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CHAPITRE II : Système Source, Mobilités - Vitesses Libres - Calibration

Si l’on veut représenter la réponse de la même fondation à une force ponctuelle har-
monique située en surface du sol, ou a une ligne de sources de longueur finie suivant l’axe
0z, il est indispensable de prendre en compte la propagation des ondes dans la direction z.
C’est l’objet du calcul 2.5D.
En pratique, la mobilité est déterminée en appliquant au problème étudié une transfor-
mée de Fourier spatiale pour la variable z, ce qui revient à résoudre le problème pour chaque
nombre d’onde, noté kz . L’application de la transformée de Fourier inverse permet d’obtenir
alors le déplacement dans l’espace réel (voir Annexe C.2 Mefissto 2.5D).

Principe de la simulation numérique


Il a été vu précédemment que le calcul 2D de la mobilité est réalisé en décrivant la
zone de la fondation par des éléments finis, l’interface avec le sol étant définie par éléments
de frontière. Pour le cas 2.5D, il serait nécessaire de remplacer les éléments finis par des
éléments finis spectraux qui ne sont pas présents dans le code Mefissto. Dans ce cas, il est
toutefois possible de contourner la difficulté en représentant le domaine correspondant à la
fondation par des éléments de frontière.
Comme précédemment, pour déterminer les termes de mobilité relatifs à une zone de
contact, il convient d’appliquer une distribution de forces sur la zone de contact. Une autre
difficulté apparaît car la zone de contact de la fondation est a priori infinie dans la direction
z et une force appliquée dans le plan z = 0 par exemple induit des déplacements variant
avec z. Pour prendre en compte l’interaction entre les zones de la fondation situées à des
distances z différentes, il a été mis en place une approximation reposant sur le découpage
de la fondation en zones S1 , S2 , ...Sn de même largeur comme indiqué en Figure II.9.

F IGURE II.9 – Représentation des zones de contact d’une fondation en 2.5D.

Il est alors possible d’appliquer une répartition d’efforts sur chaque zone Si et de déter-
miner les vitesses induites sur la zone Sj . Ces déplacements sont obtenus en fonction de kz
et le retour dans l’espace réel est alors obtenu par :
Z +∞
vi (x, y, z) = v̂i (x, y, kz )ekz z dkz (II.7)
−∞

où i peut prendre les valeurs x, y ou z.


Les rotations sont obtenues à partir de considérations géométriques sur les composantes
des translations. Dans l’exemple qui suit, nous identifions deux points dans l’état initial du

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