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RE VI STA

I STORICA

ROAAANA

,

MCMXXXIII

VO LIII.FAS C.!

www.dacoromanica.ro

a

COMITETUL DE DIRECTIE

G. I. BRATIANU, profesor la Universitatea din Ia§i.

G.

M. CANTACUZINO, arhitect diplomat al Statului Francez.

N.

CARTOJAN, profesor la Universitatea din Bucure§ti.

C.

C. GIURESCU, profesor la Universitatea din Bucure§ti.

S.

LAMBRINO, profesor la Universitatea din Bucure§ti.

P.

P. PANAITESCU, profesor la Universitatea din Bucure§ti.

AL. ROSETTI, profesor la Universitatea din Bucure§ti.

CUPRINSUL

I. Articole

G. M. Cantacuzène, Considerations genérales sur

la genese de l'art moldave

Pr.

patriarhul Silvestru al Antiohiei

Gr. Florescu, Castrul roman Drobeta (T. Severin)

Vasile Radu, Mdndstirea Sf Spiridon

si

Cercetdri

i sdpdturi arheologice din 1931

.

.

Al. A. Vasilescu, Cronologia tabelard. Data alcd-

tuirii

i autorul ei

II. Miscellanea

Pagina

1-77

11-31

32-53

54-77

78--82

Gh. I. Batianu, La place de l'Europa Orientale

dans l'histoire generale du Moyen Age

78-79

D. Bodin, Cdteva date noi privitoare la familia

Sihleanu

79-82

III. Recenzii

83-95

P. Mutafeiev, Bulgares et Roumains dans l'his-

toire des pays danubiens (P. P. Panaitesc u).

83-89

GOrka Olgierd, Bialogrod i Kilja, a wyprawa 7.

1497 (P. P. Panaitescu)

.

.

89-90

Horovitz Ph., Le probleme de l'évacuation de la

Dade transdanubienne (V asile Christesc u).

90-92

Horovitz F., Despre organizcgia administrativd a

Daciei Traiane pdnd la Marcu Aurel (V a sile

Christescu)

Burkitt Miles and Childe V. Gordon, A Chro-

nological Table of Prehistory (V ladimir D u-

mitrescu)

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92-94

94-95

CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA GENESE

DE L'ART -MOLDAVE

Ouand on aborde la monographie d'un artiste il est malaise

de le situer au milieu des contingences de la vie que son époque

lui fit mener, de faire la part des idees qui furent siennes, de celles

qui etaient le patrimoine commun de la societe dans laquelle ii

etait encadre et enfin d'eclaircir et d'expliquer le double jen des

influences de la societe sur son individualite et respectivement

de sa personnalite sur cette organisation humaine. Le probleme

echappe tonjours dans une certaine mesure a celui qui s'aventure

cans le domaine de la retrospection et qui cherche a ecrire l'his-

toire d'un createur.

rtiste a celle d'une époque artistique toutes les difficultes aug-

inentent dans une progression geotnetrique.

frappe avant tout, lorsque nous jetons un coup d'oeil d'ensernble

Mais lorsque l'on passe de l'histoire d'un

Car, ce qui nous

ur une époque de l'histoire, c'est le non-parallelisme du deve-

,oppement artistique et politique. On se plait souvent d'une ma-

-dere arbitraire a reperer des époques de coincidence artistique

et politique et de les appeler grandes parcequ'elles remplissent

les conditions ideates d'un etat de choses, auquel nous ne cessons

de rever et d'aspirer.

Mais bien souvent l'art echappe autant aux catastrophes

qu'aux reussites politiques.

S' il est evident par exemple que le regne de Justinien marque

tine tres grande époque dans l'art byzantin, on ne pent pourtant

pas affirmer que l'art de ce vaste empire suivit sa decadence po-

Si l.'on ne devait plus jamais tenter d'aussi grandes et

litique.

audacieuses choses on s'acheminait neanmoins vers une perfection

plastique dont l'influence devait se prolonger en Orient bien

apres la chute de l'empire et tandis que, faute de possibilites fi-

nancieres, l'art de la mosaique disparaissait ; le XIII-e, le XIV-e

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G. M. CANTACUZENE

et le XV-e siecles devaient voir se developper une remarquable

ecole de peinture.

L'empire byzantin en disparaissant etait loin d'avoir epuise,

comme beaucoup le croient, ses possibilites artistiques.

Il en est, de meme, des cathedrales de France et de l'art

clunysien, dit gothique. Ni retat politique, ni retat economique

de la France au XI-e, XII-e et XIII-e siecles ne sont des rai-

sons suffisantes pour expliquer cette floraison fantastique. Le jeu

des influences peut expliquer et eclaircir bien des points. Les croisa-

des, la proximite maure, les bases et les essais de l'art roman peu-

vent nous montrer la chronologie du developpement de Fart cluny-

sien. Sa genese n'en est pas moins rnysterieuse. L'art clunysien a

ete de beaucoup superieur a toutes les autres productions intellec-

tuelles de son temps. Il a precede la grandeur de la France.

Dans d'autres etats l'art est un refuge, ou plutôt une echap-

patoire par laquelle un peuple exprime sa grandeur et ses preten- tions, niees ou dejouees par les evenements. L'art des deux Etats

Roumains (Moldavie et Valachie), en est un brillant exemple.

Les habitants des Carpathes et des bords du Danube ont donne

un art qui a contredit pendant trois siecles leur decadence po-

liti que.

Nous pensons que ces exemples suffisent a prouver le manque

de parallelisme dont nous avons parle. Si nous devious chercher

une image dans le domaine de la geometrie, nous penserions

plutôt a deux courbes irregulieres qui se rapprochent quelquefois,

jusqu'à se toucher, qui s'eloignent souvent jusqu'à se perdre et

dont le trace general aurait tout de meme une direction moyenne

similaire.

C'est pourquoi l'histoire de l'art doit, a notre avis, se tenir

le plus possible dans le domaine critique. Ni frontières, ni dynasties,

ni traites ne mettent un rythme precis clans son evolution. Ii y a

une foison de documents qui sont tous subjectifs et sujets a de

multiples interpretations. L'art d'une époque semble, souvent,

contredire ce que l'histoire nous apprend d'elle. Ii apparait ainsi

comme une contre-epreuve ouvrant de larges perspectives sur un

monde evanoui aux tendances a peine avouees, de presomptions,

de plevenances ou de sympathies. Precedant une grandeur poli-

tique ou prolongeant virtuellement un etat de choses disparu,

etant tantôt en dech ou au dela de l'histoire, rart est aussi mal-

aise a faire entrer dans le cadre d'un recit historique qu'à etre

isole totalement pour constituer une histoire speciale.

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CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA GENESE DE L'ART MOLDAVE

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Un art n'appartient pas entierement a son epoque, ni un

artiste entierement a son milieu.

On n'a guere tente encore une geographic de l'art. C'etait

pourtant la premiere precaution a prendre, pour ne pas se perdre.

Mais it tous ces problemes vient s'en ajouter un autre : les rapports des differents arts entre eux. Tel art arrive a son plein epanouissement quand tel autre est en veilleuse.

Et puis ii y a des époques coloristes, des époques plastiques,

des époques de dessin. A la base de tout cela ii y a surtout les

rapports de l'art et de la pensee, de l'art et de la religion.

On se plait souvent a limiter l'histoire de l'art a ce que l'on

est convenu d'appeler les arts majeurs : architecture, peinture,

sculpture. Mais ii y a les metiers et les arts populaires qui ont leur

hist oire et leur geographie souvent indépendante.

Le temps agit autrement sur les uns et sur les autres. Tandis

que dans les arts majeurs les influences sont rapides et plus directes,

dans les regions obscures de l'instinct populaire, le temps compte

it peine. Ce que nous prenons pour un element naïf et populaire

est souvent le residu d'un art de la pre- ou protohistoire. Ce qui nous parait primitif est souvent le resultat de la repetition d'une

forme vide de sens pour nous et dont l'harmonie nous charme

comme certaines ecritures incomprehensibles dans lesquelles nous

sentons neanmoins la presence de l'intelligence. De tout temps

les artisans ont ete la base des civilisations.

C'est d'eux que nom-

bre de fois les grands artistes sont nes. Depositaires de la tech-

nique autant que de l'instinct populaire, ce sont ces obscurs colla- borateurs des grandes reussites qui ont maintenu it travers toutes

les vicissitudes la continuite des arts. Enfin intervient un facteur considerable : l'initiative per-

sonnelle des grands personnages de l'histoire qui ont su reveiller

tous les obscurs instincts des races qu'ils etaient appelles

è gou-

verner et qui ont su tirer parti du temps, des artistes et des cir-

constances. De leur fantaisie ou de leur caprice sont nes sou-

vent des chefs-d'ceuvres. Les plus grands furent ceux qui savaient

ce qu'ils pouvaient demander.

Il est communement admis qu'en art comme dans la nature

ii n'y a pas de generation spontanee et que toute ceuvre est le re-

sultat d'une evolution dont on peut suivre les differentes periodes.

Et pourtant, le seul domaine oü l'image de la generation spon-

tanee semble s'appliquer, c'est bien celui de l'art.

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G, M. CANTACUZENE

On prend souvent certains attributs secondaires, certains

accessoires comme signes evidents d'une influence et fort de cette

trouvaille, on apparente ou on relie dans son esprit deux époques.

Ce genre de deductions, cette tendance, explicable du reste, de

vouloir considerer l'art comme soumis a une evolution generale

et continuelle, a fait commettre un nombre incalculable d'erreurs.

Car, si, par exemple, l'art grec a puise abondamrnent dans l'he- ritage egyptien, il est evident que l'un ne procede pas de l'autre

et que, s'il y a en influence, l'art grec a en une evolution propre

avec ses elements primitifs et finissant dans la perfection.

Ii reste ensuite a etudier les influences en tenant compte

du degre d'evolution de chaque art. Deux pays, arrives a nu

degre egal de civilisation, s'influencent autrement que lorsque

l'un d'eux est h ses debuts et l'autre a son apogee. Le fait que la

Grece ait ete dans son époque archaique lorsque l'Egypte tombait

sous la conquete perse a eu comme resultat probable que l'influence

des immenses richesses artistiques accumulees dans la vallee du

Nil ait ete de beaucoup moindre.

Enfin, ii y a des choses qui ne s'expliquent pas et qu'il faut

se resoudre h admettre telles quelles.

C'est ce que nous avons

appele la generation spontanee. Nous avons vu surgir dans un

espace de temps tres court, des arts surprenants et qui n'avaient

guere eu d'epoque preparatoire, des ecoles entieres se constituer

Nous aurons beau chercher

et atteindre d'un coup h la rnaitrise.

des explications et accumuler les causes, l'essentiel ne se prouvera

pas et ce serait nier l'art tout entier que de lui refuser le miracle.

*

*

*

Dans la. formation des ecoles autant que dans l'elaboration

même des ceuvres le milieu physique alimente les voies instinc-

tives de l'artiste, completant l'ambiance sociale, d'une maniere

mysterieuse et continuelle.

Enfin, en dernier lieu, il y a dans le developpement artistique

d'une époque ce facteur redoutable et parfois tyrannique qui s'appelle : le passe (proche ou lointain) et qui ne cesse d'agir,

espece de memoire anonyme ou de nostalgie collective.

