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Fibres Optiques

Pr. Laaziz Yassin


Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Tanger
Département Télécoms & Electronique
ylaaziz@ensat.ac.ma
Fiche Technique (1/3)
Objectifs

Ce cours est une


introduction aux
communications
optiques ; il vise à
introduire les
mécanismes physiques
de transmission des
ondes
électromagnétiques au
sein d’une fibre optique
et à ressortir les atouts
de cette dernière comme
support de transmission
de l’information à haut
débit.

Synoptique d’une liaison optique


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Fiche Technique (3/3)
 Bibliographie

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Multiples & sous-multiples (SI)

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Préambule
- Bref aperçu sur l’histoire des télécoms

QUELQUES RAPPELS
- Intérêt des fréquences optiques
- Loi de Snell et réflexion totale
- Le Spectre optique
- Principe des communications numériques
- Débit binaire et facteur de qualité

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Les communications en antiquité Phare d’Alexandrie

Trompe de berger
médiévale

Signaux optiques et sonores


n’ont cependant une portée ~300 av. J.-C - 1323 ap. J.-C
que de quelques km.

Tam-Tam africain

Signaux de fumée des indiens d’Amérique


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La télégraphie optique : le télégraphe de Chappe
Claude Chappe
Le premier véritable réseau de communication (Ligne
optique) apparaît à la fin de la révolution française
(Juillet 1794) : le télégraphe optique de Chappe
utilisant un réseau de sémaphores véhiculant des
messages codés de proche en proche.
1763 - 1805

Débit < 1bit/s

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Le télégraphe de Morse Samuel Morse

 1837 : l'Américain Samuel Morse développe un


système de traits et de points (le code Morse), fondé
sur la variation du rythme des impulsions du courant
électrique, pour désigner les lettres et les nombres.
1791-1872
 1866 : Mise en service du premier câble
Le télégraphe de Morse
transatlantique permettant la transmission de
messages télégraphiques.

Débit ~ 10 bit/s

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Le téléphone de Graham Bell Alexander Graham Bell

 Années 1866 : invention du téléphone par Antonio


Meucci, un italien émigré aux États-Unis (ce fait a été
récemment reconnu par le congrès américain dans la
résolution 269 du 15 juin 2002).

 Avant cette résolution, l'invention du téléphone était 1847-1922


attribuée à Alexander Graham Bell qui déposa un brevet
en 1876. Meucci avait fait une demande de brevet en
1871 mais faute de ressources, elle expira en 1874.

 1877 Premiers réseaux urbains de téléphonie à New


York

Débit : 64 kbit/s

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La télégraphie sans fil de Marconi
Guglielmo Marconi

 En 1896, l’Italien Guglielmo Marconi (prix Nobel de physique


en 1909 ) : transmission à distance de signaux Morse par
ondes électromagnétiques.
Les transmissions traversent la Manche en 1899 et
l’Atlantique en 1901.

 1908 : Liaison radiotéléphonique entre la Bretagne et Paris


1874-1937

Débit < 10 Mbit/s en 1935

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L’ère moderne

 1932 Création de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT)


 1935 Emissions régulières de télévision depuis la Tour Eiffel
 1940 Premier système à câble coaxial fonctionnant à 3MHz (4 Mbit/s)
 1941 Mise au point du Radar
 1951 Premiers faisceaux hertziens
 1960 Invention du LASER
 1962 Lancement de Telstar, premier satellite de télécommunications (250Mbit/s)
 1966 Première liaison numérique MIC
 1970 Premières fibres optiques utilisables pour les télécommunications
 1977 Première liaison commerciale par fibre optique en téléphonie (Etats-Unis)
 1982 Adoption officielle des protocoles de distribution du réseau Internet
 1992 Commercialisation des premiers téléphones mobiles de seconde
génération (GSM)

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Les réseaux de télécommunication mondiales
 Câbles et ondes radio transportent aujourd’hui tout type d’informations d’un
bout à l’autre de la planète grâce à de nombreux réseaux qui s’organisent,
se développent et se combinent.

Réseaux Filaires (optiques) Réseaux satellitaires

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L’ère moderne et la montée en débit

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Internet of Things (IoT)

14 12-mars-18
L’ère moderne et la montée en débit

The bandwidth demand follows the Nielsen’s law (+50% / year) for more than 20 years.

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Fréquences Optiques, Intérêt et
Avantages

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12/03/2018 GSTR2 2011 – 2012 / Pr. Laaziz Yassin 16
Les communications modernes et la montée
en débit
Augmentation de débit

8 bit/s
Impulsion plus brèves

16 bit/s

temps

Hautes fréquences

Fréquences optiques

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Le spectre Optique (Lightwaves)
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Le spectre Optique (Lightwaves)

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Nomination ITU
Bande Nomination Gamme (nm)

O Originale 1260 – 1360

E Etendue 1360 – 1460

S Courte 1460 – 1530

C Conventionnelle 1530 – 1565

L Large 1565 – 1625

U Ultra-large 1625 - 1675

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Le WDM
Début 1990 : WDM (Wavelength Division Multiplexing) ou Multiplexage en
longueur d’onde. Chaque couleur ≡ une fibre.

STM – 64 : Synchronous Transfer Mode (10 Gbit/s),


C’est un standard SDH (Synchronous digital hirarchy) obtenu par multiplexage de 64 canaux STM-1 (155.52 Mb/s)

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Fibre vs Câble (1/3)

 L’atténuation d’un signal sur


un système de transmission
par fibre optique demeure
voisine de 2 dB/km, quelle que
soit le débit de transmission.

 Pour les systèmes en cuivre


l’atténuation augmente avec le
débit numérique du faite de
l’augmentation de la fréquence
du signal.

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Fibre vs Câble (2/3)
DEBITS ADMISSIBLES (réseaux de télécommunications)
1K 10K 100K 1M 10M 100M 1G

PAIRE TORSADEE
6M

CATV CABLE COAXIAL


155M

FIBRE OPTIQUE OU LIAISON SATELLITE


>10G

34MBIT/S: VIDEO HAUTE-DEFINITION

2MBIT/S: VIDEO NON COMPRESSEE

64KBIT/S: VOIX NON COMPRESSÉE


VISIO COMPRESSEE

9,6KBIT/S: VOIX COMPRESSEE

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Fibre vs Câble (3/3)
En plus du formidable débit offert par les fréquences optiques, le support de
transmission qu’est la fibre présente l’avantage de la légèreté. N’importe quel câble
en cuivre sur la figure peut être remplacé par une simple fibre optique

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Un peu de physique

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12/03/2018 GSTR2 2011 – 2012 / Pr. Laaziz Yassin 25
L’indice de réfraction
 C’est le paramètre utilisé pour décrire l’interaction des radiations
électromagnétiques avec la matière. C’est un paramètre complexe en
général :
n~  n  ik
 n est appelé « indice de réfraction » et k est appelé «indice d’extinction »

 Dans un matériau diélectrique, comme le verre, k est très faible et les


ondes du spectre optique sont très peu absorbées.

 L’indice de réfraction est le facteur par lequel la radiation


électromagnétique est décélérée (par rapport au vide) quand elle parcourt
le matériau. Donc si v est la vitesse de phase d’une radiation de fréquence
donnée, l’indice de réfraction est donné par :

c
n 
v

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La dispersion spectrale
 L’indice de réfraction d’un matériau
varie en fonction de la longueur
d’onde de l’onde électromagnétique.

 Chaque longueur d’onde possède


une vitesse propre à l’intérieur du
matériau : on parle alors de
dispersion spectrale.

 Ce phénomène est facilement


observable en faisant tomber la
lumière blanche (constituée de
plusieurs fréquences visibles) sur un
prisme.

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Réflexion et réfraction de la lumière
n1 sin (i) = n2 sin (r)
n1 < n 2
i>r
i’ < r’

Les indices de réfraction déterminent l’angle de transmission (réfraction) du faisceau

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Réflexion totale de la lumière

Si on se place dans une situation où n1 > n2.


Au fur et à mesure que l’inclinaison q du rayon
incident par rapport à la normale devient
grande, la fraction de lumière transmise
n1 sin (qL) = n2 sin (90°)
devient petite. Pour un certain angle
d’incidence limite (qL), le rayon réfracté sort sin (qL) = n2/n1
parallèlement à l’interface : qL est appelé angle
air n1=1
critique. Pour q > qL, on assiste au phénomène iL= 41.8°
de réflexion totale : toute l’énergie
verre n2=1.5
électromagnétique reste à l’intérieur du milieu
d’incidence.
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Guidage de la lumière par réflexion totale
Le principe de guidage de la Le même principe est utilisé de
lumière par réflexion totale a été nos jours pour le guidage de la
connu depuis l’antiquité par les lumière à l’intérieur des fibres
romains, et a été utilisé dans les optiques
fontaines lumineuses

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INTRODUCTION AUX
COMMUNICATIONS OPTIQUES

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Evolution des Télécoms
Optiques
 1966 – C. K. Kao de STL en Angleterre
montre que l’affaiblissement d’une fibre
optique peut descendre à 20 dB/km.
 1970 – R. Maurer, D. Keck et P. Schultz de
« Corning Glass » réalisent des fibres
optiques monomodes avec une atténuation
de 20 dB/km à l = 633 nm.
 1973 – Apparition des premiers lasers à
semi-conducteur en GaAlAs dans la
première fenêtre de la fibre optique en silice
à l = 850 nm, de durée de vie supérieure à
1000 heures.
 1975 – Premières liaisons optiques.
 1982 – Affaiblissement de 0.27 dB/km à l =
1300 nm et 0.16 dB à l = 1550 nm.
 1989 – Amplificateurs à fibres optiques
dopées EDFA à l = 1550 nm.
 1993 – Liaisons terrestres SDH
(100km/2.5Gb/s)
 1997 – Premières liaisons DWDM,
multiplexage en longueur d’onde dense.
 2000 – Câble TAT-14 (5000km;16x10Gb/s;
EDFA)
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Les records de transmission
2011 Des scientifiques de l'Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) ont battu un record du
monde dans la transmission de données, en transférant en une seconde le contenu de 700
DVD sur un seul rayon laser.
Ils sont parvenus à coder des données sur un seul rayon laser, puis à les transmettre sur 50
km, à la vitesse de 26 Tb/s, pour les redécoder ensuite.
Avec 26 Tb/s, on peut transmettre jusqu'à 400 millions de conversations téléphoniques en
même temps.

