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Chapitre 1

La Terre, planète habitable

Objectifs généraux

L’objectif essentiel du premier chapitre est d’identifier en quoi la Terre, planète du


système solaire, a permis l’apparition et le développement de la vie. Ce n’est donc pas
un chapitre de planétologie pure ou de géologie au sens habituel du terme.
Ce problème d’habitabilité de la surface terrestre pose le problème de l’originalité de
cette planète dans le système solaire, des propriétés physico-chimiques qui en découlent
à sa surface et qui permettent à l’eau liquide d’y exister. Nous assimilerons en effet
habitabilité et possibilité d’existence d’eau liquide conformément à ce qui a été vu au
collège en physique-chimie concernant l’importance de cette molécule en biologie
« Tous les êtres vivants contiennent de l’eau à l’état liquide ; sans eau liquide, la vie ne
pourrait pas exister. », et qui est rappelé page 10 du manuel.
Plus largement, la place de la Terre dans l’Univers, la structure du système solaire
auquel elle appartient et la connaissance des différentes catégories d’objets qui le
composent ont déjà été abordés dans l’enseignement de physique-chimie au collège.
Quelques propriétés de l’atmosphère terrestre ainsi que la présence d’eau sur la Terre,
sous trois états distincts (solide, liquide, gaz) ont également été présentées en physique-
chimie.
L’ensemble des acquis concernant ces différents points est rappelé en début de
thème 1 (pages 10-11). L’intitulé du programme prévoit cependant que l’on y consacre
une partie du chapitre pour transposer notamment ces connaissances dans l’esprit
général du thème.
C’est ainsi que la plupart des notions relatives aux différents objets du système solaire
sont abordées ici sous un angle comparatif (comparaison des différents objets du
système solaire, planétologie comparée) pour faire ressortir les particularités de la Terre,
et notamment celles qui semblent liées à son habitabilité. Ces démarches feront appel à
plusieurs reprises à des raisonnements exploitant des connaissances acquises par ailleurs
en physique-chimie par exemple en ce qui concerne les notions de « force pressante »,
d’attraction gravitationnelle, d’états de l’eau.
Ce chapitre est donc propice au développement de l’interdisciplinarité dans le vaste
domaine des sciences expérimentales.

Progression retenue dans le chapitre

Les différents objets qui composent le système solaire sont remis en place dans la
première activité (Activité 1) qui fait appel aux connaissances des élèves ainsi qu’à
leurs propres observations (observation de ciel nocturne et caractérisation de divers
objets).
La description des objets du système solaire a pour objectif de positionner la Terre
dans le système solaire et de distinguer l’étoile (le Soleil) des différentes catégories
d’objets qui gravitent autour : planètes, astéroïdes et comètes.

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 1


L’activité 2 permet de préciser les caractéristiques des planètes, de distinguer les
planètes rocheuses (ou telluriques) des planètes gazeuses (ou géantes), et de préciser
quelques-unes des spécificités de la Terre parmi les planètes du système solaire.
L’activité 3 renseigne sur l’originalité de l’atmosphère terrestre par rapport à celles
des autres planètes du système solaire et propose de relier la présence de cette
enveloppe fluide à la taille de la Terre et à sa position dans le système solaire.
L’activité 4 vise à établir que la température moyenne au sol d’une planète, et en
particulier de la Terre, est liée à sa distance au Soleil qui l’éclaire ainsi qu’à la présence
éventuelle d’une atmosphère autour d’elle.
Les valeurs de pression et de température existant à la surface d’une planète comme
la Terre, sont donc liées à la présence d’une atmosphère autour d’elle (dont l’existence a
été précédemment liée à la taille de la planète et à sa position dans le système solaire),
ainsi qu’à sa distance au Soleil (c’est-à-dire de nouveau sa position dans le système
solaire).
Dans l’activité 5, ces valeurs permettent de préciser les états sous lesquels l’eau peut
exister sur la Terre, Mars, Vénus ainsi que sur la Lune. La Terre apparaît comme la
seule planète du système solaire sur laquelle l’eau puisse exister à l’état liquide, ce que
nous considérons dans ce chapitre comme la condition essentielle à l’installation et au
développement de la vie, c’est-à-dire à l’habitabilité de la planète.
Au final, l’habitabilité de la Terre est liée à ses propriétés originales dans le système
solaire : taille (masse et rayon) de la planète et distance au Soleil. Ceci permet de
s’interroger sur les conditions d’habitabilité à la surface d’autres objets évoluant dans
l’Univers.

Proposition de programmation hebdomadaire

A priori, la réalisation de ce chapitre est envisageable sur une période de deux


semaines.
Au cours d’une première semaine, les activités 1 et 2 peuvent être abordées
rapidement comme un réinvestissement et un léger approfondissement de connaissances
déjà acquises pour la plupart. Elles peuvent être associées à l’activité 3 qui nécessite
davantage de temps pour se familiariser avec les notions relevant plus de la science
physique abordées au travers du document 2.
Au cours d’une seconde semaine, l’activité 4 dont le côté pratique est plus développé
et l’activité 5 peuvent être menées ensemble afin de relier l’existence de l’eau à l’état
liquide sur Terre, c’est-à-dire l’habitabilité de la surface de la planète, aux dimensions
de celle-ci et à sa position relativement au Soleil.

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Activité 1

L’étude de la surface terrestre


(p. 14-15)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte


Connaissances :
La Terre est une planète du système solaire
Objectifs et mots clés : système solaire, étoile, planète, astéroïde, comète.
Convergences avec la physique : l’univers, le système solaire.
Capacités et attitudes :
Recenser, extraire et organiser des informations pour comparer les différents objets
du système solaire.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


L’objectif de cette première double page est de réactiver et de compléter les
connaissances des élèves sur les objets du système solaire au travers d’une approche
comparative.
D’après le programme, différentes catégories d’objets doivent être définies : étoiles,
planètes, astéroïdes, comètes.
Les caractéristiques fournies pour chacune des catégories d’objets célestes sont la
taille (rayon), la forme, la composition chimique majoritaire ainsi que leur position
relative par rapport au Soleil exprimée en unités astronomiques (UA), c’est-à-dire
également relativement à la Terre.
Les documents proposés montrent que toutes les catégories d’objets du système
solaire sont accessibles à l’observation, qu’il s’agisse d’observations faites depuis la
Terre, le jour par exemple pour le Soleil (document 1a) ou la nuit par exemple pour
les comètes (document 3), ou de clichés réalisés depuis l’espace par des sondes,
comme par exemple les clichés des documents 1b et 2.