Grace a cet etat de retrospection, les plus curieux retours

sont possibles : quand. Byzance exerce sa politique imperiale elle

est dominee par le passe romain dans ses lois et dans son art.

Quand, repliee sur elle-même, elle passe de l'offensive et

des conquetes h la defensive, la Grece antique surgit h l'horizon

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CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA GENESE DE CART MOLDAVE

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de ses pensees et nous voyons sous les Paleologues fleurir une

epoque hellenistique. C'est du reste cet aspect de son genie qui

devait continuer d'agir sur l'Europe Orientale.

On a beaucoup parle du flux et du reflux des influences

byzantines sur la Renaissance et reciproquement du trecento"

et du quattrocento" sur le monde grec. Ii y a tant de similitudes

dans les elements employes, un si parfait parallelisme dans les

tendances, a ce moment là, qu'il est difficile d'etablir la part

creatrice de chacun de ces deux mondes.

Mais, c'est dans les regions vierges de la Peninsule Balkanique,

de la vallée du Danube et de la Russie Meridionale que la marche

des idees et des influences byzantine est plus facile a etudier.

En jetant un coup d'ceil sur la carte de cette partie de l'Eu-

rope, nous constatons prernierernent que les influences italiennes

semblent se rarefier au dela du Danube. Elles parviendront plus

directernent a la Moldavie par la Boheme et la Pologne. La Ser-

bie semble etre le lieu oh l'effet du flux et du reflux qui s'est pro-

duit entre le monde byzantin et latin ait laisse le plus de traces,

avec de l'autre côte de l'Adriatique, Ravenne et les etats de la

republique de Venise. Le croissant des Carpathes marque la fron-

tiere des forces de penetration vers l'Orient du monde gothique.

Ainsi la vallee du Danube se dessine comme le boulevard des in-

fluences byzantines vers le Nord avec la Mer Noire comme chemin

parallele et plus direct.

Cette poussee byzantine devait se heurter aux influences

de la Renaissance qui avaient avance leurs tentacules jusqu'aux

frontieres de la Pologne. Le catholicisme fut le grand vehicule

des idees de la Renaissance. L'art gothique etant a son declin a

l'epoque des Paleologues, une vague de vie et de jeunesse devait

recouvrir l'Europe et supplanter toute autre influence, la ou

l'empire byzantin n'avait pas ouvert des voies d'acces a son

prestige.

A la suite de ses echecs politiques et militaires, l'empire by-

zantin disparait. Mais le monde byzantin ne finit pas et dans les

deux principautes roumaines ainsi qu'en Russie, on continua,

parfois sous les formes les plus humbles, a developper des themes

anciens avec un esprit qui se renouvelait aux sources vives du

genie des jeunes races.

Au nord de la Moldavie, dans la region appelee actuellement

Bucovine, dans cette depression des Carpathes, ou les montagnes

sont plutôt de hautes collines boisees, se developpa un art d.'un

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G. M. CANTACUZENE

caractere bien defini, dont la genese est le produit des courants

les plus divers. Cet art devait arriver a son plein epanouissement

vers la fin du XV-e et

le

debut du XVI-e siecle,

soit cent

ans apres la constitution du jeune Etat. Kiew et l'etat de Nov-

gorod avaient deja donne des chefs-d'oeuvres. La Pologne subis-

sait, sous la formation cathelique la pression de la Renaissance.

Le royaume de Hongrie continuait la formule gothique. La Va-

lachie, au Sud, subissait l'empreinte serbe.

Un siecle suffit done a la Moldavie pour mener a la perfection

son architecture et sa peinture.

Ii y eut du reste deux phases de cette courte et brillante epoque : le regne d'Etienne le Grand, ou l'architecture arrive

parfaire son harmonie et le regne de son batard Pierre Rares,

qui fut eminemlnent pictural.

Pour bien comprendre la genese moldave ii faut tout le temps

se souvenir que c'est un pays latin de formation orthodoxe lirnite

sur deux côtes du rectangle de son territoire par des peuples ca-

tholiques tels que les Hongrois et les Polonais.

de l'autre côte des Carpathes se trouve la Transylvanie habitee

par des Roumains, toujours de religion orthodoxe. Mais la Tran- sylvanie fait partie du systeme feodale hongrois. De cette proxi-

Il est vrai que

mite catholique devait naitre une hesitation qui ne fut pas l'un

des moindres elements de la formation de l'art moldave. Quand

on consulte attentivement l'histoire de la Moldavie on a l'impres-

sion que les premiers princes de ce pays hesiterent a plusieurs

reprises entre les deux religions.

Il est fort probable que ces princes ont dii longuement peser

le pour et le contre d'ttne decision qui allait changer toute la des-

tinee de leurs pays. Une des raisons qui parait avoir fait incliner

la balance en faveur de l'orthodoxisme est la crainte de donner aux

deux puissants royaumes voisins, la Hongrie et la Pologne, un

trop grand moyen d'intervention dans les affaires moldaves.

Dans tous les cas, cette hesitation a ete favorable a l'art

moldave. Grace

a la Pologne et a l'eglise catholique, la Renais-

sance vint greffer d'etranges fleurs sur ce dernier rameau de l'ar-

bre byzantin. Grace a la Boheme et a la Hongrie le dernier souffle

de l'inspiration gothique devait atteindre la Bucovine.

les Carpathes et la frontiere du Nord, entre les

montagnes et le Dniester, marquent la zone d'influence occiden-

tale renaissante ou gothique, le Sud, Danube et plaine valaque,

sont les grandes voies ouvertes au monde byzantin ; le Dniester

En resume :

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CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA GENESE DE CART MOLDAVE

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qui separe la principaute moldave du monde russe, demarque une

autre zone d'influences byzantines, enrichies de tous les dons

divers et imprevus de la fantaisie et du bizare que le peuple russe

a exprime de tous temps, en tout art. De ce côte, devaient aussi

s'infiltrer certains elements venus de l'extreme Orient.

lonies armeniennes viennent avec leur connaissance de l'art de

batir augmenter le nombre des influences.

Cet entre-croisement de courants, cet imbroglio de tendances,

cette poussee d'esthetiques souvent contraires venait remuer le

tuf fecond des regions vierges oui depuis des siecles le soc des ci-

vilisations n'avait plus passe.

Dans ces grandes forets qui descendaient des Carpathes,

habitait un peuple unitaire par sa base dace et latine, mais com-

posite dans son ame, oil les Slaves et tant d'autres avaient laisse

quelque chose de leur orgueil de conquerants, de leur nostalgie

de patres ou de leur opiniatrete de laboureurs primitifs. C'etait

un peuple ancien par ses nobles parentes, mais jeune par ses al-

liances barbares.

La Moldavie du Nord etait au carrefour des races, a la fois

le point terminus de certains grands courants et au croisement

Des co-

de beaucoup d'influences.

Conduite rudement par une noblesse

de guerriers, ayant it sa tete un prince qui etait avant tout un

capitaine,

la Moldavie du XIV-e et du XV-e siecle trouva

vite le chemin d'un expression originate lorsqu'il s'agit de trouver

pour elle une forme d'art religieux.

Ni Alexandre le Bon, ni Etienne le Grand, ni Pierre Rare§

ne furent des princes semblables

it ceux de la Renaissance. Nous

sommes tout a fait d'accord la-dessus avec M. P. Henry. Ce n'e-

taient pas des princes entiches d'humanisme et petris d'esthe-

Grands chasseurs dans leur loisirs et guerriers lorsqu'il

tique.

fallait, ils ne savaient que trop qu'un etat chretien ou une dy-

nastie ne peuvent rien sans l'eglise.

Apparaissant sur les confins du monde civilise d'alors comme

des champions de la chretiente, ils savaient que cette cause etait une justification d'existence a une époque oit le principe des na-

tionalites

n'interessait personne et une haute discipline pour

l'etat qu'ils gouvernaient.

B. est done inutile, si l'on considere la formation de l'art

moldave sous ce jour, de se demander pourquoi ii fut essentielle-

ment religieux.

*

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G. M. CANTACUZENE

A qui s'adresserent les princes moldaves pour edifier et or-

ner eglises et monasteres ? A des maitres de Byzance ? De l'Athos ?

de Kiew ? de Pologne ? de Transylvanie ?

La premiere eglise connue en date,

sur plan occidental, avec nef et bas-côtes.

cella de Rada4i, est

Ii est vrai que cet

exemple ne se reproduira plus. C'est bien resthetique subtile des

Paleologues qui pouvait convenir a de petits edifices, qui triomphe

rapidement.

Toutefois, une serie d'eglises datant d'Etienne le

Grand avec tours accolees indiquerait une influence romane.

Mais, le type le plus evolue, qui nous parait etre plastique-

ment le plus complet est celui des voirtes a trompe sur plan cir-

culaire, exprirnant a l'exterieur un tambour, a plan en etoile

qui soutient une lanterne eclairant le transept. (La lanterne est

recouverte d'une calotte spherique.) Sous la poussee gothique, la

calotte sur pendantifs s'est decomposee en se retrecissant (justi-

fiant les trompes), puis s'est separee par un second tambour elance

jusqu'a prendre la silhouette d'une fleche. Les fenetres et les

portes sont d'inspiration gothique. On voit même des aretes ren-

forcer des calottes sur pendantif. Des contreforts apparaissent

it l'extérieur des edifices.

Ce ne sont done pas seulement les elements gothiques qui

sont a rernarquer et qui du reste detonnent parfois, c'est surtout l'esprit gothique qui agit sur la plastique de Farchitecture.

C'est peut-etre aussi cette lutte des deux elements qui nous

fait penser a la Renaissance. Et la interviennent les constructeurs.

Si les maitres etaient grecs ou de formation telle, les niaitres de

rceuvre et les ouvriers, tailleurs

clevaient, suivant la formation sociale d'alors, appartenir a des

de pierre ou simples macons,

corporations dependant de Bude ou de Prague. Vu les distances,

il est peu probable que l'on fit appel a de's ouvriers grecs mais

plutôt a ceux des pays limitrophes. La correspondance des prin-

Les princes moldaves etaient en

ces prouve notre affirmation.

correspondanee avec les villes transylvaines pour le recrutement

des ouvriers. A ces equipes venaient s'ajouter les autochthones,

virtuoses dans les constructions en bois.

Tres rapidement les

corporations ont dii faire des proselytes et entrainer ces nags

paysans a leur discipline.

Les signes lapidaires, retrouves par

Georges Bals sur presque toutes les eglises moldaves de la grande

epoque, semblent confirmer cette seconde affirmation. Mais re-

volution rapide de l'art moldave lui-meme le prouve encore bien

plus. Ce n'est que dans le cadre d'une discipline collective et avec

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CONSIDLRATIONS GENERALES SUR LA GENESE DE L'ART MOLDAVE

9

la collaboration méme du peuple qu'un tel art pouvait prendre

naissance. L'animateur n'en reste pas moins Etienne le Grand qui

sut mettre dans la seconde periode de son regne la meme energie

a organiser et a embellir son etat qu'il avait mise dans la premiere

it lutter contre tous ses voisins. S'il ne fut pas un esthete, ii eut du moins une idee assez nette de ce qu'il voulait pour que l'on reconnaisse tres vite, sur tout ce qu'il fit edifier, le sceau de sa

personnalite.

