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85 000 personnes manifestent à Bayonne et Bilbao pour la paix en Pays Basque, sous le slogan

«Maintenant les prisonniers», «Orain Presoak»

9 000 personnes se sont réunies aujourd’hui à Bayonne pour demander la fin du régime d’exception qui
affecte les prisonniers basques et leurs familles, à l’appel des Artisans de la Paix et de Bake Bidea («Le
chemin de la paix»), et pour demander au gouvernement français de poursuivre son action concernant le
processus de paix en Pays Basque, dans le cadre de l’espace de dialogue ouvert entre le gouvernement et
la délégation du Pays Basque.

Le gouvernement a entrepris le rapprochement de 25 prisonniers politiques basques. Et la levée de 22


statuts DPS, après le désarmement total de l’ETA. Mais depuis quelques mois la situation est bloquée,
sans avancée notable, et ce alors que la dissolution de l’organisation E.T.A a été concrétisée le 3 mai 2018.
Les participants et appelants à cette manifestation ont porté la demande majoritaire de la société basque
pour que cette voie soit menée jusqu’à son terme. L’application du droit à tous les prisonniers et prison-
nières basques :

Rapprochement de tous les prisonniers et toutes les prisonnières politiques basques, levée de tous les
statuts DPS, libération des prisonniers incarcérés depuis 29 ans, Txistor Haramboure, Jakes Esnal et Jon
Kepa Parot, et application des mesures de libérations conditionnelles.

La manifestation a obtenu le soutien de plus de 102 maires du Pays Basque Nord, soit 65% des mairies
du Pays Basque nord, 80 syndicalistes, 40 prêtres, et près de 70 acteurs culturels du territoire.
Une première première toile « maintenant les prisonnier.e.s ! », portée par des représentants du monde
culturel basque, Jon Maia (betsolari), Amets Arzallus (bertsolari), Peio Ospital (chanteur), Marie Cosnay
(Ecrivain), Martine Bouchet (ecrivain) Ximun Fuchs, Fermin Muguruza (chanteur) , Eider Rodriguez (écri-
vain), Amaia Riouspeyrous a ouvert la manifestation dès 17H00.

Suivie d’une seconde banderole «Paix en Pays basque, Maintenant les prisonniers », banderole portée
par la délégation menant depuis juillet 2017 dernier les discussions avec le ministère de la justice (Anaiz
Funosas, présidente de Bake Bidea, Jean René Etchegaray Maire de Bayonne et président de la CAPB,
Vincent Bru député LREM, Mixel Berhocoirigoin artisan de la Paix), et certains membres de l’exécutif de
la Communauté d’Agglomération du Pays Basque, de parlementaires et d’élus et du Pays Basque : Paul
Baudry (vice président de la CAPB), Kotte Ezcenarro (Premier vice président de la CAPB ) Michel Veunac
(Maire Modem de Biarritz, conseiller régional et vice président de la CAPB), Martine Bisauta (Vice prési-
dente de la CAPB), Francis Gonzalez (Maire de Boucau, membre de l’Exécutif de la CAPB), Denise Saint Pée
(Sénatrice), Max Brisson (Sénateur LR), Vincent Bru (député de la majorité)...

Le cortège a démarré de la place de la République pour traverser l’Adour par le pont Saint Esprit, avec
près de 300 élus et représentant.e.s de la société civile basque composant le cortège de tête, parmi
lesquels on pouvait trouver des maires et des responsables du Pays Basque mais également des prêtres,
des syndicalistes, LAB, FSU, ELA, CGT, CFDT Pays Basque , des représentants politiques, du Modem, Europe
Écologies, les Verts, le Parti Socialiste, le PNB, EHBAI, EH BILDU, Générations, ..

Juste après suivait une grande toile portée majoritairement par des familles des prisonnier.e.s basques
incarcéré.e.s en France, mais aussi en Espagne, clamant en basque et en français « Etxean nahi ditugu »
Nous les voulons à la maison !».

