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CHAPITRE iV

Machines Thermiques

Une machine thermique est une machine qui transforme soit :

 La chaleur en travail (moteur thermique, centrale thermique,…)


 Le travail en chaleur (climatiseur, réfrigérateur,…)

1 – Cycle thermodynamique

Une machine thermique fonctionne suivant un cycle. Ce cycle est décrit par un
système thermodynamique, appelé fluide moteur, et qui circule à l’intérieur de la
machine.

Dans certaines machines thermiques, le fluide moteur ne décrit pas un cycle


thermodynamique même si le fonctionnement mécanique de la machine est
cyclique. On parle dans ce cas de « cycle ouvert ».

Dans la suite on suppose que le fluide moteur décrit un cycle (cycle « fermé »).

1. 1. Exemples de cycles thermodynamiques

Réfrigérateur
Le fluide moteur, « le R134a par exemple », décrit un cycle où il subit des
changements de phase : liquide - vapeur et vapeur - liquide.

Moteur à essence
Le fluide moteur « air + essence » décrit un cycle « ouvert ».
Entrée : air + essence
Sortie : air + produits de la combustion (eau, gaz carbonique, oxydes,…)

Centrale thermique à vapeur d’eau


Le fluide moteur, « eau », décrit un cycle où il subit des changements de phase :
liquide - vapeur (dans la chaudière) et vapeur - liquide (dans le condenseur).
1. 2. Eléments physiques d’une machine thermique

Une machine thermique est composée généralement d’un fluide moteur, d’une
source chaude, d’une source froide et d’un engin.

Fluide moteur
C’est lui qui assure l’échange de chaleur au cours du cycle entre les différentes
parties de la machine.
Exemples : R134a, air + essence, eau,…

Source chaude : source de chaleur à haute température


Cette source de chaleur fournit de la chaleur au fluide moteur (cas d’une
machine motrice) ou reçoit de la chaleur du fluide moteur (cas d’une machine
réceptrice).

Source froide : source de chaleur à basse température


Cette source de chaleur reçoit de la chaleur du fluide moteur (cas d’une machine
motrice) ou fournit de la chaleur au fluide moteur (cas d’une machine
réceptrice).

Engin
C’est un appareil qui reçoit du travail du fluide moteur (cylindre dans un moteur
à essence) ou qui fournit du travail au fluide moteur (compresseur d’un
réfrigérateur).

2 – Rendement. Coefficient de performance ou Efficacité.

2. 1. Moteur thermique. Rendement.

Le rendement d’un moteur thermique est défini par le rapport de l’énergie


recherchée à l’énergie payée :
Le moteur fournit du travail W et absorbe de la chaleur Q1 ou QC provenant de la
combustion d’un carburant. On a donc W < 0 et Q1 > 0. D’où :

2. 2. Machine réceptrice. Coefficient de performance ou Efficacité.


Le coefficient de performance ou efficacité d’une machine réceptrice est défini
par le rapport de l’énergie recherchée à l’énergie payée :

Réfrigérateur ou climatiseur

Ces machines thermiques servent à extraire de la chaleur de la source froide Q2


ou QF (intérieur d’un réfrigérateur ou local à climatiser) en consommant du
travail W. On a donc Q2 > 0 et W > 0. D’où :

Pompe à chaleur ou thermopompe

Cette machine thermique sert à chauffer un local en lui fournissant de la chaleur


Q1 ou QC en consommant du travail W. On a donc Q1 < 0 et W > 0. D’où :

3 – Machine thermique de Carnot.

La machine thermique de Carnot fonctionne selon un cycle ditherme réversible


opérant entre deux sources de chaleur. Ce cycle est constitué des transformations
réversibles suivantes :

 deux isothermes
 deux isentropiques (adiabatiques réversibles)
Exemple : Le fluide moteur est un gaz parfait.

Le cycle est décrit dans le sens horaire s’il est moteur. Il est décrit dans le sens
anti-horaire ou trigonométrique s’il est récepteur.

4 – Rendement d’un moteur thermique de Carnot.

Soit Q1 (ou QC) la chaleur échangée avec la source chaude à la température T1 et


soit Q2 (ou QF) la chaleur échangée avec la source froide à la température T2. Par
définition :

Le cycle est décrit par le fluide moteur. Appliquons les deux principes de la
thermodynamique à ce fluide moteur.
Premier principe

Comme U est une fonction d’état, on a , d’où :

Second principe
On a :
Au cours des isentropiques, il n’y a pas d’échange de chaleur, soit :

Au cours des isothermes, la température du système reste constante, soit :

D’où :

Comme S est une fonction d’état, on a , d’où :

Expression du rendement

D’après la relation (1) :

En portant dans l’expression du rendement on obtient :

La relation (2) permet d’exprimer le rapport des chaleurs échangées, soit :

Et par suite :

Dans cette expression, les températures sont en Kelvin (K).