2012 NEC a testé avec succès une liaison monocanal - sans répéteurs – fonctionnant à 1.5
Tb/s sur une distance de 10.000 km. C’est la première fois qu’une seule source laser
envoie un tel debit sur une telle distance.
Le laboratoire a réalisé en plus un debit de 4 Tbps en rassemblant 4 cannaux du même
type à l’aide de la technologie WDM.

2013 L'opérateur Orange, avec des équipements Alcatel-Lucent, a mis en service une
première liaison fibre optique à 400 Gb/s entre Lyon et Paris en utilisant une transmission
cohérente.

2017 NTT a réussi une transmission par fibre à 1Pbit/s sur une distance record de 200 km.
A multi-core fiber (MCF) having 32 cores in one optical fiber + Polarization division
multiplexed 16-quadrature amplitude modulation (PDM-16QAM) digital coherent technology.

12-mars-18 33
La maîtrise du verre
0.27 dB/km à l = 1,35 µm
0.16 dB/km à l = 1,55 µm

1ère fenêtre
l = 0.85µm

2ème fenêtre
l = 1.35µm
3ème fenêtre
l = 1.55µm

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Fenêtres optiques
Performances de transmission

La purification du verre est passée par plusieurs étapes depuis les


années 70 début de l’ère des transmissions optiques modernes.
on remarque la présence de trois « fenêtres », régions où l’atténuation est
minimale.

Première fenêtre : autour de 0.85 µm n’est plus utilisée en télécommunications et


n’a, de ce fait, qu’une justification historique.

Deuxième fenêtre : aux environ de 1,3 µm, correspond à un minimum d’absorption.

Troisième fenêtre : située autour de 1,55µm correspond au minimum absolu


d’affaiblissement de la silice.

Quatrième fenêtre : située autour de 1,6 µm.

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Fenêtres optiques
Cinquième fenêtre : Lucent technologies a développé en 1998 des fibres à
très faible teneur en liaisons OH, ce qui a permis d’éliminer le pic
d’absorption à 1.4µm et a ouvert la voie à une cinquième fenêtre. ces
fibres sont appelées « Allwave Fibers ».

5ème fenêtre

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Les avantages des fibres optiques
Faible atténuation
0.2dB/km : présence ~ 96% de la puissance initiale après 1km.

Immunité aux perturbations électromagnétiques


Les fibres optiques sont constituées de matériaux diélectriques et donc
ne captent pas les interférences électromagnétiques externes.

Confinement du signal
la fibre n’irradie pas :

- Absence d’interférence inter-canaux ‘crosstalk;

- Cohabitation avec d’autres câbles dans les conduites existantes.

- Inviolabilité de l’information;

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 37
Les avantages des fibres optiques
Sécurité
- Pas de court – circuit possible : la fibre peut donc
être installée ou utilisée dans des environnement à potentiel explosif.
- Elle peut être réparée même lorsque l’équipement est
en état de marche.

Pérennité des investissements


Les performances de transmission de la fibre
optique font d’elle le support de télécommunication
incontournable dans le domaine du câblage d’immeubles
et des constructions modernes.

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 38
Les avantages des fibres optiques

Facilité de mise en place


De part sa petite taille, sa grande souplesse et
son faible poids, la fibre optique est appréciable non
seulement en télécommunications, mais aussi dans le
domaine du câblage, en informatique, aéronautique,
voitures, plates – formes en mer et les voitures de métro.

Point de vue économique


Dans le domaine des hauts débits, la fibre revient
beaucoup moins cher grâce à son rapport qualité prix.
A des débits moins forts, le coût global d’un
système de communication à fibre optique est de plus en
plus souvent inférieur à celui d’un système à fils en cuivre
grâce à la mise sur le marché de nouvelles solutions à
bas prix.

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Limitations des fibres optiques

Dispositifs d’extrémité
Les limitations actuelles des systèmes de transmission optique sont
dus aux systèmes optoélectroniques (conversion photon-électron) introduisant
des temps de retard et des non linéarités sur le signal qui limitent les débits
transmis.
Tendance actuelle est pour le développement de systèmes tout –
optique.

Interconnexions
Les interconnexions et réparations sur fibres optiques sont bien plus
délicats et nécessitent de ma main d’œuvre qualifié.
Mais, de plus en plus de techniciens sont formés pour l’installation de
réseaux optiques et les prix des équipements d’installation, d’épissurage, de
tests et mesure sont de plus en plus abordables.

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LE SUPPORT DE TRANSMISSION

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Comment la lumière est – elle guidée ?
Considérons un milieu d’indice n1 mis en
« sandwish » entre deux milieux de même
indice n2
n
Si n1 > n2, alors : sin q 2  2 sin q1 > sin q1
n1
c'est-à-dire que q2 > q1

Il peut exister une situation particulière où q 2 
2
Dans ce cas, la lumière est totalement réfléchie et reste confinée
dans le milieu d’indice n1, par des réflexions totales successives
sur les interfaces séparant les deux milieux.
 n2 
on défini alors un angle limite de réflexion totale : q1l  Arcsin 
 n1 

tel que tout rayon d’inclinaison q 1 > q 1 l sera guidé.


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Guides d’ondes optiques

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 43
Familles de fibres optiques

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Les fibres en plastique (FOP)

 Les progrès accomplis par les


fibres optiques en plastique sont
immenses.

 Au Japon, de nouvelles fibres


optiques en plastique, plus
performantes en affaiblissement et
en bande passante, sont utilisées
pour le câblage d’immeubles.

 Les progrès techniques


intrinsèques à ces fibres
intéressent aussi bien les réseaux
locaux domestiques que les LAN
professionnels.

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 45
Les fibres en plastique (FOP)
 Les affaiblissements, certes plus
élevés, ne sont plus
inacceptables pour le haut débit :
dans la fenêtre des 850nm, les
fibres en silice multimodales sont
à 2dB/km, les FOP à 5dB/m; et
dans la fenêtre des 1300nm, les
fibres en silice sont à 0,3 dB/km
et les FOP à moins de 10 dB/m.

 Ainsi, les FOP de type Lucina


atteignent les 2,5Gbit/s sur 500 m
et les 10Gbit/s sur 100m, ce qui
autorise leur emploi dans la
distribution haut débit de
bâtiments.

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FOP vs FO en Silice

Par la suite, et sauf mention particulière, on ne traitera que la fibre


optique en silice

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Structure d’une Fibre Optique

n1  n2 ~ 1,47 10 µm < 2a < 50 µm


Typiquement
n1  n2 ~ 0,01 à 0,02 100 µm < 2b < 200 µm

En pratique une fibre optique est une baguette très fine d’un matériau (silice ou plastique)
étiré, dont l’aspect filiforme lui confère la souplesse. D’une manière générale, elle est
constituée d’un milieu diélectrique de rayon a que l’on nomme cœur (core, en anglais).
Celui-ci est recouvert d’un second milieu de rayon b, nommé gaine (cladding, en anglais)
d’indice de réfraction inférieur à celui du cœur. La gaine est-elle même enrobée de
couches de matériaux plastiques appelées revêtement, (jacket, en anglais) destinés à la
protéger et à lui donner une résistance mécanique.

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Cône d’acceptance
Tout rayon situé dans le cône (a < a m ;
q……….)
1 > q1l va se propager dans le cœur
par réflexion totale : on a affaire aux
rayons guidés (rayon 1 dans la figure
par exemple).

Tout rayon en dehors du cône (a > am ;


q….……)
1  q1l va se réfracter à l'interface et
sera perdu dans la gaine optique et
éventuellement dans le revêtement
(rayon 2 dans la figure par exemple).

