>is ZH0 euSeta; HEpuouari; «utov
le même degré et demi du sagittaire , que
néanmoins l'excentrique ©K tourne autour du 7t£pt to Z, to H xevxpov xuxXto-xov izepiypaftiv
apupoptÇopEvov ûrco tou A oriptetou xevxpov ovtoç
centre Z, et non autour de son centre H,
ensorte que la droite ZH0 qui le fait tourner TOU ptEVOVTO; EXXEVTpOU tou AB.
autour du point Z, décrive un petit cercle ou
roulette , qui n'excède pas le point A, centre
de l'excentrique immobile AB.
2ay>)V£ta; ptev ouv Éi/Exa xrp> \motieviv efeSe-
Pour mettre plus de clarté dans l'exposition
de cette hypothèse , souvenons-nous que pour fie9a. MefivnpiE&a Tptvuv OTt eut nXtou xat at\t\vy\<i
le soleil et la lune , nous avons dit que leurs tou; p.ev etcixux'Xou; et; Ta s'Tro^eva tou fîta pte-
épicycles tournoient d'occident en orient ; mais
auv eXeyoptev xtvewSat, auîou; Ss er.i xuv nept-
ces astres au contraire , d'orient en occidentsur
les circonférences de leurs épicycles respectifs, <pepei<ùV twv ttîte^v ETrtxuxXoov ettKC&tv Et; ta Ttpo-
et que par cette raison, ils s'accordoi«nt avec >iyoupieva' xat oti ovp.ëxwv en exeivoow fîta xxvxriv
les apparences , vu qu'ils se trouvoient avoir xnv Xyi^tv auptywvw; toi; <paivop.evoi; repi pev xct
leurs mouvements les plus lents dans les apo
anoyetx Ta; xti/riaît; auTwv el.xyiçai e'vpiaxeoQxi t
gées , et les plus rapides dans les périgées. Car,
Ainsi Je soleil dans les gémeaux parcourt un wepi fîe Ta vepiyua fieyiçai. Outw yxp i riXtot
HYPOTYPOSES 121
£V ^tîv iitiupon ev îtoXXw X?0V(? /3pa#UTEpov môme espace plus lentement en plus de temps,
to tcrov , ev 8s to£otw ev oXtyw to xvxo oiaçriax et dans le sagittairë un espace plus rapidement
en moins de temps. Et la lun& paroit de même
SatTTOV. Kat ^ crsXrjv») o*e 6p:otw; cpatvsTat 7rXEtra
se mouvoir le pins vite dans les périgées, et
ftEV ev TOtç Tifptyfioi; , fiXa^tç-a sv toiç «tio-
le plus lentement dans les apogées, en se trans
-yEtot; xtvoupt£V»i xaTa ta; 7ipo; Ta p;Ep») tou Çw- portant suivant la direction d'occident en orient
cïtaxov nezctGxasi;. Touto toivuv £VTau9a Û7:ote9ev. C'est ce qui est ici posé pour principe. Or je dis
Afiyw eN] to tov açepa. tw E7rtxuxXc<) xaTa Ta que l'astre , s'il se transportoit en sens contraire
«vavna çj>£p£0"9ai ouxeti erup^wvyjcrEiv toi; çatvo- à l'épicycle , ne s'accorderoit pas avec les appa
rences. C'est pourquoi il est nécessaire que tous
jzevoi; , xat <?ta t«ut<x ava.yY.mov et» Ta £7:o^£!/a
les deux se meuvent également vers l'orient,
xiveiv ép:otw; aftyw , Xe^w Jrj xat tov txçepct etti
savoir l'astre sur l'épicycle, et l'épicycle sur
tou EjrtxuxXou , xat toi/ £7rtxuxXov Eut tou exxev- l'excentrique. Car Mercure , de même que
ou. $atv£Tat yap 6 Eppi; xat oî XoiîTot o*~ ctçepeç les quatre autres planètes patoissent se rappro
WdauTu; xaT* p-tv Ta; ex twv aTroyriwv xtv»jo-£i; cher le plus des mouvements moyens et
exacts, depuis les apogées, et le moins depuis
7tXstova xtvou«£vot , xaTa Se tos £* twv TrsptyEtwv
les périgées. C'est pour cela qu'on dit que la
eXarrova twv ô^xaXwv xai axjstSwv. O /xêv ouv
planète et l'épicycle tournent dans le même
aj-xip xat é ErrtxuxXo; Six touto ûîroxstvTat éuotw; sens vers l'orient. Car cette supposition sauve
E7Tt Ta £7rO/A£Va y£^Oft£VOt. TaUTOW yap U7COTE9EVTO; toutes les apparences. Or, puisque les épicycles
CW^ETat Ta £X TWV J>atVOp.£VWV. 'EiUtlSfi i?£ 01 ETTt- ainsi transportés font les angles de chaque côté
xuxXot yspoptEVot was Ta; ixaTEjsa; ywvta; tou de l'apogée égaux , il n'étoit pas possible de les
supposer faire ce transport uniquement sur les
«Troyetou TOiouo-iv , oux rjv cîuvaTov «utou; Û7ro9£o-9at
excentriques tournants ; sinon ce qui a été dit
E7ItXlVC.UU.EVWV fXOVOV TWV EXXEVTpWV 7rotElCT9at TX|V n'auroit pas lieu. Car les angles faits de part
popav ou yap £Tt auvEêatVETO Xe^9ev. Mevovtwv et d'autre des apogées et des périgées à dis
yap twv ExxEVTpwv Ta? 7rap' ÉxaTcpa twv aîtoyEtwv tances égales et en temps égaux , ne peuvent
H 7T£pty£twv ev to">7 avoçaaet xat toi; to-ot; être égaux que dans la supposition des excen
triques immobiles , et non si on les suppose
jfpovot; , tcra; a7roTEX£tcr9ai ywviot; , aXX' ou xt-
mobiles , comme les savants qui ont traité de
voupiEVwv avayxatov , cî>; xat touto <îia ypap.p.wv
ces objets, l'ont prouvé par des figures géomé
xat E(po6*wv o*£txvuTai toi; rapt toutwv Ttpxyfix- triques et par des démonstrations. Ainsi donc ,
TEUOfjtEvot;. EtteicÎV) (Îe ou fiovov Ta a7roy£ta tteijîw- puisqu'on voyoit par les observations , que non
paTat o*ta twv tYipnaeav xat Ta TtEptyEta xa9' ivx seulement les apogées et les périgées se faisoient
toujours en un seul lien toujours le même rela
xat tov auTov ovTa tou Six /xscrwv tottov , aXXa
tivement au cercle mitoyen du zodiaque, mais
xat xaT aXXou; e<f tKxxepx cîtacsopou; , ecTei p:» encore de chaque côté, en des lieux différents,
povov Éva tov £xx£VTfov u7to9Ecr9at, xat 7tÉpt tou- il falloit supposer non un seul excentrique avec
un épicycle tournant autour de lui, mais un autre
tov axiv>jTov ovTa xtvftv tov E^txuxXov, aXXa xat
cercle excentrique et mobile sur lequel est
fTSpoV XlVOUpEVOV , 7T£pi OV TO XEVTpoV TOU £7tt- porté le centre de l'épicycle. Et il sera dé
ï. P.
