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Projet expérimental sur l’holographie

Anaïs Dréau, Pol Grasland-Mongrain , Sandrine Ngo

Projet expérimental encadré par Olivier Pluchery


M1 Phytem

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Table des matières
1 Introduction 2

2 Principe général de l’holographie 2


2.1 Qu’est-ce qu’un hologramme ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.2 Principe d’enregistrement d’un hologramme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.3 Eléments de formalisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.4 Les différents types d’hologrammes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4.1 Hologramme par transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4.2 Hologramme par réflexion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

3 Aspects expérimentaux 9
3.1 Le matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Protocole d’obtention d’un hologramme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2.1 Réglage de l’épurateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2.2 Enregistrement d’un hologramme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.3 Réglages et précautions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.3 Développement de la plaque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.3.1 Protocole classique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.3.2 Utilisation des plaques et des solutions ultimate (méthode de blanchi-
ment) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

4 Nos manipulations, observations et résultats 16


4.1 Une première observation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.2 Réalisation d’hologrammes par transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2.1 Image d’un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2.2 Hologramme d’un objet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2.3 Hologramme d’un objet en double exposition : mise en évidence des
déformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.3 Réalisation d’hologrammes par réflexion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

5 Conclusion 22

A Annexe : Résumé des manipulations 24

1
1 Introduction
Le principe de l’holographie a été découvert par Dennis Gabor à la fin des années
40, alors que celui-ci travaillait sur les microscopes électroniques. Mais il faudra attendre le
développement des lasers pour pouvoir réaliser pratiquement des hologrammes. Le dévelop-
pement de l’holographie fut par la suite exponentiel : ainsi, la quasi-totalité des cartes bleues
actuellement en circulation contiennent un hologramme ! Et les applications actuelles et à
venir ne manquent pas : stockage d’information, mesures de précision, imagerie 3D...

2 Principe général de l’holographie


2.1 Qu’est-ce qu’un hologramme ?
Pour les non-initiés, les hologrammes constituent des sortes de photographies en trois
dimensions, mais pour les physiciens, il s’agit plutôt de réseaux microscopiques de franges
d’interférence. En effet, même si la photographie argentique et l’holographie utilisent toutes
les deux des plaques ou films photosensibles, les procédés d’obtention des images sont com-
plètement différents : si l’optique géométrique suffit à expliquer la formation des images
photographiques, il faut faire appel à l’optique ondulatoire et à la notion d’interférence pour
expliquer les images holographiques [1, 2, 3].

2.2 Principe d’enregistrement d’un hologramme


Qu’est-ce qui différencie l’enregistrement d’un hologramme de celui d’une photographie
argentique ?
Le procédé le plus simple pour photographier un objet est schématisé sur la figure 1.
A l’aide d’une lentille convergente, on crée l’image géométrique réelle de l’objet que l’on
fait coïncider avec la pellicule photosensible. Si l’on suppose que la lentille est parfaitement
stigmatique, chaque point de l’objet va créer un point différent sur la plaque. Nous obtenons
ainsi une image à deux dimensions de notre objet à trois dimensions, avec un facteur d’échelle
dépendant du grandissement de notre lentille, mais aucune information sur le relief de l’objet
photographié.

Fig. 1 – Pour prendre une photographie du personnage, on utilise une lentille convergente afin
de créer l’image géométrique de celui-ci sur la pellicule photosensible.

2
Notre vision en relief provient de nos deux yeux : ceux-ci voient le monde sous deux
angles différents. Par exemple, prenons un objet qui émet un rayonnement dans le domaine
visible. Quand nous le regardons, la portion du front d’onde qui arrive jusqu’à notre oeil
gauche est différente de celle qui arrive jusqu’à notre oeil droit. Et c’est cette différence qui
permet à notre cerveau de nous donner la vision du relief. Pour rendre compte du relief
d’un objet, il est donc nécessaire de reconstituer l’intégralité du front d’onde en provenance
de l’objet, c’est-à-dire d’enregistrer à la fois l’information sur l’amplitude et sur la phase
de l’onde émise par l’objet. Or, les plaques photographiques, et plus généralement tous les
détecteurs de lumière, ne sont sensibles qu’à l’intensité, c’est-à-dire le module au carré de
l’amplitude, de la lumière qui les impressionne.
Aucun détecteur ne permet de remonter à la phase d’une onde lumineuse. Par contre,
on peut connaître la différence de phase entre deux rayons cohérents via une modulation de
l’intensité détectée : c’est le phénomène d’interférence.
Le principe d’enregistrement d’un hologramme est représenté figure 2. On fait interférer
sur une plaque photosensible une onde plane monochromatique, dite de référence, et les ondes
diffusées par l’objet à holographier, éclairé par l’onde de référence.

Fig. 2 – Principe d’enregistrement d’un hologramme. Une onde plane monochromatique, ap-
pelée onde de référence est envoyée sur une lame séparatrice LS. L’un des faisceaux émergents
est envoyé directement sur la plaque photosensible P tandis que l’autre est envoyé sur l’objet à
holographier. Chaque point de l’objet va diffuser dans toutes les directions. Sur la plaque pho-
tosensible P, on enregistre les interférences entre l’onde de référence et les ondes diffusées en
provenance de l’objet.

