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Lycée Louis-Le-Grand, Paris 2017/2018

MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch

Chapitre 1 – Logique et raisonnements

Manipulation d’expressions logiques formelles


☆☆☆☆ Exercice 1 – Soit R, S et T des propositions. Montrer à l’aide de tables de vérité, puis par un raisonnement déductif,
que les propositions suivantes sont vraies :
1. R Ô⇒ (S Ô⇒ R). 4. (R Ô⇒ (S ∨ T )) ⇐⇒ (S ∨ ¬R ∨ T ).
2. (R Ô⇒ S) Ô⇒ ((S Ô⇒ T ) Ô⇒ (R Ô⇒ T )). 5. (R Ô⇒ S) Ô⇒ ((R ∧ T ) Ô⇒ (S ∧ T )).
3. (R ∨ S) ⇐⇒ ((R Ô⇒ S) Ô⇒ S). 6. (R ⇐⇒ S) Ô⇒ ((T Ô⇒ R) ⇐⇒ (T Ô⇒ S)) .

☆☆☆☆ Exercice 2 –
Nier formellement les propositions suivantes.
1. ∀x ∈ A, ∃y ∈ B, (P (y) Ô⇒ Q(x, y)) ;
2. ∀x ∈ A, ((∃y ∈ B, P (y)) Ô⇒ Q(x, y)) ;
3. (A Ô⇒ (∀x, B(x))) ⇐⇒ (∀y, C(y)) ;
4. A Ô⇒ ((∀x, B(x)) ⇐⇒ (∀y, C(y))) ;
5. A Ô⇒ (∀x, (B(x) ⇐⇒ (∀y, C(y)))).

★☆☆☆ Exercice 3 – Négations logiques


Nier formellement les propositions suivantes :
1. ((A ∨ B) Ô⇒ C) Ô⇒ (D ∧ E) ;
2. (A Ô⇒ B) ⇐⇒ (A Ô⇒ ¬C) ;
3. ∀x ∈ E, ∃y ∈ E, A(x, y) ∨ B(x) ;
4. (∃x ∈ E, A(x)) Ô⇒ (∀x ∈ E, A(x)) ;
5. ∃x ∈ E, A ⇐⇒ (∃y ∈ E, A(x, y) ∧ B(y)) ;
6. ∃!x, A(x).

☆☆☆☆ Exercice 4 – Nier les propositions suivantes :


1. ∀x ∈ A, ∃y ∈ B, (x ∈ C et (x, y) ∈ D) ou x /∈ C.
2. ∀x, ∃y, ((x, y) ∈ A Ô⇒ x ∈ B).
3. ∀x, ((∃y, (x, y) ∈ A) Ô⇒ x ∈ B).
4. (A et (B Ô⇒ C)) ⇐⇒ (B Ô⇒ (A ⇐⇒ C)).
Quelle différence de sens faites-vous entre les phrases 2 et 3 ?

☆☆☆☆ Exercice 5 – Donner la contraposée des expressions suivantes :


1. (A et (B ou C)) Ô⇒ (B ou (A et C)).
2. (∃!x, (x ∈ A et x ∈ B)) Ô⇒ (∀y, ∃!x, (x ∈ A et (y − x) ∈ B)).

Raisonnements par l’absurde et la contraposée


★★☆☆ Exercice 6 – Soient n un entier strictement positif, et pn , s’il existe, le n-ième nombre premier.
1. Montrer qu’il existe une infinité de nombres premiers (considérer p1 p2 ⋯pn + 1)
n−1
2. Montrer que pour tout entier n strictement positif, pn ⩽ 22 .

★★☆☆ Exercice 7 – Soient a et n ⩾ 2 deux entiers. Montrer les assertions suivantes.

1
1. Si an − 1 est premier, alors a = 2 et n est premier.
2. Si an + 1 est premier, où a ⩾ 2, alors n est pair.
3. Si an + 1 est premier, où a ⩾ 2, alors a est pair et n est une puissance de 2.
√ √
★☆☆☆ Exercice 8 – Soit p un nombre premier. Montrer que p est irrationnel. Généraliser à n, pour n entier quelconque,
lorsque n n’est pas un carré parfait.

★★☆☆ Exercice 9 – Soit n ∈ N∗ . Soient x1 , . . . , xn+1 des points de l’intervalle [0, 1]. Montrer qu’il existe (i, j) ∈ [[1, n + 1]]2
tel que i ≠ j et ∣xi − xj ∣ ⩽ n1 .

Exercice 10 – (Autour des triplets pythagoriciens)


Soit (a, b, c) un triplet pythagoricien, c’est à dire un élément de (N∗ )3 tel que a2 + b2 = c2 . On suppose que a, b et c
n’ont pas de diviseur commun. Montrer que c est impair.

★★★☆ Exercice 11 – (Rallye mathématique d’Alsace 2012)


Dans un plan sont placés 66 points distincts. On trace toutes les droites déterminées par deux de ces points et on en
compte 2012 distinctes. Justifier que parmi ces 66 points, 4 au moins sont alignés.