YriOTYlID2EI2.
122
montré que les astres font leur plus grande xuxXou yepojxsvov ou povov iJei^erat xata to ar.o
anomalie , non seulement dans l'apogée et dans yewv exeivou tou w.evovtoç touç açtpcnq, xai Tiepi-
le périgée de l'excentrique immobile , mais yeiov , a).Xa xac xat' aXXou; T07rcu? avwfia).i*v
encore en d'autres lieux , et cela est visible [ieyiçr\v woioufievouî. AriXov $e touto etci tou Epptou
dans Mercure, de la manière que je vais dire. tov Tporcov TOUTOV.
La droite qui passe par les deux centres , l'un H y.tv ô\a tmv <îuo xevTpojv , évoç ptsv tou £w-
du zodiaque , et l'autre qui est dans le diamètre o*taxou , èxepou Se ev tw pievovTt exxmpw ota-
de l'excentrique immobile , aboutit an bélier piexpou e^TTiTCTEi xaxa tov T xat xata tov <±> ,
et k la balance , ensorte que l'apogée est dans
w; eiva.i T pev to ocnoyiiov xaTa toutov tov
l'excentrique , au bélier môme , et le périgée
à la balance. Mais par d'autres observations plus EXXEvrpov , Se TO lïêptystov. Ex Se aXXuv
exactes on a reconnu que l'astre fait ses plus axpi&ç-Epwv xYipriaew ireycopaTat to ptEtÇou; auxov
grandes digressions dans les gémeaux et le ver- 7roteta6at Sixça.cei^ xolxx te H x«c — , xat yt-
seau , et qu'il est plus apogée dans ces signes veaQxi cmoyzioxepov ev toutoi; tou x«t« tov T
que dans celui du bélier , et qu'il sera plus
ar.oyeiov , xat nepiyeioxepoi tote p.zv eçtxi ev XJ , .
périgée , tantôt dans les gémeaux, tantôt dans
tot£ o*£ £v ~. Eav yap xàxêivoî p.£v>j rpixou
le verseau. Car s'il est immqbile, il faudra ab
solument iin troisième excentrique. S'il n'y en Sey\rtei Travieo; exy.evxpou. Evoç yap ovtoç • ev eçcrn
a qu'un, il n'y aura qu'un apogée et un pé anoyeiov xai 7i£piy£iov. Kurfirpemi apa. 6 exxev-
rigée. Cet excentrique tournera donc afin que Tpo; oÛto; Ivx o £7tixux).o; xaT* aXXo *at a).).o
l'épicycle paroisse avoir ebacun de §es points
(fxivri , xai o «çrip ex auxov xivov[j.evoç eiç Ta
changeant de place, et que l'astre, en cir
ef. éxxxepx tou xpiou aîioyEta. E/iEt1?/] 3e au
culant sur lui , paroisse apogée de ebaque côté
du bélier. Mais puisqu'avec deux excentriques, TOsXlV <îuO TMV £XX£VTptùV OVTWV , S$Sl TOV E7UXU-
il a fallu que l'épicycle tournât autour de l'un xlav 7:po; «piyoTEpou; xiVEtffSai xat xax' a^yo-
et de l'autre, et relativement à l'un et k l'autre, TEf«V tva xat ev toi? tou fiEVovTo; anoyeiois
afin d'être dans les apogées de l'excentrique
yevrixxi } xat vue tou xivoufiEvou xax aM.ouç
immobile , et de paroître porté en d'antres
apogées par le mouvement de l'excentrique T07rou; txzoyeiovi <pxivrjxxi yivo[ievoç, , <?ia touto
mobile, c'est ce qui l'a fait supposer transporté 7I£pi pl£V TO XEVTpOV TOU aXIVyjTOU (pepOflEVOi U7Î0-
autour du centre de l'excentrique immobile ,
XElTat , TO Se XEVTpOV a£l ££UV £711 TOU xtvou-
mais ayant toujours son centre sur l'excentrique
mobile, par la droite qui va du centre de l'immo ptEvou £xx£vrpou , ûito t*j; Eu0£ia; t>i; arco tou
bile à son centre (de lui épicycle), et qui fait XEVTpOU TOU plEVOVTO; £7Tt TO XEVTpOV aUTOU CKl-
toujours circuler et peneber cet épicycle autour
Çeux9eio->j; Tt£piayopi£VOî xai veuwv ecet itpoq to
de ce centre d'excentrique , comme tu vois
dans la figure ci-jointe. Mais l'observation ayant xEV-pov^ w; £X£t« £7rt T,)' 'r/'0£,txetfl£1')1Ç xaTa-
montré que Mercure ne s'écarte pas du soleil , ypaym. Etteiiλ! o*e ex tjjî Tr]py!<7E(as ûtcexeito tov
à la distance des planètes supérieures à cet
ÈpiMYiv ayts-aaSai p-£U tou n).iou pt>) Ttao-av <J«
astre , l'épicycle de Mercure est supposé plus
grand que celui du soleil, afin que l'un et l'au- (îiaS-aClV , WffTTEp tou; ÛïïEp Wiov j p£iÇ&)v cov
H Y POT YPOSES. ,a3
eixotw; tou r/Xtaxou £mxux).ou Û7:oxc[Tat ô e7rc— tre de ces deux astres allant avec la même vitesse,
xuxXo; tou Epfxou , tva ioo$pop.'M ovtwv «utwv , la planète Mercure arrivée aux points de l'épi—
7T£pt ta ffï]pt£ta tww £7tixux).wv Ta £7ti t>?; rcepi- cycle qui sont sur la circonférence de l'excen
trique , paroisse se lever avant le soleil , ou se
yspeixi tou exxevT/>ou ytvopiEvo; 6 aç-»ip (patvrjTai
coucher après lui, en parcourant de plus grand*
7:floav£T£XXei)v tou nXiou , *j EîttxaTaduvcov auTW , arcs sur son épicycle.
7i£ft .srrtxuxXov peiÇova xtvoup.cVo;.