Le même cône se retrouve pour les


rayons qui sortent de la fibre

La condition a < am est nécessaire mais


elle n’est pas suffisante !
(A voir plus loin)
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Ouverture numérique
 Une fibre optique est caractérisée par son ouverture numérique notée ON
(Numerical Aperture, en anglais) définie comme suit :
ON = n0 sinam
n0 étant l’indice du milieu extérieur (l’air par exemple)
2
 On montre (voir TD) : n 
ON  n12  n 22  n1 1   2 
 n1 
 Comme nous avons souvent n1  n2 ; en posant n  n1  n2 , on trouve :
ON  2 n1  n

 Une forte ouverture numérique permet de coupler beaucoup de lumière


dans la fibre optique, ce qui est un avantage pour les applications optiques
mais aussi pour les transmissions à courte distance. Par contre, elle crée
une forte dispersion de temps de propagation entre les rayons, ce qui est un
inconvénient en télécommunications.
Pour une fibre optique multimodes : 0,2 < ON < 0,4 i.e. 12,8 < am < 26,2°.
Pour une fibre optique monomode : ON ~ 0,1 i.e. am ~ 5.7°
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Types de fibres optiques
Les fibres optiques multimodes

 Le terme multimode signifie que la lumière se répartie sur un certain


nombre de trajectoires solutions des équations de propagation (les
modes). Les fibres multimodes permettent la propagation de plusieurs
centaines de modes.

 Dans ces fibres le diamètre du cœur varie entre 50 et 200 µm pour les
fibres en silice et entre 0,5 et 2mm pour les fibres en plastique. Ces
dimensions sont grandes devant la longueur d’onde du signal optique qui
est comprise entre 0,8 et 1,6 µm pour les fibres de verre et entre 0,4 et 0,7
µm pour les fibres en plastique. L’étude de la propagation peut donc se
faire de manière simplifiée à l’aide de l’optique géométrique, c’est à dire à
partir des trajectoires des rayons.

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Types de fibres optiques
1. Les fibres optiques multimodes à saut d’indice

 C’est le type le plus simple de fibre optique. Elle est dite à saut d’indice (Step
Index Fiber, en anglais) (SI) car l’indice de réfraction y change brusquement de
valeur à l’interface cœur-gaine.

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Types de fibres optiques
1. Les fibres optiques multimodes à saut d’indice
 Les trajets que suivent les rayons le long de ces fibres diffèrent de longueur
selon leur inclinaison par rapport à l’axe. Il en résulte un décalage de temps de
propagation entre les différents modes qui transportent le signal ; ce
phénomène est appelé dispersion intermodale (ou modale) et a pour
conséquence la limitation du débit binaire.

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Types de fibres optiques
2. Les fibres optiques multimodes à gradient d’indice
 Les fibres à gradient d’indice (Graded index Fibers, en anglais) (GI) ont
été conçues spécialement pour les télécommunications pour remédier
au problème de la dispersion intermodale.

 Le gradient d’indice modifie la vitesse de propagation de telle sorte que


les rayons les plus éloignés de l’axe soient les plus rapides. Il en résulte
une égalisation de la durée des parcours des différents modes, ce qui
contribue efficacement à la limitation de la dispersion intermodale.

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 54
Types de fibres optiques
2. Les fibres optiques multimodes à gradient d’indice (suite)

 Le profil d’indice dans le cœur peut être


représenté par la loi :  a
  r 
avec :  n1 1  .   pour ra
n(r)     a  
 

n1  n 2 n1 1    n 2 pour ra
n1
r : distance radiale comptée depuis l’axe de la fibre ;
a : exposant caractéristique du profil d’indice.

 La figure ci-dessous montre les


profils d’indice pour a = 1 (profile
triangulaire), a = 2 (profil parabolique)
et a = ∞ (cas limite de la fibre à (GI)).

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 55
Types de fibres optiques
2. Les fibres optiques multimodes à gradient d’indice (suite)

 Les études théoriques ont


montré que le profil d’indice qui
permet de réduire au mieux la
dispersion intermodale est très
voisin de 2 :

a = 2(1-)

c’est le profil d’indice dit


parabolique.

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 56
Types de fibres optiques
2. Les fibres optiques multimodes à gradient d’indice

Le diamètre 62.5µm constitue un standard pour les réseaux


Informatiques. La gaine est dans tous les cas de 125 µm.
On parle ainsi de fibre 62.5/125

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 57
Nombre de modes d’une fibre multimodes

 Le nombre de modes transportés par une fibre multimodes se calcule à partir


du carré du paramètre
2
V  a n12  n22
l
a : rayon de cœur de la fibre
appelé fréquence normalisée ou fréquence réduite.

V2
 Pour une fibre à SI : M
2
V2
 Pour une fibre à GI et profil parabolique : M
4
2
 Pour une fibre à GI et profil de paramètre a quelconque : M 
V a
a 2 2

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12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 58
Principaux problèmes de transmission à travers les
Fibres Optiques
 En pratique, les voies de
communication ne
transmettent pas fidèlement
les impulsions ; en effet, non
seulement elles atténuent le
signal qui se propage mais
élargissent aussi les
impulsions individuelles. Si la
longueur (L) de la liaison
dépasse une certaine valeur
critique, il en résultera un
chevauchement d’impulsions
à l’arrivée et il deviendra
difficile, voire impossible de
les séparer et donc de
reconstituer le signal transmis.

12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 59


Effets de la dispersion sur la transmission
 Si la longueur (L) de la liaison dépasse une certaine valeur critique, il en
résultera un chevauchement d’impulsions à l’arrivée et il deviendra
difficile, voire impossible de les séparer et donc de reconstituer le
signal transmis.

12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 60


Limites des fibres multimodes
1. Fibre optique à saut d’indice
Lorsqu’un bit de lumière est injecté dans une fibre optique, son énergie est
répartie entre les différents rayons d’inclinaisons discrètes ji assurant la
propagation.

Lm: Longueur maximale


B Gaine
L n n2
Lm  L 1 jm Cœur n1
sin(j m ) n2 am (2)
A
qm D (1)
Lmax: Différence maximale
de parcourt
C
Lmax =Lm-L L

L n L n  n1  L n1 Délai différentiel d’arrivée


Tm  max  1 max  1 L   1  n1  n2  des modes, produisant
v c c n
 2  c n 2
l’élargissement de l’impulsion.
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12/03/2018 Liaisons Optiques / Pr. Laaziz Yassin 61
Dispersion en pratique
En pratique, une règle établie pour minimiser les effets de la dispersion suppose
que le délai différentiel (Tm) ne doit pas dépasser un pourcentage du temps-bit
(10% à 25% en général).

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12/03/2018 Liaisons Optiques / Pr. Laaziz Yassin 62
Limites des fibres multimodes
1. Fibre optique à saut d’indice

En limitant la dispersion à 10% du temps-bit, et si B est le débit binaire, on a :

0 .1 cn2
Tm  0.1 TB  B   B  0.1
Tm Ln1 n1  n2 

0.1 n2
 BL  c
n n1

Pour augmenter le débit transmis, la différence d’indice doit être la plus faible
possible; en pratique,  ~ 0,01
Avec n1 = 1.485 et n2 = 1.470 ; le facteur de mérite de la fibre à SI est donc
voisin de 2 Mbit/s.km.

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12/03/2018 Liaisons Optiques / Pr. Laaziz Yassin 63
Limites des fibres multimodes
1. Fibre optique à gradient d’indice

 Pour la fibre à gradient d’indice le calcul de la trajectoire de longueur


maximale est plus laborieux car il faut prendre en considération le gradient
d’indice. Pour la fibre à gradient optimisé le délai différentiel est donné par :

nL 0.8c
Tm  1 2 BL 
8c n12
 En utilisant les mêmes valeurs des indices que précédemment, le facteur de
mérite, atteint des valeurs supérieures à 1.6 Gbit/s.km.

 Cependant, en pratique, on reste loin de cette valeur (200 < BL < 1200
Mbit/s.km); en effet, il est très difficile de fabriquer des fibres en respectant
rigoureusement la valeur optimale de a.

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12/03/2018 Liaisons Optiques / Pr. Laaziz Yassin 64
Types de fibres optiques
Les fibres optiques monomode

 Dans ces fibres la dimension du cœur est de quelques microns ; elle est
suffisamment faible pour ne permettre qu’à un seul mode de se propager. La
direction de propagation est parallèle à l’axe.

 La dimension du cœur est de l’ordre de la longueur d’onde et par conséquent


l’étude de la propagation des modes se fait dans le cadre de la théorie
électromagnétique.

 Du fait de l’existence d’un mode unique, la dispersion intermodale est éliminée


et les signaux sont transmis pratiquement sans déformation, ce qui permet de
transmettre de grands débits et sur de très grandes distances (80 à 120 km)
sans répéteurs.

12/03/2018 Fibres Optiques / Pr. Laaziz Yassin 65


THEORIE ELECTROMAGNETIQUE DU
GUIDAGE DANS LES FIBRES OPTIQUES

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 66
Position du problème
 En partant des équations de propagation du champ électromagnétique à
l’intérieur de la fibre optique, nous établirons les expressions des
différents modes se propageant dans la fibre optique. Nous aborderons le
cas simple de la fibre à SI, le calcul dans le cas de la fibre à GI étant un
peu plus élaboré mais aboutissant à des résultats globalement identiques.

 En pratique, le rayon b de la Gaine


gaine est suffisamment grand (e2 , µ0)
pour que le champ à l’intérieur a
de celle-ci décroisse
exponentiellement et tende vers 
zéro à l’interface gaine-air. Cela b
nous permettra, d’analyser la
fibre à saut d’indice comme un Coeur
problème de conditions aux (e1 , µ0)
limites entre deux milieux
uniquement (cœur et gaine).