Contrairement au cas de la photographie, chaque point de la plaque photosensible


reçoit l’onde de référence et les ondes diffusées par tous les points de l’objet. Chaque point
voit l’objet sous un angle différent, ce qui donne une illusion de relief. On arrive ainsi à une
propriété surprenante des hologrammes : si nous coupons un hologramme en deux parties

3
égales, nous verrons toujours l’objet en entier. Seule l’impression du relief sera légèrement
atténuée car la moitié des points de la plaque aura été perdue.

2.3 Eléments de formalisme


Nous utiliserons le dispositif expérimental représenté figure 3 [4].

Fig. 3 – Principe d’enregistrement d’un hologramme. L’onde diffusée par l’objet, éclairé par
l’onde plane de référence, interfère avec l’onde place de référence sur la plaque photographique
P
.

Une onde, que nous supposerons plane et monochromatique de longueur d’onde λ, est
séparée en deux ondes d’égale amplitude. L’une, appelée onde de référence ou onde porteuse,
arrive directement sur la plaque photosensible, l’autre est envoyé sur l’objet à holographier.
Au niveau de la plaque holographique, l’amplitude complexe de l’onde de référence s’écrit
donc sous la forme :

→−→ x
Aref (x, y) = |Aref0 | eikr · r = Ar0 e−i2π sin(θ) λ
L’objet va diffuser dans toutes les directions la lumière qu’il reçoit. L’amplitude complexe
résultante sur la plaque s’écrit :

Aobjet (x, y) = |Aobjet (x, y)| eiφ(x,y)

Comme la plaque holographique n’est sensible qu’à l’intensité de la lumière, calculons

4
l’intensité résultante sur celle-ci :

I(x, y) = Aref (x, y) + Aobjet (x, y)

2 2 x
= Aref (x, y) + Aobjet (x, y) + |Aref0 Aobjet (x, y)| e−i2π sin(θ) λ e−iφ(x,y)

x
+ |Aref0 Aobjet (x, y)| ei2π sin(θ) λ eiφ(x,y)
x
= Iref + Iobjet + 2 |Aref0 Aobjet (x, y)| cos(2π sin(θ) + φ(x, y))
λ
Au travers de la modulation d’intensité au niveau de la plaque, nous conservons bien une
information sur l’amplitude et la phase de l’onde diffusée par l’objet.
Dans l’hypothèse où nous nous trouvons dans la zone linéaire de réponse en transmission
de la plaque vis à vis de l’éclairement, voir figure 4, le coefficient de transmission de celle-ci
peut s’écrire sous la forme :
t(x, y) = t0 − αI(x, y)
où α est une constante positive. En toute rigueur, la constante α est une fonction propor-
tionnelle au temps d’exposition de la plaque. Dans un souci de simplification des calculs,
nous considérons ici que le temps d’exposition est fixé et que la transmission de la plaque
holographique en fonction de l’éclairement suit la courbe représentée figure 4.

Fig. 4 – Transmission des plaques en fonction de l’éclairement I. La zone centrale de la courbe,


autour de l’éclairement moyen Im , peut être approximée par une fonction linéaire.

Pour reconstruire l’image de l’objet après développement de la plaque photosensible,

5
il faut de nouveau éclairer l’hologramme avec l’onde de référence, comme le montre la figure
5.

Fig. 5 – Pour reproduire l’image de l’objet holographié, on éclaire de nouveau la plaque P


avec l’onde de référence arrivant avec le même angle d’incidence θ. On peut différencier trois
ondes sortant de la plaque holographique. La première onde (1) correspond à l’onde plane de
référence, atténuée d’un facteur t0 − α(Iref + Iobjet ). La deuxième onde (2) provient d’une
image virtuelle et reproduit exactement, à un facteur constant près, l’onde diffusée par l’objet
lors de l’enregistrement de l’hologramme. La troisième onde (3) crée une image réelle de l’objet
holographié, conjuguée de l’image virtuelle et dont le relief est inversé par rapport à celui de
l’objet.

L’amplitude complexe de l’onde transmise après l’hologramme, est alors :

Atransmise (x, y) = t(x, y)Aref


= (t0 − α(Iref + Iobjet ))Aref
x
− α |Aref0 | · |Aobjet (x, y)| ei2π sin(θ) λ eiφ(x,y) Aref
x
− α |Aref0 | · |Aobjet (x, y)| e−i2π sin(θ) λ e−iφ(x,y) Aref
x
En utilisant l’expression de Aref (x, y) = Ar0 e−i2π sin(θ) λ , on aboutit à l’expression :

Atransmise (x, y) = (t0 − α(Iref + Iobjet ))Aref (1)


− α |Aref0 |2 · |Aobjet (x, y)| eiφ(x,y) (2)
x
− α |Aref0 |2 · |Aobjet (x, y)| e−i4π sin(θ) λ e−iφ(x,y) (3)

Le premier terme (1), on retrouve l’onde plane de référence, atténuée d’un facteur
t0 − α(Iref + Iobjet ). Le deuxième terme est, à un facteur constant α |Aref0 | près, l’onde
diffusée par l’objet et crée une image virtuelle de l’objet exactement au même emplacement
de celui-ci durant l’enregistrement. A l’inverse, le dernier terme produit, lui, une image réelle,
conjuguée de l’image virtuelle. On peut également démontrer par le calcul que deux points
conjugués de l’image virtuelle et de l’image réelle sont situés à égale distance de l’hologramme
et donc que le relief de l’image réelle obtenue est inversé par rapport au relief de l’objet.