Er&> 7ap 01 #UO £XZ£VTpOt fUVOVTfJ O TE TOU (F. 16. ) Car soient les deux excentriques
Â).tou o AB , xai 6 tou Epptou o TA xat to Z immobiles , AB celui du soleil , et TA celui
XEVTpov tou Six p.sau>v , xat p.ix £u9£ia $i aftyo- de Mercure, Z le centre du cercle mitoyen
du zodiaque , et la droite Z0 qui traverse le»
TEptOV TCOV £7rtXUXAWV 17 Z0. Chav -oivuv ptEtÇovo;
deux épicycles. L'épicycle KA étant le plus grand,
OVTOÇ TOU KA ejTIXUxXoU , Et «).10U ÉV M, N , si quand le soleil est en M ou en N de son
cvto; rcspt Ta; EijTâiiTOfiEva; yivr^ai o a.çr,p , épicycle , Mercure est dans les points de con
tote T//V fxEyiriv «7rorao"iv a(fiçajxtvoç épatai tact (de son épicycle et de l'excentrique du
EÇ>:É/aT£pa tou nXiou, otov Ttepi to K xat to A soleil), cette planète est alors apperçue dans sa
plus grande distance , comme par exemple en K
arifxetov. E7TEi<îy] o*e ttjv £ta tou auoyEtou ex (iiv
ou en A. Mais comme on a trouvé, par quel
Tivvv TrjpyicEcov Euptoxouat 7T£pt t>jv T potpav tou
ques observations , la distance de l'apogée dans la
xptou , xat tï)v T tou |uyou 7rt7TTOuo-av , ex Se droite qui passe par le ioe degré du bélier,
îtaXatoTcpoiv aXXwv 7t£pt txjv ext/jv , et le i oe de la balance ; et que par d'autres ob
p.evoi tov p:ETa£u ypovov ETiuruvayouatv ou apa servations plus anciennes , on l'avoit trouvé dans
le 6e , en calculant d'après l'intervalle des
XExivriTO arcoyEiov xai TtspiyEiov ev p~ ersai p.oi-
temps de ces observations , on a conclu que
pav puav , xat <îta touto okov to ettitte^ov Et; Ta
l'apogée et le périgée ont un mouvement qui
ÈrcopEva xtvoufftv é(jLOtw; waiiEp t»îv a7tXav»i o-yat- leur fait parcourir un degré en cent ans ; et
pav. que par l'effet de ce mouvement, ils font avancer
pareillement le plan entier d'occideut en orient.
At j/Ev ouv atTtat ii' et? Ta; ûttoSeo-ei; TauTa; Telles sont les raisons qui ont fait imaginer
ÛjieSevto Toiau-at evpovrat. Met* Je t»iv rapt ces hypothèses. Après avoir ainsi enseigné à ex
tou Eppou o\<îaaxa).iav eîii tou; aXXou; a^£pa; pliquer ce qui appartient à Mercure , en passant
/xeteXÔovte; xoivriv etii tocvtmv £Ûpt(jxoufft t»;v tou aux autres plenètes, on trouve que la position
XEVTCOU TOU £>JX£VTpOU ).»]<|ltV SlXfOpOV MUaV T.CLpX du centre de leur excentrique est différente
Triv tou Eppou. Tcov yap a).)-uv twv auTwv Û7io- de ce qu'elle est pour Mercure. Car supposant
X£tp.EVWV , OtOV TOU Xo£dU £7Tl7t£0*OU , TOU XIVEtV tout le reste égal, comme le plan oblique; le
Ta anoyîta xat Ta itepiyeia. x«Ta p" et») potpav mouvement séculaire des apogées et des péri
piav, xat toutov /xev Etvat tov hepov twv ex/ev- gées, d'un degré; l'un des excentriques immo
Tpwv axtvriTov , tov <Îe ÉTEpov xtvouptfvoVj xat biles, et l'autre en mouvement; et l'épicycle
tou tov ETrtxuxXov xtvEio"9at xaza t>jv v£uouoav transporté par la droite qui le fait tourner autour
euBstav Ert to xEVTpo? tou pEvovTo; ExxEvrpou du centre de l'excentrique immobile, tout cela
npoç to xEvipov auTov toutou , xat o*ta tou xev- étant commun , on voit la différence des bypo-
tC *
1 2^ YnOTYII D2EI2.
thèses dans la manière dont on place le second Tpou tou erctxuxXou <pepop.evriv , toutcw ovv xai
excentrique. Car on ne prend pas son centre , tmv aXk'ùv twv xotvwv, irapa vr\v "kr\tyiv tou ers-
comme on l'a fait pour Mercure, au-dessus pou ExxEVTpou SecopstTai to «Jtaipopov Twy ûttoSe-
de A pour les quatre autres planètes, mais <j£«v. Ou yap &>; Trpotepov aveorspeo tou A ^ap>
coupant AE en deux parties égales en Z , on décrit êavovai to exeivov xevzpov etti toutwv twi/ zvsia.-
autour de Z l'excentrique mobile K0 ; et sur cet pwv. AW.a T£p.vovt£ç Siytx t»]w AE xara to Z ,
excentrique, l'épicycle autour de son centre 0, 7i£pt to Z ypayovai tov K© xivouptevov exxev-
transporté autour de A par la droite A@M , d'un rpov , xat tov £7itxuxXov CTrt toutou TtSevTat to
mouvement toujours le même, comme il a été XEvrpov tyovzot. otov to 0, 7ï£ptayop.Evo-v Se ût:o
dit auparavant, tant de l'épicycle , que de l'astre ■nj; A0M £u0£ia; nept to A, ôpioiuç ttk xtvrçaêcoî
■vers les signes suivants, tandis que ,1e plan éaauTMS ).au6ai<op.£vy]<; toi; £ptîTpoo"9£v tou te etci-
oblique fait tourner les apogées et les périgées xux).ou xai tou arep°? s'Ç ta énepteva, xat tou Xo|ou
dcns le même sens, comme on l'a dit, l'autre ETtctEiJou Etç Ta aiioyeiu xat ta rcepiyetx eizi t«
excentrique tourne en sens contraire de celui aura w; Etpn/rrat TiEptayovTOç, tou Se érepov ru»
de l'épicycle , c'est-à-dire , vers les signes pré £XX£»TpO)V aVT(7TEpi«-/0p.EV0U T<î> ETCtXUx).W WÇ E1Tt
cédents , afin qn'il s'effectue des prostapbérèses Ta Tcporr/ovp.eva. , Iva. 7Tpoç-a<patpr)0"Et; yevr,rtxi xuv
par l'effet des mouvement* contraires de ces TrapovTcov exxevtpwv avxixeipievwv Tt£ptyopwv.
excentriques. (F. 17.)
