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COMPLÉMENTS SUR LE SPECTRE DES ONDES

ÉLECTROMAGNÉTIQUES

Une onde électromagnétique assure, par l’intermédiaire d’un champ électrique (et magnétique) variable qui se propage,
un transport d’énergie. Les ondes électromagnétiques, détectables de nos jours, ont des longueurs d’onde variant environ
de 10-14 m jusqu’à 108 m. Elles ont des noms divers selon leur mode d’émission, mais le phénomène fondamental
correspond toujours à une réponde de la matière à une excitation.
Remarquons qu’il n’y a pas de discontinuité entre les diverses ondes électromagnétiques. Très souvent, les spectres
correspondant à des phénomènes de nature différente se recouvrent. Par exemple, les ondes hertziennes ultracourtes, et les
ondes lumineuses infrarouges de grandes longueurs d’onde, sont produites indifféremment sur une même bande de
fréquence par des méthodes très différentes : rayonnement IR de corps chauds ou rayonnement de très courtes antennes
dans lesquelles sont entretenus des courants électriques.

1) Rayons γ (10-13 m < λ < 10-10 m)


Ils sont émis par les noyaux atomiques dans un état excité, suite en général à une radioactivité primaire α ou β. Ils sont
très pénétrants et très dangereux de ce fait biologiquement. Remarquons que les rayons cosmiques sont formés, outre
diverses particules, de rayons γ.
Les principales applications des rayons γ sont celles utilisant des isotopes radioactifs : gammagraphie (exemple :
gammagraphie cérébrale donnant une image du cerveau grâce aux rayons γ émis par un isotope radioactif et détecté par
un scintillateur).

2) Rayons X (10-11 m < λ < 10-8 m)


Ils sont émis par les atomes métalliques lorsqu’on ils sont bombardés par des électrons fortement accélérés et
correspondent à des réarrangements électroniques en couche profonde (premiers niveaux d’énergie). Les applications
fondamentales sont la radiothérapie et la radiographie, ainsi que les contrôles des surfaces ou des matériaux.

3) Ondes lumineuses
Les UV (ultraviolet : 10-8 m < λ < 4×10-7 m) et les radiations visibles (0,4 µm < λ < 0,75 µm) sont produits soit par des
atomes (ou molécules) excités par une méthode électrique, soit par le rayonnement de corps très chauds (exemple : les
UV provenant du soleil, bien connus pour leurs effets : bronzage,… ou cancer de la peau !).

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La lumière visible n’est donc qu’une infime partie de la gamme des ondes électromagnétiques associées au récepteur
biologique : l’œil. Les applications usuelles sont l’analyse chimique (spectres caractéristiques des éléments), la
photographie, et bien sûr la photosynthèse (synthèse chlorophyllienne).
Retenons les ordres de grandeur de λ.
Violet –indigo – bleu – vert – jaune – orange – rouge – IR
400 nm 500 590 630 >750 nm
La sensibilité maximale de l’œil est obtenue pour une longueur d’onde d’environ 0,56 µm (jaune – vert).
Les IR (infrarouge : 7,5 10-7 m < λ < 4×10-4 m) sont produits par le rayonnement des corps chauds. Ils correspondent à
des transitions entre des sous niveaux électroniques de vibration et de rotation pour des molécules excitées.

Divers types de sources de lumière : lampes à décharge, lampes à incandescence et lasers :


a) Emission spontanée
On distingue, en général, deux types de sources usuelles de lumière :
- les sources émettant un spectre discontinu de radiations monochromatiques : les tubes à décharge ou lampes
spectrales.
On réalise un arc électrique, entre deux électrodes métalliques se trouvant dans une ampoule en quartz contenant
un gaz (dihydrogène par exemple) ou une vapeur métallique (vapeur de sodium ou de mercure…). Il se produit
alors une excitation ou une ionisation du gaz qui s’accompagne de l’émission de raies spectrales. Voir cours de
chimie sur la quantification des niveaux d’énergie électronique d’un atome.
- les sources émettant un spectre continu de lumière dans un certain domaine de longueurs d’onde : les lampes à
incandescence ou sources de lumière blanche.
Soit un corps porté à l’incandescence puis maintenu à température : on constate l’existence d’un spectre
d’émission continu, sur une plage assez étendue de longueurs d’onde (infrarouge plus visible), caractérisé par un
maximum assez prononcé d’intensité pour une certaine longueur d’onde, dépendant de la température de
l’expérience selon la loi de Wien : λmaxT = cte  3000µm.K
La puissance totale rayonnée est proportionnelle à T4 (T : température du corps en Kelvin).
Exemples :
* Les lampes classiques : filament de tungstène à 2900 K dans une atmosphère neutre (gaz rare), lumière
jaunâtre avec λmax vers 1 µm (infrarouge), ampoule en verre ;
* lampes à halogène : filament de tungstène dans une atmosphère active (halogène tel l’iode) permettant
d’atteindre de plus hautes températures (~ 4500 K), lumière blanche avec λmax dans le visible, ampoule
en quartz plus résistant que le verre.
b) Emission stimulée
Le laser est souvent employé dans les expériences d’optique. Par opposition aux sources usuelles de lumière,
dont l’émission est spontanée, incohérente, non dirigée, les lasers (LASER : Amplification de Lumière par
Emission Stimulée de Rayonnement) mettent en jeu une émission stimulée (excitation d’un milieu actif au sein
d’une cavité résonante) permettant d’obtenir un faisceau quasi monochromatique, cohérent du point de vue
spatial (toute l’énergie peut être concentrée dans un zone très restreinte) et du point de vue temporel.
Le laser le plus courant est le laser He-Ne, de couleur rouge (λ = 633 nm). La longueur d’onde émise est celle de
l’onde incidente rencontrant les atomes dans une cavité où elle est piégée par des réflexions successives et
stimulant l’émission du gaz sur cette seule radiation.
Le laser à gaz du laboratoire, de puissance de l’ordre du mW, constitue une source de lumière monochromatique
qui produit un pinceau lumineux très directif.

