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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère d’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Larbi Ben M’Hidi - Oum El Bouaghi -
Faculté des Sciences et des Sciences Appliquées
Département de Génie Electrique
Filière: Systèmes Electriques et Automatiques

Mémoire de fin d’études


En vue de l’obtention du Diplôme de Master
Spécialité: Génie Electrique

Thème:

Réalisation d’un convertisseur DC/DC dans une chaine


de conversion d’énergie photovoltaïque

Soutenue publiquement à Ain el Beida le: Juin 2017

Dirigé par: Présenté par:


Encadreur: Pr. DJOUAMBI Abdelbaki GOAR Noureddine
Co-encadreur: Pr. RAHEM Djamel MAHMOUDI Abdelkader

Promotion: 2016/2017
Résumé

Résumé

Durant ces dernières années, il y a eu un intérêt considérable pour les énergies


renouvelables et plus particulièrement l’énergie photovoltaïque.

Ce projet porte sur la conception et la réalisation du convertisseur DC/DC de type


Buck dans une chaine Photovoltaïque commandé par deux modes, l'un est la
commande avec PID destinée à régler la tension de sortie à une certaine valeur fixée par
l'utilisateur, l’autre est une commande MPPT (P&O) assurant la poursuite de la
puissance maximale fournie par un générateur PV à base de microcontrôleur Arduino
UNO.

L'efficacité de les deux régulateurs proposés est vérifiée par des résultats
expérimentaux.

Mots clés : Photovoltaïque, Convertisseur buck, Commande MPPT, Régulation PID.

‫ملخص‬

.‫خالل انسنٌاث األخْزة تعزف انطاقاث انًتدذدة إقباال كبْزا ًخاصت انطاقت انفٌطٌضٌئْت‬

‫انذراست انًقذيت فِ ىذه انًذكزة تكًن فِ تصًْى ً تصنْع يطبز خافض نهتٌتز داخم نظاو فٌطٌضٌئِ يتحكى فْو‬
‫( انذُ ّقٌو‬PID) ِ‫ االًنَ بانًتحكى انتناسبِ انتفاضهِ انتكايه‬،‫عبز انًتحكى انذقْق اردًّنٌ بطزّقتْن يختهفتْن‬
‫ أيا انثانْت فتتى بٌاسطت‬،‫بانسْطزة عهَ تٌتز يخزج انًطبز حسب قًْت انًزخع انًحذدة يسبقا ين طزف انًستخذو‬
.‫) انذُ ّضًن تتبع اننقطت انقصٌٍ نالستطاعت انخاصت بانهٌحت انشًسْت‬P&O) MPPT ‫انًنظى‬

.‫فعانْت انًتحكًْن نتحقق ينيا عبز اننتائح انتدزّبْت انخاصت باننظاو‬

.PID ِ‫ انًتحكى انتناسبِ انتفاضهِ انتكايه‬،MPPT ‫ ينظى‬،‫ يطبزخافض نهتٌتز‬،ِ‫ فٌطٌضٌئ‬: ‫الكلمات المفتاحية‬
Tout d'abord nous remercions le bon dieu puissant pour la
bonne santé, la volonté et la patience qu'il nous a donnée tout
au long de notre étude, et nos voudrions en premier lieu remercier
nos parents.

Ensuite, nous aimerions bien remercier très sincèrement le


Professeur DJOUAMBI Abdelbaki et le Professeur RAHEM
Djamel nos promoteur de ce travail, pour leurs conseils
pertinents, et leur orientations judicieuses et leur patience et
diligence.

Nous tenons à remercier particulièrement Professeur DIB. A,


Madame ZAAMTA. S, et Monsieur AMRANI. M et YAHIA
CHERIF. A pour leur conseils qui m’ont été pertinents et
toujours précieux.

nos remerciements vont aussi à l’ensemble des enseignants qui


ont contribué durant notre Formation éducatif.
Je dédie ce modeste travail à mon défunt père.

À la plus belle créature que Dieu a crée sur terre, La


plus cher à mon cœur que j'espère Dieu le garde ma
chère mère

À tous mes frères et sœurs,

ainsi que leurs enfants

à toute ma famille À tous mes amis

Toute la promotion de 2 ème année master

Génie électrique 2016-2017.

MAHMOUDI Abdelkader
Je dédie ce modeste travail

A ma très chère mère, source de tendresse

A mon très cher père, qui m’encourage

dans les instants délicats

A mes chers frères

A mes chères sœurs

A mes tantes et oncles

A toute ma famille

A mon copain Abdelkader

A tous mes amis

GOAR Nourredine
Table des matières

Table des matières

Introduction générale…………………………………………………………..………1

Chapitre I : Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.1. Introduction…………………………………………………………………………3

I.2. Historique du photovoltaïque………………………………………………………..3

I.3. L’énergie solaire…………………………………………………………………….4

I.4. Potentiel solaire……………………………………………………………………...6

I.5. Trajectoire apparente du soleil………………………………………………………7

I.6. L'effet photovoltaïque………………………………………………………………8

I.7. Principe de fonctionnement d’une cellule…………………………………………...9

I.7.1. Les matériaux semi-conducteurs……………….………………………………..9

I.7.2. Les différentes technologies……………………………………………………10

I.8. Module photovoltaïque…………………………………………………………….13

I.8.1. Constitution d'un module photovoltaïque…………………...………………13

I.8.2. Association en série et en parallèle d'un module PV………………………….13

I.8.3. Protection d'un module PV…………………………………………….……….14

I.8.4. Modélisation d’une cellule PV………………………………………………....15

I.9. Caractéristiques d’un générateur photovoltaïque…………………………………..16

I.9.1. Caractéristiques électrique d’un générateur photovoltaïque…………………..16

I.9.2. Influence de l’éclairement et de la température……………………………….18

I.10. Orientation des panneaux solaires……………………………….………………..19

I.11. Système photovoltaïque autonome……………………………………………….20

I.12. Utilisation de l’énergie photovoltaïque …………………………………………..21

I.13. Avantages et inconvénients de l’énergie solaire………………………………….22


Table des matières

I.14. Conclusion………………………………………………………………………...23

Chapitre II : Contrôle et commande du convertisseur

II-1. Introduction ............................................................................................................ 24

II.2. Connexion GPV-charge ......................................................................................... 24

II.3. Convertisseurs DC/DC ............................................................................................ 26

II.3.1. Hacheur dévolteur (Buck) ................................................................................. 26

II.3.2. Hacheur survolteur (Boost) ............................................................................... 31

II.3.3. Hacheur dévolteur-survolteur (Buck-Boost) ..................................................... 32

II.4. Etude de la régulation PID ...................................................................................... 34

II.4.1. Rôle du régulateur ............................................................................................. 34

II.4.2. Régulateur PID .................................................................................................. 34

II.4.3. Les actions PID ................................................................................................ 35

II.4.4. Effet des actions PID ......................................................................................... 36

II.5. Recherche du point de puissance maximale (MPPT) ............................................. 37

II.5.1. Principe ............................................................................................................. 37

II.5.2. Les techniques de commandes MPPT............................................................... 37

II.5.2.1. Les commandes MPPT classiques ............................................................ 38

II.5.2.2 Etude comparative ....................................................................................... 42

II.6. Conclusion............................................................................................................... 42

Chapitre III : Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

III.1. Introduction……………………………………………………………………..43
III.2. Simulation des hacheurs………………………………………….………………43
III.3. Caractérisation du module PV……………………………………..……………..46
III.3.1.Simulation de caractérisation du module PV…………………………………47
Table des matières

III.4.Simulation d'un convertisseur Buck avec régulation PID………………………47


III.5.Simulation d'un système photovoltaïque………………………………………….52
III.5.1.Simulation sans MPPT (Connexion directe à la charge)…..………………….52
III.5.2. Simulation avec MPPT………………………………………………………53
III.5.3. Les résultats sans MPPT……………………………………………………...55
III.5.4. Les résultats avec MPPT……………………………………………………..57
III.6.Conclusion………………………………………………………………………..59

Chapitre IV : Réalisation d'un convertisseur DC-DC et résultats expérimental

IV.1. Introduction………………………………………………………………………60
IV.2. Matériel utilisé………………………………………………...………………..60
IV.2.1. Le microcontrôleur……………………………………...……………………60
IV.2.2. Le panneau solaire……………………………………………………………62
IV.2.3. Convertisseur Buck…………………………………………………………..63
IV.2.4. Capteur de courant…………………………………………………..………..64
IV.2.5. Capteur de tension……………………………………………………..……..64
IV.2.6. Régulateurs de tension…………………………………………………..……64
IV.2.7. Driver de MOSFET………………………………………….……………….65
IV.3. Réalisation d'un convertisseur Buck………………………..…………………….65
IV.3.1. Réalisation du circuit imprimé…………………………………………….…66
IV.3.2. Réalisation d'un convertisseur Buck avec commande PID de la sortie………66
IV.3.2.1. L'idée de l'algorithme (Iterative Feedback Tuning)……………………...67
IV.3.2.2. Implantation du système de commande PID dans l’Arduino……………67
IV.3.2.4. Résultats expérimentaux du montage…………………………………….68
IV.3.2.5. Comparaison entre les résultats du simulation et réalisation…………….70
IV.3.3. Réalisation d'un convertisseur Buck avec commande MPPT………………..70
IV.3.3.1. Implantation du système de commande dans l’Arduino…………………71
IV.3.3.2. Résultats expérimentaux du montage…………………………………….71
IV.3.3.3. Comparaison entre les résultats du simulation et réalisation…………….73
IV.4. Conclusion………………………………………………………………………..73

Conclusion générale…………...………………………………………………………74
Liste des figures

Liste des figures

Chapitre I : Généralités sur les systèmes Photovoltaïques

Figure I.1. Spectre solaires hors atmosphère. …………………….………….……….. 05


Figure I.2. Représentation de la latitude (hauteur) angulaire et l’azimut ……………..07
Figure I.3. Définition de la position du soleil (latitude et azimut). …….……….……..08
Figure I.4. Parcours des électrons dans le photovoltaïque…………………………..…09
Figure I.5. Cristal de silicium...……………………………………….……………..…10
Figure I.6. Structure d'une cellule photovoltaïque en silicium…………………………11
Figure I.7. Les différentes technologies des cellules PV……………………………....12
Figure I.8. une cellule, un module et un panneau photovoltaïque……………………..12
Figure I.9. Composition d'un module solaire photovoltaïque……………………….…13
Figure I.10. Caractéristique résultante d’un groupement de ns cellules en série…….…14
Figure I.11. Caractéristique résultante d’un groupement de np cellules en parallèle…..14
Figure I.12. câblage série / parallèle de modules photovoltaïques avec leurs diodes de
protection……………………………………………………………………………….15
Figure I.13. Schéma équivalent simplifié d’une cellule solaire réelle……………….....16
Figure I.14. caractéristiques courant-tension et puissance-tension du GPV dans les
conditions standards……………………………………………………………………17
Figure I.15. Influence de l’éclairement sur I(V)et P(V)………………………………..18
Figure I.16. L’influence de la température sur les caractéristique I (V) et P(V)….……19
Figure I.17. Représentation d’un module photovoltaïque incliné à 35°…………….….20
Figure I.18. Système photovoltaïque autonome…………...…………………………...21
Figure I.19. Une application des systèmes photovoltaïques…….……………………...21

Chapitre II : Contrôle et commande du convertisseur

Figure II.1. Connexion directe entre un GPV et une charge….………………………..25


Figure II.2. Points de fonctionnement d’un GPV en connexion directe, en fonction de la
charge………………………………………………………………………….......……25
Figure II.3. Connexion d’un GPV à une charge à travers un étage d’adaptation……....26
Figure II.4. Convertisseur dévolteur réel…………………………………………….…27
Liste des figures

Figure II.5. Circuit topologies de convertisseur dévolteur……………………………..27


Figure II.6. Représentation symbolique et notation pour le MOSFET à canal N……...29
Figure II.7. Structure d'une cellule de MOSFET de faible puissance………….………29
Figure II.8. inductance simple L…………………………………………………….….30
Figure II.9. Convertisseur survolteur réel……………………………………..…….….31
Figure II.10. Circuit topologies de convertisseur survolteur……………………….…..32
Figure II.12. Convertisseur dévolteur-survolteur réel……………………………….....33
Figure II.13. Circuit topologies de convertisseur Buck-Boost…………………….…...33
Figure II.14. schéma d’un régulateur PID………………………………………….…..34
Figure II.15. Chaine de conversion photovoltaïque avec convertisseur statique contrôlé
par une commande MPPT……………………………………………………………...37
Figure II.16. schéma de converge vers le PPM par P&O………………………….…...38
Figure II.17. Algorithme de la méthode P&O………………………………………….39
Figure II.18. Algorithme de la méthode Incrément de conductance……………….…..41

Chapitre III : Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.1. Schéma bloc d’un convertisseur buck…………………………………....43


Figure III.2. Résultats de simulation de la valeur moyenne de la tension aux bornes de la
charge et courant de sortie……………………………………………………………...44
Figure III.3. Schéma block d’un convertisseur boost………………………………….44
Figure III.4. Résultats de simulation de la valeur moyenne de la tension aux bornes de la
charge et courant de sortie……………………………………………………………...45
Figure III.5. Schéma bloc d’un convertisseur buck-boost……………….…………….45
Figure III.6. Résultats de simulation de la valeur moyenne de la tension aux bornes de la
charge et courant de sortie……………………………………………………………...46
Figure III.7. Caracteristique de module PV……………………………….……………47
Figure III.8. Schéma bloc de la simulation de la commande PID……………………...48
Figure III.9. Schéma bloc de la simulation d'un système PV avec la commande PID…48
Figure III.10. Résultat de simulation de divers éclairement……………………………49
Figure III.11. Résultat de simulation illustre le comportement de tension PV et la Vref
et la charge avec R= 50 Ω………………………..…………………………………….49
Liste des figures