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. La composition chimique du Soleil est essentiellement de l’hydrogène et de
l’hélium, comme plusieurs planètes, ce qui ne lui est donc pas spécifique. Par contre,
il est le seul à émettre de l’énergie sous forme de chaleur et de lumière. Les
différents objets gravitent autour de lui et il possède un diamètre nettement plus
important que toutes les autres catégories.
2. Chacune des caractéristiques fournies permet d’établir une comparaison entre
planètes et astéroïdes.
➜ Composition : les astéroïdes sont essentiellement composés de silicates et de fer
comme certaines planètes ;
➜ Distance au Soleil : les astéroïdes gravitent autour du Soleil, comme les planètes, à
des distances comprises entre celle de Mars et de Jupiter.

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➜ Taille et forme : les planètes possèdent une taille supérieure à celle des astéroïdes :
entre 1 000 et 70 000 km de rayon contre 1 000 km au maximum pour les
astéroïdes. La forme des planètes est globalement sphérique alors que celle des
astéroïdes est très irrégulière.
3. Les comètes sont des amas de poussières et de glace généralement situés plus
loin du Soleil que les planètes ; elles deviennent visibles depuis la Terre lorsqu’elles
quittent leur position habituelle et se rapprochent du Soleil.

Remarque :
Une alternative à la question 3 du guide d’exploitation pouvait être proposée pour
prolonger la démarche comparative engagée pour les autres objets.
Son intitulé aurait pu être :
« En quoi les comètes diffèrent-elles des autres objets qui gravitent autour du
Soleil. »
Dans ce cas, une formulation possible en termes de réponse attendue eut été :
« Excepté la taille du noyau, comprise entre cent mètres et quelques kilomètres, et
donc proche de celle des astéroïdes, les comètes se distinguent des autres
catégories d’objets en orbite autour du Soleil par la plupart de leurs
caractéristiques : elles sont composées de poussières et de glace et se trouvent à
des distances très importantes du Soleil, la plupart du temps bien plus loin que les
planètes. »

Activité 2

La Terre, une planète du système solaire


(p. 16 à 17)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte


Connaissances :
La Terre est une planète du système solaire.
Objectifs et mots clés : planète gazeuse, planète rocheuse.
Convergences avec la physique : l’univers, le système solaire.
Limites : origine de la planète.
Capacités et attitudes :
Recenser, extraire et organiser des informations pour dégager les singularités de la
Terre.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


Cette double page permet de préciser les caractéristiques des planètes et de
comprendre les paramètres qui justifient leur séparation en deux grandes familles.
Elle a également pour objectif d’approcher l’organisation des planètes au sein du
système solaire et de mettre leur masse volumique et leur composition chimique en
relation avec leur éloignement du Soleil. Les singularités de la Terre parmi ces
planètes sont enfin dégagées.
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Les caractéristiques des planètes peuvent être déterminées grâce à l’utilisation de
différents logiciels. Elles sont présentées ici de façon détaillée et illustrée pour quatre
planètes (documents 1 et 2) tandis qu’un tableau rassemble les principales données
descriptives pour les quatre autres (document 3).

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. Le graphique demandé est corrigé page 24 du manuel (figure 1).
2. De nombreuses caractéristiques permettent de séparer les planètes en deux
familles :
- les planètes rocheuses (aussi appelées planètes telluriques) sont proches du Soleil
(distance inférieure à 1,52 UA) et ont un rayon compris entre 2 440 et 6 378 km.
Elles sont composées essentiellement de fer et de silicates (matériaux lourds) et
possèdent une masse volumique importante ;
- à l’opposé, les planètes gazeuses (ou géantes) sont plus éloignées du Soleil
(distance comprise entre 5,2 et 30 UA) et possèdent un rayon nettement plus
important compris entre 25 269 et 71 492 km. Elles sont composées
majoritairement de matériaux légers, hydrogène et hélium et possèdent donc une
masse volumique inférieure à celle des planètes telluriques.
3. Située entre Vénus et Mars à 150 millions de km du Soleil (1 UA), la Terre est la
plus grande et la plus dense des planètes rocheuses

Activité 3

L’originalité de l’atmosphère terrestre


(p. 18-19)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte


Connaissances :
Les conditions physico-chimiques qui règnent sur Terre permettent l’existence d’une
atmosphère.
Ces particularités sont liées à la taille de la Terre et à sa position dans le système
solaire.
Convergences avec la physique : l’atmosphère.
Limites : différenciation du globe terrestre.
Capacités et attitudes :
Recenser, extraire et organiser des informations pour :
• dégager les singularités de la Terre ;
• relier les particularités de la planète Terre à sa masse et sa distance au Soleil.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


Alors que les activités précédentes (activités 1 et 2) ont surtout permis de remettre
en place des idées préalablement abordées dans l’enseignement de physique-chimie

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au collège, cette nouvelle activité consacrée à l’originalité de l’atmosphère terrestre
s’inscrit pleinement dans la thématique originale du chapitre visant à expliciter les
causes qui font de la Terre une planète originale, habitable et habitée.
Les documents 1 et 2 permettent, par une approche de planétologie comparée, de
dégager l’originalité chimique de l’atmosphère de la Terre par rapport à celles des
autres planètes du système solaire. Le document 1 est aussi l’occasion d’introduire
dans le chapitre la notion de pression atmosphérique, importante pour la suite de la
démarche engagée.
Les informations des documents 2 et 3 permettent de relier l’existence d’une
atmosphère autour d’une planète comme la Terre à deux caractéristiques
essentielles : sa masse (liée à sa taille via sa masse volumique) et sa distance au
Soleil (position dans le système solaire).
Le document 1 présente l’atmosphère de la Terre au-delà des exigences du
programme concernant ce chapitre. La photographie de l’atmosphère terrestre vue
depuis la navette Atlantis permet d’illustrer sa structure stratifiée et de préciser la
localisation de l’eau et de l’ozone. Une présentation de ce document pourrait être
l’occasion de préciser aux élèves qu’il convient de ne pas confondre l’ozone de la
stratosphère, utile et essentiel à la présence de la vie sur Terre (cf. exercice 7) du fait
de sa capacité à absorber les rayons ultraviolets émanant du Soleil, et l’ozone des
basses couches, polluant formé dans les couches inférieures de gaz et constituant
une gêne respiratoire plus ou moins importante en cas de taux anormalement élevé
dans l’air ambiant.
Ce document pourra également être réutilisé dans le chapitre 5 lorsqu’il sera
question de matérialiser la circulation atmosphérique.