Telles sont les conditions communes des hy Ta piev ouv xotva tmv TEffaapwv otçepm ev
pothèses établies pour toutes les planètes. Nous t«iç Û7to0£O"£ffiv eiai ia.v-a. Oaa Se iSiix Trepi
allons parler de celles qui leur sont particulières exxevtoov piETa rauTa leyopev , -npozepov eittovte;
par rapport à l'excentrique. Nous disons donc, oti xaretX>i7rrai xat Ejrt Êpp. u xa9«jrep ent «Xtou
qu'on prend pour Mercnre , comme pour le xat aelrpri; , 6 T»]S Exx£VTpoTT]TOç Xoyoç ex ttj;
soleil et la lune , la raison d'excentricité , pro p-eyiÇVi irpoî tov riliov Sia.ç&oetùç , 07e otwv eç-i
portionnellement à la plus grande distance au |")7 £X TOU EXXEVTpOU, TCIOUTMV h.CX.Çfi twv pt£Ta|y
soleil , de sorte que le rayon de l'excentrique twv x£i/Tp«v ouaa Tpiuv , xat f; ev. tou xevzpou
étant de 60 parties, l'intervalle des centres en tou erctxuxî.ou xâ" xat X'.
a 3, et le rayon de l'épicycle 2ip 3o\
Après avoir démontré ces quantités pour Mer Toutwv ouv Eirr tou Èpp.ov SeSeiyp.evtùv } àç
cure , comme tu lésas vues dans lé neuvième livre e^Et; ev tco ewarw T»1S o-uvraijfewç , o*etxvuTat xata
de la composition mathématique de Ptolémée,
tov auTOW rpoTto» xat 6 zrn açpo&Trj; <xçi\p £7Tt
on démontre de la même manière que la pla
nète de Vénus fait sur son excentrique et son ExzEvrpou xat ercixuxXou xtvoup.evo; opiotwç tû
épicycle, le même mouvement que Mercure, Eppt»7 , ÈV05 p.tv Exxevrpou pt£vovTo; , évoi Se tiç
un de ses excentriques demeurant toujours im Ta aura xtvoup.£vou , xat Ta anoyeux xai ra
mobile , et l'autre tournant dans le même sens que ènop-Evce fteStçxvztxi , xat 6 emxuxAoç éptoTaxw;
celui où ses apogées et ses périgées sont transpor t&j ETTtxuxXto tou Wtou ■Kepiayop.îvoi , 69ev xat
tés, et son épicycle circulant aussi avec la même
•vitesse que celui du soleil. C'est pourquoi on iooSpop\oi \eyovzai, p^EiÇwv o*e tou etcixuxXou tou
les apelle isodromes. Mais l'épicycle de Vénus est Èpfiov. Ô6ev xat r:X£iova a.noçaciv a^tj-aTat tou
plus grand que celui de Mercure , c'est pour tttou q «rip outo?,, xaTa Taç e<p' ânrop.Evaî tou
HYPOTYPOSES. i25
JîtixuxXou ytvop.EVoç , iut to tou ethxuxXgu f/eye- cela q(ie Vénus s'écarte du soleil à une plus
fîo;. Mev£i Se 6 Exxevrpoç oû -rcept to xevtoov grande distante, quand elle est dans les nœuds de
xtvEtiat 6 mxuxXo; ûtto t>i; euSsta; T7)i «7to l'épicycle et de l'excentrique , à cause de la
tou xsvTpou toutou eiziÇevxQe tarx en to tou £7Ttxu- grandeur de son épicycle. L'excentrique , autour
xXou xEVTpov , ovtoç tou xevTpou tou ExxEVTpou tou A , du centre duquel l'épicycle est transporté par
xat E7rixuxXou tou AM xivoufievou etti Tri; AM0À , la droite prolongée depuis le centre de cet ex-
tou 0 ovto.; xEVTpou tou etîixuxXou ; tou & pevov- centrique jusqu'au centre de l'épicycle, demeure
toç exxsvTpou to p.ev atiro xitoyeiov yxaiv ev t»> immobile, l'épicycle AM dont le centre est©,
«tyox£pw T£T»]pv]a9ai } to Se nepiyeiov ev tw axop- se mouvant sur le rayon vecteur AM0A, l'apogée
ma). O Se érepoî exxevzpoi xivou/xsvo; auTo; TtEpt de l'excentrique immobile a été observé, dit-on ,
Èrspov xrvTpov xaTa znv Si%OTop.ixv tuv Suo xev- dans le capricorne , et son périgée dans le scor-
xpuv toute Six pia<ûv xat tou p.evovzoç exxev- pion. Mais l'autre excentrique qui tourne autour
Tpou -nepixyei tov ErctxuxXov „ Six te tuv Sixypxp.- d'un autre contre, qui est le point du milieu
//«tuv xxi tuv auy-jjuvuv ei:iXaywpu»v ex tti; T»jpn- entre les deux centres du zodiaque et de l'ex-
oewç ^EtxvuTat ôti oîuv eç-iv r) ex tou xevzpov centrique immobile, fuit circuler l'épicycle, et
tou ExxEVTpou £~ y toi.utuv ÉxaTEpwSsv f/sv tuv on démontre par les figures géométriques et par
pETa£u tuv xEVTpuv Évoç xat S" } y) Se ex tou les calculs faits d'après l'observation , que des
xevTpou tou eîuxuxXou fxotpuv p-Y. xal XtîTTWV, 60 parties du rayon de l'excentrique, il y en a
i de part et d'autre entre les centres , et que
le rayon de l'épicycle en a 43r 10'- *
Toioutuv Si) xat rcept tov xçepx m; xypoSizriz' Telles étant les- hypothèses pour Vénus,- on
ûnoQeaecûv ouauv, eut tuv Xoiîtuv Tptuv xç-epuv démontre de même pour les trois autres planètes,
tuv xyiçxp.tvtùv «Xiou naaav xkoçxuiv Seixvuv- qui s'éloignent du soleil à toute distance , leurs
rxi op.otu; tuv exxEVTpoTnTUV « Xoyot y) xno proportions d'excentricité , tant par les positions
tuv Segsuv xaB'aç. ovvoSevovaiv yiXkù , fi xtzo on elles sent en conjonction avec le soleil , que
tuv axpovuj^uv ipaaEuv, ev xii ixxçoi tuv Tptuv par leurs apparitions acronyqu es,- dans lesquelles
etti fitaç eudeiaç opxzxi te Six t»)î ot{/£w; xat chaoune des trois se voit sur une droite menée
TOU XEVTpOU TOU ETTlXUxXoU , (!)? El p)£oXu{ Î7tt de l'œil au centre de l'épicycle , comme si la
tou E7:ixuxXou ey.tvrizo y aXX' eirt piovou tou sxxev- planète ne circuloit pas sur un épicycle, mais
tpou. sur un excentrique seulement.