Figure III.12. Résultat de simulation illustre le comportement de courant de la charge et


le rapport cyclique……………………………………………………………………...50
Figure III.13. Résultat de simulation illustre le comportement de tension PV et la V ref et
la charge avec R= 100 Ω……………………………………………………...…...…...50
Figure III.14. Résultat de simulation illustre le comportement de courant de la charge et
le rapport cyclique……………………………………………………………………...51
Figure III.15. Schéma bloc de connexion directe d'un générateur photovoltaïque..…...52
Figure III.16. Résultats de la connexion directe….…………………………………….53
Figure III.17.Schéma bloc de la simulation d'un système PV avec la commande
MPPT…………………………………………………………………………………...54
Figure III.18. Schéma bloc d'algorithme MPPT……………………………………….54
Figure III.19. Schéma bloc de la commande MLI…………………………………….55
Figure III.20. Résultat de simulation de divers éclairement……………………………55
Figure III.21. Résultat de simulation tension-courant et puissance par divers
éclairement sans MPPT………………………………………………………………...56
Figure III.22. Résultat de simulation des puissances au borne de panneau et au borne de
la charge par divers éclairement avec MPPT…………………………………………57
Figure III.23. Résultat de simulation des tensions au borne de panneau et au borne de la
charge par divers éclairement avec MPPT……………………………………………57
Figure III.24. Résultat de simulation du courant de panneau et de la charge par divers
éclairement avec MPPT………………………………………………………………...58

Chapitre IV : Réalisation d'un convertisseur DC-DC et résultats expérimental

Figure IV.1. La carte Arduino UNO…………………………………………………....61


Figure IV.2. L’interface de l’IDE Arduino……………………………………………..62
Figure IV.3. le paillasse de panneau solaire utilisé…………………………………….63
Figure IV.4. Convertisseur Buck……………………………………………………….63
Figure IV.5. Capteur de courant ACS712s……………………………………………..64
Figure IV.6. Capteur de tension………………………………………………………...64
Figure IV.7. Régulateur de tension……………………………………………………..65
Figure IV.8. Driver IR2110…………………………………………………………….65
Figure IV.9. Les étapes de réalisation d’un circuit imprimé…………………………...66
Liste des figures

Figure IV.10. schéma synoptique d’un commande PID……………………………….67


Figure IV.11. Montage du système complet…………………………………………...68
Figure IV.12. la tension de sortie avec le signal MLI………………………………….69
Figure IV.13. schéma synoptique d’un commande MPPT……………………………..71
Figure IV.14. Le signal d’attaque……………………………………………………....71
Liste des tables

Liste des tables

Chapitre I : Généralités sur les Générateurs Photovoltaïques

Tableau I.1: les différents ensoleillements des régions Algériennes…………………...07

Chapitre II : Contrôle et commande du convertisseur

Tableau II.1 : Effet des actions PID……………………………………………..……..36


Tableau II.2 : Comparaison des technique MPPT P&O et IncCond …………..………42

Chapitre III : Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Tableau III.1: Caractéristique électrique du module CO 3208 1-A……………...……47


Tableau III.2: la variation de la puissance par rapport la charge (sans MPPT)…….….53
Tableau III.3: la variation de la puissance par rapport l'éclairement (sans MPPT)...…56
Tableau III.4: la variation de la puissance par rapport l'éclairement (avec MPPT ).….58

Chapitre IV : Réalisation d'un convertisseur DC-DC et résultats expérimental

Tableau IV.1: Résultat d'essai le régulateur PID avec Vref =12 v et R=50Ω…..….……68
Tableau IV.2: Résultat d'essai le régulateur PID avec Vref =12 v et R=100Ω……….…69
Tableau IV.3. Comparaison des résultats entre le simulation et la réalisation du système
PID…………………………………………………………...…………………………70
Tableau IV.4: Résultat d'essai d'un commande P&O avec R=10Ω……….…..……….72
Tableau IV.5: Résultat d'essai d'un commande P&O avec R=20Ω……….…………...72
Tableau IV.6. Comparaison des résultats entre simulation et réalisation du MPPT...…73
Liste des abréviations

Liste des abréviations

GPV : Générateur photovoltaïque.


PV : Photovoltaïque.
E : Niveau d’éclairement (ou d’irradiation) [W/m2].

AM : Masse d’Air.
Voc : Tension de circuit ouvert [V].
Isc : Courant de court-circuit [A].
Io : Courant de saturation de la diode [A].
n : Facteur de non idéalité de la jonction de la diode.
K : Constante de Boltzmann.
T : Température effective de la cellule [°K].

q : Charge de l’électron [C].


Rp : Résistance shunt caractérisant les courants de fuites de la jonction.

Rs : Résistance série représentant les diverses résistances des contacts et de connexions


ns : Nombre de cellules en série.
np : Nombre de cellules en parallèle.
DC : Courant continu (en anglais Direct Current).
G : Conductance du GPV.

DC : Rapport cyclique.
MLI : Modulation de Largeur d’Impulsion.
Iop : Courant Optimal.
Vop : Tension Optimale.
PID : Proportionnel Intégral Dérivé.
PPM : Point de Puissance Maximale.
MPPT : Maximum Power Point Tracking.
P&O : Perturbation et Observation.
IncCond : Incrementation de Conductance.
Liste des abréviations

S : Durée d'insolation mesurée.


S0 : Durée maximale d'insolation.
λ : Longueur d’onde.
h : Constante de planck.
C : Vitesse de propagation.
η : Rendement de la conversion.
FF : Facteur de forme.

Vpv : Tension du générateur PV [V].


Ipv : Courant du générateur PV [A].
Ppv : Puissance du générateur PV [W].
Vch : Tension à la sortie du convertisseur statique [V].
Ich : Courant à la sortie du convertisseur statique [A].

Pch : Puissance à la sortie du convertisseur statique [W].

: Permittivité du vide.

Permittivité relative du diélectrique.

Epaisseur du diélectrique .

: Perméabilité effective ( y compris entre fer éventuel).

: Section effective magnétique du noyau (section moyenne).

: Longueur magnétique effective (longueur moyenne du circuit magnétique).

N : Nombre de spires.
Introduction générale

Introduction générale

La consommation mondiale d’électricité observée durant ces dernières décennies


est fortement liée au développement de l’industrie, du transport et des moyens de
communications. De nos jours, une grande partie de la production électrique est
produite à partir de ressources non renouvelables comme le charbon, le gaz naturel, le
pétrole et l’uranium. Leur vitesse de régénération est extrêmement lente à l’échelle
humaine. Ce qui entrainera à plus ou moins courte échéance un risque non nul
d’épuisement de ces ressources.

D’autant plus que la demande ne cesse de croître et dès à présent à être supérieure
à l’offre, se traduisant par exemple par une forte fluctuation du prix mondial du pétrole.

On distingue plusieurs types de sources d’énergies renouvelables: l’énergie


hydroélectrique, l’énergie géothermique, l’énergie éolienne, l’énergie de la biomasse et
l’énergie photovoltaïque.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables deviennent progressivement des énergies


à part entière, rivalisant avec des énergies fossiles du point de vue coût et performance
de production. Cependant, leur système de conversion de l’énergie en électricité souffre
souvent d’un manque d’optimisation qui en fait encore des systèmes trop chers, et
présentant des déficiences importantes en rendement et en fiabilité. Pour cela, bien qu’il
existe de plus en plus de travaux de recherches prouvant la viabilité de sources comme,
par exemple, l’énergie photovoltaïque (PV) ou l’énergie éolienne, beaucoup de
réticentes existent encore pour installer ces systèmes à grande échelle, autant en
production de masse que chez des particuliers.

A cause de la nature non linéaire du système photovoltaïque, il est difficile


et compliqué de commander ce système par les régulateurs standard; ces derniers
nécessitent plusieurs simplifications et linéarisations du système, ce qui nous
mène loin de la réalité de notre vrai système.

1
Introduction générale

Dans ce mémoire, nous avons proposé la conception et la réalisation d'un


convertisseur Buck fonctionnant en deux modes: mode de régulation PID de sortie avec
auto tuning sans modèle et mode optimisation MPPT.

Le mémoire est subdivisé en quatre chapitres :

 le premier chapitre présente l’état de l’art, La caractérisation du modèle de


la photopile parait intéressant. L’influence des différents paramètres
climatiques et autres sur les caractéristiques I(V) et P(V) a été abordée.
Enfin nous avons présenté une synthèse d'assemblage des panneaux et une
spécification des différentes zones de fonctionnement ainsi que les avantages et
les inconvénients de l’énergie photovoltaïque.
 Le deuxième chapitre est consacré à la présentation de différents hacheurs et la
définition de régulation PID, point maximale de la puissance pour chaque
variation de l'éclairement, ainsi que la définition de quelques
algorithmes de MPPT qui ont été proposés dans la littérature.
 Le troisième chapitre présente les résultats de simulation obtenus par le
régulateur PID et l’optimisation du système photovoltaïque par algorithme
P&O sont présentés.
 Le quatrième chapitre est consacré à des mesures expérimentales du panneau
solaire avec deux modes de commande par variation de l'éclairement et la
charge de sortie.

2
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Chapitre I

Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.1. Introduction
L’énergie solaire photovoltaïque désigne l’énergie récupérée et transformée directement
en électricité à partir de la lumière du soleil par des panneaux photovoltaïques. Elle
résulte de la conversion directe dans un semi-conducteur d’un photon en électron.
L’énergie solaire photovoltaïque est une source d’énergie non polluante est disponible
en abondance sur toute la surface terrestre, et malgré une atténuation importante
lorsqu'elle traverse l'atmosphère, la quantité qui reste est encore assez importante
quandelle arrive au sol. On peut ainsi compter sur 1000W/m² crête dans les zones
tempérées et jusqu'à1400 W/m² lorsque l'atmosphère est faiblement polluée.

I.2. Historique du photovoltaïque

- 1839 : Antoine Becquerel publie un mémoire sur les effets électriques produits
sous l'influence des rayons solaires relatif à une expérience menée par son fils
Edmond avec une pile constituée par des électrodes de platine et de cuivre oxydé
plongeant dans une solution électrolytique acide. Cette pile est capable de
fournir un courant.
- 1877 : W. G. Adams et R. E. Day découvrent l'effet photovoltaïque du sélénium,
et C. Fritts met au point le premier panneau photovoltaïque à base de cellules au
sélénium.
- 1905 : Albert Einstein publie un article sur l'effet photoélectrique, ce pour quoi il
obtient un prix Nobel en 1921.
- 1954 : D. M. Chapin, C. S. Fuller et G. L. Pearson, deux ingénieurs des Bell
Telephone Laboratories (États-Unis), annoncent la mise au point d'une cellule
dont le rendement de conversion énergétique atteint 6 %, marquant ainsi
véritablement la naissance de l'électricité photovoltaïque.

2
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

- 1959 : les États-Unis mettent en orbite Vanguard, le premier satellite alimenté


par des cellules photovoltaïques.
- Années 1970 : les crises pétrolières renforcent l’intérêt et les crédits accordés à
l’énergie photovoltaïque.
- 1978 : le premier mégawatt crête installé est atteint dès 1978.
- De 2010 à 2016 : la puissance installée du parc photovoltaïque mondial a été
multipliée par 6 entre fin 2010 (50 GW) et fin 2016 (305 GW) [10].

I.3. L’énergie solaire


L'énergie solaire photovoltaïque désigne l'électricité produite par transformation d'une
partie du rayonnement solaire en utilisant une cellule photovoltaïque.
Les systèmes photovoltaïques sont utilisés depuis 40 ans. Les applications ont
commencé avec le programme spatial pour la transmission radio des satellites. Elles se
sont poursuivies avec les balises en mer et l'équipement de sites isolés dans tous les
pays du monde, en utilisant les batteries pour stocker l'énergie électrique pendant les
heures sans soleil [1].

I.3.1. Unités utilisées

- L'éclairement ou irradiance est défini comme une puissance reçue par une
surface. Il s'exprime en W/m2(watt par mètre carré). Le S.I. (système
international d’unités) recommande d’utiliser le symbole E.
- L'irradiation ou rayonnement est l'énergie reçue par une surface . Elle s'exprime
en J m-2(joule par mètre carré). L'ISES (International Solar Energy Society)
recommande le symbole H. D'autres unités plus courantes sont le Wh/m2 (watt-
heure par mètre carré) bien que ce dernier ne doive pas être utilisé puisque
n'appartenant pas au système international d'unités(SI) [1].

I.3.2. Grandeurs liées à l’éclairement

a) Durée d’insolation
Les durées d'insolation sont mesurées avec des héliographes dont le seuil est de 120
W/m. Attention à ne pas confondre le nombre d’heures d’ensoleillement et le nombre
d’heures équivalent plein soleil, dérivé de l’irradiation globale annuelle mesurée dans le
plan horizontal [2].

3
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

b) Fraction solaire
C'est le paramètre représentatif des conditions de nébulosité du ciel. La nébulosité est le
rapport entre la surface du ciel couverte par les nuages et la surface totale du ciel au-
dessus du territoire correspondant. Cette notion n’étant que descriptive, on la relie à la
fraction d'insolation qui est une grandeur mesurable dès qu'on connaît les durées
d'insolation enregistrées par l'héliographe et qui s'en déduit par le rapport s = S/S0 avec
S = durée d'insolation mesurée et S0 durée maximale d'insolation [2].

c) Spectre du rayonnement
Le spectre solaire est la distribution spectrale en fonction de la longueur d’onde ou de la
fréquence voir la figure suivant l’énergie de chaque photon est reliée à la fréquence υ ou
à la longueur d’onde λ par la formule suivante :
E = h.υ = h.c/λ………………………………………………………………………….……( I.1 )
h : est la constante de Planck.
C : étant la vitesse de propagation.
Le spectre du rayonnement extraterrestre correspond environ à l’émission d’un corps
noir porté à 5800° K. Une courbe standard, compilée selon les données recueillies par
les satellites, est désignée sous le nom de AM0. Sa distribution en énergie est répartie en
[4] :
- Ultraviolet UV 0.20 < l < 0.38 mm 6.4%
- Visible 0.38 < l < 0.78 mm 48.0%
- Infrarouge IR 0.78 < l < 10 mm 45.6%

Figure I.1. Spectre solaire hors atmosphère.

4
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

d) Rayonnement solaire
La chaleur produite lors de la fusion thermonucléaire de l'hydrogène au cœur du soleil
traverse les différentes couches de ce dernier jusqu'à sa surface (photosphère) pour y
être libéré sous forme de rayonnement solaire ou de flux de particules. Donc la chaleur
du soleil est convertie, à sa surface, en lumière se présentant sous forme de particule
qu'on appelle photons. Ce flux de photons forme des ondes électromagnétiques qui se
propagent sans perte d'énergie dans toutes les directions de l'espace, et notamment vers
la terre.
Le rayonnement émi par le soleil est composé d'un ensemble d'ondes
électromagnétiques allant depuis les rayons cosmiques, particule animées d'une vitesse
et d'une énergie extrêmement élevées et s'étendant jusqu'aux ondes radio et aux rayons
gamma , en passant par la lumière visible [3].
Le rayonnement solaire se devise en deux parties:

- Rayonnement global
Le rayonnement global est la somme de tous les rayonnements reçus (rayonnement
direct , diffus et albédo).
- Rayonnement réfléchi
C’est la partie inutile des rayonnements solaires qu'il diffue par les obstacles
atmosphériques.

