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UNIVERSITE CADI AYYAD

ENSA- MARRAKESH

Oscillateur harmonique
H est un observable, N aussi, ce qui veut dire que le
Opérateur a et a+ système des vecteurs|n>est complet :
Le hamiltonien de l'oscillateur harmonique est  | n  n | 1 .
symétrique. Cette symétrie est à la base de la n

méthode de résolution ci-dessous, due à Dirac. En multipliant les 2 membres de l’équation


aux vp par <n| on a
Seule la théorie quantique, et grâce à la constante -  n | N| n   n  n | n   n
quantique ħ, les grandeurs caractéristiques du
-  n | N | n    n | a  a | n   ( a | n )2
problème (, m, ) fournissent les éléments
nécessaires pour toutes les grandeurs physiques.
On déduit que n  0 .
En particulier l’énergie.
 a |n>et a+ |n> sont vecteurs propres de N
On se place dans l’espace des états dans lequel avec les vp n-1 et n+1
l’opérateur hamiltonien s’écrit En effet :
Px 1 N(a | n )  (aN - a) | n   a(N - 1) | n  (n - 1) a | n 
H  m 2 x 2
2m 2 N(a  | n )  (a  N  a  ) | n   a  (N  1) | n  (n  1) a  | n 
on pose X  m et P  1 Ces résultats montrent que si n est valeur propre,
x Px
 m n+1 et n-1 sont aussi des valeurs propres de N et
d’où que les valeurs propres de N diffèrent par un
entier.
 2
H (P  X 2 )
2
Les kets a | n  et a | n  doivent être
On définit les opérateurs
1 1 proportionnel à | n - 1  et | n 1  ( cas non-
a ( X  iP) a   ( X  iP) dégénéré)
2 ; 2 ; a | n  C -n | n - 1  a  | n  C n | n  1 
N  a a
l’action de a fait passer | n  à | n - 1  c’est

NB : a et a ne sont pas hermétique puisque l’opérateur d’annihilation ( destruction).
a   a . Par contre N est un opérateur hermétique
directement relié à H puisque L’action de a  fait passer | n  à | n 1  c’est
ˆ  ( Nˆ  1 ) l’opérateur de creation.
H
2
et les vecteurs propres de H sont aussi vecteurs   n| N|n  n 
propres de N.  n | a a | n     2  2
(Cn )  n - 1 | n - 1   (Cn ) 
De la relation [ Xˆ , Pˆx ]  i , on déduit :
 d’où (Cn)2 n
[X̂, P̂]  i [a, a ]  1
 n | 1  a  a | n   n | (1  N ) | n  n  1
[ N , a ]  a [ N , a ]  a  n | a a | n    
 (Cn ) 2  n  1 | n  1   (Cn ) 2 

Valeur propre et vecteur propre d’où (Cn)2 n1 or n  0 , d’où


 les vecteurs propres de N sont positives ou Cn  n  1 C n  n
nulles
N | n  n | n 
a  | n  n 1 | n 1 
Les valeurs de n sont réelles puisque N est
hermétique et les vecteurs propres sont
orthonormés :  n | m   nm . De plus, puisque a | n  n | n -1 

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A. Ayadi MÉCANIQUE QUANTIQUE : Oscillateur harmonique
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Il est clair que n = 0 est la vp minimale, on lui fait


correspondre l’état |0>. La suite des vp est 0, 1,
2…n. les vecteurs propres de N sont :

a  | 0  1|1 

(a ) | 0 
2
2 1| 2 
 3
(a ) | 0  3 2 1 | 3  3! | 3 
…………………………….
(a  ) n | 0  n! | n 
d’où
1
| n  (a  ) n | 0 
n!
Les vecteurs forment un système orthonormé
complet et définissent ainsi une représentation  n | N| n   n  n | n   n
particulière appelé « représentation nombre de  Px  n | Px | n  0
quanta ».
 x 2  n | X2 | n  k  n | X | k  k | X | n 

NB : il ne faut pas confondre vecteur d'état x 2


 k  n | X | k 2
fondamental | 0  et vecteur nul 0. 
 x 2 
2m
k [  n | a  | k    n | a | k ]2
Valeurs de l’énergie 
 x 2 
2m
k [ k  1 n,k 1  k  n,k 1 ]2
1 1
H | n  ( N  ) | n  (n  ) | n  
2 2  x 2 
2m k 
[k  1 n,k 1  k n,k 1 ]
1
E n  (n  )   1
2  x 2  (2n  1)  (n  )
2m m 2
 1
Valeur moyennes  x 2  (n  )
m 2
 m | a  | n   n  1  m | n  1   n  1 n,m1
 m |a| n  n  m | n -1   n n,m1 un calcul analogue donne
1
les matrices representatives des operators  Px2  m (n  )
2
1
0
 1 0 0 ..
  Px2  m (n  )
0 0 2 0 .. 
2
  x   x 2    x 2   x 2    / m n  1/ 2
a  0 0 0 3. .. 
 .. .. .. .. ....

