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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A l’occasion du Conseil de territoire Marseille-Provence de ce mardi 13 novembre 2018, Martine


Vassal, Présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Présidente du Conseil départemental
des Bouches-du-Rhône a déclaré :

« Le drame de la rue d’Aubagne qui touche, frappe, meurtrit toute une ville, Marseille et au-delà la
Provence et la France toute entière. Je pense d’abord aux victimes et à leurs familles endeuillées au
plus profond d’elles-mêmes.

Je pense aux Marseillaises et aux Marseillais qui ont tout perdu en quelques minutes, en quelques
jours, et qui vivent des jours tragiques.

Au-delà du deuil et en attendant les conclusions des enquêtes qui sont en cours, le temps doit être au
travail. Pour ma part, je m’y suis attelée avec résolution et avec détermination.

Personne, je dis bien personne, ne devrait s’octroyer le droit de faire de la politique sur le dos ni des
victimes, ni des familles. Il n’y a, aujourd’hui, aucune place pour la violence verbale ou physique en ces
temps extrêmement difficiles.

Voilà pourquoi j’ai enchainé des réunions de travail, au Département, à la Métropole, à la Préfecture,
en lien avec la Ville de Marseille, afin d’aider au mieux quotidiennement ceux qui sont les plus touchés
dans cette tragédie.

Car ma première priorité, c’est le secours et l’aide à toutes les familles concernées par l’effondrement
des immeubles et les évacuations.

Je tiens à rendre hommage, comme l’a fait Madame Bernasconi, à l’ensemble des forces de secours
qui sont impliquées, dès les premiers instants, au quotidien dans toutes ces opérations d’urgence.

Je veux rendre hommage aux fonctionnaires de la mairie des 1er et 7e arrondissements, à ceux aussi
des autres collectivités (Métropole Aix-Marseille-Provence, Département des Bouches-du-Rhône, Ville
de Marseille) et de l’Etat qui ont agi dans l’ombre pour subvenir aux besoins des sinistrés en leur ap-
portant également de la chaleur humaine. Voilà une belle illustration de ce qu’on appelle le service
public.

Je veux saluer l’excellent et fantastique élan de solidarité immédiat et puissant qui montre la force de
Marseille. Métropole et Département se sont mobilisés dès les premiers instants, pour aider au mieux
l’Etat et la Ville de Marseille dans leurs missions les plus difficiles.

Les actes sont plus importants que les mots ou les déclarations lors d’évènements tragiques.

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A cette occasion, je remercie les élus qui viennent de s’exprimer : Monsieur PELLICANI, Monsieur
MARI, Monsieur RUZE. Un merci particulier à Madame CARLOTTI que j’ai entendue ce matin à la radio,
pour son honnêteté intellectuelle. Vous avez raison de dire, Madame, que les journalistes sont là pour
commenter et les politiques pour travailler.

Notre deuxième priorité, c’est d’élaborer un véritable plan de lutte contre l’habitat indigne et insalubre
à Marseille et sur notre territoire.

La faisabilité et la réussite d’un tel plan sont conditionnées par trois principales exigences :

 La mobilisation générale de TOUS les acteurs concernés : l’Etat, les collectivités lo-
cales, les bailleurs sociaux, les propriétaires privés, les syndics, la CAF, l’ADIL. Il faut
mettre chacun devant ses responsabilités.

 Une adaptation des textes et des lois est nécessaire pour agir encore plus vite et encore
plus fort sur les copropriétés dégradées. Il faut que nous arrivions à simplifier et à allé-
ger les procédures pour réduire les délais.

 Des moyens humains et financiers considérablement renforcés pour une lutte vraiment
efficace contre l’habitat indigne et insalubre. Rien ne se fera sans argent.

Ce travail doit se faire dans la sérénité et l’apaisement, loin des polémiques et des outrances politi-
ciennes. Il est hors de question d’entendre vociférer devant les médias quand on a la charge de trouver
des résultats rapides, probants et indiscutables.

Par contre, il est inadmissible qu’une infime minorité de propriétaires profitent de la misère des gens
pour faire tout simplement du fric, j’ai bien dit faire du fric. Nous devons être impitoyables avec les
marchands de sommeils et les syndics voyous.

J’ai souhaité, au titre de la Métropole, m’associer avec la Ville de Marseille pour prendre en charge
financièrement une partie de l’audit diligenté par l’Etat.

Je proposerai, sous 10 jours, un plan à l’ensemble des acteurs locaux afin de résoudre cette question
essentielle de l’habitat indigne.

Le débat d’aujourd’hui vient de nous le prouver : il n’y a aucune fatalité, que nous ne puissions ré-
soudre tous ensemble. Nous avons comme toujours une obligation de moyens mais surtout, en tant
qu’élus, une obligation de résultats.

Enfin, nous continuerons à aider Marseille et les Marseillais comme nous faisons depuis 3 ans au Dé-
partement.

Avant la fin de l’année, en complément du grand projet habitat, le projet centre-ville sera définiti-
vement présenté et des plans d’actions seront lancés.

Alors comme à mon habitude, je vais vous le redire : oui, je suis déterminée ; oui, je ne m’intéresse
absolument pas aux calculs politiques à la petite semaine.

Je n’ai pas été élue non plus pour mettre la poussière sous le tapis. Jamais je n’oublierai le fil de mon
engagement, le fil de ce que je veux faire : travailler et agir tous ensemble pour que l’avenir de notre
ville principale, Marseille, et celui de la Provence, soit vraiment assurée. »

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Contacts presse :

Romain LUONGO
Chef du service médias / Département des Bouches-du-Rhône
04 13 31 15 31 / 07 88 17 51 54

Marjorie PIRAS
Attachée de presse / Métropole Aix-Marseille-Provence
04 91 99 79 48 / 06 32 87 52 94

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