Sous le regne de son fils, Pierre Rares, la poussee gothique

gagne du terrain, au detriment de la plastique byzantine.

C'est

sous le regne de ce prince que la peinture entre largement en jeu,

autant que la sculpture le fit dans l'art gothique d'occident.

Elle prend sur les murs des eglises la place que la sculpture a sur

les cathedrales. La religion orthodoxe interdissant formellement

la representation it trois dimension de l'etre humain, l'instinct

populaire avide d'imageries poussa it orner les eglises de fresques

qui les couvrirent, autant it l'exterieur qu'à l'interieur. Si la pein- ture etait en elle-meme tres rapprochee de l'iconographie byzan-

tine, l'esprit qui presida it l'execution de ces fresques et le besoin auquel elles repondaient semble bien avoir ete influencees par le

gothique.

Plus que dans l'architecture, la contribution populaire sem-

ble avoir enrichi de son imagination et de sa chrotnatique cette

ecole de fresque. Le meilleur de la vie intellectuelle et artistique

se developpant dans le cadre d'une societe monacale, il est facile

d'irnaginer comment travaillaient ateliers et

chantiers.

Cette

discipline monastique completait admirablement celle des corpo-

rations. Les arts et metiers populaires apporterent la saveur spe-

ciale au terroir, la connaissance des materiaux, la maniere spe-

ciale dont ils etaient habitues a s'en servir et ce melange de rou-

tine et de spontaneite qui en est si souvent leur caracteristique.

Les eglises de Pierre Rares, elancees comme de petites ca- thedrales et toutes recouvertes de fresques, depassent en magni-

ficence celles d'Etienne le Grand.

Mais, les

premieres, d'un

equilibre plus parfait et d'une emotion contenue, restent par leur

harmonic davantage dans les donnees byzantines et

celles du

debut de la Renaissance, rappelant parfois certains petits edifices

de Bramante.

Dans l'enumeration des influences et des elements consti-

tutifs de Fart moldave, nous avons enurnere seulement ce qui

nous paraissait evident.

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10

G. M. CANTACUZENE

lyse,

Mais il est probable que plus on continuerait h pousser

l'ana-

plus on se perdrait, car la comme dans bien d 'autres cas,

l'essentiel nous echappe, pour la simple raison que toutes les causes

enoncees qui ont contribue a la formation de cet art ont ete utiles,

nécessaires, indispensables, mais non pas suffisantes pour expliquer

a elles seules et justifier la naissance et l'eclosion, en un temps

si court, d'un art aussi parfait et aussi entierernent realise.

Ii s'est produit en petit en Bucovine le miracle qui a emer-

veille la France du rnoyen-age et qui classe l'abbaye de Cluny

parmi les grands lieux inspires du monde.

*

*

*

Nous avons analyse les principales raisons qui nous ont

pant expliquer la reussite moldave. Ii serait facile d'enumerer

toutes celles qui furent contraires et dont le nombre, peut-etre,

serait plus grand. Ce que l'on pent constater, c'est qu'il y a eu

dans la Moldavie du Nord un terrain propice a la formation des arts. Etienne le Grand eut le desir de realiser de grandes choses

et il trouva a qui parler.

C'est evidemment cette grande personnalite historique qui

provoqua cette generation spontanee et c'est sa force d'organisa-

tion qui rendit viable cette generation.

Quels furent les artistes que le destin lui fit rencontrer et

qui le comprirent, transposant sa personnalite sur un plan immortel ?

Qui le saura jamais ? A bout de conjectures c'est aux ceuvres qu'il

faut aller demander leur secret, car elles ont le privilege de s'ex-

primer au-delà des notions et des mots.

Bucarest

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G. M. CANTACUZENE

MANASTIREA SF. SPIRIDON SI PATRIARHUL

SILVESTRU AL ANTIOHIEI

Biserica SI. Spiridon Vechiu mi-a atras atenpunea din pri-

cina celor doua inscriptiuni arabe : una la usa dela intrare

pe icoana Sfamtului Spiridon. Se citise numai inscriptiunea gre-

i alta

ceascä din care rezultau doua lucruri :

ctitoria lui Constantin

Mavrocordat

i prezenta patriarhului Silvestru al Antiohiei la

Bucuresti in 1747, cand a supraveghiat zidirea ei. Dar aceasta

biserica a fost manastire, adapostind in chiliile ei ierarhi

gari, având. danii de mosii inscrise in condica ei, despre care nu

i calu-

se stie pana acum nimic. Dupa cum reiese din inscriptiunea arabà

de pe icoana Sfantului Spiridon, manastirea este mai veche.

Constantin Mavrocordat a zidit-o din nou pentru pomenir ea pdrin-

tilor sdi si a sa,

dcdndu-o lcicas pentru ierarhii si cdlugarii arabi".

Arhivele Statului ne ofera cateva date, unele anterioare

anului 1747, altele referitoare la vremea cat a stat patriarhul Sil-

vestru in Muntenia. Iatä-le in ordine cronologica :

1718, Iunie 25. Copie dupa hrisovul lui Grigorie Ghica Voe-

vod, catre manastirea Sf. Spiridon, prin care ii dà in stapanire o parte din mosia Domneasca din marginea orasului Bucuresti.

7251 = 1742, Sept.

1. Cartea lui Grigorie Ghica Voevod

catre egumenul mamastirii Sf. Spiridon, prin care ii da voie a lua

i a-i intoarce banii, fiindca

in stapanire casa lui Stan Barbierul

nu s'a tinut de condipile ce a avut cu mandstirea.

1746, Oct. 26.

Scrisoarea patriarhului de Antiohia catre

egumenul manastirei Sf. Spiridon, ca sa-i trirnita lei 300, dania,

pe acest an.

1746, Dec.

8.

Hrisovul lui Constantin Voevod prin care

inchina mandstirea Sf. Spiridon ca metoh al patriarhiei de Antiohia.

1747, Sept. 14. Testamentul raposatului Ciril, fost egumen,

in care declara datoriile catre persoanele ce insemneaza.

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12

PR. VAS1LE RADU

1747, Noemvrie 31. Copie de pe un catastih ce confine 13

documente relative la mosia Stãnesti din jud. Buzau.

1747, Dec. ii. Cartea patriarhului Antiohiei confirtnând pe

danie pe

egumenul Arhim. Nicoclim, cu indatorirea de lei 300 fiecare an din partea manastirei.

1747, Dec. ii. Chitanta patriarhiei pentru aceasta suma.

7256

= 1748, Iunie 25. Hrisovul lui Grigorie Ghica Voevod

catre manastirea Sf. Spiridon Vechiu, prin care ii da in stap

nire o parte din mosia Domneasca din marginea orasului Bucuresti.

7256 = 1748, Iu lie 15. Cartea patriarhului de Antiohia prin

care cumpard dela Vornicul Constantin Strâmbeanu cloud locuri in Bucuresti.

7257 =- 1748, Oct. I. Cartea lui Grigorie Ghica Voevod, ca

sä fie in pace si nesuparati chiriasii din hanul Sf. Spiridon Vechiu.

7258 =_ 1749, Oct. 1. Cartea lui Grigorie Ghica Voevod catre

manastirea Sf. Spiridon, prin care ii da doua case.

Privitor la aceasta biserica, d. profesor N. Iorga a publicat

in Buletinul Comisinnei, Monumentelor Istorice, -an articol intitulat

0 bisericd siriand la Bucure,sti, in care reproduce inscriptiunea

greacd, cla traducerea ei i arata la sfArsitul articolului cauzele re-

fugierii patriarhului Silvestru la noi. Ble sunt, dupa domnia sa :

situatiunea creata de prezenta lui Silvestru pe scaunul patriarhal

ti

nemultumirea crestinilor cu ocaziunea turburarilor provocate de

unire in Siria.

D. profesor lorga a citit gresit unele cuvinte din prirnele

douà randuri ale inscriptiunei. Acest text a fost publicat

i tradus

in douà feluri. In Inscriptii din bisericile Romeiniei, gasim textul

si traducerea urmatoare :

06-cog

ô

e-og

xcel

77Chicerc-cog

v7.6c,

teltevo;

Tot)

iy

(itytocg

Tcatpàg

i*ebv

Ercupta6voc Ten OsoD pitp6g

4auitomópyou = Aceasta sfânta i prea veneratà biserica, inchinata

celui intru sfinti pdrintelui nostru Spiridon, cu cinstea Maicii

Domnului, facatorului de minuni

1.

In Buletinul Comisiunei Monumentelor Istorice, gasim ace-

las text, insd cu alta traducere :

biserica, templu al celui intru sfinti parintelui nostru, Spiridon,

cu cinstea Maicii Domnului, facatoarei de minuni 2

i prea venerata

Aceastd sfântà

i anume :

dupa prima traducere, facator de minuni este sfAntul Spiridon,

Din cele doua traduceri rezulta o eonfuziune,

I N. lorga, Insciiptii din bisericile Romdniei, fasc. I, p. 2G7, seq.

2 N. Iorga, Bulet. Com. Mon. Ist., XXII (1929), fasc. 6i, p. 97.

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MANASTIREA

SF. SPIR1DON $1 PATRIARHUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

13

iar dupa ultima traducere, Maica Donmului. Expresiunea

: cu

cinstea Maicii Domnului", din amandouà traducerile, este inadmi-

sibilä. Ea atrage atentiunea oricarui cunoscator al terrninologiei biserice§ti. Iata textul grecesc asa cum 1-am citit noi : 015-cog

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7CC'OGE.7C70;

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civae.i6p.evo; TOO iv

noccpbg ttari ITcup(covog Tp4ttroiwto; top

accultatoupyoo = Aceasta

sfantä

rintelui nostru Spiridon al Trimitundei, facatorul de minuni.

i prea cinstita biserica cu hramul celui intru sfinti pa-

Si atunci dispar intelesurile nepotrivite : inchinatdicu cinstea

,

Biserica rnAnastirii Sf. Spiridon

Maicii Domnului iar faceitorului de minuni, se precizeaza. 0 bi-

serica poate fi inchinata unei patriarhii, iar unui sfant i se dedica,

adica ii poarta numele, iar in termenul consacrat se spune : cu

hramul. Cu cinstea Maicii Domnului, este descompunerea cuvan-

tului Tpclictotivrog in tcp,Ti

A9sots;

ritp6g, in loc de : Spiridon al Tri-

mitundei. Si in fine, facator de minuni rämane sfantul Spiridon.

Domnia sa traduce pe 7tEpcoxil

cand :

rijg akot) rcEptoxiri

cu averea lui 1, cand : cu tot cuprinsul ei 2, insemnare destul de

1 N. Iorga, Insert/4u,

. p. 267.