6
2.4 Les différents types d’hologrammes
Dans cette partie, nous allons voir les deux principaux types d’hologrammes : les ho-
logrammes par transmission et les hologrammes par réflexion.

2.4.1 Hologramme par transmission


Les hologrammes par transmission sont également appelés hologrammes minces. Leur
principe d’enregistrement a été exposé ci-dessus (voir figure 2). La gélatine photosensible a
été impressionnée de la même manière sur toute son épaisseur. Ce type d’hologramme ne peut
être observé en lumière blanche car il nécessite d’être éclairé par une onde monochromatique.
Si la longueur d’onde de l’onde utilisée pour la reproduction de l’image est différente de la
longueur d’onde de l’onde de référence utilisée pour l’enregistrement, l’image de l’objet sera
alors déformée. Il en va de même si l’on change l’angle d’incidence sur la plaque de l’onde
de reproduction par rapport à l’onde d’enregistrement.

2.4.2 Hologramme par réflexion


Les hologrammes par réflexion sont également appelés hologrammes en volume. Contrai-
rement aux hologrammes par transmission, les hologrammes par réflexion peuvent être ob-
servés en lumière blanche, pourvu que la source de lumière utilisée soit suffisamment petite.

Le principe d’enregistrement d’un hologramme par réflexion est représenté figure 6. Ici,
la plaque photosensible est placée devant l’objet éclairé par l’onde plane monochromatique de
référence. L’onde diffusée par l’objet rencontre l’onde de référence et il y a création d’une onde
stationnaire. Celle-ci va générer des plans de franges d’interférence, donc des hologrammes
plans, distants d’une demi-longueur d’onde.

Fig. 6 – Principe d’enregistrement d’un hologramme par réflexion. L’onde diffusée par l’objet
interfère avec l’onde de référence au niveau de la plaque photosensible P. Il y a formation d’ondes
stationnaires qui impressionnent différemment la gélatine suivant son épaisseur et créent des plans
d’hologrammes distants de λ2 .

Lors de l’éclairement de l’hologramme en lumière blanche après développement, ces


plans vont agir comme des plans réticulaires (voir figure 7) et jouer le rôle de filtre spatiale

7
en éliminant, par interférences destructives, les longueurs d’onde λ qui ne satisfont pas la
condition de Bragg :
λref · cos(θ)
λ=
n
où λref est la longueur d’onde de l’onde de référence utilisée lors de l’enregistrement de
l’hologramme, θ est l’angle d’incidence de celle-ci sur la plaque et n un entier relatif .

Fig. 7 – Une onde plane monochromatique arrive sur l’hologramme par réflexion avec un angle
d’incidence θ. Le pas du réseau, c’est-à-dire la distance séparant deux hologrammes plans consé-
λ
cutifs est ref
2
. Si sa longueur d’onde λ satisfait à la loi de Bragg, il y a interférence constructive
entre les ondes réfléchies.

8
3 Aspects expérimentaux
3.1 Le matériel
– laser 632,8 nm, 30 mW max (on a mesuré entre 16 et 18 mW en sortie)
– épurateurs (composés d’une lentille de très petite focale et d’un trou)
– petits miroirs circulaires
– luxmètre
– plaques photographiques (taille environ 5x5cm2 , résolution : 3000 lignes /mm) : il
s’agit de plaques de verre recouvertes sur une face par une gélatine contenant du
bromure d’argent
– solutions de développement
– lentille (focale 25 cm)
– puissance-mètre
– table aimantée antivibration
– banc optique
– densités
– séparateur

3.2 Protocole d’obtention d’un hologramme


L’obtention d’un hologramme se fait principalement en deux étapes : l’enregistrement
de l’image et le développement de la plaque. Mais auparavant il faut réaliser le montage
adéquat, et ceci passe par un bon alignement de tous les dispositifs ainsi que par le réglage
de l’épurateur.

3.2.1 Réglage de l’épurateur


Le laser seul ne permet pas d’éclairer l’objet dans sa totalité, car le diamètre du faisceau
est trop petit. L’épurateur disposé en sortie du laser permet alors d’obtenir un faisceau plus
large et plus propre. Il est composé d’une lentille de très courte focale accompagnée d’un
diaphragme d’approximativement 1mm de diamètre. La lentille permet de faire diverger le
faisceau du laser. On règle ensuite la position du diaphragme avec les molettes de telle sorte
qu’il soit positionné exactement au point focal de la lentille. Le diaphragme permet d’élimi-
ner d’éventuels rayons parasites.

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Fig. 8 – Epurateur composé d’une lentille L et d’un trou T.

Fig. 9 – Faisceau du laser avant et après épuration

C’est un réglage très délicat, car nous arrivons souvent en fin de course des vis avant
que les deux éléments ne soient bien alignés.