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 67
Position du problème

 Les étapes que nous suivrons pour déterminer les modes propagatifs de la
fibre à saut d’indice sont résumées ci-dessous :

1. Etablissement de l’équation de propagation à l’intérieur de la fibre à saut


d’indice en tenant compte de la géométrie cylindrique de celle-ci.

2. Considérations sur la symétrie de révolution et utilisation de la technique


de séparation des variables.

3. Définition des conditions physiques requises qui influencent le choix des


solutions radiales des champs dans le cœur et dans la gaine.

4. Application des conditions aux limites à l’interface cœur-gaine.

5. Etude de l’équation caractéristique et nomenclature des solutions


modales correspondantes.

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Mise en équation (1/4)
Dans un milieu diélectrique non magnétique (e, µ0) et en régime sinusoïdal :

D’où les équations de propagation


ou Equations d’Helmoltz pour
les deux champs, électrique et
magnétique

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 69
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 70
Mise en équation (3/4)
 En considérant par exemple la composante longitudinale ez, on peut
écrire:

 2 ez 1 e z 1  2 e z  2 e z 2
  2     0ee z  0
r 2 r r r j 2
z 2

 2 ez
 t ez    2 0eez  0
z 2

2 T Ez   2Ez 2e µ0Ez  0


 2
Comme  
z 2 T Hz   2Hz 2e µ0 Hz  0

 T E z  k c2 E z  0
Et en posant k c2   2 µ0e   2 
 T H z  k c2 H z  0
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 71
Mise en équation (4/4)

 En fait, on montre que les composantes transversales sont


complètement déterminées par la connaissance des composantes
Longitudinales ; c’est pourquoi Ez et Hz sont dites fonctions génératrices.

j µ0 H z E z
k c2 E     j
 j 
H z j E z
k c2 Ej  j µ0 
  j
2 je E z H z
kc H    j
 j 
2 E z j H z
k c H j   je 
  j

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 72
Résolution de l’équation de propagation (1/3)
 L’équation d’onde est résolue en cherchant des solutions à variables
séparées :
Ez ( ,j )
 R(  )Φ (j )
H z ( ,j )

Φ R 1  2 RΦ 
2R 2
Nous obtenons donc l’équation : Φ 2   2  k c RΦ  0
    j 2

d2R 1 dR 1 R d 2Φ 2
En divisant par  , on trouve :    k c R0
d 2  d  Φ dj
2 2

On fait alors apparaître le premier membre de l’équation différentielle de


Bessel en ajoutant et en retranchant le terme (m2/2)R (m étant une constante).
il vient :
d2R 1 dR 2 m2 R 1 d 2Φ m 2
  kc R  2 R   2R0
d 2  d  2
Φ  dj 2

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 73
Résolution de l’équation de propagation (2/3)
 Et en séparant cette équation en deux parties suivant leur dépendance par
rapport aux variables, on trouve
d 2Φ
 m2Φ  0
dj 2
d2R 1 dR  2 m 2 
  kc  2 R  0 Equation différentielle de Bessel
d 2  d   
La solution de la première équation est une fonction harmonique qui peut
s’écrire sous la forme :

Φ (j )  e imj

Naturellement la constante m doit être entière afin que les champs se


reproduisent identiques à eux-mêmes après rotation de 2.

Φ (j )  Φ (j  2 )
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 74
Résolution de l’équation de propagation (3/3)
Les solutions de l’équation différentielle de Bessel se présentent sous l’une des
deux formes suivantes :
A J m kc    A' Ym kc   quand kc2 > 0 (kc est réel)
R() 
C Km  kc    C' I m  kc   quand kc2  0 (kc est imaginaire)

où Jm et Ym sont les
fonctions de Bessel de
première et deuxième
espèce d’ordre m et Km et
Im sont les fonctions de
Bessel modifiées de
première et deuxième
espèce d’ordre m.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 75
Prise en compte des arguments physiques
 Les solutions R() doivent correspondre à la réalité physique, à savoir :
 les champs décroisent rapidement dans la gaine ;
 ils doivent rester finis sur l’axe de la fibre ;
 ils doivent assurer la continuité des composantes tangentielles de E et H
à l’interface cœur-gaine.
 ils doivent assurer la conservation de la dérivée du champ à l'interface.

 Considérons d’abord la solution dans la gaine. En accord avec la première


condition, la fonction radiale doit être nécessairement de la forme

C K m  kc  
 Dans la région du cœur par contre, la seule fonction permettant d’assurer les
exigences de la réalité physique est la fonction

A J m kc  

 Ces résultats nous amènent à la conclusion que kc doit être réel dans le cœur
et imaginaire dans la gaine.
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 76
Solutions pour les composantes longitudinales

2 2
 On pose alors u  kc1   e10   et w  kc 2   2   2e 2 0

Nous pouvons écrire maintenant les solutions du CEM dans la direction


longitudinale sous la forme :

E z  A J n u  e imj
H z  B J n u  e imj dans le cœur

E z  C K m w  e imj
dans la gaine
H z  D K m w  e imj

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 77
Quelques commentaires
k c21   2e 1 0   2 > 0
 2e 2  0   2   2e 1  0
k c22   2e 2  0   2  0

v1  vj   v2

une composante spectrale d’un mode guidé se déplace donc à une vitesse
intermédiaire entre celle qu’elle aurait respectivement dans des milieux illimités
d’indices égaux à n1 et n2

On pourra facilement démontrer aussi que : n2   n1
k
Le rapport
 noté n est appelé indice apparent ou indice effectif du mode
guidé. k
Ce résultat signifie qu’un mode guidé, en se propageant, il ‘voit’ un milieu d’indice
intermédiaire entre celui du cœur et de la gaine.

On introduit ici la constante de propagation  n2
n  n2
normalisée b définit par : b  k
n1  n2 n1  n2
On notera que : 0 < b < 1
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 78
Prise en compte des conditions aux limites (1/2)

 Il nous faut maintenant appliquer les conditions aux limites à l’interface


entre le cœur et la gaine afin de pouvoir déterminer la constante de
propagation  et les diverses constantes A, B, C et D.

Les conditions aux limites à l’interface cœur-gaine ( = a) sont les


suivantes :
Ej coeur  Ej gaine Ez coeur  Ez gaine
Hj coeur  Hj gaine H z coeur  H z gaine
 Puisque ces conditions s’appliquent sur les composantes tangentielles
des champs E et H, il nous faut d’abord calculer Ej, Hj à partir des
composantes longitudinales Ez et Hz que nous venons d’établir.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 79
Prise en compte des conditions aux limites (2/2)
 En explicitant les différentes composantes ainsi déterminées dans les
équations de continuité, on aboutit au système d’équations suivant :

  m   0   m   0  

 u2a2 m J ( ua )   J 'm (ua )   2 2 m K (ua )   K'm (wa)   A 0
    ua  w a   wa     
 ( / c)n1
2
  µ0 / e0 m   ( / c)n22   µ0 / e0 m   B 0
 ua J 'm (ua ) 
  2 2
J m (ua )   K'm (wa)  2 2
Km (wa )   C  0
   ua   wa   wa     
 Jm(ua) 0  Km(wa) 0  D 0
 0 Jm(ua) 0  Km (wa) 

 L’ensemble de ces quatre équations forme un système d’équations


homogènes (2ème membre nul). Des solutions non-triviales existent si et
seulement si le déterminant du système est nul. Le calcul de ce déterminant
4 x 4 est laborieux et nous ne donnerons ici que le résultat final, soit
l’équation caractéristique suivante.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 80
Equation caractéristique
 L’équation est écrite ici en termes des paramètres normalisés de la constante
de propagation : (ua) et (wa).

 J ' m (ua ) K ' m ( wa )   n12 J ' m (ua ) K ' m ( wa ) 


   2  
 uaJ m (ua ) waK m ( wa )   n2 uaJ m (ua ) waK m ( wa ) 
 1
2 1   n12 1 1 
m   2  2
 2
 ua  wa    n2 ua  wa  
2 2

 Cette équation caractéristique détermine les valeurs possibles de la


constante de propagation () une fois que les paramètres de la fibre (n1, a et
) sont connus et que la longueur d’onde (l) de la source est spécifiée.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 81
Modes de propagation
 La résolution de l’équation caractéristique se fait numériquement ; néanmoins, on
note un cas particulier qui semble simplifier quelque peu l’équation caractéristique
c’est le cas où m = 0.

Cas où m = 0 : l’équation caractéristique devient

 J '0 (ua ) K '0 ( wa )   n12 J '0 (ua ) K '0 ( wa ) 


   2  0
 uaJ 0 (ua ) waK 0 ( wa )   n2 uaJ 0 (ua ) waK 0 ( wa ) 

 J '0 (ua ) K '0 ( wa) 


L’annulation du premier crochet donne :   0
 uaJ 0 (ua ) waK 0 ( wa) 
En tenant compte des relations de récurrence des fonctions de Bessel
[J’0(ua) = J1(ua) et K’0(wa) = K1(ua)] on peut écrire aussi
 J1 (ua ) K1 ( wa ) 
  0
 uaJ 0 (ua ) waK 0 ( wa ) 
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 82
Modes de propagation
En utilisant ces résultats et en remplaçant dans le système d’équations la
constante m par 0, on déduit que A = C = 0, soit Ez = 0 dans le cœur et dans la
gaine. La propagation se fait donc en modes TE.

 n12 J '0 (ua ) K '0 ( wa ) 


L’annulation du deuxième crochet donne :  2  0
 n2 uaJ 0 (ua ) waK 0 ( wa ) 

En procédant par une démarche analogue, on trouve que B = D = 0, soit Hz = 0


dans le cœur et dans la gaine. La propagation se fait donc en modes TM.