Kat ffuvayïTai etti pev tou aptstç , o;t oîuv fi Dans Mars, en effet, ou trouve par le calcul
tX TOU XEVTpOU TOU EXXEVTpOU I" , TOtOUTWU Yl fXE- que des 60 parties- du rayon de son excen-
ta|u t<ov Suo xsvTpuv toute Six jHEUwv xat tou trique, la droite qui joint les deux centres E, A,
TTEpt ÔV XtVEtTOCI TO TOU STtlXUxXoU X-EVTpOV , OlOV TOU du zodiaque et du cercle autour duquel cir
E xat tou A, iS~ } n Se ex tou xEVTpou tou ejtixuxXou cule le centre de l'épicycle , en a 1 2 , et le
tou xpemç X9 X'. rayon de son épicycle 39 \.
Etti Se tou #105 waauTto; , oluv i) ex tou ex Pour Jupiter , de même , le rayon de son
XEVTpOU TOU EXXEVTpOU TOU SlOq ', TOtOUTWV Se r) excentrique étant de 60 parties, la distance des
fierx^u tuv auTuv x\ Afiyu 9r}. TOU ti E i eçt centres en a 20 , j'entends du centre E du zo
tou (Îtap-Eauv , xat tou A 6 eçi tou exxsvTpou diaque , et du centre A de l'excentrique autour
7r£pt qï ô entxuxXoi ôpwtXw; ç£psT«i , toioutuv #e duquel l'épicycle est transporté par un mou
l36 YnOTYnfi2EI2.
vement uniforme, ainsi chaque moitié de cet ouv ri fteraçu tcjv E, A; xat F X' , (K
intervalle en a 5 \, et le rayon de l'épicycle 1 1 }. tou xivrpou tou ETrixu/.Xou ix xxi X'.
Pour Saturne , on trouve par les mêmes E;rt Se tou xpovou , Six twu ôaoïwv eyoSuv
procédés, que des 60 parties du rayon de son eûpeo-xETact on oîwv « ex tou y.evzpov tou exxev-
excentrique , l'intervalle des deux centres est de Tpou tou xpovou £ , TOtouTwv ri pt£Ta|u twv «utwk
6J 5o' ; d'où il est évident que chaque moitié qiii <3uo «VTpwv fxotpwv f xai v XînTwy. Ko» &]),ov
est la distance du centre de l'autre excentrique , ôrt 17 riuiceix avzuv xa9' içy to xevzpov eçi tou
est de 31* 25', et le rayon de l'épicycle selon éîcpou ey.y.evzpov y non xe', >? o*e ex tou v.vj-
lequel Saturne circule est de 6V 3o'. toou tou etiixuxXou év xivEiTai 6 xçr,p tou xpo-
vou 7" y.aci X'.
C'est par ces méthodes, que l'on trouve pour At:o Sr, t.utwv twv Xoywv evpovzzi y.«6' éxet-
chacune de c es trois planètes , les différences çry twv Tptwv xaci où izapx zaç éputXa; auTwv
entre leurs mouvements nommés moyens, et xivriaeti Six'fopxt , wv on T:poaSoi(pAipeaei; evpia-
les quantités à y ajouter ou à en retrancher pour xouai t»jv yxivoixsvriv ixaç-ou r.otpoSov , <ùçe Six-
rendre tels qu'ils paroissent , savoir: uniforme, ipopa; zoze pev npoazi8ep.svrii t>5 ôuaïri ekxzzovi
le mouvement de l'épicycle autour de l'excen- mari t>)S yfttvofievijs" tots o*e ay'aipouu.Evn; arc'
trique , comme parcourant des espaces égaux avzr,z , OTav y pziÇav f) opLaXr) zyiç yaivopevri;.
de l'excentrique en temps égaux; mais inégal, KaXerrai Se é^aX/j pev xai ski toutwv xivriaiç
celui de l'astre sur l'épicycle , relativement à r) tou ekixuxXou 7tspi tov exxevzpov , ùn tv
fcotre œil. Car par ce dernier mouvement les T£t; iaotç yjtovoiç ocuzod xivouuevou zx iaa Sia-ri-
àngles paroissent différer des angles égaux , [xxzx tou ey.y.evzf.ou , avwuaXo^ Se r) tou «r£pOî
comme nous l'avons dit auparavant pour le en tou t7:<xuxXou îrpoi zr,v oi/itv ziyit rjpezepzv.
soleil. C'est ce que montrent les exposés des Aix yoep t»JV toutou xivrjîtv ai ywviat ytvovTat
tahles de mouvements. Or, puisque les cinq al tfxivop-evxi dixytpovaai twv ôp.aXwv , oj; etu
planètes ont cela de commun, qu'elles parois- riAiov eïeyopev ep-npoaSev. Txuzx p.ev ouv ai twv
sent tantôt précéder , tantôt s'arrêter , comme xavovwv Ex0£<7£t; SiSaaxouaiv. ExeiSr} Se xctvov
nous l'avons dit au commencement de ce livre , eçiv etii twv 7T£vts TcXavwpevuv açepav zozi itpo-
au contraire de ceux qui se sont auparavant r\yrjzty.xç «utouç 7rot£tffSai yxvzaaixç, , xai to
appliqués à l'étude du ciel , nous jugeons qu'il çnpi&iv o*ox£iv , w; ev apyjn tlj« /3i^Xîu TauT»!î
convient de montrer la cause , en vertu de l'hy- eirou.Ev , xvzi twv xcvxjaavTwv et; ÇïjT>jatv tt)î
pothèse ou supposition de laquelle le soleil 7T£pt t« ouparvta Seupixs , xat touto XeyovrEî,
et la lune ne paroissent jamais stationnaires ni eivai vuv aÇiov npooSeivat zriv «izixv $1 r,v utto-
rétrogrades , tandis que chaque planète montre Seaiv <jtkr,vv\ xat «Xio; ou^EttcTE ripiJovTE; ri
ces apparences. Nous disons donc que les épicycles avxr.oài&vzeî Seupovvzxi, Éxaro; «Je twv e" 7rXa-
touinant uniformément sur l'excentrique et le v>jtmv TotauTrjv E|a7roç-EXXEi yavzxatocv. Kai Sr)
concentrique , et ces astres sur les épicycles leyop.ev ôzt tojv E7:txuxXti)v errt tou fxxEVTpou r)
d'un mouvement inégal, si le mouvement de ép.oy.evzpov xivovpevuv xaza frjv ouaXy)v xtv»i(jtv,