3.2.2 Enregistrement d’un hologramme


L’impression de l’image sur la plaque peut se faire par transmission ou par réflexion.
Le principe de ces deux méthodes est détaillé plus haut. Nous présentons ici les montages
que nous avons réalisés dans chaque cas, tout en détaillant certains paramètres de réglage.

A. Hologramme par transmission

Montage sur banc


Le montage sur le banc optique, détaillé dans le schéma, est un dispositif qui permet de
réaliser l’image d’un point. Nous disposons le diaphragme de l’épurateur au point focal de L1
afin d’obtenir un faisceau parallèle. Le point lumineux dont on fait l’image est réalisé avec
la focale F2 de la lentille L2. Celle-ci est de diamètre inférieur à celui du faisceau lumineux
et elle est incrustée dans une plaque transparente. Certains rayons lumineux vont traverser
la lentille et se couperont en F2, avant de diverger. Les autres rayons qui ne traversent que
la plaque continuent de former un faisceau parallèle. Au niveau de la plaque photographique
a lieu une interférence entre l’onde plane et l’onde sphérique issue de F2, comme représenté
figure 7.

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Fig. 10 – Le laser L créé un faisceau qui est atténué par la densité D et nettoyé par l’épurateur
E. Le faisceau est rendu parallèle par la lentille L1. Une partie du faisceau est focalisé par la
lentille L2 tandis que l’autre partie demeure parallèle à l’axe optique. Les interférences entre les
deux faisceaux impressionnent la plaque holographique PH.

Montage sur table


Le montage sur table ci contre, permet de réaliser l’image holographique d’un objet en
trois dimensions. Le faisceau du laser est divisé en deux grâce au cube séparateur. Les deux
faisceaux obtenus sont épurés. Le faisceau de référence est dirigé directement vers la plaque
(chemin 2) . L’autre faisceau (chemin 1) va éclairer l’objet, et sera diffusé vers la plaque où
il interférera avec le faisceau de référence.

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Fig. 11 – Le laser L créé un faisceau qui est séparé en deux par un cube séparateur CS. Le
premier faisceau est nettoyé par l’épurateur E1 puis diffusé par l’objet O. Le deuxième faisceau est
atténué par la densité D, réfléchi par le miroir M puis nettoyé par l’épurateur E2. Les interférences
entre les deux faisceaux impressionnent ensuite la plaque holographique PH.

B. Hologramme par réflexion

Pour réaliser un hologramme par réflexion, nous utilisons un montage sur banc.
L’objet, une pièce de 2 euros, est placé juste après la plaque photographique. Pour des
raisons pratiques - nous voulons que la plaque et la pièce soient posées horizontalement pour
plus de stabilité - un miroir est disposé à 45˚ et dévie le faisceau horizontal vers le bas. La
gélatine de la plaque photo fait face au faisceau incident.

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Fig. 12 – Le laser L créé un faisceau qui est atténué par la densité D et épuré par l’épurateur E.
Le faisceau est rendu parallèle par la lentille L1, est réfléchi par le miroir M, créé des interférences
avec le faiceau diffusé par l’objet O qui impressionnent la plaque holographique PH.

3.2.3 Réglages et précautions


– Choix de l’éclairement : on veut se placer dans la zone linéaire de transmission (cf
courbe), donc on choisit un éclairement I=300 lux.s.
– Choix du temps de pose : il dépend de l’intensité lumineuse qu’on mesure avec le
luxmètre au niveau de la plaque à la longueur d’onde du laser. (intensité lumineuse
* temps de pose = 300 lux.s)
– Une densité est utilisée afin d’atténuer la luminosité du faisceau de référence. Comme
on peut choisir le taux d’atténuation, il est possible de régler le contraste entre
faisceau de référence et faisceau diffusé. Le contraste optimal est un rapport 5 entre
les deux.
– Il faut éviter les vibrations sur la table pendant la prise de vue.
– Pour qu’ils puissent interférer, il faut que la différence de marche entre les deux

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chemins optiques soit inférieure à la longueur d’onde de cohérence du laser. C’était
bien le cas dans nos montages.
– Les manipulations se font dans l’obscurité à cause des plaques photosensibles. Il ne
faut éclairer les plaques que pendant le temps de pose.
– La gélatine de la plaque doit être disposée du côté éclairé.

3.3 Développement de la plaque


Après exposition, on cache la lumière laser, et on fait subir à la plaque une série de
bains pour révéler et fixer l’image.
Nous avons d’abord utilisé un protocole de développement classique, puis une méthode
par blanchiment.

3.3.1 Protocole classique


– Premier bain : il s’agit du révélateur, il consiste en une réduction des grains de
bromure d’argent exposés à la lumière en argent métallique. Durée : 30s
– Deuxième bain : rinçage à l’eau ce qui permet de stopper l’action du révélateur.
Durée : 1 min
– Troisième bain : c’est le fixateur qui maintient en place, dans la gélatine, les grains
d’argent métallique. Cela permet de conserver le négatif en bon état durant des
années. Durée : 1 min
– On procède ensuite à un rinçage à l’eau du robinet et à l’éthanol.
– Séchage (au dessus du radiateur). Il ne faut pas un séchage trop violent car on risque
de gondoler la gélatine.
Remarque : une fois développée la plaque présente une teinte grisâtre à cause du noir-
cissement des grains d’argent durant l’exposition. On obtient un hologramme d’amplitude.
L’hologramme n’est pas directement visible, il faut l’observer avec la source laser.