Théorème de Carnot.
« Le rendement d’une machine thermique opérant entre deux sources de chaleur
suivant le cycle de Carnot est supérieur au rendement de toute autre machine
thermique opérant entre les mêmes sources. Ce rendement maximum ne dépend
que des températures des sources. »

5 – Différents types de machines thermiques.

5. 1. Moteur thermique

Dans cette représentation du moteur thermique, les sens des flèches


indiquent les signes des chaleurs et du travail échangés. On a donc : Q1 > 0
(le moteur reçoit de la chaleur de la part de la source chaude), Q2 < 0 et W < 0.

Le rendement du moteur a été calculé précédemment et vaut :

5. 2. Machine frigorifique
Le cycle d’une machine frigorifique est décrit dans le sens anti-horaire ou
trigonométrique. La machine frigorifique peut être soit :
un réfrigérateur : conservation des aliments;
un climatiseur : refroidir un local.
Dans cette représentation de la machine frigorifique, les sens des flèches
indiquent les signes des chaleurs et du travail échangés. On a donc : Q1 < 0,
Q2 > 0 (la machine frigorifique extrait de la chaleur de la source froide et produit
donc du froid) et W > 0.

Coefficient de performance ou efficacité d’une machine frigorifique de Carnot.

Premier principe

Second principe

D’après la relation (1) :

En portant dans l’expression du coefficient de performance on obtient :


La relation (2) permet d’exprimer le rapport des chaleurs échangées, soit :

Et par suite :

Dans cette expression, les températures sont en Kelvin (K).

5. 2. Pompe à chaleur

Le cycle d’une pompe à chaleur est décrit dans le sens anti-horaire ou


trigonométrique comme c’est le cas pour la machine frigorifique. La pompe à
chaleur sert à chauffer un local.

Dans cette représentation de la pompe à chaleur, les sens des flèches


indiquent les signes des chaleurs et du travail échangés. On a donc : Q1 < 0
(la pompe à chaleur fournit de la chaleur à la source chaude et apporte ainsi de la
chaleur au local à chauffer), Q2 > 0 et W > 0.
Coefficient de performance ou efficacité d’une pompe à chaleur de Carnot.

Premier principe

Second principe

D’après la relation (1) :

En portant dans l’expression du coefficient de performance on obtient :

La relation (2) permet d’exprimer le rapport des chaleurs échangées, soit :

Et par suite :

Dans cette expression, les températures sont en Kelvin (K).


6 – Diagramme entropique.

C’est un diagramme où la température T est en ordonnée et où l’entropie S est en


abscisse.

Exemple : cycle de Carnot.

Ce diagramme permet une interprétation géométrique simple de la chaleur


échangée au cours du cycle :

où est la somme algébrique des chaleurs échangées par le


fluide moteur au cours du cycle. La valeur absolue de la chaleur échangée au
cours du cycle est égale, dans le cas d’un cycle de Carnot, à l’aire du rectangle
représentant le cycle dans ce diagramme :

7 – Exemples de cycles moteurs.

7. 1. Cycle d’Otto
Le cycle d’Otto est celui d’un moteur à essence, appelé également moteur à
combustion interne″ ou moteur à explosion à quatre temps″. L’allumage est
effectué par des bougies. Les principales phases du cycle sont :
 admission de l’air et de l’essence ;
 compression du mélange air + essence ;
 explosion et détente suite à la combustion de l’essence dans l’air ;
 échappement de l’air restant et des produits de combustion.

Calcul du rendement
En partant de la définition du rendement d’un moteur thermique et à l’aide du
premier principe, on obtient :

On définit le taux compression du moteur par :

On a :

Soit :

Isochores 23 et 41 :
Isentropique 12 :

Isentropique 34 :

D’où :

Soit :

7. 2. Cycle Diesel
Le cycle Diesel est celui d’un moteur à gazole, appelé également moteur à
combustion interne″. L’allumage se fait par compression″. Les principales
phases du cycle sont :
 admission de l’air ;
 compression de l’air ;
 injection du gazole, combustion du gazole dans l’air et détente ;
 échappement de l’air restant et des produits de combustion.
Calcul du rendement
En partant de la définition du rendement d’un moteur thermique et à l’aide du
premier principe, on obtient :

On définit le taux compression du moteur par :

Et le rapport volumétrique de détente par :

On a :

Soit :

Isochore 41 :
Isentropique 12 :

Isentropique 34 :

Soit donc :

Isobare 23 :

D’où :

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