l'épicycle est plus grand que celui de l'astre twv xçtpm Se en' aaizuv zuv etcixuxX.wv xxzx
sur l'épicycle , duquel } en paroissant dans les zr\v «vwpuzXov. Eav pev r) tou ETrtxuxXou xivyjffi;
périgées aller en sens contraire, il re'ranc'.ie j? peiÇedv t>i; tou OLÇtpoç, £iti tou ettixuxXou,
la marche vers les points conséquents de l'épi- afaipeizoa t>]u eig ta. èmp.ivx tou entxuxXou fopxv,
, IIYPOT POSES. 127
«utos iv toi; îrsptystoi; avTnj>£p£o-6at iïoxuv , oux cycle , il n'y aura aucune apparence de mou
eçai jtpo>jyy)Tix»iî yavTasia xiv/;o-ew; , atac to t»jî vement vers les points antécédents du monde,
parce que la quantité additive dont l'épicycle
apatpsasw; t/j; tou artpoi fiEtiJova t»]v -rpoaOeaiv
avance vers les points conséquents , est plus
eivxi m; tou £7:tzux?.ou w.£Ta6aa£a);. Eav (Je ava-
grande que la quantité soustractive dont l'astre
wzXiv >j apaipETixr) tou arepo; xivrjats p.EiÇ<ov # avance vers les points antécédents. Si au con
TUS npoaQeaetoi tou etccxuxXou , #o£et Ttw; em Ta traire le mouvement soustractif de l'astre est
Trooqyovpeva xivEiaSai ô aç-rjp. Ot«v 0*6 au )? plus grand que le mouvement additif de l'épi
dtx<popx tuv #uo toutwv ziv»jcrc6)V e).a^ir*l £ivae cycle , alors l'astre paroîtra marcher vers les
points antécédents. Mais quand la différence
(î'ozsi , tote ç*rjpc£&w yavr,(j£Tat. 2af£ç #£ av etig
de ces deux mouvements sera nulle ou pres
to Xeyojxevov tov tpoKov toutoV que nulle , l'astre paroîtra stationaire. Cet énoncé
deviendra clair par la démonstration suivante :
Eco) rrept to» AB »j ouoxsvTpov yj £xx£VTpov £7:1- (F. 18.) Soit l'épicycle TA en mouvement
xuzXoç xtvouw.£voî 0 TA , xai xii/ektÔù) xat auTo; autour du cercle concentrique ou excentrique
AB, vers les points A suivants ou consé
û; £7ti Ta A £7Top£va , xat ô ar»ip Sît auTou w;-
quents , et que l'astre aille sur cet épi-
auTai;. Arfi.ov ouv 6x1 it£pi ptsv TA xivouptcvo; cycle dans le même sens. 11 est évident qu'en
rpoo"Ti9/)at xai «uto; cî>; £7Tt Ta A ftpap.tvoç,' zr\D parcourant l'arc TA cet astre ajoute au mou
Je xaTW xat 7t£pty£tov xtvoupuvo;, leyon $r\ T»jV vement de l'épicycle Yers A. Mais en parcou
Ar , ayaipn w; £nt T'avaVTia tô> a7roy£toT£pw rant l'arc périgée que j'appelle Ar , cet arc
devient soustractif, comme se portant en sens
ptEpEt tou ettixu^Xou yEpop.Evoî , xat «; ehi Ta
contraire à celui selon lequel il a parcouru
Éyoup.£va "â'&ïïei. xtveiaSai Ta T. l'arc apogée de l'épicycle , alors il paroît aller
vers les points antécédents. T.
Tyj; pt£v ouv tou eirixuxXou xivyiaefa; nç Ta monvement de l'épicycle , qui se fait
éiro/x£va aèi ytvoptEvrj? ue>£ovoç ouu>i; , r) ayat- toujours vers les points conséquents, suivants,
orientaux , étant plus grand , l'arc soustractif
pEOtç ouj£ ôptxxai zciç o^xaaiv «p.wv , a).X' a«
est invisible k nos yeux , et paroît s'ajouter à
TrpoariSEaSai tfaivtxan t>5 7:apo9(u tou aç-Epo;- t»js
la marche de l'astre ; mais le mouvement sous
<Îe tou arepos xaîa Ta Tiepiytia. tou mxuxXou tractif de l'astre dans les points périgées de l'épi
aipatp£Tix»iî rcapoiîou ptEtÇovo; ouffTjs , lav9«VEt cycle étant plus grand, l'astre ne semble plus
fxev ent Ta É7top.eva , <îia to eXottuv etvat , iJoxe* aller vers les points suivants , par la raison d'un
m Tat; oiJ'EO-iv a£i 6 açi\p eiç Ta 7rporjyoupi£va moindre mouvement , il paroît au contraire aller
toujours alors vers les points antécéihens. Mais
<pepe<j9*i. Otov <îs aï oiayopai twv te ayaipETi-
quand les différences des arcs soustractifs et des
xuv uapo<?&)v x«i tuv 7rpoaÔ£(j£ui/ sXa^is-ai wo-t., arcs additifs sont à leur minimum , l'astre paroît
C»iptÇ£iv Je yaivotTO Tôt; épcoat. Aei Je ).a£sty stationnaire à ceux qui le regardent. Il suffit de
représenter graphiquement les points où se fait
ypa.p\p\iY.uz £X£iva Ta ar^ia. xotQ' ûv é aç-»!p tou-
tout ce qui est supposé, pour voir que Ja pla
tuv Û7ioxEtM.EVwv yaivxjaETat CTipt^tov &a t»jv eip>j- nète paroît stationnaire pour la raison qui vient
lu8 rnoTTnnsEiz.
d'être exprimée. C'est la manière dont l'explique yçvriv «itiav. Eçi p.îv ouv cvkoÏÏuvivj xov Trep-
Apollonius de Perge , la même dont s'est servi
yxiou to Eupv)pia" XP^xai au™ ° IÏT«XefUKO«
Ptolémée dans le douzième livre de sa compo-
ev tw t£~ T»}4 ffVVTa£î&); , toutov ex0VTt tov Tpo-
sition mathématique , et qui suppose également
■nov , tou E7tixux).ou yepopevw *) te em opioxEV-
que l'épicycle est porté sur un concentrique.
TpOU « W E7TI EXXEVTpOU.