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


Travail préalable des groupes A et B :
1. Les données du tableau du document 3 peuvent être mises en rapport avec les
informations livrées sous forme de texte dans le document 1 ; il en ressort que :
➜ Les atmosphères des planètes gazeuses comportent essentiellement du
dihydrogène, de l’hélium et des traces de méthane ;
➜ Les atmosphères des planètes rocheuses contiennent principalement d’autres
constituants tels que du dioxyde de carbone, du diazote, de l’eau et du dioxygène.
2. En complétant la comparaison précédente, il ressort que l’atmosphère de la Terre
est remarquable par sa forte teneur en dioxygène et en eau ainsi que par sa faible
teneur en dioxyde de carbone.

Pour aller plus loin :


Au-delà des compositions, on peut remarquer que l’épaisseur de l’atmosphère
entourant chacune des planètes fluctue de l’une à l’autre ; les épaisseurs des
atmosphères des planètes gazeuses sont nettement plus élevées que celles des planètes
rocheuses.
Les pressions atmosphériques au sol des planètes sont toutes différentes ; cette pression
étant due à la force pressante qu’exerce le poids de l’atmosphère sur le sol, plusieurs
facteurs expliquent cette variabilité :
• la valeur de la gravité sur chacune des planètes qui dépend de sa masse et de son
rayon, et qui conditionne le poids de l’atmosphère ;

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• la masse totale de chaque atmosphère non précisée sur le tableau mais différente
d’une planète à l’autre.
Une des raisons de cette différence peut résider dans leur composition différente : à
titre d’exemple le dioxyde de carbone est plus lourd de 37,5% que le dioxygène.
Cependant les informations fournies dans le document 1, montrent que la masse de
l’atmosphère ne peut être appréciée en fonction de sa seule épaisseur, la distribution de
ses constituants pouvant être très hétérogène.

Travail en groupe :
Les deux textes proposés dans le document 2 permettent d’identifier deux facteurs
agissant de manière opposée sur les constituants gazeux pouvant entourer une
planète :
➜ la masse et la taille de la planète responsables de la gravité et donc de l’attraction
gravitationnelle qui s’exerce sur chaque molécule de gaz et qui tend à la maintenir
autour d’elle ;
➜ la distance qui sépare la planète du Soleil dont dépend l’échauffement des
molécules de gaz, donc leur agitation et leur tendance à quitter la périphérie de la
planète pour l’espace (évasion).
La vitesse d’évasion est alors introduite comme la vitesse qu’il faut donner à un
objet évoluant autour d’une planète pour qu’il échappe à son attraction
gravitationnelle. Cette vitesse est d’autant plus élevée que la masse de la planète est
élevée.
3. Pour rendre compte de la présence d’une atmosphère sur Mars, Vénus et la Terre,
deux conditions sont nécessaires :
➜ la planète doit être suffisamment éloignée du Soleil pour que l’agitation des gaz
de cette atmosphère ne soit pas trop élevée, et qu’ils n’approchent pas de la vitesse
d’évasion caractéristique de cette planète ;
➜ la masse de la planète doit être assez conséquente pour exercer une attraction
gravitationnelle suffisante sur les gaz, et donc pour disposer d’une vitesse d’évasion
supérieure à la vitesse d’agitation thermique de ceux-ci.
4. En utilisant les seules données du tableau, on constate que Mars et Mercure ont
des vitesses d’évasion identiques alors que les autres planètes ont toutes des vitesses
d’évasion largement supérieures ; on remarque aussi que ces deux planètes ont des
masses bien plus petites (et du même ordre de grandeur même si elles n’en
demeurent pas moins différentes) que celles des autres planètes. Cette similitude ne
permet pas à Mercure de posséder une atmosphère, à la différence de Mars : c’est
probablement une agitation thermique plus élevée autour de Mercure qui explique
cette différence. Mercure, plus proche du Soleil doit disposer d’une agitation
thermique donnant aux gaz des vitesses trop importantes permettant leur évasion
vers l’espace ; Mars, située plus loin du Soleil, est moins échauffée : la vitesse
d’agitation des gaz l’entourant reste inférieure à la vitesse d’évasion et elle peut
donc conserver une atmosphère.

Remarque :
Dans le bilan de la page 24 concernant cette activité, la référence à la similitude de
masse des deux planètes pour renvoyer à l’égalité de leur vitesse d’évasion est une
simplification qui évite de préciser à ce stade l’intervention du rayon de la planète
dans l’expression exacte de cette vitesse.

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Pour aller plus loin :
Mars et Mercure ont des vitesses d’évasion identiques malgré des masses différentes
bien que du même ordre de grandeur. La vitesse d’évasion s’exprime comme la racine
carrée du rapport de la masse au rayon : de ce fait, bien que la masse de Mercure soit
plus faible que celle de Mars, elle est aussi plus petite (son rayon est inférieur à celui de
Mars) de sorte que la vitesse d’évasion y est de même valeur que sur Mars.
Cette précision est fournie dans les exercices 9 et surtout 11 qui reviennent plus en
détail sur ces raisonnements.

Mise en commun :
5. La présence d’une atmosphère autour de la Terre est donc liée à sa masse (et plus
exactement au rapport de sa masse à son rayon) et à sa distance au Soleil.

Activité 4

La surface de la Terre, éclairée par le Soleil


(p. 20-21)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte


Connaissances :
Les conditions physico-chimiques qui y règnent permettent l’existence d’eau liquide.
Ces particularités sont liées à sa position dans le système solaire.
Capacités et attitudes :
Expérimenter, modéliser pour :
• dégager les singularités de la Terre ;
• relier les particularités de la planète Terre à sa distance au Soleil.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


L’objectif de cette activité est d’établir le lien entre la position de la Terre dans le
système solaire, et notamment la distance la séparant du Soleil, et la température
moyenne au niveau de son sol ; cette activité est essentielle dans l’explication de
l’habitabilité de la Terre et constitue un préalable indispensable à l’activité 5 au
cours de laquelle les conditions de pression et de température sont mises en rapport
avec la possibilité pour l’eau d’exister à l’état liquide.
On cherche donc ici à :
– vérifier que l’émission sphérique de l’énergie conduit à une dépendance en
l’inverse du carré de la distance au Soleil ;
– vérifier que la température au sol des planètes dépend de l’énergie solaire reçue ;
– émettre une hypothèse sur le rôle de l’atmosphère sur la température au sol des
planètes.