2 N. Iorga, Bulet. Com. Molt. Ist., p. 97.

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14

PR. VASILE RADU

vagd. Explicarea acestui cuvant se and In inscriptiunea arabà de pe

icoana sfântului Spiridon, care inscriptiune ne dà unele amanunte

ce nu se aflä in inscriptiunea greceascd. Acest TCSpC0Xt insemneaza :

4)3

t;

-33 Lki) 3, Ai>1) Lc:A

L.1j

=

cladirile

noastre

i chiliile dinlduntru care au fost zidite in vrernea sederii

i a lui". Deci este vorba de ceva precis. Si daca inscrip-

tiunea araba vorbeste despre

siriana despre care scrie d. prof. N. Iorga, nu mai este biserica,

ci mandstire. Acest lucru rezulta tot din inscriptiune, unde este

manastire. Si se precizeaza si data zidirei ei : el

numita j

clddiri

i

chilii,

atunci biserica

a zidit-o din nou (1.4).),A

f

c

".4o

.6") pentru pomenirea lui

i a

parintilor sái. Deci este mai veche de cum o infatiseaza inscriptia

greceascd.

Dar nu era nevoie numai de inscriptiunea araba ca sa stim ca Biserica Sf. Spiridon Vechiu" a fost manastire 0 nu biserica.

F. I. Sulzer, Geschichte des transalpinischen Daciens, Viena, 1781,

publicd la sfarsitul lucrarii sale, 0 o schita de plan al Bucurestilor :

Grundriss der Hauptstadt Bukarest in der Walachei in care sunt

notate cladirile mai insemnate care au atras atentiunea autorului.

Intre altele este 0 : Das kleine Kloster S. Spiriton", asezata pe

Darnbovita, in locul unde se afla i azi. Al doilea izvor de informa-

thine este : Planul Bucure.,stului,ridikat, tras chi publikat din po-

runka Prea Inaltzatului Domn Stdpinitor Barbu Dimitrie

Stir-

beiu V.V. de Maior Rudolf Artur Borroczyn, 1852. Pe acest plan se vede : M. Spiridon Veikiu. Acest plan are la inceput o lista de

toate manastirile

i bisericile din Bucuresti la aceasta data. Si

printre manastiri este 0 Manastirea Sfantul Spiridon Vechiu.

i pana la 1852 a fost manastire. Ramane de

Deci, dela infiintare

stabilit cand se vor fi daramat chiliile

i cladirile 1

Plansa Borroczyn No. 49, arata unde au fost la 1852 era-

dirile

sf antului.

i chiliile despre care pomeneste inscriptiunea de pe icoana

Mdrturia cronicarului Daponte : Constantin Voda a domnit

in Valahia si in Moldova de zece ofi si a zidit in Bucuresti sfânta

manastire a sfantului Spiridon afierosindu-o scaunului Antiohiei,

1 Probabil dupd secularizare.

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MANASTIREA SF. SPIRIDON

I PATRIARHUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

13

pentru evlavia

i dragostea cdtre Silvestru al Antiohiei, care

dela Iasi a venit la Bucuresti"

2.

In sfar§it, Documenlele

dela

Arhivele Slain lui,

pachetul

Mdmistirea Sf. Spiridon -rechin, sunt o dovada suficienta cà acest

Ideas a fost manastire. Printre aceste documente este §i cel din

1746, Dec. 8, prin care Constantin Voevod inchina manastirea

Sf. Spiridon ca metoh al pa triarhiei de Antiohia 2.

JQ cer4ficci de no, cj peicak

ede conform Cu onpnala

?loam Bora fm

or $1,

din ond h1.2

ACE:or.

40.acu.kp

.

szA.4

Seri.Cailastrithri

I

zi

Manastirea Sf. Spiridon. Planul Borroczyn, plansa 49

lard acum inscriptiunile in traducerile respective.

Inscriptiunea greceasca are opt randuri. La mijloc este sterna

lui Constantin Mavrocordat : un cap de zimbru

i un corb cu o

cruce in gura, de oarece domnise i in Moldova si in Muntenia. Sterna

este faxa. ornamentatiuni. Are initialele

grecesti :

I. K. H. B.,

ceeace inseamna 'Warns Kuivcr-conitrvog N-Lx6XoLog Bor668a.

1 C. Erbiceanu, Cronicarii Greci, Bucuresti, 189o, p. 183-184. Cf. De-

licanis,

IIcaptapxtxtiiv

'Erfr

cfcc,

Constantinopol, 1904, II, p. 241 si

249.

2 Toate documentele Manilstirii, se aflà la Moscova, in afarã de inven-

tarul dela 1823

115

i

116.

j

caetul de venituri

i cheltueli intre 1823

www.dacoromanica.ro

1827, subt numerile

16

PR. VASILE RADU

Aceasta inscriptiune este urmatil de doua randuri de text

arab, care se poate desface : primul rand cate dotra perechi de stihuri rimate, cum se obisnueste in limba araba vulgard, iar al

doilea rand o pereche

i jun1:à-tate de stihuri. Din punct de vedere

poetic, ele n'au nici o valoare. Ele sunt prescurtarea in limba

araba a inscriptiunii grecesti. Pan g. acum n'au fost citite.

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ypo6XaxEcq, Kupiou KupEou 'foioivvou Kupcnavt(vou Ncxo)sciou Bor666a

tpuzcxtiig akoti

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carcrjpEag gyex065 X71 icpc4(.0-cat rci

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'1'4r/12,6v/17o;

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xczcii ,apOwp r

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"Clg o6to6olvirr;

-cic 1747 exi-th Xptcyco0.

t

co:no0 rcapoucagov76; tr )(at incuTa-coti1-v4, iv

= Aceasta sfanta

i prea cinstird biserica, cu hrarnul celui

intru sfinti parintelui nostru Spiridon al Trimitundei, facatorul

de minuni, s'a zidit cu toate eladirile ei de prinprejur, in vreinea

stapanirei Prea Inältatului

Stapanitor a toata Ungro-Vlahia, Domn, Dorrin Joan Constantin

i iubitorului de Christos, Domn

pi

Nicolae Voevod, cu cheltuiala

i pe socoteala Prea Inaltirnei Sale,

pentru sufleteasca Sa mantuire.

i s'a inchinat prea sfantului

apostolicesc

i patriarhicesc Scaun al niarii cetati a lui Durnnezeu,

Antiohia, fiind patriarh prea fericitul Kir Silvestru care, in vremea

zidirii ei, era de fata

i supraveghia. In anul 1747 dela Christos.

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MANASTIREA

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Inscriptia greaca

i araba

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18

PR. VASILE RADU

Aceasta biserica intemeiata in cinstea Domnului Celui

Milostiv, fost-a zidità, la rugaciunea lui Silvestru patriarh apos-

tolic, de fiul lui Nicolae Voevod, de prea cinstitul Constantin Voda,

care a inchinat-o scaunului Antiohiei, cetatea de resedinta a lui

Petru, cu hrarnul celui intru sfinfi

facatorul de minuni.

parintelui nostru] 1 Spiridon

Voi care yeti citi aceste stihuri, cadeti la pamânt strigand :

Intareste, Dumnezeule, temeliile bisericii tale in vecii vecilor !"

Icoana Skintului Spiridon. A doua inscriptiune araba se

afla pe icoana Sf. Spiridon. In mijloc este chipul Sf. Spiridon cu insemnarea deoparte si de alta a capului : '0 aycog EacI48eiv.

Icoana este compusa dintr'o icoand mai veche a Sf. Spiridon,

iar de jur irnprejur se afla acatistul sfântului : 12 scene

in plus : moastele sfântului

scrise cu caractere cirilice. Icoana cea din mijloc a carei vechime

i acatistul sfantului

nu se poate stabili, impodobità cu argint, cat

din vremea sederii in Muntenia a Patriarhului Silvestru, sunt zu-

i mormantul lui. Inscriptiunile sunt

i doua

gravite pe un strat de ghips aplicat pe lemn.

Iata scenele acatistului :

1. Sfintirea sfantului ca preot.

9. A facut sfântul sarpele in aur.

.

3.

A iertat sfantul pacatele vaduvei.

4.

Minunea ce a fa.cut cu capra.

5.

Liturghie facea, inger slujea.

6.

In vremea secerisului rouà a avut pe cap sfântul.

7.

Mormantul sfântului.

8.

Moastele santului Spiridon.

9.

Sfantul a sfaramat idolul.

10. Santul a facut minunea vaduvei.

IL A certat valurile si a incetat vantul.

12. A inviat pe fiul ferneei 2.

13. Sfântul strange caramida

14. A vindecat pe Constantiu.

i iese foc.

1 Cuvintele au fost omise din textnl arab, ca sa iasS rima cu acelas numar

de silabe.

2 Numerile 12, 13, 14 §i I au fost identificate dupa sinaxar, de oarece

desfacerea ramei batutil cu cuie groase ar fi putut deteriora icoana. Numaratoarea

scenelor se face dela stanga spre dreapta.

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1.

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MANASTIREA SF. SPIRIDON SI PATRIARHUL SILVESTRU AL ANTIODIEI

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Icoana Sf. Spiridon cu inscriptia arabA si acatistul

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Iatà acurn inscriptia :

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MANASTIREA SE. SPIRIDON SI PATRIARUUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

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2-01

= In numele Tatalui si al Fiului si al Sfantului Duh.

Ia aminte, cititorule, ca in anul 1747 dela Christos am venit

in Valahia. In aceasta vreme era pe tron

i conducea tara, Maria

Sa Constantin Voevod, feciorul lui Nicolae Voevod, fiul lui Scarlat,

om cucernic, invatat, temator de Dumnezeu, cercetator al Sfin-

telor Carti, iubitor de biserici

i cinstitor

al

preotiei. Când a

aflat ca al nostru scaun apostolic se aflà mai pre jos decht celelalte

trei scaune patriarhicesti

fie inchinata deosebit, ca pentru celelalte scaune patriarhale, din

aceasta tara, Maria Sa i-a facut danie aceasta sfanta manastire

cu hramul celui intre sfinti slavitului Spiridon, fächtorul de mi-

nuni. Aceasta manästire este asezata la rasärit de thul care

trece prin oras si este lipita de pod. El a zidit-o din nou pentru

pomenirea parintilor sai si a sa, facandu-o lacas pentru ierarhii

i toate chiliile cele dinlauntrul ma-

i cà nu are nici o manäsitre care sd-i

§i

calugarii arabi. Cladirile

nästirii au fost zidite in vremea sederii noastre acolo. In afara,

manastirea are danii,

manastirii.

asezaminte

i moii, inscrise in condica

Nadejde avem Ca niciodata nu va

fi lasata la o parte

pomenirea Mariei Sale Domnului, caci aceasta este o datorie

pentru noi.

Cu mijlocirea sfântului Spiridon al carui hram 11 poarta

aceasta manästire, sä va intäreasca Domnul in slujba sa

o pastreze infloritoare pana la sfarsitul veacului.

aminte si de noi, smeritul Silvestru, patriarhul Antiohiei, care

Aduceti-va

i

sa

ne-am straduit sa capatam aceastä danie, pomenindu-i numele

lui si al tatalui sau Gheorghe si al maicii sale Fotini, in toate

i sfintele liturghii. Rog pe Dumnezeu Cel

rugaciunile, ecteniile

1 Din eauza lipsei de litere, unele detalii ealigrafice au fost trecute cu

velerca.

www.dacoromanica.ro

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PR. VASILE RADII

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Prea Ina lt ea si pe noi

i pe

voi

sà vã invredniceasca

sale imparatii. In

cerestii

I anul 1748.

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Noi am zugravit aceastd

icoana, iar la mijloc am ase-

zat icoana cea veche impo-

dobindu-o

cu

argint,

nu

numai ca sa fie mai fru-

moasà, dar

i pentru a pri-

lejui mai multd cinstire pa-

tronului ei, caruia se cuvine

osebita plecaciune.