Si nous menons depuis notre œil une droite Ea» Stayfa) «s ano Tri; oi^ew; kuwv euSsi
qui réponde au rayon visuel, et qui coupe xvaloyouaa t>5 axnvi tou opptaro; , outw xepLvovox
l'épicycle en un point tel que la moitié de la tov E7rixuxXov , wç-s tou xTtolxp.6xvop.tvov avrr,t
portion de cette droite dans l'épicycle , soit à ev tô> E7:ixux),w Tpip:aTo; Trjv vpio-eixv itpoç t/jv
sa portion depuis notre œil jusqu'au périgée , «7ro tjjs oi{/£w; rjpwv /iE/pt "IS to irepryEtov
en même raison que la vitesse de l'épicycle à tou wimxIov xopnv ).oyov e^ecv > °v to Ta^oî
la vitesse de l'astre , le point par lequel cette tou ErcixuxXou 7ipo; to xaxoî toi/ xçepoç xoxe to
droite passe dans l'arc périgée , marque l'in- yivoptvov <xr)f*£tov Ûtto t»jç oûrw; atterri; euSekxç
tervalle des rétrogradations et des directions , rpo; tà 7T£piyeiw nepupepeta tou E7hxuxXou (îiopiÇsi
ensorte que l'astre parGisse stationnaire en T. Ta; te ÛTio)./i^£i; xai Ta; 7tf orjyrxm;, wç-e Joxeiv
{ît' auTOV tou r a/jp-Eiou tov xçtpx ÇTiptÇElV.
(F. 19.) Car soit décrit le cercle AABr au Eç-w yap rrepi to E xtvxpov o AABr xuxXo;,
tour du centre E, et son diamètre AB , qui, xat Sixpexpoç aurou « AB, 17 Tt; £x5/>»)8£Kja 7ipo;-
prolongé , aboutisse au point Z où l'œil est tcitteto) £t; to Z. Touto Se eçm to op.ua, xai
supposé être. Prenez dans l'arc périgée de ce eù.r,oOv r.epi xx TTEpiyEta tou xuxXou toutou tu^ov
cercle un point T, tel que la droite ZT tra- çr\aziov to T, oûtw; éyov wçe ZT Six%Qeio-Y\z t
versant le cercle, la moitié de TT , c'est-à- Trjv tuiasiav tt-,; TT , touteç-i tyiv 1H, 7tpo; Trjv
dire , TH , soit à ZT qui est la droite menée de TZ, fixiç eç-iv rj «tto tcov op.p.aTwv fiauv xeivovax
nos yeux jusqu'à l'arc périgée , vu de notre pey^pt rni xxzx to nepiyetov xrto VK oij/sw;, loyov
ceil , en même raison que la vitesse déterminée e^Eiv ôv to Sixxexpippevov txyoi tou e7rixvx^ou
de l'épicycle , à la vitesse déterminée de l'as- jrpo; to $ixx.e*pippevov tou xçepoç xx%oç. Ai yxp
tre. Car on mesure les espaces parcourus, et tfaivopevcm auTou xxxpoSoi lay.ëxvovxxi , xai Six
par eux on détermine les vitesses , que nous TOUTO T« fft«X£Xpiptpl£Va T«X*1 eiTtop.SV a £X TT)Î
disons être distinguées les unes des autres au (J/yjyïlijjopta; xai twv 7rpoa0'ây«tp£ff£wv iuùpiçcu.
moyen du calcul et des prostaphérèses , (quan Tote ouv y«ffiv «vayx») tov aj-cpa x«t« to T
tités à ajouter ou à retrancher) et l'on prouve ysvousvov (Joxetv eçavai peWovxa. ci{ Ta nporiyov.
que la planète arrivée en,T, paroît s'arrêter, pt£V« yspeaQai, xat îtoieiv tov 7rpoT£pot ç-Tipiypov,
quoique devant aller vers l'occident ; et qu'elle xat xnv TB 7:po»iyyîTix>iv 7roi£tv -nipiftpeiav , wç
fait sa première station , et décrit l'arc d'an- tov piEffov XPOV0V «utw Tixari; eiv«i xrji npoyq/i\—
técédence TB. La moitié du temps qu'elle y <j£<o; xaTa xo B. Eav ^£ iotv ecfetyi «Tri 5«T£p«
emploie se terminant en B. Si donc on prend tou B TV B0 , t»!v pt£v Xoiwîv npiatiav etvac
de chaque côté de B un arc égal à BT , on xrti nponyrineaii xr]V B& , tov Se Sevxepov çripi-
aura l'arc B0 pour la seconde moitié terminé fpov yivsoQxi x«r« to 0 criuetov } xai pt£T« touto
au point 0, après laquelle l'astre paroît con- faivtoQxi. Xoiffov et; Ta énopieva tov açepx x{-
tinuer suivant la série des signes. ou/jUvqv,
HYPOT YPOSES. 129
On Se «îuvaTov eçi touto , Siu. mv EuÊEiav w; On prouve ainsi , par une construction gra
rrjv TZ xaTa to T arjaeiov Sîytop.evriv toi/ eipyj- phique , que cela est possible , au moyen de la
piïvov Xoyov , o^stxvUTat <îta ypapp.iy.ru £<j>o<îbu, xat droite TZ menée au point T, dans le rapport
ôti rapa zxvxriv zr,v evBeixv oux êç-iv èrepx r) donné ; et que par cette droite seule on peut
ffw£stv Suvapevri tJ|» tou ç-r,piypou ipavTaatav , expliquer les apparences des stations , pour
«y' )7? xat xavGva; £XTt8evTat twv 7rporr/»!<7apiîvwv > lesquelles on a dressé des tables de ce qui
XapL&cvovTEç TaïE psaa airoç-«p.ara twv pteytç-wv précède , où l'on a mis les intervalles des plus
xat twv eXa^tç-wv xtvy]<TEWV , xat auTa Ta p.eyiça grands et des moindres mouvements, ainsi que
xai EXa^tç-a xiv»i|MtTa , xat àEtxvuTat £ip' Éxaç-wv ces mouvements même ; et on y voit pour
t:o<7ov jqsovov 7rotouvTat twv ■npo^ynieuv ot aç-£- chaque planète , le temps qu'elle emploie à
psî" ou yap tov avzov sm twv Tpiwv irapcnîwv. rétrograder , car ce temps n'est pas le même pour
Kat touto atTtov tou 7tote ficv TiXstova ypovov toutes. Et c'est la cause pour laquelle les pla
tou; ocçipxç, vnor.odiÇovtaz <patv£0"9at , 7Tote <3e nètes paroissent tantôt plus, tantôt moins de temps
eXaîTova , xat tou tov Epp./)V xat Trjv atppoSirriv aller en arrière ; et pour laquelle Mercure et
7TOT£ p.îv uXeiov* ypovov êutav eni Ta npofiyov- Vénus apparoissent plus ou moins long- temps
pisva xtvouptevou; 7iotetv çjao"tv, tiots (Îe eXaaaova, à l'orient en avançant vers l'occident , comme
(baTrep xai tou ev éuTreptaiç ipao-îtJt dtayopou xaTa aussi dans leurs apparitions du soir , cette cause
tov XPOVOV a'TioVj to Ta ptsytç-a >ï Ta fxEaa xt- fait que leurs mouvements paroissent ou moyens
vettrôat , xat uïto tou tfXtou o*ta touto S^ttov rj ou les plus grands que ces astres puissent avoir;
Ppa.Surepov xazcû.xpêxviaSxi. TaUTa ptsv ouv <îia et c'est pour la même cause encore qu'on les
TtoXXwv âsiwjpevx o"uvTOp:wî >5ptïiî aveyptxty<xp.ev. voit sous le soleil se mouvoir plus ou moins
vite. Nous avons décrit brièvement ces objets
traités plus au long par plusieurs auteurs.