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La démarche se construit à partir de constats :
– plus on éloigne un objet d’une source lumineuse, moins il est éclairé ;
– la mesure de l’énergie solaire reçue par la Terre a été réalisée par des satellites.
Pour la plupart des autres planètes, on ne dispose pas de mesures. Pour comprendre
comment varie l’énergie solaire reçue par les planètes, on réalise une modélisation
permettant d’établir la relation entre l’énergie reçue par un objet éclairé par une
source lumineuse en fonction de sa distance à cette source.
Dans le document 1 une expérience analogique simple à réaliser et très rapide
(15 min environ avec le matériel proposé) permet de vérifier la loi selon laquelle
l’émission sphérique de l’énergie lumineuse conduit à une dépendance en l’inverse
du carré de la distance à la source lumineuse. L’exploitation des résultats du tableau
de mesures peut permettre avec un tableur d’obtenir rapidement et simplement la
droite représentant l’intensité lumineuse reçue par l’objet fonction de l’inverse du
carré de la distance à la source.
Les données du document 2 sont calculées en partant des mesures de l’énergie
solaire reçue par la Terre et de sa distance au Soleil. Ce document permet par une
mise en relation des données calculées avec les résultats de l’expérience analogique
de déduire que l’émission sphérique de l’énergie solaire conduit à une dépendance
de l’énergie reçue à la surface d’une planète en l’inverse du carré de la distance au
Soleil.
Le document 3 s’appuie sur des mesures (pour la Terre et la Lune) et sur des calculs
physiques (évaluations à la surface des autres objets) ; il permet la mise en relation
de la température au sol des planètes avec leurs distances au Soleil ; l’énergie solaire
reçue ; la présence éventuelle d’une atmosphère pour la Terre ainsi que pour Vénus.

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. Courbe de l’intensité lumineuse reçue par une surface en fonction de l’inverse du
carré de sa distance à la source lumineuse.
Organisation des données à rentrer dans le tableur :

Distance Inverse du carré de la distance Intensité lumineuse


(en cm) (en cm) (en lux)
16 0,00390625 219,9
20,5 0,002379536 130,1
25,3 0,00156228 84,4
30,6 0,001067965 50,2
35,2 0,000807076 36,1
40 0,000625 24,8
45,2 0,000489467 16,5
50,5 0,000392118 13,5
55 0,000330579 10,7
60,7 0,000271408 7,8
65,8 0,000230966 7,1
70,2 0,00020292 6,0
75,1 0,000177305 4,3
extrapolation 0 0,0

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Graphique obtenu en demandant l’affichage nuage de points :

On constate que l’intensité lumineuse reçue par un objet que l’on rapproche d’une
source lumineuse croît proportionnellement à l’inverse du carré de sa distance à la
source.
2. L’intensité lumineuse et l’énergie lumineuse reçue en J. s-1.m-2 sont
proportionnelles. L’intensité lumineuse reçue par une surface varie selon l’inverse du
carré de sa distance à la source lumineuse.
3. On déduit que l’énergie en J. s-1.m-2 reçue par les planètes varie selon de l’inverse
du carré de leur distance au Soleil.
4. On constate que pour Vénus, Mars et la Terre, la température au sol de ces
planètes décroît en fonction de leur distance au Soleil.
On constate également sur le document 2 que l’énergie solaire en J. s-1.m-2 reçue par
ces planètes et qui dépend de la distance au Soleil, peut être un facteur pouvant
expliquer leur température au sol.
On constate cependant que pour la Terre et la Lune situées à la même distance du
Soleil, que pour Mars et Phobos situés à la même distance du Soleil, la température
au sol des planètes est plus élevée que celle de leurs satellites.
La Terre et Mars possèdent une atmosphère, pas leurs satellites ; la présence d’une
atmosphère autour de Mars, de la Terre mais aussi de Vénus est donc un autre
facteur susceptible d’intervenir dans les différences de température au sol de ces
trois planètes.
5. On constate ici que Vénus a une température au sol beaucoup plus élevée que
Mercure qui est plus proche du Soleil. Vénus a une atmosphère très dense, Mercure
n’en possède pas.
De même nous avons constaté précédemment que la température au sol des
planètes ayant un satellite et disposant d’une atmosphère était plus élevée qu’à la
surface de leur satellite malgré une même quantité d’énergie solaire reçue.
On en déduit que la présence d’une atmosphère peut être un facteur contribuant à
l’augmentation de la température au sol d’une planète, ce qui, sur la Terre, permet
d’expliquer une température moyenne à sa surface proche de 14 °C, alors qu’elle
devrait être identique à celle de la Lune et voisine de -18 °C sans elle.

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Activité 5

L’eau dans l’univers


(p. 22-23)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte


Connaissances :
Les conditions physico-chimiques qui y règnent permettent l’existence d’eau liquide.
Ces particularités sont liées à la taille de la Terre et à sa position dans le système
solaire.
Ces conditions peuvent exister sur d’autres planètes qui posséderaient des
caractéristiques voisines sans pour autant que la présence de vie y soit certaine.
Convergences avec la Physique : les états de l’eau.
Limites : Origine de la vie.
Capacités et attitudes :
Recenser, extraire et organiser des informations pour :
• dégager les singularités de la Terre ;
• relier les particularités de la planète Terre à sa masse et sa distance au Soleil et
définir une zone d’habitabilité autour des étoiles.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


