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Le 15 janvier 2019

Communiqué de presse des Conseils de la République de Côte d’Ivoire

La CPI vient de rendre son jugement.


Nous déplorons cette décision surprenante à tous égards. N’oublions pas qu’il y a eu 3500
morts et victimes. Il y a donc bien eu des coupables.
L’obstination de Laurent Gbagbo à refuser le résultat d’un scrutin démocratique validé par
l’Union africaine, l’Union européenne et l’ensemble de la communauté internationale est
l’une des causes principales de cette tragédie. Il aurait pu et dû épargner à son peuple ces
souffrances et cette violence.
Surprenante cette décision l’est d’autant plus que ce fut le Haut-commissariat aux droits de
l’homme de l’ONU, le Conseil de Sécurité et l’Unité africaine qui ont directement ou
indirectement soutenu la saisine de la CPI.
Cette décision marque un désaveu de la communauté internationale.
Un procès équitable suppose que toutes les parties soient entendues pour que la
manifestation de la vérité éclate, ce que cette décision prématurée rendrait impossible.
L’audition des témoins de la défense est nécessaire pour la clarté des débats. Leur
témoignage pourrait donner lieu là aussi à des révélations et des surprises comme ce fut le
cas parfois pour les témoins de l’accusation.
Nous continuons à estimer que tous les moyens de droit prévus au Statut de Rome peuvent
être utilisés pour que le procès reprenne dans l’intérêt de la justice et de la paix civile.
Nous prenons acte de la décision du Procureur de faire appel.
L’important est que Laurent Gbagbo reste à la disposition de la justice.

Jean-Pierre MIGNARD Jean-Paul BENOIT

Pierre-Emmanuel BLARD

Avocats au barreau de Paris