3.3.2 Utilisation des plaques et des solutions ultimate (méthode de blanchi-


ment)
Avec la méthode précédente, les plaques noircissent ce qui est un inconvénient pour
l’observation d’hologrammes par réflexion. En effet, en réflexion, il y a plusieurs plans holo-
graphiques superposés dans l’épaisseur de la gélatine, et si ces plans comportent des grains
noirs, ils risquent de dissimuler les trames sous-jacentes. Nous optons donc pour un autre
protocole qui consiste à blanchir la plaque.
Voici le principe du blanchiment : on remplace le fixateur par un blanchissant qui a la
propriété de dissoudre les atomes d’argent. Les grains noirs sont remplacés par des trous. On
obtient un hologramme de phase, qui joue sur la différence d’indice entre l’air et la gélatine.
L’avantage est que les différents plans holographiques sont désormais visibles.
Nous avons utilisé des plaques, ainsi qu’un révélateur et un blanchissant développés par
Yves Gentet [5]. Les plaques seront appelées par la suite ultimate, pour les distinguer des
plaques classiques utilisées en premier lieu. Yves Gentet a fourni les plaques (à conserver
au réfrigérateur), une solution de révélateur concentrée et une poudre qui une fois diluée

14
constituera le blanchissant.

Préparation des bains


Révélateur, pour une plaque : il faut diluer 5mL de solution concentrée et 50 mL d’eau
distillée.
Blanchissant, pour cent plaques : 80 grammes de poudre dans 1L d’eau
Nous avons remplacé le "tap water" indiqué par la documentation par de l’eau distillée.

Révélation de la plaque

– Premier bain : révélateur (6min), dans l’obscurité.


– Deuxième bain : rinçage à l’eau, toujours dans l’obscurité.
– Arrivé à ce point nous pouvons éclairer la pièce. On constate que la plaque a totale-
ment noirci.
– Troisième bain : dans le blanchissant jusqu’à ce que la plaque devienne transparente.
– Quatrième bain : trempage dans une solution eau 50% + éthanol 50% (2min).
– Cinquième bain : immersion dans un bain d’éthanol (2min).
– Faire sécher verticalement (il faut éviter de radiateur car cela conduit à un séchage
trop brutal).
Yves Gentet a beaucoup insisté sur l’importance du séchage.
Les temps de trempage dans chaque bain ont été déduits des lectures de la documentation
issue du site internet d’Yves Gentet. Pour le séchage, ce dernier préconise l’utilisation de
photoflo kodak (un tensioactif), mais nous n’en avions pas à notre disposition. L’éthanol
fonctionnait relativement bien pour le séchage.

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4 Nos manipulations, observations et résultats
4.1 Une première observation
Avant de nous lancer dans le développement d’un hologramme, nous en avons d’abord
observé un. En effet, nous possédions un hologramme réalisé par des chercheurs du Labora-
toire Kastler Brossel à l’occasion de la fête de la science.
La plaque holographique a été éclairée par le faisceau laser épuré suivant un angle de 45˚par
rapport à sa normale. L’observateur qui place son oeil de l’autre côté de la plaque (sans être
dans la direction du faisceau laser...) distingue alors la figure d’un cheval en relief. Il s’agit
d’une image virtuelle. Lorsqu’on déplace faiblement la tête vers la gauche ou vers la droite,
on voit le cheval sous un angle légèrement différent. Lors de la restitution de l’image, l’angle
sous lequel est éclairée la plaque est celui que celle-ci faisait avec le faisceau de référence lors
de l’enregistrement. L’image holographique reproduit parfaitement le relief et la distance de
l’objet par rapport à la plaque.

Fig. 13 – Image virtuelle du cheval

Lorsque nous éclairons la plaque à un angle de 45˚, nous obtenons cette fois une image
réelle, que nous pouvons observer projetée sur un écran. Il s’agit de l’image secondaire, pré-
vue par les calculs, qui est symétrique de l’image principale (fictive) par rapport à la plaque.

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Fig. 14 – Image réelle du cheval, projetée sur un écran