Cette activité vise à définir la zone d’habitabilité autour d’une étoile en relation avec
la possibilité pour l’eau d’y exister à l’état liquide.
Elle reprend des données abordées dans les activités 3 (présence d’une atmosphère
et pression atmosphérique) et 4 (température au sol des planètes) qui doivent donc
être menées au préalable.
La démarche entreprise consiste à exploiter dans un premier temps les valeurs des
paramètres physiques (P, T) précédemment acquis (activités 3 et 4), et un
diagramme des domaines P, T (document 1) permettant l’existence des différents
états de l’eau, pour rendre compte de son existence à l’état liquide à la surface de la
Terre.
Le report des valeurs de pression et de température mesurées ou calculées sur la
Lune (document 2), Mars et Vénus (document 3) permet ensuite de montrer
l’originalité de la Terre dans notre environnement proche au sein du système solaire
puisque sur aucun de ces autres objets la présence d’eau à l’état liquide ne parait
possible en surface : seule la surface de la Terre semble donc habitable.
Il reste alors à établir le lien entre la présence d’eau liquide à la surface de la Terre,
la taille de la planète et sa position dans le système solaire pour souligner que
l’habitabilité de la Terre résulte entre autres de sa taille et de sa distance au Soleil.
Sur ces bases, il devient alors possible d’imaginer qu’ailleurs dans l’Univers, dans
d’autres systèmes solaires, des conditions similaires aient pu permettre l’émergence
et le développement de la vie à la surface d’objets évoluant eux aussi dans une zone
d’habitabilité.
Il est cependant essentiel d’insister auprès des élèves sur les limites d’un tel
raisonnement :

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 11


– l’habitabilité ainsi définie concerne la vie telle que nous la connaissons sur la
Terre ;
– les conditions de pression et de température ne sont pas les seules à la définition
d’un tel secteur, encore faut-il que de l’eau y soit présente pour ensuite pouvoir
envisager son existence à l’état liquide.

Remarques :
Dans cette activité, nous ne nous intéressons pas aux changements d’états de
l’eau ; ceux-ci ont été abordés en physique – chimie en classe de 5e.
Les divers états de l’eau ainsi que les changements entre ces états seront revus
dans le chapitre 5 lors de l’étude du cycle de l’eau.

◗ Guide d’exploitation : productions élèves attendues


Travail en groupe :
1. La zone de pression et de température correspondant aux conditions régnant à la
surface de la Terre a été tracée sur le diagramme 3 figurant page 25.
Il ressort de ce diagramme qu’à la pression et aux températures existant sur la Terre,
l’eau peut y exister sous trois états différents : solide, liquide, gazeux.
2. Sur la Lune, la très faible pression n’autoriserait que l’état gazeux pour l’eau, sauf
aux endroits non éclairés par le Soleil où de la glace semble aussi exister.
Les secteurs (P, T) correspondant aux conditions recensées à la surface de la Lune,
mais aussi de Mars et de Vénus ont également été reportés sur le diagramme 3
page 25 afin de souligner les différences entre les 4 objets comparés.
Groupe A :
3. Sur Mars, la pression atmosphérique trop faible par rapport aux températures au
sol, n’autorise que l’état solide et gazeux pour l’eau.
Groupe B :
4. Sur Vénus, la température trop élevée ne permet à l’eau qu’une existence à l’état
gazeux.
Mise en commun :
5. L’atmosphère de la Terre est responsable de la valeur de la pression
atmosphérique, et pour partie la température existant au sol (en augmentant la
température due à la seule réception de l’énergie en provenance du Soleil). Les
valeurs de ces deux paramètres permettent à l’eau d’y exister à l’état liquide.
6. Si l’habitabilité d’une planète est liée à l’existence d’eau liquide à sa surface,
c’est la valeur de la pression atmosphérique, et la température de surface qui sont
déterminantes. Or ces deux paramètres sont totalement (pression), ou partiellement
(température) dépendants de la présence d’une atmosphère. La température au sol
d’une planète est pour partie déterminée par la quantité d’énergie solaire reçue à sa
surface, fonction de sa distance au Soleil, et influencée par la présence d’une
atmosphère.
La présence d’une atmosphère est aussi responsable de la pression qui s’exerce au
sol ; cette présence est due à l’association d’une distance au Soleil et d’une
attraction gravitationnelle, et donc d’une masse suffisante pour que les gaz
demeurent autour de la planète.

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7. À partir du moment où les conditions de vie dépendent de l’existence d’eau
liquide, donc de certaines valeurs de pression et de température à la surface des
objets gravitant autour d’une étoile, on peut supposer qu’il existe dans l’Univers
d’autres systèmes solaires dans lesquels des objets évoluant autour de leur étoile
présentent des caractéristiques similaires à celles de la Terre : présence d’eau,
pression et température autorisant son existence à l’état liquide.

Remarque :
L’intitulé du programme évoque « l’existence d’une atmosphère compatible avec la
vie ».
Nous nous sommes limités dans la partie « cours » de ce manuel à illustrer cette
compatibilité par le seul biais de son rôle sur le couple P, T et l’état liquide possible
qui en découle pour l’eau.
Nous avons par contre illustré un autre rôle de cette atmosphère, la filtration du
rayonnement solaire ultraviolet par l’ozone de la stratosphère, dans l’exercice 7 ;
ceci est bien sûr essentiel quant à l’habitabilité de la surface terrestre et
l’épanouissement du vivant qu’elle a connu.
Nous n’avons pas non plus insisté sur la teneur de l’atmosphère en dioxygène ;
pour modérer ce qui est mentionné dans le programme de physique – chimie de la
classe de 4e « Composition de l’air : le dioxygène, nécessaire à la vie. », rappelons
que l’atmosphère primitive de la Terre en contenait probablement très peu, que la
vie s’est développée sur Terre avec ce taux très faible et que la teneur actuelle en ce
gaz est davantage le fait d’une évolution de l’atmosphère corrélativement à
l’évolution du vivant qu’une condition d’habitabilité de la planète.
De même, l’atmosphère de la Terre se caractérise par sa faible teneur en dioxyde
de carbone, liée en premier lieu à l’existence d’eau liquide qui a permis à une partie
de ce gaz de s’y dissoudre (convergence Physique 5e « Des gaz dissous dans l’eau »),
et à la précipitation de roches carbonatées largement influencée par des activités
biologiques. Cet abaissement de la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère
atténue l’effet de serre et participe donc à la température moyenne de la surface
de la Terre : tous les facteurs évoqués sont donc interdépendants à plus d’un titre et
nous nous sommes volontairement limités aux interactions les plus simples.