Scrisu-s'a aceasta de Pe-

tru Nofal, feciorul lui Gheor-

ghe din Tripoli, scriitor in

slujba:sfintei manastiri, in

anul 1748, luna lui Aprilie,

cea binecuvantata 1.

Patriarhul Silvestru al An-

tiohiei

(27

Sept./8

Oct.

1724-13/24 Martie 1766).

Din inscriptiunea laconicä

greceasca

i chiar din cea

,

araba., nu se poate vedea in

deajuns cine a fost patriar-

hul Silvestru care in 1747 lua parte la zidirea mand-

stirii Sf. Spiridon Vechiu. S'ar parea ca este un fugar

din Orient care in vremuri

de restriste religioasa cauta

aclapost la noi. In realitate

lucrul se prezinta altfel.

In aceasta vreme avem

1 Inscriptia n'a fost publicata

nici citità. Fotografia data in

*i

Bulet. Com. Mott. 1st., nu se poate

descifra, fiindca pe vremea cand

a fost luatã, inscriptia era acoperitA de un strat gros de untdelemn

i praf.

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MANASTIREA SF. SPIRIDON SI PATRIARHUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

23

a face cu o ofensivá catolica in Orient pentru unirea cu Biserica Romei. Si dupa succesul obtinut mai inainte eu Rutenii, apoi in

Transilvania, cand la 1700 se castiga pentru unire o buná parte

din Romani, ofensiva se indreapta aiurea : in Siria. Aici de multa

vreme propaganda romano-catolica se

straduise sà

castige

fi

castigase in patriarhatul Antiohiei un mare numar de erestini.

Dar trebuia sä castige

desavarsità.

i patriarhatul, ca unirea cu Roma sa fie

moartea patriarhului

i momentul a fost gasit :

Atanasie al III-lea Dabbas, la 13/24 Iulie 1724.

Dar in aceasta vreme, grecii din Fanar erau puternici in

imperiul turcesc

i ortodoxia amenintata putea fi en succes apa-

rata si ajutata In Moldova 0 Muntenia erau pe tron intre altii,

mai ales Mavrocordatii : Nicolae

i fiul sau Constantin si fratele

i Vasile Lupu se

sau Ioan. Pupa cum odinioara Matei Basarab

aratasera protectorii ortodoxiei, ca urmasi ai imparatilor bizantini,

apoi Constantin Brancoveanu, de astadata cei doi domni fan a-

rioti cu. o domnie destul de lunga, mai en searna a lui Constantin

Mavrocordat, care corespunde aproape cu vremea pastoriei lui

i ajutatori ai patriarhulni Silvestru,

cel in luptã cu romano-catolicii din cuprinsul patriarhatului sau.

Silvestru, se arata protectori

Aci aleargà patriarhul ori de Cate ori are nevoie. Este ajutat ba-

neste

Dupa moartea lui Atanasie, Serafim Tanas, nepotnl lui Eftimie

Saifi s'a dus la Damasc sa se aleaga patriarh, si en ajutorul lui

Mansur Saifi Haiat,un fruntas din Damasc, se alege patriarh sub nu-

mele de Ciril al VI-lea. Dar hirotonia mi si mai ales confirmarea nu

erau lucruri u§oare. Abudtuk, guvernatorul Damaseului, in urma

unor bacsisuri, inlesni toate formalitatile si in 1724, prima Duminica

dupd Inaltarea Sfintei Cruci, Ciril al VI-lea fu confianat patriarh 1

i prin tipasituri eu care sustine ortodoxia.

Cand s'a aflat la Constantinopol din scrisorile lui Atanasie,

cel pe patul de moarte, ea

lui Silvestru, acesta a fost chemat dela Muntele Atos unde se

afla 0 a fost hirotonit patriarh la o saptamana dupa Ciril al VI-lea.

Ba mai mult, Ieremia patriarhul Constantinopolului, excomunied

pe Ciril, printr'o scrisoare de excomunicare din Decemvrie 1724,

in care il numeste Pseudo-Ciril,

§i-a

desemnat succesorul in persoana

i considerd ca patriarh legal pe

Silvestru,

protosinghelth lui

Atanasie 2.

Silvestru ajunge pa-

1 Echos d'Orient, 1(04, p. 156

2 Mansi, vol. XXXVII, p. 2 2 7 .

163.

Fericitul patriarh al Autiohiei, Kir

Atanasie, flind inch in viafh

i petrechnd in Alep, a fdcut testament si poftire cu

aprObarea arhiereilor scaunului si a cucernicilor crestini, precum este cunoscut

tuturor, ca sh fie urmas dupd moartea lui, protosinghelul shu Kir SilvLstru

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94

PR. VASILE RADU

triarh la varsta de 28 ani. Näscut in Cipru din tata grec 0 mama

maronitä Gheorghe i Fotini

'10 consacrà viata monahismului.

Atunci cand a fost ales se spune ca petrecea viata ca monah in

Constantinopol 2.

El a fost sprijinit de protectorii sai si a obtinut

firmanul dela Sultan, care-I autoriza sä ia in staphnire eparhiile

i sà aresteze pe Ciril al VI-lea. Dar nu se duce la

patriarhatului

Damasc, ci da delegatie lui Leontie episcop de Baias 3. Ciril fuge

i abia mai tarziu a fost confirmat de papa intr'un

insa in Liban

sinod tinut la 14/25 Aprilie 1730 in manastirea Mantuitorului

(Deir Elmuhalles). Bisericile, patriarhatul

in mâna ortodoc0lor 4.

i arhivele ramaserà

Din partea romano-catolicilor s'au acut sfortari ca Sil-

vestru sa fie inlaturat. S'au adunat fonduri ca sa fie cumpdrata Inalta Poarta, iar Sfantul Scaun lucra prin ambasadorii Frantei

ai Austriei. Totul a fost insa, de prisos, din pricina puterii fana-

riotilor in aceasta epoch" 5. Hirotonia lui Silvestru a fost facuta

cunoscut

i Bisericii Ruse°.

El era patriarh cucernic, iubitor de Dumnezeu, vrednic de

evlavie 0 de cinste 7.

Era 0 predicator : Silvestru succesor din

Cipru, virtuos, milostiv, pictor, a raposat in scaun, ve§nica sh-i

! Acesta a venit pentru milostenie la Ia0, in zilele

fie pornenirea

Domnitorului men. Ioan Voevod. Invata prin biserici

i liturghisia

in arabe§te, caci §tia. A tiparit

i liturghia in ardbe§te

i grece§te

in Ia.0. i antimisuri" 8 A fost i pictor :

Bunei Vestiri din Scope lo)

unde este (la manastirea

i icoana sfintei mahrame, ferecata

imprejur cu argint

i egala cu icoana prea Curatei in lungime

inaltime, facatoare de minuni,

vestru al Antiohiei, precum este scris" 9.

i aceasta, pe care a zugravit-o Sil-

SO

noi 1-am hirotonit patriarb al Antiohiei, legal

sericii".

i canonic dupa randuelile

Bi-

I Vezi inscriplia araba de pe icoana Sf. Spiridon. Cf, Le Quien, Oriens

Christianus, vol. II, Paris, 1740, p. 776.

2 Le Quien, op. cit., p. 776. El a petrecut multa vreme la muntele Atos

exercitandu-se in asceza. Nia f.t.(1)),,

1905, p. 195.

3

Karalevsky, art. Antioche, in Dict. d'histoire et de géographie, col. 648.

4

Ibid., col. 648.

5 Ibid., col. 649.

6 v.:.

v I.LuV, 1905, VOL II, p. 541.

7 Ibid., P. 541 8 C. Erbiceanu, Groniccaii Greci (cronicarul Daponte), Bucure§ti, 1890,

p. 103.

9 Ib d., p. 164.

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MANASTIREA SF. SPIRIDON

I PATRIARHUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

25

In lupta sa impotriva unirii integrale proectate de romano-

catolici in persoana lui Ciril al VI-lea, a avut de luptat,

lui a fost darza 1.

i lupta

Sprijinul banesc si moral 1-a avut aici la noi,

din aceastà pricina 11 vedem venind adeseori, sau scriind scrisori,

ca sà fie ajutat. A cutreerat insule, orase i tinuturi pentru milo-

stenie

prin scris 2.

Lamuriri despre patriarhul Silvestru se gasesc in codicele

autograf No. 124 din Biblioteca dela Ierusalim, codice al carui

rezumat a fost publicat de Papadopulos Kerameus in : `1EporsoX.

i ca sä intdreasca credinta, nu numai prin viu grai ci

ei

13c6XtoOijx7),

J. 203-218.

Acolo citim : In 1730 am sarbatorit Sf. Inviere in Ianina

si de acolo ne-am dus in Valahia

tinopol" 3.

In 1733 11 afldm in Valahia. Dintr'o scrisoare a fostului ar-

hidiacon al Alexandriei Teofan, dela 29 Ianuarie 1733, stim ca

ne-am intors in Constan-

i

atunci patriarhul Silvestru cutreera cetatile, insulele

i

satele

Cicladelor si ale mdrii Mediterane, pentru mila

i credinta. Dintr'o

cuvantare pe care a tinut-o patriarhul Ierusalimului Partenie,

pentru pomenirea Domnitorului Ioan Nicolae Alexandru Voevod,

aflam ca Silvestru in anul acesta a vizitat pe Domn, pentru a-i

1-a ajutat" 4.

In codicele 124 amintit mai sus, fila 101, spune cà a stat chtava

vreme in Bucuresti In timpul in veci pomenitului Stdpanitor Ni- colae Voevod 5. In acest codice gasim enciclicele lui catre epis-

cere milà

i ca Domnul mult 1-a cinstit pe el

si

1 Ma Yulw, 1907, vol. V, p. 848.

2 S'a compus : "ExOscx.g (761,TbIlOC

4,,rot

4 4,(Jac4o; sey.oko7 la (Pevruarie),

1727) semnatà de Paisie al Constantinopolului, Silvestru al Antiohiei 5i Hrisant al

Papadopulos Kerameus,

Terusalimului, apoi 12 mitropoliti, adunati in sinod. Vezi

`hpaco)

BtEaw8-x, vol. IV, p. 43.

3 Nia Yteuv, vol. II, 1905, 198 p. Codicele acesta a fost folosit de Arhim.

Clement Carnapas, care a scris un studiu asupra lui Silvestru al

Ciprului in

Nia EttLyy, dupA care citAm noi. eine vrea sA cunoascA in amAnunte viata acestui,

vrednic patriarh, apArator al ortodoxiei, poate consulta : vol. II, 2905, p. 192

-206 ; 525-541 ; vol. III, 2906, p. 28-43 ; 364-389 ; 471-485 ; 602-627 ; vol. IV,

p. 49-67; 29C-323; 429-444 I 398-514 ; vol V, P. 54-69 ; 361-378 ; 638

652 ; 846-867, impreuna cu toat5, bibliografia. Cf. Karalevsky, art. Antioche, col. 668-669.