Cas où m  0 : l’équation caractéristique ne peut être séparée en deux, donc il


n’y a plus de modes TE et TM indépendants. La détermination exacte des modes
ne peut être faite de manière analytique, mais on peut approcher les solutions
dans le cas du guidage faible ( << 1). On montre alors que seuls les modes dits
« hybrides » (notés EH ou HE) qui sont des combinaisons linéaires de modes TE
et TM peuvent satisfaire les conditions aux limites à l’interface cœur-gaine.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 83
Condition de coupure d’un mode guidé
Dans la gaine la variation des champs est
régie par une fonction de Bessel modifiée
Km(w) qui présente une décroissance
exponentielle en fonction de .

- Si w est grand, les champs diminuent


très vite dans la gaine et la quasi-totalité
de l’énergie se trouve dans le cœur.

- Si w est petit, les champs dans la gaine


pénètrent d’autant plus loin que w est
faible. A la limite w  0, il n’y a plus de
diminution des champs dans la gaine,
l’onde n’est plus guidée dans le cœur.

2 2 2
La condition w    k2  0 qui conduit à une telle propagation, est appelée
condition de coupure.
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 84
Fréquence de coupure
En utilisant l’expression u  k12   2 et en utilisant la condition de coupure
 2  k 22 on peut écrire :

uc  k12  k22   c2e1µ0   c2e 2 µ0  2f c e1  e 2 µ0


uc Fréquence
fc 
2 e1  e 2 µ0 de coupure

La condition de coupure peut être également exprimée en utilisant la fréquence


normalisée définie par :
2
V  ka n  n 
2 2
a n12  n22
l
1 2

2
uc a  a n12  n22  Vc
lc
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 85
Nomenclature des modes (1/2)
Le calcul menant à la détermination des fréquences de coupure des modes
propagatifs est long, nous nous contentons donc de reporter les résultats, qui sont :

• Cas où m = 0 :
Les modes TE0n et TM0n
sont donnés par la nième
racine de J0(V).

• Cas où m  0 :
- les modes HE1n sont
donnés par la nième racine de
J1(V).
- les modes EHmn sont
donnés par la nième racine
non nulle de Jm(V).
- les modes HEmn (m > 1)
sont donnés par la nième
racine non nulle de Jm-2(V),
quand n1 ≈ n2.

V
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 86
Nomenclature des modes (2/2)

Le tableau suivant donne les valeurs de coupure Vc = uca pour les trois
premières racines de Jm(V).

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 87
Diagramme de dispersion - Modes LP
 Le diagramme de dispersion représente l’indice apparent des modes ( / k)
en fonction de la fréquence réduite V.

 On peut constater que les courbes de dispersion de certaines modes


s’associent en groupes de fréquences de coupures et de constantes de
propagation (V) très voisines. Le regroupement des modes est d’autant
plus évident que la valeur de n2 est proche de n1 (guidage faible).

Régime Régime
monomode multimode

V = 2.405

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 88
Diagramme de dispersion - Modes LP
 La figure ci-dessous donne la valeur de  / k dans le cas du guidage faible
( << 1) et montre le confinement des modes hybrides en modes LP.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 89
Diagramme de dispersion - Modes LP
 On montre par ailleurs, que le champ (électrique ou magnétique) résultant de
la superposition de ces modes, possède une seule composante dans le plan
transverse (xOy) ; en plus, les composantes axiales des champs (Ez et Hz)
sont beaucoup plus faibles que les composantes transverses. Le champ
électromagnétique est donc quasi-TEM. Ces groupes de modes sont appelés
« modes polarisés linéairement » ou « modes LP » (en anglais, Linearly
Polarized modes).

En guidage faible on utilise l’indice azimutal l, qui est relié à l’indice azimutal m
des modes Hybrides par :

1 modes TE, TM

l  m  1 modes EH
m  1 modes HE

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 90
Distribution radial du champ

La distribution radiale des


composantes transverses
des champs de divers
modes LP est montrée ci-
dessous. On note sur
cette figure la continuité
LP01, V =2.405 LP11, V =3.832 LP21, V =5.136
des fonctions de Bessel
et Hankel à l’interface. De
même, on peut voir que la
dérivée est continue, ce
qui peut se démontrer à
partir de l’équation
caractéristique
LP02, V =5.136 LP31, V =5.520 LP12, V =6.403

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 91
Profils d’intensité de quelques modes

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 92
Mode fondamental
 Condition de propagation monomode

Le mode HE11 ou LP01 possède une fréquence de coupure nulle (Vc = 0), il est
appelé mode fondamental.

Le premier mode d’ordre supérieur est le mode LP11 (TE01, TM01, HE21) dont la
fréquence de coupure correspond à V = 2.405. Pour qu’il y ait propagation
monomode, il faut que V < 2.405, soit

2a
f n12  n 22  2.405
c

La longueur d'onde pour laquelle V = 2,405 est appelée longueur d'onde de


coupure. La fibre est monomode pour l > lc

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 93
Mode fondamental
 Condition de propagation monomode

Cette condition peut s’écrire de deux manières différentes :


2.405 c
f Si a est donné
2a n12  n22

2.405 c
a Si f est donné
2 f n12  n22

Les sources utilisées DL ou DEL travaillent généralement dans des gammes


de fréquences plus ou moins déterminées, correspondant aux fenêtres
optiques ; c’est pour cette raison que pour une propagation monomode on joue
généralement sur la valeur de a.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 94
Qu'advient-il des modes non guidés?

 Les modes non guidés sont absorbés et dissipés dans la gaine de


protection qui entoure la gaine optique de la fibre.

 Plus la longueur de la fibre est importante et plus l'énergie est dissipée.

 On peut considérer la fibre comme parfaitement monomode pour une


longueur de plusieurs mètres.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 95
Mode fondamental
 Approximation gaussienne du champ
En considérant que le champ électrique du mode LP01
est polarisé selon la direction Ox, on montre que :
J 0 (u ) imj
E x  E0 e pour   a
J 0 (ua )

K 0 ( w  ) im j
E x  E0 e pour  > a
K 0 ( wa )
Néanmoins, la grande importance pratique du mode LP01 a conduit à chercher
des formulations plus commodes que des expressions à base de fonction de
Bessel. L’approximation la plus utilisée est l’approximation gaussienne qui
consiste à prendre pour la dépendance radiale du champ une fonction
gaussienne telle que :  2 
R(  )  exp  2 
 W 
 0 

où 2W0 est la largeur à mi-hauteur de la gaussienne, dite couramment diamètre


du mode.
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 96
Mode fondamental
Approximation gaussienne du champ
La figure ci-dessous donne une comparaison entre la fonction réelle et son
approximation gaussienne pour trois valeurs de la fréquence réduite. On peut
constater que l’approximation est excellente pour V =2.5, mais elle se dégrade
sensiblement pour V  1.5.

V =1.5 V =2.5 V =3.5

/a /a /a

W0 est donnée par la formule approchée de Marcuse :

W0  a (0.65 + 1.65 V -3/2 + 2.879 V-6)

Cette expression est précise à plus de 1% pour 1.2 < V < 4.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 97
Mode fondamental
 Surface effective
La surface effective du mode est défini par Aeff =  W02

c’est un paramètre très important pour les fibres optiques, car il caractérise
l’importance du confinement de la lumière dans le cœur.

La fraction de la puissance contenue dans le cœur est donnée par le facteur


de confinement par :
a
2
 
2
E x  ddj
P 0  2a 2 
  coeur  0

 1  exp  2 
Ptotale 2
 W0 
 
2
E x  ddj
0
0

Les systèmes de télécommunication utilisant des fibres monomodes sont


conçues tels que 2 < V < 2.4, de manière que la grande partie de l’énergie
transite par le cœur. On minimise ainsi les pertes d’irradiation induites par les
courbures.
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 98
 Applications
1- On considère une fibre optique pour laquelle er1 = 2.1 et er2 = 2. Trouver la
dimension du cœur, exprimée en longueurs d’onde dans le vide, pour que seul
le mode fondamental puisse se propager. Calculer cette dimension pour une
fréquence de 230 THz.

2- En utilisant l’approximation gaussienne du champ dans le cœur, démontrer


la relation donnant le facteur de confinement
 2a 2 
  1  exp  2 
 W 
 0 
Calculer ce facteur pour V = 2 et pour V = 2,4. Conclure.