Pour aller plus loin :


Au-delà de 2 000 km d’altitude, l’atmosphère de la Terre est entourée de sa couche la
plus externe, la magnétosphère ; c’est une vaste région entourant la Terre et au sein de
laquelle l’atmosphère est un plasma. À l’intérieur de cette couche, le champ
magnétique domine les effets de la gravitation inhérents à la masse de la Terre et des
particules chargées provenant aussi bien du Soleil que de l’environnement terrestre
sont piégées.
Ces particules distribuées en deux couches concentriques protègent la Terre du
bombardement de particules de haute énergie en provenance du Soleil en formant une
enceinte protectrice, les ceintures de Van Allen. Cette propriété participe également à
l’habitabilité de la surface terrestre sans pour autant que nous puissions l’aborder dans
le cadre des objectifs de connaissances adaptés à une classe de Seconde.

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Évaluation des capacités expérimentales
Les capacités évaluées sont celles liées à l’utilisation de logiciels et de banque de
données.
Les élèves ont à leur disposition de nombreuses informations, notamment par le
biais d’internet. Il s’agit pour eux de rechercher et de trouver des sites intéressants
et scientifiquement solides, d’extraire des informations et de les trier afin de
répondre à une question précise.
Ils doivent faire preuve d’esprit critique puisque les images obtenues ne permettent
pas de conclure sur la nature chimique de l’élément responsable de ces images.

En voie Non
Capacités testées Acquis
d’acquisition acquis
Utiliser des logiciels et des banques de données
Accès à une banque de données en
ligne
Sélection des données
Capture des données
Adoption d’une démarche explicative
Proposition d’une solution en
cohérence avec le problème posé et
les données obtenues
Exercice de l’esprit critique

Corrections des exercices

Restituer ses connaissances

4 Organiser une réponse argumentée


Rédigez un texte d’une dizaine de lignes dans lequel vous présenterez les conditions
d’habitabilité d’un objet du système solaire.
Si l’on assimile l’habitabilité à la surface d’un objet du système solaire, à la
possibilité pour l’eau d’y exister à l’état liquide, cela suppose au préalable que l’eau
soit un constituant chimique de cet objet. Il faut ensuite que les conditions de
pression et de température à sa surface autorisent sa présence à l’état liquide.
Concernant la pression, elle dépend de la présence d’une atmosphère, laquelle est
liée à la masse de l’objet ainsi qu’à sa distance au Soleil.
Concernant la température moyenne de surface, elle dépend de la distance au Soleil
et des effets dus à la présence d’une atmosphère.
L’habitabilité d’un objet du système solaire dépend donc de la présence d’eau sur
cet objet, de sa masse et de sa distance au Soleil, qui déterminent les valeurs de
© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 14
pression et de température à sa surface, et de ce fait la possibilité pour l’eau d’y
exister à l’état liquide.

5 Élaborer un texte agrémenté de schémas


À l’aide d’un texte court et de schémas, présentez les caractères originaux de la Terre
qui en font une planète habitée par la vie.
La distance de la Terre au Soleil ainsi que la masse de la planète lui ont permis de
retenir une atmosphère ; celle-ci intervient dans l’existence d’une pression
atmosphérique et influe sur la température au sol liée en premier lieu à la distance
de la planète au Soleil qui l’éclaire.
Pression et température au sol permettent à l’eau, présente sur la Terre, d’y exister à
l’état liquide : la Terre est une planète habitable. La vie y est apparue, d’où son
statut de planète habitée.

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Exercice guidé

6 De l’eau sur Mars


1. L’énoncé précise la présence d’eau à l’état de vapeur dans l’atmosphère de Mars
et de glace en partie formée d’eau à son pôle Nord : de l’eau est donc bien présente
sur Mars, sous les états solide et gazeux.
2. Le report des données de pression et de température sur le diagramme des états
de l’eau disponible à la page 23 permet d’aboutir à la figure suivante :

On en déduit alors que l’eau ne doit pouvoir exister à la surface de cette planète que
sous les formes mentionnées précédemment de glaces (solide) ou de vapeur (gaz).
3. Les clichés des documents 2 et 3 font apparaître des traces comparables à des
figures d’écoulement, analogues à celles que pourrait produire un ruissellement
d’eau liquide le long d’un versant (document 2) ou encore semblable à celles
qu’aurait pu modeler un réseau fluviatile (document 3) avec ses confluences
successives.
Ces observations posent donc le problème de l’existence possible d’eau liquide à la
surface de Mars, a priori impossible si on s’en tient aux réponses des deux questions
précédentes.
4. Sur Mars, ni la pression ni la température régnant actuellement en surface ne
permettent a priori l’existence d’eau à l’état liquide. Cependant, si la pression était
légèrement plus élevée et avec des températures comparables à l’actuelle situation
(elles atteignent déjà 0 °C) ou légèrement supérieures, sa présence pourrait alors y
être envisagée. Deux hypothèses peuvent être proposées :
➜ 1. L’eau a pu exister à l’état liquide par le passé à la faveur d’une pression plus
élevée liée par exemple à la présence d’une atmosphère plus épaisse ; celle-ci aurait

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 16


pu aussi influencer la température au sol en l’augmentant, évolution tout aussi
favorable à l’existence d’eau liquide.
Ceci aurait alors permis l’existence d’un réseau fluviatile à la surface de cette
planète, tel que le suggère le cliché du document 3.
➜ 2. Sur le cliché du document 2, on constate que les figures de ruissellement
apparaissent toutes à un même niveau, sous la ligne de crête qui borde le cratère ;
de plus elles ne se poursuivent pas jusqu’au fond du cratère.
De l’eau liquide pourrait aussi avoir existé plus localement dans des régions
exposées au Soleil (légère élévation de température par rapport aux conditions
habituelles) et sous une couche superficielle de roches permettant d’exercer une
surpression par rapport aux conditions de surface (eau liquide souterraine). À la
faveur du cratère et sur le versant soumis à une plus forte insolation, l’eau du sous-
sol pourrait avoir suinté à l’état liquide et s’être écoulé avant que de se transformer
du fait de la pression atmosphérique trop faible en vapeur, ou en glace puis en
vapeur (puisqu’aucune glace n’est visible) avant d’atteindre le fond.

Appliquer ses connaissances

7 Habitabilité de la Terre : le petit plus des gaz atmosphériques


1.