"Er.ei Se xat irept twv irpo>]yri7£WV EtpyjTat Ta Mais après avoir parlé des rétrogradations et
atTta , xat 7tspt twv çripiypm) œavTaartwv , avay- des stations , il conviendroit de parler aussi du
xatov av eirj xat Ttîpt ttiç xaTa TcXaTo; ei7retv mouvement des cinq planètes en latitude, et de
twv ïtevte toutwv aj-epwv xtvrissw;, xat rrspi TJJî lenr position sur leurs épicycles. Ptolémée l'a
twv £7ttxuxXwv auTWV Beceat^. A Sri eîtayEpovTw; fait d'une manière très - satisfaisante dans le trei
ô II-oX£u.aioç £V iv teXeutsi* /3t£Xw t»]î ouvTa- zième livre de sa composition. L' excentrique
£ew; £7rpayptaT£UffaTo. Aox£( toivuv auTot; tov p.ev de toutes les planètes leur paroît incliné au cer
îxxfVTpov £7» navTWv XsXolwaÇat rpo; tov ^ta cle mitoyen du zodiaque , ensorte qu'un des
ptEdwv twv Çwîtwv , <î>; twv ^atxuxXtwv auTou to demi-cercles est plus boréal , et l'autre plus
plEV ElVat (3op£lOT£pOV TOU Si» fXEO-WV , TO fit VO- austral que l'écliptique , et que l'épicycle même
TtwTEpov , tov Se e-ixuxXov xat auîov pri Etvat n'est pas dans un même plan que l'excen
CV SVt É-tTlE^W £V Ttô aUTW EXXEVTO'i) IfEOETat TO trique sur la circonférence duquel son centre
XEVTpov ejjwv eK' "-vivu > aXXa xat toutov aTTTO- est porté , mais qu'il est incliné sur l'excen
piEV&v tou EXXEVTpou XEXoçwo-Oat T:po; aUTOV. trique qu'il ne fait que toucher.
AXX' E-t p.£V twv Tptwv açîpw , xpovou , SlOÇ Quant aux trois autres planètes , Saturne ,
xat ap£w; twv TïjpyiaEWv , <pao"tv ÔTt ÔTav to a7to- Jupiter et Mars , on dit d'après les observa
yEtoTEpov Tp.y)ua tou ExxEVTpcu ■ Supyjûvxai , jSo- tions , que quand elles parcourent le segment
^>EtoT£pot yatvovTat aet tou o\a p.£3wv^ xat ptaXt^a apogée de l'excentrique , elles paroissent tou
I P. »7
,3o rnoTYnniEis.
jours plus boréales que le cercle mitoyen du orav ev toi; Ttsptyèioiç wui twv iÎimv ErctxuxXwv*
«odiaque, et surtout quand elles sont dans les ^ £7t:x,JxXù)v nuxUïrp> £X&VTMV &.
périgées de leurs épicycles respectifs, de ma-
mère que si. ,les épicycles
, • i j„„„ une
étant dans „„„ xaTa ruev ta xnoyeix
I >, ruaXXov etuveueiv ttooc tov
'-^ To»
situation, telle que celle des apogées , ces astres Six p.£0"wv , maxa. Se xx -Kepiyeia xovvaxtov aro-
puroissent se porter davantage vers le cercle „ , ,
r " 8 . veueiv. Etc «v de to TrepiyEiov xp.wot. toi» exxsi»-
mitoyen du zodiaque, et dans les périgées au
contraire s'en éloigner. Mais quand elles pas- Tf°'J * w™ miUTepoi ?a{vovT«t tou J«
sent dans le segment périgée , alors elles pa- p.so-wv , d>; avvxyeaBxi èxi twv ExxEVTpwv «utwv
roissent plus australes que le cercle mitoyen
du zodiaque. Et 1 on en conclut que les seg- '
ments boréaux des excentriques sont plus pro- Ta ^ T-P°Z fisannSpiav. Twv Se etcixuxXwv ôVra;
du s du cercle mitoyen du zodiaque, que les cyovxm Stapexpovç , xnv fin Six twv «7roy£«uv
segments austraux ; et que des deux diamètres
i
des épicycles, dont 1 un passe par les .
points xat Tr£ptv£twv
r/ ', xr\v àî xxvxn tioo;
r ' op9a;
1 ' ouaav
u .
apogée et périgée , et dont l'autre est perpen- exeivtjv pîv veueiv Six t/)V EyxXiatv , û; npo; to
diculaire ou
mimaire au premier,
i, celui-ci est penché
! vers * »
T6U ÇmJ^xou * eoâmeaQeu
xevrpov , xx'jxr,v Se i> *
le cercle mitoyen du zodiaque , par l'effet de
l'inclinaison qui l'approche du centre du zo- Tw ^laaou TTEpwprta; xaT' «uto pov»
diaque , tandis que le diamètre perpendi- tov eTnx.Dy.lciU xevrpov. Etu <3î atppoStXTii xat
culaire est tangent a la circonférence par le seul Êppou , toute exxevtpou Trpoj tov Six pur<7wv eyxe-
centre de l'épicycle. Dans Vénus et Mercure ,
,. . . . . . ,. , i i .. xXiuevou , y.xi tou ettixuxXou r.poi tov exxevtoov ,
1 excentrique étant incline sur le cercle mitoyen ~ ' >
du zodiaque , et l'épicycle sur l'excentrique , <fXQi WT>jp»ixevat Xoittov to otaç opov ô>i etci twv
on dit qu'on a observé une différence d'avec tpiwv , on <3V] £7t' exeivwv ixev xx fiopeix nepxxec
les trois autres 1planètes,» savoir ', que
1 dans ces „,.v »iv axpiow,
oux „„,,e,.. xc.tsc
v„__ Ta_„ «zoyeix tcov ey.y.svzpcoy ,
deux , les limites boréales ne sont pas préci
sément dans les apogées des excentriques, mais E7:l $s X0VVM » fVw *a™ Ta
que dans ces trois, les limites boréales sont xr.oyeix auTWV £71^^ TÙ.îi-r\ p£v ri Six^ixaiï
juste dans les apogées de ces cercles, quoiqu'il _ . .
y ait pour baturne une dislance de 5on, moindre
t ■.
pour Jupiter ou< elle
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