4) Micro-ondes (1 mm < λ < 1 m)


On obtient des micro-ondes de type millimétriques (λ  1 mm) ou centimétriques (λ  1 cm) soit par émission
spontanée (transitions entre sous-niveaux électroniques de rotation moléculaire), soit par émission stimulée par des
masers (MASER : amplificateur de micro-ondes par émission stimulée de rayonnement).
Les applications de ces micro-ondes sont très voisines des radiations IR (thermographie, micro-irradiation biologique,
chauffage).

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D’autre part, les ondes décimétriques et centimétriques sont produites par des moyens radioélectriques. Citons les
systèmes radars (ondes très courtes) et les ondes de télévision (UHF : ultra hautes fréquences).
Four micro-ondes : 2,4 GHz
Réseau wifi : 2,4 GHz

5) Ondes hertziennes (radioélectricité)


Elles sont émises par des antennes reliées à des circuits électriques oscillants, le récepteur étant accordé sur la fréquence
de l’émetteur. On distingue :
λ  0,1 m radar, télévision UHF, relais téléphonique hertzien,
(exemple radar Mesta 206 : 9,9 GHz)

λ  1 à 10 m télévision VHF, radiodiffusion en modulation de fréquence


λ  10 à 100 m ondes courtes de radiodiffusion (HF : hautes fréquences)
λ  0,1 à 1 km ondes moyennes de radiodiffusion (MF : moyennes fréquences)
λ  1 à 10 km ondes longues de radiodiffusion (LF : basses fréquences), communications
radiomaritimes,
λ  10 km trafic télégraphique,
λ > 100 km ondes de fréquences industrielles, téléphonie

a) Bandes de fréquence attribuées :


Le règlement des radiocommunications (révisé en 1979) a attribué, dans le spectre des fréquences utilisables pour
les radiocommunications, certaines bandes à la " radiodiffusion " (y compris la télévision).
Bandes pour la " région 1 " (Europe, Afrique, Sibérie...) : en grandes ondes : 148,5 à 283,5 kHz ; ondes moyennes :
526,5 à 1 606, 5 kHz ; ondes courtes : quelques bandes de 200 à 500 kHz autour des fréquences (en MHz) : 6-7-9-11-
13-15-17-21 ; ondes métriques et décimétriques : " modulation de fréquence " : 87,5 à 108 MHz, TV : 47 à 68 MHz,
174 à 230 MHz et 470 à 862 MHz ; ondes centimétriques : 11,7 à 12,5 GHz (pour les satellites de diffusion directe) ;
millimétriques : 40,5 à 42,5 GHz, non encore utilisées.
Le spectre des fréquences radio entre 9 kHz et 400 GHz est partagé entre 37 services de radiocommunication civils
ou militaires, dont 19 " de Terre " et 18 " spatiaux ", dont : services fixes (exemple : liaisons par faisceaux
hertziens) ; mobiles : terrestres (radiotéléphone, radiotaxi, pompiers, police, etc.) ; maritimes (liaisons téléphoniques
entre navires ou entre navires et la côte, signaux de détresse) ; par satellite (liaisons avec sondes spatiales).
Radionavigation : maritime (service des phares et balises, pilotage dans ports ou estuaires) ; aéronautique (relevé des
points, atterrissage aux instruments). Radiolocalisation et radiodétection (radars de ports et d'aéroports, radars
embarqués, suivis d'un vaisseau spatial). Radiométéorologie. Radio-amateurs. Radiodiffusion.

b) Canal :
Bande de fréquences assignée à une émission. Largeur utilisée : pour le son en modulation d'amplitude est d'environ
10 à 15 kHz, de fréquence 200 kHz ; TV 8 MHz (y compris le son). En bande décimétrique, pour la télévision, la
bande a été divisée en 48 canaux numérotés de 20 à 68. Exemple de canal à Bordeaux (Bouliac) : TF1 canal 63
(Image 807,25 MHz Son 813,75 MHz), France 2 canal 57 (Image 759,25 MHz Son 765,75 MHz), France 3 canal
60 (Image 783,25 MHz Son 789,75 MHz).

c) Téléphone portable:
Téléphone bi-bande : 900 et 1800 MHz.

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