2. La Lune se situe à la même distance du Soleil que la Terre et reçoit donc la même
énergie de la part de cette étoile ; cependant, elle n’est pas entourée d’une
atmosphère et ne profite donc pas d’« effet de serre ».
3. L’ensemble des gaz de l’atmosphère est responsable de la pression exercée au sol
(pression atmosphérique). Certains d’entre eux contribuent également, via l’effet de
serre, à l’élévation de la température à la surface de la planète et à l’obtention
d’une température moyenne proche de +14 °C. Ces deux actions permettent à l’eau
présente sur Terre d’exister à l’état liquide : c’est une première contribution à
l’habitabilité de la planète.
L’ozone et le dioxygène, dont nous ne pouvons disjoindre les effets d’après le
graphique proposé, absorbent une grande partie du rayonnement solaire ultraviolet ;
ces gaz contribuent aussi à l’habitabilité de la surface de la Terre en diminuant les
effets potentiellement nocifs du rayonnement solaire sur certaines molécules du

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 17


vivant comme l’ADN, et en rendant donc la surface de la Terre plus favorable au
développement de la vie.
Remarque : La distribution de l’ozone est précisée sur le graphe 1b de l’activité 3 concernant
la structure et la composition de l’atmosphère terrestre. La distinction entre l’ozone des
basses couches (polluant) et l’ozone stratosphérique a déjà été soulignée et discutée dans la
partie de ce chapitre consacrée à cette activité.

8 Les états de l’eau sur la Terre


1 On peut reporter les conditions de pression et de température au mont Everest sur
un agrandissement du diagramme des différents états de l’eau disponible à la
page 23.

On en déduit graphiquement que la température d’ébullition (température à


laquelle l’eau à l’état liquide est en équilibre avec l’eau à l’état de vapeur pour la
pression considérée) est proche de 80 °C.
Remarque : cette température est encore supérieure à la température observée au sommet
de l’Everest comprise entre 68 et 72 °C. Cette erreur de détermination est due à l’imprécision
du diagramme de l’eau utilisée.
2. À 50 km d’altitude, la faible pression existant ne permet plus l’existence d’eau à
l’état liquide. En supposant que la température demeure proche de celle qui existe
au sol, l’eau ne peut s’y trouver qu’à l’état gazeux et aucun nuage ne peut donc s’y
trouver.
Remarque : L’énoncé ne fournissant aucune précision quant à la température à cette
altitude, il était aussi possible de répondre que de l’eau peut s’y trouver à l’état solide si la
température y est inférieure à -50 °C.
Pour aller plus loin : Alors que la température de l’atmosphère décroît de +14 °C au
sol à près de -60 °C au sommet de la troposphère, celle-ci augmente ensuite dans la
stratosphère du fait de l’absorption du rayonnement ultraviolet par l’ozone pour
atteindre une température proche de 0 °C vers 50 km d’altitude.
© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 18
À la surface de la Terre, l’eau peut exister sous forme de glace :
➜ dans les secteurs polaires quelle que soit leur altitude ;
➜ dans d’autres secteurs, en altitude, dès lors que la baisse de pression et surtout la
diminution de la température que l’on observe en s’élevant ne permettent plus à
l’eau d’y exister à l’état liquide et conduisent à sa transformation en glace.

9 La vitesse d’évasion
Cet exercice reprend en grande partie, mais en les précisant les idées et les données
exposées dans l’activité 3 pages 18 et 19.
1. La masse de la Terre peut être fournie, masse (Terre) ≈ 6. 1024 kg, mais pourrait aussi
être retrouvée à partir de la connaissance de sa masse volumique et de son rayon,
donc de son volume.
Masse (Terre) = masse volumique (Terre) x volume (Terre)
= masse volumique (Terre) x [4/3 x Π x R (Terre) 3]
avec les valeurs disponibles dans le tableau 3 de la page 17, on retrouve cette même
valeur pour la masse de la Terre.
En utilisant la formule de la vitesse d’évasion, on obtient pour la Terre :
Vévasion (Terre) = √[(2 x 6,67 10-11 x 6 1024)/6 378 103] = √1,255 108 = 11,2 104 m.s-1
Cette valeur était par ailleurs fournie en légende du tableau du document 3 de
l’activité 3
(Vévasion (Terre) = 11,2 km.s-1).

2. La vitesse d’évasion depuis la Terre a une valeur proche de celle qui caractérise
Vénus, ce qui rend compte d’un rapport de la masse au rayon comparable pour ces
deux planètes.
Sur Mars et sur Mercure, les vitesses d’évasion sont plus faibles que depuis la Terre et
Vénus : ceci peut être mis en rapport avec leurs dimensions plus restreintes associées
à des masses volumiques inférieures ou égales à celles des deux autres.
Un rapide calcul permet en effet d’exprimer différemment la vitesse d’évasion en
supposant ces planètes sphériques :
Vévasion (planète)= √[(2 x 6,67 10-11x masse volumique(planète) x [4/3 x Π x R(planète) 3])/R(planète)]
Donc
Vévasion (planète) = √(2 x 6,67 10-11 x masse volumique (planète) x [4/3 x Π x R (planète) 2])
On retrouve bien que la vitesse d’évasion décroît dès lors que les deux paramètres
masse volumique et rayon (R) diminuent.

Sur la Lune, satellite naturel de la Terre, la vitesse d’évasion est probablement due à
ses dimensions plus petites encore associées, peut-être, à une masse volumique
inférieure ou égale à celle de la Terre ou de Vénus.
Pour information : Le rayon de la Lune, égal à 1 738 km, est effectivement bien plus petit
que celui des planètes évoquées. Sa masse volumique moyenne égale à 3,34 est aussi plus
faible que celles des planètes citées ici ; la masse de la Lune est donc de 7,4. 1022 kg.
3. Avec sa vitesse d’évasion Vénus a pu retenir une atmosphère importante contrant
les effets de l’agitation thermique favorisant le départ des gaz vers l’espace et liés

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 19


quant à elle à la distance qui sépare cette planète du Soleil. Il en découle que la
Terre est dans une situation encore plus favorable avec une distance accrue et une
vitesse d’évasion plus élevée.
Avec une vitesse d’évasion de 5,0 km.s-1, Mars, objet le plus éloigné du Soleil parmi
ceux étudiés n’a pu retenir qu’une atmosphère très réduite. Avec des vitesses
d’évasion inférieures à celle de Mars, Mercure et la Lune, situées plus près du Soleil,
disposent quant à elles de conditions moins propices encore à l’existence d’une
atmosphère autour d’elles.
4. L’installation d’une base de lancement de fusées depuis la Lune aurait l’avantage
d’utiliser beaucoup moins de carburant pour arracher les engins spatiaux de son sol
et leur faire atteindre l’espace du fait de la faible vitesse d’évasion qui la caractérise.
Ceci permettrait de conserver le carburant économisé pour le lancement pour mener
des voyages vers des destinations bien plus lointaines.
Depuis l’exploration lunaire du début des années 1970, les lanceurs ont été
perfectionnés, notamment au niveau de leur efficacité énergétique de sorte que
l’intérêt d’installer une station de lancement lunaire, discutée il y a encore peu de
temps, semble pour l’instant délaissé au regard de son coût.