Une dernière banderole portée par des représentants d’organisations, mouvements, de jeunes du Pays
Basque , Gaztetxe, et comité des fêtes... revendiquant « Orain Presoak » clôturait le cortège de tête de la
manifestation
Une foule imposante, composée de milliers de citoyens du Pays Basque s’est mise en marche pour em-
prunter le pont Saint Esprit , une foule si compacte que la queue de la manifestation s’était pas encore
élancée que la tête de cortège était déjà arrivée sur l’esplanade Roland Barthe.

L’acte final s’est déroulé autour des trois prise de paroles.

La Maire d’Hendaye et vice président de la CAPB Kotte Ecenarro a été la première à s’exprimer en tant
que membre de la Communauté d’agglomération Pays Basque « Nous sommes ici à Bayonne, un an après
notre grand rassemblement de Paris, pour rappeler à ceux qui nous gouvernent l’urgence à relancer le
processus de paix. »
« en novembre 2018, la discussion engagée par la délégation auprès du Ministère de la Justice a connu
un arrêt brutal. Alors qu’une réelle confiance s’était installée dans ces rencontres, il est apparu que l’Etat
n’entendait plus reconnaître à certains prisonniers les droits élémentaires qui s’appliquent à tout détenu. »

Léonie Aguergaray, Maire de Musculdy, membre du bureau du Biltzar des Maires « cette manifestation
se déroule avec le soutien du Biltzar, de 102 maires qui ont signé l’appel de Bake Bidea « Maintenant les
prisonniers ». 60 maires sont présents. Ceci constitue une mobilisation sans précédent pour demander et
obtenir la paix en Pays Basque. »
« La paix n’est pas l’apanage d’un parti politique ou d’un autre, elle a besoin de tous, elle est universelle.
Nous le devons maintenant et aux générations futures, un Pays Basque en Paix »

Anaiz Funosas, présidente de Bake Bidea et Michel Berhocoirigoin, artisan de la paix, pour clore cette
mobilisation ont exposé les demandes portées par la manifestation et la majorité politique et sociale du
Pays Basque:
Anaiz Funosas a insisté «Après le désarmement et la manifestation de Paris, l’espace de discussion ouvert
avec le ministère de la justice a permis des avancées» «Il reste encore la question des rapprochements,
des DPS, des prisonniers isolés, des femmes, des libertés conditionnelles prisonniers isolés - des femmes
- des libertés conditionnelles, notamment celles Txixtor Haramboure, Jakes Esnal et Jon Kepa Parot qui
arrivent à leur trentième année de détention...Il n’est pas possible de rester embourbé au milieu du gué».
Michel Berhocoirigoin a continué:
«Parce que la levée des mesures d’exception, c’est d’abord une question de Droit: ce n’est pas une ques-
tion d’opinion, mais de Droit qui ne peut fluctuer au grès des intérêts ou opportunités politiques.»
«Nous parlons des «prisonniers maintenant!», mais nous n’oublions pas les victimes: ils ont été au cœur
du conflit, ils sont au cœur de la sortie du conflit. Toutes les victimes ont droit à la reconnaissance, à la
vérité, à la réparation. Il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance, toutes les victimes appartiennent à la
même humanité. Se mobiliser pour le respect des Droits des prisonniers, ce n’est pas porter atteintes aux
victimes».

Anaiz Funosas de poursuivre «Nous ne sommes pas arrivés au bout du processus avec la fin de l’ETA. Il
nous faut aller plus loin : Supprimer toutes les mesures d’exception dans le cadre de la résolution défini-
tive de la question des prisonniers en recourant à la justice transitionnelle, à l’instar des processus de paix
qui ont abouti à travers le monde».

Pour finir, les organisateurs ont remercié tous les participants à cette mobilisation, reflétant la pluralité, ce
qui est la force de ce mouvement : «nous constituons, entre tous, le moteur du processus ! ».

La conclusion a été donné par le chant de Joxean Artze «Txoriak txori» repris une foule immense, moment
d’émotion partagé par tous et toutes.

Nota : Photos libres de droit