I.4. Potentiel solaire


De par sa situation géographique, l’Algérie dispose d’un des gisements solaires les plus
élevés au monde. La durée d’insolation sur la quasi-totalité du territoire national
dépasse les 2000 heures annuellement et peut atteindre les 3900 heures (hauts plateaux
et Sahara). L’énergie reçue quotidiennement sur une surface horizontale de 1m2est de
l'ordre de 5 KWh sur la majeure partie du territoire national, soit près de
1700KWh/m2/an au Nord et 2263 kwh/m2/an au Sud du pays [5].

5
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Régions Régions côtières Hauts plateaux Sahara

Superficie (%) 4 10 86

Durée moyenne 2650 3000 3500


d’ensoleillement
(Heures/an)

Energie moyenne 1700 1900 2650


reçue (Kwh/m2/an)

Tableau I.1. les différents ensoleillements des régions Algériennes[5].

I.5. Trajectoire apparente du soleil


Pour un observateur situé sur la surface de la terre, le soleil décrit une trajectoire
apparente qui dépend de la latitude (hauteur) et la longitude (azimut) du lieu où il se
trouve. Rappelons que la latitude est la distance angulaire d’un point quelconque du
globe par rapport à l’équateur (de 00 à 900 dans l’hémisphère nord). Quand à la
longitude, c’est également un angle, donné par rapport au méridien de Greenwich en se
déplace vers l’Est (figure I.2).Le déplacement apparent du soleil et d’environ 240° en
azimut et de 70° en élévation de latitudes [6].

Figure I.2. Représentation de la latitude (hauteur) angulaire et l’azimut.

6
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Le soleil se déplace au cours de la journée et suivant les saisons (figure I.3 ). Le


panneau solaire, en revanche, se trouve généralement en position fixe, ce qui entraîne
des pertes énergétiques précieuses. Une installation fixe, orientée, dans le cas idéal, vers
le sud délivre une puissance qui croît très lentement tôt le matin et diminue fortement
l’après-midi. Une partie importante de l’énergie récupérable est ainsi perdue.

Figure I.3. Définition de la position du soleil (latitude et azimut).

Si l’installation s’oriente constamment en direction du soleil, elle génère un maximum


d’électricité. Une installation fixe de 1 kW et orientée de façon optimale, produit par
jour d’ensoleillement, environ 5 kWh d’électricité solaire. La même installation de 1kW
avec «suiveur» fournit en revanche jusqu’a 10 kWh par jour. C’est à dire 50% de gains
d’énergie en plus. Ainsi, seule une rotation automatique peut permettre au panneau
solaire de délivrer une puissance maximale[7].

I.6. L'effet photovoltaïque


Le mot « photovoltaïque» vient de grec « photos » qui signifie lumière et de « volta »
du nom du physicien italien .
On trouve le phénomène physique de l'effet photovoltaïque dans les cellules solaires, et
permet de convertir directement l’énergie lumineuse des rayons solaires en énergie
électrique. Les rayons solaires se composent des photons « grains de lumière », ces
photons ayant une énergie qui dépend de la longueur d’onde (entre 0.4 et 1.1 μm pour le
spectre visible). Après la collision de la lumière avec les atomes du cristal, les photons
d’énergie égale ou supérieure à la largeur de la bande interdite communiquent leur
énergie aux atomes. Chaque atome fait passer un électron de la bande de valence dans la
bande de conduction et laisse un trou qui se traduit par une charge positive, engendre

7
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

aussi une paire électron-trou. Au sein du matériau, un champ électrique permanent


assure l’empêchement de la recombinaison de l’électron avec son atome d’origine.
Ce champ peut être généré de plusieurs manières : soit par la jonction de deux semi-
conducteurs de nature et de type différents (hétérojonctions), soit par la barrière de
potentiel entre un métal et un semi-conducteur ou par les concentrations des électrons
libres qui sont différentes (homojonction ou jonction p-n) au niveau de l’interface de
zones d’un même semi-conducteur.
Une tension électrique est générée entre les deux zones N et P et peut varier entre 0.3V
et 0.7V en fonction du matériau utilisé et de sa disposition et du vieillissement du
dispositif.
Ce dispositif devient un générateur électrique sous l’effet de la lumière, pour la liaison
avec un circuit extérieur, on utilise des électrodes collectrices ou grilles sur chaque face
(avant et arrière).

Figure I.4. Parcours des électrons dans le photovoltaïque.

I.7. Principe de fonctionnement d’une cellule

I.7.1. Les matériaux semi-conducteurs

Les matériaux semi-conducteurs sont des corps dont la résistivité est intermédiaire entre
celle des conducteurs et celle des isolants.
Les quatre électrons de valence du silicium permettent de former quatre liaisons
covalentes avec un atome voisin.
Dans ce cas, tous les électrons sont utilisés et aucun n’est disponible pour créer un
courant électrique[8].

8
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Figure I.5. Cristal de silicium.

a) Les semi-conducteurs intrinsèques


Les électrons situés sur la couche la plus éloignée du noyau, qui participent aux liaisons
covalentes peuvent, sous l’effet de l’agitation thermique, devenir porteur de charge.
Le diagramme énergétique est constitué de deux bandes (conduction et valence)
séparées par une bande interdite. Pour franchir cette bande l’électron doit acquérir de
l’énergie (thermique, photon, …). Mais le nombre d’électrons libres dans un semi-
conducteur intrinsèque reste très faible. Ici le nombre de trous et d’électrons est le
même .

b) Les semi-conducteurs extrinsèques


Pour augmenter la conductivité des semi-conducteurs on y introduit des impuretés. Ce
procédé est appelé dopage[8].

I.7.2. Les différentes technologies

Le silicium est le semi-conducteur le plus couramment utilisé dans la fabrication


des cellules, trois types de cellules photovoltaïques en silicium existent:
monocristallin, polycristallin ou amorphe.

Les cellules monocristallines et polycristallines sont les plus répandues mais leur
fragilité oblige à les protéger par des plaques de verre, ce qui accroît d'autant plus le
poids du panneau solaire. Le matériau de base est le silicium qui est très
abondant, cependant la qualité nécessaire pour réaliser les cellules doit être d'une
très grande pureté et son coût intervient de façon importante dans le coût total de
l'installation. La pénurie actuelle de silicium de qualité, a créé une tension sur le
marché et une augmentation du prix des cellules.

01
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Figure I.6. Structure d'une cellule photovoltaïque en silicium.

Le rendement de ces cellules varie entre 12 et 16% pour le monocristallin et le


polycristallin et il est de 7% pour l’amorphe [9]. Il est donc indispensable de
connaître les particularités de chacune :

I.7.2.1. Les cellules en silicium monocristallines


Elles sont les photopiles de la première génération, possédant un taux de
rendement de 12 à 17%, mais la méthode de leurs productions est laborieuse et
difficile, puisque il faut une grande quantité d'énergie pour obtenir du cristal pur. [9]

I.7.2.2. Les cellules en silicium polycristallines


Elles sont élaborées à partir d'un bloc de silicium cristallisé en forme de cristaux
multiples. Vues de près, on peut voir les différentes orientations des cristaux.
Elles ont un rendement de 11 à 13%, mais leur coût de production est moins
élevé que celui des cellules monocristallines [9].

I.7.2.3. Les cellules amorphes


Elles ont un coût de production moins chère, mais malheureusement leur rendement est
faible (8 à 10%). La cellule est gris très foncé .Cette technologie permet
d'utiliser des couches très minces de silicium, ou on peut appliquer de très fines
couches de silicium amorphe sur des vitres, du plastique souple ou du métal. C'est le
silicium amorphe qu'on trouve le plus souvent dans les petits produits de
consommation comme les calculatrices et les montres, mais aussi plus récemment
sur les grandes surfaces utilisées pour la couverture des toits [9].

00
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Le schéma suivant représente les différents types des cellules photovoltaïques :

Cellules PV

Silicium Composites

Cristallin Amorphe Monocristallin Polycristallin

Monocristallin Polycristallin

Figure I.7. Les différentes technologies des cellules PV.

Plusieurs cellules sont reliées entre elles et forment un panneau solaire(ou module)
photovoltaïque. Plusieurs modules qui sont regroupés dans une centrale solaire
photovoltaïque sont appelés champ photovoltaïque. Le terme photovoltaïque peut
désigner soit le phénomène physique - l'effet photovoltaïque - ou la technologie
associée.

(a) (b) (c)

Figure I.8. une cellule (a), un module (b) et un panneau photovoltaïque (c).

01
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.8. Module photovoltaïque

I.8.1. Constitution d'un module de photovoltaïque

Un module solaire photovoltaïque est composé généralement de six éléments


(figure I.9) [7]:
- Cadre en aluminium.
- Joint pour fixer le module.
- Verre : pour la protection du module.
- Couche de l'EVA (EVA: éthylène-acétate de vinyle) : pour résister aux
intempéries et à l ’humidité.
- Cellules photovoltaïque.
- Feuille de Tedlar blanc : pour plus de résistance mécanique des grands modules.

Figure I.9 : Composition d'un module solaire photovoltaïque.

I.8.2. Association en série et en parallèle d'une module PV

Les modules peuvent également être connectés en série et en parallèle pour construire le
champ photovoltaïque afin d’augmenter la tension et l’intensité d’utilisation. Toutefois,
il importe de prendre quelques précautions car l’existence de cellules moins efficaces ou
l’occlusion d’une ou plusieurs cellules (dues à de l’ombrage, de la poussière,….etc.)
peuvent endommager les cellules de façon permanente [12].

02
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.8.2.1. Association en série


En additionnant des cellules ou des modules identiques en série, le courant de la
branche reste le même mais la tension augmente proportionnellement au nombre de
cellules (modules) en série.

Figure I.10. Caractéristique résultante d’un groupement de ns cellules en série.

I.8.2.2. Association en parallèle


En additionnant des modules ou cellules identiques en parallèle, la tension de la branche
est égale à la tension de chaque module et l’intensité augmente proportionnellement au
nombre de modules en parallèle dans la branche.

Figure I.11. Caractéristique résultante d’un groupement de np cellules en parallèle.

I.8.3. Protection d'un module PV

Dans certaines conditions d'éclairement non uniforme et de fonctionnement proche du


court-circuit, une cellule du groupement série peut même être soumise à la tension des
(ns-l) autres cellules appliquée en inverse et ainsi fonctionner en récepteur en dissipant
une puissance importante qui peut la détruire si la contrainte thermique est trop forte ou
si la tension d'avalanche est dépassée. Pour éviter cela, il faut disposer une diode Dp

03
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

connectée en parallèle, appelée "diode by-pass", aux bornes d'un groupement


élémentaire de 30 à 40 cellules au silicium au maximum. L'amorçage spontané de cette
diode parallèle, dès l’apparition d'une tension en inverse aux bornes du groupement
limite cette dernière à la valeur Vd de la tension directe de conduction de la diode
choisie et la puissance dissipée à Vd.Is. Des modules commercialisés incluent
maintenant ces diodes parallèles de protection contre les tensions inverses. De façon
duale, une diode anti-retour Dr doit protéger des voies en parallèle des courants inverses
[1].
Finalement la Figure 10 montre le câblage typique d'un réseau de cellules ou de
modules photovoltaïques munis de ces diodes protections.

Figure I.12. câblage série / parallèle de modules photovoltaïques avec leurs diodes de
protection.

I.8.4. Modélisation d’une cellule PV

I.8.4.1. Modélisation d’une cellule photovoltaïque


Pour établir un modèle équivalent d'une cellule photovoltaïque correcte sans
considération du courant et de la tension, il est nécessaire de faire un choix bien
déterminé des circuits électriques qui le constituent et de comprendre la configuration
physique et les caractéristiques électriques des éléments de la cellule. Pour cela,
plusieurs modèles mathématiques sont développés pour représenter le comportement
non linéaire des jonctions des semi-conducteurs. Il y a deux modèles d’une cellule
photovoltaïque, à savoir le modèle à deux diodes et le modèle à une diode [11]. Dans
notre cas, nous allons utiliser le modèle à une diode.

04
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.8.4.2. Schéma équivalent

Figure I.13. Schéma équivalent simplifié d’une cellule solaire réelle.

Le courant I généré par la photopile est :

I=Icc–I0[ ]- ……………………………………….……….............…...(I.2)

Icc (A), le courant de court-circuit de la cellule dépendant de l’ensoleillement et de la


température.
Io (A), correspondant au courant de saturation de la diode1.
K, (1.381×10-23 J/K), la constante de Boltzmann.
T (K), la température effective de la cellule.
q (1.602×10-19 C), la charge de l’électron.
n, le facteur de non idéalité de la jonction de la diode1.
I (A), le courant fourni par la cellule.
V (V), la tension aux bornes de la cellule.
Rp (Ω), la résistance de shunt caractérisant les courants de fuites de la jonction.
Rs (Ω), la résistance série représentant les diverses résistances des contacts et de
connexions [11].

I.9. Caractéristiques d’un générateur photovoltaïque

I.9.1. Caractéristiques électrique d’un générateur photovoltaïque

I.9.1.1. Caractéristiques courant-tension


Les figures suivantes illustrent respectivement les caractéristiques de courant-tension et
de puissance dans les condition standard (G=1000 W/m2 ; T=25oC):

05
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Figure I.14. caractéristiques courant-tension et puissance-tension du GPV dans les


conditions standards.

I.9.1.2. Rendement de la conversion


Le rendement de la conversion est défini comme le rapport entre la puissance maximale
produite et la puissance du rayonnement solaire qui arrive sur le module photovoltaïque.
Si S est la surface de ce module, et E l’éclairement en W/m2, le rendement énergétique
s’écrit [1] :
η= ………………………………………………………..……………………………..….. (I.3)

Avec :
Pm = Im. Vm, est la puissance maximale.
Ce rendement est souvent mesuré dans les conditions standard, « STC » (Standard Test
Conditions) condition d’essai standard, c’est-à-dire sous l’ensoleillement de 1000W/m2,
à la température de 250Co et sous un spectre AM1,5 (air mass: masse d’air en français).
Ce dernier d’écrit l’angle d’incidence et le trajet parcouru par le rayonnement incident
du soleil.[7]

I.9.1.3. Facteur de forme


On appelle facteur de forme FF, dit aussi facteur de courbe ou facteur de
remplissage (fill factor), le rapport entre la puissance maximum fournie par la
cellule Pmax (Iopt, Vopt) et le produit du courant de court-circuit Icc par la tension
de circuit-ouvert Vco (c'est-à-dire la puissance maximale d’une cellule idéale).
Le facteur de forme indique la qualité de la cellule, plus il s’approche de l’unité
plus la cellule est performante, Il est de l’ordre de 0.7 pour les cellules
performantes, et diminue avec la température. Il traduit l’influence des pertes
par les deux résistances parasites Rs et Rp . Il est défini par [13] :

06
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

FF = = ……………………………………………………………………….(I.4)

I.9.2. influence de l’éclairement et de température

I.9.2.1. influence de l’éclairement


La figure suivante représente la variation du courant par rapport à la tension pour
différentes intensités lumineuses et les maximums de puissance pour chaque cas.On
peut remarquer que les points de fonctionnement à puissance maximale se déplacent
peu et se situent autour d’une même valeur. On peut aussi remarquer que le courant est
directement proportionnel au rayonnement solaire.

