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TD 1 — Introduction aux réseaux

Exercice 1 — Représentation de l’information

On souhaite envoyer une image de 800 par 600 pixels sur un canal à 10 Mbit/s.
Q. 1.1 Combien faut-il de bits pour coder cette image en supposant qu’elle est en noir et blanc (sans niveaux de gris) ?
Correction
Il y a 800 × 600 = 480 000 pixels dans l’image. Un pixel est noir ou blanc. Il faut donc log2 (2) = 1 bit pour coder sa couleur et exactement
480 000 bits pour coder toute l’image. 3

Q. 1.2 Même question si l’on suppose qu’elle est codée au format RGB (avec 256 niveaux de rouge, 256 niveaux de vert et
256 niveaux de bleu).
Correction
Le nombre de pixels est le même. Par contre, le nombre de couleurs possibles pour un pixel est maintenant de 256 × 256 × 256. Pour coder
une couleur il faut donc log2 (256 × 256 × 256) = 8 + 8 + 8 = 24 bits, et 480 000 × 24 = 11 520 000 bits pour coder toute l’image. 3

Q. 1.3 Quel est le temps de transmission de l’image en couleur sur le canal ?


Correction
Quantité de bits à transmettre 11 520 000
T= = = 1.52s.
Débit en bit/s 10 000 000
3

Q. 1.4 Donnez quelques raisons qui font que le délai réel d’acheminement par un programme pourra être supérieur à ce temps
de transmission.
Correction
– Temps de traversée des couches.
– Ajout des PCI de chaque couche ⇒ on transmettra plus de bits que les 11 520 000 bits de l’image.
– Retransmission des données en cas d’erreur. 3

Exercice 2 — Encapsulation de données

Deux systèmes implémentant l’architecture OSI veulent communiquer entre eux 3185 octets de données au niveau applicatif.
On donne la taille des informations de contrôle rajoutées à chaque niveau :

7 APCI 200 octets 5 SPCI 24 octets 3 NPCI 12 octets 1 HPCI 2 octets


6 PPCI 96 octets 4 TPCI 20 octets 2 LPCI 3 octets

De plus, pour des raisons physiques, la couche réseau découpe chaque fragment qui lui est fournie en paquets de 800
octets. Chacun de ces paquets est ensuite transmis à la couche liaison après insertion du NPCI.
Q. 2.1 Combien de fragments seront ainsi véhiculés par la couche physique ?
Correction
La couche réseau reçoit 3185 octets de données auxquels s’ajoutent les 200+96+24+20 = 340 octets de PCI. La couche réseau reçoit donc
3185 + 340 octets = 3525 octets. 4 fragments ne suffisent pas mais 5 sont suffisants. On aura 4 fragments de 800 octets et un dernier de
3525-4×800 = 325 octets. 3

Q. 2.2 Calculer le volume total d’information véhiculé par la couche physique.


Correction
Il faut donc 5 paquets. On doit rajouter sur chacun de ces 5 paquets les PCIs des couches 3, 2 et 1 soit en tout 5 × (12 + 3 + 2) = 85 octets.
Le nombre total d’octets qui seront transmis est donc 3525 + 85 = 3610 octets. 3

1
Q. 2.3 On suppose que, pour des raisons physiques, il est impossible à la couche physique de transmettre des bits en continu.
Celle-ci doit en effet d’attendre 0,5 ms. après la transmission d’un fragment. Donner le temps total d’émission par la couche
physique des 3185 octets de données de l’application en supposant que le débit D est de 10 Mbit/s.
Correction
Le temps total T est

T = Tattente + Ttransmission
Tattente = 4 × 0, 0005 = 0, 002 s. (4 attentes entre les 5 fragments)
3 610×8
Ttransmission = 10 000 000 = 0, 002888 s.
donc T = 0, 002 + 0, 002888 = 0, 004888 ms. = 4, 888 ms.
3