3- A single-mode fiber has an index step n1 – n2 = 0.005. Calculate the core


radius if the fiber has a cutoff wavelength of 1µm. Estimate the spot size of the
fiber mode and the fraction of the mode power inside the core when this fiber is
used at 1.3 µm. Use n1 = 1.45.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 99
 Applications
4-
a- If a laser light with
wavelength l = 0.63µm is
incident into an optical fiber that
was originally designed to be a
single-mode (V = 2.0, a=1.5µm,
n1 = 1.458) at wavelength l =
1.55µm, how many modes will
the fiber support?

b- List the mode (s) in hybrid


designation. Use the figure in
front where the plots of the
normalized propagation
constants b vs V are drawn for
the different LP modes.

c- Conversely, if a laser light


with wavelength l = 1.5µm is
incident into an optical fiber that
was originally designed to be a
single-mode (V = 2.0, a=1.5µm,
n1 = 1.458) at wavelength l =
0.75µm, how many modes will
the fiber support? What is (are)
the value(s) of the propagation
constant (s)?
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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 100
 Applications

5- Consider a single mode fiber with core and cladding of 1.448 and 1.440, core
radius of 3 µm, operating at 1.5 µm. Given that we can approximate the
fundamental mode normalized propagation constant b by :

2
 0.996 
b  1.1428   (1.5  V  2.5)
 V 
Calculate the propagation constant . Change the operating wavelength to l’
by a small amont, say 0.01%, and then recalculate the new propagation
constant ’. Then determine the groupe velocity vg of the fundamental mode at
1.5 µm, and the groupe delay tg over 1 km of fiber.

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12/03/2018 Transmissions Optiques / Pr. Laaziz Yassin 101
LES FIBRES MONOMODES
Structure, conception et standards

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 102
Dispersion dans les fibres monomodes

Position du problème

 En passant au régime monomode, on s’affranchit des problèmes de


dispersion modal. Ce qui permet de monter en débit.

nd
 Cependant, un autre type de dispersion - jusque là supposé de 2 ordre –
apparaît et pose de nouvelles limites aux débits permis :

La Dispersion chromatique

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 103
Dispersion chromatique
Les origines
 Les sources de lumière (lasers et LEDs) ne sont pas des sources
monochromatiques. Ils produisent de la lumière dans une gamme de
longueurs d'ondes (l). Une impulsion lumineuse entrant dans la fibre
optique est donc composée d’impulsions élémentaires de longueurs d'ondes
différentes.

 La fibre optique est dispersive pour deux raisons essentielles:


 L’indice de réfraction de la silice dépend de la longueur d’onde : n = n(l)
 Les guides d’ondes sont dispersifs de nature :   

 Chaque impulsion élémentaire de longueur d’onde (li) composant l’impulsion


émise par la source possèdera donc une vitesse de groupe (vgi) et un temps
de propagation de groupe (ti) propres.
l1
L T
ti 
vg i
l2

Décalage temporel du temps d’arrivée des composantes spectrales d’une impulsion

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 104
Dispersion chromatique
Illustration de la dispersion chromatique
 A cause de la dispersion chromatique, les différentes composantes spectrales
d’une impulsion lumineuse n’ont pas toutes le même temps de propagation de
groupe dans la fibre, elles arrivent donc à des moments différents à la sortie
de la fibre et l’impulsion se disperse.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 105
Dispersion chromatique

Vitesse de groupe et temps de propagation de groupe

 Pour une composante spectrale (li) émise par la source, la vitesse de


groupe de l’impulsion correspondante s’écrit :

d
vg 
d
 Nous définissons son temps de propagation de groupe (groupe delay, en
anglais) comme étant le temps que met l’impulsion pour parcourir une
distance L de la fibre:
L d
t L
vg d

 Dans le vide,  = k =  / c, t peut alors s’écrire :


L d
t
c dk
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 106
Dispersion chromatique
Paramètre de dispersion chromatique
 La différence entre les temps de propagation de groupe des différentes
composantes spectrales de l’impulsion produit l’élargissement temporel de
cette dernière. On définit alors le paramètre de dispersion chromatique, noté
D, par :
1 dt
D D s’exprime en général en ps/(km.nm)
L dl
dt d  L 
L d  d  d  d  d 2 c d 2
 2c
    L     L   L 2
dl dl  v g 
 dl  d  d  d  dl l d
2 2
l2

2c d 2
D 2 Où 2 
2
l d 2
 2 est le paramètre de dispersion de vitesse de groupe ; en anglais, Group
Velocity Dispersion parameter (GVD).
Par la suite on explicitera D en fonction des constantes de la fibre.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 107
Dispersion chromatique
Paramètre de dispersion chromatique
L d
 Calculons d’abord t : t 
c dk
 / k  n2
A partir de la cte prop. Norm. b   n1k 1  (1  b)
n1  n2
 On peut donc écrire :
 d d n1k  d
 dk   n1k (1  b)
dk dk

  n1  k dn1  n1  n2  1  d kb 
 dk  dk 
Indice de groupe Indice du guide
(N1) (NG )

d d dn1 dn2
Nous avons supposé que n1   n1  n2     0
dk dk dk dk
Ceci veut dire que la dépendance fréquentielle de n1 est identique à celle de n2 ;
ce qui est justifiable car le niveau de dopage entre cœur et gaine est très faible.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 108
Dispersion chromatique
Paramètre de dispersion chromatique
dn1 dn1 dl dl l2
En utilisant les dérivées suivantes :  ; 
dk dl dk dk 2

dn1 dn
On peut écrire N1 sous la forme : N1  n1  k  n1  l 1
dk dl

2 2
NG peut s’exprimer en fonction de la fréquence normalisée V  ka n1  n2
dV V d n2  n2 
En utilisant :  a n12  n22   1 2
 0
dk k dk 
 
d (kb) d (kb) dV V d (kb) V  db dk  db d (Vb)
   k b  V b 
dk dV dk k dV k  dV dV  dV dV
 d Vb    d Vb  
N G  n1  n2  1    n1 1 
 dV   dV 
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 109
Dispersion chromatique mode fondamental HE11

Paramètre de dispersion chromatique

L’expression du temps de propagation


de groupe devient alors :

L dn  d Vb  
t  n1  l 1  n1 1  
c dl  dV 

Calculons alors la dispersion D,


sachant que :
d dV d V d dn1
  & 0
dl dl dV l dV dl
dt l d 2 n1 n1 d 2 Vb 
D    V
L dl c dl2 cl dV 2

Dispersion du Dispersion du
matériau (DM) guide (DG )
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 110
Dispersion chromatique
Paramètre de dispersion chromatique

D = DM + DG

DM est la dispersion due au


matériau (Silice) ; en effet,
l’indice de réfraction de celle-ci
dépend de la longueur d’onde. Point d’inflexion

On peut remarquer l’existence


d’un point d’inflexion de n(l) situé
autour de 1300nm. DM sera nul
en ce point.

DG est la dispersion due au


guide, il dépend de la structure
physique de la fibre (profil
d’indice).
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 111
Dispersion chromatique
Paramètre de dispersion chromatique

DM < 0 pour l < 1280 nm D


DMM

DM > 0 pour l > 1280 nm D


DMM + DG

Par contre, DG
DG
DG < 0 sur tout le spectre.

La dispersion chromatique
sera nulle à une longueur
d’onde lDN légèrement
supérieure à 1300 nm.
lDN
Théoriquement, les signaux
ne subiront aucune distorsion
à cette longueur d’onde.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 112
Dispersion normale et anormale
lrouge > lbleu
frouge < fbleu

Impulsion dans un milieu à dispersion normale Impulsion dans un milieu à dispersion anormale
(D < 0) : les hautes fréquences se déplaçant (D > 0) : les basses fréquences se déplaçant
plus vite se trouvent au devant de l’impulsion plus vite se trouvent au devant de l’impulsion

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 113
Dispersion chromatique
La variation du temps de propagation de groupe sur une distance L de la fibre
est donnée par :
dt  L D dl

En pratique dl est pris égal à la largeur spectrale de la source, estimée à


partir de la largeur à mi-hauteur de son spectre d’émission l, ce qui nous
permet de calculer l’élargissement des impulsions Tc causé par la
dispersion chromatique :

Tc  L D l

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 114
Dispersion chromatique
Facteur de mérite de la fibre monomode

Nous pouvons estimer approximativement le facteur de mérite de la fibre


monomode en limitant l’élargissement due à la dispersion chromatique à 10%
du temps-bit :
0. 1
Tc  0.1 TB  L D l 
B
0.1
BL 
D l
Une diode laser émettant à 1330 nm possède typiquement une largeur
spectrale de 1nm. Par ailleurs, pour cette longueur d’onde D est voisin de
1 ps.nm-1km-1 ce qui donne un facteur de mérite 100 G(bit/s)-km. La fibre
monomode à SI permet donc de transmettre théoriquement un débit de 1
Gbs/s sur une distance de 100 km !!

Ce facteur dépend en fait, du type de fibre, de la fenêtre optique et du


type de laser utilisés.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 115
Dispersion totale pour les fibres multimodes

 Pour les fibres multimodes, la dispersion chromatique est inférieure d’un


facteur 10 par rapport à la dispersion modale, sauf à 850 nm (dispersion
matériau importante) avec des diodes électroluminescentes, de grande
largeur spectrale.

 L’élargissement total d’impulsion est alors donné par :

Tt  Tm2  Tc2

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 116
Fibre monomode standard
Etant donnée la proximité de la 2ème
fenêtre, il est possible en jouant sur la
valeur de DG, de faire coïncider lDN
avec le minimum d’absorption de
cette fenêtre situé autour de 1310 nm.
Ceci est fait à travers un contrôle
approprié de la différence d’indice et
de la valeur du diamètre de cœur.