Par contre, la tension est relativement peu dégradée. On en déduit donc que la cellule
peut fournir une tension correcte, même à faible éclairage.

Figure I.15. Influence de l’éclairement sur I(V)et P(V.)

I.9.2.2. Influence de la température


La température a une influence notable sur le rendement d’une cellule photovoltaïque.
Expérimentalement, on remarque que le courant de court-circuit varie peu avec la
température tandis que la tension à vide est beaucoup plus influencée (de l’ordre de -
0.4%/K). La température a donc une influence non négligeable sur le rendement d’une
cellule photovoltaïque (perte de puissance de l’ordre de 9-15% pour une augmentation
de 30°)[4].

07
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Figure I.16. L’influence de la température sur les caractéristique I (V) et P(V).

I.10. Orientation des panneaux solaires

I.10.1. Choix de l’orientation des modules

L’orientation des modules doit être plein sud d'une manière idéale. Toutefois, il faut
tenir compte des deux paramètres suivants dans le cadre du choix d'une orientation :
- les masques environnants.
- l'orientation du site.
Dans le cas où le site présente des masques importants à l'est (végétation, bâtiments,
etc.), il est peut-être préférable d'orienter plus à l'ouest le champ photovoltaïque plutôt
que de le placer plein sud. La production sera alors plus importante l'après-midi sans
pour autant défavoriser le matin (qui n'est pas ensoleillé du fait des masques) [14].

I.10.2. Choix de l’inclinaison des modules

L’objectif est de produire le plus d’énergie sur l’année. La production est maximale
lorsque les rayons du soleil sont perpendiculaires au module. L’incidence du
rayonnement sur les modules photovoltaïques varie de manière importante entre l’été et
l’hiver. D’autre part, la durée d’ensoleillement est elle aussi très variable entre l’été et
l’hiver à tel point que chaque mois d’hiver représente moins de 5 % de la production
totale. Il faut donc rechercher quelle est l’inclinaison qui permettra de produire le plus
d’énergie sur l’année. Celle-ci dépend de la latitude du lieu et aussi de l’orientation des
capteurs [14].

08
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

Figure I.17. Représentation d’un module photovoltaïque incliné à 35°.

I.11. Système photovoltaïque autonome

I.11.1. Le générateur photovoltaïque

Le générateur PV représente la partie de production d’énergie électrique. Elle est


composée d’un ou plusieurs des modules PV. Ces modules sont formés d’un
assemblage des cellules photovoltaïque. Ils peuvent être branchés en série pour
augmenter leur tension d’utilisation et en parallèle pour augmenter leur courant.

I.11.2. stockage d’énergie

Dans une installation PV, le stockage correspond à la conservation de l’énergie produite


par le générateur PV, en attente pour une utilisation ultérieure. La gestion de l’énergie
solaire nécessite s’envisager des stockage suivant les conductions météorologiques et
qui vont répondre à deux fonction principales [9] :
- Fournir à l’installation de l’électricité lorsque le générateur PV n’en produit pas
(la nuit ou par mauvais temps par exemple).
- Fournir à l’installation des puissances plus importantes que celles fournies par le
générateur PV.

I.11.3. Régulateur

Les systèmes de régulation de charge sont des éléments d’un système photovoltaïque
qui ont pour but de contrôler la charge et la décharge d’une batterie afin d’en maximiser
la durée de vie. Son rôle principal est de réduire le courant lorsque la batterie est

11
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

presque entièrement chargée. Lorsqu’une batterie se rapproche d’un état de charge


complète, de petites bulles commencent à se former sur les électrodes positives.
Le régulateur de charge assure deux fonctions principales :
- la protection des batteries contre les surcharges et les décharges profondes.
- L’optimisation du transfert d’énergie du champ PV à l’utilisation.

Figure I.18. Système photovoltaïque autonome.

I.12. Utilisation de l’énergie photovoltaïque


Cette partie se compose essentiellement d’un ou plusieurs récepteurs : ceux sont les
différents équipements qui utilisent l’énergie électrique solaire produite et contrôlée
(éclairage, pompage…) [7].

Figure I.19. Une application des systèmes photovoltaïques.

10
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.13. Avantages et inconvénients de l’énergie PV

I.13.1. Aventages

La technologie photovoltaïque présente un grand nombre d'avantages :

- L’énergie solaire est, à l’échelle humaine, inépuisable et disponible gratuitement


en très grandes quantités. De plus, lors de la phase d’exploitation, la production
d’électricité au moyen de panneaux photovoltaïques n’est pas polluante.
- Le silicium, matériau utilisé dans les panneaux solaires actuels les plus
répandus, est très abondant et n’est pas toxique.
- Les panneaux solaires ont une durée de vie de 20 à plus de 30 ans et sont
presque intégralement recyclables.
- La modularité des panneaux est très importante, c'est-à-dire qu’il est possible de
concevoir des installations de tailles diverses dans des environnements très
variés. Ceux-ci sont par conséquent adaptés à la production décentralisée
d'électricité en sites isolés.
- Les panneaux photovoltaïques peuvent être utilisés à des fins domestiques de
petite échelle (par exemple sur des toitures) ou à des fins de production
énergétique industrielle à grande échelle (par exemple, la ferme solaire de Toul-
Rosières en Lorraine) [10].

I.13.2. Inconvénients

Le système photovoltaïque présente toutefois des inconvénients :

- Fabrication et recyclage des panneaux peu écologiques.


- Production qui dépend des conditions d’ensoleillement.
- Durée de vie limitée (env. 20 ans).
- Rendement assez faible (15%) [15].

11
Chapitre I Généralités sur les systèmes photovoltaïques

I.14. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté la production directe d’électricité à partir d’une
irradiation solaire en commençant par la définition de l’effet PV, en passant par la
composition, la protection et l’installation des GPV. Différentes structures et
applications des systèmes PV ont été exposées.

Un modèle mathématique a été établi pour ce phénomène physique. Ce qui permet de


tracer les caractéristiques de la cellule PV pour les différents paramètres influant
(effets résistifs et conditions climatiques).

12
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

Chapitre II

Contrôle et commande du convertisseur

II-1. Introduction
Un GPV présente des caractéristiques I-V non linéaires qui admettent un seul point
de fonctionnement optimal dans les conditions homogènes d’éclairement et de
température. Une adaptation d'impédance s’impose et cela peut se faire par un
couplage direct d'une charge adaptée ou en insérant entre le GPV et la charge électrique
un dispositif électronique.
Ce dispositif n’est autre qu’un convertisseur statique muni d’une commande de
poursuite du PPM.
Dans le but de concevoir une interface de puissance plus performante, une étude
détaillée est faite sur les convertisseurs statiques DC-DC non isolés en mode de
conduction continu.
La conception d’un étage d’adaptation muni d’un algorithme MPPT permet d’optimiser
la conversion énergétique et de relier aisément un GPV à sa charge.
Dans ce chapitre, on s’intéresse à l’étude du convertisseur DC/DC type Buck comme
étage de conversion d'énergie, on présentera quelques techniques MPPT existantes qui
permettent de faire fonctionner le GPV à sa puissance maximale.

II.2. Connexion GPV-charge

II.2.1. Connexion directe


Si le branchement est directe d'une charge avec un GPV sans passer par un autre
dispositif électrique, on est dans le cas d’une connexion directe .Dans ce cas, le point de
fonctionnement du GPV dépend de l’impédance de la charge à laquelle il est connecté.
Actuellement, ce type d’application peut se résumer à un champ photovoltaïque ayant
Une tension VPPM fixée par la tension nominale de l’application. Ce choix est
principalement lié à la simplicité, la fiabilité et le faible coût de l’opération

46
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

La présence de la diode anti-retour est indispensable pour empêcher la circulation


d’un courant négatif vers le module PV.

Figure II.1. Connexion directe entre un GPV et une charge.

L'inconvénient de ce type de connexion est que la puissance extraite d’un GPV


connectée directement à une application est souvent très éloignée du maximum de
puissance que peut délivrer le GPV comme l’illustre la figure (II.2).

Figure II.2. Points de fonctionnement d’un GPV en connexion directe, en fonction de la


charge.

Comme le montre la figure (II.2). Un GPV peut être connecté directement à trois
types de charges:
- une charge de type source de tension continue.
- une charge de type source de courant continu.
- une charge purement résistive.

47
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

Comme illustré précédemment, il y a trois points de fonctionnement A, B, C respectifs


qui peuvent être identifiés en fournissant une puissance PA, PB et PC. Ces cas de figures
montrent que le GPV est mal exploité et ne fournit pas la puissance maximale [21].

II.2.2. Connexion indirecte


Comme nous l'avons vu précédemment, un GPV présente des caractéristiques I(V ) non
linéaires avec des points de puissance maximale. Ces caractéristiques dépendent aussi
du niveau d'éclairement et de la température de la cellule. En plus, d'après la figure
(II-1), la valeur de la puissance nominale délivrée par le GPV diffère beaucoup de celle
réellement transférée à la charge . Il est donc nécessaire d'utiliser un étage d'adaptation
entre le GPV et la charge comme décrit dans la figure (II.3) pour extraire à chaque
instant le maximum de puissance disponible aux bornes du GPV et de le transférer à la
charge. Cet étage joue le rôle d'interface entre les deux éléments en assurant le transfert
du maximum de puissance fournie par le générateur à l'aide d'un système de contrôle
utilisé à cet effet.
Dans notre cas l'étage d'adaptation qui nous concerne est le convertisseur DC-DC.

Figure II.3. Connexion d’un GPV à une charge à travers un étage d’adaptation.

II.3. Convertisseurs DC/DC


Les hacheurs sont des convertisseurs de type continu-continu permettant de contrôler la
puissance électrique dans des circuits fonctionnant en courant continu avec une très
grande souplesse et un rendement élevé.
Le hacheur se compose de condensateurs, d’inductance et de commutateurs. Dans le cas
idéal, tous ces dispositifs ne consomment aucune puissance active, c’est la raison pour
laquelle qu’on a de bons rendements pour les hacheurs [16].

II.3.1. Hacheur dévolteur (Buck)


Un convertisseur Buck, ou hacheur série, est une alimentation à découpage qui convertit

48
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

une tension continue en une autre tension continue de plus faible valeur, Ce type de
convertisseur est utilisé pour des applications que l'on peut classer en deux catégories :

 Les applications visant à obtenir une tension continue fixe (et parfois régulée) à
partir d'un générateur de tension continue supérieure.
 Les applications permettant d'obtenir une tension réglable mais toujours
inférieure à celle présente à l'entrée [17].

La figure (II.4) présente le schéma de principe du convertisseur dévolteur.

Figure II.4. Convertisseur dévolteur réel.

i i
ic

(a) Interrupteur en position u= 1. (b) Interrupteur en position u= 0.


Figure II.5. Circuit topologies du convertisseur dévolteur.

a) Si on considéré que l’interrupteur est fermé (u=1) et en appliquant les lois de


Kirchhoff au circuit on obtient les équations suivantes :

= E – V……………………………………………………………….…………………..(II.1)

……………………………………………………………….…………………..(II.2

b) Pour u=0 (l’interrupteur ouvert) :

= – V………………………………………………………………….…………………..(II.3)

……………………………………………………………….…………………..(II.4)

En comparant les deux situations on peut obtenir un seul modèle unifie qui est :

49
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

= uE– v……………………………………………………………….…………………..(II.5)

……………………………………………………………….…………………..(II.6)

Le modèle moyen du convertisseur buck est décrit par :

= – v……………………………………………………………….………………..(II.7)

……………………………………………………………….…………………..(II.8)

En utilisant la normalisation :

√ ; τ= = R√ ………………………………………..(II.9)

On obtient alors le modèle moyen normalisé suivant :

………………………………………………………………...……….(II.10)

……………………………………………………………….……………..(II.11)

II.3.1.1. Composition du convertisseur

a) Le transistor MOSFET
Le MOSFET de faible puissance (Metal Oxyde Semi-conductor Field Effect
Transistor). La figure (II.6.a) donne la représentation symbolique usuelle. La connexion
partant de la borne reliée au substrat (buck) B se termine par une flèche indiquant le
sens passant des deux jonctions substrat - source et substrat - drain.

D'ordinaire le substrat et la source sont reliés. La figure (II.6.b) indique les


notations utilisées.
Dans un semi-conducteur dopé de type P (figure II.7), on a diffusé deux zones de
type N sur les quelles sont soudés les deux contacts de source S et de drain D. Une
couche d'oxyde recouvre la zone P située entre la source et le drain; sur cette couche est
soudé le contact de grille (gate) G. C'est la succession Metal-Oxyde-Semi-conductors
qui donne le préfixe MOS utilisé pour caractériser ce type de transistor [18].

4:
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

(a) (b)

Figure II.6. Représentation symbolique et notation pour le MOSFET à canal N.

Figure II.7. Structure d'une cellule de MOSFET de faible puissance.

L’utilisation du transistor MOSFET offre plusieurs avantages :

 Le bruit intrinsèque est toujours très faible.


 Ce type de transistor est simple à fabriquer et par la suite peu onéreux.
 La densité d’intégration autorisée par ce type de composant est très importante :
on dépasse aujourd’hui le nombre de 107 transistors sur une seule puce.

b) Le condensateur
Les condensateurs que nous rencontrons dans les alimentations à découpage remplissent
deux rôles distincts : ils servent d’énergie lors des variations de commande ou de
charge, et ils servent également de condensateur de découpage ou filtrage vis-à-vis du
fonctionnement en haute fréquence de l’alimentation. Ce sont les condensateurs
chimique dits à faible résistance série qui présentent des valeurs de capacité
importantes, tout en présentant une excellente tenue en fréquence. Le condensateur se
caractérise par des grandeurs physiques qui définissent ses domaines d’application. La
capacité d’un condensateur est égale au rapport de la charge électrique Q emmagasinée
à la tension V appliquée entre ses armatures.
C(F) = Q(C)/V (V) ……………………………………………………………….………..(II.12)

4;
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

Dans le cas simplifié d’un condensateur dont la surface S des armatures en regard est
Plane, l’expression de la capacité est :

……………………………………………………………….………………..(II.13)

Avec :

: Permittivité du vide.