4 Nen It&w, vol. V, p. 859.

5 Ibid., p. 857. Acest codice autograf a fost scris dela 17241730. Ve-

nirea patriarhului Silvestru, trebue SA fi avut loc in 1729-30, cad in 1730, la

3 Septemvrie, moare Nicolae Mavrocordat.

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21;

PR. VASILE RATH;

i catre credinciosii din cuprinsul patriarhiei. Pe lânga aceasta

asocia predica

El a editat in fine si cari pentru a expune dogmele ortodoxe

in antitezd cu inovatiunile latinilor. Astfel, gasindu-se pe vremea

aceia in tara Moldovei o tipografie insemnata si la dispozitia pa-

triarhului, acesta s'a hotarit sa dea la lumina o carte in limba araba

sa o raspAndeasca din bielsug in turma sa, cu scopuri preveni-

i invataturii propagandei latine". In 1742

toare impotriva pdrerilor

a aparut la Iai cartea

si

copii

i slujba 1

J.Z,

L

I G2.9, lucrare care trateaza.

i dreptate", compusa de multà vreme in limba

greceasca de patriarhul Nectarie al Ierusalimului. Talcuirea tiparirea ei s'a facut la cererea Domnului loan al Moldovlahiei

in zilele arhiereului Nichifor" 2, parte de Silvestru, parte de doi

clerici din suita patriarhului, ieromonahul Mihail si Gheorghe din

Alep. Materialul a fost impartit in trei carp cu 249 pagilli. La in-

ceput se aflà enciclica patriarhului Silvestru catre clerul i poporul

scaunului Antiohiei, prin care patriarhul arata cà gasindu-se in

Moldova in 1742 a avut dorinta sà tipareasca diferite carti biseri-

despre adevar

cesti

i altele pentru folosul crestinilor, dar latinii, dusmanii Bi-

sericii lui Christos ne-au turburat

i s'au straduit ca sä plecam

din scaun, Si cu mare truda abia am putut sà tiparim cartea

de fata". La sfârsitul ei se adreseazd cititorilor cartii : Val poftim

sa nu luati aminte rhvnitori la editiunea aceasta, .ci mai vArtos la

importanta ei,

i sa, aveti subt ochi trimiterile ei, ca sa puteti

combate afirmatiunile protivnicilor" 3.

In 1742

pezuntului 4.

i 1745, il intAlnim in Moldovlahia si in partile Tra-

In 1746, cu ajutorul mini preot cunoscator al limbei arabe

a lucrat ca s

tipareasca, in Moldova si in limba araba :

«'Erct-coriir

(<.Y.Ov-carloc xotT6

o prescurtare in 56 pagini a cunoscutei lucrdri :

TCOV eect4uo,

de Evstratie Arghenti. Din aceasta editiune aflam cà prescurtarea s'a facut la porunca lui Silvestru", iar din ecli-

tiunea complecta dela 1760 a originalului grecesc facuta sub

supravegherea celui intre ieromonahi Ghedeon Aghiotafitul din

1 C. Erbiceanu, Cvonicavii Greci (cronicarul Daponte), p. 103.

2 Este Nichifor

Grecul

(Peloponezianul), Mitropolitul Moldovei,

1739

(40)-1750.

3 Neci Itchy,

vol. V, p. 348. E vorba de Io Constantin Mavrocordat,

daca data 1742 e exacta.

4 Ibid, p. 859, citatie dupa coclicele autograf 124.

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MANASTIREA SF, SPIRIDON SI PATRIARIIUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

27

i s'a dat

Cipru" afläm cd mai intai s'a talcuit In limba araba

la tipar de D. D. Silvestru patriarhul Antiohiei, care citindu-o

in manuscris a tradus-o in arabeste si a tiparit-o pentru folosul

crestinilor din eparhia sa"

Dupa aceasta data, in 1747 il gasim In Bucuresti, venind din

Iai : Constantin Voda a domnit in Valahia si Moldova de zece ori

si a zidit in Bucuresti Sf. Manastire a sf. Spiridon, afierosindu-o

i dragostea sa cdtre Silvestru

scaunului Antiohiei, pentru evlavia

al Antiohiei, care dela Iasi a venit la Bucuresti" 2. Aci sta si in

1748 pasha in Aprilie 3.

Probabil ca el a primit un ajutor banesc

dela Constantin Mavrocordat cdci : In aceasta domnie prea mnite

ajutoare s'au cheltuit din cauza asuprirei creditorilor grabnici

la cerere

i catre patriarhi" 4. In 1749 Silvestru era la Bucuresti

dupa cum ni se aratà in prefata semnata de Vasile, staretul

Poenii Marului din tara Ungrovlahiei" din cartea :

Intrebdloare

rdspunsuri.

Deci am intrebat eu de aceasta pre Prea Fericitul Patriarh al Antiohiei Kir Silvestru, inaintea prea luminatei featii Märiei

Sale Io Constantin Nicolae Domnul Ungro-Vlahiei (carele au fost

in Orasul Bucurestilor) la anul 1749. Si atuncea Prea Sfintia Sa

mi-a dat prostimii mele blagoslovenie ca sä gasesc

i sa scriu im-

potriva celor ce invata ca sä manânce came calugarii" 5.

In codicele amintit 6 mai gasim o serie de informatinni in

legatura cu noi :

1. Scrisoarea de multumire a lui Silvestru al Antiohiei catre

1 Nia E:thv, V, 1907, p. 849. Pentru alte c3rti

intreg al cartii este : «I'tivrayp.a zaTh.

"dc0p.cov, eig Tpirz

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tot

acolo.

Titlul

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2 Daponte, in C. Eribceanu, Cronicarii Greci, p. 183-184-

3 Inscriptia de pe icoana Sf. Spiridon.

4 Petru Depasta Peloponezianul, in C. Erbiceanu, op. cit., p. 318.

5 Intrebdtoare rcispunsuri adunate din Sfintita Scripturd, pentru indepar-

,tarea de bucatele cele sprite frigdduintii cdlugdre.,sti ceii de bunci voie. In tipografia

Sf. Mbmistiri Neamtul, 1816, Prefata.

124)'

6 Citat dup'i Papadopulos

Kerameus, op. cit., no. 46 §i 65

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(din codicele

98

PR, VASILE RADU

Domnul Moldovei Grigorie Ghica, pentru ofranda

piastri facuta mandstirii Chicu din Cipru ;

de 500

de

2. Scrisoarea lui Silvestru al Antiohiei catre Domnul Mol-

dovei Grigorascu Ghica (10 Fevruarie 1739), in care recomanda

pe hagiul Ioan. Silvestru se plange de imprejurarile protivnice

ale vietii

i II roaga, ca intotdeauna sa-si aduca aminte si sà tina

sub a sa ocrotire Scaunul Antiohiei, in acea vreme coplesit de

datorii 1 ;

3. Scrisoarea lui Silvestru catre Mitropolitul Ungro-Vlahiei,

cerând milä pentru scaunul Antiohiei

i recomandând pe cel

ce vine la el, pe hagiul loan (io Fevruarie 1739) 2. ;

4. Scrisoarea lui Silvestru catre Roset Stolnicul Domni-

torului

Ungro-Vlahiei

(io

Fevruarie

1739) 3.

5. Traducerea hrisovului moldovenesc prin care se acorda

ajutor banesc scaunului Antiohiei (3 Mai 1745) 4 ;

6. Catastihul ajutoarelor banesti stranse in calatoria lui Sil-

vestru al Antiohiei 3.

Patriarhul Silvestru moare la varsta de 70 de ani si este in-

gropat in biserica Sf. Mihail din Damasc, unde aflam inscriptia

:

Luni in saptamana dintai a sfantului post, 13 Martie

7274 dela Adam si 1766 dela Hristos

intru Domnul Prea Fericitul

i Prea Sfintitul Patriarh al Antio-

hiei si a fost ingropat afara din Damasc la un loc cu inaintasii

i 1179 dela Egira, a adormit

sAi,

fiind patriarh 41 ani, 5 luni si 26 zile" 6.

Chisindu

PR. VASILE RADII

1 iNia Eceov, V, p. 857.

2 Papadopulos Kcrameus, op. cit., No. 65 (din codieele 124) Mitropolitul

este Neofit Cretanul fost al Mirelor, 1738-5754.

3 Ibid., No. 75 (din codicele 124).

4 Ibid, No. 71 (din codicele 124).

5 Ibid., No. 72. Aici poate voin ggsi ceva

i despre noi. Va mai trebui

cilutat in colecliunea de documente arabe, strânse la patriathia de Antiohia,

No. 7 I .

i cu accasta sirul informatiunilor despre Silvestro nu s'a sfarsit, fiindeã

piind acum nu avem o istorie build a patriarhilor de Antiohia. Cele existente sunt

pline de lacune

i inexactit54i.

6 iNia I.Lo,v, V, 1907, p. 864.

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MANASTIREA SF. SPIRIDON

I PATRIARHUL SILVESTRU AL ANTIOLDEI

29

RESUME

En 1747, le volvode Constantin Maurocordato a fait recons-

truire, en souvenir de ses parents et pour eterniser son propre nom,

le couvent de saint Spiridon de Bucarest. L'eglise avec les edifices

et les cellules qui l'entouraient ont ete remis a neuf. Le couvent

existait avant cette date, comme le prouvent les donations faites

par les princes anterieurs. En 1718, Gregoire Ghica fit don au

convent d'une partie du domaine princier, situe prés de Bucarest.

En 1746, le voivode Constantin Maurocordato dedia le convent

comme metochie an patriarcat d'Antioche.

Dans l'inscription grecque et les deux inscriptions arabes

que nous publions ici, il est question de la participation du pa-

triarche Sylvestre (1724-1766) a la construction de l'eglise de

saint Spiridon. Que signifie sa presence, a cette époque, dans les

principautes rolimaines ?

l'union, a l'eglise de Rome, d'une partie des chretiens du patriarcat

d'Antioche. Dans cette circonstance, ii avait besoin d'un appui

solide contre la propagande catholique. Comme les Grecs phana-

riotes etaient puissants et influents a cette époque a Constantinople,

ainsi que dans les principautes rournaines, ii chercha cet appui

Elle est due aux troubles causes par

dans notre pays. Il s'employa done

è.

obtenir des donations en

immeubles et des terres. Elles lui donnerent la possibilite de se

maintenir au siege patriarcal, contre les catholiques qui avaient

essaye d'acheter la Sublime Porte et de detroner le patriarche

Sylvestre en faveur de Cyrille VI Tanas, le patriarche des chre- tiens unis a l'eglise de Rome.

Il fit des voyages dans les villes, les villages et les iles de l'Orient et de la Grece. Ii vint a plusienrs reprises en Moldavie

et en Valachie. En 1730 et en 1733 nous le trouvons en Valachie ; dc 1742

a 1746, il est a Iassy ou il fit imprirner une liturgie grecque-arabe,

maintenant introuvable, ainsi que le livre contre la propagande

catholique : fy-tah LP,

L:,'L

L.s ----- Sur la verite et la ju-

stice", compose en grec par Nectaire, patriarche de Jerusalem.

La traduction et l'irnpression furent executees a la demande de

Jean [Constantin Maurocordato], Prince de Moldavie, du vivant

du metropolitain Nicephore (1739(4o)-1758).

