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Transitions de phases : modèle d’ISING

Positionnement thématique
Physique théorique, Physique de la Matière, Informatique pratique

Mots-clés
Français Anglais
Modèle d’Ising Ising’s Model
Densité de magnétisation magnetization density
Agitation critique critical agitation
[1] and [2] and [3] and [4]
Réseau de spins Spin lattice
Ferro/Paramagnétisme Ferro/Paramagnetism
(Méthode de Monte Carlo Monte Carlo’s method
)

Bibliographie commentée
Le magnétisme et ses causes n’ont été appréhendés et véritablement formalisés par la science
qu’assez récemment (depuis notamment les travaux de J.C MAXWELL au XIXème siècle). Par
voie de conséquence, l’utilisation technique et industrielle de ce domaine physique sera sans nulle
doute au centre de certaines innovations à venir. Le domaine des transports en particulier s’inté-
resse d’ores et déjà à des solutions faisant intervenir l’induction de courants au moyen de champs
magnétiques. En effet, son utilisation rend inutile le contact direct des matériaux, responsable
de pertes énergétiques considérables dues aux frottements et d’usure accélérée (le domaine des
transports est ainsi concerné plus que d’autres en raison des contraintes importantes appliquées
aux pièces mécaniques).
Ainsi, propulsion et freinage font l’objet de recherches et d’optimisations dans ce sens.
Citons en exemple le célèbre projet Hyperloop, train à sustentation magnétique, qui pourrait
rallier Paris et Marseille en 45 minutes avec des vitesses de pointe dépassant les 1000 km/h. De
même, les freins magnétiques font appel aux propriétés des courants de Foucault et donc à la
force de Laplace afin de stopper des pièces mécaniques en mouvement, un système complétant
avantageusement les freins à contacts classiques des véhicules lourds par exemple.
Néanmoins, il est important de s’intéresser aux contraintes subies par les matériaux et no-
tamment aux températures auxquelles ils sont élevés. Les propriétés magnétiques de ceux-ci
sont en effet fortement corrélées à ce paramètre ainsi qu’aux champs magnétiques extérieurs
potentiels et leurs variations peut provoquer de brusques transformations physiques macro-
scopiques nommées transitions de phase. Connaître, ou du moins modéliser le plus fidèlement
possible la structure des matériaux magnétiques en jeu se révèle donc un passage obligé pour
la science fondamentale et, a fortiori, pour l’industrie.
Un de ces modèles, célèbre à la fois pour son apparente simplicité et son utilité avérée est le
modèle d’ISING (théorisé par Ernst ISING et Wilhelm LENZ). Il réduit en effet la matière à un
réseau de spins possédant une propriété binaire UP/DOWN pouvant représenter divers états
physiques (présence/absence d’une molécule de gaz ou dans notre étude, orientation polaire du
moment magnétique d’un atome). Selon la précision recherchée, il est alors possible d’affiner
les résultats en faisant varier un certain nombre de paramètres dont les deux principaux sont
la taille du réseau et sa dimension.

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C’est cette modélisation qui permet d’expliquer une transition de phase précise sur laquelle
nous nous concentrerons : le passage brusque d’un matériau ferromagnétique à paramagnétique
et inversement. En effet, chauffé au-delà d’une température critique ou « de CURIE » propre
à chaque matériau, celui-ci devient insensible au champ magnétique dans lequel il est plongé.

Problématique
Nous aborderons le phénomène de paramagnétisation des métaux de manière macrosco-
pique par la recherche de la température de Curie de l’acier puis microscopique en fournissant
une modélisation informatique convenable en une puis deux dimensions en combinant modèle
d’ISING et méthodes de Monte-Carlo

Objectifs du TIPE
— Etudier deux exemples de transition de phases
— Approfondir l’étude du modèle d’Ising en dimension 1
— Produire des algorithmes d’approximations en dimensions 1 et 2

Références
[1] Laura GAY. Modèle d’ising. Centrale Lyon, 2014.
[2] Michel HERITIER. Physique de la matière condensée : Des atomes froids aux supracon-
ducteurs à haute température critique. EDP Sciences, 2013. Modèle d’ISING à une et deux
dimensions.
[3] Frédéric LEGRAND. Modèle d’ising (1d et 2d). http ://www.f-
legrand.fr/scidoc/docimg/sciphys/physistat/ising2d/ising2d.html.
[4] Prateek MEHTA. Monte-carlo simulations of the 2-d ising model.
https ://github.com/prtkm/ising-monte-carlo/blob/master/ising-monte-carlo.org.