Permittivité relative (2 à 20000) du diélectrique.

épaisseur du diélectrique [18].

c) L’ inductance
Le rôle d'une inductance est de stocker une énergie électrique sous forme
magnétique, puis de la restituer. On peut naturellement réaliser des bobinages à air.
Mais, l'utilisation de circuits magnétiques tels que présentés après permet :
1. de diminuer l'encombrement, avec la même valeur de l'inductance.
2. de confiner le flux magnétique dans un espace restreint et ainsi de limiter les
rayonnements parasites.
Les inductances sont utilisées essentiellement dans des applications de filtrage, de
conversion d'énergie (alimentations à découpage...), et d'interrupteurs magnétique
(inductances saturables). Le schéma électrique équivalent d 'une inductance simple L est
le suivant :

Figure II.8. inductance simple L.

où Rs représente la résistance série du fil bobiné et Cp les capacités parasites inter spires.

La valeur de l'inductance est obtenue par :


……………………………………………………………….……………..(II.14)

avec : = 4 π10-7 (SI)


: perméabilité relative ( y compris entre fer éventuel)
: section effective magnétique du noyau (section moyenne)

53
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

: Longueur magnétique effective (longueur moyenne du circuit magnétique)


N: nombre de spires [18].

d) La diode Schottky
La diode Schottky présente deux avantages par rapport aux diodes classiques :
- Caractéristique électrique : tension de blocage de 600 V .
- Tension de seuil plus faible (Vs = 0,3V).
- Les diodes Schottky ont des temps de recouvrement inverse très courts (tr de 0,15
à 0.35μs)
 Applications de la diode Schottky
Les diodes Schottky sont utilisées en basse tension dans les circuits nécessitant une
grande vitesse de commutation, par exemple dans les montages hacheurs à haute
fréquence que l’on rencontre dans les alimentations à découpage [18].

II.3.2.Hacheur survolteur (Boost)

Un convertisseur Boost (ou Step-Up en anglais), ou hacheur parallèle, est une


alimentation à découpage qui convertit une tension continue en une autre tension
continue de plus forte valeur .On utilise un convertisseur Boost lorsqu'on désire
augmenter la tension disponible d'une source continue [17]. son schéma de principe de
base est celui de la figure (II.9).

Figure II.9. Convertisseur survolteur réel.

53
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

(a) Interrupteur position u= 1 (b) Interrupteur position u= 0

Figure II.10. Circuits des topologies du convertisseur survolteur.

a) Si on considéré que l’interrupteur est fermé (u=1) et en appliquant les lois de


Kirchhoff au circuit on obtient les équations suivantes :

= E……………………………………………………………….………………….…..(II.15)

………………………………………………………….……………………….…..(II.16)

b) Lorsque l’interrupteur est ouvert (u=0) on obtient la dynamique suivante :

= E – V……………………………………………………………….……………..(II.17)

………………………………………….…………………….…………...(II.18)

En comparant les deux situations on peut obtenir un seul modèle unifie qui est :

= E– (1-u)v……………………………………………………………….……….…..(II.19)

……………………………………………………………….…...…..(II.20)

En utilisant la normalisation :

√ ; τ= = R√ …………………………………….…..(II.21)

On obtient alors le modèle moyen normalisé suivant :

………………………………………………………………..…..(II.22)

………………………………………………………………..…..(II.23)

II.3.3. Hacheur dévolteur-survolteur (Buck-Boost)


Un convertisseur Buck-Boost est une alimentation à découpage qui convertit une
tension continue en une autre tension continue de plus faible ou plus grande valeur mais
de polarité inverse. Un inconvénient de ce convertisseur est que son interrupteur ne

54
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

possède pas de borne reliée à la masse, compliquant ainsi sa commande [17]. La figure
(II.12) présente le schéma de principe du convertisseur Buck-Boost.

Figure II.12. Convertisseur dévolteur-survolteur réel.

(a) Interrupteur position u= 1 (b) Interrupteur position u= 0

Figure II.13. Circuits des topologies du convertisseur Buck-Boost.

a) Si on considéré que l’interrupteur est fermé (u=1) et en appliquant les lois de


Kirchhoff au circuit on obtient les équations suivantes :

= E……………………………………………………………….………………….…..(II.23)

……………………………………………………………….……………....…..(II.24)

a) Lorsque l’interrupteur est ouvert (u=0) on obtient la dynamique suivante :

= V……………………………………………………………….……………..…..(II.25)

……………………………………………………………….……...…..(II.26)

En comparant les deux dynamiques on obtient le modèle commuté suivant :

= (1 u)v+ uE……………………………………………………………….……..…..(II.27)

………………………………………………………………….…..(II.28)

55
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

En utilisant la normalisation :

√ ; τ= = R√ …………………………………….…..(II.29)

Alors le modèle moyen normalisé est :

………………………………………….………………….…..(II.30)

………………………………………………………….….…..(II.31)

II.4. Etude de la régulation PID

II.4.1. Rôle du régulateur


Le régulateur doit maintenir une mesure égale à une consigne quelles que soient les
perturbations subies par le procédé. Le réglage des paramètres de son algorithme
dépend des performances attendues en temps de réponse et en précision dynamique lors
de ces perturbations, mais aussi des changements de consigne [22].

II.4.2. Régulateur PID


Un régulateur est constitué d’un comparateur pour observer l’écart entre la mesure et la
consigne, et d’un correcteur dont l’algorithme permet d’obtenir une loi d’évolution de la
mesure du procédé conforme au cahier de charges. Le correcteur a une action PID
(Proportionnelle, Intégrale et Dérivée) et associée à un comparateur, ce qui+ forme un
régulateur PID [22].

Fonction no2
du procédé

Régulateur PID
Correcteur Fonction no1
PID du procédé

Figure II.14. Schéma d’un régulateur PID.

56
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

II.4.3. Les actions PID [22]

a) Action proportionnelle
L’action proportionnelle est réglée, au choix du fabricant, soit par :

- Le coefficient d’amplification, noté A, aussi appelé « gain » et noté Kr ou Gr.


- La bande proportionnelle (BP ou XP) exprimé en pourcentage : BP (%) = .

 Equation du régulateur en sens direct :

…………………………………………..………..(II.32)

 Equation du régulateur en sens inverse :

…………………………………………………..(II.33)

: le centrage de bande proportionnelle ou biais.

b) Action intégrale
L’action intégrale est réglée, au choix du fabricant, soit par :

- La constante de temps d’action intégrale, notée Ti, exprimée très souvent en


minute.
- Le coefficient ou taux d’action intégrale Ki, exprimé en min-1 : Ki= 1/Ti.
 L’équation temporelle :

∫ ∫ ……………………………...(II.34)

 La fonction de transfert :

……………………………………………...(II.35)

c) Action dérivée
L’action dérivée est réglée par la constante de temps d’action dérivée, notée Td,
exprimée en seconde, pour cette action il existe deux possibilité des équations :

 Dérivée sur l’écart :


 L’équation temporelle :

……………………………………………….…..(II.36)

 La fonction de transfert :

………………………………….……..(II.37)

57
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

 Dérivée sur la mesure :


 L’équation temporelle :

…………………………………….…..……..(II.38)

II.4.4. Effet des actions PID

Action Effet de chaque action


Etendue de réglage
P Permet de réduire l’écart statique. Plus l’action est grande
Gr ou A : de 0.1 à 1000 (Gr grand ou BP petite) plus l’écart est réduit.
Ou Plus l’action est forte, plus les oscillations sont importantes
BP : de 1000% à 0.1 % durant les phases transitoires. Un excès d’action conduit à
l’instabilité de la boucle.
I Permet de supprimer l’écart statique.
Ti : de 0.02 à 200 min Plus la constante Ti est petite plus l’action intégrale est forte.
Ou Une action excessive (Ti trop petit ou Ki trop grand) conduit
Ki : de 50 à 0.005 min-1 à une instabilité de la boucle (augmentation du déphasage).
D Plus la constante Td est grande plus l’action dérivée est forte.
Td : de 0 à 2000 s L’action dérivée, bien dosée, permet de :
- Réduire le dépassement ou les oscillations obtenus en
action proportionnelle seule.
- D’accélérer le réponse de la mesure.
- D’améliorer la stabilité de la boucle (apport d’avance
de phase).
L’action dérivée est limitée :
- Par une amplification des bruits de la mesure dégradant
la commande de l’actionneur.
- Par un excès d’action dérivée qui peut conduire à
l’instabilité du système boucle.

Tableau II.1. Effet des actions PID [22].

58
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

II.5. Recherche du point de puissance maximale (MPPT)

II.5.1. Principe
Pour que le système photovoltaïque fonctionne à des points de puissance maximums de
leurs caractéristiques, il existe des lois de commande spécifiques qui répondent à ce
besoin.
Cette commande est nommée dans la littérature « Recherche du Point de Puissance
Maximum » ou « Maximum Power Point Tracking » en Anglais (MPPT). Le principe
de ces commandes est de chercher le point de puissance maximale (PPM) en gardant
une bonne adaptation entre le générateur et sa charge pour assurer le transfert de la
puissance maximale.
La figure (II.15) représente une chaîne de conversion photovoltaïque élémentaire
associée à une commande MPPT. La commande MPPT est associée à un convertisseur
statique permettant de faire une adaptation entre le GPV et la charge de telle sorte que la
puissance générée correspond à sa valeur maximale et qu’elle soit transférée
directement à la charge.[11].

Figure II.15. Chaine de conversion photovoltaïque avec convertisseur statique contrôlé


par une commande MPPT.

II.5.2. Les techniques de commandes MPPT


Il existe de nombreuses méthodes et techniques de commande MPPT disponibles dans
la littérature dont on cite trois méthodes classiques:
Perturbe and Observe (P&O), l'incrémentation de conductance (IncCon) et la méthode
Hill Climbing [19]. Actuellement il existe des méthodes basées sur l'intelligence
artificielles à savoir : logique floue, et réseau de neurones et les algorithmes génétiques.

59
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

II.5.2.1. Les commandes MPPT classiques

II.5.2.1.1. La méthode Perturbe & Observe (P&O)


Le principe des commandes MPPT de type P&O consiste à perturber la tension VPV
d’une faible amplitude autour de sa valeur initiale et d’analyser le comportement de la
variation de puissance PPV qui en résulte Ainsi, comme l’illustre la figure (II.16), on
peut déduire que si une incrémentation positive de la tension VPV engendre un
accroissement de la puissance PPV, cela signifie que le point de fonctionnement se
trouve à gauche du PPM.
Si au contraire, la puissance décroît, cela implique que le système a dépassé le PPM. Un
raisonnement similaire peut être effectué lorsque la tension décroît. A partir de ces
diverses analyses sur les conséquences d’une variation de tension sur la caractéristique
PPV(VPV), il est alors facile de situer le point de fonctionnement par rapport au PPM,
et de faire converger ce dernier vers le maximum de puissance à travers un ordre de
commande [21].

Figure II.16. schéma de converge vers le PPM par P&O.

La figure (II.17) représente l’algorithme classique associé à une commande MPPT


de type P&O, où l’évolution de la puissance est analysée après chaque perturbation de
tension. Pour ce type de commande, deux capteurs (courant et tension du GPV) sont
nécessaires pour déterminer la puissance du PV à chaque instant.

5:
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

Mesure V(K), I(K)

P(K)=V(K)* I(K)

ΔV = V(K)-V(K-1)

ΔP = P(K)-P(K-1)

ΔP> 0

ΔV< 0 ΔV> 0

Incrémente dc Décrémente dc Incrémente dc

V(K) = V(K-1)

P(K)=P(K-1)

Figure II.17. Algorithme de la méthode P&O.


Telle que :
Ppvn: la nouvelle puissance
Ppvn-1: l'anceinne puissance dans le temps (t-1).
ΔV=VPVn – VPVn-1…………………………………………………………………………..(II.39)

ΔP=PPVn – PPVn-1……………………………………………………………………..……..(II.40)

A cause de la facilité de son implémentation, la méthode P&O est fréquemment utilisée


malgré qu’elle présente des problèmes d’oscillations autour du PPM car la recherche
doit être répétée périodiquement pour obliger le système à osciller autour du PPM. En

5;
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

plus, et pour des variations brusques des conditions climatiques ou/et de la charge, cette
méthode présente parfois des erreurs d’interprétation dans la direction qu’il faut suivre
pour atteindre le PPM [11].

II.5.2.1.2. La méthode Incrémentation des conductances (IncCond)


Cette technique est basée sur la variation de la conductance du GPV et son influence sur
la position du point de fonctionnement. La conductance et la variation élémentaire de la
conductance (incrément) du module photovoltaïque sont définies respectivement par :

…………………………………………………………………………………..…..(II.41)

…………………………………………………………………………….……..(II.41)

La caractéristique puissance-tension du GPV, permet d’écrire les conditions suivantes :

 Si > 0 le point de fonctionnement est à gauche du PPM.

 Si le point de fonctionnement est sur le PPM.

 Si < 0 le point de fonctionnement est sur la droite du PPM.

En utilisant la relation (II.33), la dérivée de la puissance peut s’écrire sous la forme :

……………..………..(II.42)

On peut donc avoir d’autres conditions sur la variation de la conductance :

 Si le point de fonctionnement est sur

le PPM.
 Si , le point de fonctionnement est à

gauche du PPM,

 Si , le point de fonctionnement est

sur la droite du PPM.


Le PPM peut être atteint en comparant à chaque instant la valeur de la conductance
(IPV/VPV) avec celle de l’incrément de conductance (dIPV/dVPV). La figure (II.18)
montre l’algorithme de cette méthode, où Vr représente la tension de référence.

63
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

Mesure V(K), I(K)

ΔI = I(K)-I(K-1)

ΔV = V(K)-V(K-1)

ΔV= 0

ΔI= 0

ΔI> 0

Incrémente dc Décrémente dc Incrémente dc

I(K) = I(K-1)

V(K) =V(K-1)

Figure II.18. Algorithme de la méthode Incrément de conductance.