Analyse-Synthèse
★★☆☆ Exercice 12 – Deux joueurs s’affrontent de la manière suivante : au début du jeu, ils disposent 100 allumettes sur la
table. Ils jouent chacun à leur tour. À chaque étape, le joueur qui joue enlève au choix de 1 à 7 allumettes. Le joueur
qui retire la dernière allumette gagne.
1. Montrer que le premier joueur a une stratégie gagnante, et décrire cette stratégie.
2. Généraliser à un nombre n quelconque d’allumettes, les joueurs pouvant enlever de 1 à k allumettes à chaque
tour ((k, n) ∈ (N∗ )2 ).

☆☆☆☆ Exercice 13 –
√ √
1. Trouver les solutions de l’équation x(x − 3) = 3x − 5, x ∈ R.
2. De même avec l’équation (xx )x = xx , x ∈ R∗+
x

★☆☆☆ Exercice 14 –
1
1. Montrer que toute fonction continue f ∶ [0, 1] Ð→ R s’écrit sous la forme f = g + c où ∫ g(t) dt = 0 et c ∈ R.
0
Cette décomposition est-elle unique ?
2. Montrer que toute fonction continue f ∶ [0, 1] Ð→ R s’écrit sous la forme f = g + h, où h ∶ x ↦ ax + b est
une fonction polynomiale de degré au plus 1, et où pour toute fonction polynomiale P de degré au plus 1,
1
∫ P (t)g(t) dt = 0. Cette décomposition est-elle unique ? Si oui, exprimer g, a et b en fonction de f .
0

1
☆☆☆☆ Exercice 15 – Soit, pour tout x ∈ R ∖ {−1, 1, 2, 5}, f (x) = .
(x + 1)(x − 1)(x − 2)(x − 5)
En évaluant (x + 1)f (x) en un réel bien choisi, montrer qu’il existe des réels uniques a, b, c et d que l’on déterminera,
tels que :
a b c d
∀x ∈ R ∖ {−1, 1, 2, 5}, f (x) = + + + .
x+1 x−1 x−2 x−5

★☆☆☆ Exercice 16 – Soit X = (x1 , . . . , xn ) un vecteur de Rn tel que x1 + ⋯ + xn ≠ 0. et soit H le sous-ensemble de Rn défini
par :
H = {Y = (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn ∣ y1 + ⋯ + yn = 0.}
Montrer que tout vecteur Z de Rn se décompose sous la forme Z = λX + Y , où λ ∈ R et Y ∈ H. Justifier que cette
décomposition est unique.

★★★☆ Exercice 17 – (d’après Rallye mathématique d’Alsace 2012)


1. Mon code secret de téléphone portable est composé de quatre chiffres différents et tous non nuls. Quand j’effectue
la somme de tous les nombres possibles que je peux former avec deux de ces quatre chiffres (dans un sens ou
dans un autre), je retrouve mon code. Quel est mon code ?

2
2. Oups, je m’étais trompé, il faut encore multiplier le résultat par 7 pour trouver mon code. Quel est mon code ?

Récurrences
★★☆☆ Exercice 18 – Montrer que pour tout entier n positif, n4n+1 − (n + 1)4n + 1 est divisible par 9.

k k! k
★★★☆ Exercice 19 – Pour i1 , ⋯, in ⩾ 0 tels que i1 + ⋯ + in = k, on note ( )= . Par convention, ( ) est
i1 , ⋯, in i1 !⋯in ! i1 , ⋯, in
nul dans les autres cas. Montrer la formule du multinôme :
k
∀n ∈ N, ∀(x1 , ⋯, xn ) ∈ Rn , ∀k ∈ N, (x1 + ⋯ + xn )k = ∑ ( )xi1 ⋯xinn .
n
(i1 ,⋯,in )∈N i1 , ⋯, in 1
tq i1 +⋯+in =k

n √
2n 1 √ 2n 1 √
★★★☆ Exercice 20 – Montrer que : ∀n ∈ N∗ , ( + ) n⩽ ∑ k⩽( + ) n.
3 3 k=1 3 2
En déduire la limite quand n tend vers l’infini de la suite (un )n∈N∗ définie pour tout n ∈ N∗ par :

1 n √
un = √ ∑ k.
n n k=1

★★☆☆ Exercice 21 – (Suite harmonique)


n
1
Soit Hn la suite harmonique, définie par : H0 = 0, et ∀n ∈ N∗ , Hn = ∑ .
k=1 k
n
On rappelle que par convention, ( ) est nul si p > n. Montrer que :
p
n
k n+1 1
1. ∀(m, n) ∈ N2 , ∑ ( )Hk = ( ) (Hn+1 − ),
k=1 m m + 1 m +1
n
2. ∀n ∈ N∗ , ∑ Hk = (n + 1)Hn − n,
k=1
n
3. ∀n ∈ N∗ , ∑ Hk2 = (n + 1)Hn2 − (2n + 1)Hn + 2n.
k=1

★★☆☆ Exercice 22 – (Multiplication par la méthode dite « du paysan russe »)