Tin abrege intitule 'Erct-coA de 56 pages, d'apres l'ouvrage

bien connu : Y.I'Arzczylia xxtec -cc-by c4tipiri fut compose sur l'ordre

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30

PR. VASILE RADU

de Sylvestre, sous la direction du hierornoine Gedeon de Chypre.

Apres l'avoir traduit en arabe, le patriarche le fit imprimer en

Moldavie a l'usage des chretiens de l'eparchie d'Antioche".

En 1747, ii arriva de Jassy a Bucarest ou le voivode Con-

stantin Maurocorclato, fils de Nicolas, lui fit reconstruire l'ancien

convent de saint Spiridon qu'il dedia, comme metochie, au patriar-

cat d'Antioche. Le voivode accorda son aide au patriarche qui

resta a Bucarest jusqu'à 1749. Apres cette date nous n'avons pas

d'inforrnation sur son sej our dans les principautes roumaines.

Ii ecrivit des lettres a Gregoire Ghica, voivode de la Valachie, au

metropolitain grec du pays, Neophyte de Crete (1738-1754),

lettres conservees aujourd'hui dans la bibliotheque du patriarcat

de Jerusalem, dans un manuscrit autographe de Sylvestre, dont

le resume a ete publie par Papaclopoulos Kerameus sous le no. 124,

dans `lepocro)a-ccxt

1ic6XtoHipai.

Ii mourut en 1766, le lundi de la premiere sernaine du careme

et fut enterre a Damas, dans l'eglise de Saint Michel. Il gouverna

le patriarcat d'Antioche : 41 ans, 5 mois et 26 jours.

Nous donnons ici la traduction des deux inscriptions arabes

du couvent de Saint Spiridon. La premiere est celle qui suit l'in-

scription grecque placee a l'entree de l'eglise, au-dessus de la porte.

La deuxieme et la plus importante, de meme en arabe, se trouve

l'interieur de l'eglise, peinte sur l'ancienne icone de saint Spiridon

le thaumaturge.

1. Cette eglise, fondee en l'honneur du Dieu misericordieux,

fut bâtie, par le tres respect& voivode Constantin, fils de Nicolas,

a la priere de Sylvestre, patriarche apostolique. Ii l'a leguee au

siege d'Antioche, residence de Pierre et l'a dediee a saint Spiridon,

le thaumaturge.

Vous qui lisez ces vers prosternez-vous en criant :

Dieu, affermissez les fondements de votre eglise dans les

siecles des siecles !"

2. Au nom du Pere, du Pi ls et du Saint Esprit.

Apprends, o lecteur, qu'en l'an 1747 de l'ere chretienne

nous sommes venus en Valachie. A cette époque, la Principaute

etait gouvernee par son Excellence, Constantin Vo 'Node, fils de

Nicolas Voivode, fils de Scarlat, homme pieux, cultive, qui craignait

Dieu, qui etudiait les Livres Saints, qui airnait les eglises et qui

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MANATIREA SF. SPIRIDON SI PATRIARIIUL SILVESTRU AL ANTIOHIEI

31

reverait le sacerdoce. Ayant reconnu que notre siege apostolique

se trouvait en etat d'inferiorite par rapport aux trois autres sieges

patriarcaux, dii fait qu'il ne possedait pas de convent qui lui firt

consacre par donation speciale, ainsi

que cela existe pour les

autres sieges patriarcaux, Son Excellence lui

a

affect& ce saint

monastere place sous le patronage de saint Spiridon, l'illustre thaumaturge. Ce convent est situe a l'Est de la riviere qui tra-

verse la vine et est contigu au pont. L'ayant fait reconstruire en

souvenir de ses parents et pour eterniser son propre nom, il en fit

une demeure pour les Superieurs et les religieux de langue arabe.

Les edifices et toutes les cellules interieures ont ete construits pen-

dant notre sej our. Au dehors, le convent possede des fondations

pieuses et des terres, mentionnees dans le registre du convent.

Nous esperons que jamais ne sera negligee la mention du

nom de Son Excellence et du nom de ses parents, car cela est un

devoir pour nous.

Que saint Spiridon le thaumaturge, patron de ce convent,

intercede aupres de Notre Seigneur, pour qu'Il vous fortifie dans

son service, qu'Il protege et qu'Il garde en prosperite ce convent

jusqu'à la fin des siecles. Souvenez-vous de nous, humble Syl-

vestre, Patriarche d'Antioche, qui nous sommes employes pour

obtenir cette fondation, et ayez soin que notre nom et celui de

notre pere, Georges et celui de Fotinie, notre mere, soient men-

tiones dans toutes les prieres, dans toutes les litanies et dans toutes les liturgies. Je prie Dieu de bien vouloir nous rendre

dignes, nous et vous, du royame des cieux. Fait en l'an 1748.

Nous avons fait peindre cette sainte icone et au centre nous

avons place l'icone primitive avec des ornements en argent pour

la rendre plus belle et augmenter la veneration envers son saint

patron, sur qui soit la meilleure salutation.

La presente inscription a ete ecrite par Pierre Nof al, fils

de Georges, de Tripoli, secretaire au service de ce saint convent,

l'an 1748, le mois d'avril".

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CASTRUL ROMAN DROBETA (T. SEVERIN)

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i SAPATURI ARCHEOLOGICE DIN 1931

Lânga piciortli podului lui Traian, la T.-Severin, pe platoul

care se termind abrupt spre Dunare, se intinde castrul roman si

orasul civil Drobeta:

i foarte pretioasa, asupra acestor anti-

Prima informatie,

chitati severinene o avem dela De Marsigli in a sa Description du

Fig.

I

t.

Danube. In plansa XXXIII din tomul II, De Marsigli ne dä schita

de plan a ruinelor

civilà,

ale podului lui Traian

i ale celor doua castre dela capetele lui impreuna cu asezarea

Drobeta, de pe malul românesc. Aceastä schita, la prima

existente in 1689

vedere numai, ne sugereaza gandul cà podul cu cele cloud' castre

care-I termina formeazä un tot unitar iesit din aceeasi conceptie

schita lui De Marsigli (fig. 1)

arhitectonica.

Afard de aceasta

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CASTRUL ROMAN DROBETA (T. SEVERIN)

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cuprinde elemente din care unele nu mai pot fi constatate

orasului civil 1

incinta

fiind astazi sub orasul modern, iar altele pot

servi cu mult folos la indrumarea cercetarilor pe teren 2

Aceste pretioase indicatii ale lui De Marsigli nu s'au utilizat

totusi de cercetdtorii moderni care au intreprins sapaturi in castru.

Nu e vorba de Gr. Tocilescu, care, facand sapaturi aci in 1896,

publica rezultatul numai in chteva rânduri, anexAnd insa planul,

in Fouilles et Recherches, p. 140-141. Sapatura lui, spre norocul

castrului

de altfel noroc efemer

s'a oprit la pavajul primului

strat de darâmauri, datat de el in epoca constantiniana.

Ci,

dupä un timp destul de indelungat, in care constructiile scoase

la lumina de Tocilescu incepuseil sa se darâme din cauza intern-

periilor, sau sd se distrugà de locuitorii din imprejurimi pentru

scoaterea materialului de constructie, sau sa se acopere

spre

cu gunoiul carat din oras, ij incepe activitatea

Al. Barcacild. La inceput scopul acestei activi-

arheologica d

salvarea lor

tati era numai curatirea ruinelor scoase la iveala de Tocilescu

si

consolidarea lor.

Patrunz'and insa mai adânc, d. Barcacila a dat

peste straturile de mine din epocile anterioare, ceea ce e un merit

al sau.

IntinzAnd. insa sapaturile in aceste straturi aproape pe

tot intinsul castrului, in loc sa serveasca stiinta arheologica, duph

cum dovedise mai inainte, a deservit-o. In adevar castrul Drobeta,

fata de importanta lui informativa asupra unui asa de lung timp

de stapanire romana in acest loc

dela Traian pthia la Justi-

si fata de valoarea monumentala a constructiilor din una

din epoci, trebuia sapat dupà cea mai stricta metoda i cu cea mai

mare atentie, ba chiar cu interventia nepregetatà a tArnacopului

nian

1 Incinta orasului civil in schita lui De Marsigli e reprezentatA numai

printr'un sant. D. Al. 13 dicricild in Drubeta, p. 15, spune : ,,Acest §a.nt ar putea

insernna chiar traseul zidului de imprejmuire

La ipoteza aceasta ne db dreptul

determinarea, prin sdpdturile recente, a tnarelui zid poligonal din coltul S.-V.

Ca o fi avut §i ora§n1 civil zid iticonjurdtor se poate, din schita

al castrului

"

lui De Marsigli insd nu se poate constata decdt santul ; iar zidurile castrului

nu ne dau posibilitatea nici mdcar sa bdnuini acest lucru.

oricum ar fi ele

2 A§a e §antul castrului, care azi nu se mai cunoa§te, si in special constructia

ovald din coltul S.-V. al castrului pe care De Marsigli pe build dreptate o considerd

cu totul separata de rest, cad., de f apt, este o lucrare de fortificatie tdrzie fdrii nici o

legaturd constructivd cu vechiul castru. Acest lucru nu 1-a inteles d. Bdrcdcild

§i nimerind cu sApAtura la inceput chiar pe santul acestei fortificatii, a luat fundul

santului drept nivel stradal al intregului castru, incdt, intinzdnd sapdtura in

toate partile la acela§ nivel, a isbutit ici colo sd dardme, iar mai peste tot sd scoata

zidurile din temelii.

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GR. FLORESCU

arheologului.

D. Barcaci la 1-a sapat la nietru cub ! Adica, ince-

din nenorocire

pand. sapatura

i ajungand la pamantul virgin

a nimerit in fundul santului justinianic, mai adanc decat nivelul

stradal al primei epoci

a lasat lucratorii s5. sape singuri, avand.

grija sa pastreze orizontala vetrii, iar seara se facea cubajul sa-

paturii, ca sh se poata pad. Doar caste un elev de liceu sta langa

lucrätori ca sa adune obiectele gasite.

Rezultatul : o totalà confuzie a obiectelor clescoperite din

cauza amestecului straturilor, distrugere de ziduri sau desgroparea

terneliilor lor ca sa ramana. ca

i suspendate ; si de aci o mare

i pierderea a o

multime de informatii ce-ar fi putut fi culese chiar in cursul sä-

paturii 1

rata. cu aceasta situatie, in vara anului 1931, CU aprobarea

directiunii Muzeului National de Antichitati din Bucuresti, am

intreprins o serie de cercetari 2 constand din : sapaturi in locurile

neatinse 3, lamurirea edificiilor scoase la iveala de d. Barcacila

dificultate in lamurirea

i datarea descoperirilor

consolidarea zid.urilor amenintate cu distrugerea.

Am inceput sapaturile la praetorium in fasia nesapata de

d. Barcacila, care ocupa latura dinspre Est a primei curti a pre-

toriului si se intindea pe langa via praetoria pang la poarta cu

acelasi nume. 0 parte din pamantul scos de aci 1-am transportat

in camerele pretoriului dinspre Vest si in edificiulmagazie--alä-

turat, din aceeasi parte, pentru a intari temeliile zidurior scoase

afara prin sapatura, sub nivelul primului pavaj, a d-lui Barcacila

Totdeodata toate aceste ziduri cum si cele care au iesit la iveala

1 D. Bareacild in articolul san Drubela din .Boabe de Grim, 2932, §i se-

parat, in care se ocupa i de sapaturile executate de d-sa, nu aduce nici-o lamurire

a descoperirilor acute sau le aduce gresit, dupa cum se va vedea din acest

stadia.