Pratiquement, comme la méthode P&O, cette technique présente des oscillations autour

du PPM car il est difficile de remplir la condition , ce qui fait que le système

reste toujours en train de la chercher. L’algorithme IncCond est plus complexe que celui
du P&O, ce qui engendre un temps d’exécution plus long [11].

63
Chapitre II Contrôle et commande du convertisseur

II.5.2.2 Etude comparative


Le tableau suivant représente un étude comparative entre les techniques de
commande MPPT classique « Perturbe & Observe » et «Incrément des conductances».

Algorithmes MPPT. P&O IncCond


Type de capteurs utilisés. 1 Tension. 1 Tension.
1 Courant. 1 Courant.
Identification des
paramètres du panneau PV Non nécessaire. Non nécessaire.
Complexité. Basse Moyenne.
Nombre d’itérations. 45 48
Vitesse de convergence. Moyenne. Moyenne.
Précision. 95% 98%

Tableau II.2. Comparaison des techniques MPPT P&O et IncCond [20].

 Remarques et interprétations

Après cette étude, on peut dire que l’avantage d’utilises la méthode P&O est sa
simplicité et la facilité d’implémenter son algorithme.

II.6. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons mis en évidence les différents types du connexion
GPV-charge.

Dans un second lieu, nous avons présenté les convertisseurs DC/DC les plus utilisés
comme étage d’adaptation (Buck, Boost et Buck-Boost) et détaillé le rôle de chaque
composant dans le convertisseur Buck qui est utilisé dans notre projet.

La deuxième partie de ce chapitre est consacré à la régulation PID qui permet


d’obtenir une tension stable quelque soit la variation des variables liés au système, puis
on a présenté les techniques de commande MPPT qui sont nécessaires pour qu’un
système photovoltaïque fonctionne à sa puissance maximale même pour des variations
météorologiques ou de la charge.

64
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Chapitre III

Simulationd'un système PV avec PID et MPPT

III.1. Introduction
Le but de ce chapitre est d'étudier la modélisation et la simulation d’un système
photovoltaïque adapté à un hacheur dévolteur « Buck» avec une régulationPID et une
commande MPPT numérique « perturbation et observation ».
Toutes les opérations de simulation sont réalisées par le logiciel MATLAB R2013a.

III.2. Simulation des hacheurs

III.2.1. Simulation du hacheur Buck


Pour montrer le rôle du convertisseur Buck, nous avons utilisé le logiciel Matlab
pour la simulation du circuit (figure III.1) avec : Vin=23V, L=160µH, R=50, C=220
µF avec un rapport cyclique du signal MLI DC=0.5 (Le dimensionnement des
valeurs des composants ce trouve dans l’annexe 6).

Figure III.1. Schéma bloc d’un convertisseur buck.

34
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.2.Résultats de simulation de la valeur moyenne de la tension aux bornes de


la charge et courant de sortie.

 Remarques et interprétations
La tension de sortie du hacheur buck est présenté la figure (III.2).
A partir de ces résultats, on remarque que le circuit effectué correctement son rôle
car la tension de sortie est inferieure à celle de l’entrée.

III.2.2. Simulation duhacheur Boost


 Pour montrer le rôle du convertisseur Boost, nous avons utilisé le logiciel
Matlab pour la simulation du circuit (figure III.3) avec : Vin=23V, L=10mH,
R=50 ,C=4700 µF avec un rapport cyclique du signal MLI DC=0.5

Figure III.3. Schéma block d’un convertisseur boost.

33
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.4.Résultats de simulation de la valeur moyenne de la tension aux bornes de


la charge et courant de sortie.

 Remarques et interprétations
La tension de sortie du hacheur Boost est présenté la figure (III.4).
A partir de ces résultats, on remarque que le circuit effectué correctement son rôle
car la tension de sortie est superieure à celle de l’entrée.

III.2.3. Simulation du hacheur Buck-Boost


Pour montrer le rôle du convertisseur Buck-Boost, nous avons utilisé le logiciel
Matlab pour la simulation du circuit (figure III.5) avec : Vin=23V, L=0.01mH,
R=50,C=47 µF avec un rapport cyclique du signal MLI DC=0.5.

Figure III.5.Schéma bloc d’un convertisseur buck-boost.

34
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.6.Résultats de simulation de la valeur moyenne de la tension aux bornes de


la charge et courant de sortie.

 Remarques et interprétations
La tension de sortie du hacheur Buck-Boost est présentée par la figure (III.6).
A partir de ces résultats on remarque que le circuit effectué correctement son
rôle car la tension de sortie est égale à celle de l’entrée.

III.3. Caractérisation du module PV


Dans ce travail, nous avons simulé le module photovoltaïque CO3208-1A qui
comporte 1 cellule.
Le module PV peut produire une puissance maximale de 40 watts à 21 volts. Ce ci nous
a permis de déterminer la puissance en fonction de la tension et le courant enfonction de
la tension du module étudié pour un éclairement de 1000 W/m2.
Les caractéristiques électriques de ce module photovoltaïque dans des conditions de test
standards sont représentées par le tableau (III.1).

35
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Grandeurs Valeur
- Eclairement standard, E. 1000 W/m2
- Température standard, T. 25 oC
- Puissance crête maximale, Pm. 40 W
- Tension optimale, Vopt. 22.2V
- Courant optimale, Iopt. 1.8 A
- Tension de circuit ouvert, Vco. 23 V
- Courant de court-circuit, Isc. 2A

Tableau III.1.Caractéristique électrique du module CO 3208 1-A

III.3.1.Simulation de caractérisation du module PV


Nous avons simulé la caractéristique de notre module aux conditions standards
(E = 1000 W/m2, T =25°C).
caracteristique de paneau solaire
3

40

2 30

puissance
Courant

20

10

0 0
0 5 10 15 20 25
Tension

Figure III.7.Caracteristique du module PV.

III.4.Simulation d'un convertisseur Buck avec régulation PID


Pour vérifier les performances du contrôleurproposé précédemment en boucle ferméedu
convertisseur Buck, on simule le système avec plusieurs niveauxde rayonnement pour
deux charges déférentes, et on compare la tension de sortie avec la référence Vref=12v.

36
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

 Remarque
En réalité l'influence de l'éclairement ne change pas beaucoup dans la valeur de
la tension et puisque nous imposons une capacité Cin =100nf à l'entrée du
convertisseur la variation de ce dernier aura une influence sur la valeur de la
tension PV.

Figure III.8. Schéma bloc de la simulation de la commande PID.

Figure III.9.Schéma bloc de la simulation d'un système PV avec la commande PID.

37
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

 Résultats de simulation
La figure suivante illustre la variation de l'éclairement pour les deux cas R=50Ω
et R=100Ω
pid_ida_mcha/Signal Builder : Group 1

Eclairement variable
600

500

400

300

200

100

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
Time (sec)

Figure III.10.Résultat de simulation pour déférents niveaux d'éclairement.


- Simulation pour R=50 Ω

Figure III.11.Résultat de simulation illustre le comportement de la tension PV et Vref


pour une charge R=50 Ω.

38
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.12.Résultat de simulation qui illustre le comportement du courant de la


charge et du rapport cyclique.

- Pour R=100Ω

Figure III.13.Résultat de simulation qui illustre le comportement de la tension


PV et Vref pour une charge R=100 Ω.

45
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.14.Résultat de simulation qui illustre le comportement du courant de la


charge et le rapport cyclique.

 Remarques et interprétations
D’après ces résultats, nous remarquons que dans les deux essais la tension de la
charge suit parfaitement la valeur de référence imposée et que la stratégie de
commande PID est mise en évidence par l'atténuation de la perturbation due aux
changement de L'éclairement En effet, dans le premier cas (R=50 Ω), lorsqu’on
change l'éclairement de 400 à 600W/m 2 on constate un pic de tension à cause de
l'augmentation brusque de l'éclairement imposée. Cela est due à l'action dérivée du
régulateur mais en raison de l'effet proportionnel et intégrale la tension de sortie
rattrape la consigne rapidement (Vch= Vref=12 v) avec des ondulations négligeables.

On remarque que le rapport cyclique suit les changement de l'entrée de telle sorte
que la tension de sortie sera maintenue stable.

Dans le deuxième cas (R=100Ω) on constate un dépassement dès le démarrage du


circuit avec éclairement E=200W/m2 qui donne un pic de tension. Le coefficient Kp
accélère la convergence et le Ki minimise l'écart entre la consigne de référence et la
mesure donc une réponse rapide avec des petites ondulations.

45
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

III.5.Simulation d'un système photovoltaïque

III.5.1.Simulation sans MPPT (Connexion directe à la charge)


La connexion directe du panneau solaire reste actuellement le mode de fonctionnement
le moins cher. L'inconvénient majeur de ce fonctionnement est la dépendance directe de
la puissance fournie par le générateur envers l'éclairement.
On veut observer la puissance maximale produite par le générateur photovoltaïque. pour
cela, on utilise une résistance variable comme une charge (voir tableau (III.2)).
La figure (III.16) présente la tension,le courant et la puissance pour une résistance
R=10Ωconnectée directement au GPV.

Figure III.15.Schéma bloc de connexion directe d'un générateur photovoltaïque.

La figure(III.16):montre les résultats de Connexion directe à la charge de R=10Ω et un


éclairement constant E=1000W/m2 .

45
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.16. Résultats de la connexion directe.

Résistance (Ω) Courant (A) Tension (V) Puissance (W)

100 0.2293 22.93 5.256

75 0.306 22.92 7.007

50 0.458 22.92 10.51

20 1.14 22.9 26.2

10 2 20 40

Tableau III.2.variation de la puissance par rapport à la charge (sans MPPT).

 A partir de ce tableau on remarque que


- pour une augmentation de la résistance de charge R le courant tend vers la
valeur '0' et la tension tend vers la valeur de Voc .
- pour une diminution de R, on trouve une augmentation de la puissance.
- pour une augmentation de R, on trouve une diminution de la puissance. Pour la
puissance max est trouvée Ropt=10 Ω .

III.5.2. Simulation avec MPPT


Comme nous l’avons montré dans le chapitre précédente, pour que le générateur
photovoltaïque (PV) fonctionne dans les conditions optimales, il doit être doté d’un

44
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

quadripôle d’adaptation.Cette adaptation se réalise par la rechercheautomatique du point


de puissance maximale (PPM) du générateur PV et ceci lorsque le système est placé
dans un environnement où les conditions météorologiques (ensoleillement, température)
et charge sont stables.
Les figures suivantes illustre les schémas bloc de système photovoltaïque avec MPPT.

Figure III.17. Schéma bloc de la simulation d'un système PV avec la commande MPPT.

Figure III.18. Schéma bloc de l'algorithme MPPT.

43
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.19.Schéma bloc de la commande MLI.

Pour montrer bien l'efficacité de la commande MPPT sur la puissance maximale, nous
avons simulé le système avec différents éclairements et une température fixe T=25°C,
et cette simulation est appliquée en deux mode sans et avec MPPT les résultats obtenus
sont les suivantes :

III.5.3. Les résultats sans MPPT

couplage_direct/Subsystem/Signal Builder : Group 1


1400
Eclairement variable

1200

1000

800

600

400

200

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
Time (sec)

Figure III.20.Résultat de simulation de divers éclairement.

44
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

Figure III.21.Résultat de simulation tension-courant et puissance par divers


éclairement sans MPPT.

L'éclairement Courant (A) Tension (V) Puissance (W)

200 0.4 4 1.6

600 1.2 12 14.4

1000 2 20 40

Tableau III.3.la variation de la puissance par rapport l'éclairement (sans MPPT).

45
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

III.5.4. Les résultats avec MPPT


 Les puissances

Figure III.22.Résultat de simulation des puissances au borne de panneau et au borne


de la charge par divers éclairementavec MPPT.
 Les Tensions

Figure III.23.Résultats de simulation des tensions aux bornes du panneau et aux


bornes de la charge pour divers éclairements avec MPPT.

46
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

 Les courants

Figure III.24.Résultats de simulation du courant de panneau et de la charge pour


divers éclairement avec MPPT.

Le tableau illustre les résultats de simulation des courbes.

L'éclairement IPV(A) VPV (V) PPV (W) Ich(A) Vch(V) Pch(W)

200 0.61 15 9.15 0.67 13.5 9

600 1.17 20 23.4 1.23 18 22.14

1000 1.75 22.8 40 1.81 19.8 36

Tableau III.4.la variation de la puissance par rapport l'éclairement (avecMPPT).

47
Chapitre III Simulation d'un système PV avec PID et MPPT

 Remarques et interprétations
Il apparaît qu’avec différents niveaux de l'éclairement, les grandeurs électriques
(puissances, tensions et courants) se stabilisent autour des valeurs précises.
Après un régime transitoire à chaque PPM de durée 2 ms, la commande MPPT fait
osciller le point de fonctionnement autour du point du PPM.
Pour un éclairement maximale E=1000 W/m2 La puissance fournie par le générateur
PV se stabilise autour de 40W et celle fournie à la charge autour de 36 W, à la sortie
du panneau, la tension et le courant se stabilisent respectivement autour de 22.8V et
1.75A.
Au niveau de la charge, la tension et le courant se stabilisent respectivement autour
de 19.8 V et 1.81 A.
A travers les figures (III.22, III.23, III.24) obtenus nous avons montrés que le
convertisseur DC-DC et la commande MPPT effectuent correctement leurs rôles.

III.6.Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons simulé trois convertisseurs (Buck, boost,buck-boost) puis
les caractéristiques de notre module PV par la suite nous avons simulé un régulateur
PID de la tension de sortie, dont la tension reste constante quelque soit les variations
(variation des niveaux de l'éclairement et de charge).

Dans un second lieu, nous avons simulé la commande MPPT pour maximiser la
puissance de la chaine photovoltaïque en utilisant la commande MPPT.

48
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

Chapitre IV

Réalisation d'un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

IV.1. Introduction

Dans les chapitres précédents, nous avons développé les étapes nécessaires pour aboutir
à notre objectif et faciliter la réalisation de notre dispositif électronique « régulateur
solaire à base de microcontrôleur pour le contrôle de la puissance maximale et la
régulation de la tension de sortie ».

La réalisation du système est basée sur le dimensionnement et les caractéristiques


techniques des éléments disponibles au laboratoire de la faculté des sciences et des
sciences appliquées de Ain El Beida – Oum El Bouaghi.

Dans ce chapitre, on va étudier les deux montages expérimentaux d'un système PV


complet (GPV+ convertisseur Buck + PID + charge) et (GPV+ convertisseur Buck +
MPPT + charge).