On propose l’algorithme suivant. Soient m et n deux entiers. Sur une première ligne, on écrit côte à côte m et n. Sur
la ligne suivante, on écrit le quotient de la division euclidienne de m par 2 (on oublie donc les décimales) sous la valeur
de m, et on écrit 2n sous la valeur de n. On continue ainsi : dans la première colonne, on passe d’une ligne à l’autre
en divisant par 2, dans la deuxième colonne, on multiplie par 2. On s’arrête lorsqu’on a obtenu 1 dans la première
colonne. On barre ensuite toutes les lignes pour lesquelles le nombre situé dans la première colonne est pair. On fait
enfin la somme des nombres situés dans la deuxième colonne et non barrés. On note ϕ(m, n) l’entier obtenu. Montrer
que ϕ(m, n) = m ⋅ n.
Un exemple de mise en application de cet algorithme pour calculer 11 ⋅ 17 (les lignes à barrer sont en gris)

11 17
5 34
2 68
1 136
187

★☆☆☆ Exercice 23 – (Explicitation des suites récurrentes doubles)


Soit (un )n∈N une suite donnée par ses deux termes initiaux u0 et u1 , et la relation de récurrence suivante : ∀n ∈ N,
un+2 = aun+1 + bun , où a et b sont deux réels fixés.
1. On suppose que l’équation x2 − ax − b admet deux racines distinctes r et s dans C.

3
(a) Montrer que pour tous complexes λ et µ, la suite complexe (λrn + µsn )n∈N vérifie la même relation de
récurrence que (un )n∈N .
(b) Montrer qu’il existe un et un seul couple (λ, µ) de nombres complexes tels que λ + µ = u0 et λr + µs = u1 .
Montrer qu’alors, pour tout n ⩾ 0, un = λrn + µsn .
(c) Soit (un )n∈N définie par u0 = 2, u1 = 3 et ∀n ⩾ 0, un+2 = 3un+1 − 2un . Expliciter, pour tout n ∈ N, un en
fonction de n.
(d) Même question avec u0 = 0, u1 = 1, et ∀n ∈ N, un+2 = un+1 + un (suite de Fibonacci).
(e) Même question avec u0 = 1, u1 = 1, et ∀n ∈ N, un+2 = 2un+1 − 2un .
2. On suppose que l’équation x2 − ax − b admet une racine double r ≠ 0.
(a) Montrer qu’il existe d’uniques réels λ et µ tels que pour tout n ⩾ 0, un = (λ + µn)rn .
(b) Soit (un )n∈N définie par u0 = 2, u1 = 3 et ∀n ∈ N, un+2 = 2un+1 − un . Expliciter, pour tout n ∈ N, un en
fonction de n.
(c) Même question avec u0 = 1, u1 = 4 et ∀n ∈ N, un+2 = 4un+1 − 4un .

★★★☆ Exercice 24 – Soit n ∈ N∗ . Soit A un sous ensemble de [[1, 2n]] contenant n+1 éléments. Montrer qu’il existe (p, q) ∈ A2
tels que p ≠ q et p divise q.

★★☆☆ Exercice 25 –(Tours de Hanoï)


Le casse-tête des tours de Hanoï consiste à déplacer une tour constituée d’un emplilement de n disques de plus en plus
petits d’un emplacement à un autre, en respectant les règles suivantes :
● On dispose de 3 emplacements ;
● On déplace un et un seul disque à chaque étape, pris au sommet d’une des 3 piles, pour la placer au sommet
d’une autre pile
● On ne peut placer un disque que sur un disque plus grand.
● Initialement, tous les disques sont sur l’emplacement 1 (empilés en rayon décroissant), le but étant de les
déplacer dans le même ordre sur l’emplacement 2.
En raisonnant par récurrence, montrer que le casse-tête des tours de Hanoï possède une solution. Déterminer le nombre
minimal de déplacements à effectuer.

★★☆☆ Exercice 26 – (rallye mathématique d’Alsace)


Jean attribue à chaque nombre entier strictement positif une couleur, soit bleue, soit rouge. Pour cela, il suit la règle
suivante : si trois nombres (distincts ou non) ont la même couleur, leur somme a également cette couleur. On sait
que la couleur rouge a été attribuée au nombre 58 et que la couleur bleue a été attribuée de nombreuses fois. Quelle
couleur a été attribuée au nombre 40 ? Et au nombre 2013 ?

★★☆☆ Exercice 27 – (Fonction 91 de MacCarthy) Soit f une fonction définie sur Z et vérifiant :


⎪n − 10 si n > 100
∀n ∈ Z, f (n) = ⎨

⎩f (f (n + 11)) si n ⩽ 100.

1. Calculer f (101), f (95), f (91), f (0). Qu’observez-vous ?


2. Prouver l’identité obtenue pour f (n), pour tout n ⩽ 101.

★★★☆ Exercice 28 – (Rallye mathématique d’Alsace 2010)


On considère l’entier naturel ayant 32010 chiffres tous égaux à 1. Montrer qu’il est divisible par 32010 mais pas par
32011 .