Exercice 3 — Modèle en couches

On se place dans le cadre suivant : les généraux de Napoléon discutent entre eux. Ils ont des secrétaires, dont le rôle est de
prendre note de ce qu’ils disent, et de transmettre les feuillets à l’agent de la sécurité, en disant qui est le destinataire final.
Les secrétaires doivent aussi, lorsqu’un message est imminent, prévenir l’agent de sécurité de l’imminence d’un message pour
qu’il puisse préparer la transmission chiffrée et lui dire quand il n’y en a plus besoin.
L’agent de sécurité transmet tout ce qu’il doit envoyer à l’ouvrier de manipulation du sémaphore correspondant à la
destination. De plus, avant une communication, l’agent de la sécurité doit d’abord déterminer le code qu’il va utiliser. Pour
cela, il transmet en clair à son homologue un numéro entre 1 et 20 et le nom du destinataire. Son homologue vérifie alors que
le secrétaire du destinataire est bien disponible, et si c’est le cas, retransmet en clair un nombre, et ils les additionnent. Selon
le résultat, il faut utiliser l’un ou l’autre des livres de code militaire. Cela permet de s’assurer que si la communication est
interceptée, le déchiffrage soit plus long (voire impossible si tous les codes ne sont pas connus).
L’ouvrier prend note du message, va dans sa tour (par exemple celle qui va jusqu’à Lille), et commence à émettre le
message qui est répété jusqu’à la destination. L’ouvrier final le donne à l’agent de sécurité de la ville.
Nous allons comparer cette hiérarchie à l’architecture OSI.
Q. 3.1 Identifiez les couches de cette architecture réseau.
Correction
Les généraux, les secrétaires, les agents de sécurité, les ouvriers. 3

Q. 3.2 Parmi celles-ci, quelles sont celles qui fonctionnent en mode connecté ?
Correction
Les généraux : ça n’a pas de sens. Les secrétaires : non. Les agents de la sécurité : oui (bien que la fermeture de connexion ne soit pas
vraiment explicitée dans le texte). La connexion correspond à l’échange des codes par les agents. Les ouvriers : non. 3

Q. 3.3 Est-ce que les ouvriers ont besoin de connaı̂tre le code militaire employé ?
Correction
Non, tant qu’ils savent composer les symboles qu’on leur donne à composer. C’est le principe d’indépendance des couches. 3

Q. 3.4 Faites un schéma détaillé de l’envoi du premier texte de Bonaparte à Desaix.


Correction

2
Napoleon Secretaire Agent Ouvrier Ouvrier Agent Secretaire Desaix
1
1
2
2
2
3
3
3

1
1
1
1
1

1 = Plan de Napoleon
2 = Code de l’agent de securite de Napoleon
3 = Code de l’agent de securite de Desaix
3

Q. 3.5 Le même sémaphore peut-il convoyer « en même temps » (un morceau de message de l’un puis de l’autre, etc.) une
discussion entre Bonaparte (Paris) et Desaix (Lille), et entre Kleber (Paris) et Hoche (Lille) ? Si oui, comment s’y retrouver ?
Correction
Il faut que le message comporte au début, en clair, le nom de l’agent de sûreté qui s’occupe de la communication à l’autre bout (pour
que l’ouvrier sache à qui l’envoyer), et que la partie chiffrée comporte au moins le nom du destinataire ou quelque chose qui permette de
l’identifier en réseau on peut avoir un numéro de connexion. 3

Q. 3.6 Parfois, les messages à envoyer sont mélangés (la pile de papiers tombe, les coursiers traı̂nent). Comment faire pour
que les messages soient délivrés aux généraux dans l’ordre ?
Correction
Il faut simplement les numéroter de la forme : 1/3 2/3 3/3. Ceci pourrait être fait par le secrétaire. Des fonctions de réassemblage s’imposent.
Il y aussi risque de mélanger deux textes distincts. Il faut alors une identification supplémentaire de texte (un numéro d’ordre). 3