IV.2. Matériel utilisé

IV.2.1. Le microcontrôleur

IV.2.1.1. Définition
La carte Arduino UNO est un microcontrôleur ATmega328 programmable permettant
de faire fonctionner des composants (moteur, LED…). Elle possède des «ports»
permettant par exemple de se connecter à un ordinateur ou de s’alimenter.
La carte Arduino UNO est la pièce maîtresse de tout circuit électronique pour les
débutants.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

Figure IV.1. La carte Arduino UNO.

IV.2.1.2. Les avantages de la carte


- pas cher.
- multi-plateforme.
- un environnement de programmation clair et simple.
- logiciel Open Source et extensible.
- matériel Open source et extensible.

IV.2.1.3. Caractéristique de la carte


- Microcontrôleur ATmega328P.
- Tension de fonctionnement 5V.
- Tension d'entrée (recommandé) 7-12V.
- Tension d'entrée (limite) 6-20V.
- E / S numériques Pins 14 (dont 6 fournissent la sortie PWM*).
- PWM numérique E / S Pins 6.
- Pins d'entrée analogique 6.
- DC Courant par I O Pin / 20 mA.
- Courant DC pour 3.3V Pin 50 mA.
- Mémoire flash 32 KB (ATmega328P) dont 0,5 KB utilisé par boot loader
SRAM 2 KB (ATmega328P) EEPROM1 KB (ATmega328P).
- Vitesse de l'horloge 16 MHz.
- Longueur 68,6 mm.
- Largeur 53,4 mm.
- Poids 25 g.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

IV.2.1.4. L’interface de logiciel


L’interface de l’IDE Arduino est plutôt simple (voir Figure IV.2), il offre une interface
minimale et épurée pour développer un programme sur les cartes Arduino. Il est doté
d’un éditeur de code avec coloration syntaxique (1) et d’une barre d’outils rapide (2).
Ce sont les deux éléments les plus importants de l’interface, c’est ceux que l’on
utilise le plus souvent.
On retrouve aussi une barre de menus (3) plus classique qui est utilisé pour accéder aux
fonctions avancées de l’IDE. Enfin, une console (4) affichant les résultats de la
compilation du code source, des opérations sur la carte, etc.

Figure IV.2. L’interface de l’IDE Arduino.

IV.2.2. Le panneau solaire


On a utilisé le panneau solaire de la paillasse du laboratoire 23V, 40W qu’est illustré
par la figure (IV.3).

02
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

Figure IV.3. le paillasse de panneau solaire utilisé.

IV.2.3. Convertisseur Buck


Le dimensionnement du convertisseur Buck dépend des contraintes imposées par le
panneau solaire et la charge.
 Le convertisseur Buck est composé de
- deux condensateur Cin=100nf, Cout =220 µf, branché aux bornes du module pour
filtrer la tension d'entrée du hacheur et diminuer les ondulations d'entrée et de
sortie.
- Une inductance : L=160µH.
- Une MOSFET IRF830.

Figure IV.4. Convertisseur Buck.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

 Remarque
Le dimensionnement des valeurs des composants ce trouve dans l’annexe 6.

IV.2.4. Capteur de courant


Le capteur ACS712s, ce capteur est basée sur l'effet hall pour mesurer les signaux AC
ou DC du courant avec précision.
Le maximum de courant qui peut supporté ce module 5A .le signal de courant présente
peuvent être lus via analogiques port.

Figure IV.5. Capteur de courant ACS712s.

IV.2.5. Capteur de tension


Capteur de tension a 3 pin (VCC, GND, SIGnal). Peut supporté jusqu'à 25V.Ce module
est basé sur le principe de pression de points de résistance, et il peut effectuer la tension
de puissance d'entrée du terminal rouge réduire 5 fois de tension initiale

Figure IV.6. Capteur de tension.

IV.2.6. Régulateurs de tension


Un régulateur de tension est un élément qui permet de stabiliser une tension à une
valeur fixe, et qui est nécessaire pour les montages électroniques qui ont besoin d'une
tension qui ne fluctue pas, ne serait-ce que peu. Un régulateur de tension peut être
composé d'un ensemble de composants classiques (résistances, diodes Zener et

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

transistor par exemple), mais il peut aussi être de type "intégré" et contenir tout ce qu'il
faut dans un seul et même boitier [23].

La série des « 78XX » (7805, 7809, 7812, etc.) sont des régulateurs de tension positive,
Les deux derniers chiffres représentent la tension de sortie (dans notre circuit nous
allons utilisés deux régulateurs, de 5v et 12v ).

Figure IV.7. Régulateur de tension.

IV.2.7. Driver de MOSFET


C'est un circuit intégré qui permet le pilotage en haute fréquence de deux ou un seul
Mosfet, sous des tensions pouvant atteindre 600v, en garantissant l'isolation électrique
de l'Arduino et notre Mosfet.

Figure IV.8. Driver IR2110.

IV.3. Réalisation d'un convertisseur Buck


Le convertisseur Buck assure le transfert et la conversion de la puissance entre les deux
cotés, source et charge grâce à un système de commande cette commande est à base
du microcontrôleur Arduino UNO alimenté par une tension de 5 V à travers le circuit de
protection.
Le circuit de commande est constitué d’un driver IR2110 pour faire saturer le Mosfet,
ce dernier est alimenté par deux régulateurs de tension l'une de 5v et l'autre de 12v. les
deux régulateurs sont alimentés par notre source.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

IV.3.1. Réalisation du circuit imprimé


Pour la réalisation du circuit imprimé en utilise une plaque en verre époxy, recouverte
par une mince pellicule de cuivre, cette dernière est aussi recouverte d’une couche de
produit chimique sensible aux rayonnement ultraviolets appelée « résine ». Pour ne pas
être exposée aux rayonnements UV (Ultra-violet) naturel de soleil, cette couche est
livrée avec un film protecteur anti UV.
La réalisation de notre circuit imprimé passe par les étapes suivantes :
- Réalisation du schéma du circuit PCB par le logiciel Protues-Ares.
- Impression du schéma du circuit sur un papier transparent spécial.
- Découpage de la plaque à la taille de typon.
- L’insolation de circuit à l’aide de l’insoleuse qui attaque la résine par les
rayonnements UV.
- La révélation du plaque par un produit chimique, le révélateur sert à éliminer la
résine attaquée par UV, et il ne reste que le cuivre et la résine protégée par
l’encre imprimé sur la carte lors de l’étape de l’insolation.
- La gravure, cette étape consiste à plonger le circuit dans un bain d’acide
(perchlorure de fer). Le cuivre mis à nu lors de la révélation sera éliminé.
Seules les pistes protégées par la résine rester.
- Le perçage des positions des composants avec une perceuse manuelle.

Figure IV.9. Les étapes de réalisation d’un circuit imprimé.

IV.3.2. Réalisation d'un convertisseur Buck avec commande PID de la sortie


Le système nous avons réalisé dans le cas de l’application envisagée ici, il s’agit,
précisément, de concevoir un régulateur de tension DC-DC ou hacheur (Buck) qui
permette de réguler la tension que l’on doit délivrer à une charge donnée malgré les

00
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

fluctuations de la tension provenant des sources d'énergies fluctuantes comme une


source photovoltaïque. La correspondance entre l’étude présentée et le hacheur MLI
envisagé s’interprète comme suit. La grandeur Vpv qui apparaît dans les différentes
expressions précédentes correspond à la tension délivrée par exemple par un panneau
photovoltaïque qui dépend de l'ensoleillement, de la température et d'autres facteurs
Elle est donc, en général fluctuante et c’est une tension qui doit être régulée avant de
pouvoir alimenter les charges.

IV.3.2.1. L'idée de l'algorithme (Iterative Feedback Tuning)


L’idée présente dans cette méthode est de remplacer cette étape par une modélisation
directe des données recueillies en boucle fermée. Cela débouche sur un schéma itératif
d’expériences menées en boucle fermée et de mise à jour des paramètres du régulateur.

IV.3.2.2. Implantation du système de commande PID dans l’Arduino


Le signal de tension de sortie mesuré par le capteur de tension envoi la consigne vers
la carte Arduino UNO après application de la régulation PID et réglé par la valeur de
référence ce qui est une potentiomètre de (100KΩ) relie avec les pins 5V et GND et
envoyé la consigne vers un analogique pin contribue de faire la tension de sortie
presque constant mais par généré Le signal alpha en fonction de la dérivée et il est
intégré pour produire le signal MLI pour le convertisseur.
La figure suivante illustre le contrôle par un PID utilisé (Les détails du programme basé
sur la méthode ITF sont décrits à l'Annexe 1).

Convertisseur DC/DC
La charge
BUCK

Capteur
de tension

Signal de
consigne

Figure IV.10. schéma synoptique d’un commande PID.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

La figure suivante montre le montage du système complet :

Figure IV.11. Montage du système complet.

IV.3.2.4. Résultats expérimentaux du montage


Plusieurs essais on été élaborés en régime établi afin d’acquérir les grandeurs
électriques (tension, courant, puissance) sur un oscilloscope, voltmètre et ampèremètre.
La figure (IV.12) montre l’allure du signal MLI généré par la Pin 9 de la carte
d'Arduino avec la tension de sortie aux bornes de la charge, cette dernier est un signal
continu associé par des petites ondulations dues à la recherche des paramètres
optimaux du régulateur.
Les tableaux suivantes montre les résultats obtenues pour Vref = 12v avec un variation
de l’éclairement et de la charge :

Eclairement (W/m2) Vpv(V) Vch (V) Ich (A) DC %

200 14.1 12.3 0.24 75

400 16.1 12.4 0.21 40

600 18.8 12.2 0.18 21

Tableau IV.1. Résultat d'essai le régulateur PID avec Vref =12 v et R=50Ω.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

Eclairement (W/m2) Vpv(V) Vch (V) Ich (A) DC %

200 14.3 12.3 0.24 75

400 16.1 12.2 0.15 35

600 18.9 12.2 0.11 21

Tableau IV.2. Résultat d'essai le régulateur PID avec Vref =12 v et R=100Ω.

Figure IV.12. la tension de sortie avec le signal MLI.

 Remarques et interprétations
Nous avons réglé le potentiomètre pour obtenir à la sortie une tension de 12v,
puis on a alimenté le circuit par la tension du panneau qui est de l’ordre de 14 à
18v, alors la tension aux bornes de la charge est environ de 12v, par la suite et
afin de tester la stabilité de notre système en variant l’éclairement de 200 à 400
puis 600 W/m2, et en change aussi la charge de 50 à 100 Ω, on remarque que la
tension de sortie reste presque constante, est voilà c’est le principe de la
régulation PID.

06
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

IV.3.2.5. Comparaison entre les résultats de simulation et réalisation

R= 50Ω R=100Ω

E Mesures Simulation Mesures Simulation


(W/m2) Vpv(V) Vch(V) Vpv(V) Vch(V) Vpv(V) Vch(V) Vpv(V) Vch(V)

200 14.1 12.3 12.4 12 14.3 12.3 16 12

400 16.1 12.4 17 12.1 16.1 12.2 18 12

600 18.8 12.2 20 12 18.9 12.2 22 12

Tableau IV.3. Comparaison des résultats entre le simulation et la réalisation du


système PID.

Lorsqu'on connecte un panneau solaire de 40 watts prévu pour une utilisation en 12V,
le GPV produit souvent une tension supérieure à celle de la tension souhaitée. On
constate que les résultats expérimentaux sont proches de celle obtenus par simulation
du chapitre précédent. Cette dernière impose sa tension. avec un régulateur PID.

IV.3.3. Réalisation d'un convertisseur Buck avec commande MPPT


L'algorithme de recherche du point de fonctionnement à puissance maximale (MPPT) a
été implanté dans l’Arduino.
Les signaux IPV et VPV, sont filtrés et ensuite multipliés pour obtenir la valeur de la
puissance Moyenne.
Le bloc suivant calcule la dérivée basée sur la variation de puissance en fonction de la
tension. Le signal alpha est généré en fonction de la dérivée et il est intégré pour
produire le signal MLI pour le convertisseur.
Les détails du programme basé sur la méthode Perturbation et Observation ( P&O) sont
décrits à l'Annexe 2.

66
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

IV.3.3.1. Implantation du système de commande dans l’Arduino

Convertisseur DC/DC
La charge
BUCK

Capteur de Capteur du
tension courant

Figure IV.13. schéma synoptique d’un commande MPPT.

IV.3.3.2. Résultats expérimentaux du montage


Le signal à la sortie de la pin 9, c'est un signal MLI d'amplitude 5V, d'une fréquence
fixe de 60Khz et d'un rapport cyclique variable suivant le niveau de
l'éclairement(DC=90% à DC =84%), ce signal attaque l'entrée du driver de MOSFET.
Les figures(IV.15 (a) et (b))montrent le signal d'attaque.

DC=84 DC=90

(a) (b)
Figure IV.14. Le signal d’attaque.

66
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

Notre objectif est de changer l’éclairement ainsi que la recherche du PPM pour chaque
éclairement.
Les valeurs des tensions, courants, puissances et du rapport cyclique restent variés
autour des valeurs représentent sur les tableaux suivantes :

Eclairement (W/m2) Vpv(V) Ipv (A) Ppv(W) Vch(V) Ich (A) Pch(W) DC %

200 11.5 0.4 4.6 5.72 0.53 3.0316 90

600 19 0.9 17.1 16 1.05 15.49 86

1000 22.6 1.34 30.284 18.1 1.62 29.322 70

Tableau IV.4. Résultat d'essai d'une commande P&O avec R=10Ω.

Eclairement (W/m2) Vpv(V) Ipv (A) Ppv(W) Vch(V) Ich (A) Pch(W) DC %

200 11.9 0.34 4.046 8.02 0.4 3.2 93

600 21 0.75 15.75 18.7 0.8 14.96 87

1000 22 1.3 28.6 17.55 1.5 26.3 90

Tableau IV.5. Résultat d'essai d'une commande P&O avec R=20Ω.

 Remarques et interprétations
Les résultats sont en bon accord à ceux optimaux déduits par l’analyse optimale des
grandeurs électriques du module photovoltaïque. En conséquence, le système
photovoltaïque réalisé oscille bien autour du point de puissance maximale. Afin
d’assurer un bon fonctionnement du système réalisé et d’estimer les pertes de
puissances fournies par le module photovoltaïque, nous avons caractérisé le système
réalisé sur des variations de l'éclairement Il apparaît d'après les tableaux :

- Un bon accord entre l’expérience et la simulation du chapitre précédent.