4.2 Réalisation d’hologrammes par transmission


4.2.1 Image d’un point
L’hologramme d’un point est réalisé à l’aide du montage représenté figure 15, avec des
plaques classiques. Le luxmètre indique la puissance reçue au niveau de la plaque : 25 lux,
ce qui nous permet de choisir un temps d’exposition de 12s pour avoir un éclairement de 300
lux.s . La distance entre F2 et la plaque est D=25cm(±0, 5)
Restitution de l’image et observations :
Pour observer l’image du point après développement, nous disposons la plaque à son empla-
cement d’origine, et nous retirons la lentille L2 du dispositif. Avec un écran placé derrière
la plaque, nous cherchons l’image réelle du point lumineux. Nous nous attendons à trouver
cette image à une distance d de la plaque. La théorie prédit aussi l’existence d’une image
virtuelle, symétrique de la précédente par rapport à la plaque, mais qui ne pourra pas être
observée, car elle se situe dans le faisceau laser.
L’image réelle se forme finalement à une distance d=23,5cm (±0, 5cm) de la plaque,
inférieure à celle prévue. Les calculs montrent que cette distance doit être égale à la distance D
mesurée précédemment entre le point objet et la plaque. Plusieurs explications sont possibles.
Premièrement, un changement de longueur d’onde peut modifier la distance d. Or, même
si le faisceau laser peut présenter des sauts de modes, la variation de longueur d’onde est
trop faible pour avoir un impact. Deuxièmement, une modification de l’emplacement de la
source lumineuse pourrait être à l’origine de cette variation de distance. Mais nous n’avons
pas touché au dispositif expérimental entre l’enregistrement et la lecture de l’hologramme.
La dernière possibilité, qui nous semble la plus probable, est que l’incertitude sur la mesure
de d doit être réévaluée car nous avons pris en compte l’incertitude de mesure mais pas
l’incertitude sur l’estimation de l’emplacement du point image. En rapprochant l’écran de
la plaque, nous constatons aussi l’existence d’autres points images de plus faible luminosité.
Nous parvenons à en repérer deux situés en d3 = 12 ± 0, 5cm et en d2 = 7, 5 ± 0, 5cm.

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Fig. 15 – Restitution de l’hologramme d’un point

Ces points secondaires traduisent la non-linéarité de la plaque : la transmission t n’est


pas linéaire en I mais possède des dépendances d’ordre supérieur (en I 2 , I 3 , etc). La théorie
indique qu’un point image d’ordre n est situé à une distance dn = nd de la plaque hologra-
phique. Nous le vérifions expérimentalement :

ordre distance mesurée entre le point-image et la plaque (cm) distance théorique (cm)
1 23,5 23,5
2 12 11,8
3 7,5 7,8

Donc les termes d’ordre n dans la transmission forment bien une image à la distance
d
n
.

4.2.2 Hologramme d’un objet


Nous passons à la réalisation de l’hologramme d’un objet en utilisant le montage 2.
L’objet est une figurine barbapapa de 5 cm de haut.

Fig. 16 – Figurine que nous avons holographiée en transmission

Plusieurs essais ont été réalisés, d’abord avec les plaques classiques, puis avec les plaques
ultimate et la méthode de blanchiment. La restitution de l’image se fait toujours en éclairant

18
la plaque du côté de la gélatine avec le faisceau de référence - cette fois non atténué par
une densité -, au même angle d’incidence qu’à l’enregistrement. Nous positionnons notre oeil
de l’autre côté : l’hologramme est censé se trouver à la position où se trouvait initialement
l’objet.

Pour le premier essai, un temps de pose de 12s a été choisi. Nous avons réussi à obtenir
une image holographique. Elle était cependant peu résolue, avec un faible contraste, et on ne
voyait pas tout l’objet (seulement la tête de la figurine). La plaque est par ailleurs grisâtre
à cause du noircissement des grains d’argent. La plaque suivante a été ratée, à cause d’une
erreur sur les chemins optiques : nous avions permuté l’objet et la plaque. Par la suite, nous
positionnons l’objet de telle sorte qu’il soit éclairé entièrement, et nous le rapprochons de la
plaque (PO=15 cm pour PM =60 cm), afin de régler au mieux le contraste. Nous mesurons
au luxmètre : 17 lux en P ce qui donne un temps d’exposition de 18s.
Ce dernier résultat est beaucoup plus concluant :

Fig. 17 – Hologramme de la figurine barbapapa

Pour la suite, nous passons à la méthode de blanchiment et nous utilisons désormais


les plaques ultimate d’Yves Gentet. Le montage pour l’enregistrement est inchangé. Le
protocole de révélation des plaques a été décrit plus haut.

Résultats
Un certain nombre de plaques n’ont rien révélé. Cela est dû en partie à des erreurs de ma-
nipulation : plaque exposée du mauvais côté par exemple. D’autres échecs s’expliquent aussi
par le fait que nous ne connaissions pas vraiment les paramètres qui seraient susceptibles
d’être optimaux pour les plaques ultimate (temps de pose, zone de linéarité de la transmis-
sion, contraste, puissance reçue par la plaque, temps idéal de trempage dans les bains...) et
nous avons dû avancer à tâtons en faisant varier ces paramètres.

19
Ainsi, avec un temps d’exposition de 5s, on obtient un hologramme difficile à discerner
et avec un contraste faible. Par ailleurs la plaque diffuse légèrement. En augmentant le temps
d’exposition à 18s, l’hologramme est de moins bonne qualité que précédemment.
Il aurait peut-être fallu jouer sur d’autres paramètres ou sur un éventail plus large de
grandeur, mais le temps nous a manqué pour faire une étude plus poussée de la méthode par
blanchiment.
En conclusion, nous avons obtenu de manière générale un meilleur hologramme avec la
méthode classique (voir figure 17).