Profils d’indice pour la fibre monomode à profil standard

On obtient alors la fibre dite monomode à profil standard, en anglais, Standard


Single mode Fiber (SSMF). C’est la fibre la plus répondue actuellement dans
les systèmes de télécommunication.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 117
Fibre monomode à
dispersion décalée
Il est possible de décaler lDN encore
vers la troisième fenêtre pour
atteindre le minimum absolu
d’absorption situé à 1550 nm. Ces
fibres, conçues dès le début des
années 80 sont appelées fibres à
dispersion décalée, en anglais,
Dispersion Shifted Fibers (DSF).

Le décalage de lDN se fait en augmentant, en valeur absolue, la valeur de la


dispersion du guide DG. Ceci peut se faire :

d 2 Vb 
- En choisissant une valeur de V = 1.33, où V est maximum ;
dV 2
- En augmentant la différence n1 = n1 – n2 .

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 118
Fibre monomode à dispersion décalée

 Néanmoins, certains problèmes


technologiques se posent. En effet, en
utilisant un profil à saut d’indice, les
contraintes au niveau de l’interface cœur-
gaine deviennent importantes, ce qui
fragilise la fibre, crée des défauts internes
et augmente les pertes par diffusion.

 Ces problèmes sont résolus en utilisant des


profils spéciaux à cœur segmenté (de type
W par exemple) ou/et triangulaire.

 Bien adaptées à un fonctionnement


monocanal, elles sont par contre à
proscrire dans les systèmes DWDM à
cause des effets non linéaires et en
particulier du mélange à quatre ondes
(Four Wave Mixing)

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 119
Fibre optique à dispersion
plate
Avec l’arrivée de la technologie
WDM, vers le début des années
90, les fibres DSF ont été
remplacées par des fibres dont la
dispersion est faible (de l’ordre de
2 ps/(nm.km)) dans le domaine
1300-1600 nm. On parle alors de
fibres à dispersion plate, en
anglais, Dispersion Flattened
Fibers ou (DFF).

Ces fibres ont été rapidement


abandonnées pour les systèmes
WDM à cause des problèmes liés
aux non-linéarités. Profils d’indice pour la fibre
monomode à dispersion plate
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 120
Applications

 Design the radius of a step index DSF and its cladding refractive index n2
using the diagrams given bellow. The refractive index of the core is assumed
to be n1 = 1,458.

 Consider a single mode


optical fiber with a core of SiO2-
13.5%GeO2 for which the
material and waveguide
dispersion coefficients are shown
in the joined figure. Suppose that
the fiber is excited from a 1.5 µm
laser source with a bandwidth of
2nm. What is the pulse spread
per km of fiber if the core
diameter is 8 µm? What should
be the core diameter for zero
chromatic dispersion at 1.5µm?
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 121
Effets non-linéaires
 L'avènement du WDM a réduit l'intérêt des DSF et DFF à néant; en effet,
 Faible diamètre de mode
 Augmentation du nombre de canaux
 Augmentation de la puissance totale transportée par la fibre
 Transmission autour de la longueur d’onde de dispersion nulle

 Favorise dramatiquement les effets non linéaires :


 Interférence entre canaux WDM
 Amplification de certains canaux au détriment d’autres
 Limitation des débits par canal pour les systèmes à 10Gbps et
d’espacement < 20 GHz.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 122
Fibres à dispersion décalée non-nulle

 Forte de ce constat, la recherche scientifique s'est orientée vers


la conception de fibres spécifiquement optimisées pour les
systèmes WDM, en faisant le pari de tirer profit de
caractéristiques en dispersion chromatique intermédiaires entre
celles des fibres SSMF et DSF.

 Une nouvelle génération de fibres est donc née en 1996 : les


fibres à dispersion décalée non-nulle (Non-Zero Dispersion
Shifted Fibers : NZ-DSF)

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 123
Fibres à dispersion décallée non-nulle (NZ-DSF)

Variation spectrale de la dispersion de quelques fibres G655 (NZ-DSF)


comparée aux dispersions des fibres G652 (SSMF) et G653 (DSF)
ENSA de Tanger - GSTR / Liaisons
12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 124
Fibres à dispersion décallée non-nulle (NZ-DSF)

 La figure précédente montre les caractéristiques de dispersion chromatique


des fibres NZ-DSF utilisées dans les réseaux de transmission longue
distance et haut débit.

 Il est clair qu’il n’y a pas de consensus au sein des différents acteurs pour le
choix d’une fibre NZ-DSF unique. Les valeurs de paramètres importants
comme la surface effective ou la pente de dispersion chromatique, offrent
aux concepteurs de liaisons un choix varié pour s’adapter aux différentes
contraintes techniques des liaisons.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 125
Standards ITU
Normalisation ITU-T fin 2001, série G65x :

 ITU-G650 : Définition, paramètres et procédures de mesure pour les fibres monomode.

 ITU-G651 : Caractéristiques d’un câble à fibres optiques multimodales à gradient d ’indice 50/125
µm

 ITU-G652 : Caractéristiques géométriques d’une


fibre optique SSMF.

 G652 C & G652 D : Normes relatives aux fibres


à faible pic d’eau.

 ITU-G653 : Caractéristiques d’une fibre optique DSF.

 ITU-G655 : Caractéristiques d’une fibre optique


monomode NZ-DSF.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 126
Standards ITU

Type de fibre optique monomode G652 G653 G655


Année de service 1983 1985 1994
Longueur d’onde (nm) 1310 1550 1550
Affaiblissement 1285 -1330 nm (dB/km) < 0.4 < 0.5 < 0.5
Affaiblissement 1550 nm (dB/km) < 0.25 < 0.25 < 0.25
Dispersion chromatique 1285 -1330 nm < 3.5 <23 <23
(ps/(km.nm))
Dispersion chromatique 1550 nm < 19 < 3.5 < 3.5
(ps/(km.nm))
Diamètre du cœur ø (µm) 9 <ø< 10 7 <ø< 8.3
Longueur d’onde de coupure (nm) 1150/1280 1050/1350 1450

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 127
Standards ITU

Évolution aux cours du temps des différentes fibres optiques installées dans les
réseaux de télécommunications

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 128
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Le besoin
 Certains systèmes optiques de la 3ème génération (fonctionnant dans la 3ème
fenêtre) utilisent encore des réseaux optiques installés durant les années 80 &
90, qui sont constitués de fibres G652. Or ces fibres possèdent une dispersion
chromatique de l’ordre 17 ps/(km.nm) à 1,55µm. Ceci limite les performances
de ces systèmes lorsque le débit binaire dépasse les 2.5 Gb/s.

 Pour les fibres G655 la dispersion est plus faible; leurs limites sont repoussées
à des valeurs plus grandes.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 129
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
La solution
 Pour améliorer les performances de ces systèmes, des fibres, dites DCF
(Dispersion-Compensating Fibers), sont utilisées pour compenser en
ligne la dispersion des impulsions produite par la fibre de transport.

 L’idée des fibres DCF est connue depuis 1980, mais leur développement
s’est accentué avec l’apparition des amplificateurs optiques (EDFA)
pendant les années 90.

 Les EDFA et les DCF étant des dispositifs fibrés, leur association assure
une amplification et une réduction de la dispersion en maintenant le
signal dans le domaine optique.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 130
DCF en pratique

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 131
Compensation de dispersion
Le principe
Tc Fibre à dispersion positive Fibre à dispersion négative (DCF)

L L’ L L’ L L’

Sur un tronçon de ligne de longueur L + L’, la dispersion totale doit être nulle :
Tc  0 D1 L  D2 L'  0
La longueur de la fibre DCF doit donc être : L'  ( D1 / D2 ) L
Pour des raisons d’ordre pratique L’ est choisie la plus faible possible et donc
D2 doit être grand en valeur absolue.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 132
Fibres a compensation de dispersion (DCF)

Ce sont des fibres qui sont conçues pour avoir de fortes dispersions négatives
grâce à des modifications de leurs paramètres optogéométriques.

 Les DCFs possèdent un faible diamètre, en


effet, la surface effective est de l’ordre de
20µm2 (contre 85µm2 pour une SMF). Ils sont
donc très sensibles aux phénomènes non-
linéaires.

 Les DCFs possèdent de plus fortes


atténuations (typiquement 0.3 – 0.5 dB/km).

 Les pertes d’insertion d’un module DCF sont


typiquement supérieures à 5 dB.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 133
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Fibre utilisant un mode d'ordre
supérieur

Les modules de
compensation de dispersion par
mode d'ordre supérieur (HOM-
DCF pour Higher-Order-Mode
Dispersion Compensating Fiber)
utilisent la propriété de forte
dispersion négative des modes
d'ordre élevés. La propagation du
signal est réalisée par un mode
d'ordre supérieur et plus par le
mode fondamental.
Dispersion chromatique des 4 premiers modes LP.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 134
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Fibre utilisant un mode d'ordre supérieur

 Ces systèmes produisent une forte dispersion négative (D < -700


ps/(nm.km)) et donc utilisent une faible longueur de fibre, en plus, leur
atténuation est pratiquement égale à celle des fibres monomodes. Par
exemple, 1km de ces fibres peut compenser la dispersion chromatique de
40 km de liaison sans ajouter de pertes importantes sur son affaiblissement
total.