Planul anexat de asemeni, in ceea ce. piiveste noile descoperiri, este gresit.

Asteptam cu nerabdare articolul sau, despre care spune (ibidem, p. 13,

nota 2) ca va aparea in Dacia, M.

2 In afara de subventia acordata de Comisiunea Monumentelor Istorice,

aceste cercetari au mai fost subventionate si de Primarul

i Prefectul orasului

T.-Severin, dd. P. Nistor

tumiri.

i Ilie Mihail, cdrora le aducem

r i aici cele mai vii inul-

3 Sapaturile d-lui Barcacild s'au intins in tot castrul la diferite adancimi

dar nedeterminate aceste adancimi de vreun criteriu stratigrafic

afard de

pe care de altfel

coltul N.-E. care este ocupat de un sanatoriu de tuberculosi

primaria orasului vrea sal-I mute de acolo, ceeace-i va face cinste cu atat mai

mult cu cat graba Ii va fi mai mare

oprità la nivelul stradal constantinian sau ceva mai jos.

i de cateva lash unde sapdtura a fost

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(T.

SEVER1N)

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din sapatura mea au fost acoperite cu un strat de ciment spre a

fi ferite de patrunderea umezelei.

Ca rezultat stiintific al acestor cercetari prezint ad deocam-

data : lamurirea incintei castrului, lamurirea drumurilor si deter-

minarea pretoriului din prima epoca.

i pentru intelegerea lor

Inainte insä de a trece la acestea

mai clara voi arata in linii generale cateva date din istoricul

castrului asa cum reiese din descoperirile de pana acum.

Data intemeerii castrului ne este indicata, in primul rand,

de functia pe care el o avea in legatura cu podul lui Traian

a-I apara. Deci a fost construit odata cu podul.

de

Materialul intrebuintat in cele

dintai

calcaroasa friabila de culoare galbui-inchisa nare, este iarasi pentru aceasta

data, cand, adica, malul stang

al Dunarii, fiind al dusmanu-

lui, nu putea fi pus la contri-

constructii

piatra

adus de peste Du-

butie. Un fragment de inscrip-

tie, gasit de d. Barcacila pe

via praetoria, vine sa confirme

aceasta data si sä o precizeze.

Acest fragment de in-

scriptie

gravat pe ace1a0 fel de piatra calcaroasa intrebuin-

tata in constructiile primei epoci, cu inaltimea C. 0.75 in., gro-

simea C. 0.28 m.

forma de placa

intregi.

i lungimea : sus o.8o m. iar jos o.55 m., deci in

reprezinta cam partea de mijloc a inscriptiei

Literile,

inalte in r. I : 0.10 m., r. 2 : o.o8 in., r. 3 sig. :0.075m.

iar in r. 5 : 0.065 in., se citesc clar (vezi desenul, sus) :

Reconstituirea inscriptiei pentru cele dintaiu 4 randuri nu

Pentru r. 5 nu ne putem gandi &cat

Litera H e sfarsitul abreviatiei

prezinta nicio dificultate 1.

la numele unui corp de trupà.

1 Pentru aceste randuri d. Barcácila (Drubeta, p. 13, nota a) da reconsti-

1 6 propune : [Aedem] H(erculi) I(nvicto) Antio [II

tuirea exacta. Pentru r. 5

Iulio Celso cons(ulibus)]. Nu putem admite aceasta reconstituire pentru motivele :

1. Numele divinitatli in inscriptille votive figureaza de obicei la inceputul

inscriptiior.

2. Abreviatia H. I. pentru H(erculi) I(nvicto)

se pare neobisnuita.

i chiar in corpul inscriptiei

3. Numele consulilor in aceasta forma nu exista pe niciunul dn monumen-

tele epigrafice cunoscute privitoare la acesti consuli.

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GR. FLORESCU

COH., I este numarul cohortei, iar ANTIO sunt primele litere

din nurnele sau. etnic. Deci Coh(ors) I Antio[chensium].

doilea

Dupd cuvantul Caesar, din primul rand,

i Nerva, din al

care de sigur nu sunt abreviatii

deducem ca numele

imparatului e la nominativ. In cazul acesta inscriptia face parte

din categoria inscriptiilor pe edificii

trebuie sà fie la acuzativ precedat de prepozitia per.

i atunci cuvântul cohors

Asa dar transcriem :

[Inip(erator)] Caes(ar Di[vi Ner]

[vae f(ilius)] Nerva Tra[ianus]

[Aug(ustus) Ger]m(anicus) Dacic(us) P[ont(i/ex)]

[Max(imus) Trib(unicia)] Potest(ate) cons(ul)

Patcr)

P(atriae)]

[ per co]h(o)'tem) I Antio[chensiun:

]

Inainte de per, in r. 5, era, poate, numele edificiului, iar la sfarsit un ultim rand, al saselea, care cuprindea un verb sau una

din fQrmulele exprimând faptul construirii.

Inscriptia s'ar putea data dui:a anul 102 p. Cr., data cogno-

i inainte de 105 p. Cr.,

men-ului Dacicus mentionat in inscriptie,

cand incepe sa apard pe monumente optimus princeps, sau de

114 p. Cr., de cand, in chip sigur, dateazä cognomen-ul optimus,

care amandouà lipsesc din inscriptia noastra.

Cohors I Antiochensium se afla mai inainte in Moesia Su-

perior, dupa cum ne arata o diploma militara din 7 Mai 103 p. Cr.1,

e foarte fireascd aducerea ei la Drobeta pentru a fi utilizata la

§i

constructiile militare in vederea celui de-al

doilea razboi dacic.

Ca aceste constructii erau militare

adicd de caracter ofi-

cial in stransa legaturà cu autoritatea imparatului

ne-o dove-

deste, in primul rand, numele imparatului la nominativ, formula

epigrafica intrebuintata in acest caz, iar in al doilea, felul lucra-

torilor, militari, din Cohors I Antiochensiurn, care numai la astfel

de lucrari puteau fi intrebuintati.

Dar constructii militare la Drobeta n'avem decat podul

5i

castrul. Fara indoiald ca inscriptia noastra se refera la castru.

Asa dar, foarte probabil, castrul Drobeta a fost construit

de Cohors I Antiochensium odata cu podul lui Traian sau, poate,

inaintea podului, avand sa ocroteasca construirea acestuia.

Iar

dacà constructia podului a durat din primavara anului 103 pana

1 V. Année épigr.,

1912, no. 128. 0 alta diplomd ghsith In Bulgaria o

arath in Moesia Superior inch din a. 93 p. Cr. (v. Bormann, Iahresh. d. Osterr.

Arch. Inst., I, p. 170 sq.).

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CASTRUL ROMAN DROBETA (T. SEVER1N)

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in primavara anului 105 1, apoi cohorta a trebuit sá fie adusd la

Drobeta chiar imediat dupa 7 Mai 103 p. Cr., când se afla in

Moesia superioara.

Castrul dureazà panà in timpul lui

refacut de mai multe ori.

Justinian, fiind insa.

i stratigrafie am

putut determina trei refaceri in epoci deosebite. In säpaturile

pe care le-am executat am constatat douà straturi de dararnaturi,

in afarà de cel constantinian, care e sapat de Tocilescu i de cel justinianic din coltul S.-V. al castrului. Primul strat abia ajunge

la grosimea de 0.40 m. si se pare ca edificiile castrului au suferit,

in epoca respectiva, stricaciuni nu prea mari, ceeace a ingaduit,

Dupa tehnica arhitectonico-constructiva

la refacere,

pastrarea, numai cu mici modificari, a vechiului

plan. Al doilea strat se ridica pana la grosimea de c. 0.70 rn.

§i

reprezinta distrugerea totala a castrului, pentruca deasupra se

ridica noi edificii dupa un plan complet noue castrul epocii

constantiniene. De observat e insa cà zidurile acestei epoci pa-

trund prin straturile de därämaturi

care fusesera nivelate dupà

ce se scosese din ele materialul bun de constructiepana la terenul

sanatos, prinzand in ele sau incalecand zidurile, din epocile ante-

rioare, pe care le intalnesc.

Pe baza rezultatelor obtinute in cursul acestor sapaturi, am

putut determina planul pretoriului primei epoci i traseul drumului

principalis.

Dupà aceea

cum era

i

necesar

am lamurit

incinta cu refacerile ei, afara de cea justinianica, care ramane a

fi cercetata mai de aproape in viitor.

Forma ,si orientarea castrului. In prima epoch' forma castrului

137.50 m.

era dreptunghiulara cu latura mai lunga, N-S., de

iar cea scurta, E.-V., de 123 In. 2 (V. planul anexat). Pe fiecare

laturd se afla cite o poarta flancata de turnuri interioare : pe la-

turile scurte, la mijloc

porta praetoria spre Dunare

i decumana

spre Nord

iar pe cele lungi

porta principalis dextra i sinistra

la C. 46 in. dela latura scurta dinspre Dunare. Douà drumuri in-

terioare, perpendiculare unul pe altul, leaga portile intre ele douà

via praetoria continuatà de decumana, dela Sud la

cate cloud

Nord

i via principalis, dela Est la Vest.

1 v. D. Tudor, Podul lui Traian dela Droheta, p. rr.

2 Pentru raportul dintre cele dou'd dimensiuni ale castrului vezi Gr. Flo-

rescu, Castrul roman dela RdcariDolj, nota 2 dela p. 24 si C. Daicovici, Micia.

in An. Com. Mon. 1st. pentru Transilvania, 193o-3r, p. 7, nota 6.

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GR. FLORESCU

Orientarea castrului se abate dela regulele obisnuite . Este orientat cu axa cea lunga dela Nord. la Sud si cu porta praetoria

adica frontul

spre Dunäre, ceeace inseamna Ca nu -tine seama

nici de principiul traditiei

orientarea spre Est

nici de cel

practic

orientarea spre dusman. Aceastä orientare a fost ne-

cesitata, raid indoiald, de caracterul defensiv al castrului, in le-

gatura cu podul la capatul caruia fusese asezat.

Prin aceasta

caci porta praetoria trebuiea sa fie la Nord, spre dus-

se departau cele cloud porti, principales, de linia frontului,

in caz de atac, si. deci erau mai la adapost de o iruptiune a dupla-

man

rasturnare

nului. Dar, raspunzand acestei necesitati practice, orientarea mai

satisfacea si. o nevoie estetica ceruta de monumentalitatea podului,

din care castrul era o parte componenta. Caci, in adevar, dupa

resturile date la iveala, cele douà drumuri

praetoria §i. princi-

erau limitate de o parte si. de alta de cate un Or de coloane,

palis

iar la intretaierea lor se ridica maret praetorium cu o fatada de

10 coloane, care, fara indoiala, sustineau un frontispiciu placat,

probabil, cu placi de marmora, din care s'au gasit numeroase frag-

pentru

mente in dardmaturi. Toata aceasta bogata arhitectura

care numai praetentura castrului oferea mai multe posibilitati

in strânsa armonie cu maretia constructivà a podului vecin, a