- L’Arduino génère un signal MLI permettant d’osciller le point de
fonctionnement du générateur PV autour de chaque PPM .

62
Chapitre IV Réalisation d’un convertisseur DC-DC et résultats expérimentaux

- L’algorithme utilisé assure le suivi du point de puissance maximale, sans que le


système photovoltaïque diverge. Malgré les variations rapides de l’éclairement.
- L’ensemble des résultats obtenus montre bien le bon fonctionnement du
système PV réalisé.
- L’Arduino et l’algorithme utilisés assurent bien un fonctionnement optimal
indépendamment des variations de l’éclairement. Au cours de cette essai.
- A partir des résultats de simulation dans MATLAB, les pertes de la puissance
fournie par le module photovoltaïque sont estimées inférieures à 20 %. Donc, le
système PV conçu et réalisé peut être utilisé dans une installation, afin
d’optimiser le fonctionnement électrique des panneaux PV et par conséquent,
minimiser les pertes de puissances.

IV.3.3.3. Comparaison entre les résultats du simulation et réalisation

Mesures Simulation

E (W/m2) Vpv(v) Ipv(A) Ppv(w) Pch(w) Vpv(v) Ipv(A) Ppv(w) Pch(w)

200 11.5 0.4 4.6 3.0316 15 0.61 9.15 9

600 19 0.9 17.1 15.49 20 1.17 23.4 22.14

1000 22.6 1.34 30.28 29.32 22.8 1.75 40 36

Tableau IV.6. Comparaison des résultats entre simulation et réalisation du MPPT.

En comparant aux mesures et simulations de chapitre III, on peut conclure que le


fonctionnement du dispositif MPPT et de l'ensemble du système de test est correct avec
des pertes peuvant atteindre 9 watt.

IV.4. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons réalisé un convertisseur Buck puis proposé un système de
contrôle qui consiste à utiliser un régulateur PID de tension délivrée par le système
photovoltaïque avec application à une charge et un éclairement variable.

Dans un second lieu, nous avons commencé par réaliser une commande MPPT pour
maximiser la puissance de la chaine photovoltaïque.

66
Conclusion générale

Conclusion générale

Ce mémoire est consacré à l’étude et la réalisation du convertisseur DC/DC abaisseur


de tension type Buck dans une chaine Photovoltaïque commandé par deux modes l'un
destiné à régler la tension à une certaine valeur fixée par l'utilisateur, l’autre est une
commande MPPT assurant la poursuite de la puissance maximale fournie par un
générateur PV.

Dans un premier temps, nous avons donné un aperçu général sur l’énergie solaire
photovoltaïque. Puis nous avons présenté la trajectoire apparente du soleil, une
description du systèmes PV, de la cellule PV, du générateur photovoltaïque et ses
performances .

Nous avons étudié, dans un deuxième temps, quelques types de convertisseurs DC-DC,
utilisés dans les systèmes photovoltaïques comme le Buck , Boost et Buck-Boost. Puis
nous avons présenté la régulation PID, les algorithmes MPPT, comme l’algorithme
de la méthode de perturbation et observation (P&O) et incrémentation conductance
(IncCond) et comparaison entre les deux algorithmes.

Ensuite, Nous avons simulé en MATLAB r2013a trois convertisseurs DC-DC pour
montrer leurs rôles puis tracer la caractéristique I-V et P-V de notre module PV, par
la suite nous avons contrôler en boucle fermée le convertisseur Buck par un régulateur
PID pour fixer la tension de sortie quelque soit les perturbations (variation de
l'éclairement, variation de la charge…etc), à la fin du chapitre, trois nous avons simulé
le fonctionnement du module en couplage direct et en mode d'optimisation de puissance
par une commande MPPT (P&O), pour différents niveaux d'éclairement .

Finalement, nous avons réalisés et tester le convertisseur associé avec une carte
Arduino dans laquelle nous avons implanter deux algorithmes : un algorithme pour le
réglage PID de la sortie et l'autre pour l'optimisation de la puissance maximale (MPPT).

Comme perspectives, nous envisageons:

47
Conclusion générale

- Introduire dans le système un dispositif de poursuite du soleil dont le rôle


matériel utilisé est de garder constamment le rayonnement solaire
perpendiculaire au panneau photovoltaïque.
- Implémenter différentes commandes dans notre système.
- Réaliser une communication entre applications distantes.

47
Références bibliographiques.

Références bibliographiques

[1]. B. Flèche - D. Delagnes, « Energie solaire photovoltaique.doc » , juin 2007.

[2]. Alain Ricaud, « Convertisseurs photovoltaïques », Nov 2007.

[3]. https://fr.scribd.com/doc/124139564/Cours-GI-Gisement-Solaire.

[4]. F. Zouache, « Etude de la concentration solaire sur les performances des systèmes
photovoltaïque », mémoire de magister de l’université de Constantine 2009.

[5]. B. Zerguine « modélisation d’un système de production électrique par la cellule


photovoltaïque », mémoire de magister de l’université de Annaba 2010.
[6]. A. Labouret, M. Villoz « Energie Solaire Photovoltaïque », 2eme édition, Dunod,
Paris 2003/2005.
[7]. F. Guessoumi, Saadi A « Commande de panneau solaire à l'aide d'une carte à pic »,
Mémoire ingénieur, université de Biskra, 2010.
[8]. T. Mornay, A. Vernay, M. Volle, « Les cellules photovoltaïques », Institution des
Chartreux 2004/2005.
[9]. H. Merakchi, B. Goumeidane, « Optimisation d’un système solaire de pompage
d’eau » thèse master en génie électrique université de OEB, juin 2010.

[10].http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/solaire-
photovoltaique.

[11]. S. ABOUDA, « Contribution à la commande des systèmes photovoltaïques:


application aux systèmes de pompage » Thèse de doctorat, co-tutelle de l’Université
de Reims Champagne-Ardenne et de l’Université de Sfax, Avril 2015.

[12]. A. BORNI, « Etude et régulation d’un circuit d’extraction de la puissance


maximale d’un panneau solaire », Mémoire ingénieurs. université de Constantine, 2009.
[13]. Y. BENYAHIA, «Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque
adapté par une commande MPPT », thèse master en génie électrique université de
OEB, juin 2013.
Références bibliographiques.

[14]. https://www.landes.fr/files/cg40/environnement/Guide-PV.
[15]. http://www.explorateurs-energie.com/index.php/les-energies/solaire.
[16]. N. Abouchabana, « Etude d’une nouvelle topologie buck-boost appliquée à un
MPPT », Mémoire de Magistère, Ecole Nationale Polytechnique, Alger,2009.
[17]. https://fr.wikipedia.org.
[18]. M .Touaref , « Etude et simulation d’un convertisseur AC/DC type BUCK
(Abaisseur de tension) », thèse master en génie électrique université de Biskra, juin
2014.
[19]. S. Chikha, «Optimisation de la puissance dans les systèmes photovoltaïques»,
Mémoire de Magistère, université de OEB, 2011/2012.
[20]. H. Abbes, H. Abid, K. Loukil, A. Toumi, M. Abid, « Etude comparative de cinq
algorithmes de commande MPPT pour un système photovoltaïque », université de Sfax,
Tunisie, 2013.
[21]. M.S. Amamra « Optimisation de la production d’un générateur Photovoltaïque »,
thèse master université de Ouargla 2015.
[22]. P. Prouvost« Instrumentation et régulation», 2eme édition, Dunod, Paris
2010/2015.
[23]. https://www.sonelec-musique.com/electronique_theorie_reg_tension.html.
Annexes

Annexes

Annexe1 : Programme de MPPT (P&O)

#include <Wire.h>
#include <PWM.h>

int32_t frequency = 60000; //frequency (in Hz)

const float r1 = 30000;


const float r2 = 7500;
floatAin,value,voltage,vIn;

float AmpsIn, AmpsIn_old = 0;


float VoltageIn, VoltageIn_old = 0;
float PowerIn, PowerIn_old = 0;

float dp, dv;


int dc = 50;

void setup(){

Serial.begin(9600);
//initialize all timers except for 0, to save time keeping functions
InitTimersSafe();

//sets the frequency for the specified pin


bool success = SetPinFrequencySafe(9, frequency);
}
void loop(){
// read inputs
value = (abs(analogRead(A4)));
value=value-514;
voltage= value *(5.0/1023.0);

AmpsIn = voltage/0.185;
vIn =(analogRead(A0)*5.0)/1023.0;
VoltageIn =(vIn/(r2/(r1+r2)));

// calculate power
PowerIn = AmpsIn*VoltageIn;

// calculate error
dp = PowerIn-PowerIn_old;
dv = VoltageIn-VoltageIn_old;

if (dp> 0) {
if (dv>0)
dc = dc + 2;
else
dc = dc - 2;

}
else if (dp< 0)
{
if (dv>0)

dc = dc - 2;
Annexes

else

dc = dc + 2;
}

// set dutycycle
pwmWrite(9, dc*2.55);

delay(500);
if (dc>95)
{ dc=95; }

Serial.print("Vpv=");
Serial.print(VoltageIn);
Serial.print(",");
Serial.print("Ipv=");
Serial.print(AmpsIn);
Serial.print(",");
Serial.print("dc=");
Serial.print(dc);

PowerIn_old = PowerIn;
VoltageIn_old = VoltageIn;

Annexe2 : Programme de régulation PID


#include <PID_v1.h>
constint V0 = A0; // output voltage
constint pot = A4; // Consigne
constint PWM = 9; // PWM output
double OutputLevel; //variable that stores the incoming V0
//parametre de capteur de tension
constfloat r1 = 30000;
const float r2 = 7500;
float vIn;

// Tuning parameters
float Kp=0; //Initial Proportional Gain
float Ki=10; //Initial Integral Gain
float Kd=0; //Initial Differential Gain

double Setpoint, Input, Output; //These are just variables for storing values
PID myPID(&Input, &Output, &Setpoint, Kp, Ki, Kd, DIRECT); // This sets up our PDID Loop
//Input is our feedback V0
//Output is our u(t)
//Setpoint is our SP
constintsampleRate = 1; // Variable that determines how fast our PID loop runs
// Communication setup
Annexes

const long serialPing = 500; //This determines how often we ping our loop
// Serial pingback interval in milliseconds
unsigned long now = 0; //This variable is used to keep track of time
// placehodler for current timestamp
unsigned long lastMessage = 0; //This keeps track of when our loop last spoke to serial
// last message timestamp.
void setup(){
OutputLevel = analogRead(V0); //Read output voltage
Input = map(OutputLevel, 0, 1024, 0, 255); //Change read scale to analog out scale
Setpoint = map(analogRead(pot), 0, 1024, 0, 255); //get our setpoint from our pot
Serial.begin(9600); //Start a serial session
myPID.SetMode(AUTOMATIC); //Turn on the PID loop
myPID.SetSampleTime(sampleRate); //Sets the sample rate
Serial.println("Begin"); // Hello World!
lastMessage = millis(); // timestamp
}
void loop(){
Setpoint = map(analogRead(pot), 0, 1024, 0, 255); //Read our setpoint
OutputLevel = analogRead(V0); //Get V0
Input = map(OutputLevel, 0, 1024, 0, 255); //Map it to the right scale
myPID.Compute(); //Run the PID loop
analogWrite(PWM, Output); //Write out the output from the PID loop to Buck converter
now = millis(); //Keep track of time
if(now - lastMessage>serialPing) { //If its been long enough give us some info on serial
// this should execute less frequently
// send a message back to the mother ship
Serial.print("Setpoint = ");
float vref =((analogRead(pot)*25.0/5.0)/255)+1.4;
Serial.print(vref);
Serial.print(" Input = ");
Serial.print(Input);
vIn =(analogRead(V0)*5.0)/255.0;
float vout =(vIn/(r2/(r1+r2)));
Serial.print(" Output = ");//Output
Serial.print(vout);
Serial.print("\n");
if (Serial.available() > 0) { //If we sent the program a command deal with it
for (int x = 0; x < 4; x++) {
switch (x) {
case 0:
Annexes

Kp = Serial.parseFloat();
break;
case 1:
Ki = Serial.parseFloat();
break;
case 2:
Kd = Serial.parseFloat();
break;
case 3:
for (int y = Serial.available(); y == 0; y--) {
Serial.read(); //Clear out any residual junk
}
break;
}
}
Serial.print(" Kp,Ki,Kd = ");
Serial.print(Kp);
Serial.print(",");
Serial.print(Ki);
Serial.print(",");
Serial.println(Kd); //Let us know what we just received
myPID.SetTunings(Kp, Ki, Kd); //Set the PID gain constants and start running
}
lastMessage = now;
//update the time stamp. } }
Annexes

Annexe3 : Détail de driver IR2110


Annexes

Annexe4 : Détail de Mosfet IRf830


Annexes

Annexe5 : Détail du régulateur


Annexes

Annexe6: Dimensionnement de convertisseur :

Le rapport cyclique de commutation (On/Off) est calculé par la formule suivante :

DC = Vch / Vin
Avec
DC = rapport cyclique (Duty cycle)
Vin= tension d'entrée
Vch= tension de sortie (au borne de la charge)
Pour obtient le minimum de l'inductance il faut appliqué le maximum de fréquence,
L’équation que nous avons besoin est :
(1−𝐷𝐶)𝑅 (1−0.5)20
𝐿𝑚𝑖𝑛 = = = 1.25*10-4H
2𝐹𝑠 2∗40000
Avec
DC = rapport cyclique (Duty cycle).
R = Resistance de charge.
Fs = fréquence de Mosfet.

En pratique l'inductance est supérieur Lmin, pour calculé la propre inductance de circuit
on utilise
𝑉𝑐ℎ(1 − 𝐷𝐶)
𝐿= = 160. 10−6 𝐻
𝑑(𝐼𝐿)𝐹𝑠
Avec
L = Inductance
Vin = tension d'entrée
DC = rapport cyclique
d(iL) = Changement de courant de l'inductance
Fs = Fréquence de Mosfet
La valeur de la capacité est déterminé par :

(1 − 𝐷𝐶) (0.5)
𝐶= 𝑑𝑉𝑐 ℎ
= 𝑑𝑉𝑐 ℎ
= 1.29. 10−5
8𝐿 𝐹𝑠 2 8 160 ∗ 10−6 (1.6 ∗ 109 )
!𝑉𝑐ℎ !𝑉𝑐ℎ

En pratique on utilise C=220 µF, car il est la valeur la plus proche disponible au laboratoire.
Annexes

Avec
C = Condensateur
DC = Rapport cyclique
dVch/Vch = ondulation de tension de sortie.
Fs = Fréquence de Mosfet.