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L’allumage électronique d’une voiture

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L’allumage classique du type à batterie, bobine et rupteur, présente un certain nombre d’inconvénients : le
contact mobile du rupteur est soumis à un mouvement alternatif très rapide à régime élevé, et sous l’effet
de l’inertie, son ressort ne le rappelle plus sur les cames de l’arbre du distributeur ; il y a donc une
variation de l’angle de Dwell. La bobine est alors insuffisamment remplie et la puissance de l’allumage
diminue. Par ailleurs, pour éviter l’usure rapide des contacts, le courant primaire est limité en intensité.

La bobine comporte donc un bobinage primaire plus important qui retarde le remplissage de la bobine par
selfinduction. A haut régime, celle-ci travaille sous une intensité trop faible. Enfin, si la batterie n’est pas
suffisamment chargée ou si le démarreur consomme beaucoup de courant (s’il est en mauvais état ou si le
moteur résiste par l’effet des frottements internes), le courant restant disponible pour l’allumage est
insuffisant puisque le démarreur consomme beaucoup plus ; il n’y a pratiquement pas d’étincelle aux
bougies, alors que le moteur est entraîné très lentement. En hiver, en raison de la température, la batterie
ne fournit pas sa puissance maximale et le moteur est très difficile à entraîner parce que l’huile est très
visqueuse. Si l’allumage n’est pas en parfait état, la voiture ne démarre pas.

Pour ces différentes raisons, les constructeurs ont mis au point des dispositifs améliorant l’allumage
classique. Ils font tous largement appel à l’électronique.

L’allumage semi-électronique

Il conserve un allumeur pratiquement identique au modèle classique. Le dispositif le plus simple conserve
le rupteur qui est simplement couplé avec un boîtier électronique comprenant généralement deux
transistors. Le premier transistor commande le second, qui commande lui-même le circuit primaire de la
bobine, conçue spécialement pour avoir une résistance beaucoup plus faible et donc un temps de
remplissage et de réponse réduit. Le rupteur commande le premier transistor sous un courant
extrêmement faible et, de ce fait, s’use très peu.

Dans sa version plus évoluée, le rupteur disparaît et laisse la place à un capteur magnétique. L’allumeur
conserve son aspect classique avec correcteurs d’avance centrifuge et à dépression. Les cames sont
remplacées par un aimant et le rupteur par un capteur qui fournit directement les impulsions électriques
au bloc électronique commandant la bobine. Un module limite son courant primaire et contrôle son temps
de remplissage pour obtenir un courant haute tension constant.

L’allumage électronique intégral


II reprend les mêmes éléments que l’allumage transistorisé sans rupteur, mais ils sont disposés
différemment. Par ailleurs, les correcteurs d’avance centrifuge et à dépression sont complètement
modifiés. Le régulateur centrifuge disparaît et est remplacé par un calculateur entièrement électronique.
La capsule d’avance à dépression est remplacée par un capteur de dépression électrique. Un plot
magnétique est serti dans le volant moteur. Sur le carter d’embrayage, deux capteurs sont situés aux
points de calage de l’avance initiale et de l’avance maximale.

Les capteurs commandent le calculateur lorsque le plot magnétique passe devant eux. Lorsque le régime
est inférieur à 1 000 tr/mn, c’est-à-dire pratiquement au ralenti, le calculateur commande l’allumage
immédiatement dès que le plot passe devant le premier capteur. Lorsque le régime augmente, le
deuxième capteur enregistre la valeur du régime et le calculateur détermine l’avance en calculant le retard
par rapport à l’avance maximale. Il détermine également le début de l’impulsion et sa durée, pour que
l’énergie secondaire reste constante quel que soit le régime de rotation.

Le calculateur remplace le régulateur centrifuge et calcule l’avance à donner en fonction du régime qu’il
connaît grâce à la vitesse de défilement du plot devant les deux capteurs. Enfin, un capteur de dépression
constitué d’une capsule informe le calculateur qui détermine la correction d’avance à donner en fonction
de la charge. Ce calculateur électronique est constitué de composants et de circuits intégrés imprimés et
ne comprend aucune pièce mécanique en mouvement.