4.2.3 Hologramme d’un objet en double exposition : mise en évidence des dé-
formations
Nous voulons visualiser la déformation d’une ampoule liée à la température. Nous
utilisons le montage de la figure 11. L’objet utilisé est l’ampoule. Nous réalisons d’abord une
première exposition. Puis nous masquons la plaque sous une boîte en carton pour pouvoir
allumer l’ampoule. Au bout de 5 minutes nous éteignons l’ampoule et nous réalisons une
seconde exposition de la plaque.
Deux enregistrements ont été réalisés, en variant les temps d’exposition (deux fois
8s puis deux fois 10s). Nous nous attendions à observer une image de l’ampoule avec des
franges d’interférence, qui traduiraient la déformation du verre à cause de la chaleur. Mais
aucun résultat probant n’a été obtenu après développement des plaques. Il est bien sûr
difficile de déterminer précisément les raisons pour lesquelles nous n’avons pas pu observer
d’hologramme, mais nous pouvons émettre certaines hypothèses à ce propos : il peut s’agir
du fait que l’ampoule étant transparente, elle ne renvoie que peu de lumière vers la plaque.
L’intensité lumineuse était donc insuffisante pour imprimer une image sur la plaque. Par
ailleurs pendant la phase où l’ampoule était allumée, nous avons sûrement rencontré des
problèmes de vibration au moment de dissimuler la plaque sous le carton. Un déplacement de
quelques longueurs d’onde peut induire un brouillage des interférences. Enfin nous ne sommes
pas sûrs que le carton maintienne parfaitement la plaque dans l’obscurité. Nous n’avons
toutefois pas pu approfondir cette manipulation faute de temps. Mais d’autres expériences
auraient pu être envisagées, par exemple la visualisation en hologramme des déformations
d’une pièce mécanique.

4.3 Réalisation d’hologrammes par réflexion


Nous réalisons l’hologramme d’une pièce de deux euros grâce au montage représenté
figure 12. Pour la première prise de vue, les paramètres sont les suivants : puissance reçue
par la plaque : 1mW ; temps de pose : 5s ; temps de trempage dans le bain révélateur : 5min
au lieu de 6 min ; distance plaque-objet : 4 cm.
Résultat : nous essayons d’observer la plaque en lumière blanche. Au départ, l’image de la
pièce est difficilement distinguable, puis nous parvenons à la voir en éclairant la plaque avec
une ampoule selon un angle bien précis. L’image est presque en transparence et les détails
imprécis, mais nous reconnaissons la forme circulaire de la pièce.
Nous pensons que cette faible résolution est due à un temps de pose insuffisant, donc
nous passons à 10s ; cette fois-ci nous n’obtenons aucun résultat. Ceci est peut-être dû à une

20
surexposition. Nous revenons donc à un temps de pose de l’ordre de 5s, et nous rapprochons
la plaque à 3mm de la pièce : cela s’avère plus adéquat.
Résultat : Pour un temps d’exposition de 5s, le résultat est finalement très satisfaisant. Nous
pouvons observer l’image holographique de la pièce en lumière blanche (ampoule ou néon),
et nous distinguons très nettement les détails.

Fig. 18 – Hologrammes d’une pièce de 2 euros obtenus en réflexion. L’image est restituée en
lumière blanche

La pièce a une teinte un peu verdâtre (et non pas rouge, comme le laser qui l’a éclairé).
Cela s’explique par la contraction de la gélatine lors du séchage : les franges d’interférence
sont plus serrées une fois la gélatine sèche, ce qui conduit à une diminution de la longueur
d’onde.
Conclusion : On parvient à obtenir de bons résultats en réflexion avec les plaques
ultimate. Ceci dit, nous n’avons pas fait d’essais avec les anciennes plaques, donc nous ne
savons pas si cela aurait mieux marché avec ces dernières.

21
5 Conclusion
Hormis l’aspect esthétique de la technique, l’holographie a de nombreuses applications
scientifiques et industrielles. Les premiers holographistes ont eu pour grand projet d’agrandir
puissamment les objets de très petite taille. En effet, la taille de l’objet holographié dépend
du rapport entre la longueur d’onde de lecture et la longueur d’onde d’enregistrement. En
jouant sur ces deux paramètres, il serait donc théoriquement possible de visualiser des ob-
jets des taille minuscule par l’intermédiaire de leur hologramme. Ce projet a été abandonné
lorsque les holographistes ont compris qu’il n’existait pas de matériau sensible à une gamme
de longueurs d’onde suffisamment vaste pour que ce soit intéressant.

En industrie, l’holographie est utilisée pour mettre en évidence des microdéformations


de pièces mécaniques par interférométrie [6], comme nous avons tenté de le faire dans nos
dernières expériences avec l’ampoule. Il est également possible d’observer les contraintes de
pièces mécaniques en mouvement en utilisant un laser pulsé, par effet stroboscopique, voir
l’hologramme d’une turbine en rotation ci-dessous.

Fig. 19 – Photographie d’un hologramme en double exposition d’une turbine en rotation. Une
première exposition a été effectuée avec la turbine au repos. Une deuxième exposition a été
effectuée avec la turbine en rotation. La fréquence des pulses du laser a été réglée de façon à être
un multiple entier de la fréquence de rotation de la turbine. On observe des franges d’interférence
qui révèlent les déformations de la pièce.