0 
 0 0 0 .. 
 Px   Px2    Px  2   Px2   m n  1/ 2
 0 0 0 .. 0
 
 1 0 0 .. 0
a  0 0
1

2 0 ..
 x.Px  (n  )
 .. .. 3 .. 0.  2
  Dont la valeur minimale ħ /2 est en accord avec
 0 0 0 .. .. 
l’inégalité de Heisenberg
0 0 0 .. 0
  x.Px   / 2
0 1 0 .. 0
N  0 0 2 .. 0
  Notons que lorsqu'on s'élève dans le spectre, ces
 .. .. .. .. ...
  dispersions finissent par croitre comme p n , ou
0 0 0 .. n 
comme la racine de l'énergie, tandis que dans l'état
fondamental, elles saturent l'inégalité de
Heisenberg : x.Px   / 2 .

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A. Ayadi MÉCANIQUE QUANTIQUE : Oscillateur harmonique
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Même dans l'état fondamental, les dispersions en développement en série des énergies d'états de
X et P d'un oscillateur harmonique quantique ne vibration.
sont pas nulles. C'est là une caractéristique
typiquement quantique : la position et la quantité Capacité calorifique des solides,
de mouvement d'un oscillateur harmonique En dépit de sa complexité, la matière dans l'état
classique sont rigoureusement nulles dans son état solide est (comme dans l'état gazeux, et
de plus basse énergie (nulle). Ces fluctuations de contrairement à l'état liquide) relativement simple
« point zéro », comme l'on dit, sont d'une extrême à modéliser de manière satisfaisante. La
importance. Elles expliquent en particulier que caractéristique de l'état solide est d'être constitué
l'hélium ne se solidifie pas à la pression ordinaire, d'ions fortement liés entre eux (quasiment
même à température nulle. immobiles au voisinage de leurs sites individuels).
l'évolution d'un ion autour de sa position
Evolution d’équilibre est en phase avec les autres atomes
En mécanique classique, le mouvement est appartenant à un plan structurale et indépendante
sinusoïdal. du mouvement des autres ions. Autrement dit, on
La mécanique quantique prédit en moyenne la ne considère que l'effet moyen de ces autres ions,
même chose. se traduisant par un potentiel effectif dans lequel
Le système étant conservatif, un état du système évolue, en restant lié à son site.
au temps t s’écrit :
 Ce potentiel a la symétrie sphérique. Un ion du

i
 (t)  c n (t)exp(- En t ) | n  solide, si son excitation reste dans des limites
n 0 
convenables, évolue donc dans un potentiel

harmonique à trois dimensions, isotrope. Son
 (t)   c n (0)e - i (n 1/2) t ) | n  hamiltonien, est la somme des hamiltoniens de
n 0
trois oscillateurs à une dimension, identiques et
 x(t )   (t) | X |  (t)  indépendants. (R1 et P1, par exemple, commutent

avec R2 et P2,
  cn(0)c*m(0)exp(i(m-n) t)m|X |n 
n 0
P̂ 2 P̂ 2 1 ˆ
 Ĥ   V (X̂)   m. 2 .R 2
 m | X | n  [ m | a  | n    m | a | n ] 2m 2m 2
2m
3 ˆ
Ĥ   (
 1 2 1
 m | X | n  [ n  1 m,n1  n m,n1 ] P̂i  m. 2 .R i2 )
2m i 1 2m 2


 x(t ) 
2m
 [ An e i t  Bn e i t ]
n 0

L'approximation harmonique décrit tellement bien


les premiers niveaux de vibration des molécules
diatomiques que les spectroscopistes la prennent
systématiquement comme référence pour analyser
les raies de transition qu'ils observent. Ils la
considèrent comme le premier terme d'un

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A. Ayadi MÉCANIQUE QUANTIQUE : Oscillateur harmonique