 De plus, les HOM-DCFs ont une plus grande aire effective pouvant aller
jusqu'à être quatre à cinq fois plus grande que celle des fibres utilisant le
mode fondamental, ce qui augmente la puissance seuil pour l’apparition des
effets non-linéaires.

 Cependant, ne travaillant pas au mode fondamental, cette technologie


nécessite l'ajout de convertisseurs de modes en entrée et sortie, ce qui
augmente le coût du module de compensation aussi bien que ses pertes.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 135
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Fibre utilisant un mode d'ordre supérieur

 Ne travaillant pas au mode fondamental, cette technologie nécessite l'ajout


de convertisseurs de modes en entrée et sortie, ce qui augmente le coût du
module de compensation aussi bien que ses pertes.
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Application

 Determine the value of the waveguide


dispersion parameter of a HOM-DCF using the
LP11 mode and having the following physical
parameters :
- Wavelength of operation, l = 1550 nm;
- Core radius, a = 2.1 µm;
- Refractive index of the core, n1 = 1,460;
- Relative core-index step,  = 0.02;

 After 100 km of transmission through a step-


index single-mode fiber, the fiber below is used
as a dispersion compensator. What is the
required length of this fiber ? On donne :
Dm = 28 ps/(km.nm).

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 137
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Principe d’un réseau de Bragg
Les longueurs d’onde tels
que la condition

 lB  2neff 
est satisfaite sont réfléchies
par le réseau.

: période de modulation d’indice,


neff : indice de réfraction effectif du mode fondamental.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 138
Fibre à Réseau de Bragg

L’espacement entre lames : période (pas)

Empilement de "lames" d'indices


de réfraction différents

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 139
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Principe d’inscription d’un réseau de Bragg – Méthode holographique

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 140
Fibres a compensation de dispersion (DCF)
Fibre utilisant un réseau de Bragg photo-inscrit (FBG)

Dans les réseaux à pas variable,  varie linéairement suivant l’axe de la fibre. Dans
ce cas les grandes longueurs d’ondes sont réfléchies en début de réseau et les
plus courtes en fin du réseau ; il en résulte une reconstruction temporelle de
l'impulsion réfléchie.
C’est un composant naturellement fibré. Les pertes d’insertion seront donc minimes.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 141
Dispersion de mode de polarisation (PMD)
La biréfringence dans un cristal

L’onde change de polarisation à la traversée de la lame biréfringente, elle ne gardera une


polarisation linéaire que si la polarisation initiale est suivant l’un des axes principaux du
cristal.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 142
Dispersion de mode de polarisation (PMD)
La biréfringence dans une fibre optique

 En théorie, les fibres sont isotropes, et la constante de propagation 


x
du mode fondamental ne dépend pas de la polarisation de la lumière. LP01
En pratique, il existe un certain degré de biréfringence dans les fibres
monomodes car elles ne sont pas rigoureusement isotropes :
 géométrie non parfaitement cylindrique de la fibre ;

 biréfringence induite par des causes externes : élongation,


courbures, contraintes, température. y
LP01
 Le mode fondamental (LP01) se décompose alors entre les deux axes principaux de
biréfringence de la fibre : les composantes obtenues sont notés LP01x et LP01y.

 Dans ces cas, les modes orthogonaux « voient » des indices différents nx et ny et
par conséquent il possèdent des constantes de propagation différentes : x et y.

 Pour les fibres G652, le degré de biréfringence est très faible : <| nx – ny|> ~ 10-6 ;
la PMD ne concerne donc en pratique que les systèmes à hautes performances.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 143
Dispersion de mode de polarisation (PMD)
Cas des fibres conventionnelles

 Pour les fibres conventionnelles, la


biréfringence varie longitudinalement de
manière aléatoire. Ainsi, on peut considérer
la fibre comme une concaténation de petits
tronçons de longueur variable et dont la
valeur de la biréfringence et l’orientation
des axes propres est aléatoire. A chaque
changement de tronçon, l’état de
polarisation se décompose suivant les deux
modes propres de polarisation locaux.

Il en résulte une dépolarisation de l’onde, mais ceci n’est pas gênant en


télécommunications, car les récepteurs, et même les amplificateurs optiques à fibres
dopées, ne sont pas sensibles à la polarisation.
 Par contre, cette biréfringence aléatoire provoque un élargissement temporel (t)
de l’impulsion, à cause de la différence des temps de parcours des deux modes
orthogonaux. C’est la dispersion de polarisation (en anglais, Polarisation Mode
Dispersion (PMD)).
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 144
Dispersion de mode de polarisation (PMD)
Cas des fibres conventionnelles

 Du fait du caractère aléatoire de la biréfringence son traitement se fait par


des méthodes statistiques.

 L’élargissement d’impulsion induit par la PMD est alors donné par :


t pol  DPMD L

L L
Où t pol   avec vgx et vgy les vitesses de groupe associés aux
v gx v gy
deux modes LP01x et LP01y.
Et DPDM est le paramètre de dispersion de polarisation : 0.01 < DPDM < 10 ps/ km

 A cause de la dépendance en L l’élargissement d’impulsion est


relativement faible par rapport à celui de la dispersion chromatique. Il se
manifeste surtout sur les très longues distances et où le débit par canal
dépasse les 10 Gb/s. Des systèmes à compensation de PMD existent.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 145
Atténuation intrinsèque des fibres optiques
Coefficient d’atténuation et atténuation linéique
Les fibres multimodes aussi bien que les fibres monomodes ne sont pas faites
de verre absolument transparent ayant une structure cylindrique parfaite. Il y a
donc atténuation du signal. Cette atténuation suit la loi de Beer-Lambert : à
une distance L dans la fibre, la puissance rémanente est :

P( L)  P(0)e aL
où a (en m-1) est le coefficient d’absorption du matériau.

Néanmoins on utilise souvent l’atténuation linéique A, définie par :

10  P( L) 
A(dB / km)   log 
L  P(0) 
Où L est la longueur de la fibre exprimée en km et le logarithme est à base 10.

On a donc : A( dB / km)  
10
L
 
log e aL 
10a
ln(10)
 4.343 a (km 1 )

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 146
Atténuation intrinsèque des fibres optiques
Causes d’atténuation 10
Absorption : La présence de 5
pics d’atténuation des liaisons OH- absorption peaks

OH, notamment près de 1.4 µm,


1.0
est due à la méthode de
fabrication des fibres et n'est 0.5 1550 nm
Rayleigh Lattice
aucunement une limite théorique. scattering absorption
Par contre, la montée de 0.1
1310 nm

l’absorption dans le proche infra- 0.05


rouge est inévitable car elle est
0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 2.0
due aux vibrations moléculaires
Wavelength (µm)
de la silice qui présentent un
spectre complexe dans cette Illustration of a typical attenuation vs. wavelength characteristics
of a silica based optical fiber. There are two communications
région. channels at 1310 nm and 1550 nm.
© 1999 S.O. Kasap, Optoelectronics (Prentice Hall)
Diffusion : elle est de deux types :
- Diffusion Rayleigh : elle est due à l’interaction de l’onde avec la matière, qui la diffuse
de manière isotrope. On l’observe dans tous les milieux désordonnés (verres, liquides, gaz)
à cause des fluctuations de densité sur des distances très courtes. Elle se traduit par une
perte de puissance lumineuse inversement proportionnelle à l4.
- Diffusion due aux imperfections de la fibre : les variations locales de diamètre du cœur
et les microcourbures vont faire qu’un certain nombre de rayons se réfractent dans la gaine,
entraînant une perte de puissance.
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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 147
Limitations d’un système de transmission

Limitations à cause de l’absorption : trait continu


Limitations à cause de la dispersion : trait discontinu

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 148
Applications

 En utilisant le graphique ci-dessus, déterminer la fenêtre optique de travail


et le type de fibre à employer pour:
 Une liaison de 20km d’un débit binaire de 10Mbit/s
 Une liaison de 100km d’un débit binaire de 1Gbit/s

 The optical power launched into a single-mode fiber from a laser diode is
approximately 1 mW. The photodetector at the output requires a minimum
power of 10 nW to provide a clear signal (above noise). The fiber operates
at 1.3 µm and has an attenuation coefficient of 0.4 dB/ km. What is the
maximum length of fiber that can be used without inserting a repeater (to
regenerate the signal) ?

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 149
Applications
 Considérons une liaison sur fibre optique G652. Une diode laser émet une
puissance Pe = 1 mW dans la fibre à une longueur d’onde de 1550 nm avec
une largeur spectrale l = 0.1 nm. On prendra A(1550nm)=0,2dB/km.

1°/ On souhaite transmettre sur une distance de 100 km. Calculer la


puissance en bout de fibre.
2°/ Une photodiode est placée à la sortie de la fibre et demande un seuil de
puissance de 10-3 mW. Quelle est la longueur maximale permise pour cette
liaison dans ces conditions ?
3°/ La transmission doit fonctionner avec un débit binaire de 10 Gbit/s.
Sachant que l’élargissement d’impulsion à la détection doit rester inférieur à
10% du temps-bit. Calculer la longueur maximale de la liaison imposée par la
dispersion et comparez-la à la limitation imposée par l’atténuation.

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12/03/2018 Optiques / Pr. Laaziz Yassin 150