Le secteur bancaire utilise aussi de l’holographie par réflexion pour éviter la contrefa-
çon, dans les cartes bleues, les billets de banques... car les hologrammes sont difficilement
reproductibles. En effet, même si l’holographie s’est beaucoup démocratisée ces dernières
années - pour preuve, nous avons réussi à en créer nous-même avec un laser simple et des
plaques adaptées - cette technique reste relativement lourde et coûteuse à mettre en place

22
de manière industrielle.

Nous avons tous les trois trouvé ce projet passionnant. Nous avons apprécié l’autonomie
dont nous avons disposé. Et surtout, pouvoir obtenir des résultats aussi visuels est vraiment
gratifiant !
Nous tenons à remercier Olivier Pluchery pour son encadrement, ses explications et
ses conseils, ainsi que les techniciens pour leur aide tout au long du projet expérimental.

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A Annexe : Résumé des manipulations
Manip 1 : Réglage d’un épurateur

Manip 2 : Réalisation de notre premier hologramme


– Objet holographié : Point lumineux
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 12s
– Plaques : anciennes
– Produits : anciens
– Support : banc optique
– Résultat : OK (image réelle)

Manip 3 : Réalisation d’un 2e hologramme, avec mesure de distances pertinentes


– Objet holographié : Point lumineux
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 12s
– Plaques : anciennes
– Produits : anciens
– Support : banc optique
– Résultat : Flou mais OK

Manip 4 : Réalisation de l’hologramme d’un objet


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 12s
– Plaques : anciennes
– Produits : anciens
– Support : table antivibration
– Résultat : Flou mais OK

Manip 5 : Réalisation de 2 hologrammes, avec changement de protocole


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 18s
– Plaques : anciennes
– Produits : anciens
– Support : table antivibration
– Résultat : Echec (à cause d’une différence de marche trop grande et du dérèglement
de l’épurateur)

Manip 6 : Réalisation d’un hologramme pour maîtriser le dispositif


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Plaques : anciennes
– Produits : anciens

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– Support : table antivibration
– Résultat : Excellent

Manip 7 : Réalisation de 2 hologrammes, avec nouveaux produits


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 2s
– Plaques : 1 ancienne et 1 ultimate
– Produits : ultimate
– Support : table antivibration
– Résultat : Echec (les anciennes plaques ne fonctionnent pas avec les nouveaux pro-
duits, et on ne maîtrisait pas assez le nouveau protocole)

Manip 8 : Réalisation d’un hologramme, avec nouvelles plaques


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 5s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : table antivibration
– Résultat : OK mais peu visible

Manip 9 : Réalisation de 2 hologrammes, avec 2 temps d’exposition différents


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 3s et 5s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : table antivibration
– Résultat : Echec

Manip 10 : Réalisation d’un hologramme, avec nouveau temps d’exposition


– Objet holographié : Barbapapa
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 18s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : table antivibration
– Résultat : OK mais moyen

Manip 11 : Réalisation d’un hologramme d’une pièce de 2 euros, méthode par réfexion
– Objet holographié : pièce de 2 euros
– Méthode : Réflexion
– Temps d’exposition : 5s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate

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– Support : banc optique
– Résultat : D’abord, rien de visible, puis hologramme visible
Manip 12 : Réalisation d’un hologramme, comparaison des temps de pose
– Objet holographié : boulon
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 5s, 10s, 15s, 20s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : banc optique
– Résultat : Echec pour les 4 plaques, à cause d’une erreur de manip (gélatine du
mauvais côté)
Manip 13 : Réalisation d’un hologramme, méthode par réflexion
– Objet holographié : pièce de 2 euros
– Méthode : Réflexion
– Temps d’exposition : 10s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : banc optique
– Résultat : Echec
Manip 14 : Réalisation d’un hologramme, méthode par réflexion
– Objet holographié : pièce de 2 euros
– Méthode : Réflexion
– Temps d’exposition : 2s et 5s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : banc optique
– Résultat : Excellent ; la plaque exposée 5s est légèrement laiteuse (surexposition ?)
Manip 15 : Réalisation d’un hologramme, comparaison des temps de pose
– Objet holographié : boulon
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 2s, 4s, 8s
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : banc optique
– Résultat : OK pour la 2s, mais contraste faible ; Echec pour la 4s et la 8s
Manip 16 : Réalisation d’un hologramme, application à une mesure de précision
– Objet holographié : lampe
– Méthode : transmission
– Temps d’exposition : 8s * 2 et 10s * 2
– Plaques : ultimate
– Produits : ultimate
– Support : banc optique
– Résultat : Echec pour les 2 plaques (luminosité de la lampe trop faible ?)

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Références
[1] J. Heraud, "L’holographie" (Dunod, 2007).
[2] G. Saxby, "Practical holography (Taylor and Francis 2003).
[3] Articles de wikipédia : Holographie et Hologramme
[4] P. Hariharan, "Optical Holography (Cambridge University Press 1996).
[5] Informations sur les plaques Ultimate d’Yves Gentet : http ://www.ultimate-
holography.com
[6] P. Smigielski, "L’holographie industrielle (Teknea)

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