10 Le système de Ptolémée
1. Au regard des connaissances actuelles, le modèle de Ptolémée présente un certain
nombre de points critiquables :
➜Il est géocentrique : il place la Terre au centre d’un système où les autres objets
ont un mouvement circulaire autour d’elle.
En fait, la Terre est un des objets du système solaire en mouvement autour de son
étoile, le Soleil, comme tous les autres objets représentés sur ce modèle d’ailleurs.
➜Il fait de la Lune un objet comparable au Soleil, à Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et
Saturne, en rotation autour de la Terre.
Si la Lune gravite bien autour de la Terre, elle en est un satellite naturel, l’ensemble
Terre – Lune gravitant autour du Soleil, une étoile. Quant aux autres objets, ce sont
des planètes tout comme la Terre.
➜La position relative des divers objets est donc erronée : il conviendrait d’intervertir
les positions du Soleil et de l’ensemble Terre-Lune, en replaçant la Lune en orbite
autour de la Terre. La position relative des objets ne tient d’autre part pas compte
des distances qui séparent chacun des objets du Soleil.
2. Sur le système de Ptolémée, la planète Neptune n’est pas représentée.
Remarque : On aurait pu citer aussi la « planète Pluton » mais cet objet, autrefois rangé
parmi les planètes, est maintenant identifié comme une planète naine.
3. Sur le système de Ptolémée, les astéroïdes et les comètes ne sont également pas
figurés.

La science autrement

11 Maintien des gaz atmosphériques autour d’un corps céleste


L’utilisation d’un tableur permet de renseigner les quatre premières colonnes du
tableau suivant et de produire des résultats dans les cinq colonnes suivantes. Le

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 20


transfert de ce tableau dans un logiciel de traitement de texte permet de
l’agrémenter d’une conclusion quant au problème soulevé dans l’énoncé.

Vitesse
Vitesse Vitesse Vitesse Vitesse
Objet Température Masse Rayon thermique
évasion thermique thermique thermique
(°K) (kg) (m) limite
(m/s) H2 (m/s) N2 (m/s) CH4 (m/s)
(m/s)

Mercure 573 3,27 1023 2440,0 103 4,23 103 4,23 102 2,63 103 7,19 102 9,51 102
Terre 287 6,0 1024 6378,0 103 11,20 103 11,20 102 1,90 103 5,09 102 6,73 102
Lune 255 7,4 1022 1738,0 103 3,37 103 3,37 102 1,79 103 4,80 102 6,35 102
Titan 93 1,3 1023 2575,0 103 2,59 103 2,59 102 1,08 103 2,90 102 3,83 102

Pour la Lune et Mercure, les vitesses d’agitation thermique des trois gaz étudiés sont
supérieures au seuil permettant leur évasion : ces deux objets ne peuvent donc pas
retenir ces gaz autour d’eux, ce qui est cohérent avec l’indication d’absence
d’atmosphère fournie dans le tableau 2.
La Terre peut quant à elle retenir CH4 et N2 alors qu’elle laisse s’évader le
dihydrogène (H2) ; ceci est aussi cohérent avec les indications fournies (tableau 2)
concernant la composition de son atmosphère et avec les connaissances acquises
concernant la présence de CH4.
Titan ne peut retenir H2 compte tenu de sa vitesse d’agitation trop élevée. Pour CH4
et N2, le calcul montre que les vitesses thermiques ne sont pas plus de dix fois
inférieures à la vitesse d’évasion : ces molécules devraient donc échapper à
l’attraction de Titan. Pourtant, d’après les données fournies, ces gaz sont présents
dans l’atmosphère enveloppant cet objet ; cela peut s’expliquer éventuellement par
les incertitudes concernant la température de surface de cet objet, les vitesses
thermiques demeurant proches de la valeur seuil permettant de rendre compte de
leur présence.

12 Le principe de « non-contamination spatiale »


1. Les faits relatés concernant la bactérie Streptococcus mitis retrouvée dans une
caméra ayant séjourné sur la Lune font penser que celle-ci aurait pu survivre durant
près de deux ans à la surface de ce satellite dans des conditions qui en font a priori
un environnement non habitable, non viable pour le vivant : quasi-absence
d’atmosphère, température de – 250 °C, conditions sous lesquelles notamment l’eau
ne peut théoriquement exister qu’à l’état solide.
2. Cet article suggère que des bactéries aient pu survivre dans des conditions
comparables (absence de pression, températures très basses) à celles qui règnent
dans l’espace, par exemple entre la Terre et d’autres planètes. Il se pourrait donc
que de telles bactéries présentes sur des engins spatiaux puissent survivre à un
voyage. Cela risquerait donc de fausser la recherche de formes de vie sur d’autres
planètes en risquant d’en importer depuis la Terre ; au cas où ces formes de vie
existeraient ailleurs, l’introduction d’organismes terrestres risquerait de modifier leur
environnement.
Ceci justifie donc le principe de non-contamination édicté par l’ONU.
Remarque : De même, au retour sur Terre des missions dans l’espace, des formes de vie
inconnues jusque-là et issues de la surface d’autres objets du système solaire, si elles
existent, pourraient modifier l’équilibre environnemental terrestre. Ceci peut être a priori
géré en imposant au retour des missions une étape de « décontamination » du matériel
embarqué et des membres éventuels de la mission.

© NATHAN 2010• SVT 2de• Livre du professeur • Chapitre 1 21